19/04/2017

UN EUROBOND A EMETTRE FIN AVRIL

Le Sénégal émettra un Eurobond avant la fin du mois d'avril, pour financer ses projets d'infrastructures

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Le ministre sénégalais des finances, Amadou Ba (photo), a indiqué à la presse en marge du sommet des ministres de l'économie et des finances de la zone Franc qui s'est déroulé le 14 avril 2017 à Abidjan, que son pays prévoyait d'émettre un nouvel Eurobond avant la fin du mois d'avril courant.
« Je pense que le moment et venu pour nous de retourner sur le marché, nous le ferons dans les toutes prochaines semaines et ce sera un Eurobond », a déclaré monsieur Ba, selon des propos rapportés par Reuters. Le montant qui est sollicité par cette initiative n'a pas été précisé.
Dans la loi des finances de l'exercice fiscal 2017, le gouvernement sénégalais annonce ce recours aux marchés internationaux qui, combiné à d'autres programmes, lui permettra de mobiliser 629 milliards de FCFA. D'un point de vue stratégique, le pays souhaite surtout bénéficier du bon sentiment des investisseurs internationaux pour ses titres publics.
Les deux précédents Eurobonds émis par le Sénégal en 2011 et 2014 à des taux respectifs de 8,75% et 6,25%, affichent actuellement des rendements de 4,9% et 5,9% pour les investisseurs qui les achètent aujourd'hui sur le marché secondaire.
Si le même taux est servi pour le projet d'Eurobond, cela permettra au Sénégal de réaliser deux objectifs majeurs, à savoir, mobiliser des ressources en devises et donc soutenir sa position extérieure, et emprunter à des taux proches de ceux qui lui sont servis sur le marché des capitaux de l'Union Monétaire Ouest-Africaine depuis 2016 (environ 5,5%).
Par ailleurs, le gouvernement, en défendant sa loi de finances, avait émis l'idée selon laquelle aller sur les marchés internationaux, lui permettait de limiter les effets d'éviction du secteur privé sénégalais au crédit bancaire. L'argent mobilisé au terme de cette opération devrait permettre de financer ses projets d'infrastructures en relation avec le secteur productif.
afriqueexpansion.com

16/04/2017

COULEURS ARTS SALY EVENTS

LANCEMENT DE L’ASSOCIATION COULEURS ARTS SALY EVENTS

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Un concept dénommé « Couleurs Arts Saly Events » a été lancé samedi dernier à Saly. Il s’agit d’une association culturelle qui regroupe des artistes de différents domaines de compétences. A cette occasion, une soirée de ballet traditionnel a été organisée.
Les membres de cette nouvelle association veulent promouvoir et vivre de leur art. cette nouvelle entité est mise sur pied dans le souci de sortir les artistes de Saly de la précarité. Celle-ci va œuvrer à la promotion de leur art pour le faire vivre, mais aussi pour en vivre. Ainsi, il s’agira de faire de leur art une source de création d’activités génératrices de revenus. Selon, la chanteuse Fatou Diaby de son nom d’artiste FaColy, l’association prend en compte les volets: économique, social, culturel et humanitaire. Entre autres objectifs,Elle a l’intention de participer à la promotion de la politique culturelle, de développer le dialogue des arts et culture, d’innover dans la promotion des arts et des artistes, de mettre en exergue la qualité des sites touristiques de Saly, mais aussi d’aider les artistes à sortir de la précarité. En effet, les artistes donnent le meilleur d’eux-mêmes pour satisfaire le public. Mais en retour, les conditions d’exercice de leur art ne sont pas toujours faciles. Pis, ils n’en profitent pas. Dans la vie courante, relèvent les artistes, « beaucoup d’entre eux peinent à satisfaire leurs besoins ». D’après la chanteuse, l’association est née d’un constat. « Les artistes vivent dans beaucoup de difficultés. Il y a quelques semaines, nous avons perdu un artiste et nous étions obligés de faire une quête pour les besoins de la cérémonie mortuaire. Des situations désolantes pour tout être humain. Certains artistes quand ils tombent malades; ils sont obligés de demander de l’aide ». Ainsi, cette association sera une « plateforme d’actions pour faire vivre notre art et également apporter une meilleure visibilité du travail des artistes qui la composent.
Khady Ndoye/petitecotesn.com

ENFIN!

Hollande réintègre solennellement 28 tirailleurs sénégalais dans la nationalité française

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Parmi ces 28 tirailleurs, on compte 23 Sénégalais, 2 Congolais, 2 Centrafricains et un Ivoirien. Nés entre 1927 et 1939, ils vivent majoritairement en région parisienne...
Ils ont retrouvé la nationalité française, 57 ans après. François Hollande a présidé ce samedi à l’Elysée une cérémonie de réintégration dans la nationalité française de 28 anciens tirailleurs sénégalais, qui avaient combattu sous la bannière tricolore en Indochine ou en Algérie avant de perdre leur nationalité à l’indépendance des colonies africaines en 1960.
Sous les ors de la salle des fêtes de l’Elysée, le chef de l’Etat a célébré ces « retrouvailles » avec la France. « Aujourd’hui, je pose un nouveau principe : ceux qui se sont battus pour la France et qui font le choix d’y vivre doivent pouvoir devenir Français », a-t-il poursuivi, reconnaissant qu’il avait « fallu mener un long combat pour que la France consente enfin à réparer cette injustice ».
« Vous êtes l’histoire de France »
« Vous êtes l’histoire de France », a encore lancé François Hollande à l’adresse de ces 28 tirailleurs, nés entre 1927 et 1939, et parmi lesquels figurent 23 Sénégalais, 2 Congolais, 2 Centrafricains et un Ivoirien. La France, a insisté le chef de l’Etat, avait une « dette de sang » à leur égard. Evoquant ceux « qui n’ont pas pu déposer leur demande dans les délais », il a également assuré que « tous les anciens tirailleurs qui résident en France et qui en feront la demande bénéficieront de la même réponse » positive.
« C’est l’aboutissement d’un long combat, de nombreuses années », s’est réjouie pour sa part Aïssata Seck, adjointe à la maire de Bondy (Seine-Saint-Denis), à l’origine de cette cérémonie. Petite-fille d’un ancien combattant sénégalais, elle avait lancé une pétition signée par 60.000 personnes, dont de nombreuses célébrités.
« Dernière génération »
« Ces Français par le cœur sont dans des situations terriblement précaires. Munis de simples cartes de séjour, ces retraités n’ont d’autre choix que de rester seuls sur le territoire français. Partir finir leur vie au Sénégal, près de leurs familles, signifierait perdre leurs faibles pensions ; un choix matériellement impossible », expliquait Aïssata Seck dans sa pétition. « La République française les a appelés, la République française doit les reconnaître comme ses enfants et leur garantir une fin de vie digne et paisible », avait-elle souligné.
Ces tirailleurs appartiennent à la « dernière génération » d’une longue lignée de combattants africains engagés volontaires ou enrôlés d’autorité dans les rangs de l’armée française. Si les premiers régiments ont été formés au Sénégal, ces « tirailleurs sénégalais » à la célèbre chéchia rouge étaient originaires de toutes les colonies françaises, de l’Afrique de l’ouest et du centre, jusqu’à Madagascar.
« On sait qu’ils étaient plus de 200.000 hommes lors de la Première guerre mondiale, 150.000 pour la Seconde, 60.000 en Indochine… », explique l’historien Julien Fargettas, auteur d’un ouvrage consacré à ces « soldats noirs ». A la fin des guerres coloniales, et pour pouvoir faire vivre leurs familles restées au pays, de nombreux tirailleurs sénégalais avaient choisi de vivre en France.
AFP/APS/20minutes.fr

70 MILLIARDS POUR LA MODERNISATION DES VILLES

La BAD accorde au Sénégal un financement de 70 milliards de CFA pour la modernisation des villes

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La Banque africaine de développement (Bad) a accordé un prêt de 114,34 millions d’euros, soit environ 70 milliards de francs CFA, au profit du programme de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles).
La signature d’accord a eu lieu entre le ministre Amadou Bâ et Janvier Liste de la Banque Africaine de développement (BAD), en marge de la réunion des ministres des finances de la zone CFA.
Ce financement va permettre la modernisation des villes du pays, augmenter le taux d’équipements collectifs, à améliorer les capacités de mobilisation des ressources financières propres des collectivités locales des zones urbaines.
pressafrik.com

PREVISIONS DESASTREUSES

Ces prévisions de la Banque mondiale sur le Sénégal font, forcément, froid dans le dos

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Elles sont de nature à donner des frissons à plus d’un. Elles, ce sont les prévisions de la Banque mondiale, qui, selon EnQuête, restent angoissantes. La preuve, si, chaque année, la mer avance de 1 à 1,33 mètre, il n’en demeure pas moins que d’ici à 2080, la situation ira de mal en pis.
Dans la mesure où, prédit l’Institution financière, les trois quarts du littoral seront exposés à un risque d’érosion élevé, par rapport au chiffre actuel et au risque d’inondations causées par les tempêtes maritimes.
Les autres prédictions qui font froid dans le dos, ont trait au fait que l’avancée de la mer menace 220 000 emplois directs et 600 000 indirects. Et comme si cela ne suffisait pas, Dakar pourrait se retrouver amputée de 54% de ses plages, d’ici à 2100. Dieu nous en préserve !
Actusen.com

