15/12/2017

INTERPOL SE BOUGE POUR LES ENFANTS MENDIANTS

Trafic d’enfants mendiants au Sénégal : Comment Interpol a frappé à Ouakam, Keur Massar et Dalifort

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La lutte contre le trafic d’enfants des rues commence à porter ses fruits. Selon Libération, l’opération déclenchée par Interpol pour combattre ce fléau, dénommée “Épervier”, a permis de récupérer au Sénégal 57 enfants de 6 à 14 ans.
Le journal informe que les petits recueillis ont été placés dans trois centres spécialisés, l’Empire des enfants, Guindi et Maison rose. Et qu’en interrogeant ces derniers, les enquêteurs du bureau central d’Interpol, installés au niveau de la direction de la police judiciaire, ont pu remonter aux commanditaires présumés.
C’est ainsi qu’Interpol a multiplié les arrestations. Selon Libération, les enquêteurs ont frappé d’abord à Ouakam où ils ont pris un maître coranique du nom de D. Kandé. Ensuite, T. M. K. Baldé, habitant à Keur Massar, tombera à son tour. S’ensuivront les arrestations de A. Bâ et A. Diouf à Dalifort et à la Cité Asecna.
Le journal ajoute que ce vaste coup de filet a permis aussi d’arrêter deux Maliennes, M. Diarra et sa fille D. Traoré, qui seraient à la tête d’un réseau qui envoyait de jeunes maliens dans les rues.
Abdoulaye/XALIMANEWS

13/12/2017

29% DES ENFANTS N'ONT JAMAIS ETE A L'ECOLE

29% des enfants n’ont jamais été à l’école élémentaire

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Sur une population totale de plus de 14 millions d’habitants dont plus de 50% de jeunes, notre pays compte 29 % d’enfants qui n’ont jamais été à l’école formelle (Ndlr : élémentaire). Ils sont considérés comme des « enfants hors système ». C’est le résultat d’une étude menée par l’Etat du Sénégal à travers le Ministère de l’Education avec l’appui de l’USAID. C’est Mme Khady Diop Mbodj, Directrice de l’Enseignement Elémentaire au Ministère de l’Education, qui a annoncé cela mardi à Ziguinchor, en marge de la cérémonie de lancement d’un projet d’éducation inclusive.
A en croire Mme Mbodj, l’Ministère de l’Education et l’USAID ont « mené une étude et vu qu’il y a 37 % d’enfants hors système ». Il s’agit d’enfants, selon elle « en âge de scolarisation mais qui sont hors système, parmi eux, non seulement 29% n’ont jamais été à l’école formelle mais aussi les 8% ont fréquenté l’école, ils l’ont ensuite quittée pour diverses raisons ».
La Directrice de l’Enseignement Elémentaire a ajouté que cette étude allait permettre aux autorités en charge de l’éducation, de faire « une intervention d’envergure dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda et Kédougou en direction de ces enfants »
L’intervention aura pour objectif de récupérer ces enfants de diverses manières. En effet, ce sera fait « à travers des classes passerelles » permettant à « certains enfants de revenir à l’école via des raccourcis » notamment pour les moins âgés, les autres devront « bénéficier d’une formation professionnelle ».
dakaractu.com

LA RETRAITE DES SENEGALAIS

Au Sénégal, moins de 1 personne âgée sur 4 reçoit une pension de retraite selon le Bit

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En matière de protection sociale, le Sénégal n’est pas un bon élève selon le Rapport mondial sur la Protection sociale 2017-2019, publié’ par le Bureau international du travail et présenté ce mercredi. D’après ledit rapport, moins d’une personne âgée sur quatre reçoit une pension de vieillesse au Sénégal. Une situation que déplore le Bit, qui demande une volonté politique de la part du gouvernement pour un accès à une protection sociale de qualité.
Le Bureau internationale du travail (Bit) a présenté son rapport mondial de protection sociale 2017-2019, ce mercredi. Des chiffres alarmants pour le continent africain, qui enregistre 18% pour la population bénéficiant d’au moins une prestation sociale en espèces (ODD1.3).
D’après le rapport, seuls 29% de la population mondiale ont accès à des systèmes complets de sécurité sociale, comprenant les prestations à l’enfance, de maternité, de chômage, en cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles, en cas de maladies, d’invalidité, de vieillesse et de survivants ainsi que la protection de la santé.
En ce qui concerne le Sénégal il reste beaucoup de choses à faire dans la protection sociale même s’Il y a des progrès sur la maladie. Selon Christina Behrendt, Cheffe, unité des politiques sociales, département de la protection sociale, « il y a une volonté politique de renforcer la couverture santé avec un chiffre de 27% de couverture et ces chiffre concernent toutes types de régimes ».
Les pensions pour les femmes et les hommes agés sont la forme de protection sociale la plus repandue au monde et represente un element clé de la cible 1.3 des ODD. Et au Sénégal selon, Mme Behrendt, au moins une personnes agée sur quatre recoit une pension de vieillesse.
Par ailleurs, elle deplore les problemes qui existent dans le programmes pour les enfants. De son avis, « ces programme visent les pauvres et les plus pauvres et qu’il faut un programme pour les un petit peu moins pauvres, pour les mettre dans la gratuité des soins ou aux filets sociaux ».
Pour elle, la démarche du gouvernement dans les années à venir, devra être de repenser la protection sociale au Sénégal, comme un système. « On sort de ces programmes mal coordonnés mal fragmentés ou d’un côté on a l’Ipres pour les gens qui travaillent dans l’économie formelle et de l’autre côté, on a les filets sociaux mais entre les deux qu’est-ce qu’on fait pour toute cette population », a-t-elle regretté.
A l’en croire « le Sénégal a exprimé la volonté de contribuer à des régimes qui sont mieux adaptées aux réalités, au niveau des cotisations qu’ils peuvent apporter mais aussi, un désir d’avoir accès à une protection sociale de qualité ».
« La qualité des soins peut être un obstacle à l’extension de la couverture maladie. Que fait-on pour l’économie informelle ? » s’interroge Mme Behrendt, qui informe que « la discussion qui est en cours ici, au Sénégal, est très importante parce qu’on veut sortir de ces silos où il faut qu’on mette les gens dans des cases et malheureusement, si on n'a pas la boîte pour l’économie informelle, on n'a rien a leur proposer, il faut vraiment regarder d’une manière globale et surtout, ces programmes de filets sociaux, ce n’est pas le but en soi ».
Pour Christina Behrendt, « si on n’a pas la protection sociale, on continuera à avoir des populations exclues. La protection sociale est un outil pour réduire la pauvreté ».
Mais au-delà, la protection sociale est un outil pour le développement économique même s'il est vrai que cela coûte cher aux gouvernements. « Les gens commencent à comprendre qu’investir dans la protection sociale, c’est investir dans le futur du pays, dans sa population et dans sa croissance économique » a-t-elle conclu.
Cheikh Makhfou Diop/leral.net

ANALPHABETISME AU SENEGAL

Fact-checking: Existe-t-il 54% d’analphabètes au Sénégal ?

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Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam a déclaré que 54% des sénégalais dont 62% des femmes sont des analphabètes. Qu'en est-il au fond?
Participant à l’évaluation de la première phase de la Recherche action sur la mesure des apprentissages et alphabétisation (Ramaa), M. Thiam a souligné que « 54% des Sénégalais dont 62% des femmes sont des analphabètes».
Cette affirmation est-elle prouvée ?
Dans son dernier recensement général de la population sénégalaise, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) estime le taux d’analphabétisme à «54,6% avec 62,3% de femmes, contre 46,3 % pour les hommes».
Le rapport de l’ANSD ajoute qu’ « aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural. En milieu urbain, le taux d’analphabétisme est de 49,5% pour 34,4% de femmes. En zone rurale, il est de 74,1% pour 57,7% de femmes. L’ANSD n’a pas publié de nouveaux chiffres par rapport à l’analphabétisme au Sénégal.
Quels sont les chiffres de l’Unesco ?
A travers son projet d'alphabétisation de 40.000 jeunes filles et femmes de 15 à 55 ans au Sénégal intitulé Pajef, l’Unesco affirme que le Sénégal est un des dix pays en Afrique où plus de la moitié (58%) des adultes sont analphabètes. La majorité de ces analphabètes sont des femmes.
L’Institut de statistiques de l’Unesco. (ISU) publie, tous les deux ans, un rapport sur l’Etat de l’éducation dans le monde. Et en 2013, les chiffres de l’Unesco sur l’analphabétisme au Sénégal indiquaient que la population analphabète (hommes et femmes) s’élevait à 1 246 260 millions de personnes âgées de 15 à 24 ans.
Pour sa part, la population analphabète (masculine et féminine réunies) âgée de 15 ans et plus était de 4 575694 millions. Ainsi donc, 40% de la population sénégalaise était analphabète en 2013. Parmi ces 40%, 59% étaient des femmes.
Les experts prennent les chiffres avec réserve
Dans une contribution publiée avant les dernières élections législatives, l’expert en ingénierie de développement local et membre de l’Association panafricaine pour l’alphabétisation et l’éducation des adultes (PAALAE), Charles Owens Ndiaye, décortiquait les chiffres de l’ANSD.
«Au sein de la population alphabétisée, 45,4% on dénombre les alphabétisés en langues nationales et en arabe avec un taux 12,7% seulement. Autrement dit, le taux d’analphabétisme en langues nationales et arabe est de 87% », analyse M. Ndiaye, membre du Groupe thématique éducation formation communication du Forum social sénégalais.
Le professeur d’histoire à l’université de Dakar Bouba Diop contacté par Ouestafnews reste prudent quant aux chiffres donnés. Il n’a pas la même définition de l’analphabétisme.
«Le système a tendance à traiter d’analphabètes ceux qui ne peuvent pas lire les caractères latins, alors qu’ils sont instruits et lettrés dans les autres langues», précise-t-il.
Depuis 2003, l’Unesco a réapprécié sa définition de l’alphabétisme qui est pour elle, « la capacité d’identifier, de comprendre, d’interpréter, de créer, de communiquer et de calculer en utilisant du matériel imprime et écrit associe a des contextes variables.»
L’affirmation est en partie vraie
Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam a déclaré que 54% des sénégalais dont 62% des femmes sont des analphabètes.
Dans son dernier recensement général de la population sénégalaise réalisé en 2013, l’ANSD estimait l’analphabétisme comme suit estimait le taux à 54,6% avec 62,3% de femmes contre 46,3 % pour les hommes. L’Unesco indique que le Sénégal est un des dix pays en Afrique où plus de la moitié (58%) des adultes sont analphabètes et la majorité sont des femmes.
Mais ces deux organisations ne prennent pas en compte les Sénégalais alphabétisées dans les langues non latines comme l’arabe. Par conséquent, l’affirmation est fondée mais ne reflète pas la complexité du problème.
AC/mn/ad/Ouestafnews.com

PAS DE TERRORISME AU SENEGAL

Terrorisme en Afrique : Le Sénégal épargné

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Prévenir l’extrémisme par le dialogue et la solidarité : le cas du Sénégal en est un exemple. C’est pourquoi plusieurs experts en provenance de divers horizons se sont réunis à Dakar sur le sujet lors d’un colloque inter religieux.
« L’éducation permet d’éviter que les graines de l’extrémisme ne se propagent. Mais, si les pays n’investissent pas dans le secteur éducatif, l’extrémisme trouvera un terrain fécond pour son développent », a dit Paul Hinchson, ambassadeur d’Israél au Sénégal. Le cas du Sénégal ne se pose pas parce que, ce pays est jusqu’ici épargné.
Contrairement aux pays comme le Nigeria, le Mali, le Burkina, le Niger ou la Côte d’Ivoire, ils ont eu à recevoir des attaques terroristes. Une chose est sûre : l’éducation y joue un rôle prépondérant, constate Bakary Samb, directeur de Timbuktu Institute. Selon lui, c’est par l’éducation qu’on doit véritablement arriver à bout des extrémismes.
« L’éducation doit être utilisé comme un instrument utile, en tant qu’arme de construction massive d’une citoyenneté et d’une paix durable », dit-il.
Pour plusieurs, les Etats sont invités à investir dans l’éducation des jeunes. Il urge à trouver des mécanismes. Fondé en 2002 par Mohamed Yusuf à Maiduguri au Nord Nigeria, Boko haram est un mouvement d’obédience Salafiste Djihadiste en quête à la fois d’un califat et d’une application intégrale de la Charia. Apres avoir revendiqué une affiliation aux Talibans Afghans et à Al-Qaïda, le groupe prête allégeance à Daesh en Mars 2015 et devient Etat Islamique pour l’Afrique de l’ouest. Daesh considère la zone d’opérations de l’ex Boko Haram comme une province et la dénomme : ”Wilayat al Sudan-Ghar.
Les dirigeants africains ont du pain sur la planche pour sortir de l’ornière.
africtelegraph.com

INTERVIEW DE Mr PADEL SENEGAL

PADEL - Jordy Rovira Arimany : le sport dans la peau

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« Passionné de sports » c’est ainsi que se définit Rovira Arimany Jordy, 39 ans, marié, originaire de Barcelone, vivant au Sénégal depuis 2008 et créateur de l’Association Padel Sénégal en novembre 2015 entrainant dans la foulée l’introduction de cette discipline sportive au Sénégal. L’ Association Padel Sénégal se donne comme objectif « de promouvoir la pratique du Padel au niveau national ainsi que de promouvoir le Padel sénégalais à l’International, mais en plus de cela le club semble un lieu de bien-être. À l’occasion du tournoi de Padel qui du 1er au 2 décembre s’est tenu à l’Olympique Club de Dakar, nous donnons la parole à cet homme pour qui le sport se déroute comme une constante de vie.
Pouvez-vous nous brosser votre parcours ?
J’ai été entraineur dans différents clubs de football en Catalogne, puis avec la collaboration du Club de Football du Barça j’ai créé des écoles de Football filiales du Club de Barca, dans le monde entier et notamment en Amérique Latine. Puis, avant de venir au Sénégal, durant une année et demi, j’ai voyagé dans différents pays d’Afrique, dans le cadre d’un projet humanitaire en rapport avec le football et les enfants.
Comment en êtes vous venu au padel ?
J’ai commencé à jouer au Padel en Espagne ; puis ensuite dans mon Club Padel Sénégal à Saly.
Êtes-vous un sportif ?
Oui, je suis un passionné de tous les sports. Je suis entraineur et coach sportif spécialisé dans le football. Je pratique notamment le football, le Padel, le spinning, le vélo, la course à pied et la marche en montagne.
Quel rapport entretenez-vous avec le sport en général et, de votre point de vue, à quoi sert- il ?
C’est mon hygiène de vie au quotidien. Le sport permet d’entretenir une bonne santé physique et mentale.
Depuis quand vous intéressez vous au sport?
Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours voulu être entraineur de football dans une équipe de Barcelone. J’ai réussi à faire du sport mon métier et suis épanoui dans cette carrière sportive.
Depuis quand Padel Sénégal est-il sur pied ?
Le Club Padel Sénégal existe depuis novembre 2015.
Quels genres de sports ont cours au sein de votre structure Padel Sénégal?
Au sein de notre Centre nous pratiquons diverses disciplines sportives telles que : le Padel, le spinning, le cross fit, la gymnastique rythmique, la dance classique pour les enfants et les adolescents, la remise en forme, le Pilates, le yoga pour les adultes et les enfants, et nous avons aussi une salle de musculation et un kinésithérapeute à la disposition de nos adhérents.
Vous êtes l’initiateur du Padel au Sénégal, en ce sens pouvez vous nous expliquer en quoi consiste ce sport ?
Effectivement, je suis l’initiateur de ce nouveau sport au Sénégal… Le Padel est un sport de raquette, qui se joue à 4, avec une balle presque semblable à une balle de tennis mais avec une raquette pleine et percée. C’est un mélange de tennis et de squash. Il se joue sur un terrain en gazon synthétique, de 10 m sur 20 m, entouré de parois vitrées et de grillages, permettant de nombreux rebonds. Le Padel peut aussi se pratiquer en mixte (hommes/femmes).
Comment cette discipline a-t-elle été accueillie à ses débuts ?
Comme c’est un sport ludique, il a tout de suite séduit toutes les personnes qui l’ont essayé.
Avez-vous un nombre conséquent de pratiquants ?
Oui, nous avons effectivement un nombre important de pratiquants et adhérents au Club…. Le nombre de joueurs augmente significativement d’année en année !
Bon pour le corps, bon pour le moral
Quels sont les avantages de ce sport ?
Les bénéfices du Padel sont nombreux, il permet notamment d’entretenir le corps en faisant appel à tous les groupes musculaires, ainsi qu’au système cardiaque et sanguin. De plus, cela permet de s’évader donc c’est bon pour le moral !
Etant donné qu’il est très physique, faut-il une évaluation médicale avant de s’y adonner ?
Comme pour tous les sports il est préférable d’avoir un certificat médical délivré par un médecin, cependant le Padel reste un sport qui se joue selon le niveau et les capacités sportives de chacun.
Quelles sont les contre-indications empêchant la pratique de ce sport ?
Les contre-indications inhérentes au Padel sont : les déficiences cardiaques, les problèmes d’articulation. Afin d’éviter les blessures, il faut prendre le temps de s’échauffer avant et de s’étirer ensuite, comme pour tous les sports.
Peut-on le pratiquer à tout âge ?
Le Padel peut se pratiquer dès l’âge de 5 ans jusqu’à au-delà de 60 ans ou plus, c’est selon les capacités sportives de chacun.
Les pratiquants du Padel sont-ils plutôt des hommes ou des femmes ?
Nous avons autant de femmes que d’hommes qui pratiquent le Padel ainsi que des enfants de tous âges.
Selon vous, pourquoi ?
Ce sport semble être apprécié autant par les femmes que les hommes parce que c’est un sport qui s’adapte au niveau de tout un chacun et qui permet aussi de rapidement progresser.
Organisez vous des tournois ?
Nous organisons des tournois internationaux reconnus mondialement grâce à l’Association Padel Sénégal.
De quel genre lesdits tournois ?
Les tournois que nous organisons sont soit des tournois masculins soit des tournois féminins soit des tournois mixtes. Cependant, pour que le classement de chacun des joueurs soit reconnu au niveau national, ils doivent obligatoirement s’inscrire dans un des clubs de Padel du Sénégal, puis adhérer à l’Association Padel Sénégal.
Organisez vous des journées de vulgarisation de ce sport ?
C’est l’Association Padel Sénégal qui se chargera au courant de l’année 2018 de populariser ce sport à travers différents évènements.
Les origines du Padel
Étant et vivant au Sénégal, avez-vous eu à « sénégaliser » le Padel ou reste t-il conforme à l’original ?
Nous restons fidèles à la règlementation originale du Padel.
D’ailleurs qui a créé cette discipline et dans quelles circonstances ?
C’est en 1969 que le Padel a vu le jour grâce à Monsieur Enrique Corcuera, un mexicain d’Acapulco. En 1974 son ami le Prince Alfonso de Hohenlohe découvre ce sport durant son séjour à Acapulco. Il l’importe en Espagne, dans son Hôtel de Marbella en apportant quelques modifications à l’original. En 1975, un grand ami millionnaire argentin du Prince Alfonso de Hohenlohe, Monsieur Menditengui Juillet amène le Padel en Argentine où il rencontre un immense succès. Aujourd’hui il y a plus de 10.000 terrains de Padel sur tout le territoire argentin.
Pouvez-vous nous brosser le profil des personnes s’adonnant au Padel ?
Il n’existe pas un type de profil spécifique pour jouer au Padel, il suffit d’une condition physique correcte.
Le padel peut-il servir dans le cadre d’une thérapie pour les enfants hyper actifs, et/ ou victimes de troubles de la concentration ?
Je ne pense pas que le Padel puisse aider les enfants hyperactifs ou qui ont des problèmes de concentration, les sports martiaux me semblent plus adaptés à ce genre d’enfants.
Enfin, selon vous, en plus d’être un plaisir, le sport peut-il être une médecine en soi ?
Un médicament en soit, non ! Mais cela aide à trouver un certain équilibre et le sport est reconnu pour améliorer la santé en général.
Pour vous le sport c’est ?
Vital et indispensable dans mon quotidien.

Irène Idrisse
https://lepetitjournal.com/dakar/a-voir-a-faire/padel-jor...

10/12/2017

LA GRANDE HONTE DU SENEGAL

Ces 500 FCFA qui mettent la vie des enfants en danger

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La mendicité des enfants au Sénégal a pris une ampleur considérable. Ils sont nombreux à partager les rues avec des adultes avec une seule envie, celle de ramener de l’argent à leurs maîtres coraniques. Nous avons fait une descente dans cette ambiance peu enviable pour en savoir plus sur le quotidien de ces enfants laissés à eux-mêmes.
Pieds nus, habits déchirés, boîtes ou pots dans les mains, le décor est bien planté pour décrire l’ambiance dans les rues de Dakar. Ils sont des milliers d’enfants âgés entre 5 et 15 ans à travers le pays qui constituent les sources de revenus dans de nombreuses familles religieuses. C’est un secret de polichinelle. Ces mômes loin de la chaleur maternelle font leur vie dans les rues du pays.
Selon une cartographie publiée en mars 2014 par la cellule de lutte contre la traite des personnes, sur les 1 006 écoles coraniques situées dans la capitale sénégalaise, 54 160 élèves sont dénombrés dont 30 160 qui seraient des enfants mendiants. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) pour sa part, estime que les autres villes du pays comptent 100.000 enfants dans les rues.
Des chiffrent qui évoluent au fur des années. Pour mettre fin à cette ‘’hémorragie’’, le chef de l’Etat, Macky Sall a lancé en 2016, la campagne de retrait des enfants de la rue. Une campagne codirigée par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, la brigade spéciale des mineurs et la Direction des Droits de Protection de l’Enfance et des Groupes vulnérables qui a visiblement du plomb dans l’ail. Les équipes « essoufflées » sont mises en stand-by, constate-t-on.
Une routine dangereuse
«Le Gouvernement a pris une bonne posture pour la sécurisation de ces enfants qui se faufilent entre les véhicules. Mais … la suite est sans nouvelle», regrette Mme Maimounatou Diagne. Comme cette maman qui vend de l’eau dans des bidons d’un litre et demi sur le boulevard du centenaire à Dakar, Bachir a tristement fait la même remarque. Autant dire que tout est revenu à la case départ. « Ils disent que le travail est en train d’être repris sous la force de lutte contre la traite des enfants. Je pense que c’est un problème de fond », confie une source du ministère de la Famille de la Femme et du Genre.
Retrouvé dans ses locaux en plein centre-ville, Cheikh Tidiane Kandé se veut clair : «L’avenir d’un pays dépend de sa capacité à prendre en charge ses enfants, de les préparer aux grandes mutations de l’heure et de les protéger. Un enfant dans la rue n’est pas à l’abri des menaces», analyse le Président de l’Association Peace initiative (API).
Une campagne, une équation à double inconnue
«Ce sont des opérations de sécurisation pour ces enfants-là. Ils sont en danger face à tous les risques de la rue », avait clamé haut et fort Niokhobaye Diouf, Directeur des droits de protection de l’enfance et des groupes vulnérables le 30 mai 2016, jour du lancement de cette campagne. Plus d’un an après, cette campagne de retrait des enfants de la rue semble montrer toutes ses limites, ces dangers existent toujours et s’amplifient du jour le jour. La quasi-totalité de ces enfants passent la nuit dans les rues. La principale préoccupation de ces garçonnets (talibés comme on les appelle au Sénégal), c’est d’apporter 500 francs CFA (environ 70 centimes d’euros) à leurs marabouts. Et c’est une recommandation pour tous. Quelles que soit les situations ou même par tous les moyens, ces petits enfants sont tenus d’apporter cette somme.
L’exploitation au premier degré
Contrairement aux petits enfants qui n’ont pas de soucis dans leur vie qui prennent leur petit déjeuner très tôt le matin avant de se faire accompagner à l’école, c’est tout le contraste chez Moussa et Ibra, deux apprenants des écritures du saint Coran, dans le populeux quartier de la Médina. Ce vieux quartier de Dakar qui avait pleuré dans la nuit du 3 au 4 mars 2013, la mort tragique de neuf (9) élèves dans l’incendie d’une école coranique. C’était à la rue 6 x 19 et ils étaient âgés entre 5 et 12 ans. A l’époque, le gouvernement sénégalais s’était engagé à garantir la sécurité de ces établissements et à mettre fin à la mendicité organisée des enfants. Près de cinq ans après, « la promesse reste politicienne ».
« Le gouvernement de Macky Sall n’a pas une cohérence +du tout+ dans ses prises de décision. Il n’y a pas une vision stratégique. La mendicité de l’enfant est une des pires exploitations de l’enfant. C’est vraiment un cumul de violation des droits de l’enfant. Il manque encore de volonté politique. Moi je ne comprends pas quand le chef de l’Etat s’engage et que tous les ministères ne contribuent pas à réaliser cet objectif », déplore Mamadou Wane dit « Mao », coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Ppdh).
Moussa et Ibra font la manche entre les voitures, matin et soir, avec comme mobile : apporter 500 F Cfa chacun le soir, et de la nourriture –facultatif-. « A 17h, nous jouons au foot entre amis du même daara. Ces genres de matchs sont très agréables. Tout cela nous fait oublier nos chagrins. Ceux qui n’ont pas pu accomplir leurs tâches, c’est-à-dire les 500 F Cfa, sont perdus de vue durant ces temps de plaisir. Ils sont sans doute dans les rues », s’enthousiasme Ibra. Avant de préciser : «Tous les vendredis, nous versons 1.000 F Cfa au marabout». Comme Moussa, ils sont, selon les derniers chiffres des ONG -Organisation non gouvernementale- plus de 80 000 à travers le pays soumis à des écoles coraniques illégales ou à des parents malveillants.
Le Sénégal porte le poids de ses pays voisins
Si les uns sont des Sénégalais, les autres par contre viennent des pays voisins. Le Sénégal partage ses frontières avec la Mauritanie (nord), le Mali (est), la Guinée et la Guinée-Bissau au (sud) et la Gambie qui forme une quasi-enclave dans le pays. Aussi les îles du Cap-Vert sont-elles situées à 560 km de la côte sénégalaise. Avec un accent Poular –langue généralement parlée au nord du Sénégal-, un jeune talibé, Ibou G. confirme nos doutes. « Je viens de la Guinée Bissau, je suis venu ici pour apprendre le coran mais notre marabout nous demande de mendier avant de manger. Parce qu’il n’a pas les moyens pour nourrir tout le monde ». Par exemple, précise le Directeur Diouf, « dix jours après le lancement de la campagne, au total 204 enfants ont été retirés dans les rues de Dakar : 153 enfants sont sénégalais, 37 Bissau-guinéens, 11 maliens, 3 guinéens, 2 Gambiens et 1 Siéra Léonais. Soit près de 30% de non-sénégalais dans le lot ».
« Dakar a toujours attiré tous les migrants ou toutes les personnes en situation de mobilité. Les études ont montré que le Sénégal est un pays d’accueil et de transit également. C’est un pays qui émet aussi, il y a des enfants sénégalais qui sont en situation de mendicité au Mali, Mauritanie… Il y a un capital de l’aumône très important au Sénégal. La position géostratégique de Dakar qui est une sorte de carrefour vers l’Europe, l’Amérique. Nous sommes pratiquement en face de l’Amérique latine. Il faut aussi souligner l’existence de l’offre », confie Mamadou Wane « Mao ». Pour lui, la mendicité est un système qui fonctionne sur une relation « offre demande et demande offre ».
Un marché estimé à plus de 2 milliards F CFA par an
Le marché de l’aumône sénégalais apporte beaucoup d’argent. Cette somme est estimée à 2 milliards 280 millions de Francs Cfa par an. C’est une filière pour les trafiquants d’enfants. Sur le modèle, ils ont pu exploiter le modèle traditionnel d’éducation de l’enfant, de socialisation de l‘enfant avec des pratiques de conscience de l’enfant avec des mobilités de l’enfant dans notre espace. Dans toute la sous-région et la région, l’enfant ne circule pas que dans la sphère familiale. Les Sénégalais participent à ce phénomène en donnant l’aumône à ces enfants dans la rue dont ils savent très clairement qu’ils sont victimes de traite et de travail forcé. « Mais malgré tout on alimente ce phénomène en espérant qu’on aura l’indulgence du Tout-Puissant ou qu’on va acheter des actions au Paradis. Pour moi, les donneurs sont complices. C’est comme par exemple, le voleur et son receleur », conclut Mamadou Wane.
Face à ce phénomène qui n’émeut plus les Sénégalais, le gouvernement doit redistribuer les cartes pour épargner ces enfants des dangers auxquels ils sont confrontés tous les jours. Les maîtres coraniques doivent aussi mesurer les risques que courent leurs élèves en quémandant jour et nuit dans les artères du pays.
Ankou Sodjago/senego

06/12/2017

VIGILANCE ENVERS LES FOUS DE DIEU

MACKY SALL : «Les gens sont devenus fous, au nom d’un dieu qui n’existe que dans leurs têtes, ils tuent et pillent à tous les niveaux »

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« D’ici quelques années, le Sénégal doit commencer l’exploitation de ses ressources minières avec le pétrole et le gaz. C’est maintenant qu’il faut sceller les bases d’une bonne gestion et surtout d’une bonne utilisation des ressources publiques. Je rappelle que nous travaillons avec quelques pays qui ont eu a` développer ce concept, Fonds souverains.
Mais, il s’agira de voir l’architecture de ce fonds pour qu’il re´ponde a` toutes les normes de transparence dans la gestion de telles ressources. Et, je souhaite avant le mois d’avril que ces lois puissent passer afin que nous soyons vraiment édifiés et qu’il y ait une loi qui organise la distribution de ressources dans le budget et avec les générations futures.
Malgré ces germes de changements observe´s au regard des indicateurs d’émergence de notre nation, des risques subsistent. Ce sont les risques lie´s au terrorisme. La zone sahélo-sahélienne est l’épicentre en Afrique de ces activités criminelles et nous devons prêter une grande attention à ce qui se passe chez nous, dans le voisinage.
Aujourd’hui, aucun pays n’est épargné. Les gens sont devenus fous, au nom d’un dieu qui n’existe que dans leurs têtes, ils tuent et pillent a` tous les niveaux.
Donc, nous devons aussi sur le de´fi de la sécurité continuer les efforts d’équipement, d’entrainement, d’information et de coopération avec nos partenaires et les pays avec lesquels nous e´changeons sur le sujet. »

PLUS DE MOYENS POUR L'EDUCATION

Education : le Sénégal va investir plus de 221,4 milliards de FCFA d’ici 2019

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Le gouvernement du Sénégal va investir d’ici 2019 plus de 221,4 milliards de FCFA en ressources additionnelles pour la réalisation de 6.369 salles de classe, de 4729 blocs administratifs et de 2498 blocs d’hygiène, a dit, mardi, le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne.
Ces projets entrent dans le cadre du programme national de résorption des abris provisoires dans les établissements d’enseignement élémentaire, moyen et secondaire général.
S’exprimant lors de sa déclaration de politique générale devant les députés, il a précisé que ces efforts consentis par l’Etat vont permettre "l’élargissement des capacités d’accueil, l’extension de la carte éducative et l’amélioration des conditions de travail et d’apprentissage".
Ce montant additionnel, selon le Premier ministre, permettra aussi la construction et l’équipement de 99 nouvelles écoles élémentaires, 45 nouveaux collèges, 14 nouveaux lycées, ainsi que la réhabilitation et l’équipement de 263 écoles élémentaires, de 97 collèges et de 6 lycées.
Il a annoncé que 6 lycées d’enseignement général sont en construction à Grand Yoff, Ngor, Yoff, Sangalkam, Tivaouane Peulh et Pikine Dagoudane, de même que la réhabilitation des lycées de la région de Dakar.
S’agissant de la modernisation des Daaras, il promet que "tous les 64 daaras ciblés seront livrés entre février et octobre 2018". "Le curriculum de formation est en train d’être testé dans 10 daaras depuis 6 mois avec 18.731 enfants enrôlés", a-t-il ajouté.
"Entre 2012 et 2016 près de 132,6 milliards de FCFA ont été dégagés pour construire et équiper 9.538 salles de classe, 333 écoles élémentaires, 162 collèges de proximité, 21 lycées, 20 blocs scientifiques et technologiques et 12 daaras modernes", a dit le chef du gouvernement.
M. Dionne a rappelé que le gouvernement du Sénégal "promeut une école de la réussite, viable, stable et pacifiée, une école pour tous davantage orientée vers l’enseignement des sciences, du numérique et des technologique".
Le Premier ministre a laissé entendre que "cette expansion importante de la carte scolaire a conduit à un accroissement de 7.481 enseignants dans le public".
"Des mesures spécifiques ont aussi été prises pour renforcer la formation initiale, relever le niveau académique des recrutements et développer la formation continue", a-t-il assuré.
M. Dionne a relevé que "plusieurs actions ont aussi été menées pour la correction des disparités régionales par la construction et l’équipement de 200 nouvelles écoles élémentaires dans les 25 départements les moins scolarisés de notre pays et la construction de 49 collèges clés-en-main au niveau des zones frontalières".
Au chapitre des manuels scolaires, le chef du gouvernement a rappelé que "plus de 8,2 millions de livrets d’activités de français, de mathématiques et d’éducation aux sciences et à la vie sociale un coût de 10 milliards FCFA, ont été distribués gratuitement aux élèves de l’élémentaire".
SK/PON.APS

