19/08/2017

LES SACS PLASTIQUE

Quel bilan faire de l’application de cette loi ?

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Plus de 5 millions de sachets plastiques circulent chaque jour au Sénégal, selon le gouvernement.
Le conseiller juridique du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Boniface Cacheu, reconnait que « le bilan est très mitigé, voire mauvais ». Il souligne notamment le fait que les textes d’application de la loi n’avaient pas encore été élaborés jusque-là.
Pour le directeur exécutif de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS), Ousmane Sy Ndiaye, l’une des raisons des difficultés dans l’application repose sur le fait que cette loi est incomplète, même s’il estime que la loi en elle-même est nécessaire.
L’ancien ministre de l’Environnement, Ali Haidar, pointe, quant à lui, « un laxisme des autorités ». Il pense qu’il faut « une volonté très forte du gouvernement mais aussi une implication de tous les acteurs et des populations».
Les importations ont-elles baissé ?
Les données obtenues auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) ne montrent pas une baisse des importations des sachets plastiques, même si elles ne donnent pas de détails sur la nature des sachets plastiques importés.
Il reste que les importations de sachets plastiques en 2016 ont connu une hausse par rapport à celle de l’année 2015. Elles sont ainsi passées de 1645 tonnes en 2015 à 2280 tonnes l’année suivante.
Ce qui représente 1,4 milliard francs pour l’année 2015 et 1,7 milliard pour l’année suivante. Pour les six premiers mois de 2017 (de janvier à juin) déjà, 1.170 tonnes ont été importées. Cela a nécessité une enveloppe de plus 827 millions de francs.
Pourtant la loi devait permettre de réguler l’importation des sachets plastiques, puisqu’en principe toute importation de ce produit est soumise à une autorisation préalable du ministère de l’Environnement. Une note de la direction générale des douanes émise en février 2016 désignait un seul point d’entrée pour les sachets plastiques au Port Autonome de Dakar.
Seulement, Boniface Cacheu explique que la principale difficulté face aux importations est qu’aussi bien la douane que le ministère de l’Environnement « n’avaient les instruments adéquats pour effectuer le contrôle de la nature des sachets plastiques qui étaient importés».
« Il est presqu’impossible de contrôler l’épaisseur des sachets à l’œil nu, il faut le faire à l’aide d’une machine qui s’appelle micromètre», précise-t-il.
Ousmane Sy Ndiaye affirme n’avoir jamais eu connaissance d’un importateur de sachets plastiques dont la cargaison a été bloquée par la douane, pour non-conformité du produit. Du moins aucun membre de l’UNACOIS ne s’en est plaint, selon lui.
Conclusion : la loi sur l’interdiction des sachets plastiques n’est pas appliquée
L’Assemblée nationale du Sénégal adoptait une loi portant interdiction de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des sachets plastiques de faible épaisseur, en avril 2015. Une loi entrée en vigueur en janvier 2016. Plus d’un an après, elle a du mal à être appliquée.
D’ailleurs, à en croire le conseiller juridique du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Boniface Cacheu, les textes d’application de la loi n’avaient pas encore été élaborés.
C’est seulement le 10 août 2017 que le Comité de suivi de l’application de cette loi a été mis en place. Boniface Cacheu informe également que les textes d’application viennent d’être élaborés et qu’ils sont dans le circuit pour signature.
Assane Diagne/africacheck.org

Commentaires

Conclusion 1 : la loi sur l'interdiction des sachets plastiques entrée en vigueur en janvier 2016, n'est pas appliquée. Ecrit noir sur blanc, dans l'article ci-dessus.

Conclusion 2 : la loi sur l'interdiction de l'importation de sachets plastiques n'est pas appliquée, non plus. çà rappelle d'autres lois non appliquées depuis 1999 et 2005...
Hausse de 1 645 tonnes en 2015 à 2 280 tonnes en 2016, soit 635 tonnes de sachets plastiques importées en plus, en un an, au Sénégal...Pas appliquée du tout, la loi !
Les douaniers n'avaient pas de micromètres pour mesurer l'épaisseur des sachets plastiques, donc aucun importateur de sachets plastiques n'a été inquiété ??? Argument un peu facile...
Peut être que des petits billets par ci, par là. Ils savent que çà existe, que çà porte le nom de corruption : Sur 635 tonnes de sachets, combien de petits billets pour faire rentrer des sacs plastiques à l'épaisseur interdite dans le pays. Vas savoir ??? Là ,franchement, Boniface Cacheu et Ousmane Sy Ndiaye, nous prennent pour des cons à bouffer du son et de l'avoine !

