16/08/2017

DU BASKET A L'AMBASSADE

Gorgui Sy Dieng, ambassadeur de la destination Sénégal

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Le basketteur international sénégalais Gorgui Sy Dieng, évoluant en Ligue américaine de basketball (NBA), a été fait ambassadeur de la destination Sénégal par les responsables de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT).
Le nouvel ambassadeur de la destination Sénégal, sociétaire des Timberwolves du Minnesota, est appelé à « mettre à contribution son image par le biais de campagnes publicitaires et de plaidoyers en faveur d’une hausse de la fréquentation touristique du Sénégal par les Sénégalais et les étrangers », rapporte un communiqué.
Dans des propos rapportés par le communiqué, le directeur général de l’ASPT, Mouhamadou Bamba Mbow, explique que cette initiative entre dans le cadre de « l’ambition de l’agence de s’appuyer sur la notoriété internationale de personnalités sénégalaises pour amplifier le rayonnement de la destination ».
Gorgui Sy Dieng « jouera le rôle d’influenceur auprès de ses réseaux et inspirera, sans nul doute, de nombreux touristes qui connaissent peu ou pas le Sénégal”, à l’instar des autres célébrités du monde sportif, culturel et des affaires dont l’ASPT espère obtenir l’engagement, relève la même source. »
« Cette initiative entre dans le cadre de l’ambition de l’agence de s’appuyer sur la notoriété internationale de personnalités sénégalaises pour amplifier le rayonnement de la destination », peut-on lire.
APS/xalimasn.com

11/08/2017

DES YEUX POUR APPRENDRE

YPA distribue des yeux à Nianing et Mbour

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YPA est une association humanitaire qui intervient dans les zones de Nianing et Mbour. Depuis 2015, ses bénévoles s’activent dans la sensibilisation des écoles : enfants et corps enseignant de cette région de la Petite Côte sénégalaise sur le « bien voir » et la réussite scolaire. Aussi ces grands cœurs procèdent-ils au dépistage visuel pour déterminer les réfractions et à l’occasion, équiper ces enfants de lunettes. « Tout est parti d’une visite à l’école de Niangal où un opticien s’est rendu compte que pas un seul enfant ne portait de lunettes…cet état de fait a conduit à la réflexion suivante : soit les enfants sénégalais ont un régime alimentaire qui leur permet d’avoir une excellente vue…soit qu’aucun examen n’est effectué auprès des jeunes et des élèves. Très rapidement est donc créée l’association par le biais d’un petit groupe d’amis volontaires pour venir, à raison de quatre fois l’an, visiter les écoles de la petite côte », a déclaré Frédérique Therain, l’une des initiatrices de ce projet.
Comme actions : YPA a, depuis 2015, effectué 13500 pré dépistages d’élèves dont des centaines au Sacré Cœur et Koor Jockel, et distribué 530 lunettes dont le coût varie entre 15 et 300€ la paire.
http://www.nianinginfos.com/social-ypa-distribue-des-yeux...
nianinginfos.com

31/07/2017

MALTRAITANCE D'ENFANTS

Prise en charge des enfants victimes de maltraitance, World Vision outille les OPJ

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Des officiers de police judiciaire (OPJ) ont terminé, vendredi à Dakar, une session de renforcement de capacités dans la prise en charge de l’audition des enfants mineurs victimes de maltraitance, a constaté KOACI sur place.
Ce séminaire organisé par World vision Rechercher World vision Sénégalais en collaboration avec le centre de guidance infantile et familiale (CEGID), et qui a duré cinq jours a été axé sur le thème : ’’Les enfants mineurs victimes de maltraitance et abus sexuel’’.
Selon le directeur national de World vision, le Dr Andrew Catford Rechercher Dr Andrew Catford , « ces formations contribuent à coup sûr à donner une place importante à l’enfant victime tout le long de sa réhabilitation », a indiqué M. Catford qui a salué la détermination des forces de défense et de sécurité qui ont participé à cette formation
Formateur lors de cette session de renforcement de capacités, le directeur du centre de guidance infantile et familiale ( CEGID ), le Pr Sérigne Mor Mbaye Rechercher Pr Sérigne Mor Mbaye a soutenu que ’’la formation a porté sur le renforcement des capacités des OPJ qui ont en charge de conduire l’audition des enfants mineurs, victimes de violence sexuelle, physique ou de maltraitance’’.
Poursuivant, le Pr Mbaye a indiqué que cette formation a permis d’amener les 20 officiers et agents de police judiciaire à comprendre quels sont les facteurs de risque d’abus sexuel et maltraitance au Sénégal ainsi que les conséquences médicales, psychologiques et psychosociales dans la vie de l’enfant.
’’Nous leur avons appris comment conduire une audition, comment accueillir un enfant dans un poste de police ou de gendarmerie et comment parvenir à recueillir sa parole’’, a-t-il expliqué.
avant d’ajouter qu’il a bon espoir que du point de vue de l’offre juridique, ’’ces personnels contribueront largement à une prise en charge de qualité pour les victimes’’.
Pour sa part souligné le chef d’escadron et commandant de cours de formation à l’école des officiers de la gendarmerie nationale, Cheikh Diouf Rechercher Cheikh Diouf a déclaré qu’« avec ces outils, les séminaristes gagneront des pratiques d’expérience sur le professionnalisme en faveur des populations vulnérables’’.
Sidy Djimby Ndao, Dakar/Kaoci

22/06/2017

QUAND LE TOURISME REBOISE LA MANGROVE

Un Aventurier = un Palétuvier

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Pour lutter contre la disparition progressive de la Mangrove, les Aventuriers du Saloum lancent une campagne de reboisement dénommée « 1 aventurier - 1 palétuvier ».
En effet, la mangrove est d’une importance capitale pour la population vivant dans le delta du Saloum et aussi le siège d’un écosystème très riche qu’il faut préserver.
Chaque aventurier souhaitant participer se verra remettre une plante de palétuvier pour le planter au coeur de la mangrove lors de nos excursions.
Rendez-vous le 16 juillet pour la première journée.
"Un geste pour la nature = Un geste pour l'avenir"
www.guidesinesaloum.com

09/06/2017

JOURNEE MONDIALE DE L'OCEAN

Des élèves repiquent 15.000 pieds de mangrove à Joal

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La Journée mondiale de l’Océan à été célébrée, le 8 juin, à Joal, par l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche maritime (Aprapam). A cette occasion, le gouvernement scolaire de l’école d’application Abbé David Boilat s’est mobilisé pour repiquer 15.000 pieds de mangrove sur une superficie de 3 ha.
Cette année, la Journée mondiale de l’Océan est placée sous le thème : « Nos océans, notre avenir ». A Joal, elle a permis aux élèves de l’école Abbé David Boilat de repiquer 3 ha de mangrove. Sokhna Senaba Thiam, présidente du gouvernement scolaire de cet établissement, a salué cette initiative qui leur a permis de contribuer à sauver les espèces de poisson. Mme Thiam a plaidé pour le renforcement de la protection de l’océan qui, a-t-elle dit, est vital.
Gaoussou Guèye, président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche maritime (Aprapam), a déploré l’agression dont les océans font l’objet en termes de mauvaises pratiques des acteurs, notamment la pêche illicite et les entreprises qui déversent des déchets dans l’océan. Il a invité les acteurs à avoir un comportement citoyen vis-à-vis des océans qui constituent 72 % de la planète. M. Guèye a, en outre, magnifié l’initiative de célébrer cette journée avec les enfants qui constituent l’avenir de la nation.
Pour Abdou Karim Sall, président de l’Aire marine protégée (Amp) de Joal Fadiouth, la mangrove représente beaucoup pour l’écosystème marin. Selon lui, Joal est le plus grand quai de pêche du Sénégal du point de vue débarquement. « Plus de 150.000 à 250.000 tonnes de poisson y sont débarqués par an et la mangrove joue un rôle très important. C’est une zone de reproduction de 29 espèces de poisson sur les 129 répertoriés à Joal Fadiouth », a-t-il fait savoir.
Sans la mangrove, a expliqué M. Sall, il est difficile d’avoir ces espèces et des huîtres. « La mangrove sert aussi de brise-vent pour protéger la ville de Fadiouth. Il y a aussi le côté carbone, miel et dortoir des oiseaux. Il y a beaucoup de facteurs qui font que la mangrove est très importante par rapport à l’écosystème marin », a-t-il relevé.
Depuis 2006, l’Amp, à en croire son président, a reboisé une superficie de 50 ha par an. Et cette année, a indiqué Abdou Karim Sall, l’objectif est de 50 ha. La majeure partie de ces reboisements sera fait avec les élèves des 16 établissements scolaires de Joal Fadiouth, a-t-il avancé.
Samba Oumar FALL/lesoleil.sn

26/05/2017

ENVELOPPE FRANCAISE POUR LA CASAMANCE

4 milliards de FCfa pour l’agriculture, la santé, l’éducation… en Casamance

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En tournée dans la région, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a révélé, mardi dernier, à Ziguinchor, que 67 millions d’euros environ sont engagés en Casamance par l’Agence française de développement, le service culturel et de coopération technique, l’Institut de recherche pour le développement (Ird) pour promouvoir des projets dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, du développement des entreprises et du tourisme.
Lors de son séjour dans la région, le diplomate français a visité différents projets issus du partenariat sénégalo-français, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la culture, de l’appui au secteur privé et du soutien à la relance du tourisme. Et au terme de sa tournée, Christophe Bigot a affirmé que la France poursuivra ses efforts pour aider le Sénégal à améliorer considérablement les conditions de travail des enseignants et des élèves, afin d’augmenter les taux de réussite dans les établissements scolaires. Il n’a pas manqué d’évoquer les actions réalisées, celles en cours et en vue, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’éducation de base en Casamance (Paebca). Déjà, quelque 6 milliards et demi de francs Cfa ont été mobilisés pour ledit projet. L’éducation n’est pas le seul domaine où la coopération française intervient en Casamance.
La France, d’après son représentant au Sénégal, finance avec l’Unesco la distribution de carnets de santé et l’inscription sur les registres d’état civil des nouveau-nés, dans le cadre de l’initiative « Solidarité et santé sahel ». Elle participe aussi activement à la réhabilitation des centres de santé des régions de Sédhiou et de Kolda, ainsi qu’à l’amélioration de leurs volets destinés aux enfants. L’hôpital régional de Sédhiou bénéficie également de son aide. Outre l’Alliance franco-sénégalaise de Ziguinchor qui est un creuset culturel, la coopération française a beaucoup investi dans les périmètres d’irrigation de Vélingara et de Kolda. « Nous y menons une action très importante à hauteur de 27 millions d’euros », a révélé le diplomate français.
El Hadj Moussa SADIO/lesoleil.sn

24/05/2017

LES ANIMAUX SONT AUSSI DES CREATURES DE DIEU

La Ligue pour la Protection des Animaux au secours des animaux des rues de Dakar

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La ligue pour la protection des animaux (LPA) œuvre depuis 2012 envers les animaux abandonnés et sans foyer de la capitale. Une petite équipe de bénévoles dévoués à la cause animale qui fait tout leur possible pour tenter d’apporter du bien-être à ces animaux des rues et se mobilise pour alerter les pouvoirs publics sénégalais.
©LPA
Qu’on ne s’y trompe pas, la Ligue pour la protection des animaux (LPA) n’a rien de commun avec la SPA (Société Protectrice des Animaux). Pas de refuge pour accueillir les animaux perdus, errants, ou abandonnés. Le but de cette association, créée en 2012 par quatre européens amoureux des boules de poils, est ailleurs. Se rendant compte qu’aucune association dédiée aux animaux n’existe à Dakar malgré la nécessité criante d’une telle structure, ils décident de se regrouper et fondent la LPA. Au départ, chacun menait des petites actions isolées. Mais en se rassemblant, l’organisation et l’efficacité de leurs actions se trouvent renforcées. La feuille de route de l’organisme, reconnu comme association sénégalaise à but non lucratif depuis 2015, se détaille en plusieurs missions.
Vacciner et stériliser les animaux
Et son premier cheval de bataille c’est de vacciner et stériliser les animaux des rues. « Nous savons pertinemment que nous ne pouvons pas trouver une maison pour tous ces animaux », explique Sylvie Jadoul, bénévole enjouée et sur-vitaminée avant de renchérir :
« l’idée c’est d’en vacciner et stériliser le plus grand nombre. Une fois ces mesures prises, ils ne représentent plus un danger pour l’homme, notamment dans la transmission de maladies. La stérilisation, elle, évite leur surnombre ».
D’après Mission Rabies et l’OMS, la solution la plus rentable et la seule possible pour l’élimination de la rage canine à long terme est la vaccination des chiens. En effet, « en vaccinant régulièrement 70% des chiens dans les zones où la rage est présente, on pourrait ramener à zéro le nombre des cas humains», a affirmé le Dr Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE (l’Organisation mondiale de la santé animale).
Venue au départ pour adopter un chaton, la jeune belge qui cherchait un projet de bénévolat, n’est finalement jamais repartie de la structure ! Vera, elle, avait contacté l’association pour des conseils après qu’elle ait découvert des chatons atteints de gale. Bouillonnantes d’énergie, les jeunes femmes font équipe avec deux autres bénévoles. Le noyau dur de cette équipe peut compter aussi ponctuellement sur des aides extérieures de particuliers qui viennent leur prêter main forte. Pour le côté médical, l’association s’appuie sur cinq vétérinaires sénégalais. Par le passé, elle a organisé plusieurs campagnes de stérilisation en pleine rue. Compte tenu de l’importante organisation nécessaire qu’elles requièrent, ces actions se font plus rares. A la place, l’association privilégie des interventions à plus petite échelle : les vaccinations et stérilisations se font au cas par cas, suivant les animaux trouvés. « Beaucoup de gardiens ont adopté des chiens des rues. Ils n’ont souvent pas les moyens de les vacciner et pensent encore moins à les stériliser. Nous les aidons en leur offrant ces actes médicaux » rapporte Véra. La LPA permet également aux propriétaires de bénéficier de tarifs réduits : en moyenne, faire vacciner et stériliser son chien revient environ à 100 000Fcfa chez le vétérinaire. Avec l’association, le prix est de 40 000Fcfa (pour les chats le tarif s’élève à 30 000Fca). Une manière d’inciter les propriétaires à adopter ces réflexes.
Lors d’une mission vaccination-stérilisation au Lac Rose en avril 2017 ©LPA
Vacciner et stériliser sont les deux mamelles de l’association mais un autre de ses piliers est plus globalement le secours des animaux errants. Qu’ils soient blessés, affamés, ou trop faibles pour survivre par eux-mêmes, la LPA leur vient en aide. Quand l’animal est trop mal en point ou trop jeune pour subvenir lui-même à ses besoins, l’association le prend un temps sous son aile. Il est alors confié à une famille d’accueil en attente de son adoption. Tous les adoptants sont bien évidemment vaccinés et stérilisés. « Si les animaux adoptés sont trop jeunes, nous émettons des bons dont une partie est payée à l’avance par les propriétaires » détaille Sylvie. Mais elle tient à le rappeler,
« la LPA n’a pas vocation à récupérer les animaux afin de les faire adopter. Par la force des choses et quand cela est nécessaire, nous le faisons bien sûr mais ce n’est pas l’idée première ».
Généralement, les bénévoles interviennent après signalisation. « Notre activité fonctionne beaucoup grâce à notre page Facebook : les gens nous contactent car ils ont repéré un animal en mauvaise posture. Ou bien pour nous demander de l’aide, des conseils », relate encore Sylvie. Surtout actifs sur Dakar, les bénévoles interviennent aussi sur la petite côte, au lac rose,…
Eduquer et sensibiliser
L’association se donne également pour mission de sensibiliser les populations locales au sort des animaux. « Beaucoup ne savent pas comment s’y prendre pour aider, ils sont en demande. Les attitudes sont aussi le reflet d’un manque cruel d’information. Il y a donc tout un travail à faire la dessus », note Véra. Un manque qui explique beaucoup de comportements, sans cependant les excuser pour autant.
« La torture gratuite envers les animaux, particulièrement les plus faibles est inadmissible. Il est fréquent que des enfants les maltraitent volontairement : on trouve des chatons sans yeux, des chiots ont été pendus,… Ils reproduisent bien souvent un schéma de violence qu’ils subissent eux-mêmes. Mais ça n’excuse pas pour autant leur attitude ! »
s’exclame-t-elle. Plus que tout, il s’agit donc d’éduquer pour que peu à peu les attitudes changent.
Un travail nécessaire mais hélas, pas toujours bien accepté par la population. « Souvent les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas un refuge, que notre but n’est pas l’adoption mais la vaccination. Nous avons parfois des réactions négatives…Il faut argumenter, expliquer. Cela prend pas mal de temps avant d’arriver à ce qu’ils intègrent cette idée » soupire Sylvie.
Atelier peinture : LPA fabrique des paniers avec des pneus usagés. 100% de la somme est reversé à l’association.©LPA
Autre réticence à laquelle les bénévoles sont confrontés : la stérilisation est souvent mal perçue, particulièrement quand il s’agit des mâles ! « On nous dit qu’il ne faut pas, que c’est contre nature. Il y a beaucoup de réticences face à cette pratique pourtant essentielle afin d’éviter la surpopulation de chiens ou chats errants ! » s’agace-t-elle. Sylvie ajoute : « C’est assez étonnant tout de même que certains s’opposent à la stérilisation, et que dans le même temps, ne s’en occupent absolument pas, voire sont les premiers à les maltraiter ! ». Une attitude qui a le don d’exaspérer et qui atteint son comble quand certains réclament de l’argent pour que l’association soigne un animal dont ils se fichent pourtant royalement…. Malgré tout, et fort heureusement, dans la majorité des cas, le message auprès de la population passe généralement bien.
Une pétition pour alerter
Dernièrement, la LPA s’est lancée dans un nouveau combat. Durant les mois de mars et avril, deux campagnes d’empoisonnement à l’encontre des chiens errants ont été menées par la commune de Ngor, tuant ainsi une centaine de chiens au niveau des Almadies et dans les alentours de Ngor. Des morceaux de viande empoisonnée ont ainsi été jetés dans les rues la nuit tombée. Des charrettes passaient ramasser les cadavres des animaux tués, pour les amener ensuite on ne sait où. Une mort violente et particulièrement douloureuse. Cette mesure est couramment employée par le service d’hygiène du gouvernement sénégalais afin de réduire la population de chiens errants. Mais elle pose de nombreux problèmes.
« Les résidents des quartiers ciblés nous ont confirmé qu’ils n’avaient pas été prévenus par la municipalité de la tenue de cette opération »
s’indigne Vera. Une faute grave de non-respect de la procédure qui peut se révéler particulièrement dangereuse : le poison utilisé tue sans distinction animaux et humains. Animaux errants, animaux domestiques ou bétail, enfants, adultes handicapés ou petits talibés, tous sont susceptibles d’être en contact avec ces véritables bombes à retardement. « Beaucoup d’habitants sont contre ces actions. Comme ils n’étaient pas avertis, aucune précaution particulière n’avait été prise par les propriétaires. Nombreux sont ceux à avoir perdu leur animal de compagnie… » se désole Sylvie. Un sentiment de frustration renforcé quand on sait que cette campagne a aussi éliminé des chiens préalablement vaccinés et stérilisés par la LPA. « Non seulement c’est rendre notre action inutile mais en plus on perd énormément d’argent ! C’est aberrant et contre-productif !» fulmine-t-elle.
Capture d’écran de la pétition
Pour signer la pétition
C’est dans l’optique de faire prendre conscience aux autorités – ministères de la santé, de l’élevage et de l’hygiène- de la dangerosité et de l’inutilité de cette technique que l’association a lancé une pétition mi-mai. «Dans un premier temps, le but est que les autorités respectent l’obligation de prévenir les riverains de la tenue de ces campagnes. A terme, nous voulons surtout les faire cesser car ce n’est absolument pas la solution pour régler le problème de la rage » concluent les deux femmes. Et avec déjà plus de 1 500 signatures recueillies, cet avis semble être bel et bien partagé par la population sénégalaise…
LPA/Clémence Cluzel/nouvellesdedakar.com
original et photos:http://nouvellesdedakar.com/ligue-protection-animaux-seco...

21/05/2017

ON VA NETTOYER LA LANGUE DE BARBARIE

LANGUE DE BARBARIE: vers l’éradication d’au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets

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L’ONG Le Partenariat a lancé, samedi, des journées participatives de nettoiement des berges et des grandes artères de la Langue de Barbarie, en collaboration avec la Commune de Saint-Louis et les communautés de pêcheurs. En plus des actions de sensibilisations sur la gestion des berges, des activités de reboisement du littoral, des immersions de récifs artificiels dans l’océan, des initiatives de promotion des énergies renouvelables et renforcements des dispositifs de nettoiement seront effectuées.
Papa Mamadou CISSE, le Chargé de Programme Pôle ONG - Développement durable du Partenariat et chef de ce projet s’est réjoui de la mobilisation d’une centaine d’acteurs au lancement de ce programme structurant soutenu par Kosmos BP Sénégal Limited avec la participation des communautés de pêcheurs (Goxumbacc, Ndar Toute, Guet Ndar et Hydrobase), de la Commune de Saint-Louis, des Services Techniques Municipaux (Service de Nettoiement), du Service des Pêches, de l’Agence Régionale de Développement de Saint-Louis (ARD) et du Conseil Local de Pêche Artisanale (CLPA) qui sont membres du Comité technique de suivi du projet.
« Ces activités environnementales s’inscrivent dans le cadre du Projet d’amélioration des conditions de vie des communautés de pêcheurs de la langue de barbarie, financé intégralement par l’entreprise Kosmos à travers son Programme d’Investissement social au Sénégal. En sa qualité de maitre d’œuvre, L’ONG Le Partenariat accompagne les communautés de pêcheurs à rehausser leur capacité de résilience face aux multiples menaces de ce territoire particulièrement vulnérables », a-t-il expliqué.
« Ces menaces sont, notamment, l’érosion côtière, la raréfaction des ressources et moyens d’existence et l’insalubrité. C’est pourquoi le projet s’active à amorcer une dynamique environnementale de préservation de l’environnement et des ressources naturelles », a ajouté M. CISSE qui soutient que la participation de KOSMOS est « une contribution substantielle aux problématiques de développement durable dans les quartiers de la langue de barbarie ».
Balla GUEYE, l’adjoint au maire de Saint-Louis chargé des Affaires domaniales, foncières, du Cadre de vie, de Hygiène et de la Voirie communale a magnifié la pertinence de ces journées de nettoiement en expliquant qu’elles s’inscrites en droite avec la politique de gestion de sa Commune.
Au nom du maire Mansour FAYE, il a remercié KOSMOS d’avoir traduit sa Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) par l’organisation de cette importante activité au profit des populations de la Langue de Barbarie.
Il faut rappeler que cette synergie vise à éradiquer au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets, en optimisant les dispositifs locaux de nettoiement. Par ailleurs, pour améliorer le système de conditionnement des ordures ménagères dans les 4 quartiers bénéficiaires, des bacs à ordures installés le long des berges.
NDARINFO.COM
photos et vidéo: http://www.ndarinfo.com/LANGUE-DE-BARBARIE-vers-l-eradication-d-au-moins-80-des-depots-irreguliers-de-dechets-video_a19052.html

17/05/2017

REGARDEZ COMMENT GAGNER LA BATAILLE DU PLASTIQUE

« En 2050, il y aura plus de déchets plastiques dans l'océan que de poissons. Si l’on ne fait rien. » (Fondation Ellen MacArthur, janvier 2017).

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Au Sénégal, chaque semaine, nous évitons à 50.000 kg de déchets plastiques d'aller finir leur vie dans l'océan Atlantique.
Depuis 8 ans, nous faisons avancer un projet contre vents et marées. Avec les moyens du bord.
Si nous voulons tenir le cap, nous avons besoin de renforcer l’équipage et de consolider le navire.
Notre objectif : d’ici 2018, doubler les quantités et passer à 100.000 kg de déchets plastiques par semaine.
Chacun d'entre vous peut contribuer, à sa manière !
Comment nous aider ?
Nous apporter une aide symbolique en cliquant sur ce lien : https://www.gofundme.com/socialplastic (à partir de 5 € - les petits ruisseaux… finissent dans l’océan !)
Relayer ce message à quelques amis proches, ou sur les réseaux sociaux
Nous mettre en relation avec un investisseur philanthrope, un élu ou un industriel du plastique que vous connaissez bien (contactez-moi pour plus de précisions à ce sujet).
Vous souhaitez un avant-goût ?
Notre aventure a été mise en avant lors d’un Journal TV de 20 heures sur France 2, en mars dernier.
http://www.francetvinfo.fr/…/senegal-quand-les-habitants-...
Lors de votre première baignade estivale, vous penserez à nos 50.000 kg par semaine.
Sachant que votre bouteille de lait bio 1 litre en plastique terminée ce matin pèse environ 50 grammes…je vous laisse faire le calcul !
Marie Gaborit/gofunome.com

16/05/2017

BLUFFANTE EGLISE DE NIANING

PATRICK THELOT SUR LE DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN : ‘’Le Sénégal donne un exemple au monde entier’’

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Industriel français qui œuvre depuis plusieurs décennies dans le mécénat, Patrick Thelot, est un amoureux du Sénégal. Directeur général du Groupe Sofinor, il emploi plus de 22.000 personnes dans le monde. Son groupe évolue dans les services d’entreprises, c’est-à-dire tout ce qui est prestation d’accueil et d’événement. Homme au grand cœur, Patrick Thelot a fait du social son sacerdoce.
Dans quoi s’active votre fondation ?
Nous avons crée une fondation, depuis vingt cinq ans, qui a pour vocation de protéger l’enfant dans les quatre coins du monde dans sa dimension scolaire et sportive. C’est pour cela dans l’école du Sacré-Cœur à Nianing nous avons crée un centre polyvalent, une cantine scolaire, restaurer les toilettes pour que les enfants puissent étudier convenablement
Pourquoi avoir choisi la commune de Nianing pour y investir ?
Le Sénégal est un pays que j’adore. La France doit beaucoup au Sénégal. Je me souviens des soldats sénégalais lors de la 1ère et de la 2éme guerre mondiale qui ont versé leur sang pour que la France soit libre, c’est la première raison. La deuxième raison est que le Sénégal est un pays francophone j’y viens souvent en famille pour m’y reposer. J’ai eu la chance, est-ce le hasard, est-ce la providence, je ne sais pas, de rencontrer la population de Nianing où je passais quelque jours de vacances dans le domaine qui à l’époque n’était pas encore fermé. J’ai pu rencontrer le directeur de l’école et le chef de village qui m’ont convaincu qu’ils avaient beaucoup de besoin et ils m’ont accueilli formidablement et toutes ses raisons là ont fait qu’à travers cette fondation que j’ai crée il y a vingt cinq ans nous finançons la restauration de l’école, la construction de cette église formidable qui va être inaugurée dans une dizaine de mois.
Qui est votre premier ami à Nianing ?
Mon premier ami à Nianing (rires), c’est toute la population de Nianing. Mais, je mettrais une mention particulière pour Paul Marone, qui était le directeur de l’école à l’époque. C’est un homme de grande confiance, intelligent, posé et qui m’a convaincu effectivement de soutenir cette population, ce village de quatorze mille habitants où nous pouvions faire beaucoup de chose. Et c’est avec une grande joie que j’ai construit ce stade. Je le fais sans aucun intérêt en retour. Je le fais pour réaliser une belle œuvre et voir le sourire des sénégalais qui est un peuple que j’adore.
Comment est née votre collaboration avec le chef du village de Nianing ?
Lorsqu’il s’est agi de construire une église évidement, il fallait des autorisations et donc j’ai rencontré Ibrahima qui tout de suite a été convaincu et c’est un formidable exemple de la bonne entente entre les communautés religieuses. Le Sénégal donne un exemple au monde entier quand on voit la communauté musulmane majoritaire et la communauté chrétienne minoritaire comment elles s’entendent, comment elles travaillent ensemble, c’est un exemple que le Sénégal peut donner au monde, par les temps qui court croyez moi. Et donc tout ça fait que j’ai été très ému par cette ambiance, par cet accueil, par la Téranga comme on dit ici et j’ai décidé il y a une dizaine d’année de commencer à soutenir les projets qu’on me proposait.
Et avec le maire et la Municipalité ?
Rien n’est possible sans les élus. Il est clair que pour construire une église, il faut des permis de construire. Il est clair que le terrain omnisports appartenait à la commune mais il était pratiquement abandonné. Tout ces jeunes avaient besoin de pratiqué leur sport. C’est en étroite collaboration que nous avons travaillé ensemble. Nous allons continuer à le faire parce que ce n’est pas une fin cette inauguration. C’est le début d’une nouvelle étape que nous allons réaliser pour améliorer certaines choses qui ont besoin de l’être.
ABDOULAYE NDIAYE/NIANINGINFOS.COM

Pour être passé visiter le chantier de l'église et ayant été bluffé tant par l'investissement de Patrick Thelot que par l'originalité architecturale de la future église de Nianing, nous avons été chercher un article qui éclaire un peu plus sur ce bâtiment hors norme.
Ressources et matériaux locaux
Historiquement, la construction des édifices religieux a toujours été le fruit d’un travail local et communautaire. Aussi il nous semble que la réalisation d’un tel projet devra favoriser l’emploi d’une main d’œuvre locale d’autant que celle-ci est une véritable ressource du Sénégal et elle représente par ailleurs un faible coût.
A contrario, l’utilisation de matériaux importés augmente les coûts et appauvrit le développement local.
Il nous semble que le projet devra favoriser l’utilisation de matériaux produits localement tels que les briques de ciment, les carreaux de terre cuite, etc.
Particularisme géographique de Nianing
Nianing se situe sur la « Petite-Côte » du Sénégal également appelée la « côte de coquillages » qui commence à Rufisque et se termine à Joal-Fadiouth.
Sa particularité tient aux coquillages qui recouvrent les plages en abondance. Ces coquillages cassés ont un calibre différent sur chaque plage. A Joal-Fadiouth le cimetière est entièrement couvert de coquillages.
Une approche naturaliste
S’inspirer des formes de la nature est un thème récurrent de l’architecture.
Après les performances technologiques du XIXe siècle, l’ingénierie du XXe siècle est marquée par l’essor des études sur les structures d’organismes biologiques tels que les coquillages, les radiolaires et les végétaux. Ces recherches sont regroupées sous le nom de « morphologie structurale ».
La morphologie structurale étudie la relation forme-structure dans les systèmes naturels animés ou inanimés pour en comprendre les principes et en tirer d’éventuels bénéfices.
Orientation et conception bioclimatique
Traditionnellement le plan d’une église s’oriente vers l’est. Le levé du soleil et l’émergence de la lumière symbolisant la vie et la naissance du Christ.
La configuration de la parcelle, le programme et les contraintes climatiques nous amènent à proposer une orientation du plan selon un axe sud-est
En effet, d’avril à novembre, la côte est balayée par un vent sec et chaud, l’harmattan, rempli de poussières du désert soufflant nord-est. Le reste du temps, des alizés nord-ouest venus de l’océan rafraîchissent la température de l’air.
Afin de profiter de ces alizés et se protéger de l’harmattan, le plan s’est ouvert au nord-ouest et fermé au nord-est, confortant ainsi l’axe sud-est de l’édifice.
www.architectes-paris.com
Si vous passez par Nianing, en venant de Mbour, c'est à quelque cent mètres de la nationale, sur votre gauche. L'édifice est déjà suffisamment haut que pour l'apercevoir depuis le goudron.
BRB

11/05/2017

REPLANTEZ DES ARBRES!

300 000 arbres pour reboiser le Sénégal

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Les ressources forestières ont disparu de moitié en 60 ans au Sénégal. Chaque jour, c’est 215 ha de forêt qui disparaissent, soit la superficie de 300 terrains de football. L’association Nebeday mène chaque année des opérations de reboisement.
Pour sensibiliser les populations à la déforestation et à l’utilisation raisonnée des ressources naturelles, l’association les amis de Nebeday (association sénégalaise de gestion participative des ressources naturelles et de protection de l’environnement) a pensé un projet qui permettra de diminuer la pression exercée sur les cinq aires protégées de la région de Fatick et de participer à la conservation de la biodiversité.
L’année dernière, parti sur un projet de plantation de 100 000 arbres, ils se sont finalement retrouvés à reboiser près de 238 619 arbres de différentes espèces. L’engouement et l’adhésion du public à cette cause les motivent aujourd’hui à revoir à la hausse leurs ambitions. Pour la campagne de 2017, ce sont 300 000 arbres qui seront mis en terre dans les zones forestières, mais aussi dans les grandes villes.
Lieux ciblés

Ville de Dakar
Ville de Kaolack
Ville de Joal
Forêt classée à gestion communautaire de Sangako
Forêt classée à gestion communautaire de Djilor
Forêt classée à gestion communautaire de Néma Ba
Aire marine protégée de Joal
Aire marine protégée de Palmarin
Villages de Sandicoly, Keur Sambel, Sangako, et Toubacouta dans la commune de Toubacouta
20 écoles des communes de Toubacouta et Djilor
Pour l’organisateur de cette opération, Nebeday, l’environnement est au cœur du développement. D’où son engagement à accompagner les communautés locales dans la protection, la valorisation et la gestion durable de leurs ressources naturelles. Ceci se traduit concrètement par des actions telles que la mise en place de plans d’aménagements et de gestion des forêts, le reboisement d’aires protégées, la production de charbon de paille ou encore la mise en place de périmètres agro-forestiers.
Vous pouvez participer à cette opération en faisant un don à l’association et aider ainsi à préserver l’environnement. Toutes les infos sur le site de l’association.
Voir en ligne : http://www.nebeday.org/
Eva Rassoul/au-senegal.com

10/05/2017

TROIS JOURS A NDANGANE

Festival international du Sine Saloum et de la culture sérère

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Et de sept pour le Festival international du Sine-Saloum. L’édition de cette année vous propose d’aller encore plus loin dans la découverte de cette merveilleuse contrée du Sénégal et de nombreuses autres activités que les organisateurs ont prévues. Du 12 au 14 mai 2017.
Ce festival, c’est 3 jours intenses de découverte du Saloum. De ses richesses à travers la découverte d’une de ses îles. De la rencontre avec ses populations aux cour de cérémonies hautes en couleurs. De la mise en valeur de sa beauté durant une élection de la plus belle fille du coin dans les locaux de l’Hôtel les Cordons bleus de Ndangane. Cette année, une douzaine de jeunes lianes toutes plus belles les unes que les autres, vont se mesurer pour remporter la couronne de la fille la plus belle.
PROGRAMME
Vendredi 12 mai
9h : consultation médicale gratuite avec les autorités sanitaires de la région, avec dons de médicaments aux personnes de la zone et dépistage volontaire du cancer du col de l’utérus, de la tension artérielle et d’autres pathologies. Aux Cordons Bleus installation des convives dans les structures d’hébergement.
21h : spectacle sérère, danses avec la troupe de Djilor et lutte traditionnelle
22h30 : soirée organisée au Ndangane Café, pour une pré-présentation au village des candidates (ambiance discothèque).
Samedi 13 mai
16h : défilé dans le village de Ndangane, samedi après-midi avec les miss, les clients de l’hôtel, les chaines de télé, la presse ainsi que l’ensemble de nos partenaires médias, sur des calèches, animation par la troupe de griot Saf Sap. Le cortège est escorté par des djakartas, quads et survolé par les autogires de l’aérodrome de Saly. Les miss sont embarquées au ponton du village sur une flotte de pirogues pour un tour dans nos bolongs, jusqu’au ponton de l’hôtel, accompagné par tous les médias, et les clients.
21h : après installation des convives à table, Marema, gagnante du concours international RFI Talents 2014, se produira en concert exclusif pour un show sons et lumières exceptionnel avec ses plus grands tubes.
22h30 : élection des miss, 3 passages au programme. Nos 12 candidates défilent d’abord dans une tenue libre, ensuite en tenue traditionnelle, et enfin en tenue de soirée.
Dimanche 14 mai
9h : départ pour l’île de Mar Lodj en pirogue avec l’ensemble des candidates, nos partenaires médias, et nos clients pour distribution de fournitures scolaires à l’occasion de la célèbre messe aux tam-tams.
Après déjeuner, remise des enveloppes et cadeaux aux candidates.
Les Cordons bleus - Ndangane campement - Tél. : (221) 33 949 93 12/ 77 403 80 56
au-senegal.com

07/05/2017

SANTE PUBLIQUE: 15 MILLIARDS ARRIVENT

La bonne nouvelle de Dakar : 15 milliards de FCFA pour le système de santé publique

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Dans le cadre du prochain cycle de subvention 2018-2020, le conseil d’administration du Fond Mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme s’est réuni, les 3 et 4 mai au Rwanda, à Kigali. La Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Awa Marie COLL SECK, a pris part à cette 37ème réunion du Conseil du Fond Mondial.
L’objectif de cette rencontre ? Evaluer les besoins sanitaires des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, afin des les financer en conséquence. Plusieurs thèmes ont été abordés concernant les systèmes sanitaires des pays de la sous-région, notamment l’approvisionnement en médicaments et en produits sanitaires pour le sida, le paludisme et la tuberculose ainsi que le renforcement des institutions médicales.
D’autres questions ont également fait l’objet de discussions, telles que les taxes sur le tabac, les alcools et les boissons sucrées, les transactions financières ou encore les télécommunications.
Le Fond Mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme a été fondé en 2002 à Genève. Son action est basée sur un partenariat entre le gouvernement, le secteur privé, la société civile.
Il s’agit d’une institution financière qui soutient une centaine de pays au niveau mondial dans leur lutte sanitaire.Depuis 2002, le Fond mondial a engagé 279 440 570 dollars au Sénégal.
15 milliards de FCFA pour le système de santé publique est apparu en premier sur Nouvelles de Dakar.
Chaque année, depuis 6 ans, l’Ambassade d’Espagne en collaboration avec l’Institut Cervantes, dont la fonction principale est la promotion de la culture hispanique, organise un concours de littérature en espagnol. Le dessein ? Permettre aux jeunes sénégalais qui apprennent l’espagnol au lycée ou à l’université de s’exprimer dans cette langue et sur une thématique importante pour la société.
Les étudiants doivent s’inscrire via internet et envoyer leur travail d’écriture qui devra se présenter sous forme de vers ou de prose. La nouveauté de cette année, c’est la participation au concours des professeurs d’espagnol (non originaires d’un pays hispanique). Bien sûr, trois prix seront attribués à la fin du concours afin de récompenser chaque catégorie (lycéens, universitaires et professeurs), et les participants seront invités au spectacle de la fête Nationale d’Espagne au Grand Théâtre National de Dakar.
Par ailleurs, depuis 2014, l’Ambassade et l’Institut Cervantes établissent des partenariats avec des institutions locales en adéquation avec le thème choisit. Cette année, c’est le Club Intelligences Citoyennes, acteur non négligeable de l’éducation au Sénégal, qui fait partie de l’aventure.
L’environnement, un enjeu pour toutes les sociétés
« Le sujet de l’écologie n’est pas nouveau au sein de la société sénégalaise. On a vu à travers des initiatives telles que la grande muraille verte, le festival des alternatives au changement climatique ou encore via les activités le l’ONG Nebeday, que les institutions savent se mobiliser pour la cause environnementale », observe Alberto Virella, l’Ambassadeur d’Espagne.
Le thème imposé devrait amener étudiants et professeurs à réfléchir sur des initiatives communes qui ont abouti ou qui pourraient être réalisées quant à la conservation et à la protection de notre environnement.« Ce qui est le plus important, au delà de la récompense perçue par les gagnants, c’est l’expérience, c’est le fait de participer à une initiative internationale. Car ces textes pourront être amenés à faire le tour du monde grâce aux réseaux sociaux », souligne Amy Sarr Tall, Directrice du magazine Intelligences Citoyennes, convaincue des bienfaits de l’apprentissage d’une langue étrangère, notamment sur la question de l’ouverture sur le monde.
« Aujourd’hui, on ne peut pas parvenir à être un pays émergent sans se préoccuper de l’environnement », ajoute-t-elle.
Les institutions espagnoles au Sénégal
D’après le premier secrétaire de l’Ambassade d’Espagne, Angel Carrascal, « il y a près de 200 000 étudiants sénégalais qui apprennent l’espagnol. Le Sénégal est le 10ème pays au monde où l’espagnol est le plus étudié », conclu-t-il.
Les langues étrangères dans un pays sont des vecteurs socio-économiques. Une langue internationale comme l’espagnol, qui est parlée dans 22 pays et est le 5ème espace linguistique mondial, est enclin au développement d’une société multiculturelle, de partage et ouverte sur le monde. « Cette initiative permet, chaque année, de faire découvrir une langue extrêmement importante pour la jeunesse sénégalaise », explique la directrice d’Intelligences Citoyennes.
Le choix de la thématique se veut aussi souligner l’engagement des institutions espagnoles concernant l’environnement sur le continent africain.
La coopération espagnole, dépendante du Ministère des Affaires Étrangères, est présente au Sénégal depuis 2004, et intervient dans divers secteurs d’activités de la société, parmi lesquels l’environnement. Ses deux zones d’intervention sont principalement la région de la Casamance et le sud de Saint-Louis.
Enfin, donner la voix aux étudiants sénégalais et les encourager à se positionner sur l’environnement constitue bel et bien un acte d’utilité publique pour le Sénégal dont l’état sanitaire dépend aussi de la volonté de ses habitants.
Lancement de la campagne contre le cancer du col de l’utérus au Sénégal
A l’occasion de la 7eme Semaine africaine de la vaccination, le ministère de la santé sénégalais a présenté son programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus, une maladie qui touche de nombreuses femmes du pays. Dans ce cadre, une campagne de vaccination gratuite à destination des filles âgées de 9 à 15 ans devrait être lancée dans le courant de l’année. Un problème de santé publique désormais considéré comme l’une des priorités du programme de développement sanitaire du Sénégal (PNDS).
Il est l’un des cancers parmi les plus fréquents chez les Africaines, plus particulièrement chez les Sénégalaises. Il, c’est le cancer du col de l’utérus « qui représente 22% des cancers féminins en Afrique et tue 23 femmes sur 100 000 chaque année sur ce continent » explique le Pr Mamadou Diop, chef du service d’oncologie à l’Hôpital Aristide Le Dantec. Avec le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus est un problème de santé publique majeur : celui-ci est le plus mortel par rapport à l’incidence, c’est-à-dire par rapport au nombre de cas recensés chaque année. Les chiffres sont alarmants : on détecte 1 482 nouveaux cas par an et deux décès par jour. La forte incidence et le taux de mortalité élevé font de ce cancer un fléau pour la population féminine sénégalaise.
Pourtant, celui-ci peut être prévenu et soigné grâce au dépistage et à une vaccination précoce. Des précautions jusqu’à présent peu suivies par manque de moyens financiers (un dépistage coûte dans les 40 000Fcfa) et surtout par manque d’informations sur les outils à disposition. Une situation que le ministère de la santé sénégalais, en partenariat avec le laboratoire pharmaceutique américain MSD et l’ONG Gavi entend bien faire évoluer. Dans cette optique, et devant la nécessité d’informer et de sensibiliser les populations, une campagne de vaccination, gratuite, va être lancée à destination des jeunes Sénégalaises.
« Une fille vaccinée aujourd’hui, une fille protégée demain »
Le cancer du col de l’utérus est dû à une quinzaine de virus, dont deux d’entre eux sont responsables de plus de 70 % des cas. D’après des recherches, certains facteurs tels que la précocité du premier rapport sexuel, la contamination au VIH, la multiplication des partenaires,… sont autant de situations qui favorisent l’infection du HPV (papillomavirus humain), principale cause du cancer.
Les plus touchées par ce risque de cancer sont les filles situées dans la tranche d’âge 10-24 ans : plus de 3 millions de Sénégalaises sont exposées. En effet, le plus souvent, les femmes sont infectées dès le début de leur vie sexuelle, le cancer du col de l’utérus se transmettant par voix sexuelle, qu’il y ait pénétration ou non. L’idée de cette campagne est donc de vacciner les jeunes filles avant le début de leur premier rapport sexuel. Dans la grande majorité des cas, le papillomavirus est éliminé spontanément par le système immunitaire en quelques mois. Quand il persiste dans l’organisme, celui-ci peut devenir responsable, selon le type de virus en cause, de lésions bénignes ou de lésions cancéreuses. Le vaccin, intra-musculaire, permettrait de fabriquer des anti-corps empêchant la fixation des virus. « Le seul moyen pour empêcher le virus d’aller au col reste la vaccination » martèle le Pr Diop.
Le programme, toujours en recherche de financement, sera lancé en deux phases sur tout le territoire national : la première débutera en novembre 2017 et la seconde aura lieu en mai 2018. Deux doses sont en effet nécessaires et doivent être injectées à 6 mois d’intervalle. Les vaccinations seront réalisées dans les structures sanitaires, dans les écoles et les daaras. Environ 900 000 filles devraient être vaccinées la première année.
«Dans un premier temps, on vaccinera toutes les filles entre 9 et 15 ans pour rattraper le retard pris et réduire au plus le risque de contamination. Et ensuite, les années suivantes, nous nous limiterons aux fillettes de 9 ans car les autres seront logiquement déjà vaccinées » détaille le Dr Ousseynou Badiane, chef de la division de l’immunisation et coordonnateur du programme élargi de vaccination au sein de la direction de la prévention, ministère de la santé et de l’action sociale, ajoutant encore que « les données scientifiques montrent que la réponse immunitaire est meilleure lorsque le vaccin est administré avant 15 ans ».
Cette campagne fait suite à une première étape réalisée en 2014 sur deux ans : un programme pilote avait permis la vaccination de 10 000 fillettes de 9 ans dans deux villes du Sénégal. Cette phase servait aussi de test pour cerner la capacité du pays à gérer la mise en place d’un plan de lutte national contre le cancer du col de l’utérus. Une mission relevée avec succès : le Sénégal est le premier pays, parmi les autres états d’Afrique (hors Afrique du Sud), à avoir été autorisé à poursuivre au-delà du projet pilote. En dehors de la vaccination, considérée comme prévention primaire, au même titre que la sensibilisation, deux autres types d’actions sont inscrites sur le calendrier pour lutter contre ce fléau : la prévention secondaire prévoit de mettre en place un programme de dépistage afin de détecter les lésions pré-cancéreuses des cas à un stade plus avancé ainsi que la mise en place d’un traitement. Enfin la prévention tertiaire concerne la prise en charge des femmes infectées.
Une lente prise de conscience de la part de la population
Le cancer du col est évolutif et se présente à différents stades : au premier stade des lésions apparaissent : seuls 20 % des cancers seulement sont diagnostiqués à cette étape. En effet, dans la majorité des cas, l’hôpital reçoit des femmes en stade avancé, c’est-à-dire quand le cancer a déjà bien progressé. C’est environ 60 %-80 % des cas. Une prise en charge tardive qui empêche un bon suivi médical et complique la guérison de la patiente. « La majorité des femmes viennent consulter car on les a référées. Il s’écoule environ 10 mois entre les premiers symptômes et la consultation… Les patientes se décident à venir à cause de la douleur ou de l’anémie, mais c’est déjà trop tardif. Il y a même des cas de consultation où le cancer est sorti du col et a atteint la vessie », relate le Pr Mamadou Diop.
Heureusement, malgré tout, une prise de conscience semble s’opérer. « Les Sénégalais sont maintenant suffisamment informés sur le cancer en général pour connaitre la gravité de la maladie. Cette attitude favorise donc notre action : s’ils ont l’opportunité d’être soigné, de prévenir la maladie, ils vont la saisir. Lors du projet pilote nous n’avons pas observé de réticences particulières face à la campagne de vaccination. Il y plus de peur, d’appréhension, que de rejet » constate le Dr Badiane.
D’ailleurs, certaines personnes aisées ont déjà fait vacciner leurs filles, les vaccins étant disponibles dans des officines privées. Mais cela restait encore inaccessible pour les populations pauvres ou modestes en raison du prix. Une barrière qui devrait définitivement tomber avec cette campagne.
Celia Cuordifede/nouvellesdedakar.com
http://nouvellesdedakar.com/bonne-nouvelle-15-milliards-d...

29/04/2017

AIDER READS

Les étudiants de Kedge Business School à Marseille ont un message à diffuser en tant que membres de l’association READS.

18118627_1500447883332691_4578785414491378134_n.jpgQu’est-ce READS ?
READS signifie Réussir l’Entrepreneuriat pour Assurer le Développement au Sénégal.
En ce qui concerne nos actions, celles-ci se divisent sur deux lieux :
Sur Marseille, nous sensibilisons à l’entrepreneuriat social et récoltons des fonds afin de maximiser et de rentabiliser nos actions concrètes au Sénégal auprès de deux coopératives.
Ainsi, ces actions, nous les menons sur deux régions :
- Tambacounda pour l’accompagnement d’une coopérative depuis maintenant 3 ans
- Siné-saloum, nouveau lieu d’actions pour nous sur lequel nous avons pour ambition d’accompagner des femmes qui cultivent le coquillage
Pourquoi l’entreprenariat social ?
Selon nous, c’est un moyen non négligeable d’amélioration du niveau de vie global des populations. On a pu constater les résultats positifs des actions menées les précédentes années à Tambacounda.
Cependant, au niveau du transport sur place au Sénégal, le financement peut s’avérer compliqué. Pourtant, c’est un des éléments clés pour assurer nos formations en continu durant le mois pendant lequel nous sommes sur place. Aussi, les transports représentent le moyen pour assurer la rencontre essentielle et nécessaire des membres des coopératives, dans le but de les sensibiliser à l’intérêt de la collaboration et de la mise en commun de leurs outils de production.
C’est pourquoi aujourd’hui nous nous sommes lancés dans une campagne de financement participatif afin d’aller encore plus loin et de développer davantage nos projets. C’est la raison pour laquelle nous diffusons cet appel.
Nous vous invitions donc à vous rendre sur la page de notre campagne de crowdfunding ( vous trouverez le lien ci-dessous) ou à la partager si notre projet vous intéresse.
N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations ou pour échanger sur notre projet.
Isabelle chef de projet 2017
00336 13 58 85 54
isabelle.lardon@kedgebs.com
Sébastien Burck responsable pôle partenariat ( mail + téléphone)
sebastien.burck@kedgebs.com
00336 66 31 68 58
Facebook: https://web.facebook.com/reads.senegal?_rdc=1&_rdr
Bien cordialement.
https://www.helloasso.com/associations/unis-terre/collect...

24/04/2017

DES YEUX POUR APPRENDRE

Des Yeux Pour Apprendre

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L'association a pour but de sensibiliser les écoles sénégalaises, enfants et corps enseignant, sur le "bien voir et la réussite scolaire".
De procéder au dépistage visuel, de déterminer les réfractions pour équiper les enfants de lunettes.
Les valeurs principales de "YPA" sont la solidarité, le bénévolat d'engagement personnel et l'amitié.
Des Yeux Pour Apprendre existe maintenant depuis deux ans.
Le point de départ: une visite à l'école de Niangal où un opticien s'est rendu compte que pas un seul enfant ne portait de lunettes...
Cet état de fait a conduit à la réflexion suivante: Soit les enfants sénégalais ont un régime alimentaire qui leur permet d'avoir une excellente vue... soit, qu'aucun examen n'est effectué auprès des jeunes, des élèves.
Très rapidement est donc créée l'association par le biais d'un petit groupe d'amis volontaires pour venir, à raison de quatre fois l'an, visiter les écoles de la Petite Côte sénégalaise.
Première année: dix écoles participent, demandent le dépistage.
Seconde année: grand tournant de l'association par le biais de deux rencontres capitales: le Docteur Cissé, ophtalmologue à Mbour et le Docteur Mor Diaw, directeur de "Santé & Nutrition" au ministère de l'éducation nationale.
Une nouvelle organisation se met dès lors en place:
Pré-dépistage par les enseignants référents, formés par YPA.
Examens réalisés par le Docteur Cissé dans les classes
Choix des montures dans les écoles
Montage des verres appropriés en France
Ajustage dans les écoles
En 2015, YPA a effectué 5000 dépistages.
En 2016 et début 2017: 6500, puis 7082, soit 13582 pré-dépistés!
Les besoins de YPA sont de pouvoir répondre aux besoins, aux demandes, d'être soutenu!
Soutiens moraux et bien évidemment financiers par le biais d'adhésions, de dons, de sponsoring, d'organisations évènementielles.
Les prochaines actions YPA sont, d'ici fin mai, le dépistage dans de nouvelles écoles; en juin, examens dans les classes. Du 23 au 27 octobre, choix des montures. Du 26 février au 9 mars 2018, livraison et ajustage des lunettes.
Dimanche 17 septembre 2017: compétition caritative de golf à Jumièges avec la présence de Ecloz, artiste de réputation internationale en street-art.
L'objectif par cette manifestation: ouvrir un local-atelier de montage "verres/montures" entre Mbour et Nianing pour plus d'efficacité encore.
CONTACTS:
mail: des.yeux.pour.apprendre@gmail.com
Facebook: https://web.facebook.com/assoypa/?_rdc=1&_rdr
site internet: http://ypa-asso.fr
Lien: http://la-lorgnette-du-margouillat.over-blog.com/2017/04/...

15/03/2017

SANTE DE MAMAN ET BEBE

16 milliards de l’AFD pour la santé de la mère et de l’enfant

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L’Agence française de développement (AFD) a décidé d’octroyer au Sénégal un don 16 milliards de francs CFA, en appui au financement du Projet d’amélioration de la sante de la mère et de l’enfant (PASME) dans les régions de Louga, Kolda et Sédhiou, a annoncé l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot.
"Il s’agit principalement du PASME I et du PASME II qui vont intervenir respectivement dans la région de Louga pour un montant de 9,2 milliards FCFA et du PASME II dans les régions de Kolda et Sédhiou pour 6,5 milliards FCFA", a indiqué l’ambassadeur de France au Sénégal .
Il procédait lundi à la remise d’un lot de matériel roulant au ministère de la Santé et de l’Action sociale, composé de véhicules, motos et de matériels médico-techniques pour appuyer le PASME
"Sur la base des besoins exprimés par le ministère de la Santé, l’AFD a fait ce choix de définir les priorités, plutôt que de disperser l’aide, de la centrer sur ces 3 régions particulièrement considérées comme nécessiteuses dans ce domaine", a précisé le diplomate.
La santé et le bien-être de la mère et des enfants constituent selon lui une priorité pour les autorités du secteur dont l’ambition est de ramener le taux de mortalité maternelle en-dessous de 70 pour 100.000 naissances vivantes.
Selon la ministre de la Santé et de l’Action sociale Awa Marie Coll Seck, le PASME vise à renforcer les capacités des équipes nationales et régionales en charge des programmes de santé de la reproduction.
Ce projet ambitionne également de contribuer à améliorer les conditions de prise en charge des grossesses, accouchements simples et compliqués.
De même, devrait-il contribuer à une meilleure prise en charge des nouveaux-nés dans les régions bénéficiaires et à accroître "l’offre et la demande en services de santé de la mère et de l’enfant et en planification familiale, particulièrement chez les populations les plus vulnérables", les adolescents en zones rurales principalement, a poursuivi la ministre de la Santé et de l"Action sociale.
Depuis son démarrage en 2014, le PASME "a permis d’apporter un appui appréciable aux populations bénéficiaires à travers le renforcement du système de santé national et régional", a indiqué Awa Marie Coll Seck.
APS/Leral.net

05/03/2017

DES KHALIS CONTRE LA MENDICITE DES ENFANTS

Un programme de 14 milliards pour éradiquer la mendicité

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La mesure de protection des enfants à travers leur retrait de la rue a été «bien accueillie par toute la population, ainsi que la communauté internationale, notamment l’Union africaine, qui a promptement adressé ses encouragements au gouvernement, tout en appuyant l’équipement de l’Unité mobile de protection, logée au sein de la direction par l’octroi de deux minibus», a soutenu le directeur des droits, de la protection de l’Enfance et des groupes vulnérables.
A cet effet, «nous avons saisi tous les ministères sectoriels et les acteurs non étatiques, la société civile, pour leur implication effective, confie Niokhobaye Diouf, dans un entretien au quotidien Lobservateur de ce samedi.
«Avec le concours de la brigade des mineurs, nous avons entamé les premières opérations de terrain », ajoute-t-il.
Dans le cadre des mesures d’accompagnement, nous avons appuyé l’ensemble des daaras et des familles, avec des allocations financières et des denrées alimentaires pendant six mois au terme desquels, chaque daara a reçu une subvention de cinq cent mille francs Cfa et les familles une attestation de Bourse de sécurité familiale pour cinq ans, avec une couverture maladie, explique le cadre du ministère de la Femme et de la famille.
Parallèlement, conclut-il, nous avons élaboré un programme cadre, estimé à quatorze milliards Cfa pour l’éradication de la mendicité sur tout le territoire national, en phase de recherche de financement auprès des partenaires financiers.
La protection de l’enfance déclare avoir effectué, au total, près de soixante-dix opérations avec la brigade des mineurs, sanctionnées par le retrait de 1411 enfants, garçons et filles, de nationalités diverses, depuis le 30 juin 2016, à la date du 28 février 2017
SENEWEB/Ndarinfo

18/02/2017

12 MILLIARDS POUR LUTTER CONTRE LA SALINISATION

Lutte contre la salinisation des terres et accès à l’eau : L’Union européenne débloque 12 milliards de FCfa pour 5 régions

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Les résultats du projet Bassin de rétention et valorisation des forages ruraux (Barvafor) ont été positifs dans tous les domaines. C’est ce qui est ressorti du bilan des six ans d’activités du projet fait à Saly hier. Selon le représentant de la Coopération technique belge (Ctb), le Barvafor a permis d’obtenir un autre projet, le Parerba, financé par l’Union européenne à hauteur de 18 millions d’euros, soit un peu près de 12 milliards de FCfa, pour renforcer les acquis.
La phase de clôture du projet Barvafor (2011-2016), fruit d’une coopération entre le Sénégal et le royaume de la Belgique, a réuni hier toutes les parties prenantes pour faire le bilan des activités déroulées sur six ans. Un bilan jugé satisfaisant par les différents acteurs des zones d’intervention, à savoir les régions de Thiès, Fatick, Diourbel, Kaolack et Kaffrine. Que ce soit pour la réalisation de bassins de rétention, la construction de digues anti-sel, le rééquipement de Forages ou encore pour la régénération de la mangrove, les résultats ont été salués. Nicolas Widmer, co-responsable du projet Barvafor, a relevé toute la satisfaction de la Coopération technique belge (Ctb) au point même d’envisager de discuter d’un deuxième projet qui prendra la suite du Barvafor. « Ce sera à l’occasion d’une commission mixte Sénégal-Belgique prévue en octobre 2017. Il y a encore certains préalables à examiner, mais c’est en bonne voie », a assuré M. Widmer. Selon lui, le Barvafor a permis d’obtenir un autre projet, le Parerba, qui sera sous maîtrise d’œuvre de la Coopération technique belge sur financement de l’Union européenne pour un montant de 18 millions d’euros. Ce projet, a-t-il noté, va permettre l’aménagement de tout le potentiel agricole dégagé par le projet Barvafor et va créer environ 10.000 emplois dans les régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès.
De l’avis du responsable national du projet, le bilan est positif. Selon Aly Sané Niang, les cibles sont très satisfaites des réalisations et demandent même le prolongement du projet à travers une deuxième phase. À en croire M. Niang, la production agro-sylvo-pastorale a été renforcée par l’accès durable à l’eau productive dans les zones rurales de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès. « Par la mobilisation des ressources en eau, nous avons réussi à développer le maraîchage après la saison des pluies, mais aussi des activités piscicoles et à augmenter les revenus des populations des zones ciblées », a-t-il indiqué. Le maire de Soum, commune située dans le département de Foundiougne, dans la région de Fatick, a magnifié l’approche participative du projet. « Tous les acteurs ont été associés du début à la fin. C’est ce qui a fait qu’on a eu d’excellents résultats à tous les niveaux », a laissé entendre Moustapha Ngor Léon Diop, qui a invité les bénéficiaires à valoriser et à pérenniser les ouvrages réalisés dans le cadre de ce projet qui a été lancé en octobre 2011.
Samba Oumar FALL/Lesoleil

BEERSHEBA

Excursion pédagogique.

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Si vous allez un de ces jours sur la route Mbour-Fatick, tournez à droite sur la superbe latérite à hauteur du village de Sandiara (juste après la station service). Huit kilomètres plus loin, vous arriverez au Beersheba! Cent hectares dans lesquels la nature sahélienne a été sauvée et renaît incroyablement.
Où le travail sur la terre, sans reboisement aucun, a fait repousser des milliers d'arbres. Où l'on apprend à respecter, enrichir, arroser ce qui était encore un quasi désert voici quelques années.
L'éducation, l'enseignement, le travail, les résultats sont extraordinaires!
Mieux qu'un long discours, je vous invite à regarder la vidéo tournée en 2015.
Même si, philosophiquement, je n'adhère pas à quelle-que "mission" évangéliste que ce soit, je dois reconnaître que le travail fait par ces hommes et ces femmes avec les autochtones est tout simplement magnifique et porteur d'avenir.
Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=Rfw0AMhIpH0
Facebook: https://web.facebook.com/beershebaproject.org/?_rdr
Je vous invite également à parcourir l'album: https://web.facebook.com/268120919882100/photos/?tab=albu...
BRB

03/02/2017

MERCI!

Baba, le gardien instituteur de la classe sur la piste est aux anges!