15/04/2017

MISSIRAH

Toubacouta : Missirah, une vie au rythme de la pêche

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Considéré comme l’un des villages les plus anciens du Niombato, Missirah, dans la commune de Toubacouta, est un coin plein de charme et riche de son passé. Le brassage culturel est une réalité dans ce village à 100 % musulman, très connu pour son fromager millénaire impressionnant entouré d’un fort mysticisme et qui possède aussi une très ancienne tradition de pêche.
Faisant partie intégrante du Parc national du Delta du Saloum et de la Réserve de biosphère du Delta du Saloum, le village côtier de Missirah représente un véritable havre de paix pour la communauté qui y vit. Situé à 12 km de Toubacouta et limité au nord par Néma Bah, au sud par Djinack et Bakadadji, à l’est par Taïba et à l’ouest par Bettenty, Missirah, accessible à travers une piste cahoteuse et caillouteuse (il est aussi accessible par pirogue), se distingue par son écosystème fluvial riche et varié. Sa végétation dominée par une colonie de badamiers, fromagers, baobabs, manguiers et anacardiers en font un coin très charmant. Créé vers 1856 par Diomaye Senghor qui se convertit plus tard à l’Islam pour porter le nom de Fodé Senghor, ce village historique compte cinq quartiers (Diatta Kounda, Djifandor, Mbarra Kounda, Ndoffane, Ngadior) peuplés majoritairement de Sérères et de Socés. Au centre de ce village plein de charme qui arbore une architecture tout à fait typique, et un mode de vie propre trône la grande mosquée.
Depuis la nuit des temps, la chefferie et l’imamat à Missirah sont assurés par la famille Senghor. Cette tradition remonte à la fondation du village, selon Diamé Cissé, une notable du village et par ailleurs conseiller municipal. C’est à son retour de Gambie où il était parti se soigner que Fodé Senghor, originaire du Mali, avait découvert ce site. Un marabout musulman l’avait soigné et converti à l’Islam. Il lui donna le nom de Fodé et lui enseigna le Coran. À la fin de sa formation, le marabout lui avait demandé de fonder un village dans la forêt où il trouverait un baobab avec des racines submergées dans l’eau et l’autre partie en terre ferme. « Fodé créa une daara où il enseignait le Coran en Socé et devint l’imam de la mosquée qu’il avait construite en banco et en bois. Le fauteuil de chef de village est laissé à son grand frère Mamadou Lamine Senghor ». Aujourd’hui, c’est Ismaïla Senghor qui assure la charge de chef de village depuis le rappel à Dieu d’El Hadji Sadio Senghor. Ce quadragénaire qui a vu le jour en 1933 est le 12e chef de village de Missirah.
Une vie au rythme de la pêche
MissirahComme dans toutes les villes ou villages côtiers, la vie à Missirah se résume en deux mots : pêche et poisson. La pêche est au centre de la vie de Missirah. Elle est le fondement principal de l’économie de ce village côtier et garantit l’existence de centaines de milliers de personnes, qui en dépendent, directement ou indirectement. Une flotte de 311 pirogues a été recensée entre son port et les îles de Bagadadji, Bettenty, Djinack et autres.
Selon Bouh Sidibé Sow, coordonnateur du Comité local de pêche artisanale (Clpa) de Missirah, le vieux ponton dont les travaux de réhabilitation ont été lancés par le ministre Oumar Guèye permet de saisir le pouls de la vie du village. Calme le jour, il vit le soir une animation fantasmagorique avec le retour des nombreuses pirogues parties en mer dans l’après-midi. L’effervescence du déchargement des prises est rythmée par un brouhaha extraordinaire et les cris stridents des pêcheurs et autres vendeurs.
« Missirah possède une tradition de pêche qui date de très longtemps. Il suffit de venir ici après le crépuscule pour se rendre compte que ce village ne respire que par la pêche. Des centaines de personnes, hommes, femmes et enfants s’activent dans une alacrité indescriptible. On assiste à un défilé incessant jusque tard dans la nuit. En attendant le retour du poisson, des centaines de voitures, charrettes, motos Jakarta et vélos venus de partout sont en vrac sur le quai », raconte Bouh Sidibé Sow. À l’en croire, la caisse de poisson se négocie des fois à 12.000 voire à 15.000 FCfa. « Quand il y a surabondance, ce qui est fréquent, les prix varient entre 3.000 et 2.000 francs. Il arrive même que le surplus soit jeté parce qu’il n’y a pas à Missirah d’unité de conservation », relève-t-il.
Selon Alassane Mbodji, le coordonnateur du Clpa départemental, Missirah qui abrite le centre et le quai de pêche de Toubacouta a la chance d’avoir en face un bras de mer. C’est ce qui fait qu’il accueille beaucoup de pêcheurs saisonniers de la petite côte et des îles du Saloum qui viennent pour des campagnes de pêche de 6 à 8 mois. « La pêche joue un rôle très important en termes d’emplois. Elle a pu régler le problème d’emplois directs et d’activités génératrices de revenus », soutient-il. Toutefois, déplore-t-il, la non-fonctionnalité du Centre de pêche de Missirah construit en 1989. « Sa vocation d’assister les pêcheurs locaux, d’appuyer et d’encadrer et de faciliter la vente de la glace pour assurer la conservation des produits. Les volontaires japonais ont, dans le cadre du séchage, appuyé et capacité certaines femmes qui étaient là dans le cadre de la formation, mais aussi dans les bonnes pratiques », renseigne-t-il. « Le centre qui était doté de camions frigorifiques, de chambre froide, a beaucoup contribué à l’amélioration de la qualité du poisson. La commercialisation a eu plus de coûts en termes de valeur et le prix du poisson a augmenté ; c’est ce qui a fait que la commercialisation a atteint son objectif », explique-t-il. Aujourd’hui, pense M. Mbodji, ce centre nécessite une relance en termes d’équipement, de personnel.
En attendant, la pêche continue de rythmer la vie des habitants de ce village côtier. Beaucoup d’entre eux se sont convertis en pêcheurs et en mareyeurs. « La pêche joue un rôle très important sur le plan économique et social à Missirah. Le poisson coûte de plus en plus cher et ici on ne sent pas trop si la saison des pluies a été bonne ou pas. La pêche est là et il y a l’activité sur toute l’année. On a un niveau de vie plus ou moins correct grâce à la pêche. Que ce soit les pêcheurs, les mareyeurs ou encore les transformatrices, les gens gagnent bien leur vie grâce à la pêche ».
Comme dans toutes les localités vivant essentiellement de la pêche, la quasi-totalité des femmes de Missirah intervient dans la transformation des produits de pêche. Leur tryptique : chercher du poisson, le transformer et le commercialiser. Et pour faire prospérer leurs activités, ces femmes au nombre de 219 et qui sont toutes membres du Clpa se sont organisées en Groupement d’intérêt économique (Gie), puis en union locale. Selon leur présidente, Aminata Diène, la volonté est là, mais cela ne suffit pas pour prospérer dans une activité pareille.
Aujourd’hui, ces femmes sont limitées par un manque de logistique au niveau des deux sites de transformation notamment les claies de séchage et les fours de braisage. Il s’y ajoute aussi le manque de charriot pour transporter le poisson à partir du quai de débarquement, le manque de financements pour l’acquisition de matériel de fumage adéquat, l’absence d’unités de congélation pour la conservation du surplus de captures en période de surabondance, entre autres.
Alassane Mbodji qui encadre ces femmes estime que leur rôle est considérable dans la chaîne de production. « Nous avons des femmes très braves et sur tous les maillons de la chaîne de valeur, de la production à la commercialisation. Leur souhait, c’est de sortir de l’informel et de travailler dans de bien meilleures conditions, mais cela demande un accompagnement conséquent, des financements pour l’optimisation de leur commerce », fait-il remarquer.
Un fromager mythique et millénaire
Missirah localitéMissirah, c’est aussi son fromager millénaire, témoin de l’histoire du village. Cet arbre gigantesque fascine avec ses branches immenses et multiformes et son tronc énorme qui semble écraser la terre de tout son poids. Ce fromager impressionne aussi bien par sa hauteur que par son ampleur. À y regarder de très près, des formes et images impressionnantes apparaissent. Loin de toute hypnose ou hallucination, un fin observateur pourra tantôt distinguer des formes humaines tantôt des formes de crocodile, de tortue ou encore de singe. Selon Bouh Sidibé Sow, ce fromager a été planté dans cette zone entourée de mangrove à l’époque et peuplée de boas par un certain Ansoumana Ndour. C’était bien avant la création de Missirah. Depuis, cet arbre sacré est géré par sa descendance.
L’histoire de ce fromager entouré de mythes et légendes est une ritournelle maîtrisée par tout le monde. « Visiter Missirah sans voir son fromager presque millénaire, c’est comme aller à Gorée sans voir la Maison des esclaves. Cet arbre fait partie intégrante du patrimoine de cette localité », soutient Alassane Mbodji. Toutefois, note-t-il, un fort mysticisme entoure cet arbre qui, selon certaines indiscrétions, abrite les esprits des ancêtres. C’est ce qui fait qu’il est respecté et bien protégé. « Le génie protecteur ne veut pas de souillures, c’est pour cela que l’endroit est toujours maintenu propre », Bouh Sidibé Sow. Le fromager est, selon lui, habité par un esprit. C’est ce qui fait qu’il est devenu un lieu de prières et accueille souvent des rituels. « Avant la pénétration l’Islam, les animistes vénéraient ce fromager qui fait partie de l’histoire de cette ville », explique Alassane Mbodji. Ce fromager, indique-t-il, est l’un des plus grands d’Afrique avec une circonférence exceptionnelle de plus de 30 mètres. « Cet arbre fait partie des éléments du patrimoine de Missirah. Des techniciens de l’Ist et de l’Ise qui sont venus jusqu’ici ont, après analyse des racines, affirmé que ce fromager daterait d’au moins 900 ans. D’autres chercheurs ont également assuré que c’était le deuxième plus grand fromager d’Afrique après celui du Ghana », fait-il savoir.
Depuis toujours, cet imposant arbre a été une attraction touristique qui a permis de faire la promotion de Missirah dans d’autres contrées. Et de tout temps, des touristes issus de divers horizons sont venus à sa découverte. « Ce fromager fait partie du circuit de nombreux hôtels et campements du delta du Saloum et même de la Gambie. Un touriste ne peut pas venir à Toubacouta sans venir à Missirah », assure-t-il.
L’autre attraction après le fromager est, selon Bouh Sidibé Sow, la mare aux crocodiles appelée « Mbaro Colon », située à 1 km. « Quand les pluies tardent à tomber, les populations y vont pour invoquer les esprits. Les femmes portent des pantalons et les hommes des pagnes. Aussitôt après les invocations, les pluies tombent », renseigne-t-il.
La route Toubacouta-Missirah, une surpriorité
A Missirah, les populations pensent que la pêche pourrait fortement contribuer à l’essor de leur localité et même de Toubacouta. Pour cela, la réhabilitation du tronçon Toubacouta-Missirah qui ne fait que 12 km doit être une réalité. Le chef de village, Ismaïla Senghor, estime que cette doléance vieille de plusieurs années n’est toujours pas satisfaite. « Notre plus grande difficulté aujourd’hui, c’est l’accessibilité, surtout pendant l’hivernage. C’était une promesse de Macky Sall bien avant son accession à la magistrature suprême. Depuis, nous attendons », indique-t-il. Et pourtant, note Alassane Mbodji, ce tronçon constitue une piste de production très importante. « Missirah est un lieu de débarquement où les gens viennent pour des raisons diverses. C’est un véritable carrefour d’échanges. Une fois que le ponton et la route seront réhabilités, ce village sortira de son enclavement. La pêche connaîtra un nouvel essor et contribuera grandement au développement de la commune de Toubacouta. Les autres activités comme l’agriculture et le commerce ne seront également pas en reste. C’est toute l’économie de la zone qui sera renforcée », estime M. Mbodji.
Par Mohamadou SAGNE et Samba Oumar FALL/lesoleil
http://www.lesoleil.sn/grand-air/item/63465-toubacouta-mi...

LE NGALAKH DE PÂQUES

Pâques : le ngalakh, la recette sénégalaise de l’entente entre catholiques et musulmans

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À l'approche du weekend de Pâques, Jacques Bassene, catholique pratiquant de 38 ans, grillardin dans un restaurant de Dakar, nous livre les secrets du ngalakh (ou ngalax).
« C’est un mot traditionnel de Saint-Louis qui signifie littéralement ‘faire de la bouillie' », explique Jasques Bassene, chargé des grillades au restaurant Le Bideew, à Dakar. « C’est un dessert qui se prépare à partir de pâte d’arachide, de pain de singe [fruit du baobab, ndlr] et d’araw, une sorte de couscous à gros grain », poursuit-il.
Après cuisson de la semoule, indique Jacques, il faut mélanger la pâte d’arachide avec de l’eau, puis incorporer le pain de singe en le malaxant pour obtenir une préparation, qu’il faut ensuite filtrer et sucrer. Après cela, il suffit de recouvrir la semoule de la préparation, « et le tour est joué ».
Au-delà d’un secret de cuisine typiquement sénégalais, pour Jacques, le ngalakh représente l’aumône, la charité et le partage. « Pâques n’est pas la fête des catholiques, c’est la fête de tous les Sénégalais… Elle représente l’entente entre les communautés au Sénégal, et ce n’est pas une entente par la religion, c’est une entente traditionnelle dans ce pays. »
Du ngalakh pour les invités et les voisins
Ce weekend, du vendredi 14 au lundi 17 avril, les chrétiens d’Afrique vont célébrer, comme ailleurs, la mort puis la résurrection du Christ. Au Sénégal, où l’on compte 5% de chrétiens et 94% de musulmans, Pâques, comme la Tabaski, est un emblème de la fraternité des communautés religieuses.
Les familles chrétiennes préparent des quantités importantes de ngalakh au cours du vendredi et du samedi précédant le dimanche de Pâques pour en offrir à leurs voisins et à leurs invités. Par ailleurs, les familles chrétiennes cuisinent souvent deux plats, lorsqu’elles invitent des familles musulmanes à partager leur repas de fête ; si le plat principal est à base de porc, il est accompagné d’un plat de poulet pour les invités.
Comme au moment de Noël, ceux qui ont le plus de moyens achètent de nouvelles tenues pour assister à la messe pascale. Jacques, qui réside dans l’arrondissement de Ouakam, assistera à la messe de l’église de Notre-Dame des Anges, mais les célébrations religieuses se tiendront également à Yoff, à l’église Saint-Christophe, ou encore à la paroisse Saint-Joseph de Medina.
Éric Mamadou Torres, 25 ans, qui travaille également au Bideew, dont le père est catholique et la mère est musulmane, affirme que sa famille – majoritairement musulmane – célébrera Pâques ce weekend, et que sa mère préparera le ngalakh pour tout le monde. Lui qui observe le ramadan chaque année ira également à la messe ce dimanche.
Sofia Meister/RFI

