28/06/2017

RAFA, UN DUO DE ST LOUIS QUI MONTE

Le groupe Rafa pose sa candidature au grand prix RFI 2017

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Pour inaugurer celà, voici notre reprise de la mome Piaf, "la vie en rose"...
https://youtu.be/fiEr2-hLkPk
Nous profitons de l'occasion pour remercier tous ceux qui nous ont soutenu depuis plus de deux ans et particulièrement nos familles, la Compagnie Agricole de Saint-Louis, le festival Métissons, l'Institut francais de Saint-Louis, Monsieur le maire de Ross Béthio Bécaye Diop et tous ceux qui nous ont donné notre chance en nous programmant dans leurs lieux et sur leurs évènements.
https://web.facebook.com/rafa.boukan.production/
JMS

PEURS DE LA PLUIE

Hivernage 2017 : Quand la stupeur accompagne les premières eaux et gagne le pays…

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Matam, Saint-Louis, Diourbel, Louga, Thiès, Bambey, Mbour, Kaolack, Fatick…La liste est longue. De fortes pluies se sont abattues dans tout le pays entre dimanche et mardi. Un hivernage qui débute très mal, c’est le moins que l’on puisse dire après les accidents et le lot de dégâts causés par les violentes rafales qui ont touché différentes localités du Sénégal. Jusque là, la saison des pluies faisait partie des grandes préoccupations pour les habitants de certains quartiers de Dakar mais rarement pour ceux des régions. Du moins, les conséquences devaient être maîtrisées. Toutefois, c’est la grande stupeur avec cette première série de pluies enregistrées dans une grosse partie du pays. Au moment où l’Etat annonce, encore une fois, des solutions durables. Entre temps, l’intérieur du pays est inondé, soit dénombre les dégats matériels et pertes humaines. L’alerte est ainsi donné par les populations.
Matam connait la plus grande difficulté du moment avec un décompte de six morts suite à l’effondrement de deux maisons à Oudalaye, dans une localité située à 50 Km à l’Est de Ranérou où, selon nos sources, l’état de certaines habitations est plus que jamais désolant du fait de l’isolement de ses populations. Suite à ce drame qui a manifestement touché les habitants de Ranérou, il est annoncé “une évaluation exhaustive de la situation en vue de solutions durables”, a souligné le porte parole du gouvernement dans un communiqué express.
Au même moment, à Touba, la foudre a causé le décès tragique d’un enfant de 12 ans et un autre blessé. Par ailleurs, il faut noter que les eaux de pluies ont déjà fini de plonger le marché Ocass dans une situation indescriptible. Elle est entrée jusque dans les cantines. Ce qui laisse entier le problème de l’assainissement dans la ville sainte malgré les milliards investis.
Pour les riverains de la commune de Diourbel, c’est reparti pour la période cauchemardesque. Comme chaque hivernage, c’est un véritable calvaire avec les eaux de pluies qui rendent le centre-ville quasiment inaccessible comme ce fut le cas ce début de semaine qui, tout de même, a laissé une marque indélébile avec des rafales inédites.
A Thiès, la pluie a été abondante, ce mardi matin, dans le département qui enregistre sa première véritable pluie. A petites gouttes, la pluie s’est intensifiée, plongeant la capitale du rail dans un état peu reluisant. La ville a été fortement arrosée. Le centre-ville, des abords de la mairie aux croisements du chemin de fer en passant par la Chambre de commerce de Thiès, est resté désert pendant un moment. On a surtout noté des routes quasi-impraticables, ce qui soulève l’éternelle question de l’assainissement dans le centre-ville. Un calvaire renouvelé pour les usagers des transports: décrocher un taxi, en période de pluie, peut relever d’une grande prouesse. Ailleurs, dans le département, les pluies ne sont pas sans dégâts. Des centaines de maisons du village de Diack dans la commune de Ngoundiane (Est), ont été englouties par les eaux de ruissèlement.
A Saint-Louis, tout comme à Kaolack, Fatick et Mbour, les dégats matériels ne manquent pas. Le rendez-vous des premières pluies a été brutal pour les populations qui craignent que l’hivernage, cette année, ne cause des soucis plus graves faisant entrave aux différentes activités menées dans certains endroits. Il faut dire qu’à Saint-Louis, la saison s’est ouverte sans qu’une opération de curage des égouts soit effectuée, au préalable, dans les grands quartiers de la ville.
A ce stade, certains acteurs sociaux interpellent l’Etat qui devrait, selon eux, déployer des moyens adaptés avec une nouvelle stratégie pour pallier d’autres éventuelles violentes rafales qui pourraient, très prochainement, sévir sur tout le territoire selon les prévisions météorologiques.
Entre temps, s’y ajoute que la Senelec annonce des perturbations prolongées dans toutes les localités affectées par les inondations. En effet, Saint Louis, Thiès, Matam tout comme Kaffrine et Fatick sont dans le noir depuis les premières heures de cette série de plus. Cette situation vient en rajouter à l’inquiétude des populations.
A quelques jours de l’ouverture de la campagne électorale pour l’élection des députés, les candidats des différents partis et coalitions sont tout aussi interpellés par une situation plus que jamais préoccupante chez les populations. D’autant plus qu’on investit beaucoup d’argent, selon les rapports de l’Etat, pour gérer les inondations. Celles-ci peuvent bien être, cette année, selon un analyste le sujet de bataille pour les futurs représentants du peuple à l’Assemblée nationale.
XALIMANEWS

AMORTIR LE TRAIN TER

TER: En quatre années le Sénégal pourra récupérer son investissement

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Voulant mettre fin à la polémique sur le prix supposé énorme du Ter et la comparaison faite avec le Tgv du Nigeria, Mountaga Sy, le Directeur général de l’Apix pense que « comparaison n’est pas raison et comparer le Ter au Tgv du Nigeria, c’est comparer de choux et des carottes».
En effet, le TGV nigérian a été réalisé sur une distance de 200 kilomètres pour 552 milliards, de son côté le Train Express Régional coûtera 568 milliards pour 55 kilomètres, « seulement ».
Étalant le fait que le TER présente plus d’avantages que le TGV nigérian, le chef de l’Apix juge que ledit projet aura un impact réel sur les localités qu’il va traverser. En effet, avec 15 trains de 4 wagons chacun, des gares, et autres, il est prévu 14 ponts de franchissement qui vont apporter un renouveau face aux anciens ouvrages, nous révèle xibar.
La rentabilité du projet est aussi louée par Mountaga Sy qui relève la réactivité du train avec des navettes toutes les 15 minutes pour transporter 115 000 personnes par jour et ainsi atteindre le cap de 100 milliards par an perdus avec les embouteillages. Sous ce rapport donc, en quatre années le Sénégal pourra récupérer son investissement.
Toujours optimiste et s’appesantissant sur les conditions réunies avec le déboursement des avances pour toutes les entreprises concernées, M. Sy valide le 14 janvier 2019, comme date d’inauguration du TER.
senenews.com

27/06/2017

LA PLUIE EST LA, ON SEME

La période des semis est lancée au Sénégal

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Saint-Louis, Lingère, Tambacounda, entre autres, la période des semis est lancée au Sénégal. La région orientale a reçu 87 mm la semaine dernière. "C’est une pluie utile, elle cadre dans la période hivernale", a précisé le chef du service départemental du développement rural (SDDR), Aliou Badji à l'APS. A partir du 12 juin, toute pluie de 30 mm et plus est considérée comme utile, a-t-il précisé. Une pluie qui a abaissé les températures, après la forte canicule qui avait accompagné le début du ramadan, fin mai.
A Lingère, des semences d’arachide de "bonne qualité" ont été mises à la disposition des 19 communes du département la semaine dernière. Au total, 970 tonnes (t) d’arachide qui ont été distribuées sur les 1000 t prévues, la mise en place des semences de niébé (haricot) a commencé, avec des prévisions de 300 t, et 2 t de sésame sont prévues. En outre, le département a reçu des engrais, ainsi que des semoirs et des houes.
Dans la région de Saint-Louis, la mise en place des semences et des intrants a démarré "de manière satisfaisante’’, avec 200 t d’arachide déjà reçues sur les 210 t prévues, selon le directeur régional du développement rural (DRDR) de Saint-Louis, Mamadou Baldé. La quantité de graines reçue correspond à 95% du tonnage attendu pour les trois départements que sont Saint-Louis, Dagana et Podor. Pour les autres spéculations, la Direction régionale du développement rural (DRDR) a reçu 390 t pour le programme ‘’niébé’’ (haricot), 50 t pour le maïs et 45 t pour le sorgho, 45 t. Cette semaine, 12 000 t d’urée et 7500 t d’engrais devraient être distribuées aux producteurs.
En revanche, dans le centre, à Kaolack, le directeur de la DRDR, Youssoufa Guèye, a mis en garde la semaine dernière. "On lance un appel aux producteurs pour qu’ils évitent les faux départs. La notion de 'pluie utile' c’est 15 millimètres cumulés en l’espace de trois jours. Donc, s’il pleut, il faut attendre pendant trois jours pour avoir au moins ces quinze millimètres avant de préparer les semis". A la semaine dernière, la région de Kaolack avait achevé la mise en place de 95% de la quantité de semences d’arachide prévue au départ ; 9 400 t ont été déjà reçues sur les 12 000 t escomptées, tandis que 49 % ont été déjà vendues au producteurs.
commodafrica.com

25/06/2017

LES ENFANTS LAISSES POUR COMPTE

PRES DE 40% DES ENFANTS NON ENCORE SCOLARISES

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La célébration de la Journée de l’enfant africain a offert l’occasion de réviser quelques aspects de la situation des droits de l’enfant au Sénégal. Selon Ousseynou Ndour, au nom du Comité départemental de protection de l’enfant de Mbour, près de 40% des enfants sénégalais ne sont pas scolarisés. Il a insisté sur la discrimination liée au genre chez l’enfant dès le bas âge. Illustrant ses propos, il dira qu’une jeune fille sur cinq accède à l’enseignement supérieur. Et, à l’âge adulte, nous retrouvons 6 femmes alphabétisées pour 10 hommes. Il a insisté sur l’impact de la pauvreté sur les enfants, une couche plus vulnérable que les adultes.
Selon lui, la santé des enfants reste une préoccupation majeure malgré les efforts consentis. En attestent la présence de la poliomyélite, la persistance du paludisme occasionnant 30% des décès des enfants au Sénégal et des anémies et fausses couches chez la femme enceinte.
Les mariages précoces sont toujours présents dans le pays selon le rapport présenté par Ousseynou Ndour. L’illustration la plus parfaite, à l’en croire, c’est le vol de l’adolescence des enfants qui passent directement à l’âge adulte.
Concernant le trafic d’enfants, il a relevé que de nombreux enfants provenant de la Guinée-Bissau prennent la direction des champs de coton ou bien le chemin de la mendicité. Relevant la volonté d’en finir avec les mutilations génitales chez les filles en 2015, il a souligné que des efforts ont été consentis, ce qui s’est soldé par un recul de la pratique. Mais des poches de résistance existent, avec leurs cortèges de nuisance occasionnant des conséquences néfastes sur la santé des filles excisées.
Samba Niébé BA/sudonline.sn

