05/02/2017

ACTES GRATUITS

La délivrance des actes d’état-civil est désormais gratuite au Sénégal

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Le chef de l’Etat a pris la décision de rendre gratuite la délivrance des actes d’état civil
« Le président de la République, Macky Sall a pris, hier, le décret n° 2017 – 229 portant dispense des droits de délivrance des jugements rendus à l’occasion des audiences foraines, session 2017 », note un communiqué de la présidence de la République.
En effet, une circulaire du 12 janvier 2017, du Ministre de la justice prévoyait pour l’établissement d’un acte d’état-civil, le paiement de la somme de 600 F CFA, au titre des droits de délivrance. Selon le communiqué, cette décision est prise dans le but de permettre au plus grand nombre de Sénégalais, surtout en zone rurale, d’en disposer.
Ankou Sodjago/Senego

04/02/2017

LES SALAFISTES AU SENEGAL

Au Sénégal, la contagion salafiste

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Le pays compte plus de 95% de musulmans qui pratiquaient jusqu’ici un islam tolérant. Crise économique, frustrations postcoloniales, pétrodollars des Saoudiens… Tout contribue aujourd’hui à la radicalisation des mosquées. Reportage.
Natacha Tatu Natacha TatuPublié le 26 juin 2016 à 08h07
Avec sa barbichette aussi blanche que son qamis immaculé, l’imam Alioune Ndao est connu ici, à Kaolack, pour ne pas mâcher ses mots. Le genre à refuser le moindre compromis avec "la vérité d’Allah", à pourfendre sans relâche les kouffar ("infidèles") et autres "compagnons de Satan"… Voile obligatoire pour les femmes, longue barbe pour les hommes, récitation du Coran à 4 heures du matin pour les enfants, interdiction d’écouter de la musique pour tous. Bref, un salafiste pur et dur, un "Ibadou Rahmane" comme on appelle ici ces fondamentalistes religieux revendiquant un islam "authentique" d’inspiration wahhabite, tournant à la fois le dos aux traditions sénégalaises et à l’"occidentoxication"…
Le 26 octobre dernier, à 3 heures du matin, une vingtaine de gendarmes armés jusqu’aux dents ont débarqué chez lui. Ils ont défoncé la porte du logement de ses femmes, mis sa modeste baraque à sac, confisqué ses documents et l’ont embarqué manu militari, menottes aux poignets, sous l’œil de la télévision et de ses fidèles en larmes. Mis en examen pour apologie du terrorisme, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs, le prêcheur soupçonné d’être en relation avec Boko Haram est incarcéré à Saint-Louis.
Depuis plusieurs mois, les opérations coup de poing contre les fondamentalistes religieux se multiplient. Une trentaine de personnes au total, dont trois imams, sont sous les verrous. Après les attentats de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, de Bamako et du Burkina Faso, les services de renseignement qui traquent les "cellules dormantes" censées être disséminées dans le pays sont en alerte rouge.
Une vingtaine de Sénégalais seraient partis en Syrie. D’autres auraient rejoint Boko Haram au Nigeria ou différents groupes armés, comme Ansar Dine et le Mujao, dans la bande sahélo-saharienne… "La question n’est pas de savoir si le Sénégal va être touché, mais quand", entend-on régulièrement à Dakar, où des équipes de sécurité renforcées filtrent désormais l’accès de tous les grands hôtels.
Après avoir longtemps fermé les yeux, le gouvernement a déclaré la guerre aux mosquées radicales qui prospèrent dans le pays. Les communautés salafistes, en plein essor, sont surveillées de près…
Natacha Tatu/l'obs

SECURISATION DE DAKAR

Opération de sécurisation au centre-ville : plus de 100 personnes arrêtées par la police

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Dans le cadre d’une vaste opération de sécurisation, hier, la police a arrêté plus de 100 personnes pour divers délits à la corniche et au marché Sandaga.
La police a nettoyé la corniche Est et Ouest de Dakar, qui est un repaire de délinquants, car les grottes offre un cadre idéal pour se livrer au business illicite et aux pratiques rejetées par la société.
Lors d’une opération de sécurisation faite hier, par la police, entre 11 heures et 14 heures 45, les limiers ont interpellés 174 personnes dont, 119 pour vérification d’identité, 35 pour vagabondage, 1 pour attentat à la pudeur, 1 pour ivresse publique et manifeste, 1 pour détention d’arme blanche, 4 pour usage collectif de chanvre indien , 6 pour détention et usage de chanvre indien, 4 pour détention et trafic de chanvre indien. En plus, 2 kg et 5 cornets de chanvre indien ont été saisis.
Au-delà de la corniche, la police a étendu son opération à Sandaga et d’autres zones criminogènes au cœur du plateau. Ainsi, il a fallu un déploiement d toutes les unités de la police pour obtenir ces résultats.
D’après le «Quotidien», cette initiative de la police à été dirigée par le commissaire central de Dakar, Ndiaré Sene, et le chef de la sûreté urbaine, El Hadji Cheikh Dramé.
Par ailleurs, cette opération a compté sur les effectifs des commissariats du plateau et de point E, de la Brigade d’intervention polyvalente(Bip), de la Division des investigations criminelles(Dic), de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants(Octris) et la Section d’intervention rapide (Sira), du Commissariat central.
Thioro Sakho/Senenews

03/02/2017

LE SENEGAL SE RADICALISE?

Le Sénégal en alerte face au péril djihadiste

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De nombreux Sénégalais se radicalisent et rejoignent les milieux djihadistes. Mais comment cela est-il possible, alors que l'islam pratiqué au Sénégal est réputé un islam très modéré basé sur le système confrérique? Les dispositions musclées prises par l'Etat arrivent-elles trop tard?
Les Sénégalais n'en ont jamais fait mystère : leur pays n'est pas à l'abri de la terreur djihadiste qui a frappé d'autres pays de la sous région. D'après les informations disponibles, de nombreux Sénégalais se radicalisent et rejoignent les milieux djihadistes. Mais comment cela est-il possible, alors que l'islam pratiqué au Sénégal est présenté comme un islam très modéré?
Non, ça ne se passera pas ici ! - Depuis octobre 2015, l'Etat sénégalais se montre en alerte : des Imams et autres acteurs soupçonnés d'avoir des liens avec le terrorisme sont arrêtés un peu partout dans le pays. Mais des voix critiques accusent l'Etat d'avoir laissé mûrir le danger. Dakar a aussi annoncé la mise en place d'une cellule de lutte anti-terroriste. Mais tout cela arrive-t-il trop tard?
plus + audio: http://www.dw.com/fr/le-s%C3%A9n%C3%A9gal-en-alerte-face-...
dw.com

MERCI!

Baba, le gardien instituteur de la classe sur la piste est aux anges!

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Suite aux articles parus sur ce blog, celui du Margouilat et le Facebook, Martine a lancé une demande de parrainage afin d'offrir aux enfants quelques bancs. Le succès de fréquentation des cours réduisait les gosses à amener un petit banc lourd, encombrant ou carrément poser leurs petites fesses à même le sable.
Depuis quelques jours, grâce aux dons récoltés, La classe dispose de six nouveaux longs bancs neufs et même d'un grand tableau noir, tout neuf également!
La petite classe de Koulang remercie du fond du coeur les quelques donateurs. Des cahiers, des livres, des craies sont encore également promis pour permettre à Baba, l'instituteur bénévole, de poursuivre ses cours dans de meilleures conditions.
références rédactionnelles:
http://yveslebelge.skynetblogs.be/archive/2016/05/21/une-...
http://la-lorgnette-du-margouillat.over-blog.com/2016/10/...
http://la-lorgnette-du-margouillat.over-blog.com/2016/11/...
Le petit mot de Martine:
"A tous les donateurs de notre opération "bancs de Noël " voici déjà une première photo envoyée par notre sympathique " Lorgnette du Margouillat ",en attendant d'organiser une remise officielle ....
En tous cas je dis un GRAND ,un ÉNORME MERCI de ma part , de la part de Baba, ce valeureux instituteur qui sacrifie ses soirées à faire du soutien scolaire aux enfants de ce quartier de Saly , et un GRAND MERCI de la part des enfants ..Nous avons pu aussi offrir grâce à votre générosité une immense tableau noir .....Merci de tout coeur !
Si d'autres personnes veulent participer ,nous accepterons
leurs dons avec plaisir , nous espérons leur faire confectionner des "tablettes'' en bois afin qu'ils puissent écrire plus correctement que sur leurs genoux ...
Et n'oubliez jamais : ce sont des milliards de petites gouttes qui font les océans !
Martine"
https://web.facebook.com/martine.azzopardi?lst=1531383951...

02/02/2017

SENEGAL DEM DIKK DEMARRE

C’est parti pour Sénégal Dem Dikk

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La compagnie nationale de transport en commun Dakar Dem Dikk lance « Sénégal Dem Dikk », des liaisons régulières entre Dakar et les villes de l’intérieur dans des bus tout confort.
Chose promise, chose due. Dakar dem dikk se lance dans le transport national sous la dénomination « Sénégal dem dikk » (partir-revenir en wolof). Ce projet démarre avec 45 bus climatisés dans lesquels le confort sera le maître mot. Partez à heure fixe et ne perdez plus de temps à attendre que le bus soit plein pour vous mettre en route. Voyagez léger, car avec ces bus, pas question d’emporter toute votre maison. Les soutes ne sont pas faites pour les gros colis.
Quatre villes couvertes pour la première phase qui démarre le 1er février : Kaolack, Touba, Fatick et Tivaouane. Les villes de Kolda, Podor, Tambacounda, Matam, Saint-Louis, Ziguinchor, Ndioum, Mbour seront desservies par la suite.
Les départs se font à partir du Terminus Liberté 5 (Dieupeul) à Dakar. Les voyages sont directs pour cette première phase, exception faite de pauses pour se dégourdir les jambes et se soulager.
Tarifs et horaires
Dakar-Kaolack, tous les jours, 4 000 F
Départ Dakar Départ Kaolack
7 h 15 h
15 h 7 h
Arrêt Kaolack : Médina Mbaba, sur la route de Médina Baye, en face Cisco Technologie (boutique).
Dakar-Touba, tous les jours sauf mercredi, 4 000 F
Départ Dakar Départ Touba
7 h 15 h
15 h 7 h
Arrêt Touba : Darou Marnane, derrière la résidence Cheikhoul Khadim, en face l’ancienne gare routière de Touba.
Dakar-Fatick, lundi, mercredi, vendredi, dimanche, 3 000 F
Départ Dakar Départ Fatick
15 h 6 h
Arrêt Fatick : au quartier Ndiaye Ndiaye 2, près du cimetière.
Dakar-Tivaouane, tous les jours, 2 000 F
Départ Dakar Départ Tivaouane
15 h (11 h le vendredi) 5h30 h (15h le dimanche)
18 h 7 h (18h le dimanche)
Arrêt Tivaouane : à l’entrée de Tivaouane au quartier PAM sur la route du lycée à 60 mètre de la route nationale.
Infoline : 33 824 10 10 - www.demdikk.com
Eva Rassoul/au.senegal.com

DSK AU SENEGAL

Dominique Strauss-Kahn devient consultant pour le Sénégal

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Macky a réhabilité Dominique Strauss-Kahn . Selon le journal, l’ancien Directeur du Fmi éjecté pour une affaire de mœurs s’est reconverti dans les affaires comme consultant. Il a proposé ses services à Macky Sall qui les a acceptés. Strauss-Kahn s’était installé en Tunisie après un passage au Maroc.
L’ancien secrétaire général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn devient consultant pour le Sénégal. Il vient d’être copté pour aider l’Etat du Sénégal a chercher de l’argent dans le monde.
Pour rappel, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances en France a été éjecté de cette institution pour des affaires de mœurs en 2011. Il a été accueilli au palais de la République par le président de Macky Sall en compagnie du Premier ministre, du ministre de l’Economie des Finances et du plan…
D’après le journal Walf, cette démarche de Dominique Strauss-Kahn est contraire aux principes du Legal Departement du Fmi: » On ne peut pas avoir servi le Fmi en face ds pays africains et se retrouver aujourd’hui à coté des pays africains en face du Fmi. C’est totalement interdit par le fonds « , explique sous le couvert de l’anonymat un ancien fonctionnaire international joint par le journal.
Senego/Amadou Gueye Amadou Gueye

30/01/2017

TOURISME DURABLE...

Sénégal : le défi du "tourisme durable"

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Avec le lancement par les Nations Unies de "2017, Année du tourisme durable et du développement", l’occasion est donnée à plusieurs pays, notamment en Afrique, d’envisager ce secteur sous un nouvel angle. Un exercice qui devrait permettre au Sénégal, qui mise désormais sur l’écotourisme de peaufiner sa stratégie.
Le tourisme est une activité contributrice du développement économique au Sénégal. Il constitue une part importante de l’économie nationale. Dans certaines localités du pays, le tourisme représente une part prépondérante voire l’unique entrée de devises et source de création d’emplois, qui pour l’essentiel contribuent au maintien du tissu-socio-économique dans de très nombreuses régions du pays.
Toutefois, cette forte activité touristique dans le pays, n’est pas sans danger, surtout dans les zones côtières, où de nombreux défi doivent être relevés. En effet, les milieux les plus riches en biodiversité, comme les régions proches de l’océan, sont aussi les plus attractives pour le tourisme et malheureusement les plus sensibles.
Ces espaces paient un lourd tribut aux activités humaines, dont le tourisme fait partie, par exemple pour la construction des hôtels sur la "petite côte". Un constat que regrette le Directeur Afrique de l’Ouest de Jumia Travel, Guillaume Pepin. « Nous avons besoin de beaux hôtels, mais nous devons également penser à préserver nos côtes, car c’est une richesse pour le secteur du tourisme, et notamment avec les enjeux environnementaux », a-t-il prononcé lors d’un point de presse.
L’essentielle préservation des espaces naturels et culturels
En effet, sans la préservation des ressources naturelles (plages, déserts, montagnes, récifs coralliens, forêts) et des richesses culturelles (traditions, us et coutumes), l’essence même du produit touristique est compromise, et les acteurs de ce secteur devraient davantage s’impliquer pour préserver ces atouts.
Une meilleure prise en compte de ces exigences, permettrait des pratiques durables pouvant donner de meilleures marges de profits, grâce à des coûts d’exploitation réduits et à un meilleur positionnement auprès des voyageurs.
Bien que la volonté des professionnels touristiques soit au rendez-vous, plusieurs d’entre eux peinent à intégrer le concept de durabilité dans cette industrie. Les autorités devraient donc davantage se pencher sur cette question et proposer des pistes durables, comme la formation des acteurs aux concepts du tourisme durable et du développement.
Une offre de plus en plus tournée vers l’écotourisme
Face au dilemme entre développement économique et protection de l’environnement, le Sénégal pourrait davantage tirer son épingle du jeu, en favorisant le développement de l’écotourisme comme alternative économique, surtout dans les zones fragiles.
Et cela passe inévitablement par la mise en place d’un environnement institutionnel, juridique et réglementaire des espaces côtiers, et de tous les espaces protégés, l’implication des populations locales dans les différents projets, afin de permettre à ces dernières de bénéficier de l’activité touristique qui en découle, l’accès au financement pour les communautés désireuses de développer les structures touristiques, le développement d’un système d’information et de collecte de données, entre autres…
Une politique de tourisme alternatif est possible, mais il faut s’en donner les moyens !
Ismael Kambell/Afrik.com

BILAN DES ACCIDENTS ROUTIERS

Bilan économique des accidents routiers: Le Sénégal perd plus de 77 milliards de FCFA par an

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Chaque année, le Sénégal perd 500 personnes sur ses routes. Le dernier accident meurtrier en date s’est produit avant-hier à Kaffrine. Le ministère des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement évalue le coût de ces accidents à plus de 77 milliards de F CFA par an, soit 1% du Produit intérieur brut (Pib).
Avant-hier, à Kaffrine, dans le département de Malème Hodar, un accident s’est produit sur la route nationale. Bilan : 16 morts et 16 blessés dont 3 graves. Ledit accident concerne un camion-citerne provenant du Mali et un minicar de 19 places immatriculé au Sénégal, qui roulait dans le sens Kaffrine-Malème Hodar. Ils sont entrés en collision à hauteur du village de Badianène.
Dépité, le ministre des Infrastructures, Mansour Elimane Kane qui était hier à Kaolack au chevet des blessés, a condamné les comportements ‘’dangereux’’ des conducteurs sur les routes. Selon lui, l’accident serait dû à un dépassement risqué, tenté par le conducteur du minicar de transport qui avait à son bord 29 passagers, au lieu des 19 autorisés, soit une surcharge de 10 personnes.
L’année dernière, au Sénégal, 606 personnes ont péri dans des accidents routiers. L’information a été livrée par le directeur des transports routiers, Cheikhou Oumar Gaye, lors d’une tournée de sensibilisation, à Ziguinchor, dans le cadre de la sécurité routière. En dehors du vide qu’elles créent au sein des familles touchées ou éplorées, ces pertes humaines ont aussi des conséquences économiques.
Annuellement, le ministère des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement les évalue à plus de 1% du Produit intérieur brut (Pib), soit plus de 77 milliards de F CFA. Un coup dur. ‘’Au Sénégal, chaque année, nous perdons 500 personnes sur nos routes. (…) 43% des accidents de la route concernent le conflit entre la voiture et le piéton. 5% des causes d’accidents procèdent de l’état du véhicule. Plus de 2% sont dus à l’état de la route, les 92% sont liés au facteur humain…’’, constate Aubin Jules Marcel Sagna, secrétaire général du ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et du Désenclavement.
A ses yeux, les mauvais comportements sur les routes, la somnolence au volant, l’utilisation de substances psychotropes ‘’drogue’’, le défaut de maîtrise, ‘’l’indiscipline’’ et le manque de civisme…sont les principaux facteurs de ces dégâts humains.
‘’Près de 3 500 personnes meurent chaque jour sur les routes’’
Il faut relever qu’en décembre dernier, en deux jours, pas moins de 28 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route à travers le Sénégal. Ce qui fait redouter que 2016 batte le record des victimes des accidents de la route. Dans la nuit du 12 au 13 décembre de cette même année, à l’entrée de la commune de Koumpentoum (Tambacounda), un bus en provenance de Touba et à destination du marché de Diaobé entrait en collision avec un camion frigorifique. Bilan : 13 personnes mortes, et 84 blessés.
Les corps ne pouvant être identifiés, ont été inhumés sur ordre du procureur. Situé à 100 km de Tambacounda, le département de Koumpentoum n’abrite pas de caserne des sapeurs-pompiers. ‘’A chaque fois qu’il y a des accidents, avant l’arrivée des secouristes, les choses prennent de l’ampleur et les résultats sont catastrophiques’’, pleurait Sidy Traoré, maire de la commune.
En croisade contre l’insécurité routière, le ministère appelle les leaders d’opinions, les chefs religieux, les personnalités des arts, de la culture et du sport…à se mobiliser contre ce phénomène meurtrier. ‘’Il faut sensibiliser pour un premier moment et sanctionner par la suite’’, lance le secrétaire général dudit département.
Le président de la Nouvelle prévention routière du Sénégal (Nprs) de relever quelques dysfonctionnements des usagers de la route, notamment les jeunes. Aussi, invite-t-il tout un chacun à un respect ‘’scrupuleux’’ du code de la route.
Ibrahima Guèye de faire observer : ‘’Les jeunes optent souvent pour des comportements plus risqués tels que le manque d’utilisation du clignotant. Il s’y ajoute le comportement des automobilistes qui occupent inutilement la route pour empêcher les autres de circuler librement. L’ignorance de l’utilisation du rétroviseur, le dépassement à risque ou encore les virages légèrement coupés. (…) Tous ces facteurs ont des impacts sérieux sur la bonne marche des routes…’’
Selon l’Oms, dans son étude 2015 intitulée ‘’Rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde’’, près de 3 500 personnes meurent chaque jour sur les routes. Autres conséquences : l’organisation constate que des dizaines de millions de personnes sont blessées et victimes d’incapacités. Et les enfants, piétons, cyclistes et personnes âgées sont parmi les usagers de la route les plus vulnérables.
Lequotidien

