08/09/2017

LE NOUVEAU GOUVERNEMENT

Décret 2017 - 1533 du 07 septembre 2017 portant nomination du nouveau Gouvernement de la République du Sénégal.

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-Augustin Tine - Ministre des Forces Armées
-Sidiki Kaba - Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l'Extérieur
-Aly Ngouille Ndiaye - Ministre de l'Intérieur
-Ismaila Madior Fall - Garde des Sceaux, Ministre de la Justice
-Abdoulaye Daouda Diallo - Ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Desenclavement
-Amadou Ba - Ministre de l'Economie des Finances et du Plan
-Mansour Faye - Ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement
-Diene Farba Sarr - Ministre du Renouveau Urbain, de l'Habitat et du Cadre de Vie
-Mariama Sarr - Ministre de la Fonction Publiquen de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du Service Publique.
-Papa Abdoulaye Seck - Ministre de l'Agriculture et de l'Equipement Rural
-Masour Elimane Kane - Ministre du Pétrole et des Energies
-Abdoulaye Diouf Sarr - Ministre de la Santé et de l'Action Sociale
-Ndeye Saly Diop Dieng - Ministre de la Femme, de la Famille et du Genre
-Serigne Mbaye Thiam - Ministre de l'Education Nationale
-Mary Teuw Niane - Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et des Innovations
-Alioune Sarr - Ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur Informel et des PME
-Aminata Mbengue Ndiaye - Ministre de l'Elevage et des Productions Animales
-Mamadou Talla - Ministre de la Formation Professionnelle, de l'Apprentissage et de l'Artisanat
-Oumar Gueye - Ministre de la Pêche et de l'Economie Maritime
-Yaya Abdoul Kane - Ministre de la Gouvernance Territoriale, du Développement et de l'Aménagement du territoriale
-Moustapha Diop - Ministre de l'Industrie et des PMI
-Mbagnick Ndiaye - Ministre de l'Integration Africaine, du NEPAD et de la Francophonie
-Matar Ba - Ministre des Sports
-Samba Sy - Ministre du Travail, du Dialogue Social, des Organisations Professionnelles, des Relations avec les Institutions
-Abdou Latif Coulibaly - Ministre de Culture
-Khoudia Mbaye - Ministre de la Promotion des Investissements, du Partenariat et du Développement des Téléservices de l'Etat.
-Abdoulaye Bibi Balde - Ministre de la Communication, des Telecommunications, des Postes et de l'Economie Numérique
-Maimouna Ndoye Seck - Ministre des Transports Aeriens et des Infrastructures Aéroportuaires
-Mame Mbaye Niang - Ministre du Tourisme
-Aissatou Sophie Gladima - Ministre des Mines et de la Géologie
-Mame Thierno Dieng - Ministre de l'Environnement et du Développement Durable
-Pape Gorgui Ndong - Ministre de la Jeunesse, de la Construction Citoyenne et de la Promotion du Volontariat
-Aminata Angelique Manga - Ministre de l'Economie, de la Solidarité et de la Microfinance
-Abdoulaye Diop - Ministre de l'Emploi, de l'Insertion Professionnelle et de l'Intensification de la Main-d'oeuvre.
-Ndèye Ramatoulaye Gueye Diop - Ministre de la Bonne Gouvernance et de la Protection de l'Enfance
-Souleymane Jules Diop - Ministre délégué auprès du Premier Ministre chargé du suivi du PUDC
-Birima Mangara - Ministre délégué auprès du Ministre de l'Economie des Finances et du Plan chargé du Budget
-Abdou Ndéné Sall - Ministre délégué auprès du Ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Desenclavement chargé du Développement du Réseau Ferroviaire
-Moustapha Lo Diatta - Ministre délégué auprès du Ministre de l'Agriculture et de l'Equipement Rural chargé de l'Accompagnement, de la Mutualisation et des Organisations Paysannes

07/09/2017

HISTORIQUE

Les Sénégalaises font moins d’enfants

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Historique ! Les Sénégalaises font moins d’enfants que par le passé. «C’est la première fois au Sénégal que nous descendons de la barre de la moyenne de 5 enfants par femme en âge de procréer», révèle Aboubacar Sadikh Bèye, le directeur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, lors de la publication des résultats de l’Enquête démographique continue 2016. D’après cette étude, les femmes de 15 à 49 ans font en moyenne 4,7 enfants. Une baisse de fécondité qui survient pour la première fois depuis 10 ans.
Voxpopuli - Seneweb.com

A REGARDER

Voici quelques semaines, une étudiante de Dakar nous demandait de diffuser un questionnaire convivial afin de boucler son mémoire.
Aujourd'hui, un petit film a vu le jour, cerise sur le gâteau de ce mémoire. Je laisse Yakiné vous en parler:

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"Cette année, je me suis lancée un pari fou: donner davantage envie au monde de connaitre et découvrir mon pays. Un pari osé et absolument hors norme. Au sens propre comme figuré, ce pari fut fou. J'ai imaginé, écrit et voulu réaliser un film. Dans ma tête, j'avais mon scénario parfait, le bon fil conducteur et une mise en scène topissime. J'ai rêvé, j'ai, donc, voulu réaliser...Petit bémol: je ne pouvais travailler seule. Oui en effet, pour mener à bien mon projet, je me devais, maintenant, de trouver des personnes qui pouvaient croire en moi, en mes capacités, mon envie de bien faire et ma hargne de vouloir relever des défis. Des personnes qui allaient accepter de me suivre dans ma folie et surtout faire du volontariat.

Qui? mais, diantre qui? Qui pour accepter donner un coup de pouce pour la réalisation de mon mémoire sans rémunération aucune ? Accepter de travailler avec moi dans des conditions...-Bon, il n'ya vraiment pas honte de le dire- précaires et des moyens minimes? J'ai ciblé des personnes, osé leur faire part de mon projet et solliciter leur aide. A la place d'un oui, leur réponse était "on commence quand?". Ils se sont emparés du projet, m'ont aidée, guidée et assistée. Mathilde Corberand, CheikhDoudou Mbaye et toute sa famille pour les rôles, Flavio Stz, pour la camera, Pape Seck et Dolimotion pour le montage, Khàdijatoù Tall et Mamadou Mamadou Ba pour les costumes... L'équipe parfaite pour abattre un travail excellent. Je suis fière du travail accompli. Merci d'avoir voulu donner envie, d'avoir voulu partager des émotions et surtout d'y avoir cru..."
Le film est visible sur: https://web.facebook.com/mamanyakine.ndiaye/videos/689393...

06/09/2017

UN ETE SUR LE LITTORAL…MBOUR, MBALLING, DOMAINE DE NIANING…

QUE FAIRE DES ZONES VERTES DE LA PETITE COTE ?

