20/03/2018

LA PROBLEMATIQUE DES MIGRANTS

Banque mondiale: 143 millions de «migrants climatiques» potentiels d'ici 2050

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Plus de 600000 migrants en provenance du nord de l'Afrique ont rejoint les côtes italiennes lors de ces quatre dernières années.
Alessio Paduano / AFP
Plus de 140 millions de personnes pourraient migrer d'ici 2050 dans trois régions du monde en développement pour fuir les effets du changement climatique, tels que la baisse de la production agricole, la pénurie de l'eau et la hausse du niveau de la mer, prévient la Banque mondiale.
Dans un rapport publié lundi 19 mars, la Banque mondiale a chiffré à 86 millions les « migrants climatiques » potentiels en Afrique subsaharienne, à 40 millions en Asie du Sud et à 17 millions en Amérique Latine si rien n'est fait d'ici cette échéance. « Chaque jour, le changement climatique devient une menace économique, sociale et existentielle plus forte », a commenté Kristalina Georgieva, numéro deux de la Banque mondiale. « Nous le constatons dans les villes confrontées à des crises de l'eau sans précédent, dans les régions côtières expérimentant la vague de tempêtes destructives, dans les régions agricoles qui ne peuvent plus produire de cultures essentielles ».
« Un moteur de migration »
Elle souligne que de manière irrésistible, le changement climatique est devenu « un moteur de migration », contraignant des individus, des familles et même des communautés entières à chercher des endroits plus viables. Les migrations climatiques internes au sein d'une même région sont déjà une réalité et ces « migrants climatiques » s'ajouteraient aux millions de personnes déjà déplacées pour des raisons politiques, économiques ou sociales.
Les auteurs du rapport ont mené trois études de cas. L'une sur l'Ethiopie où la croissance démographique pourrait atteindre 85% d'ici 2050 et les migrations augmenter en raison de la baisse des récoltes. Une autre étude a été conduite sur le Bangladesh, où les « migrants climatiques » risquent d'être plus nombreux que tous les autres types de déplacés internes en 2050. La dernière étude se focalise sur le Mexique où les migrations à partir des régions vulnérables au changement climatique vers les zones urbaines devraient s'accentuer.
Agir « sur plusieurs fronts »
Pour autant, on peut éviter que ces déplacements de populations liés au changement climatique ne dégénèrent en crise humanitaire et ne menacent le développement de certains pays, estime l'institution de Washington. Les chercheurs avancent que leur nombre pourrait ainsi être réduit jusqu'à 80%, si les politiques agissaient « sur plusieurs fronts » en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, en intégrant ces déplacements de populations dans les plans de développement ou en investissant pour mieux comprendre les processus de migration climatique interne.
rfi

Commentaires

C'est sûr que le changement climatique (sujet sur lequel on note pourtant un certain scepticisme ici ou là) va engendrer, et engendre déjà, des migrations de masse.
Malheureusement l'environnement ne cesse de se dégrader. La déforestation continue notamment pour faire du charbon de bois entre autres, alors que des solutions de rechange existent déjà ; la pêche n'est plus ce qu'elle était, tous les pêcheurs en pirogue le disent ; la saison des pluies, qui s'étalait auparavant sur presque 6 mois, ne dure plus que 4 mois ; les nappes phréatiques ne se remplissent plus “comme avant”, la pénurie d'eau potable est de plus en plus fréquente...
Et la migration climatique interne est déjà là depuis un bon moment, comme on peut le constater à Dakar...
Et pendant ce temps-là on nous serine avec "l'intelligence artificielle" qui va magnifier l'avenir de l'humanité ! Vous savez quoi ? la population âgée de + de 60 ans semble heureuse de savoir qu'elle va échapper à cet avenir là ! Ou doit-on dire ce fléau ?

Écrit par : Xx | 26/03/2018

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