29/05/2017

VOUS AVEZ DIT LOBBIES?

les lobbies et groupes de pression au Sénégal

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Le Sénégal compte comme tous les pays du monde, des lobbies et des groupes de pression. Ces derniers agissent en coulisses et tentent d’influencer les décisions des pouvoirs publics. Nous avons dénombré plusieurs groupes de pressions, à savoir le lobby médiatique, le lobby maraboutique, le lobby libanais, le lobby judiciaire et bien d’autres.les lobbies
Le lobby médiatique reste l’un des plus puissants au Sénégal. La presse a façonné la vie politique de notre pays ces dernières années. Constitués en plusieurs organisations, comme le syndicat des patrons de presse, les journalistes sénégalais ont été remerciés par Me Abdoulaye Wade en 2000 à son accession au pouvoir. Pour le pape du Sopi, ils ont été les principaux artisans de sa victoire. Avec le régime de Macky Sall, beaucoup de journalistes ont intégré le gouvernement à savoir Abdou Latif Coulibaly, Souleymane Jules Diop, Yakham Mbaye… On oubliera pas les cas de El Hadji Kassé ou de Abou Abel Thiam. Et bien d’autres qui sont dans des sphères déterminantes de ce système politique. «Les journalistes sont parmi les premiers confidents des hommes politiques. Chacun a besoin de l’autre ». C’est pourquoi, depuis 2000, ils sont parmi les hommes de pouvoir.
Le groupe Sud a été le premier organe de presse à fournir un de ses brillants journalistes, feu Cherif Elvalide Sèye, comme conseiller en communication de Me Abdoulaye Wade. L’un des fondateurs de ce groupe, Babacar Touré, a été conseiller spécial de Abdou Diouf, tout comme de Wade avant que leur compagnonnage ne s’arrête après la parution du livre de Abdou Latif Coulibaly. «Les journalistes de Sud, Babacar Touré en premier, ont été pendant longtemps des hommes de réseaux », lâche cet ancien membre de la rédaction dudit journal.
Avec le pouvoir de Macky Sall, cette présence de journalistes s’est accrue. «En réalité, l’actuel président comptait beaucoup d’amis journalistes dans son entourage avant son arrivée au pouvoir. C’est naturellement que ces derniers ont accepté de travailler avec lui dès qu’il a pris le pouvoir ». Des relations qui ont duré des années et qui sont, pour certains, apparues au grand jour à l’arrivée de Sall comme président de la République.
Les journaux au Sénégal sont souvent créés pour être des groupes de pression. C’est en 1998 que les premiers hommes d’affaires sont entrés dans le métier. Avec la création du journal Le Matin, Baba Tandian devenait le premier industriel à faire des journaux. Il était accompagné dans son actionnariat par Bara Tall, puis par Youssou Nour et Cheikh Tall Dioum. Curieusement, à part Youssou Ndour, les autres hommes d’affaires étaient très proches de l’ancien président Abdou Diouf. Baba Tandian était à l’époque dans le cercle de la première dame, Elisabeth Diouf, tout comme Bara Tall. Certains analystes avaient avancé à l’époque que le journal avait été créé pour maintenir des privilèges et gagner des marchés. Vrai ou faux ?
Depuis cette entrée, les hommes d’affaires n’ont plus lâché les médias. Et le dernier à entrer dans le créneau est Mbackiou Faye qui a lancé un quotidien il y a un an. «La presse reste un excellent moyen de faire pression sur les pouvoirs politiques et influencer des décisions, ce qui est valable dans tous les pays du monde est également valable au Sénégal »
Comme autre lobby, celui des milieux maraboutiques. Culturellement, chaque Sénégalais est affilié à une confrérie et ces dernières sont très influentes dans la vie politique et économiques du pays. Chaque homme politique est obligé de compter sur un marabout comme parrain. «Les hommes d’Etat sont obligés de tenir compte des avis et recommandations de telle ou telle confrérie quand ils forment un gouvernement et doivent nommer à des postes importants », renseigne ce ministre. «C’est pourquoi dans les cours des grandes familles maraboutiques, il n’est pas rare de rencontrer des personnalités politiques influentes ». Cette influence est très marquée dans la société sénégalaise et les pouvoirs politiques en tiennent compte énormément.
Autre lobby, les Libanais. Dans les affaires, les Libanais sont arrivés à s’imposer. Principalement dans les secteurs de l’agro-alimentaire, de la grande distribution et des industries de transformation. Ils sont répartis en plusieurs groupuscules et chaque partie essaie de tenir les rênes de l’économie. Ils influencent le ministère du commerce, les Impôts et bien des services de l’Etat. «Aujourd’hui, pas moins de 40% du tissu économique est contrôlé par une cinquantaine de familles libanaises. Il est difficile aujourd’hui pour une société appartenant à un Sénégalais de souche de percer dans le domaine de la grande distribution car ils contrôlent une bonne partie ». Les rares qui y sont arrivés font l’objet d’une guerre épique.
Il y a le lobby des industriels français. Cette dernière a été très active pendant les années 70, 80 et 90. Mais le changement de système politique à Dakar a fait reculer le jeu de pouvoir que les hommes d’affaires français présents au Sénégal entretenaient avec le pouvoir socialiste. Durant le règne de Wade, les discussions des soirées de ce cercle très fermé tournaient autour de la perte de terrain (économique) et de la régression de l’influence des Français au Sénégal. Ils ont longtemps déploré l’entrée des Marocains sur le marché sénégalais. Ces derniers, d’ailleurs, ont pratiquement relégué au second plan les Français dans le secteur des banques et des assurances.
On peut également dire qu’il y a un lobby marocain qui est en train de se former au Sénégal. En effet, les banques sénégalaises sont détenues à 30% par des capitaux du royaume chérifien. Cependant, l’influence des Marocains dans la vie politique sénégalaise est très marginale, voire inexistante.
Il existe d’autres lobbies moins influents. Comme les inspecteurs des Impôts et Domaines ou les les magistrats. Ils n’ont pas d’influence sur le jeu politique mais ont un redoutable instinct de conservation et de protection de leurs acquis.
Le Soir – Quotidien Numérique

28/05/2017

LA 4G A DIAMNIADIO

La Sonatel inaugure son réseau 4G à Diamniado

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La Sonatel continue d’étendre son réseau 4G au Sénégal. Après Dakar, Saly et Touba, la 4G a été officiellement lancé le 25 mai 2017 dans la localité de Diamniadio. Selon l’unique opérateur 4G du pays, cette extension de la 4G permettra à la population de cette localité d’améliorer leur expérience client avec de nouveaux débits jusqu’ici jamais expérimentés.
Selon nos confrères de CIO Mag qui révèlent l’information, l’arrivée de la 4G à Diamniadio aura également l’avantage de favoriser le désenclavement de cette zone située à la périphérie de Dakar. Cette étape marque également un pas important pour le programme de déploiement et d’extension du réseau 4g de la Sonatel. Selon les informations de l’opérateur, aujourd’hui, la couverture 4G est de 259 sites 4G à Dakar, Saly, Touba, St Louis et Ziguinchor. Une extension qui va se poursuivre en 2017.
ticmag.net

27/05/2017

LES RICHES ET LES PAUVRES

Carte de pauvreté au Sénégal : Une disparité dans le partage des richesses

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L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données appelée « cartes de pauvreté ». Les résultats de cette étude, rendus publiques, mercredi, révèlent que la pauvreté tend à augmenter du Nord au Sud, à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté.
En s’appuyant sur la méthode d’estimation des «petites aires », l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données. Cette méthode d’élaboration appelée « cartes de pauvreté » a consisté à se servir des informations détaillées issues d’une enquête de consommation auprès des ménages en les combinant avec celles d’un recensement sur la base d’un logiciel dénommé « Poverty Map » développée par la Banque mondiale.
De ces études, il ressort que la pauvreté tend à augmenter au Sénégal du Nord au Sud à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté. En effet, il existe une disparité en termes de pauvreté à l’échelle nationale mais également au sein même des régions et des départements. Par exemple, dans la région de Tambacounda, les taux de pauvreté, dans le département, varient de 42,3% à 80%, soit un écart de près de 40 points de pourcentage, selon Babacar Ndir, directeur général adjoint de l’Ansd. A Dakar, bien que le taux de pauvreté de la région soit de 24, 9 %, la pauvreté estimée dans le département de Rufisque est plus importante avec un taux 29,2 % contre 18,8% dans le département de Dakar. La population de la région de Dakar représente le quart de celle du pays avec 13,3 % des pauvres. Selon M. Ndir, les 52 communes de Dakar affichent des différences marquées en termes de bien-être. Les cinq communes les moins pauvres sont Mermoz-Sacré Cœur, Sicap Liberté, Pikine Ouest, Dieuppeul-Derkelé et Golf Sud. Ces localités affichent des taux de pauvreté entre 7,3 et 12 %. Toutefois, la plus grande commune en termes de population, Keur Massar, regorge le plus de pauvres de la région de Dakar.
Avec un taux de pauvreté estimé à 77,5 %, Kolda est la région la plus pauvre du Sénégal. Babacar Ndir explique que la carte de pauvreté est un instrument qui permet d’évaluer les inégalités ainsi que le niveau de bien-être des populations jusque dans les localités les plus reculées. «La précision de ces cartes nous permet de cibler toutes les zones du Sénégal», affirme-t-il. Il souligne, en outre, que la pauvreté est partout présente à travers le pays.
Ces estimations sont issues de l’enquête de pauvreté effectuée en 2011. Les données sorties de ces évaluations ont été imputées au recensement général de la population réalisées en 2013. Ces calculs cumulés donnent une estimation de la pauvreté pour l’année 2015, précise le directeur général adjoint de l’Ansd.
Oumar BA/lesoleil.sn

26/05/2017

ENVELOPPE FRANCAISE POUR LA CASAMANCE

4 milliards de FCfa pour l’agriculture, la santé, l’éducation… en Casamance

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En tournée dans la région, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a révélé, mardi dernier, à Ziguinchor, que 67 millions d’euros environ sont engagés en Casamance par l’Agence française de développement, le service culturel et de coopération technique, l’Institut de recherche pour le développement (Ird) pour promouvoir des projets dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, du développement des entreprises et du tourisme.
Lors de son séjour dans la région, le diplomate français a visité différents projets issus du partenariat sénégalo-français, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la culture, de l’appui au secteur privé et du soutien à la relance du tourisme. Et au terme de sa tournée, Christophe Bigot a affirmé que la France poursuivra ses efforts pour aider le Sénégal à améliorer considérablement les conditions de travail des enseignants et des élèves, afin d’augmenter les taux de réussite dans les établissements scolaires. Il n’a pas manqué d’évoquer les actions réalisées, celles en cours et en vue, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’éducation de base en Casamance (Paebca). Déjà, quelque 6 milliards et demi de francs Cfa ont été mobilisés pour ledit projet. L’éducation n’est pas le seul domaine où la coopération française intervient en Casamance.
La France, d’après son représentant au Sénégal, finance avec l’Unesco la distribution de carnets de santé et l’inscription sur les registres d’état civil des nouveau-nés, dans le cadre de l’initiative « Solidarité et santé sahel ». Elle participe aussi activement à la réhabilitation des centres de santé des régions de Sédhiou et de Kolda, ainsi qu’à l’amélioration de leurs volets destinés aux enfants. L’hôpital régional de Sédhiou bénéficie également de son aide. Outre l’Alliance franco-sénégalaise de Ziguinchor qui est un creuset culturel, la coopération française a beaucoup investi dans les périmètres d’irrigation de Vélingara et de Kolda. « Nous y menons une action très importante à hauteur de 27 millions d’euros », a révélé le diplomate français.
El Hadj Moussa SADIO/lesoleil.sn

DES BUS POUR DAKAR

Plus de 184 milliards CFA de la Banque mondiale pour améliorer le transport à Dakar

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Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé, ce jeudi après-midi à Washington (Etats-Unis), le financement du Projet pilote de système de bus rapides sur voie réservée à Dakar (BRT) pour une enveloppe de plus 184 milliards de frs CFA, a appris l’APS.
Le BRT qui va faciliter la mobilité urbaine, le déplacement de 300.000 passagers par jour va "réduire de près de moitié la durée des trajets dans les transports publics, entre la préfecture de Guédiawaye et la gare routière de Petersen dans le centre de Dakar (18,3 kms) aux heures de pointes", renseigne un communiqué du Groupe de la Banque mondiale.
"Le BRT améliorera substantiellement les conditions de déplacements dans l’agglomération dakaroise qui compte actuellement 3,5 millions d’habitants et qui devrait en avoir 5 millions en 2030", a noté Mansour Elimane Kane, ministre des infrastructures, des transports terrestres et du Désenclavement.
"La garantie de temps de trajets plus court, l’amélioration du niveau de confort et de sécurité, à un coût acceptable pour les usagers, permettront d’atteindre les objectifs de performance économique et d’équité sociale visés par ce projet important du Plan Sénégal Émergent", a-t-il ajouté dans des propos rapportés dans le communiqué.
Pour Louise Cord, directrice des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal, "ce système de transport en commun et moins polluant aura un impact important pour la croissance économique du Sénégal".
"Les emplois qualifiés créés par les opérations de BRT offriront davantage d’opportunités professionnelles aux femmes. Par ailleurs, les opérateurs de transport locaux, qui vont assurer le transport des usagers vers les lignes du BRT, auront l’opportunité d’être actionnaires dans le capital de l’opérateur BRT", a déclaré Louise Cord, soulignant aussi que l’environnement des affaires au Sénégal bénéficiera également du succès de ce Partenariat public-privé (PPP).
La ligne BRT entièrement séparée de 18,3 km permettra de transporter près 300 000 passagers par jour, dont 27 000 pendant les heures de pointe, rapporte le Groupe de la Banque mondiale qui ajoute que le projet inclut la construction de trois terminaux de passagers et de 20 stations.
Il est aussi prévu la fourniture d’une flotte de bus et un système de transport intelligent (STI), soutient la Banque mondiale.
APS

EROSION CÔTIERE

Érosion côtière : le littoral sénégalais face à un péril écologique

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Des environnementalistes interrogés par l’APS soulignent la fragilité de l’écosystème du littoral sénégalais et considèrent cette situation aux origines lointaines comme ‘’un péril écologique’’.
Cet écosystème est en effet dégradé par l’érosion côtière, et ce phénomène naturel colle avec l’histoire de la mer dont l’avancée sur le continent a été davantage remarquée grâce à une photo satellite, indique-t-on.
"Dakar reste coupée par de petites rivières et marigots qui débouchent à la mer, surtout pendant la saison des pluies", indique le professeur Pape Goumbo Lô, géologue, environnementaliste et expert en aménagement côtier et prévention des risques.
Le directeur général du Centre expérimental de recherches et d’études pour l’équipement (CEREEQ) fait remarquer que la station balnéaire de Saly, le littoral mbourois, les cimetières de Rufisque et les quartiers de Mérina, Keuri Kaw, Diokoul et Tiawlène (Rufisque) sont en train de subir la furie de la mer
"Le plus fataliste invoque Dieu, là où le spécialiste retiendra parmi les causes, l’action de l’homme sur la nature", fait observer l’environnementaliste, à propos des origines de ce phénomène. Pape Goumbo Lô, qui préside le comité scientifique de l’aménagement côtier pour le littoral de l’UEMOA, déplore "les actions sectorielles, parcellaires et individuelles" entreprises dans ce cadre.
Appelant à des solutions intégrées et durables, M. Lô soutient que l’érosion côtière a toujours existé et continue d’exister, notamment dans des zones habitées comme Saly-Portudal, Saint-Louis, Rufisque et tant d’autres villes au Sénégal.
"L’érosion côtière est dramatique et entraîne diverses conséquences. Les plages s’érodent tout le temps. Le phénomène a changé la ligne de rivage", constate-t-il.
D’après lui, si il y a longtemps "Gorée et les îles de la Madeleine étaient rattachées à Dakar’’, force est de constater aujourd’hui que l’érosion côtière les a en séparées". Et, il y a quelques années, rapporte encore l’expert, "on a trouvé des traces qui montrent que les gens allaient de Dakar aux îles de la Madeleine à pied".
La directrice de l’environnement et des établissements classés du Sénégal, Marilyne Diarra, a même porté la problématique à la tribune de la 21 Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies, tenue à Paris, en décembre 2015.
"La mer avance et grignote les côtes sénégalaises", avait-elle alors lancé.
"La mer avance de 1 à 1,3 mètres par an sur les côtes qui s’étendent sur plus de 700 km et qui sont à 90% basses" avait-elle indiqué, expliquant que "nos côtes sont impactées par l’avancée de la mer parce qu’elles sont essentiellement basses".
Ce phénomène est dû non seulement aux changements climatiques mais aussi à l’action de l’homme avec les ‘’constructions anarchiques’’ sur le littoral sénégalais, avait-t-elle avancé, ajoutant que les villes les plus touchées sont Saint-Louis, Mbour, Saly, Gandiole, les îles du Saloum et la Casamance.
"Dans les îles du Saloum, précise-t-elle, la rupture de la pointe de Sangomar avec Djiffer est l’aboutissement d’un processus naturel de quelques millénaires, plusieurs campements et bâtiments ont été détruits."
La pointe de Sangomar a été décrite depuis longtemps par les navigateurs et les ingénieurs hydrographes en raison de sa position stratégique, en aval du port de Kaolack.
La ville de Saint-Louis n’est pas non plus épargnée, surtout depuis l’ouverture de sa fameuse brèche.
C’est en octobre 2003 que fut menée cette action d’apparence anodine, mais qui a produit de grandes conséquences. En effet, c’est suite à un risque important d’inondations de Saint -Louis que les autorités décident d’ouvrir un canal de délestage, pour faciliter l’écoulement du fleuve vers la mer, à 7 km au sud de la ville.
De 4 mètres de large au moment de l’ouverture, le canal a atteint 7 km. L’ouverture de la brèche a complètement modifié le milieu estuarien, et certains spécialistes craignent désormais que la ville soit plus sensible qu’auparavant à une augmentation même minimum du niveau de la mer.
De plus, une nouvelle brèche a été ouverte par la mer en octobre 2012, un peu au nord de Gandiole, à 500 mètres de la première. Au départ, limitée à quelques vagues, elle est devenue aujourd’hui une ouverture d’un kilomètre de large et coupe la Langue de Barbarie, menaçant notamment un campement tout proche. La rive continentale du fleuve reçoit aujourd’hui directement les vagues sur ses berges.
Pour Pape Goumba Lo, "beaucoup de facteurs entrent en jeu pour expliquer ce phénomène, mais, aujourd’hui, force est de constater qu’il est en tain de remettre en cause, le développement socio-économique du littoral".
"Cela n’est pas propre au Sénégal. Ça va du Maroc jusqu’en Afrique du Sud", a-t-il précisé, expliquant la particularité des zones les plus menacées du Sénégal (Rufisque, Bargny, Joal et Saly) par les houles du Sud "qui sont très intenses à certains moments de la nuit".
"La non maîtrise de ces houles du sud mais aussi la vulnérabilité de ces sites non aménagés font que l’érosion est fortement intense à quelques points où on extrait le sable marin", prévient Pape Goumbo Lo.
Selon lui, cela entraîne "la destruction des habitats, des pertes économiques, la disparition de sites culturels et cultuels, une augmentation de la vulnérabilité des populations".
"Dans le domaine du tourisme, c’est l’inquiétude qui gagne les agents du secteur. A la station balnéaire très convoitée de Saly-Portudal, la mer occupe pratiquement tout l’espace", déplore l’aménagiste côtier. Il appelle à réfléchir sur des solutions durables car, dit-il, "nous avons suffisamment parlé des causes et des conséquences".
SBS/PON/ASG/APS

25/05/2017

LE PRIX DES RECEPTIFS AU SENEGAL

Tarifs des grands hôtels du Sénégal: Classement des hôtels les plus chers

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Quels sont les hôtels les plus chers du Sénégal ? En tête de ce classement établi par soir quotidien numérique et repris par metrodakar.net, il y a l’inévitable Radisson. Ce cinq étoiles qui a une réputation dépassant nos frontières vend en moyenne sa nuitée dans une chambre simple à 163 000 FCFA. Ce tarif qui représente le salaire moyen d’un Sénégalais est seulement pour une nuitée, ne comprenant ni les repas, ni les boissons. N’empêche, l’hôtel est tout le temps rempli et il faut batailler parfois pour avoir une chambre. La clientèle est composée souvent d’étrangers, des Africains de la sous-région, des Européens ou des Sénégalais aisés qui viennent
y passer des week-ends ou des moments de repos.
En deuxième position sur la liste: Le Terrou bi, cet hôtel qui a quitté son rang quatre étoiles pour afficher un 5 étoiles, est très prisé par les voyageurs qui viennent pour des affaires et aussi par les Sénégalais les week-ends. En tarif plein, la chambre (single) peut coûter jusqu’à 142 000 francs. De larges promotions sont pratiquées les week-ends ou en basse saison et le prix peut descendre pour une chambre avec vue sur la mer à 95 000 francs CFA.
Troisième de ce classement, l’Hôtel Lamantin de Saly. Le palace le plus cher de la Petite Côte doit son succès à sa belle plage. La nuitée en saison pleine coûte 118 000 francs CFA. Cet hôtel est prisé par les dakarois pour les week-ends à Saly et également pour les séminaires. Ce tarif comprend seulement le petit déjeuner, les repas sont facturés à part.
Quatrième de ce classement, l’hôtel Novotel de Dakar. Fréquenté par des touristes et hommes d’affaires français, cet ensemble bénéficie des clients du célèbre réseau hexagonal et la nuitée peut coûter jusqu’à 115 000 francs.
Cinquième de ce classement, le King Fahd Palace. Depuis que la gestion a été arrachée à Starwood, la fréquentation de ce palace, le plus grand à Dakar en terme de capacités, est en baisse. Mais ses chambres restent au dessus de 100 000 francs à 105 000 francs CFA.
PRIX NUITEE LIEUX
1 Radisson 163 000FCFA DAKAR
2 TERROU BI 142 000FCFA DAKAR
3 Hôtel Lamantin 118 000FCFA SALY
4 Hotel Novotel 115 000FCFA DAKAR
5 King Fahd Palace 105 000FCFA DAKAR
6 PULLMAN 101 000FCFA DAKAR
7 Rhino Resorts 80 000FCFA SALY
8 YAAS HOTEL 80 000FCFA DAKAR
9 Hotel Savana 77 000FCFA Dakar
10 Framissima 65 000FCFA SALY
senedirect.net

24/05/2017

NOUVELLES CHALOUPES POUR ALLER A GOREE

Liaison maritime Dakar-Gorée : Deux nouvelles chaloupes annoncées

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La liaison maritime Dakar-Gorée sera bientôt enrichie de deux nouvelles chaloupes afin de faciliter le transport aux insulaires de Gorée. C’est l’annonce faite, hier, par le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, qui s’exprimait à la suite des perturbations notées sur le trafic entre l’île et le continent. « Nous avions décidé, depuis longtemps, sur instruction du président de la République, d’acquérir deux nouvelles chaloupes. C’est déjà fait depuis très longtemps, le Cosec y travaille », a dit Oumar Guèye sans pour autant préciser la mise à disposition de ces deux navires. Toutefois, compte tenu de l’indisponibilité de la chaloupe « Coumba Castel », il dit avoir pris la décision d’affecter le « Mame Coumba Lamb » à la liaison. « Lorsque j’ai été informé du flux très important qu’il y a eu sur Gorée, j’ai saisi le Premier ministre et le gouverneur de la région et j’ai eu à prendre des dispositions en remettant immédiatement le « Mame Coumba Lamb » qui est destiné à la liaison Dakar-Rufisque mais qui n’est pas opérationnel pour cela. « Mame Coumba Lamb » renforce donc la chaloupe « Beer » pour nous permettre d’évacuer ce flux », a expliqué le ministre de la Pêche. En outre, compte tenu du rush des touristes et des élèves à l’embarcadère, Oumar Guèye a promis de saisir le ministre de l’Éducation nationale pour essayer de réguler le trafic.
M. NDONG/lesoleil.sn

L'’AIBD SERA INAUGURÉ LE 7 DÉCEMBRE PROCHAIN

L’AIBD SERA INAUGURÉ LE 7 DÉCEMBRE PROCHAIN

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L’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) dont les travaux sont achevés sera inauguré le 7 décembre prochain a annoncé mercredi, à Saly-Portudal (Mbour) son directeur général, Abdoulaye Mbodji.
"Cette inauguration, nous voulons la faire également avec un aéronef de la compagnie Air Sénégal qui est aujourd’hui créée. C’est un défi et nous voulons qu’au soir du 7 décembre 2017 que tout le Sénégal sache que l’AIBD a effectivement pris son envol", a-t-il lancé.
Abdoulaye Mbodji a fait cette annonce au terme d’un atelier de deux jours (23-24 mai) de concertation avec les élus des communes concernées par cet aéroport et les services étatiques impliqués dans le projet.
"Nous voulons faire en sorte que ce pôle économique en gestation dont la ressource territoriale première demeure l’AIBD soit mieux géré, que tout le monde s’en approprie et accompagne sa gestion", a expliqué M. Mbodji.
Les travaux du cargo village, la seule infrastructure de cet aéroport pas encore achevée, sera terminée "à date échue", selon le DG de l’AIBD, précisant que l’APIX qui a en charge la construction de cet aéroport a commis le groupe "Teylium Agiliky" pour la finition du cargo.
"De par sa situation géographique, le Sénégal constitue un hub naturel, Dakar étant pratiquement au centre du monde, selon les distances aériennes. Ce qui constitue un avantage naturel que l’on devrait exploiter", a-t-il insisté.
Dans un tel contexte, "le pavillon national est indispensable parce qu’on ne peut pas avoir un hub aérien si on n’a pas de pavillon national" a fait savoir Abdoulaye Mbodji qui renseigne qu’Abidjan était à 1,300 millions passagers l’année dernière.
"Aujourd’hui, ils sont à 1,950 millions de passagers dont 700 mille passagers transportés par la compagnie nationale" a-t-il ajouté.
"Cela signifie que pour pouvoir drainer tout ce monde vers Dakar et ensuite faire d’ici le dispatching maintenant à travers le monde, il nous faut notre propre pavillon fort", a estimé le DG de l’AIBD qui invite les africains à "prendre leur destin en main dans le domaine de l’aviation où il y a beaucoup de parts de marché prendre".
Abdoulaye Mbodji a en outre indiqué que le centre de maintenance prévu dans la commune de Diass pour accompagner les activités de l’AIBD est estimé à 53 millions d’euros (34,765 milliards de frs CFA). Il sera réalisé sous forme de partenariat public-privé (PPP) a-t-il dit.
APS

LES ANIMAUX SONT AUSSI DES CREATURES DE DIEU

La Ligue pour la Protection des Animaux au secours des animaux des rues de Dakar

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La ligue pour la protection des animaux (LPA) œuvre depuis 2012 envers les animaux abandonnés et sans foyer de la capitale. Une petite équipe de bénévoles dévoués à la cause animale qui fait tout leur possible pour tenter d’apporter du bien-être à ces animaux des rues et se mobilise pour alerter les pouvoirs publics sénégalais.
©LPA
Qu’on ne s’y trompe pas, la Ligue pour la protection des animaux (LPA) n’a rien de commun avec la SPA (Société Protectrice des Animaux). Pas de refuge pour accueillir les animaux perdus, errants, ou abandonnés. Le but de cette association, créée en 2012 par quatre européens amoureux des boules de poils, est ailleurs. Se rendant compte qu’aucune association dédiée aux animaux n’existe à Dakar malgré la nécessité criante d’une telle structure, ils décident de se regrouper et fondent la LPA. Au départ, chacun menait des petites actions isolées. Mais en se rassemblant, l’organisation et l’efficacité de leurs actions se trouvent renforcées. La feuille de route de l’organisme, reconnu comme association sénégalaise à but non lucratif depuis 2015, se détaille en plusieurs missions.
Vacciner et stériliser les animaux
Et son premier cheval de bataille c’est de vacciner et stériliser les animaux des rues. « Nous savons pertinemment que nous ne pouvons pas trouver une maison pour tous ces animaux », explique Sylvie Jadoul, bénévole enjouée et sur-vitaminée avant de renchérir :
« l’idée c’est d’en vacciner et stériliser le plus grand nombre. Une fois ces mesures prises, ils ne représentent plus un danger pour l’homme, notamment dans la transmission de maladies. La stérilisation, elle, évite leur surnombre ».
D’après Mission Rabies et l’OMS, la solution la plus rentable et la seule possible pour l’élimination de la rage canine à long terme est la vaccination des chiens. En effet, « en vaccinant régulièrement 70% des chiens dans les zones où la rage est présente, on pourrait ramener à zéro le nombre des cas humains», a affirmé le Dr Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE (l’Organisation mondiale de la santé animale).
Venue au départ pour adopter un chaton, la jeune belge qui cherchait un projet de bénévolat, n’est finalement jamais repartie de la structure ! Vera, elle, avait contacté l’association pour des conseils après qu’elle ait découvert des chatons atteints de gale. Bouillonnantes d’énergie, les jeunes femmes font équipe avec deux autres bénévoles. Le noyau dur de cette équipe peut compter aussi ponctuellement sur des aides extérieures de particuliers qui viennent leur prêter main forte. Pour le côté médical, l’association s’appuie sur cinq vétérinaires sénégalais. Par le passé, elle a organisé plusieurs campagnes de stérilisation en pleine rue. Compte tenu de l’importante organisation nécessaire qu’elles requièrent, ces actions se font plus rares. A la place, l’association privilégie des interventions à plus petite échelle : les vaccinations et stérilisations se font au cas par cas, suivant les animaux trouvés. « Beaucoup de gardiens ont adopté des chiens des rues. Ils n’ont souvent pas les moyens de les vacciner et pensent encore moins à les stériliser. Nous les aidons en leur offrant ces actes médicaux » rapporte Véra. La LPA permet également aux propriétaires de bénéficier de tarifs réduits : en moyenne, faire vacciner et stériliser son chien revient environ à 100 000Fcfa chez le vétérinaire. Avec l’association, le prix est de 40 000Fcfa (pour les chats le tarif s’élève à 30 000Fca). Une manière d’inciter les propriétaires à adopter ces réflexes.
Lors d’une mission vaccination-stérilisation au Lac Rose en avril 2017 ©LPA
Vacciner et stériliser sont les deux mamelles de l’association mais un autre de ses piliers est plus globalement le secours des animaux errants. Qu’ils soient blessés, affamés, ou trop faibles pour survivre par eux-mêmes, la LPA leur vient en aide. Quand l’animal est trop mal en point ou trop jeune pour subvenir lui-même à ses besoins, l’association le prend un temps sous son aile. Il est alors confié à une famille d’accueil en attente de son adoption. Tous les adoptants sont bien évidemment vaccinés et stérilisés. « Si les animaux adoptés sont trop jeunes, nous émettons des bons dont une partie est payée à l’avance par les propriétaires » détaille Sylvie. Mais elle tient à le rappeler,
« la LPA n’a pas vocation à récupérer les animaux afin de les faire adopter. Par la force des choses et quand cela est nécessaire, nous le faisons bien sûr mais ce n’est pas l’idée première ».
Généralement, les bénévoles interviennent après signalisation. « Notre activité fonctionne beaucoup grâce à notre page Facebook : les gens nous contactent car ils ont repéré un animal en mauvaise posture. Ou bien pour nous demander de l’aide, des conseils », relate encore Sylvie. Surtout actifs sur Dakar, les bénévoles interviennent aussi sur la petite côte, au lac rose,…
Eduquer et sensibiliser
L’association se donne également pour mission de sensibiliser les populations locales au sort des animaux. « Beaucoup ne savent pas comment s’y prendre pour aider, ils sont en demande. Les attitudes sont aussi le reflet d’un manque cruel d’information. Il y a donc tout un travail à faire la dessus », note Véra. Un manque qui explique beaucoup de comportements, sans cependant les excuser pour autant.
« La torture gratuite envers les animaux, particulièrement les plus faibles est inadmissible. Il est fréquent que des enfants les maltraitent volontairement : on trouve des chatons sans yeux, des chiots ont été pendus,… Ils reproduisent bien souvent un schéma de violence qu’ils subissent eux-mêmes. Mais ça n’excuse pas pour autant leur attitude ! »
s’exclame-t-elle. Plus que tout, il s’agit donc d’éduquer pour que peu à peu les attitudes changent.
Un travail nécessaire mais hélas, pas toujours bien accepté par la population. « Souvent les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas un refuge, que notre but n’est pas l’adoption mais la vaccination. Nous avons parfois des réactions négatives…Il faut argumenter, expliquer. Cela prend pas mal de temps avant d’arriver à ce qu’ils intègrent cette idée » soupire Sylvie.
Atelier peinture : LPA fabrique des paniers avec des pneus usagés. 100% de la somme est reversé à l’association.©LPA
Autre réticence à laquelle les bénévoles sont confrontés : la stérilisation est souvent mal perçue, particulièrement quand il s’agit des mâles ! « On nous dit qu’il ne faut pas, que c’est contre nature. Il y a beaucoup de réticences face à cette pratique pourtant essentielle afin d’éviter la surpopulation de chiens ou chats errants ! » s’agace-t-elle. Sylvie ajoute : « C’est assez étonnant tout de même que certains s’opposent à la stérilisation, et que dans le même temps, ne s’en occupent absolument pas, voire sont les premiers à les maltraiter ! ». Une attitude qui a le don d’exaspérer et qui atteint son comble quand certains réclament de l’argent pour que l’association soigne un animal dont ils se fichent pourtant royalement…. Malgré tout, et fort heureusement, dans la majorité des cas, le message auprès de la population passe généralement bien.
Une pétition pour alerter
Dernièrement, la LPA s’est lancée dans un nouveau combat. Durant les mois de mars et avril, deux campagnes d’empoisonnement à l’encontre des chiens errants ont été menées par la commune de Ngor, tuant ainsi une centaine de chiens au niveau des Almadies et dans les alentours de Ngor. Des morceaux de viande empoisonnée ont ainsi été jetés dans les rues la nuit tombée. Des charrettes passaient ramasser les cadavres des animaux tués, pour les amener ensuite on ne sait où. Une mort violente et particulièrement douloureuse. Cette mesure est couramment employée par le service d’hygiène du gouvernement sénégalais afin de réduire la population de chiens errants. Mais elle pose de nombreux problèmes.
« Les résidents des quartiers ciblés nous ont confirmé qu’ils n’avaient pas été prévenus par la municipalité de la tenue de cette opération »
s’indigne Vera. Une faute grave de non-respect de la procédure qui peut se révéler particulièrement dangereuse : le poison utilisé tue sans distinction animaux et humains. Animaux errants, animaux domestiques ou bétail, enfants, adultes handicapés ou petits talibés, tous sont susceptibles d’être en contact avec ces véritables bombes à retardement. « Beaucoup d’habitants sont contre ces actions. Comme ils n’étaient pas avertis, aucune précaution particulière n’avait été prise par les propriétaires. Nombreux sont ceux à avoir perdu leur animal de compagnie… » se désole Sylvie. Un sentiment de frustration renforcé quand on sait que cette campagne a aussi éliminé des chiens préalablement vaccinés et stérilisés par la LPA. « Non seulement c’est rendre notre action inutile mais en plus on perd énormément d’argent ! C’est aberrant et contre-productif !» fulmine-t-elle.
Capture d’écran de la pétition
Pour signer la pétition
C’est dans l’optique de faire prendre conscience aux autorités – ministères de la santé, de l’élevage et de l’hygiène- de la dangerosité et de l’inutilité de cette technique que l’association a lancé une pétition mi-mai. «Dans un premier temps, le but est que les autorités respectent l’obligation de prévenir les riverains de la tenue de ces campagnes. A terme, nous voulons surtout les faire cesser car ce n’est absolument pas la solution pour régler le problème de la rage » concluent les deux femmes. Et avec déjà plus de 1 500 signatures recueillies, cet avis semble être bel et bien partagé par la population sénégalaise…
LPA/Clémence Cluzel/nouvellesdedakar.com
original et photos:http://nouvellesdedakar.com/ligue-protection-animaux-seco...

DU SOLAIRE POUR LES SMARTPHONES DE CASAMANCE

Des panneaux solaires couplés à des smartphones font leur entrée en Casamance

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La société française Sunna Design, qui fête cette année son dix-millième panneau solaire à destination de l'Afrique - ils sont distribués dans 22 pays du continent -, tente la diversification dans la téléphonie mobile avec un kit associant panneau solaire individuel et téléphone portable. Objectif : en écouler 250 000 d'ici 2021.
Le fabricant français de lampadaires solaires Sunna Design joue la diversification. Cette année, de son usine bordelaise sortira le dix-millième des lampadaires solaires qui, depuis sa création en 2011, ont été installés dans des villages au Sénégal et sur les bords d’axes routiers au Nigeria, au Niger, au Mali et au Bénin. Mais il entend désormais se développer sur un segment voisin, proche de ce que propose M-Kopa Solar au Kenya. Ce dernier a installé depuis 2010 près de 500 000 de ses kits solaires domestiques au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et au Ghana tout en y associant un ensemble d’équipements à destination de ses clients qui résident dans des zones isolées. En plus des lampes, le kit peut inclure un chargeur de téléphone, une radio, une télévision ou encore un four fonctionnant à l’énergie solaire.
Sunna a lui choisi de développer un kit associant panneau solaire, lampes et smartphone, le tout vendu pour 200 euros remboursables par les usagers sur 12 mois selon le système du pay as you go, modèle de pré-paiement et de remboursement par échéances dont M-KOPA a popularisé le principe sur le continent.
250 000 kits de panneaux solaires et téléphones mobiles d’ici 2021
Les téléphones, équipés du système d’exploitation Android, seront livrés avec un forfait de données et des applications mobiles agricoles, éducatives ou de santé à très faible consommation de données, avec l’objectif de toucher des zones rurales souvent mal desservies par les réseaux de télécommunication.
500 de ces kits de Sunna doivent être distribués en Casamance au sud du Sénégal, à condition que la société mène à terme à terme une campagne de financement de cette nouvelle production. Pour ce faire, elle s’est associée à un nouveau venu du financement collaboratif, la plateforme Solylend sur laquelle Sunna espère lever 100 000 euros.
À terme, ce sont 250 000 kits qui pourraient être vendus en Afrique de l’Ouest francophone d’ici 2021 et qui s’ajouteront aux activités de lampadaires solaires dont la croissance est, elle, déjà avérée.
Ainsi Sunna Design est en lice pour une nouvelle levée de fonds après celles déjà bouclées. « Nous cumulons 10 millions d’euros de levées de fonds depuis nos débuts », a confié Thomas Samuel, l’ingénieur fondateur de la société. Chaque exemplaire rapporte environ 1 000 euros de chiffre d’affaires à la société. Ils sont censés résister pendant 10 ans à des environnement très poussiéreux et chauds (jusqu’à 70 degrés).
Un modèle qui plaît, puisque plusieurs pays africains sont sur les rangs pour obtenir une ligne de montage ad hoc comme celle inaugurée avec la star américaine d’origine sénégalaise Akon à Bamako. « Une demi douzaine de pays africains sont intéressés par des modèles analogues », indique Thomas Samuel.
Benjamin Polle/jeuneafrique.com

LA SENELEC OPTIMISTE

Le Sénégal compte 200 mégawatts de réserve (SG Sénélec)…

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“Le Sénégal est le 8ème pays au niveau africain, en terme de taux d’accès à l’électricité mais, nous devons transformer notre pays plus facilement” a indiqué Abdoulaye Dia, secrétaire général de la société nationale d’électricité (Sénélec).
Selon Abdoulaye Dia qui s’entretenait avec la presse en marge d’un atelier de formation organisé par l’APIX à l’intention du collectif des journalistes économiques (COJES), “cela demande de la stratégie, des moyens et de l’engagement des consommateurs”.
“Nous sommes au service des consommateurs. Avant nous pensions donner le courant. Aujourd’hui nous pensons que c’est le client qui doit commander l’action de la Sénélec” a-t-il souligné.
D’après lui, “le Sénégal a 200 mégawatts de réserve. C’est plus que la consommation du Mali, deux fois celle de la Mauritanie”. “Cette réserve attend encore. Elle nous permet, en cas de panne la plus critique, que le client ne soit pas coupé” a renseigné le secrétaire général.
La Sénélec qui était, selon lui, jadis confrontée à plusieurs défis, a désormais l’esprit tranquille par rapport à la satisfaction de la demande. « Nous devons nous attaquer aux fondamentaux d’une société normale avec des bilans certifiés, des règles et des procédures” a soutenu M. Dia.
“Nous avons enclenché les processus pour avoir des procédures reconnues mais aussi un cadre légal et réglementaire avec l’accompagnement de l’Etat, mais également une notation financière” a laissé entendre Abdoulaye Dia.
APS/xalimans.com

22/05/2017

ENFIN LES NAVETTES DAKAR-RUFISQUE

Transport maritime : 2 bateaux vont assurer la liaison maritime Dakar-Rufisque

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Une fois terminée, les travaux de réhabilitation de l’embarcadère de Rufisque vont permettre le démarrage de la liaison maritime Dakar-Rufisque. A cet effet, le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) va mettre en circulation 2 bateaux pour permettre aux populations de Rufisque et de la banlieue de joindre Dakar dans des temps record. Le ministre de la Pêche a procédé au lancement des travaux, hier, pour une durée de 5 mois.
L’embarcadère-débarcadère de Rufisque avait été construit pour servir d’accostage aux fameux « bateaux-taxis », mais à cause d’un défaut technique, cette infrastructure n’a jamais servi aux populations de Rufisque. Ce week-end, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a procédé au lancement des travaux de réhabilitation et d’extension du ponton pour assurer la liaison maritime Dakar-Rufisque. Pour Oumar Guèye, cette réhabilitation de l’embarcadère s’inscrit dans une politique d’aménagement et de modernisation des infrastructures portuaires et maritimes nécessaires à l’impulsion du développement socioéconomique du pays et pour le bien-être des populations du Sénégal. Car, selon lui, le secteur de la pêche est un « facteur essentiel de démultiplication des gains de productivité et d’amélioration de la compétitivité ». Pour un coût global de 1,3 milliard de FCfa, les travaux de réhabilitation du ponton de Rufisque vont durer 5 mois. Richard Brault, le représentant de la société en charge des travaux a donné des gages pour respecter cet engagement.
Déjà un bateau pour passagers de 200 places baptisé « Mame Coumba Lamb » du nom du génie tutélaire et protecteur de la « vieille ville » est acquis par le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec). Aussi, un autre bateau sera mis en circulation pour cette liaison Dakar-Rufisque afin d’assurer une rapidité des rotations et de réduire les temps d’attente. « C’est la raison pour laquelle, l’infrastructure qui sera construite, dans cinq mois, permettra de faire en sorte que nous puissions réaliser une liaison maritime entre Rufisque et Dakar et entre Dakar et Rufisque », a indiqué le ministre de la Pêche.
La dynamique va se poursuivre en 2017
Selon le directeur général du Cosec, Abdoulaye Diop, au-delà de Rufisque, cette liaison va développer le transport maritime en banlieue. Le représentant du maire de la ville, Pathé Ndiaye, s’est réjoui du démarrage des travaux. Car, selon lui, ce projet va désenclaver Rufisque et assurer la fluidité de la circulation. « C’est un rêve que nous caressions depuis longtemps », a dit Pathé Ndiaye. Un satisfecit partagé par le président du Conseil départemental, Souleymane Ndoye et par Pierre Mboup, le responsable des pêcheurs et mareyeurs de Rufisque.
Des navires fret
Outre ce ponton qui sera réalisé sur fonds propres par le Cosec, Abdoulaye Diop assure que le Cosec œuvre pour la mise en place d’un armement fort et pour développer le cabotage national et sous-régional. A cet effet, il a annoncé l’acquisition d’un navire fret de Bogué d’une capacité de 2.155 tonnes et d’un autre navire de fret de Djilor d’une capacité de 5.000 tonnes. Tout ceci sera financé grâce à une garantie contractée avec la Bnde pour le compte du Cosama. Le ministre Oumar Guèye est aussi revenu sur les nombreuses réalisées déjà effectuées dans le secteur de la pêche telles la construction de quais de pêche modernes à Pointe Sarène, Ngaparou et Potou. De même que les quais en cours de réalisation à savoir Soumbédioune, Goudomp et Bargny. Le ministre cite aussi l’aménagement des zones de transformation des produits halieutiques, la modernisation des moyens de production et la subvention de 20.000 moteurs d’un montant de 2 milliards de FCfa. « Cette dynamique va se poursuivre en 2017 et dans les années à venir avec des projets structurants avec la construction des aires de transformation de Kayar et Joal, la construction de 6 marchés centraux au poisson, la réhabilitation du marché central au poisson de Dakar, la réhabilitation des quais de pêche de Hann, Mbour, Joal, etc », a rappelé Oumar Guèye. Enfin, le ministre a indiqué qu’une commission technique sera créée pour suivre les travaux de l’embarcadère de Rufisque.
Maguette NDONG/lesoleil.sn
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21/05/2017

LES CARS RAPIDES

Les cars rapides, purs produits du Sénégal

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Les frères Diallo
Casquette vissée sur la tête, pinceau calé derrière l’oreille et vêtements éclaboussés de peinture multicolore, Amadou entame l’habillage artistique d’un car rapide, aux côtés de son frère, Neyoo, looké de la même façon.
L’engin est arrivé en début de matinée dans l’atelier des jeunes hommes, situé dans le quartier de Rassimission, tout près de la Grande Mosquée de Dakar. Ils ont toute la journée pour le garnir de dessins « symboliques », avant qu’il ne reparte arpenter les rues de la capitale.
Le propriétaire du car rapide a amené son bolide dans la matinée. Il ne viendra le récupérer qu’une fois terminé. Les deux frères peignent selon leurs envies, leurs inspirations journalières. Une seule consigne leur est laissée : inscrire le nom du marabout Fallou, le propriétaire faisant partie de la confrérie mouride, sur chaque côté et à l’arrière du véhicule… Question de fierté. Et puisque l’on ne peut pas appeler le Marabout uniquement par son nom… Question de respect. Alors lui sont rajouté des superlatifs, comme « Mame Fallou », qui signifie « Grand Père Fallou », ou encore « Begue Fallou », qui veut dire « Aimer Fallou ». Et pour une once d’uniformité, les artistes devront également notifier la notion de « transports en commun »… Question de bon sens ! Pour le reste libre aux artistes d’exprimer leur imagination.
« On peint beaucoup de drapeaux sénégalais un peu partout, sur les rétroviseurs, de chaque côtés, à l’avant et à l’arrière. Parfois on fait aussi ressortir les couleurs de la France », explique le frère cadet. « Ce sont des véhicules de marque Renault, et avant il étaient peints en bleu, blanc et rouge. Petit à petit on a mis du jaune pour nous approprier la chose. Désormais, le car rapide est l’emblème du Sénégal. C’est pourquoi nous peignons des symboles représentatifs de notre pays », lâche fièrement Amadou.
Juste avant d’ajouter la peinture colorée, qui donne toute cette énergie à la carrosserie du véhicule, les deux frères esquissent à la craie les contours de leurs dessins. Sont représentés, des pommes, des ananas ou encore des palmiers… Tout simplement parce que « ici on mange beaucoup de fruits », plaisante Neyoo. La tête de cheval, présente sur presque tous les cars de Dakar symboliserait le devoir de mémoire pour ceux qui ont fait la guerre. La multitude d’ornements des cars rapides n’a rien d’un hasard, elle représente toute une culture. Tous différents par le coup de pinceau de leur artiste, dans la généralité les cars rapides se ressemblent tout de même.
Originaires de Sangalkam, Neyoo et Amadou ont choisi un métier qui leur plaît. « Là bas, dans mon village, j’étais mécanicien de tracteur, mais je n’était pas décidé à faire cela toute ma vie. Alors je suis venu à Dakar en 1999, pour exercer mon art. Mon frère, qui est arrivé en 1994, et mon père m’ont tout appris », confie Neyoo. Aujourd’hui, les frères Diallo sont sollicités pour égayer la carrosserie des cars, mais aussi celle des taxis, des panneaux publicitaires ou encore du mobilier de maison.
« L’âme du Sénégal »
La chariote de Mamadou est rouge. Elle affiche l’inscription « Nescafé », et est garnie de symboles signifiants aux personnes analphabètes qu’il vend, ici, des boissons chaudes. Rien de foncièrement différent des autres chariotes qui arborent les rues de Dakar. Ancien carrossier-peintre, il a peint soigneusement son outil de travail. Mamadou a 28 ans, aujourd’hui, il vend du café touba sur le bord de la route dans le quartier de Point E le jour. La nuit, il est pâtissier. Pour une matinée, il a décidé de se replonger dans l’univers de l’automobile.
Chaleur, bruits, odeurs nauséabondes, terrain boueux, déchets en masse… Bienvenue sur l’aire de peinture, réparation et lavage de Niarithick, tout près du Tribunal de Dakar.
Là bas, Mamadou rencontre, Ibrahim, assis dans l’encadrement d’une fenêtre de car rapide. Il doit rajouter des dessins sur un car qu’il avait déjà décoré quelques jours auparavant. Il est peintre depuis sept ans, et contrairement aux frères Diallo, lui peint à la demande des propriétaires et chauffeurs des cars. « S’ils veulent que j’esquisse leur village natale, ils me donnent une photo et je le dessine, pareil pour le marabout ou encore pour les messages issus du Coran comme ”Alhamdoulilah” », explique le jeune homme.
Ibrahim, perché sur une fenêtre de car rapide, termine sa prestation artistique / Photo © C. Cuordifede
À quelques centaines de mètres, en remontant le marché de Sandaga, Mamadou retrouve son ami et formateur Booba, dans le quartier de Petersen. Petit check amical et habituelle question de courtoisie, les deux hommes papotent quelques minutes au milieu de l’atelier à ciel ouvert où épaves de voitures et morceaux de ferraille s’entremêlent sur un sol recouvert d’essence et d’huile. Ce jour là, Booba n’a pas de clients, donc pas de travail.
« Cela fait dix ans que j’ai arrêté de travailler en taulerie/peinture. Il n’y a pas assez de travail. Un jour on travaillait, deux jours non. Ce n’était jamais régulier et puis avec ce que je gagnais en une journée, j’arrivais à peine à rembourser mes frais de transport. Et puis les conditions de travail n’étaient pas top non plus », raconte Mamadou, sans une once de nostalgie. Et même si il ne les peint plus, cela reste son moyen de transport favori. Guinéen d’origine, installé à Dakar depuis une quinzaine d’années, pour Mamadou, les cars rapides, « c’est l’âme du Sénégal ». Il n’imagine pas le paysage urbain sans eux.
La multitude de cars rapides présente à Dakar, qui nécessite un entretien perpétuel, créée une dynamique autour des emplois de la branche automobile. Cependant, les conditions de travail sont parfois très dures, et le chômage prégnant.
Disparition annoncée des cars rapides
Le car rapide est le moyen de transport le plus emprunté à Dakar. Il est peu couteux, entre 50 à 150 francs CFA, et il est efficace car ils ne s’arrêtent jamais de fonctionner. Pourtant, le car rapide dans toute sa splendeur est menacé de disparition pour cause de pollution et d’insalubrité. D’ici fin 2018, ils devraient être tous remplacés par des bus asiatiques, les fameux « Tata ».
L’enjeu serait aussi de remettre de l’ordre dans le réseau de transport dakarois. Car aujourd’hui, il n’y a pas de lignes de transports préétablies. Le marché du car rapide s’est en quelque sorte imposé de manière informelle. Les véhicules appartiennent à des micros-entreprises, qui décident de l’itinéraire qui leur convient.
Les frères Diallo, eux, ne croient pas vraiment en cette disposition si soudaine, « ça doit faire au moins 6 ans, que tous les ans le gouvernement annonce leur disparition du paysage urbain, et puis rien n’est fait. Ils ont déjà essayé de nous imposer les Dakar Dem Dikk et les Tata, et finalement, l’efficacité des cars rapides prime toujours, parce que ces véhicules là, ils sont puissants par rapport aux autres », lâche Amadou, blasé par cette question qui turlupine beaucoup les médias, mais pas les sénégalais.
Une sorte de foi en la longévité de ces estafettes Renault fabriquées dans les années soixante.
Souvent klaxonnés, mais jamais égalés, donc, les cars rapides ne sont pas prêts de disparaître… Peut être faut-il souhaiter « bonne chance », comme il en est coutume d’écrire sur les portes arrières des cars qui font des longs trajets, à ses détracteurs.
Celia Cuordifede/nouvellesdedakar.com

http://nouvellesdedakar.com/cars-rapides-purs-produits-se...