Conclusion 3 : la loi sur l'interdiction de la commercialisation et de l'utilisation des sacs plastiques n'est pas appliquée, non plus.
Là, çà peut se comprendre, les commerçants qui ont importé des sachets plastiques à l'épaisseur interdite, ils vont s'en servir... Ils vont pas les laisser au fond du magasin, pour les regarder.
Les clients : "Vous avez un sac, svp ! Pas en papier, Merci". Quand on achète du poisson ou des fruits bien mouillés, le fond du sac en papier cède et on se retrouve avec les victuailles sur les pieds. Situations très désagréables, quand on a acheté des œufs et parfois très douloureuses, quand ceux sont des boites de conserve qui vous tombent sur les doigts de pied... En plus, les ménagères sénégalaises préfèrent les sachets en plastique pour une bonne conservation de leurs poudres culinaires... Malheureusement, les autres sacs plastiques non utilisés, ne sont pas jetés à la poubelle, mais au sol ou dans la mer par incivisme généralisé...

Cerise sur le gâteau , Boniface Cacheu, conseiller juridique du ministère de l'E&DD, explique que la loi a été adopté à l'Assemblée Nationale en avril 2015, avec entrée en vigueur en janvier 2016, mais que les textes d'application de la loi viennent d'être élaborés, le 10 août 2017 et qu'ils sont en attente de signature pour être enfin promulgués en décrets de loi ???
Là, je sais bien que nous sommes au Sénégal, que les choses vont très lentement au cause du soleil : mais promulguer les textes d'une loi, 2 ans après avoir adopté cette loi. C'est du Top !
Je suis généralement contre les statistiques couteuses et inutiles, mais pour les sachets plastiques, leurs données sont lisibles : La loi n'est pas appliquée et les sachets interdits en hausse.

Seul, encore une fois de plus, l'ami écolo Haïdar El Ali dénonce le "laxisme des autorités" et rêve d'une volonté gouvernementale et de l'implication des responsables et de la population....
Le ramassage d'un kilo de plastique contre une pièce en le ramenant chez des récupérateurs ou une usine de destruction des plastiques pourraient être des solutions à ce problème ???
Mais, les chers politiciens sénégalais sont déjà parti pour 2 ans dans la course présidentielle de 2019 à calculer des alliances, des coalitions qui les feront gagner le poste suprême d'Excellence.
Très, très loin des préoccupations du peuple et du pays, alors le problème des sachets plastiques, ils s'en foutent. Et comme, ceux sont aux religieux qu'ils laissent gouverner le peuple, les religieux s'en foutent aussi de la pollution des sacs plastiques...La solution ne viendra pas des élites sénégalaises, trop occupés à d'autres problèmes plus lucratifs pour eux.

Vivement que le Pétrole coule à flots pour brûler tous ces sacs plastiques et dépolluer le Sénégal ???

Écrit par : issa gibb | 19/08/2017

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Excellent analyse

Écrit par : Hurier | 19/08/2017

Oui mais... brûler du plastique génère de la pollution, exploiter du pétrole génère de la pollution, l'humanité toute entière génère de la pollution : il faudrait donc supprimer l'humanité ! (raisonnement par l'absurde bien sûr...).
Beaucoup de lois votées ne son pas appliquées dans les faits : ici l'interdiction de la mendicité, de l'excision, etc... ailleurs l'égalité salariale homme/femme (loi du 22-12-1972 toujours pas appliquée depuis... 45 ans ! selon les "experts" il faudra encore attendre 10 ans pour que cette loi soit effectivement appliquée), etc...
Voter une loi juste, c'est bien ; mettre les moyens pour faire appliquer ladite loi, c'est encore mieux... disons que ce serait beaucoup mieux...

Écrit par : Xx | 19/08/2017

Les douaniers du port sont capables et très fort pour bloquer une livraison de tracteurs agricole qui sont d'une grande utilité pour les agriculteurs ou du matériel très utile pour l'économie locale ou des véhicules d'importation mais pour les sacs plastique qui empoisonnent le pays ,là on ferme les yeux et tout va pour le mieux ! c'est désolant et désespérant !!!!!
iL EST OU LE PROBLEME !!!!!!!!!!!

Écrit par : REVOL Gérard | 19/08/2017

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comme vous avez raison.......ils sont tres forts dans ce domaine.....ils ont tres forts aussi pour inventer aux bords des routes des lois (comme l'interdiction de transporter un frigo dans un 4x4 en invoquant la mise en danger des passagers alors que nous n'etions que 2 dans le 4x4 avec les sieges arrières rabattus) tout ça pour nous raketter !!!!!! et comme toujours issa Gibbs est pertinent...... mais s'il faut encore 10 ans pour faire quelque chose le pays aura le temps d'etre totalement pourri!!!!!

Écrit par : flopaty | 19/08/2017

Pour débloquer les tracteurs, les douaniers attendent les billets des agriculteurs, mais des billets plus gros que pour les sacs plastiques. C'est au poids !

Écrit par : issa gibb | 24/08/2017

moi avec un 4x4 retour a Dakar stop police le chauffeur noir payer la police motif transport de Blanc donc nous une Honte et cella a M Bour...honte a cette police...

Écrit par : jean | 19/08/2017

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