01/01/2018

EVOLUTION DES MOEURS

Vie sexuelle chez les filles mineures au Sénégal

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Ces mineures qui investissent les centres de santé pour se prémunir de pilules
Une vie sexuelle de plus en plus très active est remarquée chez les filles mineures au Sénégal. Ces dernières prennent d’assaut les centres adaptés pour se prémunir de pilules ou se faire injecter des solutions contraceptives, dans le but de bien vivre leur « passion » sans tomber enceinte.
Chez les filles de moins de 18 ans au Sénégal, la sexualité est devenue monnaie courante. Ces mineures investissent les centres de santé, centres-conseil pour adolescents, dans le but de se faire prescrire des méthodes de contraception, afin d’éviter de tomber enceinte. A l’insu de leurs parents, elles mènent une vie sexuelle très active. C’est le cas de Ndèye (nom d’emprunt), 16 ans et élève dans un établissement scolaire de la banlieue dakaroise, interpellée par nos confrères du Populaire. Elle en parle comme d’une banalité et va jusqu’à généraliser dans le journal Vox Pop.
« Je ne suis pas la seule à utiliser les pilules. Dans nos établissements, des filles qui font la contraception sont nombreuses. Elles entretiennent des relations sexuelles avec leurs petits copains. Pour moi, utiliser les pilules est mieux que contracter une grossesse et être la risée de toute sa famille », dit elle avant de disculper sa maman pour accuser ses camarades de classe : « Ma mère ne sait pas que j’ai fait la contraception. Ce sont me copines de classe qui me l’ont conseillée. Et chaque trois mois, je fais une piqûre ».
Une autre élève de 16 ans et demi aborde directement le sujet et se confesse sans gêne. « C’est ma grande sœur qui m’a imposée la méthode du Dispo (piqûres). Ma mère savait que j’ai perdu ma virginité au village, elle m’a envoyée chez ma grande-sœur, aux Parcelles Assainies. Elle aussi, pour prendre ses précautions, m’a conseillé de faire le planning que j’ai accepté », raconte-t-elle.
Fatou Timera, a presque pété un câble en répondant à l’interpellation de nos confrères. Agée que de 17 ans, elle décrit l’utilisation des méthodes contraceptives chez les mineures comme un non-événement. « Il faut que vous arrêtiez de voir le mal partout. Ce que vous dénoncez, c’est ce que vous faites. Heureusement que ce n’est pas l’homme qui tombe enceinte, sinon le Sénégal serait à 40 millions d’habitants », dit-elle, frustrée par la question du journaliste.
Elle poursuit néanmoins : «si on fait ces méthodes de contraception, c’est pour échapper à la honte».
kebetu.net

Commentaires

Un commentaire très intéressant sur l'activité sexuelle des adolescentes sénégalaises.
Et leurs prises de responsabilité pour ne pas tomber enceinte, pour "échapper à la "Honte"
Avec un avertissement sérieux qu'on invente pas : "Sinon, le Sénégal serait à 40 millions d'habitants".
Message, comme si elles étaient presque obligés d'avoir des relations sexuelles, avant leurs majorité ou leurs mariages ???
Pour faire comme les autres ??? Ou, il y a déjà, soumission aux désirs de la jeune gente estudiantine masculine sénégalaise ???
Ou, c'est dans les gênes ???

Cela dénote un dilemme important pour la jeunesse sénégalaise :
D'un côté, la jeunesse sénégalaise semble baiser fortement et l'école semble être le lieu de départ de la sexualité des adolescents sénégalais.
Ce n'est pourtant pas la principale fonction de l'école qui sert à acquérir l'instruction et la connaissance universelle...et non pas, une vocation de lupanar.
S'il s'avère que la jeunesse sénégalaise détourne les lieux éducatifs pour satisfaire leurs fortes libidos, besoins et pulsions sexuelles
C'est vraiment dommage, car ils ne savent pas quelle chance, ils ont d'aller à l'école...Il n'y a que 37% de scolarisation fixe au Sénégal.
Et çà peut aussi, expliquer le niveau scolaire lamentable dans lequel se trouve l'Education Nationale Sénégalaise, actuellement...Loin derrière, le Maroc, L'Ethiopie,le Rwanda par exemple...
On ne peut pas faire des études sérieuses et penser à baiser ou passer son temps à chercher à forniquer, à la fois !

