09/05/2017

INCENDIE A L'AIBD

Incendie à l’AIBD : Tous les entrepôts de stockage « Warehouse » du matériel de finition de l’aéroport réduits en cendres

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Les travaux de finition de l’Aéroport International Blaise Diagne risquent de connaitre beaucoup de retard. Selon des informations de Dakaractu, un incendie violent s’est produit hier soir dans les entrepôts de stockage du matériel devant servir à terminer les travaux. Tous les équipements sont réduits en cendres. Propriétaires de ces entrepôts appelés « Warehouse », les Turcs ne pouvaient que constater les énormes dégâts causés par cet incendie dont la cause reste encore inconnue.
senedirect.net

Si l’on en croit à l’un des membres de la cellule de communication de l’aéroport, il y avait plus de peur que de mal.
« L’incendie s’est produit dans un entrepôt qui contient des pièces de rechange. Pour ce qui concerne les conséquences, il n’y en a pas. Je veux que les gens comprennent que cet incendie n’aura pas d’impact sur l’évolution des travaux. Donc il ne va compromettre pas le délai de livraison de l’aéroport ».

08/05/2017

NOUVELLE DECOUVERTE DE GAZ

Kosmos annonce une nouvelle importante découverte de gaz au Sénégal

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La société Kosmos energy vient de faire une nouvelle découverte d’un important gisement de gaz naturel dans le bloc de Kayar offshore profond après le forage du puits d’exploration de Yakaar 1, situé au large du Sénégal et de la Mauritanie. Il s’agit de 15 billions de pieds cubes, annonce la compagnie.
Le puits “Yakaar-1” est situé dans le bloc de Cayar Offshore profond à environ 95 kilomètres au Nord-Ouest de Dakar, dans presque 2 550 mètres d’eau. Le puits a été foré jusqu’à une profondeur totale d’environ 4 700 mètres, note un communiqué de Kosmos parvenu à la Rédaction de Seneweb.
“Kosmos détient un taux de succès de 100 % dans le bassin, avec six puits d’exploration et d’évaluation consécutifs forés à ce jour, ce qui confirme que notre modèle géologique et nos outils géophysiques sont bien étalonnés. Yakaar-1 a découvert une importante ressource de gaz.
DIOP Mamadou/Galsen221

LE REGARD DE DAKAR SUR LES ELECTIONS FRANCAISES

Présidentielle Française 2017 vue de Dakar

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Les Sénégalais entre intérêt et indifférence pour la présidentielle française
Au Sénégal, le vote des Français ce dimanche 7 mai au 2nd tour de l’élection présidentielle intéresse beaucoup de gens, notamment à cause des liens historiques et économiques qui unissent les deux pays, mais aussi parce que les enjeux sont réels étant donné le nombre important de binationaux. Ce scrutin suscite aussi un certain désintérêt, en particulier chez les plus jeunes Sénégalais.
Dans les rues de Dakar, les Sénégalais qui se passionnent pour le scrutin français de ce dimanche 7 mai sont surtout des personnes âgées, comme Pape Ndiaye. Habitant des 4 communes à l'époque de la colonisation, il est né Français et estime nécessaire de s'informer sur la politique de ce pays.
« Avec les gens que je fréquente, on parle tout le temps des élections françaises, raconte-t-il. Ces élections, il faut qu’on les suive aussi parce que nous avons eu des députés français ou sénégalais, depuis Lamine Guèye, le général de Gaulle et tout cela, et ce sont des gens qui aiment l’Afrique ».
Conséquences pour la diaspora sénégalaise
Beaucoup de Sénégalais s'intéressent à la position des candidats sur les questions migratoires. Assane espère que le résultat de la présidentielle française n'aura pas de conséquences sur la vie de la diaspora sénégalaise. « Ma grande sœur, mon grand frère et mes nièces qui sont tous en France, donc ça m’intéresse, explique-t-il. Ça m’intéresse pour les questions d’immigration ou les accords sur la défense ».
La France reste le premier pays d'accueil des étudiants sénégalais, même si ces derniers se tournent aussi vers des pays comme le Maroc, les Etats-Unis ou le Canada. Alioune, étudiant à l'université de Dakar, fait lui partie de ces nombreux jeunes qui se désintéressent de la politique française.
« On a constaté que depuis un moment la politique française n’est pas bénéfique pour le Sénégal. On a tantôt l’impression de voir une France protectionniste, un peu raciste, se désole-t-il. Alors la jeunesse sénégalaise, cette jeunesse migrante, cette jeunesse qui aime l’Europe, qui voit que la France à tendance à fermer ses portes, fait que nous, en tant que jeunes, on ne s’intéresse pas trop à ces questions ».
A Dakar, les résultats du vote français ne seront pas forcément suivis partout avec la même attention
RFI

INDICATIFS AU VERT

Hausse de 12% de l’activité économique en mars 2017

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L’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture) a enregistré une hausse de 11,5%, en rythme mensuel au mois de mars 2017 comparé au mois précédent, a appris samedi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).« Cette performance est due à la bonne tenue du tertiaire (plus 16,1%), du primaire (plus 11,4%) et du secondaire (plus 2,1%), dans une moindre mesure », souligne la DPEE.
Mais, sur une base annuelle, une croissance de 4% de l’activité économique est notée, durant la période sous revue, à la faveur du secteur secondaire (plus 4,8%), du secteur tertiaire (plus 2%) et de l’administration publique (plus 10,7%).
apa

07/05/2017

SANTE PUBLIQUE: 15 MILLIARDS ARRIVENT

La bonne nouvelle de Dakar : 15 milliards de FCFA pour le système de santé publique