05/12/2017

TRAITE DES MIGRANTS ESCLAVES

Trois personnes arrêtées au Sénégal pour trafic de migrants

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Au Sénégal, au moins trois personnes ont été arrêtées durant le week-end pour "convoi international de migrants en société" et "trafic de migrants".
Le premier, Adama Mbaye, est un présumé passeur, cité dans des faits de trafic de migrants et de traite de personnes, en Libye.
Il a été arrêté samedi nuit par les gendarmes de la Brigade de recherches, dans les locaux de la Radio Futurs Futurs Médias (RFM) où il participait à l'émission "Thème de la semaine".
Des victimes ont cité plusieurs fois son nom au cours de l'émission et il était venu donner sa version des faits.
L'affaire a éclaté après une plainte d'une certaine Ndèye Sonko contre un tiers pour abus de confiance portant sur 800 milles francs CFA.
Durant les investigations, les enquêteurs découvrent que la plaignante recevait de fortes sommes d'argent en provenance de la Libye.
Très vite, ils établissent le lien entre le réseau de Ndèye Sonko et celui d'Adama Mbaye,
Ndèye Sonko a également été arrêté pour "trafic de migrants" au même titre qu'Adama Mbaye.
Un Malien arrêté à Tambacounda
Par ailleurs, à Tambacounda, dans l'est du Sénégal, un Malien est gardé à vue par la police nationale pour "Convoi international de migrants en société".
L'homme est soupçonné de faire partie d'une organisation à but lucratif visant à transporter clandestinement des candidats à l'émigration, en direction de la Libye.
L'arrestation d'un Malien dans la ville de Tambacounda, chef-lieu de la région du même-nom, a eu lieu le jeudi 30 novembre mais c'est dans la nuit de dimanche à lundi que la Police Nationale a choisi de communiquer.
Dans sa déclaration, elle rapporte que les brigadiers du Commissariat de la ville ont pu procéder à une perquisition.
Le suspect, qui est actuellement en garde à vue, aurait reconnu avoir pour projet entres autres, d'acheminer un client vers Bamako.
Ce client devrait se rendre en Libye, rapporte la Police.
Les circonstances de l'interrogatoire au domicile du ressortissant Malien n'ont pas été dévoilés.
L'interpellation s'est faite en collaboration avec les brigades du secteur frontalier de Tambacounda.
Tambacounda est une région frontalière avec la Gambie mais aussi et surtout avec le Mali. Une région qui est le point de départ de migrants souhaitant se rendre en Libye.
BBC.com

02/12/2017

SECURITE ROUTIERE POUR ENFANTS

Plus de 60000 enfants formés en cinq ans sur la sécurité routière

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L’ONG Laser International a formé depuis 2012 plus de 60.000 enfants sénégalais en sécurité routière grâce à ses différents partenaires, a révélé jeudi à Dakar, la président de sa section sénégalaise, Ndèye Awa Sarr.
«L’appui des collectivités locales et d’autres partenaires publics et privés avec lesquels nous travaillons, nous a permis de donner une éducation routière à plus de 60.000 enfants sénégalais depuis 2012», a dit Ndèye Awa Sarr.
Elle s’exprimait au cours du lancement d’un programme d’éducation routière 2018-2019 qui cible 13.00 enfants. Le dite programme est mis en œuvre en collaboration avec le ministère des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement.
Les enfants touchés par l’éducation routière sont donc parvenus, selon la présidente de Laser international, à connaître les méthodes de traverser les routes et à reconnaître les panneaux, entre autres.
«Nous avons entrepris ce travail car, au Sénégal 13% de la mortalité sont dus aux accidents de la circulation. Ainsi, le coût humain et social des accidents de la route reste-t-il désastreux et économique car, à chaque fois qu’un enfant est tué ou gravement blessé par accident, c’est une calamité pour ce petit être, sa famille, ses camarades et son pays», a expliqué Ndèye Awa Sarr.
Citant une étude de la Banque mondiale, a indiqué que 90% des familles de personnes décédées par accident connaissent une dégradation importante de leur qualité de vie.
TE/APA

30/11/2017

AGONIE DE DAKAR SOUS LA POLLUTION

La pollution menace la presqu'île de Dakar

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Depuis le 21 novembre 2017, une étude sur la pollution marine, baptisée Awatox, qui fait l'état des lieux de la pollution marine dans la presqu'île de Dakar au Sénégal a été publiée. Un enjeu de santé publique qui menace la santé des riverains, mais également les secteurs de la pêche et du tourisme.
Des bouteilles en plastique, des sacs, des pneus. Les égouts du quartier de Ngor à Dakar sont un concentré de pollution ménagère et industrielle. Ce canal long d'une trentaine de kilomètres traverse plusieurs quartiers de la capitale dont celui de Makhtar, le quartier de Hann.
"Regardez moi tout ça. cela n'est pas hygiénique..." dit Makhtar Diakhité, un brin désabusé.
Il y 40 ans, le site était un petit paradis balnéaire. Aujourd'hui, c'est une décharge à ciel ouvert parce qu'il n'y a qu'une seule station d'épuration à Dakar.
Cette pollution? c'est le quotidien de Makhtar et des habitants du quartier. Depuis une dizaine d'années on leur promet notamment sept nouvelles stations de pompage.
Makhtar Diakhaté, y croit de moins en moins :"On attend le projet pour la dépollution de la baie de Hann, mais jusqu'à présent, ça n'existe pas. On nous a fait beaucoup de promesses, vraiment nous sommes désolés." affirme t-il.
La pollution marine régulièrement mesurée
Ce matin, Amidou Sonko, ingénieur en pollution marine et sa collègue s'apprêtent à prendre la mer. Ils ne vont pas très loin, juste à distance de baignade. Ils font partie du projet environnemental Awatox, et avec leur curieuse machine embarquée, ils viennent mesurer le taux de métaux lourds dans la baie de Ouakam. Aujourd'hui, le test porte sur le taux de cuivre présent dans l'eau. Interrogé sur la gravité de la situation, l'ingénieur regrette une certaine insouciance des baigneurs de la plage de Ouakam.
Selon Amidou Sonko, "Les gens ne connaissent pas beaucoup la pollution. Pour eux, la mer c'est OK. Venir se baigner pour eux c'est des bénédictions !" Et l'expert en pollution marine, d'ajouter : C'est un peu dangereux parce qu'ils ne connaissent pas ce qu'il se passe ici."
Il faut dire que pour l'instant près du rivage de la plage de Ouakam, les résultats ne sont pas encore très alarmants. Ce petit port de pêche est d'ailleurs l'un des seuls sites encore viable dans la presqu'île de Dakar.
L'avenir de la pêche en question
Pas de quoi -cependant- rassurer Mamadou Sarr. Il est marin-pêcheur. Il est nostalgique d'une époque désormais révolue. Quand la pollution ne l'obligeait pas à aller toujours plus au large pour jeter ses filets."Avant à moins de 50m ou pouvait avoir des thiofs, des badèches, tout ce qui est poisson noble, de toutes variétés," nous dit-il. "Maintenant avec la pollution si tu as un masque et que tu plonges au fond, à une dizaine de mètres du bord, tu vas voir que les rochers sont tapissés d'une sorte de graisse..."
Il faut arrêter cette pollution, sinon nous, on va mourir de notre pêche, on ne peut pas faire autre chose...
Mamadou Sarr, marin-pêcheur
Alors ce métier de pêcheur qu'il exerce comme son père avant lui, Mamadou, n'en veut pas pour son fils. Pas dans une eau, où selon Greenpeace, la pollution serait sur certaines zones du littoral, 350 fois au dessus des normes européennes.
Patrice Férus/Margot Chevance & Cheick Berthé/tv5monde.com
vidéo: http://information.tv5monde.com/afrique/senegal-la-pollut...

UN MEILLEUR ACCUEIL DES TOURISTES

Promotion de la destination Sénégal : Plaidoyer pour un meilleur accueil des touristes

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Pour mieux vendre la destination Sénégal, les députés estiment qu’il faut accorder un accueil plus chaleureux aux touristes pour les fidéliser. Ils ont fait cette recommandation au ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, lors du vote du budget 2018 de son département.
Le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, a défendu le projet de budget de son département devant l’Assemblée nationale. Lors de son passage, les députés ont abordé plusieurs sujets, notamment le marketing de la destination Sénégal, la diversification de l’offre touristique, le crédit hôtelier, le financement du tourisme…
Sur la question du marketing, les députés ont noté que la destination Sénégal « coûte cher ». Pour attirer le maximum de touristes et atteindre l’objectif fixé par le gouvernement du Sénégal dans le moyen terme, les députés ont estimé qu’il faut accorder un meilleur accueil aux touristes afin de mieux les fidéliser.
En effet, selon les parlementaires, dans le cadre du Crédit hôtelier, l’Etat accorde de « faibles prêts » aux investisseurs qui s’activent dans le secteur du tourisme. Pour cela, ils ont recommandé au gouvernement de recourir aux Partenariats public-privé (Ppp) pour développer certaines régions touristiques. Ici, Mame Mbaye Niang a précisé que le Crédit hôtelier est doté d’une enveloppe de 7,5 milliards de FCfa. Ce qui, selon lui, permet aux entreprises hôtelières et touristiques sénégalaises d’avoir des prêts pouvant aller de 5 millions à 100 millions de FCfa.
En outre, pour faire du Sénégal un hub touristique, les parlementaires ont indiqué au département du tourisme de « faire la promotion du Tourisme décentralisé ». Selon eux, les cascades de Dindéfélo à Kédougou, l’authenticité des villages traditionnels du Fouta et la beauté de certains sites, s’ils sont bien vendus, peuvent attirer beaucoup de touristes. Ne niant pas ces faits, M. Niang a toutefois reconnu que « le tourisme sénégalais est en train d’être dépassé par certains concurrents comme le Cap-Vert ». Sur ce, il a rappelé aux parlementaires qu’il y a, aujourd’hui, « nécessité d’un reprofilage » de notre tourisme.
Dans ce cadre, le ministre a informé que des « segments comme le tourisme animalier sont en train d’être explorés avec l’expertise de l’Afrique du Sud ».
A. Ng. NDIAYE/lesoleil.sn

UN EXEMPLE, UN DEBUT...

UN MAÎTRE CORANIQUE CONDAMNÉ À 5 ANS DE TRAVAUX FORCÉS POUR LE MEURTRE D’UN TALIBÉ

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L’accusé Assane Seck, 22 ans, reconnu coupable de meurtre, a été condamné jeudi à 5 ans de travaux forcés, par la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Diourbel.
L’affaire éclate le 25 mars 2017, quand les éléments de la brigade de gendarmerie de Mbacké reçoivent une information faisant état de la mort suspecte d’un jeune talibé (élève à l’école coranique) du nommé Souleymane Badiane. La même source révélait que le corps sans vie est déposé à la morgue du cimetière de Darou Salam pour les formalités d’enterrement, sur instruction du père de la victime.
Une patrouille est alors aussitôt envoyée sur les lieux du drame. A leur arrivée sur les lieux, les gendarmes ordonnent l’arrêt des funérailles. La dépouille mortelle est transportée à l’hôpital Matlaboul Fawzeini, à Touba, avant d’être acheminée à l’hôpital de Mbour pour autopsie.
Les enquêteurs découvrent que la victime présentait des traces de sévices sur plusieurs parties de son corps. Il avait aussi la bouche ensanglantée et son oreille gauche laissait couler du sang.
A l’issue de l’examen, le médecin légiste révèle dans son rapport joint à la procédure, un hématome du scalp et du muscle temporal, une hémorragie de la base du crâne et une intégrité des organes intra-abdominaux et intrathoraciques.
Le certificat de genre de mort, les témoignages recueillis, les constatations matérielles ainsi que les aveux circonstanciés des inculpés sont autant d’éléments qui fortifient les charges retenues contre l’accusé Assane Seck.
A l’instruction, ce dernier avait soutenu avoir porté des coups sur la victime car elle fuguait. Il ajouté avoir constaté à un moment donné que l’enfant ne respirait plus et l’a déposé dans la chambre.
Souleymane Badiane, propriétaire du daara et père de la victime Mouhameth Khairi Badiane, a lui aussi été interrogé par les enquêteurs. Dans sa déposition, il dit avoir été informé de la mort de son fils aux environs de 6 heures du matin, par un de ses talibés qui lui révélait par la même occasion qu’il s’agissait d’une « mort naturelle’’.
Il a précisé que c’est lui qui avait demandé aux parents et amis de procéder à l’inhumation de l’enfant. Il révélait toutefois qu’il reste convaincu que son fils est mort des suites des coups et blessures.
Le Procureur de la République, dans son réquisitoire, déclare que les faits ont été confirmés par le père de la victime et ajoute que les aveux circonstanciés. Aussi a-t-il il a déclaré Assane Seck coupable de coups et blessures volontaires sur un enfant de moins de 15 ans ayant entrainé la mort sans intention de la donner.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

29/11/2017

10% DE BUDGET EN PLUS POUR L'AGRICULTURE

le budget 2018 dédié à l’agriculture progresse de 10,8%

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Le budget du ministère de l’Agriculture et de l'équipement rural au Sénégal a été voté samedi à l’Assemblée nationale à FCFA 195,5 milliards (€298 millions) pour 2018. Un budget en hausse de 10,8% par rapport à celui de 2017 (FCFA 176,4 milliards) mais qui reste bien en dessous de l’objectif de la Déclaration de Maputo de consacrer 10% du budget des pays africains à l’agriculture.
Le budget 2018 a adopté samedi à FCFA 3 709,1 milliards, en progression lui aussi d’un peu plus de 10%.
Pourtant le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Pape Abdoulaye Seck, en défendant son budget à l’assemblée a affirmé que le président Macky Sall avait une grande ambition pour l’agriculture. Il y a nécessité et urgence de décomplexer l’agriculture sénégalaise. Ce qui signifie que notre pays a les capacités objectives pour se nourrir sur une base endogène afin de préserver notre dignité et l’équilibre sociétal » a déclaré le ministre face aux députés.
Pape Abdoulaye Seck a rappelé aussi que l’Etat mettait des moyens importants dans l’agriculture mentionnant notamment les différentes subventions sur les engrais et semences (50%), le matériel motorisé (60%) ou le matériel de culture attelée (70%). Pour diminuer les pertes poste-récolte quelque 122 magasins de stockage sont en cours de construction et il est prévu à partir de 2018 de réhabiliter chaque année 100 seccos a-t-il mentionné.
Abordant la Sonacos, le ministre, réitérant la volonté de l’Etat de la privatiser, a estimé que «le redressement de la Sonacos Sa qui s’effectue dans de bonnes conditions lui a permis d’obtenir des résultats très satisfaisants. Elle a collecté, lors de la dernière campagne de commercialisation, non moins de 100 000 tonnes et a déjà mobilisé une somme de FCFA 55 milliards pour la prochaine ».
commodafrica.com

LES TALIBES SONT DES ESCLAVES!

Un pas vers la justice pour les jeunes talibés victimes d’exploitation

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Début novembre, une opération de lutte contre la traite des êtres humains s’est déroulée sur deux jours à Dakar. Plus de 50 enfants contraints de mendier ont été retirés des rues de la capitale. Cinq trafiquants présumés ont été arrêtés, mais les autorités sénégalaises doivent encore intensifier leurs efforts pour mettre fin à ce fléau.
Au début du mois, le gouvernement sénégalais s’est discrètement associé à Interpol pour une opération de lutte contre la traite des êtres humains organisée sur deux jours à Dakar. Dans le cadre de l’opération Épervier, une équipe composée d’officiers de police et d’assistants sociaux – agissant aux côtés d’Interpol et de la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes – a retiré plus de 50 enfants des rues de la capitale sénégalaise. La plupart de ces enfants étaient des talibés, ou élèves d’écoles coraniques, contraints de mendier par leurs maîtres.
Arrestation des trafiquants
L’équipe a emmené ces enfants dans des centres d’accueil pour leur prodiguer des soins et les rendre à leur famille, comme le gouvernement l’avait déjà fait lors d’initiatives similaires. Mais cette fois-ci, quelque chose d’inédit s’est produit : cinq trafiquants présumés, y compris au moins un maître coranique, ont été arrêtés.
Le “maître” en question “plaçait les enfants à différents endroits d’un quartier et leur fixait une somme à verser par jour”, d’après un rapport d’Interpol daté du 6 novembre. Il a été déféré à la justice.
L’opération Épervier a permis de secourir environ 500 victimes
Dans le cadre d’un projet d’Interpol visant à lutter contre la traite des êtres humains au Sahel, l’opération Épervier a appuyé des opérations de courte durée menées par la police nationale au Sénégal, au Niger, au Mali, au Tchad et en Mauritanie. Au total, l’opération a permis de secourir environ 500 victimes, y compris 236 mineurs, et d’arrêter 40 trafiquants présumés.
Plus de 50 000 talibés présents au Sénégal
Le fait d’envoyer des enfants dans des pensionnats coraniques traditionnels reste une pratique bien ancrée dans toute l’Afrique de l’Ouest. Le Sénégal, en particulier, voit un grand nombre de talibés de pays voisins intégrer ces écoles, ou daaras. Plus de 50 000 talibés au Sénégal sont contraints de quémander de l’argent ou de la nourriture par des marabouts peu scrupuleux, et un grand nombre de ces enfants sont victimes de violence.
Au cours des quatre dernières années, je me suis rendue dans des dizaines de daaras où des talibés vivaient dans des conditions sordides. En 2016 et 2017, j’ai documenté cinq cas d’abus sexuels commis par des maîtres coraniques ; plus de 30 cas de talibés battus, enchaînés ou emprisonnés ; et cinq cas de talibés décédés à la suite d’abus qui auraient été infligés par leurs maîtres (voir ici et là les reportages de Human Rights Watch).
Des procureurs abandonnent les enquêtes malgré l’existence d’un grand nombre de preuves
Malgré des lois nationales pour lutter contre la maltraitance, le trafic et l’exploitation des enfants, on constate un manque déplorable de volonté d’appliquer la loi qui interdit aux marabouts de violer les droits des enfants.
Des agents et des activistes de la société civile sénégalaise m’ont affirmé que la police s’abstenait régulièrement d’enquêter sur les cas d’abus et de mendicité forcée commis par ces maîtres, tandis que des procureurs abandonnent les enquêtes malgré l’existence manifeste d’un grand nombre de preuves.
La justice au cœur de la solution
Des pressions croissantes s’exercent sur le Sénégal pour que le pays s’attaque à ce problème, et un programme lancé mi-2016 a entraîné le retrait de plus de 1 500 enfants des rues. Cependant, comme l’a révélé un rapport de Human Rights Watch publié en juillet 2017, ce programme a renvoyé plus d’un millier de talibés auprès des maîtres coraniques qui les avaient forcés à mendier, et il ne s’est soldé par aucune enquête ni poursuite judiciaire.
En revanche, l’initiative menée il y a peu avec Interpol montre l’impact que pourrait avoir le fait de veiller à ce que la justice fasse partie intégrante des mesures de protection de l’enfance déployées au Sénégal. Bien que l’opération n’aurait entraîné l’arrestation que de quelques trafiquants présumés, elle pourrait signifier un changement important de stratégie face à ce problème.
En finir avec la mendicité forcée des enfants
La semaine dernière, le monde fêtait la Journée mondiale de l’enfance, vingt-huit ans après l’adoption par l’ONU de la Convention des droits de l’enfant, ratifiée par le Sénégal en 1990. Si le gouvernement sénégalais envisage sérieusement une approche plus complète du problème de la mendicité forcée des enfants – intégrant le retrait des talibés des daaras où ils sont victimes d’abus ou d’exploitation, le retour des enfants dans leur famille, ainsi que l’ouverture d’enquêtes et de poursuites à l’encontre de maîtres responsables d’abus – les enfants sénégalais auront enfin matière à célébrer.
Lauren Seibert/jeuneafrique/com

LA PÊCHE ILLEGALE

La sécurité alimentaire en Afrique menacée par la pêche illégale

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Greenpeace a choisi la date du 21 novembre, journée internationale de la pêche artisanale pour publier à Dakar son rapport intitulé « Le coût de la destruction des océans ».
La pêche illégale et la surexploitation des stocks de poisson dans les eaux subsahariennes continuent de causer des ravages dont les conséquences pour les populations locales en Afrique de l’Ouest sont alarmantes.
Le rapport dévoile ainsi les impacts sur les moyens de subsistance, la menace sur la sécurité alimentaire et les pertes d’emploi en Afrique de l’Ouest qu’ils estiment à plusieurs millions.
Les pêcheurs africains et les communautés locales continuent de subir les conséquences de la surpêche et de la pêche illégale au large de l'Afrique de l'Ouest selon Greenpeace qui dénonce la destruction des océans depuis plusieurs années.
Greenpeace demande donc aux États d’Afrique de l’Ouest et à ceux qui pêchent dans ces eaux d’agir en urgence et faire cause commune afin de protéger les africains contre la surpêche et la pêche illégale qui menacent l’environnement, la biodiversité et la sécurité alimentaire.
Selon l’ONG, il existe une complicité entre les Etats ouest africains et des pays comme la Chine, la Corée du Sud ou certains pays de l'Union européenne.
Non seulement les pays autorisés à pêcher dans les eaux subsahariennes ne respectent pas les mesures essentielles à la survie des communautés côtières, mais les pays africains ne font rien pour y remédier.
Pavel Klinckhamers, Responsable de projet à Greenpeace regrette « Les pays d'Afrique de l'Ouest continuent de signer des accords de pêche opaques avec des pays étrangers sans mettre en place les moyens de surveiller leurs activités, et sans prendre suffisamment en considération les intérêts des pêcheurs artisans. Résultat : ce sont l'environnement marin, les pêcheurs locaux et les populations africaines qui en subissent les préjudices ».
lepetitjournal.com

PLUS UNE SEULE EXCISION!

LA PRATIQUE DE L’EXCISION EST « UN FREIN » AU PROCESSUS DE DÉVELOPPEMENT DE LA FEMME

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La pratique de l’excision est « un frein » au processus de développement et les femmes ne pourront pas y contribuer si elles continuent de subir des excisions, des mariages d’enfants et autres maltraitances, qui ne riment pas avec le respect de leurs droits a indiqué, dimanche, le préfet de Sédhiou, Madiaw Kandji.
« Avec les méfaits de l’excision, comment les femmes pourront-elles participer au processus de développement du Sénégal qui est devenu une exigence, dans le contexte de l’acte 3 de la décentralisation où les terroirs doivent être prospères et compétitifs » s’est-il demandé.
Le préfet recevait, à Koussy, une commune non loin de Sédhiou, la déclaration d’abandon de l’excision dans laquelle 87 communautés issues de quelque 50 villages soutiennent avoir décidé « en toute connaissance de cause » d’abandonner définitivement les pratiques de l’excision, du mariage des enfants.
La manifestation est initiée par l’ONG Tostan, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF).
Depuis le lancement de ce mouvement historique en juillet 1997 à Malicounda Bambara (Mbour), pas moins de 6487 villages ont renoncé aux pratiques de l’excision, des mariages des enfants et forcés.
Parlant au nom des partenaires du Programme conjoint UNICEF/UNFPA, la représentante résidente par intérim de UNFPA au Sénégal, Rose Gakouba a fait noter que « malgré
la mobilisation des efforts et des ressources les mariages d’enfants et l’excision continuent et constituent des violences ».
« L’excision et le mariage des enfants constituent une atteinte aux droits des filles et des femmes » a dit Mme Gakouba qui ajoute que la cérémonie de Koussy marque le lancement de la campagne des « 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ».
Pour Rose Gakouba, le thème : « Ne laisser personne pour compte : mettre fin à la violence contre les femmes et les filles » reflète le principe du Programme transformatif à l’horizon 2030 pour le développement durable.
C’est pourquoi elle a appelé les religieux à faire des prêches incitant à l’abandon de la pratique de l’excision et des mariages précoces et les médias à produire des émissions de radio et de télévision destinées à sensibiliser les populations et décourager les pratiquants de ces fléaux.
Convoquant les données des Enquêtes démographiques et de santé (EDS), Mme Gakouba a salué les efforts faits par le Sénégal où « la proportion des filles âgées de moins de 15 ans excisées est passée entre 2013 et 2016 de 18% à 13.6% ».
Cependant, la fonctionnaire de l’UNFPA a appelé à rester « vigilants et mobilisés » pour « accélérer et aboutir » à l’abandon total de la pratique de l’excision.
« Nous avons des raisons d’espérer parce que votre décision d’arrêter d’exciser vos filles est un exemple et encourage les autres communautés à faire de même » a-t-elle dit aux communautés de Sédhiou.
Cheikh Adama GueyeLTF/PON/senepeople.com

24/11/2017

LES KHALIS DE LA FRANCE

L’Afd a injecté plus de 856 milliards de FCFA au Sénégal depuis 2007, selon Amadou Bâ

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L’Agence française de développement (AFD) a, de 2007 à maintenant, approuvé 856,4 milliards de FCFA en faveur du Sénégal, a souligné, vendredi à Dakar, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ.
“De 2007 à maintenant, l’AFD a approuvé un total de 55 opérations en faveur du Sénégal pour un montant de 1305,5 millions d’euros, soit environ 856,4 milliards de FCFA” a-t-il dit, lors de la première revue annuelle conjointe du programme de coopération entre l’AFD et le Sénégal.
Selon lui, “la revue constitue assurément, une belle opportunité pour une large concertation entre les parties prenantes sur l’état de mise en œuvre des projets en faisant un point exhaustif sur la situation d’exécution technique et financière des opérations en cours”.
Aussi, a ajouté le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, “lors de la réunion du groupe consultatif pour le Sénégal tenue en février 2014, la France avait annoncé de nouveaux engagements pour appuyer le financement du Plan d’Actions Prioritaires 2014-2018 du Plan Sénégal émergent pour un montant de 282 milliards de FCFA”.
“Ces engagements se sont concrétisés depuis cette date par la signature de 29 conventions de financement avec l’AFD pour le montant de 580 milliards de FCFA soit le double des financements initialement annoncés” a noté M. Bâ.
Pour l’Ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, “150 millions d’euros (environ 9 milliards FCFA) sont engagés en moyenne chaque année au Sénégal par l’AFD et en 2008 nous avons eu à célébrer les 75 ans de présence de l’AFD”.
“Le Sénégal est le 17 ème pays prioritaire de la France avec une coopération sur le plan culturel, économique, politique et d’aide publique au développement” a ajouté l’ambassadeur, appelant à “identifier toutes les contraintes pour essayer d’améliorer les performances des programmes”.
Pour M. Bigot, “la contribution de l’AFD devrait atteindre 700 millions d’euros dont 500 millions d’euros entre 2014 et 2017”.
“Il faut réfléchir sur les délais et les procédures pour aller vite dans l’exécution des programmes” a encore indiqué le diplomate.
Pour Amadou Bâ, “cet exercice nous permet également d’identifier les défis et les principales contraintes rencontrées dans la mise en œuvre des projets et programmes de coopération en vue de capitaliser les meilleures pratiques et de formuler des recommandations pertinentes à même d’améliorer l’efficacité des interventions”.
Le dernier document cadre de partenariat pour la période 2013-2017 a fixé les priorités de la coopération bilatérale entre la France et le Sénégal sur trois domaines d’interventions.
Il s’agit du développement durable avec comme secteurs l’agriculture, l’environnement, l’eau et l’assainissement de la bonne gouvernance en ce qui concerne l’état de droit, la décentralisation, la défense et la lutte contre les trafic sans oublier la société civile.
Le développement humain avec comme domaines d’activités l’éducation et la santé figurent en bonne place.
Abdoulaye/Aps/xalimasn

FREINER L'IMMIGRATION PAR LA FORMATION

Fonds européens: donner envie de rester et réussir en Afrique

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Au Sénégal, une délégation de l'Union européenne tente de favoriser l'emploi et la formation sur place pour réduire au maximum l'immigration et donner l'envie aux jeunes de réussir dans leur pays.
Que devient l'argent de l'Europe censé s'attaquer aux causes profondes de l'immigration clandestine ? Une équipe de France 2 a suivi une délégation en charge du projet phare de l'Union européenne au Sénégal : 40 millions d'euros pour développer l'emploi. Depuis quelques mois, elle visite dans tout le pays des entreprises qui espèrent être soutenues. Quinze entreprises ont été sélectionnées, l'objectif est d'en aider 250 en quatre ans avec un critère majeur : des emplois coûte que coûte. Le Sénégal est l'un des principaux pays de départ clandestins en Afrique, la moitié des migrants sénégalais viennent de la région de Tambacounda.
Investir dans la formation
L'Union européenne investit également sur la formation, avant d'arriver à l'emploi. Un projet de formation de mécanique vise à former 12 000 jeunes en 4 ans. Difficiles à juger, les premiers bénéficiaires ne termineront que dans deux ans. L'Europe veut persuader les jeunes Sénégalais qu'ils ont tout intérêt à rester. Pour faire passer le message, une cinécaravane fait le tour du pays pour diffuser une série. On y voit une famille qui prévient des risques de l'immigration et fait comprendre aux jeunes qu'il est possible de réussir au Sénégal. L'idée de réussir dans leur pays est loin d'être une évidence pour les jeunes sénégalais, l'Union européenne travaille à changer les mentalités.
francetvinfo.fr
Regarder le reportage: https://www.francetvinfo.fr/monde/senegal/fonds-europeens...

23/11/2017

UNE ECOLE DANS UN HÔTEL

Depuis 3 ans, l’hôtel Cordons Bleus, à Ndangane (Sine Saloum), accueille gratuitement une école (CI/CP) fondée par l’association « Il était une fois, 3 fois ».

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A l’origine de cette association, une Française, Christine Boivin, ancienne directrice d’école à la retraite, installée à Ndangane depuis 6 ans et passionnée d’enseignement.
Au départ, elle recevait une quinzaine d’élèves en maternelle, en faisant les cours chez elle.
Fort de son succès, sa maison n’était plus adaptée pour faire face à la demande.
Elle s’est rapprochée de Lionel Lopez, propriétaire de l’hôtel Cordons Bleus, installé depuis 11 ans.
Ce dernier dispose d’une grande salle dont il ne sert que l’été dans le cadre de l’accueil de colonies de vacances.
Séduit par cette initiative, c’est tout naturellement que ce dernier, lui a proposé de lui mettre à disposition cette salle pour accueillir les élèves au nombre de 39 aujourd’hui.
Cette école est agréée par l’éduction nationale et reçoit les élèves du village.
Elle reçoit beaucoup de soutiens de touristes qui transitent à l’hôtel, tant matériel que financier.
Par ailleurs, elle cherchait une autre salle pour accueillir les maternelles. C’est l’association Aéropartage (fondée par le groupe Corsair), qui lui a mis à disposition une maison de vie à l’entrée du village. Elle y accueille 63 élèves. Cette association va construire prochainement une 2° salle de classe.
Magnifique initiative
PS : Si vous souhaitez aider
Renseignements : cordons-bleus@orange.sn
www.lescordons-bleus.com
00221 77 403 80 56
FB : Il était une fois trois fois.

BRB/LCB

20/11/2017

LES TOURISTES PREFERES

Quels sont les touristes préférés des hôteliers sénégalais ?

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Chaque année, environs un millions de touristes viennent visiter le Sénégal. Son climat, ses paysages, ses habitants, toutes ces choses attirent. Du côté des hôteliers, même si on est toujours heureux de faire le plein, il n’en reste pas moins que certains clients sont plus agréables à loger que d’autres.
En 1971 le groupe Français Martin Circus chantait ‘’ Je m’éclate au Sénégal’’, la destination étant alors chasse gardé des touristes Français. A la fin de cette même décennie, le rallye Paris Dakar (le 1er en 1978) fait découvrir à la planète entière le pays de la Teranga et ses rives du Lac Rose.
Espagnols et Belges sont les plus courtois et généreux
Sans généraliser, les réponses d’une cinquantaine de professionnels du voyage au Sénégal sont assez concordantes. Les Espagnols et les belges remportent la palme d’or auprès de la plupart des professionnels du tourisme de loisirs. Les espagnols sont décris comme des clients courtois et respectueux, s’intégrant rapidement aux us et coutumes sénégalaise. La clientèle belge pour sa part a la réputation d’être généreuse. Les Français et les quelques Américains venus découvrir le Sénégal seraient plutôt prêts de leurs sous, avec comme maitre mot tout négocier pour être sûr de ne pas se faire rouler dans la farine (chat échaudé craint l’eau froide).
Le son de cloche est différent en fonction des régions. Sur Saly et la petite côte la pluparts des commerçants du loisir, de la restauration et de l’hôtellerie ont orienté leurs viseurs sur Dakar avec comme cible préférée le ‘’ Nouveau type de Sénégalais’’. C’est papa, maman et les enfants venant en VSD se la couler douce sans trop faire attention à la dépense, se faire plaisir rek, est le style de client que tout le monde veut avoir. Le type de client à éviter étant les jeunes de toutes origines confondues bruyant, et fauché avant même d’avoir demandé l’addition.
Si à Dakar on préféré les hommes d’affaires du monde entier sans distinction de race, de couleur, ou de carte de crédit, dans les régions (même si pendant la basse saison tout le monde cherche à attirer les Dakarois), ce sont les Européens de l’ouest les clients les plus à la mode. Et dans le quarté gagnant, on retrouve les Espagnols, les Belges les Italiens et les Français qui reviennent le plus souvent dans le choix de nos hôteliers.
Depuis 2 ans, une ligne aérienne dépose quelques mois par an des visiteurs des pays bas, tout comme quelques voyageurs venus de l’Europe de l’est en attendant une ligne direct du Canada et de la Scandinavie. Cette nouvelle clientèle n’est pas encore très régulière pour entrer dans un profil.
Skywalker/Eva Rassou/au-senegal.com
http://www.au-senegal.com/quels-sont-les-touristes-prefer...

18/11/2017

L’ESCLAVAGE DES NOIRS PAR LES ARABES

Alors que le monde découvre que des esclaves d'Afrique noire sont vendus actuellement en Lybie, l'actualité du web ressort cette étude historique sur l'esclavage.

senegal, afrique

On nous parle souvent de la traite transatlantique mais jamais de la traite arabo-musulmane. Pourquoi ? Pourtant l’esclavage des noirs par les arabes est la pire, la plus longue, la plus diabolique et surtout la toute première institution négrière qui fut introduite, initiée, définie et mise en œuvre en Afrique noire. Pourquoi veut-on nous faire croire que les razzias, les kidnappings, les déportations et la mise en esclavage de nos ancêtres était le seul fait des européens ?
Pourquoi les arabo-musulmans répandent-ils partout l’idée selon laquelle: « avant leur invasion en Afrique du nord au 7ème siècle, nos ancêtres pratiquaient déjà l’esclavage entre eux ? »
Pourquoi refusent-ils systématiquement d’apporter la moindre preuve historique confirmant cela ? Sujet tabou. Beaucoup de prosélytes musulmans se permettent même de réécrire l'Histoire de l'esclavage des Noirs en pays d'islam en retranchant cyniquement la vérité historique afin de mieux la remplacer par des balivernes.
L’asservissement étant issue du mode de production eurasiatique et patriarcal, cette pratique barbare n’est arrivée qu'à partir de l’année 652, lorsque l'émir arabe Abdallah Ben Saïd et ses soldats envahiront et dévasteront l’Afrique du nord puis imposeront aux Nubiens (Sud de Égypte, Tchad, Soudan, Éthiopie) de leur livrer annuellement plusieurs centaines d'esclaves noirs. Ce fut là le point de départ de la première ponction humaine sur le continent africain.
A ce jour ni les européens ni les arabes n’ont jamais apporté la moindre preuve que les africains pratiquaient déjà l’esclavage avant que les arabes ne l’importent. Les arabes étaient les premiers a faire la traite des Noirs et les derniers à l'abolir (ils y étaient forcés). Rappelons que Mahomet, le prophète des arabes a acheté et vendu des esclaves durant toute sa « prophétie », au nom de son dieu. Comme l'islam est a l'image de leur prophète esclavagiste, il est normal de trouver des versets esclavagistes dans leur livre soit disant saint. En effet, le coran légalise et renforce cette pratique sans jamais condamner les tortionnaires et donne même une justification divine à cette barbarie.
L’arrivée de l'islam en Afrique noire a donc joué un rôle capital et néfaste dans l'asservissement et l'aliénation des peuples qui ont cédé aux arabes. Une des multiples conséquences de cette entreprise d’asservissement est le traitement inhumain qu'ils réservaient aux noirs, un traitement résultant naturellement des préjugés raciaux qui y prévalent depuis l'arrivée des aryens au moyen orient et en Afrique du nord.
Contrairement à la spiritualité africaine, la religion est un concept politique crée par les romains pour contrôler d'autres hommes ignorants de leur propre histoire. Dès lors, qu'on est sous l'emprise de ces dogmes on ne voit plus les injustices, les tortures, la misogynie, les mensonges historiques, les plagiats et les falsifications religieuses. La naissance de l'islam a donc permis aux arabes de légaliser toutes leurs abominations culturelles dont le commerce des êtres humains institutionnalisé à grande échelle avec l'approbation de leur religion. En fait, le coran permet la mise en esclavage des non musulmans, le vol de leur terre comme butin et des guerres d'agression contre les peuples qui n’adhèrent pas à leur culture hégémonique. Cela explique le nombre incroyable de guerres prétendument saintes (djihad en arabe). Pas besoin d’être un génie pour comprendre que n’y a absolument rien de saint dans leur banditisme, qui visent essentiellement à piller, massacrer, violer, voler des territoires et soumettre des populations à la religion arabe par la violence ou la ruse. Aujourd’hui, la majorité des noirs hypnotisés par cette religion se vantent même du fait que le dieu des arabes les a ordonné de bien traiter les esclaves. Mais pour bien traiter un esclave il faut au préalable le posséder.
Mais alors comment ce dieu (soit disant de paix), a-t-il pu autoriser que quiconque puissent réduire des peuples en esclavage, comme s’ils étaient des objets ou des animaux domestiques ? Et qu’il suffit de bien les traiter pour qu’on oublie la monstruosité de cette pratique. Le comble est qu’encore aujourd’hui les « savants arabes » regrettent l’abolition de l’esclavage, car à les écouter, c’était une source d’enrichissement, un moyen de posséder des femmes esclaves et de gagner le paradis !
Pour le musulman (modéré ou non), condamner la pratique de l’esclavage revient à aller à l’encontre de la parole de son dieu. Ce pan de l’histoire pose surtout un grand problème aux autres intellectuels musulmans et honnêtes qui pour éviter toutes représailles de leur communauté, préfèrent se plonger dans le silence. N’oublions pas que pour discipliner, conditionner et enrôler les esclaves dans la chasse aux noirs animistes, les arabes leurs faisaient un endoctrinement religieux dès le bas âge afin qu’ils considèrent cette pratique comme légitime et divine. C’est toujours grâce à cette endoctrinement qu'ils réussissent encore, de façon stupéfiante à nier, tromper, désinformer, déformer, occulter et falsifier à la fois la réalité, les écrits de leurs propres savants et l’histoire sur une période de près de 14 siècles.
Ce qu’il y a de plus particulièrement tragique, c’est que la plupart des noirs d’Afrique, d’Europe, des Caraïbes et des Amériques, ignorent totalement ces faits. N’oublions que les noirs sont extrêmement mal vus dans le monde arabe. Éduqués dans la haine et le mépris des noirs, des crimes odieux sont régulièrement commis par la police et la population arabe à leur encontre. Certains noirs aliénés par l’islam trouvent même des explications "coraniques" à ça. Cependant chez les peuples Arabes, le racisme anti-Noirs plonge ses racines très loin dans l'histoire. Nier ce fait, c'est leur fournir des excuses.
L’esclavage n’a pas été créé par les africains, il nous a été imposé au fil des siècles par les différents envahisseurs. Ce mode de production de culture indo-européenne est arrivé en Afrique par les tribus nomades venues d’Asie centrale (leur point de départ). La langue arabe est l’une des seules au monde à disposer autant de mots désignant un esclave. Dans cette culture « un esclave » est souvent synonyme à « un noir »
Le vocabulaire arabe est particulièrement riche pour désigner ces différentes catégories d'esclaves : ‘abd, ‘abîd, riqq, raqîq, jâriya, jawârî (réservé aux esclaves femmes), ghulâm (réservés aux jeunes esclaves hommes), raqba (mot coranique qui signifie « nuque » ou « tête »), zandj ou aswad (noir, venant à signifier « esclave ») , khaddam (serviteur domestique), etc. L’expression la plus générique qui les désigne toutes prend source dans le langage imagé du Coran : ma malakat aymanoukoum (« ce que votre droite a possédé »).
? Le mot arabe « adb » ou « aabd » (???), signifiait esclave ; et le mot « abid » ou « aabid » (????) signifiait esclaves au pluriel.
Par exemple, Le mot arabe « Abdallah » signifie littéralement « l’esclave d’Allah»,
Mais partir du VIIIe siècle le mot « aabd » (???), est devenu synonyme de « Noir »
La langue Arabe nous apprend aussi que le mot « abid » est devenu synonyme de « Noirs (au pluriel) ».
Au Moyen Age, le mot arabe « abid » désignait déjà un esclave noir, le mot «mamelouk » désignait un esclave blanc.
? Quant au terme « Zanj », « Zandj », « Zenj », ou « Zendj », voire « Zinj » désignait de façon péjorative les Noirs, avec une connotation raciale officielle que l'on retrouve dans les textes et discours racialistes des auteurs arabes. Selon la translittération, ce terme vient du persan Zangi-bar (?????? ) signifiant depuis l'Antiquité, la « Côte des Noirs » (c'est aussi l'origine du nom Zanzibar).
? Le mot « kafir » ( ????), « Kaffir », « Keffir », « Caffre » ou « cafre » ; pluriel : (?????) « kuffar » signifiant « infidèle » ou « mécréant » désigne aussi « les Noirs » de l'intérieur et du Sud de l’Afrique.
De plus, sur les iles de l’océan indien (Madagascar, Réunion, ile Maurice …) le terme « Cafres » désigne tout individu au phénotype africains.
Cependant, il est important de noter que beaucoup de Noirs utilisent le terme « cafrine » avec fierté pour désigner une jolie jeune femme d'origine africaine, à l'instar du mot « négresse », qui partit d'une connotation péjorative et raciste, a été récupéré par les noirs, pour se nommer avec une certaine affection. Terme qui n’a pas du tout la même connotation dans la bouche d’un arabe ou d’un blanc.
Alors, pourquoi le Coran contient il autant de terme qui associent noir à l'esclavage ? L'ont ils aboli, comme on l’entend souvent ? Si tel est le cas, pourquoi l’esclavage a-t-il continué en terre d’islam pendant et après l'invention de cette religion ?
ESCLAVAGE ET GÉNOCIDE EN TERRE D'ISLAM
Si la traite transatlantique a été qualifié à juste titre comme un crime contre l’humanité, ce qu’il faut dire c’est que celle pratiquée par les Arabo-musulmans fut un véritable génocide parce que le sort qui était réservé aux captifs Africains apparaît aujourd’hui clairement comme une extinction ethnique programmée par assassinat et par castration massive. On sait aujourd’hui que les noirs capturés par les arabes ont pratiquement tous disparus en dépit de l’immense masse d’Africains déportés dans les pays dans le monde arabe. D’où l’utilisation du terme génocide. Les trois quarts des captifs, enchaînés, ne survivaient pas aux traitements inhumains qui leur étaient infligés, comme en témoignent encore aujourd’hui les longues lignes d’ossements humains qui jalonnent les pistes qu’ils empruntaient.
33 Millions de déportés après castration massive il ne reste qu’une poignée aujourd’hui en terre d’Islam, alors que de l’autre côté (transatlantique) nous avons plus de 100 Millions d’individus descendants d’Africains qui peuplent le continent Américain des États Unis jusqu’au Brésil en passant par les îles de la Caraïbe. Dans les pays Arabes on ne trouve presque plus. Les déportés ont été assassinés ou castrés par des Arabes, c’est donc un génocide.
La déportations des noirs par les Arabo-musulmans se pratiquait au Sahara, sur les cotes de la mer Rouge jusqu’à l’Océan Indien.
Rien qu’au Sahara, plus de 19 Millions de captifs (Noirs) ont été transportés dans les conditions inhumaines dont plusieurs Millions ont péris ou alors sont restés en bordure du désert. Pour ce qui est de la traite Orientale qui s’est déroulée dans les régions proche de la mer rouge et de l’océan indien on évalue à plus de 13 Millions le nombre de victimes. Les historiens modernes nous ont confirmé qu’au moins 80% des noirs capturés par les négriers musulmans, mourrait avant d’atteindre les marchés d’esclaves. De plus Lors des razzias, pour capturer un esclave deux à trois individus étaient tués pour un Noir capturé. Lorsqu’on additionne le nombre de tués et de vendus dans les marchés d’esclaves, le total des victimes africaines, dépasse sensiblement les 100 millions de personnes en 14 siècles. Le bilan est donc très lourd. Dans Alerte sous les tropiques, Cheikh Anta Diop précise que:
« Après l'occident, c'est la deuxième force qui cherche à diriger le Monde Noir. Depuis le VIIe siècle, le centre de gravité du Monde Arabe s'est déplacé lentement d'Asie en Afrique. Bien qu'il n'existe aucune unité naturelle en dehors de la culture , entre l'Afrique du Nord , la Lybie et l'Egypte d'une part , et les États arabes du Proche-Orient de l'autre , il ne s'en est pas moins créé une ligue arabe englobant tous ces pays. Aussi longtemps que les Arabes qui vivent en Afrique se sentiront plus attachés à leurs frères de race du Proche-Orient qu'au reste de l'Afrique Noire, nous aurons le devoir et le droit de nous défendre devant leur attitude raciste.»
(Cheikh Anta Diop, Alerte sous les tropiques, p. 95)
INVASIONS, RAZZIAS ET DÉPORTATIONS
Les étapes du blanchiment des populations de l’Égypte, de la Libye, de la Tunisie de l’Algérie et du Maroc, initialement noirs, se sont opérées à l’occasion de multiples invasions des peuples eurasiatiques et indo-européens venus d'Asie centrale. Les « Temehou » (indo-européens) et « les Amou » (eurasiatiques) sont arrivés au Nord de l’Afrique vers 1800 avant J.C (invasions des « peuples de la mer » et des Hyksos). Vers -1200, viendront d’autres peuples envahisseurs au teint pâle. Ils seront repoussés vers la Libye, ce qui y a accentuera l’apport de population blanche. Puis d’autres vagues viendront. De lors l’Afrique du nord succombera aux invasions des populations blanches : assyrienne, puis perse (iranienne), grecques, romaines, arabes, turques... Ces envahisseurs successifs pousseront les Noirs autochtones vers les régions beaucoup plus au sud. Ceux qui resteront, se feront assassiner ou se métisseront. Après la mort du prophète des arabes, ses sympathisants sèmeront la mort sur toutes les rives méridionales et orientales de la Méditerranée. Multipliant les attaques sanguinaires et les pillages.
Au 7eme siècle, Les arabes devenus maitres en Égypte, le gouverneur Amru envoie le général arabe Abdullah ibn Sa'ad ibn Abi as-Sarh à la tête d'une première expédition guerrière contre les noirs de Nubie en 642, sans grands résultats.
En 651 et 652, il mena plusieurs expéditions en Nubie. Il assiégea la ville de Dongola. Tous les temples et monument seront détruits. Au vu des pertes humaines, pour faire cesser les razzias, le général arabe Abdullah ibn Sa'ad ibn Abi as-Sarh impose au roi Nubien « Khalidurat » un bakht (accord), conclu en 652, l’obligeant à livrer 360 esclaves par an. Dès lors la déportation des noirs ne va cesser de s’amplifier.
Mais c’est à partir du 8 e siècle de notre ère, que les Arabes entameront sérieusement la dévastation des sociétés africaines situées sur les côtes orientales du continent.
Au 10e siècle, des Persans venus de Chiraz s’installent à Mombassa, sur la côte africaine, et aux Comores. Ils s’emparent également l’île de Pemba et de sa voisine, de l’île de Zanzibar «La côte des Noirs». Telle est la signification en arabe du nom de Zanzibar.
Zanzibar deviendra l’un des plus importants marchés d’esclaves noirs du monde musulman.
Après leur capture par des noirs islamisés pour le compte des arabes, les captifs africains seront transportés depuis le continent sur des voiliers où sont parqués jusqu’à 200 adolescents accroupis. Certains arrivent de Madagascar, d’autres au sud de Zanzibar. Les métis arabo-africains serviront d’intermédiaires aux marchands d’esclaves.
Le 7 juillet 969 à Fustât, lors de la conquête de l'Égypte, sur ordre du calife al-Mu‘izz, le général Jawhar al-Siqilli et son armée extermineront la quasi-totalité des noirs de cette région (hommes libres, esclaves, soldats, femmes et enfants), soit plusieurs centaines de milliers de personnes. Ce qui provoquera l’exode massive des autochtones survivants vers le sud du pays.
Ces nouveaux venus fonderont, près de cette ville, une nouvelle capitale qu’ils nommèrent al-Qâhira (Le Caire). Le Caire deviendra la capitale des Fatimides.
Au XIe siècle, le trafic caravanier augmente et certains chefs de tribus africaines se convertissent.
En 1077, Abu Bakr Ibn Omar lance une expédition sanguinaire au Ghana. Mais les Almoravides du Maroc n'arrivent pas à s'installer durablement.
En 1222, Sundjata Keïta abolit l'esclavage en créant l'Empire du Mali (Charte du Manden).
Au 10eme, 11eme et 12eme siècle, les Arabes s'installeront sur la côte éthiopienne, fondant quelques comptoirs de traite négrière (archipel des Dahlaks, Aydab et Souakim par exemple) puis pénètreront davantage dans les terres et installeront de petits sultanats en Éthiopie : comme selui d'Adal. Au 15eme siècle ces sultanats disparurent.
Au 16eme siècle, les Turcs s'installent en Égypte et lancent leur raids à nouveau contre les Ethiopiens et les Soudanais.
A la même époque, les expéditions sanguinaires menées par les gouverneurs d'Alger se multiplient dans le Sahara central. L'effondrement de l'empire Songhaï entraînera une chasse aux esclaves dans toutes les régions du Niger.
A la fin du 17ème siècle, la dynastie marocaine des Alaouites - celle qui règne encore au Maroc de nos jours - misa sur l'enrôlement d'esclaves-soldats africains qu'elle acheta en masse sous le sultan Moulay Ismail. Qui sont ces esclaves ? Des habitants enrôlés de force, originaires des territoires d'Afrique noire conquis par les Marocains depuis 1591. On remarquera que Moulay Ismail voulant des soldats, ne réduisit pas en esclavage les populations blanches de son vaste empire. Il fait un choix racial et se dirige naturellement vers les territoires conquis.
On trouvera dans cette armée des Négro-africains purement razziés et achetés à des musulmans noirs. Parmi ceux-ci, les Peuls travaillant sur commandes dans la zone nigérienne et fournissent, à leurs coreligionnaires à peau blanche des esclaves noirs.
De 1700 à 1880 les pays d’Afrique du Nord ont asservis un nombre affolant d’esclaves noirs : 65 000 en Algérie ; 100 000 en Tunisie ; 400 000 en Libye ; 515 000 au Maroc et 800 000 en Égypte. Au Maghreb les autorités coloniales françaises toléreront la continuité de la traite arabe même après 1848.
Au 19e siècle, pour lequel nous trouvons de nombreux archives, 1 200 000 esclaves furent emmenés via le Sahara jusqu’au Moyen-Orient, 450 000 de plus par la Mer Rouge, et 442 000 par les ports de la côte d’Afrique Orientale.
Cela fait un total de plus de 2 millions d’esclaves noirs pour le seul 19e siècle.
C’est au 19ème siècle, que les Arabes d'Oman installés à Zanzibar, usèrent de tactiques consistant à visiter une région, y semaient la discorde entre les différents chefs, et ensuite attendaient que le vainqueur lui livre ses captifs comme esclaves. Ils introduisirent des armes à feu qu'ils échangèrent contre des esclaves et de l'ivoire en favorisant tels clans par rapport à un autre.
En 1920, le dernier marché aux esclaves du Maghreb ferme au Maroc par les Français lors de l'instauration du Protectorat.
LE RACISME ANTI-NOIR DES INTELLECTUELS ARABES
Les arabes détestent les noirs, c’est un fait. Au Maghreb les crimes odieux et gratuits contre les ressortissants africains sont quotidiens.
Au Moyen Âge, le racisme des Arabes à l'égard des Noirs, en particulier des Noirs non musulmans, fondé sur le mythe de la malédiction de Cham, le père de Canaan, prononcée par Noé (un blanc), servit de prétexte aux razzias négrières et à l'esclavage, qui, selon eux, s'appliquaient aux Noirs, descendants de Cham qui avait vu Noé nu lors de son ivresse (Histoire extraite de la Bible). Les Noirs étaient donc considérés comme « inférieurs » et « voués » à l'esclavage. Les plus grands auteurs arabes les comparaient à des animaux
Au Xe siècle, le poète Al-Mustanabbî méprisait le gouverneur égyptien Abu al-Misk Kafur à cause de la couleur de sa peau. Il est pourtant considéré comme le plus grand poète arabe de tous les temps, et celui qui a pu au mieux maîtriser la langue arabe et ses rouages. Sur wikipédia, sa biographie dit « qu’Il est connu pour sa grande intelligence ». Si haïr des hommes en raison de leur taux de mélanine est un signe d’intelligence, les arabes définissent donc le racisme comme un signe d’intelligence. Kafur était l'administrateur de l'Égypte et de la Syrie, tant pour les finances que pour le personnel. Bien qu'il fût un excellent administrateur, il cristallisa une haine certaine au sein des hommes de lettres qui ne supportaient pas d'être gouvernés par un noir. C'est ainsi que le poète al-Mutanabbi vouait une haine féroce à Kafur.
ibn AL-H?USAYN al-MUTANABBI (915 – 965)
Poète arabe
Ainsi peut-on lire sous sa plume :
« Pour qu'un esclave pervers assassine son maître ou le trahisse, faut-il le former en Égypte ? Là-bas, l'eunuque est devenu le chef des esclaves en cavale, l'homme libre est asservi ; on obéit à l'esclave.
L'esclave n'est pas un frère pour l'homme libre et pieux même s'il est né dans les habits d'homme libre. N'achète pas un esclave sans acheter une trique car les esclaves sont infects et bons à rien. Jamais je n'aurais pensé vivre pour voir le jour où un chien me ferait du mal et en serait loué. Pas plus que je n'imaginais voir disparaître les hommes dignes de ce nom et subsister l'image du père de la générosité et voir ce nègre avec sa lèvre percée de chameau obéi par ces lâches mercenaires
Qui a jamais enseigné la noblesse à ce nègre eunuque ? Sa parentèle "blanche" ou ses royaux ancêtres ? Ou son oreille qui saigne dans les mains du négrier, ou sa valeur, car pour deux sous on le jetterait ? Le misérable Kafur est le plus méritant des mal-nés ; il faut l'excuser compte tenu de toute bassesse - mais une excuse est parfois un reproche - Et s'il en est ainsi [c'est] parce que les étalons blancs sont incapables de noblesse, alors que dire d'eunuques noirs ? »
Dans un autre poème, al-Mutanabbi s'en prend encore à Kafur mais cette fois il insiste clairement sur sa race :
« la moralité de l'esclave, noir est limité par ses dents et son sexe puant »
Pour Saïd ben Ahmad Saïd, la couleur de peau des hommes, leurs mœurs, leurs croyances dépendent du climat.
Saïd BEN AHMAD SAÏD (1029-1070)
Historien arabe
« Dans les pays des Noirs l'air est brûlant et le climat extérieur subtil. Ainsi le tempérament des Sûdans devient-il ardent et leurs humeurs s'échauffent ; c'est aussi pourquoi ils sont noirs de couleur et leurs cheveux crépus. Pour cette raison sont anéantis tout équilibre des jugements et toute sûreté dans les appréciations. En eux, c'est la légèreté qui l'emporte et la stupidité et l'ignorance qui dominent ».
Certains savants n'hésitent pas à colporter des fables et légendes sur les africains. Pour les arabes, l'Afrique profonde est une terre étrange, remplie de merveilles et de monstres.
Abu HAMID (1080-1170)
Poète arabe
Dans un poème il raconte que dans le désert du Maghreb vit :
« Un peuple de la descendance d'Adam. Ce ne sont que des femmes. Il n'y a aucun homme parmi elles et aucune créature de sexe mâle ne vit sur cette terre. Ces femmes vont se plonger dans une certaine eau et deviennent enceinte. Chaque femme donne naissance à une fille, jamais à un fils ».
Al-DIMESHKRI (début du XIVe siècle)
Philosophe arabe
Affirme que la couleur des Noirs est due au soleil qui :
« les brûle comme un feu et rend leur cerveau humide, leur intelligence faible » .. « Leur mentalité est proche de celle des animaux ».
Au 14ème siècle déjà des érudits Arabes comme Ibn Khaldoun (de son nom complet Abou Zeid Abd) qui est toujours considéré comme le plus grand savant Arabe de son époque, avançait l’idée selon laquelle les Noirs appartiennent à la race des animaux et devaient être toujours traité comme des sous-hommes. Il prétendait que le seul peuple qui était adapté à l’esclavage était des Nègres à raison d’un degré inférieur d’humanité et que leur place était plus proche du stade animal. Devant ces inepties il faut dire qu’aucune voie sérieuse dans le monde Arabe ne s’est jamais levée pour défendre la cause des Noirs. Jusqu’aujourd’hui la quasi-totalité des intellectuels arabes refusent toute remise. Ces jugements racistes sont récurrents dans les œuvres des historiens et des géographes arabes. Ainsi, Ibn Khaldoun assimilait les noirs à des animaux de la vile espèce.
Ibn KHALDOUN (1332-1406),
Historien et philosophe Arabo-musulman
