28/06/2017

PEURS DE LA PLUIE

Hivernage 2017 : Quand la stupeur accompagne les premières eaux et gagne le pays…

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Matam, Saint-Louis, Diourbel, Louga, Thiès, Bambey, Mbour, Kaolack, Fatick…La liste est longue. De fortes pluies se sont abattues dans tout le pays entre dimanche et mardi. Un hivernage qui débute très mal, c’est le moins que l’on puisse dire après les accidents et le lot de dégâts causés par les violentes rafales qui ont touché différentes localités du Sénégal. Jusque là, la saison des pluies faisait partie des grandes préoccupations pour les habitants de certains quartiers de Dakar mais rarement pour ceux des régions. Du moins, les conséquences devaient être maîtrisées. Toutefois, c’est la grande stupeur avec cette première série de pluies enregistrées dans une grosse partie du pays. Au moment où l’Etat annonce, encore une fois, des solutions durables. Entre temps, l’intérieur du pays est inondé, soit dénombre les dégats matériels et pertes humaines. L’alerte est ainsi donné par les populations.
Matam connait la plus grande difficulté du moment avec un décompte de six morts suite à l’effondrement de deux maisons à Oudalaye, dans une localité située à 50 Km à l’Est de Ranérou où, selon nos sources, l’état de certaines habitations est plus que jamais désolant du fait de l’isolement de ses populations. Suite à ce drame qui a manifestement touché les habitants de Ranérou, il est annoncé “une évaluation exhaustive de la situation en vue de solutions durables”, a souligné le porte parole du gouvernement dans un communiqué express.
Au même moment, à Touba, la foudre a causé le décès tragique d’un enfant de 12 ans et un autre blessé. Par ailleurs, il faut noter que les eaux de pluies ont déjà fini de plonger le marché Ocass dans une situation indescriptible. Elle est entrée jusque dans les cantines. Ce qui laisse entier le problème de l’assainissement dans la ville sainte malgré les milliards investis.
Pour les riverains de la commune de Diourbel, c’est reparti pour la période cauchemardesque. Comme chaque hivernage, c’est un véritable calvaire avec les eaux de pluies qui rendent le centre-ville quasiment inaccessible comme ce fut le cas ce début de semaine qui, tout de même, a laissé une marque indélébile avec des rafales inédites.
A Thiès, la pluie a été abondante, ce mardi matin, dans le département qui enregistre sa première véritable pluie. A petites gouttes, la pluie s’est intensifiée, plongeant la capitale du rail dans un état peu reluisant. La ville a été fortement arrosée. Le centre-ville, des abords de la mairie aux croisements du chemin de fer en passant par la Chambre de commerce de Thiès, est resté désert pendant un moment. On a surtout noté des routes quasi-impraticables, ce qui soulève l’éternelle question de l’assainissement dans le centre-ville. Un calvaire renouvelé pour les usagers des transports: décrocher un taxi, en période de pluie, peut relever d’une grande prouesse. Ailleurs, dans le département, les pluies ne sont pas sans dégâts. Des centaines de maisons du village de Diack dans la commune de Ngoundiane (Est), ont été englouties par les eaux de ruissèlement.
A Saint-Louis, tout comme à Kaolack, Fatick et Mbour, les dégats matériels ne manquent pas. Le rendez-vous des premières pluies a été brutal pour les populations qui craignent que l’hivernage, cette année, ne cause des soucis plus graves faisant entrave aux différentes activités menées dans certains endroits. Il faut dire qu’à Saint-Louis, la saison s’est ouverte sans qu’une opération de curage des égouts soit effectuée, au préalable, dans les grands quartiers de la ville.
A ce stade, certains acteurs sociaux interpellent l’Etat qui devrait, selon eux, déployer des moyens adaptés avec une nouvelle stratégie pour pallier d’autres éventuelles violentes rafales qui pourraient, très prochainement, sévir sur tout le territoire selon les prévisions météorologiques.
Entre temps, s’y ajoute que la Senelec annonce des perturbations prolongées dans toutes les localités affectées par les inondations. En effet, Saint Louis, Thiès, Matam tout comme Kaffrine et Fatick sont dans le noir depuis les premières heures de cette série de plus. Cette situation vient en rajouter à l’inquiétude des populations.
A quelques jours de l’ouverture de la campagne électorale pour l’élection des députés, les candidats des différents partis et coalitions sont tout aussi interpellés par une situation plus que jamais préoccupante chez les populations. D’autant plus qu’on investit beaucoup d’argent, selon les rapports de l’Etat, pour gérer les inondations. Celles-ci peuvent bien être, cette année, selon un analyste le sujet de bataille pour les futurs représentants du peuple à l’Assemblée nationale.
XALIMANEWS

Commentaires

Zut, çà se passe exactement comme l'année dernière ! Les pluies arrivent et les inondations font des dégâts matériels sur les biens et la population, dans tous les coins du pays ???
Et ce n'est que le début de l'hivernage !
Et pourtant, l'Etat et les élus étaient monté aux créneaux et jurer de prendre les décisions et les actions pour que çà n'arrive plus, l'année dernière ??? Et l'année avant ??? Et encore l'année avant ??? l'autre année avant ??? de l'année précédente ??? Et encore l'année précédente ??? Et toujours l'année avant ??? Et toujours l'année précédente ??? depuis toujours, l'autre année avant...

Et c'est toujours pareil ! Rien n'a bougé ! Rien ne s'est fait ! Toujours les mêmes inondations, toujours les mêmes dégâts matériels, toujours les mêmes problèmes qui reviennent, toujours les mêmes coupures électriques, toujours les mêmes égouts bouchés, les mêmes routes, rues et quartiers inondés, chaque année, à chaque hivernage ???
A croire que les élus sénégalais sont bêtes au point de croire qu'il ne pleut jamais au Sénégal ??? A force, on peut le penser sérieusement, ils sont totalement incompétents et nuls à ch...

Avec, pour enfumer un peu plus, la population sénégalaise, des journalistes vendus et corrompus qui écrivent que les futurs représentants "du peuple" à l'Assemblée Nationale vont faire des inondations, leur cheval de bataille pour les élections législatives. Oui sûrement, pour ce faire élire et après, plus rien ! A l'année prochaine ! Puis encore l'année prochaine ! Et encore l'année prochaine ! A la prochaine élection peut être, etc...çà s'appelle la grande stratégie de l'immobilisme politique : Prendre le peuple sénégalais pour des moutons et ne jamais rien faire, c'est trop fatiguant...

Écrit par : issa gibb | 28/06/2017

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Massa Issa... du fond du coeur...

Écrit par : Milbaraka | 28/06/2017

La volonté de faire un "papier " de nos amis journalistes sans déformer ou imprimer son opinion politique devient rare de nos jours ...
et cela devient ennuyeux ....comme la pluie !

Écrit par : oyster | 29/06/2017

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