29/09/2017

LE CHÔMAGE DES JEUNES

Le chômage des jeunes s'amplifie au Sénégal

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Selon un rapport de l'Agence Nationale de la Statistique et de la démographie, les jeunes diplômés sont les plus touchés au Sénégal.
Plus le niveau d'études est élevé plus le taux de chômage l'est aussi, une situation qui pourrait expliquer le nombre toujours élevé de jeunes qui s’investissent dans le secteur informel pour échapper au manque d'emploi.
Même si une agence nationale a été créée depuis plusieurs années pour accompagner les jeunes, beaucoup parmi ces derniers demeurent dans des situations difficiles.
"Je suis dans la filière de la vente depuis 2002. Des fois, je vends des lunettes, des fois des sacs ou autres choses. Je n’ai pas de domaine précis. Je m'active dans tout ce qui peut me rapporter quelque chose", témoigne Mor Talla, 31ans.
Il a très tôt abandonné l’école pour se lancer dans le commerce de marchandises diverses. Comme lui, beaucoup de jeunes ont déserté les salles de classe de manière précoce pour se lancer dans le secteur informel avec tous les risques que cela comporte.
"Nous n'avons pas le financement nécessaire, c'est pourquoi notre travail est difficile", confie-t-il.
"Nous sommes obligés de sacrifier nos biens pour faire avancer notre business. Des fois nous allons au village vendre une chèvre ou un mouton afin d'avoir les fonds nécessaires pour acheter de la marchandise", explique-t-il. "Nous évitons de faire des prêts dans les banques car ça peut nous être fatal vu que n'avons pas toujours des bénéfices qui nous permettent de rembourser".
Le manque de financement est le principal souci des jeunes qui s’activent dans le secteur informel.
Amadou Ba dénonce un manque d’accompagnement de l’Etat, expliquant qu'il " ne parvient toujours pas à voir une personne qui a eu accès à ses financements".
"Ces financements me posent problème, car je n’en ai jamais bénéficié et aucun de mes connaissances n'en a bénéficié. Attendre des financements de l'état c'est se leurrer", désespère-t-il.
Mouhamed Sèye estime quant à lui que l’accompagnement de l’Etat devrait s’étendre à la mise en place d’infrastructures.
"Soutenir les jeunes, c'est avant tout leur offrir des espaces où ils peuvent acquérir des compétences techniques", estime-t-il.
"Créer des usines pour avoir une main d'œuvre qualifié et fabriquer des produits locaux pour mieux dynamiser le commerce. Certes, l'Etat ne peut pas tout faire mais il serait bien qu'il offre des alternatives".
En 2017, l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ) a financé plus de 1500 projets pour un montant dépassant les 3 milliards de Francs CFA.
Ces financements ont déjà permis la création de 4700 emplois directs. A terme, ils devraient s’étendre à plusieurs milliers d’autres jeunes à travers le territoire national.
Seydina Aba Gueye/voaafrique.com

Commentaires

Arretons de les envoyer a l'université alors qu'ils ont largement dépassé 25 ans!!!des écoles d'apprentissage,pour apprendre un métier,de vrais écoles ouvertes par l'état et non pas des centres d'apprentissage privés !!!!beaucoup passe leur bac alors qu'ils approchent de la trentaine ,alors pourquoi l'université ça ne ressemble a rien et ça ne leur rapportent rien

Écrit par : eddy | 29/09/2017

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Les jeunes diplômés ne trouvent pas de travail. D'autres jeunes abandonnent l'école très tôt et s'adonnent à des petits boulots peu rentables et sans grand avenir, comme le commerce de tout et de rien.
Il faudrait surtout créer des usines, des entreprises (et donc : de l'emploi) et permettre à ces dernières de "former" le personnel débutant, comme cela se pratique par exemple en Allemagne via l'apprentissage sur le terrain, et çà fonctionne ! (ceci dit, d'autres pays dits riches à fort chômage pourraient également s'en inspirer !). Cela sous-entend bien entendu une aide partielle de l'Etat et un contrôle strict de l'utilisation de cette aide.
Il faut du courage, de l'audace, de la persévérance, de la volonté, et une bonne dose de patience pour créer "sa boîte"... et il y en a des gens comme çà dans ce pays ! mais il y a trop de barrières qui empêchent ou freinent lourdement l'entreprenariat. Aux dirigeants de choisir, un pays n'ayant pas forcément besoin d'une pléthore de cols blancs.
Reste que "Rien n'est impossible pour celui qui n'a pas à le faire lui-même !" (Loi de Weiler)... çà, c'est pour les donneurs de leçons : faîtes ceci comme ceci, faîtes cela comme cela... Et l'autre de répondre : oui, mais j'aurais besoin d'aide... Ah mais, y a rien de prévu, il faut vous débrouiller... (das ist Ihr Problem, démerden Sie sich quoi !)

Écrit par : Xx | 29/09/2017

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Créer du travail,oui il faudrait...avez vous déjà essayé c'est un vrai parcours du combattant,racketés sans arret, les gens ne viennent travailler que quand ils en ont envie,et ne dites rien sinon inspection du travail,ou ils ont tous un copain avec qui ils sont allés a l'école...On passe son temps a payer IMPOSSIBLE le Sénégal. C'était bon pour les vacances ....... AVANT!!!!!!!

Écrit par : maie | 03/10/2017

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