09/01/2018

FRANCE GALL, LA PLUS SENEGALAISE DES FRANCAISES

Youssou N’Dour : « France Gall était la plus sénégalaise des Françaises »

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Le musicien raconte le lien très spécial de l’interprète de « Babacar » avec le Sénégal, où elle avait une maison.
« C’était la plus sénégalaise des Françaises ». En quelques mots, Youssou N’Dour résume ce que représentait France Gall pour son pays : le Sénégal. Entre deux concerts, l’un des artistes les plus connus du continent nous a confié l’émotion suscitée par la disparition de France Gall. Elle a aussitôt fait la une des sites d’informations dans ce pays dans lequel elle vivait plusieurs mois par an, depuis des décennies.
Une maison à quelques minutes en pirogue
« Elle symbolise une artiste de France qui a montré son amour extraordinaire pour le Sénégal et l’île de N’Gor où elle vivait (à quelques minutes en pirogue de Dakar, NDLR). Là-bas, nous l’avons vue à l’œuvre, elle fait partie vraiment des gens de Dakar.
Son amour pour le pays est indéniable, on rencontrait France aux Almadies (la corniche de restaurants en face de l’île de N’Gor, NDLR), dans les boutiques à côté. C’était une Sénégalaise. Elle avait ses habitudes, elle était toujours très vivante, et toujours en contact avec les gens. On sentait qu’elle avait une certaine liberté d’action ici. Aujourd’hui, nous sommes tous très tristes. Son histoire avec le Sénégal a de la profondeur. Ici, elle avait tout, ses coins qu’elle aimait, ses amis. Elle faisait des allers retours, mais elle passait beaucoup de temps. »
Une école sur l’île de N’Gor
Sur l’île de N’Gor, France Gall vivait dans une villa à colombages en bord de mer. Elle avait également acheté discrètement un restaurant sur l’île, et construit une école. « L’émotion est palpable aujourd’hui, les gens en parlent beaucoup. Elle fait la une de la presse, les gens sont très tristes. Nous sommes le pays de la teranga, ce qui signifie l’accueil en wolof.
Il y a toujours de la place pour les personnes amoureuses du Sénégal et de l’Afrique. C’était une des nôtres. Notre emblème, c’est l’hospitalité, et elle représentait cela car beaucoup d’amis de ses amis ont découvert Dakar, grâce à elle. »
En 1987, la chanteuse sortait le titre « Babacar », une chanson essentielle pour le pays. Elle y racontait comment une mère de famille avait voulu lui donner son bébé dans les rues de Dakar, mettant ainsi en lumières l’extrême difficulté du quotidien des enfants des rues de la capitale sénégalaise.
« Il y a beaucoup de Babacar »
« Les Sénégalais ont été très marqués par cette chanson Babacar, qui est leur préférée, c’est un hommage à son engagement envers les jeunes. Il y a beaucoup de Babacar ici, et cela nous touche beaucoup car les Sénégalais se sont dits, nous ne sommes pas seuls dans cette bataille.
Même des gens qui ne sont d’ici sont conscients de ces problèmes. Avec cette chanson, elle a élevé les consciences et l’engouement a été énorme. La musique c’est une force, elle permet de conscientiser les gens. » Et de conclure : « C’est une sœur pour nous, il faut saluer sa mémoire ».
Marie Poussel avec Le Parisien/dakar-echo.com/Jean Louis Verdier
http://www.dakar-echo.com/youssou-ndour-france-gall-etait...

Commentaires

Bonjour.
Bonjour tristesse tout d'abord ,car croyez le si les SENEGALAIS "ont été très marqués " par BABACAR ,les FRANCAIS aussi ,tout au moins tous ceux qui aiment ce pays ..
Alors merci de ne plus faire part de la complainte des "ex colonisateurs" quelques générations après , car nous saluons sa mémoire ensemble !.....
Au fait ,BABACAR que devient il ?

Écrit par : oyster | 09/01/2018

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iDepuis 1992 ;et sous réserves (car provenant d'un journaliste) il ne donnerait plus de nouvelles sans conclusion ...

