02/05/2017

NIANING A SON NOUVEAU STADE

Inauguration du stade municipal de Nianing : 160 million investis

18192364_649774945221308_4337084486135261432_o-696x392.jpg

Une foule en liesse. Une population hilare. L’inauguration du stade municipal de Nianing, ce 1èr mai, a drainé du monde. Un montant de 160 million de francs Cfa a été investi pour la réalisation du stade municipal de Nianing. L’annonce a été faite par les autorités venues inaugurées ladite structure sportive. Selon le maire, Maguette Séne, ‘’le sport est devenu très populaire et sa pratique est très souvent associée aux politiques de santé et d’éducation. Mais son développement fulgurant procède surtout de son utilité socio-économique. En effet, il s’est imposé comme un outil de rentabilité économique, de réussite sociale, de cohésion et d’intégration’’. Raison pour laquelle toute l’équipe municipale est satisfaite que Nianing soit doté d’un tel joyau pour le grand bonheur des amateurs du sport. ‘’Cette infrastructure sportive permet d’avoir un cadre adéquat offrant un minimum de confort pour la pratique du sport’’, a indiqué Maguette Séne. Pour qui, cet ouvrage revêt un intérêt tout particulier, compte tenu que c’est une plateforme adaptée à la pratique du basket, du hand-ball, du volley-ball et des arts martiaux. Mieux, au-delà du sport, ce stade, peut aussi servir à l’organisation de manifestation culturelle, religieuse ou politique. Composé de 600 places, le bienfaiteur Patrick Thélot promet de l’améliorer avec l’installation de toilette, de vestiaire, d’un logement pour le gardien. ‘’J’aime ce peuple, j’aime ce pays. Vous êtes un peuple digne et fort. La France et le Sénégal ont une longue histoire en commun. Le sang des sénégalais a coulé pendant les deux guerres mondiales. Nous vous devons beaucoup. Donc, il est normal que nous participons au développement du Sénégal’’, a témoigné Patrick Thélot. La cérémonie a eu lieu en présence de toutes les autorités coutumières, administratives, culturelles et religieuses de ladite ville. En outre, les autorités ont invité les populations à entretenir, dans un esprit citoyen, ce joyau, dont le directeur est Gane Gning.
NIANING INFOS

CONFLITS A YOFF

Aéroport LSS : Perturbations dans l’air

d1ccbdff25f284d00486d9e9882d5bd333348597.jpg

Le trafic aérien va être sérieusement perturbé à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar. En cause : une crise qui s’est installée au seun de Senegal Handling service (Shs). Les travailleurs promettent d’entrer en rébellion contre la direction, qui selon eux tente de les flouer dans une affaire de gros sous. En tant qu’actionnaires à 10%, ils s’offusquent du fait que la direction générale leur oppose un refus systématique de pouvoir vérifier les comptes. Ces travailleurs dénoncent une « gestion nébuleuse » et des virements de milliards suspects de la SHS vers la société Gabay loge au Panama, citée dans les « Panama Pares ». Alors qu’au même moment, la société déclare des pertes de 67 et 40 millions FCFA pour les exercices 2011 et 2015. Pour dissiper la tension, la direction générale a tenu samedi 29 avril une séance d’explication. Mais, la séance a été interrompue. Abdoulaye Camara Diop, mandatée par la direction, a été hué et a échappé de peu au lynchage. Les travailleurs accusent la direction de dilatoire. Et ont porté plainte contre Mansour Samb, Ousmane Diop, Aliou Mbodj et Abdoulaye Camara Diop pour « faux, usage de faux, complicité de faux et usage de faux, usurpation de titre, abus de confiance, abus de biens sociaux et complicité d’abus de biens sociaux et publication de faux bilans ». Les jours qui viennent s’annoncent d’ores et déjà chauds.
La Tribune/Seneweb

LUTTE CONTRE LES INONDATIONS

1,3 milliard Fcfa pour faire face aux inondations

senegal-inondations-2005.jpg

Le gouvernement sénégalais vient de débloquer 1,3 milliard de francs CFA pour soutenir un programme de drainage des eaux pluviales dans la commune de Sédhiou. Ce financement permettra à la commune de s'équiper de quelque 5 km de canaux de drainage.
Le gouvernement sénégalais poursuit les projets d'assainissement dans les communes et les villes du pays. Afin de lutter efficacement contre les inondations et les insalubrités diverses, l'Exécutif vient de débloquer une enveloppe de 1,3 milliard de francs CFA, destinés à la construction d'environ 5 kilomètres de canaux de drainage des eaux de pluie dans la commune de Sédhiou. «D'un coût de 1,3 milliard de francs CFA, ce projet va permettre la réalisation d'environ 5 km de canaux de drainage des eaux pluviales et ainsi contribuer à protéger les populations contre les inondations, faciliter la mobilité urbaine et sécuriser le cimetière des eaux de pluie», a déclaré le ministre de l'Hydraulique et de l'assainissement, Mansour Faye, qui présidait cette semaine la cérémonie de lancement des travaux.
D'après le ministre, les études d'actualisation du plan d'assainissement des eaux usées et des eaux pluviales de Sédhiou ont été réalisées en perspective des travaux de drainage, grâce à une subvention de la Banque arabe pour le développement économique de l'Afrique (BADEA), laquelle a promis, à travers le programme de coopération triennal avec le Sénégal, de financer les travaux qui seront identifiés dans cette étude.
Toujours à en croire le ministre Faye, ce projet de construction des canaux de drainage est une composante du programme décennal de lutte contre les inondations, initié par chef de l'Etat Sénégalais Macky Sall en 2012 et dont l'objectif est d'apporter des «solutions durables» aux problèmes d'inondations que rencontraient les populations du Sénégal dans les campagnes et les villes.
Notons que la commune de Sédhiou ne va pas bénéficier que des canaux de drainage. La population subit aussi depuis quelque temps des difficultés d'accès à l'eau potable. Et pour faire face à cette situation, Mansour Faye a indiqué que la commune jouit déjà de l'exécution d'une politique du gouvernement à travers, par exemple, la réhabilitation d'un ancien forage avec une production supplémentaire de 4 400 m3/j, soit plus du double des 1 940 m3 que produisait l'unique forage de la ville. Selon le membre du gouvernement, d'autres actions sont prévues.
Un programme global d'assainissement
Ces travaux à Sédhiou font en réalité partie d'un vaste plan d'assainissement que déroulent les dirigeants. En effet, début mars 2017, le président Macky Sall a lancé un programme global d'assainissement mis en œuvre sur la période 2017-2019 pour améliorer le cadre de vie des Sénégalais. Il s'agit d'une initiative ambitieuse soutenue par la Banque ouest-africaine pour le développement (BOAD), à raison de 70 milliards de francs CFA. Son exécution a commencé avec la réalisation de nouveaux réseaux d'assainissement collectifs dans 10 villes du pays, à savoir, Louga, Saint-Louis, Rufisque, Cambérène, Kaolack, Tivaouane, Touba, Matam, Tambacounda et Ngueufatt. Si les choses évoluent comme les autorités sénégalaises le souhaitent, les Sénégalais ne devraient bientôt plus avoir de problème d'insalubrité.
Emmanuel Atcha/latribune.fr

01/05/2017

LES BOURSES D'ETUDES

Les bourses d’études coûtent 500 milliards de Fcfa par an à l’Etat

7071078-10823977.jpg

L’Etat du Sénégal décaisse chaque année 52 milliards de francs CFA pour le paiement des bourses d’études de plus de 80.000 étudiants, a déclaré, samedi, à Ziguinchor, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane.
«Il y a plus de 80.000 bourses d’études payées par l’Etat du Sénégal. On paie chaque année 52 milliards de francs CFA pour ces bourses», a affirmé M. Niane, soulignant que «c’est d’une somme égale que le pays a besoin pour atteindre l’autosuffisance en riz».
Le ministre de l’Enseignement supérieur, qui animait une conférence publique, à l’Université Assane-Seck de Ziguinchor (UASZ), n’a pas dit depuis quand le montant des bourses payées aux étudiants a atteint ce niveau comme rapporté par l’APS.
«Il est important de reconnaitre ce que le gouvernement fait pour vous», a dit Mary Teuw Niane aux étudiants, soulignant que l’Etat doit, en plus des étudiants, financer la pêche, l’élevage, l’agriculture et d’autres secteurs d’activité.
Aussi a-t-il demandé aux étudiants de travailler à leur réussite et de reconnaître «les efforts que la nation fait» pour eux en leur octroyant autant d’argent.
«Je veux que nous ayons une culture de développement, pas d’assistance», a conseillé M. Niane aux étudiants de l’UASZ venus nombreux à la conférence publique.
Il a rappelé que «près de 30.000 bourses fictives» avaient été constatées au terme d’un contrôle mené conjointement par l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar et la Direction des bourses.
«La plupart des bénéficiaires recevaient des bourses de troisième cycle d’un montant de 60.000 francs CFA, alors qu’ils ne s’étaient inscrits nulle part. Cinq mille des 30.000 bourses fictives découvertes étaient litigieuses. Nous avons laissé tomber, mais les 25.000 bourses restantes ont été supprimées», a expliqué M. Niane.
A cause de ces «bourses fictives», l’Etat du Sénégal perdait chaque année plus de 11 milliards de CFA versés à «des gens n’étant pas des étudiants», a-t-il ajouté, soulignant que la gestion des bourses d’études a connu «beaucoup de changements» maintenant.
Mary Teuw Niane a cité, parmi ces changements, l’octroi systématique de la bourse à tout étudiant ayant obtenu une mention «assez bien» ou mieux.
«On a octroyé des bourses d’excellence pour inciter les étudiants à rester au Sénégal. Les attributions de étrangères sont régulièrement publiées dans les quotidiens nationaux», a-t-il fait valoir, rappelant que le gouvernement continue d’octroyer des bourses sociales et pédagogiques aux étudiants.
senenews.com

VIVE LA TONTINE!

La tontine, ou le micro-crédit au féminin, fait recette au Sénégal

8434091lpw-8434084-jpg_4258634.jpg

Après des mois d'attente, la Sénégalaise Ndèye Khari Pouye touche la cagnotte de la tontine, qui lui permettra de nourrir son élevage de poulets. Assise sur une natte à même le sol, l'heureuse élue cache mal son sourire.
Le bonheur de cette quinquagénaire, entourée par des femmes en boubou, est partagé par l'assistance, des habitantes de Médina, un quartier de la commune de Grand-Mbao à la périphérie de Dakar.
"C'est mon tour. Je viens de remporter les 300.000 FCFA de la tontine", précise Ndèye Khari Pouye, soit un peu plus de 450 euros.
Comme dans beaucoup d'autres pays africains, de très nombreuses Sénégalaises participent à une tontine pour financer leurs projets. Ce système d'épargne collective tournante, où chacun cotise et reçoit à tour de rôle, permet de surmonter les difficultés d'accès au crédit ou de taux d'intérêt dissuasifs. Ancré de longue date dans la culture africaine, il est largement le fait des femmes, mais des tontines mixtes existent aussi.
"La tontine est la seule façon d'économiser mon argent. Les taux d'intérêt à la banque sont trop élevés", confie Ndèye Binta Ndoye, qui participe à quatre tontines en même temps, dont celle de "tante Fatou", dans un autre quartier de Grand-Mbao.
De plus, "les institutions financières te font signer des tonnes de papiers, même des choses que tu ignores. Pour une analphabète comme moi, c'est trop compliqué", ajoute cette coiffeuse de profession, qui confie n'avoir "pas fait l'école".
'Femmes plus ambitieuses'
Toutes les générations se côtoient et l'ambiance est bon enfant. Sur des chaises ou à même le sol avec des nourrissons dans les bras pour certaines, à tour de rôle, les femmes plongent leurs billets d'argent dans une calebasse.
"Chaque membre cotise 2.000 FCFA (environ 3 euros). On réunit la somme de la cagnotte qui est de 500.000 FCFA (environ 760 euros) et on la remet" à un gagnant chaque jeudi, explique "tante Fatou", de son vrai nom Fatou Cissé, gérante de cette tontine qui compte 250 membres et dure cinq ans.
Si dans certaines tontines l'argent est remis en mains propres, dans d'autres il peut être versé par un système de paiement par téléphone mobile, d'un usage devenu courant au Sénégal.
"Du temps de nos mères et grand-mères, les personnes du même âge se réunissaient pour former une tontine. L'argent qu'elles gagnaient servait aux fêtes familiales, comme les baptêmes", indique Fatou Cissé, une institutrice à la retraite.
"Maintenant, les femmes sont plus ambitieuses. Nous avons pris conscience que le gaspillage dans des cérémonies ne servait à rien et qu'il fallait investir (l'argent de la tontine) dans une entreprise durable", souligne Ndèye Binta Ndoye.
"Je suis la première femme d'un foyer polygame. Mon mari a entamé la construction de la maison et a eu des difficultés financières. Il nous a demandé, à ma coépouse et moi, de terminer" les travaux, dit-elle.
"Grâce à la tontine, j'ai construit trois chambres et un salon. J'attends de remporter encore une cagnotte pour construire le reste. Si les tontines n'existaient pas, je serais contrainte de contracter un crédit à la banque", poursuit la coiffeuse.
A Grand-Mbao, la seule autre solution de crédit est un réseau mutualiste qui exigerait une caution représentant 20 % du prêt et un taux d'intérêt de 1,77 %, avec un délai de remboursement de dix mois, selon une source proche du dossier.
Système de discipline collective
La tontine sert non seulement à lancer des projets, mais aussi à maintenir à flot des entreprises en difficulté, comme l'activité d'aviculture de Mame Ngoné Cissé.
"J'ai subi des pertes énormes au début de mon projet. Mais grâce à l'argent de la tontine, j'ai pu redémarrer mon activité. Dieu merci, mon business se porte bien", témoigne-t-elle.
Les tontines ont des comités de gestion, formés de cinq à huit personnes sachant lire et écrire, parmi de nombreuses partenaires illettrées.
Elle a beau n'avoir jamais étudié la comptabilité, c'est à Mané Niang, qui a arrêté ses études en première année de collège, que revient la lourde tâche de compter et recompter les billets de la tontine du quartier de la Médina.
"Je ne me trompe presque jamais dans le comptage de l'argent (...) J'appelle le nom d'une personne et elle vient déposer l'argent dans la calebasse. On calcule ensuite ensemble la somme. Nous vérifions toujours à l'aide d'une calculette", rassure-t-elle.
Pour renforcer la confiance et la transparence, des mesures sont prises. Par exemple, celle qui garde la caisse de la tontine ne réside pas dans le même domicile que celle qui en a la clef.
Des systèmes d'amende et de punitions symboliques sont également prévus pour pousser les membres à cotiser régulièrement.
"Une membre qui accuse un retard paie une amende de 200 FCFA. Et si elle persiste dans son retard, on la rétrograde sur la liste des prochaines gagnantes de la cagnotte. Il arrive même qu'on ne lui accorde pas de prêt jusqu'à ce que sa cotisation à la tontine redevienne normale", explique la gestionnaire du quartier de Médina, Mané Niang.
Mais la sanction de tout manquement aux obligations collectives est surtout d'ordre social.
"Culturellement, nous les femmes accordons beaucoup d'importance à la dignité et notre image face à la société", souligne Awa Cissé, à la tontine de "tante Fatou". "On n'ose pas +manger l'argent+ des tontines sans payer: sinon tu vas en entendre parler jusqu'à tes petits-enfants..."
SEYLLOU AFP/LepointEconomie
http://www.lepoint.fr/economie/la-tontine-ou-le-micro-cre...

29/04/2017

AIDER READS

Les étudiants de Kedge Business School à Marseille ont un message à diffuser en tant que membres de l’association READS.

18118627_1500447883332691_4578785414491378134_n.jpgQu’est-ce READS ?
READS signifie Réussir l’Entrepreneuriat pour Assurer le Développement au Sénégal.
En ce qui concerne nos actions, celles-ci se divisent sur deux lieux :
Sur Marseille, nous sensibilisons à l’entrepreneuriat social et récoltons des fonds afin de maximiser et de rentabiliser nos actions concrètes au Sénégal auprès de deux coopératives.
Ainsi, ces actions, nous les menons sur deux régions :
- Tambacounda pour l’accompagnement d’une coopérative depuis maintenant 3 ans
- Siné-saloum, nouveau lieu d’actions pour nous sur lequel nous avons pour ambition d’accompagner des femmes qui cultivent le coquillage
Pourquoi l’entreprenariat social ?
Selon nous, c’est un moyen non négligeable d’amélioration du niveau de vie global des populations. On a pu constater les résultats positifs des actions menées les précédentes années à Tambacounda.
Cependant, au niveau du transport sur place au Sénégal, le financement peut s’avérer compliqué. Pourtant, c’est un des éléments clés pour assurer nos formations en continu durant le mois pendant lequel nous sommes sur place. Aussi, les transports représentent le moyen pour assurer la rencontre essentielle et nécessaire des membres des coopératives, dans le but de les sensibiliser à l’intérêt de la collaboration et de la mise en commun de leurs outils de production.
C’est pourquoi aujourd’hui nous nous sommes lancés dans une campagne de financement participatif afin d’aller encore plus loin et de développer davantage nos projets. C’est la raison pour laquelle nous diffusons cet appel.
Nous vous invitions donc à vous rendre sur la page de notre campagne de crowdfunding ( vous trouverez le lien ci-dessous) ou à la partager si notre projet vous intéresse.
N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations ou pour échanger sur notre projet.
Isabelle chef de projet 2017
00336 13 58 85 54
isabelle.lardon@kedgebs.com
Sébastien Burck responsable pôle partenariat ( mail + téléphone)
sebastien.burck@kedgebs.com
00336 66 31 68 58
Facebook: https://web.facebook.com/reads.senegal?_rdc=1&_rdr
Bien cordialement.
https://www.helloasso.com/associations/unis-terre/collect...

PROTEGER LES FORÊTS SENEGAMBIENNES

Gestion des ressources forestières : Le Sénégal signe avec la Gambie un accord de coopération et de concertation

e7f01933e9b9e8e0c2ba96d31ebae833_L.jpg

Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable Abdoulaye BALDE, et Lamine Diba, ministre Gambien en charge des forêts, de l’environnement et du changement climatique, ont paraphé ce matin un
accord de coopération dans le domaine de la gestion des ressources forestières.
Un accord qui fait suite à l’engagement des deux Présidents pour une coopération plus forte et plus soutenue entre les deux peuples.
« Nous avons discuté des problèmes, notamment la dégradation des ressources forestières et fauniques et c’est dans ce cadre que nous avons signé cet accord qui nous permet d’élaborer des programmes conjoints dans le domaine de l’aménagement des forêts le long de la frontière pour une gestion participative, plus optimale de nos ressources forestières » a expliqué le ministre sénégalais.
« Nous avons convenu également de travailler de façon plus rapprochée, au niveau des experts, nous allons mettre en place un comité mixte pour que les programmes soient élaborés de façon conjointe et soient suivis collectivement. Ce qui accentue cette coupe abusive, c’est le fait qu’il n’y ait pas de contrôle, et d’échange d’information et tous ses aspects sont consignés dans cet accord » a ajouté le ministre.
Selon lui, cet échange d’informations permet de faire face au trafic illicite et au braconnage et « mieux nous pouvons élaborer des stratégies pour une valorisation et une exploitation optimale de nos ressources naturelles » a t’il conclu.
dakaractu.com
Trafic du bois: le Sénégal et la Gambie vont signer un accord
La protection de l’environnement est un lourd défi que doivent relever la Gambie et le Sénégal. Elle commence par la lutte contre l’exploitation illégale du bois dans la region naturelle de la Casamance qui a repris ces dernières semaines dans la zone de Médina Yoro Foulah, frontalière avec la Gambie.
Pour mettre fin a cette pratique qui prend des relents inquiétants, le ministre de l’Environnement de la Gambie qui effectue une visite de travail au Senegal va signer un accord avec son homologue senegalais, Abdoulaye Bibi Balde. Dans cet accord, la protection de la foret va constituer un point important, revele, Lamin Dibba. «Nous avions pris des initiatives pour mettre fin a l’exploitation illegale du bois qui provient du Senegal. Au debut, le trafic avait connu un net recul. Malheureusement, aujourd’hui, on nous apprend qu’il a repris», avoue le ministre Gambien de l’Environnement.
C’est pour cette raison que les deux gouvernements ont décide d'éradiquer définitivement ce fléau en élaborant un cadre juridique légale. Par ailleurs, le ministre Lamin Dibba annonce le renforcement de leurs parcs nationaux en copiant sur le modèle sénégalais. C’est pourquoi, il a visite avec le ministre Abdoulaye Bibi Balde la réserve de Bandia ou vivent 16 espèces herbivores. Des espèces pour la plupart qu’il a vues pour la première fois.
dakarposte.com

28/04/2017

JUSTICE EST ENFIN FAITE

Perpétuité confirmée pour Hissène Habré

000_par7603836_0_0.jpg

C’est en effet en appel que les Chambres extraordinaires africaines, ce tribunal spécial que l’Afrique a su mettre en place et qui a jugé à Dakar l’ex-président tchadien, a confirmé sa condamnation à la prison à vie, prononcée en 2016, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
« “Gassi” pour Hissène Habré ! », lance Actusen.com (ce qui, en peul, signifie « c’est fini »). « Le juge malien président de la Cour des Chambres extraordinaires africaines, Wafi Ougadèye dans son intime conviction, a estimé que les faits pour lesquels est accusé Habré ne souffrent d’aucun doute », relève ce journal sénégalais en ligne.
C’est « le clap de fin pour l’ancien dictateur », énonce Rewni. Cet autre confrère sénégalais souligne que le condamné « doit purger sa peine au Sénégal où il a cherché refuge après sa chute depuis 1990 ».
« Hissein Habré va finir sa vie en prison », lance son confrère dakarois EnQuête, dans les colonnes duquel l’avocate des victimes Me. Moudeina se dit soulagée d’avoir vu « le bout du tunnel » même si le volet réparation constitue selon elle une « autre paire de manches ». Autre réaction recueillie par EnQuête, celle de Me. Dioma Ndiaye, qui souligne qu’« aujourd’hui, l’effectivité des droits fondamentaux passera par l’action judiciaire en Afrique ».
Avocat de la défense, Me. Olivier François Serres estime à l’inverse, dans les colonnes du quotidien Walfadjri, que c’est un « pari perdu pour la justice africaine » ; et il accuse « le ministre de la Justice, Sidiki KABA et avant Mme Touré (de s’être) conduits de façon absolument indigne », dit-il dans Walfadjri.
Tchad : la justice pénale africaine plutôt que la CPI
Mais en Afrique, la presse souligne aussi que cette décision pénale est tout à la fois internationale et entièrement africaine, témoigne le journal Sahel-Intelligence, selon lequel « de nombreux observateurs pensent désormais que le temps est venu d’entamer un sérieux plan pour réformer la justice africaine en vue de pouvoir juger les futurs crimes et délits au niveau continental et non plus laisser la Cour Pénale Internationale s’en occuper ».
L’Observateur Paalga souligne le caractère sans précédent de cette décision de justice puisque « ce procès est le premier au monde dans lequel un ancien chef d’État est traduit devant une juridiction d’un autre pays pour violations présumées des droits humains ». Ce quotidien ouagalais ajoute qu’avec ce verdict, « la preuve est faite que l’Afrique peut exorciser ses propres démons en trainant à la barre ceux de ses fils indignes qui se sont révélés être les bourreaux de leurs propres compatriotes ». L’Observateur y voit un « signal important au moment où sur le Continent, certains pays menacent de quitter la CPI dont ils critiquent le tropisme africain trop prononcé et qui souhaiteraient que nous puissions juger nous-mêmes nos propres tyrans sur le sol africain ».
WakatSéra n’écrit pas autre chose. Ce journal burkinabè prévient ceux qu’il appelle les « bourreaux de leurs peuples » que, désormais, « ils ne seront plus envoyés devant les juges de la Cour pénale internationale où ils se présentent en victimes expiatoires de cette cour taxée de ne prendre dans sa nasse que des poissons africains. Les tribunaux spéciaux comme la Cour d’assises des Chambres africaines extraordinaires sont désormais des épées de Damoclès qui planent sur tout dirigeant africain aux mains rouges et dégoulinantes du sang de ses compatriotes, énonce WakatSéra. 20 longues années ont été nécessaires pour conduire la procédure, mais elle fait aujourd’hui la fierté des Africains assoiffés de justice, et allège surtout le fardeau des victimes et parents de victimes des atrocités pour lesquelles le dictateur de N’Djaména paie aujourd’hui », complète ce confrère ouagalais.
Avis partagé en Guinée par le journal LeDjely. « Pour une fois, ce sont des juges exclusivement africains qui ont agi et avec la bénédiction des instances africaines. Une première symbolique qu’on devrait pérenniser si l’on ne veut pas que la CPI continue à sévir en Afrique », estime ce confrère à Conakry.
Norbert Navarro/RFI

