21/09/2017

LES MIGRANTS AU SENEGAL

Le quotidien des migrants au Sénégal, pays de transit

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Souvent sans papiers, les candidats au départ doivent affronter de fréquentes tracasseries administratives et se voient aussi refuser l’accès aux soins ou à l’éducation de leurs enfants.
De part sa situation géographique, le Sénégal est sur le chemin de l’Europe. Beaucoup de candidats à la migration passent par ce pays avant de poursuivre leur route. Mais certains Africains de la sous-région ou du continent arrivent sans papiers. Une situation qui les expose à des tracasseries administratives, comme l'explique Amadou Tall, magistrat et membre du comité des Nations unies pour la protection des droits des migrants. "Après avoir quitté leur pays, les migrants se débarrassent souvent de leur papiers," explique-t-il. "Une fois arrivés dans le pays de transit ou le pays de destination, ils ont alors des problèmes d’accès à l’Etat civil. Quand ils sont en famille, ils ont des problèmes d’accès à l’éducation pour leurs enfants, ils ont des problèmes d'accès aux soins de santé" confie le magistrat à la DW.
Les lois de la justice
En situation irrégulière, ces migrants sont aussi en situation de vulnérabilité. Ils sont arrêtés et traduits en justice. Souvent sans bénéficier d’un droit à la défense.
Me Pape Sène est le président du comité sénégalais des droits de l’Homme et il explique que "effectivement, il est arrivé que des migrants venant de pays voisins comme la Guinée ou le Cap Vert qui essaient de transiter par le Sénégal connaissent un certain nombre de problèmes parce qu'étant dans une situation irrégulière."
"Ils sont abandonnés à eux-mêmes parce qu’ils n’ont pas les rudiments nécessaires pour pouvoir au moins accéder à la justice. Ils n’ont pas également d'interlocuteurs, ni leurs représentations diplomatiques, ni les autorités étatiques pour les orienter", dit-il pour terminer.
Des actions judiciaires sont engagées à leur encontre et se soldent parfois par leur incarcération. Le Juge Amadou Tall s’en désole.
"Aujourd’hui, au Sénégal, on peut toujours emprisonner quelqu’un parce qu’il est en situation irrégulière", explique-t-il. "Ce qui n’est pas conforme aux dispositions de la Convention internationale sur les droits des migrants".
Une protection minimale garantie?
Malgré tout, le Sénégal n’est pas un si mauvais élève en matière de droits des migrants. C’est du moins l’avis d’Andrea Orbi. Il est spécialiste en migration et droit international et explique que "le Sénégal, du point de vue de l’intégration des migrants, est quand même assez protecteur."
Pour endiguer les difficultés, les fondations Friedrich Neumann et René Cassin ont récemment organisé une session de formation à Dakar afin de mieux former les magistrats et les avocats sur la question sensible du droit des migrants.
dw.com

LA DETTE DU SENEGAL

le FMI craint une hausse de la dette

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La croissance économique du Sénégal devrait rester solide au-dessus de 6%, et l’inflation se situerait à 2% en 2017, a fait savoir, mardi 19 septembre 2017, Ali Michael Mansoor sous-directeur du département Afrique du Fonds monétaire international et chef de mission de ladite institution au terme d’un séjour dans la capitale sénégalaise du 7 au 19 septembre.
En effet, selon le chef de mission FMI « les résultats macro-économiques enregistrés par le Sénégal pour l’année en cours sont globalement satisfaisant ; le taux de croissance sera supérieur à 6%.
Toutefois, l’institution de Bretton Woods invite le gouvernement à poursuivre les réformes et à réduire la charge de la dette publique. Cette dernière selon les auditeurs, continue à « augmenter », avec le service de la dette, qui était égal à 24% des recettes en 2014 et qui pourrait atteindre 30% en 2017.
Le FMI appelle ainsi le Sénégal à poursuivre « sa politique d’assainissement budgétaire ».
Selon la délégation, il sera essentiel de réduire les exonérations fiscales, d’intégrer les recettes quasi budgétaires dans le Budget et d’assurer l’évaluation de tous les nouveaux projets d’investissement financés sur ressources intérieures.
Bretton Woods espère que si ces mesures sont appliquées en 2018, elles devraient contribuer à ramener le service de la dette au niveau de 2014 au cours des 10 prochaines années.
Ndeye Magatte Kebe/financialafrik.com

20/09/2017

MALAISE SALARIAL POUR LE DG D'AIR SENEGAL

Scandale à Air Sénégal: Le Directeur Philippe Bohn nommé par Macky SALL toucherait 23 millions par mois

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Le régime de Macky Sall gâte les étrangers dans une parfaite indécence et un contexte si difficile. Le moins que l’on puisse dire c’est que le Président sait gâter ses amis étrangers. Le scandale est bel et bien dans les couloirs de Air Sénégal, cette nouvelle compagnie qui pourtant, devrait être le fleuron de l’aviation dans la sous région. Mais malheureusement le ministère de tutelle semble partir du mauvais pied, signant des contrats qui dépassent l’élégance comparés aux salaires cumulés les plus élevés dans la hiérarchie A 1 de l’administration publique. Selon nos radars, Sophie Av Ipend, gagnerait 10 mille dollars par mois, soit 05 millions de francs CFA, ainsi qu’une Rav4 toute neuve mise à disposition, un appartement grand standing en plein centre ville et une chambre dans un hôtel luxueux de la place.
Vient ensuite le salaire de Jérôme Maillet, l’ex Dga de Congo Airways, qui gagnerait 15 mille euros soit 10 millions CFA, en plus des mêmes avantages de l’ex Mme Kabongo, S. Ipend.
Quand au Dg Philippe Bohn, il toucherait un salaire cumulé de 23 millions mensuellement, un pick up est aussi mis à sa disposition ainsi qu’une 4×4 de luxe. Il loge actuellement dans un palace de la place, puisque son appartement à Water Front est en cours de réfection, et tout, au frais du contribuable sénégalais.
Toujours dans la rubrique des scandales, Air Sénégal se serait séparé de son conseiller juridique sénégalais, préférant se payer les services d’un avocat français, basé à Paris, dans le 8e arrondissement. Un proche bien évidemment de Mr Bohn, qui fut un des conseils de grandes figures du monde, et dont les termes du contrat sont en court d’être couchés sur papier.
Air Sénégal file tout droit vers l’Ofnac et la CREI, et emportera à coup sûr, tout sur son passage.
dakarmatin.com

19/09/2017

200 MILLIONS D'EUROS INJECTES PAR LA FRANCE

Coopération économique- La France a injecté 200 millions d’euros au Sénégal en 2017

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L’Ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, est revenu largement hier dans l’émission « Objection » sur la coopération entre les deux pays dans tous les domaines, et surtout sur le volet économique.
Le montant global injecté par la France est à peu près 200 millions d’euros sur l’année 2017, d’après Christophe Bigot. Pour lui, 2017 est une année un peu exceptionnel sur l’ensemble des actions avec le financement des périmètres irrigables en Casamance, l’adduction d’eau à l’usine de Keur Momar Sarr vers Dakar. A cela s’ajoutent le transport avec le TER et la santé. « C’est dire que sur ces dix ans, c’est près d’un 1,5 milliard d’euros qui ont été engagés par la France en faveur du développement du Sénégal », a fait savoir M. Bigot.
S’agissant du choix des secteurs d’intervention, il a soutenu que c’est le Sénégal qui le fait. « C’est au Sénégal de définir ses besoins et ses priorités. C’est l’Objectif du PSE et nous répondons à ses priorités comme l’agriculture qui est essentielle pour offrir un emploi, mais aussi de permettre au Sénégal d’exporter, de s’enrichir et de se nourrir », a expliqué l’ambassadeur de la France. A l’en croire, l’électricité, l’eau, le transport, la santé, l’éducation, entre autres, ce sont toutes des priorités qu’ils mettent en œuvre à la demande du Sénégal. Encore une fois, les relations entre Etat ne sont pas uniquement le résultat de déterminant économique. Et là, il faut regarder la profondeur historique, la France n’est pas à nouveau venue, elle sera là. Et si jamais il a des problèmes, elle sera là. S’agissant du secteur portuaire, Christophe Bigot dira : « comme vous le savez, le port de Dakar est géré par un port des Emirat arabes unis. Donc, il n’y a pas de retour en force des entreprises françaises dans le porté ». Selon lui, une entreprise française qui s’appelle Necotrans est en redressement judiciaire. Elle a vendu son quai le vraquier à Bolloré.
Au-delà de cet exemple, le Sénégal attire des investissements et il devrait s’en féliciter. « Le Sénégal a la chance d’attirer les capitaux britanniques sur le pétrole, indiens sur les phosphates, italiens ou canadiens sur l’or et français dans le secteur des télécoms », a-t-il soutenu. Et d’ajouter que cela veut dire que tous ces pays ont confiance en l’avenir du Sénégal, en sa stabilité et sa démocratie. « Aujourd’hui, les compagnies britanniques et australiennes ont obtenu la production du pétrole et du gaz au Sénégal. Total fait aujourd’hui de la distribution des stations-services et a décidé de s’intéresser à l’exploration qui est très hasardeuse », a souligné l’Ambassadeur de France au Sénégal.
Zachari BADJI/rewmi.com

MAFIAS SENEGALAISES

Mafia d’entreprises sénégalaises : Des éléments de la Douane complices des pilleurs de l’économie nationale

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L’administration de la Douane sénégalaise a démantelé ces derniers jours, un vaste réseau de fraudeurs. Bénéficiant d’exonérations, ces fraudeurs incriminés, ont organisé une mafia bien huilée. En complicité avec des agents de cette même corporation, ces fraudeurs ont exploité la faille du système douanier pour mieux sucer l’économie nationale. Les soldats de l’économie sont aussi, aux trousses des « hors la loi », distribuant de l’huile contrefaite sur marché sénégalais. Leral a mené sa petite enquête pour percer le mystère de cette traque aux fraudeurs. Enquête…
L’administration douanière a découvert ces derniers jours, un vaste réseau de fraudeurs. Les membres de ce réseau de pilleurs de l’économie nationale, informe une source bien renseignée, sont constitués de multinationales, de pétroliers, d’importateurs, de banquiers, de concessionnaires, d’industriels et de commerçants. Ces trafiquants auraient occasionnés un véritable manque à gagner à l’économie nationale.
L’affaire qui a intrigué au plus haut niveau les soldats de l’économie, concerne des pratiques « hors la loi ». Lesdites pratiques révélées par les douaniers, heurtent même, la conscience citoyenne.
Ainsi, l’affaire de la fraude a semble-t-elle, été bien organisée pour contourner les procédures légales, acceptées par l’administration douanière. L’astuce consiste, d’après la source, à impliquer des agents de cette même corporation. L’idéal, dit-on, est de trouver des facilitateurs de l’opération de fraude.
Ayant été informée des œuvres de ces mafieux, la Douane a pris l’initiative de mener une enquête exhaustive pour déterminer l’implication des uns et des autres. Et, l’enquête engagée par les services compétents, expose le mode opératoire bien huilé des fraudeurs. Les contrevenants, précise la source, introduisent un seul et unique document d’exonération, plusieurs fois, pour retirer autant de produits frauduleusement.
Les pertes, estime la source de Leral, se chiffre à plusieurs dizaines de milliards de FCfa. Face à ce massacre économique, la douane a pris l’engagement de lancer une traque aux fraudeurs pour déterminer le niveau d’implication des entités ou personnes citées dans cette affaire. « C’est un système mise en place par des entreprises, ayant la complicité des déclarants pour tromper la vigilance des douaniers », insiste la source, qui se réserve de citer les différentes entreprises, agents de Douane et commercants ciblés par l’enquête.
Mais, il a été révélé dans cette dynamique de fraude que le Sénégal perd chaque année, plus de 500 milliards de Fcfa avec les exonérations fiscales, soit 30% du budget. Alors que les entreprises bénéficiaires n’investissement et ne créent pas non plus d’emplois au Sénégal. Plus cocasse, ces entreprises exonérées rapatrient tous leurs bénéfices vers l’extérieur sans même payer d’impôts à l’Etat du Sénégal.
L’enquête de la Douane, prévient la source, envisage de lourdes sanctions par rapport à la législation douanière. Puisque, regrette-t-elle, plusieurs infractions aux Code douanier sont relevées dans la pratique de ces fraudeurs. Sous ce registre, la source précise que certaines entreprises impliquées dans cette vaste fraude, craignant les sanctions prévues par la loi, se sont empressées à proposer des négociations.
Mais, l’administration de la Douane dans sa volonté d’en finir avec les pilleurs de l’économie nationale, refuse de céder. Elle compte cette fois-ci, aller jusqu’au bout de sa logique pour sanctionner de manière exemplaire, ces réfractaires qui œuvrent ou rament à contre-courant de l’ordre établi. « Les structures impliquées voulaient payer moins de droits. Mais, les services de la Douane se sont opposés à toute négociation. Lesdits services veulent attendre la fin de l’enquête et les détails des préjudices subis », renseigne la source.
La fraude de l’huile
La Douane sénégalaise est aussi sur une autre enquête concernant la fraude sur l’huile. Cette fois-ci, c’est des commercants sénégalais qui distribuent sur le marché, de l’huile contrefaite. Ils usent de subterfuges pour mettre des étiquettes sur des bouteilles, destinées à ravitailler le marché national.
Cette huile importée, relate la source, est présente sur le marché et dans beaucoup de boutiques. Face à cette situation, une autre source médicale évoque la possibilité de contracter des problèmes de santé avec la consommation de cette huile qui concurrence localement, celle des entreprises sénégalaises, spécialisées dans le domaine.
D’après l’enquête de Leral, la fraude sur l’huile a atteint aujourd’hui, des proportions inquiétantes. Mais, la Douane, révèle-t-on, travaille avec les renseignements, la gendarmerie, la police, l’administration et les populations, pour lutter contre la fraude des denrées alimentaires. Et, les soldats de l’économie veulent mieux jouer son rôle de protection de l’économie sénégalaise, pour barrer la route aux fraudeurs et contrebandiers.
« La corruption, la fraude fiscale, les détournements et les complots politiques sont le fondement du sous-développement du pays. Le milliardaire sénégalais, plusieurs des politiciens, chefs religieux et personnes influentes ignorent l’adresse du trésor public. Ils ne se présentent jamais pour payer leurs impôts ou au moins remplir une déclaration douanière sans tricherie », a déploré une source.
Selon l’ancien directeur général de la Douane, Boubacar Camara, la corruption reste favorisée par les hommes politiques. Les foires de fraudes, retient-il, s’organisent dans des ministères, le trésor public, au port autonome de Dakar, à l’aéroport entre douaniers, transitaires, politiciens et commercants.
A date récente, relève-t-il, des bateaux de fer sont souvent déclarés pour un chargement de bonbons ou d’oignons, du matériel électronique ou des objets de valeur, déclarés pour des mouchoirs ou de la friperie.
Pis, des ONG, regrette-t-il, importent sous les yeux d’une douane complice, des cargaisons de marchandises ou du matériel lourd pour des sociétés de la place. Cette culture de désobéissance, prévient-il, ne fait que défavoriser l’économie du pays.
O WADE /Leral.net

