29/01/2017

TRISTE FIN DE CAN

CAN-2017 : aux tirs au but, le Cameroun élimine des Sénégalais dominateurs

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Le Sénégal s'est incliné 0-0, 5 tirs au buts à 4 face au Cameroun. Dominateurs, les Sénégalais ont raté trop d'occasions. De ce duel de Lions, ce n'est pas le favori qui est sorti vainqueur. Aux Indomptables de jouer une demie finale de CAN.
Après l'Algérie et la Côte d'Ivoire un autre favori de la compétition est tombé.
Au terme d'un match étouffant, le Sénégal s'est incliné 0-0, 5 tirs aux buts à 4 face au Cameroun. Dominateurs sur l'ensemble du match, les Sénégalais n'ont pas trouvé la faille et ont raté trop d'occasions. Leur beau parcours lors de cette CAN-2017 s'achève par une immense déception.
Comme lors de la finale 2002 au Mali, le Sénégal s'est fracassé contre le Cameroun, et encore une fois après un 0-0 et des tirs au but.
Des Sénégalais dominateurs mais pas assez tranchants
L'issue est cruelle pour Sadio Mané, dont le talent a menacé de faire craquer les Lions Indomptables à plus d'une reprise : son tir au but a été arrêté par l'impeccable gardiens camerounais Fabrice Ondoa.
Benjamin Moukandjo, l'attaquant camerounais a lui fait partager sa joie: "C'est énorme d'autant plus que personne ne nous attendait là. Il y a que nous qui avons cru en nous. Le coach a fait un boulot extraordinaire. On savoure, on prend du plaisir."
Victoire tactique et psychologique des Camerounais
Pendant 90 minutes, le Sénégal a été dominateur, tant dans la possession de balle que dans les occasions, notamment avec un très bon Keita Baldé Diao. Puis, au cours des 30 minutes de prolongations, les Lions de la Teranga ont eu plusieurs occasions vraiment franches qu'ils n'ont pas su convertir.
Le Cameroun et son gardien, Fabrice Ondoa, avait la baraka et ils en ont tiré un avantage psychologique indéniable.Au fil des minutes, les Camerounais ont senti qu'ils pouvaient résister jusqu'au bout. S'ils se sont montrés dangereux, à quelques occasions, ils se sont souvent contentés de fermer le jeu.
C'est finalement le Camerounais Aboubakar qui a offert la victoire aux Lions Indomptables sur l'ultime tir au but. Le Sénégal peut avoir des regrets. En dépit de la qualité de son jeu, il vient de vivre une soirée de cauchemar qui renvoie les Lions de la Teranga à la maison. Les autres Lions vont, eux, se mesurer en demie finale au vainqueur du match entre le Ghana et la RD Congo ce dimanche à Oyem.
David GORMEZANO/France24

28/01/2017

CENT MILLE ARBRES PLANTES

Cent mille arbres pour le Sénégal : objectif largement atteint

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L’association Nébéday à lancé en juin 2016 une vaste campagne de reboisement dans la région de Fatick, avec pour objectif de planter 100 000 arbres. Objectif très largement dépassé.
C’est donc au total 238 619 arbres qui ont été plantés dans cinq aires protégées, sur l’axe routier Sandicoly-Médina, dans les écoles de la région et les villages environnants de la forêt classée de Sangako dans la région de Fatick.
Mise en place des pépinières
Des pépinières communautaires (ont été mises en place dans neufs villages et 60 000 graines et gaines ont été distribuées aux pépiniéristes. Mais la mortalité et/ou non levée des graines a été importante d’où le peu d’arbres (24 069) finalement obtenu à l’issu des pépinières.
Plus de 200 000 arbres plantés
Toute l’équipe de l’association Nébéday est très heureuse d’avoir plus que doublé l’objectif en nombre d’arbres. Toutefois il faut noter que ¾ des arbres plantés l’ont été dans des écosystèmes estuarien (AMP de Joal, RNCP de Palmarin). Les palétuviers (Rhyzophora) plantés dans ces aires marines protégées sont beaucoup plus simples à planter qu’un arbre continental.
Les trois espèces les plus plantées sont les palétuviers, les rôniers et les anacardiers.
Voir en ligne : http://www.nebeday.org/
au-senegal.com

DES KHALIS DE LA FRANCE

L’AFD accorde 15 millions d’euros au Sénégal

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L’Agence Française de Développement (AFD) vient d’octroyer 10,147 milliards de F CFA (soit un peu plus de 15 millions d’euros) à l’Etat du Sénégal. L’accord de financement a été paraphé jeudi 26 janvier à Dakar, en présence d’Amadou Ba, ministre de l’économie, des finances et du plan et de Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.
Le financement porte sur deux projets. Le premier est une subvention d’un montant de 9,812 milliards F CFA destinée à pérenniser les activités du programme de mise à niveau des entreprises sénégalaises initié depuis 2005 par le gouvernement du Sénégal.
Quant au second projet intitulé « appui à la gouvernance des institutions publiques nationales et locales », il bénéficie aussi d’une subvention d’un montant de 334,562 millions de FCFA.
L’objectif est de renforcer la compétitivité d’entreprises ciblées du Sénégal dans le cadre des ouvertures économiques en accroissant leur maîtrise des coûts énergétiques et de limiter leurs externalités négatives sur l’environnement naturel.
Ablaye Modou NDIAYE/Financialafrik

27/01/2017

VOUS AVEZ DIT CORRUPTION?

Rapport Transparency International 2016 à l’indice de la corruption: le Sénégal perd 3 places et se 64ème sur 176 pays

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L’Afrique reste l’une des régions les plus corrompues du monde, selon l’indice de perception de la corruption 2016 établi par l’ONG Transparency International et qui a évalué 176 pays sur une échelle de 0 points (perçus comme très corrompus) à 100 points (perçus comme très intègres).
Le Sénégal perd trois (3) places dans le classement 2016 des pays les plus corrompus du monde, selon le dernier rapport publié ce mercredi par l’ONG Transparency International. Dans ce classement qui liste 176 pays du plus corrompu au plus vertueux, le Sénégal se situe à la 64ème place en 2016 contre 69 en 2014 et 61 en 2015. Cette amélioration en 2015 pourrait s’expliquer par l’adoption en mars 2014 de la loi portant déclaration de patrimoine et la traque des biens mal acquis menée par les autorités, entre autres, mais le Sénégal semble retomber dans ses travers.
Sharif Ndao/Senego

VIVE LA SAPCO!...

Saly – La Sapco, Doni Sa et le scandale de 900 millions de FCFA

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Le marché d’aménagement et embellissement de la route de Saly lancé par la Sapco est un énorme scandale. En effet, l’Armp a révélé que non seulement l’entreprise Doni Sa qui a raflé le marché de près de 900 millions de FCFA ne remplissait pas tous les critères mais aussi que malgré les montants encaissés les travaux n’ont pas été livrés. Les travaux concernant ce marché ont débuté au mois de juillet 2015 pour une durée de 6 mois. La réception a été effective au mois d’août 2016 avec des réserves qui devraient être levées au mois de septembre faute de quoi des pénalités de retard seront appliquées sur la retenue de garantie. Jusqu’à la date de l’audit (novembre 2016) la réception définitive n’est pas effective. Nous y reviendrons.
Libération

26/01/2017

AUTOROUTE MBOUR KAOLACK

Autoroute Mbour-Fatick-Kaolack: La piste…brésilienne

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Après l’autoroute « Ila Touba », un autre projet d’autoroute commence à prendre forme. Celui devant relier Mbour-Fatick-Kaolack. En déplacement à Mbour le 9 février dernier pour l’inauguration d’ouvrages d’assainissement, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a annoncé que l’Etat du Sénégal a signé un contrat avec une société brésilienne pour la réalisation de cette infrastructure.
Conçue comme une sorte de prolongement de l’autoroute Dakar-Diamniadio-AIBD (ce dernier tronçon est en cours de réalisation), l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack devrait contribuer au désenclavement de l’hinterland du pays et faciliter la liaison avec les autres pays de la sous-région (Mali, Guinée, Guinée- Bissau, Gambie). Le projet sera réalisé en 48 mois. D’une longueur estimée de 106 km, cette autoroute sera réalisée en 2×2 voies, extensible en 3×3 voies sur une emprise d’au moins 100 mètres sauf au niveau des ouvrages, où l’emprise sera un peu plus grande.
L’Observateur/Assirou.net

25/01/2017

L'AEROPORT AVANCE ENCORE...

