08/04/2017

MANIF A DAKAR

Des milliers de manifestants à Dakar contre le président Sall

senegal

Des milliers de personnes se sont rassemblées vendredi à Dakar à l'appel du mouvement citoyen "Y'en a marre", pour dénoncer la gestion du président Macky Sall, qu'il accuse de "reniements".
La manifestation, place de l'Obélisque, près du centre-ville, a réuni une foule de personnes, dont une majorité vêtues de noir, pour exprimer, selon les organisateurs, la colère des Sénégalais contre le régime de M. Sall, élu en 2012. Plusieurs manifestants portaient des tee-shirts sur lesquels on pouvait lire: "Lu eppe tuuru" ("trop c'est trop" en langue wolof, la plus parlée au Sénégal). De nombreuses personnes ont scandé des slogans pour la libération du maire de Dakar, Khalifa Sall, dissident du Parti socialiste (PS) et de la coalition présidentielle, en détention préventive depuis le 7 mars pour détournement présumé de fonds publics. "Nous n'acceptons pas que le Sénégal soit transformé en jouet. Que Macky Sall revienne à la raison", a déclaré à la foule le coordonnateur de "Y'en a marre", Fadel Barro. Il a dénoncé les "nombreux emprisonnements" d'opposants et "le surendettement" de l'Etat "pour des intérêts électoralistes", et appelé les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales, en prévision des législatives du 30 juillet. Le président Sall s'est prononcé dans un discours le 3 avril, à la veille de la fête nationale, pour le rétablissement de la rémunération des chefs de village, une initiative décriée comme "électoraliste" par l'opposition. A son arrivée au pouvoir, M. Sall avait supprimé cette rémunération instituée par son prédécesseur Abdoulaye Wade. Des responsables de l'opposition et de la société civile ont participé au rassemblement, encadré sans incident par les forces de l'ordre. Le mouvement "Y'en a marre" a été en 2012 à la pointe du combat contre un troisième mandat du président Wade (2000-2012).
Belga

07/04/2017

PRES DE 50% DES SENEGALAIS VIVENT PAUVREMENT

Etat de la pauvreté au Sénégal: 46,7 % de la population sénégalaise vivent dans la misère

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Au Sénégal, ce sont 46,7 % de la population qui crèvent la dalle, soit une incidence de 57,3 % en zone rurale. Les données ont été livrées, hier, par le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres), lors de la deuxième édition du forum de la recherche économique et sociale ayant pour thème : « Le plan Sénégal émergent face au défi de la croissance inclusive ».
Près de la moitié de la population sénégalaise patauge dans la pauvreté, selon les dernières estimations de l’Ansd, couvrant la période 2010-2011. Avec une incidence très élevée en milieu rural, soit 57,3% de pauvres. Des efforts considérables ont, certes, été faits, mais la pauvreté étreint encore le Sénégal indépendant, avec une augmentation du nombre de pauvres, atteignant 6,3 millions en 2011 et 6,8 % en 2016.
La pauvreté rurale est plus prononcée dans les régions Sud du pays, à en croire le Directeur exécutif du consortium pour la recherche économique et sociale (Cres). Abdoulaye Diagne reste convaincu que, malgré la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, avec son corollaire de programmes, notamment axés sur les bourses familiales, la Couverture maladie universelle (Cmu), le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Sénégal, classé 51e sur 129 pays en développement, par le classement de Bertelsmann, a encore du pain sur la planche.
Abdoulaye Diagne estime que des réformes sont nécessaires dans les domaines transversaux comme l’administration, l’éducation, le climat des affaires et la politique fiscale.
Le Sénégal indépendant a connu plusieurs programmes de développement. Tous, ou presque, ont montré des limites. Des années 1990, en passant par la dévaluation du franc Cfa en 1994, qui a mollement relancé la croissance économique ; mais pas nettement au-dessus de la croissance démographique, car le niveau de vie ne s’est guère amélioré.
L’Obs/Ndarinfo

16 CADAVRES DE PÊCHEURS RETROUVES

Drame au large du Sénégal: la Marine repêche 16 cadavres de pêcheurs

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La Marine sénégalaise a repêché 16 corps de pécheurs après le chavirement de leurs pirogues au sud des côtes casamançaises. Les recherches se poursuivent avec l’appui de la France. Le bilan pourrait s’alourdir.
Selon les informations du quotidien Libération, la Marine nationale a repêché 16 cadavres de pêcheurs au niveau de la côte sud de la Casamance. Leurs pirogues ont chaviré après un cyclone qui a frappé les côtes sénégalaise.
D’après des sources militaires, beaucoup de pirogues ont été touchées et il est fort probable que le bilan ne s’alourdisse.
Selon les sources du journal, dix huit pirogues sont portées disparues et les recherches se poursuivent avec l’appui d’un avion de surveillance de la Marine françaises.
S’agit-il des corps des pêcheurs de Guet Ndar dont la disparition est annoncée hier ? Aucune certitude pour le moment!
Coumba Ndoffene Diouf/Senenews

CHINE-SENEGAL, UN DUO QUI PROSPERE

Le volume des échanges commerciaux entre la Chine et le Sénégal a été multiplié par 16 en 11 ans

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Le volume des échanges commerciaux entre le Sénégal et la Chine est passé de 141 millions de dollars en 2005 à 2,356 milliards de dollars en 2016, a indiqué lundi l'ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun, lors d'une conférence sur les relations sino-africaines à l'Institut Confucius de Dakar.
En 2016, le volume commercial entre la Chine et le Sénégal a été multiplié par 16 par rapport à 2005, année où les deux pays ont rétabli leurs relations diplomatiques, a précisé le diplomate. "A la fin de l'année 2015, le stock des investissements non financiers directs de la Chine au Sénégal s'élevait à 100 millions de dollars", a-t-il ajouté.
L'ambassadeur a par ailleurs souligné que "la coopération pragmatique et mutuellement bénéfique entre la Chine et l'Afrique ne cesse de s'approfondir sur le plan économique". En effet, depuis 2009, la Chine reste le premier partenaire commercial de l'Afrique, a-t-il relevé.
"En 2014, le volume entre les deux parties a dépassé 200 milliards de dollars, soit 22 fois plus par rapport à l'année 2000. Jusqu'à présent, le stock des investissements chinois en Afrique a dépassé 100 milliards de dollars et plus de 3.100 entreprises chinoises investissent ou mènent des activités en Afrique", a déclaré M. Zhang.
Avec l'aide ou le financement chinois, plus de 5.000 kilomètres de routes et la même longueur en chemins de fer, plus de 200 écoles et près de 100 hôpitaux ont été construits en Afrique, a souligné l'ambassadeur chinois. "Ce qui pose des bases solides pour le développement des pays africains", a-t-il estimé.
La coopération sino-africaine est en train d'aider l'Afrique à mettre en valeur son dividende démographique, a-t-il poursuivi. Entre 2012 et 2015, la Chine a formé 30.000 Africains dans tous les domaines, octroyé 18.000 bourses gouvernementales aux étudiants africains et construit 21 centres de formation professionnelle et culturelle.
Dans le volet médical, la Chine a envoyé 43 équipes médicales dans 42 pays d'Afrique. Au total, plus de 280 millions de malades africains ont été soignés par les médecins chinois en Afrique, a conclu l'ambassadeur.
Xinhua

06/04/2017

LES CHINOIS A DIAMNIADIO

Au Sénégal, la nouvelle ville de Diamniadio attire le chinois C&H Garments

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Le Sénégal fait feu de tout bois avec son projet Diamniadio Lake City, véritable ville nouvelle à 30 km de Dakar où doivent se développer trois parcs industriels, 40 000 logements, des écoles, cliniques et autres. Recherchant $ 2 milliards pour financer cette nouvelle ville, les autorités sénégalaises n'ont de cesse de faire valoir ce projet, comme ce fut le cas à Cannes, mi-mars, lors du Salon international de l'immobilier, relate Le Figaro, mais également auprès d'investisseurs manufacturiers, notamment chinois.
Cette ville nouvelle est au carrefour des grands axes routiers menant vers l’intérieur du pays, avec une autoroute à péage en fonction depuis 2013 pour atteindre le centre de Dakar en 20 minutes, à 15 km du futur aéroport international en construction, avec en projet à l’horizon 2019 un premier train express régional (TER) électrique, sans oublier une ouverture maritime.
Côté entreprises, une vingtaine de sociétés d'Afrique du Nord, d'Europe et d'Asie sont intéressées à s'y implanter, dont le chinois du textile C&H Garments, déjà implantée en Ethiopie et au Rwanda. Il ambitionne d'investir $ 25 millions, explique à Reuters, sa cofondatrice Helen Hai, de recruter 5 000 salariées et exporter ses vêtements vers les Etats-Unis et l'Europe, souligne Reuters. L'entreprise devrait ouvrir cette année.
commodafrica.com

04/04/2017

FÊTE DE L’INDÉPENDANCE

Célébrons le Sénégal !

Fanfare.jpgL’indépendance du Sénégal est célébrée chaque année dans les grandes villes du pays. Le 4 avril est un jour férié pour les administrations et les banques. Des défilés militaires et civils sont organisés.
L'accès à l'indépendance du Sénégal s'est fait selon un processus particulier. La création d'un État fédéral avec le Soudan, devenu le Mali, avait été mise en chantier depuis 1958, mais s'était finalement soldée par un échec en août 1960. Le Sénégal proclama donc son indépendance le 20 août 1960, dissociant désormais son destin de celui du Mali.
Les festivités qui auraient dû avoir lieu le 17 janvier 1961 furent donc annulées. Les autorités sénégalaises choisirent de célébrer l'accession à l'indépendance le 4 avril 1961, date anniversaire de la signature des accords de transfert des compétences de la Communauté à la république du Sénégal. C'est dans ce contexte que furent organisées les réjouissances du 4 avril 1961 à Dakar.
Les dignitaires français se pressèrent à Dakar pour honorer Léopold Sédar Senghor, le poète-président. On pu apercevoir ainsi, dans les tribunes officielles, André Malraux, ministre de la Culture, et Gaston Monnerville, président du Sénat français, aux côtés de plusieurs chefs d'État africains, dont Félix Houphouët-Boigny. Au total, 82 délégations venues de 72 pays furent reçues en grande pompe et la place de l'Indépendance fut officiellement baptisée à cette occasion.
A cet égard, et malgré le caractère paradoxal de la date retenue, la fête de l’indépendance du 4 avril 1961 constitue un moment de cristallisation nationale de première importance.
Nous fêtons donc aujourd’hui, le 57ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal.
Bonne fête!
lepetitjournal.com

CYBER SEX AU SENEGAL

Cybercriminalité : Le chantage sexuel fait des ravages au Sénégal

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Le Sénégal qui compte aujourd’hui plus de 8 millions d’abonnés à internet selon les derniers chiffres de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes, constitue une aubaine pour les cybercriminels qui s’offrent un marché de 14 millions d’abonnés mobiles. Une facilité pour ces pirates de pouvoir guetter facilement leurs proies souvent inconscientes des dangers de la toile.
La couche la plus vulnérable est constituée de jeunes qui passent la majeure partie de leur temps à surfer sur les réseaux sociaux, zones de prédilection des “brouteurs” qui étalent leurs savoirs faire allant du piratage (hacking) au Fishing en passant par l’usurpation d’identité.
Au Sénégal, le chantage ou harcèlement sexuel est la méthode la plus utilisée par les cybercriminels pour prospérer.
Des chiffres qui font peur
La cybercriminalité est en train de gagner du terrain au Sénégal. Déjà en 2016, plus de 170 personnes ont été arrêtées et déférées par la nouvelle brigade spéciale de lutte contre la cybercriminalité qui a enregistré plus de 300 infractions. De quoi lancer une campagne de sensibilisation sur la cybercriminalité.
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=yqvkitB2b5U
Socialnetlink.org

