31/08/2017

REPONSES AU TOURISME ET AEROPORTS

LIBRE ECHANGE AVEC… Maïmouna NDOYE SECK, Ministre du Tourisme et des Transports aériens
Ministère du Tourisme et des Transports aériens

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«Il y a deux nouveaux arrêtés pour rappeler à l’ordre les acteurs du secteur hôtelier et touristique»
Dans le cadre de l’assainissement du secteur hôtelier et touristique, le gouvernement veut rappeler à l’ordre les acteurs «indélicats». En ce sens, deux arrêtés viennent d’être signés pour rappeler à tous les acteurs, l’obligation de se conformer à la réglementation au plus tard le 31 décembre de cette année, a annoncé Maïmouna NDOYE SECK.
Dans cette partie de l’entretien qu’elle a accordé au journal Le Quotidien mercredi 23 août, madame le ministre du Tourisme et des Transports aériens confirme que les activités de l’aéroport Blaise Diagne débuteront le 7 décembre et le handling au niveau de cet aéroport sera assuré par une nouvelle société qui est en gestation.
Le Quotidien : L’inauguration de l’Aibd a été annoncée pour le 7 décembre 2017. Est-ce que cette date est toujours maintenue ?
Maïmouna NDOYE SECK : Je le confirme. Le début des activités sur l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) va intervenir le 7 décembre 2017.
Donc, aujourd’hui les travaux sont presque terminés ?
Les travaux sont terminés. Aujourd’hui, ce sont les processus de certification et les opérations de transfert, la formation du personnel, la mise en place de la société de gestion, qui sont en cours pour permettre l’ouverture de l’aéroport. Mais les travaux qui étaient gérés par Saudi ben laden group et qui avait pris comme sous-traitant général les sociétés turques Summa Limak, sont totalement terminés et réceptionnés.
Est-ce que tous les engagements concernant surtout les indemnisations des impactés, ont été également respectés ?
Ça, on l’a dépassé depuis très longtemps. Je dis toujours, que le plan de réinsertion des déplacés de Aidb doit être même un modèle à vendre sur le plan international. Si vous allez sur les zones de recasement et que vous voyez les villas qui ont été construites pour le recasement de ces personnes, les champs, les zones qui ont été terrassés pour que les populations puissent retrouver leurs travaux champêtres, c’est vraiment un modèle en matière de recasement. Donc, il n’y a plus de problèmes par rapport à ça. Ces problèmes sont derrière nous depuis très longtemps. On s’achemine résolument vers l’ouverture de l’aéroport.
Pour ce qui concerne la gestion de l’assistance aéroportuaire, il parait que vous êtes en train de créer une nouvelle société ?
Oui, c’est la décision qui a été arrêtée. Vous savez au niveau de l’aéroport Léopold sedar Senghor, nous avons deux sociétés d’assistance pour l’assistance en escale, Ahs et Shs, et nous avions aussi deux sociétés qui s’auto-assistaient, c’étaient la compagnie nationale et la compagnie Air France. Nous avons noté depuis quelque temps, beaucoup de problèmes dans la concurrence, dans la gestion, la cohabitation entre ces deux services. Ce qui se faisait au détriment du Sénégal et du handling, parce que c’est peut-être les compagnies qui en tiraient profit, parce qu’ils se mettaient en concurrence. Il y avait pas mal de problèmes. Ce qui nous a poussés, après concertation avec les différents intéressés, à prendre la décision de créer une nouvelle société de handling. Qui, on l’espère, va regrouper tous les acteurs qui sont aujourd’hui, au niveau de l’aéroport Léopold Sédar Senghor pour opérer au niveau de Blaise Diagne sur une période transitoire en exclusivité. C’est cela la décision qui a été arrêtée par le gouvernement et qui en train d’être mise en œuvre. La société vient d’être créée et est en cours de certification pour pouvoir opérer au niveau de Aibd.
Que vont devenir Ahs et Shs ?
Vous savez Shs est une entreprise privée et on a donné l’exclusivité sur Aidb. Shs peut continuer et même Ahs à avoir des activités dans des aéroports de la sous-région. Nous sommes en train de mettre aux normes et de réhabiliter les aéroports régionaux à Saint-Louis, Ziguinchor, Matam, Tambacounda et Kédougou. Ce sont des aéroports internationaux qui auront aussi besoin de handling. Ça veut dire que c’est à chaque société de prendre la décision du futur de cette société. Pour ce qui est de la décision qui a été prise par le gouvernement du Sénégal, c’est qu’au niveau de Aibd, on aura sur place une seule société qui aura l’exclusivité sur une période, ça nous permettra d’avoir plus de visibilité, parce que nous voulons faire de cette aéroport, un élément important du hub aérien sous régional, en faire un aéroport de classe internationale où la qualité de service sera assurée. Pour cela, toutes les dispositions seront prises en termes de qualité, de sûreté, de sécurité pour faire de l’aéroport Blaise Diagne, un élément important du hub sénégalais.
Il a été dit également, que le consortium turc, Summa Limak, participera au capital. Qu’en est-il exactement ?
En fait c’est la société de gestion Aibd qui est une société de droit sénégalais. Certes détenue en partie par Summa, en partie par Limak et en partie par Aibd pour le moment 30%, 30%, 30%. C’est une société de gestion qui aura 50% des actions du capital de la nouvelle société. La société Shs, on y a réservé 33% et la compagnie nationale Air Sénégal aura les 17%. L’exercice que nous avons fait concernant cette société, c’est de faire en sorte que l’Etat et ses démembrements aient de façon directe et indirecte, les 34% du capital, Shs 33%, les Turcs de façon indirecte, 33%, si on prend leurs participations au niveau de la société de gestion. C’est ce schéma-là qui a été arrêté pour permettre à tous les acteurs d’intervenir au niveau de cette société de handling. Aujourd’hui, de façon transitoire, cette société a été créée à 100% par Aibd et tous ceux qui sont pressentis à qui nous avons réservé ces actions sont invités très rapidement à venir acquérir les actions au niveau de la société pour la rendre opérationnelle.
Madame le ministre, que va devenir l’aéroport international Léopold Sédar Senghor ?
J’avais l’habitude de répondre que ça ne faisait pas partie de mes missions. Ma mission se limitait à faire terminer l’aéroport international Blaise Diagne et à transférer les activités de Léopold Sédar Senghor vers Blaise Diagne. Mais il y a quelques jours, j’ai été invitée à une réunion pour la présentation d’un projet pour la réalisation d’une cité des affaires au niveau du site de l’aéroport de Léopold Sédar Senghor. M. le président de la République a validé le principe, même s’il reste encore des choses à voir. Donc aujourd’hui, sur le principe, je peux dire qu’il est retenu de transformer cet aéroport en cité des affaires. Je crois que vous avez suivi la présentation dans la presse. C’est un projet qui est porté par la Caisse des dépôts et des consignations (Cdc) du Sénégal en relation avec la Caisse des dépôts et de gestion du Maroc qui ont fait les études qui ont été présentées. Maintenant, si le projet doit être retenu, le schéma de gestion du projet n’est pas encore validé par le président de la République.
La compagnie nationale a acquis ces derniers mois, deux aéronefs, n’est-ce pas ?
Effectivement, la compagnie nationale a été créée. Et pendant un an, nous avons fait des études, puisque nous n’avons voulu aller à l’aventure comme ça se faisait. Créer une compagnie et qui va mourir au bout de 2 ans ou 3 ans. Donc nous avons recruté un cabinet international qui a fait des études, des études de marché, quel type d’avion il fallait acquérir, quel marché il fallait attaquer et faire aussi le business plan. Ça nous a pris un an. Et je pense que ce n’était pas une perte de temps. Et ce qui a été retenu par l’étude, c’est qu’au départ, la compagnie puisse disposer de cinq avions. Deux turbos propulseurs qui vont faire le domestique et le voisinage, deux moyens courriers pour faire le régional et un long courrier qui pourra faire l’intercontinental. Et c’est dans ce cadre-là, et sur la base des études économiques, pour le choix des avions, que nous avons acquis ces deux Atr 72600 de 70 places, qui seront livrés normalement à la fin du mois de novembre. Ils pourront permettre de commencer les activités au niveau domestique et au niveau de la sous-région. Les premiers, nous comptons les prendre en location, en attendant de signer des accords pour acquérir par la suite, sur fonds propres, nos avions pour porter la flotte à une dizaine d’avions, sur les 10 ans à venir. Voilà un peu le plan d’équipements qui a été retenu.
C’est un financement sur fonds propres ou bien… ?
Vous savez une société de façon générale ne finance jamais sur fonds propres. Puisque les fonds propres coûtent cher, la société a cherché un financement, qui nécessite 20% de fonds propres. Ce sont des avions qui sont acquis à 20% sur fonds propres de la compagnie et 80% sur financement par crédit acheteur.
Le Bureau enquête et analyse (Bea) a présenté les conclusions de l’enquête concernant l’abordage entre un avion de Sénégal Air et un Boeing de la compagnie aérienne Ceiba, survenu en 2015, quel commentaire cela vous inspire… ?
Il me sera difficile de commenter. J’aurais préféré vraiment, laisser cette prérogative au Bureau enquête et analyse (Bea). Dans l’aviation civile, les choses sont très normées. Et c’est vraiment pour garantir la neutralité que chaque pays met en place un bureau, dont le directeur ne dirige même pas l’enquête. C’est un enquêteur indépendant qui a été recruté par le Bea qui a fait son travail en toute indépendance, qui a publié son rapport sans me demander la permission. Il a fait sa conférence de presse, et a mis en ligne sur son site, le rapport intégral. Je préfère que chacun…
C’est une violation ?
Non, c’est la règle, le bureau doit faire son enquête en toute indépendance et en toute neutralité, et rendre public son rapport. C’est ce qui a été fait. Ce rapport nous le découvrons en même temps que vous. C’est un rapport qui est rendu public, que nous sommes en train d’analyser. Et le but de ces rapports, et de ces bureaux d’enquête, c’est de faire en sorte qu’on puisse identifier les manquements, et faire en sorte que de telles situations ne puissent se retrouver. C’est ça le but. De ce fait, chaque acteur du secteur doit prendre le rapport, l’analyser de façon très posée et prendre les décisions au niveau administratif, technique, etc. Pour que de telles situations ne se reproduisent. Mais vous avez découvert, si vous avez lu le rapport, qu’un des problèmes que les enquêteurs ont rencontrés, c’est la disparition de l’avion. L’avion ayant disparu avec toutes ses informations, on ne peut pas de façon certaine, parler de certaines choses. Et c’est ça qui est ressorti fondamentalement de l’analyse. Maintenant, les causes probables ont été ressorties et les dispositions nécessaires seront prises pour éviter que de telles situations ne se reproduisent. J’aurais préféré que vous preniez contact avec le directeur du Bea pour parler de ce rapport qui est son rapport.
C’est son rapport ou bien un rapport qui incrimine une direction qui est sous votre tutelle…Des anomalies dans le rapport étaient signalées par l’Asecna qui avait demandé une inspection technique de l’avion, finalement rien n’a été fait. Est-ce qu’on peut s’attendre à des sanctions ?
Je n’ai pas eu cette perception en lisant le rapport. Je voudrais préciser, je ne cherche pas à protéger qui que ce soit, que ce n’est pas dans mes habitudes, je ne le ferai jamais. Mais je voudrais quand même qu’on puisse sérier les responsabilités des uns et des autres. Et en matière de réglementation les délais de notification des incidents, les délais pour prendre les dispositions, etc. Chacun a son rôle. L’Anacim a un rôle de contrôle qui s’apparente un peu comme j’ai l’habitude de le dire à ceux qui font la visite technique des véhicules. Est-ce que quand un véhicule, qui a fait une visite technique, fait un accident, c’est toute de suite ceux qui ont fait la visite technique qui sont responsables ? Nous venons de recevoir le rapport, on va l’étudier en profondeur et prendre les dispositions nécessaires.
Vous venez de perfuser les acteurs du secteur hôtelier, mais le montant qui a été alloué a été jugé insuffisant. Etes-vous êtes prêts à renforcer le crédit hôtelier ?
Vous savez, ce que j’ai retenu de la cérémonie de cette perfusion dont vous parlez c’est que le président du syndicat des hôteliers s’est d’abord félicité de tout ce qui a été fait. Des efforts qui ont été faits par le président de la République pour la relance du tourisme. Et les résultats que nous avons depuis 2 ans, montrent que le président de la République et le gouvernement du Sénégal ont pris les bonnes décisions pour relancer le tourisme. Puisque nous avons nommé l’année 2017, année du renouveau pour le tourisme. J’ai reçu hier (mardi) des statistiques des arrivées au niveau de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, on a eu un bond de 15% sur les 7 premiers mois. Donc cela veut dire que vraiment, les mesures qui ont été prises sont en train de produire des effets. Sur le crédit hôtelier, on peut juger que c’est suffisant ou ce n’est pas suffisant. Mais il faut commencer dans tout. On ne doit pas prendre de l’argent et l’immobiliser, on est dans un pays où il faut faire des arbitrages. Une dotation initiale de 5 milliards a été décidée par le président de la République. Cette dotation initiale a été introduite au budget de l’Etat à hauteur de 3 milliards sur 2016 et 2 milliards sur 2017, si je ne me trompe. Dans le Programme triennal d’investissement public (Ptip), il est prévu sur les années à venir, 2,5 milliards par année. Cela permet de renforcer ce crédit hôtelier et touristique. Et ce montant qu’on juge insuffisant, n’est pas encore consommé. Il faut d’abord qu’on consomme le montant, et en ce moment-là, on pourra dire que le montant il est insuffisant, etc. On a prévu sur le budget 2018 de rajouter 2,5 milliards sur le budget d’investissement et sur les années à venir la même chose. Donc le défi aujourd’hui, se trouve dans l’utilisation optimale de ces ressources et dans le remboursement. Puisque c’est un crédit revolming, ce sont ceux qui vont rembourser qui vont permettre, au-delà de ce qu’on va mettre en plus, à d’autres de bénéficier des crédits. C’est une ligne de crédit qui est là mis en place en faveur des acteurs touristiques. E l’autre défi que nous avons à relever, nous et les acteurs touristiques, c’est de rendre crédible le secteur, pour que le secteur bancaire rejoigne l’Etat dans le financement du secteur touristique. L’Etat n’a pas vocation à financer des entreprises privées. C’est parce que le tourisme sort d’une période difficile qu’un levier a été mis en place. Mais notre objectif est de faire en sorte que le tourisme soit assez crédible pour que le secteur bancaire et nos partenaires techniques et financiers mettent à la disposition du tourisme, les ressources financières nécessaires. Ce crédit hôtelier vise plus à remettre à niveau les réceptifs hôteliers qui se sont délabrés pendant la période de déclin, à impulser et à accompagner les projets. Mais le vrai financement doit être cherché au niveau du secteur financier.
Est-ce que les conditions d’accès à ce crédit hôtelier ne sont pas draconiennes ?
A notre sens non. Celui qui emprunte voudra qu’on lui donne sans un droit de regard. Mais il est de notre responsabilité de veiller à ce que les crédits soient réellement utilisés pour le projet qui a été agréé. Donc, il faut que le projet soit étudié, qu’un minimum de garantie soit donné pour s’assurer que les ressources que nous mettons à la disposition des acteurs soient utilisées. Nous avons essayé, à la limite du possible, d’alléger la procédure en mettant à la disposition de notre banque partenaire, les ressources nécessaires. Il faut savoir que c’est nous-mêmes qui décidons d’octroyer ou non un financement. Ce ne sont pas les systèmes de crédit des banques même si la Bnde est notre principale partenaire. C’est un comité de gestion, présidé par mon directeur de Cabinet et qui regroupe l’ensemble des acteurs du secteur plus les agents de l’Etat qui statuent sur les projet, pour s’assurer non seulement que ce projet rentre dans le cadre de la politique touristique mais aussi ce projet doit générer pour assurer les ressources nécessaires pour assurer le remboursement. C’est le b.a.-ba de tout financement.
A l’Assemblée nationale lors du vote de votre budget 2017, vous avez aviez déclaré avoir recensé plus d’un million de touristes en 2015. Quels sont les chiffres pour 2016 et vos ambitions en 2017 ?
Vous savez j’avais annoncé exactement 1 million 6 mille touristes en 2015. Nous avions annoncé ces chiffres sur la base d’une étude terrain. En 2016, le travail est en train d’être finalisé pour avoir les chiffres sur le terrain. Cependant, je peux vous renvoyer à la publication d’une entreprise privée, qui a donné des chiffres dépassant même les chiffres que nous avions annoncés. Mais les chiffres de 2016 vont être consolidés dès les mois à venir. Notre ambition est d’atteindre les 2 millions touristes à l’horizon 2018. On veut placer le Sénégal dans le top 5 des destinations touristiques en Afrique. C’est l’ambition inscrite dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Il ne faut pas oublier que le tourisme est un secteur-clé du Pse avec 2 projets phare sur les 20 à 23 projets : le développement du micro tourisme et le développement des zones touristiques intégrées. Sur le micro tourisme, nous allons tenir au niveau des pôles, des incubateurs pour accompagner les porteurs de projets. Le premier incubateur, qui sera situé au niveau du Service régional de Thiès, sera opérationnel au début du mois de septembre. Et le deuxième incubateur sera à Ziguinchor avant la fin de l’année
La Petite-Côte souffre de l’avancée de la mer occasionnant des fermetures d’hôtels et lieux touristiques. Est-ce que le gouvernement a un plan de sauvetage?
Le gouvernement a un plan global. Vous savez l’érosion côtière est le mal de beaucoup de pays côtiers. Sur Saly, nous avons en étude, un projet financé par la Banque mondiale pour mettre des digues de protection en vue de recharger les plages. Nous avons une étude de projet avec le financement de la Banque mondiale dont les études sont déjà terminées pour mettre des types de production et pour recharger les plages. C’est un projet dont les études sont terminées et les travaux devraient démarrer entre fin 2018 et début 2019. C’est un projet pour retrouver les plages au niveau de Saly. Cela veut dire que le gouvernement a bien pris en charge cet aspect. Mais on ne s’est pas arrêté à cela et nous sommes en train de développer d’autres sites balnéaires au-delà de Saly, à Pointe Sarène où un site est en train d’être aménagé et à Mbodiène dont pour le terrain, nous sommes en négociation avec un grand promoteur pour en faire un site touristique de nouvelle génération. Sur ces projets, nous avons demandé aux différents promoteurs. L’Etat va travailler avec le ministère de l’Environnement et le ministère de la Protection civile pour prendre les devants mettre les digues de protection au niveau de ces zones pour éviter que le phénomène de Saly ne se propage sur d’autres sites. Mais c’est un phénomène global. Nous avons connu cela à Rufisque et aussi quelques jours à Saint-Louis. C’est un phénomène que nous vivons au niveau de la Petite-Côte.
Où en êtes-vous avec l’assainissement du secteur ? Le secteur hôtelier est concurrencé par un «sous-secteur» informel dont l’existence ne date pas d’aujourd’hui.
Les actions phare, c’est d’abord de recenser. Nous sommes en train de recenser tous les réceptifs hôteliers et même les résidences. Il faut aussi travailler aussi sur la règlementation. Je viens de signer deux arrêtés, un sur la profession de guide et un autre sur les établissements hôteliers et touristiques. Ce sont des arrêtés qui viennent d’être signés et les communiqués vont sortir peut-être la semaine prochaine. L’objectif est de rappeler à tous les acteurs du secteur, la réglementation et l’obligation de se conformer à la réglementation au plus tard le 31 décembre de cette année. Nous venons de renforcer la police touristique en moyens humains et matériels. On a mis en place un corps des assistants à la sécurité touristique qui sont placés sous la responsabilité de la police touristique. Tout cela veut dire que nous nous préparons à aller sur le terrain pour faire des vérifications nécessaires. Ce n’est pas simple car même dans les pays développés, il y a des structures qui concurrencent les réceptifs hôteliers. Nous sommes en train de prendre des dispositions dans ce recensement, de tous les réceptifs hôteliers et les résidences, afin de les pousser à se régulariser et à classer aussi les réceptifs. Le classement des hôtels est aussi un autre problème puisque sur 700 hôtels réceptifs répertoriés, nous en avons uniquement une centaine qui est aujourd’hui classée en termes de d’étoiles. C’est un problème auquel est confronté le développement du tourisme. En 2018, on verra sur le terrain, des actions concrètes pour assainir le secteur en termes de réceptifs après avoir renforcé les moyens. Mais avant d’aller sur le terrain pour la «répression», nous voulons mettre à profit le second semestre de l’année 2017 pour faire de la sensibilisation, assister et aider tous les acteurs à régulariser leur situation. Nous allons leur donner les moyens de se régulariser. Après, nous serons obligés de faire les contrôles nécessaires pour mettre en conformité les réceptifs.
Les touristes sont souvent mal accueillis et cela constitue une sorte d’«agression» qui peut les amener à fuir le Sénégal pour d’autres horizons. Est-ce que vous avez prévu des actions de sensibilisation pour mettre à l’aise les touristes ?
Nous venons de renforcer cette année, les moyens financiers de l’Agence sénégalaise de promotion touristique. La subvention de l’Etat est de 2 milliards. Mais en plus de cette subvention, il y a les taxes sur les nuitées qui reviennent à la société. La subvention n’aurait pas dû être versée parce que pratiquement dans tous les pays, ce sont les acteurs, à travers les différentes taxes, qui financent la promotion du secteur. Comme on a mis une structure qui a des charges fixes de fonctionnement, nous avons versé une subvention qui était de 1 milliard 200 millions depuis la création et que nous venons de porter à 2 milliards sur le budget de l’année 2017. Cette agence va faire de la sensibilisation son credo. Il y a les premières actions qui viennent d’être lancées avec la nomination d’ambassadeurs du tourisme. Le Directeur général vient de signer une convention avec le basketteur Gorgui Sy Dieng. Nous allons regarder avec d’autres personnes d’influence à qui nous allons donner un statut d’ambassadeur de la destination Sénégal. D’autres actions de sensibilisation vont être lancées prochainement, surtout pour le développement du tourisme intérieur. Pour l’autre aspect de sensibilisation sur l’accueil réservé aux touristes, c’est un travail de tout le monde. Que ce soient la sécurité, la salubrité ou l’encombrement ou des chaines qui sont créées aux populations et aux touristes, ce sont des aspects qu’on va prendre en charge dans des cadres interministériels. Mais la presse aussi a un rôle très important à jouer. Nous sommes en train d’organiser tout cela pour sensibiliser les acteurs. Le corps des assistants à la sécurité touristique a été mis en place principalement pour ça. Pour que dans ces zones touristiques ces personnes, qui ne sont pas forcément des policiers, puissent sensibiliser les populations. Chacun doit savoir qu’en restant sur place, le touriste va venir. Aujourd’hui lorsque vous allez dans les zones touristiques, on voit les marchands ambulants, les guides qui fatiguent les touristes. La réglementation sur les guides touristiques qu’on va renforcer, nous permettra de sensibiliser les populations autochtones…
Le Quotidien

TABASKI

Le Sénégal se prépare à la fête musulmane Tabaski

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Au Sénégal, la vie est rythmée depuis plusieurs jours par les préparatifs de la Tabaski. L'achat du mouton continue d’être un casse-tête pour les ménages et les habits coûtent de plus en plus chers. L'ambiance bat son plein au marché Hlm, en plein cœur de Dakar.
L'Aïd al-Adha ou l'Aïd el-Kebir, fête la plus importante de l'islam, est appelée Tabaski dans les pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique Centrale qui ont une importante communauté musulmane.
"Cette année, les ventes ne marchent pas tellement car les pluies fréquentes nous obligent à couvrir nos produits en permanence, ce qui restreint leur visibilité", explique Madior, un jeune marchand de tissus.
Comme lui, les marchands ne sont pas vernis à cause de l’hivernage. Les tailleurs, eux, se frottent les mains. Au milieu des crépitements de ses machines, Lassana Diarra confie ses bonnes affaires.
Lassana dans son atelier de couture, à Dakar, le 27 août 2017. (VOA/Seydina Aba Gueye)
Lassana dans son atelier de couture, à Dakar, le 27 août 2017. (VOA/Seydina Aba Gueye)
"En ce moment, on ne se plaint pas trop car les affaires marchent bien. D’habitude, les coupures d’électricité nous handicapaient, mais il n’y a presque plus de délestages. Nos clients nous posent des soucis avec leurs nombreuses réclamations et leur pression constante, mais nous essayons toujours d’être compréhensifs car à la fin on y trouve notre compte. Malgré la conjoncture, les tissus et les boubous coûtent au minimum entre 10000 et 15000 francs CFA".
Non loin de l’atelier de Lassana, Assane Diop se pavane au milieu de ses dizaines de moutons. Il souhaite les vendre à bon prix, mais il est aussi inquiet pour certains chefs de famille.
"Au Sénégal, les moutons ne sont pas vendus à des prix qui ne sont pas très abordables. Nous achetons les moutons chers et nous nous occupons d’eux pendant plusieurs semaines, ce qui fait que les prix sont toujours élevés", explique-t-il.
"Nous pensons aux chefs de famille qui tirent le diable par la queue pour trouver un mouton et passer la Tabaski dignement", conclut-il.
Pour Ndeye Lissa Gueye, il est tout à fait normal de faire toutes ces dépenses pour une fête aussi prestigieuse que la Tabaski.
"Au Sénégal, nous sommes des musulmans qui tenons beaucoup à cette fête, c’est pourquoi nous y mettons tout ce que nous avons, toutes nos économies y vont. Nous achetons des chaussures pour les enfants, des boubous et tout ce qui peut rendre cette fête belle. Nos chefs de famille achètent de beaux béliers pour que le Jour-J, la fête soit totale avec un grand festin. C’est vraiment une grosse dépense financière", témoigne-t-il.
Au Sénégal, les traits culturels déteignent sur la pratique religieuse au point que la Tabaski y est fêtée avec un faste qui n’a pas son pareil dans la sous-région africaine. Même le mouton, élément le plus symbolique de cette fête, est devenu un véritable casse-tête pour les chefs de famille qui sont obligés d’en trouver le plus cher possible pour le simple paraître social.
Seydina Aba Gueye/voaafrique.com