Aéroport international Blaise Diagne : Les ultimes travaux avancent à grands pas

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Le vice-président de la Banque islamique de développement, chargé des opérations, Mansur Muhtar, a visité, avant-hier, en compagnie du ministre du Budget Birima Mangara, le chantier de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) au financement duquel la Bid a participé à hauteur de 70 millions d’euros, soit plus de 45,5 milliards de FCfa. Les derniers travaux avancent à grands pas.
A l’arrêt, pendant de longs mois, les travaux de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) ont repris à un rythme soutenu, depuis que le groupe turc Summa Limak a pris la relève du géant saoudien Saudi Bin Laden Group en décembre 2015. Le chantier avance à grands pas et tout porte à croire que la date fixée pour la fin des travaux, à savoir le 30 avril 2017, sera respectée. A la mi-janvier, le niveau d’exécution des travaux a atteint 95 %, selon Elhadji Ibrahima Mané, directeur général adjoint de l’Aibd. Il faisait un exposé, avant-hier, sur le projet à la délégation de la Banque islamique de développement (Bid), conduite par son vice-président en charge des opérations, Mansur Muhtar. Ce dernier, accompagné par le ministre du Budget, Birima Mangara, a visité le chantier de l’aéroport situé à 47 kilomètres de Dakar et à seulement quinze minutes de la station balnéaire de Saly Portudal.
Sur le site, les ouvriers sont en train de mettre la dernière main sur cette gigantesque infrastructure qui s’étale sur une superficie de 4.500 hectares. En comparaison, l’aéroport Léopold Sédar Senghor ne fait que 8 hectares. Ici, tous les gros œuvres sont déjà sortis de terre. L’aérogare et son architecture futuriste se dévoile. Le Terminal de départ où l’on accède par une rampe s’étend sur 21.000 m2. Au rez-de chaussée, se trouve le Terminal d’arrivée de même gabarit. Entre les deux, se coince la zone de transit ou mezzanine. Les courroies bagages et les escalators sont déjà installés. Les panneaux signalétiques pendent au plafond en forme ondulée.
40 postes de police des frontières
A l’Aibd, on n’aura pas besoin de convoyer les passagers par bus à la coupée de l’avion pour l’embarquement. Six passerelles télescopiques relieront, en effet, l’aérogare aux avions. Au départ comme à l’arrivée, les passagers devront passer par l’une des quarante postes de police des frontières, sans compter les postes de contrôle des Douanes. Quarante-quatre banques d’enregistrement des bagages sont mises à leur disposition. Le nouvel aéroport dispose d’une piste longue de 3,5 kilomètres et de 12 kilomètres de pistes de circulation ou taxiway. Contrairement à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, à l’Aibd, la tour de contrôle est située en dehors de la plateforme aéroportuaire. Du haut de ses 50 mètres, elle est implantée à mi-chemin entre l’aérogare et la zone de développement de l’aéroport. Tout comme l’aérogare, le Terminal des pèlerins a fini de prendre forme. Il ne reste qu’à installer les équipements amovibles. Mais, déjà, on peut constater, à l’intérieur, des panneaux et écrans signalétiques au plafond et au mur. A l’extérieur, on accède à ses différents bâtiments par un réseau routier dense. En effet, outre les bretelles, l’Aibd est desservi par deux routes de service qui rejoignent, au nord, l’autoroute à péage et au sud la Rn1.
Aibd est de type modulaire, c’est-à-dire qu’il y a une possibilité d’extension de la plateforme. « On démarre avec un Terminal de 3 millions de passagers et on a la possibilité de faire une extension jusqu’à, au moins, 10 millions de passagers, sur une façade avant de continuer les travaux sur l’autre façade », explique son directeur général adjoint. Le nouvel aéroport aura également un niveau de qualité de service B, conformément aux critères de l’Iata. « Aujourd’hui, tous les gestionnaires d’aéroports essaient d’avoir ce niveau de qualité de service. Nous, nous l’offrirons dès l’ouverture », ajoute M. Mané. En attendant cette ouverture, les ouvriers, sous la direction des ingénieurs de l’entreprise turque Summa Limak, mettent les bouchées doubles pour terminer les ultimes travaux de cet aéroport dont la première pierre a été posée en 2007.
« La Bid va faire le nécessaire pour le décaissement de la dernière tranche de financement »
La Banque islamique de développement est l’un des principaux partenaires qui a financé le projet de l’Aibd à hauteur de 70 millions d’euros. Mieux encore, ce groupe bancaire a été le leader de la tranche islamique pour avoir réussi à mobiliser le Fonds saoudien pour le développement qui a déboursé 100 millions de dollars et le Fonds Opec qui a débloqué 20 millions d’euros. A ce jour, sur les 406 millions d’euros qui ont été mobilisés pour ce projet, seuls 39 millions d’euros restent à être débloqués, a fait savoir le directeur général d’Aibd Abdoulaye Mbodji. Dans ce montant, 16 à 17 millions d’euros doivent être décaissés par la Banque islamique de développement. Mais si l’on en croit le vice-président de ce groupe bancaire, Mansur Muhtar, il n’y a pas d’inquiétude à se faire. « La Bid fera tout pour finaliser l’exécution de ce projet. Pour les décaissements, il y a juste quelques détails à régler. Notre équipe travaille avec les autorités sénégalaises dans ce sens », a-t-il assuré. Cela étant, M. Muhtar s’est dit « vraiment très impressionné » par le chantier de l’aéroport. « Je suis très content de voir les progrès réalisés en si peu de temps, depuis la reprise des travaux. Il y avait quelques retards, mais il est heureux de constater que le chantier évolue bien. Nous espérons que le projet sera finalisé dans les délais prévus », a-t-il dit.
Elhadji Ibrahima THIAM/lesoleil

BONNE NOUVELLE POUR LA CASAMANCE

Mamadou Racine Sy annonce la réouverture de ses hôtels en Casamance

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L’homme d’affaires Mamadou Racine Sy a annoncé mardi la réouverture prochaine de ses hôtels dans la région de Ziguinchor (sud), pour soutenir la relance du tourisme et la création d’emplois dans cette partie du pays.
"Je compte, sous peu de temps, injecter plusieurs milliards de francs CFA dans la réouverture de nombreux hôtels pour contribuer à la relance du tourisme et à la création d’emplois. J’ai prévu de décaisser six milliards de francs CFA pour la réouverture de mes hôtels à Cap-Skirring", a-t-il déclaré.
Mamadou Racine Sy, par ailleurs président du conseil d’administration de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES), a annoncé cette décision lors d’une rencontre avec les travailleurs retraités de la région de Ziguinchor.
Il est venu dans cette capitale régionale, dans le cadre d’une série de réunions d’"information et de sensibilisation" de l’IPRES sur la mensualisation des pensions de retraite.
"Tout le monde connait l’importance du tourisme dans cette région. Nous discutons beaucoup avec l’Etat, et surtout avec le chef de l’Etat, sur les moyens à mettre à la disposition du tourisme pour relancer ce secteur en Casamance (sud)", a souligné Mamadou Racine Sy.
"La Casamance est une localité qui m’est très chère. J’y ai beaucoup investi. Je suis propriétaire de plusieurs hôtels en Casamance", a-t-il ajouté, au sujet de cette entité géographique constituée des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.
M. Sy dit avoir discuté avec le chef de l’Etat de la relance du tourisme dans le sud du pays.
"J’ai dîné vendredi dernier avec le président [de la République]. (…) La dernière chose dont nous avons parlé, c’est la réouverture des hôtels en Casamance pour assurer le plein-emploi et développer le tourisme", a-t-il assuré en présence des autorités administratives de Ziguinchor et de plusieurs travailleurs à la retraite.
APS

INTERVIEW D'ADAMA BARROW

Adama Barrow : « Avec le Sénégal, il y aura un niveau d’amitié comme jamais auparavant »

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Le nouveau président de Gambie a reçu le « Monde Afrique » dans une villa cossue de Dakar où il est réfugié depuis dix jours. La date de son retour n’est pas encore fixée.
Le nouveau président de la Gambie Adama Barrow à Dakar, le 20 janvier 2017.
Après vingt-deux ans de règne sans partage, la Gambie tourne la page Yahya Jammeh. Le président autocrate a quitté Banjul samedi 21 janvier au soir. Mais, soixante-douze heures plus tard, son successeur, Adama Barrow, est toujours à Dakar, où il a reçu Le Monde Afrique pour un entretien exclusif.
La reconstruction, les réformes, l’avenir de Yahya Jammeh, les relations avec le Sénégal : M. Barrow, très détendu, parfois un brin désinvolte, répond à toutes les questions (en wolof). Ses hésitations trahissent que ce sont là ses premiers pas en politique. L’entretien s’est déroulé lundi après-midi 23 janvier, dans une villa cossue des Almadies, le quartier chic de Dakar, gardée par de nombreux hommes en armes et mise à disposition, selon l’entourage de M. Barrow, par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Le président gambien était vêtu d’un élégant boubou dans un sobre salon beige, accompagné seulement d’une attachée de communication.
La date du retour du président, très attendu en Gambie, a fait l’objet d’échanges séparés avec son entourage. Lundi, ses collaborateurs évoquaient mardi, peut-être mercredi. Mardi après-midi, ils nous disaient au téléphone : « On ne devrait plus tarder, mais rappelez-nous demain [mercredi], on en saura plus. »
Quelles seront, à votre retour en Gambie, vos premières mesures ?
Adama Barrow Disons qu’il y avait une première étape qui était de faire partir Yahya Jammeh. Avec l’aide de Dieu, cela s’est fait sans violence. Maintenant, la seconde phase est de se mettre au travail. Mais on ne pourra pas le faire tant que notre cabinet ne sera pas mis sur pied. Une fois qu’il sera constitué, on mettra en place ce qu’on appelle des « experts data bank ». Ils feront des rapports sur la politique à mener en Gambie et accompagneront les ministres qui en auront besoin.
La priorité, c’est notre économie. Ce sont les premiers dossiers que je vais traiter en rentrant pour éviter une crise, parce que l’économie va mal. Le pays a beaucoup de dettes. Il faudra prendre des mesures solides.
Par exemple ?
On a besoin de tout revoir en Gambie. Vingt-deux ans [la durée de la dictature de M. Jammeh], cela a été long… Il y a beaucoup de choses à voir pour mener une réforme. Après cela, on constituera un Livre blanc qui sera un guide pour faire fonctionner le pays. Mais on n’y va pas à tâtons. On aura un dossier solide, basé sur les chartes et les principes démocratiques, pour développer le pays.
Vous avez prêté serment à l’ambassade de Gambie à Dakar, ce qui est insolite. Allez-vous organiser une nouvelle cérémonie en rentrant ?
J’ai déjà prêté serment donc je ne pourrai pas le refaire. Mais on fera l’inauguration en Gambie pour que tous les Gambiens soient présents. Et puisque notre fête de l’indépendance a lieu le 18 février, je pense qu’on la fera ce même jour pour que tout le peuple soit réuni.
Les troupes de la Cédéao stationnent aujourd’hui à Banjul. Combien de temps vont-elles y rester ?
On ne peut pas le dire pour l’instant. Ce qui est sûr, c’est qu’on veut stabiliser le pays, le sécuriser et que, pour ce faire, la Cédéao a un rôle à jouer. Yahya Jammeh est resté longtemps en Gambie. Il a beaucoup fait pour manipuler et fidéliser ses troupes. Il faudra donc voir comment travailler avec elles, quelle formation leur apporter pour qu’elles puissent faire leur travail de manière indépendante et professionnelle. On a besoin de la Cédéao pour cela.
Et les agents de la NIA, la police politique, qu’allez-vous en faire ?
On va faire une réforme. Une réforme pour toute la Gambie, adaptée aux lois et aux normes internationales.
C’est-à-dire ?
Ce sera large. Mais il faut d’abord faire des investigations pour savoir ce qu’il en est au juste. Ceux qui vont les mener me feront des rapports et des recommandations pour que je prenne les bonnes décisions. On peut parler de réformes mais on ne peut pas agir avant d’évaluer la situation. Etre à l’extérieur ou à l’intérieur du gouvernement, c’est bien différent. Maintenant que je suis à l’intérieur, je vais savoir exactement ce qu’il en est.
Vos réponses ne sont pas très précises. Vous avez bien fait campagne avec un programme pour vos électeurs ?
Vous savez, la Gambie est différente de beaucoup de pays. Le gouvernement en place avait verrouillé toutes les portes. Il voulait qu’aucune information ne soit disponible pour nous. Pour avoir des détails, il faut une commission qui va voir comment ça marchait, qui était en place et, partant de là, je recevrai des recommandations.
Le Sénégal vous a soutenu tout au long de la crise électorale. Pourrez-vous affirmer votre autonomie face à ce grand pays voisin ?
Le Sénégal et la Gambie, c’est presque la même famille. Nous sommes voisins. Nous parlons la même langue [le wolof] et consommons les mêmes plats. J’aurais pu aller [me réfugier] au Liberia, mais j’ai préféré le Sénégal parce qu’ici, c’est comme chez moi. On a été bien soutenus au Sénégal. Parce que le gouvernement sénégalais sait que quand il y a un problème en Gambie, ça devient aussi un problème sénégalais.
Cette amitié est basée sur des principes. On se respecte mutuellement et nous sommes deux Etats souverains, avec chacun ses intérêts et sa façon de fonctionner. On discutera pour l’ensemble des questions dans lesquelles nos deux pays ont des intérêts communs. Il n’y aura pas de mésentente. Ça, je le garantis au Sénégal. Cette amitié va atteindre un niveau qu’elle n’avait jamais atteint auparavant.
A combien seront fixées les taxes de transit à travers la Gambie pour les transporteurs sénégalais ?
On ne peut pas le dire pour l’instant. On va voir avec les experts en la matière.
Allez-vous organiser des élections dans trois ans, comme vous l’avez promis ?
Peut-être. Il y a un travail de reconstruction qu’on veut faire pendant la transition et on veut qu’il soit bien fait. Sinon, tout recommencera comme avant. Si c’est fait en trois ans, tant mieux. Sinon, le mandat est de cinq ans. Je maintiens ce que j’avais promis, mais à ce que je vois, il y a beaucoup à faire.
Quel avenir pour Yahya Jammeh ? Est-il libre de circuler en Afrique ?
On n’a pas signé d’accord. On a fait une résolution. On va revenir sur les détails après. Mais je sais qu’il ne pourra pas circuler comme il veut en Afrique [rires]. Il a été président pendant vingt-deux ans et beaucoup de choses se sont passées. En théorie, il a le droit d’aller où il veut, même en Gambie. Mais encore faudra-t-il que le pays d’accueil puisse assurer sa sécurité. En Gambie, on lui a dit qu’on ne pouvait pas garantir sa sécurité pour l’instant, si l’envie de revenir lui prenait.
Salma Niasse contributrice Le Monde Afrique Dakar