03/04/2017

TOURISME RESPONSABLE

«Tourisme durable, tourisme responsable

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Tourism for Help, qui œuvre depuis plus de dix ans au développement d’un autre tourisme, a choisi de donner sa définition d’un concept prometteur et encore à ses balbutiements : le tourisme responsable.
Le touriste c’est celui qui, littéralement, fait un tour, que ce soit dans un lieu, une ville, un pays.
Dans la conception la plus courante, celle dont nous avons tous plus ou moins fait l’expérience, le touriste programme ses vacances, achète ses billets de transport, réserve un hôtel, prend un guide et va voir les sites dits touristiques, c’est-à-dire, dignes d’intérêts, et déjeune dans les restaurants recommandés.
Ainsi le touriste c’est avant tout l’observateur, parfois le voyeur sans gêne ; celui qui n’est pas là pour longtemps, mais avant tout pour se divertir et se changer les idées. Souvent le touriste rapporte des choses : des photos, des souvenirs, une autre vision du monde, des réflexions philosophiques.
Mais si le touriste demande beaucoup il ne partage souvent rien. Les problèmes environnementaux, des écosystèmes perturbés et des lieux artificialisés, sont souvent les seuls signes de son passage.
C’est pour cela que dans un contexte de changement climatique et de l’accroissement des inégalités entre les pays il est urgent de repenser le tourisme, d’en chercher d’autres définitions et de modifier celles qui existent afin de faire du tourisme un instrument de partages et de rencontres plus éthiques et plus responsables.
Pour commencer, il est nécessaire de définir un tourisme responsable.
Selon Isabelle Lanfranconi-Lejeune fondatrice et vice-présidente de l’association Tourism for Help, un tourisme responsable c’est « un tourisme engagé dans cette activité de façon consciente de son empreinte, de son impact au niveau social, environnemental et économique ».
Le touriste responsable cherche donc une compréhension des multiples impacts environnementaux, sociaux et économiques qu’engendre sa présence, et il agit en conséquence pour en minimiser les impacts négatifs et accroitre les effets positifs. Dans sa démarche action et moralité vont de pair. Il est amené dans son activité de tourisme à une réflexion sur l’impact de son action, et comprend que celle-ci doit toujours se concevoir dans ses effets sur ce qui l’environne. Selon Alberto Rotundo, chargé de projets, « dans le tourisme classique, c’est le lieu qui doit s’adapter au touriste, dans le tourisme responsable, c’est exactement le contraire. »
Pour cette raison on peut définir le touriste responsable comme celui qui accepte de sortir de sa zone de confort. Dès lors qu’il perçoit les impacts positifs ou négatifs que peuvent avoir son action sur le milieu qui l’entoure il adaptera son action en fonction, même si cela doit impacter sur son confort, compris comme les commodités lui procurant du bien-être. Ce bien-être relève non seulement du physique, mais aussi du sentiment de plaisir que peut procurer une expérience qu’il souhaite accomplir.
Par exemple, si l’on prend le tourisme dans sa dimension alimentaire, je choisis de ne pas manger d’une espèce menacée comme la baleine, même si c’est atypique. Cela va contre un « confort », dans une acception large, qui comporte le goût pour l’exotique, la nouveauté.
Ou encore, je réduis mon confort compris comme facilité en refusant d’accepter n’importe quelle prestation avantageuse sans en mesurer les impacts environnementaux et économiques, et je m’astreins à choisir un hôtel qui valorise l’économie locale et qui est plus respectueux pour l’environnement. Cela peut par ailleurs développer une autre forme de confort, compris de façon morale.
Toujours pour citer Isabelle Lanfranconi-Lejeune : « Ce tourisme se distingue des autres car à l’avenir, il ne pourra se réaliser autrement pour que l’impact du tourisme se déroule de manière, juste et pérenne pour tous les acteurs concernés ».
Ce tourisme se distingue ce faisant d’un tourisme traditionnel fondé sur la détente dans le présent : se divertir et repartir. Il envisage au contraire les conséquences de son action sur le long terme. En cela il est beaucoup plus proche des conceptions de Hans Jonas et du courant du développement durable. Ces conceptions rapprochent le besoin des individus de s’inscrire dans la durée et la moralité. En effet, dans ces perspectives, l’aboutissement de la moralité serait d’intégrer le long terme de ce qui n’existe pas encore, c’est-à-dire celui des générations futures. Pour notre part, il nous semble que toute la difficulté est d’arriver à concevoir chacune de nos actions non plus réduites à elle-même, mais comprise dans sa durée. La difficulté de cette conception est d’autant plus flagrante dans le cas du tourisme dans la mesure où la temporalité du touriste est le présent. Le touriste est avant tout dans la satisfaction immédiate. Dès lors, il semble antithétique de pouvoir lui faire prendre en compte le bien-être dans sa dimension future, plus encore, pour un futur qu’il ne peut pas se représenter, qu’il ne vivra pas et qui plus est dans un lieu qui lui est étranger. Pourtant, selon nous, si le tourisme responsable fait ressortir cette difficulté, cela ne nous semble pas impossible qu’il la surmonte, ce serait même une des plus belles mises en pratique de cette théorie. Le tourisme responsable doit viser dans sa concrétisation à prendre en compte le bien-être des générations futures, signe du plus haut degré de moralité, alliant action et conscience : conscience de ce qui n’existe pas et action en conséquence.
On peut également relever que l’échange est une résultante du tourisme responsable. Si le touriste prend en compte son action d’un point de vue environnemental, social et économique, cela veut dire qu’il s’intéresse un minimum au pays ou aux lieux qu’il va voir, ainsi qu’aux personnes qui y vivent. Pour citer Gézia Bouakkaz, secrétaire et chargée de communication, il faut souligner la dimension de respect qui accompagne toujours le tourisme responsable : « respect de la personne, du territoire et de la culture ». Plus encore, on peut dire qu’à partir de ce respect se met en place une véritable dimension de plaisir. Le touriste responsable nous dit Isabelle Lanfranconi-Lejeune « tire un plaisir qui l’épanouit également dans un partage équitable ».
Pour conclure ce travail de définition, on peut dire que notre conception du tourisme responsable est la suivante : un tourisme conscient qui vise une compréhension des multiples impacts environnementaux, sociaux et économiques qu’engendre sa présence, et agit en conséquence, c’est-à-dire accepte de sortir de sa zone de confort. Ce tourisme s’accompagne d’une dimension humaine basée sur le respect, l’échange, et d’une prise en considération du futur des populations autochtones et des lieux visités.
Dans un deuxième temps de notre réflexion, nous tenons, après avoir défini le tourisme responsable, à le distinguer d’autres conceptions.
Comme l’agriculture biologique qui s’est démultipliée en dénominations, labels, et appellations, laissant les consommateurs passablement désemparés, le tourisme a vu une floraison d’adjectifs ces dernières années. On parle du tourisme « équitable », ou encore du tourisme « solidaire », voire « durable » ou encore « altruiste ». Il nous faut donc nous positionner dans ce flot sémantique et dire pourquoi l’idée d’un tourisme « responsable » nous paraît la plus pertinente.
D’abord, le terme de responsable a une signification profonde de par son étymologie. Du latin respondere, est responsable celui qui littéralement est capable de donner une réponse. Etymologiquement, responsable veut dire être capable de répondre de quelque chose, et donc pouvons-nous dire, de ses actes. Toutefois celui qui répond de ses actes, en rend compte, en répond toujours à quelqu’un, quand bien même ce quelqu’un se réduirait à lui-même à travers le jugement qu’il porte sur lui-même. L’individu responsable c’est celui qui a conscience de ce qu’il fait et qui peut en rendre compte à d’autres. Ce faisant dès lors qu’il est capable d’expliquer ce qu’il fait, il responsabilise, c’est-à-dire qu’il rend les autres capables de répondre à leur tour, de et à. Prenons un cas concret. Les parents responsabilisent leurs enfants non pas par une interdiction aveugle, par exemple ne pas fumer, mais par une explication que ceux-ci pourront peut-être commencer par discuter, mais qui, si elle est admise, leur permettra à leur tour de justifier leur action devant d’autres. Dans le cas du tourisme responsable, le tourisme rend compte de son action et forme les individus sur place en les rendant autonomes et capables d’expliquer ce qu’ils font, pourquoi, et comment refaire par la suite.
Responsable, c’est donc là un mot fort et porteur de signification par rapport à notre objectif. Plus encore, c’est un mot très ancien. En cela, « responsable » est un mot qui nous paraît davantage pertinent que de nombreux mots plus contemporains utilisés sans travail définitionnel.
De plus, le tourisme responsable pose la question de l’action morale. Si être responsable c’est être capable de répondre de son action, alors cela implique également une prise de conscience allant avec une potentielle moralisation de l’individu, au point de devenir le moteur de son action. En cela nous partons d’un parti pris optimiste dans la capacité des individus à agir de façon morale. Nous pensons que le tourisme peut responsabiliser les individus et les amener à agir de façon morale non pas par la contrainte mais par conscience des effets de leur action. Par exemple, je choisis d’aller dans un hôtel qui répond à des critères du développement durable parce que j’ai conscience qu’il s’agit là de quelque chose de mieux d’un point de vue économique et environnemental pour le pays, même si je dois payer un peu plus cher, et non pas, je vais dans un hôtel qui répond à des critères du développement durable uniquement parce qu’il n’existe pas d’autres offres ou parce que c’est le moins cher.
Il nous faut, dans un dernier temps, concevoir comment répandre une conception du tourisme réaliste et respectueuse.
Le touriste n’est pas présent dans toutes les cultures, en cela, nous insistons sur le fait que nous distinguons le voyageur et le touriste. Le « touriste » est avant tout une conception européenne et occidentale nous dit Moez Beji, président de l’association, conception qui a réussi en quelques décennies à s’adresser à toutes les classes sociales en occident et qui tend à s’imposer dans le reste du monde, notamment dans les pays émergents, faisant du tourisme une très puissante industrie. Or concrètement, lorsque je suis en position de touriste je ne veux pas consacrer mon temps et mon argent à une mission humanitaire. Je ne suis pas là pour ça quand je voyage, et nous sommes conscients au sein de Tourism for Help que ne pas en tenir compte, c’est manquer l’objectif.
Toutefois, il est selon nous possible de montrer aux touristes qu’on peut allier utile et agréable en faisant des activités touristiques traditionnelles et typiques, mais conçues autrement. C’est même là toute la difficulté du tourisme responsable, satisfaire les attentes habituelles des touristes, mais le faire autrement.
Par exemple en montrant qu’un safari peut être respectueux des animaux, faisant voir moins mais mieux : encadré par des chercheurs et des spécialistes qui documentent les participants sur les modes de vie des animaux et sur les moyens de préserver de la nature. Lorsque l’argent que les touristes versent est directement réinvesti dans la protection de l’environnement on dépasse la temporalité immédiate. Néanmoins, c’est une priorité de garder une zone de confort minimale aussi bien pour le touriste, que pour les populations locales et la pérennité des écosystèmes.
Nous voulons nous défaire d’une vision courante considérant que le tourisme responsable, comme bon nombre d’actions « engagées », ne s’adresse qu’à un public déjà touché par des questions sociales et environnementales et que, contraignant, il ne pourra sortir de cette sphère. A l’appui de cette conception, on peut rapporter les propos de Sophie Parron, chargée de recherche de fonds : « le touriste responsable n’est pas forcément engagé pour une cause à titre individuel, il s’agit plus d’un sens de responsabilité collective, qui se traduit par l’adoption de comportements plus ‘ responsables’. »
Il ne nous paraît absolument pas utopiste de songer qu’il est possible de répandre une nouvelle conception du tourisme plus respectueuse, qui aille de paire avec une autre relation à l’Autre et au monde. Si donc le public engagé est un noyau, il est de notre ressort, et même de notre responsabilité morale, de communiquer aux gens nos façons de voir, de les traduire par des actions concrètes.
Par exemple, si on élargit la question sans la limiter au seul tourisme, on peut souligner le fait qu’il y a plus d’une décennie, il n’y avait pas de produits bio ou fairtrade dans les grands magasins. Un énorme travail a été fait pour démocratiser ces produits et montrer qu’il s’agit là d’un véritable enjeu de société. Bien sûr on peut fustiger le consommateur occidental qui se cantonne à acheter régulièrement son paquet de café fairtrade et se donne bonne conscience de cette façon sans songer plus loin. Mais, on peut aussi se dire façon réaliste que c’est déjà bien et que la priorité de la majorité des gens c’est avant tout leur quotidien avant l’engagement bénévole. Obtenir ainsi un financement qui va pouvoir être réutilisé en faisant participer les consommateurs à leur niveau d’une façon qui ne demande pas un effort de trop grand prix, c’est un biais intéressant.
Sans doute, faudra-t-il encore du temps pour que toutes bonnes agences de voyages aient dans ses offres ce type de services responsables et que cela entre dans nos mœurs. Nous sommes conscients que le point le plus important c’est de nous faire connaître et d’accroître notre communication. Il est possible de montrer qu’une autre conception du monde, une nouvelle philosophie de vie est possible et peut se traduire par le tourisme et que cela s’adresse directement à tous sans pour autant impliquer des sacrifices draconiens dans sa façon de voyager. Changer sa façon de voir, c’est transformer radicalement une chose sans la transformer du tout. C’est donc pour cela que les missions de Tourism for Help sont d’informer et de former.
A cet égard, on peut revenir sur les propos de la fondatrice, Isabelle Lanfranconi-Lejeune : « Nous avons créé cette association car nous étions intimement convaincus que nous pouvions semer les petites pierres d’un édifice qui pourrait servir à rendre le tourisme porteur d’outils aptes à développer, former et partager réellement nos savoirs et nos moyens, financiers et techniques, dans l’optique d’une plus ou moins juste restitution envers les pays bénéficiaires. Il ne faut pas oublier que c’est généralement les pays les plus pauvres qui sont demandeurs du tourisme car ils souhaitent en tirer des devises, de l’emploi et un exemple d’émancipation. Pour cela, nous nous devons de restreindre les dommages néfastes engendrés par cette activité. » Etre demandeur de tourisme ne doit pas placer dans une position qui contraint à s’adapter aux demandes parfois aveugles du tourisme. Recevoir de l’argent pour le réinjecter dans les infrastructures touristiques, ou avoir besoin de débloquer des capitaux immenses à long terme pour réhabiliter un patrimoine naturel fortement endommagé par l’activité touristique, n’est pas le tourisme tel que nous le concevons. Au contraire nous dit Sonia Miny, chargée de communication, « L’indépendance s’acquiert par l’éducation, et c’est en cela que nos centres marchent ». L’indépendance ici se comprend à plusieurs niveaux, l’indépendance c’est d’abord l’indépendance des savoir-faire qui permet l’indépendance économique, mais également au niveau des individus cette indépendance économique permet une indépendance personnelle. Le tourisme joue ici un rôle fondamental d’un point de vue économique, comme le souligne Moez Beji des centaines de millions d’emplois dépendent plus ou moins directement de ce secteur et celui-ci présente des « enjeux considérables tant au niveau socio-économique que politique ».
A notre avis le tourisme peut générer un cercle vertueux et non un cercle vicieux. Alberto Rotundo en effet remarque la nécessaire « création d’un cercle vertueux de développement économique mais aussi humain ». Pour cela, il faut parvenir à une autre conception de l’Autre. Non plus à travers le prisme d’un dépaysement ponctuel et folklorique, mais avec un véritable intérêt pour la population, son mode de vie, ses ressources et son développement. Des touristes qui sont responsables et qui responsabilisent, c’est-à-dire qui ne fassent pas du tourisme une activité destructrice et égoïste, mais l’occasion d’un apport financier qui se double d’un échange d’informations et de techniques.
Parvenir à un tourisme qui serait exclusivement responsable est un idéal qui nécessite une véritable réflexion philosophique et éthique se traduisant par un tout autre rapport au monde et à l’Autre, beaucoup moins centré sur nous et sur la satisfaction de nos besoins, quand bien même il s’agirait de nos besoins de beauté, de repos, de vacances ou de dépaysement. Mais Tourism For Help est cependant fière de pouvoir y contribuer.
Plus concrètement à court terme, il ne faut pas oublier que chacun peut faire des petits gestes pour sortir de sa zone de confort, ou tout du moins accepter de la restreindre un peu. Cela peut se traduire dans les faits par faire attention à sa consommation d’eau, faire attention aux coutumes rencontrées. A cet égard, les plus grands groupes hôteliers se penchent là- dessus aujourd’hui. Opportunisme ou pas ? En tout cas, cela a de quoi nous rendre optimistes. En effet, cela montre que les mentalités sont en train de changer. Les gens sont de plus en plus enclins et réceptifs à une attitude responsable. Si la demande se développe alors l’offre va de paire, si les gens préfèrent acheter en accord avec des normes environnementales alors on développe l’agriculture biologique. Tant et si bien que cela peut même être attractifs d’un point de vue financier pour des hôtels de développer des labels et de répondre à des normes « responsables ». Alberto Rotundo explique que les écoles de tourisme en Europe auraient tout intérêt à prendre en compte dans leur formation le potentiel du tourisme responsable. Après tout, nous pourrions même assister à un essor du tourisme responsable de sorte qu’il ne soit plus dans les années à venir un produit de niche mais le standard de l’industrie du tourisme. Pour cela, il est nécessaire de miser sur les générations futures. C’est ce que fait Tourism For Help en apportant une formation dans l’industrie du tourisme au Cambodge, au Sénégal et au Mali, mais également en sensibilisant les futurs touristes responsables en Suisse et en Europe.
Pour conclure nous citerons Isabelle Lanfranconi-Lejeune, « Dans nos pays où la mixité est une réalité, la motivation des plus jeunes pour leur choix futur de ce qu’ils voudront voir, et faire, pendant leurs vacances portera sur une vraie connaissance de l’autre à travers les voyages. C’est en connaissant « l’autre », sa vie, ses coutumes, ses aliments, sa religion etc., qu’on en a le moins peur. Notre tourisme sans être « évangélique » a un très grand rôle à jouer dans la citoyenneté. »
Alice Berthet/www.tourismforhelp.com
Renseignements: alice.berthet@tourismforhelp.com ou infos@tourismforhelp.com/ 077.403.25.90