30/08/2017

SECURISER L'AUTOROUTE

L’autoroute à Péage, Un Danger Public

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L’autoroute à péage très prisée par les automobilistes en ces temps, n’est pas sans risques pour ses usagers. Elle permet un gain de temps, avec les embouteillages monstres constatés sur la route nationale. Cependant, du fait du manque d’éclairage, les automobilistes, surtout ceux qui voyagent la nuit, craignent pour leur sécurité. Pis, l’autoroute à péage est devenue la zone d’opération des agresseurs qui profitent d’une panne ou d’un piège pour dépouiller leurs victimes.autoroute à péage Diamniadio - Mbour
Située à hauteur de «Bountou Pikine», à environ cinq cent mètres à l’intérieur, la gare routière les Beaux Maraichers est le point de départ et d’arrivée officiel des véhicules de transport en commun convoyant des voyageurs en partance ou en provenance des régions et de certains pays limitrophes du Sénégal comme le Mali, la Mauritanie et Gambie. A l’intérieur, des taxis, des bus, des taxis-brousses communément «sept (7) places», des cars, minicars et autres moyens de locomotions forment le décor.
Un tonnerre de coup de klaxons perturbe les oreilles des visiteurs qui sont tout le temps interpellés par des rabatteurs à la quête de clients. «Hey, madame, vous allez où ? A Thiès, Louga, Tambacounda ou Mbour ?» demandent-ils en masse. Des tableaux éparpillés un peu partout guident le passager. Après, quelques minutes de recherches, l’arrêt des véhicules en partance pour Mbour nous accueille. Assis sur un banc un peu long, avec un bout de papier et un stylo à la main, un jeune rabatteur communément appelé «coxeur» nous montre les chauffeurs qui desservent l’axe Dakar/Mbour.
«A DEFAUT DE DIMINUER LES PRIX DU PEAGE, QU’ON NOUS METTE DES LAMPES»
En dépit du vacarme, les chauffeurs se sentent à l’aise. Assis en groupe, débattant à haute voix, ils abordent les questions d’actualité. «Le voyage est de plus en plus rapide grâce à l’autoroute à péage. Mais, il est aujourd’hui effarant de constater le manque de sécurité notoire sur cet axe, à cause de l’obscurité», déplore Modou, l’un d’eux, trouvé en pleine discussion. Il s’insurge, par ailleurs, contre «le stationnement irrégulier, les arrêts brusques pour débarquer un passager en plein autoroute et l’irresponsabilité de certains conducteurs».
Le manque d’éclairage, les chauffeurs qui prennent l’autoroute à péage Dakar / Dimaniadio / Sindia pour rallier la petite côte, en ont ras-le-bol. Vêtu d’un tee-shirt vert, assorti d’un pantalon gris, ce jeune chauffeur âgé de 32 ans revient sur ses inquiétudes sur l’autoroute à péage, de Dakar à Mbour, plus particulièrement à Sidia. «Le manque d’éclairage est anormal. Nous qui fréquentons l’autoroute à péage, sommes en danger. A cause de l’obscurité et l’allure des véhicules, facilement on peut heurter, une voiture en panne», dit-il. Et de renchérir: «beaucoup de chauffeurs n’y passent plus pendant la nuit, voire même le jour, pour plus de mesure de sécurité».
Suivant la discussion de près, Aly Diaw, un chauffeur de sept places, prend le train en marche. «On paie beaucoup d’argent à nos autorités, donc il nous faut des lampes sur l’autoroute quand-même. C’est la moindre des choses que nous demandons, puisse qu’il refuse de diminuer les prix», désole-t-il.
«JE PREFERE PRENDRE LA NATIONALE PARCE QUE LA ON NE PAIE PAS QUAND ON TOMBE EN PANNE»
Zale Diop, quant à lui, a déserté l’autoroute à péage depuis que sa voiture y est tombée en panne. «J’ai eu une histoire avec le péage. J’y ai perdu beaucoup de temps quand mon véhicule y est tombé en panne, un jour. Et, ce jour là, je n’avais pas d’argent sur moi et on m’avait envoyé de l’argent pour que je paie», se rappelle-t-il. «Je ne prends plus de péage, je préfère la nationale car il y a plus de sécurité et on ne paie pas si on tombe en panne», poursuit-il.
Cheikh Diop est étudiant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Parfois, il part en week-end auprès de sa famille à Mbour. Interpellé sur la question, il estime que le manque de lampes sur l’autoroute est déplorable. «Malgré des milliards investis sur le péage, il n y a même pas d’éclairage. C’est vraiment désolant», trouve-t-il. Selon lui, cette situation est favorable aux agressions. «Ce manque d’éclairage peu même entrainer des agressions sur le péage car on y voit même parfois des gens qui marchent aux bordures de l’autoroute», déplore ce jeune étudiant.
QUAND LES AGRESSEURS PROFITENT DE L’OBSCURITE
Très fréquemment, les citoyens se plaignent de l’insécurité sur le péage à cause de l’absence de lumière. Les émissions matinales sur les faits divers, diffusées sur des chaines de radios privées, l’attestent. En cette veille de Tabaski, où les agresseurs sèment la terreur dans des quartiers de Dakar, l’autoroute à péage n’est pas épargnée par ces «malfrats».
«A la descente, vers 20h45mn, pour rentrer, j’ai vu que mon pneu était crevé. Je l’ai changé et j’ai pris départ. Ce jour là, je me suis dit: «comme il fait tard, je vais prendre l’autoroute à péage à partir de la Patte d’Oie». Malheureusement, en dépassant de 2km le guichet de péage de Thiaroye, j’ai eu une deuxième crevaison. Alors, je me suis arrêté. Au moment où je m’apprêtais à ouvrir ma portière, deux individus à bord d’un scooter se sont arrêtés juste devant ma voiture. Brusquement l’un d’eux saute de son scooter, avec un couteau très tranchant, proférant des menaces», raconte une victime qui y a été dépouillé de ses biens la semaine dernière.
L’agression sur l’autoroute à péage est surréaliste à ses yeux. «J’étais tellement surpris à tel enseigne que j’étais incapable de réagir, d’autant plus que je ne pouvais pas imaginer qu’une agression pourrait se faire en pleine autoroute», lance-t-il.
DES MALFAITEURS PAS IDENTIFIES, MALGRE LES CAMERAS DE SURVEILLANCE
Après sa mésaventure, la victime soutient avoir porté plainte, sur demande de la Gendarmerie de l’autoroute ou pelleton autoroutier. Cependant, dit-il, ses agresseurs n’ont pas été retrouvés jusqu’à présent. «Quelques minutes après mon agression, les gendarmes du péage sont arrivés sur les lieux de l’incident. Après, une brève interrogation, le responsable m’a conseillé de faire une déclaration au niveau de la Gendarmerie qui est au post de péage de Rufisque. Je l’ai fait, mais jusque là la plainte tarde à porter ses fruits», se désole-t-il.
Et pourtant relève-t-il, la sécurité de l’autoroute dispose des images sur ses agresseurs. «Les gendarmes du poste de péage de Rufisque m’ont montré les photos, le surlendemain, car je suis passé là-bas à 21h 49mn 10s. Et les agresseurs sont passés 5 mn après moi. Donc, ils ont eu les photos». La victime, très remontée contre la gestion de l’autoroute à péage, menace de porter plainte. «Je vais porter plainte contre la société qui gère l’autoroute parce qu’il n’y a pas d’éclairage. Et, cette situation augmente l’insécurité. En plus, il y a des passerelles non sécurisées où les malfaiteurs peuvent jeter des briques sur les pare-brises des véhicules des usagers», s’insurge-t-il.
Après le reportage, Sud Quotidien, a voulu recueillir l’avis de l’entreprise qui gère l’autoroute à péage, Eiffage, à travers une de ses filiales qu’est la société concessionnaire SENAC SA. Après avoir obtenu le contact de son chargé de communication, auprès de l’Agence de promotion des grands travaux (APIX), la rédaction l’a appelé plusieurs fois, en vain. Son téléphone est sous boite vocale. L’APIX, quant à elle, dit ne plus s’occuper de la gestion de l’autoroute à péage. L’Agence des travaux et de gestion des Routes (AGEROUTE), chargée, de manière générale, de la mise en œuvre de tous les travaux de construction, de réhabilitation et d’entretien de routes, de ponts et autres ouvrages d’art ainsi que de la gestion du réseau routier classé du Sénégal, en ce qui la concerne, dit n’être responsable que du tronçon Diamniadio / Sindia.
Cependant, nous n’avons pas pu avoir la version de ce démembrement du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement (chargé des routes) sur la question. Une autorisation de la tutelle est nécessaire avant toute déclaration, souligne l’AGEROUTE.
Sud Quotidien

L'EGLISE DE KARABANE EST RENOVEE

Casamance : La vieille église de l’île historique de Carabane totalement réhabilitée

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La vieille église de l’île historique de Carabane (Oussouye) vient d’être entièrement réhabilitée par l’Etat. Le ministre de la Culture et de la Communication, qui a visité le chantier la semaine dernière, s’est réjoui de la remise à neuf de ce lieu de culte, au grand bonheur des insulaires de la zone, notamment les fidèles chrétiens.
Le ministre a rappelé que cette église était complètement délabrée et même abandonnée. Sa rénovation a été faite dans le cadre du programme de réhabilitation des lieux de culte et des lieux de mémoire historiques auxquels les populations locales sont fortement attachées. C’est un programme initié par le chef de l’Etat. Il s’inscrit dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques que le Président Macky Sall a instaurée et qui met le terroir au cœur du développement local.
Pour Mbagnick Ndiaye, réhabiliter ces sites du patrimoine historique classé, c’est leur redonner une seconde vie et leur permettre de continuer à demeurer le socle de l’affirmation de notre identité culturelle. « Le projet a coûté presque 200 millions de FCfa », a révélé M. Ndiaye.
Le ministre s’est félicité du fait que le chantier ait été magnifiquement réalisé par Eiffage qu’il a remercié d’avoir retapé à neuf cette église en six mois de travaux. Il a estimé que l’édifice peut encore durer une cinquantaine d’années. D’après les informations historiques, l’église de Carabane a été construite en 1885. Elle est une des premières du Sénégal. Quant aux populations locales, elles ont tenu à saluer la bonne qualité des travaux et à féliciter les techniciens de l’entreprise Eiffage, ainsi que les ouvriers qui ont été recrutés sur place pour l’exécution correcte du chantier.
Pour sa part, le directeur du Patrimoine culturel, Abdoul Aziz Guissé, a fait remarquer que le choix de Carabane, dans le cadre du programme de réhabilitation des lieux de culte et des lieux de mémoire historiques, se justifiait par l’importance historique de cette île. Il a rappelé que celle-ci avait accueilli le premier comptoir colonial français.
A en croire toujours M. Guissé, la construction de cette église de style breton, qui remonte à 1885, était partie intégrante d’un plan d’urbanisme de l’île de Carabane initié sous l’administrateur Emmanuel Bertrand Bocandé en 1852. « Carabane, avec l’ancienne mission catholique, son église bretonne, les ruines du pénitencier, asile de déportation des résistants à la colonisation, pudiquement appelé l’école spéciale et les vestiges des maisons commerciales bordelaises, constitue un ensemble historique important qui figure sur la liste indicative du Sénégal des sites susceptibles d’être proposés au patrimoine mondial de l’Unesco ».
Au moment de quitter Carabane, le ministre a demandé à la direction du Patrimoine et à Eiffage de trouver une cloche pour l’église, avant son inauguration prévue en février 2018. A ce sujet, le vicaire d’Elinkine, Père Pierre Francesco, au nom du conseil paroissial, a invité le chef de l’Etat à venir honorer de sa présence ladite cérémonie. En outre, le ministre a invité le directeur des Arts à appuyer les initiatives des acteurs culturels locaux pour contribuer à l’animation de Carabane, l’île historique.
El Hadj Moussa SADIO/lesoleil.sn

L'ARLESIENNE DE DIASS

Livraison de l’Aibd : Les pistes d’un nouveau retard

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L’aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd) pourrait ne pas voir les avions décoller de son tarmac, le 7 décembre prochain, comme l’envisagent les autorités de l’Etat. Des menaces sérieuses planent sur cet agenda déjà repoussé de plusieurs années. Si les infrastructures de l’Aibd sont prêtes, des tiraillements entre les parties concernées pourraient affecter l’ouverture du nouvel aéroport.
Et ces menaces ne sont autres que l’agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (Apix), les Aéroports du Sénégal (Ads), Total, Sénégal handling service (Shs) et Aviation handling service (Ahs) qui ne sont pas encore en phase avec la société de gestion de l’aéroport de Diass, écrit dans ses pages le quotidien Lobservateur.
Qui ne passe pas sous silence les difficultés que connait la société Summa, autorité des activités des aéroports du Sénégal et Limak (Sal Sa) en charge de la gestion de l’aéroport Blaise Diagne. Désormais, les agents de l’Aibd sont obligés de demander une autorisation à Sal Sa pour accéder à l’aérogare ou au pavillon présidentiel. Enfin, note le journal, le gestionnaire du nouvel aéroport de Diass a, dans une correspondance, ordonné au patron des Ads, Pape Mael Diop de libérer une vingtaine d’agents pour l’Aibd. Un personnel que Sal Sa juge capital pour la prise en charge de l’aéroport de Diass. Une correspondance restée sans suite. Du côté de Dakar, cette demande sonne comme une volonté d’arrêter le fonctionnement de l’aéroport Lss avant même l’ouverture de Diass...
SenewebNews

NE PAS ATTENDRE LA SENELEC

A Dakar, le « do it yourself » pour pallier la lenteur de l’électrification et autres petits désagréments

