28/05/2017

LA 4G A DIAMNIADIO

La Sonatel inaugure son réseau 4G à Diamniado

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La Sonatel continue d’étendre son réseau 4G au Sénégal. Après Dakar, Saly et Touba, la 4G a été officiellement lancé le 25 mai 2017 dans la localité de Diamniadio. Selon l’unique opérateur 4G du pays, cette extension de la 4G permettra à la population de cette localité d’améliorer leur expérience client avec de nouveaux débits jusqu’ici jamais expérimentés.
Selon nos confrères de CIO Mag qui révèlent l’information, l’arrivée de la 4G à Diamniadio aura également l’avantage de favoriser le désenclavement de cette zone située à la périphérie de Dakar. Cette étape marque également un pas important pour le programme de déploiement et d’extension du réseau 4g de la Sonatel. Selon les informations de l’opérateur, aujourd’hui, la couverture 4G est de 259 sites 4G à Dakar, Saly, Touba, St Louis et Ziguinchor. Une extension qui va se poursuivre en 2017.
ticmag.net

27/05/2017

LES RICHES ET LES PAUVRES

Carte de pauvreté au Sénégal : Une disparité dans le partage des richesses

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L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données appelée « cartes de pauvreté ». Les résultats de cette étude, rendus publiques, mercredi, révèlent que la pauvreté tend à augmenter du Nord au Sud, à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté.
En s’appuyant sur la méthode d’estimation des «petites aires », l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données. Cette méthode d’élaboration appelée « cartes de pauvreté » a consisté à se servir des informations détaillées issues d’une enquête de consommation auprès des ménages en les combinant avec celles d’un recensement sur la base d’un logiciel dénommé « Poverty Map » développée par la Banque mondiale.
De ces études, il ressort que la pauvreté tend à augmenter au Sénégal du Nord au Sud à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté. En effet, il existe une disparité en termes de pauvreté à l’échelle nationale mais également au sein même des régions et des départements. Par exemple, dans la région de Tambacounda, les taux de pauvreté, dans le département, varient de 42,3% à 80%, soit un écart de près de 40 points de pourcentage, selon Babacar Ndir, directeur général adjoint de l’Ansd. A Dakar, bien que le taux de pauvreté de la région soit de 24, 9 %, la pauvreté estimée dans le département de Rufisque est plus importante avec un taux 29,2 % contre 18,8% dans le département de Dakar. La population de la région de Dakar représente le quart de celle du pays avec 13,3 % des pauvres. Selon M. Ndir, les 52 communes de Dakar affichent des différences marquées en termes de bien-être. Les cinq communes les moins pauvres sont Mermoz-Sacré Cœur, Sicap Liberté, Pikine Ouest, Dieuppeul-Derkelé et Golf Sud. Ces localités affichent des taux de pauvreté entre 7,3 et 12 %. Toutefois, la plus grande commune en termes de population, Keur Massar, regorge le plus de pauvres de la région de Dakar.
Avec un taux de pauvreté estimé à 77,5 %, Kolda est la région la plus pauvre du Sénégal. Babacar Ndir explique que la carte de pauvreté est un instrument qui permet d’évaluer les inégalités ainsi que le niveau de bien-être des populations jusque dans les localités les plus reculées. «La précision de ces cartes nous permet de cibler toutes les zones du Sénégal», affirme-t-il. Il souligne, en outre, que la pauvreté est partout présente à travers le pays.
Ces estimations sont issues de l’enquête de pauvreté effectuée en 2011. Les données sorties de ces évaluations ont été imputées au recensement général de la population réalisées en 2013. Ces calculs cumulés donnent une estimation de la pauvreté pour l’année 2015, précise le directeur général adjoint de l’Ansd.
Oumar BA/lesoleil.sn

26/05/2017

ENVELOPPE FRANCAISE POUR LA CASAMANCE

4 milliards de FCfa pour l’agriculture, la santé, l’éducation… en Casamance

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En tournée dans la région, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a révélé, mardi dernier, à Ziguinchor, que 67 millions d’euros environ sont engagés en Casamance par l’Agence française de développement, le service culturel et de coopération technique, l’Institut de recherche pour le développement (Ird) pour promouvoir des projets dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, du développement des entreprises et du tourisme.
Lors de son séjour dans la région, le diplomate français a visité différents projets issus du partenariat sénégalo-français, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la culture, de l’appui au secteur privé et du soutien à la relance du tourisme. Et au terme de sa tournée, Christophe Bigot a affirmé que la France poursuivra ses efforts pour aider le Sénégal à améliorer considérablement les conditions de travail des enseignants et des élèves, afin d’augmenter les taux de réussite dans les établissements scolaires. Il n’a pas manqué d’évoquer les actions réalisées, celles en cours et en vue, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’éducation de base en Casamance (Paebca). Déjà, quelque 6 milliards et demi de francs Cfa ont été mobilisés pour ledit projet. L’éducation n’est pas le seul domaine où la coopération française intervient en Casamance.
La France, d’après son représentant au Sénégal, finance avec l’Unesco la distribution de carnets de santé et l’inscription sur les registres d’état civil des nouveau-nés, dans le cadre de l’initiative « Solidarité et santé sahel ». Elle participe aussi activement à la réhabilitation des centres de santé des régions de Sédhiou et de Kolda, ainsi qu’à l’amélioration de leurs volets destinés aux enfants. L’hôpital régional de Sédhiou bénéficie également de son aide. Outre l’Alliance franco-sénégalaise de Ziguinchor qui est un creuset culturel, la coopération française a beaucoup investi dans les périmètres d’irrigation de Vélingara et de Kolda. « Nous y menons une action très importante à hauteur de 27 millions d’euros », a révélé le diplomate français.
El Hadj Moussa SADIO/lesoleil.sn

DES BUS POUR DAKAR

Plus de 184 milliards CFA de la Banque mondiale pour améliorer le transport à Dakar

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Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé, ce jeudi après-midi à Washington (Etats-Unis), le financement du Projet pilote de système de bus rapides sur voie réservée à Dakar (BRT) pour une enveloppe de plus 184 milliards de frs CFA, a appris l’APS.
Le BRT qui va faciliter la mobilité urbaine, le déplacement de 300.000 passagers par jour va "réduire de près de moitié la durée des trajets dans les transports publics, entre la préfecture de Guédiawaye et la gare routière de Petersen dans le centre de Dakar (18,3 kms) aux heures de pointes", renseigne un communiqué du Groupe de la Banque mondiale.
"Le BRT améliorera substantiellement les conditions de déplacements dans l’agglomération dakaroise qui compte actuellement 3,5 millions d’habitants et qui devrait en avoir 5 millions en 2030", a noté Mansour Elimane Kane, ministre des infrastructures, des transports terrestres et du Désenclavement.
"La garantie de temps de trajets plus court, l’amélioration du niveau de confort et de sécurité, à un coût acceptable pour les usagers, permettront d’atteindre les objectifs de performance économique et d’équité sociale visés par ce projet important du Plan Sénégal Émergent", a-t-il ajouté dans des propos rapportés dans le communiqué.
Pour Louise Cord, directrice des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal, "ce système de transport en commun et moins polluant aura un impact important pour la croissance économique du Sénégal".
"Les emplois qualifiés créés par les opérations de BRT offriront davantage d’opportunités professionnelles aux femmes. Par ailleurs, les opérateurs de transport locaux, qui vont assurer le transport des usagers vers les lignes du BRT, auront l’opportunité d’être actionnaires dans le capital de l’opérateur BRT", a déclaré Louise Cord, soulignant aussi que l’environnement des affaires au Sénégal bénéficiera également du succès de ce Partenariat public-privé (PPP).
La ligne BRT entièrement séparée de 18,3 km permettra de transporter près 300 000 passagers par jour, dont 27 000 pendant les heures de pointe, rapporte le Groupe de la Banque mondiale qui ajoute que le projet inclut la construction de trois terminaux de passagers et de 20 stations.
Il est aussi prévu la fourniture d’une flotte de bus et un système de transport intelligent (STI), soutient la Banque mondiale.
APS