24/01/2017

PARRAINER UN ELEVE FERMIER A SAMBA DIA

La Ferme de Kaydara à Samba Dia

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Présentation de la ferme de Kaydara :
La ferme fait environ quatre hectares pour le moment, mais il y a d’autres hectares à exploiter. Gora a fait creuser dix puits et dix-neuf bassins maçonnés car le sol est essentiellement du sable. Il a besoin d'environ 18 m3 par jour pour arroser ses quatre-cents cocotiers.
Le travail à la ferme consiste à arroser, sarcler, biner et faire un traitement phytosanitaire (Le traitement phytosanitaire consiste à entretenir les végétaux). Il faut aussi s’occuper des autres activités (il y en a beaucoup d’autres !). La production est suffisante, et les cocotiers sont très rentables
On cultive aussi des fraises ainsi que des aubergines (il est envisagé de cultiver d’autres fruits et légumes). A la ferme on n’utilise pas d’engrais chimique ni de pesticide. Gora fabrique son produit pesticide à partir d'une technique ancestrale : il utilise 500 g d’amandes, 1 l d’eau et 10 g de savon.
Le travail des élèves fermiers :
La ferme école “agro écologique” comprend environ vingt élèves qui restent au moins trois ans. Gora demande aux élèves de se procurer un hectare ou davantage ; mais s'ils ont plus d’hectares cela leur demandera plus de travail.
Un stagiaire (un élève) possède un germoir. Chaque élève reçoit environ cent plants de noix de coco et possède un puits ou un bassin qui sont disposés sur leur terrain. Gora encourage les élèves qui travaille.
plantation .jpgQuand les élèves ne sont pas à la ferme école, ce sont les ouvriers temporaires et les ouvriers permanents qui s’occupent de leur plantation. A la ferme, il y a quatre ouvriers permanents et deux ouvriers temporaires selon les besoin.
Emilie, Sabrina/Jardinsdafrique
Vous pouvez parrainer un élève, qu'il reste au village pour cultiver, apprendre les techniques agronomiques. Pour 100 euros/mois, un élève est logé, nourri et apprend!
Contact: boccard.jeanpierre@gmail.com
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=vjW4E0_M384

TRISTESSE A CARABANE

Casamance: Carabane, gloire et décadence du premier comptoir français

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L’île de Carabane est nichée à l’embouchure du Fleuve Casamance au sud du Sénégal. Le paysage, le relief, le microclimat, la position géographique avaient exercé une fascination chez les colons en escale à Diogué, une autre île. Porte d’entrée des colons français en Casamance, Carabane a connu des périodes glorieuses avec une population estimée à plus de 3.000 âmes durant la période coloniale. C’était une plaque tournante des échanges dans la zone fluviomaritime. Toutes les grandes compagnies étrangères avaient le pied à Carabane. Mais l’épidémie a précité le transfert de la capitale à Sédhiou. C’était le début d’une décadence. La ville d’hier est devenue un village aujourd’hui.
La température ne se faisait pas sentir au quai d’embarquement d’Elinkine à 13 heures. Un vent frisquet souffle en permanence. Au bord d’une pirogue motorisée, nous sortons de la baie après une identification, sur le ponton de la base navale de l’armée. L’embarcation déchire la platitude des eaux. Nos yeux sont accrochés à la splendeur des mangroves. Parfois à quelques mètres avant ce campement perché sur une île qui regarde Elinkine, on peut admirer des vols planés des oiseaux marins. Au loin, des pélicans plongent dans l’eau leur large bec, de temps à temps. Après une vingtaine de minutes de balade dans les bolongs, nous sommes en zone plus ou moins agitée avec l’influence de la mer. Le temps est suspendu. On ne se rend pas compte. Sur notre droite, les toits des édifices de Carabane pointent à peine. Quelques minutes plus tard, nous jetons l’ancre, sur le rivage, du premier comptoir français de la Casamance : Carabane. Elle regarde l’autre île, Diogué. C’est là, que les colons sont venus s’installer le 22 janvier 1836 après un accord entre l’administration coloniale française et le chef de village de Kagnout. Lorsque les colons français avaient fait escale à Diogué, ils avaient demandé à un indigène « A qui appartient l’autre côté de la rive que nous apercevons ? ». Ce denier ne comprenant pas leur langue française, répond en disant : « Karab-Ane » qui signifiait en Diola, la part de quelqu’un. Durant cette période, l’île, selon certains, appartenait aux gens de Kagnout. C’est une version. Dans l’île, les insulaires vous présentent d’autres étymologies laissant les interlocuteurs dans l’embarras. Par contre, les versions sont concordantes que l’île a été la porte de pénétration de l’administration coloniale en Casamance. « Carabane est la première capitale de la Casamance. Elle jouait un rôle déterminant dans l’implication des colons au sud du Sénégal », raconte l’actuel chef de village, Moussa Guèye.
Le passé historique est sur le rivage. Des murs enrochés des bâtiments coloniaux défient le temps et la mer. Sur un pan, « la porte du non-retour » de l’île a cédé. Mais les reliques sont là. Carabane était un port de transit des bras valides. « A l’image de Gorée, voici la porte du non-retour de Carabane. Contrairement à ce que certains disent, il n’y avait pas d’esclaverie.
Les esclaves qui sont capturés dans le « Fogny » sont amenés de bolong en bolong, d’île en île pour les désorienter. On faisait en sorte que lorsqu’ils sont à Carabane, que cela coïncide avec l’arrivée du bateau qui les achemine vers l’île de Gorée », concède le conseiller du chef de village, Lamine Sarr.
Centre de redressement
Au milieu du village, de gros murs d’une grande épaisseur faits de briques autobloquantes ne portent plus l’architecture originelle. La toiture a cédé depuis plusieurs décennies. Quelques barres de fer sont fixées entre les pieux. Les pans entiers des murs des petites chambres des détenus cèdent les uns après les autres. La structure murale des lits des chambrettes est encore nette. En face, les tables de coupe de menuiserie, l’ébénisterie sont visibles. Les murs latéraux s’élèvent à plusieurs mètres. L’édifice est couvert d’une couche noirâtre issue de la dégradation des nains. Depuis longtemps, sa vocation a été sujette à des interprétations. « Il n’a eu jamais d’esclaverie à Carabane. Ce qu’on appelait esclaverie était un centre de redressement. C’est ici, qu’on internait tous les récalcitrants pris à Kaolack, Thiès et dans d’autres villes. On les apprenait des métiers avant de les libérer dans l’île », tranche, Lamine Sarr, l’historien de ce bâtiment colonial. L’histoire du bâtiment durant la période coloniale est peu connue comme du reste l’histoire de l’île aux éléphants durant la période précoloniale.
Car la tradition orale était pauvre, comparée aux grands conteurs analystes mandingues. « C’est le 22 janvier 1836 qu’un accord avec le Roi de Kagnout octroya à la France la totalité de l’île au prix d’une rente annuelle de 39 barres : c’est-à-dire 196 FF », nous renseigne Alioune Sarr, dans une chronique intitulée « Carabane d’hier 1800-1900 ». Ce troque marque le point de départ d’une activité commerciale florissante. C’est à Carabane que l’on retrouvait le plus grand appontement de l’Afrique. Le comptoir de commerce s’ouvre avec l’abolition programmée de la traite négrière. La famille Baudin s’y installe. Mais c’est sous l’ère de l’homme d’affaires Nantais Bertrand Bocandé que les activités commerciales fleurissent. L’île aux moustiques exportait du riz, du coton, des amandes de palme et de l’huile « touloucouna ». « C’est à partir de 1896 que date l’apogée de Carabane, l’administration française régnait sur deux cercles (Sédhiou et Carabane) et deux postes (Bignona et Diebaly). Le village, mieux vaudrait dire la ville de Carabane, atteignait même 3.000 habitants et les affaires semblaient prospérer », rappelle Alioune Sarr.
Si loin, si proche de Gorée
Mais les épisodes des épidémies de paludisme ont obligé l’administration coloniale à procéder à un transfert de la capitale d’abord à Sédhiou et puis à Ziguinchor. Ce nouveau traité freine à jamais l’essor d’une perle perdue à l’embouchure du fleuve Casamance. Sous les arbres, sur les vérandas, au rivage et au milieu du village, les habitants ont connu un passé un peu glorieux : les escales du bateau le Joola. « Il y a un port qui a été construit. Mais il n’a pas d’incidence réelle sur la vie des insulaires parce que nous ne pouvions plus nous approcher ni écouler nos produits au quai lors de l’escale du bateau Aline Sitoé Diatta. Carabane vivait du temps du bateau le Joola. Nous pouvions faire exporter plusieurs dizaines de pirogues chargées de marchandises. Les femmes, les hommes gagnaient bien leur vie. Aujourd’hui, à cause des questions sécuritaires, les habitants de Carabane ne font qu’apercevoir Aline Sitoé Diatta », regrette le chef de village. L’île de Carabane est si loin et si proche de Gorée.
Aujourd’hui, ils se sentent seuls dans le combat pour la sauvegarde du patrimoine historique. Certains édifices sont inscrits au patrimoine de l’Unesco. « Pas au même degré, Carabane et Gorée ont joué un rôle dans le commerce de l’esclavage. Mais on s’occupe plus de Gorée alors que de Carabane qui est délaissée. Nous avons un patrimoine historique qu’il faut sauvegarder et valoriser », compare le résident. L’autre paradoxe, contrairement aux autres villes historiques du Sénégal, la population de Carabane est passée de 3.000 en 1889 à 900 âmes au dernier recensement.
Maguette NDONG et Idrissa SANE et Assane SOW (photos)/Seneweb

23/01/2017

LES LIONS B PARTAGENT

Football – CAN 2017 : pour l'Algérie, c'est déjà fini !

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Tenus en échec face au Sénégal (2-2), les Fennecs sont éliminés de la compétition. Les Lions de la Téranga et la Tunisie se hissent en quart de finale.
Les Sénégalais de Pape Moussa Konate ont réussi à tenir en échec Adlene Guedioura et les Fennecs. Les Algériens sont éliminés dès le premier tour dans cette CAN.
L'espoir était mince et il a surtout été de courte durée pour l'Algérie. Présentée comme un outsider au début de la compétition, les Fennecs n'ont fait que de la figuration. Après un nul (contre le Zimbabwe 2-2) et une défaite (face à la Tunisie 1-2), ils devaient s'imposer contre le Sénégal, déjà qualifié, et espérer une défaite des Aigles de Carthage pour se hisser en quart de finale. C'est tout l'inverse qui s'est produit avec un nul (2-2) contre les Lions de la Téranga et un triomphe de la Tunisie (4-2). Retour sur un match où les Algériens n'ont pas eu le temps d'espérer.
Slimani avait montré la voie
Après un round d'observation en début de match, marqué par un centre de Sarr (1e), les Algériens accélèrent. Slimani jaillit au second poteau, récupère un centre d'Hanni et ouvre le score (0-1, 10e). Mais au même moment, la Tunisie éteint la lumière de l'espoir pour les Fennecs en faisant trembler les filets à Libreville grâce à Sliti (10e). Les Algériens pressent encore mais Mandi manque sa reprise (13e).
Progressivement, les Sénégalais reprennent confiance et Moussa Saw manque de peu son duel avec le portier algérien, Asselah (22e). Mahrez tente de répliquer (28e) et Saw se procure deux coup-franc consécutifs (29e, 31e) sans parvenir à contourner le mur. Les Lions de la Téranga monopolisent le ballon et les Algériens s'agacent, à l'image des cartons jaunes écopés par Ghoulam (39e) et Bentaleb (40e). Ils finissent par être sanctionnés : la frappe flottante de Diop transperce les cages d'Asselah (1-1, 43e). Dans le même temps, la Tunisie s'est déjà envolé (4-1 à la mi-temps).
Slimani et Saw font le show
A la reprise du jeu, les Fennecs repartent de l'avant. Slimani reprend un centre de Mahrez et tente sa chance : sa frappe contrée tape la barre transversale avant de passer la ligne de but (1-2, 51e). Une minute plus tard, Saw réplique avec un tir puissant à l'entrée de la surface de réparation qui ne laisse aucune chance à Asselah (2-2, 53e).
Ensuite, le rythme s'estompe, les fautes se multiplient (carton jaune pour Diedhou 73e). Slimani manque pourtant le triplé en croisant trop sa frappe face à Ndiaye (78e). Diamé bute une nouvelle fois sur le portier algérien (85e) alors que Mahrez manque le cadre de peu (88e). L'Algérie quitte donc la CAN sans avoir remporté un seul match !
Si la compétition s'achève donc pour les Fennecs, le Cameroun et la Tunisie se hissent en quart de finale. Les Tunisiens défieront le Burkina Faso samedi prochain (à 17 heures) alors que les Lions de la Téranga tenteront de s'imposer face au Cameroun samedi (à 20 heures, deux matchs à suivre en direct commenté sur Le Point Afrique).
Antoine Grenapin/Lepointafrique

22/01/2017

QUELLE AFFICHE EN QUART!

CAN 2017 : Sénégal - Cameroun, l’affiche des quarts de finale pour un choc Lions

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Le Sénégal, première équipe de la CAN 2017 qualifiée en quarts de finale affrontera le Cameroun le samedi 28 janvier à 19h GMT à Franceville. Un choc entre les Lions de la Téranga et les Lions indomptables.
Qualifiés dés leur deuxième match face au Zimbabwé, les Lions du Sénégal entrent dans les matchs à élimination directe sans avoir de pression pour le dernier match de groupe face à l’Algérie.Le Sénégal est certain de terminer à la première place.
Aliou Cissé et son staff doivent commencer à préparer ce match important. Face à l’Algérie, le Sénégal aura certainement à faire tourner son équipe et laisser ses cadres au repos, ce qui sera de très bonne augure. Le Cameroun avec son match nul face au Gabon, pays organisateur, dans le groupe A, n’a pu terminé que deuxième de ce groupe serré jusqu’à la dernière journée.
Fatima Diop/Senenews

21/01/2017

GAMBIE: LE SENEGAL A TOUT A Y GAGNER

Transition en Gambie: quels enjeux pour le Sénégal?

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Parmi les pays ayant déployé des soldats en Gambie, figurent le Nigeria, mais aussi et surtout le Sénégal, qui est en première ligne et a servi de locomotive dans l'opération en cours. La Gambie est en effet enclavée à l'intérieur du Sénégal. Et Dakar a beaucoup à gagner avec le départ de Yahya Jammeh et l'instauration d'une Gambie démocratique.
Au-delà du désenclavement de la Casamance (lire encadré), il y a l'espoir de mieux lutter contre les trafics : la drogue mais aussi le bois des forêts de Casamance qui embarque pour la Chine, via la Gambie.
Mais pour le Sénégal, c'est surtout l'occasion de mettre un point final à la rébellion casamançaise du MFDC. Yahya Jammeh a en effet offert à la branche de Salif Sadio une base arrière. C'était pour lui un moyen permanent de pression sur Dakar. Le président Macky Sall en était d'ailleurs convaincu, lui qui a réservé sa première visite de chef d'Etat en 2012 à l'homme fort de Banjul.
« Mais Yahya Jammeh parle de paix le jour et arme le MDFC la nuit », explique le politogue sénégalais Yoro Dia. Rétablir Adama Barrow et la démocratie, c'est donc l'occasion rêvée de faire partir ce voisin inamical et, selon Yoro Dia, « tourner la page de notre crise nationale la plus grave ».
Ce faisant, Dakar prend aussi des risques : celui de réanimer le conflit casamançais, en situation actuellement de « ni paix, ni guerre ». Des irréductibles pourraient être tentés par le baroud d'honneur, question de survie pour eux.
Autre risque, celui de saper l'autorité d'Adama Barrow, qui pourrait apparaître comme un président sous influence sénégalaise. Yahya Jammeh a d'ailleurs joué sur cette fibre nationaliste, accusant le Sénégal d'ingérence.
A la frontière sénégalo-gambienne, en Casamance, des soldats solidement armés sont visibles et les patrouilles se multiplient. Malgré tout, de nombreux soldats gambiens quittent leur unité pour se rendre aux forces d’attente de la Cédéao.
Au poste frontière de Selity, quelques dizaines de réfugiés gambiens suivent l’actualité l’oreille collée au poste radio. Mais personne n’envisage de rentrer de sitôt. Le cantonnement militaire installé dans ce poste-frontière reste en alerte.
Les accrochages signalés jeudi dans le secteur de Diaboudior expliquent le rythme élevé des patrouilles le long de la frontière gambienne, base de repli des éléments des Forces démocratiques de Casamance (MFDC).
Les défections au sein des forces armées gambiennes se sont multipliées ces derniers jours avec parfois des officiers de haut rang, qui se rendent aux forces de la Cédéao. Mais le commandement des forces d’attente basé à Diouloulou est peu bavard. Vendredi, quatre véhicules tout-terrain remplis de soldats gambiens ont eux aussi fait faux bond à leurs unités.
RFI

20/01/2017

DERNIERES INFOS DE GAMBIE

Yaya Jammeh a quitté la Gambie, direction Mauritanie

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Le président déchu de la Gambie a quitté Banjul pour se rendre en Mauritanie. Hier déjà, le président mauritanien était en Gambie, en tant que médiateur dans cette crise géopolitique. Suffisant donc pour nous dire que l’accord conclu entre les deux homologues était d’accueillir Yaya Jammeh.
La situation semble s’être décantée en Gambie. En effet, de source sure on nous apprend que Yaya Jammeh a quitté la Gambie pour se rendre en Mauritanie.
Plus tôt dans la journée, Adama Barrow était investi en tant que président de la Gambie. En parallèle, les troupes de la CEDEAO étaient en territoire gambien et venaient pour déloger Yaya Jammeh, suivant les ordres de la communauté internationale.
Les combattants gambiens, en posture de paix n’ont guère montré une résistance à ces derniers. Yaya Jammeh quitte donc le pays pour laisser le pouvoir au président élu de la Gambie, Adama Barrow en allant en Mauritanie. La médiation a vu le bout du tunnel suite à cette information phare.
Mamoune Tine/Senenews
ndlr: une information relate également le bombardement du village de l'ancien président et l'entrée des troupes au sol sur le territoire gambien.

19/01/2017

LES LIONS EN QUART DE FINALE

CAN: le Sénégal se qualifie

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Le Sénégal, après sa victoire contre la Tunisie lors de la première journée du groupe B (2-0), était en position de force dans sa poule. Et les Lions de la Terranga se sont imposés aussi ce jeudi soir contre le Zimbabwe (2-0).
La victoire d’Idrissa Gueye et de ses coéquipiers s’est dessinée en première période. Sadio Mane, sur une passe de Keita a ouvert la marque en début de rencontre (1-0, 9e), avant qu’Henri Saivet ne double la mise sur un sublime coup franc (2-0, 14e). Le Sénégal est qualifié pour le tour suivant de la CAN.
Constant Wicherek/footmercato

LAMENTABLE CAP TOURISTIQUE...

