31/12/2017

UNIVERSITES: ATTENTION DANGER

Enseignement supérieur : Les universités sénégalaises au bord du gouffre

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Enormément de difficultés gangrènent le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est le constat qui est ressorti de l’atelier d’information et de partage organisé les 28 et 29 décembre, par la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS) en collaboration avec le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES).
Les universités sénégalaises ont du mal à jouer pleinement leur rôle pour la mise à la disposition du Sénégal, des ressources humaines de qualité. Et ce, à cause des maux qui gangrènent son fonctionnement. C’est le diagnostic de Malick Fall et Cie qui ont participé les 28 et 29 à l’atelier sur la situation des universités sénégalaises.
De l’avis des enseignants du supérieur, cette situation est due à la croissance non maitrisée du nombre de bacheliers orientés dans les universités, sans l’accompagnement adéquat qui devait se traduire par la construction de nouvelles infrastructures, le recrutement de personnel enseignant et de recherche, entre autres.
Et pourtant, les autorités s’étaient fixées comme objectif, de parvenir à assurer aux universités, 2% du Produit intérieur brut (PIB) du Sénégal. Mais, en lieu et place, relève le Secrétaire général du SAES, Malick Fall se basant sur des études, seul 0,5% du PIB revient à ces institutions, impactant ainsi négativement sur les résultats.
M. Fall de souligner que : «le nombre d’enseignants que nous avons ne permet pas d’avoir le taux d’encadrement comme le souhaite l’Unesco, c’est-à-dire un enseignant pour 30 étudiants. Aujourd’hui nous sommes à un enseignant pour 80 à 90 étudiants». Ce facteur, ajouté au déficit budgétaire, d’infrastructures sociales et pédagogiques, fait que : «nous allons avoir des universités qui présentent des difficultés», déplore-t-il, d’autant plus que le Sénégal ambitionne d’atteindre la norme de l’OCDE qui en est à 2, voire 3% de PIB injectés dans l’enseignement supérieur et la recherche.
Saluant les efforts du gouvernement, le SAES juge qu’ils sont cependant loin d’être suffisants pour disposer d’étudiants biens formés pouvant énormément contribuer au développement du Sénégal.
pressafrik.com

Enseignement Supérieur au Sénégal – 10 996 postes en déficit

Au Sénégal, si l’on croit aux révélations faites par l’enseignant Mamadou Youry Sall, il y a un déficit criard d’enseignants dans le supérieur. Intervenant dans le cadre d’une formation, l’enseignant chercheur a présenté un tableau peu reluisant selon Vox Pop Vox lu par Senegal7.
«Le Sénégal a débuté son enseignement supérieur avant les pays francophones. Mais l’accès à l’enseignement supérieur demeure encore faible parce que 82% des sénégalais n’ont pas dépassé l’enseignement primaire. Et parmi ceux qui entrent à l’université, 2% n’ont pas de diplôme de l’enseignement supérieur», a révélé Mamadou Youry Sall.
xalimasn/iGFM

30/12/2017

EXPORTATIONS HORTICOLES EN NETTE HAUSSE

Exportations horticoles : Le Sénégal dépasse 100.000 tonnes

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C’est la première fois que le Sénégal dépasse le volume des 100.000 tonnes de produits horticoles exportés sur le marché international. Une performance saluée lors de la rencontre des acteurs de la production horticole regroupés au sein du réseau national d’échanges sur les pesticides. Cependant, des difficultés demeurent notamment avec la filière mangue qui a connu beaucoup de problèmes dans le marché de l’union européenne.
Cette année, les exportations de fruits et légumes sont de l’ordre de 106.200 tonnes, soit une progression de 20 % par rapport à l’année dernière. Une performance saluée par les acteurs de la filière horticole regroupés au sein du réseau national d’échanges sur les pesticides lors de la rencontre d’évaluation tenue à la Direction de la protection des végétaux (Dpv), qui ont également analysé les difficultés notées dans le secteur des exportations horticoles. Du point de vue conformité, les notifications reçues montrent que le Sénégal est à plus de 99,5 %. Cependant, cela n’occulte pas les difficultés qui ont valu à notre pays 18 notifications d’interception pour la filière mangue pour des raisons phytosanitaires. Un plan d’actions est en train d’être mis en place pour réduire ces notifications. Les acteurs ont estimé que le contrôle visuel a atteint ses limites objectives si bien que la Dpv veut effectuer des traitements de quarantaine tels que la fumigation et autres pour renforcer et compléter le contrôle. En amont, il y a beaucoup de travail qui reste à faire pour la lutte contre les mouches de flux quand on sait que les capacités d’intervention de la Dpv sont, pour le moment, en-deçà des superficies qui sont touchées par les mouches. Chef de la division de la législation phytosanitaire et de la quarantaine des plantes à la Dpv, Abdoulaye Ndiaye a affirmé que pour la filière mangue, 168 tonnes ont été mises en quarantaine aux frontières de l’Union européenne. Rapportées au volume total qui a été de 7.200 tonnes qui sont exportées, le taux de non conformité est de 0,90 %.
Compétitivité
La Dpv suit, de manière rapprochée, l’environnement des pesticides depuis 2012 avec la fondation Ceres Lucostox. Les analyses faites en 2008 avaient trouvé des niveaux anormalement élevés de résidus de pesticides dans les fruits et légumes. Mais, en 2012, avec le démarrage des activités du réseau, une véritable progression a été notée et en 2016, de bons résultats ont été enregistrés en teneur de résidus de pesticides dans les fruits et légumes en termes de diagnostic sur le terrain. Conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Boubacar Dramé a rappelé que le ministère a fait du secteur de l’horticulture son cheval de bataille afin que les produits horticoles soient compétitifs. Cependant, il considère que pour être compétitif, il faut être conforme aux exigences des marchés devenus contraignants avec la nouvelle réglementation mise en place par l’Union européenne que les acteurs doivent intégrer pour demeurer compétitifs. A l’en croire, la stratégie du ministre n’est pas de choisir entre la production horticole locale et la production importée, mais les deux. « Il faut faire en sorte que les denrées soient de qualité pour le consommateur national mais aussi pour les marchés d’exportation », a-t-il soutenu. M. Dramé a rappelé que le Sénégal a obtenu un agrément appelé 430 depuis 2006 qui lui vaut un allègement du contrôle de tous ses produits sur le marché européen. « Mais cela ne doit pas nous pousser à dormir sur nos lauriers au risque de subir des interceptions », a-t-il prévenu. En fait d’interception, il a révélé que sur les 50.000 tonnes interceptées dans l’espace Cedeao, le Sénégal est à 138 tonnes. Il a souligné que ce progrès est le fruit des mesures prises par le gouvernement du Sénégal aussi bien au niveau des producteurs que des exportateurs.
Abdou DIOP/lesoleil.sn

LE SENEGAL RECUPERE DES KHALIS

Le Sénégal a recouvré depuis 2012 plus de 234 millions d'euros dans le cadre de la lutte contre l'enrichissement illicite engagée sous le président Macky Sall, a annoncé vendredi le gouvernement.

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Les actions menées pour que "la nation puisse recouvrer ses biens spoliés et lutter contre la corruption, le détournement des deniers publics et l'enrichissement illicite" ont "permis de recouvrer un montant de "152.984.119.934 francs CFA", indique le gouvernement dans un communiqué.
Cette somme a été au fur et à mesure reversée dans le budget de l'Etat en 2013, 2014 et 2015, selon le communiqué qui ne précise pas des personnes, des sociétés ou des institutions concernées par ce recouvrement. Le président Sall a été élu en 2012 pour un mandat de sept ans.
Le montant acquis par l'Etat dans la lutte contre l'enrichissement illicite "est évolutif sous réserve du recouvrement de certains biens dont l'évaluation est en cours", ajoute le communiqué.
Le président Sall qui considère cette campagne comme une "haute priorité et une composante essentielle de sa politique de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des affaires publiques" compte "mener jusqu'à leur terme toutes les actions initiées" par la justice, rappelle le communiqué.
De nombreux ex-responsables ont été condamnés dans le cadre de cette lutte contre l'enrichissement illicite dont le fils et ancien ministre du président sénégalais Abdoulaye Wade (2000-2012). Karim Wade a été condamné en mars 2015 à six ans de prison ferme et à plus de 210 millions d'euros d'amende pour "enrichissement illicite", ce qu'il a toujours nié. Le verdict a été confirmé en appel en août 2015.
Les opposants au président Sall critiquent la lutte contre l'enrichissement illicite qui est, selon eux, une campagne ciblée pour éliminer des adversaires politiques.
africatime.com

29/12/2017

PETARDS ET FEUX D'ARTIFICES INTERDITS

Interdiction de feux d’artifice sur l’étendue du territoire national (ministre de l’intérieur)

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Le ministre de l’Interieur, Aly Ngouille Ndiaye, à travers un arrêté VB, a interdit les feux d’artifice sur l’étendue du territoire national. Une interdiction qui a pris effet hier jeudi 28 décembre, et qui prendra fin le 15 janvier prochain. Cette décision a pour but de prévenir tout risque de trouble de l’ordre publique.

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FESTIVAL EN CASAMANCE

Ouverture du 24e festival culturel d'Abéné

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Au Sénégal, le village d'Abéné organise jusqu’au 2 janvier la 24e édition de son festival, placé sous le thème « la culture au service du tourisme balnéaire ». Des centaines de touristes venus de toute l’Europe ainsi que des artistes de la sous-région se bousculent dans son marché d’arts.
Au rythme frénétique du Kumpo, le masque fétiche des Diolas, le maire de Kafountine, Victor Fansou Diatta, déclare ouverte la 24e édition du Festival des arts et de la culture d’Abéné, un village balnéaire de la commune situé à 300 kilomètres de la capitale sénégalaise, Dakar.
Cette manifestation culturelle est destinée à développer le tourisme, une autre activité-phare de la région. A Abéné, tourisme, culture et affaires font bon ménage. Tout le monde y trouve son compte, du petit vendeur de cacahuètes aux restaurateurs en passant par les promoteurs d’activités culturelles.
Développer le tourisme culturel
« L'objectif premier du festival est de rendre la zone attrayante, explique Seny Souané, le responsable culturel de la commune de Kafountine. A côté du tourisme balnéaire que l'on connait déjà, il faut évoluer vers le tourisme culturel, qui attire beaucoup plus de monde ».
En cette période de l’année marquée par la baisse des températures, des centaines de touristes allemands, belges, français et scandinaves apprécient le site et l’animation. « Je suis ici depuis une semaine et cela me plaît beaucoup. La seule chose qui est difficile pour moi, c'est la langue. Je ne comprends rien du tout », explique un touriste en riant.
Le festival d’Abéné, désormais inscrit dans l’agenda culturel du Sénégal continuera à attirer du monde, notamment des touristes dont certains viennent de la Gambie voisine.
RFI

28/12/2017

ENCORE 26 NOUVEAUX TAXIS AIBD

26 nouveaux taxis pour la desserte d’Aibd

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Le directeur du Comité exécutif du transport urbain de Dakar (Cetud) a remis, hier, aux opérateurs de Thiès, de Dakar et de Mbour, un lot de 26 nouveaux taxis qui vont desservir l’Aibd.
Le parc de véhicules desservant le nouvel aéroport Blaise Diagne vient de se renforcer avec 26 nouveaux taxis. Ces véhicules de types hybrides assemblés par l’usine Seniran de Thiès (ils fonctionnent aussi bien au gaz qu’à l’essence) font partie d’un premier lot de 500 taxis que le gouvernement a promis de mettre sur le circuit pour faciliter le transport vers le nouvel aéroport.
Les clés ont été remises, hier, aux ayants droit par le directeur général du Cetud, Thierno Birahim Aw, qui rappelle que c’est la matérialisation de l’engagement qu’avaient pris les autorités devant les opérateurs. « L’objectif est de renouveler le parc de taxis. A Dakar, nous avons 25.000 taxis. Mais ce n’est que la première phase. Nous avons choisis des taxis qui allient sécurité et confort car Aibd, ce n’est pas à côté », a-t-il dit.
Fruit d’un partenariat avec le Cetud et Seniran, ce projet, en ce qui concerne ce premier lot, a coûté 143 millions de FCfa. De type location-vente, des conditions souples ont été proposées aux opérateurs. Le taxi coûtant 5,5 millions de FCfa, ces derniers ont donné 1,5 million de FCfa comme caution. Tous les mois, ils versent 185.000 FCfa, soit 6.300 FCfa par jour. « Nous fondons beaucoup d’espoir dans ce projet. On va continuer à renouveler le parc en partenariat avec les opérateurs. Notre ambition est de créer de l’emploi et d’assurer un service après-vente adéquat », a dit M. Aw. Les bénéficiaires viennent de Thiès, de Dakar et de Mbour.
Au total, l’Etat du Sénégal a décidé de mettre en service 500 taxis pour Aibd. La stratégie adoptée est d’y aller par étape. Pour la première phase, ce sont 100 taxis qui seront mis en circulation. En attendant, le Cetud a inspecté les taxis qui étaient à l’ancien aéroport Léopold Sédar Senghor. A l’issue de cette inspection, 139 taxis ont été jugés aptes à assurer le transport vers Aibd, une manière, selon le directeur général du Cetud, d’impliquer tout le monde dans le bon fonctionnement du nouvel aéroport.
Elhadji Ibrahima THIAM/lesoleil.sn

LE FANAL DE St LOUIS LE 31 DECEMBRE

Fanal de Saint-Louis, le 31 Décembre : un grand spectacle son et lumière sur la place Faidherbe

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Cette année Jalloré productions rendra un vibrant hommage à feu Jacob JACUBA avec une exposition de ses peintures au CRDS, du 24 décembre au 15 janvier 2018. Un vernissage des œuvres de l ‘artiste est prévu le 29 décembre à partir de 16 heures.
Un panel sur la vie et l’œuvre de Jacob JACUBA sera organisé le 30 décembre à 10 heures au CRDS. Le soir, un forum sur le thème « civisme et citoyenneté », mobilisera le service civique national à l’esplanade de Nord. Il sera animé par le capitaine SYLLA.
Le clou de l’événement, c’est la sortie des fanaux, le 31 décembre à partir de 21h30 à la place Faidherbe avec un grand spectacle sons et lumières.
Ndarinfo.com

NOUVELLLE GREVE A L'AIBD?

Risque de nouvelle paralysie à l'AIBD

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Si jusqu’au 31 décembre ils n'obtiennent pas satisfaction, les Ops (agents d’opération) de l’Aéroport Blaise Diagne (AIBD) iront en grève. Ils ont fixé cet ultimatum au consortium Limak-AIBD-Summa (LAS), qui gère le nouvel aéroport, au sortir d’une réunion tenue hier, mercredi 27 décembre.
Selon Les Échos, qui donne l’information dans son édition de ce jeudi, les Ops protestent contre la décision de LAS de biffer de leurs contrats de travail tous les avantages dont ils bénéficiaient lorsqu’ils exerçaient à l’aéroport Léopold Senghor.
«Ils ont copié textuellement le contrat de Ahs et ont enlevé tous les avantages qui étaient destinés aux travailleurs», déplorent des Ops cités par Les Échos.
Le journal ajoute que les agents d’opération de l’AIBD ont refusé de signer leurs nouveaux contrats, exigeant de leurs patrons «qu’ils nivellent les contrats sur ceux de Shs et Ahs».
Les Ops jouent un rôle central dans les aéroports. Ils préparent et suivent les vols.
Seneweb News

PRODUCTION INDUSTRIELLE AU HAUSSE

Accroissement de 12% de la production industrielle en octobre 2017

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La production industrielle au Sénégal a enregistré un accroissement de 11,9% au mois d’octobre 2017, à la suite d’une baisse notée au mois précédent, a appris APA auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Comparée au mois d’octobre 2016, la production industrielle du Sénégal s’est relevée de 15,3%, précise la source.
Quant à la production totale notée au cours des dix premiers mois de l’année 2017, elle a augmenté de 2,4% par rapport à celle de la période correspondante de l’année 2016.
APA

MARCHE DU MIDECAMENT

Marché du médicament au Sénégal: autopsie d'un secteur en crise

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Ruptures de stocks dans le service public, concurrence déloyale des circuits illicites dans le privé : voilà entre autres les fléaux qui gangrènent le marché du médicament au Sénégal. Des questions qui interpellent la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) mais aussi le secteur privé. Ce dernier, se considérant plutôt comme victime du marché illicite, dénonce la caducité des textes et la fiscalité. Le médicament au Sénégal, c’est une crise multiforme. Ouestaf News vous en fait l’autopsie.
En août 2017, des cas de rupture de médicaments ont été relayés par la presse dans des hôpitaux publics à l’intérieur du pays, notamment dans la région de Fatick (ouest). A la PNA, chargée de ravitailler les structures publiques de santé en médicaments et produits de santé on tient un autre langage.
«Il faut d’abord déterminer les produits manquants, les structures concernées et les causes, avant de parler de rupture et de la responsabilité de la PNA», a déclaré à Ouestafnews Dr Lamtoro Seck, pharmacien-logisticien chargé des Projets et Initiatives à la PNA.
Pour le docteur Seck, on ne peut pas confirmer une éventuelle rupture sans avoir déterminé au préalable les éléments précités. Les médicaments vendus dans les structures publiques de santé sont dits « essentiels».
«Ce sont des médicaments qui répondent aux besoins de santé prioritaires d’une population. Ils sont sélectionnés en fonction de la prévalence des maladies, de l’innocuité, de l’efficacité et d’une comparaison des rapports coût-efficacité», explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Une rupture dans la chaîne d’approvisionnement de ces produits serait en porte-à-faux avec les recommandations de l’OMS qui soulignent notamment que ces médicaments «devraient être disponibles en permanence dans le cadre de systèmes de santé opérationnels, en quantité suffisante».
Au Sénégal, ces médicaments «essentiels» sont au nombre de 118. Une liste censée être révisée tous les deux ans par la direction de la pharmacie et du médicament (Dirpham).
«Il faut comprendre qu’il y a plusieurs acteurs qui interviennent dans le système d’approvisionnement, les charges sont partagées. Chaque acteur a son rôle et sa responsabilité», renchérit le docteur Seck.
La PNA chapeaute la chaîne de ravitaillement entre les districts sanitaires. Les pharmacies régionales d’approvisionnement (PRA) constituent des entités intermédiaires. Elles recueillent les commandes des postes et cases de santé.
Selon Dr Seck, dans la mesure où il s’agit d’un travail à la chaîne, avant de parler de rupture dans un poste de santé quelconque, il est important de savoir si le poste a fait la commande à temps et s’il a acheté en quantité suffisante.
Toutefois tempère le pharmacien, «dans la chaîne d’approvisionnement, une rupture ne peut être totalement exclue, mais il faut la réduire à sa plus simple expression». «Dans notre contrat de performance, on s’est engagé à confiner les ruptures à un taux de 10% et nous y travaillons», ajoute Dr Seck.
Le fardeau des textes
Les chiffres du ministère de la Santé et de l’Action sociale indiquent que le Sénégal importe 90% de ses besoins en médicaments. La PNA, chargée de ravitailler le public, a recours aux appels d’offres et est par conséquent soumise au code des marchés.
Une situation qui se traduit parfois par des retards notamment au niveau de la livraison des médicaments, essentiellement des génériques venus des fabricants asiatiques. Au niveau de la PNA, l’heure est au plaidoyer pour un «allègement» des procédures, au regard de l’urgence que constitue le médicament.
«Les obligations du code des marchés poussent à faire les procédures un an avant et rien que les délais incompressibles de l’appel d’offres, c’est 296 jours. La livraison des produits, si ce n’est pas par avion, peut prendre 120 jours», déplore Dr Seck.
Entre juillet 2011 et fin 2014, la Commission de règlement des différends de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP) s’est plusieurs fois penchée sur des litiges opposant la PNA et des fournisseurs.
Griefs des privés
Pour le docteur Assane Diop, secrétaire général du Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal (SPPS), le secteur est confronté à trois grands problèmes : la prolifération du marché parallèle, la caducité des textes réglementaires qui datent de 1954 et la fiscalité.
Au Sénégal, outre les pouvoirs publics, le secteur des médicaments comporte des entités privées comme les pharmacies privées et les fabricants locaux. Les pharmacies privées sont ravitaillées par ceux qu’on appelle grossistes-répartiteurs (six au total) qui sont des privés agréés.
Sur les 1350 pharmaciens exerçant dans le pays, 1000 sont des privés dont les 560 sont basés dans la région de Dakar. Le public compte 140 spécialistes.
Une inégale répartition sur le territoire national qu’on pourrait comprendre à travers les textes du ministère de la Santé.
En ce qui concerne la réglementation de l’ouverture d’officines privées, le dernier arrêté du ministère de la Santé renseigne qu’à Dakar et sa région, « la distance à vol d’oiseau » à respecter entre deux pharmacies est de 200 mètres pour ce qui est du centre-ville de la capitale.
« Dans les communes de la région de Dakar, une distance de 300 mètres doit être respectée. À l’intérieur du pays, la distance réglementaire est de 400 mètres », mentionne le document consulté par Ouestafnews.
De la cherté du médicament
La cherté des médicaments revient souvent dans les débats publics. Une idée reçue soutient que les pharmaciens s'enrichissent sur le dos des citoyens. Un argument battu en brèche par le Syndicat des pharmaciens privés.
«Il est important de savoir que c’est l’Etat qui fixe les prix et les marges bénéficiaires et non les pharmaciens», précise Dr Assane Diop.
L'arrêté ministériel du 15 janvier 2003 fixe le mode de calcul du prix de vente au public. Il souligne en effet que le prix de vente au public, dans les officines de pharmacie et les dépôts privés de médicaments, est obtenu en ajoutant « au prix grossiste hors taxe les frais de mise à CAF (Coût-Assurance-Frêt) de 10%, les frais de transit local (1,5% de la valeur CAF), le timbre douanier au taux officiel en vigueur et les marges des grossistes-répartiteurs et des pharmaciens d’officine.»
Depuis 2012, le Sénégal est en train de mettre en place une Couverture Maladie Universelle (CMU) et a rendu gratuits les antirétroviraux, les antituberculeux ainsi que le traitement contre le paludisme. Il n’y a plus de hausse des prix depuis 2013 et la politique de baisse engagée par l’Etat a permis d’économiser 40 milliards FCFA, lit-on dans un document de la Dirpham.
Au Sénégal, l’ensemble des médicaments entrant dans les circuits réglementaires obtiennent une autorisation de mise sur le marché (AMM), délivrée à l’issue d’un «contrôle technique» effectué par le Laboratoire national de contrôle des médicaments.
A cela s’ajoute la pharmacovigilance que le ministère de la Santé décrit comme «la surveillance des médicaments et la prévention du risque d’effet indésirable résultant de leur utilisation, que ce risque soit potentiel ou avéré».
Toutefois, il est loisible de se demander si le contrôle technique des produits entrant dans le pays ne risque pas d’être sacrifié sur l’autel de la rentabilité financière. Cela d’autant que non seulement le Sénégal achète le générique le moins cher pour chaque produit mais aussi exige du fabricant une réduction de 15% avant l’autorisation de mise sur le marché.
Faible production locale
Au niveau des fabricants locaux de médicaments, on compte Sanofi Winthrop, Valdafrique, West Africa Pharma. Ces entreprises exportent aussi leurs produits vers la sous-région. Sur son site web, Sanofi Winthrop, qui couvre les 15 pays d’Afrique de l’ouest, revendique le statut de leader ouest africain. Toutefois sa production ne concerne que 200 médicaments, essentiellement des antibiotiques et des antipyrétiques.
L’industrie pharmaceutique locale ne satisfait que 10 à 15% des besoins du pays en médicaments. Une situation qui risque de devenir plus morose avec le départ de Pfizer Afrique de l’ouest, filiale du géant américain Pfizer, qui a choisi de quitter le Sénégal pour s’installer au Maroc à la fin de l’année 2017.
Pour la PNA comme pour les grossistes-répartiteurs, le recours à l’importation est massif. Selon des chiffres officiels, les commandes se situent à 100 milliards FCFA par an pour le privé et 3 milliards FCFA pour le public.
A quand l’émergence du générique local?
Un médicament générique est généralement défini par les spécialistes comme une molécule commercialisée par un autre laboratoire que celui qui l'a découverte, suite à l'expiration de son brevet d'exploitation. S’il peut contenir d’autres excipients, son action curative est identique au médicament d’origine.
La dissémination du générique à travers le monde participe de la baisse des coûts liés à la santé. En Afrique, le marché du générique est encore embryonnaire et les pays qui sortent un peu du lot sont essentiellement ceux de la sphère anglophone particulièrement le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud.
En guise de comparaison, le Sénégal ne compte qu’une poignée de fabricants locaux contre une centaine pour le Nigeria et une trentaine pour le Ghana. «Au Sénégal, beaucoup de choses nous bloquent. Il y a surtout le problème du financement mais aussi les textes», estime le secrétaire général de la SPPS.
Selon un rapport du cabinet Mckinsey, l’Afrique constitue un marché très prometteur pour l’industrie pharmaceutique. En Afrique, la dépendance vis-à-vis des fabricants asiatiques de médicaments génériques est jugée très forte.
Xavier Crespin, directeur de l’Organisation ouest africaine de la santé (OOAS, une entité de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (15 pays), souligne que l’Afrique de l’ouest ne produit que 25% de ses besoins en médicaments. «Un taux que les Etats de la Cedeao veulent amener à 50%», annonçait-il, sans détails supplémentaires en marge d’une visite officielle au Ghana, en mars 2017.
D’autre part, le générique asiatique (l’Inde étant considérée comme le leader mondial) qui inonde l’Afrique n’est pas forcément au-delà de tout soupçon. Le fabricant indien Ranbaxy qui compte une large clientèle en Afrique a écopé en 2013 d'une amende de 500 millions de dollars aux Etats-unis pour une affaire de notices truquées.
En 2015, l’Agence européenne du médicament (EMA) avait retiré des officines de l’Union européenne 700 médicaments génériques produits par l’indien GVK Bio. A l’issue de tests cliniques, l’EMA avait décelé des irrégularités sur les produits incriminés. Aucun produit de GVK Bio n’est vendu au Sénégal. Par contre, 91 médicaments fabriqués par Ranbaxy y sont autorisés et commercialisés.
MN/ad/Ouestafnews

LA CROISSANCE SENEGALAISE

L’économie maintient le cap de la croissance

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L’économie sénégalaise reste toujours sur une pente ascendante à la faveur de la mise en œuvre des réformes structurelles, l’exécution des projets d’infrastructures et l’amélioration du climat des affaires, le tout sur fond de spéculations sur le niveau de la dette.
Lors de sa déclaration de politique générale devant les députés, le 7 décembre dernier, le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, s’est félicité des résultats obtenus en quatre ans de mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (PSE), soulignant que le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) est projeté à 7, 0% en 2018.
"Le taux de croissance du PIB a atteint 6,7% en 2016 contre 6,5% en 2015. Il est estimé à 6,8 % en 2017 et projeté à 7,0% en 2018, une première dans l’histoire économique du Sénégal, qui n’a jamais affiché un taux de 6% sur quatre années consécutives", a-t-il dit.
Pour l’année 2018, le budget est arrêté à 3 709,10 milliards de francs CFA, contre 3 360 milliards de FCFA pour la loi de finances initiale 2017, soit une hausse de 349,2 milliards de francs CFA en valeur absolue et 10,4% en valeur relative.
L’Etat du Sénégal a alloué 6.257,8 milliards de francs au Projet triennal d’investissement public (PTIP) pour la période 2018-2020, soit une hausse de 1.466 milliards (30,6%) sur cette rubrique budgétaire pour la période 2017-2019.
Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), qui a achevé en décembre la cinquième revue des résultats économiques dans le cadre d’un programme appuyé par l’Instrument de soutien à la politique économique (ISPE), a salué "une situation macroéconomique stable".
"Le Sénégal connaît une situation macroéconomique stable. La croissance devrait dépasser 6 % en 2017 pour la troisième année consécutive, dans un contexte de faible inflation. Le déficit budgétaire est en baisse progressive sur les dernières années et devrait atteindre 3,7 % du PIB en 2017", écrit le FMI dans un communiqué.
Cependant, il note que "la dette a augmenté à un rythme plus important que ce que laisserait croire le niveau du déficit, car le Trésor a dû combler les déficits du Groupe La Poste et de la caisse de retraite de la fonction publique, en plus des dépenses au titre des budgets des années précédentes".
L’endettement du Sénégal a suscité récemment la polémique entre l’opposition qui dénonce son "niveau élevé’’ et la majorité.
Mais le chef de l’Etat juge que le Sénégal n’a pas de "risque de surendettement", appelant à arrêter les "spéculations" sur cette question. "On ne peut pas passer notre temps à spéculer (...). Le Sénégal n’a pas de risque de surendettement. Il a un surendettement faible", a dit Macky Sall lors de la Revue annuelle conjointe (RAC) 2017.
"Il faut qu’on arrête de parler comme ça de la dette à tort et à travers. Si l’on considère les critères et les normes de viabilité retenus pour la dette publique au plan international, l’un des deux critères fondamentaux reste le service de la dette sur les recettes budgétaires. Il faut qu’on soit capable de rembourser la dette. C’est très important. Si vous prenez ce ratio, nous sommes à 10,9 % et la norme est de 30 %. Où est le débat ?", a-t-il martelé.
"Pour le service de la dette extérieure sur les exportations des biens et services, la norme est à 20 % alors que le Sénégal est à 9,1%. Nous ne nous endettons pas pour faire du fonctionnement, pour payer des salaires ou pour entretenir un Etat dispendieux. Nous nous endettons pour construire le développement économique et social. Comment voulez-vous construire un développement sans dette ?", a ajouté Macky sall qui a invité à être vigilant sur la qualité de la dette.
L’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade s’était alarmé en novembre de la situation économique et financière du Sénégal, qu’il juge "mauvaise".
"Le Sénégal a aujourd’hui atteint un taux d’endettement de 65 %", avait dit Me Wade, ajoutant : "Lorsque j’étais professeur d’économie, on enseignait à nos étudiants qu’il ne fallait jamais dépasser un taux d’endettement de 17% pour les pays pauvres comme le Sénégal. Ce qui illustre que la situation financière du Sénégal est alarmante".
D’après le FMI, "les résultats du programme à fin septembre 2017 ont été satisfaisants". Le Fonds invite le Sénégal à "poursuivre la mise en œuvre de son programme de réformes structurelles afin de préserver le taux de croissance élevé enregistré ces dernières années".
"Le pays a progressé dans l’exécution des projets d’infrastructures, mais il doit à présent accélérer la mise en œuvre des réformes pour améliorer le climat des affaires et attirer des investissements privés", estime l’institution de Breton Woods.
Il souligne que "le principal enjeu macroéconomique du Sénégal à court terme sera de créer l’espace budgétaire nécessaire d’une part à l’investissement en infrastructures pour faciliter le développement du secteur privé et, d’autre part, aux dépenses sociales, sans compromettre la viabilité de la dette".
Pour y parvenir, ajoute le FMI, "les autorités devront limiter les besoins de financement pour les opérations du Trésor en réformant le Groupe La Poste, la caisse de retraite de la fonction publique et les comptes de dépôt".
Il appelle le Sénégal à "continuer de gérer sa dette avec prudence, notamment en faisant preuve de vigilance à l’égard de la dette non concessionnelle".
dakaractu.com

27/12/2017

L'EXPORT VA BIEN

Les exportations du Sénégal estimées à 112 milliards en octobre dernier

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Les exportations du Sénégal, estimées en octobre à 112 milliards FCFA, ont connu une hausse, rapporte l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
"Au compte du mois d’octobre 2017, les exportations sont chiffrées à 112 milliards FCFA contre 99,7 milliards à la même période de l’année dernière, soit une hausse de 12,3%" lit-on dans le Bulletin mensuel des statistiques du commerce extérieur publié par l’ANSD.
Qui renseigne que "les exportations du Sénégal se sont également relevées de 24,5% par rapport au mois d’octobre 2016".
"Le cumul, en fin octobre 2017, est estimé à 1274,8 milliards de FCFA contre 1192,8 milliards de FCFA à la période correspondante de 2016, soit une hausse de 6,9%", note le Bulletin mensuel des statistiques du commerce extérieur.
Il indique que les "importations du mois d’octobre 2017, évaluées à 329,3 milliards de FCFA au cours de la période sous revue, contre 284,1 milliards de FCFA le mois précédent, se sont inscrites à la hausse de 15,9%".
"Comparées au mois d’octobre 2016, elles se sont relevées de 22,6%. Leur cumul en fin octobre 2017 s’est chiffré à 2924,9 milliards de FCFA contre 2500,8 milliards de FCFA la période correspondante de 2016, soit une progression de 17,0%", poursuit la même source.
Qui ajoute que le solde commercial est ressorti "déficitaire de moins 217,3 milliards de FCFA contre moins 184,4 milliards de FCFA au mois précédent".
"Le cumul des soldes commerciaux à fin octobre 2017 s’est établi à moins 1650,1 milliards de FCFA contre moins 1307,9 milliards de FCFA pour la période correspondante de 2016", précise le document de l’ANSD.
BHC/PON/APS

26/12/2017

NOUVEAU A St LOUIS

Le musée de la photographie de Saint-Louis

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Promouvoir l’art africain sur le sol africain
On va s’intéresser aujourd’hui à une initiative qui permet de promouvoir l’art africain contemporain sur le continent africain.
Au Sénégal, la charmante ville de Saint-Louis abrite désormais un Musée de la Photographie.
Le musée a essayé de regrouper des photos artistes qui viennent de partout en Afrique (Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigeria, Mozambique, etc.).
Le but, c’est de faire découvrir la nouvelle génération de photographes africains, mais aussi des artistes plus connus et qui ont ouvert la voie pour les autres comme Omar Victor Diop.
Salimata Diop est la directrice artistique du musée. Pour elle, il était important que le musée se situe dans la ville de Saint-Louis.
« Saint-Louis a une histoire extrêmement riche, extrêmement ancienne sur la photographie. Quand les premiers appareils photo sont arrivés, c‘était par Saint-Louis qui était un comptoir, un portail en Afrique de l’Ouest. C’est pour ça que c’est important pour nous qu’il y ait un musée ici qui célèbre les photographes de Saint-Louis, mais aussi d’ailleurs. »
Elle nous explique aussi l’importance et le rôle de la photographie dans l’art africain.
« Je pense que c’est un médium qui est très important parce qu’il est en un sens plus inclusif par rapport aux peintres, aux sculpteurs. Avec la photographie on voit plus de jeunes, plus de femmes, on voit plus de gens qui viennent un peu de contextes différents. On a une création photographique en Afrique qui est vraiment extraordinaire. Et je pense qu’on va donner l’exemple à beaucoup d’autres. »
Ce genre d’initiatives permet aux artistes africains de se faire connaître du public africain. Certains artistes dont les œuvres sont parfois vendues à des centaines de milliers dollars en Europe ou aux Etats Unis sont souvent inconnus en Afrique.
Il y a aussi beaucoup de nouveaux artistes très talentueux sur le continent qu’on ne connaît pas. Il faut que leur travail soit valorisé, et c’est aussi aux Africains de les promouvoir.
Et puis, avoir des initiatives comme ce musée permet aux œuvres d’art africaines en tout genre de rester sur le continent.
Le problème aujourd’hui en Afrique, c’est que les artistes n’ont pas de lieux ou exposer leurs œuvres. Du coup l’art africain contemporain est surtout visible à l‘étranger, dans les plus grandes villes occidentales. Ce qui est aussi une bonne chose.
Mais il faudrait plus d’espaces et de musées sur le continent. Heureusement pour pallier ce manque, il y a des initiatives privées qui voient le jour comme le Bandjoun Station au Cameroun ou le musée d’art contemporain de Ouidah au Bénin.
africanews.fr

LA SECONDE MORT DE L'AEROPORT DE DAKAR

Grogne des transitaires: C’est une «honte de tuer une seconde fois Léopold Sédar Senghor»

