18/08/2017

MUTILATIONS GENITALES FEMININES AU SENEGAL

13 % des filles de moins de 15 ans sont excisées

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Les mutilations génitales féminines persistent encore au Sénégal, malgré leur interdiction. Les dernières statistiques révèlent que 13 % des jeunes filles sénégalaises de moins de 15 ans sont victimes d'excision, surtout dans la région de Matam.
L'excision est toujours une réalité au Sénégal. Et ce, malgré son interdiction par la justice et les campagnes de sensibilisation pour son éradication. C'est ce que révèlent les derniers chiffres d'une enquête dont les résultats ont été livrés avant-hier, à Guédiawaye. C'était lors d'une journée de dépistage du cancer du col de l'utérus et de sensibilisation sur la santé de la reproduction, l'excision et les mariages précoces organisée par Youth Women for Action (Ywa).
A en croire la présidente de ce réseau constitué de jeunes filles leaders au niveau national, 13 % des filles de moins de 15 ans sont victimes de mutilations génitales féminines ou excision. Dans les détails, selon Néné Fatoumata Maricou, la région de Matam vient en tête avec 53 %. Elle est suivie de Sédhiou avec 51 %, Kolda 46 %, Tambacounda 42 %, Kédougou 36 %, Ziguinchor 32 % et Saint-Louis 31 %. Les autres régions du pays enregistrent de faibles taux. Il s'agit de Dakar 8 %, Kaffrine 6 %, Fatick 2 % et Louga 2 %. Kaolack, Diourbel et Thiès ferment le peloton avec un pourcentage de 1 %.
Par ailleurs, la présidente d'Ywa a relevé que la pratique de l'excision présente un particularisme ethnique, puisque les Soninkés viennent en tête à hauteur de 38,7 %. Ils sont suivis de près par les Diolas avec 37,5 % et des Mandingues avec 36,25 %. Le taux est à 31,1 % chez les Pulaar et 0,5 % chez les Sérères. Les étrangers vivant au Sénégal sont concernés avec un taux estimé à 22,8 %.
Concernant les mariages précoces, le taux national est de 26 %. Les zones les plus touchées sont Matam, Diourbel, Kolda et Tambacounda.
Face à cette situation, Mme Maricou estime qu'il urge de faire certains redressements. A ce propos, elle a préconisé l'installation d'espaces jeunes pour mieux prendre en charge les questions de cette frange de la population ainsi que des campagnes de sensibilisation. Aussi, de l'avis de la présidente d'Ywa, ces solutions doivent être étendues à l'ensemble du territoire national. ''Les gens pensent que ces pratiques ne se passent que dans les régions, alors que tel n'est pas le cas. Car ce sont les campagnards qui viennent dans les banlieues et/ou dans les capitales régionales, s'y installent et continuent toujours la tradition. C'est une continuité'', a conclu Mme Maricou.
CHEIKH THIAM/sen360.fr

Commentaires

Voilà le Sénégal émergent !!!!!

Écrit par : eddy | 18/08/2017

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N ieme article sur le sujet...

Écrit par : linlin | 18/08/2017

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Et oui malheureusement on se mord la queue,on tourne en rond,c'est la vie de tous les jours ,la propreté ,la sécurité , les petits talibés ,l'éducation ect ect...

Écrit par : eddy | 18/08/2017

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Toujours aussi civilisé le Sénégal : En 2014, un article parlait de 8 % d'excisions de fillettes, en 2017, cet article parle de 13 % d'excisions
=> Déduction rapide : les excisions sont en hausse de 5 % en 3 ans au Sénégal. Avec l'Emergence ou la Radicalisation, à votre avis ???
Pourtant, une loi interdisant l'excision a été votée en 1999 au Sénégal et apparemment elle n'est pas appliquée, comme tant d'autres. Demander aux Talibés !
Encore une Hypocrisie politique, sociale et religieuse :
Je trouve même honteux, cet étalage de chiffres sur les excisions, les pourcentages d'excisions par ethnies et par régions :
On dépense du fric pour des conneries statistiques sur le problème grave, sanitaire et dangereux de l'excision, au lieu de dépenser le fric pour lutter contre l'excision et faire condamner les parents, les exciseuses et autres responsables de cette mutilation hors d'âge qui ne respectent pas la loi de 1999...
Il y a l'Association Toscan qui lutte efficacement contre l'excision dans 13 pays africains avec succès. Sauf, au Sénégal ???
Les militants anti-excision de Toscan avouent que malgré leurs ateliers de sensibilisation auprès des femmes et des adolescentes dans les villages, la création de micro-métiers pour les mères exciseuses en remplacement de revenus pour arrêter la pratique de l'excision avec des aides financières importantes aux villages...
A leur départ, l'imam ou le marabout du coin, exige l'excision des fillettes, avec des prédications de mauvaises cultures ou de mauvais sort sur le village. Et les petites filles sont excisées §
Avec une population à 70 % analphabète, tenue volontairement dans l'ignorance, dans la superstition religieuse et le fétichisme : Plus cons, tu meurs ! De croire aux conneries des escrocs religieux et les petites sénégalaises continuent à trinquer en étant excisées, comme les petits talibés dans la mendicité forcée...
En attendant, ils ont pris le fric de l'Association Toscan et autres aides de lutte contre l'excision et ne compte pas le rendre. Particularisme du Sénégal, ne pas respecter les lois, mais prendre le pognon. D'après, l'Association Toscan, la lutte contre l'excision au Sénégal, est un puits financier, sans fond...
Certains rétrogrades vont encore parler, de rite ancestral ou ethnique, de rite socio-culturel ou religieux ??? Mutiler des fillettes qui n'ont rien demandé, contre leur volonté, avec des risques sanitaires dénoncés par tous les professionnels de la Médecine, ne pas respecter les lois de son pays, c'est social, culturel, civilisé et religieux ???
"çà émerge dur au Sénégal, papa et maman ? " a dit à ses parents, la petite fille de Matam avant d'être excisée de force...

Écrit par : issa gibb | 18/08/2017

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Bravo! Tout à fait.Pleinement d'accord avec ce commentaire.Ça fait des années que le pays de la Teranga recule socialement faute de l'analphabétisme, l'ignorance religieuse et des difficiles conditions de vie.

Écrit par : Teresa | 18/08/2017

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