EROSION CÔTIERE

Érosion côtière : le littoral sénégalais face à un péril écologique

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Des environnementalistes interrogés par l’APS soulignent la fragilité de l’écosystème du littoral sénégalais et considèrent cette situation aux origines lointaines comme ‘’un péril écologique’’.
Cet écosystème est en effet dégradé par l’érosion côtière, et ce phénomène naturel colle avec l’histoire de la mer dont l’avancée sur le continent a été davantage remarquée grâce à une photo satellite, indique-t-on.
"Dakar reste coupée par de petites rivières et marigots qui débouchent à la mer, surtout pendant la saison des pluies", indique le professeur Pape Goumbo Lô, géologue, environnementaliste et expert en aménagement côtier et prévention des risques.
Le directeur général du Centre expérimental de recherches et d’études pour l’équipement (CEREEQ) fait remarquer que la station balnéaire de Saly, le littoral mbourois, les cimetières de Rufisque et les quartiers de Mérina, Keuri Kaw, Diokoul et Tiawlène (Rufisque) sont en train de subir la furie de la mer
"Le plus fataliste invoque Dieu, là où le spécialiste retiendra parmi les causes, l’action de l’homme sur la nature", fait observer l’environnementaliste, à propos des origines de ce phénomène. Pape Goumbo Lô, qui préside le comité scientifique de l’aménagement côtier pour le littoral de l’UEMOA, déplore "les actions sectorielles, parcellaires et individuelles" entreprises dans ce cadre.
Appelant à des solutions intégrées et durables, M. Lô soutient que l’érosion côtière a toujours existé et continue d’exister, notamment dans des zones habitées comme Saly-Portudal, Saint-Louis, Rufisque et tant d’autres villes au Sénégal.
"L’érosion côtière est dramatique et entraîne diverses conséquences. Les plages s’érodent tout le temps. Le phénomène a changé la ligne de rivage", constate-t-il.
D’après lui, si il y a longtemps "Gorée et les îles de la Madeleine étaient rattachées à Dakar’’, force est de constater aujourd’hui que l’érosion côtière les a en séparées". Et, il y a quelques années, rapporte encore l’expert, "on a trouvé des traces qui montrent que les gens allaient de Dakar aux îles de la Madeleine à pied".
La directrice de l’environnement et des établissements classés du Sénégal, Marilyne Diarra, a même porté la problématique à la tribune de la 21 Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies, tenue à Paris, en décembre 2015.
"La mer avance et grignote les côtes sénégalaises", avait-elle alors lancé.
"La mer avance de 1 à 1,3 mètres par an sur les côtes qui s’étendent sur plus de 700 km et qui sont à 90% basses" avait-elle indiqué, expliquant que "nos côtes sont impactées par l’avancée de la mer parce qu’elles sont essentiellement basses".
Ce phénomène est dû non seulement aux changements climatiques mais aussi à l’action de l’homme avec les ‘’constructions anarchiques’’ sur le littoral sénégalais, avait-t-elle avancé, ajoutant que les villes les plus touchées sont Saint-Louis, Mbour, Saly, Gandiole, les îles du Saloum et la Casamance.
"Dans les îles du Saloum, précise-t-elle, la rupture de la pointe de Sangomar avec Djiffer est l’aboutissement d’un processus naturel de quelques millénaires, plusieurs campements et bâtiments ont été détruits."
La pointe de Sangomar a été décrite depuis longtemps par les navigateurs et les ingénieurs hydrographes en raison de sa position stratégique, en aval du port de Kaolack.
La ville de Saint-Louis n’est pas non plus épargnée, surtout depuis l’ouverture de sa fameuse brèche.
C’est en octobre 2003 que fut menée cette action d’apparence anodine, mais qui a produit de grandes conséquences. En effet, c’est suite à un risque important d’inondations de Saint -Louis que les autorités décident d’ouvrir un canal de délestage, pour faciliter l’écoulement du fleuve vers la mer, à 7 km au sud de la ville.
De 4 mètres de large au moment de l’ouverture, le canal a atteint 7 km. L’ouverture de la brèche a complètement modifié le milieu estuarien, et certains spécialistes craignent désormais que la ville soit plus sensible qu’auparavant à une augmentation même minimum du niveau de la mer.
De plus, une nouvelle brèche a été ouverte par la mer en octobre 2012, un peu au nord de Gandiole, à 500 mètres de la première. Au départ, limitée à quelques vagues, elle est devenue aujourd’hui une ouverture d’un kilomètre de large et coupe la Langue de Barbarie, menaçant notamment un campement tout proche. La rive continentale du fleuve reçoit aujourd’hui directement les vagues sur ses berges.
Pour Pape Goumba Lo, "beaucoup de facteurs entrent en jeu pour expliquer ce phénomène, mais, aujourd’hui, force est de constater qu’il est en tain de remettre en cause, le développement socio-économique du littoral".
"Cela n’est pas propre au Sénégal. Ça va du Maroc jusqu’en Afrique du Sud", a-t-il précisé, expliquant la particularité des zones les plus menacées du Sénégal (Rufisque, Bargny, Joal et Saly) par les houles du Sud "qui sont très intenses à certains moments de la nuit".
"La non maîtrise de ces houles du sud mais aussi la vulnérabilité de ces sites non aménagés font que l’érosion est fortement intense à quelques points où on extrait le sable marin", prévient Pape Goumbo Lo.
Selon lui, cela entraîne "la destruction des habitats, des pertes économiques, la disparition de sites culturels et cultuels, une augmentation de la vulnérabilité des populations".
"Dans le domaine du tourisme, c’est l’inquiétude qui gagne les agents du secteur. A la station balnéaire très convoitée de Saly-Portudal, la mer occupe pratiquement tout l’espace", déplore l’aménagiste côtier. Il appelle à réfléchir sur des solutions durables car, dit-il, "nous avons suffisamment parlé des causes et des conséquences".
SBS/PON/ASG/APS

25/05/2017

LE PRIX DES RECEPTIFS AU SENEGAL

Tarifs des grands hôtels du Sénégal: Classement des hôtels les plus chers

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Quels sont les hôtels les plus chers du Sénégal ? En tête de ce classement établi par soir quotidien numérique et repris par metrodakar.net, il y a l’inévitable Radisson. Ce cinq étoiles qui a une réputation dépassant nos frontières vend en moyenne sa nuitée dans une chambre simple à 163 000 FCFA. Ce tarif qui représente le salaire moyen d’un Sénégalais est seulement pour une nuitée, ne comprenant ni les repas, ni les boissons. N’empêche, l’hôtel est tout le temps rempli et il faut batailler parfois pour avoir une chambre. La clientèle est composée souvent d’étrangers, des Africains de la sous-région, des Européens ou des Sénégalais aisés qui viennent
y passer des week-ends ou des moments de repos.
En deuxième position sur la liste: Le Terrou bi, cet hôtel qui a quitté son rang quatre étoiles pour afficher un 5 étoiles, est très prisé par les voyageurs qui viennent pour des affaires et aussi par les Sénégalais les week-ends. En tarif plein, la chambre (single) peut coûter jusqu’à 142 000 francs. De larges promotions sont pratiquées les week-ends ou en basse saison et le prix peut descendre pour une chambre avec vue sur la mer à 95 000 francs CFA.
Troisième de ce classement, l’Hôtel Lamantin de Saly. Le palace le plus cher de la Petite Côte doit son succès à sa belle plage. La nuitée en saison pleine coûte 118 000 francs CFA. Cet hôtel est prisé par les dakarois pour les week-ends à Saly et également pour les séminaires. Ce tarif comprend seulement le petit déjeuner, les repas sont facturés à part.
Quatrième de ce classement, l’hôtel Novotel de Dakar. Fréquenté par des touristes et hommes d’affaires français, cet ensemble bénéficie des clients du célèbre réseau hexagonal et la nuitée peut coûter jusqu’à 115 000 francs.
Cinquième de ce classement, le King Fahd Palace. Depuis que la gestion a été arrachée à Starwood, la fréquentation de ce palace, le plus grand à Dakar en terme de capacités, est en baisse. Mais ses chambres restent au dessus de 100 000 francs à 105 000 francs CFA.
PRIX NUITEE LIEUX
1 Radisson 163 000FCFA DAKAR
2 TERROU BI 142 000FCFA DAKAR
3 Hôtel Lamantin 118 000FCFA SALY
4 Hotel Novotel 115 000FCFA DAKAR
5 King Fahd Palace 105 000FCFA DAKAR
6 PULLMAN 101 000FCFA DAKAR
7 Rhino Resorts 80 000FCFA SALY
8 YAAS HOTEL 80 000FCFA DAKAR
9 Hotel Savana 77 000FCFA Dakar
10 Framissima 65 000FCFA SALY
senedirect.net

24/05/2017

NOUVELLES CHALOUPES POUR ALLER A GOREE

Liaison maritime Dakar-Gorée : Deux nouvelles chaloupes annoncées

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La liaison maritime Dakar-Gorée sera bientôt enrichie de deux nouvelles chaloupes afin de faciliter le transport aux insulaires de Gorée. C’est l’annonce faite, hier, par le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, qui s’exprimait à la suite des perturbations notées sur le trafic entre l’île et le continent. « Nous avions décidé, depuis longtemps, sur instruction du président de la République, d’acquérir deux nouvelles chaloupes. C’est déjà fait depuis très longtemps, le Cosec y travaille », a dit Oumar Guèye sans pour autant préciser la mise à disposition de ces deux navires. Toutefois, compte tenu de l’indisponibilité de la chaloupe « Coumba Castel », il dit avoir pris la décision d’affecter le « Mame Coumba Lamb » à la liaison. « Lorsque j’ai été informé du flux très important qu’il y a eu sur Gorée, j’ai saisi le Premier ministre et le gouverneur de la région et j’ai eu à prendre des dispositions en remettant immédiatement le « Mame Coumba Lamb » qui est destiné à la liaison Dakar-Rufisque mais qui n’est pas opérationnel pour cela. « Mame Coumba Lamb » renforce donc la chaloupe « Beer » pour nous permettre d’évacuer ce flux », a expliqué le ministre de la Pêche. En outre, compte tenu du rush des touristes et des élèves à l’embarcadère, Oumar Guèye a promis de saisir le ministre de l’Éducation nationale pour essayer de réguler le trafic.
M. NDONG/lesoleil.sn

L'’AIBD SERA INAUGURÉ LE 7 DÉCEMBRE PROCHAIN

L’AIBD SERA INAUGURÉ LE 7 DÉCEMBRE PROCHAIN

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L’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) dont les travaux sont achevés sera inauguré le 7 décembre prochain a annoncé mercredi, à Saly-Portudal (Mbour) son directeur général, Abdoulaye Mbodji.
"Cette inauguration, nous voulons la faire également avec un aéronef de la compagnie Air Sénégal qui est aujourd’hui créée. C’est un défi et nous voulons qu’au soir du 7 décembre 2017 que tout le Sénégal sache que l’AIBD a effectivement pris son envol", a-t-il lancé.
Abdoulaye Mbodji a fait cette annonce au terme d’un atelier de deux jours (23-24 mai) de concertation avec les élus des communes concernées par cet aéroport et les services étatiques impliqués dans le projet.
"Nous voulons faire en sorte que ce pôle économique en gestation dont la ressource territoriale première demeure l’AIBD soit mieux géré, que tout le monde s’en approprie et accompagne sa gestion", a expliqué M. Mbodji.
Les travaux du cargo village, la seule infrastructure de cet aéroport pas encore achevée, sera terminée "à date échue", selon le DG de l’AIBD, précisant que l’APIX qui a en charge la construction de cet aéroport a commis le groupe "Teylium Agiliky" pour la finition du cargo.
"De par sa situation géographique, le Sénégal constitue un hub naturel, Dakar étant pratiquement au centre du monde, selon les distances aériennes. Ce qui constitue un avantage naturel que l’on devrait exploiter", a-t-il insisté.
Dans un tel contexte, "le pavillon national est indispensable parce qu’on ne peut pas avoir un hub aérien si on n’a pas de pavillon national" a fait savoir Abdoulaye Mbodji qui renseigne qu’Abidjan était à 1,300 millions passagers l’année dernière.
"Aujourd’hui, ils sont à 1,950 millions de passagers dont 700 mille passagers transportés par la compagnie nationale" a-t-il ajouté.
"Cela signifie que pour pouvoir drainer tout ce monde vers Dakar et ensuite faire d’ici le dispatching maintenant à travers le monde, il nous faut notre propre pavillon fort", a estimé le DG de l’AIBD qui invite les africains à "prendre leur destin en main dans le domaine de l’aviation où il y a beaucoup de parts de marché prendre".
Abdoulaye Mbodji a en outre indiqué que le centre de maintenance prévu dans la commune de Diass pour accompagner les activités de l’AIBD est estimé à 53 millions d’euros (34,765 milliards de frs CFA). Il sera réalisé sous forme de partenariat public-privé (PPP) a-t-il dit.
APS