Cap Skirring, une station balnéaire à la recherche de la gloire perdue

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La fermeture de plusieurs hôtels au Cap Skirring a sérieusement déteint sur l’activité touristique. Les artisans vivent aujourd’hui des moments difficiles faute de touristes. Mais la situation est surtout aggravée par l’ouverture des résidences de plus en plus nombreuses.
Dans les rues du Cap Skirring, la principale zone touristique de la Casamance, Abdou Khoudoss dit « Baye Fall » est en train de devenir une icône. Avec sa tenue bariolée, lunettes fumées, un gros collier autour du cou, le bonhomme traine son pousse-pousse en noir et blanc sur lequel il vend du café Touba. Il a lui-même rebaptisé cela en « café Touba original ». Souriant et très taquin, « Baye Fall » ne refuse jamais une photo à un touriste qui l’aborde en pleine rue. Au Cap Skirring, il a très vite conquis les cœurs.
Pourtant, le vendeur est arrivé nouvellement au Cap, en provenance de Saly Portudal, l’autre site touristique situé sur la Petite Côte, dans le département de Mbour, où il a séjourné pendant sept ans. « J’étais à Saly Portudal, mais je suis arrivé au Cap Skirring, sur ordre de mon marabout, il y a tout juste deux mois. Ici, les gens sont bien, on m’a très vite adopté. J’ai même rencontré des touristes que je connaissais à Saly », explique le jeune talibé mouride. Seulement, cette bonne humeur d’Abdou Khoudoss contraste bien avec la situation qui règne dans cette zone touristique.
Aujourd’hui, Cap Skirring n’est plus que l’ombre de lui-même avec la fermeture de la plupart des hôtels, au cours de ces dix dernières années. L’épidémie à fièvre hémorragique du virus Ebola, la politique de visa adoptée pendant un certain temps par le gouvernement et la liste rouge du quai d’Orsay interdisant aux citoyens français de se rendre en Casamance sont autant de facteurs qui ont donné un coup de frein à l’activité touristique. Excepté le Club Méditerranée, tous les grands hôtels comme Savana, Royal Cap, Hibiscus, Kabrousse, Maison Bleue ou Alizées ont mis la clé sous le paillasson.
Le galeriste Mamadou Dieng regrette bien cette période faste où au Cap Sikiring « tout marchait bien » durant les mois de novembre et décembre. Lui qui a séjourné à Saly, à Nianing avant de s’installer au Cap Skirring, est inquiet de la situation dans laquelle est plongé le site touristique. « Jusqu’en 2002 et 2005, l’activité touristique marchait bien ici, mais c’est surtout en 2012 que les choses ont commencé à se détériorer. Si on n’y prend garde, Cap risque de devenir comme Saly », alerte cet artisan. Mais Mamadou Dieng n’est pas le seul à s’inquiéter de la situation actuelle du Cap Skirring.
« C’était la période faste »
La plupart des vendeurs qui connaissent le site vivent des heures difficiles. « Cap n’est plus ce qu’il était auparavant », fulmine la commerçante Adjaratou Ndèye Maty Faye. Cette pensionnaire du village artisanal a vécu des moments bien meilleurs que cette période. « Quand le tourisme marchait bien ici, je ne faisais ici que dix jours pour épuiser mon stock et je repartais à Dakar pour en chercher au marché Sandaga. C’était la période faste », soutient la bonne dame.
La période faste, c’était quand les hôteliers organisaient, à tour de rôle, des visites dans le village artisanal et quand les produits étaient facilement écoulés. « Les touristes ne viennent ici que par hasard. Parfois, ils tombent sur notre enseigne et entrent dans le village. Dans d’autres cas, c’est pour chercher une connaissance tout simplement », relève l’horloger Serigne Sèye.
Aujourd’hui, le Club Méditerranée qui reste le seul établissement encore ouvert n’organise plus des visites pour ses clients. Une politique mal vue par les artisans de Cap Skirring. « Pourtant, cet hôtel organise le plus souvent des soirées africaines deux fois dans la semaine. Certains artisans sont sélectionnés pour exposer, mais nous pensons que ce n’est pas une bonne solution », regrette l’horloger. Mais pour Alfred Kâ, le chef de village de Cap Skirring, le problème de fond reste l’existence des résidences qui tuent à petit feu l’activité touristique. « Aujourd’hui, s’il y a 200 touristes qui descendent à l’aéroport, les 100 vont dans les résidences, parce que beaucoup de touristes qui connaissent la zone y ont acheté des maisons qu’ils transforment en résidence. C’est un vrai gâchis », regrette le chef de village.
Pour ce retraité qui s’est installé au Cap Skirring depuis plus d’une trentaine d’années, les résidences restent la cause principale de la perte d’emploi de beaucoup de jeunes. Car, selon lui, les excursions que les jeunes organisaient sont faites maintenant par les toubabs eux-mêmes. Face à cette situation, les artisans du Cap estiment qu’il est temps que le gouvernement réagisse en incitant les privés à construire des hôtels sur le site, mais aussi en réglant le grand problème des résidences. Cela permettrait à Baye Fall, le vendeur de café Touba, et à plusieurs autres jeunes artisans de pouvoir tirer leur épingle de l’activité touristique au Cap Skirring.
Avec 15.000 âmes comme population : Le casse-tête de l’eau au quotidien
Cap Skirring est né presque en même temps que le Club Méditerranée en 1973. Le village était surtout une cité dortoir que les responsables du groupe hôtelier français avaient construit pour les travailleurs. Au fur des années, des populations s’installent sur le site et créent des activités commerciales. La cité est devenue un village de l’ancienne communauté rurale de Diémbering. Faisant partie des premières personnes à s’installer sur le site en tant que travailleur, Alfred Kâ est aujourd’hui le chef de village. « Au Cap, on dénombre aujourd’hui 13 ethnies composées essentiellement de Diolas, de Peuls, Mandingues, Manjacks, Sérères, Bambaras, Mancagnes, Papels. Au dernier recensement fait en 2014, la population était évaluée à environ 15.000 âmes », explique le chef de village. Cap Sikirring dispose d’infrastructures de base telles qu’un poste de santé, une maternité, deux écoles primaires et un Cem. Mais depuis longtemps, le village est confronté à un sérieux problème d’approvisionnement en eau. Le liquide précieux manque terriblement dans le village. Les populations continuent à s’approvisionner en eau à partir des puits. Souvent, des Peuls puisent cette eau qu’ils revendent aux populations moyennant 100 FCfa le bidon de 20 litres. « Dans cette situation, on ne dispose jamais d’assez d’eau dans nos maisons pour se laver, faire le linge ou les travaux domestiques », signale Alfred Kâ. Mais le chef de village est optimiste quant à la résolution de ce problème sous peu. Actuellement, les responsables des sociétés en charge de la question sont en train, selon lui, de rechercher les points d’eau afin d’y implanter des forages.
Maguette NDONG et Idrissa SANE/lesoleil

LA GAMBIE ET LE SENEGAL RESPIRENT

Jour nouveau sur la Gambie : Yahya Jammeh a capitulé, Adama Barrow prêtera serment à Banjul

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Fin de partie pour « le dictateur du développement ». Après 22 ans de règne, le Babiili Mansa a concédé à quitter le pouvoir cette nuit. Il l’a confirmé au président mauritanien, Abdoul Aziz, qui est venu lui arracher cet engagement de dernière minute contre un asile doré dans les dunes de Chinguiti.
Comme nous l’avions répété à de nombreuses reprises, les liens entre la Mauritanie et la Gambie sont si fortes que seul le président Abdel Aziz pouvait faire plier le dictateur de Banjul. Sans connaitre les détails des exigences de Yahya Jammeh. Il n’y a aura pas de guerre en Gambie.
Conséquence directe de cette capitulation, les forces de la CEDEAO peuvent se replier; la Gambie ne va pas leur servir de camp d’entrainement.
Vu l’ambiance qui règne dans ce salon d’honneur, tout porte à croire qu’aucun coup de feu ne sera tiré sur Banjul ni sur kanilaï et l’équipe du président Barrow se prépare déjà à retourner à Banjul pour les besoins de la prestation de serment. De sources bien introduites dans cette réunion confidentielle -qui se déroule sous haute sécurité-, la présentation de serment du président Adama Barrow est prévue à 16 heures à Banjul.
Contrairement à une rumeur en circulation sur Wathsapp, Yahya Jammeh est toujours à Banjul et se prépare, avec ses proches, à quitter le State House. Le médiateur mauritanien, Abdoul Aziz, est toujours en réunion avec les présidents sénégalais et gambien au salon d’honneur du pavillon spécial de l’aéroport de Dakar pour s’entendre sur le modalités de départ du Babiili Mansa comme de ses droits en tant que ancien chef d’Etat de gambie. (Avec Kewoulo)
Fatima Diop/Senenews

L'ARMEE HISSE LE DRAPEAU BLANC EN GAMBIE

L'armée Gambienne dépose les armes

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Le Général Ousman Badjie, Chef d'Etat major général de la Gambie (Cemga), a décidé de pas engager ses hommes pour contrer les forces de la Cedeao. Dans une déclaration faite ce mercredi, il déclare : “Nous n'allons pas nous engager militairement. Ceci est une bataille politique. Je ne vais pas engager mes hommes dans une stupide bataille. J'aime mes hommes".
Déjà, les militaires du camp militaire de Farafeni, à l'entrée de la la Gambie, ont hissé le drapeau blanc, histoire de dire qu'ils participeront pas aux combats, si combat il y a, notent des sources militaires.
Jammeh n'a d'autres solutions que de lâcher le pouvoir puisque ses hommes viennent de le lâcher.
SENEWEB

Le nouveau président devrait donc être investi ce jeudi matin.

PETANQUE - 1ERE EDITION DU TOURNOI INTERNATIONAL DE SALY

LES «72H DE SALY» POUR BOOSTER LE SPORT BOULE AU SENEGAL

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La station balnéaire de Saly s’ouvre au monde des sports de boule avec les «72 heures» de pétanque qui se joue en triplettes choisies les 10, 11 et 12 février. Ce tournoi d’envergure, initié par Saly bouliste club en collaboration avec la Fédération sénégalaise des sports boules (Fssb), sera une première au Sénégal. Les organisateurs ont présenté hier, lundi 16 janvier, l’événement sportif qui devrait booster le niveau de la discipline au Sénégal. Le plateau promet d’être en tout cas relevé puisque pas moins d’une quinzaine équipe en provenance d’Afrique, d’Europe et d’Asie sont attendus sur les boulodromes de Saly.
La Petite côte sera le lieu de ralliement des boulistes de tout horizon à l’occasion des « 72 heures » de pétanque de Saly organisées les 10, 11 et 12 février 2017 par le Saly Bouliste Club en collaboration avec la Fédération sénégalaise des sports boules (Fssb). Bassirou Seck, président de Saly bouliste et Corinne Luiz, trésorière dudit club ont présenté hier, lundi, le format de cette compétition internationale qui verra la participation d’équipes d’une quinzaine de pays.
En attendant leur confirmation, le Maroc, le Liban, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Mali, la France, le Bénin, la Belgique, la Suisse, le Burkina, la Guinée, la Tunisie et d’autres équipes de Thailande ou encore de la Suède sont attendus sur les boulodromes de Diambars, de la Pirogue et ceux de Terrou-Bi de Saly. Les organisateurs qui ont tablé sur un budget prévisionnel de 15 millions de FCfa entendent ainsi réussir le pari de l’organisation et faire de ce tournoi international, qui se tiendra tous les deux ans, un événement qui va magnifier l’adresse des joueurs sénégalais en pétanque.
Des joueurs qui se sont pourtant largement illustré au plan international à l’image de François Ndiaye «Fara», pensionnaire de Saly bouliste et ancien recordman mondial de tir de précision. Selon l’ancien entraîneur Biram Touré et Jacob Ndir, représentant la Fédération sénégalaise de sport boule, ce tournoi est en tout cas tout bénéfice dans l’évolution du sport boule puisqu’il constitue une occasion opportunité pour booster la discipline et qui va permettre à ses pratiquants de se mesurer avec le haut niveau mais surtout de préparer les «Lions» du Sénégal aux JO de 2020 au Japon où la pétanque deviendra enfin une discipline olympique à part entière.
Pour la compétition proprement, les 72 heures de pétanque vont se disputer en formule triplettes choisies. Chaque joueur engagé donnera 10 000 pour un total de 30 000 par triplette. La triplette vainqueur de ce tournoi recevra deux millions. Un million pour l’équipe finaliste. Les demi-finalistes recevront chacune 650 000 et les quart de finalistes 320 000 par formation.
A noter qu’une Coupe des nations, traditionnellement désignée consolante, est prévue à cet effet pour les équipes éliminées prématurément dans les phases de poules.Pour résorber le déficit en arbitrage constaté au niveau de la pétanque sénégalaise, une session de formation en arbitrage national sera au menu et sera dirigée par l’arbitre international de pétanque.
Patrick Grignon/Omar DIAW/Sudonline

