27/08/2017

TABASKI

Les chiffres clés de la Tabaski

3b4aa78186fb864581aeeaa6ddc437114646d6e1.jpg

La fête du mouton, l'a-t-on surnommé. Au Sénégal, quand la Tabaski approche, c'est la ruée vers les moutons. Dans chaque ménage musulman, trouver un bon bélier, à moindre cout, devient l'obsession des pères de famille. L'Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (Ansd), dans son projet dénommé "à l'écoute du Sénégal", a réalisé un travail, jusqu'ici jamais fait sur cette fête, en étudiant la manière dont les ménages Sénégalais ont vécu la Tabaski 2016. Elle vient de rendre les conclusions de son enquête. Sans précédent !
83.6%, ont pu sacrifier un mouton
Le premier constat fait par les enquêteurs, c'est qu'au Sénégal, la majorité des ménages musulmans se sont acquittés de leur devoir religieux en sacrifiant un animal lors de l'Aïd Al Kébir 2016. Sur le plan national, "plus de quatre ménages sur cinq, soit 83,6% ont accompli ce rituel lors de la Tabaski, renseigne le rapport parcouru par Seneweb.
Plus de 16% n'ont pas pu sacrifier un mouton
Cependant, ce chiffre révèle une statistique bien moins joyeuse. Car, "malheureusement, un peu plus de 16,0% des musulmans au Sénégal n'ont pas pu le faire notamment en milieu rural (18,7%) et dans la zone urbaine de Dakar (16,0 %) dans une moindre mesure", renseigne l'Agence nationale de la statistique et de la démographie. Et pour être plus précis, ce sont 16.4% qui n'ont pas pu immoler.
Pas d'argent, pas de Tabaski
Et ces 16,4% des ménages enquêtés, qui "n'ont pas pu accomplir de sacrifice lors de la tabaski", ont cité le manque d'argent comme la raison principale. "La principale raison qui explique l'absence de sacrifice est le manque d'argent : neuf ménages sur dix (90,3%) n'ont pas sacrifié un animal parce qu'ils n'ont pas eu d'argent.
Le manque d'argent reste également la principale raison qui a poussé les ménages à ne pas effectuer de sacrifice en milieu rural (94,4%), à Dakar-urbain (83,8%) et dans les autres zones urbaines".
Les Sénégalais raffolent du mouton
Au Sénégal, le mouton est l'animal star de la Tabaski. L'Ansd renseigne que 9 ménages sur 10, ou 89,6%, ont sacrifié un mouton. Cependant, ce chiffre cache des disparités, puisqu'en zone urbaine de Dakar, la proportion des ménages ayant sacrifié un mouton est proche de 100% alors qu'en milieu rural ce sont plutôt huit ménages sur dix (80,3%) qui sont concernés.
9.5% ont immolé une chèvre
Après le mouton, vient la chèvre, sur la liste des bêtes les plus immolées. Cependant, la proportion des ménages qui ont sacrifié une chèvre n'est pas importante et "ne concerne, au niveau national, que 9,5% des ménages qui ont accompli le rituel de la tabaski". Et c'est en milieu rural que "cette proportion est relativement importante avec 18,2% des ménages ruraux". Les autres types d'animaux, tels les bœufs, n'ont quasiment pas été utilisés pour le sacrifice.
Élever ou acheter ?
Chez nous, de nombreux Sénégalais font l'effort d'élever leur mouton chez eux. Cependant, l'écrasante majorité des ménages achètent le mouton qu'ils sacrifient. L'enquête révèle que "72,4% des ménages ont acheté l'animal sacrifié tandis que 23,0% l'ont élevé". Et c'est dans le milieu rural qu'on retrouve le plus souvent les ménages qui ont élevé eux-mêmes la bête sacrifiée avec 26,5% contre 21,6% à Dakar-urbain et 17,3% dans les autres zones urbaines.
Pourquoi ils achètent plutôt que d'élever
Si l'écrasante majorité des ménages ont décidé de ne pas élever le mouton qu'ils sacrifient lors de la Tabaski, les questions d'espace et de sécurité y sont pour beaucoup. Par exemple, en zone urbaine de Dakar, 50.8% des enquêtés évoquent "le manque d'espace". Dans les autres zones urbaines cependant, 36.1% évoquent "des problèmes d'insécurité". En milieu rural où l'espace ne manque pas, "c'est plutôt les problèmes de sécurité (34,7%), de temps ou de moyens (16,4%), ou pour des raisons de commodité (17,4%) ou de coût qui font que les ménages privilégient l'option d'acheter sur celle d'élever".
On leur a offert leur mouton
Tous ceux qui ont pu immoler un mouton lors de la Tabaski 2016, ne l'ont pas acheté ou élevé. 4.6% d'entre eux, se sont vus offrir leur animal. Pour la plupart d'entre eux, leur mouton provient d'un don des autorités locales, d'amis, de parents ou de connaissances. "Cette proportion reste approximativement la même au niveau des autres zones de résidence de Dakar (4,5%) et du milieu rural (4,3%) sauf pour les autres villes (5,6%) qui dépassent d'un point de pourcentage le niveau national", ajoute l'Ansd.
Le prix du mouton, le nerf de la guerre
L'enquête a révélé que 50 000 francs CFA est le prix plancher pour le mouton. Ce qui veut dire que l'ère des moutons à moins de 50 000 francs CFA, semble être révolue. "Au niveau national, deux ménages sur trois (65,2%) ont acheté leur mouton à un prix compris entre 50 000 Francs CFA et 100 000 Francs CFA alors qu'ils ne sont que 23,7 % à acheter un mouton à un prix inférieur à 50 000 F CFA. Les ménages qui ont acheté à des prix relativement élevés (100 000 F CFA et plus) sont moins nombreux.
En effet, ceux qui ont payé leur mouton à un prix compris entre 100 000 Francs CFA et 150 000 Francs CFA ne représentent que 8,4% et ceux qui ont acheté entre 150 000 FCFA et 200 000 Francs CFA sont évalués à seulement 1,4%".
À Dakar, les prix sont chauds !
Ceux qui ont acheté leur mouton à un prix compris entre 200 000 francs CFA et 250 000 francs CFA représentent 0.6%. Et ce sont 0,7% des ménages qui achètent leur mouton à un prix supérieur à 250 000 Francs CFA. Décortiquées, les statistiques renseignent que la zone urbaine de Dakar concentre également les ménages dont le prix du mouton sacrifié est situé dans les tranches 100 000 FCFA-150 000 Francs CFA, 150 000 Francs CFA – 200 000 Francs CFA et plus de 250 000 FCFA.
Le dernier moment pour acheter son mouton
Quid de la période que les Sénégalais choisissent le plus pour aller acquérir leur bélier ? La dernière semaine avant la fête est la plus prisée: "La plupart des ménages (85,5%) attendent la dernière semaine avant la tabaski pour se procurer un animal pour le sacrifice. Seuls 10,7% des ménages ont effectué leur achat entre une semaine et un mois avant la tabaski", révèle l'enquête.
Youssouph Sané - Seneweb.com