DU SOLAIRE POUR LES SMARTPHONES DE CASAMANCE

Des panneaux solaires couplés à des smartphones font leur entrée en Casamance

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La société française Sunna Design, qui fête cette année son dix-millième panneau solaire à destination de l'Afrique - ils sont distribués dans 22 pays du continent -, tente la diversification dans la téléphonie mobile avec un kit associant panneau solaire individuel et téléphone portable. Objectif : en écouler 250 000 d'ici 2021.
Le fabricant français de lampadaires solaires Sunna Design joue la diversification. Cette année, de son usine bordelaise sortira le dix-millième des lampadaires solaires qui, depuis sa création en 2011, ont été installés dans des villages au Sénégal et sur les bords d’axes routiers au Nigeria, au Niger, au Mali et au Bénin. Mais il entend désormais se développer sur un segment voisin, proche de ce que propose M-Kopa Solar au Kenya. Ce dernier a installé depuis 2010 près de 500 000 de ses kits solaires domestiques au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et au Ghana tout en y associant un ensemble d’équipements à destination de ses clients qui résident dans des zones isolées. En plus des lampes, le kit peut inclure un chargeur de téléphone, une radio, une télévision ou encore un four fonctionnant à l’énergie solaire.
Sunna a lui choisi de développer un kit associant panneau solaire, lampes et smartphone, le tout vendu pour 200 euros remboursables par les usagers sur 12 mois selon le système du pay as you go, modèle de pré-paiement et de remboursement par échéances dont M-KOPA a popularisé le principe sur le continent.
250 000 kits de panneaux solaires et téléphones mobiles d’ici 2021
Les téléphones, équipés du système d’exploitation Android, seront livrés avec un forfait de données et des applications mobiles agricoles, éducatives ou de santé à très faible consommation de données, avec l’objectif de toucher des zones rurales souvent mal desservies par les réseaux de télécommunication.
500 de ces kits de Sunna doivent être distribués en Casamance au sud du Sénégal, à condition que la société mène à terme à terme une campagne de financement de cette nouvelle production. Pour ce faire, elle s’est associée à un nouveau venu du financement collaboratif, la plateforme Solylend sur laquelle Sunna espère lever 100 000 euros.
À terme, ce sont 250 000 kits qui pourraient être vendus en Afrique de l’Ouest francophone d’ici 2021 et qui s’ajouteront aux activités de lampadaires solaires dont la croissance est, elle, déjà avérée.
Ainsi Sunna Design est en lice pour une nouvelle levée de fonds après celles déjà bouclées. « Nous cumulons 10 millions d’euros de levées de fonds depuis nos débuts », a confié Thomas Samuel, l’ingénieur fondateur de la société. Chaque exemplaire rapporte environ 1 000 euros de chiffre d’affaires à la société. Ils sont censés résister pendant 10 ans à des environnement très poussiéreux et chauds (jusqu’à 70 degrés).
Un modèle qui plaît, puisque plusieurs pays africains sont sur les rangs pour obtenir une ligne de montage ad hoc comme celle inaugurée avec la star américaine d’origine sénégalaise Akon à Bamako. « Une demi douzaine de pays africains sont intéressés par des modèles analogues », indique Thomas Samuel.
Benjamin Polle/jeuneafrique.com

LA SENELEC OPTIMISTE

Le Sénégal compte 200 mégawatts de réserve (SG Sénélec)…

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“Le Sénégal est le 8ème pays au niveau africain, en terme de taux d’accès à l’électricité mais, nous devons transformer notre pays plus facilement” a indiqué Abdoulaye Dia, secrétaire général de la société nationale d’électricité (Sénélec).
Selon Abdoulaye Dia qui s’entretenait avec la presse en marge d’un atelier de formation organisé par l’APIX à l’intention du collectif des journalistes économiques (COJES), “cela demande de la stratégie, des moyens et de l’engagement des consommateurs”.
“Nous sommes au service des consommateurs. Avant nous pensions donner le courant. Aujourd’hui nous pensons que c’est le client qui doit commander l’action de la Sénélec” a-t-il souligné.
D’après lui, “le Sénégal a 200 mégawatts de réserve. C’est plus que la consommation du Mali, deux fois celle de la Mauritanie”. “Cette réserve attend encore. Elle nous permet, en cas de panne la plus critique, que le client ne soit pas coupé” a renseigné le secrétaire général.
La Sénélec qui était, selon lui, jadis confrontée à plusieurs défis, a désormais l’esprit tranquille par rapport à la satisfaction de la demande. « Nous devons nous attaquer aux fondamentaux d’une société normale avec des bilans certifiés, des règles et des procédures” a soutenu M. Dia.
“Nous avons enclenché les processus pour avoir des procédures reconnues mais aussi un cadre légal et réglementaire avec l’accompagnement de l’Etat, mais également une notation financière” a laissé entendre Abdoulaye Dia.
APS/xalimans.com

22/05/2017

ENFIN LES NAVETTES DAKAR-RUFISQUE

Transport maritime : 2 bateaux vont assurer la liaison maritime Dakar-Rufisque

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Une fois terminée, les travaux de réhabilitation de l’embarcadère de Rufisque vont permettre le démarrage de la liaison maritime Dakar-Rufisque. A cet effet, le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) va mettre en circulation 2 bateaux pour permettre aux populations de Rufisque et de la banlieue de joindre Dakar dans des temps record. Le ministre de la Pêche a procédé au lancement des travaux, hier, pour une durée de 5 mois.
L’embarcadère-débarcadère de Rufisque avait été construit pour servir d’accostage aux fameux « bateaux-taxis », mais à cause d’un défaut technique, cette infrastructure n’a jamais servi aux populations de Rufisque. Ce week-end, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a procédé au lancement des travaux de réhabilitation et d’extension du ponton pour assurer la liaison maritime Dakar-Rufisque. Pour Oumar Guèye, cette réhabilitation de l’embarcadère s’inscrit dans une politique d’aménagement et de modernisation des infrastructures portuaires et maritimes nécessaires à l’impulsion du développement socioéconomique du pays et pour le bien-être des populations du Sénégal. Car, selon lui, le secteur de la pêche est un « facteur essentiel de démultiplication des gains de productivité et d’amélioration de la compétitivité ». Pour un coût global de 1,3 milliard de FCfa, les travaux de réhabilitation du ponton de Rufisque vont durer 5 mois. Richard Brault, le représentant de la société en charge des travaux a donné des gages pour respecter cet engagement.
Déjà un bateau pour passagers de 200 places baptisé « Mame Coumba Lamb » du nom du génie tutélaire et protecteur de la « vieille ville » est acquis par le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec). Aussi, un autre bateau sera mis en circulation pour cette liaison Dakar-Rufisque afin d’assurer une rapidité des rotations et de réduire les temps d’attente. « C’est la raison pour laquelle, l’infrastructure qui sera construite, dans cinq mois, permettra de faire en sorte que nous puissions réaliser une liaison maritime entre Rufisque et Dakar et entre Dakar et Rufisque », a indiqué le ministre de la Pêche.
La dynamique va se poursuivre en 2017
Selon le directeur général du Cosec, Abdoulaye Diop, au-delà de Rufisque, cette liaison va développer le transport maritime en banlieue. Le représentant du maire de la ville, Pathé Ndiaye, s’est réjoui du démarrage des travaux. Car, selon lui, ce projet va désenclaver Rufisque et assurer la fluidité de la circulation. « C’est un rêve que nous caressions depuis longtemps », a dit Pathé Ndiaye. Un satisfecit partagé par le président du Conseil départemental, Souleymane Ndoye et par Pierre Mboup, le responsable des pêcheurs et mareyeurs de Rufisque.
Des navires fret
Outre ce ponton qui sera réalisé sur fonds propres par le Cosec, Abdoulaye Diop assure que le Cosec œuvre pour la mise en place d’un armement fort et pour développer le cabotage national et sous-régional. A cet effet, il a annoncé l’acquisition d’un navire fret de Bogué d’une capacité de 2.155 tonnes et d’un autre navire de fret de Djilor d’une capacité de 5.000 tonnes. Tout ceci sera financé grâce à une garantie contractée avec la Bnde pour le compte du Cosama. Le ministre Oumar Guèye est aussi revenu sur les nombreuses réalisées déjà effectuées dans le secteur de la pêche telles la construction de quais de pêche modernes à Pointe Sarène, Ngaparou et Potou. De même que les quais en cours de réalisation à savoir Soumbédioune, Goudomp et Bargny. Le ministre cite aussi l’aménagement des zones de transformation des produits halieutiques, la modernisation des moyens de production et la subvention de 20.000 moteurs d’un montant de 2 milliards de FCfa. « Cette dynamique va se poursuivre en 2017 et dans les années à venir avec des projets structurants avec la construction des aires de transformation de Kayar et Joal, la construction de 6 marchés centraux au poisson, la réhabilitation du marché central au poisson de Dakar, la réhabilitation des quais de pêche de Hann, Mbour, Joal, etc », a rappelé Oumar Guèye. Enfin, le ministre a indiqué qu’une commission technique sera créée pour suivre les travaux de l’embarcadère de Rufisque.
Maguette NDONG/lesoleil.sn
- See more at: http://www.lesoleil.sn/component/k2/item/64892-transport-...

