08/02/2017

LA DETTE DU SENEGAL

Record absolu : La dette du Sénégal dépasse les 5 000 milliards de francs

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La dette du Sénégal s’est très rapidement reconstituée en dix ans après les annulations des initiatives Pays pauvre très endetté (Ppte) et d’allégement de la dette multilatérale (Iadm) de 2006.
Alors que Wade avait laissé un encours de 3076 milliards de francs Cfa, son successeur en est déjà à 5 100 milliards.
Niveau alarmant de l’endettement public. L’encours de la dette publique du Sénégal a, selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, atteint 5 100 milliards de francs. Ce qui correspond à un peu plus de 60 % de son Produit intérieur brut (Pib) là où l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) plafonne l’endettement des pays membres à 70 % de leur Pib.
Si pour le gouvernement, ce niveau d’endettement est révélateur de la confiance des partenaires financiers du Sénégal, des économistes, préoccupés par la viabilité de la dette et la soutenabilité des finances publiques, le trouve alarmant.
Après les annulations de la dette du pays issues des initiatives Pays pauvre très endetté (Ppte) et l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale (Iadm) de 2006 qui a vu le taux d’endettement passé de 78 % à 20,9 %, on note une tendance haussière. Ainsi, ces annulations ont ouvert d’autres possibilités d’emprunt pour le Sénégal, notamment à l’extérieur. Ce qui fait peur à certains à cause des variables financières très importantes dans la dette que sont le taux d’intérêt et le taux de change. En effet, le poids de la dette extérieure dans le stock de la dette publique fait de la variable taux de change un élément dont l’évolution influe fortement sur les indicateurs de l’endettement public. La fluctuation du dollar, monnaie à laquelle le pays s’endette souvent, peut rendre les remboursements plus onéreux, comme le montre le service de la dette qui dépasse les 50 milliards de francs Cfa par mois. Une manne qui, avec la masse salariale de l’Etat, risque de grever le budget de l’Etat. De même, pour la dette intérieure le coût du crédit affecte de manière directe le niveau des remboursements.
Profitant de la détente des taux sur le marché financier international, en 2013, l’Etat avait émis une obligation de 500 millions de dollars pour combler le gap de financement et réduire le recours aux financements à court terme sur le marché domestique. Cependant, le retournement de cette tendance baissière a remis en cause cette option.
Malgré tout, le rythme d’endettement du pays n’est pas alarmant pour l’argentier de l’Etat. «Pour l’heure, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. La dette du Sénégal s’élève à 5 100 milliards de francs. La dette n’est pas mauvaise. Il n’y a aucun économiste qui dit qu’il ne faut pas s’endetter. Celle qui est mauvaise est la dette utilisée pour faire du fonctionnement. Si on s’endette avec un taux d’intérêt qui baisse pour faire des investissements, c’est une excellente chose. Mais on doit être vigilant. Nous avons un ratio d’endettement de 60 % du Pib contre une limite de 70 %», relève Amadou Bâ. Qui soutient que, pour l’essentiel, le Sénégal a une dette multilatérale très longue, avec une concessionnalité qui varie entre 15 et 50 % et une maturité qui varie entre 20 et 25 %. «L’encours de la dette est tout à fait soutenable. Il représente à peu près 30 % de nos recettes alors qu’en 2011 le service de la dette représentait 34 % de nos recettes», a-t-il ajouté.
Le rythme de reconstitution de la dette publique n’est pas sans rappeler des critiques de télégrammes formulées par Jean-Christophe Rufin, ambassadeur de France à Dakar. Lequel déconseillait à son pays de consentir un nouveau prêt au Sénégal. Signer un pareil chèque sans demander au Sénégal de réformer profondément son système politique, reviendrait, selon lui, à fournir à un toxicomane la dose qu’il demande, mais qui le conduit un peu plus sûrement vers sa fin.
Seyni DIOP/Walf Quotidien

C'EST FAIT! TIGO RACHETE PAR WARI

le numéro deux des télécoms revendu au groupe de transfert d’argent Wari

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Le groupe sénégalais de transfert d'argent paiera 129 millions de dollars à l’opérateur luxembourgeois Millicom pour le rachat de Tigo Sénégal. Début 2016, Millicom avait cédé sa filiale en RD Congo pour 160 millions de dollars (143,3 millions d’euros) à Orange.
L’annonce a été faite via un communiqué diffusé le 7 février en milieu de journée. Dans un message adressé à ses employés et consulté par Jeune Afrique Business+, la direction de Tigo a indiqué que « ce sera la première fois qu’un opérateur de services financiers rachètera un opérateur télécom dans la sous-région ».
Numéro deux au Sénégal, loin derrière Sonatel (Orange), Tigo affichait, fin septembre 2016, 3,9 millions de souscripteurs pour une part de marché de 24%.
Jeune Afrique

DOING BUSINESS : LE SÉNÉGAL GAGNE 30 PLACES EN 4 ANS

Le Sénégal a gagné en quatre ans 30 places dans le classement Doing Business, a révélé, lundi à Dakar, le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye.

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‘’Je signale qu’en quatre ans, le Sénégal a gagné 30 places, ce qui n’est pas rien. Et nous voulons continuer cette tendance du gain de places, en s’engageant de plus en plus dans les réformes’’, a-t-il dit, au sortir d’une réunion ministérielle sur la validation de la feuille de route Doing Business 2018.
Il a affirmé que ‘’les réformes que fait l’Etat du Sénégal sont encore plus significatives et plus structurantes du point de vue du développement économique’’.
Selon le porte-parole du gouvernement, le Doing Business est important, car étant un indicateur du climat des affaires dans un pays.
‘’On sait de notoriété publique que certains pays qui sont devant le Sénégal, ne sont pas forcément des pays où les situations permettent de faire des affaires mieux qu’au Sénégal’’, a-t-il relativisé.
Il a rappelé que le ‘’Sénégal a engagé bien avant le cycle du Doing Business, un programme de réformes très important dans le cadre du Programme triennal de réformes de l’environnement des affaires et de la compétitivité (PREAC), dont la première phase s’est déroulée entre 2013 et 2015".
De son point de vue, un programme de réforme de l’environnement des affaires est beaucoup plus large. ‘’Dans le cadre de ce PREAC, nous avons travaillé autour de quatre axes d’automatisation des procédures’’, a-t-il expliqué.
Il s’agit du renforcement de la compétitivité des facteurs de productions, du coaching et de la communication pour les administrations et de la promotion des investissements à fort impact social qui place le Sénégal parmi les pays les plus réformateurs du monde.
Cependant, il souligne que ‘’ces réformes très importantes faites dans ce cadre ne sont pas prises en compte dans le Doing Business, comme l’adoption des lois sur les zones économiques intégrées, les reformes dans le cadre du foncier, la baisse du prix de l’électricité".
Il porte plutôt sur des aspects micro de la vie économique. Il s’agit de voir si pour construire un immeuble dans un espace, on perd ou on gagne du temps.
APS/Mamadou Ndiaye/Dakarposte

07/02/2017

UNE PAIX DEFINITIVE EN CASAMANCE?

Le Mfdc invite le gouvernement à des négociations pour une paix définitive et inclusive en Casamance

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Le Mfdc (Mouvement des forces démocratiques de Casamance) veut une paix définitive et inclusive mais qui passe par des négociations et l’implication de tous les acteurs du processus en cours selon un communiqué publié ce mardi.
En effet, certains responsables et combattants du mouvement rebelle estiment que le règlement de la crise en Casamance doit obligatoirement passer par la préparation du processus de négociations avec le gouvernement, l’unification du MFDC et la signature d’un accord de paix définitif et inclusif.ANNONCE
Une bonne nouvelle qui vient juste après le départ de Yaya Jammeh que d’aucuns soupçonnés d’être l’un des principaux artisans de cette rébellion.
Allodakar/Galsen221