CONFERENCE DE PRESSE DU NOUVEAU PRESIDENT GAMBIEN

Le Sénégal, Jammeh, pont sur le fleuve… : A cœur ouvert avec Adama Barrow…

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Pour sa première conférence de presse en terre gambienne et en sa qualité de président de la République, Adama Barrow n’a pas fait les choses à moitié. Tenue dans sa résidence de Brufut, le président a d’emblée précisé n’avoir jamais habité au State House, le palais présidentiel, qu’il ne tardera pas à regagner lorsque les conditions s’y prêteront. Le Sénégal, son gouvernement, les droits humains, la démocratie, le sort de l’ancien président Yahya Jammeh… sont largement revenus dans les questions auxquelles il a répondu avec le même enthousiasme en anglais, wolof et pulaar.
Très interpellé sur les relations avec le Sénégal, le président Barrow a mis en avant l’importance de « bonnes relations de bon voisinage ». « Le Sénégal est un pays frère et ami avec qui nous allons continuer à œuvrer pour de meilleures relations possibles. Nos deux pays ont la même culture, les mêmes langues, la même histoire qui en font, en réalité, un seul et même pays. Nous avons intérêt donc à œuvrer pour de solides relations fraternelles », a-t-il souligné. Aussi, pour le pont sur le fleuve Gambie qui devrait faciliter le déplacement des populations, il a rassuré sur son souhait de « travailler étroitement avec le gouvernement sénégalais pour sa réalisation ». Tout comme il a laissé entendre sa disponibilité de « discuter avec ce même gouvernement et du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) pour résoudre la question de la crise en Casamançaise».
Le président Adama Barrow a indiqué que la « composition de son gouvernement sera connue lundi ou mardi au plus tard ». « Nous travaillons là-dessus », a-t-il insisté. Très concentré sur son élément et allant directement à l’essentiel par des réponses courtes, le président a aussi souligné que le sort de l’ancien président est du ressort d’une Commission qui sera mise en place pour déterminer s’il devra être jugé ou pas. De la même façon que pour bon nombre de ses compagnons. Il a, entouré de membres de sa Coalition, indiqué que la résolution qui a permis le départ de Yahya Jammeh était plus mue par une « volonté d’assurer la paix que de donner une amnistie quelconque ». En attendant les conclusions de la Commission, l’urgence et les priorités résident, pour le président Adama Barrow, dans l’instauration d’un Etat de droit, de la démocratie, du respect des droits de l’homme, de la lutte contre la corruption. Mais aussi d’un climat propice à la liberté de la presse.
Rappelant le long règne du président Jammeh et les violations systématiques des droits humains, il a mis en avant la nécessité de « changer de méthode et probablement de nom pour l’Agence nationale de renseignement qui est une institution qui doit être utile ». Le très craint national intelligence agency (Nia) a été le bras armé de l’ancien président contre nombre d’opposants ou de citoyens qui y ont été torturés, bastonnés ou portés disparus, selon le témoignage de nombreux gambiens.
Rester membre de la Cpi
L’homme fort de la Gambie a aussi martelé que la Gambie restera la République de Gambie et non une République islamique telle que voulue par Jammeh. Ou encore que le pays «restera membre de la Cour pénale internationale (Cpi) eu égard au fait que cette juridiction promeut le respect des droits de l’homme, de la démocratie que nous voulons mettre en place ». De la même façon, il a souhaité une « réintégration, le plus rapidement possible, du Commonwealth », l’espace des pays de langue anglophone.
Sur la question de l’âge de la vice-présidente, largement revenue au cours de cette conférence très bien couverte par la presse internationale, il s’est voulu très clair : « Nous apporterons la preuve qu’elle n’a pas l’âge qu’on lui prête. Ce sont ceux-là qui lui donnent cet âge qui devraient d’ailleurs en apporter la preuve ». Aussi, a-t-il indiqué que c’est madame Fatoumata Diallo Tambajang qui le représentera au sommet de l’Union africaine qui se déroule présentement à Addis-Abéba. S’étant engagé à effectuer un mandat de trois ans, le président Adama Barrow a laissé entendre qu’il pourrait faire les cinq années pour lesquelles il a été élu si le « travail n’est pas terminé, mais surtout avec l’accord de la Coalition qui m’a porté au pouvoir ».
Sur le général Ousmane Badji, chef de l’armée gambienne, le président Barrow a indiqué «qu’il fait son travail ». «Je pense que ce sera très difficile pour la nouvelle opposition de faire face après 22 ans de pouvoir. Mais je tiens à rassurer sur le caractère démocratique qui doit prévaloir et à dire que cette opposition aura des droits que nous n’avions pas nous en tant qu’opposants », a-t-il répondu. Interrogé également sur Kanilaï, le village natal du président Yahya Jammeh, le président Adama Barro a fustigé le « caractère privilégié qui avait été réservé à ce village du fait simplement qu’il était le village du président ». « Ce n’était pas équitable pour les autres villages ou localités de la Gambie », a fait remarquer le président.
Il a salué le travail abattu par la Mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en Gambie (Micega) tout en indiquant que celle-ci pourrait « rester aussi longtemps que nécessaire ».
Ibrahima Khaliloullah Ndiaye, Maguette Ndong (textes) et Ndèye Seyni Samb (photos)/lesoleil

BALADE EN CASAMANCE

Oussouye : Le charme des cases à étage de Mlomp

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Après la ville de Oussouye, sur la route d’Elinkine, le gros village de Mlomp sort à peine des espèces végétales emblématiques en cette matinée du 24 décembre 2016. Ses cases à étage, construites par les vétérans de la Seconde guerre mondiale, sont à l’ombre des fromagers. Elles ont sorti Mlomp de l’anonymat. Comme les pyramides en Egypte, ces bâtisses ont été bâties avec de la terre cuite mélangée avec l’argile et la paille. Les dalles et les escaliers sont un assemblage de planches de rônier et de lattes de palétuvier couvertes de terre crue. La structure est une adaptation de l’architecture occidentale qui a fasciné les anciens combattants de la Seconde guerre mondiale. C’est un passage obligé pour beaucoup de visiteurs et des touristes étrangers en quête d’ataraxie en Basse Casamance.
A l’ombre des fromagers tricentenaires s’élèvent des cases à étage. Celles-ci ne sont pas construites avec du ciment. C’est une superposition de strates de terre cuite. Au rez-de-chaussée, à l’angle, un livre d’or est posé sur une table. Elle renferme le nombre de visiteurs, leur origine, leur impression et leur date de passage. A partir du salon, on peut se rendre dans des chambres qui donnent d’abord sur une véranda, ensuite sur une cour-arrière. Une pénombre flotte dans une chambre où une maman échange avec ses petits-fils en français.
Oussouye 2Les murs ne sont pas construits d’un trait. « Toute cette maison est en terre cuite. Ceux qui l’ont construite posent une couche. Ils attendent que celle-ci sèche pour en faire une autre.
C’est ainsi qu’ils avaient procédé », explique Gilbert Sambou. C’est un travail de fourmi. Une œuvre gigantesque. Une chimère pour beaucoup d’habitants de Mlomp lorsque les vétérans de la Seconde guerre mondiale avaient décidé de reproduire l’architecture qui les a fascinés en France. « Lorsque Basile Diédhiou et les anciens combattants sont revenus de la Seconde guerre mondiale et qu’ils avaient décidé de construire des cases à étage, leurs parents qui n’étaient pas partis en Europe ironisaient en disant que nos frères sont devenus fous à cause des coups de canon. Ils disent qu’ils veulent construire des maisons à étage », raconte ce jeune qui fait office de conservateur.
En face de l’entrée, les photos du bâtisseur Basile Diédhiou, décédé le 32 octobre 1989, et de son épouse, Martine, décédée elle aussi le 10 septembre 2016, après plus de 100 ans d’une vie remplie, sont accrochées. Les deux personnes semblent veiller encore sur les entrées et les sorties.
A l’aide des planches de rônier avec un angle d’inclinaison, les anciens combattants ont élevé un escalier. Au premier étage, un balcon de plus de 8 mètres de hauteur et d’un mètre de largeur est un endroit fouetté par l’air pur brassé par une végétation dense juste derrière la bâtisse. Au bout du balcon, une ouverture donne accès à une aire de séchage séparée d’un mètre de la toiture en zinc. « C’est un endroit utilisé pour le séchage du riz et des produits agricoles », nous informe Gilbert Sambou.
Par un petit couloir, nous traversons une chambre et nous voici sur un balconnet. Les pieux cylindriques en banco rappellent l’architecture nubienne. Le faux-plafond est un assemblage de planches de rônier couvertes de terre moite et des lattes imputrescibles. L’architecture est occidentale, mais la technique de construction est locale. L’ensemble de la structure n’est pas tenu par un coffrage. « C’est ici que l’on retrouve une maison à étage sans aucune barre de fer. Elles sont construites en 1947 et elles tiennent encore. Dès fois, nous retirons des lattes attaquées par les termites pour les remplacer par d’autres. Pour les planches de rônier, elles résistent à l’attaque des termites et des insectes », relève M. Sambou tout en pinçant les cordes de sa guitare.
Un patrimoine bien préservé
Les bâtisseurs n’ont pas utilisé de truelle. Le façonnage des murs est fait à l’aide des mains. C’est pour cela que les visiteurs refusent de s’arrêter à l’interprétation de la réalité lorsqu’ils admirent l’architecture des cases à étage. Si elles n’étaient pas habitées, elles seraient tombées dans le domaine public. Mais, les héritières des bâtisseurs veulent encore en faire une affaire de famille. « Nous venons régulièrement en vacances au mois de décembre ou en juillet et août. Nous nous occupons de la restauration avec l’argent collecté. Mais, ce n’est pas sûr que si nous laissons l’entretien entre les mains de l’Etat, il en fera autant. Nous risquons de les perdre », craint Mme Diédhiou née Florence Corréa, l’épouse du fils aîné de la famille.
Au bas de côté de la route où se trouve cette concession, deux maisons en banco font partie du patrimoine local. C’est aussi la carte postale de Mlomp qui est à une dizaine de kilomètres d’Oussouye, sur la route d’Elinkine. Avant notre départ, ce samedi 24 décembre 2016, une jeune française accompagnée par un guide touristique s’engouffre dans le bâtiment pendant que nous attendions notre photographe qui épiait la sortie des touristes du Musée de la civilisation diola de Mlomp. C’est un site touristique.
Honneur aux rescapés de la Seconde guerre mondiale
Ces cases à étage n’existent qu’à Mlomp, un village plus peuplé que son chef-lieu de département. La localité a été le bastion pourvoyeur de tirailleurs. Comme par enchantement, beaucoup de combattants ressortissants de ce village ont survécu sur les différents fronts durant la Seconde guerre mondiale. A leur retour, la plupart d’entre eux ont vécu au moins 100 ans. « Nous avions beaucoup d’anciens combattants qui ont participé à la Seconde guerre mondiale. La plupart d’entre eux ont vécu plus de 100 ans. Ils aiment raconter les périodes de guerre. Parce que beaucoup sont revenus sains et saufs », rapporte le jeune conservateur. Lorsque ces anciens combattants sont rappelés à Dieu, des funérailles dignes de leur rang sont organisées comme s’ils étaient morts au front.
Maguette NDONG et Idrissa SANE (Textes) et Assane SOW (Photos)/lesoleil