14/04/2017

HAUSSE DE LA DELINQUANCE

Délinquance : les interpellations en hausse de 27% et les défèrements de 19%

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Le nombre de personnes interpellées pour délinquance a augmenté de 27 % entre 2015 et 2016 et celui des personnes déférées pour ce même motif de 19%, a révélé jeudi le directeur de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA), Koumakh Ndour.
M. Ndour a fait cette révélation en citant des données de la Police sénégalaise, lors d’un atelier technique de cadrage de l’étude et de la cartographie de la délinquance au Sénégal.
‘’Il y a ce que les spécialistes appellent +le chiffre noir+, que sont les faits de délinquance qui ne sont jamais ou presque pas ou peu reportés au niveau de la Police et de la Gendarmerie’’, a-t-il indiqué, à l’ouverture officielle de cet atelier à Saly-Portudal.
La rencontre est initiée par l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP), en collaboration avec l’ESEA et l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
’’C’est précisément une partie de ce chiffre noir que nous voulons saisir à travers cette étude appelée +enquête de victimation+, selon les Français, ou de +victimisation+, selon les Canadiens. Il s’agira de mener une enquête nationale sur la délinquance subie mais aussi d’enregistrer le niveau d’insécurité ressentie par les citoyens’’, a poursuivi Koumakh Ndour.
Selon lui, les résultats issus de cette enquête aideraient ‘’grandement’’ l’Etat à mieux cerner l’ampleur de la délinquance et aider à la prise de décisions pour juguler le mal, surtout au niveau de la sécurité de proximité, ‘’le cœur de métier de l’ASP’’.
Il indique que ‘’cette étude anticipe aussi sur une question préoccupante pour l’Etat, à savoir la gouvernance sécuritaire de proximité’’. ‘’Il s’agira, pour l’ASP, d’aborder cette question à travers une démarche expérimentale de +Contrats locaux de sécurité+ qui s’adossent sur un diagnostic sécuritaire local (DSL)’’, a-t-il précisé.
Pour M. Ndour, ces résultats devront permettre à l’Etat, via l’ANSD, de renseigner la communauté internationale sur le niveau d’atteinte de certains points des objectifs de développement durable (ODD), qui, d’après lui, ont ‘’une validité universelle’’. De ce fait, tous les pays devront contribuer à leur réalisation, en fonction de leurs capacités.
ADE/ASG/OID/APS

LE SALAIRE DES EMPLOYES SENEGALAIS

Rémunération au Sénégal – Le salaire moyen des employés estimé à 114 152 F Cfa par mois

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Au Sénégal, le salaire moyen mensuel d’un employé est estimé à 114 152 F Cfa. C’est ce qui ressort des données de la dernière enquête sur l’emploi au Sénégal (T4 2016), de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Au quatrième trimestre 2016, plus de la moitié (57,7%) de la population en âge de travailler (âgée de 15 ans ou plus) a participé au marché du travail, selon le dernier rapport de l’ANSD sur l’emploi au Sénégal (T4 2016). Notre source indique que le taux de participation des 15 ans ou plus varie selon le milieu de résidence, avec 55,1% en milieu urbain, contre 60,9% en milieu rural. Ce taux a varié sensiblement selon le sexe : 66,5% des hommes âgés de 15 ans ou plus ont été sur le marché du travail, contre 50,2% de femmes. Par rapport à la rémunération, le document souligne que le salaire moyen mensuel d’un employé est estimé à 114 152 F Cfa. ‘’Il est de 116 164 F Cfa pour les hommes contre 108 984 F CFA pour les femmes salariées. Il varie aussi en fonction du milieu. En effet, un salarié en milieu urbain gagne en moyenne 121 050 F CFA contre 95 698 FCFA en milieu rural’’, précise le rapport. Plus du tiers de la population en emploi (38,4%) avait un emploi salarié dont 70,7 % vivaient en milieu urbain contre 24,3 % en milieu rural.
La part de l’emploi salarié dans l’emploi en milieu urbain (44,2%) est plus importante qu’en milieu rural (29,3%). L’écart est légèrement plus accentué selon le sexe, avec 44,1% des hommes ayant un emploi salarié contre 28,8 % de femmes. La répartition de la population dans l’emploi salariée selon les secteurs d’activités indique que ce sont les branches d’activités, notamment l’enseignement avec 12,3%, les activités de fabrication, la construction et l’agriculture qui regroupent la plupart des employés rémunérés. Par ailleurs, il est noté que les ‘’autres activités de services’’, c’est-à-dire celles liées à la vie sociale regroupent 19,0% des emplois salariés.
Le taux de chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus est évalué à 16,6%
Durant cette période d’enquête, selon l’ANSD, plus du tiers (34,1%) de la population de 15 ans ou plus ont eu un emploi. ‘’Le taux d’emploi a été plus élevé en milieu urbain où 38,0% des 15 ans ou plus étaient en emploi contre 29,2 % en milieu rural. Des variations plus importantes encore sont observées entre les hommes et les femmes. Pour les premiers, le taux d’emploi était à 46,9%, alors que, pour les seconds, il s’élève seulement à 23,2%’’, lit-on dans le document. A côté de ces personnes en activité, l’enquête de l’ANSD révèle qu’au quatrième trimestre 2016, le taux de chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus est évalué à 16,6%. Il a été légèrement plus élevé en milieu urbain (16,9%) qu’en zone rural (16,2%). Selon le sexe, le chômage a affecté nettement plus les femmes (24,0%) que les hommes (10,0%). Une répartition de la population des chômeurs par tranches d’âge montre qu’il affecte plus les jeunes. Toutefois, les personnes sans diplôme ont été les moins affectées par le chômage durant le dernier trimestre 2016, soit 15,7% des actifs sans diplôme.
lignedirecte.sn

LE PIB ASSURE POUR 1/4 PAR LES ENTREPRISES FRANCAISES

Les entreprises françaises représentent ¼ du PIB du Sénégal, selon Baïdy Agne

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Les entreprises françaises au Sénégal représentent un quart des recettes fiscales et du produit intérieur brut (PUB) sénégalais, a indiqué, jeudi, à Dakar, le président du Conseil national du patronat (CNP), Baïdy Agne.
"Les entreprises françaises représentent un quart du PIB et des recettes fiscales du Sénégal", a déclaré M. Agne, après avoir rappelé que la France était le premier investisseur étranger de l’économie sénégalaise.
Il s’exprimait à l’ouverture d’une rencontre de chefs d’entreprises membres du Conseil national du patronat (CNP) sénégalais, avec leurs homologues réunis au sein du Mouvement des entreprises de France (MEDEF).
Patrice Fonlladosa, le président du comité Afrique du MEDEF Internernational, a loué à cette occasion la qualité de l’environnement des affaires au Sénégal.
"Nous sommes impressionnés par les chiffres qui nous ont été donnés ce matin", a-t-il affirmé en évoquant la présentation de l’économie sénégalaise donnée à sa délégation par le conseiller économique de l’ambassade de France au Sénégal.
"Rares sont, dans la sous-région, les pays qui ont su, comme le Sénégal, conjuguer une stabilité politique, une sécurité de l’investissement et un bon niveau de formation et des compétences", a expliqué M. Fonlladosa.
Le président du MEDEF International conduit à Dakar une délégation de 45 patrons représentant 37 entreprises françaises.
Ont pris part à la réunion d’affaires des représentants de l’Administration publique sénégalaise, le ministre du Travail, Mansour Sy, des experts de l’Agence chargée des grands travaux de l’Etat (APIX) et du bureau chargé du suivi du Plan Sénégal émergent (PSE).
Dakaractu.com

13/04/2017

DES CINEMAS VONT RENAITRENT DES MAI

Hughes Diaz, directeur de la cinématographie : « début de réouverture des premières salles de cinéma dès mai »

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La proclamation des résultats de la sélection des projets de films soutenus par le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica) dans la gestion 2016 a été une occasion pour le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, de revenir sur l’importance de ce fonds pour le cinéma sénégalais. Dans un entretien, M. Diaz a annoncé la réouverture de salles de cinéma en mai prochain.
Quel est l’apport du Fopica pour le cinéma sénégalais ?
Depuis que le Fopica a été mis en place, il y a une émulation déjà pour les acteurs de ce secteur qui ont retrouvé un engouement à faire des films ou à s’investir dans les autres filières de l’industrie cinématographique. Le Fopica règle également le lancinant problème du financement parce qu’à un certain moment l’État s’était désengagé et on a vu le flop qu’il y a eu tout le long, à savoir la fermeture des salles, l’absence de production de qualité, une mainmise de la production par les étrangers et qui influait sur les contenus de nos films. Mais aujourd’hui, le Fopica donne de la confiance, du respect, de la dignité juridique à nos cinéastes qui, aujourd’hui, lorsqu’ils vont négocier des financements supplémentaires, sont respectés parce qu’ils viennent avec un soutien de leur État.
Comment s’est déroulée la gestion 2016 du Fopica ?
Pour la gestion 2016, nous avons accusé un grand retard dans la publication. Cela est dû au fait que la sélection des dossiers de projets a été ouverte à d’autres filières autres que celle de la production, à savoir la distribution, l’exploitation et la formation. Nous avons voulu aussi donner du temps aux porteurs de projets pour bien les ficeler. Et nous avons eu à repousser, à plusieurs reprises, les délais de dépôt pour nous permettre de faire une tournée sur l’étendue du Sénégal qui nous a permis de sensibiliser les régions à déposer elles aussi des projets. Car nous avions constaté que pour le premier appel, la présence des régions était quasi inexistante. Nous avons donc résorbé cela par cette tournée dans les régions.
Par la suite, il y a eu un succès car contrairement à la première année, il y a eu 137 projets reçus et 38 projets vont être appuyés par le Fopica 2016 par rapport à la première année où il y avait 32 projets. Il faut aussi reconnaître que d’autres filières se sont rajoutées, à savoir la distribution, l’exploitation et la formation. Il était important d’ajouter ces filières. Vous savez, lorsqu’on produit un film, il va se poser un problème de débouchés. Par exemple, si l’on n’a pas un bon système de distribution, les films vont rester dans les tiroirs. De même, si on ne commence pas à rénover ou à créer de nouvelles salles de cinéma, les Sénégalais, les étrangers, n’auront pas d’espace pour regarder les films. C’est pour ces raisons qu’après évaluation, nous avons inscrit ces secteurs en bonne et due forme. Nous nous sommes également intéressés à la formation. Car il y a aujourd’hui une faiblesse des dossiers de production de films et une faiblesse du niveau de présentation des projets pour les autres filières. La formation est donc la clé de voûte pour résorber ces insuffisances dans l’écriture de scenarii, dans la présentation des projets, dans les dossiers de production etc.
Quelle est la part des régions de l’intérieur dans le Fopica ?
Pour les régions, rien que pour les projets de formation, elles vont se tailler la part du lion. En effet, les formations ne se feront pas qu’à Dakar, c’est presque toutes les régions du Sénégal qui seront concernées. Une des régions, celle du sud, va bénéficier d’un projet de salle de cinéma. « Le Vox » de Ziguinchor sera repris, recassé et innové avec de nouvelles structures. Ce sera désormais une salle moderne. De plus, les régions vont bénéficier des tournages de films qui vont contribuer à une animation et en meilleur intérêt pour les régions de s’approprier des activités cinématographiques. A cet effet, nous appelons les collectivités locales, les conseils départementaux, les mairies qui jouissent de la compétence culture à faire comme la région de Dakar pour permettre de fixer les créateurs, les producteurs car les régions sont un véritable vivier de culture, de richesse de la culture, du patrimoine. Je pense que si ces artistes qui viennent s’installer à Dakar pour faire des films étaient chez eux, ils auraient plus de latitude dans la création de bonne production originale.
Où en est la Direction de la cinématographie par rapport à l’exploitation et à la distribution des films ?
Nous nous frottons aujourd’hui les mains parce qu’avec tous les succès engrangés par les films sénégalais financés, et rien que par l’expérience du Fopica, il y a des investisseurs étrangers qui viennent pour proposer des projets assez importants au Sénégal, comme l’ouverture de salles de cinéma et surtout d’infrastructures cinématographiques. L’autre aspect, c’est qu’aujourd’hui, nous bénéficions d’une volonté et d’un engagement politiques au plus haut niveau. La volonté politique est à nos côtés pour restructurer, financer, apporter des reformes pour de véritables industries culturelles, cinématographiques et audiovisuelles qui vont impacter sur l’économie culturelle, sur le Pib et l’émergence de notre pays.
Que fait l’État par rapport à l’exploitation et à la construction des salles de cinéma ?
Les salles reviennent et dès ce mois d’avril et mai, vous aurez les premières salles. Nous allons bientôt visiter ces mécènes de la culture, le groupe « Bolloré » à travers le concept Canal Olympia qui est en train de développer des salles de cinéma à travers l’Afrique. Le Sénégal qui est un pays de culture et de cinéma va expérimenter, dès le mois de mai, cette salle de cinéma que nous aurons par l’entremise de ces mécènes qui vont nous mettre deux salles. Nous leur avons demandé de penser aux régions ou à la banlieue dakaroise. Que tout ne se fasse pas dans le Plateau de la capitale et les quartiers chics du cinéma. Il faut qu’on donne accès au cinéma à tous les citoyens de ce pays. C’est un combat que nous lançons aux mécènes et investisseurs sénégalais et étrangers pour qu’ils mettent la main à la pâte afin de développer des initiatives dans le secteur du cinéma, parce qu’il s’agit de l’image du Sénégal auquel il faut donner tout le soin nécessaire.
Quel est votre challenge aujourd’hui au niveau de la Direction de la cinématographie ?
Notre bataille aujourd’hui est une bataille infrastructurelle et structurelle. En Afrique, tous les pays qui développent leur cinéma vont vers des Centres nationaux de la cinématographie. Aujourd’hui, en dépit de nos efforts énormes que le personnel de la cinématographie est en train de consentir, le problème est que je suis tellement amer qu’il ne soit pas trop motivé parce que nous sommes des agents de la culture qui font de grandes choses mais sans grande motivation et même sans moyens.
Ce sont des batailles énormes où nous avons le soutien de bonnes volontés.
Mais faudrait-il que le statut de la Direction évolue avec une autonomie beaucoup plus marquée administrativement, avec des moyens accrus.
Propos recueillis par Maguette Gueye DIEDHIOU/lesoleil.sn

LE DRAME DE MEDINA GOUNASS

Daaka: Controverse autour de l’origine de l’incendie

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L’horreur s’est produite, hier 12 avril, au Daaka de Médina Gounass. L’événement religieux a tourné à la tragédie à cause un violent incendie. Bilan : vingt morts, une cinquantaine de blessés et une centaine de pèlerins portés disparus. Le préjudice matériel (marchandises, objets, véhicules, bétail, etc) est estimé à près d’un milliard FCFA.
Cependant, sur la question de l’origine du drame, la confusion demeure. Les forces de sécurité et sapeurs-pompiers déployés sur les lieux ne sont pas encore en mesure de répondre à la question. Mais plusieurs théories sont avancées par des témoins pour expliquer l’origine du drame.
Si d’aucuns avancent la thèse d’un court circuit électrique, d’autres parlent de l’explosion de la bonbonne de gaz d’un vendeur de café Touba, alors que certains, plus catégoriques, évoquent celle du jeune fumeur surpris en train de griller une cigarette dans un endroit où il est formellement interdit de fumer. « De peur d’être lynché, il aurait fui, jetant au passage sur l’herbe sèche son mégot », témoigne la plupart des pèlerins. Mais à quelle théorie se fier ? Une enquête à été ouverte par la gendarmerie pour tenter d’élucider le mystère.
Seneweb news-RP/L’Observateur

PÊCHE ILLICITE

Pêche illicite : 145 milliards de francs Cfa de pertes pour le Sénégal

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Le Sénégal perd 145 milliards de nos francs Cfa à cause de la pêche illicite effectuée par des bateaux étrangers sur ses eaux.
Selon le juge au tribunal international du droit de la mer, Tafsir Malick Ndiaye, c’est un énorme manque à gagner, « la pêche illicite fait perdre au Sénégal 145 milliards de francs CFA », déclare le juge du tribunal de la mer sur les ondes de la Rfm.
Khadim FALL/Pressafrik

ARACHIDES 2017

82 000 tonnes d’arachides collectées après 18 semaines de commercialisation

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Depuis le début de la campagne de commercialisation de l’arachide lancée le 1er décembre dernier, la Société nationale des oléagineux du Sénégal (Sonacos S.A) a acheté plus de 82 000 tonnes d’arachides. C’est ce qu’a indiqué Pape Dieng (photo), le directeur général de la compagnie, à l’APS.
Si ce chiffre a le mérite d’être en hausse de 75 000 tonnes par rapport à la faible quantité acquise l’année dernière, il reste bien loin de l’objectif de 200 000 tonnes devant être réalisé avant la fin de la campagne, le 30 avril prochain. Pour M. Dieng, qui assure que 22 milliards de francs CFA (FCFA) sont encore disponibles pour l’achat de graines auprès des producteurs sur les 45 milliards de FCFA initiaux, ce déficit d’approvisionnement s’explique par la rareté des graines sur le marché local.
Face à cette situation qui fait planer le spectre de l’échec sur l’atteinte de son objectif, «l’alternative pour la Sonacos, c’est d’attendre que les opérateurs privés stockeurs finissent de mettre de côté les semences pour qu’ils viennent vendre le reliquat aux huiliers », a préconisé M. Dieng. « On attend donc cette deuxième vague pour vous dire exactement quel tonnage définitif la Sonacos va avoir dans le cadre de cette campagne de commercialisation de l’arachide », a conclu le dirigeant.
Pour rappel, la Sonacos fait partie des quatre huiliers opérant dans le pays. Les trois autres transformateurs sont la COPEOL (Coopératives des Plantes oléagineuses), l’américain WAO (West African Oil) et le CAIT (Complexe agro-industriel de Touba). Le Sénégal a produit 1 million de tonnes d’arachides durant la saison 2015/2016 et table sur une production de 1,14 million de tonnes cette année, d’après les données du Département américain de l’agriculture (USDA).
Espoir Olodo.Ecofin

12/04/2017

HAUSSE DES DEPENSES PUBLIQUES

Forte augmentation des dépenses publiques en 2017

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D'après la direction sénégalaise de la prévision et des études économiques, les dépenses totales et prêts nets de l'Etat sénégalais ont connu une forte augmentation au mois de février 2017. Les chiffres annoncés ce week-end font état d'une hausse de 133,5 milliards de francs CFA soit environ 213,6 millions de dollars.L'économie sénégalaise est en pleine ébullition, à l'image des dépenses et des prêts de l'Etat sénégalais. Ce secteur a connu une forte hausse lors de deuxième mois de l'année 2017, de l'ordre de 133,5 milliards de francs CFA environ 213,6 millions de dollars, a-t-on appris de la direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Selon les statistiques, les dépenses et prêts sont passés de 318,3 milliards de francs CFA en février 2016 à 451,7 milliards de francs CFA, 12 mois plus tard. Soit une augmentation de 41,9%. « Cette amélioration reflète l'exécution soutenue des dépenses d'investissement ainsi que le niveau élevé des charges courantes », a développé la DPEE. Selon le service, cet état de fait traduit une économie en plein mouvement. De manière plus précise, les dépenses en capital ont été exécutées dans l'ordre de 172,8 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 77,4 milliards par rapport au dernier exercice.
Cette progression est tirée par les investissements financés sur ressources internes à hauteur de 130,5 milliards de francs CFA avec une hausse de 66,8 milliards de francs CFA. Pendant ce temps, les investissements pris en charges avec les ressources externes se sont consolidés de 33,6% pour atteindre 42,3 milliards Fcfa. Quant aux dépenses courantes, elles sont estimées à 272,2 milliards Fcfa, en hausse de 22,1%.
La DPEE explique cette augmentation des dépenses courantes par l'augmentation des charges d'intérêt sur la dette (48,9 milliards), des charges de fonctionnement (136,3 milliards) et de la masse salariale (93,8 milliards).
2017, une année de tendances haussières
Les dépenses et les prêts de l'Etat sénégalais ne sont pas les seuls à connaitre une augmentation. On pourra même dire que leur augmentation est relative au budget 2017 de l'Etat qui a été voté en novembre dernier. Établi à plus de 3.200 milliards de francs CFA, la nouvelle loi des finances a connu une augmentation considérable de près de 200 milliards par rapport au budget de 2016 qui était de 3.022 milliards CFA.
Dans le nouveau budget comptant pour 2017, il est prévu près de 973 milliards de francs de dépenses d'investissement financés sur ressources internes. Environ 34% du budget destiné au financement de l'investissement. Une petite comparaison avec cette même part dans le budget 2016 permet de voir qu'il y a eu une augmentation de plus de 300 milliards de francs CFA. Sur un autre plan concernant les fonctionnaires sénégalais, le gouvernement a prévu dans le budget une somme de 572 milliards de francs CFA pour garder le cap par rapport à leurs revendications répétées de hausse de salaires.
La Tribune Afrique

09/04/2017

SACS PLASTIQUE...

Interdiction des sachets plastiques : où en est-on ?

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Entrée en vigueur le 4 janvier 2016, la loi interdisant les sachets plastiques n’a pas fait long feu chez la majorité des commerçants au Sénégal. On note cependant la présence de sacs en papier dans les grandes surfaces.
Selon la loi, sont interdits la production, l’importation, la détention en vue de la mise en vente ou la distribution à titre gratuit des sachets plastiques d’une épaisseur inférieure à 30 microns (en Europe, le minima est de 50 microns).
Interdiction des sacs plastiques au Sénégal : dure est la loi, mais c’est la loi
Dans les boutiques, rien n’a changé dans les habitudes d’emballages des achats. Si ce n’est que la spéculation sur le prix du sachet est passée par là. Le sachet plastique est juste devenu plus cher. Ceux qui se vendaient 25 FCFA avant sont aujourd’hui à 50 FCFA. Motif : « Vous savez que les sachet sont interdits, donc on n’en trouve plus beaucoup »
Interdit ? Officiellement peut être, mais sur le terrain, les vendeurs de sachets plastique au gros ne chôment pas. Au marché Castors, Moussa tient une cantine où l’on trouve tout genre d’emballage plastique. Il confirme : « Le marché du sachet plastique est toujours en vie. C’est vrai qu’au début nous avons un peu ralenti les choses, mais deux mois après ça reprenait et même de plus belle. Mes clients ce sont surtout les boutiquiers, les vendeurs du marché et certains particuliers. »
Dans les boutiques, on ne sait pas ce que c’est le micronnage… Un sachet plastique inférieur à 30 microns ? « Quand on a entendu parler de la loi, on savait juste que c’était les sachets plastique légers qui étaient interdits. Mais personne ne nous a expliqué ce que c’est. Donc je ne peux pas vous dire que les sachets plastiques que j’utilise on tel ou tel micronage. J’en ai qui sont légers et d’autres plus résistants, explique un boutiquier ».
En attendant, les sachets plastiques semblent avoir encore de beaux jours au Sénégal malgré la loi les interdisant.
Dans les supermarchés, on paie les sacs
« Bonsoir madame, vous prendrez un sac ? Celui de 50 ou de 100 FCFA ? » Voilà la question que tous les caissiers vous posent aujourd’hui quand vous réglez vos achats. Il y a bien des sacs en papier dans les magasins, mais ils sont payants. Aux premiers jours de l’application de l’interdiction de sachet plastiques, les grandes surfaces ont passé commandes de sacs en papier qu’elles donnaient gratuitement aux clients. Moins de deux mois plus tard, il fallait débourser entre 25 FCFA et 100 FCFA pour transporter ses achats. Motif : « Nous nous sommes rendus compte que ce n’était pas possible de donner gratuitement ces sacs car ça nous revient plus cher que les sacs en plastique. La direction a donc décidé de les vendre. Mais je pense que payer 50 ou 100 FCFA un sac que l’on peut utiliser plusieurs fois, c’est donné »
Des sacs en papier respectueux de l’environnement selon leurs fabricants, mais qui ne sont pas accessibles à tous. Les boutiquiers eux, n’y pensent même pas. « Vous nous imaginez en train de dire à nos clients de payer pour qu’on emballe leurs achats ? Ils ne vont jamais accepter. L’avantage avec les sachets plastique c’est qu’ils sont gratuits et surtout nous reviennent moins chers que les sacs en papier. » Chez les fabricants, les prix varient entre 25,30 FCFA et 74,75 l’unité selon le style de sacs (avec ou sans poignée). Au Sénégal, la société Rufsac a le monopole de l’approvisionnement en sacs en papier pour des milliers de clients.
Malgré la loi et quelques entreprises qui se sont rangés au respect de l’environnement, les sachets plastiques ont encore de beaux jours devant eux au Sénégal. Dans la rue, dans les boutiques, au marché, c’est des milliers de sachets plastiques qui sont utilisés chaque jour, et par la suite jetés au grand malheur de l’environnement et le l’esthétique en général.
Eva Rassoul.au-senegal.com

