17/11/2017

ET SI LE SENEGAL REFUSAIT LE DEVELOPPEMENT?

Le consultant Rosnert Ludovic Alissoutin, a, dans une contribution au magazine africain en ligne Continent Premier, indiqué que le sénégalais verse quotidiennement dans la palabre stérile. Beaucoup de discours, mais peu d'actes positifs aux fruits palpables. Ainsi, il se pose la question de savoir si notre pays ne refusait pas le développement.

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Lorsque Axelle KABOU avait osé poser la problématique de la responsabilité des africains dans le retard de l’Afrique, de nombreux sentimentaux, bercés par l’émotion plutôt qu’inspirés par la raison, avaient crié au scandale et à l’afro-pessimisme. Aujourd’hui, quinze ans plus tard, ces détracteurs sont humiliés par le constat implacable d’une Afrique ruinée par la gestion familiale et patrimoniale du pouvoir politique par des dirigeants d’une voracité épouvantable, la banalisation de la vie et de la mort dans des tueries bêtes et sauvages, l’ancrage d’une corruption devenue culturelle et, surtout, l’immobilisme économique et sociale.
Le camerounais Daniel Etounga MANGELLE, est convaincu que : «La cause globale, la cause unique, celle qui est à l’origine de toutes les déviations, c’est la culture africaine, caractérisée par son autosuffisance, sa passivité, son manque d’ardeur à aller à la rencontre des autres cultures avant que ces dernières ne s’imposent à elle et ne l’écrasent, son incapacité, une fois le mal fait, à évoluer à leur contact sans tomber dans un mimétisme abject ». L’économiste conclut que : «Le développement est un processus culturel et politique avant d’être économique et technologique ».
Aucune action performante ne peut être effectuée tant que ne sont pas prises, en amont, des mesures garantissant les capacités, l’engagement et surtout l’état d’esprit positif de l’acteur. La qualité de l’action est donc indissociable de la culture de l’acteur. André GIDE disait : «Ce n’est pas seulement le monde qu’il s’agit de changer, mais l’Homme. D’où surgira t-il cet Homme neuf ? Non du dehors, camarade, saches le découvrir en toi même et, comme du minerai l’on extrait un pur métal sans scories, exige-le de toi cet Homme attendu ». L’œuvre de reconstruction de la Cité est une aventure vouée à l’échec si elle ne commence pas par la reconstruction du citoyen.
Au Sénégal, personne n’a su expliquer le paradoxe d’un peuple si ouvert, si ingénieux, si prompt à s’adapter aux situations les plus éprouvantes, mais si désordonné et si éloigné d’une dynamique ferme et organisée de progrès. Pourquoi le sénégalais ne donne t-il le meilleur de lui-même que lorsqu’il est à l’étranger, à l’image des «lions» du football ? Qui est ce sénégalais qui doit faire le développement ? Quelles sont ses caractéristiques ? Celles-ci sont-elles compatibles avec les exigences du progrès ? En un mot, le sénégalais a-t-il une culture de l’effort, une pédagogie du développement ?
Le sénégalais verse quotidiennement dans la palabre stérile. Beaucoup de discours, mais peu d’actes positifs aux fruits palpables. La réflexion et la conception ne sont certes pas des exercices qui font défaut au Sénégal où se multiplient à un rythme ahurissant les ateliers de conception, de restitution, de capitalisation ou de validation, les séminaires, conférences, assises, fora, symposiums, journées de réflexion, semaines ou quinzaines de promotion, retraites, rencontres, sommets, etc. Les résultats d’envergure que le foisonnement de ces rencontres met en droit d’attendre ne se font pas sentir concrètement. Pour Henri BERGSON, «originellement, nous ne pensons que pour agir.
C’est dans le moule de l’action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l’action est une nécessité ».On fait un tapage pour la construction d’échangeurs alors que des pays théoriquement moins avancés que le Sénégal comme le Mali, le Burkina Faso et même la Guinée ont déjà réalisé ce type d’infrastructures sans tambours ni trompettes. On pense être les champions de la démocratie et les experts de l’Alternance alors que le Mali et le Bénin ont déjà réalisé une double alternance. De manière générale, le Sénégalais pense qu’il est plus éveillé, les autres étant des «ndrings» (guinéens), des «gnaks» (africains du centre principalement) ou des «naars» (mauritaniens et maghrébins par extension). A l’intérieur du pays, le wolof (ethnie numériquement dominante) pense qu’il est plus «civilisé», les autres étant des lak-kats (personnes qui parlent une langue autre que le wolof). Ces dérives conduisent au cloisonnement des forces, au narcissisme, à la suffisance, à l’arrogance et à l’immobilisme.
Le Sénégalais n’est pas prompt à l’investissement et à la production. Dans sa recherche du gain facile et rapide, il cantonne généralement son action au petit commerce, d’où la multiplication, à un rythme supersonique, des souks sur le territoire national. Or, il n’y a pas de richesse durable sans production sécurisée. Cette production doit susciter un progrès soutenu : il faut aller du «développement de la production à la production du développement ».
La production nécessite en effet des capitaux importants, des ressources humaines qualifiées et des stratégies d’action ardues. La réalisation de bénéfices destinés à fructifier cette production est liée à l’écoulement des produits donc à leur compétitivité. L’insertion dans le système productif appelle, par conséquent, un esprit de méthode, de patience et de persévérance contrairement au petit commerce ou les recettes sont, en principe, immédiates. L’épargne privée est tournée vers des secteurs improductifs ou égoïstes comme le bâtiment, les cérémonies familiales ostentatoires et la polygamie abusive.
Le parasitisme familial est aussi un frein à l’investissement privé. La seule personne qui travaille dans la famille est tenue de nourrir ses frères, cousins, oncles, beaux-frères etc. qui se complaisent parfois dans cette situation de perfusé. L’ampleur de l’économie informelle est révélatrice du primat de l’individualisme sur la volonté consciente et organisée de développement collectif. En plus de se soustraire à l’obligation citoyenne d’acquittement de ses charges fiscales, l’acteur de cette économie chaotique, au lieu de s’associer à ses semblables dans l’optique d’investissements substantiels, susceptibles de créer de la richesse et des emplois, se préoccupe de revenus personnels quotidiens. Et lorsqu’il amasse un peu d’argent, il cherche à acheter un visa pour l’Italie ou l’Espagne…
Le Sénégal est l’un des pays les plus aidés de la planète. Les partenaires au développement se bousculent dans les villages les plus reculés, mais on ne voit vraiment pas l’impact de leurs actions, proportionnellement aux sommes énormes annoncées. Certaines ONG excellent dans l’art de l’instrumentalisation des populations déshéritées et la perdiemisation du monde rural. Boladji OGUNSEYE constate que «la relation de mendicité à l’égard des bailleurs de fonds a engendré un gros problème.
Comme les ONG africaines s’acharnent à suivre les donateurs comme des missiles autoguidés sur les traces de l’avion-cible, il ne leur est généralement pas possible de s’engager dans des actions de remise en cause du plan d’action pré-établi, même en cas d’inadéquations criantes sur le terrain ». Les partenaires au développement, pour la plupart, sont donc revêtus d’un «manteau clair-obscur » et munis d’un couteau à double tranchant pour : tantôt soulager la misère des masses déshéritées, tantôt s’appuyer sur le dos de ces mêmes indigents pour s’enrichir, transformant ainsi «la lutte contre la pauvreté en une lutte contre les pauvres ».
La marche du Sénégal vers le progrès est profondément gangrenée par l’indiscipline banalisée, le laxisme toléré et, de manière générale, le refus de l’ordre. La sacralité du service public est régulièrement et impunément bafouée par les retards désinvoltes, l’absentéisme, le bavardage dans les bureaux et la corruption. Partout, la règle est la même : peu le matin et rien le soir. La pauvreté rend les hommes aigres et aigris.
Tout membre du groupe social qui réussi est combattu par pure jalousie, à moins qu’il soit un bailleur de fonds naïf, distribuant gracieusement de l’argent aux charognards qui lorgnent ses biens. A l’intérieur d’une même famille, d’un même service, on s’entretue à coup de maraboutage. On met les pieds dans le plat lorsqu’on n’est pas invité au repas. Comment peut-on construire un progrès sain dans une atmosphère sociale aussi viciée ?
La politique est certes peu compatible à la morale, mais le Sénégal a battu plusieurs records en matière de coups bas, de mensonges publiques et de déloyauté. L’absence de conviction idéologique explique la transhumance politique cavalière. On s’attache non pas à des principes, mais à des personnes ou plutôt à leur argent.
Dans un mépris mesquin du peuple, d’intrépides politiciens changent de veste et de discours, du jour au lendemain, au gré des intérêts financiers, sans conscience ni vergogne, donnant ainsi à une jeunesse fragile, le mauvais exemple de l’opportunisme et du situationnisme. La citoyenneté demeure vacillante, tout comme le sentiment d’appartenance nationale. On s’identifie plutôt à une famille, une ethnie, une caste, une confrérie. Souvent, on est prêt à tout pour le marabout et rien pour l’Etat.
Les croyances fantasmagoriques et le recours abusif au mysticisme conduit au recul de la raison, de la confiance en soi et de l’effort. «L’Africain explique ce qui se déroule autour de lui par l’action des forces occultes, justifie les fléaux par la colère des dieux et place les événements heureux à l’actif des marabouts et des féticheurs ». De nombreuses personnes ont publiquement expliqué le mauvais résultat de l’équipe nationale du Sénégal face à celle du Togo, par un mauvais sort qu’aurait lancé sur les joueurs des marabouts évincés et d’anciens membres de la fédération limogés…
L’impunité, l’absence d’une culture du bilan, le primat des calculs partisans sur l’exemplarité de la sanction, constituent une invitation au laxisme dans l’action publique. Le ministre ou le directeur d’une entreprise publique nouvellement nommé ne fait pas de déclaration publique de patrimoine. A son éviction, il effectue une passation sommaire de service à la place d’une nouvelle déclaration de patrimoine et d’un bilan administratif et financier détaillé, apprécié par les autorités judiciaires. En l’absence de contrôle, le ministre utilise les biens publics à des fins privées ; il se rend aux cérémonies familiales avec la voiture de fonction, parfois accompagné de motards de la gendarmerie nationale, y fait des dépenses insolentes ou effectue sa campagne électorale anticipée le week-end, avec le même véhicule de l’Etat. Comme dans tous les pays africains, les ressources sont détenues par une élite politique avide au détriment des masses laborieuses qu’on s’emploie à aduler et à corrompre à l’approche des élections, dans le cadre du phénomène bien connu de la «marchandisation du vote ».
Malheureusement, on n’observe aucune prémisse d’un sursaut national, d’une introspection critique, d’une remise en question de soi, d’un mea culpa constructif. Au contraire, on note l’insouciance, l’engouement pour la récréation et le folklore. Même le deuil est l’occasion de mangeailles festives. Dans toutes les villes du pays, des centaines de mendiants à la fleur de l’âge errent dans les rues, pieds nus, à des heures tardives, initiés au gain facile, soumis à la tentation du vol, exposés aux dangers du choléra et de la pédophilie. Personne ne s’en offusque, personne ne réagit ; on préfère discuter de politique et de football…
Le drame c’est que le Sénégal, un pays qui regorge de ressources humaines, a parfaitement les moyens de se sortir d’affaire. Mais le problème, c’est moins le Sénégal que le Sénégalais. Il va donc falloir réformer le matériel humain, reconstruire les mentalités, briser les chaînes de l’ignorance, relancer la moralité citoyenne et l’éthique républicaine. L’éducation est impérieuse dans cette optique ; malheureusement les autorités la confinent à une conception presque exclusivement scolaire. Eduquer un homme, c’est aussi l’aider à grandir dans la dignité, lui apprendre à se battre pour lui-même, pour sa famille et pour son pays.
NB: Bashô, fait référence à cet illustre poète japonais du XVII siècle. A l'instar de ses haikus qui célèbrent la fugacité de la vie, cette rubrique souhaite partager l'instantané d'un auteur qui a été ému, révolté ou illuminé par un événement, un incident, une rencontre… sous un format ouvert à toutes les formes d'expressions. Nous ouvrons nos colonnes à nos lectrices et lecteurs, car nous estimons qu'un journal ne se résume pas seulement à la diffusion d'information et d'analyses. C'est également un médium qui peut favoriser l'éclosion de talents, dans un style libre qui permet l'échange et l'expérimental, alimentant ainsi la réflexion collective par le biais de canaux diversifiés. Vous avez été en vacances, vous voulez recréer le monde sans violence, vous avez tout simplement envie de vous faire lire, cette rubrique vous appartient.

