03/08/2017

LA NON PREVENTION ROUTIERE ASSASSINE LES SENEGALAIS

Un camion de sable tue deux maçons à Saly

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C’est l’émoi et la consternation dans la petite côte. A Saly Portudal, un accident a fait deux morts. Ce drame s’est produit au carrefour, près du musée Kelkhom et de la gendarmerie. Le camion de sable roulait à vive allure selon les témoignages. Il a heurté violemment deux maçons qui étaient sur le trottoir et blessé un autre.
Ils attendaient un taxi pour rentrer chez eux après la descente.
Le chauffeur a pris la fuite mais les deux apprentis sont aux arrêts. Les corps ont été acheminés à l’hôpital de Mbour, l’un est reconnu l’autre n’avait pas pièce d’identité.
Un témoin toujours raconte les faits en constatant une fois encore l'inertie de l'état à rendre beaucoup plus sévère la prévention routière.
"Enième accident ce la circulation. Mais ce soir à Saly devant la Gendarmerie, devant des gendarmes en faction qui ne font que des contrôles d'identité ou de conformité automobile. Qui ne verbalisent pas les infractions gravissimes au code la route. Résultat encore deux morts et des blessés par un camion fou, par un chauffeur non formé, et ignorant tout code de la route.
Les chauffards sont légion. Ils tuent et se tuent sur les routes sénégalaises pendant que les gendarmes jouent avec leur portable ou rackettent à la petite semaine les automobilistes.
Il est d'une absolue nécessité de contrôler l'aptitude à la conduite des conducteurs de toute sorte! Contrôle des connaissances routières du propriétaire lors d'un vrai contrôle technique. Le problème de fond est là pas uniquement l'indiscipline routière ni l'état des véhicules."
Hier encore: trois étudiants tués et plus de 30 blessés à Kaolack...
Voici ce qu'écrivait l'APS voici encore quelques mois:
La Nouvelle prévention routière insiste sur la sensibilisation pour une meilleure sécurité routière
La direction de la Nouvelle prévention routière du Sénégal (NPRS) dit miser sur l’information et la sensibilisation pour davantage prévenir les accidents de la circulation qui "causent énormément de pertes en vies humaines" sur les routes sénégalaises.
"Nous nous positionnons en amont mais il y a d’autres actions qui seront menées par l’Etat du Sénégal, parce que la sécurité routière relève de la responsabilité de l’Etat", a déclaré son directeur.
Matar Faye s’exprimait lors d’un "Road Show" organisé vendredi à Mbour, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation de proximité en relation avec la quinzième édition de la Semaine nationale de la prévention routière dont le thème est axé sur "Femme et sécurité routière".
Dans ce cadre, la Nouvelle prévention routière du Sénégal et le bataillon train de l’armée sénégalaise ont choisi les gares routières pour aller à la rencontre des chauffeurs de transport en commun qui, selon Matar Faye, "font beaucoup plus d’accidents du fait qu’ils travaillent énormément du matin jusque tard dans la soirée, sans repos, avec tous les dangers que cela comporte".
"On a constaté qu’il y a moins de déclarations de sinistres auprès des compagnies d’assurance concernant les femmes et de nombreuses études montrent que les hommes sont beaucoup plus enclins à faire des erreurs sur la route que les femmes’’, a fait valoir M. Faye.
S’y ajoute selon lui que "les accidents sont beaucoup plus nombreux chez les hommes que chez les femmes", d’où le choix porté sur ce thème.
Il y a aussi que certains chauffeurs constituent "une cible très vulnérable, parce que travaillant dans des conditions exécrables", sans compter qu’ils ignorent des règles de base dont celle qui stipule qu’un conducteur, après deux heures de voyage, doit "observer une pause de 15 minutes".
"Notre ambition, notre volonté, c’est d’aller vers les acteurs dans les gares routières et de leur proposer des formations" consistant en "une révision des règles de circulation" et portant sur des questions de sécurité et de prévention routière leur permettant notamment de "savoir comment faire pour éviter les accidents de la circulation", a indiqué Matar Faye.
Il rappelle que le tronçon Dakar-Tambacounda est "le plus accidentogène au Sénégal", du fait de son caractère international. Cet axe relie le Sénégal à plusieurs autres pays de la sous-région ouest-africaine.
Le directeur de la Nouvelle prévention routière du Sénégal propose la redéfinition des déplacements sur ce corridor, ajoutée à des stratégies visant plus de fermeté.
Si l’on en croit Matar Faye, "ce qui manque pour établir la sécurité sur nos routes, c’est la fermeté. Il faut que force reste à la loi
et qu’on sache sanctionner".
"Malheureusement, la sanction est considérée, pour beaucoup, comme étant un outil utilisé à des fins punitives, alors qu’elle peut bel et bien être utilisée à des fins éducatives, curatives et préventives", a-t-il souligné.
De même, la sanction peut chercher à "corriger des fautes et à éradiquer des erreurs que les gens ont l’habitude de commettre", a-t-il relevé.
Chaque jour, ces bonnes résolutions non suivies d'actes tue!
BRB

Commentaires

Le chauffeur a pris la fuite.... Je ne sais pas ce qui est le plus atroce, la mort de ces deux pauvres ouvriers ou la lâcheté du chauffeur assassin qui fuit. Le Sénégal est un pays très dangereux où la vie ne vaut pas grand chose.