Commentaires

Encore un article, qui prouve que les autorités sénégalaises dépensent le fric des contribuables à des statistiques à la con ! Ils feraient mieux de garder le fric, leurs temps et leurs énergies à Normalement, au moment de la Tabaski, le 4ème pilier de l'Islam : la charité et le partage envers les plus démunis devrait rentrer en pleine action.
Donc partager le mouton et faire manger du mouton "que les sénégalais raffolent" à tous les pauvres qui n'ont pas pu s'en payer ???
Mais là, c'est une autre histoire : le 4ème pilier de l'Islam vole en éclats, la charité aux plus pauvres n'est pas suivie, tout comme le précepte du prophète Mahomet qui interdit la mendicité des enfants... Une spécificité sénégalaise : se dire musulman et ne pas suivre les préceptes de l'Islam et de son Prophète...
"Un peuple, un but , une foi" se transforme en "Un peuple dont le but de sa foi est de faire n'importe quoi". Un peuple qui a transformé une fête religieuse célébrant le partage et la charité humaine en une fête païenne, pleine de bling-bling et de m'as-tu-vu, allant jusqu'à sacrifier l'argent pour la rentrée scolaire de leurs enfants et hypothéquer leurs réussites pour l'avenir, pour simplement flamber aux yeux des voisins ??? Un orgueil stupide qui a sacrifié le 4ème pilier de l'Islam, la charité humaine envers les pauvres ou les enfants talibés esclaves d'escrocs sataniques.
Même le Président du pays, le Président de ce peuple, le Président Macky Sall l'a dénoncé en 2016, en vain...
Comment un peuple musulman qui se dit profondément religieux à 96 %, peut s'écarter ainsi des vraies valeurs de l'Islam et d'un de ses 5 piliers par vanité et lâcheté ???
Plus hypocrite ou plus con, tu meurs !

Écrit par : issa gibb | 27/08/2017

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire