12/08/2017

RECRUDESCENCE DES ACCIDENTS DE LA ROUTE

PLUS 282 MORTS EN MOINS DE HUIT MOIS

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Depuis le début de l’année 2017, plusieurs dizaines voire centaine de personnes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation au Sénégal. Au total, plus de 272 individus sont morts dans des accidents de la route en six mois (de janvier à juin). Pis, après une sorte d’accalmie notée suite à l’effectivité des 10 mesures du Conseil interministériel de mars dernier, le fléau semble reprendre. Rien qu’après les élections législatives du 30 juillet, plus de 10 Sénégalais ont perdu la vie sur les routes nationales, portant à plus de 282, le nombre de victimes. Suffisant pour que le directeur des Transports routiers, Cheikhou Oumar Gaye, annonce la reprise des opérations coup de poing. Il signale qu’elles ont été allégées pour les besoins de la campagne électorale.
ROUTES NATIOANLES N°1 ET 2 : Plus d’une dizaine de victimes en quelques jours
Plusieurs morts ont été enregistrés sur les routes du Sénégal ces derniers jours. Depuis la fin des élections législatives, de nombreux accidents ont coûté la vie à beaucoup d’individus sur les routes nationales. En atteste, le 1er août, un accident qui a eu lieu à Gathié, un petit village dans la région de Kaffrine, a fait 5 morts, tous des étudiants ressortissants de Sédhiou. Ils avaient quitté les campus universitaires pour aller voter dans leur localité d’origine. Sur le chemin du retour, le chauffeur du bus (qui les transportait) qui tentait de doubler un camion citerne n’a pu réussir sa manœuvre. Le même jour, deux vies ont été emportées à Mbour. Des maçons, après une journée de travail, sont morts sur le chemin de retour. Ils ont été percutés par un camion transportant du sable.
Quelques jours plus tôt, 4 personnes ont trouvé la mort et 49 autres blessées dans un accident de la circulation, à hauteur de Keur Babou, un village du département de Mbirkilane, dans la région de Kaffrine. Un car de transport en commun s’est renversé après avoir dérapé. Le bus qui venait de Dakar, ralliait le village de Mandiguane, dans le département de Bignona. Il transportait des passagers en partance pour les besoins de la cérémonie traditionnelle d’initiation appelée «bukut», en Diola.
Avant-hier, mardi 8 août, un autre accident survenu à Ndoucoura, village située entre Ngaye Mékhé et Pire, dans la région de Thiès, a fait 3 morts et 38 blessés. Un bus qui avait quitté Ngaye Mékhé pour se rendre à Dakar, a perdu un de ses pneus en essayant de doubler un autre bus. Il s’agit d’une élève en classe de terminale et soutien de famille qui vendait des chaussures communément appelées «dalla Ngaye», de l’un des apprentis qui a sauté du bus suite à l’éclatement du pneu et d’un passager.
CHEIKHOU OUMAR GAYE, DIRECTEUR DES TRANSPORTS ROUTIERS : «Reprendre les brigades mixtes, sous forme d’opérations coup de poing»
Le directeur des Transports routiers, Cheikhou Oumar Gaye, interrogé hier, mercredi 9 août, sur la recrudescence des accidents ces derniers jours, a annoncé que les opérations coup de poing, une des 9 mesures prises lors du Conseil interministériel sur les accidents tenu en mars dernier, seront reprises. «Pour le trimestre en cours, de juillet à maintenant, ces derniers jours ou après les élections, on a noté des accidents à des intervalles vraiment très réduits. Les mesures qui étaient prises sur le durcissement des points de contrôle au niveau de la visite technique restent toujours de mise. Au niveau de la délivrance des permis aussi, la tolérance zéro demandée par le chef de l’Etat est toujours appliquée. Tous les points concernant les 10 mesures sont toujours appliqués».
Selon Cheikhou Oumar Gaye, le contrôle sur les routes était allégé à cause de la campagne électorale. «On va reprendre les brigades mixtes, sous forme d’opérations coup de poing. Il y avait un ralenti avec la campagne pour ne pas gêner les différentes parties en compétition. Maintenant, on va redéployer tous les moyens pour lutter contre les accidents», a-t-il dit. La rigueur sur les route est nécessaire car, estime le directeur des Transports routiers, une amélioration a été ressentie après le Conseil interministériel du mois de mars instaurant les 10 mesures. «Nous avons senti une amélioration parce que le premier trimestre de l’année 2017, nous avions enregistré 186 décès en janvier, février et mars. Après le Conseil ministériel de février, avec la prise des 10 mesures au mois de mars, on a senti une nette amélioration au second trimestre, c’est-à-dire entre avril, mai et juin où on a enregistré 86 décès. On a réduit donc, presque plus de la moitié du nombre de décès connu au du premier trimestre».
LES PERMIS A POINT EN PHASE D’APPROBATION
L’autre mesure phare pour circonscrire le mal des accidents de la circulation, le projet d’instauration des permis à point et la numérisation des titres de transports est en phase d’approbation au niveau du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, a soutenu le directeur des Transports routiers. «Le permis à point entre dans le projet de numérisation et de sécurisation des transports. Et le programme est, en ce moment, en cours. Le contrat est déjà signé, il reste au ministère des Finance de valider l’approbation», a-t-il expliqué.
Lutter contre les accidents, c’est aussi avoir des routes praticables. «La solution durable, sur le plan international, c’est d’investir pour des aménagements routiers à deux voies, surtout sur les corridors routiers, par exemple Dakar-Bamako. Et, concernant les routes nationales, en zone d’agglomération comme à Dakar, il y avait déjà un arrêté du gouverneur sur la circulation de gros transporteurs. Alors, il ne reste plus qu’à l’appliquer pour permettre aux acteurs économiques et aux citoyens de circuler en toute sécurité», a-t-il jugé.
ASSAINISSEMENT
Le privé cherche à s’impliquer dans le secteur
Les acteurs du privé intervenant dans le domaine de l’assainissement dont le directeur général de Delvic sanitation initiative, Bécaye Sidy Diop, comptent mettre en synergie leurs efforts pour acquérir un omniprocessor. Cette machine utilisée dans le domaine de l’assainissement permettra à partir des boues de vidange de produire de l’électricité, de l’eau distillée et des cendres qui peuvent être utilisés dans l’agriculture. La présidente de Janicki Bioenergy, Sara Van Tassel, trouve que l’acquisition de cette machine pourra permettre au secteur de l’assainissement d’être beaucoup plus rentable. «Notre vision est que cette machine peut amener l’assainissement à être beaucoup rentable avec la création de sous produit de l’assainissement.» Le directeur de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, a quant à lui, fait état du soutien de sa structure pour appuyer l’engagement des privés dans le secteur de l’assainissement.
Fatou NDIAYE et Amassaïde SEN/sudquotidien.sn