« Au sud de ce Nil existe un peuple noir que l'on désigne par le nom de Lemlem. Ce sont des païens qui portent des stigmates sur leurs visages et sur leurs tempes. Les habitants de Ghana et de Tekrour font des incursions dans le territoire de ce peuple pour faire des prisonniers. Les marchands auxquels ils vendent leurs captifs les conduisent dans le Maghreb, pays dont la plupart des esclaves appartiennent à cette race nègre. Au delà du pays des Lemlem, dans la direction du sud, on rencontre une population peu considérable; les hommes qui la composent ressemblent plutôt à des animaux sauvages qu'à des êtres raisonnables. Ils habitent les marécages boisés et les cavernes; leur nourriture consiste en herbes et en graines qui n'ont subi aucune préparation; quelquefois même ils se dévorent les uns les autres : aussi ne méritent-ils pas d'être comptés parmi les hommes. »
(Prolégomènes) éd. Imprimerie impériale, 1863, tome 1, p. 115
«En outre, leurs mœurs se rapprochent beaucoup de celles des animaux brutes : on raconte que la plupart des noirs qui occupent le premier climat demeurent dans des cavernes et des forêts marécageuses, se nourrissant d’herbes, vivant dans un sauvage isolement et se dévorant les uns les autres. Il en est de même des Esclavons. Cette barbarie de mœurs tient à ce que ces peuples, vivant dans des pays très éloignés de la région tempérée, deviennent, par constitution et par caractère, semblables à des bêtes féroces ; et, plus leurs habitudes se rapprochent de celles des animaux, plus ils perdent les qualités distinctives de l’humanité. Il en est de même sous le rapport des principes religieux : ils ignorent ce que c’est que la mission d’un prophète et n’obéissent à aucune loi, à l’exception, toutefois, d’un bien petit nombre d’entre eux, qui demeurent dans le voisinage des pays tempérés. »
(Prolégomènes) éd. Imprimerie impériale, pages 211
«Nous avons tous remarqué que le caractère des Nègres se compose, en général, de légèreté, de pétulance et d’une vive gaieté : aussi les voit on se livrer à la danse chaque fois qu’ils en trouvent la moindre occasion ; de sorte que, partout, ils ont une réputation de folie. »
(Prolégomènes) éd. Imprimerie impériale, pages 214
«Comme les Nègres habitent un climat chaud, que la chaleur prédomine sur leur tempérament, et que, d’après le principe de leur être, la chaleur de leurs esprits doit être en rapport direct avec celle de leurs corps et de leur climat, il en résulte que ces esprits, comparés à ceux des peuples du quatrième climat, sont extrêmement échauffés, se dilatent bien plus aisément, éprouvent un sentiment plus rapide de joie et de plaisir, et un degré d’expansion plus considérable : ce qui a pour résultat l’étourderie. »
(Prolégomènes) éd. Imprimerie impériale, pages 214 – 215
« Masoudi avait entrepris de rechercher la cause qui produit, chez les Nègres, cette légèreté d’esprit, cette étourderie et ce penchant extrême à la gaieté ; mais, pour toute solution, il ne rapporte qu’une parole de Galien et de Yacoub Ibn Ishac El-Kindi , d’après laquelle ce caractère tient à une faiblesse du cerveau, d’où proviendrait une faiblesse d’intelligence »
(Prolégomènes) éd. Imprimerie impériale, pages 216
« Il est vrai que la plupart des nègres s’habituent facilement à la servitude ; mais cette disposition résulte, ainsi que nous l’avons dit ailleurs, d’une infériorité d’organisation qui les rapproche des animaux brutes. D’autres hommes ont pu consentir à entrer dans un état de servitude, mais cela a été avec l’espoir d’atteindre aux honneurs, aux richesses et à la puissance. »
(Prolégomènes) éd. Imprimerie impériale, pages 312
« Les nations nègres sont en règle générale dociles à l’esclavage, parce qu’ils ont des attributs tout à fait voisins à ceux d’animaux stupides. »
« Les seuls peuples à accepter vraiment l'esclavage sans espoir de retour sont les nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité, leur place étant plus proche du stade de l'animal »
À la même période, le lettré égyptien Al-Abshibi écrivait :
« Quand il [le Noir] a faim, il vole et lorsqu'il est rassasié, il fornique »
Bien évidemment que l’opinion de ces penseurs faisait autorité et ont même finit par être adopté par la plupart des nations Arabo-musulmane jusqu’à très récemment. Ce qui explique le traitement inhumain que subissent les noirs du Maghreb. Durant les razzias et l’implantation arabe, les mutilations généralisées des captifs étaient acceptés, ce qui explique aussi aujourd’hui pourquoi ils ont disparu en Turquie, en Iran, en Irak, au Yémen, en Égypte. Ils restent très peu de noirs en Arabie Saoudite et en Afrique du Nord. Et le peu qui reste ne sont même pas bien vu dans leur propre pays.
En 1930, lors d’un séjour en Égypte, l’aventurier, journaliste, grand reporter et romancier français Joseph Kessel, fait la connaissance de trafiquants d’esclaves. Étant devenu journaliste, dans un ouvrage volumineux (934 pages) il nous livre des anecdotes.
JOSEPH KESSEL (1898 - 1979)
Aventurier, grand reporter et romancier français
« Au cours de ses pérégrinations dans la ville à la recherche de Saïd, que personne ne semblait connaître, Kessel accumula les preuves des mauvais traitements infligés aux esclaves. Il entendit les cris déchirants d’un jeune garçon battu à mort pour avoir volé à son maître une demi-bouteille de tetch (Boisson nationale éthiopienne), il vit un homme et une femme pendus par les pieds au-dessus d’un feu où le maître jetait à poignée du piment rouge qui leur brûlait yeux et poumons… »
(p. 359)
« Tandis qu’ils parcouraient les ruelles du village [… ], Saïd révéla au journaliste français comment il se procurait les esclaves :
- J’ai deux moyens. Quand un village est trop pauvre ou son chef trop avare pour payer l’impôt, il s’adresse à moi. Je donne l’argent et je prends des esclaves. L’autre moyen est d’avoir des chasseurs courageux. Quand j’ai le nombre de têtes suffisant, je les rassemble dans un entrepôt comme celui-ci.
Ils étaient arrivés dans une cour où quelques planches traînaient par terre. Saïd les souleva et Kessel, en se penchant sur le trou profond qu’elles masquaient, vit quatre femmes endormies. Dans une cave voisine, gardés par un convoyeur au visage farouche, six esclaves étaient étendus. Dans la suivante, ils étaient trois. »
(p.362-363).
« Au crépuscule devant une vallée miraculeuse où serpentait un petit cours d’eau, l’herbe y était grasse, les bouquets d’arbres verdoyants. Sur le versant opposé, de minuscules silhouettes de femmes conduisaient un troupeau tintinnabulant du pâturage vers quelque hameau perdu dans la montagne. Incapable de communiquer avec Sélim, qui parlait un idiome inconnu, Kessel renonça à lui demander de quel animal il préparait l’affût. […] Jef se sentait plein d’admiration pour ce jeune chasseur assez habile pour affronter un animal, seulement armé d’un poignard. […]
Au réveil, les quatre hommes virent Sélim à plat ventre à l’entrée du couloir étroit. Tel un jaguar, il épiait, les muscles immobiles, les yeux rivés au sentier, la main crispée sur un morceau de cotonnade. Comme la veille au soir les clochettes du troupeau tintèrent faiblement… leur bruit se rapprocha… des bœufs puis des chèvres passèrent près du buisson d’épineux… et Sélim bondit.
La fillette qui suivait le troupeau n’avait pas eu le temps de pousser un cri. Bâillonnée, entravée par la cotonnade, elle n’était qu’un mince paquet sans défense sur l’épaule de Sélim qui gravissait la sente avec l’agilité d’un chamois»
(p.363-364)
DANS L'ISLAM
LE CORAN AUTORISE AUX MUSULMANS D'AVOIR DES ESCLAVES
Si l’islam interdit l’esclavagisme comme le prétendent les falsificateurs, pourquoi les pays arabo-musulmans ont-ils attendu le 20ème siècle avant de l’abolir officiellement. Pourquoi attendre 14 siècles pour y mettre un terme, si leur religion l’interdit. Rappelons que le marché aux esclaves était un bizness très lucratif en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Libye et au moyen orient. Même la Mecque (considéré comme ville sainte pour les arabes) disposait il y a pas si longtemps de plusieurs marchés aux esclaves célèbres. N’y a-t-il pas là une contradiction ?
La jurisprudence islamique n’a jamais interdit la mise en esclavage, l’achat et la vente d’êtres humains. Bien au contraire, elle légalise et légifère dans les faits, invoquant même une volonté divine.
Rappelons qu’avant la création de l’islam, au moyen orient les peuples eurasiatiques réduisaient déjà hommes, femmes et enfants des tribus voisines en esclavage.
Malgré tout, Mahomet (prophète des arabes), nous raconte que son dieu lui aurait donné le droit (à lui et ses compères) de tuer, torturer, mutiler et mettre en esclavage quiconque refuseraient d’abandonner sa culture au profit de l’Islam. Le Mahomet que les noirs islamisés considèrent comme un messie, avait lui-même de nombreux esclaves dont deux femmes très connues : Safia, Rayhana et Maria la copte avec qui il aura des relations sexuelles. Ibn Khatir nous dit même que durant toute sa vie Mahomet possédait plus de 25 femmes esclaves.
Le Coran et les Hadiths contiennent une multitude de versets qui prouvent que l’islam n’a jamais abolit l’esclavage. Ces versets contredisent totalement les arabo-musulmans et les noirs islamisés qui répètent sans cesse l’idée selon laquelle le prophète des arabes aurait condamné l’esclavage. Pourtant le livre fondateur de l’islam évoque l’esclavage dans pas moins de 30 versets sans jamais émettre de condamnation formellement.
Sourate 2 – Verset 178
« ô les croyants ! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce. Ceci est un allégement de la part de votre Seigneur et une miséricorde. Donc, quiconque après cela transgresse, aura un châtiment douloureux. »
Sourate 4, Verset 3 :
« Épousez comme il vous plaira, deux, trois ou quatre femmes, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des captives que vous possédez. »
Sourate 4, Verset 24.
« Il vous est aussi interdit d'épouser des femmes déjà mariées, à moins qu'elles ne soient vos captives de guerre. Telles sont les prescriptions du Seigneur. »
Sourate 4 verset 24 25.
« Et quiconque parmi vous n'a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Dieu connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et épousez-les avec l'autorisation de leurs maîtres (Waliy) et donnez-leur une dote convenable; (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins. Si, une fois engagées dans le mariage, elles commettent l'adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. Ceci est autorisé à celui d'entre vous qui craint la débauche; mais ce serait mieux pour vous d'être endurant. Et Dieu est pardonneur et Miséricordieux »
Sourate 4, verset 28 :
« Il vous est défendu d'épouser des femmes mariées, excepté celles qui seraient tombées entre vos mains comme esclaves. Telle est la loi de Dieu. Il vous est permis du reste de vous procurer avec de l'argent des épouses que vous maintiendrez dans les bonnes mœurs et en évitant la débauche. »
Sourate 4, Verset 36 :
« Adorez Dieu ! Ne lui associez rien !
Vous devez user de bonté envers vos parents, vos proches, les orphelins, les pauvres, le client qui est votre allié et celui qui est étranger ; le compagnon qui est proche de vous, les voyageurs et les esclaves. Dieu n’aime pas celui qui est insolent et plein de gloriole »
Sourate 16 (Les abeilles) – Versets 71
« Dieu a favorisé certains d’entre vous, plus que d’autres, dans la répartition de ses dons.
Que ceux qui ont été favorisés ne reversent pas ce qui leur a été accordé à leurs esclaves, au point que ceux-ci deviennent leurs égaux. »
Sourate 16, Verset 75
« Dieu propose en parabole un serviteur réduit à l’esclavage et dénué de tout pouvoir, et un homme libre à qui Nous avons accordé d’amples ressources dont il use en secret et en public. Ces deux hommes sont-ils égaux? Non, louange à Dieu ! »
Sourate 23, Verset 5-7:
« Ceux qui préservent leurs sexes (de tout rapport), si ce n’est qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent, car là vraiment on ne peut les blâmer ; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs. »
Sourate 23, versets 1 à 9:
« Bienheureux, en vérité, sont les croyants qui prient avec humilité, qui dédaignent toute futilité, qui s'acquittent de la Zakât, qui s'abstiennent de tout rapport charnel, sauf avec leurs épouses ou leurs esclaves, en quoi ils ne sont pas à blâmer, car seuls sont coupables de transgression ceux qui recherchent d'autres unions, bienheureux sont ceux qui respectent les dépôts qui leur sont confiés ainsi que leurs engagements, et qui s'acquittent régulièrement de leurs prières salât ! »
Sourate 24, versets 32:
« Mariez les célibataires qui vivent parmi vous, ainsi que vos serviteurs vertueux des deux sexes. S'ils sont pauvres, Dieu pourvoira, par Sa grâce, à leurs besoins, car Il est Plein de largesses et Sa science n'a point de limite. »
Sourate 24, Verset 33:
« Ne forcez pas vos femmes esclaves à se prostituer pour vous procurer les biens de la vie de ce monde, alors qu'elles voudraient rester honnêtes.
Mais si quelqu'un les y contraignait […], Allah est celui qui pardonne, il est miséricordieux. »
Sourate 30, Verset 28:
« Il vous a proposé une parabole tirée de vous-même
Avez-vous, parmi vos esclaves, des associés
Qui partagent les biens que nous vous avons accordés
En sorte que vous soyez tous égaux ? Les craignez-vous comme vous vous craignez mutuellement ? »
Sourate 33, Verset 50:
« Ô Prophète ! Nous t'avons rendu licites les épouses à qui tu as donné leur dot, celles que tu as possédées légalement parmi les captives [esclaves]
Qu’Allah t'a destinées, les filles de tes oncles. […] »
Sourate 33, Verset 52 :
« Il ne t'est plus permis désormais de prendre d'autres femmes. Ni de changer d'épouses, même si leur beauté te plaît ; à l'exception des esclaves que tu possèdes. Et Allah observe toute chose.»
Sourate 58, Verset 3:
« Ceux qui comparent leurs femmes au dos de leurs mères puis reviennent sur ce qu’ils ont dit, doivent affranchir un esclave avant d’avoir aucun contact [conjugal] avec leur femme. C’est ce dont on vous exhorte. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. »
Sourate 70, Verset 29-31 :
« A l’exception des hommes chastes, qui n’ont de rapports qu’avec leurs épouses et avec leurs esclaves, ils ne sont donc pas blâmables, tandis que ceux qui en convoitent d’autres sont transgresseurs. »
DANS L'ISLAM
LES HADITHS AUTORISENT AUX MUSULMANS D'AVOIR DES ESCLAVES
Musulman 32 :
« Le prophète a dit : Quand l'esclave s'enfuit loin de son maître, sa prière n'est pas acceptée ; il est un infidèle. »
Bukhari (80:753)
« Le prophète dit, "Les esclaves affranchis appartiennent aux gens qui les ont affranchis. »
Bukhari (52:255)
« L'esclave qui reconnait l'islam et continue à servir son maitre musulman recevra une double récompense au paradis. »
Bukhari (41.598)
« Les esclaves sont considérés comme des biens matériels. Ils ne peuvent pas être affranchis si leur propriétaire est endetté, mais plutôt utilisés pour payer ses créanciers. »
Bukhari (47.765)
« Une femme se fait réprimander par Mahomet pour avoir affranchi une fille esclave. Le prophète lui dit qu'elle aurait été mieux inspirée d'offrir l'esclave à un membre de sa famille car elle se serait vue accorder davantage de privilèges d'en l'au-delà. »
Bukhari (34:351)
« Mahomet vend un esclave. Il était donc un marchand d'esclave. »
Muslim 3901
« Mahomet échange deux esclaves noirs pour un esclave musulman. »
Muslim 4112
« À sa mort, un homme affranchit six esclaves, mais Mahomet annula cette décision et garda quatre esclaves pour lui. Il tira au sort pour déterminer les deux à libérer. »
Ibn Ishaq (734)
« Où une fille esclave est battue violemment par Ali en présence de Mahomet qui ne fait absolument rien pour l'en empêcher. »
L'ISLAM AUTORISE LA TROMPERIE, LA DISSIMULATION ET LE MENSONGE
Les arabo-musulmans d'aujourd’hui utilisent la dissimulation et l’omission pour donner l’impression que l’islam est une «religion de paix», ce qui est une fiction totale. La sourate 3:28 dit bien qu’un croyant «ne doit pas prendre pour alliés des infidèles» …à moins que ce soit pour «se protéger d’eux».
C’est une expression étrange, qui pourrait être ambiguë. Allons voir les commentateurs et ce que les musulmans en disent eux-mêmes. Voyons Ibn Kathir, l’un des grands commentateurs du coran. Il est du XV° siècle, ses écrits sont toujours lus aujourd’hui, et publiés par des saoudiens.
Et il écrit : « La tromperie est autorisée quand les musulmans sont vulnérables ou en position de faiblesse. Ils peuvent tromper les infidèles, faire semblant d’être amis avec eux».
Et il cite la tradition : « Nous leur sourions par devant, mais par derrière, nous les maudissons..»
L’islam est une religion et un système politique qui dictent que l’on doit faire la guerre aux non-musulmans jusqu’à ce qu’ils se convertissent ou se soumettent. Et c’est ainsi que les terroristes de par le monde justifient leurs actes, et cette justification est basée sur des éléments centraux de la tradition islamique.
En conséquence il est très difficile pour des musulmans noirs modérés de se lever au sein de la communauté arabo-musulmane. Ils préfèrent répéter systématiquement que la violence, l'esclavage, les viols, la dissimulation et le mensonge ne font pas partie de l’islam. Ils prétendent même que l'islam est une religion de paix malgré les 1400 ans d'esclavage pratiqué par les musulmans. Ce n’est que par duperie qu’ils font cela, dans l’intention d’induire les noirs aliénés en erreur, en accord avec la doctrine islamique de la Taqqiya, le «mensonge pieux». Un musulman peut mentir et prétendre que l'islam prône la paix alors que c'est le contraire. Al Taqqiya signifie aussi «dissimulation préventive»; la Taqqiya est une pratique qui consiste à dissimuler son appartenance, ses véritables intentions et la vérité à un groupe qu'on méprise. La dissimulation peut être passive (en se cachant), ou aller jusqu’au stade actif (allant jusqu’à feindre les us et coutumes religieuses des adversaires comme un espion). Un musulman est autorisé à mentir pour se sauvegarder des représailles qui pourrait lui arriver ou pour manipuler les masses en fonction des intérêts politiques, économiques, sociaux ou religieuses de son groupe ethnique. Ainsi, un musulman peut donc mentir pour la cause de l’islam et des arabes, il peut mentir à sa femme, à ses amis et aux noirs qui ne connaissent pas la véritable origine des arabes. Un musulman peut mentir et tromper les non musulmans, afin de les convertir plus facilement et leur faire accepter les injustices les plus abominables. C'est cette morale tordue et satanique que les noirs arabisés suivent selon la sourate 33, verset 21, qui nous dit que le prophète des arabes un modèle à suivre.
Sourate 33, Verset 21:
« En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment ».
Mahomet (prophète des arabes) utilisa a plusieurs reprises le mensonge pour tuer toutes les personnes qui ne pensaient pas comme lui, ce fut le cas du poète Ashraf. Il chargea quelqu'un de le tuer car les arabes considèrent que critiquer leur religion impérialiste est comme une offense envers leur dieu et leur prophète tel que le rapporte les Hadiths de Sahih Muslim, de Bukhari et d'autres.
? ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 548-553:
« Il partit et arriva à la Mecque (...) Là, Kab se mit à exciter les Mecquois contre l’apôtre d’Allah, à réciter des vers où il pleurait les “gens du Puits”:
La meule de Badr a broyé jusqu’au sang ces gens (...)
Combien d’hommes nobles et beaux, recours pour les pauvres, furent massacrés, généreux quand les étoiles ne donnaient pas de pluie, qui portaient les fardeaux de leurs frères...
Puis Kab retourna à Médine et là, il composa des poèmes licencieux sur des femmes musulmanes. (...)
Maslama dit:
-J’ai fait une promesse dont je ne sais pas si je veux la tenir ou non.
-Ton devoir est seulement de t’y employer.
-Apôtre d’Allah, nous aurons à dire des mensonges!
-Dites ce que vous voulez, ce sera licite ».
? Bukhari , Sahih 64/15:
« D'après Amir, qui l'avait entendu de Jabir ibn Abdallah, l'apôtre d'Allah ayant dit:
-Qui me délivrera de Kab ibn al Ashraf , cet homme qui nuit à Allah et à son envoyé?
Muhammad ibn Maslama se leva en disant:
-Ô Apôtre d'Allah, veux-tu que je le mette à mort?
-Oui, répliqua le prophète.
- Me permets-tu de lui dire quelque chose? demanda Muhammad.
-Dis-lui (ce que tu voudras), reprit le Prophète ».
? Muslim 1, Sahih 32-3359:
« D'après Jâbir ibn 'Abdullâh, l'envoyé d'Allah a dit :
-"Qui me débarrassera de Kab ibn Al Ashraf qui a mal agi envers Allah et Son envoyé?".
Muhammad ibn Maslama répondit :
-"Ô envoyé d'Allah, veux-tu que je le tue?".
- "Certes oui", répliqua le prophète.
- "Permets-moi alors de médire de toi devant lui".
- "Dis ce que tu voudras" ».
Ces récits sont une preuve que la sentence de celui qui critique les arabes et leur prophète, est la mort, même s’il s’agit d’une personne qui a quitté ce culte. Mahomet lui-même ordonna à sa bande de brigands de mentir selon la circonstance. Lorsque les mercenaires à qui il avait ordonné d’aller tuer quelqu’un lui dirent « Nous ne saurions pas le tuer si nous ne lui mentons pas », il leur répondit : « D’accord, c’est bon, mentez ».
? The Life of Muhammad, Abdullah Al-ARABY p. 367 :
---« l’Envoyé d’Allah a dit : Qui me débarrassera de Ka`b ibn Al-’Achraf (...) ?
Muhammad ibn Maslama frère des Bani Abdul-Ashal répondit : Ô Envoyé d’Allah je peux m’en occuper ; veux-tu que je le tue ?
Certes oui, si tu peux répliqua le Prophète.
Muhammad dit : Ô Envoyé de Dieu nous aurons à raconter des mensonges.
Il répondit : Dites ce que vous voulez, vous êtes libres en la matière. »
? Sahih al-Bukhari - Vol 1, Livre 3, Numéro 106, Rapporté par Ali:
« J'ai entendu le Prophète dire: 'Qui dit ou raconte des mensonges contre moi, c'est n'est pas comme mentir ou dire des mensonges contre quelqu'un d'autre. Quiconque dit un mensonge contre moi intentionnellement certainement prendra place dans l'enfer. »
? Sahih Al-Bukhari Vol 7, Livre 67, Hadith 427 :
« Le Prophète a dit : Par Allah et s’il plaît à Allah ! Je ne ferai pas un serment et trouvant ensuite qu’il y a mieux à faire, sans que j’expie ce serment et fasse ce qu’il vaut mieux ».
? Sahih Al-Bukhari Vol 4 Livre 52, Hadith 269 :
« Le Prophète a dit : La guerre est tromperie ».
L’ESCLAVAGE DES NOIRS PAR LES NOIRS MUSULMANS
Pour se dédouaner, minimiser leur implication, déformer les faits, falsifier l’histoire et justifier leur barbarie endémique durant les razzias, les blancs et les arabes ont pris l’habitude de nier mutuellement allant même jusqu’à accuser systématiquement les noirs d’être eux même responsable de l’introduction de l’esclavage en Afrique noire.
Mais dès qu’on rentre dans leur jeu et qu’on leur demande d’apporter des preuves historiques attestant clairement que nos ancêtres pratiquaient déjà l’esclavage entre eux, avant l’arrivée des arabes au 7eme siècle. Ils font généralement diversion. La mystification étant toujours en cours, les noirs arabisés continuent de répéter une histoire partiellement falsifiée par les arabes. C’est pourtant sur ces noirs endoctrinés dès leur enfance que les arabes se sont toujours appuyés pour propager l’islam et soumettre d’autres noirs à « l’esclavage » pour le compte des arabes. Bien avant les européens, les arabes ont compris qu’en falsifiant l’histoire des peuples vaincus, ils programmaient des générations d’africains à suivre un dogme religieux qui empêche toute remise en cause des faits historiques. C’est la même méthode qu’ont appliqué les missionnaires blancs pour faire croire aux noirs que Dieu est blanc.
Kemo infos
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LE SABLE SENEGALAIS

La ruée vers le sable

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Au Sénégal, malgré l'interdiction, le sable des plages est abondamment exploité en dépit des conséquences pour l'environnement.
Pour construire un kilomètre de route, il faut 30 000 tonnes de sable, 200 tonnes pour une simple maison. Après l'eau et l'air, le sable est la ressource la plus utilisée dans notre quotidien. Chaque année, 50 milliards de tonnes sont consommées dans le monde. Au Sénégal, le sable est un marché juteux. Une carrière a une durée de vie de deux ans. Le sable, même abondant, n'est pas inépuisable.
Le sable marin toujours exploité
Pendant plus de vingt ans, le sable marin, gratuit, a été exploité de façon intensive. Mais les conséquences sont graves sur le littoral sénégalais : des plages ont presque totalement disparu, la mer monte plus vite. Le gouvernement a interdit l'exploitation du sable marin, mais la pratique est toujours courante. Les besoins en sable sont tellement importants qu'on en oublierait presque que cette ressource est déjà en train de disparaitre.
francetvinfo.fr
vidéo: http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/senegal-la...

15/11/2017

LE PERMIS A POINT

Le gouvernement se dit déterminé à imposer le permis à points

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Le gouvernement sénégalais est déterminé à imposer le permis à points, a annoncé lundi le ministre des Transports Abdoulaye Daouda Diallo à Saint-Louis (nord-ouest), venu présenter des condoléances à une famille de victimes d’un accident ayant fait 25 morts, a constaté un correspondant de l’AFP.
Ces 25 personnes, dont sept membres d’une même famille, avaient péri il y a une semaine dans une collision dans le nord du pays entre un minibus bondé parti de Saint-Louis pour le grand pèlerinage annuel de la confrérie mouride, le “Magal” (célébration, en langue nationale wolof) et un bus local.
Les événements religieux drainant des milliers – voire, comme le “Magal” de Touba (centre), des millions de fidèles – vers les fiefs des différentes confréries sont souvent endeuillés par des accidents de la route. Le “Magal” de cette année a été particulièrement tragique, avec au moins une cinquantaine de morts sur la route recensés par les sapeurs-pompiers.
“L’application de la loi sur les permis à point est une décision irréversible et elle s’imposera à tout le monde. Il n’y a pas moyen de revenir dessus ou de la négocier”, a assuré le ministre devant la presse.
“Je pense que la grève prévue par les chauffeurs et transporteurs sera reportée, car j’ai signifié la décision aux syndicats”, a-t-il indiqué, en référence à un appel à la grève mercredi contre cette mesure.
Le ministère des Transports avait annoncé en juin la mise en place du permis à points dans les six mois, mais pour des raisons techniques celle-ci ne devrait intervenir que dans le courant de l’année 2018, a-t-on appris auprès du ministère.
Le ministre a souligné être venu apporter les “condoléances de la nation”, une semaine après le drame, et délivrer, de la part du président Macky Sall, “deux messages importants”.
“Les statistiques l’ont démontré. Sur dix accidents, neuf ont lieu la nuit. Les heures de circulation nocturne seront réduites, modifiées ou arrêtées pour éviter les accidents”, a indiqué M. Diallo.
“Et l’autre message est d’appeler les chauffeurs de transports urbains à se rendre compte qu’ils ont à leur charge des personnes, et non des marchandises”, a-t-il ajouté.
aps/africanews.fr

11/11/2017

3000 ENFANTS MEURENT PAR AN

Au Sénégal, la pneumonie tue 3000 enfants chaque année

senegal

La Journée mondiale de lutte contre la pneumonie sera célébrée le 12 novembre. En prélude l’événement, un point de presse s’est tenu ce vendredi. Il est établi que cette « forme d’infection respiratoire aigüe qui affecte les poumons » tue chaque année 3000 enfants au Sénégal, soit 12 % du total des décès d’enfants de moins de cinq (5) ans. L’édition 2017 va porter sur le thème « Combattre la pneumonie, sauver des vies ».
« Au Sénégal, la pneumonie tue 3000 enfants chaque année, soit 12 % de tous les décès des enfants de moins de cinq ans. Ce sont des décès évitables si l’enfant est vite pris en charge dans une structure de santé », a relevé la responsable de la division survie de l’enfant au ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Selon Docteur Aissatou Diop, le « grand problème de la pneumonie, c’est le recours tardif aux soins, mais le traitement est disponible du niveau communautaire jusqu’à l’établissement public de santé ».
« Causée par des virus, des bactéries ou des champignons », la pneumonie « peut être évitée par la vaccination, la nutrition adéquate et en tenant compte des facteurs environnementaux », a-t-elle précisé.
Sur les décès d’enfants de moins de cinq (5) ans au Sénégal, la responsable de la division survie de l’enfant a souligné que 45 % d’entre eux perdent la vie durant leur premier mois de naissance, 12% meurent de pneumonie avant 5 ans et 8 % décèdent de diarrhée.
« C’est l’allaitement maternel qui protège l’enfant de la pneumonie et au-delà, pour mettre en garde les enfants, il faut qu’ils soient bien alimentés en plus de l’allaitement maternel jusqu’à deux ans », a préconisé Eugénie Niane de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
aps/pressafrk.com

10/11/2017

BILAN PROVISOIRE DU MAGAL

Bilan provisoire du Magal 2017: 51 accidents, 895 individus interpellés, 10 kg de chanvre indien saisis

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Le bilan provisoire du Magal de Touba édition 2017 en matière de sécurité, est satisfaisant par rapport à l’année passée selon le directeur de la Sécurité publique, Abdoulaye Diop. En somme, ont été enregistrés 51 accidents constatés, 895 individus interpellés, 10 kg de chanvre indien saisis, entre autres.
Vendredi 10 Novembre 2017 - 05:54
Le service de Sécurité publique a rendu public le bilan provisoire en ce qui concerne la sécurité lors du Magal de Touba célébré ce mercredi 8 novembre 2017. En marge de la cérémonie officielle, le directeur de la Sécurité publique, Abdoulaye Diop se dit satisfait du travail de la police nationale.
A l’en croire, ‘’il y a eu 395 individus interpellés dont 11 pour vol commis la nuit en réunion, 49 pour détention et trafic de chanvre indien, 6 pour trafic de comprimés périmés sémiologiques, 13 pour trafic et usages de produits sémiologiques, 9 pour vagabondage, 179 pour défaut d'identification, 4 pour vol dans un lieu de culte et la liste n'est pas exhaustive’’, relève M. Diop.
Pour la quantité de drogue saisie, selon toujours Abdoulaye Diop, ‘’10 kg de chanvre indien ont été confisqués par les limiers. Pour les accidents constatés, 51 accidents ont été enregistrés dont 8 corporels 41 matériels et deux mortels’’, informe le directeur de la Sécurité publique.
Pour les véhicules qui ne sont pas en règle, 85 véhicules ont été mis en fourrière et 105 motos. Par rapport à l'année passée selon Abdoulaye Diop, ‘’il y a une nette régression de la délinquance dans tous les secteurs grâce à une présence policière visible.’’
Leral.net

COUVERTURE SANTE

Couverture maladie universelle : La Banque mondiale satisfaite des progrès du Sénégal

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Après avoir soutenu la Couverture maladie universelle (Cmu) pendant des années, la Banque mondiale a envoyé une délégation qui s’est rendue au foyer des jeunes de Keur Massar où elle a rencontré les acteurs et discuté avec eux sur les progrès notés dans ce domaine. La directrice de la Stratégie et des Opérations (région Afrique) de la Banque mondiale, Mamta Murthi, s’est dite satisfaite des résultats obtenus par la Cmu dans notre pays.
La Banque mondiale est le premier soutien du Sénégal dans la Couverture maladie universelle (Cmu). C’est pourquoi elle a jugé utile de prendre langue avec les bénéficiaires de ce programme pour avoir une idée précise de ce qui se passe sur le terrain. Sur place, la délégation a pu constater que les populations ont une bonne connaissance de la mutualité, de ce que représente la Cmu.
Cependant, elle a aussi remarqué que d’autres défis restent à relever. Il s’agit de l’enrôlement avec la nécessité d’améliorer le taux de pénétration, mais aussi le taux de cotisation au niveau des mutuelles de santé. La délégation s’est rendue compte que des efforts supplémentaires doivent être faits pour assurer la prise en charge des prestations en rapport avec le nombre de bénéficiaires de Bourses de sécurité familiale et de Cartes d’égalité des chances, représentant environ 50 % de ceux qui bénéficient de cette mutualité.
Un autre problème d’appui se pose également, tout comme le besoin de renforcement des capacités en ce qui concerne la communication de proximité et la mise à disposition de matériel informatique. Ce qui permettrait aux mutuelles de faire plus correctement le travail. Le directeur général de l’Agence de la Cmu, Bocar Daff, a rappelé que notre pays reste encore leader en Afrique au Sud du Sahara en matière de taux de pénétration. « Le Sénégal reste ainsi un modèle, c’est pourquoi la Banque mondiale s’est dite prête à nous accompagner », a-t-il relevé. Selon lui, cette institution « a compris que les autorités du Sénégal sont décidées à accéder rapidement à la Couverture maladie universelle. C’est pourquoi la Banque mondiale a pris la décision de maintenir cet accompagnement ».
Interpellé sur les chances d’atteindre l’objectif de couverture à hauteur de 75 % à la date du 31 décembre 2017, le Dg de l’ACmu a soutenu qu’un objectif reste un objectif, soulignant que l’important est à chercher dans les efforts menés pour aller de l’avant. « Les efforts que le Sénégal est en train de faire ne se retrouvent nulle part ailleurs. C’est ça le plus important. Il faut que les gens comprennent que notre pays est en train de faire des efforts gigantesques. Nous avons des résultats tangibles et nous demandons à tous de ne pas s’agripper à un indicateur, mais plutôt aux efforts qui sont consentis », a-t-il ajouté.
La directrice de la Stratégie et des Opérations de la Banque mondiale en Afrique, Mamta Murthi, a indiqué que le Sénégal est un pays leader en matière de programmes sociaux en Afrique subsaharienne. « Nous soutenons le programme de Bourses sécurité familiale et des Cartes d’égalité des chances depuis le début, et nous allons continuer à le faire », a-t-elle déclaré, relevant les efforts que le Sénégal est en train de consentir concernant la Cmu.
Abdou DIOP/lesoleil.sn

09/11/2017

HECATOMBE SUR LA ROUTE DE TOUBA

54 morts sur les routes qui mènent à Touba

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L’édition 2017 du Magal de Touba a été plus meurtrière que les deux précédentes.
En 2016, le nombre de morts était de 21 et 2015, on avait recensé 15 pertes en vies humaines. Cette année, on dénombre 54 décès à la date d’hier.
Le nombre de personnes ayant perdu la vie sur la route du Magal dépasse de loin le bilan des éditions de 2016 et 2015 réuni.
Selon Le Quotidien, il s’établirait à la date d’hier à au moins 54 cas de décès par accident. Cheikh Bassirou Mbcaké avait pourtant appelé les chauffeurs à la prudence, hélas.
Serigne Mouhamadou Makhfouss Mbacké Ibn Sokha Maï Mbacké ne cache pas son indignation et accuse, selon Le Quotidien, le comportement des automobilistes. « La plupart des accidents sont le fait de l’imprudence des conducteurs. Ils doivent savoir que la vie humaine est sacrée et à ce titre, ils doivent montrer plus d’égard à l’endroit des usagers… », a laissé entendre le guide religieux.
A noter que la journée d’hier a été particulièrement macabre avec 14 morts enregistré dans un accident qui s’est produit entre Pekkéss et Ngaye.
Soyez prudent au retour!
senenews.com

07/11/2017

30% DE SANS PAPIERS

30 % des Sénégalais n’ont pas de papiers

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Abdou Khadre Diop, représentant du Haut-commissariat des nations unis pour les réfugiés (Unhcr) rappelle que 30 % de la population sénégalaise sont à risque d’apatridie.
M. Diop a fait ce rappel, ce samedi, en marge d’un concours de plaidoyer sur le thème de l’apatridie. L’objectif est d’impliquer les universités dans la sensibilisation. Seulement 70 % de la population sénégalaise sont enregistrés dans les registres d’état civil, selon le dernier recensement. Ce qui fait des personnes qui ne le sont pas des personnes à risque d’apatridie.
Ces informations ont été livrées par Abdou Khadre Diop, représentant du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Unhcr). Il s’est prononcé samedi dernier en marge d’un concours de plaidoyer sur le thème de l’apatridie. Et pourtant, dit M. Diop, ces personnes ont des noms sénégalais, parlent des langues sénégalaises mais ne parviennent pas à avoir la nationalité sénégalaise et ne peuvent pas faire valoir leurs droits au niveau des autorités.
Pour lui, il y a encore du travail à faire notamment dans les régions. «Il y a un travail de régularisation des naissances pour permettre à des personnes qui n’étaient pas déclarées de le faire. L’objectif est d’éradiquer l’apatridie d’ici 2024», selon M. Diop. Qui rappelle que, en 2013, le Sénégal a modifié sa loi sur la nationalité pour permettre aux femmes de donner la nationalité à leurs enfants…
Revenant au concours, Abdou Khadre Diop rappelle que la compétition entre dans le cadre de la sensibilisation des étudiants, décideurs de demain. Ce qui est visé, d’après lui, c’est de porter le débat de l’apatridie au niveau de l’université car, selon lui, les étudiants en droit ne sont pas trop sensibilisés sur la question.
Ahmet Tidiane Diouf, coorganisateur du concours dont le slogan est «Non à l’apatridie» souligne que ce phénomène est très peu connu et que beaucoup d’universités ne sont pas sensibles à cette question. A l’en croire, on s’intéresse plus aux majorités dans les démocraties alors qu’il y a des minorités qui souffrent. Il faut, dit-il, que les citoyens soient conscients de la difficile condition des apatrides de vivre dans un Etat sans avoir de papier, imaginent la précarité et la souffrance que ces personnes vivent au quotidien. C’est une manière, d’après lui, d’inviter les autorités, le législateur, en tête, à se prononcer afin d’apporter des réponses aux questions que les minorités se posent.
Quatre équipes d’étudiants en droit ont participé à la compétition. L’école Ensup a remporté haut la main la partie. Après les jubilés, le jury leur a rappelé que ce qui est attendu d’eux c’est de porter le plaidoyer pour lutter contre l’apatridie dans leur quartier, village, commune, région…
Cheikh Kandé Cheikh Kandé/Walfadjri