29/01/2017

TRISTE FIN DE CAN

CAN-2017 : aux tirs au but, le Cameroun élimine des Sénégalais dominateurs

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Le Sénégal s'est incliné 0-0, 5 tirs au buts à 4 face au Cameroun. Dominateurs, les Sénégalais ont raté trop d'occasions. De ce duel de Lions, ce n'est pas le favori qui est sorti vainqueur. Aux Indomptables de jouer une demie finale de CAN.
Après l'Algérie et la Côte d'Ivoire un autre favori de la compétition est tombé.
Au terme d'un match étouffant, le Sénégal s'est incliné 0-0, 5 tirs aux buts à 4 face au Cameroun. Dominateurs sur l'ensemble du match, les Sénégalais n'ont pas trouvé la faille et ont raté trop d'occasions. Leur beau parcours lors de cette CAN-2017 s'achève par une immense déception.
Comme lors de la finale 2002 au Mali, le Sénégal s'est fracassé contre le Cameroun, et encore une fois après un 0-0 et des tirs au but.
Des Sénégalais dominateurs mais pas assez tranchants
L'issue est cruelle pour Sadio Mané, dont le talent a menacé de faire craquer les Lions Indomptables à plus d'une reprise : son tir au but a été arrêté par l'impeccable gardiens camerounais Fabrice Ondoa.
Benjamin Moukandjo, l'attaquant camerounais a lui fait partager sa joie: "C'est énorme d'autant plus que personne ne nous attendait là. Il y a que nous qui avons cru en nous. Le coach a fait un boulot extraordinaire. On savoure, on prend du plaisir."
Victoire tactique et psychologique des Camerounais
Pendant 90 minutes, le Sénégal a été dominateur, tant dans la possession de balle que dans les occasions, notamment avec un très bon Keita Baldé Diao. Puis, au cours des 30 minutes de prolongations, les Lions de la Teranga ont eu plusieurs occasions vraiment franches qu'ils n'ont pas su convertir.
Le Cameroun et son gardien, Fabrice Ondoa, avait la baraka et ils en ont tiré un avantage psychologique indéniable.Au fil des minutes, les Camerounais ont senti qu'ils pouvaient résister jusqu'au bout. S'ils se sont montrés dangereux, à quelques occasions, ils se sont souvent contentés de fermer le jeu.
C'est finalement le Camerounais Aboubakar qui a offert la victoire aux Lions Indomptables sur l'ultime tir au but. Le Sénégal peut avoir des regrets. En dépit de la qualité de son jeu, il vient de vivre une soirée de cauchemar qui renvoie les Lions de la Teranga à la maison. Les autres Lions vont, eux, se mesurer en demie finale au vainqueur du match entre le Ghana et la RD Congo ce dimanche à Oyem.
David GORMEZANO/France24

28/01/2017

CENT MILLE ARBRES PLANTES

Cent mille arbres pour le Sénégal : objectif largement atteint

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L’association Nébéday à lancé en juin 2016 une vaste campagne de reboisement dans la région de Fatick, avec pour objectif de planter 100 000 arbres. Objectif très largement dépassé.
C’est donc au total 238 619 arbres qui ont été plantés dans cinq aires protégées, sur l’axe routier Sandicoly-Médina, dans les écoles de la région et les villages environnants de la forêt classée de Sangako dans la région de Fatick.
Mise en place des pépinières
Des pépinières communautaires (ont été mises en place dans neufs villages et 60 000 graines et gaines ont été distribuées aux pépiniéristes. Mais la mortalité et/ou non levée des graines a été importante d’où le peu d’arbres (24 069) finalement obtenu à l’issu des pépinières.
Plus de 200 000 arbres plantés
Toute l’équipe de l’association Nébéday est très heureuse d’avoir plus que doublé l’objectif en nombre d’arbres. Toutefois il faut noter que ¾ des arbres plantés l’ont été dans des écosystèmes estuarien (AMP de Joal, RNCP de Palmarin). Les palétuviers (Rhyzophora) plantés dans ces aires marines protégées sont beaucoup plus simples à planter qu’un arbre continental.
Les trois espèces les plus plantées sont les palétuviers, les rôniers et les anacardiers.
Voir en ligne : http://www.nebeday.org/
au-senegal.com

DES KHALIS DE LA FRANCE

L’AFD accorde 15 millions d’euros au Sénégal

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L’Agence Française de Développement (AFD) vient d’octroyer 10,147 milliards de F CFA (soit un peu plus de 15 millions d’euros) à l’Etat du Sénégal. L’accord de financement a été paraphé jeudi 26 janvier à Dakar, en présence d’Amadou Ba, ministre de l’économie, des finances et du plan et de Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.
Le financement porte sur deux projets. Le premier est une subvention d’un montant de 9,812 milliards F CFA destinée à pérenniser les activités du programme de mise à niveau des entreprises sénégalaises initié depuis 2005 par le gouvernement du Sénégal.
Quant au second projet intitulé « appui à la gouvernance des institutions publiques nationales et locales », il bénéficie aussi d’une subvention d’un montant de 334,562 millions de FCFA.
L’objectif est de renforcer la compétitivité d’entreprises ciblées du Sénégal dans le cadre des ouvertures économiques en accroissant leur maîtrise des coûts énergétiques et de limiter leurs externalités négatives sur l’environnement naturel.
Ablaye Modou NDIAYE/Financialafrik

27/01/2017

VOUS AVEZ DIT CORRUPTION?

Rapport Transparency International 2016 à l’indice de la corruption: le Sénégal perd 3 places et se 64ème sur 176 pays

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L’Afrique reste l’une des régions les plus corrompues du monde, selon l’indice de perception de la corruption 2016 établi par l’ONG Transparency International et qui a évalué 176 pays sur une échelle de 0 points (perçus comme très corrompus) à 100 points (perçus comme très intègres).
Le Sénégal perd trois (3) places dans le classement 2016 des pays les plus corrompus du monde, selon le dernier rapport publié ce mercredi par l’ONG Transparency International. Dans ce classement qui liste 176 pays du plus corrompu au plus vertueux, le Sénégal se situe à la 64ème place en 2016 contre 69 en 2014 et 61 en 2015. Cette amélioration en 2015 pourrait s’expliquer par l’adoption en mars 2014 de la loi portant déclaration de patrimoine et la traque des biens mal acquis menée par les autorités, entre autres, mais le Sénégal semble retomber dans ses travers.
Sharif Ndao/Senego

VIVE LA SAPCO!...

Saly – La Sapco, Doni Sa et le scandale de 900 millions de FCFA

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Le marché d’aménagement et embellissement de la route de Saly lancé par la Sapco est un énorme scandale. En effet, l’Armp a révélé que non seulement l’entreprise Doni Sa qui a raflé le marché de près de 900 millions de FCFA ne remplissait pas tous les critères mais aussi que malgré les montants encaissés les travaux n’ont pas été livrés. Les travaux concernant ce marché ont débuté au mois de juillet 2015 pour une durée de 6 mois. La réception a été effective au mois d’août 2016 avec des réserves qui devraient être levées au mois de septembre faute de quoi des pénalités de retard seront appliquées sur la retenue de garantie. Jusqu’à la date de l’audit (novembre 2016) la réception définitive n’est pas effective. Nous y reviendrons.
Libération

26/01/2017

AUTOROUTE MBOUR KAOLACK

Autoroute Mbour-Fatick-Kaolack: La piste…brésilienne

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Après l’autoroute « Ila Touba », un autre projet d’autoroute commence à prendre forme. Celui devant relier Mbour-Fatick-Kaolack. En déplacement à Mbour le 9 février dernier pour l’inauguration d’ouvrages d’assainissement, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a annoncé que l’Etat du Sénégal a signé un contrat avec une société brésilienne pour la réalisation de cette infrastructure.
Conçue comme une sorte de prolongement de l’autoroute Dakar-Diamniadio-AIBD (ce dernier tronçon est en cours de réalisation), l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack devrait contribuer au désenclavement de l’hinterland du pays et faciliter la liaison avec les autres pays de la sous-région (Mali, Guinée, Guinée- Bissau, Gambie). Le projet sera réalisé en 48 mois. D’une longueur estimée de 106 km, cette autoroute sera réalisée en 2×2 voies, extensible en 3×3 voies sur une emprise d’au moins 100 mètres sauf au niveau des ouvrages, où l’emprise sera un peu plus grande.
L’Observateur/Assirou.net

25/01/2017

L'AEROPORT AVANCE ENCORE...

