31/12/2016

INTERVIEW DU MAIRE DE SALY...

Ousmane Gueye, maire de Saly : «Saly, les Présidents Diouf et Wade et mon engagement politique»

10487494_681596721915488_823546619202559982_n.jpg

L’homme est sans façon. Arrimé, malgré son jeune âge sur des principes «has been», le très conservateur maire de la ville la plus touristique du Sénégal est un combattant politique acharné, qui a fait de la proximité une arme de conviction massive. Rencontré dans son bureau XXL au second étage de l’un des plus beaux édifices communaux du Sénégal, niché à quelques mètres du premier rond-point de la station balnéaire, Ousmane Guèye, le maire de Saly depuis 2009, confesse ses succès et ses échecs en Ouolof. Puisque ce natif de bord de mer, navigateur de métier, est un brute de décoffrage, qui ne s’encombre pas de trop de chichis, ni de complexes à parler un français dont il ne maîtrise pas les subtilités. Entretien !
Guèye, vous êtes le maire de Saly, l’une des mairies les plus prospères du Sénégal. Pouvez revenir sur votre entrée en politique, qui serait surprenante ?
Comme vous le dites, je n’ai jamais pensé devenir politicien. Toute ma vie se résumait à la navigation, que j’avais embrassée en embarquant dans un bateau italien. Natif de Saly, toute mon enfance était liée à la mer, donc c’était naturel pour moi d’être navigateur. Mais un jour, aux Usa, alors que je discutais avec des amis, l’un d’entre eux m’a fait savoir que deux équipes de Saly s’étaient terriblement bagarrées. On s’en est désolé(s) et je lui ai juré qu’une fois de retour au pays, je parlerai aux jeunes. A mon retour, quelques mois plus tard, j’ai convoqué tout le village pour parler de cette situation et à ma grande surprise, malgré le statut de station balnéaire de Saly, aucun habitant du village n’avait un emploi dans les infrastructures hôtelières. 580 hectares appartenant aux populations de Saly ont été alloués à la Sapco par le gouvernement et en retour, rien n’était prévu pour les villageois. Nous étions en 1992 et le 03 janvier, je suis allé voir le sous-préfet de Nguékokh, Doudou Ndiaye Kaïré, qui est devenu par la suite préfet de Mbour et Directeur du Crous. Je me suis longuement entretenu avec lui. Et à la fin de notre entretien, je me suis dit que rien ne sera plus jamais comme avant à Saly.
Qu’aviez-vous en tête à la sortie du bureau du sous-préfet ?
Je me suis dit que l’heure était arrivée d’engager la bataille pour sortir Saly de sa situation. J’ai rencontré tout le village et nous avions convenu de passer la nuit ensemble chez moi et dès le lendemain, d’installer un véritable blocus à l’entrée de la station balnéaire pour protester contre le fait qu’aucun natif de Saly n’avait été embauché dans les hôtels. Au petit matin, nous avons pris des «Tabalas» et réveillé tout le village pour passer à l’acte. Toute la journée, aucun véhicule n’a quitté la station balnéaire. La brigade d’intervention de Mbour est intervenue, en compagnie du préfet de l’époque, Zakaria Diaw, devenu par la suite Directeur de Cabinet du Président Wade. Malgré tout, nous avons campé sur notre décision. Nous leur avons demandé d’informer le président de la République, Abdou Diouf, pour qu’il vienne discuter avec nous. A 13h, le Président Diouf nous a envoyé un des généraux de l’Armée. Nous avons exigé de lui que les contrats de travail pour les habitants de Saly soient signés sur place, avant que nous enlevions le blocus. Ainsi, 27 personnes ont été recrutées devant nous et affectées dans les hôtels. C’est ce qui m’a lancé dans la politique. Après deux mandats comme membre du Conseil rural de Malicounda, j’ai été élu président de la communauté rurale (Pcr) lors des Locales de 2002, sous la bannière du parti socialiste.
Comment s’est passé votre investiture comme Pcr de Malicounda ?
Je siégeais à Malicounda avec des personnes beaucoup plus âgées que moi. Le plus jeune d’entre eux était de 34 ans mon aîné. Je les considérais comme des papas. Nous n’avons jamais eu de problèmes. J’ai beaucoup appris auprès d’eux. A mon troisième mandat, ils m’ont porté à la tête du Conseil rural. Vous savez, de 1972 à 2002, il n’y avait pas de réseau d’eau potable et d’électricité à Malicounda. Mais sur fonds propres de la commune, j’ai construit 3,1 km de route, électrifié 19 villages de la communauté rurale et établi 57 bornes fontaines. J’ai aussi construit 5 collèges : CEM 1 à Malicounda Bambara ; CEM 2 entre Warang et Nianing ; CEM 3 à Saly Vélingara ; CEM 5 à Malicounda et les autorisations sont délivrées pour la construction des CEM de Takhoum et Pointe Sarène. Concernant les écoles primaires, sur 39 écoles, j’avais construit 27 logements pour les enseignants. J’ai aussi aménagé des terrains de football, construit des foyers des jeunes. Malheureusement, l’accession à la magistrature suprême de Abdoulaye Wade est venue tout mettre en cause.
Qu’est-ce que l’arrivée au pouvoir d’Abdoulaye Wade en 2000 a changé ?
Il m’a débarqué de la tête du Conseil rural avec un décret qui plaçait Malicounda en délégation spéciale. C’est en pleine séance de travail qu’un ami m’a appelé pour me l’annoncer. C’est une décision que personne n’a comprise dans la communauté rurale. Seulement, je ne m’en suis jamais plaint. J’ai toujours considéré que c’était la volonté de Dieu. Mais j’étais le seul, à l’époque, à n’avoir pas tenu de sit-in ou brûlé des pneus. Par contre, on a tous vu ce qui s’est passé à Sagalkam (avec la mort de Malick Bâ), à Bambey etc.
Pourquoi selon vous, Wade avait-il agi de la sorte ?
Il a tenté, à trois reprises, de m’enrôler dans le Pds. J’ai, à chaque, fois poliment décliné l’offre. Je ne voulais pas changer de parti politique. Lors de notre dernière rencontre, le Président Wade m’a dit : «Ousmane, je peux gouverner le Sénégal sans Malicounda. Tu es trop têtu !»
En 2009, Saly est devenue commune et vous remportez les Locales pour devenir le premier maire de la ville. Le combat devait être sans quartier avec les hommes du pouvoir de l’époque ?
Oui. Mon élection à la mairie de Saly fut très difficile. Ndiouga Sakho, le Directeur général de la Sapco, était le neveu d’Abdoulaye Wade. Il avait son candidat pour la mairie. Mais par la grâce de Dieu, j’ai gagné les élections, avec 35 conseillers sur 40. Je n’avais pas de moyens, mais j’avais mes réalisations comme arme pour convaincre l’électorat à voter en ma faveur. Et par la grâce de Dieu, j’ai remporté les élections. Par la suite, Me Wade m’a encore reçu au Palais. Je lui ai présenté mon programme pour Saly et son discours avait totalement changé. Il m’a dit : «Ousmane, tu es un adversaire politique coriace, mais tes projets correspondent à mes rêves.» Ensuite, il avait demandé à son ministre de l’Equipement, Habib Sy, de me rembourser l’argent que j’avais investi pour construire les seuls kilomètres de route qu’il y avait dans toute la communauté rurale de Malicounda. Mais cela ne s’est jamais fait. Même en 2012, il m’a demandé de le soutenir au second tour de la Présidentielle, mais je lui ai dit que ce n’était pas possible. Le Président Wade, malgré le fait que j’étais dans l’opposition, avait beaucoup d’affection pour moi.
Avec tous les soutiens qu’il avait entre Saly, Médinatoul Salam, en plus de la déclaration de Cheikh Béthio demandant à ses talibés de voter pour lui, Me Wade n’a pas gagné dans votre fief politique. Quelle a été votre stratégie politique?
C’était simple. Vous savez, mes principes en politique ne se fondent pas sur la nature du candidat, sa coloration politique, mais sur son programme, son utilité pour le pays. J’assimile ma carte d’électeur à un fusil. Il faut bien viser avant de tirer. Wade était un bon Président, mais s’il était resté au pouvoir, peut-être qu’on ne serait pas là en train de faire cette interview. Pour revenir à cette Présidentielle, certes il y a l’effet d’un ras-le-bol général, mais pour la commune de Saly, quelle que soit l’élection, je gagne. Saly m’a très tôt adopté comme son fils. Tout ce que j’ai réalisé suffit à les convaincre de mes ambitions. Et je vous jure que je n’ai jamais procédé à des achats de conscience. Je respecte assez les populations et connaît la philosophie des gens du terroir pour ne pas commettre une telle erreur.
Quelle différence y a-t-il entre gérer la communauté rurale de Malicounda et la commune de Saly ?
Il y a une très grosse différence. A Malicounda, il y avait le siège du Conseil rural, un véhicule, du personnel et tout. A Saly, après mon installation, je devais tout faire et vite. Trouver un bâtiment pour la mairie, des moyens pour la faire fonctionner etc. Après mon installation comme maire, on ne m’a pas remis un franc. J’ai utilisé toutes mes connaissances et ressources pour mettre quelque chose en place. Aujourd’hui, notre hôtel de ville est l’un des plus beaux du pays et je l’ai réalisé avec les fonds de la collectivité locale. Même si on a reçu 65 millions de FCfa du Gouvernement, comme toutes les autres communes pour la construction de la mairie, on a dépensé 547 millions de FCfa, sur fonds propres, pour la construction de notre hôtel de ville, qui ne ressemble en rien aux autres. Mes résultats à Saly sont aussi liés à la qualité de mon équipe. Elle est composée à 95% de natifs de la ville, de militants de la première heure. Il y a une grande collégialité dans la gestion de la mairie. Même mes opposants sont disposés à travailler avec moi, dans le seul intérêt de la commune. J’en profite pour remercier tout le conseil municipal.
Economiquement, la commune de Saly est viable, mais sur le plan de la sécurité, avec la station balnéaire, Saly doit être terrible à gérer ?
Je ne parle même pas de la sécurité, qui est gérée en parfaite intelligence avec la police et la gendarmerie, mais c’est la commune de Saly en elle-même qui est difficile à gérer. On travaille pratiquement 7 jours sur 7. Ma femme vit à Ndiassane et depuis 2009, je ne me rappelle pas un jour où j’ai passé la journée là-bas. Mais avec l’abnégation de mon équipe et l’amour que je porte à ma commune, la tâche est plus soutenable.
Comment vivez-vous la «concurrence» avec la Sapco ?
Pour dire la vérité, cela nous pénalise. J’espère que les autorités comprendront que la Sapco n’a plus sa raison d’être. Elle devait gérer le foncier. La Sapco n’a plus sa raison d’être. En tout cas pas à Saly. Ma famille vivait dans une maison en face de la mer, c’est ce projet de la Sapco qui nous a fait quitter les lieux. Et pourtant, cette société n’a rien fait pour Saly. Elle n’a réalisé aucune action ou infrastructure d’utilité publique à Saly. Aucun poste de santé, aucune salle de classe. Je défie quiconque de prouver le contraire!
Pourquoi existe-t-il autant de litiges fonciers à Saly ?
Cette situation est compréhensible. Saly est un héritage de la communauté rurale de Malicounda. Il y avait beaucoup de problèmes dus à des manquements du service domanial du Conseil rural de l’époque. La commission était dirigée par un vieil homme de presque 95 ans. Il n’y avait presque pas de registre fiable. Il y a eu beaucoup d’attributions, des doublons. Mais on essaye de changer les choses. En ce qui me concerne, je peux affirmer, la main sur le Saint Coran, que je n’ai jamais été impliqué dans des magouilles foncières à Saly. Quand j’étais le Pcr de Malicounda, j’avais en charge 22 villages. Je défie quiconque de montrer un périmètre que j’ai clôturé ou vendu à des fins personnelles. Je peux vous jurer que je ne détiens présentement aucun hectare de terre dans la commune.
Portant, vous êtes fréquemment cité dans la presse comme faisant partie de cette mafia des terres de Saly ?
Mes détracteurs n’ont trouvé que cette voie pour m’atteindre. Mais leurs accusations me laissent de marbre, car elles sont gratuites. Ils veulent me déconcentrer, mais je ne tomberai pas dans leur jeu. Le combat, c’est sur le terrain que ça se passe. Contrairement à ceux qui m’attaquent, je considère que je n’ai pas d’ennemi. Je ne refuserai rien de bien à quelqu’un, sous prétexte que c’est mon ennemi. Je dis toujours à mes partisans de ne se fier qu’à la volonté divine et de ne jamais se laisser entraîner dans des futilités. J’ai toujours été contre toute agression gratuite. Personne ne m’a jamais entendu insulter quelqu’un, quel que soit son tort.
Est-ce que la mairie de Saly a été impliquée dans les travaux d’embellissement de la ville ?
En 2013, quand le président de la République est venu à Saly pour le lancement de la saison touristique, j’avais demandé son aide sur quatre programmes : l’embellissement du boulevard ; l’érection d’un centre de santé de référence ; le stade municipal et le lycée moderne. Je lui avais promis de contribuer à hauteur de 300 millions FCfa. Lors de son discours, en guise de réponse, il avait demandé à son ministre du Budget de nous allouer un milliard de FCfa. Mais par la suite, c’est la Sapco qui a hérité du projet. Je ne sais pas pourquoi et comment c’est arrivé. Seulement, les travaux n’épousent pas mes objectifs de départ. N’empêche, je ne suis pas resté les bras croisés. J’ai construit deux routes bitumées : celle de Niakh Niakhal et de Saly Carrefour. En tout, cela fait 4,2 km. J’ai une convention de 1,4 milliard de FCfa, avec l’Ageroute, pour la construction de 7 km de routes. Au-delà des routes, je veux réaliser le centre de santé de référence, construire le lycée moderne, ainsi que le stade municipal, et mettre en place une maison de l’outil. Celui-ci permettra aux jeunes sans acticités scolaires d’apprendre un métier. Je veux aussi construire une maison de la femme, une «Case des Tout petits» et un centre aéré, avec piscine. Ceux sont les grands travaux que je compte entreprendre sous peu. A Saly Vélingara, j’ai construit un marché de 68 millions Cfa. A Saly Carrefour, j’ai construit une maternité qui va être inaugurée bientôt.
Votre ambition politique s’arrête-t-elle à la commune de Saly ?
Personnellement, j’ambitionne d’aller à l’Assemblée nationale. Pour cela, je sollicite l’engagement de tous les militants. Lors des Législatives de 2014, je m’étais inscrit sur la liste départementale de Mbour sous la bannière de Bëss du Niak de Serigne Mansour Sy Djamil. C’était pour mesurer mon poids électoral dans le département. J’avais réussi à engranger 12 663 voix. J’ai été satisfait par ces résultats. J’appelle les populations à se mobiliser pour que je passe en 2017. Je suis prêt à travailler avec toute coalition qui me sollicitera, que ce soit Benno Bokk Yaakaar ou une autre. Je pense que ce serait naturel qu’on travaille ensemble.
PAPE SAMBARE NDOUR & ABDOULAYE DIEDHIOU/IGFM/l'OBS

