25/07/2017

L'OR DE MAKABINGUI

Coris Bank injecte 12 millions de dollars dans la mine d’or Makabingui

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La méga banque panafricaine Coris Bank International (CBI) de l'homme d'affaires burkinabé, Idrissa NASSA vient de s'engager dans les bas-fonds de la mine d'or Makabingui au Sénégal en misant sur un investissement d'un montant de financement estimé à 12 millions de dollars qu'il a injecté. Trop risqué ?
Après le Mali où Coris Bank International (CBI) a apporté une ligne de financement de 60 millions de dollars sur la mine d’or de Yanfolila, cap sur la mine d’or Makabingui (est du Sénégal). La méga banque burkinabé vient d’injecter la bagatelle de 12 millions de dollars au profit de la junior australienne Bassari Resources Ltd.
Le prêt octroyé par CBI via son guichet bancaire du Sènégal ( 12 millions de dollars) en faveur de ce projet d’investissement minier dans le gisement de Makabingui ( zone située à l’est du Sènégal), risque de se lézarder.
Selon plusieurs spécialistes du secteur, cet investissement revêt des risques. Autant par le poids de l’acteur que du refinancement des investissements de l’opérateur prospecteur, la junior Bassari Resources Ltd sur ce gisement minier d’un potentiel de 171 000 onces d’or contenu. La compagnie australienne qui parie sur cette mine d’or de Makabingui, n’a pas pris de l’épaisseur dans les boues du roc de Kedougou et traîne les pieds toujours dans les bas-fonds de la région orientale.
Le gain résiduel sur ce gisement se fait sur l’exportation nette et les effets de change à court terme, risquent de loin ne pas souffler l’embellie, commente un spécialiste à Confidentiel Afrique.
"En général toute la chaîne est gagnante en hausse du dollar/cours et à une période baissière, on réduit l’activité et on cherche tant une couverture de marché et on recherche d’autres permis", poursuit notre source.
Cette injection de fonds libérée par Coris Bank, représente le total des dépenses en capital estimées pour ce projet d’une durée de vie de mine de 3,4 ans qui produira 50 000 onces d’or par an. Ce qui est trop risqué pour la méga banque burkinabé, qui vient de mobiliser récemment au Mali, un prêt de 60 millions de dollars au profit de Hummingbird Resources afin de construire sa mine d’or à Yanfolila ( sud-ouest du pays).
Il faut préciser que Coris Bank International a un profil de banque très ambitieuse et incisive sur le marché des tirtrisations et investissements à fort potentiel. Son cash est peu rémunéré par la Bceao, sans doute avec des effets de refinancement arrimé sur les Majors, qui est plus lucratif à court et moyen termes.
Un autre banquier reconverti en homme d’affaires, l’Ivoirien KONE DONSSONGUI -qui continue à tisser sa toile- a lourdement investi dans les mines via son véhicule AUPLATA.
Youssouf COULIBALY et Pierre René/leral.net

ATTENTION DANGER

Sénégal sous mer à l’horizon 2200

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Dans la guerre contre les eaux montantes des océans, l’Afrique perdra moins de terres que les autres continents. Cependant, la hausse des températures pourrait rendre une grande partie de son territoire inhabitable. Une déclaration alarmante du site La Presse.
Afrique : continent le « moins » touché
L’axiome « l’Afrique est le futur » se confirme de plus en plus. Enfin, un futur sous air conditionné et ventilateur. Et ce ne sont pas les Africains qui le proclament, mais bien les projections des scientifiques face au conjoint effet du réchauffement climatique, de la fonte des grandes calottes glacières et la résultante de ce processus : une hausse exponentielle du niveau des mers. Un petit bout de ciel bleu dans ces prédictions sombres : le continent le moins impacté sera l’Afrique. Etre le moins impacté ne signifie pas toutefois que l’Afrique ne le sera pas.
Odyssée h2o pour l’Afrique aussi
L’Afrique boira sa tasse lors de cette invasion très liquide ou odyssée h2o. Non seulement l’eau mais aussi la canicule pour le continent, puisque comme son nom l’indique, le réchauffement climatique implique que la calor grimpera de partout. Dans la liste des pays affectés par les eaux, le Sénégal figure tout de même à la huitième place. Dakar, ville côtière par excellence sera aux premières loges du touché-coulé qui se jouera.
Almadies sous mer
Grand plongeon pour le quartier emblématique de Dakar qu’est les Almadies ; qui deviendra les Almadies sous mer. Rufisque aussi. L ’expression « sous mer » pourra être accolée à quasi toutes les villes et tous les villages côtiers que sont : Kafountine, Kabrousse, Palmarin, Ngaparo, Popenguine, Ndayane, Saint Louis, Cap Skirring, etc.
Le grand bleu c’est merveilleux, mais juste sous ton nez et directement dans tes narines ? Grands moments de solitude en perspective.
La piste du « Boire jusque plus soif » afin que le niveau des eaux diminue
Quant à l’usine du dessalement des eaux financée à hauteur de 135 milliards par la coopération japonaise et en voie de construction aux Mamelles ; avec sa capacité estimée à 50.000 mètres cubes/ jour, elle ne réussira pas à endiguer le salinement forcené des sols. Surtout, nous voyons mal la population entière boire l’eau dessalée de ladite usine afin de participer à l’effort de survie collectif.
Lorsque la nature fait son show eaux, balais-brosses et serpillières ne suffisent plus à renverser la tendance.
Irène Idrisse avec Lapresse/ au-senegal.com

HAIDAR EL ALI PLAIDE POUR L ECOLOGIE

Campagne des législatives au Sénégal: «l'écologie politique n'est pas un luxe»

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Le Sénégal entre dans sa dernière semaine de campagne pour les législatives du 30 juillet et il n’y a pas que les grandes coalitions qui tentent de séduire les électeurs. Les écologistes par exemple sont eux aussi en compagne avec la liste «Naatal Sénégal» menée par l’ancien ministre de l’Environnement Haïdar El Ali. Leur but, faire entrer à l’Assemblée des problématiques comme la pollution atmosphérique et l’impact sur l’environnement de la future exploitation du pétrole au Sénégal.
Après avoir fait campagne dans le sud du Sénégal, l’ancien ministre de l’Environnement Haïdar El Ali était ce dimanche 23 juillet dans la grande banlieue de la capitale sénégalaise, avec un message : l’écologie est une nécessité pour la nature, pour la santé, mais c’est aussi une source de richesse.
« Un hectare de coco rapporte après 5 ans de plantation 8 millions de FCFA par an et pendant 120 ans. On ne nous parle pas de ces investissements verts qui restaurent les écosystèmes, qui restaurent la pluie plutôt que le désert qui avance, et qui enrichissent la population ! », nous explique l'ancien ministre.
S’ils entrent à l’Assemblée, les écologistes promettent de se battre pour durcir la loi et réduire par exemple la pollution atmosphérique à Dakar, l’une des villes les plus polluées au monde.
« Chaque matin j’emprunte les bus, témoigne Mame Mor Ndiaye, un habitant de la banlieue dakaroise. La pollution, ça me fait mal au cœur ! On doit parler de ces questions à l’assemblée nationale.»
Bacary Ndiaye est la tête de liste écologiste du département de Pikine en banlieue de Dakar, une zone où la déforestation est un vrai problème.
« Au départ on pensait que l’écologie politique était une question de luxe, et qu’on ne pouvait pas parler préservation de l’environnement alors que la pauvreté (règne) mais notre première mission est justement de lutter contre la pauvreté… et si l’environnement n’est pas préservé, la forêt est menacée et c’est la vie du cultivateur qui est compromise…»
Et s’ils souhaitent entrer à l’Assemblée, c’est aussi parce que les écologistes craignent l’impact sur l’environnement que pourrait avoir la future exploitation des gisements de pétrole au Sénégal.
RFI

24/07/2017

MYSTIQUE SENEGAL

Top 5 des pays africains les plus mystiques qui soient, le Sénégal en 2e place

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Parler du mysticisme ou de la mystique revient, dans une certaine mesure, à s’intéresser à une réalité socioculturelle, disons à une pratique-vérité-croyance. Cette dernière, si nous nous offrons les moyens d’interroger quelques étapes de l’histoire humaine, semble ne jamais cesser de se montrer, avec une certaine acuité, qu’elle fonde notre vie, l’organise, la saisisse, la possède jusqu’à nous déposséder parfois de la raison. Eh oui, c’est ça l’Afrique. C’est l’endroit le plus mythique du monde où on trouve des mystères et des mystiques de tous les calibres. Rassurez-vous, on les trouve à tous les coins de rue. Pour vous, voici le top 5 des pays africains où le mysticisme est le plus noté :
1- Le Bénin
La réputation du Bénin en matière de pratique vaudou n’est plus à prouver. Il y existe même un festival en son honneur.
2- Le Sénégal
Ce n’est pas un secret, le Sénégal et le maraboutage c’est une grande histoire d’amour. Bien que cela soit interdit par la religion, les sénégalais ne boudent pas leurs marabouts.
3- Le Burkina Faso
Le Burkina est aussi réputé pour abriter de grands hommes mystiques aussi redoutables les uns que les autres.
4- Le Gabon
Il est de notoriété publique que Bongo père était un Franc-maçon tout comme le fils. Plusieurs cadres de l’administration également sont membres de cette secte ésotérique.
5- Le Tchad
Le Tchad peut être cité du fait de son président. En effet, Idriss Deby fait partie des 10 présidents africains accro aux marabouts.
Afrikmag.com

NOUVEAU A SALY

Henry Marine Loisirs Saly

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Notre bateau excursion vous accompagne au Sénégal, tout au long de la Petite Côte, au départ de Saly, station balnéaire à 1 heure de route au sud de Dakar, pour vos instants de plaisirs, de promenade et de pêche.
Nous sommes heureux de vous embarquer toute l’année à bord du « Déèf33 », un bateau de pêche promenade de 10m de long, spacieux, sécurisant et confortable pour vous accueillir en toute sérénité jusqu’à 6 personnes.
Afin de découvrir les somptueux paysages du littoral ou les fonds les plus poissonneux de l’Afrique, notre Capitaine, marin professionnel, diplômé de la mer, véritable enfant du pays des Lébous (pêcheurs de la petite côte) vous guidera accompagné de notre charmante hôtesse de bord pour vos balades. Tous deux vous escorteront tout au long de votre escapade de Saly vers Mbour, vers la Réserve naturelle de la Somone ou celle du Siné Saloum.
N’hésitez pas à nous contacter afin que nous puissions vous conseiller pour que votre journée soit inoubliable.
Quant aux amoureux de sensations fortes, embarquez pour une expédition pêche à la journée ou à la demi-journée.
Nous mettrons à votre disposition différentes techniques de pêche s’adaptant à tous les niveaux et à tous les usages en utilisant du matériel de pêche sportive professionnelle. Notre Capitaine vous transportera sur les lieux de pêche connus de lui seul selon le type de pêche que vous aurez choisi.
Émotions garanties !
Petite ballade
Sont inclus :
Café, soft boissons et viennoiseries
Service Hôtesse de mer
Grande ballade
Sont inclus :
Stop baignade et stop déjeuner sur la plage.
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Service Hôtesse de mer
Pêche
Demi journée pêche à la palangrotte
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Café, soft boissons et viennoiseries
Journée pêche à la palangrotte
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Demi journée pêche traîne ou lancer
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Café, soft boissons et viennoiseries
Journée pêche traîne ou lancer
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Le service Hôtesse de mer est en option sur les expéditions pêche précitées, au prix de 20 000 FCFA (30€).
Journée pêche d’Espadon ou marlin
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Tarifs
Découvrez toutes les sorties que vous propose Henry Marine Services.
Palangrotte
Les horaires sont les suivants :
– 1/2 journée : 8h30 – 12h30
– journée : 8h30 – 16h30
Le bateau peut accueillir jusqu’à 6 personnes maximum.
Traîne ou lancer
Les horaires sont les suivants :
– 1/2 journée : 8h30 – 12h30
– journée : 8h30 – 16h30
Le bateau peut accueillir jusqu’à 4 personnes maximum.
Espadon / Marlin
Pour les deux sorties les horaires sont de 8h30 à 16h30.
Le bateau peut accueillir jusqu’à 4 personnes maximum.
Petite balade
Cette sortie s’effectue en matinée ou en soirée.
Vous pourrez aller en balade à Mbour pour l’arrivée des pêcheurs ou à la lagune de La Somone.
Le bateau peut accueillir jusqu’à 6 personnes maximum.
Grande balade
Cette sortie s’effectue de 9h à 16h.
La grande balade vous permet de visiter le Siné Saloum en passant par la pointe Sarène, Joal-Fadiouth et Palmarin.
Le bateau peut accueillir jusqu’à 6 personnes maximum.
Contact
Henry Marine Loisirs
Coordonnées téléphoniques :
+221 78 102 15 15
+221 76 384 23 84
Le point de départ :
Plage du Paradis à Saly
www.peche-promenade-saly.com

