06/07/2017

MARRONIER SALYSIEN MALSAIN...

Tourisme sexuel : à Saly, de la plage à "l'Etage"

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La prostitution clandestine est en hausse au Sénégal et en Gambie. Reportage des plages de la Petite Côte aux bars de Dakar, où défilent les touristes sexuels. Jeunes femmes ou jeunes hommes tentent de les enivrer pour échapper à la pauvreté. Reportage.
Il suffit de quelques pas sur la plage de Saly, station balnéaire pleine de charme au Sénégal, sur La Petite Côte, connue pour ses possibilités de rencontres, pour observer le manège des uns et des autres. Une partie de football s’improvise en un rien de temps, avec vue sur mer, cocotiers et corps musclés qui enivrent certaines de ces dames… Conscients de leur potentiel, de jeunes hommes, assis sur le sable, assistent au match, effectuent leurs pompes au passage, puis balaient les environs du regard, n’hésitant pas à se retourner avec insistance lorsqu’une proie semble mordre à l’hameçon.
Quelques pas alanguis et nous voici abordée avec un sourire par un jeune homme de toute beauté, la kora à l’épaule. Un musicien, en plus ! Voire un poète ? S’entame alors un dialogue d’une banalité affligeante à laquelle l’on feint de croire. Il ne s’agit pas de drague pure et dure, vulgaire et insistante. Les déclarations, certes mensongères, s’enrobent d’une fausse candeur à laquelle finissent sans doute par croire les âmes et corps en peine. Après, libre à chacun de prolonger l’entretien, ou pas, de se donner un rendez-vous le lendemain, ou de "poser un lapin", comme on dit, histoire d’être tranquille. Rien de bien méchant, en apparence, même si l’on sait où mènent ces approches.
La plage, cela dit, est presque déserte. Le Sénégal souffre en effet d’une importante baisse du tourisme depuis 2008 à cause de la peur d’Ebola - bien que le Sénégal ait été épargné - du terrorisme et de l’impressionnante avancée de la mer sur la terre (elle a monté de plusieurs mètres, réduisant parfois à une petite bande de sable bordée de cocotiers les landes qui, autrefois, faisaient rêver). Même dans les hôtels quatre étoiles, le personnel se permet de nous accoster, en nous demandant avant tout où est le gazou (traduire "le mari").
A l’hôtel, l’un des mieux fréquentés de Saly, apparaissent également des couples mixtes. Qu’il s’agisse de jeunes Sénégalaises avec des Européens âgés ou de femmes blanches sexagénaires et bien en chair aux côtés de jeunes hommes aussi beaux que musclés. A chaque table, transpire le même sentiment d’ennui de la part du Sénégalais qui se tait, regarde dans le vide ou pianote sur son téléphone.
Rendez-vous à "l’Etage"
Plus tard, dans la nuit, c’est à "L’Etage", boîte de nuit au nom prémonitoire, que tout se passe. D’emblée apparaît une brochette de (très) jeunes femmes seules, assises les unes à côté des autres, avec vue imprenable sur l’entrée de la boîte de nuit. Et sur les clients potentiels. Puisque leur tenue, leur attitude, leur beauté provocante ne laissent planer aucun doute sur leurs intentions. Pas loin d’elles, une tablée d’hommes âgés d’une soixantaine d’années, rient et boivent de bon cœur, ivres de joie à l’idée de la nuit qui les attend, voire aux beaux jours qui suivront. Nombre d’entre eux viennent s’installer au Sénégal, là où, malgré leur maigre retraite française, ils se sentent riches comme Crésus. Là, aussi, où ils trouveront l’âme sœur et feront semblant d’y croire le temps d’une fausse idylle et d’un vrai dénuement.
Une jeune femme belle comme un cœur avec ses joues rondes et ses tresses claires, accepte, docile, de venir à notre table grâce à l’ami sénégalais qui nous accompagne et qui l’y a invitée. Elle ne connaît, dit-elle, aucune de ses voisines. Âgée, pour sa part, d’une trentaine d’années, elle habite en Gambie et vient au Sénégal pour acheter des marchandises pour son magasin. Ou pour arrondir ses fins de mois ? Mère de deux enfants, divorcée, elle vient quelques jours au Sénégal chaque mois. Nous n’en saurons pas plus. Pendant qu’elle nous parle, défile un impressionnant flot de filles aux shorts et décolletés plus courts et plongeants les uns que les autres.
Au fil des heures, la boîte s’emplit et s’enfume jusqu’aux premiers pas de danse. Et quels pas ! Affolants, résolument sexy et pratiquement irrésistibles… Un langage corporel extrêmement engageant.
Même scénario au "Patio"
On assiste au même scénario au "Patio", à Dakar où ce restaurant à ciel ouvert devient chaque soir le théâtre de scènes étonnantes. Au fil de la soirée, arrivent des jeunes filles seules dont la chevelure (une perruque en réalité), la tenue, l’attitude feraient perdre la tête à plus d’un homme. Impossible, en effet, de garder les yeux dans la poche lorsque déambulent, d’une démarche chaloupée, d’incroyables créatures perchées sur des talons aiguilles d’une vingtaine de centimètres, moulées dans des robes mini, parfois lamées de doré, qui laissent plus que deviner de longues jambes effilées, tandis que leur poitrine généreuse s’apprête à sortir du corsage. D’autres adoptent le jean taille hyperbasse sur body moulant et toujours la même, et semble-t-il réglementaire, hauteur de talons. Vertigineux.
Laurence Bertels/www.lalibre.be
ndlr: Article nauséabond d'un journal catholique belge et d'une journaliste candide, novice, de passage...