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Dans le cadre du prochain cycle de subvention 2018-2020, le conseil d’administration du Fond Mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme s’est réuni, les 3 et 4 mai au Rwanda, à Kigali. La Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Awa Marie COLL SECK, a pris part à cette 37ème réunion du Conseil du Fond Mondial.
L’objectif de cette rencontre ? Evaluer les besoins sanitaires des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, afin des les financer en conséquence. Plusieurs thèmes ont été abordés concernant les systèmes sanitaires des pays de la sous-région, notamment l’approvisionnement en médicaments et en produits sanitaires pour le sida, le paludisme et la tuberculose ainsi que le renforcement des institutions médicales.
D’autres questions ont également fait l’objet de discussions, telles que les taxes sur le tabac, les alcools et les boissons sucrées, les transactions financières ou encore les télécommunications.
Le Fond Mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme a été fondé en 2002 à Genève. Son action est basée sur un partenariat entre le gouvernement, le secteur privé, la société civile.
Il s’agit d’une institution financière qui soutient une centaine de pays au niveau mondial dans leur lutte sanitaire.Depuis 2002, le Fond mondial a engagé 279 440 570 dollars au Sénégal.
15 milliards de FCFA pour le système de santé publique est apparu en premier sur Nouvelles de Dakar.
Chaque année, depuis 6 ans, l’Ambassade d’Espagne en collaboration avec l’Institut Cervantes, dont la fonction principale est la promotion de la culture hispanique, organise un concours de littérature en espagnol. Le dessein ? Permettre aux jeunes sénégalais qui apprennent l’espagnol au lycée ou à l’université de s’exprimer dans cette langue et sur une thématique importante pour la société.
Les étudiants doivent s’inscrire via internet et envoyer leur travail d’écriture qui devra se présenter sous forme de vers ou de prose. La nouveauté de cette année, c’est la participation au concours des professeurs d’espagnol (non originaires d’un pays hispanique). Bien sûr, trois prix seront attribués à la fin du concours afin de récompenser chaque catégorie (lycéens, universitaires et professeurs), et les participants seront invités au spectacle de la fête Nationale d’Espagne au Grand Théâtre National de Dakar.
Par ailleurs, depuis 2014, l’Ambassade et l’Institut Cervantes établissent des partenariats avec des institutions locales en adéquation avec le thème choisit. Cette année, c’est le Club Intelligences Citoyennes, acteur non négligeable de l’éducation au Sénégal, qui fait partie de l’aventure.
L’environnement, un enjeu pour toutes les sociétés
« Le sujet de l’écologie n’est pas nouveau au sein de la société sénégalaise. On a vu à travers des initiatives telles que la grande muraille verte, le festival des alternatives au changement climatique ou encore via les activités le l’ONG Nebeday, que les institutions savent se mobiliser pour la cause environnementale », observe Alberto Virella, l’Ambassadeur d’Espagne.
Le thème imposé devrait amener étudiants et professeurs à réfléchir sur des initiatives communes qui ont abouti ou qui pourraient être réalisées quant à la conservation et à la protection de notre environnement.« Ce qui est le plus important, au delà de la récompense perçue par les gagnants, c’est l’expérience, c’est le fait de participer à une initiative internationale. Car ces textes pourront être amenés à faire le tour du monde grâce aux réseaux sociaux », souligne Amy Sarr Tall, Directrice du magazine Intelligences Citoyennes, convaincue des bienfaits de l’apprentissage d’une langue étrangère, notamment sur la question de l’ouverture sur le monde.
« Aujourd’hui, on ne peut pas parvenir à être un pays émergent sans se préoccuper de l’environnement », ajoute-t-elle.
Les institutions espagnoles au Sénégal
D’après le premier secrétaire de l’Ambassade d’Espagne, Angel Carrascal, « il y a près de 200 000 étudiants sénégalais qui apprennent l’espagnol. Le Sénégal est le 10ème pays au monde où l’espagnol est le plus étudié », conclu-t-il.
Les langues étrangères dans un pays sont des vecteurs socio-économiques. Une langue internationale comme l’espagnol, qui est parlée dans 22 pays et est le 5ème espace linguistique mondial, est enclin au développement d’une société multiculturelle, de partage et ouverte sur le monde. « Cette initiative permet, chaque année, de faire découvrir une langue extrêmement importante pour la jeunesse sénégalaise », explique la directrice d’Intelligences Citoyennes.
Le choix de la thématique se veut aussi souligner l’engagement des institutions espagnoles concernant l’environnement sur le continent africain.
La coopération espagnole, dépendante du Ministère des Affaires Étrangères, est présente au Sénégal depuis 2004, et intervient dans divers secteurs d’activités de la société, parmi lesquels l’environnement. Ses deux zones d’intervention sont principalement la région de la Casamance et le sud de Saint-Louis.
Enfin, donner la voix aux étudiants sénégalais et les encourager à se positionner sur l’environnement constitue bel et bien un acte d’utilité publique pour le Sénégal dont l’état sanitaire dépend aussi de la volonté de ses habitants.
Lancement de la campagne contre le cancer du col de l’utérus au Sénégal
A l’occasion de la 7eme Semaine africaine de la vaccination, le ministère de la santé sénégalais a présenté son programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus, une maladie qui touche de nombreuses femmes du pays. Dans ce cadre, une campagne de vaccination gratuite à destination des filles âgées de 9 à 15 ans devrait être lancée dans le courant de l’année. Un problème de santé publique désormais considéré comme l’une des priorités du programme de développement sanitaire du Sénégal (PNDS).
Il est l’un des cancers parmi les plus fréquents chez les Africaines, plus particulièrement chez les Sénégalaises. Il, c’est le cancer du col de l’utérus « qui représente 22% des cancers féminins en Afrique et tue 23 femmes sur 100 000 chaque année sur ce continent » explique le Pr Mamadou Diop, chef du service d’oncologie à l’Hôpital Aristide Le Dantec. Avec le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus est un problème de santé publique majeur : celui-ci est le plus mortel par rapport à l’incidence, c’est-à-dire par rapport au nombre de cas recensés chaque année. Les chiffres sont alarmants : on détecte 1 482 nouveaux cas par an et deux décès par jour. La forte incidence et le taux de mortalité élevé font de ce cancer un fléau pour la population féminine sénégalaise.
Pourtant, celui-ci peut être prévenu et soigné grâce au dépistage et à une vaccination précoce. Des précautions jusqu’à présent peu suivies par manque de moyens financiers (un dépistage coûte dans les 40 000Fcfa) et surtout par manque d’informations sur les outils à disposition. Une situation que le ministère de la santé sénégalais, en partenariat avec le laboratoire pharmaceutique américain MSD et l’ONG Gavi entend bien faire évoluer. Dans cette optique, et devant la nécessité d’informer et de sensibiliser les populations, une campagne de vaccination, gratuite, va être lancée à destination des jeunes Sénégalaises.
« Une fille vaccinée aujourd’hui, une fille protégée demain »
Le cancer du col de l’utérus est dû à une quinzaine de virus, dont deux d’entre eux sont responsables de plus de 70 % des cas. D’après des recherches, certains facteurs tels que la précocité du premier rapport sexuel, la contamination au VIH, la multiplication des partenaires,… sont autant de situations qui favorisent l’infection du HPV (papillomavirus humain), principale cause du cancer.
Les plus touchées par ce risque de cancer sont les filles situées dans la tranche d’âge 10-24 ans : plus de 3 millions de Sénégalaises sont exposées. En effet, le plus souvent, les femmes sont infectées dès le début de leur vie sexuelle, le cancer du col de l’utérus se transmettant par voix sexuelle, qu’il y ait pénétration ou non. L’idée de cette campagne est donc de vacciner les jeunes filles avant le début de leur premier rapport sexuel. Dans la grande majorité des cas, le papillomavirus est éliminé spontanément par le système immunitaire en quelques mois. Quand il persiste dans l’organisme, celui-ci peut devenir responsable, selon le type de virus en cause, de lésions bénignes ou de lésions cancéreuses. Le vaccin, intra-musculaire, permettrait de fabriquer des anti-corps empêchant la fixation des virus. « Le seul moyen pour empêcher le virus d’aller au col reste la vaccination » martèle le Pr Diop.
Le programme, toujours en recherche de financement, sera lancé en deux phases sur tout le territoire national : la première débutera en novembre 2017 et la seconde aura lieu en mai 2018. Deux doses sont en effet nécessaires et doivent être injectées à 6 mois d’intervalle. Les vaccinations seront réalisées dans les structures sanitaires, dans les écoles et les daaras. Environ 900 000 filles devraient être vaccinées la première année.
«Dans un premier temps, on vaccinera toutes les filles entre 9 et 15 ans pour rattraper le retard pris et réduire au plus le risque de contamination. Et ensuite, les années suivantes, nous nous limiterons aux fillettes de 9 ans car les autres seront logiquement déjà vaccinées » détaille le Dr Ousseynou Badiane, chef de la division de l’immunisation et coordonnateur du programme élargi de vaccination au sein de la direction de la prévention, ministère de la santé et de l’action sociale, ajoutant encore que « les données scientifiques montrent que la réponse immunitaire est meilleure lorsque le vaccin est administré avant 15 ans ».
Cette campagne fait suite à une première étape réalisée en 2014 sur deux ans : un programme pilote avait permis la vaccination de 10 000 fillettes de 9 ans dans deux villes du Sénégal. Cette phase servait aussi de test pour cerner la capacité du pays à gérer la mise en place d’un plan de lutte national contre le cancer du col de l’utérus. Une mission relevée avec succès : le Sénégal est le premier pays, parmi les autres états d’Afrique (hors Afrique du Sud), à avoir été autorisé à poursuivre au-delà du projet pilote. En dehors de la vaccination, considérée comme prévention primaire, au même titre que la sensibilisation, deux autres types d’actions sont inscrites sur le calendrier pour lutter contre ce fléau : la prévention secondaire prévoit de mettre en place un programme de dépistage afin de détecter les lésions pré-cancéreuses des cas à un stade plus avancé ainsi que la mise en place d’un traitement. Enfin la prévention tertiaire concerne la prise en charge des femmes infectées.
Une lente prise de conscience de la part de la population
Le cancer du col est évolutif et se présente à différents stades : au premier stade des lésions apparaissent : seuls 20 % des cancers seulement sont diagnostiqués à cette étape. En effet, dans la majorité des cas, l’hôpital reçoit des femmes en stade avancé, c’est-à-dire quand le cancer a déjà bien progressé. C’est environ 60 %-80 % des cas. Une prise en charge tardive qui empêche un bon suivi médical et complique la guérison de la patiente. « La majorité des femmes viennent consulter car on les a référées. Il s’écoule environ 10 mois entre les premiers symptômes et la consultation… Les patientes se décident à venir à cause de la douleur ou de l’anémie, mais c’est déjà trop tardif. Il y a même des cas de consultation où le cancer est sorti du col et a atteint la vessie », relate le Pr Mamadou Diop.
Heureusement, malgré tout, une prise de conscience semble s’opérer. « Les Sénégalais sont maintenant suffisamment informés sur le cancer en général pour connaitre la gravité de la maladie. Cette attitude favorise donc notre action : s’ils ont l’opportunité d’être soigné, de prévenir la maladie, ils vont la saisir. Lors du projet pilote nous n’avons pas observé de réticences particulières face à la campagne de vaccination. Il y plus de peur, d’appréhension, que de rejet » constate le Dr Badiane.
D’ailleurs, certaines personnes aisées ont déjà fait vacciner leurs filles, les vaccins étant disponibles dans des officines privées. Mais cela restait encore inaccessible pour les populations pauvres ou modestes en raison du prix. Une barrière qui devrait définitivement tomber avec cette campagne.
Celia Cuordifede/nouvellesdedakar.com
http://nouvellesdedakar.com/bonne-nouvelle-15-milliards-d...

SALY A L'HEURE DU CHANGEMENT

Saly Portudal va changer de visage.

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Si l'on en parle depuis longtemps, les travaux routiers pour aérer, désengorger, contourner aussi la station balnéaire de la Petite Côte semblent désormais tout proches.
Réfection des goudrons existants, des trottoirs mais, surtout, de nouvelles pistes goudronnées vont être entreprises dans la quasi totalité des quartiers de Saly.
L'on aménage actuellement une aire de repos et de jeux sur la place du "boulevard Ousman", la piste qui part du marché artisanal vers la mosquée de Koulang. Un goudron sera coulé dès que les bâtis seront alignés. Quelques démolitions de murs, de terrasses, de boutiques sauvages sont encore à finaliser.
Il en est de même pour la piste descendant de la route principale vers le port des pirogues. Les premières démolitions sont en cours. Dans d'autres quartiers également comme Tapée, Joseph et autres.
Un peu partout, dans tous les quartiers de Saly, c'est l'effervescence. Les pistes goudronnées arrivent enfin au grand bonheur des habitants. Et, tant pis pour ce qui restait de typique à Saly Portudal.
Inch Allah également en ce qui concerne les nuisances à venir. Les craintes pendant et après les réalisations. Égouttages, niveaux, dénivelés, évacuations sont les questionnements des habitants. Est-ce que ces travaux vont solutionner les problèmes d'hivernage? Les dangers également de circuler tant à pied qu'en voiture dans Saly.
Il se murmure que certaines rues seront à sens unique. Un giratoire serait envisagé intra-muros.
La commune d'Ousmane Gueye semble bouger de sa torpeur. Il se dit que la haute saison touristique a été généralement bonne pour le commerce, pour les réceptifs également. Un réel effort de nettoyages, d'embellissements est constaté. Même si tout est loin d'être aux normes dignes d'un haut lieu touristique, Saly Portudal semble bien décidé à s'aligner sur les exigences que réclame une fréquence touristique optimale.
brb

REVOLUTIONNER L'AGRICULTURE

Un agronome à Dakar pour présenter « une technologie révolutionnaire »