Aéroport international Blaise Diagne : Les ultimes travaux avancent à grands pas

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Le vice-président de la Banque islamique de développement, chargé des opérations, Mansur Muhtar, a visité, avant-hier, en compagnie du ministre du Budget Birima Mangara, le chantier de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) au financement duquel la Bid a participé à hauteur de 70 millions d’euros, soit plus de 45,5 milliards de FCfa. Les derniers travaux avancent à grands pas.
A l’arrêt, pendant de longs mois, les travaux de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) ont repris à un rythme soutenu, depuis que le groupe turc Summa Limak a pris la relève du géant saoudien Saudi Bin Laden Group en décembre 2015. Le chantier avance à grands pas et tout porte à croire que la date fixée pour la fin des travaux, à savoir le 30 avril 2017, sera respectée. A la mi-janvier, le niveau d’exécution des travaux a atteint 95 %, selon Elhadji Ibrahima Mané, directeur général adjoint de l’Aibd. Il faisait un exposé, avant-hier, sur le projet à la délégation de la Banque islamique de développement (Bid), conduite par son vice-président en charge des opérations, Mansur Muhtar. Ce dernier, accompagné par le ministre du Budget, Birima Mangara, a visité le chantier de l’aéroport situé à 47 kilomètres de Dakar et à seulement quinze minutes de la station balnéaire de Saly Portudal.
Sur le site, les ouvriers sont en train de mettre la dernière main sur cette gigantesque infrastructure qui s’étale sur une superficie de 4.500 hectares. En comparaison, l’aéroport Léopold Sédar Senghor ne fait que 8 hectares. Ici, tous les gros œuvres sont déjà sortis de terre. L’aérogare et son architecture futuriste se dévoile. Le Terminal de départ où l’on accède par une rampe s’étend sur 21.000 m2. Au rez-de chaussée, se trouve le Terminal d’arrivée de même gabarit. Entre les deux, se coince la zone de transit ou mezzanine. Les courroies bagages et les escalators sont déjà installés. Les panneaux signalétiques pendent au plafond en forme ondulée.
40 postes de police des frontières
A l’Aibd, on n’aura pas besoin de convoyer les passagers par bus à la coupée de l’avion pour l’embarquement. Six passerelles télescopiques relieront, en effet, l’aérogare aux avions. Au départ comme à l’arrivée, les passagers devront passer par l’une des quarante postes de police des frontières, sans compter les postes de contrôle des Douanes. Quarante-quatre banques d’enregistrement des bagages sont mises à leur disposition. Le nouvel aéroport dispose d’une piste longue de 3,5 kilomètres et de 12 kilomètres de pistes de circulation ou taxiway. Contrairement à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, à l’Aibd, la tour de contrôle est située en dehors de la plateforme aéroportuaire. Du haut de ses 50 mètres, elle est implantée à mi-chemin entre l’aérogare et la zone de développement de l’aéroport. Tout comme l’aérogare, le Terminal des pèlerins a fini de prendre forme. Il ne reste qu’à installer les équipements amovibles. Mais, déjà, on peut constater, à l’intérieur, des panneaux et écrans signalétiques au plafond et au mur. A l’extérieur, on accède à ses différents bâtiments par un réseau routier dense. En effet, outre les bretelles, l’Aibd est desservi par deux routes de service qui rejoignent, au nord, l’autoroute à péage et au sud la Rn1.
Aibd est de type modulaire, c’est-à-dire qu’il y a une possibilité d’extension de la plateforme. « On démarre avec un Terminal de 3 millions de passagers et on a la possibilité de faire une extension jusqu’à, au moins, 10 millions de passagers, sur une façade avant de continuer les travaux sur l’autre façade », explique son directeur général adjoint. Le nouvel aéroport aura également un niveau de qualité de service B, conformément aux critères de l’Iata. « Aujourd’hui, tous les gestionnaires d’aéroports essaient d’avoir ce niveau de qualité de service. Nous, nous l’offrirons dès l’ouverture », ajoute M. Mané. En attendant cette ouverture, les ouvriers, sous la direction des ingénieurs de l’entreprise turque Summa Limak, mettent les bouchées doubles pour terminer les ultimes travaux de cet aéroport dont la première pierre a été posée en 2007.
« La Bid va faire le nécessaire pour le décaissement de la dernière tranche de financement »
La Banque islamique de développement est l’un des principaux partenaires qui a financé le projet de l’Aibd à hauteur de 70 millions d’euros. Mieux encore, ce groupe bancaire a été le leader de la tranche islamique pour avoir réussi à mobiliser le Fonds saoudien pour le développement qui a déboursé 100 millions de dollars et le Fonds Opec qui a débloqué 20 millions d’euros. A ce jour, sur les 406 millions d’euros qui ont été mobilisés pour ce projet, seuls 39 millions d’euros restent à être débloqués, a fait savoir le directeur général d’Aibd Abdoulaye Mbodji. Dans ce montant, 16 à 17 millions d’euros doivent être décaissés par la Banque islamique de développement. Mais si l’on en croit le vice-président de ce groupe bancaire, Mansur Muhtar, il n’y a pas d’inquiétude à se faire. « La Bid fera tout pour finaliser l’exécution de ce projet. Pour les décaissements, il y a juste quelques détails à régler. Notre équipe travaille avec les autorités sénégalaises dans ce sens », a-t-il assuré. Cela étant, M. Muhtar s’est dit « vraiment très impressionné » par le chantier de l’aéroport. « Je suis très content de voir les progrès réalisés en si peu de temps, depuis la reprise des travaux. Il y avait quelques retards, mais il est heureux de constater que le chantier évolue bien. Nous espérons que le projet sera finalisé dans les délais prévus », a-t-il dit.
Elhadji Ibrahima THIAM/lesoleil

BONNE NOUVELLE POUR LA CASAMANCE

Mamadou Racine Sy annonce la réouverture de ses hôtels en Casamance

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L’homme d’affaires Mamadou Racine Sy a annoncé mardi la réouverture prochaine de ses hôtels dans la région de Ziguinchor (sud), pour soutenir la relance du tourisme et la création d’emplois dans cette partie du pays.
"Je compte, sous peu de temps, injecter plusieurs milliards de francs CFA dans la réouverture de nombreux hôtels pour contribuer à la relance du tourisme et à la création d’emplois. J’ai prévu de décaisser six milliards de francs CFA pour la réouverture de mes hôtels à Cap-Skirring", a-t-il déclaré.
Mamadou Racine Sy, par ailleurs président du conseil d’administration de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES), a annoncé cette décision lors d’une rencontre avec les travailleurs retraités de la région de Ziguinchor.
Il est venu dans cette capitale régionale, dans le cadre d’une série de réunions d’"information et de sensibilisation" de l’IPRES sur la mensualisation des pensions de retraite.
"Tout le monde connait l’importance du tourisme dans cette région. Nous discutons beaucoup avec l’Etat, et surtout avec le chef de l’Etat, sur les moyens à mettre à la disposition du tourisme pour relancer ce secteur en Casamance (sud)", a souligné Mamadou Racine Sy.
"La Casamance est une localité qui m’est très chère. J’y ai beaucoup investi. Je suis propriétaire de plusieurs hôtels en Casamance", a-t-il ajouté, au sujet de cette entité géographique constituée des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.
M. Sy dit avoir discuté avec le chef de l’Etat de la relance du tourisme dans le sud du pays.
"J’ai dîné vendredi dernier avec le président [de la République]. (…) La dernière chose dont nous avons parlé, c’est la réouverture des hôtels en Casamance pour assurer le plein-emploi et développer le tourisme", a-t-il assuré en présence des autorités administratives de Ziguinchor et de plusieurs travailleurs à la retraite.
APS

INTERVIEW D'ADAMA BARROW

Adama Barrow : « Avec le Sénégal, il y aura un niveau d’amitié comme jamais auparavant »

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Le nouveau président de Gambie a reçu le « Monde Afrique » dans une villa cossue de Dakar où il est réfugié depuis dix jours. La date de son retour n’est pas encore fixée.
Le nouveau président de la Gambie Adama Barrow à Dakar, le 20 janvier 2017.
Après vingt-deux ans de règne sans partage, la Gambie tourne la page Yahya Jammeh. Le président autocrate a quitté Banjul samedi 21 janvier au soir. Mais, soixante-douze heures plus tard, son successeur, Adama Barrow, est toujours à Dakar, où il a reçu Le Monde Afrique pour un entretien exclusif.
La reconstruction, les réformes, l’avenir de Yahya Jammeh, les relations avec le Sénégal : M. Barrow, très détendu, parfois un brin désinvolte, répond à toutes les questions (en wolof). Ses hésitations trahissent que ce sont là ses premiers pas en politique. L’entretien s’est déroulé lundi après-midi 23 janvier, dans une villa cossue des Almadies, le quartier chic de Dakar, gardée par de nombreux hommes en armes et mise à disposition, selon l’entourage de M. Barrow, par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Le président gambien était vêtu d’un élégant boubou dans un sobre salon beige, accompagné seulement d’une attachée de communication.
La date du retour du président, très attendu en Gambie, a fait l’objet d’échanges séparés avec son entourage. Lundi, ses collaborateurs évoquaient mardi, peut-être mercredi. Mardi après-midi, ils nous disaient au téléphone : « On ne devrait plus tarder, mais rappelez-nous demain [mercredi], on en saura plus. »
Quelles seront, à votre retour en Gambie, vos premières mesures ?
Adama Barrow Disons qu’il y avait une première étape qui était de faire partir Yahya Jammeh. Avec l’aide de Dieu, cela s’est fait sans violence. Maintenant, la seconde phase est de se mettre au travail. Mais on ne pourra pas le faire tant que notre cabinet ne sera pas mis sur pied. Une fois qu’il sera constitué, on mettra en place ce qu’on appelle des « experts data bank ». Ils feront des rapports sur la politique à mener en Gambie et accompagneront les ministres qui en auront besoin.
La priorité, c’est notre économie. Ce sont les premiers dossiers que je vais traiter en rentrant pour éviter une crise, parce que l’économie va mal. Le pays a beaucoup de dettes. Il faudra prendre des mesures solides.
Par exemple ?
On a besoin de tout revoir en Gambie. Vingt-deux ans [la durée de la dictature de M. Jammeh], cela a été long… Il y a beaucoup de choses à voir pour mener une réforme. Après cela, on constituera un Livre blanc qui sera un guide pour faire fonctionner le pays. Mais on n’y va pas à tâtons. On aura un dossier solide, basé sur les chartes et les principes démocratiques, pour développer le pays.
Vous avez prêté serment à l’ambassade de Gambie à Dakar, ce qui est insolite. Allez-vous organiser une nouvelle cérémonie en rentrant ?
J’ai déjà prêté serment donc je ne pourrai pas le refaire. Mais on fera l’inauguration en Gambie pour que tous les Gambiens soient présents. Et puisque notre fête de l’indépendance a lieu le 18 février, je pense qu’on la fera ce même jour pour que tout le peuple soit réuni.
Les troupes de la Cédéao stationnent aujourd’hui à Banjul. Combien de temps vont-elles y rester ?
On ne peut pas le dire pour l’instant. Ce qui est sûr, c’est qu’on veut stabiliser le pays, le sécuriser et que, pour ce faire, la Cédéao a un rôle à jouer. Yahya Jammeh est resté longtemps en Gambie. Il a beaucoup fait pour manipuler et fidéliser ses troupes. Il faudra donc voir comment travailler avec elles, quelle formation leur apporter pour qu’elles puissent faire leur travail de manière indépendante et professionnelle. On a besoin de la Cédéao pour cela.
Et les agents de la NIA, la police politique, qu’allez-vous en faire ?
On va faire une réforme. Une réforme pour toute la Gambie, adaptée aux lois et aux normes internationales.
C’est-à-dire ?
Ce sera large. Mais il faut d’abord faire des investigations pour savoir ce qu’il en est au juste. Ceux qui vont les mener me feront des rapports et des recommandations pour que je prenne les bonnes décisions. On peut parler de réformes mais on ne peut pas agir avant d’évaluer la situation. Etre à l’extérieur ou à l’intérieur du gouvernement, c’est bien différent. Maintenant que je suis à l’intérieur, je vais savoir exactement ce qu’il en est.
Vos réponses ne sont pas très précises. Vous avez bien fait campagne avec un programme pour vos électeurs ?
Vous savez, la Gambie est différente de beaucoup de pays. Le gouvernement en place avait verrouillé toutes les portes. Il voulait qu’aucune information ne soit disponible pour nous. Pour avoir des détails, il faut une commission qui va voir comment ça marchait, qui était en place et, partant de là, je recevrai des recommandations.
Le Sénégal vous a soutenu tout au long de la crise électorale. Pourrez-vous affirmer votre autonomie face à ce grand pays voisin ?
Le Sénégal et la Gambie, c’est presque la même famille. Nous sommes voisins. Nous parlons la même langue [le wolof] et consommons les mêmes plats. J’aurais pu aller [me réfugier] au Liberia, mais j’ai préféré le Sénégal parce qu’ici, c’est comme chez moi. On a été bien soutenus au Sénégal. Parce que le gouvernement sénégalais sait que quand il y a un problème en Gambie, ça devient aussi un problème sénégalais.
Cette amitié est basée sur des principes. On se respecte mutuellement et nous sommes deux Etats souverains, avec chacun ses intérêts et sa façon de fonctionner. On discutera pour l’ensemble des questions dans lesquelles nos deux pays ont des intérêts communs. Il n’y aura pas de mésentente. Ça, je le garantis au Sénégal. Cette amitié va atteindre un niveau qu’elle n’avait jamais atteint auparavant.
A combien seront fixées les taxes de transit à travers la Gambie pour les transporteurs sénégalais ?
On ne peut pas le dire pour l’instant. On va voir avec les experts en la matière.
Allez-vous organiser des élections dans trois ans, comme vous l’avez promis ?
Peut-être. Il y a un travail de reconstruction qu’on veut faire pendant la transition et on veut qu’il soit bien fait. Sinon, tout recommencera comme avant. Si c’est fait en trois ans, tant mieux. Sinon, le mandat est de cinq ans. Je maintiens ce que j’avais promis, mais à ce que je vois, il y a beaucoup à faire.
Quel avenir pour Yahya Jammeh ? Est-il libre de circuler en Afrique ?
On n’a pas signé d’accord. On a fait une résolution. On va revenir sur les détails après. Mais je sais qu’il ne pourra pas circuler comme il veut en Afrique [rires]. Il a été président pendant vingt-deux ans et beaucoup de choses se sont passées. En théorie, il a le droit d’aller où il veut, même en Gambie. Mais encore faudra-t-il que le pays d’accueil puisse assurer sa sécurité. En Gambie, on lui a dit qu’on ne pouvait pas garantir sa sécurité pour l’instant, si l’envie de revenir lui prenait.
Salma Niasse contributrice Le Monde Afrique Dakar

