01/01/2018

LA PROSTITUTION DE LA St SYLVESTRE

Prostitution dans le Dakar by night, le sexe se vend comme de petits pains

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Le sexe se vend bien au Sénégal, plus particulièrement à Dakar. C’est du moins le constat fait, après un tour dans différents endroits de la capitale sénégalaise.
Parcelles Assainies, Grand-Yoff, Almadies, Place de l’indépendance sont des hauts lieux du Dakar by night. À ce titre, ils ont en commun d’être des zones de prédilection de la prostitution juvénile. À ce jeu, les Almadies remportent la palme. Le quartier chic a la particularité d’accueillir des prostituées de tout âge, particulièrement de très jeunes filles, et de toute nationalité (Bissau-Guinéennes, Gambiennes, Libériennes, Ghanéennes, Nigérianes et autres Sierra-Léonaises).
02h passées de quelques minutes, les travailleuses du sexe ont envahi la chaussée, malgré le froid qui s’est abattu sur la capitale. Les accoutrements sont suggestifs. Les mini-jupes l’emportent largement sur les autres tenues. ”Vous me donnez 30.000 francs et je vous donne un plaisir inédit”, propose une belle de nuit d’un ton aguicheur. Sentant qu’elle n’a pas affaire à un client, elle s’éloigne.
Il faut plusieurs tentatives pour réussir à en faire parler une. Awa Diallo, une jolie nymphe, consent à se livrer. ”Nous nous adonnons à la prostitution parce que nous sommes pauvres”, souligne-t-elle, avant de renseigner que ”certaines personnes sont prêtes à débourser 100.000 F CFA, voire 200 000 F CFA pour satisfaire leur libido. Surtout les émigrés ou les Occidentaux”.
Place de l’indépendance
Après les Almadies, cap sur la Place de l’Indépendance. Il est quatre (4) heures. Le calme des lieux contraste avec l’ambiance des Almadies. Quelques rares prostituées sont plantées le long du trottoir, à quelques encablures du Palais présidentiel. A peine le taxi s’arrête-t-il qu’une jeune demoiselle s’avance, sourire aux lèvres. Après un petit ”’salamalékum” (salutation), elle lance de but en blanc : ”je suis prête pour 20 à 10 000 francs.
Vous pourrez faire tout ce que vous voulez avec moi, pour une durée de trente minutes d’une partie de jambes en l’air”. Sachant qu’elle a affaire à un journaliste, elle s’éloigne en maugréant. Plus loin, une autre prostituée accepte de se confier. ”Je vis seule, avec ma mère. Elle avoisine les 70 ans et je n’ai pas de travail pour l’aider. Aujourd’hui, le peu que je gagne, en une nuit, peut nous nourrir pendant une semaine. Car, je peux gagner parfois 30.000 francs, la nuit”, explique la prostituée de 20 ans.
Sa copine Binta Thiam renchérit : ”Nous sommes toutes les deux pauvres. Nous devons nous débrouiller pour survivre. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous prostituer”, confie-t-elle. Binta ne manque pas de stigmatiser les policiers. ‘’Souvent, lorsque tu montres tes papiers, ils demandent autre chose, rien que pour obtenir de l’argent’’.
Patte d’Oie
Le constat est donc que la prostitution a atteint un seuil paroxysmique dans la capitale sénégalaise. La Patte d’Oie ne déroge pas à la règle. Il est zéro heure passé au ”Tropique” de la Patte d’Oie. Le bar, bien connu des Sénégalais, est situé à proximité du pont Sénégal 92. Ici, le tarif pratiqué permet de comprendre l’affluence des clients. D’ailleurs, des jeunes filles habillées de tenues qui ne laissent rien ignorer de leur anatomie (string et spencer) se trémoussent au son d’une musique feutrée.
Ici, les chambres situées au premier étage peuvent accueillir une dizaine de personnes. ”Je suis là, parce que je cherche de l’argent pour subvenir à mes besoins, sans déranger mes parents”, confie Khady Guèye. Soudain, une de ses copines interrompt notre entretien et lui fait comprendre que parler avec un journaliste n’apporte rien, ”à part le risque d’être identifiée par un proche”. Toutefois, une autre fille consent à révéler les habitudes de la maison. ”Ici, nous ne sortons pas.
Car nous faisons des affaires avec les propriétaires du bar. Tout se passe sur place. La chambre est à 5000 francs. Pour un seul coup, c’est 5000 francs. Si tu es un vrai homme qui fait plus de 5 coups, tu multiplies le prix par 5”.
Si la misère semble être la cause première de la prostitution, ce commerce du sexe semble parti pour atteindre des proportions inquiétantes.
Awa Diallo/galsen221/mediasenegal.sn

Commentaires

Effectivement, les 2 pains sont bien cuits, à point, sur la photo...
5000 franc CFA le coup - 8 €uros, c'est pas cher le coup... Si il y a 5 coups, çà fait 5000 X 5 = 25 000 FCFA... on ne peut pas inventer mieux ! La vérité sort de la bouche des prostituées...
Le plus vieux métier du Monde, pour les uns... Un autre esclave humain, pour les autres... Un triste métier, pour encore d'autres...dans un pays si religieux...etc...
Mais, Je pense que les clients ne sont pas que des émigrés fauchés ou des occidentaux friqués... Le tabou du sujet de la sexualité interdit encore de parler de la majorité des clients sénégalais.
Encore une hypocrisie, car il n'y a que les sénégalais pour remettre le couvert, 5 fois de suite... Un émigré mal nourri et fatigué et un occidental, même en forme, n'en sont pas capables...
Pourquoi, toujours mentir sur les sénégalais qui trompent leurs femmes et vont aux lupanars, consommer des putes... C'est archi connu et pratiqué par une majorité de sénégalais, même mariés... Arrêter de vous mentir, d'accuser les autres, les émigrés et les occidentaux minoritaires et regarder vos travers en face... vous en sortirez grandi...