HAUSSE DU PIB

Hausse de 3,7% du PIB au 2e trimestre de 2017

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L’Agence nationale de la statistique et de la démographie sénégalaise a annoncé que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 3,7% au deuxième trimestre de l’année 2017 par rapport au trimestre précédent, relate APS.
L’ANSD souligne qu’il est ‘’tiré principalement par le secteur primaire (+5,6%) et les taxes (+6,5%). Il relève que les secteurs secondaire et tertiaire ont enregistré des croissances respectives de 3,3% et 2,7% sur la même période’’.
‘’Comparée au deuxième trimestre de 2016, l’activité économique du pays s’est accrue de 6,4%’’, poursuit l’ANSD, indiquant que ‘’cette évolution est imputable essentiellement à la bonne tenue de l’activité économique dans le secteur primaire (+8,3%)’’.
Les secteurs secondaire et tertiaire ont eux ‘’enregistré respectivement des taux de croissance de +4,3% et +5,9% sur la période sous revue’’.
L’ANSD signale que les taxes nettes ont ‘’évolué de 10,4%, comparées au deuxième trimestre de 2016’’. Le Produit intérieur brut en valeur est ressorti en valeur à 2216,7 milliards FCFA au deuxième trimestre de 2017.
‘’Par rapport au premier trimestre de 2017, il est observé une hausse (+5,6%) de l’activité du secteur primaire. Ce résultat s’explique par la performance de l’activité dans les sous‐secteurs de la pêche (+44,3%) et des extractives (+7,1%)’’, souligne l’ANSD.
Elle indique qu’’’au même moment, il est constaté une hausse de 3,7% de l’activité de l’élevage et de 2,0% de celle de l’agriculture’’. ‘’Comparée au deuxième trimestre de 2016, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume a progressé de 8,3 %.’’ , détaille la même source.
africanmanager.com

18/09/2017

LA NATIONALITE SENEGALAISE

Que vaut la nationalité Sénégalaise aux yeux du monde?

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Dans une étude menée par le professeur de droit Dmitri Kotchenov et publiée par l'entreprise britannique Henley & Partners, il est établi l'indice représentative de la nationalité de la valeur de chaque nationalité dans le monde.
Cette étude qui a découlé d'un classement mondial est établie selon plusieurs critères traités équitablement et divisés en deux grandes catégories: les facteurs internes, propres au territoire national, et les facteurs externes, liés à la reconnaissance du document d'identité à l'étranger.
Parmi les facteurs internes, les chercheurs ont analysé les données nationales en matière de développement, de progrès et de puissance économique, son niveau de stabilité politique et les risques de conflits.
Parmi les facteurs externes pris en compte: la liberté pour les citoyens d'un pays de voyager et les facilités octroyées par ce pays aux étrangers désireux de s'y installer.
En ce qui concerne le Sénégal, ces dernières n'ont pas été de bons résultats sur l'emplacement de la qualité de la nationalité. Cette étude publiée chaque année précédente de l'année en cours montre des statistiques de chaque pays du monde.
Sur l'indice de qualité de nationalité, le Sénégal est placé à la 104ème contre la 88 ème place en 2015. Le Sénégal devance beaucoup de pays l'espace CEDEAO mais est loin derrière comparé à des pays comme l'Allemagne 1er et la France 2ème.
Sur la valeur externe de la nationalité le Sénégal est classé à la 87ème place contre la 68ème place qu'il occupait en 2015. Comparé à des pays comme le Ghana (81) ou la Sierra Leone (84), le Sénégal est derrière aussi la France 1ère et la Suède 2ème.
Sur la liberté des étrangers de venir s'installer au pays, le Sénégal est classé 19 ème contre la 15 ème place de 2015. Mais le Sénégal devance presque tous les pays de l'espace CEDEAO sauf la Guinée et le Mali placés à la 18 ème place. Pour cet indice le premier pays est la France et le 2ème est la Finlande.
Sur l'indice de la liberté de voyager qui garantit aux citoyens de se déplacer en toute sécurité dans d'autres pays du monde, le Sénégal est classé à la 122 ème place contre la 116 ème place de 2015. Néanmoins le Sénégal est loin devant les pays de l'espace CEDEAO. L'Allemagne est le 1er pays suivi de la Suède en seconde place.
Tous ces indices démontent que le Sénégal perd de plus en plus de place dans la course à la qualité de la nationalité. Cela montre aussi que la diplomatie Sénégalaise doit faire des efforts en matière de bien-être des citoyens partout dans le monde. Le Sénégal a perdu beaucoup de places en l'espace d'une seule année. Ce qui diminue de plus en plus la force de la nationalité Sénégalaise aux yeux du monde...
Dakaractu.com

17/09/2017

LE DG DE AIR SENEGAL DEVOILE SON PLAN DE VOL

Philippe Bohn dresse son plan de vol

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Le nouveau patron de la compagnie Air Sénégal Sa, Philippe Bohn, compte nouer des partenariats stratégiques avec les institutions financières afin de se donner les moyens pour atteindre son objectif de hisser la boite au sommet du marché aérien africain.
On en sait davantage sur le processus de l’arrivée de Philippe Bohn aux commandes de la société Air Sénégal SA. C’est le « nouveau commandant de bord » himself qui file l’information à Jeune Afrique. Philippe Bohn a ainsi révélé que c’est le Président Macky Sall himself qui l’a convaincu au cours d’un échange téléphonique à l’issue duquel le nouveau patron de Air Sénégal SA ne pouvait continuer de refuser le challenge. En acceptant de rejoindre le Sénégal, Philippe Bohn révèle également qu’il a tourné le dos à une autre offre d’une autre compagnie africaine dont il n’a pas révélé le nom, encore moins les détails.
Selon le journal, Philippe Bohn a été surtout séduit par le défi industriel, celui consistant à partir de zéro pour faire de cette nouvelle compagnie qu’est Air Sénégal une success-story du ciel africain, à l’image d’Air Côte d’Ivoire, Asky Airlines ou Rwandair.
C’est ainsi que pour y arriver, il a dressé son plan de vol sur une durée de trois mois basé sur la fertilité, pour ne pas dire la virginité de la capitale sénégalaise au plan aéronautique. « Dakar est un hub géographique intéressant entouré de 1,3 milliard de gens à moins de six heures de vol. Compte tenu de la croissance démographique exponentielle de la sous-région, il y aura plus de monde à transporter » a indiqué Philippe Bohn.
Et sa première mission consistera à faire un bilan assez précis de l’existant et voir ce qui est faisable, en mettant d’abord en place le réseau de vente (ticketing) et en déterminant si Air Sénégal SA a les bons fournisseurs.
Philippe Bohn compte également jeter un coup d’œil sur le plan de développement élaboré par le cabinet Seabury, qui table sur une ouverture progressive aux moyen-et long-courriers pour, d’ici à dix ans, disposer d’une flotte de neuf avions, avec 22 destinations.
En plus des deux avions dont dispose la compagnie, le nouveau commandant de bord compte densifier la logistique avec trois autre Airbus à acquérir en leasing en 2018.
Etant entendu que les institutions financières restées longtemps très prudentes ont commencé à s’intéresser au secteur aérien, Philippe Bohn, malgré son assurance du soutien de l’Etat envisage de nouer un partenariat stratégique et financier solides avec elles.
reussirbusiness.com

AUGMENTATION DES RECETTES FISCALES

Augmentation de 44 milliards FCFA des recettes budgétaires de l’Etat au 2ème trimestre 2017

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Les recettes budgétaires de l’Etat du Sénégal ont connu une augmentation de 43,8 milliards FCFA (environ 70,080 millions de dollars) au deuxième trimestre 2017 comparé au trimestre précédent, a appris APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Ces recettes se sont établies à 1003,4 milliards FCFA contre 959,6 milliards FCFA au premier trimestre 2017, soit une progression de 4,6% en valeur relative.
Cette situation est liée au bon recouvrement de l’impôt sur les sociétés, des droits de douane et, dans une moindre mesure, de la TVA intérieure hors pétrole.
L’impôt sur les sociétés de 170 milliards FCFA et les droits de douane hors pétrole d’un montant de 234,2 milliards FCFA ont ainsi enregistré des hausses respectives de 9% et 18,7% alors que la TVA intérieure hors pétrole s’est confortée de 6,8% pour atteindre 129,8 milliards FCFA.
A l’inverse, les recettes sur le pétrole ont enregistré une baisse de 36,1 milliards FCFA, passant de 154,6 milliards FCFA au premier semestre 2016 à 118,6 milliards à fin juin 2017, en rapport avec la baisse de 58 milliards (moins 82%) de leur composante tirée du fonds de sécurisation de l’importation des produits pétroliers (FSIPP).
« Cette situation s’explique par les augmentations respectives de 30% et 3% du prix du baril de pétrole et du taux de change dollar/CFA dans un contexte de maintien de la stabilité des prix à la pompe », selon la DPEE.
Toutefois, la TVA à l’import sur le pétrole (40,7 milliards FCFA) a profité de l’accroissement du cours du baril, enregistrant une augmentation de 10,5 milliards.
MS/of/APA

16/09/2017

LES AVIONS D'AIR SENEGAL

Les avions qui constitueront la flotte de la nouvelle compagnie Air Sénégal

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Le constructeur franco-italien ATR a dévoilé le mercredi 13 septembre, les images du premier des deux ATR qui constitueront la flotte de la nouvelle compagnie Air Sénégal.
Tout juste sorti de la chaîne d’assemblage de Toulouse-Blagnac en France, l’avion ATR72-600 épouse les couleurs du drapeau sénégalais.
L’Etat du Sénégal a opté pour un décollage modeste et progressif de la compagnie nationale : deux ATR72-600 sont prévus pour le lancement des opérations le 07 décembre prochain.
A en croire, le constructeur franco-italien, Air Sénégal prendra possession de ces deux avions d’ici le mois de novembre 2017.
Equipés des moteurs Pratt & Whitney 127M, les deux ATR72-600 ont une capacité de 68 sièges modulable à 78.
Pour rappel, c’est le 17 juin à Paris, en marge du sommet du Bourget qu’Air Sénégal SA et le constructeur ATR avait officialisé le contrat d’achat de deux ATR72-600. C’était en présence de Maïmouna NDOYE SECK, ministre sénégalais en charge des Transports aériens, et son homologue Elisabeth Borne, ministre française chargée des Transports.
MTADIA avec Newaero.info/dakaractu

15/09/2017

LE FRANC CFA

Le Sénégal aurait-il intérêt à avoir sa monnaie tout en maintenant le F CFA ?

