09/02/2018

FIEVRE DE LASSA

Une nouvelle maladie contagieuse aux portes du Sénégal !

FIEVRE.jpeg
Pourquoi n’en parle-t-on pas au Sénégal ?
La fièvre de Lassa a été identifié en1969. Il s’agit d’une zoonose, ce qui signifie que l’homme est contaminé par contact avec des animaux infectés. Le réservoir animal, ou hôte, du virus, selon l’OMS, est un rongeur du genre Mastomys, communément appelé «rat à mamelles multiples». Cependant, il faut noter que l’infection ne le rend pas le rat malade, mais, il excrète le virus dans ses urines et ses excréments.
La contamination se fait généralement par exposition à l’urine ou aux excréments de rats Mastomys infectés. Le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée.
Endémique au Nigeria, en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, la fièvre de Lassa ne présente aucun symptôme dans 80% des cas, mais pour les autres, elle peut provoquer des atteintes graves, hémorragiques ou neurologiques. Une infection sur 5 entraîne une atteinte sévère de plusieurs organes comme le foie, la rate et les reins. Et dans la plus part des pays en Afrique, à l’instar du Sénégal, les populations vivent avec les rats dans les habitations. Certaines communautés les mangent. Dans ce cas, imaginez les risques qu’elles encourent.
La transmission interhumain de la fièvre de Lassa s’observe au sein de la communauté et en milieu médical, où le virus peut être transmis par du matériel médical contaminé. Et la transmission par voie sexuelle a été signalée.
La fièvre de Lassa n’épargne personne. Elle touche toutes les tranches d’âge et les deux s3xes. Cependant, les personnes les plus exposées sont les habitants de zones rurales où vivent des rats Mastomys , surtout dans les communautés surpeuplées manquant de moyens d’assainissement. Les agents de santé sont exposés s’ils soignent des patients atteints par la fièvre de Lassa porteurs du virus sans appliquer les techniques de soins protégés de bonnes techniques de soins ni les bonnes mesures de lutte contre
Présente de manière endémique au Bénin, en Guinée, au Ghana, au Libéria, au Mali, en Sierra Leone et au Nigéria, la fièvre de Lassa est sans doute sévit aussi dans d’autres pays d’Afrique occidentale. Estimant que la Côte d’Ivoire n’est pas à l’abri d’un risque de propagation de la maladie, qui fait des victimes dans les pays voisins à elle, les autorités ivoiriennes ont pris les mesures idoines qui se sont imposées.
Je pense que le Sénégal en tant que pays limitrophe au Mali et à la Guinée pays où la fièvre de Lassa est présente se doit de prendre lui aussi les mesures qui sont les siennes et les partager avec les populations par tous les supports d’information et de communication. Car, je ne crois pas que nous sommes divinement protégés contre les maladies qui touchent les autres au point qu’on ne devrait pas se faire de souci ?
S’il existe des rats à mamelles multiples au Sénégal, si le Sénégal n’est pas un pays isolé où ne sort ou n’entre personne, dans ce cas, nous ne sommes pas à l’abri de la fièvre de Lassa. Si tel est cas, est-il juste d’attendre longtemps pour informer les populations sur les mesures de prévention de la fièvre de Lassa et la conduite à tenir en cas de présence de symptômes ? Doit-on attendre, que la fièvre de Lassa se déclare dans notre pays ou qu’elle soit importée par les voyageurs pour se décider de sensibiliser les populations sur les mesures d’hygiène dont l’application les permettrait de se protéger ?
Comparativement à la maladie à virus Ebola, les pays jadis touchés étaient surpris et n’avaient pas un système de santé efficace pour y faire face. L’expérience a montré que l’information et la communication de masse combinées à la communication de proximité ont permis de réduire substantiellement le taux de létalité de cette maladie. Fort de cette expérience, on n’a pas le droit de commettre l’erreur de ne pas informer et de ne pas communiquer à temps utile pour davantage armer les populations pour faire face au virus de la fièvre de Lassa. Dans ce cas, à mon humble avis, les services compétents du Ministère de la Santé et de l’Action sociale sont appelés à faire, sans perdre beaucoup de temps, la promotion des mesures d’hygiène et informer les populations sur la conduite à tenir en cas de présence de symptômes tels que : forte fièvre suivie de malaise généralisé, de faiblesse et de douleurs musculaires.