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L’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) a officiellement ouvert ses portes le 7 décembre dernier, sonnant ainsi le glas de l’ancien, Léopold Sédar Senghor. Depuis cette délocalisation, l’ex-vitrine du Sénégal semble sombrer petit à petit dans l’oubli. Dénommée «le cimetière» par quelques transitaires encore présents sur les lieux, l’ex-aéroport international est devenu quasiment désert. Ces transitaires n’en démordent pas. Ils sont toujours remontés contre les autorités d’avoir mis fin au fonctionnement du premier aéroport du pays. Plus de 2 semaines après sa fermeture le 8 décembre dernier, SeneNews est de retour sur les lieux pour tâter le pouls de la plateforme. Reportage.
Advert SN
Autrefois l’aéroport le plus visité de la sous-région et l’un des plus importants d’Afrique, l’aéroport international Léopold Sédar Senghor (LSS) a vécu. Il est définitivement fermé. Premier dans la zone Uemoa en termes de trafic de passagers lors de son transfert, le site ressemble aujourd’hui à une ville sans vie, morose. Une ville morte en d’autres termes. Il y règne une ambiance de funérailles, un calme total. Les voitures qui circulent peuvent se compter sur les doigts d’une main. Les deux parkings payants situés juste devant le hall d’accueil, autrefois rythmés par une circulation interminable des arrivées et des départs, sont devenus déserts.
Théoriquement, l’aéroport Léopold Sédar Senghor est devenu depuis le 08 décembre un aéroport militaire. Mais à première vue, la plateforme officiellement cédée à l’armée nationale comme annoncé par le porte-parole du gouvernement Seydou Gueye, à la suite du conseil interministériel le 21 octobre dernier, ne semble pas encore occupée par ses nouveaux locataires. Car sur place, de l’extérieur, il n’y a aucune présence visible d’hommes de tenus ici en cette fin de matinée. Pas un seul militaire en tenue aperçu, ne serait-ce que pour assurer la sécurité extérieure des lieux. Et comme le tarmac ne nous est pas accessible, ni tous les autres locaux, nous ne pouvons savoir ce qu’il y a et ce qui s’y passe. Cependant, des personnes trouvées sur la partie accessible au public, nous assurent que les militaires seraient bel et bien à l’intérieur de l’aéroport.
A l’époque, au plus fort du fonctionnement de ce hub aérien, les bruits au décollage et à l’atterrissage des avions faisait partie intégrante de l’ambiance quotidienne. Mais en cette fin de matinée, c’est silence radio.
A quelques mètres du parking, vers le hall, deux portes sont ouvertes sur la longue terrasse menant vers l’ancien salon d’honneur. Il s’agit des locaux des agences Ahs et de Transair, encore sur place à l’LSS. Les occupants qui y travaillent affirment que la délocalisation de l’aéroport à Diass n’a pas des répercussions importantes sur leurs activités. Et pour cause, la réservation de billets se fait généralement par téléphone. De plus, leurs clients sont généralement basés à Dakar. Par conséquent, acheter le billet à LSS est plus simple et plus facile que de se déplacer jusqu’à l’AIBD, à quelques 57 kilomètres de la capitale.
LSS tel un cimetière…
Le lieu est calme certes, mais pour trouver trace d’activité au-delà des vendeurs, il faut se déplacer d’une centaine de mètres, à gauche de l’entrée de l’aéroport. C’est là où se trouvent les transitaires. Pièce maîtresse de tout aéroport et acteurs du fret, quelques-uns d’entre eux n’ont toujours pas rallié le nouvel aéroport. En effet, quelques semaines avant et des jours précédant le transfert des activités à Diass, les transitaires dénonçaient ouvertement des difficultés notoires et des conditions de vie et de travail inadaptées à l’AIBD. Interrogé par SeneNews, Omar Mollah Kane, le porte-parole des transitaires, dans un langage imagé parle d’assassinat de Léopold Sédar Senghor. «Vous l’avez vu, cet aéroport est devenu un véritable cimetière. Les autorités devraient avoir honte de tuer une seconde fois Léopold Sédar Senghor. L’homme est mort le 20 décembre 2001, mais ils l’ont encore tué le 8 décembre 2017 », a lancé le quinquagénaire, en courroux. En vérité, M. Kane comme d’autres transitaires auraient voulu que l’AIBD et LSS, tous les deux aéroports fonctionnent en même temps pour que les voyageurs puissent avoir un choix. Encore qu’à l’AIBD beaucoup reste à faire pour que tout fonctionne normalement.
«Là-bas (à Diass), il n’y a ni nourriture, ni condition adéquate de vie. Il n’y a même pas d’internet, ce qui est grave pour un aéroport international. En plus de ça, ils ont triplé les loyers et remises de documents» s’offusque Omar Mollah Kane. Abondant dans le même sens, son confrère Pape Mamadou Ndiaye, qui est par ailleurs homme politique, décrie la cherté de la vie à Diass. Les prix ont quadruplé comparé à Léopold Sédar Senghor. Malgré les contestations des transitaires pour faire diminuer les charges de transfert de dossiers, leurs doléances sont restées lettre morte. «On s’était toujours battu pour faire diminuer le prix des transferts de documents qui étaient de 22 000 FCFA à LSS. A Diass, ils sont compris entre 100 000 et 200 000 FCFA », confesse-t-il, l’air triste et perplexe.
Côté loyers, c’est le même renchérissement des prix. Selon Omar Kane, à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), pour avoir un bureau de 15 m², il faudrait débourser 147 000 FCFA, à raison de 10 000 Fcfa le m² dont 18% de TVA ainsi que d’autres taxes subsidiaires. Pire, à partir du mois de janvier, pour 15 m² à l’AIBD, il faudra débourser 300 000 FCFA par mois. Il s’agit en effet d’un contrat évolutif sans préavis, c’est-à-dire que les sommes convenues pour la location peuvent augmenter sans pour autant nécessiter l’avis de l’autre partie contractante. Les conséquences de la délocalisation de l’aéroport à Diass ont désormais dépassé les limites de LSS.
Bon débarras pour les habitants de Yoff
La nature a horreur du vide. Les activités de LSS délocalisées à Diass, c’est une véritable industrie qui s’effondre. La pléthore d’hôtels, de restaurants et de boutiques jalonnent l’aéroport tournent au ralenti. S’ils pouvaient se considérer comme privilégiés en étant à quelques mètres d’un lieu qui voit en moyenne plusieurs millions de personnes arpentés leurs locaux, ils sont aujourd’hui ceux qui ressentent le plus effets de la délocalisation des activités de l’aéroport LSS. Rencontré aux alentours du site, cette hôtesse d’un hôtel prestigieux de la place qui a requis l’anonymat, a confirmé une baisse considérable des visites. Auparavant, chaque jour, aux heures de repas, l’endroit était plein à craquer. Désormais, il n’y a que quelques écoliers qui y viennent se restaurer ici.

senenews

SENEGAL, ARRÊTE CETTE HONTE!

Encore des enfants talibés morts

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Triste Noël au quartier Santhie à Mbour. Deux talibés ont péri dans le violent incendie qui s’est déclaré au daara du quartier dans la nuit du 23 au 24 décembre. Selon le journal L’Observateur, l’école coranique qui regroupait une dizaine de disciples, était logé dans une mosquée inachevée. Et donc, ne répondait pas aux normes de construction. A l’origine de l’incendie, une bougie, restée allumée dans la chambre où dormait 8 enfants. Ils ont été réveillés par la furie des flammes.
Les voisins, alertés par les cris des enfants, ont défoncé la porte de la chambre où étaient les talibés. Bilan : 2 morts et 6 blessés graves, selon Vox Populi.
galsen221.com

Horrifiée par ce qu’elle a vu à Mbour, Ndeye Ramatoulaye Gueye Diop plaide pour les talibés
La ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l'enfance s’est rendue à Mbour après l’incendie qui a causé la mort de deux (2) talibés dans un daara. Avant de présenter ses condoléances, Ndeye Ramatoulaye Gueye Diop a saisi l’occasion pour sensibiliser les maîtres coraniques.
« J’en profite pour lancer un appel à toute la population sénégalaise, à tout parent. Ce que j’ai vu aujourd’hui, est très dur. Je me suis mise à la place de ces parents. On devrait renforcer la protection des enfants, on devrait les mettre dans de meilleures conditions. L’Islam n’a pas demandé cela, que ces enfants soient dans ces conditions au risque de perdre leur vie. Ensemble, avec toute la population sénégalaise, vous les médias, je compte beaucoup sur vous pour qu’on essaie de sensibiliser davantage cette population. Certes, il y a toujours eu des daaras mais les problèmes que vivent les daaras actuellement sont vraiment énormes. Et nous en connaissons tous la cause. Je lance un appel à tous les maîtres coraniques pour être plus sensibles à cela et puis, je profite de la situation pour présenter mes condoléances aux parents qui ont perdu leurs enfants. C’est dur. Certes, c’est la volonté divine mais on aurait pu éviter cela », a-t-elle déclaré.
pressafrik.com

LA MAIRIE DE SALY INQUIETEE

L'lGE FOUILLE LA MAIRIE DE SALY

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Après la mairie de Dakar dirigée par Khalifa Sall dans les affaires de la caisse d'avance depuis quelques semaines, c'est la gestion du maire de Saly, Ousmane Guèye, que l'Ige vérifie. Une information confirmée par un de ses collaborateurs Pape Sylla. Toutefois, Pape Sylla de souligner qu'il reste serein,parce qu'ils n'ont pas peur d'être contrôlé par l'Ige. Cette fouille des enquêteurs de l'Ige intervient à un moment où depuis un certains temps la société civile décrit fortement la gestion du maire de Saly. A la tête de la commune depuis 2009, Ousmane Guèye devrait répondre aux questions des enquêteurs dans le domaine du foncier qui serait nous informe t-on, la principale cible de la redoutable institution qu'est l'Ige.
dakaractu