Rosnert Ludovic ALISSOUTIN 30/06/2005
Consultant - grefroska@hotmail.com
http://www.continentpremier.com/?magazine=21&article=...

16/11/2017

UN MARATHON POUR FAIRE COURIR LES TOURISTES

Le Marathon sur la Petite-Côte pourrait servir de vitrine au tourisme

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Le Marathon international du Sénégal sur la Petite-Côte (ouest) pourrait constituer "un évènement majeur’’ pour la promotion du tourisme, a indiqué mercredi le directeur de la gestion des stations touristiques de la Société d’aménagement et de promotion des zones et côtes touristiques du Sénégal (SAPCO), Babacar Mbengue.
"Ce marathon pourrait être un évènement majeur de soutien à notre tourisme, parce que non seulement ça va permettre de parler du Sénégal. De partout à travers le monde, les gens vont venir pour courir, mais aussi visiter ce que nous avons comme potentiel culturel, écologique, etc.’’, a dit M. Mbengue.
Il est ‘’normal et nécessaire’’ que la SAPCO puisse accompagner une telle initiative, a-t-il affirmé. Il s’exprimait lors d’une réunion du Conseil départemental de développement (CDD) présidée par l’adjoint au préfet de Mbour, Alseyni Bangoura, sur l’organisation de la troisième édition du Marathon international du Sénégal sur la Petite-Côte, prévue dans une dizaine de jours.
‘’Le Sénégal, notamment la Petite-Côte, a une vocation de tourisme balnéaire, particulièrement le tourisme de loisirs, qui était, pendant très longtemps, soutenu par le fameux rallye Dakar durant lequel [...] dans toutes les télévisions du monde, on parlait du Sénégal’’, a-t-il rappelé.
Il a indiqué qu’avec le transfert du Dakar en Amérique du Sud, le tourisme sénégalais l’a ‘’lourdement’’ ressenti, avec surtout une baisse de la fréquentation, justifiant de fait la nécessaire diversification de l’offre tourisme qui s’impose aujourd’hui plus que jamais.
‘’Aujourd’hui, on parle beaucoup d’autres formes de tourisme, comme le culturel, le tourisme d’affaires et autres, mais aussi, il y a le tourisme sportif qu’il faut davantage promouvoir. Et Saly-Portudal le montre, puisqu’il y a l’académie Diambars où des équipes nationales viennent pour se préparer en logeant dans les hôtels, il y a l’académie Aspire et la NBA qui est en train de s’y installer’’, a fait savoir Babacar Mbengue.
Il estime qu’il faut d’autres formes de discipline sportive pouvant contribuer à promouvoir la destination Sénégal qui a d’énormes potentialités touristiques et hôtelières.
‘’La SAPCO, qui gère la station balnéaire de Saly-Portudal, est en train d’aménager une nouvelle station touristique à Pointe-Sarène. Puisque le marathon va de Saly à Pointe-Sarène, il est normal que nous soyons impliqués dans l’organisation d’un tel évènement’’, a-t-il fait valoir.
Pour Babacar Mbengue, le Sénégal doit développer des ‘’évènements culturels majeurs’’, pour booster le secteur touristique.
ADE/ASG/aps

DEUX AIRBUS POUR AIR SENEGAL

La nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal commande deux avions Airbus A330-900

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La nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal a commandé deux Airbus A330-900 Néo lors du salon de l’aéronautique qui se tient à Dubaï.
Les détails de la transaction devront être connus ce 16 novembre avant la fin du salon, selon Forbe.com qui cite la ministre des transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck. Les deux appareils devront servir pour le lancement des vols longs courriers vers Paris en 2019.
Yamar/galsen221.com

St LOUIS DEMANDE DE L'AIDE

A Saint-Louis-du-Sénégal, l'océan menace habitants et patrimoine

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Des voix d'enfants s'échappent d'une école coranique du quartier des pêcheurs de Saint-Louis, dans le nord-ouest du Sénégal. A quelques mètres, les classes de deux autres écoles se sont déjà effondrées sous les assauts des vagues.
Les effets du changement climatique menacent toujours plus le mode de vie des habitants de l'ancienne capitale sénégalaise, dont la fondation, entre fleuve et océan, remonte au XVIIe siècle, sous Louis XIV.
Les édifices publics et privés de la ville, autrefois surnommée la "Venise africaine" et classée depuis 2000 au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, nécessiteraient pour la plupart des travaux de rénovation.
"C'est spectaculaire et ça peut devenir grave", a commenté le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui a effectué mardi une visite éclair à Saint-Louis, en marge de sa participation au Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.
Le président sénégalais, Macky Sall, a quitté Dakar mardi pour se rendre à la 23e conférence climat de l'ONU à Bonn, en Allemagne, où les pays en voie de développement ont demandé aux pays développés le respect de leurs engagements, au terme d'une année secouée par les cataclysmes météorologiques.
Dans le quartier populeux de Guet Ndar, construit sur la "langue de Barbarie", une bande sablonneuse d'une vingtaine de kilomètres de long entre fleuve et océan, l'urgence se fait sentir.
L'école Abdoulaye Mben Khali a perdu huit classes du fait de la montée des eaux. Ses élèves sont à présent accueillis dans un autre établissement, Cheikh Ndar, à une cinquantaine de mètres plus loin sur le front de mer.
Des classes de cette autre école, seulement séparées des vagues par une bande de sable d'une vingtaine de mètres, ont également été détruites, tandis que six autres ont été condamnées préventivement, explique Mariama Traoré, préfète de Saint-Louis.
A un petit kilomètre de là, ce sont 152 familles qui ont perdu leur logement, dont les dernières lors des tempêtes qui ont frappé le Sénégal en septembre.
Elles ont été relogées dans des tentes installées à l'intérieur des terres, près du petit aéroport de Saint-Louis.
Visite d'Etat
A la demande des autorités sénégalaises, la Banque mondiale réalise une étude sur la protection de la ville face au changement climatique. "J'espère que ses conclusions seront rapides parce qu'il faudra envisager les moyens d'action", relève M. Le Drian, venu en éclaireur avant une visite d'Etat au Sénégal que doit effectuer en février le président français Emmanuel Macron.
D'ici là devrait avoir été construite une bonne partie d'une digue de 3,6 km destinée à protéger les quartiers les plus peuplés, dont les travaux doivent débuter dans les prochains jours.
Au coeur de la ville, sur la place qui porte son nom, la statue de l'ancien gouverneur colonial français du Sénégal Louis Faidherbe est elle aussi tombée début septembre, abattue par les fortes pluies.
Malgré des appels à retirer définitivement le monument de bronze pour le remplacer par des figures historiques locales, la statue de Faidherbe, gouverneur du Sénégal de 1854 à 1861 puis de 1863 à 1865, a retrouvé sa place, les autorités estimant qu'on ne pouvait pas porter atteinte au patrimoine de la ville.
Comme d'autres sites remarquables, la place Faidherbe devrait être rafraîchie grâce au Programme de développement touristique (PDT), financé à hauteur de 24,5 millions d'euros par l'Agence française de Développement (AFD).
Ce vaste projet de rénovation, approuvé en 2011, "ne s'active pas", a toutefois regretté le ministre des Affaires étrangères.
"Il faut faire en sorte que dans le cadre de la visite du président Macron, on puisse aboutir à la définition très concrète d'un agenda", a averti M. Le Drian.
Avant de repartir, le chef de la diplomatie française a effectué une dernière visite, à la cathédrale, où il a pu constater que, comme sur les façades de nombreux édifices de style colonial, le crépi couvrant les murs tombe par plaques entières.
Philippe SIUBERSKI/AFP/tv5monde.com

