07/11/2017

30% DE SANS PAPIERS

30 % des Sénégalais n’ont pas de papiers

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Abdou Khadre Diop, représentant du Haut-commissariat des nations unis pour les réfugiés (Unhcr) rappelle que 30 % de la population sénégalaise sont à risque d’apatridie.
M. Diop a fait ce rappel, ce samedi, en marge d’un concours de plaidoyer sur le thème de l’apatridie. L’objectif est d’impliquer les universités dans la sensibilisation. Seulement 70 % de la population sénégalaise sont enregistrés dans les registres d’état civil, selon le dernier recensement. Ce qui fait des personnes qui ne le sont pas des personnes à risque d’apatridie.
Ces informations ont été livrées par Abdou Khadre Diop, représentant du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Unhcr). Il s’est prononcé samedi dernier en marge d’un concours de plaidoyer sur le thème de l’apatridie. Et pourtant, dit M. Diop, ces personnes ont des noms sénégalais, parlent des langues sénégalaises mais ne parviennent pas à avoir la nationalité sénégalaise et ne peuvent pas faire valoir leurs droits au niveau des autorités.
Pour lui, il y a encore du travail à faire notamment dans les régions. «Il y a un travail de régularisation des naissances pour permettre à des personnes qui n’étaient pas déclarées de le faire. L’objectif est d’éradiquer l’apatridie d’ici 2024», selon M. Diop. Qui rappelle que, en 2013, le Sénégal a modifié sa loi sur la nationalité pour permettre aux femmes de donner la nationalité à leurs enfants…
Revenant au concours, Abdou Khadre Diop rappelle que la compétition entre dans le cadre de la sensibilisation des étudiants, décideurs de demain. Ce qui est visé, d’après lui, c’est de porter le débat de l’apatridie au niveau de l’université car, selon lui, les étudiants en droit ne sont pas trop sensibilisés sur la question.
Ahmet Tidiane Diouf, coorganisateur du concours dont le slogan est «Non à l’apatridie» souligne que ce phénomène est très peu connu et que beaucoup d’universités ne sont pas sensibles à cette question. A l’en croire, on s’intéresse plus aux majorités dans les démocraties alors qu’il y a des minorités qui souffrent. Il faut, dit-il, que les citoyens soient conscients de la difficile condition des apatrides de vivre dans un Etat sans avoir de papier, imaginent la précarité et la souffrance que ces personnes vivent au quotidien. C’est une manière, d’après lui, d’inviter les autorités, le législateur, en tête, à se prononcer afin d’apporter des réponses aux questions que les minorités se posent.
Quatre équipes d’étudiants en droit ont participé à la compétition. L’école Ensup a remporté haut la main la partie. Après les jubilés, le jury leur a rappelé que ce qui est attendu d’eux c’est de porter le plaidoyer pour lutter contre l’apatridie dans leur quartier, village, commune, région…
Cheikh Kandé Cheikh Kandé/Walfadjri

Commentaires

ce serait plus simple de faire une formation a certaines personnes ...et n oubliez pas que les ordinateurs et leurs multiples fonctions facilitent le quotidien non??? encore faut il se pencher sur la question.....

Écrit par : vavat | 07/11/2017

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Le Haut Commissaire des Nations Unies annonce que 30 % des Sénégalais n'ont pas de papiers d'Identité.. Autant que pour les cartes d'électeurs pour les dernières législatives, cartes qui sont considérées comme papiers d'Identité, dans de nombreux cas ???
Tout d'abord, pour les ordinateurs aux multiples fonctions qui pourraient remédier à ce problème... L'autre problème, c'est qu'à chaque élection ou à chaque changement de ministre, les prédécesseurs se barrent à chaque fois avec les ordinateurs et le matériel des ministères, jusqu'aux tapis, les tableaux, l'argenterie et les voitures du palais... On a même vu qu'un ancien Président a voulu garder l'avion présidentiel parce qu'il croyait que c'était à lui ??? ... Alors que tout çà, appartient aux Institutions ! ... Et au peuple Sénégalais ???
Ce problème qui se répète inlassablement, compromet la bonne marche du pays car il faut refaire à chaque fois, les bases de données des ordinateurs disparus... Ce qui entraine des problèmes dans les versements de salaires aux fonctionnaires de l'Education Nationale ou aux éboueurs, par exemple... Plus grave encore, les dossiers qui disparaissent au Ministère de la Justice avec les ordinateurs emportés... Ainsi de suite, les fichiers emportés, il est très difficile de faire des cartes d'Identité ou des cartes d'électeur au Ministère de l'Intérieur ... Ainsi, fonctionne le Sénégal, on appelle çà, l'Immobilisme Sénégalais par appropriation du matériel étatique à destination de convenances personnelles... Chacun pour soi ! Tout pour sa gueule, en moins poli !

Une solution pourtant simple serait envisageable... Le Sénégal vient d'être nommé au Poste de Surveillance et de Protection des Libertés dans le Monde à l'ONU où il y a plein d'ordinateurs fixes.
Monsieur le Haut Commissaire de l'UNHCR demande à ses collègues Sénégalais Onusiens d'amener un peu de boulot du soir à New York et de faire les cartes d'Identité pour les 30 % de Sénégalais qui n'en n'ont pas, sur les ordinateurs fixes de l'ONU ... Et le tour est joué !

Écrit par : issa gibb | 07/11/2017

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ISSA

Il y a encore plus simple ,..une prime pour chaque naissance même petite ,la il n'y aura plus de problème pour déclarer son enfant

Écrit par : ZETTE73 | 09/11/2017

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Bien joué Zette73, ce serait plus simple en effet !
Mais, sans ordinateurs, les papiers risquent de disparaître dans l'anarchie administrative sénégalaise et les primes jamais versées ???
Voir § ce que ceux sont devenus les dossiers d'archives de l'ancien Palais de Justice sur la corniche à Dakar : Elles volent au vent dans le Palais à l'abandon...
C'est ainsi que le Sénégal traite son passé et ses archives ???

Écrit par : issa gibb | 09/11/2017

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La preuve quand le maire a quitté Malincounda ,les dossiers ont été perdus(jt de ceux là) il a fallu tout refaire et bien sur c'est nous qui avions égarés les papiers,reconnaitre des erreurs de leur part c'est trop demander...

Écrit par : eddy | 14/11/2017

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