2 MILLIONS DE FAUX PERMIS DE CONDUIRE

Plus de 2 millions de faux permis de conduire en circulation

securite-maxi.jpg

Une réunion de sensibilisation et de partage sur les projets de reforme du sous-secteur du transport routier, s’est tenu ce jeudi 29 dans un hôtel de la place .Il s’agit de discuter avec les différents acteurs sur la sécurité routière. Mais les acteurs locaux qui saluent la mesure exigent des mesures d’accompagnement pour ne pas subir la pression des forces de sécurité.
Le Directeur du transport routier accompagné de Malick Ndiaye, conseiller technique en transport routier a tenu une réunion de sensibilisation et de partage sur les projets de reforme du sous -secteur du transport routier dans un hôtel de la place. Cheikh Omar Gaye a laissé entendre que « cela fait suite au violent accident de la circulation, ayant coûté la vie à prés de 14 personnes à hauteur de Koupentoum que le chef de l’Etat Macky Sall nous a instruit de réfléchir sur la délivrance des permis, mais aussi sur le contrôle routier avec une tolérance Zéro ». Le Directeur du transport routier Cheikh Omar Gaye déclare : «nous sommes venus pour sensibiliser les acteurs sur la sécurité routière et partager avec eux les projets et les reformes que l’Etat compte mener dans le sous-secteur des transports routiers ». S’agissant de la sécurité routière ,il soutient qu’on a enregistre prés de 68 morts sur nos routes depuis le Magal a nos jours.
Le bilan le plus lourd remonte au 13 Décembre à hauteur Koumpentoum où on a enregistré un accident de la circulation qui a fait 14 Morts dont 12 corps calcinés. Et de rappeler aux usagers à leur responsabilité suite à la sortie du chef de l’Etat qui demande qu’on revaille les conditions d’examen du permis de conduire, la délivrance des visites techniques les contrôles techniques des véhicules et du contrôle routier . Et de renchérir que le dénominateur commun de tous ces accidents de la circulation reste le facteur humain. Ces gens ont l’habitude d’incriminer trois facteurs : humain, la route et le véhicule. Pour ces deux derniers éléments, il faut dire que l’Etat est en train de faire beaucoup d’efforts dans le réseau routier aussi bien dans l’entretien où il dépense prés de 60 milliards
En ce qui concerne le deuxième point, il faut souligner que l’Etat a mis en place un centre de contrôle technique routier à Dakar et on est en train de travailler pour la généralisation. On a déjà lancé les appels d’offres .
PLUS DE 2 MILLIONS DE FAUX PERMIS CIRCULENT AU SENEGAL
Plus de 90 pour cent des accidents incriminent le facteur humain la fatigue ,l’indiscipline . C’est pourquoi l’Etat a mis en œuvre des projets dont le permis à points , la reforme du code de la route pour introduire certains éléments qui ne sont pas inclus dans le code de la route telles que les autoroutes et la grande vitesses ferroviaire et certaines dispositions de la numérisation et la fixation des titres de transports .Sur ce point précis ,il fait remarquer que beaucoup de documents de transport circulent au Sénégal .Par exemple il y a officiellement 996 000 permis de conduire qui ont été délivrés régulièrement par l’administration des transports routier alors qu’il y a plus de 3 millions de permis qui circulent dans le réseau .Ce qui fait qu’il y a prés de 2millions de faux permis qui circulent au Sénégal . C’est pourquoi, dira t- il nous allons numériser et sécuriser les titres de transport en introduisant la biométrie avec des cartes à puce .Cela nous permettra d’avoir un guichet unique virtuel, a-t-il lance.
Le Président du regroupement des chauffeurs et transporteurs de Diourbel Serigne Sall salue la mise en place de permis à points .Mais il plaide pour la mise en œuvre de mesures d’accompagnement surtout avec la réhabilitation de nos routes. A cela, il faut ajouter la mise en place de radars pour éviter que les chauffeurs soient à la merci des agents de sécurité .Ce qui pourrait ouvrir une porte pour la corruption. Pour le directeur du transport routier ,c’est la machine qui va enlever les points. Chacun a le droit de faire son recours en cas d’infraction, a-t-il martèle .
Sud Quotidien

30/12/2016

LA GAMBIE RETIENT SON SOUFFLE

La Cedeao déploie ses troupes « La Force en attente » en Gambie

fe6221645bbbe3ccf3f87f34ad63e23237730909.jpg

La Cedeao a décidé de passer à la vitesse supérieure. En effet, après avoir essayé de convaincre Jammeh, sans succès, elle a décidé de déployer la force en attente (Standby force) en Gambie. C’est ce que renseigne Kairo news de la Gambie qui a rendu public le communiqué de l’Institution communautaire.
En effet, «Consciente de la nécessité d'éviter une crise politique et constitutionnelle qui pourrait compromettre le bon fonctionnement de la Gambie, convaincue des risques d'agitation publique si rien n'est fait et de la nécessité de maintenir la paix et la sécurité en République de Gambie, déterminée à faire respecter les résultats des élections en République de Gambie et à assurer la paix et la sécurité des dirigeants politiques et des populations», la Cedeao a «décidé de déployer la Force en attente de la Cedeao en République de Gambie », renseigne le communiqué. Et ajoute que «la Force en attente de la Cedeao, sera dirigée par le Sénégal».
Ainsi, cette force qui sera dirigée par le Sénégal, renseigne le document, aura pour mandat d’assurer la sécurité du Président élu, celle des dirigeants politiques et de toute la population tout en confirmant les résultats de l'élection présidentielle du 1er décembre 2016 en République de Gambie
Seneweb

SENEGAL ET MAURITANIE: DANGER!

Risque de divorce entre Dakar et Nouakchott: la fièvre du pétrole monte

macky-aziz-696x497.jpg

Une situation risque de détériorer les relations entre le Sénégal et la Mauritanie. En plus de réclamer le pétrole et le gaz récemment découvert au large de Saint-Louis, le président Mohamed Ould Abdel Aziz est en train de faire construire un port militaire à seulement 15 km de la capital Nord du Sénégal.
D’après les informations du quotidien « LES ECHOS », les relations entre la Mauritanie et le Sénégal vont droit vers l’éclatement. Le gouvernement mauritanien réclame la paternité des glissements découverts à hauteur de Saint-Louis. Et le chef d’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz aurait lui-même porté la revendication auprès de son homologue Macky Sall, qui ferait la sourde oreille.
Mais ce qui dérange dans cette affaire, c’est que cette revendication de Nouakchott coïncide avec la construction par l’Etat mauritanien d’un port militaire à moins de 15 kilomètres de Saint-Louis. Le projet serait confié à POLYTECHNOLOGY, d’après « LES ECHOS ».
Coumba Ndoffene Diouf/Senenews

PORTRAIT DU SENEGAL

Le Sénégal, une mosaïque naturelle et culturelle

mosquee-a-ouakam-senegal.jpg

Après un plongeon dans le tourbillon de Dakar, on découvre les villages et le ballet des aigles pêcheurs dans le delta du Sine Saloum, avant de profiter de la Petite Côte…
Du phare des Mamelles, le regard embrasse la presqu’île du Cap-Vert et Dakar. Amadou Ndiaye, ancien directeur des Phares et balises, se souvient que « la reine Elisabeth y est restée des heures avec le président Senghor ». En octobre 2016, ses propriétaires, Diana et Hicham, ont métamorphosé ce monument bâti en 1864 en haut lieu des night-clubbers, alternant concerts, DJ et autres surprises. Ainsi va Dakar, métropole émergente où se mêle un invraisemblable bric-à-brac architectural, où le marché aux poissons de Soumbédioune côtoie le kitchissime Monument de la Renaissance africaine, à côté du camp militaire où a grandi Ségolène Royal. Ensuite, filons vers le delta du Sine Saloum. Ouverte en octobre 2016, une autoroute relie Dakar à son futur aéroport, autour duquel un quartier d’affaires sort de terre.
Les hôtes de la mangrove
Quarante kilomètres plus loin, l’Afrique « éternelle » se fait jour. Encombrée de camions en route pour le Mali, la route mène à Kaolack. Dans ce paysage plat comme la main, les montagnes de sel étincellent sur la latérite. Près de Toubacouta, la forêt reprend ses droits, et des singes gambadent dans les arbres. Dans ce paradis contemplatif, posons nos bagages devant le Saloum. En pirogue, faufilons-nous entre les îles bordées de mangroves. Solitaire, un héron goliath file au ras de l’eau. Au sommet d’un arbre, un aigle pêcheur va fondre sur sa proie. Sur « l’île aux coquillages », des crabes violonistes courent sur les millions de coquilles qui tapissent le sol. A l’horizon, le soleil plonge dans l’océan, et cormorans, hérons, aigrettes, tisserins gendarmes et martins-pêcheurs regagnent leur « reposoir » pour se mettre à l’abri des hyènes et des chacals. Evidemment, l’atterrissage du gros pélican gris provoque des piaillements ! Le lendemain, naviguons vers l’île de Sipo, où les villageois ont créé une réserve marine pour protéger leur pêche. Autour, ils accueillent les voyageurs dans des cases qui permettent de partager leur vie. Pionnier dans le « tourisme intégré », le Sénégal propose des « écolodges », comme à Simal, que nous gagnons en prenant le bac à Foudiougne.
Pêche en eaux protégées
C'est l'heure de la promenade sur le marché. Venues en charrette ou Jakarta (motos-taxis), les vendeuses drapées dans leur boubou proposent mangues et arachides, bissap (fleur d’hibiscus) et fruits du baobab. La rivière franchie, nous roulons jusqu’au village de Fimela. Comme à Toubacouta, il est possible de s’aventurer sur le fleuve en paddle ou canoë et de partager le quotidien des habitants en pêchant avec eux carpes et capitaines. A Joal-Fadiouth, bourg natal de Léopold Sédar Senghor, une passerelle mène au-dessus d’un bras de mer jusqu’aux mosquées et églises de ce pittoresque village où les cochons dénichent les coques à coups de groin. En remontant la petite côte, voici Mbour, célèbre pour ses centaines de pirogues truffées de gris-gris. Gagnons ensuite la réserve de Bandia pour apercevoir rhinocéros, girafes, buffles et anti lopes au milieu des baobabs. Après, il est temps de profiter pleinement des plages de Saly avant que la formidable avancée de l’océan ne les emporte définitivement.
Gorée de l'enfer au paradis
Avec ses maisons ocre, rouge et jaune aux volets bleus et verts, cette île évoque davantage un village provençal qu’un bagne. Pourtant, ces demeures de négociants possèdent toutes leur « porte du voyage sans retour », par laquelle les captifs quittaient l’île pour les Amériques. Nelson Mandela, Barak Obama ont visité la Maison des Esclaves, profitant de cette plateforme « pour lancer des messages forts sur les libertés » affirme son conservateur, Eloi Coly. Ensuite, promenons-nous à l’ombre des baobabs sur les chemins de sable de ce village de 1800 âmes. En chemin, on croise parfois Éric Serra, compositeur du Grand bleu, le financier Georges Soros ou Valérie Schlumberger, mère de Léa Seydoux et mécène d’artistes africains, qui y ont une maison.
Y aller
Paris Dakar à partir de 500 € l’A/R avec Corsair International.
Voyagiste
TUI propose des voyages sur mesure. Un voyage en voiture individuelle avec chauffeur passant par Dakar, Toubacouta, Fimela et Saly est à partir de 2265 € par personne avec les vols pour 7 nuits en ½ pension dans les meilleurs hôtels du pays, soit le Terrou Bi à Dakar, Les Palétuviers à Toubacouta, le Lodge Souimanga à Fimela et Le Lamantin Beach à Saly. En version 3 étoiles, le séjour revient à 1745 € par personne. Pour un circuit du delta du Sine Saloum à Saint-Louis, comptez 1799 € par personne. Pour un départ de province, ajoutez 140 €. TUI : 0825 000 825.
Savourer
A Somone, près de Saly, on accède par bateau au restaurant bar Paradise Rasta, posé au bord de la lagune. Excellents poissons, vue fabuleuse.
Shopping
Jean-Pierre Reymond/Femmeactuelle

http://www.femmeactuelle.fr/voyage/destination-voyage/sen...