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La mise en place d’une politique de développement endogène à résultante agro-industrielle massive est l’élément clé qui doit accompagner l’introduction d’une monnaie nationale afin de financer et transformer notre économie. La situation actuelle n’offre pas de perspectives. La BCEAO n’a pas d’influence sur les banques. La France n’a pas grand intérêt à perdre son levier sur les pays dans sa zone d’influence. L’Etat n’a pas d’argent. Les bailleurs financent au compte-goutte. Alors que nos artisans, industriels, agriculteurs ont de la capacité à produire pour nos consommateurs. C’est de cash dont notre économie a besoin. Cette marge de manœuvre, nous ne l’avons pas avec le CFA. Nous pouvons la créer avec responsabilité, en assurer la stabilité et la mettre au service de nos objectifs. Une monnaie nationale d’usage restreint, garantie par nos revenus pétroliers serait un levier d’opportunité pour le Sénégal. Notre monnaie nationale coexisterait avec le FCFA. Libre à tout le monde d’utiliser ce qui lui sied. C’est l’objet cette contribution.
Le débat sur le FCFA fait souvent l’objet de joutes opposées passionnées entre les tenants d’une ligne de souveraineté monétaire et ceux qui se réclament d’une ligne de pragmatisme monétaire rationnel. Cette bataille devrait laisser place à la discussion de solutions permettant tout à la fois de conserver la dynamique d’intégration CEDEAO, la stabilité de nos économies, la qualité des relations avec la France et surtout apporter les changements qui seront porteurs de mieux pour les citoyens. On ne doit quitter un bien que pour un mieux. La monnaie n’est qu’un instrument de l’économie. C’est donc les problèmes propres à cette économie qui doivent déterminer ses solutions spécifiques. Ce n’est pas tâche aisée puisque en matière de monnaie, lorsqu’un système est déjà établi, le statut quo domine. Le dénoncer urbi et orbi n’est pas suffisant, encore que cela participe à la sensibilisation. Il ne suffit pas de sortir du franc CFA pour sortir du sous-développement mais l’instrument monétaire mérite considération. Le débat économique sur la monnaie est là. L’angle de la souveraineté ne se discute pas. Elle s’assume. Il suffit que nos Etats en décident. C’est inévitable.
En attendant, le Sénégal pourrait adopter et émettre une monnaie nationale d’usage restreint. Le choix du Sénégal ne se fera pas contre la CEDEAO mais plutôt en accord avec les pays membres. Tous les pays ne veulent pas d’une monnaie nationale. Et tous ne peuvent soutenir une monnaie nationale. En principe, tant que ce n’est pas contraire aux objectifs économiques communs poursuivis, une telle option pourrait être négociée et admise par les pays membres. Cette monnaie nationale servirait pour payer tous les produits et services publics : Dette publique intérieure, Salaires des agents publics, impôts, marchés publics, bourses, subventions. Elle sera garantie par les devises des revenus qui viendront des hydrocarbures, avec une proportion qui sera au moins égale à 50% de ces revenus, si ce n’est 100%. Ces revenus pourraient atteindre 40000 milliards dans les 20 prochaines années. Elle ne sera pas convertible.
Vous ne pourrez pas aller dans une banque et demander qu’on vous la change en FCFA ou autre monnaie. Vous ne pourrez que l’utiliser dans une transaction commerciale ou financière ou alors la placer dans un compte en unités de cette monnaie nationale. Nul ne pourra la refuser. Ni banques, ni commerçants, ni particuliers. Elle aura un caractère libératoire et fiduciaire, elle sera acceptée par tous. Nul ne pourra la refuser. Elle aura cours légal partout au Sénégal.
Le Sénégal mettra en place une autorité chargée d’émettre cette monnaie en tenant compte de nos objectifs économiques, qui seront aussi en phase avec les critères de la CEDEAO. Son équivalence avec le CFA sera administrée par cette autorité monétaire avec un taux déterminé, administré, managé, variable. Nul ne pourra appliquer ou exiger un autre taux de calcul. Ce serait un délit d’usure réprimé par la loi. Naturellement, l’Etat n’a aucun intérêt à déséquilibrer son propre système économique et financier en menant une politique inflationniste. Son usage sera restreint.
Pour un pays comme le Sénégal, le contrôle de la politique monétaire ne sera pas compliqué. Il a besoin d’être encadré, structuré et clairement aligné sur nos objectifs de politique économique. Cet encadrement déterminera aussi les paramètres aux questions suivantes : A quel taux de change serait initialement fixée cette nouvelle monnaie par rapport au Franc CFA ? Serait-il fixé de manière fixe et permanente ou flottante au quotidien ou au besoin par l’autorité ? Son taux serait-il déterminé par l’Etat ou le marché financier ? Comment s’assurer que le marché noir ne va pas le pervertir ? Quelle seraient les mécanismes pour s’assurer qu’il n’y a pas d’inflation monétaire ? Comment coordonner la politique monétaire nationale par rapport à celle régionale de la BCEAO ? Ces réponses relèvent des techniques de gestion monétaire. Elles se posent pour toute monnaie. Il est donc inutile, dans le cadre de cette contribution d’en développer les mécanismes. Ils s’appliqueront simplement.
Partons de là pour illustrer les avantages d’un tel instrument monétaire sur la base des objectifs économiques suivants : Réduire l’extraversion excessive de notre économie, financer l’industrie nationale et la consommation endogène pour ces produits. Disposer d’une monnaie ne suffit pas atteindre pour ces objectifs. Mais, des lors que notre dispositif est en place, voilà ce que nous pourrons faire.
Les agents du service public seront payés avec cette monnaie. Les marchés publics seront aussi payés avec cette monnaie nationale. Les investissements publics seront financés avec cette monnaie. Le déploiement d’un plan d’agro industrialisation est consubstantiel à la proposition pour l’adoption d’une monnaie nationale.
L’Etat pourrait déterminer avec cette monnaie une enveloppe d’investissement de 15000 milliards (en ressources nouvelles, compte non tenu des ressources actuelles) pour les 7 prochaines années, pour financer l’agro-industrialisation.
Un montant équivalent issu des revenus pétroliers sera conservé en devises de réserves, assurant ainsi la confiance des populations pour cette monnaie.
L’investissement massif de 15 000 milliards ira vers la mise en place de plateformes de production sur l’ensemble du pays afin de faciliter le développement agro industriel, partout, sur l’ensemble du pays, et non dans quelques domaines choisis.
Les moteurs de production doivent être allumés sur tout le pays, dans chaque terroir. Chaque terroir a un potentiel de production. Ce qui leur manque c’est le financement. Cela aura l’avantage de favoriser la fixation des populations par les opportunités locales.
C’est cette dynamique dont nous avons besoin pour lancer une industrialisation portée non pas par quelques grandes entreprises, mais par des centaines et milliers d’unités, travaillant sur l’ensemble du pays, intégrées en chaines de valeurs.
Cette forme de dynamisme micro-industriel à l’échelle nationale va favoriser l’emploi, la redistribution des richesses et l’innovation. Les maillons faibles liés à l’approvisionnement, la logistique et les infrastructures seront comblées par l’Etat.
Les sociétés étrangères auront leur place dans ces chaines de valeurs, dans certains cas pour leur savoir-faire, dans d’autres pour la fourniture de matières premiers ou encore dans l’exploitation de plateformes techniques.
Si nous ne disposons pas d’un tel dispositif, il est facile de prévoir que les revenus gagnés de notre pétrole vont être réinjectés dans l’économie et ressortir du fait que notre consommation est extravertie. Le Cameroun, le Gabon, le Congo, l’Angola, l’Algérie, le Tchad et le Nigeria ont exactement vécu ce phénomène. Ces pays, qui ont des revenus pétroliers depuis près de 25 ans ont dépensé tous leurs revenus pour leurs consommations. Même si la gabegie des pouvoirs publics a joué un rôle dans cette situation, il est important de comprendre que ces pays n’avaient pas de dispositif pour éviter l’extraversion de leur économie et la sortie des revenus pétroliers qui s’en est suivie. Les pays de la CEMAC vont devoir maintenant passer par un plan d’ajustement structurel avec le FMI ou subir la dévaluation. Ce qui ne changera rien. Nous sommes déjà passés par là et nous pouvons nous retrouver en ajustement.
Le Sénégal est en position pour capitaliser sur toutes ces expériences et innover. Il bénéficie de stabilité politique, de fondamentaux économiques stables, d’une capacité de diversification de l’économie, d’une position géostratégique intéressante et de ressources nouvelles qui exigent autre chose que de les dépenser comme des ressources ordinaires. Le pétrole est une ressource stratégique, un levier dont les revenus peuvent soutenir une politique intelligente de développement industriel local.
Amadou Gueye/ Président de l’UNIS/dakaractu.com

MALICOUNDA BIS?

Africa 50 et la Senelec signent un accord de developpement conjoint

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Le fond Africa50 et la Société Nationale d’Electricité du Sénégal (Senelec) ont signé, mardi 12 septembre 2017 à Dakar, un accord de développement conjoint pour la construction d’une centrale thermique de 120 MW à Malicounda, dans la région de Thies (85 km au Nord de la capital sénégalaise).
Cette nouvelle centrale permettra à la société nationale d’électricité d’améliorer la production énergétique du Sénégal.
Le coût estimatif de l’ouvrage est compris entre 120 et 130 millions de dollars. La livraison est attendue en 2018. Africa 50 contribuera à hauteur de 30% dans le financement du projet et la Senelec supportera 10 à 15% du coût.
Selon le Directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé, cet accord de développement permet, en relation avec Africa 50, de développer ensemble, la plus grande centrale au Sénégal.
Sur la base d’un appel d’offres, le Directeur de la Senelec a révélé que le meilleur candidat qui sera retenu injectera 120 mégawats supplémentaires dans le réseau de la Senelec.
Le partenaire privé qui va investir va supporter la totalité de l’investissement et signer une convention avec la Senelec pour l’achat d’énergie. Le projet apportera beaucoup plus de capacité et de disponibilité à la Senelec.
Ndeye Magatte Kebe/financialafrik.com

13/09/2017

PLUS D'ELECTRICITE

Hausse de 5,2% de la production d’énergie au deuxième trimestre 2017

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La production d’énergie du Sénégal a enregistrée une progression de 5,2%, en variation trimestrielle, au deuxième trimestre 2017, a appris lundi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
[Img : Sénégal : Hausse de 5,2% de la production d’énergie au deuxième trimestre 2017]
« En particulier, ajoute cette structure, les ventes d’électricité se sont accrues de 6,1% sur la période, passant de 687,6 à 729,3 gigawatt/h, face à l’accroissement de la demande des ménages (la clientèle a augmenté de 2,8%), d’une part, et à la bonne tenue de l’activité économique, d’autre part ».
Les ventes de basse tension et de moyenne tension ont respectivement augmenté de 8,2% et 5,5%, sur la période. Parallèlement les capacités d’offre d’électricité se sont renforcées de 20 mégawatts, suite à la mise en service de la centrale solaire de Sinthiou Mékhé (90 km au Sud de Dakar).
En cumul sur le premier semestre 2017, la production d’énergie s’est renforcée de 6%, comparativement à la même période un an auparavant, en liaison, principalement, avec l’accroissement des ventes d’électricité (plus 6,8%).
Celle de basse et de moyenne tension se sont respectivement confortées de 7,5% et 9,7% sur la période, à la faveur d’une augmentation de la demande.
Cette dernière a été largement satisfaite, grâce, en particulier, à la mise en service de trois nouvelles centrales solaires à Bokhol (Nord) avec 25 mégawatts, Malikounda (80km de Dakar) avec 25 Mégawatts et Sinthiou Mékhé (20 mégawatts).
MS/od/APA