15/11/2017

LES LIONS FINISSENT EN BEAUTE

Sénégal – Afrique du Sud (2-1) : le « Général » Kara libère les Lions

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Au moment où on s’y attendait le moins, le Sénégal a repris l’avantage face à l’Afrique du Sud (2-1). Connu pour être un meneur d’hommes, le défenseur central Kara Mbodji, monté plus haut que tout le monde, a placé une tête imparable pour offrir une magnifique victoire aux Lions, dans les ultimes instants de la partie.
Plus tôt dans le match, après une première période sans but, Opa Nguette (55’) avait ouvert le score avant que Pau (65’) n’égalise pour les visiteurs.
Les hommes d’Aliou Cissé, devant un public venu nombreux les célébrer, s’imposent donc et terminent invaincus les éliminatoires du Mondial Russie 2018. Un Mondial qu’ils disputeront l’été prochain dans l’espoir de créer la surprise comme leurs aînés, quarts de finalistes en 2002.
Diop Mamadou/Galsen221.com

LE PERMIS A POINT

Le gouvernement se dit déterminé à imposer le permis à points

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Le gouvernement sénégalais est déterminé à imposer le permis à points, a annoncé lundi le ministre des Transports Abdoulaye Daouda Diallo à Saint-Louis (nord-ouest), venu présenter des condoléances à une famille de victimes d’un accident ayant fait 25 morts, a constaté un correspondant de l’AFP.
Ces 25 personnes, dont sept membres d’une même famille, avaient péri il y a une semaine dans une collision dans le nord du pays entre un minibus bondé parti de Saint-Louis pour le grand pèlerinage annuel de la confrérie mouride, le “Magal” (célébration, en langue nationale wolof) et un bus local.
Les événements religieux drainant des milliers – voire, comme le “Magal” de Touba (centre), des millions de fidèles – vers les fiefs des différentes confréries sont souvent endeuillés par des accidents de la route. Le “Magal” de cette année a été particulièrement tragique, avec au moins une cinquantaine de morts sur la route recensés par les sapeurs-pompiers.
“L’application de la loi sur les permis à point est une décision irréversible et elle s’imposera à tout le monde. Il n’y a pas moyen de revenir dessus ou de la négocier”, a assuré le ministre devant la presse.
“Je pense que la grève prévue par les chauffeurs et transporteurs sera reportée, car j’ai signifié la décision aux syndicats”, a-t-il indiqué, en référence à un appel à la grève mercredi contre cette mesure.
Le ministère des Transports avait annoncé en juin la mise en place du permis à points dans les six mois, mais pour des raisons techniques celle-ci ne devrait intervenir que dans le courant de l’année 2018, a-t-on appris auprès du ministère.
Le ministre a souligné être venu apporter les “condoléances de la nation”, une semaine après le drame, et délivrer, de la part du président Macky Sall, “deux messages importants”.
“Les statistiques l’ont démontré. Sur dix accidents, neuf ont lieu la nuit. Les heures de circulation nocturne seront réduites, modifiées ou arrêtées pour éviter les accidents”, a indiqué M. Diallo.
“Et l’autre message est d’appeler les chauffeurs de transports urbains à se rendre compte qu’ils ont à leur charge des personnes, et non des marchandises”, a-t-il ajouté.
aps/africanews.fr

ENCORE DU GAZ

Une nouvelle découverte de gaz à Saint-Louis

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Plusieurs gisements de pétrole et de gaz ont été découverts au Sénégal depuis 2014. Une découverte de gaz naturel a récemment été annoncée par la société américaine Kosmos Energy.
Les découvertes de champs de pétrole au Sénégal désintéressent la presse locale tellement elles sont nombreuses. D’autres découvertes plus importantes sont pourtant attendues, ce qui inquiète le Forum civil qui constate l’arrivée massive de compagnies pétrolières. Il faut toutefois rappeler que le Sénégal est membre de l’organisation internationale Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) et a fait le choix de signer des contrats de « partage de production » avec les compagnies pétrolières étrangères. « Avec ce genre de contrat, on connaît à peu près les parts de chaque entité », précisent les autorités sénégalaises.
Les premières productions de gaz au Sénégal seront livrées en 2021
En février 2017, la compagnie pétrolière américaine Kosmos Energy a annoncé l’acquisition par British Petroleum de 49,99 % des actions de sa filiale opérant dans l’exploration et l’exploitation de gisements d’hydrocarbures au Sénégal. Les termes de l’accord précisent que la société britannique « a acquis un intérêt de 49,99 % dans Kosmos BP Senegal Limited ». Andrew G. Inglis, le Président-Directeur Général de Kosmos Energy, s’était dit impatient de travailler avec le gouvernement du Sénégal et ses partenaires pour concrétiser la prochaine étape de son programme de travaux.
En octobre 2017, la compagnie BP a confirmé la livraison en 2021 de ses premières productions de gaz à partir du « méga-gisement » gazier sénégalo-mauritanien Grand-Tortue. Ce gisement est considéré comme l’un des plus importants d’Afrique de l’Ouest. En effet, il pourrait générer près de 700 milliards de mètres cubes de gaz, selon la compagnie pétrolière. Dans l’objectif de produire ses premières quantités de gaz liquéfié, BP installera sa première usine de liquéfaction naturelle à quelques kilomètres de Saint-Louis.
Baisse de la part de marché des entreprises françaises au Sénégal
Les entreprises françaises au Sénégal sont en perte de vitesse, c’est en tout cas ce qu’a révélé l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot. Selon ce dernier, la part de marché des entreprises françaises au Sénégal est passée de 25 à 15 % en seulement 15 ans. Ce phénomène s’explique par la concurrence des entreprises d’autres puissances plus nombreuses et notamment asiatiques. En effet, la part de marché des entreprises chinoises s’est multipliée par quatre. Selon le diplomate français, « ce sont des sociétés anglaises et australiennes qui sont sur le pétrole et le gaz, les phosphates sont contrôlés par un groupe indien et indonésien, les canadiens sont sur les mines d'or, d'autres peut-être des chinois s'activent sur la pêche ».
Cependant, un regain d’intérêt de la France pour le pétrole sénégalais a été observé ces derniers mois. Au mois de mai 2017, Total a par exemple signé un accord avec le Sénégal dans l’objectif de contribuer au dynamisme de l’exploration pétrolière en mer profonde et très profonde au large du pays.
Investir dans le pétrole est donc un pari risqué pour les investisseurs. Toutefois, le marché reste accessible et les gains peuvent être importants. De plus, des outils existent pour trader le pétrole facilement comme le trading
NDARINFO.COM

CONSTRUCTION NAVALE A DAKAR

Un groupe français de construction navale s’implante au Sénégal
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Le groupe français de construction et de réparation navale de navires de taille moyenne, "Piriou" s’installe à Dakar après son implantation au Nigeria, en 2004, au Vietnam (2006) et en Algérie (2013)
"Nous avons l’honneur et le plaisir de recevoir au Sénegal le Groupe Piriou. Un groupe bâti sur une réputation de sérieux, sur des valeurs (efficacité et proximité) que nous partageons", a indiqué Babacar Ngom.
Le directeur général de l’entreprise "Ngom et Frères" procédait à la signature d’un partenariat entre sa société et le Groupe français qui a une "solide réputation dans le monde de la construction et de la réparation des bateaux pour la pêche artisanale semi-industrielle".
Les deux entités ont ainsi convenu de mettre sur pied la société "Piriou Ngom Sénégal" qui va proposer ses services en réparation et en construction navale, notamment dans les domaines de la pêche, des navires de service et de défense.
"Cette nouvelle implantation s’inscrit dans la stratégie de Piriou qui vise à se rapprocher de ses clients par des implantations locales, grâce à une alliance avec un partenaire local fort, un soutien, technique et logistique en France et surtout un personnel local", a dit M. Ngom.
"La société Ngom et frères qui comptabilise plus de 20 ans de présence dans le secteur maritime va, à travers l’entité Piriou Ngom Sénégal, relever les défis des politiques tournées vers le monde maritime contenues dans le Plan Sénégal émergent", a soutenu Babacar Ngom.
Fondé en 1965, le groupe Piriou est spécialisé dans la construction, la répartition, l’ingénierie navale et la prestation de services. Il construit des navires jusqu’à 120 m en a livré plus de 430 dans le monde.
"Les bateaux Piriou sont présents en Afrique de l’ouest depuis 1979 et nous avons toujours considéré cette région comme très prometteuse" a soutenu, pour sa part, Pascal Piriou, Président du groupe Piriou.
Lequel ajoute : "forts de nos expériences réussies au Nigeria et en Algérie, notre implantation au Sénégal est devenue une évidence au regard de son potentiel diversifié, sa flotte de pêche, ses pirogues, navires de services et les navires de la Marine nationale".
Pour M. Piriou, "il y’a un vrai potentiel pour un développement local. Comme au Nigeria où nous employons 200 personnes, nous nous appuierons sur du personnel et des sous-traitants sénégalais".
Le président du Groupe Piriou a en outre soutenu qu’il vient s’installer à Dakar "avec beaucoup de modestie mais avec une grande confiance grâce à notre partenaire Ngom et frères avec qui nous partageons les mêmes valeurs d’efficacité et de proximité".
ACD/PON

14/11/2017

CHOUETTE MAMA

Il était une fois Chouette-Mama

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Explorateur de beauté naturelle
Nous avons créé la ligne de cosmétiques naturels Chouette Mama parce que nous croyons en une beauté à la fois naturelle, authentique et sereine.
Le laboratoire artisanal Chouette Mama est né il y a huit ans, dans un village du Sénégal, de notre passion à cultiver des secrets de beauté naturelle et à explorer le pouvoir des plantes africaines. Nous y puisons des substances actives exceptionnelles pour la peau.
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Chaque soin est un concentré d'actifs rares et précieux, extrait de plantes magiques qui invitent au voyage vers des contrées lointaines : BAOBAB, DATTIER DU DESERT, KARITE, BISSAP, GOMBO, KINKELIBA, NEBEDAY...
Des trésors de plantes d'une grande richesse et notre source d'inspiration !
Nos formulations originales sont le fruit du métissage de traditions africaines et de nouvelles technologies de pointe dites vertes.
Longtemps restée le privilège des résidents sénégalais, notre gamme de soins naturels est aujourd'hui vendue dans plusieurs autres pays d'Afrique et maintenant en Europe.
Nous continuons à diriger cette belle entreprise humaine avec la même passion et les mêmes valeurs qu'au premier jour, et vous proposons de partager notre aventure.
www.chouette-mama.com