KORITE: LE SENEGAL SE DISTINGUE

Quand les astronomes de l’Aspa « bousculent les religieux » sur la date de la célébration de la Korité au Sénégal
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Dans un communiqué en date du 21 Juin 2017 envoyé aux rédactions des organes de presse de la place, l’Association sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie sur la base d’un calcul astronomique affirme que le croissant lunaire ne sera pas visible à l’œil ce Samedi 24 Juin 2017. En conséquence, la fête de korité sera célébré le Lundi 26 Jun 2017. Je les cite :
« Le Samedi 24 Juin, il sera impossible de voir à l’œil nu le croissant lunaire au Sénégal, en Afrique, en Europe et en Asie. La surface éclairée de la Lune sera de 0,88%, ce qui en fait un croissant extrêmement faible nécessitant un instrument astronomique (télescope, jumelles…) pour pouvoir le trouver. La Lune se couchera à 20h13, soit 31mn après le Soleil qui se couche à 19h42. La carte de visibilité montre que sur l’étendue du globe, la possibilité d’observation à l’œil nu ne concerne qu’une partie de l’Amérique latine.
Dimanche 25 Juin : Il sera possible de voir la Lune à l’œil nu au Sénégal. La zone de visibilité à l’œil nu couvrira l’ensemble des pays d’Afrique et le reste du monde. La Lune se couchera à 21h13 et sa surface éclairée sera de 4,42%. Elle sera âgée de 1j17h. Ceci à cause de la conjonction qui s’est produite très tôt le samedi 24 Juin. »
Cette anticipation faite sur le résultat de l’observation à l’œil nu du croissant lunaire cause un sérieux problème de référence pour la communauté musulmane sénégalaise du fait que cette façon de faire est étrangère à nos traditions connues et partagées.
Au Sénégal, on n’a jamais utilisé le calcul astronomique pour déterminer les dates de célébration de la Korité et de la Tabaski. En effet, il ne s’agit pas d’une simple prévision comme à la météo. C’est différent et beaucoup plus que cela. Il s’agit d’une prévision qui entre en contradiction avec nos traditions et pratiques religieuses. Et en plus, nous sommes en religion, avec tout le respect qu’on leurs doit ils ne sont pas notre référence en la manière. Ce n’est pas eux que l’on écoute lorsqu’il s’agit de religion. Nous avons nos références. Ce sont les khalifes généraux. C’est eux qui décident et c’est eux que l’on écoute.
Relativement toujours à l’observation du croissant lunaire pour la célébration des fêtes religieuses (la Korité et la Tabaski) une commission composée des représentants de l’ensemble des grandes maisons religieuses a été mise en place dont l’objectif est de recueillir les informations sur toute l’étendue du territoire national. Cette commission se réunit régulièrement dans les locaux de la RTS, à la veille de chaque fête pour compiler les informations provenant des citoyens ayant observé le ciel pour détecter l’apparition du croissant lunaire. La mise en place de cette commission a permis de minimiser les divergences, toutefois, elle n’a pas pu régler définitivement ce problème de l’autonomie des grandes maisons religieuses.
L’observation du croissant lunaire est une pratique de plusieurs millénaires et co existentielle à l’islam. Il me semble, aujourd’hui, que cette pratique est menacée par un courant de pensée animé par des astronomes sénégalais qui voudraient changer l’ordre orthodocique des choses en prônant le calcul astronomique pour déterminer avec exactitude les dates de célébration de la Korité et la Tabaski.
Si une discipline scientifique telle que l’astronomie peut aider à une meilleure prise de décision qui ne menacerait pas la cohésion sociale, c’est tant mieux et salutaire. Je pense que les ’interventions de l’Association Sénégalaise pour la promotion de l’Astronomie dans les dates de célébration des fêtes religieuses pourraient être une source de problème à la cohésion sociale et entraîné un schisme plus profond.
Qui de l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie et des khalifes généraux des communautés religieuses allons-nous écouter pour célébrer la fête de Korité ou la fête de tabaski à venir ?
Chaque pays a son histoire. Chaque pays a ses traditions. Lorsque l’on veut naviguer à contre-courant de son histoire et de ses traditions, fatalement, on peut créer sans le vouloir le désordre aux conséquences multiples dont on ne pourrait prévoir avec exactitude les effets sur l’esprit et les comportements des gens. C’est le cas de la prévision relative à l’observation à l’œil nu de l’apparition du croissant lunaire.
Comparé aux autres pays, le calcul astronomique prévisionnel pour déterminer la date de l’apparition du croissant lunaire, ne figure pas sur notre tableau de référence religieuse de notre pays, le Sénégal. Bref ! Pour nous éviter à tout confondre, l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie informe en soulignant que c’est important, je les cite :
« IMPORTANT : Les décisions de certains pays n’étant pas dans la zone de visibilité de célébrer la fin du ramadan au dimanche 25 Juin se feront sur la base du calcul astronomique uniquement. Les informations en provenance de ces zones ne doivent pas être associées à une observation à l’œil nu du croissant lunaire. »
Succinctement, du fait de ce communiqué de presse, au jour d’hui, sans avoir observé le croissant lunaire, les sénégalais sont divisés en pro-calcul astronomique et pro-respect de la tradition. Ce qui est troublant, selon le communiqué de presse, il est exclu de célébrer la fête de korité le Dimanche 25 Juin 2017 d’autant plus qu’il est impossible d’observer le croissant lunaire à l’œil nu le Samedi 24 Juin 2017.
Quelles seront les conséquences d’une contradiction qui pourrait naître entre ce que l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie a dit et ce que les khalifes généraux auront décidé à travers la commission de l’observation du croissant lunaire dédiée ? Le Sénégal se doit-il de choisir de célébrer ses fêtes religieuses musulmanes sur la base de l’observation à l’œil nu du croissant lunaire ou sur la base du calcul astronomique ?
Je reste convaincu jusqu’à preuve du contraire que toute anticipation sur les résultats de l’observation à l’œil nu du croissant lunaire est dangereuse pour ce qui nous a jusqu’ici préservé en tant que nation où la violence religieuse inter-communautaire est jusque-là exclue. En France, c’est le conseil Français du culte des musulmans qui décide de la date de célébration de la fête de korité. Ce que je crois, tout le monde n’est pas habilité à donner la date de célébration de nos fêtes, c’est une prérogative de nos Khalifes généraux et guides religieux. Et jusqu’à ce jour du 23 Juin 2017, la communauté des musulmans de France attend de savoir quand est ce qu’elle va célébrer la fête de Korité.
La promotion de l’Astronomie dans la société sénégalaise est une bonne chose, mais à l’état actuel de notre pays, s’immiscer à ce niveau, dans les affaires religieuses à travers des interventions axées sur les dates de l’apparition du croissant lunaire sur la base d’un calcul astronomique est trop risqué de la part de ses auteurs mais aussi pour la cohésion sociale. Justement, le Sénégal n’a aucune tradition de calcul astronomique pour déterminer les dates de célébration de nos fêtes religieuses (Korité et Tabaski). S’engager dans cette voie pour une Association fut elle scientifique, c’est créé beaucoup plus de problèmes que l’on en résout concrètement. Car elle n’a pas la légitimité religieuse pour être notre référence. La raison est simple, en matière de religion, ce n’est pas les scientifiques que l’on écoute mais les religieux. Cela ne veut dire que les religieux ne sont pas des hommes scientifiques ou de science. Je voudrai juste que l’on fasse la part des choses.
Du point de vue de la promotion de l’Astronomie, l’Association a réussi de fort belle manière sa communication en intervenant dans les médias à la veille de la fête de Korité pour parler de ce qui nous a souvent divisé : les dates de célébration des fêtes de Korité et de Tabaski. Ainsi, elle a trouvé les moyens de s’introduire dans les consciences, particulièrement de certains intellectuels qui pensent que le problème de la célébration séparée des fêtes précitées de la communauté musulmane sénégalaise est désormais réglé par le calcul astronomique qui est capable de déterminer avec exactitude la date de l’observation à l’œil nu de l’apparition du croissant lunaire.
A la fin de son communiqué de presse, l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie, nous invite à observer toujours le croissant lunaire à l’ouest un peu gauche au-dessus de là où le soleil se couche. Je les cite :
« Nous rappelons également qu’il faut toujours chercher le premier croissant à l’Ouest, un peu à gauche au-dessus de là où le Soleil se couche. »
C’est bien de faire une telle recommandation mais le problème n’est là et le problème ce n’est pas cela. Le problème est dans le fait que l’Association affirme qu’il est impossible d’observer le croissant lunaire à l’œil nu le Samedi 24 Juin 2017. Et que le Dimanche 25 Juin 2017, le croissant lunaire sera visible à l’observation l’œil nu. Du coup, ce qui décide de la date de Korité le Lundi 26 Juin 2017 sans qu’on ait pu observer le ciel en lieu et place de nos khalifes généraux et guides religieux. Nous sommes en religion. Bien que l’islam n’exclue pas la science, la religion et la science n’ont pas la même vocation.
Baba Gallé DIALLO.laviesenegalaise.com

PAUVRE SENEGAL

«Diagnostic systématique pays» de la Banque mondiale: un taux de pauvreté toujours élevé au Sénégal

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Lors d’une rencontre entre la Banque mondiale et la société civile sur le projet «Diagnostic systématique pays» qui permettra d’élaborer un document de développement pour chaque pays, les acteurs ont insisté sur le taux de pauvreté toujours élevé au Sénégal. Malgré une croissance de plus de 6%, les spécialistes se sont toujours accordés à dire que le taux de pauvreté du Sénégal n’a pas beaucoup baissé, car la richesse n’est pas souvent partagée.
Cette semaine, la Banque mondiale a tenu une rencontre avec les acteurs de la société civile autour du ‘’Diagnostic Systématique pays ». D’après la Pana, la rencontre a été présidée par le président du Conseil des Ong d’appui au Développement (Congad), Amacodou Diouf, et la Directrice des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Mme Louise Cord.
Cette rencontre est organisée dans le cadre du processus d’élaboration du Diagnostic Systématic-pays du Sénégal initié par la Banque mondiale. Elle permettra à l’institution de présenter les résultats de l’étude aux acteurs de la société civile et de recueillir leurs points de vue sur les contraintes principales du Sénégal.
Après la présentation générale du SCD-Sénégal, il ressort que le pays affiche une croissance louable et un taux de pauvreté toujours élevé, malgré ses atouts. Selon les experts de la Banque mondiale, ce résultat permettra de faire une analyse sur la durabilité des progrès récents et la capacité du Sénégal à faire face aux contraintes structurelles.
Les participants ont également fait des remarques, notamment le gap du secteur informel, le problème d’accès à l’information sur l’exploitation des ressources du pays, sur le lien entre les réalités que vivent les populations sénégalaises et les indicateurs de travail de la Banque mondiale. Ils indiquent que souvent, ces indicateurs ne sont pas adaptés au contexte du pays.
Avec ces remarques, nous nous sommes intéressés réellement aux performances du Sénégal dans la lutte contre la pauvreté car, même si ces dernières années, la croissance du pays est louable, le niveau de la pauvreté n’a pas tellement baissé.
Un taux de pauvreté de plus de 46%, plus de 6 millions de pauvres
Ainsi, la présentation de la Banque mondiale sur le Sénégal, que nous avons visitée, rappelle que le taux de pauvreté est estimé à 46,7% dans notre pays. «Le taux de pauvreté, qui atteint 46,7% selon les dernières estimations, reste élevé. Le taux de croissance du Pib est bien en deçà du niveau nécessaire pour faire reculer la pauvreté, tandis que le poids de plus en plus important des exportations de biens à forte intensité capitalistique, au détriment de secteurs intensifs en main-d’œuvre, limite la création de nouveaux emplois», lit-on sur le document de la Banque mondiale.
D’après l’institution de Breton Woods, la série de chocs économiques dont a souffert le Sénégal au cours des dernières années, est venue freiner encore davantage les progrès : l’incidence de la pauvreté n’a baissé que de 1,8 point de pourcentage entre 2006 et 2011, tandis que le nombre absolu de pauvres, lui, augmentait, pour atteindre 6,3 millions en 2011.
Toujours pour le Sénégal, la Banque mondiale, indique que le niveau des inégalités reste modéré et se situe en-dessous de la moyenne enregistrée en Afrique subsaharienne. Les disparités géographiques restent cependant, très prononcées : deux habitants sur trois vivent dans la pauvreté dans les zones rurales, et en particulier dans le Sud du pays, contre un sur quatre à Dakar.
Lors de la rencontre, la Directrice des Opérations de la Banque mondiale, Louise Cord, a indiqué que les remarques seront intégrées dans le processus d’élaboration du projet.
«Le problème de l’accès à l’information est important à noter. Le gap du secteur informel est une urgence et nous allons réfléchir là-dessus», a-t-elle indiqué.
Le président du Conseil des Ong d’appui au développement (Congad), Amacodou Diouf, a félicité cette initiative de la Banque mondiale et a indiqué qu’il est important de promouvoir le dialogue avec les acteurs de la société civile et la Banque mondiale.
Les Echos/leral.net