23/07/2017

SENEGAL HORS NORMES

Le Sénégal, un pays hors normes

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Des morts par dizaine est devenu une affaire récurrente et même banale au Sénégal. Avec le naufrage du bateau le Joola qui avait fait des milliers de morts, nous avions pleuré et juré que plus jamais ça. Beaucoup de corps sont toujours au fonds de l’océan et leurs parents n’ont plus d’espoir pour faire le deuil de leurs disparus. Personne à ma connaissance n’a été condamné à la suite de cette catastrophe sans pareille dans le monde. Finalement, il n’y a eu ni responsable, ni coupable dans cette affaire. Toutes les informations indiquent cependant que cette catastrophe est le fruit du nom respect des normes de transport maritime. Le bateau a été hypersurchargé et ses capacités pondérales largement dépassées. Aucune leçon ne semble avoir été tirée à la suite du naufrage du bateau le Joola. Depuis 2006, la surcharge des véhicules de transports, des pirogues, des charrettes, des Taxis Jakarta etc. continuent de faire des milliers de victimes et l’Etat n’a toujours pas pris des mesures pour protéger les sénégalais contre le non respect des normes dans le secteur du transport. Le Sénégal est un pays hors normes et les citoyens le paient cher. Récemment, à Bettenty, de femmes braves dont une en état de grossesse ont perdu la vie probablement à cause de la surcharge de leur pirogue. Comme d’habitude, il n’y a pas de responsable encore moins de coupable.
Au dernier Daaka de Médina Gounass, plus de trente personnes ont perdu la vie tout simplement parce que les règles élémentaires de sécurité n’ont pas été respectées. Pourquoi avoir autorisé avec autant de monde des abris très inflammables sur le site ? A Médina Gounass, les normes n’étaient pas respectées et c’est toujours les populations qui paient lourdement. Comme d’habitude, il n’y a pas de responsable, donc pas de coupable et pourtant 31 personnes ont perdu la vie.
Le dernier scandale dans cette série macabre est le drame du stade Demba Diop avec 8 morts et des centaines de blessés selon le stade de Mbour. Comme d’habitude, on pleure, on fait une enquête mais peut-être il n’y aura encore ni responsable, ni coupable. Les sportifs et les spectateurs qui ont l’habitude de fréquenter le stade Demba Diop savent que le stade est hors normes : l’aire de jeux n’est pas protégée par une grille, les murs ne sont pas normés, les portes de sorties sont également hors normes etc. Dans ces conditions où les normes sont ignorées ou bafouées, la moindre bousculade est forcément fatale. C’est ainsi que 8 jeunes sénégalais ont perdu la vie et c’est encore une fois inacceptable dans un pays organisé. A en croire les informations disponibles, aucune tête n’est tombée et aucun responsable n’a démissionné. Ah oui au Sénégal, on ne sanctionne pas, la culture de la démission n’existe pas non plus. Pourtant, les normes de la démocratie qui ne sont pas écrites devraient pousser les responsables en charge du sport de démissionner en attendant leur éventuel blanchiment ou condamnation. Au Sénégal, on ne respecte pas les normes même pas celles de la démocratie.
Chaque mois pratiquement au Sénégal, il y’a un grand marché qui brûle. Le dernier cas est la réduction en cendres du marché de Diourbel avec la mort regrettable d’un sapeur-pompier. Ce sont des centaines de milliers de FCFA qui sont réduits en cendres à chaque incendie. Cela est inacceptable pour un pays pauvre et même très pauvre de voir l’économie de braves citoyens brûler si banalement. Le cycle infernal des incendies de nos marchés est tout simplement dû au non respect des normes d’aménagement de ces sites, du non respect des branchements électriques, du non respect des couloirs d’accès des soldats du feu. Là encore il apparait clairement que le Sénégal est un pays hors normes avec les conséquences économiques dramatiques pour les commerçants et le pays.
Récemment, une dame a été broyée par le train à Thiès. C’est surement le nième cas de citoyens qui cherchaient de quoi ramener à la maison mais qui ne reverra pas sa famille parce écrasé par le train. Quand on fait le tour au marché de Thiaroye Gare, on est scandalisé par l’envahissement des rails par les commerçants et leurs clients. Pourquoi l’Etat ne fait rien et ne dit rien. Sans avoir le don de Selbé Dom, je prévois une catastrophe de la dimension du drame de Demba Diop prochainement sur ce site. A Thiaroye Gare et dans beaucoup de localités, le chemin de fer est hors normes. Les populations et les animaux sont à la merci des trains. L’Etat n’interviendra que lorsqu’il y aura mort d’hommes. Personne ne sera alors responsable, donc il n’y aura pas encore de coupable. Le chemin de fer est comme l’autoroute. Il est dangereux pour les populations et les animaux. Il doit être sécurisé selon les normes en vigueur. Comme on l’a fait avec l’autoroute, il faut exproprier les riverains des rails pour que nul ne puisse les traverser n’importe où et encore moins y faire du commerce.
En observant les sénégalais dans leur vie de tous les jours, on constate facilement que beaucoup de nos concitoyens ne respectent pas les normes qui nous ont toujours permis de vivre ensemble et de vivre bien. Beaucoup de sénégalais sont devenus indisciplinés, insolents, violents, irrespectueux, corrompus, agressifs. Le drame de Demba Diop est aussi lié à l’agressivité des jeunes supporters. Beaucoup d’adultes notamment certains politiciens sont des contres modèles. En cette période de campagne électorale, on voit combien certains responsables politiques sont pourris. Il y a des choses qu’on ne doit pas demander à un Homme qu’on respecte sous aucun prétexte et il y a des revirements indignes d’un Homme d’honneur, digne et de foi.
L’immaturité de certains hommes politiques est perceptible à travers cette campagne électorale qui est indigne de notre démocratie. On ne propose pas au sénégalais des projets de société mais des banalités sans intérêts. Les populations qui en ont marre du sous-développement voudraient savoir où vont les mener ceux qui prétendre les diriger après le 30 juillet 2017. Inutile de leur dire ce qui est fait, ils le vivent intensément donc ils le savent, inutile de leur critiquer le pouvoir, ils peuvent le faire en connaissance de cause. Candidats à la majorité parlementaire, dites aux populations ce que vous ferez pour les soulager après votre victoire et comment vous le ferez. Au lieu de décliner leur projet de société, beaucoup nos candidats députés font de la médiocre comédie tous les soirs sur la RTS. En plus, ils ont tendance à devenir violents et agressifs. Beaucoup d’observateurs avertis craignent le pire. Nous vivons en ce mois de juillet 2017, un vrai recul démocratique par rapport aux campagnes législatives antérieures. Tout semble montrer que la pléthore de listes crétinise nos candidats.
Respectons les normes sociales qui ne sont pas toujours écrites mais qui constituent le liant qui nous permet de bien vivre dans notre société. Quant à l’Etat, il devra, pour nous éviter les catastrophes macabres cycliques, mener une politique sans complaisance de respect des normes dans tous les domaines : transports, sécurité, éducation, environnement, aménagement du territoire, santé et hygiène, sécurité sanitaire des aliments etc. Ces normes sont souvent écrites mais l’Etat semble les ignorer. Lorsqu’un responsable qui qu’il soit ne respecte pas ou ne sait pas faire respecter les normes, il doit démissionner ou être limogé. La culture de la démission et de la sanction est indispensable dans une vraie démocratie. On a eu 2 alternances démocratiques indiscutables mais visiblement notre démocratie a des faiblesses graves qu’il convient de corriger au plus et sans délai.
Pr Demba Sow/ferloo.com

20/07/2017

LE BOUM DE LA TELEPHONIE MOBILE

Téléphonie mobile : l’Afrique de l’Ouest connaîtra une des plus fortes croissances mondiales d’ici 2020

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Le secteur de la téléphonie mobile est en pleine effervescence à travers le monde depuis cette dernière décennie. Et au cours des trois prochaines années, l’Afrique de l’Ouest sera l’un des marchés à la plus forte croissance de la planète, selon une nouvelle étude de la GSM Association.
«Au cours des quatre prochaines années, l’Afrique de l’Ouest devrait enregistrer une croissance moyenne de 6 % par an du nombre d’abonnés, une des plus fortes croissances mondiales, se traduisant par 45 millions d’abonnés supplémentaires d’ici 2020», indique l’étude sur l’économie mobile en l’Afrique de l’Ouest, fraîchement publiée par la GSM Association, une organisation basée à Londres qui représente près de 800 opérateurs de téléphonie mobile à travers 220 pays du monde.
Nigéria, le gros morceau
En clair, la sous-région devrait passer de 172 millions d’abonnés uniques en 2016 pour un taux de pénétration de 49% à 220 millions en 2020, pour un taux de pénétration de 53%. A un tel stade en effet, indiquent les auteurs du rapport, la croissance du marché de la téléphonie mobile dans la sous-région dépasserait «la moyenne mondiale qui s’élève à 4,2%».
Cette performance ouest-africaine serait largement pourvue par le principal marché de la sous-région, à savoir le Nigéria, lequel devrait représenter les deux tiers des 6% de croissance prévue sur le marché sous-régional de la téléphonie mobile d’ici 2020. Un autre quart proviendrait de l’ensemble constitué par le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal. Le reste serait fourni par les autres pays, à savoir le Burkina Faso, le Togo, le Ghana, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie et le Cap-Vert.
La conjoncture n’a pas eu raison des investissements
Principaux moteurs de cette croissance : l’accessibilité des smartphones, le développement du haut débit et le maintien des investissements. Favorisée par une baisse continue des prix, les auteurs du rapport s’attendent à une adoption accélérée des smartphones dans la consommation de téléphonie mobile des Ouest-africains, prenant à témoin les deux opérateurs les plus importants de la sous-région, MTN et Orange en l’occurrence, qui offrent déjà des smartphones à des prix de plus en plus accessibles. Une tendance qui accélère également le passage au haut débit.
Actuellement, 23 réseaux 4G fonctionnent dans sept pays de la région, dont 14 lancés depuis début 2016, et tous les pays de la sous-région dispose de réseaux 3G. «Les connexions 3G et 4G dépasseront les connexions 2G d’ici mi-2019 et représenteront deux tiers du nombre total de connexions d’ici fin 2020», prévoient les agents de la GMA Association.
Le rapport note en outre que le contexte économique sous-régional difficile n’a pas eu raison des investissements et estime cela prometteur pour les prochaines années. Très menacé en 2016 en raison de la conjoncture au Nigéria dont le marché local de la téléphonie mobile a chuté de 5,5%, le marché sous-régional a connu une hausse de 2,8% de son chiffre d’affaires. Et bien que les pronostics misent sur un recul de ces revenus en 2017, la croissance du secteur devrait être favorisée par le stabilité des investissements qui devraient «entre 2017 et 2020 atteindre un total de 12,6 milliards de dollars», d’après la même source. Selon le document, le récent rachat de Airtel au Burkina Faso et en Sierra Leone par Orange, ainsi que le projet de fusion d’Airtel et Tigo au Ghana témoignent de la dynamique des investissements.
«Ce mouvement de consolidation et de rationalisation du marché se poursuivra probablement dans les prochaines années, amenant ainsi les marchés très fragmentés de la région qui comptent dans certains cas plus de cinq opérateurs et détenteurs de licences, vers une structure plus viable et optimale», analysent les auteurs du rapport.
Démontrant que le dynamisme du marché de la téléphonie mobile contribue à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies en Afrique de l’Ouest, en offrant l’accès à des outils et applications qui répondent à un large éventail de problèmes socio- économiques, la GSM Association appellent les gouvernements à faire plus d’efforts pour la pleine exploitation de ce secteur, notamment dans l’amélioration de la gestion du spectre des fréquences radio, de la fiscalité, de la réglementation et du cadre de développement des technologies de l’information et de la communication.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

