20/07/2017

LE BOUM DE LA TELEPHONIE MOBILE

Téléphonie mobile : l’Afrique de l’Ouest connaîtra une des plus fortes croissances mondiales d’ici 2020

fintech-mobile-banking-money-smartphone-telephone.jpg

Le secteur de la téléphonie mobile est en pleine effervescence à travers le monde depuis cette dernière décennie. Et au cours des trois prochaines années, l’Afrique de l’Ouest sera l’un des marchés à la plus forte croissance de la planète, selon une nouvelle étude de la GSM Association.
«Au cours des quatre prochaines années, l’Afrique de l’Ouest devrait enregistrer une croissance moyenne de 6 % par an du nombre d’abonnés, une des plus fortes croissances mondiales, se traduisant par 45 millions d’abonnés supplémentaires d’ici 2020», indique l’étude sur l’économie mobile en l’Afrique de l’Ouest, fraîchement publiée par la GSM Association, une organisation basée à Londres qui représente près de 800 opérateurs de téléphonie mobile à travers 220 pays du monde.
Nigéria, le gros morceau
En clair, la sous-région devrait passer de 172 millions d’abonnés uniques en 2016 pour un taux de pénétration de 49% à 220 millions en 2020, pour un taux de pénétration de 53%. A un tel stade en effet, indiquent les auteurs du rapport, la croissance du marché de la téléphonie mobile dans la sous-région dépasserait «la moyenne mondiale qui s’élève à 4,2%».
Cette performance ouest-africaine serait largement pourvue par le principal marché de la sous-région, à savoir le Nigéria, lequel devrait représenter les deux tiers des 6% de croissance prévue sur le marché sous-régional de la téléphonie mobile d’ici 2020. Un autre quart proviendrait de l’ensemble constitué par le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal. Le reste serait fourni par les autres pays, à savoir le Burkina Faso, le Togo, le Ghana, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie et le Cap-Vert.
La conjoncture n’a pas eu raison des investissements
Principaux moteurs de cette croissance : l’accessibilité des smartphones, le développement du haut débit et le maintien des investissements. Favorisée par une baisse continue des prix, les auteurs du rapport s’attendent à une adoption accélérée des smartphones dans la consommation de téléphonie mobile des Ouest-africains, prenant à témoin les deux opérateurs les plus importants de la sous-région, MTN et Orange en l’occurrence, qui offrent déjà des smartphones à des prix de plus en plus accessibles. Une tendance qui accélère également le passage au haut débit.
Actuellement, 23 réseaux 4G fonctionnent dans sept pays de la région, dont 14 lancés depuis début 2016, et tous les pays de la sous-région dispose de réseaux 3G. «Les connexions 3G et 4G dépasseront les connexions 2G d’ici mi-2019 et représenteront deux tiers du nombre total de connexions d’ici fin 2020», prévoient les agents de la GMA Association.
Le rapport note en outre que le contexte économique sous-régional difficile n’a pas eu raison des investissements et estime cela prometteur pour les prochaines années. Très menacé en 2016 en raison de la conjoncture au Nigéria dont le marché local de la téléphonie mobile a chuté de 5,5%, le marché sous-régional a connu une hausse de 2,8% de son chiffre d’affaires. Et bien que les pronostics misent sur un recul de ces revenus en 2017, la croissance du secteur devrait être favorisée par le stabilité des investissements qui devraient «entre 2017 et 2020 atteindre un total de 12,6 milliards de dollars», d’après la même source. Selon le document, le récent rachat de Airtel au Burkina Faso et en Sierra Leone par Orange, ainsi que le projet de fusion d’Airtel et Tigo au Ghana témoignent de la dynamique des investissements.
«Ce mouvement de consolidation et de rationalisation du marché se poursuivra probablement dans les prochaines années, amenant ainsi les marchés très fragmentés de la région qui comptent dans certains cas plus de cinq opérateurs et détenteurs de licences, vers une structure plus viable et optimale», analysent les auteurs du rapport.
Démontrant que le dynamisme du marché de la téléphonie mobile contribue à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies en Afrique de l’Ouest, en offrant l’accès à des outils et applications qui répondent à un large éventail de problèmes socio- économiques, la GSM Association appellent les gouvernements à faire plus d’efforts pour la pleine exploitation de ce secteur, notamment dans l’amélioration de la gestion du spectre des fréquences radio, de la fiscalité, de la réglementation et du cadre de développement des technologies de l’information et de la communication.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