08/04/2017

TOURISME AFRICAIN: LE CLASSEMENT

Classement des pays africains en matière de compétitivité touristique en 2017

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L’Afrique du Sud occupe la première position à l’échelle africaine dans le classement mondial de la compétitivité touristique publié le 6 avril par le Forum économique mondial (WEF).
La nation arc-en-ciel se place à la 53è position sur les 136 pays étudiés.
L’Ile Maurice (55è au plan mondial) arrive en deuxième position à l’échelle africaine, devant le Maroc (65è), l’Egypte (74è), le Kenya (80è), la Namibie (82è), le Cap Vert (83è), le Botswana (85è), la Tunisie (87è). La Tanzanie (91è à l’échelle mondiale) ferme le Top 10 africain.
Le classement mondial de la compétitivité touristique se base sur 16 critères dont la sécurité, la santé et l’hygiène, l’ouverture sur l’étranger, la valorisation des ressources naturelles, l'environnement durable, les ressources culturelles, le marketing touristique, le niveau des prix, les ressources humaines qualifiées, les infrastructures routières et aéroportuaires et les services touristiques.
A l’échelle planétaire, l'Espagne rafle la première place, toujours suivie de la France et de l'Allemagne. De manière générale, l'Asie remonte nettement dans le palmarès. Le Japon s'adjuge ainsi la 4e position (+5 en deux ans), devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis. L'Italie occupe le 8e rang. La Chine se hisse à la 15e position (+2) et l'Inde à la 40e (+12).
Classement 2017 des 34 pays africains étudiés en matière de compétitivité touristique :
1-Afrique du Sud (53è à l’échelle mondiale)
2-Ile Maurice (55è)
3-Maroc (65è)
4-Egypte (74è)
5-Kenya (80è)
6-Namibie (82è)
7-Cap Vert (83è)
8-Botswana (85è)
9-Tunisie (87è)
10-Tanzanie (91è)
11-Rwanda (97è)
12-Ouganda (106è)
13-Zambie (108è)
14-Côte d’Ivoire (109è)
15-Sénégal (111è)
16-Gambie (112è)
17-Zimbabwe (114è)
18-Ethiopie (116è)
19-Algérie (118è)
20-Gabon (119è)
21-Ghana (120è)
22-Madagascar (121è)
23-Mozambique (122è)
24-Malawi (123è)
25-Cameroun (126è)
26-Bénin (127è)
27-Lesotho (128è)
28-Nigeria (129è)
29-Mali (130è)
30-Sierra Leone (131è)
31-Mauritanie (132è)
32-RD Congo (133è)
33-Burundi (134è)
34-Tchad (135è)
Agence Ecofin

MANIF A DAKAR

Des milliers de manifestants à Dakar contre le président Sall

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Des milliers de personnes se sont rassemblées vendredi à Dakar à l'appel du mouvement citoyen "Y'en a marre", pour dénoncer la gestion du président Macky Sall, qu'il accuse de "reniements".
La manifestation, place de l'Obélisque, près du centre-ville, a réuni une foule de personnes, dont une majorité vêtues de noir, pour exprimer, selon les organisateurs, la colère des Sénégalais contre le régime de M. Sall, élu en 2012. Plusieurs manifestants portaient des tee-shirts sur lesquels on pouvait lire: "Lu eppe tuuru" ("trop c'est trop" en langue wolof, la plus parlée au Sénégal). De nombreuses personnes ont scandé des slogans pour la libération du maire de Dakar, Khalifa Sall, dissident du Parti socialiste (PS) et de la coalition présidentielle, en détention préventive depuis le 7 mars pour détournement présumé de fonds publics. "Nous n'acceptons pas que le Sénégal soit transformé en jouet. Que Macky Sall revienne à la raison", a déclaré à la foule le coordonnateur de "Y'en a marre", Fadel Barro. Il a dénoncé les "nombreux emprisonnements" d'opposants et "le surendettement" de l'Etat "pour des intérêts électoralistes", et appelé les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales, en prévision des législatives du 30 juillet. Le président Sall s'est prononcé dans un discours le 3 avril, à la veille de la fête nationale, pour le rétablissement de la rémunération des chefs de village, une initiative décriée comme "électoraliste" par l'opposition. A son arrivée au pouvoir, M. Sall avait supprimé cette rémunération instituée par son prédécesseur Abdoulaye Wade. Des responsables de l'opposition et de la société civile ont participé au rassemblement, encadré sans incident par les forces de l'ordre. Le mouvement "Y'en a marre" a été en 2012 à la pointe du combat contre un troisième mandat du président Wade (2000-2012).
Belga

07/04/2017

PRES DE 50% DES SENEGALAIS VIVENT PAUVREMENT

Etat de la pauvreté au Sénégal: 46,7 % de la population sénégalaise vivent dans la misère

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Au Sénégal, ce sont 46,7 % de la population qui crèvent la dalle, soit une incidence de 57,3 % en zone rurale. Les données ont été livrées, hier, par le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres), lors de la deuxième édition du forum de la recherche économique et sociale ayant pour thème : « Le plan Sénégal émergent face au défi de la croissance inclusive ».
Près de la moitié de la population sénégalaise patauge dans la pauvreté, selon les dernières estimations de l’Ansd, couvrant la période 2010-2011. Avec une incidence très élevée en milieu rural, soit 57,3% de pauvres. Des efforts considérables ont, certes, été faits, mais la pauvreté étreint encore le Sénégal indépendant, avec une augmentation du nombre de pauvres, atteignant 6,3 millions en 2011 et 6,8 % en 2016.
La pauvreté rurale est plus prononcée dans les régions Sud du pays, à en croire le Directeur exécutif du consortium pour la recherche économique et sociale (Cres). Abdoulaye Diagne reste convaincu que, malgré la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, avec son corollaire de programmes, notamment axés sur les bourses familiales, la Couverture maladie universelle (Cmu), le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Sénégal, classé 51e sur 129 pays en développement, par le classement de Bertelsmann, a encore du pain sur la planche.
Abdoulaye Diagne estime que des réformes sont nécessaires dans les domaines transversaux comme l’administration, l’éducation, le climat des affaires et la politique fiscale.
Le Sénégal indépendant a connu plusieurs programmes de développement. Tous, ou presque, ont montré des limites. Des années 1990, en passant par la dévaluation du franc Cfa en 1994, qui a mollement relancé la croissance économique ; mais pas nettement au-dessus de la croissance démographique, car le niveau de vie ne s’est guère amélioré.
L’Obs/Ndarinfo

16 CADAVRES DE PÊCHEURS RETROUVES

Drame au large du Sénégal: la Marine repêche 16 cadavres de pêcheurs

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La Marine sénégalaise a repêché 16 corps de pécheurs après le chavirement de leurs pirogues au sud des côtes casamançaises. Les recherches se poursuivent avec l’appui de la France. Le bilan pourrait s’alourdir.
Selon les informations du quotidien Libération, la Marine nationale a repêché 16 cadavres de pêcheurs au niveau de la côte sud de la Casamance. Leurs pirogues ont chaviré après un cyclone qui a frappé les côtes sénégalaise.
D’après des sources militaires, beaucoup de pirogues ont été touchées et il est fort probable que le bilan ne s’alourdisse.
Selon les sources du journal, dix huit pirogues sont portées disparues et les recherches se poursuivent avec l’appui d’un avion de surveillance de la Marine françaises.
S’agit-il des corps des pêcheurs de Guet Ndar dont la disparition est annoncée hier ? Aucune certitude pour le moment!
Coumba Ndoffene Diouf/Senenews

CHINE-SENEGAL, UN DUO QUI PROSPERE

Le volume des échanges commerciaux entre la Chine et le Sénégal a été multiplié par 16 en 11 ans

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Le volume des échanges commerciaux entre le Sénégal et la Chine est passé de 141 millions de dollars en 2005 à 2,356 milliards de dollars en 2016, a indiqué lundi l'ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun, lors d'une conférence sur les relations sino-africaines à l'Institut Confucius de Dakar.
En 2016, le volume commercial entre la Chine et le Sénégal a été multiplié par 16 par rapport à 2005, année où les deux pays ont rétabli leurs relations diplomatiques, a précisé le diplomate. "A la fin de l'année 2015, le stock des investissements non financiers directs de la Chine au Sénégal s'élevait à 100 millions de dollars", a-t-il ajouté.
L'ambassadeur a par ailleurs souligné que "la coopération pragmatique et mutuellement bénéfique entre la Chine et l'Afrique ne cesse de s'approfondir sur le plan économique". En effet, depuis 2009, la Chine reste le premier partenaire commercial de l'Afrique, a-t-il relevé.
"En 2014, le volume entre les deux parties a dépassé 200 milliards de dollars, soit 22 fois plus par rapport à l'année 2000. Jusqu'à présent, le stock des investissements chinois en Afrique a dépassé 100 milliards de dollars et plus de 3.100 entreprises chinoises investissent ou mènent des activités en Afrique", a déclaré M. Zhang.
Avec l'aide ou le financement chinois, plus de 5.000 kilomètres de routes et la même longueur en chemins de fer, plus de 200 écoles et près de 100 hôpitaux ont été construits en Afrique, a souligné l'ambassadeur chinois. "Ce qui pose des bases solides pour le développement des pays africains", a-t-il estimé.
La coopération sino-africaine est en train d'aider l'Afrique à mettre en valeur son dividende démographique, a-t-il poursuivi. Entre 2012 et 2015, la Chine a formé 30.000 Africains dans tous les domaines, octroyé 18.000 bourses gouvernementales aux étudiants africains et construit 21 centres de formation professionnelle et culturelle.
Dans le volet médical, la Chine a envoyé 43 équipes médicales dans 42 pays d'Afrique. Au total, plus de 280 millions de malades africains ont été soignés par les médecins chinois en Afrique, a conclu l'ambassadeur.
Xinhua

06/04/2017

LES CHINOIS A DIAMNIADIO

Au Sénégal, la nouvelle ville de Diamniadio attire le chinois C&H Garments

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Le Sénégal fait feu de tout bois avec son projet Diamniadio Lake City, véritable ville nouvelle à 30 km de Dakar où doivent se développer trois parcs industriels, 40 000 logements, des écoles, cliniques et autres. Recherchant $ 2 milliards pour financer cette nouvelle ville, les autorités sénégalaises n'ont de cesse de faire valoir ce projet, comme ce fut le cas à Cannes, mi-mars, lors du Salon international de l'immobilier, relate Le Figaro, mais également auprès d'investisseurs manufacturiers, notamment chinois.
Cette ville nouvelle est au carrefour des grands axes routiers menant vers l’intérieur du pays, avec une autoroute à péage en fonction depuis 2013 pour atteindre le centre de Dakar en 20 minutes, à 15 km du futur aéroport international en construction, avec en projet à l’horizon 2019 un premier train express régional (TER) électrique, sans oublier une ouverture maritime.
Côté entreprises, une vingtaine de sociétés d'Afrique du Nord, d'Europe et d'Asie sont intéressées à s'y implanter, dont le chinois du textile C&H Garments, déjà implantée en Ethiopie et au Rwanda. Il ambitionne d'investir $ 25 millions, explique à Reuters, sa cofondatrice Helen Hai, de recruter 5 000 salariées et exporter ses vêtements vers les Etats-Unis et l'Europe, souligne Reuters. L'entreprise devrait ouvrir cette année.
commodafrica.com

04/04/2017

FÊTE DE L’INDÉPENDANCE

Célébrons le Sénégal !