24/01/2017

PARRAINER UN ELEVE FERMIER A SAMBA DIA

La Ferme de Kaydara à Samba Dia

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Présentation de la ferme de Kaydara :
La ferme fait environ quatre hectares pour le moment, mais il y a d’autres hectares à exploiter. Gora a fait creuser dix puits et dix-neuf bassins maçonnés car le sol est essentiellement du sable. Il a besoin d'environ 18 m3 par jour pour arroser ses quatre-cents cocotiers.
Le travail à la ferme consiste à arroser, sarcler, biner et faire un traitement phytosanitaire (Le traitement phytosanitaire consiste à entretenir les végétaux). Il faut aussi s’occuper des autres activités (il y en a beaucoup d’autres !). La production est suffisante, et les cocotiers sont très rentables
On cultive aussi des fraises ainsi que des aubergines (il est envisagé de cultiver d’autres fruits et légumes). A la ferme on n’utilise pas d’engrais chimique ni de pesticide. Gora fabrique son produit pesticide à partir d'une technique ancestrale : il utilise 500 g d’amandes, 1 l d’eau et 10 g de savon.
Le travail des élèves fermiers :
La ferme école “agro écologique” comprend environ vingt élèves qui restent au moins trois ans. Gora demande aux élèves de se procurer un hectare ou davantage ; mais s'ils ont plus d’hectares cela leur demandera plus de travail.
Un stagiaire (un élève) possède un germoir. Chaque élève reçoit environ cent plants de noix de coco et possède un puits ou un bassin qui sont disposés sur leur terrain. Gora encourage les élèves qui travaille.
plantation .jpgQuand les élèves ne sont pas à la ferme école, ce sont les ouvriers temporaires et les ouvriers permanents qui s’occupent de leur plantation. A la ferme, il y a quatre ouvriers permanents et deux ouvriers temporaires selon les besoin.
Emilie, Sabrina/Jardinsdafrique
Vous pouvez parrainer un élève, qu'il reste au village pour cultiver, apprendre les techniques agronomiques. Pour 100 euros/mois, un élève est logé, nourri et apprend!
Contact: boccard.jeanpierre@gmail.com
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=vjW4E0_M384

TRISTESSE A CARABANE

Casamance: Carabane, gloire et décadence du premier comptoir français

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L’île de Carabane est nichée à l’embouchure du Fleuve Casamance au sud du Sénégal. Le paysage, le relief, le microclimat, la position géographique avaient exercé une fascination chez les colons en escale à Diogué, une autre île. Porte d’entrée des colons français en Casamance, Carabane a connu des périodes glorieuses avec une population estimée à plus de 3.000 âmes durant la période coloniale. C’était une plaque tournante des échanges dans la zone fluviomaritime. Toutes les grandes compagnies étrangères avaient le pied à Carabane. Mais l’épidémie a précité le transfert de la capitale à Sédhiou. C’était le début d’une décadence. La ville d’hier est devenue un village aujourd’hui.
La température ne se faisait pas sentir au quai d’embarquement d’Elinkine à 13 heures. Un vent frisquet souffle en permanence. Au bord d’une pirogue motorisée, nous sortons de la baie après une identification, sur le ponton de la base navale de l’armée. L’embarcation déchire la platitude des eaux. Nos yeux sont accrochés à la splendeur des mangroves. Parfois à quelques mètres avant ce campement perché sur une île qui regarde Elinkine, on peut admirer des vols planés des oiseaux marins. Au loin, des pélicans plongent dans l’eau leur large bec, de temps à temps. Après une vingtaine de minutes de balade dans les bolongs, nous sommes en zone plus ou moins agitée avec l’influence de la mer. Le temps est suspendu. On ne se rend pas compte. Sur notre droite, les toits des édifices de Carabane pointent à peine. Quelques minutes plus tard, nous jetons l’ancre, sur le rivage, du premier comptoir français de la Casamance : Carabane. Elle regarde l’autre île, Diogué. C’est là, que les colons sont venus s’installer le 22 janvier 1836 après un accord entre l’administration coloniale française et le chef de village de Kagnout. Lorsque les colons français avaient fait escale à Diogué, ils avaient demandé à un indigène « A qui appartient l’autre côté de la rive que nous apercevons ? ». Ce denier ne comprenant pas leur langue française, répond en disant : « Karab-Ane » qui signifiait en Diola, la part de quelqu’un. Durant cette période, l’île, selon certains, appartenait aux gens de Kagnout. C’est une version. Dans l’île, les insulaires vous présentent d’autres étymologies laissant les interlocuteurs dans l’embarras. Par contre, les versions sont concordantes que l’île a été la porte de pénétration de l’administration coloniale en Casamance. « Carabane est la première capitale de la Casamance. Elle jouait un rôle déterminant dans l’implication des colons au sud du Sénégal », raconte l’actuel chef de village, Moussa Guèye.
Le passé historique est sur le rivage. Des murs enrochés des bâtiments coloniaux défient le temps et la mer. Sur un pan, « la porte du non-retour » de l’île a cédé. Mais les reliques sont là. Carabane était un port de transit des bras valides. « A l’image de Gorée, voici la porte du non-retour de Carabane. Contrairement à ce que certains disent, il n’y avait pas d’esclaverie.
Les esclaves qui sont capturés dans le « Fogny » sont amenés de bolong en bolong, d’île en île pour les désorienter. On faisait en sorte que lorsqu’ils sont à Carabane, que cela coïncide avec l’arrivée du bateau qui les achemine vers l’île de Gorée », concède le conseiller du chef de village, Lamine Sarr.
Centre de redressement
Au milieu du village, de gros murs d’une grande épaisseur faits de briques autobloquantes ne portent plus l’architecture originelle. La toiture a cédé depuis plusieurs décennies. Quelques barres de fer sont fixées entre les pieux. Les pans entiers des murs des petites chambres des détenus cèdent les uns après les autres. La structure murale des lits des chambrettes est encore nette. En face, les tables de coupe de menuiserie, l’ébénisterie sont visibles. Les murs latéraux s’élèvent à plusieurs mètres. L’édifice est couvert d’une couche noirâtre issue de la dégradation des nains. Depuis longtemps, sa vocation a été sujette à des interprétations. « Il n’a eu jamais d’esclaverie à Carabane. Ce qu’on appelait esclaverie était un centre de redressement. C’est ici, qu’on internait tous les récalcitrants pris à Kaolack, Thiès et dans d’autres villes. On les apprenait des métiers avant de les libérer dans l’île », tranche, Lamine Sarr, l’historien de ce bâtiment colonial. L’histoire du bâtiment durant la période coloniale est peu connue comme du reste l’histoire de l’île aux éléphants durant la période précoloniale.
Car la tradition orale était pauvre, comparée aux grands conteurs analystes mandingues. « C’est le 22 janvier 1836 qu’un accord avec le Roi de Kagnout octroya à la France la totalité de l’île au prix d’une rente annuelle de 39 barres : c’est-à-dire 196 FF », nous renseigne Alioune Sarr, dans une chronique intitulée « Carabane d’hier 1800-1900 ». Ce troque marque le point de départ d’une activité commerciale florissante. C’est à Carabane que l’on retrouvait le plus grand appontement de l’Afrique. Le comptoir de commerce s’ouvre avec l’abolition programmée de la traite négrière. La famille Baudin s’y installe. Mais c’est sous l’ère de l’homme d’affaires Nantais Bertrand Bocandé que les activités commerciales fleurissent. L’île aux moustiques exportait du riz, du coton, des amandes de palme et de l’huile « touloucouna ». « C’est à partir de 1896 que date l’apogée de Carabane, l’administration française régnait sur deux cercles (Sédhiou et Carabane) et deux postes (Bignona et Diebaly). Le village, mieux vaudrait dire la ville de Carabane, atteignait même 3.000 habitants et les affaires semblaient prospérer », rappelle Alioune Sarr.
Si loin, si proche de Gorée
Mais les épisodes des épidémies de paludisme ont obligé l’administration coloniale à procéder à un transfert de la capitale d’abord à Sédhiou et puis à Ziguinchor. Ce nouveau traité freine à jamais l’essor d’une perle perdue à l’embouchure du fleuve Casamance. Sous les arbres, sur les vérandas, au rivage et au milieu du village, les habitants ont connu un passé un peu glorieux : les escales du bateau le Joola. « Il y a un port qui a été construit. Mais il n’a pas d’incidence réelle sur la vie des insulaires parce que nous ne pouvions plus nous approcher ni écouler nos produits au quai lors de l’escale du bateau Aline Sitoé Diatta. Carabane vivait du temps du bateau le Joola. Nous pouvions faire exporter plusieurs dizaines de pirogues chargées de marchandises. Les femmes, les hommes gagnaient bien leur vie. Aujourd’hui, à cause des questions sécuritaires, les habitants de Carabane ne font qu’apercevoir Aline Sitoé Diatta », regrette le chef de village. L’île de Carabane est si loin et si proche de Gorée.
Aujourd’hui, ils se sentent seuls dans le combat pour la sauvegarde du patrimoine historique. Certains édifices sont inscrits au patrimoine de l’Unesco. « Pas au même degré, Carabane et Gorée ont joué un rôle dans le commerce de l’esclavage. Mais on s’occupe plus de Gorée alors que de Carabane qui est délaissée. Nous avons un patrimoine historique qu’il faut sauvegarder et valoriser », compare le résident. L’autre paradoxe, contrairement aux autres villes historiques du Sénégal, la population de Carabane est passée de 3.000 en 1889 à 900 âmes au dernier recensement.
Maguette NDONG et Idrissa SANE et Assane SOW (photos)/Seneweb