21/05/2017

LES CARS RAPIDES

Les cars rapides, purs produits du Sénégal

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Les frères Diallo
Casquette vissée sur la tête, pinceau calé derrière l’oreille et vêtements éclaboussés de peinture multicolore, Amadou entame l’habillage artistique d’un car rapide, aux côtés de son frère, Neyoo, looké de la même façon.
L’engin est arrivé en début de matinée dans l’atelier des jeunes hommes, situé dans le quartier de Rassimission, tout près de la Grande Mosquée de Dakar. Ils ont toute la journée pour le garnir de dessins « symboliques », avant qu’il ne reparte arpenter les rues de la capitale.
Le propriétaire du car rapide a amené son bolide dans la matinée. Il ne viendra le récupérer qu’une fois terminé. Les deux frères peignent selon leurs envies, leurs inspirations journalières. Une seule consigne leur est laissée : inscrire le nom du marabout Fallou, le propriétaire faisant partie de la confrérie mouride, sur chaque côté et à l’arrière du véhicule… Question de fierté. Et puisque l’on ne peut pas appeler le Marabout uniquement par son nom… Question de respect. Alors lui sont rajouté des superlatifs, comme « Mame Fallou », qui signifie « Grand Père Fallou », ou encore « Begue Fallou », qui veut dire « Aimer Fallou ». Et pour une once d’uniformité, les artistes devront également notifier la notion de « transports en commun »… Question de bon sens ! Pour le reste libre aux artistes d’exprimer leur imagination.
« On peint beaucoup de drapeaux sénégalais un peu partout, sur les rétroviseurs, de chaque côtés, à l’avant et à l’arrière. Parfois on fait aussi ressortir les couleurs de la France », explique le frère cadet. « Ce sont des véhicules de marque Renault, et avant il étaient peints en bleu, blanc et rouge. Petit à petit on a mis du jaune pour nous approprier la chose. Désormais, le car rapide est l’emblème du Sénégal. C’est pourquoi nous peignons des symboles représentatifs de notre pays », lâche fièrement Amadou.
Juste avant d’ajouter la peinture colorée, qui donne toute cette énergie à la carrosserie du véhicule, les deux frères esquissent à la craie les contours de leurs dessins. Sont représentés, des pommes, des ananas ou encore des palmiers… Tout simplement parce que « ici on mange beaucoup de fruits », plaisante Neyoo. La tête de cheval, présente sur presque tous les cars de Dakar symboliserait le devoir de mémoire pour ceux qui ont fait la guerre. La multitude d’ornements des cars rapides n’a rien d’un hasard, elle représente toute une culture. Tous différents par le coup de pinceau de leur artiste, dans la généralité les cars rapides se ressemblent tout de même.
Originaires de Sangalkam, Neyoo et Amadou ont choisi un métier qui leur plaît. « Là bas, dans mon village, j’étais mécanicien de tracteur, mais je n’était pas décidé à faire cela toute ma vie. Alors je suis venu à Dakar en 1999, pour exercer mon art. Mon frère, qui est arrivé en 1994, et mon père m’ont tout appris », confie Neyoo. Aujourd’hui, les frères Diallo sont sollicités pour égayer la carrosserie des cars, mais aussi celle des taxis, des panneaux publicitaires ou encore du mobilier de maison.
« L’âme du Sénégal »
La chariote de Mamadou est rouge. Elle affiche l’inscription « Nescafé », et est garnie de symboles signifiants aux personnes analphabètes qu’il vend, ici, des boissons chaudes. Rien de foncièrement différent des autres chariotes qui arborent les rues de Dakar. Ancien carrossier-peintre, il a peint soigneusement son outil de travail. Mamadou a 28 ans, aujourd’hui, il vend du café touba sur le bord de la route dans le quartier de Point E le jour. La nuit, il est pâtissier. Pour une matinée, il a décidé de se replonger dans l’univers de l’automobile.
Chaleur, bruits, odeurs nauséabondes, terrain boueux, déchets en masse… Bienvenue sur l’aire de peinture, réparation et lavage de Niarithick, tout près du Tribunal de Dakar.
Là bas, Mamadou rencontre, Ibrahim, assis dans l’encadrement d’une fenêtre de car rapide. Il doit rajouter des dessins sur un car qu’il avait déjà décoré quelques jours auparavant. Il est peintre depuis sept ans, et contrairement aux frères Diallo, lui peint à la demande des propriétaires et chauffeurs des cars. « S’ils veulent que j’esquisse leur village natale, ils me donnent une photo et je le dessine, pareil pour le marabout ou encore pour les messages issus du Coran comme ”Alhamdoulilah” », explique le jeune homme.
Ibrahim, perché sur une fenêtre de car rapide, termine sa prestation artistique / Photo © C. Cuordifede
À quelques centaines de mètres, en remontant le marché de Sandaga, Mamadou retrouve son ami et formateur Booba, dans le quartier de Petersen. Petit check amical et habituelle question de courtoisie, les deux hommes papotent quelques minutes au milieu de l’atelier à ciel ouvert où épaves de voitures et morceaux de ferraille s’entremêlent sur un sol recouvert d’essence et d’huile. Ce jour là, Booba n’a pas de clients, donc pas de travail.
« Cela fait dix ans que j’ai arrêté de travailler en taulerie/peinture. Il n’y a pas assez de travail. Un jour on travaillait, deux jours non. Ce n’était jamais régulier et puis avec ce que je gagnais en une journée, j’arrivais à peine à rembourser mes frais de transport. Et puis les conditions de travail n’étaient pas top non plus », raconte Mamadou, sans une once de nostalgie. Et même si il ne les peint plus, cela reste son moyen de transport favori. Guinéen d’origine, installé à Dakar depuis une quinzaine d’années, pour Mamadou, les cars rapides, « c’est l’âme du Sénégal ». Il n’imagine pas le paysage urbain sans eux.
La multitude de cars rapides présente à Dakar, qui nécessite un entretien perpétuel, créée une dynamique autour des emplois de la branche automobile. Cependant, les conditions de travail sont parfois très dures, et le chômage prégnant.
Disparition annoncée des cars rapides
Le car rapide est le moyen de transport le plus emprunté à Dakar. Il est peu couteux, entre 50 à 150 francs CFA, et il est efficace car ils ne s’arrêtent jamais de fonctionner. Pourtant, le car rapide dans toute sa splendeur est menacé de disparition pour cause de pollution et d’insalubrité. D’ici fin 2018, ils devraient être tous remplacés par des bus asiatiques, les fameux « Tata ».
L’enjeu serait aussi de remettre de l’ordre dans le réseau de transport dakarois. Car aujourd’hui, il n’y a pas de lignes de transports préétablies. Le marché du car rapide s’est en quelque sorte imposé de manière informelle. Les véhicules appartiennent à des micros-entreprises, qui décident de l’itinéraire qui leur convient.
Les frères Diallo, eux, ne croient pas vraiment en cette disposition si soudaine, « ça doit faire au moins 6 ans, que tous les ans le gouvernement annonce leur disparition du paysage urbain, et puis rien n’est fait. Ils ont déjà essayé de nous imposer les Dakar Dem Dikk et les Tata, et finalement, l’efficacité des cars rapides prime toujours, parce que ces véhicules là, ils sont puissants par rapport aux autres », lâche Amadou, blasé par cette question qui turlupine beaucoup les médias, mais pas les sénégalais.
Une sorte de foi en la longévité de ces estafettes Renault fabriquées dans les années soixante.
Souvent klaxonnés, mais jamais égalés, donc, les cars rapides ne sont pas prêts de disparaître… Peut être faut-il souhaiter « bonne chance », comme il en est coutume d’écrire sur les portes arrières des cars qui font des longs trajets, à ses détracteurs.
Celia Cuordifede/nouvellesdedakar.com

http://nouvellesdedakar.com/cars-rapides-purs-produits-se...

ON VA NETTOYER LA LANGUE DE BARBARIE

LANGUE DE BARBARIE: vers l’éradication d’au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets

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L’ONG Le Partenariat a lancé, samedi, des journées participatives de nettoiement des berges et des grandes artères de la Langue de Barbarie, en collaboration avec la Commune de Saint-Louis et les communautés de pêcheurs. En plus des actions de sensibilisations sur la gestion des berges, des activités de reboisement du littoral, des immersions de récifs artificiels dans l’océan, des initiatives de promotion des énergies renouvelables et renforcements des dispositifs de nettoiement seront effectuées.
Papa Mamadou CISSE, le Chargé de Programme Pôle ONG - Développement durable du Partenariat et chef de ce projet s’est réjoui de la mobilisation d’une centaine d’acteurs au lancement de ce programme structurant soutenu par Kosmos BP Sénégal Limited avec la participation des communautés de pêcheurs (Goxumbacc, Ndar Toute, Guet Ndar et Hydrobase), de la Commune de Saint-Louis, des Services Techniques Municipaux (Service de Nettoiement), du Service des Pêches, de l’Agence Régionale de Développement de Saint-Louis (ARD) et du Conseil Local de Pêche Artisanale (CLPA) qui sont membres du Comité technique de suivi du projet.
« Ces activités environnementales s’inscrivent dans le cadre du Projet d’amélioration des conditions de vie des communautés de pêcheurs de la langue de barbarie, financé intégralement par l’entreprise Kosmos à travers son Programme d’Investissement social au Sénégal. En sa qualité de maitre d’œuvre, L’ONG Le Partenariat accompagne les communautés de pêcheurs à rehausser leur capacité de résilience face aux multiples menaces de ce territoire particulièrement vulnérables », a-t-il expliqué.
« Ces menaces sont, notamment, l’érosion côtière, la raréfaction des ressources et moyens d’existence et l’insalubrité. C’est pourquoi le projet s’active à amorcer une dynamique environnementale de préservation de l’environnement et des ressources naturelles », a ajouté M. CISSE qui soutient que la participation de KOSMOS est « une contribution substantielle aux problématiques de développement durable dans les quartiers de la langue de barbarie ».
Balla GUEYE, l’adjoint au maire de Saint-Louis chargé des Affaires domaniales, foncières, du Cadre de vie, de Hygiène et de la Voirie communale a magnifié la pertinence de ces journées de nettoiement en expliquant qu’elles s’inscrites en droite avec la politique de gestion de sa Commune.
Au nom du maire Mansour FAYE, il a remercié KOSMOS d’avoir traduit sa Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) par l’organisation de cette importante activité au profit des populations de la Langue de Barbarie.
Il faut rappeler que cette synergie vise à éradiquer au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets, en optimisant les dispositifs locaux de nettoiement. Par ailleurs, pour améliorer le système de conditionnement des ordures ménagères dans les 4 quartiers bénéficiaires, des bacs à ordures installés le long des berges.
NDARINFO.COM
photos et vidéo: http://www.ndarinfo.com/LANGUE-DE-BARBARIE-vers-l-eradication-d-au-moins-80-des-depots-irreguliers-de-dechets-video_a19052.html

