13/12/2017

LA RETRAITE DES SENEGALAIS

Au Sénégal, moins de 1 personne âgée sur 4 reçoit une pension de retraite selon le Bit

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En matière de protection sociale, le Sénégal n’est pas un bon élève selon le Rapport mondial sur la Protection sociale 2017-2019, publié’ par le Bureau international du travail et présenté ce mercredi. D’après ledit rapport, moins d’une personne âgée sur quatre reçoit une pension de vieillesse au Sénégal. Une situation que déplore le Bit, qui demande une volonté politique de la part du gouvernement pour un accès à une protection sociale de qualité.
Le Bureau internationale du travail (Bit) a présenté son rapport mondial de protection sociale 2017-2019, ce mercredi. Des chiffres alarmants pour le continent africain, qui enregistre 18% pour la population bénéficiant d’au moins une prestation sociale en espèces (ODD1.3).
D’après le rapport, seuls 29% de la population mondiale ont accès à des systèmes complets de sécurité sociale, comprenant les prestations à l’enfance, de maternité, de chômage, en cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles, en cas de maladies, d’invalidité, de vieillesse et de survivants ainsi que la protection de la santé.
En ce qui concerne le Sénégal il reste beaucoup de choses à faire dans la protection sociale même s’Il y a des progrès sur la maladie. Selon Christina Behrendt, Cheffe, unité des politiques sociales, département de la protection sociale, « il y a une volonté politique de renforcer la couverture santé avec un chiffre de 27% de couverture et ces chiffre concernent toutes types de régimes ».
Les pensions pour les femmes et les hommes agés sont la forme de protection sociale la plus repandue au monde et represente un element clé de la cible 1.3 des ODD. Et au Sénégal selon, Mme Behrendt, au moins une personnes agée sur quatre recoit une pension de vieillesse.
Par ailleurs, elle deplore les problemes qui existent dans le programmes pour les enfants. De son avis, « ces programme visent les pauvres et les plus pauvres et qu’il faut un programme pour les un petit peu moins pauvres, pour les mettre dans la gratuité des soins ou aux filets sociaux ».
Pour elle, la démarche du gouvernement dans les années à venir, devra être de repenser la protection sociale au Sénégal, comme un système. « On sort de ces programmes mal coordonnés mal fragmentés ou d’un côté on a l’Ipres pour les gens qui travaillent dans l’économie formelle et de l’autre côté, on a les filets sociaux mais entre les deux qu’est-ce qu’on fait pour toute cette population », a-t-elle regretté.
A l’en croire « le Sénégal a exprimé la volonté de contribuer à des régimes qui sont mieux adaptées aux réalités, au niveau des cotisations qu’ils peuvent apporter mais aussi, un désir d’avoir accès à une protection sociale de qualité ».
« La qualité des soins peut être un obstacle à l’extension de la couverture maladie. Que fait-on pour l’économie informelle ? » s’interroge Mme Behrendt, qui informe que « la discussion qui est en cours ici, au Sénégal, est très importante parce qu’on veut sortir de ces silos où il faut qu’on mette les gens dans des cases et malheureusement, si on n'a pas la boîte pour l’économie informelle, on n'a rien a leur proposer, il faut vraiment regarder d’une manière globale et surtout, ces programmes de filets sociaux, ce n’est pas le but en soi ».
Pour Christina Behrendt, « si on n’a pas la protection sociale, on continuera à avoir des populations exclues. La protection sociale est un outil pour réduire la pauvreté ».
Mais au-delà, la protection sociale est un outil pour le développement économique même s'il est vrai que cela coûte cher aux gouvernements. « Les gens commencent à comprendre qu’investir dans la protection sociale, c’est investir dans le futur du pays, dans sa population et dans sa croissance économique » a-t-elle conclu.
Cheikh Makhfou Diop/leral.net

Commentaires

oui une protection sociale ce serait bien ,mais hélas ce n'est pas pour demain,ils ont du chemin a parcourir avant

Écrit par : chees | 14/12/2017

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Avec 95% de l'économie qui est informelle et le travail au noir généralisé, les retraités sénégalais peuvent attendre longtemps avant de toucher une retraite car personne ne cotise et n'a cotisé à la retraite dans tout ce cirque... Quand aux femmes si courageuses et laborieuses au travail , inutile de parler de retraites pour elles, çà n'existe pas !
Seuls, les privilégiés s'assurent bien de toucher une retraite dans un système qui n'y intègre pas le peuple...Et quelques chanceux qui ont travaillé dans des établissements modernes ou des sociétés occidentales (toubabs) ont la chance de toucher une retraite parce que les sociétés ont cotisé...Et encore pas toutes, la corruption excellant au Sénégal !
Quand aux anciens présidents sénégalais, Abou Diouf et Abdoulaye Wade, rien que le montant de leur retraite d'ancien président est révoltant dans un pays où sévit la misère sur le peuple...Et c'est sans compter leurs autres retraites, d'avocat pour Maitre Wade, par exemple et tous les biens détournés par lui même, sa femme, son fils héritier, sa fille et les copains sur le dos du peuple...
Une révision des enveloppes des retraites serait une solution pour assurer une mini-retraite à tous les pauvres vieux retraités qui discutent sous leurs arbres à palabres, et non pas, à une petite élite sur-gavée de fric...On peut toujours rêver du social, dans un pays qui ne sait même pas ce que c'est, pour ses personnes âgées, pour ses malades, pour ses femmes et ses enfants...

Écrit par : issa gibb | 15/12/2017

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