17/07/2017

VISTER GOREE

Île de Gorée entre flânerie et rêverie

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Un incontournable lorsqu’on visite Dakar, un bain de soleil, une balade entre les bâtisses coloniales ou bien une baignade au bord de l’eau : l’île de Gorée est une île aux trésors pour qui aime se détendre dans un cadre paradisiaque. Ce n’est pas pour rien qu’elle figure, depuis 1978, au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pour profiter d’un moment de douceur, rien ne vaut un petit tour sur l’île de Gorée. Là, s’y étalent de belles maisons coloniales aux couleurs pastelles. Souvent usées par le temps, elles écopent ainsi du charme des années. Elles bordent la mer, dont les reflets bleutés tranchent avec cette mosaïque de couleur.
Après avoir pris le bateau en se rendant au port de Dakar, situé à plateau, on arrive devant un panorama grandiose. Dès les premiers pas, on sait déjà où se reposer une fois le tour de l’île réalisé. Des restaurants et des bars longent le bord de mer, d’autres louent des parasoles pour se prélasser à l’ombre et observer les vagues se répéter indéfiniment.
Mais l’île n’est pas qu’une plage paisible. Elle offre aussi un havre de paix pour se balader, se perdre, se laisser porter par les petits chemins qui serpentent l’ensemble. Le tout se sublime lorsque les visiteurs, ces inquisiteurs, ne sont pas encore nombreux. Il vaut mieux pour cela éviter les week-ends et privilégier les jours de semaine. Là, y règne parfois un calme plat, apaisant, délicieux.
Bien sûr, vous trouverez toujours quelques vendeurs de bijoux et autres accessoires pour vous demander de regarder leur boutique « pour le plaisir des yeux ». Une petite manigance qui vous conduira ainsi dans une visite risquée où il faudra s’armer de patience et de persévérance si vous ne voulez pas dépenser toute votre épargne retraite.
Une fois allégé de ses quelques francs CFA, on peut enfin se laisser porter vers les endroits phares de ce petit territoire. Il faudra bien évidemment passer par la maison des esclaves. Un lieu symbolique et historique, bien que son rôle dans le commerce triangulaire soit aujourd’hui relativisé. La visite est rapide et prendre un guide est probablement inutile. Le lieu parle de lui-même et vaut la peine d’être vu. La maison est fermée le lundi, ce qui implique aussi que l’île soit plus calme en cette journée.
Plus réjouissant sera la visite de l’église Saint Charles Borromée, une belle bâtisse couleur crème qui fut construite en 1830 après l’incendie de l’ancienne église, au moment de la reprise de l’île par les anglais. Il faudra aussi visiter l’une des plus anciennes mosquées en pierre du pays, construite en 1890, sur le versant ouest du Castel. Au nord, on aperçoit, dès l’arrivée, l’ancien Fort d’Estrées, aujourd’hui musée historique, consacré à l’histoire générale du pays, des origines à l’indépendance. Ouvert en 1994, le musée de la Femme est aussi un des atouts de l’île, en rendant compte de l’histoire des femmes du pays.
Il ne faudra surtout pas oublier de monter la colline, par le chemin pavé et auréolé de vendeurs de tableaux et bijoux. L’allée, bordée d’arbres et de peintures colorées vaut le détour à elle seule. En s’aventurant, on est émerveillé par toutes ses créations. Arrivé en haut, on découvre le mémorial de Gorée, ainsi que les anciens canons qui surplombent l’île. Depuis là, on dispose d’une vue panoramique sur Dakar.
Pour toutes ses raisons, la visite de l’île est une chose à ne pas manquer pour toute personne se rendant à Dakar. C’est aussi une bonne idée de sortie pour tous les dakarois qui souhaite profiter d’un moment convivial, loin de la ville et de son tumulte. On profite alors de ce patrimoine architectural, des rayons du soleil qui viennent se refléter sur la mer, du calme et de la tranquillité d’un endroit tout simplement beau.
lepetitjournal.com
http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/escapades/286...

16/07/2017

DRAME A DAKAR

Un match de football tourne au drame, au moins 9 morts et des dizaines de blessés.

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La finale de la Coupe de la Ligue du Sénégal qui oppose le Stade de Mbour à Ouakam au stade Demba Diop de Dakar a tourné au drame ce samedi 15 juillet 2017. Selon un bilan provisoire, on dénombre 9 morts dont une femme et plus de 50 blessés graves. Le drame est survenu suite aux bagarres entre supporters dans les tribunes à la fin de la première période des prolongations alors que le Stade de Mbour menait 2-1 face à Ouakam.
« Les supporters du Stade de Mbour fuyaient pour éviter les pierres donc ils se sont retrouvés à un coin du stade, et c’est à ce moment-là que le pan de mur s’est effondré, entraînant avec lui les supporters », raconte un témoin rapporté par la Radio France Internationale (Rfi). Certaines personnes ont également été piétinées dans la bousculade, ajoute-t-il.
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« Une heure après le drame, on pouvait voir des supporters assis au milieu du stade, attendant d’être évacués. La tension était encore forte, avec des jets d’objet encore dans certaines tribunes. La police était déployée au milieu du stade pour contenir cette foule » rapporte Rfi.
Le président de la fédération sénégalaise de Football, dans une déclaration de presse, a rendu hommage au disparu. Il dit prendre des mesures avec le président la ligue pour faire la lumière sur les circonstances du drame. “En tant que président de la fédération je vais aller rejoindre le président de la ligue et mes collègues pour qu’on puisse faire une première évaluation, prendre les premières mesures avant de laisser à une enquête le soin de déterminer, de manière précise, la ou les responsabilités dans la situation très grave qui est arrivée“, a-t-il déclaré.
Sur les réseaux, de milliers d’internautes ont rendu hommes aux victimes. Ils ont également dénoncé l’état vétuste du stade Demba Diop de Dakar. Sur son compte Twitter, le “Journal de Dakar” a annoncé la fermeture du stade après le drame. Une décision qui serait prise, selon le journal, par le ministre sénégalais des sports.
Ignace SOSSOU/beninwebtv.com

PORTIQUES AUTOMATIQUES A YOFF

L’aéroport Léopold Sedar Senghor étrenne des portiques automatisés

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Les autorités sénégalaises ambitionnent de faire du pays un Hub aérien et veulent se donner les moyens de leur politique en mettant sur place une politique aérienne de dernière génération. Des E gates pour mettre Dakar au niveau des normes aéroportuaires internationales.
Et une infrastructure de plus qui va changer le visage de l’aéroport LSS de Dakar. Dans le cadre de la modernisation des infrastructures aéroportuaires et sécuritaires du Sénégal, il a été inauguré cette semaine des portiques automatisés de l’immigration ou E gates.
Avec ce nouveau dispositif, les faussaires et autres personnes indélicates n’auront plus qu’à bien se tenir. Ces E gates, que l’on retrouve dans les plus grands aéroports du monde vont permettre un gain de temps dans le cadre de la facilitation des formalités d’enregistrement au départ et à l’arrivée. Plus besoin de perdre une vingtaine de minutes pour passer le service de police, maintenant tout se passe en moins de 5 minutes. Un gain de temps qui est la bienvenue dans la gestion rapide du flux de passagers lorsque plusieurs compagnies atterrissent au même moment.
Avec ces plus de 2 millions de passagers annuel, ces installations modernes vont permettre des conditions d’exploitation optimales de l’aéroport LSS en attendant l’ouverture prochaine de l’aéroport international Blaise Diagne.
Ces innovations sécuritaires sont le fait de la société sécuriport, qui est en charge des questions sécuritaires frontalières grâce à un contrat signé avec l’Etat du Sénégal depuis 2011.
Eva Rassoul/au.senegal.com

PROTEGER MIEUX LA PÊCHE

Surveillance des pêches maritimes : Le Sénégal dispose désormais de deux stations de réception de données géospatiales

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La direction des Pêches maritimes (Dpm) du Sénégal et le Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (Crodt) disposent désormais, tous les deux, une station de réception de données géo-spatiales afin de surveiller le mouvement des navires dans les zones exclusivement réservées à la pêche de toute la façade Est de l’Océan atlantique. La cérémonie de lancement a eu lieu, hier, à la Direction des pêches maritimes du Sénégal.
Grâce à l’appui du Projet régional « Gestion des ressources marines et côtières » du Programme de surveillance de l’environnement et de la sécurité en Afrique, dénommé « The Monitoring of environment and security in Africa programme (Mesa) de la Commission marine de la Cedeao, la direction des Pêches maritimes (Dpm) du Sénégal et le Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (Crodt) disposent désormais tous d’une station de réception de données géospatiales.
Selon, le directeur des Pêches maritimes, Docteur Mamadou Goudiaby, ces deux stations de réception de données géospatiales vont ainsi aider l’État du Sénégal à mieux surveiller le mouvement des navires dans les zones exclusivement réservées à la pêche aussi bien dans les pays de la Cedeao et dans ceux de toute la façade Est de l’Océan atlantique, de diffuser des données sur les conditions océaniques et les cartes des Zones potentielles de pêche (Zpp).
« Ces installations de stations de réception de données géospatiales à la direction des pêches maritimes, mais également au Crodt vont permettre de mieux suivre les paramètres océaniques et le mouvement des navires dans les zones exclusives aussi bien dans la sous-région que dans les autres pays de la Cedeao et de toute la façade Est de l’Océan atlantique », a assuré le directeur des Pêches maritimes, Docteur Mamadou Goudiaby, au cours de la cérémonie de lancement de cet outil de surveillance de l’environnement et de la sécurité en mer. Elles vont, selon lui, permettre également de pérenniser les acquis dans les domaines de la surveillance et de la sécurité des pêches et ressources maritimes, mais aussi d’aller vers le développement des activités océanographiques dans la sous-région ouest-africaine.
Il existe aussi, dans le pays, d’autres stations de données terrestres dans certains centres de recherches, dont l’université, le Centre de suivi écologique (Cese), l’Anacim.
Selon lui, le projet a été financé à hauteur de 39 millions de dollars. Ce projet est important pour pérenniser ce que nous avons réalisé durant cette première phase du Mesa. Cet outil, selon les responsables de la direction des Pêches maritimes du Sénégal, va incontestablement contribuer au développement des services opérationnels de surveillance des paramètres de gestion des pêcheries et de l’état de l’océan pour la sécurité en mer. Ces deux stations, qui viennent d’être implantées, vont favoriser la gestion des pêcheries, la prévision océanique, ainsi que le suivi des profils côtiers et marins. Elles vont également permettre de lutter contre la pêche illégale non déclarée et non réglementée (Inn) aux niveaux national et régional.
Mamadou SY/lesoleil.sn