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Suite aux articles parus sur ce blog, celui du Margouilat et le Facebook, Martine a lancé une demande de parrainage afin d'offrir aux enfants quelques bancs. Le succès de fréquentation des cours réduisait les gosses à amener un petit banc lourd, encombrant ou carrément poser leurs petites fesses à même le sable.
Depuis quelques jours, grâce aux dons récoltés, La classe dispose de six nouveaux longs bancs neufs et même d'un grand tableau noir, tout neuf également!
La petite classe de Koulang remercie du fond du coeur les quelques donateurs. Des cahiers, des livres, des craies sont encore également promis pour permettre à Baba, l'instituteur bénévole, de poursuivre ses cours dans de meilleures conditions.
références rédactionnelles:
http://yveslebelge.skynetblogs.be/archive/2016/05/21/une-...
http://la-lorgnette-du-margouillat.over-blog.com/2016/10/...
http://la-lorgnette-du-margouillat.over-blog.com/2016/11/...
Le petit mot de Martine:
"A tous les donateurs de notre opération "bancs de Noël " voici déjà une première photo envoyée par notre sympathique " Lorgnette du Margouillat ",en attendant d'organiser une remise officielle ....
En tous cas je dis un GRAND ,un ÉNORME MERCI de ma part , de la part de Baba, ce valeureux instituteur qui sacrifie ses soirées à faire du soutien scolaire aux enfants de ce quartier de Saly , et un GRAND MERCI de la part des enfants ..Nous avons pu aussi offrir grâce à votre générosité une immense tableau noir .....Merci de tout coeur !
Si d'autres personnes veulent participer ,nous accepterons
leurs dons avec plaisir , nous espérons leur faire confectionner des "tablettes'' en bois afin qu'ils puissent écrire plus correctement que sur leurs genoux ...
Et n'oubliez jamais : ce sont des milliards de petites gouttes qui font les océans !
Martine"
https://web.facebook.com/martine.azzopardi?lst=1531383951...

28/01/2017

CENT MILLE ARBRES PLANTES

Cent mille arbres pour le Sénégal : objectif largement atteint

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L’association Nébéday à lancé en juin 2016 une vaste campagne de reboisement dans la région de Fatick, avec pour objectif de planter 100 000 arbres. Objectif très largement dépassé.
C’est donc au total 238 619 arbres qui ont été plantés dans cinq aires protégées, sur l’axe routier Sandicoly-Médina, dans les écoles de la région et les villages environnants de la forêt classée de Sangako dans la région de Fatick.
Mise en place des pépinières
Des pépinières communautaires (ont été mises en place dans neufs villages et 60 000 graines et gaines ont été distribuées aux pépiniéristes. Mais la mortalité et/ou non levée des graines a été importante d’où le peu d’arbres (24 069) finalement obtenu à l’issu des pépinières.
Plus de 200 000 arbres plantés
Toute l’équipe de l’association Nébéday est très heureuse d’avoir plus que doublé l’objectif en nombre d’arbres. Toutefois il faut noter que ¾ des arbres plantés l’ont été dans des écosystèmes estuarien (AMP de Joal, RNCP de Palmarin). Les palétuviers (Rhyzophora) plantés dans ces aires marines protégées sont beaucoup plus simples à planter qu’un arbre continental.
Les trois espèces les plus plantées sont les palétuviers, les rôniers et les anacardiers.
Voir en ligne : http://www.nebeday.org/
au-senegal.com

24/01/2017

PARRAINER UN ELEVE FERMIER A SAMBA DIA

La Ferme de Kaydara à Samba Dia

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Présentation de la ferme de Kaydara :
La ferme fait environ quatre hectares pour le moment, mais il y a d’autres hectares à exploiter. Gora a fait creuser dix puits et dix-neuf bassins maçonnés car le sol est essentiellement du sable. Il a besoin d'environ 18 m3 par jour pour arroser ses quatre-cents cocotiers.
Le travail à la ferme consiste à arroser, sarcler, biner et faire un traitement phytosanitaire (Le traitement phytosanitaire consiste à entretenir les végétaux). Il faut aussi s’occuper des autres activités (il y en a beaucoup d’autres !). La production est suffisante, et les cocotiers sont très rentables
On cultive aussi des fraises ainsi que des aubergines (il est envisagé de cultiver d’autres fruits et légumes). A la ferme on n’utilise pas d’engrais chimique ni de pesticide. Gora fabrique son produit pesticide à partir d'une technique ancestrale : il utilise 500 g d’amandes, 1 l d’eau et 10 g de savon.
Le travail des élèves fermiers :
La ferme école “agro écologique” comprend environ vingt élèves qui restent au moins trois ans. Gora demande aux élèves de se procurer un hectare ou davantage ; mais s'ils ont plus d’hectares cela leur demandera plus de travail.
Un stagiaire (un élève) possède un germoir. Chaque élève reçoit environ cent plants de noix de coco et possède un puits ou un bassin qui sont disposés sur leur terrain. Gora encourage les élèves qui travaille.
plantation .jpgQuand les élèves ne sont pas à la ferme école, ce sont les ouvriers temporaires et les ouvriers permanents qui s’occupent de leur plantation. A la ferme, il y a quatre ouvriers permanents et deux ouvriers temporaires selon les besoin.
Emilie, Sabrina/Jardinsdafrique
Vous pouvez parrainer un élève, qu'il reste au village pour cultiver, apprendre les techniques agronomiques. Pour 100 euros/mois, un élève est logé, nourri et apprend!
Contact: boccard.jeanpierre@gmail.com
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=vjW4E0_M384

08/12/2016

GO TO SENEGAL!

On peut les aider!

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7 étudiants en 2ème année de médecine à l'université Pierre et Marie-Curie partent au mois de Juillet 2017 pour un projet humanitaire au Sénégal grâce à l'association étudiante sol'6 dans le village de M'badatte.
Ce projet consiste à financer la rénovation d'une bibliothèque, à apporter des livres, vêtements, produits d'hygiène, à sensibiliser les enfants à la santé et à l'hygiène.
Ce projet est une occasion rêvée pour apporter du soutien, un peu de confort et surtout le sourire à une population dans le besoin.
Pour mener à bien notre projet nous devons récolter des fonds, c'est pourquoi nous cherchons à nous faire connaître...
https://web.facebook.com/Sol6-S%C3%A9n%C3%A9gal-2017-3460...
Merci beaucoup pour eux!

07/12/2016

CORRUPTION ET GABEGIE...

Aide au développement: Macky dénonce la corruption et les magouilles

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L’aide au développement, octroyée à nos pays, n’a jamais été déterminante dans le processus de développement de nos pays. C’est en somme, l’avis du chef de l’Etat Macky Sall qui pointe du doigt la corruption, et la gabegie, dans l’utilisation de ces ressources dans nos Etats.
« Nous voulons moins d’aide »
«Ce que nous demandons, c’est moins d’aide. En 50 ans d’indépendance, dans la plupart des pays, en réalité l’aide n’a pas été un facteur déterminant dans les efforts de développement», a déclaré le chef de l’Etat, au cours du forum de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique. Et les causes d’une telle situation, sont plutôt à rechercher dans la gouvernance de nos Etats: «Ce n’est pas de la faute des donateurs, c’est quelque part la faute de nos Etats. Il y a eu la corruption, la Gabegie. Des ressources utilisées à d’autres fins», regrette-t-il.
Cependant, le chef de l’Etat n’épargne pas les pays occidentaux qui, semble-t-il dire, mettent en place des procédures extrêmement contraignantes pour ne pas décaisser : «Aujourd’hui, que la ressource est devenue rare, les procédures sont souvent un prétexte pour ne pas décaisser. C’est pourquoi nous devons travailler ensemble pour une compréhension». Il ajoutera, cependant, que «tous les pays du monde, à un moment donné, ont bénéficié de cet avantage ». Par exemple, le continent européen, dit-il, «a bénéficié de cette facilité avec le Plan Marshall». Mais, appelle nos Etats à plus de transparence dans la gestion budgétaire.
Pour le chef de l’Etat Macky Sall, «L’Afrique doit davantage compter sur elle-même » . En effet, dit-il, l’aide au développement doit décroître pour faire place aux prêts souples, capables de permettre aux pays africains de financer leur développement, sans faire exploser leur taux d’endettement. «Le besoin fondamental de l’Afrique, c’est moins l’aide que les mécanismes de prêt adaptés à défaut des prêts concessionnels sur de longues durées qui puissent permettre d’avoir un service de la dette soutenable. Nous voulons des ressources longues pour bâtir et financer le développement du continent», dit-il.
Youssouf SANE - Seneweb.com

26/11/2016

L'EVIDENCE DU PATRIMOINE

Pourquoi il faut revaloriser le patrimoine culturel colonial

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Le XV siècle marque le début du contact entre l’Afrique de l’Ouest et le continent européen via l’océan Atlantique. Mais c’est au XVII siècle, avec la colonisation que les premières installations prirent forme sur l’île de Saint-Louis.
Ainsi commence l’édification d’infrastructures de type européen sur le territoire de la colonie du Sénégal qui donna naissance à des villes comme Saint-Louis, Gorée, Rufisque et Dakar. Ces dernières seront plus tard pour des raisons administratives les quatre communes de plein exercice et leurs habitants obtinrent la citoyenneté française.
Cette installation a donné naissance à une culture issue du métissage entre les Européens en général et les populations locales. Dans certaines villes, les populations locales et les colons habitaient dans le même espace et il y eut de nombreux mariages. Alors que dans d’autres villes, les populations locales habitaient à proximité de « la ville européenne », mais cela ne gênait en rien le brassage culturel.
Les villes européennes (Dakar, Saint-Louis, Gorée et Rufisque) de la colonie du Sénégal eurent une architecture et une culture qui leur sont propres avec quelques différences selon le rôle qu’elles jouaient dans le dispositif colonial par rapport aux autres villes africaines.
Ces caractéristiques reflétant leurs identités ont été mis à l’épreuve à la suite du départ des colonisateurs. Dans les années 1960, après l’indépendance du Sénégal, la majorité des Français est appelée à quitter l’ancienne colonie. Ils laissent alors derrière eux un patrimoine à la fois matériel et immatériel.
Aujourd’hui, le patrimoine matériel, immatériel et naturel africain est de plus en plus menacé. Comme le montre le nombre de biens inscrits sur la liste en péril du patrimoine mondial. 17 sites africains sont sur cette liste et certains courent le risque d’être déclassés pour des problèmes liés à leur conservation. Alors que ces sites sont souvent millénaires ou centenaires, ils ont pendant longtemps échappé à la destruction causée par les facteurs naturels et anthropologiques.
Face à la modernité et à la montée du nationalisme, les villes ayant un passé colonial, jadis importantes et belles, sont de plus en plus considérées par certains Africains comme dépassées. D’autres les rejettent, pensant qu’elles symbolisent la domination européenne. Certes ces positions sont justifiées. Nous devons cependant d’une part assumer notre histoire, et d’autre part nous rendre compte que ces villes sont aujourd’hui sénégalaises et que la plupart des bâtiments anciens appartiennent soit à l’Etat du Sénégal, soit à des Sénégalais (descendants européens, métisses ou autochtones).
"La valorisation des villes dites coloniales comme Gorée, Saint-Louis, Dakar et Rufisque peut être pour le Sénégal un moyen de diversifier son offre touristique."
En plus, l’inscription de l’île de Gorée et l’île de Saint-Louis sur la liste du patrimoine mondial leur confère une valeur universelle. Autrement dit, ces deux villes appartiennent à l’humanité. Avec leurs architectures européennes, elles sont aujourd’hui sénégalaises et nous devons nous efforcer de mieux les valoriser à l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays.
La valorisation des villes dites coloniales comme Gorée, Saint-Louis, Dakar et Rufisque peut être pour le Sénégal un moyen de diversifier son offre touristique. Depuis quelques années, le tourisme connait une crise sans précédent selon les professionnels du secteur, alors qu’il représente le deuxième pourvoyeur de devises du pays, après la pêche. Le secteur touristique a contribué à hauteur de 300 milliards de francs CFA entre 2013 et 2014 à l’économie sénégalaise (Rapport de Jovago 2015, la plateforme de réservation d’hôtels en ligne).
Le tourisme balnéaire occupe la première position dans la stratégie marketing des autorités avec des sociétés étatiques comme la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (SAPCO). Selon le chercheur Mamadou Diombéra, 80% des touristes qui ont visité le Sénégal en 2006 ont séjourné sur le littoral. Certes, Saint-Louis, Gorée, Rufisque, et Dakar sont côtières. Cependant, après Dakar avec un taux de 51%, c’est la petite côte qui attire le plus de touristes avec la station balnéaire et touristique de Saly qui enregistre 22% de l’ensemble des touristes en visite au Sénégal (Dehoorne, Diagne : 2008).
"Il serait important de mettre en exergue les autres facettes de ce pays, avec le potentiel culturel que renferment ces sites coloniaux, comme une alternative au tourisme balnéaire qui est actuellement confronté à des difficultés."
Il serait important de mettre en exergue les autres facettes de ce pays, avec le potentiel culturel que renferment ces sites coloniaux, comme une alternative au tourisme balnéaire qui est actuellement confronté à des difficultés. En fait, le tourisme n’est plus uniquement une question de loisir avec le balnéaire, mais peut être aussi une question de découverte avec le tourisme culturel, auquel s’ajoute le tourisme d’affaires.
L’île de Gorée a compris cette tendance et reçoit des millions de visiteurs sénégalais et étrangers par an, grâce à la Maison des esclaves et à l’organisation d’un festival Gorée Cinéma. Saint-Louis fait de même avec le pont Faidherbe, le festival Saint-Louis Jazz ou le fanal tente de par des événements d’être plus attractif. Dakar mise sur sa biennale d’art contemporain Dak’art, le futur musée des civilisations noires et quelques structures coloniales comme le building administratif pour diversifier son offre. Quant à Rufisque, elle lutte pour avoir une place dans l’événementiel culturel au Sénégal et sur le plan international.
Pour attirer plus de touristes, il faudrait mettre l’accent sur l’architecture coloniale et les expressions culturelles. Pour ce faire, une formation adéquate des guides touristiques est à prévoir, ainsi qu’une organisation et une sensibilisation des populations locales sur l’importance de conserver leurs richesses culturelles. Les autorités locales doivent également travailler à restaurer certains bâtiments coloniaux en les revalorisant sous forme de musées, de bibliothèques, de salles de cinéma, de centres culturels, d’hôtels, bâtiments publics,… tout en développant l’artisanat et en facilitant l’organisation d’événements culturels. C’est en ce sens qu’on parle d’industrie culturelle créative qui renvoie à une dimension commerciale de la culture (Institut de Statistique de l’UNESCO, 2009).
"Les autorités locales doivent également travailler à restaurer certains bâtiments coloniaux en les revalorisant sous forme de musées, de bibliothèques, de salles de cinéma, de centres culturels, d’hôtels, bâtiments publics"
De ce fait, les populations locales peuvent trouver des emplois et capter les ressources financières issues du tourisme, car l’aspect culturel comprend la dimension patrimoniale avec les monuments, mais touche également l’artisanat, la restauration, les musées et les expressions culturelles (traditionnelles et modernes). Le tourisme balnéaire jusque-là dominant, profite surtout aux grandes chaines hôtelières qui proposent le format « tout inclus ».
L’industrie culturelle créative peut être un moyen de lutter contre la pauvreté dans des villes où le taux de chômage des jeunes est très élevé. Il est urgent pour redresser l’économie touristique de faire la promotion des villes en montrant leurs atouts basés sur l’architecture et les expressions culturelles à l’image de ce que fait Cuba avec La Havane, jadis coloniale. Les autorités cubaines ont réussi à tirer des profits économiques et sociaux de l’héritage colonial en mettant sur pied des politiques de conservation intégrées pour répondre à une demande sociale.
Contribution de Massar Sarr, stagiaire à l’UNESCO Dakar au secteur Culture. Il a obtenu une licence en Histoire et archéologie médiévale de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il poursuit actuellement ses études en master à l’université Jean Monnet de Saint-Etienne (France), en gestion durable et équitable des paysages culturels et des patrimoines. Il est de nationalité sénégalaise.
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/n...

