23/06/2017

LE PERMIS A POINTS ARRIVE

Démarrage du permis à points dans 6 mois

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Le permis à points sera bientôt introduit au Sénégal. L’annonce a été faite hier par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane. C’était lors de la cérémonie de signature de la Convention de Concession pour la production et la gestion des titres de transport routier biométriques sécurisés ainsi que la production et la pose de plaques d’immatriculation sécurisées.
Dans six mois, les automobilistes sénégalais seront tous munis d’un permis à points. Si l’on en croit le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. La concession intégrale confiée au groupement Gemalto/Face Technologies comprend le financement, la conception, la réalisation, l’exploitation, la maintenance, la gestion, la formation et le transfert de compétences aux agents de l’Etat. Selon le ministre Mansour Elimane Kane, l’investissement sera intégralement pris en charge par l’opérateur privé pour un peu plus de 9 milliards de FCfa TTC. Ce dernier se rémunérera sur les recettes perçues de l’exploitation et versera à l’Etat du Sénégal une redevance annuelle d’exploitation de 16% sur le chiffre d’affaires.
Pour garantir l’acceptabilité sociale du projet, le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres a fixé des tarifs plafonds pour chaque catégorie de titres et plaques d’immatriculation. « Ces tarifs, hors droits de timbres, qui permettront la rémunération de la concession seront applicables pour les opérations de renouvellement et les nouvelles demandes. Pour l’essentiel, ils sont équivalents aux tarifs actuels. Par ailleurs, le projet tient compte de l’implication parfaite du secteur privé national évoluant dans le domaine », a-t-il précisé. La phase opérationnelle de production des nouveaux titres de transport routier et plaques d’immatriculation démarrera six mois après l’approbation du contrat par le ministère en charge des finances.
Cette période de six mois avant la production des premiers titres sera mise à profit pour dérouler une vaste campagne de communication en vue de la sensibilisation de tous les acteurs concernés et du grand public.
Le ministre Mansour Elimane Kane a indiqué que cette convention entre dans le cadre des réformes pour l’assainissement et la performance du processus d’immatriculation des véhicules, l’amélioration de l’état du parc de véhicules automobiles par la modernisation des contrôles techniques périodiques en s’appuyant sur l’extension et la modernisation de l’activité. Le ministre a aussi expliqué que la mise en place du permis à points permettra, dans le cadre de la numérisation et de la sécurisation des titres de transport du processus d’examen, de délivrance et de gestion de ce document, la sécurisation des recettes fiscales de l’Etat par la réduction de la fraude.
Mansour Elimane Kane a précisé que des études ont été menées avec l’appui de la Banque mondiale, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’amélioration des transports et de la mobilité urbaine (Patmur). C’est ainsi qu’il a été proposé la numérisation et la sécurisation des titres de transport routier, la sécurisation des plaques d’immatriculation.
17 sites de gestion et 850 terminaux de vérification
Ce projet a fait l’objet d’un appel d’offres international portant sur une concession intégrale pour la mise en place d’un nouveau système d’information avec une plateforme logicielle moderne, ouverte et évolutive permettant de prendre en charge tous les processus liés aux transports routiers. Ce système sera couplé à une plateforme intégrée d’enrôlement et de production des titres de transport et plaques minéralogiques sécurisés. Le ministre a souligné que ces deux composantes du projet seront intégrées de façon à couvrir l’ensemble des besoins de l’Administration des transports routiers. Le nouveau système, baptisé Administration des véhicules et des conducteurs (Avec) mettra en relation les différents acteurs et vice versa la modernisation et l’amélioration des prestations de services. Il aura comme conséquence l’alignement sur les standards internationaux en matière de processus de délivrance des titres de transport fiables et sécurisés, la célérité dans le traitement des dossiers indépendamment du lieu de résidence du citoyen, la création d’une synergie entre les différents acteurs du secteur (transporteurs, concessionnaires de véhicule, auto-écoles, centres de visite technique, police, gendarmerie...), le renforcement de la sécurité routière par le suivi rigoureux des infractions au Code de la route grâce à l’introduction d’un dossier portable sur les permis de conduire à points et les cartes grises. Les corps de contrôle auront un accès instantané aux données encodées et pourront procéder à l’enregistrement immédiat des infractions.
En outre la plateforme de production et de gestion permettra la collecte des données biométriques, la personnalisation et la gestion de tout le cycle de vie des titres et plaques d’immatriculation sécurisées.
De son côté, Charles Mevaa, vice-président Afrique de Gemalto, a révélé que sa structure travaille à produire trois millions de titres sous huit formats. Ce qui constitue une véritable révolution dans la gestion du transport qui place le Sénégal dans une position avant-gardiste. Gemalto a aussi annoncé l’implantation de 17 sites de gestion à travers le pays. 850 terminaux de vérification seront aussi livrés aux différents services compétents. Au total, les forces de sécurité recevront 2.000 équipements pour mener à bien leur mission de contrôle et de prévention des accidents.
Mbaye Sarr DIAKHATE/lesoleil.sn

Commentaires

Cette annonce de permis à points, laisse perplexe, quand on connait l'insécurité routière, les non-respects de la signalisation, l'anarchie des conducteurs sénégalais, les sans-permis, les cercueils roulants et la corruption dans les contrôles techniques... Conduire au Sénégal relève du suicide quotidien !
Mais, vu l'hécatombe meurtrière sur les routes sénégalaises, si l'introduction du permis à points arrivent à limiter l'hécatombe et sauver des vies. Cela sera une très bonne chose.
En 2012, j'ai perdu une famille amie à cause d'un ignoble chauffard qui doublait en 3ème ligne sur la route de Mbour : le père, la mère, la fille aînée de 20 ans et les 2 petits garçons.
La famille entière tuée : 5 morts innocents. Juste pour eux et le salaud qui doit être sorti de prison, aujourd'hui !

