15/10/2017

LE SENEGAL: CATASTROPHE ECOLOGIQUE

Haïdar El Ali : « Le Sénégal est dans un état de catastrophe écologique »

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Alors que la COP21 approche et que l’écologie sera censée être sur toutes les lèvres en novembre à Paris, les pays africains n’ont pas encore brillé par leur contribution. Où en est le continent ? Quelle place pour l’environnement en Afrique ? Réponses d’Haïdar el Ali, ancien ministre de l’Environnement du Sénégal.
« Quand je mourrai, plantez un arbre pour moi plutôt que de prier », a-t-il coutume de dire aux femmes de Casamance qu’il rencontre alors qu’il sillonne la région en lutte contre la destruction de sa mangrove. D’origine libanaise – ses parents ont émigré au Sénégal dans les années 40 –, Haïdar El Ali est un homme convaincu et engagé.
Infatigable défenseur de l’utilisation durable des ressources naturelles, l’ancien ministre sénégalais de l’Environnement se bat pour mettre l’écologie au centre du débat sur le développement et mettre à bas un système de captation des richesses et des ressources au profit d’une minorité dont il fustige la corruption. Initiateur de la fédération des partis écologistes africains, il estime que le salut de l’Afrique passe par une révolution verte, et le crie haut et fort. Interview.

Jeune Afrique : L’écologie s’est-elle durablement installée dans le débat politique en Afrique ?

Haïdar El Ali : Clairement non. On construit encore des centrales électriques qui fonctionnent au charbon, alors que le gaz n’est pas plus cher. Ce n’est pas cohérent. Le continent africain vit globalement des économies de prélèvement mais accepte de voir ses ressources pillées, notamment au niveau forestier ou halieutique. Autre exemple, révélateur : il y a trois semaines, le premier conseiller en matière d’environnement de Macky Sall a écrit dans un article que le réchauffement climatique était du pipeau inventé par l’Occident ! C’est invraisemblable.

Nous disposons de ressources limitées qu’il nous faut gérer dans l’intérêt des populations. Pour nous, c’est davantage une question de survie que d’écologie.

Les pouvoirs africains opposent-ils toujours le développement industriel et l’écologie ?

C’est vrai qu’on a beaucoup entendu ce discours, dans lequel on accuse les Occidentaux de nous parler d’écologie alors qu’ils ont pu polluer pendant de nombreuses années de leur côté tout en développant leur industrie. L’erreur, c’est de regarder le développement à travers le prisme de l’Occident. Il faut comprendre que la ressource est pour nous, Africains, une question de survie. Nous n’avons pas les moyens de filtrer notre air et notre eau, de mettre en place des agricultures en étages, etc… Nous disposons de ressources limitées qu’il nous faut gérer dans l’intérêt des populations. Pour nous, c’est davantage une question de survie que d’écologie. Si on ne préserve pas les forêts ou les mangroves par exemple, il n’y a plus d’agriculture et plus d’élevage.

C’est un pillage organisé et environ 1000 milliards de francs CFA échappent chaque année aux Sénégalais !

Les gouvernements en sont-ils conscients ?

Il ne s’agit pas que des gouvernements. Le problème, c’est que tout le système est basé sur la finance et la croissance, qui ont pour effet de corrompre et donc de diriger et de dominer les quelques personnes au pouvoir. Les trafics de ressources comme le bois est international. Les Chinois, qui se servent des Sénégalais à la frontière avec la Gambie pour récupérer illégalement du bois précieux, ne transportent pas les troncs à dos d’ânes ! Ils passent les frontières et utilisent les groupes internationaux de transport, sous couvert de certificats gambiens qui n’ont évidemment rien à voir avec la véritable marchandise. Tout le monde le sait et ferme les yeux. On déguise des exploitations de bois de grumes sous des permis de bois de chauffe. C’est un pillage organisé et environ 1000 milliards de francs CFA qui échappent chaque année aux Sénégalais !

Les gouvernements sont donc complices ?

Je vais vous donner un exemple : quand je suis arrivé au ministère, il y avait une autorisation d’activité délivrée par les autorités sénégalaises à une multinationale canadienne pour exploiter des mines d’or à six kilomètres à l’intérieur… d’un parc naturel protégé et classé par l’Unesco ! En échange de cette autorisation ? Un contrat entre cette mine canadienne et la direction des Parcs d’un montant de 20 millions de francs CFA ! Dans les grands projets d’extraction en Afrique, les politiques ne regardent même pas les contrats. Ce qui les intéresse, ce sont les sommes qu’ils vont pouvoir empocher. Les multinationales font ce qu’elles veulent.

En somme, les dirigeants africains se « suicident » ?

Globalement, les dirigeants africains n’aiment pas leur pays. Sinon, ils y passeraient sans doute plus de temps. Quand on veut lutter contre la corruption, mettre à la porte des gens qui touchent de l’argent pour dilapider nos ressources, on peut le faire. C’est ce que j’ai fait au ministère de l’Environnement. J’ai dérangé, j’ai été dégommé.

J’ai dérangé, j’ai été dégommé.

Que faire pour que l’écologie occupe une place plus importante dans le débat politique ?

La meilleure piste, c’est l’éducation et la formation des citoyens. Mais, bien sûr, notre force réside aussi dans la fédération de tous ces mouvements écologistes régionaux, nationaux et locaux. Je travaille par exemple avec des associations guinéennes au sujet du trafic de bois impliquant des intérêts chinois. Sur les questions transfrontalières, se fédérer est essentiel. Il faut également chercher à occuper le pouvoir. Ram Ouedraogo essaie au Burkina en se présentant à la présidentielle. Au Sénégal, nous avons une centaine d’élus locaux. C’est positif. Seulement, dans le jeu politique, les partis traditionnels sont mille fois meilleurs, mille fois plus aguerris.

C’est ce que vous avez constaté lors des dernières municipales ?

Quand je me suis présenté aux municipales, il y avait une telle ferveur autour de moi que certains me disaient que je ne pouvais pas perdre. Et puis, le jour où je suis allé voter, j’ai compris : tous les électeurs se faisaient prendre à part à l’entrée du bureau de vote et recevait une somme d’argent. J’ai dénoncé cela au gouverneur et il m’a répondu : « Tant qu’il n’y a pas bagarre, je n’interviens pas » ! Qu’est-ce que vous voulez faire ? J’ai fini quatrième du scrutin.

Votre parti sera pourtant actif lors des prochaines échéances électorales au Sénégal ?

Oui, aux législatives sénégalaises de 2017, nous n’allons pas faire d’alliance avec le parti au pouvoir ou l’opposition, qui entretiennent un système de concentration des richesses dans les mains d’une minorité qui fait la pluie, la pluie, et la pluie. Nous irons seuls et nous verrons bien quelle place l’opinion nous donne.

Le temps, c’est de la vie, et pas de l’argent.

L’opinion, justement, ne semble pas encore faire grand cas de l’écologie en Afrique…

L’opinion, elle se forge notamment par les médias et l’éducation, les deux étant contrôlés par le système que je décris. Cela changera quand l’humain recevra une grosse baffe. Et je ne parle pas d’un tsunami… On se rendra compte que le temps, c’est de la vie, et pas de l’argent.

Globalement, on sent un constat d’échec pour les partis écologistes africains, qui ne parviennent pas à s’imposer. Quelle est leur influence réelle ?

Il y a une réussite, c’est que l’on parle d’écologie. Ce n’était as le cas il y a quinze ans. Ensuite, il y a une vraie influence sur le domaine politique. Au Sénégal, quand j’étais en fonction, nous avons fait passer la loi interdisant les sacs plastiques et nous avons introduit le code de la pêche et le code forestier. Il y a donc des avancées mais il reste beaucoup à faire. Le Sénégal est aujourd’hui en état de catastrophe écologique.

Après les municipales et les législatives, votre prochaine étape est la présidentielle ?

(Soupirs) Malheureusement, cela coûte trop d’argent. Quand j’étais ministre, je me suis retrouvé dans des situations où des gens, notamment des capitaines de bateaux russes qui venaient pêchaient illégalement dans les eaux sénégalaises, me proposaient de l’argent pour que je les laisse partir. Je ne l’ai pas pris. Je crois que l’on s’en sortira quand chacun arrivera à renoncer à ces tentations. J’ai choisi ce chemin. Résultat, je n’ai pas l’argent pour me présenter à la présidentielle.
Mathieu Olivier/jeuneafrique.com

13/10/2017

6% D'OUVRIERS QUALIFIES...

Main-d’œuvre au Sénégal : Seuls 6 % des ouvriers sénégalais sont qualifiés

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Le rapport de la Banque mondiale, présenté hier s’est aussi intéressé au niveau de qualification de la main-d’œuvre sur le continent.
Et, c’est pour constater l’absence de qualité. Le Sénégal ne s’en sort pas mieux Seuls 6 % des manœuvres sénégalais sont qualifiés selon le Directeur Général de l’Office National de la Formation Professionnelle (ONFP), Sanoussi DIAKITE qui révèle que le taux de qualification des travailleurs est de 6 %. Ce qui est insuffisant pour atteindre l’émergence en 2035. «Il faut des compétences des travailleurs pour avoir la croissance», a-t-il dit en marge de la présentation du rapport. Ce, en rappelant l’importance des compétences de base et celles techniques.
laviesenegalaise.com

VOUS AVEZ DIT "TERANGA"?

Sénégal, pays de la Téranga où l'accueil fait de plus en plus défaut

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Réputé être le pays de la Téranga, pourquoi cette téranga ne se reflète t-elle pas dans le service public où les usagers ne cessent de dénoncer le manque de considération dont ils sont victimes ?
Au Sénégal le constat unanime est que le service public est de piètre qualité. Pour s'en convaincre, il suffit seulement de vouloir effectuer des démarches administratives pour l'obtention d'un papier. C'est la croix et la bannière pour les usagers qui sont obligés le plus souvent, de mettre la main à la poche alors que c’est leur droit le plus absolu.
Malheureusement, ces fonctionnaires qui devaient faire preuve de célérité, de courtoisie et de disponibilité envers les citoyens semblent n’en avoir cure et se comportent comme bon leur semble. Pourtant ces travailleurs payés par l'argent du contribuable, sont tenus de leur assurer des prestations de qualité, mais c'est trop leur demander.
Aujourd'hui, si l'on a pas la chance d'avoir des parents, des amis, d’être recommandé ou d'avoir des sous, c'est la galère assurée. Ce qui étonne le plus dans cette situation est le fait que les employés agissent dans l'impunité et la désinvolture la plus totale. Des fois, il faut faire preuve de beaucoup de retenue pour ne pas "péter les plombs".
Il suffit d'aller dans les hôpitaux parfois avec un malade pour se rendre compte de l'insouciance ou de l'inconscience des préposés à l'accueil. Que le malade soit mal en point ou pas, ils ne font guère preuve de compassion ou de sollicitude, c'est à peine qu'ils daignent faire leur boulot, le plus souvent avec une mine renfrognée.
Idem dans les commissariats de police où ceux qui y travaillent, affichent une mine des plis rébarbatives. Pour des papiers à légaliser ou une plainte à déposer, il faut faire profil bas et être doux comme un agneau. De sorte que la plupart du temps, les usagers éprouvent une certaine crainte pour ne pas dire une méfiance envers ces hommes de tenues alors que les relations devraient être empreintes de confiance et d'assurance.
Pourtant lors de sa prise de fonction, Anna Sémou Faye, ex-directeur général de la Police nationale avait promis de « rendre la police beaucoup plus visible, beaucoup plus proche des populations pour les rassurer avec des dispositifs qui permettront d’être plus proche, mais aussi de faire de la prévention». Pour elle, le maître-mot doit être rassurer : rassurer par la présence, rassurer par la prévention, rassurer par l'écoute.
Mais il semble à ce jour, que les populations ne sont ni écoutées, ni rassurées, elles sont tout simplement laissées à elles-mêmes. Dans les autres services tels que les mairies, les sociétés nationales, c'est comme s'ils s'étaient passé le mot. Les usagers ne sont pas traités avec les égards dus, parfois, ils sont même traités avec mépris.
C'est pourquoi d'ailleurs le Président de la République a érigé la modernisation du Service public au titre de réforme-phare du Pse dans le but d’accélérer les transformations structurelles des prestations rendues aux divers usagers du Service public.
C'est dans ce cadre qu'il avait initié en avril 2016, le forum de l'administration. Lors de ce forum, le Premier ministre Boun Abdallah Dionne avait piqué une colère noire du fait des retards et dysfonctionnements qu'il avait constatés et promis des sanctions.
Mais à ce jour, fourass ! Et les usagers continuent de subir ces désagréments, c'est comme si les fonctionnaires n'avaient cure des états d’âme du Pm. Aujourd'hui, les citoyens ont tellement dénoncé les tares qui gangrènent le service public, qu’ils ont fini par abdiquer devant le diktat de ces fonctionnaires, plus soucieux de se remplir les poches que de s’acquitter convenablement de leur devoir.
Pourtant, lors de ce forum sur l'administration, le chef de l’Etat avait rappelé à l’administration ses devoirs, l’invitant à s’adapter aux «exigences des citoyens» et de faire preuve de «simplicité», de «disponibilité» et d’«efficacité». Macky Sall leur avait fait cette leçon : 'l’administration doit être au service des usagers, par sa proximité, sa simplicité, sa disponibilité, sa célérité, sa lisibilité et l’efficacité de son action". Coucou, qu'est-ce qu'il a dit le Président'?
Il semble, en tout état de cause, que cette leçon tarde à être retenue par ces travailleurs du service public qui semblent être plus soucieux de se servir que de servir.
leral.net

