15/08/2017

LA HONTE DU SENEGAL (7)

Talibés : les enfants mendiants du Sénégal, de l'or pour les marabouts

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En Afrique de l’ouest, la tradition d’envoyer au moins les enfants à l'école coranique s’est transformée en commerce.
On les repère dans les rues de Dakar ou de Saint-Louis à leurs grands yeux hagards et à leurs gamelles de plastique pendues autour du cou. Qu’on soit "toubab" ou noir, qu’on termine un yassa sur le bord de la route ou qu’on attende dans la carlingue miteuse d’un taxi-brousse, impossible de ne pas voir les talibés, ces élèves d’écoles coraniques que leurs maîtres obligent souvent à mendier. Ils sont là, se précipitent sur les assiettes métalliques des restaurants de rue une fois le client rassasié ou glissent leurs minuscules mains sales et apeurées par la fenêtre des voitures.
Leurs joues dévorées par la faim, leur peau d'ébène grisée par la pollution, leurs petits corps noyés dans un vieux maillot de football de contrefaçon ou un tee-shirt trop grand, ils mendient. D’abord on s’attendrit. Puis, à force de se déchirer le cœur à chaque croisement de rue, on finit par les ignorer, comme tout le monde, et leurs silhouettes maigres se transforment en faibles fantômes dont le nom est tabou.
Sur les bancs de la misère
"Pour sauver les talibés, l’Etat prévoit amendes et peines de prison pour ceux mettant leurs enfants dans la rue", tweetait Macky Sall, l’actuel président du Sénégal, le 1er juillet 2016, avant de lancer le plan "retrait des enfants des rues". Juillet 2017, un an après, Human Rights Watch publie un rapport qui en dresse le bilan. Précis, fondé sur une série d’entretiens avec 43 talibés dans 5 refuges pour enfants et 17 écoles coraniques différentes, il nous rappelle avec violence les conditions de vies de ces jeunes talibés (de l’arabe talib, "étudiant"), envoyés par leurs parents à des marabouts (l'équivalent local des imams) pour apprendre le Coran et faire honneur au clan. C’est la tradition du "confiage", celle d’envoyer un enfant par fratrie dans une daara, une école coranique, dès l'âge de cinq ans.
Toutes les écoles coraniques ne forcent pas leurs élèves à la mendicité. Mais dans un précédent rapport paru en 2010, Human Rights Watch estimait déjà à 50.000 le nombre de ces jeunes enfants, essentiellement des garçons, "forcés par leurs maîtres coraniques à mendier chaque jour leur quota d’argent, de riz ou de sucre". Car une fois leur enfant placé entre les mains des marabouts, ces derniers les emmènent parfois à plusieurs centaines de kilomètres de chez eux. Et les parents n’ont alors que très peu de contrôle sur le sort de leur progéniture.
Enfermés, entassés dans des logements insalubres, mal nourris, battus ou enchaînés, violés parfois, les talibés sont transformés en de lucratifs esclaves. Réfugié dans un centre pour enfants de Dakar, un ancien talibé de 18 ans décrit à Human Rights Watch les conditions de son emprisonnement :
"Dans mon daara de Diourbel, j’ai été emprisonné pendant deux ans dans une 'cellule' parce que je ne voulais pas apprendre. Je faisais tout dans cette pièce : manger, aller aux toilettes… Il y avait beaucoup d’autres talibés avec moi dans la pièce, qui avaient refusé d’apprendre eux aussi, ou tenté de fuir. Nos jambes étaient attachées avec des chaînes, même celles des plus jeunes [...]. Ceux qui essayaient de fuir étaient punis, battus."
Depuis l'engagement du président Macky Sall, deux d’entre eux sont morts à la suite de sévices. Malgré une balbutiante prise de conscience, le système est difficile à changer tant les profits générés sont gargantuesques.
Un système économiquement florissant
En 2015 déjà, Ismaïl Ndiaye, imam de la mosquée Cheikh Anta Diop à Dakar et membre de la Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal, affirmait à une télévision locale que "retirer tous les mendiants des rues, c’est couper la source de revenus de 30% des familles sénégalaises". Soit plusieurs millions de personnes. Pour assurer leur approvisionnement en main d’œuvre et fidéliser les parents, certains marabouts se seraient mis à leur reverser des pensions. Gagnant jusqu’à 2 millions de francs CFA par mois (environ 3.000 euros), les marabouts qui exigent de chaque enfant un rendement quotidien se multiplient.
Dans le rapport d’Human Rights Watch, un talibé de Saloum, âgé de huit ou neuf ans, raconte ses deux années passées dans une daara :
"Nous faisions la mendicité pour de l’argent et pour du riz. Le marabout demandait 400 francs CFA par jour. Le mercredi, c’était 500 francs CFA, pour payer le loyer et l’électricité. Si nous n’apportions pas l’argent, ou si nous ne récitions pas les versets, le marabout nous battait. Il nous frappait avec une ardoise cassée en deux [l’ardoise en bois utilisée pour écrire les versets du Coran, NDLR]."
Et certains marabouts "possèdent" plusieurs centaines d'enfants.