Concernant la durée d’incubation de la fièvre de Lassa, elle varie de 2 à 21 jours. Quand elle est symptomatique, le début des manifestations cliniques est en général progressif, avec de la fièvre, une faiblesse généralisée et un mauvais état général. Après quelques jours, les malades peuvent présenter des céphalées, une irritation de la gorge, des myalgies, des douleurs thoraciques, des nausées, des vomissements, des diarrhées, une toux et des douleurs abdominales.
Particulièrement, dans les cas graves, le malade peut présenter un œdème de la face, une pleurésie, une hémorragie buccale, nasale, vaginale ou digestive et une hypotension. À un stade tardif, le malade peut présenter un état de choc, des convulsions, des tremblements, une désorientation pouvant aller jusqu’au coma. La surdité survient chez 25% des malades qui survivent à la maladie. La moitié d’entre eux recouvrent en partie l’ouïe au bout d’un à trois mois. On peut observer des chutes de cheveux passagères et des troubles de la marche au cours de la convalescence. Et dans les cas mortels, le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes de la fièvre de Lassa. Elle est particulièrement grave lorsqu’elle se déclare en fin de grossesse, le décès de la mère et/ou du fœtus survenant dans plus de 80% des cas observés durant le troisième trimestre.
Maladie virale contagieuse et mortelle, la prévention de la fièvre de Lassa passe par la promotion d’une bonne «hygiène communautaire» pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations. Parmi ces mesures efficaces, il faut noter la conservation des céréales et plus généralement des denrées alimentaires dans des contenants résistant aux rongeurs, l’élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l’intérieur de celles-ci et la présence de chats.
En effet, les rats Mastomys sont si abondants dans les zones d’endémie qu’il est impossible de les éliminer complètement de l’environnement. Les familles doivent toujours prendre soin d’éviter tout contact avec le sang et les liquides biologiques d’un malade. Aussi, avec le mouvement des populations dans l’espace CEDEAO, les voyageurs en provenance de zones d’endémie tels que le Benin, le Nigeria, la Guinée la Sierra Leone, le Liberia, le Ghana et le Mali, peuvent exporter la maladie dans d’autres pays comme le Sénégal (Que Dieu nous en garde !). Relativement au diagnostic de certitude de la fièvre de Lassa, il exige des examens qui se font uniquement dans des laboratoires de référence.
J’attends des services compétents du Ministère de la Santé et de l’Action sociale, la diffusion de spot à la télévision et à la radio pour informer les populations sur les causes, les symptômes, les mesures de prévention de la fièvre de Lassa et la conduite à tenir en cas de présence de symptômes. A défaut, un communiqué de presse.
J’attends des médias des interviews avec les spécialistes sur le thème de la fièvre de Lassa présente dans les pays limitrophes au Sénégal (la Guinée et le Mali) pour édifier les populations sur les risques, les mesures de précaution à prendre et la conduite à tenir en cas de présence de symptômes.
Je reste convaincu qu’on ne peut pas prévenir une épidémie, dans un pays, sans la collaboration effective des populations. Voilà pourquoi, il est important de ne rien les cacher et d’œuvrer sans cesse pour obtenir leur collaboration.
Baba Gallé DIALLO
Rapporteur de la Commission Media et communication pendant la crise de la maladie à virus Ebola au Sénégal
Spécialiste de communication (institutionnelle, pour le changement de comportement et de communication des risques)
Email : babadediana@gmail.com
NB: Les informations sur la fièvre de Lassa sont tirées du site web de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)
En savoir plus sur https://www.senegaldirect.net/sante-nouvelle-maladie-cont...
Fawade/senedirect.net

