03/02/2018

ECLAIRAGE PUBLIC SOLAIRE & FRANCAIS

Fonroche vend 50.000 lampadaires solaires au Sénégal

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Le groupe du Lot et Garonne a emporté un contrat de fourniture de lampadaires qui vont permettre d'éclairer un tiers du Sénégal. Une annonce réalisée alors que le président de la République Emmanuel Macron est arrivé dans le pays pour une visite de trois jours.
C'est sans doute le plus gros chantier d'éclairage public solaire dans le monde. Le Sénégal va déployer 50.000 lampadaires solaires sur un tiers de son territoire. Le contrat de 87 millions d'euros va officiellement être signé ce vendredi matin à Dakar, à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron. Principaux intéressés, Fonroche Eclairage, qui va fournir les appareils, et Eiffage, qui va les installer sur place avec l'aide de techniciens locaux. Un chantier soutenu par la France, puisque le Sénégal va financer cet investissement grâce à un emprunt auprès de bpifrance et du Trésor.
Fonroche, qui travaille sur ce projet depuis trois ans, a été choisi parmi une trentaine d'industriels, principalement asiatiques, américains et européens - dont son concurrent bordelais, Sunna Design. L'Agence nationale pour les énergies renouvelables (Aner), qui était chargée de préparer l'appel d'offres, avait mis trois critères en avant : la performance, la vitesse d'exécution et un assemblage local.
Dix ans sans maintenance
Fonroche, créé en 2008 par Yann Maus, a longtemps consacré l'essentiel de son activité à l'énergie photovoltaïque. S'il a développé des projets de fermes solaires partout dans le monde pour une capacité de 230 mégawatts, le groupe a préféré l'an dernier revendre cette activité à la société d'investissement Eurazeo et au fonds InfraVia Capital Partners. Dotée de solides fonds propres de 100 millions d'euros, l'entreprise de 150 personnes est désormais en passe de se développer principalement dans la géothermie et le biogaz. Plusieurs grosses usines de méthanisation sont en chantier après celle exploitée à Villeneuve-sur-Lot.
C'est pourtant l'éclairage solaire, sur lequel le groupe travaille depuis 2011, qui va lui apporter le plus de visibilité. Avec ce contrat, l'entreprise, qui a déjà fourni 160 lampadaires Fonroche Smartlight au Sénégal pour éclairer l'accès au nouvel aéroport international Blaise-Diagne, passe à la vitesse supérieure. L'occasion de doper le chiffre d'affaires de 6 millions d'euros de la branche éclairage et de prouver au marché la qualité de sa technologie à l'international. S'ils sont garantis cinq ans, ses candélabres solaires ont été conçus pour une durée de vie de dix ans sans maintenance.
Usine française vendue
Les batteries en alliage de Nickel seront fabriquées par Fonroche à Roquefort (Lot-et-Garonne), ainsi probablement que les panneaux solaires. Même si l'usine du groupe sur le même site a été vendue l'an dernier et produit désormais sous l'enseigne Reden Solar. Aux termes du contrat qui spécifie que la part française sera supérieure à 50 %, une quinzaine d'emplois devraient ainsi être créés. « Dans un candélabre solaire, 80 % de la valeur ajoutée vient de la batterie et du logiciel, qui permettent de délivrer la puissance de façon intelligente afin d'assurer le fonctionnement pendant dix ans, soit 4.000 cycles », insiste Laurent Lubrano le directeur général.
A l'occasion de l'inauguration, les techniciens de Fonroche feront également à Emmanuel Macron et à son homologue sénégalais, Macky Sall, une démonstration du système de pilotage à distance de tous les lampadaires par liaison radio longue porté. L'entreprise, qui s'est engagée à installer les 50.000 appareils en moins de trois ans, va également installer une filiale sur place en assurant un service après vente de sept ans. « Nous étions le seul à nous engager de façon aussi précise sur une durée aussi longue car, finalement, on ne vend pas des lampadaires mais de la lumière », estime Yann Maus. Une filiale d'une quarantaine de personnes doit être créée sur place - une base logistique à partir de laquelle Fonroche compte bien attaquer l'ensemble du marché africain.
Des lampadaires qui poussent aussi en France
L'an dernier, Fonroche a remporté l'appel d'offres européen de l'Ugap, la centrale d'achat des collectivités locales. L'entreprise a déjà vendu plus de 300 lampadaires solaires. Elle vient de signer un gros contrat avec le magasin Carrefour de Castets sur Garonne et l'agglomération d'Agen. « L'époque où le lampadaire était vu comme un gadget est bien révolue. La technologie est très fiable et évite les travaux et les tranchées. Les projets se multiplient, notamment lorsque les collectivités doivent éclairer des zones isolées comme les aires de covoiturage ou encore les arrêts de car », précise Yann Maus.
Frank Niedercorn/lesechos.fr

OMAR SY TOURNE AU SENEGAL

Omar Sy tourne « Yao » au Sénégal

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Le réalisateur Philippe Godeau a choisi comme décor le Sénégal pour tourner son dernier film « Yao ». À l’affiche, le célèbre fils du pays Omar Sy, comédien le plus populaire auprès des Français, sera en territoire connu pour ce road movie.
Coproduit par Philippe Godeau (société Pan-Européenne) et Omar Sy (société Koroko), Yao est l’histoire du retour au pays d’un émigré sénégalais. Omar Sy joue le rôle de celui qui accompagne le nouvel arrivant dans sa redécouverte de ses racines. Un road movie qui sera à n’en pas douter un film drôle et émouvant et vous conduira de à la découverte de la beauté du Saloum, Dakar et Saint-Louis. La chanteuse malienne malienne, Fatoumata Diawara fait aussi partie du casting.
Une nouvelle production pur cette acteur qui fait partie des personnalités préférées des Français. On se rappelle encore le César du meilleur acteur en 2013 avec le film Intouchables. Ou encore de sa conquête d’Hollywood avec le rôle de Bishop dans X-Men Days of Future Past (2014) puis celui de Barry dans Jurassic World (2015).
Oumar Sy vient d'avoir 40 ans
Philippe Godeau, réalisateur, scénariste et producteur signe ici sa troisième réalisation après « 11.6 » et « Le dernier pour la route ».
D’autres productions étrangères sont prévus en tournage au Sénégal cette année. Espérons que cet élan pour le pays de Sembène Ousmane, donne un coup de starter au cinéma sénégalais.
au-senegal.com

L'EDUCATION AVEC MACRON & RIHANNA

Au Sénégal, Macron veut mobiliser pour l'éducation

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Lors de la conférence du Partenariat mondial pour l'éducation (PME) à Dakar vendredi, Emmanuel Macron a annoncé le versement de 200 millions d'euros (250 millions de dollars) pour l'éducation
Le président français a commencé jeudi une visite officielle de deux jours au Sénégal. En compagnie de son homologue Macky Sall et de la chanteuse Rihanna, il a soutenu un programme international pour lever 3 milliards de dollars afin d'augmenter le taux de scolarisation des pays pauvres.
Emmanuel Macron est de retour en Afrique. Deux mois après son discours fleuve de Ouagadougou, le président français a commencé jeudi une visite de deux jours au Sénégal, pays pivot des relations franco-africaines. Les détracteurs de l'ex-puissance coloniale ont promis un accueil «frais» à Emmanuel Macron, mais la visite est moins bilatérale qu'internationale, l'objectif premier étant d'ouvrir, avec son homologue sénégalais Macky Sall, la troisième conférence de financement du Partenariat mondial pour l'éducation (PME).
L'Afrique a déjà fourni des efforts considérables pour atteindre les 80% d'enfants scolarisés en primaire selon l'ONU. Un bon de 20% en deux décennies
Que la présence des deux présidents soit largement éclipsée par celle de Rihanna, ambassadrice du PME, n'empêche pas la réunion d'afficher de grandes ambitions: lever 3 milliards de dollars, sur la période 2018-2020, pour aider quelque 60 pays en développement à renforcer leur système éducatif et réduire le nombre d'enfants sans école estimé à 260 millions. Dans ce domaine, l'Afrique a déjà fourni des efforts considérables pour atteindre les 80% d'enfants scolarisés en primaire selon l'ONU. Un bon de 20% en deux décennies.
Tanguy Berthemet/lefigaro.fr

LA FRANCE AU SENEGAL

Olivier Serot Almeras, consul général de France à Dakar : « 50% des Français recensés au Sénégal sont des binationaux »

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La communauté française, toutes origines, racines et parcours confondus, est bien intégrée dans le tissu sénégalais.
25 000. C’est le nombre de Français établis au Sénégal. 20 000 sont exactement inscrits aux registres consulaires. Ce chiffre, en augmentation constante, ne prend pas compte les nombreux Français de passage au Sénégal comme les hommes d’affaires et les touristes. « Il s’agit véritablement de la première communauté française de l’Afrique sub-saharienne », précise le consul général de France à Dakar. Olivier Serot Almeras fait remarquer par ailleurs que « 50 % des Français inscrits au Consulat de France » sont des binationaux. C’est un chiffre qui entre dans un contexte bien particulier. En effet, la communauté française, toutes origines, racines et parcours confondus, est « remarquablement bien intégrée » dans le tissu sénégalais. Deux facteurs, selon Olivier Serot Almeras, expliquent ce solide ancrage au Sénégal. D’abord, dit-il, il y a trois siècles d’une histoire commune avec ses évolutions, ses rebonds et ses cercles concentriques. Ensuite, l’amour qu’ont les Français de la terre du Sénégal. « Un Français qui arrive ne s’installe pas par hasard au Sénégal. Il y vient pour nourrir un projet et développer un lien », poursuit le consul général de France à Dakar. Aujourd’hui, rappelle-t-il, il y a toute une génération de Français ou de Franco-Sénégalais élevés en France, éduqués en France et qui rentrent au Sénégal afin de participer au développement et à la croissance de leur pays d’origine. Ces Français qu’Olivier Serot Almeras qualifie de « courageux, volontaires et passionnés ». La très grande majorité de ces Français vit dans la région de Dakar. On les retrouve aussi le long du littoral, à Saint-Louis, à Podor à Kédougou et à Mbour. Plus précisément à Saly, zone balnéaire, qui se positionne pour être le premier abri des Français au Sénégal. On y a recensé près de 2.000 Français. Un nombre qui ne cesse de croître. « Notre communauté établie à Saly croît de façon significative, pour avoisiner les 2.000 personnes, dont bon nombre de retraités, qui ont fait le choix de la douceur de la Teranga », confie le diplomate Almeras. Saly bénéficie ainsi de l’appel d’air opéré par l’ouverture de l’Aéroport international Balaise Diagne (Aibd) et du prolongement de l’autoroute.
« Le maillage de la communauté française sur le territoire sénégalais s’explique assez facilement par la diversité des secteurs professionnels dans lesquels elle opère, de l’industrie aux services - je pense ici au tourisme, très en pointe, avec son volet écologique et durable - en passant par l’agronomie et l’éducation », détaille le consul Olivier Serot Almeras qui salue « le courage, le volontarisme et la passion » de ces Français. Tous, dit-il, participent à cette grande dynamique de mobilité croisée entre nos deux pays, « que nos autorités appellent de leurs vœux ».
Abdoulaye DIALLO/lesoleil.sn