çà me rappelle, un reportage sur l'Afghanistan ou les femmes et les filles sont interdites de sortir, que si elles sont accompagnée d'un homme et couvertes de la burqua avec le grillage sur le visage... Pour palier à l'absence de femmes dans les lieux de rassemblement d'hommes, les adultes afghans déguisent des jeunes garçons de 12 ans à 18 ans, en danseuses et les font danser devant eux, en les achetant aux enchères pendant la danse... Et ils les amènent avec eux, pour en faire leurs esclaves sexuels... Ceux sont les Bachis-Bachis, des garçons afghans prostitués.
Ce qui avait scandalisé les militaires américains en poste en Afghanistan quand ils ont compris que ces jeunes garçons étaient servantes le jour et objets sexuels la nuit pour les militaires afghans dans les casernes afghans... Ou comment, la majorité ethnique pachtoune au pouvoir en Afghanistan ont remis une pratique généralisée des relations sexuelles pédophiles avec les garçons en Afghanistan... Alors que les Talibans, minorité intégriste avait interdit ses pratiques contre-nature, avant d'être chassés par les américains pour soutien à Ben Laden qui n'est pas prouvé ??? Il est vrai aussi, que les talibans pratiquaient la charria, faisaient des exécutions publiques dans des stades et interdisaient que les filles afghanes aillent à l'école...
Mais, pour revenir aux Patchounes et leurs dérives sexuelles Bachis-Bachis, ils se cachent derrière un histoire culturelle pour violer les adolescents car l'Islam ne permet pas ces relations...
Encore une hypocrisie pour contourner les valeurs de l'Islam, on enferme et on voile les femmes, on interdit l'école aux filles et on encule les garçons et on en fait des prostitués... C'est culturel ??? Le reportage s'intitulait "Islam et Homosexualité", il aurait pu s'appeler "Islam et Pédophilie" ou "Une autre dérive abjecte de l'Islan sur ses propres enfants"
On connait çà, ailleurs !

Écrit par : issa gibb | 01/01/2018

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Slt en 74 il y avait des prostituees a Dakar comme dans toute grandes villes J espere seulement qu elles travaillent a leur compte et
ne sont pas aux ordres de souteneurs

Écrit par : jeangilles | 01/01/2018

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merci Issa gibb
l'hypocrisie est partout !
c'est terrible car rien ne peut évoluer avec ces comportements !

Écrit par : gandet francia | 01/01/2018

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Les prostitué.e.s ! le plus vieux métier du monde paraît-il... dont on ne connaîtra jamais le taux de chômage ! Et un sujet redondant et inépuisable pour les journalistes en mal de papier...

Ce “métier”... sans diplôme... suscite en moi des réactions contradictoires :
-ressentir de la pitié pour ces filles et garçons qui font le trottoir ou se pavanent dans les boîtes de nuit pour appâter le client (généralement un homme)
-vomir à l'idée que l'on puisse se vendre au premier venu sans rien connaître de lui
-s'interroger sur leurs véritables motivations pour exercer un tel métier, sale et dégradant
-ne pouvoir admettre que c'est la seule solution pour se sortir d'une situation financière difficile
-penser que ces prostitué.e.s manquent de courage et ne recherchent que l'argent facilement gagné
-estimer que ces personnes n'ont aucun respect pour leur propre corps pour s'abaisser ainsi
-se demander si elles exercent librement ou si elles sont soumises à un proxénète
-se demander aussi comment il est possible de s'avilir à ce point
-etc.

Triste vie, petite vie, médiocre, écoeurante, répugnante, déshonorante...

Écrit par : Xx | 02/01/2018

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Drôle de sujet (signé Awa Diallo) pour un début d'année ! d'autant que le jour de la Saint Sylvestre n'est pas le seul propice à ce genre... d'activité ! Les traditionnels "bon voeux" -habituellement chaleureux et optimistes- en prennent un sacré coup.

Écrit par : . | 02/01/2018

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Preuve que le pays est en déliquescence, malgré une façade religieuse musulmane forte, où ses filles se livrent très facilement à la prostitution, en évitant hypocritement de mentionner que leurs principaux clients, sont majoritairement des sénégalais mariés et pères de familles, pour accuser des pauvres émigrés et des occidentaux assoiffés de sexe et d'exotisme, si nombreux au Sénégal...
Se mentir à soi-même, sur des situations connues de tous, en les cachant toujours derrière des tabous silencieux, sociétaux ou familiaux, prouvent que Sénégal est en totale déliquescence humaine, morale et religieuse... Situation qui profite aux intégristes arabisants musulmans pour radicaliser la jeunesse du pays et mettre les talibés en esclavage dans les daaras, prétextant des dérives du pays par la faute de la misère et des occidentaux...
Comme c'est facile !

Écrit par : issa gibb | 04/01/2018

Afghanistan et Pakistan même pratiques.

Écrit par : linlin | 06/01/2018

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