09/01/2018

N'AYEZ PLUS PEUR D'ALLER EN CASAMANCE

Attaque meurtrière à Baffo : Mame Mbaye Niang rassure les touristes et accuse une «bande délinquants » (communiqué)

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Le samedi 6 janvier 2018, vers 16h30 locales, des populations de l’arrondissement de Niaguis, Département de Ziguinchor dans la partie Sud du Sénégal (855 km de Dakar), ont fait l’objet d’une attaque armée dans la forêt de Borofaye.
Cet acte d’une rare barbarie a occasionné la mort de treize (13) jeunes hommes et sept (7) blessés par balles, dont un grièvement.
Une semaine avant ce drame, le président de la République avait lancé un appel solennel pour une paix définitive en Casamance, sans vainqueur ni vaincu.
Et depuis juillet 2015, dans le cadre de la relance des activités économiques dans la région, plus particulièrement le tourisme, une loi permet aux entreprises du secteur établies dans la zone de bénéficier d’exonérations fiscales et douanières.
Preuve du retour effectif de la paix, la Casamance n’est plus classée zone à risque par la France, premier pays pourvoyeur de touristes au Sénégal, depuis octobre 2016.
L’assassinat de 13 de nos compatriotes samedi dernier est un acte isolé, dernière convulsion de bandes de malfaiteurs, délinquants de droit commun, voulant semer le chaos pour s’adonner à toute sorte de trafics.
Nous ne sommes pas en présence d’une rébellion, mais d’éléments isolés s’adonnant au grand banditisme et qui seront bientôt appréhendés et traduits devant les tribunaux.
Se joignant à l’ensemble du Gouvernement pour demander à ne point céder à la peur, le Ministère du Tourisme rassure les populations, les professionnels du Tourisme, les tour-opérateurs et les amoureux étrangers comme locaux de cette magnifique région.
L’ordre et la sécurité y règnent et continueront d’y régner afin que les privilégiés qui la visitent, accueillis par l’hospitalité légendaire des habitants, puissent toujours y contempler, en toute quiétude, la belle diversité qui a fait sa réputation.
Ministère du tourisme

FRANCE GALL, LA PLUS SENEGALAISE DES FRANCAISES

Youssou N’Dour : « France Gall était la plus sénégalaise des Françaises »

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Le musicien raconte le lien très spécial de l’interprète de « Babacar » avec le Sénégal, où elle avait une maison.
« C’était la plus sénégalaise des Françaises ». En quelques mots, Youssou N’Dour résume ce que représentait France Gall pour son pays : le Sénégal. Entre deux concerts, l’un des artistes les plus connus du continent nous a confié l’émotion suscitée par la disparition de France Gall. Elle a aussitôt fait la une des sites d’informations dans ce pays dans lequel elle vivait plusieurs mois par an, depuis des décennies.
Une maison à quelques minutes en pirogue
« Elle symbolise une artiste de France qui a montré son amour extraordinaire pour le Sénégal et l’île de N’Gor où elle vivait (à quelques minutes en pirogue de Dakar, NDLR). Là-bas, nous l’avons vue à l’œuvre, elle fait partie vraiment des gens de Dakar.
Son amour pour le pays est indéniable, on rencontrait France aux Almadies (la corniche de restaurants en face de l’île de N’Gor, NDLR), dans les boutiques à côté. C’était une Sénégalaise. Elle avait ses habitudes, elle était toujours très vivante, et toujours en contact avec les gens. On sentait qu’elle avait une certaine liberté d’action ici. Aujourd’hui, nous sommes tous très tristes. Son histoire avec le Sénégal a de la profondeur. Ici, elle avait tout, ses coins qu’elle aimait, ses amis. Elle faisait des allers retours, mais elle passait beaucoup de temps. »
Une école sur l’île de N’Gor
Sur l’île de N’Gor, France Gall vivait dans une villa à colombages en bord de mer. Elle avait également acheté discrètement un restaurant sur l’île, et construit une école. « L’émotion est palpable aujourd’hui, les gens en parlent beaucoup. Elle fait la une de la presse, les gens sont très tristes. Nous sommes le pays de la teranga, ce qui signifie l’accueil en wolof.
Il y a toujours de la place pour les personnes amoureuses du Sénégal et de l’Afrique. C’était une des nôtres. Notre emblème, c’est l’hospitalité, et elle représentait cela car beaucoup d’amis de ses amis ont découvert Dakar, grâce à elle. »
En 1987, la chanteuse sortait le titre « Babacar », une chanson essentielle pour le pays. Elle y racontait comment une mère de famille avait voulu lui donner son bébé dans les rues de Dakar, mettant ainsi en lumières l’extrême difficulté du quotidien des enfants des rues de la capitale sénégalaise.
« Il y a beaucoup de Babacar »
« Les Sénégalais ont été très marqués par cette chanson Babacar, qui est leur préférée, c’est un hommage à son engagement envers les jeunes. Il y a beaucoup de Babacar ici, et cela nous touche beaucoup car les Sénégalais se sont dits, nous ne sommes pas seuls dans cette bataille.
Même des gens qui ne sont d’ici sont conscients de ces problèmes. Avec cette chanson, elle a élevé les consciences et l’engouement a été énorme. La musique c’est une force, elle permet de conscientiser les gens. » Et de conclure : « C’est une sœur pour nous, il faut saluer sa mémoire ».
Marie Poussel avec Le Parisien/dakar-echo.com/Jean Louis Verdier
http://www.dakar-echo.com/youssou-ndour-france-gall-etait...

EXPORT EN HAUSSE

Augmentation de 97 milliards FCFA des exportations du Sénégal en novembre 2017

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Le cumul des exportations du Sénégal au terme des 11 premiers mois de 2017 a augmenté de 96,7 milliards FCFA (environ 154,720 millions de dollars) comparé aux 11 premiers mois de 2016, a appris lundi auprès de l’agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Ces exportations se sont établies à 1384,9 milliards de FCFA contre 1288,2 milliards de FCFA au mois de novembre 2016, soit une progression de 7,5%.
Cependant en glissement mensuel, ces exportations sont ressorties en baisse de 1,900 milliard FCFA, passant de 110,1 milliards de FCFA contre 112 milliards de FCFA au mois d’octobre 2017, soit un fléchissement de 1,7%.
Au cours de ce mois, les exportations ont porté essentiellement sur l’or non monétaire (20,5 milliards de FCFA), les produits pétroliers (15,4 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (12,1 milliards de FCFA), le ciment (7,6 milliards de FCFA) et les bouillons (5,3 milliards de FCFA).
Les principaux clients du Sénégal sont le Mali (17,7%), la Suisse (15,4%), les Emirats Arabes Unis (7,8%), la Mauritanie (4,6%) et la Côte d’Ivoire (4,6%).
APA

08/01/2018

ET SI CE N'ETAIT QU'UNE HISTOIRE DE BANDITS?

BOUROFAYE-BAÏNOUCK - "Un règlement de compte entre coupeurs de bois et autochtones"

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La tuerie de Bourofaye-Baïnouck, survenue samedi dernier dans la région de Ziguinchor, ayant occasionné 13 morts et 7 blessés, n’est pas liée à l’affaire de la Casamance. En effet, selon Ali Haïdar, elle ressemble plus à un règlement de compte entre coupeurs de bois et populations autochtones qui disent vouloir protéger leur forêt. «ça fait très longtemps qu’il y a des grandes zones qui sont contrôlées par les forces du Mfdc. Aujourd’hui il y a une réelle accalmie. Cette affaire là n’est pas une affaire casamançaise. C’est une affaire de trafiquants qui ont rencontré des populations exaspérées.
Et je rappelle qu’il y a des communiqués du Mfdc (Mouvement des forces démocratiques de la Casamance : Ndlr) dans lesquels ils ont dit qu’ils interdisaient de couper le bois chez eux. Ils sont malins parce qu’ils se disent mais il n’y a plus de foret pour se cacher», a noté l’ancien ministre de l’Environnement intervenu sur les ondes de la Rfm. Et Ali Haïdar d’ajouter : «il y a aussi un camion qui a été brûlé par eux quand il y a eu mort d’homme. Donc, ils ont donné des signes. Quand vous rentrez dans une zone contrôlée par des gens, il faut leur autorisation. Et en plus, cette histoire, elle est d’autant plus dramatique.
Je suis désolé de ce qui s’est passé mais, ces populations étaient en train de garder la forêt. Un trafiquant a porté plainte contre eux. Et ils se sont retrouvés en prison. Et quand ils sont sortis de prison, ils ont dit "bon, maintenant on va régler nos comptes nous-mêmes. Et ils l’ont fait. Je rappelle que le même cas s’est passé à Médina Yoro Foula et aujourd’hui encore des jeunes sont dans la prison de Kolda. Parce qu’ils essayaient de défendre leur forêt».
Face à cette situation, le défenseur de la nature estime que l’Etat doit prendre la chose en main. «Il faut que notre armée prenne ces choses-là en main. Il faut que le ministère de l’Intérieur prenne ces choses-là en main. Parce que tout simplement, ils ont les moyens d’être présent sur le terrain. Ce ne sont pas les Eaux et forêts. Le ministère de l’Environnement ne représente qu’un pour cent du budget national», a soutenu Ali Haïdar.
SenewebNews

FRANCE GALL: GRANDE TRISTESSE AU SENEGAL

Au Sénégal, «N’Gor la belle» pleure France Gall

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Le Sénégal aussi est en deuil. A trois minutes de pirogue de Dakar, la petite île de N'Gor, surnommée « N’Gor la belle », pleurait dimanche la chanteuse française France Gall, qui y possédait une maison, tandis que son restaurant, dans un quartier résidentiel de la capitale sénégalaise, a gardé les volets baissés.
Sur l’île, qui s’orthographie également Ngor, des vigiles empêchaient de s’approcher de la modeste demeure d’un étage aux murs jaune clair de la chanteuse décédée dimanche matin, a rapporté un vidéaste de l’AFP.
Les ruelles de N’Gor, îlot de tranquillité face à l’océan Atlantique prisé par les surfeurs, étaient pratiquement vides par cette journée fraîche et venteuse.

