09/03/2017

LA ROUTE A ENCORE TUE

Collision entre un car et un camion-citerne au Sénégal : 18 morts

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Dix-huit personnes ont été tuées dans la soirée du 5 mars dans une collision entre un car de passagers et un camion-citerne au Sénégal, deux jours après un accident de la route ayant fait douze morts, ont rapporté le 6 mars les médias locaux.
Près de Saint-Louis du Sénégal, dix-huit personnes ont été tuées dans une collision entre un car de passagers et un camion-citerne.
L'accident entre un car de passagers et un camion-citerne s'est produit sur une route nationale près de la ville de Saint-Louis (Nord), faisant sur le coup 15 morts tandis que huit blessés ont été évacués par les secouristes aux urgences, ont indiqué la télévision publique RTS et l'Agence de presse sénégalaise (APS).
Trois des blessés sont décédés le 6 mars, portant le bilan à 18 morts, selon les mêmes sources.
Selon une source officielle citée par la RTS, la collision a été provoquée, d'après les premières informations, par "l'éclatement du pneu avant du car" qui, dans le choc, "a pris feu".
Cet accident survient moins de 48 heures après une catastrophe similaire dans la région de Kaolack (Centre), qui a fait douze morts, d'après une source hospitalière et des témoins cités par l'APS ce week-end.
Dans la soirée du 3 mars, une collision entre un bus et un minibus a fait dix tués sur le coup et une cinquantaine de blessés. Un des blessés est décédé durant son évacuation, un autre a succombé à ses blessures à l'hôpital.
Le 26 janvier, ce sont 17 personnes, selon un bilan officiel revu à la hausse, qui avaient péri dans un accident entre un minibus et un camion-citerne dans la localité de Malem Hodar (Centre).
Les accidents de la route sont fréquents au Sénégal. Ils sont généralement dus à l'indiscipline des conducteurs et au mauvais état des véhicules, selon les autorités et les spécialistes.
AFP/VNA/CVN/Lecourrier

08/03/2017

DAKAR VOIT HAUT

La tour la plus haute du Sénégal en construction

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À Dakar, un projet pharaonique est en train de prendre forme. En effet, dans la capitale sénégalaise, une tour haute de 104 m va être construite et fait partie des grands projets de la ville en partenariat avec deux grandes compagnies dakaroises.
Les deux compagnies à l’origine de ce gigantesque projet ne sont autres que le groupe Redman et l’une des filiales de la CFOA ou la Compagnie financière de l’Ouest africain, l’établissement d’assurance, Amsa Realty.
La vision de ces deux compagnies, c’est de dépasser la hauteur des deux édifices qui surplombent déjà le ciel de Dakar, à savoir, l’immeuble Kébé et celui de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest.
Le tissage de pagne comme référence architecturale
La plus haute tour de Dakar
Le design architectural de ce projet de la plus haute tour du Sénégal a été inspiré à la suite d’un concours qui a permis de définir les bases du plan de l’immeuble.
Après cette définition, la réalisation et la conception du plan final ont été confiées au bureau d’études français, spécialiste dans l’architecture, Wilmotte & associés.
Ce bureau d’études qui a également eu le contrat pour le développement et la concrétisation du projet, et dont la finalisation et la réception définitive de cette tour mixte devraient se faire en 2020.
La particularité de cette tour haute de 104 m c’est son design et son aspect architectural.
En effet, les architectes issus de l’agence Wilmotte & associés ont travaillé sur une base de technique de tissage local pour réaliser le revêtement de l’immeuble et en assurer une finition originale.
Une tour moderne et esthétique
Typiquement sénégalaise, cette technique fera ainsi, paraître la richesse de la culture locale à travers le design de ce bâtiment. Lors du concours et de l’appel à manifestation d’intérêt lancés par les deux compagnies en charge du projet, cet aspect a été un critère de choix déterminant.
En plus de cela, l’agence a travaillé sur un concept et un design original qui permettront de donner à l’immeuble un aspect final légèrement courbé et effilé, avec une finition dorée.
Pour ce qui est de la dimension, mise à part la hauteur de 104 m, l’immeuble sera construit sur un terrain de 20 000 m² avec une vue panoramique qui sera proposée à partir du toit du bâtiment. Sur ce toit, les concepteurs feront donc en sorte de faire un aménagement pour avoir une terrasse qui permet de voir les alentours sur un angle de 360 °.
Au rez-de-chaussée, l’immeuble aura un espace de vie et de rencontre urbaines.
En ce sens qu’il sera aménagé afin d’avoir des locaux commerciaux et un endroit avec “jeu de courbes sur trois niveaux qui articule l’existant et les avoisinants”, selon l’un des architectes qui se charge du projet.
On retrouvera également dans les étages de l’immeuble, des espaces qui pourront accueillir des bureaux, mais aussi des restaurants et des installations éoliennes.
Et comme c’est un immeuble qui se veut être respectueux de l’environnement, des espaces de verdure sous forme de terrasse y seront disponibles ainsi que des salles de congrès pour accueillir différents types de rencontres et de réunions professionnelles.
Une tour haute de 104 m qui se veut être une nouvelle icône de la ville
Du haut de ces 104 m, cette tour qui sera érigée à Dakar au Sénégal accueillera surtout des entreprises dans le secteur privé.
Cela, parce que son emplacement est particulièrement stratégique étant donné qu’elle se trouve sur le Plateau de Dakar entre l’allée Robert Delmas et le boulevard El Hadj Djily Mbaye.
La tour est aussi l’axe qui permet de longer les principaux édifices de la ville comme le Palais présidentiel, celui de la primature et de la Mairie, mais aussi, l’ancienne gare de Dakar et la gare maritime, en passant par la Place de l’indépendance.
Par cet emplacement très stratégique, l’édifice se veut aussi être une tour icône de la ville qui surplombe le ciel de Dakar tout en respectant son plan d’urbanisme.
D’après l’architecte en charge du projet, Jean-Michel Wilmotte, l’immeuble sera « porteur des valeurs d’excellence des administrations publiques et des sociétés privées de premier plan du marché sénégalais qui s’y établiront, comme du groupe Amsa qui l’érige » en apportant de la singularité et de la modernité dans sa conception.
Malgré l’envergure du projet, les responsables au sein du cabinet Wilmotte & associés n’ont pas voulu divulguer le montant octroyé pour la réalisation. Néanmoins, ils ont pu avancer que ce sera l’un des plus grands programmes de construction d’immeubles jamais réalisés en Afrique Subsaharienne.
Afriquetime.com

06/03/2017

FAIRE AVANCER LE SENEGAL

La grande offensive de Macky Sall pour l’assainissement du Sénégal

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Le président de la République a lancé dimanche 05 mars le programme d’assainissement des 10 villes. Un programme dont le but est d’améliorer le cadre de vie et la santé des populations bénéficiaires.
Accueilli en grande pompe par les Lougatois et les populations des départements de la région, malgré « les circonstances et ses recommandations de ne pas organiser d’accueil », le président de la République a officiellement donné le top départ des travaux d’assainissement de 10 villes du pays. Un vaste programme financé à hauteur de 70 milliards, avec l’appui de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).
Pour le président Sall, il s’agit d’ « améliorer le cadre de vie et la santé » des 2 909 000 personnes qui seront impactées par ce programme, soit 20% de la population du Sénégal. Lequel permettra la réalisation de nouveaux réseaux d’assainissement collectifs à Matam, Tambacounda, Tivaouane et Touba. Les villes de Louga, Saint-Louis, Rufisque, Cambérène et Saint-Louis verront leur réseau d’assainissement étendu et densifié. Quant à Kaolack, elle n’aura plus à être confrontée aux inondations grâce à un réseau de drainage des eaux pluviales. S’y ajoutent, d’après le président de la République, la construction de plus de 500 édicules dans les écoles. Et pourtant, Macky Sall parle « du début du commencement ».
En effet, ce projet est une composante d'un programme global d'assainissement mis en œuvre sur la période 2017-2019. « Programme que j'ai initié en vue d'améliorer le cadre de vie des populations sénégalaises », a rappelé le président de la République qui, lorsqu’il a pris congé de la ville de Louga, a lancé la troisième phase du volet hydraulique du PUDC à Ngueufatt.
Dakaractu

