28/07/2017

LA HONTE DU SENEGL ((5)

Le combat sans fin pour arracher les enfants du Sénégal à la mendicité

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Sébiles de fortune sous le bras, morceaux de pain dans la main, trois "talibés", des enfants pensionnaires d'écoles coraniques, quémandent l'aumône à Guédiawaye, une banlieue de Dakar, alors que l'horloge n'affiche même pas 08H00 du matin.
"Ils sont là depuis 06H00, juste après la première prière" musulmane de la journée, assure Mouhamed, assistant médical à Yakaaru Guneye - "L'espoir des enfants" en wolof, langue la plus parlée du pays -, un des principaux centres d'accueil et d'hébergement d'urgence pour enfants du Sénégal.
Il y a un an, les autorités, avec l'appui d'organisations non gouvernementales, lançaient une opération baptisée "retrait des enfants de la rue" pour endiguer un phénomène accentué par l'exode rural.
Ce matin, comme il le fait trois fois par semaine, Mouhamed arpente avec Kelly, un travailleur social, Guédiawaye et Pikine, une banlieue voisine, afin de sensibiliser les talibés aux dangers de la rue.
"L'Etat ne fait rien pour ces enfants, ça fait quinze ans que je fais ce travail et je ne vois aucun changement", dénonce Mouhamed, la voix nouée par la rage et la lassitude.
Les talibés font partie du paysage urbain, surtout à Dakar, la capitale, où ils seraient près de 30.000, sur quelque 50.000 dans l'ensemble du Sénégal.
Dans ce pays dominé par l'islam confrérique, il est courant pour les parents d'envoyer leurs enfants dès leur plus jeune âge étudier dans des "daaras", des écoles coraniques, sous la direction d'un marabout.
Mais beaucoup de talibés passent le plus clair de leur temps dans les rues, à mendier un quota d'argent, sous peine de brimades physiques ou psychologiques de leur maître.
"L'Etat est conscient de ce qu'il se passe. Mais il n'ira pas dire qu'il faut arrêter ça, il appellera seulement à la +modernisation des daaras+", soutient Kelly, sans cesser de chercher du regard des groupes de talibés à aborder.
Dans les neuf mois qui ont suivi le lancement de l'opération, près de 1.550 enfants mendiants, dont 1.089 talibés, ont pourtant été recueillis par des centres, mais depuis, plus d'un millier de talibés ont été renvoyés auprès de leurs maîtres, selon un rapport publié le 11 juillet par des ONG, dont Human Rights Watch (HRW).
Agir à la source
"C'était très difficile pour nous. On a dépassé notre capacité d'accueil en récupérant plus de 150 enfants", se souvient Seydina, éducateur spécialisé du centre Yakaaru Guneye. Pour lui, l'Etat ne s'était pas préparé et ce ramassage d'urgence aurait dû bénéficier d'un accompagnement.
Comme les acteurs de terrain, les ONG soulignent les insuffisances de l'opération, faute notamment de sanctions dissuasives, et réclament une répression des maîtres impliqués dans la mendicité forcée.
Elles demandent aux députés qui seront élus lors des législatives du 30 juillet "d'accélérer l'adoption du projet de loi portant statut des daaras", datant de 2013, déposé peu après l'incendie meurtrier d'une école coranique de Dakar, et toujours pas adopté par l'Assemblée sortante.
Actuellement, Yakaaru Guneye accueille 33 enfants, mais le nombre varie quotidiennement, précise Seydina, qui vient de conclure une médiation sur place entre un talibé d'à peine 10 ans et son maître coranique, reparti avec le garçon.
"Le maître a été très réceptif. Il est d'accord pour renvoyer l'enfant dans sa famille, dans la région de Casamance" (sud), résume l'éducateur. "Mais si le maître ne respecte pas ce qui a été dit, l'enfant peut fuguer à nouveau et nous revenir", déplore-t-il.
A 10 minutes de bus du centre d'accueil, un groupe d'enfants tape la balle sur un terrain vague de sable fin, sous un soleil de plomb.
"Ils aiment vraiment cette activité. Quand ils ont fait une bêtise dans la semaine, la punition c'est de ne pas aller au foot", lance entre deux encouragements leur animateur, Isboulah. Selon lui, cette activité leur permet de "s'exprimer" et de développer "un esprit d'équipe".
Pendant ce temps, au centre, les plus petits suivent un cours d'alphabétisation. A l'étage, d'autres écoutent attentivement le conte narré par une éducatrice en français puis en wolof.
"Le sens du partage, la solidarité, est un message que l'on transmet aux enfants. C'est un outil qui permet d'éduquer et de distinguer les types de personnalités", affirme Seydina, qui confie que ces moments-là permettent aussi de "récolter des informations sur l'enfant afin de retrouver sa famille".
Marie ZINCK /APS/TV5monde.com