L’on n’a pas encore fini de spéculer sur l’arrestation du maire de Dakar Khalifa Sall dans le cadre de sa gestion de la mairie de Dakar qu’une autre affaire risque commence à s’ébruiter . Et ça de passe au niveau de la mairie de Saly. En effet, l’IGE est en train de fouiller la gestion du maire Ousmane Gueye.
Mais du côté de la mairie de cette localité située au niveau de la Petite Côte on ne semble pas inquiété par cette descente à l’improviste des enquêteurs de l’IGE. « Depuis qu’il est érigé en commune en 2009, il n’a pas été contrôlé et nous pensons que c’est dans l’ordre normal des institutions qu’elle est contrôlée », a expliqué Pape Sylla, conseiller municipal.
Poursuivant il ajoutera qu’ils n’ont rien à se reprocher: « Nous sommes confiants pace qu’on a abattu du bon travail et donc, dans ce domaine, il n’y aura pas de problèmes », a-t-il précisé.
Mais, malgré cette attitude positive de ce conseiller municipal, la gestion du maire de Saly est décriée par la société civile et sa gestion du foncier est la cible principale des enquêteurs.
Rappelons que Ousmane Gueye était la tête de liste du mouvement pour la renaissance républicaine (M2R). D’ailleurs, il a remporté les élections législatives dans cette commune devant Benoo Bokk Yakaar.
Ce qui pourrait donner raison à ceux qui disent que le régime du Président Macky Sall ne s’intéresse qu’à la gestion des communes dirigées par des opposants.
xibaaru.sn

25/12/2017

ARRIVEE LE 14 JANVIER AU LAC ROSE

Africa Eco Race, 200 concurrents au départ à Monaco

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Pour sa 10e édition, l’Africa Eco Race accueillera un nombre record de concurrents. Plus d’une centaine de véhicules, soit près de 200 pilotes et copilotes, s’élanceront de Monaco le 31 décembre. Les grands favoris de l’épreuve seront au rendez-vous : Vladimir Vasilyev, vainqueur 2017 en Auto, Gerard De Rooy dans la catégorie Camion et Pal Anders Ullevalseter en Moto. Toutefois, de nombreux pilotes pourraient venir créer la surprise.
Auto : Bagarre annoncée entre les 4X4 et les Buggies
Sur les deux dernières éditions de l’Africa Eco Race, les quatre roues motrices ont eu le dernier mot avec notamment Vladimir Vasilyev, vainqueur au volant de sa Mini. Mais cette année, avec les très performants Toyota Overdrive et l’armada d’Optimus du team MD Rallye, sans oublier les Buggies SRT de Mathieu Serradori et FDS de Lionel Baud, la course s’annonce encore une fois très ouverte.
Pour la première fois, l’Africa Eco Racecomptera une catégorie T3 très fournie avec une dizaine de SSV engagés. Ces véhicules tout-terrain, à mi-chemin entre les quads et les buggies, seront très à l’aise en deuxième semaine et pourraient ainsi venir bousculer la hiérarchie.
Moto : Une foule de prétendants au podium
Dans la catégorie Moto, les principaux animateurs du rallye seront présents pour cette 10e édition. Le Norvégien Pal Anders Ullevalseter, double vainqueur de l’épreuve sur KTM, compte renouer avec la victoire après que le jeune Gev Sella l’ait privé d’un 3e succès consécutif en 2017. Tsuk Sella, le frère du pilote sud africain, tentera de conserver le trophée au sein de la famille. Parmi les autres concurrents engagés, les Italiens Paolo Ceci et Franco Picco, le Marocain Harite Gabari, le Russe Dmitri Agoshkov et le Slovaque Martin Benko feront partis des sérieux prétendants au podium. Julien Sanchez, Français résident au Sénégal, pourrait également venir jouer les trouble-fête.
Camion : Gerard De Rooy, grand favori
L’événement de cette Africa Eco Race 2018 viendra incontestablement de la catégorie Camion avec une quinzaine de participants au départ. Parmi eux, Gerard De Rooy, dont le père Jan avait remporté la première édition, aura la faveur des pronostics sur son Iveco. Mais les habitutés du rallye, dont Tomas Tomecek, triple vainqueur à Dakar, le Hongrois Miklos Kovacs ou le Belge Noël Essers, seront bien au rendez-vous et partiront avec l’avantage de bien connaître le terrain. Et, il ne faudra pas oublier la Portugaise Elisabete Jacinto qui aura soif de revanche après son abandon l’an passé.
*Ils seront plus d’une dizaine de concurrents à prendre le départ de l’Africa Eco Race 2018 en malle moto. Ces grands aventuriers s’élanceront pour 14 jours de course sans assistance. Parmi eux, deux Françaises, issues toutes les deux de l’asphalte plutôt que du tout-terrain, tenteront de rallier Monaco à Dakar : Lydia Truglio qui découvrira l’épreuve et Julie Vanneken qui a, quant à elle, déjà vu le lac Rose en 2017.
Claude Molinier/flashinfoauto.com
http://flashinfoauto.com/africa-eco-race-200-concurrents-...

BOOSTER LE TOURISME CULTUREL

Des universitaires sénégalais appellent à subordonner l’offre touristique à la demande culturelle

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Les professeurs Hamady Bocoum et Ibrahima Wane ont appelé, samedi à Louga, en marge de la 10e édition du festival national des arts et cultures (Fesnac), à subordonner l’offre touristique à la demande culturelle.
Selon Hamady Bocoum, directeur général du Musée des civilisations noires, "les sites et monuments culturels dont certains sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, sont des produits d’appel importants pour le tourisme".
M. Bocoum qui intervenait lors du colloque du Fesnac sur "la culture et l’émergence des territoires" a fait remarquer que "le tourisme est moribond malgré les efforts de l’Etat, nous avons un tourisme saisonnier".
Le directeur général du Musée des civilisations noires propose des circuits touristiques à travers les sites du patrimoine matériel du Sénégal à offrir aux tours opérators.
"Ce sera un circuit de découverte de Dakar et ses régions allant de la géologie de la presqu’île du Cap-vert vers les Aéropostales à Saint-Louis en passant par les pays Bassari, le kankourang à Ziguinchor et Mbour, et aussi l’île Carabane, le Delta du Saloum, etc.", a-t-il expliqué.
Pour M. Bocoum, les acteurs, les élus locaux et l’administration doivent y travailler.
Le professeur Ibrahima Wane de la faculté de Lettres et Sciences humaines de l’UCAD a lui appelé à "réveiller" le patrimoine immatériel comme les "fanals", les "kassak", etc.
"Il faut mettre en valeur les figures incarnant le patrimoine immatériel comme Kocc Barma, Samba Diabaré Samb, etc.", a-t-il souligné.
Mais Ibrahima Wane a également insisté sur "la transmission de ce savoir".
Pour sa part, le gouverneur de Louga, Alioune Badara Mbengue a invité les détenteurs du savoir traditionnel à "écrire pour facilité cette transmission du savoir".
PON/APS/Fatou Kiné Sène

24/12/2017

LE TOURISME DES LOCAUX

La promotion du tourisme interne "reste faible" au Sénégal

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DakarLa promotion du tourisme interne est "encore faible" au Sénégal a soutenu, samedi à Dakar, le directeur général de l’investissement et de la promotion touristique (DIPT), Amdy Sène.
"Les retombées du tourisme local au Sénégal tournent autour de 32,6%, celles du tourisme international sont de 54% et celles du tourisme d’affaires à 63,8%", a dit M. Sène qui intervenait à un panel sur le thème : "le Sénégal à l’heure de la promotion du tourisme interne", à la Foire internationale de Dakar (FIDAK).
Selon lui, le patron de la DIPT, "le Sénégal présente plusieurs atouts aux plans climatique, économique, social, culturel, politique et infrastructurel, favorables au développement de l’activité touristique".
"La décentralisation et la territorialisation des politiques publiques sont également des opportunités certaines pour le développement du tourisme" a analysé Amdy Sène.
Parmi les nombreuses stratégies nécessaires au développement du tourisme local, M. Sène a listé la promotion d’une politique de distribution à travers la baisse du coût des factures de production durant la saison.
"Pour une bonne relance du tourisme interne au Sénégal, il faudra surtout mieux organiser le développement du tourisme social et associatif en impliquant les écoles et la presse également", a-t-il fait valoir.
M. Sène a noté que "la promotion du tourisme suppose un dialogue permanent entre les secteurs privés et publics qui sont appelés à apporter des solutions durables".
"La demande potentielle pour le développement du tourisme interne est réelle. Il faut un recentrage de la communication de manière à inciter les résidents", a-t-il ajouté.
Pour sa part, le directeur général de l’Agence nationale de promotion touristique, Bamba Mbow a estimé qu’""il faut changer la perception que les concitoyens ont sur le tourisme interne".
Pour M. Mbow, "il est impérieux d’amener les citoyens sénégalais à s’approprier du tourisme local en menant des actions permanentes et non sporadiques".
AMN/PON/aps

PRENDRE EXEMPLE SUR LE BOTSWANA

Le Top 5 des pays les plus honnêtes du continent, pas l’ombre du Sénégal

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Pour toutes ses potentialités, l’Afrique est décrite par beaucoup comme étant le continent du futur. De nombreux facteurs sont à la base du retard criard de ce continent. Et au nombre de ceux-ci, la corruption se fait grossièrement remarquer.
Malgré toutes les tares qu’on peut décrier en Afrique, certains pays sont de bons élèves en matière d’honnêteté globale. En effet, dans cet article, nous présentons les cinq pays les moins corrompus du continent.
5-Namibie
La Namibie est un excellent exemple en Afrique pour ce qui concerne la liberté de la presse. C’est ce qui ressort du classement de Reporters sans Frontières. Plus étonnant encore, c’est que la Namibie devance les USA et d’autres pays riches. A ce bel exemple s’ajoute le fait qu’elle se classe en cinquième position de ce classement.
4-Rwanda
Tout comme la Namibie, le Rwanda montre des performances plus qu’encourageantes. En effet, le pays occupe la première place en termes de Progrès de Développement Humain sur les 20 dernières années. Cela explique aisément sa croissance économique de 8%. Aussi, selon le « World Economic Forum », le Rwanda est le 7è pays le mieux géré de la Planète.
3-Maurice
Située à l’ouest de l’océan Indien, l’île Maurice est aussi un bon élève en Afrique. En effet, Selon l’Indice de démocratie compilé par l’Economist Intelligence Unit qui mesure l’état de la démocratie dans 167 pays, en 2011 Maurice est classée 24e dans le monde. Ensuite, c’est le seul pays africain avec une « démocratie parfaite ».
2-Cap vert
Au Cap Vert, deux choses à saluer: l’alternance régulière entre les partis depuis 1991 et la liberté de la presse. Ces deux facteurs jouent pour beaucoup dans le fait que le pays soit parmi les pays les plus démocratiques au monde: tout le contraire de certains pays d’Afrique.
1-Botswana
Le Botswana est un pays assez discret mais plusieurs nations devraient s’en inspirer. En effet, son taux de transparence est de 6,1 en 2011 (5,4 en 2007) sur une échelle de 10, ce qui en fait le pays le moins corrompu du continent africain. Cette performance lui a valu des surnoms comme « le miracle africain », «l’exception du continent » ou encore « la Suisse de l’Afrique ».
afrikmag/senenews