01/02/2018

LE DANGER CLIMATIQUE

le Sénégal sur une «bombe à retardement»

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Une digue de 3,5 kilomètres de long est construite pour protéger les villages. Ici le quartier de Goxu Mbathie. L'île de Saint Louis au Senegal, classée patrimoine mondial par l'UNESCO est une des plus belles villes du Senegal. Elle est menacée par l'erosion côtière. Les experts estiment qu'elle peut disparaitre sous la mer dans quelques décennies. Photo Sylvain Cherkaoui. Cosmos pour Libération
Les habitants de Guet Ndar, à Saint-Louis, sont menacés par la montée de l’océan : conséquence du creusement d’une brèche pour protéger la ville, aggravée par le changement climatique.
Sur les rivages du village de Guet Ndar (un quartier de Saint-Louis), la plage n’existe plus. La mer grignote les bicoques de pêcheurs, en ruine. Des pans entiers de ce quartier populaire s’effondrent dans l’océan. Des morceaux de béton, arrachés par la montée des eaux, parsèment le sable, au milieu des ordures déposées par la marée. Paysage de désolation. Modou Sène, pêcheur de 48 ans, a perdu la moitié de sa maison engloutie par les flots l’année dernière. Il ne reste qu’une petite pièce exiguë, aux murs délavés et rongés par les embruns. Avec 20 personnes de sa famille, il vit désormais dans ces quelques mètres carrés balayés par les vents. A l’intérieur, il ne reste pas grand-chose. La machine à coudre de sa femme trône fièrement sur une petite table, épargnée par les eaux. La pièce est froide, la taule du toit fissurée par l’humidité. «La nuit, j’entends les vagues taper contre le mur, j’ai peur que tout s’effondre encore. Je redoute ce que je vais découvrir le matin», raconte-t-il, assis sur des sacs de sable qu’il faut escalader pour atteindre le pas de sa porte. Pourtant, malgré les menaces d’effondrement, il refuse de partir. Pas question de quitter la terre de ses ancêtres enterrés-là. Des figures protectrices à qui l’on présente offrandes et sacrifices. Les Lébous, cette ethnie de pêcheurs sénégalais à la tête dure, sont très attachés à leurs traditions. Ils ne quitteront pas leur milieu naturel, celui d’une vie calée sur les marées et la houle.
Mais en dix ans, l’océan n’a cessé sa course folle. A Guet Ndar, près de 800 mètres de sable ont disparu. Le terrain de football, les étales pour sécher le poisson, les parcs de pirogues : rien n’a résisté. Niché sur la langue de Barbarie, cette immense bande de sable entre le fleuve Sénégal et la mer, Guet Ndar, désordonné et surpeuplé, suffoque. En cause, la construction d’un canal de délestage de 4 mètres en 2003 pour protéger Saint-Louis, ancienne capitale de l’Afrique francophone, classée au patrimoine mondiale de l’Unesco, des crues du fleuve. Aujourd’hui, les courants ont élargi ce trou béant qui mesure désormais près de 6 kilomètres. «On parle de vingt-cinq ans pour que Saint-Louis soit engloutie, mais la vitesse est insoutenable. On est assis sur une bombe à retardement», souffle le guide du patrimoine Birame Seck, très impliqué dans la survie de la ville. Un désastre écologique causé par la main de l’homme et accéléré par le changement climatique.
Dans l’urgence, les autorités, en partenariat avec la Banque mondiale et l’Agence française de développement, ont lancé en novembre la construction d’une digue artificielle de 3,5 kilomètres le long des villages touchés. Une sorte de bouclier pour protéger les populations de l’avancée de la mer et atténuer l’effet des vagues. Rien de définitif. Juste un pansement pour éviter le pire.
Infections.
Emmanuel Macron, en visite au Sénégal, se rendra samedi dans les ruelles sablonneuses de Guet Ndar pour constater les dégâts. Dans son entourage, rien ne filtre sur d’éventuelles annonces. Il devrait profiter de son déplacement pour augmenter les financements alloués à la préservation de la ville de Saint-Louis, où près de 150 000 personnes vivent dans des zones inondables.
L’été dernier, 150 familles ont perdu la totalité de leurs maisons, ravagées par l’océan. Les premiers déplacés climatiques sénégalais, désormais parqués dans des tentes à une dizaine de kilomètres de Saint-Louis, au milieu d’un terrain vague. Sokhna Bèye, 50 ans, vit là avec ses neuf enfants. Quelques nattes en plastiques recouvrent le sable, un matelas est posé à même le sol sans couverture. Le vent s’engouffre dans la bâche, les corps sont gelés. Ses enfants souffrent régulièrement d’infections respiratoires. Des conditions de vie extrêmement précaires. Pas d’assainissement et un seul robinet d’eau pour le camp où les bidons s’arrachent à prix d’or. Son mari Babacar est pêcheur. Chaque jour, il marche des kilomètres pour se rapprocher des côtes et ramener du poisson. Déracinée à l’intérieur des terres, la famille de Sokhna survit. «Si tu ne rentres pas dans la mer, tu ne manges pas», déplore-t-elle, assise à même le sol, tressant les cheveux de sa plus jeune fille. Depuis quatre mois, le gouvernement est aux abonnés absents. Pas d’aide, pas de vivres. Rien. La famille de Sokhna vit chaque jour dans l’incertitude.
Laboratoire.
En 2012, la montée des eaux avait déjà fait disparaître en entier un premier village : Doune Baba Dieye. Aujourd’hui, Ahmet Sène Diagne, son chef coutumier, tente de récupérer des mètres de terre. Il a fait de la langue de Barbarie son laboratoire à ciel ouvert. Sur l’îlot de Keur Bernard, il a déjà planté 4 000 pieds de filaos, ces arbres aux fines épines qui bordent les plages sénégalaises. Leurs racines s’enfoncent dans la terre et retiennent le sable. En cinq ans, il a regagné 300 mètres de terrain. «Les gens me prenaient pour un fou, se souvient-il, mais désormais, même le maire de la ville s’intéresse à mes projets.» Chaque année, il replante également des hectares de mangroves, des brises-vent très efficaces pour lutter contre l’érosion côtière. Sur une autre parcelle de terre, il a introduit des espèces qui diminuent la salinité des sols. La terre est de nouveau viable pour les cultures maraîchères. Et les femmes viennent récolter des tomates et des gombos. Peu à peu la vie revient.
Cet écologiste autodidacte a été le premier à dénoncer le désastre qui s’opérait et s’annonçait sur la langue de Barbarie. Le creusement de cette brèche indélébile, mais aussi la main de l’homme, venu piller le sable illégalement pour construire dans les villages. Les projets déployés en urgence pour lutter contre la montée de la mer, il n’y croit pas vraiment. A la hâte, il trace dans le sable un plan qui ébauche ses propres solutions. Des poches de digues circulaires parsemées dans l’océan : «Mon idée pour les générations futures. Mais ça, je ne risque pas de pouvoir l’exposer au président Macron…»
Margot Chevance/Libération.fr

AU SENEGAL, LES ORDURES SONT POLITIQUES

Gestion des ordures à Dakar : La vérité sur un secteur tué par la politique (Entretien)

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Même si le syndicat des techniciens de surface a décidé de lever son mot d’ordre de grève, Dakar ne s’est pas encore débarrassé de ses ordures. Au marché Gueule Tapée des Parcelles Assainies, impossible de traverser sans que l’odeur nous « attaque ». Une odeur nauséabonde qui pollue l’air. Dans cet entretien accordé à Senenews, Madany Sy, le secrétaire général du syndicat national des travailleurs du nettoiement revient sur les difficultés dans c secteur d’activité, des difficultés qui ont, d’ailleurs, été à l’origine de la grève des acteurs du nettoiement.
Pouvez-vous, M. Sy, revenir sur l’origine de cette gréve qui a fini par transformer Dakar en un dépotoir à ciel ouvert ?
Ce sont les concessionnaires qui étaient partie en grève et c’est eux qui ont levé le mot d’ordre. Pour nous, techniciens de surface, au regard de la solidarité entre nous et les concessionnaires, nous ne pouvions plus continuer notre travail. Les concessionnaires ne sont pas notre employeur. Ils sont employés par l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg). Et ce qui nous lie avec eux, c’est le budget du nettoiement. C’est à dire les 17 milliards.
Et pour aller en grève, il faut le dépôt d’un préavis qui va permettre l’ouverture de négociations. Un préavis dure un mois. Il y a eu une coïncidence malheureuse. Car, le jeudi 25 janvier passé, nous avions organisé une grande assemblée au niveau du stade Amadou Barry de Guédiawaye.
C’était pour informer les camarades des difficultés mais aussi, il y avait des signes avant-coureurs pour que les gens puissent se préparer éventuellement. Mais, quand on a fait l’Assemblée générale le matin, l’après-midi, les concessionnaires ont arrêté le boulot. Les gens se sont posés cette question sur cette coïncidence.
Tous les syndicats des concessionnaires étaient-ils représentés au niveau de l’Assemblée ?
Oui. Ils étaient là avec tous les départements. Nous sommes 16OO techniciens de surface de Dakar à Yenne.
Mis à part le budget, qu’est-ce qui vous lie avec les concessionnaires ?
C’est eux qui amènent les camions, l’Ucg met à la disposition des camionneurs, le personnel de collecte et de balayage. Nous collectons plus de 2400 tonnes d’ordures par jours. Avec ces 72 heures de grève, il y a eu plus de 7800 tonnes d’ordures qui ont envahi la capitale. Dakar était devenu un dépotoir à ciel ouvert. Sans compter cette indiscipline notoire caractérisée d’une certaine frange de la population surtout avec les charretiers.
Comment le Sénégal peut-il émergé dans la saleté ? Cela ne sera pas possible tant qu’on est en train de fouler à pied la législation du travail. Et nous, en tant que travailleur, il était de notre devoir lors de cette assemblée d’informer les gens pour leur faire savoir que c’était une journée ville morte mais qu’ils pouvaient rejoindre leur secteur respectif en attendant d’avoir la bonne information. Mais les gens en ont tellement parlé et entre temps il y a eu un changement au niveau de la coordination de l’UCG.
Quelle est la mission assignée aux travailleurs du nettoiement regroupés au niveau du Syndicat de national des travailleurs du nettoiement que vous gérez ?
Nous avons une mission de santé et de service public. Notre mission consiste à nettoyer les grandes artères, à nettoyer nos quartiers surtout avoir un cadre de vie sain et attrayant. Mais aussi que l’on nous mette dans des conditions de performances.
Quel est le problème des concessionnaires ?
Les concessionnaires ont des problèmes car, ils réclament à l’Etat du Sénégal cinq mois d’arriéré de salaire qu’ils ont évalués à 7 milliards de F CFA. Et quand ces concessionnaires ont été reçus, avant-hier, par le Premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne, il parait qu’il y a eu une avance de 3 milliards 500 FCFA qui leur a été promise. Mais nous techniciens de surface, si nous n’avons pas la logistique, nous ne pouvons pas travailler. Et si les camionneurs ne viennent pas aussi, notre travail est voué à l’échec.
Raison pour laquelle, des manquements ont été notés à notre niveau. Mais, avant-hier, hier et aujourd’hui, Dakar commence petit à petit à être débarrassé de ses tas d’ordures. C’est pourquoi nous avons mis en place deux schémas : le premier schéma consiste à faire de la mécanisation, utiliser les gros moyens (les pelles mécaniques, les camions à ciel ouvert) et le deuxième schéma consiste à faire des porte-à-porte régulièrement. Il faut d’abord ramasser les ordures au niveau des quartiers puisque c’est ces ordures qui sont les dépôts sauvages que l’on retrouve das les grandes artères. Il y a eu une synergie entre la mécanisation et le schéma des porte-à-porte et je pense que d’ici demain ou après demain Dakar va retrouver son éclat.
Cette réactivité des autorités ne serait-elle pas liée à la visite du président Macron au Sénégal ?
Malheureusement au Sénégal, on ne vit que événementiel. Quand il y a eu le sommet de la francophonie, il y avait une grande synergie entre les différents ministères. La gestion des ordures est politisée. Il y a une politisation du secteur de nettoiement. Nous ne sommes ni le bouclier ni le bras armé d’une tierce personne.
Notre travail consiste à ramasser les ordures, à permettre aux populations de ne pas cohabiter avec la saleté, donc nous travaillons pour nous-mêmes mais aussi pour la population car c’est elle qui produit ces ordures.
Et le problème est là, un éternel recommencement, un fou institutionnel à n’en plus finir, une politisation qui ne dit pas son nom et une guéguerre sur le nettoiement. Ce sont les collectivités locales qui ont en charge le ramassage des ordures. Mais ce que l’on voit ici c’est l’Etat central qui gère le budget du nettoiement. Aucune commune, aucune mairie n’est en mesure de gérer le ramassage des ordures raison pour laquelle l’Etat a décentralisé les pouvoirs mais n’a pas décentralisé les moyens financiers.
Cette guéguerre est à l‘origine de ces dysfonctionnements. Plus grave encore, notre budget est évolué à 17 milliards alors que la masse salariale des travailleurs ne dépassent pas 3 milliards.
Les 13 milliards sont partagés entre les concessionnaires et les fonctionnaires depuis 15 ans, je me répète. Il nous faut une nouvelle clé de répartition ? Il faut que le gouvernement prenne les décisions qui s’imposent pour apporter des reformes dans le secteur du nettoiement.
senenews/Thioro Sakho

31/01/2018

LES FRANCAIS AU SENEGAL

Près de 25.000 français vivent au Sénégal

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Le Sénégal est "la principale communauté française" de l’Afrique au sud du Sahara, a révélé mardi l’ambassadeur de France au Sénégal.
S’exprimant dans un entretien accordé à l’APS, le diplomate français a souligné que beaucoup parmi les expatriés français "sont particulièrement actifs dans les domaines" des organisations non gouvernementales et des entreprises.
Il a souligné que lors de la visite qu’il entame dans le pays à partir de jeudi, le président Macron s’exprimera devant les Français vivant au Sénégal à la résidence de l’ambassadeur de France.
M. Bigot a souligné que cette communauté "témoigne que les liens entre la France et le Sénégal sont bien sûr des liens historiques, des liens politiques mais aussi et d’abord humains". Ces liens ont pour piliers les diasporas des deux pays, a-t-il souligné.
Les Présidents Macky Sall du Sénégal et Emmanuel Macron de France co-présideront la Conférence de financement du Partenariat mondial (GPE, en anglais) pour l’éducation "Un investissement pour l’avenir" qui se tiendra à Dakar, les 1er et 2 février 2018.
La Conférence de financement du GPE cherche à mobiliser 3,1 milliards de dollars de la part des bailleurs pour la période 2018 – 2020.
Il s’agit de soutenir l’éducation de 870 millions d’enfants dans 89 pays en développement dans lesquels vivent 78 % des enfants non scolarisés dans le monde.
Pour les pays en développement, l’objectif est qu’ils accroissent leur financement intérieur pour atteindre 20 % de leur budget.
Ndarinfo.com/APS

LA LEPRE REVIENT

Lèpre au Sénégal: le retour !

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Avec un peu plus de 300 nouveaux recensés au Sénégal en 2016, la lèpre marque son retour au Sénégal. Il y a une dizaine d'années, le pays annonçait avoir atteint le seuil d’élimination : qu’est-ce qui explique ce retour silencieux de cette pathologie.
«Du point de vue médical, il y a l’existence d’anciens malades qui sont potentiellement toujours porteurs du vecteur de la maladie», explique Dr Coumba Wade, membre de la Direction générale de l’action sociale (DGAS), une entité du ministère sénégalais de la Santé.
Une crainte justifiée selon elle, par le fait que beaucoup d’anciens malades n’avaient pas subi la polychimiothérapie (PCT), leur traitement s’était limité à la monothérapie.
Selon l’encyclopédie en ligne, Universalis, la polychimiothérapie est efficace dans le traitement de la lèpre, son taux de rechute est inférieure à 0,1 patient sur100.
Recommandée par l’OMS depuis 1981,la PCT est une combinaison de trois antibiotiques (Dapsone, Rifampicine, Clofazimine) contrairement à la monothérapie.
Le Docteur Wade faisait au mois de décembre 2017 à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, une présentation sur les résultats d’une étude menée par la DGAS.
L’étude menée sur les neuf villages de reclassement social (VRS) que compte le Sénégal a fait ressortir plusieurs déterminants d’ordre médical, social et économique qui sont derrière ces augmentations de cas de lèpre.
Dans le domaine médical, la DGAS a relevé, une «déperdition de l’expertise». Autrement dit, «les spécialistes de la maladie manquent dans l’ensemble du territoire », selon le docteur Wade.
Pauvreté et promiscuité
«Dans le domaine socio-environnemental, le premier déterminant qui englobe tous les autres d’ailleurs, est l’aspect pauvreté», souligne la responsable de la DGAS. Dans l’ensemble des neufs VRS, seul 11% des populations disposent de terres cultivables, ce qui empêche les victimes de la maladie de s’activer dans l’agriculture qui pourrait leur fournir une source de revenus.
Une situation de pauvreté à laquelle il faut ajouter une grande promiscuité, qui selon la DGAS, est une des conséquences de la loi 76-03- du 23 mars 1976, qui encadre l’existence des neuf VRS.
Cette loi en effet limite à 1km2, la superficie allouée à chaque VRS. Conséquence : depuis 1976, l’ensemble des VRS n’ont pas subi d’extension alors que leurs populations augmentent !
«Après une simulation sur le taux de couchage dans les concessions, on s’est rendu compte qu’on peut aller jusqu’à dix personnes dans une pièce dans certains villages », déclare Dr Wade.
Une promiscuité qui a naturellement comme corollaire un déficit d’hygiène. « 81,3% des enquêtés à Kolda sont sans latrines », indique la DGAS dans son étude.
Insuffisance de communication
Selon la DGAS, il y a une «insuffisance de communication» sur la maladie qui fait le lit des préjugés et de la stigmatisation. «On a vu que certaines personnes rechignent à se faire dépister parce que tout simplement elles appréhendent la réaction de leur cohabitant », fait remarquer Dr Wade.
Pour contrer ce problème beaucoup de spécialistes prônent un dépistage actif car une détection précoce constitue la meilleure garantie de guérison. «Il faut aller vers les foyers sensibiliser les gens afin qu’ils aillent se faire dépister», préconise, Dr Lala Fall dermatologue au Centre hospitalier de l’ordre de Malte (Chom).
Rangée aujourd’hui dans la catégorie des maladies tropicales négligées (MTN), la lèpre n’était plus un problème de santé publique au Sénégal depuis 1995, date à laquelle le pays a atteint le seuil d’élimination soit 1 cas pour 10000 habitants.
Pour le coordonnateur du Programme national de la lèpre (Pnel), Dr Louis Hyacinthe Zoubi, « élimination ne veut pas dire éradication ».
La tendance haussière de la maladie est constatée depuis 2010 (205 nouveaux cas) ont été recensés. Un nombre qui atteindra 248 en 2015 et 332 en 2016.
Selon les chiffres du Pnel, les régions de Kaolack (69 cas), Dakar (67 cas), Thiès (63 cas), Diourbel (58 cas) restent les zones endémiques les plus touchées.
Malgré cette hausse, «la maladie est sous contrôle et le pays est en dessous du seuil d'élimination», assure le Docteur Zoubi dans un entretien avec Ouestafnews.
Toutefois, Dr Zoubi, reconnait que «si les problèmes liés à, la promiscuité, la pauvreté, l'hygiène, l'alimentation, l'assainissement dans certaines zones ne sont pas réglées en amont, il serait difficile de venir à bout de cette maladie mutilante».
Dans la mesure où le dépistage est volontaire, nombre d’observateurs suspectent un nombre de nouveaux cas bien supérieurs que ceux actuellement recensés par les structures de santé.
MN/ts/Ouestafnews

30/01/2018

MACRON NE VERRA PAS LES ORDURES

Visite du président Macron : Dakar sauvé des ordures

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Depuis quelques jours, Dakar et certaines régions du Sénégal croulent sous les ordures à cause de la grève des concessionnaires du nettoiement. Ce matin, le Premier ministre a décidé de décaisser 3,5 milliards sur les 7 que réclament les éboueurs. Simple coïncidence ou l’arrivée prochaine du président français, le 1er février, y est pour quelque chose ?
Dans les marchés, l’odeur pestilentielle des immondices semble ne pas gêner les vendeuses de poissons. Les acheteurs enjambent les ordures comme si de rien n’était. C’est que les Dakarois sont habitués à composer avec les grèves des éboueurs.
Dans les quartiers, les charretiers et autres ramasseurs sont heureux eux, car les ménagères sont obligées de casquer pour vider leurs poubelles. Le plus drôle, c’est que ces personnes à qui vous donner de l’argent pour vous débarrasser de vos ordures les reversent pas loin de chez vous. Chez les voisins ou derrière les murs d’immeubles. Ceux qui ne veulent pas dépenser leur argent attendent la nuit tombée pour déverser leurs poubelles dans un coin (et que les services de la mairie se débrouollent ensuite...).
A Saint-Louis, même en temps normal, la ville croule sous les ordures, y compris devant les bacs. Avec cette grève, la ville ressemble à une décharge à ciel ouvert. La solution trouvée est toute simple pour les autorités : les recouvrir de sable afin qu’on ne les voie plus.
Les concessionnaires réclament 7 mois d’arriérés de salaire à l’Etat
Ils sont au nombre de 20 et ils sont décidés à utiliser les grands moyens pour être payé. Déclenchée à une semaine de la visite du président français au Sénégal, la grève a mis les ordures dehors (comme le chantait l’artiste Awilo Longomba). Une image qui n’honore pas le Sénégal et aurait été mal vu lors de la venue de monsieur Macron. Le timing était bien pensé puisqu’une solution a été trouvée pour que le service reprenne rapidement.
On se prend à espérer que des visites de personnalités comme celle-ci deviennent plus fréquentes : nulle doute alors que d’autres problèmes de notre quotidien trouveront des solutions rapides.
Eva Rassoul/au-senegal.com
http://www.au-senegal.com/visite-du-president-macron-daka...

28/01/2018

QUI SONT LES AWARDS DU TOURISME AU SENEGAL?

African Travel Awards : les acteurs du tourisme sénégalais récompensés

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Organisée par Jumia Travel dans une dizaine de pays africains, la seconde édition des Travel Awards a connu une grande mobilisation au Sénégal. Onze trophées au total ont été décernés pour encourager les acteurs du secteur touristique sénégalais.
« C’est un pas important pour le tourisme sénégalais », s’est réjoui Aly Sidy Mbar Sow, conseiller du Directeur général de l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique, représentant son Directeur à cet événement. « Notre tourisme a besoin de ce genre d’organisation pour promouvoir les efforts de ceux qui œuvrent à faire de ce secteur un pilier de notre économie comme souhaité par le président de la République, Macky Sall », a-t-il ajouté.
Les African Travel Awards récompensent, depuis deux ans, les acteurs du tourisme dans 10 pays africains. Pour la seconde édition au Sénégal, Jumia Travel s’est appuyé sur les partenariats de l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT), le ministère du Tourisme, les compagnies aérienne Emirates, Air Côte d’Ivoire et le Groupe Accor Hôtels qui a abrité la cérémonie dans l’ensemble des 10 pays.
Pour Mamadou Marème Diop, Directeur général de Jumia Travel Sénégal, « cet évènement ne doit pas être considéré comme une compétition, mais plutôt comme consécration d’un secteur important pour notre économie. Le monde du voyage est assez vaste, nous ne pourrons jamais récompenser tout le monde, c’est pourquoi nous disons que c’est l’ensemble des acteurs qui sont célébrés à travers cette cérémonie ».
Au total 11 catégories ont été primées. Les nominés ont été départagés par les votes du public et un jury composé de l’ASPT, de l’ADEPME, du ministère du Tourisme, de Jumia Travel et de APPEL (l’Association des professionnels de la presses en ligne).
Au final, les hôtels suivants sont repartis avec les différentes récompenses : Hôtel préféré des consommateurs sénégalais (Radisson Blu), Hôtel le mieux noté par les clients (Rhino Resort Hotel & Spa), meilleur hôtel business (Hôtel Terrou-bi), hôtel ayant eu plus de réservation sur Jumia Travel (Chez Salim- Lac Rose), meilleur hôtel de la région touristique de Dakar (Hôtel Pullman Teranga), meilleur hôtel de la région touristique de la Petite Côte (Rhino Resort Hotel & Spa), meilleur hôtel de la région touristique du Sine Saloum (Souimanga Lodge), meilleur hôtel de la région touristique de la Casamance ( Hôtel Amigo Bay), meilleur hôtel de la région touristique de Saint-Louis (Hôtel Mermoz), meilleur site de promotion de la destination ( Au-senegal.com), meilleur compagnie aérienne pour le Sénégal (Emirates).
Au nom du ministère, Mouhamed Faouzou Dème, conseiller du ministre du Tourisme, a félicité les organisateurs et l’ensemble des nominés et récompensés, et exhorté les acteurs à « maintenir le cap, et à plus d’efforts pour que le tourisme au Sénégal puisse répondre davantage aux standards internationaux afin de se positionner comme une destination privilégiée ».
Ismael Cabral Kambell/afrik.com

DOUTES SUR LE VOL ET LES VIOLS EN CASAMANCE

Casamance : La thèse du viol sur les trois touristes espagnoles sérieusement remise en cause

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Le braquage effectué par des individus armés jeudi à Kafountine (département de Bignona) sur quatre touristes espagnols connait de nouveaux développements. En effet, l'information selon laquelle les trois touristes auraient été violées a été sérieusement remise à doute, après l'examen médical subi par l'une d'entre les supposées victimes.
Alors que l'expertise médicale a révélé qu'il n'y a eu aucune lésion et aucun contact intime sur l'un des trois Espagnoles, les deux autres ont refusé de se soumettre à un examen médical, pour confirmer ou infirmer l'acte de viol.
AYOBA FAYE/pressafrik.com

RELIGION: TRAFIC D'ENFANTS

Trafic d’être humains : Une centaine d’enfants guinéens bloqués au Sénégal

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Une centaine d’enfants guinéens ont été bloqués à la frontière guinéo-sénégalaise et reconduits à Labé. Selon Les Echos, leur âge varie entre 9 et 17 ans.
Ces enfants partaient, dit-on, pour apprendre le Coran au Sénégal et en Mauritanie. Un prétexte qui n’a pas du tout convaincu les services de sécurité qui les ont tous reconduits à Labé, la capitale de la Moyenne Guinée.
Un agent joint au téléphone fait savoir à la source que les enfants sont souvent envoyés dans les zones d’exploitation artisanale de l’or. « L’apprentissage du Coran est un prétexte pour franchir la frontière », indique une source sécuritaire.
Aida KANE/senego.com

27/01/2018

GREVE DES TAXIS

Grève: Les taximen ne rouleront pas mercredi, ils vont marcher

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Les taximen organisent une marche mercredi prochain. Ils vont protester contre "les tracasseries sur les routes, la vente de laisser-passer par l’État et la concurrence déloyale des clandos".
Selon Voxpopuli, qui donne l’information, cette marche et le point de départ d’un mouvement d’humeur qui va se durcir durant le mois de février prochain.
En effet, annonce le journal, les taximen prévoient 72 heures d’affilée de grève, les 8, 9 et 10 février..
Seneweb News

LE PERMIS A POINTS DEBARQUE

Le Sénégal lance un permis à points pour lutter contre l'insécurité routière

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Pour lutter contre les infractions et les accidents nombreux et parfois mortels, les autorités sénégalaises vont lancer un permis à points. Objectif : réduire le nombre de conducteurs qui roulent sans respect des règles.
Au Sénégal, peu de conducteurs maitrisent le code de la route car beaucoup disposent de faux permis, souvent achetés au marché noir. Les infractions de la route sont donc nombreuses et les conséquences souvent mortelles. C'est pour contrer ce phénomène que l'Etat veut introduire un permis à points, destiné à dissuader les auteurs d'infractions. Une mesure plus ou moins bien acceptée sur place.
Il est dix heures du matin à l'auto-école Privilège. Lamine Faty, moniteur est en plein cours. Parmi les élèves, Moustapha Cissé. Ce jeune de vingt-trois ans suit une formation au code de la route: "Si on conduit une voiture et qu'on ne connait pas le code de la route, c'est vraiment grave. Donc c'est pourquoi nous venons ici pour suivre des cours de code et de conduite, pour pouvoir identifier les dangers, les interdictions et les obligations", explique-t-il. Au Sénégal, beaucoup de chauffeurs conduisent sans savoir se comporter correctement sur la route.
Lutter contre les faux permis
Oulimata Sarr est conductrice. Elle constate tous les jours des infractions routières : "Le code n'est pas appris comme il se doit. Ce sont des gens qui ont appris la conduite sur le tas. Des gens qui ne comprennent pas le langage de la route, qui tâtonnent quoi !" Ces mauvais conducteurs disposent pourtant de permis. Des documents souvent obtenus frauduleusement. "Nous avons beaucoup de faussaires ici au Sénégal. Il y a beaucoup de faux permis. Il faut absolument lutter contre cela", assure formellement Lamine Faty.
Excès de vitesse, feu grillé, les infractions sont monnaies courantes. Résultats : les accidents se multiplient et les routes sénégalaises tuent beaucoup. L'Etat veut donc mettre en place un dispositif de sanctions pour endiguer ce phénomène. "Le permis à point, on l'introduit aujourd'hui pour faire en sorte que les délinquants soient retirés de la route", explique Jules aubain Sagna, le secrétaire général du ministère des Transports terrestres. "Les bons conducteurs vont continuer à conduire. Les mauvais conducteurs, on va les sensibiliser, on va les former mais un mauvais conducteur avéré, à un certain moment il ne doit plus avoir le droit de rouler. Ça il faut que la société sénégalaise l'accepte", insiste-t-il.
Discussions avec les acteurs du transport
Certains Sénégalais adhèrent à cette mesure annoncée. C'est le cas de Lamine Faty : "Il faut absolument fragiliser le permis de conduire pour que le conducteur puisse être conscient de ce qu'il fait. Il faut être sage, il faut de la discipline. Moi je suis pour à cent pour cent." L'Etat a engagé des discussions avec les acteurs du transport. Objectif : limiter les infractions sur les routes et sauver des vies.
Mamadou Lamine Ba

LES TUEURS DES VOLEURS DE BOIS SOUS LES VERROUS

le « planificateur » et les auteurs de la tuerie de Casamance arrêtés

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Une personne soupçonnée d’avoir « planifié » le massacre de 14 forestiers en Casamance le 6 janvier et 15 personnes ayant participé à la tuerie font partie des 24 suspects actuellement détenus.
« Celui qui avait planifié l’opération a été placé en garde à vue avec 15 autres personnes ayant pris une part active » dans la tuerie, a déclaré le procureur de Ziguinchor, Alioune Abdoulaye Sylla, lors d’un point de presse. L’enquête a conclu à « une implication directe des personnes arrêtées » depuis une dizaine de jours, a précisé le colonel Issa Diack, chef de la section recherche de la gendarmerie.
Quatorze hommes partis chercher du bois dans la forêt protégée de Bayotte, proche de Ziguinchor, principale ville de la région, avaient été rassemblés puis tués froidement par des hommes armés le 6 janvier. Depuis, l’armée a multiplié les opérations de ratissage dans les forêts des alentours, où se pratique la coupe illicite de bois précieux comme le teck et où une rébellion armée, divisée en plusieurs factions rivales, lutte pour l’indépendance depuis 35 ans.
Seize personnes, dont un journaliste local, ont été inculpées le 19 janvier d’association de malfaiteurs, assassinat, participation à un mouvement insurrectionnel et détention d’armes sans autorisation. Puis huit autres le week-end dernier. « Il résulte que l’attaque du 6 janvier a été planifiée et exécutée par une personne pour le compte de deux villages » et qu’elle « a été menée sous les ordres d’un lieutenant d’une faction » rebelle, a expliqué le procureur de Ziguinchor lors de son point de presse.
« La synthèse des informations recueillies a mené vers des pistes qui convergent vers la localité et le cantonnement d’une base », a ajouté M. Sylla, sans donner plus de détails sur le village ou la faction rebelle concernés. « Une partie des armes, munitions et tenues seraient venues des bases » d’un cantonnement rebelle, a-t-il ajouté. Le journal sénégalais Sud Quotidien avait rapporté mercredi que les arrestations s’étaient déroulées dans le village de Toubacouta, frontalier de la Guinée-Bissau, à une dizaine de kilomètres au sud de Ziguinchor.
Modeste Dossoubeninwebtv.com

26/01/2018

DO YOU KNOW RASTA SOMONE?

Mohamed Ba, alias Rasta: d’ouvrier agricole au propriétaire de bar-restaurant prometteur

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D’ouvrier agricole au service d’exploitants, l’homme est devenu entrepreneur prospère au cœur grand et à l’histoire inspirante. Installé sur le Petite Côte, Rasta est un personnage atypique, de double culture peulh et serere. Il est le propriétaire et gérant de l’un des restaurant-bars les plus célèbres de Somone : le « Paradise rasta». Très imprégné du rastafarisme, Mohamed Ba a su développer grâce à cette philosophie originale, sa PME dans le secteur touristique, aujourd’hui recommandée par le routard Tripadvisor, le no1 mondial en conseil voyage et tourisme. Ce resto-bar est «Paradise rasta» devenu une destination très prisée des touristes de la Petite-côte et contribue, sans nul doute à la vente de la destination Sénégal. Et il voit encore plus loin. L’homme déborde de projets et d’ambitions. Et pourtant, il est parti presque de zéro hier à héro aujourd’hui. Rencontre avec un self-made man.
De double culture peul et serere, c’est donc à l’Ouest pays que notre homme d’affaire est parti pour se retrouve à Guéréo et battre monnaie. Rasta, né Mohamed Ba, la quarantaine est propriétaire du célèbre restaurant-bar de Somone, «Paradise Rasta», le point de mire des touristes occidentaux. Il y a quelques années, il a élu domicile dans la communauté rurale de Guéreo, en provenance du Centre du pays.
Quand Mohamad Ba, alias Rasta, débarque sur la Petite Côte en provenance de son Saloum natal, il est d’abord ouvrier agricole aux ordres de patrons exploitants agricoles. Flairant de bonnes affaires, se lancera plus tard dans l’entreprenariat avec presque rien. Des années après, c’est un véritable homme d’affaires décomplexé que l’on trouve ici à Guereo.
Profondément ancré dans la culture rastafari, cette philosophie magique et multifonction lui permet de se réaliser sur bien des plans, y compris dans son business. Le cœur débordant de générosité, l’homme d’affaires, grâce à sa modeste PME parvient à faire quelques dons autour de lui à Guéréo ainsi que dans son village natal, où il est adulé et considéré comme un modèle.
Pourtant, on peut dire que lui, l’ancien ouvrier agricole est parti de zéro pour devenir héro au point de commercer avec TripAvisor. Son business marche bien certes, mais il n’a pas envie de dormir sur ses lauriers. Ambitieux, Mohamed compte développer davantage son business dans tout le pays.
Ce que le rastafarisme n’est pas…
Contrairement aux étiquettes péjoratives que l’on colle au restafarisme, Mohamed explique que le yamba et l’alcool, entre autres, loubard ne sont pas l’essence du rastafarisme. Ces péchés mignons ne sont que des aspects marginaux de cette philosophie que défend bec et ongle notre interlocuteur.
De taille moyenne, teint noir foncé, ses dreadlocks qui lui tombent jusqu’à la poitrine, sont noués par derrière sa tête, décorés d’anneaux et de petits bijoux argentés. Le plus en vue de ses gadgets ornementaux dans sa chevelure, est une carte d’Afrique en métal.
Le reflet de ces bijoux, qui donnent du charme à ses dreadlocks, est la véritable attraction des filles. Visiblement admiratives de cette chevelure et curieuses, elles ne résistent pas à la tentation. Elles finissent par balader leurs petites mains intruses sur la crinière du rastaman.
Côté port vestimentaire, l’homme est relaxe. Habillé d’un tee-shirt débardeur aux couleurs vert, jaune et rouge dégradées, sur lequel gravé le visage du roi du reggae, Bob Marley, son idole. Le tee-shirt tricolore est assorti d’un short bleu marine.
Connu ici pour être à tu et toi avec tout le monde, Rasta a pour habitude de circuler entre les bungalows, taquiner des clients de gauche à droite, et discuter avec tout le monde et mettre chacun à l’aise. C’est peut-être un marketing stratégique. Pourtant en tant que gérant, sa tâche n’est pas de tout repos. Nous en avons d’ailleurs fait les frais de son manque de temps.
C’est après moult rendez-vous avortés que nous réussissons à décrocher, enfin un entretien avec Mohamed Bâ.
En cette après-midi, c’est avec un sourire aux lèvres qu’il se dirige vers moi me tapant dans la main d’un air fraternel, et me conduit à l’écart sous une des parasols en paille, soutenue par une tige de cocotier faisant face aux bungalows. Le cadre est agrémenté de tubes reggae qui passent en boucle, comme musique de fond. C’est la marque de fabrique de «Paradise Rasta». La musique jamaïcaine est incontournable et consommée sans modération.
A une dizaine de mètres environ de notre parasol, les occupants des bungalows ne font pas particulièrement attention à notre mon hôte et à moi. Personne ne nous perturbe. Tout autour nous, des touristes profitent du beau temps tandis que des vendeurs de produits exotiques sont à l’affût du moindre client qui pointe le nez, ou tout autre personne qui montrerait un regard intéressé, pour l’accrocher.
Comme à son habitude, d’un ton taquin, Rasta m’interpelle : – « Alors ‘bro’, commençons ton interview, me lance-t-il ! – «Ok ! Alors parle-moi de toi», lui répliquais-je. «Je suis un modeste sénégalais né ici au Sénégal, noir et fier. Je suis originaire de Ndofféne Linguère dans la communauté rurale de Diakhao Sine. Ma mère est descendante de « Bour Sine », mais mon père est Djolof-djolof. Bref je suis à mi-chemin entre la famille de Maba Diakhou Ba et celle de Bour Sine».
Il sonnait environ 16 heures en cette après-midi. La rude chaleur de Somone commence à baisser d’intensité lorsque nous commençons notre échange. De notre parasol, la brise marine à laquelle se mêle l’air frais de la lagune, caresse nos visages. De l’endroit où nous menons notre discussion, nous apercevons, de l’autre côté de la lagune, la chaine d’hôtels ultra-modernes qui bordent la rive Nord de la lagune.
On peut se demander si Rasta Paradise n’est pas un petit poucet que ces géants écrasent et étouffent. En d’autres termes, on se dit que la concurrence doit être rude avec de telles structures. «Non », assure-t-il, « Les hôtels ne nous gênent pas ; nous avons besoin d’eux. Nos clients venus d’Occident déposent leurs valises dans ces hôtels. Les touristes ont besoin d’un certain confort pour leur bien-être. C’est la diversité sénégalaise qui les intéresse, avec nos valeurs, notre culture…», a-t-il expliqué.
Une fois bien installés, sous notre parasol, à bâtons rompus, Rasta me parle de son business, ses débuts, ses réussites, ses défis et ses ambitions.
Je suis passé de zéro à héro grâce au rastafarisme
Lorsque Rasta est arrivé sur la Petite Côte, il était d’abord au service des autres comme ouvrier agricole. Il cultivait, entretenait des champs et faisait la récolte pour gagner sa vie. Mais le temps passant, il se découvre les aptitudes d’entrepreneur et ose se lancer. «Je suis parti de rien, mais je me suis battu et maintenant, j’ai un Pme avec 15 employés et on continue le travail pour aller plus de l’avant ». C’est ainsi qu’il passe d’ouvrier subalterne à employeur manager. Rasta souhaite que son histoire puisse inspirer la jeunesse sénégalaise, qu’elle se lance dans l’entreprenariat et accepte d’«être patient, admettre qu’un projet peux ne pas marcher du premier coup. Donc, il faut savoir être tenace, sans se décourager et se remettre en selle », conseille Rasta.
Notre businessman s’est lancé sur un coup de tête dans son secteur d’activité sans une formation préalable. Il a tout appris sur le tas. Ce qui ne l’a pas empêché de réussir à imposer comme homme d’affaire prospère. «Je suis un autodidacte, mais pas forcément mes employés. Il n’y a que 3 ou 4 personnes sur qui je peux réellement compter, mais la majorité n’a aucune expérience en matière de tourisme. Nous avons une clientèle avec une civilisation de plus de 10 mille ans, pour intégrer leur milieu, il faut avoir une certaine ouverture d’esprit».
Rasta Ba est avec un personnage à la fois sympathique en général, et lunatique, par moments. Très exigent, pendant notre échange, il a piqué une de ces crises de colère, rougi et proféré des insanités à l’endroit de ses employés dont le job ne le satisfaisait pas. Et ce genre scènes semblent répétitives. Nous avons l’avons relevé à maintes reprises lors de nos différentes visites sur le site.
Farfelu, l’homme est en revanche, très attentionné vis-à-vis de ses (potentiels) clients, notamment occidentaux. Avec ces derniers, Rasta est un véritable gentleman, charmant et charmeur possédant une arme de séduction massive. Il les aborde avec tact et sympathie pour ne pas les importuner. Après les avoir mis à l’aise, il leur propose quelque chose à boire ou à se mettre sous la dent. En la matière, l’homme est passé maître dans l’art de séduire et de vendre.
Sky is limit : ambition sans limite
«Paradise rasta» est une entreprise qui fait la fierté de Guéréo et du Sénégal, en général. Puisqu’elle participe à la vente de la destination Sénégal. Le guide no 1 mondial en conseil voyage et tourisme classe «Paradise rasta» parmi les sites les plus recommandés de la Petite-Côte. «Le guide du routard est venu en touriste, je ne les connais même pas. Je me suis levé un matin et on m’a annoncé qu’on est recommandé par le Guide du routard. C’est à la fois une consécration et une fierté. Donc, nous devons plus nous mettre au travail conformément à la philosophie rasta».
Convaincu qu’il joue sa modeste participation dans le développement du pays à travers sa PME, il attend que l’Etat joue la sienne vis-à-vis de lui et ses collègues entrepreneurs de Guereo, dont il se fait, en quelque sorte, le porte-parole.
Ainsi, d’un ton ironique et non moins dépourvu d’une profonde franchise et de bon sens, le rastaman de Guéreo interpelle les pouvoirs publics sur leurs ambitions de vouloir relancer le tourisme sénégalais. Les entrepreneurs locaux doivent être impliqués et surtout soutenus de son point de vue. «Pour vendre la destination Sénégal, il ne suffit pas seulement d’amener des cols blancs pour défendre le tourisme. Il faut aussi que nous soyons impliqués, comme ça, on pourrait emporter du folklore, des djembés, des fruits de mer, des vêtements ndiakhass… ».
Pour Rasta, les facilités qui sont accordées aux hôtels devaient aussi l’être pour les modestes entrepreneurs de la localité. «A la lagune de Somone, nous avons besoin d’électricité et d’eau courante mais surtout de ressources humaines. On voudrait un bail tout comme les hôtels, avoir la possibilité d’avoir 5 bungalows, aussi plus d’espace pour construire des loges et créer plus d’emplois. Le bail pour monter une société ne devrait pas seulement être attribué au blanc ou aux arabes. L’Etat doit encourager et assister les jeunes comme nous, pour que d’autres puissent en prendre exemple», plaide l’homme d’affaires.
Mohamed s’interroge sur l’effectivité du fonds destiné à la promotion du tourisme du Sénégal. « Il faut aussi rendre effectif le fonds de promotion pour le tourisme et le rendre accessible à tous les acteurs ».
Très ambitieux, l’homme d’affaires compte mieux développer son entreprise afin de contribuer davantage à l’augmentation de la plus-value de son pays. «Mon plus grand rêve est que «Paradise rasta » devienne une chaine présente dans toutes les régions du Sénégal, créer plus d’emploi et payer des impôts. J’ambitionne de faire partie du club des entrepreneures les plus riches du pays. Les entreprises étrangères font des bénéfices qu’il emporte ensuite chez eux ; nous n’y gagnons rien. Donc il fait qu’on encourage l’expertises nationale, et éviter de la sous-estimer et de la marginaliser».
A mon arrivé dans la commune de Guéreo, j’ai trouvé un bled sauvage et j’ai eu alors l’occasion de m’exprimer à travers le rastafarisme ». Les choses n’ont pas toujours étaient faciles pour Rasta.
Le rastafarisme : une philosophie magique et multifonction
Mohamed est fanatique de Bob Marley et il aime le montrer, adore s’habiller aux couleurs rastafari. Admirateur de Bob Marley et adepte de sa philosophie, Mohamed Ba ambitionnait d’être footballeur comme le prophète du rastafarisme. Mais les réalités de la vie ont réorienté ses ambitions. «Comme Bob Marley, je voulais être footballeur professionnel. Dans mon village natal, il n’y avait pas d’activité touristique. C’est quand je suis venu à la Petite Côte que j’ai découvert le tourisme.
Mohamed Bâ a pleinement adopté la philosophie rasta dans toute sa vastitude depuis des décennies alors qu’il était écolier. Et il a la certitude que cette philosophie sur sert sur bien des plans. «C’est dans les années 1980 que j’ai adhéré à la philosophie rasta, j’ai fréquenté l’école à cette année. J’étais un jeune écolier à Diakhao chez ma grand-mère, ses fils fréquentaient l’université à l’époque. Tous les jours ils écoutaient la musique de Bob Marley et quand j’écoutais, ça me donnait la chair de poule », se rappelle-t-il. Le rastafarisme est une source d’épanouissement et d’ancrage dans son africanité, voir sa négritude, pour cet entrepreneur fonceur. Le rasta est le levier par lequel je peux m’exprimer ; mais je m’en sers aussi pour répondre à certains détracteurs de l’émancipation du peuple Noir. Je profite de l’éco-tourisme et de la culture pour montrer que l’Afrique a une civilisation et une histoire».
Interpellé sur son attrait pour les couleurs vives et l’omniprésence du vert, jaune et rouge dans tous les recoins de «Paradise Rasta», le nom de son bar-restaurant, il répond en remontant d’abord l’histoire : « Le vert jaune rouge est la couleur de la victoire d’une nation Noire, l’Ethiopie, sur un peuple Blanc. L’Italie de Mussolini venu envahir le royaume de Ménélik, descendant du prophète David a essuyé une humiliante défaite. La racine religieuse du rastafarisme est née en Afrique. Mais ce sont nos frères jamaïcains qui ont le plus diffusé cette philosophie à travers leur musique, à l’instar de Bob Marley, Burning Spear ou encore Marcus Garvey. Et ça c’est une philosophie qui nous rend fière».
Après cette démonstration de sa culture en histoire, son téléphone se met soudainement à sonner au rythme du «Get up Stand up», le célèbre tube de Bob Marley, comme si la providence était en phase avec sa déclaration. Par égards donc pour son travail, je lui propose d’arrêter l’interview pour prendre l’appel. «Non ! Laissons sonner et écoutons bien » me rétorque-t-il avant de poursuivre. «Ceci est ma sonnerie de tous les jours, comme le dit Marley, nous devons nous battre pour nos droits et pour survivre. Le rastafarisme veut qu’on croit en nous et à nos propre capacité. Les gens se focalisent sur l’aspect extérieur comme quoi les rastas sont de mauvais garçons qui boivent et fument…ce qui est une vision très péjorative de notre philosophie ».
Le rastaman entre RSA et générosité
Grand entrepreneur, Rasta est un homme avec un grand cœur qui vient en aide aux jeunes de sa commune et de son village. Il lui arrive de faire des dons à l’école de foot de Ndoffène Linguère, son village natal, où il est accueilli en héros et pris comme modèle par les jeunes. Ses largesses ne se limitent pas seulement aux jeunes de son village.
Les éco-gardiens de la mangrove de Somone bénéficient souvent du grand cœur du businessman. Ses actions, bien que modestes, constituent tant bien que mal une véritable responsabilité sociale d’entreprise qu’il met en œuvre. Une leçon pour les richissimes entrepreneurs du pays, notamment des milliardaires qui ne se font aucun devoir de reverser quelque chose pour leurs communautés. Mohamed Ba leur adresse clairement un message. «J’ai toujours rêvé de faire partie de ceux qui font bouger les choses dans leur pays », indique-t-il.
Ibrahima DIENG/senenews.com

LE TOURISME MASSACRE EN CASAMANCE

Quatre touristes espagnols enlevés par des hommes armés.

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Quatre touristes de nationalité espagnole dont trois femmes ont été enlevés en début d’après-midi entre le village de Karong et de Kataba 2, dans la commune de Diouloulou (Bignona, sud) par des hommes armés qui "ont violé les femmes avant de les libérer", a appris l‘APS de source sécuritaire.
"Il s’agit de quatre touristes espagnols. Il y a un homme et trois femmes conduits par un chauffeur sénégalais. Ils ont été enlevés, violés avant d’être libérés par une bande armée sur l’axe Diouloulou-Kataba, à hauteur du village de Karongé, a expliqué à l’APS le commandant de la brigade de gendarmerie de Diouloulou, Mamadou Samba qui a recueilli leur déposition.
Ces touristes qui étaient dans un véhicule de location conduit par un chauffeur sénégalais ont été dépouillés de leur argent. "Les hommes armés ont remporté 4400 euros et plus de 315 000 FCFA avant de s’évaporer dans la brousse", a indiqué le commandant de la brigade de Diouloulou.
"L’une des femmes est actuellement dans un établissement de soins à Kaffountine", a-t-il dit, renseignant que l’Armée sénégalaise et un dispositif de la gendarmerie nationale sont en train de mener des patrouilles dans la zone pour trouver les auteurs de ce braquage.
APS

25/01/2018

PROGRAMME DE MACRON AU SENEGAL

Le programme complet de la visite de Macron au Sénégal

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Le Président français sera au Sénégal au mois de février prochain. La visite durera trois jours. Emmanuel Macron arrive à Dakar le 1er au soir. Selon Jeune Afrique, qui détaille son programme, il sera reçu le lendemain par son homologue sénégalais.
« Ils aborderont des sujets de coopération économique, comme l’avancement du chantier du TER, ainsi que certains dossiers sécuritaires, qui intéressent particulièrement la sous-région », confie une source de JA logée à la Présidence sénégalaise.
Il sera aussi question d’éducation : l’hebdomadaire panafricain informe qu’après leur tête-à-tête, les deux chefs d’État se rendront au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) pour prendre part au sommet du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme).
Les Présidents nigérien, Mahamadou Issoufou, burkinabé, Roch Kaboré, centrafricain, Faustin Touadéra, sont annoncés. Ils ont confirmé leur participation, selon JA. Qui ajoute que la chanteuse Rihanna pourrait être également de la partie.
Le 2 février, Macron rendra visite aux militaires français basés au Sénégal. Il prononcera le même jour, au lycée Jean-Mermoz, un discours devant la communauté française.
JA informe que le lendemain, samedi 3 février, le Président français prendra la direction de Saint-Louis. L’érosion côtière et le réchauffement climatique seront au menu. Macron devrait tenir un discours à la place Faidherbe.
Awa Diallo/mediasenegal.net

BILAN 2017 DES PANDORES

Bilan annuel de la gendarmerie : les pandores ont élucidé 167 crimes et 7.532 délits en 2017

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Le Haut Commandant en second de la Gendarmerie, Général Cheikh Sène a révélé mercredi que durant l’année 2017, la gendarmerie est parvenue à élucider 167 crimes et 7.532 délits. Des propos qu’il a tenus lors de la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an.
Faisant d’une pierre deux coups, les autorités de la Gendarmerie nationale ont profité hier, de la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an pour présenter leur bilan d’activités durant l’année 2017. Sur ce, la gendarmerie est parvenue à élucider 167 crimes et 7.532 délits. « Grâce à sa stratégie de prévention et l’amélioration de ses techniques d’intervention, la maréchaussée a interpellé 8.094 personnes », a souligné le Haut Commandant de la Gendarmerie, dans les colonnes de L’AS Quotidien.
3.907 kilogrammes de chanvre indien, 953 grammes de cocaïne ont été saisis
Le Général Cheikh Sène se réjouit des résultats tangibles obtenus dans le cadre de la lutte contre la drogue. « Ainsi, 3.907 kilogrammes de chanvre indien, 953 grammes de cocaïne, 54 grammes d’héroïne et 280 tablettes de méthamphétamine ont été saisis par les différentes unités.
Malgré ces résultats on ne peut plus satisfaisants, le Commandement est particulièrement préoccupé par le taux d’accidents qui constitue la tâche noire du bilan. Car le nombre d’accidents de la circulation, autant sur le plan des dommages matériels que sur celui des décès, a augmenté. En effet, il est passé de 2.203 accidents avec 503 décès en 2016 à 2.518 avec 520 décès en novembre 2017, soit une augmentation moyenne de 14,29% », a indiqué la Général Cheikh Sène.
Cette situation découle-t-elle du relèvement de la limite d’âge des véhicules importés ? Difficile de répondre à cette question. Mais toujours est-il que le relèvement de la limite d’âge des véhicules importés, de 5 à 8 ans, a favorisé l’ouverture du marché des véhicules d’occasion. Celui-ci est passé de 9.547 à 23.334 entre 2014 et 2015. Conséquence : le parc automobile national connaît une croissance de 7,5% par an.
4.223 TÊTES VOLÉES DONT 2.097 RETROUVÉES AVEC 762 ARRESTATIONS EN 2016
Dans le cadre de la lutte contre le vol de bétail, M. Sène souligne que la Gendarmerie a engrangé de bons résultats. D’autant que ce fléau préoccupant a connu une baisse drastique. De 4.223 têtes volées dont 2.097 retrouvées avec 762 arrestations. En 2016, le fléau est passé à 3.132 têtes volées dont 1.605 retrouvées avec 868 arrestations en 2017. Tout ceci a été possible, selon le Haut Commandant en second de la Gendarmerie, grâce à la nouvelle stratégie de prévention mise en place et à l’amélioration des techniques d’intervention.
Awa Diallo/mediasenegal.sn

24/01/2018

COUVREZ-VOUS!

les infections sexuellement transmissibles font des ravages chez les 19-25 ans

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Dans la petite côte, les maladies sexuellement transmissibles (Ist) touchent beaucoup plus les jeunes qui sont âgés entre 19 et 25 ans.
C’est ce que renseigne Dr Reinaldo Mandes, médecin, spécialiste en santé publique à Enda Santé. Il a fait cette révélation, hier, lors de la visite d’Henri, le Grand-Duc de Luxembourg à Enda Santé de Mbour.
Les infections sexuellement transmissibles (Ist) constituent un véritable problème chez les jeunes à Mbour. Dans cette ville touristique où il y a une forte affluence d’étrangers, d’hommes d’affaires et de visiteurs, ces maladies touchent de plus en plus les jeunes de la localité qui sont âgés entre 19 et 25 ans. Hier, lors, de la visite de Henri, le Grand-Duc de Luxembourg, à Enda Santé de Mbour, Dr Mandes, médecin spécialiste en santé publique à Enda Santé, a tiré la sonnette d’alarme. «Les jeunes qui ont entre 19 et 25 ans sont les plus touchés par les infections sexuellement transmissibles (Ist). Ils sont en activité sexuelle. Et c’est très grave, parce que c’est la force active et l’avenir du pays. 40 % de ces nouvelles infections touchent cette tranche d’âge. C’est énorme», alerte Dr Reinaldo Mandes, médecin, spécialiste en santé publique.
Pour Dr Mandes, cela s’explique en grande partie par le fait que Mbour est une ville touristique où il y a beaucoup d’échanges, d’entrées et de sorties des étrangers.
Mais aussi à cause de l’argent autrement dit de l’appât du gain qui pousse certains jeunes à s’adonner à la prostitution sans pour autant prendre des précautions pour se protéger. Selon lui, la sexualité est une monnaie d’échange dans cette zone balnéaire. Il affirme qu’il y a beaucoup de cas de séropositifs au niveau de cette zone touristique, surtout à Saly.
«La prévalence des Ist au niveau de la population générale est de 0,7 %. C’est une épidémie concentrée au sein des professionnels du sexe avec un taux de 0,6 % largement supérieur à la population générale. Il y a aussi des consommateurs de drogue injectables et les hommes qui font des rapports sexuels avec des hommes dont le taux de prévalence est de 21 %», souligne-t-il.
Concernant la prise en charge, le spécialiste en Santé publique soutient que certains séropositifs refusent même d’adhérer au sein des associations. Parce que note-t-il, ils ont peur de se faire remarquer au sein de la communauté. «Aujourd’hui, on ne rencontre plus une personne qui est maigre et qui a des plaies partout, qui tousse. La personne vivant avec le VIH donne l’air de quelqu’un qui est bien portant. C’est quelqu’un qui a une famille et qui travaille. Donc il faut faire beaucoup attention», fait-il remarquer.
S’agissant de la sensibilisation, Dr Mandes affirme qu’il faut multiplier les outils de communication pour atteindre une grande masse chez les jeunes. Car, ils n’ont pas forcément la bonne information. A son avis, il faut qu’il y ait un moyen de communication adaptée à cette nouvelle génération en sachant que la sexualité est précoce au Sénégal. «La majorité des jeunes qui sont âgés entre 13 et 19 ans ont eu des rapports sexuels, aussi bien les garçons que les filles. La langue française ne suffit pas, il faut faire recours aussi aux langues locales pour mieux les informer. Aujourd’hui, le médecin ne doit plus être dans le curatif, il doit prévenir aussi», suggère-t-il.
Samba BARRY/WalfQuotidien

LA PÊCHE TUE

141 pêcheurs tués dans 92 accidents en 2017

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141 morts ou disparus dans 92 accidents en mer. C’est le bilan des pertes en vies humaines enregistrées au Sénégal durant l’année 2017.
Et Saint-Louis est la localité la plus éprouvée avec 41 accidents pour 83 morts suivie de Mbour où 26 accidents ont été dénombrés et ayant fait 33 victimes. Le Capitaine de vaisseau Mamadou Ndiaye, le chef de la Direction de la protection et de la surveillance de la pêche au Sénégal en a fait la révélation lors d’une campagne de sensibilisation et de formation sur la sécurité en mer a démarré hier, mardi 23 janvier à Mbour et qui devra se poursuivre à Joal-Fadiouth, Saint-Louis et Ziguinchor.
La cérémonie était présidée par le préfet du département et le directeur de la Protection et de la Surveillance de la Pêche. Selon Saer Ndao, préfet de Mbour, l’heure a sonné pour un changement de comportement chez le pécheur et ceci n’est possible que si ce dernier accepte les conditions édictées par les acteurs, particulièrement par l’Etat.
« Il ya des accidents que nous pouvons éviter. il faut avoir le bon réflexe. C’est-à-dire, quand vous partez en mer qui n’est pas accessible à tous, vous devez être votre premier secoureur. Il faut avoir les commodités pour avoir le premier réflexe qui va sauver une vie »; a conseillé Saer Ndao.
Ankou Sodjago/senego

L'OGRE BOLLORE PEUT PAS TOUT ACHETER

Aibd : Bolloré perd le fret Import de Cfao Sénégal

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Le fret Import continue d’être une métastase au sein de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd). Selon SourceA, dans sa parution de ce jeudi, Bolloré a perdu, cette semaine, le fret Cfao Sénégal.
Il s’agit, en fait, selon le canard de Castors-Bourguiba, d’une importante part du chiffre d’affaires de l’entreprise française qui s’envole. La perte est d’autant plus énorme, que ce marché de fret Import portant sur des pièces de rechange, représentait, toujours, selon SourceA lu par actunet, 40% du chiffre d’affaire de Bolloré.
A cela, s’ajoute le manque de savoir-faire de Teyliom Logistique qui, n’ayant pas terminé dans les délais, le Cargo village du nouvel aéroport, traite du fret à l’Import à titre provisoire, dans les bâches installées à proximité du Cargo Village, la Société française a déjà, rangé, dans un cercueil, environ 60% de son business.
lesenegal.net

LES NOMS DE RUES DE DAKAR

Nom des rues de Dakar : comment ça marche ?

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Quand on indique une adresse au Sénégal, c’est bien souvent du genre « Derrière la boulangerie jaune », « À côté Station Elton » ou « Face marché Castors ». Mais sachez que les noms de rue et numéros de maisons obéissent désormais à une nomenclature extrêmement précise.
La petite histoire des noms des rues
Au quartier historique du Plateau de Dakar, les noms des rues étaient bien souvent ceux des grands hommes français de l’ère des colons : Faidherbe, Félix Faure, Peytavin, Jules Ferry, Brière de l’Isle, Carnot... Les villes de Thiès, Saint-Louis et Ziguinchor sont aussi témoins de l’histoire : rue de Marseille, Place de France, rue de Verdun, du Général de Gaulle...
Certaines rue ont été rebaptisées pour s’africaniser et rendre hommage : Blaise Diagne, Galandou Diouf, Léopold, Sedar Senghor, Amadou Assane Ndoye, Neslon Mandela, Cheikh Anta Diop, Bigaro Diop, Lat Dior...
On a ensuite célébré le Sénégal et son histoire, comme l’Avenue des Diambars et la Place du Tirailleur. Puis on a porté une vision politique : les Voies de l’alternance ou l’Échangeur de l’émergence.
Plus loin, fatigué sans doute, on s’est borné à des numéros et à des lettres : rue 15 et 17 à Médina, rue E ou F au Point E. Et puis l’urbanisation galopante est arrivée et on ne savait plus trop que faire : nommer les ruelles et numéroter les maisons devenait ingérable. Alors on se référait à des bâtiments ou lieux remarquables : « Derrière la station Shell à Yoff », « Face BCEAO siège », « Deuxième angle après la mosquée », « Vers le Terminus Liberté VI »...
Tout est en ordre désormais
Tout cela est fini et les rues portent le nom du quartier assorti d’un numéro d’ordre : rue SC-15 (quartier Sacré Cœur), OKM-1 (Ouakam), GD-28 (Grand Dakar), DF-59 (Dalifort), par exemple. À Thiès, on a la rue DX-1 qui est perpendiculaire à la rue CR-02.
Et les numéros des maisons ? C’est très simple, il s’agit du nombre de mètres depuis le début de la rue. C’est pour ça que vous verrez bien souvent deux numéros à côté d’une porte, l’ancien et le nouveau, au pochoir. Je ne sais pas trop comment on fait quand deux maisons se font face dans la même rue, mais c’est comme ça.
Pour ma part, j’habite au 19 Rue YF-26 à Dakar, c’est bien sûr moins poétique que de dire « La villa blanche avec les bougainvillées à côté du vendeur de chaussures ». Mais passez me voir quand vous voulez. Et si vous êtes perdu, demandez au boutiquier à côté de la mosquée, c’est chez lui que je prends mon café Touba tous les matins.
Les noms des rues en ligne
Le projet OpenStreetMap propose un site qui recense toutes les rues du Sénégal selon la nomenclature officielle :
https://rues-senegal.openalfa.com/
Pauline Sarr/au-senegal.com
http://www.au-senegal.com/nom-des-rues-de-dakar-comment-c...

VOLS SUR LE TER

Thiaroye - Des charretiers volaient et revendaient des rails du TER la nuit

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Au rythme où ils dérobaient la ferraille, le projet de Train express régional (Ter) risque de ne pas être inauguré en 2019 comme prévu par les autorités. À Thiaroye dans la banlieue dakaroise, des charretiers guettaient la tombée de la nuit pour voler et revendre des rails destinés aux travaux du Ter. Ils ont été appréhendés par des flics en patrouille, qui soupçonnaient un vol, informe le quotidien "Les Échos" qui évoque une course-poursuite entre les malfaiteurs et les forces de l'ordre.
Des bouts de ferrailles qu'ils revendaient à 40 000 francs l'unité, auprès de ferrailleurs de la banlieue de Dakar. Des receleurs que ces conducteurs de calèches finiront par balancer suite à une enquête ouverte par la police.
Voleurs et receleurs ont été présentés au procureur de la République et placés sous mandat de dépôt.
Seneweb news

CONSEQUENCES DU CHANGEMENT D'AEROPORT

L'Aibd envoie au chômage 1500 prestataires des Ads

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Ils sont 1500 agents et prestataires des Aéroports du Sénégal (Ads) à se retrouver au chômage au lendemain de l'ouverture de l'aéroport international Blaise Diagne (Aibd). Interpellant l'État, les autorités de tutelle, ces pères de familles qui ont du mal à joindre les deux bouts depuis lors, ont demandé à l'État leur recasement à Diass ou au niveau des aérodromes du Sénégal.
Les promesses qui leur ont été faites sont restées lettre morte, ont-ils déploré devant nos confrères de la 2Stv. Promesses selon lesquelles tout le personnel de l'aéroport Léopold Sédar Senghor serait redéployé à Diass. Propos réitérés en décembre dernier par le ministre des Transports aériennes qui les a reçus dans son bureau, rapporte leur porte-parole.
"Malheureusement, c'est seulement les embauchés et les 88 temporaires qui sont allés à Diass. Non seulement ils ne nous ont pas envoyés Diass, mais ils sont en train de faire des recrutements en masse", ont fustigé les prestataires des Ads qui interpellent le chef de l'État Macky Sall.
Seneweb news

23/01/2018

532 MORTS SUR LES ROUTES

les accidents font 532 décès par an (officiellement)

