21/01/2018

LES FORTUNES SENEGALAISES PLANQUEES

Panama Papers: ces fortunes sénégalaises cachées aux Bahamas

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Au moins, une trentaine de Sociétés sénégalaises, enregistrées aux Bermudes, au Panama et dans les Iles Vierges Britanniques, sont épinglées dans les Paradise Papers. Après l’architecte Pierre Goudiaby Atepa, Mamadou Sall, Mamadou Pouye et des ressortissants Libanais, d’autres Sociétés jusqu’ici inconnues du grand public, portent l’étendard du Sénégal dans cette grande «loge» fiscale.
Avec plus d’une trentaine de Sociétés démasquées, le Sénégal figure, en bonne place, des Paradise Papers. Ce qui démontre bien le dynamisme de certains hommes d’affaires sénégalais qui ont choisi d’enregistrer leurs entreprises dans les paradis fiscaux, pour échapper au fisc national.
Sur la liste des entreprises fournies par le Consortium international des Journalistes d’Investigation, Source A retrouve des Sociétés jusqu’ici très mal connues des Sénégalais. En parcourant les documents de l’ICIJ, on a bien eu froid au dos, car incapable de s’imaginer que le pays de la Téranga pouvait bien se faire autant représenter dans le pli de ces grandes fortunes dissimulées dans les paradis fiscaux.
Après donc, Anglogold Exploration (Sénégal) Limited, Trafigura Refining Senegal Ltd, Exxon Mobil Exploration and Production Senegal (Deepwater) Limited et Atepa Engineering Corporation, entre autres, Source A replonge ses lecteurs dans les données du CIJI pour les familiariser avec quelques Sociétés qui représentent le Sénégal dans cet univers «clos».
La plupart de celles-ci ont bénéficié de l’expertise du cabinet d’avocats Mossack Fonseca, pour se faire enregistrer au Panama, aux Bermudes ou aux Bahamas. Senegal Advisors Inc. a intégré la grande «loge» financière nichée à Saint-Christophe-et-Niévès. Avec pour intermédiaire, Morning Star Holdings Limited, liée à 35358 entités à travers le monde. Elle a été enregistrée, le 30 octobre 2014.
Cette Société, qui s’active dans la boulangerie, située à l’immeuble Caisse de Sécurité sociale et qui a des ramifications jusqu’en Côte d’Ivoire…
C’est aussi le cas de l’entreprise Z2 Group Ltd, avec pour actionnaire La Maison du pain gérée par un certain Marwan Zakhem. Son adresse est située à l’immeuble de la Caisse de Sécurité sociale, au 7 Avenue Carde à Dakar, à la boite postale 4306. Cette entreprise, qui s’active dans les boulangeries, a aussi des ramifications jusqu’en Côte d’Ivoire, à Abidjan.
Il y a, également, Egys Consultant S.A. dont M. André Martinez est actionnaire, avec pour adresse à Sen Mines à Mbodiène, au kilomètre 10 sur la route de Joal. Cette Société a été enregistrée par le cabinet Mossack Fonseca, le 21 juin 2010.
Très connue dans la production des matériels électroniques, cette entreprise de droit chinois est…
Une Société de droit chinois, très connue dans la production des matériels électroniques, est aussi citée sur la liste des entreprises sénégalaises épinglées. Enregistrée, le 19 mai 2004, avec pour adresse à l’Unité 6 des Parcelles Assainies, au numéro 306, elle a pour actionnaire le Sieur Mamadou Sall. La Société Pecten Senegal Ltd, enregistrée le 18 mai 1995 aux Bermudes, a pour agent la Société Appleby. C’est, aussi, le cas de Pecten Senegal Exploration Ltd, une Société américaine qui explore du pétrole au Sénégal. Cette dernière a été enregistrée, un mois après la précédente, plus précisément le 20 juin 1995. Source A vous promet de fouiller davantage dans ces documents et de revenir à ses lecteurs pour vous fournir des informations plus détaillées. Mais ce qui est constant dans ce scandale, c’est que le fisc national a bien perdu plusieurs milliards qui auraient pu bénéficier à la Nation. Hélas.
Papy/SourceA/metrodakar.net

20/01/2018

DAKAR INFERNAL

Circulation à Dakar : on va plus vite à pied à certaines heures

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À certaines heures à Dakar, il est impossible de circuler en voiture à cause de bouchons à n’en plus finir. Entre 9h et 10h, à la sortie des classes dès midi ou en fin de journée dès 17h jusque parfois 21h, conduire devient un véritable cauchemar.
Rond point Liberté 6, Pont de la Foire et Pont de Hann, Colobane, Centre ville, Patte d’Oie, Route nationale vers Technopole sont des endroits où les bouchons sont inextricables. On arriverait sûrement plus vite en marchant.
Indiscipline, cause première des bouchons
Dans sa voiture qui n’avance pas depuis 15 minutes, madame Seye n’en peut plus. Le soleil qui tape fort sur son pare brise et les effluves du car rapide à côté d’elle lui donnent envie de crier un grand coup. Il est 9h et elle avait rendez-vous à 9h10. « Je suis partie de chez moi depuis 8h30 et je me retrouve bloquée dans cet embouteillage alors que mon trajet initial ne dure même pas 15 minutes, rugit-elle. Rien ne va dans ce pays, et s’il faut ajouter à ça l’impossibilité de circuler, ce sera le pompon. ».
En cause, deux automobilistes qui se sont accrochés. Le propriétaire d’une rutilante Mercedes refuse de bouger sa voiture tant que le constat n’a pas été fait par un policier. Dans ce rond point étroit de l’ancienne piste, impossible pour les autres voitures de passer. Malgré les supplications, les menaces, les insultes, le conducteur refuse de céder le passage, alors que son véhicule ne présente aucun dommage grave.
Un peu plus loin, à la poste Fann, c’est le même calvaire. On dirait que les voitures se sont enchevêtrées. Cette intersection à quatre voies est la plus compliquée à traverser en l’absence de policiers pour réguler la circulation. Pas de feu rouge, alors chacun fait ce qu’il veut. On ne respecte pas la priorité, on se fait des queues de poisson, on force le passage… résultat des courses, personne n’avance.
Un trop plein de voitures pour quelques routes très souvent en chantier
Selon la Direction des transports terrestres, il y a 450 000 voitures immatriculées au Sénégal et Dakar en compte 300 000. Ces chiffres vont en grandissant chaque jour. Des vendeurs de voitures d’occasion que l’on trouve à tous les coins de rue proposent des centaines des voitures, à tous les prix.
Avec les gros travaux routiers entamés il y a quelques années, les échangeurs, autoroutes et autres, l’on pensait que les embouteillages seraient un souvenir. Que nenni ! On a plutôt l’impression que plus il y a de nouvelles routes, plus les véhicules sortent des garages. Alors que les conducteurs hésitaient à exposer leurs autos neuves sur des routes pleines de nids de poule, aujourd’hui la tendance consiste à exhiber sa belle SUV.
Des agents de la circulation qui n’arrangent pas souvent le problème
Les automobilistes qui empruntent la VDN connaissent et redoutent l’intersection de la Sonatel à la hauteur de la cité Keur Gorgui. Cette route très fréquentée et embouteillée souffle un peu quand il y a un agent de police sur place. Mais vous tombez parfois sur des agents occupés à autre chose, plus concentrés à verbaliser ou à discuter au téléphone, et ne réagissent que lorsqu’une personnalité se retrouve dans la file à vociférer contre eux.
Les pires se sont les jeunes engagés comme agent de sécurité de proximité (qui n’ont pas vraiment de formation dans le domaine) et qui se retrouvent à faire la circulation. Ces derniers s’emmêlent très souvent les pédales en donnant l’ordre d’avancer à une file de voitures qui bloque finalement le passage. Pas moyen alors d’avancer ou de reculer. Ou encore ils vous laissent poiroter pendant une dizaine de minutes pendant qu’une autre file roule.
La solution ? Marcher tout simplement
Du côté de l’État, on se dit conscient de la situation et l’on promet que des solutions vont être trouvées. Mais interdire la circulation de gros porteurs et de vieux cars rapides, qui ont très souvent des pannes en pleine circulation, ne réglera pas vraiment le problème des bouchons. Un réseau routier urbain qui n’a pas de feu de signalisation, des carrefours étroits, des routes déviées à cause de travaux deux jours sur quatre…
Pas de solution non plus tant que les conducteurs continueront à être inconscients et indisciplinés. Tant que les agents de la circulation ne feront pas leur travail. Tant que les routes seront prises en otages pas les garagistes et les carcasses de voitures.
au-senegal.com
http://www.au-senegal.com/circulation-a-dakar-on-va-plus-...

19/01/2018

RIHANNA A DAKAR

Un projet à 375 millions de dollars : La motivation de la venue de Rihanna au Sénégal ce 2 février

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Rihanna est partout, tout le temps. Au sommet des charts, au détour d’un défilé de haute couture, dans les salles obscures et même… dans l’espace politique. Déjà en septembre 2016, elle avait alpagué François Hollande sur Twitter au sujet de l’éducation. Un tweet qui a découlé d’une rencontre physique le mercredi 26 juillet. Dans ce même élan de solidarité, la chanteuse sera aussi au Sénégal non pas pour chanter mais pour appuyer l’éducation du pays.
Pourquoi croire en sa venue ?
La stratégie Rihanna de communiquer ses déplacements pour l’éducation via sa fondation qui a initié le programme #FundEducation sur Twitter n’est pas nouvelle.
La chanteuse barbadienne s’est aussi adressée au président argentin Mauricio Macri, au porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert et au Premier ministre canadien Justin Trudeau avec des tweets du même calibre.
A travers ce programme pour l’éducation, la santé et avec des interventions d’urgence révolutionnaires et efficaces dans le monde entier Clara Lionel Fdn, en compagnie de Global Citizen et Erna Solberg Premier ministre de la Norvège et Rihanna donc viendront soutenir l’éducation au Sénégal avec un engagement de 375 millions de dollars.
Mission politico-commando pour la diva qui, après Vaidehi et Lionel Messi, va occuper les débats chez ses fans qui n’ont cessé de rêver de la voir en vrai. Déjà sur Twitter, l’annonce de sa venue a créé une vague de réactions les unes plus folles que les autres.
senenews

LA ROUTE DAKAR-MBOUR: UN CIMETIERE

Axe Dakar-Mbour : 473 morts dans des accidents routiers en 2017

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​Le bilan des victimes des accidents routiers sur l’axe Dakar-Mbour a connu une hausse en 2017. De neuf (9) mille en 2016, les interventions sont aujourd'hui à dix (10) mille, occasionnant malheureusement 473 pertes de vies humaines.
473 personnes ont trouvé la mort dans des accidents de la circulation sur l’axe Dakar-Mbour en 2017. Face à la presse, les éléments des sapeurs-pompiers de la région de Thiès ont dressé le bilan de leurs interventions en 2017.
«Nous avons une légère hausse en 2017 au niveau des interventions. Nous sommes à plus de 10.000 interventions là où on avait, en 2016, 9.000 voire un peu moins de 10.000», a informé le commandant du groupement numéro 2 de la caserne des sapeurs-pompiers de Mbour.
Cheikh Tine d’ajouter : «En termes d’accidents de la circulation, c’est l’axe Dakar-Mbour qui occupe une bonne partie d’intervention avec plus de 8.000 sorties occasionnant 473 décès».
A en croire les soldats du feu, leur mission c’est de sauver des vies mais des individus s’amusent à donner de fausses alertes, ce qui complique énormément leur tâche.
«Généralement les gens ne savent pas alerter les sapeurs-pompiers et souvent ça fausse toute la chaîne d’intervention. C’est la raison pour laquelle, renseigne le commandant, nous envisageons de faire des activités de sensibilisations à l’endroit du public pour leur permettre d’avoir une meilleure connaissance de cet outil d’alerte».
Les sapeurs-pompiers sont aussi intervenu en plus des accidents de la circulation, dans plusieurs cas d’incendie et de noyade.
pressafrik.com

LA CASAMANCE SOUFFRE DE SON TOURISME

la Casamance en mal de touristes français

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La Casamance est une région habituellement attractive sur le plan touristique.
Avant l'éclatement du conflit, au début des années 1980, environ 75 touristes venaient visiter la Casamance. Le conflit casamançais a contribué à mettre à genou l’activité touristique dans la mesure où plusieurs hôtels étaient obligés de fermer. Depuis quelques années, l’espoir renaissait. Mais la région renoue à nouveau avec la violence suite à l’assassinat samedi dernier de 14 bûcherons au sud de Ziguinchor.
En moyenne, 25 000 touristes visitent la Casamance chaque année. Mais depuis une semaine, avec le regain de la tension suite à l’assassinat de 14 bûcherons dans la forêt de Boffa, au sud de Ziguinchor, les opérateurs touristiques sont inquiets.
« C'est inquiétant, mais de bonnes volontés viendront quand même. Les nationaux sont là et on va essayer de s'organiser pour mieux travailler. 87 campements sont en activité », explique Lamarana Kanté est le président de la Fédération des associations des campements touristiques.
Plusieurs groupes ont annulé leur réservation suite aux annonces du gouvernement français conseillant ses ressortissants d’éviter le sud de Ziguinchor et la frontière avec la Guinée-Bissau. 80 % des touristes qui visitent la région sont français. « C'est évidemment un sujet de préoccupation parce que la région reçoit la majorité de ses touristes de la France. Donc si jamais une note interdit ou appelle à la prudence, ça pose problème. je pense qu'il faut prendre les choses dans un contexte mondial d'insécurité », Modou Diouf, directeur de l’office du tourisme en Casamance.
Le tourisme fait vivre directement ou indirectement 6,4 % de la population active de la Casamance. Uniquement pour cette année 25 000 touristes sont attendus, selon l’office régional du tourisme.
La Casamance compte une quarantaine d’hôtels, 87 campements et auberges en activité.
RFI

ON NE PEUT PLUS COUPER DU BOIS!