Fanfare.jpgL’indépendance du Sénégal est célébrée chaque année dans les grandes villes du pays. Le 4 avril est un jour férié pour les administrations et les banques. Des défilés militaires et civils sont organisés.
L'accès à l'indépendance du Sénégal s'est fait selon un processus particulier. La création d'un État fédéral avec le Soudan, devenu le Mali, avait été mise en chantier depuis 1958, mais s'était finalement soldée par un échec en août 1960. Le Sénégal proclama donc son indépendance le 20 août 1960, dissociant désormais son destin de celui du Mali.
Les festivités qui auraient dû avoir lieu le 17 janvier 1961 furent donc annulées. Les autorités sénégalaises choisirent de célébrer l'accession à l'indépendance le 4 avril 1961, date anniversaire de la signature des accords de transfert des compétences de la Communauté à la république du Sénégal. C'est dans ce contexte que furent organisées les réjouissances du 4 avril 1961 à Dakar.
Les dignitaires français se pressèrent à Dakar pour honorer Léopold Sédar Senghor, le poète-président. On pu apercevoir ainsi, dans les tribunes officielles, André Malraux, ministre de la Culture, et Gaston Monnerville, président du Sénat français, aux côtés de plusieurs chefs d'État africains, dont Félix Houphouët-Boigny. Au total, 82 délégations venues de 72 pays furent reçues en grande pompe et la place de l'Indépendance fut officiellement baptisée à cette occasion.
A cet égard, et malgré le caractère paradoxal de la date retenue, la fête de l’indépendance du 4 avril 1961 constitue un moment de cristallisation nationale de première importance.
Nous fêtons donc aujourd’hui, le 57ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal.
Bonne fête!
lepetitjournal.com

CYBER SEX AU SENEGAL

Cybercriminalité : Le chantage sexuel fait des ravages au Sénégal

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Le Sénégal qui compte aujourd’hui plus de 8 millions d’abonnés à internet selon les derniers chiffres de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes, constitue une aubaine pour les cybercriminels qui s’offrent un marché de 14 millions d’abonnés mobiles. Une facilité pour ces pirates de pouvoir guetter facilement leurs proies souvent inconscientes des dangers de la toile.
La couche la plus vulnérable est constituée de jeunes qui passent la majeure partie de leur temps à surfer sur les réseaux sociaux, zones de prédilection des “brouteurs” qui étalent leurs savoirs faire allant du piratage (hacking) au Fishing en passant par l’usurpation d’identité.
Au Sénégal, le chantage ou harcèlement sexuel est la méthode la plus utilisée par les cybercriminels pour prospérer.
Des chiffres qui font peur
La cybercriminalité est en train de gagner du terrain au Sénégal. Déjà en 2016, plus de 170 personnes ont été arrêtées et déférées par la nouvelle brigade spéciale de lutte contre la cybercriminalité qui a enregistré plus de 300 infractions. De quoi lancer une campagne de sensibilisation sur la cybercriminalité.
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=yqvkitB2b5U
Socialnetlink.org