18/01/2017

GAMBIE: LES FORCES ARMEES ENTRENT DANS LE PAYS

Les opérations militaires démarrent en Gambie… Des coups de feu nourris ont été entendus

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Comme annoncé en exclusivité par dakarposte.com, l’option militaire envisagée pour déloger Jammeh , a démarré. Au moment M où ces lignes sont écrites (16 h 50) en ce mercredi 18 Janvier 2017 , des coups de feux nourris ont retentis en Gambie.
Nous écrivions qu’un navire de guerre navigue actuellement au large des côtes du Ghana en direction de la Gambie. Un déploiement qui vient en appoint aux 4 chasseurs (avions d’attaque) prêts à faire feu. C’est dire que les choses sérieuses ont commencé. Le week-end dernier, les chefs militaires des pays d’Afrique de l’Ouest se sont rencontrés pour discuter d’un plan de déploiement d’une force militaire en Gambie.
Le président Nigerian Muhamadu Buhari a été nommé médiateur dans la crise gambienne par ses pairs de la CEDEAO.
Le Sénégal, pays voisin de la Gambie, devrait diriger une éventuelle offensive armée sous régionale.
Il prépare également ses troupes au sol.
Pour rappel, la Gambie est plongée dans une grave crise depuis que M. Jammeh a annoncé le 8 décembre qu’il ne reconnaissait plus les résultats de l’élection présidentielle du 1er décembre, une semaine après avoir pourtant félicité M. Barrow pour sa victoire.
Senedirect

SAUVER ST LOUIS

Saint-Louis: 4 milliards de la part du gouvernement pour sauver la rive

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Saint-Louis vit des heures troubles avec l’avancée considérable de la mer qui pose un problème aux habitants de la vieille cité et à sa mairie. L’Etat sénégalais conscient de ce problème a vite fait de faire un geste à l’endroit des habitants de cette partie nord du pays.
L’érosion marine continue son avancée et gagne du terrain dans la «langue de barbarie» à Saint-Louis du Sénégal. La ville de Golbert Diagne connait des difficultés ces derniers jours car menacée par les fureurs de Mère-nature.
Face à ce problème, la municipalité saint-louisienne se montre impuissante ce qui a motivé le gouvernement à débloquer 4 milliards pour sauver la rive et les quartiers la longeant sur la côte à savoir Guet Ndar, Santhiaba et Ngokhou Mbathie.
Des quartiers qui sont ravagés par la mer et qui disparaîtront si toutefois des solutions ne sont pas trouvées au plus vite.
Marième Maya Ciss

LA DIASPORA SENEGALAISE A BRUXELLES

Premières assises des sénégalais du Benelux le 28 janvier à Bruxelles

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Le 28 janvier 2017 constitue une date fatidique pour des acteurs de la diaspora sénégalaise du Benelux qui, à travers l'Observatoire des Sénégalais de la Diaspora organisent ses premières assises sous la présidence effective de SEM Amadou Diop, Ambassadeur du Sénégal en Belgique. L’objet de cette rencontre citoyenne qui va regrouper des dizaines de compétences est, d'une part, de créer un cadre de partage entre sénégalais, d'autres part de promouvoir la diaspora sénégalaise vivant en Belgique, aux Pays Bas et au Luxembourg (Benelux) pour un meilleur apport au développement du Sénégal. Des axes importants seront traités pendant ces assises : discours ou encore dans les travaux de groupe suivi de plénières qui vont permettre d’identifier les atouts, les acquis, les faiblesses y compris les perspectives pour cette diaspora, assez méconnue et spécifique. Ce sera un moment crucial pour les sénégalais cet axe trilogique qui intègrent la population des sénégalais de l’extérieur estimée aujourd'hui à près de trois millions de personnes soit 20% de la population. Les participants viendront de la Belgique, des Pays Bas et du Luxembourg pour réfléchir sur des sujets qui .les concernent et qui mettent en exergue, outre la vie dans le pays d’accueil, les possibilités de développement en faveur du pays d’origine, le Sénégal. Il s’agit également d’identifier les faiblesses qui nuisent au bon épanouissement de la diaspora au Benelux et de proposer des solutions viables. Au sortir de cette rencontre, un répertoire sera conçu, exclusivement pour les sénégalais du Benelux dans les domaines : diplomatique, associatif, politique, économique, sportif, touristique, sera conçu. Pour couronner cette initiative salvatrice impulsée par le journaliste Jamil Thiam, président de la section Belgique de l'Observatoire des Sénégalais de la Diaspora tiendra au mois de mars 2017 un séminaire de formation à Dakar en faveur des journalistes sénégalais en vue qu’ils soient spécialisés dans le traitement des questions de la diaspora sénégalaise et les inciter à davantage mettre en exergue les véritables potentialités des sénégalais du Benelux et de la diaspora en général. En perspectives, l'observatoire s'appuiera sur un partenariat avec l'association des journalistes en migration et sécurité (Ajms). http://www.wabitimrew.net/
http://observatoirediasporasenegal.com - thiamjamil@yahoo.fr

l'e-cfa

Le Sénégal teste l’ e-CFA, vers une monnaie unique en Afrique au grand dam d’Orange Money ?

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Alors que les banques centrales africaines (ABCA) se sont réunies en mars 2016 à Dakar (Sénégal), au siège de la Banque Centrale des États de l`Afrique de l`Ouest (BCEAO), en vue de préparer l’arrivée de la monnaie unique du continent africain, la banque centrale régionale émet depuis le 12 janvier dernier une nouvelle monnaie électronique dénommée « e-CFA ».
Disponible dans un premier temps uniquement au Sénégal – le franc CFA ayant bien évidemment toujours cours légal - cette devise numérique sera à terme en vigueur dans tous les pays de l’UEMOA (Union économique et Monétaire Ouest Africaine), sous réserve que son succès se confirme. L’objectif s’avère en tout premier lieu de faciliter les échanges et l’intégration économique de la zone.
Conformément à une réglementation sur la monnaie électronique éditée par la BCEAO, la Banque régionale de marché (Brm) sera chargée d’émettre l’e-CFA.
Cette nouvelle devise électronique sera valable sur toutes les plates-formes de paiement électronique et pourra transiter aussi bien par les ordinateurs, les tablettes que les téléphones portables … Et ce, au grand dam de Orange avec son produit Orange Money ? les Sénégalais étant habitués à régler bon nom de factures telles que dépenses d’électricité et même carburants (dans les stations Total) via du crédit téléphone, ce dernier étant devenu dans le pays une véritable monnaie d’échange.
Les commerçants possédant un terminal adéquat pourront accepter le paiement via l’e-CFA ou payer eux-mêmes leurs fournisseurs. Si cette monnaie électronique est acceptée par un grand nombre, ce sera la fin progressive du billet de banque physique, habitude qu’avait déjà préparé le « concept » commercialisé à travers Orange Money. Reste que pour l’heure, il ne s’agit que d’un stade expérimental.
Cette monnaie a été initiée par Jonathan Dharmapalann, ancien d’Ernest & Young et fondateur d’e-Currency Mint limited. Ayant son siège en Irlande, la startup a mis en place l’e-cfa, en collaboration avec la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest. (BCEAO). Cette monnaie numérique se veut différente du bitcoin, la première devise numérique, car elle est émise par une banque centrale.
« Il s’agit d’un billet numérique qui peut s’échanger comme un billet physique émis par une Banque centrale, » explique ainsi Jonathan Dharmapalan. « Pour réaliser une transaction, vous pouvez débiter un compte bancaire et en créditer un autre, ou bien vous pouvez échanger physiquement un billet de 10 dollars ou 10 euros qui passera de votre main à la mienne. Nous avons créé une technologie qui permet cet échange-là de manière numérique, » détaille-t-il.
Pour éviter les faux, les billets physiques seront marqués d’un filigrane et d’un numéro de série, les billets e-cfa seront sécurisés numériquement par un code cryptographique. Selon Serigne Diakhoumpa du Fonds souverain des investissements stratégiques du Sénégal, la monnaie électronique devrait permettre de mieux maîtriser les transactions financières pour lutter contre la corruption.
Orange Money permet pour sa part de déposer de l’argent sur un compte associé à un numéro de mobile, pour ensuite accéder à une gamme de services, notamment transfert d’argent domestique et international, paiement de factures (eau, électricité, télévision, téléphonie, frais de scolarité …) et achat de crédit téléphonique.
Pour alimenter son compte, l’utilisateur peut se rendre dans un point de vente Orange Money pour y déposer des espèces, recevoir de l’argent d’un autre utilisateur par transfert ou même recevoir son salaire directement sur son compte, ce qui n’est pas rare dans un pays où une faible partie de la population dispose d’un compte bancaire. Les professionnels (entreprises ou auto-entrepreneurs) ont également la possibilité d’accepter les paiements réalisés par Orange Money avec un compte entreprise.
Orange s’est également associé à des banques (BNP Paribas, Ecobank, Bank of Africa, Microcred) pour permettre aux clients détenteurs d’un compte bancaire de transférer leur argent facilement et à tout moment entre leur compte bancaire et leur compte Orange Money (et vice versa) depuis leur mobile.
Reste que l’Institut d’étude de la finance numérique, Helix, a toutefois récemment publié un rapport sur la fraude liée à la «mobil money», un moyen de transférer de l’argent de portable à portable. L’institut attire l’attention sur le fait que cette fraude est adaptable à tous les systèmes financiers. «L’élimination progressive des billets physiques ne permet pas d’y échapper à 100%», soutient Elisabeth Berthe, directrice adjointe du réseau Hélix.
«Leur technologie à l’origine est assez sûre, mais dès qu’on ajoute des niveaux, des systèmes en plus, cela ouvre des vulnérabilités. Ces six derniers mois, on a vu deux bons exemples de monnaies numériques fiables qui ont été attaquées et ont perdu beaucoup. En août dernier, le bitcoin a perdu 75 millions de dollars et près de 20 % de sa valeur, et son concurrent, Ether, a perdu 50 millions de dollars, à cause d’une vulnérabilité dans leur code», a-t-elle poursuivi.
Le Sénégal est le deuxième pays africain, après la Tunisie avec son e-dinar, à avoir lancé sa monnaie numérique.
Selon le Fonds Monétaire International, à l’heure actuelle, environ 2 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à des services financiers de base. La plupart sont pauvres et une grande proportion, africaine. Au Sénégal, la part de la population détenant un compte en banque a plus que doublé entre 2011 et 2014 pour avoisiner 12 %. Toujours selon le FMI, même avec la banque mobile, seulement 34 % de la population adulte africaine a accès à des services bancaires, dans l’UEMOA, le taux n’est même que de 18 %.
Au Kenya, le service de paiement mobile M-PESA est devenu partie intégrante de l’économie de marché et s’étend aux pays voisins. Au cours des 10 dernières années, la proportion de Kenyans qui n’ont pas accès aux services financiers est tombée de 41 à 17 %. Aujourd’hui, un dispositif d’épargne mobile offre aussi des crédits à la consommation.
« Globalement, il est intéressant à mes yeux de noter que c’est une compagnie de télécommunication qui a joué un rôle essentiel dans le développement du système de banque mobile au Kenya. Dans d’autres pays, c’est le secteur bancaire. Je suis donc très curieux d’entendre votre avis sur ce qui serait le meilleur moyen de développer ces services » avait déclaré en septembre 2016 Mitsuhiro Furusawa, Directeur Général Adjoint du Fonds Monétaire International, dans le cadre de son discours « Promouvoir l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest ».
presse sénégalaise, RFI, FMI/Elisabeth Studer

