11/01/2017

DES LIONS PROMETTEURS GAGNENT ENCORE

CAN 2017: Matchs de préparation des lions, ces joueurs qui ont brillé

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Les lions ont disputé jusque-là deux matchs de préparation en vue de la CAN 2017 qui va débuter ce samedi 14 janvier 2017. Des joueurs ont tiré leur épingle du jeu laissant Aliou Cissé une marge de manœuvre beaucoup plus large.
D’abord victorieux face à la Libye par 2 buts à un, avant de venir à bout des congolais (2-0), les lions ont ainsi bouclé leurs matchs de préparation pour la CAN 2017. Durant ces deux matchs, des joueurs se sont montrés très à leur avantage.
Kalidou-Kara, la paire qui rassure derrière :
Ils sont costauds derrière et comme à l’accoutumée lors qu’ils sont alignés ensemble, ils ont eu à remplir leur rôle. Aujourd’hui Kalidou et Kara Mbodj ont joué ensemble durant une trentaine de minutes et ont montré une certaine assurance qui devrait grandement plaire à Aliou Cissé.
Saliou Ciss, Zargo Touré, on défend avant toute chose :
Jamais durant les deux rencontres, ces deux défenseurs n’ont pu être inquiétés par les attaques adverses. Bien solides sur leurs bases Saliou Ciss et Zargo Touré à l’image de leurs performances en club ont assuré le travail premier qui leur est assigné, bien défendre.
Gana Guèye, Pape Kouly Diop, Pape Alioune Ndiaye, Kouyaté Cheikhou : Aliou Cissé a le choix
Devant la défense, Idrissa Gana Guèye à ratisser large dans un style qui lui est connu. Le joueur d’Everton a annihilé les attaques adverses et a contribué au jeu des lions. Pape Alioune Ndiaye, dans la lignée de ses performances en club a été décisif et très présent dans l’entre-jeu. Pape kouly Diop aussi s’est montré à son avantage : une passe décisive contre la Lybie, une maîtrise technique parfaite lors de la rencontre contre les congolais, son coup-franc en première mis-temps a failli terminer sa course au fond des filets. Quant Kouyaté, en capitaine courage, il a encore montré sa capacité à occuper plusieurs postes et a toujours y être performant.
Sadio Mané, Diao Baldé Keïta et Ismaïla Sarr puissance 47 :
47, comme l’addition de leur numéro respectif, ces trois joueurs ont montré toute leur aisance durant ces deux matchs. Sadio Mané qui n’a lui disputé que celle les opposant au Congo a montré sa classe et sa technique au-dessus de la norme. Dans une action dont il est à la source, sa passe pour Biram Diouf aurait pu trouver plus heureuse fin. Keïta Diao Baldé a été décisif contre les Diables Rouges, l’ancien de la Masia a encore une fois de plus montré ses capacités de finisseur. Ça va vite, ça percute, ça marque alors qu’il n’est que le benjamin de l’équipe, Ismaïla Sarr a montré qu’il n’avait pas de complexe et a joué sa partition comme il se doit.
Deux matchs de préparation qui ont ainsi permis à Aliou Cissé de mieux juger sa préparation avant de s’envoler pour France-Ville demain matin.
Mamoune Tine/Senenews

DAKAR EST CHER

Dakar classée 83e ville la plus chère du monde pour les expatriés

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Dakar figure parmi les villes les plus chères du monde pour les expatriés, occupant la 83 ème position, selon une étude menée par le cabinet américain Mercer en 2015 sur un total de 207 villes.
Cette étude se base sur le panier moyen de biens et services communément consommés par les expatriés : logement, transport, nourriture, vêtements, loisirs… et compare le niveau des prix dans plus de 200 villes du monde.
Dakar recule dans le classement pour l’année 2015 et passe de la 40 ème place (rang de 2014) à la 83 ème, promettant une nette progression relative au coût de la vie.
Luanda, la capitale angolaise, garde sa première place sur le podium du classement des villes les plus chères du monde, loin devant Londres, Paris ou même Singapour.
Bamako, la capitale du Mali, qui avait atteint la 29ème position du classement en 2014, recule également en 2015 et passe à la 120 ème position.
En Afrique, les 4 villes les plus chères sont Luanda (Angola) occupant le premier rang mondial, N’Djamena (Tchad) au 10 ème rang, Kinshasa (République Démocratique du Congo) au 13 ème et Victoria (Seychelles) à la 17 ème place.
Voir le classement : https://www.imercer.com/content/2015-cost-of-living-infog...
nouvellesdedakar.com

RIFIFI AU PORT DE DAKAR

La mafia du Port tombe

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19 suspects dont 8 transitaires et 6 agents de Dubaï Port sont tombés dans le cadre de l’enquête sur le scandale des faux bons à enlever.
Libération révélait que plusieurs transitaires avaient été arrêtés dans le cadre d’une rocambolesque affaire de bons trafiqués dont la principale victime était Dubaï Port World (DPW). En vérité, le dossier implique une vaste mafia cernée par la Division des investigations criminelles (DIC) à la suite de plusieurs semaines d’enquête.
Selon nos informations, tout a commencé lorsqu’à la suite d’un contrôle interne, DPW a découvert que des employés minoraient le poids des marchandises et la durée de magasinage de certains containers en plus de trafiquer les bons à enlever.
Grâce à ces manœuvres frauduleuses, près de 2000 containers sont passés sous le nez de l’opérateur portuaire. En contrepartie, les employés recevaient de fortes commissions de la part de transitaires.
L’enquête de la DIC a permis de mettre la main sur 19 suspects qui ont été mis à la disposition du Procureur de la République hier. Huit transitaires très connus figurent sur la liste des personnes interceptées. Mais aussi des courtiers qui jouaient les intermédiaires entre les transitaires et les agents de Dubaï Port World qui étaient compromis.
Pour le moment, ils sont au nombre de six mais il n’est pas écarté que l’affaire connaisse d’autres rebondissements d’autant que la mafia était active depuis plusieurs mois. D’ailleurs, il est encore difficile pour l’entreprise d’établir le montant exact du préjudice subi.
Cheikh Mbacké Guissé - Libération/Ndaronfo

LE NUMERO QUI TUE

Cybercriminalité au Sénégal: Un numéro qui “tue” sème la panique sur les réseaux sociaux

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Depuis quelques temps, au Sénégal, un numéro dénommée ”le Numéro de la mort” sème le désordre virtuel dans les terminaux des internautes. Le numéro en question a installé une peur bleue chez les sénégalais qui n’osent même plus décrocher un appel venant de l’extérieur et commençant avec le chiffre +231… de peur d’être la victime d’une malédiction passant par une voix mystique qui crève les fils des téléphones portables des internautes avant d’entrer dans leur tête.
Cette peur psycholo-virtuo-intelligente a connu une ascension grandissante à cause des vidéos des “victimes de ce numéro” qui circulent à la vitesse d’une flèche sur whatshapp ou sur facebook ou le débat sur l’origine de ce numéro fait rage.
Qu’en est-il de ce numéro de la mort ?
La qualité d’une société dépend surtout du degré de maturité et de sagesse de ses membres. C’est à se demander pourquoi les sénégalais sont devenus si hérétiques. Et le plus inquiétant parfois est que ce sont des sénégalais d’un certain niveau «intellectuel» qui nourrissent certaines rumeurs folles sur des numéros de téléphones supposés appartenant au Libéria, au Togo, Nigéria au Bénin etc. .
Croire que des esprits maléfiques ou des prêtres spécialistes du vodou et malintentionnés peuvent nuire est juste plus que drôle. C’est frivolement triste. Il n’en est absolument rien.
La réalité est qu’au Sénégal, un peu comme dans certains pays de la sous-région, la cybercriminalité et le banditisme informatique transnational gagnent de plus en plus de terrain.
Ce que font ces gens, c’est tout un réseau bien huilé assez souvent. Ils ont leurs moyens, leurs modems, leurs serveurs, leurs smartphones, tous les équipements nécessaires pour commettre leurs crimes de hacking.
Ils sont assis devant leurs ordinateurs du matin au soir, et grâce à leurs équipements, ils peuvent «appeler» les gens, en faisant croire qu’ils appellent d’un pays voisin. Il n’en est rien, non plus. Ils n’ont pas bougé d’un iota, mais leurs capacités informatiques leur permettent de faire ces « miracles ».
Si vous tombez dans leurs pièges, ce sont des données personnelles qui vous sont soutirées suivies de chantage surtout quand ils retrouvent des choses intimes dans vos données. Sinon, ils vous miroitent des programmes de bourses ou de voyages touristiques ou en tout cas des trucs de grosses sommes d’argent que vous aurez gagné.
Parfois cela leur réussit. Ces appels anonymes si vous les décrochez, vous n’en mourez pas (seul Dieu connaît l’Heure). Mais vous pouvez tout de même mordre dans l’hameçon. Donc vous êtes avertis : tout ce qui brille n’est pas de l’or.
Socialnetlink

10/01/2017

GAMBIE ATTENTION DANGER

Gambie : L’alerte rouge des Usa

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Ce 10 janvier 2017 est la date de toutes les craintes en Gambie. En effet, c’est ce jour que la Cour suprême Gambienne va se pencher sur le recours de Yayah Jammeh. Ce dernier avait contesté les résultats du scrutin présidentiel qui ont donné Adama Barrow vainqueur. Les Etats Unis, eux, ont tiré la sonnette d’alarme. Ils appellent tous leurs citoyens à quitter la Gambie au plus vite.
La mise en garde
«Le Département d'Etat des Etats-Unis met en garde les citoyens américains contre les déplacements en Gambie en raison du risque de troubles civils et de violences dans un proche avenir», alerte le département d’Etat américain sur le site web de l’ambassade des Usa en Gambie. Il a, ainsi, «ordonné le départ des membres de la famille et autorisé le départ de tous les employés».
Les raisons de l’alerte
Dans son message, le département d’Etat Américain n’a pas manqué d’expliquer, à ses citoyens, les signaux qui laissent présager des risques de trouble: «La situation sécuritaire en Gambie reste incertaine après les élections présidentielles du 1er décembre 2016. Le 10 janvier, la Cour suprême devrait entendre la pétition du président actuel contestant les résultats des élections, ce qui est un point d'éclair potentiel qui pourrait mener à des troubles civils».
Les actes posés par Jammeh
Aussi, les derniers actes posés par le Gouvernement de Jammeh est loin de dissiper les craintes du département d’Etat américain : «Le gouvernement en exercice a commencé à prendre des mesures restrictives, notamment la fermeture et la restriction des stations de radio, et des arrestations à motivation politique. La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a déclaré qu'elle pourrait intervenir si le président ne démissionne pas avant le 18 janvier », expliquent les services de John Kerry dans leur document de presse.
Youssouf SANE/Seneweb.com

09/01/2017

TOUS AU LAC ROSE SAMEDI

SAINT LOUIS > DAKAR

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Etape 12 - 14 janvier 2017 - 292 km
LIAISON : SAINT LOUIS / NIOKHOB : 230 km
SPÉCIALE : NIOKHOB / LAC ROSE : 22 km
LIAISON : LAC ROSE / DAKAR : 40 km
Après une dernière nuit sous le sublime ciel étoilé du Sénégal, les finishers de l' AFRICA ECO RACE® 2017 s'élanceront à l'aube dans l'ultime liaison vers Niokhob, village en bordure de l'Océan Atlantique. Le traditionnel départ en ligne sera donné sur la plage. Un moment unique et la dernière occasion de lâcher les chevaux de son véhicule pour tenter de s'imposer une dernière fois. Les 22 derniers kilomètres de spéciale sonneront comme une récompense et même, pour certains, comme une délivrance. Le podium dressé sur les bords du Lac Rose sur lequel tous les héros de cette 9ème édition recevront leurs trophées devrait être, une fois encore, le théâtre de beaucoup d'émotion et de joie.
Tous au Lac Rose samedi!
http://www.africarace-live.com/fr

LES LIONS ONT DEJA GAGNE

Sénégal vainqueur de la Libye, un match alerte avant les choses sérieuses

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Le Sénégal a gagné son match face à la Libye sur le score de 2 buts à 1. A noter qu’il y a quelques lacunes à corriger avant l’entame véritable de la CAN 2017, ce 15 janvier.
Les lions ont gagné face à la Libye grâce à des réalisations de Moussa Sow et d’Ismaïla Sarr mais à quelques minutes du terme, les protégés d’Aliou Cissé ont pris un but.
Ce but encaissé montre qu’il faudra quelques ajustements avant de réellement commencer la compétition car dans ces genres d’échéances, il faut une concentration de tous les instants.
Les points positifs de ce match restent la bonne forme de Moussa Sow qu’il confirme en équipe nationale et le premier but d’Ismaïla Sarr avec l’équipe première. Malgré le turn-over, les lions ont aussi su montrer une certaine identité de jeu.
Mamoune Tine/Senenews

08/01/2017

TOURNOI DE PETANQUE DE SALY

Communiqué de l'organisation du tournoi

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Bonjour à toutes et à tous. Le jour "J "approche à pas d'éléphant et les inscriptions ont commencé. Nous avons limité le nombre d'équipes à 134 , et à ce jour nous comptons déjà 56 inscrits. Alors dépêchez vous . Merci de confirmer les inscriptions :
noms des participants, Pays, adresse mail et tel à: salybouliste@gmail.com ou par tel 00221-77-429-14-22
REGLEMENT TOURNOI INTERNATIONAL DES 72h DE SALY DU 10 AU 12 FEVRIER 2017
TOURNOI EN TRIPLETTE FORMEE EN 6 PARTIES ET PAR ELIMINATION DIRECTE EN 32ème 16ème 8ème 1⁄4 1⁄2 ET FINALE
Le concours se déroule en 6 parties système (GG et PP)
Les parties se jouent sur le terrain numéroté qui est attribué en 13 pts temps limité entre 55’ et 1h + 1 mène
Les 64 premières équipes sont qualifiées pour les 32ème 16ème
Puis: 8ème, 1⁄4, 1⁄2 et finale
Les autres équipes à partir de la 65ème place sont qualifiées pour la coupe des nations
En cas d’égalité :
1) Le goal-average particulier entre les équipes
2) La différence du goal-average + et –
3) La différence du goal-average + et – le meilleur score en +
4) 2 mènes, si égalité 1 mène supplémentaire
Le règlement, régissant ce concours est celui de la pétanque en terrain cadré
Les parties sont arbitrées par les joueurs.
En cas de litige, les joueurs peuvent demander l’arbitrage de la table.
Tous les participants s’engagent à concourir dans le respect de l’adversaire et de ses partenaires, et de jouer dans un climat de fair-play et de convivialité.
Tout manquement grave peut engager une disqualification.
Tous les participants s’engagent à respecter ce présent règlement.