Commentaires

1ère cause : le non respect de règles de sécurité ; ex : les conducteurs doublent même en présence d'une ligne continue.

2ème cause : L'état lamentable du parc automobile... Coupable : L'état qui impose une taxation de l'ordre de 52 % sur l'importation de véhicules d'occasion, ce qui freine considérablement l'acquisition de véhicules en bon état de rouler. Un nombre considérables d'épaves "bricolées" sont en circulation.... Les contrôles techniques sont "achetés" : les véhicules sans amortisseurs, sans freins, sans clignotants sont en circulation.... Des corbillards par milliers...

Supprimer cette taxation exubérante permettrait de renouveler un parc automobile défaillant dans son ensemble.
La balle est dans le camp du gouvernement...

Écrit par : Luc | 12/08/2017

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C'est plus une méconnaissance du "code de la route" qu'un non respect des règles de sécurité. La plupart des chauffeurs ne savent pas lire. Difficile d'apprendre le code de la route dans ce cas. Ajoutons à ça, le peu de considération pour les autres usagés de la route et un parc automobile en ruine et nous avons tous les ingrédients pour produire des accidents quotidiens.

Écrit par : bill | 13/08/2017

quand on pense que tous les vehicules gas oil qui vont etre a la vente pas chers dans les 5 ans a venir, voitures en parfait etat avec controles techniques sévères tous les 2 ans......dommage pour les senegalais....mais les gambiens vont se frotter les mains......en gambie presque plus de poubellles roulantes......quand meme a dakr ils pourraient refléchir un peu.....

Écrit par : flopaty | 15/08/2017

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