PROTEGER L'ENVIRONNEMENT

La protection de l’environnement ne doit plus être seulement une affaire des forces de défense et de sécurité

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La protection de l’environnement ne doit plus être seulement une affaire des Forces de défense et de sécurité, mais "un combat citoyen" qui implique la participation de toute la population, a indiqué le préfet du département de Mbour,Saër Ndao.
Le thème "Force de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement" choisi pour le 57-e anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale doit être un prétexte pour sensibiliser les populations sur le fait que "la dégradation de l’environnement va, peut-être, entraîner la dégradation de notre vie", a averti M. Ndao.
Selon le préfet de Mbour, qui s’entretenait avec l’APS, "la pertinence d’un tel thème se justifie par un contexte national marqué par la dégradation de l’environnement, surtout dans la partie méridionale du pays". Laquelle partie est confrontée à "une forte exploitation, de façon drastique du bois, ce qui contribue à l’apprauvrissement du couvert végétal et de la dégradation de l’écosystème".
"C’est quand on a mis à contribution toutes les forces de défense et de sécurité qu’on a pu stopper ce sinistre environnemental", a souligné Saër Ndao, expliquant que c’est pour permettre à toutes les forces de défense et de sécurité de se sentir concernées dans cette lutte contre la dégradation des ressources naturelles en général.
Le chef de l’exécutif départemental a en outre invité "toutes les forces vives de la nation sénégalaise à se ceindre les reins, se donner la main pour combattre ce fléau, surtout dans la Petite Côte qui est confrontée à un véritable problème d’érosion côtière, d’extraction frauduleuse du sable marin, entre autres pratiques qui portent atteinte à l’environnement".
Longue d’environ 100 kilomètres, la Petite Côte qui s’étend de Rufisque à Joal-Fadiouth est composée de plusieurs villages et autres centres urbains, y compris des centres de vacances. Mais ici, l’activité touristique est aujourd’hui fortement perturbée du fait des effets négatifs de l’érosion côtière.
Le constat est fait qu’au niveau de la station balnéaire de Saly-Portudal, les plages de nombreux hôtels dont celle du réceptif qui servait de séances de décrassage aux Lions du football en préparation à des compétitions internationales, ont été englouties par la mer.
Nombre de tenants d’hôtels souhaitent la réalisation d’une digue notamment sur la partie nord de la station balnéaire et estiment que le déficit sédimentaire provoqué au sud "est à l’origine de l’inquiétante accélération de l’avancée de la mer et de la destruction de nombreuses infrastructures".
Conscients des risques encourus et ceux à venir, les hôteliers ont retenu que "l’aggravation du phénomène de l’érosion côtière, ces dernières années, résulte principalement des activités de l’homme, par l’édification d’infrastructures inappropriées sur le littoral".
"Nous allons mettre à contribution toutes les Forces de défense et de sécurité, autour du préfet, des collectivités locales pour, ensemble, voir comment poser des actes concrets, à travers des comités, pour aller dans le sens de combattre ce fléau et de protéger cet environnement qui nous appartient nous tous", a promis M. Ndao.
ADE/PON/APS

02/04/2017

LES ACCIDENTS NE COÛTENT PAS QUE DES VIES

Les accidents routiers font perdre au Sénégal 77 milliards de francs CFA par an

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Les accidents de la circulation, qui tuent annuellement 500 personnes, font perdre à l’économie sénégalaise 77 milliards de francs CFA par an, soit 1% du produit intérieur brut (PIB) a indiqué, samedi à Mbour, le directeur de l’Agence de développement municipal (ADM), Cheikh Issa Sall.
Cheikh Issa Sall s’exprimait à l’occasion des week-end de la citoyenneté initiés par la jeunesse du mouvement "Agir avec Macky pour le développement de Mbour" (AMDEM Cakanam) dans le cadre de la semaine nationale de la jeunesse.
Le thème des week-end a porté sur : "Non aux accidents de la circulation : la jeunesse de AMDEM s’engage".
Une randonnée pédestre qui a pris départ devant les locaux de l’hôtel de ville de Mbour pour se terminer à la grande gare routière a permis de sensibiliser les populations et les acteurs des transports routiers sur l’urgence de prendre en compte la sécurité routière et de dire non aux accidents de la circulation.
"Depuis trois jours, nous avons suivi l’actualité nationale avec ses lots d’accidents mortels et le président de la République, en Conseil des ministres, s’est offusqué du fait qu’il y ait énormément d’accidents de la circulation. C’est ainsi que la jeunesse du mouvement AMDEM a pris la balle au rebond pour sensibiliser sur la nécessité de s’attaquer à ce fléau", a expliqué le DG de l’ADM, par ailleurs président dudit mouvement.
Selon M. Sall, "si des efforts sont consentis, on pourra préserver toutes ces ressources financières qui sont perdues et tout le drame social qui s’en suit, dans un pays en voie de de développement, qui aspire à l’émergence".
Pour sa part, le président du comité de gestion de la grande routière de Mbour, Oumar Fall a salué cette "initiative heureuse", soulignant que "c’est nous qui devrions aller vers cette démarche qui est motivée par des faits pour lesquels nous autres chauffeurs sommes au cœur".
"Ces accidents de la circulation, avec les nombreuses pertes en vies humaines qui s’en suivent, nous font très mal et nous préoccupent au plus haut niveau. Nous invitons tous les leaders des différentes localités du pays à s’inspirer d’une telle démarche pour pouvoir combattre ce phénomène", a lancé M. Fall.
Invitant ses collègues conducteurs à "plus de discipline, de responsabilité et de compréhension" sur les routes, il n’a toutefois pas manqué de déplorer l’état défectueux de certains axes routiers qui sont "difficillement praticables".
Il est prévu au courant de ces week-end de la citoyenneté, un forum sur le Plan Sénégal émergent, des matches de gala entre membres du mouvement mais également une "opération coup de poing" pour l’inscription sur les listes électorales de 100.000 électeurs dans le commune et 200.000 dans le département.
Dakaractu