LE MAROC CROIT AU RIZ SENEGALAIS

Le marocain Sefrioui investit € 115 millions dans le riz au Sénégal

Riz-04.jpg

Le Groupe marocain Sefrioui, à travers sa filiale Afri'Partners Sénégal, a décidé d'investir FCFA 75 milliards (€ 115 millions) dans l'agriculture au Sénégal, dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE) et plus particulièrement du Programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture au Sénégal (Pracas).
L'objectif principal est d'aider le pays à devenir autonome en matière de riz, conformément aux objectifs nationaux. Une production annuelle de 115 000 t de riz paddy sur deux récoltes est attendue, soit le septième de la production sénégalaise en 2016, souligne FinancialAfrik. Plus de 1 500 emplois seraient créés et 2500 ha de parcelles villageoises aménagés, le groupe marocain voulant établir des contrats-programmes avec les agriculteurs locaux dans une "approche proactive et constructive", souligne le groupe.
Ces investissements agricoles se feront au nord du Sénégal, dans les communes de Démette et Dodel ; une unité de transformations sera également implantée d'une capacité de 125 000 t/an.
Notons qu'un accord cadre avait été signé le 12 janvier dernier entre Afri Partners Sénégal et le gouvernement, traçant la route pour cette décision d'investir quelque 3 mois après.
Commodafrica.com

LE MAROC INVESTIT AU SENEGAL

Le Groupe ÉLÉPHANT VERT annonce son implantation au Sénégal.

senegal

ÉLÉPHANT VERT, acteur majeur de l’agriculture biologique, s’implante au Sénégal pour promouvoir un modèle agricole innovant.
ÉLÉPHANT VERT annonce officiellement sa nouvelle implantation africaine, avec toujours la même volonté de contribuer au développement de l’agriculture, ici au Sénégal, impulsée par le Plan Sénégal Émergent (PSE) en proposant des solutions biologiques.
Après le Maroc en 2012 et le Mali en 2015 le groupe réaffirme ses engagements pris il y a désormais 5 ans en faveur d’une agriculture saine et durable en mettant à la disposition des agriculteurs africains, des solutions biologiques et naturelles pour leurs cultures – biofertilisants, biostimulants et biopesticides – ainsi qu’un accompagnement technique et financier.
René Bajikile Matala, Directeur Général d’ÉLÉPHANT VERT Sénégal, explique cette initiative portée par le groupe industriel, fabricant de bio-intrants: « La recherche, l’adaptation et le transfert de technologies innovantes permettent de lutter contre la dégradation des sols et de promouvoir une agriculture durable en Afrique, et au Sénégal en particulier. Par exemple, il est maintenant possible de généraliser l’utilisation de produits naturels, efficaces et compétitifs, pour compléter ou remplacer les intrants conventionnels. À travers ce type d’innovation, un nouveau modèle agricole innovant, performant et durable, se dessine. Le Sénégal qui ambitionne d’atteindre une autosuffisance alimentaire à moyen terme et de s’ouvrir sur de nouveaux marchés à l’export, peut compter sur un acteur comme ÉLÉPHANT VERT pour accompagner cette montée en puissance ».
Rappelons qu’au Sénégal, l’agriculture contribue à plus de 17% au PIB national et qu’elle emploie plus de 60% de la population rurale.
agrimaroc.ma

27/04/2017

LE VIOL AU SENEGAL

Près de 50% des viols commis par un membre de l'entourage

ae6aa58a063b6870fa1418f8fd94e704808ce9ea.jpg

Dans la revue documentaire du Centre de Guidance Infantile (CEGID), les statistiques sur les cas d'abus sur mineurs dépassent de loin la réalité.
Des études menées entre Dakar et Mbacké, entre 2013 et 2014, ont montré que la majorité des enfants qui y ont été reçus ont été violés au moins une fois.
S'ils sont 55, 7% à avoir été victimes de viol, 35, 8 % disent avoir été violés à plusieurs reprises.
Entre autre facteurs qui expliquent ce taux élevé de la répétition du viol : la promiscuité de l'agresseur avec la victime et aussi le retard dans la dénonciation de l'auteur.
D'après le document, "48, 1% des auteurs sont des personnes connues du milieu et 22, 8% sont des membres de la famille élargie ou professeur/médecin".
Par ailleurs, relève le document, la majorité des abus sexuels ont lieu dans la famille (29, 1%) et chez l'agresseur (30, 4%).
C'est à dire dans son espace de vie (qui peut-être dans la même concession : exemple d'un locataire d'une chambre), et à 16%, ailleurs dans le quartier (le lieu de travail de l'agresseur).
Seneweb.com

INCH ALLAH

Au nom du mektoub : le fatalisme est-il musulman?

ideologie.jpg

Des drames terribles dont figurent le naufrage du bateau le Joola avec au moins 1500 morts, une dizaine d’enfants talibés brulés vifs dans une baraque à Dakar, les accidents de la route qui se multiplient et tout récemment, la trentaine de morts lors de la retraite spirituelle de Médina Gounas, et une trentaine de mort dont une majorité de femmes qui meurent noyées lors du chavirement de leur pirogue (avec 72 passagers pour un nombre prévu de 30 personnes) ont fini de soulever à nouveau l’épineuse question des musulmans face au fatalisme, le « mektoub » (c’est déjà écrit). Ce sont là quelques exemples de drames, où la faute humaine est manifeste à travers une série de négligences facilement identifiables et un état d’esprit qui inhibe tout ce qui a trait à la prévention, qui nous serviront de prétexte pour aborder l’épineuse question du mektoub (c’est déjà écrit). En effet, pour ce pays à large majorité musulmane, tout le monde entend dire les fatalistes et paresseux, dès qu’on parle de précaution et d’anticipation, « Yalla bakhna » (Dieu est bon), « dana bakh » (ça marchera). Et en général quand ça ne marche pas l’expression qui clôt l’affaire c’est « Ndogollou Yalla la ou lii la Yalla dogol » (C’est la décision de Dieu). On trouve dans d’autres pays musulmans le même état d’esprit formulé sous des expressions endogènes. Une question fondamentale est de savoir dans quelle mesure les enseignements de l’islam nous permettent-ils de concilier responsabilité humaine et « mektoub » ou destin pour utiliser un terme plus connu.
Imam Kanté/senenews.com
Lire l'article en entier: https://www.senenews.com/2017/04/27/au-nom-du-mektoub-le-...

OU EN EST LA CORRUPTION?

Lutte contre la corruption : Le Sénégal évalué par ses pairs

corruption-argent.jpg

Dans le cadre du second cycle du mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption (Cnucc), le Sénégal fait l’objet d’un examen par ses pairs. Pendant quatre jours, le Mali et le Kiribati vont passer au crible la conformité du Sénégal aux dispositions de la Cnucc.
Le Sénégal a adhéré à la Convention des Nations unies contre la corruption (Cnucc). Dans le cadre du second cycle du mécanisme de l’application de la convention, notre pays est évalué par deux de ses pairs, le Mali et Kiribati (Iles du Pacifique). L’exercice a débuté hier dans les locaux de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). Selon le ministre du Budget, Birima Mangara, «cet exercice est non seulement une opportunité pour jauger la conformité de la législation à la norme internationale, mais surtout un cadre d’excellence de prise en charge de l’impératif de cohésion, d’entente et de partage sur les grandes problématiques de la lutte contre la corruption». Il faut dire que l’examen pays est une étape clé du processus. Selon M. Codé Mbengue, chargé du Comité de suivi de l’examen de l’application de la convention des Nations unies au sein de l’Ofnac, «l’exercice se déroule en deux cycles de 5 ans chacun. Au cours du premier, on a examiné le chapitre 3 qui parle de l’incrimination, de la détection et de la répression, et le chapitre 4 parle de la coopération internationale. Cet exercice, nous l’avons terminé en avril 2016. Et aujourd’hui, nous sommes en train d’exploiter l’avant-projet de rapport définitif». Seulement, le Sénégal s’est porté volontaire pour se soumettre à un nouvel examen dès la première année du second cycle, cette fois sur le chapitre 2 sur les mesures préventives et le chapitre 5 sur le recouvrement des avoirs. «La première phase, c’était de discuter du calendrier d’examen, ensuite d’élaborer notre rapport d’auto-évaluation. Ensuite, le document a été soumis aux pays examinateurs qui ont disposé de deux mois environ pour faire des remarques sur la conformité ou non de notre législation. La phase actuelle, c’est la visite pays. Les experts des pays choisis viennent faire devant les experts sénégalais des remarques, observations ou autres questions qu’ils souhaiteraient poser», informe l’ancien directeur général de la Police sénégalaise.
Les examinateurs qui auront en face d’eux les administrations concernées par les questions soulevées par les experts vont se pencher sur les centaines d’articles qui composent la convention. L’objectif étant de voir la conformité du dispositif législatif et règlementaire sénégalais en rapport avec les prescriptions prévues dans la Cnucc. «La question qui est posée, c’est : votre pays est-il en conformité ? Vous répondez par oui et vous donnez les textes justificatifs, vous collez les textes de loi, les actes règlementaires etc. Et vous illustrez par des exemples d’application de la loi. Ensuite vous donnez des statistiques et vous annoncez les mesures que vous entendez prendre pour être conforme à la convention», explique M. Mbengue. Sans entrer dans les détails, M. Mbengue convient qu’il y a des articles pour lesquels le Sénégal est conforme en partie et d’autres pour lesquels il est conforme. «Le combat contre la corruption exige un regard critique sur le cadre juridique et institutionnel de prévention et de répression de ce fléau», admet le ministre du Budget qui estime que des évaluations périodiques sont nécessaires pour apprécier les avancées significatives et détecter les insuffisances dans la mise en œuvre des engagements internationaux du Sénégal, notamment sur le plan juridique et judiciaire. Ce, d’autant plus que «de véritables mutations sont en cours dans notre pays qui suivent et prennent en compte la rapide évolution des transformations socio-économiques, vectrices de nouvelles formes de criminalité économique et financière», ajoute M. Mangara.
lequotidien.sn

26/04/2017

LE TER EST SUR LES RAILS

Train express régional : La France accorde 129,6 milliards FCfa pour le matériel roulant ferroviaire