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Modou présente son panneau solaire domestique fabriqué de toute pièce dans son « fab lab ».
Ils ont la concentration fiévreuse du laborantin et l’application consciencieuse de l’artisan à son établi. Dodji Honou, 31 ans, et Mouhamadou Ngom, 46 ans, sont les piliers d’un des fab labs les plus innovants du Sénégal. Le Defko Ak Nëp qui veut dire en wolof « fais-le avec tout le monde ». Depuis la création de cet atelier numérique en 2014, ils en ont engagé des projets : éolienne domestique, panneau solaire recyclé, ou balançoire interactive, « nous explorons toutes les pistes, lance Dodji. Nous sommes comme un laboratoire qui transforme les idées en réalisations concrètes et durables. »
Logé dans le quartier de la Sicap au cœur de Dakar, ce laboratoire technologique est né de la volonté de l’association culturelle Kër Thiossane. « L’objectif était d’avoir un espace de partage, d’innovation et de fabrication numérique pour développer des projets participatifs avec les habitants du quartier, artisans, étudiants, commerçants ou artistes, et leur permettre grâce à ces technologies de changer leur environnement et d’accéder plus facilement à une énergie indépendante », explique Dodji. Une vision qui respecte le concept originel du fab lab (pour laboratoire de fabrication) comme il a été imaginé à la fin des années 1990 au sein du Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux Etats-Unis. Dodji résume : « Offrir aux gens les outils et les machines, numériques et mécaniques, pour leur permettre d’inventer et de répondre à leurs projets personnels comme à des défis écologiques ou économiques. »
Lui est fab manager et connaît le milieu depuis longtemps. Après des études en marketing à Lomé, capitale du Togo, il y a géré l’un des fab labs les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest pendant plusieurs années. C’est en postulant à un appel à candidatures lancé par l’association à travers le programme de volontariat international de la francophonie qu’il a été sélectionné. Il a commencé par commander le matériel nécessaire à l’atelier via des sites chinois. Aujourd’hui, celui-ci est truffé de machines à commandes numériques. « Celles que l’on utilise sont semblables à tous les labos, explique Dodji. L’imprimante 3D est un peu l’arbre qui cache la forêt, la machine la plus connue du grand public. Mais nous utilisons surtout la CNC qui permet de faire des découpes et des gravures sur bois de manière automatisée, ensuite une découpe laser qui creuse différentes matières et bien sûr beaucoup d’électronique, comme des cartes Arduino pour programmer des actions simples. »
En plus de ce matériel de pointe, on trouve aussi une boîte à outils plus commune avec marteaux, tournevis, perceuse, fraiseuse, fer à souder, etc. Ce domaine est la prérogative de Mouhamadou, dit Modou, l’animateur du lab. « Je suis un ancien électronicien populaire. Je réparais des radios et des magnétoscopes dans les années 1990, lance-t-il. J’ai appris l’électronique en traînant dans les ateliers puis en suivant des petites formations. » Pour utiliser leurs nouvelles machines, Modou comme Dodji se sont « autoformés sur Internet, glisse le dernier. Ce qui est intéressant dans le réseau de l’open source et des fab labs, c’est que tout le monde partage son savoir via des tutoriels qui incitent à la pratique. Nous avons alors pour devoir de redistribuer ce savoir. »
Impératif moral qu’ils appliquent à la lettre en organisant des ateliers d’initiation chaque mois. « Nous apprenons la soudure aux enfants, à faire des petits montages électroniques, à sculpter et à imprimer des objets en 3D, explique Modou. Nous travaillons aussi avec des individus ou des start-up qui veulent concrétiser leurs projets. » Comme cette entreprise qui cherche à construire un biodigesteur. C’est une sorte de composteur domestique qui prend la forme d’un bac hermétique de 40 litres, dans lequel on verse ses déchets organiques qu’on laisse fermenter. « Cela produit du méthane qui peut ensuite, à l’aide d’un tuyau, être utilisé comme gaz pour alimenter des plaques de cuisson ou un chauffage, explique Dodji. Le projet n’est pas encore totalement au point, il y a des fuites, mais on y travaille. »
Le lab est aussi l’occasion pour les deux compères de réaliser leurs propres projets énergétiques. Ainsi, lors de l’événement Afropixel organisé par l’association Kër Thiossane en avril 2016, Modou et Dodji ont réalisé plusieurs prototypes dans l’optique de voir les Sénégalais se réapproprier l’énergie qu’ils consomment. En est sorti un concept d’éolienne domestique. Pales découpées dans du PVC, aimants de la casse, batterie 12 volts et petit moteur issu pas à pas d’une vieille imprimante. « Elle permet d’alimenter quelques LED et d’éclairer une chambre pour un prix modique », avance Modou. Il en a même réalisé une version plus grande qui active une pompe arrosant un jardin communautaire que l’association a construit dans le quartier. Les habitants peuvent alors bénéficier, sans frais d’électricité, d’un potager urbain qui produit goyaves, mangues, bananes, piments et citrons.
A côté de ce jardin luxuriant situé dans une cour d’immeuble, l’association a aménagé un terrain de jeu pour les enfants du quartier. Là où il n’y avait avant qu’un dépotoir, ils ont installé une balançoire interactive. « Les enfants jouent et leurs mouvements génèrent de l’électricité qui alimente des LED sur la balançoire et des lampadaires illuminant l’aire de jeu, relève Modou. Cela offre une plus grande sécurité la nuit tombée. » Malheureusement cette balançoire, créée avec l’appui d’ingénieurs madrilènes issus du Réseau universitaire des fab labs, a dû être démontée un mois plus tard par crainte du vol de matériel dans ce lieu pas suffisamment sécurisé par les autorités. « Nous attendons de la mairie et des habitants du quartier qu’ils se chargent aussi de cet espace qui est le leur, poursuit-il. Nous ne pouvons pas surveiller en permanence les enfants qui jouent. Nous ne voulions pas être tenus responsables s’il leur arrivait quelque chose. »
Sortir d’une attitude passive et dépendante
As de la bidouille et de la débrouille, Maudou a aussi créé six prototypes de panneaux solaires domestiques. Un morceau de Plexiglas récupéré, une plaque en bois, une batterie de 9 ampères (ou plus) et 24 cellules photovoltaïques commandées sur Internet : « Pour moins de 30 000 francs CFA [45 euros] et un peu de travail, vous pouvez recharger votre ordinateur portable, votre téléphone ou éclairer votre chambre avec une énergie propre, renouvelable et gratuite ! s’exclame-t-il. Un panneau comme ça bien protégé peut durer des années, si on évite de le laisser sous la pluie et si on essuie la poussière régulièrement. Tout le monde peut le faire à la maison ! »
Cette technologie, comme toutes celles qu’ils ont développées ou adaptées, Modou et Djoni en révèlent les plans gratuitement sur le Wiki de leur fab lab. « Nous voulons transmettre notre savoir et cette impulsion du “do-it-yourself” [“fais-le par toi-même”], avance Dodji. En Afrique, nous avons besoin de démystifier ces technologies pour que les gens puissent y avoir accès, embraye Modou. Tout le monde est capable de fabriquer son propre panneau solaire ou sa propre éolienne. Ce n’est pas compliqué et c’est bien mieux que d’acheter un kit solaire clé en main. Parce que le faire soi-même permet aux gens de saisir le fonctionnement d’une technologie et ainsi de se l’approprier pour ne plus en être dépendant. C’est aussi sortir de l’attitude passive du consommateur de technologie. »
Djoni et Modou en sont convaincus. Le « do it yourselfIY » peut aider à l’électrification du continent. Non seulement en l’accélérant mais aussi en permettant aux Africains de maîtriser une technologie plutôt que la voir s’imposer à eux. Afin de diffuser la bonne parole, ils ont décidé de lancer dès 2017 un Fablab mobile afin d’atteindre les Sénégalais vivant loin de la capitale. « Mon rêve serait de voir une multitude de labs naître dans tout le pays, glisse Modou. Que dans ces ateliers communautaires les gens s’entraident, partagent leurs savoirs et leurs moyens afin de réaliser pleinement leur potentiel de développement. » Pour Modou et Dodji, ne reste qu’une évidence : l’électrification se fera par les petits circuits ou ne se fera pas.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/a-dakar-...

29/08/2017

LE SENEGALAIS EST SOBRE...

Consommation d’alcool : Le Sénégal à la 44e place en Afrique

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Le Sénégal fait partie des pays où l’on consomme le moins d’alcool en Afrique. Il se trouve à la 44e place sur les 49 pays africains étudiés, avec 0,23 litre.
C’est du moins les résultats d’un rapport publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans le document, l’OMS mesure la consommation d’alcool pur, par an et par habitant de plus de 15 ans.
Respectivement, le Gabon est arrivé largement en tête avec une moyenne de 9,01 litres d’alcool pur. Le Nigéria vient en seconde position avec 8,9 litres, l’Ouganda avec 8,33, l’Afrique du sud avec 7,7 litres, le Rwanda avec 7,12 litres.
L’Algérie et le Niger restent les pays où l’on consomme le moins d’alcool.
Par ailleurs, le document rapporte que l’OMS a également mesuré dans chaque pays, la consommation « des seuls buveurs d’alcool en excluant toutes les populations abstinentes ». Ainsi, en Gambie, la consommation annuelle d’un buveur est de 30,9 litres, au Mali 29,3 litres et aux Emirats Arabes Unis, 32,8 litres.
Junior Sen/leral.com

28/08/2017

AUTOROUTE MBOUR-FATICK-KAOLAK

Autoroute Mbour-Fatick-Kaolack: La piste…brésilienne

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Après l’autoroute « Ila Touba », un autre projet d’autoroute commence à prendre forme. Celui devant relier Mbour-Fatick-Kaolack. En déplacement à Mbour le 9 février dernier pour l’inauguration d’ouvrages d’assainissement, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a annoncé que l’Etat du Sénégal a signé un contrat avec une société brésilienne pour la réalisation de cette infrastructure.
Conçue comme une sorte de prolongement de l’autoroute Dakar-Diamniadio-AIBD (ce dernier tronçon est en cours de réalisation), l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack devrait contribuer au désenclavement de l’hinterland du pays et faciliter la liaison avec les autres pays de la sous-région (Mali, Guinée, Guinée- Bissau, Gambie). Le projet sera réalisé en 48 mois. D’une longueur estimée de 106 km, cette autoroute sera réalisée en 2×2 voies, extensible en 3×3 voies sur une emprise d’au moins 100 mètres sauf au niveau des ouvrages, où l’emprise sera un peu plus grande.
L’Observateur/Assirou.net

DJEMBE A SALY

Apprendre le djembé

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Saly: Nouvelle activité à partir du 5 Septembre à Keur Laz, venez apprendre les fondamentaux du djembé avec Ousmane Sane.
Initiation en 6 leçons pour vibrer aux rythmes d'une tradition ancestrale!
infos et réservations au 77.549.26.15
https://web.facebook.com/keurlaz/

27/08/2017

TABASKI

Les chiffres clés de la Tabaski

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La fête du mouton, l'a-t-on surnommé. Au Sénégal, quand la Tabaski approche, c'est la ruée vers les moutons. Dans chaque ménage musulman, trouver un bon bélier, à moindre cout, devient l'obsession des pères de famille. L'Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (Ansd), dans son projet dénommé "à l'écoute du Sénégal", a réalisé un travail, jusqu'ici jamais fait sur cette fête, en étudiant la manière dont les ménages Sénégalais ont vécu la Tabaski 2016. Elle vient de rendre les conclusions de son enquête. Sans précédent !
83.6%, ont pu sacrifier un mouton
Le premier constat fait par les enquêteurs, c'est qu'au Sénégal, la majorité des ménages musulmans se sont acquittés de leur devoir religieux en sacrifiant un animal lors de l'Aïd Al Kébir 2016. Sur le plan national, "plus de quatre ménages sur cinq, soit 83,6% ont accompli ce rituel lors de la Tabaski, renseigne le rapport parcouru par Seneweb.
Plus de 16% n'ont pas pu sacrifier un mouton
Cependant, ce chiffre révèle une statistique bien moins joyeuse. Car, "malheureusement, un peu plus de 16,0% des musulmans au Sénégal n'ont pas pu le faire notamment en milieu rural (18,7%) et dans la zone urbaine de Dakar (16,0 %) dans une moindre mesure", renseigne l'Agence nationale de la statistique et de la démographie. Et pour être plus précis, ce sont 16.4% qui n'ont pas pu immoler.
Pas d'argent, pas de Tabaski
Et ces 16,4% des ménages enquêtés, qui "n'ont pas pu accomplir de sacrifice lors de la tabaski", ont cité le manque d'argent comme la raison principale. "La principale raison qui explique l'absence de sacrifice est le manque d'argent : neuf ménages sur dix (90,3%) n'ont pas sacrifié un animal parce qu'ils n'ont pas eu d'argent.
Le manque d'argent reste également la principale raison qui a poussé les ménages à ne pas effectuer de sacrifice en milieu rural (94,4%), à Dakar-urbain (83,8%) et dans les autres zones urbaines".
Les Sénégalais raffolent du mouton
Au Sénégal, le mouton est l'animal star de la Tabaski. L'Ansd renseigne que 9 ménages sur 10, ou 89,6%, ont sacrifié un mouton. Cependant, ce chiffre cache des disparités, puisqu'en zone urbaine de Dakar, la proportion des ménages ayant sacrifié un mouton est proche de 100% alors qu'en milieu rural ce sont plutôt huit ménages sur dix (80,3%) qui sont concernés.
9.5% ont immolé une chèvre
Après le mouton, vient la chèvre, sur la liste des bêtes les plus immolées. Cependant, la proportion des ménages qui ont sacrifié une chèvre n'est pas importante et "ne concerne, au niveau national, que 9,5% des ménages qui ont accompli le rituel de la tabaski". Et c'est en milieu rural que "cette proportion est relativement importante avec 18,2% des ménages ruraux". Les autres types d'animaux, tels les bœufs, n'ont quasiment pas été utilisés pour le sacrifice.
Élever ou acheter ?
Chez nous, de nombreux Sénégalais font l'effort d'élever leur mouton chez eux. Cependant, l'écrasante majorité des ménages achètent le mouton qu'ils sacrifient. L'enquête révèle que "72,4% des ménages ont acheté l'animal sacrifié tandis que 23,0% l'ont élevé". Et c'est dans le milieu rural qu'on retrouve le plus souvent les ménages qui ont élevé eux-mêmes la bête sacrifiée avec 26,5% contre 21,6% à Dakar-urbain et 17,3% dans les autres zones urbaines.
Pourquoi ils achètent plutôt que d'élever
Si l'écrasante majorité des ménages ont décidé de ne pas élever le mouton qu'ils sacrifient lors de la Tabaski, les questions d'espace et de sécurité y sont pour beaucoup. Par exemple, en zone urbaine de Dakar, 50.8% des enquêtés évoquent "le manque d'espace". Dans les autres zones urbaines cependant, 36.1% évoquent "des problèmes d'insécurité". En milieu rural où l'espace ne manque pas, "c'est plutôt les problèmes de sécurité (34,7%), de temps ou de moyens (16,4%), ou pour des raisons de commodité (17,4%) ou de coût qui font que les ménages privilégient l'option d'acheter sur celle d'élever".
On leur a offert leur mouton
Tous ceux qui ont pu immoler un mouton lors de la Tabaski 2016, ne l'ont pas acheté ou élevé. 4.6% d'entre eux, se sont vus offrir leur animal. Pour la plupart d'entre eux, leur mouton provient d'un don des autorités locales, d'amis, de parents ou de connaissances. "Cette proportion reste approximativement la même au niveau des autres zones de résidence de Dakar (4,5%) et du milieu rural (4,3%) sauf pour les autres villes (5,6%) qui dépassent d'un point de pourcentage le niveau national", ajoute l'Ansd.
Le prix du mouton, le nerf de la guerre
L'enquête a révélé que 50 000 francs CFA est le prix plancher pour le mouton. Ce qui veut dire que l'ère des moutons à moins de 50 000 francs CFA, semble être révolue. "Au niveau national, deux ménages sur trois (65,2%) ont acheté leur mouton à un prix compris entre 50 000 Francs CFA et 100 000 Francs CFA alors qu'ils ne sont que 23,7 % à acheter un mouton à un prix inférieur à 50 000 F CFA. Les ménages qui ont acheté à des prix relativement élevés (100 000 F CFA et plus) sont moins nombreux.
En effet, ceux qui ont payé leur mouton à un prix compris entre 100 000 Francs CFA et 150 000 Francs CFA ne représentent que 8,4% et ceux qui ont acheté entre 150 000 FCFA et 200 000 Francs CFA sont évalués à seulement 1,4%".
À Dakar, les prix sont chauds !
Ceux qui ont acheté leur mouton à un prix compris entre 200 000 francs CFA et 250 000 francs CFA représentent 0.6%. Et ce sont 0,7% des ménages qui achètent leur mouton à un prix supérieur à 250 000 Francs CFA. Décortiquées, les statistiques renseignent que la zone urbaine de Dakar concentre également les ménages dont le prix du mouton sacrifié est situé dans les tranches 100 000 FCFA-150 000 Francs CFA, 150 000 Francs CFA – 200 000 Francs CFA et plus de 250 000 FCFA.
Le dernier moment pour acheter son mouton
Quid de la période que les Sénégalais choisissent le plus pour aller acquérir leur bélier ? La dernière semaine avant la fête est la plus prisée: "La plupart des ménages (85,5%) attendent la dernière semaine avant la tabaski pour se procurer un animal pour le sacrifice. Seuls 10,7% des ménages ont effectué leur achat entre une semaine et un mois avant la tabaski", révèle l'enquête.
Youssouph Sané - Seneweb.com

26/08/2017

LA ROUTE VERS SALY-MBOUR EST DANGEREUSE

Axe Diamniadio – Mbour: 254 accidents dont 16 morts et 575 blessés enregistrés

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D’après les Sapeurs pompiers, seize (16) morts et 575 blessés au cours de 254 accidents de la circulation ont été enregistrés de janvier à août 2017 sur l’axe Diamniadio -Mbour.
Selon Cheikh Tine, Commandant du groupement d’incendie et de secours, les conducteurs de véhicules particuliers sont les plus touchés. A cet effet, l’une des causes de ces accidents est l’absence d’éclairage public.
« L’analyse qu’on a eu à faire nous permet d’identifier trois facteurs des accidents: l’indiscipline, l’état des routes avec le manque d’éclairage et l’état des véhicules »
Diop Mamadou/Senegal7 avec Senego