14/07/2017

SAVE DAKAR

SaveDakar, la campagne qui dénonce l’indiscipline et l’incivisme des Sénégalais

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Lancée il y a un mois par Mandione Laye, #SaveDakar est une campagne digitale qui lutte contre l’incivisme et l’indiscipline des populations de la capitale.
C’est au Sénégal où l’on voit beaucoup d’individus qui manifestent une totale indifférence à l’égard des choses incontournables pour le développement d’un pays.
En conséquence, il est temps que les citoyens s’engagent pour mettre fin au laisser- aller total qui règne dans la ville de Dakar.
Pour réussir un tel pari, il faut nécessairement, une sensibilisation une rééducation des populations surtout ces jeunes qui seront les adultes de demain. Les réseaux sociaux demeurent le meilleur moyen selon le photographe.
“En fait, j’ai su qu’il y avait plus de deux millions de Sénégalais qui utilisent Facebook. Ainsi, je me suis dit voilà un moyen simple et gratuit pour partager mon indignation, pour dénoncer les divers abus notés à Dakar. Un moyen aussi de sensibiliser afin de lutter contre l’occupation illégale de l’espace public, les dépôts d’ordures dans les rues, les surcharges dans les véhicules de transport en commun, etc.”
Depuis le début du mois de juin, Mandione poste des images montrant cet incivisme et cette indiscipline, à travers des comptes Twitter, Facebook et Instagram, intitulés SAVE DAKAR, utilisant en même temps le mot-dièse #SaveDakar.
Ce qui lui a surtout poussé à lancer cette campagne c’est “la Place de l’Indépendance, le cœur de la capitale sénégalaise, la vitrine du pays, un des symboles de la nation qui est devenu le lieu de rassemblement préféré des fous, des sans-abris, des ” boudjoumanes “, des talibés, des mendiants.”
Pour lui c’est inacceptable, incompréhensible et frustrant de voir tout ce qui se passe dans ce lieu situé à moins de 200 m du palais de Macky SALL.
“Et pourtant le prestigieux ministère qui abrite nos diplomates est en face. Cet ancien beau joyau avec son joli jet d’eau est devenu aussi un dépotoir d’ordures et de déchets publics.”
Mandione a peur pour l’avenir de son pays qui n’a plus de civilité, “cette attitude de respect, à la fois à l’égard des autres citoyens mais aussi à l’égard des bâtiments et lieux de l’espace public. Cette reconnaissance mutuelle et tolérante des individus entre eux, au nom du respect de la dignité de la personne humaine, qui permet une plus grande harmonie dans la société. “
Néanmoins, le passionné de la photographie espère qu’il est possible de changer les citoyens de ce pays car “tant qu’il y aura des gens pour dénoncer certains actes, considérons qu’il y a encore de l’espoir. Parce que seule une véritable action citoyenne peut faire réagir les politiques.”, ajoute t- il.
Il souhaite que chacun en fasse son problème et que cela soit un mouvement d’ensemble dans tous les réseaux sociaux afin que cela cesse.
Il rappelle que beaucoup de Sénégalais réclament toujours certains de leurs droits, or, avant cela, ils devraient d’abord s’acquitter de leurs devoirs.
En fait, les autorités étatiques ne font aucune action la- dessus, c’est pourquoi il veut utiliser les réseaux sociaux pour les interpeller, il est temps d’intervenir. Car, c’est une remarque, toutes ces autorités sont présentes sur les réseaux sociaux. En plus, tous les jeunes sont actifs sur ces derniers, quel que soit le statut : élève, étudiant, maçon, menuisier, mécanicien, ambulant, etc.
Pratiquement, “les gens ne suivent plus la télévision, ils n’écoutent, non plus, la radio. Ils préfèrent s’informer sur internet. Alors, je me suis dit voilà un bon moyen pour sensibiliser. Certes nous avons un beau pays, par contre, il est trop sale. Donc, nous devons le dénoncer.”, affirme Mandione Laye.
socialnetlink/org

EXCISIONS EN BAISSE

Baisse de la prévalence de l'excision chez les filles de moins de 15 ans (Unfpa)

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Le taux de prévalence de l'excision chez les filles sénégalaises âgées de moins de 15 ans est passé de 18 à 14,6% entre 2013 et 2015, a déclaré, jeudi à Dakar, Moussa Faye, représentant résident assistant au Sénégal du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa en anglais).
"Pour la jeune génération, des progrès notables ont été obtenus ces dernières années au Sénégal, entre 2013 et 2015, la prévalence de l'excision chez les filles âgées de moins de 15 ans, est passée de 18 à 14,6%", a expliqué M. Faye à l'ouverture d'un symposium sur les mutilations génitales féminines.
Au Sénégal, a poursuivi Moussa Faye, la proportion de femmes âgées de 15-49 ans ayant déclaré avoir subi l'excision est passée de 28% en 2005, à 25% en 2014 et à 24% en 2015, avec toutefois des disparités régionales car, les régions de Tambacounda, Kédougou (Est) Sedhiou, Kolda, Ziguinchor (Sud), Matam (Nord sont plus touchées.
"En termes de progrès vers l'abandon des mutilations génitales féminines, la baisse de la pratique de l'excision est cependant remarquable chez les ethnies qui la pratiquent le plus ‘’ , a expliqué Moussa Faye.
Ainsi, a-t-il poursuivi, chez les mandingues, 37% des filles de -15 ans sont excisées alors que 71% de leurs aînées (15-49 ans) le sont.
Chez les Soninkés, a encore dit Faye, la prévalence de l'excision est de 60% chez les aînées contre 39% chez les plus jeunes.
Cela signifie que les filles subissent de moins en moins la pratique des Mutilations génitales féminines (Mgf) comparées à leur mère, note-t-elle.
Selon lui, l'argument médical a permis de renforcer la sensibilisation auprès des communautés, et qu'il est plus que jamais essentiel de travailler avec le personnel de santé qui peut jouer un rôle déterminant pour accélérer la dynamique sociale des communautés et à continuer à sensibiliser les communautés.
TE/of/APA/apanews.net

12/07/2017

AU SENEGAL ORIENTAL: BANDAFASSI

A la découverte de Bandafassi, un village communautaire authentique

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Porte d’entrée du pays Bassari, le village communautaire de Bandafassi situé au cœur du Sénégal oriental, à 15 km de Kédougou, fait partie de ces endroits où la paix et le silence sont tels que le temps n’a plus de valeur. Site du patrimoine mondial de l’UNESCO, Bandafassi est aussi une destination de cœur pour les opérateurs touristiques.
Aménagé comme étant un complexe multifonctionnel faisant également la promotion du tourisme culturel et de l’écotourisme à travers le riche patrimoine matériel et immatériel du pays Bassari, Bandafasi est aujourd’hui un véritable centre touristique qui accueille chaque année de nombreux visiteurs. « Il y a une vingtaine d’années, ce village était ignoré. Pourtant il est la porte d’entrée du pays Bassari. Aujourd’hui, on peut dire que les habitants du petit village communautaire, qui sont les artisans d’un tourisme sain, réalisent peu à peu leur rêve qui est de transformer cette zone en destination touristique. Cet endroit plein de charme représente une terre de repos pour les amoureux de la nature à la recherche d’authenticité », commente Ismael Cabra Kambell, de la plateforme de voyage en Afrique Jumia Travel.
Inauguré en avril 2014 par Macky Sall, ce village communautaire est une vitrine des cultures et des ethnies minoritaires. Il a accueilli en novembre 2015, la 4e édition du Festival des minorités ethniques et représente les populations de Bandafassi, Dindefelo et Ethiolo. Outre sa promotion culturelle, il a également pour mission d’apporter aux communautés locales des infrastructures aptes à garantir le développement et la sauvegarde du patrimoine local.
Entouré de collines, avec une flore et une faune très riche, le lieu dégage un charme et une tranquillité sans pareil. Le village possède également un musée, un espace d’interprétation ethnoculturel, un centre multimédia, une petite radio communautaire (Bandafassi FM) ainsi que des cases d’hébergement très authentiques. Une véritable immersion en plein pays Bassari, qui vous invite à un tourisme durable et responsable, avec à la clé la découverte de traditions ancestrales.
N’hésitez pas à y faire un détour, surtout en cette période ou les paysages sont magnifiques. Et avant de repartir, n’oubliez pas de ramener dans vos bagages de jolis souvenirs locaux !
Marie Jose/ Jumia Travel/nouvellesdedakar.com

PETROLE A N'EN PLUS FINIR

Encore une découverte de pétrole

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On ne compte plus les découvertes de pétrole dans les eaux du Sénégal. Mardi, le pétrolier écossais Cairn Energy a annoncé avoir mis la main sur un important gisement d’or noir dans le puits FAN South-1.
Les travaux ont commencé le 26 mai dernier et ont été exécutés par la plateforme de forage Stena Drillmax. Ils se sont déroulés suivant le budget, en toute sécurité et ont pris fin avant l’échéancier prévu par les partenaires sur le projet, souligne une note de la firme, cotée à Londres.
« FAN Sud est notre dixième réussite au Sénégal depuis les trois dernières années et notre deuxième puits dans la partie profonde du bassin, à côté de la découverte FAN-1. Les résultats de FAN South seront intégrés à ceux de FAN-1 et ajoutés à ceux du champ SNE. Cela aidera la coentreprise à mieux évaluer le potentiel du bassin en eau profonde, au large du Sénégal.», a commenté Simon Thomson (photo), le patron de Cairn. Il a poursuivi en annonçant que les travaux de forage sur la partie nord du prospect démarreront « bientôt ».
Situé à une profondeur d’eau de 2 175 mètres, le puits a été foré jusqu’à une profondeur totale de 5 433 mètres où deux réservoirs majeurs ont été atteints. Il s’agit d’un réservoir de turbitides datant du crétacé supérieur et un autre datant du crétacé inférieur, exactement comme sur la découverte FAN-1 en 2014.
Selon les ingénieurs de cairn Energy, l’analyse préliminaire de l’huile indique une qualité API de 31°. Des études sont en cours pour vérifier si l’huile des deux puits (FAN-1 et FAN South-1) est de qualité commerciale.
Pour rappel, FAN South-1 est situé sur le prospect FAN South, à 90 km au large du bloc Sangomar Deep Offshore et à 30 km au Sud-Ouest de FAN-1. Cairn est l’opérateur du champ SNE avec 40% des participations totales. L’Américain ConocoPhillips en détient 35%, FAR Ltd, 15%) et Petrosen, la société publique sénégalaise du pétrole, les 10% restants.
Olivier de Souza/agenceechofin.com