Commentaires

Depuis plus de 30 ans je vais aux Sénégal je n aie pas vue une amélioration surtout ne donner pas d argent l article est très bien fait on a fait des parrainage ,pour l es écoles. .on ce demande ou va l argent

Écrit par : Bascoulergue claude Mme | 28/07/2017

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L'Etat ne fait rien pour ces enfants, ça fait quinze ans que je fais ce travail et je ne vois aucun changement", dénonce Mouhamed, la voix nouée par la rage et la lassitude.
Les talibés font partie du paysage urbain, surtout à Dakar, la capitale, où ils seraient près de 30.000, sur quelque 50.000 dans l'ensemble du Sénégal.

tout est dans cette phrase,, ou presque car le peuple aussi ne fais rien,, ils preferent comme en ce moment crier derriere des caravanes accompagné de gros 4/4 pour des speudo elections,, qui ne parlent meme pas de ce probleme!!!triste

Écrit par : samy | 28/07/2017

Sauf à prendre des mesures radicales, rien ne changera avant longtemps... L'opération menée l'an dernier n'a été qu'un coup d'épée dans l'eau, faute de mesures appropriées pour accueillir ces enfants, les protéger, et les orienter vers un autre avenir.
Les marabouts véreux peuvent continuer à dormir tranquilles et poursuivre leur basse besogne (sous couvert d'enseigner le Coran aux enfants tabibés !) sans aucun risque, quasi certains de ne pas encourir la moindre sanction pénale.
Triste pour ce pays qui veut tendre vers l'émergence, et dont l'image internationale se trouve pourtant profondément ternie dans ces circonstances !

Talibés, la défaite de la société sénégalaise
http://terangaweb.com/les-talibes-du-senegal-un-probleme-de-societe/

Combien sont-ils ? Les ONG évaluent leur nombre à plus de 150 000 à travers le pays
http://www.planete-senegal.com/senegal/mendicite_senegal.php

Écrit par : Xx | 28/07/2017

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Bien joué Monsieur Xx. La rectification des chiffres de cet article sur la situation réelle des enfants talibés au Sénégal est importante.
Les talibés sont 50 000 à Dakar et sa banlieue, répartis dans 1 800 écoles coraniques ou daaras nauséabondes. Ils sont près de 200 000 talibés à travers tout le pays, dans tout le Sénégal.
Entre 30 000 et 200 000, c'est un écart important qui était à rectifier pour rétablir la véracité et surtout l'ampleur du problème talibé .
Comme si on parlait d'un petit rhume à la place d'un grave cancer, ce n'est pas la même chose !

