28/07/2017

LA HONTE DU SENEGL ((5)

Le combat sans fin pour arracher les enfants du Sénégal à la mendicité

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Sébiles de fortune sous le bras, morceaux de pain dans la main, trois "talibés", des enfants pensionnaires d'écoles coraniques, quémandent l'aumône à Guédiawaye, une banlieue de Dakar, alors que l'horloge n'affiche même pas 08H00 du matin.
"Ils sont là depuis 06H00, juste après la première prière" musulmane de la journée, assure Mouhamed, assistant médical à Yakaaru Guneye - "L'espoir des enfants" en wolof, langue la plus parlée du pays -, un des principaux centres d'accueil et d'hébergement d'urgence pour enfants du Sénégal.
Il y a un an, les autorités, avec l'appui d'organisations non gouvernementales, lançaient une opération baptisée "retrait des enfants de la rue" pour endiguer un phénomène accentué par l'exode rural.
Ce matin, comme il le fait trois fois par semaine, Mouhamed arpente avec Kelly, un travailleur social, Guédiawaye et Pikine, une banlieue voisine, afin de sensibiliser les talibés aux dangers de la rue.
"L'Etat ne fait rien pour ces enfants, ça fait quinze ans que je fais ce travail et je ne vois aucun changement", dénonce Mouhamed, la voix nouée par la rage et la lassitude.
Les talibés font partie du paysage urbain, surtout à Dakar, la capitale, où ils seraient près de 30.000, sur quelque 50.000 dans l'ensemble du Sénégal.
Dans ce pays dominé par l'islam confrérique, il est courant pour les parents d'envoyer leurs enfants dès leur plus jeune âge étudier dans des "daaras", des écoles coraniques, sous la direction d'un marabout.
Mais beaucoup de talibés passent le plus clair de leur temps dans les rues, à mendier un quota d'argent, sous peine de brimades physiques ou psychologiques de leur maître.
"L'Etat est conscient de ce qu'il se passe. Mais il n'ira pas dire qu'il faut arrêter ça, il appellera seulement à la +modernisation des daaras+", soutient Kelly, sans cesser de chercher du regard des groupes de talibés à aborder.
Dans les neuf mois qui ont suivi le lancement de l'opération, près de 1.550 enfants mendiants, dont 1.089 talibés, ont pourtant été recueillis par des centres, mais depuis, plus d'un millier de talibés ont été renvoyés auprès de leurs maîtres, selon un rapport publié le 11 juillet par des ONG, dont Human Rights Watch (HRW).
Agir à la source
"C'était très difficile pour nous. On a dépassé notre capacité d'accueil en récupérant plus de 150 enfants", se souvient Seydina, éducateur spécialisé du centre Yakaaru Guneye. Pour lui, l'Etat ne s'était pas préparé et ce ramassage d'urgence aurait dû bénéficier d'un accompagnement.
Comme les acteurs de terrain, les ONG soulignent les insuffisances de l'opération, faute notamment de sanctions dissuasives, et réclament une répression des maîtres impliqués dans la mendicité forcée.
Elles demandent aux députés qui seront élus lors des législatives du 30 juillet "d'accélérer l'adoption du projet de loi portant statut des daaras", datant de 2013, déposé peu après l'incendie meurtrier d'une école coranique de Dakar, et toujours pas adopté par l'Assemblée sortante.
Actuellement, Yakaaru Guneye accueille 33 enfants, mais le nombre varie quotidiennement, précise Seydina, qui vient de conclure une médiation sur place entre un talibé d'à peine 10 ans et son maître coranique, reparti avec le garçon.
"Le maître a été très réceptif. Il est d'accord pour renvoyer l'enfant dans sa famille, dans la région de Casamance" (sud), résume l'éducateur. "Mais si le maître ne respecte pas ce qui a été dit, l'enfant peut fuguer à nouveau et nous revenir", déplore-t-il.
A 10 minutes de bus du centre d'accueil, un groupe d'enfants tape la balle sur un terrain vague de sable fin, sous un soleil de plomb.
"Ils aiment vraiment cette activité. Quand ils ont fait une bêtise dans la semaine, la punition c'est de ne pas aller au foot", lance entre deux encouragements leur animateur, Isboulah. Selon lui, cette activité leur permet de "s'exprimer" et de développer "un esprit d'équipe".
Pendant ce temps, au centre, les plus petits suivent un cours d'alphabétisation. A l'étage, d'autres écoutent attentivement le conte narré par une éducatrice en français puis en wolof.
"Le sens du partage, la solidarité, est un message que l'on transmet aux enfants. C'est un outil qui permet d'éduquer et de distinguer les types de personnalités", affirme Seydina, qui confie que ces moments-là permettent aussi de "récolter des informations sur l'enfant afin de retrouver sa famille".
Marie ZINCK /APS/TV5monde.com

25/07/2017

L'OR DE MAKABINGUI

Coris Bank injecte 12 millions de dollars dans la mine d’or Makabingui

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La méga banque panafricaine Coris Bank International (CBI) de l'homme d'affaires burkinabé, Idrissa NASSA vient de s'engager dans les bas-fonds de la mine d'or Makabingui au Sénégal en misant sur un investissement d'un montant de financement estimé à 12 millions de dollars qu'il a injecté. Trop risqué ?
Après le Mali où Coris Bank International (CBI) a apporté une ligne de financement de 60 millions de dollars sur la mine d’or de Yanfolila, cap sur la mine d’or Makabingui (est du Sénégal). La méga banque burkinabé vient d’injecter la bagatelle de 12 millions de dollars au profit de la junior australienne Bassari Resources Ltd.
Le prêt octroyé par CBI via son guichet bancaire du Sènégal ( 12 millions de dollars) en faveur de ce projet d’investissement minier dans le gisement de Makabingui ( zone située à l’est du Sènégal), risque de se lézarder.
Selon plusieurs spécialistes du secteur, cet investissement revêt des risques. Autant par le poids de l’acteur que du refinancement des investissements de l’opérateur prospecteur, la junior Bassari Resources Ltd sur ce gisement minier d’un potentiel de 171 000 onces d’or contenu. La compagnie australienne qui parie sur cette mine d’or de Makabingui, n’a pas pris de l’épaisseur dans les boues du roc de Kedougou et traîne les pieds toujours dans les bas-fonds de la région orientale.
Le gain résiduel sur ce gisement se fait sur l’exportation nette et les effets de change à court terme, risquent de loin ne pas souffler l’embellie, commente un spécialiste à Confidentiel Afrique.
"En général toute la chaîne est gagnante en hausse du dollar/cours et à une période baissière, on réduit l’activité et on cherche tant une couverture de marché et on recherche d’autres permis", poursuit notre source.
Cette injection de fonds libérée par Coris Bank, représente le total des dépenses en capital estimées pour ce projet d’une durée de vie de mine de 3,4 ans qui produira 50 000 onces d’or par an. Ce qui est trop risqué pour la méga banque burkinabé, qui vient de mobiliser récemment au Mali, un prêt de 60 millions de dollars au profit de Hummingbird Resources afin de construire sa mine d’or à Yanfolila ( sud-ouest du pays).
Il faut préciser que Coris Bank International a un profil de banque très ambitieuse et incisive sur le marché des tirtrisations et investissements à fort potentiel. Son cash est peu rémunéré par la Bceao, sans doute avec des effets de refinancement arrimé sur les Majors, qui est plus lucratif à court et moyen termes.
Un autre banquier reconverti en homme d’affaires, l’Ivoirien KONE DONSSONGUI -qui continue à tisser sa toile- a lourdement investi dans les mines via son véhicule AUPLATA.
Youssouf COULIBALY et Pierre René/leral.net

HAIDAR EL ALI PLAIDE POUR L ECOLOGIE

Campagne des législatives au Sénégal: «l'écologie politique n'est pas un luxe»

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Le Sénégal entre dans sa dernière semaine de campagne pour les législatives du 30 juillet et il n’y a pas que les grandes coalitions qui tentent de séduire les électeurs. Les écologistes par exemple sont eux aussi en compagne avec la liste «Naatal Sénégal» menée par l’ancien ministre de l’Environnement Haïdar El Ali. Leur but, faire entrer à l’Assemblée des problématiques comme la pollution atmosphérique et l’impact sur l’environnement de la future exploitation du pétrole au Sénégal.
Après avoir fait campagne dans le sud du Sénégal, l’ancien ministre de l’Environnement Haïdar El Ali était ce dimanche 23 juillet dans la grande banlieue de la capitale sénégalaise, avec un message : l’écologie est une nécessité pour la nature, pour la santé, mais c’est aussi une source de richesse.
« Un hectare de coco rapporte après 5 ans de plantation 8 millions de FCFA par an et pendant 120 ans. On ne nous parle pas de ces investissements verts qui restaurent les écosystèmes, qui restaurent la pluie plutôt que le désert qui avance, et qui enrichissent la population ! », nous explique l'ancien ministre.
S’ils entrent à l’Assemblée, les écologistes promettent de se battre pour durcir la loi et réduire par exemple la pollution atmosphérique à Dakar, l’une des villes les plus polluées au monde.
« Chaque matin j’emprunte les bus, témoigne Mame Mor Ndiaye, un habitant de la banlieue dakaroise. La pollution, ça me fait mal au cœur ! On doit parler de ces questions à l’assemblée nationale.»
Bacary Ndiaye est la tête de liste écologiste du département de Pikine en banlieue de Dakar, une zone où la déforestation est un vrai problème.
« Au départ on pensait que l’écologie politique était une question de luxe, et qu’on ne pouvait pas parler préservation de l’environnement alors que la pauvreté (règne) mais notre première mission est justement de lutter contre la pauvreté… et si l’environnement n’est pas préservé, la forêt est menacée et c’est la vie du cultivateur qui est compromise…»
Et s’ils souhaitent entrer à l’Assemblée, c’est aussi parce que les écologistes craignent l’impact sur l’environnement que pourrait avoir la future exploitation des gisements de pétrole au Sénégal.
RFI

24/07/2017

MYSTIQUE SENEGAL

Top 5 des pays africains les plus mystiques qui soient, le Sénégal en 2e place

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Parler du mysticisme ou de la mystique revient, dans une certaine mesure, à s’intéresser à une réalité socioculturelle, disons à une pratique-vérité-croyance. Cette dernière, si nous nous offrons les moyens d’interroger quelques étapes de l’histoire humaine, semble ne jamais cesser de se montrer, avec une certaine acuité, qu’elle fonde notre vie, l’organise, la saisisse, la possède jusqu’à nous déposséder parfois de la raison. Eh oui, c’est ça l’Afrique. C’est l’endroit le plus mythique du monde où on trouve des mystères et des mystiques de tous les calibres. Rassurez-vous, on les trouve à tous les coins de rue. Pour vous, voici le top 5 des pays africains où le mysticisme est le plus noté :
1- Le Bénin
La réputation du Bénin en matière de pratique vaudou n’est plus à prouver. Il y existe même un festival en son honneur.
2- Le Sénégal
Ce n’est pas un secret, le Sénégal et le maraboutage c’est une grande histoire d’amour. Bien que cela soit interdit par la religion, les sénégalais ne boudent pas leurs marabouts.
3- Le Burkina Faso
Le Burkina est aussi réputé pour abriter de grands hommes mystiques aussi redoutables les uns que les autres.
4- Le Gabon
Il est de notoriété publique que Bongo père était un Franc-maçon tout comme le fils. Plusieurs cadres de l’administration également sont membres de cette secte ésotérique.
5- Le Tchad
Le Tchad peut être cité du fait de son président. En effet, Idriss Deby fait partie des 10 présidents africains accro aux marabouts.
Afrikmag.com

16/07/2017

PORTIQUES AUTOMATIQUES A YOFF

L’aéroport Léopold Sedar Senghor étrenne des portiques automatisés

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Les autorités sénégalaises ambitionnent de faire du pays un Hub aérien et veulent se donner les moyens de leur politique en mettant sur place une politique aérienne de dernière génération. Des E gates pour mettre Dakar au niveau des normes aéroportuaires internationales.
Et une infrastructure de plus qui va changer le visage de l’aéroport LSS de Dakar. Dans le cadre de la modernisation des infrastructures aéroportuaires et sécuritaires du Sénégal, il a été inauguré cette semaine des portiques automatisés de l’immigration ou E gates.
Avec ce nouveau dispositif, les faussaires et autres personnes indélicates n’auront plus qu’à bien se tenir. Ces E gates, que l’on retrouve dans les plus grands aéroports du monde vont permettre un gain de temps dans le cadre de la facilitation des formalités d’enregistrement au départ et à l’arrivée. Plus besoin de perdre une vingtaine de minutes pour passer le service de police, maintenant tout se passe en moins de 5 minutes. Un gain de temps qui est la bienvenue dans la gestion rapide du flux de passagers lorsque plusieurs compagnies atterrissent au même moment.
Avec ces plus de 2 millions de passagers annuel, ces installations modernes vont permettre des conditions d’exploitation optimales de l’aéroport LSS en attendant l’ouverture prochaine de l’aéroport international Blaise Diagne.
Ces innovations sécuritaires sont le fait de la société sécuriport, qui est en charge des questions sécuritaires frontalières grâce à un contrat signé avec l’Etat du Sénégal depuis 2011.
Eva Rassoul/au.senegal.com

