01/09/2017

LA LANGUE SENE-FRANCAISE

 Les trésors du séné-français

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La langue française est riche par la diversité des peuples qui la parle. De l’Amérique du Nord à l’Asie en passant par l’Afrique, chaque peuple y apporte sa touche et son originalité. Une expression peut signifier une chose dans un pays et tout à fait autre chose ailleurs. Voici au Sénégal, des mots et des expressions quelque peu renversants si vous n’êtes pas habitués.
Bonbons : Au Sénégal on utilise bonbon pour dire biscuit. Le vrai bonbon est appelé "tangal" (du wolof, littéralement "douceur" ou "réchauffeur").
Laisser : Un terme qui vient du wolofisme (langue wolof) voulant « arrêter ce que l’on fait ». Si on vous dit de "Baïl li nga def" qui signifie en gros "Arrête tes conneries" mais qui traduit mot à mot donne "Laisse ce que tu fais".
Enceinter : En français-wolof, cela veut dire, mettre une fille enceinte hors mariage.
Être compliqué : Quelqu’un qui ne se prend pas la tête. Une femme est dite "non compliquée" quand on sous-entend qu’elle serait facile et de mœurs légères.
Cartoucher : Au Sénégal, ce verbe est utilisé pour dire tout simplement que l’on redouble une classe à l’université. Cartoucher à donné le nom cartouchard, c’est-à-dire celui qui redouble la classe
Quatre heure moins : Cela montre l’élasticité de l’heure au Sénégal. Le Sénégalais peut juste dire il est quatre heures moins, au lieu de dire : « il est quatre heure moins vingt ».
Descendre : Le sénégalais dit « je suis descendu » pour annoncer qu’il a terminé sa journée de travail.
Y'a pas de problème : Expression en général pour banaliser un véritable problème.
Les venants : Tout ce qui vient d’Europe, des États-Unis ou du Canada. Qu’il s’agisse de biens matériels ou des personnes..
Manger son argent : Quand un Sénégalais te demande si tu profites de la vie, il peut te demander « si tu manges ton argent ». On dit souvent de quelqu’un qui achète une nouvelle voiture ou de nouvelles paires de chaussures « qu’il mange son argent ».
Noceur : utilisé pour désigner quelqu’un qui a fait la fête, qui va au restaurant et sort souvent.
Fatiguement : Terme que l’on utilise pour dire de quelqu’un qu’il est fatigué. Autrement dit, quelqu’un qui tombe malade, pour donner une première explication dira « C’est du fatiguement, seulement, un peu de repos et… »
Farcer : Faire des plaisanteries souvent de mauvais goût, taquiner.
Omo : Pour designer la lessive. La marque Omo a remplacé le produit. C’est comme si, on nommait toutes les boissons Coca-cola.
Essencerie : Utilisé pour station service
Dibiterie : Lieu de restauration où l'on prépare du mouton grillé. Ce mot vient de débiter.
Bitik : Pour désigner une boutique.
Trop (prononcer "torop") : Très, beaucoup. On peut le renforcer en ajouter "même" à la fin de la phrase : cette voiture est trop classe, même.
Durer : Être là depuis longtemps (J’ai duré dans ce travail).
Faire les bancs : Aller à l'école. Nous avons fait les bancs ensemble : nous avons fréquenté la même école.
Être en état : Être enceinte.
Long : Se dit pour désigner quelqu’un de grand par la taille (le contraire est court).
Le mois est creux : Se dit lorsque l’on a plus d’argent.
http://www.lepetitjournal.com/dakar/societe/culture-tradi...

Commentaires

La langue française est un butin de guerre..selon certains pays.

Écrit par : Ndiaye | 01/09/2017

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???

Écrit par : ? | 02/09/2017

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Voua avez dit "butin de guerre" ,et nous ne comprenons toujours pas ?

Écrit par : oyster | 02/09/2017

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Copyright photo???