10746042-17729089.jpg

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a signé, hier, à Bercy, avec son homologue français et avec le directeur général de l’Agence française de développement (Afd), deux conventions de financement d’un montant global de 129,6 milliards de FCfa. Le montant est destiné à acquérir du matériel roulant ferroviaire et le ripage/renouvellement de la voie métrique, dans le cadre du projet de Train express régional (Ter).
Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a signé, hier, à Bercy à Paris, deux accords de financement. Le premier a été signé avec son homologue français, Michel Sapin, et porte sur un montant de 63 milliards 175 millions de FCfa (95 millions d’euros) et concerne un protocole financier conclu entre l’Etat du Sénégal et la République française à travers le Trésor français. Le second accord finalisant la convention avec l’Agence française de développement (Afd) a été signé avec le directeur général, Rémy Rioux, pour un montant de 66,5 milliards de FCfa (100 millions d’euros).
Selon un communiqué du ministère de l’Economie, ces deux accords d’un montant global de 129,6 milliards de FCfa sont destinés à l’acquisition du matériel roulant ferroviaire et le ripage/renouvellement de la voie métrique dans le cadre du projet de Train express régional (Ter) entre Dakar et Diamniadio.
Le document précise que le ministre sénégalais de l’Economie, Amadou Bâ s’est réjoui du « processus transparent » mis en œuvre dans ce projet de Ter, et a rappelé la nécessité d’exécuter, avec célérité, ce projet conformément aux instructions du président Macky Sall.
Le document souligne qu’il a aussi rappelé l’importance du partenariat entre le Sénégal et l’Afd avec laquelle, 21 conventions ont été signées pour la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) depuis la tenue du Groupe consultatif à Paris en février 2014, pour un montant total de 366 milliards de FCfa (558 millions d’euros), soit un taux de concrétisation des engagements de la coopération française de 130%.
L’exploitation et la maintenance du Ter confié au groupement Sncf/Ratp
Pour sa part, le ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, qui a visité récemment la Maison du Ter à Dakar, note le communiqué, a salué le « mécanisme de concurrence clair mis en œuvre dans l’attribution des marchés du Ter », au terme duquel des entreprises françaises ont été retenues. Il s’est dit heureux d’être le signataire de cet accord sur « ce projet d’envergure » et s’est félicité de l’exemplarité de la coopération entre les deux pays ainsi que de la volonté d’accélérer la réalisation du Ter.
Au cours de cette cérémonie de signature, poursuit le document, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane, a aussi signé un avenant au protocole d’accord avec le groupement Société nationale des chemins de Fer Français (Sncf)/Ratp (Régie Autonome des Transports Parisiens) portant préparation de l’exploitation et de la maintenance du projet Ter et création d'un centre de formation dédié à la mobilité urbaine. En d’autres termes, lit-on dans le communiqué, « l’Etat du Sénégal confiera l’exploitation et la maintenance du Ter au groupement Sncf/Ratp, constitué sous la forme d'une société de droit sénégalais, à travers un Contrat d'exploitation et de maintenance d'une durée minimale de 5 ans.
Le ministre Mansour Elimane Kane a rappelé la complexité de ce projet structurant dont la gestion rentable doit contribuer au remboursement de l’emprunt. Il a aussi insisté sur l’importance de la maintenance et de la formation dans la gestion du Ter. Le Secrétaire général de la Sncf, Stephan Volant, a fait remarquer que ce sera le premier Ter réalisé en Afrique, avant de rappeler qu’une école de formation ferroviaire sera créée au Sénégal, au terme du processus. Le Projet du Ter est exécuté par l’Apix.
Souleymane Diam SY/lesoleil.sn

ET SI DAKAR DEVENAIT KIGALI...

Rwanda Kigali, est la ville la plus propre d’Afrique.

kigali-masterplan-2.jpg

Lorsqu’on arrive à Kigali, la capitale du Rwanda, on est vite frappé par la beauté d’une ville- capitale où les populations sont disciplinés, c’est-à-dire , des populations qui ont d’autres mentalités qu’on se demande comment ils font pour rendre leur ville capitale d’une beauté saine, sans ordures dans les rues? Dans les lieux public et, tenez-vous bien, toutes les avenues, du nord au sud, de l’est à l’ouest, il y plane un système de bitumage ou d’asphaltage permanent, faisant que toutes les avenues à Kigali brillent comme des rayons solaires, sans le moindre nid de poule. Flaque d’eau ni dos d’âne. L’entretien de ces routes étant permanent, Kigali est hautement au top de la beauté, surplombée de jolis immeubles construits avec amour. Kigali la coquette, a une visibilité éminemment enivrante.
L’Onu a déclaré la capitale du Rwanda « meilleure capitale africaine ». Modèle de développement, avec ses routes bitumées et ses quartiers salubres, elle fait rêver d’une « autre Afrique ».
« La ville change, observe le responsable d’une ONG. Chaque année, on construit de nouveaux bâtiments. La propreté est partout, c’est une question d’état d’esprit. Il n’y a plus d’eau stagnante, on ne jette plus d’ordures. Le leadership a bien voulu qu’on change ça. »
Nombreux sont des Africains vivant en occident, qui ne m’en voudront pas, et par cette étiquette, ces Africains peuvent lire de près ou de loin, comment les occidentaux rendent leurs villes dans un état de salubrité appréciable et impeccable.
Pourquoi alors nos villes en Afrique sont toujours sales ?
Que chacun de nous, ait le courage de donner une petite réponse. Le débat est donc lancer pour que chaque africain essaie de parler de sa ville dans son pays, sans gêne, sans un brin de honte à afficher.
Je me suis promené dans plus de 14 villes-capitales en Afrique, mon Afrique de matières de premières, c’est-à-dire, cette Afrique qui regorge de grandes richesses avec lesquelles on parviendrait à développer nos pays. Mais curieusement, partout, du Congo-Brazzaville, en passant par le grand Congo de la RDC, jusqu’en Côte d’Ivoire, Sénégal, le Mali et même le Togo, le Bénin, le Niger et le Burkina Faso, les villes-capitales de tous ces pays sont bien sales et , partout, on y retrouve un tapis d’ordures trainant sur les artères publiques et d’autres endroits qui se transforment en bouillon de microbe entrainant des maladies et des épidémies.
Allez à Libreville, vous verrez et serez étonné de voir des avenues chaotiques jonchées des trous béants où des flaques d’eau prenant l’allure de bons et géants étangs sur lesquels, nagent les voitures des ministres, du président de la république et de tous les fonctionnaires qui ont pour la plupart étudié dans les grandes universités occidentales.
Allez voir à Brazzaville comment les rues et les avenues sont bien sales, poussiéreuses en saison sèche ou boueuses en saison des pluies, où l’on retrouve un tapis d’ordures, des sacs qu’on appelle là-bas des sachets, constituant de grandes montagnes d’ordures… Pitié ! C’est le pays de Sassou.
Dans cette ville également où des ministres se baladent comme des rois, avec leur président…
Des rue où parfois, qui sont transformées en urinoirs, que des odeurs d’urines vous refoulant en passant, à pieds, ou même en circulant en voiture, surtout à 20km/h.!
C’est étonnant de voir qu’à Yaoundé, les caniveaux soient bouchés et que des eaux pourries déferlent sur les pieds nus des enfants sans que le gouvernement ou les gestionnaires de mairies fassent quelque chose.
Nos capitales en Afrique sont parfois des dépotoirs des cacas, car les enfants et parfois des grandes personnes non seulement pissent contre les murs des maisons, mais également des adultes y font caca, si bien que l’on n’est pas étonné de marcher sur des cacas déposés dans la nuit par des citoyens souffrant d’un manque d’éducation en hygiène et soins de santé primaire.
Comprenez que je ne suis pas Rwandais et, ne le deviendrai jamais, mais, notre camera visuelle et spirituelle s’est arrêtée sur ce pays, le Rwanda et sa capitale Kigali afin de louer le niveau de respectabilité et de propreté qui règne sur cette ville de Kigali. Ceux qui ont dû faire leur voyage et qui ont foulé le sol de Kigali, doivent avoir une bonne impression de cette Ville-Capitale au Rwanda qui a en même temps suscité leur admiration.
Kigali : miroir des capitales des pays Africains ?
D’emblée, je réponds à l’affirmatif, sans détour et sans hésitation.
Sans être géographe ou gestionnaire d’espaces urbains, j’estime pour ma part que les critères sur lesquels peut être fondé un tel classement en matière de propreté dans n’importe quel pays du monde, n’est autre que l’environnement sain qui s’offre à nos organes de sens entre autre : la vue, l’ouï, le touché, sans compter l’odorat. On respire un bel air à Kigali.
Malgré son histoire sombre d’il y’a plus de 18 ans avec le génocide que ce pays a connu, malgré la dictature de Paul Kagamé, eh oui, il faut le dire ! je suis celui qui critique toutes les dictatures quelle qu’elles soient. Eh bien, je suis de ceux qui pensent que même un autre Tutsi, peut arriver au pouvoir aujourd’hui, ce qui compte c’est favoriser une alternance politique dans ce pays, pour que ce pays puisse davantage recevoir ses lettres de noblesse…
Cependant, lorsque l’honnêteté arme la pensée des gens comme nous autres, on ne peut que dire de manière autant honnête et claire que Kigali, la capitale du Rwanda est la première capitale d’Afrique en matière de propreté.
L’un des éléments fondamentaux qui attire à Kigali, c’est l’art architectural des bâtiments et des artères publiques. Pas de dos d’âne sur les artères publiques. Pas de trous, pas de saleté répandue dans les rues, pas de poussière, le système de bitumage des avenues a été fait avec art et professionnalisme qu’on se demande si tous les ingénieurs en ponts et chaussés ont vraiment étudié dans les mêmes écoles. C’est vrai qu’on n’oubliera pas que certains travaux sont exécutés par des occidentaux qui obtiennent souvent des marchés en Afrique. Cela est inévitable.
Cependant, pour une route de quelques 10 kilomètres coutant des milliards frs cfa dans les pays comme le Gabon, le Congo-Brazzaville ou le Cameroun, avec cette histoire de surfacturation éhontée comptables aux gestionnaires véreux dans ces pays, cette même route de 10 kilomètres ne couterait que quelques dizaines de millions à Kigali. Tout dépend souvent de l’organisation et de la bonne gestion dans les affaires de l’État.
Souvenez que le Rwanda n’a aucune goutte de pétrole. Il faut également dire que ce pays n’a aucun débouché maritime, donc pays enclavé.
Non, il n’y pas de magie, le miracle c’est la bonne gestion et la foi qu’anime les fils et filles du Rwanda de pouvoir utiliser leur expertise au service de leur nation, gage de tout développement.
Et pour une ville propre, il est question simplement d’adopter une culture de gestion basée sur l’excellence. Par ailleurs en ce qui concerne la propreté : des notions élémentaires que tous les peuples du monde ont apprises depuis le bas âge doivent être appliquées par tous.
Si à Libreville ou à Brazzaville et à Yaoundé, les gens pissent dans la rue, font caca dans la rue : un tel comportement n’est-il pas celui des personnes manquant d’éducation ?
À Kigali, les populations ne rejettent pas leurs urines dans la rue, comme à Libreville, Brazzaville, Yaoundé et Kinshasa, Abidjan ou ailleurs.
Changeons nos mentalités ! Nous nous épargnerons des maladies en rendant nos ville dans un état de propreté !
Pour en revenir au cas de Kagali ;
Un policier à chaque carrefour
Le résultat : une « Suisse de l’Afrique » qui soutient mieux la comparaison que Lomé (Togo) ou Bukavu (République démocratique du Congo), deux autres villes affublées de ce surnom. Kigali se distingue par ses toits en pente, tuiles ou zinc, ses grosses horloges partout dans le centre-ville et son culte de la ponctualité. Les feux rouges, plus modernes qu’à Paris, égrènent les secondes d’attente avant de passer au vert. Mais nuance : les ronds-points, ici, ne sont pas seulement bordés de verdure – sans grilles autour comme à Goma, au Congo, pour empêcher les voleurs de faire feu de ce petit bois. À chaque grand carrefour se trouve au moins un policier, en tenue bleue avec gilet jaune fluorescent. Certains lieux sont même gardés par des militaires. Du coup, les forces de l’ordre paraissent omniprésentes…
Un taxi se fait contrôler sur l’une des artères de la ville. Très peu de mots sont échangés. C’est la routine. Pas question de remettre un billet au gendarme, qui ne demande rien d’ailleurs. À Abidjan, Lomé ou Johannesburg, on ne se serait pas gêné pour réclamer quelque chose pour « le transport », « les enfants » ou « les haricots ». Moins drôle, cependant : le chauffeur, d’accord pour emmener le client faire un tour de la ville, fait mine de ne pas comprendre qu’on veuille voir un grand marché avec des femmes, des carottes, des salades et des passants. Il prétend que c’est trop loin, alors que le marché couvert de Kimironko se tient tout près. Veut-il économiser de l’essence ? Ou plutôt éviter les ennuis, en facilitant dans un lieu public la tâche d’une journaliste étrangère ? Il ne répond pas. Mais insiste pour faire le tour des galeries marchandes de la colline du centre-ville.
La vitrine rutilante du nouveau Rwanda fait penser à un mini-Sandton, le quartier d’affaires de Johannesburg qui se vante d’être « le kilomètre le plus riche d’Afrique ». La tour en verre Kigali City Tower reflète le ciel. À l’intérieur, des restaurants dans un patio couvert, et le magasin de décoration Mister Price, qui propose les mêmes produits qu’en Afrique du Sud. Comme partout, le président Paul Kagamé veille, par photo interposée. Son portrait est accroché à l’entrée du supermarché Nakumatt, une chaîne kenyanne pourtant privée. Difficile d’aborder le quidam dans la rue pour obtenir le moindre renseignement. Un serveur dans un fast-food se carapate derrière son comptoir quand on lui demande où trouver le grand marché.
Quant au gardien de sécurité, planté devant la City Tower of Kigali avec son talkie-walkie et son arme, il demande l’autorisation de son leader, avant de laisser le visiteur profiter de la vue panoramique. La réponse tombe au bout de quelques minutes : « Pas possible aujourd’hui », pour cause d’umuganda. Autrement dit, de travail communautaire.
Travaux communautaires obligatoires pour tous
Eh oui, comme tous les derniers samedis du mois, les citoyens de plus de 16 ans sont censés participer aux travaux communautaires, de huit heures à midi. Sous peine d’amende de 5000 francs rwandais (8 dollars), en cas d’absence non justifiée. Les travaux sont organisés par le plus petit degré de l’administration, le village. Le terme désigne un ensemble de dix maisons, aussi bien dans les campagnes que dans les villes. Les uns débroussaillent, les autres nettoient des canalisations ou creusent des trous pour recueillir l’eau de pluie. Après les travaux, une réunion se tient entre les résidents du même quartier, pour parler des problèmes – et surtout, des solutions.
source: http://www.afrik53.com/Kigali-la-capitale-du-Rwanda-la-vi...
Source: http://www.latribune.fr/actualites/economie/international...l