Commentaires

tu m'ettone,,, quant tu vois comment ils arnaquent les utilisateurs ici au senegal tu payent 3 fois plus cher que en europe,, orange tigo,,, et autre !! tu met du credit sur ta clef 7 giga,,, et 3 jours apres c'est fini?? tu met du credit 2500fr et 3 appels plus tard c'est fini,,, tu payent une box 30000fr ,,, pour un debit,,,moyen,,, bref on se fout de nous,,, si free s'instale au senegal,,, ça serai telement mieux!!

Écrit par : samy | 20/07/2017

Répondre à ce commentaire

Ils c.....t de faim mais ils ont tous un GSM,il y a des choses plus importantes dans la vie...

Écrit par : Morgan52 | 20/07/2017

Répondre à ce commentaire

De l'importance du téléphone portable en Afrique...

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/14/c-est-aux-femmes-africaines-de-decider-combien-elles-veulent-d-enfants-quand-et-avec-qui_5160788_3212.html

“Nicolas Meda, ministre burkinabé de la santé...

Aujourd’hui, les téléphones portables ont gagné tout le pays. Et avec des compagnies téléphoniques, nous souhaitons développer des messages audio dans les dialectes pour inciter les femmes à adopter une contraception en leur rappelant régulièrement cet engagement. Beaucoup ne savent pas lire, mais elles peuvent écouter dans la langue de leur choix un message audio sur leur téléphone” ...

Écrit par : . | 22/07/2017

A Dakar, des textos pour donner son sang
L’e-santé, le grand espoir pour l’Afrique. Rencontre avec les créateurs de la première application mobile de mise en réseau des donneurs avec les centres de transfusion.
Par Dorian Cessa (contributeur Le Monde Afrique) LE MONDE Le 10.07.2017 à 18h14 • Mis à jour le 11.07.2017 à 18h28
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/10/a-dakar-des-textos-pour-donner-son-sang_5158666_3212.html

Écrit par : . | 22/07/2017

et oui......si t 'as pas un tel t'es un con et comme il n'y a que le paraitre qui compte, tu te prives de bouffer mais tu telephones des conneries aux copains......

Écrit par : flopaty | 23/07/2017

C'est vrai, quand on vient en Afrique la première fois, on est étonné de voir que tout le monde ou presque a un téléphone portable... Mais quand on est sur place, quand on vit sur place, on s'aperçoit bien vite que c'est indispensable pour un tas de raisons... notamment l'éloignement des familles, une distribution postale à domicile inexistante, la nullité des transports en communs, etc. etc. ... Et non... ils ne c.....t pas tous de faim, il y a même, ici comme ailleurs, des multi-millionnaires !
Le vrai problème ce sont les opérateurs (qui se partagent un "monopole" très lucratif) en nombre insuffisant et assez peu "efficaces" malgré des promesses rocambolesques... Seule la concurrence fera baisser les prix et permettra d'améliorer les performances techniques au grand bénéfice de la clientèle, locale et/ou étrangère ! (contrairement au texte qui évoque "une structure plus viable et optimale" réduisant le nombre d'opérateurs et supprimant ainsi la concurrence...).

Écrit par : Xx | 20/07/2017

Répondre à ce commentaire

Beaucoup de Sénégalais ont des smartphone dernier cri, mais pas d'argent pour acheter du crédit. Ils préfèrent souvent le paraître à l'utile et au nécessaire.

Écrit par : Tiocan | 21/07/2017

Répondre à ce commentaire

S'agissant des téléphones "dernier cri", beaucoup sont des mauvaises copies qui ne fonctionnent pas. J'ai vu passer une copie Iphone qu'on me demandait de régler, c'était un système Androïd bancale avec presque pas de mémoire, dans une coque avec un logo Apple.... (acheté 30 000cfa). Comme les montres ou les parfums qu'on nous colle sous le nez au marché : Du mauvais chinois.

Écrit par : bill | 21/07/2017

il ne faut pas oublier que l'etat senegalais prend un belle partie du fric de la telephonie....

Écrit par : flopaty | 23/07/2017

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire