09/12/2017

FOLIE BELGE EN TOURNEE AU SENEGAL

Théâtre musical tout public.

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Vraie fausse conférence joyeuse et chantante de et par Diana Gonnissen, soprano symphonique, Sophie de Tillesse, mezzo zygomatique.
Avec la complicité d’Offenbach, Haendel, Vian, Satie, des fleurs, des papillons, de l’Amour… (Ah, l’Amour!)
Vendredi 29 décembre 2017 à 21h00
à l’Arbre à Palabres de Saly - théâtre en terrasse (Depuis la route nationale de bitume, en face de l'hôtel Le Royal Saly monter la rue, passer devant l'hôtel Flash. La maison se situe au 3ème carrefour, dans la même rue que le bar « chez Yvon – Au Baobab »)
P.A.F. : 6.000 FCFA - 9 €
Infos : fabienne.govaerts@skynet.be
Réservation indispensable (nombre de places limité)
Tél. : +221 77 514 73 14
Samedi 30 décembre 2017 à 17h
au Pôle Culturel Djaram’Arts de Ndayane, dans le cadre du festival Rythme et Forme du Monde.
P.A.F.: entrée libre sur donation.
Infos. réservations: djarama.art@gmail.com
Tél. +221 77 035 33 55
Mercredi 3 janvier 2018 à 18h
à l’Amicale de Normandie « Clos Normand » Route de Ouakam X Canal IV BP 16093 Dakar Fann
P.A.F.: membres: 3.000 FCFA, extérieurs: 4.000 FCFA
Infos, réservations: closnormanddakar@gmail.com
Tél: +221 33 825 91 03
Sophie et Max ont déjà commis par le passé quelques joyeuses facéties musicales.
Ils vous ont concocté cette fois un spectacle réjouissant et savoureux, n’ayant pas peur d'arranger voire de déranger des compositions célèbres pour vous en offrir quelques variations succulentes à vous titiller les papilles et chatouiller les oreilles.
Max-le-pianiste-qui-sait-tout-jouer-à-l'endroit-comme-à-l'envers oserait-t-il chanter en duo avec Sophie ? Qu’il s’y essaie !
La vie est trop courte pour s’ennuyer; s’il vous donne l’envie de chanter avec lui, c’est tant mieux!
Umso besser. Des te beter. Que bom. Tanto mejor. Tanto meglio.Tem loutché.
Vive la musique !

TRES CHER SENEGAL...

Le problème du Sénégal, c'est que tout est cher

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Amusez-vous à aller en famille dans un restaurant chic de la capitale et vous vous rendrez vite compte, tout de suite, à l'image de Ndoye Bane de IGfm qui s'en plaignait, que tous les prix sont généralement hors de portée du Sénégalais moyen.
Les restaurants, les hôtels, les billets d'avion, les denrées de première nécessité, les fruits, la viande, le poisson, le loyer, etc. tout est cher dans notre pays.
La vie est chère, trop chère même à Dakar et dans la plupart de nos grandes villes et dans les lieux d'attraction touristique.
Ceux qui ont la chance de faire certains pays et de soutenir la comparaison, savent qu'il y a une sorte d'inflation, et donc de cherté subséquente du coût de la vie.
Ce processus qui date de la gestion de Wade, coûte au Sénégalais lambda des yeux de la tête et aux étrangers et touristes de sérieuses raisons d'envisager d'aller ailleurs.
Bien sûr, c'est une aubaine pour le Sénégal d'inaugurer l'Aéroport Blaise Diagne, même si les Turcs devront encore pendant 20 ans, pourvoir à sa gestion eux qui en ont terminé les travaux. C'est un "hub aérien » qui pourrait placer ainsi notre pays parmi les meilleures destinations en Afrique.
Mais figurez-vous, personne n'a envie de jeter son argent par la fenêtre. Les touristes et autres étrangers qui vivent parmi nous n'ont pas envie que des "tarifs toubabs'' leur soient appliqués, même s'il s'agit d'acheter un kilo de citron. Apparemment, ceux qui fixent certains prix misent beaucoup sur la solvabilité des étrangers et de certains hauts cadres qui pourraient se permettre de dépenser sans compter.
Mais ce n'est pas une raison. Nous perdons beaucoup de visiteurs et de résidents étrangers par le fait, entre autres, que la vie est chère chez nous. Bien sûr, il y a aussi le harcèlement quotidien de gens qui ne prennent pas de gants pour aborder des inconnus à tous les coins de rue.
Cette cherté de la vie, les Sénégalais même en souffrent. La loi du marchandage sans fin fait que ce qui coûte 500 FCFA et tarifé 3000 FCFA pour juste pousser le client à débourser plus qu'il n'en faut.
Personne n'est à l'abri. Si donc des efforts permanents sont faits pour l'acquisition de nouvelles infrastructures à tous les niveaux, il faudrait également que ces mêmes efforts soient faits pour que les prix soient abordables.
L'autoroute à péage par exemple est une preuve de plus du caractère intenable des tarifs. Il faut plus de 3000 FCFA de péage Aller-retour de Dakar à l'AIBD. Et en plus maintenant, on y perd du temps et l'éclairage est nul.
Au niveau de statistiques, on nous dit que le coût de la vie est 27% moins cher qu'en France, mais figurez-vous que l'habitat y est plus cher de 2% qu'en France. En plus, si l'on tient compte du niveau de vie, l'alimentation n'est moins cher chez nous que de 13%, le loisir de 9%.
C'est insuffisant et il est inadmissible que le prix habitat soit pratiquement égal qu'en France. C'est de l'usure. Car, là où le Français touche un smic de 1.480,27 euros, soit pratiquement 970.000 FCFA, le Sénégalais, lui, aura du mal à avoir 150.000 FCFA par mois. Soit une différence de salaire qui dépasse souvent 800.000 FCFA.
Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que les Sénégalais survivent chez eux et que les jeunes vont à l'assaut de la mer pour rejoindre l'Europe sans cependant savoir que c'est la clochardisation qui les attend.
L'épargne domestique est presque nulle dans nombre de familles qui croupissent sous le coup de la cherté de la vie et des fêtes interminables avec leurs lots de dépenses.
Malheureusement, on construit ainsi des hôtels, des aéroports, des restaurants chics, majoritairement pour une clientèle étrangère.
N'eût été le pèlerinage à la Mecque, peu de Sénégalais visiteraient le nouvel aéroport.
A ce rythme, les Sénégalais vont finir par être des étrangers chez eux car les endroits qu'ils peuvent visiter sont très limités.
Assane Samb/dakarmatin.com

NOUVELLE DESSERTE CAMEROUNAISE: DAKAR

Camair-co dessert désormais le Sénégal

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Le vol inaugural de ce vendredi 8 décembre ouvrait une série de quatre rotations hebdomadaires vers cette destination.
La compagnie camerounaise Camair-co poursuit son expansion. Après le développement des vols domestiques (en moyenne 104 vols par semaine), l’entreprise déploie désormais ses ailes sur le Sénégal. Le vol inaugural a été annoncé pour ce 8 décembre 2017.
Dans un communiqué publié il y a quelques jours, la compagnie affirmait que ce vol-test vers Dakar, la capitale sénégalaise, aurait 130 passagers à bord et ouvrirait une série de quatre rotations hebdomadaires : lundi, mercredi, vendredi et dimanche. Le billet d’avion vers cette destination s’obtient à partir de 449.700 francs CFA.
Les vols commerciaux proprement dits de Camair-Co vers le Sénégal débuteront le 15 décembre prochain, date de l’ouverture de la desserte d’Abidjan, en Côte-d’Ivoire, une escale du trajet Douala-Dakar. La capitale sénégalaise fait partie des six destinations régionales de Camair-co, avec Cotonou, Ndjamena, Libreville, Bangui et -bientôt-Abidjan.
Pour fêter cette nouvelle étape, Camair-co a prévu deux soirées spectacles ces 8 et 9 décembre 2017 au Sénégal avec le Ballet national et des artistes comme Isnebo, Prince Ndedi Eyango, Afo Akom, Armand Biyag et Takam II.
Journalducameroun.com

08/12/2017

AU LENDEMAIN D'UNE INAUGURATION SANS FAUSSE NOTE

Couacs et colère À l’AIBD: De grosses compagnies suspendent leurs vols

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Les négligences du ministre des Transports aériens Maimouna Ndoye Seck risquent de coûter trop cher au Sénégal. Selon des sources concordantes , les compagnies internationales Corsair, Lufthansa, Air France, Emirates et autres vont suspendre jusqu’à nouvel ordre les vols cargo faute de certifications type RA3 qui est obligatoire pour le fret.
Vendredi 8 Décembre 2017 - 07:44
Couacs et colère À l’AIBD: De grosses compagnies suspendent leurs vols
Pour les vols cargo, il faut un audit approfondi avant d’avoir ces certifications. L’État du Sénégal va perdre alors beaucoup d’argent sur l’exportation des produits et les transitaires iront au chômage tant que ce problème fondamental n’est pas réglé.
Cette suspension ne concerne pas les vols passagers qui ont besoin des certifications type Acc3 a appris Afriquemidi.com.
Afriquemidi.com/Ndarinfo.com

ndlr: Il est à noter qu'hier, jour de l'ouverture de l'AIBD, l'inauguration se déroula sans faille ainsi que les premiers vols tant en arrivée qu'en partance.

NAVETTES DDD - AIBD

Navette Dakar-Aibd : Voici les tarifs et les horaires des lignes Dem Dikk

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Les tarifs des différentes lignes de la société Dakar Dem Dikk qui vont assurer la navette entre Dakar, Mbour, Thiès et le nouvel aéroport Blaise Diagne dès le 7 décembre sont enfin connus.
Deux possibilités se présentent à ceux qui voudront se rendre à l’AIBD. Soit vous optez pour les lignes simples, c’est-à -dire les bus classique comme ceux qui font le transport urbains à Dakar, soit vous mettez la main à la poche et prenez les bus express climatisés.
CINQ LIGNES CLASSIQUES
Aéroport Yoff – AIBD : de 6 h à 20 h, 1 000 F
Thiaroye – AIBD : de 6 h à 20 h, 700 F
Parcelles assainies – AIBD : de 6 h à 20 h, 800 F
Palais 2 – AIBD : de 6 h à 20 h, 1 000 F
Dieupeul – AIBD : de 6 h à 20 h, 1 000 F
Fréquences de rotation : de 20 mn à 35 mn.
TROIS NAVETTES EXPRESS EN BUS CLIMATISÉS
Dakar – AIBD (terminus HLM Grand Yoff en face stade LSS) : de 6 h à 22 h, 6000 F, fréquence 1 h 30.
Mbour (Saly) – AIBD : de 6 h à 22 h, 3 000 F, fréquence 2à à 25 mn.
Thiès – AIBD (via Sindia) : de 6 h à 22 h, 3 000 F, fréquence 1 h 30.
XALIMANEWS/Abdoulaye

07/12/2017

YOFF EST MORT

Les activités en berne à l’aéroport de Yoff : silence, on déménage !

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Le Sénégal a inauguré ce jeudi l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Dakar. C’est dorénavant la nouvelle vitrine du Sénégal. Depuis 12 heures, tous les avions qui entrent au Sénégal atterrissent à Diass à 47 kilomètre de Dakar. Du côté de l’ancien aéroport de Yoff, c’est la morosité. C’est fini. Moins de vie moins d’ambiance comme on l’a toujours connu. De loin, la rupture est nette. Ce haut lieu du trafic aérien n’a plus son charme habituel. La circulation est moins dense, le site clairsemé. Cette d’antan pour la retrouver, il faut se rendre à l’aéroport international Blaise Diagne.
Nous sommes bien à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor (LSS) de Dakar. Par cette matinée de 07 décembre, un vent léger d’harmattan souffle sur la capitale. A l’aéroport LSS, la mer aidant, la sensation est plus ressentie et c’est agréable.
D’ordinaire, sur site, on est dans le mouv’ : des voyageurs qui vont partir et ceux qui viennent d’arrivent se croisent et se recroisent, les bruits des chariots rythme l’ambiance des lieux, les familles qui viennent accueillir ou accompagner un partent de retour ou en partance, des civilités, des bises et des salamalecks qui s’échangent, de l’émotion et parfois des larmes … On n’en verra plus ici. Sur l’esplanade, le buste de Léopold Sédar Senghor trône majestueusement devant le hall de la salle d’embarquement. Justement parec qu’il n’y a pas foule.
A l’entrée de la salle d’embarquement, cette matinée, les gendarmes en poste ne sont pas sur le qui-vive comme d’habitude. C’est la sérénité totale. Il n’y pas de voyageurs qui défilent non-stop devant eux. Au fond dans la salle d’embarquement, il ne se passe rien d’extraordinaire. On aperçoit juste les différents postes d’enregistrement avec deux numéros bien visibles lisibles. Plus rien. Sous la véranda et la longue terrasse rectangulaire aucune ambiance
Il n’y a pas le ballet incessant aussi bien de voitures privées, de taxis ou des véhicules des agences de tourisme, de voyage ou de compagnie aérienne. Sauf dans le parking qui du reste est aussi clairsemé ce matin.
Les cambistes d’habitude prompts à vous alpaguer et vous proposer du change sont presque inexistants. C’est donc fait ! L’aéroport international Léopold Sédar Senghor est désormais hors service en tant qu’aéroport civil et plaque tournante du transport aérien. Tous les services doivent délocaliser sur site du nouvel aéroport Blaise Diagne, en l’occurrence les activités formelles qui y avaient cours ici. Une nouvelle donne qui ne fait pas le bien de tous, notamment aux acteurs de l’informel.
Les taximen dans l’incertitude
En cette fin de matinée dans le principal parking de l’aéroport un groupe taximen est assis sur les escaliers d’un magasin, l’air désemparés pour certains. Priés de se prononcer sur l’ouverture de l’AIBD et son impact sur les activités à Léopold Sédar Senghor, ils hésitants à se lancer. Sur notre instance, ils finissent par obtempérer. «Personne n’est content ici», lancent-t-il simultanément dans le désordre, quelque peu amers. L’air plaisantin et provocateur, Mamadou Diouf, joue sa note discordante, en solo en répliquant «Moi, je suis très content». – «C’est faux ! C’est un perturbateur…», nous lance un autre à propos de Mamadou Diouf comme pour l’empêcher de faire entendre sa petite musique, lui aussi.
En fait ce qui se passe, c’est que les taximen de l’aéroport de Dakar avec l’ouverture de l’AIBD sont dans le pétrin. Ils voient le gagne-pain leur échapper comme l’eau dans les 5 doigts. Ils ne sont pas tous admis à Blaise Diagne. Les autorités auraient sélectionné des taximen dont les voitures ont moins de 10 ans d’âge, notamment les taxis iraniens que l’ancien président avait introduits dans le pays. C’est après ce tri que quelques taxis officiant à l’aéroport de Dakar ont été ajoutés à la liste pour aller travailler à Diass.
Raison du mécontentement ici. A l’unisson, les taximan de l’aéroport Léopold Sédar Senghor dénoncent une discrimination. C’est le cas de Bachirou Loum, ce jeune de 32 ans, natif de Touba parle de «ségrégation». « Beaucoup de taximan seront en chômage », dit-il.
Abdoulaye a été le premier à se porter candidat pour prendre la parole face à nous. Vêtu d’un caftan ensemble bleu foncé, les lunettes fumées visés sur le front, il se confie sans réserve. «On n’est pas content. Ça fait des décennies qu’on est là. Ils sont venus ici prendre quelques taxis seulement. Ils devraient prendre les taxis ici d’abord avant d’aller prendre ailleurs. Il y a la ségrégation », martèle Abdoulaye, très en verve et adossé à un taxi. «Nous, on nous a laissé en rade. C’est la souffrance qui commence. Le taux de chômage va augmenter», a-t-il ajouté. Selon lui sur une association de 300 taximan, la moitié n’a pas été retenue pour travailler à l’AIBD.
Mamadou Diouf qui avait l’air peu sérieux revient à la charge, décidé à faire entendre son solo. Il prend un air plusieurs sérieux, mais sa position n’a pas fléchit d’un iota. Pour lui c’est que ses collègue veulent «la vie facile» parce qu’avant, ils pouvaient prendre un étranger de l’aéroport jusqu’en ville pour 30 euros (environ 15.000F cfa). D’ailleurs même ceux qui sont admis à Blaise Diagne, ne pourront faire comme ils veulent car les règles sont strictes en matière de prix. «Ils veulent l’argent facile », a estimé Mamadou Diouf. Taximan depuis 1988, il ne manifeste aucun signe de pessimisme face à cette situation et veut tout remettre dans les mains de Dieu. «Dieu est partout, il est à Diass, il est à Dakar, partout », confesse-t-il.
« C’est fini, c’est fini. Ce n’est pas la fin du monde. C’est Dieu qui décide. Ce n’est pas Macky Sall. Pourquoi pleurnicher ? s’interroge-t-il. Tu as ton métier, tu as ton taxi, tu peux aller ailleurs chercher des clients, conseille Mamadou Diouf à ses collègues taximen.
Diouf est foncièrement dans une attitude positive et refuse de dramatiser. La philosophie de ce quarantenaire, consiste à dire qu’il y a des gens qui sont malades ou qui sont mortes, donc ne peuvent rien faire. A contrario, toi qui vis et tu as la santé pourquoi te plaindre au lieu de te battre. Une belle leçon de vie mais que ne partagent pas ses camardes de lutte. Remontés contre le président Sall, certains ont déjà pris la décision de lui assène un vote sanction en 2019.
Des Fast-food dans l’attente d’hypothétiques clients
Le célèbre Fast food Tangus installé depuis un an prêt du hall d’embarquement aussi croise les doigts. Les tables dont dressés, avec chacune un parasol au milieu, dans un périmètre relativement spacieux, mais les clients se font attendre. La jeune dame qui gère s’ennuie visiblement de n’être pas occupée à servir les clients. «Vous voyez-vous même, c’est tout à fait calme », nous répond-telle à la question de savoir comment va le marché ce jour. C’était ainsi depuis quelques, mais « aujourd’hui, c’est pire », assure-t-elle. A Diass, cette startup de la bouffe a essayé d’obtenir un coin pour poursuivre son business, mais impossible d’obtenir un emplacement. «Ils nous ont dit que ce n’est pas possible d’avoir un local. On va se déplacer mais on ne sait pas quand», affirme-t-elle
Pour cette autre dame, gérante d’une boutique de transaction dans la zone du fret depuis 2 ans, c’est la fermeture pure et simple. Assise derrière son comptoir, l’air triste, elle explique que depuis ce matin, il n’y a pas d’activités. «On va fermer. On est en train de chercher dans les alentours de Yoff ou à Sacré-Cœur sur la VDN ». En tout cas, ne serait qu’à cause de la distance et le cout de la location, elle n’est pas prête à aller travailler à Diass.
Le responsable ‘une agence de voyage, qui a requis l’anonymat trouvé en train de gérer les perturbations induit par ce déménagement avec ses clients, nous assure qu’il est contre la fermeture de l’AIBD. « Je ne suis pas d’accord pour la fermeture de LSS ». A son avis, les deux aéroports devraient pouvoir fonctionner en même temps afin que les passagers puissent avoir la possibilité de choisir. Imposer un seul choix au voyageur est «un forcing» inacceptable.
L’autre problème qu’il soulève c’est le chamboulement du fait qu’a cause de la distance, c’est certains peuvent être en retard, certaines heures doivent être changé. Pour ce qui est de l’AIBD, il apprécie le cadre à sa juste valeur mais quant au coût de l’acquisition des espaces, cela reste exorbitant. «C’est mieux, seulement que c’est loin. C’est plus luxueux, plus accueillant et la qualité de service requis», avoue-t-il avant d’admettre que c’est cher parce que le mètre carré coute 100 euros. Même musique presque chez les transitaires.
Le Transit Moderne du Sénégal (TMS) pour sa part, parle de précipitation dans le déménagement, même s’il avait été informé à temps.
Dame Ndiaye, le chef de service de TMS trouve aussi que les coûts d’acquisition de locaux à l’AIBD sont très élevés, même si c’est plus spacieux. Dans le village cargo, TMS aura un espace de 150 m2 à raison de 20.000F le mètre carré. Pour le moment, la structure a juste obtenu un bureau provisoire de 20 m2
Tout de blanc vêtu, en basin, il a également porté un chapeau de couleur blanche. Ce que Dame Ndiaye apprécie le plus à l’AIBD, c’est «la commodité», «la rapidité». Aussi du fait de l’espace, il y aura plus des avions cargo, et plus y en aura, plus il y a plus d’activités pour nous. C’est donc une belle affaire.
Jusqu’ici vitrine du Sénégal, l’aéroport de Yoff, à compter de ce jour ne sera pas plus le passage obligé de voyageurs entrant au pays de la teranga par les airs. L’inauguration de l’aéroport Blaise Diagne ce jeudi, marque la cessation immédiate des activités de l’aéroport Léopold Sédar Senghor en tant qu’aéroport civile. Durant plusieurs décennies, ce site a vu défilé des millions d’étrangers ou de Sénégalais transiter par cette plateforme. C’était le seul aéroport civil du pays depuis 1947.
Proche du centre-ville, l’aéroport de Yoff est situé près du village de Yoff au nord-ouest de Dakar. Au sud de l’aéroport se situe la base aérienne 160 Dakar-Ouakam de l’armée de l’aire française fermée en 2011 et une base de l’armée de l’air. D’ailleurs, avec l’ouverture de l’AIBD, cet ancien aéroport sera récupérer par l’armée selon une décision de l’Etat.
Noël SAMBO/senenews

OUVERTURE DE L'AIBD

Ouverture du nouvel aéroport: la ministre des transports aériens rassure

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Quelques heures avant l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne, la ministre des Transports aériens Maimouna Ndoye Seck a rassurer concernant plusieurs aspects relatifs au fonctionnement de l’infrastructure, le personnel, les tarifs, l’accès au site, le coût du projet ainsi que l’extension du site. C’était au cours d’une rencontre avec les responsables de la presse et ceux de la compagnie LAS (Limak, AIBD, Suma).
Pour Madame la Ministre, « l’aéroport Blaise Diagne de Diass est l’infrastructure qui va révolutionner les transports et permettra la transformation de l’économie sénégalaise ».
En réponse aux tarifs jugés élevés pour le Sénégalais moyen, la ministre des Transports a précisé que les prix appliqués à AIBD sont largement compétitifs par rapport à ce qui se fait dans d’autres pays. Des craintes par rapport au transport ont été soulevés par les journalistes, notamment les contraintes qu’augurent certains usagers par rapport à l’éloignement du site. Maimouna Ndoye Seck rétorque « qu’une offre de bus a été développée pour ceux qui veulent aller à l’aéroport, pour Dakar c’est 1 000 francs CFA, Rufisque 600 francs, le choix est donc très large selon le niveau de confort précise la ministre ».
Il n’y aura aucun problème pour le ravitaillement en kérosène, deux cuves de 7 500 mètres cube et de 2 500 mètres cube sont en chargement et les compagnies s’attellent à leur remplissage.
Le sort des travailleurs des ADS et du personnel non qualifié a été évoqué. La ministre précise que « ce sont les temporaires et les fixes qui vont être transférés. Les populations locales aussi auront une place, car il est normale que les autochtone s’y retrouvent également ».
A la suite du ministre, le directeur de LAS Limak Aibd SA, M. Xavier Marie a indiqué que depuis le mois d’octobre, il a eu des discussions avec les différents syndicats de travailleurs et s’engage à travailler en permanence avec ces derniers. Le directeur de LAS a prévu également de travailler avec les mairies des communes pour les emplois.
La ville va se déplacer avec l’aéroport dans le temps, indique Maimouna Ndoye Seck qui ajoute « qu’une infrastructure terminée va se doter de ses infrastructures connexes d’autant plus que beaucoup de milliards y ont été injectés ». Le nombre de passagers est estimé à 3 millions de personnes en 2019, et à 10 millions de personnes en 2035.
Concernant la sécurité sur l’autoroute à péage et l’éclairage sur cette voie, madame Maimouna Ndoye Seck révèle que toutes les dispositions ont été prises et tous les postes de sécurité ont été sensibilisés.
Quant à l’aéroport de Dakar, elle fait savoir qu’il sera un aéroport militaire dont les installations et le foncier vont être confiés à l’armée.
Eva Rassoul avec business 221/au-senegal.com

06/12/2017

LE SENEGAL PLEURE JOHNNY

Le Sénégal pleure aussi Johnny Hallyday

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La France était sous le choc ce mercredi après la mort à 74 ans de Johnny Hallyday, véritable monument national. Mais la star française est aussi passée par l’Afrique francophone, avec des concerts à Abidjan et à Dakar dans les années 1970 notamment.
Sa disparition affecte particulièrement tous ceux qui ont dansé durant la période « yéyé ».
Entre Johnny et le Sénégal, il y avait donc la musique pour une certaine génération, mais aussi les courses automobiles et des petites phrases mythiques.
En 1971, sur scène à Dakar, Johnny provoquait comme ailleurs les hurlements de ses fans. Il était l’idole des jeunes venue avec la mode yéyé.
Monsieur Ndiaye porte aujourd’hui le costume, mais à l’époque il était Johnny : « Comme je le dis, c’est une culture. C’était un habillement, c’était une danse. C’était une démarche, c’était une mentalité du style Johnny. C’est le monde entier qui a perdu un grand monsieur ».
Une chanson de Johnny a marqué l’Afrique de l’Ouest : Noir, c’est noir. La disparition du chanteur est un choc pour un fan : « C’est une grande star, vraiment. On a perdu un gars qui est magnifique ».
Les jeunes générations connaissent moins Johnny Halliday, mais lui rendent aussi hommage. Babacar évoque quelques souvenirs : « C’est une icône. Je me rappelle lors d’un évènement, c’était le Mondial je pense, au Stade de France. Il a eu aussi à prêter sa voix pour le monsieur qui fait dans l’optique, dans les lunettes. C’est une histoire pour la France ».
Johnny était revenu à Dakar en 2002 pour une autre de ses passions, la course automobile. Jamais avare de petites phrases au volant de son 4x4 : « Tu te rends compte, si on n’avait pas perdu une heure et quart, on serait là depuis une heure et quart ».
Le chanteur avait même offert un concert aux participants du Paris-Dakar pour célébrer son arrivée. La disparition de Johnny Hallyday laisse donc une partie de l’Afrique francophone orpheline.
RFI

VIGILANCE ENVERS LES FOUS DE DIEU

MACKY SALL : «Les gens sont devenus fous, au nom d’un dieu qui n’existe que dans leurs têtes, ils tuent et pillent à tous les niveaux »

senegal

« D’ici quelques années, le Sénégal doit commencer l’exploitation de ses ressources minières avec le pétrole et le gaz. C’est maintenant qu’il faut sceller les bases d’une bonne gestion et surtout d’une bonne utilisation des ressources publiques. Je rappelle que nous travaillons avec quelques pays qui ont eu a` développer ce concept, Fonds souverains.
Mais, il s’agira de voir l’architecture de ce fonds pour qu’il re´ponde a` toutes les normes de transparence dans la gestion de telles ressources. Et, je souhaite avant le mois d’avril que ces lois puissent passer afin que nous soyons vraiment édifiés et qu’il y ait une loi qui organise la distribution de ressources dans le budget et avec les générations futures.
Malgré ces germes de changements observe´s au regard des indicateurs d’émergence de notre nation, des risques subsistent. Ce sont les risques lie´s au terrorisme. La zone sahélo-sahélienne est l’épicentre en Afrique de ces activités criminelles et nous devons prêter une grande attention à ce qui se passe chez nous, dans le voisinage.
Aujourd’hui, aucun pays n’est épargné. Les gens sont devenus fous, au nom d’un dieu qui n’existe que dans leurs têtes, ils tuent et pillent a` tous les niveaux.
Donc, nous devons aussi sur le de´fi de la sécurité continuer les efforts d’équipement, d’entrainement, d’information et de coopération avec nos partenaires et les pays avec lesquels nous e´changeons sur le sujet. »

PLUS DE MOYENS POUR L'EDUCATION

Education : le Sénégal va investir plus de 221,4 milliards de FCFA d’ici 2019

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Le gouvernement du Sénégal va investir d’ici 2019 plus de 221,4 milliards de FCFA en ressources additionnelles pour la réalisation de 6.369 salles de classe, de 4729 blocs administratifs et de 2498 blocs d’hygiène, a dit, mardi, le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne.
Ces projets entrent dans le cadre du programme national de résorption des abris provisoires dans les établissements d’enseignement élémentaire, moyen et secondaire général.
S’exprimant lors de sa déclaration de politique générale devant les députés, il a précisé que ces efforts consentis par l’Etat vont permettre "l’élargissement des capacités d’accueil, l’extension de la carte éducative et l’amélioration des conditions de travail et d’apprentissage".
Ce montant additionnel, selon le Premier ministre, permettra aussi la construction et l’équipement de 99 nouvelles écoles élémentaires, 45 nouveaux collèges, 14 nouveaux lycées, ainsi que la réhabilitation et l’équipement de 263 écoles élémentaires, de 97 collèges et de 6 lycées.
Il a annoncé que 6 lycées d’enseignement général sont en construction à Grand Yoff, Ngor, Yoff, Sangalkam, Tivaouane Peulh et Pikine Dagoudane, de même que la réhabilitation des lycées de la région de Dakar.
S’agissant de la modernisation des Daaras, il promet que "tous les 64 daaras ciblés seront livrés entre février et octobre 2018". "Le curriculum de formation est en train d’être testé dans 10 daaras depuis 6 mois avec 18.731 enfants enrôlés", a-t-il ajouté.
"Entre 2012 et 2016 près de 132,6 milliards de FCFA ont été dégagés pour construire et équiper 9.538 salles de classe, 333 écoles élémentaires, 162 collèges de proximité, 21 lycées, 20 blocs scientifiques et technologiques et 12 daaras modernes", a dit le chef du gouvernement.
M. Dionne a rappelé que le gouvernement du Sénégal "promeut une école de la réussite, viable, stable et pacifiée, une école pour tous davantage orientée vers l’enseignement des sciences, du numérique et des technologique".
Le Premier ministre a laissé entendre que "cette expansion importante de la carte scolaire a conduit à un accroissement de 7.481 enseignants dans le public".
"Des mesures spécifiques ont aussi été prises pour renforcer la formation initiale, relever le niveau académique des recrutements et développer la formation continue", a-t-il assuré.
M. Dionne a relevé que "plusieurs actions ont aussi été menées pour la correction des disparités régionales par la construction et l’équipement de 200 nouvelles écoles élémentaires dans les 25 départements les moins scolarisés de notre pays et la construction de 49 collèges clés-en-main au niveau des zones frontalières".
Au chapitre des manuels scolaires, le chef du gouvernement a rappelé que "plus de 8,2 millions de livrets d’activités de français, de mathématiques et d’éducation aux sciences et à la vie sociale un coût de 10 milliards FCFA, ont été distribués gratuitement aux élèves de l’élémentaire".
SK/PON.APS

05/12/2017

LE TOURISME A L'ASSEMBLEE NATIONALE

Extrait de la déclaration de politique générale du Premier Ministre devant l'assemblée nationale:

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" Retenue comme un des leviers essentiels de la croissance économique et de la création d’emplois, l’industrie touristique a entamé son redressement. Au cours de ces trois dernières années, ce secteur a enregistré une hausse de 7% du nombre d’établissements entre 2014 et 2016, de 22 % des capacité en lits, de 20% des entrées de touristes avec 1,2 millions d’entrées en 2016 et une hausse de 26% des recettes touristiques, passées de 342 milliards FCFA en 2014 à 430 milliards FCFA en 2016.
Notre objectif est de consolider la progression observée auprès des marchés émetteurs, à court et à moyen terme, et d’annihiler la saisonnalité de l’activité touristique par une offre diversifiée et de qualité, avec la mise en exergue de nouveaux produits.
Notre cible est d’atteindre 1,5 millions de touristes en 2018 et 3 millions de touristes en 2023.
Cet objectif est bien à notre portée, si l’on considère les performances actuelles qui découlent de mesures fortes relatives à la baisse des redevances aéroportuaires, à l’érection de la Casamance en Zone touristique spéciale d’intérêt national et à la baisse de la TVA à 10% pour le secteur, en sus de nos atouts en termes de stabilité politique.
Le renforcement du réseau d’infrastructures aéroportuaires et terrestres, combiné à nos atouts aux plans culturel et naturel ainsi que notre positionnement géographique stratégique devraient stimuler davantage l’activité touristique.
Le secteur touristique continuera de bénéficier d’un soutien accru, par la consolidation du crédit hôtelier, l’accélération des opérations d’aménagement des nouveaux sites et une promotion plus active vers les marchés émetteurs. A cet effet, le projet d’aménagement et de restauration des plages de Saly d’un coût de plus de 35 milliards de FCFA, sera lancé avant la fin de l’année 2017, pour rehausser le potentiel de ce site."
Sapco

AIBD: TOUT EST PRÊT

Ouverture de l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass : Tout est fin prêt pour le décollage

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A trois jours de l’ouverture de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), le ministre des Transports et du Développement des Infrastructures aéroportuaires, Maimouna Ndoye Seck, a eu un échange à bâtons rompus, autour d’un déjeuner, avec des responsables d’organes de presse de la place. Au cours de ces discussions, de nombreuses questions relatives à l’accessibilité, à l’exploitation de l’aéroport, au transport, au financement de l’infrastructure etc., ont été abordées.
Le Transport vers l’Aibd, les cuves de kérosène, l’assiette foncière de l’ancien aéroport, la sécurité sur l’autoroute à péage, le financement de l’Aibd, sa gestion etc., les questions au menu du déjeuner de presse organisé, hier, par le Ministère des Transports aériens et du Développement des Infrastructures aéroportuaires avec les responsables des organes de presse de la place, étaient aussi riches que variées. N’éludant aucune de ces interpellations, le ministre Maimouna Ndoye Seck et certains de ses collaborateurs comme le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj, le directeur général de l’Anacim, Maguèye Maram Ndao, ou encore le directeur général de la société d’exploitation de l’Aibd, Xavier Marie, ont tenté d’apporter des réponses.
Il en est ainsi de la question du transport en taxis vers l’Aibd dont les tarifs sont jugés exorbitants par certains Sénégalais. Estimant que ces prix sont abordables si l’on se réfère aux tarifs appliqués à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar, le ministre a rappelé qu’à côté des taxis, des bus classiques et des navettes sont mis à la disposition de ceux qui veulent se rendre au nouvel aéroport. Des offres de services diversifiées et larges en fonction du niveau de confort souhaité et la capacité financière des usagers. Quant à ceux qui travaillent sur la plateforme aéroportuaire, le directeur général de la société d’exploitation (Las) fait savoir que ceux-ci seront ramassés à différents points et transportés vers leur lieu de travail.
En ce qui concerne les cuves de kérosène, le ministre Maimouna Ndoye Seck assure qu’il n’y a aucun problème ni de dimensionnement, ni de conception. « Les installations sont complétement prêtes et ont été réalisées selon les normes internationales. Elles ont une capacité de 7.500 m3 contre 2.500 m3 à l’aéroport de Dakar. La première cuve a été déjà remplie, les autres sont en train de l’être. Nous n’aurons aucune difficulté à approvisionner les aéronefs à partir du 7 décembre prochain », a-t-elle dit. A ceux qui s’inquiètent de l’avenir de la société Aibd.Sa qui est le maître d’œuvre des travaux de l’aéroport, Mme Seck a indiqué qu’elle va continuer à exister. Rappelant que c’est cette société qui a signé la convention de concession avec la société d’exploitation de l’aéroport dans laquelle elle représente l’Etat. D’autant plus que, renchérit son directeur général Abdoulaye Mbodj, « Aibd.Sa a d’autres défis à relever comme la construction du centre de maintenance aéroportuaire, l’extension de l’aéroport dans le futur, etc. »
Autoroute sécurisée
La question de la gestion de l’aéroport est revenue à de nombreuses reprises dans les discussions entre les autorités et les journalistes. A ce propos, le Dg de l’Aibd a rappelé que, contrairement au premier contrat de concession qui avait été signé avec Daport et dans lequel le Sénégal n’avait aucune action, celui qui le lie désormais avec Limak-Aibd-Summa est beaucoup plus avantageux. « Avec le premier contrat de concession signé avec Daport, le Sénégal n’avait rien dans le capital alors que dans le nouveau contrat de concession, le Sénégal a 34 % dans l’actionnariat », a-t-il expliqué. Le ministre précise que, dans la convention de concession, l’Etat recevra 20 % des chiffres d’affaires. « Le plus important c’est de voir dans quelles conditions la concession a été faite. Nous avons mis en place un cahier de charge très contraignant que l’opérateur devra respecter », a soutenu Maimouna Ndoye Seck.
Au départ, le nouvel aéroport devait coûter 235 milliards de FCfa. Mais d’avenant en avenant dont trois principalement pour un montant global de 70 milliards de FCfa, en plus d’autres infrastructures connexes qui n’étaient pas prévues dans le projet initial, le chiffre est monté à 423 milliards de FCfa. « C’est un projet qui est né avec des tares congénitales. On l’a démarré sans que les études ne soient terminées sans même que le financement ne soit bouclé. Il est donc normal, en cours d’exécution, qu’on puisse avoir des surcoûts. Tout cela a concouru à l’augmentation du coût. Sans oublier que des infrastructures connexes comme le Salon d’honneur, les logements d’astreinte, les bureaux administratifs, n’étaient pas inscrits dans le budget initial », a fait savoir le ministre. En ce qui concerne la sécurité sur l’autoroute à péage avec notamment l’absence de système d’éclairage qui expose les usagers, le ministre a annoncé que la décision a été prise d’installer des lampadaires solaires aux points les plus sensibles. Parallèlement, toutes les forces de sécurité seront aux aguets pour sécuriser l’autoroute de jour comme de nuit.
Elhadji Ibrahima THIAM/lesoleil.sn

2 NOUVELLES COMPAGNIES A L'AIBD

Transport aérien : deux nouvelles compagnies dans le ciel sénégalais

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L’ambition de faire du Sénégal un hub aérien est sur la bonne lancée. De nombreuses compagnies sont aujourd’hui attirées par la destination Sénégal et posent leurs valises au pays de la téranga.
C’est d’abord la compagnie nigériane Med-View Airline qui s’est lancée à l’assaut du ciel sénégalais depuis le 27 octobre 2017. Elle propose des vols trois fois par semaine pour rallier les destinations de Lagos, Abidjan et Conakry.
Lundi et vendredi : DKR/ABJ/LOS : Départ 13h10
Mercredi : DKR/CKY/ABJ/LOS/ Départ 12h10
La dernière arrivée et qui pour son vol inaugural attend le lendemain de l’ouverture de l’AIBD, le 08 décembre, est la Cameroun Airlines Corporation (Camair-Co), compagnie nationale camerounaise.
Le vol inaugural sur le Sénégal arrivera à Dakar avec une délégation du patronat camerounais qui rencontrera les opérateurs économiques et le patronat du Sénégal.
Le démarrage des vols commerciaux de CAMAIR-CO, au départ de Dakar à destination de l’Afrique Centrale, sera effectif le vendredi 15 Décembre 2017, avec 4 vols par semaines (lundi, mercredi, vendredi, dimanche).
Pour ce lancement d’activités, la compagnie promet le temps de vols le plus court au départ de Dakar vers l’Afrique Centrale : 5h20 minutes.
Contact medview : 77 544 03 71/ 77 544 45 85 Aéroport Léopold Sedar Senghor
Camer-Co : Immeuble la Rotonde, Place de l’Indépendance
http://medviewairline.com/
au-senegal.com

TRAITE DES MIGRANTS ESCLAVES

Trois personnes arrêtées au Sénégal pour trafic de migrants

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Au Sénégal, au moins trois personnes ont été arrêtées durant le week-end pour "convoi international de migrants en société" et "trafic de migrants".
Le premier, Adama Mbaye, est un présumé passeur, cité dans des faits de trafic de migrants et de traite de personnes, en Libye.
Il a été arrêté samedi nuit par les gendarmes de la Brigade de recherches, dans les locaux de la Radio Futurs Futurs Médias (RFM) où il participait à l'émission "Thème de la semaine".
Des victimes ont cité plusieurs fois son nom au cours de l'émission et il était venu donner sa version des faits.
L'affaire a éclaté après une plainte d'une certaine Ndèye Sonko contre un tiers pour abus de confiance portant sur 800 milles francs CFA.
Durant les investigations, les enquêteurs découvrent que la plaignante recevait de fortes sommes d'argent en provenance de la Libye.
Très vite, ils établissent le lien entre le réseau de Ndèye Sonko et celui d'Adama Mbaye,
Ndèye Sonko a également été arrêté pour "trafic de migrants" au même titre qu'Adama Mbaye.
Un Malien arrêté à Tambacounda
Par ailleurs, à Tambacounda, dans l'est du Sénégal, un Malien est gardé à vue par la police nationale pour "Convoi international de migrants en société".
L'homme est soupçonné de faire partie d'une organisation à but lucratif visant à transporter clandestinement des candidats à l'émigration, en direction de la Libye.
L'arrestation d'un Malien dans la ville de Tambacounda, chef-lieu de la région du même-nom, a eu lieu le jeudi 30 novembre mais c'est dans la nuit de dimanche à lundi que la Police Nationale a choisi de communiquer.
Dans sa déclaration, elle rapporte que les brigadiers du Commissariat de la ville ont pu procéder à une perquisition.
Le suspect, qui est actuellement en garde à vue, aurait reconnu avoir pour projet entres autres, d'acheminer un client vers Bamako.
Ce client devrait se rendre en Libye, rapporte la Police.
Les circonstances de l'interrogatoire au domicile du ressortissant Malien n'ont pas été dévoilés.
L'interpellation s'est faite en collaboration avec les brigades du secteur frontalier de Tambacounda.
Tambacounda est une région frontalière avec la Gambie mais aussi et surtout avec le Mali. Une région qui est le point de départ de migrants souhaitant se rendre en Libye.
BBC.com

LES ATR D'AIR SENEGAL SERONT A DIASS

AIBD : Les 2 ATR d'Air Sénégal attendus au ballet aérien

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Les vols commerciaux d’Air Sénégal ne démarreront pas le 7 décembre prochain, mais ses deux ATR 72-600 participeront au défilé aérien prévu le jour de l’ouverture de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass, a indiqué le ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires.
‘’Les vols commerciaux ne vont pas démarrer le 7 [décembre]’’, a insisté Maimouna Ndoye Seck à l’émission ’’Point de vue’’ de la RTS, invoquant les nombreuses procédures administratives que doit suivre la compagnie aussi bien au Sénégal qu’au niveau des pays à desservir. ‘’C’est cela qui va prendre un peu plus de temps que prévu’’, a-t-elle expliqué.
Elle a indiqué que malgré tout, les deux ATR 72-600 qui constitueront la flotte initiale d’Air Sénégal SA seront au Sénégal lundi ou mardi et participeront au défilé aérien prévu à l’occasion de l’inauguration de l’AIBD.
Ces deux appareils permettront de démarrer les vols domestiques et de desservir les pays voisins, avant l’arrivée de deux autres aéronefs qui vont permettre de desservir le reste de l’Afrique occidentale et l’Afrique centrale.
Plus tard, la compagnie se lancera dans l’intercontinental avec deux avions long-courriers, dont la procédure d’acquisition a été engagée, a-t-elle annoncé.
dakaractu.com

04/12/2017

LE RADISSON DIAMNIADIO OUVRE MERCREDI

Le premier hôtel proche de l'AIBD...ouvrira ses portes le 6 décembre...

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Ce mercredi 6 novembre, à la veille de l'inauguration du nouvel aéroport international  AIBD de Diass, sera inauguré l’hôtel 5 étoiles Radisson situé près du Centre International de Conférence Abdou Diouf au pôle urbain de Diamniadio. le Président  Macky SALL sera présent pour cet évènement qui n'est que le premier volet des réceptifs tant de l'aéroport que de Diamniadio.
BRB

AIR SENEGAL VA SECOUER LA CONCURRENCE

"Air Sénégal ne se fera pas que des amis"

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Philippe Bohn est prévenu. La concurrence ne fera aucun cadeau à Air Sénégal, la compagnie qu'il dirige depuis quatre mois et qui sera lancée jeudi prochain, à l'occasion de l'inauguration de l'Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). Et si l'accueil s'annonce glacial, c'est la faute à sa stratégie consistant à faire grandir très vite son entreprise.
"La volonté (de la compagnie) d'empiéter sur la chasse gardée des majors européennes (en vol direct) et de la Ram (via son hub de Casa) est mal perçue par ces dernières, qui ne feront rien pour lui faciliter la tâche", prédit une source de Jeune Afrique dans l'édition de l'hebdomadaire paru ce lundi.
En effet, informe JA, Air Sénégal compte, dès 2019, faire du long-courrier son relais de croissance. Destinations visées : Paris, Londres, Beyrouth, New York et São Paulo.
Affichant la preuve de ses ambitions, la compagnie sénégalaise s'est engagée, le 16 novembre dernier au salon aéronautique de Dubaï, pour l'achat de quatre Airbus A330 Neo dont deux en option.
Cette stratégie est compréhensible, de l'avis des connaisseurs du secteur. "Ramené au kilomètre par passager, le long-courrier sur le continent africain est le plus profitable", indique un expert dans les colonnes de JA.
Par ailleurs, souligne le directeur adjoint d'Air Sénégal, Jérôme Maillet, "une compagnie qui ne dispose que d'une demi-douzaine d'avions est encore plus exposée à la concurrence, il lui faut croître très vite".
Cependant Air Sénégal commencera par des vols domestiques (Ziguinchor) et fera des sauts chez certains proches voisins du Sénégal comme la Mauritanie (Nouakchott), le Cap-Vert (Praia) et la Gambie (Banjul).
seneweb

LE RIZ SENEGALAIS

Gros importateur de riz, le Sénégal bientôt exportateur

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Le Sénégal enregistre une production moyenne en hausse de 53% sur les cinq dernières années.
Sur l’année 2017, le pays a produit 1 150 000 tonnes de riz, dont une grande partie est issue de la région Nord couverte par la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal et des vallées du Fleuve et de la Falémé (SAED).
L’objectif est d’atteindre une production de 1 600 000 tonnes de riz paddy et 1 million 080 mille tonnes de riz blanc, soit le niveau de production initialement fixé en 2017 par le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas).
Conforté par cette tendance positive, Samba Ndiobène Ka, le directeur de la SAED, estime que sa société va assurer 60 pour cent de la production nationale nécessaire à l’atteinte de l’autosuffisance en riz. L’année 2018 sera celle de l’autosuffisance, relève-t-on dans le secteur.
D’ores et déjà, le ministre de l’Agriculture, Papa Abdoulaye Seck, s’en réjoui. Interpellé récemment par les députés, le premier responsable de l’Agriculture sénégalaise estime que son pays va inverser sa situation: “le Sénégal va bientôt exporter du riz: “Il y a une réussite totale, et le gouvernement de Macky Sall a fait ce qu’aucun gouvernement n’a réalisé jusqu’ici. Nous sommes les premiers de la classe en matière de production de riz depuis 1960 », a-t-il précisé devant la chambre des députés.
L’objectif est donc d’atteindre le seuil de l’autosuffisance, soit 1 600 000 tonnes, a indiqué le DG de la SAED. .‘’Nous savons que le président de la République a injecté beaucoup d’argent au cours des trois dernières années afin d’arriver à cet objectif’’, a dit M. Ka, se félicitant de la présence massive du riz de la vallée dans les grandes surfaces dakaroises. Reste à convaincre la ménagère sénégalaise que le riz importé n’est pas forcément synonyme de meilleure qualité. Là c’est un autre débat.
financiafrik.com

LES PRISONS RENOVEES EN 2018

Les 37 prisons du Sénégal seront réhabilitées en 2018

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Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a annoncé, dimanche, la réhabilitation de l’ensemble des 37 établissements pénitentiaires du Sénégal.
« Pour l’année 2018, tous les 37 établissements pénitentiaires seront réhabilités », a-t-il dit à l’Assemblée nationale en défendant le budget de son département.
Ismaïla Madior Fall a souligné que les autorités sénégalaises, plus particulièrement le président de la République Macky Sall, veulent « humaniser » les prisons.
Il a promis que les conditions de détention vont continuer à être améliorées avec l’augmentation de la prime quotidienne de prise en charge qui passe de 1000 F CFA à 1035 francs CFA. « Environ 5 milliards de F CFA sont consacrés dans le budget 2018 à l’alimentation dans les prisons », a-t-il précisé.
Par rapport au surpeuplement carcéral, Ismaïla Madior Fall a soutenu que les prisons seront de plus en plus désengorgées. Pour le cas de Dakar, il a affirmé qu’il y aura « zéro attente » en matière criminelle.
La population carcérale est estimée à environ 10.313 pensionnaires à la date du 30 octobre, dans les 37 établissements pénitentiaires du Sénégal.
Les interpellations des députés ont tourné autour de la « suppression du ministère de la Justice », de la « tenue des audiences foraines », de « l’affaire du maire de Dakar Khalifa Sall’’, des « infrastructures judiciaires et leur équipement », entre autres.
senenews.com

03/12/2017

MONSIEUR LE PRESIDENT

Monsieur le Président de la République, on se moque de vous !

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Supplique à son Excellence monsieur le Président de la République du Sénégal
Monsieur le Président de la République, on se moque de vous ! On se moque de vos efforts pour développer le tourisme dans la région des îles du Saloum ; on se moque des routes goudronnées, on se moque de la police de proximité, on se moque des crédits hôteliers, on se moque de toutes ces mesures et de tous ces investissements si coûteux et si prometteurs que vous avez engagés pour redresser la situation catastrophique du secteur touristique dans les Îles du Saloum.
On vous trompe.
Monsieur le Président de la République, la région des îles du Saloum est sans pression d’eau depuis trois ans et sans une seule goutte eau courante depuis maintenant près de deux mois, en pleine saison touristique, excepté la nuit entre 23 heures et 6 heures du matin.
Monsieur le Président de la République, le touriste qui a besoin de liquidités doit parcourir au minimum 150 kilomètres aller et retour pour trouver une agence bancaire où il pourra retirer de l’argent liquide.
Monsieur le Président de la République, les coupures d’électricité répétées, à l’époque de l’hivernage, sont quasiment quotidiennes et peuvent durer jusqu’à 24 heures, comme aux heures les plus sombres des années Wade.
Ceux qui vous disent que tout va bien et que les conditions sont réunies pour que le tourisme reparte dans la région des Îles du Saloum vous trompent. Certes, il repart un peu, mais cela est insignifiant au regard de ce que la région pourrait réaliser.
Faire venir les touristes, c’est bien, mais qu’ils repartent contents, c’est bien mieux. Dans la situation actuelle, tout au contraire, on ne compte plus les dépités qui jurent qu’ils ne remettront plus les pieds plus dans notre si belle région, malgré la chaleur de l’accueil, la beauté des paysages et les multiples activités de loisir qui leur sont proposées.
Monsieur le Président de la République, le touriste a besoin d’eau pour se laver, il a besoin d’argent liquide pour faire des achats et régler son séjour, il a besoin d’électricité pour dormir dans une chambre climatisée, se connecter à Internet et parler avec sa famille.
Monsieur le Président de la République, vous aurez beau construire des aéroports, goudronner des routes, faire la promotion de la région partout sur la planète, si les derniers maillons de la chaîne sont défectueux, vous n’arriverez à rien. Le touriste ne vient pas en vacances pour rencontrer des problèmes, surtout lorsqu’ils appartiennent à un autre âge.
Localement, les agents de l’Etat qui sont chargés d’accompagner le PSE afin d’en assurer le succès se moquent de vous. Ils se murent dans un silence coupable, regardent d’un œil indifférent la situation se dégrader, y compris en matière de constructions illicites en zones protégées qui ruinent le paysage, et ne font rien pour que les choses s’arrangent. À moins que leurs ordres ne soient pas suivis d’effet, ce qui revient au même à quelques détails près.
De façon certaine, ils se moquent de vous.
Sachez, monsieur le Président de la République, que nous le déplorons. Nous déplorons que nos réceptifs soient désertés. Nous déplorons que nos rares clients qui ont prévu de séjourner une semaine repartent dégoutés au bout de deux jours.
Nous déplorons que des problèmes si simples à résoudre soient totalement négligés par les responsables locaux, qui ont sans doute une obligation de résultat en ce qui concerne le PSE comme ils ont aussi certainement une obligation morale vis à vis de vos engagements et de votre avenir politique. Nous déplorons que les grands et si nobles projets que vous avez impulsés soient annihilés par des problèmes mineurs qui grèvent les résultats de votre action, dans ce cadre particulier du PSE.
Nous sommes las d’effectuer démarches et réclamations qui ne sont jamais suivis d’effet. Depuis des mois, des années en ce qui concerne le problème de l’eau, nous parlons dans le vide, personne ne nous écoute.
Au stade où nous en sommes, vous seul pouvez intervenir, vous êtes notre dernier espoir.
Le tourisme ne repartira jamais si ces problèmes de base ne sont pas résolus.
Et pour les résoudre, il vous suffirait d’ordonner, et de vous faire obéir.
Mais surtout, il vous faudrait nommer de vrais responsables, indépendants de la région, à l’image des misi dominici, pour veiller à leur bonne exécution.
Face à l’indifférence et à la démission des services de l’État – à moins qu’il ne s’agisse d’un sabotage politique savamment planifié – la destinée du tourisme dans la région des Îles du Saloum repose entièrement entre vos mains.
Car en l’état des choses il n’y aura plus que deux alternatives : ou bien l’on peut se moquer impunément de vous, ou bien vous aurez fait le choix de nous abandonner.
L’avenir seul nous apportera la juste réponse.
En espérant que cette supplique retiendra toute l’attention qu’elle mérite et apportera une solution à nos problèmes, veuillez croire, monsieur le Président de la République en l’assurance de nos sentiments très respectueux.
Collectif des hôteliers et restaurateurs de la Région des Îles du Saloum
BRB

02/12/2017

SECURITE ROUTIERE POUR ENFANTS

Plus de 60000 enfants formés en cinq ans sur la sécurité routière

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L’ONG Laser International a formé depuis 2012 plus de 60.000 enfants sénégalais en sécurité routière grâce à ses différents partenaires, a révélé jeudi à Dakar, la président de sa section sénégalaise, Ndèye Awa Sarr.
«L’appui des collectivités locales et d’autres partenaires publics et privés avec lesquels nous travaillons, nous a permis de donner une éducation routière à plus de 60.000 enfants sénégalais depuis 2012», a dit Ndèye Awa Sarr.
Elle s’exprimait au cours du lancement d’un programme d’éducation routière 2018-2019 qui cible 13.00 enfants. Le dite programme est mis en œuvre en collaboration avec le ministère des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement.
Les enfants touchés par l’éducation routière sont donc parvenus, selon la présidente de Laser international, à connaître les méthodes de traverser les routes et à reconnaître les panneaux, entre autres.
«Nous avons entrepris ce travail car, au Sénégal 13% de la mortalité sont dus aux accidents de la circulation. Ainsi, le coût humain et social des accidents de la route reste-t-il désastreux et économique car, à chaque fois qu’un enfant est tué ou gravement blessé par accident, c’est une calamité pour ce petit être, sa famille, ses camarades et son pays», a expliqué Ndèye Awa Sarr.
Citant une étude de la Banque mondiale, a indiqué que 90% des familles de personnes décédées par accident connaissent une dégradation importante de leur qualité de vie.
TE/APA

01/12/2017

LES ADVERSAIRES DES LIONS

Mondial-2018 (Groupe H) : Les adversaires du Sénégal à la loupe

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Après le tirage au sort des groupes du mondial de football 2018 en Russie:
Le Sénégal affrontera au premier tour de la Coupe du monde 2018 la Pologne, la Colombie et le Japon. Respectivement, les 6e, 13e et 55e au dernier classement Fifa. Présentation.
POLOGNE
Classement Fifa. 6e
Meilleure performance au Mondial (7 participations) : Demi-finales (1974 et 1982)
Sélectionneur : Adam Nawalka (depuis 2013)
Joueur à suivre : Robert Lewandowski (Bayern Munich)
Qualifications : La Pologne a réalisé des qualifications presque parfaites. Première devant le Danemark, le Monténégro et la Roumanie, la sélection polonaise n'a perdu qu'une fois. C'était lourdement (0-4) face au Danemark.
COLOMBIE
Classement Fifa : 13e
Meilleure performance au Mondial (6 participations) : Quart de finale (2014)
Joueurs à suivre : Radamel Falcao (Monaco), James Rodriguez (Bayern Munich), Juan Guillermo Cuadrado (Juventus)
Sélectionneur : José Pékerman (depuis 2012)
Qualifications : Contrairement au Chili, la Colombie a su éviter les pièges de la zone Amsud, se permettant même un nul lors du dernier match sans compromettre sa qualification. Les hommes de Pékerman, finalement quatrièmes, n'ont pourtant pas été brillants, puisqu'ils n'ont pas battu une seule fois le Brésil, l'Uruguay ou l'Argentine. Mais ils ont fait le plein contre les "petits".
JAPON
Classement Fifa : 55e
Meilleure performance (5 participations) : Huitièmes de finales (2002 et 2010)
Sélectionneur : Vahid Halilhodži? (depuis 2015)
Joueurs à suivre : Shinji Kagawa (Dortmund), Hiroki Sakai (Marseille), Shinji Okazaki (Leicester)
Qualifications : Les Japonais ont réalisé le parcours parfait. Facile leader d'une première poule très abordable (Syrie, Singapour, Afghanistan, Cambodge), l'équipe de "coach Vahid" a ensuite bataillé pour remporter le match à trois qui l'opposait à celles de l'Arabie Saoudite et de l'Australie.
Seneweb News

30/11/2017

ELECTRICITE: HAUSSE DE CONSOMMATION

Hausse de 9% de la consommation d’électricité

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La consommation d’électricité du Sénégal a connu une hausse de 8,7% au terme des neuf premiers mois de l’année 2017 comparée à la même période de l’année 2016, selon les données établies par la Société nationale d’électricité (SENELEC).
[Img : Sénégal: hausse de 9% de la consommation d’électricité]
Cette consommation s’est établie à 2.265.500 millions de kwh contre 2.083.400 millions de kwh durant les neuf premiers mois de 2016, soit une augmentation de 182.100 kwh.
Cette hausse est occasionnée à la fois par la moyenne et basse tension. La première a enregistré 12% de progression à 696.700 kwh contre 621.900 Kwh en 2016. Quant à la basse tension, elle connait une hausse de 10% à 1,453 million de kwh contre 1,320 million de kwh en 2016.
De son coté, la haute tension se retrouve avec une forte baisse de 18,1% à 115.200 kwh alors que le niveau de consommation se situait à 140.600 kwh durant les neuf premiers mois de l’année 2016.
CAT/APA/apanews.net

AGONIE DE DAKAR SOUS LA POLLUTION

La pollution menace la presqu'île de Dakar

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Depuis le 21 novembre 2017, une étude sur la pollution marine, baptisée Awatox, qui fait l'état des lieux de la pollution marine dans la presqu'île de Dakar au Sénégal a été publiée. Un enjeu de santé publique qui menace la santé des riverains, mais également les secteurs de la pêche et du tourisme.
Des bouteilles en plastique, des sacs, des pneus. Les égouts du quartier de Ngor à Dakar sont un concentré de pollution ménagère et industrielle. Ce canal long d'une trentaine de kilomètres traverse plusieurs quartiers de la capitale dont celui de Makhtar, le quartier de Hann.
"Regardez moi tout ça. cela n'est pas hygiénique..." dit Makhtar Diakhité, un brin désabusé.
Il y 40 ans, le site était un petit paradis balnéaire. Aujourd'hui, c'est une décharge à ciel ouvert parce qu'il n'y a qu'une seule station d'épuration à Dakar.
Cette pollution? c'est le quotidien de Makhtar et des habitants du quartier. Depuis une dizaine d'années on leur promet notamment sept nouvelles stations de pompage.
Makhtar Diakhaté, y croit de moins en moins :"On attend le projet pour la dépollution de la baie de Hann, mais jusqu'à présent, ça n'existe pas. On nous a fait beaucoup de promesses, vraiment nous sommes désolés." affirme t-il.
La pollution marine régulièrement mesurée
Ce matin, Amidou Sonko, ingénieur en pollution marine et sa collègue s'apprêtent à prendre la mer. Ils ne vont pas très loin, juste à distance de baignade. Ils font partie du projet environnemental Awatox, et avec leur curieuse machine embarquée, ils viennent mesurer le taux de métaux lourds dans la baie de Ouakam. Aujourd'hui, le test porte sur le taux de cuivre présent dans l'eau. Interrogé sur la gravité de la situation, l'ingénieur regrette une certaine insouciance des baigneurs de la plage de Ouakam.
Selon Amidou Sonko, "Les gens ne connaissent pas beaucoup la pollution. Pour eux, la mer c'est OK. Venir se baigner pour eux c'est des bénédictions !" Et l'expert en pollution marine, d'ajouter : C'est un peu dangereux parce qu'ils ne connaissent pas ce qu'il se passe ici."
Il faut dire que pour l'instant près du rivage de la plage de Ouakam, les résultats ne sont pas encore très alarmants. Ce petit port de pêche est d'ailleurs l'un des seuls sites encore viable dans la presqu'île de Dakar.
L'avenir de la pêche en question
Pas de quoi -cependant- rassurer Mamadou Sarr. Il est marin-pêcheur. Il est nostalgique d'une époque désormais révolue. Quand la pollution ne l'obligeait pas à aller toujours plus au large pour jeter ses filets."Avant à moins de 50m ou pouvait avoir des thiofs, des badèches, tout ce qui est poisson noble, de toutes variétés," nous dit-il. "Maintenant avec la pollution si tu as un masque et que tu plonges au fond, à une dizaine de mètres du bord, tu vas voir que les rochers sont tapissés d'une sorte de graisse..."
Il faut arrêter cette pollution, sinon nous, on va mourir de notre pêche, on ne peut pas faire autre chose...
Mamadou Sarr, marin-pêcheur
Alors ce métier de pêcheur qu'il exerce comme son père avant lui, Mamadou, n'en veut pas pour son fils. Pas dans une eau, où selon Greenpeace, la pollution serait sur certaines zones du littoral, 350 fois au dessus des normes européennes.
Patrice Férus/Margot Chevance & Cheick Berthé/tv5monde.com
vidéo: http://information.tv5monde.com/afrique/senegal-la-pollut...

UN MEILLEUR ACCUEIL DES TOURISTES

Promotion de la destination Sénégal : Plaidoyer pour un meilleur accueil des touristes

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Pour mieux vendre la destination Sénégal, les députés estiment qu’il faut accorder un accueil plus chaleureux aux touristes pour les fidéliser. Ils ont fait cette recommandation au ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, lors du vote du budget 2018 de son département.
Le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, a défendu le projet de budget de son département devant l’Assemblée nationale. Lors de son passage, les députés ont abordé plusieurs sujets, notamment le marketing de la destination Sénégal, la diversification de l’offre touristique, le crédit hôtelier, le financement du tourisme…
Sur la question du marketing, les députés ont noté que la destination Sénégal « coûte cher ». Pour attirer le maximum de touristes et atteindre l’objectif fixé par le gouvernement du Sénégal dans le moyen terme, les députés ont estimé qu’il faut accorder un meilleur accueil aux touristes afin de mieux les fidéliser.
En effet, selon les parlementaires, dans le cadre du Crédit hôtelier, l’Etat accorde de « faibles prêts » aux investisseurs qui s’activent dans le secteur du tourisme. Pour cela, ils ont recommandé au gouvernement de recourir aux Partenariats public-privé (Ppp) pour développer certaines régions touristiques. Ici, Mame Mbaye Niang a précisé que le Crédit hôtelier est doté d’une enveloppe de 7,5 milliards de FCfa. Ce qui, selon lui, permet aux entreprises hôtelières et touristiques sénégalaises d’avoir des prêts pouvant aller de 5 millions à 100 millions de FCfa.
En outre, pour faire du Sénégal un hub touristique, les parlementaires ont indiqué au département du tourisme de « faire la promotion du Tourisme décentralisé ». Selon eux, les cascades de Dindéfélo à Kédougou, l’authenticité des villages traditionnels du Fouta et la beauté de certains sites, s’ils sont bien vendus, peuvent attirer beaucoup de touristes. Ne niant pas ces faits, M. Niang a toutefois reconnu que « le tourisme sénégalais est en train d’être dépassé par certains concurrents comme le Cap-Vert ». Sur ce, il a rappelé aux parlementaires qu’il y a, aujourd’hui, « nécessité d’un reprofilage » de notre tourisme.
Dans ce cadre, le ministre a informé que des « segments comme le tourisme animalier sont en train d’être explorés avec l’expertise de l’Afrique du Sud ».
A. Ng. NDIAYE/lesoleil.sn

BRUSSELS AIRLINES INFORME

Voici le mail-info qu'ont reçu les passagers sur vols Brussels Airlines

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Chère Passagère,
Cher Passager,
Le 7 décembre, l’aéroport international actuel de Dakar, nommé Léopold Sédar Senghor International Airport, fermera ses portes tandis que le nouvel Aéroport International Blaise-Diagne ouvrira ses portes pour tous les vols internationaux et nationaux.
Par conséquent, à partir du 7 décembre, votre(vos) vol(s) vers et/ou depuis Dakar dont la référence de réservation est XXXX sera(seront) opéré(s) vers/depuis le nouvel aéroport international Blaise-Diagne.
Vous ne devez rien faire. Nous ferons en sorte que votre réservation soit mise à jour et nous vous enverrons une confirmation aussitôt que cela sera fait.
Pour accéder à ce nouvel aéroport, empruntez l’autoroute A1 Dakar-Mbour. Prenez ensuite la sortie 13 et quittez l’autoroute A1. Suivez ensuite les panneaux qui vous indiqueront la direction de l’Aéroport International Blaise-Diagne (pour plus d’infos, consultez ce site internet : http://www.aibd.sn/.
Pour rejoindre le centre-ville de Dakar en provenance du nouvel aéroport, suivez Dakar sur les panneaux routiers.
Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter au XXXX
Nous vous présentons nos excuses pour les éventuels désagréments occasionnés.
Salutations distinguées,
Brussels Airlines

TROP CHER AIBD

Les compagnies aériennes ne sont pas prêtes pour l’ouverture de l’aeroport Blaise Diagne de Diass

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Tout n’est pas au point à Blaise Diagne. A une semaine de l’ouverture de l’aéroport, les sociétés, le personnel, les prestataires, les taximen et les compagnies aériennes grognent.
Selon le journal Les Echos, les compagnies aériennes, notamment Delta, Air France, Turkish, South Africa, Corsair, Arik, Transair, Emirates, sont en colère à cause du prix de la location du nouvel aéroport. Le gestionnaire Lima-Aibd-Suma (Las) les aurait considérablement revu à la hausse. Lesquels passent du simple au triple.
Pour ce qui était de l’aéroport Senghor, l’Etat mettait la location à 250 000 ou 300 000 FCFA, selon l’espace occupé, renseigne le journal. A Diass, la nouvelle formule du gestionnaire turc est de céder le loyer au mètre carré, fixé à 67 000 FCFA. Ainsi, pour 200 mètres carrés, les compagnies déboursent 13 400 000 FCFA. «L’Etat a plus que triplé les prix. Aucune compagnie n’a encore payé, parce que c’est trop cher. Ils ne font que fatiguer les gens », grogne une source anonyme du journal.
Mais, il n’y a pas que ça. Les compagnies se plaignent également du tarif du passage des voyageurs au salon Vip. De 10 euros (6000 FCFA) par passager, il grimpe à 38 euros (25 000FCFA).
MEDIASENEGAL.SN

UN EXEMPLE, UN DEBUT...

UN MAÎTRE CORANIQUE CONDAMNÉ À 5 ANS DE TRAVAUX FORCÉS POUR LE MEURTRE D’UN TALIBÉ

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L’accusé Assane Seck, 22 ans, reconnu coupable de meurtre, a été condamné jeudi à 5 ans de travaux forcés, par la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Diourbel.
L’affaire éclate le 25 mars 2017, quand les éléments de la brigade de gendarmerie de Mbacké reçoivent une information faisant état de la mort suspecte d’un jeune talibé (élève à l’école coranique) du nommé Souleymane Badiane. La même source révélait que le corps sans vie est déposé à la morgue du cimetière de Darou Salam pour les formalités d’enterrement, sur instruction du père de la victime.
Une patrouille est alors aussitôt envoyée sur les lieux du drame. A leur arrivée sur les lieux, les gendarmes ordonnent l’arrêt des funérailles. La dépouille mortelle est transportée à l’hôpital Matlaboul Fawzeini, à Touba, avant d’être acheminée à l’hôpital de Mbour pour autopsie.
Les enquêteurs découvrent que la victime présentait des traces de sévices sur plusieurs parties de son corps. Il avait aussi la bouche ensanglantée et son oreille gauche laissait couler du sang.
A l’issue de l’examen, le médecin légiste révèle dans son rapport joint à la procédure, un hématome du scalp et du muscle temporal, une hémorragie de la base du crâne et une intégrité des organes intra-abdominaux et intrathoraciques.
Le certificat de genre de mort, les témoignages recueillis, les constatations matérielles ainsi que les aveux circonstanciés des inculpés sont autant d’éléments qui fortifient les charges retenues contre l’accusé Assane Seck.
A l’instruction, ce dernier avait soutenu avoir porté des coups sur la victime car elle fuguait. Il ajouté avoir constaté à un moment donné que l’enfant ne respirait plus et l’a déposé dans la chambre.
Souleymane Badiane, propriétaire du daara et père de la victime Mouhameth Khairi Badiane, a lui aussi été interrogé par les enquêteurs. Dans sa déposition, il dit avoir été informé de la mort de son fils aux environs de 6 heures du matin, par un de ses talibés qui lui révélait par la même occasion qu’il s’agissait d’une « mort naturelle’’.
Il a précisé que c’est lui qui avait demandé aux parents et amis de procéder à l’inhumation de l’enfant. Il révélait toutefois qu’il reste convaincu que son fils est mort des suites des coups et blessures.
Le Procureur de la République, dans son réquisitoire, déclare que les faits ont été confirmés par le père de la victime et ajoute que les aveux circonstanciés. Aussi a-t-il il a déclaré Assane Seck coupable de coups et blessures volontaires sur un enfant de moins de 15 ans ayant entrainé la mort sans intention de la donner.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

29/11/2017

10% DE BUDGET EN PLUS POUR L'AGRICULTURE

le budget 2018 dédié à l’agriculture progresse de 10,8%

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Le budget du ministère de l’Agriculture et de l'équipement rural au Sénégal a été voté samedi à l’Assemblée nationale à FCFA 195,5 milliards (€298 millions) pour 2018. Un budget en hausse de 10,8% par rapport à celui de 2017 (FCFA 176,4 milliards) mais qui reste bien en dessous de l’objectif de la Déclaration de Maputo de consacrer 10% du budget des pays africains à l’agriculture.
Le budget 2018 a adopté samedi à FCFA 3 709,1 milliards, en progression lui aussi d’un peu plus de 10%.
Pourtant le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Pape Abdoulaye Seck, en défendant son budget à l’assemblée a affirmé que le président Macky Sall avait une grande ambition pour l’agriculture. Il y a nécessité et urgence de décomplexer l’agriculture sénégalaise. Ce qui signifie que notre pays a les capacités objectives pour se nourrir sur une base endogène afin de préserver notre dignité et l’équilibre sociétal » a déclaré le ministre face aux députés.
Pape Abdoulaye Seck a rappelé aussi que l’Etat mettait des moyens importants dans l’agriculture mentionnant notamment les différentes subventions sur les engrais et semences (50%), le matériel motorisé (60%) ou le matériel de culture attelée (70%). Pour diminuer les pertes poste-récolte quelque 122 magasins de stockage sont en cours de construction et il est prévu à partir de 2018 de réhabiliter chaque année 100 seccos a-t-il mentionné.
Abordant la Sonacos, le ministre, réitérant la volonté de l’Etat de la privatiser, a estimé que «le redressement de la Sonacos Sa qui s’effectue dans de bonnes conditions lui a permis d’obtenir des résultats très satisfaisants. Elle a collecté, lors de la dernière campagne de commercialisation, non moins de 100 000 tonnes et a déjà mobilisé une somme de FCFA 55 milliards pour la prochaine ».
commodafrica.com

LES TALIBES SONT DES ESCLAVES!

Un pas vers la justice pour les jeunes talibés victimes d’exploitation

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Début novembre, une opération de lutte contre la traite des êtres humains s’est déroulée sur deux jours à Dakar. Plus de 50 enfants contraints de mendier ont été retirés des rues de la capitale. Cinq trafiquants présumés ont été arrêtés, mais les autorités sénégalaises doivent encore intensifier leurs efforts pour mettre fin à ce fléau.
Au début du mois, le gouvernement sénégalais s’est discrètement associé à Interpol pour une opération de lutte contre la traite des êtres humains organisée sur deux jours à Dakar. Dans le cadre de l’opération Épervier, une équipe composée d’officiers de police et d’assistants sociaux – agissant aux côtés d’Interpol et de la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes – a retiré plus de 50 enfants des rues de la capitale sénégalaise. La plupart de ces enfants étaient des talibés, ou élèves d’écoles coraniques, contraints de mendier par leurs maîtres.
Arrestation des trafiquants
L’équipe a emmené ces enfants dans des centres d’accueil pour leur prodiguer des soins et les rendre à leur famille, comme le gouvernement l’avait déjà fait lors d’initiatives similaires. Mais cette fois-ci, quelque chose d’inédit s’est produit : cinq trafiquants présumés, y compris au moins un maître coranique, ont été arrêtés.
Le “maître” en question “plaçait les enfants à différents endroits d’un quartier et leur fixait une somme à verser par jour”, d’après un rapport d’Interpol daté du 6 novembre. Il a été déféré à la justice.
L’opération Épervier a permis de secourir environ 500 victimes
Dans le cadre d’un projet d’Interpol visant à lutter contre la traite des êtres humains au Sahel, l’opération Épervier a appuyé des opérations de courte durée menées par la police nationale au Sénégal, au Niger, au Mali, au Tchad et en Mauritanie. Au total, l’opération a permis de secourir environ 500 victimes, y compris 236 mineurs, et d’arrêter 40 trafiquants présumés.
Plus de 50 000 talibés présents au Sénégal
Le fait d’envoyer des enfants dans des pensionnats coraniques traditionnels reste une pratique bien ancrée dans toute l’Afrique de l’Ouest. Le Sénégal, en particulier, voit un grand nombre de talibés de pays voisins intégrer ces écoles, ou daaras. Plus de 50 000 talibés au Sénégal sont contraints de quémander de l’argent ou de la nourriture par des marabouts peu scrupuleux, et un grand nombre de ces enfants sont victimes de violence.
Au cours des quatre dernières années, je me suis rendue dans des dizaines de daaras où des talibés vivaient dans des conditions sordides. En 2016 et 2017, j’ai documenté cinq cas d’abus sexuels commis par des maîtres coraniques ; plus de 30 cas de talibés battus, enchaînés ou emprisonnés ; et cinq cas de talibés décédés à la suite d’abus qui auraient été infligés par leurs maîtres (voir ici et là les reportages de Human Rights Watch).
Des procureurs abandonnent les enquêtes malgré l’existence d’un grand nombre de preuves
Malgré des lois nationales pour lutter contre la maltraitance, le trafic et l’exploitation des enfants, on constate un manque déplorable de volonté d’appliquer la loi qui interdit aux marabouts de violer les droits des enfants.
Des agents et des activistes de la société civile sénégalaise m’ont affirmé que la police s’abstenait régulièrement d’enquêter sur les cas d’abus et de mendicité forcée commis par ces maîtres, tandis que des procureurs abandonnent les enquêtes malgré l’existence manifeste d’un grand nombre de preuves.
La justice au cœur de la solution
Des pressions croissantes s’exercent sur le Sénégal pour que le pays s’attaque à ce problème, et un programme lancé mi-2016 a entraîné le retrait de plus de 1 500 enfants des rues. Cependant, comme l’a révélé un rapport de Human Rights Watch publié en juillet 2017, ce programme a renvoyé plus d’un millier de talibés auprès des maîtres coraniques qui les avaient forcés à mendier, et il ne s’est soldé par aucune enquête ni poursuite judiciaire.
En revanche, l’initiative menée il y a peu avec Interpol montre l’impact que pourrait avoir le fait de veiller à ce que la justice fasse partie intégrante des mesures de protection de l’enfance déployées au Sénégal. Bien que l’opération n’aurait entraîné l’arrestation que de quelques trafiquants présumés, elle pourrait signifier un changement important de stratégie face à ce problème.
En finir avec la mendicité forcée des enfants
La semaine dernière, le monde fêtait la Journée mondiale de l’enfance, vingt-huit ans après l’adoption par l’ONU de la Convention des droits de l’enfant, ratifiée par le Sénégal en 1990. Si le gouvernement sénégalais envisage sérieusement une approche plus complète du problème de la mendicité forcée des enfants – intégrant le retrait des talibés des daaras où ils sont victimes d’abus ou d’exploitation, le retour des enfants dans leur famille, ainsi que l’ouverture d’enquêtes et de poursuites à l’encontre de maîtres responsables d’abus – les enfants sénégalais auront enfin matière à célébrer.
Lauren Seibert/jeuneafrique/com