LE TRAVAIL DES ENFANTS

Pires formes de travail des enfants : le Sénégal veut éradiquer le phénomène

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Face aux défis de l’éradication des pires formes de travail des enfants (Pfte), le ministère du travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions s’est employé à mettre en œuvre le Plan cadre national de prévention et d’élimination du travail des enfants. A cet effet, un atelier de partage de la charte des entreprises minières a été organisé ce matin pour une action multidimensionnelle visant à protéger les enfants des PFTE.
En collaboration avec les partenaires nationaux, le ministère du Travail prend le bâton et engage la lutte contre le travail des enfants afin de faire respecter les droits de ces derniers.
Le coordonnateur du cellule de lutte contre le travail des enfants dudit ministère qui a présidé la rencontre a déclaré qu': «ils sont en train d’élever la lutte dans la mesure où sur le plan réglementaire et sur le plan juridique, le Sénégal est en phase avec l’Organisation internationale du travail (Oit) avec la ratification des conventions».
Ibra Ndoye de poursuivre, «il y a également au plan national avec une mise en place d’un document de politique nationale de lutte contre le travail des enfants, qui a été validée en 2012, qui est mis en œuvre, malheureusement, pas intégralement faute de ressources nécessaires à son exécution».
M. Ndoye de déplorer que les statistiques par rapport aux PFTE dont nous disposons soient ceux de 2005 et qu'aujourd’hui, 12 ans plus tard, ces statistiques sont en train d’évoluer sans pour autant être actualisés. N'empêche, ajoute-t-il, il urge qu’on aille vers une actualisation des études statistiques aux PFTE.
Pour le président de la coalition nationale des associations et Ong en faveur de l’Enfant, François Raoul Latif, (Conafe Sénégal), qui a pris part à la rencontre, le Sénégal a ratifié la convention des droits l’enfants de même que la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant et qui précise que l’âge de l’enfant c’est de 0 à 18 ans.
Donc, argue-t-il: «nos Etats doivent pouvoir se mettre à jour par rapport à cela. Parce que nous pensons qu’aujourd’hui, quand on parle de l’âge de l’enfant pour aller à l’école c’est de 0 à 16 ans or, ça c’est la loi d’orientation de l’éducation au niveau de notre pays qui le dit. Tandis que nous avons une convention de droit de l’enfant qui dit : que l’âge de l’enfant c’est de 0 à 18 ans. ET, il faut que l’Etat se mette à jour par rapport à cela».
Avant de lancer : «c’est un combat que nous devons continuer à mener et que l’Etat du Sénégal doit obligatoirement se mettre à jour par rapport à cette question».
M. Latif d'informer que : «l’enquête nationale qui a été menée sur le travail des enfants au Sénégal qui date de 2005 donne 1 378 250 enfants qui sont économiquement exploités».
Par ailleurs, le président du Comité intersyndicale de lutte contre les PFTE, Cheikh Fall, précise que cet atelier de partage de la charte des entreprises minières permet à ces dernières, surtout celles de Kédougou, de venir en appoint aux différentes actions que nous aurons menées et certainement dans cette charte, il y aura une feuille de route et il faut aussi des actions à mener».
Mais, en tant que syndicaliste, conclut-il : « ce qui importe c’est d’accompagner l’Etat dans les conventions 138 relative à l’âge d’admission à l’emploi et 182 qui permet de déterminer l’âge d’accès à l’emploi (qui ne doit pas être inférieur à l’âge auquel l’éducation est obligatoire et gratuite) mais aussi dans la mise en œuvre du Plan cadre national et il y a des activités qui doivent être menées».
Aminata Diouf/Pressafrik.com

25/08/2017

PREMIERS JOURS DE CIRCULATION DES BUS TATA DE MBOUR

Les populations se réjouissent mais demandent plus de routes intérieures.

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Les bus Tata ont commencé à circuler dans la capitale de la petite côte hier, mardi. Attendus depuis plusieurs semaines déjà, ces nouveaux moyens de transport dans la commune de Mbour constituent un soulagement pour certains usagers des transports en commun de la ville.
« Ces bus constituent une aubaine pour nous mbourois »
La circulation des bus Tata dans la ville de Mbour est effective depuis ce mardi 22 août 2017. Une date qui symbolisera un début de soulagement des clients du transport public dans la petite côte. Pour les premiers clients de ces bus, leur mise en circulation est un vrai tournant pour révolutionner le transport dans cette ville, mais aussi et surtout un moyen de soulager la poche des usagers du transport. Rencontrée à sa descente d’un bus vers les coups de 18h, une dame en robe marron porte un panier à la main qui indiquait sa provenance, le marché central de Mbour. La soixantaine affichée par les traits de son visage et les quelques cheveux blancs qui débordaient de son foulard pourtant bien noué, Oumy Thioune explique que la venue de ces bus est une aubaine pour les populations de Mbour. « J’ai pris le bus depuis le marché central. Et j’ai payé 100f jusqu’à ‘’ l’angle Serigne Fallou ’’ à Thiocé Est. Le prix est très abordable et nous sommes maintenant dispensés de la bousculade qui nous retenait pour trouver un taxi clando. Après nos courses journalières, on vivait un vrai calvaire pour avoir un moyen de retour chez nous », fait-elle savoir. Elle précise qu’avec le bus il faut juste acheter un ticket et attendre l’heure de départ sans bousculade ni pression. Un autre client plus jeune, vient d’un autre coin de la ville. Abdourakhmane Diop est un éleveur de volaille qui a son poulailler au quartier Médine. « Chaque jour je dépensais 300f pour rallier mon lieu de travail et ma maison. Aujourd’hui, je n’ai payé que 100f pour tout ce trajet, même j’ai encore marché pour une petite portion du reste de maroute, mais cela en vaut le coup ».
« Nous espérons que d’ici quelques temps des routes vont être construites ».
Par ailleurs, certains mbourois continuent à penser que Mbour n’a pas assez de routes intérieures pour mettre en circulation des bus Tata qui, selon ces détracteurs viennent ajouter un coup au calvaire des populations causé par les bouchons à certains point de la ville aux heures de pointe. Pour Abdourakhmane Diop, « nous devons d’abord nous réjouir que ces bus soient mis en circulation dans notre ville. Maintenant, pour ce qui concerne des routes, il faut continuer à espérer que d’ici quelques temps des routes vont être construites pour faciliter le transport dans la ville, mais cela ne doit nullement empêcher la circulation des bus sur le peu de route que nous avons déjà dans notre réseau routier», estime M. Diop. Pour la dame Thioune, « certes Mbour n’a pas beaucoup de routes mais les bus sont distribués sur les différents axes qui existent déjà et circulent sans problème depuis ce matin. Même si on n’a pas assez de routes, chaque bus a son trajet et est obligé de le respecter. Donc cela ne peut constituer en rien un obstacle dans le transport ». Selon elle, « le monde ne s’est pas fait en un jour. Aujourd’hui nous avons des bus qu’on n’espérait pas il y a de cela quelques moi, on espère que d’ici à quelques mois nous aurons plus de routes intérieures dans la ville », Oumy Thioune.
IDY NIANG/mbour
ndlr: Témoin des navettes de ces nouveaux bus, nous pouvons témoigner de leur nombre, de leur régularité et du succès actuel.

REFORESTATION

Le Sénégal a besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer ses forêts

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La restauration des forêts du Sénégal nécessite la mobilisation de 89 milliards de FCfa. C’est ce qui est ressorti d’un atelier de validation du Programme national d’investissement forestier ouvert hier à Dakar.
La restauration des forêts reste une priorité pour les autorités. Le Sénégal fait face à un recul inquiétant de son couvert végétal. A titre d’exemple, les forêts galerie ont régressé de 22 % en Casamance. Face à cette situation, les acteurs ont proposé huit projets prioritaires pour restaurer les formations forestières. « Nous avons identifié des projets prioritaires qui vont de l’inventaire forestier, au suivi écologique, à l’aménagement forestier, à la restauration des zones classées, la lutte contre les feux de brousse, le Parc de Hann, l’atténuation des changements climatiques », a énuméré le directeur des Eaux et Forêts Baïdy Ba lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du Programme national d’investissement forestier pour la mise en œuvre du Plan de convergence pour la gestion et l’utilisation durables des écosystèmes forestiers en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal a besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer ses écosystèmes forestiers. Une unité de coordination est mise en place pour mobiliser des financements. « Nous avons constaté une dégradation des forêts. Il fallait s’arrêter pour faire un état des lieux et identifier des projets prioritaires. Nous avons besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer nos forêts », a indiqué la Secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye.
Cette enveloppe n’est rien par rapport à l’importance des écosystèmes forestiers dans la conservation des sols, la fabrication des médicaments, l’atténuation des changements climatiques ou encore la lutte contre la pauvreté dans le monde rural. Les publications de la Fao révèlent que les forêts génèrent 130 milliards de dollars US par an en soutien aux moyens de subsistance dans les pays en voie de développement, alors que l’aide au développement accordé à ces pays s’élève à 120 milliards de FCfa. « Malgré ce potentiel, certains pays de l’Afrique de l’Ouest, parmi les plus pauvres de la planète, assistent à la dégradation continue de leurs forêts », regrette Racine Kane, le chef de mission de l’Uicn au Sénégal.
Dans des régions comme Kolda et Tambacounda, l’exploitation des produits forestiers non ligneux procure des revenus aux femmes. « Nous ne pouvons pas avoir une bonne agriculture si nous n’avons pas des terres fertiles. Or ce sont des forêts qui contribuent à la fertilisation des terres », a établi le directeur des Eaux et Forêts.
Idrissa SANE
ECHEC DES PROJETS, FORTE DEGRADATION DES ZONES BOISEES... : LES FACTEURS DU SOUS-FINANCEMENT
Échec des projets après le retrait des bailleurs, forte dégradation des zones boisées, tels sont, entre autres, les facteurs justifiant le sous-financement de la préservation des forêts.
Les facteurs de sous-financement de la préservation des forêts ont été passés en revue. Il s’agit de l’échec des projets après le retrait des bailleurs, leur forte autonomie par rapport aux structures pérennes, la forte dégradation des zones boisées qui décourage les bailleurs. « L’Etat doit être le premier bailleur. Il faudra montrer l’importance transversale des forêts dans les secteurs de la vie active au Sénégal », a souligné le consultant, le colonel Amsatou Niang.
L’espoir est de tout même permis. Les questions de restauration des écosystèmes forestiers sont recentrées dans l’agenda de la Cedeao et de la Fao. Les ministres en charge des forêts et des faunes des pays membres ont adopté à Abidjan, le 13 septembre 2013, le plan de convergence pour la gestion et l’utilisation durable des écosystèmes forestiers de l’Afrique de l’Ouest. « Ayez conscience que c’est de la capacité des Etats membres à développer et à mettre en œuvre des synergies opérationnelles qui fédèrent et prennent en compte les préoccupations relatives à la conservation de la biodiversité, à la lutte contre la désertification, à la gestion durable des terres et à l’adaptation aux changements climatiques, entre autres, que la gestion et l’utilisation durable des écosystèmes forestières pourra devenir une réalité. Car elle n’est pas totalement dissociable de bien d’autres préoccupations », a prodigué le représentant commissaire en charge de l’Agriculture, de l’Environnement et des Ressources en eau de la Cedeao, Moussa Leko, par ailleurs chargé de Programme principal, chef de la Division Forêt de la Commission de la Cedeao.
COLONEL AMSATOU NIANG : « LE SECTEUR FORESTIER DOIT ÊTRE MIEUX VALORISÉ »
Une enquête a touché plusieurs régions du Sénégal. Il s’agit de Thiès, Tambacounda, Kolda, entre autres. Les personnes interrogées s’accordent sur la nécessité de faire un inventaire d’une part et, d’autre part, de mieux démontrer le poids de ces écosystèmes sur l’économie nationale. « Il est ressorti que le secteur forestier doit être mieux valorisé. Les participants pensent que la forêt n’a pas encore toute sa place dans le Pib. Ils demandent qu’il y ait un forum national sur les forêts », a suggéré le colonel Amsatou Niang.
Les autres recommandations sont liées à l’implication des privés, à la formation des forestiers sur les nouveaux concepts comme l’économie verte, la résilience, etc.
I. SANE/lesoleill.sn

LES PARCS DU SENEGAL

Les parcs nationaux de Niokolo-Koba et Djoudj : deux sanctuaires de la faune et de la flore

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Du nord au sud, le Sénégal regorge de nombreux parcs et réserves qui s’étendent sur près de 8 % de la superficie du territoire national, offrant ainsi de magnifiques paysages et des refuges pour des centaines d’espèces animales. Jumia Travel, site de voyage en Afrique, vous invite cette semaine à la découverte de deux écosystèmes naturels de l’Afrique de l’Ouest : les parcs nationaux de Niokolo-Koba et Djoudj.
Parmi les sept biens que compte le Sénégal sur la liste du patrimoine Mondial, ces deux parcs ont la particularité d’avoir été tous deux inscrit sur la liste en 1981 et d’être de type naturel. L’un se situe à l’extrême Nord du pays et l’autre à l’extrême Sud. Dans une zone bien irriguée, le long des rives de la Gambie, le Niokolo-Koba, d’une étendue de 913 000 hectares, héberge une faune d’une grande richesse : l’élan de derby (la plus grande des antilopes), des chimpanzés, des léopards, une importante population d’éléphants et de très nombreux oiseaux, reptiles et amphibiens. Elle est également la seule zone abritant les derniers lions du Sénégal et regroupe 329 espèces d’oiseaux. Pour contempler un vrai spectacle d’oiseaux, la partie Nord demeure la zone la plus propice.
Tout aussi splendide, à 60 km de Saint-Louis, se trouve une zone humide de 16000 hectares constituant un sanctuaire pour des milliers d’oiseaux: le Parc de Djoudj. Il abrite en effet plus d’un million et demi d’oiseaux en transit, fuyant le froid hivernal de l’Europe. De manière permanente, il est la demeure de milliers d’oiseaux de 400 espèces dont le pélican blanc, le flamand rose, le cormoran et tant d’autres. Mais le parc n’abrite pas que des oiseaux. C’est aussi un lieu d’habitation pour des reptiles tels que crocodiles et varans, ainsi que des vaches, singes rouges (patas), phacochères, mais aussi hyènes, chats de Libye, servals et gazelles dorcas.
En séjour au Sénégal, n’hésitez pas à visiter ces deux lieux magnifiques, vous ne pourrez qu’être ravis !
Ismael Cabral Kambell / @Source : UNESCO