23/06/2017

LE PERMIS A POINTS ARRIVE

Démarrage du permis à points dans 6 mois

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Le permis à points sera bientôt introduit au Sénégal. L’annonce a été faite hier par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane. C’était lors de la cérémonie de signature de la Convention de Concession pour la production et la gestion des titres de transport routier biométriques sécurisés ainsi que la production et la pose de plaques d’immatriculation sécurisées.
Dans six mois, les automobilistes sénégalais seront tous munis d’un permis à points. Si l’on en croit le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. La concession intégrale confiée au groupement Gemalto/Face Technologies comprend le financement, la conception, la réalisation, l’exploitation, la maintenance, la gestion, la formation et le transfert de compétences aux agents de l’Etat. Selon le ministre Mansour Elimane Kane, l’investissement sera intégralement pris en charge par l’opérateur privé pour un peu plus de 9 milliards de FCfa TTC. Ce dernier se rémunérera sur les recettes perçues de l’exploitation et versera à l’Etat du Sénégal une redevance annuelle d’exploitation de 16% sur le chiffre d’affaires.
Pour garantir l’acceptabilité sociale du projet, le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres a fixé des tarifs plafonds pour chaque catégorie de titres et plaques d’immatriculation. « Ces tarifs, hors droits de timbres, qui permettront la rémunération de la concession seront applicables pour les opérations de renouvellement et les nouvelles demandes. Pour l’essentiel, ils sont équivalents aux tarifs actuels. Par ailleurs, le projet tient compte de l’implication parfaite du secteur privé national évoluant dans le domaine », a-t-il précisé. La phase opérationnelle de production des nouveaux titres de transport routier et plaques d’immatriculation démarrera six mois après l’approbation du contrat par le ministère en charge des finances.
Cette période de six mois avant la production des premiers titres sera mise à profit pour dérouler une vaste campagne de communication en vue de la sensibilisation de tous les acteurs concernés et du grand public.
Le ministre Mansour Elimane Kane a indiqué que cette convention entre dans le cadre des réformes pour l’assainissement et la performance du processus d’immatriculation des véhicules, l’amélioration de l’état du parc de véhicules automobiles par la modernisation des contrôles techniques périodiques en s’appuyant sur l’extension et la modernisation de l’activité. Le ministre a aussi expliqué que la mise en place du permis à points permettra, dans le cadre de la numérisation et de la sécurisation des titres de transport du processus d’examen, de délivrance et de gestion de ce document, la sécurisation des recettes fiscales de l’Etat par la réduction de la fraude.
Mansour Elimane Kane a précisé que des études ont été menées avec l’appui de la Banque mondiale, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’amélioration des transports et de la mobilité urbaine (Patmur). C’est ainsi qu’il a été proposé la numérisation et la sécurisation des titres de transport routier, la sécurisation des plaques d’immatriculation.
17 sites de gestion et 850 terminaux de vérification
Ce projet a fait l’objet d’un appel d’offres international portant sur une concession intégrale pour la mise en place d’un nouveau système d’information avec une plateforme logicielle moderne, ouverte et évolutive permettant de prendre en charge tous les processus liés aux transports routiers. Ce système sera couplé à une plateforme intégrée d’enrôlement et de production des titres de transport et plaques minéralogiques sécurisés. Le ministre a souligné que ces deux composantes du projet seront intégrées de façon à couvrir l’ensemble des besoins de l’Administration des transports routiers. Le nouveau système, baptisé Administration des véhicules et des conducteurs (Avec) mettra en relation les différents acteurs et vice versa la modernisation et l’amélioration des prestations de services. Il aura comme conséquence l’alignement sur les standards internationaux en matière de processus de délivrance des titres de transport fiables et sécurisés, la célérité dans le traitement des dossiers indépendamment du lieu de résidence du citoyen, la création d’une synergie entre les différents acteurs du secteur (transporteurs, concessionnaires de véhicule, auto-écoles, centres de visite technique, police, gendarmerie...), le renforcement de la sécurité routière par le suivi rigoureux des infractions au Code de la route grâce à l’introduction d’un dossier portable sur les permis de conduire à points et les cartes grises. Les corps de contrôle auront un accès instantané aux données encodées et pourront procéder à l’enregistrement immédiat des infractions.
En outre la plateforme de production et de gestion permettra la collecte des données biométriques, la personnalisation et la gestion de tout le cycle de vie des titres et plaques d’immatriculation sécurisées.
De son côté, Charles Mevaa, vice-président Afrique de Gemalto, a révélé que sa structure travaille à produire trois millions de titres sous huit formats. Ce qui constitue une véritable révolution dans la gestion du transport qui place le Sénégal dans une position avant-gardiste. Gemalto a aussi annoncé l’implantation de 17 sites de gestion à travers le pays. 850 terminaux de vérification seront aussi livrés aux différents services compétents. Au total, les forces de sécurité recevront 2.000 équipements pour mener à bien leur mission de contrôle et de prévention des accidents.
Mbaye Sarr DIAKHATE/lesoleil.sn

LA DETTE SENEGALAISE

La dette du Sénégal estimée à un peu plus de 55% de son PIB

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Le Sénégal, moins actif que d’habitude sur le marché financier de l’Uemoa, va solliciter un financement de 45 milliards de francs Cfa dans la dernière ligne droite du deuxième trimestre 2017. Après avoir mobilisé plus de 77 milliards au premier trimestre de l’année en cours, notre pays occupe la troisième place des pays par rapport à la répartition de l’encours de la dette de marché de la zone Uemoa.
Dans le cadre du financement de son déficit budgétaire et pour la réalisation de certains projets, le Sénégal, qui vient d’avoir un eurobond de 1,1 milliard de dollars, soit près de 800 milliards de francs Cfa, sur le marché international, va solliciter encore le marché sous-régional. Selon le bulletin des statistiques du marché des Titres publics de l’agence Umoa-Titres envoyé aux investisseurs, le Sénégal va tenter de décrocher 45 milliards de francs Cfa sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) avant la fin du mois de juin 2017. Pour le 2ème trimestre, étant absent du marché aux mois d’avril et de mai, le Sénégal va rechercher 45 milliards sur le marché financier de l’Uemoa, sur un montant global à décrocher par les Etats estimé à 206 milliards de francs Cfa ce mois de juin courant.
Selon le même document, pour le deuxième trimestre 2017, au total 886,5 milliards de francs Cfa seront à lever sur le marché financier de l’Uemoa par adjudication. 346,5 milliards ont été levés au mois d’avril par les Etats et la Côte d’Ivoire est demeurée le pays le plus actif, avec 4 sollicitations pour un montant global de 205 milliards. Le Sénégal ne s’est pas manifesté sur le marché financier de l’Uemoa pour les mois d’avril et de mai 2017. Au mois de mai, 280 milliards ont été levés par les Etats par adjudication.
Le document de l’agence chargée de gérer le marché financier de la zone ouest-africaine, qui est revenu sur les réalisations du premier trimestre 2017, rappelle que le Sénégal a mobilisé 77,38 milliards de francs Cfa pendant cette période, soit 7,42% des titres sollicités au premier trimestre 2017. Toujours dans ce sens, la Côte d’Ivoire est arrivée en tête pour la mobilisation de fonds dans la zone Uemoa avec 329,4 milliards, soit 31,6% du volume total mobilisé dans la zone Uemoa; le Benin suit avec 229,6 milliards de francs Cfa soit 22,2% du total, le Mali avec 216,4 milliards soit 20,76% du montant global levé au premier trimestre 2017 a été aussi présent.
La dette du Sénégal estimée à un peu plus de 55% de son Pib
Concernant la répartition de l’encours de la dette de marché par émetteur, la Côte d’Ivoire reste le pays qui a le plus sollicité le marché avec 30% des dettes du marché financier ouest-africain ; le Bénin arrive en deuxième position avec 17% des dettes. Notre pays, le Sénégal est à la 3ème place avec 14% de l’encours de la dette de la zone, suivi du Mali avec 13% ; le Niger 7% et la Guinée Bissau 1% seulement sont les deux pays qui ont le moins sollicité le marché financier de l’Uemoa. Le taux d’endettement du Sénégal est estimé par l’agence Umoa-Titres à un peu plus de 55% du Pib. Ce qui fait que même si notre pays s’est beaucoup endetté ces dernières années, il reste en deçà de la barre des 70% du Pib fixé par l’Uemoa.
Ibrahima Diouf/dakarposte.com

22/06/2017

QUAND LE TOURISME REBOISE LA MANGROVE

Un Aventurier = un Palétuvier

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Pour lutter contre la disparition progressive de la Mangrove, les Aventuriers du Saloum lancent une campagne de reboisement dénommée « 1 aventurier - 1 palétuvier ».
En effet, la mangrove est d’une importance capitale pour la population vivant dans le delta du Saloum et aussi le siège d’un écosystème très riche qu’il faut préserver.
Chaque aventurier souhaitant participer se verra remettre une plante de palétuvier pour le planter au coeur de la mangrove lors de nos excursions.
Rendez-vous le 16 juillet pour la première journée.
"Un geste pour la nature = Un geste pour l'avenir"
www.guidesinesaloum.com

TROP CHERE KORITE

A l’approche de la Korité : Une Flambée des prix au Sénégal

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A moins d’une semaine de la fête de la Korité, au Sénégal, les femmes ménagères ne savent plus quoi faire. Puisque l’oignon et la pomme de terre se font rare.
Trouver de l’oignon et la pomme de terre sur le marché sénégalais est devenu un parcours de combattant. Les femmes ménagères entrent dans la dernière ligne droite pour préparer la fête de la korité qui aura lieu ce week-end.
Les prix sont hors de portée des clients. Oignon, pomme de terre, sont presque intouchables. Alors que, sera célébrée la fête de la Korité au Sénégal, dans moins d’une semaine.
A cette occasion, les mères de familles sont à fond dans les préparatifs pour assurer à leurs proches une belle fête. “Non seulement, nous ne trouvons pas la pomme de terre et l’oignon sur le marché, mais les prix sont trop chers” explique une mère de famille.
Même son de cloche pour une autre dame. Elle interpelle directement le ministre sénégalais du commerce. Elle l’invite à descendre sur les marchés pour constater de visu ce qui se passe.
En tout cas, les prix ont vraiment flambé cette semaine. Compte tenu de tout cela, les femmes ménagères lancent un cri de détresse pour demander un secours avant qu’il ne soit tard.
africtelegraph.com