Emilie, une touriste italienne, pour qui France Gall « était tout » s’y est tout de même rendue. Elle explique s’être sentie « déboussolée » à l’annonce de son décès d’une récidive d’un cancer. Abdoulaye Diallo, artiste-peintre qui tient une galerie d’art sur l’île, connaissait celle qui, dans la chanson « Babacar », évoquait la détresse et la pauvreté d’une mère sénégalaise et de son fils qu’elle avait rencontrés. « Elle était d’une générosité extraordinaire et très discrète. C’était la première à participer pour faire avancer l’île et pour participer aux actions caritatives », se souvient-il.Le restaurant de France Gall sera fermé deux jours
Sur la terre ferme, sur la corniche des Almadies, le cabanon-crêperie-restaurant que possédait France Gall, le Noflaye Beach, n’a pas ouvert dimanche. « Pour cause de décès de France Gall, le restaurant est fermé pour deux jours », indique une affiche.
A travers la porte de l’établissement, situé en bord de mer, le gérant, visiblement ému, refuse de parler aux journalistes. « C’est trop douloureux », lâche-t-il simplement.
Le président français Emmanuel Macron a présenté dimanche ses condoléances à la famille de la chanteuse, mais aussi aux habitants de Ngor.
vidéo: http://www.20minutes.fr/culture/2197611-20180108-video-se...
La chanteuse entretenait une relation passionnée avec l’Afrique
« France Gall, la Française la plus sénégalaise est décédée ». Voilà le titre de l’article qui annonce la mort de France Gall sur le site Dakaractu et qui souligne bien le lien très fort qu’entretenait la chanteuse avec le Sénégal et plus globalement avec l’Afrique.
C’est au cours des années 1980 que la chanteuse découvre ce continent. Suivant le modèle anglo saxon de Band Aid, l’association Chanteurs sans frontières à laquelle adhèrent France Gall et Michel Berger, lance la chanson SOS Ethiopie, pour venir en aide aux victimes de la famine qui sévit dans le pays. Un succès qui donne envie au couple de poursuivre leurs actions caritatives en faveur de l’Afrique. France Gall et Michel Berger en compagnie de Daniel Balavoine, Richard Berry et Lionel Rotcage, lancent alors « Action Ecoles », une collecte de riz auprès des écoliers français pour aider les familles africaines touchées par la famine.
Une terre qui devient son refuge
Tombé sous le charme du Sénégal, le couple Berger-Gall décide d’y acheter une maison sur l’île de N’Gor, où il fait construire une école. Et c’est pour rendre hommage à l’Afrique, que l’album Babacar de France Gall sort en 1987. La chanson éponyme raconte une histoire vécue par France Gall. Elle a rencontré la mère d’un bébé sénégalais qui voulait lui confier son fils afin qu’il puisse échapper à la pauvreté. La chanteuse refuse mais aide la maman à élever son enfant.
L’histoire d’amour de France Gall avec l’Afrique ne se terminera jamais. C’est d’ailleurs là qu’elle se réfugiera après le décès de Michel Berger, puis celui de sa fille Pauline.
« Après le deuil terrible de ma fille (…), c’est ici que j’ai retrouvé une sérénité », confiera d’ailleurs la chanteuse dans un documentaire de Yann Arthus-Bertrand. « Je vis dans un village. Je n’ai jamais compris pourquoi j’étais attirée par ce pays. (…) Lorsque je me rends sur mon île, il y a une espèce de purification extraordinaire. On arrive dans un endroit où il n’y a pas l’électricité, on est avec la nature, les oiseaux, pas de route et pas de voitures », déclarait-elle aussi à Paris Match. « C’est une terre que je reconnais comme la mienne. C’est un pays qui me donne sans le savoir », déclarait-elle aussi dans un autre documentaire. Lors des dernières années de sa vie France Gall a d’ailleurs passé encore plus de temps au Sénégal. Son dernier havre de paix.
vidéo: https://youtu.be/559RZVuIUC4
20minutes.fr


voir aussi: https://lepetitjournal.com/dakar/actualites/france-gall-n...
également: http://www.rfi.fr/culture/20180107-france-gall-senegal-ch...
aussi: http://www.huffingtonpost.fr/2018/01/07/mort-de-france-ga...
pour terminer: https://www.laviesenegalaise.com/la-chanteuse-france-gall...

LA TUERIE LIEE AU TRAFIC DU BOIS EN CASAMANCE

la tuerie en Casamance liée au trafic de bois?

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Les forêts de Casamance au Sénégal sont des zones très riches qui attirent les convoitises.
Après l'attaque qui a fait 13 morts en Casamance samedi 6 janvier, beaucoup de zones d'ombres perdurent. On ne sait pas pour l'heure qui sont les auteurs de ce crime. Une chose est sûre, les tensions sont fortes autour des forêts de Casamance.
Cette affaire ressemble à un règlement de compte entre villageois et exploitants clandestins de la forêt classée de Toubacouta, si l’on se réfère aux nombreux témoignages recueillis sur place. La surveillance de la forêt a été confiée aux jeunes de Toubacouta, regroupés au sein d’un comité de vigilance. Ce comité prélève des taxes sur chaque arbre coupé.
« Les membres de ce comité sont, eux aussi, des exploitants clandestins comme nous, explique un rescapé du massacre. Ce sont eux qui nous vendent des troncs et, depuis plus de 20 ans, tout le monde est au courant. Nous payons 10 000 francs CFA pour la patente et 2 500 francs CFA pour la caisse du village. Cela fait 20 ans que cela dure. Mais depuis que nous avons compris que la forêt nous appartient tous, nous avons refusé de payer les taxes. Voilà la cause du malentendu… »
Alors où passe l’argent collecté ? Le service des Eaux et forêt était-il au courant de ce deal ? « Ils sont bel et bien au courant, répond cet exploitant rescapé de la tuerie. Tous les chefs sont informés. Mais ils nous disent que les papiers délivrés par comité n’ont de valeur que dans la forêt. »
Ce sont les membres de ce comité qui avaient maille à partir en octobre dernier avec des exploitants. L’affaire portée devant la justice a été tranchée en faveur de ces derniers. Quatre jeunes de Toubacouta avaient été arrêtés et écroués. L’affaire a été ensuite réglée à l’amiable mais un goût amer demeurait. Serait-il la cause du massacre de 13 exploitants samedi ? La gendarmerie a ouvert une enquête.
Une forêt protégée
Ce que l'on sait, comme le confirme le ministre sénégalais de l'Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, c'est que les victimes étaient en train de ramasser du bois dans la forêt de Bofa Bayotte lorsqu'elles ont été attaquées.
La forêt de Bofa Bayotte fait partie des zones protégées de la Casamance. Ce sont des forêts très riches, qui attirent les convoitises. « La forêt c'est une ressource importante. [...] Avant, elle était partout, elle était luxuriante », se souvient Haïdar el-Ali, ancien ministre de l'Environnement et président de l'association Océanium, installée à Ziguinchor.
Problème, cette richesse est aujourd'hui la cible des pillages. « On coupe de plus en plus, on pille, on saccage, et la forêt recule donc ça crée des conflits pour l'accès à cette ressource. Aujourd'hui, il y a des gens qui en ont un peu marre de tout ça et qui prennent les armes. Ce n'est sûrement pas la solution, mais ça fait longtemps que ça dure », déplore l'ancien ministre.
Tensions
Selon lui, les tensions autour de la forêt ne font que s'accroître dans la région. « Il y a un mois, il y a un camion chargé de bois d'exploitants frauduleux qui a été brûlé. Avant, des défenseurs de l'environnement ont été attaqués. Je connais un chef de village qui défendait sa zone et qui a été tué. Je connais des jeunes qui défendaient leur zone et qui sont à l'hôpital... » énumère Haïdar el-Ali.
Les victimes de la tuerie de samedi venaient de Ziguinchor. Beaucoup de jeunes de la région participent à ce trafic de bois, selon Ibrahima Gassama, journaliste et directeur de la radio Zig FM. Il explique que les zones les plus touchées sont en général situées aux frontières du Sénégal avec la Gambie et la Guinée-Bissau. « Le gouvernement a voté une loi criminalisant un peu ces pratiques, mais on a beau vouloir sécuriser [les frontières] l'armée ne peut pas être à chaque centimètre de la frontière », reconnait-il.
Le ministre sénégalais de l'Intérieur promet en tout cas de mener une traque « rude, et sans répit » pour retrouver les auteurs de la tuerie de samedi. Même si les circonstances de ce drame qui a fait treize morts sont toujours aussi floues, Aly Ngouille Ndiaye a tenu à assurer que cet évènement ne remet pas en cause le processus de paix engagé dans la région.
RFI