D'un autre côté, on comprend que les jeunes sénégalaises deviennent plus responsables et qu'elles se protègent pour ne pas tomber enceinte pour échapper à la "Honte".
L'utilisation des méthodes contraceptives prouve leur maturité et leur prise de responsabilité... Mais avec quel argent si les pratiques contraceptives se font hors-connaissance des parents.
On peut penser aux petits boulots, mais très vite à la prostitution qui n'est pas non plus, la finalité d'un parcours scolaire réussi.
Le sujet tabou de la sexualité qui empêche les mères à éduquer leurs filles et le silence intergénérationnel sur ce sujet est fortement dommageable à l'éducation sexuelle au Sénégal.
On intervient toujours trop tard ou après et on pratique toujours l'éloignement de la fautive pour éviter la "Honte de la famille, dans le village... Absurde au XXIème siècle.
C'est pourquoi, ces jeunes filles modernes ou délurées qui, à mon avis, ne sont pas majoritaires dans le pays, se protègent intelligemment en visitant les Centres de Santé d'Etat.
Pour éviter la "Honte" emmurée dans les mentalités rétrogrades familiales et aussi, avec l'exemple de leurs mères et leurs grandes sœurs qui ont été mariés sans leurs consentements, qui ont été violés pour leurs premiers rapports sexuels par leurs maris et qui n'ont étaient ensuite que des ventres pour finir, épuisées à 35 ans, avec 9 à 13 gosses à nourrir... Ce qui est le cas, encore, dans les villages et les régions reculées du Sénégal et d'Afrique.. Il n'y a pas à se mentir sur le statut et le sort de la majorité des femmes africaines !

Si l'émergence de Macky sall et ces centres de Santé avec distribution de pilules contraceptives permettent aux jeunes filles sénégalaises, d'éviter des grossesses non désirées, d'assumer leur sexualité avec moins de risques et d'éviter la "Honte" de la famille dans le village, c'est une très bonne chose et une avancée pour la sexualité des jeunes et pour les futures femmes sénégalaises... Une avancée de la condition de la femme africaine dans la gestion de son corps, de sa volonté et son désir d'avoir des enfants... Sa liberté et sa dignité d'être humain respecté.
Il faudrait néanmoins, que les jeunes lycéennes chanceuses d'être scolarisées s'attèlent à réussir leurs études pour gagner adulte, leur indépendance financière et qu'elles pensent moins au cul pendant leur scolarité.
Tout cela, ne faisant pas le bonheur des marabouts... moins d'enfants équivaut à moins de talibés à exploiter dans l'esclavage de la mendicité forcée au Sénégal !
Ou des pilules contre la mafia maraboutique...

Écrit par : issa gibb | 01/01/2018

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merci Issa !

Écrit par : gandet francia | 01/01/2018

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Les choses évoluent pourtant... doucement. On a vu récemment à la TV un reportage sur l'éducation sexuelle des jeunes ados, filles et garçons (notamment sur l'usage du préservatif masculin) dispensée à Popenguine par des jeunes... un peu plus vieux ! Mais il ne faut pas oublier qu'au Sénégal tout ce qui touche au sexe est tabou...
Est-il nécessaire de rappeler qu'un bébé se fait généralement à deux ? mâle et femelle... sauf en cas de parthénogenèse, évidemment !

Écrit par : Xx | 02/01/2018

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La maternité a 15 ans existe depuis des decennies, ce n est pas un fait nouveau.
Meme et surtout en brousse.
C est l afrique!

Écrit par : linlin | 04/01/2018

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C'est la vérité... Mais le problème est de savoir si c'est une bonne chose que des adolescentes tombent enceintes à 15 ans, mariées et violées par des adultes touts puissants qui brisent leurs enfances, leurs libertés et leurs avenirs... Est ce bien civilisé au XXIème siècle... Se cacher derrière " Ici, c'est l'Afrique" me semble dérisoire et lâche...
Quand on parle de viol d'enfant, d'esclavage sexuel d'enfant et de perte de liberté d'enfant... Afrique ou pas Afrique, c'est intolérable et inhumain, non-civilisé, barbare et dégueulasse !

Écrit par : issa gibb | 04/01/2018

" C'est l'Afrique": oui d'aujourd'hui...
Mais peut on accepter éternellement ce genre d'excuse ?

Écrit par : oyster | 05/01/2018

Difficile et épuisant de vouloir changer les choses quand les principaux intéressés ne se sentent pas concernés.
Mais bien-sur que je ne cautionne pas.
En France on veut passer la majorité a 15 ans. Je suis contre.

Écrit par : linlin | 06/01/2018

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