24/08/2017

DAKAR EST SALE

Sachets et gobelets en plastique défigurent les différentes artères de Dakar

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Nous achetons du café ou de l’eau à chaque coin de rue et laissons parfois des traces qui en disent long sur nos habitudes de consommation. Aux arrêts de bus, marchés et autres lieux de grande fréquentation, les sachets et gobelets en plastique plantent souvent un décor inquiétant.
« Aywa ndox, aywa ndox, bu sedd, wala bu am galass » (De l’eau, de l’eau, fraîche ou congelée), lance Aïssatou Ndoye, jeune vendeuse d’eau. Nous sommes sur la route nationale N°1, à hauteur de Rufisque. Comme elle, plusieurs jeunes filles et garçons s’adonnent à cette activité pendant les vacances. En cette période de forte chaleur, nous avons constamment besoin de nous désaltérer. Alors, nous buvons à chaque instant que nous en sentons le besoin. Et cela fait l’affaire des vendeurs d’eau. « Cela marche. On ne se plaint pas. Avec la chaleur, les clients achètent beaucoup pour se désaltérer. Je peux gagner jusqu’à 2500 FCfa par jour », laisse entendre Ndèye Fatou.
Il est vrai que les nutritionnistes s’accordent sur le principe que l’homme doit boire en moyenne 1 litre d’eau par jour et 0,5 à 1 litre de plus en saison caniculaire. Seulement, notre organisme nous dicte le réflexe de consommer d’importantes quantités d’eau, mais pas nécessairement celui de surveiller les effets collatéraux de nos modes de consommation. C’est une chose naturelle d’étancher sa soif, ç’en est une autre, plutôt comportementale, de jeter par terre son sachet à eau ou son gobelet à café après usage. Comme vient de le faire Abdourahmane Sow, un jeune mécanicien qui travaille non loin de la gare routière de Rufisque-ouest. Régulièrement, il prend une pause-café pour venir se désaltérer et se changer les idées chez son ami Aliou Diallo, vendeur de café à la poussette qui tient boutique à l’arrêt de bus communément appelé « Djoutibi ».
« Désolé, c’est ce tas d’ordures qui incite à ce réflexe », tente-t-il de s’excuser après ce geste pollueur. En effet, l’endroit présente un décor peu enviable. Sur le trottoir, sachets et gobelets en plastique jonchent le sol. De l’autre côté de la route, même scénario. A ce niveau, la Nationale 1 ne se présente pas non plus sous ses meilleurs draps. Alors qu’il est seulement 10 heures, la météo annonce une longue journée ensoleillée et 30° C.
Au regard du rythme auquel les vendeurs d’eau s’acharnent sur chaque bus qui s’arrête pour laisser descendre ou monter des passagers, on est bien parti pour une « sale journée d’affaires ». Pourtant, les gens sont généralement conscients du fait qu’ils polluent l’environnement en jetant un sachet plastique par exemple. « En fait, je sais que ce n’est pas bien. C’est juste parce que je ne vois pas où jeter mon sachet. Et comme je vois des sachets un peu partout, je ne me suis pas posé trop de questions », explique Abdoulaye Touré, étudiant en informatique. Ici, à « Djoutibi », à part la chaussée, il est difficile de voir un endroit qui ne soit pas pollué par les déchets plastiques.
Absence de collecteurs de déchets
Jusqu’au parking des taxis-clandos, les gobelets en plastique, ainsi que les « Barkelou », « Mouna », « Sarsara », « Teranga », entre autres noms de marque de ces sachets à eau, s’aplatissent sous le poids des piétons et des véhicules, donnant ainsi une scène désolante qui, vraisemblablement, laisse tout le monde indifférent. Le vendeur d’eau ne se préoccupe que des 50 FCfa que lui tend le client pour un sachet d’eau minérale. Idem pour le vendeur de café qui ne pense qu’à son chiffre d’affaires en servant le client contre une pièce de 50 ou 100 FCfa, selon l’envie de celui-ci. Rares sont ceux qui pensent à se munir d’un collecteur de déchets. Chez Aliou Diallo, en tous cas, il n’y en a pas. « J’avais un carton qui me servait de collecteur, mais on me l’a volé », se justifie-t-il. Juste derrière lui, les gobelets vides rebondissent, à la chaîne, sur un amas d’ordures qui se tasse au fur et à mesure que les taxis-clandos passent dessus pour se garer. « Les éboueurs se chargent quotidiennement de nettoyer l’endroit. Demain, vous ne verrez plus ce tas de déchets », ajoute-t-il, l’air sérieux. En attendant le passage des éboueurs, les sachets et gobelets vides atterrissent sur le sol au même rythme que les pièces de monnaie dans l’escarcelle de ces vendeurs d’eau et de café.
Dégradation des déchets plastiques : 400 ans pour disparaître du décor
Les gobelets à café et sachets à eau ont une durée de vie de plus de 400 ans. Leur fabrication nécessite une grande consommation de matières premières, d’énergie et à la clé un impact environnemental considérable en fin de vie.
Les gobelets en plastique utilisés par la plupart des vendeurs de café à la poussette sont en polypropylène, un thermoplastique très prisé pour son côté pratique et léger (5 g à peine). Cependant, il met jusqu’à 400 ans pour se dégrader dans la nature. Une menace sérieuse qui vient s’ajouter au fléau des sachets plastiques que l’Etat compte éradiquer par la mise en circulation prochaine de sachets « oxobiodégradables », c’est-à-dire conçus pour se détériorer sous l’effet de l’environnement.
En attendant cette mesure, le spectacle que les déchets plastiques donnent à voir aux arrêts de bus, marchés et autres endroits fortement fréquentés, devrait pousser les différents acteurs à se soucier davantage de l’environnement et à adopter des comportements et des modes de consommation plus responsables. Une situation que déplore Saliou Seck, 14 ans, vendeur d’eau. Un petit seau rempli de sachets d’eau et porté à l’épaule gauche, ce jeune élève en classe de cinquième au Cem Maurice Guèye de Rufisque pense que « le client soucieux pourrait éviter de polluer l’environnement en gardant simplement le sachet vide jusqu’à ce qu’il voie un collecteur de déchets ».
Et s’il n’en trouve pas au bout de quelques minutes? C’est la question qui pousse Alassane Diop, un quadragénaire originaire de Bargny, qui vient d’acheter un sachet d’eau fraîche, à parler du « premier lanceur ». « Le principal fautif, c’est celui qui, le premier, salit l’endroit. Vous savez, c’est le décor qui détermine tout. Si l’endroit est bien entretenu, sa propreté dissuaderait quiconque serait tenté d’y jeter des déchets. Par contre, s’il est déjà pollué, il incite le consommateur à y déposer son sachet ou son gobelet vide », raisonne-t-il.
Peu importe la pertinence ou non de son argumentaire, la préservation de l’environnement interpelle tout le monde, puisqu’en définitive avec l’effet du temps, ces sachets broyés sous les pieds des piétons et les roues des véhicules perdront de leur couleur en voyant s’effacer leur nom de marque en même temps que la responsabilité individuelle et sonneront, tôt ou tard, l’heure de la mobilisation sociale en faveur d’un sursaut collectif qui se traduit souvent par une « Journée Set Sétal » (grande opération de nettoiement des rues).*
Moussa SONKO/lesoleil.sn

FUMER AU SENEGAL

Bientôt des paquets de cigarettes plus dissuasifs

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Le Sénégal lancera dès le 26 Aout, des paquets de cigarettes avec des images homologuées par l'Organisation Mondiale de la Santé montrant des personnes gravement malades.
Image caption Selon l'OMS, le tabagisme tue 6 millions de personnes chaque année dans le monde.
Par cette mesure, le gouvernement sénégalais se targue d'être le précurseur de la lutte contre le tabagisme en Afrique de l'Ouest.
Pourtant le ministère de la santé a pris un an pour mettre en place ces directives de la loi anti-tabac décrété en août 2016.
Pour Awa Marie Coll Seck, ministre de la santé : "C'est un grand pas au Sénégal et le message sera traduit dans toutes les langues nationales"
Le Sénégal est le premier pays d'Afrique de l'Ouest à publier ces images de prévention approuvées par l'Organisation Mondiale de la Santé. Mais il y a encore beaucoup à faire car, les cigarettes s'achètent pour la plupart à l'unité dans les épiceries.
Selon l'OMS, le tabagisme tue 6 millions de personnes chaque année dans le monde.
bbc.com

entrée en vigueur samedi de l’interdiction de fumer dans les lieux publics
interdiction de fumer dans les lieux publics au Sénégal
laviesenegalaise.com

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, a annoncé mardi à Dakar l’entrée en vigueur samedi de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, une perspective coïncidant avec la mise en circulation de nouveaux formats de paquets de cigarettes.
« Les nouveaux formats de paquets de cigarettes ainsi que l’interdiction de fumer dans les lieux publics entreront en vigueur officiellement à partir du 26 août (samedi) », a-t-elle dit lors d’une conférence de presse.
Awa Marie Coll Seck a présenté, à cette occasion, trois exemplaires des nouveaux formats de paquets de cigarettes. Ceux-ci portent des avertissements sur les dangers du tabagisme ainsi que des images de personnes souffrantes de ces méfaits.
« Ces mesures ont pour principal objectif de sensibiliser et de prévenir les populations contre les méfaits du tabagisme, dans le sens de la protection de la santé publique », a expliqué la ministre de la Santé.
Selon Awa Marie Coll Seck, la ratification, par le Sénégal, de la convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte anti-tabac, en 2005, marque le lancement du processus de transposition de ce traité international dans la législation sénégalaise.
Cette perspective « a abouti à l’adoption de la loi du 28 mars 2014 relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac », a-t-elle précisé.
« Nous avons aussi obtenu la signature des arrêtés du 8 décembre 2016 portant sur les inscriptions de mises en garde sanitaires illustrées sur les paquets de cigarettes ainsi que sur la signalisation de l’interdiction de fumer dans les lieux publics », a ajouté la ministre.
Selon Deo Nshimirimana, son représentant au Sénégal, l’OMS « soutient l’État du Sénégal dans sa lutte contre le tabagisme », notamment au sein des jeunes, une catégorie de la population sénégalaise parmi les plus exposées à ce phénomène.
Deo Nshimirimana assistait à la conférence de presse de la ministre de la santé et de l’Action sociale.
APS

23/08/2017

SENEGAL CORRUPTION

lutte contre la corruption, deux poids deux mesures

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Plus de six mois de travail, cinq rapports épluchés et 861 pages de documents parcourues, le tout éclairé par la revue de la presse des cinq dernières années. A l’arrivée, un seul constat : la lutte contre la corruption au Sénégal reste un vœu pieux.
Cet état des lieux réalisé par l’équipe d’Ouestafnews s’appuie sur les faits, en relation avec les déclarations de bonnes intentions des autorités publiques sur la lutte contre ce mal qui gangrène notre pays et sape tout effort de développement.
Que nous révèlent ces documents ? En cinq ans, les corps de contrôle de l’Etat ont bel et bien mis à nu de nombreux cas de fraudes, de fautes de gestion, de détournements, de malversations ainsi que d’autres pratiques peu orthodoxes de ceux qui gèrent les derniers publics.
Au total, les auteurs de ces forfaitures ont fait subir au pays un préjudice dont les montants cumulés atteignent plusieurs centaines de milliards de FCFA, selon les montants cités dans les cinq rapports passés en revue, dont quatre de l’Inspection générale d’Etat et un de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac).
Que deviennent les auteurs de ces forfaits ? Arrive-t-on à recouvrer les montants spoliés ? L’Etat sévit-il ? C’est ce que nous avons tenté de vérifier dans le cadre de ce travail réalisé avec Ancir avec le soutien d'Osiwa.
Les promesses…
Dès le lendemain de son arrivée au pouvoir en 2012, le président Macky Sall annonçait solennellement devant le peuple sénégalais : « à tous ceux qui assument une part de responsabilité dans la gestion des deniers publics, je tiens à préciser que je ne protègerai personne. Je dis bien personne ». C’était le 03 avril 2012, veille de la fête de l’indépendance du Sénégal. Cinq ans après, le ton est moins ferme, et si quelques cas emblématiques ont fini devant les tribunaux, la promesse de ne « protéger personne » n’a pas toujours été tenue.
Symbole le plus visible de cette incapacité à laisser la justice agir sans interférences politiques : l’affaire Karim Wade. Accusé par l’Etat, il a été reconnu coupable et condamné à six ans de prison ferme et à une amende de 138 milliards FCFA pour délit d’enrichissement illicite par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei, juridiction mise en place dans les années 80 puis tombée en léthargie pendant une longue période avant d’être réactivée par le président Sall à son arrivée au pouvoir).
Karim Wade sera libéré le 24 juin 2016 suite à une décision présidentielle et envoyé en exil au Qatar dans des conditions obscures, qui laissent le peuple dans un flou total.
« La gouvernance sobre et vertueuse », et surtout la « reddition des comptes » allaient prendre un coup et le compromis politique reprenait le dessus sur les promesses et l’impératif de bonne gestion.
En mars 2017, l’emprisonnement du maire de Dakar Khalifa Sall, à quelques mois des élections législatives cruciales pour le pouvoir en place, a remis à l’ordre du jour le débat sur la prééminence du politique sur toute autre considération, lorsqu’il s’agit de sanctionner la mauvaise gestion des deniers publics.
La célérité plutôt inhabituelle avec laquelle ce maire (perçu comme un potentiel rival de l’actuel chef de l’Etat) a été envoyé en prison est venu rajouter au doute déjà présent dans les esprits.
Plus troublant encore, Khalifa Sall est incarcéré pour de « présumés fautes », alors que des membres du parti présidentiel (Alliance pour la République, APR), également cités dans des cas de malversations, continuent de bénéficier d’une certaine impunité.
Soubassement politique
Un mois avant le dénouement inattendu de l’affaire Karim Wade, avait lieu la publication du premier rapport de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) qui, outre M. Cheikh Oumar Anne, le Directeur général du Centres des œuvres universitaires de Dakar (Coud) épinglait aussi la gestion du Directeur de la Poste nationale, Siré Dia, un autre membre du parti au pouvoir.
Selon les enquêteurs de l’Ofnac, le Directeur du Coud, entre autres faits qui lui sont reprochés, a accordé pas moins de 454 millions FCFA de subventions « irrégulières » entre 2014 et 2015.
Selon l’Ofnac ces subventions étaient accordées indûment à des travailleurs du Coud, alors qu’elles devraient s’adresser à des personnes physiques et morales extérieures au Coud. Au total, les faits incriminés par l’Ofnac dans la gestion de M. Anne portent sur une somme de 660 millions FCFA.
Après la publication de ce rapport, M. Anne a tenu une conférence de presse niant les faits relevés par l’Ofnac. Aujourd’hui, il est encore à son poste de Directeur du Coud, en dépit d’une recommandation formelle de l’Ofnac qui dans son rapport a appelé l’exécutif à « relever le Directeur du Coud de ses fonctions (…) et à prendre toutes les dispositions utiles pour qu’il ne lui soit plus confiée la responsabilité de diriger un organisme public».
M. Anne est membre de l’Alliance pour la République (APR) du président Macky Sall. Et pour certains analystes, inutile de chercher, c’est là que se trouve l’explication à l’amnésie volontaire de la justice sénégalaise à son endroit.
M. Anne vient juste d’être élu député sur la liste de la majorité présidentielle à la faveur des législatives du 30 juillet 2017.
Il en est de même pour Siré Dia, autre membre du parti au pouvoir épinglé par l’Ofnac pour mauvaise gestion, notamment dans la passation irrégulière de marchés et 80 milliards FCFA « de versements » perçus et non encore transmis au Trésor public.
Selon Mody Niang ancien porte-parole démissionnaire de l’Ofnac, le président Macky Sall n’a pas été vraiment sincère dans sa volonté de lutter contre la corruption.
Dans ses conclusions sur le cas du Coud et de la Poste, l’Ofnac précise que le « rapport a été transmis à l’Autorité judiciaire compétente pour que les poursuites soient engagées ». Ces poursuites se font encore attendre.
Sur le dossier de la traque aux biens mal acquis, ayant justifié la réactivation de la Crei, sur une liste de 25 personnes annoncées, seuls quelques cas ont conduit à des procès. Il s’agit, entre autres, des cas de Karim Wade, d’Aïda Ndiongue (femme d’affaires et ancienne sénatrice) et Tahibou Ndiaye (ancien directeur du cadastre).
« Liberté provisoire », puis oubli…
D’autres pontes de l’ex-régime de Wade ont été à un moment ou à un autre interpellés sur leur gestion, parfois arrêtés, avant de bénéficier d’une liberté provisoire. Depuis, il n’est plus fait mention nulle part de leurs dossiers…
C’est le cas de Bara Sady ex-directeur général du Port autonome de Dakar, de Mbaye Ndiaye, ex-directeur de l’Agence des aéroports du Sénégal (ADS), de l’ex-directeur de la Société africaine de raffinage (Sar), Carmelo Sagna. Les deux derniers ont été libérés officiellement « pour raison de santé ».
Sur la liste des bénéficiaires de ces « libertés provisoires », se trouvent aussi Daniel Goumalo Seck, Ndongo Diaw, tous deux ex-directeurs de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp).
Souvent interpellé sur la question, le gouvernement s’est toujours défendu en arguant que le processus de recouvrement des biens mal acquis ira à son terme.
Il y a encore des cas plus troublants, comme lorsque les accusés soudainement parviennent à se faire « blanchir », mais pas avant d’avoir changé de parti politique. Le cas le plus emblématique dans cette catégorie reste celui d’Awa Ndiaye.
Citée dans un audit de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP), cette ancienne membre du Parti démocratique sénégalais (PDS, ex-parti au pouvoir) a maintenant rejoint l’APR de Macky Sall, avec en bonus un poste à la tête de la Commission de Protection des Données personnelles (CDP).
Les tentatives d’Ouestafnews pour obtenir des réponses sur tous ces cas auprès du gouvernement et du porte-parole de la présidence sont restées vaines.
ouestaf.com