AIR SENEGAL ACHETE DEUX AVIONS

La nouvelle compagnie Air Sénégal achète ses deux premiers avions au Bourget

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Signé mardi 20 juin, à l'occasion du Salon international de l'aéronautique du Bourget, le contrat d'achat de deux avions ATR par Air Sénégal marque les débuts de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise qui démarrera ses opérations par étapes, d'abord sur le réseau domestique et régional, puis vers l'Afrique de l'Ouest et la France.
On pourra dire que c’est là, sur le « statique » du Salon international de l’aéronautique du Bourget, ce mardi 20 juin, qu’est probablement née Air Sénégal SA. Car on sait désormais que le premier avion qui décollera le 7 décembre prochain des pistes du nouvel Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Dakar et qui sera aux couleurs du nouveau pavillon national sénégalais sera un ATR 72-600.
C’est sous l’aile droite d’un appareil similaire aux couleurs de la compagnie low cost indienne IndiGo – qui s’est montrée intéressée pour en acheter une cinquantaine début mai – qu’a été officialisé en fin d’après-midi l’achat par Air Sénégal de deux ATR de cette catégorie.
50 millions d’euros
Montant global de la transaction : 50 millions d’euros, au prix catalogue, financés par un crédit-export auprès de la Coface et de la SACE, son homologue italienne. D’une capacité de 68 à 78 places, ils seront livrés en novembre prochain.
Présents, le directeur général de la compagnie, Mamadou Lamine Sow, accompagné de Christian Scherer, directeur général de l’avionneur franco-italien basé près de Toulouse, de la ministre sénégalaise du Tourisme et des Transports, Maimouna Ndock Seck et de son homologue française, Elisabeth Borne, ont d’abord eu droit à une visite du cockpit et de la cabine. Ils ont pu découvrir le système de divertissement et d’information sur tablettes qui sera proposé aux passagers. L’appareil offre également le wifi. Sa navigation embarquée s’inspire de celle de l’A380.
Opération à faible coût
Avantage pour la compagnie : l’avion peut se poser partout, sur pistes courtes, non asphaltées, par météo défavorable, avec un faible coût d’opération. « Ce turbo-propulseur offre 40% de consommation de moins qu’un jet de la même taille, il peut faire demi-tour sur lui-même, il n’a pas besoin d’équipements, de camionnettes pour le déchargement des bagages, il est parfaitement autonome » vante Christian Scherer, directeur général d’ATR, qui voit dans le marché africain un très gros potentiel pour 300 de ses avions d’ici à 20 ans, 10% du marché mondial.
Cette nouvelle compagnie est structurée autour d’un plan plus solide que ses ancêtres
Héritière de deux pavillons nationaux, Air Sénégal International (2001-2009) et Sénégal Airlines (2011-2016), qui avaient fait faillite, Air Sénégal SA démarrera donc ses opérations sur le réseau domestique et régional, mais souhaite s’ouvrir aussi très vite d’ici l’année prochaine au moyen-courrier vers l’Afrique de l’ouest et le long-courrier vers la France.
Mais hors de question de laisser s’échapper les coûts. Comme l’indique Alexis Fekete, conseil en stratégie et banquier d’affaires dans l’aviation au sein du cabinet londonien Seabury, qui a réalisé pour le compte du gouvernement sénégalais l’étude de faisabilité de la nouvelle compagnie et qui a sélectionné ATR : « Cette nouvelle compagnie est structurée autour d’un plan plus solide que ses ancêtres. Souvent les compagnies africaines sont surdimensionnées avec une structure de coût plus élevée. Là il s’agit d’avoir une compagnie de la bonne taille, avec une structure de coût serrée et de l’utiliser comme un objet de développement économique. Le développement du hub de Dakar et le plan Sénégal Émergent participeront à la rentabilité d’Air Sénégal ».
Outre l’ouverture de l’AIBD, la renaissance d’Air Sénégal fait partie d’un plan qui comprend également la réhabilitation des aéroports régionaux pour « aménager le territoire de manière équilibrée », a précisé la ministre sénégalaise.
Rémy Darras/jeuneafrique.com

21/06/2017

KORITE DIMANCHE!

Korité 2017: La date connue!

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La fête de la Korité chez les musulmans est prévue le dimanche 25 juin 2017 selon les astronomes. Une enquête a été menée pour montrer que la lune va apparaître le samedi 24 juin, nous informe la télévision 2Stv.
En effet, « toutes les institutions scientifiques connues et respectées dans le domaine de l’astronomie indiquent de façon fiable et précise que la conjonction prochaine marquant le début d’un nouveau cycle lunaire se produira le soir du vendredi au samedi 24 juin à 2 heures 30 minutes en temps universel coordonné ce qui correspond à l’heure de Dakar et 5h 35 mn UTC à l’heure d’Arabie Saoudite ».
Pour un observateur au Sénégal, « le croissant lunaire sera observable à l’œil nu ou avec l’aide d’instrument optique durant 35 minutes après le couché du soleil soit à 20 heures 17 minutes, le samedi 24 juin là où le ciel sera suffisamment dégagé ».
Fatima Ndoye Diouf/senenews.com

LUTTE CONTRE LE MARIAGE D'ENFANTS

Lutte contre le mariage des enfants au Sénégal : World Vision plaide pour un âge légal à 18 ans

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World Vision Sénégal a procédé, hier, au lancement externe de sa nouvelle campagne dénommée « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». A travers cette campagne, l’Ong veut attirer l’attention sur la pratique des mariages précoces qui concerne 33% des filles au Sénégal. D’ailleurs, les enfants ont profité de la tribune pour demander que l’âge légal du mariage soit relevé à 18 ans au lieu des 16 ans.
Le Grand Théâtre de Dakar était bondé hier. Le public était essentiellement composé de jeunes enfants (mille selon les organisateurs). Ces enfants ont fait le déplacement dans le cadre du lancement externe par World Vision Sénégal de la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». Cette initiative vient en appui à la campagne nationale du gouvernement sénégalais contre le mariage des enfants. « Au Sénégal, on estime que les mariages d’enfants entraînent des dégâts incommensurables. Cela ralentit le développement économique et peut éroder le capital humain et social du pays. En plus, il y a des conséquences sévères sur la santé des filles-mères et des nouveau-nés », a souligné Paul Dominique Corréa qui s’est exprimé au nom de World Vision. Il a ajouté que « les communautés confessionnelles ont un rôle essentiel à jouer ».
Au cours des cinq prochaines années, la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants » cherchera à avoir un impact positif sur la vie de centaines de millions de garçons et de filles vulnérables et exposées aux mariages précoces, apportant ainsi une contribution importante à l’objectif de développement durable (Odd), relève de son côté Thérèse Diouf Bâ de World Vision. Les enfants ont profité de cette tribune pour remettre un mémorandum aux représentants du gouvernement. Dans le document, ils réclament notamment « la fin des mariages de filles âgées de moins de 18 ans et le renforcement du dialogue qui mettrait fin aux pratiques de mariages précoces ». Le risque de mortalité maternelle et infantile est très élevé pour les filles mariées avant l’âge de 18 ans, ont notamment insisté les enfants.
Ibra Diouf Niokhobaye, le directeur des Droits et de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, a indiqué que « le gouvernement est dans les dispositions de combattre toutes sortes de mariages impliquant des individus qui n’ont pas plus de 18 ans ». Ce phénomène a des conséquences sur le développement des enfants. « Une fille qui n’a pas encore atteint les dispositions physiques ne peut pas s’engager dans un mariage; tout comme un garçon encore mineur », a-t-il rappelé. Outre cela, il évoque des conséquences économiques telles que l’abandon scolaire. Le gouvernent du Sénégal a dès lors pris des mesures administratives allant dans le sens d’une meilleure protection des enfants. Un code de l’enfant qui propose le relèvement de l’âge de mariage des filles à 18 ans au lieu de 16 ans est en cours de traitement, a-t-il annoncé.
Oumar BA/lesoleil.sn

20/06/2017

LE 30 JUIN A L'ALLIANCE FRANCAISE DE KAOLACK

Travers et Traversées de Marie Lasserre et Thierno Ndiaye

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Travers et Traversées de frontières est un spectacle qui connecte sciences humaines (anthropologie) et arts (danses sénégalaises et afro-contemporaines, piano classique, théâtre, chants sénégalais, bongo).
Ce spectacle est la rencontre de la thèse de Marie Lasserre sur la migration sénégalaise et des parcours migratoires de Thierno Ndiaye. Il aborde les migrations des Sénégalais et Sénégalaises vers le Maroc, puis vers l'Europe.
Ce spectacle interroge toutes les formes de frontières : entre la science et les arts, entre les espaces et les êtres humains.
Pour ses messages, la mise en scène novatrice, Travers et Traversées nécessite d'être vu par le plus grand nombre.
En première partie du spectacle, vous pourrez assister à la prestation de Baïdy Bâ qui nous nous présentera un extrait de son spectale Goudi Ndakarou.
Nous vous attendons donc très nombreux vendredi 30 juin à l'Alliance Française de Kaolack! Entrée gratuite!
www.afkaolack.org - facebook.com/AllianceFrancaiseDeKaolack

DESERTIFICATION DU SENEGAL

34 % de la superficie affectés par la désertification

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La désertification gagne du terrain au Sénégal. Elle reste un phénomène tenace auquel il faut apporter une réponse. C’est en substance le message livré à l’occasion de la célébration, à Mbao, de la Journée mondiale de lutte contre la désertification.
La désertification constitue toujours une menace pour le Sénégal. Elle est bien présente partout sur le territoire. Selon la conseillère technique du ministre de l’Environnement et du Développement durable, le colonel Gogo Ndiaye, le phénomène s’étend sur 6,5 millions d’hectares de la superficie nationale. « Les dernières investigations nous enseignent que 34 % de la superficie du pays sont affectés, soit plus de 6,5 millions d’ha. Cela constitue une contrainte majeure pesant sur le développement et l’atteinte de la sécurité alimentaire », a déclaré, le week-end dernier, à Mbao, le colonel Ndiaye.
C’était à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification dont le thème de cette année est : « Notre terre, notre maison, notre avenir ». Une occasion saisie par la représentante du ministre de l’Environnement pour rappeler que cette désertification se manifeste par des phénomènes divers, tels que l’érosion, les coupes abusives sur les forêts et les pressions de l’homme et du bétail. « La forêt au Sénégal se dégrade progressivement, surtout en ce qui concerne les essences remarquables, telles que le Vène, le Dialabane, le Mbep, le Beer, le Dimb, pour ne citer que celles-là. Les coupes illicites de bois, surtout le long de nos frontières, portent un coup fatal non seulement à nos formations forestières mais aussi à l’économie nationale », a indiqué le colonel Ndiaye, rappelant la nécessité de prévenir la dégradation de nouvelles terres et la remise en état des terres déjà dégradées.
Il faut aussi, d’après Gogo Ndiaye, continuer à reboiser ou à régénérer un hectare de terre dans les mêmes écosystèmes et pendant la même période. A ce titre, a-t-elle précisé, « il faut un effort annuel soutenu de 480.263 ha par an, soit un rythme de progression de 7 % par an de compensation des pertes à partir de 2020 pour tendre vers la neutralité ».
Pour autant, cette détérioration des terres ne doit guère faire oublier les efforts consentis par l’Etat, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, pour lutter contre ce phénomène. a en croire le colonel Ndiaye, des engagements financiers à hauteur de 321,5 milliards de FCfa ont été mobilisés entre 1997 et 2007 par les projets de lutte contre la dégradation des terres au Sénégal. Mais, tous ces moyens n’ont pas encore permis de venir à bout d’un phénomène tenace qui se développe d’année en année. « Le bilan global des programmes et projets mis en œuvre pour la lutte contre la désertification et gestion durable des terres demeure mitigé, parfois décevant, au regard des ressources investies », a reconnu la conseillère technique du ministre de l’Environnement. D’où l’organisation de cette journée pour permettre aux Sénégalais d’être suffisamment informés sur les méfaits de la désertification.
Maguette NDONG/lesoleil.sn/BBC