07/01/2018

SCANDALES ET CORRUPTIONS

Fraport et le scandale présumé de corruption à AIBD: 1,7 millions d’euros retrouvé à Monaco

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La justice allemande compte entendre à titre de témoin la dame Coumba Diagne. Après le montage mafieux au Luxembourg Bibo Bourgi, Mamadou Pouye et Frapot se sont servis de cette femme, belle-sœur de leur co-inculpé Alioune Samba Diassé pour monter au Sénégal Daport, qui sera la symbiose contre nature de leur affaire visant à faire main basse sur les ressources de l’aéroport international de Diass à travers la société AFriport selon Libération.
Un montant de 1,7 millions d’euros versé dans le compte de cette société qui n’a jamais eu d’activité formelle ouvert à la Juluis Bank d eMonaco numéro 5118123 a été d’ailleurs bloqué. C’est dans cette même banque que les autorités sénégalaise ont identifié 24 comptes bancaires parmi eux un compte de Karim Wade dont elles demandent le rapatriement. Une affaire mise en délibéré pour 18 janvier. Coumba Diagne avait d’ailleurs expliqué aux juges de la commission d’instruction de la cour de répression de l’enrichissement illicite comment elle avait été utilisée dans cette entreprise de haute délinquance. L’enquête de la justice allemande avance à grands pas.
senedirect.net

NEWS SUR LE MASSACRE EN CASAMANCE

Ziguinchor – Un des rescapés raconte l’exécution

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L’exécution de 13 jeunes dans un village de Ziguinchor cet après-midi vers 15 heures a plongé le sud du pays dans la consternation et la tristesse. L’un des rescapés du carnage a raconté au correspondant de la Sud Fm le déroulement de la scène d’horreur.
​Selon ce jeune, des individus armés les ont encerclés avant de les faire asseoir de force. C’est par la suite qu’ils ont commencé à tirer sur eux. 13 d’entre ces personnes sont mortes sur le coup, les autres qui étaient derrière ont reçu des balles en tentant de se sauver.


Attaque de Boffa : des moyens déployés pour retrouver les auteurs (DIRPA)
L’armée sénégalaise a déployé des moyens pour retrouver les auteurs de l’attaque qui a fait 13 morts et neuf blessés à Boffa, samedi, dans le département de Ziguinchor, a promis la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA).
Des moyens sont ‘’mis en œuvre pour capturer, neutraliser et faire juger’’ les assaillants, a assuré son directeur, le colonel Abdoul Ndiaye, sur les ondes de la radio privée Sud FM.
Treize jeunes ont été tués et neuf autres grièvement blessés dans une attaque attribuée à des éléments armés supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC), samedi après-midi à Boffa, dans le département de Ziguinchor.
Selon le colonel Ndiaye, les victimes ont été surprises dans la forêt classée de Boffa par une bande de 15 hommes qui les ont attaqués, tuant certains d’entre eux et blessant les autres.
Qualifiant cet acte d’’’ignoble et de lâche’’, il a signalé que l’armée a aussitôt déployé des soldats sur le théâtre du drame où elle a récupéré les victimes. Mais, les assaillants avaient déjà fini de se fondre dans la nature avant l’arrivée des militaires.
Il a indiqué que la gendarmerie a ouvert une enquête pour faire la lumière sur cette attaque tragique.
Celle-ci survient au lendemain de la libération de deux combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) détenus dans un cantonnement militaire. Ils ont été libérés par l’Armée à la suite d’une médiation initiée par la communauté de Saint Egidio de Rome entre l’Etat du Sénégal et les combattants du MFDC.
Ces deux éléments du MFDC appartiendraient au camp de Salif Sadio. Ils ont été libérés suite à un accord signé à Rome en décembre dernier entre l’Etat du Sénégal et la communauté Saint Egidio, selon RFI.
Yamar/pressafrik

Au sud de la Casamance, 13 civils ont été tués ce samedi 6 janvier. Ils étaient partis chercher du bois non loin de la frontière et sont visiblement tombés sur des individus armés, non identifiés.
Treize morts, neuf blessés. Le bilan de l'attaque contre un groupe de civils a été confirmé par les forces de sécurité et les services médicaux. Originaires de la commune de Borofaye, collée à Ziguinchor, ces habitants de la Basse-Casamance sont descendus plus au sud, à une quinzaine de kilomètres, dans une forêt collée à la frontière avec la Guinée-Bissau pour ramasser du bois. Selon l’armée sénégalaise, « ils ont alors été pris à parti, lâchement, par une quinzaine d’individus armés ».
S'agit-il d'un règlement de compte, d'une attaque pour garder le contrôle du bois ? Impossible, pour le moment, de savoir qui sont ces individus armés, précise la cellule de communication de l’armée. Une compagnie parachutiste, envoyée sur place pour prendre en charge les blessés, cherche à sécuriser la zone. Les neuf blessés ont été pris en charge notamment à l’hopital de Ziguinchor.
Le commandant de zone averti a fait intervenir une compagnie de parachutistes. (…) La compagnie est restée sur place. Elle est en train de mener des opérations en vue de retrouver la bande qui a commis cet acte ignoble.
colonel Abdou Ndiaye

Comités de vigilance contre le pillage de bois
En novembre dernier, les habitants de la zone, située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Ziguinchor, furieux de voir leurs forêts pillées, ont arrêté et molesté des jeunes venus prendre du bois. Le tribunal a condamné ses habitants qui avaient choisi de rendre justice eux même.
Mais dans la foulée, des comités de vigilance, appuyés par une frange de la rébellion, ont été créés. Les villageois menaçaient de passer à l'acte s'ils trouvaient à nouveau de gens en train de couper du bois. C'est peut-être ce qu'il s'est passé samedi dans la forêt. Pour l'armée, il faut désormais attendre les résultats de l'enquête pour savoir qui a tué ces 13 jeunes.

C’était une atmosphère très pesante, très lourde, vraiment. J’ai vu des corps évacués à bord de charrettes. Les charrettes de ces hommes, qui étaient partis dans la forêt chercher du bois. 13 corps sans vie….
Ignace Ndèye, journaliste à la radio Sud FM et RFI

06/01/2018

GRABUGE EN CASAMANCE

13 personnes tuées en Casamance

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Treize personnes ont été tuées samedi par des hommes armés, à Bofa, un village situé près de Ziguinchor, la principale ville du sud du Sénégal.
Une source militaire contactée par l’APS, l’agence de presse officielle du Sénégal, signale également que cinq autres personnes ont été grièvement blessées.
La même source, qui a requis l’anonymat, affirme que les victimes, des jeunes, étaient partis couper du bois à Bofa, un village de la commune de Boutoupa Camaracounda.
Une source hospitalière a également fait état de 13 personnes tuées. Selon elle, neuf personnes grièvement blessées ont été acheminées à l’hôpital régional de Ziguinchor.
Un acte similaire a été perpétré en 2011 par des hommes armés à Diagnon, un village situé dans la région de Ziguinchor. Onze personnes parties chercher du bois avaient été tuées.
DIOP Mamadou/bbc.com

Colonel Abdou Thiam sur l’assassinat de 13 jeunes à Ziguinchor : « Les auteurs étaient armées de AK47 et ne resteront pas impunis »
La direction des Relations publiques de l’armée a réagi au carnage qui a eu lieu dans un village situé à 7 kilomètres de Ziguinchor. Selon Abdou Thiam « Il y a eu un groupe de 21 civiles, à priori des exploitants forestiers, originaires du village de Bourafay Baynouk, qui s’étaient rendus dans la forêt classés des payottes pour chercher du bois. Ils ont rencontré une bande de 15 individus armés qui ont lâchement tirés sur eux ».
Le responsable des Relations publiques de la grande muette de poursuivre : « Le commandant de la zone militaire, dès qu’il a appris la nouvelle, a fait intervenir une parachutiste qui s’est rapidement rendue sur les lieux. Malheureusement pour constater qu’il y a eu 13 morts et 7 blessés. Un seul a ou s’échapper ».
Le colonel Abdou Thiam assure ensuite sur la Sud Fm que tous les moyens sont mis en oeuvre au niveau de l’armée pour capturer la bande et que les auteurs de ce carnage ne resteront pas impunis.
Quid de l’appartenance des individus qui ont perpétrés cette attaque. Le directeur de l’information des Relations publiques de l’armée révèle que les assaillants « étaient armées d’armes de guerre AK47, qui ont lâchement tué des populations civiles qui ont pour seul tort d’aller chercher du bois dans un parc ».
Awa Diallo/pressafrik

LE TOURISME EN CASAMANCE...

Mahamad Boun Abdallah Dionne : « Nous allons faire de la Casamance une zone touristique spéciale »

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Le tourisme casamançais qui est en léthargie depuis plusieurs années, dû à plusieurs facteurs, va bientôt connaître un nouvel élan. Selon le premier ministre, Mahamad Boun Abdallah Dionne, l’Etat du Sénégal ambitionne de faire de la Casamance une zone touristique spéciale. Cette déclaration a été faite par le Premier ministre en marge de la cérémonie de remise de chèques aux bénéficiaires du Crédit hôtelier et touristique.
D’après le Premier ministre, Mahamad Boun Abdallah Dionne, l’État ambitionne de faire de la Casamance une zone touristique spéciale.
« Nous allons faire de la Casamance une zone touristique spéciale, où les promoteurs ne vont payer aucune taxe », a déclaré le Premier ministre.
Selon le chef du gouvernement, l’arrivée d’Air Sénégal est également un atout qui va aider à booster le tourisme au Sénégal et d’en faire un véritable levier pour une croissance forte et inclusive.
« Air Sénégal arrive et c’est un plus pour le secteur. Nous avons déjà acquis des avions, pour le transport domestique et nous allons recevoir d’autres cette année et en janvier 2019 pour le transatlantique et l’intercontinental. Cela va inciter les prix à la baisse. C’est du potentiel qui arrive », dira le PM.
Le Premier ministre a promis une réunion qui est programmée le 15 janvier prochain entre tous les professionnels du secteur et la police touristique pour sécuriser les servitudes des hôtels et l’industrie du tourisme.
« Pour l’érosion côtière, j’attends que le ministre nous fixe la date pour qu’avec la Banque mondiale, nous nous rendions à Saly pour lancer le programme de lutte contre l’érosion côtière », a laissé entendre le Premier ministre qui a précisé que ce sont des milliards qui ont été mobilisés.
« Des sites sont menacés, on va mettre des brise-lames, faire tous les travaux de génie civil nécessaires, pour protéger cette partie de la côte », a souligné le Pm. Il s’exprimait lors de la deuxième signature des conventions de financement du Crédit hôtelier et touristique avec de nouveaux bénéficiaires, qui s’élève à plus de 946 millions F CFA. Le Premier ministre a fait part par ailleurs que le tourisme demeure un secteur vital pour toutes les économies.
« L’enjeu pour le gouvernement est de créer toutes les conditions pour permettre à notre pays de capitaliser le potentiel économique du secteur afin d’en faire un véritable levier pour une croissance forte et inclusive », dira le PM.
Au nom de ses collègues, le gérant de l’Hôtel Saly Princess, Pathé Dia s’est félicité de ce nouveau financement qui, selon lui, va donner « un coup de fouet » pour la relance de la destination Sénégal, à l’image du programme de lutte contre l’érosion côtière qui va prochainement être lancé.
L’Organisation mondiale du tourisme estime qu’à l’horizon 2020, il y aura environ 1, 6 milliard d’arrivées touristiques internationales dans le monde sur la base d’un taux moyen de croissance de l’ordre de 5,5% par an avec un potentiel de dépense de ces touristes qui excède 2000 milliards d’euros.
Saër DIA/lactuacho.com

EROSION CÔTIERE...

LE PREMIER MINISTRE ANNONCE LE DEMARRAGE DES TRAVAUX POUR BIENTOT

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Il est attendu, dans les mois à venir, le lancement des travaux du Programme de lutte contre l’érosion côtière. C’est ce qu’a annoncé, hier jeudi, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, lors d’une cérémonie de signature de Conventions et de financement de Crédit hôtelier et touristique (Cht) à 12 bénéficiaires pour plus de 946 millions de F CFA.
«J’attends du ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, pour qu’il nous fixe la date à laquelle nous devrons nous rendre à Saly, en compagnie de la Banque mondiale et des professionnels du secteur, afin de procéder au lancement des travaux du Programme de lutte contre l’érosion côtière. Ce sont des milliards qui ont été mobilisés. A présent, c’est le temps de l’action pour lancer ce projet», a ainsi annoncé le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, hier jeudi, lors d’une cérémonie de signature de Conventions et financement de Crédit hôtelier et touristique (Cht) à 12 bénéficiaires pour près d’un milliards de francs CFA.
En effet, connue pour sa belle station balnéaire, la ville de Mbour croule, depuis des années déjà, sous le poids de l’érosion côtière, notamment la station balnéaire de Saly qui est la plus affectées. En réponse à ce désastre écologique, l’Etat du Sénégal, en collaboration avec la Banque mondiale se déploie à stopper l’érosion en mobilisant d’importants moyens financiers pour endiguer cette agression côtière. Aujourd’hui, l’urgence de réagir s’impose. «Le site est menacé. Il faut mettre en place des digues de protection afin de protéger cette partie de la côte», a expliqué le Premier ministre, tout en mentionnant que «le gouvernement soutient constamment les acteurs du secteur notamment avec la dotation d’équipements de contrôle standardisés depuis 2016. Car, le secteur est un maillon stratégique de l’Etat en matière de création d’emplois et de richesse».
Au sujet de la sécurité, le Premier ministre informe «qu’il sera tenu le 15 du mois courant une réunion entre tous les professionnels et la police touristique pour une meilleure offre».
Sur cette même question, il notifie qu’«un milliards avait été injecté pour l’assainissement et l’embellissement du site. Ce qui demeure constant». Toutefois, il a assuré en ces mots: «sur la sécurité, nous y sommes», a-t-il dit.
Jean Pierre MALOU/sudonline.sn

LA PRESSE MALMENEE

Crise: après les médias locaux, la presse internationale s’enlise

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Jeune Afrique invisible sur les rayons sénégalais à partir de la semaine prochaine et même en Côte d’Ivoire. La faute aux distributeurs qui peinent à honorer leurs impayés auprès du groupe de distribution français Presstalis, informe le journal.
Le résultat d’un différend financier opposant le distributeur ivoirien Edipresse et le sénégalais Agence de distribution de presse (ADP) au groupe français Presstalis, qui assure l’export en avion ou en bateau des journaux étrangers jusque dans ces pays.
« Nous avons décidé le 21 décembre de suspendre la distribution de toute la presse internationale au Sénégal et en Côte d’Ivoire, tant qu’Edipresse et ADP n’honoreront pas leurs impayés, explique Carine Nevejans, directrice de l’international du groupe Presstalis. Nous sommes très conciliants, mais il arrive un moment où les montants en jeu sont tellement importants que ce n’est plus tenable», lâche Bertrand Holl.
Il ajoute que la descente aux enfers est inévitable: « nous avons enclenché le virement d’une partie de cette somme, assure pour sa part Bertrand Holl, directeur général de Edipresse. Mais nous rencontrons des difficultés avec les banques, qui ne sont pas de notre fait. »
En attendant l’effectivité du virement, prévue a priori avant la fin de la semaine prochaine, la société ivoirienne ne reçoit plus la presse étrangère depuis le 22 décembre. « Et cela représente une perte de 25 millions de francs CFA par semaine », précise -t-il.
senego.com/Sharif Ndao

l’hebdomadaire Nouvel Horizon a tiré sa révérence
L’hebdomadaire généraliste Nouvel Horizon met la clé sous la porte ce vendredi après une aventure journalistique d’une vingtaine d’années. Une disparition symptomatique d’une presse sénégalaise dont le modèle économique n’est plus viable.
L’annonce de la cessation des parutions de l’hebdomadaire Nouvel Horizon a sonné comme un coup de tonnerre dans le ciel déjà sombre de la presse sénégalaise. Et pour cause. Ce magazine, lancé en 1996 à Dakar est parvenu, en une vingtaine d’années, à se tailler une place respectable au sein du paysage médiatique sénégalais. Informé, bien écrit, Nouvel Horizon pouvait souvent être autant équilibré qu’impertinent dans ses prises de position.
Alors que l’hebdo du quartier dakarois de la Sicap Liberté III ne paraîtra plus, son numéro 1053, qui devait paraître ce vendredi 5 janvier pour signer la fin de l’aventure n’a finalement pas été aperçu en kiosque. « Je ne sais pas ce qui s’est passé au niveau de l’imprimeur. De toute façon, il n’y a plus urgence », lâche Issa Sall, le directeur de publication, au travers d’un sourire philosophique, au bout du fil…
Fondé par un groupe de passionnés de l’écriture et de l’actualité – parmi lesquels Abdoulaye Bamba Diallo, membre fondateur du journal satirique Le cafard libéré, qui en était le président, et Issa Sall, le directeur de publication –, le journal accordait une place de choix à l’information politique, tout en traitant l’actualité économique, culturelle, sociale et internationale. Ses colonnes accueillaient très souvent intellectuels comme éditorialistes réputés.
Amadou Oury Diallo/jeuneafrique.com

05/01/2018

DAKAR, CAPITALE DE LA POLLUTION

Vigilance face à la pollution à Dakar

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Dakar connaît des pics de pollution atmosphérique particulièrement importants depuis la période des fêtes de Noël
La capitale sénégalaise était de nouveau placée jeudi 4 janvier en alerte rouge ; la qualité de l’air y est donc mauvaise, le risque sanitaire « réel », selon les organismes de contrôle. La pollution sur la presqu’île pourtant balayée par l’air marin est un vrai sujet de préoccupation tout au long de l’année. Elle est à l’origine de problèmes de santé chez les habitants de la capitale, notamment des pathologies respiratoires.
Les services de contrôle avaient tablé sur une diminution progressive des concentrations de particules fines après des pics en fin d’année ; c’est le contraire qui semble s’être produit. La qualité de l’air continue de se dégrader à Dakar, la faute au parc automobile très polluant, aux industries, aux déchets incinérés, mais aussi à la poussière désertique qui accentue le phénomène.
« C’est assez typique des conditions météorologiques de cette période l’année, témoigne Aminata Mbow Diokhané, chef du centre de gestion de la qualité de l’air du Sénégal. Les particules sont émises par différentes sources dans le trafic automobile diesel, les activités industrielles, etc. Mais ce genre de pic s’observe quand il y a des vents de sable, de poussières, en provenance du Sahara. »
Cet épisode de pollution accrue n’est pas anodin pour les Dakarois. Premières manifestations : les problèmes ORL ; une période compliquée aussi pour les patients asthmatiques ou souffrants de bronchites chroniques, explique la professeur Nassifatou Oumar Touré, chef du service de pneumologie de l’hôpital Fann de Dakar : « Quand il y a des pics de pollution, il y a des mesures qui peuvent être prises. Si ce sont des personnes qui n’ont pas besoin réellement de sortir, si elles peuvent rester à la maison quand on a des concentrations de particules aussi importantes dans l’atmosphère, ça serait bien. Et, ne pas hésiter à mettre un masque, même si ça ne filtre pas tout, ça peut filtrer une partie des particules qui se trouvent en suspension. »
Selon les prévisions des services de contrôle, la qualité de l’air à Dakar devrait continuer de se dégrader jusqu’au 10 janvier prochain
Emmanuelle Landais/RFI

CRIMINALITE EN BAISSE...

La criminalité a baissé au Sénégal de 35% entre 2015 et 2017

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Les opérations de sécurisation ont visiblement porté leur fruit dans la période comprise entre 2015 et 2017. En effet, le rapport émanant des services du ministère de l’Intérieur ont noté une baisse de 35% du taux de criminalité au Sénégal et plus particulièrement à Dakar durant ladite période.
«La criminalité a baissé de 35% entre 2015 et 2017 en raison des opérations de sécurisation organisées, tout au moins hebdomadairement sur l’ensemble du territoire national, et particulièrement à Dakar, notamment à Guédiawaye, aux Parcelles assainies et à Grand Yoff», relate APS qui a parcouru le document.
Le rapport de préciser que «sur les 8.409 individus déférés au parquet en 2017, seuls 291 sont dans un cas de délinquance pathologique ou d’exclusion, soit 3,46%. Seules 5 armes à feu, 108 armes blanches et 15 coupe-coupes ont été saisies».
Avant d’ajouter : «En 2017, pour diverses infractions, 33 419 individus ont été interpellés par ses services, dont 302 étrangers, 8459 d’entre eux ont été déférés au parquet dont 292 étrangers. Ce chiffre est en baisse par rapport à l’année 2016 qui a compté 49 951 dont 387 étrangers avec 11 061 déférés dont 349 étrangers».
Et de conclure : «la criminalité, au regard de tout ce qui précède, connaît une baisse de 33,09% pour les nationaux et 20,155% pour les étrangers».
Ousmane Demba Kane/pressafrik.com

NEWS DE L'AIBD

Aibd: Maïmouna Ndoye Seck justifie les manquements

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Un mois après son ouverture, l'Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) dispose enfin d'entrepôt de kérosène et de fret. Des manquements qui ont été déplorés au niveau de l'aéroport international au moment où depuis son démarrage le 07 décembre dernier, 2100 mouvements d'avions et 200 milles passagers y ont été enregistrés.
"C'est une grosse performance qui a été réalisée par le Sénégal en dépit de quelques désagréments qui ont été notés à la première semaine. Des désagréments consécutifs à ce déménagement", a confié Maïmouna Ndoye Seck, ministre des transports aériens sur les ondes de la Rfm.
"Le fret est fonctionnel et opérationnel depuis le 23 novembre. Le système hydrant est aussi fonctionnel depuis deux semaines", dit-elle.
Selon le ministre des transports aériens, beaucoup de contrevérités ont été distillées. La vérité, selon elle, est qu'au moment de rejoindre l'Aibd, tout le personnel n'avait pas les réflexes nécessaires et l'organisation n'était pas totalement au point, surtout pour ce qui concerne le fret.
"Les compagnies spécialisées dans le fret avaient besoin de faire auditer l'Aibd parce que toutes les compagnies font auditer les nouveaux aéroports. Ces audits étaient programmés entre le 13 et le 15 décembre et dès qu'ils sont terminés le 20, la compagnie aérienne privée Allemande, Lufthansa, a commencé ses opérations à l'Aibd. Aujourd'hui, plus de mille tonnes de fret ont déjà été traitées", explique t-elle.
Ndèye Fatou NDIAYE - Seneweb.com

Le ministre des Transports aériens et des Infrastructures aéroportuaires a tenu à informer qu’à un mois déjà «2100 mouvements d’avions ont été enregistrés à l’Aibd et qu’à la même date, 20 000 passagers ont été accueillis et plus 1 000 tonnes de frets traités».
A l’en croire : «le réseau souterrain qui faisait défaut est fonctionnel depuis deux semaines et que tous les audits sont faits, permettant à presque toutes les grandes compagnies dont Lufthansa d’y opérer». Elle l’a dit sur la Rfm, ce vendredi à 12 heures.
mediasenegal.sn

SENEGAL: 15 MILLIONS D'HABITANTS

La population du Sénégal est estimée en 2018 à 15 millions d’habitants

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La population sénégalaise connaîtra une hausse considérable en 2018 selon l’agence nationale de statistique et de la démographie. La population du Sénégal est estimée en 2018 à 15.726.037 d’habitants, selon les projections de l’ANSD. Les femmes font 7.896.040 et les hommes 7.829.997, selon l’ANSD.
Moustapha MBAYE/senego.com

LE TOURISME: LEVIER DE CROISSANCE

Le premier ministre réaffirme la volonté de faire du tourisme le levier d’une "croissance forte et inclusive’’

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L’arrivée d’Air Sénégal est un atout qui va aider à booster le tourisme au Sénégal, a affirmé, jeudi à Dakar, le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, réaffirmant la volonté du gouvernement de faire du secteur ‘’un véritable levier pour une croissance forte et inclusive’’.
‘’Air Sénégal arrive et c’est un plus pour le secteur. Nous avons déjà acquis des avions, (…) pour le transport domestique et nous allons recevoir d’autres cette année et en janvier 2019 pour le transatlantique et l’intercontinental. Cela va inciter les prix à la baisse. C’est du potentiel qui arrive’’, a-t-il magnifié.
Il s’exprimait lors de la deuxième signature des conventions de financement du Crédit hôtelier et touristique avec de nouveaux bénéficiaires, représentés par le gérant de l’Hôtel Saly Princess, Pathé Dia.
Au nom de ses collègues, ce dernier s’est félicité de ce nouveau financement qui, selon lui, va donner ‘’un coup de fouet pour la relance de la destination Sénégal’’, à l’image du programme de lutte contre l’érosion côtière qui va prochainement être lancé.
Il a par ailleurs demandé au Premier ministre d’appuyer davantage leur ministère de tutelle, pour l’assainissement du secteur du tourisme, de renforcer les moyens de la police touristique, de désengorger les espaces de vie au niveau de la station balnéaire et d’éradiquer la mendicité à Saly.
Répondant aux préoccupations des acteurs du secteur, le Premier ministre a promis qu’une réunion est programmée le 15 janvier prochain entre tous les professionnels du secteur et la police touristique pour sécuriser les servitudes des hôtels et l’industrie du tourisme.
‘’Pour l’érosion côtière, j’attends que le ministre nous fixe la date pour qu’avec la Banque mondiale, nous nous rendions à Saly pour lancer le programme de lutte contre l’érosion côtière’’, a-t-il dit.
Il a précisé que ‘’ce sont des milliards qui ont été mobilisés. Des sites sont menacés, on va mettre des brise-lames, faire tous les travaux de génie civil nécessaires, pour protéger cette partie de la côte’’.
‘’L’Organisation mondiale du tourisme estime qu’à l’horizon 2020, il y aura environ 1, 6 milliard d’arrivées touristiques internationales dans le monde sur la base d’un taux moyen de croissance de l’ordre de 5,5% par an avec un potentiel de dépense de ces touristes qui excède 2000 milliards d’euros’’, a-t-il rappelé.
Selon lui, le gouvernement du Sénégal a "pris la pleine mesure de l’impact du développement de l’activité touristique dans l’économie nationale par ses capacités à créer de la valeur ajoutée et à générer des milliers d’emplois’’.
Le chef du gouvernement estime que le tourisme ‘’demeure un secteur vital pour toutes les économies’’. D’après lui, "l’enjeu pour le gouvernement est de créer toutes les conditions pour permettre à notre pays de capitaliser le potentiel économique du secteur afin d’en faire un véritable levier pour une croissance forte et inclusive’’.
SK/ASG/OID/APS

HÔTELIERS MECONTENTS

Financement de crédits hôtelier et touristique à hauteur de 7,5 milliards pour 2018, les acteurs du secteur se disent insatisfaits

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Les acteurs du tourisme ne sont pas satisfaits du montant (7,2 milliards Fcfa) alloués au financement des projets de rénovation et d’extension d’établissements d’hébergement touristique. En effet, 3 hôteliers ont reçu chacun une enveloppe symbolique de 100 millions. "Un montant qui ne représente absolument rien pour un hôtel", selon le représentant des bénéficiaires, Pathé Dia, "vu également l'importance du secteur dans l’économie". La cérémonie de signature de convention de financement et la remise des chèques ont eu lieu ce jeudi 4 janvier, sous la présidence du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne.
Pour relancer le secteur du tourisme, l’Etat du Sénégal a signé, ce jeudi, des conventions avec les acteurs dudit secteur et remis des chèques de 100 millions à 12 bénéficiaires de crédit de la BNDE. Avec pour l’année 2018, une dotation initiale de cinq (5) milliards de FCFA, suivie d’une rallonge de 2,5 milliards de FCFA , le Crédit hôtelier et touristique vise à accompagner les entreprises du secteur, en termes de financement des projets de rénovation et d’extension d’établissements d’hébergement touristique.
Avec ce financement, selon le représentant des bénéficiaires Pathé Dia, « c’est toujours bon à prendre mais 100 millions c’est très peu pour le secteur ». Avant de reconnaitre qu’« on a connu une crise qui date de 12 voire 13 ans. Heureusement que le Premier ministre a été notre syndicaliste pour demander le relèvement du plafond.
Mais comme au départ, la convention c’était 100 millions, on ne peut que prendre. Mais j’avoue que pour certains hôtels au niveau de Saly, 100 millions ne représentent absolument rien. Et nous en avions déjà parlé au chef de l’Etat pour qu’il mette les moyens en accordant aux hôteliers des crédits beaucoup plus intéressants, je pense que on peut relancer le tourisme par nous-mêmes ».
M. Dia a profité de cette tribune pour étaler leurs doléances devant le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dione et le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang. Notamment le problème des talibés qui envahissent la situation de Saly. « Nous sommes envahis par une horde de talibés et cela dénature un peu la nature la station de Saly Portugal. Le président de la République avait investi un milliard de francs Cfa au niveau de la station touristique, pour redonner à Saly un lustre. Mais malheureusement, l’entrée de Saly est devenue aujourd’hui un garage avec des gargottes. Nous avons interpellé le ministre de tutelle pour que l’entrée de Saly puisse être assainie », tonne M. Dia.
Pour cette saison, M. Dia toujours d’informer que ça s’annonce bien, bien que le secteur ait connu des saisons extrêmement difficiles mais tout se passe bien au niveau de Saly. En effet, il reconnaît que Dakar n’a pas ce souci puisque c’est un hub d’affaires mais au niveau de Saly et Saloum, "nous avons senti en tout cas un regain".
A son tour le Premier ministre a rassuré les acteurs du secteur du tourisme, en parlant de l’arrivée de la compagnie aérienne nationale « Air Sénégal » qui entraînera selon lui, la baisse du prix des billets d’avions.
Toujours en réponse aux doléances des hôteliers, le chef du gouvernement a annoncé le lancement prochain du projet de lutte contre l’érosion côtière.
Il a informé en présence du ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang, qu’une réunion entre la police touristique et les acteurs du secteur sera tenue ce 15 janvier, pour le renforcement de la sécurité des hôtels.
Cheikh Makhfou Diop/Leral.net

04/01/2018

ALERTE ECOLOGIQUE

Le changement climatique et l’érosion côtière19279747-23230057.jpg

"Aujourd'hui des pans du territoire national disparaissent, beaucoup d'autres sont menacés et en sursis.
Les effets concrets sont là à Rufisque, à Mbour, notamment à Saly avec des cimetières où des hôtels gisent dans l'eau proie de la mer dans une désolation totale.
À Saint-Louis dans la langue de barbarie, les îles du Saloum, l'île de Gorée.
En sursis, Dakar tout le long de la Corniche avec l'université, Fann Résidence, les Almadies dans 50 ou 100 ans.
Il est tant que les universitaires et autres spécialistes en géomorphologie sortent du silence et sonnent l'alerte.
La société civile est également silencieuse ou ignore cette question que nous risquons de transférer aux générations futures.
Le gouvernement se contente de constater pour s'en désoler alors que les victimes immédiates sont dépassées et vivent dans l'angoisse ou la détresse, celles de demain on n’y pense même pas.
Il est temps de prendre cette question à bras le corps collectivement ici et maintenant".
Alioune Tine (Directeur d'Amnesty International Afrique)/ leral.net

LA SAPCO CHANGE DE TÊTE

Jeu de chaises musicales: Bocar Ly n’est plus le directeur de la Sapco

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La société d'Aménagement et de Promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal a un nouveau directeur général. Maître Aliou Sow, avocat, remplace Bocar Ly à la tête de la Sapco. Mr LY est nommé président du conseil de surveillance de l'Agence sénégalaise pour la promotion touristique (ASPT).
nianinginfo.com

TEN MERINA FONCTIONNE

La centrale solaire de Ten Mérina (30 MW) sera inaugurée en janvier 2018

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« Nous n’attendons que l’inauguration mais tout est prêt.» C’est ainsi qu’Amadou Thiam, le responsable de l’exploitation de la centrale solaire de Ten Mérina, au Sénégal, a annoncé l’inauguration de l’infrastructure qui aura lieu au cours du mois de janvier 2018. Selon le responsable, elle fournit en effet ses 30 MW d’énergie au réseau électrique, depuis novembre 2017.
La construction de la centrale solaire de Ten Mérina a été faite par les entreprises françaises Eiffage, Solairedirect et Meridiam. Elle a duré environ un an et coûté 43 millions € (plus de 30 milliards de francs Cfa). Son financement a été assuré à hauteur de 34,5 millions € par la Proparco, la branche de l’Agence française de développement (Afd) consacrée aux investissements privés, et Bio, une institution financière de développement belge.
L’inauguration de cette centrale entre dans le cadre de la politique énergétique du Sénégal qui ambitionne de satisfaire 20% de son énergie, grâce au solaire.
Gwladys Johnson Akinocho/ecofin

SENEGAL: NATION START UP

Le Sénégal est devenu une «nation-startup »

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Présent dans le top 10 des pays africains les plus attractifs quai ont attiré le plus de financement pour les start-up en 2016, le Sénégal est désormais considéré comme une « startup-nation » au même titre que la Côte d’Ivoire. L’information est donnée par l’agence de presse suisse Ecofin qui cite les données par la firme américaine Pertech Venture qui est spécialisé dans le financement des initiatives dans le domaine des technologies
Selon cette source, l’Afrique en 2016 a réussi à mobiliser 366,8 millions $ pour 77 start-ups. La Côte d’Ivoire et le Sénégal, deux pays de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ont mobilisé 19,5 millions $ pour le soutien de leurs start-up.
Le Sénégal a exactement occupé la 9e place, avec un chiffre de 6,5 millions $ d’investissements attirés pour ses start-ups dans le secteur.
La Côte d’Ivoire pour sa part, s’est hissé à la 5è sur le plan africain place avec 13 millions $ attirés pour ses start-ups.
D’après les données de l’agence de presse suisse, c’est un réel succès vu que les taux offerts par les établissements bancaires d’Afrique francophone au sud du Sahara oscillent entre 10% et 22% toujours selon l’article de l’Agence Ecofin.
Noël SAMBOU/senenews

03/01/2018

CAUCHEMAR DE DAKAR

300 000 véhicules en circulation dans Dakar : ici on étouffe !