06/02/2017

79 MILLIARDS POUR L'AGRICULTURE

79 milliards de FCFA ont été mobilisés pour la modernisation de l’agriculture

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Le Sénégal est parvenu à mobiliser 79 milliards de FCFA (129 millions $) pour la mise en œuvre de programmes d’équipement et de mécanisation agricole. Le pays entend ainsi parvenir à moderniser son agriculture.
L’annonce a été faite par Lamine Lô, le directeur de cabinet du ministre sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement rural qui a apporté un éclairage sur les différentes sources de ce financement. Le programme brésilien « Maïs Alimentos » apportera 45 milliards de FCFA à ces programmes tandis que la Belgique y injectera 22 milliards de FCFA et l’Inde 12 milliards de FCFA.
« Plus de 800 tracteurs équipés sont attendus du programme de coopération brésilienne Maïs alimentos et quelque 520 tracteurs équipés sur la ligne de crédit Exim Bank of India, dans le courant de l’année 2017.», explique le dirigeant.
« A côté de ces programmes d’équipements motorisés, nous déroulons également un important programme d’équipement des exploitations familiales d’un montant de 5 milliards de FCFA par an, destiné aux petits matériels agricoles », a ajouté M. Lô.
Pour rappel, l'Export Import Bank of India (EXIM Bank) avait octroyé au Sénégal une ligne de crédit de 62,95 millions de dollars en 2014, pour lui permettre d'importer du matériel agricole.
Espoir Olodo/Ecofin

LUTTE CONTRE L'EXCISION

Lutte contre l’excision: la place qu’occupe le Sénégal en Afrique

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Ce 07 février 2017, le monde célèbre la journée internationale de lutte contre l’excision. Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies, 20 millions de femmes sont victimes de l’excision à travers le monde.
Les mutilations sont pratiquées dans 30 pays en Afrique et en Moyen-Orient. Le rapport de 2014 montre que plus 70 millions de filles ont été victimes d’excision. Sur un classement mondial, les pays à taux relevé sont la Somalie avec 98% suivie de la Guinée avec 97%, le Djibouti (93%), de l’Egypte (91%), de l’Érythrée (89%), du Mali 93%, de la Gambie 56% et de la Mauritanie ont 54 % . Pour ce qui concerne le Sénégal, nous avons un taux de 20 à 49%.
Les révélations de l’instance internationale montrent que 92 millions de jeunes filles âgées de 10 ans et plus ont subi des mutilations génitales. Un nombre de 44 millions de jeunes filles âgées de moins de 14 ans sont victimes de ces pratiques.
Pour les pays comme l’Egypte, la République Centrafricaine, la Somalie et le Tchad 80% des filles sont excisées entre 5 et 14 ans. Dans le monde plus de 3 millions de filles sont excisées chaque année.
Un phénomène qui a tendance à se multiplier dans les autres pays du continent africain. Pour le continent européen, 500.000 femmes excisées et au Royaume Uni on y note un peu plus de 170.000 victimes.
Les organisations de défense des droits de la femme et l’ONU luttent d’arrache pied pour faire disparaître cette pratique avant 2030.
Malang Toure/Senenews

CARABANE: L'ETAT VA SAUVER L'EGLISE

200 millions de l’Etat pour la réhabilitation de l’église de Carabane

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L’Etat sénégalais a dégagé un budget de 200 millions de FCA pour les travaux de réhabilitation de l’église de l’île de Carabane (Ziguinchor), classée patrimoine historique, a déclaré, dimanche à Ziguinchor, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye.
‘’Il s’agit d’une enveloppe de 200 millions de francs CFA pour réhabiliter l’église de Carabane. Les travaux sont en cours pour réfectionner cette maison de culte qui est la première en Casamance et classée patrimoine historique’’, a déclaré Mbagnick Ndiaye.
Le ministre de la Culture et de la Communication s’exprimait au cours d’une fête foraine à l’initiative du Conseil pastoral paroissial de la cathédrale Saint Antoine de Padoue de Ziguinchor.
L’évènement, parrainé par Mbagnick Ndiaye, a réuni plusieurs autorités, dont le ministre-conseiller Benoit Sambou, le maire de Ziguinchor Abdoulaye Baldé, le gouverneur de la région, ainsi que les responsables de l’Eglise à Ziguinchor.
‘’L’île de Carabane a été la première capitale de la Casamance. Son église est la première maison de culte dans la zone sud du pays. C’est un lieu de culte et de mémoire classé patrimoine historique. La réfection de cette église fait partie du programme de réhabilitation des lieux de culte et de mémoire qui est en train d’être mis en œuvre par l’Etat’’, a expliqué Mbagnick Ndiaye.
Devant une importante communauté catholique et un parterre d’autorités locales, M. Ndiaye a annoncé qu’il se rendra dans l’île de Carabane ‘’au courant du mois de mars pour une visite de chantiers en vue de constater l’Etat d’avancement des travaux de réfection de cette église’’.
Il a ensuite promis la réhabilitation prochaine de la cathédrale Saint Antoine de Padoue de Ziguinchor, âgée de 129 ans et présentant plusieurs fissures, notamment sur le mur de clôture.
Aps

EN 2025: TOUT ELECTRIFIE!

Le Sénégal va atteindre le taux d’électrification universelle en 2025

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Selon le Directeur général de la SENELEC, la Société nationale d’électricité, Mouhamadou Makhtar Cissé, le Sénégal va atteindre le taux d’électrification universelle d’ici à 2025.

« Nous sommes partis d’un taux d’électrification générale du Sénégal de 54% en 2012. En 2016, nous sommes à 60%, sur cette lancée nous comptons atteindre l’objectif de 100% en 2025, ce qui est un objectif raisonnable compte tenu des investissements massifs qui sont en train d’être faits dans ce secteur. Le défi de la production a été largement relevé, ce qui nous permet aujourd’hui d’exporter vers le Mali et même à de résoudre le problème de transport de toutes les populations qui n’ont pas accès« , a souligné Mouhamadou Makhtar Cissé, au micro de la Rfm.
Mouhamadou Makhtar Cissé précise que la baisse de 10 % sur les prix de l’électricité sera effective en fin mars. Le directeur général de la SENELEC s’exprimait en marge du forum des jeunes dans le cadre de l’université républicaine de la COJER de Dagana.
Rappelons que lors de son discours à la nation en cette fin d’année, le Chef de l’Etat, Macky Sall, a annoncé une baisse sur le prix de l’électricité de 10% à compter du premier bimestre 2017.
Ankou Sodjago/Senego

05/02/2017

SALY LES BOULES...

Pétanque : 450 boulistes attendus au tournoi international de Saly

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Le temps d'un weekend, Saly sera le point de convergence de la crème mondiale de la Pétanque à l'occasion de la première édition du tournoi international organisé par le club de la petite côte Saly bouliste.
Ce grand rendez-vous auquel répondront présents les plus grandes nations de la Pétanque mais aussi les clubs de renommée mondiale, aura lieu dans la période du 10 au 12 février prochain.
Doté d'un premier prix de deux millions de francs Cfa pour l'équipe vainqueur, ce tournoi international de Saly va se jouer en triplettes choisies. Toutefois il faut souligner que pas moins de 150 équipes sont attendues pour 450 boulistes.

infos: 00221/775740709 ou 00221/774291422 - salybouliste@gmail.com
Abdou Diawara/Seneweb.com

MEILLEURS TRANSPORTS EN COMMUN

les transports en commun s’améliorent

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Au Sénégal, si vous voulez rejoindre une grande ville au départ de Dakar, il faut s'armer de patience. Il faut tout d’abord se rendre à la gare routière, en banlieue, trouver ensuite le bon véhicule, patienter le temps du remplissage... Un système long et compliqué. L'Etat a donc réfléchi à une autre manière de voyager et propose, depuis le 1er février, des lignes régionales appelées « Sénégal dem dikk ». Un service de transport inter-urbain plus sûr et moins fatigant.
La compagnie nationale de transport promet de vrais horaires de départ et de vraies places assises dans des véhicules neufs et climatisés. Quatre villes sont desservies pour le moment mais le réseau en comprendra bientôt douze. Le bus de 11h à destination de Tivaouane n'est rempli qu'à moitié mais s'apprête quand même à partir.
Bachir Niang, étudiant et passager, est satisfait de son choix. « Les bus sont bien équipés. L’heure où nous partons est vraiment calée et il n’y a pas d’attente », se réjouit-il.
Quarante-cinq bus neufs ont été commandés à l'Inde. Les bagages trop nombreux ou trop lourds sont interdits à bord pour éviter les accidents.
« Les normes de sécurité sont respectées. Nous ne sommes pas dans la spéculation pour faire, par exemple, de la surcharge comme il arrive souvent. Si vous avez vu nos concurrents, on va dire : ils ajoutent même des sièges pour pouvoir augmenter le nombre de places. Nous, nous présentons un transport qui n’est pas spéculatif. Nous sommes dans une logique de donner un service nouveau », explique Mamadou Silèye Anne, de la société de transport public Dakar Dem Dikk.
Ces concurrents - les transporteurs privés - accusent les autorités de faire de la concurrence déloyale. Ces dernières assurent qu'elles n'ont pas d'autre but que d'offrir un service de qualité aux voyageurs sénégalais.
Paulina Zidi/RFI

TIGO RACHETE PAR WARI

Vers un rachat de l'opérateur de téléphonie Tigo par le Pdg du groupe Wari

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Le patron du groupe Wari, Kabirou Mbodje est en phase d'acheter de téléphonie Tigo filiale du groupe Millicom, deuxième opérateur de téléphonie au Sénégal, apprend KOACI.COM.
En effet le groupe Millicom est en train de céder plusieurs de ses filiales en Afrique, ce depuis déjà quelques temps. C’est ainsi que patron de Wari, Kabirou Mbodje s'est posé en client pour racheter l’opérateur Tigo.
D’ailleurs selon les informations, le patron de Wari serait en discussion très avancée avec les responsables du groupe Millicom, l’entreprise de télécommunications et de téléphonie mobile luxembourgeoise propriétaire de Tigo.
« Je confirme que Kabirou Mbodje est en discussion très avancée avec le groupe Millicom, mais pour le moment nous ne pouvons pas entrer dans les détails, la vente n'étant pas encore effective. En tout cas retenez que les discussions sont en cours et son très avancées » a confié à Dakaractu, un responsable de Wari.
Du côté de Tigo Sénégal, c’est motus et bouche cousue. On ne veut pas aborder la question, en tout cas pour le moment.
Kabirou Mbodje, est un chef d’entreprise sénégalais, né en juin 1964 à Lyon en France. Il est titulaire d’un baccalauréat scientifique, d’un diplôme d’ingénieur en télécommunications français et d’un MBA américain.
En 2008, il fonde Wari qui est devenu quelques temps après, leader du transfert d’argent au Sénégal.
Sidy Djimby Ndao/Koaci

ACTES GRATUITS

La délivrance des actes d’état-civil est désormais gratuite au Sénégal

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Le chef de l’Etat a pris la décision de rendre gratuite la délivrance des actes d’état civil
« Le président de la République, Macky Sall a pris, hier, le décret n° 2017 – 229 portant dispense des droits de délivrance des jugements rendus à l’occasion des audiences foraines, session 2017 », note un communiqué de la présidence de la République.
En effet, une circulaire du 12 janvier 2017, du Ministre de la justice prévoyait pour l’établissement d’un acte d’état-civil, le paiement de la somme de 600 F CFA, au titre des droits de délivrance. Selon le communiqué, cette décision est prise dans le but de permettre au plus grand nombre de Sénégalais, surtout en zone rurale, d’en disposer.
Ankou Sodjago/Senego

04/02/2017

LES SALAFISTES AU SENEGAL

Au Sénégal, la contagion salafiste

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Le pays compte plus de 95% de musulmans qui pratiquaient jusqu’ici un islam tolérant. Crise économique, frustrations postcoloniales, pétrodollars des Saoudiens… Tout contribue aujourd’hui à la radicalisation des mosquées. Reportage.
Natacha Tatu Natacha TatuPublié le 26 juin 2016 à 08h07
Avec sa barbichette aussi blanche que son qamis immaculé, l’imam Alioune Ndao est connu ici, à Kaolack, pour ne pas mâcher ses mots. Le genre à refuser le moindre compromis avec "la vérité d’Allah", à pourfendre sans relâche les kouffar ("infidèles") et autres "compagnons de Satan"… Voile obligatoire pour les femmes, longue barbe pour les hommes, récitation du Coran à 4 heures du matin pour les enfants, interdiction d’écouter de la musique pour tous. Bref, un salafiste pur et dur, un "Ibadou Rahmane" comme on appelle ici ces fondamentalistes religieux revendiquant un islam "authentique" d’inspiration wahhabite, tournant à la fois le dos aux traditions sénégalaises et à l’"occidentoxication"…
Le 26 octobre dernier, à 3 heures du matin, une vingtaine de gendarmes armés jusqu’aux dents ont débarqué chez lui. Ils ont défoncé la porte du logement de ses femmes, mis sa modeste baraque à sac, confisqué ses documents et l’ont embarqué manu militari, menottes aux poignets, sous l’œil de la télévision et de ses fidèles en larmes. Mis en examen pour apologie du terrorisme, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs, le prêcheur soupçonné d’être en relation avec Boko Haram est incarcéré à Saint-Louis.
Depuis plusieurs mois, les opérations coup de poing contre les fondamentalistes religieux se multiplient. Une trentaine de personnes au total, dont trois imams, sont sous les verrous. Après les attentats de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, de Bamako et du Burkina Faso, les services de renseignement qui traquent les "cellules dormantes" censées être disséminées dans le pays sont en alerte rouge.
Une vingtaine de Sénégalais seraient partis en Syrie. D’autres auraient rejoint Boko Haram au Nigeria ou différents groupes armés, comme Ansar Dine et le Mujao, dans la bande sahélo-saharienne… "La question n’est pas de savoir si le Sénégal va être touché, mais quand", entend-on régulièrement à Dakar, où des équipes de sécurité renforcées filtrent désormais l’accès de tous les grands hôtels.
Après avoir longtemps fermé les yeux, le gouvernement a déclaré la guerre aux mosquées radicales qui prospèrent dans le pays. Les communautés salafistes, en plein essor, sont surveillées de près…
Natacha Tatu/l'obs

SECURISATION DE DAKAR

Opération de sécurisation au centre-ville : plus de 100 personnes arrêtées par la police

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Dans le cadre d’une vaste opération de sécurisation, hier, la police a arrêté plus de 100 personnes pour divers délits à la corniche et au marché Sandaga.
La police a nettoyé la corniche Est et Ouest de Dakar, qui est un repaire de délinquants, car les grottes offre un cadre idéal pour se livrer au business illicite et aux pratiques rejetées par la société.
Lors d’une opération de sécurisation faite hier, par la police, entre 11 heures et 14 heures 45, les limiers ont interpellés 174 personnes dont, 119 pour vérification d’identité, 35 pour vagabondage, 1 pour attentat à la pudeur, 1 pour ivresse publique et manifeste, 1 pour détention d’arme blanche, 4 pour usage collectif de chanvre indien , 6 pour détention et usage de chanvre indien, 4 pour détention et trafic de chanvre indien. En plus, 2 kg et 5 cornets de chanvre indien ont été saisis.
Au-delà de la corniche, la police a étendu son opération à Sandaga et d’autres zones criminogènes au cœur du plateau. Ainsi, il a fallu un déploiement d toutes les unités de la police pour obtenir ces résultats.
D’après le «Quotidien», cette initiative de la police à été dirigée par le commissaire central de Dakar, Ndiaré Sene, et le chef de la sûreté urbaine, El Hadji Cheikh Dramé.
Par ailleurs, cette opération a compté sur les effectifs des commissariats du plateau et de point E, de la Brigade d’intervention polyvalente(Bip), de la Division des investigations criminelles(Dic), de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants(Octris) et la Section d’intervention rapide (Sira), du Commissariat central.
Thioro Sakho/Senenews

03/02/2017

LE SENEGAL SE RADICALISE?

Le Sénégal en alerte face au péril djihadiste

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De nombreux Sénégalais se radicalisent et rejoignent les milieux djihadistes. Mais comment cela est-il possible, alors que l'islam pratiqué au Sénégal est réputé un islam très modéré basé sur le système confrérique? Les dispositions musclées prises par l'Etat arrivent-elles trop tard?
Les Sénégalais n'en ont jamais fait mystère : leur pays n'est pas à l'abri de la terreur djihadiste qui a frappé d'autres pays de la sous région. D'après les informations disponibles, de nombreux Sénégalais se radicalisent et rejoignent les milieux djihadistes. Mais comment cela est-il possible, alors que l'islam pratiqué au Sénégal est présenté comme un islam très modéré?
Non, ça ne se passera pas ici ! - Depuis octobre 2015, l'Etat sénégalais se montre en alerte : des Imams et autres acteurs soupçonnés d'avoir des liens avec le terrorisme sont arrêtés un peu partout dans le pays. Mais des voix critiques accusent l'Etat d'avoir laissé mûrir le danger. Dakar a aussi annoncé la mise en place d'une cellule de lutte anti-terroriste. Mais tout cela arrive-t-il trop tard?
plus + audio: http://www.dw.com/fr/le-s%C3%A9n%C3%A9gal-en-alerte-face-...
dw.com

MERCI!

Baba, le gardien instituteur de la classe sur la piste est aux anges!

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Suite aux articles parus sur ce blog, celui du Margouilat et le Facebook, Martine a lancé une demande de parrainage afin d'offrir aux enfants quelques bancs. Le succès de fréquentation des cours réduisait les gosses à amener un petit banc lourd, encombrant ou carrément poser leurs petites fesses à même le sable.
Depuis quelques jours, grâce aux dons récoltés, La classe dispose de six nouveaux longs bancs neufs et même d'un grand tableau noir, tout neuf également!
La petite classe de Koulang remercie du fond du coeur les quelques donateurs. Des cahiers, des livres, des craies sont encore également promis pour permettre à Baba, l'instituteur bénévole, de poursuivre ses cours dans de meilleures conditions.
références rédactionnelles:
http://yveslebelge.skynetblogs.be/archive/2016/05/21/une-...
http://la-lorgnette-du-margouillat.over-blog.com/2016/10/...
http://la-lorgnette-du-margouillat.over-blog.com/2016/11/...
Le petit mot de Martine:
"A tous les donateurs de notre opération "bancs de Noël " voici déjà une première photo envoyée par notre sympathique " Lorgnette du Margouillat ",en attendant d'organiser une remise officielle ....
En tous cas je dis un GRAND ,un ÉNORME MERCI de ma part , de la part de Baba, ce valeureux instituteur qui sacrifie ses soirées à faire du soutien scolaire aux enfants de ce quartier de Saly , et un GRAND MERCI de la part des enfants ..Nous avons pu aussi offrir grâce à votre générosité une immense tableau noir .....Merci de tout coeur !
Si d'autres personnes veulent participer ,nous accepterons
leurs dons avec plaisir , nous espérons leur faire confectionner des "tablettes'' en bois afin qu'ils puissent écrire plus correctement que sur leurs genoux ...
Et n'oubliez jamais : ce sont des milliards de petites gouttes qui font les océans !
Martine"
https://web.facebook.com/martine.azzopardi?lst=1531383951...

02/02/2017

SENEGAL DEM DIKK DEMARRE

C’est parti pour Sénégal Dem Dikk

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La compagnie nationale de transport en commun Dakar Dem Dikk lance « Sénégal Dem Dikk », des liaisons régulières entre Dakar et les villes de l’intérieur dans des bus tout confort.
Chose promise, chose due. Dakar dem dikk se lance dans le transport national sous la dénomination « Sénégal dem dikk » (partir-revenir en wolof). Ce projet démarre avec 45 bus climatisés dans lesquels le confort sera le maître mot. Partez à heure fixe et ne perdez plus de temps à attendre que le bus soit plein pour vous mettre en route. Voyagez léger, car avec ces bus, pas question d’emporter toute votre maison. Les soutes ne sont pas faites pour les gros colis.
Quatre villes couvertes pour la première phase qui démarre le 1er février : Kaolack, Touba, Fatick et Tivaouane. Les villes de Kolda, Podor, Tambacounda, Matam, Saint-Louis, Ziguinchor, Ndioum, Mbour seront desservies par la suite.
Les départs se font à partir du Terminus Liberté 5 (Dieupeul) à Dakar. Les voyages sont directs pour cette première phase, exception faite de pauses pour se dégourdir les jambes et se soulager.
Tarifs et horaires
Dakar-Kaolack, tous les jours, 4 000 F
Départ Dakar Départ Kaolack
7 h 15 h
15 h 7 h
Arrêt Kaolack : Médina Mbaba, sur la route de Médina Baye, en face Cisco Technologie (boutique).
Dakar-Touba, tous les jours sauf mercredi, 4 000 F
Départ Dakar Départ Touba
7 h 15 h
15 h 7 h
Arrêt Touba : Darou Marnane, derrière la résidence Cheikhoul Khadim, en face l’ancienne gare routière de Touba.
Dakar-Fatick, lundi, mercredi, vendredi, dimanche, 3 000 F
Départ Dakar Départ Fatick
15 h 6 h
Arrêt Fatick : au quartier Ndiaye Ndiaye 2, près du cimetière.
Dakar-Tivaouane, tous les jours, 2 000 F
Départ Dakar Départ Tivaouane
15 h (11 h le vendredi) 5h30 h (15h le dimanche)
18 h 7 h (18h le dimanche)
Arrêt Tivaouane : à l’entrée de Tivaouane au quartier PAM sur la route du lycée à 60 mètre de la route nationale.
Infoline : 33 824 10 10 - www.demdikk.com
Eva Rassoul/au.senegal.com

DSK AU SENEGAL

Dominique Strauss-Kahn devient consultant pour le Sénégal

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Macky a réhabilité Dominique Strauss-Kahn . Selon le journal, l’ancien Directeur du Fmi éjecté pour une affaire de mœurs s’est reconverti dans les affaires comme consultant. Il a proposé ses services à Macky Sall qui les a acceptés. Strauss-Kahn s’était installé en Tunisie après un passage au Maroc.
L’ancien secrétaire général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn devient consultant pour le Sénégal. Il vient d’être copté pour aider l’Etat du Sénégal a chercher de l’argent dans le monde.
Pour rappel, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances en France a été éjecté de cette institution pour des affaires de mœurs en 2011. Il a été accueilli au palais de la République par le président de Macky Sall en compagnie du Premier ministre, du ministre de l’Economie des Finances et du plan…
D’après le journal Walf, cette démarche de Dominique Strauss-Kahn est contraire aux principes du Legal Departement du Fmi: » On ne peut pas avoir servi le Fmi en face ds pays africains et se retrouver aujourd’hui à coté des pays africains en face du Fmi. C’est totalement interdit par le fonds « , explique sous le couvert de l’anonymat un ancien fonctionnaire international joint par le journal.
Senego/Amadou Gueye Amadou Gueye

30/01/2017

TOURISME DURABLE...

Sénégal : le défi du "tourisme durable"

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Avec le lancement par les Nations Unies de "2017, Année du tourisme durable et du développement", l’occasion est donnée à plusieurs pays, notamment en Afrique, d’envisager ce secteur sous un nouvel angle. Un exercice qui devrait permettre au Sénégal, qui mise désormais sur l’écotourisme de peaufiner sa stratégie.
Le tourisme est une activité contributrice du développement économique au Sénégal. Il constitue une part importante de l’économie nationale. Dans certaines localités du pays, le tourisme représente une part prépondérante voire l’unique entrée de devises et source de création d’emplois, qui pour l’essentiel contribuent au maintien du tissu-socio-économique dans de très nombreuses régions du pays.
Toutefois, cette forte activité touristique dans le pays, n’est pas sans danger, surtout dans les zones côtières, où de nombreux défi doivent être relevés. En effet, les milieux les plus riches en biodiversité, comme les régions proches de l’océan, sont aussi les plus attractives pour le tourisme et malheureusement les plus sensibles.
Ces espaces paient un lourd tribut aux activités humaines, dont le tourisme fait partie, par exemple pour la construction des hôtels sur la "petite côte". Un constat que regrette le Directeur Afrique de l’Ouest de Jumia Travel, Guillaume Pepin. « Nous avons besoin de beaux hôtels, mais nous devons également penser à préserver nos côtes, car c’est une richesse pour le secteur du tourisme, et notamment avec les enjeux environnementaux », a-t-il prononcé lors d’un point de presse.
L’essentielle préservation des espaces naturels et culturels
En effet, sans la préservation des ressources naturelles (plages, déserts, montagnes, récifs coralliens, forêts) et des richesses culturelles (traditions, us et coutumes), l’essence même du produit touristique est compromise, et les acteurs de ce secteur devraient davantage s’impliquer pour préserver ces atouts.
Une meilleure prise en compte de ces exigences, permettrait des pratiques durables pouvant donner de meilleures marges de profits, grâce à des coûts d’exploitation réduits et à un meilleur positionnement auprès des voyageurs.
Bien que la volonté des professionnels touristiques soit au rendez-vous, plusieurs d’entre eux peinent à intégrer le concept de durabilité dans cette industrie. Les autorités devraient donc davantage se pencher sur cette question et proposer des pistes durables, comme la formation des acteurs aux concepts du tourisme durable et du développement.
Une offre de plus en plus tournée vers l’écotourisme
Face au dilemme entre développement économique et protection de l’environnement, le Sénégal pourrait davantage tirer son épingle du jeu, en favorisant le développement de l’écotourisme comme alternative économique, surtout dans les zones fragiles.
Et cela passe inévitablement par la mise en place d’un environnement institutionnel, juridique et réglementaire des espaces côtiers, et de tous les espaces protégés, l’implication des populations locales dans les différents projets, afin de permettre à ces dernières de bénéficier de l’activité touristique qui en découle, l’accès au financement pour les communautés désireuses de développer les structures touristiques, le développement d’un système d’information et de collecte de données, entre autres…
Une politique de tourisme alternatif est possible, mais il faut s’en donner les moyens !
Ismael Kambell/Afrik.com

BILAN DES ACCIDENTS ROUTIERS

Bilan économique des accidents routiers: Le Sénégal perd plus de 77 milliards de FCFA par an

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Chaque année, le Sénégal perd 500 personnes sur ses routes. Le dernier accident meurtrier en date s’est produit avant-hier à Kaffrine. Le ministère des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement évalue le coût de ces accidents à plus de 77 milliards de F CFA par an, soit 1% du Produit intérieur brut (Pib).
Avant-hier, à Kaffrine, dans le département de Malème Hodar, un accident s’est produit sur la route nationale. Bilan : 16 morts et 16 blessés dont 3 graves. Ledit accident concerne un camion-citerne provenant du Mali et un minicar de 19 places immatriculé au Sénégal, qui roulait dans le sens Kaffrine-Malème Hodar. Ils sont entrés en collision à hauteur du village de Badianène.
Dépité, le ministre des Infrastructures, Mansour Elimane Kane qui était hier à Kaolack au chevet des blessés, a condamné les comportements ‘’dangereux’’ des conducteurs sur les routes. Selon lui, l’accident serait dû à un dépassement risqué, tenté par le conducteur du minicar de transport qui avait à son bord 29 passagers, au lieu des 19 autorisés, soit une surcharge de 10 personnes.
L’année dernière, au Sénégal, 606 personnes ont péri dans des accidents routiers. L’information a été livrée par le directeur des transports routiers, Cheikhou Oumar Gaye, lors d’une tournée de sensibilisation, à Ziguinchor, dans le cadre de la sécurité routière. En dehors du vide qu’elles créent au sein des familles touchées ou éplorées, ces pertes humaines ont aussi des conséquences économiques.
Annuellement, le ministère des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement les évalue à plus de 1% du Produit intérieur brut (Pib), soit plus de 77 milliards de F CFA. Un coup dur. ‘’Au Sénégal, chaque année, nous perdons 500 personnes sur nos routes. (…) 43% des accidents de la route concernent le conflit entre la voiture et le piéton. 5% des causes d’accidents procèdent de l’état du véhicule. Plus de 2% sont dus à l’état de la route, les 92% sont liés au facteur humain…’’, constate Aubin Jules Marcel Sagna, secrétaire général du ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et du Désenclavement.
A ses yeux, les mauvais comportements sur les routes, la somnolence au volant, l’utilisation de substances psychotropes ‘’drogue’’, le défaut de maîtrise, ‘’l’indiscipline’’ et le manque de civisme…sont les principaux facteurs de ces dégâts humains.
‘’Près de 3 500 personnes meurent chaque jour sur les routes’’
Il faut relever qu’en décembre dernier, en deux jours, pas moins de 28 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route à travers le Sénégal. Ce qui fait redouter que 2016 batte le record des victimes des accidents de la route. Dans la nuit du 12 au 13 décembre de cette même année, à l’entrée de la commune de Koumpentoum (Tambacounda), un bus en provenance de Touba et à destination du marché de Diaobé entrait en collision avec un camion frigorifique. Bilan : 13 personnes mortes, et 84 blessés.
Les corps ne pouvant être identifiés, ont été inhumés sur ordre du procureur. Situé à 100 km de Tambacounda, le département de Koumpentoum n’abrite pas de caserne des sapeurs-pompiers. ‘’A chaque fois qu’il y a des accidents, avant l’arrivée des secouristes, les choses prennent de l’ampleur et les résultats sont catastrophiques’’, pleurait Sidy Traoré, maire de la commune.
En croisade contre l’insécurité routière, le ministère appelle les leaders d’opinions, les chefs religieux, les personnalités des arts, de la culture et du sport…à se mobiliser contre ce phénomène meurtrier. ‘’Il faut sensibiliser pour un premier moment et sanctionner par la suite’’, lance le secrétaire général dudit département.
Le président de la Nouvelle prévention routière du Sénégal (Nprs) de relever quelques dysfonctionnements des usagers de la route, notamment les jeunes. Aussi, invite-t-il tout un chacun à un respect ‘’scrupuleux’’ du code de la route.
Ibrahima Guèye de faire observer : ‘’Les jeunes optent souvent pour des comportements plus risqués tels que le manque d’utilisation du clignotant. Il s’y ajoute le comportement des automobilistes qui occupent inutilement la route pour empêcher les autres de circuler librement. L’ignorance de l’utilisation du rétroviseur, le dépassement à risque ou encore les virages légèrement coupés. (…) Tous ces facteurs ont des impacts sérieux sur la bonne marche des routes…’’
Selon l’Oms, dans son étude 2015 intitulée ‘’Rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde’’, près de 3 500 personnes meurent chaque jour sur les routes. Autres conséquences : l’organisation constate que des dizaines de millions de personnes sont blessées et victimes d’incapacités. Et les enfants, piétons, cyclistes et personnes âgées sont parmi les usagers de la route les plus vulnérables.
Lequotidien

CONFERENCE DE PRESSE DU NOUVEAU PRESIDENT GAMBIEN

Le Sénégal, Jammeh, pont sur le fleuve… : A cœur ouvert avec Adama Barrow…

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Pour sa première conférence de presse en terre gambienne et en sa qualité de président de la République, Adama Barrow n’a pas fait les choses à moitié. Tenue dans sa résidence de Brufut, le président a d’emblée précisé n’avoir jamais habité au State House, le palais présidentiel, qu’il ne tardera pas à regagner lorsque les conditions s’y prêteront. Le Sénégal, son gouvernement, les droits humains, la démocratie, le sort de l’ancien président Yahya Jammeh… sont largement revenus dans les questions auxquelles il a répondu avec le même enthousiasme en anglais, wolof et pulaar.
Très interpellé sur les relations avec le Sénégal, le président Barrow a mis en avant l’importance de « bonnes relations de bon voisinage ». « Le Sénégal est un pays frère et ami avec qui nous allons continuer à œuvrer pour de meilleures relations possibles. Nos deux pays ont la même culture, les mêmes langues, la même histoire qui en font, en réalité, un seul et même pays. Nous avons intérêt donc à œuvrer pour de solides relations fraternelles », a-t-il souligné. Aussi, pour le pont sur le fleuve Gambie qui devrait faciliter le déplacement des populations, il a rassuré sur son souhait de « travailler étroitement avec le gouvernement sénégalais pour sa réalisation ». Tout comme il a laissé entendre sa disponibilité de « discuter avec ce même gouvernement et du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) pour résoudre la question de la crise en Casamançaise».
Le président Adama Barrow a indiqué que la « composition de son gouvernement sera connue lundi ou mardi au plus tard ». « Nous travaillons là-dessus », a-t-il insisté. Très concentré sur son élément et allant directement à l’essentiel par des réponses courtes, le président a aussi souligné que le sort de l’ancien président est du ressort d’une Commission qui sera mise en place pour déterminer s’il devra être jugé ou pas. De la même façon que pour bon nombre de ses compagnons. Il a, entouré de membres de sa Coalition, indiqué que la résolution qui a permis le départ de Yahya Jammeh était plus mue par une « volonté d’assurer la paix que de donner une amnistie quelconque ». En attendant les conclusions de la Commission, l’urgence et les priorités résident, pour le président Adama Barrow, dans l’instauration d’un Etat de droit, de la démocratie, du respect des droits de l’homme, de la lutte contre la corruption. Mais aussi d’un climat propice à la liberté de la presse.
Rappelant le long règne du président Jammeh et les violations systématiques des droits humains, il a mis en avant la nécessité de « changer de méthode et probablement de nom pour l’Agence nationale de renseignement qui est une institution qui doit être utile ». Le très craint national intelligence agency (Nia) a été le bras armé de l’ancien président contre nombre d’opposants ou de citoyens qui y ont été torturés, bastonnés ou portés disparus, selon le témoignage de nombreux gambiens.
Rester membre de la Cpi
L’homme fort de la Gambie a aussi martelé que la Gambie restera la République de Gambie et non une République islamique telle que voulue par Jammeh. Ou encore que le pays «restera membre de la Cour pénale internationale (Cpi) eu égard au fait que cette juridiction promeut le respect des droits de l’homme, de la démocratie que nous voulons mettre en place ». De la même façon, il a souhaité une « réintégration, le plus rapidement possible, du Commonwealth », l’espace des pays de langue anglophone.
Sur la question de l’âge de la vice-présidente, largement revenue au cours de cette conférence très bien couverte par la presse internationale, il s’est voulu très clair : « Nous apporterons la preuve qu’elle n’a pas l’âge qu’on lui prête. Ce sont ceux-là qui lui donnent cet âge qui devraient d’ailleurs en apporter la preuve ». Aussi, a-t-il indiqué que c’est madame Fatoumata Diallo Tambajang qui le représentera au sommet de l’Union africaine qui se déroule présentement à Addis-Abéba. S’étant engagé à effectuer un mandat de trois ans, le président Adama Barrow a laissé entendre qu’il pourrait faire les cinq années pour lesquelles il a été élu si le « travail n’est pas terminé, mais surtout avec l’accord de la Coalition qui m’a porté au pouvoir ».
Sur le général Ousmane Badji, chef de l’armée gambienne, le président Barrow a indiqué «qu’il fait son travail ». «Je pense que ce sera très difficile pour la nouvelle opposition de faire face après 22 ans de pouvoir. Mais je tiens à rassurer sur le caractère démocratique qui doit prévaloir et à dire que cette opposition aura des droits que nous n’avions pas nous en tant qu’opposants », a-t-il répondu. Interrogé également sur Kanilaï, le village natal du président Yahya Jammeh, le président Adama Barro a fustigé le « caractère privilégié qui avait été réservé à ce village du fait simplement qu’il était le village du président ». « Ce n’était pas équitable pour les autres villages ou localités de la Gambie », a fait remarquer le président.
Il a salué le travail abattu par la Mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en Gambie (Micega) tout en indiquant que celle-ci pourrait « rester aussi longtemps que nécessaire ».
Ibrahima Khaliloullah Ndiaye, Maguette Ndong (textes) et Ndèye Seyni Samb (photos)/lesoleil

BALADE EN CASAMANCE

Oussouye : Le charme des cases à étage de Mlomp

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Après la ville de Oussouye, sur la route d’Elinkine, le gros village de Mlomp sort à peine des espèces végétales emblématiques en cette matinée du 24 décembre 2016. Ses cases à étage, construites par les vétérans de la Seconde guerre mondiale, sont à l’ombre des fromagers. Elles ont sorti Mlomp de l’anonymat. Comme les pyramides en Egypte, ces bâtisses ont été bâties avec de la terre cuite mélangée avec l’argile et la paille. Les dalles et les escaliers sont un assemblage de planches de rônier et de lattes de palétuvier couvertes de terre crue. La structure est une adaptation de l’architecture occidentale qui a fasciné les anciens combattants de la Seconde guerre mondiale. C’est un passage obligé pour beaucoup de visiteurs et des touristes étrangers en quête d’ataraxie en Basse Casamance.
A l’ombre des fromagers tricentenaires s’élèvent des cases à étage. Celles-ci ne sont pas construites avec du ciment. C’est une superposition de strates de terre cuite. Au rez-de-chaussée, à l’angle, un livre d’or est posé sur une table. Elle renferme le nombre de visiteurs, leur origine, leur impression et leur date de passage. A partir du salon, on peut se rendre dans des chambres qui donnent d’abord sur une véranda, ensuite sur une cour-arrière. Une pénombre flotte dans une chambre où une maman échange avec ses petits-fils en français.
Oussouye 2Les murs ne sont pas construits d’un trait. « Toute cette maison est en terre cuite. Ceux qui l’ont construite posent une couche. Ils attendent que celle-ci sèche pour en faire une autre.
C’est ainsi qu’ils avaient procédé », explique Gilbert Sambou. C’est un travail de fourmi. Une œuvre gigantesque. Une chimère pour beaucoup d’habitants de Mlomp lorsque les vétérans de la Seconde guerre mondiale avaient décidé de reproduire l’architecture qui les a fascinés en France. « Lorsque Basile Diédhiou et les anciens combattants sont revenus de la Seconde guerre mondiale et qu’ils avaient décidé de construire des cases à étage, leurs parents qui n’étaient pas partis en Europe ironisaient en disant que nos frères sont devenus fous à cause des coups de canon. Ils disent qu’ils veulent construire des maisons à étage », raconte ce jeune qui fait office de conservateur.
En face de l’entrée, les photos du bâtisseur Basile Diédhiou, décédé le 32 octobre 1989, et de son épouse, Martine, décédée elle aussi le 10 septembre 2016, après plus de 100 ans d’une vie remplie, sont accrochées. Les deux personnes semblent veiller encore sur les entrées et les sorties.
A l’aide des planches de rônier avec un angle d’inclinaison, les anciens combattants ont élevé un escalier. Au premier étage, un balcon de plus de 8 mètres de hauteur et d’un mètre de largeur est un endroit fouetté par l’air pur brassé par une végétation dense juste derrière la bâtisse. Au bout du balcon, une ouverture donne accès à une aire de séchage séparée d’un mètre de la toiture en zinc. « C’est un endroit utilisé pour le séchage du riz et des produits agricoles », nous informe Gilbert Sambou.
Par un petit couloir, nous traversons une chambre et nous voici sur un balconnet. Les pieux cylindriques en banco rappellent l’architecture nubienne. Le faux-plafond est un assemblage de planches de rônier couvertes de terre moite et des lattes imputrescibles. L’architecture est occidentale, mais la technique de construction est locale. L’ensemble de la structure n’est pas tenu par un coffrage. « C’est ici que l’on retrouve une maison à étage sans aucune barre de fer. Elles sont construites en 1947 et elles tiennent encore. Dès fois, nous retirons des lattes attaquées par les termites pour les remplacer par d’autres. Pour les planches de rônier, elles résistent à l’attaque des termites et des insectes », relève M. Sambou tout en pinçant les cordes de sa guitare.
Un patrimoine bien préservé
Les bâtisseurs n’ont pas utilisé de truelle. Le façonnage des murs est fait à l’aide des mains. C’est pour cela que les visiteurs refusent de s’arrêter à l’interprétation de la réalité lorsqu’ils admirent l’architecture des cases à étage. Si elles n’étaient pas habitées, elles seraient tombées dans le domaine public. Mais, les héritières des bâtisseurs veulent encore en faire une affaire de famille. « Nous venons régulièrement en vacances au mois de décembre ou en juillet et août. Nous nous occupons de la restauration avec l’argent collecté. Mais, ce n’est pas sûr que si nous laissons l’entretien entre les mains de l’Etat, il en fera autant. Nous risquons de les perdre », craint Mme Diédhiou née Florence Corréa, l’épouse du fils aîné de la famille.
Au bas de côté de la route où se trouve cette concession, deux maisons en banco font partie du patrimoine local. C’est aussi la carte postale de Mlomp qui est à une dizaine de kilomètres d’Oussouye, sur la route d’Elinkine. Avant notre départ, ce samedi 24 décembre 2016, une jeune française accompagnée par un guide touristique s’engouffre dans le bâtiment pendant que nous attendions notre photographe qui épiait la sortie des touristes du Musée de la civilisation diola de Mlomp. C’est un site touristique.
Honneur aux rescapés de la Seconde guerre mondiale
Ces cases à étage n’existent qu’à Mlomp, un village plus peuplé que son chef-lieu de département. La localité a été le bastion pourvoyeur de tirailleurs. Comme par enchantement, beaucoup de combattants ressortissants de ce village ont survécu sur les différents fronts durant la Seconde guerre mondiale. A leur retour, la plupart d’entre eux ont vécu au moins 100 ans. « Nous avions beaucoup d’anciens combattants qui ont participé à la Seconde guerre mondiale. La plupart d’entre eux ont vécu plus de 100 ans. Ils aiment raconter les périodes de guerre. Parce que beaucoup sont revenus sains et saufs », rapporte le jeune conservateur. Lorsque ces anciens combattants sont rappelés à Dieu, des funérailles dignes de leur rang sont organisées comme s’ils étaient morts au front.
Maguette NDONG et Idrissa SANE (Textes) et Assane SOW (Photos)/lesoleil

