19/01/2018

ON NE PEUT PLUS COUPER DU BOIS!

Forêts de la Casamance : Suspension de tous les permis de coupe de bois

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Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 17 janvier à 10 h, au Palais de la République.
A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a présenté les condoléances de la Nation à la Ummah islamique, à la communauté mouride et à la famille de Khadimou Rassoul, suite au rappel à Dieu, le mardi 09 janvier 2018, du Khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, un éducateur distingué, un homme de paix et de consensus, un religieux généreux à l’érudition exceptionnelle.
Renouvelant ses meilleurs vœux de santé et de succès au nouveau Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, le Président de la République lui a réitéré tout son soutien ainsi que l’accompagnement permanent de l’Etat.
Par ailleurs, abordant la sécurisation du territoire national et la consolidation de la dynamique consensuelle de paix dans la région naturelle de Casamance, le Chef de l’Etat a fait observer une minute de silence à la mémoire des victimes de l’attaque criminelle perpétrée par des bandits armés le samedi 06 janvier 2018 dans l’arrondissement de Niaguis, région de Ziguinchor.
Ainsi, le Président de la République a exprimé toute la compassion de la Nation aux familles éplorées et souhaité un prompt rétablissement à tous les blessés qui sont entièrement pris en charge par l’Etat.
Saisissant cette occasion, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de diligenter, dans les meilleurs délais, toutes les enquêtes nécessaires en vue de mettre la main sur les auteurs directs de cet acte et leurs complices ; personnes qui seront recherchées, arrêtées, jugées et punies par la loi à la hauteur de leurs forfaits odieux.
Le Président de la République a aussi exhorté les forces de défense et de sécurité d’engager tous les moyens requis afin de neutraliser durablement toutes les bandes armées qui sévissent sur l’ensemble du territoire national.
Par ailleurs, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, toutes les autorisations de coupe de bois et de procéder sans délai à la révision du Code forestier.
Enfin, le Président de la République a réaffirmé son option fondamentale de consolider, par le dialogue inclusif avec l’ensemble des acteurs et le développement économique participatif, la dynamique consensuelle de paix entretenue dans la région naturelle de Casamance depuis son avènement à la magistrature suprême, en avril 2012.
Poursuivant sa communication autour de la priorité accordée à la stabilité et à la modernisation du système d’enseignement supérieur et de recherche dans le cadre du Plan Sénégal Emergent, le Chef de l’Etat a instruit le Premier ministre de tenir, dans les meilleurs délais, un Conseil interministériel d’évaluation de l’application effective des 11 décisions et des 78 recommandations issues des Concertations sur l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Ainsi, au regard de l’attention particulière qu’il convient d’accorder au financement adéquat du fonctionnement des universités, à travers une gestion transparente et efficiente de toutes les ressources budgétaires mobilisées ou générées par les activités d’enseignement et de recherche, le Président de la République a invité le Gouvernement à évaluer l’état d’exécution de l’ensemble des Contrats de performances signés avec les structures universitaires et à veiller à une application intégrale de la réforme des titres concernant l’ensemble des enseignants et chercheurs.
Le Chef de l’Etat a, en outre, a invité le Gouvernement à assurer le paiement régulier et à date des bourses nationales et étrangères, des salaires des enseignants, des personnels administratifs, techniques et de services (PATS) ainsi que le bon fonctionnement des Centres régionaux des œuvres universitaires récemment créés.
Enfin, le Président de la République a demandé au Gouvernement de veiller à l’orientation de l’ensemble des bacheliers et au règlement des arriérés dus aux établissements d’enseignement supérieur privés.
Appréciant l’état de mise en œuvre du processus de l’ITIE, le Chef de l’Etat a réaffirmé sa volonté d’asseoir la transparence totale dans la gestion de nos ressources naturelles qui appartiennent au peuple et adressé ses félicitations au Président du Comité national et à l’ensemble des membres du Secrétariat technique, pour les progrès conséquents accomplis dans la mise en œuvre de la norme ITIE au Sénégal. En effet, les rapports de conciliation de l’ITIE, adoptés à date échue entre 2013 et 2016, ont permis à l’Etat de se doter de documents de référence complets qui donnent des indications claires et chiffrées sur l’état de la gouvernance du secteur extractif.
Dès lors, le Président de la République a convié le Gouvernement à mettre en place un groupe de travail constitué des représentants des ministères et structures de l’Etat pressentis pour la matérialisation des recommandations afin d’impulser les réformes nécessaires à la transformation qualitative de la gouvernance du secteur. Il s’agit notamment de l’harmonisation du système national de classification des revenus budgétaires avec les normes internationales, pour une meilleure traçabilité des revenus extractifs et de leur utilisation, de la mise en œuvre effective des dispositions sur la péréquation et de la mise à jour des systèmes d’information du Trésor ainsi que son interfaçage avec les Douanes.
Abordant le développement stratégique du secteur de la presse, le Chef de l’Etat a rappelé l’adoption consensuelle, en 2017, d’un Code de la presse pour asseoir la liberté de la presse, accentuer la modernisation de notre système démocratique et consolider le développement économique et social national.
Par conséquent, le Président de la République a invité le Gouvernement à accélérer le processus d’application effective et globale de la nouvelle loi n°2017 - 27 du 13 juillet 2017 portant Code de la presse en veillant au respect des missions de service public des entreprises de presse, à la professionnalisation des acteurs, à la valorisation de notre patrimoine culturel et à l’éducation des populations au respect des valeurs de la République. Le Chef de l’Etat a également demandé au Gouvernement d’engager la réflexion sur la viabilité des modèles économiques de gestion de la presse nationale (publique et privée) et d’examiner les modalités d’une régulation renforcée.
Le Président de la République a, enfin, engagé le Gouvernement à accélérer le processus de modernisation de l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).
Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur son agenda diplomatique et le suivi de la coopération internationale.
Le Premier ministre a axé sa communication sur la communication gouvernementale, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.
Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation internationale.
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :
- Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg pour l’élimination de la double imposition et la prévention de l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée le mercredi 10 février 2016 à Luxembourg
- Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention portant création de la Société de Gestion de l’Energie des Ouvrages du Haut bassin en Guinée (SOGEOH) ;
- Projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Bureau de Prospective Economique (BPE) ;
- Projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Bureau d’Information Gouvernementale (BIG)
lesoleil.sn