Forêts de la Casamance : Suspension de tous les permis de coupe de bois

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Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 17 janvier à 10 h, au Palais de la République.
A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a présenté les condoléances de la Nation à la Ummah islamique, à la communauté mouride et à la famille de Khadimou Rassoul, suite au rappel à Dieu, le mardi 09 janvier 2018, du Khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, un éducateur distingué, un homme de paix et de consensus, un religieux généreux à l’érudition exceptionnelle.
Renouvelant ses meilleurs vœux de santé et de succès au nouveau Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, le Président de la République lui a réitéré tout son soutien ainsi que l’accompagnement permanent de l’Etat.
Par ailleurs, abordant la sécurisation du territoire national et la consolidation de la dynamique consensuelle de paix dans la région naturelle de Casamance, le Chef de l’Etat a fait observer une minute de silence à la mémoire des victimes de l’attaque criminelle perpétrée par des bandits armés le samedi 06 janvier 2018 dans l’arrondissement de Niaguis, région de Ziguinchor.
Ainsi, le Président de la République a exprimé toute la compassion de la Nation aux familles éplorées et souhaité un prompt rétablissement à tous les blessés qui sont entièrement pris en charge par l’Etat.
Saisissant cette occasion, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de diligenter, dans les meilleurs délais, toutes les enquêtes nécessaires en vue de mettre la main sur les auteurs directs de cet acte et leurs complices ; personnes qui seront recherchées, arrêtées, jugées et punies par la loi à la hauteur de leurs forfaits odieux.
Le Président de la République a aussi exhorté les forces de défense et de sécurité d’engager tous les moyens requis afin de neutraliser durablement toutes les bandes armées qui sévissent sur l’ensemble du territoire national.
Par ailleurs, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, toutes les autorisations de coupe de bois et de procéder sans délai à la révision du Code forestier.
Enfin, le Président de la République a réaffirmé son option fondamentale de consolider, par le dialogue inclusif avec l’ensemble des acteurs et le développement économique participatif, la dynamique consensuelle de paix entretenue dans la région naturelle de Casamance depuis son avènement à la magistrature suprême, en avril 2012.
Poursuivant sa communication autour de la priorité accordée à la stabilité et à la modernisation du système d’enseignement supérieur et de recherche dans le cadre du Plan Sénégal Emergent, le Chef de l’Etat a instruit le Premier ministre de tenir, dans les meilleurs délais, un Conseil interministériel d’évaluation de l’application effective des 11 décisions et des 78 recommandations issues des Concertations sur l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Ainsi, au regard de l’attention particulière qu’il convient d’accorder au financement adéquat du fonctionnement des universités, à travers une gestion transparente et efficiente de toutes les ressources budgétaires mobilisées ou générées par les activités d’enseignement et de recherche, le Président de la République a invité le Gouvernement à évaluer l’état d’exécution de l’ensemble des Contrats de performances signés avec les structures universitaires et à veiller à une application intégrale de la réforme des titres concernant l’ensemble des enseignants et chercheurs.
Le Chef de l’Etat a, en outre, a invité le Gouvernement à assurer le paiement régulier et à date des bourses nationales et étrangères, des salaires des enseignants, des personnels administratifs, techniques et de services (PATS) ainsi que le bon fonctionnement des Centres régionaux des œuvres universitaires récemment créés.
Enfin, le Président de la République a demandé au Gouvernement de veiller à l’orientation de l’ensemble des bacheliers et au règlement des arriérés dus aux établissements d’enseignement supérieur privés.
Appréciant l’état de mise en œuvre du processus de l’ITIE, le Chef de l’Etat a réaffirmé sa volonté d’asseoir la transparence totale dans la gestion de nos ressources naturelles qui appartiennent au peuple et adressé ses félicitations au Président du Comité national et à l’ensemble des membres du Secrétariat technique, pour les progrès conséquents accomplis dans la mise en œuvre de la norme ITIE au Sénégal. En effet, les rapports de conciliation de l’ITIE, adoptés à date échue entre 2013 et 2016, ont permis à l’Etat de se doter de documents de référence complets qui donnent des indications claires et chiffrées sur l’état de la gouvernance du secteur extractif.
Dès lors, le Président de la République a convié le Gouvernement à mettre en place un groupe de travail constitué des représentants des ministères et structures de l’Etat pressentis pour la matérialisation des recommandations afin d’impulser les réformes nécessaires à la transformation qualitative de la gouvernance du secteur. Il s’agit notamment de l’harmonisation du système national de classification des revenus budgétaires avec les normes internationales, pour une meilleure traçabilité des revenus extractifs et de leur utilisation, de la mise en œuvre effective des dispositions sur la péréquation et de la mise à jour des systèmes d’information du Trésor ainsi que son interfaçage avec les Douanes.
Abordant le développement stratégique du secteur de la presse, le Chef de l’Etat a rappelé l’adoption consensuelle, en 2017, d’un Code de la presse pour asseoir la liberté de la presse, accentuer la modernisation de notre système démocratique et consolider le développement économique et social national.
Par conséquent, le Président de la République a invité le Gouvernement à accélérer le processus d’application effective et globale de la nouvelle loi n°2017 - 27 du 13 juillet 2017 portant Code de la presse en veillant au respect des missions de service public des entreprises de presse, à la professionnalisation des acteurs, à la valorisation de notre patrimoine culturel et à l’éducation des populations au respect des valeurs de la République. Le Chef de l’Etat a également demandé au Gouvernement d’engager la réflexion sur la viabilité des modèles économiques de gestion de la presse nationale (publique et privée) et d’examiner les modalités d’une régulation renforcée.
Le Président de la République a, enfin, engagé le Gouvernement à accélérer le processus de modernisation de l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).
Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur son agenda diplomatique et le suivi de la coopération internationale.
Le Premier ministre a axé sa communication sur la communication gouvernementale, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.
Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation internationale.
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :
- Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg pour l’élimination de la double imposition et la prévention de l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée le mercredi 10 février 2016 à Luxembourg
- Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention portant création de la Société de Gestion de l’Energie des Ouvrages du Haut bassin en Guinée (SOGEOH) ;
- Projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Bureau de Prospective Economique (BPE) ;
- Projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Bureau d’Information Gouvernementale (BIG)
lesoleil.sn

18/01/2018

UN PORT A BARGNY-SENDOU

Sénégal: un second port en construction

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Le Sénégal a concédé plus de 500 hectares à des investisseurs privés à Sendou à 35 km de Dakar pour un coût total de plus 290 milliards de FCFA.
Selon le ministre Oumar Sarr en charge de l'exploitation maritime, le port minéralier et vraquier d'une capacité de 7millions de tonnes dès sa première année d'exploitation va transformer la localité qui vient d'accueillir une nouvelle centrale électrique, en un véritable hub industriel de référence dans la sous-région ouest africaine.
Avec le port autonome de Dakar, seuls quelques navires relativement de petite taille accostent au Sénégal du fait de la profondeur limitée du chenal, a déclaré Aleksander Zalakosta, directeur financier de l'entreprise Sénégal Minergy Port en charge du projet.
Il annonce la construction à terme à Bargny-Sendou d'un port de 18 mètres de tirant d'eau, soit l'un des plus profonds d'Afrique dit-il, à même d'accueillir de plus gros navires de 120 milles tonnes et plus sur la côte sénégalaise.
Le constructeur dit espérer des mutations économiques majeures sur l'import et l'export, et notamment le phosphate pour lequel les entreprises locales restent très peu compétitifs du fait de la petite taille des navires.
Les grands navires pourraient en effet influencer toute la chaîne d'importation jusqu'aux prix des produits plus accessibles pour le consommateur local, a ajouté Monsieur Zalakosta.
Le nouveau port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou est structuré en 3 terminaux dont le premier consacré aux produits liquides est un dépôt pétrolier d'une capacité de 2,5 millions de tonnes et un centre de stockage de gaz.
Le deuxième terminal va accueillir le gros de l'exploitation minière du Sénégal, phosphates de Matam au Nord, fer, bauxite, Zircon et autre alumine de l'Est.
Le 3ème terminal est une offre industrielle complète pour les céréales ensachées surplace, les oléagineux, la chaudronnerie et la production des matériaux de construction.
Sendou vit de la pêche et devrait consolider sa cohésion sociale à l'issue des travaux selon le maire de la localité Daouda Diaw.
Très peu de jeunes sont enclins à quitter leur village dit-il, préférant l'activité artisanale à l'encombrement urbain au centre-ville de Dakar.
Ils sont une forte communauté de pêcheurs, premiers bénéficiaires du chantier pour ses 2500 emplois selon le promoteur.
Selon le Premier ministre Mohammed Abdallah Boune Dione qui avait posé la première pierre en décembre 2017, la nouvelle zone industrielle contribuera à améliorer l'ouverture maritime du Sénégal afin que ses ressortissants puissent profiter de sa position géographique privilégiée à la lisière du continent.
bbc

17/01/2018

LE VIN DE NGUEKHOKH

Bienvenue au Sénégal, un pays viticole inattendu

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Découverte de l'incroyable "Domaine Du Clos Des Baobabs", le seul et unique vignoble du Sénégal...et d'Afrique de l'ouest!!
Un petit paradis perdu dans la région de la Petite Cote, à 15km de la mer.
Un projet initié en 2013 par deux français expatriés et en quête d'aventure : Philippe Franchois (né au Sénégal, ayant travaillé dans les assurances en Bourgogne et amoureux de vin) et François Normant (qui possède quelques terres dans le pays et avait envie de relever le défi d'un projet agricole innovant).
Au total, 3 hectares plantés, dont deux hectares de grenache et un hectare expérimental (cabernet sauvignon, cinsaut, sangiovese, syrah), pour une production en 2016 de 250 bouteilles!
Nous avons eu le plaisir d'en goûter une et je dois avouer que le vin se boit très vite, qui plus est à l'ombre d'un baobab ;)
Bon vent à ces vignerons autodidactes plein de talent et aussi sympathiques qu'accueillants!(https://web.facebook.com/closdesbaobabs/)
Wine Explorer

2ème CONTRÔLE TECHNIQUE A DAKAR

Ouverture d’un 2e centre de contrôle technique : Mbao décharge Hann (Dakar)

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Il y aura moins sans doute d’embouteillages à Hann notamment aux abords du seul centre de contrôle technique de la capitale. Ouvert le 8 janvier dernier, le deuxième et nouveau centre de contrôle technique de Dakar va permettre de libérer Hann de ses files interminables. «Comme celui de Hann, le centre de contrôle technique de Mbao va effectuer une visite technique périodique visuelle de tous les taxis quel que soit leur âge mais aussi les véhicules légers de moins de 8 ans détenant une carte grise sénégalaise», renseigne le journal Le Quotidien.
SenewebNews

A FOND LE SOLAIRE!

Le Sénégal inaugure sa quatrième centrale solaire

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Le Sénégal s’est doté d’une quatrième centrale solaire, une infrastructure d’un coût de 28 milliards de FCFA et inaugurée mardi à Mérina Ndakhar (148 km de Dakar) par le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne.
Dénommée "Cheikh Anta Diop" du nom du défunt égyptologue, la nouvelle centrale solaire a une capacité de 30 MW.
"Aujourd'hui, le Sénégal s'est doté d'une quatrième centrale solaire et une cinquième sera installée à Kahone. Cela renforce notre mix énergétique et nous libère de la dépendance des énergies fossiles", a dit le Premier ministre Dionne pour qui l’inauguration de l’infrastructure marque une étape supplémentaire de l'engagement du président Macky Sall d'assurer le renouveau du secteur énergétique.
"Avec de n'nouvelles centrales prévues dans la région, notamment à Diass et à Taiba Ndiaye, Thiés sera le hub énergétique de par sa position. Ce qui nous permettra de porter le mixte énergétique à 23% avant fin 201i", a ajouté Mahammad Boun Abdallah Dionne, soulignant que l'objectif est d'arriver à 30% de mixte énergétique en 2020.
La centrale qui peut alimenter l’équivalent de 200 000 personnes, réduira les émissions de gaz à effet de serre (34 000 tonnes de CO2 économisées par an), assure son initiateur, la société Ten Merina Ndakhar SA.
Karim Ndiaye, s’exprimant au nom de la société Ten Merina Ndakhar SA, a souligné que le Sénégal est le pionnier de la révolution solaire en Afrique grâce à la vision et à la politique du président Macky Sall. "Cette centrale solaire est une belle illustration du mix énergétique et conforte le Sénégal dans son leadership solaire en Afrique’’.
Construite en dix mois sur une superficie de 46 ha, elle compte 92.000 panneaux photovoltaïques et son énergie sera achetée par la Senelec (Société nationale d’énergie électrique)
Pour la responsabilité sociétale de l'entreprise, M. Ndiaye a promis la mise en place d’une mutuelle de crédit pour les femmes et les jeunes de la localité, l'électrification du village de Mbouki et la construction d’une maternité équipée. Il est également prévu l'aménagement d’un forage et d’un périmètre maraîcher de 10ha, la mise à disposition de semences pour les personnes affectées par le projet et le transfert du siège social de Ten Merina Ndakhar SA au sein de la commune de Merina Ndakhar afin que cette dernière puisse bénéficier des retombées fiscales associées au projet.
Selon le député maire de Mérina Ndakhar, Aymérou Gning, cette centrale respecte les promesses du chef de l'État en matière de fourniture d'électricité et porte à 21,8% le mix énergétique. "Les centrales de Santhiou Mékhé et de Mérina Ndakhar, toutes installées dans le département de Tivaouane honorent le Cayor surtout que celle inaugurée aujourd'hui porte le nom de Cheikh Anta, fils du Cayor", a dit Aymérou Gning.
Pour Abdou Fall, promoteur initial du projet qui parlait au nom de tous les acteurs des énergies renouvelables du Sénégal, la centrale est une réalisation flamboyante aux enjeux multiples.
"Cette centrale a vu le jour grâce à un engagement sans faille de ses porteurs. Il est également celui de Macky Sall. Le solaire au Sénégal est un chantier hautement présidentiel car le chef de l'État prend des engagements et fait des arbitrages budgétaires nécessaires", a indiqué Abdou Fall.
TE/cat/APA

16/01/2018

INTERNET MOINS CHER

Internet mobile : Sonatel baisse ses tarifs de 50%

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La Société nationale des télécommunications du Sénégal (Sonatel) veut contribuer à "hisser le Sénégal parmi les 5 premiers pays africains les mieux connectés". Ainsi, elle s'est engagée auprès de l'État, dans sa stratégie "Sénégal Numérique 2025", qui vise à accélérer "l'accès du plus grand nombre à un internet plus abordable et de meilleure qualité". C'est dans ce cadre qu'après l'acte 1 vers "Sénégal Numérique 2025" en février dernier, avec une baisse moyenne de 25% des tarifs de l'internet, le Groupe Sonatel pose aujourd'hui son deuxième acte de l'évolution de l'offre globale d'Internet. Un acte dont la cérémonie de lancement officiel s'est tenue ce mardi 16 janvier 2018, au siège de ladite société, à Dakar.
À travers cet acte, l'opérateur historique de télécoms au Sénégal atteint ainsi l'objectif de 50% fixé par l'État avec un an d'avance. Et s'engage à "repousser les limites de l'internet" en 2018, à travers 3 leviers, à savoir : baisse des tarifs de l'internet de moitié à l'horizon 2019, amélioration de la qualité et extension du réseau 4G et amélioration de l'expérience client au quotidien.
Baisse de 50% du coût de l'internet mobile
Selon le Directeur de la Communication institutionnelle et des relations extérieures de Sonatel, Abdou Karim Mbengue, en une année, le Groupe a déjà réussi à tenir son engagement initialement prévu en 2019 pour la baisse de 50% des tarifs de l'internet mobile. Une baisse qui sera effective à compter de ce 16 janvier 2018, à travers de nouvelles offres. Ainsi, le tarif du Pass internet mobile 1Go baisse en passant de 2 500 à 2 000 francs Cfa. A cela, s'ajoute le report des volumes non consommés pour certains Pass mois.
L'acte 2 de la révolution numérique contient également une nouvelle baisse des tarifs de l'internet fixe. Car, avec "Keur gui", on peut se connecter "sans limite" à la maison à 12 900 francs Cfa au lieu de 14 900. Et l'offre internet fixe "Home" passe d'un débit de 2 à 4 méga max, alors que son prix mensuel passe de 24 900 à 22 900 francs Cfa.
Augmentation de la vitesse de connexion pour les entreprises
Pour les entreprises, Sonatel a décidé d'améliorer la vitesse de connexion sur les offres "Business internet Voix Silver" et "Internet Pro". Ce dernier passe d'un à 2 Mégabits par seconde. Et pour le premier, la vitesse passe de 2 jusqu'à 5 Mégabits par seconde. Plus la mise en place de l'illimité vers un numéro fixe Sonatel (hors numéros spéciaux) et un numéro mobile Orange (au Sénégal) sur l'offre "Internet Pro".
Couverture du réseau 4G : plus de 220 milliards investis
Aussi, Abdou Karim Mbengue a fait savoir que Sonatel, depuis 2015, a investi plus de 220 milliards de francs Cfa pour "améliorer constamment" le réseau numérique au Sénégal. Et, en plus des 14 capitales départementales qui ont été couvertes en 2017 par le réseau 4G, le Groupe compte couvrir toutes les capitales départementales du pays, du futur Train express régional (Ter) et des grands axes routiers.
Optimisation du service client
Enfin, toujours dans le cadre de l'acte 2 de la révolution numérique, le Groupe Sonatel a décidé d'améliorer davantage "la qualité du service client Orange", notamment sur les canaux digitaux. Il s'agit ici, selon Abdou Karim Mbengue, d'optimiser au quotidien l'expérience client des produits et services du groupe.
ACheikhou Aïdara - Seneweb.com

MACRON AU SENEGAL

Macron à Mbour et Saint-Louis

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En début du mois de février, le président Français sera à Dakar. Emmanuel Macron sera certes ici pour des questions liées à l’éducation, mais, il va en profiter pour effectuer sa première visite officielle. Et sera, donc, reçu avec tous les honneurs, livre les Echos.
Outre ses visites à l’aéroport Blaise Diagne et au Centre de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, Saint-Louis et Mbour sont également inscrits dans l’agenda d’Emmanuel Macron.
XALIMANEWS

INSECURITE A MBOUR & SALY

Insécurité grandissante à Mbour et Saly Niakh niakhal
Les populations dans la terreur... la police minimise

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Les problèmes de sécurité restent toujours un débat houleux au Sénégal. La question d'insécurité hante le sommeil des Mbourois. Entre braquage de boutiques, agressions et vols répétitifs, les populations réclament l'intervention des autorités policières. Bon nombre d'entre les habitants de Saly Niakhniakhal n'osent plus sortir de chez eux à certaines heures. La rédaction de PressAfrik a fait une descente sur les lieux pour mesurer ce fléau nouveau dans ladite localité
Difficile de vivre en toute quiétude dans les quartiers de Mbour et de Saly Niakhniakhal. Aujourd'hui, l'insécurité rythme le quotidien des Mbourois. Selon les habitants de la commune, les autorités compétentes doivent faire quelque chose pour éradiquer ce phénomène. Les résidents n'osent plus sortir à certaines heures, même pour aller à la boutique. Cependant, certains soutiennent que la police fait de son mieux mais elle ne peut pas tout régler car "certains parents protègent les bandits chez eux"
Rencontrée à quelques encablures du rond-point du croisement Saly, en train d'attendre une voiture pour aller à Dakar, la quarantaine révolue, vêtue d'un boubou traditionnel en Wax, les lunettes bien vissées sur le nez , Ndèye Fatou Diop soutient que l'insécurité est devenue une réalité à Mbour. « Il y a trop de bandits dans cette localité. Les gens n'osent même pas sortir de chez eux pour ne pas être agressé. Il y a quelque temps de cela, le boutiquier qui est près de chez moi à Saly Niakhniakhal, a reçu la visite des malfrats vers 00 heure. Ces derniers ont emporté une somme de 350 000 francs Cfa avec des cartes de crédits. Apres avoir commis leur forfait, ils ont ligoté le boutiquier et pris la tangente », raconte-t-elle
Elle ajoute avec amertume : « c'est seulement le lendemain que les gens ont pu découvrir ce que s'est passé avant de saisir la police. Dans notre quartier les gens ont peur de sortir la nuit à certaines heures. Nous sommes vraiment fatigués de cette situation ».
Cependant, la dame salue le travail du nouveau commissaire de la police centrale qui, selon elle, a fait un travail remarquable dans la zone. « Dernièrement, j’ai entendu à la radio que dix malfaiteurs qui intervenaient entre Saly et Mbour ont été appréhendés. Ces derniers ont commis beaucoup de forfaits dans la commune. Avec ces arrestations nous allons respirer un peu ».
Abondant dans le même sens sur la question d'insécurité qui règne dans la commune de Mbour, Amadou Goudiaby 30 ans, menuisier de son état, pense que le problème d'insécurité est favorisé par l’avènement du Tourisme. Trouvé dans son lieu de travail, à Grand Mbour, près de l'hôpital, en train de raboter du bois, il indique qu' « auparavant la question d'insécurité ne se posait pas. Mais actuellement la donne a changé de camp. Il n’y a pas une semaine qui passe sans qu'il y ait pas vol dans des différents quartiers ».
Le Commissaire Lèye minimise : "Il n'y a pas de quoi s'alarmer"
Une autre dame du nom de Saly Faye, gouvernante dans une villa qui appartient à un ressortissant belge, raconte avoir reçu la visite des malfaiteurs qui était à bord un véhicule 4X4 L200, il y a de cela deux mois. La soixantaine, vêtue d'un boubou traditionnel brodé taille basse moderne. « Mère Faya », comme on l'appelle, raconte sa soirée horreur.
"Une partie du mur de la maison était tombée lors de la saison des pluies. Et, c'est par là que les bandits ont pu accéder à l'intérieur de la maison. Ils ont emporté beaucoup de matériels précieux. J'étais toute seule à la maison. Le gardien m'avait demandé la permission de partir chez lui. Ce jour-là, j'ai eu la peur de ma vie. Mais heureusement pour moi, j'étais dans l'autre appartement", confie-t-elle
Un habitant, témoignant sous anonymat, avance que « dans les quartiers comme Saly Niakhniakhal et grand Mbour nous avons toujours ces genres de problèmes. Vol ou agression. Ce constat est presque fait dans toute la localité. La police ne peut pas régler tous ces problèmes. Dans certaines maisons, ce sont les parents qui encouragent le banditisme. Ils ne vont jamais dénoncer les jeunes qui perturbent notre quiétude ».
Dans un entretien qu’il a accordé à PressAfrik, pour sa part, le commissaire de la police centrale Madjibou Lèye soutient qu'il n y a pas une insécurité alarmante à Mbour. « Les forces de sécurité sont bien en place. Il y a des patrouilles qui sont régulièrement organisées. Toute la ville est sillonnée par les éléments de la police ».
Poursuivant, il a par ailleurs indiqué que Mbour à une démographie galopante qui explose de jour en jour. Les moyens humains comme matériels ne suivent pas forcément en dépit des nombreux efforts des autorités compétentes. Mais force est de reconnaître qu'il n y a pas quoi s'alarmer ».
Selon lui, avec l’interpellation de ces dix malfaiteurs, le problème d’insécurité va diminuer un peu. Ce qui ne veut pas dire, selon lui, qu’il faut baisser la garde. "Nous restons toujours vigilants".
A cet effet, le commissaire Lèye soutient que « ces cas de vol s'expliquent par plusieurs facteurs dont la précarité, les problèmes sociaux, familiaux, le sous emplois dans certains domaines, le désœuvrement, mais aussi un problème d'éducation. Les malfrats sont âgés de 18 à 32 ans, ce qui prouve qu'il sont tous encore des jeunes.», a-t-il soutenu.
Ainsi, M. Lèye promet, de ne ménager aucun effort pour assurer la pérennité de la commune de Mbour par des patrouilles incessant.
​5525 arrestations, des kilogrammes de chanvre indien saisis au courant de l’année 2017
Reportage !!! Insécurité grandissante à Mbour et Saly Niakhniakhal : Les populations dans la terreur... la police minimise
Le commissaire de la police Centrale Madjibou Lèye a révélé lundi à la rédaction de PressAfrik, qu’au courant de l’année 2017, 5525 arrestations pour divers motifs ont été enregistrées dans la commune et sur ces arrestations 585 ont été déférés au parquet depuis le mois d’avril dernier.
Le commissaire précise que « 69,5 kg de chanvre indien, 660 cornets, 46 joins Et 44 paquets de 3000 Fcfa. Nous avons saisi 268 000 francs CFA sur un dealer »
pressafrik.com

LE LIT DES NOUVEAUX COLONS TURCS

Entreprises turques au Sénégal : «nouveaux colons» en territoire conquis ?

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Le quotidien L’AS dans son édition du 16 décembre, a rapporté des propos étonnants qui auraient été tenus par une chef d’entreprise turc à propos des Sénégalais. Il s’agit d’un responsable de Doğanlar Investment Holding, l’une des plus grandes entreprises de confection de produits mobiliers en Turquie, qui compte investir au Sénégal et conquérir le marché du mobilier en Afrique à travers le Sénégal.
L’un des membres de la Direction du groupe Doğtaş and Kelebek Mobilya, membre du holding en l’occurrence Ismail Doğan déclare: «Daily Sabah»: «Au Sénégal où il y a une population de 15 millions d’habitants. Et plus de la moitié dort par terre». C’est étonnant de se nourrir de tels clichés. On se demande bien si c’est de la mauvaise foi, du mépris ou une simplement erreur. Autrement comment peut-il dire cette énormité.
Tous ces lits que je vois exposer le long du canal sont-ils donc tout droit venus d’Istanbul ou d’Ankara ? Quand je traverse la Médina près des groupes Futurs Médias ou D-Médias, ces artisans que je vois travailler avec beaucoup d’entrain sont-ils des Turcs?
L’investisseur turc serait-il rentré dans des maisons des plus de 7,5 millions de Sénégalais pour se rendre compte de ce que tout ce beau monde dorme à même le sol parce que les artisans sénégalais ne sauraient fabriquer des lits ? Même si 1 million de Sénégalais dormaient à même le sol, est-ce parce que le Sénégal n’a pas d’experts ou de chef d’entreprise qui fabrique du mobiliers ou c’est pour d’autres raisons?
Selon le patron turc, Doğanlar Investment Holding va se lancer dans la construction d’une usine de mobilier qui va tirer d’affaires tous ces Sénégalais dépourvus de canapés lits et autres.
La compagnie a dit clairement son intention de vouloir conquérir le marché africain en passant par le Sénégal avec un investissement de 30 milliards de francs CFA. Et pourquoi pas ? Ce n’est pas là le problème. C’est plutôt fort intéressant pour le Sénégal en termes de création d’emplois.
D’ailleurs, l’on apprend qu’il est prévu 160 employés composés de Turcs et de Sénégalais pour le démarrage de l’exploitation.
Et que si le projet atteint sa vitesse de croisière, d’ici 2020, il pourra générer 700 à 1000 emplois. La construction de l’usine va durer trois ans sur une superficie de 50 000 mètres carrés avec un apport de 30% venant de partenaires étrangers. «La première phase a été d’ailleurs lancée au mois de mai de l’année 2016 et il sera ouvert en juin 2018», indique-t-on. Tout ça est merveilleux.
Le journal turc dit également que les artisans locaux qui seront employés par son unité industrielle bénéficieront de renforcement de capacité puisque le Sénégal manque d’expertise dans la fabrication de sofa et de lit-canapé. Si cela est prouvé ce ne sera que positifs. «Ils seront envoyés en Turquie dans nos usines pour s’imprégner davantage sur le métier et avoir les aptitudes requises pour relever le niveau technique. Ils seront ensuite employés dans nos usines au Sénégal», a-t-il expliqué.
Le partenariat reste intéressant. C’est aussi louable que le Sénégal diversifie ses partenaires de par le monde. Par contre, venir avec certain regard, entretenir des a priori sur un peuple est choquant.
Désir de puissance
La montée en puissance de la Turquie dans le monde est incontestable. Et les pays africains gagneraient bien à commercer avec ce pays dans le cadre de la diversification des partenaires. Des ambitions diplomatiques et géopolitiques de Recep Tayyip Erdogan sont impérieuses et sans limite. Ankara a un vrai désir de puissance. Membre du G20, l’économie turque est en plein essor. Depuis quelques années, comme les BRICS, elle est aux portes du continent et toque à la porte.
Les entreprises turque font bien leur beurre dans divers secteur d’activités au Sénégal: la restauration, l’éducation, le commerce, le BTP. Peut-être les plus célèbres sont Suma et Limak, rendues elles-mêmes célèbres par les travaux d’achèvement du nouvel aéroport du Sénégal, dont ils auront la gestion pendant environ 25 ans au nez et à la barbe des entreprises sénégalaises qui ont râlé, en vain.
Sur le plan commercial comme l’avait annoncé le ministre turc de l’Economie, Nihat Zeybeki, le 21 décembre dernier, le volume d’échange entre le Sénégal et la Turquie est de plus de 138 milliards de francs CFA. Et l’ambition d’Ankara c’est d’atteindre la barre de 548 milliards de dollars d’ici 2020. Tout ça est une excellente chose. Les hommes d’affaires sénégalais devraient mieux se préparer pour profiter de cette opportunité qu’offre la Turquie. L’Etat devrait également s’employer à favoriser un transfert de technologie dans certains domaines de la part des entreprises turques.
Sur un autre plan, Nihat Zeybeki avait notamment indiqué que le Sénégal avec qui la Turquie partagent beaucoup de similitudes, dont la constance de la croissance économique, a toujours été un partenaire privilégié d’Ankara, dans les domaines économique et commercial. Ça c’est le côté politique et officiel. Tout compte fait, les portes du Sénégal sont ouvertes. Ce n’est pas une raison pour que les Turcs, pour que les partenaires d’affaires regardent les Sénégalais du haut, tiennent un discours condescendant et présomptueux et quelque peu colonialiste.
Noël SAMBOU/senenews

FOCUS SUR LE TOURISME

Promotion de la Destination Sénégal, de bons échos

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Grand focus sur le Sénégal. Après le groupe France Télévisions et d’autres médias français, la presse italienne prend le relais. Le pays de la Téranga suscite de plus en plus l’intérêt des médias internationaux. Intérêt qu’il doit à ses nombreuses potentialités touristiques. Son paysage à couper le souffle, le charme de ses terres, de ses côtes et plages et son hospitalité légendaire (Teranga en wolof, Ndlr) ne laissent pas la clientèle italienne indifférente.
Autant d’atouts présentés dans des reportages réalisés par des chaînes de télévision italiennes (Rai News 24 et Italia 1, Ndlr) qui, pour la circonstance, ont choisi de mettre un point d’honneur sur la politique touristique du pays. A cet effet, l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD), tout dernièrement inauguré, constitue une infrastructure structurante et un puissant levier dans la compétitivité de la destination.
Pour Joséphine Alessio, le Sénégal peut être défini comme « le continent du futur. Un pays à fort potentiel économique qui offre des opportunités d’investissement dans tous les secteurs, notamment ceux de l’agriculture, de la pêche et plus précisément du tourisme ». Dans son reportage, la journaliste invite les agences italiennes qui veulent investir en Afrique à se rendre au Sénégal qu’elle qualifie de «pays à mille opportunités»
dakaractu.com

PLUS DE 6% DE CROISSANCE

Le Sénégal va dépasser les 6% sur la période de 2017-2020

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Le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International (FMI) a approuvé les résultats économiques enregistrés par le Sénégal dans le cadre d’un programme appuyé par l’instrument de soutien à la politique économique (ISPE). Selon le FMI, le pays va dépasser les 6% de croissance en 2017 pour la troisième fois consécutive.
Le déficit budgétaire est en baisse progressive sur les dernières années et devrait atteindre 3,7% du PIB en 2017. Le déficit des transactions courantes devrait se creuser à 7,8% du PIB en 2017, en raison de la hausse des prix du pétrole et du léger ralentissement de la croissance des exportations, renversant ainsi la tendance à la baisse.
Cette note d’espoir du FMI vient confirmer les perspectives de l’agence Standard & Poor’s, qui a affirmé le 15 décembre dernier que la note souveraine du Sénégal est de B+/B. Ce qui confirme la bonne dynamique économique du pays.
Selon l’agence Américaine, la croissance de l’économie Sénégalaise devrait avoisiner les 7% sur la période de 2017-2020, contre 3,5% en moyenne entre 2011-2014. Cette croissance s’explique par les investissements importants effectués dans les infrastructures.
Pour la Banque Mondiale, le Sénégal a l’une des économies les plus performantes de l’Afrique subsaharienne grâce à une meilleure compétitivité, des progrès ponctuels dans les réformes structurelles engagées et une conjoncture internationale favorable.
pressafrik.com

STOPPER LE TRAFIC DU BOIS

Sanctionner sévèrement pour enrayer le trafic de bois en Casamance

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En dix ans, la forêt casamançaise a diminué de moitié, selon l'architecte, Pierre Goudiaby.
Le drame survenu en Casamance au Sénégal samedi 6 janvier met en lumière un phénomène qui touche la région depuis des années, l'exploitation illégale du bois et le trafic d'essences rares. Les 14 personnes assassinées dans une forêt au sud de Ziguinchor venaient en effet couper du bois.
Pierre Goudiaby Atepa : « Il y a une mafia qui s’est organisée, elle envoie des jeunes aller chercher ou couper du bois, dans des endroits où c’est interdit. Il faut ouvrir une enquête - j’allais dire, sérieuse – et si le procureur nous demande, nous lui donnerons des noms. La racine du mal, c’est cette mafia qui s’est installée en Casamance et qui pille les forêts casamançaises, depuis plus de 10 ans. »
Originaire de Casamance, l'architecte Pierre Goudiaby est d'ordinaire prudent et mesuré dans ses propos. Et s'il accuse aujourd'hui la mafia, c'est que le trafic de bois casamançais menace non seulement l'écosystème régional mais aussi la paix. En dix ans, la forêt casamançaise a diminué de moitié, selon Pierre Goudiaby. Le trafic a commencé à la frontière gambienne et s'étend désormais à celle de la Guinée-Bissau. Il concerne d'abord le bois de chauffe, un commerce lucratif, selon Haidar El Ali, militant écologiste et ancien ministre. Il répond à notre correspondant Guillaume Thibault.
« On a le droit de produire du charbon que dans les forêts aménagées. Pourtant : que se passe-t-il ? On va dans les zones interdites, on exploite le charbon. Après on se dit : ‘Oh, on a 10 000 sacs !’ On vous met une petite amende de 1000 francs CFA par sac. Vous l’avez produit pour 1000 francs le sac, cela fait 2000 francs plus le transport 1000 francs, cela vous revient à 3000 francs le sac. Et lorsque vous l’avez acheminé à Dakar le sac de charbon se vend 8000 francs. Donc c’est le jackpot ! Mais comme vous avez payé une amende de 1000 francs par sac, c’est comme si vous aviez blanchi le charbon ‘trafiqué’. »
Mais si les forêts casamançaises sont menacées, c'est aussi parce que les trafiquants exploitent les bois rouges et notamment une espèce protégée, le bois de vène. Du temps du régime de Yaya Jammeh, le trafic transitait par la Gambie. Les commerçants chinois exportaient directement depuis Banjul. Aujourd'hui les choses ont changé et les autorités sénégalaises ont renforcé les contrôles.
Mais il faut faire plus selon Haidar el Ali : « Je rappelle que depuis que le président a demandé aux ministres de la Défense, de l’Intérieur et de l’Environnement, d’être présent sur le terrain pour lutter contre ce trafic, il y a un mieux. Mais ça ne suffit pas. Il faut que les lois soient revues, de façon à ce que le trafic soit pénalisé. Parce aujourd’hui, lorsque vous attrapez un trafiquant, il paie une amende et il s’en sort. Il faut qu’il fasse du pénal et ensuite que l’on cible la mafia, les patrons. Les Chinois, eux, ils ont bien compris, ils se sont déplacés vers la Guinée-Bissau, ils sont toujours présents. Il faut que ce soit un combat sous régional. »
Sous régional, voire africain. Entre 2010 et 2015, la Gambie et le Nigéria étaient les deux principaux pourvoyeurs africains d'essences nobles en Chine.
Olivier Rogez/RFI

LA VDN JUSQU'A St LOUIS

Prolongement de la Vdn jusqu’à Saint-Louis : L’Arabie saoudite dégage la voie au Sénégal

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Bientôt la Voie de dégagement nord (Vdn) jusqu’à Saint Louis ? Beaucoup de Sénégalais en rêvent, et le gouvernement y travaille.
Le Ministre de l’Economie et des finances Amadou Ba vient de signer aujourd’hui à Ryad, en Arabie Saoudite, des accords de financement pour deux projets structurants.
Le premier concerne le prolongement de la Vdn jusqu’à Saint Louis, et le second, pour un peu plus de 20 milliards de Cfa (40 millions de dollars américains), pour un complément du Pudc.
Les accords ont été signés entre le ministre Amadou Ba et le directeur du Fonds saoudien.
NDARINFO.COM

15/01/2018

TOURISME A DAKAR

Les incontournables de la capitale sénégalaise

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Ce petit pays de l’Afrique de l’Ouest est une destination touristique prisée grâce à son accessibilité, ses très belles plages, l’hospitalité légendaire de sa population et aussi pour ses nombreuses attractions. Cette semaine, Jumia Travel vous livre un petit guide des Incontournables de Dakar la capitale sénégalaise.
Visiter l’île de Gorée
Au large de Dakar, l’île millénaire est la gardienne de l’histoire douloureuse qu’a été l’esclavage. Classé patrimoine mondial de l’Unesco, Gorée a conservé son architecture d’en-temps ; on peut y visiter la Maison des esclaves, le Musée historique de l’histoire du Sénégal, l’église Saint-Charles-Borromée, le Castel qui surplombe l’île.
Visiter le monument de la renaissance
Erigé sur l’un des sommets des collines des Mamelles, le Monument de la Renaissance de Dakar vous assure une visite paisible et simple dans l’un des coins les plus sympas de la capitale. A l’entrée, vous allez vous rendre compte qu’il faut gravir 197 marches afin d’accéder au pied de la sculpture géante. La visite commence par le rez-de-chaussée très joliment décoré par des tableaux et tapisseries provenant de toute l’Afrique. Les ascenseurs conduisent au sommet ; là vous aurez une vue imprenable sur la ville et c’est époustouflant.
Faire les marchés
C’est l’activité préférée des sénégalaises. Dakar possède de grands marchands surchargés et tellement exotiques. Le marché de Tilène est un peu le marché africain : on y trouve des produits venant de toute l’Afrique de l’Ouest ainsi que beaucoup de produits frais. Celui de Sandaga est plus un marché aux puces om on trouve du tout ; de l’électronique, à l’habillement en passant par les légumes et autres denrées alimentaires. Le Marché Kermel aussi surnommé le marché toubab est le marché de la plupart des expatriés. Le bâtiment à lui seul vaut le détour sur les lieux. Il a une architecture unique et attrayante ; on y trouve fruits et légumes frais, poissons et viandes ainsi que des boutiques artisanales.
Manger à la plage
Les côtes sénégalaises sont poissonneuses et Dakar regorge de plages où débarquent chaque jour des centaines de pirogues ; ici c’est la pêche artisanale qui prédomine. A la Pointe des Almadies, sur la plage de Soumbédioune et celle dite de Cassation on trouve des vendeuses de grillades de poissons frais. En été, ces plages sont prises d’assaut et on y déguste beaucoup poissons et fruits de mer.
Dakar By Night
La vie nocturne est agréable et on y trouve un programme pour tous les goûts. Vous pourrez ainsi déambuler dans les rues vides du Plateau ; sur l’avenue Georges Pompidou à partir du rond-point Sandaga vous trouverez bars, boites de nuits et restaurants. De l’autre côté de la ville dans la zone des Almadies, c’est un autre décor ; pour les amateurs de fêtes fiévreuses c’est l’endroit conseillé. Ici les soirées sont arrosées et les boîtes de nuit bondées.
Ismael Cabral Kambell/afrik.com

NOTE TOURISTIQUE

Le Sénégal, par-delà les baobabs géants

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Le coeur du pays bat le long de la Petite-Côte, qui déroule ses plages et ses villages de pêcheurs au sud de Dakar. Une région certes touristique, mais dont l'authenticité reste intacte dès que l'on quitte les sentiers battus à la rencontre des populations locales. Et dont la biodiversité ravira les amoureux de la nature.
On dit au Sénégal que les esprits se nichent dans les baobabs, ces géants tourmentés devenus les symboles officiels du pays. Certains, multicentenaires voire millénaires, ont un tronc creux dans lequel les villageois enterraient leurs griots avant que Léopold Sédar Senghor, le poète devenu premier président de la République après son indépendance en 1960, n'interdise cette pratique animiste. Mais il règne toujours autour de cet arbre mythique une atmosphère un peu mystique. Elle atteint son paroxysme lorsque la brume matinale baigne la forêt de baobabs de la région de Mbour, à une centaine de kilomètres au sud de Dakar.
Nous sommes au milieu de la Petite-Côte, cette longue bande littorale bordée par l'Atlantique et reliant la capitale au delta du Saloum, l'un des grands fleuves qui irriguent ce petit pays souvent désigné comme " la porte de l'Afrique noire ". Un haut lieu du tourisme, très fréquenté l'hiver par des Européens en quête de soleil et d'exotisme à quelques heures d'avion et à des prix défiant toute concurrence. Les plages de rêve, bordées d'impressionnantes falaises multicolores, alternent avec les villages de pêcheurs qui revendiquent une authenticité délabrée. Malgré la propension croissante des Occidentaux à y investir de belles villas protégées des regards... et des convoitises d'une population pauvre mais réputée pour son honnêteté. Et son hospitalité rieuse.
Heureusement, les stations balnéaires branchées comme la célèbre Saly ne sont que l'arbre arrogant qui cache une forêt de merveilles, dans un rayon d'à peine quelques centaines de kilomètres carrés. Où les villages de brousse ponctuent le charme d'une nature (relativement) préservée. Où la vie coule au rythme des cultures, des pâtures, de la pêche et des appels du muezzin, 90 % de la population pratiquant un islam modéré. Ici bat le coeur du Sénégal, au rythme des djembés qui s'animent la nuit.
à Mbour, le retour de la pêche
Posé sur une plage envahie de pêcheurs qui déploient leurs filets et d'ados qui se disputent un ballon face à d'autres filets, l'un de ces villages s'appelle Guéréo. Un gros bourg de 10 000 âmes, selon son chef Mamadou Ndione, qui nous fait fièrement visiter le lycée bâti grâce à de généreux donateurs belges. A l'initiative d'une fondation initiée par Philippe Taminiaux, à la fois créateur de la chaîne de magasins Euro Center, des cuisines èggo, du festival Nature Namur... Et grand amoureux du Sénégal, où il vient de racheter un hôtel failli pour le transformer en lodge nature d'un charme inouï .
A leurs pieds - ceux du lodge et du village - s'étend l'écrin d'une faune et d'une flore exceptionnelles, la réserve naturelle de la lagune de la Somone. Une petite mer intérieure bordée de mangrove, dont les palétuviers ont été patiemment repiqués par les femmes des environs dans un souci de préservation, où l'on défie les marées en barque, en paddle ou même à pied, quitte à s'immerger parfois jusqu'à la taille. Pour observer au plus près le ballet des oiseaux pêcheurs - pélicans, balbuzards, hérons, cormorans... -, des crabes violonistes, des souimangas (cousins du colibri) multicolores, mais aussi des varans, des singes, chacals et autres caméléons, sans parler des pythons malheureusement plus difficiles à apercevoir. Voilà pour les environs immédiats. Ils débouchent, dix minutes de piste cabossée plus loin, sur l'imposante forêt des baobabs.
Le cœur du pays, c'est la base idéale pour rayonner dans toutes les directions, à travers un entrelacs de pistes organisé comme un réseau d'artères pour irriguer la région. Nombre de villages méritent le détour pour leur marché bigarré, l'accueil des familles, des enfants et des artisans, où les amateurs de masques africains, instruments de musique et autres objets décoratifs ne savent plus où donner du franc CFA.
Arrêt à Mbour, le deuxième port de pêche du Sénégal. Chaque soir au coucher du soleil, des centaines de pirogues franchissent le dernier rideau de vagues pour venir déverser, littéralement, leur cargaison sur les étals improvisés d'un immense marché au poisson. Ambiance magique et trépidante, colorée comme les barques qui rivalisent de couleurs vives, joyeuse comme un festival du rire, rude aussi comme une vie de pêcheur sur des flots déchaînés.
à Joal, les tombes en coquillages
En poussant plus au sud et après un crochet par le plus vieux, vénérable et colossal baobab du pays, dont le tronc abriterait facilement une maison, cap sur l'étonnante Joal-Fadiouth, connue par son surnom d'île aux coquillages... et pour avoir vu naître Senghor. Ce bourg bâti sur un monceau de coquilles évidées dans l'estuaire du fleuve Sine abrite l'une des plus importantes communautés chrétiennes du Sénégal. Un pont de bois relie le village à la côte, un autre au cimetière dont les tombes sont creusées dans les coquillages à l'ombre des baobabs. Encore un lieu surnaturel que l'on rallie volontiers en pirogue. Guidé par un marin arc-bouté sur une perche, le frêle esquif joue les gondoles sur les eaux calmes du crépuscule. Mieux vaut quand même ne pas se gondoler trop brusquement si l'on veut éviter la baille !
Avec son grand frère le Saloum, le Sine forme un gigantesque delta de plus de 100 000 hectares qui constitue aussi le deuxième Parc national du Sénégal, le bien nommé Sine Saloum. Son débit est si lent qu'il laisse pénétrer l'eau de mer loin à l'intérieur des terres, privant en partie les villageois d'eau potable mais leur offrant en échange du poisson en abondance. La pêche est d'ailleurs un sport que pratiquent volontiers les visiteurs, au détour d'une balade en bateau dans les bolongs. C'est le paradis des oiseaux endémiques et migrateurs, la Mecque des ornithologues amateurs. C'est aussi l'une des plus belles régions du pays, avec son alternance de lagunes, de mangroves et de bancs de sables mouvants qui déclinent un infini dégradé d'ocres, de jaunes et d'or. C'est enfin, par endroits, une terre constellée de puits dont on extrait le sel d'une eau saumâtre aux teintes multicolores. Les salines du Sine Saloum sont célèbres dans le monde entier. Il faut prendre un peu de hauteur pour en apprécier l'étendue colorée .
Au retour, les amateurs de safaris n'hésiteront pas à explorer la réserve de Bandia, premier parc animalier privé créé au Sénégal en milieu naturel. La plupart des mammifères herbivores disparus de la région y ont été réintroduits, de la girafe au zèbre en passant par le rhinocéros, le buffle et toutes sortes de gazelles. Mais pas d'éléphants ni, surtout, de carnivores dans ces 3500 hectares de brousse. Hormis des crocodiles qui bronzent au bord d'un étang, où ils disputent aux singes les reliefs du restaurant voisin.
à Gorée, c'est toujours blanc de monde
Le nord de la Petite-Côte réserve aussi quelques pépites. Ne parlons pas de Dakar, dont on a vite fait le tour des sites intéressants, mais rejoignons son port pour embarquer sur le ferry qui conduit à Gorée. " La petite île à la grande histoire ", résume notre guide aussi érudit qu'édenté qui se fait appeler le Colonel. L'île aux esclaves, en vérité. Ils seraient entre 15 et 20 millions à avoir transité ici - l'immonde centre de tri où hommes, femmes et enfants étaient provisoirement parqués dans des conditions atroces est devenu un musée - entre la découverte des Amériques et l'abolition de l'esclavage par la France, puissance coloniale historique de la région.
Classée au patrimoine mondial de l'Unesco, Gorée est un lieu de mémoire aux ruelles colorées qui serpentent jusqu'à son sommet, où subsistent les vestiges et canons d'un fort censé protéger Dakar des invasions. Un incontournable souvent " blanc de monde ", ironise le Colonel en invitant ses ouailles à inverser le sens logique de la visite pour éviter la foule. De nombreux artistes du cru proposent des oeuvres souvent originales à même la rue. Nombreux sont aussi les expatriés à avoir succombé au charme de l'île et de sa " Plage des Amoureux "... jusqu'à s'y être offert une maison coloniale. Ils ne craignent manifestement pas les fantômes du passé.
Au Sénégal, les esclaves des temps modernes sont peut-être les récolteur/ses de sel du Lac Rose, sur la route de Saint-Louis. Entouré de dunes qui accueillaient jadis l'arrivée du Paris-Dakar - et où les 4x4 s'en donnent toujours à coeur joie -, il doit sa teinte caractéristique à une bactérie qui fabrique un pigment rouge pour résister au sel, dont la concentration est plus forte que celle de la mer Morte. Immergés jusqu'à la poitrine et armés d'un piquet, les hommes cassent la croûte de sel formée au fond puis en récoltent les plaques à la pelle pour les déposer dans des barques. Celles-ci sont ensuite vidées par des femmes, certaines portant un bébé en bandoulière, qui déversent le butin sur la berge pour le laisser sécher. Chaque famille a son tas, la concession est libre.
A l'autre bout du lac, une plage invite les touristes à se laisser flotter dans cette eau d'une densité extrême, où il est quasi impossible de s'enfoncer - fou rire garanti. On conseille juste de ne pas y rester plus d'un quart d'heure pour ne pas laisser le sel entamer sur la peau son oeuvre corrosive. Les récolteurs, eux, s'enduisent simplement de graisse. Une bien maigre protection.
Philippe Berkenbaum/levif.be

INJUSTE POUR LA CASAMANCE

le tourisme mis à mal en Casamance après le meurtre de civils

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Avant l'éclatement du conflit, au début des années 1980, environ 75 000 touristes venaient visiter la Casamance. Le conflit casamançais a contribué à mettre à genou l’activité touristique, dans la mesure où plusieurs hôtels étaient obligés de fermer. Depuis quelques années l’espoir renaît. L’accalmie observée dans la région ces quelques années explique cela. Quand soudain, la région renoue avec la violence suite à l’assassinat samedi 6 janvier de 14 bûcherons au sud de Ziguinchor.
En moyenne, 25 000 touristes visitent chaque année la Casamance. Mais depuis une semaine, avec le regain de la tension, les opérateurs touristiques sont inquiets.
Lamarana Kanté, le président de la Fédération des associations des campements touristiques se veut rassurant. « C'est inquiétant quand même, mais il y aura des bonnes volontés qui viendront, les nationaux sont là, on va essayer de s’organiser pour pouvoir travailler mieux. Les 87 campements qui sont là sont en activité. »
Plusieurs groupes ont annulé leur réservation suite aux annonces du gouvernement français conseillant ses ressortissants d’éviter le sud de Ziguinchor et la frontière avec la Guinée-Bissau, alors que 80 % des touristes qui visitent la région sont Français.
« C’est évident, c’est un sujet de préoccupation parce que dans la région la majorité des touristes viennent de France et si jamais il y avait une note qui interdit, qui conseille ou qui appelle à la prudence, cela poserait problème. Je pense qu’il faut prendre les choses dans un contexte mondial d’insécurité et de difficultés sécuritaires », estime Modou Diouf, de l’office du tourisme en Casamance.
Le tourisme fait vivre directement ou indirectement 6,4 % de la population active de la Casamance. La Casamance compte une quarantaine d’hôtels, 87 campements et auberges en activité.

RFI

14/01/2018

MASSACRE DE BAOBABS A BANDIA

A environ 1 km d Accrobaobab, entre Sindia et Nghekhor, un désastre écologique se déroule en toute discrétion.

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Officiellement la création d une usine de carreaux. Avec son lot de bonnes nouvelles pour l'économie locale: création de centaines d emplois...
A la baguette une entreprise chinoise visiblement "solide"
Question: 30 ha (soit 300 000 m2)
Pour une fabrique de carreaux, ça interroge?
Située le long du tronçon d autoroute en construction entre route de Popenguine et riviere de la Somone, pas d'eau, pas d'accès à l'électricité, pas d'accès routier ? Ça interroge?
Étude d'impacts environnemental? Ahahah la bonne blague!!!!
Bulldozer graders, pelles mécaniques, tractopelle, une armada de destruction massive sur 30 ha au cœur de la forêt de baobab. Pour faire des carreaux... ça interroge?
Dès baobabs, des kades, des sümps, des acacias, des cacias, kinkiliba...etc, sont littéralement rasés et exterminés!
Des baobabs qui ont entre 500 et 1000 ans sont tout simplement abattu et réduit en copeaux par des bulldozers pour ensuite être disséminés sur le sol pour ne pas laisser de trace!!!! 30 hectares avec juste quelques baobabs dessus, ne me dites pas qu'il n y a pas la place pour mettre un bâtiment même industriel, sans abattre des baobabs millénaires piliers de la culture Safeene locale, mais surtout emblème du Senegal.
Services des eaux et forêts contactés, il nous a été répondu qu ils avaient eu une autorisation !
A méditer : sauf mauvaise information, l'abattage d'un baobab au Senegal est absolument interdit et donne lieu à une amende ou redevance ( selon que se soit un délit ou un accord) d'un montant de 1 000 000 fcfa... pour un arbre de plus de 500 ans ! Ça fait 2000 fcfa/an
Ridicule . Ce montant fait l'effet inverse , il n'est pas dissuasif pour un quelconque investisseur, et peu visible pour ceux qui encaissent...
Et si l'abattage d'un baobab donnait lieu à une taxe d abattage de 20 000 000 CFA , et l'obligation d en replanter et protéger le double!!!
Ça en ferait réfléchir quelques uns et ça ferait quelques financements pour protéger les baobabs et la forêt en règle générale.

"Si tu veux préserver les baobabs, partage en masse"

acrobaobabaventure/ Bandia

13/01/2018

QUI A DEZINGUE AÎDAR !!?!

Salif Sadio denonce: « Ali Aïdar a été limogé , parce qu’il protégeait la forêt Casamançaise »

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La dilapidation des ressources forestières en Casamance évolue et sans répit en dépit de tous les effets d’annonce du gouvernement du Sénégal de juguler le mal par la racine.
Une situation de désolation indescriptible de l’agonie des forêts casamançaises ne dédouane ni les Autorités étatiques ni le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC).
Même si ces derniers se rejettent la responsabilité, ils doivent avoir conscient que la « Verte Casamance » flirte désormais avec le désert qui est aux portes de la Gambie.
La destruction des ressources forestières en Casamance a atteint le seuil de non retour. Toutes les nuits des centaines de charrettes entrent dans la forêts et en ressortent avec des troncs d’arbre sous le regard impuissant des populations. Et malgré l’incinération de 120 charrettes à Diarone sur la route nationale numéro 5 en présence des autorités locales et des Ministres des forces armées, de l’intérieur et de l’environnement, la situation n’a point évolué.
Ainsi la quasi-totalité des réserves forestières casamançaises sont menacées de disparition. La « Verte Casamance » flirt désormais avec le désert qui est aux portes de la Gambie.
D’après une universitaire américaine, spécialisée dans la surveillance de l’évolution des forêts, la forêt casamançaise est passée entre 2010 et 2015 de 40.000 ha à 30.000 ha soit une perte de 10.000 ha en moins de 5 ans.
Des statistiques qui font froid au dos et qui ont poussé l’État à impliquer l’armée dans la bataille. Dans son interview, le Lieutenant des Eaux et forêts de Bignona, Younouss Diédhiou a salué la décision du chef de l’État d’impliquer l’armée dans le combat, de recruter 200 forestiers dont 15 pour Bignona. « C’est précisément au nord de Bignona où on note la recrudescence de ce phénomène.
Cette zone est contrôlée par des bandes armées qui sont fortement impliquées dans l’exploitation du bois créant ainsi des zones inaccessibles », fait savoir le lieutenant Diédhiou.
Mais une thèse balayé d’un revers de main par le chef de « Atika » de la branche armée du MFDC, Salif Sadio. « Le MFDC ne peut pas lutter pour la sauvegarde des intérêts de la Casamance et parallèlement entreprend un programme de destruction des richesses de la Casamance. C’est abject et ça n’a pas de sens » rétorquera-t-il à ceux qui accusent les combattants du MFDC de pillage des forêts casamançaises. A l’en croire, « C’est à l’État du Sénégal de fournir des explications aux populations ». « Je m’en veux pour preuve l’affaire des camions de Caparan.
Le chef de ce village avait arrêté des camions chargés des troncs d’arbres en partance pour la Gambie et il était allé avertir l’armée basée à Tendième qui a réagi aussitôt. Mais au bout de quelques heures, l’ordre est venu de Dakar les ordonnant de libérer les camions immédiatement », a dénoncé Salif Sadio.
Et le chef de « Atika » de dire, »Dites-nous si c’est le MFDC qui a ordonné la libération des camions ». « Pourquoi le ministre Ali Aïdar a été destitué, parce qu’il fait un excellent travail en Casamance », révélera M. Sadio. Pis, alertera l’ancien de l’Environnement Ali Aidar, « Tous les jours ce sont des dizaines de camions qui quittent la Casamance pour Dakar ou la Gambie sous la bénédiction des gens placés au plus haut sommet de l’État ».