POLITIQUE ET RELIGION

Quand le pouvoir religieux freine l’autorité de l’Etat

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C’est un truisme de dire qu’au Sénégal, l’autorité de l’Etat ne s’exerce pas partout de la même manière. La ville de Touba par exemple jouit d’un statut particulier qui lui confère certains privilèges, comme le fait de ne pas respecter la parité en matière électorale.
La présence de la gendarmerie et des forces de police a été une « concession » des autorités religieuses, permettant ainsi de faire exercer, d’une certaine manière, l’autorité de l’Etat.
Toutefois, les derniers événements dans la ville sainte en disent long sur le traitement fait aux forces de sécurité et de Police souvent obligées de se référer au Khalife général pour exercer leurs prérogatives. Car, il y a, comme qui dirait, une forme de résistance passive et parfois active de la part de populations qui ne reconnaissent que l’autorité du Khalife.
C’est ainsi que si un des éléments affectés sur place se comporte d’une manière jugée répréhensible par les populations, le Khalife est interpellé pour qu’il mette fin à ses exactions ou qu’il soit tout simple affecté ailleurs.
Un ancien gendarme aujourd’hui à la retraite et qui a été dans le groupe des premiers ayant servi à Touba, nous raconte qu’il a une fois été convoqué par le Khalife général des Mouride en personne, Serigne Saliou Mbacké, à l’époque, parce qu’on lui a raconté qu’il frappait les enfants. Il n’a dû son « salut » qu’aux explications claires qu’il a apportées au marabout très attentif à son raisonnement et qui l’a convaincu.
Cette situation rappelle cette sortie du Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, qui rappelait que la loi sur l’interdiction de fumer en public n’est pas applicable au Sénégal parce que chez les Khadres par exemple, « tout le monde fume, y compris le Khalife général ».
Le Chef de la communauté Lébou, pourtant grand homme d’Etat, rappelle que personne n’ose condamner le Khalife général parce qu’il fume en public.
Comme quoi, la loi sur le tabac ne s’aurait s’appliquer à cette confrérie parce qu’ils ont l’habitude de fumer en public.
Et cette faiblesse de l’autorité de l’Etat face au pouvoir religieux ne s’arrête pas là.
D’Abdou Diouf à Macky Sall, tous les Chefs d’Etat se sont attaqués à la mendicité des enfants de la rue au Sénégal. Ils sont tous reculé face à la pression de groupes religieux qui ont mené des campagnes contraires de protection de l’Islam et de son héritage au premier rang desquels les daaras, ces écoles coraniques dont le mode d’enseignement est contraire à ce quoi se fait dans les écoles modernes.
Bien sûr, le pouvoir politique craint le vote-sanction de la part de communautés qui n’hésiteront pas à exécuter la « fatwa » de leurs chefs.
La réalité, au Sénégal, c’est que les citoyens sont beaucoup plus obéissant au pouvoir religieux qu’au pouvoir politique. La preuve, chaque homme politique a son marabout qu’il écoute surtout au moment des choix importants.
L’ancien ministre Samuel Sarr disait par exemple que c’est son marabout qui lui a désormais interdit de s’attaquer à Macky Sall. Depuis lors, il s’est rapproché de lui. Et il est loin d’être le seul.
Mieux, si un problème surgit, l’autorité centrale de l’Etat et les autorités décentralisées se réfèrent d’abord aux marabouts.
Les Khalifes généraux sont les premières sollicités, mais, à côté d’eux, leurs frères, sœurs, enfants et autres parents bénéficient aussi de cette sollicitude source d’immunité de toutes sortes qui leur confèrent beaucoup d’avantages comme les passeports diplomatiques, des statuts d’Ambassadeurs itinérants, des marchés de l’Etat, etc.
C’est ce qui explique l’influence toujours plus grandissante du pouvoir religieux. Ce sont les Sénégalais eux-mêmes qui le veulent ainsi. Nous avons ainsi un système dit « laïque » mais qui est à forte connotation religieuse, avec cependant le seul garde-fou que la plupart des marabouts ont en tête la préoccupation de respecter au maximum les lois de l’Etat.
Car, l’Etat a su, à des moments difficiles, exercer tout de même son autorité même cela pourrait être perçu comme de l’autoritarisme, parfois. C’est le cas lors de l’arrestation de guides religieux comme Serigne Cheikh Tidiane Sy au temps de Senghor et de son fils Serigne Moustapha beaucoup plus tard par le régime de Diouf, celle de Cheikh Béthio Thioune pour l’affaire du double assassinat de Médinatoul Salam, celle de Assane Mbacké suite à l’incendie de la maison du député Moustapha Lô, celle dramatique de Khadim Bousso, etc. Et la liste est loin d’être exhaustive.
L’Etat a su aussi interdire la militarisation des milices privées de certains groupes religieux, notamment de Serigne Modou Kara.
C’est la particularité de notre système politique. Très inféodé au pouvoir religieux, il sait lui être docile, mais aussi hostile quand la situation l’exige.
C’est ce subtile dosage qu’il faudrait toujours réussir dans les relations ô combien sensibles entre pouvoir religieux et pouvoir politique au Sénégal.
L’un a besoin de l’autre dans l’exercice de son sacerdoce.
Il faudra toujours respecter le pouvoir religieux, mais travailler à l’amener à appliquer la loi dans toute sa rigueur.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal.sn

ELECTRIFICATION

10 milliards FCFA pour accélérer la fourniture d’électricité au sein de 150 villages

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Le Sénégal vient de bénéficier d’un financement de plus de 10 milliards FCFA, environ 17 millions $, dans le cadre du programme d’appui à l’électrification rurale de la part de l’Union européenne (EU).
Il s’agit pour l’Ue, d’accélérer la fourniture d’électricité dans les zones rurales sénégalaises. Au total, ce sont 150 villages de plus 55 000 âmes qui bénéficieront de cet appui budgétaire. Dans son communiqué de presse, l’Ue stipule que ce fonds va permettre d’améliorer l’accès aux activités agricoles et aux services électriques des ménages ruraux. Ainsi, cette tranche de population pourra renforcer durablement ses moyens d’existence.
Rappelons que cette aide intervient dans le cadre d’un accord entre le gouvernement sénégalais et l’Ue pour le financement de sa sécurité nationale. D’ailleurs, 6,5 milliards FCFA, soit 11 millions $ seront en partie consacrés à ce projet.
Lire aussi : Afrique Subsaharienne : Le Sénégal 8 ème pays ayant le taux d’accès à l’électricité le plus élevé
Les autorités sénégalaises ont réitéré leur engagement à établir une meilleure adéquation entre la croissance économique et le développement humain, par l’élargissement de l’accès du milieu rural aux formes modernes d’énergie, notamment à l’électricité. La Banque mondiale avait approuvé un montant de 91,5 millions d’Euros (équivalent à 97 millions de dollars) au profit du Sénégal pour l’amélioration de la fourniture d’électricité auprès des usagers.
Bruno YAYAE/regionale.info

18/06/2017

RELANCER LE TOURISME

Financement de projets touristiques : 1,3 milliard de FCfa à 14 promoteurs

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Grâce au Crédit hôtelier et touristique, 14 promoteurs privés ont été financés par le ministère du Tourisme et des Transports aériens pour une enveloppe globale de 1.309.180.249 de FCfa. Ces projets permettront la création de 302 nouveaux emplois permanents.
Quatorze promoteurs touristiques ont signé, hier, des conventions de financement avec le Crédit hôtelier et touristique mis en place par l’État du Sénégal pour un montant global de plus de 1,3 milliard de FCfa. Ces projets qui concernent dix régions du Sénégal sont composés de dix établissements d’hébergement touristique et de quatre agences de voyage choisis pour la qualité de leurs dossiers et leurs impacts socioéconomiques.
« Au regard des prévisions des plans d’affaires présentés, ces financements vont permettre la consolidation des emplois existants dans ces structures et la création de 302 nouveaux emplois permanents, notamment dans les zones prioritaires de développement touristique comme les îles du Saloum, Tambacounda, Kédougou, Vélingara, Ziguinchor et Cap-Skiring », a fait savoir la Secrétaire générale du ministère du Tourisme et des Transports Aériens, Zeynab Mbengue Wade.
« Au-delà de ces impacts directs et la transversalité du secteur du tourisme, a-t-elle ajouté, ces projets auront aussi un effet positif sur les autres branches de l’économie sénégalaise à travers les consommations intermédiaires ». Mme Wade a toutefois exhorté les bénéficiaires à faire bon usage des financements et à respecter leurs engagements afin de contribuer à la pérennisation du fonds.
Ce crédit, selon elle, permet d’avoir des prêts plafonnés à 100 millions de FCfa, octroyés à des conditions très avantageuses : un taux d’intérêt de 3,5 %, une durée de remboursement pouvant aller jusqu’à cinq ans avec un différé maximum de 18 mois. « Dans un souci d’efficacité, il a été mis en place un comité de gestion qui se charge d’élaborer les critères d’éligibilité et d’examiner les dossiers de demande de financement », a soutenu la Secrétaire générale.
A l’en croire, la crise qu’a connu le secteur, ces dernières années, et les difficultés d’accès à des crédits fournis à des conditions favorables, ont favorisé un déficit de financement pour maintenir la qualité du service. C’est ainsi que prenant la pleine mesure de la situation, le chef de l’État a donné des directives pour la mise en place du Crédit hôtelier et touristique. « Au regard de son cadre réglementaire, cet instrument de financement, qui est mis à votre disposition, est destiné à apporter un accompagnement aux entreprises hôtelières et touristiques. Il a essentiellement pour objectif de financer vos projets de rénovation et d’extension, le renouvellement et l’acquisition d’équipements, la création d’entreprises, etc. », a laissé entendre Mme Wade.
Pour sa part, le Pca de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt), a estimé qu’avec la mise en place de ce crédit, c’est une vieille doléance du secteur privé touristique qui a été satisfaite. « Le secteur touristique a besoin de ressources longues et à des taux bonifiés, ce n’est pas pour rien que l’on parle d’industrie hôtelière. Cela demande beaucoup de moyens. Il a fallu une volonté forte du chef de l’État pour mettre en place ce fonds », a salué Mamadou Racine Sy.
Il a demandé au comité de gestion dudit crédit de faciliter l’accès aux opérateurs touristiques qui en ont besoin, de lever les « super-garanties » exigées. M. Sy a aussi demandé à l’État de revoir à la hausse l’enveloppe dédiée à ce fonds qui est aujourd’hui de 5 milliards de FCfa.
Ndiol Maka SECK/ndarinfo.com

LES FINANCES DU SENEGAL

Financements décrochés par le Sénégal: Macky Sall franchit la barre des 6000 milliards