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Le nombre de véhicules en circulation dans la capitale, Dakar, dépasse l'entendement. Conséquence: des embouteillages à n'en pas finir à tous les coins de rue. Une situation qui interpelle nos confrères de Vox Populi qui pointent du doigt la vétusté du parc automobile rempli de "cercueils roulants", de "poubelles ambulantes" ou de "ferrailles ambulantes".
"Et désormais, pour circuler dans cette ville, il faut s'armer de patience. Et beaucoup de patience puisque ça ne roule presque plus sur aucune voie de dégagement ou route secondaire. Les bouchons ont atteint leur pic à cause d'un parc automobile qui ne cesse de gonfler", lit-on dans les colonnes du journal qui consacre, ce mercredi, une pleine page à la circulation routière dans la capitale sénégalaise. "Désormais, c'est toute la ville qui est sous l'emprise des embouteillages. Et malgré un nouveau plan de circulation expérimenté en mai 2016… rien n'a changé. La circulation est devenue pire depuis trois mois".
Le parc automobile, lui, s'accroît de plus de 8000 véhicules par mois, soit 96 000 véhicules par an dans tout le pays, font constater nos confrères.
Seneweb news

OMAR SY AU SENEGAL

OMAR SY TOURNE AU SÉNÉGAL

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Le célèbre acteur franco-sénégalais Omar Sy tourne depuis quelques semaines le nouveau film de Philippe Godeau "Toucouleur".
En ce début de l'année 2018, sans doute fin janvier/début février, l'équipe de tournage devrait quitter la France pour filmer au Sénégal.
On sait déjà que la région du Sine-Saloum servira, entre-autres, de décors au film de Philippe Godeau à qui l'on doit notamment, en tant que réalisateur "Le dernier pour la route et "11.6". Producteur, distributeur, réalisateur, Philippe Godeau retrouvera-t-il sur ce film son acteur fétiche François Cluzet?
Il pourrait ainsi reformer le duo d'Intouchables?
Omar Sy au Sénégal, sans doute à Dakar, à Saly et certainement dans le Saloum, ce sera assurément l'évènement de ce début d'année.
BRB

01/01/2018

LA PROSTITUTION DE LA St SYLVESTRE

Prostitution dans le Dakar by night, le sexe se vend comme de petits pains

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Le sexe se vend bien au Sénégal, plus particulièrement à Dakar. C’est du moins le constat fait, après un tour dans différents endroits de la capitale sénégalaise.
Parcelles Assainies, Grand-Yoff, Almadies, Place de l’indépendance sont des hauts lieux du Dakar by night. À ce titre, ils ont en commun d’être des zones de prédilection de la prostitution juvénile. À ce jeu, les Almadies remportent la palme. Le quartier chic a la particularité d’accueillir des prostituées de tout âge, particulièrement de très jeunes filles, et de toute nationalité (Bissau-Guinéennes, Gambiennes, Libériennes, Ghanéennes, Nigérianes et autres Sierra-Léonaises).
02h passées de quelques minutes, les travailleuses du sexe ont envahi la chaussée, malgré le froid qui s’est abattu sur la capitale. Les accoutrements sont suggestifs. Les mini-jupes l’emportent largement sur les autres tenues. ”Vous me donnez 30.000 francs et je vous donne un plaisir inédit”, propose une belle de nuit d’un ton aguicheur. Sentant qu’elle n’a pas affaire à un client, elle s’éloigne.
Il faut plusieurs tentatives pour réussir à en faire parler une. Awa Diallo, une jolie nymphe, consent à se livrer. ”Nous nous adonnons à la prostitution parce que nous sommes pauvres”, souligne-t-elle, avant de renseigner que ”certaines personnes sont prêtes à débourser 100.000 F CFA, voire 200 000 F CFA pour satisfaire leur libido. Surtout les émigrés ou les Occidentaux”.
Place de l’indépendance
Après les Almadies, cap sur la Place de l’Indépendance. Il est quatre (4) heures. Le calme des lieux contraste avec l’ambiance des Almadies. Quelques rares prostituées sont plantées le long du trottoir, à quelques encablures du Palais présidentiel. A peine le taxi s’arrête-t-il qu’une jeune demoiselle s’avance, sourire aux lèvres. Après un petit ”’salamalékum” (salutation), elle lance de but en blanc : ”je suis prête pour 20 à 10 000 francs.
Vous pourrez faire tout ce que vous voulez avec moi, pour une durée de trente minutes d’une partie de jambes en l’air”. Sachant qu’elle a affaire à un journaliste, elle s’éloigne en maugréant. Plus loin, une autre prostituée accepte de se confier. ”Je vis seule, avec ma mère. Elle avoisine les 70 ans et je n’ai pas de travail pour l’aider. Aujourd’hui, le peu que je gagne, en une nuit, peut nous nourrir pendant une semaine. Car, je peux gagner parfois 30.000 francs, la nuit”, explique la prostituée de 20 ans.
Sa copine Binta Thiam renchérit : ”Nous sommes toutes les deux pauvres. Nous devons nous débrouiller pour survivre. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous prostituer”, confie-t-elle. Binta ne manque pas de stigmatiser les policiers. ‘’Souvent, lorsque tu montres tes papiers, ils demandent autre chose, rien que pour obtenir de l’argent’’.
Patte d’Oie
Le constat est donc que la prostitution a atteint un seuil paroxysmique dans la capitale sénégalaise. La Patte d’Oie ne déroge pas à la règle. Il est zéro heure passé au ”Tropique” de la Patte d’Oie. Le bar, bien connu des Sénégalais, est situé à proximité du pont Sénégal 92. Ici, le tarif pratiqué permet de comprendre l’affluence des clients. D’ailleurs, des jeunes filles habillées de tenues qui ne laissent rien ignorer de leur anatomie (string et spencer) se trémoussent au son d’une musique feutrée.
Ici, les chambres situées au premier étage peuvent accueillir une dizaine de personnes. ”Je suis là, parce que je cherche de l’argent pour subvenir à mes besoins, sans déranger mes parents”, confie Khady Guèye. Soudain, une de ses copines interrompt notre entretien et lui fait comprendre que parler avec un journaliste n’apporte rien, ”à part le risque d’être identifiée par un proche”. Toutefois, une autre fille consent à révéler les habitudes de la maison. ”Ici, nous ne sortons pas.
Car nous faisons des affaires avec les propriétaires du bar. Tout se passe sur place. La chambre est à 5000 francs. Pour un seul coup, c’est 5000 francs. Si tu es un vrai homme qui fait plus de 5 coups, tu multiplies le prix par 5”.
Si la misère semble être la cause première de la prostitution, ce commerce du sexe semble parti pour atteindre des proportions inquiétantes.
Awa Diallo/galsen221/mediasenegal.sn

EVOLUTION DES MOEURS

Vie sexuelle chez les filles mineures au Sénégal

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Ces mineures qui investissent les centres de santé pour se prémunir de pilules
Une vie sexuelle de plus en plus très active est remarquée chez les filles mineures au Sénégal. Ces dernières prennent d’assaut les centres adaptés pour se prémunir de pilules ou se faire injecter des solutions contraceptives, dans le but de bien vivre leur « passion » sans tomber enceinte.
Chez les filles de moins de 18 ans au Sénégal, la sexualité est devenue monnaie courante. Ces mineures investissent les centres de santé, centres-conseil pour adolescents, dans le but de se faire prescrire des méthodes de contraception, afin d’éviter de tomber enceinte. A l’insu de leurs parents, elles mènent une vie sexuelle très active. C’est le cas de Ndèye (nom d’emprunt), 16 ans et élève dans un établissement scolaire de la banlieue dakaroise, interpellée par nos confrères du Populaire. Elle en parle comme d’une banalité et va jusqu’à généraliser dans le journal Vox Pop.
« Je ne suis pas la seule à utiliser les pilules. Dans nos établissements, des filles qui font la contraception sont nombreuses. Elles entretiennent des relations sexuelles avec leurs petits copains. Pour moi, utiliser les pilules est mieux que contracter une grossesse et être la risée de toute sa famille », dit elle avant de disculper sa maman pour accuser ses camarades de classe : « Ma mère ne sait pas que j’ai fait la contraception. Ce sont me copines de classe qui me l’ont conseillée. Et chaque trois mois, je fais une piqûre ».
Une autre élève de 16 ans et demi aborde directement le sujet et se confesse sans gêne. « C’est ma grande sœur qui m’a imposée la méthode du Dispo (piqûres). Ma mère savait que j’ai perdu ma virginité au village, elle m’a envoyée chez ma grande-sœur, aux Parcelles Assainies. Elle aussi, pour prendre ses précautions, m’a conseillé de faire le planning que j’ai accepté », raconte-t-elle.
Fatou Timera, a presque pété un câble en répondant à l’interpellation de nos confrères. Agée que de 17 ans, elle décrit l’utilisation des méthodes contraceptives chez les mineures comme un non-événement. « Il faut que vous arrêtiez de voir le mal partout. Ce que vous dénoncez, c’est ce que vous faites. Heureusement que ce n’est pas l’homme qui tombe enceinte, sinon le Sénégal serait à 40 millions d’habitants », dit-elle, frustrée par la question du journaliste.
Elle poursuit néanmoins : «si on fait ces méthodes de contraception, c’est pour échapper à la honte».
kebetu.net

CODE DU TOURISME...