Pour les extérieurs , Le règlement de la participation ( 45€/30 000 XOF) est exigible au plus tard le 09 février au point d'accueil situé au « Casino Terrou Saly » à Saly . Les résidents à Saly, et alentours devront s'acquitter des droits d'inscriptions au plus tôt et avant le 06 février 2017.
LES FICHES D'INSCRIPTION sont à réclamer à salybouliste@gmail.com ou 00221-77-429-14-22 Corinne ou 00221-77-574-07-09 Xavier
BONS MATCHS / BONNE JOURNEE....ET QUE L’AMITIE SOIT GAGNANTE....

Bingo

Teranga a produit plus d’or que prévu en 2016

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La compagnie minière Teranga Gold, opérant sur la mine Sabodala, au Sénégal, a produit en 2016, 216 735 onces d’or. Cette production est supérieure aux attentes de la société qui situait sa production pour le compte de l’année, entre 200 000 oz et 215 000 oz.
«La solide performance opérationnelle de nos employés, qui ont travaillé sans relâche tout au long de l'année, a permis à Teranga d'atteindre une production record en 2016.», a commenté le PDG, Richard Young.
Il a également souligné que la société a démarré, plus tôt que prévu, un projet d’optimisation de l’usine de traitement, ce qui explique, les bons rendements opérationnels enregistrés au cours de l’année. Ledit projet d’optimisation devrait augmenter la capacité de production annuelle de l’usine de 15%.
La compagnie prévoit, par ailleurs, de publier les détails de ses résultats opérationnels pour le compte de l’année 2016 et de son dernier trimestre, le 30 janvier prochain.
En Afrique de l’Ouest, Teranga Gold est également présente au Burkina-Faso sur le projet Banfora. Ce projet comprend 9 permis d’exploration couvrant au total 1152 km² et nécessitera un investissement en capital de 210 millions $.
Louis-Nino Kansoun/Ecofin

AVION VOLE

L'armée de l'air sénégalaise a acquis un avion de transport CN235-220M

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Construit par l'Indonésie PT Dirgantara Indonesia (PTDI). L'avion a quitté l'usine de PTDI à l'aéroport de Bandung-Husein Sastreanegara le 27 décembre et devrait arriver au Sénégal le 9 janvier après avoir traversé Medan, Colombo, les Maldives, le Pakistan, Riyad, Khartoum, le Tchad et le Burkina Faso.
La cérémonie de lancement a été suivie par le chef de cabinet des forces aériennes du Sénégal, le général Ousmane Kane, et le directeur général adjoint de l'AD Trade Belgium, Max Abitbul. Le ministre de l'Industrie, Airlangga Hartarto, était également présent.
Selon le site "défence web", l'avion a été commandé le 6 novembre 2014 via AD Trade Belgium, avec le contrat signé à l'exposition Indodefence cette année. PTDI et AD Trade Belgium ont déjà travaillé ensemble, vendant deux CN235 au Burkina Faso et un au Venezuela.
L'avion du Sénégal est dans une configuration à changement rapide qui lui permet d'être utilisé pour les missions de parachutisme, d'évacuation médicale, de VIP et de transport de passagers.
L'armée de l'air sénégalaise a acquis auparavant deux CN235 d'occasion, tous deux construits en Indonésie. Ceux-ci étaient à l'origine des modèles commerciaux pilotés par Merpati Indonésie Nusantara Airlines, mais plus tard changé pour la configuration militaire CN-235-220M et livré en Novembre 2010 et Août 2012 sous un contrat de 13 millions de dollars. Un des CN235 a ensuite été vendu à la Guinée, rapporte Air Forces Daily.
Pressafrik

05/01/2017

TOURNOI INTERNATIONAL DE PETANQUE A SALY

1ER GRAND TOURNOI INTERNATIONAL DE PÉTANQUE

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PROGRAMME 72 HEURES DE PETANQUE DE SALY
JEUDI 09 FEVRIER :
Accueil des équipes et point informations au Casino Terrou Saly
VENDREDI 10 FEVRIER 2017 :
9H00 : Ouverture du Tournoi et inscriptions des triplettes
mise en vente de tee-shirts pour l'évènement
Triplette choisie: participation 45 € par triplette
Licence demandée: si vous ne l'avez pas, se munir de 2 photos d'identité + 10 000 XOF ( 15 €)
Chaque joueur quel que soit son classement fera au moins 6 parties. Les éliminatoires prendront effet dès les 8ème de finale.
Le nom des triplettes devra nous parvenir dans les meilleurs délais .
Un centre d'accueil et d'information sera mis en place au casino " TERROU SALY " à partir du jeudi .
( les heures d'ouverture seront transmises ultérieurement )
Pour toute inscription d'équipes actuellement au Sénégal, il est recommandé de confirmer dès maintenant.
infos: 00221/775740709 ou 00221/774291422
9H30 : ACCUEIL DES AUTORITES
10H45 : BREAFING sur le déroulement du tournoi (au siège social de Saly Bouliste, « La
Pirogue » à « Saly Niakhniakhal)
11H30 : Jet du but : 1ère partie (6 parties qualifiantes)
13H : COUPURE : Déjeuner (plat sénégalais) au siège social de Saly Bouliste « La Pirogue »
Saly Niakhniakhal)
14h30 : reprise des parties qualifiantes
Soirée :
21H : Dîner au restaurant « Le Treizeguy » (payant sur réservation)
SAMEDI 11 FEVRIER 2017 :
9H30 : REPRISE DU TOURNOI INTERNATIONAL
13H00: PAUSE ET REPAS TIEBOUDIENE AU SIEGE SOCIAL DE SALY BOULISTE « LA
PIROGUE »
14H00 : REPRISE DES PARTIES ELIMINATOIRES
ANIMATION assurée par le DJ Paolo
17h : Qualifications pour les tirs de précision de tir de précision
20H : Dîner au Nouveau Safari Beach
DIMANCHE 12 FEVRIER 2017
9h30 : 8ème de finale sur les terrains de pétanque du siège social de Saly Bouliste « La
Pirogue « à Niakh Niakhal
11h : 1/4 de finale
12H 30: repas au Terrou Saly (sur réservation)
OUVERTURE DES DEMI-FINALES ET FINALES
QUI SE DEROULERONT AU TERROU SALY
ACCES V.I.P SUR PRESENTATION DE LA CARTE MEMBRE (réservation auprès du Terrou
saly ou au 00221-77-574-07-09)
14h30 : 1⁄2 finale de la coupe des Nations
15h30 : 1⁄2 finale du tournoi international
16H30 : Finale de la Coupe des Nations
17h30 : Finale du grand Tournoi international
20H : Remise des Prix et remerciements des partenaires et autorités.
21h : Gala de clôture du Tournoi au Terrou Saly (payant , sur réservation au Terrou saly) ,
avec Cocktail de bienvenue et dîner
Animation musicale assurée par Paolo.
AVEC LA PARTICIPATION DE LA FEDERATION SENEGALAISE DE PETANQUE

contact mail: salybouliste@gmail.com

04/01/2017

SENEGAl ARRETE CA

Attaché à un piquet, un talibé meurt dans un incendie

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Le marabout M. Soumaré, établi à Darou Mousty, devra trouver de bons arguments pour se tirer d’affaire. Poursuivi pour homicide involontaire, il est en détention depuis lundi dernier à la prison de Diourbel. Il est accusé d’avoir livré à la mort un de ses talibés.
Ce dernier, la dizaine, fugueur récidiviste, lui avait été confié par un de ses amis, marabout comme lui. Il devait le remettre sur le droit chemin.
Pour ce faire, il emploie la méthode forte. Il attache son disciple à un piquet et l’enferme dans une pièce au toit de paille. Le talibé passera 15 jours sur place.
Le 30 décembre, en fin de matinée, le marabout s’absente. Un incendie de déclare dans la pièce où son disciple est fait prisonnier. Les flammes se propagent et font céder le toit, qui tombe sur l’enfant. Ce dernier meurt calciné.
Les sapeurs pompiers récupéreront la dépouille avant de la déposer à la morgue du centre de santé de la localité. Le jeune talibé a été inhumé à Touba.
Le même jour, le maître coranique est arrêté et déféré au parquet. Le procureur l'a placé sous mandat de dépôt. Il attend d’être fixé sur son sort à la prison de Diourbel.
L’Observateur/Seneweb

LES LIONS POUR LA CAN

CAN 2017 : la composition de l’équipe sénégalaise dévoilée

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Sur les 23 Lions représentant le Sénégal pendant la CAN 2017, seuls deux évoluent en Afrique. Le sélectionneur de l'équipe, Aliou Cissé, a dévoilé la composition de l'équipe qui sera présente au Gabon.
Il s’agit de Khadim Ndiaye, qui joue en Guinée et de Pape Seydou Ndiaye (Sénégal).
Selon les médias locaux, près de la moitié des 23 Lions disputeront leur première phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) à compter du 14 janvier. D’autres sont plus rôdés : Cheikh Mbengue (Saint-Etienne), Mouhamed Diamé (Newcastle) et Moussa Sow (Fenerbahçe) disputeront leur troisième phase finale de la CAN après celles de 2012 et 2015.
Les 23 Lions seront regroupés à Dakar de lundi 02 janvier à jeudi 05 janvier, puis ils se rendront au Congo, avec un camp de base à Brazzaville, la capitale, d’où ils pourront plus facilement gagner Franceville, dans le sud-est du Gabon, une des quatre villes devant abriter les matches de l’édition 2017 de la CAN.
Au premier tour, le Sénégal évoluera dans le groupe B, surnommé « le groupe de la mort », où il affrontera la Tunisie le 15 janvier, le Zimbabwe le 19 et l’Algérie le 23.
Composition de l’équipe
Gardiens : Abdoulaye Diallo (Çaykur Rizespor/TUR), Khadim Ndiaye (Horoya AC/GUI), Pape Seydou Ndiaye (NGB Niary Tally).
Défenseurs : Lamine Gassama (Alanyaspor/TUR), Serigne Modou Kara Mbodj(Anderlecht/BEL), Zargo Touré (Lorient/FRA), Kalidou Koulibaly (Naples/ITA), Saliou Ciss (Valenciennes/FRA), Cheikh Mbengue (Saint-Etienne/FRA).
Milieux de terrain : Idrissa Gana Guèye (Everton/ENG), Cheikhou Kouyaté (West Ham/ENG), Cheikh Ndoye (Angers/FRA), Pape Kouly Diop (Espanyol Barcelone/ESP), Pape Alioune Ndiaye (Osmanlispor/TUR), Mouhamed Diamé (Newcastle/ENG), Henri Saivet (Saint-Etienne/FRA).
Attaquants : Moussa Konaté (FC Sion/SUI), Famara Diédhiou (Angers/FRA), Moussa Sow (Fenerbahçe/TUR), Mame Birame Diouf (Stoke City/ENG), Sadio Mané (Liverpool/ENG), Diao Baldé Keïta (Lazio Rome/ITA), Ismaïla Sarr (Metz/FRA).
APS/Jeune Afrique

03/01/2017

LE SCANDALE PERDURE

La lutte difficile du Sénégal pour retirer les enfants talibés des rues

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Dans la région de Dakar, environ 30 000 talibés mendient chaque jour dans les rues. Certains n'ont même pas six ans. Les talibés sont des élèves d'écoles coraniques, que certains maîtres, appelés aussi marabouts, envoient mendier pour gagner de l'argent. En juin dernier, le Sénégal a pris la décision de retirer ces enfants de la rue et de les ramener à leurs familles. Six mois plus tard, qu'en est-il ?
Ce jour-là au centre Ginddi, géré par l'Etat, c'est atelier de perles. 99% des enfants présents sont des talibés, c'est à dire des élèves d'écoles coraniques. Ceux qui sont retirés de la rue restent ici le temps de retrouver leurs parents.
Mais, malgré les opérations de police, il y a toujours des enfants dans les rues, comme l’explique Niokhobaye Diouf, directeur de la Protection des droits de l’enfant et des personnes vulnérables : « Aujourd’hui, ils sont repliés au niveau des quartiers périphériques. Et là progressivement nous allons déployer nos efforts. Il y a aussi ce jeu-là entre la brigade spéciale des mineurs et les maîtres coraniques qui envoient maintenant les enfants très tôt le matin, avant même la sortie de la brigade, et très souvent très tard le soir. »
« Répression »
Mais pour Mamadou Wane, coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l'homme (PPDH), il faut faire plus : « Il faut qu’il y ait ce qu’on appelle la répression. Tant qu’il n’y aura pas une poursuite, qu’on ne traque pas ceux qui sont les auteurs de traite des enfants - parce que c’est une question de traite - le problème ne sera pas solutionné et je travaille sur cette question depuis plus de 20 ans. »
Selon un rapport de Human Rights Watch, au premier semestre 2016, au moins cinq enfants sont morts sous les coups de leurs maîtres coraniques ou dans des accidents de circulation.
RFI