21/11/2016

MIA MOKE

Une petite héroïne 100 % africaine sensibilise les enfants à l’écologie

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La protection de l’environnement n’est pas une priorité au Sénégal. C’est ce qui a décidé un Franco-Sénégalais et son équipe à lancer "Mia Moké", un projet visant à sensibiliser les enfants à ce sujet, à travers la voix d’une jeune héroïne africaine, à laquelle ils peuvent s’identifier. Leur projet est décliné sur différents supports : application pour tablettes ou encore bande-dessinée.
"Mia Moké" – "moké" signifie "petit" en lingala – a été lancé fin septembre par l’agence de communication Advise, basée à Dakar. Quatre personnes y travaillent, dont Karim Gadjigo, un Franco-Sénégalais de 50 ans. Ce dernier a grandi au Sénégal, avant de partir en France pour étudier. Il est ensuite retourné au Sénégal il y a une vingtaine d’année pour travailler dans le secteur de la communication.
Destinés à sensibiliser les enfants à l'écologie, ces visuels, créés par l'agence Advise, se trouvent sur la page Facebook de "Mia Moké".
"Nous avons créé une héroïne vivant dans un village où les habitants trient les déchets"
Nous avons commencé à travailler sur le projet "Mia Moké" en 2011, pour répondre à des enjeux culturels et environnementaux.
Tout d’abord, à la sortie des écoles, à Dakar, on constate que les enfants ont des sacs "Dora l’exploratrice", "Barbie" ou encore "Hello Kitty". Ce ne sont jamais des héros africains, ce qui interroge sur la place de l’identité africaine et des modèles culturels dominants dans le monde. On peut aussi s’interroger sur l’impact que peut avoir l’absence de petits héros qui leur ressemblent dans le développement personnel de ces enfants. Ce n’est d’ailleurs pas anodin si les produits pour éclaircir la peau se vendent autant en Afrique. Nous avons donc créé une petite héroïne africaine, pour faire évoluer les mentalités à travers elle.
"Les gens continent de jeter leur déchets par terre"
L’autre constat, c’est que les gens sont très peu sensibilisés aux questions environnementales au Sénégal : comme dans d’autres pays africains, la protection de l’environnement n’est pas une priorité. Du coup, les comportements n’évoluent pas vraiment : les gens continent de jeter leurs déchets par terre, notamment. À travers notre héroïne, nous cherchons donc à faire connaître la nature en expliquant comment la protéger. Par exemple, elle vit dans un village à la campagne – car c’est un endroit souvent dévalorisé par rapport à la ville – où les habitants font le tri des déchets.
"Nous avons créé une application sur le thème de la déforestation"
Pour l’instant, nous avons créé une application pour les tablettes, sur le thème de la déforestation, un enjeu majeur au Sénégal. À travers l’application, les enfants doivent résoudre une sorte d’énigme dans un village où tous les oiseaux ont disparu. Ils comprennent ensuite que c’est lié à la production de charbon qui s’est développée sur place, ayant entraîné la déforestation du site. Durant le jeu, des informations sont données sur la nature, sur les alternatives au charbon qui existent, il y a un quizz, un karaoké avec des chansons sur l’environnement...
L'interface de l'application "Mia Moké".
Des explications sur la faune et la flore sont données dans cet "éco-dico", qui fait partie de l'application.
Cette application coûte 3,99 euros sur l’Apple Store : nous avons conscience que nous ne pouvons pas toucher tout le monde ainsi. D’ailleurs, nous en avons vendu seulement une centaine depuis deux mois. Mais c’est un support pertinent pour faire passer notre message. De plus, il y a déjà 50 millions de tablettes en Afrique et leur usage devrait se démocratiser d’ici deux ou trois ans. Par ailleurs, nous avons lancé une bande-dessinée et des livres de coloriage sur le thème de l’environnement, vendus au prix de 2 500 francs CFA [3,81 euros], ainsi qu’un kit pour faire pousser un arbre, avec des graines, qui coûte 3 500 francs CFA [5,34 euros].
Cette bande-dessinée est vendue dans quatre librairires à Dakar.
Ces produits, plus accessibles, sont vendus dans quatre librairies de Dakar. Des écoles nous en ont acheté et nous en avons donné à des associations.
Actuellement, nous sommes également en train de concevoir une série de 30 dessins animés pour la télévision, un jeu vidéo, deux nouvelles applications pour tablettes, sur la biodiversité marine et la pollution – celle liée au plastique en particulier – toujours avec le même personnage. En revanche, il nous manque des fonds pour développer une application pour smartphones.
"Nous voulons développer le projet sans dépendre de subventions"
Nous aimerions que notre projet soit rentable, pour ne pas dépendre de subventions. Et surtout, si ça marche, nous pourrons développer encore davantage nos liens avec les associations, ainsi que des supports accessibles au plus grand nombre.
L’agence Advise travaille principalement pour des marques alimentaires locales, mais collabore également avec Nébéday, l’une des rares associations locales de défense de l’environnement, en lui fournissant notamment des affiches.
Karim Gadjigo/Chloé Lauvergnier/France24

08/11/2016

SAUVER DES VIES AU SENEGAL: HOPE

“Hope”, une application pour sauver des vies

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Lancée à la rentrée 2016, Hope est une plateforme digitale ayant pour objectif d’inciter les populations à donner leur sang en communiquant avec les donneurs grâce à l’envoi de SMS, d’appels et aussi via une application mobile. Nous avons rencontré Evelyne Inès Ntonga, co-fondatrice du projet pour en savoir plus.
Sur les réseaux sociaux au Sénégal, les messages d’appel au don sont fréquents. Et pour cause, une pénurie des réserves de sang dans le pays. En effet, seule 0,45 % de la population sénégalaise donne son sang chaque année. Un chiffre alarmant qui ne suffit pas à remplir les réserves des banques de sang. Selon l’OMS, pour qu’un pays soit autosuffisant en sang, il faudrait qu’au moins 2% de la population donne son sang chaque année.
Sensibiliser la population
Evelyne Inès Ntonga et Jean Luc Semedo, deux ingénieurs télécoms diplômés de l’ISM de Dakar, ont décidé de faire bouger les choses et d’inciter les Sénégalais à donner leur sang via la plateforme Hope. “Notre but est de créer un réseau de donneurs afin d’aider les banques de sang à améliorer leur communication”, nous explique Evelyne.
Avec Hope, les utilisateurs bénéficient de toutes les informations utiles pour mieux comprendre l’intérêt de donner son sang, tout en rassurant sur l’acte en lui même, qui ne comporte aucun risque. “Les gens ont beaucoup de préjugés sur le don du sang, mais il n’y a aucun risque, et je dirais même qu’il n’y a que des avantages. Une fois le don effectué, on analyse le sang du donneur, ce qui permet de détecter d’éventuelles maladies”, ajoute Evelyne.
Des SMS sont envoyés aux donneurs pour des appel au don en cas de besoin urgent. L’application mobile, disponible gratuitement sur smartphone, répertorie tous les centres de collecte de sang au Sénégal. On y trouve également des articles sur la santé et le don du sang ainsi que des quizz. L’utilisateur a même la possibilité de faire un test post don de sang directement sur l’application, afin de savoir s’il est éligible ou non au don. Chaque donneur peut, par ailleurs, suivre son historique de dons.
“Ce projet a besoin de soutien afin d’avoir un réel impact sur la société. Alors si vous le pouvez, donnez votre sang, c’est sans risques et vous sauverez des vies “, rappelle Evelyne.
Plus d’infos : sunuhope.com
Nouvellesdedakar/http://nouvellesdedakar.com/hope-une-application-pour-sau...

02/11/2016

165000 GROSSESSES NON DESIREES ET 400 DECES EVITES AU SENEGAL

RAPPORT MONDIAL SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE
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215 000 nouvelles utilisatrices de contraceptifs modernes ont été dénombrées depuis 2012 au Sénégal. Et dans la seule année de 2016, un total de 165 000 grossesses non désirés et 400 décès maternels ont été évités grâce à l’utilisation de ces produits. Mieux, le taux de prévalence contraceptive moderne pour les femmes est passé de 11,7% en 2012 à 16,7%. Ces avancées enregistrées par notre pays ont été révélées par le rapport de progrès annuel émis par le Partenariat Mondial sur la planification familiale FP2020. C’était hier, mardi 1er novembre, à la veille d’une téléconférence organisée par FP2020.
Au Sénégal, l‘utilisation de contraceptifs modernes chez les femmes est de plus en plus fréquente et la demande en matière de planification familiale est croissante. Ce constat a été mentionné dans le nouveau rapport sur la stratégie mondiale de la planification familiale FP 2020 rendu public à la veille d’une téléconférence organisée hier, par les initiateurs de cette stratégie mondiale pour la santé de femme, de l’enfant et de l’adolescent.
Les résultats du Sénégal ont totalisé depuis 2012, un rajout de 215 000 nouvelles utilisatrices de méthodes contraceptives modernes. Le rapport d’indiquer également qu’en 2016, 165 000 grossesses non désirées et 400 morts en maternité ont été évités grâce à l’utilisation des méthodes modernes de contraception au cours de l’année passée. Le taux de prévalence des contraceptifs modernes pour les femmes est passé de 11,7% en 2012 à 16,1% actuellement.
Les mêmes progrès ont également été enregistrés sur l’augmentation de l’utilisation des méthodes de longue durée d’action (Mda). Sur cette question, la prévalence des contraceptifs réversibles à action prolongée (LARC), y compris les DIU et les implants, chez les femmes célibataires sexuellement actives a augmenté de 11 points en pourcentage entre 2012 et 2014. «C’est la plus forte croissance de la prévalence des méthodes LARC parmi 33 pays détenant des données récentes sur les tendances», a noté le rapport.
Ces performances enregistrées montrent que le Sénégal en leadership sous régional est en train d’atteindre les engagements pris lors du Sommet de Londres en 2012. Un Sommet où les dirigeants du monde entier se sont fixés un objectif ambitieux pour que d’ici 2020, 120 millions de nouvelles femmes et filles aient accès à des moyens de contraception et à des informations pertinentes concernant l’utilisation de la planification familiale. Le rapport de rappeler ensuite que le Sénégal s’était engagé à atteindre le taux de 27 % dans l’utilisation des moyens contraceptifs modernes et la réduction à 50 % des besoins non satisfaits d’ici 2015. Le pays s’était aussi engagé à augmenter de 200 % le budget alloué au programme de planning familial. Mieux, les dirigeants Sénégalais s’étaient lancés dans la garantie d‘égalité d’accès aux services de maternité et de santé des nouveau-nés et des enfants. Ces services devant être de bonne qualité et à un prix abordable, y compris les centres de planning familial.
Les progrès à l’échelle régionale
Le rapport a également constaté des progrès dans l’accès à la planification familiale dans la région africaine tout en révélant que l’Afrique australe et orientale ont connu la croissance la plus rapide dans l’utilisation des méthodes modernes et la plus forte baisse des besoins non satisfaits. Pour la première fois, plus de 30 % des femmes y utilisent une méthode moderne de contraception.
En Afrique de l’Ouest, où l’utilisation de contraceptifs a été toujours faible, plusieurs pays ont renforcé leurs programmes de planification familiale et commencent à voir le taux de prévalence contraceptive augmenter. Les neuf pays du Partenariat Ouagadougou ont atteint un premier palier collectif avec 1,2 million d’utilisatrices supplémentaires entre 2011 et 2015, et visent maintenant l’objectif plus ambitieux de 2,2 millions de nouvelles utilisatrices à l’horizon 2020.
Cheikh Tidiane MBENGUE/Sudonline

26/10/2016

NOS AMIS CHINOIS...