25/04/2017

TRISTESSE: JOE OUAKAM EST DECEDE

Issa Samb alias Joe Ouakam n’est plus !

Issac-samb_credit_christa_holka-620-696x410.jpg

Issa Samb, plus connu sous le nom de Joe Ouakam, du nom de son quartier d’origine, n’est plus. Né le 31 décembre 1945 à Dakar (Ouakam), il fut un sculpteur, peintre, acteur, critique, auteur, poète, dramaturge et philosophe sénégalais. Il a été aussi une figure emblématique du mouvement Agit-Art, créé au début des années 1970 avec le réalisateur Djibril Diop Mambéty et un collectif d’artistes, d’écrivains et de cinéastes.
Il fut l’un des premiers à critiquer ouvertement l’idéologie de la Négritude promue par Senghor, dénonçait ainsi la tournure politique prise par les arts au Sénégal et, comme El Hadj Sy, soulignait la nécessité pour les artistes de créer des structures indépendantes, des associations, en se détachant de la ligne politique. À travers une œuvre plus sombre et inquiétante, il prend ses distances envers l’École de Dakar. La Galerie nationale d’art de Dakar lui a consacré une rétrospective en 2010.
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=N0Kv7IbiYRA

DRAME DANS UNE PIROGUE-TAXI

Chavirement d’une pirogue : 17 femmes meurent noyées, 41 blessés

9b7d37a349f6af0fe799853f32d93d5b0059611e.jpg

Au total 17 femmes ont perdu la vie dans le chavirement d’une pirogue survenu lundi soir à Bettenty, un village insulaire situé dans la commune de Toubacouta, département de Foundiougne, a appris l’APS de source autorisée.
Le chavirement de la pirogue qui transportait une soixantaine de personnes dont 51 femmes a provoqué la mort de 17 d’entre elles et 41 autres s’en sont sorties avec de légères blessures, a indiqué la source sécuritaire jointe au téléphone.
Parmi les blessées deux sont en état de grossesse et devront être évacuées à Missirah, poursuit-elle.
Les autres blessés ont été transportés au poste de santé de Bettenty alors que deux personnes sont portées disparues.Les recherches qui se sont poursuivies jusqu’à 20 heures ont été suspendues pour reprendre demain matin (mardi) à cause de obscurité, l’absence de moyens et le niveau élevé d’agitation de la mer, a indiqué l’agent assermenté.Il a ajouté que seuls deux hommes figuraient sur la liste des personnes embarquées dans la pirogue qui a chaviré aux alentours de 19 heures.
D’après les témoignages, les femmes victimes de cet accident provenaient d’une cueillette d’huîtres.
Aps/Seneweb.com

24/04/2017

VOTES DES FRAN9AIS AU SENEGAL

Voici les résultats des votes des Français du Sénégal aux élections présidentielles :

arton3596.jpg
Électeurs inscrits : 13.779
Votants : 5.465
Participation : 39,6%
Suffrages exprimés : 5.412

Emmanuel Macron : 29,85%
François Fillon : 26,94%
Jean-Luc Mélenchon : 22,80%
Benoit Hamon : 8,7%
Marine Le Pen : 7,3%
Nicolas Dupont-Aignan : 1,5%
François Asselineau : 0,1%
Philippe Poutou, Jean Lassalle, Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade sont sous la barre des 0,1% ».

DES YEUX POUR APPRENDRE

Des Yeux Pour Apprendre

IMG_0563.jpg
L'association a pour but de sensibiliser les écoles sénégalaises, enfants et corps enseignant, sur le "bien voir et la réussite scolaire".
De procéder au dépistage visuel, de déterminer les réfractions pour équiper les enfants de lunettes.
Les valeurs principales de "YPA" sont la solidarité, le bénévolat d'engagement personnel et l'amitié.
Des Yeux Pour Apprendre existe maintenant depuis deux ans.
Le point de départ: une visite à l'école de Niangal où un opticien s'est rendu compte que pas un seul enfant ne portait de lunettes...
Cet état de fait a conduit à la réflexion suivante: Soit les enfants sénégalais ont un régime alimentaire qui leur permet d'avoir une excellente vue... soit, qu'aucun examen n'est effectué auprès des jeunes, des élèves.
Très rapidement est donc créée l'association par le biais d'un petit groupe d'amis volontaires pour venir, à raison de quatre fois l'an, visiter les écoles de la Petite Côte sénégalaise.
Première année: dix écoles participent, demandent le dépistage.
Seconde année: grand tournant de l'association par le biais de deux rencontres capitales: le Docteur Cissé, ophtalmologue à Mbour et le Docteur Mor Diaw, directeur de "Santé & Nutrition" au ministère de l'éducation nationale.
Une nouvelle organisation se met dès lors en place:
Pré-dépistage par les enseignants référents, formés par YPA.
Examens réalisés par le Docteur Cissé dans les classes
Choix des montures dans les écoles
Montage des verres appropriés en France
Ajustage dans les écoles
En 2015, YPA a effectué 5000 dépistages.
En 2016 et début 2017: 6500, puis 7082, soit 13582 pré-dépistés!
Les besoins de YPA sont de pouvoir répondre aux besoins, aux demandes, d'être soutenu!
Soutiens moraux et bien évidemment financiers par le biais d'adhésions, de dons, de sponsoring, d'organisations évènementielles.
Les prochaines actions YPA sont, d'ici fin mai, le dépistage dans de nouvelles écoles; en juin, examens dans les classes. Du 23 au 27 octobre, choix des montures. Du 26 février au 9 mars 2018, livraison et ajustage des lunettes.
Dimanche 17 septembre 2017: compétition caritative de golf à Jumièges avec la présence de Ecloz, artiste de réputation internationale en street-art.
L'objectif par cette manifestation: ouvrir un local-atelier de montage "verres/montures" entre Mbour et Nianing pour plus d'efficacité encore.
CONTACTS:
mail: des.yeux.pour.apprendre@gmail.com
Facebook: https://web.facebook.com/assoypa/?_rdc=1&_rdr
site internet: http://ypa-asso.fr
Lien: http://la-lorgnette-du-margouillat.over-blog.com/2017/04/...

DAKAR EST TROP...

Dakar parmi les 5 villes les plus chères d’Afrique

IMAGE_20120720_18379053.jpg

The Economist Intelligence Unit, organe du très sérieux journal économique britannique, vient de publier son étude sur le coût de la vie dans les grandes villes du monde.
Cette enquête se base sur les prix de 160 biens et services dans 133 villes du monde. Elle est précieuse aux gestionnaires des ressources humaines qui peuvent ainsi avoir une idée concernant la rémunération des employés en poste à l’étranger.
Pour la quatrième année consécutive, Singapour occupe la toute première place du classement des villes les plus chères du monde. Viennent ensuite, et dans cet ordre, Hong Kong, Zurich, Tokyo, Osaka, Séoul, Genève, Paris, New York et Copenhague.
Notons que l’Asie compte 5 villes dans les 6 premières places et que la Suisse en compte deux parmi les 7 villes les plus chères de la planète.
Londres, Brexit oblige, qui a subi la dépréciation de la livre sterling, se retrouve 24ème ville ma plus chère alors qu’elle était positionnée en 6ème position.
Chez nous, en Afrique, Nairobi, la capitale du Kényane, occupe la toute première place en 75ème position à l’échelle de la planète.
Suivent, Le Caire, en Egypte, et Abidjan, en Côte d’Ivoire à égalité en seconde position de la ville la plus chère d’Afrique et en 99ème position au niveau mondial. On trouve ensuite Casablanca au Maroc, 107ème, puis Dakar au Sénégal, 108ème mondial, Johannesburg en Afrique du Sud, 116ème, Lusaka en Zambie, 122ème, Pretoria en Afrique du Sud, 123ème, Alger en Algérie, 127ème et Lagos au Nigeria, 132ème.
Dakar est donc, selon la très sérieuse étude, la 5ème ville la plus chère d’Afrique et 108ème à l’échelon mondial.
lepetitjournaldedakar.com