09/09/2017

LES BITIKS DE DIASS

AIBD : Lagardère France International pour gérer les boutiques de l’aéroport

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La gestion des boutiques de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) est confiée à Lagardère travel retail (http://www.lagardere-tr.com/fr/index.php). Il s’agit d’une multinationale française spécialisée dans le commerce en zone de transport.
Le contrat durera dix ans. Il a été attribué par la société d’exploitation de l’aéroport, le consortium Summa-Limak-Aibd Sa. Qui justifie son choix, porté sur le groupe français, pour le souci de «fournir (aux) passagers une offre large et variée».
DIOP Mamadou/Libération

06/09/2017

LE CREDIT SE PORTE BIEN

Plus de 425 milliards de transferts d’argent effectués par les établissements de crédit

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Le cumul des transferts nets d’argent effectués par les établissements de crédit du Sénégal s’est établi à 1425,2 milliards FCFA (environ 680,320 millions de dollars) au premier semestre 2017, a appris mardi APA auprès de la Direction de la monnaie et du crédit (DMC) du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.
[Img : Sénégal : plus de 425 milliards de transferts d’argent effectués par les établissements de crédit]
Ces transferts nets d’argent résultent de la différence entre les transferts reçus qui se chiffrent à 521,7 milliards FCFA et ceux émis d’un montant de 96,5 milliards FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0016 dollar).
Comparé au premier semestre 2016 où il s’établissait à 385,2 milliards FCFA, le montant des transferts nets connait une progression de 10,4%. Toutefois, en variation trimestrielle, ces transferts connaissent une forte hausse de 23,3% à 234,8 milliards au deuxième trimestre 2017 contre 190,4 milliards FCFA au premier trimestre 2017.
Selon les données de la DMC, plus de la majorité des transferts reçus (62,1%) provient d’Europe, 15,6% des autres pays, 9,4% des USA, 6,7% des pays de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) et 5,4% de la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale).
MS/cat/APA

03/09/2017

ESSOR DU TOURISME INTERIEUR

Tourisme en Afrique: l'essor des marchés intérieurs

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Avec l'essor des classes moyennes, le tourisme en Afrique n'est plus seulement l'apanage des étrangers. Les Marocains partent en vacances au Maroc, les Dakarois s'échappent le week-end pour aller dans de petits hôtels ou campements sur la Petite Côte, tandis que les Sud-Africains des grandes villes émigrent chaque décembre, en plein été austral, sur les plages du Cap et de Durban, ou dans les lodges et réserves animalières du Mpumalanga et du Kwazulu-Natal.
Le Maroc est devenu le pays le plus touristique d'Afrique, avec l'Afrique du Sud, depuis la dégringolade de la Tunisie et de l'Egypte, touchées par des attentats et les soubresauts de leurs révolutions de 2011. Avec une particularité: au royaume chérifien, pas moins de 30 % des nuitées recensées dans les hôtels du pays sont achetées par des Marocains, selon les statistiques de l'Office du tourisme.
De plus en plus, les résidents nationaux - et pas seulement les émigrés marocains en Europe qui reviennent en vacances - profitent de la diversité de l'offre chez eux. Leurs préférences ne sont pas les mêmes que celles des étrangers. Plutôt que Marrakech, Essaouira ou Agadir, ils fréquentent surtout Meknès et Fès, deux villes de l'intérieur chargées d'un riche patrimoine architectural, ainsi que la ville balnéaire de Tétouan, qui donne sur la Méditerrannée.
Un tiers des recettes générées par le marché local au Sénégal
Au Sénégal, le tourisme international décline depuis de longues années, une baisse aggravée par l'instauration en 2013 d'un visa à 50 euros. Ce dernier a été supprimé en 2015, et les arrivées ont grimpé de 20% la même année, pour atteindre 1,6 millions de visiteurs selon le ministère du Tourisme. Le marché intérieur, désormais, est clairement visé par les opérateurs du pays, puisqu'il représente l'un des piliers du tourisme, en contribuant à 36% des recettes générées en 2015 par le secteur, selon les chiffres du ministère.
« Il faut développer une nouvelle forme de promotion du tourisme, car nous avons une classe moyenne qui représente un segment important de la demande », note Bocar Ly, le directeur de la Société d'aménagement et de promotion des côtes et zones d'intérêt touristique du Sénégal (Sapco). Cette société a lancé en 2016, à Saly, station balnéaire de la Petite Côte, la première Semaine du tourisme local, en présence du chanteur Youssou Ndour, ancien ministre du Tourisme entre 2012 et 2013.
Le Sénégal, qui repense sa stratégie, sollicite ses artistes pour faire sa promotion : le groupe Daara J a réalisé en 2016, avec l'Agence sénégalaise de promotion touristique, un clip léché et intelligent qui montre les meilleurs côtés du pays. Seul problème : le prix des nuitées reste hors de portée pour les bourses sénégalaises. Il est exorbitant à Dakar avec une facture moyenne de 42 000 francs CFA (64 euros), et une demande qui porte à 31% sur les hôtels deux étoiles et 42% trois étoiles, contre seulement 6% pour les cinq étoiles. La capitale reste la zone la plus fréquentée par les touristes étrangers comme locaux (41%) avant la Petite Côte (35%), la région de Saint-Louis (7%) et la Casamance (4%).
Les trois quarts des touristes en Afrique du Sud
En Afrique du Sud, principale destination sur le continent avec le Maroc, les deux pays comptant environ 10 millions de visiteurs par an, le gros des troupes de touristes étrangers vient de Grande-Bretagne, d'Allemagne, des Etats-Unis et de Chine. Mais les trois quarts des touristes sont issus du marché intérieur, selon le ministère du Tourisme. Le segment, où dominent les ménages blancs qui sont toujours les plus aisés, est visé par les autorités, qui souhaitent le démocratiser.
Seul problème : 48% des Sud-Africains n'ont pas les moyens de voyager, indique le ministère du Tourisme. En outre, une culture dominante parmi les Sud-Africains noirs fait qu'en dehors de visites à des amis ou des parents, il n'y a « pas de raison de voyager ».
Le gouvernement veut cependant persuader les ménages les moins aisés de passer ne serait-ce qu'un week-end par an dans un site touristique, afin de soutenir la création d'emplois. Une stratégie nationale de développement du marché intérieur sur la période 2012-2020 a été élaborée, visant à créer 225 000 emplois et à faire passer de 54% en 2009 à 60% en 2020 la part des recettes touristiques générée par le marché intérieur.
Autre phénomène corollaire de l'essor des classes moyennes africaines : l'intérêt croissant des Africains pour leur propre continent, qui fait par exemple du Maroc une destination en vogue pour les Sud-Africains, qui ne se contentent plus des plages du Mozambique et de l'île Maurice.
RFI

02/09/2017

TABASKI AUSSI SAMEDI

L'Afrique de l'Ouest célèbre la Tabaski, la «fête du mouton»

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Selon les pays, c’est ce vendredi 1er septembre ou samedi qu’est célébrée la Tabaski, l’une des fêtes religieuses les plus importantes de l’année pour les musulmans. Derniers préparatifs et traditions locales.
A Dakar, les tailleurs font les dernières retouches et rendent les commandes d'habits passées il y a parfois plusieurs semaines. Car la Tabaski est aussi une affaire d'élégance au Sénégal.
Dans l'atelier d'Omar Ly, un poste de télévision retransmet le rassemblement des pèlerins du hadj au mont Arafat. Les prières des fidèles servent de fond sonore pour les cinq couturiers qui travaillent cette dernière nuit jusqu'à 4h du matin et tentent par tous les moyens de lutter contre le sommeil.
Dans une autre boutique, Alioune, la cinquantaine, finit une broderie. Cela fait quinze jours qu'il passe ses nuits devant sa machine à coudre. « Je n’ai presque pas dormi, j’ai les yeux fatigués », commente-t-il.
Il y a beaucoup de travail à quelques heures de la Tabaski pour les milliers de tailleurs de Dakar. Cette année, les tendances semblent être les coupes « obasanjo » et le rose fuchsia pour les femmes, confie Habib Aw. Lui pourra dormir tranquille. Ce tailleur n'en est pas à sa première Tabaski et il a su bien s'organiser. « Je reprends à 6h et j’arrête à 22h. C’est comme ça que je travaille. Et je ne prends pas les commandes passées moins de dix jours avant la fête », explique-t-il.
Au Sénégal, la Tabaski ce sera samedi pour la majorité des habitants.
RFI

01/09/2017

LE VRAI PRIX DE L'ELECTRICITE

Ce qui se cache derrière la baisse « de moitié » du prix de l’électricité annoncée par la présidence

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Alors que les factures des particuliers et des entreprises restent élevées, le satisfecit exprimé à la mi-août par la présidence sénégalaise au sujet d’une baisse de moitié du prix de l’électricité entre 2012 et 2016 laisse sceptique.
« Entre 2012 et 2016, le prix de l’électricité est passé de 97 F/kWh à 44 F/kWh », a affirmé le 15 août la présidence sénégalaise sur les réseaux sociaux (le post sur Twitter a depuis mystérieusement disparu). Une annonce immédiatement suivie de commentaires dénonçant « une information fausse » et appelant à des « clarifications » de la part du pouvoir. « Ma facture ne fait pourtant qu’augmenter », se plaint ainsi l’un des internautes.
Qu’on se rassure, l’annonce de la présidence n’est pas totalement fausse. Elle est simplement très mal formulée. Car il ne s’agit pas de la baisse du prix de l’électricité auprès des particuliers ou des entreprises, mais de « son coût de production, affirme Assane Diouf, consultant auprès du ministère de l’Énergie et ancien de la Senelec (la Société nationale d’électricité sénégalaise). Et celui-ci a effectivement connu une importante baisse. »
Une production dépendante de l’or noir
Mais plutôt que de rectifier le tir dans sa communication, la présidence a récidivé trois jours plus tard avec une nouvelle publication, qui indique cette fois une diminution de moitié du prix de l’électricité « parmi les principales avancées de l’année en matière d’électrification ». Contactée par Jeune Afrique, la présidence indique sans plus de précisions « qu’il s’agit d’une tendance. Toutefois, le prix (aux particuliers et aux entreprises, ndlr) a diminué de 10 % en 2017, soulageant fortement les factures ».
Un quiproquo plutôt malvenu dans un pays qui a connu une grave crise énergétique au début des années 2010. Malgré des factures exorbitantes, les Sénégalais vivaient alors au rythme des coupures de courant intempestives, pouvant durer parfois de huit à douze heures. La cause de cette crise ? L’extrême dépendance de la production d’électricité sénégalaise vis-à-vis de l’or noir. Ainsi, si le prix du baril grimpe fortement, le coût de production devient de plus en plus difficile à assumer pour la Senelec et vice-versa.
Production excédentaire à la Senelec
Après avoir atteint des hauteurs stratosphériques, le prix du pétrole a été divisé par deux en l’espace de quatre ans pour descendre sous la barre des 50 dollars. D’où une forte baisse du coût de production de l’électricité sénégalaise. Fini le temps où la Senelec, malgré les millions injectés par l’État sénégalais, n’avait plus les moyens de se fournir en combustible pour faire tourner ses installations. La société affiche désormais une production excédentaire et exporte de l’électricité chez les pays voisins.
Du côté du portefeuille des particuliers ou des entreprises, le président Macky Sall a consenti en fin d’année 2016 à une diminution de 10% du prix de l’électricité « à compter du premier bimestre de 2017 », soit « un gain de 30 milliards de F CFA en faveur des consommateurs ». Une baisse toutefois loin d’être équivalente à celle du coût de production, « mais nécessaire pour poursuivre le développement de la Senelec, améliorer le réseau et la distribution, et réduire notre dépendance au pétrole », juge Assane Diouf.
Olivier Liffran/jeuneafrique.com

LE TOURISME PAR LE WEB

Promotion de la destination Sénégal : Un meilleur contenu web préconisé par les acteurs.