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Les accidents de la circulation tuent en moyenne 532 personnes par an au Sénégal, a indiqué lundi à Dakar, Dr Mactar Faye, président du comité exécutif de la Nouvelle prévention routière du Sénégal (NPRS). »De 2014 à 2017, au total 2130 décès pour cause d’accidents de la circulation ont été enregistrés au Sénégal. Ce qui fait une moyenne de 532 décès par an. C’est inacceptable, c’est trop », a dit Dr Mactar Faye.
Il ouvrait un atelier de quatre jours de Partners West africa qui marque le lancement du projet « Roadmaps To security in Sénégal and Burkina Faso » d’un coût global de 1,5 million de dollars.
« Face à ce taux élevé des décès dans des accidents, chacun est appelé à renforcer sa vigilance et à une utilisation rationnelle de l’espace de circulation. La sécurité routière n’a pas de recette magique. Il nécessite du courage et de la détermination », a dit Dr Mactar Faye, président du comité exécutif de la Nprs.
Ce qui fait dire au général Lamine Cissé, président du conseil d’administration de Partners West africa Sénégal, que « La sécurité routière est une coproduction entre les pouvoirs publics, les usagers et les populations ».
« C’est dans ce sens que le projet Roadmaps To security in Sénégal and Burkina Faso est initié. Il vise à renforcer la perception des populations sur le travail des forces de sécurité en matière de sécurité routière », a dit Dr Adjaratou Wakha Aidara Ndiay, directrice de Partners West africa Sénégal.
APA

LE CODE FORESTIER REVU

Le code forestier du Sénégal sera révisé

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A la suite de l’attaque criminelle perpétrée par une bande armée début janvier dans la forêt de la région de Ziguinchor en Casamance, qui a causé la mort à 14 bûcherons, le président Macky Sall a demandé lors du conseil des ministres de « suspendre jusqu’à nouvel ordre toutes les autorisations de coupe de bois et de procéder sans délai à la révision du code forestier ».
Depuis plusieurs années, l’exploitation illégale du bois et le trafic d’essences rares, en particulier le bois de Vène, interdit à l’exportation, sévissent en Casamance, la région la plus boisée du Sénégal.
« Le Sénégal a perdu plus d'un million d'arbres depuis 2010 tandis que les exploitants basés en Gambie ont empoché près de FCFA 140 milliards en exportant ce bois vers la Chine, où la demande de meubles a explosé ces dernières années», avait déclaré l’année dernière Haidar El Ali, écologiste et ancien ministre de l’Environnement lors d'une conférence de presse à la suite de la diffusion d’une vidéo filmée avec un drone et montrant le trafic de bois entre la Casamance et la Gambie.
commodafrica.com

22/01/2018

L'ECOLOGIE ENFIN A LA TELE

«éco@afrique», le magazine Tv dédié à l’environnement

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Au Sénégal, un magazine Tv dénommé éco@afrique est diffusé la chaîne RDV en vue de sensibiliser les populations sur l’écologie et l’environnement. Lancé depuis le 6 août 2017, le magazine présente à travers des reportages inédits et des entretiens exclusifs des solutions innovantes pour résoudre les problèmes environnementaux.
Coproduite par la radiodiffusion germanique Deutsche Welle (DW) et le groupe média sénégalais EXCAF Télécom, l’émission éco@afrique est le premier magazine environnemental du genre en Afrique francophone.
« Le magazine se penche sur l’un des plus gros défis du moment : les conséquences du changement climatique. Il est question d’innovations technologiques, de pratiques exemplaires et d’initiatives ingénieuses pour protéger le climat; des idées qui viennent d’Afrique, d’Europe et du reste du monde. « , expliquent les responsables.
Eco@afrique est présenté par Bamba Faye et enregistré en dehors des studios de télévision. il est diffusé tous les dimanches à 15 heures TU sur RDV, rediffusion les mardis à 17h et les jeudis à 10h30.
Nicolas LOUYAH/africatopsuccess.com

21/01/2018

COUVREZ CETTE SALETE QUE MACRON NE SAURAIT VOIR...

Visite d’Emmanuel MACRON à Saint-Louis:

À GUET-NDAR, la grosse bourde de la Commune

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Pour les beaux yeux du président français Emmanuel MACRON, en visite à Saint-Louis, le 03 février 2018, la Commune de Saint-Louis s’est lancée dans une vaste opération de rafistolage et d’embellissement qui cible plusieurs artères de la ville.
Alors que certains s’indignent contre des « initiatives circonstancielles et spontanées » de la municipalité, d’autres expriment leur vif soulagement.
Toutefois, à l’heure où d’incessants appels au dragage du petit bras du fleuve sont lancés, la Commune déverse des camions de sables sur les berges pour masquer les montagnes d’ordures qui s'amoncelaient sur les berges de GUET-NDAR.
« Le mal est fortement aggravé », crie un environnementaliste. « Les couches sablonneuses rajoutées au relief déjà important se glisseront dans le petit bras du fleuve et réduiront la taille du canal déjà très exigu », explique-t-il.
ndarinfo.com

L'HYPOCRISIE: BOIS DONT ON SE CHAUFFE

Haro sur le trafic de bois en Casamance

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Macky Sall a décidé de suspendre toutes les autorisations de coupe de bois à la suite du massacre de 14 personnes en Casamance. Une décision révélatrice de l'ampleur du trafic de bois. Explications.
Il ne fait plus aucun doute que le massacre de 14 jeunes hommes venus chercher du bois dans la forêt protégée de Bayotte près de Zinguinchor soit lié au trafic de bois. Au total vingt-deux personnes ont été arrêtées le 14 janvier dans le cadre de l'enquête puis été inculpés pour « assassinat et participation à un mouvement insurrectionnel » et écroués vendredi, a-t-on appris de sources proches du dossier. Les six autres suspects ont été libérés sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux. Mais fait surprenant qui confirme de plus en plus la thèse du trafic, parmi les personnes arrêtées figuraient plusieurs jeunes membres d'un comité villageois de surveillance des forêts, condamnés puis libérés en octobre à la suite d'un conflit avec des exploitants forestiers.
Une information confirmée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC - rébellion), qui maîtrise parfaitement cette région en proie à une rébellion indépendantiste depuis 1982. Rapidement mise en cause, la rébellion du MFDC avait condamné un « acte odieux » et pointé du doigt des responsables administratifs et militaires locaux « à la tête d'un vaste réseau de coupe clandestine et de vente illicite de bois de teck ». Car jusqu'à présent le trafic de bois n'était pas pénalisé. Il suffit pour les trafiquants, en fait ces jeunes qui vont chercher du bois dans des endroits où c'est interdit de payer une amende. Les experts demandent au gouvernement d'aller plus loin en remontant les filières jusque dans les pays de la sous-région. Car c'est une spécificité de ce trafic de bois précieux, les commerçants changent très vite de stratégie et n'hésitent pas à traverser les frontières pour échapper à la prison.
Pénaliser le trafic de bois ?
En conséquence le président sénégalais Macky Sall a ordonné la supension de toutes les autorisations de coupe de bois selon un communiqué publié jeudi sur son compte officiel Twitter.
Le chef de l'État a enjoint mercredi 17 janvier en Conseil des ministres au gouvernement de « diligenter » les enquêtes pour « mettre la main sur les auteurs directs de cet acte et leurs complices, personnes qui seront recherchées, arrêtées, jugées et punies par la loi à la hauteur de leurs forfaits odieux », selon le communiqué.
Macky Sall a également donné instruction « au gouvernement de suspendre jusqu'à nouvel ordre toutes les autorisations de coupe de bois et de procéder sans délai à la révision du Code forestier », selon le texte. Il a demandé aux forces armées « d'engager tous les moyens requis afin de neutraliser durablement toutes les bandes armées qui sévissent sur l'ensemble du territoire national », tout en réaffirmant son engagement à un « dialogue inclusif » pour parvenir à la paix en Casamance.
Le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a annoncé le 9 janvier un renforcement de la répression du trafic de bois en Casamance. Pour le reste peu de détails ont été donné sur la mise en eouvre de ces mesures.
Quelques jours avant le massacre, le climat semblait particulièrement propice à une relance du processus de paix. Dans son message de fin d'année, le président Sall avait lancé un appel à la rébellion pour faire « le pas décisif vers la paix définitive, une paix sans vainqueur ni vaincu », et deux membres du MFDC avaient été libérés le 1er janvier.
Un trafic qui a commencé à la frontière gambienne et s'étend désormais à celle de la Guinée-Bissau
La décision du président sénégalais fait suite à d'autres engagements prit par son gouvernement pour mettre fin au trafic de bois dans cette région. Enserrée au nord par la Gambie et au sud par la Guinée-Bissau, baignée à l'ouest par l'océan Atlantique, la Casamance (29 000 kilomètres carrés, 1,9 million d'habitants en 2018 selon l'agence statistique nationale) a été longtemps considérée comme le grenier du Sénégal.
C'est l'une des régions les plus boisées du pays, menacée de déforestation par le trafic de bois qui y a longtemps été mené par notamment des exploitants forestiers sénégalais et des groupes armés locaux. Depuis que le président gambien Yahya Jammeh a quitté le pouvoir en janvier 2017 en Gambie, longtemps plaque tournante de la contrebande de bois de Casamance – à destination en particulier de la Chine –, ce trafic s'est déplacé dans le sud de la région, moins surveillé que les zones frontalières de la Gambie, selon Nouha Cissé, personnalité écoutée de la société civile de Casamance.
Dans une vidéo publiée en 2016 par l'Oceanium de Dakar, un organisme créé et dirigé par Haïdar El Ali, militant écologiste et ancien ministre de l'Environnement, on peut voir une partie de ce trafic de bois de vène, coupé illégalement entre la Casamance et la Gambie voisine. Commentant l'annonce du président, Haïdar El Ali a affirmé apprécier cette décision de suspension, mais estime que c'est insuffisant. Ajoutant que le président sénégalais va faire face à de puissants lobbies dans sa volonté de lutter contre le trafic de bois.
Pour le responsable de la campagne océans de Greenpeace Afrique, Ibrahima Cissé, cité par Leral.net « cette mesure constitue une étape importante pour une meilleure gestion de nos forêts, menacées par les activités humaines et des multinationales ». Arguant que « Depuis plusieurs décennies, le Sénégal perd des milliers d'hectares de forêt à cause du trafic illicite de bois et les feux de brousse. Il est donc urgent d'adopter un code forestier durable et assorti de garde-fous afin de lutter contre la déforestation. La transparence et la participation de tous les acteurs, y compris, en priorité, les communautés, devront guider l'élaboration de ce nouveau code. Les forêts jouent un rôle primordial pour le maintien de la biodiversité, l'agriculture, la lutte contre le réchauffement climatique, l'érosion, et le maintien du cadre de vie des populations locales » a t-il conclu.
Pour l'instant le gouvernement n'a pas dévoilé l'étendue des mesures qu'il va prendre dans le détail. Mais tous les acteurs semblent avoir pris en compte l'urgence du dossier. Car tout près de Ziguinchor, « de nombreuses scieries traditionnelles clandestines opèrent dans la forêt », a déclaré à l'AFP le député-maire de la ville, Abdoulaye Baldé. Les trafiquants opèrent généralement de nuit et font convoyer vers Ziguinchor des charrettes remplies de teck ou de bois de vène, selon des habitants et des responsables locaux.
lepoint.fr