29/12/2016

GESTION DES PISTES RURALES

18 milliards investis, 505 km de pistes rurales finalisés

3766755580.jpg

Le Projet "Pistes rurales en appui au Programme national de développement local" (PPC/PNDL) a finalisé des projets de 505 km de route, d’un coût total de 18 milliards de francs CFA, a révélé mercredi le secrétaire exécutif du PNDL, Mamadou Thiao.
M. Thiao en a fait la révélation à Saly-Portudal (Mbour, ouest), lors de la cérémonie de clôture d’un atelier national de partage sur le thème : ‘’Gouvernance des investissements structurants : les pistes communautaires’’. Cette rencontre, qui s’est ouverte lundi, est organisée à l’intention des maires, des secrétaires municipaux et des directeurs des agences régionales de développement (ARD).
Le secrétaire exécutif du Programme national de développement local (PNDL) signale que 341 km de pistes rurales ont été entretenus. Il ajoute que 35 infrastructures économiques figurent dans les conventions pour un montant de 800 millions de francs CFA. Les taux de décaissement et d’exécution s’élèvent respectivement à 51% et 86,6%.
‘’Le PPC/PNDL est en train de mobiliser les acteurs territoriaux dans la conduite du processus de développement local. Ainsi, après deux ans et demi de mise en œuvre de ses activités, les résultats obtenus sont plus que probants’’, s’est réjoui Mamadou Thiao.
Il a affirmé que ‘’la démarche du PPC/PNDL constitue une modalité contribuant réellement à une production plus efficace de services collectifs et à une gouvernance plus transparente et démocratique’’.
A ce jour, dit-il, 23 sessions de formations ont été organisées par le PPC/PNDL et entièrement financées par le Fonds d’entretien routier autonome (FERA).
Cet atelier a permis à la soixantaine de participants, de partager les bonnes pratiques en termes de promotion du respect de l’élaboration des outils juridico-administratifs par les collectivités territoriales, de développement économique local...
ADE/ASG/APS

ALLO, DOCTEUR?

Plus de 1500 médecins exercent au Sénégal dans l’illégalité

10852220-17942875-696x462.jpg

La médecine nationale est en danger. Pour cause, sur 2600 médecins qui exercent leurs métiers, il n’y a que 1007 inscrits à l’ordre national du Sénégal. Une situation qui peut engendrer des conséquences fatales sur la vie des patients.
En effet, suite au constat de Joseph Mendy, vice-président de l’Ordre National des Médecins du Sénégal, ONMS «avant les années 2000, les médecins était entre 150 et 200. Or, de 2006 à ce jour, nous sommes passés à 2600 et parmi eux seuls les 1007 sont inscrits au tableau dont 660 médecins sont du groupe A c’est-à-dire qui exercent dans le public. Et, 347 sont dans le privé : cliniques, ONG et autres. Donc, c’est 50 à 60 % des médecins qui sont en règle».
Seulement, les 1593 non-inscrits de la liste de l’ONMS font des pratiques illégales étant donné qu’ils ne sont pas conformes aux règles du respect des chartes prédéfinies par l’ordre.
Et pour solutionner ces pratiques illicites des médecins non-inscrits, l’ONMS, a défini un tableau obligatoire pour tous médecins. «Nul ne peut exercer la profession de médecine s’il n’est pas titulaire du diplôme d’Etat sénégalais de docteur en médecine, soit un diplôme étranger reconnu équivalent en application des lois en vigueur en matière d’enseignement supérieur», a défini Alpha Babacar Sy, le président de l’ONMS.
«Et, poursuit le président de l’ONMS, le tableau a une fonction fédératrice de conseils des pouvoirs publics, le maintien de la compétence et de la probité du corps. L’inscription est obligatoire pour tous les médecins».
Thioro Sakho/Senenews

28/12/2016

L'AFRIQUE, C'EST LA FEMME

Pour les femmes en politique l'exemple c'est l'Afrique

90cbbe28c1ff2a81c18401734a3d4894.jpg

Dans les comparaisons mondiales analysant les pourcentages de représentation des femmes dans les parlements, les États-Unis (19.2% ) se classent au 99e rang et la France (26.2%) au 62e rang, très loin derrière le Rwanda, premier avec 63,8% des élus sont des élues, le Sénégal (42,7%), l’Afrique du Sud (42%), la Namibie (41.3%), le Mozambique (39.6%) et l’Éthiopie (38.8%) qui se trouvent tous dans le top 20 du classement.
Questions à Iris Berger, professeure émérite à l’Université de l’État de New-York à Albany (États-Unis) et spécialiste de l’histoire des femmes en Afrique et de l’histoire de l’Afrique du Sud. Elle vient de publier Women in Twentieth-Century Africa avec Cambridge University Press (2016). Elle a aussi publié, entre autres, South Africa in World History (2009), un ouvrage faisant partie de la collection New Oxford World History.
Iris Berger, professeure émérite à l’Université de l’État de New-York à Albany (États-Unis)
Comment l’islam a-t-il affecté la vie des femmes en Afrique subsaharienne?
Les femmes musulmanes d’Afrique subsahariennes tendent à être associées à la burqa, au hijab, au voile et à l’isolement. Cette association dissimule une histoire complexe du genre et de l’islam aux échelles locale et régionale. En Afrique subsaharienne, l’islam remonte aux VIIIe et IXe siècles. Quand les commerçants musulmans traversaient le désert du Sahara et l’Océan Indien, diffusaient leur nouvelle religion. Peu à peu, au cours des siècles (par le commerce et les mariages mixtes), l’islam a été adoptée par les dirigeants des puissants royaumes du Ghana, du Mali et du Songhaï. L’islam a aussi remodelé les pratiques religieuses dans de grandes parties de l’Afrique du Nord-Est et a inspiré la langue et la culture swahili de la côte d’Afrique orientale en combinant les influences religieuses, culturelles, et linguistiques locales et externes. Cependant l’influence musulmane s’estompe avec la distance des grands centres urbains et commerciaux et l’islam a mis du temps à transformer la vie des femmes.
Une série de mouvements militants de renouveau islamique à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle ainsi que la conquête coloniale européenne un siècle plus tard, ont redéfini le climat religieux du continent. La diversité culturelle et religieuse qui en a résulté a augmenté avec les efforts de prosélytisme des missionnaires chrétiens qui ont commencé à déferler sur le continent au XIXe siècle. Dans toutes les régions, cependant, les traditions et pratiques religieuses et spirituelles antérieures ont continué à influencer islam et christianisme et la pratique des deux religions était aussi variée que les langues et les sociétés qui les ont précédées.
De plus, l’influence de l’islam pour les femmes était complexe. Contrairement aux anciennes religions africaines qui ont généralement reconnu et célébré l’influence spirituelle des femmes, les femmes musulmanes ont été exclues des rôles politiques et religieux officiels. Mais ni l’islam ni la domination coloniale n’ont endommagé l’expression exubérante de la religion par les femmes à travers des groupes locaux de possession d’esprit qui valorisent le pouvoir des femmes par rapport aux hommes et inspirent leurs pouvoirs en tant que guérisseuses, surtout en matière de fécondité féminine. En outre, bien que les femmes ne pouvaient hériter que de la moitié de ce que les hommes pouvaient hériter, la loi islamique assurait aux femmes des droits fondamentaux en matière de mariage, de divorce et de propriété. Les pratiques qui exigent que les femmes portent le voile ou qui exigent l’isolement des lieux publics varient selon les régions, mais sont rarement appliquées dans les zones rurales où les femmes doivent travailler à l’extérieur du foyer ; par nécessité, la plupart des femmes musulmanes restaient des agricultrices productives et menaient une vie active en tant que commerçantes, travaillant souvent à partir de leurs foyers et utilisant des enfants comme intermédiaires dans les espaces publics.
Alors que l’éducation occidentale se répandait sur le continent, certains lettrés musulmans défendaient l’éducation des filles comme faisant partie intégrante de l’islam, arguant que le Prophète lui-même croyait que les femmes instruites faisaient de meilleures épouses et mères. Le rythme et la nature de la scolarisation des filles musulmanes variaient beaucoup mais dans certaines régions, à mesure que l’indépendance s’approchait, la persistance du phénomène de réclusion fournissait une justification pour l’éducation des femmes, et ce afin de combler la demande en médecins, enseignantes et sages-femmes. À Zanzibar, au moment de la révolution de 1964, les filles devaient rejeter le purdah (isolement) et l’éducation universelle était considérée comme un aspect clé du programme de développement socialiste. Néanmoins, dans les années 60, après que la plupart des pays africains ont gagné leur indépendance, le nombre de filles instruites était plus bas dans les régions francophones, en partie à cause des politiques coloniales persistantes et en de nombreux endroits en raison d’une forte population musulmane opposée à l’éducation des filles. Ainsi dans le puissant roman Une si longue lettre de l’écrivaine sénégalaise Mariama Bȃ, des femmes musulmanes éduquées se sont heurtées à des dilemmes complexes, surtout lorsque leurs maris ont décidé de prendre une seconde épouse.
Au cours des années 1990, les mouvements de renouveau musulman au nord du Nigeria et au Niger (parallèlement à la montée des Églises chrétiennes pentecôtistes) ont proposé des visions de l’ordre moral musulman qui trouvaient les origines des problèmes économiques dans l’immoralité croissante, en particulier dans la sexualité féminine. Leurs dirigeants ont soutenu que seules des réformes morales généralisées pouvaient inverser les effets dévastateurs de la pauvreté et du sous-développement. Néanmoins, un petit nombre de femmes prospères ont été en mesure d’améliorer leur statut en exécutant le hajj, le pèlerinage annuel à La Mecque - menant à une nouvelle classe proéminente de marchandes. Elles sont revenues de La Mecque non seulement avec un sentiment de piété musulmane plus fort, mais aussi avec des symboles coûteux de la modernité tels que les magnétoscopes et les caméras vidéo.
Comment l’influence politique des femmes en Afrique se compare-t-elle à celle des États-Unis?
Lorsqu’elle a remporté la nomination démocrate au poste de présidente des États-Unis, Hillary Clinton est devenue la première femme d’un parti majeur à se présenter au plus haut poste de la nation, mais ce n’était pas la première femme candidate à ce poste. À la fin du XIXe siècle, deux femmes du Parti pour l’égalité des droits se sont présentées au poste de présidente des États-Unis ; il s’agissait de Victoria Claflin Woodhull en 1872 et de Belva Ann Bennett Lockwood en 1884 et 1888. C’est cependant seulement en 1964, qu’une femme, Margaret Chase Smith, a obtenu la nomination d’un parti majeur. Depuis, neuf femmes (dont Clinton) ont demandé la nomination pour les grands scrutins du parti. Néanmoins, des partis plus petits, comme le Parti de la Femme Américaine, le Parti Communiste, le Parti Socialiste des Travailleurs, le Parti Vert (qui a soutenu Jill Stein aux élections de 2016) et de minuscules groupes idiosyncratiques avaient déjà aligné plus de 30 femmes comme candidats à la présidence.
Cependant, la plupart des gens aux États-Unis (et en France) ne savent pas que ces statistiques ne supportent pas la comparaison avec de nombreux pays d’Afrique, un continent souvent associé à l’oppression des femmes. En effet, dans les comparaisons mondiales analysant les pourcentages de représentation des femmes dans les chambres basses ou dans les systèmes à chambre unique, les États-Unis se classent au 99e rang avec 19.2% et la France au 62e rang avec (26.2%), loin derrière le Rwanda, premier de ce classement avec 63,8% de femmes. Le Sénégal (42,7%), l’Afrique du Sud (42%), la Namibie (41.3%), le Mozambique (39.6%) et l’Éthiopie (38.8%) se retrouvent quant à eux tous dans le top 20 (1). Devant les États-Unis se trouvent 15 autres pays africains. Hillary Clinton, si elle avait été élue, aurait pris place à côté d’Ellen Johnson Sirleaf, économiste, banquière, militante politique de renommée internationale et présidente du Liberia depuis 2006. En 2011, Johnson Sirleaf est devenue la première femme politique à recevoir le Prix Nobel de la paix.
Née au Liberia, un pays fondé en 1847 par des esclaves libérés des États-Unis, Ellen Johnson Sirleaf s’est mariée à 17 ans et a eu 4 fils. Elle a étudié au Madison Business College dans le Wisconsin avant d’obtenir un diplôme en économie de l’Université du Colorado à Boulder et un master en administration publique de la Kennedy School of Government de l’Université Harvard. De retour au Libéria, elle a été embauchée au Trésor et est devenue ministre adjointe des Finances dans le gouvernement du président William Tolbert, dont le parti représentait les élites descendantes des fondateurs du pays. Lorsqu’il a été renversé par Samuel Doe en 1980, Johnson Sirleaf est partie en exil au Kenya et aux États-Unis, travaillant dans les services bancaires internationaux, mais cette dernière est retournée au Libéria en 1985 et a fait campagne pour un siège au Sénat. De plus en plus critique contre la brutalité et la corruption de Doe, Johnson Sirleaf a été condamnée à 10 ans de prison, menacée de viol et de mort. Libérée après avoir purgé une peine partielle, elle a fui le pays une fois de plus et a déménagé à Washington, D.C., mais est restée connectée à la politique du Liberia pendant la guerre civile. Quand Johnson Sirleaf est retournée au Libéria pour une troisième fois en 1997, elle a fait campagne sans succès pour devenir présidente, mais s’est représentée en 2005. En faisant campagne agressivement et avec succès contre le célèbre footballeur international George Weah, elle a gagné le scrutin en promettant le développement économique ainsi que la fin de la guerre civile et de la corruption. Lors de son investiture, elle est devenue la première femme élue présidente sur le continent africain.
Ellen Johnson Sirleaf, la présidente du Liberia, durant une conférence de presse organisée par le FMI et la Banque Mondiale sur la question des conflits armés, le 8 octobre 2016, à Washnigton DC. Photo Zach Gibson / AFP
Le Liberia a été un cas unique en ayant une candidate féminine tout à fait qualifiée pour devenir présidente à la suite de la guerre civile. Néanmoins ce phénomène s’est produit aussi ailleurs en Afrique : les femmes se sont positionnées pour tirer parti des pressions locales et internationales visant à rédiger des constitutions démocratiques et organiser des élections multipartites au cours des années 1990 et au début du XXIe siècle. Dans la réorganisation post-conflit du gouvernement qui a eu lieu en Afrique du Sud, en Namibie, au Mozambique et en Ouganda en Sierra Leone, au Liberia et en Érythrée, les femmes se sont rassemblées pour faire en sorte que leurs voix ne soient pas réduites au silence dans les nouveaux systèmes politiques. Appliquée en Afrique du Sud après les élections historiques qui ont mis fin à l’apartheid en 1994, l’une de leurs principales tactiques (également utilisées en France) était d’exiger une plus grande parité entre les femmes et les hommes dans les organes législatifs en fixant des quotas pour la représentation des femmes au niveau national (et parfois régional et local). Ces demandes ont été particulièrement fructueuses dans les pays issus de troubles civils depuis le milieu des années 80, ouvrant des espaces aux militants politiques pour promouvoir des cadres politiques et constitutionnels reflétant les préoccupations contemporaines en matière de protection des droits des femmes.
Comment une perspective comparative peut-elle enrichir notre compréhension de l’histoire de l’Afrique du Sud?
Lorsque le sénateur Robert F. Kennedy, frère du défunt président John F. Kennedy, prononça un discours à l’Université du Cap en 1966, il commença ses remarques avec un résumé apparemment simple de l’histoire de l’Afrique du Sud. Il a ainsi évoqué un pays colonisé par les Hollandais au milieu du XVIIe siècle, puis pris par les Britanniques et enfin devenu indépendant. Il a aussi évoqué un pays où les premiers habitants furent d’abord soumis, mais avec qui les relations restaient un problème. Il a parlé d’un pays qui se définissait sur une frontière hostile, d’un pays qui importait autrefois des esclaves et qui luttait toujours pour effacer les dernières traces de cette ancienne servitude. À la surprise de son auditoire, il conclut: «Je me réfère bien sûr aux États-Unis d’Amérique».
En établissant ces liens communs entre les deux pays, Kennedy appelait les jeunes à lutter contre l’injustice et l’inhumanité à travers le monde, mais ses remarques contribuèrent aussi à placer l’Afrique du Sud dans le contexte plus large de l’histoire mondiale en la situant parmi les nombreux pays colonisés par les Européens qui parcoururent le globe à partir de la fin du XVe siècle à la recherche de nouvelles sources de richesse et de pouvoir. Comme l’a observé Kennedy, ces conquêtes ont laissé un héritage d’oppression, d’esclavage et d’inégalité raciale combiné à une exploitation intensive des ressources naturelles et des technologies modernes très développées. Comme au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans de nombreux pays d’Amérique latine, l’Afrique du Sud a attiré un nombre important de colons européens qui se sont emparés de vastes étendues de terres et approprié de précieuses ressources. En Afrique, ce récit sud-africain de dépossession était parallèle à l’histoire de la Rhodésie du Sud (aujourd’hui Zimbabwe), du Kenya et de l’Algérie. Kennedy a également évoqué la lutte pour éradiquer les derniers vestiges de la servitude. Bien que la lutte contre l’apartheid se poursuivait encore en 1966, l’Afrique du Sud, contrairement aux États-Unis, avait obtenu sa liberté par une combinaison de pressions politiques, diplomatiques et militaires plutôt que par une guerre anticoloniale à grande échelle.
Vincent Hiribarren/Ibariafrika24

