25/06/2017

LES ENFANTS LAISSES POUR COMPTE

PRES DE 40% DES ENFANTS NON ENCORE SCOLARISES

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La célébration de la Journée de l’enfant africain a offert l’occasion de réviser quelques aspects de la situation des droits de l’enfant au Sénégal. Selon Ousseynou Ndour, au nom du Comité départemental de protection de l’enfant de Mbour, près de 40% des enfants sénégalais ne sont pas scolarisés. Il a insisté sur la discrimination liée au genre chez l’enfant dès le bas âge. Illustrant ses propos, il dira qu’une jeune fille sur cinq accède à l’enseignement supérieur. Et, à l’âge adulte, nous retrouvons 6 femmes alphabétisées pour 10 hommes. Il a insisté sur l’impact de la pauvreté sur les enfants, une couche plus vulnérable que les adultes.
Selon lui, la santé des enfants reste une préoccupation majeure malgré les efforts consentis. En attestent la présence de la poliomyélite, la persistance du paludisme occasionnant 30% des décès des enfants au Sénégal et des anémies et fausses couches chez la femme enceinte.
Les mariages précoces sont toujours présents dans le pays selon le rapport présenté par Ousseynou Ndour. L’illustration la plus parfaite, à l’en croire, c’est le vol de l’adolescence des enfants qui passent directement à l’âge adulte.
Concernant le trafic d’enfants, il a relevé que de nombreux enfants provenant de la Guinée-Bissau prennent la direction des champs de coton ou bien le chemin de la mendicité. Relevant la volonté d’en finir avec les mutilations génitales chez les filles en 2015, il a souligné que des efforts ont été consentis, ce qui s’est soldé par un recul de la pratique. Mais des poches de résistance existent, avec leurs cortèges de nuisance occasionnant des conséquences néfastes sur la santé des filles excisées.
Samba Niébé BA/sudonline.sn

Commentaires

Tant qu'il n'y aura pas de politique familiale, tant que durera une démographie galopante, beaucoup d'enfants resteront malheureux en Afrique. Pas de soins médicaux = une santé fragile, des repas incertains (un seul par jour la plupart du temps), des viols et maltraitances aux enfants des deux sexes, la pratique de mutilations génitales féminines (pourtant interdites par la Loi notamment au Sénégal), des mariages précoces, l'usage du travail imposé aux mineurs/es (main d'oeuvre gratuite) dans les champs ou par la mendicité, pas de scolarité = pas d'apprentissage, pas de formation, pas d'emploi décent et productif en raison d'un chômage structurel, une triste vie sans dignité (quand on est pauvre, on est peu respectable)... Bref, l'avenir des enfants africains ne s'annonce pas rose !
En 2016, la population démographique africaine représente 16% de la population mondiale, elle en représentera 25% en 2050... Les dirigeants africains feraient bien de se pencher sur cette question cruciale pour l'avenir de leur pays respectif.

Écrit par : Xx | 26/06/2017

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Cela est assez juste ,mais le changement se fait par l'éducation ...

Écrit par : oyster | 26/06/2017

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dans les villages beaucoup d'enfants n'ont jamais été à l'ecole et pas seulement des filles , des garçons aussi, des gosses qui ne savent ni lire ni ecrire et qui sont extremement vulnérables.
quand meme surprenant en 2016 une fille de 17 ans totalement analphabete, elle n'a jamais mis les pieds a l'ecole de toute sa vie..... maintenant je vais mettre son petit garçon a l'ecole et elle va apprendre en meme temps que lui, elle a 20 ans il n'est pas encore trop tard pour elle.......

Écrit par : flopaty | 26/06/2017

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Encore un énorme Mensonge :
Concernant la traite des enfants, c'est 34 % d'enfants étrangers des pays voisins du Sénégal dont la majorité d'enfants recrutés en Guinée et en Guinée-Bissau, et 66 % d'enfants sénégalais qui se retrouvent esclaves dans les champs et dans la mendicité forcée maraboutique...Encore un journaliste vendu, qui n'ose pas dire la vérité sur les enfants sénégalais exploités dans leur propre pays. Vraiment la mafia des marabouts a corrompu toutes les strates du Sénégal, mais elle a aussi corrompu tous les cerveaux de ce pauvre pays !

Quand aux enfants laissés pour compte dans l'éducation, nous sommes loin derrière des pays comme le Maroc, l'Ethiopie ou le Rwanda. C'est minable !
Rien ne bouge, un Ministre de l'Education Nationale qui plane, un budget toujours à la baisse et un manque de moyens ahurissants, chaque année. Force est de constater que tous les problèmes de l'Education Nationale sénégalaise demeurent et s'amplifient au fil du temps. Ce n'est pas de l'Immobilisme, c'est du recul vers les abîmes de l'ignorance au XXIème siècle. Les professeurs après 4 mois de grève sur 8 mois, vont jusqu'au chantage de faire la grève pour l'examen du Baccalauréat. Ils s'en prennent aux élèves au lieu de s'en prendre aux élus ???

Toute cette situation non-éducative du peuple est volontairement entretenue par les élites politiciennes et religieuses réunies, çà ne trompe plus personne. Ils veulent tenir, le plus longtemps possible, le peuple sénégalais dans l'ignorance, la misère et la soumission, pour se bouffer toutes les parts des gâteaux sur le dos de ce même peuple. Car un peuple et surtout une jeunesse instruite se révolte et demande des comptes. Pendant ce temps, ils envoient leurs progénitures, dans les meilleures écoles et universités du monde pour que les gâteaux continuent à être dévorés par eus et entre eux, sans partage. Sauf, quand leurs progénitures confrériques se battent à coups de machettes à l'Université pour avoir l'hégémonie dans les Conseils d'étudiants au nom de leurs sectes pseudo-religieuses... Les futurs dirigeants du Sénégal ???

Même les promesses de 2013 du Président Macky Sall de construire 64 daaras modernes avec apprentissage du Coran, du français, du calcul et des sciences n'ont pas été tenu.
Une seule daara a été financée, dans le haut lieu démocratique qu'est Touba (comme par hasard) avec une école coranique aux salles de cours ultra-modernes, avec des élèves en tenues bleues-roi impeccables et des tablettes informatiques pour apprendre que le Coran. Et l'Etat sénégalais et Touba s'en servent comme propagande sur les réseaux sociaux pour montrer leur combat contre l'exploitation des enfants talibés au Sénégal, à toutes les organisations humanitaires qui leur tapent sur les doigts, à l'ONU et à Genève pour la commission des Droits de l'Homme... Une réelle bande de sales hypocrites !

Écrit par : issa gibb | 27/06/2017

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