17/01/2017

LES CHANTIERS AVANCENT

Chantiers des autoroutes Aibd-Thiès et Thiès-Touba : Un bon niveau d’exécution des travaux noté

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Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane, a effectué, hier, une visite des deux chantiers autoroutiers : «Aibd-Thiès et Thiès-Touba (Ila Touba)», en compagnie de ses collègues de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouye Ndiaye et du ministre auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye. Il a noté le bon niveau d’exécution des travaux des chantiers.
Accompagné de son collègue de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouye Ndiaye et du ministre auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, Mansour Elimane Kane a constaté de visu le niveau d’évolution des travaux. Ces deux projets, a-t-il indiqué, « devraient être livrés clés en main en fin d’année 2018 avec un système de vidéosurveillance. Mieux, d’ici le prochain Magal de Touba, les usagers pourraient emprunter l’autoroute jusqu’à l’aéroport de Diass et continuer vers Thiès sur une dizaine de kilomètres avant de reprendre la route nationale N°3 ».
En tout cas, la délégation ministérielle a reçu des assurances fermes des responsables des entreprises en charge de l’exécution des travaux qui sont à un taux de 30% d’avancement physique au niveau de l’autoroute Aibd-Thiès (16km). Mais, comme l’a expliqué le directeur de travaux de l’entreprise chinoise CWE, Zhixiang Song, en charge du projet, « c’est compte tenu de la nature du tracé couvert par une zone de rochers qu’il faut déblayer par des explosifs sur 800 mètres pour 800.000 de m3 que nous avons accusé ce léger retard. Une entreprise a été choisie pour exécuter ce travail et nous pensons pouvoir achever le plus rapidement possible les terrassements et le reste des ouvrages ».
C’est à partir de l’échangeur de Thiambokh, un des villages constituant un nœud important de cet axe autoroutier d’une dizaine de kilomètres qui va être relié à la ville de Thiès, que le ministre et sa délégation ont entamé la visite, en présence du gouverneur de Thiès, Amadou Sy et du préfet Alioune Badara Samb. Et, à ce niveau-là, la fonctionnalité de l’échangeur, qui devrait assurer en même temps la jonction entre les différents axes autoroutiers, a nécessité la modification de la conception initiale, a fait savoir un technicien de l’Ageroute. Ceci, pour être en phase avec la nouvelle configuration préconisée de deux voies par sens.
L’autoroute Ila Touba livrée en fin 2018
La délégation a ensuite fait une halte au PK0 de l’autoroute Thiès-Touba d’une centaine de kilomètres. « Ici, les travaux de terrassements ont atteint un taux d’avancement de 84% et plus de 40% pour les ouvrages hydrauliques et d’art avec des impacts positifs pour les populations qui sont dotées par l’entreprise chinoise de bornes fontaines », a souligné le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane. L’autre impact positif, a-t-il noté. C’est « l’octroi de bourses d’études à des étudiants sénégalais qui vont séjourner pendant 5 ans en Chine pour devenir des ingénieurs de conception, mais aussi la construction en perspective d’un laboratoire d’études ». Pour le ministre porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, « cette visite a offert l’occasion de constater par les actes ce qui est en train de se faire dans le domaine des infrastructures routières qui occupent une place centrale dans la construction de notre pays. « A ce rythme, a-t-il souligné, cela va nous mener en 2019 avec un réseau autoroutier de 230 kilomètres ». « Mais, poursuit-il, notre préoccupation reste la qualité des routes qui, avec le programme d’infrastructures communautaires à travers le Pudc, le désenclavement de nos terroirs sera assuré au grand bonheur de nos populations rurales ».
A Bambey, le ministre des infrastructures et du désenclavement a été accueilli par le gouverneur de la région de Diourbel, Mouhamadou Moustapha Ndao, sur le site où est en train d’être édifié l’échangeur. Mais, au total, les tracés des deux projets sont visibles partout, bulldozers, techniciens et ouvriers s’y activent tous les jours. Les autorités ont fixé des objectifs et c’est une véritable course contre la montre qui est engagée par les entreprises.
Pour Aibd-Thiès, la section de 10 kilomètres qui va relier l’autoroute devrait pouvoir être livrée avant le prochain Magal, comme l’ont indiqué les responsables de l’entreprise. Au niveau des 3 sections de l’autoroute Thiès-Touba à savoir : Thiès-Bambey, Bambey-Diourbel et Diourbel-Touba, la date de livraison de l’ensemble des travaux est fixée en fin 2018. Une bonne partie des ouvrages d’art (ponts) a été réalisée par l’entreprise chinoise qui ne veut pas être surprise par le prochain hivernage. Il en est de même pour les emprises qui ont été aussi libérées depuis plusieurs mois.
Gestion des peages : Toutes les possibilités seront offertes
La gestion des autoroutes a été évoquée par le ministre, Mansour Elimane Kane, en réponse à une question posée par la presse. Il a indiqué que toutes les possibilités peuvent être offertes. Selon lui, « soit on continue dans la dynamique actuelle en confiant la concession à la société Eiffage, soit on explore d’autres pistes avec la direction des autoroutes qui pourra s’occuper des péages ». Mais, le ministre a précisé que l’autoroute à péage n’est pas une option et que chaque usager aura la latitude d’emprunter le chemin qu’il veut d’autant plus que les routes nationales continueront d’exister.
Mohamadou SAGNE/Lesoleil

16/01/2017

J'ACCUSE!

J'accuse le Peuple de la Teranga. Par Jean-Philippe DUPUIS

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« C’est la faute á l’Etat ! C’est la faute aux parents ! » Entend-on de la plupart des citoyens indignés du système d’exploitation des talibés de la rue. Personne ne semble avoir vu un troisième responsable, bien plus coupable: la population sénégalaise.
Si la population sénégalaise refusait aujourd’hui de donner un franc cfa aux enfants talibés de la rue, dans un mois, le problème serait réglé : les marabouts de talibés de la rue renverraient chez eux ces enfants qui ne leur rapportent plus rien.
Peuple sénégalais, pour un azzakat rapide et pas cher, tu es l’unique financeur du système d’exploitation des talibés de la rue.
Pire encore, tu en es l’unique financeur non point uniquement pour l’aumône mais pour disposer d’une main d’œuvre á bas prix. Et, chaque jour, les poubelles crasseuses, que personne n’oserait porter, quitteront les concessions et maisons, chaque jour, les dames et hommes les plus dignes chargeront courses et bagages parfois bien lourds sur la tète de petits porteurs dociles et muets, chaque jour, le petit ménage du matin sera effectué pour un prix qu’aucune ménagère n’accepterait.
Les jeunes sortis du daara continueront á constituer une main d’œuvre bon marché, servile et malléable pour les entreprises comme chez les particuliers.
Les marabouts de talibés de la rue exploitent les enfants ! La population sénégalaise exploite ces mêmes enfants pour sa convenance personnelle.
Des citoyens très honorables prêtent un terrain ou chantier sans eau ni toilettes pour parquer ces enfants. Des voisins non moins honorables, ne s’en offusquent pas. Pas une plainte ou meme signalement auprès des services (AEMO, Action Sociale, police, gendarmerie) que l’Etat met á votre disposition. Une indifférence générale dans une offuscation silencieuse aujourd’hui comme hier comme demain.
La population sénégalaise préfère décharger sa responsabilité sur les autres : «C’est la faute aux parents ! » « C’est á l’Etat de régler ca ! »
« C’est la faute aux parents qui ne doivent pas donner leur enfant ! » Exact ! Mais qui est le plus fautif ? Des paysans pauvres et ignorants du fond de la campagne, abusés par un marabout (souvent un cousin) proposant enseignement et formation pour leur enfant á la ville. Ou la population urbaine sénégalaise qui, elle, bien consciente de l’exploitation et maltraitance, perpétue ce système en donnant l’argent ?
«C’est la faute á l’Etat qui ne fait pas respecter la loi ! » Exact. Mais qui est le plus fautif entre un Etat qui ne parvient pas á régler un problème qu’il n’a pas généré et une population qui entretient, chaque jour ce problème. L’Etat doit gérer des dossiers beaucoup plus importants et pressants pour la marche du pays et de la nation (sociaux, économiques, internationaux ...etc.) les gouvernements successifs se sont essayés, maladroitement, á régler ce problème. Tous ont, finalement, du renoncer devant les pressions de certains milieux, le chantage religieux ... et une population qui ne réagit pas, au contraire, se satisfait de ce système.
Peuple sénégalais, un homme est « entré par effraction dans la profession de marabout » (dixit de vénérables imams) pour tirer un revenu d’enfants qu’il savait ne pouvoir prendre en charge. Tu n’es pas responsable de ses actes mais tu finances son projet.
Répétons-le : si la population sénégalaise refusait aujourd’hui de donner un franc cfa aux enfants talibés de la rue, dans un mois, le problème serait réglé : les marabouts de talibés de la rue renverraient chez eux ces enfants qui ne leur rapportent plus rien.
Mais même avec la prise de conscience d’avoir la solution entre ses mains, personne ne changera ses habitudes et continuera á utiliser ces enfants pour un azzakat facile et des services á vil prix. Et ceci en se donnant les meilleures excuses du monde : « si je leur donne pas, ils seront frappés par leur marabout !/ de toutes façons les autres continueront de donner ! »
Le déni de réalité est si facile. Et chaque donneur de piécettes retournera se coucher sans le moindre remord á la lecture de ces lignes. Mais la Vérité est la Vérité : le peuple de la Téranga entretient l’exploitation d’enfants sur son sol.
Jean-Philippe DUPUIS/Darinfo

EXCELLENTS DEBUTS POUR LES LIONS!