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Sur toute la petite côte, le tourisme se meurt. De la station de Saly au village très vert de Nianing, avec son domaine, les petits espaces verts semblent à l’abandon depuis que la fréquentation des touristes, résultant de la fermeture du Club Aldiana et du Domaine de Nianing, s’est faite de plus en plus rare. Dans une ville sans reflets ni symbole, Mbour pour ne pas la nommer, rien ne ressemble plus à cette zone prometteuse des années 1960 que le régime du président Senghor avait choisie comme le pôle futur du développement du tourisme de masse et de week-end au Sénégal. Dans cette ambiance morose, où tout s’en va, comme dans la chanson, il est devenu presque hypothétique de sauver ce qui reste des quelques poches vertes de la zone, à commencer par la rivière Mballing, le Tiamassas au cœur du Club Aldiana et encore moins dans le merveilleux site du Domaine de Nianing aujourd’hui en attente de réouverture.
Le Mballing, ce n’est pas le nom donné à un bar ou un restaurant d’un petit coin d’une cité, mais plutôt, à une belle petite rivière située au sud d’une ville qui marque la frontière entre ce qu’on peut appeler la zone utile et le reste du pays. Le Mballing est comme une frontière naturelle qui marque l’amorce de ce qu’on peut appeler en direction des îles du Saloum, les régions vertes du Sénégal. A la lisière de la ville et au cœur d’une zone de verdure dont l’autre frontière naturelle mène à l’océan atlantique, Mbour et son territoire n’ont jamais eu l’ambition de placer cette rivière naturelle au centre des plans d’urbanisme. Or, zone de la petite pêche au cours des années 50-60, le Mballing a toujours permis aux petits exploitants de tirer de ses eaux, quelques espèces rares de crustacés, de mollusques et poissons d’eau douce, comme le mulet, le tilapia, le crabe, le mâchoiron etc.
Aujourd’hui, cernée de toute part par l’immense anarchie urbaine qu’on confond encore à tort à une vraie ville, la petite voie d’eau, qui aurait influencé le tracé touristique de la ville, ne semble avoir aucun avenir. Sur les berges, les arbustes qui servaient de frontières, ont presque tous disparu. Côté est, la rivière qui s’étire vers les villages de Mbandi et le reste de la zone, n’est qu’une mince ligne d’eau sans aucun confort pour ce qui est des aménagements. Enorme gâchis ; car les enfants des années 60 se rappellent encore tous ces Européens (assistants techniques venant de Dakar et de la ville de Thiès et profitant d’un week-end). On y voyait aussi des Sénégalais et des Africains affectés à Dakar et dans certaines villes et qui, en quête d’endroits exotiques, y arrivaient le vendredi soir, pour dormir dans l’enceinte de l’ex. Orstom ou du service du centre des Grandes endémies balayé par la brise marine et les alizés à longueur de journée.
Tous profitaient le jour venu, de la petite pêche, du ski nautique, de promenade en canoë tractée par des voitures. La belle époque. Le temps est passé et le Mballing n’est plus que l’ombre de lui-même sans aucune perspective ; sans voie intéressante ; mais plus grave sans aucune connexion avec la ville dont il est le centre respiratoire de par sa végétation marquée par quelques arbres de la savane africaine dont les baobabs, le cailcedrat, le jujubier, le figuier ou encore la belle petite forêt de mangrove encore debout du côté ouest du site en allant vers l’océan atlantique. Un manque d’imaginaire et de vision pour un leadership municipal mieux pensé. Pendant que le site est peuplé de quelques populations installées ici, il y a peu par des autorités sans projet, le site est aussi sous la menace des déchets solides (carcasses d’animaux, pots et matériaux divers), mais aussi liquides avec les rejets divers et non traités de toutes les saletés d’une ville qui a nul doute atteint depuis des années, un niveau de saturation pour le moins inquiétant. Une véritable zone de paradoxes ; voilà à quoi ressemble ce territoire au moment où l’Etat a choisi d’investir plus de deux milliards de dollars, dans la construction et l’aménagement de la nouvelle ville de Diamniadio Lake City.
Pendant que l’aménagement de ces berges aurait pu donner une véritable carte de fraîcheur à la ville, le regard des autorités n’a été orienté qu’en direction du projet-phare de Diamniadio ; ce qui n’est pas mauvais si cela permet à toute une région de profiter de tous les avantages et les effets induits d’un tel pari. L’Ird, African Institute for Mathematical Science (Aims-Nei) dans le cadre du projet « The Next Einstein Initiative », rien que ces deux entités auraient pu permettre à la ville et à cet environnement, de faire profiter de la ville de plus de visibilité dans l’aménagement des grandes agglomérations du monde. Neil Turok, l’éminent chercheur d’origine sud-africaine devenu canadien et Directeur du Perimeter Institute for Theoretical Physics de Waterloo, dans les environs de Toronto au Canada, avait porté avec ses partenaires son choix sur le site de Mbour, pour son calme, la beauté des paysages et encore. Aujourd’hui encore, Mbour n’en a rien tiré ; les élus n’y font même pas référence encore moins les populations. Comment relancer le tourisme dans ces conditions. Au niveau de l’Ird, l’on craint d’ailleurs que cette partie qui jouxte l’océan ne soit intégrée dans la propension des autorités départementales, municipales et rurales au partage des terres dont les politiciens de cette partie du pays se sont faits « experts » en donnant le sol à ceux qui leur permettront de remplir leurs poches le plus rapidement possible.
Une ville triste sans symboles
Le développement de la région ou de la ville ne se fera pas sur ces bases ; car au-delà de tout, même si avec la pêche, Mbour ne manque pas d’atouts, les solutions de remise en vie des espaces laissés pour compte comme Mballing ne sont jamais venues. Les carences de l’équipe municipale actuelle, sont si flagrantes que le président de la République devrait regarder un peu la manière dont cette municipalité qui revendique à tort ou à raison, un budget de deux milliards de Fcfa, est gérée. La jeunesse mbouroise comme tous les passionnés de gestion urbaine se posent la question devant l’ampleur d’une telle anarchie au cœur d’une ville en vie. L’absence de solutions tentées ici et là pose aussi la question de la gestion correcte des fonds qu’on collecte tous les jours pour faire fonctionner les services de la cité. Ces derniers jours, des tas d’immondices ont été jetés par les populations sur les grandes artères de la ville. Et pendant quatre ou cinq jours aucun camion n’est passé pour le ramassage. Les populations interpellées, avouent qu’elles sont lassées d’attendre. « Nous avons l’habitude et nous jetons tout cela au milieu de la rue… »
Pendant que les uns s’intéressent un peu à ce qui se fait du côté de la petite bourgade touristique, mais devenue « désertique » de Saly, d’autres se posent des questions sur la capacité du maire actuel, M. Fallou Sylla à faire face à la fois, à l’anarchie, à l’encombrement humain, aux énormes problèmes de la circulation et des transports dans la ville, aux inondations dans toutes les rues. Même si on peut se glorifier pour la première fois, depuis les indépendances, de voir dans la cité, des bus affectés au transport public, l’on se demande dans quelles voies du centre-ville, ces engins vont passer tant l’anarchie reste une équation majeure à Mbour. Pour aller vers les bourgs limitrophes comme Warang ou Nianing, les bus restent des moyens de transports bien modernes et peu chers, mais en ville, pour ce qu’il en reste, il n’y a pas de voies. Le centre de Mbour n’a plus de routes bitumées. Alors de là à revendiquer pour la forme, un budget de deux milliards de Fcfa, les populations se demandent de qui on se moque. Et ne parlez pas d’assainissement dans ce contexte.
LA LOI DE CONSERVATION LITTORALE EN QUELQUES LIGNES
Pour définir pour le lecteur le contenu de cette loi dont on a parlé en France depuis le milieu des années 1970, il faut signaler que la loi « littoral » détermine les conditions d’utilisation et de mise en valeur des espaces terrestres, maritimes et lacustres. Elle s’applique aux communes riveraines des océans, mers, étangs salés et plans d’eau naturel ou artificiel de plus de 1000 hectares.
Cette loi est une loi d’aménagement et d’urbanisme qui a pour but :
- la protection des équilibres biologiques et écologiques, la préservation des sites, des paysages et du patrimoine culturel et naturel du littoral
- la préservation et le développement des activités économiques liées à la proximité de l’eau
- la mise en œuvre d’un effort de recherche et d’innovation portant sur les particularités et les ressources du littoral. Différents dispositifs de la loi participent à la protection du patrimoine et des paysages :
- Maîtrise de l’urbanisme : extension en continuité ou en hameau nouveau intégré à l’environnement, mais limitée par la création de coupures d’urbanisation et dans les espaces proches du rivage ; non constructibilité dans la bande littorale des 100 mètres (calculé à compter de la limite haute du rivage).
- Protection stricte des espaces et des milieux naturels les plus caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral.
- Elaboration de schémas de mise en valeur de la mer (Smvm).
Création en 1975, par l’Etat, du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres, pour mener une politique foncière de sauvegarde de l’espace littoral. Après acquisition, le conservatoire sous-traite (aux communes ou à d’autres structures) la gestion de l’espace. La loi n° 86-2 du 3 janvier 1986 relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, dite loi « littoral », pose les principes de protection et de mise en valeur des espaces littoraux, des mers et grands lacs intérieurs, qui présentent des enjeux majeurs de protection de la nature et de maîtrise du développement, pour la France métropolitaine et l’outre-mer.Cette loi a créé des institutions et outils d’intervention spécifiques pour mettre en œuvre, de façon partenariale, une politique particulière d’aménagement et de protection. Il s’agit du Conseil national de la mer et des littoraux, associant élus et partenaires socioprofessionnels, et du Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres. La loi « littoral » s’applique à toutes les communes riveraines des mers, océans et plans d’eau intérieurs de plus de mille hectares, soit plus de 1 200 communes françaises. Au Sénégal, le projet d’une loi sur la gestion du littoral soulevée un moment par le président Abdoulaye Wade n’a pas encore vu le jour. Cela avait nul doute commencé avec le projet d’autorité de gestion de la corniche, mais il semble que la question mérite nul doute une attention particulière de la part des autorités, au moment où des projets d’exploitation des hydrocarbures (pétrole) au niveau des côtes, sont annoncés par le Président Macky Sall et de son gouvernement.
TOURISME, URBANISATION ET GESTION LITTORALE : Où sont les schémas d’aménagement ?
Adossée à l’océan, la ville de Mbour a tiré quels avantages de cette position ? Agglomération d’avenir au cœur d’un grand vide urbain au début des indépendances, Mbour et tout son environnement immédiat, ont longtemps été perçues comme l’un des pôles vivants de la nouvelle urbanisation sénégalaise. Entre le commerce, la pêche de gros, la pêche sportive, le tourisme, l’agriculture, la culture, la croissance démographique un moment contrôlée malgré l’exode rural venant des villages et des petites communes toutes proches comme Joal, Thiadiaye, jusqu’à Fatick et les îles du Saloum, l’agglomération a connu une forte croissance de ses activités économiques jusqu’à la fin des années 1980.
Mais, qu’est-ce que tout cela signifie quand le territoire en lui-même n’a fait l’objet d’aucune étude de projet d’envergure ? Vue comme un avantage, sa situation sur le littoral n’aura été qu’un simple prétexte pour le rendre encore plus anarchique et plus laid dans le panorama des villes sénégalaises. Au cœur de ce domaine naguère très agréable à vivre sont en train de se superposer des poches de pauvreté aggravée par le manque de perspectives au niveau municipal, urbain et au sein des gros villages environnants.
Soumise aux aléas du temps, la ville souffre d’absence de véritables aires de récréation. Et dans ces conditions, il est quasiment impossible d’attirer du monde, venant de l’étranger, les touristes d’abord et les Sénégalais férus de week-end qui cherchent à changer d’air. Autre chose qui s’ajoute à cette nouvelle faille, l’absence de projets urbains d’envergure. Pendant que Saly qui aurait dû être un quartier résidentiel dans la ville comme Beverly Hills à côté de la ville de Los Angeles, l’Etat a ajouté au cafouillage en faisant de ces aires de repos, des communes à part, sans envergure qui attirent tous les badauds qui n’ont rien à faire dans la vieille ville. Et, pourtant, l’exemple de grandes agglomérations comme Rio de Janeiro devrait pouvoir inspirer les décideurs avec Copacabana et sa baie, qui créent une ligne de séparation entre le vieux Rio, et ses grandes avenues du centre et le nouveau Rio autour de la voie qui mène à Ipanema, Leblon etc. Mais, dans quelles directions sont partis les maires du Sénégal pour comprendre et initier de tels schémas ?
AU CŒUR D’UN MARASME ECONOMIQUE SANS NOM : Une cité du monde qui ne se visite plus
Plus loin de la ville à une distance d’environ 10 kilomètres se trouve une autre petite merveille que les urbanistes de la ville, comme les élus, n’ont jamais intégrée dans leur plan : le domaine forestier et de faune de Nianing. Hôtel et parc en même temps, ce domaine qui ressemble à bien des égards aux hôtels d’Afrique centrale et de l’est (Ouganda, Kenya, Tanzanie), est un territoire bien spécial. Son initiateur a montré la voie depuis très longtemps, en laissant grandir et fleurir tous les arbres, les fleurs introduites ou trouvées sur place prospérer au fil des années. Apo, c’est son nom, ne savait pas qu’en mourant un jour, son domaine, ne lui survivrait pas.
L’on a évoqué l’épidémie d’Ebola pour expliquer la situation qui a conduit à sa fermeture, mais, il s’est passé autre chose sans doute. Préposée à la succession de son ex.mari, Madame Apo, de guerre lasse, n’a pas pu continuer à supporter les énormes charges qui pesaient sur ses épaules quand le tourisme sur la Petite côte a amorcé sa descente aux enfers. La clé sous le paillasson, c’était la seule chose à faire, quand vous ne pouvez même compter sur une vingtaine de clients par semaine. La suite de l’histoire est connue. Et face à un tel désastre, ni l’Etat, ni la ville ou le département n’ont eu l’idée de renflouer les caisses et sauver ce qui pouvait l’être. Les têtes sont ailleurs. A commencer par celle du maire impuissant et sans aucun génie, mais encore du président de la République préoccupé à toutes les formes d’urgences dans un pays où les priorités n’ont même plus de nom. Et dans ce contexte, Mbour et ses espaces de verdures, ne peuvent être une priorité.
Construction culturelle et élément majeur de l’écosystème urbain, Mballing et le domaine auraient dû être comme à Rio, les centres névralgiques de la relance du projet de ville dans l’agglomération mbouroise. Mais dans cette longue liste d’une ville pauvre qui ne reflète aucune forme de beauté dans un monde plus intelligent où le visuel a pris sans doute un grand pas sur le reste, l’absence des arts dans la cité est aussi un problème sérieux. Le terme paysage est propre aux pratiques artistiques et remonte à la fin du XVe siècle. L’origine du mot est controversée. Il semble venir du hollandais landschap qui ne désigne pas uniquement ce que l’on peut voir du pays (land), mais aussi une forme picturale (Roger 1997, 19-20).
TIJUCA, UN MODELE DE FORET URBAINE
Difficile de le dire. Car pour certains, la vérité est qu’aucune expérience n’a prévalu souvent, avant qu’ils ne se lancent dans le bain de la gestion municipale. Or, pour l’exemple, au cœur de la ville de Rio se trouve l’une des forêts les mieux protégées au monde, la forêt classée de Tijuca au cœur de la ville que des millions de touristes visitent tous les ans. Vu du Corcovado (710 m), le paysage urbain de Rio forme une composition ville-nature construite autour de cinq éléments : la mer, les montagnes, la forêt, le ciel et la ville. Selon Zweig (1941), la forêt tropicale pénètre « la ville avec ses lianes inextricables » et « la ville forme, elle aussi, une forêt de pierre ».
Dans la recherche des nouveaux paradigmes de gestion de l’environnement, la forêt de Tijuca semble néanmoins être un élément fédérateur commun à tous les habitants de la ville, toutes classes sociales confondues. Les relations socioculturelles et pratiques des cariocas (habitants de Rio de Janeiro) à cet espace « presque » naturel révèlent un élément symbolique qui reflète et porte l’image de Rio dans l’imaginaire collectif. C’est donc dans un lieu d’apparent consensus collectif que se placent les nouvelles expériences de gestion participative. La forêt est un lieu d’exercice de la citoyenneté où les usagers sont aussi des acteurs de la protection et de la mise en valeur de la nature au cœur de la ville. Voilà qui aurait pu inspirer l’Etat et la municipalité de Mbour en sauvant ce qui reste de la rivière Mballing et en faisant chaque année, des campagnes de reboisement ; histoire de protéger et de renouveler toutes ces vieilles espèces qui y sont depuis des siècles.
LE PAYSAGE : Nouvelle source d’inspiration des architectes et urbanistes
Pour les historiens de l’art, il est connu que les paysages ont été aux origines de l’Académie impériale au Brésil dans une ville comme Rio de Janeiro. Bien que le paysage comme motif partiel d’un grand nombre de tableaux ait d’abord été introduit dans les écoles du nord, pour Gombrich, c’est dans le sud que le paysage émerge dans le discours : « C’est à Venise, et non pas à Anvers, qu’on appliqua pour la première fois le terme "un paysage" à une peinture particulière » (Gombrich 1983, 18). Les inventaires de collections en témoignent. La référence à « un petit paysage ou de nombreuses planches de paysages, est récurrente dans ceux du sud, au contraire de ceux du nord. On peut dire que ce fut après 1816 que la question du paysage occupe une place centrale dans l’essor du milieu artistique de Rio de Janeiro. Comme le mentionnait déjà Joachim Lebreton dans le « Mémoire » qu’il adressa au comte de Barca pour lui présenter le projet de la future académie, les caractéristiques du lieu l’imposaient. Pour lui, l’art du paysage devait avoir une place prépondérante « dans un pays comme celui-ci, auquel la nature a prodigué toutes les richesses » et dans lequel les artistes trouveraient une « mine inépuisable de sujets pittoresques » (Lebreton 1959, 287).
Ville sans musée, sans œuvre d’art visible en dehors des panneaux publicitaires qui brillent plus par leur laideur qu’autre chose, sans grandes écoles, sans centres urbains, Mbour est devenue une cité du désordre et des « hors la loi ». Un espace des tous les désordres. Comment faire du business et des affaires dans ces conditions ? Dans ce contexte, même avec l’aménagement d’un nouvel aéroport Blaise Diagne à Diass, malgré les énormes avantages que donneront, l’autoroute et ses annexes, la ville n’en tirerait absolument rien si ses autorités et l’Etat ne s’inspirent pas de ce qui se fait ailleurs en mieux et en plus beau et plus fonctionnel. En Afrique, quelques grandes villes touristiques ont franchi le pas : le Kenya avec Nairobi et l’Ouganda avec la ville aéroportuaire d’Entebbe. Dans le cadre d’un exemple de coopération entre villes du sud, ces exemples devraient servir à ces espaces de vie comme ceux qui cherchent une voie comme Mbour et toutes zones d’incohérences qu’on s’amuse encore à appeler villes et qui ne sont devenues que des conglomérats de problèmes sans solutions.
ame Aly KONTE/sudonline.sn

TANT QU'IL RESTERA UNE SEULE MINE

Une mine explose en Casamance

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Dans le sud du Sénégal, en Casamance, trois civils à bord d'une charrette ont sauté sur une mine fin août, et l'information est passée presque inaperçue. Il s'agit pourtant du premier incident de ce genre en plus de trois ans. L'explosion n'a fait heureusement que des blessés légers. Cette région est toujours l'objet de campagne de déminages qui durent depuis 1999 et ne sont pas près de se terminer. Le conflit casamançais connaît une accalmie depuis l'arrivée au pouvoir du président Macky Sall.
L’explosion est survenue le 30 août lors du passage d'une charrette sur une mine placée sur une route secondaire du Nord Sindian, dans le département de Bignona, selon le Centre national d'action anti-mine au Sénégal.
Le dernier incident de ce type remonte à août 2014 : il y a trois ans, dans la même zone, une mine avait explosé au passage d'une charrette là aussi, faisant 7 morts parmi un groupe de jeunes qui se rendaient à un mariage.
De nombreuses mines ont été enterrées dans cette région depuis le milieu des années 1980. Les populations qui avaient fui les zones de combat et qui retournent chez elles découvrent parfois des engins enterrés dans les surfaces cultivables, mais la majorité des mines se trouvent sur des pistes.
Selon le Centre national d'action anti-mine, 1,8 million de mètres carrés ont déjà été déminés ou déclassés dans le sud du Sénégal, et environ 1,2 million de mètres carrés restent encore à déminer, auxquels pourraient s'ajouter de nouvelles zones minées qui n'ont pas encore été identifiées.
Les opérations de déminages se poursuivent depuis 1999, de même que l'assistance aux victimes et la sensibilisation. Les autorités ont obtenu en 2016 un nouveau délai de 5 ans, mais les organismes en charge du déminage craignent de ne pas arriver à terminer leurs opérations avant 2021.
RFI

LE CREDIT SE PORTE BIEN

Plus de 425 milliards de transferts d’argent effectués par les établissements de crédit

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Le cumul des transferts nets d’argent effectués par les établissements de crédit du Sénégal s’est établi à 1425,2 milliards FCFA (environ 680,320 millions de dollars) au premier semestre 2017, a appris mardi APA auprès de la Direction de la monnaie et du crédit (DMC) du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.
[Img : Sénégal : plus de 425 milliards de transferts d’argent effectués par les établissements de crédit]
Ces transferts nets d’argent résultent de la différence entre les transferts reçus qui se chiffrent à 521,7 milliards FCFA et ceux émis d’un montant de 96,5 milliards FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0016 dollar).
Comparé au premier semestre 2016 où il s’établissait à 385,2 milliards FCFA, le montant des transferts nets connait une progression de 10,4%. Toutefois, en variation trimestrielle, ces transferts connaissent une forte hausse de 23,3% à 234,8 milliards au deuxième trimestre 2017 contre 190,4 milliards FCFA au premier trimestre 2017.
Selon les données de la DMC, plus de la majorité des transferts reçus (62,1%) provient d’Europe, 15,6% des autres pays, 9,4% des USA, 6,7% des pays de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) et 5,4% de la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale).
MS/cat/APA

LES LIONS S'ELOIGNENT DE LA COUPE DU MONDE

Burkina-Senegal:2-2-Les lions craquent en fin de match et compromettent leurs chances de qualification

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Après avoir fait match nul (0-0) samedi à Dakar, le Burkina Faso et le Sénégal se retrouvaient ce mardi à Ouaga pour le compte de la quatrième journée des qualifications du Mondial-2018.Le Burkina a ouvert le score à la 18″minute de jeu par Bertrant Traore.
Mais c’était sans compter avec Ismaela Sarr. En effet le nouveau sociétaire de Rennes fera revenir les lions dans la partie en marquant le but égalisateur à la suite d’une belle action de Sadio Mane peu avant la démi heure de jeu.
Le même Sadio Mane permettra au Sénégal de creuser l’écart en marquant le deuxième but des lions à la 76″minute.
Mais malheureusement pour les lions,Le Burkina Faso revient au score en toute fin de partie. Sur un magnifique coup-franc d’Alain Traoré, Pape Seydou Ndiaye s’emmêle les gants. Les Étalons remettent les pendules à l’heure. Deux buts partout à une minute de la fin du temps réglementaire.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

05/09/2017

FAIDHERBE EST TOMBE...