SENEGAL & GAMBIE: DUO GAGNANT

Lune de miel entre la Gambie et le Sénégal

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La Gambie et le Sénégal ont officiellement relancé leurs relations. Après 22 ans de tension durant l’ère Jammeh, la venue d’Adama Barrow en visite officielle durant trois jours a permis d’inscrire dans le marbre ce retour à la normale. Pour marquer l’évènement, des annonces ont donc été faites ce samedi 4 mars.
Le communiqué qui scelle définitivement la reprise de relations normalisées a été signé en début d’après-midi par les deux ministres des Affaires étrangères, le Gambien Ousainou Darboe et le Sénégalais Mankeur Ndiaye.
Les deux pays veulent faire mettre en place un modèle de partenariat. Un conseil présidentiel est donc créé, il se réunira tous les 6 mois et il permettra de définir les axes de travail dans chaque ministère.
Concrètement trois accords ont été signés : le premier sur la défense et la sécurité, le Sénégal continuera d’aider à la sécurisation de son voisin. Le second concerne le tourisme, point fort de l’économie en Gambie qui pourrait apporter son savoir-faire au Sénégal. Le dernier vise à renforcer les représentations consulaires.
Objectif à court terme fixé : finir le pont Transgambie qui permettra de traverser plus facilement la Gambie pour aller en Casamance. Au niveau économique, les restrictions imposées par le régime Jammeh aux pécheurs sénégalais opérant en Gambie sont levées.
Si les relations sont donc excellentes entre les deux présidents Barrow et Sall, des points resteront à clarifier dans les prochains mois. Les accords bilatéraux sur la justice, les transports et la forêt - Dakar lutte contre le trafic de bois alors qu'à Banjul, les nouvelles autorités sont pour une régularisation de ce commerce - sont toujours en discussion.
Si le Sénégal est pour une lutte permanente contre le trafic, côté gambien, Adama Barrow milite visiblement pour une réorganisation du commerce, comme l'a expliqué le président Macky Sall. « Si nous pouvons organiser le secteur de façon à éviter la destruction de la forêt casamançaise, nous pourrons arriver à assainir le secteur et donc, permettre une activité licite. Le président l’a bien posé et nous l’avons entendu. »
En attendant un accord, la coupe des troncs se poursuit. Deux essences sont trafiquées : le rônier qui sert à la construction des bâtiments en Gambie et le plus noble bois de venn, exporté massivement vers la Chine.
Ancien ministre de l'Environnement, Haidar El Ali dénonce ce trafic depuis plus de 20 ans et milite pour une harmonisation des politiques. « Nos réseaux nous informent que les trafiquants sont toujours là. Au Sénégal, la loi interdit d’importer le bois de venn. Il suffirait que la Gambie interdise d’exporter le bois de venn. Les populations doivent se sentir concernées et élire le gouvernement en dénonçant ces trafiquants, parce que quand on trafique le bois, on installe le désert. »
En 2015, la douane chinoise a confirmé l'importation depuis la Gambie de 140 milliards de francs CFA, plus de 210 millions d'euros, de bois de venn. Une essence qui a disparu en Gambie et qui est maintenant pillée au Sénégal.
Leral.net

DOMMAGE POUR LA POLLUTION...

Le Sénégal se dotera de sa première centrale à charbon en 2017

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Deux unités augmenteront de 37% la capacité nette de production dans le pays
La centrale à charbon de Bargny, première du genre au Sénégal, va injecter à terme 230 mégawatts d’électricité sur la production totale nationale, actuellement chiffrée à 821 mégawatts.
Il s’agit de deux unités de production d’une puissance égale de 125 mégawatts chacune, a déclaré, jeudi, à la presse Eric Lhommé, administrateur général adjoint de la compagnie d’électricité du Sénégal (Ces), au terme d’une visite effectuée par le ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, au site implanté à 30 kilomètres de Dakar.
« Les unités 1 et 2 augmenteront de 37% la capacité nette de production au Sénégal », a-t-il ajouté, soulignant que la première va démarrer sa production en octobre 2017 et l’autre en 2020 ».
Se félicitant de ce nouveau-né du secteur énergétique sénégalais, le ministre Sall a affirmé : « Le charbon est une source qui va nous permettre d’être sécurisés par rapport aux fluctuations des prix des hydrocarbures ».
Les travaux de la centrale de Bargny, entamés en 2009, ont été, à maintes reprises, mis l’arrêt sous l’activisme d’organisations citoyennes contre ce projet qu’elles jugeaient « dangereux ».
Le coût de la centrale à charbon est estimé à 118 milliards de francs cfa (188 millions usd) et elle va « permettre de combler le fossé jusqu’à ce que la production d’électricité à partir du gaz soit réalisée », selon le document de présentation remis aux visiteurs.
AA/trt.net

05/03/2017

Corruption...

Ousmane Sonko : «Le Sénégal est pauvre à cause de ses dirigeants corrompus »

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Malgré sa place qui se situe dans les 25 pays les plus pauvres de la planète, le Sénégal est un pays extrêmement riche. C’est l’avis de Ousmane Sonko qui s’exprimait lors de l’étape de Pire de sa tournée dans le département de Tivaouane. Selon lui, cette situation est due au caractère corrompu de la classe dirigeante qui ne pense qu’à s’enrichir.
«Le Sénégal est un pays extrêmement riche, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, et qui, curieusement, figure encore parmi les 25 pays les plus pauvres de la planète », a déclaré Ousmane Sonko, le leader de Pastef.
Poursuivant, l’ancien inspecteur principal des impôts et domaines impute cette situation à «cette élite généralement corrompue, qui ne conçoit le pouvoir politique et le pouvoir d’Etat que comme un moyen d’enrichissement personnelle». Et d’ajouter : «des gens sont passés de simples locataires à milliardaires en un temps record, sans avoir eu d’usines, ou d’autres business que d’avoir été ministre, ministre d’Etat. Ce qui est inadmissible».
Dans un autre registre, M. Sonko fustige l’utilisation de l’appareil d’Etat «comme un appareil pour se maintenir au pouvoir et pour casser des adversaire. Un appareil qu’on instrumentalise, qu’on détourne de sa vocation première qui devait être de servir les populations ».
Et dans cette optique, aucun service de l’Etat, «que ce soit les services de renseignement, que ce soit la justice l’administration, tout maintenant est au service de la traque des opposants», dénonce-t-il.
Pressafrik

DES KHALIS CONTRE LA MENDICITE DES ENFANTS

Un programme de 14 milliards pour éradiquer la mendicité

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La mesure de protection des enfants à travers leur retrait de la rue a été «bien accueillie par toute la population, ainsi que la communauté internationale, notamment l’Union africaine, qui a promptement adressé ses encouragements au gouvernement, tout en appuyant l’équipement de l’Unité mobile de protection, logée au sein de la direction par l’octroi de deux minibus», a soutenu le directeur des droits, de la protection de l’Enfance et des groupes vulnérables.
A cet effet, «nous avons saisi tous les ministères sectoriels et les acteurs non étatiques, la société civile, pour leur implication effective, confie Niokhobaye Diouf, dans un entretien au quotidien Lobservateur de ce samedi.
«Avec le concours de la brigade des mineurs, nous avons entamé les premières opérations de terrain », ajoute-t-il.
Dans le cadre des mesures d’accompagnement, nous avons appuyé l’ensemble des daaras et des familles, avec des allocations financières et des denrées alimentaires pendant six mois au terme desquels, chaque daara a reçu une subvention de cinq cent mille francs Cfa et les familles une attestation de Bourse de sécurité familiale pour cinq ans, avec une couverture maladie, explique le cadre du ministère de la Femme et de la famille.
Parallèlement, conclut-il, nous avons élaboré un programme cadre, estimé à quatorze milliards Cfa pour l’éradication de la mendicité sur tout le territoire national, en phase de recherche de financement auprès des partenaires financiers.
La protection de l’enfance déclare avoir effectué, au total, près de soixante-dix opérations avec la brigade des mineurs, sanctionnées par le retrait de 1411 enfants, garçons et filles, de nationalités diverses, depuis le 30 juin 2016, à la date du 28 février 2017
SENEWEB/Ndarinfo

03/03/2017

PONT SUR LE FLEUVE GAMBIE

Pont sur le fleuve Gambie : Banjul va lever "toutes les contraintes"

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La Gambie va lever "toutes les contraintes" pour la réalisation du pont sur le fleuve Gambie, a révélé jeudi le président Macky Sall.
"En vérité, les travaux ont démarré. Ils (les gambiens) lèveront toutes les contraintes pour que la réalisation soit faite dans les prochains mois", a dit le président Sall lors d’une conférence de presse, en compagnie de son homologue gambien.
Le président gambien, Adama Barrow, a entamé une visite officielle de trois jours à Dakar, où il est arrivé jeudi.
"Le pont ne doit pas susciter beaucoup de problèmes. C’est un moyen qui doit assurer la continuité du Sénégal. C’est un moyen de communication entre les deux pays, les deux peuples", a assuré Macky Sall.
Il a rappelé que les ressources ont été dégagées par la Banque africaine de développement (BAD.
"Comme l’a dit le président Barrow, toutes les pesanteurs seront levées", a ajouté Macky Sall.
Le futur pont de plusieurs centaines de mètres, entre les localités gambiennes de Farafegni et Soma, devrait faciliter le transport des personnes et des marchandises entre le nord et le sud du Sénégal, pays à l’intérieur duquel se trouve le territoire gambien.
La Banque africaine de développement (BAD) a accepté de financer sa construction. Une cérémonie de pose de la première pierre du pont a eu lieu l’an dernier, en présence de représentants des deux pays.
Pendant plus d’une décennie, le gouvernement gambien a souvent fait valoir ses droits de propriété sur le fleuve Gambie pour imposer des taxes surélevées aux transporteurs sénégalais.
Ces derniers ont boycotté le territoire de la Gambie pendant plusieurs mois, en 2016, à cause du décuplement, par les autorités de ce pays, de la taxe à payer pour emprunter le cours d’eau.
La Casamance, confrontée depuis plus de 30 ans à une rébellion indépendantiste armée, est séparée du nord du Sénégal par la Gambie, un pays totalement enclavé dans le territoire sénégalais à l’exception de sa façade maritime.
Lateranga

02/03/2017

SAINT LOUIS EN DANGER

La ville de Saint-Louis bientôt engloutie sous l’océan?

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Les côtes sénégalaises sont plus que jamais menacées par l’érosion. Depuis les années 80, on observe les premières conséquences de ce phénomène sur plusieurs villes côtières du pays. Des plages touristiques qui ont presque disparues sur la Petite-Côte, des modes de vies directement impactés à Saint-Louis,… l’érosion est devenue une urgence réelle qui menace à terme la vie même des populations. Les pêcheurs sont particulièrement touchés. Une véritable catastrophe écologique et humaine à laquelle il est urgent de trouver des solutions durables.
La marée et ses flots destructeurs n’en finissent plus d’avaler les tonnes de sable qui constituaient jusqu’à il y a encore peu les plages bordant les côtés sénégalaises. Aujourd’hui, à la place on trouve des pneus, gravats ou autres matériaux déposés là comme dernier rempart à la montée des eaux qui menace chaque jour un peu plus les habitations. La côte sénégalaise est bien entaillée que cela soit la Petite-Côte ou Dakar. Mais c’est encore la région de Saint-Louis qui est la plus affectée.
Une montée des eaux menaçante
Les rivages de la région de Saint-Louis sont tout spécialement touchés par cette érosion côtière. Le niveau de la mer monte vite et dangereusement. Selon un rapport d’ONU Habitat en 2008, Saint Louis serait la ville la plus touchée par la montée des eaux. Certains experts locaux estiment même que l’eau y monterait d’un mètre par an.
De nombreux logements ont déjà été détruits par cette avancée destructrice de l’océan : des hameaux disparaissent, de plus en plus nombreux, emportés par les vagues. La mosquée était le seul vestige du hameau de 250 habitants aujourd’hui disparu de Keur Bernard. Elle doit déjà avoir sombré… Il en est de même pour le village de Doum Baba Diey, lui aussi englouti au fil des ans. Les façades à moitié effondrées et les ruines témoignent de la violence des dégâts et de l’ampleur de la situation. Les tempêtes n’ont rien arrangé, détruisant et inondant cimetières et logements tandis qu’elles frappaient durement les pêcheurs, les privant de travail pour un temps.
Les quartiers de pêcheurs de la Langue de Barbarie sont les ultimes bastions qui protègent la ville de l’océan. Un rempart bien dérisoire face à la puissance de la nature… Les boucliers que constituent les grosses pierres déposées pour lutter contre un ennemi invincible semblent ne pas pouvoir résister indéfiniment assauts répétés.
Une érosion galopante
L’érosion des côtés est connue de tous depuis les années 80 environ. Les études ne cessent de s’alarmer sur cette situation plus que jamais préoccupante.Un quart du littoral sénégalais présenterait des risques élevés d’érosion. Bien sûr le réchauffement climatique est en cause mais d’autres facteurs ont précipité le phénomène.
L’ouverture du canal artificiel en 2003 à Saint-Louis s’est avérée être une vraie catastrophe écologique mais aussi humaine et économique. L’île Saint-Louis, partie historique de la ville et située sur le fleuve Sénégal, était menacée par la crue du fleuve. Les autorités ont donc creusé une brèche dans la langue de Barbarie pour protéger le littoral de l’océan. Mais l’option choisie a été désastreuse. En plus du débit conséquent du fleuve qui arrive dans la brèche, la lagune subit aussi les marées de l’océan… Chaque jour le canal s’élargit et grignote plus encore la langue…
L’océan gagne aussi du terrain, aidé par l’exploitation du sable mais surtout par une frénésie immobilière destructrice. Dans un rapport publié en 2014, la Plateforme pour l’environnement et la réappropriation du littoral avait dénoncé « la privatisation abusive du domaine public maritime à des fins mercantiles et spéculatives » à Dakar. L’absence de politique urbaine concernant le littoral sénégalais a laissé la porte ouverte à tous les excès. Les plages ont très souvent été dénaturées pour construire les maisons de particuliers, ou bien servir de terrain à l’édification d’hôtels. Une construction non-maîtrisée et non-raisonnée dont le pays et les Sénégalais commencent à payer lourdement le prix.
Paradoxalement, le tourisme, qui est l’un des principaux moteurs de l’économie du pays, se retrouve très largement impacté par ces abus. Une menace sérieuse, qui à terme peut va impacter la fréquentation touristique. L’arroseur arrosé en somme !
Des habitants démunis et délaissés
Les Saint-Louisiens sont impuissants et regardent avec tristesse une partie de leur histoire disparaitre sous leurs yeux. Ils se savent en sursit. Beaucoup pensent qu’«en voulant sauver Saint-Louis, on a sacrifié tout le Gandiol ».
Face à un gouvernement qui assure intervenir pour lutter contre ce phénomène, ils se sentent surtout délaissés. Rares sont ceux à compter sur l’aide de l’état : « Les autorités sont venues. Elles viennent et parlent puis ils repartent, mais on n’a pas d’aide » se désolait, résignée, une riveraine à RFI.
Une confiance mise à mal depuis les tempêtes de 2015 notamment. Des habitants forcés de quitter leur habitation avaient passé plusieurs mois sous des tentes, dans le froid et l’humidité, avant d’être ensuite relogés provisoirement dans des logements de fortune. Ces réfugiés climatiques n’ont jamais perçu aucune aide financière de l’État, qui avait pourtant promis aux habitants de nouveaux logements. D’autres familles ont bien été relogées plus loin dans les terres. Certaines ont refusé, beaucoup étant pécheurs, ils préfèrent rester à proximité de la mer.
Les villageois demandent également assistance pour déménager les maisons les plus menacées par la montée des eaux. La population est souvent pauvre et ne peut réaliser par elle-même les travaux nécessaires. Mais l’État sonne aux abonnés absents…
Une urgence réelle
Il y a une réelle urgence à lutter contre l’avancée de la mer sur les terres au Sénégal.
« On estime qu’au large de nos côtes, l’océan avance d’un mètre par an. Dans cent ans, si rien n’est fait, l’Atlantique aura grignoté la ville sur 100 mètres »,
expliquait le professeur Boubou Aldiouma Sy, chercheur en géographie à l’université de Saint-Louis. En dix ans, l’écosystème de toute la région s’est considérablement modifié : les poissons d’eau douce ont disparu. Une modification qui s’est directement répercutée sur les pêcheurs.
Malgré tous ces bouleversements, et les les appels répétés des élus locaux, des solutions peinent à se mettre en place. Quelques timides efforts sont néanmoins notables. Début février, Macky Sall a ainsi inauguré le lancement des travaux d’installation de brise-lames (une digue artificielle pour stopper les vagues) sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie, notamment entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie. Ce programme ambitieux devrait coûter 4 milliards de FCfa. Pour expliquer le conséquent retard avant une quelconque réaction des pouvoirs publics sur le dossier, Mansour Faye, maire de Saint-Louis et ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, expliquait à France 24 que « l’État avait privilégié une démarche lente pour avoir une solution plus durable »…
Un premier pas qui doit inciter à plus d’actions préventives et de mesures concrètes. En effet, ce phénomène alarmant est loin de ne concerner que Saint-Louis. Toute la côte est affectée, de la région de Dakar, à celle de Rufisque ou encore Saly Portudal. L’Afrique fait partie des régions du monde dont les zones littorales et les deltas sont les plus exposés aux risques d’inondation liés à l’élévation du niveau des mers.
La « Venise africaine », Saint-Louis classé au patrimoine de l’UNESCO, porte plus que jamais son nom. En espérons qu’elle ne finisse pas sous les eaux dans un avenir proche…
Clémence Cluzel/nouvellesdedakar.com

01/03/2017

MENDICITE DES TALIBES

les Imams et Ulémas de Saint-Louis interpellent la responsabilité des parents

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« La protection de l’enfance implique, de prime abord, la responsabilité des parents. Ils doivent prendre leur responsabilité vis-à-vis de leurs enfants », a déclaré l’Imam Baba LY, vice-président et porte-parole de l’Association des Imams et Ulémas de Saint-Louis (AIUS),
« Ils ont le devoir de les nourrir, de les vêtir, de les loger et de leur montrer de l’amour », a-t-il dit, en rappelant que le maitre coranique est un « relais qu’il faut accompagner par des moyens.
« Je ne peux pas comprendre que des gens exploitent des enfants au nom de l’Islam », a dénoncé l’Imam, interrogé sur la pernicieuse traite d’enfants sous couvert d’une formation religieuse.
« Nous le rejetons catégoriquement », a-t-il ajouté, en indiquant que l’AIUS montrera la dynamique adéquate pour combattre ce fléau.
M. LY qui s’exprimait en marge d’un atelier organisé par son association sur les défis de la protection de cette frange fragile de la population, a signalé que « les enfants son un don de Dieu qu’il faut accueillir à bras ouverts. On peut comprendre que l’enfant puisse trouver de quoi manger auprès des familles, mais il est inacceptable qu’ils errent dans les rues et squattent les lieux publics ».
vidéo, la déclaration de l'Imam Baba LY: https://www.youtube.com/watch?v=6LV2RSAi5N0
Ndarinfo

28/02/2017

DAKAR-ST LOUIS EN CAR

Nouvelle ligne Dakar/Saint-Louis : la tarification et le circuit.

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La nouvelle desserte Dakar-Saint-Louis inscrite dans le nouvel programme de transport dénommée « Sénégal Demm Dikk », démarre, la semaine prochaine.
Le trajet entre les villes se fera à 5000 FCFA. À Dakar, les bus stationneront au terminus Liberté 5, renseigne la société Dakar Demm Dikk, joint par Ndarinfo. La zone de stationnement de NDAR devrait être indiquée, d’ici la semaine prochaine.
En attendant l’ouverture de la ligne, les passagers peuvent se rendent à Saint-Louis en prenant les bus en partance de Podor et de de Ndioum. Ils payeront 5000 FCFA pour le trajet.
NDARINFO.COM

ELECTRICITE MOINS CHERE!

Tarifs de l'électricité : Une baisse effective de 10 à 15 % pour les ménages et les entreprises

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La mesure de baisse du prix de l’électricité est effective. Les clients de Senelec la ressentiront sur leurs factures de façon différenciée en fonction de leurs niveaux de consommation. Elle est dans l’ordre de 15 à 10 %, selon la Commission de régulation du secteur de l’électricité face à la presse, hier.
Annoncée par le chef de l’Etat lors de son discours à la Nation du 31 décembre dernier, la mesure de baisse des tarifs d’électricité est devenue une réalité. Elle apparaît clairement dans la nouvelle grille tarifaire de Senelec approuvée par la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse). On y note une baisse moyenne de 10 %. Certes, tous les clients de Senelec vont ressentir la baisse sur leurs factures mais ce sera de façon différenciée et en fonction de leurs niveaux de consommation. Ainsi, il apparaît que les clients domestiques à faible consommation (basse tension, petite et moyenne puissance) sont les grands bénéficiaires de ladite mesure.
En effet, le tarif de la première tranche de consommation qui était de 106,44 le kWh est passé à 90,47 % soit une baisse de 15 %. Celui de la deuxième tranche est passé de 114,2 Fcfa le kWh à 106,64 % soit une baisse de 11 %. Tandis que le tarif de la troisième tranche qui était de 117,34 % est désormais fixé à 112,65 % soit une baisse de 4 %. Pour les clients basse tension grande puissance, la baisse est de 9,6 % sur les tarifs et les primes fixes. Concernant l’éclairage public et les concessionnaires d’électrification rurale, la baisse est de 10 % sur les tarifs et les primes fixes. De même, les tarifs et les primes fixes des clients moyenne tension et les clients haute tension (hors secours) ont baissé de 9,6 % à l’exception des clients moyenne tension (courte utilisation) pour lesquels la baisse est de 9,9 % sur les tarifs en heure de pointe.
Quant au prépaiement, la nouvelle grille intègre le système de tarification par tranche de consommation à la place du tarif unique. « Cette disposition permet aux clients, en prépaiement, de bénéficier, au même titre que les clients post-paiement, de l’exonération de Tva liées aux tranches de consommations », a précisé Ibrahima Amadou Sarr, président de la Crse, qui tenait, hier, un point de presse. Avec cette mesure, Senelec va enregistrer un manque à gagner de 21 milliards de Fcfa, selon M. Sarr. « Le revenu maximum autorisé à Senelec en 2017 aux conditions économiques du 1er janvier est fixé à 350,981 milliards de Fcfa, mais avec cette baisse, cette opérateur ne percevra que 329,627 milliards de Fcfa de recettes, soit un manque à gagner de 21,354 milliards de Fcfa sur l’année », a-t-il précisé.
Elhadji Ibrahima THIAM/Lesoleil

TRAVERSER LA GAMBIE: PLUS FACILE!

Farafenni : Un vent nouveau souffle sur la Transgambienne

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Jusqu’au départ de l’ancien président Yaya Jammeh le 21 janvier dernier, la traversée de la Transgambienne reliant Dakar et Ziguinchor avait tout d’un véritable chemin de croix. Mais les tracasseries policières et douanières sur fond d’intimidation ont été emportées par le vent du changement démocratique. Aujourd’hui, c’est un vent nouveau qui souffle sur la Transgambienne.
En ce mardi, début février, un vent nouveau souffle sur la frontière entre le Sénégal et la Gambie. Un doux parfum d’un bon bol d’air frais embaume l’ambiance à bord du ferry « Farafenni ». Assis sur le pont supérieur de ce gros tas de ferraille, Abou Diallo, barbe de trois jours et visage poupin, respire la sérénité. Regard fixé sur l’écume des eaux du fleuve Gambie déchirées par le navire, ce commerçant sénégalais semble perdu dans ses pensées. Certes, c’est la énième fois qu’il emprunte ce ferry pour rejoindre la localité gambienne de Dialy où il mène ses activités aux côtés de sa femme gambienne et de ses enfants mais c’est sans doute la première fois qu’il fait cette traversée sans grande appréhension. Les tracasseries douanières, policières et même militaires auxquelles il était soumis sur le territoire gambien, comme bon nombre de ses compatriotes en partance pour le sud du pays, ont disparu comme par enchantement. Comme si l’ancien président Yaya Jammeh, en quittant le pouvoir, les a emportées avec lui. Toujours est-il que l’ambiance lourde, sur fond d’intimidation de jadis, a laissé place à une atmosphère détendue. « Les agents des services de renseignement gambiens pullulaient à bord et épiaient tout le monde à visage découvert. Ils se font moins visibles depuis que leur mentor a quitté le pouvoir », souligne cet habitué du ferry.
Moins de tracasseries, plus de sérénité
TransgambienneDepuis donc que l’ancien chef de l’État gambien a quitté le pouvoir, la chape de plomb qui pesait sur la Transgambienne a fondu. Les gens ne sont plus soumis au douloureux voyage avec son lot de tourments. Les langues se délient, la parole se libère comme jamais. « Dès qu’on franchissait Keur Ayib, c’était check-point sur check-point. Les fouilles étaient presque systématiques. Et arrivé au ferry, on pouvait rester des heures et des heures sans traverser. Cela dépendait des humeurs des officiels gambiens. Mais, depuis le départ de Jammeh, la situation s’est beaucoup améliorée », se félicite El Hadji Guèye. Pape Yague qui n’avait rien perdu de la discussion s’y invite. En partance pour Bignona, ce mécanicien sénégalais confirme et se dit surpris par la nouvelle ambiance qui règne sur la Transgambienne. « Cela fait un peu bizarre de traverser sans anicroche, tellement on s’était habitué aux sautes d’humeur et aux intimidations des forces de l’ordre gambiennes », explique-t-il. Ces dernières, notamment les militaires, se font désormais discrètes. Ils sont cantonnés dans le petit poste implanté juste avant le quai.
Ce changement est perceptible dès qu’on franchit Keur Ayib, dernière localité sénégalaise avant la Gambie, et qu’on arrive à Keur Ali. De ce côté-ci de la frontière entre les deux pays, la ligne de démarcation est juste matérialisée par un muret et deux barrières métalliques. Signe de dégel, des taxis gambiens de couleur jaune avec des parements verts traversent allègrement la frontière. « Quand il y a une tension entre les deux pays, ces véhicules de transport s’arrêtent à la frontière. C’est dire que la libre circulation des personnes est redevenue normale », souligne un agent de la Douane sénégalaise sous anonymat. Une fois les formalités administratives réglées côté sénégalais et muni d’un laissez-passer, on pénètre en territoire gambien. Les premiers bâtiments de Farafenni, située à 7 km du fleuve Gambie, apparaissent au loin. Cependant, avant d’accéder au cœur de cette ville-carrefour implantée à 120 km de la capitale, Banjul, il faut passer par bien de check-point. Le premier se trouve à Keur Ali, à 100 mètres après la frontière avec le Sénégal. La présentation d’une pièce d’identité et du laissez-passer aux douaniers et aux policiers suffit désormais pour poursuivre son chemin. Pas de bakchich exigé. Vingt mètres plus loin, il faut s’arrêter devant le camp militaire du deuxième bataillon d’infanterie et montrer patte blanche au soldat en faction. Pas d’intimidation ni de bakchich là aussi. Trois autres postes de contrôle franchis sans accrocs, on arrive enfin à Bamba Tenda, à sept kilomètres de Farafenni où se trouve le fleuve.
Une piste latéritique mène tout droit à l’embarcadère qui grouille de monde. À droite, sur le bas-côté du chemin poussiéreux, des camions et des bus en file indienne sur près d’un kilomètre. À gauche, des véhicules de moindre gabarit. Tous attendent de traverser le fleuve pour poursuivre leur chemin vers la Casamance. Même si le rythme de la traversée a connu une nette amélioration, il n’en demeure pas moins que certains camionneurs comme Babacar Ndiaye devront patienter au moins cinq jours pour espérer atteindre l’autre rive située dans le village de Yelli Tenda, à Soma. Si cinq jours pour traverser ce petit cours d’eau peut sembler long pour certains, pour ce jeune chauffeur, c’est même inespéré au regard de ce qu’il a vécu par le passé. « Il nous arrivait de rester une semaine sans pouvoir traverser, surtout quand les officiels gambiens décidaient de ne mettre en service qu’un seul des trois ferrys ou simplement de suspendre les rotations pour des raisons qui leur sont propres », confie-t-il. En attendant que son camion, placé en queue de peloton, embarque dans trois ou quatre jours, Babacar Ndiaye emprunte le ferry pour rejoindre la rive opposée où il va retrouver des amis afin de « passer du bon temps ».
Des rapports moins conflictuels
Poste frontière GambieComme sur le quai et ses abords, une intense activité commerciale règne à bord du ferry. Se faufilant entre l’emboîtement de camions, de bus, de véhicules particuliers et des passagers, des vendeurs à la sauvette proposent de petites babioles. Durant la traversée qui dure une quinzaine de minutes, certains se prennent en photo sur le pont supérieur du bateau tout près de la cabine de pilotage. Une scène assez illustrative de la nouvelle situation entraînée par le changement politique en Gambie. « Les gens n’osaient pas prendre des photos sur le ferry au risque de se faire confisquer leur téléphone. C’était inimaginable », insiste Moussa Guèye, un habitué du bac. Avec le départ de l’ancien homme fort de Banjul, le climat de suspicion s’est dissipé rendant ainsi les relations entre les passagers et le personnel du ferry beaucoup plus chaleureuses et moins conflictuelles. « En réalité, il n’y a jamais eu de conflit entre les deux peuples, le problème, c’était au niveau institutionnel », pense Aladji Saneh, membre de l’équipage du ferry.
Le ferry se stabilise enfin sur la rive opposée, à Yelli Tenda, dans la ville de Soma. Il vomit sa cargaison de véhicules et de passagers. Sur la terre ferme, c’est la même ambiance qu’à Farafenni. Même ferveur commerciale, même poste de contrôle, même enfilade de véhicules et de passagers qui attendent de monter à bord. Une vingtaine de minutes plus tard, les amarres sont lâchées. Un coup de sifflet strident annonce le départ. Petite manœuvre et le bac fait un tour sur lui-même pour entamer une nouvelle traversée. Ses gros moteurs fendent les eaux du fleuve dans un ronronnement sourd en direction de Farafenni où l’attendent des centaines de passagers et de véhicules. Ainsi est le quotidien de ce ferry, entre 8 heures du matin et 21 heures ; véritable cordon ombilical entre le nord et le sud du Sénégal, mais qui a beaucoup souffert des caprices et lubies d’un régime autocratique incarné par l’enfant de Kanilaï qui, aujourd’hui, se la coule douce en Guinée Équatoriale.
Un pont qui commence à sortir de l’eau
Lancés en février 2015 par le Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne et l’ancienne vice-présidente de la Gambie, Isatou Njie Sady, les travaux du pont de Farafenni sur le fleuve Gambie vont bon train. Les plateformes de construction flottent sur le fleuve. Les grosses poutres métalliques qui doivent soutenir la structure commencent à sortir des eaux. De part et d’autre des deux rives, Yelli Tenda du côté de Soma et Bamba Tenda du côté de Farafenni, les ouvriers sont à pied d’œuvre. À l’évidence, les foucades et les frasques de l’ancien président gambien n’ont pas eu d’effet sur le déroulement des travaux qui doivent être exécutés dans un délai de 36 mois.
Faut-il le rappeler, Yaya Jammeh, au lendemain de la tentative de coup d’État dont il a été victime en novembre 2015, avait annoncé, dans un excès de colère, qu’il n’autorisait plus la poursuite de ce projet financé à hauteur de 50 milliards de FCfa par la Banque africaine de développement (Bad) avec une participation de la Gambie et du Sénégal. Le pont de Farafenni, comme l’avait laissé entendre le Premier ministre, s’inscrit dans une politique d’intégration sous-régionale qui vise à « favoriser l’interconnexion des réseaux routiers de nos pays, à réduire la durée des voyages, à accroître les échanges commerciaux et à renforcer la cohésion entre les communautés ». Mais surtout à lever les nombreux postes de contrôle, les longues et coûteuses procédures douanières et policières… qui avaient fini par indisposer tous ceux qui passaient par ce côté de la frontière pour rejoindre la Casamance.

El Hadji Ibrahima THIAM et Samba Oumar FALL (textes)
et Habib DIOUM (photos)/lesoleil

26/02/2017

DAGANA

Dagana, le charme du Sénégal profond

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Il y a au Sénégal des endroits dont vous n’attendrez parler que très rarement, pourtant juste le temps d’un détour, vous en serez séduit et marqué à jamais. Situé sur le bord du fleuve Sénégal, Daganafait partie de ces endroits magiques qui vous donnent envie d’aller à la découverte du Sénégal profond et de ses trésors.
Fondée vers les années 1300, alors petit village de quelques âmes, l’origine du nom de ce lieu reste incertaine, certains font allusion à l’expression wolof fi dagan na dëk signifiant un endroit propice, d’autres par contre y voient un nom tiré de son fondateur Dagana, un peulh mais d’autres sources attribuent également la création de ce village à un nommé Dah venant du Ghana.
Ancien comptoir au bord du fleuve Sénégal, à la frontière avec la Mauritanie, Dagana est une ville moderne, mais qui a gardé toute son authenticité et ses vestiges historiques qui font d’elle un témoin des époques traversées par ce beau pays, carrefour entre le Fouta, le Walo et le Diéri.
L’histoire de Dagana reste liée à celle du puissant royaume du Walo, avec la signature en 1819 du traité Ndiaw entre le Brak (roi du Walo) Faatim Borso Mbodj, le gouverneur Schmaltz et les principaux chefs du pays. Ce traité aboutira à la création de comptoirs commerciaux sur le long du fleuve Sénégal dont celui de Dagana, qui était un gros centre commercial lié au négoce de la gomme arabique.
D’ailleurs, “une visite de la ville nous rappelle grandement l’époque coloniale, et nous plonge dans le temps et nous permet de nous ressourcer”, explique Ngoné Cissé, agent de voyage à la plateforme Jumia Travel. “Quand des gens m’appellent pour avoir des conseils sur un endroit authentique à visiter au Sénégal, je recommande vivement Dagana”.
Cette petite ville est située à 130 km de la côte Atlantique, à environ 408 km de Dakar. Sa population est en majeure partie compose de Peuls, de Wolofs et de Maures, la cité offre un paysage à part, un climat chaud, mais un cadre de vie agréable.
Cette belle cité réserve de nombreuses surprises aux visiteurs, des quartiers qui ont gardé leur organisation traditionnelle, mais aussi d’autres atouts comme des visites à l’île de Djérindé, les villages traditionnels peulhs dans le Walo ou encore la cité religieuse de Gaé, autant de merveilles qui vous donneront des envies d’y retourner pour d’autres aventures touristiques.
I.K/Padsel

24/02/2017

ALAIN GOMIS: DE SUCCES EN SUCCES

Berlinale 2017 : Alain Gomis remporte le grand prix du Jury

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Avec « Félicité », le réalisateur Franco-Sénégalais remporte l’Ours d’argent de la 67e édition du Festival international de Berlin le 19 février. L’unique film africain en compétition fait le portrait d’une chanteuse de bar à Kinshasa se battant pour son fils.
« C’est un film sur nous, le peuple, nous sommes beaux, nous pouvons aimer ce que nous sommes », a lancé lors de la remise du prix son réalisateur, le Franco-Sénégalais Alain Gomis, déjà venu à Berlin en 2012 avec le remarqué Tey.
Dans Félicité, son quatrième film, il brosse le portrait d’une mère courage, qui après son boulot de chanteuse dans un bar tente le tout pour le tout pour amasser la somme nécessaire à l’opération de son fils victime d’un accident. Félicité a été tourné dans la capitale congolaise et suit le quotidien de ses habitants, des hôpitaux aux marchés de Kinshasa, mais se refuse à toute dimension sociologique ou documentaire, malgré le contexte politique tendu en République démocratique du Congo.
« C’était difficile de faire ce film. Ça a été une année difficile en RDC », a souligné le réalisateur, évoquant notamment les élections. « J’ai l’impression que le moment est important » pour le cinéma africain, avait souligné Alain Gomis lors de la présentation de son film à la Berlinale.
Le film sera en compétition au Fespaco édition 2017 qui se tient du 24 février au 4 mars à Ouagadougou.
au-senegal.com

NOUVEAU ROMAN DE FATOU DIOME

Fatou Diome publie un ouvrage sur l’identité nationale

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La romancière sénégalaise Fatou Diome va publier son nouvel ouvrage le 15 mars prochain. « Marianne porte plainte ! » est le titre de ce roman qui parle de l’identité nationale à l’approche de la campagne présidentielle en France.
Encore un nouvel ouvrage de Fatou Diome ! La romancière d’origine sénégalaise va publier, le 15 mars prochain, un nouveau roman. « Marianne porte plainte ! » sera le titre du prochain ouvrage de la romancière native des îles du Saloum. Très engagée sur le thème de l’émigration avec plusieurs de ses publications qui portent sur cette problématique, Fatou Diome revient cette fois-ci sur un autre sujet qui l’intéresse aussi : la question de l’identité nationale en France avec, en perspective, la prochaine campagne présidentielle.
« Alors que le débat sur l’identité nationale risque d’occuper une place centrale dans la campagne présidentielle, Fatou Diome dénonce les excès de ses défenseurs, qui ruinent la cohésion sociale, fondement de notre République », explique la notice de l’ouvrage. « À trop encenser les racines locales, les uns oublient que les migrations sont au cœur de la marche de l’Histoire. À trop instrumentaliser la laïcité, les autres réveillent de vieux accents inquisiteurs », poursuit l’auteure qui, dans ce livre, parle des deux sujets qui ont été le fil conducteur de sa production littéraire : les migrations et l’identité nationale.D’origine sénégalaise, Fatou Diome est installée en France depuis une vingtaine d’années sans couper le lien qui le lie à son pays, à son terroir natal, les îles du Saloum, et sa culture de Sérère Niomimka. Dans beaucoup de ses livres, elle ne manque pas de faire référence à des référents culturels qui l’ont marquée durant son enfance et adolescence en pays sérère Niomimka. « Quand le "Eux et nous" oriente le discours, c’est la victoire des amalgames et dans son sillage du rejet et de la haine de l’autre qui se dessine. Au lieu de dresser les uns contre les autres, les pompiers qui se font aujourd’hui pyromanes devraient définir les modalités d’un destin collectif », poursuit-elle dans la présentation de l’ouvrage qui vient après sa dernière production « Impossible de grandir » où elle parle de la vie d’une fille, Salie, née hors mariage et qui sera marquée par le regard accusateur de l’entourage familial. Son histoire personnelle qu’elle n’a pas hésité à coucher sur un roman avec un grand courage.
« Dans une magnifique ode à la France, mère patrie adoptive prenant aujourd’hui des allures de marâtre, Fatou Diome s’interroge sur ce que pourrait être une identité nationale, ciment de la République, appuyée sur un pilier crucial, l’éducation, seule capable de libérer des tiroirs identitaires et d’affirmer l’appartenance commune au genre humain », lit-on dans la présentation de l’ouvrage.
Fatou Diome est née au Sénégal et est arrivée en France depuis 1994 et vit depuis à Strasbourg. Elle est l’auteure d’un recueil de nouvelles « La Préférence nationale » (2001) ainsi que de cinq romans, « Le Ventre de l’Atlantique » (2003), « Kétala » (2006), « Inassouvies nos vies » (2008), « Celles qui attendent » (2010) et « Impossible de grandir » (2013). Dernièrement, elle avait fait une sortie remarquée dans l’émission « Ce soir ou jamais » sur France 2 sur la question de l’accueil des migrants en Europe.
Oumar NDIAYE/lesoleil