Écrit par : Tapha | 02/09/2017

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La langue française "Butin de guerre" est le leitmotiv de l'écrivain algérien Kated Yacine quand il parle de la fin de la guerre d'Algérie et de l'Indépendance Algérienne et du français qui perdure en Algérie... Ce qui me semble faux comme argument, la langue française est un "héritage de la colonisation" plus qu'un "bulletin de guerre"...
Le français s'est imposé et/ou a été imposé au début de la colonisation et durant celle-ci et non durant la guerre d'Algérie et à l'Indépendance ??? Historiquement, il faut revoir la copie !
Et en aucun cas, on peut parler du français comme "butin de guerre" au Sénégal, car il n'y a pas eu de guerre d'Indépendance du Sénégal ??? Revoir encore la copie !
Héritage colonial ou Héritage du colonialisme me semble plus approprié !

Aux indépendances des pays colonisés, on aurait pu croire que les dialectes des pays concernés auraient pris le dessus sur le français et des politiques anti-langue française appliquées... Curieusement, ces tentatives furent vaines : En Algérie, comme au Maroc, en Tunisie et dans de nombreux pays africains francophones, les administrations, les milieux d'affaires, les cours universitaires, même les entretiens d'embauche se font et restent encore en français...Il reste sacrément accroché aux ex-pays colonisés, l'héritage colonial ou bulletin de guerre pour les autres !

Quand au Sénégal, le français semble en recul...
Mais, il reste encore la langue officielle du Sénégal dans la Constitution et il est toujours pratiqué dans les milieux affairistes, les universités et dans l'hôtellerie... Son recul s'explique pour le refus de l'apprentissage du français dans les daaras par les marabouts arabisants lors de la tentative du projet de loi sur la modernisation des daaras. Ces enseignants coraniques sont dans leurs logiques de radicalisation du pays, mais leurs irresponsabilités et leurs cynismes hypothèquent l'avenir même du Sénégal... Une jeunesse sacrifiée, sans intruction, sans savoir, décérébrée, sans autres expériences que la mendicité, les coups et le Coran, ne pourra assurer l'équilibre social d'une société civilisée normale ou souhaitable...

Son recul s'explique aussi par la faiblesse de l'Education Nationale sénégalaise qui s'est accentuée de plus en plus depuis l'Indépendance, et encore plus rapidement cette dernière décennie...
Avec des maîtres d'écoles et des professeurs de lycées, non respectés, mal payés, sans moyens, qui sont en désaccord perpétuel avec leur Ministère de tutelle et en grèves répétées 4 mois sur les 8 mois de chaque année scolaire... Le résultat est sans appel, le Sénégal se place dans les dernières places d'Afrique pourl'instruction de son peuple, loin derrière l'Ethiopie ou le Rwanda ???
Avec des taux inférieurs à 50 % de scolarisation pour les enfants sénégalais et des taux de 70% d'analphabètes dans les populations, en particulier chez les femmes sénégalaises sacrifiées de l'éducation, qui ne savent lire et écrire et ne savent compter que les billets francs cfa ou €uros.... Comme une volonté gouvernementale de tenir le peuple sénégalais dans l'ignorance car un peuple instruit et cultivé se révolte et veut sa part du gâteau !

Les vieux sages, les anciens sont unanimes : "C'était mieux avant... Au temps des colons, il y avait du travail et les enfants allaient à l'école...".
Un sacré coup de pied aux bobos qui pensent que le colonialisme a été un Crime contre l'Humanité... L'esclavage est un Crime contre l'Humanité et l'esclavage a été aboli par le colonialisme qui a construit et éduqué de nombreux pays alors que les colonisés vivaient encore à poil, dans des huttes et se torcher le cul avec des cailloux... Il faut remettre l'Histoire dans la vérité et arrêter de raconter des conneries...

En attentat, 2 filleuls sénégalais C.....14 ans et S.....13 ans que je scolarise, m'écrivent pour les habituer à écrire en français et faire un peu de résistance au recul du français...
Copiage de la lettre : "Bonjou, Chiez moi C..... et S....., gévi les cado aussi les postère et je te le di maisi, ses janti, saque matan je te le di bonjour et maisi pour tout les jour".
Heureux de les lire, avec un renvoi corrigé comme dans des cours par correspondance. Mais "Chiez moi" pour "C'est nous" est la preuve que l'Education Nationale est pour les enfants sénégalais scolarisé dans un "Gros Caca"...

Écrit par : issa gibb | 04/09/2017

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