Ils sont 67 % enfants d'origine sénégalaise, issus de familles pauvres et trop souvent ignorantes et les 33% autres proviennent de la traite négrière d'enfants par les recruteurs de la mafia maraboutique, principalement en Guinée et en Guinée Bissau et plus récemment au Mali, en Mauritanie et en Gambie, sous couvert de l'apprentissage de ce cher Coran.
Mais à force de répéter que la triste réalité : c'est que ces gosses finissent mendiants pour des marabouts véreux, maltraitants et cyniques sous le regard lâche et silencieux de tout leur pays. Cette triste spécificité nationale sénégalaise où des enfants sont mis en esclavage parce ce qu'ils sont noirs, pauvres et ignorants sous couvert d'une religion dévoyée à l'argent facile, en plein XXIème siècle, devient répétitrice, voire agaçante, car rien ne bouge, rien n'évolue pour ces pauvres gosses, çà empire...
Cela fait aussi tâche : on ne voit qu'eux. On se demande en premier, si le pays est vraiment civilisé. Puis çà écoeure les touristes et çà salit l'image du pays et de l'Islam à l'international....
Les avertissements internationaux, les rapports de Human Rights Watch de 2013 et de 2017, les autres rapports humanitaires qui décrivent les abus physiques, psychologiques et sexuels que subissent ces petits êtres humains, leurs séquelles futures, la dangerosité de cette situation d'abandon de sa jeunesse par un pays, sont connus de tous et elles restent malgré tout vaines à leur venir en aide, à sauver ces petits malheureux, des enfants esclaves au XXIème à la face du Monde ???

Avec en prime, leurs accidents ou leurs morts qui s'égrènent dans les journaux : Ecrasés dans la circulation, en mendiant - Violés par leurs marabouts ou les plus grands talibés dans les daaras - Battus à mort par les marabouts pour une hésitation en récitant le Coran - Egorgés par un fou car laissés sans surveillance par le marabout parti à une fête - Enlevé, torturé et assassiné par un pédophile - Ecartelé et fouetté avec un pneu de vélo pour s'être endormi de fatigue - Brûlés vifs dans un incendie car enchainés par le marabout, sans possibilité de fuite - Morts de maladie, sans soins et jetés sans déclaration aux autorités dans une décharge publique - Un répertoire de morts à la Prévert, à part qu'on parle des morts d'enfants talibés innocents qui n'émeuvent plus personne dans les journaux et qui entraine jusqu'à un certain voyeurisme malsain journalistique...
LA 1° QUESTION QUI VIENT A L'ESPRIT : EST CE QUE CES GENS NE SONT PAS FINIS ??? EST CE QUE CE PAYS EST CIVILISE ??? POUR METTRE ET LAISSER SES ENFANTS EN ESCLAVAGE ???

Le retrait des enfants de la rue en 2016 a été un fiasco généralisé, faute de moyens, de compétence et de volonté :
Les 2 centres ont été tout de suite pleins, à Guindy et au Lac rose, montrant l'incompétence absolu de l'Etat sénégalais à régler un problème le plus grave qui soit !
Partout ailleurs, les policiers ne savaient pas où amener les enfants ramassés et ils ont abandonné la mission au bout de 3 jours. Bienheureux d'abandonner, les juges indifférents aussi !
La connerie humaine s'est accentuée encore plus quand ils ont remis les 2/3 des talibés, 1 000 sur 1 500 enfants ramassés, dans leurs daaras, aux mains de leurs bourreaux, avec un sac de riz.
Avant de comprendre que les enfants étaient déplacés par les marabouts pour continuer à mendier et ils ont remis les 500 derniers talibés ramassés dans leurs familles...
En prime, une fatwa a été lancé contre le Président Macky Sall et son gouvernement par le vice-président de la fédération des maîtres coraniques, M.L. Fall qui est restée impunie, à ce jour.

Une rencontre informelle entre le président Sarr de la fédération des associations des maîtres coraniques sénégalais et le premier ministre Dione a eu lieu :
Le premier ministre a lu l'article de Constitution qui interdit l'esclavage, l'exploitation des enfants et des personnes vulnérables. Le président Sarr a acquiescé devant la télévision.
Et aussitôt après être sorti, le président Sarr a donné l'ordre de disperser les enfants talibés du centre de Dakar pour faire plus propre autour du Palais du Président Macky Sall.
Les talibés ont été déplacé de daaras en daraas. Des situations de surpopulation de talibés au mètre carré ont été dénoncé à Saint Louis et à Kaolack par les maires et des imams...
Et le cirque hypocrite a continué sur le dos des gosses...