Chute de la statue de Faidherbe : les précisions du Kurel des 2 raaka de NDAR

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Dans un communiqué transmis à Ndarinfo.com, le Kurel des 2 raakas de Saint-Louis, précise que la chute du monument du général Faidherbe « n’est nullement l’œuvre de quelconques talibés mourides ».
« Cela s’est produit naturellement à la suite de la forte pluie qui s’est abattue, très tôt, ce matin », a expliqué Lamine GUEYE, le trésorier général du Kurel.
M. GUEYE rappelle par ailleurs que d’autres dégâts similaires ont été notés dans d'autres endroits de la ville à la suite de cette forte intempérie.
NDARINFO.COM

« La chute de la statue de Faidherbe relève de la volonté divine », selon Golbert Diagne

On en sait un peu plus sur la chute spectaculaire de la statue du général Faidherbe. Cet ouvrage en bronze est tombé contre toute attente, dans la nuit du lundi à mardi vers les coups de deux heures du matin. C’est en tout cas, ce qu’a confirmé ce jour Alioune Badara Diagne dit Golbert. Selon le Directeur de la radio privée Teranga Fm, joint au téléphone par Actunet, c’est un vent violent suivi d’une forte pluie qui a terrassé la fameuse statue qui trônait fièrement sur la mythique place Faidherbe depuis pratiquement 126 ans.
Depuis que la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre, chacun y va de son commentaire. Mais pour dépassionner le débat, Golbert invite les populations à savoir raison garder. A l’en croire, la chute de la statue de Faidherbe relève de la volonté divine. Pour juguler toute récupération de cette affaire à des fins inavouées, notre interlocuteur estime que ce symbole de l’ancienne capitale du Sénégal soit reboulonné au plus vite.
Pour Golbert, la statue de Faidherbe fait partie de l’histoire de Saint-Louis du Sénégal. « Le socle est là, il n’a pas été touché », a-t-il précisé. Coïncidence troublante, cette affaire qui défraie la chronique dans la ville tricentenaire, intervient à quelques heures seulement de la prière des deux Rakkas que Serigne Touba avait effectué le 5 septembre 1895 dans le bureau du gouverneur colonial.
Dakarflash/Diop Mamadou

DE PLUS EN PLUS DE DIVORCES

126 286 cas de divorces au Sénégal en 2013 et 1775 séparations en 2015

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Le divorce reste comme un drame social qui gagne du terrain au Sénégal. En 2013, le nombre de divorces s’est élevé à 126 286 cas.
La majorité des cas concerne les femmes avec 96 049 personnes et les 30 236 sont des hommes. Rien qu’à Dakar, durant l’année 2015, le tribunal départemental a eu à prononcer 1775 divorces.
En moyenne, depuis 2014, à Dakar, par exemple, 400 cas de divorces sont prononcés, mensuellement, par les Tribunaux, selon le journal « Vox Populi ».
Un recensement récent rapportait que les « divorcés sont plus nombreux dans la région de Dakar (2,5%)« . La capitale sénégalaise est suivie par les régions de Matam, Saint-Louis, avec 1,5% chacune (identique à la moyenne nationale.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

03/09/2017

ESSOR DU TOURISME INTERIEUR

Tourisme en Afrique: l'essor des marchés intérieurs

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Avec l'essor des classes moyennes, le tourisme en Afrique n'est plus seulement l'apanage des étrangers. Les Marocains partent en vacances au Maroc, les Dakarois s'échappent le week-end pour aller dans de petits hôtels ou campements sur la Petite Côte, tandis que les Sud-Africains des grandes villes émigrent chaque décembre, en plein été austral, sur les plages du Cap et de Durban, ou dans les lodges et réserves animalières du Mpumalanga et du Kwazulu-Natal.
Le Maroc est devenu le pays le plus touristique d'Afrique, avec l'Afrique du Sud, depuis la dégringolade de la Tunisie et de l'Egypte, touchées par des attentats et les soubresauts de leurs révolutions de 2011. Avec une particularité: au royaume chérifien, pas moins de 30 % des nuitées recensées dans les hôtels du pays sont achetées par des Marocains, selon les statistiques de l'Office du tourisme.
De plus en plus, les résidents nationaux - et pas seulement les émigrés marocains en Europe qui reviennent en vacances - profitent de la diversité de l'offre chez eux. Leurs préférences ne sont pas les mêmes que celles des étrangers. Plutôt que Marrakech, Essaouira ou Agadir, ils fréquentent surtout Meknès et Fès, deux villes de l'intérieur chargées d'un riche patrimoine architectural, ainsi que la ville balnéaire de Tétouan, qui donne sur la Méditerrannée.
Un tiers des recettes générées par le marché local au Sénégal
Au Sénégal, le tourisme international décline depuis de longues années, une baisse aggravée par l'instauration en 2013 d'un visa à 50 euros. Ce dernier a été supprimé en 2015, et les arrivées ont grimpé de 20% la même année, pour atteindre 1,6 millions de visiteurs selon le ministère du Tourisme. Le marché intérieur, désormais, est clairement visé par les opérateurs du pays, puisqu'il représente l'un des piliers du tourisme, en contribuant à 36% des recettes générées en 2015 par le secteur, selon les chiffres du ministère.
« Il faut développer une nouvelle forme de promotion du tourisme, car nous avons une classe moyenne qui représente un segment important de la demande », note Bocar Ly, le directeur de la Société d'aménagement et de promotion des côtes et zones d'intérêt touristique du Sénégal (Sapco). Cette société a lancé en 2016, à Saly, station balnéaire de la Petite Côte, la première Semaine du tourisme local, en présence du chanteur Youssou Ndour, ancien ministre du Tourisme entre 2012 et 2013.
Le Sénégal, qui repense sa stratégie, sollicite ses artistes pour faire sa promotion : le groupe Daara J a réalisé en 2016, avec l'Agence sénégalaise de promotion touristique, un clip léché et intelligent qui montre les meilleurs côtés du pays. Seul problème : le prix des nuitées reste hors de portée pour les bourses sénégalaises. Il est exorbitant à Dakar avec une facture moyenne de 42 000 francs CFA (64 euros), et une demande qui porte à 31% sur les hôtels deux étoiles et 42% trois étoiles, contre seulement 6% pour les cinq étoiles. La capitale reste la zone la plus fréquentée par les touristes étrangers comme locaux (41%) avant la Petite Côte (35%), la région de Saint-Louis (7%) et la Casamance (4%).
Les trois quarts des touristes en Afrique du Sud
En Afrique du Sud, principale destination sur le continent avec le Maroc, les deux pays comptant environ 10 millions de visiteurs par an, le gros des troupes de touristes étrangers vient de Grande-Bretagne, d'Allemagne, des Etats-Unis et de Chine. Mais les trois quarts des touristes sont issus du marché intérieur, selon le ministère du Tourisme. Le segment, où dominent les ménages blancs qui sont toujours les plus aisés, est visé par les autorités, qui souhaitent le démocratiser.
Seul problème : 48% des Sud-Africains n'ont pas les moyens de voyager, indique le ministère du Tourisme. En outre, une culture dominante parmi les Sud-Africains noirs fait qu'en dehors de visites à des amis ou des parents, il n'y a « pas de raison de voyager ».
Le gouvernement veut cependant persuader les ménages les moins aisés de passer ne serait-ce qu'un week-end par an dans un site touristique, afin de soutenir la création d'emplois. Une stratégie nationale de développement du marché intérieur sur la période 2012-2020 a été élaborée, visant à créer 225 000 emplois et à faire passer de 54% en 2009 à 60% en 2020 la part des recettes touristiques générée par le marché intérieur.
Autre phénomène corollaire de l'essor des classes moyennes africaines : l'intérêt croissant des Africains pour leur propre continent, qui fait par exemple du Maroc une destination en vogue pour les Sud-Africains, qui ne se contentent plus des plages du Mozambique et de l'île Maurice.
RFI

DES LIONS DECEVANTS

Éliminatoires Mondial 2018: Le Sénégal et le Burkina Faso se neutralisent (0-0)

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Le Sénégal a fait match nul (0-0) avec le Burkina Faso dans une rencontre comptant pour la troisième journée des Éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Plus tôt dans la journée, le Cap-Vert avait pris le dessus sur l’Afrique du Sud (2-1).Aliou Cissé dévoile la liste des 26 Lions convoqués pour les matchs face au Burkina FasoSélectionné pour vous :
Aliou Cissé dévoile la liste des 26 Lions convoqués pour les matchs face au Burkina Faso
Après une première mi-temps équilibré, les Lions de la Teranga ont tenté d’emballer le match en seconde période mais le manque d’efficacité et surtout de profondeur dans le jeu ont été les sources des échecs répétitifs de Sadio mané et cie.
A la demi heure de jeu, Diao Baldé faisait son entrée mais ne brillera pas pour autant. Les Lions, manquant de mordant et d’une bonne liaison dans l’entre-jeu n’ont pas su imprimer leur marque et devront faire sans Kalidou Koulibaly (expulsé à la 83′) au match retour.
senenews.com

02/09/2017

TABASKI AUSSI SAMEDI

L'Afrique de l'Ouest célèbre la Tabaski, la «fête du mouton»

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Selon les pays, c’est ce vendredi 1er septembre ou samedi qu’est célébrée la Tabaski, l’une des fêtes religieuses les plus importantes de l’année pour les musulmans. Derniers préparatifs et traditions locales.
A Dakar, les tailleurs font les dernières retouches et rendent les commandes d'habits passées il y a parfois plusieurs semaines. Car la Tabaski est aussi une affaire d'élégance au Sénégal.
Dans l'atelier d'Omar Ly, un poste de télévision retransmet le rassemblement des pèlerins du hadj au mont Arafat. Les prières des fidèles servent de fond sonore pour les cinq couturiers qui travaillent cette dernière nuit jusqu'à 4h du matin et tentent par tous les moyens de lutter contre le sommeil.
Dans une autre boutique, Alioune, la cinquantaine, finit une broderie. Cela fait quinze jours qu'il passe ses nuits devant sa machine à coudre. « Je n’ai presque pas dormi, j’ai les yeux fatigués », commente-t-il.
Il y a beaucoup de travail à quelques heures de la Tabaski pour les milliers de tailleurs de Dakar. Cette année, les tendances semblent être les coupes « obasanjo » et le rose fuchsia pour les femmes, confie Habib Aw. Lui pourra dormir tranquille. Ce tailleur n'en est pas à sa première Tabaski et il a su bien s'organiser. « Je reprends à 6h et j’arrête à 22h. C’est comme ça que je travaille. Et je ne prends pas les commandes passées moins de dix jours avant la fête », explique-t-il.
Au Sénégal, la Tabaski ce sera samedi pour la majorité des habitants.
RFI

01/09/2017

LA LANGUE SENE-FRANCAISE

 Les trésors du séné-français

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La langue française est riche par la diversité des peuples qui la parle. De l’Amérique du Nord à l’Asie en passant par l’Afrique, chaque peuple y apporte sa touche et son originalité. Une expression peut signifier une chose dans un pays et tout à fait autre chose ailleurs. Voici au Sénégal, des mots et des expressions quelque peu renversants si vous n’êtes pas habitués.
Bonbons : Au Sénégal on utilise bonbon pour dire biscuit. Le vrai bonbon est appelé "tangal" (du wolof, littéralement "douceur" ou "réchauffeur").
Laisser : Un terme qui vient du wolofisme (langue wolof) voulant « arrêter ce que l’on fait ». Si on vous dit de "Baïl li nga def" qui signifie en gros "Arrête tes conneries" mais qui traduit mot à mot donne "Laisse ce que tu fais".
Enceinter : En français-wolof, cela veut dire, mettre une fille enceinte hors mariage.
Être compliqué : Quelqu’un qui ne se prend pas la tête. Une femme est dite "non compliquée" quand on sous-entend qu’elle serait facile et de mœurs légères.
Cartoucher : Au Sénégal, ce verbe est utilisé pour dire tout simplement que l’on redouble une classe à l’université. Cartoucher à donné le nom cartouchard, c’est-à-dire celui qui redouble la classe
Quatre heure moins : Cela montre l’élasticité de l’heure au Sénégal. Le Sénégalais peut juste dire il est quatre heures moins, au lieu de dire : « il est quatre heure moins vingt ».
Descendre : Le sénégalais dit « je suis descendu » pour annoncer qu’il a terminé sa journée de travail.
Y'a pas de problème : Expression en général pour banaliser un véritable problème.
Les venants : Tout ce qui vient d’Europe, des États-Unis ou du Canada. Qu’il s’agisse de biens matériels ou des personnes..
Manger son argent : Quand un Sénégalais te demande si tu profites de la vie, il peut te demander « si tu manges ton argent ». On dit souvent de quelqu’un qui achète une nouvelle voiture ou de nouvelles paires de chaussures « qu’il mange son argent ».
Noceur : utilisé pour désigner quelqu’un qui a fait la fête, qui va au restaurant et sort souvent.
Fatiguement : Terme que l’on utilise pour dire de quelqu’un qu’il est fatigué. Autrement dit, quelqu’un qui tombe malade, pour donner une première explication dira « C’est du fatiguement, seulement, un peu de repos et… »
Farcer : Faire des plaisanteries souvent de mauvais goût, taquiner.
Omo : Pour designer la lessive. La marque Omo a remplacé le produit. C’est comme si, on nommait toutes les boissons Coca-cola.
Essencerie : Utilisé pour station service
Dibiterie : Lieu de restauration où l'on prépare du mouton grillé. Ce mot vient de débiter.
Bitik : Pour désigner une boutique.
Trop (prononcer "torop") : Très, beaucoup. On peut le renforcer en ajouter "même" à la fin de la phrase : cette voiture est trop classe, même.
Durer : Être là depuis longtemps (J’ai duré dans ce travail).
Faire les bancs : Aller à l'école. Nous avons fait les bancs ensemble : nous avons fréquenté la même école.
Être en état : Être enceinte.
Long : Se dit pour désigner quelqu’un de grand par la taille (le contraire est court).
Le mois est creux : Se dit lorsque l’on a plus d’argent.
http://www.lepetitjournal.com/dakar/societe/culture-tradi...

LE VRAI PRIX DE L'ELECTRICITE

Ce qui se cache derrière la baisse « de moitié » du prix de l’électricité annoncée par la présidence

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Alors que les factures des particuliers et des entreprises restent élevées, le satisfecit exprimé à la mi-août par la présidence sénégalaise au sujet d’une baisse de moitié du prix de l’électricité entre 2012 et 2016 laisse sceptique.
« Entre 2012 et 2016, le prix de l’électricité est passé de 97 F/kWh à 44 F/kWh », a affirmé le 15 août la présidence sénégalaise sur les réseaux sociaux (le post sur Twitter a depuis mystérieusement disparu). Une annonce immédiatement suivie de commentaires dénonçant « une information fausse » et appelant à des « clarifications » de la part du pouvoir. « Ma facture ne fait pourtant qu’augmenter », se plaint ainsi l’un des internautes.
Qu’on se rassure, l’annonce de la présidence n’est pas totalement fausse. Elle est simplement très mal formulée. Car il ne s’agit pas de la baisse du prix de l’électricité auprès des particuliers ou des entreprises, mais de « son coût de production, affirme Assane Diouf, consultant auprès du ministère de l’Énergie et ancien de la Senelec (la Société nationale d’électricité sénégalaise). Et celui-ci a effectivement connu une importante baisse. »
Une production dépendante de l’or noir
Mais plutôt que de rectifier le tir dans sa communication, la présidence a récidivé trois jours plus tard avec une nouvelle publication, qui indique cette fois une diminution de moitié du prix de l’électricité « parmi les principales avancées de l’année en matière d’électrification ». Contactée par Jeune Afrique, la présidence indique sans plus de précisions « qu’il s’agit d’une tendance. Toutefois, le prix (aux particuliers et aux entreprises, ndlr) a diminué de 10 % en 2017, soulageant fortement les factures ».
Un quiproquo plutôt malvenu dans un pays qui a connu une grave crise énergétique au début des années 2010. Malgré des factures exorbitantes, les Sénégalais vivaient alors au rythme des coupures de courant intempestives, pouvant durer parfois de huit à douze heures. La cause de cette crise ? L’extrême dépendance de la production d’électricité sénégalaise vis-à-vis de l’or noir. Ainsi, si le prix du baril grimpe fortement, le coût de production devient de plus en plus difficile à assumer pour la Senelec et vice-versa.
Production excédentaire à la Senelec
Après avoir atteint des hauteurs stratosphériques, le prix du pétrole a été divisé par deux en l’espace de quatre ans pour descendre sous la barre des 50 dollars. D’où une forte baisse du coût de production de l’électricité sénégalaise. Fini le temps où la Senelec, malgré les millions injectés par l’État sénégalais, n’avait plus les moyens de se fournir en combustible pour faire tourner ses installations. La société affiche désormais une production excédentaire et exporte de l’électricité chez les pays voisins.
Du côté du portefeuille des particuliers ou des entreprises, le président Macky Sall a consenti en fin d’année 2016 à une diminution de 10% du prix de l’électricité « à compter du premier bimestre de 2017 », soit « un gain de 30 milliards de F CFA en faveur des consommateurs ». Une baisse toutefois loin d’être équivalente à celle du coût de production, « mais nécessaire pour poursuivre le développement de la Senelec, améliorer le réseau et la distribution, et réduire notre dépendance au pétrole », juge Assane Diouf.
Olivier Liffran/jeuneafrique.com

LE TOURISME PAR LE WEB

Promotion de la destination Sénégal : Un meilleur contenu web préconisé par les acteurs.

