01/08/2017

ELECTIONS LEGISLATIVES

les premiers résultats des législatives au Sénégal

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Des chiffres commencent à tomber au terme du scrutin de ce dimanche 30 juillet. D’après plusieurs sites d’information, dont Seneweb, le taux de participation ne serait pas très élevé : aux alentours de 50 %. Pour ce qui est des résultats, rien d’officiel pour l’instant, mais d’après les premières projections, la coalition présidentielle, Benno Bokk Yaakaar, recueillerait 48 % des voix. Du côté de l’opposition, la coalition dirigée par Khalifa Sall, Mànkoo Taxawu Senegaal, obtiendrait 24 % des suffrages et la Coalition gagnante Wattù Senegaal de Wade et ses alliés : 20 %.
Ainsi, avance Seneweb, Benno Bokk Yaakaar pourrait se retrouver avec un nombre de députés tournant autour de 110 ou 115. Mànkoo Taxawu Senegaal pourrait glaner 23 députés. Et la Coalition gagnante Wattù Senegaal et Me Wade, environ 16 députés. Mais attention, il ne s'agit pour l'instant que d'estimations.
Désordre
En tout cas, s’exclame Walf Quotidien, « quelle que soit l’issue du scrutin d’hier, un seul vainqueur est sorti des urnes : le désordre. Rarement, de mémoire de Sénégalais, un scrutin aura été si mal organisé (…), mal préparé, d’un bout à l’autre de ce processus des plus chaotiques, soupire le quotidien dakarois. A la limite, on est tenté de s’exclamer : toute cette débauche d’énergie pour ce si piètre résultat ! Ce sont, en effet, 50 milliards de nos francs qui ont été claqués pour la confection de cartes biométriques au profit d’une population électorale évaluée à moins de 7 millions. »
Et Walf Quotidien de pointer un doigt accusateur vers les autorités : « le gouvernement devait savoir, à moins d’une cécité suspecte, que l’on ne peut, au cours d’une même année électorale, refondre le fichier, fabriquer les cartes d’identité, procéder à leur distribution et organiser le scrutin. En voulant, tel Hercule, réaliser ces douze travaux dans la même séquence temporelle, le pouvoir a fait preuve d’un empressement que rien, a priori, ne pouvait justifier. »
Frilosité ?
Ledjely.com en Guinée pointe également la mauvaise organisation du scrutin : « bon an, mal an, les Sénégalais ont voté hier pour élire les 150 députés de l’Assemblée nationale. Mais à l’issue de la journée électorale, les observateurs relevaient davantage les dysfonctionnements et les couacs ayant émaillé le vote, relève le site guinéen. Des problèmes que l’opposition plurielle sénégalaise impute à une manœuvre qui cacherait une frilosité du pouvoir en place. Alors que ce dernier plaide pour une insuffisance organisationnelle tout simplement. Quoi qu’il en soit cependant, du point de vue de l’image du Sénégal en matière électorale, ces problèmes constituent un recul et un déshonneur de la part de Macky Sall et de son gouvernement. Autrement, le pays de la Teranga nous a habitués à mieux que ça. »
Les journalistes camerounais la peur au ventre
A la Une également, ce triste anniversaire. Cela fait deux ans que notre confrère Ahmed Abba est emprisonné au Cameroun.
« Deux années de prison pour rien, soupire Wakat Séra, ou plutôt pour une condamnation inique d’un tribunal militaire à dix ans de prison “pour non-dénonciation et blanchiment du produit d’un acte terroriste”. Triste sort pour le journaliste Ahmed Abba, qui croupit dans les geôles d’un régime qui en plus d’avoir l’alternance en horreur, s’érige en véritable prédateur de la liberté d’expression. Arrêté, malmené, torturé, et jugé sur des accusations sans témoin ni preuve quelconques, le correspondant en Haoussa de RFI à Maroua paie pour l’entêtement d’un pouvoir résolu à mettre la presse sous coupe réglée. En effet, poursuit Wakat Séra, la loi antiterroriste de 2014 qui sert aujourd’hui de fondement à la série noire que vit Ahmed Abba n’est qu’un instrument pour tenir les journalistes en respect. Comme une épée de Damoclès, elle plane au-dessus de chaque rédaction, contraignant les hommes et femmes de presse à exercer leur profession la peur au ventre (…). »
Des propos confirmés sur RFI par le journaliste camerounais Xavier Messé et repris par le site d’information camerounais CamerNews : « Ahmed Abba n’est pas un terroriste, c’est un journaliste qui faisait son travail normalement, affirme Xavier Messé. (…) Cette loi de 2014 a neutralisé la mobilisation des journalistes. Ce qui fait que chaque journaliste écrit avec la trouille au dos. Et pour un rien, poursuit le journaliste camerounais, on peut vous arrêter parce que vous soutenez quelqu’un qui est accusé d’acte de terrorisme », expliquant ainsi la faible mobilisation de la presse camerounaise pour le correspondant de RFI au Cameroun.
Frédéric Couteau/RFI

Commentaires

Que vient faire l'emprisonnement du journaliste Ahmed Abba au Cameroun dans un article sur les résultats des élections législatives au Sénégal ???
Ces 2 sujets auraient pu faire 2 articles bien distincts, on y perd son wolof !

