27/01/2018

LES TUEURS DES VOLEURS DE BOIS SOUS LES VERROUS

le « planificateur » et les auteurs de la tuerie de Casamance arrêtés

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Une personne soupçonnée d’avoir « planifié » le massacre de 14 forestiers en Casamance le 6 janvier et 15 personnes ayant participé à la tuerie font partie des 24 suspects actuellement détenus.
« Celui qui avait planifié l’opération a été placé en garde à vue avec 15 autres personnes ayant pris une part active » dans la tuerie, a déclaré le procureur de Ziguinchor, Alioune Abdoulaye Sylla, lors d’un point de presse. L’enquête a conclu à « une implication directe des personnes arrêtées » depuis une dizaine de jours, a précisé le colonel Issa Diack, chef de la section recherche de la gendarmerie.
Quatorze hommes partis chercher du bois dans la forêt protégée de Bayotte, proche de Ziguinchor, principale ville de la région, avaient été rassemblés puis tués froidement par des hommes armés le 6 janvier. Depuis, l’armée a multiplié les opérations de ratissage dans les forêts des alentours, où se pratique la coupe illicite de bois précieux comme le teck et où une rébellion armée, divisée en plusieurs factions rivales, lutte pour l’indépendance depuis 35 ans.
Seize personnes, dont un journaliste local, ont été inculpées le 19 janvier d’association de malfaiteurs, assassinat, participation à un mouvement insurrectionnel et détention d’armes sans autorisation. Puis huit autres le week-end dernier. « Il résulte que l’attaque du 6 janvier a été planifiée et exécutée par une personne pour le compte de deux villages » et qu’elle « a été menée sous les ordres d’un lieutenant d’une faction » rebelle, a expliqué le procureur de Ziguinchor lors de son point de presse.
« La synthèse des informations recueillies a mené vers des pistes qui convergent vers la localité et le cantonnement d’une base », a ajouté M. Sylla, sans donner plus de détails sur le village ou la faction rebelle concernés. « Une partie des armes, munitions et tenues seraient venues des bases » d’un cantonnement rebelle, a-t-il ajouté. Le journal sénégalais Sud Quotidien avait rapporté mercredi que les arrestations s’étaient déroulées dans le village de Toubacouta, frontalier de la Guinée-Bissau, à une dizaine de kilomètres au sud de Ziguinchor.
Modeste Dossoubeninwebtv.com

Commentaires

Bonjour,
On peut comprendre que chaque village croit posséder une partie des ressources de la foret comme une zone interdite aux "concurrents " voisins ,et que la loi qui interdit la coupe de bois n'existe pas pour ce qu'ils considèrent comme "chez eux",mais comme du temps de la prohibition la guerre des gangs fait toujours rage ;
Cependant pour faire "propre " nous avons une qualification différente à savoir :
"Rébellion armée divisée en plusieurs fractions "rivales" lutte pour l'indépendance depuis trente cinq ans "
ou plus tristement réaliste :
bandes concurrentes qui s'affrontent pour conserver le pillage de la ressource en bois au détriment du devenir de la Casamance de demain pour ne pas avoir de problème de ....fin de mois ( pour une durée indéterminée !)

Écrit par : oyster | 27/01/2018

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Quand on connait les méthodes arbitraires des arrestations de la Police Sénégalaise et les condamnations aléatoires, sans preuves de la Justice Sénégalaise...
On peut s'inquiéter du sort de ceux qui n'ont rien fait... Mais pour les autres, aussi !
La politique du résultat pour étouffer l'affaire et faire croire que l'Etat a fait son travail avec des arrestations rapides, arbitraires ou injustifiées, capables d'envoyer des innocents en prison...
Ces malheureux, si ils sont innocents des 14 meurtres des coupeurs de bois en Casamance... Ils ont intérêts à avoir de bons avocats, mais je pense qu'ils n'ont pas le fric, pour...
Quand on connait aussi, les tabassages à mort dans les commissariats sénégalais lors des interrogatoires ou les assassinats de prisonniers par les gardiens de prison au Sénégal, trop souvent dénoncés par Amesty International, il y a en qui, dans les prisonniers arrêtés vont passer de sales quarts d'heures et y laisser peut être la vie...
Mais comme disent des cons : "Ici, c'est l'Afrique ! ... La présomption d'innocence ??? Connait pas !... Amin Dada ! Non Plus...

Écrit par : issa gibb | 28/01/2018

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