Un an a passé, nous sommes en 2017. Les talibés sont revenus au centre de Dakar, les talibés continuent à mendier partout dans le pays et tous les indicateurs montrent qu'ils sont de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes, certains n'ont que 3 ans. Ce qui démontre que l'exploitation des enfants continue, que la traite négrière d'enfants continue, que l'esclavage des enfants est toujours présente et tolérée au Sénégal, que l'Etat et le peuple sénégalais sont des lâches sans humanité, sans solidarité et sans pitié, pourtant 3 piliers de l'Islam.
Et les marabouts sénégalais sont des gros enculés esclavagistes d'enfants qui gouvernent tous ces lâches, en toute impunité avec la devise :
UN PEUPLE, UN BUT, UNE FOI qui s'apparente à UN PEUPLE DONT LE BUT DE SA FOI EST DE FAIRE N'IMPORTE QUOI !
MÊME LES ANIMAUX TRAITENT MIEUX LEURS ENFANTS QUE LE SENEGAL !
HONTE DU SENEGAL ! HONTE AU SENEGAL !

Écrit par : issa gibb | 29/07/2017

Et on voit maintenant des talibés dans des lieux où il n'y en avait pas avant. A Ziguinchor, par exemple, il y a 6 ou 7 ans, on ne voyait pas ou très peu de talibé alors que maintenant ils pulullent. La suppression de cet esclavage moderne n'est pas pour demain.

Écrit par : Tiocan | 28/07/2017

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tout à fait vrai !!!! il n'y en avait pas il y a 6 ou 7 ans et aujourd'hui triste constat a ziguinchor et ç a commence a bignona.... et a kafountine!!!

Écrit par : flopaty | 30/07/2017

tres bien cet article, vos commentaires, je suis loin de défendre les marabouts ils devraient finir en prison, mais qui une seule fois, une seule fois seulement, acccusera ces mères qui abandonnent leurs enfants, leur don de dieu comme elles disent pour les jetter à la rue, au lieu d'en faire dix par famille, qu'elles n'en fassent qu'un ou deux et les élevent, les nourrissent, au lieu de faire des prières et encore des prieres.....une honte, de nos jours elles connaissent la pillule, et leurs maris, ??? quelle honte.... ils se permettent de nous donnerdes leçons de moral à nous les toubabs car nous faisons pas assez d'enfants mais je crois qu'il vaut mieux en avoir deux et les élever, que dix et ne pas les nourrir....une honte......

Écrit par : aicha | 29/07/2017

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Bonjour Mme Aïcha ! Il ne faut pas incriminer les mères sénégalaises ou autres qui sont obligés d'abandonner leurs enfants dans l'esclavage de la mafia maraboutique.
Elles n'ont pas le choix, pour 99 % des cas, ceux sont les pères qui décident de donner leurs enfants aux marabouts, çà leur fait une bouche de moins à nourrir même si c'est un crève-coeur pour les mères, de voir partir leurs petits. Ceux sont les pères irresponsables qui abandonnent leurs gosses aux marabouts esclavagistes, les mères n'ont pas droit au chapitre...

Un reportage télé intitulé "De Guinée à Dakar" racontait l'histoire d'un petit talibé guinéen de 10 ans, mendiant à Dakar qui avait fugué les maltraitances de son marabout, pour atterrir dans une Ong dakaroise qui a pris contact avec une Ong guinéenne pour retrouver ses parents en Guinée. Le coup a marché, les parents ont été retrouvé et le petit fugueur a pu rentré chez lui...
Mais le salopard de père n'était pas du tout content du retour du gosse et l'Ong guinéenne a du faire appel au chef de village, aux autorités, à l'imam, au professeur de l'école et aux grand-parents de l'enfant pour assurer sa protection future avec suivi régulier de sa présence au village pour que le père ne le remette pas à nouveau, aux mains des recruteurs des marabouts sénégalais...
Quand à la mère, jeune femme de 29 ans, marié à un vieux rétrograde macho de 58 ans, enceinte jusqu'aux dents de son 9ème enfant, elle expliquait qu'elle a souffert du départ de son enfant et sa joie cachée de le voir car elle pensait qu'elle ne le reverrait plus jamais. Mais aussi, qu'elle n'a pas pu s'opposer à la décision de son vieux con de mari d'envoyer son fils à Dakar, sinon elle aurait été battu tout comme elle est battue si elle n écarte pas les jambes pour contenter son mari et subir des grossesses à répétition depuis son mariage...