Malamine SANE/BIGNONA/senpresse.net/setal/net

LETTRE D'UN PERE A SA FILLE DECEDEE

Lettre d’un père à sa fille décédée pour négligence médicale: « Seynabou, ton pays t’a tué et il est entrain de te déshonorer »

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Émouvante, cette lettre d’un père !
"Nous rendons grâce à Allah le misericordieux. C’est du Tout Puissant que nous venons et c’est vers lui que nous retournons Alhamdoulillah.
Je n’ai jamais compris ceux qui faisaient des publications à la suite de la perte un être cher. Je comprends parfaitement maintenant .
Je ne sais pas si je dois parler de la personne de Seynabou (un cas parmis tant d’autres cas) ou de ce que son pays a fait pour elle. De ce pays, elle en savait en 4ans plus que son père en 12ans. En commençant par les couleurs du drapeau et de leurs significations jusqu’à l’hymne national de ce pays, elle disait j’aime mon pays le Sénégal mais son pays ne lui a jamais rendu la monnaie de sa pièce de son vivant et encore moins après sa mort.
Victime d’une brûlure le soir du 8 Décembre 2017 elle a passé sa première nuit de souffrance à la clinique avant d’être évacuée le lendemain matin à l’hôpital principal de Dakar au service de la pédiatrie. Rien de grave d’après les médecins donc inutile de l’isoler ou de l’amener au service des brûlés car selon leur diagnostic, qui était faux dès le départ, il s’agissait d’une brûlure au second degré superficielle à moins 20%.
Elle a passé là-bas ses 10 derniers meilleurs jours car c’est elle qui animée la salle des soins intensifs en faisant rire le personnel de soins et ses ‘amis’ enfants malades comme elle aimait les appeler.
Je me souviens qu’elle demandait toujours à ce qu’on partage son lait ou toute autre nourriture avec ses amis souffrants.
Le matin du 19 Janvier 2017 sa mère m’appelle pour me dire que Seynabou se plaint de ses douleurs chose qu’elle n’a jamais fait. Elle disait tout le temps Papa/Maman ça va y’a rien. Ça fait pas mal mais ne regarde pas mon corps et ne me prend pas en photo et lorsque nous devions rentrer chaque jour nous lui faisions des prières et on l’entendait toujours dire amine. Quand sa maman a interpelé le docteur qui n’a vu l’étendu des lésions que 9 jours après son arrivée à l’hôpital, elle lui a dit que c’est normal car les plaies se cicatrisent. Chose qui n’etait absolument pas vrai. Peu de temps après le docteur lui demande de revenir en urgence à la pédiatrie car Seynabou n’allait pas bien. C’est là qu’elle m’appelle pour la rejoindre à l’hôpital pour qu’on nous dise pour la première fois que son cas est grave et elle dois être admise en réanimation tout de suite.
Dix jours après c’est la première fois qu’on nous dit qu’elle ne vas pas bien et nous montrer des photos prises il y’a trois jours comme si elle (le docteur) venait de faire son premier diagnostic.
C’est en réanimation qu’on nous a dit qu’elle souffrait d’une brûlure de troisième degré profonde pour l’essentiel à plus de 36%.
Ma première question c’était de savoir pourquoi elle n’a pas était isolée à la pédiatrie, pour éviter les risques d’infections pendant dix jours et pourquoi on ne l’a pas amener en réanimation depuis le premier jour car seul ce service dispose d’une salle pour les brûlés? La réponse se trouve dans le résumé médical de la pédiatrie qu’on refuse, à la date de ce post, de nous donner.
Trois jours après un responsable de ce service nous demande de l’évacuer au Maroc ou en France pour une meilleure prise en charge. C’est à partir de ce jour là que je me suis dis le pays n’a pas rendu à Seynabou la monnaie de sa pièce. Du premier ministre qui avait demandait au Général de l’hôpital de lui faire un point sur le cas Seynabou au portier de l’hôpital qui demandait tous les jours les nouvelles de la petite en passant par le ministre de l’intérieur qui la vue par coïncidence de ses propres yeux, le ministre de la santé qui nous avait accordé un rendez vous sans suite, au premier vice président de l’assemblée et au président du groupe parlementaire benoo a qui ont demandait juste un texto de rappel au premier ministre suite au rapport du Général qui avait demandé son évacuation, de la fondation servir le Sénégal qui avait appelé sa maman avec des promesses non tenues, tout le monde était au courant de la situation mais hélas le cas Seynabou ne présentait aucun avantage politique parce que c’etait pas médiatisé. Merci à ceux qui ne sont ni du gouvernement, ni de l’assemblée, ni de la fondation servir le Sénégal, de simples privés mais HUMAIN et SENSIBLES à la situation, d’avoir accepté de le prendre entièrement en charge pour son évacuation. Pour quelqu’un qui devait être évacué le 26 Décembre 2017, nous avons trouvé des billets que pour le 9 Janvier 2018 avec tout le mal du monde malgré nos nombreuses relances faites à toutes ces autorites pour qu’ils nous trouvent enfin une solution d’urgence pour notre enfant tant aimé. Helas aucune n’a pu satisfaire à notre demande. Des privées ont malgré leurs faibles influences essayé d’avoir des places qu’on a payé le 6 Janvier pour un départ le 9 Janvier. C’est avec un moral très fort que j’ai remis au médecin accompagnant (qui était en route pour une évacuation d’urgence des blessés de l’attaque de la casamance de la veille avec le gouvernement) son billet le 7 Janvier à 13h pour ensuite monter voir Seynabou et c’est là devant la porte de réa qu’on nous a dit d’attendre car on n’est sur une urgence et à 13h30 on me dit qu’elle est morte d’un arrêt cardiac suite à ses nombres infections.
Inalilahi wa inaa illayhi rajaoune donc je peux supporter cette douleur pour elle car elle n’a jamais baissé les bras elle s’est battue jusqu’au bout notre brave fille.
Les tontons et tatas de la réa comme elle l’ai appelé peuvent témoigner de son courage pendant ses 30 jours de souffrance. La veille elle a demandé à ce qu’on la maquille et prendre des vidéos d’elle, ce qu’elle a toujours refusée, mais elle a tenu à nous laisser un bon souvenir d’elle.
Aujourd’hui c’est le troisième jour qu’elle passe à la morgue de l’hôpital pour juste des signatures que personne de l’hôpital ne peut t’expliquer la procédure normale.
Des aller retour gendarmerie, tribunal, mairie et Hopital sans cesse comme si son pays qu’elle a tant aimé voulait l’humilier encore et encore. Qu’est ce qu’elle a fait pour mériter une telle humiliation de la part de son pays .
J’imagine de la même manière que vous ne mesuriez pas l’urgence de son cas, vous ne mesurez pas présentement aussi la SOUFFRANCE de sa famille.
Seynabou est partie en nous laissant de très beaux souvenirs mais aussi beaucoup d’enseignements sur notre pays.
Nous esperons que ce système changera pour que plus jamais aucun enfant n’ai à souffrir comme toi et que le gouvernement va enfin construire une infrastructure digne de ce nom pour les enfants brûlés.
C’est dommage mon ange nous t’aimerons jusqu’à la fin des temps et nous ne t’oublierons jamais dans nos prières. Nous espérons que la où tu es il y’a un gouvernement qui traduit en acte sa politique de prise en charge des enfants. Et j’en suis convaincu car le chef de ce gouvernement est le prophète Ibrahima.
#Un papa, une maman, des tantes, des oncles, des cousins, des cousines, des grands parents, des amis et des connaissances et même des inconnus qui se disent désolés de la situation".

DIOP Mamadou/yerimpost.com

11/01/2018

LES SCANDALES DU BOIS DE CASAMANCE

Trafic de bois au Sénégal: la Casamance menacée de déforestation d'ici deux ans

POURQUOI SE VOILER LA FACE DEVANT CE DRAME? DES AGENTS DE L'ADMINISTRATION DÉCONCENTRÉE ET DES SERVICES DÉCENTRALISÉES ONT TOUJOURS ÉTÉ AU CŒUR DE CE CRIME.DEPUIS QUAND PLUSIEURS PERSONNES N'ONT ILS PAS ALERTÉ,DONT MA FAIBLE PERSONNE.
DES PRÉSIDENTS DE COMMUNAUTÉS RURALES ONT ÉTÉ PRIS EN FLAGRANT DÉLIT DE VENTE DE BOIS VERS LA GAMBIE,BEAUCOUP DE BOIS DE CASAMANCE OU KOLDA PARVIENNENT A DAKAR DANS DES VOITURES DE SERVICE DU GOUVERNEMENT,DES VOITURES MILITAIRES....
LES CADRES CASAMANCAIS ONT DÉCLARÉ OUVERTEMENT POUVOIR DONNER LE NOMS DE DEALERS COMMANDITAIRES DE CET ODIEUX COMMERCE.ET NOTRE FAMEUX PROCUREUR ATTEND SUREMENT DES DIRECTIVES POUR AGIR...
rehabilitons notre senegal/Baabili David Ndiaye

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Vue aérienne d'un dépôt de bois à Sare Bodjo en Gambie, à la frontière avec le Sénégal transmise le 26 mai 2016 par l'association sénégalaise de protection de l'environnement Oceanium

 

 

Les forêts risquent de disparaître d'ici deux ans de Casamance, la région la plus boisée du Sénégal, dans le sud du pays, à cause du trafic de bois vers la Chine à partir de la Gambie voisine, a averti jeudi un militant écologiste et ancien ministre sénégalais.
Le pillage de la forêt en Casamance, frontalière de la Gambie et confrontée à une rébellion armée, "a atteint un seuil de non-retour et d'ici deux ans, ce sera trop tard. Nous tirons la sonnette d'alarme", a dit Haidar El Ali, militant écologiste de longue date et ancien ministre de l'Environnement, lors d'une conférence de presse à Dakar.
"Le Sénégal a perdu plus d'un million d'arbres depuis 2010 tandis que les exploitants basés en Gambie ont empoché près de 140 milliards de francs CFA (plus de 213 millions d'euros) en exportant ce bois vers la Chine où la demande de meubles a explosé ces dernières années", a t-il indiqué.
A l'appui de ses dires, il a montré de nombreux documents photo et vidéo, ainsi qu'un graphique illustrant l'explosion des importations de bois de vène provenant d'Afrique, selon les statistiques des douanes chinoises.
Cette contrebande se fait, selon lui, avec la complicité de Gambiens et de Sénégalais mais aussi "d'exploitants et de Chinois mafieux qui installent le désert dans notre pays", a-t-il affirmé, faisant état de l'implication présumée de responsables gambiens.
"Le trafic a pris une telle ampleur que les gens (des émigrés sénégalais, ndlr) reviennent d'Europe pour couper le bois parce que c'est une manne financière", a ajouté M. El Ali, qui dirige l'Océanium, à la fois centre de plongée et association de protection de l'environnement.
"Ce n'est pas un combat facile parce que les intérêts en jeu sont énormes. Le gouvernement sénégalais ne met pas les moyens" pour juguler le phénomène, a ajouté l'ancien ministre, estimant que "c'est une question de volonté politique".
La destruction des forêts "aura un impact irrémédiable sur la fertilité des sols. Le taux de précipitations chutera dramatiquement et impactera l'agriculture et le tourisme dans l'une des régions les plus pauvres du pays", a prévenu le militant écologiste.
En avril, une équipe du ministère sénégalais de l'Environnement qui réalisait une étude sur les ressources naturelles en Casamance avait été arrêtée en Gambie en train de prendre des images de bois coupé et entreposé, pour être relâchée au bout de 48 heures.
La Casamance est confrontée depuis 1982 à une rébellion armée menée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).
www.sciencesetavenir.fr

CONSEQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Pêche et changement climatique : Une étude analyse les pertes et préjudices en Afrique de l’Ouest