03/04/2017

TOURISME RESPONSABLE

«Tourisme durable, tourisme responsable

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Tourism for Help, qui œuvre depuis plus de dix ans au développement d’un autre tourisme, a choisi de donner sa définition d’un concept prometteur et encore à ses balbutiements : le tourisme responsable.
Le touriste c’est celui qui, littéralement, fait un tour, que ce soit dans un lieu, une ville, un pays.
Dans la conception la plus courante, celle dont nous avons tous plus ou moins fait l’expérience, le touriste programme ses vacances, achète ses billets de transport, réserve un hôtel, prend un guide et va voir les sites dits touristiques, c’est-à-dire, dignes d’intérêts, et déjeune dans les restaurants recommandés.
Ainsi le touriste c’est avant tout l’observateur, parfois le voyeur sans gêne ; celui qui n’est pas là pour longtemps, mais avant tout pour se divertir et se changer les idées. Souvent le touriste rapporte des choses : des photos, des souvenirs, une autre vision du monde, des réflexions philosophiques.
Mais si le touriste demande beaucoup il ne partage souvent rien. Les problèmes environnementaux, des écosystèmes perturbés et des lieux artificialisés, sont souvent les seuls signes de son passage.
C’est pour cela que dans un contexte de changement climatique et de l’accroissement des inégalités entre les pays il est urgent de repenser le tourisme, d’en chercher d’autres définitions et de modifier celles qui existent afin de faire du tourisme un instrument de partages et de rencontres plus éthiques et plus responsables.
Pour commencer, il est nécessaire de définir un tourisme responsable.
Selon Isabelle Lanfranconi-Lejeune fondatrice et vice-présidente de l’association Tourism for Help, un tourisme responsable c’est « un tourisme engagé dans cette activité de façon consciente de son empreinte, de son impact au niveau social, environnemental et économique ».
Le touriste responsable cherche donc une compréhension des multiples impacts environnementaux, sociaux et économiques qu’engendre sa présence, et il agit en conséquence pour en minimiser les impacts négatifs et accroitre les effets positifs. Dans sa démarche action et moralité vont de pair. Il est amené dans son activité de tourisme à une réflexion sur l’impact de son action, et comprend que celle-ci doit toujours se concevoir dans ses effets sur ce qui l’environne. Selon Alberto Rotundo, chargé de projets, « dans le tourisme classique, c’est le lieu qui doit s’adapter au touriste, dans le tourisme responsable, c’est exactement le contraire. »
Pour cette raison on peut définir le touriste responsable comme celui qui accepte de sortir de sa zone de confort. Dès lors qu’il perçoit les impacts positifs ou négatifs que peuvent avoir son action sur le milieu qui l’entoure il adaptera son action en fonction, même si cela doit impacter sur son confort, compris comme les commodités lui procurant du bien-être. Ce bien-être relève non seulement du physique, mais aussi du sentiment de plaisir que peut procurer une expérience qu’il souhaite accomplir.
Par exemple, si l’on prend le tourisme dans sa dimension alimentaire, je choisis de ne pas manger d’une espèce menacée comme la baleine, même si c’est atypique. Cela va contre un « confort », dans une acception large, qui comporte le goût pour l’exotique, la nouveauté.
Ou encore, je réduis mon confort compris comme facilité en refusant d’accepter n’importe quelle prestation avantageuse sans en mesurer les impacts environnementaux et économiques, et je m’astreins à choisir un hôtel qui valorise l’économie locale et qui est plus respectueux pour l’environnement. Cela peut par ailleurs développer une autre forme de confort, compris de façon morale.
Toujours pour citer Isabelle Lanfranconi-Lejeune : « Ce tourisme se distingue des autres car à l’avenir, il ne pourra se réaliser autrement pour que l’impact du tourisme se déroule de manière, juste et pérenne pour tous les acteurs concernés ».
Ce tourisme se distingue ce faisant d’un tourisme traditionnel fondé sur la détente dans le présent : se divertir et repartir. Il envisage au contraire les conséquences de son action sur le long terme. En cela il est beaucoup plus proche des conceptions de Hans Jonas et du courant du développement durable. Ces conceptions rapprochent le besoin des individus de s’inscrire dans la durée et la moralité. En effet, dans ces perspectives, l’aboutissement de la moralité serait d’intégrer le long terme de ce qui n’existe pas encore, c’est-à-dire celui des générations futures. Pour notre part, il nous semble que toute la difficulté est d’arriver à concevoir chacune de nos actions non plus réduites à elle-même, mais comprise dans sa durée. La difficulté de cette conception est d’autant plus flagrante dans le cas du tourisme dans la mesure où la temporalité du touriste est le présent. Le touriste est avant tout dans la satisfaction immédiate. Dès lors, il semble antithétique de pouvoir lui faire prendre en compte le bien-être dans sa dimension future, plus encore, pour un futur qu’il ne peut pas se représenter, qu’il ne vivra pas et qui plus est dans un lieu qui lui est étranger. Pourtant, selon nous, si le tourisme responsable fait ressortir cette difficulté, cela ne nous semble pas impossible qu’il la surmonte, ce serait même une des plus belles mises en pratique de cette théorie. Le tourisme responsable doit viser dans sa concrétisation à prendre en compte le bien-être des générations futures, signe du plus haut degré de moralité, alliant action et conscience : conscience de ce qui n’existe pas et action en conséquence.
On peut également relever que l’échange est une résultante du tourisme responsable. Si le touriste prend en compte son action d’un point de vue environnemental, social et économique, cela veut dire qu’il s’intéresse un minimum au pays ou aux lieux qu’il va voir, ainsi qu’aux personnes qui y vivent. Pour citer Gézia Bouakkaz, secrétaire et chargée de communication, il faut souligner la dimension de respect qui accompagne toujours le tourisme responsable : « respect de la personne, du territoire et de la culture ». Plus encore, on peut dire qu’à partir de ce respect se met en place une véritable dimension de plaisir. Le touriste responsable nous dit Isabelle Lanfranconi-Lejeune « tire un plaisir qui l’épanouit également dans un partage équitable ».
Pour conclure ce travail de définition, on peut dire que notre conception du tourisme responsable est la suivante : un tourisme conscient qui vise une compréhension des multiples impacts environnementaux, sociaux et économiques qu’engendre sa présence, et agit en conséquence, c’est-à-dire accepte de sortir de sa zone de confort. Ce tourisme s’accompagne d’une dimension humaine basée sur le respect, l’échange, et d’une prise en considération du futur des populations autochtones et des lieux visités.
Dans un deuxième temps de notre réflexion, nous tenons, après avoir défini le tourisme responsable, à le distinguer d’autres conceptions.
Comme l’agriculture biologique qui s’est démultipliée en dénominations, labels, et appellations, laissant les consommateurs passablement désemparés, le tourisme a vu une floraison d’adjectifs ces dernières années. On parle du tourisme « équitable », ou encore du tourisme « solidaire », voire « durable » ou encore « altruiste ». Il nous faut donc nous positionner dans ce flot sémantique et dire pourquoi l’idée d’un tourisme « responsable » nous paraît la plus pertinente.
D’abord, le terme de responsable a une signification profonde de par son étymologie. Du latin respondere, est responsable celui qui littéralement est capable de donner une réponse. Etymologiquement, responsable veut dire être capable de répondre de quelque chose, et donc pouvons-nous dire, de ses actes. Toutefois celui qui répond de ses actes, en rend compte, en répond toujours à quelqu’un, quand bien même ce quelqu’un se réduirait à lui-même à travers le jugement qu’il porte sur lui-même. L’individu responsable c’est celui qui a conscience de ce qu’il fait et qui peut en rendre compte à d’autres. Ce faisant dès lors qu’il est capable d’expliquer ce qu’il fait, il responsabilise, c’est-à-dire qu’il rend les autres capables de répondre à leur tour, de et à. Prenons un cas concret. Les parents responsabilisent leurs enfants non pas par une interdiction aveugle, par exemple ne pas fumer, mais par une explication que ceux-ci pourront peut-être commencer par discuter, mais qui, si elle est admise, leur permettra à leur tour de justifier leur action devant d’autres. Dans le cas du tourisme responsable, le tourisme rend compte de son action et forme les individus sur place en les rendant autonomes et capables d’expliquer ce qu’ils font, pourquoi, et comment refaire par la suite.
Responsable, c’est donc là un mot fort et porteur de signification par rapport à notre objectif. Plus encore, c’est un mot très ancien. En cela, « responsable » est un mot qui nous paraît davantage pertinent que de nombreux mots plus contemporains utilisés sans travail définitionnel.
De plus, le tourisme responsable pose la question de l’action morale. Si être responsable c’est être capable de répondre de son action, alors cela implique également une prise de conscience allant avec une potentielle moralisation de l’individu, au point de devenir le moteur de son action. En cela nous partons d’un parti pris optimiste dans la capacité des individus à agir de façon morale. Nous pensons que le tourisme peut responsabiliser les individus et les amener à agir de façon morale non pas par la contrainte mais par conscience des effets de leur action. Par exemple, je choisis d’aller dans un hôtel qui répond à des critères du développement durable parce que j’ai conscience qu’il s’agit là de quelque chose de mieux d’un point de vue économique et environnemental pour le pays, même si je dois payer un peu plus cher, et non pas, je vais dans un hôtel qui répond à des critères du développement durable uniquement parce qu’il n’existe pas d’autres offres ou parce que c’est le moins cher.
Il nous faut, dans un dernier temps, concevoir comment répandre une conception du tourisme réaliste et respectueuse.
Le touriste n’est pas présent dans toutes les cultures, en cela, nous insistons sur le fait que nous distinguons le voyageur et le touriste. Le « touriste » est avant tout une conception européenne et occidentale nous dit Moez Beji, président de l’association, conception qui a réussi en quelques décennies à s’adresser à toutes les classes sociales en occident et qui tend à s’imposer dans le reste du monde, notamment dans les pays émergents, faisant du tourisme une très puissante industrie. Or concrètement, lorsque je suis en position de touriste je ne veux pas consacrer mon temps et mon argent à une mission humanitaire. Je ne suis pas là pour ça quand je voyage, et nous sommes conscients au sein de Tourism for Help que ne pas en tenir compte, c’est manquer l’objectif.
Toutefois, il est selon nous possible de montrer aux touristes qu’on peut allier utile et agréable en faisant des activités touristiques traditionnelles et typiques, mais conçues autrement. C’est même là toute la difficulté du tourisme responsable, satisfaire les attentes habituelles des touristes, mais le faire autrement.
Par exemple en montrant qu’un safari peut être respectueux des animaux, faisant voir moins mais mieux : encadré par des chercheurs et des spécialistes qui documentent les participants sur les modes de vie des animaux et sur les moyens de préserver de la nature. Lorsque l’argent que les touristes versent est directement réinvesti dans la protection de l’environnement on dépasse la temporalité immédiate. Néanmoins, c’est une priorité de garder une zone de confort minimale aussi bien pour le touriste, que pour les populations locales et la pérennité des écosystèmes.
Nous voulons nous défaire d’une vision courante considérant que le tourisme responsable, comme bon nombre d’actions « engagées », ne s’adresse qu’à un public déjà touché par des questions sociales et environnementales et que, contraignant, il ne pourra sortir de cette sphère. A l’appui de cette conception, on peut rapporter les propos de Sophie Parron, chargée de recherche de fonds : « le touriste responsable n’est pas forcément engagé pour une cause à titre individuel, il s’agit plus d’un sens de responsabilité collective, qui se traduit par l’adoption de comportements plus ‘ responsables’. »
Il ne nous paraît absolument pas utopiste de songer qu’il est possible de répandre une nouvelle conception du tourisme plus respectueuse, qui aille de paire avec une autre relation à l’Autre et au monde. Si donc le public engagé est un noyau, il est de notre ressort, et même de notre responsabilité morale, de communiquer aux gens nos façons de voir, de les traduire par des actions concrètes.
Par exemple, si on élargit la question sans la limiter au seul tourisme, on peut souligner le fait qu’il y a plus d’une décennie, il n’y avait pas de produits bio ou fairtrade dans les grands magasins. Un énorme travail a été fait pour démocratiser ces produits et montrer qu’il s’agit là d’un véritable enjeu de société. Bien sûr on peut fustiger le consommateur occidental qui se cantonne à acheter régulièrement son paquet de café fairtrade et se donne bonne conscience de cette façon sans songer plus loin. Mais, on peut aussi se dire façon réaliste que c’est déjà bien et que la priorité de la majorité des gens c’est avant tout leur quotidien avant l’engagement bénévole. Obtenir ainsi un financement qui va pouvoir être réutilisé en faisant participer les consommateurs à leur niveau d’une façon qui ne demande pas un effort de trop grand prix, c’est un biais intéressant.
Sans doute, faudra-t-il encore du temps pour que toutes bonnes agences de voyages aient dans ses offres ce type de services responsables et que cela entre dans nos mœurs. Nous sommes conscients que le point le plus important c’est de nous faire connaître et d’accroître notre communication. Il est possible de montrer qu’une autre conception du monde, une nouvelle philosophie de vie est possible et peut se traduire par le tourisme et que cela s’adresse directement à tous sans pour autant impliquer des sacrifices draconiens dans sa façon de voyager. Changer sa façon de voir, c’est transformer radicalement une chose sans la transformer du tout. C’est donc pour cela que les missions de Tourism for Help sont d’informer et de former.
A cet égard, on peut revenir sur les propos de la fondatrice, Isabelle Lanfranconi-Lejeune : « Nous avons créé cette association car nous étions intimement convaincus que nous pouvions semer les petites pierres d’un édifice qui pourrait servir à rendre le tourisme porteur d’outils aptes à développer, former et partager réellement nos savoirs et nos moyens, financiers et techniques, dans l’optique d’une plus ou moins juste restitution envers les pays bénéficiaires. Il ne faut pas oublier que c’est généralement les pays les plus pauvres qui sont demandeurs du tourisme car ils souhaitent en tirer des devises, de l’emploi et un exemple d’émancipation. Pour cela, nous nous devons de restreindre les dommages néfastes engendrés par cette activité. » Etre demandeur de tourisme ne doit pas placer dans une position qui contraint à s’adapter aux demandes parfois aveugles du tourisme. Recevoir de l’argent pour le réinjecter dans les infrastructures touristiques, ou avoir besoin de débloquer des capitaux immenses à long terme pour réhabiliter un patrimoine naturel fortement endommagé par l’activité touristique, n’est pas le tourisme tel que nous le concevons. Au contraire nous dit Sonia Miny, chargée de communication, « L’indépendance s’acquiert par l’éducation, et c’est en cela que nos centres marchent ». L’indépendance ici se comprend à plusieurs niveaux, l’indépendance c’est d’abord l’indépendance des savoir-faire qui permet l’indépendance économique, mais également au niveau des individus cette indépendance économique permet une indépendance personnelle. Le tourisme joue ici un rôle fondamental d’un point de vue économique, comme le souligne Moez Beji des centaines de millions d’emplois dépendent plus ou moins directement de ce secteur et celui-ci présente des « enjeux considérables tant au niveau socio-économique que politique ».
A notre avis le tourisme peut générer un cercle vertueux et non un cercle vicieux. Alberto Rotundo en effet remarque la nécessaire « création d’un cercle vertueux de développement économique mais aussi humain ». Pour cela, il faut parvenir à une autre conception de l’Autre. Non plus à travers le prisme d’un dépaysement ponctuel et folklorique, mais avec un véritable intérêt pour la population, son mode de vie, ses ressources et son développement. Des touristes qui sont responsables et qui responsabilisent, c’est-à-dire qui ne fassent pas du tourisme une activité destructrice et égoïste, mais l’occasion d’un apport financier qui se double d’un échange d’informations et de techniques.
Parvenir à un tourisme qui serait exclusivement responsable est un idéal qui nécessite une véritable réflexion philosophique et éthique se traduisant par un tout autre rapport au monde et à l’Autre, beaucoup moins centré sur nous et sur la satisfaction de nos besoins, quand bien même il s’agirait de nos besoins de beauté, de repos, de vacances ou de dépaysement. Mais Tourism For Help est cependant fière de pouvoir y contribuer.
Plus concrètement à court terme, il ne faut pas oublier que chacun peut faire des petits gestes pour sortir de sa zone de confort, ou tout du moins accepter de la restreindre un peu. Cela peut se traduire dans les faits par faire attention à sa consommation d’eau, faire attention aux coutumes rencontrées. A cet égard, les plus grands groupes hôteliers se penchent là- dessus aujourd’hui. Opportunisme ou pas ? En tout cas, cela a de quoi nous rendre optimistes. En effet, cela montre que les mentalités sont en train de changer. Les gens sont de plus en plus enclins et réceptifs à une attitude responsable. Si la demande se développe alors l’offre va de paire, si les gens préfèrent acheter en accord avec des normes environnementales alors on développe l’agriculture biologique. Tant et si bien que cela peut même être attractifs d’un point de vue financier pour des hôtels de développer des labels et de répondre à des normes « responsables ». Alberto Rotundo explique que les écoles de tourisme en Europe auraient tout intérêt à prendre en compte dans leur formation le potentiel du tourisme responsable. Après tout, nous pourrions même assister à un essor du tourisme responsable de sorte qu’il ne soit plus dans les années à venir un produit de niche mais le standard de l’industrie du tourisme. Pour cela, il est nécessaire de miser sur les générations futures. C’est ce que fait Tourism For Help en apportant une formation dans l’industrie du tourisme au Cambodge, au Sénégal et au Mali, mais également en sensibilisant les futurs touristes responsables en Suisse et en Europe.
Pour conclure nous citerons Isabelle Lanfranconi-Lejeune, « Dans nos pays où la mixité est une réalité, la motivation des plus jeunes pour leur choix futur de ce qu’ils voudront voir, et faire, pendant leurs vacances portera sur une vraie connaissance de l’autre à travers les voyages. C’est en connaissant « l’autre », sa vie, ses coutumes, ses aliments, sa religion etc., qu’on en a le moins peur. Notre tourisme sans être « évangélique » a un très grand rôle à jouer dans la citoyenneté. »
Alice Berthet/www.tourismforhelp.com
Renseignements: alice.berthet@tourismforhelp.com ou infos@tourismforhelp.com/ 077.403.25.90

PROTEGER L'ENVIRONNEMENT

La protection de l’environnement ne doit plus être seulement une affaire des forces de défense et de sécurité

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La protection de l’environnement ne doit plus être seulement une affaire des Forces de défense et de sécurité, mais "un combat citoyen" qui implique la participation de toute la population, a indiqué le préfet du département de Mbour,Saër Ndao.
Le thème "Force de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement" choisi pour le 57-e anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale doit être un prétexte pour sensibiliser les populations sur le fait que "la dégradation de l’environnement va, peut-être, entraîner la dégradation de notre vie", a averti M. Ndao.
Selon le préfet de Mbour, qui s’entretenait avec l’APS, "la pertinence d’un tel thème se justifie par un contexte national marqué par la dégradation de l’environnement, surtout dans la partie méridionale du pays". Laquelle partie est confrontée à "une forte exploitation, de façon drastique du bois, ce qui contribue à l’apprauvrissement du couvert végétal et de la dégradation de l’écosystème".
"C’est quand on a mis à contribution toutes les forces de défense et de sécurité qu’on a pu stopper ce sinistre environnemental", a souligné Saër Ndao, expliquant que c’est pour permettre à toutes les forces de défense et de sécurité de se sentir concernées dans cette lutte contre la dégradation des ressources naturelles en général.
Le chef de l’exécutif départemental a en outre invité "toutes les forces vives de la nation sénégalaise à se ceindre les reins, se donner la main pour combattre ce fléau, surtout dans la Petite Côte qui est confrontée à un véritable problème d’érosion côtière, d’extraction frauduleuse du sable marin, entre autres pratiques qui portent atteinte à l’environnement".
Longue d’environ 100 kilomètres, la Petite Côte qui s’étend de Rufisque à Joal-Fadiouth est composée de plusieurs villages et autres centres urbains, y compris des centres de vacances. Mais ici, l’activité touristique est aujourd’hui fortement perturbée du fait des effets négatifs de l’érosion côtière.
Le constat est fait qu’au niveau de la station balnéaire de Saly-Portudal, les plages de nombreux hôtels dont celle du réceptif qui servait de séances de décrassage aux Lions du football en préparation à des compétitions internationales, ont été englouties par la mer.
Nombre de tenants d’hôtels souhaitent la réalisation d’une digue notamment sur la partie nord de la station balnéaire et estiment que le déficit sédimentaire provoqué au sud "est à l’origine de l’inquiétante accélération de l’avancée de la mer et de la destruction de nombreuses infrastructures".
Conscients des risques encourus et ceux à venir, les hôteliers ont retenu que "l’aggravation du phénomène de l’érosion côtière, ces dernières années, résulte principalement des activités de l’homme, par l’édification d’infrastructures inappropriées sur le littoral".
"Nous allons mettre à contribution toutes les Forces de défense et de sécurité, autour du préfet, des collectivités locales pour, ensemble, voir comment poser des actes concrets, à travers des comités, pour aller dans le sens de combattre ce fléau et de protéger cet environnement qui nous appartient nous tous", a promis M. Ndao.
ADE/PON/APS

02/04/2017

LES ACCIDENTS NE COÛTENT PAS QUE DES VIES

Les accidents routiers font perdre au Sénégal 77 milliards de francs CFA par an

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Les accidents de la circulation, qui tuent annuellement 500 personnes, font perdre à l’économie sénégalaise 77 milliards de francs CFA par an, soit 1% du produit intérieur brut (PIB) a indiqué, samedi à Mbour, le directeur de l’Agence de développement municipal (ADM), Cheikh Issa Sall.
Cheikh Issa Sall s’exprimait à l’occasion des week-end de la citoyenneté initiés par la jeunesse du mouvement "Agir avec Macky pour le développement de Mbour" (AMDEM Cakanam) dans le cadre de la semaine nationale de la jeunesse.
Le thème des week-end a porté sur : "Non aux accidents de la circulation : la jeunesse de AMDEM s’engage".
Une randonnée pédestre qui a pris départ devant les locaux de l’hôtel de ville de Mbour pour se terminer à la grande gare routière a permis de sensibiliser les populations et les acteurs des transports routiers sur l’urgence de prendre en compte la sécurité routière et de dire non aux accidents de la circulation.
"Depuis trois jours, nous avons suivi l’actualité nationale avec ses lots d’accidents mortels et le président de la République, en Conseil des ministres, s’est offusqué du fait qu’il y ait énormément d’accidents de la circulation. C’est ainsi que la jeunesse du mouvement AMDEM a pris la balle au rebond pour sensibiliser sur la nécessité de s’attaquer à ce fléau", a expliqué le DG de l’ADM, par ailleurs président dudit mouvement.
Selon M. Sall, "si des efforts sont consentis, on pourra préserver toutes ces ressources financières qui sont perdues et tout le drame social qui s’en suit, dans un pays en voie de de développement, qui aspire à l’émergence".
Pour sa part, le président du comité de gestion de la grande routière de Mbour, Oumar Fall a salué cette "initiative heureuse", soulignant que "c’est nous qui devrions aller vers cette démarche qui est motivée par des faits pour lesquels nous autres chauffeurs sommes au cœur".
"Ces accidents de la circulation, avec les nombreuses pertes en vies humaines qui s’en suivent, nous font très mal et nous préoccupent au plus haut niveau. Nous invitons tous les leaders des différentes localités du pays à s’inspirer d’une telle démarche pour pouvoir combattre ce phénomène", a lancé M. Fall.
Invitant ses collègues conducteurs à "plus de discipline, de responsabilité et de compréhension" sur les routes, il n’a toutefois pas manqué de déplorer l’état défectueux de certains axes routiers qui sont "difficillement praticables".
Il est prévu au courant de ces week-end de la citoyenneté, un forum sur le Plan Sénégal émergent, des matches de gala entre membres du mouvement mais également une "opération coup de poing" pour l’inscription sur les listes électorales de 100.000 électeurs dans le commune et 200.000 dans le département.
Dakaractu

AIR SENEGAL ACCOUCHE DANS 7 MOIS

La nouvelle compagnie nationale Air Sénégal démarre dans sept mois

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Les activités de la nouvelle compagnie aérienne, Air Sénégal S.A vont démarrer dans six à sept mois a annoncé, samedi à Saly-Portudal,, Maïmouna Ndoye Seck, ministre du Tourisme et des Transports aériens.
Maïmouna Ndoye Seck qui présidait la cérémonie de clôture des journées du transport aérien ouvertes jeudi dernier à Dakar a soutenu que le lancement des activités de la nouvelle compagnie aérienne se fera dans un souci d’aller vers une connectivité aérienne entre le Sénegal et l’extérieur mais aussi au niveau national à travers les aéroporst régionaux.
Le thème des journées de cette année est : "Présentation du programme phare de relance du hub aérien sous-régional du Plan Sénégal émergent (PSE)". Mme Seck dit avoir reçu l’assurance des partenaires d’accompagner le Sénégal sur les plans financier et économique.
"L’intelligence économique nous permet de voir l’impact d’une compagnie aérienne, qui n’est pas seulement un outil financier, mais un outil économique", a dt le ministre.
Les journées ont permis aux responsables du nouvel aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) d’annoncer que les travaux de cette infrastructure aéroportuaire sont achevés à 97%.
"Notre objectif reste et demeure que le premier appareil à décoller sur l’AIBD soit celui de la nouvelle compagnie Air Sénégal S.A.Cela ne veut pas dire que la compagnie ne sera pas fonctionnelle avant le démarrage de l’AIBD, puisque nous travaillons pour un démarrage des activités durant le dernier trimestre de l’année 2017, même s’il y a toute une procédure à mettre en œuvre pour permettre à cette compafgnie d’être opérationnelle", a-t-elle indiqué.
Selon elle, "il a fallu un an pour faire les études de marché et de flotte et aujourd’hhui, toutes les décisions stratégiques ont été arrêtées. Maintenant, la compagnie est en train de faire des requêtes au niveau de l’Agence nationale de l’aviation civil et de la météorologie (ANACIM) et d’autres organismes pour avoir les permis et les certifications qui lui permettront d’exercer".
"La procédure d’acquisition est lancée et d’ici le mois de septembre, au plus tard octobre prochain, on pourra démarrer les activités de cette nouvelle compagnies", a promis Maïmouna Ndoye Seck. Elle a rappelé que la défunte compagnie Sénégal Airlines une une société régie par les règles de l’OHADA et que la liquidation des sociétés privées anonymes est clairement définie dans ces règles.
"A notre niveau, nous avons fait tout ce que nous devrions faire et le dossier se trouve présentement au niveau du tribunal qui a déjà désigné un expert dans le cadre de la lliquidation. Et nous suivons les opérations, nous accompagnons les travailleurs par des actions sociales et chaque que c’est nécessaire, nous faisons accélérer la mise en œuvre de la liquidation", a rassuré le ministre du Tourisme et des Transports aériens.
Par rapport aux aéroports régionaux, elle a estimé qu’on ne peut pas assurer le développement harmonieux du territoire avec un seul aéroport. "Ce qui, à son avis, est valable entre l’international et le Sénégal est aussi valable entre la capitale, Dakar, et Thiès plus tard, avec l’AIBD et les autres régions de l’intérieur du pays".
Concernant le devenir de l’aéroprt international Léopold Sédar Senghor de Dakar-Yoff, elle a signalé que "c’est une question qui dépasse nos prérogatives qui se limitent à faire terminer les travaux de l’AIBD, transférer les activités commerciales de Dakar à Diass et le reste sera une décision qui sera édictée par le Chef de l’Etat",
Selon elle, "il y a toute une réflexion en cours pour voir s’il faut laisser un Héliport ou un aéroport privé sur place".
ADE/PON/APS

PROROGATION DE LA CARTE NATIONALE

La durée de validité de la carte nationale d'identité prorogée jusqu'au 30 juin

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La durée de validité de la carte nationale d’identité, arrivée à expiration, vendredi à minuit, a été prorogée jusqu’au 30 juin 2017 par un décret présidentiel, a appris l’APS.
Dans sa livraison de samedi, le journal Le Soleil écrit qu’"un nouveau décret présidentiel a prolongé la validité des cartes d’identité nationales numérisées jusqu’au 30 juin 2017, soit trois mois supplémentaires".
"Le gouvernement a décidé de proroger le délai de validité des anciennes cartes pour faciliter l’exécution des tâches de tous les jours qui requièrent une identification officielle" renseigne l’Astre de Hann.
Cela est d’autant plus important que "beaucoup de nos compatriotes, bien qu’ayant rempli les formalités pour l’obtention de la nouvelle carte d’identité biométrique de la Cedeao, n’ont pas encore reçu le précieux sésame" écrit Le Soleil.
Les nouvelles cartes d’identité seront en même temps des cartes d’électeur, rappelle le journal, faisant siennes les informations du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo qui relève que "le chiffre de 4 millions (d’inscrits) a été dépassé depuis plus d’un mois".
"Nous tirons vers le nombre de 6 millions pour les inscriptions. Aujourd’hui, à la date du 22 mars, nous avons exactement 5.127.262 inscrits. Et l’on a encore du temps car les inscriptions vont se poursuivre jusqu’au 23 avril" avait dit le ministre devant les députés lors de la dernière séance de questions orales au gouvernement.
AAD Senxibar

TOURISME EN CASAMANCE

La Casamance: le berceau du tourisme communautaire au Sénégal, se meurt

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La Casamance constitue une terre de transition entre l'Afrique sahélienne et l'Afrique forestière. Océan, fleuve, mangroves, palmeraies et massifs forestiers se côtoient et sont à l'origine d'écosystèmes d'une richesse exceptionnelle. Cette abondance dans un milieu naturel préservé, offre de multiples possibilités de découverte et garantit aux visiteurs un dépaysement absolu au cœur d'une nature envoûtante.
Impossible de parler de tourisme au Sénégal, sans évoquer la Casamance. Un réservoir naturel d’attraits touristiques, qui a permis entre autres le développement d’un tourisme communautaire très prisé, d’où l’intérêt de certains acteurs du secteur bien connus comme la plateforme de réservation d’hôtels Jumia Travel, qui place cette région parmi ses priorités au Sénégal. « La force du tourisme en Casamance est que cette région répond parfaitement aux attentes des nouveaux touristes, c’est-à-dire un tourisme solidaire qui prend compte de l’environnement et du cadre de vie des populations. Nous devons préserver ces acquis pour que la Casamance qui est en phase de retrouver son rang de grande destination touristique, continue à séduire », estime Guillaume Pepin, expert du tourisme en Afrique.
La Casamance a connu dans les années 1970? une expérience originale et précurseur du tourisme communautaire. Sur un principe simple mais novateur pour l’époque, il avait été entrepris de donner aux villages de cette région les moyens de construire de petits réceptifs dont les bénéfices permettraient de financer des projets de développement au niveau local. Baptisé « Tourisme Rural Intégré », ce fut en son temps une réussite qui perdure encore de nos jours.
Il faut souligner que bon nombre des salles de classe, de maternités, de centres de santé et bien d’autres projets de développement local ont été financés par le biais de cette dynamique de tourisme communautaire, qui constitue un véritable outil de développement. Toutefois avec la montée du tourisme balnéaire dans cette partie du pays, il serait important de mettre des garde-fous afin de préserver ce modèle économique qui risque de disparaître au grand dam des populations. La «mise à mort» du tourisme communautaire en Casamance, pourrait malheureusement plonger cette région dans le chaos, avec un phénomène accru de déculturation et d’exode rural. Ce qui semble être inévitable si l’Etat du Sénégal ne prend pas les mesures qui sèyent.
On semble de plus en plus s’éloigner de cette dynamique qui consistait qu’un visiteur se retrouve immergé au cœur de la typicité des villages et découvre le mode de vie et les traditions rurales. Ces campements villageois ont de plus, été construits avec des matériaux locaux et selon des architectures traditionnelles telles que le modèle de la case à impluvium ou de la case à étage afin de valoriser et conserver cet aspect de la culture locale. A l’heure où la Casamance cherche son second souffle en sortant d’une longue période de quasi-isolement, il est important de retrouver ces valeurs qui ont jadis hissé la Casamance au rang des grandes zones touristiques du Sénégal, voire du continent.
Is-Kambell/leral.net