AIR SENEGAL ACCOUCHE DANS 7 MOIS

La nouvelle compagnie nationale Air Sénégal démarre dans sept mois

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Les activités de la nouvelle compagnie aérienne, Air Sénégal S.A vont démarrer dans six à sept mois a annoncé, samedi à Saly-Portudal,, Maïmouna Ndoye Seck, ministre du Tourisme et des Transports aériens.
Maïmouna Ndoye Seck qui présidait la cérémonie de clôture des journées du transport aérien ouvertes jeudi dernier à Dakar a soutenu que le lancement des activités de la nouvelle compagnie aérienne se fera dans un souci d’aller vers une connectivité aérienne entre le Sénegal et l’extérieur mais aussi au niveau national à travers les aéroporst régionaux.
Le thème des journées de cette année est : "Présentation du programme phare de relance du hub aérien sous-régional du Plan Sénégal émergent (PSE)". Mme Seck dit avoir reçu l’assurance des partenaires d’accompagner le Sénégal sur les plans financier et économique.
"L’intelligence économique nous permet de voir l’impact d’une compagnie aérienne, qui n’est pas seulement un outil financier, mais un outil économique", a dt le ministre.
Les journées ont permis aux responsables du nouvel aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) d’annoncer que les travaux de cette infrastructure aéroportuaire sont achevés à 97%.
"Notre objectif reste et demeure que le premier appareil à décoller sur l’AIBD soit celui de la nouvelle compagnie Air Sénégal S.A.Cela ne veut pas dire que la compagnie ne sera pas fonctionnelle avant le démarrage de l’AIBD, puisque nous travaillons pour un démarrage des activités durant le dernier trimestre de l’année 2017, même s’il y a toute une procédure à mettre en œuvre pour permettre à cette compafgnie d’être opérationnelle", a-t-elle indiqué.
Selon elle, "il a fallu un an pour faire les études de marché et de flotte et aujourd’hhui, toutes les décisions stratégiques ont été arrêtées. Maintenant, la compagnie est en train de faire des requêtes au niveau de l’Agence nationale de l’aviation civil et de la météorologie (ANACIM) et d’autres organismes pour avoir les permis et les certifications qui lui permettront d’exercer".
"La procédure d’acquisition est lancée et d’ici le mois de septembre, au plus tard octobre prochain, on pourra démarrer les activités de cette nouvelle compagnies", a promis Maïmouna Ndoye Seck. Elle a rappelé que la défunte compagnie Sénégal Airlines une une société régie par les règles de l’OHADA et que la liquidation des sociétés privées anonymes est clairement définie dans ces règles.
"A notre niveau, nous avons fait tout ce que nous devrions faire et le dossier se trouve présentement au niveau du tribunal qui a déjà désigné un expert dans le cadre de la lliquidation. Et nous suivons les opérations, nous accompagnons les travailleurs par des actions sociales et chaque que c’est nécessaire, nous faisons accélérer la mise en œuvre de la liquidation", a rassuré le ministre du Tourisme et des Transports aériens.
Par rapport aux aéroports régionaux, elle a estimé qu’on ne peut pas assurer le développement harmonieux du territoire avec un seul aéroport. "Ce qui, à son avis, est valable entre l’international et le Sénégal est aussi valable entre la capitale, Dakar, et Thiès plus tard, avec l’AIBD et les autres régions de l’intérieur du pays".
Concernant le devenir de l’aéroprt international Léopold Sédar Senghor de Dakar-Yoff, elle a signalé que "c’est une question qui dépasse nos prérogatives qui se limitent à faire terminer les travaux de l’AIBD, transférer les activités commerciales de Dakar à Diass et le reste sera une décision qui sera édictée par le Chef de l’Etat",
Selon elle, "il y a toute une réflexion en cours pour voir s’il faut laisser un Héliport ou un aéroport privé sur place".
ADE/PON/APS

PROROGATION DE LA CARTE NATIONALE

La durée de validité de la carte nationale d'identité prorogée jusqu'au 30 juin

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La durée de validité de la carte nationale d’identité, arrivée à expiration, vendredi à minuit, a été prorogée jusqu’au 30 juin 2017 par un décret présidentiel, a appris l’APS.
Dans sa livraison de samedi, le journal Le Soleil écrit qu’"un nouveau décret présidentiel a prolongé la validité des cartes d’identité nationales numérisées jusqu’au 30 juin 2017, soit trois mois supplémentaires".
"Le gouvernement a décidé de proroger le délai de validité des anciennes cartes pour faciliter l’exécution des tâches de tous les jours qui requièrent une identification officielle" renseigne l’Astre de Hann.
Cela est d’autant plus important que "beaucoup de nos compatriotes, bien qu’ayant rempli les formalités pour l’obtention de la nouvelle carte d’identité biométrique de la Cedeao, n’ont pas encore reçu le précieux sésame" écrit Le Soleil.
Les nouvelles cartes d’identité seront en même temps des cartes d’électeur, rappelle le journal, faisant siennes les informations du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo qui relève que "le chiffre de 4 millions (d’inscrits) a été dépassé depuis plus d’un mois".
"Nous tirons vers le nombre de 6 millions pour les inscriptions. Aujourd’hui, à la date du 22 mars, nous avons exactement 5.127.262 inscrits. Et l’on a encore du temps car les inscriptions vont se poursuivre jusqu’au 23 avril" avait dit le ministre devant les députés lors de la dernière séance de questions orales au gouvernement.
AAD Senxibar

TOURISME EN CASAMANCE

La Casamance: le berceau du tourisme communautaire au Sénégal, se meurt

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La Casamance constitue une terre de transition entre l'Afrique sahélienne et l'Afrique forestière. Océan, fleuve, mangroves, palmeraies et massifs forestiers se côtoient et sont à l'origine d'écosystèmes d'une richesse exceptionnelle. Cette abondance dans un milieu naturel préservé, offre de multiples possibilités de découverte et garantit aux visiteurs un dépaysement absolu au cœur d'une nature envoûtante.
Impossible de parler de tourisme au Sénégal, sans évoquer la Casamance. Un réservoir naturel d’attraits touristiques, qui a permis entre autres le développement d’un tourisme communautaire très prisé, d’où l’intérêt de certains acteurs du secteur bien connus comme la plateforme de réservation d’hôtels Jumia Travel, qui place cette région parmi ses priorités au Sénégal. « La force du tourisme en Casamance est que cette région répond parfaitement aux attentes des nouveaux touristes, c’est-à-dire un tourisme solidaire qui prend compte de l’environnement et du cadre de vie des populations. Nous devons préserver ces acquis pour que la Casamance qui est en phase de retrouver son rang de grande destination touristique, continue à séduire », estime Guillaume Pepin, expert du tourisme en Afrique.
La Casamance a connu dans les années 1970? une expérience originale et précurseur du tourisme communautaire. Sur un principe simple mais novateur pour l’époque, il avait été entrepris de donner aux villages de cette région les moyens de construire de petits réceptifs dont les bénéfices permettraient de financer des projets de développement au niveau local. Baptisé « Tourisme Rural Intégré », ce fut en son temps une réussite qui perdure encore de nos jours.
Il faut souligner que bon nombre des salles de classe, de maternités, de centres de santé et bien d’autres projets de développement local ont été financés par le biais de cette dynamique de tourisme communautaire, qui constitue un véritable outil de développement. Toutefois avec la montée du tourisme balnéaire dans cette partie du pays, il serait important de mettre des garde-fous afin de préserver ce modèle économique qui risque de disparaître au grand dam des populations. La «mise à mort» du tourisme communautaire en Casamance, pourrait malheureusement plonger cette région dans le chaos, avec un phénomène accru de déculturation et d’exode rural. Ce qui semble être inévitable si l’Etat du Sénégal ne prend pas les mesures qui sèyent.
On semble de plus en plus s’éloigner de cette dynamique qui consistait qu’un visiteur se retrouve immergé au cœur de la typicité des villages et découvre le mode de vie et les traditions rurales. Ces campements villageois ont de plus, été construits avec des matériaux locaux et selon des architectures traditionnelles telles que le modèle de la case à impluvium ou de la case à étage afin de valoriser et conserver cet aspect de la culture locale. A l’heure où la Casamance cherche son second souffle en sortant d’une longue période de quasi-isolement, il est important de retrouver ces valeurs qui ont jadis hissé la Casamance au rang des grandes zones touristiques du Sénégal, voire du continent.
Is-Kambell/leral.net

01/04/2017

BINGO BANK

Les banques ont réalisé un bénéfice de 63 milliards de Fcfa en 2016

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Les indicateurs du secteur bancaire en fin décembre 2016 sont ressortis « globalement satisfaisants », s’est félicité Ahmadou Al Aminou Lô. La dynamique haussière de l’activité s’est maintenue, avec un total bilan en progression de 16 %, la consolidation de la rentabilité du secteur avec un résultat net (bénéfice) estimé provisoirement à 63 milliards de FCfa, une densification du réseau avec 486 agences, en progression de 22,4 % en une année. Le taux de bancarisation a progressé de 1,4 % en 2016, atteignant 18,3 %. Si l’on y ajoute les institutions de micro-finance et les portefeuilles de monnaie électronique, ce taux atteint 70 %. Cependant, souligne le directeur national de la Bceao, des efforts restent à faire pour réduire fortement le niveau des créances en souffrance brutes et nettes qui s’avèrent « élevées ». C’est pourquoi, il exhorte les banques à intensifier les actions engagées en vue de renforcer les outils de maîtrise des risques de contrepartie et le recouvrement des créances impayées.
lesoleil.sn