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Une étude dont les résultats sont publiés hier a mis en évidence les conséquences du changement climatique sur la pêche.
Le lien entre changement climatique et pêche a fait l’objet d’une étude menée par la Coopération internationale allemande (Giz), en partenariat avec le Réseau sur les politiques de pêches en Afrique de l’Ouest (Repao) et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
L’étude a porté sur les pertes et préjudices économiques et non économiques réels et anticipés induits par le changement climatique dans les pêcheries artisanales en Gambie, en Mauritanie et au Sénégal. Au Sénégal, l’étude a concerné des zones comme Joal, Foundiougne et Saint-Louis considérées comme plus vulnérables aux changements climatiques. « Les pertes et préjudices liés au changement climatique dans le secteur de la pêche traditionnelle (artisanale) côtière et hauturière menacent les moyens d’existence des personnes qui en dépendent. La diminution des ressources halieutiques risque de contribuer à une augmentation de la pauvreté et la marginalisation de groupes socialement désavantagés, ainsi qu’à une insécurité alimentaire locale, voire mondiale, particulièrement en termes de pénurie en protéines et micronutriments », alertent les auteurs de l’étude. Selon eux, les pertes et préjudices dans les pêcheries et zones côtières pourraient imposer des contraintes socio-économiques et accroître la probabilité de migrations climatiques.
De plus, les pertes et préjudices non économiques, y compris ceux concernant les valeurs traditionnelles et culturelles associées aux ressources marines et à leur usage dans l’alimentation et les modes de vie, contribueront à une dégradation de la cohérence des communautés puisqu’ils ont des implications sur les identités et cultures locales. Toutefois, l’étude n’a pas donné de chiffres sur les pertes causées par les changements climatiques.
Pour le Pr Ahmadou Aly Mbaye de la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’Ucad, l’étude a consisté à établir l’ampleur des dégâts causés par les changements climatiques. Il affirme que les dégâts sont énormes même s’il n’a pas donné de chiffres. Avec les changements climatiques, explique-t-il, les moyens de subsistance sont menacés, sans oublier les pertes de revenus, d’emploi, l’érosion côtière, la migration. Pour faire face, l’ancien doyen de la Faseg pense qu’il y a une bataille juridique à mener pour contraindre les pays développés à procéder à des réparations.
Selon Papa Gora Ndiaye, coordonnateur de l’étude, le projet a permis d’établir des échanges avec des organisations internationales et régionales concernées, le monde scientifique et universitaire, d’autres programmes de la Giz et des institutions du secteur privé sur la thématique des pertes et préjudices induits par le changement climatique dans la pêche. M. Ndiaye, par ailleurs secrétaire exécutif du Repao, estime que les pertes sont de deux ordres : des pertes économiques (perte de revenus, de moyens d’existence, disparition de certaines espèces) et non économiques.
Aliou KANDE/lesoleil.sn

10/01/2018

PORTRAIT DE FEMME

Au Sénégal, les femmes gagnent en autonomie grâce à l'agriculture

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"Manger local": avec un concept locavore à la mode chez les urbains occidentaux, la sénégalaise Aissatou Tissé a lancé un restaurant qui l'a propulsée au rang de notable à Nganda, commune rurale proche de la Gambie, à cinq heures de route de Dakar.
A une centaine de kilomètres de là, Daba Dione, femme et handicapée, nourrit quant à elle sa famille grâce à un élevage de poules et à une formation avicole qui l'a transformée en référence vétérinaire pour ses voisins de la petite localité de Niakhar, au sud-est de la capitale sénégalaise.
Comme Aissatou et Daba, de plus en plus de Sénégalaises, jusque dans les campagnes reculées, deviennent des piliers d'un système de production agricole largement dominé par les hommes, qui ne parvient pas encore à assurer la sécurité alimentaire de ce pays d'environ 15 millions d'habitants.
Un phénomène encouragé par le Fonds international de développement agricole (Fida), une agence de l'ONU basée à Rome, qui accorde une place croissante aux femmes - et aux jeunes - dans les dizaines de programmes qu'il soutient en Afrique et en Asie, généralement pour une durée de cinq à sept ans.
Les femmes "doivent accéder, au même titre que les hommes, aux capacités financières et aux instances de décision" car elles "jouent un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire en Afrique", explique Khadija Doucoure, responsable technique pour l'Afrique de l'Ouest du Fida.
Si les femmes représentent 43% des travailleurs agricoles dans le monde, ce chiffre grimpe dans certains endroits d'Afrique et d'Asie à plus de 50%, selon un rapport publié par le Fida en 2014. Et les études montrent qu'en fournissant aux agricultrices le même accès aux ressources productives que les hommes, on pourrait sortir de la pauvreté 150 millions de personnes, souligne le Fida.
Sur la période 2010-2015, les aides de ce fonds onusien ont touché 139 millions de personnes dans le monde, dont 11,6 millions de femmes qui ont bénéficié d'initiatives d'autonomisation.
"Je trouve cela très bien si cela contribue à accélérer le développement de l'agriculture" en Afrique, où "les femmes ont plus de difficultés à accéder aux financements, aux semences et aux engrais", commente Jean-Christophe Debar, président de la fondation FARM, un think tank spécialiste de l'agriculture internationale.
Attention toutefois à ne pas "donner l'impression qu'il suffirait de tout focaliser sur les femmes pour que tout aille bien", ajoute-t-il, alors que "les deux principaux problèmes de l'agriculture en Afrique" sont bien plus vastes: "l'accès aux moyens de production (terres, semences, engrais) et l'accès au marché, avec la possibilité de vendre les récoltes à un prix rémunérateur".
A Nganda, où certaines familles ne mangeaient pas à leur faim, le Fida finance depuis 2012 avec l'Etat sénégalais la dotation aux villageois de semences adaptées à la sécheresse ainsi que des formations agronomiques de base.
Dans son petit restaurant, Aissatou Tissé ne propose que des produits locaux, explique-t-elle à l'AFP en servant un bissap, un jus de fleur d'hibiscus frais couleur rubis. "Nous avons pu acheter nos moutons, nos chevaux et nous nous sommes lancés dans la production d'huile" d'arachide, se réjouit la jeune femme, qui a arrêté le lycée après la mort de ses parents.
Elle raconte comment, jusqu'il y a peu, les hommes partaient à Dakar, pour ne plus revenir. "Les femmes aussi, comme employées de maison."
Mame Birame Sène, président de l'association culturelle et sportive de Nganda, devenue une coopérative agricole, confirme: dans cette "zone sèche dont les sols n'avaient pas été amendés depuis plusieurs générations, la plupart des jeunes partaient vers Dakar ou plus loin".
Avant le lancement de ces aides agricoles, "nous avions des problèmes pour subvenir à nos besoins, maintenant nous cultivons 200 hectares et nous sommes autonomes", souligne Aissatou Tissé, qui ne s'est entourée que de femmes.
"Avec les hommes, nous n'aurions pas pu nous engager dans la transformation alimentaire, ni dans la restauration", affirme-t-elle. "Et je rémunère tout le monde", dit-elle.
Devenue notable, sa plus grande fierté est d'avoir été désignée "marraine" du club de football local. Une femme, du jamais vu dans le coin.
Elle déborde de projets: ouvrir une boutique de produits locaux, et surtout un restaurant sur le même concept à Dakar. "On a déjà repéré le lieu, il reste à finaliser."
A Niakhar, avec l'augmentation des rendements du mil, les agricultrices transforment aussi désormais les excédents de récolte, en conditionnant des sachets de sankhal (mil brisé) pour les desserts, de thiéré (couscous de mil) ou d'arraw (farine en grains) pour les bouillies.
Grâce aux revenus mutualisés de leurs ventes, elles peuvent désormais se prêter de l'argent entre elles, au taux de 10% d'intérêts, pour financer leurs projets personnels.
Tenning Ngom, 27 ans, en a profité. "Mon travail collectif, c'est de tamiser le mil après la récolte. Je travaille de novembre à février". Le reste du temps, elle a une activité de traiteur de rue, grâce à l'association des femmes qui lui a avancé les fonds pour démarrer. "Mon premier emprunt date de 2015, j'ai tout remboursé."
Isabel MALSANG/AFP

LIRE CECI POUR COMPRENDRE...