BONNE NOUVELLE POUR LE FONCIER

Les titres précaires seront transformés gratuitement en titres fonciers

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Lors du conseil des ministres du mercredi 22 février, le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a demandé au gouvernement de «réaliser rapidement la transformation gratuite des titres précaires en titres fonciers par la simplification des procédures et la sécurisation des transactions immobilières ». Une décision qui devrait accélérer la sécurisation foncière des populations sénégalaises.
« Une bonne partie des occupants de la région de Dakar, notamment à la Médina, à Grand-Dakar, à Grand-Yoff, à Pikine et dans presque tous les chefs-lieux de région du Sénégal n’ont pas de titres de propriété. Le gouvernement du Sénégal pense que ces changements vont permettre d'étendre la délivrance gratuite de titres fonciers aux habitants des Parcelles Assainies (région de Dakar), mais aussi de toutes les zones objets de lotissements réguliers », précise le communiqué publié à l’issue du conseil des ministres.
Outre la mesure de gratuité, qui devrait concerner plus de 900 000 titres précaires, le gouvernement compte s’attaquer à la simplification des procédures foncières, notamment en réformant la législation foncière. « L’Etat compte modifier la loi n° 87-11 du 24 février 1987 autorisant la vente de terrains domaniaux à usage d’habitation situés en zones urbaines et instaurer un décret d’application», précise le communiqué.
Souha Touré/agenceecofin

21/02/2017

ORANGE: JUTEUX!

la Sonatel annonce un CA de 905 milliards FCFA en 2016

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Au Sénégal, la Sonatel a annoncé avoir réalisé un chiffre d’affaires de 905 milliards de francs Cfa en 2016. Ce chiffre en hausse de 4,8% par rapport à l’année précédente a été réalisé grâce aux bonnes performances des usages de données mobiles, d’Orange Money et des services à valeur ajoutée.
En dépit de cette progression, l’exercice 2016 de la Sonatel a été marqué par un recul de 2,4% de son résultat net qui s’élève à 216 milliards de francs Cfa. La compagnie explique que cette contre-performance est liée à «l’impact des nouvelles mesures fiscales et règlementaires introduites en 2016 et par le repli des balances internationales».
Dans un communiqué la compagnie rappelle que 2016 aura été une année qui l’aura vu investir 154 milliards de francs Cfa dont 71 milliards de francs Cfa au Sénégal.
Même si Sonatel a enregistré une légère baisse (-1,4%) du nombre de ses clients (26,2 millions de personnes), ses fondamentaux restent sains avec un parc internet mobile représentant 22% de cette base de clients mobiles (soit 6,3 millions de personnes).
Pour 2017, Sonatel entend poursuivre l’effort d’extension de sa couverture dans les différents pays où elle est présente. Elle veut également accélérer dans ces pays «la transition vers les services du futur.» La Sonatel est présente au Sénégal, au Mali, en Guinée, en Guinée-Bissau et en Sierra-Léone.
Aaron Akinocho/Ecofin

LE PRESIDENT HONORE

Le Prix « Africa Democracy » décerné à Macky Sall

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Le Prix « Africa democracy » institué par différentes organisations de la société civile africaine en vue d’honorer les personnes, les institutions et des entités établies, a été décerné, hier, au président sénégalais, Macky Sall. Un chef d’Etat qui, selon les membres du jury, a joué un rôle déterminant dans la préservation et dans la lutte pour la restauration de la démocratie en Afrique.
‘’Jeunesse sans frontière’’, la Diaspora africaine en Europe et le groupe ‘’agir Afrique-Europe’’ont procédé, hier, au lancement de la première édition du prix « Africa Democracy ». Un prix institué par différentes organisations de la Société civile africaine en vue d’honorer les personnes, les institutions et des entités établies qui contribuent à la préservation et la restauration de la démocratie au sein du continent. En effet, le président de la République, Macky Sall, a été choisi par ces différentes entités pour son rôle déterminant dans la résolution de certaines crises, notamment au Burkina Faso et plus récemment en Gambie où l’armée sénégalaise, en collaboration avec les forces de la Cédéao, a été déployée pour faire respecter la vérité des urnes. Réaffirmant son leadership dans le continent, en particulier dans la sous région, il a pu contraindre Yaya Jammeh, le président déchu, à céder le pouvoir à son successeur Adama Barrow, élu démocratiquement, lui permettant de prêter serment à Dakar dans les délais constitutionnels.
« Depuis des décennies, les jeunes démocraties africaines sont confrontées à des crises surtout liées aux élections. Et le président de la République sénégalaise, Macky Sall, en plus d’être élu démocratiquement en 2012, a contribué largement à la résolution de certains conflits pré comme postélectoraux dans la sous-région. En effet, notre choix pour l’année 2016-2017, a été porté sur sa personne », a renseigné Abeh Tewa Eric, représentant de Jeunesse sans frontière et porte-parole du jour.
Selon ce dernier, depuis son accession à la magistrature suprême, M. Sall a œuvré pour la paix sociale dans son pays. Des performances locales qui se résument à la réduction de son mandat de sept à cinq ans au moment où d’autres chefs d’Etat africains cherchent à rallonger les leurs pour s’éterniser au pouvoir, de sa grâce accordée au fils de son prédécesseur, Karim Wade, qualifié de prisonnier politique par son opposition et la mise en place d’une Cour de justice spéciale pour le jugement de l’ex-président tchadien Hissein Habré. « A la tête de la Cedeao, il a permis à l’institution de redorer son blason en maîtrisant mieux les enjeux du développement et en réussissant plus la mobilisation des acteurs pour le maintien de la paix, la restauration de la démocratie », ont-ils salué dans le rapport présenté à la presse.
Marame Coumba SECK/Lesoleil

20/02/2017

DEJA MERCII A LA GAMBIE!

Trafic du bois au sud du Sénégal : la Gambie décide d’une suspension temporaire de l’importation et de l’exportation de bois

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Le Sénégal va bien applaudir des deux mains la mesure prise par la Gambie de suspendre temporairement le transport de l’importation et de l’exportation de bois. Une mesure qui coupe l’herbe sous les pieds des trafiquants qui écumaient les forêts de la Casamance avant de disparaître dans le pays voisin sous le régime de Yaya Jammeh.
Le ministère des forets, de l’environnement, des changements climatiques et des ressources naturelles du gouvernement d’Adama Barrow vient de suspendre toute activité liée au commerce du bois en Gambie. La déforestation induite par le trafic de bois qui avait cours entre le Sénégal et la Gambie va subir un coup d’arrêt.
En effet, selon «les Echos», une note de l’autorité gambienne en charge des forets indique que «le personnel du département des forets, le Trésor de la Gambie, l’administration portuaire de Gambie et toutes les autres institutions impliquées dans la délivrance de documents certifiés permettant le transport et l’exportation de bois sont invités à cesser de délivrer des documents jusqu’à nouvel ordre».
Ainsi, cette note est adressée à toutes les autorités régionales , aux vendeurs de bois , aux propriétaires de camion et aux organismes de sécurité à travers le pays.
«Nous tavaillons en étroite collaboration avec les parties prenantes concernés pour réglementer le commerce du bois au profit de tous les gambiens» ajoute la note.
Toutefois, prévient la même source, «les officiers forestiers régionaux , les forestiers, et les agents de sécurité sont chargés de confisqué tout véhicule trouvé avec des bûches».
Thioro Sakho/Senenews

18/02/2017

12 MILLIARDS POUR LUTTER CONTRE LA SALINISATION

Lutte contre la salinisation des terres et accès à l’eau : L’Union européenne débloque 12 milliards de FCfa pour 5 régions