11/11/2017

3000 ENFANTS MEURENT PAR AN

Au Sénégal, la pneumonie tue 3000 enfants chaque année

senegal

La Journée mondiale de lutte contre la pneumonie sera célébrée le 12 novembre. En prélude l’événement, un point de presse s’est tenu ce vendredi. Il est établi que cette « forme d’infection respiratoire aigüe qui affecte les poumons » tue chaque année 3000 enfants au Sénégal, soit 12 % du total des décès d’enfants de moins de cinq (5) ans. L’édition 2017 va porter sur le thème « Combattre la pneumonie, sauver des vies ».
« Au Sénégal, la pneumonie tue 3000 enfants chaque année, soit 12 % de tous les décès des enfants de moins de cinq ans. Ce sont des décès évitables si l’enfant est vite pris en charge dans une structure de santé », a relevé la responsable de la division survie de l’enfant au ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Selon Docteur Aissatou Diop, le « grand problème de la pneumonie, c’est le recours tardif aux soins, mais le traitement est disponible du niveau communautaire jusqu’à l’établissement public de santé ».
« Causée par des virus, des bactéries ou des champignons », la pneumonie « peut être évitée par la vaccination, la nutrition adéquate et en tenant compte des facteurs environnementaux », a-t-elle précisé.
Sur les décès d’enfants de moins de cinq (5) ans au Sénégal, la responsable de la division survie de l’enfant a souligné que 45 % d’entre eux perdent la vie durant leur premier mois de naissance, 12% meurent de pneumonie avant 5 ans et 8 % décèdent de diarrhée.
« C’est l’allaitement maternel qui protège l’enfant de la pneumonie et au-delà, pour mettre en garde les enfants, il faut qu’ils soient bien alimentés en plus de l’allaitement maternel jusqu’à deux ans », a préconisé Eugénie Niane de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
aps/pressafrk.com

10/11/2017

LES LIONS EN RUSSIE!

Le Sénégal bat l’Afrique du Sud(0-2) et se qualifie à la Coupe du monde 2018

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Quinze ans après 2002, le Sénégal retourne en Coupe du monde. Les Lions ont validé leur ticket pour Russie-2018 en dominant (2-0) les Bafana Bafana d’Afrique du Sud, ce vendredi à Polokwane.
Diafra Sakho et un défenseur sud-africain (csc) ont permis aux hommes d’Aliou Cissé de faire le boulot dès la première mi-temps.
Le Sénégal reçoit l’Afrique du Sud mardi prochain au stade Léopold Senghor. Ce match de la sixième et dernière journée des qualifications comptera pour du beurre pour les Lions, qui s’emparent du ticket réservé au groupe D.
Newsmedia

BILAN PROVISOIRE DU MAGAL

Bilan provisoire du Magal 2017: 51 accidents, 895 individus interpellés, 10 kg de chanvre indien saisis

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Le bilan provisoire du Magal de Touba édition 2017 en matière de sécurité, est satisfaisant par rapport à l’année passée selon le directeur de la Sécurité publique, Abdoulaye Diop. En somme, ont été enregistrés 51 accidents constatés, 895 individus interpellés, 10 kg de chanvre indien saisis, entre autres.
Vendredi 10 Novembre 2017 - 05:54
Le service de Sécurité publique a rendu public le bilan provisoire en ce qui concerne la sécurité lors du Magal de Touba célébré ce mercredi 8 novembre 2017. En marge de la cérémonie officielle, le directeur de la Sécurité publique, Abdoulaye Diop se dit satisfait du travail de la police nationale.
A l’en croire, ‘’il y a eu 395 individus interpellés dont 11 pour vol commis la nuit en réunion, 49 pour détention et trafic de chanvre indien, 6 pour trafic de comprimés périmés sémiologiques, 13 pour trafic et usages de produits sémiologiques, 9 pour vagabondage, 179 pour défaut d'identification, 4 pour vol dans un lieu de culte et la liste n'est pas exhaustive’’, relève M. Diop.
Pour la quantité de drogue saisie, selon toujours Abdoulaye Diop, ‘’10 kg de chanvre indien ont été confisqués par les limiers. Pour les accidents constatés, 51 accidents ont été enregistrés dont 8 corporels 41 matériels et deux mortels’’, informe le directeur de la Sécurité publique.
Pour les véhicules qui ne sont pas en règle, 85 véhicules ont été mis en fourrière et 105 motos. Par rapport à l'année passée selon Abdoulaye Diop, ‘’il y a une nette régression de la délinquance dans tous les secteurs grâce à une présence policière visible.’’
Leral.net

COUVERTURE SANTE

Couverture maladie universelle : La Banque mondiale satisfaite des progrès du Sénégal

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Après avoir soutenu la Couverture maladie universelle (Cmu) pendant des années, la Banque mondiale a envoyé une délégation qui s’est rendue au foyer des jeunes de Keur Massar où elle a rencontré les acteurs et discuté avec eux sur les progrès notés dans ce domaine. La directrice de la Stratégie et des Opérations (région Afrique) de la Banque mondiale, Mamta Murthi, s’est dite satisfaite des résultats obtenus par la Cmu dans notre pays.
La Banque mondiale est le premier soutien du Sénégal dans la Couverture maladie universelle (Cmu). C’est pourquoi elle a jugé utile de prendre langue avec les bénéficiaires de ce programme pour avoir une idée précise de ce qui se passe sur le terrain. Sur place, la délégation a pu constater que les populations ont une bonne connaissance de la mutualité, de ce que représente la Cmu.
Cependant, elle a aussi remarqué que d’autres défis restent à relever. Il s’agit de l’enrôlement avec la nécessité d’améliorer le taux de pénétration, mais aussi le taux de cotisation au niveau des mutuelles de santé. La délégation s’est rendue compte que des efforts supplémentaires doivent être faits pour assurer la prise en charge des prestations en rapport avec le nombre de bénéficiaires de Bourses de sécurité familiale et de Cartes d’égalité des chances, représentant environ 50 % de ceux qui bénéficient de cette mutualité.
Un autre problème d’appui se pose également, tout comme le besoin de renforcement des capacités en ce qui concerne la communication de proximité et la mise à disposition de matériel informatique. Ce qui permettrait aux mutuelles de faire plus correctement le travail. Le directeur général de l’Agence de la Cmu, Bocar Daff, a rappelé que notre pays reste encore leader en Afrique au Sud du Sahara en matière de taux de pénétration. « Le Sénégal reste ainsi un modèle, c’est pourquoi la Banque mondiale s’est dite prête à nous accompagner », a-t-il relevé. Selon lui, cette institution « a compris que les autorités du Sénégal sont décidées à accéder rapidement à la Couverture maladie universelle. C’est pourquoi la Banque mondiale a pris la décision de maintenir cet accompagnement ».
Interpellé sur les chances d’atteindre l’objectif de couverture à hauteur de 75 % à la date du 31 décembre 2017, le Dg de l’ACmu a soutenu qu’un objectif reste un objectif, soulignant que l’important est à chercher dans les efforts menés pour aller de l’avant. « Les efforts que le Sénégal est en train de faire ne se retrouvent nulle part ailleurs. C’est ça le plus important. Il faut que les gens comprennent que notre pays est en train de faire des efforts gigantesques. Nous avons des résultats tangibles et nous demandons à tous de ne pas s’agripper à un indicateur, mais plutôt aux efforts qui sont consentis », a-t-il ajouté.
La directrice de la Stratégie et des Opérations de la Banque mondiale en Afrique, Mamta Murthi, a indiqué que le Sénégal est un pays leader en matière de programmes sociaux en Afrique subsaharienne. « Nous soutenons le programme de Bourses sécurité familiale et des Cartes d’égalité des chances depuis le début, et nous allons continuer à le faire », a-t-elle déclaré, relevant les efforts que le Sénégal est en train de consentir concernant la Cmu.
Abdou DIOP/lesoleil.sn