20/05/2017

PROBLEME DE LA SURPÊCHE

Au Sénégal, la surpêche menace la sécurité alimentaire

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Des bateaux de pêche près du marché de Soumbédioune, en décembre. Photo Afolabi Sotunde. Reuters
Greenpeace alerte sur les dangers de cette pêche excessive au large des côtes du pays, mal encadrée, dangereuse pour la biodiversité et conjuguée aux changements démographiques et climatiques.
Le thiof se fait plus rare sur les étals des marchés de Dakar. Ce poisson, comme les nombreuses autres espèces d’Afrique de l’Ouest, est affecté par la surpêche, qu’elle soit légale ou non. Pourtant, le poisson est une denrée de base au Sénégal. Selon la commission sous-régionale des pêches, les ressources halieutiques représentent 75% de la consommation de protéines animales depuis que le secteur de l’élevage est en perte de vitesse. L’affaiblissement des stocks affecte la disponibilité d’un aliment essentiel mais aussi le pouvoir d’achat des Sénégalais. Les revenus de près de 700 000 personnes – 5% de la population – dépendent ainsi de la pêche. «La surpêche conjuguée à l’accroissement démographique et aux changements climatiques met donc en péril la sécurité alimentaire des pays de la zone», affirme Ibrahima Cissé, responsable du programme océan de Greenpeace.
Les Etats de la sous-région en ont pris conscience. Quatre d’entre eux, dont le Sénégal, ont participé à la mission de surveillance conjointe menée à bord de l’Esperanza (navire de Greenpeace) dans les eaux de l’Afrique de l’Ouest de mars à mai 2017. Le Cap-Vert et la Mauritanie, absents de l’expédition, ont cependant adhéré aux programmes de sensibilisation à la préservation de l’océan menés par l’association.
«Les poissons ne reconnaissent pas les frontières»
L’organisation de protection de l’environnement dénonce les mauvaises pratiques de pêche des flottes artisanales et industrielles et les prélèvements effectués au-delà des stocks exploitables. Mais aussi, et surtout, un manque de cohésion entre les Etats pour la gestion des stocks.
«Les poissons ne reconnaissent pas les frontières, ils migrent au-delà des eaux nationales d’un Etat. La sardinelle, par exemple, suit des routes migratoires du Sénégal à la Mauritanie. Les stocks de poissons doivent être envisagés de manière globale pour la zone et non par pays. L''instauration de quotas concertés entre les Etats de la sous-région est une mesure essentielle pour maintenir les stocks, explique Ibrahima Cissé. Si la capacité de pêche est de 2 tonnes mais que chacun des six pays décide d’en pêcher plus chacun de son côté en ignorant ce que les pays voisins prélèvent, on aboutit à une surpêche alors que chacun pense respecter les limitations imposées», poursuit-il.
L’absence de réglementation commune favorise en outre la pêche illicite. «La zone est poissonneuse et l’incapacité des organismes de surveillance nationaux à intervenir et sanctionner sur l’ensemble des zones de pêche envoie le message qu’on peut pêcher sans autorisation, en toute impunité», explique Ibrahima Cissé.
L’absence de gestion harmonisée entre les pays majore la pêche illégale
En deux mois de surveillance conjointe, Greenpeace et les représentants des pays de la zone ont inspecté 37 bateaux de pêche suspects et relevé 11 infractions. Selon le rapport de Frontiers Marine Science de mars 2017, la pêche illégale étrangère dans les eaux sénégalaises est estimée à 261 000 tonnes de poissons par an entre 2010 et 2015 (690 000 tonnes pour l’ensemble de la zone). «La pratique participe à dilapider le capital marin des zones de pêche sans toutefois bénéficier aux populations locales, puisque le produit de cette pêche est le plus souvent traité à bord et directement exporté», ajoute Ibrahima Cissé.
Elle représente un manque à gagner pour l’Etat. Frontiers Marine Science estime les pertes à 2,3 milliards de dollars par an pour l’ensemble des pays de la zone.
La pêche illégale est principalement le fait de chalutiers étrangers, soutenus par des accords bilatéraux avec un pays de la zone ouest-africaine. Le manque de cohésion des Etats, qui accordent le droit de pêche à certains pays étrangers alors que d’autres le refusent, augmente le taux de pêche illégale. Ainsi, la pêche non autorisée de la flotte russe dans les eaux sénégalaises a augmenté de 20% en 2014-1015 après que les pays voisins, Guinée-Bissau et Mauritanie, lui ont octroyé le droit de pêche. «Les bateaux sillonnent au large et ne s’arrêtent pas à la zone pour laquelle ils ont obtenu une autorisation», souligne le responsable de projet de Greenpeace. Et l’absence d’accords entre les pays pour poursuivre un contrevenant au-delà des eaux nationales empêche le plus souvent de pouvoir arraisonner et sanctionner le bateau fautif lorsqu’il est repéré hors de la zone de pêche autorisée.
Greenpeace a d’ores et déjà proposé 7 recommandations aux autorités des Etats partenaires pour accroître la surveillance et l’efficacité de la répression. «Nous organiserons une réunion de restitution dans les semaines à venir. Mais le processus de mise en œuvre prendra du temps», précise Ibrahima Cissé.
Cécile Brajeul/liberatin.fr

19/05/2017

25% DES RECETTES POUR LE SENEGAL

Le Premier ministre Boun Abdallah Dionne : « Le Sénégal aura au moins 25% sur les ressources pétrolières trouvées »

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Le Premier ministre Boun Abdallah Dionne qui répondait aux questions d’actualité des députés relatives au pétrole, a appelé les uns et les autres à la sérénité. Selon lui, au Sénégal où tout le monde est spécialiste dans tout, 500 milliards ont été injectés dans la recherche du pétrole.
A en croire le Premier ministre, les intérêts du Sénégal sont bien défendus dans les contrats pétroliers conformément à ce qui dit la loi.
« Le Sénégal aura au moins 25% sur les ressources pétrolières trouvées et quand c’est cent mille barils de pétrole par jour, 50% reviendront au Trésor national. En plus, quand la société commence à commercialiser dans le marché le pétrole, Pétrosen aura 10% sur le bénéfice. Quant à l’impôt de société, le Sénégal aura 30%. Le 5e avantage, c’est que le Sénégal a 10% d’actions gratuites », a déclaré le Premier ministre .
leral.net

18/05/2017

DU NOUVEAU SUR LA LIGNE CASABLANCA-DAKAR

Royal Air Maroc lance un nouveau Boeing Dreamliner sur la ligne Casablanca-Dakar

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La Royal Air Maroc (RAM) a inauguré mercredi les vols de son nouveau Boeing 787 Dreamliner prévus pour relier Casablanca et Dakar, une inauguration marquant en même temps le lancement des festivités du 60e anniversaire de la compagnie aérienne marocaine, a constaté l’APS.
La RAM, l’une des principales compagnies aériennes africaines, a été créée le 28 juin 1957. Elle est née de la fusion de la compagnie Air Atlas avec Air Maroc. Son siège se trouve à Casablanca, la capitale économique du Maroc.
Les responsables de la Royal Air Maroc ont fait décoller leur nouveau Boeing 787 Dreamliner de Casablanca, avec Dakar comme destination, pour marquer en même temps le début de la célébration des 60 ans de la compagnie.
L’appareil a été arrosé d’un jet d’eau pendant son atterrissage, une façon de baptiser ce Boeing que vont désormais emprunter les voyageurs allant de Casablanca à Dakar, et vice-versa.
Les passagers se sont réjouis du confort du vol inaugural.
Construit pour accueillir 274 passagers, dont 18 en classe affaires et 256 en classe économique, le Dreamliner vient s’ajouter aux autres Boeing de la Royal Air Maroc reliant Casablanca à Paris et New York.
APS

FINANCEMENT JUTEUX

Le Sénégal lève 1 milliard 100 millions de dollars à des conditions très favorables :Financement destiné notamment aux projets d’infrastructures du PSE

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Le Sénégal a émis avec succès, ce mardi 16 mai 2017, des obligations souveraines sur les marchés financiers internationaux (dénommées Eurobonds) pour un montant de 1 milliard 100 millions de dollars US (environ 660 milliards FCFA) sur une maturité de 16 ans. Cette levée de fonds va servir à financer les projets d’infrastructures du Plan Sénégal Emergent (PSE) initié par le Président Macky SALL, notamment ceux inscrits dans le budget 2017.
Ces obligations ont été très largement souscrites grâce aux bonnes appréciations de la situation et des perspectives macroéconomiques du Sénégal. C’est ainsi que 389 investisseurs ont présenté des offres de souscriptions d’une valeur globale de 9,3 milliards de dollars. Finalement, seules 293 offres d’investisseurs répartis à travers le monde ont été retenues. Le Pricing a démarré à 6,50% alors que la valeur du titre était évaluée par le marché à 7,2%. Cet engouement des investisseurs internationaux pour le ticket sénégalais dénote d’une grande confiance du marché financier international en la politique mise en œuvre par le Président Macky SALL.
Les investisseurs ont dit leur satisfaction liée aux performances économiques du Sénégal, notamment sa forte croissance, sa politique budgétaire prudente et sa maîtrise de l’endettement. Le Sénégal réalise une bonne performance sur le marché financier international, dans un contexte incertain pour les émissions souveraines du continent africain.
C’est la 4ème émission d’eurobonds pour la République du Sénégal après 2009, 2011 et 2014. Celle-ci a été réalisée au taux favorable de 6,25% alors que l’opération conclue en 2011 l’avait été à un taux de 8,75%. Cette émission est intervenue après un roadshow (série de rencontres avec des investisseurs) de la délégation sénégalaise conduite par le Ministre de l’économie, des finances et du plan Amadou BA, notamment aux États-Unis, en Allemagne, en Angleterre et en France.
La possibilité de lever des fonds sur les marchés internationaux est ouverte uniquement aux pays disposant d’une appréciation positive des agences de notation souveraine. L’Etat du Sénégal respecte ses engagements financiers et honore ses échéances, à bonne date.
Le 13 avril 2017, l’agence de notation Moody’s a rehaussé la notation du crédit souverain du Sénégal qui est passée de B1 positif à Ba3 avec une perspective stable. Ce reclassement traduit, la réduction par le Sénégal de la vulnérabilité de son économie et du spectre d’un défaut sur sa dette. La notation financière est une appréciation du risque de solvabilité.
leral.net

17/05/2017

LE MARCHE DE SOUMBEDIOUNE

Soumbédioune, « le sanctuaire de l’artisanat d’art au Sénégal »