Initialement destiné à des fins religieuses, ce système se serait ainsi professionnalisé jusqu’à perdre dans certains cas toute vertu éducative ou religieuse. A Dakar Plateau, près du palais présidentiel, le gardien de nuit d’une banque occidentale rencontré en mars 2017, affirme que le problème est moins dû à la gloutonnerie des marabouts qu’à la misère des talibés. De son point d’observation de choix sur la misère de la rue, il décrit ce qu'il a vu :
"A l’été 2016, l’Etat est venu avec des bus pour rafler les mendiants. Il a arrêté plusieurs centaines de personnes dans le centre-ville. Mais lorsqu’on les libère, ils n’ont rien d’autre à faire, ils reprennent la mendicité. Tant que l’Etat n’organisera pas l’assistance publique, son combat contre l’exploitation des talibés sera perdu."
Un programme qui ne va pas assez loin
L'Etat a tout de même redoublé ses efforts. En 2005, une loi qui interdisait la mendicité forcée et la traite des êtres humains avait déjà été votée, mais sans succès. En juin 2016, à la suite de l’engagement fanfaronnant de Macky Sall, le ministère de la Femme, de la famille et de l’enfance, lançait un programme intitulé "retrait des enfants de la rue" pour appliquer cette loi. Entre juin 2016 et mars 2017, 60 opérations de rues ont été menées par la police et les travailleurs sociaux dans les rues de Dakar. 1.547 enfants ont été officiellement retirés des rues, recueillis et placés dans des centres d’accueil, pour être ensuite restitués à leurs parents.
Mais comme souvent, les chiffres masquent une réalité qu’on préfère taire. "Le programme de retrait ne permet pas de protéger les droits des enfants ni de rendre justice aux victimes", titre ainsi le chapitre 2 du rapport. Corinne Dufka, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch, abonde :
"Bien qu'il représente un pas dans la bonne direction, le programme du Sénégal visant à retirer les enfants des rues n'a presque rien changé au nombre alarmant de jeunes talibés qui sont tous les jours victimes d'exploitation, d'abus et de négligence."
Faiblesse des investissements (141 millions de francs CFA au lieu des 14 milliards promis), mauvaise communication publique, absence de coordination entre les ministères et les acteurs de terrain locaux : le programme "retrait" ne semble être qu’une opération de communication.
Corinne Dufka détaille : "Pour s'attaquer au cœur du problème, le gouvernement devrait veiller à ce que les maîtres abusifs fassent l’objet de sanctions ou de poursuites." Mais l’Etat, malgré ses promesses, demeure frileux à condamner les marabouts, que la tradition et le tissu social entourent toujours d’un halo d’inviolabilité. Aucun de ceux qui ont été surpris à exploiter des talibés n’a été arrêté. Pire : sur les 1.456 enfants que le gouvernement a déclaré avoir "retournés" à leurs familles, 1.006 ont même été renvoyés à leurs maîtres coraniques sans enquête sur ces derniers ou sur les conditions de vie de leurs daara. Et près de 85 marabouts auraient même reçu de l’argent ou des fournitures de la part du ministère de la Famille lorsqu’ils sont venus récupérer leur main-d’œuvre illicite.
L’échec est criant : 37 des 43 enfants talibés interrogés par HRW ont avoué avoir été forcés à mendier ou ont été surpris à le faire. "En juin et en juillet 2016, il y avait moins d'enfants dans les rues," concède Etienne Dieng, le gestionnaire d’un des trois centres d’accueil pour talibés sortis de la rue. "Mais quand les maîtres ont vu qu'il n'y aurait pas de sanctions, ils se sont mis à renvoyer les enfants dans les rues." Et le trafic est d’autant plus difficile à contrôler qu’il concerne toute l’Afrique de l’ouest.
De la chair à canon pour Al-Qaida
Selon les chiffres fournis par le ministère de la Famille au journal "Senego", seuls 829 des 1.374 enfants identifiés par la police dans le cadre du plan "retrait", entre juin 2016 et février 2017, sont sénégalais. Les autres sont "importés" des pays voisins : Guinée-Bissau (355) ou Mali (103) et dans une moindre mesure Gambie ou de Guinée. A l’inverse, des Sénégalais sont envoyés dans d’autres pays, au gré du marché. Dans les pays en guerre, le problème se pose alors avec d’autant plus d’acuité que les étudiants, privés de débouchés après leur éducation religieuse, sont souvent enrôlés dans les groupes de combattants.
C’est ce qu’affirme un proche de l’imam de Djenné, au Mali, qui propose aux rares toubabs de passage de leur faire visiter la ville. Dans cette cité millénaire, connue pour sa somptueuse mosquée et réputée pour ses daara, les enfants viennent de tous les pays d’Afrique de l’ouest. Selon le guide, rencontré en avril 2017, beaucoup de ces enfants "ne peuvent rien faire après la daara. Ils connaissent bien le Coran, certes, et lisent l’arabe, mais ils n’ont aucune compétence demandée sur le marché du travail. Un nombre infime parviendra à devenir grand-talibé [assistant du marabout NDLR] puis marabout". Et pour les autres ?
"Que voulez-vous qu’ils fassent ? Inadaptés, ils chercheront du travail, traîneront en bandes, et seront de la chair à canon pour Al-Qaida."
Emile Boutelier - Lobs- tempsreel.nouvelobs.com - Webnews