Un texte à lire pour comprendre en partie le massacre de Bourofaye

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"Les autorités judiciaires, l’armée, la gendarmerie et le service des Eaux et Forêts au cœur d’un vaste système d’exploitation commercial du bois de Tek dans la forêt classée du Bayotte.
Avec l’avènement de l’accalmie en Casamance, les populations riveraines de la forêt du Bayotte de retour au bercail après un exil forcé de plusieurs années s’étaient vivement investies dans l’exploitations du bois de teck avec la complicité des autorités étatiques pour pouvoir gagner de l’argent et subvenir à leurs besoins.
C’est ainsi qu’en l’espace de deux ans cette foret jadis bien touffu est devenu presque désertique surtout avec l’arrivée d’individus recrutés par de gros patrons vivants à Ziguinchor ou à Dakar et à qui on a doté des tronçonneuses très performante qui peuvent en une journée abattre plusieurs dizaines d’arbres.
Les populations au chevet de la forét
Face à cette exploitation incontrôlée, anarchique et abusive du bois, les populations riveraines conscientes de la grande utilité de cette forêt dans leur vécu quotidien ont décidé de s’organiser pour freiner cette déforestation à grande vitesse.
Elles ont été aidées en cela par la Caritas à travers son programme de sensibilisation à la bonne gouvernance, à la gestion des ressources naturelles au pardon et à la réconciliation.
Pour l’aspect gestion des ressources naturelles les populations ont mis en place des comités villageois pour chaque localité et un comité inter villageois regroupant les villages directement concernés par ce trafic de bois.
Il s’agit en clair : des villages de Toubacouta, bourofaye Baynouck, Bourofaye Diola, Tranquille, Baraff, Boucotte mancagne, Mpack, Bofa bayotte, Bouhouyou, Katouré, y compris l’implication des habitants des villages encore abandonnés malgré eux de Bagam et de Badem.
Une série de fora de sensibilisation a été organisé dans les communes de Nyassia, de Boutoupa Camara Counda et de Niaguis pour sensibiliser les population locale sur la nécessité d’arrêter la coupe du bois de teck afin de sauver le peu d’arbres qui reste dans la foret car il a été constaté qu’il n’y existe plus de gros et vieux arbres du fait que tout a été coupé.
Cette sensibilisation a porté son fruit et pour chaque village, il a été décidé l’arrêt de la coupe clandestine du bois ce qui est une décision à saluer.
Des coupeurs de bois équipés par un réseau de hautes autorités régionales
Paradoxalement, au même moment où les populations ont cessé l’exploitation du bois, les exploitants étrangers en parfaite complicité avec les autorités de Ziguinchor et dotés de performantes tronçonneuses, de coupe- coupe, de lampes torches et de charrettes tirées par des ânes avec lesquelles ils évacuent sans aucune inquiétude et la plus part en plein jour le bois en destination de la ville de Ziguinchor se sont multipliés. Se sentant en terrain libre, ils se mettent à couper le bois à volonté et dans le mépris total des plaintes des populations riveraines.
Des hommes de lois soucieux de préserver la forêt
Le travail de sensibilisation a continué malgré tout et c’est en pleine séance de sensibilisation tenue dans le village Katouré qu’un jour l’adjudant Sagna commandant du cantonnement de Toubacouta les ayant trouvé sur place, les a encouragé et leur a annoncé que le président sénégalais Macky Sall a pris la décision à travers un décret que désormais, il est permis à la gendarmerie, à l’armée et même aux populations de lutter contre le trafic du bois en opérant des saisi.
Fort de cette information provenant d’un homme de loi, la décision a été prise d’interrompre le forum et de passer à l’acte.
Pour cette première intervention, les populations ont été accompagnées par l’adjudant Sagna lui-même. En l’espace de quelques heures, il a été récupéré plus de cent (100) troncs.
Un semblant de respect du décret du président
Le bois saisi a été stocké au niveau de l’école. Les agents des eaux et forêts qui n’osaient même pas s’aventurer dans la zone ainsi que la gendarmerie sont venus jusqu’à Toubacouta constater par eux même le travail abattu par les populations dans le cadre de la préservation de l’environnement et de la forêt classée du Bayotte.
Une visite de terrain sans aucun suivi des décisions prises
Le Sous-préfet de Nyassia est informé de toutes les activités des comités villageois et du comité inter villageois.
Sur proposition des populations décidées à les impliquer dans leur lutte pour la préservation du restant de cette foret, une visite de terrain a été organisée et les populations ont fait visiter la forét aux agents du service de Eaux et Forêts avec à leur tête le Capitaine Diallo qui était en poste a Djibelor et aux militaires pour leur permettre de constater par eux même la nature et l’ampleur des dégâts subies par la forêt. Ce jour-là, une petite démonstration sous forme de fouille de terrain a été effectuée par les populations : il a été retrouvé des caches de coupe coupe, de haches, de tronçonneuses etc…
Ce matériel récupéré, a été stocké au niveau du cantonnement militaire de Toubacouta.
Tout le matériel symboliquement incinéré à Diarone dans le cadre de la lutte contre la coupe clandestine du bois en présence des autorités administratives, politiques et des forces de sécurités provenait de Toubacouta. C’est le fruit du travail des comités de surveillance. Ce résultat a été récupéré par les autorités notamment le service des Eaux et forêts qui les a présenté comme étant le fruit de son travail.
Hypocrisie des membres du réseau d’exploitation clandestine du bois
Pour donner l’impression au président Macky Sall qu’elles sont en train d’appliquer son décret sur la lutte contre l’exploitation abusive ; les autorités administratives et les services de sécurités étatiques ont organisé une cérémonie de présentation de la saisie et ont invité à la presse pour couvrir l’évènement.
Le résultat était tellement satisfaisant que ces populations ont reçu à Toubacouta la visite du commandant de la zone militaire numéro 5, le commandant des eaux et forêts, les ministres de l’environnement, de l’intérieur et des Forces armées en compagnie de toutes les organes de presses sénégalaises basées à Ziguinchor. Ces derniers ayant vu de leurs propres yeux la quantité de bois et le matériel d’exploitation saisi par les populations ; on vivement encouragé le comité inter villageois et les ont demandé de continuer dans cette dynamique en restant en contact avec les autorités militaires et ceux des eaux et forêts ainsi que les sous-préfets.
Un nouveau commandant de zone militaire déterminé a combattre le trafic de bois qui se heurte au réseau constitué de hauts gradés de la gendarmerie laissé par le général Fall, de hauts représentants de la justice incarné par l’actuel procureur de la république du Sénégal à Ziguinchor et de l’actuel commandant des Eaux et Forêts monsieur Goudiaby un fils de la Casamance de surcroit et du gouverneur de Ziguinchor.
Quelques semaines après son installation, le nouveau commandant de la zone militaire numéro 5 s’est rendu à Toubacouta pour se renseigner si le comité continue toujours de fonctionner car il faisait partie de la délégation qui avait accompagné les ministres à Toubacouta et qu’il était positivement marqué par le travail hautement patriote qu’a abattu les membres du dit comité de manière volontaire et dénudée de tous intérêts, sinon que celui de préserver l’environnement et de sauver de la disparition cette foret de tecks.
Quand il s’est rendu compte que ce comité continue toujours d’œuvrer, monsieur Faye a décidé de les aider en leur apportant de ses propres moyens un peu soutien en leur dotant de torches, et en leur offrant des cartes de recharges téléphoniques pour qu’ils puissent être plus efficaces. Ils leur a même promis des bottes d’ouvriers pour leur assurer plus de sécurité face aux serpents et tous autres éléments pouvant les blesser. Mais son acte n’a pas plus au réseau de trafic basé à Ziguinchor et une opération a été monté pour tout saboter et faire disparaitre le comité inter villageois de surveillance et de lutte contre l’exploitation abusive et anarchique du bois de teck a Toubacouta.
Le réseau prêt à casser les efforts du commandant Faye et du comité inter villageois de surveillance de la forêt.
En effet, le mercredi 26 octobre 2017, les membres du comité comme d’habitude ont informé à monsieur Akime ; l’adjudant-chef commandant le cantonnement de Toubacouta de leur décision de descendre sur le terrain pour arrêter les coupeurs de bois qui ont profité du fait que les membres du comité étaient préoccupés par la riziculture pour reprendre du service.
C’est ainsi qu’à hauteur du village de Bourofaye diola, ils ont appréhendé un coupeur de bois, le multi récidiviste Malick Diarra connu par tout le monde et qui déclare a qui veut l’entendre qu’il n’arrêtera jamais cette activité et que jamais il n’ira en prison pour cela car il a des amis en haut lieu.
Malick avait des éclaireurs et des qu’il a été informé, il a dissimulé sa charrette chargée de troncs dans les herbes. C’est en essayant de fouiller que les membres du comité ont retrouvé une charrette. Ne sachant pas à qui elle appartenait, ils l’ont récupère pour l’amener au niveau du cantonnement militaire de Toubacouta unique endroit où ils stock leurs saisines pour ensuite remettre le tout aux autorités.
Quand il les a vus avec la charrette, Malick a brandi sa hache en leur intimant l’ordre de lui restituer sa charrette. Il s’en est suivi une dispute entre les membres du comité qui il faut le préciser n’était nullement armés et 7 jeunes qui accompagnaient Malick.
En pleine bataille, un membre du comité a eu le réflexe de téléphoner l’adjudant-chef Akime pour lui faire part qu’ils sont dans des problèmes. Ce dernier en bon militaire n’a pas tardé a rallier les lieux. Quand ils l’ont aperçu, les nervis de Malick Diarra ont pris la fuite, mais le comité a réussi à maitriser deux (2) d’entre et Malick lui-même.
Ils ont tous été conduit au poste militaire de Toubacouta.
Le service régional des Eaux et Forêts informé ; a tardé à réagir, et au moment de les embarquer vers Ziguinchor, une décision plus que étonnante fut prise :
Malick qui avait une petite blessure au bras lors de la bagarre, a été libéré sous prétexte qu’il aille se faire soigner et après guérison, il sera convoqué au niveau du service des eaux et forets.
Un semblant de premiers soins lui a été effectué au niveau du poste de santé de Toubacouta et après il est rentré tranquillement en ironisant les membres du comité.
Ironie du sort, ce même Malick Diarra une fois à Ziguinchor, est allé voir un médecin à qui il devait fournir du bois pour lui expliquer la scène. Ce dernier lui fournit un certificat médical ; document qu’il a directement remis à son ami le procureur de la république auprès de qui il a porté sa plainte, une plainte rédigée par le procureur lui-même.
Ce dernier a saisi la gendarmerie qui a son tour a rédigé dans l’immédiat des convocations remis à Diarra. C’est lui Malick Diarra qui s’est rendu à Toubacouta remettre les convocations aux membres du comité. Etant très loin de s’imaginer qu’ils allaient être emprisonnés ces derniers se sont présenté a la gendarmerie le lundi 27 novembre 2017. Ils ont aussitôt été placés en garde à vue. Malmenés moralement, ils ont été déférés le mercredi 29 novembre. Ils croupissent actuellement au niveau de la maison d’arrêt de Ziguinchor.
Leur jugement est prévu pour le mardi 05 décembre.
Les membres du comité n’ont jamais usé de la violence et cela les autorités et les coupeurs de bois peuvent le témoigner. L’équipe de la Caritas Ziguinchor et de la plateforme des femmes peuvent à leur tour témoigner.
Et pourtant lors de la bagarre Malick Diarra a eu à mordre jusqu’à blesser gravement un des membres du comité au doigt. Sachant que cela pouvait se retourner contre lui, Malick Diarra l’ami des autorités ne l’a pas cité parmi ceux qui l’ont maitrisé.
Lors de leur garde à vue à la gendarmerie, les coupeurs de bois clandestins sont venus très nombreux au niveau de la brigade de Boudody et narguaient les populations venir soutenir leurs proches en leur disant :
Où est le décret de Macky Sall ? Ou sont ces ministres qui sont venus vous rendre visite ? Où est le commandant qui est passé récemment vous encourager ? N’est-ce pas qu’ils vous ont trompé, vous allez le comprendre.
Le gouverneur a gardé un silence plus que inquiétant. Saisi par sa hiérarchie, il a fait croire qu’il n’était pas informé. C’est quel type de gouverneur qui est en train de jouer avec le feu ?
Cette situation risque d’avoir d’ici un délai très proche des conséquences énormes sur la situation d’accalmie à Ziguinchor.
Des manœuvres pour masquer le deal et s’en sortir la tête haute
Conscient de la gravité de son acte ; le procureur de la république pour s’en sortir est entré en contact avec la maison de justice de Ziguinchor ; il a provoqué une sorte de médiation ou il a exigé aux populations de demander pardon et de supplier Malick Diarra pour qu’il retire sa plainte. Il a conclu que ce n’est que ce procédé qu’il pourra les faire libérer.
Depuis quand une plainte est retiré après que le présumé coupable soit déféré au parquet près d’une semaine après ?
Auprès de qui cette plainte serait-elle retirée ? À son niveau ou au niveau de la gendarmerie ?
Le collectif de coupeurs de bois clandestins pour cette médiation a tenu une rencontre le 30 novembre au cours de laquelle ils ont retenu comme conditions : l’arrêt des tracts, la restitution de leur matériel et la paye par le comité d’animaux égarés.
Ce 01er décembre, face aux membres du comité ils ont posé leurs conditions en réclament un dédommagement financier évalué a plus de 700 000 f cfa. Dans quel pays sommes-nous,
quand les délinquants deviennent des rois auprès de ceux qui respectent la loi. C’est le monde à l’ envers en Casamance.
Pendant ce temps les agents du service des eaux et forêts prompt à arracher le plus petit sac de charbon des mains des pauvres populations ont gardé un silence étonnant.
Ces gens payés à ne rien faire et qui reviennent combattre des pauvres populations pour leur intérêts particuliers : le service des eaux et forêt de Ziguinchor est de connivence avec un groupe de coupeurs de bois, de charretiers et de menuisiers. Ces derniers sont intouchables, pour les autres qui s’y aventurent sans avoir établi de deal avec eux, ils sont systématiquement arrêté, leur matériel arraché et frappés d’une lourde amende.
Qu’on nous dise si en Casamance il existe une foret d’exploitation ? nous connaissons tous les textes qui regissent le statu de chaque foret…S’il existe des autorisation de coupe de bois , sur quoi repose t-elles ?
L’accès à la forêt du Bayotte libérée, les coupeurs de bois font la fête avec leurs tronçonneuses
Depuis le 27 novembre 2017 ; les coupeurs de bois clandestins sont en train de faire la fête, nul n’ose les interpeller, ainsi 24H/24 des charrettes remplies de bois se dirigent en direction de Ziguinchor d’où ce bois est commercialisé sous la complicité des gendarmes, l’armée, les eaux et forêts et la justice.
Les forces vives de la Casamance réagiront :
Il est temps que les casamançais s’érigent pour préserver leurs forêts et cela de fera bientôt. La réaction ne va tarder. Une affaire à suivre"
Ebalass
Et voilà, 13 personnes furent massacrées dans cette forêt.
Dakarmatin.com

DECES DU KHALIFE GENERAL DES MOURIDES

Disparition du khalife général des mourides, Serigne Sidy Moukhtar Mbacké survenu à Touba.

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Né en 1924 à Mbacké Kadior, village ou Serigne Bara avait l’habitude de se retirer pour apprendre le coran et pratiquer les préceptes de l’islam, Serigne Cheikh Sidi Moukhtar Mbacké, plus connu sous le nom de Serigne Cheikh Maty avait subi une formation complète sur le mysticisme ; ce qui lui a permis de mener beaucoup d’activités, tel que l’élevage, l’agriculture, l’éducation spirituelle sur la méthode et l’enseignement de Cheikh Ahmadou Bamba.
Ce sont d’ailleurs ces activités qui faisaient qu’il n’était pas très connu avant d’être Khalife de Serigne Bara Mbacké.
Son « Khalifat »
Il a débuté son « Khalifat » le 22 mai 1990, succédant a son grand frère Serigne Abdoul Aziz Bara Mbacké qui n’avait ménagé aucun effet pour conserver l’héritage de Serigne Modou Bara, premier khalife de Serigne Bara, de 1936 à 1952.
Réalisations
Depuis que Serigne Cheikh Maty Leye occupait le « khalifat de Serigne Bara Mbacké» Il avait poursuivi l’œuvre de son père et de ses deux grands frères qui l’avaient précédé. Il s’était toujours occupé de l’entretien et de la construction de mosquées, il avait aménagé des terres, crée des « Daaras » et des maisons dédiées à Serigne Bara.
Il avait amené beaucoup de personnes effectuer le pèlerinage à la Mecque; et c’est lui qui payait tous les frais de ses propres moyens.
Il avait également mis à la disposition du khalifat de Serigne Bara, et ceci pour toujours, la maison qu’il avait construite à Mbacké Kadior, qu’il a consacrée comme « Hadiya » à Serigne Bara. Il avait aussi construit une maison de « khalife » à Gouye Mbinde et une bibliothèque, ainsi qu’une mosquée.
Il avait construit une tente pour l’apprentissage du coran à Gouye Mbind aussi.
Aux HLM 4, il avait acheté une maison d’une valeur de plus de 100 000 000 frs, qu’il avait offerte comme « Hadiya » à Serigne Bara Mbacké.
Il avait créé beaucoup de Daaras pour l’apprentissage du coran et l’éducation spirituelle, comme à Keur Ngana et avait complètement rénové le mausolée de Serigne Bara aux cimetières de Touba.
Depuis 2003, il amènait au moins 30 personnes, appartenant à la famille de Serigne Bara ou de ses collaborateurs, effectuer le pèlerinage à la Mecque, et c’est lui qui les prend totalement en charge du début à la fin.
Distinctions
Il était très dévoué à la sauvegarde de l’œuvre de Serigne Bara, en rassemblant la famille mais également en les protégeant ; car il discutait avec tout le monde et prenait le soin d’écouter le point de vue de tout le monde.
Serigne Cheikh Maty Leye succèdait à Serigne Bara Mbacké Falilou le 1 juillet 2010 à la tête de la confrérie mouride comme 7ème Khalife de Serigne Touba.
Serigne Mountakha MBACKE est le nouveau khalife général des Mourides
NDARINFO.COM

ECOTOURISME: L'AVENIR

Le ministère du tourisme s’investit dans l’écotourisme

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Hier, les acteurs du tourisme ont tenu une rencontre pour valider les travaux de mise en valeur de l’offre écotouristique. Fatick et Tambacounda sont les régions qui ont été ciblées pour démarrer cette aventure.
La demande en tourisme responsable est en hausse. De nombreux pays misent aujourd’hui sur une autre manière d’attirer les touristes sur leurs sols.
Le ministère du tourisme du Sénégal pense aujourd’hui à diversifier son offre touristique et investir dans un tourisme qui respecte l’environnement et permet aux populations de bénéficier de ses rétombées.
Des propositions de produits écotouristiques
Avec près de 2 millions de touristes par an, le Sénégal veut miser sur le tourisme vert et rêve de se placer dans le top 5 des pays écotouristiques.
Des régions comme la Casamance, Tambacounda, le Sine Saloum, regorgent de réserves et ressources naturelles qui pourraient attirer les écotouristes.
L’histoire du Sénégal est riche d’événements et de noms qui pourraient servir pour alimenter des écomusées.
L’agriculture en pleine expansion, un atout pour proposer un agrotourisme qui permettrait aux paysans de bénéficier des retombées financière directes. L’écotouriste accueilli chez le paysan contribue financièrement pendant son séjour.
Un pari qui ne sera pas facile à gagner
L’écotourisme, que l’on associe au tourisme vert, est une des formes du tourisme durable, plus centrée sur la découverte de la nature (écosystèmes, mais aussi agrosystèmes et tourisme rural), voire d’écologie urbaine (jardins écologiques, Espaces verts écologiques, réserves naturelles urbaines et autres aspects de l’écologie urbaine...). Une définition qui est très loin de ce que le pays offre actuellement comme image.
Inexistence d’espaces vert aux normes. Des réserves naturelles qui peinent à convaincre. Un environnement sale et repoussant. Des offres hôtelières qui ne respectent pas les normes écologiques et sont plus centré sur le tourisme classique.
Faire du Sénégal un pays écotouristique ne sera pas une mince affaire.
Le manque de formation de acteurs à l’écoturisme est un des défis majeurs auquel le ministère devra faire face. Car l’offre aussi alléchante soit-elle ne peut être acceptable que si les conditions sont remplis pour un tourisme écologique.
Eva Rassoul/au-senegal.com