02/01/2017

LE RIZ RIT

la production de riz a atteint un niveau record en 2016

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La production de riz paddy (riz non décortiqué) de 2016 du Sénégal s’est chiffrée à 950 779 tonnes, ce qui constitue « un niveau jamais atteint ». C’est ce qu’a annoncé Macky Sall, le président sénégalais. Ce volume record marque une hausse d’environ 4,9% par rapport au niveau de l’année 2015.
Pour sa part, la production céréalière s’est élevée à 2 247 094 tonnes, soit une légère baisse de 1% par rapport à l’année 2015.
Globalement, « si notre agriculture a amélioré ses résultats malgré une pluviométrie moyenne à déficitaire, c’est parce que nous avons consenti des investissements substantiels sur les autres facteurs de production, avec une meilleure sélection des semences et une mécanisation progressive », souligne M. Sall.
Pour rappel, le Sénégal table prévoit d’atteindre en 2017 l’autosuffisance en riz avec une production de riz paddy de 1 600 000 tonnes.
Ecofin

ELECTRICITE MOINS CHERE EN 2017

Baisse de 10% du prix de l'électricité en 2017

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Le président sénégalais Macky Sall a annoncé samedi une baisse du prix de l'électricité de 10% "à compter du premier bimestre de 2017" dans son pays, qui a enregistré une nette amélioration de la fourniture de courant grâce notamment à la mise en service de centrales solaires.
"J'ai le plaisir de vous annoncer une baisse de 10% sur le prix de l'électricité à compter du premier bimestre 2017, dont les modalités seront fixées par la commission de régulation du secteur de l'électricité", a déclaré M. Sall dans son message à la Nation à l'occasion du Nouvel An.
"Cette baisse représentera un gain de 30 milliards (de FCFA, plus de 45,7 millions d'euros) en faveur des consommateurs" et elle se fonde sur "plusieurs acquis", a-t-il précisé.
"La fourniture d'électricité connaît une nette amélioration. Ainsi, de 912 heures en 2011, le temps moyen annuel de coupure a été réduit à 73 heures en 2016", a expliqué le chef de l'Etat.
La société nationale d'électricité, la Sénélec, "qui accusait des pertes cumulées de plusieurs milliards (de francs CFA, plusieurs millions d'euros), affiche un exercice bénéficiaire pour la troisième fois consécutive depuis 2014", a-t-il affirmé, sans préciser son budget.
"Rien que pour l'année 2016", a-t-il ajouté, "la Sénélec a mis en service 270 mégawatts (MW) additionnels, soit plus de la moitié de ses capacités cumulées en 2015, qui étaient de 510 MW", ce qui "a permis d'améliorer considérablement la qualité du service et de donner à des milliers de Sénégalais l'accès à l'électricité".
Il a également rappelé la mise en service récente de centrales solaires à Bokhol (nord du pays) et Malicounda (ouest), et de "six autres projets d'énergie solaire et éolienne" devant être "achevés d'ici à 2018".
Il a aussi évoqué les récentes découvertes de gaz et de pétrole au Sénégal, offrant au pays "de nouvelles opportunités" pour "son indépendance énergétique".
Pendant plusieurs années, le secteur de l'électricité a été en crise au Sénégal, qui s'est traduite par des coupures régulières ayant atteint un pic important en 2010-2011.
Ces coupures, appelées "délestages" électriques - et qui sont peu notées depuis -, étaient dues selon les autorités aux difficultés financières de la Sénélec pour s'approvisionner en carburant et entretenir un matériel souvent vétuste.
Les délestages avaient suscité régulièrement des manifestations spontanées de colère, parfois violentes, à Dakar et ses banlieues, où vivent quelque 3 millions d'habitants, près du quart de la population globale.
AFP

GRÂCE PRESIDENTIELLE

Grâce présidentielle pour près de 500 détenus

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Le président sénégalais Macky Sall a gracié 497 détenus à l’occasion de la fin de l’année, selon un communiqué officiel rapporté samedi par la télévision publique.
Ces prisonniers concernés avaient été condamnés « définitivement pour des infractions diverses » et étaient détenus « dans différents établissements pénitentiaires du Sénégal », ils bénéficient « de remises totales de leurs peines », selon le texte.
La mesure de grâce exclut « toutes les personnes condamnées pour des infractions particulièrement graves comme certains crimes de sang, attentats aux moeurs et trafics de drogue », précise-t-il.
En juillet, 600 détenus avaient bénéficié de la grâce présidentielle à l’occasion de l’Aïd el-Fitr, fête marquant la fin du ramadan.
Deux semaines auparavant, la même mesure avait été prise en faveur de l’ex-ministre Karim Wade, fils de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, mesure ayant suscité une vive polémique au Sénégal.
Karim Wade a été libéré le 24 juin et s’est aussitôt envolé pour le Qatar dont l’émir est intervenu en faveur de sa remise en liberté, avait expliqué M. Wade dans une déclaration publiée quelques heures plus tard. Depuis, il n’est pas revenu au Sénégal.
Placé en détention préventive à Dakar depuis avril 2013, il avait été jugé – avec d’autres co-accusés – et condamné en mars 2015 à six ans de prison ferme et à plus de 210 millions d’euros d’amende pour « enrichissement illicite », ce qu’il a toujours nié. Le verdict a été confirmé en appel en août 2015.
Il a été gracié en même temps que deux autres accusés, Ibrahima Aboukhalil, dit Bibo Bourgi, et Alioune Samba Diassé.
De nombreux Sénégalais s’étaient déclarés choqués par cette libération au mépris, selon certains, de promesses de campagne de Macky Sall – élu en mars 2012 – qui s’était posé en chantre de la lutte contre la corruption et pour une « gouvernance vertueuse ».
Maliactu