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Dans le tourisme, plus que dans n’importe quelle autre industrie, le contenu sur internet joue un rôle de première importance. C’est donc pour interpeller les acteurs de ce secteur sur la nécessité de concevoir un tourisme basé sur des contenus de qualités, que Jumia Travel, site de réservation de chambres d’hôtels en Afrique en partenariat avec l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT), ont organisé une rencontre avec les journalistes et blogueurs sur le thème : "Importance du contenu dans la promotion de la destination Sénégal".
Pour les organisateurs de cette rencontre, internet a bouleversé les habitudes des voyageurs. Aujourd’hui, près de 70% des touristes utilisent internet pour préparer leurs voyages, et notamment en consultant les réseaux sociaux, les forums, les sites d’information ou tout simplement en effectuant des recherches sur internet.
« Aujourd’hui, internet est le premier conseiller du voyageur. Il y recherche des avis sur un pays, les modalités de visas, les sites à visiter durant son séjour. De ce fait tous ce qu’il retrouve sur internet lui permet de se faire une idée sur une destination », a souligné, Ismaël Cabral Kambel, chargé de communication et relations publiques de l’entreprise Jumia Travel.
Une position renforcée par les propos de Seydina Ndiaye, SEO manager Afrique Francophone de la même structure. « Pas moins de 10 millions de recherche sont effectuées chaque année sur internet, et pas moins de 940.000 potentiels recherches avec les mots : Tourisme au Sénégal. Il est donc important d’avoir un contenu attractif qui permettrait de convaincre les potentiels touristes. »
Le constat selon les organisateurs est que sur ce plan, le Sénégal est un abonné absent malgré un fort potentiel culturel, et surtout des sites touristiques pleins de charme, on ne retrouve presque rien, en effectuant des recherches sur la destination.
Des sites comme Gorée, le monument de la renaissance, le Parc national des oiseaux du Djoudj (Saint-Louis) et celui du Niokolo-Koba, ou encore la ville historique de Saint-Louis pour ne citer que ces derniers, sont dépourvus de contenus, pas de photos, ni de vidéos attirantes qui vous invitent à visiter.
« Aujourd’hui si vous prenez l’exemple d’un pays comme la France, que beaucoup d’Africains adorent visiter. Faites une recherche sur Google, avec les mots tourisme en France. Vous verrez combien les sites touristiques de ce pays sont merveilleusement exposés sur la toile ».
Prenant pour référence certains diffuseurs de contenus bien connus des voyageurs en Afrique, comme Visiter l’Afrique, Au Sénégal, ou encore le le Blog de Jumia Travel, il a été démontré que le nombre de visiteurs de ces espaces ne cesse de s’accroitre. Pour exemple, le Blog de Jumia Travel, a enregistré en 2016, près de 5 millions de visiteurs, et une réservation sur deux provient de son référencement sur les moteurs de recherche.
La rencontre a également enregistré la participation de la Cellule de communication du ministère du Tourisme, une satisfaction pour les organisateurs.
MJ/JumiaTravel/leral.net

31/08/2017

REPONSES AU TOURISME ET AEROPORTS

LIBRE ECHANGE AVEC… Maïmouna NDOYE SECK, Ministre du Tourisme et des Transports aériens
Ministère du Tourisme et des Transports aériens