Écrit par : bill | 03/08/2017

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"Le chauffeur a pris la fuite" tout est dit dans cette phrase et résume bien le comportement de la majorité des conducteurs. Les policiers et les gendarmes à part " collecter" les billets prennent une part de responsabilité directe dans ce que l'on peut appeler des assassinats. Entre 15 et 20 morts chaque semaine ne suffit pas à changer l'ordre des choses. C'est désolant.

Écrit par : Le Chaman | 03/08/2017

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"Le chauffeur a pris la fuite" tout est dit dans cette phrase et résume bien le comportement de la majorité des conducteurs. Les policiers et les gendarmes à part " collecter" les billets prennent une part de responsabilité directe dans ce que l'on peut appeler des assassinats. Entre 15 et 20 morts chaque semaine ne suffit pas à changer l'ordre des choses. C'est désolant.

Écrit par : Le Chaman | 03/08/2017

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"Les accidents sont beaucoup plus nombreux chez les hommes que chez les femmes" ou comment se défausser avec un argument inutile sur la mort de 2 ouvriers maçons qui attendaient leur bus à la fin d'une journée de travail et qui ne reverront plus jamais leurs familles, par la faute d'un chien fou à qui on a donné à conduire sans formation sérieuse, un énorme camion de mort.
Nous savons tous : que les femmes sont peu à conduire au Sénégal et que pour les rares qui conduisent, elles sont plus raisonnables et responsables que les mâles sénégalais car elles connaissent la valeur de la vie... Un argument totalement inutile dans cet accident mortel de la part de Monsieur Matar Faye, le Nouveau Directeur de la Nouvelle prévention routière du Sénégal ???

"Ce qui manque pour établir la sécurité sur nos routes, c'est la fermeté. Il faut que force reste à la loi et qu'on sache sanctionner " Là, Matar Faye paraît plus sérieux, dans ses bottes. Mais les témoins de l'accident mettent à mal ces bonnes résolutions. Ils parlent d'un énième accident, devant une gendarmerie, où les gendarmes en faction passent leur temps à jouer avec leurs portables ou à racketter les automobilistes à la petite semaine et surtout les chauffeurs à peau blanche... Les policiers et gendarmes sénégalais qui oublient de sans verbaliser les fautes graves au code de la route, les vitesses excessives, les camions surchargés dangereux, les véhicules corbillards qui ont passé d'étranges contrôles techniques, sauf par racket est des billets qui ne rentreront pas dans les caisses de l'Etat. Ce Nouveau Directeur Faye ne peut ignorer, la corruption et l'inaction généralisée de la police sénégalaise à lutter contre l'insécurité Routière, elle y participe...

Dans l'anarchie, dans laquelle s'enfonce peu à peu le Sénégal, comme le saccage anti-démocratique des 147 bureaux de vote à Touba, le non-respect des lois sur l'interdiction de l'excision de 1999 et l'interdiction de la mendicité de 2005, les fiascos de la loi sur la modernisation des daaras ou le retrait des enfants mendiants de la rue qui font partie intégrante de l'insécurité routière.
Il font, eux mêmes, le constat de l'anarchie routière et du mauvais état des véhicules, mais aussi des obtentions de permis et des formations à la conduite aléatoires, des contrôles automobiles douteux, les dépassements d'heures de conduite anormales dans les transports communs, des conditions exécrables pour les chauffeurs routiers avec des pauses de repos non-respectées par la faute des employeurs toujours trop pressés à en devenir des assassins routiers... Ajoutée à l'inaction des fonctionnaires de la sécurité routière, le Sénégal est bien un pays dangereux pour y conduire...

Avec l'exemple vécu en 2012, où un chauffeur fou qui doublait en 3ème ligne, avec un camion surchargé en face de lui, sur la route de Mbour. Ce malade du volant a préféré se rabattre sur la voiture voisine et tué une famille amie de 5 personnes : le papa, la maman, Fatou qui avait 20 ans et ses 2 petits frères en faisant le malheur de tout le reste de la famille et des amis... L'assassin routier a été condamné à 5 ans de prison, il en a effectué 3 ans et il a été relâché , près à recommencer un nouveau carnage humain...
Nous sommes, dans le même cas pour ce triste accident de Saly, où un chauffeur imbécile conduit un lourd camion sans aptitude à le conduire, un fou du volant qui roule à un vitesse excessive dans une entrée d'agglomération sans connaissance des panneaux et du code de la route, un assassin qui fauche 2 maçons, pères de famille et en blesse un autre. Des morts inutiles et innocents qui attendaient le bus pour rentrer chez eux où leurs familles les attendent encore...

Et en prime, ce meurtrier routier a pris la fuite ! Un Meurtrier et un Lâche !
la Lâcheté est un mot qui revient trop souvent au Sénégal, comme si ce pays n'était pas encore civilisé. Comme si les nombreux conducteurs irresponsables, mais aussi tous les acteurs de la sécurité routière au Sénégal, se fermaient les yeux, les oreilles et la bouche , dans l'incapacité de faire arrêter cette hécatombe humaine sur les routes sénégalaises. Incompétence et Lâcheté !

Écrit par : issa gibb | 03/08/2017

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Cours de Sociologie sénégalaise:
Ils prennent la fuite pour ne pas être lynché par la foule (car ya mort d'hommes).
Il se rendra à la police/gendarmerie, et ces parents lui conseilleront cela.

Écrit par : Ndiaye | 03/08/2017

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BALIVERNE!!!!!

Écrit par : maie | 04/08/2017

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et hypocrisie de ceux qui leurs trouvent des excuses.

Écrit par : linlin | 04/08/2017

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