Commentaires

Encore une nouvelle maladie pour le Sénégal? Avec le retour de la peste et ebola qui reste une menace.
Ne serait ce pas les amoncellements d'immondices et d'ordures, devenu monnaie courante dans ce beau pays, qui favorise toutes ces maladies avec la prolifération des rats?
Ramasser ces monceaux d'immondices traîner partout n'est pas seulement une question de propreté, mais aussi une question de santé publique!

Écrit par : Tiocan | 09/02/2018

Répondre à ce commentaire

Et les ordures que l'on enfouit à la va vite, ainsi que celles jonchant les rues de Dakar et des autres villes ne vont faire qu'aggraver les choses.
Les rats aiment les ordures.... et se multiplient dans les ordures....
Le futur ministre des ordures a du pain sur la planche....

Écrit par : Abdul | 09/02/2018

Répondre à ce commentaire

A Saly Plein Sud les gardiens empoisonne les chats !!! il parait qu'il y en trop ..mais les rats sont libres

il y en avait un au dessus de mon lit ,qui tout les soir grignotait la poutre ,

j'ai acheté du poison pour lui ,3 jours après je ne l'ai plus entendu


chercher l'erreur

Écrit par : zette73 | 09/02/2018

Répondre à ce commentaire

Un peu plus d'hygiène ne ferait pas de mal au pays ,mais pour répondre à zette 73 si le raz mange la poutre au dessus du lit il serait bon soit de prendre un chat ou ....de déplacer le lit de la trajectoire pour ne pas recevoir la poutre sur la tete !.....
NB: "d'accord je ne le ferais plus!.............."

Écrit par : oyster | 09/02/2018

Répondre à ce commentaire

Encore une nouvelle bien triste à lire pour ce pauvre Sénégal dont je ne suis plus du tout sûr qu'il est en émergence, malgré son aéroport tout neuf...

Après, le souvenir d'Ebola aux portes du Sénégal et son cas de malade unique, parce que les enfants talibés guinéens recrutés et exportés de Guinée au Sénégal, n'avaient pas, par chance la maladie... Avec, l'annonce du retour de cas de Lèpre au Sénégal... Plus, l'amoncellement des tas d'ordures non ramassées à cause de la grève des concessionnaires du ramassage des ordures et l'enfouissement rapide de ces mêmes ordures sur les trajets de Macron, de Brigitte et de Rihana pour ressembler à un pays bien propre et civilisé au cours des 2 jours de visite de personnalités étrangères bien généreuses avec le pogron des autres... On nous annonce, que la Zoonose ??? ou Fièvre de Lassa ??? La maladie du rat à mamelles multiples "Matomys" (Pas Malcolm X) qui n'est pas malade et qui n'est que porteur du virus qui contamine l'homme, et ensuite l'homme vers l'homme... Donc, Merci, le rat "Matomys" pour ton pipi et ton caca contaminé pour les autres!...Question : Et où prolifèrent les rats ??? Réponse : Sur les tas d'ordures que ne ramassent pas et ne détruisent pas, certains hommes dans certains pays... Chercher l'erreur !

Une annonce bien tardive, en effet ! Croyez-vous que le jeune Président français Macron et sa vieille professeur Brigitte et la belle Rihanna seraient venues au Sénégal, distribuer le pognon des autres, en toute connaissance de la "Fièvre de Lassa" du "Rat Matomys" avec les risques de 80 % sans symptômes (Ouf !)... Mais 20 % de cas d'atteintes graves, hémorragiques et neurologiques (Aie ! Aie ! Aie !) et encore 20% (1 cas sur 5) de cas sévères sur le foie, la rate et les reins (Re - Aie ! Aie ! Aie !)...
Tout d'abord, je croyais que Lassa, c'était au Tibet ???... Segundo : 20% et 20%, çà fait 40 %, on ne rigole plus !... Tercio : le neurologique, ce n'est pas en bas, mais en haut, au cerveau !...
D'ici là, qu'après sa visite au Sénégal, Macron tombe malade du cerveau ???... Car ses largesses de 300 millions à la Tunisie et de 250 millions au Sénégal, ont du mal à passer en France, où il semble, complètement désintéressé ou incapable d'assurer un politique d'actions contre les inondations ou pour déblayer les routes enneigées qui paralysent les départements du pays qu'il es sensé gouverné, la France... Un Ras-le-bol est très perceptible dans tous les médias, alors qu'il est encore parti s'enliser dans le problème indépendantisme corse, en les humiliant... Ce qui pourrait nous valoir quelques bombes à venir ??? Un peu d'humour noir dans ce Monde de brutes, en croisant les doigts pour que cette nouvelle saloperie de "Fièvre de Lassa" ne tourne pas en épidémie au Sénégal, car les potentats sénégalais iront se faire soigner dans la France du généreux Macron et ils laisseront le pauvre peuple sénégalais crevait comme des rats, parce qu'ils ont été incapables de ramasser ou de faire ramasser les ordures dans le pays ??? Les Ordures !
Et bien sur, çà ne donne pas non plus, l'envie d'aller visiter le Sénégal, ce nouveau truc, cette 9ème plaie du Sénégal... Il ne manquait plus que çà :Ordures, rats, lassa et lèpre... çà émerge toujours aussi dur- dur au Sénégal ???