27/12/2016

DIAMNIADIO PREND SON ENVOL

La future Cité ministérielle de Diamniadio prend son envol

IMG_5698-1.jpg

Le projet de construction de la Cité ministérielle de Diamniadio a été inauguré lundi 26 décembre par le président sénégalais Macky Sall à la tête d’une forte délégation de plusieurs hauts responsables dont le Premier ministre, Mohammed Dionne, le président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), Ousmane Tanor Dieng et le ministre des Finances, Amadou Bâ .Le démarrage de ce chantier est un pas décisif vers la réalisation de la nouvelle ville située à 30 km au Nord de Dakar et appelée à accueillir 10 000 agents de l’Etat.
Cette première tranche de la Cité ministérielle est l’œuvre du promoteur Envol Immobilier (filiale d’Envol Afrique, conglomérat au chiffre d’affaires annuel de 100 milliards de FCFA et aux effectifs de 2000 salariés ) qui agit en partenariat public-privé avec l’Etat du Sénégal dans le cadre d’un contrat location-vente. Le financement de 56 milliards de FCFA est assuré en grande partie par Coris Bank.
La banque Burkinabé qui a démarré ses activités au Sénégal, le 25 novembre dernier, a signé une convention de financement de 30 milliards de FCFA au profit de ce projet étalé sur une surface de 3,5 hectares, devant accueillir un ensemble de 4 immeubles R+8 et des parking d’une capacité de 1000 voitures. « La construction de cette cité est une anticipation sur l’avenir », a déclaré Soukeyna Niang Sakho, directrice de Coris Bank Sénégal, filiale de « la plus grande banque à capitaux locaux de toute la zone UEMOA ». « Diamniadio sera l’une des villes africaines les plus attractives », poursuit madame Niang qui a réitère l’engagement ferme de la banque d’origine Burkinabé à accompagner le Plan Sénégal Émergent.
Quant au promoteur du projet, Madani Tall, PCA d’Envol Immobilier, il a mis l’accent sur les dispositions innovantes prises par le président Macky Sall pour attirer les investisseurs. « Le Sénégal est le hub naturel de l’Afrique de l’Ouest. La stabilité politique est consolidée aujourd’hui par des investissements dans des infrastructures de qualité », estime M. Tall prenant en exemple la conception de la ville intégrée de Diamniadio, de l’autoroute à péage, de l’aéroport Blaise Diagne et du Train Express Regional.
Plusieurs entreprises sénégalaises prennent part au projet d’Envol Immobilier. Il s’agit de la Saudequip, de la Sodacom, de la SGE Equip et autres, qui vont réaliser 60% des travaux. Ce projet, synthèse financière et technique de parties prenantes issues de plusieurs pays de l’UEMOA, est un exemple d’intégration sous régionale. La livraison du chantier est prévue dans 16 mois. Selon les termes de la convention, le promoteur assurera la construction et l’entretien en échange d’un loyer puis rétrocédera le bien à l’Etat du Sénégal au bout de 6 ans.
Expliquant le sens de l’option de la Cité nouvelle, le président Macky Sall a mis l’accent sur sa vision globale d’une politique d’aménagement et de développement du territoire adossée à un réseau de villes modernes dont Diamniadio constitue l’épine dorsale. La Cité ministérielles permettra l’économie de 6,5 milliards de FCFA de charges locatives, qui seront réinvesties dans des projets prioritaires. « La modernisation de notre administration doit lui permette d’assurer son rôle dans les réformes engagées et garantir à ses usagers un service de qualité irréprochable », a expliqué le président Macky Sall félicitant les promoteurs qui ont accepté d’accompagner l’Etat, notamment Envol Immobilier.
« Pour avancer, il nous faut de la transparence, de l’audace et du volontarisme » , a dit le président Macky Sall remerciant particulièrement Coris Bank, « installée à peine il y a un mois, et qui a décaissé 30 milliards de FCFA au profit du projet structurant de Diamniadio ». Et le président Sall d’inviter les autres banques à imiter l’exemple de Coris Bank et à venir accompagner les projets du renouveau administratif. Entendront-elles le message?
Adama Wade/Fiancialafrik

LE PATRIMOINE: UNE EVIDENCE!

Pourquoi il faut revaloriser le patrimoine culturel colonial

7e578bc75c.jpg

Le XV siècle marque le début du contact entre l’Afrique de l’Ouest et le continent européen via l’océan Atlantique. Mais c’est au XVII siècle, avec la colonisation que les premières installations prirent forme sur l’île de Saint-Louis.
Ainsi commence l’édification d’infrastructures de type européen sur le territoire de la colonie du Sénégal qui donna naissance à des villes comme Saint-Louis, Gorée, Rufisque et Dakar. Ces dernières seront plus tard pour des raisons administratives les quatre communes de plein exercice et leurs habitants obtinrent la citoyenneté française.
Cette installation a donné naissance à une culture issue du métissage entre les Européens en général et les populations locales. Dans certaines villes, les populations locales et les colons habitaient dans le même espace et il y eut de nombreux mariages. Alors que dans d’autres villes, les populations locales habitaient à proximité de « la ville européenne », mais cela ne gênait en rien le brassage culturel.
Les villes européennes (Dakar, Saint-Louis, Gorée et Rufisque) de la colonie du Sénégal eurent une architecture et une culture qui leur sont propres avec quelques différences selon le rôle qu’elles jouaient dans le dispositif colonial par rapport aux autres villes africaines.
Ces caractéristiques reflétant leurs identités ont été mis à l’épreuve à la suite du départ des colonisateurs. Dans les années 1960, après l’indépendance du Sénégal, la majorité des Français est appelée à quitter l’ancienne colonie. Ils laissent alors derrière eux un patrimoine à la fois matériel et immatériel.
Aujourd’hui, le patrimoine matériel, immatériel et naturel africain est de plus en plus menacé. Comme le montre le nombre de biens inscrits sur la liste en péril du patrimoine mondial. 17 sites africains sont sur cette liste et certains courent le risque d’être déclassés pour des problèmes liés à leur conservation. Alors que ces sites sont souvent millénaires ou centenaires, ils ont pendant longtemps échappé à la destruction causée par les facteurs naturels et anthropologiques.
Face à la modernité et à la montée du nationalisme, les villes ayant un passé colonial, jadis importantes et belles, sont de plus en plus considérées par certains Africains comme dépassées. D’autres les rejettent, pensant qu’elles symbolisent la domination européenne. Certes ces positions sont justifiées. Nous devons cependant d’une part assumer notre histoire, et d’autre part nous rendre compte que ces villes sont aujourd’hui sénégalaises et que la plupart des bâtiments anciens appartiennent soit à l’Etat du Sénégal, soit à des Sénégalais (descendants européens, métisses ou autochtones).
"La valorisation des villes dites coloniales comme Gorée, Saint-Louis, Dakar et Rufisque peut être pour le Sénégal un moyen de diversifier son offre touristique."
En plus, l’inscription de l’île de Gorée et l’île de Saint-Louis sur la liste du patrimoine mondial leur confère une valeur universelle. Autrement dit, ces deux villes appartiennent à l’humanité. Avec leurs architectures européennes, elles sont aujourd’hui sénégalaises et nous devons nous efforcer de mieux les valoriser à l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays.
La valorisation des villes dites coloniales comme Gorée, Saint-Louis, Dakar et Rufisque peut être pour le Sénégal un moyen de diversifier son offre touristique. Depuis quelques années, le tourisme connait une crise sans précédent selon les professionnels du secteur, alors qu’il représente le deuxième pourvoyeur de devises du pays, après la pêche. Le secteur touristique a contribué à hauteur de 300 milliards de francs CFA entre 2013 et 2014 à l’économie sénégalaise (Rapport de Jovago 2015, la plateforme de réservation d’hôtels en ligne).
Le tourisme balnéaire occupe la première position dans la stratégie marketing des autorités avec des sociétés étatiques comme la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (SAPCO). Selon le chercheur Mamadou Diombéra, 80% des touristes qui ont visité le Sénégal en 2006 ont séjourné sur le littoral. Certes, Saint-Louis, Gorée, Rufisque, et Dakar sont côtières. Cependant, après Dakar avec un taux de 51%, c’est la petite côte qui attire le plus de touristes avec la station balnéaire et touristique de Saly qui enregistre 22% de l’ensemble des touristes en visite au Sénégal (Dehoorne, Diagne : 2008).
"Il serait important de mettre en exergue les autres facettes de ce pays, avec le potentiel culturel que renferment ces sites coloniaux, comme une alternative au tourisme balnéaire qui est actuellement confronté à des difficultés."
Il serait important de mettre en exergue les autres facettes de ce pays, avec le potentiel culturel que renferment ces sites coloniaux, comme une alternative au tourisme balnéaire qui est actuellement confronté à des difficultés. En fait, le tourisme n’est plus uniquement une question de loisir avec le balnéaire, mais peut être aussi une question de découverte avec le tourisme culturel, auquel s’ajoute le tourisme d’affaires.
L’île de Gorée a compris cette tendance et reçoit des millions de visiteurs sénégalais et étrangers par an, grâce à la Maison des esclaves et à l’organisation d’un festival Gorée Cinéma. Saint-Louis fait de même avec le pont Faidherbe, le festival Saint-Louis Jazz ou le fanal tente de par des événements d’être plus attractif. Dakar mise sur sa biennale d’art contemporain Dak’art, le futur musée des civilisations noires et quelques structures coloniales comme le building administratif pour diversifier son offre. Quant à Rufisque, elle lutte pour avoir une place dans l’événementiel culturel au Sénégal et sur le plan international.
Pour attirer plus de touristes, il faudrait mettre l’accent sur l’architecture coloniale et les expressions culturelles. Pour ce faire, une formation adéquate des guides touristiques est à prévoir, ainsi qu’une organisation et une sensibilisation des populations locales sur l’importance de conserver leurs richesses culturelles. Les autorités locales doivent également travailler à restaurer certains bâtiments coloniaux en les revalorisant sous forme de musées, de bibliothèques, de salles de cinéma, de centres culturels, d’hôtels, bâtiments publics,… tout en développant l’artisanat et en facilitant l’organisation d’événements culturels. C’est en ce sens qu’on parle d’industrie culturelle créative qui renvoie à une dimension commerciale de la culture (Institut de Statistique de l’UNESCO, 2009).
"Les autorités locales doivent également travailler à restaurer certains bâtiments coloniaux en les revalorisant sous forme de musées, de bibliothèques, de salles de cinéma, de centres culturels, d’hôtels, bâtiments publics"
De ce fait, les populations locales peuvent trouver des emplois et capter les ressources financières issues du tourisme, car l’aspect culturel comprend la dimension patrimoniale avec les monuments, mais touche également l’artisanat, la restauration, les musées et les expressions culturelles (traditionnelles et modernes). Le tourisme balnéaire jusque-là dominant, profite surtout aux grandes chaines hôtelières qui proposent le format « tout inclus ».
L’industrie culturelle créative peut être un moyen de lutter contre la pauvreté dans des villes où le taux de chômage des jeunes est très élevé. Il est urgent pour redresser l’économie touristique de faire la promotion des villes en montrant leurs atouts basés sur l’architecture et les expressions culturelles à l’image de ce que fait Cuba avec La Havane, jadis coloniale. Les autorités cubaines ont réussi à tirer des profits économiques et sociaux de l’héritage colonial en mettant sur pied des politiques de conservation intégrées pour répondre à une demande sociale.
Contribution de Massar Sarr, stagiaire à l’UNESCO Dakar au secteur Culture. Il a obtenu une licence en Histoire et archéologie médiévale de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il poursuit actuellement ses études en master à l’université Jean Monnet de Saint-Etienne (France), en gestion durable et équitable des paysages culturels et des patrimoines. Il est de nationalité sénégalaise.
www.gigamegagic.org/Unesco

LA GAMBIE A PEUR

Des gambiens s'enfuient vers le Sénégal

6aae4ca73fcd9c15b4de9154c15e6dbbca8e5aed.jpg

Des Gambiens qui redoutent un regain de violence ont commencé à fuir leur pays en direction du Sénégal, informe BBC. Une journaliste de la BBC dit avoir rencontré une dizaine d'entre eux. Ils justifient leur départ de la Gambie par la peur d'éventuelles violences et la situation politique incertaine à la suite des menaces de la Cedeao d'intervenir militairement pour obliger le président Yaya Jammeh à passer la main le 19 Janvier. Des Guinéens résidant en Gambie ont également déclaré qu'ils ont quitté Banjul pour Conakry en attendant que la situation politique reviennent à la normale.
SenewebNews
ndlr: d'après certains médias locaux, des exécutions de militaires sont signalées à Banjul entre-autres.

EBOLA A BON DOS...

Pourtant épargnés par Ebola, Sénégal et Gambie ont perdu leurs touristes

1280px-toubabdialaw_0.jpg

Il y a trois ans, Ebola faisait son premier mort en Guinée. Près de 11 000 autres ont suivi, et la majorité des pays d'Afrique de l'Ouest ont été touchés par l'épidemie. Entre autre conséquence, l'affluence des touristes a beaucoup baissé depuis deux ans dans la région, et même dans des pays très faiblement ou pas du tout touchés par la maladie. C'est notamment le cas du Sénégal et de la Gambie.
En Gambie, aucun cas d'Ebola n'a jamais été recensé. Au Sénégal, un seul cas, mais aucun décès. Et pourtant, les deux pays ont tous deux fortement souffert des conséquences de l'épidémie sur le tourisme. Lionel Lopez est propriétaire d'un hôtel de luxe dans le Siné Saloum, au Sénégal : « Heureusement qu'on avait une clientèle locale pour tenir et essayer de survivre, car au niveau du tourisme, la chute, on l'a vraiment tous ressentie. Beaucoup d'hôtels ont fermé. Moi-même, fin 2014, je regardais mon planning de haute saison pour 2015, j'avais zéro réservation long séjour dans mon planning général, et au mois de juin, on était à -50% par rapport à l'année 2014, qui était une excellente année. »
Dans ce pays, l'affluence touristique a baissé de 20 à 30% selon les indicateurs en 2015 ; et de 50% en Gambie. « Le problème, explique Abdoulie Hydara, directeur du bureau du Tourisme gambien, c'est qu'il n'y a pas eu de distinction entre la Cédéao et la Gambie. Les médias ont parlé de la Cédéao comme d'un seul bloc touché par Ebola. On a donc été indirectement très affecté par Ebola, le nombre de touristes à fortement baissé, et les compagnies aériennes ont cessé d'opérer des vols vers la Gambie. »
Pour la Gambie, dont 20% du PIB est issu du tourisme, il y avait urgence à attirer de nouveau les touristes. Las, la crise politique qui a suivi l'élection présidentielle de novembre devrait avoir un impact certain sur la saison touristique, qui battra son plein dans les mois à venir.
Myriam Louviot/RFI

26/12/2016

LE PERMIS DE CONDUIRE...

Comment passer et obtenir son permis de conduire au Sénégal ?

auto-école-696x463.jpg

Le permis de conduire, pièce indispensable dans tous pays pour jouir de ses droits de conduire un véhicule motorisé, est ici au Sénégal objet de débats. La recrudescence des accidents de voitures impliquant directement les chauffeurs nous pousse à voir comment véritablement obtenir son permis ici au Sénégal
Défini comme un examen qui donne l’autorisation de conduire un véhicule motorisé, et qui consiste en une partie théorique sur le Code de la route et en une partie pratique de conduite avec un examinateur, le permis de conduire au Sénégal s’obtient comme suit:
Pour commencer, il faut s’inscrire dans une auto-école, (soit ici l’établissement où l’on devra apprendre les différentes techniques et méthodes). Suite à cela, l’on devra ainsi fournir les pièces suivantes :
– Un certificat médical
– Un certificat de résidence
– Quatre photos d’identité
– Une photocopie légalisée de la carte d’identité et/ou une photocopie du passeport
1 – Passer l’examen du code
Ce sont ici alors les documents indispensables à fournir pour pouvoir commencer à étudier dans une auto-école. Une fois cette étape franchie, l’on devra apprendre les codes de la route nécessaires pour savoir comment se comporter en tant que conducteur. Ce sont là, l’ensemble des règles qui régissent la façon de conduire afin qu’il y ait une fluidité complète dans les différentes voies de transport.
L’apprentissage du code routier s’étale sur une durée de 21 jours voire un mois. Après l’acquisition de tous ces savoirs, l’on est soumis à un test appelé « examen code ». L’examen du code peut se tenir sous deux formes soit celui oral où l’examinateur te pose une série de questions à laquelle tu devras répondre ou celui écrit où l’on te donne un catalogue avec 25 questions à traiter sur une durée de 15 minutes.
L’examen du code vient forcément avant celui de la conduite, comme pour ainsi dire l’on ne peut mâcher sans dents ! Donc après qu’on ait réussi son examen code, l’on attendra celui lié à la conduite.
2 – Passer l’exercice de la conduite
Même procédé qu’avec les cours de code, mais ici on est accompagné d’un moniteur qui, durant 15 cours voire 20, pourra vous inculquer une certaine maîtrise du volant et de ses différents paramètres. Après tous ces cours, l’on se représente pour un examen portant sur la conduite. Le candidat devra être évalué par un créneau en outre, il devra présenter soit un passeport, soit une carte d’identité sinon il ne pourra guère passer le test.
3 – Où passer les examens de code et de conduite ?
Les examens se font dans toutes les régions du pays. Ici à Dakar, les examens du code se passent au Front de Terre à 100 mètres de la Gendarmerie. Quant à celui de la conduite, il se tient au niveau du parking du stade Léopold Sédar Senghor.
Au Sénégal, l’examen porte sur le créneau lorsqu’il est validé l’on pourra ainsi obtenir son permis. Mais l’on ne pourra exercer que 21 jours après et ce, même si l’on était plus fort que Sebastien Vettel !
Voilà à vos volants, prêts, partez !
Mamoune Tine/Senenews

25/12/2016

CE LUNDI, C'EST CONGE!

Lundi 26 décembre sera un jour férié, décret signé par le Président Macky Sall

7090222-10855812-696x387.jpg

Le lundi 26 décembre est décrétée jour férié par son Excellence Mr Macky Sall. A travers un secret qu’il a signé ce jour sera donc non ouvrable.
Le président vient de signer un décret faisant de ce Lundi 26 décembre un jour. La RTS recevait Mr Seydou Guéye, porte-parole du gouvernement, et ce dernier a confirmé l’annonce.
Mamoune Tine/Senenews

ISRAEL EST EN COLERE...

Le Sénégal a défendu dimanche son vote à l’ONU contre la colonisation dans les Territoires palestiniens et à Jérusalem-Est, après la décision d’Israël de rappeler son ambassadeur à Dakar et d’annuler son programme d’aide.