01/01/2017

VOEUX DU PRESIDENT

Vœux du président Macky Sall aux Sénégalais pour l’année 2017

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A l’occasion du nouvel an, je suis heureux de m’adresser à vous pour vous présenter mes vœux.
Ce soir, j’ai d’abord une pensée affectueuse pour tous ceux et celles qui, souffrant des aléas de la vie, sont démunis et rêvent d’un monde meilleur.
Nous avons à leur égard un devoir de solidarité et de partage. Je prie avec vous pour nos chers disparus et adresse mes souhaits ardents de prompt rétablissement aux malades parmi nous.
Je me réjouis de nos acquis dans la quête d’une paix durable en région naturelle de Casamance. Cette dynamique positive sera résolument confortée par la mise en œuvre intégrale des politiques et mesures d’accompagnement en cours d’exécution.
Je salue nos compatriotes de la diaspora. Je leur redis notre appréciation pour la contribution précieuse qu’ils apportent à nos efforts de développement et de solidarité nationale.
Je renouvelle mes chaleureuses félicitations à notre équipe nationale de football de plage, championne d’Afrique en titre. Puisse son exemple inspirer les Lions, que j’encourage vivement sur la route de la CAN 2017.
Mes chers compatriotes,
L’année 2016 s’achève dans une conjoncture mondiale difficile. Des économies stagnent. D’autres sont en récession. Malgré tout, notre pays continue d’améliorer ses performances économiques. Nos agrégats macro-économiques sont maîtrisés. L’inflation est maintenue à un niveau faible de moins d’un pour cent et nos relations avec nos partenaires demeurent solides et confiantes. Et avec 6,6%, le taux de croissance de notre pays reste parmi les plus élevés d’Afrique.
Le Plan Sénégal Emergent (PSE), qui termine sa deuxième année de mise en œuvre, se poursuit sans relâche.
A ce titre, j’ai inauguré des projets d’infrastructures majeurs, notamment :
– l’autoroute Diamniadio-AIBD-Sindia ;
– l’échangeur de l’Emergence ;
– la 3ème section de la Voie de Dégagement Nord ;
– et la route des Grandes Niayes, Rufisque-Bayakh-Notto-Diogo-Lompoul.
D’autres projets seront lancés prochainement, dont les routes :
– Sédhiou-Marssassoum ;
– Kédougou-Salémata ;
– Dabo-Médina Yoro Foulah ;
– Bambey-Baba Garage ;
– et la dorsale de l’île à morphile.
A ces chantiers s’ajoutent la construction du pont de Foundiougne et la réhabilitation des Routes Nationales n°1, Tambacounda- Bakel ; n°2, Ndioum-Ourossogui-Kanel-Bakel ; et n°7, Dialocoto-Mako.
De plus, j’ai lancé ce 14 décembre le projet de Train Express Régional (TER). C’est le plus grand projet du Sénégal indépendant. Près de 10 000 personnes travailleront sur le chantier. Au total, 15 trains d’une capacité de transport de 115 000 passagers par jour, desserviront la ligne, en raison d’un départ toutes les 15 minutes.
En utilisant les technologies les plus avancées, le TER qui sera mis service en janvier 2019 va révolutionner le système de transport public de masse de notre pays en alliant le confort, la sécurité et la ponctualité.
Nous poursuivons, en même temps, l’amélioration du transport routier, avec la mise en place prochaine, par Dakar Dem Dikk, de lignes devant desservir Tivaouane, Mbour, Touba, Saint-Louis, Podor, Matam, Fatick, Kaolack, Tambacounda, Ziguinchor et Kolda à partir de Dakar.
Mais je suis au regret de constater avec vous le nombre trop élevé d’accidents mortels sur nos routes, par la négligence des uns et l’imprudence des autres. Nous ne pouvons pas nous résigner à cette fatalité.
C’est pourquoi j’ai donné des instructions fermes pour un contrôle technique plus rigoureux des véhicules et une veille stricte sur le respect du code de la route.
Dans le secteur de l’énergie, autre pilier du PSE, nos efforts de redressement portent leurs fruits. Grâce aux mesures vigoureuses d’assainissement dans la gestion, la SENELEC qui accusait des pertes cumulées de plusieurs milliards, affiche un exercice bénéficiaire pour la troisième fois consécutive depuis 2014.
La fourniture d’électricité connait une nette amélioration. Ainsi, de 912 heures en 2011, le temps moyen annuel de coupure a été réduit à 73 heures en 2016 .
Rien que pour l’année 2016, la SENELEC a mis en service 270 MW additionnels, soit plus de la moitié de ses capacités cumulées en 2015, qui étaient de 510 MW. Voilà ce qui nous a permis d’améliorer considérablement la qualité du service et de donner à des milliers de Sénégalais l’accès à l’électricité.
Ces efforts seront consolidés. Après la mise en service des centrales solaires de Bokhol et Malicounda, six autres projets d’énergie solaire et éolienne seront achevés d’ici 2018, confortant ainsi notre politique de mix énergétique.
Avec tous ces acquis, mes Chers Compatriotes, j’ai le plaisir de vous annoncer une baisse de 10% sur le prix de l’électricité, à compter du premier bimestre 2017, dont les modalités seront fixées par la Commission de Régulation du Secteur de l’Electricité. Cette baisse représentera un gain de 30 milliards en faveur des consommateurs.
Mieux, grâce à nos récentes découvertes de gaz et de pétrole, de nouvelles opportunités s’offrent à notre pays d’assurer son indépendance énergétique.
L’exploitation prochaine de ces importantes ressources exige, dès à présent, une préparation sérieuse, méthodique, et sereine. A cet effet, j’ai mis en place un Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz, le COS-PETROGAZ.
Cette instance multisectorielle est chargée d’assister le Président de la République et le Gouvernement dans la définition des meilleures stratégies pour favoriser l’exploitation transparente et optimale de nos ressources pétrolières et gazières, au bénéfice des générations actuelles et futures.
J’ai aussi décidé de créer un Institut National du Pétrole et du Gaz pour doter notre pays des meilleures expertises dans les différents métiers du pétrole et du gaz.
Ce soir, mes chers compatriotes, je suis également heureux de vous annoncer les progrès significatifs dans notre quête de l’autosuffisance alimentaire.
Pour la présente campagne, pratiquement toutes les productions sont en hausse.
La récolte du riz a progressé, avec 950 779 tonnes ; un niveau jamais atteint. Au total, la production céréalière s’élève à 2 247 094 tonnes, et la production horticole cumule à 1 206 810 tonnes, dont 91 000 exportées ; une performance sans précédent.
En définitive, seule la récolte d’arachides a accusé un très léger recul, avec 997 593 tonnes, contre 1 050 042 tonnes en 2015. En soutien aux producteurs, le prix du kilogramme d’arachides a été relevé de 200 à 210 francs.
Si notre agriculture a amélioré ses résultats malgré une pluviométrie moyenne à déficitaire, c’est parce que nous avons consenti des investissements substantiels sur les autres facteurs de production, avec une meilleure sélection des semences et une mécanisation progressive.
En effet, sur les trois dernières années, le parc mécanique agricole a été renforcé de 850 tracteurs et de plus de 60 000 autres équipements, notamment des moissonneuses-batteuses, décortiqueuses et semoirs.
L’élevage et la pêche, parce qu’ils constituent, avec l’agriculture, les sources nourricières de notre pays, restent aussi au cœur de mes priorités. C’est tout le sens de la 3e édition de la Journée de l’élevage sous le thème « Enjeux et défis d’un financement optimal pour l’émergence du sous-secteur de l’élevage ».
En conformité avec les recommandations de cette édition, le gouvernement mobilisera 31 milliards de FCFA à travers deux projets d’appui au pastoralisme dont l’un est déjà en cours d’exécution. Une attention soutenue sera accordée à la lutte contre le vol de bétail, y compris par le renforcement substantiel des peines prévues à cet effet.
Comme je l’avais annoncé à la même occasion l’année dernière, la modernisation du secteur de la pêche et de l’économie maritime s’est poursuivie.
Ainsi, la construction des quais de débarquement modernes de Yoff, Ngaparou et Pointe Sarène de même que l’aménagement d’aires de traitement et de transformation des produits de la pêche à Bargny, Fass Boye et Gooxu Mbathe sont terminés. Les travaux sont en cours pour les quais de Soumbédioune, Goudomp, Bargny et Potou, ainsi que pour les aires de traitement et de transformation des produits de la pêche de Penthium Sénégal à Thiaroye, de Mbao, Ndeppé-Rufisque et Kafountine.
Pour la sécurité des acteurs de la pêche artisanale, le stock des gilets de sauvetage a été reconstitué à hauteur de 20 000 unités.
J’ai également le plaisir d’annoncer que la vocation maritime de notre pays sera considérablement renforcée avec le lancement prochain de deux projets de grande envergure : le port à conteneurs de Ndayane et le port minéralier et vraquier de Bargny Sendou.
Avec ces deux infrastructures de classe mondiale, de nouvelles activités maritimes se feront jour et notre pays confortera son standing d’hub maritime et logistique international.
S’agissant du secteur vital de l’hydraulique, 2017 verra le démarrage du chantier de la 3e usine de Keur Momar Sarr. Les études techniques du projet d’unité de dessalement de l’eau de mer aux Mamelles et de renouvellement de 460 km de conduites d’eau à Dakar seront aussi achevées.
A terme, les besoins en eau potable pour Dakar, Diamniadio et la petite côte seront sécurisés pour 20 ans.
J’accorde la même priorité à l’hydraulique rurale, dont le programme de 300 forages, démarré en 2013, est en cours d’exécution ; 210 forages et 13 stations de pompage étant réalisés, et 45 localités principales desservies en 2016.
Au total, ces réalisations ont permis à 630 000 personnes d’avoir accès à l’eau potable.
Mais, des zones entières de notre pays, comme oubliées depuis des années du processus de développement, restent dépourvues du minimum de services publics.
A l’occasion de mes visites à l’intérieur du pays, je vois encore des villages entiers isolés du reste du pays, sans accès à l’eau et à l’électricité.
Je vois le quotidien pénible des femmes de tous âges, endurant toutes sortes de corvées insupportables.
Je trouve injuste qu’au 21e siècle, nos mères, nos épouses, nos sœurs et nos filles continuent d’exécuter des tâches d’un autre âge.
J’ai à cœur de réparer les grandes injustices qui pénalisent des millions de sénégalaises et de sénégalais. C’est pourquoi j’ai inscrit l’équité territoriale et le développement solidaire et inclusif au cœur des priorités du PSE ; parce que je veux un Sénégal de tous, et un Sénégal pour tous.
Et c’est justement la finalité du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) que j’ai lancé en juillet 2014 avec quatre composantes : eau, électricité, pistes de désenclavement et équipements pour alléger la pénibilité des travaux des femmes.
Après deux années de mise en œuvre, les résultats du PUDC sont plus que satisfaisants. Des centaines de villages ont été sortis de l’obscurité et du désenclavement, et ont pu avoir accès à l’eau et aux équipements pour l’allégement des travaux des femmes ; à l’image de Bambadinka, de Tessékéré, de Loumbol Samba Abdoul, de Ya Moussa et de Goundiaye, entre autres localités ayant bénéficié du PUDC.
Sur le volet hydraulique du PUDC, nous avons acquis un financement additionnel de 60 milliards de FCFA pour démarrer, dès le 1er trimestre de 2017, des travaux de construction et de réhabilitation de 251 forages.
Un nouveau lot de 1000 moulins et 1000 décortiqueuses sera également disponible pour une distribution immédiate.
Je suis très encouragé par les témoignages me parvenant directement des populations bénéficiaires du PUDC ; comme celui du Maire de la commune de Djinani, qui renseigne, après l’édification de la piste Djinani-Madina Wandifa, que le trajet qui durait de 3 à 4 heures entre ces deux localités distantes de 23 kilomètres seulement, se fait désormais en 25 minutes.
Le même écho nous est venu du Maire de la commune de Dindéfélo, qui, suite à l’installation du forage de Ya Moussa, a eu raison de dire que le PUDC est un programme de justice sociale qui met les Sénégalais sur un pied d’égalité.
Au regard de ces résultats probants, j’ai demandé au Gouvernement d’initier sans tarder la 2e phase du PUDC pour 2017-2019.
En même temps, nous poursuivrons la modernisation des cités religieuses, ainsi que la mise en œuvre du Programme d’urgence pour la Modernisation des Axes frontaliers (PUMA) et du Programme de Modernisation des Villes du Sénégal (PROMO-VILLES), déjà en cours à Dakar, Kaolack, Diourbel et Gossas.
Mes chers compatriotes,
L’école et l’Université continuent de retenir toute mon attention.
Dans un monde où le savoir et le savoir-faire déterminent le progrès des Nations, j’estime, en effet, qu’aucun investissement n’est de trop pour l’éducation et la formation.
Ainsi, pour l’année 2016, 9 547 professeurs et maîtres contractuels ont été mis en solde et plus de 21 milliards payés à titre de rappel au corps enseignant, toutes catégories confondues.
Nous avons investi plus de 89 milliards pour l’extension de la carte scolaire, les équipements et l’amélioration des conditions de travail en milieu scolaire.
Le programme de résorption des abris provisoires sera étendu à 2714 établissements en 2017, pour 6600 classes à remplacer.
Pour des campus universitaires plus accueillants, le programme de 30 000 lits pour le logement des étudiants, qui a déjà démarré à Dakar et Saint-Louis, sera poursuivi, en même temps que la construction de nouveaux restaurants.
Avec l’adoption de la loi sur les universités publiques et celle portant sur la réforme des titres et grades, nous avons créé le cadre pour une meilleure gouvernance de l’Enseignement supérieur.
Au total, l’investissement consacré à l’enseignement supérieur sur la seule période 2015-2017 mobilisera 302 milliards de FCFA.
Au regard de tous nos efforts, nous devons aussi réfléchir sur la qualité de notre système éducatif, sur ses performances et son adéquation aux besoins du marché de l’emploi.
Des mutations s’imposent, si nous voulons que notre système reste au contact du progrès.
En plus du renforcement du quantum horaire des filières scientifiques et techniques, j’ai donc fixé au gouvernement l’objectif d’orienter au moins 30% des élèves issus du cycle fondamental vers la formation professionnelle et technique.
A cet effet, 25 nouveaux centres de formation seront construits à partir de 2017, en plus du Pôle des métiers de Diamniadio et des lycées professionnels de Sandiara et de Fatick en cours de réalisation.
Plus que l’acquisition de connaissances théoriques, c’est en développant davantage une formation qualifiante aux métiers et aux activités génératrices de revenus que nous lutterons plus efficacement contre le chômage.
Le Programme des Domaines agricoles communautaires (PRODAC) s’inscrit dans cette nouvelle dynamique. A ce jour, il a permis de créer plus de 11 000 emplois, de former 8 570 jeunes et de soutenir 533 jeunes entrepreneurs agricoles déjà actifs.
Pour l’année 2016, le PRODAC s’est renforcé de 7 nouveaux Domaines, à Dodji, Boulel, Fafacourou, Notto Diobass, Niombato, Matam et Sangalkam.
Dans le domaine de la santé et de l’action sociale, nos efforts porteront en 2017 sur :
– la construction de 4 nouveaux hôpitaux, à Touba, Kaffrine, Sédhiou et Kédougou ;
– l’acquisition de 195 ambulances médicalisées ;
– le renforcement du système d’approvisionnement en médicaments grâce à l’initiative « Yeksinaa », qui facilitera la distribution de médicaments et produits essentiels aux zones isolées ;
– enfin, le recrutement de 1 000 agents dans le secteur de la santé.
Mes chers compatriotes,
Ces derniers mois, nous avons tous été émus par une série d’agressions d’une rare violence contre d’innocentes victimes.
L’Etat ne cédera pas devant de tels actes inhumains qui n’ont pas de place dans notre société.
Les pouvoirs publics continueront de veiller sur la sécurité des personnes et des biens.
Pour l’année 2017, 10 nouveaux postes de police frontaliers seront créés, 1769 agents de Police et 1416 agents de sapeurs-pompiers tous grades confondus seront recrutés.
De plus, j’ai demandé au gouvernement de travailler au durcissement des peines prévues pour certaines catégories de crimes et délits graves.
J’appelle aussi à une introspection individuelle et collective, pour que tous, ensemble, nous revenions à la sagesse des anciens, par la revitalisation des valeurs éthiques et morales comme fondement de la vie en société.
Ce soir, mes chers compatriotes, en votre nom et au mien propre, je voudrais aussi réitérer notre soutien et notre solidarité à nos frères et sœurs de la Gambie, pour une transmission pacifique du pouvoir, conformément au choix qu’ils ont librement exprimé à l’élection présidentielle du 1er décembre 2016 ;
choix reconnu par la CEDEAO, l’Afrique, la Oummah islamique et les Nations Unies.
Sur ce dossier et sur d’autres, notre diplomatie, dont je me réjouis du dynamisme, continuera d’œuvrer sans relâche, y compris dans le cadre de son mandat au Conseil de Sécurité, à la promotion des idéaux de paix, de démocratie, de justice et de fraternité humaine.
Parce qu’ils font la force et la raison d’être de la Nation sénégalaise, ces idéaux nous engagent à nous rassembler par-dessus nos différences, et à être unis et solidaires, dans le respect de nos diversités.
Pour ma part, je continuerai d’y consacrer tous mes efforts, en restant dans le temps utile pour notre pays, je veux dire le temps de l’action.
Mes chers compatriotes, à tous et à toutes, je renouvelle mes sentiments d’affection et de fraternité. Je vous adresse mes vœux les meilleurs, pour une année de paix, de bonne santé et de réussite, dans un Sénégal uni et prospère.
Bonsoir et Deweneti !
Dakarinfo

31/12/2016

INTERVIEW DU MAIRE DE SALY...

Ousmane Gueye, maire de Saly : «Saly, les Présidents Diouf et Wade et mon engagement politique»

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L’homme est sans façon. Arrimé, malgré son jeune âge sur des principes «has been», le très conservateur maire de la ville la plus touristique du Sénégal est un combattant politique acharné, qui a fait de la proximité une arme de conviction massive. Rencontré dans son bureau XXL au second étage de l’un des plus beaux édifices communaux du Sénégal, niché à quelques mètres du premier rond-point de la station balnéaire, Ousmane Guèye, le maire de Saly depuis 2009, confesse ses succès et ses échecs en Ouolof. Puisque ce natif de bord de mer, navigateur de métier, est un brute de décoffrage, qui ne s’encombre pas de trop de chichis, ni de complexes à parler un français dont il ne maîtrise pas les subtilités. Entretien !
Guèye, vous êtes le maire de Saly, l’une des mairies les plus prospères du Sénégal. Pouvez revenir sur votre entrée en politique, qui serait surprenante ?
Comme vous le dites, je n’ai jamais pensé devenir politicien. Toute ma vie se résumait à la navigation, que j’avais embrassée en embarquant dans un bateau italien. Natif de Saly, toute mon enfance était liée à la mer, donc c’était naturel pour moi d’être navigateur. Mais un jour, aux Usa, alors que je discutais avec des amis, l’un d’entre eux m’a fait savoir que deux équipes de Saly s’étaient terriblement bagarrées. On s’en est désolé(s) et je lui ai juré qu’une fois de retour au pays, je parlerai aux jeunes. A mon retour, quelques mois plus tard, j’ai convoqué tout le village pour parler de cette situation et à ma grande surprise, malgré le statut de station balnéaire de Saly, aucun habitant du village n’avait un emploi dans les infrastructures hôtelières. 580 hectares appartenant aux populations de Saly ont été alloués à la Sapco par le gouvernement et en retour, rien n’était prévu pour les villageois. Nous étions en 1992 et le 03 janvier, je suis allé voir le sous-préfet de Nguékokh, Doudou Ndiaye Kaïré, qui est devenu par la suite préfet de Mbour et Directeur du Crous. Je me suis longuement entretenu avec lui. Et à la fin de notre entretien, je me suis dit que rien ne sera plus jamais comme avant à Saly.
Qu’aviez-vous en tête à la sortie du bureau du sous-préfet ?
Je me suis dit que l’heure était arrivée d’engager la bataille pour sortir Saly de sa situation. J’ai rencontré tout le village et nous avions convenu de passer la nuit ensemble chez moi et dès le lendemain, d’installer un véritable blocus à l’entrée de la station balnéaire pour protester contre le fait qu’aucun natif de Saly n’avait été embauché dans les hôtels. Au petit matin, nous avons pris des «Tabalas» et réveillé tout le village pour passer à l’acte. Toute la journée, aucun véhicule n’a quitté la station balnéaire. La brigade d’intervention de Mbour est intervenue, en compagnie du préfet de l’époque, Zakaria Diaw, devenu par la suite Directeur de Cabinet du Président Wade. Malgré tout, nous avons campé sur notre décision. Nous leur avons demandé d’informer le président de la République, Abdou Diouf, pour qu’il vienne discuter avec nous. A 13h, le Président Diouf nous a envoyé un des généraux de l’Armée. Nous avons exigé de lui que les contrats de travail pour les habitants de Saly soient signés sur place, avant que nous enlevions le blocus. Ainsi, 27 personnes ont été recrutées devant nous et affectées dans les hôtels. C’est ce qui m’a lancé dans la politique. Après deux mandats comme membre du Conseil rural de Malicounda, j’ai été élu président de la communauté rurale (Pcr) lors des Locales de 2002, sous la bannière du parti socialiste.
Comment s’est passé votre investiture comme Pcr de Malicounda ?
Je siégeais à Malicounda avec des personnes beaucoup plus âgées que moi. Le plus jeune d’entre eux était de 34 ans mon aîné. Je les considérais comme des papas. Nous n’avons jamais eu de problèmes. J’ai beaucoup appris auprès d’eux. A mon troisième mandat, ils m’ont porté à la tête du Conseil rural. Vous savez, de 1972 à 2002, il n’y avait pas de réseau d’eau potable et d’électricité à Malicounda. Mais sur fonds propres de la commune, j’ai construit 3,1 km de route, électrifié 19 villages de la communauté rurale et établi 57 bornes fontaines. J’ai aussi construit 5 collèges : CEM 1 à Malicounda Bambara ; CEM 2 entre Warang et Nianing ; CEM 3 à Saly Vélingara ; CEM 5 à Malicounda et les autorisations sont délivrées pour la construction des CEM de Takhoum et Pointe Sarène. Concernant les écoles primaires, sur 39 écoles, j’avais construit 27 logements pour les enseignants. J’ai aussi aménagé des terrains de football, construit des foyers des jeunes. Malheureusement, l’accession à la magistrature suprême de Abdoulaye Wade est venue tout mettre en cause.
Qu’est-ce que l’arrivée au pouvoir d’Abdoulaye Wade en 2000 a changé ?
Il m’a débarqué de la tête du Conseil rural avec un décret qui plaçait Malicounda en délégation spéciale. C’est en pleine séance de travail qu’un ami m’a appelé pour me l’annoncer. C’est une décision que personne n’a comprise dans la communauté rurale. Seulement, je ne m’en suis jamais plaint. J’ai toujours considéré que c’était la volonté de Dieu. Mais j’étais le seul, à l’époque, à n’avoir pas tenu de sit-in ou brûlé des pneus. Par contre, on a tous vu ce qui s’est passé à Sagalkam (avec la mort de Malick Bâ), à Bambey etc.
Pourquoi selon vous, Wade avait-il agi de la sorte ?
Il a tenté, à trois reprises, de m’enrôler dans le Pds. J’ai, à chaque, fois poliment décliné l’offre. Je ne voulais pas changer de parti politique. Lors de notre dernière rencontre, le Président Wade m’a dit : «Ousmane, je peux gouverner le Sénégal sans Malicounda. Tu es trop têtu !»
En 2009, Saly est devenue commune et vous remportez les Locales pour devenir le premier maire de la ville. Le combat devait être sans quartier avec les hommes du pouvoir de l’époque ?
Oui. Mon élection à la mairie de Saly fut très difficile. Ndiouga Sakho, le Directeur général de la Sapco, était le neveu d’Abdoulaye Wade. Il avait son candidat pour la mairie. Mais par la grâce de Dieu, j’ai gagné les élections, avec 35 conseillers sur 40. Je n’avais pas de moyens, mais j’avais mes réalisations comme arme pour convaincre l’électorat à voter en ma faveur. Et par la grâce de Dieu, j’ai remporté les élections. Par la suite, Me Wade m’a encore reçu au Palais. Je lui ai présenté mon programme pour Saly et son discours avait totalement changé. Il m’a dit : «Ousmane, tu es un adversaire politique coriace, mais tes projets correspondent à mes rêves.» Ensuite, il avait demandé à son ministre de l’Equipement, Habib Sy, de me rembourser l’argent que j’avais investi pour construire les seuls kilomètres de route qu’il y avait dans toute la communauté rurale de Malicounda. Mais cela ne s’est jamais fait. Même en 2012, il m’a demandé de le soutenir au second tour de la Présidentielle, mais je lui ai dit que ce n’était pas possible. Le Président Wade, malgré le fait que j’étais dans l’opposition, avait beaucoup d’affection pour moi.
Avec tous les soutiens qu’il avait entre Saly, Médinatoul Salam, en plus de la déclaration de Cheikh Béthio demandant à ses talibés de voter pour lui, Me Wade n’a pas gagné dans votre fief politique. Quelle a été votre stratégie politique?
C’était simple. Vous savez, mes principes en politique ne se fondent pas sur la nature du candidat, sa coloration politique, mais sur son programme, son utilité pour le pays. J’assimile ma carte d’électeur à un fusil. Il faut bien viser avant de tirer. Wade était un bon Président, mais s’il était resté au pouvoir, peut-être qu’on ne serait pas là en train de faire cette interview. Pour revenir à cette Présidentielle, certes il y a l’effet d’un ras-le-bol général, mais pour la commune de Saly, quelle que soit l’élection, je gagne. Saly m’a très tôt adopté comme son fils. Tout ce que j’ai réalisé suffit à les convaincre de mes ambitions. Et je vous jure que je n’ai jamais procédé à des achats de conscience. Je respecte assez les populations et connaît la philosophie des gens du terroir pour ne pas commettre une telle erreur.
Quelle différence y a-t-il entre gérer la communauté rurale de Malicounda et la commune de Saly ?
Il y a une très grosse différence. A Malicounda, il y avait le siège du Conseil rural, un véhicule, du personnel et tout. A Saly, après mon installation, je devais tout faire et vite. Trouver un bâtiment pour la mairie, des moyens pour la faire fonctionner etc. Après mon installation comme maire, on ne m’a pas remis un franc. J’ai utilisé toutes mes connaissances et ressources pour mettre quelque chose en place. Aujourd’hui, notre hôtel de ville est l’un des plus beaux du pays et je l’ai réalisé avec les fonds de la collectivité locale. Même si on a reçu 65 millions de FCfa du Gouvernement, comme toutes les autres communes pour la construction de la mairie, on a dépensé 547 millions de FCfa, sur fonds propres, pour la construction de notre hôtel de ville, qui ne ressemble en rien aux autres. Mes résultats à Saly sont aussi liés à la qualité de mon équipe. Elle est composée à 95% de natifs de la ville, de militants de la première heure. Il y a une grande collégialité dans la gestion de la mairie. Même mes opposants sont disposés à travailler avec moi, dans le seul intérêt de la commune. J’en profite pour remercier tout le conseil municipal.
Economiquement, la commune de Saly est viable, mais sur le plan de la sécurité, avec la station balnéaire, Saly doit être terrible à gérer ?
Je ne parle même pas de la sécurité, qui est gérée en parfaite intelligence avec la police et la gendarmerie, mais c’est la commune de Saly en elle-même qui est difficile à gérer. On travaille pratiquement 7 jours sur 7. Ma femme vit à Ndiassane et depuis 2009, je ne me rappelle pas un jour où j’ai passé la journée là-bas. Mais avec l’abnégation de mon équipe et l’amour que je porte à ma commune, la tâche est plus soutenable.
Comment vivez-vous la «concurrence» avec la Sapco ?
Pour dire la vérité, cela nous pénalise. J’espère que les autorités comprendront que la Sapco n’a plus sa raison d’être. Elle devait gérer le foncier. La Sapco n’a plus sa raison d’être. En tout cas pas à Saly. Ma famille vivait dans une maison en face de la mer, c’est ce projet de la Sapco qui nous a fait quitter les lieux. Et pourtant, cette société n’a rien fait pour Saly. Elle n’a réalisé aucune action ou infrastructure d’utilité publique à Saly. Aucun poste de santé, aucune salle de classe. Je défie quiconque de prouver le contraire!
Pourquoi existe-t-il autant de litiges fonciers à Saly ?
Cette situation est compréhensible. Saly est un héritage de la communauté rurale de Malicounda. Il y avait beaucoup de problèmes dus à des manquements du service domanial du Conseil rural de l’époque. La commission était dirigée par un vieil homme de presque 95 ans. Il n’y avait presque pas de registre fiable. Il y a eu beaucoup d’attributions, des doublons. Mais on essaye de changer les choses. En ce qui me concerne, je peux affirmer, la main sur le Saint Coran, que je n’ai jamais été impliqué dans des magouilles foncières à Saly. Quand j’étais le Pcr de Malicounda, j’avais en charge 22 villages. Je défie quiconque de montrer un périmètre que j’ai clôturé ou vendu à des fins personnelles. Je peux vous jurer que je ne détiens présentement aucun hectare de terre dans la commune.
Portant, vous êtes fréquemment cité dans la presse comme faisant partie de cette mafia des terres de Saly ?
Mes détracteurs n’ont trouvé que cette voie pour m’atteindre. Mais leurs accusations me laissent de marbre, car elles sont gratuites. Ils veulent me déconcentrer, mais je ne tomberai pas dans leur jeu. Le combat, c’est sur le terrain que ça se passe. Contrairement à ceux qui m’attaquent, je considère que je n’ai pas d’ennemi. Je ne refuserai rien de bien à quelqu’un, sous prétexte que c’est mon ennemi. Je dis toujours à mes partisans de ne se fier qu’à la volonté divine et de ne jamais se laisser entraîner dans des futilités. J’ai toujours été contre toute agression gratuite. Personne ne m’a jamais entendu insulter quelqu’un, quel que soit son tort.
Est-ce que la mairie de Saly a été impliquée dans les travaux d’embellissement de la ville ?
En 2013, quand le président de la République est venu à Saly pour le lancement de la saison touristique, j’avais demandé son aide sur quatre programmes : l’embellissement du boulevard ; l’érection d’un centre de santé de référence ; le stade municipal et le lycée moderne. Je lui avais promis de contribuer à hauteur de 300 millions FCfa. Lors de son discours, en guise de réponse, il avait demandé à son ministre du Budget de nous allouer un milliard de FCfa. Mais par la suite, c’est la Sapco qui a hérité du projet. Je ne sais pas pourquoi et comment c’est arrivé. Seulement, les travaux n’épousent pas mes objectifs de départ. N’empêche, je ne suis pas resté les bras croisés. J’ai construit deux routes bitumées : celle de Niakh Niakhal et de Saly Carrefour. En tout, cela fait 4,2 km. J’ai une convention de 1,4 milliard de FCfa, avec l’Ageroute, pour la construction de 7 km de routes. Au-delà des routes, je veux réaliser le centre de santé de référence, construire le lycée moderne, ainsi que le stade municipal, et mettre en place une maison de l’outil. Celui-ci permettra aux jeunes sans acticités scolaires d’apprendre un métier. Je veux aussi construire une maison de la femme, une «Case des Tout petits» et un centre aéré, avec piscine. Ceux sont les grands travaux que je compte entreprendre sous peu. A Saly Vélingara, j’ai construit un marché de 68 millions Cfa. A Saly Carrefour, j’ai construit une maternité qui va être inaugurée bientôt.
Votre ambition politique s’arrête-t-elle à la commune de Saly ?
Personnellement, j’ambitionne d’aller à l’Assemblée nationale. Pour cela, je sollicite l’engagement de tous les militants. Lors des Législatives de 2014, je m’étais inscrit sur la liste départementale de Mbour sous la bannière de Bëss du Niak de Serigne Mansour Sy Djamil. C’était pour mesurer mon poids électoral dans le département. J’avais réussi à engranger 12 663 voix. J’ai été satisfait par ces résultats. J’appelle les populations à se mobiliser pour que je passe en 2017. Je suis prêt à travailler avec toute coalition qui me sollicitera, que ce soit Benno Bokk Yaakaar ou une autre. Je pense que ce serait naturel qu’on travaille ensemble.
PAPE SAMBARE NDOUR & ABDOULAYE DIEDHIOU/IGFM/l'OBS

2 MILLIONS DE FAUX PERMIS DE CONDUIRE

Plus de 2 millions de faux permis de conduire en circulation

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Une réunion de sensibilisation et de partage sur les projets de reforme du sous-secteur du transport routier, s’est tenu ce jeudi 29 dans un hôtel de la place .Il s’agit de discuter avec les différents acteurs sur la sécurité routière. Mais les acteurs locaux qui saluent la mesure exigent des mesures d’accompagnement pour ne pas subir la pression des forces de sécurité.
Le Directeur du transport routier accompagné de Malick Ndiaye, conseiller technique en transport routier a tenu une réunion de sensibilisation et de partage sur les projets de reforme du sous -secteur du transport routier dans un hôtel de la place. Cheikh Omar Gaye a laissé entendre que « cela fait suite au violent accident de la circulation, ayant coûté la vie à prés de 14 personnes à hauteur de Koupentoum que le chef de l’Etat Macky Sall nous a instruit de réfléchir sur la délivrance des permis, mais aussi sur le contrôle routier avec une tolérance Zéro ». Le Directeur du transport routier Cheikh Omar Gaye déclare : «nous sommes venus pour sensibiliser les acteurs sur la sécurité routière et partager avec eux les projets et les reformes que l’Etat compte mener dans le sous-secteur des transports routiers ». S’agissant de la sécurité routière ,il soutient qu’on a enregistre prés de 68 morts sur nos routes depuis le Magal a nos jours.
Le bilan le plus lourd remonte au 13 Décembre à hauteur Koumpentoum où on a enregistré un accident de la circulation qui a fait 14 Morts dont 12 corps calcinés. Et de rappeler aux usagers à leur responsabilité suite à la sortie du chef de l’Etat qui demande qu’on revaille les conditions d’examen du permis de conduire, la délivrance des visites techniques les contrôles techniques des véhicules et du contrôle routier . Et de renchérir que le dénominateur commun de tous ces accidents de la circulation reste le facteur humain. Ces gens ont l’habitude d’incriminer trois facteurs : humain, la route et le véhicule. Pour ces deux derniers éléments, il faut dire que l’Etat est en train de faire beaucoup d’efforts dans le réseau routier aussi bien dans l’entretien où il dépense prés de 60 milliards
En ce qui concerne le deuxième point, il faut souligner que l’Etat a mis en place un centre de contrôle technique routier à Dakar et on est en train de travailler pour la généralisation. On a déjà lancé les appels d’offres .
PLUS DE 2 MILLIONS DE FAUX PERMIS CIRCULENT AU SENEGAL
Plus de 90 pour cent des accidents incriminent le facteur humain la fatigue ,l’indiscipline . C’est pourquoi l’Etat a mis en œuvre des projets dont le permis à points , la reforme du code de la route pour introduire certains éléments qui ne sont pas inclus dans le code de la route telles que les autoroutes et la grande vitesses ferroviaire et certaines dispositions de la numérisation et la fixation des titres de transports .Sur ce point précis ,il fait remarquer que beaucoup de documents de transport circulent au Sénégal .Par exemple il y a officiellement 996 000 permis de conduire qui ont été délivrés régulièrement par l’administration des transports routier alors qu’il y a plus de 3 millions de permis qui circulent dans le réseau .Ce qui fait qu’il y a prés de 2millions de faux permis qui circulent au Sénégal . C’est pourquoi, dira t- il nous allons numériser et sécuriser les titres de transport en introduisant la biométrie avec des cartes à puce .Cela nous permettra d’avoir un guichet unique virtuel, a-t-il lance.
Le Président du regroupement des chauffeurs et transporteurs de Diourbel Serigne Sall salue la mise en place de permis à points .Mais il plaide pour la mise en œuvre de mesures d’accompagnement surtout avec la réhabilitation de nos routes. A cela, il faut ajouter la mise en place de radars pour éviter que les chauffeurs soient à la merci des agents de sécurité .Ce qui pourrait ouvrir une porte pour la corruption. Pour le directeur du transport routier ,c’est la machine qui va enlever les points. Chacun a le droit de faire son recours en cas d’infraction, a-t-il martèle .
Sud Quotidien

30/12/2016

LA GAMBIE RETIENT SON SOUFFLE

La Cedeao déploie ses troupes « La Force en attente » en Gambie

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La Cedeao a décidé de passer à la vitesse supérieure. En effet, après avoir essayé de convaincre Jammeh, sans succès, elle a décidé de déployer la force en attente (Standby force) en Gambie. C’est ce que renseigne Kairo news de la Gambie qui a rendu public le communiqué de l’Institution communautaire.
En effet, «Consciente de la nécessité d'éviter une crise politique et constitutionnelle qui pourrait compromettre le bon fonctionnement de la Gambie, convaincue des risques d'agitation publique si rien n'est fait et de la nécessité de maintenir la paix et la sécurité en République de Gambie, déterminée à faire respecter les résultats des élections en République de Gambie et à assurer la paix et la sécurité des dirigeants politiques et des populations», la Cedeao a «décidé de déployer la Force en attente de la Cedeao en République de Gambie », renseigne le communiqué. Et ajoute que «la Force en attente de la Cedeao, sera dirigée par le Sénégal».
Ainsi, cette force qui sera dirigée par le Sénégal, renseigne le document, aura pour mandat d’assurer la sécurité du Président élu, celle des dirigeants politiques et de toute la population tout en confirmant les résultats de l'élection présidentielle du 1er décembre 2016 en République de Gambie
Seneweb

SENEGAL ET MAURITANIE: DANGER!

Risque de divorce entre Dakar et Nouakchott: la fièvre du pétrole monte

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Une situation risque de détériorer les relations entre le Sénégal et la Mauritanie. En plus de réclamer le pétrole et le gaz récemment découvert au large de Saint-Louis, le président Mohamed Ould Abdel Aziz est en train de faire construire un port militaire à seulement 15 km de la capital Nord du Sénégal.
D’après les informations du quotidien « LES ECHOS », les relations entre la Mauritanie et le Sénégal vont droit vers l’éclatement. Le gouvernement mauritanien réclame la paternité des glissements découverts à hauteur de Saint-Louis. Et le chef d’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz aurait lui-même porté la revendication auprès de son homologue Macky Sall, qui ferait la sourde oreille.
Mais ce qui dérange dans cette affaire, c’est que cette revendication de Nouakchott coïncide avec la construction par l’Etat mauritanien d’un port militaire à moins de 15 kilomètres de Saint-Louis. Le projet serait confié à POLYTECHNOLOGY, d’après « LES ECHOS ».
Coumba Ndoffene Diouf/Senenews

PORTRAIT DU SENEGAL

Le Sénégal, une mosaïque naturelle et culturelle

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Après un plongeon dans le tourbillon de Dakar, on découvre les villages et le ballet des aigles pêcheurs dans le delta du Sine Saloum, avant de profiter de la Petite Côte…
Du phare des Mamelles, le regard embrasse la presqu’île du Cap-Vert et Dakar. Amadou Ndiaye, ancien directeur des Phares et balises, se souvient que « la reine Elisabeth y est restée des heures avec le président Senghor ». En octobre 2016, ses propriétaires, Diana et Hicham, ont métamorphosé ce monument bâti en 1864 en haut lieu des night-clubbers, alternant concerts, DJ et autres surprises. Ainsi va Dakar, métropole émergente où se mêle un invraisemblable bric-à-brac architectural, où le marché aux poissons de Soumbédioune côtoie le kitchissime Monument de la Renaissance africaine, à côté du camp militaire où a grandi Ségolène Royal. Ensuite, filons vers le delta du Sine Saloum. Ouverte en octobre 2016, une autoroute relie Dakar à son futur aéroport, autour duquel un quartier d’affaires sort de terre.
Les hôtes de la mangrove
Quarante kilomètres plus loin, l’Afrique « éternelle » se fait jour. Encombrée de camions en route pour le Mali, la route mène à Kaolack. Dans ce paysage plat comme la main, les montagnes de sel étincellent sur la latérite. Près de Toubacouta, la forêt reprend ses droits, et des singes gambadent dans les arbres. Dans ce paradis contemplatif, posons nos bagages devant le Saloum. En pirogue, faufilons-nous entre les îles bordées de mangroves. Solitaire, un héron goliath file au ras de l’eau. Au sommet d’un arbre, un aigle pêcheur va fondre sur sa proie. Sur « l’île aux coquillages », des crabes violonistes courent sur les millions de coquilles qui tapissent le sol. A l’horizon, le soleil plonge dans l’océan, et cormorans, hérons, aigrettes, tisserins gendarmes et martins-pêcheurs regagnent leur « reposoir » pour se mettre à l’abri des hyènes et des chacals. Evidemment, l’atterrissage du gros pélican gris provoque des piaillements ! Le lendemain, naviguons vers l’île de Sipo, où les villageois ont créé une réserve marine pour protéger leur pêche. Autour, ils accueillent les voyageurs dans des cases qui permettent de partager leur vie. Pionnier dans le « tourisme intégré », le Sénégal propose des « écolodges », comme à Simal, que nous gagnons en prenant le bac à Foudiougne.
Pêche en eaux protégées
C'est l'heure de la promenade sur le marché. Venues en charrette ou Jakarta (motos-taxis), les vendeuses drapées dans leur boubou proposent mangues et arachides, bissap (fleur d’hibiscus) et fruits du baobab. La rivière franchie, nous roulons jusqu’au village de Fimela. Comme à Toubacouta, il est possible de s’aventurer sur le fleuve en paddle ou canoë et de partager le quotidien des habitants en pêchant avec eux carpes et capitaines. A Joal-Fadiouth, bourg natal de Léopold Sédar Senghor, une passerelle mène au-dessus d’un bras de mer jusqu’aux mosquées et églises de ce pittoresque village où les cochons dénichent les coques à coups de groin. En remontant la petite côte, voici Mbour, célèbre pour ses centaines de pirogues truffées de gris-gris. Gagnons ensuite la réserve de Bandia pour apercevoir rhinocéros, girafes, buffles et anti lopes au milieu des baobabs. Après, il est temps de profiter pleinement des plages de Saly avant que la formidable avancée de l’océan ne les emporte définitivement.
Gorée de l'enfer au paradis
Avec ses maisons ocre, rouge et jaune aux volets bleus et verts, cette île évoque davantage un village provençal qu’un bagne. Pourtant, ces demeures de négociants possèdent toutes leur « porte du voyage sans retour », par laquelle les captifs quittaient l’île pour les Amériques. Nelson Mandela, Barak Obama ont visité la Maison des Esclaves, profitant de cette plateforme « pour lancer des messages forts sur les libertés » affirme son conservateur, Eloi Coly. Ensuite, promenons-nous à l’ombre des baobabs sur les chemins de sable de ce village de 1800 âmes. En chemin, on croise parfois Éric Serra, compositeur du Grand bleu, le financier Georges Soros ou Valérie Schlumberger, mère de Léa Seydoux et mécène d’artistes africains, qui y ont une maison.
Y aller
Paris Dakar à partir de 500 € l’A/R avec Corsair International.
Voyagiste
TUI propose des voyages sur mesure. Un voyage en voiture individuelle avec chauffeur passant par Dakar, Toubacouta, Fimela et Saly est à partir de 2265 € par personne avec les vols pour 7 nuits en ½ pension dans les meilleurs hôtels du pays, soit le Terrou Bi à Dakar, Les Palétuviers à Toubacouta, le Lodge Souimanga à Fimela et Le Lamantin Beach à Saly. En version 3 étoiles, le séjour revient à 1745 € par personne. Pour un circuit du delta du Sine Saloum à Saint-Louis, comptez 1799 € par personne. Pour un départ de province, ajoutez 140 €. TUI : 0825 000 825.
Savourer
A Somone, près de Saly, on accède par bateau au restaurant bar Paradise Rasta, posé au bord de la lagune. Excellents poissons, vue fabuleuse.
Shopping
Jean-Pierre Reymond/Femmeactuelle

http://www.femmeactuelle.fr/voyage/destination-voyage/sen...

29/12/2016

GESTION DES PISTES RURALES

18 milliards investis, 505 km de pistes rurales finalisés

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Le Projet "Pistes rurales en appui au Programme national de développement local" (PPC/PNDL) a finalisé des projets de 505 km de route, d’un coût total de 18 milliards de francs CFA, a révélé mercredi le secrétaire exécutif du PNDL, Mamadou Thiao.
M. Thiao en a fait la révélation à Saly-Portudal (Mbour, ouest), lors de la cérémonie de clôture d’un atelier national de partage sur le thème : ‘’Gouvernance des investissements structurants : les pistes communautaires’’. Cette rencontre, qui s’est ouverte lundi, est organisée à l’intention des maires, des secrétaires municipaux et des directeurs des agences régionales de développement (ARD).
Le secrétaire exécutif du Programme national de développement local (PNDL) signale que 341 km de pistes rurales ont été entretenus. Il ajoute que 35 infrastructures économiques figurent dans les conventions pour un montant de 800 millions de francs CFA. Les taux de décaissement et d’exécution s’élèvent respectivement à 51% et 86,6%.
‘’Le PPC/PNDL est en train de mobiliser les acteurs territoriaux dans la conduite du processus de développement local. Ainsi, après deux ans et demi de mise en œuvre de ses activités, les résultats obtenus sont plus que probants’’, s’est réjoui Mamadou Thiao.
Il a affirmé que ‘’la démarche du PPC/PNDL constitue une modalité contribuant réellement à une production plus efficace de services collectifs et à une gouvernance plus transparente et démocratique’’.
A ce jour, dit-il, 23 sessions de formations ont été organisées par le PPC/PNDL et entièrement financées par le Fonds d’entretien routier autonome (FERA).
Cet atelier a permis à la soixantaine de participants, de partager les bonnes pratiques en termes de promotion du respect de l’élaboration des outils juridico-administratifs par les collectivités territoriales, de développement économique local...
ADE/ASG/APS

ALLO, DOCTEUR?

Plus de 1500 médecins exercent au Sénégal dans l’illégalité

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La médecine nationale est en danger. Pour cause, sur 2600 médecins qui exercent leurs métiers, il n’y a que 1007 inscrits à l’ordre national du Sénégal. Une situation qui peut engendrer des conséquences fatales sur la vie des patients.
En effet, suite au constat de Joseph Mendy, vice-président de l’Ordre National des Médecins du Sénégal, ONMS «avant les années 2000, les médecins était entre 150 et 200. Or, de 2006 à ce jour, nous sommes passés à 2600 et parmi eux seuls les 1007 sont inscrits au tableau dont 660 médecins sont du groupe A c’est-à-dire qui exercent dans le public. Et, 347 sont dans le privé : cliniques, ONG et autres. Donc, c’est 50 à 60 % des médecins qui sont en règle».
Seulement, les 1593 non-inscrits de la liste de l’ONMS font des pratiques illégales étant donné qu’ils ne sont pas conformes aux règles du respect des chartes prédéfinies par l’ordre.
Et pour solutionner ces pratiques illicites des médecins non-inscrits, l’ONMS, a défini un tableau obligatoire pour tous médecins. «Nul ne peut exercer la profession de médecine s’il n’est pas titulaire du diplôme d’Etat sénégalais de docteur en médecine, soit un diplôme étranger reconnu équivalent en application des lois en vigueur en matière d’enseignement supérieur», a défini Alpha Babacar Sy, le président de l’ONMS.
«Et, poursuit le président de l’ONMS, le tableau a une fonction fédératrice de conseils des pouvoirs publics, le maintien de la compétence et de la probité du corps. L’inscription est obligatoire pour tous les médecins».
Thioro Sakho/Senenews