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Un ingénieur agronome français d’origine tunisienne, répondant au nom de Philippe Ouaki Di Giorno, est attendu, jeudi, au Sénégal, où il va présenter « un produit naturel biodégradable’’ qu’il a mis au point avec l’ambition de booster davantage l’agriculture en alliant productivité agricole, autosuffisance alimentaire et équilibre écologique.
Dans un dossier de presse transmis à l’APS, relayé par senego, il est écrit que chaque particule de la poudre de ce produit « a une paroi semi-perméable qui lui permet d’absorber l’eau de 160 à 500 fois son poids sec initial, les apports de fertilisation et les produits phytosanitaires ». »Ce produit permet aussi de constituer autant de réservoirs de stockage d’eau, de substances nutritives et traitantes qui permettront notamment d’économiser au minimum 50% d’eau et 30% des apports de produits fertilisants et traitants et d’optimaliser fortement les effets sur la plante de ces apports réduits », peut-on lire.
A ce jour, il a été commercialisé « plus 500 tonnes » de ce produit dont l’efficacité a été « prouvée depuis plus de 20 ans », affirme le dossier de presse, ajoutant que l’objectif de cet ingénieur est de fertiliser le désert en offrant une solution aux migrations involontaires des populations touchées par la raréfaction de l’eau.Entre autres vertus, ce produit « restructure et améliore la qualité du sol » et « permet d’éviter la propagation des OGM et autres biotechnologies dangereuses, apprend-on de même source. Il s’agit d’une solution globale aux problématiques alimentaires et agricoles, mais aussi commerciales et sanitaires ».
« L’efficacité de ce produit est reconnue aujourd’hui dans de multiples domaines de la production végétale au niveau mondial, dans le domaine de l’agriculture, de l’arboriculture, l’horticulture, le paysagisme, la pépinière, la reforestation ou encore la végétalisation », conclut le dossier de presse.
Moustapha MBAYE/Senego

LA SENELEC VA OFFRIR DES COMPTEURS PRÉPAYÉS À 37 000 FAMILLES

Des compteurs électriques prépayés offerts à 37 000 familles nécessiteuses des différentes régions du Sénégal

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Des compteurs électriques prépayés seront offerts à 37 000 familles nécessiteuses des différentes régions du Sénégal par la SENELEC, a annoncé, jeudi à Thiès, le directeur général de cette société, Mouhamadou Makhtar Cissé. Le programme d’installation de ces compteurs dits "Woyofal" est appuyé et financé par la Banque mondiale, à hauteur de 4 milliards de francs CFA, a précisé M. Cissé, en remettant un lot de compteurs à 125 familles démunies de Thiès.
"La SENELEC a fourni beaucoup d’efforts, afin de mettre fin aux coupures intempestives d’électricité connues dans un passé récent, pour assurer une fourniture assez correcte de l’énergie pour les foyers sénégalais, bien que la coupure zéro n’existe nulle part. Les populations doivent porter et soutenir les efforts de la société d’électricité, parce que c’est un patrimoine pour tous", a-t-il dit, lors de la cérémonie marquant le lancement du "woyofal social". Il a souligné que la SENELEC s’est engagée à soutenir les populations sénégalaises, dans le cadre de sa politique sociale d’entreprise, à travers une fondation mise en place pour l’assistance aux veuves, orphelins et personnes en situation de détresse, mais aussi des actions en direction de l’éducation et de la santé.
Le DG de la SENELEC a profité de la cérémonie, pour inviter les populations à s’approprier ce programme d’installation de compteurs prépayés, afin de bien maîtriser la consommation de l’énergie. M. Cissé signale par ailleurs que le chef de l’Etat, Macky Sall, a donné des "directives fermes" pour le renouvellement des installations de la SENELEC, longtemps confrontée à la vétusté de son réseau, en vue de favoriser l’accès de tous à l’électricité.
"Nous devons penser aux populations qui vivent dans les zones rurales et qui ne disposent pas d’électricité et qui ont les mêmes droits pour l’accès équitable à l’énergie dans leurs foyers", a conclu le directeur général de la SENELEC.
aps/senbusinet

06/05/2017

TOUJOURS PLUS AVEC LA CHINE

Echanges commerciaux avec le Sénégal : La Chine est passée de la 24ème à la 2ème place

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Le Sénégal et la Chine entretiennent des relations soutenues, marquées par une coopération dynamique qui touche à tous les secteurs de la vie économique. Sur le plan bilatéral pendant les huit premiers mois de 2016, le volume des échanges entre le Sénégal et la Chine a atteint 1,7 milliard de dollars soit une augmentation de 14% par rapport à 2015. Ce qui fait, aujourd’hui, de la Chine, le deuxième partenaire commercial de notre pays derrière la France. En 2012, la Chine occupait la 24e place de ce classement.
Cette coopération s’est matérialisée, depuis des décennies, par la réalisation d’infrastructures routières, sportives, médicales et culturelles. Le pôle industriel de Diamniadio est très significatif à cet égard. Le parc industriel de Diamniadio est l’un des projets autour desquels va s’articuler le Plan Sénégal émergent, le programme de développement économique déroulé depuis 2014 par le président Macky Sall.
D’importantes industries chinoises ont prévu d’y délocaliser une partie de leurs activités après avoir participé à la construction. Déjà, le savoir-faire de l’Empire du milieu se constate dans la construction de l’autoroute Ila Touba, de l’arène nationale de lutte et de divers projets immobiliers.
Autre symbole de la vitalité de l’axe Dakar-Pékin, l’édification par la Chine du Grand théâtre de Dakar et son musée des civilisations, l’hôpital pour enfants de Diamniadio, les onze stades régionaux.
Dans le domaine de l’enseignement supérieur, l’institut Confucius de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar promeut le mandarin et la culture chinoise, en attirant de nombreux étudiants. Mais l’un des symboles forts de cette dynamique reste le stade Léopold Sédar Senghor. Le président de la République, Macky Sall, s’est rendu en Chine à deux reprises. Il y a effectué une visite d’État de trois jours en 2014 (premier chef d’État africain invité par le président Xi Jinping). A cette occasion, d’importantes décisions avaient été prises : la construction de l’université Sine Saloum, de la Cité du Savoir et d’espaces numériques ; la création d’usines de transformation d’arachides. Sans oublier l’exemption de visas pour les passeports diplomatiques et de service. De son côté, Dakar va aménager des parcs industriels pour des entreprises chinoises qui veulent délocaliser au Sénégal. Et la Chine, elle, va classer le Sénégal sur la liste des destinations touristiques autorisées, ce qui permettra aux touristes chinois de venir en groupe d’au moins cinq personnes. En 2016, le chef de l’État avait pris part au sommet du G 20 en Chine.
Samboudian KAMARA/lesoleil.sn

05/05/2017

L'ELITE DU BASKET AFRICAIN A SALY

Saly Portudal va abriter l’académie NBA-Afrique

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L’institut de football Diambars, implanté à Saly, va abriter l’académie NBA-Africa, première structure de formation de la Ligue nord américaine de basket sur le continent africain, a annoncé Amadou Gallo Fall, son vice-président pour l’Afrique.
« Cette académie NBA-Afrique va ouvrir ses portes à Saly, sur le site de Diambars. Un partenariat a été noué entre Seed Academy, NBA-Africa et Diambars, pour que Diambars abrite cette première académie’’, a-t-il dit en conférence de presse, rapporte l’agence de presse sénégalaise.
Cette académie, dont l’ouverture a été décidée par la NBA au Sénégal, en collaboration avec la fondation Seed, fait partie d’une série de structures de formation que la Ligue de basket américaine compte créer sur trois continents pour participer au développement de la discipline.
Selon Gallo Fall, « un investissement considérable » sera fait à Diambars, avec l’installation d’une salle de basket avec deux terrains.
« Nous avons recruté des entraîneurs de niveau mondial. Nous allons créer un environnement propice à l’éclosion de talents’’, a fait savoir M. Fall.
Des kinésithérapeutes et des préparateurs seront également engagés, le premier groupe, devant être constitué de garçons, va démarrer dès la rentrée, a-t-il annoncé, avant de souligner : « L’objectif de l’académie est de produire des talents NBA« .
Le président de Seed Academy, Mohamed Niang, a pour sa part salué le partenariat scellé entre Diambars et NBA-Africa, en relevant que sa structure va ce faisant aborder « un nouveau tournant« . « Nous sommes fiers d’être partenaires de la NBA« , s’est réjoui M. Niang.
Le président de Diambars, Saër Seck, affirme lui que sa structure « est excitée » de recevoir NBA Academy Africa sur ses bases, ajoutant que les impacts de cette installation « seront importants » en termes de professionnalisation.
NBA Academy Africa va accueillir 24 pensionnaires en pension complète et en mode études et sports. Elle sera mise en réseau avec les autres académies du même genre implantées en Chine, en Inde et en Australie.
senego.com

INVESTIR AU SENEGAL

Le Sénégal 11eme au classement 2017 des pays africains les plus attractifs pour les investisseurs