TOUJOURS DES MINES EN CASAMANCE

Casamance, les mines continuent de faire des victimes

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En Casamance, après plus de trois décennies de conflit larvé sur fond de revendication indépendantiste, les mines enfouies dans cette région du sud du Sénégal continuent de faire des victimes.
Bosnien UN-Schutzzone Žepa - 22 Jahre nach der Einnahme durch die Serben | Minen (DW/M. Sekulic)
Plusieurs accidents récents font même redouter de nouvelles poses alors que les rebelles du MFDC, éclatés en plusieurs factions, n'ont jamais vraiment déposé les armes. Le Sénégal, signataire de la Convention d'Ottawa, aurait dû finir de déminer l'ensemble de son territoire depuis 2009. Mais ce travail est loin d'être fini et les mines continuent de faire des victimes comme ce fut le cas encore récemment dans deux localités de la région. Plus grave encore, des mines ont récemment été détectées dans des zones déjà déminées ou qui n'ont jamais été minées. Ce qui pourrait laisser redouter de nouvelles poses.
Des mines ont ainsi été découvertes près de l'université de Ziguinchor, fréquentée quotidiennement par des milliers de personnes. Au centre national d'actions antimines du Sénégal (CNAMS), chargé du déminage dans le pays, on explique le retard du déminage par un déficit de moyens et la présence des bandes armées dans certaines zones. Selon Barham Thiam, le directeur du Centre national d'actions antimines du Sénégal (CNAMS), chargé du déminage humanitaire au Sénégal:
''Les superficies soupçonnées minées sont immenses, plus de trois millions de kilomètres carrés. Ensuite, vous imaginez que le déminage demande des moyens financiers assez importants qu'il faut rechercher en plus de l'effort de l'Etat. La troisième raison est que le Sénégal n'est pas en train de conduire un déminage post-conflictuel à l'instar de beaucoup de pays signataires de la Convention dite d'Ottawa. Donc le Sénégal exécute son travail dans un contexte où il y a des factions armées qui gênent la sécurité et la liberté d'accès à toutes les zones qui sont ciblées" explique t'il.
Le déminage se poursuit pourtant
Barham Thiam assure toutefois que le déminage se poursuit et qu'après un premier moratoire que le Sénégal n'a pas pu respecter, le pays a obtenu un second bail qui court jusqu'en 2020: ''Une première extension avait été accordée à l'Etat du Sénégal qui devait courir jusqu'en mars 2016. En mars 2016, le travail n'était pas encore achevé mais le Sénégal a bénéficié d'une deuxième extension qui va courir jusqu'en mars 2021.''
Sarany Diatta, victime et coordonnateur des activités des victimes de mines dans la région, reconnaît les efforts consentis par l'Etat du Sénégal pour sécuriser la Casamance. Mais celui-ci déplore les manquements et l'absence de programme d'éducation en faveur des populations vivant dans les zones minées:
''Le déminage n'est pas effectif dans toute la Casamance. Il y a des choses qui sont en train d'être faite, c'est vrai, mais il n'est pas question aujourd'hui d'agir juste où il y a le feu en abandonnant l'autre partie. Il n'y a aucun programme de sensibilisation ni de conscientisation de ces populations. Il n'y a pas d'éducation aux risques des mines.''
Le directeur du CNAMS assure que ces programmes, actuellement en hibernation pour faute de moyens, reprendront bientôt. Seynabou Maal Cissé est coordonnatrice d’Usoforal, une ONG qui s'investit depuis près de 20 ans pour soutenir la paix en Casamance. Celle-ci récuse, pour sa part, les analystes qui pensent que le conflit casamançais a viré au banditisme.
''Je ne pense pas qu'on puisse généraliser en parlant effectivement de banditisme. Ce qui se passe, c'est qu'il y a des personnes qui, certainement, ont cru bien faire et participer au mieux être de leurs populations en prenant les armes.''
Mamadou Alpha Diallo/dw.com

09/11/2017

HECATOMBE SUR LA ROUTE DE TOUBA

54 morts sur les routes qui mènent à Touba

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L’édition 2017 du Magal de Touba a été plus meurtrière que les deux précédentes.
En 2016, le nombre de morts était de 21 et 2015, on avait recensé 15 pertes en vies humaines. Cette année, on dénombre 54 décès à la date d’hier.
Le nombre de personnes ayant perdu la vie sur la route du Magal dépasse de loin le bilan des éditions de 2016 et 2015 réuni.
Selon Le Quotidien, il s’établirait à la date d’hier à au moins 54 cas de décès par accident. Cheikh Bassirou Mbcaké avait pourtant appelé les chauffeurs à la prudence, hélas.
Serigne Mouhamadou Makhfouss Mbacké Ibn Sokha Maï Mbacké ne cache pas son indignation et accuse, selon Le Quotidien, le comportement des automobilistes. « La plupart des accidents sont le fait de l’imprudence des conducteurs. Ils doivent savoir que la vie humaine est sacrée et à ce titre, ils doivent montrer plus d’égard à l’endroit des usagers… », a laissé entendre le guide religieux.
A noter que la journée d’hier a été particulièrement macabre avec 14 morts enregistré dans un accident qui s’est produit entre Pekkéss et Ngaye.
Soyez prudent au retour!
senenews.com

HAUSSE DES DEPENSES

Hausse de 155 milliards FCFA des dépenses de l’Etat à fin septembre 2017

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Les dépenses totales et prêts nets de l’Etat du Sénégal ont connu une augmentation de 154,6 milliards FCFA (environ 247,360 millions de dollars) à fin septembre 2017 comparé à la même période de l’année 2016, a appris mardi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).Ces dépenses se sont établies à 2054,3 milliards FCFA contre 1899,7 milliards FCFA à fin septembre 2016, soit une progression de 8,1%. « Cette évolution reflète un bon niveau d’exécution des dépenses d’investissement et, dans une moindre mesure, des dépenses courantes », explique la DPEE.
Sur les neuf premiers mois de l’année 2017, les dépenses en capital sont estimées à 820,7 milliards FCFA, progressant de 12,5% du fait de leur composante financée sur ressources internes (plus 128 milliards), celle financée sur ressources extérieures s’étant repliée 37 milliards.
Pour leur part, les dépenses courantes sont chiffrées à 1233,6 milliards FCFA. Elles ont progressé de 5,4%, en liaison, notamment, avec les transferts et subventions (410,1 milliards), les charges d’intérêt sur la dette (164,5 milliards) et la masse salariale (454,4 milliards) qui se sont respectivement accrus de 44,7%, 25,8% et 6,9%.
Apanews

08/11/2017

DECATHLON A DAKAR

Décathlon va s’implanter au Sénégal et recrute

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Le premier magasin de la célèbre enseigne française de vêtements et d’équipements sportifs ouvrira jeudi dans la capitale tunisienne. D’autres points de vente devraient suivre courant 2018, alors que le groupe prévoit son implantation au Sénégal et en Égypte.
Présent sur le web tunisien depuis décembre 2016, pour un chiffre de vente oscillant entre 3 000 et 4 000 euros par jour, Décathlon ouvrira son premier magasin tunisien jeudi 9 novembre à 10 heures, au complexe commercial Tunis City (Géant Casino). Sur 1 500 m² de surface de vente – le plus grand espace dédié à la vente d’articles sportifs du pays – l’enseigne française proposera 8 000 références concernant 37 sports.
Yann Paviot, le responsable de Décathlon en Tunisie, promet des prix « de 50 à 60 % plus bas que ceux du marché actuel tunisien sur certains produits ». La clientèle visée est la classe moyenne et supérieure, soit environ 35 à 40 % des consommateurs. 160 salariés seront employés sur ce premier site.
Un deuxième point de vente devrait ouvrir au cours du premier semestre 2018 à La Marsa, banlieue nord de Tunis, avec une surface de vente de 1 300 m². Si les implantations fonctionnent, la stratégie est d’ouvrir des magasins plus petits, spécialisés dans trois ou quatre univers sportifs, dans les régions intérieures du pays.
Un autre Français pour concurrent
Yann Paviot assure ne pas avoir fixé, pour le moment, de chiffre d’affaires pour les magasins à venir : « Dans un premier temps, il s’agit de satisfaire la clientèle en proposant des produits de qualité à bas prix et lui faire découvrir de nouvelles activités sportives. »
L’ouverture du magasin sera accompagnée d’un salon du sport où les clients pourront essayer l’escalade, le tennis, des sports de combat, etc.
En Afrique, Décathlon est présent au Maroc, avec six magasins, en Côte d’ivoire, en RDC, au Ghana et en Afrique du Sud. Des magasins devraient également ouvrir prochainement au Sénégal et en Égypte.
Le principal concurrent de Décathlon en Tunisie est l’enseigne Go Sport, installée à La Marsa depuis 2013 sur une superficie de 1 200 m².
Decathlon recherche un responsable administratif et comptable, poste à pourvoir ici
j.Louis Verdier/dakar-echo.com

DAK'ART 2018

Biennale Dak’Art 2018 : 75 artistes sélectionnés pour le « IN »

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Le Comité de la 13ème Biennale de l’Art contemporain de Dakar, Dak’Art, a rendu public le 30 octobre dernier, la liste des artistes retenus pur l’exposition « IN » de l’édition 2018. Ce sont donc 75 artistes venus de 33 pays qui exposeront leurs œuvres à Dakar du 03 mai au 02 juin 2018.
Pour cette édition 2018, le thème de la biennale est « L’heure rouge » et l’exposition internationale se nomme « Une nouvelle humanité ». Le Rwanda et la Tunisie sont les invités d’honneur. Sept principaux sites ont été retenus pour accueillir les œuvres : l’ancien Palais de Justice, Le Musée des Civilisations Noires, le Musée Théodore Monod d’Art Africain (IFAN), le Musée Léopold Sédar Senghor, la Place du Souvenir Africain, la Galerie Nationale d’Art et le Musée des Anciens Combattants.
Quatre prix seront attribués :
Le Grand Prix Léopold Sédar Senghor du Président de la République d’un montant dix millions de FCFA.
Le Prix UEMOA d’un montant de cinq millions de FCFA.
Le prix OIF d’une valeur de quinze mille euros.
Le Prix du Ministère de la Culture et de la Communication d’un montant de cinq millions de FCFA.
Les artistes sélectionnés sont :
Yasmina Alaoui, Maroc, Ghada Amer et Reza Farkondeh, Egypte-Iran, Laeila Adjovi, Bénin, Ibrahim Ahmed, Egypte, Rana Ashraf, Egypte, Asmaa Barakat, Egypte, Yassine Balbzioui, Maroc, Beathur Mgoza Baker, Afrique du Sud, Shiraz Ali Bayjoo, Maurice, Juan Adres Milanes Benito, Cuba, Téo Betin, France, Barek Bouhchichi, Maroc, Rehema Seithy Chachage, Tanzanie, Loulou Cherinet, Ethiopie, Kudzanai Chiurai, Zimbabwe, Félicité Codjo Ségnan, Sénégal, Rose Mara Da Silva, Brésil, David Damoison, Martinique, Emo de Medeiros, Bénin, Ndidi Dike, Nigeria, Godfried Donkor, Ghana, Marianne Magdy Fahmy, Egypte, Franck Fanny, Cote d’Ivoire, Mounir Fatmi, Maroc, Angela Franklin Faye, Etats-Unis, Meschac Gaba, Bénin, Pélagie Gbaguidi, Bénin, Frances Goodman, Afrique du Sud, Mohssin Harraki, Maroc, Januario José Aka Jano, Angola, Katia Kameli, France, Admire Kamudzengerere, Zimbabwe, Jackie Karuti, Kenya, Ibrahima Kébé, Sénégal, Sonia Kessi, Algérie, Ermias Kifleyesus Ethiopie, Mehdi-Georges Lahlou, Maroc, Moshekwa Langa, Afrique du Sud, Glenda Leon, Cuba, Chahrazède Lhadj Mohand, Belgique, Marcos Lora-Read, République Dominicaine, Guy Bertrand Wouete Lotchouang, Cameroun, Amita Makan, Afrique du Sud, Randa Maroufi, Maroc, Nathalie Mba Bikoro, Gabon, Ledelle Moe, Afrique du Sud, Pascale Monnin, Haiti, Magdy Elsayed Mohamed Mostafa, Egypte, Paul Alden Mvoutoukoulou, République du Congo, Hassan Musa, Soudan, Mohamed Ziad Naitaddi, Maroc, Cheikh Ndiaye, Sénégal, Yvon Léolein Ngassam Tchatchoua, Cameroun, Christian Nyampeta, Rwanda, Tejuoso Olanrewaju, Nigeria, Paul Onditi, Kenya, Younes Rahmoun, Maroc, Rina Ralay Ranaivo, Madagascar, Oneika Russell, Jamaique, Alioune Badara Sarr, Sénégal, Mary Sibande, Afrique du Sud, Amadou Kane Sy, Sénégal, Emmanuel Tegene, Ethiopie, Ali Tnani, Tunisie, Géraldine Tobe, République Démocratique du Congo, Andrew Tshabangu, Afrique du Sud, Emeka Udemba, Nigeria, Kara Walker, Etats-Unis, Arlene Wandera, Kenya, Ouattara Watts, Cote d’Ivoire, James Webb, Afrique du Sud, Dana Whabira, Zimbabwe, Patrick Joel Yonkeu, Cameroun, Zaudito Yossef, Ethiopie, Amina Zoubir, Algérie.
lepetitjournal.com
https://lepetitjournal.com/dakar/actualites/biennale-daka...