CONSOMMATION EN HAUSSE

Hausse de 8,9% de la consommation d’électricité sur les 10 mois de 2017

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La consommation d’électricité du Sénégal sur les dix premiers mois de l’année 2017 a connu une hausse de 8,9% comparée à la même période de l’année 2016, selon les données établies par la Société nationale d’électricité (Senelec).
Cette consommation s’est établie à 2.561.200 millions de kwh contre 2.352.700 millions de kwh durant les dix mois de 2016, soit une augmentation de 208.500 kwh. Cette hausse est occasionnée à la fois par la moyenne et basse tension.
La première a enregistré 12% de progression à 778.500 kwh contre 695.200 Kwh en 2016. Quant à la basse tension, elle connait une hausse de 10,1% à 1,655 million de Kwh contre 1,503 million de Kwh en 2016.
De son coté, la haute tension se retrouve avec une forte baisse de 17,5% à 127.300 kwh alors que le niveau de consommation se situait à 154.300 kwh durant les dix premiers mois de l’année 2016.
MS/of/APA

22/12/2017

CORRUPTION: LA PALME REVIENT A...

Corruption au Sénégal: La Police et la Gendarmerie, la Santé et l'Education sur le podium

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En collaboration avec le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), l'Ofnac a rendu public hier, un rapport d'étude sur la perception et le coût de la corruption au Sénégal. L'étude a été réalisée du 25 mai au 20 juillet 2017, sur l'étendue du territoire et sur un échantillon de 2 336 individus répartis dans 7 catégories de cible ( le grand public, l'Administration publique, le secteur privé, la Justice, l'Assemblée nationale, les médias, la société civile et les partenaires techniques et financiers).
Ainsi, il ressort de ce rapport réalisé par le Cabinet Synchonix que « le secteur public est perçu comme celui où les cas de corruption sont les plus nombreux (93%) ».
Le sous-secteur du public les plus touchés sont la Sécurité publique, constituée de la Police et de la Gendarmerie (95%), la Santé (29%) et l'Education (26%)?
Diourbel, Sédhiou, Tambacounda, Kédougou, les régions les plus corrompues
Le rapport souligne également que le taux de corruption est plus actif dans les régions de Diourbel (19,4%), Sédhiou (19%), Tambacounda (17,8%), Kédougou (17,7%) et Dakar (16,4%) et le taux le plus faible dans les régions de Saint-Louis (6,6%), Kaolack (7,2 %) et Ziguinchor (9,4%).
Concernant le coût économique, le rapport apprend le montant moyen des pots-de-vin demandé au cours des 12 dernieres mois, s'élève à 95 406 francs Cfa par personne. Et le montant perçu par les personnes ayant cédé à la corruption, se chiffre à 100 877 f Cfa. Partant de ce montant, le rapport estime que le coût de la corruption à 118 milliards F Cfa par an.
leral.net

CONSTRUCTION DU PONT DE ROSSO

54 Milliards pour relier le Sénégal et la Mauritanie

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Cinquante-quatre milliards. C’est le montant global consenti par les partenaires au développement pour la réalisation du pont de Rosso Sénégal. Une mission de reconnaissance de l’emprise du projet qui était sur le terrain en a fait la révélation et souligné que les populations impactées par ce programme n’ont pas à se soucier de leur dédommagement qui se fera sans aucun problème.
La réalisation du pont de Rosso Sénégal, annoncée depuis des décennies, et une des principales doléances de la zone, est en train de prendre forme. Hier, une mission de reconnaissance du site de l’emprise du projet était sur le terrain pour les derniers réglages. Conduite par l’adjoint au gouverneur de la région de Saint-Louis, le préfet du département de Dagana et comprenant les différents chefs de services techniques de la région, cette mission a été reçue par le maire de la ville de Rosso Sénégal, Cheikh Guèye, entouré de ses conseillers municipaux et des populations impactées par le projet.
Pour Amadou Samba Sow, coordinateur du projet de l’unité de gestion du pont de Rosso, il s’agit, pour cette nouvelle mission, de rencontrer les autorités et populations locales afin de visiter les sites qui doivent abriter cet important projet de désenclavement des deux rives au niveau du fleuve Sénégal. Il est important, selon lui, que toutes les décisions qui doivent être prises le soient avec tous les bénéficiaires. C’est pourquoi, tient-il à faire savoir, il est impératif que tous ceux qui doivent être impactés par la réalisation de ce pont soient d’ores et déjà identifiés pour être dédommagés le moment venu.
Pour l’adjoint au gouverneur de la région, une commission sera créée et logée au niveau de la gouvernance en rapport avec les différents services techniques pour gérer l’ensemble du processus de planification des différents sites devant abriter le projet. Ce, jusqu’à l’indemnisation de toutes les personnes concernées.
Quant au maire de Rosso Sénégal, il se satisfait déjà de ce que ce projet va impacter de manière positive les populations de la zone, mais permettra désormais aux deux peuples de la Mauritanie et du Sénégal de pouvoir se déplacer en toute saison sans aucune contrainte majeure.
Cerise sur le gâteau, selon Cheikh Guèye, la ville de Rosso bénéficiera, avec l’implantation de ce pont, de beaucoup de retombées, à savoir des aménagements, avec la réhabilitation de plusieurs écoles, la construction d’un marché moderne, d’une gare routière, la réalisation de 65 kilomètres de routes bitumées, de pistes rurales pour désenclaver les rizières, d’infrastructures de santé, etc.
A signaler que ce projet, d’un coût global de 54 milliards de francs Cfa, a été financé par la Banque africaine de développement à hauteur de (44 millions d’euros), l’Ue (20 millions d’euros) et la Banque européenne d’investissement (Bei). Le Sénégal et la Mauritanie, réunis, ont participé à hauteur de cinq millions d’euros. Le délai d’exécution est de 40 mois, selon les techniciens de l’Ageroute qui assurent que les travaux vont démarrer très prochainement.
Abou KANE – Walf

SALY VEUT REVIVRE

Un vent de changement souffle sur la station de Saly

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De station balnéaire prisée par les touristes, Saly était devenue un antre sale et mal famé que les gens ont déserté. Les touristes, qui ne se retrouvaient plus dans cette ville aux rues pleines d’immondices, à l’éclairage public inexistant, préféraient poser leurs valises ailleurs.
Insécurité grandissante, environnement dégradé, fermeture de commerces, Saly se mourait à petit feu. Cette baisse de la fréquentation a fait réagir les autorités touristiques qui ont décidé de prendre le taureau par les cornes et d’essayer de redonner une image plus attractive à ce petit coin de paradis de la petite côte.
Saly et ses maux
Pour le touriste qui arrive à Saly, c’est le dépaysement total, mais aussi une désillusion. Pas de plage digne de ce nom, vous êtes parfois obligé de faire de l’escalade pour faire le tour de la station par le bord de mer. Un hôtelier confirme : « L’un des choses qui ruine un peu le tourisme à Saly est l’absence de plage. On vient pour profiter des plages, mais on n’en trouve pas. Chez nous, nous avons dû refaire une plage à nos propres frais. Le problème de l’érosion côtière doit être une priorité pour les autorités. »
Saly, c’est aussi un visage répugnant avec ses tas d’immondices dans les rues. Les gens jettent tout par terre au lieu de chercher une poubelle. De nombreux étrangers qui rêvent de tourisme vert, où l’environnement est protégé et respecté, déchantent très vite. Malheureusement, à l’instar de la capitale, Saly n’est pas épargnée par la saleté.
Un autre des maux qui fait fuir la clientèle à Saly, c’est le harcèlement auquel est confronté le touriste dès qu’il veut se balader dans la station. Agrippé, interpellé, harcelé dès qu’il sort de son hôtel par les antiquaires, les bana bana et parfois les belles de nuit, qui pullulent partout. Pas moyen de faire une promenade tranquille, de se remplir les yeux des couleurs sans que ce moment ne soit gâché par une personne qui veut absolument vous vendre quelque chose ou faire connaissance. « Les gens ne se rendent pas compte que cette attitude des antiquaires et bana bana fait fuir le touriste. S’il est harcelé ainsi dès sa première sortie, soyez sûr que le reste de son séjour, il le passera cloîtrer. Et le fait que le touriste en sorte pas, c’est un manque à gagner pour la population commerçante, confie un acteur du tourisme ».
Quelques améliorations dans la gestion de la station qui redonnent de l’espoir
Aujourd’hui, Saly respire mieux. Les touristes recommencent à affluer et les acteurs du secteur à sourire. En effet, quelques avancées sont notées dans la gestion de la station. Le nouveau directeur de la Sapco et son équipe se sont engagés à refaire de la ville une station balnéaire courue. « La Sapco fait un travail remarquable depuis quelques temps, dit un patron d’hôtel. Nous voyons quelques changements dans la ville comme des bacs à ordures, un peu plus d’éclairage public, etc. C’est vrai qu’il reste encore beaucoup à faire, mais nous avons espoir que la nouvelle direction fera mieux les choses. »
Dans les rues, les agents sont à pied d’œuvre pour balayer et désencombrer les artères. Un travail qui ne va pas sans accroches avec les vendeurs. « Les gens ne comprennent pas vraiment notre travail. Nous avons des heurts avec les commerçants qui sont mal placés. Pourtant, c’est aussi pour leur sécurité que nous les déplaçons », se lamente un travailleur.
Eva Rassoul/au-senega.com
http://www.au-senegal.com/un-vent-de-changement-souffle-s...