PROTEGER MIEUX LA PÊCHE

Surveillance des pêches maritimes : Le Sénégal dispose désormais de deux stations de réception de données géospatiales

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La direction des Pêches maritimes (Dpm) du Sénégal et le Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (Crodt) disposent désormais, tous les deux, une station de réception de données géo-spatiales afin de surveiller le mouvement des navires dans les zones exclusivement réservées à la pêche de toute la façade Est de l’Océan atlantique. La cérémonie de lancement a eu lieu, hier, à la Direction des pêches maritimes du Sénégal.
Grâce à l’appui du Projet régional « Gestion des ressources marines et côtières » du Programme de surveillance de l’environnement et de la sécurité en Afrique, dénommé « The Monitoring of environment and security in Africa programme (Mesa) de la Commission marine de la Cedeao, la direction des Pêches maritimes (Dpm) du Sénégal et le Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (Crodt) disposent désormais tous d’une station de réception de données géospatiales.
Selon, le directeur des Pêches maritimes, Docteur Mamadou Goudiaby, ces deux stations de réception de données géospatiales vont ainsi aider l’État du Sénégal à mieux surveiller le mouvement des navires dans les zones exclusivement réservées à la pêche aussi bien dans les pays de la Cedeao et dans ceux de toute la façade Est de l’Océan atlantique, de diffuser des données sur les conditions océaniques et les cartes des Zones potentielles de pêche (Zpp).
« Ces installations de stations de réception de données géospatiales à la direction des pêches maritimes, mais également au Crodt vont permettre de mieux suivre les paramètres océaniques et le mouvement des navires dans les zones exclusives aussi bien dans la sous-région que dans les autres pays de la Cedeao et de toute la façade Est de l’Océan atlantique », a assuré le directeur des Pêches maritimes, Docteur Mamadou Goudiaby, au cours de la cérémonie de lancement de cet outil de surveillance de l’environnement et de la sécurité en mer. Elles vont, selon lui, permettre également de pérenniser les acquis dans les domaines de la surveillance et de la sécurité des pêches et ressources maritimes, mais aussi d’aller vers le développement des activités océanographiques dans la sous-région ouest-africaine.
Il existe aussi, dans le pays, d’autres stations de données terrestres dans certains centres de recherches, dont l’université, le Centre de suivi écologique (Cese), l’Anacim.
Selon lui, le projet a été financé à hauteur de 39 millions de dollars. Ce projet est important pour pérenniser ce que nous avons réalisé durant cette première phase du Mesa. Cet outil, selon les responsables de la direction des Pêches maritimes du Sénégal, va incontestablement contribuer au développement des services opérationnels de surveillance des paramètres de gestion des pêcheries et de l’état de l’océan pour la sécurité en mer. Ces deux stations, qui viennent d’être implantées, vont favoriser la gestion des pêcheries, la prévision océanique, ainsi que le suivi des profils côtiers et marins. Elles vont également permettre de lutter contre la pêche illégale non déclarée et non réglementée (Inn) aux niveaux national et régional.
Mamadou SY/lesoleil.sn

12/07/2017

PETROLE A N'EN PLUS FINIR

Encore une découverte de pétrole

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On ne compte plus les découvertes de pétrole dans les eaux du Sénégal. Mardi, le pétrolier écossais Cairn Energy a annoncé avoir mis la main sur un important gisement d’or noir dans le puits FAN South-1.
Les travaux ont commencé le 26 mai dernier et ont été exécutés par la plateforme de forage Stena Drillmax. Ils se sont déroulés suivant le budget, en toute sécurité et ont pris fin avant l’échéancier prévu par les partenaires sur le projet, souligne une note de la firme, cotée à Londres.
« FAN Sud est notre dixième réussite au Sénégal depuis les trois dernières années et notre deuxième puits dans la partie profonde du bassin, à côté de la découverte FAN-1. Les résultats de FAN South seront intégrés à ceux de FAN-1 et ajoutés à ceux du champ SNE. Cela aidera la coentreprise à mieux évaluer le potentiel du bassin en eau profonde, au large du Sénégal.», a commenté Simon Thomson (photo), le patron de Cairn. Il a poursuivi en annonçant que les travaux de forage sur la partie nord du prospect démarreront « bientôt ».
Situé à une profondeur d’eau de 2 175 mètres, le puits a été foré jusqu’à une profondeur totale de 5 433 mètres où deux réservoirs majeurs ont été atteints. Il s’agit d’un réservoir de turbitides datant du crétacé supérieur et un autre datant du crétacé inférieur, exactement comme sur la découverte FAN-1 en 2014.
Selon les ingénieurs de cairn Energy, l’analyse préliminaire de l’huile indique une qualité API de 31°. Des études sont en cours pour vérifier si l’huile des deux puits (FAN-1 et FAN South-1) est de qualité commerciale.
Pour rappel, FAN South-1 est situé sur le prospect FAN South, à 90 km au large du bloc Sangomar Deep Offshore et à 30 km au Sud-Ouest de FAN-1. Cairn est l’opérateur du champ SNE avec 40% des participations totales. L’Américain ConocoPhillips en détient 35%, FAR Ltd, 15%) et Petrosen, la société publique sénégalaise du pétrole, les 10% restants.
Olivier de Souza/agenceechofin.com

LA HONTE DU SENEGAL

Insuffisance des efforts de lutte contre la mendicité des enfants

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L'exploitation des enfants talibés et les abus dont ils sont victimes restent monnaie courante
Des dizaines de milliers d'enfants talibés au Sénégal continuent d’être forcés à mendier et de souffrir d'abus dans certaines écoles coraniques traditionnelles, un an après le lancement d’un programme gouvernemental visant à réprimer ces pratiques, ont déclaré dans un rapport publié aujourd'hui Human Rights Watch et la Plateforme pour la Promotion et la Protection des Droits de l'homme (PPDH), une coalition sénégalaise d’organisations de défense des droits humains.
Le rapport de 45 pages, intitulé « “Je vois encore des talibés mendier” : Insuffisance du programme gouvernemental pour protéger les enfants talibés au Sénégal », examine les succès et les échecs de la première année d'un nouveau programme du gouvernement visant à retirer des rues les enfants forcés à mendier. Le rapport documente les abus persistants – et notamment l'omniprésence de la mendicité forcée, de la violence et des abus physiques, l'enchaînement, l'emprisonnement et les abus sexuels – auxquels ont été confrontés de nombreux enfants talibés à Dakar et dans quatre autres régions du pays, pendant et malgré la mise en œuvre du programme. Human Rights Watch et la PPDH ont également évalué les défis qui restent à relever pour que les victimes d'abus puissent avoir accès à la justice.
« Bien qu'il représente un pas dans la bonne direction, le programme du Sénégal visant à retirer les enfants des rues n'a presque rien changé au nombre alarmant de jeunes talibés qui sont tous les jours victimes d'exploitation, d'abus et de négligence », a déclaré Corinne Dufka, Directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch. « Pour empêcher les abus et s'attaquer au cœur du problème, le gouvernement devrait veiller à ce que les maîtres abusifs fassent l’objet de sanctions ou de poursuites. »
Les deux organisations ont exhorté le gouvernement à renforcer le programme lors de sa deuxième année de mise en œuvre, à ouvrir des enquêtes et à engager des poursuites contre les maîtres coraniques abusifs, et à mettre en place un cadre juridique pour réglementer les pensionnats coraniques traditionnels, aussi connus sous le nom de daaras. Les candidats aux élections du 30 juillet à l'Assemblée nationale devraient placer les droits de l'enfant au centre de leurs campagnes et la nouvelle Assemblée s'efforcer de mettre fin à la mendicité forcée et d'accélérer l’adoption du projet de loi portant statut des daaras.
Les enfants talibés qui fréquentent des daaras qui les exploitent sont légion. Un talibé de Dakar âgé de 8 ou 9 ans a confié à Human Rights Watch que dans son ancien daara, « Nous faisions la mendicité pour de l’argent et pour du riz. Le marabout [maître coranique] demandait 400 francs CFA [0,70 dollar US] par jour. Le mercredi, c’était 500 francs CFA [0,85 dollar US], pour payer le loyer et l’électricité. Si nous n’apportions pas l’argent, ou si nous ne récitions pas les versets, le marabout nous battait. »
Le rapport s'appuie sur des entretiens approfondis menés de janvier à juin 2017 avec des enfants talibés anciens ou actuels, des maîtres coraniques, des activistes, responsables gouvernementaux, travailleurs sociaux et travailleurs humanitaires sénégalais, et des responsables de l'ONU. Il fait suite à un rapport de juillet 2016 intitulé « Sénégal : Nouvelles mesures pour protéger les talibés et les enfants de la rue » et sur des rapports de 2015, 2014 et 2010 documentant les abus contre les talibés.
À travers le Sénégal, environ 50 000 enfants talibés – selon les estimations – vivent dans des daaras où leurs maîtres coraniques les forcent à mendier chaque jour pour de l'argent, du riz ou du sucre. Les talibés vivent souvent dans des conditions de misère extrême et sont fréquemment soumis à des abus physiques ou psychologiques équivalant à des traitements inhumains et dégradants.
Certes, tous les daaras n'ont pas recours à l'exploitation et aux abus. De nombreux maîtres coraniques respectent les droits des enfants dont ils ont la charge. Mais beaucoup d'autres font fonctionner leurs écoles comme des entreprises, sous prétexte d'enseigner le Coran.
Durant la période d’avril à juin, Human Rights Watch a observé des centaines de talibés vivant dans des daaras sordides et mendiant au vu et au su de tous dans les villes de Dakar et de Saint-Louis. Les enfants – qui pour bon nombre d’entre eux n'avaient pas de chaussures, étaient couverts de saleté, portaient des vêtements en lambeaux, souffraient d'infections cutanées et semblaient aussi souffrir de malnutrition – mendiaient souvent devant les policiers ou les gendarmes, près des immeubles du gouvernement et sur des routes très fréquentées.
Lancé en juin 2016 à Dakar, le programme du gouvernement visant à lutter contre la mendicité forcée des enfants et connu sous le nom de « retrait des enfants de la rue » a rencontré un certain succès. Entre juin 2016 et mars 2017, 1 547 enfants ont été retirés des rues de Dakar et plusieurs centaines d'entre eux ont pu rejoindre leurs familles.
Mais au final, plus de 1 000 enfants identifiés comme talibés ont été renvoyés auprès de leurs maîtres coraniques, ceux-là mêmes qui au départ les avaient forcés à mendier. Le gouvernement n'a formellement ouvert aucune enquête sur les maîtres impliqués, personne n'a été arrêté et aucune inspection officielle n'a été effectuée pour déterminer les conditions de vie dans les daaras.
« L’État n’est jamais allé voir si l’enfant a été placé dans un bon daara ou non », a expliqué l’Imam Elimane Diagne, président du Collectif pour la modernisation des daaras. « Dans ces daaras, il n’y a pas de bonnes conditions… Les enfants dorment à même le sol. Il y a des maladies comme la gale… Parfois, ce sont des daaras sans eau ou robinet… Et au-delà de tout ça, l’enfant continue à mendier. »
Des responsables du programme ont indiqué en mai à Human Rights Watch qu'ils avaient pris la décision d'arrêter de renvoyer les enfants talibés dans leurs daaras, mais il est difficile de dire si cette mesure résulte de l’application d’un protocole particulier. Les responsables ont ajouté qu’encore récemment – en avril – des enfants avaient été renvoyés dans des daaras.
Pendant le premier mois du programme, les activistes et les travailleurs humanitaires ont observé une baisse spectaculaire de la mendicité des enfants. Mais l'absence d'enquêtes et de poursuites contre les maîtres abusifs a entraîné un retour au statu quo.
Pendant la première année de mise en œuvre du nouveau programme, Human Rights Watch a également documenté la mort de deux talibés suite à des abus dans des écoles coraniques ; cinq cas d'abus sexuels ou de tentatives d'abus sexuels par des maîtres coraniques ou leurs assistants ; et 28 cas de talibés battus, enchaînés ou emprisonnés dans des daaras. Ces abus ont eu lieu à Dakar et dans quatre autres régions du Sénégal.
Le gouvernement devrait veiller à ce qu'aucun enfant ramassé pendant qu'il mendiait ne soit renvoyé dans une école coranique qui a violé ses droits en le forçant à mendier ou en lui faisant subir d'autres abus, ont déclaré Human Rights Watch et la PPDH. Les ministères de la Famille, de la Justice et de l'Intérieur devraient coordonner leurs efforts pour faciliter les enquêtes et les poursuites contre les maîtres coraniques qui exploitent les enfants ou abusent d'eux. Tous les enfants qui vivent dans des daaras abusifs devraient en être immédiatement retirés et renvoyés dans leur famille, ou placés dans des structures alternatives de garde appropriées.
« Nous ne pouvons plus attendre demain pour mettre fin à l'exploitation et la maltraitance des talibés, enfants issus des couches les plus vulnérables de nos populations », a déclaré Mamadou Wane, président de la PPDH. « C'est maintenant qu'il faut arrêter cette violation massive et à ciel ouvert des droits de l'enfant au Sénégal. Nous sommes tous responsables. Nous avons tous l'obligation d'agir collectivement, avec l’État en première ligne. »
Lauren Seibert/Human Rights Watch/hrw.org

LE PILLAGE DES EAUX SENEGALAISES

Pour en finir avec le pillage des eaux africaines

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Des navires chinois dans le port de Conakry, en Guinée, le 11 avril 2017. Lors d’une inspection, les autorités ont notamment découvert une carcasse de grand requin-marteau, une espèce protégée.
La pêche est une source d’emplois, d’alimentation et de revenus pour des millions de citoyens africains. Hélas, les riches eaux côtières de l’Afrique sont pillées depuis des années par des flottes étrangères, pratiquant souvent la pêche illégale. D’après Kofi Annan, président de l’Africa Progress Panel, « le pillage des ressources naturelles correspond à un vol organisé » dont les coûts sociaux et économiques sont considérables.
La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) représente un vol de revenus comparable à l’évasion fiscale, tandis que la surpêche, légale mais irraisonnée, réduit les stocks de poisson, fait du tort à la pêche locale et nuit à l’environnement marin. Ce phénomène détruit des communautés de pêcheurs en les empêchant de prélever, de transformer et de commercialiser le poisson.
Grands chalutiers contre petits bateaux
Le rapport 2014 de l’Africa Progress Panel, « Agriculture, pêche et capitaux : comment financer les révolutions verte et bleue de l’Afrique », révèle qu’un grand chalutier peut pêcher jusqu’à 250 tonnes de poisson en une seule journée, soit autant que 50 petits bateaux de pêche artisanale en un an. Le rapport souligne également que la pêche INN coûte à la seule région d’Afrique de l’Ouest 1,3 milliard de dollars par an (environ 1,2 milliard d’euros).
Pour que les pays africains puissent profiter pleinement du potentiel de leurs ressources halieutiques, il convient de mettre un terme à la pêche INN. Selon un rapport récent de l’Overseas Development Institute, 300 000 nouveaux emplois pourraient être créés si l’Afrique de l’Ouest investissait davantage dans le secteur de la pêche.
La surpêche et la pêche INN nuisent aux communautés africaines, mais aussi à l’économie mondiale. Il est donc essentiel de mener une action internationale concertée pour lutter contre ces méthodes. Les gouvernements, les entreprises et la société civile doivent s’unir pour agir ensemble.
L’Africa Progress Panel ne cesse de souligner la nécessité de la transparence afin d’améliorer la gestion des ressources naturelles en Afrique et ainsi le partage des richesses avec le plus grand nombre de citoyens. Le secteur de la pêche ne fait pas exception à la règle. De nombreux experts s’accordent à dire que, pour protéger et gérer plus efficacement ce secteur, il est nécessaire d’améliorer la transparence et la participation des citoyens.
Heureusement, les questions relatives à la pêche durable et à la préservation du milieu marin figurent pour la première fois dans les priorités politiques mondiales. Deux nouvelles mesures internationales – si elles sont effectivement appliquées – devraient contribuer à mettre rapidement un terme au pillage de certaines des plus importantes ressources halieutiques de l’Afrique : l’Accord de 2009 relatif aux mesures du ressort de l’État du port, un traité international visant à combattre la pêche INN, et l’initiative mondiale Fisheries Transparency Initiative (FITI).
Le début d’une nouvelle ère
L’adoption du standard international de la FITI, fin avril à Bali, marque le début d’une nouvelle ère en matière de transparence dans le secteur de la pêche. Cette norme constitue le premier accord international volontaire concernant les types de transparence et de participation à adopter pour permettre une gestion raisonnable des ressources halieutiques. Il s’agit aussi du premier document qui définit des normes mondiales en matière de transparence dans ce secteur.
Selon Peter Eigen, membre de l’Africa Progress Panel et fondateur de la FITI, « il arrive encore trop souvent que même des informations de base concernant le secteur de la pêche ne soient pas rendues publiques. Le standard de la FITI arrive à point nommé, car nous devons tous collaborer pour préserver et utiliser durablement nos océans, nos mers et nos ressources marines. Cette norme définit clairement les exigences auxquelles les pays devront satisfaire en matière de transparence et de participation multipartite dans le secteur de la pêche ».
À ce jour, cinq pays se sont engagés à mettre en œuvre le standard FITI : la Guinée, l’Indonésie, la Mauritanie, le Sénégal et les Seychelles. L’Africa Progress Panel appelle tous les pays côtiers et insulaires d’Afrique à participer à l’initiative. Nous encourageons également tous les groupes de la société civile à utiliser la nouvelle plateforme du standard de la FITI pour réclamer des améliorations en matière de gouvernance dans le secteur de la pêche et pour inciter les gouvernements à agir.
Les Africains, qui sont les véritables propriétaires des ressources halieutiques de l’Afrique, ont un rôle essentiel à jouer dans la transformation de leur continent. Une participation active des citoyens est primordiale pour changer le système. Ils doivent agir pour faire respecter l’intérêt national. Kofi Annan l’a dit et répété : « Si les dirigeants échouent, le peuple prendra la relève et les obligera à suivre le mouvement.
Max Bankole Jarrett est directeur de l’Africa Progress Panel, une fondation qui œuvre en faveur d’un développement équitable et durable de l’Afrique.
Max Bankole Jarrett
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/05/pour-en-...

09/07/2017

36 MILLIARDS DE LA BANQUE MONDIALE

La Banque mondiale octroie plus de 36 milliards de FCfa au Sénégal

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Le 30 juin dernier, la Banque mondiale a approuvé un crédit de 54,9 millions d’euros (60 millions de dollars), soit plus de 36 milliards de FCfa au Sénégal pour améliorer la gouvernance et la gestion du secteur énergétique, indique un communiqué de l’institution financière. Cette opération soutiendra aussi la réforme des institutions et des politiques publiques de production d’électricité. Elle devra « réduire la vulnérabilité chronique du secteur aux chocs des prix pétroliers et, à terme, abaisser sensiblement les coûts de production d’électricité ». Elle devrait également réduire l’intensité des émissions de carbone liées à cette activité. En zone rurale, précise la source, « cette opération a pour objectif de promouvoir l’accès des populations locales à l’électricité en déployant des services modernes, à des tarifs plus abordables, dans les régions encore insuffisamment desservies ».
« Cette opération d’appui aux politiques de développement est la première d’une série de trois initiatives destinées à promouvoir les réformes structurelles dans plusieurs secteurs. Elle porte sur la réforme des secteurs de l’énergie et des Tic, domaines prioritaires du Plan Sénégal émergent (Pse) pour stimuler la compétitivité et favoriser une croissance inclusive au Sénégal », indique le communiqué. Cette enveloppe servira également à renforcer le cadre juridique du secteur des technologies de l’information et de la communication en vue de « promouvoir la concurrence, de stimuler l’investissement dans ce secteur et d’améliorer l’accès à ces technologies », rapporte la même source. L’appui de la Banque mondiale à la réforme du secteur des Tic permettra de faciliter la mission des fournisseurs de services Internet et l’accès des usagers. En outre, précise le communiqué, ce premier appui budgétaire aidera le gouvernement sénégalais et les acteurs des secteurs concernés à éliminer les obstacles à l’investissement et à promouvoir la concurrence sur le marché de l’Internet à haut débit, dans tous les segments de l’infrastructure à large bande (accès, réseau et connectivité internationale). Cette série d’opérations s’efforcera de promouvoir un accès plus large aux services de Tic en appliquant efficacement la politique d’accès universel.
« Dans ces deux secteurs, l’objectif est d’accroître l’offre et de réduire les coûts afin d’améliorer l’accès de toute la population à ces services par des réformes d’envergure visant à éliminer les principaux obstacles institutionnels et administratifs », a déclaré Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal. « Dans le secteur énergétique, cette série d’opérations aidera le Sénégal à résoudre les difficultés qui affectent, depuis longtemps, la gestion de la Senelec et à moderniser la règlementation et les mécanismes financiers du secteur afin d’améliorer la qualité du service public d’électricité et sa soutenabilité financière », a expliqué Paolo Zacchia, économiste principal pour le Sénégal.
Mamadou SY/lesoleil.sn

08/07/2017

DES PIROGUES MODERNES POUR LE SALOUM

Désenclavement des îles du Sine-Saloum: des pirogues modernes bientôt disponibles

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Des pirogues modernes adaptées au transport des personnes et des biens seront bientôt mises à la disposition des insulaires du Sine-Saloum. C’est dans le cadre du projet de désenclavement des îles initié par l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM). Près de cinquante (50) îles sont concernées.
En marge d’un comité régional sur l’identification des liaisons tenu à Fatick, le Directeur de l’ANAM a informé que des pirogues modernes seront mises en circulation dans les îles pour améliorer les conditions de transport des personnes et des biens.
Selon Maguèye Guèye, « ces pirogues seront construits avec l’ensemble des équipement nécessaires pour recevoir les passagers et les mettre dans les conditions de transports requises par rapport au confort ».
Toutefois, le Directeur a tenu à rassurer qu’« elles vont respecter les normes de sécurité pour éviter les drames comme celui qui a eu lieu à Bettenty ».
S’agissant de la capacité de ces pirogues, Maguèye Guèye de préciser que « les nombres de passagers seront adoptés par rapport au besoin de chaque liaison. Il y en aura qui feront accueilleront cinquante (50) passagers, d’autres pourront aller jusqu’à 100 ».
A cette occasion, l'ANAM a présenté son projet de désenclavement interne qui concerne plus de cinquante (50) îles.
« On a identifié trois (3) pôles qui seront reliés avec cinq (5) points terrestres qui sont Djifer, Nangane, Foudiougne, Sokone, Toubacouta. Cinquante (50) îles sont concernées pour pouvoir desservir, de faire les collections entre les pôles pour pouvoir assurer le nécessaire pour le déplacement des personnes et des biens », ajoute Maguèye Guèye.
Aminata Diouf/pressafrik.com

MACRON ET LE FCFA

Emmanuel Macron : « Si on n’est pas heureux dans le FCFA, on le quitte, on crée sa monnaie… ou on la ferme »

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Le week-end dernier à Bamako au Mali s’est déroulé Sommet du G5 Sahel. Emmanuel Macron, le président de la Français était l’invité d’honneur du sommet. Celui-ci a piqué une crise de colère à l’encontre des dirigeants africains de la zone Franc qui menacent de quitter le FCFA. Pour Macron, si on ne sent pas heureux avec le FCFA, on la quitte et on crée sa propre monnaie. Il demande également à ceux qui souhaitent rester de ne pas tenir déclarations démagogiques.
Ces derniers jours, certains chefs d’Etats de la zone FCFA, perçoivent cette monnaie comme le « mal absolu ». Plusieurs campagnes et déclarations plaident pour la sortie du FCFA. Face à ces déclarations, le président de la République de France a réagi et ce, avec colère.
A Bamako, lors du Sommet du G5 sahel, Emmanuel Macron a tenu à s’exprimé concernant les pays africains qui menacent de quitter la zone FCFA. «Si on se sent pas heureux dans la zone franc, on la quitte et on crée sa propre monnaie comme l’ont fait la Mauritanie et le Madagascar», a-t-il déclaré. Selon lui, au lieu de passer le temps à alimenter des polémiques inutiles autour du Franc CFA, les leaders des pays africains de la zone Franc gagneraient plutôt à poser des actes.
Le président Macron s’est également adressé à ceux qui souhaitent ne pas sortir du FCFA. « Si on y reste, il faut arrêter les déclarations démagogiques, faisant du FCFA le bouc émissaire de vos échecs politiques et économiques, et de la France la source de vos problèmes », ajoute M. Macron.
Pour rappel, lors d’un entretien accordé au journal Jeune Afrique peu avant le premier tour des élections présidentielles en France, Macron avait déjà dévoilé sa position face aux pays qui souhaitent sortir de FCFA. « C’est un choix qui appartient d’abord aux africains eux-mêmes. Je note avec raison que les gouvernements africains restent, avec raison attachés aux deux espaces monétaires (Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale) qui constituent la zone Franc CFA et qui contribue à la stabilité économique et à l’intégration régionale », avait déclaré le néo président de la France.
imatin/senedirect.net

07/07/2017

LES SIGNES FORTS DU TOURISME...

Le Sénégal montre des "signaux forts" dans le secteur touristique (économiste)

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Milasoa Cherel Robson, économiste à la section Afrique de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), a affirmé, mercredi à Dakar, que le Sénégal montre des "signaux forts" quant à l’importance qu’il donne au secteur touristique.
’’Il y a une compréhension des enjeux en termes de créations d’emplois pour les jeunes, pour les femmes et en termes d’entreprenariat dans ce pays’’, a-t-elle en présentant le rapport 2017 de la CNUCED qui a cette année pour thème : "Le tourisme pour la transformation et la croissance inclusive".
Pour elle, le secteur touristique reste très prometteur au Sénégal, étant donné la situation du pays en Afrique de l’Ouest. Ce secteur peut, d’après Mme Robson, "catalyser et cristalliser tous les efforts consentis".
Elle estime que "la catalysation" du secteur permettra de "rendre les ambitions encore plus conséquentes" afin d’atteindre les objectifs de manière plus rapide.
’’Il faut être plus ambitieux, la compétitivité reste la clé dans ce domaine, car le secteur touristique est un bien de consommation’’, a-t-elle pouruivi.
D’après elle, il est nécessaire de renforcer les liens intersectoriels pour favoriser la transformation du secteur touristique.
Le renforcement des liens intersectoriels devra se faire notamment dans l’approvisionnement en produits agricoles, dans le domaine du tourisme médical et culturel.
’’En créant des liens solides entre les secteurs du tourisme, de l’agriculture et de l’infrastructure, l’écotourisme, le segment médical et le marché touristique peuvent favoriser la diversification vers des activités à plus fortes valeur ajoutée’’, a ajouté l’économiste.
Elle a toutefois souligné la nécessité de développer l’expertise au sein des entrepreneurs nationaux, pour mieux assurer la croissance dans ce secteur.
AMN/ASG/APS

LE PONT DE ROSSO

Coopération Sénégal/Mauritanie : Le pont de Rosso sera réalisé en Janvier 2018 pour un financement de 57 milliards Cfa avec un délai d’exécution de 40 mois sur le grand bras du fleuve Sénégal

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Les représentants des populations riveraines de Rosso-Sénégal et de Rosso-Mauritanie, qui ont assisté à la dernière réunion du comité régional de développement (Crd) portant essentiellement sur la construction du pont de Rosso, ont poussé un grand «Ouf» de soulagement lorsqu’ils ont entendu le gouverneur Alioune Aïdara Niang annoncer le démarrage des travaux.En effet, selon le Gouverneur de la region, ce projet sera mis en œuvre à partir du mois de janvier 2018 pour un coût global de 57 milliards Cfa.
Il a rappelé que la réalisation de cet ouvrage, sera financée par la Banque africaine de développement (BAD) qui s’est engagée à décaisser 26 milliards Cfa, la Banque européenne d’investissement (BEI) qui contribuera à hauteur de 14 milliards Cfa, l’Union Européenne pour une subvention de 13 milliards Cfa.
Le financement assuré par la BAD et la BEI, sera sous forme de prêt, tandis que celui qui sera mis en place par l’UE, sera sous forme de don aux deux pays bénéficiaires, notamment le Sénégal et la Mauritanie.
S’adressant à la presse à l’issue de cette réunion et en présence du directeur régional de l’AGEROUTE, Mor Guèye Gaye, du coordinateur du projet Cheikh Tidiane Thiam, le gouverneur Alioune Aïdara Niang a souligné que ce pont aura une durée de vie de 100 ans, un linéaire de 1461 mètres, deux chaussées, une piste cyclable, une largeur de 3,60 mètres, des trottoirs et un tirant d’eau.
Il sera réalisé dans un délai de 40 mois sur le grand bras du fleuve Sénégal. A en croire le Gouverneur de la région de Saint-Louis, il est prévu de mettre en place, après le scrutin législatif, une commission régionale chargée de recenser les populations qui occupent les emprises de ce projet. Ces dernières bénéficieront d’indemnités si les responsables de ce projet estiment qu’il est nécessaire de les déguerpir.
dakaractu.com

05/07/2017

LES PROGRES ROUTIERS

1362 km de routes, 36 km d’autoroutes, 7,2 km de ponts et 2117 Km de pistes réalisées entre 2012 et 2016

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Entre 2012 et 2016, en matière d’infrastructures, 1362 km de routes ont été réalisés pour un montant de 492,5 milliards, 36 km d’autoroutes pour 188 milliards, 7,2 km de ponts (12 ponts) pour 12 milliards et 2117 Km de pistes pour 18,6 milliards (compte non tenu des pistes réalisées par le PUDC, le PAPIL, le PNDL et le PPDC).
C’est ce que contient un document officiel qu’a consulté Leral.net.
L’année 2016 a aussi été une année d’inauguration avec l’autoroute à péage Diamniadio-AIBD-SINDIA (35 km), l’échangeur de l’Emergence, la troisième section de la Voie de Dégagement Nord, la Route des Grandes Niayes entre Rufisque-BayakhNotto-Diogo-Lompoul.
Sans publier les projets récemment achevés ou en cours notamment: • la route Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone, le pont de Kédougou, le tronçon Tamba-Dialocoto, l’axe Touba-Dahra et la route Dinguiraye-Nioro- Keur Ayib à la frontière avec la Gambie.
On peut noter aussi la réalisation de la VDN II CICES Golf ; • les ponts de Foundiougne et de la transgambienne. D’ailleurs, le tronçon Fatick-Kaolack sera livré avant la fin du premier semestre 2017.
L’Etat a également pris toutes les dispositions pour le démarrage • de la route Sédhiou-Marsassoum (Boucle du Boudier), Kédougou-Salémata, • de la dorsale de l’île à Morphile, Dabo-Médina-YoroFoulah, Bambey-Baba Garage (projets pour lesquels les financements sont bouclés).
Il est aussi question de la réhabilitation de la Nationale 2, entre NdioumOurossogui-Bakel ; • de la Nationale 1 entre Tambacounda et Bakel et de la Nationale 7, entre Dialocoto et Mako.
Par ailleurs, les travaux autoroutiers Diamniadio-Thiès et Ila Touba se poursuivent dans de bonnes conditions et permettront de construire 186 km d’autoroutes entre 2012 et 2019.
Les études sont aussi en cours pour d’autres projets autoroutiers d’envergure, à savoir : Mbour – Fatick – Kaolack (120 km) et la côtière Dakar - Saint-Louis.
Massène DIOP Leral.net

04/07/2017

COOL LE TOURISME

Tourisme et Sécurité: le Sénégal, une Destination Touristique sure

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L’une des conditions majeures qui rend possible la genèse et l’essor du tourisme dans une zone donnée est la sécurité. Elle intervient dans toutes les phases de la consommation du produit touristique de façon efficace et indirecte. Elle n’est pas négligeable car elle est fondamentale dans la cohésion sociale. Sans la sécurité, aucune offre touristique n’est consommable et aucune destination touristique n'est fréquentable. Elle est en amont et en aval du séjour du touriste.
La charge de la sécurité est garantie par un ensemble de corps qui jouit d'un pouvoir régalien de l’Etat appelé Forces de Sécurité et de Défense. Il s'agit des corps militaires, paramilitaires, policiers et douaniers. Ils concourent tous à assurer la sécurité des personnes et la stabilité du Senegal pour en faire une Destination Touristique sure.
Les forces de sécurité constituent le premier front office pour le touriste dès son arrivée à l’aéroport. A travers elles, le touriste donne ses premières impressions sur le peuple d'accueil. Il remplit ses formalités policières et douanières avant d’être en contact avec la population.
L’accueil, le contrôle, la disponibilité, l’orientation et l’information réservés au vacancier par ces entités souveraines de l’Etat marquent un point essentiel dans son séjour.
Cette phase est importante car le touriste ayant effectué plusieurs heures de vol, a envie de rejoindre son hôtel pour aller se reposer en attendant d’entamer son programme. C’est pourquoi, les longues files d’attente à l’aéroport doivent être évitées et les tapis roulants modernisés et classés par provenance pour éviter les pertes de bagages et de temps.
Heureusement, ces aspects sont pris en compte par l’Aéroport International Blaise Diagne pour répondre aux normes standards de sécurité à l’instar des grands aéroports internationaux de l’occident et de l’orient.
Aujourd’hui, le dispositif des unités spéciales mis sur place pour lutter contre le phénomène du terrorisme doit être plus élargi et présent sur tous les lieux touristiques et de loisirs. Il sécurise l’hôte à passer ses vacances dans la tranquillité et dans le dépaysement total au Senegal.
En dehors des grandes chaînes hôtelières, ce corps d’élite doit étendre aussi ses tentacules dans les structures de la parahôtellerie (campements, auberges, casinos etc.) pour mieux consolider la sécurité et la stabilité devenues une réalité au Sénégal.
Grace aux compétences et au professionnalisme des forces de sécurité, le Sénégal est devenu l’un des Etats le plus sécurisé au monde malgré les insuffisances de leurs moyens humains, budgétaires, financiers et matériels. Mais, ce climat paisible favorise la relance du tourisme durable.
Dans ce sillage, les structures d’hébergement (hôtellerie, parahôtellerie voire villas, résidences ou appartements meublés) ont un rôle à jouer dans cette pérennisation de la sécurité. Ces établissements privés à caractère commercial doivent remplir obligatoirement et déposer quotidiennement les fiches de police des clients ayant séjourné chez eux.
L’exploitation de ces renseignements sur ces derniers facilite aux forces de sécurité leur travail et leur anticipation sur d’éventuelles menaces d’insécurité.
C’est ainsi que la mission de la Direction de la Réglementation et de la législation touristiques et les Inspections Régionales du tourisme doit être plus rigoureuse pour lutter contre la clandestinité dans tous les activités afférentes au tourisme.
En outre, le contrôle des brigades routières sur toutes les routes nationales et dans les villes fortifie la sécurité touristique. Elles veillent sur la régularité administrative et technique des véhicules et conducteurs qui transportent les visiteurs.
Mais cette vérification doit être flexible s’il ne s’agit pas d’un délit ou crime puni par le code pénal pour éviter des retards de vols, de chaloupes, de bacs ou de visites des sites car tous les déplacements des touristes sont planifiés et calés dans le temps.
De ce fait, les forces de sécurité doivent amoindrir les risques d’immobilisation des véhicules touristiques. Cette souplesse contribue fortement à la satisfaction générale des touristes vis-à-vis de leur séjour au Pays de la Téranga.
L’autre aspect de la sécurité où interviennent les forces de sécurité est la protection de l’environnement sans lequel le tourisme disparaîtrait. La nature étant la première matière première du tourisme constitue un fort motif de déplacement du touriste.
Les gardes forestiers ou les agents des eaux et forêts surveillent et veillent sur la sauvegarde de la flore et la sécurité de la faune sans lesquelles le tourisme durable ne peut prospérer dans un site Eco touristique. En plus, ils réglementent le tourisme cynégétique et le tourisme halieutique en luttant contre les braconniers, les trafiquants de bois et la pêche sportive illicite avec la direction générale de la surveillance de la pêche.
Un autre corps intervenant dans la sécurité du tourisme est le service hygiène. Bien qu’il effectue un excellent travail dans la consommation des produits touristiques, son personnel doit être encore plus attentif sur la salubrité des entreprises et hôtelières qui offrent des services touristiques et de loisirs.
Cette attention prêtée sur le milieu, le matériel, la matière, la méthode et la main d’œuvre améliore la qualité de service fournie au client. Le respect de la propreté et de l’hygiène motive le touriste à aimer et à revenir au Pays de la Téranga. Ce contrôle qualitatif préventif ou correctif aide les entreprises touristiques sénégalaises à remplir les normes de qualification au système ISO.
Par ailleurs, la mission de la police touristique est salutaire car dédiée spécialement au tourisme. Elle a beaucoup contribué à l’assainissement du secteur contre certaines occupations anarchiques et certaines pratiques illicites des métiers du tourisme.
Cependant, il lui reste beaucoup de choses à parfaire pour lutter contre la clandestinité dans le transport, hébergement, la mendicité et le harcèlement des marchands ambulants à l’encontre des touristes.
Avec, l’arrivée de nouveaux Agents de Sécurité Touristiques (AST), le tourisme sénégalais va se dynamiser. Les agents affectés au ministère du tourisme et des transports aériens vont renforcer le potentiel humain existant en attendant de recevoir les moyens adéquats. Leur travail doit répondre aux attentes des professionnels et des touristes qui se plaignent de certaines irrégularités dans le secteur.
Par conséquent, ces agents doivent privilégier la sécurité des visiteurs et rétablir l’ordre à l’aéroport, dans les marchés artisanaux et les lieux touristiques. Ces AST doivent veiller contre la délinquance juvénile et la déscolarisation des enfants dans les régions touristiques.
En réalité, les forces de sécurité participent intégralement dans la toute chaine de la consommation touristique. Cette coopération entre les secteurs de la sécurité et du tourisme nécessite une large synergie de leurs forces à travers des formations, des séminaires et des conférences pour mieux sécuriser et sauvegarder le patrimoine touristique de la Destination Sénégal.
Pap.TOURE/Manager des Entreprises et Projets Touristiques/pressafrik.com