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Situé dans le quartier de la Médina, le village de Soumbédioune est un espace de travail hiérarchisé où la solidarité et le partage règnent en maître. Visite à travers les stands du marché artisanal aux produits made in Sénégal qui existe depuis plus de cinquante ans déjà.
C’est tout l’inverse des grands « shopping mall » à l’occidentale. Ici, il n’y a pas de grandes enseignes de vêtement mondialement connues, ni de marques de joaillerie luxueuses ou encore de maroquinerie en vogue. Les façades extérieures sont vétustes, les fresques murales, peintes par les artistes locaux, défraîchies et les vendeurs sont aussi les artistes. La décrépitude du lieu a son petit charme. C’est un marqueur du temps. Créé en 1961, et inauguré en 1966 à l’occasion du premier festival mondial des arts nègres (FESMAN), il est l’un des symboles historiques de la culture de l’art sur le continent africain.
Tissus wax, colliers de perles, bijoux fait d’argent ou d’or, chaussures et sacs en cuir, peintures sous verre, livres reliés à la main, gadgets traditionnels sénégalais fabriqués à partir de matériaux de récupération ou encore sculptures en bois d’ébène, le marché de Soumbédioune est riche des créations de ses artisans. Il s’agit de produits de valeurs et de qualité, ambassadeurs du savoir-faire sénégalais et représentatifs de la beauté et de l’identité africaine.
Artistes nés
« Nio far! » L’expression en wolof qui signifie « on est ensemble », reflète à la perfection l’ambiance sur le marché artisanal de Soumbédioune. Tous les artisans se connaissent et s’entraident. « On est tous plus ou moins né ici. En tous les cas on a grandit sur le marché et notre savoir-faire se transmet de génération en génération », raconte Tom, jeune vendeur de tissus et bijoux en tout genre.
Les allées du village, qui regroupe près de 300 boutiques, sont désertées. Le soleil tape. Plus forte que les embruns, une odeur de sciure se fait sentir. Les vieillards veillent aux stands pendant que la nouvelle génération gère la production dans les arrières boutiques.
Installés sous d’immenses pièces de tôle, disposées en vrac, artistes et travailleurs s’activent à l’ombre… Surtout pas « dans l’ombre ». Singulier, novateur et à la fois ancré dans les coutumes d’antan, le village artisanal de Soumbédioune offre un privilège non négligeable à ses clients. Avant d’acheter un article, ils peuvent suivre le processus de fabrication, de l’artiste aux finisseurs (ponceurs, ciseleurs, limeurs). Un spectacle unique où le client prend conscience du travail minutieux réalisé avant que le produit fini ne soit exposé en boutique.
Accueillants et envieux de transmettre leurs connaissances, les artisans locaux proposent souvent d’entrer dans leur boutique, heureux de montrer le résultat de leur labeur.
Silhouette d’éléphant en bois d’ébène calée entre les orteils, couperet en main et concentration absolue, Ndiaga, sculpteur de bois, s’attèle aux finitions de trois statuettes. Entre deux gravures, il n’hésite pas à inviter ses potentiels clients à l’observer travailler en tandem avec son coéquipier. Il explique « celui-là, il coupe le bois et entame la forme de l’objet, ensuite il ponce et moi je fais les finitions. Six éléphants, ça nous prend environ cinq jours de travail. »
Un peu plus loin, Emmanuel donne une seconde vie à des vieux livres. Il est le seul sur le marché à pratiquer la reliure d’art. Deux stands après le sien, Nouah, un fabricant de bijoux en argent, passionné par son travail, s’improvise de temps à autre, guide touristique pour les voyageurs désireux de découvrir la ville autrement.
Un tourisme de plus en plus effacé
Depuis la construction d’infrastructures urbaines, notamment le tunnel, le marché de Soumbédioune a perdu de son charme au profit de l’urbanisation. Auparavant, le lieu était visible depuis le quai des pêcheurs à quelques centaines de mètres de là. La devanture attirait du monde. Dorénavant, usée, elle ne se voit plus depuis la route.
Enthousiaste et à la fois blasé, Tom reconnaît que les touristes se font de plus en plus rares. « Il y a toujours des cars de voyageurs qui arrivent jusqu’à nous. Seulement ce sont pour la plupart des personnes âgées qui prennent beaucoup de photos et qui n’achètent rien. On les appellent ”les couriés” en wolof », confie le jeune homme, un brin inquiet pour l’avenir du lieu qui l’a vu grandir.
Le président des chambres de métier du marché artisanal de Soumbédioune, Babacar Mamadou Touré est lui persuadé que l’endroit ne peut pas disparaître. « Soumbédioune, c’est le sanctuaire d’artisanat d’art au Sénégal. C’est un lieu incontournable pour qui voudrait visiter le pays de la teranga. » Sans nier tout de même que le chiffres d’affaires des artisans a été impacté. Cependant, il rappelle que le lieu ne se laisse pas aller à la dérive. « Chaque année l’État réfectionne des cases. Et nous avons également un projet de réhabilitation du village afin qu’il s’inscrive dans l’ère du temps, celle de la modernité », dit-il d’un ton sûr.
M.Touré signale aussi que la Chambre des métiers va apporter sa pierre à l’édifice pour la promotion du secteur artisanal à travers la formation, la commercialisation et le financement des artisans, qui restent ses missions quotidiennes.
Finalement, malgré la mauvaise passe économique qu’il traverse actuellement, le village de Soumbédioune peut compter sur ses artisans toujours motivés et prêts à faire découvrir aux curieux la richesse de leur pays à travers leur art.
Celia Cuordifede/nouvellesdedakar.com
http://nouvellesdedakar.com/soumbedioune-sanctuaire-de-la...

REGARDEZ COMMENT GAGNER LA BATAILLE DU PLASTIQUE

« En 2050, il y aura plus de déchets plastiques dans l'océan que de poissons. Si l’on ne fait rien. » (Fondation Ellen MacArthur, janvier 2017).

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Au Sénégal, chaque semaine, nous évitons à 50.000 kg de déchets plastiques d'aller finir leur vie dans l'océan Atlantique.
Depuis 8 ans, nous faisons avancer un projet contre vents et marées. Avec les moyens du bord.
Si nous voulons tenir le cap, nous avons besoin de renforcer l’équipage et de consolider le navire.
Notre objectif : d’ici 2018, doubler les quantités et passer à 100.000 kg de déchets plastiques par semaine.
Chacun d'entre vous peut contribuer, à sa manière !
Comment nous aider ?
Nous apporter une aide symbolique en cliquant sur ce lien : https://www.gofundme.com/socialplastic (à partir de 5 € - les petits ruisseaux… finissent dans l’océan !)
Relayer ce message à quelques amis proches, ou sur les réseaux sociaux
Nous mettre en relation avec un investisseur philanthrope, un élu ou un industriel du plastique que vous connaissez bien (contactez-moi pour plus de précisions à ce sujet).
Vous souhaitez un avant-goût ?
Notre aventure a été mise en avant lors d’un Journal TV de 20 heures sur France 2, en mars dernier.
http://www.francetvinfo.fr/…/senegal-quand-les-habitants-...
Lors de votre première baignade estivale, vous penserez à nos 50.000 kg par semaine.
Sachant que votre bouteille de lait bio 1 litre en plastique terminée ce matin pèse environ 50 grammes…je vous laisse faire le calcul !
Marie Gaborit/gofunome.com

15/05/2017

97 MILLIONS DE DOLLARS POUR LA SENELEC

La Banque Mondiale dégage une enveloppe de 97 millions de dollars pour appuyer le secteur de l’électricité au Sénégal

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La Banque vient de dégager une enveloppe de de 91,5 millions d’Euros (équivalent à 97 millions de dollars), pour appuyer les efforts de l’Etat du Sénégal dans le secteur de l’électricité.
Selon la note « le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui, pour un montant de 91,5 millions d’Euros (équivalent à 97 millions de dollars), le Projet d'extension du système de transport électrique permettra d’améliorer la fourniture d’électricité auprès des usagers, en augmentant considérablement le commerce de l'électricité au sein de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) ».
Expliquant l'importance du projet pour le Sénégal, Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, a rappelé que « le Sénégal possède l'un des meilleurs taux d'accès globaux à l'électricité en Afrique subsaharienne, mais son prix de production est relativement plus élevé que la moyenne régionale, et l’accès dans les zones rurales demeure faible ».
Elle a ajouté que l’objectif de ce nouveau projet « est de promouvoir le développement et le partage de l'électricité hydroélectrique, qui a été la clé de la réduction des coûts de l'électricité au Sénégal, au Mali et en Mauritanie ». Ainsi, ajoute-elle, « chacun de ces pays pourra accéder à des sources d'énergie nouvelles et plus diversifiées, garantissant plus de fiabilité et de flexibilité, tout en diminuant le coût de l'électricité ».
Selon Charles-Joseph Cormier, directeur sectoriel « Énergie » à la Banque mondiale, « avec une population croissante dans les trois pays, la demande d'énergie devrait croître, nécessitant une capacité de production supplémentaire pour la région ». Le projet proposé « n'augmentera pas seulement le commerce de l'électricité entre les trois pays, mais intégrera le système OMVS au Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA) » a-t-il ajouté.
Une fourniture d’électricité plus fiable devrait également avoir des effets positifs sur la productivité de la population ainsi que les avantages comparatifs des entreprises dans les pays de l'OMVS et, à terme, créer des emplois et stimuler la croissance économique, ont souligné Louise Cord et Charles-Joseph Cormier.
De même « Le projet financera la construction d'une nouvelle ligne de transmission et des sous-stations associées pour renforcer et étendre le Réseau interconnecté de Manantali (RIMA), l'épine dorsale du réseau électrique OMVS. La nouvelle ligne reliera l’actuelle sous-station de Kayes, au Mali, à la sous-station de Tambacounda au Sénégal, qui fait partie du système WAPP élargi. Elle sera ainsi connectée au système de l'Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Gambie, OMVG) », note le communiqué.
pressafrik.com

12/05/2017

NEWS DE DIASS

Aéroport international Blaise Diagne : Les acteurs satisfaits des infrastructures dédiées au fret