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Le Conseil des ministres a adopté mercredi le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2018-2020 qui confirme encore la bonne santé de l’économie sénégalaise mais aussi l’excellent travail des régies financières à savoir les Impôts et la Douane. On apprend par ailleurs qu’en matière
de conventions de financement, le Président Macky Sall a dépassé la barre des 6000 milliards de FCFA en cinq ans pour ne pas dire qu’il a presque « doublé » Wade.
Le Conseil des ministres a adopté hier,le projet de Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2018-2020. Il ressort du document obtenu par "Libération" qu’en cinq ans, c’est-à-dire entre 2012 et 2016, les conventions de financement au nombre de 305, pour un montant de 5904,539 milliards, ont largement dépassé les 3799 milliards mobilisés durant les12 années de la première alternance.
Avec les projets de conventions en cours de signature, notamment dans le cadre du financement du pont de Rosso (par la BEI), du projet de développement du tourisme et des PME (Banque mondiale), du Train Express Régional (dont le financement est conjointement assuré par l’AFD, le Trésor public français, la BID e tla BAD), la barre des 6000 milliards sera dépassée.
Le DPBEP 2018-2019 revient sur l’évolution récente de l’économie mondiale et nationale, l’exécution budgétaire de l’année 2016, la situation d’exécution du budget de l’année en cours et dégage, enfin, les perspectives macro-budgétaires, tout en fixant les objectifs d’équilibre budgétaire et financier.
Il est élaboré dans un contexte économique caractérisé par une croissance mondiale stable estimée par le Fonds monétaire international (FMI) à 3,1%. Cette croissance est principalement portée par les Etats- Unis qui se rapprochent de leur niveau de production de plein emploi, la Chine dont le niveau de croissance s’est hissé à un niveau un peu plus élevé que prévu, la Russie où l’activité a été plus vigoureuse du fait notamment, du raffermissement des prix du pétrole.
Cet essor économique a été atténué par le relâchement de la production réelle de la zone Euro par rapport à son niveau potentiel et la faible intensité de l’activité économique notée dans certains pays comme le Brésil et l’Argentine.
Au plan interne, l’économie sénégalaise a consolidé ses acquis de croissance économique dont l’estimation se chiffre à 6,7% (contre 6,5% en 2015, 4,3% en 2014 et 3,6% en 2013) découlant, entre autres, de l’exécution d’importants projets d’investissements publics, notamment dans l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, conjugué à la relance des industries et aux performances des sous-secteurs de l’information et de la communication, du transport et des services financiers, dans le contexte de la mise en œuvre du PSE.
L’investissement privé a également connu un dynamisme soutenu, grâce à l’accélération du rythme d’exécution des réformes économiques et financières. Cette performance est expliquée par la bonne tenue des secteurs secondaire et tertiaire, le secteur primaire s’étant plutôt inscrit en ralentissement consécutif à la baisse de certaines productions suite à l’arrêt précoce de l’hivernage.
Une économie solide
L’inflation, mesurée par le déflateur du PIB, a atteint un niveau de 1,1% au courant de l’année 2016. Elle est expliquée principalement parle relèvement des prix dans le secteur primaire (+4,2%). Le solde du compte courant de la balance des paiements a, pour sa part, connu une amélioration en passant de 5,3% du PIB en 2015 à 4,7% en 2016, enregistrant ainsi l’amélioration de la balance commerciale dans un contexte de relance des industries d’exportation, de renforcement de la production locale et de faiblesse des cours des produits de base sur le marché international.
La situation dans le secteur monétaire et financier a été caractérisée, en 2016, par une diminution des avoirs extérieurs nets (-59,9 milliards FCFA), une augmentation du crédit intérieur de 9,2% et une expansion de la masse monétaire de 6%. Les bonnes performances enregistrées dans les secteurs réel et extérieur ont impacté positivement le secteur des administrations publiques.
Pour l’année 2016, le Sénégal a respecté tous les indicateurs fixés dans le cadre du programme économique et financier. Le déficit budgétaire, dons compris, est ressorti à 3,3% du PIB en 2016 (contre 3,7% un an auparavant), en dépit de la forte augmentation des intérêts payés au titre de la dette extérieure. Ce ratio est calculé sur la base du PIB obtenu après le« rebasing» (changement de base).
En 2016, le Sénégal a respecté tous les indicateurs fixés dans le cadre du programme économique et financier
L’atteinte de l’objectif de déficit fixé dans le cadre du programme a été possible grâce à la politique de prudence dans l’exécution des dépenses publiques, notamment en termes de rationalisation des dépenses courantes, de maîtrise de la masse salariale et d’optimisation de l’investissement public. Le critère de convergence de la masse salariale rapportée aux recettes fiscales se situe à 32,9%, c’est-à-dire en dessous du ratio communautaire de 35%.
Il convient de souligner, cependant, que si on tient compte du traitement salarial du personnel des établissements publics, agences et structures assimilées et des contractuels qui émargent sur les autres dépenses courantes (dans les secteur de l’éducation, de la formation professionnelle et technique, de la santé, de l’environnement et de l’agriculture), le ratio passerait à 44,6%, donc largement au-dessus du critère de convergence retenu au niveau communautaire.
Sur le plan de l’exécution budgétaire proprement dit, la mobilisation des ressources s’est faite de manière satisfaisante.Les régies financières ont en effet défini des stratégies efficaces pour améliorer le recouvrement de l’impôt. Celles-ci ont porté, entre autres, sur le renforcement de la modernisation des administrations fiscales et douanières, l’amélioration de la qualité des émissions, la poursuite de la maîtrise et de l’élargissement de l’assiette,le renforcement de la mission de contrôle fiscal et douanier.
En plus de ces mesures, les ressources budgétaires de l’année 2016 ont bénéficié des retombées de la bonne tenue de l’activité économique non agricole, sous l’impulsion des secteurs secondaire et tertiaire, principaux pourvoyeurs de recettes, et, d’autre part, de la remontée significative du cours du baril à partir du mois de mai 2016.
Au total, les recettes du budget 2016 ont connu une hausse de 15%, passant de 2026,1 milliards en 2015 à 2334,6 milliards de francs CFA, essentiellement imputable à l’augmentation significative des recettes budgétaires (+15,23%).
Hausse de 15% des recettes
Pour ce qui concerne les ressources extérieures destinées à l’investissement, leur niveau de décaissement a connu un glissement annuel positif de 31,5 milliards, soit 8% en valeur relative. Cette efficacité dans le décaissement est expliquée par la bonne exécution des importants projets du plan d’actions prioritaires du PSE.
L’année 2016 se singularise par une intensification de la coopération financière matérialisée par la signature de 58 conventions de financement, portant ainsi le nombre de conventions signées depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris à cent quatre-vingt-dix-huit (198), pour un montant mobilisé de 3486 milliards, dont 89,7% sous forme d’emprunts concessionnels et 10,3% de subventions.
Pour ce qui relève des dépenses budgétaires, leur exécution s’est faite de manière satisfaisante, nonobstant l’augmentation de 27,9 milliards de F CFA (soit 17,4%) des intérêts sur la dette publique, à la faveur de la mise en œuvre adéquate de certains projets d’investissement et à la célérité notée dans la satisfaction des conditions d’entrée en vigueur et de décaissement des conventions de financement.
Globalement, les dépenses sont ressorties à 2704 milliards à fin 2016 contre 2411,5 milliards en 2015, soit un accroissement de 12%. Cette augmentation s’est faite dans un contexte de maîtrise des dépenses courantes qui n’ont progressé que de 7% (imputable à la hausse des charges sur les intérêts de la dette publique susmentionnée, aux charges de personnel qui porte l’impact des engagements de l’Etat envers les syndicats d’enseignants d’un coût budgétaire de 40,2 milliards et des dépenses de fonctionnement dans une moindre mesure) et de l’expansion de 30% des dépenses d’investissement sur ressources internes.
Cet accroissement spectaculaire des dépenses d’investissement sur ressources internes reflètent notamment les efforts consentis dans le domaine de la défense et de la sécurité, à travers le projet d’acquisition de matériels et d’équipements pour la sécurité intérieure et des frontières, mais aussi des besoins d’investissements exprimés à l’occasion des Conseils ministériels délocalisés, dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques.
En fin 2016, les besoins évalués en matière d’investissement au niveau des différentes régions (où se sont tenus ces Conseils) sont estimés à 2873 milliards, dont 1848,7 milliards déjà pris en charge dans le cadre d’une programmation pluriannuelle, à travers les lois de finances votées depuis 2012. L’exécution du budget 2016 a eu des répercussions significatives sur le vécu des populations.
Sur le plan social, les programmes d’appui aux groupes vulnérables tels que la Bourse de sécurité familiale et la Couverture Maladie Universelle (CMU), ont grandement contribué à la lutte contre la pauvreté monétaire et à l’amélioration des conditions de vie des populations, surtout en milieu rural.
Dans le cadre du Programme national des bourses de sécurité familiale par exemple, 258 381 ménages ont bénéficié de transferts monétaires en 2016 contre 197 751 en 2015, pour une cible de 300 000 ménages. Au titre du renforcement des conditions socio-économiques des groupes vulnérables,442 019 ménages ont été enregistrés, soit 98,22% par rapport à la cible.
Dans le domaine de la santé, les efforts consentis par le Gouvernement se sont traduits par l’amélioration d’un certain nombre d’indicateurs clés. Le taux d’accouchement sous assistance par du personnel qualifié est passé de 53% en 2015 à 65,4% en 2016. Le tauxde mortalité juvénile a également connu une légère amélioration passant de 22‰ à 21‰ entre 2015 et 2016. La proportion d’enfants complètement vaccinés s’est maintenue à un taux de 74% en 2016 soit au-dessus des 70% de la cible tandis que la proportion des enfants guéris de la malnutrition est passée de 74% à 78,5%.
Des efforts considérables ont été également consentis dans lecadre de la prise en charge des maladies chroniques à soins coûteux, avec la construction de six (6) Centres de dialyse dans les localités de Thiès, Diourbel, Louga, Ndioum, Kolda et Sédhiou.
Le secteur de l’éducation a enregistré des progrès importants. LeTaux brut de scolarisation (TBS) a atteint 88,1% en 2016 contre 86,5% en 2015. Il faut noter cependant que, sur l’amélioration de la qualité, le taux d’achèvement à l’élémentaire est passé à 61,5% en 2016 pour une cible de 76,4%, soit un écart de 14,9%.
Au niveau de l’enseignement secondaire, le TBS a évolué positivement, passant de 34,1% à 35,6%. Concernant l’enseignement supérieur, le taux d’accès a connu un léger fléchissement entre 2015 et 2016, passant de 6,21% à 5,98%.
Pour la formation professionnelle et technique, le nombre d’apprenants inscrits pour 100 000 habitants est passé de 402 à 600, soit une augmentation de 198 apprenants, dépassant la cible (560) de 40 apprenants.
S’agissant de l’accès à l’eau potable, notre pays a fait un bond significatif de 3 points de pourcentage entre 2013 et 2015. En 2016, le taux d’accès global est passé à 94,6% contre 92,06% un an auparavant, grâce aux initiatives développées dans le cadre du PUDC (Programme d’urgence de développement communautaire).
Au 31 mai 2017, les Impôts et la Douane ont déjà mobilisé 767,9 milliards soit 70% des prévisions pour l’année
L’année 2017 est en train de consacrer le renforcement du dynamisme de notre activité économique.Ainsi donc, à la faveur de la poursuite des investissements, de l’accélération des réformes et des projets phares du PSE, le taux de croissance du PIB réel est attendu à 6,8% en 2017. Au plan budgétaire, les dispositions utiles sont en train d’être prises à cet effet.
Déjà au 31 mai 2017, les ressources budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 1074,13 milliards, 767,9 milliards de recettes internes et 304,23 milliards de ressources extérieures destinées au financement des projets et programmes d’investissements publics.
Sur ce dernier point, il faut souligner l’efficacité des services dans la mobilisation des ressources extérieures puisqu’en 5 mois seulement, nous avons réussi à mobiliser 70% des prévisions de tirages sur l’année2017.
Pour ce qui relève des charges budgétaires à fin mai, elles sont arrêtées à 1598 milliards, soit 49%des prévisions de la LFI 2017. Les dépenses en capital, pour leur part, ont été engagées à hauteur de 37,85%. Ce niveau d’exécution est appréciable si l’on sait que l’investissement exige des délais d’exécution plus longs en raison des procédures de passation des marchés qui se dénoue en général à partir du second semestre.
Le DPBEP 2018-2020 entend maintenir la cadence dans la mise en œuvre des projets dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, du tourisme, des mines, des infrastructures et ceux retenus dans le cadre du pôle urbain de Diamniadio, dans un élan de poursuite de la réduction des déficits du solde des transactions courantes de la balance des paiements et du solde budgétaire.
Cheikh Mbacké Guissé/leral.net

L'ENFANCE AU SENEGAL...

Le Sénégal va accentuer sa politique de protection des enfants

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Le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Mariama Sarr a indiqué, vendredi à Mpal (Saint-Louis), la volonté du gouvernement d’évaluer la mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et de s’engager dans la réalisation des Objectifs du développement durable (ODD).
"Le Sénégal s’est assigné comme objectif d’accélérer la protection des enfants, l’éradication de la pauvreté, la lutte contre la faim, l’accès à la santé, à l’éducation de qualité et à l’eau, etc.", a soutenu Mariama Sarr.
Mme Sarr s’exprimait à la cérémonie de lancement de la 27e journée de l’enfant africain et de la 29e semaine nationale de l’enfant, célébrée cette année sur le thème : "L’Agenda 2030 pour un développement durable en faveur des enfants en Afrique : accélérons la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances".
Elle a relevé les progrès "significatifs" faits par le Sénégal dans la lutte contre la pauvreté, la parité entre les sexes, la santé, l’accès à l’eau potable, avec un taux de 100% en ville et 82% en milieu rural, ainsi que la mise en œuvre de la couverture médicale universelle (CMU).
La célébration de la semaine nationale de l’enfant est une occasion "pour prêter une oreille attentive aux enfants et de lever les contraintes et obstacles, tout en identifiant les impacts négatifs sur eux afin de trouver des solutions durables à leurs préoccupations" a estimé Mariama Sarr.
Le directeur national de l’ONG Plan international et le responsable de l’UNICEF ont tous pris l’engagement de soutenir les actions du gouvernement en direction de la protection des enfants.
Il s’agit, pour eux, d’aider à combattre les "nombreux abus, violences, exclusions, les maltraitances et les pires formes de travail des enfants qui doivent être une priorité pour le développement durable d’un pays".
BD/PON/APS

17/06/2017

L'AMOUR EN NOIR ET BLANC

Relations inter-raciales sur la Petite Côte : Dans l’intimité des couples mixtes à Mbour