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Dans le tourisme, plus que dans n’importe quelle autre industrie, le contenu sur internet joue un rôle de première importance. C’est donc pour interpeller les acteurs de ce secteur sur la nécessité de concevoir un tourisme basé sur des contenus de qualités, que Jumia Travel, site de réservation de chambres d’hôtels en Afrique en partenariat avec l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT), ont organisé une rencontre avec les journalistes et blogueurs sur le thème : "Importance du contenu dans la promotion de la destination Sénégal".
Pour les organisateurs de cette rencontre, internet a bouleversé les habitudes des voyageurs. Aujourd’hui, près de 70% des touristes utilisent internet pour préparer leurs voyages, et notamment en consultant les réseaux sociaux, les forums, les sites d’information ou tout simplement en effectuant des recherches sur internet.
« Aujourd’hui, internet est le premier conseiller du voyageur. Il y recherche des avis sur un pays, les modalités de visas, les sites à visiter durant son séjour. De ce fait tous ce qu’il retrouve sur internet lui permet de se faire une idée sur une destination », a souligné, Ismaël Cabral Kambel, chargé de communication et relations publiques de l’entreprise Jumia Travel.
Une position renforcée par les propos de Seydina Ndiaye, SEO manager Afrique Francophone de la même structure. « Pas moins de 10 millions de recherche sont effectuées chaque année sur internet, et pas moins de 940.000 potentiels recherches avec les mots : Tourisme au Sénégal. Il est donc important d’avoir un contenu attractif qui permettrait de convaincre les potentiels touristes. »
Le constat selon les organisateurs est que sur ce plan, le Sénégal est un abonné absent malgré un fort potentiel culturel, et surtout des sites touristiques pleins de charme, on ne retrouve presque rien, en effectuant des recherches sur la destination.
Des sites comme Gorée, le monument de la renaissance, le Parc national des oiseaux du Djoudj (Saint-Louis) et celui du Niokolo-Koba, ou encore la ville historique de Saint-Louis pour ne citer que ces derniers, sont dépourvus de contenus, pas de photos, ni de vidéos attirantes qui vous invitent à visiter.
« Aujourd’hui si vous prenez l’exemple d’un pays comme la France, que beaucoup d’Africains adorent visiter. Faites une recherche sur Google, avec les mots tourisme en France. Vous verrez combien les sites touristiques de ce pays sont merveilleusement exposés sur la toile ».
Prenant pour référence certains diffuseurs de contenus bien connus des voyageurs en Afrique, comme Visiter l’Afrique, Au Sénégal, ou encore le le Blog de Jumia Travel, il a été démontré que le nombre de visiteurs de ces espaces ne cesse de s’accroitre. Pour exemple, le Blog de Jumia Travel, a enregistré en 2016, près de 5 millions de visiteurs, et une réservation sur deux provient de son référencement sur les moteurs de recherche.
La rencontre a également enregistré la participation de la Cellule de communication du ministère du Tourisme, une satisfaction pour les organisateurs.
MJ/JumiaTravel/leral.net

31/08/2017

TABASKI

Le Sénégal se prépare à la fête musulmane Tabaski

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Au Sénégal, la vie est rythmée depuis plusieurs jours par les préparatifs de la Tabaski. L'achat du mouton continue d’être un casse-tête pour les ménages et les habits coûtent de plus en plus chers. L'ambiance bat son plein au marché Hlm, en plein cœur de Dakar.
L'Aïd al-Adha ou l'Aïd el-Kebir, fête la plus importante de l'islam, est appelée Tabaski dans les pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique Centrale qui ont une importante communauté musulmane.
"Cette année, les ventes ne marchent pas tellement car les pluies fréquentes nous obligent à couvrir nos produits en permanence, ce qui restreint leur visibilité", explique Madior, un jeune marchand de tissus.
Comme lui, les marchands ne sont pas vernis à cause de l’hivernage. Les tailleurs, eux, se frottent les mains. Au milieu des crépitements de ses machines, Lassana Diarra confie ses bonnes affaires.
Lassana dans son atelier de couture, à Dakar, le 27 août 2017. (VOA/Seydina Aba Gueye)
Lassana dans son atelier de couture, à Dakar, le 27 août 2017. (VOA/Seydina Aba Gueye)
"En ce moment, on ne se plaint pas trop car les affaires marchent bien. D’habitude, les coupures d’électricité nous handicapaient, mais il n’y a presque plus de délestages. Nos clients nous posent des soucis avec leurs nombreuses réclamations et leur pression constante, mais nous essayons toujours d’être compréhensifs car à la fin on y trouve notre compte. Malgré la conjoncture, les tissus et les boubous coûtent au minimum entre 10000 et 15000 francs CFA".
Non loin de l’atelier de Lassana, Assane Diop se pavane au milieu de ses dizaines de moutons. Il souhaite les vendre à bon prix, mais il est aussi inquiet pour certains chefs de famille.
"Au Sénégal, les moutons ne sont pas vendus à des prix qui ne sont pas très abordables. Nous achetons les moutons chers et nous nous occupons d’eux pendant plusieurs semaines, ce qui fait que les prix sont toujours élevés", explique-t-il.
"Nous pensons aux chefs de famille qui tirent le diable par la queue pour trouver un mouton et passer la Tabaski dignement", conclut-il.
Pour Ndeye Lissa Gueye, il est tout à fait normal de faire toutes ces dépenses pour une fête aussi prestigieuse que la Tabaski.
"Au Sénégal, nous sommes des musulmans qui tenons beaucoup à cette fête, c’est pourquoi nous y mettons tout ce que nous avons, toutes nos économies y vont. Nous achetons des chaussures pour les enfants, des boubous et tout ce qui peut rendre cette fête belle. Nos chefs de famille achètent de beaux béliers pour que le Jour-J, la fête soit totale avec un grand festin. C’est vraiment une grosse dépense financière", témoigne-t-il.
Au Sénégal, les traits culturels déteignent sur la pratique religieuse au point que la Tabaski y est fêtée avec un faste qui n’a pas son pareil dans la sous-région africaine. Même le mouton, élément le plus symbolique de cette fête, est devenu un véritable casse-tête pour les chefs de famille qui sont obligés d’en trouver le plus cher possible pour le simple paraître social.
Seydina Aba Gueye/voaafrique.com

30/08/2017

SECURISER L'AUTOROUTE

L’autoroute à Péage, Un Danger Public

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L’autoroute à péage très prisée par les automobilistes en ces temps, n’est pas sans risques pour ses usagers. Elle permet un gain de temps, avec les embouteillages monstres constatés sur la route nationale. Cependant, du fait du manque d’éclairage, les automobilistes, surtout ceux qui voyagent la nuit, craignent pour leur sécurité. Pis, l’autoroute à péage est devenue la zone d’opération des agresseurs qui profitent d’une panne ou d’un piège pour dépouiller leurs victimes.autoroute à péage Diamniadio - Mbour
Située à hauteur de «Bountou Pikine», à environ cinq cent mètres à l’intérieur, la gare routière les Beaux Maraichers est le point de départ et d’arrivée officiel des véhicules de transport en commun convoyant des voyageurs en partance ou en provenance des régions et de certains pays limitrophes du Sénégal comme le Mali, la Mauritanie et Gambie. A l’intérieur, des taxis, des bus, des taxis-brousses communément «sept (7) places», des cars, minicars et autres moyens de locomotions forment le décor.
Un tonnerre de coup de klaxons perturbe les oreilles des visiteurs qui sont tout le temps interpellés par des rabatteurs à la quête de clients. «Hey, madame, vous allez où ? A Thiès, Louga, Tambacounda ou Mbour ?» demandent-ils en masse. Des tableaux éparpillés un peu partout guident le passager. Après, quelques minutes de recherches, l’arrêt des véhicules en partance pour Mbour nous accueille. Assis sur un banc un peu long, avec un bout de papier et un stylo à la main, un jeune rabatteur communément appelé «coxeur» nous montre les chauffeurs qui desservent l’axe Dakar/Mbour.
«A DEFAUT DE DIMINUER LES PRIX DU PEAGE, QU’ON NOUS METTE DES LAMPES»
En dépit du vacarme, les chauffeurs se sentent à l’aise. Assis en groupe, débattant à haute voix, ils abordent les questions d’actualité. «Le voyage est de plus en plus rapide grâce à l’autoroute à péage. Mais, il est aujourd’hui effarant de constater le manque de sécurité notoire sur cet axe, à cause de l’obscurité», déplore Modou, l’un d’eux, trouvé en pleine discussion. Il s’insurge, par ailleurs, contre «le stationnement irrégulier, les arrêts brusques pour débarquer un passager en plein autoroute et l’irresponsabilité de certains conducteurs».
Le manque d’éclairage, les chauffeurs qui prennent l’autoroute à péage Dakar / Dimaniadio / Sindia pour rallier la petite côte, en ont ras-le-bol. Vêtu d’un tee-shirt vert, assorti d’un pantalon gris, ce jeune chauffeur âgé de 32 ans revient sur ses inquiétudes sur l’autoroute à péage, de Dakar à Mbour, plus particulièrement à Sidia. «Le manque d’éclairage est anormal. Nous qui fréquentons l’autoroute à péage, sommes en danger. A cause de l’obscurité et l’allure des véhicules, facilement on peut heurter, une voiture en panne», dit-il. Et de renchérir: «beaucoup de chauffeurs n’y passent plus pendant la nuit, voire même le jour, pour plus de mesure de sécurité».
Suivant la discussion de près, Aly Diaw, un chauffeur de sept places, prend le train en marche. «On paie beaucoup d’argent à nos autorités, donc il nous faut des lampes sur l’autoroute quand-même. C’est la moindre des choses que nous demandons, puisse qu’il refuse de diminuer les prix», désole-t-il.
«JE PREFERE PRENDRE LA NATIONALE PARCE QUE LA ON NE PAIE PAS QUAND ON TOMBE EN PANNE»
Zale Diop, quant à lui, a déserté l’autoroute à péage depuis que sa voiture y est tombée en panne. «J’ai eu une histoire avec le péage. J’y ai perdu beaucoup de temps quand mon véhicule y est tombé en panne, un jour. Et, ce jour là, je n’avais pas d’argent sur moi et on m’avait envoyé de l’argent pour que je paie», se rappelle-t-il. «Je ne prends plus de péage, je préfère la nationale car il y a plus de sécurité et on ne paie pas si on tombe en panne», poursuit-il.
Cheikh Diop est étudiant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Parfois, il part en week-end auprès de sa famille à Mbour. Interpellé sur la question, il estime que le manque de lampes sur l’autoroute est déplorable. «Malgré des milliards investis sur le péage, il n y a même pas d’éclairage. C’est vraiment désolant», trouve-t-il. Selon lui, cette situation est favorable aux agressions. «Ce manque d’éclairage peu même entrainer des agressions sur le péage car on y voit même parfois des gens qui marchent aux bordures de l’autoroute», déplore ce jeune étudiant.
QUAND LES AGRESSEURS PROFITENT DE L’OBSCURITE
Très fréquemment, les citoyens se plaignent de l’insécurité sur le péage à cause de l’absence de lumière. Les émissions matinales sur les faits divers, diffusées sur des chaines de radios privées, l’attestent. En cette veille de Tabaski, où les agresseurs sèment la terreur dans des quartiers de Dakar, l’autoroute à péage n’est pas épargnée par ces «malfrats».
«A la descente, vers 20h45mn, pour rentrer, j’ai vu que mon pneu était crevé. Je l’ai changé et j’ai pris départ. Ce jour là, je me suis dit: «comme il fait tard, je vais prendre l’autoroute à péage à partir de la Patte d’Oie». Malheureusement, en dépassant de 2km le guichet de péage de Thiaroye, j’ai eu une deuxième crevaison. Alors, je me suis arrêté. Au moment où je m’apprêtais à ouvrir ma portière, deux individus à bord d’un scooter se sont arrêtés juste devant ma voiture. Brusquement l’un d’eux saute de son scooter, avec un couteau très tranchant, proférant des menaces», raconte une victime qui y a été dépouillé de ses biens la semaine dernière.
L’agression sur l’autoroute à péage est surréaliste à ses yeux. «J’étais tellement surpris à tel enseigne que j’étais incapable de réagir, d’autant plus que je ne pouvais pas imaginer qu’une agression pourrait se faire en pleine autoroute», lance-t-il.
DES MALFAITEURS PAS IDENTIFIES, MALGRE LES CAMERAS DE SURVEILLANCE
Après sa mésaventure, la victime soutient avoir porté plainte, sur demande de la Gendarmerie de l’autoroute ou pelleton autoroutier. Cependant, dit-il, ses agresseurs n’ont pas été retrouvés jusqu’à présent. «Quelques minutes après mon agression, les gendarmes du péage sont arrivés sur les lieux de l’incident. Après, une brève interrogation, le responsable m’a conseillé de faire une déclaration au niveau de la Gendarmerie qui est au post de péage de Rufisque. Je l’ai fait, mais jusque là la plainte tarde à porter ses fruits», se désole-t-il.
Et pourtant relève-t-il, la sécurité de l’autoroute dispose des images sur ses agresseurs. «Les gendarmes du poste de péage de Rufisque m’ont montré les photos, le surlendemain, car je suis passé là-bas à 21h 49mn 10s. Et les agresseurs sont passés 5 mn après moi. Donc, ils ont eu les photos». La victime, très remontée contre la gestion de l’autoroute à péage, menace de porter plainte. «Je vais porter plainte contre la société qui gère l’autoroute parce qu’il n’y a pas d’éclairage. Et, cette situation augmente l’insécurité. En plus, il y a des passerelles non sécurisées où les malfaiteurs peuvent jeter des briques sur les pare-brises des véhicules des usagers», s’insurge-t-il.
Après le reportage, Sud Quotidien, a voulu recueillir l’avis de l’entreprise qui gère l’autoroute à péage, Eiffage, à travers une de ses filiales qu’est la société concessionnaire SENAC SA. Après avoir obtenu le contact de son chargé de communication, auprès de l’Agence de promotion des grands travaux (APIX), la rédaction l’a appelé plusieurs fois, en vain. Son téléphone est sous boite vocale. L’APIX, quant à elle, dit ne plus s’occuper de la gestion de l’autoroute à péage. L’Agence des travaux et de gestion des Routes (AGEROUTE), chargée, de manière générale, de la mise en œuvre de tous les travaux de construction, de réhabilitation et d’entretien de routes, de ponts et autres ouvrages d’art ainsi que de la gestion du réseau routier classé du Sénégal, en ce qui la concerne, dit n’être responsable que du tronçon Diamniadio / Sindia.
Cependant, nous n’avons pas pu avoir la version de ce démembrement du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement (chargé des routes) sur la question. Une autorisation de la tutelle est nécessaire avant toute déclaration, souligne l’AGEROUTE.
Sud Quotidien