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Le Botswana est le pays le plus attractif pour les investisseurs en Afrique, selon un classement publié le 7 avril par le cabinet de recherche Quantum Global Research Lab, une filiale de la firme d’investissement et de conseil suisse Quantum Global, elle-même dirigée par Jean-Claude Bastos de Morais
Baptisé «The Africa Investment Index Factors (AII)», ce classement se base sur 13 indicateurs répartis en six grands facteurs clefs qui encouragent les investisseurs: le facteur de croissance (du PIB réel, investissement domestique, croissance économique), le facteur de liquidité (le taux d’intérêt réel, niveau de la masse monétaire), le facteur des risques (risque de change, note souveraine, taux de couverture des importations, niveau de la dette extérieure, situation de la balance courante), le facteur de l’environnement des affaires (rang dans le classement Doing Business), le facteur démographique (population totale) et le facteur de l’utilisation des réseaux sociaux (taux de pénétration de l’usage de Facebook).
Le Botswana obtient de bons scores dans la majorité de ces indicateurs et plus particulièrement dans l’évaluation de sa signature souveraine, la facilité de faire des affaires, le taux de couverture des importations.
Le Maroc arrive en 2è rang sur les 54 pays étudiés, devant l’Egypte, l’Afrique du Sud, la Zambie, la Côte d’Ivoire, l’Algérie, la Tanzanie, la Namibie. Le Burkina Faso ferme le Top 10.
«Malgré des défis exogènes considérables et la chute des prix du pétrole, bon nombre des pays africains démontrent une volonté accrue de parvenir à une croissance durable en diversifiant leurs économies et en introduisant des politiques favorables pour attirer les investissements étrangers. Le Botswana est dans ce cadre un bel exemple: son emplacement stratégique, sa main-d’œuvre qualifiée et son environnement politiquement stable ont attiré l’attention des investisseurs internationaux, ce qui a permis à ce pays d’attirer un afflux important d’IDE», a commenté le directeur général de Quantum Global Research Lab, Mthuli Ncube.
Les meilleures progressions réalisées depuis 2013 dans ce classement ont été enregistrées par le Swaziland (+19 places), Djibouti (+15), le Rwanda (+14), le Burkina Faso (+13) et la Tanzanie (+13).
D’autres pays ont connu des reculs très marqués comme la Libye (-20 rangs), la Tunisie (-17), l’Ethiopie (-15), la Guinée Equatoriale (-13) et le Gabon (-12).
Classement 2017 des pays africains les plus attractifs pour les investisseurs :
1-Botswana
2-Maroc
3-Egypte
4-Afrique du Sud
5- Zambie
6-Côte d’Ivoire
7-Algérie
8- Tanzanie
9- Namibie
10- Burkina Faso
11-Sénégal
12-Ouganda
13-Mozambique
14-Swaziland
15-Kenya
16-Ile Maurice
17-Rwanda
18-Ghana
19-Nigeria
20-Cameroun
21-Ethiopie
22-Bénin
23-RD Congo
24-Angola
25-Soudan
26-Lesotho
27-Tunisie
28-Cap Vert
29-Mali
30-Seychelles
31-Djibouti
32-Togo
33-Niger
34-Gabon
35-Libye
36-Sao Tomé et Principe
37-Zimbabwe
38-Congo
39-Tchad
40-Guinée
41-Comores
42-Guinée-Bissau
43-Burundi
44-Mauritanie
45-Madagascar
46-Gambie
47-Guinée Equatoriale
48-Malawi
49-Liberia
50-Sierra Leone
51-Soudan du Sud
52-Centrafrique
53-Erythrée
54-Somalie
Agenceecofin

04/05/2017

LES RUSSES AUSSI

Pétrole sénégalais : Les Russes arrivent aussi

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Macky Sall veut diversifier les partenaires. Après les Français, bientôt les Russes. Gasprom va aussi mettre les pieds dans le pétrole sénégalais. Le président de la République, prévoit d’effectuer prochainement une visite en Russie, pays avec lequel le Sénégal « compte développer et intensifier » des relations de coopération, a annoncé Mankeur Ndiaye. Le ministre des Affaires étrangères s’adressait aux journalistes au sortir d’une audience que le Premier ministre, Mahammad Dionne, a accordé au vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhail Bogdanov.
« Cette visite de Bogdanov est une manière de préparer la visite officielle que Macky Sall compte effectuer en Russie », a indiqué le ministre à l’Aps. Et de révéler : « On peut s’attendre à plusieurs accords, le représentant de Gazprom va échanger avec le ministre de l’Economie, de même que le directeur de Pétrosen. Des chantiers sont ouverts et cela nous permet de préparer la visite du Premier ministre et celle du Président Macky Sall en Russie. Nous n’avons pas encore de date ».
Selon Mankeur Ndiaye, « Il s’agit de diversifier la coopération économique dans les secteurs stratégiques comme le pétrole et le gaz. Le Sénégal a découvert du pétrole et le Président Macky Sall a la volonté de diversifier les partenariats dans ce domaine ».
Seneweb RP

TOTAL DEBARQUE

Total s'apprête à forer un site potentiel de gaz et d'hydrocarbures

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Au Sénégal, le groupe pétrolier français Total revient dans la course au gaz et aux hydrocarbures, en signant, ce mardi 2 mai au soir, deux accords d'exploration avec les autorités, qui pourraient s'avérer payant, mais uniquement en cas de découverte.
Déplacement express pour le PDG de Total. Arrivé dans la nuit, Patrick Pouyanné a rencontré Macky Sall puis le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne et confirmé les tractations engagées en décembre. « Nous avons signé deux nouveaux accords pour pouvoir explorer, chercher s'il y a du pétrole et du gaz dans l'offshore du Sénégal », explique Patrick Pouyanné.
Raison de ce retour en force au Sénégal : les importantes découvertes de gaz. Total hérite d'une zone inexplorée au large du Sénégal où il faudra forer à plus de 3 000 mètres de profondeur. Sur le premier accord concernant le bloc de Rufisque Offshore Profond, Total compte injecter pour l'explorer 100 millions de dollars. « C'est très différent d'acheter un champ qui existe dont vous savez que les réserves sont là, et puis d'aller dans un territoire où on a encore rien trouvé, où il faut tout faire. La centaine de millions de dollars est classique en matière d'exploration », poursuit-il.
BP, Kosmos et désormais Total, le président Macky Sall a réussi son pari : faire venir le maximum de multinationales des hydrocarbures, stimuler la concurrence pour accélérer à terme les rentrées d'argent pour le Sénégal.
Guillaume Thibault/RFI

TENTER DE REPARER UNE CONNERIE: 15 MILLIARDS

15 milliards nécessaires pour la réhabilitation de la brèche de Saint-Louis

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La réhabilitation de la brèche de Saint-Louis, sur la langue de Barbarie, dans la capitale nord du Sénégal, va nécessiter 15 milliards de francs CFA, a annoncé, mardi, à Dakar, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Omar Guèye.
"Concernant la brèche de Saint-Louis, des solutions ont été trouvées à partir des études menées par des experts, il s’agit de mobiliser 15 milliards de FCFA pour résoudre le problème", a-t-il confié à des journalistes, au sortir d’un conseil interministériel portant notamment sur cette question.
Cette somme sera mobilisée dans "un délai relativement court" en vue de "résoudre définitivement" le problème de cette brèche, a-t-il assuré en présence de son homologue Mansour Faye (Hydraulique et Assainissement), par ailleurs maire de Saint-Louis.
"Mais en attendant, d’autres mesures immédiates ont déjà été prises’’, dont "le positionnement de vedettes et de patrouilleurs au niveau de la brèche pour réguler les entrées et les sorties en fonction des prévisions météorologiques", a signalé le ministre de la Pêche.
Des accidents fréquents sont enregistrés à hauteur de la brèche devenue au fil des années une sorte d’embouchure artificielle permettant aux pêcheurs de passer du fleuve à la mer.
Une dizaine de pêcheurs y ont ainsi été portés disparus en février dernier, après le chavirement de deux embarcations qui traversaient la brèche.
En 2003, des menaces liées à une crue du fleuve Sénégal suite à des pluies diluviennes avaient poussé les autorités à créer une ouverture sur la Langue de Barbarie afin d’évacuer les eaux et sauver la ville de Saint-Louis des risques d’inondations importantes.
Ouverte à l’origine sur quatre mètres, cette brèche s’étend aujourd’hui sur sept kilomètres et fait office désormais d’embouchure avec des conséquences sur l’équilibre écologique de la zone.
Au total, 289 morts ont été enregistrés cette même année lors d’accidents survenus dans la traversée de ladite brèche, avait révélé le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime.
Des spécialistes avaient redouté à terme une disparition de la Langue de Barbarie, si aucune solution n’est apportée à ce problème
ndarinfo.com

03/05/2017

L'HECATOMBE SE POURSUIT

200 morts dans des accidents de circulation en 4 mois

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“Les routes de la mort”, ce n’est pas le titre d’un film mais l’ampleur des accidents avec ses lots de victimes poussent beaucoup de citoyens à s’interroger mais le phénomène. 200 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation routière en l’espace de quatre mois, c’est à dire, de janvier à fin avril 2017.Ce sont des chiffres fournis mardi 02 mai à Kaolack par le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Jules Marcel SAGNA.
"À ce jour, en début mai 2017 nous sommes déjà à 200 morts dans des accidents survenus sur les routes nationales. Et si la tendance se poursuit nous serions aux alentours de 800 morts en fin d’année", a prévenu M. Sagna.
Les propos ont été tenus en présence du préfet de Kaolack, Fodé Fall, des Forces de la police et de la gendarmerie à l’issue d’une opération "coup de poing" initiée par le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement.
L’opération menée en collaboration avec la police et la gendarmerie avait pour objectif de constater l’application des dix mesures d’urgence édictées au mois de mars dernier par son ministère pour limiter les accidents mortels.
“ il est important, voire même urgent, à la suite des autorités étatiques que des mesures très fortes soient prises pour lutter contre l’insécurité routière", a-t-il déclaré.
Sur le choix de Kaolack, Jules Aubain Sagna, explique que cette région est “un point central du corridor Dakar-Bamako et la plupart des accidents de la route les plus mortels au Sénégal se passent sur le corridor".
"Selon nos statistiques 41% des morts surviennent sur le corridor Dakar-Bamako", a laissé entendre M. Sagna.
sen24heures.com

02/05/2017

LE SENEGAL TIENT LA ROUTE

Infrastructures routières : Des investissements multipliés par dix de 2005 à 2017