07/11/2017

30% DE SANS PAPIERS

30 % des Sénégalais n’ont pas de papiers

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Abdou Khadre Diop, représentant du Haut-commissariat des nations unis pour les réfugiés (Unhcr) rappelle que 30 % de la population sénégalaise sont à risque d’apatridie.
M. Diop a fait ce rappel, ce samedi, en marge d’un concours de plaidoyer sur le thème de l’apatridie. L’objectif est d’impliquer les universités dans la sensibilisation. Seulement 70 % de la population sénégalaise sont enregistrés dans les registres d’état civil, selon le dernier recensement. Ce qui fait des personnes qui ne le sont pas des personnes à risque d’apatridie.
Ces informations ont été livrées par Abdou Khadre Diop, représentant du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Unhcr). Il s’est prononcé samedi dernier en marge d’un concours de plaidoyer sur le thème de l’apatridie. Et pourtant, dit M. Diop, ces personnes ont des noms sénégalais, parlent des langues sénégalaises mais ne parviennent pas à avoir la nationalité sénégalaise et ne peuvent pas faire valoir leurs droits au niveau des autorités.
Pour lui, il y a encore du travail à faire notamment dans les régions. «Il y a un travail de régularisation des naissances pour permettre à des personnes qui n’étaient pas déclarées de le faire. L’objectif est d’éradiquer l’apatridie d’ici 2024», selon M. Diop. Qui rappelle que, en 2013, le Sénégal a modifié sa loi sur la nationalité pour permettre aux femmes de donner la nationalité à leurs enfants…
Revenant au concours, Abdou Khadre Diop rappelle que la compétition entre dans le cadre de la sensibilisation des étudiants, décideurs de demain. Ce qui est visé, d’après lui, c’est de porter le débat de l’apatridie au niveau de l’université car, selon lui, les étudiants en droit ne sont pas trop sensibilisés sur la question.
Ahmet Tidiane Diouf, coorganisateur du concours dont le slogan est «Non à l’apatridie» souligne que ce phénomène est très peu connu et que beaucoup d’universités ne sont pas sensibles à cette question. A l’en croire, on s’intéresse plus aux majorités dans les démocraties alors qu’il y a des minorités qui souffrent. Il faut, dit-il, que les citoyens soient conscients de la difficile condition des apatrides de vivre dans un Etat sans avoir de papier, imaginent la précarité et la souffrance que ces personnes vivent au quotidien. C’est une manière, d’après lui, d’inviter les autorités, le législateur, en tête, à se prononcer afin d’apporter des réponses aux questions que les minorités se posent.
Quatre équipes d’étudiants en droit ont participé à la compétition. L’école Ensup a remporté haut la main la partie. Après les jubilés, le jury leur a rappelé que ce qui est attendu d’eux c’est de porter le plaidoyer pour lutter contre l’apatridie dans leur quartier, village, commune, région…
Cheikh Kandé Cheikh Kandé/Walfadjri

06/11/2017

TOUBA TUE DEJA

Sur la route du Magal: 25 morts et des dizaines de blessés à Kébémer

8792448-13907759.jpg25 morts et des dizaines de blessés, c’est le bilan provisoire d’un accident qui vient de survenir à hauteur de la ville de kébémer. Les victimes étaient en train de rallier Touba à l’occasion du grand Magal.
Les sappeurs- pompiers sont avertis du drame.
senenews.com
collision frontale entre Sagata et Kébémer entre un minicar venant de Saint-Louis et un bus venant de Touba, a fait 24 morts et plusieurs blessés graves ce matin.
Un minicar venant de Saint-Louis qui tentait de dépasser une voiture en panne, a buté frontalement sur un bus venant de Touba dans l’intersection de Sagata Ngueth.
Beaucoup de blessés graves ont été dénombrés et acheminés vers le Centre régional Amadou Sahir Mbaye de Louga. Une enquête a été ouverte.
leral.net

DAKAR POUBELLE

Nettoiement à Dakar : les concessionnaires poursuivent leur gréve

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Depuis vendredi dernier, les concessionnaires du nettoiement sont en grève et ont décidé de suspendre la collecte des ordures. Ils réclament la somme de 5 milliard FCFA, après 6 mois d’arriérés de salaire.
La ville de Dakar est devenue un véritable dépotoir d’ordures. la gréve de ces concessionnaireS, en colère contre leur employeur, donne un visage hideux à la capitale sénégalaise.
Unis comme un seul homme, le collectif déclare dans les colons de Vox populi c’est « Suite à de profondes difficultés financières causées après 6 mois d’arriérés de prestations impayés, nous avons décidé de suspendre notre activité de collecte d’ordures à « Ndakaarou » et dans les régions ». Ces derniers n’ont pas hésité cette fois-ci à mettre leur menace en exécution. la dernière fois, ils ont été obligés de suspendre leur mot d’ordre suite à un paiement partiel de la dette par l’Etat.
senenews.com

LE MUSEE DE LA PHOTOGRAPHIE DE ST LOUIS OUVRE LE 25 NOVEMBRE

Le MuPho

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A l’initiative d’Amadou Diaw et sous la direction artistique de Salimata Diop, le MuPho ouvrira dans quelques jours à Saint-Louis.
le MuPho, autrement dit le premier Musée de la Photographie au Sénégal.
C’est une nouvelle plus qu’excellente. « Sa première mission est de devenir un centre d’archives photographiques. Il s’agit de recueillir, d’inventorier, de restaurer et de promouvoir et de disséminer les œuvres photographiques anciennes de Saint-Louis, de sa région et du Sénégal, dont beaucoup existent actuellement au sein de collections privées méconnues.
Il s’agit de rendre à la ville de Saint-Louis sa place légitime historique de portail entre Europe, Amérique et Afrique, et de berceau de la photographie africaine ».
Mais il est aussi conçu comme un lieu de vie et un carrefour culturel, voué à l’éducation et au partage, présentant des expositions de photographies anciennes et contemporaines. Il ouvrira ses portes le 25 novembre à l’aube du Forum de Saint-Louis.

senegalmetisse

TRANSPORTS AIBD

Des moyens de transport pour le nouvel aéroport mis en place

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L’aéroport international Blaise Diagne ouvre ses porte le 7 décembre prochain. Situé à 45 km de Dakar, la question que tout le monde se pose, c’est comment rallier Diass en toute sécurité sans se ruiner pour autant.
Les chauffeurs réunis au sein du bureau des taxis de l’aéroport ne voient pas du tout l’avenir en rose. Alors qu’ils jubilaient des bénéfices qu’ils allaient se faire avec l’ouverture du nouvel aéroport, ils doivent déchanter, car les anciens taxis ne seront pas du voyage pour AIBD.
Nouvel aéroport, nouveau parc automobile. Pas question de garder de vieux tacots pour ce bijou ultra-moderne. Il est prévu une centaine de taxis neufs, conduits par des chauffeurs « plus responsables » pour faire la navette depuis l’aéroport. Les chauffeurs qui officiaient à Léopold Sedar Senghor peuvent, s’ils en font la demande, bénéficier des nouveaux taxis.
Dakar Dem Dikk sera de la partie
Le service de transport public Dakar Dem Dikk quant à lui, mettra à la disposition des usagers quinze bus qui feront la navette. Le prix de la course n’est pas encore arrêté.
Trois navettes express : HLM Grand Yoff - AIBD, Thiès - AIBD et Mbour - AIBD)
Cinq lignes classiques : Aéroport LSS de Yoff - AIBD, Terminus Parcelles - AIBD, Terminus Dieuppeul - AIBD, Palais 2 - AIBD et Dépôt Thiaroye - AIBD).
Un parking voitures de 700 places est prévu pour les particuliers ainsi que 60 places pour les bus et 60 places pour les taxis.
Eva Rassoul.au-senegal.com