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«Il y a deux nouveaux arrêtés pour rappeler à l’ordre les acteurs du secteur hôtelier et touristique»
Dans le cadre de l’assainissement du secteur hôtelier et touristique, le gouvernement veut rappeler à l’ordre les acteurs «indélicats». En ce sens, deux arrêtés viennent d’être signés pour rappeler à tous les acteurs, l’obligation de se conformer à la réglementation au plus tard le 31 décembre de cette année, a annoncé Maïmouna NDOYE SECK.
Dans cette partie de l’entretien qu’elle a accordé au journal Le Quotidien mercredi 23 août, madame le ministre du Tourisme et des Transports aériens confirme que les activités de l’aéroport Blaise Diagne débuteront le 7 décembre et le handling au niveau de cet aéroport sera assuré par une nouvelle société qui est en gestation.
Le Quotidien : L’inauguration de l’Aibd a été annoncée pour le 7 décembre 2017. Est-ce que cette date est toujours maintenue ?
Maïmouna NDOYE SECK : Je le confirme. Le début des activités sur l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) va intervenir le 7 décembre 2017.
Donc, aujourd’hui les travaux sont presque terminés ?
Les travaux sont terminés. Aujourd’hui, ce sont les processus de certification et les opérations de transfert, la formation du personnel, la mise en place de la société de gestion, qui sont en cours pour permettre l’ouverture de l’aéroport. Mais les travaux qui étaient gérés par Saudi ben laden group et qui avait pris comme sous-traitant général les sociétés turques Summa Limak, sont totalement terminés et réceptionnés.
Est-ce que tous les engagements concernant surtout les indemnisations des impactés, ont été également respectés ?
Ça, on l’a dépassé depuis très longtemps. Je dis toujours, que le plan de réinsertion des déplacés de Aidb doit être même un modèle à vendre sur le plan international. Si vous allez sur les zones de recasement et que vous voyez les villas qui ont été construites pour le recasement de ces personnes, les champs, les zones qui ont été terrassés pour que les populations puissent retrouver leurs travaux champêtres, c’est vraiment un modèle en matière de recasement. Donc, il n’y a plus de problèmes par rapport à ça. Ces problèmes sont derrière nous depuis très longtemps. On s’achemine résolument vers l’ouverture de l’aéroport.
Pour ce qui concerne la gestion de l’assistance aéroportuaire, il parait que vous êtes en train de créer une nouvelle société ?
Oui, c’est la décision qui a été arrêtée. Vous savez au niveau de l’aéroport Léopold sedar Senghor, nous avons deux sociétés d’assistance pour l’assistance en escale, Ahs et Shs, et nous avions aussi deux sociétés qui s’auto-assistaient, c’étaient la compagnie nationale et la compagnie Air France. Nous avons noté depuis quelque temps, beaucoup de problèmes dans la concurrence, dans la gestion, la cohabitation entre ces deux services. Ce qui se faisait au détriment du Sénégal et du handling, parce que c’est peut-être les compagnies qui en tiraient profit, parce qu’ils se mettaient en concurrence. Il y avait pas mal de problèmes. Ce qui nous a poussés, après concertation avec les différents intéressés, à prendre la décision de créer une nouvelle société de handling. Qui, on l’espère, va regrouper tous les acteurs qui sont aujourd’hui, au niveau de l’aéroport Léopold Sédar Senghor pour opérer au niveau de Blaise Diagne sur une période transitoire en exclusivité. C’est cela la décision qui a été arrêtée par le gouvernement et qui en train d’être mise en œuvre. La société vient d’être créée et est en cours de certification pour pouvoir opérer au niveau de Aibd.
Que vont devenir Ahs et Shs ?
Vous savez Shs est une entreprise privée et on a donné l’exclusivité sur Aidb. Shs peut continuer et même Ahs à avoir des activités dans des aéroports de la sous-région. Nous sommes en train de mettre aux normes et de réhabiliter les aéroports régionaux à Saint-Louis, Ziguinchor, Matam, Tambacounda et Kédougou. Ce sont des aéroports internationaux qui auront aussi besoin de handling. Ça veut dire que c’est à chaque société de prendre la décision du futur de cette société. Pour ce qui est de la décision qui a été prise par le gouvernement du Sénégal, c’est qu’au niveau de Aibd, on aura sur place une seule société qui aura l’exclusivité sur une période, ça nous permettra d’avoir plus de visibilité, parce que nous voulons faire de cette aéroport, un élément important du hub aérien sous régional, en faire un aéroport de classe internationale où la qualité de service sera assurée. Pour cela, toutes les dispositions seront prises en termes de qualité, de sûreté, de sécurité pour faire de l’aéroport Blaise Diagne, un élément important du hub sénégalais.
Il a été dit également, que le consortium turc, Summa Limak, participera au capital. Qu’en est-il exactement ?
En fait c’est la société de gestion Aibd qui est une société de droit sénégalais. Certes détenue en partie par Summa, en partie par Limak et en partie par Aibd pour le moment 30%, 30%, 30%. C’est une société de gestion qui aura 50% des actions du capital de la nouvelle société. La société Shs, on y a réservé 33% et la compagnie nationale Air Sénégal aura les 17%. L’exercice que nous avons fait concernant cette société, c’est de faire en sorte que l’Etat et ses démembrements aient de façon directe et indirecte, les 34% du capital, Shs 33%, les Turcs de façon indirecte, 33%, si on prend leurs participations au niveau de la société de gestion. C’est ce schéma-là qui a été arrêté pour permettre à tous les acteurs d’intervenir au niveau de cette société de handling. Aujourd’hui, de façon transitoire, cette société a été créée à 100% par Aibd et tous ceux qui sont pressentis à qui nous avons réservé ces actions sont invités très rapidement à venir acquérir les actions au niveau de la société pour la rendre opérationnelle.
Madame le ministre, que va devenir l’aéroport international Léopold Sédar Senghor ?
J’avais l’habitude de répondre que ça ne faisait pas partie de mes missions. Ma mission se limitait à faire terminer l’aéroport international Blaise Diagne et à transférer les activités de Léopold Sédar Senghor vers Blaise Diagne. Mais il y a quelques jours, j’ai été invitée à une réunion pour la présentation d’un projet pour la réalisation d’une cité des affaires au niveau du site de l’aéroport de Léopold Sédar Senghor. M. le président de la République a validé le principe, même s’il reste encore des choses à voir. Donc aujourd’hui, sur le principe, je peux dire qu’il est retenu de transformer cet aéroport en cité des affaires. Je crois que vous avez suivi la présentation dans la presse. C’est un projet qui est porté par la Caisse des dépôts et des consignations (Cdc) du Sénégal en relation avec la Caisse des dépôts et de gestion du Maroc qui ont fait les études qui ont été présentées. Maintenant, si le projet doit être retenu, le schéma de gestion du projet n’est pas encore validé par le président de la République.
La compagnie nationale a acquis ces derniers mois, deux aéronefs, n’est-ce pas ?
Effectivement, la compagnie nationale a été créée. Et pendant un an, nous avons fait des études, puisque nous n’avons voulu aller à l’aventure comme ça se faisait. Créer une compagnie et qui va mourir au bout de 2 ans ou 3 ans. Donc nous avons recruté un cabinet international qui a fait des études, des études de marché, quel type d’avion il fallait acquérir, quel marché il fallait attaquer et faire aussi le business plan. Ça nous a pris un an. Et je pense que ce n’était pas une perte de temps. Et ce qui a été retenu par l’étude, c’est qu’au départ, la compagnie puisse disposer de cinq avions. Deux turbos propulseurs qui vont faire le domestique et le voisinage, deux moyens courriers pour faire le régional et un long courrier qui pourra faire l’intercontinental. Et c’est dans ce cadre-là, et sur la base des études économiques, pour le choix des avions, que nous avons acquis ces deux Atr 72600 de 70 places, qui seront livrés normalement à la fin du mois de novembre. Ils pourront permettre de commencer les activités au niveau domestique et au niveau de la sous-région. Les premiers, nous comptons les prendre en location, en attendant de signer des accords pour acquérir par la suite, sur fonds propres, nos avions pour porter la flotte à une dizaine d’avions, sur les 10 ans à venir. Voilà un peu le plan d’équipements qui a été retenu.
C’est un financement sur fonds propres ou bien… ?
Vous savez une société de façon générale ne finance jamais sur fonds propres. Puisque les fonds propres coûtent cher, la société a cherché un financement, qui nécessite 20% de fonds propres. Ce sont des avions qui sont acquis à 20% sur fonds propres de la compagnie et 80% sur financement par crédit acheteur.
Le Bureau enquête et analyse (Bea) a présenté les conclusions de l’enquête concernant l’abordage entre un avion de Sénégal Air et un Boeing de la compagnie aérienne Ceiba, survenu en 2015, quel commentaire cela vous inspire… ?
Il me sera difficile de commenter. J’aurais préféré vraiment, laisser cette prérogative au Bureau enquête et analyse (Bea). Dans l’aviation civile, les choses sont très normées. Et c’est vraiment pour garantir la neutralité que chaque pays met en place un bureau, dont le directeur ne dirige même pas l’enquête. C’est un enquêteur indépendant qui a été recruté par le Bea qui a fait son travail en toute indépendance, qui a publié son rapport sans me demander la permission. Il a fait sa conférence de presse, et a mis en ligne sur son site, le rapport intégral. Je préfère que chacun…
C’est une violation ?
Non, c’est la règle, le bureau doit faire son enquête en toute indépendance et en toute neutralité, et rendre public son rapport. C’est ce qui a été fait. Ce rapport nous le découvrons en même temps que vous. C’est un rapport qui est rendu public, que nous sommes en train d’analyser. Et le but de ces rapports, et de ces bureaux d’enquête, c’est de faire en sorte qu’on puisse identifier les manquements, et faire en sorte que de telles situations ne puissent se retrouver. C’est ça le but. De ce fait, chaque acteur du secteur doit prendre le rapport, l’analyser de façon très posée et prendre les décisions au niveau administratif, technique, etc. Pour que de telles situations ne se reproduisent. Mais vous avez découvert, si vous avez lu le rapport, qu’un des problèmes que les enquêteurs ont rencontrés, c’est la disparition de l’avion. L’avion ayant disparu avec toutes ses informations, on ne peut pas de façon certaine, parler de certaines choses. Et c’est ça qui est ressorti fondamentalement de l’analyse. Maintenant, les causes probables ont été ressorties et les dispositions nécessaires seront prises pour éviter que de telles situations ne se reproduisent. J’aurais préféré que vous preniez contact avec le directeur du Bea pour parler de ce rapport qui est son rapport.
C’est son rapport ou bien un rapport qui incrimine une direction qui est sous votre tutelle…Des anomalies dans le rapport étaient signalées par l’Asecna qui avait demandé une inspection technique de l’avion, finalement rien n’a été fait. Est-ce qu’on peut s’attendre à des sanctions ?
Je n’ai pas eu cette perception en lisant le rapport. Je voudrais préciser, je ne cherche pas à protéger qui que ce soit, que ce n’est pas dans mes habitudes, je ne le ferai jamais. Mais je voudrais quand même qu’on puisse sérier les responsabilités des uns et des autres. Et en matière de réglementation les délais de notification des incidents, les délais pour prendre les dispositions, etc. Chacun a son rôle. L’Anacim a un rôle de contrôle qui s’apparente un peu comme j’ai l’habitude de le dire à ceux qui font la visite technique des véhicules. Est-ce que quand un véhicule, qui a fait une visite technique, fait un accident, c’est toute de suite ceux qui ont fait la visite technique qui sont responsables ? Nous venons de recevoir le rapport, on va l’étudier en profondeur et prendre les dispositions nécessaires.
Vous venez de perfuser les acteurs du secteur hôtelier, mais le montant qui a été alloué a été jugé insuffisant. Etes-vous êtes prêts à renforcer le crédit hôtelier ?
Vous savez, ce que j’ai retenu de la cérémonie de cette perfusion dont vous parlez c’est que le président du syndicat des hôteliers s’est d’abord félicité de tout ce qui a été fait. Des efforts qui ont été faits par le président de la République pour la relance du tourisme. Et les résultats que nous avons depuis 2 ans, montrent que le président de la République et le gouvernement du Sénégal ont pris les bonnes décisions pour relancer le tourisme. Puisque nous avons nommé l’année 2017, année du renouveau pour le tourisme. J’ai reçu hier (mardi) des statistiques des arrivées au niveau de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, on a eu un bond de 15% sur les 7 premiers mois. Donc cela veut dire que vraiment, les mesures qui ont été prises sont en train de produire des effets. Sur le crédit hôtelier, on peut juger que c’est suffisant ou ce n’est pas suffisant. Mais il faut commencer dans tout. On ne doit pas prendre de l’argent et l’immobiliser, on est dans un pays où il faut faire des arbitrages. Une dotation initiale de 5 milliards a été décidée par le président de la République. Cette dotation initiale a été introduite au budget de l’Etat à hauteur de 3 milliards sur 2016 et 2 milliards sur 2017, si je ne me trompe. Dans le Programme triennal d’investissement public (Ptip), il est prévu sur les années à venir, 2,5 milliards par année. Cela permet de renforcer ce crédit hôtelier et touristique. Et ce montant qu’on juge insuffisant, n’est pas encore consommé. Il faut d’abord qu’on consomme le montant, et en ce moment-là, on pourra dire que le montant il est insuffisant, etc. On a prévu sur le budget 2018 de rajouter 2,5 milliards sur le budget d’investissement et sur les années à venir la même chose. Donc le défi aujourd’hui, se trouve dans l’utilisation optimale de ces ressources et dans le remboursement. Puisque c’est un crédit revolming, ce sont ceux qui vont rembourser qui vont permettre, au-delà de ce qu’on va mettre en plus, à d’autres de bénéficier des crédits. C’est une ligne de crédit qui est là mis en place en faveur des acteurs touristiques. E l’autre défi que nous avons à relever, nous et les acteurs touristiques, c’est de rendre crédible le secteur, pour que le secteur bancaire rejoigne l’Etat dans le financement du secteur touristique. L’Etat n’a pas vocation à financer des entreprises privées. C’est parce que le tourisme sort d’une période difficile qu’un levier a été mis en place. Mais notre objectif est de faire en sorte que le tourisme soit assez crédible pour que le secteur bancaire et nos partenaires techniques et financiers mettent à la disposition du tourisme, les ressources financières nécessaires. Ce crédit hôtelier vise plus à remettre à niveau les réceptifs hôteliers qui se sont délabrés pendant la période de déclin, à impulser et à accompagner les projets. Mais le vrai financement doit être cherché au niveau du secteur financier.
Est-ce que les conditions d’accès à ce crédit hôtelier ne sont pas draconiennes ?
A notre sens non. Celui qui emprunte voudra qu’on lui donne sans un droit de regard. Mais il est de notre responsabilité de veiller à ce que les crédits soient réellement utilisés pour le projet qui a été agréé. Donc, il faut que le projet soit étudié, qu’un minimum de garantie soit donné pour s’assurer que les ressources que nous mettons à la disposition des acteurs soient utilisées. Nous avons essayé, à la limite du possible, d’alléger la procédure en mettant à la disposition de notre banque partenaire, les ressources nécessaires. Il faut savoir que c’est nous-mêmes qui décidons d’octroyer ou non un financement. Ce ne sont pas les systèmes de crédit des banques même si la Bnde est notre principale partenaire. C’est un comité de gestion, présidé par mon directeur de Cabinet et qui regroupe l’ensemble des acteurs du secteur plus les agents de l’Etat qui statuent sur les projet, pour s’assurer non seulement que ce projet rentre dans le cadre de la politique touristique mais aussi ce projet doit générer pour assurer les ressources nécessaires pour assurer le remboursement. C’est le b.a.-ba de tout financement.
A l’Assemblée nationale lors du vote de votre budget 2017, vous avez aviez déclaré avoir recensé plus d’un million de touristes en 2015. Quels sont les chiffres pour 2016 et vos ambitions en 2017 ?
Vous savez j’avais annoncé exactement 1 million 6 mille touristes en 2015. Nous avions annoncé ces chiffres sur la base d’une étude terrain. En 2016, le travail est en train d’être finalisé pour avoir les chiffres sur le terrain. Cependant, je peux vous renvoyer à la publication d’une entreprise privée, qui a donné des chiffres dépassant même les chiffres que nous avions annoncés. Mais les chiffres de 2016 vont être consolidés dès les mois à venir. Notre ambition est d’atteindre les 2 millions touristes à l’horizon 2018. On veut placer le Sénégal dans le top 5 des destinations touristiques en Afrique. C’est l’ambition inscrite dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Il ne faut pas oublier que le tourisme est un secteur-clé du Pse avec 2 projets phare sur les 20 à 23 projets : le développement du micro tourisme et le développement des zones touristiques intégrées. Sur le micro tourisme, nous allons tenir au niveau des pôles, des incubateurs pour accompagner les porteurs de projets. Le premier incubateur, qui sera situé au niveau du Service régional de Thiès, sera opérationnel au début du mois de septembre. Et le deuxième incubateur sera à Ziguinchor avant la fin de l’année
La Petite-Côte souffre de l’avancée de la mer occasionnant des fermetures d’hôtels et lieux touristiques. Est-ce que le gouvernement a un plan de sauvetage?
Le gouvernement a un plan global. Vous savez l’érosion côtière est le mal de beaucoup de pays côtiers. Sur Saly, nous avons en étude, un projet financé par la Banque mondiale pour mettre des digues de protection en vue de recharger les plages. Nous avons une étude de projet avec le financement de la Banque mondiale dont les études sont déjà terminées pour mettre des types de production et pour recharger les plages. C’est un projet dont les études sont terminées et les travaux devraient démarrer entre fin 2018 et début 2019. C’est un projet pour retrouver les plages au niveau de Saly. Cela veut dire que le gouvernement a bien pris en charge cet aspect. Mais on ne s’est pas arrêté à cela et nous sommes en train de développer d’autres sites balnéaires au-delà de Saly, à Pointe Sarène où un site est en train d’être aménagé et à Mbodiène dont pour le terrain, nous sommes en négociation avec un grand promoteur pour en faire un site touristique de nouvelle génération. Sur ces projets, nous avons demandé aux différents promoteurs. L’Etat va travailler avec le ministère de l’Environnement et le ministère de la Protection civile pour prendre les devants mettre les digues de protection au niveau de ces zones pour éviter que le phénomène de Saly ne se propage sur d’autres sites. Mais c’est un phénomène global. Nous avons connu cela à Rufisque et aussi quelques jours à Saint-Louis. C’est un phénomène que nous vivons au niveau de la Petite-Côte.
Où en êtes-vous avec l’assainissement du secteur ? Le secteur hôtelier est concurrencé par un «sous-secteur» informel dont l’existence ne date pas d’aujourd’hui.
Les actions phare, c’est d’abord de recenser. Nous sommes en train de recenser tous les réceptifs hôteliers et même les résidences. Il faut aussi travailler aussi sur la règlementation. Je viens de signer deux arrêtés, un sur la profession de guide et un autre sur les établissements hôteliers et touristiques. Ce sont des arrêtés qui viennent d’être signés et les communiqués vont sortir peut-être la semaine prochaine. L’objectif est de rappeler à tous les acteurs du secteur, la réglementation et l’obligation de se conformer à la réglementation au plus tard le 31 décembre de cette année. Nous venons de renforcer la police touristique en moyens humains et matériels. On a mis en place un corps des assistants à la sécurité touristique qui sont placés sous la responsabilité de la police touristique. Tout cela veut dire que nous nous préparons à aller sur le terrain pour faire des vérifications nécessaires. Ce n’est pas simple car même dans les pays développés, il y a des structures qui concurrencent les réceptifs hôteliers. Nous sommes en train de prendre des dispositions dans ce recensement, de tous les réceptifs hôteliers et les résidences, afin de les pousser à se régulariser et à classer aussi les réceptifs. Le classement des hôtels est aussi un autre problème puisque sur 700 hôtels réceptifs répertoriés, nous en avons uniquement une centaine qui est aujourd’hui classée en termes de d’étoiles. C’est un problème auquel est confronté le développement du tourisme. En 2018, on verra sur le terrain, des actions concrètes pour assainir le secteur en termes de réceptifs après avoir renforcé les moyens. Mais avant d’aller sur le terrain pour la «répression», nous voulons mettre à profit le second semestre de l’année 2017 pour faire de la sensibilisation, assister et aider tous les acteurs à régulariser leur situation. Nous allons leur donner les moyens de se régulariser. Après, nous serons obligés de faire les contrôles nécessaires pour mettre en conformité les réceptifs.
Les touristes sont souvent mal accueillis et cela constitue une sorte d’«agression» qui peut les amener à fuir le Sénégal pour d’autres horizons. Est-ce que vous avez prévu des actions de sensibilisation pour mettre à l’aise les touristes ?
Nous venons de renforcer cette année, les moyens financiers de l’Agence sénégalaise de promotion touristique. La subvention de l’Etat est de 2 milliards. Mais en plus de cette subvention, il y a les taxes sur les nuitées qui reviennent à la société. La subvention n’aurait pas dû être versée parce que pratiquement dans tous les pays, ce sont les acteurs, à travers les différentes taxes, qui financent la promotion du secteur. Comme on a mis une structure qui a des charges fixes de fonctionnement, nous avons versé une subvention qui était de 1 milliard 200 millions depuis la création et que nous venons de porter à 2 milliards sur le budget de l’année 2017. Cette agence va faire de la sensibilisation son credo. Il y a les premières actions qui viennent d’être lancées avec la nomination d’ambassadeurs du tourisme. Le Directeur général vient de signer une convention avec le basketteur Gorgui Sy Dieng. Nous allons regarder avec d’autres personnes d’influence à qui nous allons donner un statut d’ambassadeur de la destination Sénégal. D’autres actions de sensibilisation vont être lancées prochainement, surtout pour le développement du tourisme intérieur. Pour l’autre aspect de sensibilisation sur l’accueil réservé aux touristes, c’est un travail de tout le monde. Que ce soient la sécurité, la salubrité ou l’encombrement ou des chaines qui sont créées aux populations et aux touristes, ce sont des aspects qu’on va prendre en charge dans des cadres interministériels. Mais la presse aussi a un rôle très important à jouer. Nous sommes en train d’organiser tout cela pour sensibiliser les acteurs. Le corps des assistants à la sécurité touristique a été mis en place principalement pour ça. Pour que dans ces zones touristiques ces personnes, qui ne sont pas forcément des policiers, puissent sensibiliser les populations. Chacun doit savoir qu’en restant sur place, le touriste va venir. Aujourd’hui lorsque vous allez dans les zones touristiques, on voit les marchands ambulants, les guides qui fatiguent les touristes. La réglementation sur les guides touristiques qu’on va renforcer, nous permettra de sensibiliser les populations autochtones…
Le Quotidien

TABASKI

Le Sénégal se prépare à la fête musulmane Tabaski

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Au Sénégal, la vie est rythmée depuis plusieurs jours par les préparatifs de la Tabaski. L'achat du mouton continue d’être un casse-tête pour les ménages et les habits coûtent de plus en plus chers. L'ambiance bat son plein au marché Hlm, en plein cœur de Dakar.
L'Aïd al-Adha ou l'Aïd el-Kebir, fête la plus importante de l'islam, est appelée Tabaski dans les pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique Centrale qui ont une importante communauté musulmane.
"Cette année, les ventes ne marchent pas tellement car les pluies fréquentes nous obligent à couvrir nos produits en permanence, ce qui restreint leur visibilité", explique Madior, un jeune marchand de tissus.
Comme lui, les marchands ne sont pas vernis à cause de l’hivernage. Les tailleurs, eux, se frottent les mains. Au milieu des crépitements de ses machines, Lassana Diarra confie ses bonnes affaires.
Lassana dans son atelier de couture, à Dakar, le 27 août 2017. (VOA/Seydina Aba Gueye)
Lassana dans son atelier de couture, à Dakar, le 27 août 2017. (VOA/Seydina Aba Gueye)
"En ce moment, on ne se plaint pas trop car les affaires marchent bien. D’habitude, les coupures d’électricité nous handicapaient, mais il n’y a presque plus de délestages. Nos clients nous posent des soucis avec leurs nombreuses réclamations et leur pression constante, mais nous essayons toujours d’être compréhensifs car à la fin on y trouve notre compte. Malgré la conjoncture, les tissus et les boubous coûtent au minimum entre 10000 et 15000 francs CFA".
Non loin de l’atelier de Lassana, Assane Diop se pavane au milieu de ses dizaines de moutons. Il souhaite les vendre à bon prix, mais il est aussi inquiet pour certains chefs de famille.
"Au Sénégal, les moutons ne sont pas vendus à des prix qui ne sont pas très abordables. Nous achetons les moutons chers et nous nous occupons d’eux pendant plusieurs semaines, ce qui fait que les prix sont toujours élevés", explique-t-il.
"Nous pensons aux chefs de famille qui tirent le diable par la queue pour trouver un mouton et passer la Tabaski dignement", conclut-il.
Pour Ndeye Lissa Gueye, il est tout à fait normal de faire toutes ces dépenses pour une fête aussi prestigieuse que la Tabaski.
"Au Sénégal, nous sommes des musulmans qui tenons beaucoup à cette fête, c’est pourquoi nous y mettons tout ce que nous avons, toutes nos économies y vont. Nous achetons des chaussures pour les enfants, des boubous et tout ce qui peut rendre cette fête belle. Nos chefs de famille achètent de beaux béliers pour que le Jour-J, la fête soit totale avec un grand festin. C’est vraiment une grosse dépense financière", témoigne-t-il.
Au Sénégal, les traits culturels déteignent sur la pratique religieuse au point que la Tabaski y est fêtée avec un faste qui n’a pas son pareil dans la sous-région africaine. Même le mouton, élément le plus symbolique de cette fête, est devenu un véritable casse-tête pour les chefs de famille qui sont obligés d’en trouver le plus cher possible pour le simple paraître social.
Seydina Aba Gueye/voaafrique.com