Histoire de chat : Quand je descendais dans un hôtel à Saly, j'ai été impressionné par le nombre de chats qui tournaient en liberté sous les tables du restaurant de l'hôtel... Avec une rapidité de l'éclair, les chats attrapaient les morceaux que tu leur tendais, aux risques d'un petit coup de griffe ou de croc pour les amoureux des chats, comme moi... Aux grands malheurs des touristes qui avaient la phobie des chats, comme le souvenir de ces 2 touristes italiennes, debout sur leurs chaises qui criaient qu'on les débarrasse des chats. Elles ont été servis dans leurs chambres, tout le reste de leurs séjours... Et c'est le même soir, que le chef cuisinier avec qui je buvais un pot à la débauche, qui m'a expliqué la présence des chats car ils trouvaient trop souvent des rats dans sa cuisine et dans sa réserve... Quand tu sors de table, çà passe mal, l'explication de la présence des chats au restaurant de l'hôtel....
Autre histoire de chat : Quand j'étais à Saly, j'allais toujours faire mes courses au magasin de mon copain mauritanien Mokthar, à droite, en sortant de l'hôtel et une année, je vois qu'il y a 2 chats dans son magasin ???... Quand je lui demande pourquoi il y a des chats dans son magasin, Mokthar me fait signe de la tête vers un tas d'ordures en face de son magasin, en plein milieu de la petite place : C'était le local à ordures à l'air libre des cuisines, à l'arrière du bar-restaurant de ce coin central de la station balnéaire de Saly... Cet îlot de merde, si courant au Sénégal, était ramassé par les autorités municipales aux 2 remorques aux pneus crevés, immobilisées dans la cour de la Mairie de Gueye, une fois par semaine ou une fois par quinzaine avec la vieille charrette hors d'âge, selon le bon vouloir et l'humeur au travail des fonctionnaires délégués au ramassage des déchets du Maire Gueye... Quand, il y avait du vent, tu pouvais te retrouver avec un papier gras collé sur la tronche, toujours très agréable... Et tout ce tas de déchets culinaires, de restes d'assiettes non finies ou d'emballages divers attirait les rats et les souris, même les enfants talibés de Saly ou de Mbour s'y regroupent dans l'espoir de manger quelques restes du restaurant... Mokthar et ses 2 chats contre les rats et les souris dans son magasin, tu vois où c'est ??? La petite place, derrière la grande place où il y a tous les taxis, le resto avec la boîte de nuit au coin de Saly...
Dernière histoire, sans chat : Sur la place centrale du quartier Koulang à Saly, appellée "Place des Pêcheurs" où le enfants jouaient au football et faisaient le spectacle de la photo-souvenir pour les rares touristes, il y avait un petit muret carré qui servait de local à ordures pour les villageois, le marché voisin et de terrain de jeu ou d'escalade pour les plus petits, avec déchets de toutes sortes et en particulier des morceaux de verre ou des fils de fer rouillés dangereux pour les enfants, au quart milieu de cette place improvisée en terrain de foot pour les plus grands...A la suite de plusieurs pétitions à la Mairie, ce tas de Merde emmuré a été détruit en 2016-2017 pour faire plaisir à une enceinte-blokhaus en béton, alors que le Maire Gueye avait promis une parc avec du gazon et des bancs aux villageois salisiens de Koulang ???... Mais quand Gueye tiendra ses promesses, les chats auront des plumes et ce sont les rats qui courront avec les chats !
En attentant, privé de ce muret-local de poubelles non remplacé ailleurs, les habitants mettent leurs déchets au croisement qui même à la petite mosquée blanche et turquoise de Saly-Koulang et chaque vendredi, quand ils vont à la mosquée, ils peuvent se faire gratuitement une petite ligne de puanteur, à l'aller et au retour pour prier Allah !
Ainsi va Saly et le Sénégal et Ainsi soit-il, pour les autres avec ou sans chat... Mais pas de rats Matomys, par Pitié !
Dernières questions : est ce qu'y il a des lapins au Sénégal ???
et est ce qu'il y a des cas de Myxomatose au Sénégal ??? I don't konw that !

Écrit par : issa gibb | 10/02/2018

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire