07/10/2017

IL RESTE DU POISSON

Produits halieutiques : près de 192 000 tonnes exportées en 2016

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Le Sénégal a exporté environ 192 000 tonnes de produits halieutiques en 2016, pour une valeur totale de 204 milliards de francs CFA, a appris l’APS.
Ce montant représente 14,6% des exportations et place ainsi le secteur de la pêche dans le peloton des secteurs pourvoyeurs de devises, a révélé le directeur des industries de transformation de la pêche au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, Diène Ndiaye.
‘’Globalement, la pêche est un pilier important de notre économie nationale, avec des débarquements qui se chiffrent à environ 450 000 tonnes de produits halieutiques en moyenne annuelle et qui sont destinées principalement à l’exportation, à la consommation locale et à la formation artisanale’’, a poursuivi M. Ndiaye, ingénieur des pêches et de l’aquaculture.
Au premier semestre de 2017, le secteur de la pêche occupait la tête du peloton, avec une augmentation de 10,29% des exportations par rapport à l’année dernière, a-t-il indiqué, jeudi soir, au cours d’un cocktail-dinatoire, à Saly-Portudal (Mbour).
Cette manifestation était organisée à l’occasion de la commémoration du cinquième anniversaire du partenariat avec des partenaires fret, dont l’Union patronale des mareyeurs-exportateurs du Sénégal (UPAMES).
Au cours de cette rencontre, l’Union patronale des mareyeurs-exportateurs du Sénégal (UPAMES) a dit toute sa crainte d’une éventuelle hausse des prix du fret, pouvant ainsi mettre en péril les exportations du Sénégal vers d’autres pays, notamment d’Europe, d’Asie, d’Amérique.
Le secrétaire général de l’UPAMES, Makhtar Thiam, a invité les autorités sénégalaises, à ouvrir des ‘’discussions sincères’’. Il s’agit, selon lui, de parer à toute "éventualité malheureuse’’ pouvant freiner le développement de l’industrie des pêches au Sénégal, avec l’avènement de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) qui sera inauguré le 7 décembre 2017.
Pour le directeur des industries de transformation de la pêche, le rôle de l’Etat est d’accompagner les professionnels, y compris ceux du secteur de la pêche, pour leur permettre d’exercer au mieux leurs activités et d’en tirer des gains substantiels importants pour l’économie nationale.
‘’Il est vrai que l’avènement de l’AIBD pose des inquiétudes et ces appréhensions, nous les partageons avec la profession. Il y a quatre mois, une visite à l’AIBD nous a permis de constater l’état d’avancement et l’état de prévision des infrastructures qui permettent de prendre en charge le fret de poisson’’, a signalé M. Ndiaye.
Il a rappelé que dans la chaîne de valeur et dans la chaîne logistique du poisson, le fret est un maillon essentiel. ‘’Les entreprises sénégalaises de pêche ont souffert de la faiblesse de ce fret.
Aujourd’hui, l’AIBD va offrir des opportunités d’augmenter ce volume de fret et l’Etat va se mobiliser auprès des acteurs aéroportuaires, pour que les prix soient compétitifs au niveau international’’, a assuré Diène Ndiaye.
APS

06/10/2017

DANSEUSE A SALY

Danseuse dans l’âme : Magali Mazella

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Ancienne danseuse de revue, Magali Mazzella est installée à Mbour où, depuis un an, elle a initié une école de danse. En cette rentrée 2017 elle a encore une fois décidé d’innover, adjoignant aux autres styles déjà proposés, son domaine de prédilection qu’est la danse classique. De la flamme olympique à son expérience japonaise et ses joies de danseuses, retour sur le carrière d’une femme pour qui la danse s’esquisse: « grâce, légèreté, élégance, sourire et don de soi”.

Vous résidez à Saly. Pouvez-vous revenir sur les circonstances qui vous ont fait fouler les terres de Mbour pour la première fois ?
Je réside à Saly depuis plus de sept ans, mais auparavant j’étais venue m’y installer à la fin de ma carrière avec mes enfants. Il fallait que je danse à nouveau, encore une fois sur scène, je suis donc rentré en France, avec mes enfants : mon fils Morgan, qui parlait wolof couramment et ma fille, Jade. Aujourd’hui ils vivent en France. Et moi je vis donc seule à Saly avec mes 2 petits chiens. La première fois que je suis venue c’était en vacances, accompagnée de ma fille Jade qui avait 4 ans. Cependant les premiers à venir furent mes parents il y a 30 ans et ils avaient adoré. À la retraite, ils souhaitaient s’installer ici, malheureusement mon papa décédait peu de temps après. Ma sœur et sa famille sont installés à Saly depuis plus de 20 ans. J’étais venue leur rendre visite 15 jours.

Vos premières impressions ?
J’ai adoré ! Oui j’ai adoré du premier jour où j’ai posé les pieds sur ce sol. Ma tête et mon corps étaient au repos total. Surtout ma tête. Un sentiment de bien-être...

Était ce votre première fois en Afrique ?
Oui, toute première fois. J’étais plutôt en Asie. Ma petite maman m’a toujours parlé de l’Afrique et aurait aimé y faire de l’humanitaire. J’ai été bercée par Racine, Kunta Kinte donc vous pouvez comprendre cet amour pour l’Afrique.

Aviez-vous des à priori ?
Non pas vraiment. Parfois je rage en voiture lorsque je vois tous ces enfants dans la rue. Je voudrais être leur maman. Normal, je suis une maman. Il faudrait instaurer certains principes dès la petite école tels que la propreté, la responsabilité.

Qu’est ce qui vous a le plus étonné ?
La convivialité, les gens vous invitent chez eux sans véritablement vous connaitre, cette hospitalité m’a touché, ému.

Le plus séduit ?
L’accessibilité des gens, leur façon de partager un repas.

Le plus dérouté ?
La non ponctualité (rires) mais on s’y fait à la longue. Sinon pas grand chose ne me déroute. Je m’adapte facilement. C’est mon point fort. Et je respecte le pays où je vis.

Pouvez-vous revenir sur votre carrière en tant que danseuse de revue ?
J’avais environ 15 ans et venais de terminer un stage de danse avec des américains professionnels dans les comédies musicales. A la fin de ce stage il fallait préparer un numéro: J’ai trouvé un partenaire et créé ma première chorégraphie en duo sur la chanson de Lisa Minelly : « New York New York ». Un jour une revue passait dans ma ville et a accepté de nous auditionner pendant leur spectacle. A la fin de notre danse, tout le public nous a ovationné debout. Ma carrière a débuté ce soir là. J’ai sillonné la France dans tous les sens, ensuite l’Angleterre. A 17 ans et demi j’ai passé une audition a Paris : je fus la seule retenue et me voila partie pour le Japon. J’étais sur scène tous les soirs pour 3 spectacles par jour, 7 jours sur 7. J’ai vécu avec des Anglaises et 2 françaises. Le niveau de danse était très élevé et les costumes étaient magnifiques. J’ai sillonné tout le sud du Japon et de la Corée pendant quelques années : j'ai vécu un rêve chaque soir.

Les jeux de Séoul en 1988 ?
Un grand moment, surtout à mon âge : j’avais a peine 18 ans… J’étais descendue dans la rue pour voir passer la flamme olympique. En plus de nos spectacles nous dansions aussi pour le Village Olympique, c’était grandiose surtout lorsqu’on terminait le show avec le french cancan. Je n’étais jamais fatiguée et souvent nous étions invités à des soirées privées: j’ai rencontré Carl Lewis qui me disait que je ressemblais à un ange. Bien sur, tout était féerique.

Que ressent-on lorsque l’on est à coté de la flamme olympique ? Un sentiment de consécration ? D’euphorie ?
J’étais jeune et je ne sais pas si je réalisais vraiment l’importance de cet événement. J’étais allée voir quelques disciplines mais très peu car nous avions aussi beaucoup de shows à faire. Mais je n’oublierai jamais le Village Olympique: quelle sacrée ambiance !!!

Les différents pays où vous avez dansé et les anecdotes et émotions afférentes ?
J’ai beaucoup dansé en France, en Angleterre, à Saint Martin aux Antilles, et au Japon pendant longtemps, en Corée et en Malaisie. E aujourd’hui au Sénégal mais pas dans la revue. Pas encore. J’ai adoré le Japon, les japonais sont très exigeants. J’ai eu à danser avec 40 degrés de fièvre. Une fois à Nagasaki, il pleuvait tellement que les gens ne sont pas venus au show et malgré cela nous avons dû faire les 3 spectacles sans public. J’ai aimé chaque pays et avec toutes mes anecdotes, je pourrais vous écrire un livre.

Quel genre de sacrifice l’exercice assidu de la danse requière t-il ?
L’éloignement de ma famille fut difficile, la première fois je n’avais que 17 ans et je n’ai pas vu ma famille durant 3 ans. Et il nous était interdit de mettre beaucoup de photos sur les murs de nos chambres. Nos courriers étaient lus après les spectacles. De plus, même blessés, nous devions assurer le show.

A un moment donné, la souffrance ne supplante t elle pas le plaisir ?
Non jamais. Il n’y avait pas de souffrance lorsque j’étais sur scène. Dès que je dansais je ne sentais plus rien sauf le Plaisir. La souffrance était celle d’après le spectacle lorsque les lumières s’éteignaient et le show se terminait. Certains soirs nous nous sentions terriblement seuls. Mais on ne peut pas tout avoir dans la vie.

Comment la passion de la danse a t’elle germé en vous ?
Très jeune, je dansais tout le temps. Je faisais des spectacles et mon public était mes poupées. Un jour mon grand père m’a fait découvrir à la télévision la revue, et j’ai alors su quel métier j’allais faire. Je n’ai jamais douté.

Votre blondeur a-t-elle été un avantage ?
Non pas du tout. Vous savez on danse toujours les cheveux tirés et nous portions des coiffes et des perruques. Mais toutes les danseuses de revue étaient blondes. Donc en Asie, on nous reconnaissait très vite.

Tel dans le film black Swann, avez-vous eu des professeurs au sadisme avéré ? Si oui, comment celui-ci s’est-il manifesté ?
Je ne sais pas si on peut appeler cela du sadisme, quelque part, oui, peut-être, mais cela fait partie de notre métier, surtout à ce niveau. On tombe sur sa propre sueur ? Et bien on se relève et on recommence. Et j’en passe. Travail, discipline, rigueur.

Le microcosme de la danse est-il violent ?
Un peu oui. Lorsque j’étais à l’étranger, oui, avec les mêmes filles 24 heure sur 24, mais en France, non.

Votre école de danse a un an. Qu’est ce qui a provoqué le déclic ? Aviez-vous ressenti un manque ?
Oui mon école a un an. Lorsque le club Padel Sénégal a ouvert ses portes je suis allée jouer quelques fois avec une amie et un jour Jordi Rovira, le fondateur du Padel au Sénégal, m’a dit que je jouais comme une ballerine. L’amie avec qui j’étais lui a expliqué que c’est mon métier et de là il m’a proposé une salle pour faire une école de danse. Aujourd’hui nous sommes une véritable famille, il m’a donné cette magnifique chance, je ne l’oublierai jamais.

Quel genre d’activités y proposez-vous ?
Danse classique et Modern, Jazz, Yoga, Remise en forme, Pilate, Aqua-gym. Aujourd’hui je pratique un sport tout en douceur et basé sur le bien-être.

Pourquoi le choix en cette rentrée d’adjoindre à votre répertoire de la danse classique ?
C’est la base je pense. Mes élèves sont toutes petites. Je leur apprends la discipline, le maintien et les bonnes positions et cela leur reste imprimé à vie. Ce sont mes princesses.

Est-ce une offensive visant à contrer la déferlante du tout twerk qui semble tout emporter sur son passage : même la très british actrice Helen Mirren s’y est mise.
Pour moi la danse classique c’est la base. En faire un peu ne fait pas de mal et savoir tout danser c’est bien aussi, même le twerk.

Croyez vous que le monde ait besoin de grâce ?
Oui. De plus en plus. Il faudrait que le monde danse.

Croyez-vous la danse à même de le lui apporter ?
La danse est synonyme de grâce, de légèreté, d´élégance, de sourires et de don de soi.

Votre mère est infirmière. Qu’a-t-elle dit lorsque petite, vous lui avez annoncé vouloir faire de la danse votre métier ? Au regard de son propre travail, n’a-t-elle pas trouvé votre choix futile ?
De toute façon, je n’allais laisser ce choix à personne. C’était une évidence. Personne n’aurait pu m’arrêter. Ma petite maman a toujours été fière de moi. À mes tous premiers spectacles, ma maman organisait une séance l´après-midi à son hôpital et je dansais pour toutes ces personnes âgées. Même lorsque je suis revenue de ma tournée en Asie, je suis revenue danser à l’hôpital. Voulez-vous que je vous dise ? Que je sois sur les plus grandes scènes du monde, aux jeux olympiques ou dans un hôpital, je danse avec autant de bonheur et de plaisir.

Vous vous occupez d’une chorale. Pouvez-vous nous en toucher deux mots ?
Oui. C’est tout nouveau pour moi. Je ne suis pas que danseuse, je suis aussi chorégraphe et metteur en scène. J’ai mis en scène des spectacles de Disney, des opérettes, des revues, mais pour la chorale c’est le première fois. Cela se passe à Nianing, la salle de répétition est un terrain de basket face à la mer. Il y a presque 50 enfants et un spectacle est prévu pour Noël. Actuellement nous sommes en répétition alors je ne souhaite pas en dire d’avantage mais cela promet d’être superbe.

Que représente cette chorale pour vous ?
Beaucoup. Déjà ce ne sont que des enfants et pour eux c’est vraiment nouveau. Aujourd’hui on raconte une histoire, leur histoire. Je les aime beaucoup, et c’est réciproque.

Selon vous, est-il possible d’être danseuse sans aimer la musique ?
Ça je ne le pense pas. C’est la musique qui fait onduler votre corps, le mien, c’est certain.

Quel est votre genre de musique préféré, vos airs préférés ?
J’aime à peu près tous les genres de musique, certains à petites doses. En danse la plus belle musique, c’est le Boléro de Ravel, je la trouve tellement puissante. Voyez-vous, quand j’entends de la musique, je danse et parfois je chante. Mais chez moi.

Sur quel genre de musique ne pourriez-vous absolument pas danser ?
Le rap. Je laisse les professionnels de cette danse pour ça.

Votre mère a t’elle joué un grand rôle dans votre approche du monde ?
Oui. Elle m’a donné l’envie de tout, elle m’a donné sa force le jour où elle m’a dit qu’elle aurait aimé partir et faire de l’humanitaire. Ça commence par ça pour moi l’approche du monde : L’humanité.

Danseuse un jour danseuse toujours ?
Oui, toujours. Aujourd’hui encore, un Bonheur. Si un jour une revue pouvait se réaliser au Sénégal, je serai partante. Danseuse dans l’âme. Merci à ce si beau pays que j’aime tant. L’Afrique est à tout jamais dans mon cœur.

Irène Idrisse/le petit journal de Dakar
https://lepetitjournal.com/dakar/communaute/danseuse-dans...

www.magali-mazzella.com

05/10/2017

NOUVEAU RIFIFI CHEZ AIR SENEGAL

la formation des pilotes d’Air Sénégal aura bien lieu

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Annulée in extremis par un simple mail, à l’insu du nouveau directeur général d’Air Sénégal, Philippe Bohn, la formation des futurs pilotes de la toute jeune compagnie aérienne sénégalaise aura bien lieu.
Pour son arrivée à la tête de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise, le Français Philippe Bohn se serait bien passé de cette péripétie. Avant sa prise de fonction, début septembre, l’ancienne direction générale avait recruté une quinzaine de pilotes de nationalité sénégalaise qui devaient constituer les premiers équipages de la compagnie nationale qui doit débuter son activité le 7 décembre, à l’occasion de l’inauguration de l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD).
Suspension in extremis
Au terme d’un processus de sélection de plusieurs mois, conclue par des évaluations en simulateur assurées par un pilote instructeur/examinateur du constructeur aéronautique ATR, à Toulouse, ces derniers devaient partir en « qualification type » (QT), courant octobre, à Toulouse ou Miami.
Mais le 22 septembre, ces pilotes recevaient un courriel de la compagnie les informant in extremis de la suspension du processus et du renvoi à une date ultérieure du départ en QT. Plusieurs d’entre eux avaient pourtant démissionné de leur précédent emploi, sans pour autant avoir signé leur nouveau contrat de travail avec Air Sénégal.
Les pilotes veulent une politique de recrutement privilégiant les compétences nationales
Le 26 septembre, un « collectif des pilotes » adressait donc à la ministre des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, un courriel exposant leur désarroi : « Les raisons invoquées, qui tiennent à la remise en question de la légitimité du précédent processus de sélection, nous laisse dans une profonde incompréhension et nous réfutons vigoureusement leur pertinence, écrivaient-ils. Une telle décision, prise au stade ultime du processus, ne saurait qu’entraîner des conséquences regrettables. »
Demandant le « respect des engagements pris à [leur] égard », les pilotes insistaient en outre sur « la nécessité de définir une politique de recrutement privilégiant les compétences nationales, seul chemin pour une compagnie sénégalaise pleinement au service des intérêts patriotiques ».
Couac interne
Comme l’a révélé le 2 octobre Jeune Afrique Business+, l’inquiétude justifiée des pilotes résulte en réalité d’un couac interne à la compagnie. Le mail d’annulation qui leur avait été adressé le 22 septembre émanait non pas de la direction générale, mais de Malick Tall, un prestataire de services dépendant du pôle projet « Opérations ».
Aussi, le 27 septembre, le DG Philippe Bohn a adressé un nouveau courriel aux pilotes concernés, indiquant que « de fausses informations concernant “l’annulation des QT” et le “renvoi des pilotes” sont véhiculées dans certains médias. Ces informations sont erronées […] J’ai donc promptement réagi en appelant le coordinateur ATR pour m’inscrire en faux sur la demande d’annulation. Le lendemain, samedi 23 septembre, j’ai réitéré mon message par e-mail en insistant sur le fait que la demande d’annulation du pôle projet “Opérations” était contraire à l’avis de la Direction Générale. En totale transparence avec vous, je vous joins copie de cet e-mail ».
Début des formations ce mois-ci
Dans ce courriel adressé à Flavien Masquarenc, Customer Support Director de ATR Aircraft, Philippe Bohn précise encore: « Afin d’éviter tout malentendu, il n’a jamais été question d’annuler les QT. […] J’attends simplement les dossiers pilotes, complets et conformes au plus élémentaire respect des standards basiques de notre industrie. Malick Tall a pour charge et unique tâche de me les soumettre dès qu’il les aura complétés… »
Contacté par Jeune Afrique, l’un des pilotes sénégalais concernés confirme les informations de JAB+, assurant que les choses sont globalement rentrées dans l’ordre. Sous réserve de cas particuliers, lui et ses collègues devraient donc participer, en octobre, aux QT initialement prévus.
Mehdi Ba/jeuneafrique.com

3000 ELEVES TÊTES DE TURC

Vive inquiétude après la fermeture des écoles du groupe Yavuz-Selim

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Sept écoles, 3 000 élèves, 500 professeurs plongés dans l’inconnu. Lundi 2 octobre, l’Etat du Sénégal a donc décidé comme d’autres, notamment le Mali et le Maroc, de fermer les établissements Yavuz Selim. Etablissements proches du prédicateur turc Fethullah Gülen, opposant accusé par Ankara d’être à l’origine de la tentative de coup d’Etat contre Recep Tayyip Erdogan en 2016. Des fermetures qui ont en tout cas provoqué une vive inquiétude chez les professeurs, les élèves et leurs parents. Reportage.
Fâchés contre deux présidents, Macky Sall mais aussi Recep Tayyip Ergodan. Comme de nombreux parents, El Hadj Mbaye accuse le chef d’Etat turc de faire pression sur l’Etat du Sénégal. « Un président d’un autre pays qui ferme une école au Sénégal, ou nous sommes indépendants ou nous ne sommes pas indépendants », tempête ce père de famille.
Le ministre de l’Education, Serigne Mbaye Thiam, a justifié ces fermetures. D’après lui l’association qui gère les écoles n’a plus d’agrément. Les faits reprochés seraient graves et donc confidentiels. « Vous savez bien que si ce sont des questions de cette nature-là, ce ne sont pas des questions que l’on étale sur la place publique. On reproche à une association des faits qui sont sans doute graves et en même temps on laisse cette association finir une année scolaire. On tenait à la continuité des enseignants », explique le ministre.
A 15 ans, Abdou ne comprend pas comment il est possible de fermer des établissements parmi les mieux cotés du Sénégal. « Regardez l’école. Vous voyez bien que ce ne sont pas des terroristes. Ils nous ont appris beaucoup de choses : le Coran, la religion, les mathématiques. On n’a pas élu Erdogan comme président, c’est Macky Sall que nous avons élu », souligne Abdou.
Présent depuis la création, professeur de mathématiques, Mamadou Ning s’inquiète pour le futur du groupe : « Si le dictat nous vient d’ailleurs, c’est difficile. Le « bijou » va-t-il se relever un jour ? Dieu seul peut le dire ».
L’Etat compte, via des tractations, permettre la reprise des cours rapidement.
Saggo/ferloo.com/rfi

L'EXPORT DE PORTE BIEN

1371,2 milliards de FCFA d'exportation en 2016 pour le Sénégal

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Les exportations du Sénégal ont atteint 1371,2 milliards de FCFA en 2016 contre 1342,6 milliards de FCFA l'année précédente, soit un relèvement de 2,1%, selon l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Dans sa note d'analyse du commerce extérieur, l'ANSD précisent que «les ventes à l'extérieur du Sénégal sont principalement orientées vers le continent africain (42,9%), l'Europe (27,8%) et l'Asie (23,2%)».
A l'inverse des exportations, les importations du Sénégal ont enregistré une baisse de 1, 8% par rapport à 2015. Pour l'année 2016, elles s'élèvent en effet à 2 977,5 milliards de FCFA, contre 3 032,9 milliards de FCFA un an auparavant.
Les principaux fournisseurs du Sénégal sont l'Europe (45,0%), l'Asie (29,4%) et l'Afrique (18,2%).
En 2016, le solde commercial des biens est ressorti à -1606,3 milliards de FCFA contre -1690,3 milliards de FCFA l'année précédente.
senenews

03/10/2017

PAS DE ZIRCON EN CASAMANCE

L’Etat résilie le contrat sur le Zircon en Casamance

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Le Chef de l’Etat se serait impliqué personnellement pour siffler la fin de la récréation. En effet, selon DakarTimes, une réunion s’est tenue au Palais et avec principal sujet, le soubassement de cette rébellion des populations contre l’exploitation du zircon
Auparavant, le Président Macky Sall conscient du danger que pourrait avoir un éventuel forcing sur la paix en Casamance avait demandé d’abord aux services de renseignements une analyse de tous les aspects de la question selon DakarTimes.
Les différents services également instruits par le Chef de l’Etat qui tenait à avoir une visibilité sur l’ensemble du processus. Ce qui a irrité le président de la République dans cette rencontre aura été sans nul doute l’information selon laquelle Ibrahima Diaw ci devant, principal représentant de la société Astron détentrice du Permis Casamance est celui qui a réalisé l’étude d’impact environnemental.
Diop Mamadou/Actunet.net

LE NOUVEAU MINISTRE DU TOURISME DEJA SUR LA SELLETTE

Macky Sall « dégoûté » par les approximations de Mame Mbaye Niang

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Si le ridicule tuait, le nouveau ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, serait présentement en train de déguster les pissenlits par la racine. Chargé de promouvoir une destination Sénégal en ballotage défavorable sur l’échiquier international, il est parvenu, à peine après avoir récupéré le flambeau des mains de Maimouna Ndoye Seck, à saborder l’image de marque d’un pays qui vise, à brève échéance, à accueillir pas moins de 3 millions de touristes chaque année.
Invité à donner son point de vue sur ce qui trait à la question du maintien ou non du franc Cfa, le sieur n’a trouvé rien de mieux à faire que de se singulariser, de la manière des plus péremptoires, en laissant entendre que des pays comme la Mauritanie, la Gambie ou encore la Guinée (Conakry) sont membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine. C’était en prime time, sur les antennes de Vox Africa.
Mis devant le fait accompli, le président Macky Sall qui s’est engagé dans une entreprise de séduction de masse pour s’assurer un second mandat en 2019 a eu du mal à en croire ses oreilles. Nos antennes qui sillonnent les arcanes du régime témoignent de son dégoût et nous indiquent que le désarroi est plus que partagé. En effet, l’on nous fait savoir que le cas Mame Mbaye Niang était à l’ordre du jour au sein du cabinet présidentiel. Notamment parce que le susnommé avec fait les choux gras de la presse, en marge du salon du Tourisme qui s’est tenu à Paris. Invité sur France 24, il avait répondu en entame d’interview à une question portant sur les voies et moyens qu’il comptait utiliser pour promouvoir la destination Sénégal.
Il ressort des conclusions de la présidence que des « plaisantins » avaient tronqué la réponse intégrale du ministre et publié un « fake » sur internet. Manipulation qui faisait croire de visu que le seul projet de Mame Mbaye Niang était d’inviter les touristes à venir profiter de nos animaux. Mais son manque de maîtrise avéré de la géopolitique sous régionale a laissé pantois Palais qui a d’ailleurs pris l’option de faire profil bas jusqu’à nouvel ordre sur cette question. D’autant plus qu’elle met en relief des incohérences manifestes dans la mise en oeuvre du remaniement ministériel découlant des législatives controversées de juillet dernier. Nos interlocuteurs nous indiquent que le salon du Tourisme de Paris ayant été piloté en amont par la ministre Maimouna Ndoye Seck, il eût été préférable qu’elle y représente le Sénégal avant de passer le relais à un Mame Mbaye Niang qui a mis d’obscurs coups de projecteurs sur la crédibilité du gouvernement sénégalais, du fait de son impréparation manifeste.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

LE SALOUM EN DANGER

Un royaume de mangrove menacé par la déforestation

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Dans le parc national du delta du Saloum, classé au patrimoine de l'Unesco, l'un des écosystèmes les plus riches au monde est véritablement en danger.
Au cœur du delta du Saloum, au centre-ouest du Sénégal, à plusieurs centaines de kilomètres du tumulte de la capitale Dakar, s'ouvre le royaume de la mangrove. Dans cette réserve naturelle de 76 000 hectares, les palétuviers, arbres rois de la forêt, dominent l'horizon. À côté serpente le fleuve Saloum, avec ses milliers de bras de mer appelés « bolongs ». Sillonnant ce labyrinthe marécageux, notre pirogue glisse sur l'eau, se frayant un chemin parmi les 200 îles et îlots que compte l'estuaire. Au loin, un groupe de pélicans prend son envol. Bienvenue dans le parc national du delta du Saloum, l'un des plus grands réservoirs de mangrove d'Afrique. Ici, plus de 250 espèces d'oiseaux, de reptiles et de mammifères sensibles vivent entre terre et mer : hérons goliath, pélicans gris, singes verts, crocodiles, hyènes tachetées ou encore des tortues marines et des lamantins d'Afrique, deux espèces menacées. Pourtant, cet écosystème, l'un des plus riches au monde, inscrit au patrimoine de l'Unesco depuis 2011, est en danger. En cause : le phénomène de la déforestation.
Un écosystème menacé
« Les causes principales de cette déforestation sont le trafic de bois et la production de charbon ; les feux de brousse sont également responsables de la dégradation des forêts », pointe Haïdar El Ali, militant écologiste emblématique et ancien ministre de l'Environnement sénégalais. D'après la FAO, l'Afrique a perdu près de 500 000 hectares de ses mangroves au cours des vingt-cinq dernières années. Le Sénégal compte parmi les pays les plus touchés sur le continent avec près de 40 % de ses superficies perdues depuis les années 1970. En ligne de mire : la récolte de bois de chauffe et du charbon, ou encore l'urbanisation du littoral. « C'est tout l'équilibre de cet écosystème qui se retrouve menacé », s'inquiète Haïdar El Ali, également président de l'Océanium, une association sénégalaise de protection de l'environnement. Et pour cause, la mangrove joue un rôle vital pour la faune et la flore : dortoir pour les oiseaux, refuge pour les hyènes et les singes, nurserie pour les poissons et les crustacés ou encore filtre de rétention à carbone. « Elle rend un service écologique à la société. Les arbres peuvent stocker rapidement et en grande quantité les polluants. Sa dégradation menace directement la biodiversité, mais aussi les populations locales qui dépendent de la pêche », souligne François Fromard, spécialiste de la mangrove et chercheur émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Autre fonction primordiale : les palétuviers servent de barrières protectrices contre les tempêtes et les tsunamis. « Dans un contexte de changement climatique et de montée des eaux, le recul de la mangrove est inquiétant. L'érosion des côtes s'accélère », précise le chercheur.
Les associations réagissent...
Face à ce constat, l'Océanium mène des actions de reboisement avec les populations locales pour restaurer la forêt au Sénégal. « Plus de 150 millions de palétuviers » auraient ainsi été plantés en dix ans dans 500 villages du Sine Saloum et de la Casamance. Sous l'impulsion de Haïdar El Ali, l'association a également créé l'Aire marine protégée de Bamboung (AMP) sur 6 800 hectares, près de Toubacouta. « L'idée était de permettre la régénération de l'écosystème. Nous avons donc interdit la pêche au départ pour favoriser le repeuplement des espèces. Des gardes volontaires surveillent la zone, pour repérer tout acte de délinquance, comme le braconnage ou la destruction de la forêt », explique Mamadou Bakhoum, vice-président du comité de gestion de Bamboung. Depuis la création de l'AMP en 2004, plus d'une trentaine de nouvelles espèces de poisson ont déjà fait leur apparition.
Dans les îles Bétenti, au cœur de cette faune et flore luxuriante, à quelques kilomètres de l'Aire marine protégée de Bamboung, les habitants de Sipo s'inquiètent eux de la dégradation de leur village. Sur cette île d'une centaine d'âmes, la population dépend de la terre et de la mer pour subsister. « Ici, toutes les choses que l'on a pour vivre, on les prend dans la nature. Les poissons, les noix de cajou, le pain de singe (le fruit du baobab), le bois. On vit de cela, on n'a rien d'autre », explique Jean-Dominique Senghor, 31 ans, un cultivateur de Sipo.
... les populations aussi
Dans ce village traditionnel, dirigé par une reine, sept ethnies, Sérères, Diolas, Peuls ou encore Wolofs, récoltent les huîtres des palétuviers, du poisson et des crustacés dans la mangrove pour se nourrir. Pour eux, maintenir l'équilibre de cet écosystème est une question de survie. « Nous vivons de la nature. La brousse et le fleuve sont au bénéfice de tout le monde. Chaque village doit se mobiliser et protéger son côté. Moi je vais bientôt partir, mais pour mon fils et mes petits-enfants, il faut continuer à se battre, ne pas croiser les bras et attendre, il faut agir », clame Issa Touré, fils du fondateur de Sipo et chef du village depuis vingt-six ans.
Inquiets pour l'avenir de leur île, menacée par la déforestation et l'arrivée d'hôtels touristiques voisins, la population tente de résister. Depuis 2010, une association des villageois se mobilise pour protéger Sipo. « Nous reboisons pour restaurer la brousse et la mangrove. Chaque année, nous plantons plusieurs dizaines d'hectares de palétuviers, d'anacardiers et de bois de fer », détaille Jean-Dominique Senghor, le président de l'association, qui collabore avec Keur Bamboung, un « écolodge » voisin. C'est d'ailleurs ce modèle d'« écotourisme » qui a inspiré les villageois il y a quelques années pour créer leur propre campement composé de quelques cases rudimentaires, d'un restaurant et d'un petit marché artisanal. L'objectif : promouvoir un tourisme durable et respectueux de l'environnement, tout en assurant des revenus aux villageois. Les fonds sont reversés dans une cagnotte communautaire, qui permettra ensuite de rénover l'école de Sipo et de construire une case de santé. Pour la population, pas d'autre choix : il faut résister, ou bien partir. « Si la forêt continue de reculer, les habitants partiront. Certains cultivateurs et pêcheurs ont déjà préféré fuir parce qu'ils n'arrivaient plus à vivre ici. J'ai tellement peur pour le futur de Sipo », s'alarme Jean-Dominique.
Sophie Douce/lepoint.fr
http://afrique.lepoint.fr/economie/senegal-un-royaume-de-...

FORMATION DES PILOTES D'AIR SENEGAL

Air Sénégal SA : Phillipe Bohn annule la formation des pilotes et liste les prérequis pour y participer

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Les pilotes sénégalais sélectionnés pour se rendre, du 3 au 13 octobre prochain, à Miami (Etats-Unis) pour subir une formation au siège de Atr 72-600, n’iront plus. La formation a été annulée et le nouvel homme fort de la compagnie aérienne sénégalaise a envoyé les pièces à fournir pour postuler aux pilotes sénégalais. Parmi ces pièces, des documents que certains pilotes disent ne pas connaître selon l’Observateur.
Philippe Bohn, nouveau patron de la nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal Sa, est-il hanté par le crash de l’avion de ligne de type A320 de la compagnie Germanwings ? Andreas Lubitz, le copilote de l’appareil, s’est suicidé en écrasant l’avion dans les Alpes-de-Haute-Provence, le 24 mars 2015, tuant 150 personnes. Depuis lors, de nombreuses compagnies aériennes ont décidé d’introduire, en plus de l’équipage, une autre personne dans le cockpit, tout en étant rigoureux dans les tests phycologiques. Et le nouvel homme fort de Air Sénégal Sa vient de faire table rase sur le système de recrutement des pilotes fait par son prédécesseur.
Ainsi, il a demandé aux pilotes sénégalais qui étaient recrutés par l’ancien Directeur général Mamadou Lamine Sow, de refaire leurs dossiers avant de les déposer auprès de l’agence en charge des recrutements. Et pour s’introduire dans le cockpit, Bohn demande aux postulants : un dossier administratif de base, lettre de motivation, curriculum vitae, lettre de référence du dernier employeur, formulaire de base (que les pilotes disent n’avoir pas reçu), déclaration de suspension du médical (un document que le personnel naviguant ignore), déclaration de non-incident, la copie du certificat médical, la copie des licences, authentification des licences et copie du carnet de vol ; un compte rendu positif, test de connaissance générale (les pilotes s’interrogent sur le sujet en question), test aéronautique spécificité Airlines (les pilotes disent ne pas connaître la signification); compte rendu entretien (Doa et Rrse) compte rendu avec un pilote instructeur (les pilotes s’interrogent sur l’identité du pilote); évaluation simulateur (déjà fait par les pilotes) du 3 au 12 août à Toulouse sous le règne de Mamadou Lamine Sow.
Seulement si tout est concluant, le candidat doit refaire une visite médicale. C’est après tout cela que le candidat serait apte pour aller faire le stage de qualification Atr 72. Des documents dénoncés par les pilotes recrutés par l’ancien Dg qui étaient passés au simulateur de Toulouse du 3 au 12 août. Et pour riposter contre le système de recrutement de Philippe Bohn à six phases, les pilotes sénégalais ont adressé une correspondance au ministre en charge des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, pour lui faire part de leur mécontentement. «L’objectif de Bohn est d’écarter les pilotes sénégalais pour faire venir des étrangers. Car, certains documents qu’il exige sont inconnus dans notre jargon. Les normes internationales exigent un curriculum vitae, une lettre de motivation, copie des diplômes obtenus et qualification mentionnée sur la licence, certificat médical valable suivi d’un entretien avec le nouvel employeur. Ce qu’a fait Bohn est une humiliation contre le commandant instructeur Malick Tall», tempêtent des pilotes.
Le contrat du Commandant Malick Tall non renouvelé
15 pilotes ont été sélectionnés par l’ancien Dg Mamadou Lamine Sow pour faire des séances de simulation à Toulouse, sous la supervision du Commandant de bord instructeur, Malick Tall. Test qu’ils ont fait, sauf deux pilotes parmi eux, retenus pour la formation en Airbus 319. D’ailleurs, les deux pilotes en question étaient qualifiés sur Airbus et Boeing 737-700. Tout le reste avait reçu les documents nécessaires pour s’inscrire sur le site Tsa (organisme américain du transport aérien). Et le premier groupe devait partir demain mardi 3 octobre à Miami pour subir la formation de qualification des Atr 72-600 avant d’y être rejoint par le reste, le 13 octobre.
Des formations annulées. Par qui ? Car, des sources renseignent que Philippe Bohn impute la responsabilité au Commandant Malick Tall. Ce que réfute ce dernier en démontrant des pièces à conviction à sa possession. En tout cas, les pilotes sénégalais ne pourront pas faire de simulations avant avril 2018. Par conséquent, la voie est libre pour Bohn de faire appel à des brookers (loueurs de pilotes d’avion) pour faire voler les avions. Si et seulement si, la compagnie démarre ses vols le 7 décembre prochain, comme annoncé. Alors que les heures de simulation d’une durée de 25 jours au minimum pour ces entraînements de qualification ont été certainement réservés et payés.
Présentement, tous les contrats qui sont arrivés à expiration, n’ont pas été renouvelés par l’Administration Bohn. Seulement, il a demandé à tous ceux qui ont vu leur contrat arrivé à expiration de postuler à nouveau via l’agence en charge du recrutement de la nouvelle compagnie aérienne. «Air Sénégal Sa ambitionne de conquérir les grandes capitales du monde. Il s’y ajoute que l’aviation a des règles très strictes. Par conséquent, la rigueur doit être de mise pour éviter au maximum des accidents. Philippe Bohn veut faire de Air Sénégal Sa une compagnie de référence», défendent des sources d’Air Sénégal Sa. «Seuls les professionnels en la matière travailleront dans la nouvelle compagnie. Il faut qu’on mette fin à ce qui se faisait jusque-là. Le népotisme, les bras longs et le copinage sont à l’origine de la faillite des différentes compagnies aériennes sénégalaises», dénoncent toujours des interlocuteurs d’Air Sénégal Sa. Toutefois, seuls quatre pilotes des défuntes compagnies aériennes sénégalaises étaient restés au Sénégal pour démarrer avec la nouvelle compagnie aérienne. Et avec la nouvelle donne, ils envient leurs 12 collègues recrutés par Air Côte d’Ivoire, dont deux pilotes instructeurs.
L’OBS/xalimasn.com

LE SEL INTERESSE LES INDIENS

Des hommes d’affaires indiens s’implantent au Sénégal, particulièrement dans la région du président Sall (Fatick). C’est pour produire du sel à hauteur de 294 milliards de francs FCFA.

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’’C’est un projet d’envergure qui peut générer jusqu’à 800 emplois directs et une capacité de production estimée à 2 millions de tonnes par mois ». Déjà, les investisseurs indiens sont venus faire l’étude d’impact du projet et visiter le site d’implantation. Ils constatent l’originalité de ce projet qui peut apporter de nombreux revenus aux sénégalais.
Compte tenu de tout cela, ils ont pris l’engagement à démarrer ce projet d’une grande envergure. En tout, il est le fruit d’un partenariat entre la commune de Fimela et des industriels indiens. Ce projet, qui date de 2010, va démarrer en fin 2018. Les investisseurs comptent aussi se rendre au Nigeria pour voir la méthode que ce pays utilise.
africtelegraph.com

LE LAC ROSE EN DANGER

« Sauvons le lac rose ! » Un cri d’alarme lancé par des acteurs du tourisme

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Le lac rose se meurt lentement, et le tourisme du département de Rufisque avec. Insécurité, construction anarchique autour du lac, insalubrité, absence totale de politique de conservation de ce site, pourtant classé patrimoine mondial de l’Unesco.
A l’heure où les questions liées à l’environnement préoccupent les dirigeants du monde entier, la situation au Sénégal semble être différente, notamment au lac rose où le spectacle est plutôt accablant, pour cause, depuis quelques années le lac rose est laissé à son triste sort. « Déplorable », s’écrient les acteurs du tourisme de la zone.
Anarchie autour d’un patrimoine mondial
« Le tableau est accablant, devant nos yeux. Le lac est entrain de rétrécir et on ne fait rien pour stopper ce désastre. Depuis des années, nous attirons l’attention des autorités, mais nous ne sommes pas écoutés. Les arbres plantés autour du lac pour constituer un anneau de sécurité sont coupés, il y a également une forte activité de construction d’habitats qui se développent anarchiquement autour du lac, les terrains sont vendus par les autorités. Les gens veulent habiter près du lac, au dépend de sa survie. Sans oublier l’extraction du sable, qui n’est pas du tout contrôlé. C’est vraiment grave ce qui se passent ici, toutes ces choses contribuent à dégrader l’environnement du lac et de son bassin versant», s’écrie Amadou Bocoum Diouf, le président d’initiative et du tourisme du lac rose.
Selon Cheikh Ndoye artiste spécialisé dans la fabrication des tableaux en sable. Autrefois, le lac s’étendait sur 8 kilomètres de long et 1,5 kilomètre de large, aujourd’hui, sa longueur est 4,5 km sur 800 mètres de large environ.
Absence d’activité
Côté tourisme, le lac perd peu à peu sa renommée de grand pôle touristique. « Nous avons de moins en moins de touristes, depuis que le lac n’abrite plus l’arrivée du Paris-Dakar. Avant on bénéficiait de la publicité qui était fait autour du rallye, et toute l’année les touristes venaient visiter. Depuis on se contente de quelques visites. Rien n’est fait par notre ministère du tourisme. Regardez, il n’y a même pas d’éclairage, alors que souvent les touristes aiment bien se promener tard, même pas un poste de gardiennage. Aucune installation moderne pour renseigner les gens, c’est un site déserte, le tourisme ici se fait de manière archaïque », explique Monsieur Dia, guide touristique au lac rose.
« C’est triste que nous ne profitons pas assez de nos atouts pour développer ce secteur. Il faut vraiment une forte mobilisation pour redonner au lac sa notoriété. Nous devons créer des activités périodiques pour accompagner ce secteur, et c’est l’engagement de tous. Par exemple un festival ou un concert géant sur le site du lac, ou encore une semaine découverte du lac, ces genres d’initiatives doivent pouvoir être organisés. Les acteurs de ce secteur aussi eux-mêmes se mobiliser pour promouvoir ce site, avec l’aide de spécialistes. Par exemple nous prêt à organiser une session de formation à la création de blog et de contenus pour accompagner », laisse entendre Ismael Cabral Kambell, Chargé de Communication et Relations publiques à Jumia Travel. « Nous ne devons pas laisser ce site unique au mourir, c’est notre devoir de le protéger ».
L’urgence est signalée, si rien n’est fait, il ne restera plus rien que des souvenirs, dans une dizaine, vingtaine d’années ? Sauver le lac rose est un devoir, les acteurs du tourisme autour de ce site y croient, et entendent bien, fasse à l’absence d’une oreille attentive, interpeller le secrétariat général de l’Unesco et le centre du patrimoine mondial, car e site a été inscrit au patrimoine mondiale depuis 2005.
Marie Josephe/Dieyna SENE/lactuacho.com

TOURISME AU SENEGAL ORIENTAL

Tambacounda a célébré la journée internationale du tourisme

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La région de Tambacounda a fêté la journée mondiale du tourisme, le 27 septembre dernier. Moment saisi par les pouvoirs publics pour passer en revue les atouts touristiques et les contraintes du secteur dans le pôle Sénégal oriental. Le thème de cette année est le tourisme, un outil de développement.
Le Sénégal oriental compte 11 hôtels, 11 auberges, 41 campements et plus de 30 guides touristiques professionnels. N’empêche qu’il a des ambitions d’être un hub touristique. En 2016, la région a accueilli 11.295 touristes pour 19.991 nuitées. Un taux de fréquentation loin de refléter les importantes potentialités dont regorge cette zone. Deux patrimoines sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO à savoir le pays Bassari et le parc national Niokolo Koba(PNNK).
Les touristes peuvent pratiquer le tourisme cynégétique sur une trentaine de sites. Le tourisme de vision et découverte avec les 913.000 ha du parc national Niokokolo Koba, le pavillon René Caillé, le pont Faidherbe à Bakel, les cascades de Dindefello à Kédougou etc. Et le tourisme culturel très présent dans le pays Bassari à Kédougou. C’est pourquoi, les autorités ont invité, lors de cette cérémonie, les établissements touristiques à vendre davantage la destination Sénégal oriental auprés des touristes tout en visant une meilleure compétitivité de leurs produits et services.
De leur côté, les autorités assurent qu’elles travaillent actuellement à la promotion et au développement du tourisme interne dans les régions. Des études sont également en cours pour atteindre une diversification de l’offre touristique au Sénégal et les objectifs du développement inclusif et durable.
Cependant, la décrépitude de certains sites historiques, la méconnaissance par les sénégalais de leur patrimoine touristique ont été, entre autres, les contraintes soulevées dans le tourisme local. Face à cela, l’Etat est entrain de prendre des mesures pour permettre au tourisme de jouer son rôle de développement.
Outre cela, une exposition de vernissage sur la richesse culturelle des ethnies minoritaires, la biodiversité du PNNK et l’importance de l’écotourisme a été animée par des guides touristiques et les autorités du PNNK. Et un sketch de la troupe ATT du collège d’enseignement moyen Thierno Souleymane Agne de Tambacounda a été joué pour sensibiliser sur la nécessité de valoriser nos patrimoines touristiques.
Amedine Faye/au.senegal.com

01/10/2017

MBOUR ET SALY...

Culture Et Tourisme En Difficulté : Mbour, Pourquoi Ça Cale ?

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Une ville avec tous les atouts, Mbour. Dans ce gigantesque complexe urbain où tout se mélange, le principal souci des gouvernants d’aujourd’hui, (l’Etat et les collectivités locales) reste dans ce qui peut être fait pour sauver ce qui peut l’être. Mbour suffoque et il semble qu’il n’y a pas de solutions immédiates. Et, le plus regrettable est que contrairement à la métropole niçoise adossée sur la Méditerranée et seulement distante de quelques kilomètres de Monaco et de l’immense agglomération marseillaise sur la canebière qui est devenue la quatrième ville de France, Mbour forte de ses attributs de la nature, n’a tiré profit ni de la mer, encore moins de tous les atouts qui fondent le caractère d’une véritable ville.
En métropole, quelle grande ville aujourd’hui n’a pas son tramway, son centre piéton, ses vélos en libre-service ou encore son «écoquartier», se demandent certains experts et urbanistes. A l’heure du Smartphone et des villes numériques, l’on est pourtant, très très loin de ces images et clichés qui symbolisent la ville moderne, quand on parle des villes sénégalaises. A Mbour, à ce jour, le tourisme est presque mort de cette anomalie. Tout comme la culture, l’éducation et toutes les grandes librairies qui faisaient sa réputation, ont fermé leurs portes. Les grands magasins du centre aussi laissés à des affairistes dont le seul souci, loin de rendre belle, une cité, fussent-ils des Sénégalais, est de se faire de l’argent sur la population au lieu de servir les populations. Dans le centre ou ce qu’il reste, ne subsistent que les ombres du passé.
Le tramway, même si des lignes de tata viennent d’être lancées, ce sera peut-être pour l’autre siècle. Pour avoir une ligne, il faut des voies dans la cité ; Mbour n’en a plus. Pour améliorer la mobilité urbaine, la ville ne compte aucune voie bitumée dans le centre encore moins des feux de circulation. L’on est encore dans la préhistoire de la civilisation urbaine et la population semble s’en accommoder. Aujourd’hui, il n’y a aucune forme d’innovations, à commencer par la voirie morte de sa plus belle mort.
De centre, la jeunesse actuelle de la ville n’en connaît qu’une seule direction, celle qui mène à la station de Saly, site touristique qui n’a pas été incluse dans le périmètre urbaine ville et laissée à une communauté rurale, Malicounda, pour renflouer les caisses de cette commune-quartier située à l’entrée de la ville. Une cité de tous les paradoxes qui n’en tire aucun avantage ; voilà qui symbolise la ville de Mbour et son environnement.
La plus incompréhensible des mesures a été de l’avoir séparé pour des raisons qu’on aura du mal à expliquer dans l’avenir, à son arrière pays, sans aucune forme de concertation entre le rural et l’urbain. Au même moment, Diamniadio et son immense complexe urbain arrivent dans ce contexte sans aucune autre forme de perspectives qui va dans le sens du développement de la Petite côte. Ici tout a été pensé pour aller à… ou revenir de… Dakar. Quid de l’aéroport de Diass en voie d’être inauguré et qui ne sera d’aucune forme d’utilité dans la relance de la ville sinon y accroître l’anarchie et les encombrements en tout genre. Comme l’a été d’ailleurs, au regret des populations, le tourisme et l’aménagement de la station balnéaire de Saly au départ du programme.
Conçue comme l’élément-clé dans la construction du territoire, Dakar, devient une sorte de goulot d’étranglement à partir duquel tout se déconstruit également. Comment expliquer, à partir de ce moment, la difficulté d’entrer ou de sortir de Mbour ? Que l’on bifurque par la soi-disante bretelle à l’entrée de la ville et qui mène sur la route de Kaolack ou que l’on entre dans le ventre mouvementé de la ville pour aller vers Joal, on ne le fait pas en moins de vingt minutes. Un calvaire avec comme élément catalyseur, les gros camions en direction du Mali, de la Guinée-Bissau, de la Guinée ou des fois en provenance de ces pays, du Sénégal oriental et/ou de la Casamance.
Et dans un tel contexte, sans moyens suffisants, sans aucune vision, le maire peut tout se permettre en invoquant les difficultés liées à la conjoncture, mais encore l’absence de véritables projets politiques venant de l’Etat dans la ville. Les inondations qui le tracassent au quotidien à chaque saison des pluies en sont un bel exemple.
CONTRAINTES BUDGETAIRES, ABSENCE D’HORIZONS CLAIRS… : Un véritable gouffre urbain qui explose
Limitées au niveau de leur budget, toutes les villes sénégalaises fussent-elles littorales, fluviales, fluvio-maritimes ou intérieures n’ont aucune marge de manœuvre. Tous les projets urbains qui sont y lancés, ne le sont que grâce aux intérêts de la puissance publique. Sans elle, il y a aucun autre investissement à venir. Pour preuve, le pôle de Diamniadio en construction pour un montant d’environs 2 milliards de dollars, ne l’a été que par l’engagement de l’Etat avec ses partenaires marocains, indiens, et quelques Sénégalais qui y tireront nul doute profit. Que peuvent faire les maires, face à l’anarchie, toutes les formes de pollution, l’absence d’études sur leur cité.
Tous ces faits remarqués sont des freins au développement d’une ville qui ne prendra son envol que quand elle sera dotée d’un plan de développement urbain régional qui inclut à la fois, Thiès, Joal et Fatick. Mbour comme espace économique principal, Thiès comme centre d’une région économique, Joal et Fatick, comme aires de prospérité qui permettent de réduire la pression sur la ville. Pour exemple, Thiès n’est distante de Mbour que de 70, voire 75 kilomètres, selon le chemin qu’on prend. Joal est à 30, voire 32 km. Et, Fatick et sa région seulement distante de 70 km. Construire un ensemble au cœur de cette partie la plus humide du littoral à travers les îles du Saloum, Djifère, sur la route de Kombongoy, voilà le travail à faire pour certains spécialistes de l’aménagement du territoire.
Contrairement, à Diamniadio, Mbour et son agglomération ne se développeront par des bouts de territoire découpés en fonction des intérêts des uns et des autres. Confrontée aux pénuries d’eau chaque jour, à l’anarchie au sein des aires de rencontres (marchés, routes ou ce qu’il en reste), la population ne veut même plus qu’on lui parle de ville. L’absence d’homme ou de femme de la ville proche de l’Apr, dans le dernier gouvernement de Macky Sall, est aussi soulevée chez les jeunes comme une forme d’oubli que le président de la République et son entourage n’assument pas. Mbour, une méprise ! Certains jeunes n’hésitent plus à penser que l’équipe au pouvoir ne rêve pas d’un grand destin pour leur ville. Est-ce qu’ils ont tort à ce qu’on voit ?
Depuis des années, la grande mosquée dont un des pans s’était effondré, est restée en souffrance de par l’incompétence d’une équipe municipale incapable de développer la moindre capacité de coopération économique et sociale pour relancer ce projet. Quand l’association «Solidarité mbouroise » s’y est mise avec ses moyens à elle, la chose s’est accélérée timidement. Et, maintenant, c’est le Président Macky Sall qui s’y met avec la promesse de finir les travaux. Un mouvement de jeunes pour vendre du rêve voilà l’enjeu, mais s’agira-il d’un rêve durable ?
CITE NUMERIQUE, VOIRIE NOUVELLE, UNIVERSITES, LACS… : Diamniadio, modèle ou anti-modèle…
La question du budget est intéressante quand on l’évoque au cœur du fonctionnement des villes, car même Dakar dont le maire Khalifa Sall est encore en prison pour des problèmes de gestion interne de sa mairie, n’y arrive pas. Dans la ville sénégalaise, il semble que le casse-tête des élus reste l’équation de la gestion municipale. Le nœud de tous les problèmes est là et de quels moyens dispose un maire qu’il soit de Guédiawaye, de Diourbel, Pikine ou Mbour pour faire la mixité sociale, le logement ou des programmes d’assainissement ? Avec Diamniadio, l’on tente le tout pour le tout pour élaborer un modèle urbain qui devrait marquer les esprits. Mais, les autres villes, en ont-elles les moyens ? De l’Etat et des collectivités, qui doit faire la région, la question est ouverte aux planificateurs.
Le modèle Diamniadio, tout beau projet, confié à la Délégation Générale à la Promotion du pôle Urbain (Dgpu), est vu par certains comme un paradoxe dans le contexte de décentralisation que connaît le pays depuis le lancement en 1997, de ce projet dit de régionalisation. Et c’est le Délégué Général Seydou Sy Sall qui le dit lui-même, chez nos confrères de Financial Afrik en soulignant que «C’est la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’un projet de cette envergure, est entrepris. 1644 hectares, pour vous donner une idée, c’est quatre fois le plateau de Dakar ; quatre fois les Parcelles Assainies. Certains pensaient en parlant de çà qu’il s’agissait d’un projet pharaonique qu’il était impossible de réaliser… En 2014, lorsque le Président Macky Sall lançait le projet, c’était un site complètement vierge. Mais, le Président, vous savez, c’est avec l’audace qu’on réussit tout. La première chose a été d’injecter ici le Centre international de conférence de la francophonie». L’idée, ajoute le délégué général du Pole, «c’était de susciter l’attractivité, l’attraction vers le pôle. L’Etat a voulu démontrer ici le mouvement en marchant…» Audace et attractivité, chacun de ces mots gardent son sens pour le projet, mais aussi pour la suite. Ils fixent aussi un cap pour le pays et son futur modèle à l’horizon 2030-2050. Mais, les mairies actuelles dans leur configuration et la composition de leurs élus, sont-elles capables de suivre ce mouvement, fut-il le plus beau, le plus construit au plan de la conception et du partage des idées ?
Face à cet exemple, la France dans sa conception du territoire, en partant de la région, du département, de la commune est un exemple inspirant encore une fois. On peut retenir ainsi, et les études des laboratoires des universités et instituts de recherche sur l’urbain, que la France n’a connu en tout et pour tout que deux périodes où les gestions municipales ont été fortement marquées par une vision politique. Celle du socialisme municipal, né dans les années 1880, qui s’est prolongé jusque dans les années 1930. Les villes deviennent alors des laboratoires du changement, avec la mise en place de grands services publics municipaux allant jusqu’à la création de boulangeries ou de pharmacies municipales. C’était pour l’époque…
Celle des années 1970 et 1980 ensuite, fortement marquée par la bipolarisation de la vie politique. À la suite du programme commun, une nouvelle génération d’élus de gauche conquiert des villes aux municipales de 1977. Dans leur gestion, ils vont mettre l’accent sur la démocratie locale, les loisirs et les grands équipements culturels. La première expérience se heurtera au Conseil d’État, qui veille scrupuleusement à faire respecter la loi de 1884 limitant les compétences des communes. La seconde trouvera ses limites dans les contraintes budgétaires qui vont rapidement s’imposer à tous. Les villes sénégalaises sont dans cette forme d’impasse qui commence à trop durer. «Pour faire très différent, encore faut-il en avoir les moyens financiers», souligne Patrick Le Lidec, chercheur au centre d’études européennes de Sciences-Po.
LIGNES DE FORCE
A l’heure des innovations et de la croissance verte : Mbour peut-elle redevenir une ville qui attire ?
Mal éclairée pour ses rues principales, sans aucun reflet qui attire le visiteur, Mbour peut elle devenir une ville d’avenir ? Simplement, une cité lumineuse, lisible et presque de taille humaine. Toute la question est à ces points.
Un débat de fond se tient actuellement au Sénégal dans le monde des urbanistes pour ce qui est du modèle à suivre pour remettre en vie les villes secondaires. Mais, quelles réponses proposent les mairies des villages devenues communes rurales comme celles des villes grandes ou moyennes au moment où tous disent avoir fait passer le budget municipal de 100 millions à plus d’un milliard de FCFA. A tort ou à raison, d’où vient cet argent que l’on agite et dont on ne recouvre même pas les 70% pour le budget. Image d’épinal, nos villes n’ont plus rien de villes malgré ces types de déclarations. Les maires de villes comme ceux des communes rurales en purs politiciens ne sont pas souvent et pour la plupart capables de lire même un bon budget. L’on fait dans l’à-peu-près en pensant que le peuple de la ville dort. Çà les arrange. Contre les inondations, les saletés, la mauvaise organisation des activités (mobilité urbaine, transports, gestion des marchés et halles…), l’anarchie est au cœur de tout. A Mbour comme à Kaolack, dans le centre de ces villes paisibles d’il y a quelques années, rien n’attire sinon, les odeurs et les saletés qui se mélangent au sable de rues mal entretenues. On est dans le flou. Si on considère qu’une ville intelligente, c’est une cité où l’on peut vivre son bien-être et faire du business, il n’existe pas encore une ville sénégalaise qui répond à ce critère en attendant de voir ce que va offrir le pôle urbain de Diamniadio. Le contexte de l’édification de cette nouvelle ville arrive au moment où jamais la gestion de la cité n’a jamais été aussi défaillante. Pour preuve, faute de résultat, même nanti de son expérience de paysagiste et grand connaisseur de la vie urbaine, le maire de Saint-Louis, Cheikh Bamba Dièye a été sanctionné par sa base et une partie de la population de la vieille ville. Le maire actuel, fort du soutien du chef dont il est le beau frère, ne fait pas mieux que lui moins de deux ans, après son élection.
Que dire de Mbour, la cité la plus envahie du Sénégal par l’exode après Dakar ? Au cœur d’une belle tourmente au niveau foncier, la ville n’a plus aucun charme. La décentralisation et ses incohérences lui ont enlevé tous ses privilèges et c’est dans ce contexte que tout ce qui faisait son charme a disparu : le tourisme est bien en très grande difficulté. La mer n’attire plus le visiteur étranger qui préfère désormais le sable fin de la Dominique et des Antilles beaucoup plus propres et plus aptes à les recevoir. Dans le même temps, rien n’est fait par les autorités au niveau de l’Etat comme au niveau municipal, pour relever la qualité de l’offre dans les hôtels encore en vie ; mais encore dans l’aménagement d’espaces du genre : les places du centre, la plantation d’arbres, les façades etc.
Qu’est ce qui attire d’ailleurs dans cette cité où toutes ces facéties qui font la réputation d’une cité n’existent nulle part ? A cette question, le maire serait incapable de vous apporter une réponse. Au cœur de la tourmente, il n’a plus d’avis ; il semble attendre son heure, pour ne serait-ce que rendre le tablier et laisser la place. Raisonnablement, c’est sans doute le meilleur service qu’il aura à rendre à la ville ; mais pour être remplacé par qui ? Autre question lancinante qui revient dans cette ville où depuis Ameth Sarr et Abdou Mané, il semble que l’on soit plus damnée que les autres. Moussa Ndoye n’a guère mieux, bradant le foncier comme il pouvait. Mbaye Diagne, malade et impuissant a eu toutes les difficultés à finir ses mandats. Alors à partir de là, regarder l’avenir reste difficile dans cette cité sans reflet, adossée sur l’atlantique, comme malgré elle.
FOCUS SUR… SALY
La grosse anomalie au cœur d’un chaos
40 ans d’existence et le Ko après, c’est cela à quoi ressemble la station balnéaire la plus connue en Afrique de l’ouest. Comment est-ce possible ? La réponse n’est pas simple pour les experts et les hôteliers qui se renvoient la balle. Au niveau du Centre Expérimental de Recherches et d'Études pour l'Équipement (Cereq)), l’on met cela sur la somme de toutes ces erreurs nées du non respect des normes d’établissement et de construction sur le littoral. L’on a chargé la mer, dit-on. Dans l’aménagement littoral, le village de Saly et sa station balnéaire reste comme un complexe qui, au début de sa conception, étaient destinés à faire de la Petite côte avec le Cap skirring, aux côtés de Dakar, mais aussi de Saint-Louis, le cœur du tourisme au Sénégal.
1977-2017, c’est juste au lieu des belles prévisions attendues, ce furent quarante années de désillusions pour la ville. Même si les débuts jusqu’à la fin des années 1990 furent exceptionnels sur l’économie de la zone et de la région, la suite a été presque catastrophique, parce que tout finalement s’en va. La côte envahie par la mer parce que «sabotée» par des édifices sans aucune norme de respect des sites. Sans le respect de la distance des 100 mètres entre la mer et la côte, comme dans la législation européenne qui devrait permettre de laisser l’océan dérouler ses vagues. La Direction de l’environnement et des établissements classés est dans la même mouvance sans arriver à convaincre les promoteurs hôteliers sur la Petite côte. Selon eux, aucune des solutions tentées par l’Etat jusque-là, n’a servi à rien pour sauver ce qui peut l’être sur le littoral. Le tourisme se meurt à Mbour parce que tout a été fait dans la planification du secteur, sans une cohérence avec le développement de la ville. Rien n’attire le touriste dans la cité, les quartiers, chez les gens. Ni l’habitat, ni la gastronomie, encore moins, la boulangerie et les services. Comment dans une cité touristique, vous ne pouvez avoir aucun organisme à visiter au plan récréatif. Aucun musée, encore moins des centres culturels et de bons restaurants.
Au niveau des infrastructures, qu’est-ce qu’il y a, à part le grand marché coincé au bord de mer et de l’ancien centre ville ? Pittoresque et propre à ces débuts dans sa gestion et son organisation, ce grand centre d’échanges a été vite dépassé par le développement anarchique qu’il y a dans la ville sans que des mesures intelligentes viennent pour prévenir et organiser son avenir. Est-ce trop demander aux autorités municipales ? Tout autour de ce marché où toutes les voies étaient bien tracées, il n’existe plus aucun grand restaurant ; aucun centre où l’on peut se reposer quand il fait chaud. La station de Saly qui était devenue le lieu où l’on pouvait disposer de ces espaces, a également perdu sa flamme même forte de son nouveau statut de commune.
Mame Aly KONTE - Sud Quotidien

30/09/2017

BATEAU-HÔPITAL A DAKAR

«Mercy Ships», le plus grand bateau-hôpital du monde est arrivé au Sénégal

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Pour son installation, ses dirigeants vont signer, ce vendredi à 16h, un accord de siège avec le Gouvernement sénégalais, renseigne un site sénégalais.
«Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Monsieur Sidiki KABA, procède, ce vendredi 29 septembre 2017, à 16 heures, à la signature d’Accord de siège entre le Gouvernement du Sénégal et l’Organisation Internationale Non Gouvernementale (IONG) « MERCY SHIPS » (Bateau-Hôpital). La cérémonie de signature aura lieu à la salle de conférence dudit ministère», informe le service de communication du MAESE.
A Dakar, ce bateau-hôpital va offrir gratuitement des soins de santé à des milliers de Sénégalais. Ce navire dispose notamment de cinq salles d’opération et de plusieurs cabines d’hospitalisation pour fournir des types de chirurgie complexe aux malades. Ce bateau hôpital sera présent au Sénégal pour une durée de 10 mois.
Le « Mercy Ships », appelé « Navire de l’espoir », va accoster à Dakar, en juin 2019, pour fournir des soins médicaux aux personnes vulnérables, a annoncé vendredi le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.
« L’Organisation internationale non gouvernementale « Mercy Ships » (Bateau-Hôpital) a pour vocation d’améliorer les conditions d’existence des personnes à revenus faibles vivant avec un handicap », a dit le ministre lors d’une signature d’accord de siège entre le Gouvernement du Sénégal et l’ONG « Mercy Ships ».
Le bateau-hôpital aura à son bord un personnel médical qualifié qui fournira un service complet et gratuit, a ajouté Abdoulaye Diouf Sarr.
Il a annoncé la mise en place prochaine d’un comité de pilotage et d’un comité scientifique pour préparer l’arrivée du bateau-hôpital.
Le directeur général de « Mercy Ships », Donovan Palmer, a indiqué à son tour que le bateau dispose de cinq salles d’opération avec un dispositif médical de haute qualité.
Il a relevé que sept opérations chirurgicales vont être effectuées durant le séjour du bateau-hôpital au Sénégal. Elles vont concerner la chirurgie faciale, la cataracte, le goitre, les fistules obstétricales, les grands brûlés, la malformation et les soins dentaires.
Après Conakry en 2018, le « Mercy Ships » va séjourner pendant 10 mois au port de Dakar.
Le personnel médical du bateau compte organiser des sessions de formation relatives aux maladies rares et autres pathologies difficiles à soigner à l’intention des infirmiers, médecins généralistes et chirurgiens.
Le passage du « Mercy Ships » à Dakar, 23 ans (1994) après, repose sur un partenariat solide entre le Sénégal et l’ONG, a expliqué son directeur général.
« Mercy Ships » est une ONG humanitaire internationale dont le si7ge est basé à Garden Valley, aux Etats-Unis. Elle s’est donnée pour mission d’améliorer l’accès aux soins de santé dans les pays africains en voie de développement. Mercy Ships intervient sur invitation du pays d’accueil.
Diop Mamadou/leral.net/galsen221.com

IL FAIT TROP CHAUD

La météo explique les raisons de la chaleur dans le pays

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Le climat de la capitale sénégalaise est devenu un sujet de débat. A Dakar et dans l’ensemble du territoire national l a chaleur grimpe de jour en jour. Un situation inhabituelle qui pousse les agents de la météo à informer le public.

Selon l’APS, les spécialistes du climat informent, « La chaleur sera fortement de mise sur l’ensemble du pays, plus particulièrement au nord-est (Podor, Matam, Linguère) où des pics de 41 à 43°C seront relevés », contre des « températures maximales » variant « entre 32°C sur la Côte et 35 à 39°C sur les régions sud et centre », renseigne l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).
Les spécialistes du climat prévoient qu’à partir de cette nuit, précisément à minuit, la chaleur sera accablante, « sera majoritairement notée sur le pays avec un temps qui sera largement ensoleillé durant le week-end, toutefois dans la soirée du dimanche, des orages et pluies pourraient se manifester au sud-est » avant d’ajouter que « la visibilités sera globalement bonnes ».
SeneNews/Malang Toure

29/09/2017

LE SINE SALOUM: ZONE TOURISTIQUE A PART ENTIERE

Le Sine-Saloum veut devenir une zone touristique à part entière

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La zone du Sine-Saloum doit devenir une zone touristique à part entière et ne plus dépendre de la station balnéaire de Saly, selon Issa Barro, président du Syndicat d’initiative et de promotion touristique du Sine-Saloum.
"La zone du Sine-Saloum dépend de la zone de Saly. Elle évolue à partir de Saly. Et les baisses de fréquentation à Saly rejaillissent sur nous. Or, nous avons beaucoup d’atouts. C’est pour cela que le Sine-Saloum doit devenir une zone touristique autonome à 100%", a dit Issa Barro.
Il s’adressait à des journalistes dans le cadre de la 39 ème édition du salon du Tourisme, "IFTM Top Resa", qui se tient à Paris, au Parc des expositions, Porte de Versailles.
Issa Barro dit être présent à Paris pour "faire la promotion" du Sine-Saloum qui propose "une offre touristique diversifiée".
Il a vanté les richesses du delta du Saloum, en évoquant les sites élevés au rang de patrimoine mondial de l’Unesco, un estuaire dynamique, l’éco-tourisme, le tourisme sportif, etc. La zone, dit-il, compte 80 établissements dont des hôtels, des auberges, des campements et 2000 lits.
Issa Barro a souligné la nécessité de mettre à niveau certains établissements et de régler le problème foncier étant donné que la zone n’est pas aménagée. La 39 ème édition du salon "IFTM Top Resa" rassemble pendant 4 jours, du 26 au 29 septembre, l’ensemble des acteurs du tourisme à Paris.
Créé en 1978, le salon nommé "Top Resa" avait lieu à Deauville et était spécialisé dans la cible loisir. En 2008, il change légèrement de nom pour s’appeler "IFTM Top Resa". Il déménage à Paris et devient un salon multi-cibles couvrant tous les motifs de déplacements : loisirs, affaires, événementiels.
OID/ASB/ASG/Ousmane Ibrahima Dia/aps

LE TOURISME PAR LES AEROPORTS SECONDAIRES

Le Sénégal mise sur ses aéroports secondaires pour relancer le secteur

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Les aéroports secondaires sont appelés à jouer un rôle important dans le développement du tourisme au Sénégal, a souligné, mercredi, à Paris, le directeur général de l’Agence des aéroports du Sénégal (ADS), Pape Maël Diop.
C’est pour leur faire jouer ce rôle que l’Etat du Sénégal a décidé, conformément aux objectifs du Plan Sénégal émergent (PSE), de “mettre aux normes” ces infrastructures, par la mise en œuvre d’un “plan de modernisation” de 100 milliards de francs CFA, a expliqué M. Diop.
Il s’entretenait avec des journalistes, dans le cadre de la 39ème édition du salon du tourisme IFTM Top Resa, qui s’est ouverte mardi à Paris, au Parc des expositions, porte de Versailles.
Plus de 80 entreprises du secteur du tourisme participent à cet évènement qui prend fin vendredi.
On peut signaler la présence à cette rencontre, côté sénégalais, de la SAPCO (aménagement des zones touristiques), du FONSIS, de l’APIX (investissements), de l’AIBD et de l’ADS (aéroports) et de l’ANACIM (aviation civile).
L’objectif de cette politique de “modernisation” des infrastructures touristiques est de renforcer la sécurité dans ce secteur et de permettre aux touristes de “visiter le Sénégal des profondeurs”, a précisé Pape Maël Diop.
Il dit avoir évoqué avec les partenaires du Sénégal la perspective de l’ouverture, le 7 décembre prochain, de l’Aéroport international Blaise-Diagne.
Il s’agit, selon lui, de rassurer ces partenaires, en ce qui concerne les normes de sécurité et de sûreté de cet ouvrage aéroportuaire.
La 39ème édition de l’IFTM Top Resa réunit pendant quatre jours, du 26 au 29 septembre, des acteurs du tourisme à Paris.
Créé en 1978, le salon baptisé “Top Resa” avait lieu à Deauville et était dédié aux loisirs.
En 2008, le salon change légèrement de nom pour s’appeler “IFTM Top Resa”.
Il emménage ensuite à Paris et devient un salon “multi-cibles”, couvrant tous les motifs de déplacements : loisirs, affaires, événementiels.
Aps/xalimasn.com

PETITE REPRISE DU TOURISME

Le marché sénégalais du tourisme connaît "une petite reprise" à consolider

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Le marché du tourisme connaît "une petite reprise" au Sénégal, dynamique que certaines mesures pourraient aider à consolider, a plaidé jeudi le secrétaire permanent du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière au Sénégal (SPIHS), Moustapha Kane.
"Il y a une petite reprise dans le secteur du tourisme qu’il faut accompagner par des mesures", a dit M. Kane, s’entretenant avec l’APS, dans le cadre de la 39ème édition du Salon du tourisme, IFTM Top Resa, qui se poursuit à Paris, au Parc des expositions, Porte de Versailles, jusqu’à vendredi.
Plus de 80 structures évoluant dans le secteur du tourisme ou en relation avec le secteur participent à cet évènement qui a démarré mardi.
La Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristique du Sénégal.SAPCO, l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) ainsi que le SPIHS font partie des structures sénégalaises participant à ce salon.
De même que le FONSIS (Fonds souverain d’investissements stratégiques) l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux, (APIX), les Aéroports du Sénégal (ADS), entre autres.
Dans le domaine du tourisme, le Sénégal a pendant longtemps misé sur le balnéaire à travers les stations de Saly, du Cap-Skiring, Saint-Louis, a rappelé Moustapha Kane, soulignant que le marché français représente une grande part de la destination Sénégal pour le tourisme de loisirs.
Le responsable du SPIHS a fait état d’un "désengagement des Tours opérateurs" actuellement, à cause de l’avancée de la mer à Saly-Portudal, la station balnéaire de la Petite-Côte sénégalaise, dans le département de Mbour (ouest).
Outre ce phénomène entraînant la disparition des plages, l’instauration du visa d’entrée (supprimé par la suite), l’épidémie Ebola, qui avait longuement sévit en Afrique de l’Ouest, ont également contribué à ce désengagement des TO.
Moustapha Kane dit cependant constater "une petite reprise", certes "aléatoire", car la plupart des Tours opérateurs qui arrivaient n’ont pas encore repris leurs activités sur le Sénégal, le balnéaire étant "un tourisme de masse".
Pour consolider la petite embellie désormais observée, il faut, selon lui, des mesures d’accompagnement incluant la réfection des plages, la mise à niveau du parc hôtelier, améliorer la qualité du service.
De même, il faut insister sur les questions sécuritaires, "car les clients ont besoin d’être rassurés (…)", a ajouté M. Kane, soulignant la nécessité d’une communication plus soutenue sur la promotion de la destination Sénégal.
Ces actions, ajoutées à la maîtrise des besoins de la clientèle, devraient rendre la destination Sénégal plus compétitive, sans compter que l’Etat doit selon lui parallèlement régler "le problème de l’accessibilité de certaines zones".
Le secrétaire permanent du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal (SPIHS) souligne que le touriste doit pouvoir aller jusqu’à Saint-Louis, au Cap-Skiring, Tambacounda, etc.
A propos, il a salué le programme de modernisation des aéroports mis en œuvre par l’Etat, compte tenu des liens entre tourisme et le transport aérien.
A ses yeux, les autorités "ont commis l’erreur de séparer"’ les ministères du Tourisme et des Transports aériens lors de la composition de l’actuel gouvernement.
Pour Moustapha Kane, l’Etat doit être conscient des enjeux du tourisme dans le développement, le Sénégal disposant de "nombreux atouts" dans ce domaine.
La 39ème édition, IFTM Top Resa rassemble pendant 4 jours, du 26 au 29 septembre, l’ensemble des acteurs du tourisme à Paris.
Ce salon, lancé en 1978 et dénommé "Top Resa", se tenait à Deauville et était spécialisé dans la cible loisirs, avant de changer légèrement de nom en 2008 pour s’appeler "IFTM Top Resa’".
La manifestation déménage dans ce cadre à Paris et devient un salon multi-cibles couvrant tous les motifs de déplacements : loisirs, affaires, événementiels.
OID/B/aps/Ousmane Ibrahima Dia

LE CHÔMAGE DES JEUNES

Le chômage des jeunes s'amplifie au Sénégal

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Selon un rapport de l'Agence Nationale de la Statistique et de la démographie, les jeunes diplômés sont les plus touchés au Sénégal.
Plus le niveau d'études est élevé plus le taux de chômage l'est aussi, une situation qui pourrait expliquer le nombre toujours élevé de jeunes qui s’investissent dans le secteur informel pour échapper au manque d'emploi.
Même si une agence nationale a été créée depuis plusieurs années pour accompagner les jeunes, beaucoup parmi ces derniers demeurent dans des situations difficiles.
"Je suis dans la filière de la vente depuis 2002. Des fois, je vends des lunettes, des fois des sacs ou autres choses. Je n’ai pas de domaine précis. Je m'active dans tout ce qui peut me rapporter quelque chose", témoigne Mor Talla, 31ans.
Il a très tôt abandonné l’école pour se lancer dans le commerce de marchandises diverses. Comme lui, beaucoup de jeunes ont déserté les salles de classe de manière précoce pour se lancer dans le secteur informel avec tous les risques que cela comporte.
"Nous n'avons pas le financement nécessaire, c'est pourquoi notre travail est difficile", confie-t-il.
"Nous sommes obligés de sacrifier nos biens pour faire avancer notre business. Des fois nous allons au village vendre une chèvre ou un mouton afin d'avoir les fonds nécessaires pour acheter de la marchandise", explique-t-il. "Nous évitons de faire des prêts dans les banques car ça peut nous être fatal vu que n'avons pas toujours des bénéfices qui nous permettent de rembourser".
Le manque de financement est le principal souci des jeunes qui s’activent dans le secteur informel.
Amadou Ba dénonce un manque d’accompagnement de l’Etat, expliquant qu'il " ne parvient toujours pas à voir une personne qui a eu accès à ses financements".
"Ces financements me posent problème, car je n’en ai jamais bénéficié et aucun de mes connaissances n'en a bénéficié. Attendre des financements de l'état c'est se leurrer", désespère-t-il.
Mouhamed Sèye estime quant à lui que l’accompagnement de l’Etat devrait s’étendre à la mise en place d’infrastructures.
"Soutenir les jeunes, c'est avant tout leur offrir des espaces où ils peuvent acquérir des compétences techniques", estime-t-il.
"Créer des usines pour avoir une main d'œuvre qualifié et fabriquer des produits locaux pour mieux dynamiser le commerce. Certes, l'Etat ne peut pas tout faire mais il serait bien qu'il offre des alternatives".
En 2017, l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ) a financé plus de 1500 projets pour un montant dépassant les 3 milliards de Francs CFA.
Ces financements ont déjà permis la création de 4700 emplois directs. A terme, ils devraient s’étendre à plusieurs milliers d’autres jeunes à travers le territoire national.
Seydina Aba Gueye/voaafrique.com

DIAMNIADIO VA ACCUEILLIR SES PREMIERES ENTREPRISES

Parc industriel de Diamniadio : Des entreprises chinoises et une sénégalaise vont s’installer en premier

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Des entreprises chinoises, une tunisienne et une sénégalaise seront les premières à opérer au Parc industriel de Diamniadio, a annoncé, mercredi à Diamniadio, le directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (APIX), Mountaga Sy.
"En peu de temps, nous avons eu à opérer à des réservations par des entreprises sénégalaise et chinoise. La CGCOP qui a investi au Sénégal, va s’installer définitivement au Sénégal pour produire des tuyaux PVC, une entreprise d’assemblage tunisienne et PATISEN et d’autres viendront opérer", a-t-il dit.
M. Sy s’exprimait au terme d’une visite avec des participants au troisième Forum "Investir en Afrique".
Une cinquantaine de personnes venues de plusieurs pays ont visité ce mercredi l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) et le parc industriel de Diamniadio.
Le parc industriel de Diamniadio est l’un des projets autour desquels va s’articuler le Plan Sénégal émergent (PSE), le programme de développement économique mis en place depuis 2014 par le président Macky Sall.
Le DG de l’APIX a indiqué que la "création d’entreprise est réellement un fait concret avec des délais raccourcis, avec des incitations fiscales adaptées".
"Le Sénégal a démontré son attractivité parce que nous avons un cadre juridique et fiscal stabilisé. Nous avons des infrastructures physiques pour accueillir les investisseurs", s’est réjoui Mountaga Sy.
Il a indiqué que les premières installations de la Zone spéciale de Diass seront livrées en mi-novembre.
setal.net

LE TOURISME PAR LES BLOGGEURS

Les bloggeurs veulent vendre la destination Sénégal

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Le Réseau des bloggeurs du Sénégal a décidé de se lancer dans la campagne de la promotion touristique. Il a organisé, le 23 septembre 2017, au Centre de formation de la ville de Dakar, un atelier d’échanges entre ses membres.
Rokhaya Solange Ndir explique, avec passion, à de jeunes bloggeurs, comment est née sa page : « Je consomme made in Sénégal » dans la salle de conférence du Centre de formation professionnelle et de perfectionnement du personnel de la Ville de Dakar. Comme une enseignante devant ses élèves, Mme Ndir attire toutes les attentions. Rien que sa tenue vestimentaire donne une idée sur son amour du consommer local. Ses bracelets, ses boucles d’oreilles, sa tenue traditionnelle de couleur blanche sont tous produits au Sénégal. Sa page est partie d’un constat : « Au Sénégal, les gens n’aiment pas consommer local ». Elle a eu l’idée de lancer une page pour faire la promotion du consommer local notamment le riz… La page a connu un succès. Elle commence à avoir des milliers de vues sur la toile. Fort de cette première réussite, elle est passée au tourisme.
Sur sa page, elle poste des photos de Saint-Louis, des Îles du Saloum. Bref, de tous les endroits « paradisiaques » qui peuvent intéresser les touristes. Au fur et à mesure qu’elle poste des choses qui vendent la destination sénégalaise, Rokhaya Solange Ndir a reçu un appel de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt). Satisfaite de ce qu’elle fait pour vendre le tourisme sénégalais, l’Aspta a signé avec elle un partenariat dans son projet « destination Sénégal ». D’après Mme Ndir, les réseaux sociaux constituent un outil qui peut permettre de faire la promotion du tourisme.
Son expérience, elle l’a partagé avec les membres du réseau des bloggeurs du Sénégal qui a organisé, le 23 septembre 2017, au Centre de formation professionnelle et de perfectionnement du personnel de la Ville de Dakar, un atelier sur « l’apport du blogging dans le tourisme ». Selon la coordinatrice du réseau, Moussoukoro Diop, à travers cet atelier, les bloggeurs veulent réfléchir sur comment créer un contenu de meilleure qualité pour mettre en avant la destination Sénégal. «Nous sommes des acteurs des réseaux sociaux. Nous avons des blogs. Nous parlons de technologies, de cuisine. Nous avons des spécialistes du tourisme. Nous nous sommes dits que la meilleure façon de vendre la destination Sénégal est d’utiliser ce que nous savons faire le mieux : twitter, mettre sur instagram, sur youtube », ajoute Moussoukoro Diop.
A travers une seule photo postée sur les réseaux sociaux, on peut vendre la destination de son pays, explique Ameth Niane, lors de son intervention. L’administrateur de la page « J’aime la Casamance » explique qu’il a eu à poster une photo d’Aline Sitoé Diatta qui a eu près de 5000 j’aime. Sur cette même tribune, il publie des images qui montrent une autre Casamance : une Casamance sans guerre, sans instabilité. « Si nous voulons vendre la destination Sénégal, il faut faire des photos de bonne qualité », invite M. Niane.
Désormais, le Réseau des bloggeurs du Sénégal va jouer ce rôle d’ambassadeur du tourisme. Ces membres qui sillonnent chaque jour les différentes localités du pays vont créer des contenus de qualité : photos, vidéos sur les réseaux sociaux pour mieux attirer les internautes. « Chaque fois que nous faisons des déplacement dans une région du Sénégal, nous allons montrer les merveilles de ces terroirs», promet Moussoukoro Diop qui invite les Sénégalais à s’inspirer du ministre Mary Teuw Niane qui a su donner l’exemple en passant ses vacances au Sénégal. « Grâce au ministre, beaucoup de gens se sont rappelés la réserve de Fathala qu’il a montré avec les lions. Tout le monde s’est rué vers cette réserve. Ce genre d’exemple, c’est ce qu’il faut donner à tous ces Sénégalais pour booster le tourisme intérieur », indique Moussoukoro Diop.
Aliou Ngamby NDIAYE/lesoleil.sn

28/09/2017

LES HUÎTRES DE LA SOMONE

La SOMONE. LES HUÎTRES DE NORBERT A L'HONNEUR

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Qui ne connaît pas Norbert à La Somone ? Ce Breton a réussi à acclimater des naissains français aux eaux sénégalaises et régale la Petite Côte avec ses coquillages depuis des années. Ouest-France lui consacre un article.
"Des huîtres au Sénégal... jamais ça ne marchera !"
Le Breton Norbert Jan a importé des naissains d'huîtres français qu'il a acclimatés aux eaux chaudes de la Somone, un petit village touristique sur la Petite-Côte, au Sénégal. Un pari fou auquel personne ne croyait. Mais dans la mangrove africaine, tout est possible.
« Beaucoup n'y croyaient pas », lâche l'homme, en jetant un regard vers son parc à huîtres. Deux ramasseurs de coquillages les trient soigneusement sous un soleil de plomb. Les grosses seront sorties de l'eau dans six semaines. Les petites retournent dans leurs filets.
Norbert Jan se targue de faire partie de la race des obstinés. Un Breton, un vrai. À 55 ans, ce Morbihanais de Crac'h peut se féliciter d'avoir déjoué les pronostics les plus pessimistes des experts français de la conchyliculture... « On m'a dit que je ne réussirai jamais à faire des huîtres au Sénégal ».......
misseventsmaroc.com

L'AIBD VA CONTRÔLER LE TRAFIC DE DAKAR

La tour de contrôle de l’aéroport de Diass commencera à gérer le trafic aérien du Sénégal à partir du 8 décembre

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La tour de contrôle de l’aéroport de Léopold Sédar Senghor sera fermée le lendemain de l’inauguration du nouvel aéroport d’international Blaise Diagne de Diass, coïncidant avec la date du 08 décembre 2017 à 12heures. L’information est du Chef département logistique et transport de l’Aidb, Cheikh Diouf, lors de la visite du nouveau joyau, ce mercredi, du directeur de l’Apix, Mountaga Sy et la délégation chinoise venue dans le cadre du Forum « Investir en Afrique ».
A partir du 08 décembre 2017, à 12 heures, l’aéroport international de Dakar n’assurera plus le décollage et l’atterrissage des avions. Il sera fermé puisque le nouvel aéroport international Balise Diagne Aidb, va être fonctionnel à partir du 07 décembre.
Selon les informations données par le chef de departement Logistique et Transport de l’Aidb, Cheikh Diouf, reprises par Leral.net, « Les contrôleurs aériens vont occuper la tour de Diass et celle de Dakar. Ils vont travailler ensemble, les 06 et l07 décembre au matin. Tous les contrôleurs aériens, que ce soit à Dakar ou à Diass auront la même visibilité sur le comportement du trafic mais jusque-là, c’est la tour de Dakar qui va gérer. A 11h 59, s’il y a un dernier vol, ce sera le dernier vol de l’aéroport de Dakar.
A partir de 12 heures la tour de Dakar ne gèrera plus le trafic, mais c’est plutôt la tour de Diass qui va gérer les atterrissages, les décollages. Cela veut dire que la tour de Dakar restera en veilleuse du 07 decembre à 12h jusqu’au 08 décembre pour permettre aux avions qui étaient garés de Dakar, de décoller et permettre aussi, au cas il y aurait des difficultés, de se rabattre encore sur la tour de Dakar. Le 08 décembre à 12h, la tour de Dakar sera fermée s’il n’y a pas de problème », a expliqué Cheikh Diouf.
Le nouvel aéroport de Diass, bâti sur un espace de 4500 ha, est construit sur deux phases si l’on se fie au propos de M. Diouf. « La première phase occupe 2500 ha dans sa construction. C’est une construction qui est superposée. Les premières constructions aujourd’hui, permettent de traiter jusqu’à 3 millions de passagers par an. On a une aérogare qui est construit sur 42 000 m2 avec deux niveaux : 21 000 m2 au rez-de-chaussée dédié à l’arrivée et 21000 m2 à l’étage, dédié pour le départ ».
Sur le plan de l’avancement des travaux, le chef de département Logistique et Transport de l’Aidb, a rassuré qu’aujourd’hui, le plan d’exécution est sur l’ouverture de l’aéroport, le 07 décembre et l’ensemble des opérations sont décomptée au jour-j moins la date qui nous sépare du 07 décembre.
Il poursuit : « En termes de travaux, l’aéroport est déjà réceptionné. Le certificat de réception provisoire a été déjà donné à l’entreprise. La société de gestion est là et s’est installée. Cette dernière en train de faire les opérations de transfert. Les formations sont en cours de finition et le planning d’opérations s’inscrit maintenant et réfléchit sur comment transférer aujourd’hui, le personnel qui doit venir des Ads et comment transférer le matériel d’assistance au sol qui est à Dakar ».
Pour ce qui est du personnel de l’Asecna selon toujours M. Diouf, ses agents peuvent venir avec leurs sacs à main, parce que dit-il, « l’aéroport est équipé de tous les équipements de dernière génération ».
Le personnel connaitra une augmentation et la société de gestion a déjà lancé une première requête de recrutement de 100 personnes, sachant que les gens sont formées en étant opérationnels à Dakar. « On a besoin qu’ils viennent aussi pour qu’ils soient formés », a précisé Cheikh Diouf.
En effet, ils seront plus de 500 personnes à travailler, « car l’aéroport de Diass est plus grand que celui de Dakar, les besoins sont plus nombreux que les besoins de Dakar donc ils n’ont pas de soucis à transférer tout le personnel en règle au niveau à Diass », informe le chef de département Logistique et Transport de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aidb).
Awa Diallo-mediasenegal.sn

37% NON SCOLARISES

37% des enfants en âge d’aller à l’école ne sont pas scolarisés

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Trente-sept pour cent des enfants scolarisables ne fréquentent pas l’école, selon une étude nationale sur les enfants et les jeunes hors du système éducatif.
D’après cette enquête, au Sénégal, entre 2015-2016, sur une population scolarisable d’enfants estimée à 4 millions 22 mille 229, l’effectif des enfants scolarisés était de 2 millions 523 mille 973, soit 63%, contre 324 mille 209 enfants déscolarisés, soit 8%. L’effectif d’enfants jamais scolarisés se chiffrait dans le même temps, à 1 million 174 mille 077, soit 29%, a constaté l’agence de presse sénégalaise.
Quelque 20% des enfants et jeunes scolarisés âgés entre 6 et 16 ans sont dans une situation de risque de décrochage scolaire, révèle l’enquête, passée en revue par la même source.
Toujours selon les résultats de l’enquête, 57 % d’entre eux sont des garçons. Cette prédominance des garçons parmi les enfants hors du système s’observe dans toutes les régions du pays, à l’exception de Kédougou, Sédhiou et Ziguinchor.
L’objectif de cette enquête de l’USAID menée en collaboration avec le ministère de l’Education nationale, est de fournir des donnés actualisées et nationales sur les enfants et les jeunes hors du système éducatif afin d’assurer une meilleure prise en charge de leurs besoins et attentes en matières de formation ou d’éducation.
Le ministre de l’Education nationale (MEN), Serigne Mbaye Thiam, estime que les résultats de cette enquête interpellent directement l’Etat du Sénégal qui devra développer une stratégie pour prendre en charge ces enfants hors du système éducatif.
Couly CASSE/Senego

L'AIBD BOOSTER DE TOURISME

L’AIBD va contribuer au développement du tourisme au Sénégal

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L’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) sera "un outil hautement favorable" au développement du tourisme sénégalais, a assuré, mardi, à Paris, son directeur général, Abdoulaye Mbodji.
M. Mbodji, qui s’exprimait à l’occasion de la 39ème édition du salon du tourisme IFTM Top Resa, ouvert le même jour, au Parc des expositions, porte de Versailles, a confirmé l’ouverture de l’AIBD le 7 décembre prochain.
"L’Aéroport international Blaise-Diagne remplit toutes les normes de sécurité, de sûreté et de convivialité pour contribuer au développement du tourisme sénégalais", a soutenu Abdoulaye Mbodji.
Selon lui, la proximité de cette infrastructure aéroportuaire avec la station balnéaire de Saly-Portudal (ouest) est un avantage pour l’activité touristique au Sénégal.
Au-delà du tourisme, a souligné M. Mbodji, l’AIBD, construit à une quarantaine de kilomètres de la capitale sénégalaise, va contribuer au développement des exportations sénégalaises. "Le Sénégal va fondamentalement changer, avec l’AIBD", a déclaré son directeur général.
Le gouvernement sénégalais veut, avec son Plan Sénégal émergent, hisser le Sénégal dans le Top-5 des destinations touristiques africaines, avec un objectif de trois millions de touristes par an à atteindre au plus tard en 2023.
Pour y arriver, l’Etat envisage la création de trois à six "zones touristiques intégrées" et le développement des activités de micro-tourisme.
La 39ème édition de l’IFTM Top Resa réunit pendant quatre jours (26-29 septembre) des acteurs du tourisme à Paris.
Créé en 1978, le "Top Resa" se tenait à Deauville et était dédié uniquement aux loisirs. En 2008, le salon change légèrement de nom pour s’appeler "IFTM Top Resa".
Il emménage à Paris et devient un salon "multi-cibles", couvrant "tous les motifs de déplacements" : loisirs, affaires et événementiels.
ESF/Ousmane Ibrahima Dia/aps.sn

27/09/2017

ESPOIR POUR LES FEMMES SENEGALAISES

Planification familiale au Sénégal : « 610 000 femmes ont utilisé la méthode contraceptive »

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Pour la première fois au Sénégal, une journée a été dédiée à la contraception. Ce qui a d’ailleurs permis à la cheffe de la Division planification familiale et de la Direction de la santé de la reproduction et de la survie de l’enfant (DSRSE), Ndèye Marième Ndiaye, de lever la voile sur les quelques 610 000 femmes qui ont utilisé une méthode contraceptive en 2016 au Sénégal.
La victoire sensationnelle des Bleus face aux Pays Bas, l'accueil chaleureux des supporters colombiens SLM ADS
Depuis 2012, la Dsrse a engagé une lutte contre la méthode contraceptive vu qu’elle est très appréciée par les femmes. En 2016, révèle le chef de la Division planification familiale à la Dsrse, Ndèye Marième Ndiaye, « 610 000 femmes ont utilisé la méthode contraceptive au Sénégal« .
Certes ceci peut sonner comme un gros chiffre, mais la méthode « a permis d’éviter en 2016, 53 000 avortements, 166 000 grossesses non désirées, ainsi que 443 décès maternels, grâce aux efforts de la planification familiale« .
Tout compte fait, Ndèye Marième Ndiaye estime que « la planification familiale est une option, une politique pour sauver des vies et améliorer la santé de la mère et du nouveau-né et cela est clairement dit dans le Plan national de développement sanitaire et social (Pnds) du Plan Sénégal émergent (Pse)« .
Faisant des projections Mme Ndiaye déclare qu’il « y aura l’augmentation de l’allocation budgétaire relative à l’achat de produits contraceptifs d’ici 2020, de 300 millions en 2016 à 500 millions FCFA« .
Thioro Sakho/senenews.com

EN MARGE DU SALON DU TOURISME DE PARIS

L’INNOVATION DOIT ÊTRE AU CŒUR DE L’OFFRE TOURISTIQUE

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L’innovation doit être au cœur de l’offre touristique sénégalaise, a estimé le directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT), Mouhamadou Bamba Mbow, soulignant la nécessité de s’adapter aux besoins du secteur.
M. Mbow s’exprimait avec des journalistes en marge de la 39ème édition du salon du Tourisme, IFTM Top Resa, qui s’est ouverte mardi à Paris, au Parc des expositions, Porte de Versailles.
Plus de 80 structures sénégalaises évoluant dans le tourisme ou en relation avec le secteur participent à cet évènement qui prend fin vendredi. L’on peut relever entre autres la présence de la SAPCO, l’AIBD, du FONSIS, de l’APIX, des ADS, de l’ANACIM.
Le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, qui a visité le stand sénégalais, a réaffirmé la volonté des pouvoirs publics de développer le secteur, rappelant que le Sénégal "est un pays attractif" grâce à son climat, ses côtes, ses infrastructures, etc.
La délégation sénégalaise est venue à Paris présenter les "opportunités" dont dispose le pays à l’ensemble des partenaires, a dit Mame Mbaye Niang, notant que le secteur du tourisme connaît des "évolutions".
Parlant de la participation sénégalaise au salon IFTM Top Resa, le directeur général de l’ASPT, Mouhamadou Bamba Mbow a souligné que le Sénégal "doit être là où sont les autres, être présent auprès de ses partenaires, s’enquérir de leurs désirs, voir comment améliorer les choses".
Le Sénégal, "pays de la téranga", a des "atouts" à faire prévaloir en matière de tourisme, a-t-il dit, citant, entre autres, son patrimoine matériel et immatériel, ses plages, sa stabilité démocratique, autant de facteurs qui font que les partenaires font confiance au pays, selon M. Mbow.
A Paris, il y a lieu de voir "ce qu’il faut faire pour gagner des parts de marché, innover, montrer que le Sénégal est un pays leader", a ajouté le directeur général de l’ASPT.
Il y a beaucoup d’opportunités, différents atouts pour vendre la destination Sénégal, a dit Mouhamadou Bamba Mbow.
Le Sénégal est un pays qui change, a-t-il soutenu, évoquant la perspective d’émergence en 2035 grâce à la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (PSE).
APS

LE SENEGALAIS N'A PAS CHANGE

Naufrage du Joola : Non, les Sénégalais n'ont pas tiré de leçons du drame !

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C'était le 26 septembre 2002. Alors qu'il reliait Ziguinchor, le bateau le Joola coulait en mer. Près de 2000 personnes y ont perdu la vie. Encore plus terrible que le Titanic, le naufrage devient la catastrophe maritime la plus meurtrière. En cause : la surcharge du navire. "Plus jamais ça", s'étaient emballés les Sénégalais dans leur grande majorité. Quinze ans après, les pratiques demeurent.
Un meurtrier nommé "Indiscipline"
Mercredi 25 mai 2011, consternation sur la voie de dégagement nord ! Un camion chargé de gravats roule à tombeau ouvert et se dispute la route avec un car "Ndiaga Ndiaye". Un acte d'une irresponsabilité déconcertante, qui ôtera prématurément la vie à 3 âmes innocentes.
Dans sa course folle, le conducteur du camion perdit le contrôle de son véhicule qui percute un poteau électrique, tue un jeune talibé et finit sa course sur deux autres jeunes élèves de l'école Machalla! Insoutenable scène!
Le coupable : le chauffeur du camion qui écopera d'une peine de 5 ans de prison ferme. Son permis sera annulé. La page est très vite tournée. La prise de conscience générale n'aura pas lieu. L'indiscipline reprend de plus belle sur les routes.
Les menaces de Macky
Le chef de l'Etat monte au créneau. "Il y a une indiscipline telle que je vais demander au gouvernement de renforcer les moyens de contrôle et de présence pour que nous puissions préserver ces vies humaines, qui auraient pu permettre au pays d'avancer et permettre aux familles éplorées de se développer dans la quiétude", avait-il dit. Rien n'y fit. Chaque jour, même tableau. Des bus, mini bus, cars rapides ou Ndiaga Ndiaye, surchargés à bloc, sous l'œil des forces de l'ordre.
L'indiscipline semble avoir la vie dure. Le mardi 07 août 2012, une vingtaine de famille est dévastée par la tristesse. Un accident d'une rare violence s'est produit à Kaffrine. Bilan : 20 personnes décédées. Le bus a percuté un camion chargé de charbons, la nuit. La cause est toute connue: la somnolence. "Plus jamais ça", a-t-on encore dit. Mais, cela ne freinera aucunement le carnage. De 2012 à 2016, l'indiscipline, l'inobservance des règles de sécurité et de conduite, règnent sur les routes.
"Plus jamais ça", un refrain sans effet
L'année 2016 se montrera particulièrement macabre sur nos routes. Lundi 12 décembre, au moins, 13 personnes perdent la vie dans une collision effroyable à hauteur de Koumpentoum. Dans la même journée à Thieumbeul, un véhicule qui transportait des pèlerins revenant du Gamou, entre en collision avec un "Ndiaga Ndiaye". Bilan : huit 8 morts et plusieurs blessés graves. 21 morts en une journée. Le dimanche 11 décembre, un véhicule 7 places entre, encore, en collision avec un camion frigorifique. 8 personnes meurent. Verdict : 29 morts en 48 heures.
Médina, Gounass, Demba Diop : La honte
Le 15 juillet 2017, l'indiscipline atteint son paroxysme quand des supporters de l'Us Ouakam s'en prennent à ceux du Stade de Mbour, provoquant une tragédie nationale à retentissement mondial. 8 morts seront dénombrés au Stade Demba Diop.
En avril 2017, un incendie d'une rare violence ravage le Daaka de Médina Gounass et fait 30 morts. Pourtant, à chaque édition du Daaka, des incendies meurtriers sont notés. Les mêmes causes provoquent chaque année les mêmes conséquences macabres. Les mêmes comportements meurtriers se poursuivent et l'Etat n'apporte aucune solution radicale. Et même, cet incendie du Daaka, rappelait celui de la Médina où 9 talibés perdirent tristement la vie.
Il n'y a pas que les routes qui tuent. A Diourbel, des branchements électriques vétustes avaient causé un incendie dans lequel un pompier, qui tentait d'éteindre les flammes, a péri.
"Les Sénégalais n'ont pas tiré des leçons de cette catastrophe"
Pour le sociologue Oumou Tandian, l'explication à ces drames répétitifs est simple : "Les Sénégalais n'ont pas tiré de leçons du naufrage du Joola".
"Nous Sénégalais, à chaud, on essaye de tirer les leçons. Mais le problème, c'est que dans la pratique on ne le fait pas. Chez nous, on est tellement fatalistes qu'on dira "Ndogalou Yalla la" (c'est la volonté divine), c'est Dieu qui l'a voulu ainsi on n'y peut rien", analyse Dr Oumou Khairy Coubaly Tandian.
"Aujourd'hui à Dakar vous voyez les véhicules surchargés. En dehors de Dakar également les voitures sont surchargées. Je dirais que les Sénégalais n'ont pas tiré des leçons de cette catastrophe qui peut se reproduire. D'ailleurs, elle s'est reproduit à Bettenty. Peut-être que l'ampleur est moindre, mais ça s'est quand même reproduit", a-t-elle analysé.
Un problème d'autorité et de discipline
La solution pour Dr Oumou Tandian : plus de fermeté de la part des autorités. " Il faut qu'il y ait des sanctions. Car, le transporteur qui surcharge son véhicule lors des fêtes pour gagner plus, ou les transporteurs qui font des aller-retour incessants pour gagner le maximum, c'est qu'ils se disent que quand il y a accident il n'y a pas de sanction derrière. On ne situe pas les responsabilités et on dira "Ndogalou Yalla la" et on continue". Mais il n'y a pas que ça pour le sociologue. "Il y a aussi un manque de respect de la vie humaine. Il faut que les autorités fassent leur travail. Ce sont des problèmes de sécurité que les autorités doivent prendre à bras le corps. Parce que les Sénégalais, tant qu'il n'y a pas de sanctions ils continuent à faire ce qu'ils font. Il faut que l'autorité sanctionne davantage et que les gens prennent conscience aussi du danger", indique Mme Tandian.
Youssouf SANE - Seneweb.com

PROFITS BANCAIRES

Résultats 2016: Les bénéfices des banques au Sénégal grimpent à 63 milliards

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Le directeur national de la Bceao a présidé, ce mardi, la traditionnelle réunion trimestrielle avec les directeurs généraux des banques et établissements financiers du Sénégal. Rencontre au cours de laquelle il a évoqué la situation financière des banques et établissements de crédit. Et le résultat net affiché par les 27 établissements de crédit du pays, dévoile une hausse de 29 milliards de francs CFA par rapport à 2015.
«En termes de rentabilité, la place bancaire du Sénégal a dégagé un résultat net global de 63 milliards à la fin de l’exercice 2016 contre 34 milliards en 2015 », renseigne la Bceao. Cependant, elle précise que «cette évolution s’explique par l’importance de provisions constituées à la fin 2015».
Le directeur national de la Bceao, M. Ahmadou Al Aminou Lô, a expliqué que par rapport à 2015, l’activité de crédit a augmenté de 355 milliards en un an. Soit une hausse de 12%. Aussi, «les dépôts faits par la clientèle de banque en 2016 comparée à l’année 2015 ont augmenté de 402 milliards et le produit net bancaire qui rend compte de la richesse créée par les banques, a augmenté de 41 milliards en 2016 soit une hausse de 13.5% », a indiqué M. Lô face à la presse.
Aussi, renseigne la Bceao, les établissements bancaires, qui sont au nombre de 27 au Sénégal, ont «maintenu inchangés leurs taux de base bancaires à l’intérieur d’une fourchette comprise entre 7% et 9%. Le taux de base moyen est resté stable à 8%». Le taux de base bancaire est le taux d’intérêt annuel fixé par une banque et qui lui sert de base de calcul du prix des crédits qu’elle consent. En fin juin 2017, les ressources qu’elles ont collectées ont augmenté de 10% pour s’établir à 5165 milliards à fin juin2017.
Youssouf SANE - Seneweb.com

INVESTISSEMENT ENORME A BARGNY

DP World annonce 30 millions $ pour un 2e port à Bargny et l’acquisition d’équipements pour le port de Dakar

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L’opérateur portuaire émirati Dubai Port World (DP World) va contribuer, à hauteur de 30 millions $, à la réalisation d’un deuxième port à Bargny (situé à une trentaine de km au sud de Dakar), ainsi qu’à l’acquisition de nouveaux équipements pour le port autonome de Dakar.
L’annonce a été faite à travers un communiqué de la présidence sénégalaise sanctionnant un entretien accordé par le Président Macky Sall au PDG de DP World, Ahmed Bin Sulayem (photo), hier lundi 25 septembre.
A noter que DP World, qui compte accroitre le volume de ses investissements au Sénégal, est concessionnaire d’un terminal à conteneurs en zone nord du port de Dakar (signée le 7 octobre 2007 pour une période de 25 ans). Le groupe émirati y a ouvert de nouvelles installations en novembre 2011, doublant la capacité à plus de 600 000 TEU par an.
Quant au projet du deuxième port de Bargny encore appelé « port du futur », sa réalisation a été rendue nécessaire par l’implantation du port de Dakar qui limite ses possibilités d’extension. Ainsi, la conception, le financement, la construction et la gestion du nouveau terminal conteneurs de ce futur port, dont la capacité pourrait aller jusqu’à 1,5 million de conteneurs par an, ont été confiés à DP World.
Ecofin