11/01/2018

CONSEQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Pêche et changement climatique : Une étude analyse les pertes et préjudices en Afrique de l’Ouest

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Une étude dont les résultats sont publiés hier a mis en évidence les conséquences du changement climatique sur la pêche.
Le lien entre changement climatique et pêche a fait l’objet d’une étude menée par la Coopération internationale allemande (Giz), en partenariat avec le Réseau sur les politiques de pêches en Afrique de l’Ouest (Repao) et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
L’étude a porté sur les pertes et préjudices économiques et non économiques réels et anticipés induits par le changement climatique dans les pêcheries artisanales en Gambie, en Mauritanie et au Sénégal. Au Sénégal, l’étude a concerné des zones comme Joal, Foundiougne et Saint-Louis considérées comme plus vulnérables aux changements climatiques. « Les pertes et préjudices liés au changement climatique dans le secteur de la pêche traditionnelle (artisanale) côtière et hauturière menacent les moyens d’existence des personnes qui en dépendent. La diminution des ressources halieutiques risque de contribuer à une augmentation de la pauvreté et la marginalisation de groupes socialement désavantagés, ainsi qu’à une insécurité alimentaire locale, voire mondiale, particulièrement en termes de pénurie en protéines et micronutriments », alertent les auteurs de l’étude. Selon eux, les pertes et préjudices dans les pêcheries et zones côtières pourraient imposer des contraintes socio-économiques et accroître la probabilité de migrations climatiques.
De plus, les pertes et préjudices non économiques, y compris ceux concernant les valeurs traditionnelles et culturelles associées aux ressources marines et à leur usage dans l’alimentation et les modes de vie, contribueront à une dégradation de la cohérence des communautés puisqu’ils ont des implications sur les identités et cultures locales. Toutefois, l’étude n’a pas donné de chiffres sur les pertes causées par les changements climatiques.
Pour le Pr Ahmadou Aly Mbaye de la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’Ucad, l’étude a consisté à établir l’ampleur des dégâts causés par les changements climatiques. Il affirme que les dégâts sont énormes même s’il n’a pas donné de chiffres. Avec les changements climatiques, explique-t-il, les moyens de subsistance sont menacés, sans oublier les pertes de revenus, d’emploi, l’érosion côtière, la migration. Pour faire face, l’ancien doyen de la Faseg pense qu’il y a une bataille juridique à mener pour contraindre les pays développés à procéder à des réparations.
Selon Papa Gora Ndiaye, coordonnateur de l’étude, le projet a permis d’établir des échanges avec des organisations internationales et régionales concernées, le monde scientifique et universitaire, d’autres programmes de la Giz et des institutions du secteur privé sur la thématique des pertes et préjudices induits par le changement climatique dans la pêche. M. Ndiaye, par ailleurs secrétaire exécutif du Repao, estime que les pertes sont de deux ordres : des pertes économiques (perte de revenus, de moyens d’existence, disparition de certaines espèces) et non économiques.
Aliou KANDE/lesoleil.sn

Commentaires

Conséquences de la peche avec des navires usine et des pavillons étrangers qui ratissent le littoral ....

Écrit par : oyster | 12/01/2018

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Oui c'est vrai, mais il y a aussi la pollution du milieu marin par le rejet des eaux usées (usines, hôtels en bord de mer...) et de déchets de toute sorte... et la disparition des mangroves, nurseries des petits poissons...

Écrit par : Xx | 12/01/2018

Depuis les années 80 les ministres de la mer successifs ont donné contre rétribution sonnante et trébuchante des licences de pêches aux étrangers et principalement Chinois
Ce qui leur a ouvert l’acces Quasi illimité à la ressource ,car seule une partie de la pêche était débarquée au Sénégal ,les transbordements de marchandises se faisaient de bord à bord en haute mer ,et les autorités n’étaient pas regardantes et pour cause les livres de pêches étaient truqués,l’état ne voyait ,ni ne touchait les droits ou très peu sur les volumes débarqués, grâce à des tours de passe passe ,des armements et la complicité des transformateurs exportateurs ayant pignon sur rue

Écrit par : Yvesbzh | 13/01/2018

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Plus des bateaux-tankers à double fonds pour ne déclarer que la moitié de leurs prises de poissons et pour faire croire qu'ils respectent les autorisations de quantités de poissons pêchés ???
Ou comment les sénégalais se sont fait baisés par les russes sous licences de pêche wadiennes, puis par les chinois sous licences de pêche sallienne qui ont mis les réserves halieutiques du Sénégal en grand péril, car avec leurs tricheries minablement humaines, ils ne respectent pas non plus les périodes de reproduction des poissons dans leur surpêche irresponsable...

Monsieur Haidar El Ali, tout comme pour la déforestation de la Casamance, dénonce cette autre exploitation du Sénégal et il a alerté de la disparition totale d'au moins 20 espèces de poissons dans les eaux territoriales sénégalais en 2017...Sans grande réaction de l'Etat sénégalais, qui arraisonne un bateau russe (pas les bateaux chinois) de temps en temps pour faire croire qu'il lutte contre l'exploitation de la surpêche étrangère dans les eaux territoriales sénégalaises ???
On peut croire, à notre tour, avec tous ces scandales écologiques que les dirigeants sénégalais passés et actuels ne pensent qu'à se remplir les poches, le plus vite possible, tant qu'ils sont au pouvoir... Karim Wade en fut le parfait exemple, avec son poste de ministre aux 4 ministères de l'air et de la mer qui a détourné des milliards et montrer l'exemple à ces successeurs...Pour finir tranquillement à se faire bronzer entre les doigts de pieds au soleil du Qatar, après un petit passage à la prison de Reubeuss en classe VIP... Pas dans les cellules surchargés de détenus de droits communs qui ont volé pour survivre ou dans le quartier des sodomites pour lui apprendre la vie, toutes les nuits...

Ces scandales écologiques et financiers, ces saccages des ressources et du Patrimoine, ces vols et détournements qui s'égrènent constamment dans les journaux (pour ceux qu'on connait) et empêchent l'émergence désespérante du Sénégal comme une spirale sans fin, inéluctable du maintien de son peuple dans la misère misère... Situation sur-corruptive qui hypothèque très sérieusement l'avenir du pays et jusqu'à la survie du peuple sénégalais, en particulier pour les poissons, la nourriture première des sénégalais

Mais là encore, les autorités sénégalaises ont l'air de s'en foutre comme leur première chemise, annonçant une année sur deux, l'autosuffisance alimentaire en riz à une population qui survit au jour le jour pour les enfumer que tout va bien et éviter la révolte populaire... Ils en profitent pour brader les richesses et le Patrimoine du pays pour faire encore plus vite du fric, dans une totale indifférence de la misère et des souffrances du peuple sénégalais..." Après moi, le déluge" même si le peuple sénégalais se retrouvent un jour, à bouffer du sable avec comme assaisonnement, des boulettes de pétrole... Ils s'en foutent ! Les Dieux ont abandonné le Sénégal, aux mains des Inhumains !

Écrit par : issa gibb | 14/01/2018

Quand on se remplit les poches on devient sourd et aveugle!!!

Écrit par : eddy | 14/01/2018

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