10/10/2017

LA NOUVELLE VIE D'UN BIDONVILLE DE DAKAR

La cité Baraka aura bientôt un nouveau visage

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Le bidonville de la cité Baraka est un modèle. Ici, la solidarité est le maître mot. Les habitants espèrent que cela le restera malgré les nouveaux aménagements prévus : des immeubles à la place des habitats de fortune.
Nichée au coeur du quartier de Liberté 6 à Dakar, la cité Baraka n’est pas un
bidonville comme les autres. Dans ses centaines de maisons en taule et planches de
bois vit une communauté extrêmement organisée et solidaire. Depuis le début des
années 1990, près de 2000 personnes ont élu domicile sur cette petite colline en
banlieue de la capitale, au milieu des immeubles. La cité a été créée par le fondateur
de l’ONG Enda Tiers Monde, Jacques Bugnicourt, sur un champs de près de 2
hectares.
Au fil des années, les habitants ont développé une organisation très méticuleuse, avec un seul mot d’ordre, l’entraide. Pas question de subir la misère, ici on cotise de
l’argent, on le redistribue, on partage les points d’eau mais aussi les frais de santé ou de scolarité, on se forme les uns les autres. Une philosophie de vie qui se retrouve à tous les échelons du quotidien dans ce bidonville hors du commun.
La vie du quartier est régie par des comités: pour les jeunes, pour la formation, pour les femmes, pour le développement.
Les habitants ne payent pas de loyer, le terrain appartient au domaine national. Toutes les communautés cohabitent, aux côtés des Sénégalais, des Maliens, des Ivoiriens, des Guinéens.
Tous ont développé au fil des années une identité très forte. Ils
s’appellent les Baraka, les chanceux. Car dans leur misère, les liens de solidarité ont
toujours porté très haut les couleurs du vivre-ensemble. Il n’y a pas de différence entre les ethnies, entre les sexes, entre les âges.
Bientôt, ces habitations anarchiques vont disparaître, le bidonville va être réhabilité par une ONG allemande. Les baraques de fortune vont être remplacées par des
immeubles, 14 bâtiments, 210 appartements au total pour rendre le cadre de vie plus
attractif. Les premières constructions doivent commencer le mois prochain. En avril
dernier, le président Macky Sall était venu poser la première pierre.
Les habitants de la cité ont été très impliqués dans le projet « Nouvelle Baraka ». Ils ont pu donner leur avis sur les plans, exprimer leurs attentes, et ont fait un important travail de réflexion sur l’adaptation de leur mode de vie traditionnel vers des habitations plus modernes.
Une façon de décider eux-même de leur avenir.
vidéo: http://information.tv5monde.com/afrique/senegal-la-cite-b...
TV5MONDE / M.CHEVANCE / E. GODARD

07/10/2017

UNE FILLE SUR TROIS MARIEE AVANT 18 ANS

Mariages précoces : Pédophilie à grande échelle au Sénégal

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Selon le 16e rapport de Plan international sur la situation des jeunes filles, une fille sur trois est victime de mariage précoce au Sénégal. C’est-à-dire qu’elle a été mariée avant 18 ans, l’âge de la majorité.
L’étude, reprise par Le Quotidien dans son édition de ce samedi, indique que la situation est plus alarmante en milieu rural où le pourcentage de filles mariées avant 18 ans est de 49% contre 17% en ville.
Conséquences : grossesses précoces, avec leurs risques sur la santé de la mère et de l’enfant, et décrochage scolaire.
En effet, l’étude, qui couvre la période 2005-2015, renseigne qu’en 2015 «971 cas de grossesses ont été recensés au Sénégal concernant la tranche d’âges des 12-19 ans». Et que celles-ci concernent pour 71% des élèves de la 6e à la 3e et pour 28,1% des élèves de la seconde à la terminale.
Les régions de Sédhiou et de Ziguinchor sont les plus touchées. Elles affichent, respectivement, 30% et 19%, alors que dans le reste du pays les pourcentages oscillent entre 2% et 5,4%.
RP/Seneweb News

LE CHÔMAGE AUGMENTE

Emploi au Sénégal : Le taux de chômage hausse de 12,5% au 2e semestre 2017

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Le taux de chômage a augmenté de 12,5% au deuxième trimestre 2017 et il affecte davantage les femmes (17,8%) que les hommes (8,1%).
Ce taux de chômage du deuxième trimestre 2017 est marqué par un début plus précoce de l’hivernage. Selon Vox Populi, qui tire ses informations de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), ceci explique partiellement la baisse notée comparativement à celui du deuxième trimestre 2016.
Il s’ajoute à cela les durées de collecte qui n’ont pas été les mêmes. Environ 2 mois pour le deuxième trimestre 2017 contre un seul mois pour celui de 2016.
setal.net

05/10/2017

3000 ELEVES TÊTES DE TURC

Vive inquiétude après la fermeture des écoles du groupe Yavuz-Selim

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Sept écoles, 3 000 élèves, 500 professeurs plongés dans l’inconnu. Lundi 2 octobre, l’Etat du Sénégal a donc décidé comme d’autres, notamment le Mali et le Maroc, de fermer les établissements Yavuz Selim. Etablissements proches du prédicateur turc Fethullah Gülen, opposant accusé par Ankara d’être à l’origine de la tentative de coup d’Etat contre Recep Tayyip Erdogan en 2016. Des fermetures qui ont en tout cas provoqué une vive inquiétude chez les professeurs, les élèves et leurs parents. Reportage.
Fâchés contre deux présidents, Macky Sall mais aussi Recep Tayyip Ergodan. Comme de nombreux parents, El Hadj Mbaye accuse le chef d’Etat turc de faire pression sur l’Etat du Sénégal. « Un président d’un autre pays qui ferme une école au Sénégal, ou nous sommes indépendants ou nous ne sommes pas indépendants », tempête ce père de famille.
Le ministre de l’Education, Serigne Mbaye Thiam, a justifié ces fermetures. D’après lui l’association qui gère les écoles n’a plus d’agrément. Les faits reprochés seraient graves et donc confidentiels. « Vous savez bien que si ce sont des questions de cette nature-là, ce ne sont pas des questions que l’on étale sur la place publique. On reproche à une association des faits qui sont sans doute graves et en même temps on laisse cette association finir une année scolaire. On tenait à la continuité des enseignants », explique le ministre.
A 15 ans, Abdou ne comprend pas comment il est possible de fermer des établissements parmi les mieux cotés du Sénégal. « Regardez l’école. Vous voyez bien que ce ne sont pas des terroristes. Ils nous ont appris beaucoup de choses : le Coran, la religion, les mathématiques. On n’a pas élu Erdogan comme président, c’est Macky Sall que nous avons élu », souligne Abdou.
Présent depuis la création, professeur de mathématiques, Mamadou Ning s’inquiète pour le futur du groupe : « Si le dictat nous vient d’ailleurs, c’est difficile. Le « bijou » va-t-il se relever un jour ? Dieu seul peut le dire ».
L’Etat compte, via des tractations, permettre la reprise des cours rapidement.
Saggo/ferloo.com/rfi

03/10/2017

LE SALOUM EN DANGER

Un royaume de mangrove menacé par la déforestation

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Dans le parc national du delta du Saloum, classé au patrimoine de l'Unesco, l'un des écosystèmes les plus riches au monde est véritablement en danger.
Au cœur du delta du Saloum, au centre-ouest du Sénégal, à plusieurs centaines de kilomètres du tumulte de la capitale Dakar, s'ouvre le royaume de la mangrove. Dans cette réserve naturelle de 76 000 hectares, les palétuviers, arbres rois de la forêt, dominent l'horizon. À côté serpente le fleuve Saloum, avec ses milliers de bras de mer appelés « bolongs ». Sillonnant ce labyrinthe marécageux, notre pirogue glisse sur l'eau, se frayant un chemin parmi les 200 îles et îlots que compte l'estuaire. Au loin, un groupe de pélicans prend son envol. Bienvenue dans le parc national du delta du Saloum, l'un des plus grands réservoirs de mangrove d'Afrique. Ici, plus de 250 espèces d'oiseaux, de reptiles et de mammifères sensibles vivent entre terre et mer : hérons goliath, pélicans gris, singes verts, crocodiles, hyènes tachetées ou encore des tortues marines et des lamantins d'Afrique, deux espèces menacées. Pourtant, cet écosystème, l'un des plus riches au monde, inscrit au patrimoine de l'Unesco depuis 2011, est en danger. En cause : le phénomène de la déforestation.
Un écosystème menacé
« Les causes principales de cette déforestation sont le trafic de bois et la production de charbon ; les feux de brousse sont également responsables de la dégradation des forêts », pointe Haïdar El Ali, militant écologiste emblématique et ancien ministre de l'Environnement sénégalais. D'après la FAO, l'Afrique a perdu près de 500 000 hectares de ses mangroves au cours des vingt-cinq dernières années. Le Sénégal compte parmi les pays les plus touchés sur le continent avec près de 40 % de ses superficies perdues depuis les années 1970. En ligne de mire : la récolte de bois de chauffe et du charbon, ou encore l'urbanisation du littoral. « C'est tout l'équilibre de cet écosystème qui se retrouve menacé », s'inquiète Haïdar El Ali, également président de l'Océanium, une association sénégalaise de protection de l'environnement. Et pour cause, la mangrove joue un rôle vital pour la faune et la flore : dortoir pour les oiseaux, refuge pour les hyènes et les singes, nurserie pour les poissons et les crustacés ou encore filtre de rétention à carbone. « Elle rend un service écologique à la société. Les arbres peuvent stocker rapidement et en grande quantité les polluants. Sa dégradation menace directement la biodiversité, mais aussi les populations locales qui dépendent de la pêche », souligne François Fromard, spécialiste de la mangrove et chercheur émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Autre fonction primordiale : les palétuviers servent de barrières protectrices contre les tempêtes et les tsunamis. « Dans un contexte de changement climatique et de montée des eaux, le recul de la mangrove est inquiétant. L'érosion des côtes s'accélère », précise le chercheur.
Les associations réagissent...
Face à ce constat, l'Océanium mène des actions de reboisement avec les populations locales pour restaurer la forêt au Sénégal. « Plus de 150 millions de palétuviers » auraient ainsi été plantés en dix ans dans 500 villages du Sine Saloum et de la Casamance. Sous l'impulsion de Haïdar El Ali, l'association a également créé l'Aire marine protégée de Bamboung (AMP) sur 6 800 hectares, près de Toubacouta. « L'idée était de permettre la régénération de l'écosystème. Nous avons donc interdit la pêche au départ pour favoriser le repeuplement des espèces. Des gardes volontaires surveillent la zone, pour repérer tout acte de délinquance, comme le braconnage ou la destruction de la forêt », explique Mamadou Bakhoum, vice-président du comité de gestion de Bamboung. Depuis la création de l'AMP en 2004, plus d'une trentaine de nouvelles espèces de poisson ont déjà fait leur apparition.
Dans les îles Bétenti, au cœur de cette faune et flore luxuriante, à quelques kilomètres de l'Aire marine protégée de Bamboung, les habitants de Sipo s'inquiètent eux de la dégradation de leur village. Sur cette île d'une centaine d'âmes, la population dépend de la terre et de la mer pour subsister. « Ici, toutes les choses que l'on a pour vivre, on les prend dans la nature. Les poissons, les noix de cajou, le pain de singe (le fruit du baobab), le bois. On vit de cela, on n'a rien d'autre », explique Jean-Dominique Senghor, 31 ans, un cultivateur de Sipo.
... les populations aussi
Dans ce village traditionnel, dirigé par une reine, sept ethnies, Sérères, Diolas, Peuls ou encore Wolofs, récoltent les huîtres des palétuviers, du poisson et des crustacés dans la mangrove pour se nourrir. Pour eux, maintenir l'équilibre de cet écosystème est une question de survie. « Nous vivons de la nature. La brousse et le fleuve sont au bénéfice de tout le monde. Chaque village doit se mobiliser et protéger son côté. Moi je vais bientôt partir, mais pour mon fils et mes petits-enfants, il faut continuer à se battre, ne pas croiser les bras et attendre, il faut agir », clame Issa Touré, fils du fondateur de Sipo et chef du village depuis vingt-six ans.
Inquiets pour l'avenir de leur île, menacée par la déforestation et l'arrivée d'hôtels touristiques voisins, la population tente de résister. Depuis 2010, une association des villageois se mobilise pour protéger Sipo. « Nous reboisons pour restaurer la brousse et la mangrove. Chaque année, nous plantons plusieurs dizaines d'hectares de palétuviers, d'anacardiers et de bois de fer », détaille Jean-Dominique Senghor, le président de l'association, qui collabore avec Keur Bamboung, un « écolodge » voisin. C'est d'ailleurs ce modèle d'« écotourisme » qui a inspiré les villageois il y a quelques années pour créer leur propre campement composé de quelques cases rudimentaires, d'un restaurant et d'un petit marché artisanal. L'objectif : promouvoir un tourisme durable et respectueux de l'environnement, tout en assurant des revenus aux villageois. Les fonds sont reversés dans une cagnotte communautaire, qui permettra ensuite de rénover l'école de Sipo et de construire une case de santé. Pour la population, pas d'autre choix : il faut résister, ou bien partir. « Si la forêt continue de reculer, les habitants partiront. Certains cultivateurs et pêcheurs ont déjà préféré fuir parce qu'ils n'arrivaient plus à vivre ici. J'ai tellement peur pour le futur de Sipo », s'alarme Jean-Dominique.
Sophie Douce/lepoint.fr
http://afrique.lepoint.fr/economie/senegal-un-royaume-de-...

FORMATION DES PILOTES D'AIR SENEGAL

Air Sénégal SA : Phillipe Bohn annule la formation des pilotes et liste les prérequis pour y participer

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Les pilotes sénégalais sélectionnés pour se rendre, du 3 au 13 octobre prochain, à Miami (Etats-Unis) pour subir une formation au siège de Atr 72-600, n’iront plus. La formation a été annulée et le nouvel homme fort de la compagnie aérienne sénégalaise a envoyé les pièces à fournir pour postuler aux pilotes sénégalais. Parmi ces pièces, des documents que certains pilotes disent ne pas connaître selon l’Observateur.
Philippe Bohn, nouveau patron de la nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal Sa, est-il hanté par le crash de l’avion de ligne de type A320 de la compagnie Germanwings ? Andreas Lubitz, le copilote de l’appareil, s’est suicidé en écrasant l’avion dans les Alpes-de-Haute-Provence, le 24 mars 2015, tuant 150 personnes. Depuis lors, de nombreuses compagnies aériennes ont décidé d’introduire, en plus de l’équipage, une autre personne dans le cockpit, tout en étant rigoureux dans les tests phycologiques. Et le nouvel homme fort de Air Sénégal Sa vient de faire table rase sur le système de recrutement des pilotes fait par son prédécesseur.
Ainsi, il a demandé aux pilotes sénégalais qui étaient recrutés par l’ancien Directeur général Mamadou Lamine Sow, de refaire leurs dossiers avant de les déposer auprès de l’agence en charge des recrutements. Et pour s’introduire dans le cockpit, Bohn demande aux postulants : un dossier administratif de base, lettre de motivation, curriculum vitae, lettre de référence du dernier employeur, formulaire de base (que les pilotes disent n’avoir pas reçu), déclaration de suspension du médical (un document que le personnel naviguant ignore), déclaration de non-incident, la copie du certificat médical, la copie des licences, authentification des licences et copie du carnet de vol ; un compte rendu positif, test de connaissance générale (les pilotes s’interrogent sur le sujet en question), test aéronautique spécificité Airlines (les pilotes disent ne pas connaître la signification); compte rendu entretien (Doa et Rrse) compte rendu avec un pilote instructeur (les pilotes s’interrogent sur l’identité du pilote); évaluation simulateur (déjà fait par les pilotes) du 3 au 12 août à Toulouse sous le règne de Mamadou Lamine Sow.
Seulement si tout est concluant, le candidat doit refaire une visite médicale. C’est après tout cela que le candidat serait apte pour aller faire le stage de qualification Atr 72. Des documents dénoncés par les pilotes recrutés par l’ancien Dg qui étaient passés au simulateur de Toulouse du 3 au 12 août. Et pour riposter contre le système de recrutement de Philippe Bohn à six phases, les pilotes sénégalais ont adressé une correspondance au ministre en charge des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, pour lui faire part de leur mécontentement. «L’objectif de Bohn est d’écarter les pilotes sénégalais pour faire venir des étrangers. Car, certains documents qu’il exige sont inconnus dans notre jargon. Les normes internationales exigent un curriculum vitae, une lettre de motivation, copie des diplômes obtenus et qualification mentionnée sur la licence, certificat médical valable suivi d’un entretien avec le nouvel employeur. Ce qu’a fait Bohn est une humiliation contre le commandant instructeur Malick Tall», tempêtent des pilotes.
Le contrat du Commandant Malick Tall non renouvelé
15 pilotes ont été sélectionnés par l’ancien Dg Mamadou Lamine Sow pour faire des séances de simulation à Toulouse, sous la supervision du Commandant de bord instructeur, Malick Tall. Test qu’ils ont fait, sauf deux pilotes parmi eux, retenus pour la formation en Airbus 319. D’ailleurs, les deux pilotes en question étaient qualifiés sur Airbus et Boeing 737-700. Tout le reste avait reçu les documents nécessaires pour s’inscrire sur le site Tsa (organisme américain du transport aérien). Et le premier groupe devait partir demain mardi 3 octobre à Miami pour subir la formation de qualification des Atr 72-600 avant d’y être rejoint par le reste, le 13 octobre.
Des formations annulées. Par qui ? Car, des sources renseignent que Philippe Bohn impute la responsabilité au Commandant Malick Tall. Ce que réfute ce dernier en démontrant des pièces à conviction à sa possession. En tout cas, les pilotes sénégalais ne pourront pas faire de simulations avant avril 2018. Par conséquent, la voie est libre pour Bohn de faire appel à des brookers (loueurs de pilotes d’avion) pour faire voler les avions. Si et seulement si, la compagnie démarre ses vols le 7 décembre prochain, comme annoncé. Alors que les heures de simulation d’une durée de 25 jours au minimum pour ces entraînements de qualification ont été certainement réservés et payés.
Présentement, tous les contrats qui sont arrivés à expiration, n’ont pas été renouvelés par l’Administration Bohn. Seulement, il a demandé à tous ceux qui ont vu leur contrat arrivé à expiration de postuler à nouveau via l’agence en charge du recrutement de la nouvelle compagnie aérienne. «Air Sénégal Sa ambitionne de conquérir les grandes capitales du monde. Il s’y ajoute que l’aviation a des règles très strictes. Par conséquent, la rigueur doit être de mise pour éviter au maximum des accidents. Philippe Bohn veut faire de Air Sénégal Sa une compagnie de référence», défendent des sources d’Air Sénégal Sa. «Seuls les professionnels en la matière travailleront dans la nouvelle compagnie. Il faut qu’on mette fin à ce qui se faisait jusque-là. Le népotisme, les bras longs et le copinage sont à l’origine de la faillite des différentes compagnies aériennes sénégalaises», dénoncent toujours des interlocuteurs d’Air Sénégal Sa. Toutefois, seuls quatre pilotes des défuntes compagnies aériennes sénégalaises étaient restés au Sénégal pour démarrer avec la nouvelle compagnie aérienne. Et avec la nouvelle donne, ils envient leurs 12 collègues recrutés par Air Côte d’Ivoire, dont deux pilotes instructeurs.
L’OBS/xalimasn.com

TOURISME AU SENEGAL ORIENTAL

Tambacounda a célébré la journée internationale du tourisme

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La région de Tambacounda a fêté la journée mondiale du tourisme, le 27 septembre dernier. Moment saisi par les pouvoirs publics pour passer en revue les atouts touristiques et les contraintes du secteur dans le pôle Sénégal oriental. Le thème de cette année est le tourisme, un outil de développement.
Le Sénégal oriental compte 11 hôtels, 11 auberges, 41 campements et plus de 30 guides touristiques professionnels. N’empêche qu’il a des ambitions d’être un hub touristique. En 2016, la région a accueilli 11.295 touristes pour 19.991 nuitées. Un taux de fréquentation loin de refléter les importantes potentialités dont regorge cette zone. Deux patrimoines sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO à savoir le pays Bassari et le parc national Niokolo Koba(PNNK).
Les touristes peuvent pratiquer le tourisme cynégétique sur une trentaine de sites. Le tourisme de vision et découverte avec les 913.000 ha du parc national Niokokolo Koba, le pavillon René Caillé, le pont Faidherbe à Bakel, les cascades de Dindefello à Kédougou etc. Et le tourisme culturel très présent dans le pays Bassari à Kédougou. C’est pourquoi, les autorités ont invité, lors de cette cérémonie, les établissements touristiques à vendre davantage la destination Sénégal oriental auprés des touristes tout en visant une meilleure compétitivité de leurs produits et services.
De leur côté, les autorités assurent qu’elles travaillent actuellement à la promotion et au développement du tourisme interne dans les régions. Des études sont également en cours pour atteindre une diversification de l’offre touristique au Sénégal et les objectifs du développement inclusif et durable.
Cependant, la décrépitude de certains sites historiques, la méconnaissance par les sénégalais de leur patrimoine touristique ont été, entre autres, les contraintes soulevées dans le tourisme local. Face à cela, l’Etat est entrain de prendre des mesures pour permettre au tourisme de jouer son rôle de développement.
Outre cela, une exposition de vernissage sur la richesse culturelle des ethnies minoritaires, la biodiversité du PNNK et l’importance de l’écotourisme a été animée par des guides touristiques et les autorités du PNNK. Et un sketch de la troupe ATT du collège d’enseignement moyen Thierno Souleymane Agne de Tambacounda a été joué pour sensibiliser sur la nécessité de valoriser nos patrimoines touristiques.
Amedine Faye/au.senegal.com

01/10/2017

MBOUR ET SALY...

Culture Et Tourisme En Difficulté : Mbour, Pourquoi Ça Cale ?