Commentaires

Pour décrire "si bien" les nuits salysiennes (!), cette journaliste a sans doute testé toutes ces "sensations" et donné de son corps pour vivre pleinement ces "tentations" (à titre strictement professionnel s'entend...), car, en effet, il me semble qu'une situation, pour être parfaitement décryptée et rapportée, doit être réellement vécue, d'où la nécessité de s'immerger totalement dans le milieu observé... Ah ! le journalisme d'investigation n'est pas à la portée de tout le monde... Quel courage ! Quel mérite ! Quelle abnégation ! J'espère qu'elle s'en remettra ! Ce qui lui permettra de faire un travail similaire en Belgique où il existe sans doute des endroits malfamés, comme partout ailleurs dans le monde... (enfin, je crois, je ne suis pas journaliste, ni globe-trotter !!!). Allez allez une fois !

Écrit par : Xx | 07/07/2017

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Oui Xx tu a raison. Du côté de la frontière entre la France et la Belgique de nombreuses boîtes de nuit et autres lieux nocturnes ne désenplisse pas comme un peu partout dans le monde. Saly finalement ne pèse pas beaucoup. C'est plus du folklore qu'autre chose. Et ça reste tres raisonnable. Il suffit d'aller voir ailleurs sur notre belle planète pour faire la différence.

Écrit par : Le Chaman | 07/07/2017

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Tout à fait d'accord, faire de Saly, le haut lieu de la prostitution africaine est vraiment exagérée. Les belles de nuit sont là avec des shorts pailletés très courts et des bustiers très dégagés, les cougars musclés aussi, mais cela reste exotique, festif et minimaliste quand çà se passe entre adultes responsables et consentants dans ce métier le plus vieux du Monde...Avec encanaillements vacanciers ou à la recherche d'une nouvelle vie qui se ramasse à la petite cuillère pour 90 % des aventures...Avec retour à la case départ et des souvenirs...
Cela n'a rien à voir avec les immeubles-bordels de la périphérie de Barcelone et de Benidorm en Espagne, les putes et les travelos brésiliens dans le bois de Boulogne à Paris et sur l'autoroute d'Hendaye à la frontière franco-espagnole, les prostituées en vitrines aux Pays-Bas et en Allemagne, les bordels-industries asiatiques et les bordels sordides chinois, les réseaux de prostitution dure des russes, turcs, roumains et albanais, les filles africaines défoncées au crack dans la rue de Saint Denis à Paris...Sans oublier, les discothèques-bordels à la frontière franco-belge...
Avec cet article sur le tourisme sexuel salisien, maintes fois décrit et toujours faussement réaliste, de plus écrit dans un journal Catholique Belge, on peut répondre : "pourquoi regarder la paille dans l'œil du voisin, quand on a une poutre dans le sien". Allez en paix, ma fille ! Que Dieu vous protège du grand méchant loup !