Commentaires

C'est une chose que je n'arrête pas de dénoncer mais la les gendarmes sont sans vigilence faut il encore dénoncer l'entente entre les marabout et le gouvernement il y a tellement à dire qu'une page ne suffirait pas

Écrit par : Annie Delgoffe | 15/08/2017

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Talibés, un mot tabou ? On les voit partout, mais on finit par les ignorer...
Eloignés par les marabouts, les parents n'ont aucun contrôle sur le sort de leurs progénitures...
Enfermés, entassés, mal-nourris, battus ou enchainés, parfois violés, transformés en esclaves lucratifs...
Un état frileux à condamner les marabouts sous couvert d'un halo social d'inviolabilité ??? Le retrait des talibés mendiants de la rue est un échec criant...
141 millions de francs CFA investis dans le projet de "retrait" sur les 14 milliards promis qui a tourné en opération de communication. Un pur fiasco ! Mais où est passé le fric ???
60 % des talibés sont sénégalais, les 40 % autres talibés sont "importés des pays voisins et des enfants talibés sénégalais sont envoyés dans d'autres pays, "au gré du marché"...
Pour finir, adolescents et adultes, inadaptés au travail, décérébrés par la religion, vivants en bandes et en gangs, enrôlés dans les groupes combattants et chair à canon d'Al-Qaïda...
Irresponsabilité ! Un danger pour l'avenir même du Sénégal, avec des futurs terroristes pour venir faire des attentats dans le pays qui les a lâchement abandonné à leur misérables sort.
Esclavage et maltraitances d'enfants. Mafia religieuse esclavagiste d'enfants. Traite négrière d'enfants. Abandons d'enfants par les familles. Lâcheté de l'Etat et de la population sénégalaise...
Avec le problème des talibés, la Honte du Sénégal dénoncé et rabâché sans fin, l'exemple de démocratie au Sénégal, en prend toujours un sale coup face à l'hypocrisie du problème talibé...
Un Peuple, un But, une Foi ! Devient un Peuple dont le But de sa Foi, est de faire n'importe quoi ! Même les animaux traitent mieux leurs enfants que le Sénégal !

Tant qu'il restera un seul enfant talibé mendiant dans les rues et que l'Etat et peuple sénégalais continueront à se faire "enculer" par les marabouts, cette mafia d'escrocs sans foi, ni loi, le Sénégal ne peut être un pays civilisé, encore moins une démocratie. Esclavage et Démocratie sont incompatibles dans un Monde civilisé...
Le Sénégal est un pays esclavagiste d'enfants, parjure à ses ratifications des Droits de l'Homme, de la Protection des Enfants et des groupes vulnérables, dévoyé des valeurs de l'Islam et des préceptes du Prophète Mahomet qui interdisent la mendicité des enfants, hors des lois de l'Humanité et des droits du Citoyen...Un pays non-civilisé, pour faire court !

