09/08/2017

RECETTES EN HAUSSE

Finances publiques au Sénégal Les recettes budgétaires en hausse de 33,5 milliards en juin

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Au cours du premier semestre de l’année 2017, l’exécution budgétaire s’est traduite par une légère progression des dépenses publiques, associée à une faible évolution de la mobilisation des ressources budgétaires. En effet, les dépenses totales et les prêts nets sont ressortis à 1248,1 milliards à fin juin 2017, augmentant de 3,0 milliards (+0,2%) par rapport à la même période de l’année précédente.
Les ressources financières sont composées de recettes budgétaires avec 993,1 milliards, de dons (60,2 milliards) et de ressources du Fonds de Soutien à l’Energie (FSE) (10,5 milliards). Selon la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) dans son point mensuel de conjoncture de juin 2017, les recettes budgétaires ont progressé de 33,5 milliards (+3,5%), sous l’effet, essentiellement, des recettes fiscales, en hausse de 24,5 milliards, comparativement au premier semestre de l’année 2016. Cette situation traduit le bon comportement de l’impôt sur les sociétés (+14 milliards), de la TVA à l’import (+31,6 milliards), des droits de porte (+15,1 milliards) et de la TVA intérieure (+6,9 milliards). Toutefois, renseigne la source, les performances observées ont été atténuées par la faiblesse du recouvrement du Fond de Sécurisation des Importations des Produits Pétroliers (FSIPP) conséquence du maintien des prix à la pompe dans un contexte de hausse des cours du baril. La mobilisation des recettes non fiscales a bénéficié principalement de la bonne tenue des recouvrements au titre des revenus des domaines (+5,7 milliards). Concernant les dons, la DPEE soutient qu’ils sont estimés à 60,2 milliards à fin juin 2017, soit une baisse de 18,3 milliards en glissement annuel, imputable aussi bien à leur composante budgétaire qu’à celle en capital. Quant aux ressources du FSE, elles ont baissé de 6,8 milliards pour s’établir à 10,5 milliards à fin juin 2017 contre 17,3 milliards un an auparavant.
S’agissant des dépenses totales et les prêts nets, note la direction de la prévision et des études économiques, ils ont légèrement progressé, passant de 1245,1 milliards à 1248,1 milliards sur un an, soit une augmentation de 3,0 milliards.
Les dépenses en capital en progression de 25,7 milliards
Cette situation traduit le bon niveau d’exécution des dépenses d’investissement, atténué par un repli des dépenses courantes. En effet, sur les six premiers mois de l’année 2017, précise la DPEE, les dépenses en capital sont évaluées à 490,3 milliards, soit une progression de 25,7 milliards, traduisant l’augmentation des investissements financés sur ressources extérieures qui sont évalués à 255,0 milliards. En revanche, les investissements exécutés sur ressources internes (235,3 milliards) ont reculé de 4,2%. Concernant les dépenses courantes, elles se sont chiffrées à 757,8 milliards, soit un recul de 2,9%, notamment expliqué par la diminution des charges de fonctionnement. « Ces dernières, évaluées à 367,2 milliards, se sont repliées de 45,0 milliards sous l’effet des dépenses de fournitures et entretien (-69,4 milliards), dans un contexte de rationalisation des dépenses de consommation », explique la source. Cependant, des progressions respectives de la masse salariale et des intérêts sur la dette, de 15,4 milliards et 7,0 milliards, sont enregistrées.
Zachari BADJIrewmi.com

Commentaires

Article pleins de chiffres, quand on connait leur exactitude ici.....

Écrit par : linlin | 09/08/2017

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