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L’envie de connaître une situation sociale bien meilleure a poussé de nombreux jeunes Sénégalais dans les bras de vieux retraités européens venus passer du bon temps à la Petite Côte, pour le restant de leur vie. Mais si certains ont pu construire de belles villas et investir dans des créneaux porteurs, grâce au mariage mixte, d’autres, trahis et abandonnés à leur triste sort, ont vu leurs rêves s’effondrer comme un château de cartes.
Il est venu une première fois au mois de février, il est revenu au mois de mai et il compte s’installer définitivement dès novembre prochain. Lui, c’est Fabrice, un sexagénaire français, en vacances à Saly Portudal, depuis un mois. C’est un amoureux du Sénégal et particulièrement de cette station balnéaire où, selon lui, on trouve toutes les commodités pour mener une vie agréable. Cet après-midi du mois béni de Ramadan, il fait partie de la cohorte de retraités européens, en belle compagnie, venus faire leurs achats dans un supermarché niché en plein cœur de Saly Portudal. A la devanture de cette grande enseigne, les belles bagnoles se succèdent les unes les autres, dans un vrombissement continu des moteurs. Le lieu dégage un luxe insolent. Tout autour, des vendeurs d’œuvre d’art guettent le moindre touriste, dans l’espoir de réaliser de bonnes affaires. Les vendeurs de cartes de crédit, le long des trottoirs, ont aussi senti le bon coup n’hésitant pas à interpeller les passants. Enfin, les bureaux de change installés un peu partout complètent le décor.
Dans ce milieu qui grouille de touristes, pour la plupart des Européens, l’activité commerciale est intense, le marchandage constant. Il est 17h. Dans deux heures et demie, les musulmans procéderont à la rupture du jeûne. Le supermarché reçoit de plus en plus de monde. Un ballet incessant de couples mixtes se mêle parmi cette foule hétérogène qui grossit au fil des heures.
De vieux occidentaux sont accompagnés de belles nymphes africaines, des sénégalaises pour l’essentiel. Un homme s’empresse de récupérer un panier et ouvre aussitôt la porte à sa jeune partenaire noire. Ah, ils sont toujours galants ces Blancs ! Un autre, sans doute, un septuagénaire, traine sa lourde silhouette, derrière une fille d’à peine 20 ans, qui se trouve être sa conjointe. Vu l’écart d’âge qui les sépare, la jeune dame pourrait être sa petite fille voire son arrière-petite-fille. Mais l’amour connaît-il l’âge ? Evidemment non.
D’autres acheteurs prennent d’assaut les échoppes de fortune qui font face au supermarché. Parmi eux, Fabrice et sa femme, une Sénégalaise de 21 ans, les lunettes noires bien vissées, certainement pour éviter les regards de certains curieux et jaloux. Entre ces deux-là, le courant est vite passé. Le couple s’est rencontré en février dernier à l’occasion de la première visite au Sénégal du sexagénaire français. Très vite, le coup de foudre a lieu entre les deux tourtereaux. Finalement, Fabrice et sa compagne ont fini par sceller leur alliance, devant Dieu et les hommes.
« Ici, c’est sympathique »
Pour l’heure, c’est le prolongement de leur lune de miel. Les deux conjoints surfent toujours dans un bonheur intense, la belle vie qu’ils entendent croquer à belles dents. La ville est belle ! D’ailleurs, Fabrice compte, à partir du mois de novembre prochain, revenir s’installer définitivement au Sénégal et à Saly auprès de sa femme afin de vivre pleinement son idylle. C’est fou l’amour ! « Je suis là depuis un mois et il ne me reste que trois semaines de vacances. Je suis venu une première fois au mois de février et je suis revenu. C’est un endroit qui me plait énormément. Personnellement, ce n’est pas le premier pays africain que j’ai fait. J’ai toujours aimé l’Afrique mais ici c’est sympathique », affirme-t-il, en homme amoureux.
Pour lui, Saly Portudal, en termes de confort, de commodités etc. ; n’a pas beaucoup à envier aux villes françaises « Le coût de la vie n’est pas cher et l’on peut trouver tout ce que l’on veut ; sans oublier les hôtels, les belles plages, le soleil, le beau temps toute l’année, la proximité géographique etc. », ajoute-t-il, manifestement sous le charme de cette station balnéaire.
Jean, un vieux promoteur touristique a, lui aussi, cédé aux assauts charmants d’une belle demoiselle à la fleur de l’âge. C’est à la suite du décès brusque de sa femme, alors qu’ils étaient tous deux en voyage au Sénégal, en compagnie de leur jeune fils, que le Français a rencontré la Sénégalaise. Comme Fabrice et sa femme, les deux amants n’ont pas mis du temps pour officialiser leur relation. Eux aussi ont l’air de bien s’entendre, malgré le gap générationnel consistant. Ils ont fait de l’amour un pont pour traverser les âges, se retrouver et sceller leur union sacrée pour le meilleur et le pire. Toutefois, le couple n’entend pas se fixer définitivement au pays comme l’ont fait beaucoup de retraités européens. « Ma femme et moi, nous nous entendons à merveille ; mais nous ne comptons pas nous installer à Saly. Nous aller retourner en France. J’étais venu pour me lancer dans le tourisme mais le secteur n’est pas bien soutenu », se convainc Jean. Entre autres raisons, à l’origine de ce choix, « la jalousie et la haine » qu’attire son idylle avec sa fringante dame, sans oublier « les difficultés du tourisme, les billets d’avion chers ».
Comme Fabrice et Jean, ils sont nombreux ces vieux retraités européens qui ont décidé de se la couler douce à la Petite Côte. Le cadre de vie, les belles plages, le soleil tropical, la chaleur africaine et le coût de la vie peu cher etc. ; font partie des raisons qui attirent ces derniers. Sans compter la possibilité de trouver de jolies belles nymphes « qu’ils ne peuvent espérer rencontrer chez eux, tant l’écart d’âge est important », martèle le premier adjoint au maire de Saly, Babacar Guèye.
Résultat, à Saly, Mbour, Pointe Sarène, Nianing, Somone etc. ; le mariage mixte est devenu un phénomène social. L’élu de Saly ajoute qu’il est en hausse.
Dans ces localités, beaucoup de jeunes se sont mariés à des Blancs et Blanches qui viennent essentiellement de la France ; et dans une moindre mesure de l’Italie. A Saly, constate l’adjoint au maire, « sur 100 mariages, les 35 sont des mariages mixtes ».
Troisième adjoint au maire de Mbour, chargé de l’intercommunalité, Babacar Guèye a, en sa qualité d’officier d’état civil, eu à sceller des mariages mixtes. Il pense que la raison fondamentale qui pousse les jeunes dans les bras des Occidentaux est d’ordre économique.
Quand la pauvreté pousse les jeunes dans les bras des retraités européens
« Nous sommes dans un pays sous-développé et beaucoup de jeunes, en s’engageant dans ces mariages, espèrent trouver une situation socioéconomique bien meilleure. Ces mariages mixtes ne sont pas en général fondés sur l’amour », fait-il remarquer.
Par ailleurs, il ajoute que certains garçons et filles ont pu rallier l’Occident grâce à leur alliance avec des Européens. Un constat que conforte l’autre Babacar Guèye, 1er adjoint au maire de Saly. « Le rêve, pour beaucoup de jeunes, est de se rendre en Europe. Du coup, le phénomène du mariage mixte constitue, à leurs yeux, une formidable opportunité de réaliser ce rêve », souligne-t-il. A l’en croire, certains ont effectivement atteint leurs objectifs en arrivant dans « l’Eldorado » européen. Le troisième adjoint au maire de Mbour soutient que d’autres jeunes ont pu également, grâce à leur mariage avec des Blancs, investir dans des créneaux porteurs, l’immobilier etc. « Certaines filles ont réussi à investir dans des projets, à construire de grandes maisons qu’elles louent. Actuellement, elles vivent dans un milieu social respectable. J’en connais trois cas », fait constater M. Guèye. Pour autant, les deux élus conviennent que le mariage mixte comporte plus d’inconvénients que d’avantages. Le phénomène, expliquent-ils, peut se révéler un dangereux miroir aux alouettes.
Ils racontent que des jeunes filles et garçons, contrairement à ce qu’ils espéraient, ont fini dans des culs-de-sac, trahis puis abandonnés à leur malheureux sort. « On a appris que certaines filles qui avaient pu gagner l’Europe à la faveur du mariage mixte ont été entrainés dans des réseaux de prostitution », souligne, avec regrets, le troisième adjoint à la mairie de Mbour.
Des sergents recruteurs à la solde de réseaux de prostitution
Babacar Guèye adjoint maire MbourEn fait, les vieux retraités qui jettent leur dévolu sur la Petite Côte n’ont pas toujours les mêmes motivations. Si certains ont de bonnes intentions, cherchent l’âme sœur, veulent passer du bon temps sous le soleil tropical, d’autres ne sont en réalité que des sergents recruteurs encagoulés à la solde de dangereux réseaux de prostitution. « La prostitution est l’autre danger qui guette les jeunes qui s’engagent dans les mariages mixtes », prévient encore Babacar Guèye. Il fait savoir que certains (filles et garçons) ont également été contaminés par le VIH Sida et abandonnés. C’est pourquoi, il appelle les jeunes à apprendre à mieux connaître d’abord leurs partenaires avant de s’engager dans une relation durable. « Le problème, c’est que les jeunes comme leurs familles ne font les investigations nécessaires avant de s’engager parce que pour la plupart, c’est une opportunité de réussite à saisir. Ils ne prennent pas les précautions nécessaires pour s’entourer de garanties en vue d’éviter des surprises désagréables », déplore encore, l’adjoint à la mairie de Mbour. L’autre inconvénient relevé par ce dernier est que « certains jeunes, une fois en Europe, sont coupés de leurs attaches au Sénégal ». Les deux hommes pensent que le risque de perdre son identité culturelle, ses valeurs est donc réel dans ce genre de relation.
« Beaucoup restent 3 à 4 ans sans venir en vacances au pays ; tandis que d’autres n’envoient même pas de l’argent à leurs familles à la fin du mois », renchérit l’adjoint à la mairie de Saly. Il explique que ce ne sont pas seulement les filles qui sont les malheureuses victimes du mariage mixte. Les garçons ne sont pas en reste ; surtout ceux qui vivent en concubinage avec leurs partenaires. « Généralement, certaines femmes, au bout d’un certain temps, quittent leurs jeunes conjoints pour d’autres plus aptes physiquement. Abandonnés, ces derniers se retrouvent sur les carreaux, épuisés, sans ressources », constate-t-il. Pour lui, le concubinage est encore plus dangereux ; puisqu’aucun papier juridique ne légalise ni ne garantit cette relation.
Manque de sensibilisation
« Ceux ou celles qui s’engagent dans le concubinage sont plus faciles à virer. Il n’y a rien qui garantit les liens. Si c’est un mariage avec des papiers, on réfléchit deux fois avant de se séparer de son conjoint ou de sa conjointe. Les vieilles personnes qui cherchent à se marier avec des jeunes, c’est uniquement pour le plaisir et quand le conjoint n’est plus en mesure de satisfaire aux désirs, il est viré », note l’élu de Mbour. Il faut dire que le prétexte ne manque pas pour se débarrasser de son partenaire ou sa partenaire ; même si c’est parfois fallacieux. Qui veut tuer son chien l’accuse de rage, selon un vieil adage. En effet, révèle-t-il, les jeunes vivant en concubinage avec des Européens ou Européennes font généralement l’objet d’accusations de vols mais ce n’est qu’un prétexte pour se séparer d’eux au profit d’autres plus aptes sur le plan physique.
Face aux dangers du phénomène, il insiste encore sur l’importance de la sensibilisation à l’endroit des jeunes et des parents dont la responsabilité est, d’après lui, engagée. Il constate que l’Etat, en dépit de l’ampleur de la situation, ne développe pas des initiatives dans ce sens. Le hic, c’est que chacun est libre de contracter un mariage avec le partenaire de son choix à la seule condition que tous deux s’aiment. « L’Etat, ni les communes ne peuvent s’opposer à un mariage, dès lors que les concernés ont convenu de vivre pour le meilleur et le pire. Tout ce qu’on peut faire, c’est de venir constater le mariage », indique, Babacar Guèye, 1er adjoint à la mairie de Saly Portudal. Les deux élus soutiennent que c’est seulement à travers des causeries ponctuelles qu’ils arrivent à sensibiliser, par affinité, des jeunes qui constituent une cible potentielle du phénomène du mariage mixte.
Le Tourisme sexuel, un terreau fertile au mariage mixte
Selon Babacar Guèye, adjoint à la mairie de Mbour, des Européens ont pu trouver des partenaires par le biais du tourisme sexuel. Il explique qu’au départ, certains vieux retraités viennent, en vacances, pour « déguster de la bonne chair » et repartir chez eux. Certains ont, cependant, pris goût à la belle vie de Saly, y ont pris femmes et ont fini par s’y installer ; tandis que d’autres retournent en Europe avec leurs jeunes conquêtes. « A l’origine, ces gens ne viennent pas pour le mariage, ils viennent en vacances et entrent en contact avec des relais dans l’espoir de passer du bon temps avec des filles, le temps de leur bref séjour en terre sénégalaise. Ainsi, ces personnes trouvent des clientes qui évoluent dans la prostitution et occasionnellement des femmes qui cherchent des partenaires », relève-t-il.
Il révèle que la mairie de Mbour a organisé un programme de formation de guides touristiques en vue d’encadrer l’arrivée des touristes à la Petite Côte. A son avis, beaucoup de gens qui accompagnent ces derniers dans leurs sorties, une fois à Saly, ne sont pas de vrais guides touristiques et peuvent souvent abuser de la confiance de leurs hôtes en les conduisant dans des réseaux de prostitution. « Avec les guides que nous avons formés, nous voulons dorénavant que les touristes passent désormais par ces gens-là afin d’éviter d’être emmerdés ou même entrainés, sans leur aval, vers des réseaux de prostitution », soutient l’élu de la mairie de Mbour.
Diégane Sarr et Babacar Dione Abib DIOUM - lesoleil.sn
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PEUT FAIRE MIEUX...