Les échanges entre la Chine et le Sénégal ont atteint 1, 7 milliard de dollar en 2016

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Les échanges entre la Chine et le Sénégal dans divers domaines ont atteint cette année 1, 7 milliard de dollars, soit une hausse de 14 % par rapport à 2015, a indiqué l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Zhang Xun.
‘’En huit mois pour l’année 2016, la Chine et le Sénégal ont échangé 1, 7 milliard de dollars, soit une hausse de 14 % comparé à l’année 2015. Les échanges sont économiques, sociaux et culturels’’, a précisé l’ambassadeur de la Chine.
Zhang Xun s’exprimait lors d’une réception qu’il a offerte, à l’occasion de la célébration du 67ème anniversaire de la République populaire de Chine. Cette réception, marquée par une exposition de photos sur la Chine et l’amitié sino-sénégalaise, a vu la présence de représentant du Gouvernement sénégalais et du corps diplomatique accrédité à Dakar, ainsi que d’autres personnalités de différents milieux.
‘’Les échanges entre les deux pays sont riches et variés. Ensemble, nous avons essayé de relever plusieurs défis pour propulser le développement du Sénégal’’, a expliqué Zhang Xun.
Il a à cet égard cité la prolongation de l’autoroute Diamnadio-Aéroport Blaise Diagne de Diass, le don de matériels de sport et de loisirs implantés sur la corniche ouest de Dakar, entre autres.
L’ambassadeur de la République populaire de Chine, a également fait part de sa volonté de son pays d’intensifier les échanges avec le Sénégal, en mettant en œuvre toutes les synergies nécessaires pour accroître le développement durable.
Le ministre du Commerce, Alioune Sarr, venu représenter le gouvernement sénégalais, a magnifié l’engagement de la Chine dans sa dynamique d’accompagner l’Etat du Sénégal à réussir le Plan Sénégal émergent (PSE).
‘’L’Etat du Sénégal s’est engagé dans plusieurs chantiers pour améliorer le bien-être de ses populations, et la République de Chine, donne tous les moyens, financiers comme sociaux pour accompagner notre pays’’, a salué M. Sarr.
Outre les actions sociales, a-t-il poursuivi, “nous pouvons noter un accroissement des investissements chinois au Sénégal”. “Il s’agit de la réfection des stades régionaux, de la construction de plusieurs édifices”, a-t-il énuméré.
Senego

25/10/2016

9 MILLIONS DE MOUSTIQUAIRES DISTRIBUEES

Lutte contre le paludisme : Près de 9 millions de moustiquaires distribuées aux ménages

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Pour maintenir la tendance à la baisse continue de la morbidité et de la mortalité liées au paludisme et atteindre la pré-élimination du paludisme au Sénégal, le ministère de la Santé a organisé, dans le courant de l’année 2016, une campagne nationale de distribution gratuite de Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda). Au terme de cette campagne, plus de 8 millions de moustiquaires ont été mises à la disposition des familles.
Démarrée en février dernier, la campagne nationale de distribution gratuite de Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) a été clôturée, le 21 octobre 2016, à Saint-Louis, par le ministre de la Santé et de l’Action sociale. Faisant le bilan, le Pr Awa Marie Coll Seck a annoncé que 8.838.450 Milda ont été distribuées sur l’ensemble du territoire national en l’espace de 6 mois.
« Le bilan de cette campagne est satisfaisant, car notre pays a atteint une couverture universelle, parce que chaque moustiquaire est utilisée par au moins deux personnes », a-t-elle indiqué. Selon le ministre de la Santé, plus de 14 milliards de FCfa ont été mobilisés par le gouvernement et les partenaires pour l’achat de ces moustiquaires et l’organisation de cette campagne de distribution dans toutes les régions.
« C’est la première fois au Sénégal, en un temps record (environ 6 mois), que l’on distribue autant de moustiquaires pour protéger les populations du paludisme », s’est félicitée le Pr Seck, rappelant que l’objectif de l’Etat est d’amener au moins 80 % de la population à dormir sous Milda afin d’éradiquer le paludisme dans notre pays.
Accueilli à son arrivée par le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, le gouverneur de la région de Saint-Louis et le médecin-chef de région, Mme Seck a fait le tour de plusieurs quartiers de la ville où elle a distribué les dernières moustiquaires aux populations. Elle a rappelé que la moustiquaire imprégnée est un outil de prévention. Une région comme Saint-Louis, entourée de cours d’eau, a besoin de cet outil pour mieux prévenir des maladies comme le paludisme.
Awa Marie Coll Seck s’est aussi félicitée de l’engagement de la communauté, notamment des autorités locales, soulignant qu’en matière de lutte contre le paludisme, les collectivités locales et les autres partenaires du ministère de la Santé ont pris des dispositions pour aider à éradiquer le paludisme. « Ils interviennent dans plusieurs domaines, en particulier l’assainissement et l’hygiène », a-t-elle reconnu.
Baisse du nombre de cas de paludisme
D’ailleurs, elle a invité les populations à respecter les consignes en matière d’hygiène, en évitant de cohabiter avec les eaux stagnantes qui sont des nids de moustiques.
Le ministre de la Santé a précisé que, depuis des années, le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), avec le concours financier des partenaires, utilise plusieurs méthodes de prévention, telles que la pulvérisation intra-domiciliaire, pour neutraliser les moustiques. « C’est ce qui est à l’origine de la baisse du paludisme dans certaines régions comme Saint-Louis où l’on parle de plus en plus de pré-élimination », a déclaré le Pr Seck.
Au Sénégal, selon le rapport du Pnlp, le nombre de cas de paludisme a baissé de plus de 65 %. Les décès liés à cette maladie ont aussi chuté de plus de 70 %. Cependant, la maladie continue de faire des dégâts dans la partie Sud du pays. Ce qui fait dire au ministre de la Santé que rien n’est encore gagné. C’est pourquoi Awa Marie Coll Seck a exhorté les populations à utiliser les moustiquaires mises à leur disposition. L’objectif du ministère de la Santé est d’amener au moins 80 % de la population à dormir sous Milda.
Les populations satisfaites de la campagne de distribution des Milda
Les responsables de famille Awa Coly et Marième Thiam, habitant le quartier « Eaux Claires » de Saint-Louis, ont le visage radieux ce 21 octobre 2016.
Elles viennent d’accueillir l’une des personnalités les plus importantes du gouvernement en la personne du ministre de la Santé et de l’Action sociale. Après les salutations, ces deux femmes se sont félicitées des moyens de prévention contre le paludisme mis à leur disposition. « Toute la communauté apprécie votre travail. Nous sommes satisfaits de la campagne de distribution gratuite des moustiquaires », a lancé l’une d’elles. Faisant le tour de ce quartier, le ministre de la Santé et sa délégation ont reçu les félicitations des populations. Auparavant, le Pr Awa Marie Coll Seck a été reçue par les autorités du Prytanée militaire de Saint-Louis (Pms) où elle a procédé à la distribution de moustiquaires aux élèves et aux militaires de la zone.
La visite du ministre de la Santé a pris fin au quartier Darou où l’autorité et ses collaborateurs ont été accueillis par le chérif.
Mansour Faye, maire de Saint-Louis : « Amener les populations à adhérer à une dynamique de prévention du paludisme »
Mansour Faye maire de Saint LouisLe maire de Saint-Louis, Mansour Faye, est aussi satisfait de la campagne de distribution gratuite des Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda). Selon lui, ces dernières ont permis de protéger les populations du paludisme, mais aussi à la région de Saint-Louis de poursuivre sa marche vers l’éradication de cette maladie.
« Nous sommes déjà dans une phase de pré-élimination et nous voulons mettre fin à cette maladie dans notre région », a indiqué le maire de Saint-Louis, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Mansour Faye a promis de soutenir le ministère de la Santé à mettre fin au paludisme dans les autres régions du Sénégal. Des actions dans l’assainissement seront menées dans ce sens.
Saint-Louis est une ville d’eau qui constitue un terreau pour le développement des moustiques et des maladies comme le paludisme. « Nous allons mettre les moyens à notre disposition pour prévenir les populations de cette maladie », a assuré M. Faye qui a reconnu que les communes sont confrontées à des questions d’assainissement, parce que tout simplement la gestion des déchets solides pose problème.
« Nous essayons de travailler avec le ministère de la Santé et des collectivités locales pour épargner les populations des maladies liées à l’hygiène », a souligné le maire de Saint-Louis, se félicitant du choix porté sur cette ville pour clôturer la campagne de distribution gratuite de Milda. Selon lui, la commune de Saint-Louis va soutenir les relais communautaires dans sa mission de sensibilisation, en vue de pousser les populations à dormir sous moustiquaire.
« Notre rôle en tant que maire est d’appuyer des actions de prévention. Nous allons travailler à mener les populations à adhérer à la dynamique de prévention du paludisme », a-t-il souligné.
Eugène KALY et Amadou Maguette NDAW/Lesoleil

Prévention du paludisme, des maladies diarrhéiques : La deuxième phase de l’opération « Fagarou » lancée
La deuxième phase de l’opération « Fagarou » relative à la prévention du paludisme, des maladies diarrhéiques et de la fièvre à virus Ebola a été lancée, hier, devant les locaux de la Brigade régionale d’hygiène, sous la présence du préfet du département de Dakar, Serigne Babacar Kane.
« Brigade d’hygiène rassemblée pour l’opération « Karangué ». Sur ces mots est lancée la deuxième phase de l’opération « Fagarou » relative à la prévention du paludisme, des maladies diarrhéiques et de la maladie à virus Ebola.
Cette nouvelle stratégie globale vise à éradiquer les microbes et vecteurs transmettant le paludisme, au-delà, la dengue et la fièvre jaune. Une opération qui, à terme, devra éradiquer 80 % des moustiques dans les zones traitées.
En effet, 33 agents dotés de 15 appareils pulvérisateurs ont été déployés sur le terrain.
Avec comme cibles les zones très exposées aux moustiques comme Hann Maristes, Gueule-Tapée, Grand Yoff, Zone de captage, Patte d’oie, Cambérène, Ngor, etc. « Ces zones, après l’hivernage, sont impactées par les inondations avec des eaux stagnantes à la surface desquelles des morves se développent.
D’où le développement des maladies d’hivernage comme le paludisme », a soutenu l’adjudant Alla Ngom, chef de la Brigade départementale d’hygiène de Dakar. Il a renseigné que l’objectif de cette opération est d’éradiquer 80 % des moustiques. Intitulée l’opération « Eclair », elle durera deux jours pour couvrir toutes les zones à risque.
Le maire de Fass-Colobane, Ousmane Ndoye, prenant part à cette rencontre, a appelé les maires des localités concernées à joindre leurs efforts à ceux de la Brigade régionale d’hygiène. « Notre commune est la plus polluée. Nous avons le canal 4 et celui de Point E à ciel ouvert qui sont très infectés.
Des opérations pareilles, c’est nous qui devrions les faire. Si on voit des gens qui viennent nous soutenir, nous ne pouvons que leur apporter notre soutien matériel », a-t-il déduit.
Marame Coumba SEC/Lesoleil