29/01/2017

TRISTE FIN DE CAN

CAN-2017 : aux tirs au but, le Cameroun élimine des Sénégalais dominateurs

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Le Sénégal s'est incliné 0-0, 5 tirs au buts à 4 face au Cameroun. Dominateurs, les Sénégalais ont raté trop d'occasions. De ce duel de Lions, ce n'est pas le favori qui est sorti vainqueur. Aux Indomptables de jouer une demie finale de CAN.
Après l'Algérie et la Côte d'Ivoire un autre favori de la compétition est tombé.
Au terme d'un match étouffant, le Sénégal s'est incliné 0-0, 5 tirs aux buts à 4 face au Cameroun. Dominateurs sur l'ensemble du match, les Sénégalais n'ont pas trouvé la faille et ont raté trop d'occasions. Leur beau parcours lors de cette CAN-2017 s'achève par une immense déception.
Comme lors de la finale 2002 au Mali, le Sénégal s'est fracassé contre le Cameroun, et encore une fois après un 0-0 et des tirs au but.
Des Sénégalais dominateurs mais pas assez tranchants
L'issue est cruelle pour Sadio Mané, dont le talent a menacé de faire craquer les Lions Indomptables à plus d'une reprise : son tir au but a été arrêté par l'impeccable gardiens camerounais Fabrice Ondoa.
Benjamin Moukandjo, l'attaquant camerounais a lui fait partager sa joie: "C'est énorme d'autant plus que personne ne nous attendait là. Il y a que nous qui avons cru en nous. Le coach a fait un boulot extraordinaire. On savoure, on prend du plaisir."
Victoire tactique et psychologique des Camerounais
Pendant 90 minutes, le Sénégal a été dominateur, tant dans la possession de balle que dans les occasions, notamment avec un très bon Keita Baldé Diao. Puis, au cours des 30 minutes de prolongations, les Lions de la Teranga ont eu plusieurs occasions vraiment franches qu'ils n'ont pas su convertir.
Le Cameroun et son gardien, Fabrice Ondoa, avait la baraka et ils en ont tiré un avantage psychologique indéniable.Au fil des minutes, les Camerounais ont senti qu'ils pouvaient résister jusqu'au bout. S'ils se sont montrés dangereux, à quelques occasions, ils se sont souvent contentés de fermer le jeu.
C'est finalement le Camerounais Aboubakar qui a offert la victoire aux Lions Indomptables sur l'ultime tir au but. Le Sénégal peut avoir des regrets. En dépit de la qualité de son jeu, il vient de vivre une soirée de cauchemar qui renvoie les Lions de la Teranga à la maison. Les autres Lions vont, eux, se mesurer en demie finale au vainqueur du match entre le Ghana et la RD Congo ce dimanche à Oyem.
David GORMEZANO/France24

28/01/2017

CENT MILLE ARBRES PLANTES

Cent mille arbres pour le Sénégal : objectif largement atteint

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L’association Nébéday à lancé en juin 2016 une vaste campagne de reboisement dans la région de Fatick, avec pour objectif de planter 100 000 arbres. Objectif très largement dépassé.
C’est donc au total 238 619 arbres qui ont été plantés dans cinq aires protégées, sur l’axe routier Sandicoly-Médina, dans les écoles de la région et les villages environnants de la forêt classée de Sangako dans la région de Fatick.
Mise en place des pépinières
Des pépinières communautaires (ont été mises en place dans neufs villages et 60 000 graines et gaines ont été distribuées aux pépiniéristes. Mais la mortalité et/ou non levée des graines a été importante d’où le peu d’arbres (24 069) finalement obtenu à l’issu des pépinières.
Plus de 200 000 arbres plantés
Toute l’équipe de l’association Nébéday est très heureuse d’avoir plus que doublé l’objectif en nombre d’arbres. Toutefois il faut noter que ¾ des arbres plantés l’ont été dans des écosystèmes estuarien (AMP de Joal, RNCP de Palmarin). Les palétuviers (Rhyzophora) plantés dans ces aires marines protégées sont beaucoup plus simples à planter qu’un arbre continental.
Les trois espèces les plus plantées sont les palétuviers, les rôniers et les anacardiers.
Voir en ligne : http://www.nebeday.org/
au-senegal.com

DES KHALIS DE LA FRANCE

L’AFD accorde 15 millions d’euros au Sénégal

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L’Agence Française de Développement (AFD) vient d’octroyer 10,147 milliards de F CFA (soit un peu plus de 15 millions d’euros) à l’Etat du Sénégal. L’accord de financement a été paraphé jeudi 26 janvier à Dakar, en présence d’Amadou Ba, ministre de l’économie, des finances et du plan et de Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.
Le financement porte sur deux projets. Le premier est une subvention d’un montant de 9,812 milliards F CFA destinée à pérenniser les activités du programme de mise à niveau des entreprises sénégalaises initié depuis 2005 par le gouvernement du Sénégal.
Quant au second projet intitulé « appui à la gouvernance des institutions publiques nationales et locales », il bénéficie aussi d’une subvention d’un montant de 334,562 millions de FCFA.
L’objectif est de renforcer la compétitivité d’entreprises ciblées du Sénégal dans le cadre des ouvertures économiques en accroissant leur maîtrise des coûts énergétiques et de limiter leurs externalités négatives sur l’environnement naturel.
Ablaye Modou NDIAYE/Financialafrik

27/01/2017

VOUS AVEZ DIT CORRUPTION?

Rapport Transparency International 2016 à l’indice de la corruption: le Sénégal perd 3 places et se 64ème sur 176 pays

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L’Afrique reste l’une des régions les plus corrompues du monde, selon l’indice de perception de la corruption 2016 établi par l’ONG Transparency International et qui a évalué 176 pays sur une échelle de 0 points (perçus comme très corrompus) à 100 points (perçus comme très intègres).
Le Sénégal perd trois (3) places dans le classement 2016 des pays les plus corrompus du monde, selon le dernier rapport publié ce mercredi par l’ONG Transparency International. Dans ce classement qui liste 176 pays du plus corrompu au plus vertueux, le Sénégal se situe à la 64ème place en 2016 contre 69 en 2014 et 61 en 2015. Cette amélioration en 2015 pourrait s’expliquer par l’adoption en mars 2014 de la loi portant déclaration de patrimoine et la traque des biens mal acquis menée par les autorités, entre autres, mais le Sénégal semble retomber dans ses travers.
Sharif Ndao/Senego

VIVE LA SAPCO!...

Saly – La Sapco, Doni Sa et le scandale de 900 millions de FCFA

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Le marché d’aménagement et embellissement de la route de Saly lancé par la Sapco est un énorme scandale. En effet, l’Armp a révélé que non seulement l’entreprise Doni Sa qui a raflé le marché de près de 900 millions de FCFA ne remplissait pas tous les critères mais aussi que malgré les montants encaissés les travaux n’ont pas été livrés. Les travaux concernant ce marché ont débuté au mois de juillet 2015 pour une durée de 6 mois. La réception a été effective au mois d’août 2016 avec des réserves qui devraient être levées au mois de septembre faute de quoi des pénalités de retard seront appliquées sur la retenue de garantie. Jusqu’à la date de l’audit (novembre 2016) la réception définitive n’est pas effective. Nous y reviendrons.
Libération

26/01/2017

AUTOROUTE MBOUR KAOLACK

Autoroute Mbour-Fatick-Kaolack: La piste…brésilienne

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Après l’autoroute « Ila Touba », un autre projet d’autoroute commence à prendre forme. Celui devant relier Mbour-Fatick-Kaolack. En déplacement à Mbour le 9 février dernier pour l’inauguration d’ouvrages d’assainissement, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a annoncé que l’Etat du Sénégal a signé un contrat avec une société brésilienne pour la réalisation de cette infrastructure.
Conçue comme une sorte de prolongement de l’autoroute Dakar-Diamniadio-AIBD (ce dernier tronçon est en cours de réalisation), l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack devrait contribuer au désenclavement de l’hinterland du pays et faciliter la liaison avec les autres pays de la sous-région (Mali, Guinée, Guinée- Bissau, Gambie). Le projet sera réalisé en 48 mois. D’une longueur estimée de 106 km, cette autoroute sera réalisée en 2×2 voies, extensible en 3×3 voies sur une emprise d’au moins 100 mètres sauf au niveau des ouvrages, où l’emprise sera un peu plus grande.
L’Observateur/Assirou.net

25/01/2017

L'AEROPORT AVANCE ENCORE...