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Les résultats du projet Bassin de rétention et valorisation des forages ruraux (Barvafor) ont été positifs dans tous les domaines. C’est ce qui est ressorti du bilan des six ans d’activités du projet fait à Saly hier. Selon le représentant de la Coopération technique belge (Ctb), le Barvafor a permis d’obtenir un autre projet, le Parerba, financé par l’Union européenne à hauteur de 18 millions d’euros, soit un peu près de 12 milliards de FCfa, pour renforcer les acquis.
La phase de clôture du projet Barvafor (2011-2016), fruit d’une coopération entre le Sénégal et le royaume de la Belgique, a réuni hier toutes les parties prenantes pour faire le bilan des activités déroulées sur six ans. Un bilan jugé satisfaisant par les différents acteurs des zones d’intervention, à savoir les régions de Thiès, Fatick, Diourbel, Kaolack et Kaffrine. Que ce soit pour la réalisation de bassins de rétention, la construction de digues anti-sel, le rééquipement de Forages ou encore pour la régénération de la mangrove, les résultats ont été salués. Nicolas Widmer, co-responsable du projet Barvafor, a relevé toute la satisfaction de la Coopération technique belge (Ctb) au point même d’envisager de discuter d’un deuxième projet qui prendra la suite du Barvafor. « Ce sera à l’occasion d’une commission mixte Sénégal-Belgique prévue en octobre 2017. Il y a encore certains préalables à examiner, mais c’est en bonne voie », a assuré M. Widmer. Selon lui, le Barvafor a permis d’obtenir un autre projet, le Parerba, qui sera sous maîtrise d’œuvre de la Coopération technique belge sur financement de l’Union européenne pour un montant de 18 millions d’euros. Ce projet, a-t-il noté, va permettre l’aménagement de tout le potentiel agricole dégagé par le projet Barvafor et va créer environ 10.000 emplois dans les régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès.
De l’avis du responsable national du projet, le bilan est positif. Selon Aly Sané Niang, les cibles sont très satisfaites des réalisations et demandent même le prolongement du projet à travers une deuxième phase. À en croire M. Niang, la production agro-sylvo-pastorale a été renforcée par l’accès durable à l’eau productive dans les zones rurales de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès. « Par la mobilisation des ressources en eau, nous avons réussi à développer le maraîchage après la saison des pluies, mais aussi des activités piscicoles et à augmenter les revenus des populations des zones ciblées », a-t-il indiqué. Le maire de Soum, commune située dans le département de Foundiougne, dans la région de Fatick, a magnifié l’approche participative du projet. « Tous les acteurs ont été associés du début à la fin. C’est ce qui a fait qu’on a eu d’excellents résultats à tous les niveaux », a laissé entendre Moustapha Ngor Léon Diop, qui a invité les bénéficiaires à valoriser et à pérenniser les ouvrages réalisés dans le cadre de ce projet qui a été lancé en octobre 2011.
Samba Oumar FALL/Lesoleil

BEERSHEBA

Excursion pédagogique.

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Si vous allez un de ces jours sur la route Mbour-Fatick, tournez à droite sur la superbe latérite à hauteur du village de Sandiara (juste après la station service). Huit kilomètres plus loin, vous arriverez au Beersheba! Cent hectares dans lesquels la nature sahélienne a été sauvée et renaît incroyablement.
Où le travail sur la terre, sans reboisement aucun, a fait repousser des milliers d'arbres. Où l'on apprend à respecter, enrichir, arroser ce qui était encore un quasi désert voici quelques années.
L'éducation, l'enseignement, le travail, les résultats sont extraordinaires!
Mieux qu'un long discours, je vous invite à regarder la vidéo tournée en 2015.
Même si, philosophiquement, je n'adhère pas à quelle-que "mission" évangéliste que ce soit, je dois reconnaître que le travail fait par ces hommes et ces femmes avec les autochtones est tout simplement magnifique et porteur d'avenir.
Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=Rfw0AMhIpH0
Facebook: https://web.facebook.com/beershebaproject.org/?_rdr
Je vous invite également à parcourir l'album: https://web.facebook.com/268120919882100/photos/?tab=albu...
BRB

MODERNISATION DU RESEAU DE TRANSPORT ET DE DISTRIBUTION

LA BEI INJECTE 45 MILLIARDS DANS SENELEC

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La Banque Européenne d’investissement (Bei) et la Senelec ont procédé hier, jeudi 16 février à un accord de financement d’un montant de 49 milliards de FCfa. Selon Mouhamadou Makhtar Cissé directeur général de Senelec, ce prêt qui entre dans le cadre de la modernisation du réseau de transport et de distribution d’électricité de Senelec, permettra le renforcement de la modernisation des réseaux de transport et de distribution d’électricité au Sénégal.
Dans le cadre de la modernisation du réseau des transports et de distribution d’électricité de la Senelec, le Sénégal a obtenu auprès de la Banque Européenne d’investissement (Bie), un prêt d’un montant de 75 millions d’Euros, soit environ 49 milliards de francs Cfa, rétrocédé par le gouvernement à la Senelec sous forme de don. Cet accord de financement a été signé hier, jeudi 16 février à Dakar. Selon Mouhamadou Makhtar Cisse, directeur général de Senelec, le programme d’investissement proposé par Société nationale d’électricité permettra le renforcement de la modernisation des réseaux de transport et de distribution d’électricité au Sénégal.
«Les principaux objectifs sont le renouvellement des équipements vieillissants, la construction ou la modernisation des sous-stations pour répondre à la demande croissante, l’amélioration de la qualité et la fiabilité de l’approvisionnement en électricité et le raccordement de nouveaux abonnés aux réseaux dont certains sont les familles à bas revenus vivant dans les zones rurales non électrifiées», indique-t-il.
Ce projet, poursuit-il, comprend également l’interconnexion de plusieurs réseaux actuellement isolés ainsi que l’électrification de zones rurales dans la région de Casamance. Selon lui, ces investissements s’inscrivent dans le cadre du programme national d’urgence d’électrification rurale (Pner), mis en place par les autorités sénégalaises et repris dans le cadre du projet d’appui au secteur de l’électricité (Pase), financé par la Banque Mondiale. Par ailleurs, le directeur général de Senelec a rappelé qu’en plus du présent prêt de la Banque Européenne d’investissement, l’Union Européenne a consenti une subvention de 12 millions d’Euros dans le cadre de se projet.
Pour sa part, Jaime Barragan, représentant de la Banque Européenne d’investissement, a souligné que 2016 a été une année extraordinaire pour les opérations de la Bei au Sénégal avec l’approbation des crédits avoisinant 130 milliards de FCfa. «En 2017, nous avons commencé fort, avec une première approbation d’un crédit avoisinant 22 millions d’euros pour le projet de construction du port de Rosso, avec la Banque Africaine de développement ainsi qu’une participation très importante de 16 milliards de FCfa de l’Union Européenne à travers un don. Nous rentrons ce soir (hier, Ndlr) à Luxembourg après avoir finalisé l’instruction d’un nouveau projet à savoir la construction de la ligne de bus rapid à Dakar, avec notre partenaire la Banque Mondiale», a-t-il laissé entendre.
Ndeye Aminata CISSE/Sudonline

DONNEZ LA TERRE AUX FEMMES!

les femmes possèdent moins de 20% des terres agricoles

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les femmes possèdent moins de 20% des terres agricoles, selon un rapport de la FAO
Les femmes rurales sénégalaises sont réduites à la portion congrue dans l’accès au foncier agricole. C’est ce que révèle l’étude « Analyse diagnostique du rôle de la femme en milieu pastoral » menée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans les zones traditionnellement pastorales des régions de Louga, de Saint-Louis, de Matam et de Tambacounda.
« L’accès des femmes à la terre pose un problème. Plus de 80 % des terres sont contrôlées par les hommes, ce qui signifie que les femmes ont moins de 20% des terres et ce sont généralement des terres marginales, des parcelles peu fertiles et assez éloignées des villages », a expliqué le Dr Malick Faye, expert élevage au bureau de la FAO à Dakar, lors de la présentation de l’étude jeudi dernier.
L’étude, qui a mis à contribution les autorités locales, des organisations féminines, et des leaders communautaires, intervient dans un contexte où les femmes sénégalaises s’organisent pour défendre leurs intérêts fonciers. Elles ont, dans ce cadre, réclamé « au moins 30% des terres ».
Souha Touré/Ndarinfo

17/02/2017

NOUVELLE ROUTE MBOUR-JOAL

Élargissement imminent de la route Mbour-Joal

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Tout est fin prêt. Nianing infos est en mesure de vous confirmer que la route Mbour-Joal sera élargie et que les travaux vont débuter dans, seulement, quelques jours. Bientôt les panneaux de chantier feront, désormais, partie du décor de ce tronçon. Ce grand chantier découle d’un fort partenariat public-privé (PPP) entre l’État du Sénégal, Eifage et la Compagnie Sénégalaise d’entreprise (CSE).
En quoi consiste ce projet
Il s’agit d’un rajout d’une troisième voie (plus trottoirs) qui partira du carrefour giratoire de Mbour, au niveau de l’agence Tigo, pour descendre jusqu’à Fadiouth. Il est, également, prévu une nouvelle route secondaire à hauteur de la Résidence Nianing qui desservira l’intérieur du pays dans une logique d’interconnexion des routes avec l’autoroute Illa Touba
Nianing infos

16/02/2017

LE TOURISME VA DE MIEUX EN MIEUX!...

Le tourisme sénégalais ’’va de mieux en mieux’

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Le tourisme ’’va de mieux en mieux’ au Sénégal’, en dépit de la crise post-électorale gambienne par exemple, qui aurait pu impacter négativement ce secteur, a estimé le secrétaire général du comité de station de Saly-Portudal (Mbour, ouest), Ibrahima Sarr.
Le secteur du tourisme au Sénégal "va de mieux en mieux" après la crise dont des acteurs et experts faisaient état depuis quelques années, a-t-il diagnostiqué dans un entretien à l’APS.
Les choses commencent depuis "à changer petit à petit", bien qu’il soit encore ’’prématuré de faire un bilan réel’’ de la présente saison caractérisée selon lui par un retour de plus en plus marqué des tours opérators.
De même la clientèle locale n’est pas en reste, qui vient plus régulièrement cette saison pour des séminaires et autres rencontres organisées à Mbour, en comparaison de la saison écoulée, a fait valoir Ibrahima Sarr.
Le secteur du tourisme, avec 75 000 emplois directs et 25 000 indirects, contribue au PIB sénégalais à hauteur de 6 pour cent, selon des statistiques du ministère de tutelle datant de 2010.
Dans le même temps, il injectait 273 milliards de francs CFA dans l’économie nationale dont
142 milliards en valeur ajoutée et 41,6 milliards en recettes fiscales, selon ces chiffres officiels.
Le Sénégal demeure "un pays accueillant" avec un tourisme "très attractif", malgré l’érosion côtière qui de plus en plus, prive les réceptifs de la Petite-Côte sénégalaise de leurs plages, a-t-il soutenu.
"Vous voyez bien qu’on n’a plus de plages, mais les clients habitués font maintenant fi des plages et commencent à revenir dans notre pays, parce qu’il y a la téranga (hospitalité) sénégalaise, nous sommes un pays stable, entre autres atouts qui constituent des facteurs encourageants pour notre tourisme", a estimé M. Sarr.
Avec la crise post-électorale de la Gambie, "il y a eu un report de toute la clientèle des tours opérators, notamment de la Hollande, qui était initialement destinée à la Gambie, a signalé le secrétaire général du comité de station de Saly-Portudal, sans donner de chiffres.
"Heureusement que la crise gambienne a été très vite maîtrisée et résolue, sinon ça allait négativement impacter sur le tourisme, parce que ça allait nous toucher encore de plein fouet", a-t-il indiqué.
ADE/BK/MS/APS

SALY N'EST PAS VIEILLISSANT...