LA HONTE DU SENEGAL

Insuffisance des efforts de lutte contre la mendicité des enfants

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L'exploitation des enfants talibés et les abus dont ils sont victimes restent monnaie courante
Des dizaines de milliers d'enfants talibés au Sénégal continuent d’être forcés à mendier et de souffrir d'abus dans certaines écoles coraniques traditionnelles, un an après le lancement d’un programme gouvernemental visant à réprimer ces pratiques, ont déclaré dans un rapport publié aujourd'hui Human Rights Watch et la Plateforme pour la Promotion et la Protection des Droits de l'homme (PPDH), une coalition sénégalaise d’organisations de défense des droits humains.
Le rapport de 45 pages, intitulé « “Je vois encore des talibés mendier” : Insuffisance du programme gouvernemental pour protéger les enfants talibés au Sénégal », examine les succès et les échecs de la première année d'un nouveau programme du gouvernement visant à retirer des rues les enfants forcés à mendier. Le rapport documente les abus persistants – et notamment l'omniprésence de la mendicité forcée, de la violence et des abus physiques, l'enchaînement, l'emprisonnement et les abus sexuels – auxquels ont été confrontés de nombreux enfants talibés à Dakar et dans quatre autres régions du pays, pendant et malgré la mise en œuvre du programme. Human Rights Watch et la PPDH ont également évalué les défis qui restent à relever pour que les victimes d'abus puissent avoir accès à la justice.
« Bien qu'il représente un pas dans la bonne direction, le programme du Sénégal visant à retirer les enfants des rues n'a presque rien changé au nombre alarmant de jeunes talibés qui sont tous les jours victimes d'exploitation, d'abus et de négligence », a déclaré Corinne Dufka, Directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch. « Pour empêcher les abus et s'attaquer au cœur du problème, le gouvernement devrait veiller à ce que les maîtres abusifs fassent l’objet de sanctions ou de poursuites. »
Les deux organisations ont exhorté le gouvernement à renforcer le programme lors de sa deuxième année de mise en œuvre, à ouvrir des enquêtes et à engager des poursuites contre les maîtres coraniques abusifs, et à mettre en place un cadre juridique pour réglementer les pensionnats coraniques traditionnels, aussi connus sous le nom de daaras. Les candidats aux élections du 30 juillet à l'Assemblée nationale devraient placer les droits de l'enfant au centre de leurs campagnes et la nouvelle Assemblée s'efforcer de mettre fin à la mendicité forcée et d'accélérer l’adoption du projet de loi portant statut des daaras.
Les enfants talibés qui fréquentent des daaras qui les exploitent sont légion. Un talibé de Dakar âgé de 8 ou 9 ans a confié à Human Rights Watch que dans son ancien daara, « Nous faisions la mendicité pour de l’argent et pour du riz. Le marabout [maître coranique] demandait 400 francs CFA [0,70 dollar US] par jour. Le mercredi, c’était 500 francs CFA [0,85 dollar US], pour payer le loyer et l’électricité. Si nous n’apportions pas l’argent, ou si nous ne récitions pas les versets, le marabout nous battait. »
Le rapport s'appuie sur des entretiens approfondis menés de janvier à juin 2017 avec des enfants talibés anciens ou actuels, des maîtres coraniques, des activistes, responsables gouvernementaux, travailleurs sociaux et travailleurs humanitaires sénégalais, et des responsables de l'ONU. Il fait suite à un rapport de juillet 2016 intitulé « Sénégal : Nouvelles mesures pour protéger les talibés et les enfants de la rue » et sur des rapports de 2015, 2014 et 2010 documentant les abus contre les talibés.
À travers le Sénégal, environ 50 000 enfants talibés – selon les estimations – vivent dans des daaras où leurs maîtres coraniques les forcent à mendier chaque jour pour de l'argent, du riz ou du sucre. Les talibés vivent souvent dans des conditions de misère extrême et sont fréquemment soumis à des abus physiques ou psychologiques équivalant à des traitements inhumains et dégradants.
Certes, tous les daaras n'ont pas recours à l'exploitation et aux abus. De nombreux maîtres coraniques respectent les droits des enfants dont ils ont la charge. Mais beaucoup d'autres font fonctionner leurs écoles comme des entreprises, sous prétexte d'enseigner le Coran.
Durant la période d’avril à juin, Human Rights Watch a observé des centaines de talibés vivant dans des daaras sordides et mendiant au vu et au su de tous dans les villes de Dakar et de Saint-Louis. Les enfants – qui pour bon nombre d’entre eux n'avaient pas de chaussures, étaient couverts de saleté, portaient des vêtements en lambeaux, souffraient d'infections cutanées et semblaient aussi souffrir de malnutrition – mendiaient souvent devant les policiers ou les gendarmes, près des immeubles du gouvernement et sur des routes très fréquentées.
Lancé en juin 2016 à Dakar, le programme du gouvernement visant à lutter contre la mendicité forcée des enfants et connu sous le nom de « retrait des enfants de la rue » a rencontré un certain succès. Entre juin 2016 et mars 2017, 1 547 enfants ont été retirés des rues de Dakar et plusieurs centaines d'entre eux ont pu rejoindre leurs familles.
Mais au final, plus de 1 000 enfants identifiés comme talibés ont été renvoyés auprès de leurs maîtres coraniques, ceux-là mêmes qui au départ les avaient forcés à mendier. Le gouvernement n'a formellement ouvert aucune enquête sur les maîtres impliqués, personne n'a été arrêté et aucune inspection officielle n'a été effectuée pour déterminer les conditions de vie dans les daaras.
« L’État n’est jamais allé voir si l’enfant a été placé dans un bon daara ou non », a expliqué l’Imam Elimane Diagne, président du Collectif pour la modernisation des daaras. « Dans ces daaras, il n’y a pas de bonnes conditions… Les enfants dorment à même le sol. Il y a des maladies comme la gale… Parfois, ce sont des daaras sans eau ou robinet… Et au-delà de tout ça, l’enfant continue à mendier. »
Des responsables du programme ont indiqué en mai à Human Rights Watch qu'ils avaient pris la décision d'arrêter de renvoyer les enfants talibés dans leurs daaras, mais il est difficile de dire si cette mesure résulte de l’application d’un protocole particulier. Les responsables ont ajouté qu’encore récemment – en avril – des enfants avaient été renvoyés dans des daaras.
Pendant le premier mois du programme, les activistes et les travailleurs humanitaires ont observé une baisse spectaculaire de la mendicité des enfants. Mais l'absence d'enquêtes et de poursuites contre les maîtres abusifs a entraîné un retour au statu quo.
Pendant la première année de mise en œuvre du nouveau programme, Human Rights Watch a également documenté la mort de deux talibés suite à des abus dans des écoles coraniques ; cinq cas d'abus sexuels ou de tentatives d'abus sexuels par des maîtres coraniques ou leurs assistants ; et 28 cas de talibés battus, enchaînés ou emprisonnés dans des daaras. Ces abus ont eu lieu à Dakar et dans quatre autres régions du Sénégal.
Le gouvernement devrait veiller à ce qu'aucun enfant ramassé pendant qu'il mendiait ne soit renvoyé dans une école coranique qui a violé ses droits en le forçant à mendier ou en lui faisant subir d'autres abus, ont déclaré Human Rights Watch et la PPDH. Les ministères de la Famille, de la Justice et de l'Intérieur devraient coordonner leurs efforts pour faciliter les enquêtes et les poursuites contre les maîtres coraniques qui exploitent les enfants ou abusent d'eux. Tous les enfants qui vivent dans des daaras abusifs devraient en être immédiatement retirés et renvoyés dans leur famille, ou placés dans des structures alternatives de garde appropriées.
« Nous ne pouvons plus attendre demain pour mettre fin à l'exploitation et la maltraitance des talibés, enfants issus des couches les plus vulnérables de nos populations », a déclaré Mamadou Wane, président de la PPDH. « C'est maintenant qu'il faut arrêter cette violation massive et à ciel ouvert des droits de l'enfant au Sénégal. Nous sommes tous responsables. Nous avons tous l'obligation d'agir collectivement, avec l’État en première ligne. »
Lauren Seibert/Human Rights Watch/hrw.org

LE PILLAGE DES EAUX SENEGALAISES

Pour en finir avec le pillage des eaux africaines

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Des navires chinois dans le port de Conakry, en Guinée, le 11 avril 2017. Lors d’une inspection, les autorités ont notamment découvert une carcasse de grand requin-marteau, une espèce protégée.
La pêche est une source d’emplois, d’alimentation et de revenus pour des millions de citoyens africains. Hélas, les riches eaux côtières de l’Afrique sont pillées depuis des années par des flottes étrangères, pratiquant souvent la pêche illégale. D’après Kofi Annan, président de l’Africa Progress Panel, « le pillage des ressources naturelles correspond à un vol organisé » dont les coûts sociaux et économiques sont considérables.
La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) représente un vol de revenus comparable à l’évasion fiscale, tandis que la surpêche, légale mais irraisonnée, réduit les stocks de poisson, fait du tort à la pêche locale et nuit à l’environnement marin. Ce phénomène détruit des communautés de pêcheurs en les empêchant de prélever, de transformer et de commercialiser le poisson.
Grands chalutiers contre petits bateaux
Le rapport 2014 de l’Africa Progress Panel, « Agriculture, pêche et capitaux : comment financer les révolutions verte et bleue de l’Afrique », révèle qu’un grand chalutier peut pêcher jusqu’à 250 tonnes de poisson en une seule journée, soit autant que 50 petits bateaux de pêche artisanale en un an. Le rapport souligne également que la pêche INN coûte à la seule région d’Afrique de l’Ouest 1,3 milliard de dollars par an (environ 1,2 milliard d’euros).
Pour que les pays africains puissent profiter pleinement du potentiel de leurs ressources halieutiques, il convient de mettre un terme à la pêche INN. Selon un rapport récent de l’Overseas Development Institute, 300 000 nouveaux emplois pourraient être créés si l’Afrique de l’Ouest investissait davantage dans le secteur de la pêche.
La surpêche et la pêche INN nuisent aux communautés africaines, mais aussi à l’économie mondiale. Il est donc essentiel de mener une action internationale concertée pour lutter contre ces méthodes. Les gouvernements, les entreprises et la société civile doivent s’unir pour agir ensemble.
L’Africa Progress Panel ne cesse de souligner la nécessité de la transparence afin d’améliorer la gestion des ressources naturelles en Afrique et ainsi le partage des richesses avec le plus grand nombre de citoyens. Le secteur de la pêche ne fait pas exception à la règle. De nombreux experts s’accordent à dire que, pour protéger et gérer plus efficacement ce secteur, il est nécessaire d’améliorer la transparence et la participation des citoyens.
Heureusement, les questions relatives à la pêche durable et à la préservation du milieu marin figurent pour la première fois dans les priorités politiques mondiales. Deux nouvelles mesures internationales – si elles sont effectivement appliquées – devraient contribuer à mettre rapidement un terme au pillage de certaines des plus importantes ressources halieutiques de l’Afrique : l’Accord de 2009 relatif aux mesures du ressort de l’État du port, un traité international visant à combattre la pêche INN, et l’initiative mondiale Fisheries Transparency Initiative (FITI).
Le début d’une nouvelle ère
L’adoption du standard international de la FITI, fin avril à Bali, marque le début d’une nouvelle ère en matière de transparence dans le secteur de la pêche. Cette norme constitue le premier accord international volontaire concernant les types de transparence et de participation à adopter pour permettre une gestion raisonnable des ressources halieutiques. Il s’agit aussi du premier document qui définit des normes mondiales en matière de transparence dans ce secteur.
Selon Peter Eigen, membre de l’Africa Progress Panel et fondateur de la FITI, « il arrive encore trop souvent que même des informations de base concernant le secteur de la pêche ne soient pas rendues publiques. Le standard de la FITI arrive à point nommé, car nous devons tous collaborer pour préserver et utiliser durablement nos océans, nos mers et nos ressources marines. Cette norme définit clairement les exigences auxquelles les pays devront satisfaire en matière de transparence et de participation multipartite dans le secteur de la pêche ».
À ce jour, cinq pays se sont engagés à mettre en œuvre le standard FITI : la Guinée, l’Indonésie, la Mauritanie, le Sénégal et les Seychelles. L’Africa Progress Panel appelle tous les pays côtiers et insulaires d’Afrique à participer à l’initiative. Nous encourageons également tous les groupes de la société civile à utiliser la nouvelle plateforme du standard de la FITI pour réclamer des améliorations en matière de gouvernance dans le secteur de la pêche et pour inciter les gouvernements à agir.
Les Africains, qui sont les véritables propriétaires des ressources halieutiques de l’Afrique, ont un rôle essentiel à jouer dans la transformation de leur continent. Une participation active des citoyens est primordiale pour changer le système. Ils doivent agir pour faire respecter l’intérêt national. Kofi Annan l’a dit et répété : « Si les dirigeants échouent, le peuple prendra la relève et les obligera à suivre le mouvement.
Max Bankole Jarrett est directeur de l’Africa Progress Panel, une fondation qui œuvre en faveur d’un développement équitable et durable de l’Afrique.
Max Bankole Jarrett
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/05/pour-en-...