23/04/2017

2 ANS QUE LE PORT DE FOUNDIOUGNE ATTEND...

Inauguré depuis près de deux ans par Macky : le port de Foundiougne-Ndakhonga toujours pas fonctionnel

port-de-Foudiougne-630x300.jpg

Le très inquiétant retard dans le démarrage des activités du port de Foundiougne-Ndakhonga commence à agacer.
Inauguré depuis près de deux ans par le président Macky Sall, l’ouvrage risque la détérioration avant son exploitation. Et pendant ce temps, le remboursement de l’argent de sa construction n’attend pas.
Macky Sall singe Abdoulaye Wade. Comme l’ancien chef de l’Etat qui avait atterri à l’aéroport inachevé de Diass contre vents et marrées, il a inauguré une infrastructure portuaire loin d’être achevée. En effet, près de deux ans après son inauguration en grande pompe, en Juillet 2015, le port de Ndakhonga (Foundiougne) n’est toujours pas fonctionnel. Les grandes déclarations faites le jour de son inauguration n’ont servi à rien. Les populations attendent jusqu’ici pour bénéficier de toutes les retombées qu’on leur avait vendues. Que nenni. Alors que ce port était censé faciliter l’exploitation optimale du potentiel de la région naturelle du Sine Saloum, notamment la production du sel. Il devait également relancer le tourisme dans la zone.
Las d’attendre en vain le démarrage effectif des activités du port de Foundiougne-Ndakhonga, les jeunes de Fatick ont manifesté leur courroux la semaine dernière. «Nous demandons l’ouverture dans les plus brefs délais du port de Foundiougne-Ndakhonga, une des plus importantes infrastructures dans la zone en mesure de résorber le chômage des jeunes de la région», confiait à l’Aps le président du Conseil régional de la jeunesse, Cheikh Faye. Qui signalait que des jeunes avaient été formés dans des métiers portuaires par l’Office national de formation professionnelle (Onfp), mais depuis, rien au point que beaucoup de ces jeunes en sont arrivés à douter de la véracité de ce projet.
Abondant dans le même sens, le responsable des jeunes de l’Alliance pour la république (Apr) du département de Foundiougne, Mamadou Ndoura Faye, avait étalé toute sa «déception» de constater le retard noté dans le démarrage des activités du port. «Nous avions confiance en ce projet, mais maintenant la jeunesse de Fatick, plus particulièrement de Foundiougne, est habitée par le doute et le désespoir après autant de retard et une absence totale d’informations sur les raisons. On nous servait comme explication qu’il fallait la formation des jeunes aux métiers portuaires. Mais depuis lors, des jeunes ont été formés, et malgré tout, le port est à l’arrêt», a-t-il ajouté.
Macky Sall qui, dans le cadre de sa tournée économique dans la région de Fatick, avait procédé, le jeudi 23 juillet 2015, à l’inauguration de ce port et au lancement officiel des travaux de dragage du bras de mer Saloum, doit certainement être rouge de colère. En effet, dans ses déclarations, lors de l’inauguration, il soutenait que ces deux projets maritimes témoignent de la mise en œuvre d’une vision, à la fois intégrée et décentralisée du développement économique et social de l’ensemble du Sénégal.
Versant à souhait dans le symbolisme, il persistait à dire que ces deux projets représentent un tournant historique dans la réconciliation de notre peuple avec sa culture. Surtout, disait-il, qu’il y a cinq mois, le 19 février 2015, la Casamance accueillait les sœurs jumelles retrouvées, «Aguene, la Diola» et «Diambogne, la Sérère» pour installer durablement la région Sud de notre pays sur les rampes de l’émergence économique et sociale, grâce au désenclavement de la région naturelle de la Casamance.
Si on en est aujourd’hui à cette situation, c’est à cause notamment des difficultés pour les navires d’accoster dans ce port. Ce, parce que le dragage du fleuve ne le permet pas en termes de profondeur. Depuis deux ans, l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam) a tenté de rectifier mais toujours rien. En octobre 2016, un appel d’offres pour le dragage a été lancé et huit entreprises avaient acheté le dossier dont le dépouillement était prévu en novembre 2016. «L’autorité avait insisté sur la profondeur et non sur le volume de boue. Mais toujours rien», confie une source dans cette agence.
Les errances dans l’achèvement de ce port de Foundiougne-Ndakhonga sont l’image de nombreux chantiers des services de Oumar Guèye, ministre de la Pêche et de l’Economie maritime. Les «jumelles» de Macky Sall, «Aguene» et «Diambogne», ont connu des défaillances techniques qui ont précipité leur retrait pour les envoyer en révision en Corée l’année dernière. Ce qui avait créé un grand tollé à cause de la psychose du bateau «Le Joola» qui a chaviré en 2002 aux larges de la Gambie.
Ce port de Foundiougne-Ndakhonga est dernière composante de la première phase du Projet d’Infrastructures et d’Equipements maritimes (Miep.1). Cet important projet a été financé avec le concours de la Coopération coréenne, à travers le Fonds de coopération pour le développement économique (Edcf), à hauteur de 61 millions de dollars Us, dont 12,2 millions de contrepartie sur le budget national sénégalais.

Seyni DIOP/Walf Quotidien

DEPENSES A RUFISQUE...

Projet immobilier « Carré d’or » : 40 milliards de FCfa pour construire 4 tours à Rufisque

RUFISQUE_4.jpg

Les deux collectivités locales de Rufisque ville et la commune de Rufisque-Est ont initié le projet « Carré d’or » qui ambitionne de construire, au cœur de la ville, quatre tours, un marché, des résidences et un centre commercial. Le coût total du projet est évalué à plus de 40 milliards de FCfa.
C’est un ambitieux projet que la ville de Rufisque et la commune de Rufisque-Est s’apprêtent à lancer dans la « vieille » ville. Il s’agit d’ériger sur le site du marché central quatre tours de 20 étages chacun, un centre commercial de 184 commerces, des résidences et un marché flambant neuf d’une capacité de 1.200 places. Ce projet intitulé « Carré d’or » a été proposé et approuvé par les conseils municipaux respectifs. Il est aujourd’hui en bonne voie, d’autant plus que, selon le maire de la commune de Rufisque-Est, Boubacar Albé Ndoye, il y a eu déjà l’approbation du président de la République ainsi que du ministre de l’habitat, Diène Farba Sarr. Pour lui, le « Carré d’or » va donner à Rufisque toute sa centralité face aux pôles de Diamniadio, du Lac Rose et de l’aéroport international Blaise Diagne qui l’entourent. « Devant tous ces projets de l’Etat, nous ne voulons pas que Rufisque soit le dortoir de ces nouvelles cités, mais nous souhaitons que nos petits-fils puissent grandir et trouver une ville moderne avec ses tours et ses jolis monuments », a argué Boubacar Albé Ndoye.
Le conseiller du maire de la ville de Rufisque, Amadou Sène Niang, rassure que ce projet sera « un mariage » entre l’ancien et le nouveau Rufisque et toutes les spécificités de Rufisque seront sauvegardées.
Salif Dramé, l’administrateur de Immosen, l’entreprise immobilière en charge du projet, précise que celui-ci ne peut « aucunement » constituer une menace pour le patrimoine de Rufisque, d’autant plus que la construction se fera avec les pierres de Rufisque et l’architecture va s’inspirer du monde de la pêche et de l’artisanat local.
Cette même entreprise, associée à des partenaires chinois, a déjà donné des garanties sur le financement du projet qui s’élève à un peu plus de 40 milliards de FCfa.
Cette entreprise s’est aussi engagée à réhabiliter, dans le cadre de ce projet, la grande mosquée de Keury Souf, la place Gabard, l’église Sainte Agnès et le poste de santé. Quant aux deux collectivités locales (ville et commune de l’Est), elles ont déjà fourni des assiettes foncières jusqu’à 3,7 hectares pour y construire le projet.
Maguette NDONG - Le Soleil

22/04/2017

L'EXPORT PROGRESSE

Importations : Réduction de 71,5 milliards de FCfa du déficit commercial en février

0f5f2b06ad0302196a9cdb988547b044_XL.jpg

Le déficit commercial s’est réduit de 71,5 milliards de FCfa au mois de février 2017, s’établissant à 44,9 milliards de FCfa contre 116,4 milliards de FCfa au mois de janvier 2017, selon le Point mensuel de conjoncture de mars 2017, publié par la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).
Au mois de février 2017, le déficit commercial s’est réduit de 71,5 milliards de FCfa s’établissant à 44,9 milliards de FCfa contre 116,4 milliards de FCfa au mois de janvier 2017, selon le Point mensuel de conjoncture de mars 2017. Cette réduction du déficit commercial est due à la hausse des exportations (+18,3 milliards de FCfa) conjuguée à une baisse des importations de biens (-60,5 milliards de FCfa), en variation mensuelle. Par conséquent, le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 67,0 % contre 46,0 % un mois auparavant, soit une hausse de 21 points de pourcentage.
Les exportations de biens sont évaluées à 144,7 milliards de FCfa au mois de février 2017 contre 126,4 milliards de FCfa le mois précédent, soit une hausse de 14,4 % (+18,3 milliards de FCfa). Cette performance est principalement imputable à l’or brut (+8,4 milliards de FCfa) et, dans une moindre mesure, aux engrais minéraux et chimiques (+0,9 milliard de FCfa). La hausse des exportations de biens, en variation mensuelle, a été, toutefois, amoindrie par la baisse des ventes à l’étranger de produits alimentaires (-6,6 milliards de FCfa) notamment halieutiques (-5,3 milliards de FCfa) et arachidiers (-0,9 milliard de FCfa).
Sur un an, les exportations de biens ont affiché une hausse de 8,1 % (+10,9 milliards de FCfa), en février 2017, portées par le ciment (+4,8 milliards de FCfa), l’or brut (+3,5 milliards de FCfa) et les engrais minéraux et chimiques (+2,5 milliards de FCfa). En revanche, des replis respectifs des ventes à l’étranger d’acide phosphorique (-11,4 milliards de FCfa), de produits alimentaires (-7,4 milliards de FCfa) et de produits pétroliers (-4,3 milliards de FCfa) sont observés sur la période. Concernant les produits alimentaires, la baisse des exportations enregistrée, en glissement annuel, est essentiellement due aux produits arachidiers (-7,8 milliards de FCfa), les ventes à l’étranger de légumes frais ayant, pour leur part, progressé de 1,0 milliard de FCfa.
Sur le premier bimestre de 2017, les exportations de biens se sont confortées de 23,1 milliards de FCfa comparativement à la même période un an auparavant, en rapport principalement avec le ciment (+10,1 milliards de FCfa), l’or brut (+4,4 milliards de FCfa) et les engrais minéraux et chimiques (2,0 milliards de FCfa). A l’inverse, les exportations de produits alimentaires, d’acide phosphorique et de produits pétroliers se sont repliées respectivement de 14,3 milliards de FCfa, 13,9 milliards de FCfa et 1,5 milliard de FCfa sur la période.
Le Mali, principale destination des exportations du Sénégal
S’agissant des exportations du Sénégal vers l’Uemoa, elles sont estimées à 33,3 milliards de FCfa au mois de février 2017 contre 32,4 milliards de FCfa le mois précédent, soit une hausse de 2,9 % (+0,9 milliard de FCfa). Elles ont représenté 23,0 % de la valeur totale des exportations de marchandises en février 2017 contre 25,6 % un mois auparavant, soit un recul de 2,6 points de pourcentage. La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 46,6 % à 54,9 % sur la période, progressant de 8,3 points de pourcentage. Le ciment reste le principal produit exporté vers le Mali avec une part évaluée à 44,5 % en février 2017 contre 53,8 % un mois auparavant.
Baisse de 1,3 milliard de FCfa des achats de riz
En cumul sur le premier bimestre 2017, les importations de biens se sont renforcées de 49,4 milliards de FCfa relativement à la même période de 2016, pour s’établir à 491,5 milliards de FCfa, tirées notamment par les « machines, appareils et moteurs » (+13,3 milliards de FCfa), les produits pétroliers (+10,9 milliards de FCfa), les produits alimentaires (+5,4 milliards de FCfa) et les «véhicules, matériels de transport et pièces détachées » (+3,6 milliards de FCfa). Pour ce qui est des produits alimentaires, les achats à l’étranger de riz se sont repliés de 1,3 milliard de FCfa sur la période.
S’agissant des importations de biens en provenance des pays de l’Uemoa, elles se sont évaluées à 6,1 milliards de FCfa en février 2017 contre 7,0 milliards de FCfa le mois précédent, soit un repli de 0,9 milliard de FCfa. Elles ont représenté 2,8 % de la valeur totale des importations de biens au mois de février 2017 contre 2,6 % un mois auparavant. La Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone avec une part évaluée à 57,7 % en février 2017 contre 61,8 % le mois précédent, soit un repli de 4,1 points de pourcentage. Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les matières plastiques et artificielles, les « fruits et légumes comestibles » et les « bois et ouvrages » avec des parts respectives de 16,5 %, 10,9 % et 10,0 %.
Les importations de biens en baisse de 60,5 milliards de FCfa
Concernant les importations de biens, elles ont connu une baisse de 60,5 milliards de FCfa, en variation mensuelle, pour se situer à 215,5 milliards de FCfa en février 2017. Cette évolution est essentiellement imputable aux produits pétroliers (-31,9 milliards de FCfa), aux « machines, appareils et moteurs» (-21,4 milliards de FCfa) et aux produits pharmaceutiques (-1,7 milliard de FCfa). Pour les importations de produits pétroliers, la baisse observée est notamment attribuable aux huiles brutes de pétrole (-34,0 milliards de FCfa). En revanche, les produits alimentaires ont été davantage achetés de l’étranger (+3,6 milliards de FCfa) notamment les «huiles, graisses animales et végétales » (+2,4 milliards de FCfa ) et le riz (+1,4 milliard de FCfa).
En glissement annuel, les importations de biens ont reculé de 3,8 % (-8,6 milliards de FCfa) au mois de février 2017, en liaison notamment avec les produits pétroliers (-20,6 milliards de FCfa) et les « machines, appareils et moteurs» (-2,0 milliards de FCfa). Concernant les produits pétroliers, la contraction des importations est particulièrement attribuable aux huiles brutes de pétrole (-28,4 milliards de FCfa). Elle a été, cependant, atténuée par la progression des achats de pétrole raffiné (+7,9 milliards de FCfa). Par ailleurs, une hausse de 7,5 milliards de FCfa des importations de produits alimentaires est notée et elle est liée au « froment et méteil » (+2,7 milliards de FCfa), aux « huiles, graisses animales et végétales» (+2,5 milliards de FCfa), au riz (+2,0 milliards de FCfa) et aux «fruits et légumes comestibles » (+1,6 milliard de FCFa). Les importations de maïs ont, pour leur part, baissé d’un milliard de FCfa sur la période.
Mamadou SY/lesoleil.sn