Écrit par : issa gibb | 24/06/2017

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déjà eviter tous les faux permis ce serait bien, eviter la corruption des gendarmes encore tres bien. et faire passer un vrai permis...... c'est de la rigolade l'examen du permis au senegal , je me suis renseigné l'an dernier pour mon gardien.....le patron de l'auto ecole : a mourrir de rire !!!!! j'ai rapidement compris que je pouvais acheter le permis pour mon gardien et mettre un danger public sur la route.

Écrit par : flopaty | 24/06/2017

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Il faudrait déjà que tous les chauffeurs sénégalais aillent leur permis ......! La plupart roule sans permis ...! Il vaudrait mieux qu'ils apprennent le CODE DE LA ROUTE...avant de leur retirer des points au " bon vouloir " des gendarmes qui trouveront toujours une belle solution pour arranger cette éventuelle punition. J'espère que nos représentants de la bonne circulation sur les routes connaissent bien, également, le code de la route. Quand vous avez une amende parce que vous êtes dans un sens interdit ET qu'il n'y a pas de panneau " SENS INTERDIT "... Quand vous ne faites pas 2 FOIS le stop...Une fois devant le panneau et une deuxième fois au carrefour 5 mètres + loin..! etc. etc .... Il y a d'autres choses plus importantes a mettre en place : ....Les charrettes qui roulent le soir SANS PHARE...SANS LUMIERE.., les camions qui ne respectent pas du tout la priorité dans les ronds-points...! et de toute façon nulle part ailleurs.. Les voitures qui roulent en contre-sens ... La polution de beaucoup de véhicules. La vieillesse de beaucoup de véhicules... Les camions gambiens qui tombent toujours en panne...qui roulent jusqu'à la dernière limite de leur moteur ...qui montent une petite côte en première occasionnant d'énormes " bouchons " ! Je suis très perplexe de ce nouveau système ! mais bon, nous sommes au SENEGAL... On espère que les points retirés seront bénéfiques pour la sécurité de tout le monde.... INCHA ALLAH...

Écrit par : JEAN | 24/06/2017

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On peut se demander si le ministre voulait simplement prouver qu'il existe en faisant parler de lui !......................

Écrit par : oyster | 24/06/2017

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..."l’investissement sera intégralement pris en charge par l’opérateur privé pour un peu plus de 9 milliards de FCfa TTC"... Encore une utopie typiquement sénégalaise ! Un coup d'épée dans l'eau... Comme l'histoire récente du visa biométrique d'entrée... Et il faudra peut-être bien indemniser là aussi l'opérateur privé...
Y en a des (en France) qui ont perdu tous leurs points... et qui roulent quand même... à leurs risques et périls !
Ici (au Séné) y en a des qui roulent déjà sans permis ou avec un permis fictif... alors les points !!!

Écrit par : Xx | 24/06/2017

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Si l'on commençait par retirer des points à tous ceux qui roulent en permanence "pleins phares", il n'y aurait plus beaucoup de monde sur les routes sénégalaises. Si dans la foulée on interdisait la circulation aux véhicules avec des phares déficients ou totalement absents on limiterait drastiquement le nombre de véhicules en circulation et on réduirait sans doute le nombre d'accidents. Ok, le permis à points, c'est bien ( à condition que ça ne devienne pas un fond de commerce pour les gendarmes), mais la prévention, où est-elle dans tout ça ? Avant de se lancer dans des usines à gaz administratives, commencer par avoir des gendarmes qui sanctionnent les délinquants. Je pense que tout le monde sera d'accord pour dire qu'on peut avoir des ennuis sans nom pour un toutou sur la banquette arrière pendant qu'on voit passer un autocar avec passagers sur le toit ! Et un message aux autorités : dans la région du Sine Saloum beaucoup de routes nouvellement goudronnées vont générer des accidents d'aquaplanning. Campagne de chasse aux pneus lisses et mise en garde indispensables dans toutes les zones concernées ! A mon avis tout cela est largement prioritaire sur le permis à points. Sauf à vouloir mettre les ânes avant la charrue...

Écrit par : Reginald Groux | 25/06/2017

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Une énorme connerie de plus au Sénégal a vouloir singer les pays occidentaux,il y a mieux a faire il me semble, de plus vous ne prenez jamais le meilleur

Écrit par : eddy | 28/06/2017

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Il reste à mettre les panneaux de signalisation.

Écrit par : Reyser | 28/06/2017

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et après vous aurez les radars ?

Écrit par : oyster | 28/06/2017

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Qui va gerer les points? Et comment? Des coupons detachables...
..

Écrit par : Linlin | 30/06/2017

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Excellent, les coupons détachables. J'ai éclaté de rire en lisant et çà fait du bien....
Peut être une poinçonneuse pour chaque policier pour faire des trous dans les permis, pour ceux qui ont des permis...
Et des trous sur les oreilles pour ceux qui roulent sans permis ???

Écrit par : issa gibb | 01/07/2017

Les coupons détachables existent déjà!!! un petit billet et le tour est joué

Écrit par : chees | 03/07/2017

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