L'ARLESIENNE DE DIASS

Livraison de l’Aibd : Les pistes d’un nouveau retard

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L’aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd) pourrait ne pas voir les avions décoller de son tarmac, le 7 décembre prochain, comme l’envisagent les autorités de l’Etat. Des menaces sérieuses planent sur cet agenda déjà repoussé de plusieurs années. Si les infrastructures de l’Aibd sont prêtes, des tiraillements entre les parties concernées pourraient affecter l’ouverture du nouvel aéroport.
Et ces menaces ne sont autres que l’agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (Apix), les Aéroports du Sénégal (Ads), Total, Sénégal handling service (Shs) et Aviation handling service (Ahs) qui ne sont pas encore en phase avec la société de gestion de l’aéroport de Diass, écrit dans ses pages le quotidien Lobservateur.
Qui ne passe pas sous silence les difficultés que connait la société Summa, autorité des activités des aéroports du Sénégal et Limak (Sal Sa) en charge de la gestion de l’aéroport Blaise Diagne. Désormais, les agents de l’Aibd sont obligés de demander une autorisation à Sal Sa pour accéder à l’aérogare ou au pavillon présidentiel. Enfin, note le journal, le gestionnaire du nouvel aéroport de Diass a, dans une correspondance, ordonné au patron des Ads, Pape Mael Diop de libérer une vingtaine d’agents pour l’Aibd. Un personnel que Sal Sa juge capital pour la prise en charge de l’aéroport de Diass. Une correspondance restée sans suite. Du côté de Dakar, cette demande sonne comme une volonté d’arrêter le fonctionnement de l’aéroport Lss avant même l’ouverture de Diass...
SenewebNews

NE PAS ATTENDRE LA SENELEC

A Dakar, le « do it yourself » pour pallier la lenteur de l’électrification et autres petits désagréments

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Modou présente son panneau solaire domestique fabriqué de toute pièce dans son « fab lab ».
Ils ont la concentration fiévreuse du laborantin et l’application consciencieuse de l’artisan à son établi. Dodji Honou, 31 ans, et Mouhamadou Ngom, 46 ans, sont les piliers d’un des fab labs les plus innovants du Sénégal. Le Defko Ak Nëp qui veut dire en wolof « fais-le avec tout le monde ». Depuis la création de cet atelier numérique en 2014, ils en ont engagé des projets : éolienne domestique, panneau solaire recyclé, ou balançoire interactive, « nous explorons toutes les pistes, lance Dodji. Nous sommes comme un laboratoire qui transforme les idées en réalisations concrètes et durables. »
Logé dans le quartier de la Sicap au cœur de Dakar, ce laboratoire technologique est né de la volonté de l’association culturelle Kër Thiossane. « L’objectif était d’avoir un espace de partage, d’innovation et de fabrication numérique pour développer des projets participatifs avec les habitants du quartier, artisans, étudiants, commerçants ou artistes, et leur permettre grâce à ces technologies de changer leur environnement et d’accéder plus facilement à une énergie indépendante », explique Dodji. Une vision qui respecte le concept originel du fab lab (pour laboratoire de fabrication) comme il a été imaginé à la fin des années 1990 au sein du Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux Etats-Unis. Dodji résume : « Offrir aux gens les outils et les machines, numériques et mécaniques, pour leur permettre d’inventer et de répondre à leurs projets personnels comme à des défis écologiques ou économiques. »
Lui est fab manager et connaît le milieu depuis longtemps. Après des études en marketing à Lomé, capitale du Togo, il y a géré l’un des fab labs les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest pendant plusieurs années. C’est en postulant à un appel à candidatures lancé par l’association à travers le programme de volontariat international de la francophonie qu’il a été sélectionné. Il a commencé par commander le matériel nécessaire à l’atelier via des sites chinois. Aujourd’hui, celui-ci est truffé de machines à commandes numériques. « Celles que l’on utilise sont semblables à tous les labos, explique Dodji. L’imprimante 3D est un peu l’arbre qui cache la forêt, la machine la plus connue du grand public. Mais nous utilisons surtout la CNC qui permet de faire des découpes et des gravures sur bois de manière automatisée, ensuite une découpe laser qui creuse différentes matières et bien sûr beaucoup d’électronique, comme des cartes Arduino pour programmer des actions simples. »
En plus de ce matériel de pointe, on trouve aussi une boîte à outils plus commune avec marteaux, tournevis, perceuse, fraiseuse, fer à souder, etc. Ce domaine est la prérogative de Mouhamadou, dit Modou, l’animateur du lab. « Je suis un ancien électronicien populaire. Je réparais des radios et des magnétoscopes dans les années 1990, lance-t-il. J’ai appris l’électronique en traînant dans les ateliers puis en suivant des petites formations. » Pour utiliser leurs nouvelles machines, Modou comme Dodji se sont « autoformés sur Internet, glisse le dernier. Ce qui est intéressant dans le réseau de l’open source et des fab labs, c’est que tout le monde partage son savoir via des tutoriels qui incitent à la pratique. Nous avons alors pour devoir de redistribuer ce savoir. »
Impératif moral qu’ils appliquent à la lettre en organisant des ateliers d’initiation chaque mois. « Nous apprenons la soudure aux enfants, à faire des petits montages électroniques, à sculpter et à imprimer des objets en 3D, explique Modou. Nous travaillons aussi avec des individus ou des start-up qui veulent concrétiser leurs projets. » Comme cette entreprise qui cherche à construire un biodigesteur. C’est une sorte de composteur domestique qui prend la forme d’un bac hermétique de 40 litres, dans lequel on verse ses déchets organiques qu’on laisse fermenter. « Cela produit du méthane qui peut ensuite, à l’aide d’un tuyau, être utilisé comme gaz pour alimenter des plaques de cuisson ou un chauffage, explique Dodji. Le projet n’est pas encore totalement au point, il y a des fuites, mais on y travaille. »
Le lab est aussi l’occasion pour les deux compères de réaliser leurs propres projets énergétiques. Ainsi, lors de l’événement Afropixel organisé par l’association Kër Thiossane en avril 2016, Modou et Dodji ont réalisé plusieurs prototypes dans l’optique de voir les Sénégalais se réapproprier l’énergie qu’ils consomment. En est sorti un concept d’éolienne domestique. Pales découpées dans du PVC, aimants de la casse, batterie 12 volts et petit moteur issu pas à pas d’une vieille imprimante. « Elle permet d’alimenter quelques LED et d’éclairer une chambre pour un prix modique », avance Modou. Il en a même réalisé une version plus grande qui active une pompe arrosant un jardin communautaire que l’association a construit dans le quartier. Les habitants peuvent alors bénéficier, sans frais d’électricité, d’un potager urbain qui produit goyaves, mangues, bananes, piments et citrons.
A côté de ce jardin luxuriant situé dans une cour d’immeuble, l’association a aménagé un terrain de jeu pour les enfants du quartier. Là où il n’y avait avant qu’un dépotoir, ils ont installé une balançoire interactive. « Les enfants jouent et leurs mouvements génèrent de l’électricité qui alimente des LED sur la balançoire et des lampadaires illuminant l’aire de jeu, relève Modou. Cela offre une plus grande sécurité la nuit tombée. » Malheureusement cette balançoire, créée avec l’appui d’ingénieurs madrilènes issus du Réseau universitaire des fab labs, a dû être démontée un mois plus tard par crainte du vol de matériel dans ce lieu pas suffisamment sécurisé par les autorités. « Nous attendons de la mairie et des habitants du quartier qu’ils se chargent aussi de cet espace qui est le leur, poursuit-il. Nous ne pouvons pas surveiller en permanence les enfants qui jouent. Nous ne voulions pas être tenus responsables s’il leur arrivait quelque chose. »
Sortir d’une attitude passive et dépendante
As de la bidouille et de la débrouille, Maudou a aussi créé six prototypes de panneaux solaires domestiques. Un morceau de Plexiglas récupéré, une plaque en bois, une batterie de 9 ampères (ou plus) et 24 cellules photovoltaïques commandées sur Internet : « Pour moins de 30 000 francs CFA [45 euros] et un peu de travail, vous pouvez recharger votre ordinateur portable, votre téléphone ou éclairer votre chambre avec une énergie propre, renouvelable et gratuite ! s’exclame-t-il. Un panneau comme ça bien protégé peut durer des années, si on évite de le laisser sous la pluie et si on essuie la poussière régulièrement. Tout le monde peut le faire à la maison ! »
Cette technologie, comme toutes celles qu’ils ont développées ou adaptées, Modou et Djoni en révèlent les plans gratuitement sur le Wiki de leur fab lab. « Nous voulons transmettre notre savoir et cette impulsion du “do-it-yourself” [“fais-le par toi-même”], avance Dodji. En Afrique, nous avons besoin de démystifier ces technologies pour que les gens puissent y avoir accès, embraye Modou. Tout le monde est capable de fabriquer son propre panneau solaire ou sa propre éolienne. Ce n’est pas compliqué et c’est bien mieux que d’acheter un kit solaire clé en main. Parce que le faire soi-même permet aux gens de saisir le fonctionnement d’une technologie et ainsi de se l’approprier pour ne plus en être dépendant. C’est aussi sortir de l’attitude passive du consommateur de technologie. »
Djoni et Modou en sont convaincus. Le « do it yourselfIY » peut aider à l’électrification du continent. Non seulement en l’accélérant mais aussi en permettant aux Africains de maîtriser une technologie plutôt que la voir s’imposer à eux. Afin de diffuser la bonne parole, ils ont décidé de lancer dès 2017 un Fablab mobile afin d’atteindre les Sénégalais vivant loin de la capitale. « Mon rêve serait de voir une multitude de labs naître dans tout le pays, glisse Modou. Que dans ces ateliers communautaires les gens s’entraident, partagent leurs savoirs et leurs moyens afin de réaliser pleinement leur potentiel de développement. » Pour Modou et Dodji, ne reste qu’une évidence : l’électrification se fera par les petits circuits ou ne se fera pas.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/a-dakar-...