Le balnéaire sénégalais ’’loin d’être vieillissant’’

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Le tourisme balnéaire ’’est loin d’être vieillissant’’ au Sénégal, a soutenu le secrétaire général du comité de station de Saly-Portudal (Mbour, ouest), Ibrahima Sarr, selon qui l’avenir de ce secteur demeure sur les épaules des nationaux.
"Notre tourisme balnéaire est loin d’être vieillissant. Nice (France) est quand même beaucoup plus ancien que Saly-Portudal et pourtant, il y a toujours le tourisme balnéaire qui fait sa grande réputation’’, a-t-il soutenu dans un entretien avec l’APS.
"Dire que le balnéaire est vieillissant voudrait aussi dire que le ski nautique est vieillissant", a souligné le secrétaire général du comité de station de Saly-Portudal, principale station dédiée au tourisme balnéaire au Sénégal, sur la Petite-Côte sénégalaise.
L’érosion côtière est le "seul problème’’ de ce secteur au Sénégal et même dans ce cas, "il faut dire honnêtement que la situation se stabilise parce que c’est lié aux effets du changement climatique’’, a-t-il affirmé.
Les problèmes liés à l’érosion côtière étaient beaucoup plus graves entre 2010 et 2012, années durant lesquelles "beaucoup de réceptifs hôteliers et autres résidences avaient été frappés de plein fouet par la furie des vagues de la mer’’, a signalé Ibrahima Sarr sans plus de précision
Il fonde espoir sur les projets mis en œuvre sur ce plan, dont celui de la Banque mondiale portant sur la restauration des plages sur une bonne partie du littoral sénégalais, une perspective qui selon lui devrait redonner au balnéaire sénégalais ses lettres de noblesse.
Il a ainsi jugé "regrettable" la fermeture de certains réceptifs hôteliers de Mbour, citant le Club Aladiana, rattaché au Club Med, mais aussi "Les Domaines de Nianing", Savana-Saly, Novotel Saly, devenu une simple résidence, sans compter d’autres structures hôtelières et para-hôtelières.
"S’il y a toute ces fermetures-là, c’est parce que ces hôtels n’ont pas été construits à partir d’investissements locaux. Si c’était des investisseurs nationaux, tous ces hôtels n’allaient pas fermer comme ça, du jour au lendemain", a expliqué Ibrahima Sarr, lui-même directeur d’hôtels.
Si les investisseurs étrangers ne trouvent "pas leurs comptes, ils repartent tout bonnement’ Si c’était un Sénégalais, il ne partirait pas", a-t-il fait valoir en estimant que l’avenir du tourisme sénégalais repose sur les épaules des nationaux.
Cette perspective doit amener l’Etat du Sénégal à aider les nationaux à investir dans ce secteur, dans le cadre par exemple du partenariat public-privé’’, a-t-il préconisé.
Le secteur du tourisme, avec 75 000 emplois directs et 25 000 indirects, contribue au PIB sénégalais à hauteur de 6 pour cent, selon des statistiques du ministère de tutelle datant de 2010.
Dans le même temps, il injectait 273 milliards de francs CFA dans l’économie nationale dont 142 milliards en valeur ajoutée et 41,6 milliards en recettes fiscales, selon ces chiffres officiels.
ADE/BK/MS/APS

15/02/2017

QUID DES CHIFFRES REELS DU TOURISME?

« le Sénégal n’a même pas eu 200 000 touristes en 2016 »

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Le Secrétaire général du Grand parti (Gp), El Hadj Malick Gackou, a fermement contesté les chiffres avancés par le gouvernement sur le tourisme. Il s’est même étonné de la différence de chiffres donnés par le ministère de l’intérieur et le ministère du tourisme.
« Le département du tourisme, le ministère de l’intérieur et de la Sécurité publique annonce 1,6 million d’entrées », a souligné El Hadj Malick Gackou qui était en tournée ce week-end, dans les communes de Niague, Tivaouane Peulh, Bambulor…
Pour le patron du Grand Parti, le Sénégal n’a même pas deux cent mille (200 000) touristes par an. Selon lui, sur les 1,6 million d’entrées, les 80 000 sont des nationaux auxquels il faut ajouter la population des pays limitrophes et des autres de la Cedeao. Suffisant pour que l’ancien N°2 de l’Afp affirme sans ambages : « le tourisme sénégalais agonise alors qu’il devait permettre à la population de Niague de tirer un profit exceptionnel des retombées ».
Pour rappel, Jumial Travel, structure spécialisée dans la réservation d’hôtels en Afrique a présenté son deuxième rapport dénommé « Hospitality Report Sénégal 2016 » portant sur le secteur de hôtellerie et du tourisme au Sénégal.
Selon les chiffres rendus publiques En 2015, le nombre de touristes a été évalué à plus d’un million six cent mille (1 600 000) contre neuf cent quatre vingt quatre mille (984 000) en 2014. 2016 devait confirmer cette tendance avec une progression de l’ordre de 3 à 5 %. Les touristes internationaux représentent 54 % de la demande et s’orientent principalement vers les loisirs et les affaires.
Ankou Sodjago/Senego

14/02/2017

INTERNET MOINS CHER!

«Internet partout pour tous»: Sonatel baisse ses tarifs internet

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La Société nationale des télécommunications du Sénégal (Sonatel) a annoncé une baisse de ses tarifs internet de 15 à 20%. Annonce faite lors de la cérémonie de lancement de son nouveau programme dénommé «Internet partout pour tous», tenue ce mardi 14 février 2017. Ce programme qui entre dans le cadre de la nouvelle stratégie «Sénégal numérique 2025» vise l’accès du plus grand nombre à un internet plus abordable et de meilleure qualité.
En effet, la Sonatel compte hisser le Sénégal parmi les 5 premiers pays Africains les mieux connectés à travers la stratégie «Sénégal numérique 2025». Le groupe Sonatel pose ainsi son acte 1 vers cette nouvelle stratégie par une baisse des tarifs de l’internet fixe et mobile entre 15 et 20% à compter du 15 février 2017. Il y a ainsi une nouvelle offre ‘’keurgui Box’’ qui va permettre à tous les sénégalais de bénéficier du confort de l’internet fixe avec un concept “satisfait ou remboursé”. S’y ajoute “la démocratisation de l’accès internet pour les professionnels et les entreprises”.
Selon Aminata Ndiaye Niane, Directrice marketing de la Sonatel, cette cérémonie de lancement du programme «Internet partout pour tous» est le premier acte de la concrétisation d’un engagement pris avec l’Etat du Sénégal. «L’internet fixe devient accessible partout au Sénégal, même dans les zones qui ne sont pas accessibles aux réseau Adsl”.
Quant à Abdou Karim Mbengue, Directeur de la communication institutionnelle et des relations extérieures, il soutient que le groupe Sonatel a consenti des investissements importants à travers le déploiement d’un programme de modernisation de son réseau et de l’extension de celui-ci sur tout le territoire national. «140 milliards de francs Cfa ont été investis entre 2015 et 2016. Ces investissements ont permis de construire le meilleur réseau numérique de notre pays», fait-il savoir.
Selon Abdou Karim Mbengue, «l’ambition de Sonatel est de rendre accessible l’internet à tous ses clients et connecter tout le Sénégal au haut débit et à moindre coût».
Senedirect

13/02/2017

PEUT-ÊTRE 50% DE PETROLE EN PLUS

Pétrole sénégalais: de 641 millions à 1,5 milliard de barils, le champ pétrolifère SNE livre ses secrets

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Dans un premier temps, il a été avancé que les réserves de pétrole découvertes au large du Sénégal étaient estimées à 641 millions de barils mais il y a en réalité une augmentation de plus 50% soit 1,5 milliard de barils.
La compagnie australienne Far qui est détentrice de 15% de la concession annonce l’information après qu’elle ait opéré sur le champ pétrolifère SNE et obtenu les résultats des récentes sondes sismiques 3D additionnelles.
En outre, l’étude n’est pas encore exhaustive du fait que les deux puits supplémentaires (SNE 5 et SNE 6) n’ont pas été pris en compte. Avant la fin de l’année, ceux-ci devraient révéler leurs entiers potentiels.
Pour rappel, la répartition des concessions sur le champ SNE s’est fait comme suit: Petrosen détient les 10%, les 35% reviennent à ConocoPhillips, FAR en détient les 15% tandis que Cairn Energy reste le principal actionnaire avec ses 40%.
Mamoune Tine/Senenews