Le Sénégal à la 100e place des pays les plus innovants dans le monde

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Le classement 2017 est dominé par la Suisse, la Suède, les Pays Bas, les États-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni, selon l’indice mondial de l’innovation.
«Depuis 2012, l’Afrique subsaharienne compte plus de pays dans le groupe des +bons élèves en matière d’innovation+ que n’importe quelle autre région. Le Kenya, le Rwanda, le Mozambique, l’Ouganda, le Malawi, Madagascar et le Sénégal se démarquent en figurant parmi les pays les plus innovants cette année et à plusieurs reprises au cours des années précédentes», note l’organisation.
L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) souligne que « l’Afrique subsaharienne affiche ses meilleurs résultats au niveau des institutions et du perfectionnement des marchés».
Elle indique que « des économies telles que Maurice, le Botswana, l’Afrique du Sud, la Namibie, le Rwanda et le Burkina Faso obtiennent des résultats identiques ou supérieurs à certains autres pays au niveau de développement équivalent en Europe et en Asie du Sud-Est, Asie de l’Est et Océanie».
Ainsi, en Afrique subsaharienne, les chefs de file de l’innovation sont l’Afrique du Sud, l’Ile Maurice et le Kenya. Mis à part ce trio, seuls des pays comme le Botswana, la Namibie et le Rwanda devancent le Sénégal dans cette partie du continent.
En Afrique du Nord, la pole position revient au Maroc (72e), devancé toutefois dans la région MENA par Israël (17e), les Émirats arabes unis (35e), le Qatar (49e), l’Arabie saoudite (55e), le Koweït (56e) et Bahreïn (66e).
En 2017, la Suisse est en tête du classement pour la septième année consécutive et les économies à revenu élevé occupent 24 des 25 plus hauts lieux de l’innovation principaux, la Chine faisant exception au 22e rang.
APS/pressafrik.com

16/06/2017

RÉHABILITATION DE L’AÉROPORT DE ZIGUINCHOR

RÉHABILITATION DE L’AÉROPORT DE ZIGUINCHOR

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Après les dernières réalisations à l’Aéroport International Léopold Sédar Senghor avec l’aménagement d’une zone de dépose minute ultra moderne, à la pointe de la technologie et l’installation du système E-gates pour faciliter les formalités d’enregistrement au Départ et à l’Arrivée, l’Agence des Aéroports du Sénégal (ADS) a entamé ce jeudi 16 juin, les travaux de réhabilitation et de modernisation de l’Aéroport de Ziguinchor. Entre autres travaux, il faut noter l’agrandissement de l’Aérogare avec des galeries vers la piste, l’ouverture d’une zone commerciale, d’espaces d’attente pour les passagers et accompagnants.
Les Aéroports du Sénégal par ces travaux mettent en œuvre le projet de développement du Hub aérien du Sénégal porté par les plus hautes autorités du pays et qui est basé sur trois axes : le démarrage des activités de l’Aéroport International Blaise Diagne, la mise en place d’une nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal et la réhabilitation des aérodromes régionaux.
Rappelons qu’en dehors des aéroports de Ziguinchor, de Cap Skirring, de Saint-Louis et de Tambacounda, les ADS occupent de la gestion des 09 aérodromes du pays ouverts à la demande : Kolda, Sédhiou, Matam, Podor, Kédougou, Richard-Toll, Linguère, Simenti, Bakel.
Dakaractu

13/06/2017

QUAND SALL RENCONTRE MACRON

Macky Sall et Emmanuel Macron : une rencontre prometteuse

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Depuis le 11 juin, c'est le défilé des chefs d'États africains qui a commencé à l'Elysée et Macky Sall n'a pas échappé à cette prise de contact. Imprévue dans le calendrier du président sénégalais dans sa tournée européenne, Macky Sall a rendu visite au nouveau président français, Emmanuel Macron ce lundi. Cette escale vient consolider « les liens privilégiés entre leurs deux pays ».
D'ailleurs du côté de la présidence sénégalaise, on parle d'« une rencontre normale ». Mais il faut bien le dire, au-delà de la symbolique, ce rendez-vous revêt l'importance d'intérêts communs entre la France et le Sénégal. Le Sénégal veut se prémunir d'éventuelles attaques terroristes. Outre la sécurité, la création de l'Institut sénégalais du pétrole est également au menu de la rencontre entre les deux hommes. Un autre volet, non moins important, le réchauffement climatique, est également à l'ordre du jour. Macky Sall promet de s'engager aux côtés d'Emmanuel Macron pour défendre la planète.
www.lepetitjournal.com/dakar

12/06/2017

L'EXCISON ERADIQUEE, PAS POUR DEMAIN!

Région de Sédhiou : 94% des filles sont excisées

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À Sédhiou l’excision reste toujours une pratique courante qui menace la santé de la reproduction. C’est en tout cas ce que révèlent les statistiques. En effet, 94% des filles sont excisées dans cette partie sud du Sénégal. Cette révélation est faite par Adama Diop, sage-femme au poste de santé de Dembo Coly en marge d’une causerie qu’elle animait sur ce phénomène au collège Amadou Mapathé Diagne.Excision au Sénégal, Sédhiou
Initiée par des élèves du club de l’éducation à la vie familiale (EVF), la rencontre vise à sensibiliser les jeunes sur les dangers que constituent les mutilations génitales féminines.
« À Sédhiou, en ce qui concerne l’excision, les derniers chiffres à notre connaissance sont portés à l’ordre de 94% des filles concernées», a dit la sage-femme. Elle indique par ailleurs qu’il est important de conscientiser les jeunes sur l’ampleur du phénomène pour y mettre un terme.
« Certains font toujours cette pratique en cachette » déplore la sage femme qui se désole des lourdes conséquences de cette ablation partielle ou totale des parties génitales de la femme.
Sanoussy Dia à Sédhiou/Xibaaru.com

VOL INAUGURAL A L'AIBD

Air Sénégal S.A volera pour la première fois le jour de l'inauguration de l'aéroport de Diass

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L'Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) sera inauguré le 7 décembre 2017. Créée en avril 2016, la compagnie aérienne Air Sénégal S.A fera décoller ce jour-là son premier vol après l'achat de deux nouveaux appareils à 18 milliards avec chacun 70 places auprès de l'avionneur franco-italien ATR. Selon des informations de Jeune Afrique , ces deux appareils seront livrés au plus tard en novembre de cette année après signature du contrat d'achat au salon du Bourget par le président Macky Sall...
dakaractu.com

11/06/2017

DES LIONS QUI GAGNENT

Eliminatoires CAN 2019: le Sénégal démarre avec une victoire

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L’équipe du Sénégal a entamé les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019 avec une victoire 3-0 face à la Guinée équatoriale (groupe A), ce 10 juin 2017 à Dakar.
Il ne fallait pas arriver en retard au Stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, à l’occasion du match Sénégal-Guinée équatoriale, ce 10 juin 2017. Les Sénégalais ont en effet attaqué pied au plancher les éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des nations 2019.
Ils ont ouvert le score dès la 40e seconde de jeu via Moussa Sow. L’attaquant était à la réception d’un corner tiré de la droite. Sow a pu tranquillement reprendre le ballon de la tête (1-0). Il lui a fallu un peu plus forcer pour inscrire le deuxième but sénégalais (2-0, 73e). Le joueur de Fenerbahçe a résisté à la charge d’un défenseur pour glisser le ballon au fond des filets.
Idrissa Gueye enfonce le clou
Entre ces deux éclairs de Sow, pas grand-chose côté sénégalais, malgré une opposition équato-guinéenne timorée. Seul le milieu de terrain Idrissa Gueye s’est particulièrement illustré. Il a d’ailleurs enfoncé le clou dans les arrêts de jeu en se jetant sur un ballon que le poteau venait de repousser sa frappe (3-0, 90e+2).
Grâce à cette victoire, les « Lions de la Téranga » se sont installés à la première place du groupe A, juste devant l’équipe de Madagascar.
Les joueurs d’Aliou Cissé ont justement rendez-vous avec les Malgaches, en mars 2018, pour la suite des éliminatoires de la CAN 2019.
Awa Diallo/mediasenegal.sn

10/06/2017

NOUVEAU BAC EN GAMBIE

Ouf de soulagement pour les usagers de la traversée du Fleuve Gambie

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Le Gouvernement gambien a procédé, ce jour, à la réception de son nouveau ferry, permettant du coup aux usagers de pouvoir vaquer à leurs occupations, de part et d’autre du Fleuve Gambie.
Cela fait deux mois que la traversée de celui-ci était devenue un vrai casse-tête pour les autorités des deux pays et cela avait motivé l’Etat du Sénégal à conseiller le contournement par la route du Sud, en passant par Tambacounda, Vélingara, Kolda, Sedhiou et enfin Ziguinchor.
Mais la mauvaise qualité de cette route et les nombreux checkpoints installés par les militaires à cause des multiples attaques de groupes isolés et autres coupeurs de route avaient fini de décourager les usagers qui préfèrent de loin risquer les affres que leur faisaient subir les vieux rafiots gambiens que faire aux balles perdues.
Même lorsque l’un des vieux ferrys s’est perdu pendant des heures dans le Fleuve, incitant les marines des deux pays à envoyer une impressionnante armada à la recherche des disparus, les usagers avaient pris d’assaut les pirogues, faisant la navette entre les deux rives.
La réception de nouveau ferry baptisé Kunta Kinteh a été l’occasion pour les populations de ce pays de montrer toute leur gratitude à l’égard des nouvelles autorités.
Dès vendredi, la mise à l’eau du ferry sera lancée par le président Adama Barrow, qui voit, en cette inauguration, une occasion de renouer le dialogue avec les populations qui ont eu à manifester avec violence, ces derniers jours, tant à Farato qu’à Kanilaï. Où on déplore un cas de décès, suite à une manifestation contre la présence des soldats sénégalais qui avait mal tourné.
Actusen.com

DES KHALIS POUR LA PRESSE

Macky Sall offre 700 millions de francs CFA à la presse

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Ouf de soulagement pour les entreprises de presse sénégalaises. Elles ont reçu leur subvention le mardi 6 juin 2017. Cette aide à la presse était vraiment attendue.
Des journalistes sont restés des mois sans salaire. Parce que, les entreprises de presse se trouvaient dans des difficultés. Certains patrons ont même écrit des contributions pour dénoncer la lenteur de cette aide à la presse.
Il aura fallu que le président Macky Sall appuie sur l’accélérateur pour décanter la situation. « Quand la Cour des comptes donne des directives pour dire que l’aide à la presse telle qu’elle est distribuée n’est pas conforme à la réglementation, moi je l’applique. Quitte à ne pas donner l’aide à la presse. Je ne le fais pas ; civilement et pénalement je suis responsable » avait indiqué le ministre de la communication Mbagnick Ndiaye.
Maintenant, il reste le vote du code de la presse. Les acteurs de la presse gardent un réel espoir. Ce code de la presse va régler le problème du statut du journaliste et de l’envahissement de la presse.
africtelegraph.com