19/08/2017

LES SACS PLASTIQUE

Quel bilan faire de l’application de cette loi ?

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Plus de 5 millions de sachets plastiques circulent chaque jour au Sénégal, selon le gouvernement.
Le conseiller juridique du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Boniface Cacheu, reconnait que « le bilan est très mitigé, voire mauvais ». Il souligne notamment le fait que les textes d’application de la loi n’avaient pas encore été élaborés jusque-là.
Pour le directeur exécutif de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS), Ousmane Sy Ndiaye, l’une des raisons des difficultés dans l’application repose sur le fait que cette loi est incomplète, même s’il estime que la loi en elle-même est nécessaire.
L’ancien ministre de l’Environnement, Ali Haidar, pointe, quant à lui, « un laxisme des autorités ». Il pense qu’il faut « une volonté très forte du gouvernement mais aussi une implication de tous les acteurs et des populations».
Les importations ont-elles baissé ?
Les données obtenues auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) ne montrent pas une baisse des importations des sachets plastiques, même si elles ne donnent pas de détails sur la nature des sachets plastiques importés.
Il reste que les importations de sachets plastiques en 2016 ont connu une hausse par rapport à celle de l’année 2015. Elles sont ainsi passées de 1645 tonnes en 2015 à 2280 tonnes l’année suivante.
Ce qui représente 1,4 milliard francs pour l’année 2015 et 1,7 milliard pour l’année suivante. Pour les six premiers mois de 2017 (de janvier à juin) déjà, 1.170 tonnes ont été importées. Cela a nécessité une enveloppe de plus 827 millions de francs.
Pourtant la loi devait permettre de réguler l’importation des sachets plastiques, puisqu’en principe toute importation de ce produit est soumise à une autorisation préalable du ministère de l’Environnement. Une note de la direction générale des douanes émise en février 2016 désignait un seul point d’entrée pour les sachets plastiques au Port Autonome de Dakar.
Seulement, Boniface Cacheu explique que la principale difficulté face aux importations est qu’aussi bien la douane que le ministère de l’Environnement « n’avaient les instruments adéquats pour effectuer le contrôle de la nature des sachets plastiques qui étaient importés».
« Il est presqu’impossible de contrôler l’épaisseur des sachets à l’œil nu, il faut le faire à l’aide d’une machine qui s’appelle micromètre», précise-t-il.
Ousmane Sy Ndiaye affirme n’avoir jamais eu connaissance d’un importateur de sachets plastiques dont la cargaison a été bloquée par la douane, pour non-conformité du produit. Du moins aucun membre de l’UNACOIS ne s’en est plaint, selon lui.
Conclusion : la loi sur l’interdiction des sachets plastiques n’est pas appliquée
L’Assemblée nationale du Sénégal adoptait une loi portant interdiction de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des sachets plastiques de faible épaisseur, en avril 2015. Une loi entrée en vigueur en janvier 2016. Plus d’un an après, elle a du mal à être appliquée.
D’ailleurs, à en croire le conseiller juridique du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Boniface Cacheu, les textes d’application de la loi n’avaient pas encore été élaborés.
C’est seulement le 10 août 2017 que le Comité de suivi de l’application de cette loi a été mis en place. Boniface Cacheu informe également que les textes d’application viennent d’être élaborés et qu’ils sont dans le circuit pour signature.
Assane Diagne/africacheck.org

18/08/2017

VIVE LE POULPE!

Le poulpe, l’espèce halieutique la plus exportée avec 204 milliards de francs CFA en 2016

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Le poulpe est l’espèce halieutique la plus exportée du Sénégal avec un chiffre d’affaire réalisé de 204 milliards de francs CFA en 2016, a révélé le coordonnateur national du réseau des Conseils locaux de la pêche artisanale (CLPA), Abdoulaye Ndiaye.
"Aujourd’hui, en termes d’exportation, le poulpe est l’espèce halieutique la plus exportées du Sénégal où la pêche qui, jouant un rôle important dans le développement économique, social et culturel, contribue considérablement au produit intérieur brut (PIB) national", a-t-il souligné.
Les acteurs de la pêche, regroupés au sein du CLPA du département de Mbour, se sont retrouvés jeudi dans les locaux du service des pêches et de la surveillance pour évaluer le repos biologique du poulpe institué par les autorités, de commun accord avec les pêcheurs locaux, pour faciliter la régénération de la ressource.
"Nous voulons que toutes les parties prenantes soient impliquées dans ce processus. Même si dans les plans d’aménagement des pêcheries, il est stipulé que les idées doivent émaner de la base (...), il serait bien d’impliquer les industriels dans les mesures que nous prenons", a indiqué M. Ndiaye.
Par rapport au repos biologique zonal qui figure dans le plan d’aménagement du poulpe du Sénégal, le coordonnateur national du réseau des CLPA relève que certains de ses démembrements ne jouent pas le jeu et ne suivent pas les recommandations pour une meilleure gestion de la ressource.
"La recommandation qui a été faite, c’est qu’à l’avenir, que le CLPA sort une décision, que l’autorité puisse arrêter un repos biologique qui soit national et couvrant aussi bien la pêche artisanale qu’industrielle. Parce que la pêche artisanale observe un repos biologique et que les navires continuent à pêcher le poulpe, les résultats escomptés ne seront jamais obtenus", a prévenu Abdoulaye Ndiaye.
La surveillance des pêches est un aspect "très important" pour les acteurs locaux de la pêche, notamment dans la gestion de la ressource, estimant que d’autres pêcheurs malintentionnés ont tendance à bafouiller les mesures qui sont prises.
"Nous avons retenu de faire, à l’avenir, des missions de surveillance en collaboration avec les services compétents, en l’occurrence la Direction des pêches et de la surveillance (DPSP) afin de pouvoir traquer tous les contrevenants qui tenteraient de passer outre les mesures déjà prises pour l’intérêt du secteur", a encore indiqué Ndiaye.
Selon lui, les débarquements mensuels de poulpe au niveau des différents quais de pêche tournaient entre 14 et 17 tonnes. Et pour les cinq jours du mois de juillet dernier, rien que pour le quai de pêche de Djiffère, il a été enregistré 60 tonnes de poulpe, 61 tonnes pour Joal-Fadiouth, 58 tonnes à Mbour. Pour la zone de Sindia nord qui comprend Saly-Portudal, Ngaparou, Somone, Popenguine, Ndayaane, la quantité de débarquement est de 28 tonnes.
"Avant ce repos biologique, le quai de Mbour enregistrait 17 tonnes par mois et celui de Joal-Fadiouth entre 17 et 18 tonnes le mois. C’est vous dire que toute l’importance qu’il y a quand le repos biologique est instauré et respecté par les différents acteurs concernés", a fait valoir le coordonnateur national des CLPA du Sénégal, souhaitant que ce repos biologique soit étendu à toutes les zones de pêche du pays.
ADE/ASB/APS

16/08/2017

ORDURES MAL GEREES

Mauvaise gestion de Mbeubeuss : L’Etat du Sénégal perdrait plus de 85 milliards FCFA par an

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Située dans la grande banlieue dakaroise, la décharge de Mbeubeuss ferait perdre plus de 85 milliards de francs CFA. Et pour cause, la mauvaise gestion de ce site.
Ainsi, la problématique des déchets dans le cadre du projet phare du Plan Sénégal émergent, sur lequel mise les autorités pour permettre au pays d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035. Une perspective qui a fait l’objet de plusieurs conseils des ministres, informe le Quotidien.
Il s’agira de mettre en place un cadre de contractualisation avec des partenaires afin de parvenir à impulser une valorisation énergétique , agronomique mais aussi de production de combustibles, selon Ibrahima Diagne, coordonnateur de l’Unité de coordination et de gestion des déchets solides (Ucg).
De son avis, la mise en œuvre de ces solutions alternatives permettra de « régler un problème qui a duré 50 ans et qui est une préoccupation majeure des populations de la banlieue dakaroise ».
xalimasn.com

10/08/2017

JM DUPART: LES OISEAUX DU SENEGAL

"Oiseaux du Sénégal" le livre de Jean Marie Dupart

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Jean-Marie Dupart, en fervent défenseur de l’environnement, revient sur son parcours au Sénégal et son travail dans les parcs nationaux. Passionné d’ornithologie, il sort cette année « Oiseaux du Sénégal », un livre de vulgarisation à l’intention du grand public afin de faire connaître les oiseaux qui peuplent les parcs nationaux sénégalais. Cette œuvre est une des nombreuses idées de Jean-Marie, qui n’a de cesse de défendre l’environnement autour de plusieurs projets. Retour sur cette figure multi-casquettes et sur son livre où se mêlent ses passions pour l’ornithologie et la photographie.

Depuis combien de temps êtes-vous au Sénégal et pourquoi avoir choisi d’y habiter ?

Je suis au Sénégal en permanence depuis 7 ans mais je suis venu pour la première fois en 1976. Mon choix, c’est une longue histoire ! Déjà, j’adore l’Afrique, j’ai fait pas mal d’aller-retours en Afrique quand j’étais jeune. J’avais envie de m’éloigner du rythme à l’européenne, du stress, donc voilà, je me suis décidé à m’installer en Afrique. Et le Sénégal parce que c’est le seul pays où tu peux avoir des projets à moyen termes parce que les autres pays c’est instable et à chaque élection tu ne peux pas savoir ce qu’il risque de se passer. C’est le seul pays démocratique et stable. Dans les autres pays d’Afrique de l’ouest, tu ne peux pas partir sur des projets à moyen termes car tu ne sais pas ce qui peut se passer dans le futur. C’est aussi un pays avec énormément d’oiseaux et de choses à faire autour.

Avant la réalisation de votre livre et les clichés des oiseaux du Sénégal, vous avez aussi photographié votre région natale, les landes et les montagnes basques ?

Je fais de la photo depuis l’âge de 16 ans en amateur. Je suis issu d’une famille de la nature, chez moi on partait souvent dans la forêt, dans la montagne. Et un jour voilà, je me suis mis à faire de la photo. C’est devenu une passion petit à petit, en marge de mon travail, c’est une passion comme une autre.

A côté, vous avez aussi plusieurs flèches à votre arc, puisque vous êtes ingénieur en techniques agricoles, mais aussi passionné d’environnement et d’ornithologie ?

La formation culturelle je l’ai grâce à ma mère, une directrice d’école, qui est en avance sur son temps et qui me parlait d’écologie. Elle faisait des leçons sur les animaux en classe. Après les études je suis ingénieur en techniques agricoles et j’ai travaillé dans trois boites sur des projets écologiques. Dès le début les choix étaient basés là-dessus. Après j’ai travaillé pour une société qui fabriquait des machines pour l’agriculture, pour permettre de ne pas traiter les sols. J’ai toujours eu cette sensibilité écolo. Ça peut paraître bizarre aussi mais ma grande découverte c’est René Dumont, le premier candidat de 74 aux élections présidentielles. Son livre s’appelle l’utopie ou la mort et il parle beaucoup d’Afrique, c’est un spécialiste de l’écologie tropicale. Et donc il m’a sensibilisé à ça, j’étais moi-même dans le même cheminement : l’Afrique et l’écologie, et donc ça m’a marqué. Je le relis d’ailleurs de temps en temps, c’est mon livre de chevet ! D’ailleurs dès 1974 il écrivait des tucs qui se passent aujourd’hui, il avait prédit pas mal de choses ! Bon et puis après, j’ai cette envie de me diversifier parce que je suis "touche à tout", je suis curieux. Je m’intéresse à l’érosion, l’écologie, l’histoire etc…

Pourquoi cette passion pour le continent africain ?

C’est d’abord une histoire personnelle et familiale. Mon père a travaillé en Afrique il y a longtemps et je l’ai toujours entendu parler de l'Afrique. Donc pour mon premier voyage, en 1976, je prends ma 4L et je pars en Afrique. Je prends la route par le Maroc, la Mauritanie, je suis en pleine marche verte avec les sahraouis, donc ça me rapproche de l’histoire aussi. J’ai toujours été attiré par ça. J’ai aussi un amour pour le rythme africain. J’aime bien prendre mon temps, me poser, discuter. On peut passer une journée à ne rien faire de spécial, mais rien faire c'est aussi réfléchir !

Pourquoi cette passion pour l’ornithologie ?

De l’histoire familiale aussi ! Quand j’ai commencé à faire des photos d’oiseaux j’avais 16 ans et quand tu commences, tu commences à t’intéresser. Je ne suis pas ornithologue professionnel mais maintenant il y a des masters qui te forment à l’ornithologie. Moi, maintenant, je m’intéresse aux oiseaux au Sénégal parce que malheureusement, au Sénégal il n’y a plus que des oiseaux. Les mammifères, tout ce qui est éléphants, girafes, ne sont plus au Sénégal. La chasse coloniale a joué énormément dans ce processus même si les sénégalais ont repris le flambeau pour gagner de l’argent. C’est aussi dû à l’augmentation de la population et à la pression humaine.

Comment s’est réalisée l’écriture du livre Oiseaux du Sénégal ?

L’écriture du livre s’est faite en plusieurs étapes. Pour les parcs du Nord du Sénégal j’ai commencé à faire des visites un peu plus élaborées que ce qui se faisait avant et j’ai commencé à faire des fiches oiseaux pour les gens qui visitaient. A force je me suis retrouvé à faire des reliures de toutes ces fiches et les gens me demandaient : « mais pourquoi tu n’écris pas un livre ? ». J’ai finalement décidé de le faire. Il y avait aussi la sensation d'un manque, pour les gens qui s’intéressent à la nature sans plus de précision que ça. Ils n’avaient pas de supports, de livres, parce que soit ils étaient très chers, soit ils étaient inaccessibles parce que ce sont des bouquins de recherches scientifiques, donc pour quelqu’un qui visite un parc c’est pas simple ni adéquat.

D’où viennent les photographies de votre livre ?

J’ai fait les photos dans les parcs nationaux sénégalais. Et chez moi, ensuite, j’ai réuni les informations en deux à trois mois de recherche. J’ai aussi un avantage c’est que j’écris assez rapidement donc ça m’a aidé.

Est-ce qu’il y a eu des difficultés ?

Le plus dur c’était de choisir les oiseaux parce qu’il y en a énormément ! Et pour ne pas faire un livre avec 600 espèces il faut donc choisir 100 à 150 espèces, les plus faciles à voir. Il faut étudier et choisir celles qu’on garde ou non. Les premiers c’est assez facile mais ensuite il faut faire des choix. Peut être que ce sont des choix plutôt affectifs.

Qu’est-ce que ça vous a apporté de l’écrire ?

Ça m’a apporté beaucoup car je me suis penché de manière plus structurée sur les oiseaux. On découvre tous les jours quelque chose de nouveau.

Vous avez aussi travaillé dans les parcs nationaux Sénégalais, qu’est-ce que vous faisiez exactement ?

J’ai travaillé dans les parcs nationaux car je connaissais le président et j’avais offert des photos pour le parc. Ils m’ont proposé de venir travailler là-bas. J’ai fait du comptage, tous les travaux qu’il y a faire dans les parcs nationaux, la plantation de fil à eaux, de mangroves... J’ai mis aussi sur Excel tous les oiseaux, mois par mois et années par années, car ils n’avaient jamais structuré ça. Ça permettait de faire des recherches et des études plus facilement et de remarquer les évolutions aisément.

Vous êtes aussi en contact avec d’autres ornithologues sur des sujets plus spécifiques comme sur le balbuzard pécheur par exemple. Pouvez-vous nous en parler ?

Oui, le balbuzard pécheur est un des plus gros rapaces et il est en voie de disparition en Europe. Il y a entre 3800 et 4000 balbuzards pêcheurs recensés dans le monde. En France, il y en a dans la vallée de la Loire seulement 54. Et là, j’arrive dans la langue de barbarie, avec le premier comptage, il y en 300 ! Donc je relaye l’information et on me contacte. Les ornithologues, anglais etc. me disent « tu te trompes d’un zéro là, il n’y en a pas 300 mais 30 ! ». Je leur explique que non et c’est comme ça qu’on s’est aperçu qu’il y avait 30% des balbuzards pêcheurs européens qui venaient ici. L’hiver on en compte 1000 ! Donc on a développé des outils de recherche, on a des GPS et des spécialistes sur place pour étudier la population. On ne changera pas son avenir mais on le connait mieux et on sait pourquoi il est en disparition. Il faut maintenant travailler en Europe pour qu’il se sente mieux là-bas. En France il y a une pression humaine telle, qu’il faut faire attention parce que c’est un oiseau qui n’aime pas la présence humaine. Donc il faudrait mettre des points d’eaux fermé au public, il n’y a que comme ça qu’ils reviendront. Derrière tout ça, on a des projets de comptage, de conservation.

Travailler sur l’environnement au Sénégal, est-ce que ce n’est pas difficile en termes de gestion des déchets et de développement des politiques publiques ?

Le problème au Sénégal c’est essentiellement le problème des déchets plastiques. Pour l’instant il n’y a pas de pollution industrielle au Sénégal à part sur Dakar. Et les sociétés agricoles sont européennes donc les risques de pollution agricole sont plus ou moins gérés, car les sociétés sont obligées de respecter les normes européennes donc de planifier les relevés d’eaux sinon leurs produits ne partent pas en Europe. Donc on a une petite garantie là-dessus. J’ai plus peur de l’agriculture sénégalaise où les agriculteurs peuvent faire n’importe comment, car les dosages ne sont pas forcément réglementés. Le problème ici c’est essentiellement une pollution visuelle qui peut être traitée s’il y a une volonté d’état. Il faut mettre en place des services de traitement de ramassage efficace car on ne peut pas demander à une population de trier s’il n’y a pas de poubelles ou de ramassage concret et efficace.

Comment faites-vous pour vous battre ?

Actuellement, on est sur un projet de caravane de sensibilisation à l’environnement, on part 3 semaines avec 50 étudiants de Cheich Anta Diop et de l’Université de Saint Louis et on fait le tour des parcs du Sénégal et des villages limitrophes. On fait de la sensibilisation auprès de la population et de la plantation d’arbres. L’idée c’est que ce sont les jeunes qui vont faire changer les choses.

Vous travaillez en parallèle avec l’Université Cheich Anta Diop sur d’autres projets n’est-ce pas ?

L’université c’est un hasard. A Dakar certains avaient besoin de faire des stages pratiques sur l’environnement, la brèche du fleuve de Saint Louis par exemple. C’est un sujet récurrent et donc ils font des stages sur la langue de barbarie et je leur sers d’accompagnateur. Moi je n’interviens pas à Dakar mais c’est un travail pratique.

La nouvelle génération sénégalaise est-elle consciente des enjeux environnementaux qui se posent actuellement ?

C’est le même problème qu’en Europe, la nouvelle génération prend conscience, il y a des associations écologiques étudiantes mais le problème c’est l’élite, les gens dans la rue, si tu leur dis « il faut protéger les oiseaux » ils te disent « je vais d’abord essayer de trouver à manger pour midi ». Moi je suis persuadé et même si ça peut paraître bizarre, que la seule solution pour accélérer le phénomène, c’est le bâton. Il faut d’abord que le gouvernement mette des moyens pour ramasser, des usines de traitement et qu’ensuite on dise à la population « Si tu ne jettes pas dans la poubelle, c’est une amende de 1000 francs. » C’est ce qui s’est passé en Europe, aussi ! Malheureusement les gens en général ne s’y intéressent pas. En France aussi, la preuve c’est les élections, ils s’y intéressent à la marge, ça gène pour les vacances, mais bon si ça ne gêne pas dans la vie on s’en fout, on vit dans une société schizophrène : on veut du bien, du loisir, mais pas l’embêtement qui va avec.

Avec tout ça, vous avez créé une formation de guides touristiques avec l’Université ? Quel est l’objectif final ?

Ce sont deux structures, une première qui est liée directement à l’UGB verte à St Louis. Actuellement, il y a un projet qui est mené par un prof de géographie à la fac pour faire une sorte de BTS en nature ornithologie, pour qu’il y ait des guides aptes à expliquer. Malheureusement aujourd’hui au Sénégal, on est à ce niveau de facilité, les guides savent seulement le nom des oiseaux, ils sont incapables de te dire pourquoi l’oiseau est là, d’où il vient etc… il y aussi un deuxième phénomène, c’est que tu ne peux pas raconter n’importe quoi, les gens avec internet sont renseignés. Il n’est pas possible d’inventer, il faut être sérieux. Donc on a mis en place cette structure. Il y a un autre projet qui concerne les parcs nationaux. Il y a une association de jeunes éco-gardes sénégalais qui a été créée et qui fait tous les comptages à Dakar. Elle commence à s’intégrer à la vie des parcs nationaux avec pour but de faire avancer les choses. C’est intéressant. Les ornithologues et les spécialistes de la nature ici, c’est encore des ex-colons, et personnellement ça me dérange. Je pense que la sensibilisation des jeunes d’ici passera par une intervention des leurs, quand c’est de l’intervention extérieure ça a beaucoup moins d’impact. Quand c’est leurs fils ou leurs neveux, ça modifie complètement l’impression des gens par rapport à ça.

Pour exemple, avec les enfants des écoles de Saint Louis et de Gandiol on a fait une opération de nettoyage et de plantation de mangrove dans le cadre des vacances citoyennes. Quand leurs mères jetaient ils disaient : « Oh non ! On a nettoyé là, on a planté là… » c’est par là que ça passe ! Ces opérations ça se fait partout, je trouve aujourd’hui que les parcs nationaux sénégalais évoluent bien, il y a une vraie une prise de conscience parce qu’il y a un nouveau directeur aussi et qu’il impulse sur ces questions !

Est-ce que vous avez d’autres projets pour le futur ?

Des projets d’écriture oui. Je vais faire un bouquin qui sera la suite de celui-là si celui-là marche, parce que ce sera sur les oiseaux plus rares. Et après, j’ai un autre projet de bouquin que j’ai déjà commencé à écrire, sur toutes les petites choses qui me sont arrivées depuis que je suis au Sénégal. Je voudrais le faire à travers les yeux de mon chien, j’ai un border collie. C’est un chien adorable, et donc il joue avec les enfants. Au Sénégal ça peut paraître bizarre car d’habitude les chiens se font marcher dessus. Donc j’aimerais écrire ces petits sketchs, mais vu par l’œil du chien. Par exemple, le chien qui marche sur la plage et qui se fait embêter par tous les sachets plastiques. C’est une démarche intellectuelle de se mettre à la place du chien, comment il peut voir le Sénégal, malmené, mal vu, tabassé.

Pour plus d'informations concernant les projets de Jean Marie ainsi que les thématiques écologiques au Sénégal : cliquer ici: https://web.facebook.com/Nature-et-Oiseaux-S%C3%A9n%C3%A9...
Propos recueilli par Claire Lapique (www.lepetitjournal.com/dakar)
l'article: http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/a-lire/287714...

L'ENERGIE SOLAIRE ENFIN

La révolution du solaire au Sénégal

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Le Sénégal transforme sa politique énergétique et se tourne vers les énergies renouvelables.
Trois centrales solaires ont été mises en service dans les 10 derniers mois.
Deux autres sont prévues pour la fin de l'année. De quoi booster la production énergétique du pays.
Mais les zones rurales tardent encore à en bénéficier.
C'est un champ immense - l'équivalent d'une soixantaine de terrains de football.
A Santhiou Mekhe, à environ 130 km de la capitale sénégalaise, 92 milles panneaux solaires sont sortis de terre.
Inaugurée en juin dernier en présence du président Macky Sall, la centrale de Santhiou Mekhe est la troisième construite dans le pays en moins d'un an, et la plus grande en activité en Afrique de l'Ouest.
Des investisseurs privés et l'agence française pour le développement ont uni leurs forces avec les autorités sénégalaises pour financer et construire cette centrale à travers une société de projet - Senergy PVSA.
Image caption Avec 65% de taux d'électrification au niveau national, et seulement 33% dans les campagnes, l'électrification rurale est un enjeu majeur pour le pays.
"Senergy PVSA a signé avec la Senelec un contrat d'achat d'énergie qui porte sur 25 ans, en passant par la construction de la centrale solaire photovoltaïque de Santhiou Mekhe. Elle est aujourd'hui construite et mise en service depuis le 1er août 2017", détaille Emmanuel Oloa, chargé de projet pour la compagnie Engie Solaire direct, qui a construit la centrale.
D'après lui, le succès du projet vient du fait que les populations locales ont été impliquées dès la première heure. Un comité de suivi a été mis en place réunissant constructeurs, investisseurs et représentants locaux pour répondre à toute éventuelle difficulté, et mettre en place des projets sociaux.
Le chantier de construction qui a duré 12 mois, a permis la création de 150 emplois locaux.
Maintenant que la centrale est opérationnelle, beaucoup espèrent qu'elle permettra à la fois l électrification des villages alentour et la baisse du prix du courant.
"Un effort important a été fait durant cette année, avec une baisse de 10% du prix de l'électricité", révèle Ibrahima Niane, directeur de l'électricité au ministère de l'énergie sénégalais. Et d'après lui, ce n'est que le début.
"Dans le cadre du développement du mix énergétique, avec les centrales solaires qu'on est en train de réaliser, et les centrales éoliennes et au gaz qui vont venir, il y aura certainement une autre baisse du prix de l'électricité, poursuit-il. C'est une demande nationale, et ça permettrait aussi d'augmenter la compétitivité de l'économie sénégalaise.
Laissés-pour-compte
Pour l'électrification rurale, en revanche, il reste beaucoup à faire. Exemple à Sinkane, à moins de 2 km de la centrale de Santhiou Mekhe. Là-bas, pas d'électricité. Juste un poteau électrique qui traverse le village depuis plus de 50 ans.
"Le problème, c'est que les gens pensent que le Sénégal s'arrête à Dakar", s'emporte Idrissa Kane le chef du village. "Dans les zones rurales, il n'y a rien. On est les laissés-pour-compte. On est comme des moutons. Et même les moutons, leur propriétaire en prend soin et les nourrit. Mais nous, les ruraux, à chaque fois qu'il y a un partage, nous sommes oubliés." *
Sur les 600 habitants de Sinkane, outre le chef de village, 7 ménages ont du courant - Des foyers tirés au sort pour bénéficier des quelques kits solaires installés gratuitement par la compagnie privée qui a construit la centrale.
De fait, une nouvelle centrale solaire n'implique donc pas automatiquement l'électrification des localités avoisinantes. L'énergie produite par les centrales solaires doit passer par le réseau de la Senelec, la compagnie sénégalaise d'électricité. C'est à la Senelec, et à l'agence nationale pour l'électrification rurale de construire les infrastructures, de gérer le transport de l'électricite et de raccorder les ménages au réseau.
"On produit, on transporte, puis on distribue. La zone de production peut être complètement différente de la zone de consommation", confirme le directeur de l'électricité au ministère de l'énergie.
Et d'ajouter : "Là où il y a une centrale solaire et des localités à côté, on fera le maximum pour que ces localités aient l'électricité dans les meilleurs délais. Ces populations constituent des priorités pour nous, c'est très important. Les dispositions sont en train d'etre prises", assure-t-il.
Avec 65% de taux d'électrification au niveau national, et seulement 33% dans les campagnes, l'électrification rurale est un enjeu majeur pour le pays.
Les autorités ont promis deux autres centrales solaires et un parc éolien d'ici à la fin de l'année. Beaucoup espèrent que ce sera un pas de plus vers une énergie plus propre et moins chère, pour tous.
BBC.com

09/08/2017

PLUS DE RIZ EN CASAMANCE

Riziculture : 37 000 ha seront emblavés en Casamance

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Le Projet pôle de développement de la Casamance (Ppdc) va accompagner les organisations de producteurs des régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda à emblaver 37.210 hectares en riz cette année contre 32.927 hectares en 2016 et 18 160 hectares en 2015 ; soit une augmentation respectivement de 15% et 51%.
Pour la présente campagne agricole, le Projet pôle de développement de la Casamance a fini de recycler les conducteurs des 14 tracteurs et 14 motoculteurs qu’il avait achetés en 2016 et mis à la disposition des organisations de producteurs. Le Ppdc a acquis ces engins de travail de sols à 370 millions de FCfa et les a octroyés aux producteurs sur la base d’une subvention de 80 à 85 %. « Les producteurs ont mobilisé, sur fonds propres, 55 millions de FCfa et acheté ces machines », a indiqué le responsable chaîne de valeurs, Ousseynou Konaté. Le projet a également acheté 125 tonnes de semences certifiées de riz produites par 3 coopératives semencières de Casamance que sont l’Entente de Diouloulou, Blouf Emano et la Fédération des producteurs du bassin de l’Anambé (Feproba). Il a acquis ces semences à 50 millions et les a subventionné aux producteurs à 80 %. D’après M. Konaté, ces semences viennent en supplément à celles distribuées par le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar).
Dix nouvelles vallées réhabilités dans le Bignona
En outre, le Projet pôle de développement de la Casamance a mis à la disposition des producteurs 1.000 tonnes d’engrais Mpk et 800 tonnes d’urée pour un montant de 510 millions de FCfa et subventionnées pour les producteurs à 80%. Ces engrais ont été mis en place dans 105 communes de la Casamance, selon Oussseynou Konaté. A l’en croire, l’identification et la distribution des semences et engrais aux producteurs ont été assurées par 31 organisations paysannes partenaires du projet. M. Konaté a renseigné également que pour cette campagne agricole, 10 nouvelles vallées du département de Bignona, qui sont situées dans le marigot d’Affiniam, ont été réhabilitées et aménagées par le Ppdc au bénéfice des producteurs. Ces vallées sont mises en valeur à partir de cet hivernage. Les comités de vallée (au nombre de 10) sont déjà mis en place et ont été renforcés dans les thématiques de gestion de l’eau, de bonnes pratiques agricoles, de prévention et de gestion des conflits. En plus, le Ppdc est en train de construire 15 magasins au profit des organisations de producteurs partenaires pour le stockage des productions agricoles (riz).
El Hadj Moussa SADIO/lesoleil.sn

01/08/2017

MENACE SUR GOREE

Erosion côtière à Gorée : L’île mémoire sous la menace de la mer

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L’île de Gorée, tristement célèbre pour avoir été le lieu de transit des esclaves africains en déportation vers l’Amérique, est, aujourd’hui, fortement menacée par l’avancée de la mer qui prend des proportions inquiétantes. Malgré les solutions d’urgence apportées par les pouvoirs publics dans certains cas, les insulaires vivent au quotidien sous la menace des vagues en « colère ».
Un bidon de 10 litres vide dans chaque main, Modou Mbengue avance d’un pas sérieux. A hauteur d’une borne fontaine, à l’intérieur d’une mosquée « pied dans l’eau », il s’arrête. Il remplit ses récipients. Il les pose soigneusement à côté et se dirige vers la mer, à cinq mètres environ. Les deux mains accoudées sur un muret en béton armé bordé d’enrochement. Le jeune homme promène vaguement son regard au large. Son silence est assourdissant comme la rumeur de la mer dans l’île mémoire. Au bout de quelques minutes, il reprend ses gourdes et s’en va. Dans la mosquée, une femme nettoie les coins et recoins pour accueillir les fidèles musulmans. Nous sommes le vendredi 17 février 2017. Mais ici, tous les visiteurs se posent la question : pour combien de temps les fidèles accompliront-ils leurs prières dans cet édifice ? Personne n’est en mesure de donner la réponse.
Par contre, ce qui est sûr, les vagues roulent au loin et s’écrasent sur cette pente légèrement escarpée. Une partie a déjà été emportée. L’avancée de la mer est marquée d’une pierre blanche dans la cour. « Nous croyions avoir définitivement perdu la mosquée. La mer l’avait envahie, emportant avec elle une partie. C’est avec l’aide de jeunes entrepreneurs qui séjournaient dans l’île au moment des faits qu’on a pu faire un remblayage avant que l’Etat n’intervienne pour construire la digue de protection que vous voyez là », confie Mariama Ndiaye. Malgré l’édification de ce mur fait de blocs de granit qui sont des roches plutoniques magmatiques à texture grenue, les insulaires sont plongés dans la psychose. Ils ne seront pas surpris si, un jour, les eaux océaniques envahissent leur lieu de culte. La dilation des eaux océaniques n’est pas une fiction ni une théorie à Gorée. Les inquiétudes emplissent le lieu et envahissent l’île. Mariama et Modou Mbengue ne sont pas indifférents. L’île est classée patrimoine mondial de l’Unesco, mais la vie à Gorée n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Les habitants sont habités par l’angoisse de voir leurs habitations englouties par la mer.
Avec plus de 700 km de côte, le Sénégal est classé huitième pays le plus vulnérable à l’élévation du niveau de la mer dans le monde. Une étude menée par Pape Waly Bakhoum, chercheur à l’Institut des science de l’environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, sur la vulnérabilité de l’île face à l’élévation du niveau de la mer, révèle un niveau de vulnérabilité physique modéré de la ville insulaire compris entre 1,61 et 6,68 m avec une vitesse d’évolution du trait de côte de 0,67 m par an. Cette montée du niveau moyen est causée par le réchauffement climatique qui touche la planète à travers deux processus principaux : la dilatation de l’eau de mer, suite au réchauffement des eaux océaniques, et la fonte des glaciers. On estime actuellement que la hausse du niveau des océans est liée pour un tiers à la dilatation des océans. Dilatation liée elle-même au réchauffement climatique. Les deux autres tiers sont dus à la fonte des glaciers de montagne et des calottes polaires.
Au Sénégal, selon le chercheur Bakhoum, le niveau de la mer augmente en moyenne de 2,32 mm/an. Cette situation expose les localités de façade maritime, mais aussi les îles comme Gorée.
Devant le musée de la mer de la ville, Ousmane Cissé, la vingtaine, les yeux rivés sur son Smartphone, écouteurs bien enfoncés dans les oreilles, est plongé dans un autre monde : celui du virtuel.
Du fait de la vulnérabilité de l’écosystème dans lequel il vit, le jeune goréen effectue beaucoup de recherches sur le changement climatique et ses conséquences. « Lorsqu’on était plus jeune, on ne connaissait pas ces phénomènes. On vivait tranquillement ici, loin du bruit assourdissant de Dakar. Cette quiétude est sur le point d’être perturbée par l’inondation et autres phénomènes causés par l’avancée de la mer. Nous vivons, aujourd’hui, avec l’idée que cette île puisse être perdue un jour si ce rythme se poursuit. D’ailleurs, la Maison des esclaves, qui est l’attraction à Gorée surtout des touristes, est gravement menacée », alerte Ousmane.
Même son de cloche chez Pape, un maçon engagé dans l’aménagement de la « Place de l’Europe », dans l’enceinte du musée. « Notre plus gros souci, aujourd’hui, est l’avancée de la mer. Le trou que vous voyez là-bas (il pointe du doigt), il est causé par les vagues. D’ailleurs, le chantier pour la réhabilitation et la construction d’une digue de protection est en cours », précise l’ouvrier. Cette concordance de confessions est révélatrice de l’ampleur de la perte des pans entiers du continent dans l’île Mémoire. C’est vrai qu’on ne peut pas arrêter la mer. Mais, à Gorée, on expérimente des stratégies de résilience.
Des études disponibles depuis 1988, ensuite réactualisées en 1998, évaluent à près de 11 milliards de FCfa le coût des ouvrages destinés à protéger le trait de côte de l’île de Gorée, avait indiqué Me Augustin Senghor, le maire. Cette somme pourrait être insignifiante dans les années à venir surtout si le réchauffement global dépasse la barre de 2 degrés Celsius. Sur ce point, les scientifiques sont très claires : certaines îles seront rayées de la carte. « Les digues sont une bonne chose, mais on ne sait pas combien de temps ils vont pouvoir résister à la force de l’eau. Je pense que l’Etat doit commencer déjà à envisager d’autres solutions », préconise Babacar Samb, un pêcheur qui vient juste de débarquer.
En attendant de trouver des solutions beaucoup plus durables pour s’adapter au changement climatique, les Goréens vivent au quotidien sous la menace des vagues déferlantes.
Ndiol Maka SECK/lesoleil.sn

25/07/2017

ATTENTION DANGER

Sénégal sous mer à l’horizon 2200

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Dans la guerre contre les eaux montantes des océans, l’Afrique perdra moins de terres que les autres continents. Cependant, la hausse des températures pourrait rendre une grande partie de son territoire inhabitable. Une déclaration alarmante du site La Presse.
Afrique : continent le « moins » touché
L’axiome « l’Afrique est le futur » se confirme de plus en plus. Enfin, un futur sous air conditionné et ventilateur. Et ce ne sont pas les Africains qui le proclament, mais bien les projections des scientifiques face au conjoint effet du réchauffement climatique, de la fonte des grandes calottes glacières et la résultante de ce processus : une hausse exponentielle du niveau des mers. Un petit bout de ciel bleu dans ces prédictions sombres : le continent le moins impacté sera l’Afrique. Etre le moins impacté ne signifie pas toutefois que l’Afrique ne le sera pas.
Odyssée h2o pour l’Afrique aussi
L’Afrique boira sa tasse lors de cette invasion très liquide ou odyssée h2o. Non seulement l’eau mais aussi la canicule pour le continent, puisque comme son nom l’indique, le réchauffement climatique implique que la calor grimpera de partout. Dans la liste des pays affectés par les eaux, le Sénégal figure tout de même à la huitième place. Dakar, ville côtière par excellence sera aux premières loges du touché-coulé qui se jouera.
Almadies sous mer
Grand plongeon pour le quartier emblématique de Dakar qu’est les Almadies ; qui deviendra les Almadies sous mer. Rufisque aussi. L ’expression « sous mer » pourra être accolée à quasi toutes les villes et tous les villages côtiers que sont : Kafountine, Kabrousse, Palmarin, Ngaparo, Popenguine, Ndayane, Saint Louis, Cap Skirring, etc.
Le grand bleu c’est merveilleux, mais juste sous ton nez et directement dans tes narines ? Grands moments de solitude en perspective.
La piste du « Boire jusque plus soif » afin que le niveau des eaux diminue
Quant à l’usine du dessalement des eaux financée à hauteur de 135 milliards par la coopération japonaise et en voie de construction aux Mamelles ; avec sa capacité estimée à 50.000 mètres cubes/ jour, elle ne réussira pas à endiguer le salinement forcené des sols. Surtout, nous voyons mal la population entière boire l’eau dessalée de ladite usine afin de participer à l’effort de survie collectif.
Lorsque la nature fait son show eaux, balais-brosses et serpillières ne suffisent plus à renverser la tendance.
Irène Idrisse avec Lapresse/ au-senegal.com

HAIDAR EL ALI PLAIDE POUR L ECOLOGIE

Campagne des législatives au Sénégal: «l'écologie politique n'est pas un luxe»

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Le Sénégal entre dans sa dernière semaine de campagne pour les législatives du 30 juillet et il n’y a pas que les grandes coalitions qui tentent de séduire les électeurs. Les écologistes par exemple sont eux aussi en compagne avec la liste «Naatal Sénégal» menée par l’ancien ministre de l’Environnement Haïdar El Ali. Leur but, faire entrer à l’Assemblée des problématiques comme la pollution atmosphérique et l’impact sur l’environnement de la future exploitation du pétrole au Sénégal.
Après avoir fait campagne dans le sud du Sénégal, l’ancien ministre de l’Environnement Haïdar El Ali était ce dimanche 23 juillet dans la grande banlieue de la capitale sénégalaise, avec un message : l’écologie est une nécessité pour la nature, pour la santé, mais c’est aussi une source de richesse.
« Un hectare de coco rapporte après 5 ans de plantation 8 millions de FCFA par an et pendant 120 ans. On ne nous parle pas de ces investissements verts qui restaurent les écosystèmes, qui restaurent la pluie plutôt que le désert qui avance, et qui enrichissent la population ! », nous explique l'ancien ministre.
S’ils entrent à l’Assemblée, les écologistes promettent de se battre pour durcir la loi et réduire par exemple la pollution atmosphérique à Dakar, l’une des villes les plus polluées au monde.
« Chaque matin j’emprunte les bus, témoigne Mame Mor Ndiaye, un habitant de la banlieue dakaroise. La pollution, ça me fait mal au cœur ! On doit parler de ces questions à l’assemblée nationale.»
Bacary Ndiaye est la tête de liste écologiste du département de Pikine en banlieue de Dakar, une zone où la déforestation est un vrai problème.
« Au départ on pensait que l’écologie politique était une question de luxe, et qu’on ne pouvait pas parler préservation de l’environnement alors que la pauvreté (règne) mais notre première mission est justement de lutter contre la pauvreté… et si l’environnement n’est pas préservé, la forêt est menacée et c’est la vie du cultivateur qui est compromise…»
Et s’ils souhaitent entrer à l’Assemblée, c’est aussi parce que les écologistes craignent l’impact sur l’environnement que pourrait avoir la future exploitation des gisements de pétrole au Sénégal.
RFI

16/07/2017

PROTEGER MIEUX LA PÊCHE

Surveillance des pêches maritimes : Le Sénégal dispose désormais de deux stations de réception de données géospatiales

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La direction des Pêches maritimes (Dpm) du Sénégal et le Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (Crodt) disposent désormais, tous les deux, une station de réception de données géo-spatiales afin de surveiller le mouvement des navires dans les zones exclusivement réservées à la pêche de toute la façade Est de l’Océan atlantique. La cérémonie de lancement a eu lieu, hier, à la Direction des pêches maritimes du Sénégal.
Grâce à l’appui du Projet régional « Gestion des ressources marines et côtières » du Programme de surveillance de l’environnement et de la sécurité en Afrique, dénommé « The Monitoring of environment and security in Africa programme (Mesa) de la Commission marine de la Cedeao, la direction des Pêches maritimes (Dpm) du Sénégal et le Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (Crodt) disposent désormais tous d’une station de réception de données géospatiales.
Selon, le directeur des Pêches maritimes, Docteur Mamadou Goudiaby, ces deux stations de réception de données géospatiales vont ainsi aider l’État du Sénégal à mieux surveiller le mouvement des navires dans les zones exclusivement réservées à la pêche aussi bien dans les pays de la Cedeao et dans ceux de toute la façade Est de l’Océan atlantique, de diffuser des données sur les conditions océaniques et les cartes des Zones potentielles de pêche (Zpp).
« Ces installations de stations de réception de données géospatiales à la direction des pêches maritimes, mais également au Crodt vont permettre de mieux suivre les paramètres océaniques et le mouvement des navires dans les zones exclusives aussi bien dans la sous-région que dans les autres pays de la Cedeao et de toute la façade Est de l’Océan atlantique », a assuré le directeur des Pêches maritimes, Docteur Mamadou Goudiaby, au cours de la cérémonie de lancement de cet outil de surveillance de l’environnement et de la sécurité en mer. Elles vont, selon lui, permettre également de pérenniser les acquis dans les domaines de la surveillance et de la sécurité des pêches et ressources maritimes, mais aussi d’aller vers le développement des activités océanographiques dans la sous-région ouest-africaine.
Il existe aussi, dans le pays, d’autres stations de données terrestres dans certains centres de recherches, dont l’université, le Centre de suivi écologique (Cese), l’Anacim.
Selon lui, le projet a été financé à hauteur de 39 millions de dollars. Ce projet est important pour pérenniser ce que nous avons réalisé durant cette première phase du Mesa. Cet outil, selon les responsables de la direction des Pêches maritimes du Sénégal, va incontestablement contribuer au développement des services opérationnels de surveillance des paramètres de gestion des pêcheries et de l’état de l’océan pour la sécurité en mer. Ces deux stations, qui viennent d’être implantées, vont favoriser la gestion des pêcheries, la prévision océanique, ainsi que le suivi des profils côtiers et marins. Elles vont également permettre de lutter contre la pêche illégale non déclarée et non réglementée (Inn) aux niveaux national et régional.
Mamadou SY/lesoleil.sn

12/07/2017

PETROLE A N'EN PLUS FINIR

Encore une découverte de pétrole

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On ne compte plus les découvertes de pétrole dans les eaux du Sénégal. Mardi, le pétrolier écossais Cairn Energy a annoncé avoir mis la main sur un important gisement d’or noir dans le puits FAN South-1.
Les travaux ont commencé le 26 mai dernier et ont été exécutés par la plateforme de forage Stena Drillmax. Ils se sont déroulés suivant le budget, en toute sécurité et ont pris fin avant l’échéancier prévu par les partenaires sur le projet, souligne une note de la firme, cotée à Londres.
« FAN Sud est notre dixième réussite au Sénégal depuis les trois dernières années et notre deuxième puits dans la partie profonde du bassin, à côté de la découverte FAN-1. Les résultats de FAN South seront intégrés à ceux de FAN-1 et ajoutés à ceux du champ SNE. Cela aidera la coentreprise à mieux évaluer le potentiel du bassin en eau profonde, au large du Sénégal.», a commenté Simon Thomson (photo), le patron de Cairn. Il a poursuivi en annonçant que les travaux de forage sur la partie nord du prospect démarreront « bientôt ».
Situé à une profondeur d’eau de 2 175 mètres, le puits a été foré jusqu’à une profondeur totale de 5 433 mètres où deux réservoirs majeurs ont été atteints. Il s’agit d’un réservoir de turbitides datant du crétacé supérieur et un autre datant du crétacé inférieur, exactement comme sur la découverte FAN-1 en 2014.
Selon les ingénieurs de cairn Energy, l’analyse préliminaire de l’huile indique une qualité API de 31°. Des études sont en cours pour vérifier si l’huile des deux puits (FAN-1 et FAN South-1) est de qualité commerciale.
Pour rappel, FAN South-1 est situé sur le prospect FAN South, à 90 km au large du bloc Sangomar Deep Offshore et à 30 km au Sud-Ouest de FAN-1. Cairn est l’opérateur du champ SNE avec 40% des participations totales. L’Américain ConocoPhillips en détient 35%, FAR Ltd, 15%) et Petrosen, la société publique sénégalaise du pétrole, les 10% restants.
Olivier de Souza/agenceechofin.com

LE PILLAGE DES EAUX SENEGALAISES

Pour en finir avec le pillage des eaux africaines

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Des navires chinois dans le port de Conakry, en Guinée, le 11 avril 2017. Lors d’une inspection, les autorités ont notamment découvert une carcasse de grand requin-marteau, une espèce protégée.
La pêche est une source d’emplois, d’alimentation et de revenus pour des millions de citoyens africains. Hélas, les riches eaux côtières de l’Afrique sont pillées depuis des années par des flottes étrangères, pratiquant souvent la pêche illégale. D’après Kofi Annan, président de l’Africa Progress Panel, « le pillage des ressources naturelles correspond à un vol organisé » dont les coûts sociaux et économiques sont considérables.
La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) représente un vol de revenus comparable à l’évasion fiscale, tandis que la surpêche, légale mais irraisonnée, réduit les stocks de poisson, fait du tort à la pêche locale et nuit à l’environnement marin. Ce phénomène détruit des communautés de pêcheurs en les empêchant de prélever, de transformer et de commercialiser le poisson.
Grands chalutiers contre petits bateaux
Le rapport 2014 de l’Africa Progress Panel, « Agriculture, pêche et capitaux : comment financer les révolutions verte et bleue de l’Afrique », révèle qu’un grand chalutier peut pêcher jusqu’à 250 tonnes de poisson en une seule journée, soit autant que 50 petits bateaux de pêche artisanale en un an. Le rapport souligne également que la pêche INN coûte à la seule région d’Afrique de l’Ouest 1,3 milliard de dollars par an (environ 1,2 milliard d’euros).
Pour que les pays africains puissent profiter pleinement du potentiel de leurs ressources halieutiques, il convient de mettre un terme à la pêche INN. Selon un rapport récent de l’Overseas Development Institute, 300 000 nouveaux emplois pourraient être créés si l’Afrique de l’Ouest investissait davantage dans le secteur de la pêche.
La surpêche et la pêche INN nuisent aux communautés africaines, mais aussi à l’économie mondiale. Il est donc essentiel de mener une action internationale concertée pour lutter contre ces méthodes. Les gouvernements, les entreprises et la société civile doivent s’unir pour agir ensemble.
L’Africa Progress Panel ne cesse de souligner la nécessité de la transparence afin d’améliorer la gestion des ressources naturelles en Afrique et ainsi le partage des richesses avec le plus grand nombre de citoyens. Le secteur de la pêche ne fait pas exception à la règle. De nombreux experts s’accordent à dire que, pour protéger et gérer plus efficacement ce secteur, il est nécessaire d’améliorer la transparence et la participation des citoyens.
Heureusement, les questions relatives à la pêche durable et à la préservation du milieu marin figurent pour la première fois dans les priorités politiques mondiales. Deux nouvelles mesures internationales – si elles sont effectivement appliquées – devraient contribuer à mettre rapidement un terme au pillage de certaines des plus importantes ressources halieutiques de l’Afrique : l’Accord de 2009 relatif aux mesures du ressort de l’État du port, un traité international visant à combattre la pêche INN, et l’initiative mondiale Fisheries Transparency Initiative (FITI).
Le début d’une nouvelle ère
L’adoption du standard international de la FITI, fin avril à Bali, marque le début d’une nouvelle ère en matière de transparence dans le secteur de la pêche. Cette norme constitue le premier accord international volontaire concernant les types de transparence et de participation à adopter pour permettre une gestion raisonnable des ressources halieutiques. Il s’agit aussi du premier document qui définit des normes mondiales en matière de transparence dans ce secteur.
Selon Peter Eigen, membre de l’Africa Progress Panel et fondateur de la FITI, « il arrive encore trop souvent que même des informations de base concernant le secteur de la pêche ne soient pas rendues publiques. Le standard de la FITI arrive à point nommé, car nous devons tous collaborer pour préserver et utiliser durablement nos océans, nos mers et nos ressources marines. Cette norme définit clairement les exigences auxquelles les pays devront satisfaire en matière de transparence et de participation multipartite dans le secteur de la pêche ».
À ce jour, cinq pays se sont engagés à mettre en œuvre le standard FITI : la Guinée, l’Indonésie, la Mauritanie, le Sénégal et les Seychelles. L’Africa Progress Panel appelle tous les pays côtiers et insulaires d’Afrique à participer à l’initiative. Nous encourageons également tous les groupes de la société civile à utiliser la nouvelle plateforme du standard de la FITI pour réclamer des améliorations en matière de gouvernance dans le secteur de la pêche et pour inciter les gouvernements à agir.
Les Africains, qui sont les véritables propriétaires des ressources halieutiques de l’Afrique, ont un rôle essentiel à jouer dans la transformation de leur continent. Une participation active des citoyens est primordiale pour changer le système. Ils doivent agir pour faire respecter l’intérêt national. Kofi Annan l’a dit et répété : « Si les dirigeants échouent, le peuple prendra la relève et les obligera à suivre le mouvement.
Max Bankole Jarrett est directeur de l’Africa Progress Panel, une fondation qui œuvre en faveur d’un développement équitable et durable de l’Afrique.
Max Bankole Jarrett
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/05/pour-en-...

08/07/2017

DES PIROGUES MODERNES POUR LE SALOUM

Désenclavement des îles du Sine-Saloum: des pirogues modernes bientôt disponibles

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Des pirogues modernes adaptées au transport des personnes et des biens seront bientôt mises à la disposition des insulaires du Sine-Saloum. C’est dans le cadre du projet de désenclavement des îles initié par l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM). Près de cinquante (50) îles sont concernées.
En marge d’un comité régional sur l’identification des liaisons tenu à Fatick, le Directeur de l’ANAM a informé que des pirogues modernes seront mises en circulation dans les îles pour améliorer les conditions de transport des personnes et des biens.
Selon Maguèye Guèye, « ces pirogues seront construits avec l’ensemble des équipement nécessaires pour recevoir les passagers et les mettre dans les conditions de transports requises par rapport au confort ».
Toutefois, le Directeur a tenu à rassurer qu’« elles vont respecter les normes de sécurité pour éviter les drames comme celui qui a eu lieu à Bettenty ».
S’agissant de la capacité de ces pirogues, Maguèye Guèye de préciser que « les nombres de passagers seront adoptés par rapport au besoin de chaque liaison. Il y en aura qui feront accueilleront cinquante (50) passagers, d’autres pourront aller jusqu’à 100 ».
A cette occasion, l'ANAM a présenté son projet de désenclavement interne qui concerne plus de cinquante (50) îles.
« On a identifié trois (3) pôles qui seront reliés avec cinq (5) points terrestres qui sont Djifer, Nangane, Foudiougne, Sokone, Toubacouta. Cinquante (50) îles sont concernées pour pouvoir desservir, de faire les collections entre les pôles pour pouvoir assurer le nécessaire pour le déplacement des personnes et des biens », ajoute Maguèye Guèye.
Aminata Diouf/pressafrik.com

05/07/2017

SUPER BOUQUIN D'OISEAUX!

Oiseaux du Sénégal de Jean Marie Dupart

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Oiseaux du Sénégal est un voyage merveilleux et très instructif du monde des espèces aviaires magnifiques qui parcourent nos eaux, terres et cieux.
Oiseaux du Sénégal se veut être une vulgarisation des connaissances scientifiques sur les oiseaux en général et sur ceux du Sénégal en particulier, destiné à tous les amoureux de la nature. Ce livre richement illustré s’adresse aussi bien au citoyen(ne) qui prend conscience de son environnement, aux jeunes étudiants d’aujourd’hui qui veulent avoir des renseignements, qu’au visiteur qui cherche simplement à
reconnaître les oiseaux qu’il découvre.
Ce livre inédit propose des explications lucides, une fiche par oiseau avec les principaux signes distinctifs et quelques informations contextuelles, avec une photo originale par oiseau soigneusement pris en photo par l’auteur, ce qui permet d’identifier chaque oiseau à coup sûr.
Jean Marie Dupart est ingénieur agronome, photographe, passionné d’environnement et d’ornithologie. Il a parcouru les marais landais et les montagnes basques appareil en bandoulière. Au Sénégal depuis plusieurs années, il collabore avec de nombreux ornithologues professionnels européens dans des projets sur les oiseaux migrateurs et en particulier le balbuzard pêcheur, oiseau sur lequel il travaille avec les Anglais et les Espagnols. Il a travaillé en collaboration avec des parcs nationaux et, notamment, avec le Parc National de la Langue de Barbarie, et plus récemment avec le Parc du Djoudj. Il participe à des sessions de formation pour les étudiants en Master en Environnement de l’Institut des Sciences de l’Environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, et travaille actuellement sur un projet de la même université pour la formation de guides touristiques spécialisés dans la nature et l’ornithologie.
Dédicace ce samedi 8 juillet dès 18h au Bigaro Dos de Saly Koulang (778841883)
réf: 9782359260748 Broché - 132pages, 2017 - €20.50 • CFA15000

04/07/2017

COOL LE TOURISME

Tourisme et Sécurité: le Sénégal, une Destination Touristique sure

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L’une des conditions majeures qui rend possible la genèse et l’essor du tourisme dans une zone donnée est la sécurité. Elle intervient dans toutes les phases de la consommation du produit touristique de façon efficace et indirecte. Elle n’est pas négligeable car elle est fondamentale dans la cohésion sociale. Sans la sécurité, aucune offre touristique n’est consommable et aucune destination touristique n'est fréquentable. Elle est en amont et en aval du séjour du touriste.
La charge de la sécurité est garantie par un ensemble de corps qui jouit d'un pouvoir régalien de l’Etat appelé Forces de Sécurité et de Défense. Il s'agit des corps militaires, paramilitaires, policiers et douaniers. Ils concourent tous à assurer la sécurité des personnes et la stabilité du Senegal pour en faire une Destination Touristique sure.
Les forces de sécurité constituent le premier front office pour le touriste dès son arrivée à l’aéroport. A travers elles, le touriste donne ses premières impressions sur le peuple d'accueil. Il remplit ses formalités policières et douanières avant d’être en contact avec la population.
L’accueil, le contrôle, la disponibilité, l’orientation et l’information réservés au vacancier par ces entités souveraines de l’Etat marquent un point essentiel dans son séjour.
Cette phase est importante car le touriste ayant effectué plusieurs heures de vol, a envie de rejoindre son hôtel pour aller se reposer en attendant d’entamer son programme. C’est pourquoi, les longues files d’attente à l’aéroport doivent être évitées et les tapis roulants modernisés et classés par provenance pour éviter les pertes de bagages et de temps.
Heureusement, ces aspects sont pris en compte par l’Aéroport International Blaise Diagne pour répondre aux normes standards de sécurité à l’instar des grands aéroports internationaux de l’occident et de l’orient.
Aujourd’hui, le dispositif des unités spéciales mis sur place pour lutter contre le phénomène du terrorisme doit être plus élargi et présent sur tous les lieux touristiques et de loisirs. Il sécurise l’hôte à passer ses vacances dans la tranquillité et dans le dépaysement total au Senegal.
En dehors des grandes chaînes hôtelières, ce corps d’élite doit étendre aussi ses tentacules dans les structures de la parahôtellerie (campements, auberges, casinos etc.) pour mieux consolider la sécurité et la stabilité devenues une réalité au Sénégal.
Grace aux compétences et au professionnalisme des forces de sécurité, le Sénégal est devenu l’un des Etats le plus sécurisé au monde malgré les insuffisances de leurs moyens humains, budgétaires, financiers et matériels. Mais, ce climat paisible favorise la relance du tourisme durable.
Dans ce sillage, les structures d’hébergement (hôtellerie, parahôtellerie voire villas, résidences ou appartements meublés) ont un rôle à jouer dans cette pérennisation de la sécurité. Ces établissements privés à caractère commercial doivent remplir obligatoirement et déposer quotidiennement les fiches de police des clients ayant séjourné chez eux.
L’exploitation de ces renseignements sur ces derniers facilite aux forces de sécurité leur travail et leur anticipation sur d’éventuelles menaces d’insécurité.
C’est ainsi que la mission de la Direction de la Réglementation et de la législation touristiques et les Inspections Régionales du tourisme doit être plus rigoureuse pour lutter contre la clandestinité dans tous les activités afférentes au tourisme.
En outre, le contrôle des brigades routières sur toutes les routes nationales et dans les villes fortifie la sécurité touristique. Elles veillent sur la régularité administrative et technique des véhicules et conducteurs qui transportent les visiteurs.
Mais cette vérification doit être flexible s’il ne s’agit pas d’un délit ou crime puni par le code pénal pour éviter des retards de vols, de chaloupes, de bacs ou de visites des sites car tous les déplacements des touristes sont planifiés et calés dans le temps.
De ce fait, les forces de sécurité doivent amoindrir les risques d’immobilisation des véhicules touristiques. Cette souplesse contribue fortement à la satisfaction générale des touristes vis-à-vis de leur séjour au Pays de la Téranga.
L’autre aspect de la sécurité où interviennent les forces de sécurité est la protection de l’environnement sans lequel le tourisme disparaîtrait. La nature étant la première matière première du tourisme constitue un fort motif de déplacement du touriste.
Les gardes forestiers ou les agents des eaux et forêts surveillent et veillent sur la sauvegarde de la flore et la sécurité de la faune sans lesquelles le tourisme durable ne peut prospérer dans un site Eco touristique. En plus, ils réglementent le tourisme cynégétique et le tourisme halieutique en luttant contre les braconniers, les trafiquants de bois et la pêche sportive illicite avec la direction générale de la surveillance de la pêche.
Un autre corps intervenant dans la sécurité du tourisme est le service hygiène. Bien qu’il effectue un excellent travail dans la consommation des produits touristiques, son personnel doit être encore plus attentif sur la salubrité des entreprises et hôtelières qui offrent des services touristiques et de loisirs.
Cette attention prêtée sur le milieu, le matériel, la matière, la méthode et la main d’œuvre améliore la qualité de service fournie au client. Le respect de la propreté et de l’hygiène motive le touriste à aimer et à revenir au Pays de la Téranga. Ce contrôle qualitatif préventif ou correctif aide les entreprises touristiques sénégalaises à remplir les normes de qualification au système ISO.
Par ailleurs, la mission de la police touristique est salutaire car dédiée spécialement au tourisme. Elle a beaucoup contribué à l’assainissement du secteur contre certaines occupations anarchiques et certaines pratiques illicites des métiers du tourisme.
Cependant, il lui reste beaucoup de choses à parfaire pour lutter contre la clandestinité dans le transport, hébergement, la mendicité et le harcèlement des marchands ambulants à l’encontre des touristes.
Avec, l’arrivée de nouveaux Agents de Sécurité Touristiques (AST), le tourisme sénégalais va se dynamiser. Les agents affectés au ministère du tourisme et des transports aériens vont renforcer le potentiel humain existant en attendant de recevoir les moyens adéquats. Leur travail doit répondre aux attentes des professionnels et des touristes qui se plaignent de certaines irrégularités dans le secteur.
Par conséquent, ces agents doivent privilégier la sécurité des visiteurs et rétablir l’ordre à l’aéroport, dans les marchés artisanaux et les lieux touristiques. Ces AST doivent veiller contre la délinquance juvénile et la déscolarisation des enfants dans les régions touristiques.
En réalité, les forces de sécurité participent intégralement dans la toute chaine de la consommation touristique. Cette coopération entre les secteurs de la sécurité et du tourisme nécessite une large synergie de leurs forces à travers des formations, des séminaires et des conférences pour mieux sécuriser et sauvegarder le patrimoine touristique de la Destination Sénégal.
Pap.TOURE/Manager des Entreprises et Projets Touristiques/pressafrik.com

01/07/2017

LE BUDGET DU SENEGAL

Le budget du Sénégal va atteindre 3720,25 milliards de francs Cfa

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L’annonce a été faite, hier, lors du débat d’orientation budgétaire 2017 à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Selon Amadou Ba, la mobilisation de cette manne financière repose sur la base d’une politique fiscale, qui sera axée sur le renforcement des acquis du nouveau Code des impôts.
Au total, les recettes du budget 2016 ont connu une hausse de 15%, passant de 2026,1 milliards en 2015 à 2334,6 milliards, essentiellement imputable à l’augmentation significative des recettes budgétaires (+15,23%).
« En 2016, 58 conventions de financement ont été signées, portant ainsi le nombre de conventions signées depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris à 198 pour un montant mobilisé de 3 486 milliards, dont 89,7% sous forme d’emprunts concessionnels et 10,3% à titre de subvention.
Globalement, les dépenses sont ressorties à 2704 milliards en fin 2016 contre 2411,5 milliard en 2015, soit un accroissement de 12%. La pauvreté a baissé », a soutenu M. Ba.
Au 31 mai 2017, les ressources budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 1074,13 milliards, 767,9 milliards de recettes internes et 304,23 milliards de ressources extérieures destinées au financement des projets et programmes d'investissement publics. Soit 70% des prévisions de tirage sur l’année 2017 effectués en 5 mois.
Ce qui lui fait dire que le dynamisme de l’économie sénégalaise devrait se consolider avec un taux de croissement du Produit intérieur brut (PIB) réel projeté à 7% contre 6,8% en 2017.
« Sans pétrole et sans gaz, nous atteindront en 2018, un taux de croissance de 7%»
«Nous projetons une croissance de 7% en 2018. Beaucoup n’y croyaient pas. Aujourd’hui, force est de constater que le Plan, la vision sont totalement exécutés. Nous n’avons pas encore intégré les revenus du pétrole et du gaz dans ses performances.
Donc, sans pétrole, sans gaz le Sénégal atteindra une croissance au moins de 7%. Car, les ressources provenant du pétrole et du gaz sont attendus en 2021 », se réjouit le ministre non sans annoncer qu’en 2018, le déficit budgétaire devrait être réduit à 3%, après 3,7% en 2017.
Poursuivant, il renseigne que les ressources et charges budgétaires sur la période 2018-2020 à 11 614,24 milliards. Concernant la dette publique, Amadou Ba informe qu’elle passera de 6 302,8 milliards en 2018, 6580,5 milliards francs Cfa en 2019 et 6792,3 milliards en 2020.
« Notre endettement qui était à 60% du PIB est aujourd’hui, à 40%. La répartition annuelle des investissements publics programmés sur la période 2018-2020 se présentera comme suit : 1345 milliards de francs CFA pour 2018, soit une augmentation de 120 milliards par rapport à 2017, 1490,9 milliards pour 2019 et 1652,3 milliards », détaille le ministre.
« Le Sénégal ne peut pas donner ou produire des statistiques fabriquées »
Pour le recrutement dans la Fonction publique, les prévisions se chiffrent à 13 130, 12 203 et 6 500 respectivement en 2018, 2019 et 2020. D’après le ministre des Finances, tous ces chiffres donnés sont authentiques, car le Sénégal est un pays qui est sur les marchés internationaux.
« Donc, il ne peut produire ou donner des statistiques fabriquées ». Dans le même ordre d’idées, Amadou Ba affirme que l’ambition du Sénégal est d’adhérer, dès cette année, à la norme spéciale de diffusion des données statistiques du Fonds monétaire.
Aliou Diouf (Libération)/leral.net

30/06/2017

LE SOLAIRE S'INSTALLE

le Sénégal inaugure sa troisième centrale solaire en moins d'un an

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Le président sénégalais Macky Sall a procédé jeudi à l'inauguration de la troisième centrale solaire photovoltaïque du pays, d'une capacité de 30 Mégawatts (Mw), à Méouane, dans la région de Thiès (centre-est), a constaté Xinhua.
Après l'inauguration en octobre dernier de la centrale solaire de Bokhol, dans la région de Saint-Louis, et en novembre de celle de Malicounda, dans le département de Mbour, le Sénégal a maintenant une troisième centrale fonctionnelle.
D'un coût de 27 milliards de francs CFA, la centrale de Santhiou Mékhé fournira 30 Mw d'électricité pour la consommation de 200.000 ménages.
Selon Macky Sall, cette initiative de recourir à l'énergie solaire traduit la volonté de son gouvernement de "promouvoir les énergies propres et renouvelables", conformément aux engagements du Sénégal envers la COP21 de Paris et la COP22 de Marrakech.
"La réalisation de cette centrale s'inscrit dans notre marche résolue vers la résorption définitive du déficit de production d'énergie. Dès à présent, nous allons dépasser les 20% d'énergies solaires auxquels nous avons souscrits dans le Plan Sénégal émergent. Il faut d'abord un mix énergétique pour sortir de la tyrannie du pétrole", a affirmé Macky Sall.
Selon le président sénégalais, la réalisation de cette politique a été possible grâce à la "combinaison intelligente" des énergies nouvelles telles que l'énergie solaire, mais aussi le gaz et l'hydroélectricité, à travers des organismes tels que l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG).
"Ceci fera du Sénégal un pays exportateur d'énergies, dont le coût doit nécessairement baisser, entraînant plus de compétitivité de l'économie et de pouvoir d'achat des populations", a-t-il déclaré, soulignant que "le Sénégal est resté leader en Afrique de l'Ouest dans la promotion de l'énergie solaire".
Macky Sall a également annoncé la construction "très prochainement" de huit autres centrales solaires à travers le pays, précisant que la centrale solaire de Kaoune (centre, région de Kaolack) serait achevée au mois d'août prochain et celle de Médina Ndakhar (région de Thiès) en octobre.
Vivienne/china.org

28/06/2017

PEURS DE LA PLUIE

Hivernage 2017 : Quand la stupeur accompagne les premières eaux et gagne le pays…

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Matam, Saint-Louis, Diourbel, Louga, Thiès, Bambey, Mbour, Kaolack, Fatick…La liste est longue. De fortes pluies se sont abattues dans tout le pays entre dimanche et mardi. Un hivernage qui débute très mal, c’est le moins que l’on puisse dire après les accidents et le lot de dégâts causés par les violentes rafales qui ont touché différentes localités du Sénégal. Jusque là, la saison des pluies faisait partie des grandes préoccupations pour les habitants de certains quartiers de Dakar mais rarement pour ceux des régions. Du moins, les conséquences devaient être maîtrisées. Toutefois, c’est la grande stupeur avec cette première série de pluies enregistrées dans une grosse partie du pays. Au moment où l’Etat annonce, encore une fois, des solutions durables. Entre temps, l’intérieur du pays est inondé, soit dénombre les dégats matériels et pertes humaines. L’alerte est ainsi donné par les populations.
Matam connait la plus grande difficulté du moment avec un décompte de six morts suite à l’effondrement de deux maisons à Oudalaye, dans une localité située à 50 Km à l’Est de Ranérou où, selon nos sources, l’état de certaines habitations est plus que jamais désolant du fait de l’isolement de ses populations. Suite à ce drame qui a manifestement touché les habitants de Ranérou, il est annoncé “une évaluation exhaustive de la situation en vue de solutions durables”, a souligné le porte parole du gouvernement dans un communiqué express.
Au même moment, à Touba, la foudre a causé le décès tragique d’un enfant de 12 ans et un autre blessé. Par ailleurs, il faut noter que les eaux de pluies ont déjà fini de plonger le marché Ocass dans une situation indescriptible. Elle est entrée jusque dans les cantines. Ce qui laisse entier le problème de l’assainissement dans la ville sainte malgré les milliards investis.
Pour les riverains de la commune de Diourbel, c’est reparti pour la période cauchemardesque. Comme chaque hivernage, c’est un véritable calvaire avec les eaux de pluies qui rendent le centre-ville quasiment inaccessible comme ce fut le cas ce début de semaine qui, tout de même, a laissé une marque indélébile avec des rafales inédites.
A Thiès, la pluie a été abondante, ce mardi matin, dans le département qui enregistre sa première véritable pluie. A petites gouttes, la pluie s’est intensifiée, plongeant la capitale du rail dans un état peu reluisant. La ville a été fortement arrosée. Le centre-ville, des abords de la mairie aux croisements du chemin de fer en passant par la Chambre de commerce de Thiès, est resté désert pendant un moment. On a surtout noté des routes quasi-impraticables, ce qui soulève l’éternelle question de l’assainissement dans le centre-ville. Un calvaire renouvelé pour les usagers des transports: décrocher un taxi, en période de pluie, peut relever d’une grande prouesse. Ailleurs, dans le département, les pluies ne sont pas sans dégâts. Des centaines de maisons du village de Diack dans la commune de Ngoundiane (Est), ont été englouties par les eaux de ruissèlement.
A Saint-Louis, tout comme à Kaolack, Fatick et Mbour, les dégats matériels ne manquent pas. Le rendez-vous des premières pluies a été brutal pour les populations qui craignent que l’hivernage, cette année, ne cause des soucis plus graves faisant entrave aux différentes activités menées dans certains endroits. Il faut dire qu’à Saint-Louis, la saison s’est ouverte sans qu’une opération de curage des égouts soit effectuée, au préalable, dans les grands quartiers de la ville.
A ce stade, certains acteurs sociaux interpellent l’Etat qui devrait, selon eux, déployer des moyens adaptés avec une nouvelle stratégie pour pallier d’autres éventuelles violentes rafales qui pourraient, très prochainement, sévir sur tout le territoire selon les prévisions météorologiques.
Entre temps, s’y ajoute que la Senelec annonce des perturbations prolongées dans toutes les localités affectées par les inondations. En effet, Saint Louis, Thiès, Matam tout comme Kaffrine et Fatick sont dans le noir depuis les premières heures de cette série de plus. Cette situation vient en rajouter à l’inquiétude des populations.
A quelques jours de l’ouverture de la campagne électorale pour l’élection des députés, les candidats des différents partis et coalitions sont tout aussi interpellés par une situation plus que jamais préoccupante chez les populations. D’autant plus qu’on investit beaucoup d’argent, selon les rapports de l’Etat, pour gérer les inondations. Celles-ci peuvent bien être, cette année, selon un analyste le sujet de bataille pour les futurs représentants du peuple à l’Assemblée nationale.
XALIMANEWS

22/06/2017

QUAND LE TOURISME REBOISE LA MANGROVE

Un Aventurier = un Palétuvier

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Pour lutter contre la disparition progressive de la Mangrove, les Aventuriers du Saloum lancent une campagne de reboisement dénommée « 1 aventurier - 1 palétuvier ».
En effet, la mangrove est d’une importance capitale pour la population vivant dans le delta du Saloum et aussi le siège d’un écosystème très riche qu’il faut préserver.
Chaque aventurier souhaitant participer se verra remettre une plante de palétuvier pour le planter au coeur de la mangrove lors de nos excursions.
Rendez-vous le 16 juillet pour la première journée.
"Un geste pour la nature = Un geste pour l'avenir"
www.guidesinesaloum.com

20/06/2017

DESERTIFICATION DU SENEGAL

34 % de la superficie affectés par la désertification

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La désertification gagne du terrain au Sénégal. Elle reste un phénomène tenace auquel il faut apporter une réponse. C’est en substance le message livré à l’occasion de la célébration, à Mbao, de la Journée mondiale de lutte contre la désertification.
La désertification constitue toujours une menace pour le Sénégal. Elle est bien présente partout sur le territoire. Selon la conseillère technique du ministre de l’Environnement et du Développement durable, le colonel Gogo Ndiaye, le phénomène s’étend sur 6,5 millions d’hectares de la superficie nationale. « Les dernières investigations nous enseignent que 34 % de la superficie du pays sont affectés, soit plus de 6,5 millions d’ha. Cela constitue une contrainte majeure pesant sur le développement et l’atteinte de la sécurité alimentaire », a déclaré, le week-end dernier, à Mbao, le colonel Ndiaye.
C’était à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification dont le thème de cette année est : « Notre terre, notre maison, notre avenir ». Une occasion saisie par la représentante du ministre de l’Environnement pour rappeler que cette désertification se manifeste par des phénomènes divers, tels que l’érosion, les coupes abusives sur les forêts et les pressions de l’homme et du bétail. « La forêt au Sénégal se dégrade progressivement, surtout en ce qui concerne les essences remarquables, telles que le Vène, le Dialabane, le Mbep, le Beer, le Dimb, pour ne citer que celles-là. Les coupes illicites de bois, surtout le long de nos frontières, portent un coup fatal non seulement à nos formations forestières mais aussi à l’économie nationale », a indiqué le colonel Ndiaye, rappelant la nécessité de prévenir la dégradation de nouvelles terres et la remise en état des terres déjà dégradées.
Il faut aussi, d’après Gogo Ndiaye, continuer à reboiser ou à régénérer un hectare de terre dans les mêmes écosystèmes et pendant la même période. A ce titre, a-t-elle précisé, « il faut un effort annuel soutenu de 480.263 ha par an, soit un rythme de progression de 7 % par an de compensation des pertes à partir de 2020 pour tendre vers la neutralité ».
Pour autant, cette détérioration des terres ne doit guère faire oublier les efforts consentis par l’Etat, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, pour lutter contre ce phénomène. a en croire le colonel Ndiaye, des engagements financiers à hauteur de 321,5 milliards de FCfa ont été mobilisés entre 1997 et 2007 par les projets de lutte contre la dégradation des terres au Sénégal. Mais, tous ces moyens n’ont pas encore permis de venir à bout d’un phénomène tenace qui se développe d’année en année. « Le bilan global des programmes et projets mis en œuvre pour la lutte contre la désertification et gestion durable des terres demeure mitigé, parfois décevant, au regard des ressources investies », a reconnu la conseillère technique du ministre de l’Environnement. D’où l’organisation de cette journée pour permettre aux Sénégalais d’être suffisamment informés sur les méfaits de la désertification.
Maguette NDONG/lesoleil.sn/BBC

09/06/2017

JOURNEE MONDIALE DE L'OCEAN

Des élèves repiquent 15.000 pieds de mangrove à Joal

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La Journée mondiale de l’Océan à été célébrée, le 8 juin, à Joal, par l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche maritime (Aprapam). A cette occasion, le gouvernement scolaire de l’école d’application Abbé David Boilat s’est mobilisé pour repiquer 15.000 pieds de mangrove sur une superficie de 3 ha.
Cette année, la Journée mondiale de l’Océan est placée sous le thème : « Nos océans, notre avenir ». A Joal, elle a permis aux élèves de l’école Abbé David Boilat de repiquer 3 ha de mangrove. Sokhna Senaba Thiam, présidente du gouvernement scolaire de cet établissement, a salué cette initiative qui leur a permis de contribuer à sauver les espèces de poisson. Mme Thiam a plaidé pour le renforcement de la protection de l’océan qui, a-t-elle dit, est vital.
Gaoussou Guèye, président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche maritime (Aprapam), a déploré l’agression dont les océans font l’objet en termes de mauvaises pratiques des acteurs, notamment la pêche illicite et les entreprises qui déversent des déchets dans l’océan. Il a invité les acteurs à avoir un comportement citoyen vis-à-vis des océans qui constituent 72 % de la planète. M. Guèye a, en outre, magnifié l’initiative de célébrer cette journée avec les enfants qui constituent l’avenir de la nation.
Pour Abdou Karim Sall, président de l’Aire marine protégée (Amp) de Joal Fadiouth, la mangrove représente beaucoup pour l’écosystème marin. Selon lui, Joal est le plus grand quai de pêche du Sénégal du point de vue débarquement. « Plus de 150.000 à 250.000 tonnes de poisson y sont débarqués par an et la mangrove joue un rôle très important. C’est une zone de reproduction de 29 espèces de poisson sur les 129 répertoriés à Joal Fadiouth », a-t-il fait savoir.
Sans la mangrove, a expliqué M. Sall, il est difficile d’avoir ces espèces et des huîtres. « La mangrove sert aussi de brise-vent pour protéger la ville de Fadiouth. Il y a aussi le côté carbone, miel et dortoir des oiseaux. Il y a beaucoup de facteurs qui font que la mangrove est très importante par rapport à l’écosystème marin », a-t-il relevé.
Depuis 2006, l’Amp, à en croire son président, a reboisé une superficie de 50 ha par an. Et cette année, a indiqué Abdou Karim Sall, l’objectif est de 50 ha. La majeure partie de ces reboisements sera fait avec les élèves des 16 établissements scolaires de Joal Fadiouth, a-t-il avancé.
Samba Oumar FALL/lesoleil.sn

CHINOIS LA MAIN DANS LE SAC

Arraisonnement de bateaux chinois par la Marine nationale

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Sept bateaux battant pavillon chinois ont été arraisonnés par la Marine nationale au large des eaux sénégalaises, a annoncé, jeudi, la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA).
Dans un communiqué parvenu à l’APS, la DIRPA précise que ces bateaux devraient arriver à la Marine ce soir, à 23 heures.
La réception des navires se fera demain matin (vendredi), à partir de 9 heures, à la Marine.
APS

26/05/2017

EROSION CÔTIERE

Érosion côtière : le littoral sénégalais face à un péril écologique

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Des environnementalistes interrogés par l’APS soulignent la fragilité de l’écosystème du littoral sénégalais et considèrent cette situation aux origines lointaines comme ‘’un péril écologique’’.
Cet écosystème est en effet dégradé par l’érosion côtière, et ce phénomène naturel colle avec l’histoire de la mer dont l’avancée sur le continent a été davantage remarquée grâce à une photo satellite, indique-t-on.
"Dakar reste coupée par de petites rivières et marigots qui débouchent à la mer, surtout pendant la saison des pluies", indique le professeur Pape Goumbo Lô, géologue, environnementaliste et expert en aménagement côtier et prévention des risques.
Le directeur général du Centre expérimental de recherches et d’études pour l’équipement (CEREEQ) fait remarquer que la station balnéaire de Saly, le littoral mbourois, les cimetières de Rufisque et les quartiers de Mérina, Keuri Kaw, Diokoul et Tiawlène (Rufisque) sont en train de subir la furie de la mer
"Le plus fataliste invoque Dieu, là où le spécialiste retiendra parmi les causes, l’action de l’homme sur la nature", fait observer l’environnementaliste, à propos des origines de ce phénomène. Pape Goumbo Lô, qui préside le comité scientifique de l’aménagement côtier pour le littoral de l’UEMOA, déplore "les actions sectorielles, parcellaires et individuelles" entreprises dans ce cadre.
Appelant à des solutions intégrées et durables, M. Lô soutient que l’érosion côtière a toujours existé et continue d’exister, notamment dans des zones habitées comme Saly-Portudal, Saint-Louis, Rufisque et tant d’autres villes au Sénégal.
"L’érosion côtière est dramatique et entraîne diverses conséquences. Les plages s’érodent tout le temps. Le phénomène a changé la ligne de rivage", constate-t-il.
D’après lui, si il y a longtemps "Gorée et les îles de la Madeleine étaient rattachées à Dakar’’, force est de constater aujourd’hui que l’érosion côtière les a en séparées". Et, il y a quelques années, rapporte encore l’expert, "on a trouvé des traces qui montrent que les gens allaient de Dakar aux îles de la Madeleine à pied".
La directrice de l’environnement et des établissements classés du Sénégal, Marilyne Diarra, a même porté la problématique à la tribune de la 21 Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies, tenue à Paris, en décembre 2015.
"La mer avance et grignote les côtes sénégalaises", avait-elle alors lancé.
"La mer avance de 1 à 1,3 mètres par an sur les côtes qui s’étendent sur plus de 700 km et qui sont à 90% basses" avait-elle indiqué, expliquant que "nos côtes sont impactées par l’avancée de la mer parce qu’elles sont essentiellement basses".
Ce phénomène est dû non seulement aux changements climatiques mais aussi à l’action de l’homme avec les ‘’constructions anarchiques’’ sur le littoral sénégalais, avait-t-elle avancé, ajoutant que les villes les plus touchées sont Saint-Louis, Mbour, Saly, Gandiole, les îles du Saloum et la Casamance.
"Dans les îles du Saloum, précise-t-elle, la rupture de la pointe de Sangomar avec Djiffer est l’aboutissement d’un processus naturel de quelques millénaires, plusieurs campements et bâtiments ont été détruits."
La pointe de Sangomar a été décrite depuis longtemps par les navigateurs et les ingénieurs hydrographes en raison de sa position stratégique, en aval du port de Kaolack.
La ville de Saint-Louis n’est pas non plus épargnée, surtout depuis l’ouverture de sa fameuse brèche.
C’est en octobre 2003 que fut menée cette action d’apparence anodine, mais qui a produit de grandes conséquences. En effet, c’est suite à un risque important d’inondations de Saint -Louis que les autorités décident d’ouvrir un canal de délestage, pour faciliter l’écoulement du fleuve vers la mer, à 7 km au sud de la ville.
De 4 mètres de large au moment de l’ouverture, le canal a atteint 7 km. L’ouverture de la brèche a complètement modifié le milieu estuarien, et certains spécialistes craignent désormais que la ville soit plus sensible qu’auparavant à une augmentation même minimum du niveau de la mer.
De plus, une nouvelle brèche a été ouverte par la mer en octobre 2012, un peu au nord de Gandiole, à 500 mètres de la première. Au départ, limitée à quelques vagues, elle est devenue aujourd’hui une ouverture d’un kilomètre de large et coupe la Langue de Barbarie, menaçant notamment un campement tout proche. La rive continentale du fleuve reçoit aujourd’hui directement les vagues sur ses berges.
Pour Pape Goumba Lo, "beaucoup de facteurs entrent en jeu pour expliquer ce phénomène, mais, aujourd’hui, force est de constater qu’il est en tain de remettre en cause, le développement socio-économique du littoral".
"Cela n’est pas propre au Sénégal. Ça va du Maroc jusqu’en Afrique du Sud", a-t-il précisé, expliquant la particularité des zones les plus menacées du Sénégal (Rufisque, Bargny, Joal et Saly) par les houles du Sud "qui sont très intenses à certains moments de la nuit".
"La non maîtrise de ces houles du sud mais aussi la vulnérabilité de ces sites non aménagés font que l’érosion est fortement intense à quelques points où on extrait le sable marin", prévient Pape Goumbo Lo.
Selon lui, cela entraîne "la destruction des habitats, des pertes économiques, la disparition de sites culturels et cultuels, une augmentation de la vulnérabilité des populations".
"Dans le domaine du tourisme, c’est l’inquiétude qui gagne les agents du secteur. A la station balnéaire très convoitée de Saly-Portudal, la mer occupe pratiquement tout l’espace", déplore l’aménagiste côtier. Il appelle à réfléchir sur des solutions durables car, dit-il, "nous avons suffisamment parlé des causes et des conséquences".
SBS/PON/ASG/APS

21/05/2017

ON VA NETTOYER LA LANGUE DE BARBARIE

LANGUE DE BARBARIE: vers l’éradication d’au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets

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L’ONG Le Partenariat a lancé, samedi, des journées participatives de nettoiement des berges et des grandes artères de la Langue de Barbarie, en collaboration avec la Commune de Saint-Louis et les communautés de pêcheurs. En plus des actions de sensibilisations sur la gestion des berges, des activités de reboisement du littoral, des immersions de récifs artificiels dans l’océan, des initiatives de promotion des énergies renouvelables et renforcements des dispositifs de nettoiement seront effectuées.
Papa Mamadou CISSE, le Chargé de Programme Pôle ONG - Développement durable du Partenariat et chef de ce projet s’est réjoui de la mobilisation d’une centaine d’acteurs au lancement de ce programme structurant soutenu par Kosmos BP Sénégal Limited avec la participation des communautés de pêcheurs (Goxumbacc, Ndar Toute, Guet Ndar et Hydrobase), de la Commune de Saint-Louis, des Services Techniques Municipaux (Service de Nettoiement), du Service des Pêches, de l’Agence Régionale de Développement de Saint-Louis (ARD) et du Conseil Local de Pêche Artisanale (CLPA) qui sont membres du Comité technique de suivi du projet.
« Ces activités environnementales s’inscrivent dans le cadre du Projet d’amélioration des conditions de vie des communautés de pêcheurs de la langue de barbarie, financé intégralement par l’entreprise Kosmos à travers son Programme d’Investissement social au Sénégal. En sa qualité de maitre d’œuvre, L’ONG Le Partenariat accompagne les communautés de pêcheurs à rehausser leur capacité de résilience face aux multiples menaces de ce territoire particulièrement vulnérables », a-t-il expliqué.
« Ces menaces sont, notamment, l’érosion côtière, la raréfaction des ressources et moyens d’existence et l’insalubrité. C’est pourquoi le projet s’active à amorcer une dynamique environnementale de préservation de l’environnement et des ressources naturelles », a ajouté M. CISSE qui soutient que la participation de KOSMOS est « une contribution substantielle aux problématiques de développement durable dans les quartiers de la langue de barbarie ».
Balla GUEYE, l’adjoint au maire de Saint-Louis chargé des Affaires domaniales, foncières, du Cadre de vie, de Hygiène et de la Voirie communale a magnifié la pertinence de ces journées de nettoiement en expliquant qu’elles s’inscrites en droite avec la politique de gestion de sa Commune.
Au nom du maire Mansour FAYE, il a remercié KOSMOS d’avoir traduit sa Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) par l’organisation de cette importante activité au profit des populations de la Langue de Barbarie.
Il faut rappeler que cette synergie vise à éradiquer au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets, en optimisant les dispositifs locaux de nettoiement. Par ailleurs, pour améliorer le système de conditionnement des ordures ménagères dans les 4 quartiers bénéficiaires, des bacs à ordures installés le long des berges.
NDARINFO.COM
photos et vidéo: http://www.ndarinfo.com/LANGUE-DE-BARBARIE-vers-l-eradication-d-au-moins-80-des-depots-irreguliers-de-dechets-video_a19052.html

20/05/2017

PROBLEME DE LA SURPÊCHE

Au Sénégal, la surpêche menace la sécurité alimentaire

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Des bateaux de pêche près du marché de Soumbédioune, en décembre. Photo Afolabi Sotunde. Reuters
Greenpeace alerte sur les dangers de cette pêche excessive au large des côtes du pays, mal encadrée, dangereuse pour la biodiversité et conjuguée aux changements démographiques et climatiques.
Le thiof se fait plus rare sur les étals des marchés de Dakar. Ce poisson, comme les nombreuses autres espèces d’Afrique de l’Ouest, est affecté par la surpêche, qu’elle soit légale ou non. Pourtant, le poisson est une denrée de base au Sénégal. Selon la commission sous-régionale des pêches, les ressources halieutiques représentent 75% de la consommation de protéines animales depuis que le secteur de l’élevage est en perte de vitesse. L’affaiblissement des stocks affecte la disponibilité d’un aliment essentiel mais aussi le pouvoir d’achat des Sénégalais. Les revenus de près de 700 000 personnes – 5% de la population – dépendent ainsi de la pêche. «La surpêche conjuguée à l’accroissement démographique et aux changements climatiques met donc en péril la sécurité alimentaire des pays de la zone», affirme Ibrahima Cissé, responsable du programme océan de Greenpeace.
Les Etats de la sous-région en ont pris conscience. Quatre d’entre eux, dont le Sénégal, ont participé à la mission de surveillance conjointe menée à bord de l’Esperanza (navire de Greenpeace) dans les eaux de l’Afrique de l’Ouest de mars à mai 2017. Le Cap-Vert et la Mauritanie, absents de l’expédition, ont cependant adhéré aux programmes de sensibilisation à la préservation de l’océan menés par l’association.
«Les poissons ne reconnaissent pas les frontières»
L’organisation de protection de l’environnement dénonce les mauvaises pratiques de pêche des flottes artisanales et industrielles et les prélèvements effectués au-delà des stocks exploitables. Mais aussi, et surtout, un manque de cohésion entre les Etats pour la gestion des stocks.
«Les poissons ne reconnaissent pas les frontières, ils migrent au-delà des eaux nationales d’un Etat. La sardinelle, par exemple, suit des routes migratoires du Sénégal à la Mauritanie. Les stocks de poissons doivent être envisagés de manière globale pour la zone et non par pays. L''instauration de quotas concertés entre les Etats de la sous-région est une mesure essentielle pour maintenir les stocks, explique Ibrahima Cissé. Si la capacité de pêche est de 2 tonnes mais que chacun des six pays décide d’en pêcher plus chacun de son côté en ignorant ce que les pays voisins prélèvent, on aboutit à une surpêche alors que chacun pense respecter les limitations imposées», poursuit-il.
L’absence de réglementation commune favorise en outre la pêche illicite. «La zone est poissonneuse et l’incapacité des organismes de surveillance nationaux à intervenir et sanctionner sur l’ensemble des zones de pêche envoie le message qu’on peut pêcher sans autorisation, en toute impunité», explique Ibrahima Cissé.
L’absence de gestion harmonisée entre les pays majore la pêche illégale
En deux mois de surveillance conjointe, Greenpeace et les représentants des pays de la zone ont inspecté 37 bateaux de pêche suspects et relevé 11 infractions. Selon le rapport de Frontiers Marine Science de mars 2017, la pêche illégale étrangère dans les eaux sénégalaises est estimée à 261 000 tonnes de poissons par an entre 2010 et 2015 (690 000 tonnes pour l’ensemble de la zone). «La pratique participe à dilapider le capital marin des zones de pêche sans toutefois bénéficier aux populations locales, puisque le produit de cette pêche est le plus souvent traité à bord et directement exporté», ajoute Ibrahima Cissé.
Elle représente un manque à gagner pour l’Etat. Frontiers Marine Science estime les pertes à 2,3 milliards de dollars par an pour l’ensemble des pays de la zone.
La pêche illégale est principalement le fait de chalutiers étrangers, soutenus par des accords bilatéraux avec un pays de la zone ouest-africaine. Le manque de cohésion des Etats, qui accordent le droit de pêche à certains pays étrangers alors que d’autres le refusent, augmente le taux de pêche illégale. Ainsi, la pêche non autorisée de la flotte russe dans les eaux sénégalaises a augmenté de 20% en 2014-1015 après que les pays voisins, Guinée-Bissau et Mauritanie, lui ont octroyé le droit de pêche. «Les bateaux sillonnent au large et ne s’arrêtent pas à la zone pour laquelle ils ont obtenu une autorisation», souligne le responsable de projet de Greenpeace. Et l’absence d’accords entre les pays pour poursuivre un contrevenant au-delà des eaux nationales empêche le plus souvent de pouvoir arraisonner et sanctionner le bateau fautif lorsqu’il est repéré hors de la zone de pêche autorisée.
Greenpeace a d’ores et déjà proposé 7 recommandations aux autorités des Etats partenaires pour accroître la surveillance et l’efficacité de la répression. «Nous organiserons une réunion de restitution dans les semaines à venir. Mais le processus de mise en œuvre prendra du temps», précise Ibrahima Cissé.
Cécile Brajeul/liberatin.fr

17/05/2017

REGARDEZ COMMENT GAGNER LA BATAILLE DU PLASTIQUE

« En 2050, il y aura plus de déchets plastiques dans l'océan que de poissons. Si l’on ne fait rien. » (Fondation Ellen MacArthur, janvier 2017).

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Au Sénégal, chaque semaine, nous évitons à 50.000 kg de déchets plastiques d'aller finir leur vie dans l'océan Atlantique.
Depuis 8 ans, nous faisons avancer un projet contre vents et marées. Avec les moyens du bord.
Si nous voulons tenir le cap, nous avons besoin de renforcer l’équipage et de consolider le navire.
Notre objectif : d’ici 2018, doubler les quantités et passer à 100.000 kg de déchets plastiques par semaine.
Chacun d'entre vous peut contribuer, à sa manière !
Comment nous aider ?
Nous apporter une aide symbolique en cliquant sur ce lien : https://www.gofundme.com/socialplastic (à partir de 5 € - les petits ruisseaux… finissent dans l’océan !)
Relayer ce message à quelques amis proches, ou sur les réseaux sociaux
Nous mettre en relation avec un investisseur philanthrope, un élu ou un industriel du plastique que vous connaissez bien (contactez-moi pour plus de précisions à ce sujet).
Vous souhaitez un avant-goût ?
Notre aventure a été mise en avant lors d’un Journal TV de 20 heures sur France 2, en mars dernier.
http://www.francetvinfo.fr/…/senegal-quand-les-habitants-...
Lors de votre première baignade estivale, vous penserez à nos 50.000 kg par semaine.
Sachant que votre bouteille de lait bio 1 litre en plastique terminée ce matin pèse environ 50 grammes…je vous laisse faire le calcul !
Marie Gaborit/gofunome.com

11/05/2017

REPLANTEZ DES ARBRES!

300 000 arbres pour reboiser le Sénégal

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Les ressources forestières ont disparu de moitié en 60 ans au Sénégal. Chaque jour, c’est 215 ha de forêt qui disparaissent, soit la superficie de 300 terrains de football. L’association Nebeday mène chaque année des opérations de reboisement.
Pour sensibiliser les populations à la déforestation et à l’utilisation raisonnée des ressources naturelles, l’association les amis de Nebeday (association sénégalaise de gestion participative des ressources naturelles et de protection de l’environnement) a pensé un projet qui permettra de diminuer la pression exercée sur les cinq aires protégées de la région de Fatick et de participer à la conservation de la biodiversité.
L’année dernière, parti sur un projet de plantation de 100 000 arbres, ils se sont finalement retrouvés à reboiser près de 238 619 arbres de différentes espèces. L’engouement et l’adhésion du public à cette cause les motivent aujourd’hui à revoir à la hausse leurs ambitions. Pour la campagne de 2017, ce sont 300 000 arbres qui seront mis en terre dans les zones forestières, mais aussi dans les grandes villes.
Lieux ciblés

Ville de Dakar
Ville de Kaolack
Ville de Joal
Forêt classée à gestion communautaire de Sangako
Forêt classée à gestion communautaire de Djilor
Forêt classée à gestion communautaire de Néma Ba
Aire marine protégée de Joal
Aire marine protégée de Palmarin
Villages de Sandicoly, Keur Sambel, Sangako, et Toubacouta dans la commune de Toubacouta
20 écoles des communes de Toubacouta et Djilor
Pour l’organisateur de cette opération, Nebeday, l’environnement est au cœur du développement. D’où son engagement à accompagner les communautés locales dans la protection, la valorisation et la gestion durable de leurs ressources naturelles. Ceci se traduit concrètement par des actions telles que la mise en place de plans d’aménagements et de gestion des forêts, le reboisement d’aires protégées, la production de charbon de paille ou encore la mise en place de périmètres agro-forestiers.
Vous pouvez participer à cette opération en faisant un don à l’association et aider ainsi à préserver l’environnement. Toutes les infos sur le site de l’association.
Voir en ligne : http://www.nebeday.org/
Eva Rassoul/au-senegal.com

07/05/2017

REVOLUTIONNER L'AGRICULTURE

Un agronome à Dakar pour présenter « une technologie révolutionnaire »

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Un ingénieur agronome français d’origine tunisienne, répondant au nom de Philippe Ouaki Di Giorno, est attendu, jeudi, au Sénégal, où il va présenter « un produit naturel biodégradable’’ qu’il a mis au point avec l’ambition de booster davantage l’agriculture en alliant productivité agricole, autosuffisance alimentaire et équilibre écologique.
Dans un dossier de presse transmis à l’APS, relayé par senego, il est écrit que chaque particule de la poudre de ce produit « a une paroi semi-perméable qui lui permet d’absorber l’eau de 160 à 500 fois son poids sec initial, les apports de fertilisation et les produits phytosanitaires ». »Ce produit permet aussi de constituer autant de réservoirs de stockage d’eau, de substances nutritives et traitantes qui permettront notamment d’économiser au minimum 50% d’eau et 30% des apports de produits fertilisants et traitants et d’optimaliser fortement les effets sur la plante de ces apports réduits », peut-on lire.
A ce jour, il a été commercialisé « plus 500 tonnes » de ce produit dont l’efficacité a été « prouvée depuis plus de 20 ans », affirme le dossier de presse, ajoutant que l’objectif de cet ingénieur est de fertiliser le désert en offrant une solution aux migrations involontaires des populations touchées par la raréfaction de l’eau.Entre autres vertus, ce produit « restructure et améliore la qualité du sol » et « permet d’éviter la propagation des OGM et autres biotechnologies dangereuses, apprend-on de même source. Il s’agit d’une solution globale aux problématiques alimentaires et agricoles, mais aussi commerciales et sanitaires ».
« L’efficacité de ce produit est reconnue aujourd’hui dans de multiples domaines de la production végétale au niveau mondial, dans le domaine de l’agriculture, de l’arboriculture, l’horticulture, le paysagisme, la pépinière, la reforestation ou encore la végétalisation », conclut le dossier de presse.
Moustapha MBAYE/Senego

04/05/2017

TENTER DE REPARER UNE CONNERIE: 15 MILLIARDS

15 milliards nécessaires pour la réhabilitation de la brèche de Saint-Louis

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La réhabilitation de la brèche de Saint-Louis, sur la langue de Barbarie, dans la capitale nord du Sénégal, va nécessiter 15 milliards de francs CFA, a annoncé, mardi, à Dakar, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Omar Guèye.
"Concernant la brèche de Saint-Louis, des solutions ont été trouvées à partir des études menées par des experts, il s’agit de mobiliser 15 milliards de FCFA pour résoudre le problème", a-t-il confié à des journalistes, au sortir d’un conseil interministériel portant notamment sur cette question.
Cette somme sera mobilisée dans "un délai relativement court" en vue de "résoudre définitivement" le problème de cette brèche, a-t-il assuré en présence de son homologue Mansour Faye (Hydraulique et Assainissement), par ailleurs maire de Saint-Louis.
"Mais en attendant, d’autres mesures immédiates ont déjà été prises’’, dont "le positionnement de vedettes et de patrouilleurs au niveau de la brèche pour réguler les entrées et les sorties en fonction des prévisions météorologiques", a signalé le ministre de la Pêche.
Des accidents fréquents sont enregistrés à hauteur de la brèche devenue au fil des années une sorte d’embouchure artificielle permettant aux pêcheurs de passer du fleuve à la mer.
Une dizaine de pêcheurs y ont ainsi été portés disparus en février dernier, après le chavirement de deux embarcations qui traversaient la brèche.
En 2003, des menaces liées à une crue du fleuve Sénégal suite à des pluies diluviennes avaient poussé les autorités à créer une ouverture sur la Langue de Barbarie afin d’évacuer les eaux et sauver la ville de Saint-Louis des risques d’inondations importantes.
Ouverte à l’origine sur quatre mètres, cette brèche s’étend aujourd’hui sur sept kilomètres et fait office désormais d’embouchure avec des conséquences sur l’équilibre écologique de la zone.
Au total, 289 morts ont été enregistrés cette même année lors d’accidents survenus dans la traversée de ladite brèche, avait révélé le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime.
Des spécialistes avaient redouté à terme une disparition de la Langue de Barbarie, si aucune solution n’est apportée à ce problème
ndarinfo.com

29/04/2017

PROTEGER LES FORÊTS SENEGAMBIENNES

Gestion des ressources forestières : Le Sénégal signe avec la Gambie un accord de coopération et de concertation

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Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable Abdoulaye BALDE, et Lamine Diba, ministre Gambien en charge des forêts, de l’environnement et du changement climatique, ont paraphé ce matin un
accord de coopération dans le domaine de la gestion des ressources forestières.
Un accord qui fait suite à l’engagement des deux Présidents pour une coopération plus forte et plus soutenue entre les deux peuples.
« Nous avons discuté des problèmes, notamment la dégradation des ressources forestières et fauniques et c’est dans ce cadre que nous avons signé cet accord qui nous permet d’élaborer des programmes conjoints dans le domaine de l’aménagement des forêts le long de la frontière pour une gestion participative, plus optimale de nos ressources forestières » a expliqué le ministre sénégalais.
« Nous avons convenu également de travailler de façon plus rapprochée, au niveau des experts, nous allons mettre en place un comité mixte pour que les programmes soient élaborés de façon conjointe et soient suivis collectivement. Ce qui accentue cette coupe abusive, c’est le fait qu’il n’y ait pas de contrôle, et d’échange d’information et tous ses aspects sont consignés dans cet accord » a ajouté le ministre.
Selon lui, cet échange d’informations permet de faire face au trafic illicite et au braconnage et « mieux nous pouvons élaborer des stratégies pour une valorisation et une exploitation optimale de nos ressources naturelles » a t’il conclu.
dakaractu.com
Trafic du bois: le Sénégal et la Gambie vont signer un accord
La protection de l’environnement est un lourd défi que doivent relever la Gambie et le Sénégal. Elle commence par la lutte contre l’exploitation illégale du bois dans la region naturelle de la Casamance qui a repris ces dernières semaines dans la zone de Médina Yoro Foulah, frontalière avec la Gambie.
Pour mettre fin a cette pratique qui prend des relents inquiétants, le ministre de l’Environnement de la Gambie qui effectue une visite de travail au Senegal va signer un accord avec son homologue senegalais, Abdoulaye Bibi Balde. Dans cet accord, la protection de la foret va constituer un point important, revele, Lamin Dibba. «Nous avions pris des initiatives pour mettre fin a l’exploitation illegale du bois qui provient du Senegal. Au debut, le trafic avait connu un net recul. Malheureusement, aujourd’hui, on nous apprend qu’il a repris», avoue le ministre Gambien de l’Environnement.
C’est pour cette raison que les deux gouvernements ont décide d'éradiquer définitivement ce fléau en élaborant un cadre juridique légale. Par ailleurs, le ministre Lamin Dibba annonce le renforcement de leurs parcs nationaux en copiant sur le modèle sénégalais. C’est pourquoi, il a visite avec le ministre Abdoulaye Bibi Balde la réserve de Bandia ou vivent 16 espèces herbivores. Des espèces pour la plupart qu’il a vues pour la première fois.
dakarposte.com