Il ne faut pas raisonner en mode occidental :
Si ces pauvres femmes font autant d'enfants, c'est qu'elles sont ignorantes et qu'on leur a refusé l'instruction pour qu'elles soient soumises aux volontés du mari avec un statut d'être humain inférieur à l'homme bien entretenue par les traditions familiales, culturelles et religieuses, trop souvent en Afrique...
Des réunions de sensibilisation existent, mais elles sont rares et dès qu'on sort des grandes villes, ces réunions sont perturbées par des talibés adultes envoyés par l'imam ou le marabout du coin pour tarir la réunion et çà finit bien souvent en bagarres où même des femmes ou des écoliers sont blessés... Ces arriérés mentaux se permettent tout : esclavage d'enfants, excision des fillettes, non-respect des lois, pressions, menaces, violences et meurtres, puisqu'ils gouvernent le Sénégal villageois et rural...
Quand à la contraception, souvent les maris sont contre ou ils l'interdisent à leurs femmes. Mais, il faut dire aussi que les moyens de contraception, condoms, pilules, stérilets, etc... c'est 3 fois plus cher qu'en Europe et donc, inabordable pour la majorité des femmes sénégalais. Là encore, l'Etat sénégalais est aux abonnés absents sur la baisse des produits contraceptifs. Mais on connait son incompétence sur tous les problèmes du pays, trop occupé entre élection et à se remplir les poches entre deux élections....

Voilà, Mme Aïcha, les femmes sénégalaises ne sont pas responsables de l'esclavage des enfants talibés, elles ont simplement pas leur mot à dire face à un système talibé abject qui leur enlève leurs enfants. Il y a encore des pays où des femmes doivent se taire quand leurs maris abandonnent leurs progénitures à une mafia maraboutique, sinon elles prennent une branlée comme leurs enfants dans les écoles coraniques maltraitantes et nauséabondes au Sénégal. Certains sénégalais ne sont pas finis et ils ne sont pas tous, encore tout à fait civilisé, au XXIème siècle !

Écrit par : issa gibb | 30/07/2017

Une plaie répugnante sur la face de ce pays. Un vrai défi pour les autorités. Sénégalaises.

Écrit par : Amadou Ndiaye | 29/07/2017

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Surtout a Dakar??? Il faut venir faire un petit tour a Saly ou a Mbour.

Écrit par : linlin | 29/07/2017

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Arrêtez juste d'exploiter l'Afrique bande de parasites colons donneurs de leçon. Vous continuez à nous sucer, à imposer à la tête de nos états des pantins à la solde de l'occident. Ceux qui tentent d'établir une relation d'égale à égale vous les avez assassinés ou emprisonnés. Vous organisez des coups d'Etat, des guerres pour mettre la main sur nos ressources naturelles et après vous vous étonnez que la pauvreté est là, que des enfants sont dans la rue obligés de mendier. Vous n'êtes que des donneurs de leçon alors que vous devriez vous taire et laissez les sénégalais régler ce problème entre eux. Si vous voulez nous aider c'est très simple battez vous niveau occident pour que cesse le pillage organisé de l'Afrique. Que cesse la main mise sur notre uranium, notre Or, zircon, pétrole, gaz, nos côtes poissonneuses. Mettez fin au F CFA. Cessez bande d'hypocrites d'être des pompiers pyromanes. Le temps de la colonisation est révolue. Quant aux nègres de service bande de complexés sachez que nous avons tout compris de ce double jeu de certains hypocrites occidentaux qui nous sucent et se présentent comme des sauveurs, nous savons qu'il ya toujours eu des colabos parmi les nègres et que l'on fera face avec les moyens du bord pour que l'Afrique soit libérée à jamais. J'ai été à Gorée récemment et j'ai vu l'horreur que vous occidentaux avaient instituée ce n'est en rien comparable à la triste situation des talibés que tout patriote africain ne peut que déplorer mais juste dégagez et laissez nous avec nos ressources, aidez nous à combattre les préfets de l'union européenne à la tête de nos états et vous verrez que la pauvreté peut reculer et tout ce qui va avec.