ON VA NETTOYER LA LANGUE DE BARBARIE

LANGUE DE BARBARIE: vers l’éradication d’au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets

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L’ONG Le Partenariat a lancé, samedi, des journées participatives de nettoiement des berges et des grandes artères de la Langue de Barbarie, en collaboration avec la Commune de Saint-Louis et les communautés de pêcheurs. En plus des actions de sensibilisations sur la gestion des berges, des activités de reboisement du littoral, des immersions de récifs artificiels dans l’océan, des initiatives de promotion des énergies renouvelables et renforcements des dispositifs de nettoiement seront effectuées.
Papa Mamadou CISSE, le Chargé de Programme Pôle ONG - Développement durable du Partenariat et chef de ce projet s’est réjoui de la mobilisation d’une centaine d’acteurs au lancement de ce programme structurant soutenu par Kosmos BP Sénégal Limited avec la participation des communautés de pêcheurs (Goxumbacc, Ndar Toute, Guet Ndar et Hydrobase), de la Commune de Saint-Louis, des Services Techniques Municipaux (Service de Nettoiement), du Service des Pêches, de l’Agence Régionale de Développement de Saint-Louis (ARD) et du Conseil Local de Pêche Artisanale (CLPA) qui sont membres du Comité technique de suivi du projet.
« Ces activités environnementales s’inscrivent dans le cadre du Projet d’amélioration des conditions de vie des communautés de pêcheurs de la langue de barbarie, financé intégralement par l’entreprise Kosmos à travers son Programme d’Investissement social au Sénégal. En sa qualité de maitre d’œuvre, L’ONG Le Partenariat accompagne les communautés de pêcheurs à rehausser leur capacité de résilience face aux multiples menaces de ce territoire particulièrement vulnérables », a-t-il expliqué.
« Ces menaces sont, notamment, l’érosion côtière, la raréfaction des ressources et moyens d’existence et l’insalubrité. C’est pourquoi le projet s’active à amorcer une dynamique environnementale de préservation de l’environnement et des ressources naturelles », a ajouté M. CISSE qui soutient que la participation de KOSMOS est « une contribution substantielle aux problématiques de développement durable dans les quartiers de la langue de barbarie ».
Balla GUEYE, l’adjoint au maire de Saint-Louis chargé des Affaires domaniales, foncières, du Cadre de vie, de Hygiène et de la Voirie communale a magnifié la pertinence de ces journées de nettoiement en expliquant qu’elles s’inscrites en droite avec la politique de gestion de sa Commune.
Au nom du maire Mansour FAYE, il a remercié KOSMOS d’avoir traduit sa Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) par l’organisation de cette importante activité au profit des populations de la Langue de Barbarie.
Il faut rappeler que cette synergie vise à éradiquer au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets, en optimisant les dispositifs locaux de nettoiement. Par ailleurs, pour améliorer le système de conditionnement des ordures ménagères dans les 4 quartiers bénéficiaires, des bacs à ordures installés le long des berges.
NDARINFO.COM
photos et vidéo: http://www.ndarinfo.com/LANGUE-DE-BARBARIE-vers-l-eradication-d-au-moins-80-des-depots-irreguliers-de-dechets-video_a19052.html

20/05/2017

PROBLEME DE LA SURPÊCHE

Au Sénégal, la surpêche menace la sécurité alimentaire

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Des bateaux de pêche près du marché de Soumbédioune, en décembre. Photo Afolabi Sotunde. Reuters
Greenpeace alerte sur les dangers de cette pêche excessive au large des côtes du pays, mal encadrée, dangereuse pour la biodiversité et conjuguée aux changements démographiques et climatiques.
Le thiof se fait plus rare sur les étals des marchés de Dakar. Ce poisson, comme les nombreuses autres espèces d’Afrique de l’Ouest, est affecté par la surpêche, qu’elle soit légale ou non. Pourtant, le poisson est une denrée de base au Sénégal. Selon la commission sous-régionale des pêches, les ressources halieutiques représentent 75% de la consommation de protéines animales depuis que le secteur de l’élevage est en perte de vitesse. L’affaiblissement des stocks affecte la disponibilité d’un aliment essentiel mais aussi le pouvoir d’achat des Sénégalais. Les revenus de près de 700 000 personnes – 5% de la population – dépendent ainsi de la pêche. «La surpêche conjuguée à l’accroissement démographique et aux changements climatiques met donc en péril la sécurité alimentaire des pays de la zone», affirme Ibrahima Cissé, responsable du programme océan de Greenpeace.
Les Etats de la sous-région en ont pris conscience. Quatre d’entre eux, dont le Sénégal, ont participé à la mission de surveillance conjointe menée à bord de l’Esperanza (navire de Greenpeace) dans les eaux de l’Afrique de l’Ouest de mars à mai 2017. Le Cap-Vert et la Mauritanie, absents de l’expédition, ont cependant adhéré aux programmes de sensibilisation à la préservation de l’océan menés par l’association.
«Les poissons ne reconnaissent pas les frontières»
L’organisation de protection de l’environnement dénonce les mauvaises pratiques de pêche des flottes artisanales et industrielles et les prélèvements effectués au-delà des stocks exploitables. Mais aussi, et surtout, un manque de cohésion entre les Etats pour la gestion des stocks.
«Les poissons ne reconnaissent pas les frontières, ils migrent au-delà des eaux nationales d’un Etat. La sardinelle, par exemple, suit des routes migratoires du Sénégal à la Mauritanie. Les stocks de poissons doivent être envisagés de manière globale pour la zone et non par pays. L''instauration de quotas concertés entre les Etats de la sous-région est une mesure essentielle pour maintenir les stocks, explique Ibrahima Cissé. Si la capacité de pêche est de 2 tonnes mais que chacun des six pays décide d’en pêcher plus chacun de son côté en ignorant ce que les pays voisins prélèvent, on aboutit à une surpêche alors que chacun pense respecter les limitations imposées», poursuit-il.
L’absence de réglementation commune favorise en outre la pêche illicite. «La zone est poissonneuse et l’incapacité des organismes de surveillance nationaux à intervenir et sanctionner sur l’ensemble des zones de pêche envoie le message qu’on peut pêcher sans autorisation, en toute impunité», explique Ibrahima Cissé.
L’absence de gestion harmonisée entre les pays majore la pêche illégale
En deux mois de surveillance conjointe, Greenpeace et les représentants des pays de la zone ont inspecté 37 bateaux de pêche suspects et relevé 11 infractions. Selon le rapport de Frontiers Marine Science de mars 2017, la pêche illégale étrangère dans les eaux sénégalaises est estimée à 261 000 tonnes de poissons par an entre 2010 et 2015 (690 000 tonnes pour l’ensemble de la zone). «La pratique participe à dilapider le capital marin des zones de pêche sans toutefois bénéficier aux populations locales, puisque le produit de cette pêche est le plus souvent traité à bord et directement exporté», ajoute Ibrahima Cissé.
Elle représente un manque à gagner pour l’Etat. Frontiers Marine Science estime les pertes à 2,3 milliards de dollars par an pour l’ensemble des pays de la zone.
La pêche illégale est principalement le fait de chalutiers étrangers, soutenus par des accords bilatéraux avec un pays de la zone ouest-africaine. Le manque de cohésion des Etats, qui accordent le droit de pêche à certains pays étrangers alors que d’autres le refusent, augmente le taux de pêche illégale. Ainsi, la pêche non autorisée de la flotte russe dans les eaux sénégalaises a augmenté de 20% en 2014-1015 après que les pays voisins, Guinée-Bissau et Mauritanie, lui ont octroyé le droit de pêche. «Les bateaux sillonnent au large et ne s’arrêtent pas à la zone pour laquelle ils ont obtenu une autorisation», souligne le responsable de projet de Greenpeace. Et l’absence d’accords entre les pays pour poursuivre un contrevenant au-delà des eaux nationales empêche le plus souvent de pouvoir arraisonner et sanctionner le bateau fautif lorsqu’il est repéré hors de la zone de pêche autorisée.
Greenpeace a d’ores et déjà proposé 7 recommandations aux autorités des Etats partenaires pour accroître la surveillance et l’efficacité de la répression. «Nous organiserons une réunion de restitution dans les semaines à venir. Mais le processus de mise en œuvre prendra du temps», précise Ibrahima Cissé.
Cécile Brajeul/liberatin.fr

19/05/2017

25% DES RECETTES POUR LE SENEGAL

Le Premier ministre Boun Abdallah Dionne : « Le Sénégal aura au moins 25% sur les ressources pétrolières trouvées »

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Le Premier ministre Boun Abdallah Dionne qui répondait aux questions d’actualité des députés relatives au pétrole, a appelé les uns et les autres à la sérénité. Selon lui, au Sénégal où tout le monde est spécialiste dans tout, 500 milliards ont été injectés dans la recherche du pétrole.
A en croire le Premier ministre, les intérêts du Sénégal sont bien défendus dans les contrats pétroliers conformément à ce qui dit la loi.
« Le Sénégal aura au moins 25% sur les ressources pétrolières trouvées et quand c’est cent mille barils de pétrole par jour, 50% reviendront au Trésor national. En plus, quand la société commence à commercialiser dans le marché le pétrole, Pétrosen aura 10% sur le bénéfice. Quant à l’impôt de société, le Sénégal aura 30%. Le 5e avantage, c’est que le Sénégal a 10% d’actions gratuites », a déclaré le Premier ministre .
leral.net

18/05/2017

DU NOUVEAU SUR LA LIGNE CASABLANCA-DAKAR

Royal Air Maroc lance un nouveau Boeing Dreamliner sur la ligne Casablanca-Dakar

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La Royal Air Maroc (RAM) a inauguré mercredi les vols de son nouveau Boeing 787 Dreamliner prévus pour relier Casablanca et Dakar, une inauguration marquant en même temps le lancement des festivités du 60e anniversaire de la compagnie aérienne marocaine, a constaté l’APS.
La RAM, l’une des principales compagnies aériennes africaines, a été créée le 28 juin 1957. Elle est née de la fusion de la compagnie Air Atlas avec Air Maroc. Son siège se trouve à Casablanca, la capitale économique du Maroc.
Les responsables de la Royal Air Maroc ont fait décoller leur nouveau Boeing 787 Dreamliner de Casablanca, avec Dakar comme destination, pour marquer en même temps le début de la célébration des 60 ans de la compagnie.
L’appareil a été arrosé d’un jet d’eau pendant son atterrissage, une façon de baptiser ce Boeing que vont désormais emprunter les voyageurs allant de Casablanca à Dakar, et vice-versa.
Les passagers se sont réjouis du confort du vol inaugural.
Construit pour accueillir 274 passagers, dont 18 en classe affaires et 256 en classe économique, le Dreamliner vient s’ajouter aux autres Boeing de la Royal Air Maroc reliant Casablanca à Paris et New York.
APS

FINANCEMENT JUTEUX

Le Sénégal lève 1 milliard 100 millions de dollars à des conditions très favorables :Financement destiné notamment aux projets d’infrastructures du PSE

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Le Sénégal a émis avec succès, ce mardi 16 mai 2017, des obligations souveraines sur les marchés financiers internationaux (dénommées Eurobonds) pour un montant de 1 milliard 100 millions de dollars US (environ 660 milliards FCFA) sur une maturité de 16 ans. Cette levée de fonds va servir à financer les projets d’infrastructures du Plan Sénégal Emergent (PSE) initié par le Président Macky SALL, notamment ceux inscrits dans le budget 2017.
Ces obligations ont été très largement souscrites grâce aux bonnes appréciations de la situation et des perspectives macroéconomiques du Sénégal. C’est ainsi que 389 investisseurs ont présenté des offres de souscriptions d’une valeur globale de 9,3 milliards de dollars. Finalement, seules 293 offres d’investisseurs répartis à travers le monde ont été retenues. Le Pricing a démarré à 6,50% alors que la valeur du titre était évaluée par le marché à 7,2%. Cet engouement des investisseurs internationaux pour le ticket sénégalais dénote d’une grande confiance du marché financier international en la politique mise en œuvre par le Président Macky SALL.
Les investisseurs ont dit leur satisfaction liée aux performances économiques du Sénégal, notamment sa forte croissance, sa politique budgétaire prudente et sa maîtrise de l’endettement. Le Sénégal réalise une bonne performance sur le marché financier international, dans un contexte incertain pour les émissions souveraines du continent africain.
C’est la 4ème émission d’eurobonds pour la République du Sénégal après 2009, 2011 et 2014. Celle-ci a été réalisée au taux favorable de 6,25% alors que l’opération conclue en 2011 l’avait été à un taux de 8,75%. Cette émission est intervenue après un roadshow (série de rencontres avec des investisseurs) de la délégation sénégalaise conduite par le Ministre de l’économie, des finances et du plan Amadou BA, notamment aux États-Unis, en Allemagne, en Angleterre et en France.
La possibilité de lever des fonds sur les marchés internationaux est ouverte uniquement aux pays disposant d’une appréciation positive des agences de notation souveraine. L’Etat du Sénégal respecte ses engagements financiers et honore ses échéances, à bonne date.
Le 13 avril 2017, l’agence de notation Moody’s a rehaussé la notation du crédit souverain du Sénégal qui est passée de B1 positif à Ba3 avec une perspective stable. Ce reclassement traduit, la réduction par le Sénégal de la vulnérabilité de son économie et du spectre d’un défaut sur sa dette. La notation financière est une appréciation du risque de solvabilité.
leral.net

17/05/2017

LE MARCHE DE SOUMBEDIOUNE

Soumbédioune, « le sanctuaire de l’artisanat d’art au Sénégal »