Des Lions braves et combattants venus à bout d’une belle équipe de Tunisie, selon Aliou Cissé

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Le sélectionneur national, Aliou Cissé a qualifié son équipe qui a battu celle de la Tunisie par 2-0 de ‘’brave et combattante face à une belle équipe de la Tunisie qui a dominé par moments’’.‘’Je suis satisfait de la victoire même si par moments notamment en première période, on a beaucoup souffert’’, a dit le sélectionneur national en conférence de presse.
Evoquant la victoire pour le premier match, il a indiqué qu’il était important et dans le haut niveau, le plus important reste la victoire.
‘’Je ne suis pas content de la défense, je n’ai pas aimé et c’est à ce niveau qu’il faut rectifier’’, a-t-il dit soulignant que son arrière garde a été fragile par moments.
Au sujet de la performance de son gardien de but, Abdoulaye Diallo élu homme du match, le capitaine des Lions à la CAN 2002, a rappelé que toute grande équipe a besoin d’un grand gardien.
‘’Il n’a pas eu beaucoup de choses à faire pendant les éliminatoires et ce n’est pas le cas ce soir où il fait un grand match’’, a-t-il relevé.
Au sujet du Zimbabwe, le prochain adversaire, Aliou Cissé a laissé entendre que cette équipe qui a donné du fil à retordre à l’Algérie (2-2) est loin d’être un manchot.
‘’Nous allons bien préparer ce match après le repos de demain (lundi)’’, a-t-il assuré au sujet de cette deuxième sortie prévue le jeudi 19h à 19h GMT.
APS

13/01/2017

L'AEROPORT AVANCE...

Visite de l’Aidb: Les travaux des chantiers exécutés à 94%

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Les travaux de construction de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass sont presque terminés avec un taux de réalisation de 94 %. Le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj, a indiqué, hier, au cours d’une visite d’une importante délégation des députés sur le site, que le premier vol est attendu sur cet aéroport en décembre prochain.
Cette fois-ci, c’est la bonne date. L’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass sera fonctionnel en décembre 2017. Les assurances ont été données, hier, par le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodji, au cours d’une visite d’une importante délégation de parlementaires sur l’initiative de la Commission de l’urbanisme, de l’habitat, de l’équipement et du transport de l’Assemblée nationale. Après le retrait de Saudi Bin Laden group (Sbg) au profit de Summa-Limak, les travaux avancent à grands pas, après seulement quatre mois de reprise des activités (septembre-décembre). L’ancien constructeur a préféré se retirer, l’année passée, à cause des divergences financières avec l’Etat du Sénégal. Il a toutefois accepté de sous-traiter la totalité des travaux restants (15 %) avec Summa-Limak.
Selon le directeur général de l’Aibd, les 94 % des travaux sont actuellement réalisés. Les 6 % seront achevés d’ici à avril prochain, dit-il. A cette occasion, M. Mbodj est largement revenu sur les péripéties de l’érection de ce hub aérien. « Face à certaines contraintes de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor, a-t-il rappelé, il était nécessaire de le délocaliser ». « La vision a été grande avec 4.500 ha dédiés à la réalisation de l’Aibd », a-t-il reconnu. Aujourd’hui, seule la moitié de cet espace a été utilisée. Le reste est réservé aux travaux d’extension. Au démarrage, l’Aibd peut accueillir jusqu’à 3 millions de passagers par an avec une seule piste. Ce nombre peut atteindre 10 millions à l’avenir avec la réalisation d’une deuxième piste. « Nous avons un aéroport au standard international », se félicite Abdoulaye Mbodj, estimant qu’avec la nouvelle ville de Diamniadio, le centre médical city, la zone spécial économique intégrée de Dakar, etc., « l’Aibd sera le centre de gravité économique du Sénégal ». « Avec le transfert des activités déjà entamé, nous osons espérer le premier vol en décembre 2017 », a assuré M. Mbodj, qui a rendu un hommage aux députés qui ont cru au projet.
Après ce large exposé sur l’état d’exécution des travaux, les députés ont visité l’aérogare, la tour de contrôle, le bâtiment administratif, le hangar des pèlerins et le mur de clôture de l’ouvrage. A l’issue de la visite, la présidente de la commission de l’urbanisme, de l’habitat, de l’équipement et du transport de l’Assemblée nationale, Penda Seck Dieng, s’est dit satisfaite de l’état d’avancement des travaux. Ils sont, selon elle, à leur troisième visite sur le site depuis 2012. « Chaque fois, nous constatons qu’il y a un réel avancement des travaux. Nous sommes très satisfaits », a-t-elle dit. Mme Dieng demeure convaincue que le délai de livraison de l’ouvrage sera cette fois-ci respecté.
Libération des impenses : 1, 237 milliard FCfa décaissé pour les indemnisations
Dans la phase d’exécution de ce hub aéroportuaire, les volets environnemental et social occupent une place de choix. A l’occasion de cette visite, la directrice environnementale et sociale de l’Aibd, Aissatou Thioubou a indiqué que 1,237 milliard de FCfa a été dégagé au titre des indemnisations (impenses agricoles, pertes de récoltes et pertes de ressources naturelles). Selon elle, 342 logements ont été construits sur le site de recasement ainsi que des équipements socio-collectifs (des écoles, des mosquées, un poste de santé). Sur ce nombre, 308 familles ont rejoint leurs sites, soit un taux d’occupation de 71 %. Alors que 1.200 ha ont été reboisés entre 2011 et 2016 pour compenser les impacts environnementaux, liés à la réalisation de l’infrastructure. Les défis restent, à en croire Mme Thioubou, la préservation du domaine aéroportuaire, la finalisation du Schéma directeur d’aménagement urbain (Sdau) de la zone autour de l’aéroport et le Plan d’urbanisme de détail (Pud) de Diass. Le directeur technique de l’Aibd, Alassane Ndiaye, a souligné que Summa Limak a engagé 1.600 agents dont 1.200 Sénégalais sur le chantier.
Convention de concession : L’Etat se sépare à l’amiable avec Fraport
Le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodji, a indiqué que Fraport a accepté de se séparer à l’amiable avec l’Etat du Sénégal pour la gestion de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Fraport, était censé, en vertu d’une concession de 22 ans, gérer le nouveau hub dont les premiers travaux avaient démarré en décembre 2007. Le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj précise que cette convention de concession prévoyait 3, 2 % des frais d’assistance technique à payer à Fraport, 17% les sept premières années et 20 % de redevances de concession. Dans un contexte où la redevance par passager était passée en mai 2015 de 16.000 à 8.000 FCfa et celle de la sûreté de 4.000 à 2.000 FCfa, Fraport avait estimé que ce contrat n’était plus rentable et a décidé de se retirer en exigeant le remboursement des frais qu’il a dépensés depuis 2007. Ces frais étaient estimés à 6, 7 millions d’euros, soit 4,355 milliards de FCfa. A l’arrivée, selon M. Mbodj, Fraport a accepté de se retirer sans aucun dédommagement.
Souleymane Diam SY/Lesoleil
http://lesoleil.sn/2016-03-22-23-21-32/item/59884-visite-...

ON BRÛLE LES PRODUITS ILLICITES

Saint-Louis: Trois Milliards FCFA de produits illicites, incinérés

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Des lots de médicaments frauduleux, des produits vétérinaires, des pilles électriques, des cartouches de cigarettes nocives, du chanvre indien de grande quantité, de la métamphétamine d’une valeur de 2, 5 milliards de FCFA, ont été incinérés, ce matin, au centre d’Enfouissement Technique de GANDON.
Les actions de veille sécuritaire mises en œuvre par la division régionale des Douanes, donnent, de plus en plus, des résultats satisfaisants.
Le Commandant Ousseynou FAYE, chef de cette division, a appelé les autres forces de sécurité et de défense à mutualiser leurs forces, en indiquant que « le trafic de médicaments est devenu un véritable fléau pour la santé des populations ».
L’adjoint au Gouverneur chargé des affaires administratives a salué la mobilisation et l’engagement du comité régional qui regroupe les différents corps de protection du territoire.
« C’est l’occasion de les féliciter et de les encourager à persévérer dans cet élan de mutualisation », a dit M.BA .
Il a invité les populations à coopérer avec les forces de défense pour renforcer la veille sécuritaire et prévenir d’éventuelles pratiques nuisibles.
Ndarinfo

12/01/2017

MIX ENERGETIQUE

Le français ENGIE décroche un partenariat stratégique au Sénégal

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Un nouveau contrat conclu par Engie au Sénégal. L'industriel français soutiendra par son expertise l'action gouvernemental pour diversifier le mix énergétique du pays.
Le Sénégal se fait accompagner pour optimiser ses efforts visant à varier le mix énergétique. L'opérateur français Engie (ex-GDF-Suez) vient d'annoncer la signature d'un partenariat avec l'Agence Nationale des Energies Renouvelables de Sénégal (ANER), qui porte sur l'accélération du développement des énergies renouvelables dans le pays.
Le premier volet de cet accord vise les ménages. Il porte sur le développement de l'énergie solaire à destination des particuliers en logements collectifs ou individuels. L'objectif visé est d'étudier le déploiement, dans un premier temps, de ces solutions auprès de 11.000 ménages de la ville de Dakar et de sa banlieue. L'importance sera donnée aux panneaux solaires photovoltaïques pour la production d'électricité et les chauffe-eaux solaires. L'ANER et Engie étudieront ensemble les solutions de financement de ces équipements pour faciliter leur déploiement auprès des clients.
L'industrie en la ligne de mire
Les industriels sont également ciblés par ce nouveau programme. Le développement des contrats de performances énergétiques (CPE) auprès des opérateurs industriels et du secteur tertiaire des grandes agglomérations du Sénégal est également prévu. Objectif : réduire la consommation énergétique des sites et contribuer à l'équilibre du système électrique sénégalais. L'opérateur français veut en effet adapter ce concept qu'il a déployé depuis de nombreuses années sur l'ensemble de ses marchés de clients industriels et grandes entreprises tertiaires partout dans le monde.
Engie participera également à la création d'un « cluster industriel » pour promouvoir les énergies renouvelables. Cela se fera notamment à travers des actions de formation professionnelle et d'un renforcement du tissu industriel local. Notons que ce n'est pas le premier contrat de l'opérateur français au Sénégal. ENGIE est également présent via le projet TER Dakar en partenariat avec Thales pour la partie conception et réalisation des infrastructures et systèmes pour un contrat d'un montant de 225 millions d'euros. Le Groupe est aussi présent avec le projet Senergy, une centrale photovoltaïque de 30 MW située dans la ville de Santiou Mekhé dont la mise en service est prévue en mars 2017.
La Tribune Afrique