Commentaires

Rien ne sert de déclarations d'intentions d'interdire de couper du bois qui part vers une "frontière" comme une lettre à la poste, car l'absence de l'armée montre un manque d'autorité .
Il est vrai que lorsque le pays acheteur est un partenaire ,cela complique les relations .
Sans dire qui fait quoi ,on peut penser que le pour reprendre la chanson de F GALL le désert avance ,et la foret ......recule!

Écrit par : oyster | 19/01/2018

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Enfin, une intervention provenant du sommet de l'Etat.
Mais il faut aller plus loin et viser tout le territoire.
Je vise entre autres, la forêt de Pataco, non loin de Toubacouta.
Chaque fois que je passe devant, j'entends même des tronçonneuses en action.
C'est un scandale que cela arrive dans ce pays.
Il y a des gens qui se consacrent à replanter tous las ans des dizaines de milliers d'arbres (demandez à Nebeday ou à Ali Haidar) pendant que d'autres s'amusent à abattre ceux-ci.
J'ai vu, il y presque deux ans abattre un splendide fromager à Touba Nding, pratiquement en face d'un local des Eaux et Forêts, restés sans aucune réaction.
Il faut que cela change.

Écrit par : Alain Goetghebuer | 19/01/2018

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Le mauvais cholestérol de Macky Sall lui joue des tours ! Le "Général" qui arrive toujours après la guerre ! Le "Roi" des promesses jamais tenues !
Je croyais que toutes ces mesures et interdictions de couper du bois, ainsi que les contrôles des camions transporteurs de bois avaient été déjà mis en place en 2016 ???
Après la visite très médiatique du ministre des armées, Augustin Tine en Casamance et la création d'un régiment de militaires de surveillance de l'abattage des arbres en Casamance ???
Suite au reportage anglais sur la déforestation de la Casamance qui a fait crier au scandale toutes les organisations écologiques mondiales, obligeant les autorités sénégalaises à bouger leur gros cul... Mais le cirque médiatique a duré 2 ou 3 mois et la coupe du bois a repris en Casamance... De plus belle !
Le mauvais cholestérol du Président pour les oublis, mais aussi la difficulté de s'opposer à la mafia mourido-chinoise responsable de cette déforestation et des abatages sauvages de bois rares, surtout quand on touche de grosses enveloppes de la mafia mourido-chinoise qui a corrompu tous les rouages administratifs de la coupe du bois au Sénégal et quand on est partie prenante hypocrite du saccage des forêts de son propre pays...
Difficile aussi, pour le Président Macky Sall, en plein pourparlers de paix jusqu'à commettre un Mensonge d'Etat, d'avouer que la rébellion casamançaise a défendu ses ressources et aussi sa cachette, de ces concurrents directs mourido-chinois qui les détruisent les forêts de leur région, alors qu'ils ont fait la même chose pour financer leur rébellion, avec la bénédiction du Président dictateur Yaya Jammeh, via la Gambie...
Du vent, toujours du vent et encore du vent... Du Vent des Promesses et des Mensonges... La déforestation de la Casamance va s'arrêter quelque mois et elle va repartir, puisqu'ils en sont acteurs protagonistes avec la mafia mourido-chinoise contre la rébellion casamançaise jusqu'à détruire leur pauvre pays et l'avenir des générations futures car d'autres régions du Sénégal subissent les mêmes maux et sont vendues aux puissances étrangères au détriment du Patrimoine National, pour faire toujours encore plus de fric et vite... Après moi, le déluge !
Quand à l'arrestation des "Rebelles" pour les uns ou les "Bandits" assassins pour les autres, des 14 jeunes coupeurs de bois pour le trafic mourido-chinois... Cela fait longtemps qu'ils sont loin, en Guinée et sa frontière passoire ou au Burkina ou au Niger ou avec Boko Haram ???
Les autorités vont nous trouvés 4 ou 5 paumés de Casamance, les accuser de tous les maux et les condamner, faute de preuves... Tout le monde connait, le niveau de compétences de la Police et la Justice Sénégalaise !
Qu'ils n'oublient pas, tout de même, de faire monter dans l'Arche du Déluge, une licorne mâle et une licorne femelle pour qu'ils se reproduisent.. Sinon c'est encore une espèce qui va disparaitre du Sénégal, comme les lions, 20 espèces de poissons, les forêts de Casamance, les plages, les touristes et les baobabs... Comme dans une spirale, sans fin de la misère !

Écrit par : issa gibb | 19/01/2018

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Ils peuvent faire toutes les lois et les décrets qu'ils veulent les Sénégalais n'en ont rien a faire,ils font ce qu'ils veulent !!!dans ce pays c'est l'anarchie qui règne

Écrit par : eddy | 26/01/2018

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