30/08/2017

SECURISER L'AUTOROUTE

L’autoroute à Péage, Un Danger Public

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L’autoroute à péage très prisée par les automobilistes en ces temps, n’est pas sans risques pour ses usagers. Elle permet un gain de temps, avec les embouteillages monstres constatés sur la route nationale. Cependant, du fait du manque d’éclairage, les automobilistes, surtout ceux qui voyagent la nuit, craignent pour leur sécurité. Pis, l’autoroute à péage est devenue la zone d’opération des agresseurs qui profitent d’une panne ou d’un piège pour dépouiller leurs victimes.autoroute à péage Diamniadio - Mbour
Située à hauteur de «Bountou Pikine», à environ cinq cent mètres à l’intérieur, la gare routière les Beaux Maraichers est le point de départ et d’arrivée officiel des véhicules de transport en commun convoyant des voyageurs en partance ou en provenance des régions et de certains pays limitrophes du Sénégal comme le Mali, la Mauritanie et Gambie. A l’intérieur, des taxis, des bus, des taxis-brousses communément «sept (7) places», des cars, minicars et autres moyens de locomotions forment le décor.
Un tonnerre de coup de klaxons perturbe les oreilles des visiteurs qui sont tout le temps interpellés par des rabatteurs à la quête de clients. «Hey, madame, vous allez où ? A Thiès, Louga, Tambacounda ou Mbour ?» demandent-ils en masse. Des tableaux éparpillés un peu partout guident le passager. Après, quelques minutes de recherches, l’arrêt des véhicules en partance pour Mbour nous accueille. Assis sur un banc un peu long, avec un bout de papier et un stylo à la main, un jeune rabatteur communément appelé «coxeur» nous montre les chauffeurs qui desservent l’axe Dakar/Mbour.
«A DEFAUT DE DIMINUER LES PRIX DU PEAGE, QU’ON NOUS METTE DES LAMPES»
En dépit du vacarme, les chauffeurs se sentent à l’aise. Assis en groupe, débattant à haute voix, ils abordent les questions d’actualité. «Le voyage est de plus en plus rapide grâce à l’autoroute à péage. Mais, il est aujourd’hui effarant de constater le manque de sécurité notoire sur cet axe, à cause de l’obscurité», déplore Modou, l’un d’eux, trouvé en pleine discussion. Il s’insurge, par ailleurs, contre «le stationnement irrégulier, les arrêts brusques pour débarquer un passager en plein autoroute et l’irresponsabilité de certains conducteurs».
Le manque d’éclairage, les chauffeurs qui prennent l’autoroute à péage Dakar / Dimaniadio / Sindia pour rallier la petite côte, en ont ras-le-bol. Vêtu d’un tee-shirt vert, assorti d’un pantalon gris, ce jeune chauffeur âgé de 32 ans revient sur ses inquiétudes sur l’autoroute à péage, de Dakar à Mbour, plus particulièrement à Sidia. «Le manque d’éclairage est anormal. Nous qui fréquentons l’autoroute à péage, sommes en danger. A cause de l’obscurité et l’allure des véhicules, facilement on peut heurter, une voiture en panne», dit-il. Et de renchérir: «beaucoup de chauffeurs n’y passent plus pendant la nuit, voire même le jour, pour plus de mesure de sécurité».
Suivant la discussion de près, Aly Diaw, un chauffeur de sept places, prend le train en marche. «On paie beaucoup d’argent à nos autorités, donc il nous faut des lampes sur l’autoroute quand-même. C’est la moindre des choses que nous demandons, puisse qu’il refuse de diminuer les prix», désole-t-il.
«JE PREFERE PRENDRE LA NATIONALE PARCE QUE LA ON NE PAIE PAS QUAND ON TOMBE EN PANNE»
Zale Diop, quant à lui, a déserté l’autoroute à péage depuis que sa voiture y est tombée en panne. «J’ai eu une histoire avec le péage. J’y ai perdu beaucoup de temps quand mon véhicule y est tombé en panne, un jour. Et, ce jour là, je n’avais pas d’argent sur moi et on m’avait envoyé de l’argent pour que je paie», se rappelle-t-il. «Je ne prends plus de péage, je préfère la nationale car il y a plus de sécurité et on ne paie pas si on tombe en panne», poursuit-il.
Cheikh Diop est étudiant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Parfois, il part en week-end auprès de sa famille à Mbour. Interpellé sur la question, il estime que le manque de lampes sur l’autoroute est déplorable. «Malgré des milliards investis sur le péage, il n y a même pas d’éclairage. C’est vraiment désolant», trouve-t-il. Selon lui, cette situation est favorable aux agressions. «Ce manque d’éclairage peu même entrainer des agressions sur le péage car on y voit même parfois des gens qui marchent aux bordures de l’autoroute», déplore ce jeune étudiant.
QUAND LES AGRESSEURS PROFITENT DE L’OBSCURITE
Très fréquemment, les citoyens se plaignent de l’insécurité sur le péage à cause de l’absence de lumière. Les émissions matinales sur les faits divers, diffusées sur des chaines de radios privées, l’attestent. En cette veille de Tabaski, où les agresseurs sèment la terreur dans des quartiers de Dakar, l’autoroute à péage n’est pas épargnée par ces «malfrats».
«A la descente, vers 20h45mn, pour rentrer, j’ai vu que mon pneu était crevé. Je l’ai changé et j’ai pris départ. Ce jour là, je me suis dit: «comme il fait tard, je vais prendre l’autoroute à péage à partir de la Patte d’Oie». Malheureusement, en dépassant de 2km le guichet de péage de Thiaroye, j’ai eu une deuxième crevaison. Alors, je me suis arrêté. Au moment où je m’apprêtais à ouvrir ma portière, deux individus à bord d’un scooter se sont arrêtés juste devant ma voiture. Brusquement l’un d’eux saute de son scooter, avec un couteau très tranchant, proférant des menaces», raconte une victime qui y a été dépouillé de ses biens la semaine dernière.
L’agression sur l’autoroute à péage est surréaliste à ses yeux. «J’étais tellement surpris à tel enseigne que j’étais incapable de réagir, d’autant plus que je ne pouvais pas imaginer qu’une agression pourrait se faire en pleine autoroute», lance-t-il.
DES MALFAITEURS PAS IDENTIFIES, MALGRE LES CAMERAS DE SURVEILLANCE
Après sa mésaventure, la victime soutient avoir porté plainte, sur demande de la Gendarmerie de l’autoroute ou pelleton autoroutier. Cependant, dit-il, ses agresseurs n’ont pas été retrouvés jusqu’à présent. «Quelques minutes après mon agression, les gendarmes du péage sont arrivés sur les lieux de l’incident. Après, une brève interrogation, le responsable m’a conseillé de faire une déclaration au niveau de la Gendarmerie qui est au post de péage de Rufisque. Je l’ai fait, mais jusque là la plainte tarde à porter ses fruits», se désole-t-il.
Et pourtant relève-t-il, la sécurité de l’autoroute dispose des images sur ses agresseurs. «Les gendarmes du poste de péage de Rufisque m’ont montré les photos, le surlendemain, car je suis passé là-bas à 21h 49mn 10s. Et les agresseurs sont passés 5 mn après moi. Donc, ils ont eu les photos». La victime, très remontée contre la gestion de l’autoroute à péage, menace de porter plainte. «Je vais porter plainte contre la société qui gère l’autoroute parce qu’il n’y a pas d’éclairage. Et, cette situation augmente l’insécurité. En plus, il y a des passerelles non sécurisées où les malfaiteurs peuvent jeter des briques sur les pare-brises des véhicules des usagers», s’insurge-t-il.
Après le reportage, Sud Quotidien, a voulu recueillir l’avis de l’entreprise qui gère l’autoroute à péage, Eiffage, à travers une de ses filiales qu’est la société concessionnaire SENAC SA. Après avoir obtenu le contact de son chargé de communication, auprès de l’Agence de promotion des grands travaux (APIX), la rédaction l’a appelé plusieurs fois, en vain. Son téléphone est sous boite vocale. L’APIX, quant à elle, dit ne plus s’occuper de la gestion de l’autoroute à péage. L’Agence des travaux et de gestion des Routes (AGEROUTE), chargée, de manière générale, de la mise en œuvre de tous les travaux de construction, de réhabilitation et d’entretien de routes, de ponts et autres ouvrages d’art ainsi que de la gestion du réseau routier classé du Sénégal, en ce qui la concerne, dit n’être responsable que du tronçon Diamniadio / Sindia.
Cependant, nous n’avons pas pu avoir la version de ce démembrement du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement (chargé des routes) sur la question. Une autorisation de la tutelle est nécessaire avant toute déclaration, souligne l’AGEROUTE.
Sud Quotidien

L'EGLISE DE KARABANE EST RENOVEE

Casamance : La vieille église de l’île historique de Carabane totalement réhabilitée

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La vieille église de l’île historique de Carabane (Oussouye) vient d’être entièrement réhabilitée par l’Etat. Le ministre de la Culture et de la Communication, qui a visité le chantier la semaine dernière, s’est réjoui de la remise à neuf de ce lieu de culte, au grand bonheur des insulaires de la zone, notamment les fidèles chrétiens.
Le ministre a rappelé que cette église était complètement délabrée et même abandonnée. Sa rénovation a été faite dans le cadre du programme de réhabilitation des lieux de culte et des lieux de mémoire historiques auxquels les populations locales sont fortement attachées. C’est un programme initié par le chef de l’Etat. Il s’inscrit dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques que le Président Macky Sall a instaurée et qui met le terroir au cœur du développement local.
Pour Mbagnick Ndiaye, réhabiliter ces sites du patrimoine historique classé, c’est leur redonner une seconde vie et leur permettre de continuer à demeurer le socle de l’affirmation de notre identité culturelle. « Le projet a coûté presque 200 millions de FCfa », a révélé M. Ndiaye.
Le ministre s’est félicité du fait que le chantier ait été magnifiquement réalisé par Eiffage qu’il a remercié d’avoir retapé à neuf cette église en six mois de travaux. Il a estimé que l’édifice peut encore durer une cinquantaine d’années. D’après les informations historiques, l’église de Carabane a été construite en 1885. Elle est une des premières du Sénégal. Quant aux populations locales, elles ont tenu à saluer la bonne qualité des travaux et à féliciter les techniciens de l’entreprise Eiffage, ainsi que les ouvriers qui ont été recrutés sur place pour l’exécution correcte du chantier.
Pour sa part, le directeur du Patrimoine culturel, Abdoul Aziz Guissé, a fait remarquer que le choix de Carabane, dans le cadre du programme de réhabilitation des lieux de culte et des lieux de mémoire historiques, se justifiait par l’importance historique de cette île. Il a rappelé que celle-ci avait accueilli le premier comptoir colonial français.
A en croire toujours M. Guissé, la construction de cette église de style breton, qui remonte à 1885, était partie intégrante d’un plan d’urbanisme de l’île de Carabane initié sous l’administrateur Emmanuel Bertrand Bocandé en 1852. « Carabane, avec l’ancienne mission catholique, son église bretonne, les ruines du pénitencier, asile de déportation des résistants à la colonisation, pudiquement appelé l’école spéciale et les vestiges des maisons commerciales bordelaises, constitue un ensemble historique important qui figure sur la liste indicative du Sénégal des sites susceptibles d’être proposés au patrimoine mondial de l’Unesco ».
Au moment de quitter Carabane, le ministre a demandé à la direction du Patrimoine et à Eiffage de trouver une cloche pour l’église, avant son inauguration prévue en février 2018. A ce sujet, le vicaire d’Elinkine, Père Pierre Francesco, au nom du conseil paroissial, a invité le chef de l’Etat à venir honorer de sa présence ladite cérémonie. En outre, le ministre a invité le directeur des Arts à appuyer les initiatives des acteurs culturels locaux pour contribuer à l’animation de Carabane, l’île historique.
El Hadj Moussa SADIO/lesoleil.sn

L'ARLESIENNE DE DIASS

Livraison de l’Aibd : Les pistes d’un nouveau retard

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L’aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd) pourrait ne pas voir les avions décoller de son tarmac, le 7 décembre prochain, comme l’envisagent les autorités de l’Etat. Des menaces sérieuses planent sur cet agenda déjà repoussé de plusieurs années. Si les infrastructures de l’Aibd sont prêtes, des tiraillements entre les parties concernées pourraient affecter l’ouverture du nouvel aéroport.
Et ces menaces ne sont autres que l’agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (Apix), les Aéroports du Sénégal (Ads), Total, Sénégal handling service (Shs) et Aviation handling service (Ahs) qui ne sont pas encore en phase avec la société de gestion de l’aéroport de Diass, écrit dans ses pages le quotidien Lobservateur.
Qui ne passe pas sous silence les difficultés que connait la société Summa, autorité des activités des aéroports du Sénégal et Limak (Sal Sa) en charge de la gestion de l’aéroport Blaise Diagne. Désormais, les agents de l’Aibd sont obligés de demander une autorisation à Sal Sa pour accéder à l’aérogare ou au pavillon présidentiel. Enfin, note le journal, le gestionnaire du nouvel aéroport de Diass a, dans une correspondance, ordonné au patron des Ads, Pape Mael Diop de libérer une vingtaine d’agents pour l’Aibd. Un personnel que Sal Sa juge capital pour la prise en charge de l’aéroport de Diass. Une correspondance restée sans suite. Du côté de Dakar, cette demande sonne comme une volonté d’arrêter le fonctionnement de l’aéroport Lss avant même l’ouverture de Diass...
SenewebNews

NE PAS ATTENDRE LA SENELEC

A Dakar, le « do it yourself » pour pallier la lenteur de l’électrification et autres petits désagréments