DEUX TABASKI

La Tabaski fêtée dans la division

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La Tabaski sera fêtée dans la division. Une partie des musulmans fêtera l'Aïd El Kébir le vendredi 1e septembre 2017, en même temps que l'Arabie Saoudite. Mais la grande partie des Sénégalais célébrera la Tabaski le lendemain.
La Commission mise en place pour scruter la lune et présidée par Mourchid Iyane Thiam a annoncé ce mardi 22 août que l'Aïd sera célébrée le samedi 2 septembre 2017.
Seneweb News

22/08/2017

AVANT LA TABASKI

Avant la Tabaski, à Dakar, tout le monde cherche son mouton

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Plus qu'une dizaine de jours avant la Tabaski, le nom donné à l'Aïd el-Kébir en Afrique de l'Ouest. Tout le monde est à la recherche d'un ou plusieurs moutons à sacrifier. Rien que dans la capitale sénégalaise, la demande est estimée à 260 000 têtes. Comme chaque année, la ville est donc devenue un immense point de vente.
Beaucoup des moutons vendus avant la Tabaski ont été élevés dans la cour de maison ou sur le toit d'un immeuble. Mais pour compléter cette offre dakaroise, des milliers d'autres bêtes sont ramenées chaque année de l'intérieur du pays, mais aussi du Mali ou de la Mauritanie.
Sur le trottoir d'une rue passante de la capitale sénégalaise, un groupe d'adolescents discute, tout en gardant un œil sur plusieurs dizaines de moutons mis en vente par les habitants de leur quartier. Ici, les prix varient entre 150 et 350 000 francs CFA par tête.
Et le marché donne lieu à toutes sortes de spéculations. « Parfois, ici, ils achètent un mouton à 110 000 francs CFA. Ils le gardent à la maison, le nourrissent pendant quelques mois, puis lorsque la fête est très proche, ils le revendent en doublant souvent le prix », explique Cheikh Loum, un étudiant chargé de la surveillance du cheptel de son père.
« Save Dakar » regrette l'occupation de l'espace public
Des milliers de moutons sont actuellement exposés dans les rues de la capitale. Ce qui ne va pas sans certains désagréments. Dans le quartier de Soumbedioune, des dizaines de béliers ont ainsi été regroupés sur un terre-plein central réservé habituellement aux piétons.
Mandione Laye Kébé, de la campagne digitale « Save Dakar », dénonce les comportements à l'origine de la dégradation de la capitale sénégalaise. Pour lui, la vente des moutons destinés à la Tabaski ne devrait pas avoir lieu à chaque coin de rue.
« Normalement, ici, c’est pour les piétons, mais les vendeurs de moutons l’ont transformé en marché », observe-t-il. « Ils mettent en danger la population, marchent dans la rue et occupent l’espace réservé pour les piétons… C’est dommage. »
Mais pour l'heure, la préoccupation des Dakarois n'est pas l'état de leur ville ou l'aménagement des points de vente, mais bien de trouver un mouton avant le jour de la Tabaski.
RFI

FAKE NEWS OR NOT?

Une menace terroriste « imminente » à Dakar

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Selon une note des autorités américaines transmise hier à ses ressortissants vivant au Sénégal, des Jihadistes seraient prêts à commettre des attentats dans la capitale Dakar. Leur passage à l’acte serait « imminent ».
Les Etats-Unis ont fait tomber, hier, en fin soirée une note d’alerte à leurs ressortissants vivant à Dakar. Dans cette note, les autorités américaines conseillent à leurs ressortissants d’éviter les lieux touristiques et publics. En effet ils auraient en leur possession des écoutes et autres communications mentionnant des attaques terroristes en préparation à Dakar. Ce message a abondamment circulé sur les réseaux sociaux et téléphones portables.
Voilà de quoi donner la trouille non seulement aux occidentaux qui vivent dans la capitale mais aussi à tous ceux qui y vivent. De graves menaces terroristes planent donc sur le Sénégal, à la lecture de ce message qui donne franchement froid dans le dos. Les lieux fréquentés par les occidentaux, qui sont en général la cible des terroristes, font-ils l’objet d’une surveillance particulière ? En tout cas sur le terrain, pour le peu que l’on constate, il n’y rien de visible. Allons-nous attendre que le cœur du pays soit frappé pour que l’on réagisse ? Il serait bon que des mesures de sécurité les plus accrues soient prises à présent pour dissuader ces tueurs sans foi, plutôt que de croire que ce genre de faits dramatiques et tragique n’arrivent qu’aux autres. On comprend l’attitude de nos autorités qui ne veulent, sans doute, pas apeurer les habitants de ce pays en s’enfermant dans un silence. Mais en pareille circonstance, n’est-il pas judicieux de donner des consignes et d’indiquer la conduite à tenir ? L’alerte susmentionnée n’a rien d’un bluff. Le danger est réel et il est bon de l’anticiper à travers des mesures concrètes.
Dakarposte.com
ndlr: Cet article tourne depuis ce jour sur tous les réseaux sociaux. Par contre, aucune mention particulière sur le site de l'ambassade des USA. Un ressortissant américain de nos connaissances, vivant au Sénégal, n'a reçu aucun message dans ce sens de la part des autorités américaines à Dakar.

DEGRADATIONS DES MOEURS

La dégradation des mœurs au Sénégal

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N’avez-vous jamais été confronté au choix d’un mot plutôt qu’un autre, surtout lorsqu’il est question d’être vraiment pris au sérieux? On est assailli par une foule d’expressions prêtes à nous prendre par la gorge sans qu’on sache à laquelle se fier.
Pas parce que nous ne maîtrisons pas notre discours, mais dans la viduité lexicale actuelle du ouolof, on s’y perd comme dans un labyrinthe. D’une oreille à l’autre, un mot cesse de dire la même chose. Le signifié cesse de renvoyer au signifiant.
Pris au piège du mensonge, de la calomnie et de la médisance, le Sénégalais dénature la syntaxe et érige un système de mots insensés, incapables de cerner le vide social qui nous engloutit comme du sable mouvant.
Dans cette polyphonie syntaxique, mot, expression ou locution désigne plusieurs choses, sans signifier grand-chose. «Sama yeuf, jongama, namouma dara, yaye bagne, yamay danel et dializ ma»...La dérision du discours, la viduité des mots annihilent la fonction thérapeutique du langage.
On s’égosille sans résultats. Les maux sont cernés, mais le «ndeup» national tant annoncé, tarde à prendre forme. Sa quintessence étant confisquée, torpillée, dévoyée, dénaturée, galvaudée, le verbe désormais échoue à cerner le mal.
On s’enlise par les mots dans un voyeurisme impudique. L’érotisme résonne aux oreilles, triomphant presque de tout. On finit par le sentir, le vivre, vivre avec. Un simple mot est évocateur d’une sexualité ou d’une sensualité débridée.
Il faut une posture de l’orateur ou un rappel de l’auditoire, pour ne pas tomber dans le vulgaire, le comique.
Dans cette cacophonie, mots, maux et images, obscènes pour la plupart, sont indissociables. Un délire verbal mine les rapports à autrui. L’échange qui se veut productif laisse place à l’insulte.
Ainsi traqués et trafiqués, les mots passent au scalpel la psyché du Sénégalais. Le jeu de massacre du langage accouche d’un langage codé. Les mots pervertis sont détournés de leur sens premier.
On use d’un vocabulaire anodin, estampillé moderne, installant la haine dans le carcan ordinaire. On ne condamne les dérives que le temps d’une rose, pour faire bonne figure.
On ne s’autocensure plus. Les parents ne réprimandent plus. Les familles ne désavouent plus les leurs. On trahit, on dénonce, on espionne, on enregistre en secret et étale en public les confidences faites dans l’intimité, pour exister. La vie devient un vaste théâtre.
La parole est confisquée par une «élite» végétative, qui érige les contre-valeurs en mode de vie. Des individus sortis des cuisses de la confusion, s’en nourrissent et entretiennent l’amalgame pour survivre.
Un peuple de chanteurs, de danseurs et pas des meilleurs, de laudateurs, d’encenseurs sans once de vergogne, qui ne jurent que par le piston et la grande gueule pour s’assurer leur pain du jour.
Raspoutine (s) des temps modernes qui, par la ruse et le mensonge, s’arrogent le grade de «conseillers» d’un «Tsar» en perte de vitesse. La paralysie de la pensée accouche d’une pyromanie linguistique. Les mots étouffent. La rumeur s’enflamme. On accuse sans preuve, vilipende, triche sans en donner l’air.
On est collabo mais on ne s’en cache plus. Bon sang! Ici, on en est plutôt fier. Une psyché entortillée sous les jupons nauséabonds de la bassesse. On ne communique plus. On cherche à faire le BUZZ. On insulte à faire pâlir Bacchus. On ment les yeux ouverts.
S’il en a un qui n’ait pas sorti indemne de la déchéance de la société sénégalaise, c’est bien la langue, le mot, le langage, le verbe. Appelons-le comme on veut ! Dans ce déclin qui s’enclenche, chacun, dans son acception linguistique, joue sa sombre partition.
Vous, moi, eux, nous tous sommes menacés dans notre liberté, notre devenir et ceux de nos enfants. Alors, ayons toujours en tête que lorsque les vainqueurs triomphent, il ne reste plus que les larmes aux vaincus. A bon entendeur...
Daouda Samba Gaye-Ex-conseiller municipal commune de Mékhé/lesoleil.sn

DES BUS A MBOUR

La mise en service des #BUS_TATA est prévue pour demain mardi 22 août 2017.

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Les tarifs sont fixés:
Commune de Mbour: 100 Fcfa
Mbour-Saly: 150 Fcfa
Mbour - Nianing: 150 Fcfa
Terminus à la nouvelle Brigade de la Gendarmerie (route de Kaolack)
Les populations du département accueillent cette nouvelle avec soulagement.
Pour rappel, les villes de Touba, Thiès, Dakar, Saint Louis et Ziguinchor ont déjà bénéficié de ce projet de la SETUD en étroite collaboration avec les Collectivités territoriales.
Icicmbour

21/08/2017

DEJA 73 HABITATIONS DETRUITES

Saint Louis : la mer furieuse emporte plus de 73 foyers

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La mer fait encore des ravages dans la Langue de Barbarie, à Saint Louis. Près de 73 maisons sont emportés par des vagues furieuses hier soir à Nget Ndar. C’est la colère et la désolation dans les quartiers pêcheurs de la Langue de Barbarie. Plus de 100 familles sont présentement dans des abris provisoires ou ont trouvé refuge dans des écoles.
Les vagues d’une rare violence ont envahi la côte durant toute la journée de ce vendredi avant de s’acharner sur le mur de protection pour le faire tomber ainsi que plusieurs maisons et autres abris situés sur la berge.
De Gokhoumbathie à Guet Ndar sans oublier Santhiaba et Sindoné jusqu’à l’hydrobase, les populations pêcheurs sont dans le désarroi et redoutent le pire avec cette mer toute furieuse et houleuse.
Le gouvernement qui n’a toujours pas su se pencher sur la calamité qui sévi depuis belle lurette est indexé par les population dans le désarroi. Pour le moment , c’est la tristesse et la désolation pour ces nombreuses familles sinistrées dont beaucoup sont dans la rue et sont obligées de se réfugier dans des écoles ou tout simplement dormir à la belle étoile en attendant que des solutions soient apportées par rapport à leur situation, a indiqué Sud fm.
senegal7.com
https://www.senegal7.com/saint-louis-mer-furieuse-emporte...