Aéroport international Blaise Diagne : Les ultimes travaux avancent à grands pas

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Le vice-président de la Banque islamique de développement, chargé des opérations, Mansur Muhtar, a visité, avant-hier, en compagnie du ministre du Budget Birima Mangara, le chantier de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) au financement duquel la Bid a participé à hauteur de 70 millions d’euros, soit plus de 45,5 milliards de FCfa. Les derniers travaux avancent à grands pas.
A l’arrêt, pendant de longs mois, les travaux de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) ont repris à un rythme soutenu, depuis que le groupe turc Summa Limak a pris la relève du géant saoudien Saudi Bin Laden Group en décembre 2015. Le chantier avance à grands pas et tout porte à croire que la date fixée pour la fin des travaux, à savoir le 30 avril 2017, sera respectée. A la mi-janvier, le niveau d’exécution des travaux a atteint 95 %, selon Elhadji Ibrahima Mané, directeur général adjoint de l’Aibd. Il faisait un exposé, avant-hier, sur le projet à la délégation de la Banque islamique de développement (Bid), conduite par son vice-président en charge des opérations, Mansur Muhtar. Ce dernier, accompagné par le ministre du Budget, Birima Mangara, a visité le chantier de l’aéroport situé à 47 kilomètres de Dakar et à seulement quinze minutes de la station balnéaire de Saly Portudal.
Sur le site, les ouvriers sont en train de mettre la dernière main sur cette gigantesque infrastructure qui s’étale sur une superficie de 4.500 hectares. En comparaison, l’aéroport Léopold Sédar Senghor ne fait que 8 hectares. Ici, tous les gros œuvres sont déjà sortis de terre. L’aérogare et son architecture futuriste se dévoile. Le Terminal de départ où l’on accède par une rampe s’étend sur 21.000 m2. Au rez-de chaussée, se trouve le Terminal d’arrivée de même gabarit. Entre les deux, se coince la zone de transit ou mezzanine. Les courroies bagages et les escalators sont déjà installés. Les panneaux signalétiques pendent au plafond en forme ondulée.
40 postes de police des frontières
A l’Aibd, on n’aura pas besoin de convoyer les passagers par bus à la coupée de l’avion pour l’embarquement. Six passerelles télescopiques relieront, en effet, l’aérogare aux avions. Au départ comme à l’arrivée, les passagers devront passer par l’une des quarante postes de police des frontières, sans compter les postes de contrôle des Douanes. Quarante-quatre banques d’enregistrement des bagages sont mises à leur disposition. Le nouvel aéroport dispose d’une piste longue de 3,5 kilomètres et de 12 kilomètres de pistes de circulation ou taxiway. Contrairement à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, à l’Aibd, la tour de contrôle est située en dehors de la plateforme aéroportuaire. Du haut de ses 50 mètres, elle est implantée à mi-chemin entre l’aérogare et la zone de développement de l’aéroport. Tout comme l’aérogare, le Terminal des pèlerins a fini de prendre forme. Il ne reste qu’à installer les équipements amovibles. Mais, déjà, on peut constater, à l’intérieur, des panneaux et écrans signalétiques au plafond et au mur. A l’extérieur, on accède à ses différents bâtiments par un réseau routier dense. En effet, outre les bretelles, l’Aibd est desservi par deux routes de service qui rejoignent, au nord, l’autoroute à péage et au sud la Rn1.
Aibd est de type modulaire, c’est-à-dire qu’il y a une possibilité d’extension de la plateforme. « On démarre avec un Terminal de 3 millions de passagers et on a la possibilité de faire une extension jusqu’à, au moins, 10 millions de passagers, sur une façade avant de continuer les travaux sur l’autre façade », explique son directeur général adjoint. Le nouvel aéroport aura également un niveau de qualité de service B, conformément aux critères de l’Iata. « Aujourd’hui, tous les gestionnaires d’aéroports essaient d’avoir ce niveau de qualité de service. Nous, nous l’offrirons dès l’ouverture », ajoute M. Mané. En attendant cette ouverture, les ouvriers, sous la direction des ingénieurs de l’entreprise turque Summa Limak, mettent les bouchées doubles pour terminer les ultimes travaux de cet aéroport dont la première pierre a été posée en 2007.
« La Bid va faire le nécessaire pour le décaissement de la dernière tranche de financement »
La Banque islamique de développement est l’un des principaux partenaires qui a financé le projet de l’Aibd à hauteur de 70 millions d’euros. Mieux encore, ce groupe bancaire a été le leader de la tranche islamique pour avoir réussi à mobiliser le Fonds saoudien pour le développement qui a déboursé 100 millions de dollars et le Fonds Opec qui a débloqué 20 millions d’euros. A ce jour, sur les 406 millions d’euros qui ont été mobilisés pour ce projet, seuls 39 millions d’euros restent à être débloqués, a fait savoir le directeur général d’Aibd Abdoulaye Mbodji. Dans ce montant, 16 à 17 millions d’euros doivent être décaissés par la Banque islamique de développement. Mais si l’on en croit le vice-président de ce groupe bancaire, Mansur Muhtar, il n’y a pas d’inquiétude à se faire. « La Bid fera tout pour finaliser l’exécution de ce projet. Pour les décaissements, il y a juste quelques détails à régler. Notre équipe travaille avec les autorités sénégalaises dans ce sens », a-t-il assuré. Cela étant, M. Muhtar s’est dit « vraiment très impressionné » par le chantier de l’aéroport. « Je suis très content de voir les progrès réalisés en si peu de temps, depuis la reprise des travaux. Il y avait quelques retards, mais il est heureux de constater que le chantier évolue bien. Nous espérons que le projet sera finalisé dans les délais prévus », a-t-il dit.
Elhadji Ibrahima THIAM/lesoleil

BONNE NOUVELLE POUR LA CASAMANCE

Mamadou Racine Sy annonce la réouverture de ses hôtels en Casamance

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L’homme d’affaires Mamadou Racine Sy a annoncé mardi la réouverture prochaine de ses hôtels dans la région de Ziguinchor (sud), pour soutenir la relance du tourisme et la création d’emplois dans cette partie du pays.
"Je compte, sous peu de temps, injecter plusieurs milliards de francs CFA dans la réouverture de nombreux hôtels pour contribuer à la relance du tourisme et à la création d’emplois. J’ai prévu de décaisser six milliards de francs CFA pour la réouverture de mes hôtels à Cap-Skirring", a-t-il déclaré.
Mamadou Racine Sy, par ailleurs président du conseil d’administration de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES), a annoncé cette décision lors d’une rencontre avec les travailleurs retraités de la région de Ziguinchor.
Il est venu dans cette capitale régionale, dans le cadre d’une série de réunions d’"information et de sensibilisation" de l’IPRES sur la mensualisation des pensions de retraite.
"Tout le monde connait l’importance du tourisme dans cette région. Nous discutons beaucoup avec l’Etat, et surtout avec le chef de l’Etat, sur les moyens à mettre à la disposition du tourisme pour relancer ce secteur en Casamance (sud)", a souligné Mamadou Racine Sy.
"La Casamance est une localité qui m’est très chère. J’y ai beaucoup investi. Je suis propriétaire de plusieurs hôtels en Casamance", a-t-il ajouté, au sujet de cette entité géographique constituée des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.
M. Sy dit avoir discuté avec le chef de l’Etat de la relance du tourisme dans le sud du pays.
"J’ai dîné vendredi dernier avec le président [de la République]. (…) La dernière chose dont nous avons parlé, c’est la réouverture des hôtels en Casamance pour assurer le plein-emploi et développer le tourisme", a-t-il assuré en présence des autorités administratives de Ziguinchor et de plusieurs travailleurs à la retraite.
APS