1024x576_353261.jpg
“Il faut saluer la position du Sénégal. La communauté internationale salue la position du Sénégal et notamment les pays musulmans”, a affirmé le porte-parole du gouvernement Seydou Guèye sur la télévision publique.
“Le Sénégal a tenu à être conforme à sa vision de la diplomatie. Depuis 1975, le Sénégal préside le comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien. Ce n’est pas parce que le Sénégal soutient le peuple palestinien qu’il est contre Israël”, a ajouté M. Guèye. Ce comité, un organe de l’ONU, a été créé en 1975.
Interrogé sur l’annulation par Israël de tous les programmes d’aide à Dakar, il a indiqué que “l’Etat du Sénégal n’est pas officiellement informé. Quand il sera saisi d’une telle décision, il donnera une suite”.
Il ne s’est pas exprimé sur l’annonce par Israël du rappel de son ambassadeur à Dakar.
Le Sénégal, actuellement un des dix pays membres non permanents du conseil de sécurité, a rétabli ses relations diplomatiques avec Israël en 1995.
La résolution contre la colonisation israélienne, initialement proposée par l’Egypte et qui devait être votée jeudi, avait finalement été présentée au vote vendredi à l’initiative de la Nouvelle-Zélande, du Sénégal, de la Malaisie et du Venezuela, après une volte-face du Caire.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé quelques heures seulement après le vote de la résolution, le rappel “immédiat” de ses ambassadeurs en Nouvelle-Zélande et au Sénégal “pour consultations”.
Il a également décidé d’annuler la visite du ministre sénégalais des Affaires étrangères, prévue en janvier, ordonné l’annulation de tous les programmes d’aide au Sénégal, et l’annulation des visites en Israël des ambassadeurs non résidents du Sénégal et de Nouvelle-Zélande.
Le texte voté vendredi exhorte Israël à “cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est”.
Il a été adopté vendredi par le Conseil de sécurité de l’ONU après la décision des Etats-Unis de ne pas utiliser leur droit de veto.
AFP

LE PRIX DU BILLET DE TRAIN

Train Express Régional: ce sera à l’Etat du Sénégal de fixer les prix des billets

image173147-e1463123765838-592x296-1463740357-696x348.jpg

La SNCF, compagnie ferroviaire française vient de livrer une information de taille par rapport au futur Train Express Régional. Selon la firme française ce sera au Sénégal de fixer les prix du train si l’on sait que le péage coûte excessivement cher et ce, à cause de la concession faite à l’entreprise Eiffage, nous pouvons dès lors dire que l’Etat sénégalais prend les devants.
Le TER sera surement très usité après sa livraison dans 26 mois, mais pour beaucoup de sénégalais la cherté du projet se reflétera sur les prix des billets mais apparemment l’Etat mobilise les moyens pour que cela ne soit pas le cas.
Le conseiller diplomatique de la Sncf, Fréderic Bardenet avance même que « nous sommes dans un partenariat qui tend vers la durée donc nous ne pouvons pas faire des concessions d’ordre privé. Ce sera à l’Etat du Sénégal de désigner l’autorité organisatrice pour l’édification des tarifs des billets ».
Chiffré à 568 milliards de FCFA, le TER devra rallier le Centre-Ville à l’AIBD de Diass et sa livraison est donc prévue dans 2 ans.
Mamoune Tine/Senenews

St LOUIS FACE A L'UNESCO...

Mesures pour que Saint-Louis reste au patrimoine mondial

images.jpg

Le Sénégal a pris des mesures pour éviter que l'Unesco retire Saint-Louis du patrimoine mondial, après la destruction de maisons historiques dans la première ville fondée par la France en Afrique subsaharienne au 17e siècle, rapporte samedi l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique).
"Nous n'allons pas attendre que Saint-Louis soit déclassée pour réagir", a affirmé le ministre sénégalais de la Culture Mbagnick Ndiaye, cité par l'APS.
Des mesures seront prises pour arrêter "les constructions anarchiques et la destruction de maisons historiques" dans cette ville classée depuis 2000 par l'Unesco au patrimoine mondial, a dit le ministre.
Il s'exprimait à l'issue d'une réunion gouvernementale vendredi à Dakar et après des menaces de l'Unesco de retirer Saint-Louis du patrimoine mondial en raison de la dégradation de ses vestiges.
"Nous avons le souci de préserver le patrimoine matériel de Saint-Louis. Aujourd'hui, des maisons et bâtiments administratifs construits aux 17ème et 18ème siècles, qui ont une valeur architecturale extrêmement importante, sont menacés", a-t-il dit.
Il a également annoncé un recensement du patrimoine et l'envoi d'une commission prochainement à Saint-Louis "pour vérifier si les mesures prises (par le gouvernement) sont en train d'être exécutées".
La ville, fondée en 1659, abrite de nombreux vestiges historiques dont d'anciennes demeures coloniales françaises et le mythique pont Faidherbe, du nom d'un ancien gouverneur de la colonie du Sénégal.
Cet ouvrage construit en 1897, était destiné à relier l'île de Saint-Louis au continent. La localité, située entre l'océan et le fleuve Sénégal, reste une attraction touristique.
APS

23/12/2016

315 MORTS POUR 100000 NAISSANCES

Mortalité maternelle et néonatale au Sénégal : 315 morts pour 100 000 naissances vivantes

10833411-17905226.jpg

La mortalité maternelle demeure préoccupante à travers le monde et surtout en Afrique subsaharienne. Au Sénégal, le ratio de la mortalité maternelle est passé en 2015 à 315 décès pour 100 000 naissances vivantes. Tous les jours, 4 à 5 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l'accouchement malgré les efforts déployés.
Le pays a fait beaucoup d'efforts, comparé à d'autres qui sont encore à 1000 décès pour 100 mille naissances vivantes au niveau de la mortalité maternelle.
La ministre de la santé Awa Marie coll Seck, présidant une conférence nationale sur la surveillance des décès maternels et riposte, a salué les efforts du Sénégal relevant que ces résultats résultent de la combinaison de plusieurs facteurs interpellant le système de santé, relativement au taux de couverture en infrastructures, en personnel mais également les divers aspects de la société.
Selon elle, un bond qualitatif a été fait en matière de planification familiale avec un taux de couverture qui est passé de 10% en 2010 à 21% en 2016. Elle a rappelé que les pays se sont fixés une nouvelle cible dans l'objectif de développement durable qui est de faire passer le nombre de décès en dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes.
vox populi
autre source: http://www.lequotidien.sn/sante-taux-de-mortalite-materne...

22/12/2016

VILLAGE DES ARTS A NGAPAROU

Ngaparou (Mbour) étrenne son « village des arts » le 24 décembre

AP_Report_Artisanat_Soumbédioune_31.jpg

Le « village des arts » de Ngaparou va officiellement ouvrir ses portes le 24 décembre, au cours d’une cérémonie devant coïncider avec la tenue des traditionnelles 72 heures de cette commune du département de Mbour, à quelque 70 Km de Dakar, a-t-on appris des organisateurs.
Le « village des arts » de Ngaparou lance ses activités « avant les « 72 heures de la commune de Ngaparou », mais ce démarrage « est bien intégré à ce rendez-vous culturel et artistique avec ses régates, et diverses activités culturelles et récréatives très suivies par les populations et les touristes venus des hôtels environnants », rapporte un communiqué transmis à l’APS.
Dirigé par l’artiste plasticien sénégalais Bassirou Sarr, résident à Berlin (Allemagne), le « village des arts » de Ngaparou est érigé sur une propriété de quelque 1000m2.
Ce nouvel espace « se veut un centre d’expérimentation artistique, de promotion artisanale et d’échanges fraternels », peut-on lire dans le même communiqué reçu des promoteurs.
Ils signalent qu’un comité d’organisation a été mis en place pour son inauguration, comprenant des artistes anciens résidants du premier « village des arts » de l’avenue Peytavin, à Dakar, ainsi que les actuels occupants du « Village des arts » de la capitale sénégalaise (sis prés du stade Léopold Sédar Senghor).
« La pièce maîtresse du programme de cette inauguration est l’exposition internationale d’art plastique, peintures, installations et sculptures en plein air, intitulée +Berlin-Dakar-Ngaparou+ », renseigne le communiqué, précisant que celle-ci se déroulera du 24 au 31 décembre 2016, dans le même espace, et sera composée des œuvres d’artistes sénégalais et berlinois.
« Cette exposition sera accompagnée d’un hommage aux artistes disparus, en particulier les anciens résidants de l’avenue Peytavin. Une animation permanente et quotidienne est programmée du 24 au 31 décembre au ’village des arts’ de Ngaparou », ajoute le communiqué.
Il évoque « des rencontres entre artistes et public, de la musique, des projections de films, des performances, du théâtre ainsi qu’un atelier d’activité d’arts plastiques (workshop) avec les jeunes ».
APS

LES TIRAILLEURS ENFIN HONORES

Les tirailleurs sénégalais bientôt naturalisés

Les-tirailleurs-sénégalais.jpg

François Hollande s’est engagé le 20 décembre à faciliter l’octroi de la nationalité française aux tirailleurs sénégalais.
François Hollande a profité mardi 20 décembre de la visite de son homologue du Sénégal, Macky Sall, pour faire part de son engagement à faciliter l’octroi de la nationalité française aux tirailleurs sénégalais.
Le président de la République a profité mardi 20 décembre de la visite de son homologue du Sénégal, Macky Sall, pour faire part de son engagement à faciliter l’octroi de la nationalité française aux tirailleurs sénégalais qui ont combattu dans les rangs de l’armée française.
« J’ai demandé qu’il y ait des instructions très claires qui soient données pour qu’il y ait toutes les facilités pour leur permettre d’accéder à la nationalité française », a déclaré François Hollande. « C’est eux qui formeront cette demande mais on compte bien marquer la reconnaissance, a-t-il insisté. Il n’y a pas plus belle reconnaissance que de pouvoir accueillir ces anciens combattants dans la nationalité française. »
Engagés de 1857 à 1960
Moins d’un millier de ces anciens soldats vivent aujourd’hui en France. En novembre, une élue socialiste de Bondy (Seine-Saint-Denis), Aïssata Seck, elle-même petite-fille de tirailleurs sénégalais, avait lancé une pétition appelant à la naturalisation de ces anciens combattants.
La pétition avait réuni plus de 40 000 signatures, dont celles du président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone, de l’ancien ministre Jack Lang, de l’acteur Omar Sy ou du comédien Jamel Debbouze.
Après un rendez-vous au ministère de l’intérieur le 15 décembre, Aïssata Seck avait obtenu la garantie que l’ensemble des tirailleurs sénégalais vivant en France pourraient bénéficier de la naturalisation.
Le terme de « tirailleurs sénégalais » désigne les soldats recrutés dans les anciennes colonies françaises situées au Maghreb, en Afrique noire et à Madagascar et qui ont été engagés aux côtés de la France dans ses différentes opérations militaires de 1857 à 1960. Les régiments de tirailleurs sénégalais ont été transformés en régiments d’infanterie de marine en 1958 avant d’être définitivement supprimés entre 1960 et 1962.
Corinne Laurent/Lacroix

21/12/2016

FRUCTUEUX VOYAGE EN FRANCE

Coopération Sénégal-France : Sept accords stratégiques signés

031d19983923444413390c305dc6aa18_L.jpg

Les présidents Macky Sall et François Hollande ont assisté, hier, à la signature de sept accords entre le Sénégal et la France. Ils portent sur le financement du Train express régional (Ter), l’écologie et les hydrocarbures avec le retour de Total au Sénégal. Macky Sall s’est rendu aux Invalides, à la mairie de Paris, au Conseil économique et social ainsi qu’à l’Assemblée nationale. La visite se poursuivra aujourd’hui au Matignon.
L’évènement phare de la visite d’Etat du président de la République, Macky Sall en France, a été sans nul doute, la signature, hier, de sept accords stratégiques dans divers secteurs. En effet, en présence des délégations sénégalaises et françaises, les deux pays ont scellé des accords à travers des protocoles financiers et des déclarations d’intention et d’intérêt. Le premier protocole financier a été signé entre les deux pays pour un prêt du Trésor non concessionnel de 95 millions d’euros (62.225.000.000 de FCfa) pour le Train express régional (Ter). Il a été paraphé par le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ et le ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin. Tandis que le deuxième protocole, sous forme de prêt, lie l’Agence française de développement (Afd) et le Sénégal. C’est un montant de 100 millions d’euros (65.500.000.000 de FCfa) toujours pour financer le Ter. Il sera paraphé par le ministre Amadou Bâ et Philip Bodouin, directeur général de l’Afd.
Le troisième protocole est un accord tri-partite entre la Société nationale des chemins de fer (Sncf) de Paris, la Régie autonome des transports parisiens (Ratp) et le Sénégal pour le développement de l’exploitation et de la maintenance dans le cadre du Ter Dakar-Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) et la création d’un centre de formation dédié à la mobilité urbaine. L’accord a été signé par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane, le président du Directoire du groupe Sncf, Guillaume Pépy et la Présidente directrice générale (Pdg) de la Ratp, Elisabeth Borne.
Total dans l’Off shore profond
A ces accords, il faut ajouter une déclaration d’intention entre les gouvernements sénégalais et français, pour renforcer la coopération en matière de protection des océans et du littoral. Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye et le ministre français de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, Ségolène Royal, ont signé le texte. Un accord ministériel pour renforcer la coopération en matière d’efficacité énergétique et de transition bas carbone de l’immobilier, a été également paraphé par le ministre de l’Energie, du Développement et des Energies renouvelables, Thierno Alassane Sall, et Ségolène Royal. Par ailleurs, une lettre d’intérêt de financement entre le Sénégal et Banque publique d’investissement (Bpi) de France relative à l’acquisition et l’installation d’un supercalculateur pour le centre national de calcul sénégalais à la Cité du savoir de Diamniadio a été paraphé par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane et chargé d’affaires à Bpi France, Lionel Barbaroux. Enfin, le dernier texte est un protocole de coopération entre le Sénégal et Total pour l’Off shore profond (Pétrole). Les signataires sont le ministre de l’Energie, du Développement et des Energies renouvelables, Thierno Alassane Sall et le directeur général Marketing et Services de Total, Momar Nguère.
Moussa DIOP/Lesoleil