CATASTROPHE ANNONCEE ST LOUIS

Avancée de la mer dans la langue de Barbarie : Le pan du mur de protection s’effondre

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Ce week-end, la mer a encore fait des victimes à Santhiaba dans la région de Saint-Louis, avec comme conséquence le relogement dedizaines de familles. En effet, le mur de protection qui jusque-là permettait aux populations d’avoir du répit s’est affaissé, laissant la mer détruire des maisons. Une situation qui prévaut pratiquement dans la Langue de Barbarie.
Du fait des conséquences désastreuses engendrées par le dernier raz-de-marée qui s’est produit ce week-end dans la capitale du Nord, des dizaines de familles de pêcheurs sinistrées de Santhiaba, Guet-Ndar et de Gokhou-Mbathie se sont retrouvées dans la rue. D’autres, plus pragmatiques et chanceuses, ont pu trouver refuge dans certaines écoles primaires. En effet, à Santhiaba, localité la plus touchée, même certains abris de fortune faits de branches d’arbres et de typha (Barakh en ouolof) dressés sur la plage par les vieux pêcheurs n’ont pas résisté à la furie des vagues. Un pan important du mur de protection de la Langue de Barbarie a finalement cédé sous la pression de cette forte houle qui n’a rien laissé sur son passage.
Ces nombreuses familles sinistrées de Santhiaba ont été réinstallées dans les établissements. Et ces derniers demandent encore aux pouvoirs publics d’accélérer le démarrage des travaux d’installation des brise-lames, sur une partie du littoral entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie. Pour apaiser les sinistrés, les autorités municipales et le chef du service régional de l’environnement El Hadj Boubacar Dia se sont récemment adressés à la presse pour annoncer le démarrage imminent de ces travaux dans un délai de deux mois. Le maire de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, qui a rendu visite aux sinistrés, a annoncé le démarrage des travaux de la digue de protection. Il s’est aussi rendu dans les établissements où sont logés 73 ménages pour s’enquérir de leur situation. Il a d’ailleurs remis à ces derniers des appuis en denrées alimentaires (huile, riz) et des enveloppes de 50 000 francs en attendant le soutien de l’Etat. Pour Mansour Faye, l’Etat va puiser dans le fonds de calamité pour aider les populations de la Langue de Barbarie. Cependant, il précise que des solutions immédiates n’existaient pas pour le moment. Mais « l’Etat est en train d’accélérer les travaux de la digue de protection et déjà la société qui a en charge ce chantier a installé sa base à Saint-Louis », renseigne-t-il. Il a rassuré sur le démarrage des travaux qui est prévu dans quelques jours. Mansour Faye a rappelé que Saint-Louis est menacée avec l’avancée de la mer et c’est ce qui justifie souvent les mesures qui sont prises et dont certaines sont à l’étude afin de doter la ville d’infrastructures structurantes. A l’en croire, une partie du mur de protection qui a été installé depuis le temps des colons a cédé et l’Etat fera le nécessaire pour le réhabiliter. S’agissant des questions de relogement des populations sinistrées, le maire a avoué que les autorités administratives sont en train d’y travailler, afin que les populations quittent les zones critiques et soient amenées dans des lieux plus commodes. Dans trois quartiers de la Langue de Barbarie, plus 210 familles sont attristées par ce phénomène.
A. M. NDAW et Mbagnick KH. DIAGNE/lesoleil.sn

20/08/2017

LE TOURISME AFRICAIN

Le continent africain attire toujours plus de touristes

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L'Afrique a connu une forte hausse de ses visiteurs en 2016. Selon l'Organisation mondiale du tourisme, une agence de l'ONU, le continent a attiré 4,4 millions de touristes de plus qu'en 2015. Soit un total de 57,8 millions de touristes. L'Afrique sud-saharienne enregistre une hausse de 10%. Une tendance qui profite surtout à l'Afrique australe et à l'Océan Indien.
L'Afrique du Sud, le Kenya et la Tanzanie restent les trois pays moteurs du tourisme du continent. Ils ont vu le nombre de leurs visiteurs augmenter de 13 à 17%. Selon l'Organisation mondiale du tourisme, l'Afrique du Sud profite surtout de la simplification de ces démarches d'obtention de visas. A laquelle s'ajoute la chute de sa monnaie, le rand, qui rend la destination plus accessible financièrement.
L'Océan Indien connaît aussi une nette progression. 11% pour l'île Maurice, dix pour les Seychelles mais surtout 20% pour Madagascar. Après deux années moroses, qui ont vu fuir en masse les visiteurs français, par exemple, la Grande île attire de nouveau. Les droits de visa pour les croisiéristes ont disparu et les connections aériennes et maritimes se sont multipliées dans la région, faisant baisser les prix.
En Afrique du Nord, la Tunisie reprend quelques couleurs. Le nombre de touristes est remonté de 7% en 2016 par rapport à 2015, après avoir connu une chute brutale de 25%, suite à l'attentat de Sousse. Le pays attire une nouvelle clientèle, des Algériens, des Russes et des Asiatiques.
Il faut savoir d'ailleurs que 10% des touristes chinois choisissent désormais le continent.
RFI

DEPENSES MILITAIRES

Dépenses en armement: le Sénégal parmi les top clients africains de la France

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Dans un dossier que le journal Jeune Afrique a consacré au pays africains sur les dépenses en armement, on peut visiblement voir sur la classification que les Sénégal est placé au top des clients de la France. Le pays de la Téranga dépasse de loin les pays les plus riches en Afrique en. Le Sénégal dépasse ainsi l’Afrique du Sud et le Gabon dans ce cadre.
Selon les informations du magazine Jeune Afrique, le Sénégal est le pays sub-saharien qui dépense le plus en matière d’armement. L’Etat sénégalais donne plus de milliards à la France que les autres pour sa satisfaction en sécurité. Ce dossier révèle que le président Macky Sall a dépensé 48 millions d’euros (près de 31 ,4 milliards francs CFA) en armement pour la période de 2012-2016.
C’est le pays d’Omar Bongo qui est le suivant avec 40 millions d’euros. Et à la troisième place le Burkina Faso avec 33 millions d’euros et l’Afrique du sud ferme la marche avec 29 millions d’euros.
Sur le classement continental, c’est l’Egypte qui vient en tête avec 2,7 milliards d’euros. Les pharaons ont aussi acheté des avions rafales entre 2012 et 2016. Et c’est le Maroc qui est placé en deuxième position puis l’Algérie.
Le cumul de la somme des fonds des pays africain a atteint 3,939 milliards d’euros.
SeneNews Premium

THIES

Carte Postale du Sénégal : Thiès, la ville aux deux gares

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Tourisme ou voyage, nous partons à la découverte de la ville de Thiès, située à 70 km de Dakar, la capitale du Sénégal, à travers quelques clichés...
Thiès est l’une des quatorze régions administratives du Sénégal. Elle est située dans l’ouest du pays. Avec une superficie de 6601 km2 pour une population de près de 3 millions d’habitants, Thiès est la région la plus peuplée après Dakar. La région de Thiès compte trois départements : Thiès, Mbour et Tivaouane.
Le développement de la région de Thiès s’est d’abord appuyé sur le chemin de fer, avec notamment la ligne Dakar-Saint-Louis à la fin du XIXe siècle, puis avec celle du Dakar-Niger. Mais ces liaisons n’existent plus. Le milliardaire nigérian Aliko Dangoté compte remettre sur les rails les trains sur l’axe Dakar-Bamako.
Thiès est la seule région du Sénégal qui dispose de deux gares, notamment celle de Thiès et celle de Tivaouane. Ce qui lui vaut d’ailleurs l’appellation de la "Ville aux deux gares".
afrik.com
toutes les photos: http://www.afrik.com/carte-postale-du-senegal-thies-la-vi...

19/08/2017

LES SACS PLASTIQUE

Quel bilan faire de l’application de cette loi ?

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Plus de 5 millions de sachets plastiques circulent chaque jour au Sénégal, selon le gouvernement.
Le conseiller juridique du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Boniface Cacheu, reconnait que « le bilan est très mitigé, voire mauvais ». Il souligne notamment le fait que les textes d’application de la loi n’avaient pas encore été élaborés jusque-là.
Pour le directeur exécutif de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS), Ousmane Sy Ndiaye, l’une des raisons des difficultés dans l’application repose sur le fait que cette loi est incomplète, même s’il estime que la loi en elle-même est nécessaire.
L’ancien ministre de l’Environnement, Ali Haidar, pointe, quant à lui, « un laxisme des autorités ». Il pense qu’il faut « une volonté très forte du gouvernement mais aussi une implication de tous les acteurs et des populations».
Les importations ont-elles baissé ?
Les données obtenues auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) ne montrent pas une baisse des importations des sachets plastiques, même si elles ne donnent pas de détails sur la nature des sachets plastiques importés.
Il reste que les importations de sachets plastiques en 2016 ont connu une hausse par rapport à celle de l’année 2015. Elles sont ainsi passées de 1645 tonnes en 2015 à 2280 tonnes l’année suivante.
Ce qui représente 1,4 milliard francs pour l’année 2015 et 1,7 milliard pour l’année suivante. Pour les six premiers mois de 2017 (de janvier à juin) déjà, 1.170 tonnes ont été importées. Cela a nécessité une enveloppe de plus 827 millions de francs.
Pourtant la loi devait permettre de réguler l’importation des sachets plastiques, puisqu’en principe toute importation de ce produit est soumise à une autorisation préalable du ministère de l’Environnement. Une note de la direction générale des douanes émise en février 2016 désignait un seul point d’entrée pour les sachets plastiques au Port Autonome de Dakar.
Seulement, Boniface Cacheu explique que la principale difficulté face aux importations est qu’aussi bien la douane que le ministère de l’Environnement « n’avaient les instruments adéquats pour effectuer le contrôle de la nature des sachets plastiques qui étaient importés».
« Il est presqu’impossible de contrôler l’épaisseur des sachets à l’œil nu, il faut le faire à l’aide d’une machine qui s’appelle micromètre», précise-t-il.
Ousmane Sy Ndiaye affirme n’avoir jamais eu connaissance d’un importateur de sachets plastiques dont la cargaison a été bloquée par la douane, pour non-conformité du produit. Du moins aucun membre de l’UNACOIS ne s’en est plaint, selon lui.
Conclusion : la loi sur l’interdiction des sachets plastiques n’est pas appliquée
L’Assemblée nationale du Sénégal adoptait une loi portant interdiction de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des sachets plastiques de faible épaisseur, en avril 2015. Une loi entrée en vigueur en janvier 2016. Plus d’un an après, elle a du mal à être appliquée.
D’ailleurs, à en croire le conseiller juridique du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Boniface Cacheu, les textes d’application de la loi n’avaient pas encore été élaborés.
C’est seulement le 10 août 2017 que le Comité de suivi de l’application de cette loi a été mis en place. Boniface Cacheu informe également que les textes d’application viennent d’être élaborés et qu’ils sont dans le circuit pour signature.
Assane Diagne/africacheck.org

18/08/2017

VIVE LE POULPE!

Le poulpe, l’espèce halieutique la plus exportée avec 204 milliards de francs CFA en 2016

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Le poulpe est l’espèce halieutique la plus exportée du Sénégal avec un chiffre d’affaire réalisé de 204 milliards de francs CFA en 2016, a révélé le coordonnateur national du réseau des Conseils locaux de la pêche artisanale (CLPA), Abdoulaye Ndiaye.
"Aujourd’hui, en termes d’exportation, le poulpe est l’espèce halieutique la plus exportées du Sénégal où la pêche qui, jouant un rôle important dans le développement économique, social et culturel, contribue considérablement au produit intérieur brut (PIB) national", a-t-il souligné.
Les acteurs de la pêche, regroupés au sein du CLPA du département de Mbour, se sont retrouvés jeudi dans les locaux du service des pêches et de la surveillance pour évaluer le repos biologique du poulpe institué par les autorités, de commun accord avec les pêcheurs locaux, pour faciliter la régénération de la ressource.
"Nous voulons que toutes les parties prenantes soient impliquées dans ce processus. Même si dans les plans d’aménagement des pêcheries, il est stipulé que les idées doivent émaner de la base (...), il serait bien d’impliquer les industriels dans les mesures que nous prenons", a indiqué M. Ndiaye.
Par rapport au repos biologique zonal qui figure dans le plan d’aménagement du poulpe du Sénégal, le coordonnateur national du réseau des CLPA relève que certains de ses démembrements ne jouent pas le jeu et ne suivent pas les recommandations pour une meilleure gestion de la ressource.
"La recommandation qui a été faite, c’est qu’à l’avenir, que le CLPA sort une décision, que l’autorité puisse arrêter un repos biologique qui soit national et couvrant aussi bien la pêche artisanale qu’industrielle. Parce que la pêche artisanale observe un repos biologique et que les navires continuent à pêcher le poulpe, les résultats escomptés ne seront jamais obtenus", a prévenu Abdoulaye Ndiaye.
La surveillance des pêches est un aspect "très important" pour les acteurs locaux de la pêche, notamment dans la gestion de la ressource, estimant que d’autres pêcheurs malintentionnés ont tendance à bafouiller les mesures qui sont prises.
"Nous avons retenu de faire, à l’avenir, des missions de surveillance en collaboration avec les services compétents, en l’occurrence la Direction des pêches et de la surveillance (DPSP) afin de pouvoir traquer tous les contrevenants qui tenteraient de passer outre les mesures déjà prises pour l’intérêt du secteur", a encore indiqué Ndiaye.
Selon lui, les débarquements mensuels de poulpe au niveau des différents quais de pêche tournaient entre 14 et 17 tonnes. Et pour les cinq jours du mois de juillet dernier, rien que pour le quai de pêche de Djiffère, il a été enregistré 60 tonnes de poulpe, 61 tonnes pour Joal-Fadiouth, 58 tonnes à Mbour. Pour la zone de Sindia nord qui comprend Saly-Portudal, Ngaparou, Somone, Popenguine, Ndayaane, la quantité de débarquement est de 28 tonnes.
"Avant ce repos biologique, le quai de Mbour enregistrait 17 tonnes par mois et celui de Joal-Fadiouth entre 17 et 18 tonnes le mois. C’est vous dire que toute l’importance qu’il y a quand le repos biologique est instauré et respecté par les différents acteurs concernés", a fait valoir le coordonnateur national des CLPA du Sénégal, souhaitant que ce repos biologique soit étendu à toutes les zones de pêche du pays.
ADE/ASB/APS