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Modou présente son panneau solaire domestique fabriqué de toute pièce dans son « fab lab ».
Ils ont la concentration fiévreuse du laborantin et l’application consciencieuse de l’artisan à son établi. Dodji Honou, 31 ans, et Mouhamadou Ngom, 46 ans, sont les piliers d’un des fab labs les plus innovants du Sénégal. Le Defko Ak Nëp qui veut dire en wolof « fais-le avec tout le monde ». Depuis la création de cet atelier numérique en 2014, ils en ont engagé des projets : éolienne domestique, panneau solaire recyclé, ou balançoire interactive, « nous explorons toutes les pistes, lance Dodji. Nous sommes comme un laboratoire qui transforme les idées en réalisations concrètes et durables. »
Logé dans le quartier de la Sicap au cœur de Dakar, ce laboratoire technologique est né de la volonté de l’association culturelle Kër Thiossane. « L’objectif était d’avoir un espace de partage, d’innovation et de fabrication numérique pour développer des projets participatifs avec les habitants du quartier, artisans, étudiants, commerçants ou artistes, et leur permettre grâce à ces technologies de changer leur environnement et d’accéder plus facilement à une énergie indépendante », explique Dodji. Une vision qui respecte le concept originel du fab lab (pour laboratoire de fabrication) comme il a été imaginé à la fin des années 1990 au sein du Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux Etats-Unis. Dodji résume : « Offrir aux gens les outils et les machines, numériques et mécaniques, pour leur permettre d’inventer et de répondre à leurs projets personnels comme à des défis écologiques ou économiques. »
Lui est fab manager et connaît le milieu depuis longtemps. Après des études en marketing à Lomé, capitale du Togo, il y a géré l’un des fab labs les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest pendant plusieurs années. C’est en postulant à un appel à candidatures lancé par l’association à travers le programme de volontariat international de la francophonie qu’il a été sélectionné. Il a commencé par commander le matériel nécessaire à l’atelier via des sites chinois. Aujourd’hui, celui-ci est truffé de machines à commandes numériques. « Celles que l’on utilise sont semblables à tous les labos, explique Dodji. L’imprimante 3D est un peu l’arbre qui cache la forêt, la machine la plus connue du grand public. Mais nous utilisons surtout la CNC qui permet de faire des découpes et des gravures sur bois de manière automatisée, ensuite une découpe laser qui creuse différentes matières et bien sûr beaucoup d’électronique, comme des cartes Arduino pour programmer des actions simples. »
En plus de ce matériel de pointe, on trouve aussi une boîte à outils plus commune avec marteaux, tournevis, perceuse, fraiseuse, fer à souder, etc. Ce domaine est la prérogative de Mouhamadou, dit Modou, l’animateur du lab. « Je suis un ancien électronicien populaire. Je réparais des radios et des magnétoscopes dans les années 1990, lance-t-il. J’ai appris l’électronique en traînant dans les ateliers puis en suivant des petites formations. » Pour utiliser leurs nouvelles machines, Modou comme Dodji se sont « autoformés sur Internet, glisse le dernier. Ce qui est intéressant dans le réseau de l’open source et des fab labs, c’est que tout le monde partage son savoir via des tutoriels qui incitent à la pratique. Nous avons alors pour devoir de redistribuer ce savoir. »
Impératif moral qu’ils appliquent à la lettre en organisant des ateliers d’initiation chaque mois. « Nous apprenons la soudure aux enfants, à faire des petits montages électroniques, à sculpter et à imprimer des objets en 3D, explique Modou. Nous travaillons aussi avec des individus ou des start-up qui veulent concrétiser leurs projets. » Comme cette entreprise qui cherche à construire un biodigesteur. C’est une sorte de composteur domestique qui prend la forme d’un bac hermétique de 40 litres, dans lequel on verse ses déchets organiques qu’on laisse fermenter. « Cela produit du méthane qui peut ensuite, à l’aide d’un tuyau, être utilisé comme gaz pour alimenter des plaques de cuisson ou un chauffage, explique Dodji. Le projet n’est pas encore totalement au point, il y a des fuites, mais on y travaille. »
Le lab est aussi l’occasion pour les deux compères de réaliser leurs propres projets énergétiques. Ainsi, lors de l’événement Afropixel organisé par l’association Kër Thiossane en avril 2016, Modou et Dodji ont réalisé plusieurs prototypes dans l’optique de voir les Sénégalais se réapproprier l’énergie qu’ils consomment. En est sorti un concept d’éolienne domestique. Pales découpées dans du PVC, aimants de la casse, batterie 12 volts et petit moteur issu pas à pas d’une vieille imprimante. « Elle permet d’alimenter quelques LED et d’éclairer une chambre pour un prix modique », avance Modou. Il en a même réalisé une version plus grande qui active une pompe arrosant un jardin communautaire que l’association a construit dans le quartier. Les habitants peuvent alors bénéficier, sans frais d’électricité, d’un potager urbain qui produit goyaves, mangues, bananes, piments et citrons.
A côté de ce jardin luxuriant situé dans une cour d’immeuble, l’association a aménagé un terrain de jeu pour les enfants du quartier. Là où il n’y avait avant qu’un dépotoir, ils ont installé une balançoire interactive. « Les enfants jouent et leurs mouvements génèrent de l’électricité qui alimente des LED sur la balançoire et des lampadaires illuminant l’aire de jeu, relève Modou. Cela offre une plus grande sécurité la nuit tombée. » Malheureusement cette balançoire, créée avec l’appui d’ingénieurs madrilènes issus du Réseau universitaire des fab labs, a dû être démontée un mois plus tard par crainte du vol de matériel dans ce lieu pas suffisamment sécurisé par les autorités. « Nous attendons de la mairie et des habitants du quartier qu’ils se chargent aussi de cet espace qui est le leur, poursuit-il. Nous ne pouvons pas surveiller en permanence les enfants qui jouent. Nous ne voulions pas être tenus responsables s’il leur arrivait quelque chose. »
Sortir d’une attitude passive et dépendante
As de la bidouille et de la débrouille, Maudou a aussi créé six prototypes de panneaux solaires domestiques. Un morceau de Plexiglas récupéré, une plaque en bois, une batterie de 9 ampères (ou plus) et 24 cellules photovoltaïques commandées sur Internet : « Pour moins de 30 000 francs CFA [45 euros] et un peu de travail, vous pouvez recharger votre ordinateur portable, votre téléphone ou éclairer votre chambre avec une énergie propre, renouvelable et gratuite ! s’exclame-t-il. Un panneau comme ça bien protégé peut durer des années, si on évite de le laisser sous la pluie et si on essuie la poussière régulièrement. Tout le monde peut le faire à la maison ! »
Cette technologie, comme toutes celles qu’ils ont développées ou adaptées, Modou et Djoni en révèlent les plans gratuitement sur le Wiki de leur fab lab. « Nous voulons transmettre notre savoir et cette impulsion du “do-it-yourself” [“fais-le par toi-même”], avance Dodji. En Afrique, nous avons besoin de démystifier ces technologies pour que les gens puissent y avoir accès, embraye Modou. Tout le monde est capable de fabriquer son propre panneau solaire ou sa propre éolienne. Ce n’est pas compliqué et c’est bien mieux que d’acheter un kit solaire clé en main. Parce que le faire soi-même permet aux gens de saisir le fonctionnement d’une technologie et ainsi de se l’approprier pour ne plus en être dépendant. C’est aussi sortir de l’attitude passive du consommateur de technologie. »
Djoni et Modou en sont convaincus. Le « do it yourselfIY » peut aider à l’électrification du continent. Non seulement en l’accélérant mais aussi en permettant aux Africains de maîtriser une technologie plutôt que la voir s’imposer à eux. Afin de diffuser la bonne parole, ils ont décidé de lancer dès 2017 un Fablab mobile afin d’atteindre les Sénégalais vivant loin de la capitale. « Mon rêve serait de voir une multitude de labs naître dans tout le pays, glisse Modou. Que dans ces ateliers communautaires les gens s’entraident, partagent leurs savoirs et leurs moyens afin de réaliser pleinement leur potentiel de développement. » Pour Modou et Dodji, ne reste qu’une évidence : l’électrification se fera par les petits circuits ou ne se fera pas.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/a-dakar-...

29/08/2017

LE SENEGALAIS EST SOBRE...

Consommation d’alcool : Le Sénégal à la 44e place en Afrique

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Le Sénégal fait partie des pays où l’on consomme le moins d’alcool en Afrique. Il se trouve à la 44e place sur les 49 pays africains étudiés, avec 0,23 litre.
C’est du moins les résultats d’un rapport publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans le document, l’OMS mesure la consommation d’alcool pur, par an et par habitant de plus de 15 ans.
Respectivement, le Gabon est arrivé largement en tête avec une moyenne de 9,01 litres d’alcool pur. Le Nigéria vient en seconde position avec 8,9 litres, l’Ouganda avec 8,33, l’Afrique du sud avec 7,7 litres, le Rwanda avec 7,12 litres.
L’Algérie et le Niger restent les pays où l’on consomme le moins d’alcool.
Par ailleurs, le document rapporte que l’OMS a également mesuré dans chaque pays, la consommation « des seuls buveurs d’alcool en excluant toutes les populations abstinentes ». Ainsi, en Gambie, la consommation annuelle d’un buveur est de 30,9 litres, au Mali 29,3 litres et aux Emirats Arabes Unis, 32,8 litres.
Junior Sen/leral.com

28/08/2017

AUTOROUTE MBOUR-FATICK-KAOLAK

Autoroute Mbour-Fatick-Kaolack: La piste…brésilienne

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Après l’autoroute « Ila Touba », un autre projet d’autoroute commence à prendre forme. Celui devant relier Mbour-Fatick-Kaolack. En déplacement à Mbour le 9 février dernier pour l’inauguration d’ouvrages d’assainissement, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a annoncé que l’Etat du Sénégal a signé un contrat avec une société brésilienne pour la réalisation de cette infrastructure.
Conçue comme une sorte de prolongement de l’autoroute Dakar-Diamniadio-AIBD (ce dernier tronçon est en cours de réalisation), l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack devrait contribuer au désenclavement de l’hinterland du pays et faciliter la liaison avec les autres pays de la sous-région (Mali, Guinée, Guinée- Bissau, Gambie). Le projet sera réalisé en 48 mois. D’une longueur estimée de 106 km, cette autoroute sera réalisée en 2×2 voies, extensible en 3×3 voies sur une emprise d’au moins 100 mètres sauf au niveau des ouvrages, où l’emprise sera un peu plus grande.
L’Observateur/Assirou.net

DJEMBE A SALY

Apprendre le djembé

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Saly: Nouvelle activité à partir du 5 Septembre à Keur Laz, venez apprendre les fondamentaux du djembé avec Ousmane Sane.
Initiation en 6 leçons pour vibrer aux rythmes d'une tradition ancestrale!
infos et réservations au 77.549.26.15
https://web.facebook.com/keurlaz/

27/08/2017

TABASKI

Les chiffres clés de la Tabaski

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La fête du mouton, l'a-t-on surnommé. Au Sénégal, quand la Tabaski approche, c'est la ruée vers les moutons. Dans chaque ménage musulman, trouver un bon bélier, à moindre cout, devient l'obsession des pères de famille. L'Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (Ansd), dans son projet dénommé "à l'écoute du Sénégal", a réalisé un travail, jusqu'ici jamais fait sur cette fête, en étudiant la manière dont les ménages Sénégalais ont vécu la Tabaski 2016. Elle vient de rendre les conclusions de son enquête. Sans précédent !
83.6%, ont pu sacrifier un mouton
Le premier constat fait par les enquêteurs, c'est qu'au Sénégal, la majorité des ménages musulmans se sont acquittés de leur devoir religieux en sacrifiant un animal lors de l'Aïd Al Kébir 2016. Sur le plan national, "plus de quatre ménages sur cinq, soit 83,6% ont accompli ce rituel lors de la Tabaski, renseigne le rapport parcouru par Seneweb.
Plus de 16% n'ont pas pu sacrifier un mouton
Cependant, ce chiffre révèle une statistique bien moins joyeuse. Car, "malheureusement, un peu plus de 16,0% des musulmans au Sénégal n'ont pas pu le faire notamment en milieu rural (18,7%) et dans la zone urbaine de Dakar (16,0 %) dans une moindre mesure", renseigne l'Agence nationale de la statistique et de la démographie. Et pour être plus précis, ce sont 16.4% qui n'ont pas pu immoler.
Pas d'argent, pas de Tabaski
Et ces 16,4% des ménages enquêtés, qui "n'ont pas pu accomplir de sacrifice lors de la tabaski", ont cité le manque d'argent comme la raison principale. "La principale raison qui explique l'absence de sacrifice est le manque d'argent : neuf ménages sur dix (90,3%) n'ont pas sacrifié un animal parce qu'ils n'ont pas eu d'argent.
Le manque d'argent reste également la principale raison qui a poussé les ménages à ne pas effectuer de sacrifice en milieu rural (94,4%), à Dakar-urbain (83,8%) et dans les autres zones urbaines".
Les Sénégalais raffolent du mouton
Au Sénégal, le mouton est l'animal star de la Tabaski. L'Ansd renseigne que 9 ménages sur 10, ou 89,6%, ont sacrifié un mouton. Cependant, ce chiffre cache des disparités, puisqu'en zone urbaine de Dakar, la proportion des ménages ayant sacrifié un mouton est proche de 100% alors qu'en milieu rural ce sont plutôt huit ménages sur dix (80,3%) qui sont concernés.
9.5% ont immolé une chèvre
Après le mouton, vient la chèvre, sur la liste des bêtes les plus immolées. Cependant, la proportion des ménages qui ont sacrifié une chèvre n'est pas importante et "ne concerne, au niveau national, que 9,5% des ménages qui ont accompli le rituel de la tabaski". Et c'est en milieu rural que "cette proportion est relativement importante avec 18,2% des ménages ruraux". Les autres types d'animaux, tels les bœufs, n'ont quasiment pas été utilisés pour le sacrifice.
Élever ou acheter ?
Chez nous, de nombreux Sénégalais font l'effort d'élever leur mouton chez eux. Cependant, l'écrasante majorité des ménages achètent le mouton qu'ils sacrifient. L'enquête révèle que "72,4% des ménages ont acheté l'animal sacrifié tandis que 23,0% l'ont élevé". Et c'est dans le milieu rural qu'on retrouve le plus souvent les ménages qui ont élevé eux-mêmes la bête sacrifiée avec 26,5% contre 21,6% à Dakar-urbain et 17,3% dans les autres zones urbaines.
Pourquoi ils achètent plutôt que d'élever
Si l'écrasante majorité des ménages ont décidé de ne pas élever le mouton qu'ils sacrifient lors de la Tabaski, les questions d'espace et de sécurité y sont pour beaucoup. Par exemple, en zone urbaine de Dakar, 50.8% des enquêtés évoquent "le manque d'espace". Dans les autres zones urbaines cependant, 36.1% évoquent "des problèmes d'insécurité". En milieu rural où l'espace ne manque pas, "c'est plutôt les problèmes de sécurité (34,7%), de temps ou de moyens (16,4%), ou pour des raisons de commodité (17,4%) ou de coût qui font que les ménages privilégient l'option d'acheter sur celle d'élever".
On leur a offert leur mouton
Tous ceux qui ont pu immoler un mouton lors de la Tabaski 2016, ne l'ont pas acheté ou élevé. 4.6% d'entre eux, se sont vus offrir leur animal. Pour la plupart d'entre eux, leur mouton provient d'un don des autorités locales, d'amis, de parents ou de connaissances. "Cette proportion reste approximativement la même au niveau des autres zones de résidence de Dakar (4,5%) et du milieu rural (4,3%) sauf pour les autres villes (5,6%) qui dépassent d'un point de pourcentage le niveau national", ajoute l'Ansd.
Le prix du mouton, le nerf de la guerre
L'enquête a révélé que 50 000 francs CFA est le prix plancher pour le mouton. Ce qui veut dire que l'ère des moutons à moins de 50 000 francs CFA, semble être révolue. "Au niveau national, deux ménages sur trois (65,2%) ont acheté leur mouton à un prix compris entre 50 000 Francs CFA et 100 000 Francs CFA alors qu'ils ne sont que 23,7 % à acheter un mouton à un prix inférieur à 50 000 F CFA. Les ménages qui ont acheté à des prix relativement élevés (100 000 F CFA et plus) sont moins nombreux.
En effet, ceux qui ont payé leur mouton à un prix compris entre 100 000 Francs CFA et 150 000 Francs CFA ne représentent que 8,4% et ceux qui ont acheté entre 150 000 FCFA et 200 000 Francs CFA sont évalués à seulement 1,4%".
À Dakar, les prix sont chauds !
Ceux qui ont acheté leur mouton à un prix compris entre 200 000 francs CFA et 250 000 francs CFA représentent 0.6%. Et ce sont 0,7% des ménages qui achètent leur mouton à un prix supérieur à 250 000 Francs CFA. Décortiquées, les statistiques renseignent que la zone urbaine de Dakar concentre également les ménages dont le prix du mouton sacrifié est situé dans les tranches 100 000 FCFA-150 000 Francs CFA, 150 000 Francs CFA – 200 000 Francs CFA et plus de 250 000 FCFA.
Le dernier moment pour acheter son mouton
Quid de la période que les Sénégalais choisissent le plus pour aller acquérir leur bélier ? La dernière semaine avant la fête est la plus prisée: "La plupart des ménages (85,5%) attendent la dernière semaine avant la tabaski pour se procurer un animal pour le sacrifice. Seuls 10,7% des ménages ont effectué leur achat entre une semaine et un mois avant la tabaski", révèle l'enquête.
Youssouph Sané - Seneweb.com

26/08/2017

LA ROUTE VERS SALY-MBOUR EST DANGEREUSE

Axe Diamniadio – Mbour: 254 accidents dont 16 morts et 575 blessés enregistrés

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D’après les Sapeurs pompiers, seize (16) morts et 575 blessés au cours de 254 accidents de la circulation ont été enregistrés de janvier à août 2017 sur l’axe Diamniadio -Mbour.
Selon Cheikh Tine, Commandant du groupement d’incendie et de secours, les conducteurs de véhicules particuliers sont les plus touchés. A cet effet, l’une des causes de ces accidents est l’absence d’éclairage public.
« L’analyse qu’on a eu à faire nous permet d’identifier trois facteurs des accidents: l’indiscipline, l’état des routes avec le manque d’éclairage et l’état des véhicules »
Diop Mamadou/Senegal7 avec Senego

LE TRAVAIL DES ENFANTS

Pires formes de travail des enfants : le Sénégal veut éradiquer le phénomène

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Face aux défis de l’éradication des pires formes de travail des enfants (Pfte), le ministère du travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions s’est employé à mettre en œuvre le Plan cadre national de prévention et d’élimination du travail des enfants. A cet effet, un atelier de partage de la charte des entreprises minières a été organisé ce matin pour une action multidimensionnelle visant à protéger les enfants des PFTE.
En collaboration avec les partenaires nationaux, le ministère du Travail prend le bâton et engage la lutte contre le travail des enfants afin de faire respecter les droits de ces derniers.
Le coordonnateur du cellule de lutte contre le travail des enfants dudit ministère qui a présidé la rencontre a déclaré qu': «ils sont en train d’élever la lutte dans la mesure où sur le plan réglementaire et sur le plan juridique, le Sénégal est en phase avec l’Organisation internationale du travail (Oit) avec la ratification des conventions».
Ibra Ndoye de poursuivre, «il y a également au plan national avec une mise en place d’un document de politique nationale de lutte contre le travail des enfants, qui a été validée en 2012, qui est mis en œuvre, malheureusement, pas intégralement faute de ressources nécessaires à son exécution».
M. Ndoye de déplorer que les statistiques par rapport aux PFTE dont nous disposons soient ceux de 2005 et qu'aujourd’hui, 12 ans plus tard, ces statistiques sont en train d’évoluer sans pour autant être actualisés. N'empêche, ajoute-t-il, il urge qu’on aille vers une actualisation des études statistiques aux PFTE.
Pour le président de la coalition nationale des associations et Ong en faveur de l’Enfant, François Raoul Latif, (Conafe Sénégal), qui a pris part à la rencontre, le Sénégal a ratifié la convention des droits l’enfants de même que la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant et qui précise que l’âge de l’enfant c’est de 0 à 18 ans.
Donc, argue-t-il: «nos Etats doivent pouvoir se mettre à jour par rapport à cela. Parce que nous pensons qu’aujourd’hui, quand on parle de l’âge de l’enfant pour aller à l’école c’est de 0 à 16 ans or, ça c’est la loi d’orientation de l’éducation au niveau de notre pays qui le dit. Tandis que nous avons une convention de droit de l’enfant qui dit : que l’âge de l’enfant c’est de 0 à 18 ans. ET, il faut que l’Etat se mette à jour par rapport à cela».
Avant de lancer : «c’est un combat que nous devons continuer à mener et que l’Etat du Sénégal doit obligatoirement se mettre à jour par rapport à cette question».
M. Latif d'informer que : «l’enquête nationale qui a été menée sur le travail des enfants au Sénégal qui date de 2005 donne 1 378 250 enfants qui sont économiquement exploités».
Par ailleurs, le président du Comité intersyndicale de lutte contre les PFTE, Cheikh Fall, précise que cet atelier de partage de la charte des entreprises minières permet à ces dernières, surtout celles de Kédougou, de venir en appoint aux différentes actions que nous aurons menées et certainement dans cette charte, il y aura une feuille de route et il faut aussi des actions à mener».
Mais, en tant que syndicaliste, conclut-il : « ce qui importe c’est d’accompagner l’Etat dans les conventions 138 relative à l’âge d’admission à l’emploi et 182 qui permet de déterminer l’âge d’accès à l’emploi (qui ne doit pas être inférieur à l’âge auquel l’éducation est obligatoire et gratuite) mais aussi dans la mise en œuvre du Plan cadre national et il y a des activités qui doivent être menées».
Aminata Diouf/Pressafrik.com

25/08/2017

PREMIERS JOURS DE CIRCULATION DES BUS TATA DE MBOUR

Les populations se réjouissent mais demandent plus de routes intérieures.

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Les bus Tata ont commencé à circuler dans la capitale de la petite côte hier, mardi. Attendus depuis plusieurs semaines déjà, ces nouveaux moyens de transport dans la commune de Mbour constituent un soulagement pour certains usagers des transports en commun de la ville.
« Ces bus constituent une aubaine pour nous mbourois »
La circulation des bus Tata dans la ville de Mbour est effective depuis ce mardi 22 août 2017. Une date qui symbolisera un début de soulagement des clients du transport public dans la petite côte. Pour les premiers clients de ces bus, leur mise en circulation est un vrai tournant pour révolutionner le transport dans cette ville, mais aussi et surtout un moyen de soulager la poche des usagers du transport. Rencontrée à sa descente d’un bus vers les coups de 18h, une dame en robe marron porte un panier à la main qui indiquait sa provenance, le marché central de Mbour. La soixantaine affichée par les traits de son visage et les quelques cheveux blancs qui débordaient de son foulard pourtant bien noué, Oumy Thioune explique que la venue de ces bus est une aubaine pour les populations de Mbour. « J’ai pris le bus depuis le marché central. Et j’ai payé 100f jusqu’à ‘’ l’angle Serigne Fallou ’’ à Thiocé Est. Le prix est très abordable et nous sommes maintenant dispensés de la bousculade qui nous retenait pour trouver un taxi clando. Après nos courses journalières, on vivait un vrai calvaire pour avoir un moyen de retour chez nous », fait-elle savoir. Elle précise qu’avec le bus il faut juste acheter un ticket et attendre l’heure de départ sans bousculade ni pression. Un autre client plus jeune, vient d’un autre coin de la ville. Abdourakhmane Diop est un éleveur de volaille qui a son poulailler au quartier Médine. « Chaque jour je dépensais 300f pour rallier mon lieu de travail et ma maison. Aujourd’hui, je n’ai payé que 100f pour tout ce trajet, même j’ai encore marché pour une petite portion du reste de maroute, mais cela en vaut le coup ».
« Nous espérons que d’ici quelques temps des routes vont être construites ».
Par ailleurs, certains mbourois continuent à penser que Mbour n’a pas assez de routes intérieures pour mettre en circulation des bus Tata qui, selon ces détracteurs viennent ajouter un coup au calvaire des populations causé par les bouchons à certains point de la ville aux heures de pointe. Pour Abdourakhmane Diop, « nous devons d’abord nous réjouir que ces bus soient mis en circulation dans notre ville. Maintenant, pour ce qui concerne des routes, il faut continuer à espérer que d’ici quelques temps des routes vont être construites pour faciliter le transport dans la ville, mais cela ne doit nullement empêcher la circulation des bus sur le peu de route que nous avons déjà dans notre réseau routier», estime M. Diop. Pour la dame Thioune, « certes Mbour n’a pas beaucoup de routes mais les bus sont distribués sur les différents axes qui existent déjà et circulent sans problème depuis ce matin. Même si on n’a pas assez de routes, chaque bus a son trajet et est obligé de le respecter. Donc cela ne peut constituer en rien un obstacle dans le transport ». Selon elle, « le monde ne s’est pas fait en un jour. Aujourd’hui nous avons des bus qu’on n’espérait pas il y a de cela quelques moi, on espère que d’ici à quelques mois nous aurons plus de routes intérieures dans la ville », Oumy Thioune.
IDY NIANG/mbour
ndlr: Témoin des navettes de ces nouveaux bus, nous pouvons témoigner de leur nombre, de leur régularité et du succès actuel.

REFORESTATION

Le Sénégal a besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer ses forêts

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La restauration des forêts du Sénégal nécessite la mobilisation de 89 milliards de FCfa. C’est ce qui est ressorti d’un atelier de validation du Programme national d’investissement forestier ouvert hier à Dakar.
La restauration des forêts reste une priorité pour les autorités. Le Sénégal fait face à un recul inquiétant de son couvert végétal. A titre d’exemple, les forêts galerie ont régressé de 22 % en Casamance. Face à cette situation, les acteurs ont proposé huit projets prioritaires pour restaurer les formations forestières. « Nous avons identifié des projets prioritaires qui vont de l’inventaire forestier, au suivi écologique, à l’aménagement forestier, à la restauration des zones classées, la lutte contre les feux de brousse, le Parc de Hann, l’atténuation des changements climatiques », a énuméré le directeur des Eaux et Forêts Baïdy Ba lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du Programme national d’investissement forestier pour la mise en œuvre du Plan de convergence pour la gestion et l’utilisation durables des écosystèmes forestiers en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal a besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer ses écosystèmes forestiers. Une unité de coordination est mise en place pour mobiliser des financements. « Nous avons constaté une dégradation des forêts. Il fallait s’arrêter pour faire un état des lieux et identifier des projets prioritaires. Nous avons besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer nos forêts », a indiqué la Secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye.
Cette enveloppe n’est rien par rapport à l’importance des écosystèmes forestiers dans la conservation des sols, la fabrication des médicaments, l’atténuation des changements climatiques ou encore la lutte contre la pauvreté dans le monde rural. Les publications de la Fao révèlent que les forêts génèrent 130 milliards de dollars US par an en soutien aux moyens de subsistance dans les pays en voie de développement, alors que l’aide au développement accordé à ces pays s’élève à 120 milliards de FCfa. « Malgré ce potentiel, certains pays de l’Afrique de l’Ouest, parmi les plus pauvres de la planète, assistent à la dégradation continue de leurs forêts », regrette Racine Kane, le chef de mission de l’Uicn au Sénégal.
Dans des régions comme Kolda et Tambacounda, l’exploitation des produits forestiers non ligneux procure des revenus aux femmes. « Nous ne pouvons pas avoir une bonne agriculture si nous n’avons pas des terres fertiles. Or ce sont des forêts qui contribuent à la fertilisation des terres », a établi le directeur des Eaux et Forêts.
Idrissa SANE
ECHEC DES PROJETS, FORTE DEGRADATION DES ZONES BOISEES... : LES FACTEURS DU SOUS-FINANCEMENT
Échec des projets après le retrait des bailleurs, forte dégradation des zones boisées, tels sont, entre autres, les facteurs justifiant le sous-financement de la préservation des forêts.
Les facteurs de sous-financement de la préservation des forêts ont été passés en revue. Il s’agit de l’échec des projets après le retrait des bailleurs, leur forte autonomie par rapport aux structures pérennes, la forte dégradation des zones boisées qui décourage les bailleurs. « L’Etat doit être le premier bailleur. Il faudra montrer l’importance transversale des forêts dans les secteurs de la vie active au Sénégal », a souligné le consultant, le colonel Amsatou Niang.
L’espoir est de tout même permis. Les questions de restauration des écosystèmes forestiers sont recentrées dans l’agenda de la Cedeao et de la Fao. Les ministres en charge des forêts et des faunes des pays membres ont adopté à Abidjan, le 13 septembre 2013, le plan de convergence pour la gestion et l’utilisation durable des écosystèmes forestiers de l’Afrique de l’Ouest. « Ayez conscience que c’est de la capacité des Etats membres à développer et à mettre en œuvre des synergies opérationnelles qui fédèrent et prennent en compte les préoccupations relatives à la conservation de la biodiversité, à la lutte contre la désertification, à la gestion durable des terres et à l’adaptation aux changements climatiques, entre autres, que la gestion et l’utilisation durable des écosystèmes forestières pourra devenir une réalité. Car elle n’est pas totalement dissociable de bien d’autres préoccupations », a prodigué le représentant commissaire en charge de l’Agriculture, de l’Environnement et des Ressources en eau de la Cedeao, Moussa Leko, par ailleurs chargé de Programme principal, chef de la Division Forêt de la Commission de la Cedeao.
COLONEL AMSATOU NIANG : « LE SECTEUR FORESTIER DOIT ÊTRE MIEUX VALORISÉ »
Une enquête a touché plusieurs régions du Sénégal. Il s’agit de Thiès, Tambacounda, Kolda, entre autres. Les personnes interrogées s’accordent sur la nécessité de faire un inventaire d’une part et, d’autre part, de mieux démontrer le poids de ces écosystèmes sur l’économie nationale. « Il est ressorti que le secteur forestier doit être mieux valorisé. Les participants pensent que la forêt n’a pas encore toute sa place dans le Pib. Ils demandent qu’il y ait un forum national sur les forêts », a suggéré le colonel Amsatou Niang.
Les autres recommandations sont liées à l’implication des privés, à la formation des forestiers sur les nouveaux concepts comme l’économie verte, la résilience, etc.
I. SANE/lesoleill.sn

LES PARCS DU SENEGAL

Les parcs nationaux de Niokolo-Koba et Djoudj : deux sanctuaires de la faune et de la flore

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Du nord au sud, le Sénégal regorge de nombreux parcs et réserves qui s’étendent sur près de 8 % de la superficie du territoire national, offrant ainsi de magnifiques paysages et des refuges pour des centaines d’espèces animales. Jumia Travel, site de voyage en Afrique, vous invite cette semaine à la découverte de deux écosystèmes naturels de l’Afrique de l’Ouest : les parcs nationaux de Niokolo-Koba et Djoudj.
Parmi les sept biens que compte le Sénégal sur la liste du patrimoine Mondial, ces deux parcs ont la particularité d’avoir été tous deux inscrit sur la liste en 1981 et d’être de type naturel. L’un se situe à l’extrême Nord du pays et l’autre à l’extrême Sud. Dans une zone bien irriguée, le long des rives de la Gambie, le Niokolo-Koba, d’une étendue de 913 000 hectares, héberge une faune d’une grande richesse : l’élan de derby (la plus grande des antilopes), des chimpanzés, des léopards, une importante population d’éléphants et de très nombreux oiseaux, reptiles et amphibiens. Elle est également la seule zone abritant les derniers lions du Sénégal et regroupe 329 espèces d’oiseaux. Pour contempler un vrai spectacle d’oiseaux, la partie Nord demeure la zone la plus propice.
Tout aussi splendide, à 60 km de Saint-Louis, se trouve une zone humide de 16000 hectares constituant un sanctuaire pour des milliers d’oiseaux: le Parc de Djoudj. Il abrite en effet plus d’un million et demi d’oiseaux en transit, fuyant le froid hivernal de l’Europe. De manière permanente, il est la demeure de milliers d’oiseaux de 400 espèces dont le pélican blanc, le flamand rose, le cormoran et tant d’autres. Mais le parc n’abrite pas que des oiseaux. C’est aussi un lieu d’habitation pour des reptiles tels que crocodiles et varans, ainsi que des vaches, singes rouges (patas), phacochères, mais aussi hyènes, chats de Libye, servals et gazelles dorcas.
En séjour au Sénégal, n’hésitez pas à visiter ces deux lieux magnifiques, vous ne pourrez qu’être ravis !
Ismael Cabral Kambell / @Source : UNESCO