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Situé dans le quartier de la Médina, le village de Soumbédioune est un espace de travail hiérarchisé où la solidarité et le partage règnent en maître. Visite à travers les stands du marché artisanal aux produits made in Sénégal qui existe depuis plus de cinquante ans déjà.
C’est tout l’inverse des grands « shopping mall » à l’occidentale. Ici, il n’y a pas de grandes enseignes de vêtement mondialement connues, ni de marques de joaillerie luxueuses ou encore de maroquinerie en vogue. Les façades extérieures sont vétustes, les fresques murales, peintes par les artistes locaux, défraîchies et les vendeurs sont aussi les artistes. La décrépitude du lieu a son petit charme. C’est un marqueur du temps. Créé en 1961, et inauguré en 1966 à l’occasion du premier festival mondial des arts nègres (FESMAN), il est l’un des symboles historiques de la culture de l’art sur le continent africain.
Tissus wax, colliers de perles, bijoux fait d’argent ou d’or, chaussures et sacs en cuir, peintures sous verre, livres reliés à la main, gadgets traditionnels sénégalais fabriqués à partir de matériaux de récupération ou encore sculptures en bois d’ébène, le marché de Soumbédioune est riche des créations de ses artisans. Il s’agit de produits de valeurs et de qualité, ambassadeurs du savoir-faire sénégalais et représentatifs de la beauté et de l’identité africaine.
Artistes nés
« Nio far! » L’expression en wolof qui signifie « on est ensemble », reflète à la perfection l’ambiance sur le marché artisanal de Soumbédioune. Tous les artisans se connaissent et s’entraident. « On est tous plus ou moins né ici. En tous les cas on a grandit sur le marché et notre savoir-faire se transmet de génération en génération », raconte Tom, jeune vendeur de tissus et bijoux en tout genre.
Les allées du village, qui regroupe près de 300 boutiques, sont désertées. Le soleil tape. Plus forte que les embruns, une odeur de sciure se fait sentir. Les vieillards veillent aux stands pendant que la nouvelle génération gère la production dans les arrières boutiques.
Installés sous d’immenses pièces de tôle, disposées en vrac, artistes et travailleurs s’activent à l’ombre… Surtout pas « dans l’ombre ». Singulier, novateur et à la fois ancré dans les coutumes d’antan, le village artisanal de Soumbédioune offre un privilège non négligeable à ses clients. Avant d’acheter un article, ils peuvent suivre le processus de fabrication, de l’artiste aux finisseurs (ponceurs, ciseleurs, limeurs). Un spectacle unique où le client prend conscience du travail minutieux réalisé avant que le produit fini ne soit exposé en boutique.
Accueillants et envieux de transmettre leurs connaissances, les artisans locaux proposent souvent d’entrer dans leur boutique, heureux de montrer le résultat de leur labeur.
Silhouette d’éléphant en bois d’ébène calée entre les orteils, couperet en main et concentration absolue, Ndiaga, sculpteur de bois, s’attèle aux finitions de trois statuettes. Entre deux gravures, il n’hésite pas à inviter ses potentiels clients à l’observer travailler en tandem avec son coéquipier. Il explique « celui-là, il coupe le bois et entame la forme de l’objet, ensuite il ponce et moi je fais les finitions. Six éléphants, ça nous prend environ cinq jours de travail. »
Un peu plus loin, Emmanuel donne une seconde vie à des vieux livres. Il est le seul sur le marché à pratiquer la reliure d’art. Deux stands après le sien, Nouah, un fabricant de bijoux en argent, passionné par son travail, s’improvise de temps à autre, guide touristique pour les voyageurs désireux de découvrir la ville autrement.
Un tourisme de plus en plus effacé
Depuis la construction d’infrastructures urbaines, notamment le tunnel, le marché de Soumbédioune a perdu de son charme au profit de l’urbanisation. Auparavant, le lieu était visible depuis le quai des pêcheurs à quelques centaines de mètres de là. La devanture attirait du monde. Dorénavant, usée, elle ne se voit plus depuis la route.
Enthousiaste et à la fois blasé, Tom reconnaît que les touristes se font de plus en plus rares. « Il y a toujours des cars de voyageurs qui arrivent jusqu’à nous. Seulement ce sont pour la plupart des personnes âgées qui prennent beaucoup de photos et qui n’achètent rien. On les appellent ”les couriés” en wolof », confie le jeune homme, un brin inquiet pour l’avenir du lieu qui l’a vu grandir.
Le président des chambres de métier du marché artisanal de Soumbédioune, Babacar Mamadou Touré est lui persuadé que l’endroit ne peut pas disparaître. « Soumbédioune, c’est le sanctuaire d’artisanat d’art au Sénégal. C’est un lieu incontournable pour qui voudrait visiter le pays de la teranga. » Sans nier tout de même que le chiffres d’affaires des artisans a été impacté. Cependant, il rappelle que le lieu ne se laisse pas aller à la dérive. « Chaque année l’État réfectionne des cases. Et nous avons également un projet de réhabilitation du village afin qu’il s’inscrive dans l’ère du temps, celle de la modernité », dit-il d’un ton sûr.
M.Touré signale aussi que la Chambre des métiers va apporter sa pierre à l’édifice pour la promotion du secteur artisanal à travers la formation, la commercialisation et le financement des artisans, qui restent ses missions quotidiennes.
Finalement, malgré la mauvaise passe économique qu’il traverse actuellement, le village de Soumbédioune peut compter sur ses artisans toujours motivés et prêts à faire découvrir aux curieux la richesse de leur pays à travers leur art.
Celia Cuordifede/nouvellesdedakar.com
http://nouvellesdedakar.com/soumbedioune-sanctuaire-de-la...

REGARDEZ COMMENT GAGNER LA BATAILLE DU PLASTIQUE

« En 2050, il y aura plus de déchets plastiques dans l'océan que de poissons. Si l’on ne fait rien. » (Fondation Ellen MacArthur, janvier 2017).

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Au Sénégal, chaque semaine, nous évitons à 50.000 kg de déchets plastiques d'aller finir leur vie dans l'océan Atlantique.
Depuis 8 ans, nous faisons avancer un projet contre vents et marées. Avec les moyens du bord.
Si nous voulons tenir le cap, nous avons besoin de renforcer l’équipage et de consolider le navire.
Notre objectif : d’ici 2018, doubler les quantités et passer à 100.000 kg de déchets plastiques par semaine.
Chacun d'entre vous peut contribuer, à sa manière !
Comment nous aider ?
Nous apporter une aide symbolique en cliquant sur ce lien : https://www.gofundme.com/socialplastic (à partir de 5 € - les petits ruisseaux… finissent dans l’océan !)
Relayer ce message à quelques amis proches, ou sur les réseaux sociaux
Nous mettre en relation avec un investisseur philanthrope, un élu ou un industriel du plastique que vous connaissez bien (contactez-moi pour plus de précisions à ce sujet).
Vous souhaitez un avant-goût ?
Notre aventure a été mise en avant lors d’un Journal TV de 20 heures sur France 2, en mars dernier.
http://www.francetvinfo.fr/…/senegal-quand-les-habitants-...
Lors de votre première baignade estivale, vous penserez à nos 50.000 kg par semaine.
Sachant que votre bouteille de lait bio 1 litre en plastique terminée ce matin pèse environ 50 grammes…je vous laisse faire le calcul !
Marie Gaborit/gofunome.com

16/05/2017

BLUFFANTE EGLISE DE NIANING

PATRICK THELOT SUR LE DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN : ‘’Le Sénégal donne un exemple au monde entier’’

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Industriel français qui œuvre depuis plusieurs décennies dans le mécénat, Patrick Thelot, est un amoureux du Sénégal. Directeur général du Groupe Sofinor, il emploi plus de 22.000 personnes dans le monde. Son groupe évolue dans les services d’entreprises, c’est-à-dire tout ce qui est prestation d’accueil et d’événement. Homme au grand cœur, Patrick Thelot a fait du social son sacerdoce.
Dans quoi s’active votre fondation ?
Nous avons crée une fondation, depuis vingt cinq ans, qui a pour vocation de protéger l’enfant dans les quatre coins du monde dans sa dimension scolaire et sportive. C’est pour cela dans l’école du Sacré-Cœur à Nianing nous avons crée un centre polyvalent, une cantine scolaire, restaurer les toilettes pour que les enfants puissent étudier convenablement
Pourquoi avoir choisi la commune de Nianing pour y investir ?
Le Sénégal est un pays que j’adore. La France doit beaucoup au Sénégal. Je me souviens des soldats sénégalais lors de la 1ère et de la 2éme guerre mondiale qui ont versé leur sang pour que la France soit libre, c’est la première raison. La deuxième raison est que le Sénégal est un pays francophone j’y viens souvent en famille pour m’y reposer. J’ai eu la chance, est-ce le hasard, est-ce la providence, je ne sais pas, de rencontrer la population de Nianing où je passais quelque jours de vacances dans le domaine qui à l’époque n’était pas encore fermé. J’ai pu rencontrer le directeur de l’école et le chef de village qui m’ont convaincu qu’ils avaient beaucoup de besoin et ils m’ont accueilli formidablement et toutes ses raisons là ont fait qu’à travers cette fondation que j’ai crée il y a vingt cinq ans nous finançons la restauration de l’école, la construction de cette église formidable qui va être inaugurée dans une dizaine de mois.
Qui est votre premier ami à Nianing ?
Mon premier ami à Nianing (rires), c’est toute la population de Nianing. Mais, je mettrais une mention particulière pour Paul Marone, qui était le directeur de l’école à l’époque. C’est un homme de grande confiance, intelligent, posé et qui m’a convaincu effectivement de soutenir cette population, ce village de quatorze mille habitants où nous pouvions faire beaucoup de chose. Et c’est avec une grande joie que j’ai construit ce stade. Je le fais sans aucun intérêt en retour. Je le fais pour réaliser une belle œuvre et voir le sourire des sénégalais qui est un peuple que j’adore.
Comment est née votre collaboration avec le chef du village de Nianing ?
Lorsqu’il s’est agi de construire une église évidement, il fallait des autorisations et donc j’ai rencontré Ibrahima qui tout de suite a été convaincu et c’est un formidable exemple de la bonne entente entre les communautés religieuses. Le Sénégal donne un exemple au monde entier quand on voit la communauté musulmane majoritaire et la communauté chrétienne minoritaire comment elles s’entendent, comment elles travaillent ensemble, c’est un exemple que le Sénégal peut donner au monde, par les temps qui court croyez moi. Et donc tout ça fait que j’ai été très ému par cette ambiance, par cet accueil, par la Téranga comme on dit ici et j’ai décidé il y a une dizaine d’année de commencer à soutenir les projets qu’on me proposait.
Et avec le maire et la Municipalité ?
Rien n’est possible sans les élus. Il est clair que pour construire une église, il faut des permis de construire. Il est clair que le terrain omnisports appartenait à la commune mais il était pratiquement abandonné. Tout ces jeunes avaient besoin de pratiqué leur sport. C’est en étroite collaboration que nous avons travaillé ensemble. Nous allons continuer à le faire parce que ce n’est pas une fin cette inauguration. C’est le début d’une nouvelle étape que nous allons réaliser pour améliorer certaines choses qui ont besoin de l’être.
ABDOULAYE NDIAYE/NIANINGINFOS.COM

Pour être passé visiter le chantier de l'église et ayant été bluffé tant par l'investissement de Patrick Thelot que par l'originalité architecturale de la future église de Nianing, nous avons été chercher un article qui éclaire un peu plus sur ce bâtiment hors norme.
Ressources et matériaux locaux
Historiquement, la construction des édifices religieux a toujours été le fruit d’un travail local et communautaire. Aussi il nous semble que la réalisation d’un tel projet devra favoriser l’emploi d’une main d’œuvre locale d’autant que celle-ci est une véritable ressource du Sénégal et elle représente par ailleurs un faible coût.
A contrario, l’utilisation de matériaux importés augmente les coûts et appauvrit le développement local.
Il nous semble que le projet devra favoriser l’utilisation de matériaux produits localement tels que les briques de ciment, les carreaux de terre cuite, etc.
Particularisme géographique de Nianing
Nianing se situe sur la « Petite-Côte » du Sénégal également appelée la « côte de coquillages » qui commence à Rufisque et se termine à Joal-Fadiouth.
Sa particularité tient aux coquillages qui recouvrent les plages en abondance. Ces coquillages cassés ont un calibre différent sur chaque plage. A Joal-Fadiouth le cimetière est entièrement couvert de coquillages.
Une approche naturaliste
S’inspirer des formes de la nature est un thème récurrent de l’architecture.
Après les performances technologiques du XIXe siècle, l’ingénierie du XXe siècle est marquée par l’essor des études sur les structures d’organismes biologiques tels que les coquillages, les radiolaires et les végétaux. Ces recherches sont regroupées sous le nom de « morphologie structurale ».
La morphologie structurale étudie la relation forme-structure dans les systèmes naturels animés ou inanimés pour en comprendre les principes et en tirer d’éventuels bénéfices.
Orientation et conception bioclimatique
Traditionnellement le plan d’une église s’oriente vers l’est. Le levé du soleil et l’émergence de la lumière symbolisant la vie et la naissance du Christ.
La configuration de la parcelle, le programme et les contraintes climatiques nous amènent à proposer une orientation du plan selon un axe sud-est
En effet, d’avril à novembre, la côte est balayée par un vent sec et chaud, l’harmattan, rempli de poussières du désert soufflant nord-est. Le reste du temps, des alizés nord-ouest venus de l’océan rafraîchissent la température de l’air.
Afin de profiter de ces alizés et se protéger de l’harmattan, le plan s’est ouvert au nord-ouest et fermé au nord-est, confortant ainsi l’axe sud-est de l’édifice.
www.architectes-paris.com
Si vous passez par Nianing, en venant de Mbour, c'est à quelque cent mètres de la nationale, sur votre gauche. L'édifice est déjà suffisamment haut que pour l'apercevoir depuis le goudron.
BRB

15/05/2017

LA NOUVELLE PIROGUE DES AVENTURIERS DU SALOUM

Pierre Diouf and Co, c'est une équipe dynamique basée à Ndangane, porte du Sine-Saloum, depuis quelques cinq années.

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Devenu célèbre tant par ses prestations de guide-piroguier que par les reportages télévisés français, Pierre Diouf avait un rêve! Avoir sa propre pirogue. Et, surtout: pas n'importe laquelle!
Après plusieurs mois de travail, nous sommes heureux de vous présenter votre futur moyen d'évasion au Sénégal.
Cette pirogue a été spécialement conçue pour assurer le plus grand confort lors de vos prochaines aventures dans le Sine Saloum.
A bord vous trouverez un espace aménagé comprenant une kitchenette : mini-bar, plancha et plaques de cuisson.
Un panneau solaire fournira l'électricité nécessaire à vos besoins.
La sécurité étant pour les Aventuriers du Saloum une priorité, la pirogue est assurée et équipée de gilets de sauvetage ainsi que d'une boîte à pharmacie.
En espérant vous avoir donner l'envie de découvrir le Sine Saloum d'une manière singulière ...
Toutes les photos de la nouvelle pirogue, toutes les infos: https://web.facebook.com/lesaventuriersdusaloum/?fref=ts
Site internet: https://www.guidesinesaloum.com/

97 MILLIONS DE DOLLARS POUR LA SENELEC

La Banque Mondiale dégage une enveloppe de 97 millions de dollars pour appuyer le secteur de l’électricité au Sénégal

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La Banque vient de dégager une enveloppe de de 91,5 millions d’Euros (équivalent à 97 millions de dollars), pour appuyer les efforts de l’Etat du Sénégal dans le secteur de l’électricité.
Selon la note « le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui, pour un montant de 91,5 millions d’Euros (équivalent à 97 millions de dollars), le Projet d'extension du système de transport électrique permettra d’améliorer la fourniture d’électricité auprès des usagers, en augmentant considérablement le commerce de l'électricité au sein de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) ».
Expliquant l'importance du projet pour le Sénégal, Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, a rappelé que « le Sénégal possède l'un des meilleurs taux d'accès globaux à l'électricité en Afrique subsaharienne, mais son prix de production est relativement plus élevé que la moyenne régionale, et l’accès dans les zones rurales demeure faible ».
Elle a ajouté que l’objectif de ce nouveau projet « est de promouvoir le développement et le partage de l'électricité hydroélectrique, qui a été la clé de la réduction des coûts de l'électricité au Sénégal, au Mali et en Mauritanie ». Ainsi, ajoute-elle, « chacun de ces pays pourra accéder à des sources d'énergie nouvelles et plus diversifiées, garantissant plus de fiabilité et de flexibilité, tout en diminuant le coût de l'électricité ».
Selon Charles-Joseph Cormier, directeur sectoriel « Énergie » à la Banque mondiale, « avec une population croissante dans les trois pays, la demande d'énergie devrait croître, nécessitant une capacité de production supplémentaire pour la région ». Le projet proposé « n'augmentera pas seulement le commerce de l'électricité entre les trois pays, mais intégrera le système OMVS au Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA) » a-t-il ajouté.
Une fourniture d’électricité plus fiable devrait également avoir des effets positifs sur la productivité de la population ainsi que les avantages comparatifs des entreprises dans les pays de l'OMVS et, à terme, créer des emplois et stimuler la croissance économique, ont souligné Louise Cord et Charles-Joseph Cormier.
De même « Le projet financera la construction d'une nouvelle ligne de transmission et des sous-stations associées pour renforcer et étendre le Réseau interconnecté de Manantali (RIMA), l'épine dorsale du réseau électrique OMVS. La nouvelle ligne reliera l’actuelle sous-station de Kayes, au Mali, à la sous-station de Tambacounda au Sénégal, qui fait partie du système WAPP élargi. Elle sera ainsi connectée au système de l'Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Gambie, OMVG) », note le communiqué.
pressafrik.com

NOUVELLE SALLE DE CINEMA A DAKAR

Enfin une vraie salle de cinéma à Dakar !