Écrit par : issa gibb | 16/08/2017

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merci a vous de revenir en permanence sur l'ouvrage, il faut une tenacité sans faille pour s'attaquer à ce sujet extremement important...je reviens au senegal dans 2 mois 1/2 et je suis certaine de voir encore plus d'enfants mendier jusqu'au fin fond de la casamance et meme en dehors de ziguinchor et je suis desolée de d'affirmer que cela n'existait pas encore il y a 7 ans!!!!!
Alors que dire et que faire quand les dirigeants ne prenenent pas ce douleureux probleme a bras le corps : il faut etre courageux pour le faire, mais nous savons tous que les politciens ne sont pas courageux...

Écrit par : flopaty | 16/08/2017

Il faut BOYCOTER le Sénégal,ces gosses sont des esclaves ,nous ne pouvons pas nous européens accepter cela !!!mais nous n'avons aucun pouvoir face a l'inertie des Sénégalais(es) le seul moyen ne plus se rendre dans ce pays DUR?DUR

Écrit par : maie | 16/08/2017

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couroux coucou. boycotter; ben déja, y'a plus personne .. ou presque. en tout cas en termes de tourisme. si "on" vient plus, qui va saluer le matin ces gosses? qui va faire faire ressentir de la honte aux honteux en se comportant de maniere correcte avec ces gamins? simplement correcte. faire sa part de boulot, je pense que c'est mieux.

Écrit par : izmachine | 16/08/2017

Faire sa part de boulot ??? Mais quel boulot pour faire mieux ???
Bien sur, sur le terrain, dans les rues, aux carrefours, sur les places et dans les stations essences où trainent les talibés, un bonjour correct et humain, un sourire correct et gentil, un respect correct et civilisé envers ces petits êtres humains esclaves. Puis, le lendemain, ils sont toujours là...
Tu commences à acheter à manger. Ils m'appelaient "Monsieur Banane" parce ce que j'achetais des bananes, mais aussi des pastèques, des gâteaux secs, du pain et du chocolat et du lait...
Puis, des vêtements d'occasion "revendus par le marabout", un ballon de foot "revendu par le marabout". J'ai même pris un petit talibé "Babacar" comme défenseur dans l'équipe de football que j'ai encadré au village. Jamais d'argent et les faire manger sur place, pour être sur qu'ils mangent ce qu'on leur offre ....
Certains toubabs résidents bien intentionnés, m'ont accusé de m'être fourvoyé en aidant les talibés... Ils ont peut être raison ?

Car en creusant un peu plus le problème talibé, on trouve bien sur, en première ligne, les marabouts véreux et cyniques, maltraitants d'enfants et un trafic négrier d'enfants en toute impunité !
L'hypocrisie de l'enseignement coranique qui est devenu majoritairement l'écran de fumée pour l'esclavage d'enfants noirs et pauvres, transformés en élèves mendiants très, très lucratifs...
On ne comprend pas tout de suite, l'inertie des autorités, sans réaction face à ce problème d'Esclavage d'enfants, avant de comprendre qu'ils sont aussi pourris et complices des marabouts... Puis, il y a l'indifférence surprenante de tout le peuple sénégalais au sort des talibés, avant de comprendre la lâcheté, la peur des marabouts et le fétichisme des sénégalais qui croient que la souffrance des enfants talibés, les protègent... Il faut être con à bouffer du foin et du son pour croire à ces superstitions...On découvre le vrai peuple de la Teranga, peureux et lâche, bêtement superstitieux pour laisser des enfants innocents, souffrir dans l'abject système maraboutique, sans se révolter ??? D'autres disent, ils sont pas finis, pour faire plus court et ignorer le problème !

Avec cela, on découvre que des parents de talibés, des policiers, des juges sont corrompus par les marabouts avec l'argent de la mendicité des gosses pour garder leurs petits esclaves...
Puis, le millier d'Associations qui interviennent en faveur des talibés et qui n'arrivent même pas à endiguer leur nombre, depuis des années ??? Ces associations qui aident, nourrissent, soignent et habillent les talibés...En vérité, ces associations entretiennent le système maraboutique car les enfants restent dans les griffes des marabouts et ils sont toujours obligés de mendier pour enrichir les marabouts... Pire, des Associations qui vivent avec les subventions internationales destinées aux talibés, bien tranquilles au soleil du Sénégal et dans de beaux bureaux et qui organisent une journée par an : Talibés "sans mendier"... De l'Humanitaire de Niveau Zéro pointé, couteux ou détourné et surtout sans résultat, depuis des décennies...