Écrit par : smf | 29/07/2017

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"... vous vous étonnez que la pauvreté est là, que des enfants sont dans la rue obligés de mendier... laissez les sénégalais régler ce problème entre eux..." :
1° n'oubliez pas que les enfants sont obligés de mendier pour le compte et au seul profit de certains marabouts,
2° mais allez-y, réglez le problème "entre vous" ! cela fait des décennies que cette situation honteuse dure et perdure... attelez-vous à la tâche, remuez-vous !!! qu'attendez-vous ???

Écrit par : . | 30/07/2017

Oh, un véritable texte anti colonialiste, anti occidental, anti européen, voire tout simplement anti blanc. Mais erreur, la situation des talibés, c'eux ne sont pas les toubabs !

Tout d'abord, historiquement, l'Île de Gorée n'a jamais été un haut lieu du marché triangulaire de l'esclavage. La maison des esclaves à Gorée a été inventé de toutes pièces dans le roman du médecin militaire Pierre André Carriou et l'idée a été reprise par le Président Léopold Senghor et son ami colonel et conservateur du lieu, Joseph Ndiaye, pour un faire un haut lieu touristique.
Ce mensonge historique dont vous êtes tombé dans le panneau, pour le comparer au sort des talibés, est mal venu. Car ce faux lieu de mémoire sur l'esclavage joue tout de même son rôle de mémoire du Crime de L'Humanité qu'est l'esclavage...mais il ne s'attarde que sur la traite transatlantique, lorsque il y a eu 3 traites négrières esclavagistes...Africaine, Arabe et Européenne !

Du 8° au 11° siècle, dans les puissants royaumes du Ghana et du Mali, 50 % des africains étaient des ouvriers-esclaves dans les grandes plantations des familles royales africaines...
A partir du 11 ° siècle, ces familles royales ont commencé à vendre leurs frères africains, ouvriers comme esclaves aux arabes et au 15° siècle, aux européens pour faire de l'argent !
Que font les marabouts sénégalais au 21° siècle : Ils mettent leurs petits frères noirs en esclavage de la mendicité forcée, pour faire de l'argent facile. Pas de blancs, là dedans !

La colonisation et le pillage des ressources ??? L'Abolition de l'Esclavage par les blancs (encore eux) a été le prétexte à la colonisation, une course pour agrandir les empires européens.
Mais, il n'y avait rien et les africains se torchaient encore le cul avec des cailloux. Les colons ont construit les routes, les ports, les maisons à la place des huttes, les écoles, les hôpitaux...
Au Sénégal, les colons ont créé les poissonneries, l'industrie arachidière et l'industrie des phosphates, les 3 seules ressources de ce pays pauvre et après, ils les ont laissés aux confréries religieuses. Cadeaux coloniaux qui font la fortune des confréries sénégalaises aujourd'hui, sans partage, avec leurs frères, le peuple sénégalais....

Tl faut arrêter cette stupide référence à la colonisation, 60 ans après les Indépendances, çà ne tient plus la route. Oui, vous êtes colonisés, mais par vos frères politiciens et religieux qui vendent le pays aux plus offrants et détournent toutes les aides internationales à leurs seuls profits, sans vous en laisser un seule miette. Dans ces jeux affairistes, l'Europe peine à s'imposer, vos autoroutes sont construites par la France, l'aéroport AIBD par les turcs, les phosphates gérées par la Corée du Sud, l'industrie arachidière gérée pas les chinois, l'électricité et le pétrole futur par les américains, les forêts dévastées par les chinois, les fleuves polluées par les usines russes de poissons et les eaux pillées de leurs poissons par les tankers russes et chinois...
C'est pas la joie !