Écrit par : oyster | 10/01/2018

Bonjour Oyster
Pour info : le petit Babacar est bien sorti des radars de la vie de la famille Berger-Gall en 1992...C'est Rama , une amie sénégalaise de France Gall, qui a balancé l'info, sur une radio française...
Rama est une sénégalaise que France Gall a beaucoup aidé... Elles sont devenue amies et France Gall l'a aidée à s'installer en France, à y travailler. Elle s'est mariée et à eu 3 enfants et avoue que la chanteuse l'a sauvée de sa vie misérable...
Les photos de Rama sur Internet, très émue lors des obsèques et au cimetière où la chanteuse a retrouvé dans le caveau familial, son mari Michel Berger et sa fille Pauline décédée à 19 ans de la mucoviscidose... La tristesse de Rama ne pouvait tromper personne sur son affection et son amitié perdue avec France Gall.
Dans son interview, elle a raconté ce que nous savons tous : Qu'une mère sénégalaise avait proposé à Fance Gall de lui donner son bébé en 1986... Choquée et après quelques temps de réflexion, France Gall a décidé de s'occuper de cette famille pour ne pas enlever le petit Babacar à sa famille et ne pas le déraciner de ses racines... La maman de Babacar voulait être couturière et France Gall a accédé à sa volonté, en payant des tissus et du matériel de couture pour lancer la "petite entreprise" de la maman de Babacar...
Mais, les relations se sont envenimés entre la mère sénégalaise du petit et l'artiste française car France Gall a sermonné cette dame de ne pas respecter certaines règles dans leur contrat humain... En particulier, de délaisser son fils pour faire dufric avec son métier et le manque de scolarisation du petit Babacar... La mère sénégalaise s'est vexée et elle a coupé les ponts avec France Gall ... La chanteuse a demandé à son amie sénégalaise Rama d'essayer de reprendre contact avec la mère vexée et de surveiller ce que devenait le petit, pendant ses absences du Sénégal... Mais la mère a disparue avec le gosse en 1992... Une situation qui a choquée et attristée notre chanteuse pourtant si généreuse...
L'Histoire de France Gall et du petit Babacar n'a duré que de 1986 à 1992, soit 6 ans pour une petite histoire de parrainage d'un petit enfant africain par une toubab célèbre...
Mais, malgré tous les coups que France Gall a reçu dans sa vie, elle a continué sans rancune, à s'investir pour le Sénégal... En particulier, sur la petite île de Ngor où elle avait une maison face à la mer... Elle a financé la construction d'une école pour les enfants de l'Île, un Centre de Santé avec une salle d'accouchement propre et moderne et maintes aides à ses amis et familles de Ngor et dans les alentours... Plus, elle était copropriétaire dans un restaurant "Le Noflaye Beach" qui a eu ces moments relationnels de hauts et de bas entres les associés...
La disparition de la chanteuse, pour ceux qui l'ont aimée et aimer ses chansons, est dure... Mais, on peut se consoler avec ses chansons... En particulier la chanson qui retrace ce petit moment de vie de la chanteuse généreuse : "Babacar ! Où es-tu ! Où es-tu !... Chanson qui par chance, est un cri qui a fait le tour du Monde, que tout le monde connait et qui a fait gagner beaucoup d'argent à France Gall... Ce qui lui a permis d'être encore plus généreuse au Sénégal et au Cambodge aussi... Comme si un petit malheur s'était transformé par une simple chanson en un ralliement d'espoir pour l'Humanité.
Les marabouts esclavagistes des enfants talibés au Sénégal pourraient prendre exemple sur une petite chanteuse française qu'on aimait tant !

Écrit par : issa gibb | 17/01/2018

Vous etes donc conscient que les premiers touchés sont les petits talibés Mr n'dour,alors faites comme France Gall et d'autres AGISSEZ en temps que chanteur faites passez le message le Sénégal plus grand pays esclavagiste d'enfants!!!

Écrit par : eddy | 09/01/2018

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Merçi pour votre réponse ISSA GIB ,

Cela fait mal ....

Écrit par : oyster | 17/01/2018

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