31/12/2017

UNIVERSITES: ATTENTION DANGER

Enseignement supérieur : Les universités sénégalaises au bord du gouffre

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Enormément de difficultés gangrènent le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est le constat qui est ressorti de l’atelier d’information et de partage organisé les 28 et 29 décembre, par la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS) en collaboration avec le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES).
Les universités sénégalaises ont du mal à jouer pleinement leur rôle pour la mise à la disposition du Sénégal, des ressources humaines de qualité. Et ce, à cause des maux qui gangrènent son fonctionnement. C’est le diagnostic de Malick Fall et Cie qui ont participé les 28 et 29 à l’atelier sur la situation des universités sénégalaises.
De l’avis des enseignants du supérieur, cette situation est due à la croissance non maitrisée du nombre de bacheliers orientés dans les universités, sans l’accompagnement adéquat qui devait se traduire par la construction de nouvelles infrastructures, le recrutement de personnel enseignant et de recherche, entre autres.
Et pourtant, les autorités s’étaient fixées comme objectif, de parvenir à assurer aux universités, 2% du Produit intérieur brut (PIB) du Sénégal. Mais, en lieu et place, relève le Secrétaire général du SAES, Malick Fall se basant sur des études, seul 0,5% du PIB revient à ces institutions, impactant ainsi négativement sur les résultats.
M. Fall de souligner que : «le nombre d’enseignants que nous avons ne permet pas d’avoir le taux d’encadrement comme le souhaite l’Unesco, c’est-à-dire un enseignant pour 30 étudiants. Aujourd’hui nous sommes à un enseignant pour 80 à 90 étudiants». Ce facteur, ajouté au déficit budgétaire, d’infrastructures sociales et pédagogiques, fait que : «nous allons avoir des universités qui présentent des difficultés», déplore-t-il, d’autant plus que le Sénégal ambitionne d’atteindre la norme de l’OCDE qui en est à 2, voire 3% de PIB injectés dans l’enseignement supérieur et la recherche.
Saluant les efforts du gouvernement, le SAES juge qu’ils sont cependant loin d’être suffisants pour disposer d’étudiants biens formés pouvant énormément contribuer au développement du Sénégal.
pressafrik.com

Enseignement Supérieur au Sénégal – 10 996 postes en déficit

Au Sénégal, si l’on croit aux révélations faites par l’enseignant Mamadou Youry Sall, il y a un déficit criard d’enseignants dans le supérieur. Intervenant dans le cadre d’une formation, l’enseignant chercheur a présenté un tableau peu reluisant selon Vox Pop Vox lu par Senegal7.
«Le Sénégal a débuté son enseignement supérieur avant les pays francophones. Mais l’accès à l’enseignement supérieur demeure encore faible parce que 82% des sénégalais n’ont pas dépassé l’enseignement primaire. Et parmi ceux qui entrent à l’université, 2% n’ont pas de diplôme de l’enseignement supérieur», a révélé Mamadou Youry Sall.
xalimasn/iGFM

Commentaires

AVANT LES PAYS FRANCOPHONE!!!! bizarre ,bizarre... ....

Écrit par : eddy | 04/01/2018

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