04/11/2017

AFRIMARKET + AUCHAN: LIVRE A DOMICILE

Afrimarket devient le distributeur exclusif d’Auchan sur Internet

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La start-up de courses en ligne a signé un accord de partenariat exclusif pour la vente en ligne et la livraison des produits Auchan. Un site internet commun doit être mis en ligne prochainement.
À compter du 6 novembre, les clients d’Auchan au Sénégal pourront commander leurs articles en ligne et être livrés par les services d’Afrimarket. La start-up de courses en ligne spécialisée sur l’Afrique et le géant de la grande distribution ont en effet signé un accord exclusif de distribution sur internet, portant sur 1 500 références alimentaires.
« Nous avons notre propre flotte, constituée d’une vingtaine de camions et d’autant de motos. C’est cette logistique, ainsi que notre bonne implantation au Sénégal, qui ont convaincu Auchan de s’associer avec nous », explique Rania Belkahia, la présidente et cofondatrice de la plateforme Afrimarket, qui promet une livraison « en 24 heures à Dakar et en moins de quatre jours dans le reste du pays ».
Paiement en cash ou en ligne
Créée en 2013, la jeune entreprise est aujourd’hui présente en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Cameroun, au Bénin et, depuis cet été, au Mali. Elle vise à la fois la clientèle locale, qui peut régler en espèces au moment de la livraison, et les membres de la diaspora, qui souhaitent faire livrer des produits à leur famille au pays. Pour cette clientèle, le service propose un paiement en ligne par carte de crédit ou Paypal au moment de la commande. « Nous avons également un réseau d’agences partenaires en France », précise Rania Belkahia.
La présidente d’Afrimarket souhaite pour l’instant rester discrète sur le chiffre d’affaires de la jeune société, qui a notamment reçu en 2015 le soutien d’Orange, et assure que cette dernière est encore en phase de croissance. « Nous enregistrons un taux de croissance de 20 à 30 % par mois », se félicite-t-elle.
De son côté, Auchan déploie également une stratégie offensive au Sénégal, où il est présent depuis 2014. En septembre, la filiale sénégalaise du distributeur a ainsi racheté à l’homme d’affaires libanais Adel Attyé les neuf supermarchés de l’enseigne concurrente Citydia, portant à 22 le nombre de ses magasins.
Le mariage sénégalais d’Afrimarket et d’Auchan se concrétisera par un site commun dont la mise en service doit s’accompagner d’une vaste campagne de promotion.
Nelly Fualdes/jeuneafrique.com

03/11/2017

POINTE SARENE: ENCORE DES PROMESSES

DG SAPCO : " LA STATION TOURISTIQUE DE POINTE SARÈNE VA DÉMARRER D’ICI 2019 ET COÛTERA AU TOTAL 14 MILLIARDS"

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Avec comme mission principale l’amélioration considérable de l’offre touristique et l’accroissement du niveau d’attractivité de la destination SENEGAL, la Sapco envisage de créer des stations touristiques sur l’ensemble du territoire national d’où le projet phare de l’aménagement du site de Pointe Sarène. Ce projet se conforme d’ailleurs aux objectifs du plan Sénégal émergent (PSE)
C’est le prétexte d’un comité départemental de développement (cdd) pour une présentation des travaux d’aménagement de la zone touristique intégrée de Pointe Sarène. Cette rencontre présidée par le préfet de Mbour regroupant tous les chefs de services et du chef de village a pour objectif principal d’inviter tous les acteurs du département concernés pour la présentation et la validation du projet, a souligné le directeur général de la Sapco Bocar Ly.
Occasion saisie par ce dernier pour aborder le coût du projet et le démarrage "tous les marchés ont été attribués et nous avons en tout 18 mois pour terminer les travaux d’aménagement de base, le développement commence en même temps que l’aménagement. D’ici 2019 on verra 2 à 3 hôtels" Bocar Ly de rajouter "la première phase a coûté 7 milliards des fonds que nous avons sur place, il nous reste encore 7 milliards à collecter pour la 2ème phase et avec l’appui de l’Etat nous espérons y parvenir" Pour conclure le dg de la Sapco d’aborder la question des indemnisations des populations dont leurs champs ont été récupérés "c’est normal d’agir de la sorte de la part de l’Etat car c’est une question d’intérêt national, mais ce qui est important c'est qu'elles ont été dédommagées."
Cette rencontre intervient après le dernier conseil des ministres où le président de la République avait émis le souhait que ses projets soient finalisés. Le président parlant du tourisme avait même cité le projet de Pointe Sarène .
dakaractu.com

AIBD: ENCORE DES RUMEURS INFONDEES

Abdoulaye Mbodj, directeur général de l’Aibd : « Les cuves seront prêtes le 30 novembre 2017 »

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Alors qu’un journal a évoqué un retard dans la construction des cuves à kérosène de l’aéroport International Blaise Diagne de Dias (Aibd) qui pourrait remettre en cause l’ouverture prévue le 7 décembre prochain, les responsables de l’aéroport rassurent. Joint au téléphone, le Directeur général de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), Abdoulaye Mbodj, affirme ne pas être au courant d’un problème. Il soutient que l’entreprise chargée de la réalisation des cuves à kérosène de l’Aibd, en l’occurrence SM Cadi, a assuré que le 30 novembre 2017, toutes les cuves seront prêtes, comme indiqué dans le planning. « L’inauguration étant prévue le 07 décembre 2017, Sm Cadi s’engage à livrer les cuves bien avant », martèle M. Mbodj.
Une information relayée par des journaux et sites indiquait qu’une anomalie des cuves de kérosène risque de fausser les plans du gouvernement d’ouvrir l’aéroport international Blaise Diagne alors que la veille, le Premier ministre avait présidé un conseil interministériel pour faire le point de l’état d’avancement des opérations de transfert des activités de l’aéroport Léopold S. Senghor vers ce nouvel aéroport. A l’issue de ce conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement avait affirmé que «tout est prêt pour un démarrage effectif le 7 décembre à midi». Toujours selon le site d’information, la société Smcady a signalé que les cuves de kérosène ne seront pas prêtes avant le 7 décembre. Une ou deux des trois sont installées sur du sol pas étanche, ce qui expose le carburant à des infiltrations hydriques et 6 mois au moins seraient nécessaires pour remettre en état les cuves.
O. KANDE/lesoleil.sn

16 KM D'AUTOROUTE EN PLUS

Aibd-Thiès : Il ne reste que les travaux de finition

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Avant le chantier de l’autoroute Ila Touba, le Premier ministre et sa délégation ont pu constater l’évolution des travaux de la branche Aibd-Thiès longue de 16 kilomètres de l’autoroute Aibd-Thiès-Mbour réalisée par Ageroute. Sur ce tronçon, deux ouvrages, par leur envergure et les moyens techniques utilisés, attirent l’attention. Il s’agit de l’échangeur de Thiambokh et le talus de 37 mètres de haut permettant à la route de passer sur plus de 800 mètres à travers le massif montagneux de Diass près du village de Soun Wolof. Mouhamadou Moustapha Dème, responsable de ce projet, assure qu’il ne reste que des travaux de finition précisément l’installation des panneaux de signalisation et des dispositifs de sécurité.
La route est construite selon les normes internationales. Elle est en 2x2 voies extensibles en 2x3 voies. Insistant sur l’importance de l’échangeur de Thiambokh, l’ingénieur de l’Ageroute souligne que cette infrastructure a deux fonctions principales : « relier les trois villes départementales que sont Dakar, Mbour et Thiès et permettre la desserte de l’Aibd pour ceux qui viennent de Thiès et au-delà et ceux qui viennent de Mbour et au-delà ».
Pour un meilleur suivi des travaux et une assurance la qualité de la route, l’Ageroute a utilisé, dans ce chantier, un profilomètre laser. Cet équipement sophistiqué a été acquis en 2015, selon Aboubacry Sall, responsable de l’auscultation. « Le profilomètre permet de vérifier trois types de tâches dont la mesure d’unie relative au revêtement de la chaussée. Il est interconnecté à un ordinateur portable. Avec cet appareil, on aura des routes de meilleure qualité », a-t-il dit.
lesoleil.sn

DIVERSITE DU BUSINESS

La part de marché des entreprises françaises au Sénégal passe de 25 % à 15 % en quinze ans

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La part de marché des entreprises françaises au Sénégal a diminué et est passée de 25 % à 15 % en quinze ans, a souligné, jeudi à Dakar, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot.
"Il est tout à fait compréhensible que la part des entreprises françaises ait été considérablement diminuée sur quinze ans. Nous sommes passés de 25 % à 15 % de part de marché sénégalais en ce qui concerne les entreprises françaises" a souligné M. Bigot, invité de la rédaction de l’APS.
Pour le diplomate français, "le Sénégal est dans une économie globalisée où la compétitivité est un élément central dans le choix que font les Sénégalais entre les entreprises".
"Dans le même temps la part de marché des entreprises chinoises a été multipliée par quatre" a fait noter Christophe Bigot qui ajouté que "ce sont des sociétés anglaises et australiennes qui sont sur le pétrole et le gaz, les phosphates sont contrôlées par un groupe indien et indonésien, les canadiens sont sur les mines d’or, d’autres peut-être des chinois s’activent sur la pêche".
"Les entreprises françaises connaissent déjà le Sénégal et l’aiment bien" a toutefois souligné le diplomate français.
Qui a rappelé que "certaines entreprises sont franco-sénégalaises comme +Eiffage+ qui emploie essentiellement des sénégalais et paie des impôts au Sénégal et le patron est franco sénégalais".
"D’autres entreprises sont là depuis 80 ans, 90 ans et se succèdent de père en fils" a-t-il expliqué, faisant remarquer que "les entreprises françaises ont l’avantage d’être présentes au Sénégal dans les moments difficiles parce que le Sénégal n’a pas toujours connu 6 % ou 7 % de croissance".
"Quand on est là dans les moments difficiles, des moments de soudure, tout le monde vous connaît et on fait appel à vous. Je m’en félicite parce que c’est un gage de fiabilité, pas simplement pour faire un coup ou pour venir et repartir. Elles s’inscrivent dans la durée puisqu’elles trouvent ici un climat amical de téranga, un climat démocratique et pour la France, c’est une valeur essentielle, un climat de sécurité et de stabilité", fait savoir l’ambassadeur de France.
FKS/PON/APS