28/08/2017

AUTOROUTE MBOUR-FATICK-KAOLAK

Autoroute Mbour-Fatick-Kaolack: La piste…brésilienne

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Après l’autoroute « Ila Touba », un autre projet d’autoroute commence à prendre forme. Celui devant relier Mbour-Fatick-Kaolack. En déplacement à Mbour le 9 février dernier pour l’inauguration d’ouvrages d’assainissement, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a annoncé que l’Etat du Sénégal a signé un contrat avec une société brésilienne pour la réalisation de cette infrastructure.
Conçue comme une sorte de prolongement de l’autoroute Dakar-Diamniadio-AIBD (ce dernier tronçon est en cours de réalisation), l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack devrait contribuer au désenclavement de l’hinterland du pays et faciliter la liaison avec les autres pays de la sous-région (Mali, Guinée, Guinée- Bissau, Gambie). Le projet sera réalisé en 48 mois. D’une longueur estimée de 106 km, cette autoroute sera réalisée en 2×2 voies, extensible en 3×3 voies sur une emprise d’au moins 100 mètres sauf au niveau des ouvrages, où l’emprise sera un peu plus grande.
L’Observateur/Assirou.net

27/08/2017

TABASKI

Les chiffres clés de la Tabaski

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La fête du mouton, l'a-t-on surnommé. Au Sénégal, quand la Tabaski approche, c'est la ruée vers les moutons. Dans chaque ménage musulman, trouver un bon bélier, à moindre cout, devient l'obsession des pères de famille. L'Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (Ansd), dans son projet dénommé "à l'écoute du Sénégal", a réalisé un travail, jusqu'ici jamais fait sur cette fête, en étudiant la manière dont les ménages Sénégalais ont vécu la Tabaski 2016. Elle vient de rendre les conclusions de son enquête. Sans précédent !
83.6%, ont pu sacrifier un mouton
Le premier constat fait par les enquêteurs, c'est qu'au Sénégal, la majorité des ménages musulmans se sont acquittés de leur devoir religieux en sacrifiant un animal lors de l'Aïd Al Kébir 2016. Sur le plan national, "plus de quatre ménages sur cinq, soit 83,6% ont accompli ce rituel lors de la Tabaski, renseigne le rapport parcouru par Seneweb.
Plus de 16% n'ont pas pu sacrifier un mouton
Cependant, ce chiffre révèle une statistique bien moins joyeuse. Car, "malheureusement, un peu plus de 16,0% des musulmans au Sénégal n'ont pas pu le faire notamment en milieu rural (18,7%) et dans la zone urbaine de Dakar (16,0 %) dans une moindre mesure", renseigne l'Agence nationale de la statistique et de la démographie. Et pour être plus précis, ce sont 16.4% qui n'ont pas pu immoler.
Pas d'argent, pas de Tabaski
Et ces 16,4% des ménages enquêtés, qui "n'ont pas pu accomplir de sacrifice lors de la tabaski", ont cité le manque d'argent comme la raison principale. "La principale raison qui explique l'absence de sacrifice est le manque d'argent : neuf ménages sur dix (90,3%) n'ont pas sacrifié un animal parce qu'ils n'ont pas eu d'argent.
Le manque d'argent reste également la principale raison qui a poussé les ménages à ne pas effectuer de sacrifice en milieu rural (94,4%), à Dakar-urbain (83,8%) et dans les autres zones urbaines".
Les Sénégalais raffolent du mouton
Au Sénégal, le mouton est l'animal star de la Tabaski. L'Ansd renseigne que 9 ménages sur 10, ou 89,6%, ont sacrifié un mouton. Cependant, ce chiffre cache des disparités, puisqu'en zone urbaine de Dakar, la proportion des ménages ayant sacrifié un mouton est proche de 100% alors qu'en milieu rural ce sont plutôt huit ménages sur dix (80,3%) qui sont concernés.
9.5% ont immolé une chèvre
Après le mouton, vient la chèvre, sur la liste des bêtes les plus immolées. Cependant, la proportion des ménages qui ont sacrifié une chèvre n'est pas importante et "ne concerne, au niveau national, que 9,5% des ménages qui ont accompli le rituel de la tabaski". Et c'est en milieu rural que "cette proportion est relativement importante avec 18,2% des ménages ruraux". Les autres types d'animaux, tels les bœufs, n'ont quasiment pas été utilisés pour le sacrifice.
Élever ou acheter ?
Chez nous, de nombreux Sénégalais font l'effort d'élever leur mouton chez eux. Cependant, l'écrasante majorité des ménages achètent le mouton qu'ils sacrifient. L'enquête révèle que "72,4% des ménages ont acheté l'animal sacrifié tandis que 23,0% l'ont élevé". Et c'est dans le milieu rural qu'on retrouve le plus souvent les ménages qui ont élevé eux-mêmes la bête sacrifiée avec 26,5% contre 21,6% à Dakar-urbain et 17,3% dans les autres zones urbaines.
Pourquoi ils achètent plutôt que d'élever
Si l'écrasante majorité des ménages ont décidé de ne pas élever le mouton qu'ils sacrifient lors de la Tabaski, les questions d'espace et de sécurité y sont pour beaucoup. Par exemple, en zone urbaine de Dakar, 50.8% des enquêtés évoquent "le manque d'espace". Dans les autres zones urbaines cependant, 36.1% évoquent "des problèmes d'insécurité". En milieu rural où l'espace ne manque pas, "c'est plutôt les problèmes de sécurité (34,7%), de temps ou de moyens (16,4%), ou pour des raisons de commodité (17,4%) ou de coût qui font que les ménages privilégient l'option d'acheter sur celle d'élever".
On leur a offert leur mouton
Tous ceux qui ont pu immoler un mouton lors de la Tabaski 2016, ne l'ont pas acheté ou élevé. 4.6% d'entre eux, se sont vus offrir leur animal. Pour la plupart d'entre eux, leur mouton provient d'un don des autorités locales, d'amis, de parents ou de connaissances. "Cette proportion reste approximativement la même au niveau des autres zones de résidence de Dakar (4,5%) et du milieu rural (4,3%) sauf pour les autres villes (5,6%) qui dépassent d'un point de pourcentage le niveau national", ajoute l'Ansd.
Le prix du mouton, le nerf de la guerre
L'enquête a révélé que 50 000 francs CFA est le prix plancher pour le mouton. Ce qui veut dire que l'ère des moutons à moins de 50 000 francs CFA, semble être révolue. "Au niveau national, deux ménages sur trois (65,2%) ont acheté leur mouton à un prix compris entre 50 000 Francs CFA et 100 000 Francs CFA alors qu'ils ne sont que 23,7 % à acheter un mouton à un prix inférieur à 50 000 F CFA. Les ménages qui ont acheté à des prix relativement élevés (100 000 F CFA et plus) sont moins nombreux.
En effet, ceux qui ont payé leur mouton à un prix compris entre 100 000 Francs CFA et 150 000 Francs CFA ne représentent que 8,4% et ceux qui ont acheté entre 150 000 FCFA et 200 000 Francs CFA sont évalués à seulement 1,4%".
À Dakar, les prix sont chauds !
Ceux qui ont acheté leur mouton à un prix compris entre 200 000 francs CFA et 250 000 francs CFA représentent 0.6%. Et ce sont 0,7% des ménages qui achètent leur mouton à un prix supérieur à 250 000 Francs CFA. Décortiquées, les statistiques renseignent que la zone urbaine de Dakar concentre également les ménages dont le prix du mouton sacrifié est situé dans les tranches 100 000 FCFA-150 000 Francs CFA, 150 000 Francs CFA – 200 000 Francs CFA et plus de 250 000 FCFA.
Le dernier moment pour acheter son mouton
Quid de la période que les Sénégalais choisissent le plus pour aller acquérir leur bélier ? La dernière semaine avant la fête est la plus prisée: "La plupart des ménages (85,5%) attendent la dernière semaine avant la tabaski pour se procurer un animal pour le sacrifice. Seuls 10,7% des ménages ont effectué leur achat entre une semaine et un mois avant la tabaski", révèle l'enquête.
Youssouph Sané - Seneweb.com

24/08/2017

FUMER AU SENEGAL

Bientôt des paquets de cigarettes plus dissuasifs

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Le Sénégal lancera dès le 26 Aout, des paquets de cigarettes avec des images homologuées par l'Organisation Mondiale de la Santé montrant des personnes gravement malades.
Image caption Selon l'OMS, le tabagisme tue 6 millions de personnes chaque année dans le monde.
Par cette mesure, le gouvernement sénégalais se targue d'être le précurseur de la lutte contre le tabagisme en Afrique de l'Ouest.
Pourtant le ministère de la santé a pris un an pour mettre en place ces directives de la loi anti-tabac décrété en août 2016.
Pour Awa Marie Coll Seck, ministre de la santé : "C'est un grand pas au Sénégal et le message sera traduit dans toutes les langues nationales"
Le Sénégal est le premier pays d'Afrique de l'Ouest à publier ces images de prévention approuvées par l'Organisation Mondiale de la Santé. Mais il y a encore beaucoup à faire car, les cigarettes s'achètent pour la plupart à l'unité dans les épiceries.
Selon l'OMS, le tabagisme tue 6 millions de personnes chaque année dans le monde.
bbc.com

entrée en vigueur samedi de l’interdiction de fumer dans les lieux publics
interdiction de fumer dans les lieux publics au Sénégal
laviesenegalaise.com

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, a annoncé mardi à Dakar l’entrée en vigueur samedi de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, une perspective coïncidant avec la mise en circulation de nouveaux formats de paquets de cigarettes.
« Les nouveaux formats de paquets de cigarettes ainsi que l’interdiction de fumer dans les lieux publics entreront en vigueur officiellement à partir du 26 août (samedi) », a-t-elle dit lors d’une conférence de presse.
Awa Marie Coll Seck a présenté, à cette occasion, trois exemplaires des nouveaux formats de paquets de cigarettes. Ceux-ci portent des avertissements sur les dangers du tabagisme ainsi que des images de personnes souffrantes de ces méfaits.
« Ces mesures ont pour principal objectif de sensibiliser et de prévenir les populations contre les méfaits du tabagisme, dans le sens de la protection de la santé publique », a expliqué la ministre de la Santé.
Selon Awa Marie Coll Seck, la ratification, par le Sénégal, de la convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte anti-tabac, en 2005, marque le lancement du processus de transposition de ce traité international dans la législation sénégalaise.
Cette perspective « a abouti à l’adoption de la loi du 28 mars 2014 relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac », a-t-elle précisé.
« Nous avons aussi obtenu la signature des arrêtés du 8 décembre 2016 portant sur les inscriptions de mises en garde sanitaires illustrées sur les paquets de cigarettes ainsi que sur la signalisation de l’interdiction de fumer dans les lieux publics », a ajouté la ministre.
Selon Deo Nshimirimana, son représentant au Sénégal, l’OMS « soutient l’État du Sénégal dans sa lutte contre le tabagisme », notamment au sein des jeunes, une catégorie de la population sénégalaise parmi les plus exposées à ce phénomène.
Deo Nshimirimana assistait à la conférence de presse de la ministre de la santé et de l’Action sociale.
APS