Seule, l'Association de Loïc Tréguy au Lac Rose est dans le vrai Humanitaire (et peut être d'autres que je ne connais pas ???)
Ils s'occupent des enfants des rues, le plus souvent des talibés en fuite qu'ils sortent de l'enfer de Dakar pour les resocialiser dans le Centre du Lac Rose... Loin des maltraitances des daaras, loin de la mendicité, loin de la délinquance de la rue... Nourris, logés, encadrés, ils vont à l'école ou en apprentissage d'un métier dans le Centre ou travailler chez des patrons-partenaires... Le but final est de les ramener dans leurs villages, auprès de leurs familles avec un suivi de l'équipe du Centre jusqu'à la majorité, pour empêcher tout retour à la case "daara pourrie"...
La ministre de la Famille et de la Protection de l'Enfance, Madame Sarr aurait pu s'inspirer de cet exemple, pour le programme de retrait des enfants mendiants de la rue, au lieu de remettre 1 000 des 1 500 talibés ramassés, dans leurs daaras avec en plus ,des enveloppes de fric aux marabouts tortionnaires... Pour entretenir le système maraboutique, on ne peut pas faire mieux ??? Trop conne, la ministre ! Et les talibés sont repartis mendier, ils sont de plus en plus nombreux et aucun marabout n'est inquiété à nouveau.... L'Immobilisme Sénégalais !

Les journaux sénégalais continuent à égrener les abus et les meurtres de talibés, avec autant de réaction que dans une rubrique de chiens crevés...Human Rights Watch et les autres organismes des Droits de l'Homme et de la Protection de l'Enfance, qui dénoncent l'enfer des talibés et l'insuffisance de volonté à lutter contre le problème talibé de l'Etat Sénégalais, dans des rapports qui restent lettres mortes. Devant tout cette lâcheté, ce laxisme, cette hypocrisie à venir en aide aux enfants talibés esclaves : Seule des condamnations internationales et des sanctions financières sauveront les talibés de l'esclavage... Le Sénégal en est volontairement incapable !

Le 25 Décembre 2014 : le même jour, je suis intervenu pour empêcher 1 gardien d'entrée d'hôtel de tabasser 2 talibés qui fouillaient dans les poubelles, dans les restes du réveillon de Noël, pour chercher à manger. La menace d'un coup de canne dans la gueule de ce gros con l'a calmé. J'ai ensuite acheté des gâteaux aux enfants chez mon copain épicier mauritanien Mokhtar, toujours ouvert, même à Noêl... Arrivé au village, je découvre que le petit talibé de l'équipe de football "Babacar" a été battu par son marabout avec un lanière de pneu de vélo et qu'il l'a balafré au visage... J'ai décidé de quitter le Sénégal pour éviter de tuer ce marabout et 2 ou 3 autres, pour l'exemple... Ce que devrait faire les sénégalais pour retrouver honneur et dignité !

De la pitié pour les enfants talibés, bien sur.... Mais c'est de l'écoeurement qu'on éprouve pour le Sénégal en réfléchissant à la vie des enfants talibés :
Des gosses mendiants et maltraités, çà tout le monde le sait, c'est toléré ??? Mais, des gosses tabassés quotidiennement par des sadiques rétrogrades, c'est normal ??? Des enfants talibés de 4 ou 8 ans violés dans les daaras, par des marabouts ou par les plus grands talibés, c'est tolérable ??? Des enfants talibés qui se prostituent pour quelques pièces pour éviter les coups du marabout, c'est permis ??? Des enfants talibés livrés à des réseaux pédophiles par les marabouts pour faire plus d'argent, avec la loi du silence du fouet, c'est tolérable ??? Des marabouts qui enchainent des talibés pendant des mois jusqu'à 2 ans ci-dessus dans l'article, sans sortir un seul jour de la daara, c'est humain ??? Des marabouts qui fouettent à mort, des gosses parce qu'ils hésitent en récitant le Coran, çà fait partie de l'Islam ??? Des marabouts qui laissent mourir des enfants, de faim ou de maladie et qui les jettent dans une décharge publique, c'est civilisé ??? Des marabouts qui ne déclarent pas leurs talibés morts aux autorités pour s'enfuir se réfugier chez leur Maître marabout à Touba, c'est religieux ???
Qui sont ces escrocs esclavagistes d'enfants en liberté ??? Qui sont ces ordures humaines qui gouvernent le Sénégal ??? Quel est ce peuple qui se laisse gouverner par ces sataniques ???
Même, les animaux traitent mieux leurs enfants que le Sénégal ! Talibés, la Grande Honte du Sénégal et de l'Islam sénégalais dévoyé !