23/01/2017

LES LIONS B PARTAGENT

Football – CAN 2017 : pour l'Algérie, c'est déjà fini !

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Tenus en échec face au Sénégal (2-2), les Fennecs sont éliminés de la compétition. Les Lions de la Téranga et la Tunisie se hissent en quart de finale.
Les Sénégalais de Pape Moussa Konate ont réussi à tenir en échec Adlene Guedioura et les Fennecs. Les Algériens sont éliminés dès le premier tour dans cette CAN.
L'espoir était mince et il a surtout été de courte durée pour l'Algérie. Présentée comme un outsider au début de la compétition, les Fennecs n'ont fait que de la figuration. Après un nul (contre le Zimbabwe 2-2) et une défaite (face à la Tunisie 1-2), ils devaient s'imposer contre le Sénégal, déjà qualifié, et espérer une défaite des Aigles de Carthage pour se hisser en quart de finale. C'est tout l'inverse qui s'est produit avec un nul (2-2) contre les Lions de la Téranga et un triomphe de la Tunisie (4-2). Retour sur un match où les Algériens n'ont pas eu le temps d'espérer.
Slimani avait montré la voie
Après un round d'observation en début de match, marqué par un centre de Sarr (1e), les Algériens accélèrent. Slimani jaillit au second poteau, récupère un centre d'Hanni et ouvre le score (0-1, 10e). Mais au même moment, la Tunisie éteint la lumière de l'espoir pour les Fennecs en faisant trembler les filets à Libreville grâce à Sliti (10e). Les Algériens pressent encore mais Mandi manque sa reprise (13e).
Progressivement, les Sénégalais reprennent confiance et Moussa Saw manque de peu son duel avec le portier algérien, Asselah (22e). Mahrez tente de répliquer (28e) et Saw se procure deux coup-franc consécutifs (29e, 31e) sans parvenir à contourner le mur. Les Lions de la Téranga monopolisent le ballon et les Algériens s'agacent, à l'image des cartons jaunes écopés par Ghoulam (39e) et Bentaleb (40e). Ils finissent par être sanctionnés : la frappe flottante de Diop transperce les cages d'Asselah (1-1, 43e). Dans le même temps, la Tunisie s'est déjà envolé (4-1 à la mi-temps).
Slimani et Saw font le show
A la reprise du jeu, les Fennecs repartent de l'avant. Slimani reprend un centre de Mahrez et tente sa chance : sa frappe contrée tape la barre transversale avant de passer la ligne de but (1-2, 51e). Une minute plus tard, Saw réplique avec un tir puissant à l'entrée de la surface de réparation qui ne laisse aucune chance à Asselah (2-2, 53e).
Ensuite, le rythme s'estompe, les fautes se multiplient (carton jaune pour Diedhou 73e). Slimani manque pourtant le triplé en croisant trop sa frappe face à Ndiaye (78e). Diamé bute une nouvelle fois sur le portier algérien (85e) alors que Mahrez manque le cadre de peu (88e). L'Algérie quitte donc la CAN sans avoir remporté un seul match !
Si la compétition s'achève donc pour les Fennecs, le Cameroun et la Tunisie se hissent en quart de finale. Les Tunisiens défieront le Burkina Faso samedi prochain (à 17 heures) alors que les Lions de la Téranga tenteront de s'imposer face au Cameroun samedi (à 20 heures, deux matchs à suivre en direct commenté sur Le Point Afrique).
Antoine Grenapin/Lepointafrique

22/01/2017

QUELLE AFFICHE EN QUART!

CAN 2017 : Sénégal - Cameroun, l’affiche des quarts de finale pour un choc Lions

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Le Sénégal, première équipe de la CAN 2017 qualifiée en quarts de finale affrontera le Cameroun le samedi 28 janvier à 19h GMT à Franceville. Un choc entre les Lions de la Téranga et les Lions indomptables.
Qualifiés dés leur deuxième match face au Zimbabwé, les Lions du Sénégal entrent dans les matchs à élimination directe sans avoir de pression pour le dernier match de groupe face à l’Algérie.Le Sénégal est certain de terminer à la première place.
Aliou Cissé et son staff doivent commencer à préparer ce match important. Face à l’Algérie, le Sénégal aura certainement à faire tourner son équipe et laisser ses cadres au repos, ce qui sera de très bonne augure. Le Cameroun avec son match nul face au Gabon, pays organisateur, dans le groupe A, n’a pu terminé que deuxième de ce groupe serré jusqu’à la dernière journée.
Fatima Diop/Senenews

OUT OF GAMBIA

Yaya Jammeh à Malabo, la Guinée Equatoriale serait son pays d’exil

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L’ex-président Yaya Jammeh a quitté son pays hier dans la nuit en compagnie du président guinéen. Ensemble, ils ont pris la destination de la Guinée Conakry et arrivés sur place, Yaya a continué son périple vers la Guinée Equatoriale.
D’aucuns pensaient que son pays d’exil serait effectivement la Guinée Conakry d’Alpha Condé, le président déchu de la Gambie va très certainement poser bagages à Malabo.
Arrivés en terre guinéenne, ils ont été accueillis par deux ministres équato-guinéens et Yaya devra donc se diriger vers le pays de ces derniers.
Pour rappel, la crise géopolitique gambienne a suscité bon nombre de discussions entre Yaya Jammeh et les émissaires de la CEDEAO. Ce n’est qu’entre ce vendredi et ce samedi que l’ancien homme fort de la Gambie s’est résolu de partir.
Mamoune Tine/Senenews

21/01/2017

GAMBIE: LE SENEGAL A TOUT A Y GAGNER

Transition en Gambie: quels enjeux pour le Sénégal?

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Parmi les pays ayant déployé des soldats en Gambie, figurent le Nigeria, mais aussi et surtout le Sénégal, qui est en première ligne et a servi de locomotive dans l'opération en cours. La Gambie est en effet enclavée à l'intérieur du Sénégal. Et Dakar a beaucoup à gagner avec le départ de Yahya Jammeh et l'instauration d'une Gambie démocratique.
Au-delà du désenclavement de la Casamance (lire encadré), il y a l'espoir de mieux lutter contre les trafics : la drogue mais aussi le bois des forêts de Casamance qui embarque pour la Chine, via la Gambie.
Mais pour le Sénégal, c'est surtout l'occasion de mettre un point final à la rébellion casamançaise du MFDC. Yahya Jammeh a en effet offert à la branche de Salif Sadio une base arrière. C'était pour lui un moyen permanent de pression sur Dakar. Le président Macky Sall en était d'ailleurs convaincu, lui qui a réservé sa première visite de chef d'Etat en 2012 à l'homme fort de Banjul.
« Mais Yahya Jammeh parle de paix le jour et arme le MDFC la nuit », explique le politogue sénégalais Yoro Dia. Rétablir Adama Barrow et la démocratie, c'est donc l'occasion rêvée de faire partir ce voisin inamical et, selon Yoro Dia, « tourner la page de notre crise nationale la plus grave ».
Ce faisant, Dakar prend aussi des risques : celui de réanimer le conflit casamançais, en situation actuellement de « ni paix, ni guerre ». Des irréductibles pourraient être tentés par le baroud d'honneur, question de survie pour eux.
Autre risque, celui de saper l'autorité d'Adama Barrow, qui pourrait apparaître comme un président sous influence sénégalaise. Yahya Jammeh a d'ailleurs joué sur cette fibre nationaliste, accusant le Sénégal d'ingérence.
A la frontière sénégalo-gambienne, en Casamance, des soldats solidement armés sont visibles et les patrouilles se multiplient. Malgré tout, de nombreux soldats gambiens quittent leur unité pour se rendre aux forces d’attente de la Cédéao.
Au poste frontière de Selity, quelques dizaines de réfugiés gambiens suivent l’actualité l’oreille collée au poste radio. Mais personne n’envisage de rentrer de sitôt. Le cantonnement militaire installé dans ce poste-frontière reste en alerte.
Les accrochages signalés jeudi dans le secteur de Diaboudior expliquent le rythme élevé des patrouilles le long de la frontière gambienne, base de repli des éléments des Forces démocratiques de Casamance (MFDC).
Les défections au sein des forces armées gambiennes se sont multipliées ces derniers jours avec parfois des officiers de haut rang, qui se rendent aux forces de la Cédéao. Mais le commandement des forces d’attente basé à Diouloulou est peu bavard. Vendredi, quatre véhicules tout-terrain remplis de soldats gambiens ont eux aussi fait faux bond à leurs unités.
RFI

20/01/2017

DERNIERES INFOS DE GAMBIE

Yaya Jammeh a quitté la Gambie, direction Mauritanie

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Le président déchu de la Gambie a quitté Banjul pour se rendre en Mauritanie. Hier déjà, le président mauritanien était en Gambie, en tant que médiateur dans cette crise géopolitique. Suffisant donc pour nous dire que l’accord conclu entre les deux homologues était d’accueillir Yaya Jammeh.
La situation semble s’être décantée en Gambie. En effet, de source sure on nous apprend que Yaya Jammeh a quitté la Gambie pour se rendre en Mauritanie.
Plus tôt dans la journée, Adama Barrow était investi en tant que président de la Gambie. En parallèle, les troupes de la CEDEAO étaient en territoire gambien et venaient pour déloger Yaya Jammeh, suivant les ordres de la communauté internationale.
Les combattants gambiens, en posture de paix n’ont guère montré une résistance à ces derniers. Yaya Jammeh quitte donc le pays pour laisser le pouvoir au président élu de la Gambie, Adama Barrow en allant en Mauritanie. La médiation a vu le bout du tunnel suite à cette information phare.
Mamoune Tine/Senenews
ndlr: une information relate également le bombardement du village de l'ancien président et l'entrée des troupes au sol sur le territoire gambien.