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Une ville avec tous les atouts, Mbour. Dans ce gigantesque complexe urbain où tout se mélange, le principal souci des gouvernants d’aujourd’hui, (l’Etat et les collectivités locales) reste dans ce qui peut être fait pour sauver ce qui peut l’être. Mbour suffoque et il semble qu’il n’y a pas de solutions immédiates. Et, le plus regrettable est que contrairement à la métropole niçoise adossée sur la Méditerranée et seulement distante de quelques kilomètres de Monaco et de l’immense agglomération marseillaise sur la canebière qui est devenue la quatrième ville de France, Mbour forte de ses attributs de la nature, n’a tiré profit ni de la mer, encore moins de tous les atouts qui fondent le caractère d’une véritable ville.
En métropole, quelle grande ville aujourd’hui n’a pas son tramway, son centre piéton, ses vélos en libre-service ou encore son «écoquartier», se demandent certains experts et urbanistes. A l’heure du Smartphone et des villes numériques, l’on est pourtant, très très loin de ces images et clichés qui symbolisent la ville moderne, quand on parle des villes sénégalaises. A Mbour, à ce jour, le tourisme est presque mort de cette anomalie. Tout comme la culture, l’éducation et toutes les grandes librairies qui faisaient sa réputation, ont fermé leurs portes. Les grands magasins du centre aussi laissés à des affairistes dont le seul souci, loin de rendre belle, une cité, fussent-ils des Sénégalais, est de se faire de l’argent sur la population au lieu de servir les populations. Dans le centre ou ce qu’il reste, ne subsistent que les ombres du passé.
Le tramway, même si des lignes de tata viennent d’être lancées, ce sera peut-être pour l’autre siècle. Pour avoir une ligne, il faut des voies dans la cité ; Mbour n’en a plus. Pour améliorer la mobilité urbaine, la ville ne compte aucune voie bitumée dans le centre encore moins des feux de circulation. L’on est encore dans la préhistoire de la civilisation urbaine et la population semble s’en accommoder. Aujourd’hui, il n’y a aucune forme d’innovations, à commencer par la voirie morte de sa plus belle mort.
De centre, la jeunesse actuelle de la ville n’en connaît qu’une seule direction, celle qui mène à la station de Saly, site touristique qui n’a pas été incluse dans le périmètre urbaine ville et laissée à une communauté rurale, Malicounda, pour renflouer les caisses de cette commune-quartier située à l’entrée de la ville. Une cité de tous les paradoxes qui n’en tire aucun avantage ; voilà qui symbolise la ville de Mbour et son environnement.
La plus incompréhensible des mesures a été de l’avoir séparé pour des raisons qu’on aura du mal à expliquer dans l’avenir, à son arrière pays, sans aucune forme de concertation entre le rural et l’urbain. Au même moment, Diamniadio et son immense complexe urbain arrivent dans ce contexte sans aucune autre forme de perspectives qui va dans le sens du développement de la Petite côte. Ici tout a été pensé pour aller à… ou revenir de… Dakar. Quid de l’aéroport de Diass en voie d’être inauguré et qui ne sera d’aucune forme d’utilité dans la relance de la ville sinon y accroître l’anarchie et les encombrements en tout genre. Comme l’a été d’ailleurs, au regret des populations, le tourisme et l’aménagement de la station balnéaire de Saly au départ du programme.
Conçue comme l’élément-clé dans la construction du territoire, Dakar, devient une sorte de goulot d’étranglement à partir duquel tout se déconstruit également. Comment expliquer, à partir de ce moment, la difficulté d’entrer ou de sortir de Mbour ? Que l’on bifurque par la soi-disante bretelle à l’entrée de la ville et qui mène sur la route de Kaolack ou que l’on entre dans le ventre mouvementé de la ville pour aller vers Joal, on ne le fait pas en moins de vingt minutes. Un calvaire avec comme élément catalyseur, les gros camions en direction du Mali, de la Guinée-Bissau, de la Guinée ou des fois en provenance de ces pays, du Sénégal oriental et/ou de la Casamance.
Et dans un tel contexte, sans moyens suffisants, sans aucune vision, le maire peut tout se permettre en invoquant les difficultés liées à la conjoncture, mais encore l’absence de véritables projets politiques venant de l’Etat dans la ville. Les inondations qui le tracassent au quotidien à chaque saison des pluies en sont un bel exemple.
CONTRAINTES BUDGETAIRES, ABSENCE D’HORIZONS CLAIRS… : Un véritable gouffre urbain qui explose
Limitées au niveau de leur budget, toutes les villes sénégalaises fussent-elles littorales, fluviales, fluvio-maritimes ou intérieures n’ont aucune marge de manœuvre. Tous les projets urbains qui sont y lancés, ne le sont que grâce aux intérêts de la puissance publique. Sans elle, il y a aucun autre investissement à venir. Pour preuve, le pôle de Diamniadio en construction pour un montant d’environs 2 milliards de dollars, ne l’a été que par l’engagement de l’Etat avec ses partenaires marocains, indiens, et quelques Sénégalais qui y tireront nul doute profit. Que peuvent faire les maires, face à l’anarchie, toutes les formes de pollution, l’absence d’études sur leur cité.
Tous ces faits remarqués sont des freins au développement d’une ville qui ne prendra son envol que quand elle sera dotée d’un plan de développement urbain régional qui inclut à la fois, Thiès, Joal et Fatick. Mbour comme espace économique principal, Thiès comme centre d’une région économique, Joal et Fatick, comme aires de prospérité qui permettent de réduire la pression sur la ville. Pour exemple, Thiès n’est distante de Mbour que de 70, voire 75 kilomètres, selon le chemin qu’on prend. Joal est à 30, voire 32 km. Et, Fatick et sa région seulement distante de 70 km. Construire un ensemble au cœur de cette partie la plus humide du littoral à travers les îles du Saloum, Djifère, sur la route de Kombongoy, voilà le travail à faire pour certains spécialistes de l’aménagement du territoire.
Contrairement, à Diamniadio, Mbour et son agglomération ne se développeront par des bouts de territoire découpés en fonction des intérêts des uns et des autres. Confrontée aux pénuries d’eau chaque jour, à l’anarchie au sein des aires de rencontres (marchés, routes ou ce qu’il en reste), la population ne veut même plus qu’on lui parle de ville. L’absence d’homme ou de femme de la ville proche de l’Apr, dans le dernier gouvernement de Macky Sall, est aussi soulevée chez les jeunes comme une forme d’oubli que le président de la République et son entourage n’assument pas. Mbour, une méprise ! Certains jeunes n’hésitent plus à penser que l’équipe au pouvoir ne rêve pas d’un grand destin pour leur ville. Est-ce qu’ils ont tort à ce qu’on voit ?
Depuis des années, la grande mosquée dont un des pans s’était effondré, est restée en souffrance de par l’incompétence d’une équipe municipale incapable de développer la moindre capacité de coopération économique et sociale pour relancer ce projet. Quand l’association «Solidarité mbouroise » s’y est mise avec ses moyens à elle, la chose s’est accélérée timidement. Et, maintenant, c’est le Président Macky Sall qui s’y met avec la promesse de finir les travaux. Un mouvement de jeunes pour vendre du rêve voilà l’enjeu, mais s’agira-il d’un rêve durable ?
CITE NUMERIQUE, VOIRIE NOUVELLE, UNIVERSITES, LACS… : Diamniadio, modèle ou anti-modèle…
La question du budget est intéressante quand on l’évoque au cœur du fonctionnement des villes, car même Dakar dont le maire Khalifa Sall est encore en prison pour des problèmes de gestion interne de sa mairie, n’y arrive pas. Dans la ville sénégalaise, il semble que le casse-tête des élus reste l’équation de la gestion municipale. Le nœud de tous les problèmes est là et de quels moyens dispose un maire qu’il soit de Guédiawaye, de Diourbel, Pikine ou Mbour pour faire la mixité sociale, le logement ou des programmes d’assainissement ? Avec Diamniadio, l’on tente le tout pour le tout pour élaborer un modèle urbain qui devrait marquer les esprits. Mais, les autres villes, en ont-elles les moyens ? De l’Etat et des collectivités, qui doit faire la région, la question est ouverte aux planificateurs.
Le modèle Diamniadio, tout beau projet, confié à la Délégation Générale à la Promotion du pôle Urbain (Dgpu), est vu par certains comme un paradoxe dans le contexte de décentralisation que connaît le pays depuis le lancement en 1997, de ce projet dit de régionalisation. Et c’est le Délégué Général Seydou Sy Sall qui le dit lui-même, chez nos confrères de Financial Afrik en soulignant que «C’est la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’un projet de cette envergure, est entrepris. 1644 hectares, pour vous donner une idée, c’est quatre fois le plateau de Dakar ; quatre fois les Parcelles Assainies. Certains pensaient en parlant de çà qu’il s’agissait d’un projet pharaonique qu’il était impossible de réaliser… En 2014, lorsque le Président Macky Sall lançait le projet, c’était un site complètement vierge. Mais, le Président, vous savez, c’est avec l’audace qu’on réussit tout. La première chose a été d’injecter ici le Centre international de conférence de la francophonie». L’idée, ajoute le délégué général du Pole, «c’était de susciter l’attractivité, l’attraction vers le pôle. L’Etat a voulu démontrer ici le mouvement en marchant…» Audace et attractivité, chacun de ces mots gardent son sens pour le projet, mais aussi pour la suite. Ils fixent aussi un cap pour le pays et son futur modèle à l’horizon 2030-2050. Mais, les mairies actuelles dans leur configuration et la composition de leurs élus, sont-elles capables de suivre ce mouvement, fut-il le plus beau, le plus construit au plan de la conception et du partage des idées ?
Face à cet exemple, la France dans sa conception du territoire, en partant de la région, du département, de la commune est un exemple inspirant encore une fois. On peut retenir ainsi, et les études des laboratoires des universités et instituts de recherche sur l’urbain, que la France n’a connu en tout et pour tout que deux périodes où les gestions municipales ont été fortement marquées par une vision politique. Celle du socialisme municipal, né dans les années 1880, qui s’est prolongé jusque dans les années 1930. Les villes deviennent alors des laboratoires du changement, avec la mise en place de grands services publics municipaux allant jusqu’à la création de boulangeries ou de pharmacies municipales. C’était pour l’époque…
Celle des années 1970 et 1980 ensuite, fortement marquée par la bipolarisation de la vie politique. À la suite du programme commun, une nouvelle génération d’élus de gauche conquiert des villes aux municipales de 1977. Dans leur gestion, ils vont mettre l’accent sur la démocratie locale, les loisirs et les grands équipements culturels. La première expérience se heurtera au Conseil d’État, qui veille scrupuleusement à faire respecter la loi de 1884 limitant les compétences des communes. La seconde trouvera ses limites dans les contraintes budgétaires qui vont rapidement s’imposer à tous. Les villes sénégalaises sont dans cette forme d’impasse qui commence à trop durer. «Pour faire très différent, encore faut-il en avoir les moyens financiers», souligne Patrick Le Lidec, chercheur au centre d’études européennes de Sciences-Po.
LIGNES DE FORCE
A l’heure des innovations et de la croissance verte : Mbour peut-elle redevenir une ville qui attire ?
Mal éclairée pour ses rues principales, sans aucun reflet qui attire le visiteur, Mbour peut elle devenir une ville d’avenir ? Simplement, une cité lumineuse, lisible et presque de taille humaine. Toute la question est à ces points.
Un débat de fond se tient actuellement au Sénégal dans le monde des urbanistes pour ce qui est du modèle à suivre pour remettre en vie les villes secondaires. Mais, quelles réponses proposent les mairies des villages devenues communes rurales comme celles des villes grandes ou moyennes au moment où tous disent avoir fait passer le budget municipal de 100 millions à plus d’un milliard de FCFA. A tort ou à raison, d’où vient cet argent que l’on agite et dont on ne recouvre même pas les 70% pour le budget. Image d’épinal, nos villes n’ont plus rien de villes malgré ces types de déclarations. Les maires de villes comme ceux des communes rurales en purs politiciens ne sont pas souvent et pour la plupart capables de lire même un bon budget. L’on fait dans l’à-peu-près en pensant que le peuple de la ville dort. Çà les arrange. Contre les inondations, les saletés, la mauvaise organisation des activités (mobilité urbaine, transports, gestion des marchés et halles…), l’anarchie est au cœur de tout. A Mbour comme à Kaolack, dans le centre de ces villes paisibles d’il y a quelques années, rien n’attire sinon, les odeurs et les saletés qui se mélangent au sable de rues mal entretenues. On est dans le flou. Si on considère qu’une ville intelligente, c’est une cité où l’on peut vivre son bien-être et faire du business, il n’existe pas encore une ville sénégalaise qui répond à ce critère en attendant de voir ce que va offrir le pôle urbain de Diamniadio. Le contexte de l’édification de cette nouvelle ville arrive au moment où jamais la gestion de la cité n’a jamais été aussi défaillante. Pour preuve, faute de résultat, même nanti de son expérience de paysagiste et grand connaisseur de la vie urbaine, le maire de Saint-Louis, Cheikh Bamba Dièye a été sanctionné par sa base et une partie de la population de la vieille ville. Le maire actuel, fort du soutien du chef dont il est le beau frère, ne fait pas mieux que lui moins de deux ans, après son élection.
Que dire de Mbour, la cité la plus envahie du Sénégal par l’exode après Dakar ? Au cœur d’une belle tourmente au niveau foncier, la ville n’a plus aucun charme. La décentralisation et ses incohérences lui ont enlevé tous ses privilèges et c’est dans ce contexte que tout ce qui faisait son charme a disparu : le tourisme est bien en très grande difficulté. La mer n’attire plus le visiteur étranger qui préfère désormais le sable fin de la Dominique et des Antilles beaucoup plus propres et plus aptes à les recevoir. Dans le même temps, rien n’est fait par les autorités au niveau de l’Etat comme au niveau municipal, pour relever la qualité de l’offre dans les hôtels encore en vie ; mais encore dans l’aménagement d’espaces du genre : les places du centre, la plantation d’arbres, les façades etc.
Qu’est ce qui attire d’ailleurs dans cette cité où toutes ces facéties qui font la réputation d’une cité n’existent nulle part ? A cette question, le maire serait incapable de vous apporter une réponse. Au cœur de la tourmente, il n’a plus d’avis ; il semble attendre son heure, pour ne serait-ce que rendre le tablier et laisser la place. Raisonnablement, c’est sans doute le meilleur service qu’il aura à rendre à la ville ; mais pour être remplacé par qui ? Autre question lancinante qui revient dans cette ville où depuis Ameth Sarr et Abdou Mané, il semble que l’on soit plus damnée que les autres. Moussa Ndoye n’a guère mieux, bradant le foncier comme il pouvait. Mbaye Diagne, malade et impuissant a eu toutes les difficultés à finir ses mandats. Alors à partir de là, regarder l’avenir reste difficile dans cette cité sans reflet, adossée sur l’atlantique, comme malgré elle.
FOCUS SUR… SALY
La grosse anomalie au cœur d’un chaos
40 ans d’existence et le Ko après, c’est cela à quoi ressemble la station balnéaire la plus connue en Afrique de l’ouest. Comment est-ce possible ? La réponse n’est pas simple pour les experts et les hôteliers qui se renvoient la balle. Au niveau du Centre Expérimental de Recherches et d'Études pour l'Équipement (Cereq)), l’on met cela sur la somme de toutes ces erreurs nées du non respect des normes d’établissement et de construction sur le littoral. L’on a chargé la mer, dit-on. Dans l’aménagement littoral, le village de Saly et sa station balnéaire reste comme un complexe qui, au début de sa conception, étaient destinés à faire de la Petite côte avec le Cap skirring, aux côtés de Dakar, mais aussi de Saint-Louis, le cœur du tourisme au Sénégal.
1977-2017, c’est juste au lieu des belles prévisions attendues, ce furent quarante années de désillusions pour la ville. Même si les débuts jusqu’à la fin des années 1990 furent exceptionnels sur l’économie de la zone et de la région, la suite a été presque catastrophique, parce que tout finalement s’en va. La côte envahie par la mer parce que «sabotée» par des édifices sans aucune norme de respect des sites. Sans le respect de la distance des 100 mètres entre la mer et la côte, comme dans la législation européenne qui devrait permettre de laisser l’océan dérouler ses vagues. La Direction de l’environnement et des établissements classés est dans la même mouvance sans arriver à convaincre les promoteurs hôteliers sur la Petite côte. Selon eux, aucune des solutions tentées par l’Etat jusque-là, n’a servi à rien pour sauver ce qui peut l’être sur le littoral. Le tourisme se meurt à Mbour parce que tout a été fait dans la planification du secteur, sans une cohérence avec le développement de la ville. Rien n’attire le touriste dans la cité, les quartiers, chez les gens. Ni l’habitat, ni la gastronomie, encore moins, la boulangerie et les services. Comment dans une cité touristique, vous ne pouvez avoir aucun organisme à visiter au plan récréatif. Aucun musée, encore moins des centres culturels et de bons restaurants.
Au niveau des infrastructures, qu’est-ce qu’il y a, à part le grand marché coincé au bord de mer et de l’ancien centre ville ? Pittoresque et propre à ces débuts dans sa gestion et son organisation, ce grand centre d’échanges a été vite dépassé par le développement anarchique qu’il y a dans la ville sans que des mesures intelligentes viennent pour prévenir et organiser son avenir. Est-ce trop demander aux autorités municipales ? Tout autour de ce marché où toutes les voies étaient bien tracées, il n’existe plus aucun grand restaurant ; aucun centre où l’on peut se reposer quand il fait chaud. La station de Saly qui était devenue le lieu où l’on pouvait disposer de ces espaces, a également perdu sa flamme même forte de son nouveau statut de commune.
Mame Aly KONTE - Sud Quotidien

29/09/2017

LE CHÔMAGE DES JEUNES

Le chômage des jeunes s'amplifie au Sénégal

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Selon un rapport de l'Agence Nationale de la Statistique et de la démographie, les jeunes diplômés sont les plus touchés au Sénégal.
Plus le niveau d'études est élevé plus le taux de chômage l'est aussi, une situation qui pourrait expliquer le nombre toujours élevé de jeunes qui s’investissent dans le secteur informel pour échapper au manque d'emploi.
Même si une agence nationale a été créée depuis plusieurs années pour accompagner les jeunes, beaucoup parmi ces derniers demeurent dans des situations difficiles.
"Je suis dans la filière de la vente depuis 2002. Des fois, je vends des lunettes, des fois des sacs ou autres choses. Je n’ai pas de domaine précis. Je m'active dans tout ce qui peut me rapporter quelque chose", témoigne Mor Talla, 31ans.
Il a très tôt abandonné l’école pour se lancer dans le commerce de marchandises diverses. Comme lui, beaucoup de jeunes ont déserté les salles de classe de manière précoce pour se lancer dans le secteur informel avec tous les risques que cela comporte.
"Nous n'avons pas le financement nécessaire, c'est pourquoi notre travail est difficile", confie-t-il.
"Nous sommes obligés de sacrifier nos biens pour faire avancer notre business. Des fois nous allons au village vendre une chèvre ou un mouton afin d'avoir les fonds nécessaires pour acheter de la marchandise", explique-t-il. "Nous évitons de faire des prêts dans les banques car ça peut nous être fatal vu que n'avons pas toujours des bénéfices qui nous permettent de rembourser".
Le manque de financement est le principal souci des jeunes qui s’activent dans le secteur informel.
Amadou Ba dénonce un manque d’accompagnement de l’Etat, expliquant qu'il " ne parvient toujours pas à voir une personne qui a eu accès à ses financements".
"Ces financements me posent problème, car je n’en ai jamais bénéficié et aucun de mes connaissances n'en a bénéficié. Attendre des financements de l'état c'est se leurrer", désespère-t-il.
Mouhamed Sèye estime quant à lui que l’accompagnement de l’Etat devrait s’étendre à la mise en place d’infrastructures.
"Soutenir les jeunes, c'est avant tout leur offrir des espaces où ils peuvent acquérir des compétences techniques", estime-t-il.
"Créer des usines pour avoir une main d'œuvre qualifié et fabriquer des produits locaux pour mieux dynamiser le commerce. Certes, l'Etat ne peut pas tout faire mais il serait bien qu'il offre des alternatives".
En 2017, l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ) a financé plus de 1500 projets pour un montant dépassant les 3 milliards de Francs CFA.
Ces financements ont déjà permis la création de 4700 emplois directs. A terme, ils devraient s’étendre à plusieurs milliers d’autres jeunes à travers le territoire national.
Seydina Aba Gueye/voaafrique.com

28/09/2017

37% NON SCOLARISES

37% des enfants en âge d’aller à l’école ne sont pas scolarisés

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Trente-sept pour cent des enfants scolarisables ne fréquentent pas l’école, selon une étude nationale sur les enfants et les jeunes hors du système éducatif.
D’après cette enquête, au Sénégal, entre 2015-2016, sur une population scolarisable d’enfants estimée à 4 millions 22 mille 229, l’effectif des enfants scolarisés était de 2 millions 523 mille 973, soit 63%, contre 324 mille 209 enfants déscolarisés, soit 8%. L’effectif d’enfants jamais scolarisés se chiffrait dans le même temps, à 1 million 174 mille 077, soit 29%, a constaté l’agence de presse sénégalaise.
Quelque 20% des enfants et jeunes scolarisés âgés entre 6 et 16 ans sont dans une situation de risque de décrochage scolaire, révèle l’enquête, passée en revue par la même source.
Toujours selon les résultats de l’enquête, 57 % d’entre eux sont des garçons. Cette prédominance des garçons parmi les enfants hors du système s’observe dans toutes les régions du pays, à l’exception de Kédougou, Sédhiou et Ziguinchor.
L’objectif de cette enquête de l’USAID menée en collaboration avec le ministère de l’Education nationale, est de fournir des donnés actualisées et nationales sur les enfants et les jeunes hors du système éducatif afin d’assurer une meilleure prise en charge de leurs besoins et attentes en matières de formation ou d’éducation.
Le ministre de l’Education nationale (MEN), Serigne Mbaye Thiam, estime que les résultats de cette enquête interpellent directement l’Etat du Sénégal qui devra développer une stratégie pour prendre en charge ces enfants hors du système éducatif.
Couly CASSE/Senego

27/09/2017

ESPOIR POUR LES FEMMES SENEGALAISES

Planification familiale au Sénégal : « 610 000 femmes ont utilisé la méthode contraceptive »

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Pour la première fois au Sénégal, une journée a été dédiée à la contraception. Ce qui a d’ailleurs permis à la cheffe de la Division planification familiale et de la Direction de la santé de la reproduction et de la survie de l’enfant (DSRSE), Ndèye Marième Ndiaye, de lever la voile sur les quelques 610 000 femmes qui ont utilisé une méthode contraceptive en 2016 au Sénégal.
La victoire sensationnelle des Bleus face aux Pays Bas, l'accueil chaleureux des supporters colombiens SLM ADS
Depuis 2012, la Dsrse a engagé une lutte contre la méthode contraceptive vu qu’elle est très appréciée par les femmes. En 2016, révèle le chef de la Division planification familiale à la Dsrse, Ndèye Marième Ndiaye, « 610 000 femmes ont utilisé la méthode contraceptive au Sénégal« .
Certes ceci peut sonner comme un gros chiffre, mais la méthode « a permis d’éviter en 2016, 53 000 avortements, 166 000 grossesses non désirées, ainsi que 443 décès maternels, grâce aux efforts de la planification familiale« .
Tout compte fait, Ndèye Marième Ndiaye estime que « la planification familiale est une option, une politique pour sauver des vies et améliorer la santé de la mère et du nouveau-né et cela est clairement dit dans le Plan national de développement sanitaire et social (Pnds) du Plan Sénégal émergent (Pse)« .
Faisant des projections Mme Ndiaye déclare qu’il « y aura l’augmentation de l’allocation budgétaire relative à l’achat de produits contraceptifs d’ici 2020, de 300 millions en 2016 à 500 millions FCFA« .
Thioro Sakho/senenews.com

LE SENEGALAIS N'A PAS CHANGE

Naufrage du Joola : Non, les Sénégalais n'ont pas tiré de leçons du drame !

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C'était le 26 septembre 2002. Alors qu'il reliait Ziguinchor, le bateau le Joola coulait en mer. Près de 2000 personnes y ont perdu la vie. Encore plus terrible que le Titanic, le naufrage devient la catastrophe maritime la plus meurtrière. En cause : la surcharge du navire. "Plus jamais ça", s'étaient emballés les Sénégalais dans leur grande majorité. Quinze ans après, les pratiques demeurent.
Un meurtrier nommé "Indiscipline"
Mercredi 25 mai 2011, consternation sur la voie de dégagement nord ! Un camion chargé de gravats roule à tombeau ouvert et se dispute la route avec un car "Ndiaga Ndiaye". Un acte d'une irresponsabilité déconcertante, qui ôtera prématurément la vie à 3 âmes innocentes.
Dans sa course folle, le conducteur du camion perdit le contrôle de son véhicule qui percute un poteau électrique, tue un jeune talibé et finit sa course sur deux autres jeunes élèves de l'école Machalla! Insoutenable scène!
Le coupable : le chauffeur du camion qui écopera d'une peine de 5 ans de prison ferme. Son permis sera annulé. La page est très vite tournée. La prise de conscience générale n'aura pas lieu. L'indiscipline reprend de plus belle sur les routes.
Les menaces de Macky
Le chef de l'Etat monte au créneau. "Il y a une indiscipline telle que je vais demander au gouvernement de renforcer les moyens de contrôle et de présence pour que nous puissions préserver ces vies humaines, qui auraient pu permettre au pays d'avancer et permettre aux familles éplorées de se développer dans la quiétude", avait-il dit. Rien n'y fit. Chaque jour, même tableau. Des bus, mini bus, cars rapides ou Ndiaga Ndiaye, surchargés à bloc, sous l'œil des forces de l'ordre.
L'indiscipline semble avoir la vie dure. Le mardi 07 août 2012, une vingtaine de famille est dévastée par la tristesse. Un accident d'une rare violence s'est produit à Kaffrine. Bilan : 20 personnes décédées. Le bus a percuté un camion chargé de charbons, la nuit. La cause est toute connue: la somnolence. "Plus jamais ça", a-t-on encore dit. Mais, cela ne freinera aucunement le carnage. De 2012 à 2016, l'indiscipline, l'inobservance des règles de sécurité et de conduite, règnent sur les routes.
"Plus jamais ça", un refrain sans effet
L'année 2016 se montrera particulièrement macabre sur nos routes. Lundi 12 décembre, au moins, 13 personnes perdent la vie dans une collision effroyable à hauteur de Koumpentoum. Dans la même journée à Thieumbeul, un véhicule qui transportait des pèlerins revenant du Gamou, entre en collision avec un "Ndiaga Ndiaye". Bilan : huit 8 morts et plusieurs blessés graves. 21 morts en une journée. Le dimanche 11 décembre, un véhicule 7 places entre, encore, en collision avec un camion frigorifique. 8 personnes meurent. Verdict : 29 morts en 48 heures.
Médina, Gounass, Demba Diop : La honte
Le 15 juillet 2017, l'indiscipline atteint son paroxysme quand des supporters de l'Us Ouakam s'en prennent à ceux du Stade de Mbour, provoquant une tragédie nationale à retentissement mondial. 8 morts seront dénombrés au Stade Demba Diop.
En avril 2017, un incendie d'une rare violence ravage le Daaka de Médina Gounass et fait 30 morts. Pourtant, à chaque édition du Daaka, des incendies meurtriers sont notés. Les mêmes causes provoquent chaque année les mêmes conséquences macabres. Les mêmes comportements meurtriers se poursuivent et l'Etat n'apporte aucune solution radicale. Et même, cet incendie du Daaka, rappelait celui de la Médina où 9 talibés perdirent tristement la vie.
Il n'y a pas que les routes qui tuent. A Diourbel, des branchements électriques vétustes avaient causé un incendie dans lequel un pompier, qui tentait d'éteindre les flammes, a péri.
"Les Sénégalais n'ont pas tiré des leçons de cette catastrophe"
Pour le sociologue Oumou Tandian, l'explication à ces drames répétitifs est simple : "Les Sénégalais n'ont pas tiré de leçons du naufrage du Joola".
"Nous Sénégalais, à chaud, on essaye de tirer les leçons. Mais le problème, c'est que dans la pratique on ne le fait pas. Chez nous, on est tellement fatalistes qu'on dira "Ndogalou Yalla la" (c'est la volonté divine), c'est Dieu qui l'a voulu ainsi on n'y peut rien", analyse Dr Oumou Khairy Coubaly Tandian.
"Aujourd'hui à Dakar vous voyez les véhicules surchargés. En dehors de Dakar également les voitures sont surchargées. Je dirais que les Sénégalais n'ont pas tiré des leçons de cette catastrophe qui peut se reproduire. D'ailleurs, elle s'est reproduit à Bettenty. Peut-être que l'ampleur est moindre, mais ça s'est quand même reproduit", a-t-elle analysé.
Un problème d'autorité et de discipline
La solution pour Dr Oumou Tandian : plus de fermeté de la part des autorités. " Il faut qu'il y ait des sanctions. Car, le transporteur qui surcharge son véhicule lors des fêtes pour gagner plus, ou les transporteurs qui font des aller-retour incessants pour gagner le maximum, c'est qu'ils se disent que quand il y a accident il n'y a pas de sanction derrière. On ne situe pas les responsabilités et on dira "Ndogalou Yalla la" et on continue". Mais il n'y a pas que ça pour le sociologue. "Il y a aussi un manque de respect de la vie humaine. Il faut que les autorités fassent leur travail. Ce sont des problèmes de sécurité que les autorités doivent prendre à bras le corps. Parce que les Sénégalais, tant qu'il n'y a pas de sanctions ils continuent à faire ce qu'ils font. Il faut que l'autorité sanctionne davantage et que les gens prennent conscience aussi du danger", indique Mme Tandian.
Youssouf SANE - Seneweb.com

25/09/2017

BUDGET 2018 DU SENEGAL

Le Sénégal vise un budget de 3700 milliards de francs FCFA en 2018

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Après avoir franchi la barre des 3000 milliards de francs CFA depuis quelques années, le budget du Sénégal est en croissance chaque année. Pour 2018 ont devrait atteindre la barre des 3700 milliards de francs CFA selon Mamadou Moustapha BA, directeur général des finances.
Il a tenu ces propos lors de la 17ème session des assises économiques du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds). Prenant prétexte du thème des assises du Meds : «Les infrastructures sont-elles un levier de développement économique pour le Sénégal ?», Mamadou Moustapha d’indiqué que le Sénégal a injecté de beaucoup fonds dans les infrastructures, notamment routières qui permettent une meilleure activité économique. De 2012 à 2016, le gouvernement du président Macky Sall a mis 840 milliards de francs CFA dans les infrastructures. Cela fait une moyenne annuelle d’à peu près 210 milliards de francs CFA. L’argent investi a permis la réalisation de 56 kilomètres d’autoroute, 1500 kilomètres de pistes de désenclavement, la construction de 1314 kilomètres de routes revêtues etc…
Awa Diallomediasenegalsn

21/09/2017

LES MIGRANTS AU SENEGAL

Le quotidien des migrants au Sénégal, pays de transit

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Souvent sans papiers, les candidats au départ doivent affronter de fréquentes tracasseries administratives et se voient aussi refuser l’accès aux soins ou à l’éducation de leurs enfants.
De part sa situation géographique, le Sénégal est sur le chemin de l’Europe. Beaucoup de candidats à la migration passent par ce pays avant de poursuivre leur route. Mais certains Africains de la sous-région ou du continent arrivent sans papiers. Une situation qui les expose à des tracasseries administratives, comme l'explique Amadou Tall, magistrat et membre du comité des Nations unies pour la protection des droits des migrants. "Après avoir quitté leur pays, les migrants se débarrassent souvent de leur papiers," explique-t-il. "Une fois arrivés dans le pays de transit ou le pays de destination, ils ont alors des problèmes d’accès à l’Etat civil. Quand ils sont en famille, ils ont des problèmes d’accès à l’éducation pour leurs enfants, ils ont des problèmes d'accès aux soins de santé" confie le magistrat à la DW.
Les lois de la justice
En situation irrégulière, ces migrants sont aussi en situation de vulnérabilité. Ils sont arrêtés et traduits en justice. Souvent sans bénéficier d’un droit à la défense.
Me Pape Sène est le président du comité sénégalais des droits de l’Homme et il explique que "effectivement, il est arrivé que des migrants venant de pays voisins comme la Guinée ou le Cap Vert qui essaient de transiter par le Sénégal connaissent un certain nombre de problèmes parce qu'étant dans une situation irrégulière."
"Ils sont abandonnés à eux-mêmes parce qu’ils n’ont pas les rudiments nécessaires pour pouvoir au moins accéder à la justice. Ils n’ont pas également d'interlocuteurs, ni leurs représentations diplomatiques, ni les autorités étatiques pour les orienter", dit-il pour terminer.
Des actions judiciaires sont engagées à leur encontre et se soldent parfois par leur incarcération. Le Juge Amadou Tall s’en désole.
"Aujourd’hui, au Sénégal, on peut toujours emprisonner quelqu’un parce qu’il est en situation irrégulière", explique-t-il. "Ce qui n’est pas conforme aux dispositions de la Convention internationale sur les droits des migrants".
Une protection minimale garantie?
Malgré tout, le Sénégal n’est pas un si mauvais élève en matière de droits des migrants. C’est du moins l’avis d’Andrea Orbi. Il est spécialiste en migration et droit international et explique que "le Sénégal, du point de vue de l’intégration des migrants, est quand même assez protecteur."
Pour endiguer les difficultés, les fondations Friedrich Neumann et René Cassin ont récemment organisé une session de formation à Dakar afin de mieux former les magistrats et les avocats sur la question sensible du droit des migrants.
dw.com

18/09/2017

LA NATIONALITE SENEGALAISE

Que vaut la nationalité Sénégalaise aux yeux du monde?

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Dans une étude menée par le professeur de droit Dmitri Kotchenov et publiée par l'entreprise britannique Henley & Partners, il est établi l'indice représentative de la nationalité de la valeur de chaque nationalité dans le monde.
Cette étude qui a découlé d'un classement mondial est établie selon plusieurs critères traités équitablement et divisés en deux grandes catégories: les facteurs internes, propres au territoire national, et les facteurs externes, liés à la reconnaissance du document d'identité à l'étranger.
Parmi les facteurs internes, les chercheurs ont analysé les données nationales en matière de développement, de progrès et de puissance économique, son niveau de stabilité politique et les risques de conflits.
Parmi les facteurs externes pris en compte: la liberté pour les citoyens d'un pays de voyager et les facilités octroyées par ce pays aux étrangers désireux de s'y installer.
En ce qui concerne le Sénégal, ces dernières n'ont pas été de bons résultats sur l'emplacement de la qualité de la nationalité. Cette étude publiée chaque année précédente de l'année en cours montre des statistiques de chaque pays du monde.
Sur l'indice de qualité de nationalité, le Sénégal est placé à la 104ème contre la 88 ème place en 2015. Le Sénégal devance beaucoup de pays l'espace CEDEAO mais est loin derrière comparé à des pays comme l'Allemagne 1er et la France 2ème.
Sur la valeur externe de la nationalité le Sénégal est classé à la 87ème place contre la 68ème place qu'il occupait en 2015. Comparé à des pays comme le Ghana (81) ou la Sierra Leone (84), le Sénégal est derrière aussi la France 1ère et la Suède 2ème.
Sur la liberté des étrangers de venir s'installer au pays, le Sénégal est classé 19 ème contre la 15 ème place de 2015. Mais le Sénégal devance presque tous les pays de l'espace CEDEAO sauf la Guinée et le Mali placés à la 18 ème place. Pour cet indice le premier pays est la France et le 2ème est la Finlande.
Sur l'indice de la liberté de voyager qui garantit aux citoyens de se déplacer en toute sécurité dans d'autres pays du monde, le Sénégal est classé à la 122 ème place contre la 116 ème place de 2015. Néanmoins le Sénégal est loin devant les pays de l'espace CEDEAO. L'Allemagne est le 1er pays suivi de la Suède en seconde place.
Tous ces indices démontent que le Sénégal perd de plus en plus de place dans la course à la qualité de la nationalité. Cela montre aussi que la diplomatie Sénégalaise doit faire des efforts en matière de bien-être des citoyens partout dans le monde. Le Sénégal a perdu beaucoup de places en l'espace d'une seule année. Ce qui diminue de plus en plus la force de la nationalité Sénégalaise aux yeux du monde...
Dakaractu.com

17/09/2017

DROIT D'ASILE DES HOMOSEXUELS

1839 homosexuels sénégalais obtiennent un droit d’asile en Belgique

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Selon des chiffres provenant du secrétariat d’État à l’Asile et aux Migrations, le nombre de Sénégalais ayant déposé une demande d’asile en Belgique depuis 2010, a atteint 3 280. Sur ce nombre, 1 839 Sénégalais ont reçu leurs titres de réfugié après avoir été reconnus comme homosexuels.
Et sur ces 1 839 « goorjigeen » sénégalais, 327 sont des femmes reconnues lesbiennes. Selon la source belge qui relate l’information, le «Sénégal n’est pas sûr» dans la liberté sexuele.
Raison pour laquelle l’Etat belge accorde cette protection aux homos Sénégalais.
L’info filée par le site wabitimrew.net et reprise par le pop, précise que pour être reconnu comme homo, les candidats à l’asile « passent à la caisse » avant de recevoir une attestation de membre d’une des nombreuses associations de gays et de lesbiennes du Royaume qui leur permet de prouver d’abord leur état.
pointsenegal

16/09/2017

LES ENFANTS D'AVENIR

Appel à l'entraide et à la solidarité.

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Avec Mona Azède, nous réalisons un webdocumentaire sur le travail de l'association Xaleyi - Les enfants d'avenir !
Une jeune organisation qui favorise la scolarisation dans différentes région du Sénégal.
Elle apporte un soutien matériel et pédagogique à des écoles dans le besoin.
Ce webdocumentaire intéractif retracera le parcours de l’association, intitulé : Lumières sur Xaleyi.
Nous accompagnerons les membres fondateurs de l'association lors de l'opération rentrée et nous les suivront durant la distribution des fournitures qui se déroulera en octobre dans différentes régions du Sénégal.
Le tournage de ce webdocumentaire nécessite un matériel audiovisuel de qualité, c’est pourquoi nous avons décidé de mettre en ligne une cagnotte sur le site de crowdfunding « Ulule ». ⚠️ L'argent récolté servira uniquement à financer le matériel audiovisuel puisque nous finançons nous même notre voyage.
Si notre projet vous intéresse je vous invite à le partager au maximum autours de vous.
Pour soutenir le projet et en savoir plus c'est ici : https://fr.ulule.com/lumieres-sur-xaleyi/
N'hésitez pas à suivre l'association ici
Facebook : http://urlz.fr/5BNM
Instagram : http://urlz.fr/5G4s
Twitter : http://urlz.fr/5G4r
Youtube : http://urlz.fr/5G4p
Sxna Panda Baldé

09/09/2017

COURS DE DANSE A SALY PORTUDAL

A partir de ce lundi 11 septembre: NOUVEAU cours de DANSE CLASSIQUE pour enfants et adolescents au Padel Sénégal de Saly, à côté de l'école française Jacques Prévert.

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Inscriptions dès 17h
Cours enfants de 17h30 à 18h30 - Cours ados de 18h30 à 19h30
La seule école de danse à Saly avec Magali Mazzella!
Découvrez les atelier enfants danse moderne jazz et classique pour vos enfants et ados!
Apprendre les bases de la danse moderne et/ou classique, c'est en plus de la technique, découvrir le rythme, l'espace, acquérir souplesse, agilité, équilibre, bonne posture et coordonner la respiration pour donner aux mouvements aisance et harmonie. Le but est de permettre aux enfants d'intégrer tous les éléments fondamentaux de la danse, pour s'orienter ensuite vers des styles, des feelings différents propres à différentes techniques : Danse Contemporaine, Jazz ou Classique. 3 classes: les tout petits de maternelle, les 6-7 ans et les pré-ados principalement.
Infos: 77 383 32 71
mail: magali.mazzella34@gmail.com
www.magali-mazzella.com

07/09/2017

HISTORIQUE

Les Sénégalaises font moins d’enfants

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Historique ! Les Sénégalaises font moins d’enfants que par le passé. «C’est la première fois au Sénégal que nous descendons de la barre de la moyenne de 5 enfants par femme en âge de procréer», révèle Aboubacar Sadikh Bèye, le directeur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, lors de la publication des résultats de l’Enquête démographique continue 2016. D’après cette étude, les femmes de 15 à 49 ans font en moyenne 4,7 enfants. Une baisse de fécondité qui survient pour la première fois depuis 10 ans.
Voxpopuli - Seneweb.com

06/09/2017

TANT QU'IL RESTERA UNE SEULE MINE

Une mine explose en Casamance

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Dans le sud du Sénégal, en Casamance, trois civils à bord d'une charrette ont sauté sur une mine fin août, et l'information est passée presque inaperçue. Il s'agit pourtant du premier incident de ce genre en plus de trois ans. L'explosion n'a fait heureusement que des blessés légers. Cette région est toujours l'objet de campagne de déminages qui durent depuis 1999 et ne sont pas près de se terminer. Le conflit casamançais connaît une accalmie depuis l'arrivée au pouvoir du président Macky Sall.
L’explosion est survenue le 30 août lors du passage d'une charrette sur une mine placée sur une route secondaire du Nord Sindian, dans le département de Bignona, selon le Centre national d'action anti-mine au Sénégal.
Le dernier incident de ce type remonte à août 2014 : il y a trois ans, dans la même zone, une mine avait explosé au passage d'une charrette là aussi, faisant 7 morts parmi un groupe de jeunes qui se rendaient à un mariage.
De nombreuses mines ont été enterrées dans cette région depuis le milieu des années 1980. Les populations qui avaient fui les zones de combat et qui retournent chez elles découvrent parfois des engins enterrés dans les surfaces cultivables, mais la majorité des mines se trouvent sur des pistes.
Selon le Centre national d'action anti-mine, 1,8 million de mètres carrés ont déjà été déminés ou déclassés dans le sud du Sénégal, et environ 1,2 million de mètres carrés restent encore à déminer, auxquels pourraient s'ajouter de nouvelles zones minées qui n'ont pas encore été identifiées.
Les opérations de déminages se poursuivent depuis 1999, de même que l'assistance aux victimes et la sensibilisation. Les autorités ont obtenu en 2016 un nouveau délai de 5 ans, mais les organismes en charge du déminage craignent de ne pas arriver à terminer leurs opérations avant 2021.
RFI

05/09/2017

DE PLUS EN PLUS DE DIVORCES

126 286 cas de divorces au Sénégal en 2013 et 1775 séparations en 2015

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Le divorce reste comme un drame social qui gagne du terrain au Sénégal. En 2013, le nombre de divorces s’est élevé à 126 286 cas.
La majorité des cas concerne les femmes avec 96 049 personnes et les 30 236 sont des hommes. Rien qu’à Dakar, durant l’année 2015, le tribunal départemental a eu à prononcer 1775 divorces.
En moyenne, depuis 2014, à Dakar, par exemple, 400 cas de divorces sont prononcés, mensuellement, par les Tribunaux, selon le journal « Vox Populi ».
Un recensement récent rapportait que les « divorcés sont plus nombreux dans la région de Dakar (2,5%)« . La capitale sénégalaise est suivie par les régions de Matam, Saint-Louis, avec 1,5% chacune (identique à la moyenne nationale.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

30/08/2017

NE PAS ATTENDRE LA SENELEC

A Dakar, le « do it yourself » pour pallier la lenteur de l’électrification et autres petits désagréments

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Modou présente son panneau solaire domestique fabriqué de toute pièce dans son « fab lab ».
Ils ont la concentration fiévreuse du laborantin et l’application consciencieuse de l’artisan à son établi. Dodji Honou, 31 ans, et Mouhamadou Ngom, 46 ans, sont les piliers d’un des fab labs les plus innovants du Sénégal. Le Defko Ak Nëp qui veut dire en wolof « fais-le avec tout le monde ». Depuis la création de cet atelier numérique en 2014, ils en ont engagé des projets : éolienne domestique, panneau solaire recyclé, ou balançoire interactive, « nous explorons toutes les pistes, lance Dodji. Nous sommes comme un laboratoire qui transforme les idées en réalisations concrètes et durables. »
Logé dans le quartier de la Sicap au cœur de Dakar, ce laboratoire technologique est né de la volonté de l’association culturelle Kër Thiossane. « L’objectif était d’avoir un espace de partage, d’innovation et de fabrication numérique pour développer des projets participatifs avec les habitants du quartier, artisans, étudiants, commerçants ou artistes, et leur permettre grâce à ces technologies de changer leur environnement et d’accéder plus facilement à une énergie indépendante », explique Dodji. Une vision qui respecte le concept originel du fab lab (pour laboratoire de fabrication) comme il a été imaginé à la fin des années 1990 au sein du Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux Etats-Unis. Dodji résume : « Offrir aux gens les outils et les machines, numériques et mécaniques, pour leur permettre d’inventer et de répondre à leurs projets personnels comme à des défis écologiques ou économiques. »
Lui est fab manager et connaît le milieu depuis longtemps. Après des études en marketing à Lomé, capitale du Togo, il y a géré l’un des fab labs les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest pendant plusieurs années. C’est en postulant à un appel à candidatures lancé par l’association à travers le programme de volontariat international de la francophonie qu’il a été sélectionné. Il a commencé par commander le matériel nécessaire à l’atelier via des sites chinois. Aujourd’hui, celui-ci est truffé de machines à commandes numériques. « Celles que l’on utilise sont semblables à tous les labos, explique Dodji. L’imprimante 3D est un peu l’arbre qui cache la forêt, la machine la plus connue du grand public. Mais nous utilisons surtout la CNC qui permet de faire des découpes et des gravures sur bois de manière automatisée, ensuite une découpe laser qui creuse différentes matières et bien sûr beaucoup d’électronique, comme des cartes Arduino pour programmer des actions simples. »
En plus de ce matériel de pointe, on trouve aussi une boîte à outils plus commune avec marteaux, tournevis, perceuse, fraiseuse, fer à souder, etc. Ce domaine est la prérogative de Mouhamadou, dit Modou, l’animateur du lab. « Je suis un ancien électronicien populaire. Je réparais des radios et des magnétoscopes dans les années 1990, lance-t-il. J’ai appris l’électronique en traînant dans les ateliers puis en suivant des petites formations. » Pour utiliser leurs nouvelles machines, Modou comme Dodji se sont « autoformés sur Internet, glisse le dernier. Ce qui est intéressant dans le réseau de l’open source et des fab labs, c’est que tout le monde partage son savoir via des tutoriels qui incitent à la pratique. Nous avons alors pour devoir de redistribuer ce savoir. »
Impératif moral qu’ils appliquent à la lettre en organisant des ateliers d’initiation chaque mois. « Nous apprenons la soudure aux enfants, à faire des petits montages électroniques, à sculpter et à imprimer des objets en 3D, explique Modou. Nous travaillons aussi avec des individus ou des start-up qui veulent concrétiser leurs projets. » Comme cette entreprise qui cherche à construire un biodigesteur. C’est une sorte de composteur domestique qui prend la forme d’un bac hermétique de 40 litres, dans lequel on verse ses déchets organiques qu’on laisse fermenter. « Cela produit du méthane qui peut ensuite, à l’aide d’un tuyau, être utilisé comme gaz pour alimenter des plaques de cuisson ou un chauffage, explique Dodji. Le projet n’est pas encore totalement au point, il y a des fuites, mais on y travaille. »
Le lab est aussi l’occasion pour les deux compères de réaliser leurs propres projets énergétiques. Ainsi, lors de l’événement Afropixel organisé par l’association Kër Thiossane en avril 2016, Modou et Dodji ont réalisé plusieurs prototypes dans l’optique de voir les Sénégalais se réapproprier l’énergie qu’ils consomment. En est sorti un concept d’éolienne domestique. Pales découpées dans du PVC, aimants de la casse, batterie 12 volts et petit moteur issu pas à pas d’une vieille imprimante. « Elle permet d’alimenter quelques LED et d’éclairer une chambre pour un prix modique », avance Modou. Il en a même réalisé une version plus grande qui active une pompe arrosant un jardin communautaire que l’association a construit dans le quartier. Les habitants peuvent alors bénéficier, sans frais d’électricité, d’un potager urbain qui produit goyaves, mangues, bananes, piments et citrons.
A côté de ce jardin luxuriant situé dans une cour d’immeuble, l’association a aménagé un terrain de jeu pour les enfants du quartier. Là où il n’y avait avant qu’un dépotoir, ils ont installé une balançoire interactive. « Les enfants jouent et leurs mouvements génèrent de l’électricité qui alimente des LED sur la balançoire et des lampadaires illuminant l’aire de jeu, relève Modou. Cela offre une plus grande sécurité la nuit tombée. » Malheureusement cette balançoire, créée avec l’appui d’ingénieurs madrilènes issus du Réseau universitaire des fab labs, a dû être démontée un mois plus tard par crainte du vol de matériel dans ce lieu pas suffisamment sécurisé par les autorités. « Nous attendons de la mairie et des habitants du quartier qu’ils se chargent aussi de cet espace qui est le leur, poursuit-il. Nous ne pouvons pas surveiller en permanence les enfants qui jouent. Nous ne voulions pas être tenus responsables s’il leur arrivait quelque chose. »
Sortir d’une attitude passive et dépendante
As de la bidouille et de la débrouille, Maudou a aussi créé six prototypes de panneaux solaires domestiques. Un morceau de Plexiglas récupéré, une plaque en bois, une batterie de 9 ampères (ou plus) et 24 cellules photovoltaïques commandées sur Internet : « Pour moins de 30 000 francs CFA [45 euros] et un peu de travail, vous pouvez recharger votre ordinateur portable, votre téléphone ou éclairer votre chambre avec une énergie propre, renouvelable et gratuite ! s’exclame-t-il. Un panneau comme ça bien protégé peut durer des années, si on évite de le laisser sous la pluie et si on essuie la poussière régulièrement. Tout le monde peut le faire à la maison ! »
Cette technologie, comme toutes celles qu’ils ont développées ou adaptées, Modou et Djoni en révèlent les plans gratuitement sur le Wiki de leur fab lab. « Nous voulons transmettre notre savoir et cette impulsion du “do-it-yourself” [“fais-le par toi-même”], avance Dodji. En Afrique, nous avons besoin de démystifier ces technologies pour que les gens puissent y avoir accès, embraye Modou. Tout le monde est capable de fabriquer son propre panneau solaire ou sa propre éolienne. Ce n’est pas compliqué et c’est bien mieux que d’acheter un kit solaire clé en main. Parce que le faire soi-même permet aux gens de saisir le fonctionnement d’une technologie et ainsi de se l’approprier pour ne plus en être dépendant. C’est aussi sortir de l’attitude passive du consommateur de technologie. »
Djoni et Modou en sont convaincus. Le « do it yourselfIY » peut aider à l’électrification du continent. Non seulement en l’accélérant mais aussi en permettant aux Africains de maîtriser une technologie plutôt que la voir s’imposer à eux. Afin de diffuser la bonne parole, ils ont décidé de lancer dès 2017 un Fablab mobile afin d’atteindre les Sénégalais vivant loin de la capitale. « Mon rêve serait de voir une multitude de labs naître dans tout le pays, glisse Modou. Que dans ces ateliers communautaires les gens s’entraident, partagent leurs savoirs et leurs moyens afin de réaliser pleinement leur potentiel de développement. » Pour Modou et Dodji, ne reste qu’une évidence : l’électrification se fera par les petits circuits ou ne se fera pas.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/a-dakar-...

29/08/2017

LE SENEGALAIS EST SOBRE...

Consommation d’alcool : Le Sénégal à la 44e place en Afrique

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Le Sénégal fait partie des pays où l’on consomme le moins d’alcool en Afrique. Il se trouve à la 44e place sur les 49 pays africains étudiés, avec 0,23 litre.
C’est du moins les résultats d’un rapport publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans le document, l’OMS mesure la consommation d’alcool pur, par an et par habitant de plus de 15 ans.
Respectivement, le Gabon est arrivé largement en tête avec une moyenne de 9,01 litres d’alcool pur. Le Nigéria vient en seconde position avec 8,9 litres, l’Ouganda avec 8,33, l’Afrique du sud avec 7,7 litres, le Rwanda avec 7,12 litres.
L’Algérie et le Niger restent les pays où l’on consomme le moins d’alcool.
Par ailleurs, le document rapporte que l’OMS a également mesuré dans chaque pays, la consommation « des seuls buveurs d’alcool en excluant toutes les populations abstinentes ». Ainsi, en Gambie, la consommation annuelle d’un buveur est de 30,9 litres, au Mali 29,3 litres et aux Emirats Arabes Unis, 32,8 litres.
Junior Sen/leral.com

26/08/2017

LA ROUTE VERS SALY-MBOUR EST DANGEREUSE

Axe Diamniadio – Mbour: 254 accidents dont 16 morts et 575 blessés enregistrés

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D’après les Sapeurs pompiers, seize (16) morts et 575 blessés au cours de 254 accidents de la circulation ont été enregistrés de janvier à août 2017 sur l’axe Diamniadio -Mbour.
Selon Cheikh Tine, Commandant du groupement d’incendie et de secours, les conducteurs de véhicules particuliers sont les plus touchés. A cet effet, l’une des causes de ces accidents est l’absence d’éclairage public.
« L’analyse qu’on a eu à faire nous permet d’identifier trois facteurs des accidents: l’indiscipline, l’état des routes avec le manque d’éclairage et l’état des véhicules »
Diop Mamadou/Senegal7 avec Senego

LE TRAVAIL DES ENFANTS

Pires formes de travail des enfants : le Sénégal veut éradiquer le phénomène

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Face aux défis de l’éradication des pires formes de travail des enfants (Pfte), le ministère du travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions s’est employé à mettre en œuvre le Plan cadre national de prévention et d’élimination du travail des enfants. A cet effet, un atelier de partage de la charte des entreprises minières a été organisé ce matin pour une action multidimensionnelle visant à protéger les enfants des PFTE.
En collaboration avec les partenaires nationaux, le ministère du Travail prend le bâton et engage la lutte contre le travail des enfants afin de faire respecter les droits de ces derniers.
Le coordonnateur du cellule de lutte contre le travail des enfants dudit ministère qui a présidé la rencontre a déclaré qu': «ils sont en train d’élever la lutte dans la mesure où sur le plan réglementaire et sur le plan juridique, le Sénégal est en phase avec l’Organisation internationale du travail (Oit) avec la ratification des conventions».
Ibra Ndoye de poursuivre, «il y a également au plan national avec une mise en place d’un document de politique nationale de lutte contre le travail des enfants, qui a été validée en 2012, qui est mis en œuvre, malheureusement, pas intégralement faute de ressources nécessaires à son exécution».
M. Ndoye de déplorer que les statistiques par rapport aux PFTE dont nous disposons soient ceux de 2005 et qu'aujourd’hui, 12 ans plus tard, ces statistiques sont en train d’évoluer sans pour autant être actualisés. N'empêche, ajoute-t-il, il urge qu’on aille vers une actualisation des études statistiques aux PFTE.
Pour le président de la coalition nationale des associations et Ong en faveur de l’Enfant, François Raoul Latif, (Conafe Sénégal), qui a pris part à la rencontre, le Sénégal a ratifié la convention des droits l’enfants de même que la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant et qui précise que l’âge de l’enfant c’est de 0 à 18 ans.
Donc, argue-t-il: «nos Etats doivent pouvoir se mettre à jour par rapport à cela. Parce que nous pensons qu’aujourd’hui, quand on parle de l’âge de l’enfant pour aller à l’école c’est de 0 à 16 ans or, ça c’est la loi d’orientation de l’éducation au niveau de notre pays qui le dit. Tandis que nous avons une convention de droit de l’enfant qui dit : que l’âge de l’enfant c’est de 0 à 18 ans. ET, il faut que l’Etat se mette à jour par rapport à cela».
Avant de lancer : «c’est un combat que nous devons continuer à mener et que l’Etat du Sénégal doit obligatoirement se mettre à jour par rapport à cette question».
M. Latif d'informer que : «l’enquête nationale qui a été menée sur le travail des enfants au Sénégal qui date de 2005 donne 1 378 250 enfants qui sont économiquement exploités».
Par ailleurs, le président du Comité intersyndicale de lutte contre les PFTE, Cheikh Fall, précise que cet atelier de partage de la charte des entreprises minières permet à ces dernières, surtout celles de Kédougou, de venir en appoint aux différentes actions que nous aurons menées et certainement dans cette charte, il y aura une feuille de route et il faut aussi des actions à mener».
Mais, en tant que syndicaliste, conclut-il : « ce qui importe c’est d’accompagner l’Etat dans les conventions 138 relative à l’âge d’admission à l’emploi et 182 qui permet de déterminer l’âge d’accès à l’emploi (qui ne doit pas être inférieur à l’âge auquel l’éducation est obligatoire et gratuite) mais aussi dans la mise en œuvre du Plan cadre national et il y a des activités qui doivent être menées».
Aminata Diouf/Pressafrik.com

25/08/2017

REFORESTATION

Le Sénégal a besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer ses forêts

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La restauration des forêts du Sénégal nécessite la mobilisation de 89 milliards de FCfa. C’est ce qui est ressorti d’un atelier de validation du Programme national d’investissement forestier ouvert hier à Dakar.
La restauration des forêts reste une priorité pour les autorités. Le Sénégal fait face à un recul inquiétant de son couvert végétal. A titre d’exemple, les forêts galerie ont régressé de 22 % en Casamance. Face à cette situation, les acteurs ont proposé huit projets prioritaires pour restaurer les formations forestières. « Nous avons identifié des projets prioritaires qui vont de l’inventaire forestier, au suivi écologique, à l’aménagement forestier, à la restauration des zones classées, la lutte contre les feux de brousse, le Parc de Hann, l’atténuation des changements climatiques », a énuméré le directeur des Eaux et Forêts Baïdy Ba lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du Programme national d’investissement forestier pour la mise en œuvre du Plan de convergence pour la gestion et l’utilisation durables des écosystèmes forestiers en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal a besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer ses écosystèmes forestiers. Une unité de coordination est mise en place pour mobiliser des financements. « Nous avons constaté une dégradation des forêts. Il fallait s’arrêter pour faire un état des lieux et identifier des projets prioritaires. Nous avons besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer nos forêts », a indiqué la Secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye.
Cette enveloppe n’est rien par rapport à l’importance des écosystèmes forestiers dans la conservation des sols, la fabrication des médicaments, l’atténuation des changements climatiques ou encore la lutte contre la pauvreté dans le monde rural. Les publications de la Fao révèlent que les forêts génèrent 130 milliards de dollars US par an en soutien aux moyens de subsistance dans les pays en voie de développement, alors que l’aide au développement accordé à ces pays s’élève à 120 milliards de FCfa. « Malgré ce potentiel, certains pays de l’Afrique de l’Ouest, parmi les plus pauvres de la planète, assistent à la dégradation continue de leurs forêts », regrette Racine Kane, le chef de mission de l’Uicn au Sénégal.
Dans des régions comme Kolda et Tambacounda, l’exploitation des produits forestiers non ligneux procure des revenus aux femmes. « Nous ne pouvons pas avoir une bonne agriculture si nous n’avons pas des terres fertiles. Or ce sont des forêts qui contribuent à la fertilisation des terres », a établi le directeur des Eaux et Forêts.
Idrissa SANE
ECHEC DES PROJETS, FORTE DEGRADATION DES ZONES BOISEES... : LES FACTEURS DU SOUS-FINANCEMENT
Échec des projets après le retrait des bailleurs, forte dégradation des zones boisées, tels sont, entre autres, les facteurs justifiant le sous-financement de la préservation des forêts.
Les facteurs de sous-financement de la préservation des forêts ont été passés en revue. Il s’agit de l’échec des projets après le retrait des bailleurs, leur forte autonomie par rapport aux structures pérennes, la forte dégradation des zones boisées qui décourage les bailleurs. « L’Etat doit être le premier bailleur. Il faudra montrer l’importance transversale des forêts dans les secteurs de la vie active au Sénégal », a souligné le consultant, le colonel Amsatou Niang.
L’espoir est de tout même permis. Les questions de restauration des écosystèmes forestiers sont recentrées dans l’agenda de la Cedeao et de la Fao. Les ministres en charge des forêts et des faunes des pays membres ont adopté à Abidjan, le 13 septembre 2013, le plan de convergence pour la gestion et l’utilisation durable des écosystèmes forestiers de l’Afrique de l’Ouest. « Ayez conscience que c’est de la capacité des Etats membres à développer et à mettre en œuvre des synergies opérationnelles qui fédèrent et prennent en compte les préoccupations relatives à la conservation de la biodiversité, à la lutte contre la désertification, à la gestion durable des terres et à l’adaptation aux changements climatiques, entre autres, que la gestion et l’utilisation durable des écosystèmes forestières pourra devenir une réalité. Car elle n’est pas totalement dissociable de bien d’autres préoccupations », a prodigué le représentant commissaire en charge de l’Agriculture, de l’Environnement et des Ressources en eau de la Cedeao, Moussa Leko, par ailleurs chargé de Programme principal, chef de la Division Forêt de la Commission de la Cedeao.
COLONEL AMSATOU NIANG : « LE SECTEUR FORESTIER DOIT ÊTRE MIEUX VALORISÉ »
Une enquête a touché plusieurs régions du Sénégal. Il s’agit de Thiès, Tambacounda, Kolda, entre autres. Les personnes interrogées s’accordent sur la nécessité de faire un inventaire d’une part et, d’autre part, de mieux démontrer le poids de ces écosystèmes sur l’économie nationale. « Il est ressorti que le secteur forestier doit être mieux valorisé. Les participants pensent que la forêt n’a pas encore toute sa place dans le Pib. Ils demandent qu’il y ait un forum national sur les forêts », a suggéré le colonel Amsatou Niang.
Les autres recommandations sont liées à l’implication des privés, à la formation des forestiers sur les nouveaux concepts comme l’économie verte, la résilience, etc.
I. SANE/lesoleill.sn

24/08/2017

DAKAR EST SALE

Sachets et gobelets en plastique défigurent les différentes artères de Dakar

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Nous achetons du café ou de l’eau à chaque coin de rue et laissons parfois des traces qui en disent long sur nos habitudes de consommation. Aux arrêts de bus, marchés et autres lieux de grande fréquentation, les sachets et gobelets en plastique plantent souvent un décor inquiétant.
« Aywa ndox, aywa ndox, bu sedd, wala bu am galass » (De l’eau, de l’eau, fraîche ou congelée), lance Aïssatou Ndoye, jeune vendeuse d’eau. Nous sommes sur la route nationale N°1, à hauteur de Rufisque. Comme elle, plusieurs jeunes filles et garçons s’adonnent à cette activité pendant les vacances. En cette période de forte chaleur, nous avons constamment besoin de nous désaltérer. Alors, nous buvons à chaque instant que nous en sentons le besoin. Et cela fait l’affaire des vendeurs d’eau. « Cela marche. On ne se plaint pas. Avec la chaleur, les clients achètent beaucoup pour se désaltérer. Je peux gagner jusqu’à 2500 FCfa par jour », laisse entendre Ndèye Fatou.
Il est vrai que les nutritionnistes s’accordent sur le principe que l’homme doit boire en moyenne 1 litre d’eau par jour et 0,5 à 1 litre de plus en saison caniculaire. Seulement, notre organisme nous dicte le réflexe de consommer d’importantes quantités d’eau, mais pas nécessairement celui de surveiller les effets collatéraux de nos modes de consommation. C’est une chose naturelle d’étancher sa soif, ç’en est une autre, plutôt comportementale, de jeter par terre son sachet à eau ou son gobelet à café après usage. Comme vient de le faire Abdourahmane Sow, un jeune mécanicien qui travaille non loin de la gare routière de Rufisque-ouest. Régulièrement, il prend une pause-café pour venir se désaltérer et se changer les idées chez son ami Aliou Diallo, vendeur de café à la poussette qui tient boutique à l’arrêt de bus communément appelé « Djoutibi ».
« Désolé, c’est ce tas d’ordures qui incite à ce réflexe », tente-t-il de s’excuser après ce geste pollueur. En effet, l’endroit présente un décor peu enviable. Sur le trottoir, sachets et gobelets en plastique jonchent le sol. De l’autre côté de la route, même scénario. A ce niveau, la Nationale 1 ne se présente pas non plus sous ses meilleurs draps. Alors qu’il est seulement 10 heures, la météo annonce une longue journée ensoleillée et 30° C.
Au regard du rythme auquel les vendeurs d’eau s’acharnent sur chaque bus qui s’arrête pour laisser descendre ou monter des passagers, on est bien parti pour une « sale journée d’affaires ». Pourtant, les gens sont généralement conscients du fait qu’ils polluent l’environnement en jetant un sachet plastique par exemple. « En fait, je sais que ce n’est pas bien. C’est juste parce que je ne vois pas où jeter mon sachet. Et comme je vois des sachets un peu partout, je ne me suis pas posé trop de questions », explique Abdoulaye Touré, étudiant en informatique. Ici, à « Djoutibi », à part la chaussée, il est difficile de voir un endroit qui ne soit pas pollué par les déchets plastiques.
Absence de collecteurs de déchets
Jusqu’au parking des taxis-clandos, les gobelets en plastique, ainsi que les « Barkelou », « Mouna », « Sarsara », « Teranga », entre autres noms de marque de ces sachets à eau, s’aplatissent sous le poids des piétons et des véhicules, donnant ainsi une scène désolante qui, vraisemblablement, laisse tout le monde indifférent. Le vendeur d’eau ne se préoccupe que des 50 FCfa que lui tend le client pour un sachet d’eau minérale. Idem pour le vendeur de café qui ne pense qu’à son chiffre d’affaires en servant le client contre une pièce de 50 ou 100 FCfa, selon l’envie de celui-ci. Rares sont ceux qui pensent à se munir d’un collecteur de déchets. Chez Aliou Diallo, en tous cas, il n’y en a pas. « J’avais un carton qui me servait de collecteur, mais on me l’a volé », se justifie-t-il. Juste derrière lui, les gobelets vides rebondissent, à la chaîne, sur un amas d’ordures qui se tasse au fur et à mesure que les taxis-clandos passent dessus pour se garer. « Les éboueurs se chargent quotidiennement de nettoyer l’endroit. Demain, vous ne verrez plus ce tas de déchets », ajoute-t-il, l’air sérieux. En attendant le passage des éboueurs, les sachets et gobelets vides atterrissent sur le sol au même rythme que les pièces de monnaie dans l’escarcelle de ces vendeurs d’eau et de café.
Dégradation des déchets plastiques : 400 ans pour disparaître du décor
Les gobelets à café et sachets à eau ont une durée de vie de plus de 400 ans. Leur fabrication nécessite une grande consommation de matières premières, d’énergie et à la clé un impact environnemental considérable en fin de vie.
Les gobelets en plastique utilisés par la plupart des vendeurs de café à la poussette sont en polypropylène, un thermoplastique très prisé pour son côté pratique et léger (5 g à peine). Cependant, il met jusqu’à 400 ans pour se dégrader dans la nature. Une menace sérieuse qui vient s’ajouter au fléau des sachets plastiques que l’Etat compte éradiquer par la mise en circulation prochaine de sachets « oxobiodégradables », c’est-à-dire conçus pour se détériorer sous l’effet de l’environnement.
En attendant cette mesure, le spectacle que les déchets plastiques donnent à voir aux arrêts de bus, marchés et autres endroits fortement fréquentés, devrait pousser les différents acteurs à se soucier davantage de l’environnement et à adopter des comportements et des modes de consommation plus responsables. Une situation que déplore Saliou Seck, 14 ans, vendeur d’eau. Un petit seau rempli de sachets d’eau et porté à l’épaule gauche, ce jeune élève en classe de cinquième au Cem Maurice Guèye de Rufisque pense que « le client soucieux pourrait éviter de polluer l’environnement en gardant simplement le sachet vide jusqu’à ce qu’il voie un collecteur de déchets ».
Et s’il n’en trouve pas au bout de quelques minutes? C’est la question qui pousse Alassane Diop, un quadragénaire originaire de Bargny, qui vient d’acheter un sachet d’eau fraîche, à parler du « premier lanceur ». « Le principal fautif, c’est celui qui, le premier, salit l’endroit. Vous savez, c’est le décor qui détermine tout. Si l’endroit est bien entretenu, sa propreté dissuaderait quiconque serait tenté d’y jeter des déchets. Par contre, s’il est déjà pollué, il incite le consommateur à y déposer son sachet ou son gobelet vide », raisonne-t-il.
Peu importe la pertinence ou non de son argumentaire, la préservation de l’environnement interpelle tout le monde, puisqu’en définitive avec l’effet du temps, ces sachets broyés sous les pieds des piétons et les roues des véhicules perdront de leur couleur en voyant s’effacer leur nom de marque en même temps que la responsabilité individuelle et sonneront, tôt ou tard, l’heure de la mobilisation sociale en faveur d’un sursaut collectif qui se traduit souvent par une « Journée Set Sétal » (grande opération de nettoiement des rues).*
Moussa SONKO/lesoleil.sn