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Le directeur général de l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute) a déclaré, samedi, à Saly, que les investissements sur les infrastructures routières ont été multipliés par dix depuis 2005. Selon Ibrahima Ndiaye, le Sénégal est le premier pays en Afrique de l’Ouest, en termes de patrimoine routier, avec un niveau de service d’environ 80 %.
Une randonnée pédestre organisée, samedi, par l’Ageroute, a été pour le directeur général, Ibrahima Ndiaye, une occasion de revenir sur l’état des routes du Sénégal. Selon lui, les infrastructures routières occupent une place de choix dans le Plan Sénégal émergent (Pse). «De 2005 à aujourd’hui, les investissements sur les infrastructures routières ont été multipliés par dix », a-t-il dit. M. Ndiaye note que le Sénégal est en plein boom économique avec des croissances frisant les 7 %, soulignant que l’État a misé sur les autoroutes qui sont en train de prendre forme. « Le Sénégal est en avance en Afrique de l’Ouest en ce qui concerne la construction d’autoroute. Nous sommes déjà arrivés à Sindia et en 2018, l’autoroute arrivera à Mbour, Thiès et Touba », a assuré le directeur général de l’Ageroute qui a plaidé pour la préservation de cette avance. «Le Sénégal, comparé à ses voisins de l’Afrique de l’Ouest, est très loin devant avec un patrimoine routier dont le niveau de service est d’environ 80 %, des routes classées en bon et moyen état », a affirmé le directeur général de l’Ageroute qui a, toutefois, précisé que les investissements doivent être préservés notamment contre la surcharge qui, a-t-il dit, détériore l’état des routes. « Chaque année, la surcharge à l’essieu, qui est un énorme problème, coûte 50 milliards de FCfa pour les routes et c’est le montant que l’État injecte pour l’entretien routier », a indiqué M. Ndiaye qui a invité tous les transporteurs à préserver cette surcharge à l’essieu.
Cette randonnée pédestre organisée dans le cadre des Journées de réflexions et de prospectives de Ageroute a, entre autres, permis à son personnel de réfléchir sur l’exécution et la mise en œuvre des projets routiers tels que définit par l’État. Cette démarche vise à améliorer la qualité et le suivi des infrastructures, à réaliser des actions profitables aux populations du Sénégal. Ces dernières ont aussi été sensibilisées sur la sécurité routière.
lesoleil.sn

NIANING A SON NOUVEAU STADE

Inauguration du stade municipal de Nianing : 160 million investis

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Une foule en liesse. Une population hilare. L’inauguration du stade municipal de Nianing, ce 1èr mai, a drainé du monde. Un montant de 160 million de francs Cfa a été investi pour la réalisation du stade municipal de Nianing. L’annonce a été faite par les autorités venues inaugurées ladite structure sportive. Selon le maire, Maguette Séne, ‘’le sport est devenu très populaire et sa pratique est très souvent associée aux politiques de santé et d’éducation. Mais son développement fulgurant procède surtout de son utilité socio-économique. En effet, il s’est imposé comme un outil de rentabilité économique, de réussite sociale, de cohésion et d’intégration’’. Raison pour laquelle toute l’équipe municipale est satisfaite que Nianing soit doté d’un tel joyau pour le grand bonheur des amateurs du sport. ‘’Cette infrastructure sportive permet d’avoir un cadre adéquat offrant un minimum de confort pour la pratique du sport’’, a indiqué Maguette Séne. Pour qui, cet ouvrage revêt un intérêt tout particulier, compte tenu que c’est une plateforme adaptée à la pratique du basket, du hand-ball, du volley-ball et des arts martiaux. Mieux, au-delà du sport, ce stade, peut aussi servir à l’organisation de manifestation culturelle, religieuse ou politique. Composé de 600 places, le bienfaiteur Patrick Thélot promet de l’améliorer avec l’installation de toilette, de vestiaire, d’un logement pour le gardien. ‘’J’aime ce peuple, j’aime ce pays. Vous êtes un peuple digne et fort. La France et le Sénégal ont une longue histoire en commun. Le sang des sénégalais a coulé pendant les deux guerres mondiales. Nous vous devons beaucoup. Donc, il est normal que nous participons au développement du Sénégal’’, a témoigné Patrick Thélot. La cérémonie a eu lieu en présence de toutes les autorités coutumières, administratives, culturelles et religieuses de ladite ville. En outre, les autorités ont invité les populations à entretenir, dans un esprit citoyen, ce joyau, dont le directeur est Gane Gning.
NIANING INFOS

CONFLITS A YOFF

Aéroport LSS : Perturbations dans l’air

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Le trafic aérien va être sérieusement perturbé à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar. En cause : une crise qui s’est installée au seun de Senegal Handling service (Shs). Les travailleurs promettent d’entrer en rébellion contre la direction, qui selon eux tente de les flouer dans une affaire de gros sous. En tant qu’actionnaires à 10%, ils s’offusquent du fait que la direction générale leur oppose un refus systématique de pouvoir vérifier les comptes. Ces travailleurs dénoncent une « gestion nébuleuse » et des virements de milliards suspects de la SHS vers la société Gabay loge au Panama, citée dans les « Panama Pares ». Alors qu’au même moment, la société déclare des pertes de 67 et 40 millions FCFA pour les exercices 2011 et 2015. Pour dissiper la tension, la direction générale a tenu samedi 29 avril une séance d’explication. Mais, la séance a été interrompue. Abdoulaye Camara Diop, mandatée par la direction, a été hué et a échappé de peu au lynchage. Les travailleurs accusent la direction de dilatoire. Et ont porté plainte contre Mansour Samb, Ousmane Diop, Aliou Mbodj et Abdoulaye Camara Diop pour « faux, usage de faux, complicité de faux et usage de faux, usurpation de titre, abus de confiance, abus de biens sociaux et complicité d’abus de biens sociaux et publication de faux bilans ». Les jours qui viennent s’annoncent d’ores et déjà chauds.
La Tribune/Seneweb

LUTTE CONTRE LES INONDATIONS

1,3 milliard Fcfa pour faire face aux inondations

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Le gouvernement sénégalais vient de débloquer 1,3 milliard de francs CFA pour soutenir un programme de drainage des eaux pluviales dans la commune de Sédhiou. Ce financement permettra à la commune de s'équiper de quelque 5 km de canaux de drainage.
Le gouvernement sénégalais poursuit les projets d'assainissement dans les communes et les villes du pays. Afin de lutter efficacement contre les inondations et les insalubrités diverses, l'Exécutif vient de débloquer une enveloppe de 1,3 milliard de francs CFA, destinés à la construction d'environ 5 kilomètres de canaux de drainage des eaux de pluie dans la commune de Sédhiou. «D'un coût de 1,3 milliard de francs CFA, ce projet va permettre la réalisation d'environ 5 km de canaux de drainage des eaux pluviales et ainsi contribuer à protéger les populations contre les inondations, faciliter la mobilité urbaine et sécuriser le cimetière des eaux de pluie», a déclaré le ministre de l'Hydraulique et de l'assainissement, Mansour Faye, qui présidait cette semaine la cérémonie de lancement des travaux.
D'après le ministre, les études d'actualisation du plan d'assainissement des eaux usées et des eaux pluviales de Sédhiou ont été réalisées en perspective des travaux de drainage, grâce à une subvention de la Banque arabe pour le développement économique de l'Afrique (BADEA), laquelle a promis, à travers le programme de coopération triennal avec le Sénégal, de financer les travaux qui seront identifiés dans cette étude.
Toujours à en croire le ministre Faye, ce projet de construction des canaux de drainage est une composante du programme décennal de lutte contre les inondations, initié par chef de l'Etat Sénégalais Macky Sall en 2012 et dont l'objectif est d'apporter des «solutions durables» aux problèmes d'inondations que rencontraient les populations du Sénégal dans les campagnes et les villes.
Notons que la commune de Sédhiou ne va pas bénéficier que des canaux de drainage. La population subit aussi depuis quelque temps des difficultés d'accès à l'eau potable. Et pour faire face à cette situation, Mansour Faye a indiqué que la commune jouit déjà de l'exécution d'une politique du gouvernement à travers, par exemple, la réhabilitation d'un ancien forage avec une production supplémentaire de 4 400 m3/j, soit plus du double des 1 940 m3 que produisait l'unique forage de la ville. Selon le membre du gouvernement, d'autres actions sont prévues.
Un programme global d'assainissement
Ces travaux à Sédhiou font en réalité partie d'un vaste plan d'assainissement que déroulent les dirigeants. En effet, début mars 2017, le président Macky Sall a lancé un programme global d'assainissement mis en œuvre sur la période 2017-2019 pour améliorer le cadre de vie des Sénégalais. Il s'agit d'une initiative ambitieuse soutenue par la Banque ouest-africaine pour le développement (BOAD), à raison de 70 milliards de francs CFA. Son exécution a commencé avec la réalisation de nouveaux réseaux d'assainissement collectifs dans 10 villes du pays, à savoir, Louga, Saint-Louis, Rufisque, Cambérène, Kaolack, Tivaouane, Touba, Matam, Tambacounda et Ngueufatt. Si les choses évoluent comme les autorités sénégalaises le souhaitent, les Sénégalais ne devraient bientôt plus avoir de problème d'insalubrité.
Emmanuel Atcha/latribune.fr

01/05/2017

LES BOURSES D'ETUDES

Les bourses d’études coûtent 500 milliards de Fcfa par an à l’Etat

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L’Etat du Sénégal décaisse chaque année 52 milliards de francs CFA pour le paiement des bourses d’études de plus de 80.000 étudiants, a déclaré, samedi, à Ziguinchor, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane.
«Il y a plus de 80.000 bourses d’études payées par l’Etat du Sénégal. On paie chaque année 52 milliards de francs CFA pour ces bourses», a affirmé M. Niane, soulignant que «c’est d’une somme égale que le pays a besoin pour atteindre l’autosuffisance en riz».
Le ministre de l’Enseignement supérieur, qui animait une conférence publique, à l’Université Assane-Seck de Ziguinchor (UASZ), n’a pas dit depuis quand le montant des bourses payées aux étudiants a atteint ce niveau comme rapporté par l’APS.
«Il est important de reconnaitre ce que le gouvernement fait pour vous», a dit Mary Teuw Niane aux étudiants, soulignant que l’Etat doit, en plus des étudiants, financer la pêche, l’élevage, l’agriculture et d’autres secteurs d’activité.
Aussi a-t-il demandé aux étudiants de travailler à leur réussite et de reconnaître «les efforts que la nation fait» pour eux en leur octroyant autant d’argent.
«Je veux que nous ayons une culture de développement, pas d’assistance», a conseillé M. Niane aux étudiants de l’UASZ venus nombreux à la conférence publique.
Il a rappelé que «près de 30.000 bourses fictives» avaient été constatées au terme d’un contrôle mené conjointement par l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar et la Direction des bourses.
«La plupart des bénéficiaires recevaient des bourses de troisième cycle d’un montant de 60.000 francs CFA, alors qu’ils ne s’étaient inscrits nulle part. Cinq mille des 30.000 bourses fictives découvertes étaient litigieuses. Nous avons laissé tomber, mais les 25.000 bourses restantes ont été supprimées», a expliqué M. Niane.
A cause de ces «bourses fictives», l’Etat du Sénégal perdait chaque année plus de 11 milliards de CFA versés à «des gens n’étant pas des étudiants», a-t-il ajouté, soulignant que la gestion des bourses d’études a connu «beaucoup de changements» maintenant.
Mary Teuw Niane a cité, parmi ces changements, l’octroi systématique de la bourse à tout étudiant ayant obtenu une mention «assez bien» ou mieux.
«On a octroyé des bourses d’excellence pour inciter les étudiants à rester au Sénégal. Les attributions de étrangères sont régulièrement publiées dans les quotidiens nationaux», a-t-il fait valoir, rappelant que le gouvernement continue d’octroyer des bourses sociales et pédagogiques aux étudiants.
senenews.com

VIVE LA TONTINE!