19/01/2017

LES LIONS EN QUART DE FINALE

CAN: le Sénégal se qualifie

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Le Sénégal, après sa victoire contre la Tunisie lors de la première journée du groupe B (2-0), était en position de force dans sa poule. Et les Lions de la Terranga se sont imposés aussi ce jeudi soir contre le Zimbabwe (2-0).
La victoire d’Idrissa Gueye et de ses coéquipiers s’est dessinée en première période. Sadio Mane, sur une passe de Keita a ouvert la marque en début de rencontre (1-0, 9e), avant qu’Henri Saivet ne double la mise sur un sublime coup franc (2-0, 14e). Le Sénégal est qualifié pour le tour suivant de la CAN.
Constant Wicherek/footmercato

LAMENTABLE CAP TOURISTIQUE...

Cap Skirring, une station balnéaire à la recherche de la gloire perdue

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La fermeture de plusieurs hôtels au Cap Skirring a sérieusement déteint sur l’activité touristique. Les artisans vivent aujourd’hui des moments difficiles faute de touristes. Mais la situation est surtout aggravée par l’ouverture des résidences de plus en plus nombreuses.
Dans les rues du Cap Skirring, la principale zone touristique de la Casamance, Abdou Khoudoss dit « Baye Fall » est en train de devenir une icône. Avec sa tenue bariolée, lunettes fumées, un gros collier autour du cou, le bonhomme traine son pousse-pousse en noir et blanc sur lequel il vend du café Touba. Il a lui-même rebaptisé cela en « café Touba original ». Souriant et très taquin, « Baye Fall » ne refuse jamais une photo à un touriste qui l’aborde en pleine rue. Au Cap Skirring, il a très vite conquis les cœurs.
Pourtant, le vendeur est arrivé nouvellement au Cap, en provenance de Saly Portudal, l’autre site touristique situé sur la Petite Côte, dans le département de Mbour, où il a séjourné pendant sept ans. « J’étais à Saly Portudal, mais je suis arrivé au Cap Skirring, sur ordre de mon marabout, il y a tout juste deux mois. Ici, les gens sont bien, on m’a très vite adopté. J’ai même rencontré des touristes que je connaissais à Saly », explique le jeune talibé mouride. Seulement, cette bonne humeur d’Abdou Khoudoss contraste bien avec la situation qui règne dans cette zone touristique.
Aujourd’hui, Cap Skirring n’est plus que l’ombre de lui-même avec la fermeture de la plupart des hôtels, au cours de ces dix dernières années. L’épidémie à fièvre hémorragique du virus Ebola, la politique de visa adoptée pendant un certain temps par le gouvernement et la liste rouge du quai d’Orsay interdisant aux citoyens français de se rendre en Casamance sont autant de facteurs qui ont donné un coup de frein à l’activité touristique. Excepté le Club Méditerranée, tous les grands hôtels comme Savana, Royal Cap, Hibiscus, Kabrousse, Maison Bleue ou Alizées ont mis la clé sous le paillasson.
Le galeriste Mamadou Dieng regrette bien cette période faste où au Cap Sikiring « tout marchait bien » durant les mois de novembre et décembre. Lui qui a séjourné à Saly, à Nianing avant de s’installer au Cap Skirring, est inquiet de la situation dans laquelle est plongé le site touristique. « Jusqu’en 2002 et 2005, l’activité touristique marchait bien ici, mais c’est surtout en 2012 que les choses ont commencé à se détériorer. Si on n’y prend garde, Cap risque de devenir comme Saly », alerte cet artisan. Mais Mamadou Dieng n’est pas le seul à s’inquiéter de la situation actuelle du Cap Skirring.
« C’était la période faste »
La plupart des vendeurs qui connaissent le site vivent des heures difficiles. « Cap n’est plus ce qu’il était auparavant », fulmine la commerçante Adjaratou Ndèye Maty Faye. Cette pensionnaire du village artisanal a vécu des moments bien meilleurs que cette période. « Quand le tourisme marchait bien ici, je ne faisais ici que dix jours pour épuiser mon stock et je repartais à Dakar pour en chercher au marché Sandaga. C’était la période faste », soutient la bonne dame.
La période faste, c’était quand les hôteliers organisaient, à tour de rôle, des visites dans le village artisanal et quand les produits étaient facilement écoulés. « Les touristes ne viennent ici que par hasard. Parfois, ils tombent sur notre enseigne et entrent dans le village. Dans d’autres cas, c’est pour chercher une connaissance tout simplement », relève l’horloger Serigne Sèye.
Aujourd’hui, le Club Méditerranée qui reste le seul établissement encore ouvert n’organise plus des visites pour ses clients. Une politique mal vue par les artisans de Cap Skirring. « Pourtant, cet hôtel organise le plus souvent des soirées africaines deux fois dans la semaine. Certains artisans sont sélectionnés pour exposer, mais nous pensons que ce n’est pas une bonne solution », regrette l’horloger. Mais pour Alfred Kâ, le chef de village de Cap Skirring, le problème de fond reste l’existence des résidences qui tuent à petit feu l’activité touristique. « Aujourd’hui, s’il y a 200 touristes qui descendent à l’aéroport, les 100 vont dans les résidences, parce que beaucoup de touristes qui connaissent la zone y ont acheté des maisons qu’ils transforment en résidence. C’est un vrai gâchis », regrette le chef de village.
Pour ce retraité qui s’est installé au Cap Skirring depuis plus d’une trentaine d’années, les résidences restent la cause principale de la perte d’emploi de beaucoup de jeunes. Car, selon lui, les excursions que les jeunes organisaient sont faites maintenant par les toubabs eux-mêmes. Face à cette situation, les artisans du Cap estiment qu’il est temps que le gouvernement réagisse en incitant les privés à construire des hôtels sur le site, mais aussi en réglant le grand problème des résidences. Cela permettrait à Baye Fall, le vendeur de café Touba, et à plusieurs autres jeunes artisans de pouvoir tirer leur épingle de l’activité touristique au Cap Skirring.
Avec 15.000 âmes comme population : Le casse-tête de l’eau au quotidien
Cap Skirring est né presque en même temps que le Club Méditerranée en 1973. Le village était surtout une cité dortoir que les responsables du groupe hôtelier français avaient construit pour les travailleurs. Au fur des années, des populations s’installent sur le site et créent des activités commerciales. La cité est devenue un village de l’ancienne communauté rurale de Diémbering. Faisant partie des premières personnes à s’installer sur le site en tant que travailleur, Alfred Kâ est aujourd’hui le chef de village. « Au Cap, on dénombre aujourd’hui 13 ethnies composées essentiellement de Diolas, de Peuls, Mandingues, Manjacks, Sérères, Bambaras, Mancagnes, Papels. Au dernier recensement fait en 2014, la population était évaluée à environ 15.000 âmes », explique le chef de village. Cap Sikirring dispose d’infrastructures de base telles qu’un poste de santé, une maternité, deux écoles primaires et un Cem. Mais depuis longtemps, le village est confronté à un sérieux problème d’approvisionnement en eau. Le liquide précieux manque terriblement dans le village. Les populations continuent à s’approvisionner en eau à partir des puits. Souvent, des Peuls puisent cette eau qu’ils revendent aux populations moyennant 100 FCfa le bidon de 20 litres. « Dans cette situation, on ne dispose jamais d’assez d’eau dans nos maisons pour se laver, faire le linge ou les travaux domestiques », signale Alfred Kâ. Mais le chef de village est optimiste quant à la résolution de ce problème sous peu. Actuellement, les responsables des sociétés en charge de la question sont en train, selon lui, de rechercher les points d’eau afin d’y implanter des forages.
Maguette NDONG et Idrissa SANE/lesoleil

LA GAMBIE ET LE SENEGAL RESPIRENT

Jour nouveau sur la Gambie : Yahya Jammeh a capitulé, Adama Barrow prêtera serment à Banjul

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Fin de partie pour « le dictateur du développement ». Après 22 ans de règne, le Babiili Mansa a concédé à quitter le pouvoir cette nuit. Il l’a confirmé au président mauritanien, Abdoul Aziz, qui est venu lui arracher cet engagement de dernière minute contre un asile doré dans les dunes de Chinguiti.
Comme nous l’avions répété à de nombreuses reprises, les liens entre la Mauritanie et la Gambie sont si fortes que seul le président Abdel Aziz pouvait faire plier le dictateur de Banjul. Sans connaitre les détails des exigences de Yahya Jammeh. Il n’y a aura pas de guerre en Gambie.
Conséquence directe de cette capitulation, les forces de la CEDEAO peuvent se replier; la Gambie ne va pas leur servir de camp d’entrainement.
Vu l’ambiance qui règne dans ce salon d’honneur, tout porte à croire qu’aucun coup de feu ne sera tiré sur Banjul ni sur kanilaï et l’équipe du président Barrow se prépare déjà à retourner à Banjul pour les besoins de la prestation de serment. De sources bien introduites dans cette réunion confidentielle -qui se déroule sous haute sécurité-, la présentation de serment du président Adama Barrow est prévue à 16 heures à Banjul.
Contrairement à une rumeur en circulation sur Wathsapp, Yahya Jammeh est toujours à Banjul et se prépare, avec ses proches, à quitter le State House. Le médiateur mauritanien, Abdoul Aziz, est toujours en réunion avec les présidents sénégalais et gambien au salon d’honneur du pavillon spécial de l’aéroport de Dakar pour s’entendre sur le modalités de départ du Babiili Mansa comme de ses droits en tant que ancien chef d’Etat de gambie. (Avec Kewoulo)
Fatima Diop/Senenews