SAÏ SAÏ SEXE

Arnaque, pédophilie, chantage sur le Net : 170 personnes déférées au Sénégal

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Le Sénégal fait face à la montée de la cybercriminalité qui frappe d’ailleurs certains pays dans le monde. En 2016, 313 infractions ont été constatées. Entre autres délits, arnaque, pédophilie, chantage sexuel, usurpation d’identité, autant de désagréments vécus par des internautes sénégalais. Dans la traque contre le phénomène, la brigade spéciale de la lutte contre la cybercriminalité a mis la main sur 170 individus l’année écoulée. Son chef, le lieutenant Amidou Barka Ba, appelle à plus d’attention : « Nous demandons aux Sénégalais de faire attention avec les réseaux sociaux. Ils doivent saisir en cas de tentative d’arnaque ou harcèlement la division des investigations criminelles (DIC), pour réduire les risques ». Ces propos ont été tenus mercredi 29 mars 2017 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au cours d’une « journée de sensibilisation de masse sur la sécurité sur internet et le mobile », initiée par l’Association Tic Protection. L’expert en cyber sécurité et Président de l’association Tic et sécurité, Amadou Bamba Thiam (photo) laisse entendre que la lutte contre la cybercriminalité préoccupe tous.
Une méconnaissance des dangers
« Nous avons remarqué que ces 10 dernières années, les systèmes d’information qui nous ont permis d’améliorer nos conditions de vie, rendre efficace notre travail, se sont retournés contre nous en créant un phénomène dénommé cybercriminalité qui est l’acte criminel par lequel les systèmes d’information sont utilisés par les cybercriminels comme outils ou comme cibles. Comme outils, on peut citer l’internet, le téléphone portable, les ordinateurs et comme cibles, les personnes, les entreprises, les gouvernements. Nous avons remarqué que durant ces 5 à 6 dernières années, beaucoup d’utilisateurs se sont mis à utiliser internet et à se connecter via leurs téléphones portables sans pour autant être conscients des dangers qui peuvent provenir d’une mauvaise utilisation de ces appareils. Nous avons aussi remarqué qu’avec la facilité d’obtention du téléphone portable et l’accès facile à internet, beaucoup d’utilisateurs envoient et publient tout ce qu’ils veulent. C’est pourquoi nous avons mis en place notre association pour sensibiliser sur les dangers liés à la cybercriminalité. Notre objectif, les inciter à comprendre la cyber sécurité pour se protéger et éviter d’être des victimes des malfaiteurs. »
Pédophilie, escroquerie en ligne, arnaque
« Les dangers sont multiples et variés. Il y a l’usurpation d’identité. La possibilité d’utiliser l’anonymat qu’offre internet permet à certaines personnes d’avoir plusieurs identités. Par exemple, l’adulte de 40 ans peut créer des comptes Facebook sur les réseaux sociaux et se présenter comme quelqu’un âgé de 13 ans pour piéger les jeunes dans la perspective d’actes pédophiles ou de pédopornographie. Il y a aussi l’escroquerie en ligne. Ils sont nombreux ces Sénégalais qui disent avoir reçu au moins un mail ou un appel téléphonique les informant qu’ils ont gagné une loterie à laquelle ils n’ont jamais participé. Et pour récupérer leur gain, on leur demande d’envoyer leurs données personnelles et aussi de l’argent. Parfois, on vous dit que tel opérateur fait une promotion, pour pouvoir en bénéficier, il faut acheter une carte de crédit de 10 000 ou 5000 francs Cfa, puis après l’opérateur vous demande de lui envoyer le code de la carte de crédit et il vous vole votre crédit », se désole Amadou Bamba Thiam.
Depuis 2008, l’Etat du Sénégal a mis en place un arsenal juridique pour faire face à la cybercriminalité. Ainsi le 25 janvier 2008, la loi sur la cybercriminalité a été adoptée, suivie de la loi sur la protection des données à caractère personnel.
Joe Marone/cio-mag.com

ATTENTION LES CHIFFRES!

Le gouvernement vise 500 millions de passagers dont 3 millions de touristes

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Le gouvernement du Sénégal vise un objectif de cinq millions de passagers dont trois millions de touristes à l’horizon 2023, a révélé vendredi, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), Maïmouna Ndoye Seck, ministre du Tourisme et des Transports aériens.
"L’importance stratégique dudit projet réside dans son ambition de renforcer la position de notre pays comme une place de référence du transport aérien en Afrique et comme destination touristique de référence", a-t-elle fait valoir.
Mme Seck s’exprimait dans le cadre des journées du transport aérien.
L’objectif de ces journées est de partager avec l’ensemble des partenaires du ministère du Tourisme et des Transports aériens sur les évolutions relatives à la mise en œuvre du projet de développement du Hub aérien régional, qui fait partie des 27 projets phares du Plan Sénégal émergent (PSE).
La ministre a rappelé que le Sénégal a toujours occupé une place de choix dans le transport aérien en Afrique, avec Dakar comme plaque tournante depuis l’époque d’Air Afrique qui avait consacré Dakar comme Hub technique dans le domaine des transports aériens.
Elle a fait savoir que les autorités sénégalaises veulent faire de Dakar "la plateforme régionale tertiaire" pour des sièges d’entreprises et d’institutions internationales, la prestation de soins de santé, de l’éducation et les loisirs.
De même, a poursuivi la ministre, elles veulent positionner la capitale sénégalaise dans le top 3 des pôles d’externalisation de services client en Afrique francophone et d’en faire "une destination touristique de référence".
Pour matérialiser cette vision, elle a indiqué que son département a mis en place des stratégies qui reposent sur trois projets phares : "le micro tourisme, les zones touristiques intégrées et la relance du hub aérien".
Selon Maïmouna Ndoye Seck, c’est à travers ces projets que le gouvernement a réaffirmé sa volonté de faire du tourisme articulé au transport aérien "un levier de croissance économique et de création d’emplois".
Elle a souligné que "des avancées significatives sont enregistrées", dans le domaine du transport aérien grâce au leadership du président Macky Sall.
La ministre a indiqué que le transport aérien représente "un segment important de l’activité économique", car assurant, pour une large part, la connectivité du pays et fournissant le développement des échanges.
Mme Seck a expliqué que le projet de relance du Hub aérien est bâti autour des trois grandes composantes dont la construction d’un aéroport de dernière génération à travers l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD).
Son objectif est d’accueillir dix millions de passagers en 2035, la mise en place d’une nouvelle compagnie aérienne "Air Sénégal", avec l’ambition de faire effectuer le vol inaugural de l’AIBD et la réalisation du programme de réhabilitation des aérodromes régionaux du Sénégal pour la modernisation de sept aéroports.
ADE/ASB/OID/APS

St LOUIS VA RETROUVER SON AERODROME

L'aérodrome de Saint-Louis sera réhabilité cette année

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Les travaux de réhabilitation et de mise aux normes des aérodromes régionaux du Sénégal sera lancée au cours de l’année en cours, a annoncé, jeudi à Dakar, Maimouna Ndoye Seck, à l’ouverture des journées du transport aérien.
Cette première phase des travaux de réhabilitation et de mise aux normes des aéroports régionaux porte sur cinq régions du Sénégal : Saint Louis, Matam, Ziguinchor, Tambacounda, et Kédougou, selon le ministre.
Cette réhabilitation des aérodromes régionaux fait partie du « projet hub aérien sous régional » ainsi que le lancement de la compagnie aérienne sénégalaise Air Sénégal SA et le démarrage de l’exploitation de l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (AIBD) en décembre 2017 a dit M Ibrahima Mbodji directeur de l’AIBD.
Ce projet permettra d’atteindre 5 millions de passagers et 3 millions de touristes à l’horizon 2023 d’après le ministre du tourisme et du transport aérien
L’AIBD compte parmi les aéroports les plus grands au monde.
Sa réalisation a couté 405 milliards FCFA dont 30 milliards FCFA tirés du budget national.
Il a été construit sur une superficie de 4500 ha selon son directeur général.
La compagnie aérienne Air Sénégal sera lancée avant le démarrage de l’exploitation de l’AIBD, pour permettre un vol inaugural avec un avion propre à la compagnie, selon Mathiaco Bassané directeurs des transports aériens.
Les journées du transport aérien se tiendront pendant trois jours et ont pour thème « présentation du programme phare de relance du hub aérien sous régional du Plan Sénégal émergent ».
OKF/of/APA/Ndarinfo.com

31/03/2017

BONNE NOUVELLE A L'AIBD

Aibd : Réception de l’ouvrage en fin avril

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Le ministre du Tourisme et des transports aériens a annoncé que le nouvel aéroport sera réceptionné en fin avril. « La réception de l’ouvrage est attendue à la fin du mois d’avril et le démarrage de son exploitation avant la fin de l’année », a annoncé le ministre. Elle a ajouté qu’après plusieurs mois de blocages, les travaux de construction du nouvel aéroport international Blaise Diagne ont repris avec un rythme soutenu « sans aucun impact sur son coût ». Le ministre a déclaré également que l’exploitation de la compagnie nationale Air Sénégal SA devrait également être lancée avant cette échéance. « Notre ambition est d’assurer le vol inaugural de l’Aéroport international Blaise Diagne avec un avion propre de la compagnie nationale », a affirmé Maïmouna Ndoye Seck. « Nous l’avons attendu, nous y voilà ! », a lancé le directeur général de l’aéroport international Blaise Diagne, Abdoulaye Mbodj, en prenant la parole pour présenter l’ouvrage.
En février 2016, les sociétés turques Summa et Limak avaient pris le relais de Saudi Bin Laden Group pour terminer la construction de l’aéroport international Blaise-Diagne (Aibd). Le délai d’exécution des travaux a été reporté plusieurs fois et la société saoudienne (Saudi Bin Laden Group) avait demandé, en fin 2015, un avenant qui devait coûter 63 milliards de FCfa à l’État du Sénégal, pour terminer la construction de l’aéroport. Une demande que la partie sénégalaise avait rejeté.
M. G./lesoleil.sn

LE FREE ROAMING DEMARRE

Télécommunications en afrique de l’ouest : Le « Free roaming » démarre aujourd’hui dans 5 pays

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Le « Free Roaming » sera désormais applicable à partir d’aujourd’hui, dans cinq pays de l’espace ouest-africain signataires d’un protocole d’accord, à savoir le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, le Sénégal et le Togo.
Le secteur des télécommunications dans l’espace ouest-africain amorcera désormais un nouveau départ avec l’effectivité, aujourd’hui, du projet « Free roaming » dans cinq pays de la sous-région, à savoir le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, le Sénégal et le Togo. Tous ces pays signataires de ce protocole d’accord vont appliquer les tarifs qui sont contenus dans le protocole. Selon le directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall, avec ce « Free roaming », les pays signataires du protocole d’accord pourraient communiquer ou recevoir des appels sans être facturés, en roaming de manière gratuit. A l’en croire, dans le périmètre du « Free roaming », la réception des appels est gratuite pour une durée de 300 minutes dans un délai de 30 jours calendaires. Quant aux appels et les Sms émis, ils seront facturés aux tarifs appliqués par les opérateurs du pays visité.
« Avant le «Free Roaming», les usagers sénégalais en visite au Mali par exemple devaient payer pour la réception d’appels 200 FCfa par minute et pour l’appel vers un opérateur local 400 FCfa/mn et l’appel vers le pays d’origine et l’international, 1.100 FCfa/mn », informe-t-il. Non sans préciser qu’au aujourd’hui, 31 mars, les tarifs appliqués aux Sénégalais en visite au Mali seront gratuits pour 300 minutes. « Quant à l’appel vers un opérateur local, le tarif sera de 150 FCfa/mn (Tarif plafond). Concernant l’appel vers le pays d’origine et l’international, il sera désormais à 300 FCfa/mn. Et le tarif pour l’envoi des Sms toutes destinations est fixé à 100 FCfa », fait savoir M. Sall. Aussi a-t-il tenu à rappeler que la gratuité de ces appels est limitée dans le temps, un mois, et ne concerne que les clients en déplacement mais pas des clients permanents.
« Au Sénégal, nous avons travaillé avec les trois opérateurs Tigo, Sonatel et Expresso. Ils ont fait le point avec nous et sont prêts et ont déjà implanté les nouveaux tarifs du «roaming» », indique-t-il. Aussi, souligne le directeur général de l’Artp, qu’au départ, ils étaient 7 pays mais le projet ne va démarrer qu’avec le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, le Sénégal et le Togo. « La Côte d’Ivoire et la Sierra Leone vont nous rejoindre plus tard », informe toutefois Abdou Karim Sall. La discussion va continuer avec les régulateurs d’autres pays tels que la Gambie, la Mauritanie pour pouvoir faire la même chose et ainsi étendre le réseau.
Présidant le lancement officiel de ce « Free roaming » dans l’espace africain, le ministre des Postes et Télécommunications, Yaya Abdou Kane, a félicité et remercié l’ensemble des acteurs qui ont su matérialiser et rendre effective l’initiative « Free roaming » (réseau africain unique).
A l’en croire, le lancement du réseau unique africain contribuera sans nul doute à une meilleure intégration sous-régionale entre nos États à travers les Télécommunications/Tic.*
Maguette Guèye DIEDHIOU/lesoleil.sn

PROJET PHARAONIQUE AU SENEGAL

Un projet à 2 milliards de dollars pour la banlieue de Dakar

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Présenté au salon international de l’immobilier à Cannes, le projet Diamniadio Lake City, incarne la ville nouvelle que rêve de créer le Sénégal à 30 km de sa capitale. Reste encore à trouver 2 milliards de dollars pour la financer.
Elle n’est pas passée inaperçue, la présentation du projet «Diamniadio Lake City» au Mipim de Cannes, le salon international de l’immobilier. Ce n’est pas tous les jours qu’un pays africain affiche un programme aussi ambitieux. Alors que la capitale sénégalaise, Dakar, est totalement engorgée, les autorités ont commencé à développer une ville nouvelle baptisée Diamniadio, située à 30 km au sud-ouest de Dakar. Mais pour que cette élégante maquette, véritable vitrine de cette nouvelle ville devienne une réalité, encore faudra-t-il trouver les 2 milliards de dollars nécessaires à son financement.
Un objectif loin d’être gagné même si son développement a été confié au développeur Semer Investment Group mêlant capitaux sénégalais et dubaïotes tandis que l’architecture a été confiée au cabinet émirati FSS Consult. La structure toute récente est dirigée depuis trois mois par Diene Marcel Diagne qui a profité du Mipim pour vanter l’attractivité du Sénégal et les projets que le pays a réalisés ces dernières années. Il a également rappelé, au passage, que ce pays est mieux classé (81e) que l’Inde (85e) ou le Brésil (91e) dans le dernier palmarès Forbes des meilleurs endroits pour les affaires.
Autoroute, nouvel aéroport et train électrique
Mais ce projet soutenu par le président Macky Sall doit surtout incarner sa vision du Sénégal de demain. Dans une très grande zone de 1644 hectares qui doit accueillir à terme 350.000 habitants Diamniadio Lake City serait une vitrine haut de gamme, une ville utopique mêlant harmonieusement toutes les fonctions. On y trouve ainsi quatre immenses hôtels côte à côte (un 3-étoiles, deux 4-étoiles et un 5-étoiles) sans oublier le quartier financier avec ses tours dansantes, le secteur résidentiel mêlant habitations, magasins et cafés ou encore le secteur du divertissement entre centre commercial, bibliothèque nationale et «allée de la mode». Évidemment, les constructions seraient aux plus hauts standards environnementaux et la ville disposerait d’une desserte de transport particulièrement efficace.
Sur ce dernier point au moins, les choses sont effectivement déjà avancées. Car si cette ville nouvelle peu sembler éloignée de la capitale, elle est au carrefour des grands axes routiers menant vers l’intérieur du pays, à 15 km du futur aéroport international en construction et dispose d’une ouverture maritime sur la côte atlantique. Une autoroute à péage est déjà en fonction depuis 2013 pour atteindre le centre de Dakar en 20 minutes et le chantier du premier train express régional (TER) électrique reliant 14 stations sur 57 km est annoncé à l’horizon 2019.
Jean-Bernard Litzler/Lefigaro.fr

CIRCULATION A MBOUR

Mbour: Amélioration de la mobilité et du transport - Des bus, des routes et un nouveau plan de circulation

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Fallou Sylla, le maire de Mbour, a procédé hier, à la pose symbolique du premier panneau matérialisant l'arrêt de bus en circulation dans la commune. Ces bus au nombre d'une quarantaine vont assurer la desserte dans l'agglomération mbouroise et sa banlieue immédiate et lointaine.
En effet, dans le cadre de l'intercommunalité, ils vont assurer le transport de passagers des communes de Ngaparou, Malicounda vers Mbour. Des routes et un nouveau plan de circulation vont compléter le dispositif pour l'amélioration de la mobilité et de la circulation.
Dans un premier temps, un lot de 39 bus va être mis en circulation, selon le maire Fallou Sylla, dans quatre grands axes de la commune de Mbour. Les bus vont être exploités par les transports organisés en groupements d'intérêt économique. Chaque Gie va donner un apport de deux millions de francs cfa pour disposer d'un bus.
Samba Niébé Ba/Sudquotidien

28/03/2017

LE TOURISME REVIENT EN CASAMANCE

Tourisme en Casamance : l’espoir renaît auprès des acteurs du secteur

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Retiré par la France de la liste rouge des zones touristiques à éviter depuis octobre 2016, la région de la Casamance connaît à nouveau un véritable intérêt de la part des touristes. Entre curiosité et nostalgie, ils sont nombreux à emprunter l’Aline Sitoé Diatta, le bateau qui les emmènera à la découverte de l’une des plus belles régions du Sénégal.
Appelée également pays « Flup », du nom du royaume Diola qui abritait autrefois cette région, la Casamance est l’une des 14 régions du Sénégal dotée d’attraits touristiques les plus magnifiques du pays, mais aussi très attachants. Après 25 ans, la France a levé son avertissement aux voyageurs, et pour cette année 2017, les « clignotants » sont au vert, et devraient permettre une meilleure activité touristique. C’est du moins le souhait de Georges, guide touristique à la cité balnéaire de Cap Skirring.
« Les choses commencent à s’améliorer, c’est vrai que ce n’est pas encore le grand retour, mais il y a de plus en plus de mouvements. Et c’est une bonne chose pour nous. Notre souhait est que l’Etat nous accompagne à promouvoir davantage la destination à l’extérieur. Que les gens sachent que la Casamance est une destination idéale pour le tourisme », confie-t-il.
Toutefois, même si l’espoir renaît auprès des acteurs touristiques et que l’on commence à ressentir une amélioration auprès des établissements hôteliers, que ce soit à Ziguinchor, au Cap Skirring ou dans les nombreux autres sites de cette région, de nombreux défis demeurent. « Nous devons aujourd’hui mettre les bouchées doubles pour relancer cette destination. La région est certes riche en attraits touristiques, mais il y a beaucoup de manquement, notamment au niveau des infrastructures. Nous devons être prêts pour le grand retour, car cela ne saurait tarder », indique Ismael cabral Kambell, de la plateforme de voyage et hôtelière africaine Jumia Travel. Il insiste également sur le développement des offres destinées à une cible locale. « Nous devons travailler également à ce que les Sénégalais, notamment les gens de Dakar et les autres villes du pays visitent cette région. Il nous faut une politique destinée à nous-même Sénégalais, car il y a beaucoup de choses à découvrir ici. S’il y a davantage de visiteurs locaux, cela permettra également d’attirer ceux qui viennent d’autres pays ».
La découverte d’un autre Sénégal
Au-delà de l’aspect moderne qu’offre Ziguinchor, la Capital de la Casamance, cette région est surtout marquée par son attachement à ses généreuses valeurs traditionnelles. Voyager en Casamance, c’est aller à la découverte des traditions africaines. Malgré les époques, l’influence de la colonisation et de la modernisation, l’invocation seule du nom Casamance vous plonge dans une mosaïque d’ethnies, de traditions, de religions. Cette région étonne par la vivacité de ses traditions et la richesse de ses cultures, facilitant ainsi les rencontres humaines. Au passage, vous ferez la connaissance des peuples Joola, Balantes, Mandjak, ManKangne, Baînounks, etc… La Casamance constitue une terre de transition entre l’Afrique sahélienne et l’Afrique forestière. Océan, fleuve, mangroves, palmeraies et massifs forestiers se côtoient et sont à l’origine d’écosystèmes d’une richesse exceptionnelle. Cette abondance dans un milieu naturel préservé offre de multiples possibilités de découverte et garantie aux visiteurs un dépaysement absolu au cœur d’une nature envoûtante.
Marie Joseph/Jumia Travel/nouvellesdedakar.com

CONTRÔLES ROUTIERS

Application des mesures d’urgence, les contrôleurs investissent les rues de Dakar

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Ce matin, les conducteurs ont été surpris de voir les contrôleurs investir les routes de la capitale sénégalaise. En effet ceux-là, obéissant aux directives du ministère des transports, ont, après des fouilles avancées, sommé pas mal de conducteurs de retrouver leurs voitures à la fourrière.
Les contrôleurs des services des transports routiers ont commencé la croisade contre les chauffeurs qui ne sont pas en règle. Ces derniers ont été informés des mesures prises par l’Etat pour contrer la recrudescence des accidents de la route.
Aujourd’hui, beaucoup de conducteurs ont vu leur voitures être bloquées par les agents, rien n’a été laissé au hasard concernant les dix mesures d’urgence même les conducteurs d’engins à deux roues ont été contrôlés.
Au niveau des autorités chargées du transport terrestre, elles déclarent qu’«aucune tolérance ne sera permise cette fois-ci puis que le sénégalais a tendance à minimiser certaines règles pourtant inéluctables à la bonne marche de la cité. Ainsi donc, pour circuler librement, les conducteurs devront être à jour. Les voitures doivent être outillées des triangles, des clés et autres en plus du papier délivré par les agents des services de mines après la visite technique. Tout conducteur qui ne sera pas en règle avec les dix mesures, en payera les frais».
Malang Toure/Senenews

NOUVELLE RAFFINERIE

Vers la création d’une seconde raffinerie de nouvelle génération au Sénégal

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Le Sénégal pourrait s’acheminer vers la création d’une seconde raffinerie de nouvelle génération pour valoriser ses produits pétroliers, a révélé samedi à Saly Portudal, (station balnéaire située à 80km de Dakar) M. Mamadou Faye Directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (PETROSEN).Il s’exprimait lors d’un séminaire de mise à niveau des membres du collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES) sur les enjeux de l’exploration et de la production pétrolière et gazière au Sénégal, organisé par PETROSEN.
«Cette option permettrait d’avoir une capacité de raffinage se situant entre 6 et 7 millions de tonnes par an », a avancé M. Faye.
Selon lui, cette nouvelle raffinerie prendrait en compte la demande intérieure (2,2 millions de tonnes) et celle de la sous-région (4 millions de tonnes).
Selon le Directeur général de PETROSEN, les responsables de l’actuelle Société africaine de raffinage (SAR) ont commandité une étude pour voir le sort à réserver à cette structure (maintien ou liquidation).
En attendant les résultats de cette étude, M. Faye est convaincu que la SAR, avec une capacité de raffinage de 1,2 millions de tonnes par an, n’est pas actuellement outillée pour raffiner l’importante découverte de pétrole et de gaz au Sénégal.
A cela, il a ajouté que les nouvelles normes de raffinage ne peuvent être respectées par la SAR.
Sur un autre registre, le directeur général de PETROSEN a décliné d’autres options de valorisation des produits pétroliers sénégalais.
C’est le cas de la création d’un complexe pétrochimique, du développement du secteur de l’électricité, la formation dans les métiers du pétrole et l’allègement fiscal des services pétroliers.
Concernant cette dernière option, M. Faye précise qu’elle ne concerne que les services d’exploration et de production et la transformation des produits bruts.
Ce qui permettrait, selon lui, l’installation des grandes compagnies pétrolières au Sénégal.
CAMERNEWS

ENQUÊTE SUR LA SONATEL

Sénégal – Orange : 905 milliards de chiffre d’affaires pour une qualité de services à la peine

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Depuis quelques mois, la qualité de la connexion internet d’Orange Sénégal laisse énormément à désirer. Elle est aux antipodes de ce qu’on aurait pu espérer. Par moment, il faut bien se l’avouer, elle est si exécrable, qu’elle irrite au plus haut point.
Pour s’en rendre compte, il suffit de lire les messages laissés par certains abonnés sur la page Facebook d’Orange Sénégal. En effet, des centaines d’abonnés se plaignent d’avoir une connexion internet extrêmement lente.
Fait curieux lorsque l’on sait Orange Sénégal est certainement l’entreprise la plus performante et la plus compétitive de la sous-région. L’entreprise sénégalaise s’est toujours distinguée positivement en innovant sans cesse et en offrant des services d’une qualité irréprochable.
Il y a encore quelque temps, Orange permettait à ses abonnés de surfer allègrement à n’importe quel moment du jour ou de la nuit. Que ce soit pour les appels VoIP, le visionnage de vidéos HD sur YouTube ou encore pour l’envoi de fichiers lourds dans le cloud, Orange ne décevait personne, et surtout pas les adeptes du streaming.
Les abonnés d’Orange se souviennent encore de l’arrivée fracassante de la Livebox au Sénégal. La box blanche s’arrachait comme de petits pains, car tout le monde savait qu’elle permettait de surfer sans la moindre anicroche.
Avec Orange, on prenait plaisir à surfer grâce à un débit fluide et surtout constant. Et cela, que l’on soit connecté via l’ADSL ou les réseaux mobiles. De temps à autre, il y avait de légers ralentissements, mais rien de bien méchant vu que ça ne durait jamais plus d’une heure. Mais au grand dam de tous, la qualité de service d’Orange s’est progressivement dégradée.
Sur place, la rédaction d’AfricaPostNews a mené une série de tests afin de vérifier les faits. Une démarche objective qui nous a permis de vérifier par nous-mêmes la qualité de l’ADSL et de la 3G d’Orange Sénégal.
Pour réaliser nos tests, nous nous sommes servis d’un smartphone ordinaire, en l’occurrence un Huawei Mate 7 (MT7-TL10) équipé d’un processeur octo-core HiSilicon Kirin 925 (quatre cœurs ARM Cortex A15 à 1,8 GHz et quatre cœurs ARM Cortex-A7 à 1,3 GHz) et d’une mémoire vive 3 Go. Le tout tournant sur Android 6.0, EMUI 4.0
Accessoirement, nous avons réalisé d’autres tests à l’aide d’un LG G4 (H815) et un Galaxy Note Edge (SM-N915F). Vu la faiblesse du nombre de tests réalisé, environ une dizaine sur ces deux terminaux, nous n’avons pas pris en compte les résultats de ces deux appareils.
Pour la partie applicative, nous nous sommes tournés vers Speedtest et nPerf. Deux applications disponibles sur Google Play et qui permettent à un usager lambda de tester la vitesse de sa connexion internet.
Sur PC, c’est la plate-forme Fast.com, l’outil de mesure mis en place par Netflix, qui nous a permis de réaliser nos tests. Ces derniers ont été menés sur un Lenovo G50 équipé de 8 Go de RAM et d’un processeur Core i3-4030U, le tout tournant sous Windows 10 64 bits.
Les tests ont été menés aléatoirement à différentes heures de la journée et de la nuit sans qu’aucune autre application consommant excessivement du data (uTorrent, Steam, Twitch, YouTube, etc.) ne soit ouverte en arrière-plan. Pour avoir une meilleure lecture des résultats, nous avons fait redémarrer nos appareils avant chaque test.
Les résultats de nos tests
Entre le 17 février et le 26 mars 2017, nous avons donc réalisé des tests sur le réseau d’Orange Sénégal (3G et ADSL). Pour avoir une meilleure lisibilité, nous avons réalisé nos tests à différents endroits dans Dakar :
Route de la Corniche Ouest
Dakar Grand Yoff
Boulevard du Président Habib Bourguiba
Route du Front de Terre
Sacré-Cœur 2
Rond-point de Liberté 5
Etc.
Pour des raisons de mobilité, aucun test n’a été réalisé en dehors du périmètre urbain de Dakar.
Le 24 mars 2017 à 3 : 28 du matin, nous avons atteint le plus haut débit jamais obtenu en 3G++ (HSPA+) avec un débit descendant de 25 Mb/S et 3,9 15 Mb/s en débit montant. Un véritable record…
De ces tests, il en ressort quatre faits importants :
Tout au long de la journée, on assiste à des déconnexions intempestives sur le réseau 3 G. Il est parfois nécessaire de désactiver puis de réactiver sa connexion 3G pour avoir à nouveau internet sur son mobile. Dans de rares cas, nous avons dû faire redémarrer notre Livebox 2
de 00 h – 00h30 à 18h- 18h30 la connexion internet est relativement fluide, même si nous avons noté de nombreux ralentissements lors de nos tests
entre 18h- 18h30 à 00 h la connexion est quasi inexistante sur mobile et l’on constate d’importants ralentissements du débit sur la ligne ADSL. Dans cette tranche horaire sur mobile, il est parfois impossible de lancer un appel Skype ou de recevoir un message via WhatsApp
entre 1h et 12h voire 13h, le débit est stable, extrêmement rapide. En download, nous avons parfois atteint des débits très élevés.
Au sortir de ces tests, il en ressort que le réseau 3G est vraiment à la peine à certaines heures. En l’espace d’une journée, de nombreuses pertes de connexions peuvent survenir.
Au courant de la journée, il est possible de visionner une vidéo sur YouTube en 720 p, puis se retrouver avec un message d’erreur de connexion. Lors de l’utilisation d’applications VOIP, il n’est pas rare qu’au milieu d’un appel vidéo, la connexion soit momentanément perdue. Il faut parfois attendre après plusieurs minutes pour relancer son appel.
Après 18h, il est presque impossible d’ouvrir la moindre page internet si l’on est connecté en 3G. À mainte reprise, nous avons, par exemple, essayé d’ouvrir une page Google. Et grand fut notre étonnement de constater que cela était impossible.
Pour aller au bout de notre démarche, nous avons joint à trois reprises le service client d’Orange Sénégal au 1441. Nos interlocuteurs nous ont expliqué qu’aucun défaut n’avait été observé sur notre ligne. Par la suite, nous avons été mis en relation avec le service technique (nous avons été recontactés quelques heures après notre appel au 1441), mais cela n’a pas amélioré notre situation pour autant.
Malgré tout, les personnes que nous avions eues en ligne n’ont pas été en mesure de nous expliquer pourquoi la connexion 3G (c’est surtout celle dont il s’agit), connaissait autant de lenteur entre 18h et 00h.
La colère des abonnés d’Orange Sénégal
Orange Sénégal est bien consciente qu’elle ne répond pas toujours aux attentes de ses clients. Pour les adoucir, l’entreprise à multiplier depuis le mois de mars 2017 les promotions. Mais pour le moins que l’on puisse dire, elle est loin de pouvoir calmer la fureur de ses clients.
Et ce n’est pas la première fois qu’une fronde s’organise contre Orange. En 2015 déjà, les internautes s’étaient mobilisés contre cette dernière. À tort ou à raison, la filiale sénégalaise a été accusée d’avoir volontairement bloqué la transmission de données sur Viber et WhatsApp. Ces deux applications de VoIP permettent de passer gratuitement des appels via internet.
Quels avis d’abonnés que nous avons recueillis sur la page Facebook d’Orange.
Dans la nuit du 2 au 3 mars 2017, Orange s’est de nouveau attiré la foudre de ses abonnés. Victime d’un dysfonctionnement technique, Orange a vu bon nombre de ses services être temporairement interrompus. Ainsi, pendant un peu plus d’une demi-journée, il était impossible de consulter son crédit, de recharger une carte ou encore d’accéder à la plate-forme web PassOrange.sn.
Bien qu’il s’agisse d’un problème technique indépendant d’Orange, les abonnés l’ont très mal pris. Beaucoup ont estimé que l’entreprise de télécommunications sénégalaise ne prenait plus soin de ses clients. D’autres, sont allés plus loin en estimant qu’ils étaient prêts à rejoindre une autre maison de téléphonie au cas où les désagréments persisteraient.
Pour se rendre compte de l’ampleur de la protestation collective contre Orange Sénégal, il suffit de se rendre sur les réseaux sociaux, en l’occurrence sur Facebook et Twitter. Là-bas, les abonnés d’Orange se mobilisent pour dénoncer la mauvaise qualité des services.
Sur Facebook, de nombreux groupes se sont même créés. La rédaction d’AfricaPostNews en a recensé pas moins d’une quinzaine. L’un des plus populaires d’entre eux est le groupe «SI TOI AUSSI TU TE SENS ARNAQUE PAR ORANGE !!! » avec ses 51.000 membres. Dans ces groupes, les internautes déversent leur bile sur Orange. Une grande majorité s’estime flouée par le géant sénégalais de la téléphonie.
Un chiffre d’affaires de 905 milliards de FCFA pour la SONATEL en 2016
Au travers d’un communiqué de presse publié le 21 février dernier, la Société Nationale des Télécommunications (SONATEL), l’opérateur historique des télécommunications au Sénégal, a rendu public ses résultats financiers comptant pour l’année 2016. Présent au Sénégal, au Mali, en Guinée, en Sierra Leone et en Guinée-Bissau, le Groupe SONATEL est sans conteste l’une des entreprises les plus performantes du Sénégal, mais également de la sous-région.
De ce communiqué, on y apprend que la SONATEL a réalisé un chiffre d’affaires de 905 milliards de FCFA au compte de l’exercice 2016. Soit une hausse significative de 4,8% comparée à l’année 2015 (863 milliards de FCFA de chiffres d’affaires). Avec le développement de nombreux services, la SONATEL a pu soutenir sa croissance, notamment avec l’explosion d’Orange Money.
Malgré une concurrence de plus en plus accrue, la SONATEL a consenti à investir 17% de son chiffre d’affaires, soit environ 154 milliards de FCFA, au compte de ses investissements contre 18,2 % en 2015. Par ailleurs, le groupe se réjouit du renouvellement de la concession et l’acquisition de fréquences 4G pour 17 ans sur son principal marché.
En juillet 2016, Airtel Sierra est entré dans le giron du géant sénégalais détenu à hauteur de 42,33% par Orange (France Telecom) après sa privatisation en 1997. Ainsi, avec l’appui décisif d’Orange, la SONATEL est parvenue à mettre la main sur 100% du capital de l’opérateur mobile Airtel en Sierra Leone, par ailleurs le premier du pays avec 1,3 million de clients, filiale de Bharti Airtel International (Netherlands) BV.
Avec une capitalisation boursière estimée de 2.505 milliards de FCFA (au 6 février 2017), le Groupe SONATEL a enregistré en 2016 un résultat net de 216 milliards FCFA, soit une baisse de 2,4% par rapport à 2015. Baisse qui s’explique entre autres par l’introduction de nouvelles mesures fiscales et règlementaires, mais aussi par le repli des balances internationales.
Un mauvais chiffre qui s’explique également par des décisions règlementaires défavorables au Sénégal et en Guinée avec une dépréciation du Franc Guinéen.
Acteur économique et financier décisif dans les pays où elle est présente, l’entreprise a versé près de 473 milliards CFA dans les caisses des différents États. Avec ses 3.000 emplois directs et plus de 100.000 emplois générés grâce à ses activités, la SONATEL travaille avec plus d’une centaine de partenaires parmi lesquels on compte des entreprises de sous-traitance, des entrepreneurs, des professionnels des TIC, des écoles et des universités, des institutions, etc.
Les consommateurs sénégalais en perte de cconfiance
Orange Sénégal peut encore reconquérir le cœur de ses clients. C’est un fait, rien n’est encore perdu… D’autres entreprises se trouvant dans de bien pires situations ont pu remonter la pente. Mais pour y parvenir, il faut indéniablement qu’Orange se donne les moyens de sa politique.
Le géant sénégalais doit cesser de présenter des offres qui sont mirobolantes sur le papier, mais désastreuses dans la réalité. Orange doit concrétiser ses promesses au risque d’éroder une part de sa clientèle. Cette dernière se sent abusée et estime jeter de l’argent par la fenêtre en souscrivant aux offres d’Orange.
Aujourd’hui, Orange nous propose de découvrir sa 4G en arguant qu’elle sera bien meilleure que sa 3G. Le seul bémol réside dans le fait que cette 4G n’apporte pour l’instant rien de novateur. D’ailleurs, les bénéficiaires de la puce 4G d’Orange s’en plaignent déjà. Et leurs plaintes sont légitimes.
En effet, la rédaction d’AfricaPostNews a testé cette fameuse puce 4G qui tout au long de la journée nous laisse en H+… De temps à autre, on passe en 4G, mais on repasse rapidement en H+.Au fond, l’entreprise sénégalaise sait qu’elle n’est pas encore à la hauteur pour offrir une 4G décente. Pour preuve, sur ses nombreux panneaux publicitaires qui pullulent à Dakar, Orange n’indique jamais la vitesse de connexion de sa 4G. Si elle venait à le faire, elle se tirerait une balle dans le pied vu que sa connexion fait yoyo toute la journée. Ses agents se contentent de ventiller des formules toutes faites comme : « La 4G apporte des débits plus élevés, elle permet une vitesse de connexion jusqu’à 50 fois plus importante que la première norme 3G et jusqu’à 03 fois plus importante que la H+ » …
Au mois de mars 2017, de nombreux dysfonctionnements ont été constatés sur le réseau d’Orange. Perturbations justifiées par l’installation de nouveaux équipements. Dans les mois à venir, les consommateurs pourront dire si ces nombreux dysfonctionnements étaient justifiés ou pas.
Africapostnews
on line: https://africapostnews.com/2017/03/27/senegal-sonatel-une...

ENCORE DU PETROLE

Encore un autre gisement pétrolier découvert au large du pays

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Il ne se passe quasiment plus de jour qu’une nouvelle découverte d’hydrocarbure soit faite au large du Sénégal. La société Cairn Energy opérant sur ce champ pétrolier vient de forer avec succès un autre gisement pétrolier.
Découverte d’un nouveau gisement pétrolier
Les sociétés opérant au large des côtes sénégalaises peuvent sabler à nouveau le champagne. Et pour cause, un 8e puits vient d’être foré par Cairn Energy en partenariat avec Far Ltd. Il s’agit en effet du puits VR-1 se trouvant sur le champ SNE situé à une profondeur de 2.759 m. Ainsi que le déclare Cath Norman, la patronne de Far : « Le puits VR-1 est un grand succès. Il fournit des informations importantes sur la géologie du flanc ouest du champ SNE et en particulier sur la nature des réservoirs de la série 500. La compréhension de ces réservoirs est essentielle pour finaliser la conception du plan de développement de la Phase 1. Nous attendons avec impatience d’apporter à nos actionnaires les résultats des prochains travaux de forage dans cette formation. »
Les multiples recherches à succès opérées par Kosmos Energy et d’autres entreprises d’hydrocarbure font du pays de la Teranga un scandale géologique. Plus de 450 milliards de m3 de produits pétroliers ont été découverts après ces explorations. Cette énorme réserve s’étend également sur la Mauritanie, la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée. Hormis Cairn Energy qui détient une participation de 40%, ConocoPhillips (35%), FAR (15%) et Petrosen (10%) en feront également l’exploitation.
Cette manne pétrolière qui ne fait que s’accroître fait d’ores et déjà languir les autorités sénégalaises. Cela va de soi dans la mesure où les ressources financières qui seront tirées de ces exploitations permettront de financer la réalisation du Plan Sénégal émergent (PSE) à l’horizon 2035, un projet cher au président Macky Sall.
Afrique-sur7

27/03/2017

UNE USINE DE DESSALEMENT A DAKAR

Un projet d'usine de dessalement à Dakar suscite la polémique

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Au Sénégal, particulièrement à Dakar, les besoins en eau potable sont importants et ne feront que s'amplifier dans les prochaines années. C'est dans ce cadre que l'Etat a validé, avec l'appui du Japon, la construction d'une usine de dessalement de l'eau de mer. Un centre de traitement capable de produire 75 000 mètres cubes d’eau par jour et qui sera construit à partir de janvier 2018 dans la zone du célèbre phare des Mamelles. Un projet lancé en 2015, mais qui provoque aujourd'hui la colère d'une partie des habitants de cette zone unique.
Au pied du phare, la plage des Mamelles. Quelques cabanes, des parasols et de nombreux baigneurs qui s'amusent dans les puissantes vagues de l'Atlantique. Une plage vouée à disparaître, car c'est là que doit être bâtie la station de pompage de l'usine de dessalement.
Pour Momar, natif du quartier, ce patrimoine doit être protégé. « La plage là, c'est la seule qui nous reste. C’est à nous de refuser pour que l’usine ne s’installe pas ici », soutient-il.
Ce projet d'usine divise. Une partie des habitants soutient l'Etat. Le rapport de 430 pages publié met en avant le besoin de développer le réseau d'eau potable de la capitale.
Pollution
Pour le collectif qui s'oppose au projet, représenté ici par Maya Cusnier, les impacts de rejets de sel et de produits chimiques n'ont pas été suffisamment étudiés. « On parle de neuf tonnes de rejet d’un mélange de sel et de produits chimiques. Donc, le sel à outrance, évidemment les poissons ne peuvent plus vivre dedans », souligne-t-elle.
Amadou Maguette Dieng est Lébou, la communauté majoritaire de la commune de Ouakam. Lui appelle les anciens à défendre cette plage, ce lieu qu'ils fréquentaient étant jeunes. « Il y a des vieux qui venaient ici quand ils étaient enfants avec leur père, ils pêchaient ici, ils ramassaient des poissons ici, ils ont des histoires ici, rappelle-t-il. Moi, j’appelle tous ces vieux à ne pas abandonner tous ces souvenirs-là. »
La possible destruction de la plage des Mamelles, le débat sur l'importance de l'eau potable dans la capitale... Des thèmes qui seront sans aucun doute au cœur du débat pour les élections législatives de juillet prochain.
RFI

25/03/2017

RESTAURER LES CINEMAS

Restaurer les salles de projection pour relancer le cinéma Sénégalais

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Les cinéastes sénégalais ont convaincu leurs décideurs sur la nécessité de réhabiliter les salles de cinéma pour aider à relancer cette industrie en difficulté.
Après plus d’une décennie d’inactivité, le gouvernement du Sénégal s’engage dans un vaste plan de réhabilitation de son industrie cinématographique. Une décision qui fait suite à la demande émise par les cinéastes qui réclament la réouverture des salles de cinéma pour aider à relancer l’industrie.
L’ensemble du territoire sénégalais ne compte qu’un nombre insignifiant de salles de cinéma. Le développement des nouvelles technologies ainsi que le manque de fonds et de ressources semblent en être les responsables.
Malgré le fait que le Sénégal ait six films en compétition au FESPACO cette année et remporté l’Etalon d’Or de Yennenga, avec « Félicité », le film du réalisateur Franco-sénégalais Alain Gomis, les cinéastes sénégalais souffrent du fait que le public local n’ait pas l’occasion de voir des films à domicile, faute de salles de cinéma.
« Nous comptons financer des opérateurs privés nationaux pour rénover ces salles et les mettre en adéquation parce que aujourd’hui les salles d’avant ne sont plus ces salles que veulent les populations actuelles, elles étaient très grandes. Donc aujourd’hui, il faut mettre toute la convivialité comme ça se fait un peu dans le monde des salles de 200, 300 places, mais en avoir 3, 4 qui offrent un programme diversifié », a annoncé Hugues Diaz, directeur du département cinématographique d‘Etat.
Kouamé L./Ph. Arnaud KOUAKOU/Burkina24/Africanews

L’ARTISANAT POUR LA RELANCE DU TOURISME

L’ARTISANAT POUR LA RELANCE DU TOURISME

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Pape Hamady Ndao, le directeur général de l’agence pour la promotion et le développement de l’artisanat a déclaré hier, à Saly-Portudal : «l’artisanat et le tourisme sont deux secteurs intimement liés et ne peuvent plus aller chacun de son côté. Ce sont deux mamelles ». A l’en croire, l’artisanat est un secteur clé contribuant à la relance du tourisme. L’illustration la plus parfaite se traduit à travers la diversification du produit touristique avec l’artisanat. Les produits artisanaux attirent de plus en plus les touristes.
A à côté du tourisme religieux, du tourisme de mémoire, l’artisanat vient offrir, à travers des expositions de produits divers, d’articles et de réalisations, les multiples facettes de nos coutumes et de nos réalités socio-culturelles ; devenant ainsi un élément d’attraction. C’est du moins ce qu’a déclaré hier, le directeur général de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (Apda), Pape Hamady Ndao. C’était en marge d’une visite qui l’a mené à travers les sites et villages artisanaux de la station balnéaire de Saly-Portudal et de la Somone, en relation avec la Sapco et la Chambre des métiers de Thiès. Pour lui, le tourisme est en phase avec l’artisanat et offre à ses acteurs la possibilité de vivre de leur métier.
Le directeur de l’Apda fait la promesse d’accompagner et de s’impliquer dans leur organisation et favoriser leur essor. Il a reconnu une entrave, le problème de l’écoulement des produits artisanaux, une des contraintes du secteur. Il a salué la volonté affichée de certains directeurs d’hôtel qui ont commencé à favoriser des expositions et des ventes temporaires de produits artistiques en collaboration avec des artisans. Cette démarche continue de susciter la polémique. Certains considèrent cela comme une concurrence déloyale car les hôtels ont l’hébergement, la restauration et les excursions ; Ils voient mal la présence de boutiques de vente de produits artisanaux.
Quelques réceptifs comme l’hôtel Filaos et le Lamantin Beach ont reçu le directeur de l’Apda, une occasion de voir comment l’artisanat d’art est intégré dans la décoration des chambres d’hôtel. Mamadou Diop de la Chambre des métiers de Thiès a soutenu les propos du directeur de l’Apda tout en invitant les acteurs à faire la dissociation entre les marchés et les villages artisanaux. Un village artisanal est un lieu de production et un marché, un cadre de vente. Il a invité les artisans à éviter d’être dans la routine et de parfaire la finition de leurs œuvres afin de les rendre concurrentielles. Pour Pape Hamady Ndao, l’artisanat d’art va bénéficier d’un appui en vue de le rendre performant.
Jean Pierre MALOU/Sudonline

24/03/2017

SENEGAL 1 - NIGERIA 1

Amical Sénégal-Nigeria (1-1) : Les Lions rattrapés en fin de partie

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Le premier match d’après Can 2017 des « Lions », hier au Hive Stadium de Londres, s’est terminé sur un nul (1 but partout) face au Nigeria. Après une première mi-temps vierge, le Sénégal a ouvert le score par Moussa Sow à l’heure de jeu et a longtemps cru à la victoire. Mais les « Super Eagles » sont revenus à la marque dans les 10 dernières minutes sur un penalty transformé par Kelechi Iheanacho, l’attaquant de Manchester City. Selon nos informations, la rencontre a été assez plaisante et très rythmée et engagée comme en témoignent les nombreux cartons jaunes distribués (3 côté nigérian et un pour le Sénégalais Cheikh Mbengue entré en cours de match).
Pour ce match de reprise après la Can où le Sénégal s’était arrêté en quarts de finale, éliminé aux tirs au but par le Cameroun, futur vainqueur de l’épreuve, Aliou Cissé avait lancé d’entrée 4 joueurs qui étrennaient leur première sélection dans la grande Tanière : Pape Seydou Ndiaye dans les cages, Moussa Wagué et Adama Mbengue, respectivement sur les flancs droit et gauche de la défense et Opa Nguette en attaque. Au total, le Sénégal s’est présenté dans un onze de départ totalement inédit (sans Sadio Mané entré seulement en milieu de seconde période) mais qui a plus ou moins tenu la distance.
A défaut d’une victoire qui leur tendait les bras, les « Lions » se contentent donc de ce nul sur lequel ils ne cracheront certainement pas. Maintenant, ils vont se tourner vers leur deuxième match de préparation, lundi à Charléty, en France, face aux «Eléphants » de Côte d’Ivoire.
Onze de départ du Sénégal : Pape Seydou Ndiaye, Moussa Wagué (puis Sadio Mané), Kalidou Koulibaly, Cheikhou Kouyaté, Adama Mbengue (puis Cheikh Mbengue), Idrissa Gana Guèye, Cheikh Ndoye, Salif Sané, Opa Nguette, Mame Biram Diouf, Moussa Sow (puis Famara Diédhiou).
Lesoleil