LA PRESIDENCE FRANCAISE VUE DU SENEGAL

Présidentielle française : ce qu'on en dit au Sénégal

images.jpg

"Un changement de pouvoir là-bas impacte le pouvoir ici". Voilà qui donne le ton des commentaires sur le scrutin présidentiel au pays de la Téranga.
Dakar. Pointe des Almadies. A quelques mètres de la plage. Dans ce quartier plutôt huppé, des hommes d'affaires et fonctionnaires croisent quelques touristes français et nombre d'expatriés. Aux terrasses des cafés, les conversations tournent autour du quotidien, du dernier match de football ou de la politique, véritable passion nationale. Et à quelques jours de la prochaine élection présidentielle française, tous les regards se tournent vers Paris. Ainsi que nous l'explique Mame-Fatou, 28 ans, chargée de communication dans un grand groupe. « Je suis une passionnée de politique, et je pense suivre les élections françaises bien plus que la plupart des gens, voire que la plupart des Français. D'abord, il y a un climat de peur internationale, avec en plus une montée des extrémistes. C'est donc une élection passionnante : l'enjeu y est crucial, les candidats sont vraiment atypiques, et l'électorat très indécis. »
"Forcément, le Sénégal est concerné"
Et Mame-Fatou est loin d'être seule à s'enflammer pour le scrutin français. « Je suis de très près les élections françaises, et particulièrement les débats télévisés. Car, forcément le Sénégal est concerné : un changement de pouvoir là-bas impacte le pouvoir ici. Pour autant, je ne m'intéresse pas aux détails aux programmes des différents candidats, car c'est aux Français de choisir ! », rappelle Babacar F., 40 ans, médecin et conseiller technique au ministère de la Santé. Ceci étant, sans faire preuve d'ingérence, notre praticien s'autorise un avertissement : « Mais, attention, car le président que vous choisirez sera obligé d'être confronté à la realpolitik et donc de travailler avec tous les autres pays. C'est pour cela que ma préférence irait plutôt vers Fillon - car son expérience et son charisme dans un contexte très houleux permettrait de faire entendre la voix de la France – ou à défaut le jeune Macron qui donnerait la parole à une nouvelle génération. »
Deux candidats qui semblent avoir la faveur des Sénégalais. Pour différentes raisons. "Si j'étais français, je voterais Fillon", lance Albarca B, 32 ans, enseignant à l'Institut Français (ex-CCF). C'est un homme courageux, malgré les affaires qui l'ont déstabilisé. Il a montré ainsi qu'il sait se tenir debout dans les situations difficiles, et c'est assez séduisant par les temps qui courent… », poursuit-il. "Mon favori : c'est Macron. Il a fait une belle prouesse en fédérant de grosses pointures en très peu de temps. De plus, même si mon cœur est un peu plus à gauche, je pense qu'il est le favori pour battre Le Pen au second tour. Enfin, j'ai entendu ses déclarations sur la décolonisation, c'est bien !", note Mame-Fatou. Tout en émettant certaines réserves. « Mais pourra-il traduire ses déclarations en acte une fois élu ? Comme en s'engageant sur des dédommagements ? Voilà ce qu'ici nous attendons", ajoute-t-elle.
« L'avenir de l'Afrique ne se joue pas à Paris ! »
Des attentes, mais peu d'illusion, car pour cette dernière, « l'avenir de l'Afrique ne se joue pas à Paris ! ». Et de s'expliquer : « Avec Hollande, on a senti que le discours s'est amélioré et qu'il était plus respectueux… Après il ne faut pas se leurrer, un président français ne va pas changer le quotidien des Sénégalais ». Allusion aux propos, tenus à Dakar, par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, qui assurait que « l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire ». Des propos qui avaient alors consterné les Sénégalais, comme les autres populations africaines. Hollande, au début de son quinquennat, également en visite au pays de la Téranga, lui, avait salué la démocratie sénégalaise. Avant d'annoncer « le temps de la Françafrique est révolu ! » Une promesse de rupture tenue ?
"J'avoue qu'avec Hollande, j'ai senti beaucoup plus de respect pour le Sénégal, plus de considération pour l'Afrique aussi. Il disait dans ses discours, avec une vraie sincérité, que le Sénégal est l'égal de la France… tout le contraire de Sarkozy qui se comportait comme un donneur de leçon !", observe Babacar. C'est aussi pour Hollande un bilan positif d'un point de vue international, surtout pour la sous-région et le Mali, car il a su donner son soutien plutôt à des pays démocratiques et n'a pas hésité à être franc avec le président de la RD Congo. » Un avis loin d'être partagé par Albarca. « Pour moi, les relations entre la France et le Sénégal n'ont pas vraiment évolué sous Hollande, dont le discours était au final de simple façade. Pour être honnête, Je préférais même Sarkozy ! Au moins il était plus clair en défendant ouvertement une immigration choisie, et plus actif à l'international, c'est-à-dire d'un point de vue militaire ».
« Il est temps que la France traite du F CFA »
Pour Tonton Massaer, 66 ans, c'est plutôt du « ni-ni ». Cet administrateur de société, dont le cœur penche plutôt à droite mais qui, cette fois, dit apprécier Mélenchon, dont le slogan « la France insoumise », proche de la devise sénégalaise « conquis mais non soumis », lui rappelle l'esprit des Lumières, estime que l'enjeu est ailleurs. « Pour ce qui nous concerne, et donc par rapport à l'Afrique, je crois qu'il est temps que la France traite du Franc CFA, car je crains, comme beaucoup d'entre nous, pour notre indépendance… Cela m'inquiète… et puis la France a perdu du terrain ici par rapport à l'Asie, alors elle doit trouver les bons arguments pour remonter la pente ». Au risque de voir les relations entre le Sénégal et la France, plus largement entre l'Afrique et l'ancienne métropole, aujourd'hui coincé dans un « je t'aime… moi non plus », glisser vers un désamour plus tranché.
Aurélien Buraud (avec ANA)/Lepointafrique

20/04/2017

PORTRAIT

Birane, couturier au Sénégal – 340 euros par mois

whatsapp-image-2017-04-14-at-172417-592x296-1492603490.jpeg

C’est dans le monde de la couture sénégalaise que la série l’argent des Africains vous plonge cette semaine. À 30 ans, Birane est couturier à Dakar. En cumulant tous ses revenus, il parvient à toucher chaque mois 340 euros (150 000 francs CFA).
Birane est un spécialiste du boubou, la tenue traditionnelle sénégalaise que les hommes arborent surtout le vendredi, jour de la prière. Comme 95% de ses compatriotes, il est musulman, alors lors de notre premier appel, il prévient : « Je dois aller prier à 14 heures ». Chaque matin, le réveil sonne à 5 heures 45, et ce n’est qu’une fois qu’il a fait sa prière qu’il prend le chemin du travail.
Transports : 27 euros
Religion mise à part, c’est derrière sa machine à coudre – écouteurs vissés dans les oreilles – qu’il passe ses journées, de huit heures le matin à 18 heures 30. L’atelier où il travaille depuis août 2014, Sam Couture, compte dix-sept employés. Chaque jour il doit compter une heure de transport pour se rendre au travail, à Dieupeul, dans le centre, depuis son domicile, qui lui se situe dans la banlieue dakaroise. « Parfois il faut une heure et demi le soir, à cause de la circulation », explique-t-il. Il habite à Keur Mbaye Fall, juste avant la ville de Rufisque, qui marque la fin de l’étendue urbaine de la capitale sénégalaise. Le bus lui coûte 700 F CFA chaque jour, soit l’équivalent d’un euro environ.
Soutien à la famille : 38 euros
Son foyer représente le plus gros de ses dépenses. Birane vit avec sa mère, son grand-frère, sa belle-sœur et son petit-frère. Le loyer s’élève à 122 euros, auxquels il faut ajouter l’eau et l’électricité (66 euros). Birane prend très à cœur d’aider sa famille à vivre : il verse à sa mère environ 38 euros par mois pour qu’elle s’occupe de faire les courses et qu’elle « achète des légumes, de l’huile et tout », détaille-t-il.
Si tu arrêtes les études, il faut directement faire quelque chose
C’est justement pour sa famille qu’il est revenu de Mbour. Bien qu’originaire de Dakar, il a été à l’école pendant trois ans dans cette localité de la Petite-Côte située à 70 kilomètres de la capitale. Après son retour au domicile familial, il finit ses études, mais à 18 ans pas question de se lancer dans le supérieur ! Il part travailler « pour faire vivre sa famille », explique-t-il.
Il ne se souvient pas avoir eu des ambitions particulières lorsqu’il a commencé la couture en 2004. Simplement, l’inactivité n’était pas une option. « Si tu arrêtes les études, il faut directement faire quelque chose », assure-t-il. Alors il marche dans les pas de son grand-frère, qui possède un atelier de couture, en se formant avec les apprentis. En 2012 il commence à travailler pour Sénégal Broderie avant de rejoindre Sam Couture en août 2014 après un différend avec son premier patron.
Épargne : 25 euros selon les mois
L’expression « tu te débrouilles » revient fréquemment dans la bouche de Birane quant-il parle de son quotidien. Un mantra incontournable pour beaucoup de Sénégalais, passés maîtres dans l’art de multiplier les revenus, entre emplois formels et informels. Ainsi, les soirs après le travail et le dimanche lorsqu’il n’est pas à l’atelier, il continue de confectionner des vêtements. Ce revenu complémentaire, très fluctuant, peut varier de 76 à 114 euros chaque mois.
Ce petit apport permet à Birane de mettre de l’argent de côté certains mois, lorsqu’il n’y a pas d’imprévu. Il aime son travail et envisage de rester dans le secteur mais il souhaiterait fonder sa propre maison de couture et embaucher des gens. Il a acquis le savoir-faire, maintenant « il faut juste de l’argent », détaille-t-il. Il veut monter une affaire au Sénégal et déjà il prévient, non sans humour : « Si je deviens chef d’entreprise, cette interview vaudra beaucoup ! »
l'article original: http://www.jeuneafrique.com/430503/societe/largent-africains-birane-couturier-senegal-340-euros-mois/
Baptiste Madinier/jeuneafrique.com