28/12/2016

L'AFRIQUE, C'EST LA FEMME

Pour les femmes en politique l'exemple c'est l'Afrique

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Dans les comparaisons mondiales analysant les pourcentages de représentation des femmes dans les parlements, les États-Unis (19.2% ) se classent au 99e rang et la France (26.2%) au 62e rang, très loin derrière le Rwanda, premier avec 63,8% des élus sont des élues, le Sénégal (42,7%), l’Afrique du Sud (42%), la Namibie (41.3%), le Mozambique (39.6%) et l’Éthiopie (38.8%) qui se trouvent tous dans le top 20 du classement.
Questions à Iris Berger, professeure émérite à l’Université de l’État de New-York à Albany (États-Unis) et spécialiste de l’histoire des femmes en Afrique et de l’histoire de l’Afrique du Sud. Elle vient de publier Women in Twentieth-Century Africa avec Cambridge University Press (2016). Elle a aussi publié, entre autres, South Africa in World History (2009), un ouvrage faisant partie de la collection New Oxford World History.
Iris Berger, professeure émérite à l’Université de l’État de New-York à Albany (États-Unis)
Comment l’islam a-t-il affecté la vie des femmes en Afrique subsaharienne?
Les femmes musulmanes d’Afrique subsahariennes tendent à être associées à la burqa, au hijab, au voile et à l’isolement. Cette association dissimule une histoire complexe du genre et de l’islam aux échelles locale et régionale. En Afrique subsaharienne, l’islam remonte aux VIIIe et IXe siècles. Quand les commerçants musulmans traversaient le désert du Sahara et l’Océan Indien, diffusaient leur nouvelle religion. Peu à peu, au cours des siècles (par le commerce et les mariages mixtes), l’islam a été adoptée par les dirigeants des puissants royaumes du Ghana, du Mali et du Songhaï. L’islam a aussi remodelé les pratiques religieuses dans de grandes parties de l’Afrique du Nord-Est et a inspiré la langue et la culture swahili de la côte d’Afrique orientale en combinant les influences religieuses, culturelles, et linguistiques locales et externes. Cependant l’influence musulmane s’estompe avec la distance des grands centres urbains et commerciaux et l’islam a mis du temps à transformer la vie des femmes.
Une série de mouvements militants de renouveau islamique à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle ainsi que la conquête coloniale européenne un siècle plus tard, ont redéfini le climat religieux du continent. La diversité culturelle et religieuse qui en a résulté a augmenté avec les efforts de prosélytisme des missionnaires chrétiens qui ont commencé à déferler sur le continent au XIXe siècle. Dans toutes les régions, cependant, les traditions et pratiques religieuses et spirituelles antérieures ont continué à influencer islam et christianisme et la pratique des deux religions était aussi variée que les langues et les sociétés qui les ont précédées.
De plus, l’influence de l’islam pour les femmes était complexe. Contrairement aux anciennes religions africaines qui ont généralement reconnu et célébré l’influence spirituelle des femmes, les femmes musulmanes ont été exclues des rôles politiques et religieux officiels. Mais ni l’islam ni la domination coloniale n’ont endommagé l’expression exubérante de la religion par les femmes à travers des groupes locaux de possession d’esprit qui valorisent le pouvoir des femmes par rapport aux hommes et inspirent leurs pouvoirs en tant que guérisseuses, surtout en matière de fécondité féminine. En outre, bien que les femmes ne pouvaient hériter que de la moitié de ce que les hommes pouvaient hériter, la loi islamique assurait aux femmes des droits fondamentaux en matière de mariage, de divorce et de propriété. Les pratiques qui exigent que les femmes portent le voile ou qui exigent l’isolement des lieux publics varient selon les régions, mais sont rarement appliquées dans les zones rurales où les femmes doivent travailler à l’extérieur du foyer ; par nécessité, la plupart des femmes musulmanes restaient des agricultrices productives et menaient une vie active en tant que commerçantes, travaillant souvent à partir de leurs foyers et utilisant des enfants comme intermédiaires dans les espaces publics.
Alors que l’éducation occidentale se répandait sur le continent, certains lettrés musulmans défendaient l’éducation des filles comme faisant partie intégrante de l’islam, arguant que le Prophète lui-même croyait que les femmes instruites faisaient de meilleures épouses et mères. Le rythme et la nature de la scolarisation des filles musulmanes variaient beaucoup mais dans certaines régions, à mesure que l’indépendance s’approchait, la persistance du phénomène de réclusion fournissait une justification pour l’éducation des femmes, et ce afin de combler la demande en médecins, enseignantes et sages-femmes. À Zanzibar, au moment de la révolution de 1964, les filles devaient rejeter le purdah (isolement) et l’éducation universelle était considérée comme un aspect clé du programme de développement socialiste. Néanmoins, dans les années 60, après que la plupart des pays africains ont gagné leur indépendance, le nombre de filles instruites était plus bas dans les régions francophones, en partie à cause des politiques coloniales persistantes et en de nombreux endroits en raison d’une forte population musulmane opposée à l’éducation des filles. Ainsi dans le puissant roman Une si longue lettre de l’écrivaine sénégalaise Mariama Bȃ, des femmes musulmanes éduquées se sont heurtées à des dilemmes complexes, surtout lorsque leurs maris ont décidé de prendre une seconde épouse.
Au cours des années 1990, les mouvements de renouveau musulman au nord du Nigeria et au Niger (parallèlement à la montée des Églises chrétiennes pentecôtistes) ont proposé des visions de l’ordre moral musulman qui trouvaient les origines des problèmes économiques dans l’immoralité croissante, en particulier dans la sexualité féminine. Leurs dirigeants ont soutenu que seules des réformes morales généralisées pouvaient inverser les effets dévastateurs de la pauvreté et du sous-développement. Néanmoins, un petit nombre de femmes prospères ont été en mesure d’améliorer leur statut en exécutant le hajj, le pèlerinage annuel à La Mecque - menant à une nouvelle classe proéminente de marchandes. Elles sont revenues de La Mecque non seulement avec un sentiment de piété musulmane plus fort, mais aussi avec des symboles coûteux de la modernité tels que les magnétoscopes et les caméras vidéo.
Comment l’influence politique des femmes en Afrique se compare-t-elle à celle des États-Unis?
Lorsqu’elle a remporté la nomination démocrate au poste de présidente des États-Unis, Hillary Clinton est devenue la première femme d’un parti majeur à se présenter au plus haut poste de la nation, mais ce n’était pas la première femme candidate à ce poste. À la fin du XIXe siècle, deux femmes du Parti pour l’égalité des droits se sont présentées au poste de présidente des États-Unis ; il s’agissait de Victoria Claflin Woodhull en 1872 et de Belva Ann Bennett Lockwood en 1884 et 1888. C’est cependant seulement en 1964, qu’une femme, Margaret Chase Smith, a obtenu la nomination d’un parti majeur. Depuis, neuf femmes (dont Clinton) ont demandé la nomination pour les grands scrutins du parti. Néanmoins, des partis plus petits, comme le Parti de la Femme Américaine, le Parti Communiste, le Parti Socialiste des Travailleurs, le Parti Vert (qui a soutenu Jill Stein aux élections de 2016) et de minuscules groupes idiosyncratiques avaient déjà aligné plus de 30 femmes comme candidats à la présidence.
Cependant, la plupart des gens aux États-Unis (et en France) ne savent pas que ces statistiques ne supportent pas la comparaison avec de nombreux pays d’Afrique, un continent souvent associé à l’oppression des femmes. En effet, dans les comparaisons mondiales analysant les pourcentages de représentation des femmes dans les chambres basses ou dans les systèmes à chambre unique, les États-Unis se classent au 99e rang avec 19.2% et la France au 62e rang avec (26.2%), loin derrière le Rwanda, premier de ce classement avec 63,8% de femmes. Le Sénégal (42,7%), l’Afrique du Sud (42%), la Namibie (41.3%), le Mozambique (39.6%) et l’Éthiopie (38.8%) se retrouvent quant à eux tous dans le top 20 (1). Devant les États-Unis se trouvent 15 autres pays africains. Hillary Clinton, si elle avait été élue, aurait pris place à côté d’Ellen Johnson Sirleaf, économiste, banquière, militante politique de renommée internationale et présidente du Liberia depuis 2006. En 2011, Johnson Sirleaf est devenue la première femme politique à recevoir le Prix Nobel de la paix.
Née au Liberia, un pays fondé en 1847 par des esclaves libérés des États-Unis, Ellen Johnson Sirleaf s’est mariée à 17 ans et a eu 4 fils. Elle a étudié au Madison Business College dans le Wisconsin avant d’obtenir un diplôme en économie de l’Université du Colorado à Boulder et un master en administration publique de la Kennedy School of Government de l’Université Harvard. De retour au Libéria, elle a été embauchée au Trésor et est devenue ministre adjointe des Finances dans le gouvernement du président William Tolbert, dont le parti représentait les élites descendantes des fondateurs du pays. Lorsqu’il a été renversé par Samuel Doe en 1980, Johnson Sirleaf est partie en exil au Kenya et aux États-Unis, travaillant dans les services bancaires internationaux, mais cette dernière est retournée au Libéria en 1985 et a fait campagne pour un siège au Sénat. De plus en plus critique contre la brutalité et la corruption de Doe, Johnson Sirleaf a été condamnée à 10 ans de prison, menacée de viol et de mort. Libérée après avoir purgé une peine partielle, elle a fui le pays une fois de plus et a déménagé à Washington, D.C., mais est restée connectée à la politique du Liberia pendant la guerre civile. Quand Johnson Sirleaf est retournée au Libéria pour une troisième fois en 1997, elle a fait campagne sans succès pour devenir présidente, mais s’est représentée en 2005. En faisant campagne agressivement et avec succès contre le célèbre footballeur international George Weah, elle a gagné le scrutin en promettant le développement économique ainsi que la fin de la guerre civile et de la corruption. Lors de son investiture, elle est devenue la première femme élue présidente sur le continent africain.
Ellen Johnson Sirleaf, la présidente du Liberia, durant une conférence de presse organisée par le FMI et la Banque Mondiale sur la question des conflits armés, le 8 octobre 2016, à Washnigton DC. Photo Zach Gibson / AFP
Le Liberia a été un cas unique en ayant une candidate féminine tout à fait qualifiée pour devenir présidente à la suite de la guerre civile. Néanmoins ce phénomène s’est produit aussi ailleurs en Afrique : les femmes se sont positionnées pour tirer parti des pressions locales et internationales visant à rédiger des constitutions démocratiques et organiser des élections multipartites au cours des années 1990 et au début du XXIe siècle. Dans la réorganisation post-conflit du gouvernement qui a eu lieu en Afrique du Sud, en Namibie, au Mozambique et en Ouganda en Sierra Leone, au Liberia et en Érythrée, les femmes se sont rassemblées pour faire en sorte que leurs voix ne soient pas réduites au silence dans les nouveaux systèmes politiques. Appliquée en Afrique du Sud après les élections historiques qui ont mis fin à l’apartheid en 1994, l’une de leurs principales tactiques (également utilisées en France) était d’exiger une plus grande parité entre les femmes et les hommes dans les organes législatifs en fixant des quotas pour la représentation des femmes au niveau national (et parfois régional et local). Ces demandes ont été particulièrement fructueuses dans les pays issus de troubles civils depuis le milieu des années 80, ouvrant des espaces aux militants politiques pour promouvoir des cadres politiques et constitutionnels reflétant les préoccupations contemporaines en matière de protection des droits des femmes.
Comment une perspective comparative peut-elle enrichir notre compréhension de l’histoire de l’Afrique du Sud?
Lorsque le sénateur Robert F. Kennedy, frère du défunt président John F. Kennedy, prononça un discours à l’Université du Cap en 1966, il commença ses remarques avec un résumé apparemment simple de l’histoire de l’Afrique du Sud. Il a ainsi évoqué un pays colonisé par les Hollandais au milieu du XVIIe siècle, puis pris par les Britanniques et enfin devenu indépendant. Il a aussi évoqué un pays où les premiers habitants furent d’abord soumis, mais avec qui les relations restaient un problème. Il a parlé d’un pays qui se définissait sur une frontière hostile, d’un pays qui importait autrefois des esclaves et qui luttait toujours pour effacer les dernières traces de cette ancienne servitude. À la surprise de son auditoire, il conclut: «Je me réfère bien sûr aux États-Unis d’Amérique».
En établissant ces liens communs entre les deux pays, Kennedy appelait les jeunes à lutter contre l’injustice et l’inhumanité à travers le monde, mais ses remarques contribuèrent aussi à placer l’Afrique du Sud dans le contexte plus large de l’histoire mondiale en la situant parmi les nombreux pays colonisés par les Européens qui parcoururent le globe à partir de la fin du XVe siècle à la recherche de nouvelles sources de richesse et de pouvoir. Comme l’a observé Kennedy, ces conquêtes ont laissé un héritage d’oppression, d’esclavage et d’inégalité raciale combiné à une exploitation intensive des ressources naturelles et des technologies modernes très développées. Comme au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans de nombreux pays d’Amérique latine, l’Afrique du Sud a attiré un nombre important de colons européens qui se sont emparés de vastes étendues de terres et approprié de précieuses ressources. En Afrique, ce récit sud-africain de dépossession était parallèle à l’histoire de la Rhodésie du Sud (aujourd’hui Zimbabwe), du Kenya et de l’Algérie. Kennedy a également évoqué la lutte pour éradiquer les derniers vestiges de la servitude. Bien que la lutte contre l’apartheid se poursuivait encore en 1966, l’Afrique du Sud, contrairement aux États-Unis, avait obtenu sa liberté par une combinaison de pressions politiques, diplomatiques et militaires plutôt que par une guerre anticoloniale à grande échelle.
Vincent Hiribarren/Ibariafrika24