La tontine, ou le micro-crédit au féminin, fait recette au Sénégal

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Après des mois d'attente, la Sénégalaise Ndèye Khari Pouye touche la cagnotte de la tontine, qui lui permettra de nourrir son élevage de poulets. Assise sur une natte à même le sol, l'heureuse élue cache mal son sourire.
Le bonheur de cette quinquagénaire, entourée par des femmes en boubou, est partagé par l'assistance, des habitantes de Médina, un quartier de la commune de Grand-Mbao à la périphérie de Dakar.
"C'est mon tour. Je viens de remporter les 300.000 FCFA de la tontine", précise Ndèye Khari Pouye, soit un peu plus de 450 euros.
Comme dans beaucoup d'autres pays africains, de très nombreuses Sénégalaises participent à une tontine pour financer leurs projets. Ce système d'épargne collective tournante, où chacun cotise et reçoit à tour de rôle, permet de surmonter les difficultés d'accès au crédit ou de taux d'intérêt dissuasifs. Ancré de longue date dans la culture africaine, il est largement le fait des femmes, mais des tontines mixtes existent aussi.
"La tontine est la seule façon d'économiser mon argent. Les taux d'intérêt à la banque sont trop élevés", confie Ndèye Binta Ndoye, qui participe à quatre tontines en même temps, dont celle de "tante Fatou", dans un autre quartier de Grand-Mbao.
De plus, "les institutions financières te font signer des tonnes de papiers, même des choses que tu ignores. Pour une analphabète comme moi, c'est trop compliqué", ajoute cette coiffeuse de profession, qui confie n'avoir "pas fait l'école".
'Femmes plus ambitieuses'
Toutes les générations se côtoient et l'ambiance est bon enfant. Sur des chaises ou à même le sol avec des nourrissons dans les bras pour certaines, à tour de rôle, les femmes plongent leurs billets d'argent dans une calebasse.
"Chaque membre cotise 2.000 FCFA (environ 3 euros). On réunit la somme de la cagnotte qui est de 500.000 FCFA (environ 760 euros) et on la remet" à un gagnant chaque jeudi, explique "tante Fatou", de son vrai nom Fatou Cissé, gérante de cette tontine qui compte 250 membres et dure cinq ans.
Si dans certaines tontines l'argent est remis en mains propres, dans d'autres il peut être versé par un système de paiement par téléphone mobile, d'un usage devenu courant au Sénégal.
"Du temps de nos mères et grand-mères, les personnes du même âge se réunissaient pour former une tontine. L'argent qu'elles gagnaient servait aux fêtes familiales, comme les baptêmes", indique Fatou Cissé, une institutrice à la retraite.
"Maintenant, les femmes sont plus ambitieuses. Nous avons pris conscience que le gaspillage dans des cérémonies ne servait à rien et qu'il fallait investir (l'argent de la tontine) dans une entreprise durable", souligne Ndèye Binta Ndoye.
"Je suis la première femme d'un foyer polygame. Mon mari a entamé la construction de la maison et a eu des difficultés financières. Il nous a demandé, à ma coépouse et moi, de terminer" les travaux, dit-elle.
"Grâce à la tontine, j'ai construit trois chambres et un salon. J'attends de remporter encore une cagnotte pour construire le reste. Si les tontines n'existaient pas, je serais contrainte de contracter un crédit à la banque", poursuit la coiffeuse.
A Grand-Mbao, la seule autre solution de crédit est un réseau mutualiste qui exigerait une caution représentant 20 % du prêt et un taux d'intérêt de 1,77 %, avec un délai de remboursement de dix mois, selon une source proche du dossier.
Système de discipline collective
La tontine sert non seulement à lancer des projets, mais aussi à maintenir à flot des entreprises en difficulté, comme l'activité d'aviculture de Mame Ngoné Cissé.
"J'ai subi des pertes énormes au début de mon projet. Mais grâce à l'argent de la tontine, j'ai pu redémarrer mon activité. Dieu merci, mon business se porte bien", témoigne-t-elle.
Les tontines ont des comités de gestion, formés de cinq à huit personnes sachant lire et écrire, parmi de nombreuses partenaires illettrées.
Elle a beau n'avoir jamais étudié la comptabilité, c'est à Mané Niang, qui a arrêté ses études en première année de collège, que revient la lourde tâche de compter et recompter les billets de la tontine du quartier de la Médina.
"Je ne me trompe presque jamais dans le comptage de l'argent (...) J'appelle le nom d'une personne et elle vient déposer l'argent dans la calebasse. On calcule ensuite ensemble la somme. Nous vérifions toujours à l'aide d'une calculette", rassure-t-elle.
Pour renforcer la confiance et la transparence, des mesures sont prises. Par exemple, celle qui garde la caisse de la tontine ne réside pas dans le même domicile que celle qui en a la clef.
Des systèmes d'amende et de punitions symboliques sont également prévus pour pousser les membres à cotiser régulièrement.
"Une membre qui accuse un retard paie une amende de 200 FCFA. Et si elle persiste dans son retard, on la rétrograde sur la liste des prochaines gagnantes de la cagnotte. Il arrive même qu'on ne lui accorde pas de prêt jusqu'à ce que sa cotisation à la tontine redevienne normale", explique la gestionnaire du quartier de Médina, Mané Niang.
Mais la sanction de tout manquement aux obligations collectives est surtout d'ordre social.
"Culturellement, nous les femmes accordons beaucoup d'importance à la dignité et notre image face à la société", souligne Awa Cissé, à la tontine de "tante Fatou". "On n'ose pas +manger l'argent+ des tontines sans payer: sinon tu vas en entendre parler jusqu'à tes petits-enfants..."
SEYLLOU AFP/LepointEconomie
http://www.lepoint.fr/economie/la-tontine-ou-le-micro-cre...

29/04/2017

AIDER READS

Les étudiants de Kedge Business School à Marseille ont un message à diffuser en tant que membres de l’association READS.

18118627_1500447883332691_4578785414491378134_n.jpgQu’est-ce READS ?
READS signifie Réussir l’Entrepreneuriat pour Assurer le Développement au Sénégal.
En ce qui concerne nos actions, celles-ci se divisent sur deux lieux :
Sur Marseille, nous sensibilisons à l’entrepreneuriat social et récoltons des fonds afin de maximiser et de rentabiliser nos actions concrètes au Sénégal auprès de deux coopératives.
Ainsi, ces actions, nous les menons sur deux régions :
- Tambacounda pour l’accompagnement d’une coopérative depuis maintenant 3 ans
- Siné-saloum, nouveau lieu d’actions pour nous sur lequel nous avons pour ambition d’accompagner des femmes qui cultivent le coquillage
Pourquoi l’entreprenariat social ?
Selon nous, c’est un moyen non négligeable d’amélioration du niveau de vie global des populations. On a pu constater les résultats positifs des actions menées les précédentes années à Tambacounda.
Cependant, au niveau du transport sur place au Sénégal, le financement peut s’avérer compliqué. Pourtant, c’est un des éléments clés pour assurer nos formations en continu durant le mois pendant lequel nous sommes sur place. Aussi, les transports représentent le moyen pour assurer la rencontre essentielle et nécessaire des membres des coopératives, dans le but de les sensibiliser à l’intérêt de la collaboration et de la mise en commun de leurs outils de production.
C’est pourquoi aujourd’hui nous nous sommes lancés dans une campagne de financement participatif afin d’aller encore plus loin et de développer davantage nos projets. C’est la raison pour laquelle nous diffusons cet appel.
Nous vous invitions donc à vous rendre sur la page de notre campagne de crowdfunding ( vous trouverez le lien ci-dessous) ou à la partager si notre projet vous intéresse.
N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations ou pour échanger sur notre projet.
Isabelle chef de projet 2017
00336 13 58 85 54
isabelle.lardon@kedgebs.com
Sébastien Burck responsable pôle partenariat ( mail + téléphone)
sebastien.burck@kedgebs.com
00336 66 31 68 58
Facebook: https://web.facebook.com/reads.senegal?_rdc=1&_rdr
Bien cordialement.
https://www.helloasso.com/associations/unis-terre/collect...