Enfin, je rappelle qu'après chaque élection, tous les présidents sénégalais se pointent en France, chercher du pognon pour pouvoir gouverner. Qu'ils pleurnichent pour que la France laisse des troupes stationnées au Sénégal, alors qu'on veut les sortir.
Quand au franc CFA, ce n'est pas la monnaie de la France, on assure que la stabilité du franc CFA. Les Etats Africains peuvent sortir du système FCFA quand ils le veulent. Mais on assiste qu'ils vont à reculons pour la création d'une monnaie unique africaine, à tous les sommets de la CEDEAO, depuis plus de 20 ans. On appelle çà ironiquement l'Immobilisme Africain. Ils critiquent tous le franc CFA, mais personne n'a le courage de le faire. Et ce n'est pas à La France de le faire, non plus ! Elle serait encore critiquée !

Voilà, avec quelques détails historiques, économiques et géopolitiques, pour vous expliquer que l'exploitation des enfants talibés au Sénégal n'est pas du ressort des Blancs, colons, pilleurs, etc...
Mais bien, du Système abject de vos pourris de marabouts dont vous avez peur car il faut être des lâches pour laisser des enfants innocents en Esclavage et bien trop cons pour les croire quand ils vous enseignent que c'est la faute des toubabs si le Sénégal est pauvre et le peuple sénégalais dans la misère...
Ils sont milliardaires, ils sont dans tous les trafics, même d'argent sale. Ils vous tiennent dans la misère, la soumission religieuse et l'ignorance pour garder leurs privilèges éhontés. Ils gouvernent le pays et corrompent la politique, la police, la justice jusqu'aux services de la Protection de L'Enfance. Et, ils mettent tes petits frères noirs et pauvres en esclavage pour faire encore plus de fric... Pauvre con !

Écrit par : issa gibb | 30/07/2017

Tiens, encore un gros con de raciste. Sans commentaire!

Écrit par : Tiocan | 30/07/2017

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Petite mise au point, ma réponse qui a été déplacée était en réponse au message de smf et pas à celui d'Issa Gibb avec qui je suis d'accord.

Écrit par : Tiocan | 30/07/2017

Vous avez bien raison c'est a vous de régler tous les problèmes au Sénégal,alors arretez de demander de l'aide a la France dès que quelque chose va de travers ,et retournez 50 ans en arrière si c'est ce que vous désirez,et que les hommes gardent leur suprématie après tout ce n'est pas notre problème ...

Écrit par : maie | 30/07/2017

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C'est vrai qu'à toujours écrire sur ce qui ne va pas nous positionne en "donneur de leçons" et le sénégalais déteste ça comme nous d'ailleurs. Il ne faut pas s'étonner d'avoir des réactions violentes comme celle de "smf" qui vide son sac sur le dos de pauvres gars qui ni peuvent rien sinon la bêtise de l'écriture.
Le changement n'est pas de notre ressort, le Sénégal fera sa révolution quand il estimera que ses forces et sa motivation seront suffisantes. En attendant, essayons de vivre en harmonie. Il y a assez de misères dans ce monde et suffisamment de richesses pour les partager.

Écrit par : bill | 30/07/2017

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On a rien sans rien faire ce n'est pas en palabran le long ds murs bien a l'ombre que les problèmes se résoudrons...Les Sénégalais ont tellement peur d'etre maraboutés qu'ils préfèrent fermer les yeux!!!somme toute c'est bien leur problème,nous avons les notres,alors jouons les égoistes ,et profitons de ce que nos moyens nous permettent et laissons les régler les leurs,c'est toujours la meme chose tout a été dit ,nous n'y pouvons RIEN ... a eux de s'assumer,mais avant de tout mettre sur le dos des autres regardez vous dans une glace et réagissez

Écrit par : chees | 30/07/2017

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