09/07/2017

36 MILLIARDS DE LA BANQUE MONDIALE

La Banque mondiale octroie plus de 36 milliards de FCfa au Sénégal

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Le 30 juin dernier, la Banque mondiale a approuvé un crédit de 54,9 millions d’euros (60 millions de dollars), soit plus de 36 milliards de FCfa au Sénégal pour améliorer la gouvernance et la gestion du secteur énergétique, indique un communiqué de l’institution financière. Cette opération soutiendra aussi la réforme des institutions et des politiques publiques de production d’électricité. Elle devra « réduire la vulnérabilité chronique du secteur aux chocs des prix pétroliers et, à terme, abaisser sensiblement les coûts de production d’électricité ». Elle devrait également réduire l’intensité des émissions de carbone liées à cette activité. En zone rurale, précise la source, « cette opération a pour objectif de promouvoir l’accès des populations locales à l’électricité en déployant des services modernes, à des tarifs plus abordables, dans les régions encore insuffisamment desservies ».
« Cette opération d’appui aux politiques de développement est la première d’une série de trois initiatives destinées à promouvoir les réformes structurelles dans plusieurs secteurs. Elle porte sur la réforme des secteurs de l’énergie et des Tic, domaines prioritaires du Plan Sénégal émergent (Pse) pour stimuler la compétitivité et favoriser une croissance inclusive au Sénégal », indique le communiqué. Cette enveloppe servira également à renforcer le cadre juridique du secteur des technologies de l’information et de la communication en vue de « promouvoir la concurrence, de stimuler l’investissement dans ce secteur et d’améliorer l’accès à ces technologies », rapporte la même source. L’appui de la Banque mondiale à la réforme du secteur des Tic permettra de faciliter la mission des fournisseurs de services Internet et l’accès des usagers. En outre, précise le communiqué, ce premier appui budgétaire aidera le gouvernement sénégalais et les acteurs des secteurs concernés à éliminer les obstacles à l’investissement et à promouvoir la concurrence sur le marché de l’Internet à haut débit, dans tous les segments de l’infrastructure à large bande (accès, réseau et connectivité internationale). Cette série d’opérations s’efforcera de promouvoir un accès plus large aux services de Tic en appliquant efficacement la politique d’accès universel.
« Dans ces deux secteurs, l’objectif est d’accroître l’offre et de réduire les coûts afin d’améliorer l’accès de toute la population à ces services par des réformes d’envergure visant à éliminer les principaux obstacles institutionnels et administratifs », a déclaré Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal. « Dans le secteur énergétique, cette série d’opérations aidera le Sénégal à résoudre les difficultés qui affectent, depuis longtemps, la gestion de la Senelec et à moderniser la règlementation et les mécanismes financiers du secteur afin d’améliorer la qualité du service public d’électricité et sa soutenabilité financière », a expliqué Paolo Zacchia, économiste principal pour le Sénégal.
Mamadou SY/lesoleil.sn

08/07/2017

DES PIROGUES MODERNES POUR LE SALOUM

Désenclavement des îles du Sine-Saloum: des pirogues modernes bientôt disponibles

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Des pirogues modernes adaptées au transport des personnes et des biens seront bientôt mises à la disposition des insulaires du Sine-Saloum. C’est dans le cadre du projet de désenclavement des îles initié par l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM). Près de cinquante (50) îles sont concernées.
En marge d’un comité régional sur l’identification des liaisons tenu à Fatick, le Directeur de l’ANAM a informé que des pirogues modernes seront mises en circulation dans les îles pour améliorer les conditions de transport des personnes et des biens.
Selon Maguèye Guèye, « ces pirogues seront construits avec l’ensemble des équipement nécessaires pour recevoir les passagers et les mettre dans les conditions de transports requises par rapport au confort ».
Toutefois, le Directeur a tenu à rassurer qu’« elles vont respecter les normes de sécurité pour éviter les drames comme celui qui a eu lieu à Bettenty ».
S’agissant de la capacité de ces pirogues, Maguèye Guèye de préciser que « les nombres de passagers seront adoptés par rapport au besoin de chaque liaison. Il y en aura qui feront accueilleront cinquante (50) passagers, d’autres pourront aller jusqu’à 100 ».
A cette occasion, l'ANAM a présenté son projet de désenclavement interne qui concerne plus de cinquante (50) îles.
« On a identifié trois (3) pôles qui seront reliés avec cinq (5) points terrestres qui sont Djifer, Nangane, Foudiougne, Sokone, Toubacouta. Cinquante (50) îles sont concernées pour pouvoir desservir, de faire les collections entre les pôles pour pouvoir assurer le nécessaire pour le déplacement des personnes et des biens », ajoute Maguèye Guèye.
Aminata Diouf/pressafrik.com

MACRON ET LE FCFA

Emmanuel Macron : « Si on n’est pas heureux dans le FCFA, on le quitte, on crée sa monnaie… ou on la ferme »

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Le week-end dernier à Bamako au Mali s’est déroulé Sommet du G5 Sahel. Emmanuel Macron, le président de la Français était l’invité d’honneur du sommet. Celui-ci a piqué une crise de colère à l’encontre des dirigeants africains de la zone Franc qui menacent de quitter le FCFA. Pour Macron, si on ne sent pas heureux avec le FCFA, on la quitte et on crée sa propre monnaie. Il demande également à ceux qui souhaitent rester de ne pas tenir déclarations démagogiques.
Ces derniers jours, certains chefs d’Etats de la zone FCFA, perçoivent cette monnaie comme le « mal absolu ». Plusieurs campagnes et déclarations plaident pour la sortie du FCFA. Face à ces déclarations, le président de la République de France a réagi et ce, avec colère.
A Bamako, lors du Sommet du G5 sahel, Emmanuel Macron a tenu à s’exprimé concernant les pays africains qui menacent de quitter la zone FCFA. «Si on se sent pas heureux dans la zone franc, on la quitte et on crée sa propre monnaie comme l’ont fait la Mauritanie et le Madagascar», a-t-il déclaré. Selon lui, au lieu de passer le temps à alimenter des polémiques inutiles autour du Franc CFA, les leaders des pays africains de la zone Franc gagneraient plutôt à poser des actes.
Le président Macron s’est également adressé à ceux qui souhaitent ne pas sortir du FCFA. « Si on y reste, il faut arrêter les déclarations démagogiques, faisant du FCFA le bouc émissaire de vos échecs politiques et économiques, et de la France la source de vos problèmes », ajoute M. Macron.
Pour rappel, lors d’un entretien accordé au journal Jeune Afrique peu avant le premier tour des élections présidentielles en France, Macron avait déjà dévoilé sa position face aux pays qui souhaitent sortir de FCFA. « C’est un choix qui appartient d’abord aux africains eux-mêmes. Je note avec raison que les gouvernements africains restent, avec raison attachés aux deux espaces monétaires (Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale) qui constituent la zone Franc CFA et qui contribue à la stabilité économique et à l’intégration régionale », avait déclaré le néo président de la France.
imatin/senedirect.net

07/07/2017

LES SIGNES FORTS DU TOURISME...

Le Sénégal montre des "signaux forts" dans le secteur touristique (économiste)

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Milasoa Cherel Robson, économiste à la section Afrique de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), a affirmé, mercredi à Dakar, que le Sénégal montre des "signaux forts" quant à l’importance qu’il donne au secteur touristique.
’’Il y a une compréhension des enjeux en termes de créations d’emplois pour les jeunes, pour les femmes et en termes d’entreprenariat dans ce pays’’, a-t-elle en présentant le rapport 2017 de la CNUCED qui a cette année pour thème : "Le tourisme pour la transformation et la croissance inclusive".
Pour elle, le secteur touristique reste très prometteur au Sénégal, étant donné la situation du pays en Afrique de l’Ouest. Ce secteur peut, d’après Mme Robson, "catalyser et cristalliser tous les efforts consentis".
Elle estime que "la catalysation" du secteur permettra de "rendre les ambitions encore plus conséquentes" afin d’atteindre les objectifs de manière plus rapide.
’’Il faut être plus ambitieux, la compétitivité reste la clé dans ce domaine, car le secteur touristique est un bien de consommation’’, a-t-elle pouruivi.
D’après elle, il est nécessaire de renforcer les liens intersectoriels pour favoriser la transformation du secteur touristique.
Le renforcement des liens intersectoriels devra se faire notamment dans l’approvisionnement en produits agricoles, dans le domaine du tourisme médical et culturel.
’’En créant des liens solides entre les secteurs du tourisme, de l’agriculture et de l’infrastructure, l’écotourisme, le segment médical et le marché touristique peuvent favoriser la diversification vers des activités à plus fortes valeur ajoutée’’, a ajouté l’économiste.
Elle a toutefois souligné la nécessité de développer l’expertise au sein des entrepreneurs nationaux, pour mieux assurer la croissance dans ce secteur.
AMN/ASG/APS

LE PONT DE ROSSO

Coopération Sénégal/Mauritanie : Le pont de Rosso sera réalisé en Janvier 2018 pour un financement de 57 milliards Cfa avec un délai d’exécution de 40 mois sur le grand bras du fleuve Sénégal

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Les représentants des populations riveraines de Rosso-Sénégal et de Rosso-Mauritanie, qui ont assisté à la dernière réunion du comité régional de développement (Crd) portant essentiellement sur la construction du pont de Rosso, ont poussé un grand «Ouf» de soulagement lorsqu’ils ont entendu le gouverneur Alioune Aïdara Niang annoncer le démarrage des travaux.En effet, selon le Gouverneur de la region, ce projet sera mis en œuvre à partir du mois de janvier 2018 pour un coût global de 57 milliards Cfa.
Il a rappelé que la réalisation de cet ouvrage, sera financée par la Banque africaine de développement (BAD) qui s’est engagée à décaisser 26 milliards Cfa, la Banque européenne d’investissement (BEI) qui contribuera à hauteur de 14 milliards Cfa, l’Union Européenne pour une subvention de 13 milliards Cfa.
Le financement assuré par la BAD et la BEI, sera sous forme de prêt, tandis que celui qui sera mis en place par l’UE, sera sous forme de don aux deux pays bénéficiaires, notamment le Sénégal et la Mauritanie.
S’adressant à la presse à l’issue de cette réunion et en présence du directeur régional de l’AGEROUTE, Mor Guèye Gaye, du coordinateur du projet Cheikh Tidiane Thiam, le gouverneur Alioune Aïdara Niang a souligné que ce pont aura une durée de vie de 100 ans, un linéaire de 1461 mètres, deux chaussées, une piste cyclable, une largeur de 3,60 mètres, des trottoirs et un tirant d’eau.
Il sera réalisé dans un délai de 40 mois sur le grand bras du fleuve Sénégal. A en croire le Gouverneur de la région de Saint-Louis, il est prévu de mettre en place, après le scrutin législatif, une commission régionale chargée de recenser les populations qui occupent les emprises de ce projet. Ces dernières bénéficieront d’indemnités si les responsables de ce projet estiment qu’il est nécessaire de les déguerpir.
dakaractu.com

FUITES AU BAC

Fuites au Bac 2017 : Que Justice soit rendue

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C’est une véritable catastrophe. Ce qui vient de se passer avec le Bac 2017, est sans nul doute, l’une des catastrophes qui vont déteindre sur la crédibilité de tous les diplômes obtenus au Sénégal en 2017.
Des fuites dans les épreuves de Français, d’histoire et de Géographie, de Mathématique et récemment de Philosophie, sont un précédent trop dangereux pour le Sénégal, souvent cité en exemple partout à travers le monde sur la qualité de ses ressources humaines.
Désormais, tout cela est mis à rude épreuve, par des gens malintentionnés, mus que par l’appât du gain facile.
Dans un pays soucieux de l’Education de ses enfants, eût égard à la gravité de la faute, les responsables, au plus haut niveau du système éducatif doivent rendre le tablier.
La responsabilité du ministre de l’Enseignement Supérieur engagé
Le ministre de l’Enseignement Supérieur s’est maladroitement illustré, récemment à Ziguinchor où il était en déplacement. En effet, au moment où les professeurs de philosophie ont décelé une fuite lors des anticipées de cette manière, et exigeant la reprise des épreuves, le ministre n’a trouvé de mieux que de faire dans la menace, parque s’inscrivant en faux par rapport à cette fuite.
Comme si cela ne suffisait pas, il a annoncé depuis la partie méridionale du pays, que les épreuves des anticipées de philosophie ne seront pas refaites.
Chose qui a suscité la colère du Cusems-Saems. Aujourd’hui, prenant le peuple à témoin, ils ont eu raison sur toute la ligne.
En sus, ce qui est également déplorable et regrettable dans l’attitude du ministre, c’est le fait qu’aucune mesure conservatoire n’a été prise pour que les soupçons de fuite ne se répètent plus.
… Et le Directeur de l’office du Bac
Au Sénégal le ridicule ne tue point. Car, comment le Directeur de l’office du Bac ose dire à la phase du monde, qu’il ne compte pas démissionner suite à la fuite décelé dans l’organisation du Bac 2017, alors qu’il est le principal organisateur du Bac.
Aujourd’hui, partout à travers le pays, son départ est réclamé.
Le chef de l’Etat doit sévir et immédiatement
Si les autorités en charge de l’organisation du Bac ne souhaitent pas démissionner pour rester à la disposition de la Justice, le chef de l’Etat, lui que le peuple a plébiscité le 25 mars 2012, doit sévir immédiatement. Car, cela y va de son honorabilité.
Macky Sall, a, dés son arrivée aux affaires fait de la transparence dans la gestion des affaires publiques son cheval de bataille.
Sous son Magistère, des citoyens, de hauts rangs ont eu maille à partir avec la justice pour enrichissement illicite. Certains sont toujours dans les liens de la détention pour de présumés détournements de deniers publics.
Aujourd’hui, cette affaire de fuite est l’objet de citoyens Sénégalais, qui ont failli à l’éthique et à la déontologie. Ils sont coupables d’avoir entre autres divulgué des secrets. Donc sont poursuivis d’avoir commis de fautes graves. Ils doivent être punis conformément à la loi en vigueur. Sinon, la Justice à double vitesse tant décriée par une horde de Sénégal aura de beaux jours devant elle.
Fatoumata Diop/homeviewsenegal.com

06/07/2017

MARRONIER SALYSIEN MALSAIN...