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CanalOlympia, le premier réseau de salles de cinéma et de spectacles en Afrique vient d’ouvrir sa cinquième salle chez nous, à Dakar, juste à côté du Grand Théâtre.
Jeudi 11 mai, Vivendi a inauguré sa nouvelle salle de cinéma et de spectacle à Dakar, en présence de Son Excellence Macky Sall, Président de la République du Sénégal, mais aussi de Corinne Bach, présidente directrice générale de CanalOlympia et vice-présidente de Vivendi Village, et de Jean-Christophe Thiery, président du directoire du groupe Canal+
CANALOLYMPIA TÉRANGA est une salle de 300 places dotée des équipements de projection et de sonorisation numériques des plus modernes, d’un écran Scope et de ce qui se fait de mieux en matière de son.
Le cinéma annonce 18 séances de cinéma par semaine, 6 jours sur 7, à 17h et 20h du mardi au vendredi, et à 10h, 12h, 14h, 17h et 20h les week-end. Le prix d’entrée est fixé 1 500 FCFA pour les adultes et 1 000 FCFA pour les enfants de moins de 12 ans.
Quatre salles CANALOLYMPIA ont été ouvertes depuis le début de cette année, avant celle de Dakar, au Cameroun, en Guinée, au Niger et au Burkina Faso. Plusieurs salles de cinéma et de spectacles supplémentaires verront le jour dans d’autres pays africains au cours de l’année 2017, dont la configuration intérieure ou extérieure sera modulable selon les besoins (projection, concerts ou spectacles) seront ainsi développées sur le continent africain. Lomé et Cotonou devraient en être les prochains bénéficiaires.
CANALOLYMPIA met un point d’honneur à être exemplaire en matière d’environnement et de consommation d’énergie. L’alimentation électrique de l’ensemble du bâtiment est assurée par 432 panneaux solaires pour subvenir aux besoins en énergie de la salle en journée comme de nuit.
lepetitjournaldedakar.com

LE SINE SALOUM A SA MISS

Le Sine Saloum revèle sa beauté

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Pendant une semaine, le village de Ndangane a vibré au rythme du festival international du Sine Saloum et de la culture sérère. Lionel, Lena et Victorine ont mis le paquet pour offrir au monde le pays sérère dans toute sa diversité.
Ce festival, qui en est à sa deuxième édition, a servi de vitrine à la culture sérère. Les invités ont eu droit à ce qui fait l’essence même de ce peuple qui s’est dévoilé au monde grâce au président Léopold Sedar Senghor et la célèbre cantatrice Yande Codou Sene. Séance de danse avec la troupe musicale de Djilor, gala de lutte sous les étoiles, visite du village en calèche et surtout découverte des iles environnantes en pirogue.
Le clou de ce festival et le moment que tous les invités attendaient, a été l’élection de la miss Sine Saloum 2017. Des douze candidates en lice, le jury composé de professionnels comme madame Aminata Badiane (présidente de l’organisation de miss Sénégal) a choisi comme ambassadrice cette année la candidate N°5, mademoiselle Nancy Diouf. La jeune fille de 21 ans, étudiante en journalisme et communication est originaire de la ville de Kaolack. Elle aura la lourde tâche de représenter le Sine Saloum à la prochaine élection de Miss Sénégal et remporte aussi de nombreux autres lots.
Faire la promotion de la destination touristique de la région et de son patrimoine culturel est le but de cette manifestation. Le pari n’est pas loin d’être gagné quand on voit le public venir en masse et le nombre de partenaires qui veulent être de la parti. L’événement aujourd’hui a permis de faire connaitre la région, même hors des frontières du pays.
Pour 2017, c’est à un festival qui n’a rien a envié à ceux des grandes métropoles que l’on a assisté, avec comme cerise sur le gâteau, un magnifique feu d’artifices. Comme pour fêter une édition qui s’achève sur une bonne note et anticiper déjà la prochaine avec l’ambition de faire encore plus.
Le podium
Miss Sine Saloum 2017 : Nancy
1e dauphine : Aminata Faye
2e dauphine : Marthe Faye
au-senegal.com

12/05/2017

TOURISME DANS LE SALOUM

Tourisme dans le Delta du Saloum : Une destination de plus en plus prisée

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Longtemps considéré comme la quatrième destination touristique du Sénégal, le Delta du Saloum, inscrit sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l’Unesco, regorge d’un potentiel énorme. Un attrait touristique considérable qu’on peut remarquer à travers la diversité de l’offre qui allie tourisme culturel, de découverte, balnéaire et sportif (chasse et pêche). Le Delta du Saloum offre un cadre géographique et bioclimatique unique, porteur de développement durable. Découverte.
Avec son charme impressionnant, le Delta du Saloum est engoncé dans le département de Foundiougne qui est ouvert, à la fois, sur l’Océan Atlantique par le biais du fleuve Saloum et à la terre ferme, occupant ainsi une position géographique privilégiée, mi-continentale, mi-maritime, où l’insularité et la continentalité se côtoient du fait de l’interpénétration quotidienne. Mieux, cette zone, par la voie maritime, relie le Sénégal à deux pays voisins que sont la Gambie et la Guinée Bissau. Partie intégrante de la destination touristique du Sine-Saloum, le Niombato se pointe dans la partie du Sud Saloum qui comprend le département de Foundiougne avec un embranchement sur Passy, Toubacouta, Missirah jusqu'à l’île de Djinack, à l’embouchure entre l’océan et le fleuve Saloum.
L’autre partie du Saloum Nord part de Fimela à Niodior, en passant par Ndangane Sambou, Palmarin et Djiffer. L’environnement naturel du Niombato, c’est aussi ces nombreux sites classés patrimoines mondiaux. Mahécor Diouf, gestionnaire du site, renseigne que le Delta du Saloum renferme une grande diversité de paysages et d’écosystèmes maritimes qui permettent la survie de nombreuses espèces animales et végétales. Selon lui, l’importance des ressources naturelles a fait de cette zone un espace de vie particulièrement favorable au développement de la faune et de l’avifaune. Pour ce diplômé d’un master en Gestion du patrimoine culturel à l’Université Senghor d’Alexandrie en Égypte, le Delta se compose de neuf forêts classées, d’un parc naturel, d’une aire marine protégée et de réserves naturelles communautaires.
Avec ce potentiel impressionnant très riche et varié, on se rend compte de la beauté qui le caractérise avec ses endroits paradisiaques très adorés par les visiteurs. Le soleil y joue une part importante à longueur de journée ainsi que la réserve naturelle du Delta du Saloum avec sa grande forêt de Fathala et les îles Bétenti et du Gandoul qui représentent l’avenir de l’éco-tourisme sénégalais. Un attrait touristique qui cohabite avec les différents villages de pêcheurs, les facettes culturelles sérères et mandingues, favorisant ainsi un véritable tourisme de découverte.
L’une des plus belles baies du monde
Delta SaloumCet univers amphibie composé d’un chapelet d’îles, d’îlots et de méandres est, selon Mahécor Diouf, marqué par une potentialité écologique et culturelle exceptionnelle. « On y note la présence de plusieurs amas coquillers dont certains sont érigés en tumulus funéraires avec des sépultures accompagnés de riches mobiliers », indique-t-il. Dans cette même zone, il a été recensé plus d’une vingtaine d’îles, ce qui justifie d’ailleurs son surnom de « Polynésie du Sénégal ». Une appellation d’autant plus pertinente que les conditions bioclimatiques ont favorisé, à l’image de la Polynésie française, l’installation d’une végétation de mangrove composée essentiellement de palétuviers sans oublier les nombreux cocotiers surtout dans les îles de Bétenti, de Dionewar et de Niodior, mais également l’île aux oiseaux. L’ensemble des îles du Saloum offre, selon Mahécor Diouf, un charme impressionnant à travers sa faune et sa flore variée, sa population cosmopolite.
Promoteur touristique à Sokone, Baba Elimane Ndao qualifie le Delta du Saloum comme « l’un des plus beaux sites naturels d’Afrique occidentale avec ses mangroves situées en bordure de l’Océan Atlantique, véritable labyrinthe d’îles et de rivières qui comptent parmi les plus poissonneuses au monde ». Cette zone, note-t-il, est, pour nous, un paradis vert qui se caractérise par la richesse de sa faune et de sa flore avec pas moins de 650 espèces d’oiseaux répertoriées. L’autre particularité est que le Sine Saloum bénéficie de deux classements mondiaux, comme l’a souligné Issa Barro, président du syndicat d’initiative et de promotion touristique de la région de Fatick. « Le Delta du Saloum est d’abord membre du club des plus belles baies du monde depuis 2005 et est aussi classé Patrimoine mondial de l’Unesco », indique-t-il. Il s’y ajoute, selon M. Barro, qu’entre le littoral et l’arrière-pays, il y a un patrimoine matériel et immatériel immense.
« Vers le Sine, il y a la maison royale et l’installation de l’écomusée de Diakhao qui permettent de savoir ce qui s’est passé dans le Sine des siècles plus tôt, le Djognick avec Djilor comme capitale, les îles du Saloum, Toubacouta, Missirah et l’ensemble des îles », explique-t-il. En somme, note-t-il, c’est tout un ensemble d’une biodiversité qui fait que le Delta du Saloum est une destination qui pourrait nous valoir une grande satisfaction. Toutefois, relève-t-il, force est de reconnaître que depuis le mois de décembre dernier, une hausse du taux de fréquentation est constatée par rapport aux deux dernières années.
Légère hausse de la fréquentation
Pour M. Barro, il s’agit de mener des actions de promotion intensive dans le monde pour rendre plus visible cette destination. Le président du syndicat d’initiative de Fatick est convaincu qu’avec la promotion qui reste d’ailleurs une priorité pour les acteurs, le tourisme pourrait se développer davantage dans le Delta du Saloum. « Aussi, il faut développer davantage l’activité touristique à travers la création d’établissements adaptés à ce milieu », soutient M. Barro. Selon lui, la durabilité de cette activité dépend également de ces aspects qu’il nous faut prendre en considération. D’autant que la tradition veut qu’il faille toujours aller montrer à l’extérieur ce que nous avons et cela réduit considérablement la possibilité de faire découvrir notre potentiel.
« Mais, le mieux, c’est d’arriver à organiser au Sénégal un grand salon de tourisme international pour l’Afrique de l’Ouest qui va nous permettre de vendre la destination Sénégal, mais aussi certains pays proches comme la Gambie, la Mauritanie et le Maroc », estime-t-il. Aujourd’hui, se réjouit M. Barro, une hausse de la fréquentation a été notée par rapport à l’année passée où c’était une catastrophe. « Ici, nous avons enregistré une augmentation de 7% par rapport à l’année dernière à la même époque, avec une moyenne annuelle qui oscillait entre 23 et 24 contre 30 et 33 aujourd’hui », précise-t-il. Cette évolution, indique-t-il, est due à la stabilité politique du Sénégal qui n’est pas touché par le terrorisme. Ce qui fait, selon lui, que la destination, par rapport au reste de l’Afrique, reste une destination sûre et attractive.
« La paix est revenue en Casamance, une région qui n’est plus classée dans la zone orange. Cela a aussi participé à booster la fréquentation. Au niveau local, il y a une nette amélioration des voies de communication. Des routes et des pistes ont été réalisées. Tout cela, relève-t-il, a facilité la mobilité des touristes et des opérateurs et a considérablement boosté la fréquentation. Selon Issa Barro, la situation antérieure qu’avait connue la zone et liée à un problème de mobilité, a maintenant trouvé une solution heureuse avec la réparation complète de toutes les routes d’accès, notamment les axes Kaolack-Karang et Foundiougne-Djilor-Passy-Sokone.
Un secteur à réorganiser à Foundiougne
Illes du SaloumDans une dynamique de promotion du tourisme dans le département, le souci d’organiser le secteur hante le sommeil des autorités municipales de la commune de Foundiougne dans sa quête d’émergence. Le maire, Babacar Diamé, dresse un tableau sombre de la destination Foundiougne. Le constat actuel, fait-il remarquer, est que le tourisme dans la cité de Laga Ndong est sauvage et mal organisé. Cela, indique-t-il, pose de sérieux problèmes qu’il faut résoudre à travers une bonne organisation, un bon encadrement et la création d’un cadre d’accueil exceptionnel. Aussi, ajoute le maire Babacar Diamé, il urge de réhabiliter certains réceptifs en état de délabrement comme l’hôtel Foundiougne et mieux organiser les campements pour qu’ils soient répertoriés, identifiés et immatriculés.
A son avis, c’est ce qui permettra de mieux gérer cet espace touristique comprenant les guides touristiques qui seront formés, les campements, les hôtels, etc. Dans cette perspective, souligne-t-il, la mairie a déjà un projet de réfectionner son campement municipal dont les travaux sont en cours. A terme, fait savoir le maire, le réceptif sera doté d’une vingtaine de chambres et d’une suite présidentielle comprenant toutes les commodités. Tout cela permettra à Foundiougne d’avoir ses propres infrastructures. L’autre particularité de la baisse du niveau de fréquentation des quelques réceptifs hôteliers installés à Foundiougne, c’est la concurrence déloyale notée avec la prolifération des résidences privées, des maisons meublées.
Il s’y ajoute le manque d’infrastructures hôtelières d’envergure pouvant accueillir une importante clientèle, estime Famara Diamé, président du syndicat local du tourisme. L’hôtel Foundiougne (ex-hôtel piroguiers) qui a fait les beaux jours du tourisme dans cette commune est en état de délabrement avancé et est même fermé ; ce qui freine l’essor du secteur. Famara Diamé souligne que les agences de voyages et autres Tours opérateurs (To) ne veulent pas, dans ce cas d’espèce, vendre les destinations qui n’abritent pas de grandes infrastructures hôtelières. « Nous avons besoin également d’un village artisanal pour abriter la cinquantaine d’antiquaires et autres artistes de tous bords qui s’activent dans le secteur à Foundiougne », plaide-t-il.
Le tourisme de découverte constitue un atout certain pour la destination Foundiougne caractérisée pour son accessibilité non seulement par la route à partir de Fatick (22km) et la traversée du bac, mais aussi et surtout par ses possibilités de navigation continentale. « Foundiougne se trouve juste en aval de la confluence entre le Sine et le Saloum. C’est ce qui ouvrait le port de Foundiougne au Sine à l’époque coloniale. Foundiougne est dans une île définie par le fleuve Saloum, le Diombos et le Bandiala. Ces bras de mer qui marquent le Delta du Saloum, mettent Foundiougne en contact fluvial avec différentes zones de production. Les bolongs du Saloum desservent les îles du Gandoul, au nord, vers Foundiougne », explique Maurice Ndéné Warrore, ancien inspecteur d’académie à la retraite.
Mohamadou SAGNE, Samba Oumar FALL (textes) et Ndèye Seyni SAMB (photos)/lesoleil.sn
http://www.lesoleil.sn/grand-air/item/64495-tourisme-dans...