AINSI VOUS ETES AU COURANT

Le Sénégal est passé de "900 heures de coupure en 2011, à 85 heures en 2014, 76 heures pour 2015 et 66 heures pour 2016"

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A côté de la révolution solaire avec l’inauguration des centrales solaire de Bokhol, Malicounda et Sinthiou Mékhé, force est aussi de constater que le Sénégal a fait un grand en avant en ce qui concerne les délestages, d’autant que le pays est passé de 900 heures de coupure d’électricité en 2011, à seulement 66 heures pour 2016.
Pour être plus statistique, le Sénégal pays est passé de « 900 heures de coupure d’électricité en 2011, à 85 heures en 2014, 76 heures pour 2015 et seulement 66 heures pour 2016 ». C'est qui est ressorti du document de l’évaluation des performances sectorielles globales dans le rapport des Conseils de ministres décentralisés 2017 consulté par leral.net
Ce redressement du secteur s’est traduit notamment par une baisse des prix de l’électricité de 10 à 15% pour près de 860 000 clients de la SENELEC.
De 573 MW en 2011-2012, la puissance totale du parc énergétique a aujourd’hui atteint une puissance de 821 MW, avec l’objectif d’atteindre 1 264 MW en 2019, avec le développement d’un mix énergétique qui permettra de baisser davantage les coûts.
Dans le domaine des énergies renouvelables, plus de 100 MW d’énergie solaire seront injectés dans le réseau avec les centrales de Méouane, Mérina Dakhar, Kahone et Diass. Le Programme Scaling Solar permettra la mise en service de 100 MW en 2018.
1 648 villages électrifiés en fin 2015
En matière d’électrification rurale, 1 648 villages ont été électrifiés en fin 2015 et le nombre de villages programmés d’ici à fin 2017, avoisine les 3 000 avec des financements de l’ordre de 159 milliards déjà mobilisés par l’Etat (43 milliards pour le PUDC et 116 milliards pour l’Agence Sénégalaise d’Electrification Rurale dans le cadre du PNUER).
La population ayant accès à l’électricité en milieu rural est passée de 1 700 000 à 2 160 000 personnes. Ainsi, le taux d’électrification rurale est passé de 24 % en 2012 à 31,5% en 2016. L’objectif demeure l’accès universel à l’électricité d’ici à 2025.
La SAR couvre de près de 50% des besoins du Sénégal en produits pétrolier
Enfin, la Société Africaine de Raffinage (SAR), en restructuration, a recouvré ses capitaux propres et vient de franchir la barre symbolique de 1.000.000 tonnes de production annuelle, avec une couverture de près de 50% des besoins du pays en produits pétroliers.
Massène DIOP Leral.net

02/07/2017

QUI A UN VRAI TITRE FONCIER?

Seuls 122 000 titres fonciers ont été délivrés au Sénégal, depuis 1932

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Hier, lors du vote de la loi sur la transformation des titres précaires en titres fonciers, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a renseigné que 122 000 titres fonciers ont été délivrés au Sénégal, de la colonisation à aujourd’hui.
Le projet de loi N° 18/2017 autorisant la cession définitivement et à titre gratuite de terrains domaniaux à usage d’habitat, a été adopté hier, à l’Assemblée nationale. A cette occasion, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a indiqué que le nombre de titres fonciers délivré de 1932 à aujourd’hui, est de 122 000. Selon Amadou Ba, le processus d’obtention de ce sésame est « assez ardu ». « Le premier titre foncier au Sénégal date de 1932 ; et ce texte n’a été modifié qu’en en 2011.
Mais avant cela, en 1987, le gouvernement pensait déjà à aider les Sénégalais à avoir des ressources. L’Etat restait au cœur de la propriété foncière. Et jusqu’à présent, il ne peut pas vendre une propriété bâtie sans venir à l’Assemblée nationale.
L’autre cause est relative au formalisme qui a été mis en place ; c’est la raison pour laquelle le président de la République a voulu qu’on simplifie davantage, tout en protégeant les citoyens », explique le ministre de l’Economie.
Avant de faire savoir que cette loi est la « plus importante » dans cette législature. D’après lui, toutes les dispositions sont prises pour éviter les échecs connus dans le passé, parce que, avance-t-il, la gestion du foncier est une « question complexe ».
«L’exemple qui me semble problématique est celui des Parcelles Assainies où les transactions se font par une dizaine de millions. Aujourd’hui, l’objectif de cette loi vise à reprendre les terrains des Hlm. Le foncier nécessite beaucoup de travail. Et nos personnels vont se déployer sur tout le territoire national », informe-t-il.
Le ministre a salué la « haute portée » de cette loi et son « impact » sur les couches sociales les plus défavorisées. Parce que, dit-on, elle leur permet d’accéder à la pleine propriété foncière qui passe « nécessairement », par la possession d’un titre foncier.
Amadou Ba de faire savoir que depuis l’adoption de la loi N°76-66 de juillet 1976 portant code du domaine de l’Etat, le législateur a essayé d’atténuer les contraintes en matière de transfert de la propriété du terrain relevant du domaine privé de l’Etat. Ceci en permettant à des particuliers de disposer de titres privés.
leral.net

01/07/2017

LE BUDGET DU SENEGAL

Le budget du Sénégal va atteindre 3720,25 milliards de francs Cfa

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L’annonce a été faite, hier, lors du débat d’orientation budgétaire 2017 à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Selon Amadou Ba, la mobilisation de cette manne financière repose sur la base d’une politique fiscale, qui sera axée sur le renforcement des acquis du nouveau Code des impôts.
Au total, les recettes du budget 2016 ont connu une hausse de 15%, passant de 2026,1 milliards en 2015 à 2334,6 milliards, essentiellement imputable à l’augmentation significative des recettes budgétaires (+15,23%).
« En 2016, 58 conventions de financement ont été signées, portant ainsi le nombre de conventions signées depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris à 198 pour un montant mobilisé de 3 486 milliards, dont 89,7% sous forme d’emprunts concessionnels et 10,3% à titre de subvention.
Globalement, les dépenses sont ressorties à 2704 milliards en fin 2016 contre 2411,5 milliard en 2015, soit un accroissement de 12%. La pauvreté a baissé », a soutenu M. Ba.
Au 31 mai 2017, les ressources budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 1074,13 milliards, 767,9 milliards de recettes internes et 304,23 milliards de ressources extérieures destinées au financement des projets et programmes d'investissement publics. Soit 70% des prévisions de tirage sur l’année 2017 effectués en 5 mois.
Ce qui lui fait dire que le dynamisme de l’économie sénégalaise devrait se consolider avec un taux de croissement du Produit intérieur brut (PIB) réel projeté à 7% contre 6,8% en 2017.
« Sans pétrole et sans gaz, nous atteindront en 2018, un taux de croissance de 7%»
«Nous projetons une croissance de 7% en 2018. Beaucoup n’y croyaient pas. Aujourd’hui, force est de constater que le Plan, la vision sont totalement exécutés. Nous n’avons pas encore intégré les revenus du pétrole et du gaz dans ses performances.
Donc, sans pétrole, sans gaz le Sénégal atteindra une croissance au moins de 7%. Car, les ressources provenant du pétrole et du gaz sont attendus en 2021 », se réjouit le ministre non sans annoncer qu’en 2018, le déficit budgétaire devrait être réduit à 3%, après 3,7% en 2017.
Poursuivant, il renseigne que les ressources et charges budgétaires sur la période 2018-2020 à 11 614,24 milliards. Concernant la dette publique, Amadou Ba informe qu’elle passera de 6 302,8 milliards en 2018, 6580,5 milliards francs Cfa en 2019 et 6792,3 milliards en 2020.
« Notre endettement qui était à 60% du PIB est aujourd’hui, à 40%. La répartition annuelle des investissements publics programmés sur la période 2018-2020 se présentera comme suit : 1345 milliards de francs CFA pour 2018, soit une augmentation de 120 milliards par rapport à 2017, 1490,9 milliards pour 2019 et 1652,3 milliards », détaille le ministre.
« Le Sénégal ne peut pas donner ou produire des statistiques fabriquées »
Pour le recrutement dans la Fonction publique, les prévisions se chiffrent à 13 130, 12 203 et 6 500 respectivement en 2018, 2019 et 2020. D’après le ministre des Finances, tous ces chiffres donnés sont authentiques, car le Sénégal est un pays qui est sur les marchés internationaux.
« Donc, il ne peut produire ou donner des statistiques fabriquées ». Dans le même ordre d’idées, Amadou Ba affirme que l’ambition du Sénégal est d’adhérer, dès cette année, à la norme spéciale de diffusion des données statistiques du Fonds monétaire.
Aliou Diouf (Libération)/leral.net

30/06/2017

LE SOLAIRE S'INSTALLE

le Sénégal inaugure sa troisième centrale solaire en moins d'un an

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Le président sénégalais Macky Sall a procédé jeudi à l'inauguration de la troisième centrale solaire photovoltaïque du pays, d'une capacité de 30 Mégawatts (Mw), à Méouane, dans la région de Thiès (centre-est), a constaté Xinhua.
Après l'inauguration en octobre dernier de la centrale solaire de Bokhol, dans la région de Saint-Louis, et en novembre de celle de Malicounda, dans le département de Mbour, le Sénégal a maintenant une troisième centrale fonctionnelle.
D'un coût de 27 milliards de francs CFA, la centrale de Santhiou Mékhé fournira 30 Mw d'électricité pour la consommation de 200.000 ménages.
Selon Macky Sall, cette initiative de recourir à l'énergie solaire traduit la volonté de son gouvernement de "promouvoir les énergies propres et renouvelables", conformément aux engagements du Sénégal envers la COP21 de Paris et la COP22 de Marrakech.
"La réalisation de cette centrale s'inscrit dans notre marche résolue vers la résorption définitive du déficit de production d'énergie. Dès à présent, nous allons dépasser les 20% d'énergies solaires auxquels nous avons souscrits dans le Plan Sénégal émergent. Il faut d'abord un mix énergétique pour sortir de la tyrannie du pétrole", a affirmé Macky Sall.
Selon le président sénégalais, la réalisation de cette politique a été possible grâce à la "combinaison intelligente" des énergies nouvelles telles que l'énergie solaire, mais aussi le gaz et l'hydroélectricité, à travers des organismes tels que l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG).
"Ceci fera du Sénégal un pays exportateur d'énergies, dont le coût doit nécessairement baisser, entraînant plus de compétitivité de l'économie et de pouvoir d'achat des populations", a-t-il déclaré, soulignant que "le Sénégal est resté leader en Afrique de l'Ouest dans la promotion de l'énergie solaire".
Macky Sall a également annoncé la construction "très prochainement" de huit autres centrales solaires à travers le pays, précisant que la centrale solaire de Kaoune (centre, région de Kaolack) serait achevée au mois d'août prochain et celle de Médina Ndakhar (région de Thiès) en octobre.
Vivienne/china.org

28/06/2017

AMORTIR LE TRAIN TER

TER: En quatre années le Sénégal pourra récupérer son investissement

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Voulant mettre fin à la polémique sur le prix supposé énorme du Ter et la comparaison faite avec le Tgv du Nigeria, Mountaga Sy, le Directeur général de l’Apix pense que « comparaison n’est pas raison et comparer le Ter au Tgv du Nigeria, c’est comparer de choux et des carottes».
En effet, le TGV nigérian a été réalisé sur une distance de 200 kilomètres pour 552 milliards, de son côté le Train Express Régional coûtera 568 milliards pour 55 kilomètres, « seulement ».
Étalant le fait que le TER présente plus d’avantages que le TGV nigérian, le chef de l’Apix juge que ledit projet aura un impact réel sur les localités qu’il va traverser. En effet, avec 15 trains de 4 wagons chacun, des gares, et autres, il est prévu 14 ponts de franchissement qui vont apporter un renouveau face aux anciens ouvrages, nous révèle xibar.
La rentabilité du projet est aussi louée par Mountaga Sy qui relève la réactivité du train avec des navettes toutes les 15 minutes pour transporter 115 000 personnes par jour et ainsi atteindre le cap de 100 milliards par an perdus avec les embouteillages. Sous ce rapport donc, en quatre années le Sénégal pourra récupérer son investissement.
Toujours optimiste et s’appesantissant sur les conditions réunies avec le déboursement des avances pour toutes les entreprises concernées, M. Sy valide le 14 janvier 2019, comme date d’inauguration du TER.
senenews.com

27/06/2017

LA PLUIE EST LA, ON SEME

La période des semis est lancée au Sénégal

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Saint-Louis, Lingère, Tambacounda, entre autres, la période des semis est lancée au Sénégal. La région orientale a reçu 87 mm la semaine dernière. "C’est une pluie utile, elle cadre dans la période hivernale", a précisé le chef du service départemental du développement rural (SDDR), Aliou Badji à l'APS. A partir du 12 juin, toute pluie de 30 mm et plus est considérée comme utile, a-t-il précisé. Une pluie qui a abaissé les températures, après la forte canicule qui avait accompagné le début du ramadan, fin mai.
A Lingère, des semences d’arachide de "bonne qualité" ont été mises à la disposition des 19 communes du département la semaine dernière. Au total, 970 tonnes (t) d’arachide qui ont été distribuées sur les 1000 t prévues, la mise en place des semences de niébé (haricot) a commencé, avec des prévisions de 300 t, et 2 t de sésame sont prévues. En outre, le département a reçu des engrais, ainsi que des semoirs et des houes.
Dans la région de Saint-Louis, la mise en place des semences et des intrants a démarré "de manière satisfaisante’’, avec 200 t d’arachide déjà reçues sur les 210 t prévues, selon le directeur régional du développement rural (DRDR) de Saint-Louis, Mamadou Baldé. La quantité de graines reçue correspond à 95% du tonnage attendu pour les trois départements que sont Saint-Louis, Dagana et Podor. Pour les autres spéculations, la Direction régionale du développement rural (DRDR) a reçu 390 t pour le programme ‘’niébé’’ (haricot), 50 t pour le maïs et 45 t pour le sorgho, 45 t. Cette semaine, 12 000 t d’urée et 7500 t d’engrais devraient être distribuées aux producteurs.
En revanche, dans le centre, à Kaolack, le directeur de la DRDR, Youssoufa Guèye, a mis en garde la semaine dernière. "On lance un appel aux producteurs pour qu’ils évitent les faux départs. La notion de 'pluie utile' c’est 15 millimètres cumulés en l’espace de trois jours. Donc, s’il pleut, il faut attendre pendant trois jours pour avoir au moins ces quinze millimètres avant de préparer les semis". A la semaine dernière, la région de Kaolack avait achevé la mise en place de 95% de la quantité de semences d’arachide prévue au départ ; 9 400 t ont été déjà reçues sur les 12 000 t escomptées, tandis que 49 % ont été déjà vendues au producteurs.
commodafrica.com

25/06/2017

PAUVRE SENEGAL

«Diagnostic systématique pays» de la Banque mondiale: un taux de pauvreté toujours élevé au Sénégal

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Lors d’une rencontre entre la Banque mondiale et la société civile sur le projet «Diagnostic systématique pays» qui permettra d’élaborer un document de développement pour chaque pays, les acteurs ont insisté sur le taux de pauvreté toujours élevé au Sénégal. Malgré une croissance de plus de 6%, les spécialistes se sont toujours accordés à dire que le taux de pauvreté du Sénégal n’a pas beaucoup baissé, car la richesse n’est pas souvent partagée.
Cette semaine, la Banque mondiale a tenu une rencontre avec les acteurs de la société civile autour du ‘’Diagnostic Systématique pays ». D’après la Pana, la rencontre a été présidée par le président du Conseil des Ong d’appui au Développement (Congad), Amacodou Diouf, et la Directrice des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Mme Louise Cord.
Cette rencontre est organisée dans le cadre du processus d’élaboration du Diagnostic Systématic-pays du Sénégal initié par la Banque mondiale. Elle permettra à l’institution de présenter les résultats de l’étude aux acteurs de la société civile et de recueillir leurs points de vue sur les contraintes principales du Sénégal.
Après la présentation générale du SCD-Sénégal, il ressort que le pays affiche une croissance louable et un taux de pauvreté toujours élevé, malgré ses atouts. Selon les experts de la Banque mondiale, ce résultat permettra de faire une analyse sur la durabilité des progrès récents et la capacité du Sénégal à faire face aux contraintes structurelles.
Les participants ont également fait des remarques, notamment le gap du secteur informel, le problème d’accès à l’information sur l’exploitation des ressources du pays, sur le lien entre les réalités que vivent les populations sénégalaises et les indicateurs de travail de la Banque mondiale. Ils indiquent que souvent, ces indicateurs ne sont pas adaptés au contexte du pays.
Avec ces remarques, nous nous sommes intéressés réellement aux performances du Sénégal dans la lutte contre la pauvreté car, même si ces dernières années, la croissance du pays est louable, le niveau de la pauvreté n’a pas tellement baissé.
Un taux de pauvreté de plus de 46%, plus de 6 millions de pauvres
Ainsi, la présentation de la Banque mondiale sur le Sénégal, que nous avons visitée, rappelle que le taux de pauvreté est estimé à 46,7% dans notre pays. «Le taux de pauvreté, qui atteint 46,7% selon les dernières estimations, reste élevé. Le taux de croissance du Pib est bien en deçà du niveau nécessaire pour faire reculer la pauvreté, tandis que le poids de plus en plus important des exportations de biens à forte intensité capitalistique, au détriment de secteurs intensifs en main-d’œuvre, limite la création de nouveaux emplois», lit-on sur le document de la Banque mondiale.
D’après l’institution de Breton Woods, la série de chocs économiques dont a souffert le Sénégal au cours des dernières années, est venue freiner encore davantage les progrès : l’incidence de la pauvreté n’a baissé que de 1,8 point de pourcentage entre 2006 et 2011, tandis que le nombre absolu de pauvres, lui, augmentait, pour atteindre 6,3 millions en 2011.
Toujours pour le Sénégal, la Banque mondiale, indique que le niveau des inégalités reste modéré et se situe en-dessous de la moyenne enregistrée en Afrique subsaharienne. Les disparités géographiques restent cependant, très prononcées : deux habitants sur trois vivent dans la pauvreté dans les zones rurales, et en particulier dans le Sud du pays, contre un sur quatre à Dakar.
Lors de la rencontre, la Directrice des Opérations de la Banque mondiale, Louise Cord, a indiqué que les remarques seront intégrées dans le processus d’élaboration du projet.
«Le problème de l’accès à l’information est important à noter. Le gap du secteur informel est une urgence et nous allons réfléchir là-dessus», a-t-elle indiqué.
Le président du Conseil des Ong d’appui au développement (Congad), Amacodou Diouf, a félicité cette initiative de la Banque mondiale et a indiqué qu’il est important de promouvoir le dialogue avec les acteurs de la société civile et la Banque mondiale.
Les Echos/leral.net

23/06/2017

LE PERMIS A POINTS ARRIVE

Démarrage du permis à points dans 6 mois

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Le permis à points sera bientôt introduit au Sénégal. L’annonce a été faite hier par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane. C’était lors de la cérémonie de signature de la Convention de Concession pour la production et la gestion des titres de transport routier biométriques sécurisés ainsi que la production et la pose de plaques d’immatriculation sécurisées.
Dans six mois, les automobilistes sénégalais seront tous munis d’un permis à points. Si l’on en croit le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. La concession intégrale confiée au groupement Gemalto/Face Technologies comprend le financement, la conception, la réalisation, l’exploitation, la maintenance, la gestion, la formation et le transfert de compétences aux agents de l’Etat. Selon le ministre Mansour Elimane Kane, l’investissement sera intégralement pris en charge par l’opérateur privé pour un peu plus de 9 milliards de FCfa TTC. Ce dernier se rémunérera sur les recettes perçues de l’exploitation et versera à l’Etat du Sénégal une redevance annuelle d’exploitation de 16% sur le chiffre d’affaires.
Pour garantir l’acceptabilité sociale du projet, le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres a fixé des tarifs plafonds pour chaque catégorie de titres et plaques d’immatriculation. « Ces tarifs, hors droits de timbres, qui permettront la rémunération de la concession seront applicables pour les opérations de renouvellement et les nouvelles demandes. Pour l’essentiel, ils sont équivalents aux tarifs actuels. Par ailleurs, le projet tient compte de l’implication parfaite du secteur privé national évoluant dans le domaine », a-t-il précisé. La phase opérationnelle de production des nouveaux titres de transport routier et plaques d’immatriculation démarrera six mois après l’approbation du contrat par le ministère en charge des finances.
Cette période de six mois avant la production des premiers titres sera mise à profit pour dérouler une vaste campagne de communication en vue de la sensibilisation de tous les acteurs concernés et du grand public.
Le ministre Mansour Elimane Kane a indiqué que cette convention entre dans le cadre des réformes pour l’assainissement et la performance du processus d’immatriculation des véhicules, l’amélioration de l’état du parc de véhicules automobiles par la modernisation des contrôles techniques périodiques en s’appuyant sur l’extension et la modernisation de l’activité. Le ministre a aussi expliqué que la mise en place du permis à points permettra, dans le cadre de la numérisation et de la sécurisation des titres de transport du processus d’examen, de délivrance et de gestion de ce document, la sécurisation des recettes fiscales de l’Etat par la réduction de la fraude.
Mansour Elimane Kane a précisé que des études ont été menées avec l’appui de la Banque mondiale, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’amélioration des transports et de la mobilité urbaine (Patmur). C’est ainsi qu’il a été proposé la numérisation et la sécurisation des titres de transport routier, la sécurisation des plaques d’immatriculation.
17 sites de gestion et 850 terminaux de vérification
Ce projet a fait l’objet d’un appel d’offres international portant sur une concession intégrale pour la mise en place d’un nouveau système d’information avec une plateforme logicielle moderne, ouverte et évolutive permettant de prendre en charge tous les processus liés aux transports routiers. Ce système sera couplé à une plateforme intégrée d’enrôlement et de production des titres de transport et plaques minéralogiques sécurisés. Le ministre a souligné que ces deux composantes du projet seront intégrées de façon à couvrir l’ensemble des besoins de l’Administration des transports routiers. Le nouveau système, baptisé Administration des véhicules et des conducteurs (Avec) mettra en relation les différents acteurs et vice versa la modernisation et l’amélioration des prestations de services. Il aura comme conséquence l’alignement sur les standards internationaux en matière de processus de délivrance des titres de transport fiables et sécurisés, la célérité dans le traitement des dossiers indépendamment du lieu de résidence du citoyen, la création d’une synergie entre les différents acteurs du secteur (transporteurs, concessionnaires de véhicule, auto-écoles, centres de visite technique, police, gendarmerie...), le renforcement de la sécurité routière par le suivi rigoureux des infractions au Code de la route grâce à l’introduction d’un dossier portable sur les permis de conduire à points et les cartes grises. Les corps de contrôle auront un accès instantané aux données encodées et pourront procéder à l’enregistrement immédiat des infractions.
En outre la plateforme de production et de gestion permettra la collecte des données biométriques, la personnalisation et la gestion de tout le cycle de vie des titres et plaques d’immatriculation sécurisées.
De son côté, Charles Mevaa, vice-président Afrique de Gemalto, a révélé que sa structure travaille à produire trois millions de titres sous huit formats. Ce qui constitue une véritable révolution dans la gestion du transport qui place le Sénégal dans une position avant-gardiste. Gemalto a aussi annoncé l’implantation de 17 sites de gestion à travers le pays. 850 terminaux de vérification seront aussi livrés aux différents services compétents. Au total, les forces de sécurité recevront 2.000 équipements pour mener à bien leur mission de contrôle et de prévention des accidents.
Mbaye Sarr DIAKHATE/lesoleil.sn

LA DETTE SENEGALAISE

La dette du Sénégal estimée à un peu plus de 55% de son PIB

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Le Sénégal, moins actif que d’habitude sur le marché financier de l’Uemoa, va solliciter un financement de 45 milliards de francs Cfa dans la dernière ligne droite du deuxième trimestre 2017. Après avoir mobilisé plus de 77 milliards au premier trimestre de l’année en cours, notre pays occupe la troisième place des pays par rapport à la répartition de l’encours de la dette de marché de la zone Uemoa.
Dans le cadre du financement de son déficit budgétaire et pour la réalisation de certains projets, le Sénégal, qui vient d’avoir un eurobond de 1,1 milliard de dollars, soit près de 800 milliards de francs Cfa, sur le marché international, va solliciter encore le marché sous-régional. Selon le bulletin des statistiques du marché des Titres publics de l’agence Umoa-Titres envoyé aux investisseurs, le Sénégal va tenter de décrocher 45 milliards de francs Cfa sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) avant la fin du mois de juin 2017. Pour le 2ème trimestre, étant absent du marché aux mois d’avril et de mai, le Sénégal va rechercher 45 milliards sur le marché financier de l’Uemoa, sur un montant global à décrocher par les Etats estimé à 206 milliards de francs Cfa ce mois de juin courant.
Selon le même document, pour le deuxième trimestre 2017, au total 886,5 milliards de francs Cfa seront à lever sur le marché financier de l’Uemoa par adjudication. 346,5 milliards ont été levés au mois d’avril par les Etats et la Côte d’Ivoire est demeurée le pays le plus actif, avec 4 sollicitations pour un montant global de 205 milliards. Le Sénégal ne s’est pas manifesté sur le marché financier de l’Uemoa pour les mois d’avril et de mai 2017. Au mois de mai, 280 milliards ont été levés par les Etats par adjudication.
Le document de l’agence chargée de gérer le marché financier de la zone ouest-africaine, qui est revenu sur les réalisations du premier trimestre 2017, rappelle que le Sénégal a mobilisé 77,38 milliards de francs Cfa pendant cette période, soit 7,42% des titres sollicités au premier trimestre 2017. Toujours dans ce sens, la Côte d’Ivoire est arrivée en tête pour la mobilisation de fonds dans la zone Uemoa avec 329,4 milliards, soit 31,6% du volume total mobilisé dans la zone Uemoa; le Benin suit avec 229,6 milliards de francs Cfa soit 22,2% du total, le Mali avec 216,4 milliards soit 20,76% du montant global levé au premier trimestre 2017 a été aussi présent.
La dette du Sénégal estimée à un peu plus de 55% de son Pib
Concernant la répartition de l’encours de la dette de marché par émetteur, la Côte d’Ivoire reste le pays qui a le plus sollicité le marché avec 30% des dettes du marché financier ouest-africain ; le Bénin arrive en deuxième position avec 17% des dettes. Notre pays, le Sénégal est à la 3ème place avec 14% de l’encours de la dette de la zone, suivi du Mali avec 13% ; le Niger 7% et la Guinée Bissau 1% seulement sont les deux pays qui ont le moins sollicité le marché financier de l’Uemoa. Le taux d’endettement du Sénégal est estimé par l’agence Umoa-Titres à un peu plus de 55% du Pib. Ce qui fait que même si notre pays s’est beaucoup endetté ces dernières années, il reste en deçà de la barre des 70% du Pib fixé par l’Uemoa.
Ibrahima Diouf/dakarposte.com

22/06/2017

TROP CHERE KORITE

A l’approche de la Korité : Une Flambée des prix au Sénégal

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A moins d’une semaine de la fête de la Korité, au Sénégal, les femmes ménagères ne savent plus quoi faire. Puisque l’oignon et la pomme de terre se font rare.
Trouver de l’oignon et la pomme de terre sur le marché sénégalais est devenu un parcours de combattant. Les femmes ménagères entrent dans la dernière ligne droite pour préparer la fête de la korité qui aura lieu ce week-end.
Les prix sont hors de portée des clients. Oignon, pomme de terre, sont presque intouchables. Alors que, sera célébrée la fête de la Korité au Sénégal, dans moins d’une semaine.
A cette occasion, les mères de familles sont à fond dans les préparatifs pour assurer à leurs proches une belle fête. “Non seulement, nous ne trouvons pas la pomme de terre et l’oignon sur le marché, mais les prix sont trop chers” explique une mère de famille.
Même son de cloche pour une autre dame. Elle interpelle directement le ministre sénégalais du commerce. Elle l’invite à descendre sur les marchés pour constater de visu ce qui se passe.
En tout cas, les prix ont vraiment flambé cette semaine. Compte tenu de tout cela, les femmes ménagères lancent un cri de détresse pour demander un secours avant qu’il ne soit tard.
africtelegraph.com

AIR SENEGAL ACHETE DEUX AVIONS

La nouvelle compagnie Air Sénégal achète ses deux premiers avions au Bourget

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Signé mardi 20 juin, à l'occasion du Salon international de l'aéronautique du Bourget, le contrat d'achat de deux avions ATR par Air Sénégal marque les débuts de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise qui démarrera ses opérations par étapes, d'abord sur le réseau domestique et régional, puis vers l'Afrique de l'Ouest et la France.
On pourra dire que c’est là, sur le « statique » du Salon international de l’aéronautique du Bourget, ce mardi 20 juin, qu’est probablement née Air Sénégal SA. Car on sait désormais que le premier avion qui décollera le 7 décembre prochain des pistes du nouvel Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Dakar et qui sera aux couleurs du nouveau pavillon national sénégalais sera un ATR 72-600.
C’est sous l’aile droite d’un appareil similaire aux couleurs de la compagnie low cost indienne IndiGo – qui s’est montrée intéressée pour en acheter une cinquantaine début mai – qu’a été officialisé en fin d’après-midi l’achat par Air Sénégal de deux ATR de cette catégorie.
50 millions d’euros
Montant global de la transaction : 50 millions d’euros, au prix catalogue, financés par un crédit-export auprès de la Coface et de la SACE, son homologue italienne. D’une capacité de 68 à 78 places, ils seront livrés en novembre prochain.
Présents, le directeur général de la compagnie, Mamadou Lamine Sow, accompagné de Christian Scherer, directeur général de l’avionneur franco-italien basé près de Toulouse, de la ministre sénégalaise du Tourisme et des Transports, Maimouna Ndock Seck et de son homologue française, Elisabeth Borne, ont d’abord eu droit à une visite du cockpit et de la cabine. Ils ont pu découvrir le système de divertissement et d’information sur tablettes qui sera proposé aux passagers. L’appareil offre également le wifi. Sa navigation embarquée s’inspire de celle de l’A380.
Opération à faible coût
Avantage pour la compagnie : l’avion peut se poser partout, sur pistes courtes, non asphaltées, par météo défavorable, avec un faible coût d’opération. « Ce turbo-propulseur offre 40% de consommation de moins qu’un jet de la même taille, il peut faire demi-tour sur lui-même, il n’a pas besoin d’équipements, de camionnettes pour le déchargement des bagages, il est parfaitement autonome » vante Christian Scherer, directeur général d’ATR, qui voit dans le marché africain un très gros potentiel pour 300 de ses avions d’ici à 20 ans, 10% du marché mondial.
Cette nouvelle compagnie est structurée autour d’un plan plus solide que ses ancêtres
Héritière de deux pavillons nationaux, Air Sénégal International (2001-2009) et Sénégal Airlines (2011-2016), qui avaient fait faillite, Air Sénégal SA démarrera donc ses opérations sur le réseau domestique et régional, mais souhaite s’ouvrir aussi très vite d’ici l’année prochaine au moyen-courrier vers l’Afrique de l’ouest et le long-courrier vers la France.
Mais hors de question de laisser s’échapper les coûts. Comme l’indique Alexis Fekete, conseil en stratégie et banquier d’affaires dans l’aviation au sein du cabinet londonien Seabury, qui a réalisé pour le compte du gouvernement sénégalais l’étude de faisabilité de la nouvelle compagnie et qui a sélectionné ATR : « Cette nouvelle compagnie est structurée autour d’un plan plus solide que ses ancêtres. Souvent les compagnies africaines sont surdimensionnées avec une structure de coût plus élevée. Là il s’agit d’avoir une compagnie de la bonne taille, avec une structure de coût serrée et de l’utiliser comme un objet de développement économique. Le développement du hub de Dakar et le plan Sénégal Émergent participeront à la rentabilité d’Air Sénégal ».
Outre l’ouverture de l’AIBD, la renaissance d’Air Sénégal fait partie d’un plan qui comprend également la réhabilitation des aéroports régionaux pour « aménager le territoire de manière équilibrée », a précisé la ministre sénégalaise.
Rémy Darras/jeuneafrique.com

20/06/2017

ELECTRIFICATION

10 milliards FCFA pour accélérer la fourniture d’électricité au sein de 150 villages

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Le Sénégal vient de bénéficier d’un financement de plus de 10 milliards FCFA, environ 17 millions $, dans le cadre du programme d’appui à l’électrification rurale de la part de l’Union européenne (EU).
Il s’agit pour l’Ue, d’accélérer la fourniture d’électricité dans les zones rurales sénégalaises. Au total, ce sont 150 villages de plus 55 000 âmes qui bénéficieront de cet appui budgétaire. Dans son communiqué de presse, l’Ue stipule que ce fonds va permettre d’améliorer l’accès aux activités agricoles et aux services électriques des ménages ruraux. Ainsi, cette tranche de population pourra renforcer durablement ses moyens d’existence.
Rappelons que cette aide intervient dans le cadre d’un accord entre le gouvernement sénégalais et l’Ue pour le financement de sa sécurité nationale. D’ailleurs, 6,5 milliards FCFA, soit 11 millions $ seront en partie consacrés à ce projet.
Lire aussi : Afrique Subsaharienne : Le Sénégal 8 ème pays ayant le taux d’accès à l’électricité le plus élevé
Les autorités sénégalaises ont réitéré leur engagement à établir une meilleure adéquation entre la croissance économique et le développement humain, par l’élargissement de l’accès du milieu rural aux formes modernes d’énergie, notamment à l’électricité. La Banque mondiale avait approuvé un montant de 91,5 millions d’Euros (équivalent à 97 millions de dollars) au profit du Sénégal pour l’amélioration de la fourniture d’électricité auprès des usagers.
Bruno YAYAE/regionale.info

18/06/2017

RELANCER LE TOURISME

Financement de projets touristiques : 1,3 milliard de FCfa à 14 promoteurs

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Grâce au Crédit hôtelier et touristique, 14 promoteurs privés ont été financés par le ministère du Tourisme et des Transports aériens pour une enveloppe globale de 1.309.180.249 de FCfa. Ces projets permettront la création de 302 nouveaux emplois permanents.
Quatorze promoteurs touristiques ont signé, hier, des conventions de financement avec le Crédit hôtelier et touristique mis en place par l’État du Sénégal pour un montant global de plus de 1,3 milliard de FCfa. Ces projets qui concernent dix régions du Sénégal sont composés de dix établissements d’hébergement touristique et de quatre agences de voyage choisis pour la qualité de leurs dossiers et leurs impacts socioéconomiques.
« Au regard des prévisions des plans d’affaires présentés, ces financements vont permettre la consolidation des emplois existants dans ces structures et la création de 302 nouveaux emplois permanents, notamment dans les zones prioritaires de développement touristique comme les îles du Saloum, Tambacounda, Kédougou, Vélingara, Ziguinchor et Cap-Skiring », a fait savoir la Secrétaire générale du ministère du Tourisme et des Transports Aériens, Zeynab Mbengue Wade.
« Au-delà de ces impacts directs et la transversalité du secteur du tourisme, a-t-elle ajouté, ces projets auront aussi un effet positif sur les autres branches de l’économie sénégalaise à travers les consommations intermédiaires ». Mme Wade a toutefois exhorté les bénéficiaires à faire bon usage des financements et à respecter leurs engagements afin de contribuer à la pérennisation du fonds.
Ce crédit, selon elle, permet d’avoir des prêts plafonnés à 100 millions de FCfa, octroyés à des conditions très avantageuses : un taux d’intérêt de 3,5 %, une durée de remboursement pouvant aller jusqu’à cinq ans avec un différé maximum de 18 mois. « Dans un souci d’efficacité, il a été mis en place un comité de gestion qui se charge d’élaborer les critères d’éligibilité et d’examiner les dossiers de demande de financement », a soutenu la Secrétaire générale.
A l’en croire, la crise qu’a connu le secteur, ces dernières années, et les difficultés d’accès à des crédits fournis à des conditions favorables, ont favorisé un déficit de financement pour maintenir la qualité du service. C’est ainsi que prenant la pleine mesure de la situation, le chef de l’État a donné des directives pour la mise en place du Crédit hôtelier et touristique. « Au regard de son cadre réglementaire, cet instrument de financement, qui est mis à votre disposition, est destiné à apporter un accompagnement aux entreprises hôtelières et touristiques. Il a essentiellement pour objectif de financer vos projets de rénovation et d’extension, le renouvellement et l’acquisition d’équipements, la création d’entreprises, etc. », a laissé entendre Mme Wade.
Pour sa part, le Pca de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt), a estimé qu’avec la mise en place de ce crédit, c’est une vieille doléance du secteur privé touristique qui a été satisfaite. « Le secteur touristique a besoin de ressources longues et à des taux bonifiés, ce n’est pas pour rien que l’on parle d’industrie hôtelière. Cela demande beaucoup de moyens. Il a fallu une volonté forte du chef de l’État pour mettre en place ce fonds », a salué Mamadou Racine Sy.
Il a demandé au comité de gestion dudit crédit de faciliter l’accès aux opérateurs touristiques qui en ont besoin, de lever les « super-garanties » exigées. M. Sy a aussi demandé à l’État de revoir à la hausse l’enveloppe dédiée à ce fonds qui est aujourd’hui de 5 milliards de FCfa.
Ndiol Maka SECK/ndarinfo.com

LES FINANCES DU SENEGAL

Financements décrochés par le Sénégal: Macky Sall franchit la barre des 6000 milliards