Tourisme sexuel : à Saly, de la plage à "l'Etage"

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La prostitution clandestine est en hausse au Sénégal et en Gambie. Reportage des plages de la Petite Côte aux bars de Dakar, où défilent les touristes sexuels. Jeunes femmes ou jeunes hommes tentent de les enivrer pour échapper à la pauvreté. Reportage.
Il suffit de quelques pas sur la plage de Saly, station balnéaire pleine de charme au Sénégal, sur La Petite Côte, connue pour ses possibilités de rencontres, pour observer le manège des uns et des autres. Une partie de football s’improvise en un rien de temps, avec vue sur mer, cocotiers et corps musclés qui enivrent certaines de ces dames… Conscients de leur potentiel, de jeunes hommes, assis sur le sable, assistent au match, effectuent leurs pompes au passage, puis balaient les environs du regard, n’hésitant pas à se retourner avec insistance lorsqu’une proie semble mordre à l’hameçon.
Quelques pas alanguis et nous voici abordée avec un sourire par un jeune homme de toute beauté, la kora à l’épaule. Un musicien, en plus ! Voire un poète ? S’entame alors un dialogue d’une banalité affligeante à laquelle l’on feint de croire. Il ne s’agit pas de drague pure et dure, vulgaire et insistante. Les déclarations, certes mensongères, s’enrobent d’une fausse candeur à laquelle finissent sans doute par croire les âmes et corps en peine. Après, libre à chacun de prolonger l’entretien, ou pas, de se donner un rendez-vous le lendemain, ou de "poser un lapin", comme on dit, histoire d’être tranquille. Rien de bien méchant, en apparence, même si l’on sait où mènent ces approches.
La plage, cela dit, est presque déserte. Le Sénégal souffre en effet d’une importante baisse du tourisme depuis 2008 à cause de la peur d’Ebola - bien que le Sénégal ait été épargné - du terrorisme et de l’impressionnante avancée de la mer sur la terre (elle a monté de plusieurs mètres, réduisant parfois à une petite bande de sable bordée de cocotiers les landes qui, autrefois, faisaient rêver). Même dans les hôtels quatre étoiles, le personnel se permet de nous accoster, en nous demandant avant tout où est le gazou (traduire "le mari").
A l’hôtel, l’un des mieux fréquentés de Saly, apparaissent également des couples mixtes. Qu’il s’agisse de jeunes Sénégalaises avec des Européens âgés ou de femmes blanches sexagénaires et bien en chair aux côtés de jeunes hommes aussi beaux que musclés. A chaque table, transpire le même sentiment d’ennui de la part du Sénégalais qui se tait, regarde dans le vide ou pianote sur son téléphone.
Rendez-vous à "l’Etage"
Plus tard, dans la nuit, c’est à "L’Etage", boîte de nuit au nom prémonitoire, que tout se passe. D’emblée apparaît une brochette de (très) jeunes femmes seules, assises les unes à côté des autres, avec vue imprenable sur l’entrée de la boîte de nuit. Et sur les clients potentiels. Puisque leur tenue, leur attitude, leur beauté provocante ne laissent planer aucun doute sur leurs intentions. Pas loin d’elles, une tablée d’hommes âgés d’une soixantaine d’années, rient et boivent de bon cœur, ivres de joie à l’idée de la nuit qui les attend, voire aux beaux jours qui suivront. Nombre d’entre eux viennent s’installer au Sénégal, là où, malgré leur maigre retraite française, ils se sentent riches comme Crésus. Là, aussi, où ils trouveront l’âme sœur et feront semblant d’y croire le temps d’une fausse idylle et d’un vrai dénuement.
Une jeune femme belle comme un cœur avec ses joues rondes et ses tresses claires, accepte, docile, de venir à notre table grâce à l’ami sénégalais qui nous accompagne et qui l’y a invitée. Elle ne connaît, dit-elle, aucune de ses voisines. Âgée, pour sa part, d’une trentaine d’années, elle habite en Gambie et vient au Sénégal pour acheter des marchandises pour son magasin. Ou pour arrondir ses fins de mois ? Mère de deux enfants, divorcée, elle vient quelques jours au Sénégal chaque mois. Nous n’en saurons pas plus. Pendant qu’elle nous parle, défile un impressionnant flot de filles aux shorts et décolletés plus courts et plongeants les uns que les autres.
Au fil des heures, la boîte s’emplit et s’enfume jusqu’aux premiers pas de danse. Et quels pas ! Affolants, résolument sexy et pratiquement irrésistibles… Un langage corporel extrêmement engageant.
Même scénario au "Patio"
On assiste au même scénario au "Patio", à Dakar où ce restaurant à ciel ouvert devient chaque soir le théâtre de scènes étonnantes. Au fil de la soirée, arrivent des jeunes filles seules dont la chevelure (une perruque en réalité), la tenue, l’attitude feraient perdre la tête à plus d’un homme. Impossible, en effet, de garder les yeux dans la poche lorsque déambulent, d’une démarche chaloupée, d’incroyables créatures perchées sur des talons aiguilles d’une vingtaine de centimètres, moulées dans des robes mini, parfois lamées de doré, qui laissent plus que deviner de longues jambes effilées, tandis que leur poitrine généreuse s’apprête à sortir du corsage. D’autres adoptent le jean taille hyperbasse sur body moulant et toujours la même, et semble-t-il réglementaire, hauteur de talons. Vertigineux.
Laurence Bertels/www.lalibre.be
ndlr: Article nauséabond d'un journal catholique belge et d'une journaliste candide, novice, de passage...

RAFA EN LIVE A SALY

Rafa : les deux sirènes de la nouvelle vague de la musique sénégalaise

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C’est à Saint-Louis que Ramces et Défa se rencontrent et se découvrent une passion commune pour le chant et la musique. Elles n’hésitent pas alors à monter sur scène pour des featurings ou poser des chœurs avec les artistes de la capitale du nord.
Très vite, leur renommée grandit et atteint Dakar jusqu’à être choisies par le rappeur Fata pour assurer les chœurs de son « son et lumières » au Grand théâtre de Dakar derrière Youssou N’Dour, Ismaël Lô, Abdou Guité Seck, CBV…
C’est durant le festival Métissons qu’elles prendront la décision de s’appeler Rafa et de monter un répertoire de reprises de standards qu’elles s’approprient, mêlés à des compositions originales.
L’accueil enthousiaste du public les encourage à continuer et à préparer l’enregistrement prochain de leur premier album…
À découvrir et à suivre de près !
Elles ont déjà enflammé la scène du Petit Zing et promettent de remettre ça ce samedi 8 juillet à Saly. Retrouvez les 2 sirènes du Rafa en live exclusif!

05/07/2017

SUPER BOUQUIN D'OISEAUX!

Oiseaux du Sénégal de Jean Marie Dupart

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Oiseaux du Sénégal est un voyage merveilleux et très instructif du monde des espèces aviaires magnifiques qui parcourent nos eaux, terres et cieux.
Oiseaux du Sénégal se veut être une vulgarisation des connaissances scientifiques sur les oiseaux en général et sur ceux du Sénégal en particulier, destiné à tous les amoureux de la nature. Ce livre richement illustré s’adresse aussi bien au citoyen(ne) qui prend conscience de son environnement, aux jeunes étudiants d’aujourd’hui qui veulent avoir des renseignements, qu’au visiteur qui cherche simplement à
reconnaître les oiseaux qu’il découvre.
Ce livre inédit propose des explications lucides, une fiche par oiseau avec les principaux signes distinctifs et quelques informations contextuelles, avec une photo originale par oiseau soigneusement pris en photo par l’auteur, ce qui permet d’identifier chaque oiseau à coup sûr.
Jean Marie Dupart est ingénieur agronome, photographe, passionné d’environnement et d’ornithologie. Il a parcouru les marais landais et les montagnes basques appareil en bandoulière. Au Sénégal depuis plusieurs années, il collabore avec de nombreux ornithologues professionnels européens dans des projets sur les oiseaux migrateurs et en particulier le balbuzard pêcheur, oiseau sur lequel il travaille avec les Anglais et les Espagnols. Il a travaillé en collaboration avec des parcs nationaux et, notamment, avec le Parc National de la Langue de Barbarie, et plus récemment avec le Parc du Djoudj. Il participe à des sessions de formation pour les étudiants en Master en Environnement de l’Institut des Sciences de l’Environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, et travaille actuellement sur un projet de la même université pour la formation de guides touristiques spécialisés dans la nature et l’ornithologie.
Dédicace ce samedi 8 juillet dès 18h au Bigaro Dos de Saly Koulang (778841883)
réf: 9782359260748 Broché - 132pages, 2017 - €20.50 • CFA15000

LES PROGRES ROUTIERS

1362 km de routes, 36 km d’autoroutes, 7,2 km de ponts et 2117 Km de pistes réalisées entre 2012 et 2016

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Entre 2012 et 2016, en matière d’infrastructures, 1362 km de routes ont été réalisés pour un montant de 492,5 milliards, 36 km d’autoroutes pour 188 milliards, 7,2 km de ponts (12 ponts) pour 12 milliards et 2117 Km de pistes pour 18,6 milliards (compte non tenu des pistes réalisées par le PUDC, le PAPIL, le PNDL et le PPDC).
C’est ce que contient un document officiel qu’a consulté Leral.net.
L’année 2016 a aussi été une année d’inauguration avec l’autoroute à péage Diamniadio-AIBD-SINDIA (35 km), l’échangeur de l’Emergence, la troisième section de la Voie de Dégagement Nord, la Route des Grandes Niayes entre Rufisque-BayakhNotto-Diogo-Lompoul.
Sans publier les projets récemment achevés ou en cours notamment: • la route Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone, le pont de Kédougou, le tronçon Tamba-Dialocoto, l’axe Touba-Dahra et la route Dinguiraye-Nioro- Keur Ayib à la frontière avec la Gambie.
On peut noter aussi la réalisation de la VDN II CICES Golf ; • les ponts de Foundiougne et de la transgambienne. D’ailleurs, le tronçon Fatick-Kaolack sera livré avant la fin du premier semestre 2017.
L’Etat a également pris toutes les dispositions pour le démarrage • de la route Sédhiou-Marsassoum (Boucle du Boudier), Kédougou-Salémata, • de la dorsale de l’île à Morphile, Dabo-Médina-YoroFoulah, Bambey-Baba Garage (projets pour lesquels les financements sont bouclés).
Il est aussi question de la réhabilitation de la Nationale 2, entre NdioumOurossogui-Bakel ; • de la Nationale 1 entre Tambacounda et Bakel et de la Nationale 7, entre Dialocoto et Mako.
Par ailleurs, les travaux autoroutiers Diamniadio-Thiès et Ila Touba se poursuivent dans de bonnes conditions et permettront de construire 186 km d’autoroutes entre 2012 et 2019.
Les études sont aussi en cours pour d’autres projets autoroutiers d’envergure, à savoir : Mbour – Fatick – Kaolack (120 km) et la côtière Dakar - Saint-Louis.
Massène DIOP Leral.net