PETROLE, PETROLE

BP parie sur le gaz en Mauritanie et au Sénégal

2016-12-07t063003z_915342979_rc196094b060_rtrmadp_3_usa-oil-asia-bp_1_0.jpg

BP investit un milliard de dollars dans les champs gaziers de Mauritanie et du Sénégal, un soutien décisif du géant pétrolier britannique à de futures infrastructures gazières, près des côtes ouest-africaines.
Avec l'arrivée de BP et de son milliard de dollars, le développement des gisements gaziers maritimes de Mauritanie et du Sénégal est assuré, financièrement et techniquement. Le géant pétrolier britannique est en effet considéré comme un expert de l'exploration en eau très profonde, malgré ou à cause de la marée noire de 2010 dans le golfe du Mexique.
BP prend 62% des blocs mauritaniens et 32,49% des blocs sénégalais, aux côtés de la petite société Kosmos qui a découvert les gisements et qui restera l'opérateur de l'exploration future, BP devenant l'opérateur du développement des champs gaziers.
L'objectif est ensuite de liquéfier le gaz près des côtes ouest-africaines pour expédier ce GNL par bateau vers l'Europe ou vers les pays d'Afrique de l'Ouest pour y faire tourner les centrales électriques. Les eaux territoriales de la Mauritanie et du Sénégal sont le troisième investissement gazier de BP en Afrique. Comme ses concurrents, la compagnie britannique privilégie de plus en plus le gaz, complémentaire des énergies renouvelables et moins polluant que le charbon.
REUTERS/Molly Riley/RFI
ndlr: On a appris ce mardi que TOTAL entrerait également dans les investisseurs suite à la visite de Macky Sall en France.

20/12/2016

BEL EXEMPLE AU MONDE...

Les chrétiens aident les musulmans à fêter le Mawlid au Sénégal

2016.12.13-senegal.jpg
En communion avec la communauté musulmane, les chrétiens de Tivaouane s’impliquent pour la réussite du Gamou, en offrant leurs services et en mettant leurs maisons à la disposition des pèlerins, fortifiant la cohabitation harmonieuse et pacifique des différentes religions au Sénégal.
À Tivaouane, cité religieuse située à une centaine de kilomètres de Dakar, la célébration de la naissance du prophète de l’islam Mohammed n’est pas que l’affaire des musulmans. La forte communauté chrétienne établie dans cette ville est très impliquée dans l’organisation de cet événement, communément appelé le Gamou, qui regroupe chaque année des milliers de pèlerins.
C’est le cas de la famille Bampoky qui n’a pas raté l’occasion de participer à la réussite de l’anniversaire dont la cérémonie religieuse a eu lieu la nuit du dimanche 11 décembre 2016. « Nous nous considérons comme des personnes de même famille. Nous avons le devoir d’aider à la réussite de l’événement », expliqué Antoine Bampoky, le fils aîné.
« Les maisons des chrétiens ne désemplissent pas. Elles accueillent des hôtes au même titre que chez les musulmans. Ce sont souvent des invités du voisinage, qui n’ont plus de place pour abriter les pèlerins. Mais, aussi, des collègues musulmans de travail et autres connaissances logent dans les demeures chrétiennes ».
André Mendy, un autre chrétien dont la maison est remplie de pèlerins, confirme. « Nous célébrons le Gamou comme les musulmans. Et même en dehors de cette fête, nous entretenons de très bonnes relations. C’est comme si nous étions issus de la même famille », confie-t-il.
« Nous recevons des pèlerins chez nous durant le Mawlid au même titre que nos voisins, ajoute sa fille. Nous préparons de la nourriture licite pour les invités qui vont camper dans la maison et qui préfèrent manger de la sauce avec du poulet ou du couscous fait à base de mil ».
Une cohabitation exemplaire
« Le marabout nous a dit de préparer les maisons pour bien accueillir les hôtes, explique Zita Badiane. Il y a évidemment des surplus de dépense, mais il le faut. C’est pour mettre les invités à l’aise et on fait de notre mieux », poursuit-elle, dans sa maison où des dames s’affairent autour de grosses marmites pour les besoins de la cuisine.
Cette complicité va au-delà de ce Gamou, ajoute-t-elle. « Durant les fêtes musulmanes, les chrétiens sont invités à partager le repas dans les maisons musulmanes et vice versa. Il est aussi courant de donner à son enfant le nom d’un ami d’une autre religion ».
Cette cohabitation « exemplaire » est saluée par un vieux pèlerin, El Hadj Aldiouma Guèye, rencontré dans les sablonneuses ruelles de la cité religieuse. « Il est nécessaire de consolider cette bonne dynamique et de raffermir les liens », assure-t-il.
Charles SENGHOR/la-croix.com

19/12/2016

LE FUTUR MUSEE DES CIVILISATIONS NOIRES DE DAKAR

le Musée des civilisations noires de Dakar, un écrin en quête de contenu

capture-decran-2016-12-15-a-15-1-592x296-1481812874-592x296-1482146573.png

Imaginé par Senghor et relancé sous Wade, le Musée des civilisations noires (MCN) devrait ouvrir ses portes au premier semestre de 2017. Reste à trouver de quoi remplir ses immenses salles.
L’édifice est imposant. Autant, si ce n’est plus, que le Grand Théâtre national auquel il fait face, au Plateau, dans le centre de Dakar. Un immense bâtiment circulaire planté au-dessus du port, à l’architecture inspirée du patrimoine local : une forme ronde reprenant celle des cases traditionnelles avec, au dernier étage, un puits de lumière rappelant les impluviums de l’habitat coutumier de Casamance.
Une idée lancée par le président Senghor
Après plusieurs décennies d’attente, le Musée des civilisations noires (MCN) est enfin sorti de terre. Lancée par l’ancien président Léopold Sédar Senghor, après la réussite du Festival mondial des arts nègres organisé dans la capitale sénégalaise en 1966, l’idée d’un vaste établissement dédié aux cultures africaines était peu à peu tombée dans l’oubli. C’est Abdoulaye Wade qui la réactive dans les années 2000. Il confie la réalisation du projet à l’entreprise chinoise Shanghai Construction Group et pose la première pierre en décembre 2011. Mais, en raison de l’alternance, les travaux ne démarreront véritablement que sous son successeur, Macky Sall, en décembre 2013. Ils dureront deux ans.
Désormais en phase de finition, ce musée moderne, d’une superficie totale de 15 000 m² sur 4 niveaux – dont près de 5 000 m² de surface d’exposition – a déjà coûté 20 millions de dollars (environ 18,5 millions d’euros). L’ambition affichée par les autorités est claire : devenir « le » plus grand musée du continent consacré aux civilisations africaines. « Nous n’allons pas en faire un lieu nostalgique et ethnographique, qui serait une sorte d’avatar des expositions coloniales du début du XXe siècle, mais plutôt un musée contemporain et dynamique, en mouvement permanent », explique, le ton enjoué, le Pr Hamady Bocoum, directeur général du futur établissement.
Benjamin Roger/Jeune Afrique

REVEILLONNER A SALY

Noël et Nouvel an à l'hôtel Neptune de Saly

29fff-01-2016-neptune4.jpg

 

 

Fleuron des réceptifs de la station touristique de Saly, l'hôtel Neptune maintient non seulement le cap face à la baisse du tourisme au Sénégal mais ne cesse de se redynamiser. Sous la houlette de Norbert Thelisson, ce réceptif a toujours autant de succès et demeure d'un parfait entretien, d'un service 5 étoiles.
Soixante dix suites, une immense piscine chauffée, un cadre superbe, le Neptune tient la dragée haute au parc hôtelier sénégalais depuis 18 ans.
Une bonne adresse pour réveillonner, d'autant que les offres sont alléchantes:
Offre de Noël
Soirée et repas du réveillon de Noël: 49.000fcfa/pers
Soirée et repas du réveillon de Noël, Suite Double, petit déjeuner du 25/12: 89.500fcfa/pers
Soirée et repas du réveillon de Noël, Suite Double, petit déjeuner du 25/12 et déjeuner du 25/12:101.500fcfa/pers
Menu du réveillon de Noël :
· Cocktail de Noël dans les jardins.
· Gambas rôties sur fondue d’échalotes.
· Plaisir glacé à la liqueur de Warang.
· Le chapon sauce forestière et son flan de patates douces.
· La ronde de chèvre.
· La trilogie de bûches de Noël.
PROMO Jour de l’An :
- Soirée et repas du réveillon de la Saint Sylvestre : 59.000 FCFA par personne.
- Soirée et repas du réveillon de de la Saint Sylvestre, Suite Double, petit déjeuner du 01/01 : 107.000 FCFA par personne.
- Soirée et repas du réveillon de de la Saint Sylvestre, Suite Double, petit déjeuner du 01/01 et déjeuner du 01/01 : 119.000 FCFA par personne.
Menu de la Saint Sylvestre :
· Cocktail du nouvel an dans les jardins.
· Salade de gambas aux fruits exotiques.
· Croustillant de langouste au chutney de tomate et pommes fruits.
· Plaisir glacé à la liqueur de Warang.
· Tournedos sauce foie gras et ses petits farcis.
· Douceur de Brie.
· Festival de desserts.
Réservations: Tel : 33.957.23.20 - resa.neptune@gmail.com ou neptune@orange.sn
www.saly-hotel-neptune.com

18/12/2016

LE PONT A FOUNDIOUGNE: 2017

Les travaux de construction du pont de Foundiougne démarrent début 2017

Foundioune en attendant le bac 3.jpg

Les travaux de construction du pont de Foundiougne vont démarrer en début 2017, a annoncé samedi à Saly-Portudal l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun.
‘’La préparation du projet du pont de Foundiougne touche à sa fin et les travaux de construction démarreront début 2017’’, a-t-il dit, à l’ouverture d’un séminaire sur la coopération sino-sénégalaise.
L’ambassade de Chine a rappelé que le tronçon de 18 km de l’autoroute Aéroport internationale Blaise Diagne (AIBD)-Sindia, financé et réalisé par la partie chinoise, a été mis en service en octobre dernier.
‘’Les travaux de l’autoroute AIBD-Thiès et Sindia-Mbour avancent dans d’heureuses conditions, ce qui fera 160 km d’autoroute nouvellement construite d’ici fin 2020’’, a indiqué Zhang Xun.
Pour le projet de l’autoroute Mbour-Kaolack, il a affirmé que les deux parties (sénégalaise et chinoise) sont en ‘’ étroit contact ‘’.
‘’ Tous ces projets doteront le centre économique du Sénégal d’un réseau de transport commode et optimisé, donnant une garantie solide au développement à grandes enjambées du pays’’, a souligné le diplomate chinois.
Dans le domaine hydraulique, l’ambassadeur de Chine au Sénégal confie que le forage de 250 puits et la réalisation de 150 systèmes d’approvisionnement en eau est en pleine préparation et pourra démarrer en début 2017.
‘’ En septembre , une mission chinoise est arrivée au Sénégal pour une visite d’études sur les projets de l’aménagement de l’esplanade du Musée des civilisations noires et de l’élargissement de l’hôpital pour enfants de Diamniadio. Ces projets sont maintenant en étude de faisabilité et pourront être mis en chantier en 2017’’, a précisé Zhang Xun.
ASG/Birane Hady Cissé/APS