PROTEGER LES FORÊTS SENEGAMBIENNES

Gestion des ressources forestières : Le Sénégal signe avec la Gambie un accord de coopération et de concertation

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Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable Abdoulaye BALDE, et Lamine Diba, ministre Gambien en charge des forêts, de l’environnement et du changement climatique, ont paraphé ce matin un
accord de coopération dans le domaine de la gestion des ressources forestières.
Un accord qui fait suite à l’engagement des deux Présidents pour une coopération plus forte et plus soutenue entre les deux peuples.
« Nous avons discuté des problèmes, notamment la dégradation des ressources forestières et fauniques et c’est dans ce cadre que nous avons signé cet accord qui nous permet d’élaborer des programmes conjoints dans le domaine de l’aménagement des forêts le long de la frontière pour une gestion participative, plus optimale de nos ressources forestières » a expliqué le ministre sénégalais.
« Nous avons convenu également de travailler de façon plus rapprochée, au niveau des experts, nous allons mettre en place un comité mixte pour que les programmes soient élaborés de façon conjointe et soient suivis collectivement. Ce qui accentue cette coupe abusive, c’est le fait qu’il n’y ait pas de contrôle, et d’échange d’information et tous ses aspects sont consignés dans cet accord » a ajouté le ministre.
Selon lui, cet échange d’informations permet de faire face au trafic illicite et au braconnage et « mieux nous pouvons élaborer des stratégies pour une valorisation et une exploitation optimale de nos ressources naturelles » a t’il conclu.
dakaractu.com
Trafic du bois: le Sénégal et la Gambie vont signer un accord
La protection de l’environnement est un lourd défi que doivent relever la Gambie et le Sénégal. Elle commence par la lutte contre l’exploitation illégale du bois dans la region naturelle de la Casamance qui a repris ces dernières semaines dans la zone de Médina Yoro Foulah, frontalière avec la Gambie.
Pour mettre fin a cette pratique qui prend des relents inquiétants, le ministre de l’Environnement de la Gambie qui effectue une visite de travail au Senegal va signer un accord avec son homologue senegalais, Abdoulaye Bibi Balde. Dans cet accord, la protection de la foret va constituer un point important, revele, Lamin Dibba. «Nous avions pris des initiatives pour mettre fin a l’exploitation illegale du bois qui provient du Senegal. Au debut, le trafic avait connu un net recul. Malheureusement, aujourd’hui, on nous apprend qu’il a repris», avoue le ministre Gambien de l’Environnement.
C’est pour cette raison que les deux gouvernements ont décide d'éradiquer définitivement ce fléau en élaborant un cadre juridique légale. Par ailleurs, le ministre Lamin Dibba annonce le renforcement de leurs parcs nationaux en copiant sur le modèle sénégalais. C’est pourquoi, il a visite avec le ministre Abdoulaye Bibi Balde la réserve de Bandia ou vivent 16 espèces herbivores. Des espèces pour la plupart qu’il a vues pour la première fois.
dakarposte.com

28/04/2017

JUSTICE EST ENFIN FAITE

Perpétuité confirmée pour Hissène Habré

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C’est en effet en appel que les Chambres extraordinaires africaines, ce tribunal spécial que l’Afrique a su mettre en place et qui a jugé à Dakar l’ex-président tchadien, a confirmé sa condamnation à la prison à vie, prononcée en 2016, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
« “Gassi” pour Hissène Habré ! », lance Actusen.com (ce qui, en peul, signifie « c’est fini »). « Le juge malien président de la Cour des Chambres extraordinaires africaines, Wafi Ougadèye dans son intime conviction, a estimé que les faits pour lesquels est accusé Habré ne souffrent d’aucun doute », relève ce journal sénégalais en ligne.
C’est « le clap de fin pour l’ancien dictateur », énonce Rewni. Cet autre confrère sénégalais souligne que le condamné « doit purger sa peine au Sénégal où il a cherché refuge après sa chute depuis 1990 ».
« Hissein Habré va finir sa vie en prison », lance son confrère dakarois EnQuête, dans les colonnes duquel l’avocate des victimes Me. Moudeina se dit soulagée d’avoir vu « le bout du tunnel » même si le volet réparation constitue selon elle une « autre paire de manches ». Autre réaction recueillie par EnQuête, celle de Me. Dioma Ndiaye, qui souligne qu’« aujourd’hui, l’effectivité des droits fondamentaux passera par l’action judiciaire en Afrique ».
Avocat de la défense, Me. Olivier François Serres estime à l’inverse, dans les colonnes du quotidien Walfadjri, que c’est un « pari perdu pour la justice africaine » ; et il accuse « le ministre de la Justice, Sidiki KABA et avant Mme Touré (de s’être) conduits de façon absolument indigne », dit-il dans Walfadjri.
Tchad : la justice pénale africaine plutôt que la CPI
Mais en Afrique, la presse souligne aussi que cette décision pénale est tout à la fois internationale et entièrement africaine, témoigne le journal Sahel-Intelligence, selon lequel « de nombreux observateurs pensent désormais que le temps est venu d’entamer un sérieux plan pour réformer la justice africaine en vue de pouvoir juger les futurs crimes et délits au niveau continental et non plus laisser la Cour Pénale Internationale s’en occuper ».
L’Observateur Paalga souligne le caractère sans précédent de cette décision de justice puisque « ce procès est le premier au monde dans lequel un ancien chef d’État est traduit devant une juridiction d’un autre pays pour violations présumées des droits humains ». Ce quotidien ouagalais ajoute qu’avec ce verdict, « la preuve est faite que l’Afrique peut exorciser ses propres démons en trainant à la barre ceux de ses fils indignes qui se sont révélés être les bourreaux de leurs propres compatriotes ». L’Observateur y voit un « signal important au moment où sur le Continent, certains pays menacent de quitter la CPI dont ils critiquent le tropisme africain trop prononcé et qui souhaiteraient que nous puissions juger nous-mêmes nos propres tyrans sur le sol africain ».
WakatSéra n’écrit pas autre chose. Ce journal burkinabè prévient ceux qu’il appelle les « bourreaux de leurs peuples » que, désormais, « ils ne seront plus envoyés devant les juges de la Cour pénale internationale où ils se présentent en victimes expiatoires de cette cour taxée de ne prendre dans sa nasse que des poissons africains. Les tribunaux spéciaux comme la Cour d’assises des Chambres africaines extraordinaires sont désormais des épées de Damoclès qui planent sur tout dirigeant africain aux mains rouges et dégoulinantes du sang de ses compatriotes, énonce WakatSéra. 20 longues années ont été nécessaires pour conduire la procédure, mais elle fait aujourd’hui la fierté des Africains assoiffés de justice, et allège surtout le fardeau des victimes et parents de victimes des atrocités pour lesquelles le dictateur de N’Djaména paie aujourd’hui », complète ce confrère ouagalais.
Avis partagé en Guinée par le journal LeDjely. « Pour une fois, ce sont des juges exclusivement africains qui ont agi et avec la bénédiction des instances africaines. Une première symbolique qu’on devrait pérenniser si l’on ne veut pas que la CPI continue à sévir en Afrique », estime ce confrère à Conakry.
Norbert Navarro/RFI

LE MAROC CROIT AU RIZ SENEGALAIS

Le marocain Sefrioui investit € 115 millions dans le riz au Sénégal

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Le Groupe marocain Sefrioui, à travers sa filiale Afri'Partners Sénégal, a décidé d'investir FCFA 75 milliards (€ 115 millions) dans l'agriculture au Sénégal, dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE) et plus particulièrement du Programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture au Sénégal (Pracas).
L'objectif principal est d'aider le pays à devenir autonome en matière de riz, conformément aux objectifs nationaux. Une production annuelle de 115 000 t de riz paddy sur deux récoltes est attendue, soit le septième de la production sénégalaise en 2016, souligne FinancialAfrik. Plus de 1 500 emplois seraient créés et 2500 ha de parcelles villageoises aménagés, le groupe marocain voulant établir des contrats-programmes avec les agriculteurs locaux dans une "approche proactive et constructive", souligne le groupe.
Ces investissements agricoles se feront au nord du Sénégal, dans les communes de Démette et Dodel ; une unité de transformations sera également implantée d'une capacité de 125 000 t/an.
Notons qu'un accord cadre avait été signé le 12 janvier dernier entre Afri Partners Sénégal et le gouvernement, traçant la route pour cette décision d'investir quelque 3 mois après.
Commodafrica.com

LE MAROC INVESTIT AU SENEGAL

Le Groupe ÉLÉPHANT VERT annonce son implantation au Sénégal.

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ÉLÉPHANT VERT, acteur majeur de l’agriculture biologique, s’implante au Sénégal pour promouvoir un modèle agricole innovant.
ÉLÉPHANT VERT annonce officiellement sa nouvelle implantation africaine, avec toujours la même volonté de contribuer au développement de l’agriculture, ici au Sénégal, impulsée par le Plan Sénégal Émergent (PSE) en proposant des solutions biologiques.
Après le Maroc en 2012 et le Mali en 2015 le groupe réaffirme ses engagements pris il y a désormais 5 ans en faveur d’une agriculture saine et durable en mettant à la disposition des agriculteurs africains, des solutions biologiques et naturelles pour leurs cultures – biofertilisants, biostimulants et biopesticides – ainsi qu’un accompagnement technique et financier.
René Bajikile Matala, Directeur Général d’ÉLÉPHANT VERT Sénégal, explique cette initiative portée par le groupe industriel, fabricant de bio-intrants: « La recherche, l’adaptation et le transfert de technologies innovantes permettent de lutter contre la dégradation des sols et de promouvoir une agriculture durable en Afrique, et au Sénégal en particulier. Par exemple, il est maintenant possible de généraliser l’utilisation de produits naturels, efficaces et compétitifs, pour compléter ou remplacer les intrants conventionnels. À travers ce type d’innovation, un nouveau modèle agricole innovant, performant et durable, se dessine. Le Sénégal qui ambitionne d’atteindre une autosuffisance alimentaire à moyen terme et de s’ouvrir sur de nouveaux marchés à l’export, peut compter sur un acteur comme ÉLÉPHANT VERT pour accompagner cette montée en puissance ».
Rappelons qu’au Sénégal, l’agriculture contribue à plus de 17% au PIB national et qu’elle emploie plus de 60% de la population rurale.
agrimaroc.ma

27/04/2017

LE VIOL AU SENEGAL

Près de 50% des viols commis par un membre de l'entourage

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Dans la revue documentaire du Centre de Guidance Infantile (CEGID), les statistiques sur les cas d'abus sur mineurs dépassent de loin la réalité.
Des études menées entre Dakar et Mbacké, entre 2013 et 2014, ont montré que la majorité des enfants qui y ont été reçus ont été violés au moins une fois.
S'ils sont 55, 7% à avoir été victimes de viol, 35, 8 % disent avoir été violés à plusieurs reprises.
Entre autre facteurs qui expliquent ce taux élevé de la répétition du viol : la promiscuité de l'agresseur avec la victime et aussi le retard dans la dénonciation de l'auteur.
D'après le document, "48, 1% des auteurs sont des personnes connues du milieu et 22, 8% sont des membres de la famille élargie ou professeur/médecin".
Par ailleurs, relève le document, la majorité des abus sexuels ont lieu dans la famille (29, 1%) et chez l'agresseur (30, 4%).
C'est à dire dans son espace de vie (qui peut-être dans la même concession : exemple d'un locataire d'une chambre), et à 16%, ailleurs dans le quartier (le lieu de travail de l'agresseur).
Seneweb.com

INCH ALLAH

Au nom du mektoub : le fatalisme est-il musulman?