Pour les élections législatives, les résultats partiels donnent 1er BBY, 2ème MTS et 3ème CGWS...
Des grosses pointures ont perdu dans leurs propres bureaux de vote, comme Wade ou You...
La liste PUR du fils d'Al Makthoum et la liste Naatal Sénégal de HAîdar El Ali s'en sortent bien...
On se souviendra de ces élections, comme d'un grand désordre général ou d'un grand bordel électoral pressenti avec 278 partis regroupés sur 47 listes contre 24 en 2012.
Avec son cortège de contestations : cartes pour voter pas distribuées ou simplement pas fabriquées, absences de listes dans les bureaux de vote, listes déposées à même le sol, etc...
Sans parler de toutes les corruptions habituelles auprès des électeurs.

Une fois de plus, Touba s'est fait remarqué, une rébellion anarchique et anti-démocratique, programmée et calculée où 147 lieux de vote ont été saccagé dans la région avec les listes-bulletins éparpillées au sol, les urnes de vote brisées et des leaders politiques du coin arrêtés en possession d'armes à feu sur eux, tout comme leurs gardes rapprochés....
Cet état officialisé dans l'Etat, ce pauvre Touba glisse dans l'anarchie de plus en plus, en commençant par siffler le Président pour finir par détruire des lieux de vote. Même le vieux Khalife Mokhtar Mbacké et ses serignes mourides ne contrôlent presque plus rien, à part leurs fortunes. En plus de se radicaliser avec leurs relations étroites avec les wahhabites saoudiens et les frères musulmans chassés d'Egypte par le Général Sissi, Touba est devenu un état de non-droit où se propage radicalisme, argent sale, armes et actes anti-démocratiques...

Le Président Macky Salll a rappelé à la sortie de son bureau de vote à Fatick que " Le Sénégal était une démocratie, avant tout". Il serait temps, au nom de cette même démocratie qu'il remette Touba dans les rails de la démocratie, après la destruction par des sauvages, des bureaux et des outils d'une élection démocratique...
Les vidéos faisant lois : que les responsables et les meneurs soient identifiés et condamnés à des peines lourdes ou des saisies de biens pour rembourser leurs saccages. Pour l'exemple, Macky Sall pourrait si il en a l'étoffe, retirer les privilèges d'état dans l'Etat à Touba, y installer une force militaire permanente, interdire le Magal pendant 1 ou 2 ans et faire dynamiter la Grande Mosquée, en dernier lieu, si ils ne sont pas contents...(simple idée pour faire réfléchir, car je n'ai rien contre ce monument construit par un architecte français, ni contre la tombe de Serigne Touba qui doit se désespérer de la dérive de ses fidèles mourides). Mais parce que les mourides, il commencent à faire chier la Démocratie sénégalaise !

Écrit par : issa gibb | 01/08/2017

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inquietant pour le senegal cet etat de fait de Touba qui risque de devenir un fief de djihadistes 'si ce n'est dejà fait) la radicalisation rampante au senegal est de plus en plus visible.... jusque dans des petits villages ruraux ou l'on oblige des toutes peites filles a porte le voile

Écrit par : flopaty | 01/08/2017

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je me suis egarée ce n'etait pas le sujet......le sujet etant les elections.....
issa gibb s'interroge sur la vraie democratie au senegal , il a parfaitement raison comme toujours, et moi je m'interroge sur l'etat laique au senegal
pourtant quel bazar ils ont faits pour ces cartes d'electeurs, ils ont fait perdre des journées de travail a des ouvriers agricoles pour glander dans des lieux improbables à des kms de chez eux pour avoir des cartes et pour quels resultats ?????
les sénégalais en ont marre de tout ça.....
si dejà la liste d'haidar s'en sort pas mal c'est dejà bien!!!!! attendons la suite des resultats....

Écrit par : flopaty | 01/08/2017

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Finalement rien de changer sous le soleil!!!!

Écrit par : eddy | 01/08/2017

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C'est mieux que le parti unique!

Écrit par : Ndiaye | 01/08/2017

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Parti unique = dictature
278 Partis = pléthore

Écrit par : . | 02/08/2017

C'est peut-etre ce qu'il faut au Sénégal,pour leur montrer ce qu'est une vrai démocratie

Écrit par : chees | 03/08/2017

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