SENEGAL FIRST!

Classement FIFA : le Sénégal reste en tête, en Afrique

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L'Allemagne, toujours suivie du Brésil et du Portugal, conserve la tête du classement mensuel de la Fédération internationale de football (FIFA). Côté Afrique, le Sénégal (23e) reste la nation la mieux placée du Classement FIFA, devant la Tunisie (27e), l’Egypte (31e), la RD Congo (39e) et le Maroc (40e).
Pas de bouleversements au sein du Classement FIFA du mois de décembre 2017. Le baromètre des équipes nationales masculines de football a très peu évolué depuis l’édition du mois de novembre, en raison du faible nombre de matches internationaux disputés ces dernières semaines.
Il n’y a même eu aucun changement aux 35 premières places d’un Classement FIFA toujours dominé par l’Allemagne, championne du monde en titre.
Autre conséquence : le Sénégal reste 23e et donc la nation africaine la mieux classée devant la Tunisie (27e), l’Egypte (31e) et la RD Congo (39e). A noter que les Congolais ont toute de même reculé de trois rangs, en l’espace d’un mois.
Le Maroc (40e), le Burkina Faso (44e), le Cameroun (45e), le Ghana (50e), le Nigeria (51e) et l’Algérie (58e) complètent ce top 10 officieux.
Les Rwandais (113e), qui ont gagné sept places, ont effectué la plus belle montée africaine en décembre, tandis que la Libye (88e, -11) enregistre un fort recul par rapport à novembre
afriuefoot/rfi.fr

21/12/2017

LE PONT SENEGAL-GAMBIE

Le pont Sénégal-Gambie prend forme

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La traversée du fleuve Gambie qui constitue le casse-tête des populations des régions du Sud Sénégal, ne sera bientôt qu'un mauvais souvenir. Le pont de Farafény appelé "Sénégal-Gambi"e qui doit relier les deux rives, est en train de prendre forme, comme le témoigne ces photos. Ce projet de plusieurs milliards, annoncé sous Yahya Jammeh, a été mis en œuvre avec l'avènement d'Adama Barrow. La pose de la première pierre a été effectuée il y a un an. Les travaux vont durer 30 mois selon les prévisions.
leral.net
Toutes les photos: https://www.leral.net/Arret-sur-images-Le-pont-Senegal-Ga...

MOINS DE CORRUPTION A St LOUIS

Saint-Louis, la région la moins corrompue du Sénégal, selon l'OFNAC

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Le taux de corruption issu du grand public sur les 12 mois précédant mai-juillet 2016 est estimé à 14, 1 %, soit 118, 44 milliards de francs CFA, indique un rapport de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC).
L’étude sur la perception et le coût de la corruption au Sénégal a été réalisée par le cabinet Synchronix (mai-juillet 2016) sur un échantillon de 2 336 individus répartis dans sept catégories de cibles, sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit du grand public, du secteur de l’administration publique, du secteur privé, de la justice, de l’Assemblée nationale, des médias, de la société civile et des partenaires techniques et financiers.
Le taux de corruption est plus en vue dans la région de Diourbel avec 19, 4 %, suivie de Sédhiou pour 19% , révèle le rapport. Il souligne que Saint-Louis reste la région la moins corrompue avec 6, 5 %.
‘’Le constat révèle une bonne présence de la corruption dans l’univers des Sénégalais relevant que le secteur public est perçu comme celui ou les cas de corruption sont les plus nombreux avec 93 %’’, a dit Amadou Niang, un membre de l’assemblée de l’OFNAC.
Présentant le rapport, il a précisé que les sous-secteurs du public les plus touchées sont la sécurité publique, constituée de la Police et la Gendarmerie (95, 9%). Viennent ensuite la santé et l’éducation.
Parmi les composantes de la société perçues comme initiant le plus la corruption figurent les fonctionnaires et les acteurs politiques.
Ce phénomène s’explique selon M. Niang, par le fait que les personnes qui ont des fonctions touchant aux finances et au management sont perçues comme étant les plus exposées à la corruption.
Il s’agit notamment des agents financiers et comptables, des agents de contrôle, des directeurs et superviseurs.
Dans le rapport, les populations ont identifié le manque d’éthique, la pauvreté, la faiblesse des salaires et l’ignorance comme les causes de la corruption.
Il est attendu de l’Etat, la mise en place d’une législation préventive, claire et coercitive, des mécanismes de dénonciation et de poursuite, a dit le rapporteur Amadou Niang.
APS.Ndarinfo.com

20/12/2017

BONNE POLICE

Indice national de la sécurité intérieure # Le Sénégal classé 4e meilleure police en Afrique

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Le Sénégal figure dans le top 5 des meilleures polices d'Afrique. Il est classé 4 e derrière le Botswana, le Rwanda et l'Algérie, rapporte Le témoin parcouru par Seneweb.
Ce classement qui concerne 30 pays, a été établi par l'indice national de la sécurité intérieure. La Nigeria ferme le classement.
L'indice mesure la capacité des institutions policières du monde entier à fournir des services de sécurité efficaces et à mesurer la confiance du public dans de tels services.
IGFM

BON SIGNE DE CROISSANCE

Standard & Poor’s confirme la note B+/B du Sénégal

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L’agence de notation américaine Standard & Poor’s vient de confirmer la note souveraine B+/B du Sénégal, affichant son optimisme dans la dynamique économique du pays à moyen terme
Selon S&P, la croissance de l’économie sénégalaise devrait avoisiner les 7 % sur la période 2017-2020, contre 3,5 % en moyenne entre 2011-2014, tirée par les investissements importants dans le domaine des infrastructures publiques dans le cadre du Plan Sénégal Émergent (PSE).
L’ouverture du nouvel aéroport, situé à 45 km de Dakar et ouvert début décembre, va, d’après les auteurs, permettre de renforcer l’activité économique dans la nouvelle ville de Diamniadio et de réduire la congestion de la capitale sénégalaise.
Par ailleurs, en raison de récentes découvertes pétrolières offshores, la production de pétrole pourrait débuter en 2020
Ndeye Magatte Kebe/financialafrik.com

PLUS D'EAU AU SENEGAL

Lancement des travaux de construction d’une nouvelle usine d’eau

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Le président de la république Macky SALL a procédé ce lundi 18 décembre 2017, à Thiès (70 kilomètres de Dakar) au lancement des travaux de construction de la nouvelle usine d’eau potable de Keur Momar Sarr dénommée « KMS3 ».
Cette infrastructure hydraulique contribuera, avec sa capacité journalière de 200 millions de litres, à sécuriser l’alimentation en eau potable de Dakar, sa Banlieue et les Nouveaux Pôles Urbains de Diamniadio, Lac Rose et la zone aéroportuaire de Diass.
La production prendra également en charge les besoins de Thiès, de la Petite Côte et des localités traversées par la conduite et situées dans les régions de Louga, Kébémer, Ndande, Pire, Mékhé, Tivaouane, Thiès et Rufisque.
KMS3 fait partie des ouvrages prévus dans le cadre du dispositif d’anticipation qu’est le Nouveau Schéma Directeur de Mobilisation des Ressources en Eau potable.
Les travaux dureront 24 mois. Sa mise en service est prévue dans le premier trimestre de l’année 2020.
D’un coût total de 274 milliards FCFA , le financement a été bouclé et toutes les conventions signées avec les partenaires techniques financiers à savoir la Banque Islamique de Développement (BID) ( 87,6 milliards FCFA), l’Agence Française de Developpement (AFD) (60,4 milliards FCFA), la Banque Européenne d’Investissement (BEI) (65,6 milliards FCFA), la BAD pour 42,6 milliards FCFA, l’Etat du Sénégal à travers la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES) 13,5 milliards de FCFA et la Banque Mondiale 3, 9 milliards de FCFA.
D’après Alioune Badara Samb, préfet du département de Thiès, il n’ya pas eu de difficultés en ce qui concerne l’indemnisation de 383 personnes impactées par le projet. « Le paiement des impenses a été effectué sur la base de barèmes établis d’accord partie avec les partenaires. (…) Avec l’appui d’un cabinet choisi par la SONES le recensement est effectué et les chèques seront remis aux ayants droits avant le démarrage des travaux. Symboliquement 20 chèques ont déjà été remis à des bénéficiaires et le processus va se poursuivre », a-t-il expliqué.
Abdou TIMERA/ferloo.com