NEWS DE DIASS

Aéroport international Blaise Diagne : Les acteurs satisfaits des infrastructures dédiées au fret

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En visite à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, des agents du ministère de la Pêche et des industriels-exportateurs de ce secteur se disent satisfaits de la qualité des infrastructures dédiées au fret notamment l’aérogare et ses annexes. A travers ces réalisations, il s’agit de rendre la « Destination Sénégal » beaucoup plus compétitive, selon le chef du département logistique et transport de l’Aibd, Cheikh Diouf.
Le sous-secteur du fret occupe une place centrale dans les installations de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Pour se rendre compte de l’état d’avancement de ces infrastructures dédiées au transport de marchandises, notamment sa composante « Produits halieutiques », une délégation de la Direction des industries de transformation de pêche, en partenariat avec les industriels exportateurs de la pêche et les transitaires, a effectué, hier, une visite de travail à l’Aibd. Sur place, les hôtes de Cheikh Diouf, chef du département logistique et transport de l’Aibd, ont visité l’infrastructure aéroportuaire, surtout le volet cargo qui est l’interface des exportations et des importations avec un Terminal d’une capacité de 50.000 tonnes de fret par an et contenant 7 chambres froides. Tout le fret y sera stocké à l’arrivée tout comme au départ. A l’entrée de cette aérogare, un espace réservé aux palettes de positionnement des produits a été aménagé ainsi qu’un parking dédié au cargo avec deux positions d’avions gros-porteurs.
Ces installations sont distantes de 1,5 à 3 km du parking des avions (embarquement). Le niveau de standard de ce terminal permettra, selon Cheikh Diouf, aux opérateurs de « faire transiter toutes leurs marchandises en toute sécurité ». L’objectif, a-t-il précisé, « c’est de rendre la Destination Sénégal » plus compétitive ». Ce terminal a été intégré à une plateforme logistique globale qui regroupe une partie de la zone économique spéciale intégrée de Dakar. Et celle-ci dispose d’un cargo village dont les travaux sont en cours. Le chef du département logistique et transport de l’Aibd assure que cette plateforme sera opérationnelle d’ici à fin octobre 2017 bien avant l’ouverture de l’aéroport (prévue en décembre prochain). « Nous ferons de telle sorte que l’aéroport puisse garder cette compétitivité en exportation ; que les distances entre les installations ne soient pas une contrainte au traitement du fret », a-t-il ajouté.
Un maillon indispensable
Le directeur des industries de transformation de pêche, Diène Ndiaye, se dit satisfait de l’état d’avancement des infrastructures dédiées au fret, tout en rappelant l’importance de la chaîne logistique dans le dispositif de la pêche et pour la compétitivité de nos exportations. « Avec ce dispositif, a estimé M. Ndiaye, certaines contraintes seront un vieux souvenir pour le secteur de la pêche qui est le premier poste des exportations de notre pays». Le Secrétaire général de l’Union patronale des mareyeurs exportateurs du Sénégal (Upames), Makhtar Thiam, a magnifié la qualité de ces installations dédiées à l’exportation des produits de mer. « Ce service est un maillon indispensable de nos exportations », a-t-il déclaré. La seule doléance posée sur la table de l’autorité est relative à la logistique, au transport de leurs produits compte tenu de la délocalisation annoncée des activités de l’aéroport Léopold Sédar Senghor vers l’Aibd alors que la plupart des entreprises se trouve à Dakar. Pour M. Thiam, il serait intéressant de tenir en compte toutes ces préoccupations pour que l’Aibd qui est, selon lui, « une fierté » fasse du Sénégal le premier pays exportateur de produits halieutiques en Afrique. La directrice de la société de pêche et d’armement sénégalais, Fatou Niang estime que le Sénégal gagnera avec cette gare fret malgré son éloignement de Dakar (Aibd). Elle a appelé les acteurs à traiter avec rapidité et diligence les opérations de fret. « Nous sommes fiers de ce bijou en Afrique sub-saharienne. Le Sénégal peut en être fier », a lancé Mme Niang, en invitant l’autorité à veiller au respect des règles.
INCENDIE A L’AIBD : Aucune incidence sur les travaux, selon les autorités de l’aéroport
Suite à l’incendie survenu au magasin de stockage de l’entreprise turque en charge de la construction de l’aéroport Blaise Diagne, dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 mai 2017, les responsables de l’Aibd tiennent à rassurer l’opinion. Dans un communiqué, ils assurent que cet incendie n’aura « aucun impact » sur le déroulement des travaux. Ces responsables précisent que ce magasin ne contenait que des pièces de rechange. Ils ajoutent que ledit incendie ne peut nullement compromettre l’ouverture de l’Aibd fixée en décembre 2017.
« Toutes les infrastructures font l’objet d’une pré-réception », soulignent-ils.
Souleymane Diam SY/M. NDONG/lesoleil.sn

L'EUROPE DONNE 26 MILLIARDS POUR L'EMPLOI

26 milliards de l’UE pour "développer l’emploi au Sénégal"

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Le programme "Développer l’emploi au Sénégal", financé à hauteur de 26 milliards FCFA par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne (UE), a été lancé mercredi au Lycée de Thiaroye, en banlieue dakaroise, a appris l’APS.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des autorités sénégalaises impliquées (Ministère du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des Produits locaux et des PME et Ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat), des responsables des organisations partenaires, ainsi que des acteurs de la société civile, indique le communiqué reçu des responsables du programme.
"Développer l’emploi au Sénégal" vise à "renforcer le tissu d’entreprises locales, élargir l’accès équitable à la formation professionnelle, faciliter l’accès au financement pour les bénéficiaires, informer sur les opportunités économiques au Sénégal".
L’objectif est de lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière et le phénomène des personnes déplacées en Afrique.
Coordonné par la Délégation de l’UE à Dakar, le programme est mis en œuvre par LuxDev en partenariat avec le Ministère concerné pour le volet "formation professionnelle" et l’AFD (Agence française de développement) pour le volet "entreprises" en partenariat avec le Bureau de mise à niveau (BMN) et l’Agence de développement et d’encadrement pour les petites et moyennes entreprises (ADEPME), explique-t-on.
"Développer l’emploi au Sénégal" vise à "renforcer le tissu d’entreprises locales, élargir l’accès équitable à la formation professionnelle, faciliter l’accès au financement pour les bénéficiaires, informer sur les opportunités économiques au Sénégal".
L’objectif est de lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière et le phénomène des personnes déplacées en Afrique.
Coordonné par la Délégation de l’UE à Dakar, le programme est mis en œuvre par LuxDev en partenariat avec le Ministère concerné pour le volet "formation professionnelle" et l’AFD (Agence française de développement) pour le volet "entreprises" en partenariat avec le Bureau de mise à niveau (BMN) et l’Agence de développement et d’encadrement pour les petites et moyennes entreprises (ADEPME), explique-t-on.
"Développer l’emploi au Sénégal" veut offrir "des alternatives durables aux jeunes des régions les plus financées par le Fonds Fiduciaire d’urgence pour l’Afrique touchées par les phénomènes de migration irrégulière".
Il s’agira d’agir de concert "sur l’offre de travail (à travers la formation et l’insertion professionnelles) d’une part, et, d’autre part, sur la demande de travail (à travers la mise à niveau des PME et l’appui à la création d’entreprises)".
D’une durée de 4 ans, le programme accompagnera 250 entreprises dans leur développement et 12 000 jeunes dans leur projet de formation et d’insertion professionnelle, dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Louga, Saint-Louis, Podor, Tambacounda, Kedougou, et Matam.
Le programme comporte également une campagne de communication, intitulée "Tekki Fii", dans "l’objectif de sensibiliser sur les dangers de la migration clandestine et d’informer sur les différentes opportunités et dispositifs existants dans les domaines de la formation professionnelle et de la création et mise à niveau d’entreprises compétitives au Sénégal".
OID/PON/APS

PROBLEME DE RETRAITE

Problématique de la retraite au Sénégal: Le Fnr souffre d'un déficit de 15 milliards

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L'état de santé financière du Fonds national de retraite (Fnr) est calamiteux. Le coordonnateur du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) de Dakar, Dally Diop a fait des révélations qui ne vont pas faire plaisir au gouvernement. Le syndicaliste soutient que le déficit du Fonds national de retraite (Fnr) se chiffre à 15 milliards. Un trou que les autorités n'ont jamais communiqué. Pour combler ce déficit, dit-il, le gouvernement veut majorer de 3% les cotisations des travailleurs.
On comprend un peu plus les véritables motifs de grève du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) malgré la tenue de la conférence sociale. Les enseignants du supérieur ne veulent pas payer des pots qu'ils n'ont pas cassés. En réalité l'Etat des pensions de retraite est problématique au Sénégal. Et les autorités n'ont jamais révélé le montant du grand trou financier au Fonds national de retraite (Fnr). Elles se contentent juste de parler de déficit comme s'il était mineur. En tout cas, ce déficit préoccupe grandement les syndicalistes, notamment ceux de l'enseignement supérieur. C'est le coordonnateur du Saes de Dakar, Dally Diop qui a levé le lièvre.
D'après le syndicaliste, le Fonds national de retraite (Fnr) traîne un déficit qui se chiffre à 15 milliards. Une situation qu'il juge catastrophique et intenable. D'autant plus que le Gouvernement a décidé de faire supporter le renflouement de ce fonds par les cotisations des travailleurs. Pourtant d'après le coordonnateur du Saes de Dakar, l'Etat est responsable de cette situation. "L'Etat n'avait pas recruté de travailleurs dans la Fonctions publique par rapport aux départs à la retraite. Ce sont les travailleurs qui cotisent pour les retraités", relève l'universitaire. Et ce qui a mis les universitaires dans une colère noire contre le gouvernement, c'est qu'il veut relever la cotisation des travailleurs. Ainsi au lieu que chaque travailleur verse 12% du salaire net et l'Etat 23%, les autorités veulent désormais majorer le taux de cotisation des travailleurs de 3%. Ce qui fait que les travailleurs vont désormais verser 15% de leur salaire net au Fonds national de retraite (Fnr). Une augmentation qui est irrecevable au Syndicat autonome des enseignants du supérieur. Les universitaires demandent au gouvernement d'endosser ce déficit au lieu de se défausser sur leur salaire.
Pou rappel, le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, dans un entretien accordé à l'Aps le 27 avril dernier avait soutenu que "des études qui ont été faites montrent que déjà, à partir de l'année prochaine, le Fonds national de retraite (Fnr) ne sera plus déficitaire. Cela veut dire des ressources seront disponibles". Il avait fait état aussi de la mise sur pied du Fonds de pension, une structure dans laquelle, le Fond national de retraite (Fnr) devrait placer son excédent budgétaire. Car présentement le FNR est un compte spécial du trésor, une caisse unique qui ne lui donne pas la possibilité de prendre ses excédents et de les placer. A terme dit-il, les îles feront sortir le Fnr du trésor public pour en faire un Fonds de pensions.
L'As/leral.net