02/11/2017

LE VOL INAUGURAL DE L'AIBD SERA BELGE

Brussels Airlines, la première compagnie étrangère à atterrir à l’AIBD

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Les préparatifs pour l’ouverture de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), le mois prochain, vont bon train. Lors du Conseil interministériel tenu hier sur le site en vue de l’inauguration de l’infrastructure, le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, a déclaré que «tout est prêt pour l’ouverture (de l’aéroport) prévue le 7 décembre à 12 heures et avec un fonctionnement optimum de l’ensemble des infrastructures». Donc le jour J, les avions commenceront à atterrir à l’AIBD.
Et si tout se passe comme prévu, Brussels Airlines sera la première compagnie étrangère à fouler le tarmac. Air Sénégal, compagnie nationale, pour le vol inaugural, devant précéder celle belge sur la piste. L’information est donnée par l’ambassade du Sénégal en Belgique à travers une note consultée par Seneweb «à l’attention de la communauté sénégalaise de la juridiction Belgique-Luxembourg».
«Nous fondant sur l’exemplarité de la coopération belgo-sénégalaise, lit-on, nous sommes heureux et fiers de partager avec vous le fait que Brussels Airlines sera la première compagnie étrangère à atterrir au nouvel aéroport international Blaise Diagne le 7 décembre 2017.» La note indique que l’atterrissage est prévu à 15 h 00. Et que des membres de la communauté sénégalaise de Belgique dont l’ambassadeur, Amadou Diop, ainsi que des officiels belges parmi lesquels le directeur de la compagnie, seront à bord du vol inaugural commercial.
senedirect.net

01/11/2017

LE SENEGAL GAGNE 7 PLACES

Rapport Doing Business : 147e dans ce classement l’année dernière, Le Sénégal se hisse à la 140e place

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Le Groupe de la Banque mondiale a recensé 264 réformes de l’environnement des affaires dans 119 pays au cours de l’année dernière. Soit autant d’évolutions essentielles pour attirer des investissements, renforcer la compétitivité et, surtout, favoriser la création d’emplois, ce dernier aspect étant au cœur même du rapport Doing Business 2018: Reforming to Create Jobs.
Cette 15e édition du rapport, qui mesure chaque année la facilité de faire des affaires pour les petites et moyennes entreprises du monde entier, rappelle que 3 188 réformes ont été engagées depuis le lancement du premier volume, en 2003.
« La création d’emplois fait partie des avancées porteuses de transformations que les pays et leurs habitants peuvent réaliser dès lors que l’on permet au secteur privé de se développer. Des règles équitables, efficaces et transparentes, comme les défend le rapport Doing Business, améliorent la gouvernance et endiguent la corruption », souligne Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale.
Les pays en développement ont été à l’origine de 206 réformes, soit 78 % de tous les changements introduits dans le monde l’an dernier. Avec 83 réformes à son actif, l’Afrique subsaharienne détient le record pour la deuxième année consécutive, devant l’Asie du Sud qui affiche elle aussi une performance exceptionnelle (20 réformes). Pour l’essentiel, les efforts ont porté sur l’amélioration de l’obtention de prêts et la création d’entreprise (38 réformes dans chacun de ces domaines) mais également sur la facilitation du commerce transfrontalier (33 réformes).
Le Sénégal a mis en œuvre cinq réformes dans le rapport Doing Business 2018. Ces réformes concernent les domaines de la création d’entreprise, de l’obtention de prêts, du transfert de propriété, du paiement des taxes et impôts et de l’exécution des contrats. Le Sénégal est 140e dans le classement relatif à la facilité de faire des affaires, alors qu’il était 147e dans ce classement l’année dernière.
(Note du Bureau de la Banque mondiale au Sénégal : Grâce à ces réformes, le Sénégal se trouve parmi les cinq pays les plus réformateurs d’Afrique Sub-Saharienne, aux cotes du Malawi, de Djibouti, de la Zambie et du Nigeria. Avec ses cinq reformes mises en œuvre cette année, le Sénégal se positionne ainsi parmi les 13 pays au monde à avoir mis en œuvre au moins cinq réformes significatives cette année. Au cours des quatre dernières années, ce ne sont pas moins de 19 réformes mises en œuvre par le Sénégal, ce qui témoigne d’un engagement fort et constant du gouvernement.)
La Nouvelle-Zélande, Singapour et le Danemark continuent d’occuper les trois premières places du classement 2018 relatif à la facilité de faire des affaires, devant la République de Corée, la RAS de Hong Kong en Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Norvège, la Géorgie et la Suède.
Les dix pays où les améliorations sont les plus sensibles sont le Brunei Darussalam (pour la deuxième année consécutive), la Thaïlande, le Malawi, le Kosovo, l’Inde, l’Ouzbékistan, la Zambie, le Nigéria, Djibouti et El Salvador. Mais jamais les profils des pays du top 10 n’ont été aussi variés, du point de vue de la richesse et de la taille, sachant que la moitié d’entre eux (El Salvador, Inde, Malawi, Nigéria et Thaïlande) rejoignent ce peloton de tête pour la première fois
« Les politiques publiques sont la clé de la création, de l’activité et du développement des petites et moyennes entreprises. De plus en plus, les gouvernements du monde entier consultent le rapport Doing Business pour obtenir des données objectives à l’appui de leur action. Mais surtout, l’accessibilité et la transparence totales du rapport permettent aux citoyens de réclamer des comptes à leur gouvernement face à des réformes qui profitent aux entreprises et aux ménages et, plus largement, à la société tout entière », analyse Shanta Devarajan, directeur principal pour l’économie du développement à la Banque mondiale.
Sur les 190 économies suivies par le rapport Doing Business, 186 ont connu des réformes de l’environnement des affaires depuis 2003. Le Rwanda détient la palme des efforts consentis en 15 ans (52 réformes au total), devant la Géorgie (47), qui rejoint les dix premières places du classement, ainsi que le Kazakhstan et l’ex-République yougoslave de Macédoine (41 réformes chacun).
Les pays se sont surtout attachés à faciliter la création d’entreprise, engageant dans ce but 626 réformes en 15 ans. Les délais nécessaires pour constituer une petite ou moyenne entreprise ont ainsi été divisés par plus de deux, ressortant en moyenne à 20 jours (contre 52 jours en 2003). Par ailleurs, les entrepreneurs peuvent désormais accomplir au moins
une démarche d’immatriculation en ligne dans 65 pays (contre seulement neuf en 2003). D’autres progrès sont observés dans le reste des indicateurs couverts par le rapport.
« Alors que nous fêtons la 15e édition du rapport Doing Business, il est particulièrement gratifiant de constater que bon nombre de ces réformes sont mises en œuvre dans les économies et les secteurs qui en ont le plus besoin. Nous sommes déterminés à continuer de célébrer les évolutions politiques réussies et de faire la lumière sur les obstacles qui se dressent sur la route des entrepreneurs, qu’ils soient hommes ou femmes », se réjouit Rita Ramalho, directrice par intérim du Groupe des indicateurs mondiaux de la Banque mondiale, qui prépare ce rapport.
Le rapport s’attache en effet en particulier à consigner les contraintes à l’activité des femmes au niveau de la création d’entreprise, du transfert de propriété et de l’exécution des contrats. Il se fait ainsi l’écho cette année d’une réforme bienvenue en République démocratique du Congo, qui a supprimé l’obligation faite aux femmes d’avoir l’autorisation de leur conjoint pour immatriculer une entreprise. Mais 36 pays continuent de freiner l’activité des femmes entrepreneures, en imposant des démarches supplémentaires aux femmes mariées (22 pays) et en restreignant leur droit de détenir, utiliser et transférer un bien (14 pays).
L’édition 2018 du rapport Doing Business comporte par ailleurs quatre études de cas. En s’appuyant sur des données de registres commerciaux ou fournies par l’administration foncière, deux études de cas sur la transparence constatent que les pays ayant misé sur l’ouverture et l’accès aux informations sont moins exposés à la corruption et à la concussion. Une autre étude de cas sur la participation du secteur privé à l’élaboration des normes de construction met en évidence un certain surcoût et une propension aux conflits d’intérêt. Une dernière étude de cas s’attache aux réformes de l’insolvabilité engagées avec succès en France, en Slovénie et en Thaïlande pour en tirer des enseignements adaptables à d’autres contextes.
Les économies d’Asie de l’Est et du Pacifique remportent le classement par région, avec 45 réformes mises en œuvre l’an dernier. Deux des dix pays les mieux classés (Singapour et la RAS de Hong Kong en Chine) et deux des dix pays où les améliorations ont été les plus nettes (Brunei Darussalam et Thaïlande) appartiennent à cette région. Grâce aux 371 réformes introduites au cours des 15 dernières années, les délais de création d’une entreprise ont été divisés par plus de deux, de 50 jours en 2003 à 24 actuellement.
L’an dernier, la région Europe et Asie centrale a mis en œuvre 44 réformes avec trois pays qui se distinguent : la Géorgie, à la neuvième place du palmarès, et le Kosovo et l’Ouzbékistan parmi les dix pays ayant le plus amélioré leurs performances. Grâce aux 673 réformes introduites en 15 ans, la région a démontré son attachement au changement. Aujourd’hui, les démarches pour la création d’une entreprise ne prennent plus que 10,5 jours, contre 43 auparavant.
Au total, la région Amérique latine et Caraïbes a mis en œuvre 26 réformes, El Salvador figurant pour la première fois dans le classement des dix pays ayant le plus amélioré leurs performances. Grâce aux 398 réformes introduites en 15 ans, la création d’une entreprise dans la région prend désormais en moyenne 38 jours, contre 78 en 2003
Les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ont mis en œuvre 29 réformes l’an dernier, ce qui porte à 292 le nombre de changements introduits en 15 ans. Alors qu’il fallait 43 jours en moyenne pour créer une entreprise dans la région en 2003, les délais sont tombés à 17 jours. Mais la région reste à la traîne sur le plan de l’égalité de traitement des hommes et des femmes chefs d’entreprise, puisque 14 pays imposent toujours des restrictions supplémentaires aux entrepreneures.
En Asie du Sud, 20 réformes ont été mises en œuvre par six des huit économies que compte la région. L’Inde arrive en tête du nombre de changements engagés en un an (huit), sachant que la région a introduit 127 réformes en 15 ans. Le délai moyen pour y créer une entreprise n’est plus que de 17 jours, contre 50 en 2003.
L’Afrique subsaharienne continue d’accélérer le rythme de ses réformes, avec 36 pays ayant mis en œuvre 83 réformes de l’environnement des affaires l’an dernier. La région peut se targuer d’avoir trois pays dans le top 10 des pays ayant le plus amélioré leurs performances : le Malawi, le Nigéria et la Zambie. En 15 ans, la région a introduit 798 changements. S’il fallait en moyenne 61 jours pour y créer une entreprise en 2003, les délais sont tombés à 22,5 jours actuellement.
leral.net