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Le Conseil des ministres a adopté mercredi le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2018-2020 qui confirme encore la bonne santé de l’économie sénégalaise mais aussi l’excellent travail des régies financières à savoir les Impôts et la Douane. On apprend par ailleurs qu’en matière
de conventions de financement, le Président Macky Sall a dépassé la barre des 6000 milliards de FCFA en cinq ans pour ne pas dire qu’il a presque « doublé » Wade.
Le Conseil des ministres a adopté hier,le projet de Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2018-2020. Il ressort du document obtenu par "Libération" qu’en cinq ans, c’est-à-dire entre 2012 et 2016, les conventions de financement au nombre de 305, pour un montant de 5904,539 milliards, ont largement dépassé les 3799 milliards mobilisés durant les12 années de la première alternance.
Avec les projets de conventions en cours de signature, notamment dans le cadre du financement du pont de Rosso (par la BEI), du projet de développement du tourisme et des PME (Banque mondiale), du Train Express Régional (dont le financement est conjointement assuré par l’AFD, le Trésor public français, la BID e tla BAD), la barre des 6000 milliards sera dépassée.
Le DPBEP 2018-2019 revient sur l’évolution récente de l’économie mondiale et nationale, l’exécution budgétaire de l’année 2016, la situation d’exécution du budget de l’année en cours et dégage, enfin, les perspectives macro-budgétaires, tout en fixant les objectifs d’équilibre budgétaire et financier.
Il est élaboré dans un contexte économique caractérisé par une croissance mondiale stable estimée par le Fonds monétaire international (FMI) à 3,1%. Cette croissance est principalement portée par les Etats- Unis qui se rapprochent de leur niveau de production de plein emploi, la Chine dont le niveau de croissance s’est hissé à un niveau un peu plus élevé que prévu, la Russie où l’activité a été plus vigoureuse du fait notamment, du raffermissement des prix du pétrole.
Cet essor économique a été atténué par le relâchement de la production réelle de la zone Euro par rapport à son niveau potentiel et la faible intensité de l’activité économique notée dans certains pays comme le Brésil et l’Argentine.
Au plan interne, l’économie sénégalaise a consolidé ses acquis de croissance économique dont l’estimation se chiffre à 6,7% (contre 6,5% en 2015, 4,3% en 2014 et 3,6% en 2013) découlant, entre autres, de l’exécution d’importants projets d’investissements publics, notamment dans l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, conjugué à la relance des industries et aux performances des sous-secteurs de l’information et de la communication, du transport et des services financiers, dans le contexte de la mise en œuvre du PSE.
L’investissement privé a également connu un dynamisme soutenu, grâce à l’accélération du rythme d’exécution des réformes économiques et financières. Cette performance est expliquée par la bonne tenue des secteurs secondaire et tertiaire, le secteur primaire s’étant plutôt inscrit en ralentissement consécutif à la baisse de certaines productions suite à l’arrêt précoce de l’hivernage.
Une économie solide
L’inflation, mesurée par le déflateur du PIB, a atteint un niveau de 1,1% au courant de l’année 2016. Elle est expliquée principalement parle relèvement des prix dans le secteur primaire (+4,2%). Le solde du compte courant de la balance des paiements a, pour sa part, connu une amélioration en passant de 5,3% du PIB en 2015 à 4,7% en 2016, enregistrant ainsi l’amélioration de la balance commerciale dans un contexte de relance des industries d’exportation, de renforcement de la production locale et de faiblesse des cours des produits de base sur le marché international.
La situation dans le secteur monétaire et financier a été caractérisée, en 2016, par une diminution des avoirs extérieurs nets (-59,9 milliards FCFA), une augmentation du crédit intérieur de 9,2% et une expansion de la masse monétaire de 6%. Les bonnes performances enregistrées dans les secteurs réel et extérieur ont impacté positivement le secteur des administrations publiques.
Pour l’année 2016, le Sénégal a respecté tous les indicateurs fixés dans le cadre du programme économique et financier. Le déficit budgétaire, dons compris, est ressorti à 3,3% du PIB en 2016 (contre 3,7% un an auparavant), en dépit de la forte augmentation des intérêts payés au titre de la dette extérieure. Ce ratio est calculé sur la base du PIB obtenu après le« rebasing» (changement de base).
En 2016, le Sénégal a respecté tous les indicateurs fixés dans le cadre du programme économique et financier
L’atteinte de l’objectif de déficit fixé dans le cadre du programme a été possible grâce à la politique de prudence dans l’exécution des dépenses publiques, notamment en termes de rationalisation des dépenses courantes, de maîtrise de la masse salariale et d’optimisation de l’investissement public. Le critère de convergence de la masse salariale rapportée aux recettes fiscales se situe à 32,9%, c’est-à-dire en dessous du ratio communautaire de 35%.
Il convient de souligner, cependant, que si on tient compte du traitement salarial du personnel des établissements publics, agences et structures assimilées et des contractuels qui émargent sur les autres dépenses courantes (dans les secteur de l’éducation, de la formation professionnelle et technique, de la santé, de l’environnement et de l’agriculture), le ratio passerait à 44,6%, donc largement au-dessus du critère de convergence retenu au niveau communautaire.
Sur le plan de l’exécution budgétaire proprement dit, la mobilisation des ressources s’est faite de manière satisfaisante.Les régies financières ont en effet défini des stratégies efficaces pour améliorer le recouvrement de l’impôt. Celles-ci ont porté, entre autres, sur le renforcement de la modernisation des administrations fiscales et douanières, l’amélioration de la qualité des émissions, la poursuite de la maîtrise et de l’élargissement de l’assiette,le renforcement de la mission de contrôle fiscal et douanier.
En plus de ces mesures, les ressources budgétaires de l’année 2016 ont bénéficié des retombées de la bonne tenue de l’activité économique non agricole, sous l’impulsion des secteurs secondaire et tertiaire, principaux pourvoyeurs de recettes, et, d’autre part, de la remontée significative du cours du baril à partir du mois de mai 2016.
Au total, les recettes du budget 2016 ont connu une hausse de 15%, passant de 2026,1 milliards en 2015 à 2334,6 milliards de francs CFA, essentiellement imputable à l’augmentation significative des recettes budgétaires (+15,23%).
Hausse de 15% des recettes
Pour ce qui concerne les ressources extérieures destinées à l’investissement, leur niveau de décaissement a connu un glissement annuel positif de 31,5 milliards, soit 8% en valeur relative. Cette efficacité dans le décaissement est expliquée par la bonne exécution des importants projets du plan d’actions prioritaires du PSE.
L’année 2016 se singularise par une intensification de la coopération financière matérialisée par la signature de 58 conventions de financement, portant ainsi le nombre de conventions signées depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris à cent quatre-vingt-dix-huit (198), pour un montant mobilisé de 3486 milliards, dont 89,7% sous forme d’emprunts concessionnels et 10,3% de subventions.
Pour ce qui relève des dépenses budgétaires, leur exécution s’est faite de manière satisfaisante, nonobstant l’augmentation de 27,9 milliards de F CFA (soit 17,4%) des intérêts sur la dette publique, à la faveur de la mise en œuvre adéquate de certains projets d’investissement et à la célérité notée dans la satisfaction des conditions d’entrée en vigueur et de décaissement des conventions de financement.
Globalement, les dépenses sont ressorties à 2704 milliards à fin 2016 contre 2411,5 milliards en 2015, soit un accroissement de 12%. Cette augmentation s’est faite dans un contexte de maîtrise des dépenses courantes qui n’ont progressé que de 7% (imputable à la hausse des charges sur les intérêts de la dette publique susmentionnée, aux charges de personnel qui porte l’impact des engagements de l’Etat envers les syndicats d’enseignants d’un coût budgétaire de 40,2 milliards et des dépenses de fonctionnement dans une moindre mesure) et de l’expansion de 30% des dépenses d’investissement sur ressources internes.
Cet accroissement spectaculaire des dépenses d’investissement sur ressources internes reflètent notamment les efforts consentis dans le domaine de la défense et de la sécurité, à travers le projet d’acquisition de matériels et d’équipements pour la sécurité intérieure et des frontières, mais aussi des besoins d’investissements exprimés à l’occasion des Conseils ministériels délocalisés, dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques.
En fin 2016, les besoins évalués en matière d’investissement au niveau des différentes régions (où se sont tenus ces Conseils) sont estimés à 2873 milliards, dont 1848,7 milliards déjà pris en charge dans le cadre d’une programmation pluriannuelle, à travers les lois de finances votées depuis 2012. L’exécution du budget 2016 a eu des répercussions significatives sur le vécu des populations.
Sur le plan social, les programmes d’appui aux groupes vulnérables tels que la Bourse de sécurité familiale et la Couverture Maladie Universelle (CMU), ont grandement contribué à la lutte contre la pauvreté monétaire et à l’amélioration des conditions de vie des populations, surtout en milieu rural.
Dans le cadre du Programme national des bourses de sécurité familiale par exemple, 258 381 ménages ont bénéficié de transferts monétaires en 2016 contre 197 751 en 2015, pour une cible de 300 000 ménages. Au titre du renforcement des conditions socio-économiques des groupes vulnérables,442 019 ménages ont été enregistrés, soit 98,22% par rapport à la cible.
Dans le domaine de la santé, les efforts consentis par le Gouvernement se sont traduits par l’amélioration d’un certain nombre d’indicateurs clés. Le taux d’accouchement sous assistance par du personnel qualifié est passé de 53% en 2015 à 65,4% en 2016. Le tauxde mortalité juvénile a également connu une légère amélioration passant de 22‰ à 21‰ entre 2015 et 2016. La proportion d’enfants complètement vaccinés s’est maintenue à un taux de 74% en 2016 soit au-dessus des 70% de la cible tandis que la proportion des enfants guéris de la malnutrition est passée de 74% à 78,5%.
Des efforts considérables ont été également consentis dans lecadre de la prise en charge des maladies chroniques à soins coûteux, avec la construction de six (6) Centres de dialyse dans les localités de Thiès, Diourbel, Louga, Ndioum, Kolda et Sédhiou.
Le secteur de l’éducation a enregistré des progrès importants. LeTaux brut de scolarisation (TBS) a atteint 88,1% en 2016 contre 86,5% en 2015. Il faut noter cependant que, sur l’amélioration de la qualité, le taux d’achèvement à l’élémentaire est passé à 61,5% en 2016 pour une cible de 76,4%, soit un écart de 14,9%.
Au niveau de l’enseignement secondaire, le TBS a évolué positivement, passant de 34,1% à 35,6%. Concernant l’enseignement supérieur, le taux d’accès a connu un léger fléchissement entre 2015 et 2016, passant de 6,21% à 5,98%.
Pour la formation professionnelle et technique, le nombre d’apprenants inscrits pour 100 000 habitants est passé de 402 à 600, soit une augmentation de 198 apprenants, dépassant la cible (560) de 40 apprenants.
S’agissant de l’accès à l’eau potable, notre pays a fait un bond significatif de 3 points de pourcentage entre 2013 et 2015. En 2016, le taux d’accès global est passé à 94,6% contre 92,06% un an auparavant, grâce aux initiatives développées dans le cadre du PUDC (Programme d’urgence de développement communautaire).
Au 31 mai 2017, les Impôts et la Douane ont déjà mobilisé 767,9 milliards soit 70% des prévisions pour l’année
L’année 2017 est en train de consacrer le renforcement du dynamisme de notre activité économique.Ainsi donc, à la faveur de la poursuite des investissements, de l’accélération des réformes et des projets phares du PSE, le taux de croissance du PIB réel est attendu à 6,8% en 2017. Au plan budgétaire, les dispositions utiles sont en train d’être prises à cet effet.
Déjà au 31 mai 2017, les ressources budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 1074,13 milliards, 767,9 milliards de recettes internes et 304,23 milliards de ressources extérieures destinées au financement des projets et programmes d’investissements publics.
Sur ce dernier point, il faut souligner l’efficacité des services dans la mobilisation des ressources extérieures puisqu’en 5 mois seulement, nous avons réussi à mobiliser 70% des prévisions de tirages sur l’année2017.
Pour ce qui relève des charges budgétaires à fin mai, elles sont arrêtées à 1598 milliards, soit 49%des prévisions de la LFI 2017. Les dépenses en capital, pour leur part, ont été engagées à hauteur de 37,85%. Ce niveau d’exécution est appréciable si l’on sait que l’investissement exige des délais d’exécution plus longs en raison des procédures de passation des marchés qui se dénoue en général à partir du second semestre.
Le DPBEP 2018-2020 entend maintenir la cadence dans la mise en œuvre des projets dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, du tourisme, des mines, des infrastructures et ceux retenus dans le cadre du pôle urbain de Diamniadio, dans un élan de poursuite de la réduction des déficits du solde des transactions courantes de la balance des paiements et du solde budgétaire.
Cheikh Mbacké Guissé/leral.net