Le Sénégal va se doter d'un Code du tourisme

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Le Sénégal devrait se doter bientôt d'un Code du tourisme. Les travaux pour l'élaboration de ce document vont démarrer "d'ici à deux à trois semaines", selon le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, qui a accordé un entretien à Enquête.
"Cela va nous permettre d'être plus compétitifs et de rassurer les investisseurs, les hôteliers, les travailleurs", justifie le ministre, qui a récemment pris un arrêté pour demander aux tenants de réceptifs hôteliers de se conformer à la réglementation avant le 31 décembre.
Son appel a été entendu car, Mame Mbaye Niang informe que depuis la publication de l'arrêté, les patrons d'hôtels se pressent au niveau de ses services pour rentrer dans le rang. "Tous les jours, on signe entre 50 et 60 agréments", confie le ministre du Tourisme.
leral.net

31/12/2017

UNIVERSITES: ATTENTION DANGER

Enseignement supérieur : Les universités sénégalaises au bord du gouffre

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Enormément de difficultés gangrènent le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est le constat qui est ressorti de l’atelier d’information et de partage organisé les 28 et 29 décembre, par la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS) en collaboration avec le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES).
Les universités sénégalaises ont du mal à jouer pleinement leur rôle pour la mise à la disposition du Sénégal, des ressources humaines de qualité. Et ce, à cause des maux qui gangrènent son fonctionnement. C’est le diagnostic de Malick Fall et Cie qui ont participé les 28 et 29 à l’atelier sur la situation des universités sénégalaises.
De l’avis des enseignants du supérieur, cette situation est due à la croissance non maitrisée du nombre de bacheliers orientés dans les universités, sans l’accompagnement adéquat qui devait se traduire par la construction de nouvelles infrastructures, le recrutement de personnel enseignant et de recherche, entre autres.
Et pourtant, les autorités s’étaient fixées comme objectif, de parvenir à assurer aux universités, 2% du Produit intérieur brut (PIB) du Sénégal. Mais, en lieu et place, relève le Secrétaire général du SAES, Malick Fall se basant sur des études, seul 0,5% du PIB revient à ces institutions, impactant ainsi négativement sur les résultats.
M. Fall de souligner que : «le nombre d’enseignants que nous avons ne permet pas d’avoir le taux d’encadrement comme le souhaite l’Unesco, c’est-à-dire un enseignant pour 30 étudiants. Aujourd’hui nous sommes à un enseignant pour 80 à 90 étudiants». Ce facteur, ajouté au déficit budgétaire, d’infrastructures sociales et pédagogiques, fait que : «nous allons avoir des universités qui présentent des difficultés», déplore-t-il, d’autant plus que le Sénégal ambitionne d’atteindre la norme de l’OCDE qui en est à 2, voire 3% de PIB injectés dans l’enseignement supérieur et la recherche.
Saluant les efforts du gouvernement, le SAES juge qu’ils sont cependant loin d’être suffisants pour disposer d’étudiants biens formés pouvant énormément contribuer au développement du Sénégal.
pressafrik.com

Enseignement Supérieur au Sénégal – 10 996 postes en déficit

Au Sénégal, si l’on croit aux révélations faites par l’enseignant Mamadou Youry Sall, il y a un déficit criard d’enseignants dans le supérieur. Intervenant dans le cadre d’une formation, l’enseignant chercheur a présenté un tableau peu reluisant selon Vox Pop Vox lu par Senegal7.
«Le Sénégal a débuté son enseignement supérieur avant les pays francophones. Mais l’accès à l’enseignement supérieur demeure encore faible parce que 82% des sénégalais n’ont pas dépassé l’enseignement primaire. Et parmi ceux qui entrent à l’université, 2% n’ont pas de diplôme de l’enseignement supérieur», a révélé Mamadou Youry Sall.
xalimasn/iGFM

30/12/2017

EXPORTATIONS HORTICOLES EN NETTE HAUSSE

Exportations horticoles : Le Sénégal dépasse 100.000 tonnes

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C’est la première fois que le Sénégal dépasse le volume des 100.000 tonnes de produits horticoles exportés sur le marché international. Une performance saluée lors de la rencontre des acteurs de la production horticole regroupés au sein du réseau national d’échanges sur les pesticides. Cependant, des difficultés demeurent notamment avec la filière mangue qui a connu beaucoup de problèmes dans le marché de l’union européenne.
Cette année, les exportations de fruits et légumes sont de l’ordre de 106.200 tonnes, soit une progression de 20 % par rapport à l’année dernière. Une performance saluée par les acteurs de la filière horticole regroupés au sein du réseau national d’échanges sur les pesticides lors de la rencontre d’évaluation tenue à la Direction de la protection des végétaux (Dpv), qui ont également analysé les difficultés notées dans le secteur des exportations horticoles. Du point de vue conformité, les notifications reçues montrent que le Sénégal est à plus de 99,5 %. Cependant, cela n’occulte pas les difficultés qui ont valu à notre pays 18 notifications d’interception pour la filière mangue pour des raisons phytosanitaires. Un plan d’actions est en train d’être mis en place pour réduire ces notifications. Les acteurs ont estimé que le contrôle visuel a atteint ses limites objectives si bien que la Dpv veut effectuer des traitements de quarantaine tels que la fumigation et autres pour renforcer et compléter le contrôle. En amont, il y a beaucoup de travail qui reste à faire pour la lutte contre les mouches de flux quand on sait que les capacités d’intervention de la Dpv sont, pour le moment, en-deçà des superficies qui sont touchées par les mouches. Chef de la division de la législation phytosanitaire et de la quarantaine des plantes à la Dpv, Abdoulaye Ndiaye a affirmé que pour la filière mangue, 168 tonnes ont été mises en quarantaine aux frontières de l’Union européenne. Rapportées au volume total qui a été de 7.200 tonnes qui sont exportées, le taux de non conformité est de 0,90 %.
Compétitivité
La Dpv suit, de manière rapprochée, l’environnement des pesticides depuis 2012 avec la fondation Ceres Lucostox. Les analyses faites en 2008 avaient trouvé des niveaux anormalement élevés de résidus de pesticides dans les fruits et légumes. Mais, en 2012, avec le démarrage des activités du réseau, une véritable progression a été notée et en 2016, de bons résultats ont été enregistrés en teneur de résidus de pesticides dans les fruits et légumes en termes de diagnostic sur le terrain. Conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Boubacar Dramé a rappelé que le ministère a fait du secteur de l’horticulture son cheval de bataille afin que les produits horticoles soient compétitifs. Cependant, il considère que pour être compétitif, il faut être conforme aux exigences des marchés devenus contraignants avec la nouvelle réglementation mise en place par l’Union européenne que les acteurs doivent intégrer pour demeurer compétitifs. A l’en croire, la stratégie du ministre n’est pas de choisir entre la production horticole locale et la production importée, mais les deux. « Il faut faire en sorte que les denrées soient de qualité pour le consommateur national mais aussi pour les marchés d’exportation », a-t-il soutenu. M. Dramé a rappelé que le Sénégal a obtenu un agrément appelé 430 depuis 2006 qui lui vaut un allègement du contrôle de tous ses produits sur le marché européen. « Mais cela ne doit pas nous pousser à dormir sur nos lauriers au risque de subir des interceptions », a-t-il prévenu. En fait d’interception, il a révélé que sur les 50.000 tonnes interceptées dans l’espace Cedeao, le Sénégal est à 138 tonnes. Il a souligné que ce progrès est le fruit des mesures prises par le gouvernement du Sénégal aussi bien au niveau des producteurs que des exportateurs.
Abdou DIOP/lesoleil.sn

LE SENEGAL RECUPERE DES KHALIS

Le Sénégal a recouvré depuis 2012 plus de 234 millions d'euros dans le cadre de la lutte contre l'enrichissement illicite engagée sous le président Macky Sall, a annoncé vendredi le gouvernement.

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Les actions menées pour que "la nation puisse recouvrer ses biens spoliés et lutter contre la corruption, le détournement des deniers publics et l'enrichissement illicite" ont "permis de recouvrer un montant de "152.984.119.934 francs CFA", indique le gouvernement dans un communiqué.
Cette somme a été au fur et à mesure reversée dans le budget de l'Etat en 2013, 2014 et 2015, selon le communiqué qui ne précise pas des personnes, des sociétés ou des institutions concernées par ce recouvrement. Le président Sall a été élu en 2012 pour un mandat de sept ans.
Le montant acquis par l'Etat dans la lutte contre l'enrichissement illicite "est évolutif sous réserve du recouvrement de certains biens dont l'évaluation est en cours", ajoute le communiqué.
Le président Sall qui considère cette campagne comme une "haute priorité et une composante essentielle de sa politique de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des affaires publiques" compte "mener jusqu'à leur terme toutes les actions initiées" par la justice, rappelle le communiqué.
De nombreux ex-responsables ont été condamnés dans le cadre de cette lutte contre l'enrichissement illicite dont le fils et ancien ministre du président sénégalais Abdoulaye Wade (2000-2012). Karim Wade a été condamné en mars 2015 à six ans de prison ferme et à plus de 210 millions d'euros d'amende pour "enrichissement illicite", ce qu'il a toujours nié. Le verdict a été confirmé en appel en août 2015.
Les opposants au président Sall critiquent la lutte contre l'enrichissement illicite qui est, selon eux, une campagne ciblée pour éliminer des adversaires politiques.
africatime.com