27/12/2016

DIAMNIADIO PREND SON ENVOL

La future Cité ministérielle de Diamniadio prend son envol

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Le projet de construction de la Cité ministérielle de Diamniadio a été inauguré lundi 26 décembre par le président sénégalais Macky Sall à la tête d’une forte délégation de plusieurs hauts responsables dont le Premier ministre, Mohammed Dionne, le président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), Ousmane Tanor Dieng et le ministre des Finances, Amadou Bâ .Le démarrage de ce chantier est un pas décisif vers la réalisation de la nouvelle ville située à 30 km au Nord de Dakar et appelée à accueillir 10 000 agents de l’Etat.
Cette première tranche de la Cité ministérielle est l’œuvre du promoteur Envol Immobilier (filiale d’Envol Afrique, conglomérat au chiffre d’affaires annuel de 100 milliards de FCFA et aux effectifs de 2000 salariés ) qui agit en partenariat public-privé avec l’Etat du Sénégal dans le cadre d’un contrat location-vente. Le financement de 56 milliards de FCFA est assuré en grande partie par Coris Bank.
La banque Burkinabé qui a démarré ses activités au Sénégal, le 25 novembre dernier, a signé une convention de financement de 30 milliards de FCFA au profit de ce projet étalé sur une surface de 3,5 hectares, devant accueillir un ensemble de 4 immeubles R+8 et des parking d’une capacité de 1000 voitures. « La construction de cette cité est une anticipation sur l’avenir », a déclaré Soukeyna Niang Sakho, directrice de Coris Bank Sénégal, filiale de « la plus grande banque à capitaux locaux de toute la zone UEMOA ». « Diamniadio sera l’une des villes africaines les plus attractives », poursuit madame Niang qui a réitère l’engagement ferme de la banque d’origine Burkinabé à accompagner le Plan Sénégal Émergent.
Quant au promoteur du projet, Madani Tall, PCA d’Envol Immobilier, il a mis l’accent sur les dispositions innovantes prises par le président Macky Sall pour attirer les investisseurs. « Le Sénégal est le hub naturel de l’Afrique de l’Ouest. La stabilité politique est consolidée aujourd’hui par des investissements dans des infrastructures de qualité », estime M. Tall prenant en exemple la conception de la ville intégrée de Diamniadio, de l’autoroute à péage, de l’aéroport Blaise Diagne et du Train Express Regional.
Plusieurs entreprises sénégalaises prennent part au projet d’Envol Immobilier. Il s’agit de la Saudequip, de la Sodacom, de la SGE Equip et autres, qui vont réaliser 60% des travaux. Ce projet, synthèse financière et technique de parties prenantes issues de plusieurs pays de l’UEMOA, est un exemple d’intégration sous régionale. La livraison du chantier est prévue dans 16 mois. Selon les termes de la convention, le promoteur assurera la construction et l’entretien en échange d’un loyer puis rétrocédera le bien à l’Etat du Sénégal au bout de 6 ans.
Expliquant le sens de l’option de la Cité nouvelle, le président Macky Sall a mis l’accent sur sa vision globale d’une politique d’aménagement et de développement du territoire adossée à un réseau de villes modernes dont Diamniadio constitue l’épine dorsale. La Cité ministérielles permettra l’économie de 6,5 milliards de FCFA de charges locatives, qui seront réinvesties dans des projets prioritaires. « La modernisation de notre administration doit lui permette d’assurer son rôle dans les réformes engagées et garantir à ses usagers un service de qualité irréprochable », a expliqué le président Macky Sall félicitant les promoteurs qui ont accepté d’accompagner l’Etat, notamment Envol Immobilier.
« Pour avancer, il nous faut de la transparence, de l’audace et du volontarisme » , a dit le président Macky Sall remerciant particulièrement Coris Bank, « installée à peine il y a un mois, et qui a décaissé 30 milliards de FCFA au profit du projet structurant de Diamniadio ». Et le président Sall d’inviter les autres banques à imiter l’exemple de Coris Bank et à venir accompagner les projets du renouveau administratif. Entendront-elles le message?
Adama Wade/Fiancialafrik

LE PATRIMOINE: UNE EVIDENCE!

Pourquoi il faut revaloriser le patrimoine culturel colonial

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Le XV siècle marque le début du contact entre l’Afrique de l’Ouest et le continent européen via l’océan Atlantique. Mais c’est au XVII siècle, avec la colonisation que les premières installations prirent forme sur l’île de Saint-Louis.
Ainsi commence l’édification d’infrastructures de type européen sur le territoire de la colonie du Sénégal qui donna naissance à des villes comme Saint-Louis, Gorée, Rufisque et Dakar. Ces dernières seront plus tard pour des raisons administratives les quatre communes de plein exercice et leurs habitants obtinrent la citoyenneté française.
Cette installation a donné naissance à une culture issue du métissage entre les Européens en général et les populations locales. Dans certaines villes, les populations locales et les colons habitaient dans le même espace et il y eut de nombreux mariages. Alors que dans d’autres villes, les populations locales habitaient à proximité de « la ville européenne », mais cela ne gênait en rien le brassage culturel.
Les villes européennes (Dakar, Saint-Louis, Gorée et Rufisque) de la colonie du Sénégal eurent une architecture et une culture qui leur sont propres avec quelques différences selon le rôle qu’elles jouaient dans le dispositif colonial par rapport aux autres villes africaines.
Ces caractéristiques reflétant leurs identités ont été mis à l’épreuve à la suite du départ des colonisateurs. Dans les années 1960, après l’indépendance du Sénégal, la majorité des Français est appelée à quitter l’ancienne colonie. Ils laissent alors derrière eux un patrimoine à la fois matériel et immatériel.
Aujourd’hui, le patrimoine matériel, immatériel et naturel africain est de plus en plus menacé. Comme le montre le nombre de biens inscrits sur la liste en péril du patrimoine mondial. 17 sites africains sont sur cette liste et certains courent le risque d’être déclassés pour des problèmes liés à leur conservation. Alors que ces sites sont souvent millénaires ou centenaires, ils ont pendant longtemps échappé à la destruction causée par les facteurs naturels et anthropologiques.
Face à la modernité et à la montée du nationalisme, les villes ayant un passé colonial, jadis importantes et belles, sont de plus en plus considérées par certains Africains comme dépassées. D’autres les rejettent, pensant qu’elles symbolisent la domination européenne. Certes ces positions sont justifiées. Nous devons cependant d’une part assumer notre histoire, et d’autre part nous rendre compte que ces villes sont aujourd’hui sénégalaises et que la plupart des bâtiments anciens appartiennent soit à l’Etat du Sénégal, soit à des Sénégalais (descendants européens, métisses ou autochtones).
"La valorisation des villes dites coloniales comme Gorée, Saint-Louis, Dakar et Rufisque peut être pour le Sénégal un moyen de diversifier son offre touristique."
En plus, l’inscription de l’île de Gorée et l’île de Saint-Louis sur la liste du patrimoine mondial leur confère une valeur universelle. Autrement dit, ces deux villes appartiennent à l’humanité. Avec leurs architectures européennes, elles sont aujourd’hui sénégalaises et nous devons nous efforcer de mieux les valoriser à l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays.
La valorisation des villes dites coloniales comme Gorée, Saint-Louis, Dakar et Rufisque peut être pour le Sénégal un moyen de diversifier son offre touristique. Depuis quelques années, le tourisme connait une crise sans précédent selon les professionnels du secteur, alors qu’il représente le deuxième pourvoyeur de devises du pays, après la pêche. Le secteur touristique a contribué à hauteur de 300 milliards de francs CFA entre 2013 et 2014 à l’économie sénégalaise (Rapport de Jovago 2015, la plateforme de réservation d’hôtels en ligne).
Le tourisme balnéaire occupe la première position dans la stratégie marketing des autorités avec des sociétés étatiques comme la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (SAPCO). Selon le chercheur Mamadou Diombéra, 80% des touristes qui ont visité le Sénégal en 2006 ont séjourné sur le littoral. Certes, Saint-Louis, Gorée, Rufisque, et Dakar sont côtières. Cependant, après Dakar avec un taux de 51%, c’est la petite côte qui attire le plus de touristes avec la station balnéaire et touristique de Saly qui enregistre 22% de l’ensemble des touristes en visite au Sénégal (Dehoorne, Diagne : 2008).
"Il serait important de mettre en exergue les autres facettes de ce pays, avec le potentiel culturel que renferment ces sites coloniaux, comme une alternative au tourisme balnéaire qui est actuellement confronté à des difficultés."
Il serait important de mettre en exergue les autres facettes de ce pays, avec le potentiel culturel que renferment ces sites coloniaux, comme une alternative au tourisme balnéaire qui est actuellement confronté à des difficultés. En fait, le tourisme n’est plus uniquement une question de loisir avec le balnéaire, mais peut être aussi une question de découverte avec le tourisme culturel, auquel s’ajoute le tourisme d’affaires.
L’île de Gorée a compris cette tendance et reçoit des millions de visiteurs sénégalais et étrangers par an, grâce à la Maison des esclaves et à l’organisation d’un festival Gorée Cinéma. Saint-Louis fait de même avec le pont Faidherbe, le festival Saint-Louis Jazz ou le fanal tente de par des événements d’être plus attractif. Dakar mise sur sa biennale d’art contemporain Dak’art, le futur musée des civilisations noires et quelques structures coloniales comme le building administratif pour diversifier son offre. Quant à Rufisque, elle lutte pour avoir une place dans l’événementiel culturel au Sénégal et sur le plan international.
Pour attirer plus de touristes, il faudrait mettre l’accent sur l’architecture coloniale et les expressions culturelles. Pour ce faire, une formation adéquate des guides touristiques est à prévoir, ainsi qu’une organisation et une sensibilisation des populations locales sur l’importance de conserver leurs richesses culturelles. Les autorités locales doivent également travailler à restaurer certains bâtiments coloniaux en les revalorisant sous forme de musées, de bibliothèques, de salles de cinéma, de centres culturels, d’hôtels, bâtiments publics,… tout en développant l’artisanat et en facilitant l’organisation d’événements culturels. C’est en ce sens qu’on parle d’industrie culturelle créative qui renvoie à une dimension commerciale de la culture (Institut de Statistique de l’UNESCO, 2009).
"Les autorités locales doivent également travailler à restaurer certains bâtiments coloniaux en les revalorisant sous forme de musées, de bibliothèques, de salles de cinéma, de centres culturels, d’hôtels, bâtiments publics"
De ce fait, les populations locales peuvent trouver des emplois et capter les ressources financières issues du tourisme, car l’aspect culturel comprend la dimension patrimoniale avec les monuments, mais touche également l’artisanat, la restauration, les musées et les expressions culturelles (traditionnelles et modernes). Le tourisme balnéaire jusque-là dominant, profite surtout aux grandes chaines hôtelières qui proposent le format « tout inclus ».
L’industrie culturelle créative peut être un moyen de lutter contre la pauvreté dans des villes où le taux de chômage des jeunes est très élevé. Il est urgent pour redresser l’économie touristique de faire la promotion des villes en montrant leurs atouts basés sur l’architecture et les expressions culturelles à l’image de ce que fait Cuba avec La Havane, jadis coloniale. Les autorités cubaines ont réussi à tirer des profits économiques et sociaux de l’héritage colonial en mettant sur pied des politiques de conservation intégrées pour répondre à une demande sociale.
Contribution de Massar Sarr, stagiaire à l’UNESCO Dakar au secteur Culture. Il a obtenu une licence en Histoire et archéologie médiévale de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il poursuit actuellement ses études en master à l’université Jean Monnet de Saint-Etienne (France), en gestion durable et équitable des paysages culturels et des patrimoines. Il est de nationalité sénégalaise.
www.gigamegagic.org/Unesco

LA GAMBIE A PEUR

Des gambiens s'enfuient vers le Sénégal

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Des Gambiens qui redoutent un regain de violence ont commencé à fuir leur pays en direction du Sénégal, informe BBC. Une journaliste de la BBC dit avoir rencontré une dizaine d'entre eux. Ils justifient leur départ de la Gambie par la peur d'éventuelles violences et la situation politique incertaine à la suite des menaces de la Cedeao d'intervenir militairement pour obliger le président Yaya Jammeh à passer la main le 19 Janvier. Des Guinéens résidant en Gambie ont également déclaré qu'ils ont quitté Banjul pour Conakry en attendant que la situation politique reviennent à la normale.
SenewebNews
ndlr: d'après certains médias locaux, des exécutions de militaires sont signalées à Banjul entre-autres.

EBOLA A BON DOS...

Pourtant épargnés par Ebola, Sénégal et Gambie ont perdu leurs touristes

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Il y a trois ans, Ebola faisait son premier mort en Guinée. Près de 11 000 autres ont suivi, et la majorité des pays d'Afrique de l'Ouest ont été touchés par l'épidemie. Entre autre conséquence, l'affluence des touristes a beaucoup baissé depuis deux ans dans la région, et même dans des pays très faiblement ou pas du tout touchés par la maladie. C'est notamment le cas du Sénégal et de la Gambie.
En Gambie, aucun cas d'Ebola n'a jamais été recensé. Au Sénégal, un seul cas, mais aucun décès. Et pourtant, les deux pays ont tous deux fortement souffert des conséquences de l'épidémie sur le tourisme. Lionel Lopez est propriétaire d'un hôtel de luxe dans le Siné Saloum, au Sénégal : « Heureusement qu'on avait une clientèle locale pour tenir et essayer de survivre, car au niveau du tourisme, la chute, on l'a vraiment tous ressentie. Beaucoup d'hôtels ont fermé. Moi-même, fin 2014, je regardais mon planning de haute saison pour 2015, j'avais zéro réservation long séjour dans mon planning général, et au mois de juin, on était à -50% par rapport à l'année 2014, qui était une excellente année. »
Dans ce pays, l'affluence touristique a baissé de 20 à 30% selon les indicateurs en 2015 ; et de 50% en Gambie. « Le problème, explique Abdoulie Hydara, directeur du bureau du Tourisme gambien, c'est qu'il n'y a pas eu de distinction entre la Cédéao et la Gambie. Les médias ont parlé de la Cédéao comme d'un seul bloc touché par Ebola. On a donc été indirectement très affecté par Ebola, le nombre de touristes à fortement baissé, et les compagnies aériennes ont cessé d'opérer des vols vers la Gambie. »
Pour la Gambie, dont 20% du PIB est issu du tourisme, il y avait urgence à attirer de nouveau les touristes. Las, la crise politique qui a suivi l'élection présidentielle de novembre devrait avoir un impact certain sur la saison touristique, qui battra son plein dans les mois à venir.
Myriam Louviot/RFI