TOUR CYCLISTE DU SENEGAL

Une dizaine d’équipes attendues au tour cycliste international du Sénégal 2017

Cyclisme02-une.jpg

Une dizaine d’équipes venant de plusieurs pays d’Afrique et d’Europe sont attendues au 16e Tour cycliste international du Sénégal (22-29 avril), a-t-on appris auprès des organisateurs.
Six étapes en ligne et deux circuits fermés sont au programme de cette compétition, précisent-ils dans un communiqué transmis mardi à l’APS.
De Dakar à Saint-Louis, en passant par Thiès et Kaolack, le 16e Tour cycliste international du Sénégal va se courir sur un total de 1082 km.
Voici la liste des équipes participantes :
Sénégal A, Sénégal B, Maroc, Mali, Gambie, Burkina Faso, République démocratique du Congo, Sovac (Algérie), Club de la défense (France), Chartrain (France), Embrace The Workad (Allemagne), Chils Bike (Angleterre), Team vélo+Basse-Terre (Guad"loupe), Natura Blue (Belgique), Global Cycling Team(Hollande).
Première étape, samedi 22 avril : Dakar-Niayes-Thiès (144km)
Deuxième étape, dimanche 23 avril : Thiès-Saint-Louis (182,5 km)
Troisième étape, lundi 24 avril : Saint-Louis-Pire (150 km)
Quatrième étape, mardi 25 avril : Circuit fermé de Thiès (88 km)
Cinquième étape, mercredi 26 avril : Thiénaba-Kaolack (134 km)
Sixième étape, jeudi 27 avril : Kaolack-Joal (142,5 km)
Septième étape, vendredi 28 avril : Somone-Plateau de Diass-Ngaparou (150 km)
Huitième étape, samedi 29 avril : Circuit fermé de la Corniche Ouest de Dakar (91 km)
APS

19/04/2017

LE SENEGAL PASSE DE Ba3 A B1

Moody’s relève la note du Sénégal

visa_dataviz-592x296.jpg

L'agence de notation américaine vient de relever la note du Sénégal, selon un communiqué, la faisant ainsi passer de Ba3 à B1.
Moody’s a par ailleurs fait passer la perspective de l’économie ouest-africaine de « stable » à « positive ». Raisons avancées par l’agence pour justifier sa décision : la croissance élevée du pays, tirée vers le haut par les investissements publics, mais aussi les efforts du gouvernement sénégalais pour consolider sa fiscalité.
Au Sénégal, le taux de croissance se situe en effet désormais à 6% en moyenne depuis 2014, soit un doublement par rapport à la période 2011-2013, où il n’était que de 3%. Une bonne santé économique due en grande partie à la politique volontariste du gouvernement dans les secteurs des infrastructures, du transport et de l’agriculture, note Moody’s.
Ce dernier secteur, qui emploie 46% de la main-d’oeuvre du pays, « a grandement contribué à la bonne santé économique du pays mais aussi à réduire la part de l’alimentaire dans la balance commerciale du pays, en abaissant les importations de produits alimentaires à 21% entre 2013 et 2015 ». Les exportations de ces produits ont bondi de 37% sur la même période.
Divergence sur la croissance
Moody’s table désormais sur une croissance à moyen terme fixée à 6,5%, dans la foulée du Plan Sénégal émergent (PSE), cette batterie de mesures annoncées par le président Macky Sall et qui comprend entre autres le développement du tourisme ou l’auto-suffisance en riz.
Le PSE prévoit aussi la construction de l’aéroport international Blaise-Diagne de Dakar, dont le lancement, plusieurs fois repoussé depuis 2012, est finalement annoncé pour la fin de l’année 2017. Ces prévisions de croissance de Moody’s restent cependant légèrement en dessous de celles prévues dans le cadre du PSE, que le gouvernement sénégalais fixe à 7 ou 8% sur la période qui court jusqu’en 2020.
La faute à la faiblesse des investissements privés selon Moody’s. Si le climat des affaires s’est amélioré − comme en témoigne le classement Doing Business de la Banque mondiale, qui plaçait le Sénégal dans son « top 10 » sur ce sujet en 2015 et 2016 − « la compétitivité économique du Sénégal reste faible et les investissements directs à l’étranger (IDE) se sont limités à 2% du PIB en moyenne chaque année », regrette l’agence.
Julien Vallet/Jeuneafrique.com

ELECTRICITE AU SENEGAL

Electrification: Le Sénégal classé 8e sur 24 pays africains

12318892-19496363.jpg

Le Sénégal est classé au 8e rang sur 24 pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification, selon le rapport 2017 "Global Energy Architecture Performance" du Forum économique mondial, a appris l’APS, mardi.
"Il n’est pas à 100% mais le Sénégal est classé au 8e rang sur 24 pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification", indique le ministère de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables dans un communiqué.

Le document précise que l’indice mondial de la performance de l’architecture énergétique "Global Energy Architecture Performance Index Report 2017" a été publié le 22 mars dernier par le Forum économique mondial (WEF) et le cabinet de conseil en stratégie, Accenture Strategy.
La même source indique que "dans le classement, cinq pays africains arrivent ex-æquo en tête des pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification".
"Ces cinq pays situés en Afrique du Nord (Algérie, Egypte, Libye, Maroc et Tunisie) font partie des 69 pays sur les 127 étudiés, où le taux d’électrification a atteint 100%", renseigne le communiqué.
Le texte signale que l’Afrique du Sud (99-e rang à l’échelle mondiale) arrive juste derrière ces cinq pays, avec un taux d’électrification de 85,40%.
Viennent ensuite le Ghana (taux d’électrification de 64,06%), le Sénégal (56,50%), la Côte d’Ivoire (55,80%) et le Nigéria (55,60%), ajoute-t-il.
"L’Ethiopie, le Kenya, la Zambie, le Mozambique et la Tanzanie arrivent en bas du tableau, aussi bien à l’échelle africaine qu’au plan mondial, avec des taux d’électrification inférieurs à 27%", mentionne-t-il.
Voici le classement complet des 24 pays africains sur les 127 étudiés :
1 - Algérie (100%)
2 - Egypte (100%)
3 - Libye (100%)
4 - Maroc (100%)
5 - Tunisie (100%)
6 - Afrique du Sud (85,40%)
7 - Ghana (64,06%)
8 - Sénégal (56,50%)
9 - Côte d’Ivoire (55,80%)
10 - Nigéria (55,60%)
11 - Cameroun (53,70%)
12 - Botswana (53,24%)
13 - Namibie (47,26%)
14 - Congo (41,60%)
15 - Zimbabwe (40,46%)
16 - Bénin (38,40%)
17 - Erythrée (36,08%)
18 - Soudan (32,56%)
19 - Togo (31,46%)
20 - Ethiopie (26,46%)
21 - Kenya (23,00%)
22 - Zambie (22,06%)
23 - Mozambique (20,20%)
24 - Tanzanie (15,30%)
aps.sn/Leral.net

UN EUROBOND A EMETTRE FIN AVRIL

Le Sénégal émettra un Eurobond avant la fin du mois d'avril, pour financer ses projets d'infrastructures

e077736f289c2ef3244a196f83f469b9_L.jpg

Le ministre sénégalais des finances, Amadou Ba (photo), a indiqué à la presse en marge du sommet des ministres de l'économie et des finances de la zone Franc qui s'est déroulé le 14 avril 2017 à Abidjan, que son pays prévoyait d'émettre un nouvel Eurobond avant la fin du mois d'avril courant.
« Je pense que le moment et venu pour nous de retourner sur le marché, nous le ferons dans les toutes prochaines semaines et ce sera un Eurobond », a déclaré monsieur Ba, selon des propos rapportés par Reuters. Le montant qui est sollicité par cette initiative n'a pas été précisé.
Dans la loi des finances de l'exercice fiscal 2017, le gouvernement sénégalais annonce ce recours aux marchés internationaux qui, combiné à d'autres programmes, lui permettra de mobiliser 629 milliards de FCFA. D'un point de vue stratégique, le pays souhaite surtout bénéficier du bon sentiment des investisseurs internationaux pour ses titres publics.
Les deux précédents Eurobonds émis par le Sénégal en 2011 et 2014 à des taux respectifs de 8,75% et 6,25%, affichent actuellement des rendements de 4,9% et 5,9% pour les investisseurs qui les achètent aujourd'hui sur le marché secondaire.
Si le même taux est servi pour le projet d'Eurobond, cela permettra au Sénégal de réaliser deux objectifs majeurs, à savoir, mobiliser des ressources en devises et donc soutenir sa position extérieure, et emprunter à des taux proches de ceux qui lui sont servis sur le marché des capitaux de l'Union Monétaire Ouest-Africaine depuis 2016 (environ 5,5%).
Par ailleurs, le gouvernement, en défendant sa loi de finances, avait émis l'idée selon laquelle aller sur les marchés internationaux, lui permettait de limiter les effets d'éviction du secteur privé sénégalais au crédit bancaire. L'argent mobilisé au terme de cette opération devrait permettre de financer ses projets d'infrastructures en relation avec le secteur productif.
afriqueexpansion.com

16/04/2017

COULEURS ARTS SALY EVENTS

LANCEMENT DE L’ASSOCIATION COULEURS ARTS SALY EVENTS

russel-bidounga-marche_-aux-canaris-2.jpg

Un concept dénommé « Couleurs Arts Saly Events » a été lancé samedi dernier à Saly. Il s’agit d’une association culturelle qui regroupe des artistes de différents domaines de compétences. A cette occasion, une soirée de ballet traditionnel a été organisée.
Les membres de cette nouvelle association veulent promouvoir et vivre de leur art. cette nouvelle entité est mise sur pied dans le souci de sortir les artistes de Saly de la précarité. Celle-ci va œuvrer à la promotion de leur art pour le faire vivre, mais aussi pour en vivre. Ainsi, il s’agira de faire de leur art une source de création d’activités génératrices de revenus. Selon, la chanteuse Fatou Diaby de son nom d’artiste FaColy, l’association prend en compte les volets: économique, social, culturel et humanitaire. Entre autres objectifs,Elle a l’intention de participer à la promotion de la politique culturelle, de développer le dialogue des arts et culture, d’innover dans la promotion des arts et des artistes, de mettre en exergue la qualité des sites touristiques de Saly, mais aussi d’aider les artistes à sortir de la précarité. En effet, les artistes donnent le meilleur d’eux-mêmes pour satisfaire le public. Mais en retour, les conditions d’exercice de leur art ne sont pas toujours faciles. Pis, ils n’en profitent pas. Dans la vie courante, relèvent les artistes, « beaucoup d’entre eux peinent à satisfaire leurs besoins ». D’après la chanteuse, l’association est née d’un constat. « Les artistes vivent dans beaucoup de difficultés. Il y a quelques semaines, nous avons perdu un artiste et nous étions obligés de faire une quête pour les besoins de la cérémonie mortuaire. Des situations désolantes pour tout être humain. Certains artistes quand ils tombent malades; ils sont obligés de demander de l’aide ». Ainsi, cette association sera une « plateforme d’actions pour faire vivre notre art et également apporter une meilleure visibilité du travail des artistes qui la composent.
Khady Ndoye/petitecotesn.com