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En visite à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, des agents du ministère de la Pêche et des industriels-exportateurs de ce secteur se disent satisfaits de la qualité des infrastructures dédiées au fret notamment l’aérogare et ses annexes. A travers ces réalisations, il s’agit de rendre la « Destination Sénégal » beaucoup plus compétitive, selon le chef du département logistique et transport de l’Aibd, Cheikh Diouf.
Le sous-secteur du fret occupe une place centrale dans les installations de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Pour se rendre compte de l’état d’avancement de ces infrastructures dédiées au transport de marchandises, notamment sa composante « Produits halieutiques », une délégation de la Direction des industries de transformation de pêche, en partenariat avec les industriels exportateurs de la pêche et les transitaires, a effectué, hier, une visite de travail à l’Aibd. Sur place, les hôtes de Cheikh Diouf, chef du département logistique et transport de l’Aibd, ont visité l’infrastructure aéroportuaire, surtout le volet cargo qui est l’interface des exportations et des importations avec un Terminal d’une capacité de 50.000 tonnes de fret par an et contenant 7 chambres froides. Tout le fret y sera stocké à l’arrivée tout comme au départ. A l’entrée de cette aérogare, un espace réservé aux palettes de positionnement des produits a été aménagé ainsi qu’un parking dédié au cargo avec deux positions d’avions gros-porteurs.
Ces installations sont distantes de 1,5 à 3 km du parking des avions (embarquement). Le niveau de standard de ce terminal permettra, selon Cheikh Diouf, aux opérateurs de « faire transiter toutes leurs marchandises en toute sécurité ». L’objectif, a-t-il précisé, « c’est de rendre la Destination Sénégal » plus compétitive ». Ce terminal a été intégré à une plateforme logistique globale qui regroupe une partie de la zone économique spéciale intégrée de Dakar. Et celle-ci dispose d’un cargo village dont les travaux sont en cours. Le chef du département logistique et transport de l’Aibd assure que cette plateforme sera opérationnelle d’ici à fin octobre 2017 bien avant l’ouverture de l’aéroport (prévue en décembre prochain). « Nous ferons de telle sorte que l’aéroport puisse garder cette compétitivité en exportation ; que les distances entre les installations ne soient pas une contrainte au traitement du fret », a-t-il ajouté.
Un maillon indispensable
Le directeur des industries de transformation de pêche, Diène Ndiaye, se dit satisfait de l’état d’avancement des infrastructures dédiées au fret, tout en rappelant l’importance de la chaîne logistique dans le dispositif de la pêche et pour la compétitivité de nos exportations. « Avec ce dispositif, a estimé M. Ndiaye, certaines contraintes seront un vieux souvenir pour le secteur de la pêche qui est le premier poste des exportations de notre pays». Le Secrétaire général de l’Union patronale des mareyeurs exportateurs du Sénégal (Upames), Makhtar Thiam, a magnifié la qualité de ces installations dédiées à l’exportation des produits de mer. « Ce service est un maillon indispensable de nos exportations », a-t-il déclaré. La seule doléance posée sur la table de l’autorité est relative à la logistique, au transport de leurs produits compte tenu de la délocalisation annoncée des activités de l’aéroport Léopold Sédar Senghor vers l’Aibd alors que la plupart des entreprises se trouve à Dakar. Pour M. Thiam, il serait intéressant de tenir en compte toutes ces préoccupations pour que l’Aibd qui est, selon lui, « une fierté » fasse du Sénégal le premier pays exportateur de produits halieutiques en Afrique. La directrice de la société de pêche et d’armement sénégalais, Fatou Niang estime que le Sénégal gagnera avec cette gare fret malgré son éloignement de Dakar (Aibd). Elle a appelé les acteurs à traiter avec rapidité et diligence les opérations de fret. « Nous sommes fiers de ce bijou en Afrique sub-saharienne. Le Sénégal peut en être fier », a lancé Mme Niang, en invitant l’autorité à veiller au respect des règles.
INCENDIE A L’AIBD : Aucune incidence sur les travaux, selon les autorités de l’aéroport
Suite à l’incendie survenu au magasin de stockage de l’entreprise turque en charge de la construction de l’aéroport Blaise Diagne, dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 mai 2017, les responsables de l’Aibd tiennent à rassurer l’opinion. Dans un communiqué, ils assurent que cet incendie n’aura « aucun impact » sur le déroulement des travaux. Ces responsables précisent que ce magasin ne contenait que des pièces de rechange. Ils ajoutent que ledit incendie ne peut nullement compromettre l’ouverture de l’Aibd fixée en décembre 2017.
« Toutes les infrastructures font l’objet d’une pré-réception », soulignent-ils.
Souleymane Diam SY/M. NDONG/lesoleil.sn

10/05/2017

NOUVEL ESPACE VIP A YOFF

Un terminal VIP de 600 m2 à l’aéroport L.S.S pour éviter les bousculades

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L’aéroport international de Dakar va bientôt de bénéficier d’un bijou. Un espace de 600 m2 va être ajouté dans le rayon pour satisfaire les voyageurs. Les clients se plaignaient du retard accusé par les travailleurs pour faire sortir leurs valises. Aujourd’hui, ils peuvent se réjouir car les autorités ont fini par réagir à leurs plaintes.
L’aéroport international Léopold Sédar Senghor va bénéficier d’un terminal VIP de 600 m2. Les responsables comptent de ce fait élargir la zone d’accueil. Selon les informations d’APS, cette mesure est appliquée suite aux réclamations des voyageurs.
Dans un communiqué ils annoncent que c’est le «fruit d’une étude des besoins des voyageurs qui cherchent à optimiser leur temps et à éviter tout stress lié au voyage. Ce terminal VIP Hayoma est une innovation dans le domaine de l’accueil et l’assistance au Sénégal. Le terminus est présenté comme un salon d’accueil open space».
«C’est un espace où sont représentées la police et la douane. Ce trajet facilitera la direction du tarmac, mais aussi la sortie des voyageurs. Une fois atterris les passagers sont accueillis dès la descente de l’appareil et transférés au tarmac Hayoma. Ils pourront remplir leurs formalités et pourront attendre dans les espaces pendant que les agents récupèrent leurs bagages«, lit-on dans ledit communiqué.
Malang Toure/senenews.com

08/05/2017

NOUVELLE DECOUVERTE DE GAZ

Kosmos annonce une nouvelle importante découverte de gaz au Sénégal

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La société Kosmos energy vient de faire une nouvelle découverte d’un important gisement de gaz naturel dans le bloc de Kayar offshore profond après le forage du puits d’exploration de Yakaar 1, situé au large du Sénégal et de la Mauritanie. Il s’agit de 15 billions de pieds cubes, annonce la compagnie.
Le puits “Yakaar-1” est situé dans le bloc de Cayar Offshore profond à environ 95 kilomètres au Nord-Ouest de Dakar, dans presque 2 550 mètres d’eau. Le puits a été foré jusqu’à une profondeur totale d’environ 4 700 mètres, note un communiqué de Kosmos parvenu à la Rédaction de Seneweb.
“Kosmos détient un taux de succès de 100 % dans le bassin, avec six puits d’exploration et d’évaluation consécutifs forés à ce jour, ce qui confirme que notre modèle géologique et nos outils géophysiques sont bien étalonnés. Yakaar-1 a découvert une importante ressource de gaz.
DIOP Mamadou/Galsen221

INDICATIFS AU VERT

Hausse de 12% de l’activité économique en mars 2017

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L’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture) a enregistré une hausse de 11,5%, en rythme mensuel au mois de mars 2017 comparé au mois précédent, a appris samedi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).« Cette performance est due à la bonne tenue du tertiaire (plus 16,1%), du primaire (plus 11,4%) et du secondaire (plus 2,1%), dans une moindre mesure », souligne la DPEE.
Mais, sur une base annuelle, une croissance de 4% de l’activité économique est notée, durant la période sous revue, à la faveur du secteur secondaire (plus 4,8%), du secteur tertiaire (plus 2%) et de l’administration publique (plus 10,7%).
apa

07/05/2017

REVOLUTIONNER L'AGRICULTURE

Un agronome à Dakar pour présenter « une technologie révolutionnaire »

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Un ingénieur agronome français d’origine tunisienne, répondant au nom de Philippe Ouaki Di Giorno, est attendu, jeudi, au Sénégal, où il va présenter « un produit naturel biodégradable’’ qu’il a mis au point avec l’ambition de booster davantage l’agriculture en alliant productivité agricole, autosuffisance alimentaire et équilibre écologique.
Dans un dossier de presse transmis à l’APS, relayé par senego, il est écrit que chaque particule de la poudre de ce produit « a une paroi semi-perméable qui lui permet d’absorber l’eau de 160 à 500 fois son poids sec initial, les apports de fertilisation et les produits phytosanitaires ». »Ce produit permet aussi de constituer autant de réservoirs de stockage d’eau, de substances nutritives et traitantes qui permettront notamment d’économiser au minimum 50% d’eau et 30% des apports de produits fertilisants et traitants et d’optimaliser fortement les effets sur la plante de ces apports réduits », peut-on lire.
A ce jour, il a été commercialisé « plus 500 tonnes » de ce produit dont l’efficacité a été « prouvée depuis plus de 20 ans », affirme le dossier de presse, ajoutant que l’objectif de cet ingénieur est de fertiliser le désert en offrant une solution aux migrations involontaires des populations touchées par la raréfaction de l’eau.Entre autres vertus, ce produit « restructure et améliore la qualité du sol » et « permet d’éviter la propagation des OGM et autres biotechnologies dangereuses, apprend-on de même source. Il s’agit d’une solution globale aux problématiques alimentaires et agricoles, mais aussi commerciales et sanitaires ».
« L’efficacité de ce produit est reconnue aujourd’hui dans de multiples domaines de la production végétale au niveau mondial, dans le domaine de l’agriculture, de l’arboriculture, l’horticulture, le paysagisme, la pépinière, la reforestation ou encore la végétalisation », conclut le dossier de presse.
Moustapha MBAYE/Senego

LA SENELEC VA OFFRIR DES COMPTEURS PRÉPAYÉS À 37 000 FAMILLES

Des compteurs électriques prépayés offerts à 37 000 familles nécessiteuses des différentes régions du Sénégal

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Des compteurs électriques prépayés seront offerts à 37 000 familles nécessiteuses des différentes régions du Sénégal par la SENELEC, a annoncé, jeudi à Thiès, le directeur général de cette société, Mouhamadou Makhtar Cissé. Le programme d’installation de ces compteurs dits "Woyofal" est appuyé et financé par la Banque mondiale, à hauteur de 4 milliards de francs CFA, a précisé M. Cissé, en remettant un lot de compteurs à 125 familles démunies de Thiès.
"La SENELEC a fourni beaucoup d’efforts, afin de mettre fin aux coupures intempestives d’électricité connues dans un passé récent, pour assurer une fourniture assez correcte de l’énergie pour les foyers sénégalais, bien que la coupure zéro n’existe nulle part. Les populations doivent porter et soutenir les efforts de la société d’électricité, parce que c’est un patrimoine pour tous", a-t-il dit, lors de la cérémonie marquant le lancement du "woyofal social". Il a souligné que la SENELEC s’est engagée à soutenir les populations sénégalaises, dans le cadre de sa politique sociale d’entreprise, à travers une fondation mise en place pour l’assistance aux veuves, orphelins et personnes en situation de détresse, mais aussi des actions en direction de l’éducation et de la santé.
Le DG de la SENELEC a profité de la cérémonie, pour inviter les populations à s’approprier ce programme d’installation de compteurs prépayés, afin de bien maîtriser la consommation de l’énergie. M. Cissé signale par ailleurs que le chef de l’Etat, Macky Sall, a donné des "directives fermes" pour le renouvellement des installations de la SENELEC, longtemps confrontée à la vétusté de son réseau, en vue de favoriser l’accès de tous à l’électricité.
"Nous devons penser aux populations qui vivent dans les zones rurales et qui ne disposent pas d’électricité et qui ont les mêmes droits pour l’accès équitable à l’énergie dans leurs foyers", a conclu le directeur général de la SENELEC.
aps/senbusinet