LA MONTEE EN PUISSANCE DISCRETE DU SENEGAL

« Sénégal : ce discret succès africain »

macky-sall-référendum.jpg

Alors que les pays en crise ne cessent de faire la « une » de l’actualité, ceux qui enregistrent de francs succès passent généralement sous les radars médiatiques. Le Sénégal fait aujourd’hui partie de cette seconde catégorie qu’il serait utile – pour sortir des sempiternels sentiers battus africains – de replacer sous les feux des projecteurs.
Porté par une croissance de 6,5% en 2015 et des projections estimées par le FMI à 6,6% en 2016 puis 6,8% en 2017, le succès sénégalais est d’abord économique. En l’espace de quelques années, le pays de la Teranga est ainsi devenu une véritable locomotive dans la sous-région et sur l’ensemble du continent. Une mue d’autant plus remarquable qu’elle succède à un long cycle de croissance atone. Tirée par des exportations en plein boom, dopée par la filière agricole auxquelles se conjuguent une forte hausse de la consommation intérieure et de l’investissement, cette embellie a permis à l’exécutif de combiner de front politique budgétaire expansionniste et politique sociale volontariste, et ce sans pour autant grever les comptes publics. Autrement dit, si la dette sénégalaise a progressé à un rythme relativement élevé ces dernières années, le déficit budgétaire s’est quant à lui fortement contracté.
Une configuration favorable qui a permis au président Macky Sall de tenir ses promesses de campagne sur le front social. En effet, celui qui a labouré les terres du Sénégal avant de remporter l’élection présidentielle de 2012 – quitte parfois à loger chez l’habitant dans les villages les plus reculés – s’est forgé la conviction qu’à sa politique de relance de l’économie devait impérativement se mêler un choc sur le plan social afin de prendre (enfin !) à bras-le-corps la lutte contre la pauvreté. Une fois élu, le nouveau président du Sénégal a, ce faisant, lancé deux programmes totalement inédits en Afrique : la couverture médicale universelle ainsi qu’une myriade de bourses dites de « sécurité familiale ». Le premier offre la possibilité aux Sénégalais les plus démunis de bénéficier de la gratuité des soins et ambitionne de procurer une protection sociale à 75% de la population à l’horizon 2017, tandis que le second propose des bourses trimestrielles de 38 euros aux foyers les moins favorisés. Objectifs affichés par l’exécutif : sortir près de trois millions de personnes de l’extrême pauvreté d’ici deux ans. Un dispositif qui a notamment fait ses preuves au Brésil et, bien qu’il soit encore trop tôt pour en mesurer l’efficacité au Sénégal, fait de la deuxième économique d’Afrique de l’Ouest un pionnier en la matière sur le continent. Ces différentes mesures s’inscrivent dans le cadre du Plan Sénégal Émergent (PSE) ; l’alpha et l’oméga de la politique de Macky Sall qui mobilise – de la santé, au tourisme en passant par l’enseignement supérieur – toutes les forces vives. Reposant sur le tryptique « croissance inclusive, développement humain et bonne gouvernance », le PSE – pensé sur vingt ans par ses artisans – aspire à hisser le Sénégal parmi les pays émergents en 2035.
L’autre versant du « succès sénégalais » est quant à lui politique. Les vives tensions qui avaient émaillé l’élection présidentielle de 2012 ont depuis lors été rayées comme un trait de plume, permettant au Sénégal de retrouver la stabilité qui l’avait jusqu’alors caractérisé. Toujours sur le front intérieur, le nouveau chef de l’État s’est attaché à rompre avec les méthodes de son prédécesseur concernant l’épineux dossier de la Casamance, serpent de mer de la vie politique sénégalaise. En engageant un troisième acte de décentralisation, il a créé – sur une étroite ligne de crête – une nouvelle collectivité casamançaise plus consensuelle qui disposera d’un exécutif local et, de facto, de plus d’autonomie.
Un sens de la diplomatie que Macky Sall a également su manier à l’extérieur des frontières. Fruit d’une politique étrangère active, Dakar a été désigné membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2016-2017 ainsi que membre du Conseil exécutif de l’UNESCO. Des satisfécits onusiens qui viennent récompenser l’implication tant diplomatique que militaire du Sénégal dans la résolution des conflits continentaux : MINUSMA au Mali, MONUSCO en République démocratique du Congo ou encore ECOMIB en Guinée-Bissau.
Enfin, pays multiconfessionnel à majorité musulmane, situé aux portes du Sahel, le Sénégal fait lui aussi face à la montée de la menace terroriste. Conscient de ce risque qui a déjà frappé ses voisins, il organise chaque année, depuis 2014, un Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique. Les autorités sénégalaises ont quant à elles arrêté, fin 2015, une trentaine de prêcheurs islamistes radicaux ; un coup de tonnerre dans un pays réputé pour son islam tolérant.
Alors que Macky Sall entame sa visite d’État en France le 19 décembre prochain, force est de saluer les succès enregistrés par le Sénégal ces dernières années. Bien que de nombreux chantiers restent à engager – en matière d’électrification des foyers et de chômage des jeunes notamment – le pays de Senghor a retrouvé l’aura dont il bénéficiait du temps de son père fondateur. Un succès discret, amplement mérité.
Erwan DAVOUX/Dakaractu

MACKY A PARIS

Macky Sall en visite d’Etat à Paris du 18 au 23 décembre

macky-avion-3.jpg

En visite d’Etat à Paris, du 18 au 23 décembre, le président sénégalais, Macky Sall aura de nombreux entretiens à caractère politique, économique et culturel. Plusieurs rencontres au sommet sont à l’ordre du jour.
Dès le 19 décembre, Macky Sall sera à Strasbourg où il visitera les ateliers de l’usine Alstom, partie prenante dans la réalisation du projet de la régie Dakar (train)-futur aéroport international Blaise-Diagne. L’ambassadeur de France au Sénégal Christophe Bigot a invité le chef d’Etat sénégalais à découvrir toute l’étendue du savoir-faire des entreprises françaises et leur technologie dans le domaine des chemins de fer.
Puis il se rendra au Musée du quai Branly –Jacques Chirac à Paris. Le 20 décembre, une cérémonie d’honneurs militaires aura lieu dans la cour des Invalides, en souvenir des « tirailleurs sénégalais », avant l’entretien du président sénégalais et son homologue français François Hollande, suivra la signature d’une série d’accords bilatéraux. Après l’Elysée, Macky Sall se rendra au sénat pour un déjeuner avec son président Gérard Larcher ; suivi d’une visite à l’Hôtel de ville de Paris, à l’Assemblée nationale où il sera reçu par son président Claude Bartolone.
Le président sénégalais clôturera cette journée par un dîner d’Etat à l’Elysée. Au conservatoire national des arts et métiers, il sera fait docteur honoris causa. Le 21 décembre, le chef d’Etat sénégalais s’entretiendra avec le nouveau Premier ministre français Bernard Cazeneuve ; avant une intervention à l’Académie des sciences d’Outre-Mer où il ressortira comme membre associé.
Le 23 décembre, l’ancien pensionnaire de l’Institut français du pétrole – Energies nouvelles sera dans les murs de son ancienne école. Depuis 1992, aucun président sénégalais n’a pu effectuer une visite d’Etat en France. Pour le porte-parole du gouvernement français, Stéphane Le Foll, « c’est un événement important qui marque cette volonté de travailler ensemble à la hauteur de ce que nous partageons ensemble ».
Cette visite est consécutive à celle de Manuel Valls de septembre 2016. La France et le Sénégal entretiennent des relations multiséculaires, pérennisées par les différents dirigeants qui se sont succédés à la tête des deux Etats.
Noël Ndong/adiac

17/12/2016

NOUVEAUX HÔTELS A DAKAR

AccorHotels se renforce au Sénégal avec le Pullman Teranga, un Mercure et un Ibis

0563_ho_00_p_346x260.jpg

Le groupe hôtelier achève la rénovation du Pullman Teranga 5 étoiles à Dakar et vient de signer un accord pour gérer un Mercure et un Ibis Styles dans la capitale sénégalaise.
Premier hôtelier en nombre de chambres sur le continent africain avec plus d’une centaine d’établissements, AccorHotels se renforce significativement au Sénégal.
Le groupe met actuellement la dernière main à la rénovation complète du Pullman Terenga, hôtel historique édifié dans le quartier des affaires du Plateau en 1973.
Destiné à en faire « la référence de l’hôtellerie 5 étoiles à Dakar », le lifting dont l’achèvement est prévu en mars (une partie des nouvelles chambres est déjà commercialisée) donnera naissance à un établissement dernier cri de 247 chambres et suites au design à la fois contemporain et d’inspiration africaine et exploitant davantage sa situation exceptionnelle sur la baie de l’Anse Bernard.
Ciblant avant tout une clientèle affaires, le Pullman Teranga comportera également un espace piscine avec restaurant et une plage privative.
AccorHotels qui gère déjà un Novotel et un Ibis à Dakar vient également de signer un accord avec la société sénégalaise Sogeho pour la gestion de deux futurs hôtels dont l’ouverture est prévue en 2020 sur la corniche : un Mercure de 138 chambres & suites et un Ibis Styles de 93 chambres.
Anne-Claire Delorme/dakarecho

FRANCE-SENEGAL: 350 ANS D'HISTOIRE COMMUNE

christophe-bigot.png

Christophe Bigot l’ambassadeur de France au Sénégal, a jeté un regard très intéressant sur les relations entre Paris et Dakar. À 48 heures de la visite d’Etat du président Macky Sall en France, l’ambassadeur s’est lâche dans un entretien sur Dakaractu dont Senego a exploité.
Sept ministres français au Sénégal en 5 mois:
« La partie visible de l’iceberg, ce sont de très nombreuses visites ministérielles. Je ne suis arrivé qu’à la mi-juin mais je constate que depuis, pas moins de 7 ministres importants du gouvernement français se sont rendus au Sénégal. Manuel Valls, en septembre, alors Premier Ministre est venu co-présider le dialogue stratégique de haut niveau entre nos deux pays. Son successeur, le nouveau Premier ministre, à l’époque où il était Ministre de l’Intérieur, M. Cazeneuve s’est déplacé pour renforcer la coordination anti-terroriste entre nos deux pays. Le Ministre des Affaires étrangères, Jean marc Ayrault, est venu échanger sur la diplomatie mondiale et africaine. M. Le Drian, le Ministre de la Défense a participé au Forum paix et sécurité de Dakar, exercice auquel il a fortement contribué dès sa fondation. Mme Nadjat Valaud Belkacem, Ministre de l’Education est allé à la rencontre des écoles françaises au Sénégal. Le Ministre de l’Agriculture, porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, est venu dans le Ferlo appuyer le travail mené par les chercheurs agronomes français et sénégalais et plaider en faveur de l’initiative 4 pour 1000 ».
La visite de Macky Sall, une première depuis 23 ans:
« La visite d’Etat du Président Macky Sall à Paris, la semaine prochaine, la première d’un Président sénégalais depuis 23 ans, consacrera cette extraordinaire densité.
Autant vous dire que ces derniers mois ont donc été intenses. Mais c’est ce qui est passionnant, car c’est ainsi qu’on peut le mieux faire avancer les projets très concrets. Et, croyez-moi, il y en a : dans le domaine sécuritaire, dans le partage de l’histoire et des valeurs communes, dans l’accompagnement de la jeunesse, dans les partenariats économiques qui vont contribuer au Sénégal émergent ».
Sénégal-France, 350 ans d’histoire commune:
« Les relations entre Paris et Dakar sont excellentes, intimes, intenses. Avec un spectre très large. Le Sénégal est l’un des grands partenaires de la France, non seulement en Afrique mais aussi dans le monde. C’est vrai quand on parle de paix et de sécurité au conseil de sécurité aux Nations Unies, d’opérations de maintien de la paix, de lutte anti-terroriste comme quand on parle de culture ou d’économie. Je garde un souvenir poignant de la cérémonie à l’hôpital principal après la disparition de cet immense artiste, Ousmane Sow, qui illustrait si bien le dialogue entre nos deux pays. La France entend appuyer l’émergence de l’économie sénégalaise et soutient pleinement le PSE.
La prochaine visite d’Etat du Président Macky Sall en France, marquera les esprits, j’en suis sûr. Elle sera l’occasion de témoigner de cette rare proximité que connaissent nos deux pays, mais aussi l’occasion de faire avancer des projets ou d’en lancer de nouveaux.
Comme je le dis souvent, les relations entre nos deux pays reposent sur 350 ans d’histoire commune ! Il y eut des parts d’ombre, des tragédies mais ce qui nous rassemble aujourd’hui est plus important que ce qui nous sépare.
Il y a entre la France et le Sénégal une confiance, un respect mutuel qui s‘est installé. Et surtout beaucoup de relations humaines. Les Français ont une véritable passion pour le Sénégal. Je crois que la réciproque est vraie aussi. Il y a près de 200 000 Sénégalais en France et 30 000 Français qui vivent au Sénégal. C’est ici que se trouve la plus importante communauté française d’Afrique sub-saharienne. Il y a également 10 000 étudiants sénégalais qui étudient dans des universités françaises, un effectif qui grossit d’année en année ».
Sharif Ndao/Senego