23/08/2017

SENEGAL CORRUPTION

lutte contre la corruption, deux poids deux mesures

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Plus de six mois de travail, cinq rapports épluchés et 861 pages de documents parcourues, le tout éclairé par la revue de la presse des cinq dernières années. A l’arrivée, un seul constat : la lutte contre la corruption au Sénégal reste un vœu pieux.
Cet état des lieux réalisé par l’équipe d’Ouestafnews s’appuie sur les faits, en relation avec les déclarations de bonnes intentions des autorités publiques sur la lutte contre ce mal qui gangrène notre pays et sape tout effort de développement.
Que nous révèlent ces documents ? En cinq ans, les corps de contrôle de l’Etat ont bel et bien mis à nu de nombreux cas de fraudes, de fautes de gestion, de détournements, de malversations ainsi que d’autres pratiques peu orthodoxes de ceux qui gèrent les derniers publics.
Au total, les auteurs de ces forfaitures ont fait subir au pays un préjudice dont les montants cumulés atteignent plusieurs centaines de milliards de FCFA, selon les montants cités dans les cinq rapports passés en revue, dont quatre de l’Inspection générale d’Etat et un de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac).
Que deviennent les auteurs de ces forfaits ? Arrive-t-on à recouvrer les montants spoliés ? L’Etat sévit-il ? C’est ce que nous avons tenté de vérifier dans le cadre de ce travail réalisé avec Ancir avec le soutien d'Osiwa.
Les promesses…
Dès le lendemain de son arrivée au pouvoir en 2012, le président Macky Sall annonçait solennellement devant le peuple sénégalais : « à tous ceux qui assument une part de responsabilité dans la gestion des deniers publics, je tiens à préciser que je ne protègerai personne. Je dis bien personne ». C’était le 03 avril 2012, veille de la fête de l’indépendance du Sénégal. Cinq ans après, le ton est moins ferme, et si quelques cas emblématiques ont fini devant les tribunaux, la promesse de ne « protéger personne » n’a pas toujours été tenue.
Symbole le plus visible de cette incapacité à laisser la justice agir sans interférences politiques : l’affaire Karim Wade. Accusé par l’Etat, il a été reconnu coupable et condamné à six ans de prison ferme et à une amende de 138 milliards FCFA pour délit d’enrichissement illicite par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei, juridiction mise en place dans les années 80 puis tombée en léthargie pendant une longue période avant d’être réactivée par le président Sall à son arrivée au pouvoir).
Karim Wade sera libéré le 24 juin 2016 suite à une décision présidentielle et envoyé en exil au Qatar dans des conditions obscures, qui laissent le peuple dans un flou total.
« La gouvernance sobre et vertueuse », et surtout la « reddition des comptes » allaient prendre un coup et le compromis politique reprenait le dessus sur les promesses et l’impératif de bonne gestion.
En mars 2017, l’emprisonnement du maire de Dakar Khalifa Sall, à quelques mois des élections législatives cruciales pour le pouvoir en place, a remis à l’ordre du jour le débat sur la prééminence du politique sur toute autre considération, lorsqu’il s’agit de sanctionner la mauvaise gestion des deniers publics.
La célérité plutôt inhabituelle avec laquelle ce maire (perçu comme un potentiel rival de l’actuel chef de l’Etat) a été envoyé en prison est venu rajouter au doute déjà présent dans les esprits.
Plus troublant encore, Khalifa Sall est incarcéré pour de « présumés fautes », alors que des membres du parti présidentiel (Alliance pour la République, APR), également cités dans des cas de malversations, continuent de bénéficier d’une certaine impunité.
Soubassement politique
Un mois avant le dénouement inattendu de l’affaire Karim Wade, avait lieu la publication du premier rapport de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) qui, outre M. Cheikh Oumar Anne, le Directeur général du Centres des œuvres universitaires de Dakar (Coud) épinglait aussi la gestion du Directeur de la Poste nationale, Siré Dia, un autre membre du parti au pouvoir.
Selon les enquêteurs de l’Ofnac, le Directeur du Coud, entre autres faits qui lui sont reprochés, a accordé pas moins de 454 millions FCFA de subventions « irrégulières » entre 2014 et 2015.
Selon l’Ofnac ces subventions étaient accordées indûment à des travailleurs du Coud, alors qu’elles devraient s’adresser à des personnes physiques et morales extérieures au Coud. Au total, les faits incriminés par l’Ofnac dans la gestion de M. Anne portent sur une somme de 660 millions FCFA.
Après la publication de ce rapport, M. Anne a tenu une conférence de presse niant les faits relevés par l’Ofnac. Aujourd’hui, il est encore à son poste de Directeur du Coud, en dépit d’une recommandation formelle de l’Ofnac qui dans son rapport a appelé l’exécutif à « relever le Directeur du Coud de ses fonctions (…) et à prendre toutes les dispositions utiles pour qu’il ne lui soit plus confiée la responsabilité de diriger un organisme public».
M. Anne est membre de l’Alliance pour la République (APR) du président Macky Sall. Et pour certains analystes, inutile de chercher, c’est là que se trouve l’explication à l’amnésie volontaire de la justice sénégalaise à son endroit.
M. Anne vient juste d’être élu député sur la liste de la majorité présidentielle à la faveur des législatives du 30 juillet 2017.
Il en est de même pour Siré Dia, autre membre du parti au pouvoir épinglé par l’Ofnac pour mauvaise gestion, notamment dans la passation irrégulière de marchés et 80 milliards FCFA « de versements » perçus et non encore transmis au Trésor public.
Selon Mody Niang ancien porte-parole démissionnaire de l’Ofnac, le président Macky Sall n’a pas été vraiment sincère dans sa volonté de lutter contre la corruption.
Dans ses conclusions sur le cas du Coud et de la Poste, l’Ofnac précise que le « rapport a été transmis à l’Autorité judiciaire compétente pour que les poursuites soient engagées ». Ces poursuites se font encore attendre.
Sur le dossier de la traque aux biens mal acquis, ayant justifié la réactivation de la Crei, sur une liste de 25 personnes annoncées, seuls quelques cas ont conduit à des procès. Il s’agit, entre autres, des cas de Karim Wade, d’Aïda Ndiongue (femme d’affaires et ancienne sénatrice) et Tahibou Ndiaye (ancien directeur du cadastre).
« Liberté provisoire », puis oubli…
D’autres pontes de l’ex-régime de Wade ont été à un moment ou à un autre interpellés sur leur gestion, parfois arrêtés, avant de bénéficier d’une liberté provisoire. Depuis, il n’est plus fait mention nulle part de leurs dossiers…
C’est le cas de Bara Sady ex-directeur général du Port autonome de Dakar, de Mbaye Ndiaye, ex-directeur de l’Agence des aéroports du Sénégal (ADS), de l’ex-directeur de la Société africaine de raffinage (Sar), Carmelo Sagna. Les deux derniers ont été libérés officiellement « pour raison de santé ».
Sur la liste des bénéficiaires de ces « libertés provisoires », se trouvent aussi Daniel Goumalo Seck, Ndongo Diaw, tous deux ex-directeurs de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp).
Souvent interpellé sur la question, le gouvernement s’est toujours défendu en arguant que le processus de recouvrement des biens mal acquis ira à son terme.
Il y a encore des cas plus troublants, comme lorsque les accusés soudainement parviennent à se faire « blanchir », mais pas avant d’avoir changé de parti politique. Le cas le plus emblématique dans cette catégorie reste celui d’Awa Ndiaye.
Citée dans un audit de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP), cette ancienne membre du Parti démocratique sénégalais (PDS, ex-parti au pouvoir) a maintenant rejoint l’APR de Macky Sall, avec en bonus un poste à la tête de la Commission de Protection des Données personnelles (CDP).
Les tentatives d’Ouestafnews pour obtenir des réponses sur tous ces cas auprès du gouvernement et du porte-parole de la présidence sont restées vaines.
ouestaf.com

22/08/2017

AVANT LA TABASKI

Avant la Tabaski, à Dakar, tout le monde cherche son mouton

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Plus qu'une dizaine de jours avant la Tabaski, le nom donné à l'Aïd el-Kébir en Afrique de l'Ouest. Tout le monde est à la recherche d'un ou plusieurs moutons à sacrifier. Rien que dans la capitale sénégalaise, la demande est estimée à 260 000 têtes. Comme chaque année, la ville est donc devenue un immense point de vente.
Beaucoup des moutons vendus avant la Tabaski ont été élevés dans la cour de maison ou sur le toit d'un immeuble. Mais pour compléter cette offre dakaroise, des milliers d'autres bêtes sont ramenées chaque année de l'intérieur du pays, mais aussi du Mali ou de la Mauritanie.
Sur le trottoir d'une rue passante de la capitale sénégalaise, un groupe d'adolescents discute, tout en gardant un œil sur plusieurs dizaines de moutons mis en vente par les habitants de leur quartier. Ici, les prix varient entre 150 et 350 000 francs CFA par tête.
Et le marché donne lieu à toutes sortes de spéculations. « Parfois, ici, ils achètent un mouton à 110 000 francs CFA. Ils le gardent à la maison, le nourrissent pendant quelques mois, puis lorsque la fête est très proche, ils le revendent en doublant souvent le prix », explique Cheikh Loum, un étudiant chargé de la surveillance du cheptel de son père.
« Save Dakar » regrette l'occupation de l'espace public
Des milliers de moutons sont actuellement exposés dans les rues de la capitale. Ce qui ne va pas sans certains désagréments. Dans le quartier de Soumbedioune, des dizaines de béliers ont ainsi été regroupés sur un terre-plein central réservé habituellement aux piétons.
Mandione Laye Kébé, de la campagne digitale « Save Dakar », dénonce les comportements à l'origine de la dégradation de la capitale sénégalaise. Pour lui, la vente des moutons destinés à la Tabaski ne devrait pas avoir lieu à chaque coin de rue.
« Normalement, ici, c’est pour les piétons, mais les vendeurs de moutons l’ont transformé en marché », observe-t-il. « Ils mettent en danger la population, marchent dans la rue et occupent l’espace réservé pour les piétons… C’est dommage. »
Mais pour l'heure, la préoccupation des Dakarois n'est pas l'état de leur ville ou l'aménagement des points de vente, mais bien de trouver un mouton avant le jour de la Tabaski.
RFI

20/08/2017

LE TOURISME AFRICAIN

Le continent africain attire toujours plus de touristes

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L'Afrique a connu une forte hausse de ses visiteurs en 2016. Selon l'Organisation mondiale du tourisme, une agence de l'ONU, le continent a attiré 4,4 millions de touristes de plus qu'en 2015. Soit un total de 57,8 millions de touristes. L'Afrique sud-saharienne enregistre une hausse de 10%. Une tendance qui profite surtout à l'Afrique australe et à l'Océan Indien.
L'Afrique du Sud, le Kenya et la Tanzanie restent les trois pays moteurs du tourisme du continent. Ils ont vu le nombre de leurs visiteurs augmenter de 13 à 17%. Selon l'Organisation mondiale du tourisme, l'Afrique du Sud profite surtout de la simplification de ces démarches d'obtention de visas. A laquelle s'ajoute la chute de sa monnaie, le rand, qui rend la destination plus accessible financièrement.
L'Océan Indien connaît aussi une nette progression. 11% pour l'île Maurice, dix pour les Seychelles mais surtout 20% pour Madagascar. Après deux années moroses, qui ont vu fuir en masse les visiteurs français, par exemple, la Grande île attire de nouveau. Les droits de visa pour les croisiéristes ont disparu et les connections aériennes et maritimes se sont multipliées dans la région, faisant baisser les prix.
En Afrique du Nord, la Tunisie reprend quelques couleurs. Le nombre de touristes est remonté de 7% en 2016 par rapport à 2015, après avoir connu une chute brutale de 25%, suite à l'attentat de Sousse. Le pays attire une nouvelle clientèle, des Algériens, des Russes et des Asiatiques.
Il faut savoir d'ailleurs que 10% des touristes chinois choisissent désormais le continent.
RFI

DEPENSES MILITAIRES

Dépenses en armement: le Sénégal parmi les top clients africains de la France

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Dans un dossier que le journal Jeune Afrique a consacré au pays africains sur les dépenses en armement, on peut visiblement voir sur la classification que les Sénégal est placé au top des clients de la France. Le pays de la Téranga dépasse de loin les pays les plus riches en Afrique en. Le Sénégal dépasse ainsi l’Afrique du Sud et le Gabon dans ce cadre.
Selon les informations du magazine Jeune Afrique, le Sénégal est le pays sub-saharien qui dépense le plus en matière d’armement. L’Etat sénégalais donne plus de milliards à la France que les autres pour sa satisfaction en sécurité. Ce dossier révèle que le président Macky Sall a dépensé 48 millions d’euros (près de 31 ,4 milliards francs CFA) en armement pour la période de 2012-2016.
C’est le pays d’Omar Bongo qui est le suivant avec 40 millions d’euros. Et à la troisième place le Burkina Faso avec 33 millions d’euros et l’Afrique du sud ferme la marche avec 29 millions d’euros.
Sur le classement continental, c’est l’Egypte qui vient en tête avec 2,7 milliards d’euros. Les pharaons ont aussi acheté des avions rafales entre 2012 et 2016. Et c’est le Maroc qui est placé en deuxième position puis l’Algérie.
Le cumul de la somme des fonds des pays africain a atteint 3,939 milliards d’euros.
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