Écrit par : issa gibb | 07/07/2017

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Entièrement d accord avec vous !

Écrit par : Fabienne belot | 07/07/2017

Allez voir en Thailande c'est autre chose et personne ne se cache,le plus vieux métier du monde existe depuis la nuit des temps et cela continuera!!!! du moment que les acteurs sont consentants et qu'ils n'entravent pas l'espace des autres ça reste leur problème ( c'est vrai que dans un pays aussi religieux que le Sénégal !!!! ) LOL LOL c mal venu

Écrit par : eddy | 07/07/2017

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+1 après 18 mois en Thaïlande t 4 ans au Cambodge ; et alors ? au moins c'est clair et net ... et si ces scribouillards essayaient de comprendre pourquoi ces gens font ce boulot ? j'en ai assez de l'expliquer à chaque fois ... la solidarité familiale , surtout pour les anciens est autre chose qu'en France !

Écrit par : ambassagou | 10/08/2017

Vous parlez de France là Ambassagou ? (il ne faut pas généraliser, il paraît que c'est le propre des sots !).
Sachez que la solidarité familiale existe bel et bien en France, mais elle est beaucoup plus discrète que dans certains autres pays. Elle existe dans les deux sens : enfants/parents et parents/enfants. Et ceux de la famille qui vivent "au crochet" de leur parentèle, de leurs descendants, ou de leur fratrie, sont certainement beaucoup moins nombreux que sous d'autres cieux...
Ceci dit je ne connais pas toutes les spécificités de la solidarité familiale de par le monde... il y a sûrement des cas extraordinaires, dans les deux sens...

Écrit par : Xx | 10/08/2017

C'est un article qui semble écrit dans la chambre climatisée d'une grande résidence pour toubabs par une journaliste qui n'a pas du beaucoup mettre le nez dehors et qui a écrit à minima, peut être après avoir posé quelques questions aux employés de l'hôtel. ça, c'est de l'investigation!

Écrit par : Tiocan | 07/07/2017

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Un peu marre de ces articles de merde! Désolé
..

Écrit par : Linlin | 07/07/2017

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c'est beaucoup de mots pour ne rien dire comme pour le tourisme.....

Écrit par : flopaty | 07/07/2017

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Y EN A 1 P'TI PEU M4SIEU. 1 PITHY p MIIXIEE. Dieu est grand. XALAM people people

Écrit par : agrippa | 09/07/2017

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P.S 1 peu de cran quoi!.. Pour une fois. Allez quoi.. Une pétit pétit pétit pétite Foi. Quel genre? 1 peu plus precutant.. Textilyé.. Non.. Burging love alors. 1 mon choux.. Extra. Plutôt en pointe M'dam. Du côté par où s'échappe la lumière

Écrit par : agrippa | 09/07/2017

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Saly finira comme sodome et gomorrhe ou envahi par les eaux.

Écrit par : Ndiaye | 09/07/2017

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Hahahahaha ! Ndiaye se prend pour Nostradamus... j'en pleure de rire !!!!!!!!!!

Écrit par : . | 09/07/2017

Sodome et Gomorrhe ont été détruites par un cataclysme, transformé en punition divine par les moines écrivains catholiques au Moyen Âge...Et c'est l'Atlantide qui a été envahi par les eaux !
La fin de Saly se produira avec la fuite des touristes et les départs définitifs des résidents pour des lieux plus accueillants, plus propres, plus agréables, plus sécurisés, moins harceleurs et hypocrites...et avec des maisons sur pilotis pour ceux qui ne pourront pas partir à cause de la misère entretenue des élites politiques et religieuses qui bouffent toutes les parts du gâteau Sénégal et de l'érosion côtière...Pas la peine d'être devin ou marabout visionnaire !

Écrit par : issa gibb | 10/07/2017

Saly envahi par les eaux, c'est déjà en cours.... suffit de voir les plages et pas besoin de luxure pour ça, juste un phénomène naturel.

Écrit par : bill | 10/07/2017

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