06/05/2017

TOUJOURS PLUS AVEC LA CHINE

Echanges commerciaux avec le Sénégal : La Chine est passée de la 24ème à la 2ème place

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Le Sénégal et la Chine entretiennent des relations soutenues, marquées par une coopération dynamique qui touche à tous les secteurs de la vie économique. Sur le plan bilatéral pendant les huit premiers mois de 2016, le volume des échanges entre le Sénégal et la Chine a atteint 1,7 milliard de dollars soit une augmentation de 14% par rapport à 2015. Ce qui fait, aujourd’hui, de la Chine, le deuxième partenaire commercial de notre pays derrière la France. En 2012, la Chine occupait la 24e place de ce classement.
Cette coopération s’est matérialisée, depuis des décennies, par la réalisation d’infrastructures routières, sportives, médicales et culturelles. Le pôle industriel de Diamniadio est très significatif à cet égard. Le parc industriel de Diamniadio est l’un des projets autour desquels va s’articuler le Plan Sénégal émergent, le programme de développement économique déroulé depuis 2014 par le président Macky Sall.
D’importantes industries chinoises ont prévu d’y délocaliser une partie de leurs activités après avoir participé à la construction. Déjà, le savoir-faire de l’Empire du milieu se constate dans la construction de l’autoroute Ila Touba, de l’arène nationale de lutte et de divers projets immobiliers.
Autre symbole de la vitalité de l’axe Dakar-Pékin, l’édification par la Chine du Grand théâtre de Dakar et son musée des civilisations, l’hôpital pour enfants de Diamniadio, les onze stades régionaux.
Dans le domaine de l’enseignement supérieur, l’institut Confucius de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar promeut le mandarin et la culture chinoise, en attirant de nombreux étudiants. Mais l’un des symboles forts de cette dynamique reste le stade Léopold Sédar Senghor. Le président de la République, Macky Sall, s’est rendu en Chine à deux reprises. Il y a effectué une visite d’État de trois jours en 2014 (premier chef d’État africain invité par le président Xi Jinping). A cette occasion, d’importantes décisions avaient été prises : la construction de l’université Sine Saloum, de la Cité du Savoir et d’espaces numériques ; la création d’usines de transformation d’arachides. Sans oublier l’exemption de visas pour les passeports diplomatiques et de service. De son côté, Dakar va aménager des parcs industriels pour des entreprises chinoises qui veulent délocaliser au Sénégal. Et la Chine, elle, va classer le Sénégal sur la liste des destinations touristiques autorisées, ce qui permettra aux touristes chinois de venir en groupe d’au moins cinq personnes. En 2016, le chef de l’État avait pris part au sommet du G 20 en Chine.
Samboudian KAMARA/lesoleil.sn

05/05/2017

L'ELITE DU BASKET AFRICAIN A SALY

Saly Portudal va abriter l’académie NBA-Afrique

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L’institut de football Diambars, implanté à Saly, va abriter l’académie NBA-Africa, première structure de formation de la Ligue nord américaine de basket sur le continent africain, a annoncé Amadou Gallo Fall, son vice-président pour l’Afrique.
« Cette académie NBA-Afrique va ouvrir ses portes à Saly, sur le site de Diambars. Un partenariat a été noué entre Seed Academy, NBA-Africa et Diambars, pour que Diambars abrite cette première académie’’, a-t-il dit en conférence de presse, rapporte l’agence de presse sénégalaise.
Cette académie, dont l’ouverture a été décidée par la NBA au Sénégal, en collaboration avec la fondation Seed, fait partie d’une série de structures de formation que la Ligue de basket américaine compte créer sur trois continents pour participer au développement de la discipline.
Selon Gallo Fall, « un investissement considérable » sera fait à Diambars, avec l’installation d’une salle de basket avec deux terrains.
« Nous avons recruté des entraîneurs de niveau mondial. Nous allons créer un environnement propice à l’éclosion de talents’’, a fait savoir M. Fall.
Des kinésithérapeutes et des préparateurs seront également engagés, le premier groupe, devant être constitué de garçons, va démarrer dès la rentrée, a-t-il annoncé, avant de souligner : « L’objectif de l’académie est de produire des talents NBA« .
Le président de Seed Academy, Mohamed Niang, a pour sa part salué le partenariat scellé entre Diambars et NBA-Africa, en relevant que sa structure va ce faisant aborder « un nouveau tournant« . « Nous sommes fiers d’être partenaires de la NBA« , s’est réjoui M. Niang.
Le président de Diambars, Saër Seck, affirme lui que sa structure « est excitée » de recevoir NBA Academy Africa sur ses bases, ajoutant que les impacts de cette installation « seront importants » en termes de professionnalisation.
NBA Academy Africa va accueillir 24 pensionnaires en pension complète et en mode études et sports. Elle sera mise en réseau avec les autres académies du même genre implantées en Chine, en Inde et en Australie.
senego.com

INVESTIR AU SENEGAL

Le Sénégal 11eme au classement 2017 des pays africains les plus attractifs pour les investisseurs

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Le Botswana est le pays le plus attractif pour les investisseurs en Afrique, selon un classement publié le 7 avril par le cabinet de recherche Quantum Global Research Lab, une filiale de la firme d’investissement et de conseil suisse Quantum Global, elle-même dirigée par Jean-Claude Bastos de Morais
Baptisé «The Africa Investment Index Factors (AII)», ce classement se base sur 13 indicateurs répartis en six grands facteurs clefs qui encouragent les investisseurs: le facteur de croissance (du PIB réel, investissement domestique, croissance économique), le facteur de liquidité (le taux d’intérêt réel, niveau de la masse monétaire), le facteur des risques (risque de change, note souveraine, taux de couverture des importations, niveau de la dette extérieure, situation de la balance courante), le facteur de l’environnement des affaires (rang dans le classement Doing Business), le facteur démographique (population totale) et le facteur de l’utilisation des réseaux sociaux (taux de pénétration de l’usage de Facebook).
Le Botswana obtient de bons scores dans la majorité de ces indicateurs et plus particulièrement dans l’évaluation de sa signature souveraine, la facilité de faire des affaires, le taux de couverture des importations.
Le Maroc arrive en 2è rang sur les 54 pays étudiés, devant l’Egypte, l’Afrique du Sud, la Zambie, la Côte d’Ivoire, l’Algérie, la Tanzanie, la Namibie. Le Burkina Faso ferme le Top 10.
«Malgré des défis exogènes considérables et la chute des prix du pétrole, bon nombre des pays africains démontrent une volonté accrue de parvenir à une croissance durable en diversifiant leurs économies et en introduisant des politiques favorables pour attirer les investissements étrangers. Le Botswana est dans ce cadre un bel exemple: son emplacement stratégique, sa main-d’œuvre qualifiée et son environnement politiquement stable ont attiré l’attention des investisseurs internationaux, ce qui a permis à ce pays d’attirer un afflux important d’IDE», a commenté le directeur général de Quantum Global Research Lab, Mthuli Ncube.
Les meilleures progressions réalisées depuis 2013 dans ce classement ont été enregistrées par le Swaziland (+19 places), Djibouti (+15), le Rwanda (+14), le Burkina Faso (+13) et la Tanzanie (+13).
D’autres pays ont connu des reculs très marqués comme la Libye (-20 rangs), la Tunisie (-17), l’Ethiopie (-15), la Guinée Equatoriale (-13) et le Gabon (-12).
Classement 2017 des pays africains les plus attractifs pour les investisseurs :
1-Botswana
2-Maroc
3-Egypte
4-Afrique du Sud
5- Zambie
6-Côte d’Ivoire
7-Algérie
8- Tanzanie
9- Namibie
10- Burkina Faso
11-Sénégal
12-Ouganda
13-Mozambique
14-Swaziland
15-Kenya
16-Ile Maurice
17-Rwanda
18-Ghana
19-Nigeria
20-Cameroun
21-Ethiopie
22-Bénin
23-RD Congo
24-Angola
25-Soudan
26-Lesotho
27-Tunisie
28-Cap Vert
29-Mali
30-Seychelles
31-Djibouti
32-Togo
33-Niger
34-Gabon
35-Libye
36-Sao Tomé et Principe
37-Zimbabwe
38-Congo
39-Tchad
40-Guinée
41-Comores
42-Guinée-Bissau
43-Burundi
44-Mauritanie
45-Madagascar
46-Gambie
47-Guinée Equatoriale
48-Malawi
49-Liberia
50-Sierra Leone
51-Soudan du Sud
52-Centrafrique
53-Erythrée
54-Somalie
Agenceecofin

04/05/2017

LES RUSSES AUSSI

Pétrole sénégalais : Les Russes arrivent aussi

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Macky Sall veut diversifier les partenaires. Après les Français, bientôt les Russes. Gasprom va aussi mettre les pieds dans le pétrole sénégalais. Le président de la République, prévoit d’effectuer prochainement une visite en Russie, pays avec lequel le Sénégal « compte développer et intensifier » des relations de coopération, a annoncé Mankeur Ndiaye. Le ministre des Affaires étrangères s’adressait aux journalistes au sortir d’une audience que le Premier ministre, Mahammad Dionne, a accordé au vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhail Bogdanov.
« Cette visite de Bogdanov est une manière de préparer la visite officielle que Macky Sall compte effectuer en Russie », a indiqué le ministre à l’Aps. Et de révéler : « On peut s’attendre à plusieurs accords, le représentant de Gazprom va échanger avec le ministre de l’Economie, de même que le directeur de Pétrosen. Des chantiers sont ouverts et cela nous permet de préparer la visite du Premier ministre et celle du Président Macky Sall en Russie. Nous n’avons pas encore de date ».
Selon Mankeur Ndiaye, « Il s’agit de diversifier la coopération économique dans les secteurs stratégiques comme le pétrole et le gaz. Le Sénégal a découvert du pétrole et le Président Macky Sall a la volonté de diversifier les partenariats dans ce domaine ».
Seneweb RP