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Des drames terribles dont figurent le naufrage du bateau le Joola avec au moins 1500 morts, une dizaine d’enfants talibés brulés vifs dans une baraque à Dakar, les accidents de la route qui se multiplient et tout récemment, la trentaine de morts lors de la retraite spirituelle de Médina Gounas, et une trentaine de mort dont une majorité de femmes qui meurent noyées lors du chavirement de leur pirogue (avec 72 passagers pour un nombre prévu de 30 personnes) ont fini de soulever à nouveau l’épineuse question des musulmans face au fatalisme, le « mektoub » (c’est déjà écrit). Ce sont là quelques exemples de drames, où la faute humaine est manifeste à travers une série de négligences facilement identifiables et un état d’esprit qui inhibe tout ce qui a trait à la prévention, qui nous serviront de prétexte pour aborder l’épineuse question du mektoub (c’est déjà écrit). En effet, pour ce pays à large majorité musulmane, tout le monde entend dire les fatalistes et paresseux, dès qu’on parle de précaution et d’anticipation, « Yalla bakhna » (Dieu est bon), « dana bakh » (ça marchera). Et en général quand ça ne marche pas l’expression qui clôt l’affaire c’est « Ndogollou Yalla la ou lii la Yalla dogol » (C’est la décision de Dieu). On trouve dans d’autres pays musulmans le même état d’esprit formulé sous des expressions endogènes. Une question fondamentale est de savoir dans quelle mesure les enseignements de l’islam nous permettent-ils de concilier responsabilité humaine et « mektoub » ou destin pour utiliser un terme plus connu.
Imam Kanté/senenews.com
Lire l'article en entier: https://www.senenews.com/2017/04/27/au-nom-du-mektoub-le-...

OU EN EST LA CORRUPTION?

Lutte contre la corruption : Le Sénégal évalué par ses pairs

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Dans le cadre du second cycle du mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption (Cnucc), le Sénégal fait l’objet d’un examen par ses pairs. Pendant quatre jours, le Mali et le Kiribati vont passer au crible la conformité du Sénégal aux dispositions de la Cnucc.
Le Sénégal a adhéré à la Convention des Nations unies contre la corruption (Cnucc). Dans le cadre du second cycle du mécanisme de l’application de la convention, notre pays est évalué par deux de ses pairs, le Mali et Kiribati (Iles du Pacifique). L’exercice a débuté hier dans les locaux de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). Selon le ministre du Budget, Birima Mangara, «cet exercice est non seulement une opportunité pour jauger la conformité de la législation à la norme internationale, mais surtout un cadre d’excellence de prise en charge de l’impératif de cohésion, d’entente et de partage sur les grandes problématiques de la lutte contre la corruption». Il faut dire que l’examen pays est une étape clé du processus. Selon M. Codé Mbengue, chargé du Comité de suivi de l’examen de l’application de la convention des Nations unies au sein de l’Ofnac, «l’exercice se déroule en deux cycles de 5 ans chacun. Au cours du premier, on a examiné le chapitre 3 qui parle de l’incrimination, de la détection et de la répression, et le chapitre 4 parle de la coopération internationale. Cet exercice, nous l’avons terminé en avril 2016. Et aujourd’hui, nous sommes en train d’exploiter l’avant-projet de rapport définitif». Seulement, le Sénégal s’est porté volontaire pour se soumettre à un nouvel examen dès la première année du second cycle, cette fois sur le chapitre 2 sur les mesures préventives et le chapitre 5 sur le recouvrement des avoirs. «La première phase, c’était de discuter du calendrier d’examen, ensuite d’élaborer notre rapport d’auto-évaluation. Ensuite, le document a été soumis aux pays examinateurs qui ont disposé de deux mois environ pour faire des remarques sur la conformité ou non de notre législation. La phase actuelle, c’est la visite pays. Les experts des pays choisis viennent faire devant les experts sénégalais des remarques, observations ou autres questions qu’ils souhaiteraient poser», informe l’ancien directeur général de la Police sénégalaise.
Les examinateurs qui auront en face d’eux les administrations concernées par les questions soulevées par les experts vont se pencher sur les centaines d’articles qui composent la convention. L’objectif étant de voir la conformité du dispositif législatif et règlementaire sénégalais en rapport avec les prescriptions prévues dans la Cnucc. «La question qui est posée, c’est : votre pays est-il en conformité ? Vous répondez par oui et vous donnez les textes justificatifs, vous collez les textes de loi, les actes règlementaires etc. Et vous illustrez par des exemples d’application de la loi. Ensuite vous donnez des statistiques et vous annoncez les mesures que vous entendez prendre pour être conforme à la convention», explique M. Mbengue. Sans entrer dans les détails, M. Mbengue convient qu’il y a des articles pour lesquels le Sénégal est conforme en partie et d’autres pour lesquels il est conforme. «Le combat contre la corruption exige un regard critique sur le cadre juridique et institutionnel de prévention et de répression de ce fléau», admet le ministre du Budget qui estime que des évaluations périodiques sont nécessaires pour apprécier les avancées significatives et détecter les insuffisances dans la mise en œuvre des engagements internationaux du Sénégal, notamment sur le plan juridique et judiciaire. Ce, d’autant plus que «de véritables mutations sont en cours dans notre pays qui suivent et prennent en compte la rapide évolution des transformations socio-économiques, vectrices de nouvelles formes de criminalité économique et financière», ajoute M. Mangara.
lequotidien.sn

26/04/2017

LE TER EST SUR LES RAILS

Train express régional : La France accorde 129,6 milliards FCfa pour le matériel roulant ferroviaire

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Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a signé, hier, à Bercy, avec son homologue français et avec le directeur général de l’Agence française de développement (Afd), deux conventions de financement d’un montant global de 129,6 milliards de FCfa. Le montant est destiné à acquérir du matériel roulant ferroviaire et le ripage/renouvellement de la voie métrique, dans le cadre du projet de Train express régional (Ter).
Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a signé, hier, à Bercy à Paris, deux accords de financement. Le premier a été signé avec son homologue français, Michel Sapin, et porte sur un montant de 63 milliards 175 millions de FCfa (95 millions d’euros) et concerne un protocole financier conclu entre l’Etat du Sénégal et la République française à travers le Trésor français. Le second accord finalisant la convention avec l’Agence française de développement (Afd) a été signé avec le directeur général, Rémy Rioux, pour un montant de 66,5 milliards de FCfa (100 millions d’euros).
Selon un communiqué du ministère de l’Economie, ces deux accords d’un montant global de 129,6 milliards de FCfa sont destinés à l’acquisition du matériel roulant ferroviaire et le ripage/renouvellement de la voie métrique dans le cadre du projet de Train express régional (Ter) entre Dakar et Diamniadio.
Le document précise que le ministre sénégalais de l’Economie, Amadou Bâ s’est réjoui du « processus transparent » mis en œuvre dans ce projet de Ter, et a rappelé la nécessité d’exécuter, avec célérité, ce projet conformément aux instructions du président Macky Sall.
Le document souligne qu’il a aussi rappelé l’importance du partenariat entre le Sénégal et l’Afd avec laquelle, 21 conventions ont été signées pour la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) depuis la tenue du Groupe consultatif à Paris en février 2014, pour un montant total de 366 milliards de FCfa (558 millions d’euros), soit un taux de concrétisation des engagements de la coopération française de 130%.
L’exploitation et la maintenance du Ter confié au groupement Sncf/Ratp
Pour sa part, le ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, qui a visité récemment la Maison du Ter à Dakar, note le communiqué, a salué le « mécanisme de concurrence clair mis en œuvre dans l’attribution des marchés du Ter », au terme duquel des entreprises françaises ont été retenues. Il s’est dit heureux d’être le signataire de cet accord sur « ce projet d’envergure » et s’est félicité de l’exemplarité de la coopération entre les deux pays ainsi que de la volonté d’accélérer la réalisation du Ter.
Au cours de cette cérémonie de signature, poursuit le document, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane, a aussi signé un avenant au protocole d’accord avec le groupement Société nationale des chemins de Fer Français (Sncf)/Ratp (Régie Autonome des Transports Parisiens) portant préparation de l’exploitation et de la maintenance du projet Ter et création d'un centre de formation dédié à la mobilité urbaine. En d’autres termes, lit-on dans le communiqué, « l’Etat du Sénégal confiera l’exploitation et la maintenance du Ter au groupement Sncf/Ratp, constitué sous la forme d'une société de droit sénégalais, à travers un Contrat d'exploitation et de maintenance d'une durée minimale de 5 ans.
Le ministre Mansour Elimane Kane a rappelé la complexité de ce projet structurant dont la gestion rentable doit contribuer au remboursement de l’emprunt. Il a aussi insisté sur l’importance de la maintenance et de la formation dans la gestion du Ter. Le Secrétaire général de la Sncf, Stephan Volant, a fait remarquer que ce sera le premier Ter réalisé en Afrique, avant de rappeler qu’une école de formation ferroviaire sera créée au Sénégal, au terme du processus. Le Projet du Ter est exécuté par l’Apix.
Souleymane Diam SY/lesoleil.sn