Écrit par : issa gibb | 17/08/2017

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... le bonjour Mr Gibb. je fais bref. la pitiée, j'suis pas doué; pis j'ai pas ta prose.
quand tu es là, tu peux casser la gueule a un gros con qui tabassent des gosses dans des poubelles. a moi aussi, ça le fait ça: l'envie de massacrer la gueule d'un gros con. (spéciale dedicasse a Do...connard). là tu vois, quand j ecris, ça le fait. mais c est carrement interdit de tuer; meme des trucs comme mara. t'as fais un bon choix que de pas le faire. mais bon, a l'occasion, un coup de baton dans la gueule d un con, c'est pitiée de s'en priver. mais ça, faut etre proche de lui.
cette nuit, le sud des etats-unis a "deboulonner", de gros symboles. tu vois, un mort de plus (aux states aussi, tu aimes tu comptes pas), et pourquoi maintenant? p'tet' ce qu'ils appellent une prise de conscience?.... de plus? au moment ou il y a "le blond" a la tête de l'etat!! le sud rejette "son identité". au grand dam des "maras" locaux.
village pilote, c est la classe; c'est le resultat d'une presence constante. une goutte d eau pour sur mais elle est belle. pour le reste, faut pardonner mes propos mais le "mara football club", je partage l'idée de certains: un peux fourvoyé certainement. beaucoup d'actions en faveur des talibs qui ne sont q'un mauvais entretien de ce cheptel de la part des zassosses. peut etre aussi du fourvoiement. peux ou pas d'action contre les maras, comme les senegalais, les zassos se font discretes. la plaie, c'est eux... les maras.
quand t'as une plaie profonde a la jambe, ça tache les draps, c'est sale, puis a force ça pue. si tu laves les draps,sans soigner la plaie, tu regles rien. tu entretiens la plaie.
sur ce, un peux de musique.
https://www.youtube.com/watch?v=3UkXWukK3rY

Écrit par : izmachine | 17/08/2017

Bonjour, Izmachine,
La prose, on s'en fout... Tant qu'on se comprend.
Je vous remercie pour la vidéo de Sound Kopp Daaraj Family "Village Pilote". J'avais déjà vu cette vidéo, mais je l'avais perdu son Internet et je la retrouve grâce à vous. Thank You !
Village Pilote, c'est un bol de bonheur au milieu de l'océan de souffrances des enfants des rues et des talibés. Le combat pour les talibés continue...
Il est prétentieux, voire irresponsable de parler d'envie ou d'appel aux meurtres des marabouts esclavagistes d'enfants talibés, mais il faut comprendre que çà fait du bien. Face à une fédération mafieuse esclavagiste d'enfants qui a gangréné toutes les strates du Sénégal, dévoyé l'Islam et l'honneur du Sénégal, si quelques condamnations à mort peuvent sauver les talibés, je suis pour ! Que les dieux me pardonnent pour ces pensées...
Quand au "blond décoloré" qui gouverne actuellement les USA, il n'est pas là par hasard. Il a été curieusement élu, mais maintenant le Monde doit se le cogner pendant 4 ans. La situation au Sud des Etats Unis : Déboulonner la statue du Général Lee est une erreur grossière. D'abord il n'était pas un esclavagiste convaincu et avant de devenir le général en chef des armées de la Confédération du Sud, il était le Directeur de la Grande Ecole Militaire de West Point en Virginie avant la Guerre de Sécession. Il représente l'Histoire du pays et non un symbole de l'esclavage, même si il s'est battu du mauvais côté pour défendre son état de Virginie, au lieu de défendre l'Union du pays avec Abraham Lincoln...
Le Président Lincoln a été assassiné 3 jours après la fin de la Guerre de Sécession par un fanatique sudiste, comédien de théâtre. La jeune fille journaliste et militante anti-esclavage a été écrasé par un fanatique du KuKluxKlan, au nom de la supériorité de la race blanche. Les démons sont de retour ou les loups sont entrés dans la ville. Dans un éternel recommencement ...
Comme au Sénégal, les Africains ont connu l'esclavage. Mais, ils n'ont pas compris la leçon : Ils laissent des africains arabisants mettre des enfants en esclavage. Oui, vous avez raison, çà pue !
Il faut soigner les plaies avant de se mettre au lit...
Bien cordialement à vous et bon week-end

Écrit par : issa gibb | 18/08/2017

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