04/07/2017

COOL LE TOURISME

Tourisme et Sécurité: le Sénégal, une Destination Touristique sure

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L’une des conditions majeures qui rend possible la genèse et l’essor du tourisme dans une zone donnée est la sécurité. Elle intervient dans toutes les phases de la consommation du produit touristique de façon efficace et indirecte. Elle n’est pas négligeable car elle est fondamentale dans la cohésion sociale. Sans la sécurité, aucune offre touristique n’est consommable et aucune destination touristique n'est fréquentable. Elle est en amont et en aval du séjour du touriste.
La charge de la sécurité est garantie par un ensemble de corps qui jouit d'un pouvoir régalien de l’Etat appelé Forces de Sécurité et de Défense. Il s'agit des corps militaires, paramilitaires, policiers et douaniers. Ils concourent tous à assurer la sécurité des personnes et la stabilité du Senegal pour en faire une Destination Touristique sure.
Les forces de sécurité constituent le premier front office pour le touriste dès son arrivée à l’aéroport. A travers elles, le touriste donne ses premières impressions sur le peuple d'accueil. Il remplit ses formalités policières et douanières avant d’être en contact avec la population.
L’accueil, le contrôle, la disponibilité, l’orientation et l’information réservés au vacancier par ces entités souveraines de l’Etat marquent un point essentiel dans son séjour.
Cette phase est importante car le touriste ayant effectué plusieurs heures de vol, a envie de rejoindre son hôtel pour aller se reposer en attendant d’entamer son programme. C’est pourquoi, les longues files d’attente à l’aéroport doivent être évitées et les tapis roulants modernisés et classés par provenance pour éviter les pertes de bagages et de temps.
Heureusement, ces aspects sont pris en compte par l’Aéroport International Blaise Diagne pour répondre aux normes standards de sécurité à l’instar des grands aéroports internationaux de l’occident et de l’orient.
Aujourd’hui, le dispositif des unités spéciales mis sur place pour lutter contre le phénomène du terrorisme doit être plus élargi et présent sur tous les lieux touristiques et de loisirs. Il sécurise l’hôte à passer ses vacances dans la tranquillité et dans le dépaysement total au Senegal.
En dehors des grandes chaînes hôtelières, ce corps d’élite doit étendre aussi ses tentacules dans les structures de la parahôtellerie (campements, auberges, casinos etc.) pour mieux consolider la sécurité et la stabilité devenues une réalité au Sénégal.
Grace aux compétences et au professionnalisme des forces de sécurité, le Sénégal est devenu l’un des Etats le plus sécurisé au monde malgré les insuffisances de leurs moyens humains, budgétaires, financiers et matériels. Mais, ce climat paisible favorise la relance du tourisme durable.
Dans ce sillage, les structures d’hébergement (hôtellerie, parahôtellerie voire villas, résidences ou appartements meublés) ont un rôle à jouer dans cette pérennisation de la sécurité. Ces établissements privés à caractère commercial doivent remplir obligatoirement et déposer quotidiennement les fiches de police des clients ayant séjourné chez eux.
L’exploitation de ces renseignements sur ces derniers facilite aux forces de sécurité leur travail et leur anticipation sur d’éventuelles menaces d’insécurité.
C’est ainsi que la mission de la Direction de la Réglementation et de la législation touristiques et les Inspections Régionales du tourisme doit être plus rigoureuse pour lutter contre la clandestinité dans tous les activités afférentes au tourisme.
En outre, le contrôle des brigades routières sur toutes les routes nationales et dans les villes fortifie la sécurité touristique. Elles veillent sur la régularité administrative et technique des véhicules et conducteurs qui transportent les visiteurs.
Mais cette vérification doit être flexible s’il ne s’agit pas d’un délit ou crime puni par le code pénal pour éviter des retards de vols, de chaloupes, de bacs ou de visites des sites car tous les déplacements des touristes sont planifiés et calés dans le temps.
De ce fait, les forces de sécurité doivent amoindrir les risques d’immobilisation des véhicules touristiques. Cette souplesse contribue fortement à la satisfaction générale des touristes vis-à-vis de leur séjour au Pays de la Téranga.
L’autre aspect de la sécurité où interviennent les forces de sécurité est la protection de l’environnement sans lequel le tourisme disparaîtrait. La nature étant la première matière première du tourisme constitue un fort motif de déplacement du touriste.
Les gardes forestiers ou les agents des eaux et forêts surveillent et veillent sur la sauvegarde de la flore et la sécurité de la faune sans lesquelles le tourisme durable ne peut prospérer dans un site Eco touristique. En plus, ils réglementent le tourisme cynégétique et le tourisme halieutique en luttant contre les braconniers, les trafiquants de bois et la pêche sportive illicite avec la direction générale de la surveillance de la pêche.
Un autre corps intervenant dans la sécurité du tourisme est le service hygiène. Bien qu’il effectue un excellent travail dans la consommation des produits touristiques, son personnel doit être encore plus attentif sur la salubrité des entreprises et hôtelières qui offrent des services touristiques et de loisirs.
Cette attention prêtée sur le milieu, le matériel, la matière, la méthode et la main d’œuvre améliore la qualité de service fournie au client. Le respect de la propreté et de l’hygiène motive le touriste à aimer et à revenir au Pays de la Téranga. Ce contrôle qualitatif préventif ou correctif aide les entreprises touristiques sénégalaises à remplir les normes de qualification au système ISO.
Par ailleurs, la mission de la police touristique est salutaire car dédiée spécialement au tourisme. Elle a beaucoup contribué à l’assainissement du secteur contre certaines occupations anarchiques et certaines pratiques illicites des métiers du tourisme.
Cependant, il lui reste beaucoup de choses à parfaire pour lutter contre la clandestinité dans le transport, hébergement, la mendicité et le harcèlement des marchands ambulants à l’encontre des touristes.
Avec, l’arrivée de nouveaux Agents de Sécurité Touristiques (AST), le tourisme sénégalais va se dynamiser. Les agents affectés au ministère du tourisme et des transports aériens vont renforcer le potentiel humain existant en attendant de recevoir les moyens adéquats. Leur travail doit répondre aux attentes des professionnels et des touristes qui se plaignent de certaines irrégularités dans le secteur.
Par conséquent, ces agents doivent privilégier la sécurité des visiteurs et rétablir l’ordre à l’aéroport, dans les marchés artisanaux et les lieux touristiques. Ces AST doivent veiller contre la délinquance juvénile et la déscolarisation des enfants dans les régions touristiques.
En réalité, les forces de sécurité participent intégralement dans la toute chaine de la consommation touristique. Cette coopération entre les secteurs de la sécurité et du tourisme nécessite une large synergie de leurs forces à travers des formations, des séminaires et des conférences pour mieux sécuriser et sauvegarder le patrimoine touristique de la Destination Sénégal.
Pap.TOURE/Manager des Entreprises et Projets Touristiques/pressafrik.com

AINSI VOUS ETES AU COURANT

Le Sénégal est passé de "900 heures de coupure en 2011, à 85 heures en 2014, 76 heures pour 2015 et 66 heures pour 2016"

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A côté de la révolution solaire avec l’inauguration des centrales solaire de Bokhol, Malicounda et Sinthiou Mékhé, force est aussi de constater que le Sénégal a fait un grand en avant en ce qui concerne les délestages, d’autant que le pays est passé de 900 heures de coupure d’électricité en 2011, à seulement 66 heures pour 2016.
Pour être plus statistique, le Sénégal pays est passé de « 900 heures de coupure d’électricité en 2011, à 85 heures en 2014, 76 heures pour 2015 et seulement 66 heures pour 2016 ». C'est qui est ressorti du document de l’évaluation des performances sectorielles globales dans le rapport des Conseils de ministres décentralisés 2017 consulté par leral.net
Ce redressement du secteur s’est traduit notamment par une baisse des prix de l’électricité de 10 à 15% pour près de 860 000 clients de la SENELEC.
De 573 MW en 2011-2012, la puissance totale du parc énergétique a aujourd’hui atteint une puissance de 821 MW, avec l’objectif d’atteindre 1 264 MW en 2019, avec le développement d’un mix énergétique qui permettra de baisser davantage les coûts.
Dans le domaine des énergies renouvelables, plus de 100 MW d’énergie solaire seront injectés dans le réseau avec les centrales de Méouane, Mérina Dakhar, Kahone et Diass. Le Programme Scaling Solar permettra la mise en service de 100 MW en 2018.
1 648 villages électrifiés en fin 2015
En matière d’électrification rurale, 1 648 villages ont été électrifiés en fin 2015 et le nombre de villages programmés d’ici à fin 2017, avoisine les 3 000 avec des financements de l’ordre de 159 milliards déjà mobilisés par l’Etat (43 milliards pour le PUDC et 116 milliards pour l’Agence Sénégalaise d’Electrification Rurale dans le cadre du PNUER).
La population ayant accès à l’électricité en milieu rural est passée de 1 700 000 à 2 160 000 personnes. Ainsi, le taux d’électrification rurale est passé de 24 % en 2012 à 31,5% en 2016. L’objectif demeure l’accès universel à l’électricité d’ici à 2025.
La SAR couvre de près de 50% des besoins du Sénégal en produits pétrolier
Enfin, la Société Africaine de Raffinage (SAR), en restructuration, a recouvré ses capitaux propres et vient de franchir la barre symbolique de 1.000.000 tonnes de production annuelle, avec une couverture de près de 50% des besoins du pays en produits pétroliers.
Massène DIOP Leral.net

02/07/2017

QUI A UN VRAI TITRE FONCIER?

Seuls 122 000 titres fonciers ont été délivrés au Sénégal, depuis 1932

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Hier, lors du vote de la loi sur la transformation des titres précaires en titres fonciers, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a renseigné que 122 000 titres fonciers ont été délivrés au Sénégal, de la colonisation à aujourd’hui.
Le projet de loi N° 18/2017 autorisant la cession définitivement et à titre gratuite de terrains domaniaux à usage d’habitat, a été adopté hier, à l’Assemblée nationale. A cette occasion, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a indiqué que le nombre de titres fonciers délivré de 1932 à aujourd’hui, est de 122 000. Selon Amadou Ba, le processus d’obtention de ce sésame est « assez ardu ». « Le premier titre foncier au Sénégal date de 1932 ; et ce texte n’a été modifié qu’en en 2011.
Mais avant cela, en 1987, le gouvernement pensait déjà à aider les Sénégalais à avoir des ressources. L’Etat restait au cœur de la propriété foncière. Et jusqu’à présent, il ne peut pas vendre une propriété bâtie sans venir à l’Assemblée nationale.
L’autre cause est relative au formalisme qui a été mis en place ; c’est la raison pour laquelle le président de la République a voulu qu’on simplifie davantage, tout en protégeant les citoyens », explique le ministre de l’Economie.
Avant de faire savoir que cette loi est la « plus importante » dans cette législature. D’après lui, toutes les dispositions sont prises pour éviter les échecs connus dans le passé, parce que, avance-t-il, la gestion du foncier est une « question complexe ».
«L’exemple qui me semble problématique est celui des Parcelles Assainies où les transactions se font par une dizaine de millions. Aujourd’hui, l’objectif de cette loi vise à reprendre les terrains des Hlm. Le foncier nécessite beaucoup de travail. Et nos personnels vont se déployer sur tout le territoire national », informe-t-il.
Le ministre a salué la « haute portée » de cette loi et son « impact » sur les couches sociales les plus défavorisées. Parce que, dit-on, elle leur permet d’accéder à la pleine propriété foncière qui passe « nécessairement », par la possession d’un titre foncier.
Amadou Ba de faire savoir que depuis l’adoption de la loi N°76-66 de juillet 1976 portant code du domaine de l’Etat, le législateur a essayé d’atténuer les contraintes en matière de transfert de la propriété du terrain relevant du domaine privé de l’Etat. Ceci en permettant à des particuliers de disposer de titres privés.
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