13/02/2017

LE TOURISME A DAKAR

Dakar accueille 41% des touristes en visite au Sénégal

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Dakar est la zone la plus fréquentée par les touristes avec environ 41% des demandes émises, renseigne le rapport 2016 sur l’activité touristique au Sénégal qui en fait la plus chère avec un coût moyen de nuitée de 42.000 frs CFA.
La capitale est suivie, dans le classement des localités les plus visitées, par la Petite Côte (35% des demandes) avec un coût moyen de nuitée à 41.000 frs CFA, par le Sine Saloum (9%) avec un coût de nuitée à environ 33.000 frs CFA, indique le rapport reçu à l’APS.
Les régions du Fleuve (7% de demandes et coût moyen de nuitée à 24.000 frs CFA) et de la Casamance (4% de la demande et 18.000 frs CFA de coût moyen de nuitée) ferment la marche, relève le rapport qui appelle à la promotion des autres régions qui totalisent à elles toutes 4% des demandes.
Par ailleurs, les touristes en visite au Sénégal fréquentent plus les hôtels trois étoiles (42%), les deux étoiles (31%), les quatre étoiles (16%) et les cinq étoiles (6%), les hôtels avec une étoile ne constituant que 5% de la demande.
Sur ce point, le rapport insiste sur l’entretien et la rénovation des établissements hôteliers au Sénégal.
"La qualité des services reste très négligée par de nombreux hôteliers, ce qui est un gros problème quand on parle de tourisme international. Les consommateurs sont désormais très exigeants, et si on veut attirer plus de touristes il nous faut un label qualité irréprochable. A ce niveau, nous avons un grand retard et devons y travailler", a commenté le Directeur de Jumia Travel Afrique francophone Guillaume Pepin.
Autre point important évoqué par le rapport, "le développement d’un tourisme local, qui bien que encore faible, a connu une poussée intéressante, avec le développement d’une classe moyenne qui de plus en plus visite le Sénégal durant les périodes de vacances, mais aussi une croissance des arrivées en provenance du continent".
Au titre des répartitions, les touristes internationaux représentent environ 54% de la demande et s’orientent principalement vers les loisirs et les affaires. 63,8% des recettes touristiques proviennent des touristes internationaux, et 32,6% des touristes locaux.
Le rapport souligne cependant de nombreux points qui devraient être davantage améliorés, notamment le développement de l’écotourisme, qui pourrait contribuer considérablement à hisser le Sénégal parmi les destinations les plus appréciées, mais aussi le défi de la formation, car malgré la pléthore d’établissements supérieurs au Sénégal, les formations aux métiers touristiques du demeurent quasi inexistants au Sénégal.
Au total, la destination Sénégal a enregistré en 2016, près de 1.600.000 touristes, contre 984.000 en 2015 selon les autorités, renseigne le rapport.
PON/APS

12/02/2017

LE TOURISME VA MIEUX...

Le tourisme sénégalais en chiffres : plus de 465 milliards de Fcfa …

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Jumial Travel, structure spécialisée dans la réservation d’hôtels en Afrique a présenté son deuxième rapport dénommé « Hospitality Report Sénégal 2016 » portant sur le secteur de hôtellerie et du tourisme au Sénégal.
Selon les chiffres rendus publiques, le Sénégal retrouve peu à peu un secteur touristique prospère. En 2015, le nombre de touristes a été évalué à plus d’un million six cent mille (1 600 000) contre neuf cent quatre vingt quatre mille (984 000) en 2014. 2016 devait confirmer cette tendance avec une progression de l’ordre de 3 à 5 %. Les touristes internationaux représentent 54 % de la demande et s’orientent principalement vers les loisirs et les affaires. Le tourisme d’affaires représente environ 57, 2 % des recettes contre 42,8 % pour les loisirs.
L’industrie touristique représente 6,3% du Pib du Sénégal. En 2015, les recettes touristique ont été estimées à 465,9 milliards de Francs Cfa dont 63, 8% pour les touristes internationaux et 36,2 % pour les voyageurs locaux. Si cette tendance se poursuit, la contribution directe du secteur du voyage et tourisme au Pib devrait croître de 5 % par an d’ici à 2026, soit 762,3 milliards de F Cfa.
En 2015, la contribution à l’emploi du secteur des voyages et du tourisme est estimée à environ 200 000 emplois directs.
Ankou Sodjago/Senego/Le Soleil

11/02/2017

GOOGLE STREET VIEW ARRIVE!

Google lance son « Street View » au Sénégal, un impact positif attendu sur le tourisme

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Google Sénégal, en collaboration avec le ministère de la culture a lancé le projet Street View, qui vise d’une part à faciliter les recherches Maps des navigateurs, d’autre part, à promouvoir la destination Sénégal. La nouveauté sur ce service est qu’on peut naviguer à travers les images qui donnent une belle et nette vision de la réalité virtuelle.
Désormais ceux qui cherchent, des villes, des hôtels, des sites touristiques et autres endroits au Sénégal auront à leur portée un atout non moins important. Il s’agit du service Maps «Street View» que Google vient de lancer au Sénégal et qui est une première en Afrique francophone.
Selon Monsieur Seydina Diop, responsable des politiques publiques et relations avec les gouvernements pour Google en Afrique francophone, «le fait de mettre ces informations (imagées) qui concernent des sites, des villes religieuses, des places publiques et monuments…, donne une plus grande visibilité du Sénégal à travers le monde».
A en croire monsieur Diop, le projet Street View (une première en Afrique francophone) aura aussi un impact positif sur le tourisme sénégalais car, les images peuvent être sources d’attraction pour ce qui cherchent la destination Sénégal et les touristes auront au préalable une idée sur l’endroit où ils vont aller.
Venu représenter le ministre de la Culture de la Communication, Rémi Sagna s’est exprimé sur l’importance de ce projet. Pour le directeur de cabinet de Mbagnick Ndiaye, «le fait de montrer les sites sénégalais (historiques comme religieux) à l’échelle mondiale valorise notre pays et donne l’envie d’y venir.
Le projet Streer View «qui va s’élargir sur le territoire national», couvre pour le moment Dakar et sa banlieue, la ville de Touba, celle de Kaolack, Gorée, la ville de Thiès et Saint-Louis.
Coumba Ndoffene Diouf/Senenews

LE PERMIS A POINTS ARRIVE

Insécurité routière: le permis à points bientôt au Sénégal

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Face à la recrudescence des accidents de la route, l’Etat compte mettre les bouchées double. Il compte instaurer, dans les meilleurs délais, le permis à points. Hier, lors du Conseil interministériel sur la sécurité routière, des mesures immédiates sont sorties.
80% des accidents de la route surviennent la nuit et dans le cadre de déplacements interurbains. En 2016, par exemple, il y a eu plus de 600 pertes en vie humaine sur les routes. « Si le Gouvernement et l’Etat du Sénégal ne prennent pas des mesures hardies, tous ces efforts risquent d’être annihilés. Il y a aussi des facteurs aggravants qui sont liés à l’insuffisance dans les mécanismes de contrôle. Il y a un taux d’échec au contrôle technique sur l’année 2016 qui est du niveau de 37%. C’est-à-dire que 37% des véhicules qui passent au contrôle technique échouent à l’examen« , précise Seydou Guèye.
De son côté, le ministre des Transports terrestres, Mansour Elimane Kane pointe du doigt l’état de certains véhicules, mais aussi, le comportement humain qui, selon lui, est le facteur principal des accidents de la route.
Ainsi, une série de 40 mesures sont sortie de cette rencontre, renseigne Vox-Populi. Seydou Gueye de préciser: « La proposition du ministre qui a été validée, c’est d’instaurer, dans les meilleurs délais, le permis à points. Le permis à points a fait l’objet d’une réflexion partagée avec tous les acteurs. Le premier ministre a demandé en outre, d’élargir le consensus, mais c’est une décision qui est prise par l’Etat pour l’appliquer aux Sénégal dans une logique de tolérance zéro«
Khalil Kamara/Senego

10/02/2017

JUMIA EST OPTIMISTE POUR LE TOURISME

Le tourisme Sénégalais pourrait connaitre une croissance de 5% par an selon Guillaume Pépin, de Jumia Travel

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Le tourisme sénégalais a opéré un « vrai redémarrage » en 2016 et pourrait connaître une croissance de 5 % par an dans les 10 prochaines années, a assuré, jeudi, à Dakar, le directeur pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du portail de réservation d’hôtels Jumia Travel, Guillaume Pépin.
« Aujourd’hui, on constate que la courbe repart vers le haut. En 2016, l’industrie touristique a connu un vrai redémarrage« , a soutenu M. Pépin lors de la présentation d’un rapport sur l’hôtellerie et le tourisme au Sénégal.
« En 2015, le nombre de touristes était estimé à 984.000 touristes. En 2016, l’estimation tourne autour de 1,5 million, voire 1,6 million. C’est une vraie croissance qui redémarre« , a-t-il ajouté.
Guillaume Pépin dit avoir constaté que « la croissance vient du renforcement du tourisme local ». « Aujourd’hui, 40 % des touristes sont sénégalais. »
Il qualifie de « modeste » le poids actuel de la Casamance (sud) dans le tourisme sénégalais, en affirmant que cette partie du pays représente maintenant « 4 % de l’industrie touristique » nationale.
« La Casamance sort petit à petit de sa réputation » de zone de conflit « et se renforce » sur le plan touristique, a souligné M. Pépin, assurant que les perspectives du secteur sont « bonnes ».
« Aujourd’hui, toutes les projections estiment que le secteur va connaître une croissance de 5 % par an sur les 10 prochaines années« , a-t-il ajouté.
Une chute libre des flux touristiques en direction du Sénégal, et de la Casamance surtout, a été constatée pendant plusieurs années.
Le gouvernement sénégalais a pris ces dernières années des mesures pour relancer le tourisme.
En 2015, lors d’une tournée économique dans le sud, le président Macky Sall a annoncé une exonération fiscale au profit des promoteurs touristiques de cette partie du pays.
dakarecho/j.Louis Verdier

UN CENTRE COMMERCIAL A MBOUR...

Un centre commercial d’une valeur de 2,1 milliards de francs CFA bientôt construit à Mbour

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La ville de Mbour sera dotée d’un centre commercial. L’annonce est du président du conseil départemental de Mbour, Saliou Samb. Ledit centre commercial est estimé à 2,1 milliards de francs CFA.
Lors d’un point de presse, Saliou Samb a expliqué qu’un terrain d’un hectare, se trouvant entre le stade Caroline-Faye et la gare routière de Mbour a été octroyé par l’Etat au conseil départemental, pour la construction du centre commercial. D’après M. Samb, la future infrastructure est le fruit d’un partenariat du département de Mbour avec la mairie de la ville et le groupe de distribution français Auchan.
«Le centre commercial sera constitué d’une boucherie-charcuterie, d’une boulangerie, d’une poissonnerie, etc. Des services où les Mbourois pourront trouver des produits de qualité», a ajouté M. Samb. Aussi, des terrains de football, de basketball, des aires de jeu pour les enfants, un parcours sportif et une bibliothèque seront construits. Côté empois, ces investissements vont générer 150 emplois directs et 200 emplois indirects.
Le groupe Auchan a également pris l’engagement de prendre en charge la maintenance des projecteurs du stade Caroline-Faye de Mbour, avec une contribution de 15 millions de francs CFA, renchérit Saliou Samb.
Metrodakar

CONTREFACON INFORMATIQUE

90% des ordinateurs vendus dans la sous région sont piratés ou contrefaits

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L’alerte est lancée par Microsoft. La contrefaçon et le piratage inondent le marché sénégalais. Selon Microsoft, de récentes études ont montré que plus “90% des ordinateurs vendus dans notre région sont équipés de systèmes d’exploitation piratés ou contrefaits. Ce qui a occasionné pour l’année 2014 une perte d’environ 8 milliards de dollars pour Microsoft” explique Mark PRITCHARD, Directeur Consumer et Devices Sales (CDS) Microsoft Afrique de l’Ouest et du Centre qui effectue avec son homologue Kaylash BHANA, Directeur Consumer et Devices sales (CDS) –Microsoft Afrique de l’ouest, de l’est, du centre et des Iles Indien, une visite au Sénégal dans le cadre d’une campagne anti piratage.
Du point de vue sécuritaire, il ressort d’une étude du Centre Digital Crimes Unit de Microsoft que 61% des logiciels piratés installés sont à terme, infectés par des virus.
« Les entreprises diminuent de 10 fois plus le risque de cybercriminalité et par ailleurs accroissent leur productivité en utilisant des logiciels authentiques. » dit-il.
Microsoft a donc décidé de se rapprocher des partenaires et quelques agences du gouvernement au Sénégal dans sa lutte contre la contrefaçon et le piratage afin de sensibiliser, éduquer et lutter contre le piratage.
A travers ce partenariat, Microsoft va présenter la stratégie commune mise en place afin de contribuer à la protection et la sécurité des données des individus et des organisations en entreprises.
Socialnetlink

EXPORT EN BAISSE

Repli de 13,0% des exportations en décembre 2016

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Les exportations du Sénégal sont ressorties, en décembre 2016, à 83,0 milliards de FCFA contre 95,4 milliards de FCFA au mois précédent, soit un repli de 13,0%. Comparées au mois de décembre 2015, les exportations ont fléchi de 41,8%.
Selon le bulletin de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), leur cumul à fin décembre 2016 a atteint 1371,2 milliards de FCFA contre 1342,6 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2015, soit un accroissement de 2,1%.
Dans la même lancée la note de l’Ansd souligne que « les importations du mois de décembre 2016 sont évaluées à 179,9 milliards de FCFA, contre 296,8 milliards de FCFA au mois précédent, soit un fléchissement de 39,4%. Comparées au mois de décembre 2015, les importations ont connu un repli de 38,0%. Leur cumul à la fin de l’année 2016 a atteint 2977,5 milliards de FCFA contre 3033,0 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2015, soit un fléchissement de 1,8% ».
De même, le solde commercial s’est établi à -96,9 milliards de FCFA, en décembre 2016, contre -201,5 milliards de FCFA au mois précédent. En termes de cumul, le solde commercial s’est amélioré au cours de l’année 2016 pour s’établir à -1606,3 milliards de FCFA contre -1690,3 milliards de FCFA pour l’année 2015.
Khadim FALL/Pressafrik

ASTOU NDIAYE

La start-up sénégalaise qui voulait produire de l’énergie avec des déchets

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La Sénégalaise Astou Ndiaye est la lauréate 2016 d'un concours de start-up lancé par le groupe Total. Sa petite entreprise, Bioabondance, fabrique des combustibles industriels à base de déchets organiques.
Astou Ndiaye est la première lauréate de ce concours de start-up organisé par le groupe pétrolier français à Port Louis, sur l’Île Maurice.
Une aubaine pour cette entrepreneuse, en quête de financement pour sa start-up spécialisée dans le recyclage et le développement durable. Son crédo : brûler des déchets organiques, souvent encombrants, pour produire de l’énergie.
Un service qu’Astou Ndiaye compte notamment proposer aux industriels qui ne veulent plus utiliser le charbon dans leurs procédés. Elle compte bien, par la même occasion, créer plusieurs emplois.
Pour l’heure, Bioabondance fait encore ses premiers pas, et l’aide financière versée par Total suite à la victoire d’Astou Ndiaye au concours − 11,5 million de francs CFA − est un coup de pouce non négligeable pour la suite de ses aventures.
hayma Drira/Jeuneafrique
vidéo: https://www.dailymotion.com/video/x561lzm_la-start-up-sen...

08/02/2017

LA DETTE DU SENEGAL

Record absolu : La dette du Sénégal dépasse les 5 000 milliards de francs

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La dette du Sénégal s’est très rapidement reconstituée en dix ans après les annulations des initiatives Pays pauvre très endetté (Ppte) et d’allégement de la dette multilatérale (Iadm) de 2006.
Alors que Wade avait laissé un encours de 3076 milliards de francs Cfa, son successeur en est déjà à 5 100 milliards.
Niveau alarmant de l’endettement public. L’encours de la dette publique du Sénégal a, selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, atteint 5 100 milliards de francs. Ce qui correspond à un peu plus de 60 % de son Produit intérieur brut (Pib) là où l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) plafonne l’endettement des pays membres à 70 % de leur Pib.
Si pour le gouvernement, ce niveau d’endettement est révélateur de la confiance des partenaires financiers du Sénégal, des économistes, préoccupés par la viabilité de la dette et la soutenabilité des finances publiques, le trouve alarmant.
Après les annulations de la dette du pays issues des initiatives Pays pauvre très endetté (Ppte) et l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale (Iadm) de 2006 qui a vu le taux d’endettement passé de 78 % à 20,9 %, on note une tendance haussière. Ainsi, ces annulations ont ouvert d’autres possibilités d’emprunt pour le Sénégal, notamment à l’extérieur. Ce qui fait peur à certains à cause des variables financières très importantes dans la dette que sont le taux d’intérêt et le taux de change. En effet, le poids de la dette extérieure dans le stock de la dette publique fait de la variable taux de change un élément dont l’évolution influe fortement sur les indicateurs de l’endettement public. La fluctuation du dollar, monnaie à laquelle le pays s’endette souvent, peut rendre les remboursements plus onéreux, comme le montre le service de la dette qui dépasse les 50 milliards de francs Cfa par mois. Une manne qui, avec la masse salariale de l’Etat, risque de grever le budget de l’Etat. De même, pour la dette intérieure le coût du crédit affecte de manière directe le niveau des remboursements.
Profitant de la détente des taux sur le marché financier international, en 2013, l’Etat avait émis une obligation de 500 millions de dollars pour combler le gap de financement et réduire le recours aux financements à court terme sur le marché domestique. Cependant, le retournement de cette tendance baissière a remis en cause cette option.
Malgré tout, le rythme d’endettement du pays n’est pas alarmant pour l’argentier de l’Etat. «Pour l’heure, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. La dette du Sénégal s’élève à 5 100 milliards de francs. La dette n’est pas mauvaise. Il n’y a aucun économiste qui dit qu’il ne faut pas s’endetter. Celle qui est mauvaise est la dette utilisée pour faire du fonctionnement. Si on s’endette avec un taux d’intérêt qui baisse pour faire des investissements, c’est une excellente chose. Mais on doit être vigilant. Nous avons un ratio d’endettement de 60 % du Pib contre une limite de 70 %», relève Amadou Bâ. Qui soutient que, pour l’essentiel, le Sénégal a une dette multilatérale très longue, avec une concessionnalité qui varie entre 15 et 50 % et une maturité qui varie entre 20 et 25 %. «L’encours de la dette est tout à fait soutenable. Il représente à peu près 30 % de nos recettes alors qu’en 2011 le service de la dette représentait 34 % de nos recettes», a-t-il ajouté.
Le rythme de reconstitution de la dette publique n’est pas sans rappeler des critiques de télégrammes formulées par Jean-Christophe Rufin, ambassadeur de France à Dakar. Lequel déconseillait à son pays de consentir un nouveau prêt au Sénégal. Signer un pareil chèque sans demander au Sénégal de réformer profondément son système politique, reviendrait, selon lui, à fournir à un toxicomane la dose qu’il demande, mais qui le conduit un peu plus sûrement vers sa fin.
Seyni DIOP/Walf Quotidien

C'EST FAIT! TIGO RACHETE PAR WARI

le numéro deux des télécoms revendu au groupe de transfert d’argent Wari

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Le groupe sénégalais de transfert d'argent paiera 129 millions de dollars à l’opérateur luxembourgeois Millicom pour le rachat de Tigo Sénégal. Début 2016, Millicom avait cédé sa filiale en RD Congo pour 160 millions de dollars (143,3 millions d’euros) à Orange.
L’annonce a été faite via un communiqué diffusé le 7 février en milieu de journée. Dans un message adressé à ses employés et consulté par Jeune Afrique Business+, la direction de Tigo a indiqué que « ce sera la première fois qu’un opérateur de services financiers rachètera un opérateur télécom dans la sous-région ».
Numéro deux au Sénégal, loin derrière Sonatel (Orange), Tigo affichait, fin septembre 2016, 3,9 millions de souscripteurs pour une part de marché de 24%.
Jeune Afrique

DOING BUSINESS : LE SÉNÉGAL GAGNE 30 PLACES EN 4 ANS

Le Sénégal a gagné en quatre ans 30 places dans le classement Doing Business, a révélé, lundi à Dakar, le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye.

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‘’Je signale qu’en quatre ans, le Sénégal a gagné 30 places, ce qui n’est pas rien. Et nous voulons continuer cette tendance du gain de places, en s’engageant de plus en plus dans les réformes’’, a-t-il dit, au sortir d’une réunion ministérielle sur la validation de la feuille de route Doing Business 2018.
Il a affirmé que ‘’les réformes que fait l’Etat du Sénégal sont encore plus significatives et plus structurantes du point de vue du développement économique’’.
Selon le porte-parole du gouvernement, le Doing Business est important, car étant un indicateur du climat des affaires dans un pays.
‘’On sait de notoriété publique que certains pays qui sont devant le Sénégal, ne sont pas forcément des pays où les situations permettent de faire des affaires mieux qu’au Sénégal’’, a-t-il relativisé.
Il a rappelé que le ‘’Sénégal a engagé bien avant le cycle du Doing Business, un programme de réformes très important dans le cadre du Programme triennal de réformes de l’environnement des affaires et de la compétitivité (PREAC), dont la première phase s’est déroulée entre 2013 et 2015".
De son point de vue, un programme de réforme de l’environnement des affaires est beaucoup plus large. ‘’Dans le cadre de ce PREAC, nous avons travaillé autour de quatre axes d’automatisation des procédures’’, a-t-il expliqué.
Il s’agit du renforcement de la compétitivité des facteurs de productions, du coaching et de la communication pour les administrations et de la promotion des investissements à fort impact social qui place le Sénégal parmi les pays les plus réformateurs du monde.
Cependant, il souligne que ‘’ces réformes très importantes faites dans ce cadre ne sont pas prises en compte dans le Doing Business, comme l’adoption des lois sur les zones économiques intégrées, les reformes dans le cadre du foncier, la baisse du prix de l’électricité".
Il porte plutôt sur des aspects micro de la vie économique. Il s’agit de voir si pour construire un immeuble dans un espace, on perd ou on gagne du temps.
APS/Mamadou Ndiaye/Dakarposte

07/02/2017

UNE PAIX DEFINITIVE EN CASAMANCE?

Le Mfdc invite le gouvernement à des négociations pour une paix définitive et inclusive en Casamance

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Le Mfdc (Mouvement des forces démocratiques de Casamance) veut une paix définitive et inclusive mais qui passe par des négociations et l’implication de tous les acteurs du processus en cours selon un communiqué publié ce mardi.
En effet, certains responsables et combattants du mouvement rebelle estiment que le règlement de la crise en Casamance doit obligatoirement passer par la préparation du processus de négociations avec le gouvernement, l’unification du MFDC et la signature d’un accord de paix définitif et inclusif.ANNONCE
Une bonne nouvelle qui vient juste après le départ de Yaya Jammeh que d’aucuns soupçonnés d’être l’un des principaux artisans de cette rébellion.
Allodakar/Galsen221

06/02/2017

79 MILLIARDS POUR L'AGRICULTURE

79 milliards de FCFA ont été mobilisés pour la modernisation de l’agriculture

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Le Sénégal est parvenu à mobiliser 79 milliards de FCFA (129 millions $) pour la mise en œuvre de programmes d’équipement et de mécanisation agricole. Le pays entend ainsi parvenir à moderniser son agriculture.
L’annonce a été faite par Lamine Lô, le directeur de cabinet du ministre sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement rural qui a apporté un éclairage sur les différentes sources de ce financement. Le programme brésilien « Maïs Alimentos » apportera 45 milliards de FCFA à ces programmes tandis que la Belgique y injectera 22 milliards de FCFA et l’Inde 12 milliards de FCFA.
« Plus de 800 tracteurs équipés sont attendus du programme de coopération brésilienne Maïs alimentos et quelque 520 tracteurs équipés sur la ligne de crédit Exim Bank of India, dans le courant de l’année 2017.», explique le dirigeant.
« A côté de ces programmes d’équipements motorisés, nous déroulons également un important programme d’équipement des exploitations familiales d’un montant de 5 milliards de FCFA par an, destiné aux petits matériels agricoles », a ajouté M. Lô.
Pour rappel, l'Export Import Bank of India (EXIM Bank) avait octroyé au Sénégal une ligne de crédit de 62,95 millions de dollars en 2014, pour lui permettre d'importer du matériel agricole.
Espoir Olodo/Ecofin

LUTTE CONTRE L'EXCISION

Lutte contre l’excision: la place qu’occupe le Sénégal en Afrique

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Ce 07 février 2017, le monde célèbre la journée internationale de lutte contre l’excision. Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies, 20 millions de femmes sont victimes de l’excision à travers le monde.
Les mutilations sont pratiquées dans 30 pays en Afrique et en Moyen-Orient. Le rapport de 2014 montre que plus 70 millions de filles ont été victimes d’excision. Sur un classement mondial, les pays à taux relevé sont la Somalie avec 98% suivie de la Guinée avec 97%, le Djibouti (93%), de l’Egypte (91%), de l’Érythrée (89%), du Mali 93%, de la Gambie 56% et de la Mauritanie ont 54 % . Pour ce qui concerne le Sénégal, nous avons un taux de 20 à 49%.
Les révélations de l’instance internationale montrent que 92 millions de jeunes filles âgées de 10 ans et plus ont subi des mutilations génitales. Un nombre de 44 millions de jeunes filles âgées de moins de 14 ans sont victimes de ces pratiques.
Pour les pays comme l’Egypte, la République Centrafricaine, la Somalie et le Tchad 80% des filles sont excisées entre 5 et 14 ans. Dans le monde plus de 3 millions de filles sont excisées chaque année.
Un phénomène qui a tendance à se multiplier dans les autres pays du continent africain. Pour le continent européen, 500.000 femmes excisées et au Royaume Uni on y note un peu plus de 170.000 victimes.
Les organisations de défense des droits de la femme et l’ONU luttent d’arrache pied pour faire disparaître cette pratique avant 2030.
Malang Toure/Senenews

CARABANE: L'ETAT VA SAUVER L'EGLISE

200 millions de l’Etat pour la réhabilitation de l’église de Carabane

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L’Etat sénégalais a dégagé un budget de 200 millions de FCA pour les travaux de réhabilitation de l’église de l’île de Carabane (Ziguinchor), classée patrimoine historique, a déclaré, dimanche à Ziguinchor, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye.
‘’Il s’agit d’une enveloppe de 200 millions de francs CFA pour réhabiliter l’église de Carabane. Les travaux sont en cours pour réfectionner cette maison de culte qui est la première en Casamance et classée patrimoine historique’’, a déclaré Mbagnick Ndiaye.
Le ministre de la Culture et de la Communication s’exprimait au cours d’une fête foraine à l’initiative du Conseil pastoral paroissial de la cathédrale Saint Antoine de Padoue de Ziguinchor.
L’évènement, parrainé par Mbagnick Ndiaye, a réuni plusieurs autorités, dont le ministre-conseiller Benoit Sambou, le maire de Ziguinchor Abdoulaye Baldé, le gouverneur de la région, ainsi que les responsables de l’Eglise à Ziguinchor.
‘’L’île de Carabane a été la première capitale de la Casamance. Son église est la première maison de culte dans la zone sud du pays. C’est un lieu de culte et de mémoire classé patrimoine historique. La réfection de cette église fait partie du programme de réhabilitation des lieux de culte et de mémoire qui est en train d’être mis en œuvre par l’Etat’’, a expliqué Mbagnick Ndiaye.
Devant une importante communauté catholique et un parterre d’autorités locales, M. Ndiaye a annoncé qu’il se rendra dans l’île de Carabane ‘’au courant du mois de mars pour une visite de chantiers en vue de constater l’Etat d’avancement des travaux de réfection de cette église’’.
Il a ensuite promis la réhabilitation prochaine de la cathédrale Saint Antoine de Padoue de Ziguinchor, âgée de 129 ans et présentant plusieurs fissures, notamment sur le mur de clôture.
Aps

EN 2025: TOUT ELECTRIFIE!

Le Sénégal va atteindre le taux d’électrification universelle en 2025

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Selon le Directeur général de la SENELEC, la Société nationale d’électricité, Mouhamadou Makhtar Cissé, le Sénégal va atteindre le taux d’électrification universelle d’ici à 2025.

« Nous sommes partis d’un taux d’électrification générale du Sénégal de 54% en 2012. En 2016, nous sommes à 60%, sur cette lancée nous comptons atteindre l’objectif de 100% en 2025, ce qui est un objectif raisonnable compte tenu des investissements massifs qui sont en train d’être faits dans ce secteur. Le défi de la production a été largement relevé, ce qui nous permet aujourd’hui d’exporter vers le Mali et même à de résoudre le problème de transport de toutes les populations qui n’ont pas accès« , a souligné Mouhamadou Makhtar Cissé, au micro de la Rfm.
Mouhamadou Makhtar Cissé précise que la baisse de 10 % sur les prix de l’électricité sera effective en fin mars. Le directeur général de la SENELEC s’exprimait en marge du forum des jeunes dans le cadre de l’université républicaine de la COJER de Dagana.
Rappelons que lors de son discours à la nation en cette fin d’année, le Chef de l’Etat, Macky Sall, a annoncé une baisse sur le prix de l’électricité de 10% à compter du premier bimestre 2017.
Ankou Sodjago/Senego

05/02/2017

SALY LES BOULES...

Pétanque : 450 boulistes attendus au tournoi international de Saly

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Le temps d'un weekend, Saly sera le point de convergence de la crème mondiale de la Pétanque à l'occasion de la première édition du tournoi international organisé par le club de la petite côte Saly bouliste.
Ce grand rendez-vous auquel répondront présents les plus grandes nations de la Pétanque mais aussi les clubs de renommée mondiale, aura lieu dans la période du 10 au 12 février prochain.
Doté d'un premier prix de deux millions de francs Cfa pour l'équipe vainqueur, ce tournoi international de Saly va se jouer en triplettes choisies. Toutefois il faut souligner que pas moins de 150 équipes sont attendues pour 450 boulistes.

infos: 00221/775740709 ou 00221/774291422 - salybouliste@gmail.com
Abdou Diawara/Seneweb.com

MEILLEURS TRANSPORTS EN COMMUN

les transports en commun s’améliorent

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Au Sénégal, si vous voulez rejoindre une grande ville au départ de Dakar, il faut s'armer de patience. Il faut tout d’abord se rendre à la gare routière, en banlieue, trouver ensuite le bon véhicule, patienter le temps du remplissage... Un système long et compliqué. L'Etat a donc réfléchi à une autre manière de voyager et propose, depuis le 1er février, des lignes régionales appelées « Sénégal dem dikk ». Un service de transport inter-urbain plus sûr et moins fatigant.
La compagnie nationale de transport promet de vrais horaires de départ et de vraies places assises dans des véhicules neufs et climatisés. Quatre villes sont desservies pour le moment mais le réseau en comprendra bientôt douze. Le bus de 11h à destination de Tivaouane n'est rempli qu'à moitié mais s'apprête quand même à partir.
Bachir Niang, étudiant et passager, est satisfait de son choix. « Les bus sont bien équipés. L’heure où nous partons est vraiment calée et il n’y a pas d’attente », se réjouit-il.
Quarante-cinq bus neufs ont été commandés à l'Inde. Les bagages trop nombreux ou trop lourds sont interdits à bord pour éviter les accidents.
« Les normes de sécurité sont respectées. Nous ne sommes pas dans la spéculation pour faire, par exemple, de la surcharge comme il arrive souvent. Si vous avez vu nos concurrents, on va dire : ils ajoutent même des sièges pour pouvoir augmenter le nombre de places. Nous, nous présentons un transport qui n’est pas spéculatif. Nous sommes dans une logique de donner un service nouveau », explique Mamadou Silèye Anne, de la société de transport public Dakar Dem Dikk.
Ces concurrents - les transporteurs privés - accusent les autorités de faire de la concurrence déloyale. Ces dernières assurent qu'elles n'ont pas d'autre but que d'offrir un service de qualité aux voyageurs sénégalais.
Paulina Zidi/RFI

TIGO RACHETE PAR WARI

Vers un rachat de l'opérateur de téléphonie Tigo par le Pdg du groupe Wari

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Le patron du groupe Wari, Kabirou Mbodje est en phase d'acheter de téléphonie Tigo filiale du groupe Millicom, deuxième opérateur de téléphonie au Sénégal, apprend KOACI.COM.
En effet le groupe Millicom est en train de céder plusieurs de ses filiales en Afrique, ce depuis déjà quelques temps. C’est ainsi que patron de Wari, Kabirou Mbodje s'est posé en client pour racheter l’opérateur Tigo.
D’ailleurs selon les informations, le patron de Wari serait en discussion très avancée avec les responsables du groupe Millicom, l’entreprise de télécommunications et de téléphonie mobile luxembourgeoise propriétaire de Tigo.
« Je confirme que Kabirou Mbodje est en discussion très avancée avec le groupe Millicom, mais pour le moment nous ne pouvons pas entrer dans les détails, la vente n'étant pas encore effective. En tout cas retenez que les discussions sont en cours et son très avancées » a confié à Dakaractu, un responsable de Wari.
Du côté de Tigo Sénégal, c’est motus et bouche cousue. On ne veut pas aborder la question, en tout cas pour le moment.
Kabirou Mbodje, est un chef d’entreprise sénégalais, né en juin 1964 à Lyon en France. Il est titulaire d’un baccalauréat scientifique, d’un diplôme d’ingénieur en télécommunications français et d’un MBA américain.
En 2008, il fonde Wari qui est devenu quelques temps après, leader du transfert d’argent au Sénégal.
Sidy Djimby Ndao/Koaci

ACTES GRATUITS

La délivrance des actes d’état-civil est désormais gratuite au Sénégal

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Le chef de l’Etat a pris la décision de rendre gratuite la délivrance des actes d’état civil
« Le président de la République, Macky Sall a pris, hier, le décret n° 2017 – 229 portant dispense des droits de délivrance des jugements rendus à l’occasion des audiences foraines, session 2017 », note un communiqué de la présidence de la République.
En effet, une circulaire du 12 janvier 2017, du Ministre de la justice prévoyait pour l’établissement d’un acte d’état-civil, le paiement de la somme de 600 F CFA, au titre des droits de délivrance. Selon le communiqué, cette décision est prise dans le but de permettre au plus grand nombre de Sénégalais, surtout en zone rurale, d’en disposer.
Ankou Sodjago/Senego

04/02/2017

LES SALAFISTES AU SENEGAL

Au Sénégal, la contagion salafiste

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Le pays compte plus de 95% de musulmans qui pratiquaient jusqu’ici un islam tolérant. Crise économique, frustrations postcoloniales, pétrodollars des Saoudiens… Tout contribue aujourd’hui à la radicalisation des mosquées. Reportage.
Natacha Tatu Natacha TatuPublié le 26 juin 2016 à 08h07
Avec sa barbichette aussi blanche que son qamis immaculé, l’imam Alioune Ndao est connu ici, à Kaolack, pour ne pas mâcher ses mots. Le genre à refuser le moindre compromis avec "la vérité d’Allah", à pourfendre sans relâche les kouffar ("infidèles") et autres "compagnons de Satan"… Voile obligatoire pour les femmes, longue barbe pour les hommes, récitation du Coran à 4 heures du matin pour les enfants, interdiction d’écouter de la musique pour tous. Bref, un salafiste pur et dur, un "Ibadou Rahmane" comme on appelle ici ces fondamentalistes religieux revendiquant un islam "authentique" d’inspiration wahhabite, tournant à la fois le dos aux traditions sénégalaises et à l’"occidentoxication"…
Le 26 octobre dernier, à 3 heures du matin, une vingtaine de gendarmes armés jusqu’aux dents ont débarqué chez lui. Ils ont défoncé la porte du logement de ses femmes, mis sa modeste baraque à sac, confisqué ses documents et l’ont embarqué manu militari, menottes aux poignets, sous l’œil de la télévision et de ses fidèles en larmes. Mis en examen pour apologie du terrorisme, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs, le prêcheur soupçonné d’être en relation avec Boko Haram est incarcéré à Saint-Louis.
Depuis plusieurs mois, les opérations coup de poing contre les fondamentalistes religieux se multiplient. Une trentaine de personnes au total, dont trois imams, sont sous les verrous. Après les attentats de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, de Bamako et du Burkina Faso, les services de renseignement qui traquent les "cellules dormantes" censées être disséminées dans le pays sont en alerte rouge.
Une vingtaine de Sénégalais seraient partis en Syrie. D’autres auraient rejoint Boko Haram au Nigeria ou différents groupes armés, comme Ansar Dine et le Mujao, dans la bande sahélo-saharienne… "La question n’est pas de savoir si le Sénégal va être touché, mais quand", entend-on régulièrement à Dakar, où des équipes de sécurité renforcées filtrent désormais l’accès de tous les grands hôtels.
Après avoir longtemps fermé les yeux, le gouvernement a déclaré la guerre aux mosquées radicales qui prospèrent dans le pays. Les communautés salafistes, en plein essor, sont surveillées de près…
Natacha Tatu/l'obs

SECURISATION DE DAKAR

Opération de sécurisation au centre-ville : plus de 100 personnes arrêtées par la police

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Dans le cadre d’une vaste opération de sécurisation, hier, la police a arrêté plus de 100 personnes pour divers délits à la corniche et au marché Sandaga.
La police a nettoyé la corniche Est et Ouest de Dakar, qui est un repaire de délinquants, car les grottes offre un cadre idéal pour se livrer au business illicite et aux pratiques rejetées par la société.
Lors d’une opération de sécurisation faite hier, par la police, entre 11 heures et 14 heures 45, les limiers ont interpellés 174 personnes dont, 119 pour vérification d’identité, 35 pour vagabondage, 1 pour attentat à la pudeur, 1 pour ivresse publique et manifeste, 1 pour détention d’arme blanche, 4 pour usage collectif de chanvre indien , 6 pour détention et usage de chanvre indien, 4 pour détention et trafic de chanvre indien. En plus, 2 kg et 5 cornets de chanvre indien ont été saisis.
Au-delà de la corniche, la police a étendu son opération à Sandaga et d’autres zones criminogènes au cœur du plateau. Ainsi, il a fallu un déploiement d toutes les unités de la police pour obtenir ces résultats.
D’après le «Quotidien», cette initiative de la police à été dirigée par le commissaire central de Dakar, Ndiaré Sene, et le chef de la sûreté urbaine, El Hadji Cheikh Dramé.
Par ailleurs, cette opération a compté sur les effectifs des commissariats du plateau et de point E, de la Brigade d’intervention polyvalente(Bip), de la Division des investigations criminelles(Dic), de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants(Octris) et la Section d’intervention rapide (Sira), du Commissariat central.
Thioro Sakho/Senenews

03/02/2017

LE SENEGAL SE RADICALISE?

Le Sénégal en alerte face au péril djihadiste

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De nombreux Sénégalais se radicalisent et rejoignent les milieux djihadistes. Mais comment cela est-il possible, alors que l'islam pratiqué au Sénégal est réputé un islam très modéré basé sur le système confrérique? Les dispositions musclées prises par l'Etat arrivent-elles trop tard?
Les Sénégalais n'en ont jamais fait mystère : leur pays n'est pas à l'abri de la terreur djihadiste qui a frappé d'autres pays de la sous région. D'après les informations disponibles, de nombreux Sénégalais se radicalisent et rejoignent les milieux djihadistes. Mais comment cela est-il possible, alors que l'islam pratiqué au Sénégal est présenté comme un islam très modéré?
Non, ça ne se passera pas ici ! - Depuis octobre 2015, l'Etat sénégalais se montre en alerte : des Imams et autres acteurs soupçonnés d'avoir des liens avec le terrorisme sont arrêtés un peu partout dans le pays. Mais des voix critiques accusent l'Etat d'avoir laissé mûrir le danger. Dakar a aussi annoncé la mise en place d'une cellule de lutte anti-terroriste. Mais tout cela arrive-t-il trop tard?
plus + audio: http://www.dw.com/fr/le-s%C3%A9n%C3%A9gal-en-alerte-face-...
dw.com

MERCI!

Baba, le gardien instituteur de la classe sur la piste est aux anges!

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Suite aux articles parus sur ce blog, celui du Margouilat et le Facebook, Martine a lancé une demande de parrainage afin d'offrir aux enfants quelques bancs. Le succès de fréquentation des cours réduisait les gosses à amener un petit banc lourd, encombrant ou carrément poser leurs petites fesses à même le sable.
Depuis quelques jours, grâce aux dons récoltés, La classe dispose de six nouveaux longs bancs neufs et même d'un grand tableau noir, tout neuf également!
La petite classe de Koulang remercie du fond du coeur les quelques donateurs. Des cahiers, des livres, des craies sont encore également promis pour permettre à Baba, l'instituteur bénévole, de poursuivre ses cours dans de meilleures conditions.
références rédactionnelles:
http://yveslebelge.skynetblogs.be/archive/2016/05/21/une-...
http://la-lorgnette-du-margouillat.over-blog.com/2016/10/...
http://la-lorgnette-du-margouillat.over-blog.com/2016/11/...
Le petit mot de Martine:
"A tous les donateurs de notre opération "bancs de Noël " voici déjà une première photo envoyée par notre sympathique " Lorgnette du Margouillat ",en attendant d'organiser une remise officielle ....
En tous cas je dis un GRAND ,un ÉNORME MERCI de ma part , de la part de Baba, ce valeureux instituteur qui sacrifie ses soirées à faire du soutien scolaire aux enfants de ce quartier de Saly , et un GRAND MERCI de la part des enfants ..Nous avons pu aussi offrir grâce à votre générosité une immense tableau noir .....Merci de tout coeur !
Si d'autres personnes veulent participer ,nous accepterons
leurs dons avec plaisir , nous espérons leur faire confectionner des "tablettes'' en bois afin qu'ils puissent écrire plus correctement que sur leurs genoux ...
Et n'oubliez jamais : ce sont des milliards de petites gouttes qui font les océans !
Martine"
https://web.facebook.com/martine.azzopardi?lst=1531383951...

02/02/2017

SENEGAL DEM DIKK DEMARRE

C’est parti pour Sénégal Dem Dikk

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La compagnie nationale de transport en commun Dakar Dem Dikk lance « Sénégal Dem Dikk », des liaisons régulières entre Dakar et les villes de l’intérieur dans des bus tout confort.
Chose promise, chose due. Dakar dem dikk se lance dans le transport national sous la dénomination « Sénégal dem dikk » (partir-revenir en wolof). Ce projet démarre avec 45 bus climatisés dans lesquels le confort sera le maître mot. Partez à heure fixe et ne perdez plus de temps à attendre que le bus soit plein pour vous mettre en route. Voyagez léger, car avec ces bus, pas question d’emporter toute votre maison. Les soutes ne sont pas faites pour les gros colis.
Quatre villes couvertes pour la première phase qui démarre le 1er février : Kaolack, Touba, Fatick et Tivaouane. Les villes de Kolda, Podor, Tambacounda, Matam, Saint-Louis, Ziguinchor, Ndioum, Mbour seront desservies par la suite.
Les départs se font à partir du Terminus Liberté 5 (Dieupeul) à Dakar. Les voyages sont directs pour cette première phase, exception faite de pauses pour se dégourdir les jambes et se soulager.
Tarifs et horaires
Dakar-Kaolack, tous les jours, 4 000 F
Départ Dakar Départ Kaolack
7 h 15 h
15 h 7 h
Arrêt Kaolack : Médina Mbaba, sur la route de Médina Baye, en face Cisco Technologie (boutique).
Dakar-Touba, tous les jours sauf mercredi, 4 000 F
Départ Dakar Départ Touba
7 h 15 h
15 h 7 h
Arrêt Touba : Darou Marnane, derrière la résidence Cheikhoul Khadim, en face l’ancienne gare routière de Touba.
Dakar-Fatick, lundi, mercredi, vendredi, dimanche, 3 000 F
Départ Dakar Départ Fatick
15 h 6 h
Arrêt Fatick : au quartier Ndiaye Ndiaye 2, près du cimetière.
Dakar-Tivaouane, tous les jours, 2 000 F
Départ Dakar Départ Tivaouane
15 h (11 h le vendredi) 5h30 h (15h le dimanche)
18 h 7 h (18h le dimanche)
Arrêt Tivaouane : à l’entrée de Tivaouane au quartier PAM sur la route du lycée à 60 mètre de la route nationale.
Infoline : 33 824 10 10 - www.demdikk.com
Eva Rassoul/au.senegal.com

DSK AU SENEGAL

Dominique Strauss-Kahn devient consultant pour le Sénégal

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Macky a réhabilité Dominique Strauss-Kahn . Selon le journal, l’ancien Directeur du Fmi éjecté pour une affaire de mœurs s’est reconverti dans les affaires comme consultant. Il a proposé ses services à Macky Sall qui les a acceptés. Strauss-Kahn s’était installé en Tunisie après un passage au Maroc.
L’ancien secrétaire général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn devient consultant pour le Sénégal. Il vient d’être copté pour aider l’Etat du Sénégal a chercher de l’argent dans le monde.
Pour rappel, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances en France a été éjecté de cette institution pour des affaires de mœurs en 2011. Il a été accueilli au palais de la République par le président de Macky Sall en compagnie du Premier ministre, du ministre de l’Economie des Finances et du plan…
D’après le journal Walf, cette démarche de Dominique Strauss-Kahn est contraire aux principes du Legal Departement du Fmi: » On ne peut pas avoir servi le Fmi en face ds pays africains et se retrouver aujourd’hui à coté des pays africains en face du Fmi. C’est totalement interdit par le fonds « , explique sous le couvert de l’anonymat un ancien fonctionnaire international joint par le journal.
Senego/Amadou Gueye Amadou Gueye

30/01/2017

TOURISME DURABLE...

Sénégal : le défi du "tourisme durable"

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Avec le lancement par les Nations Unies de "2017, Année du tourisme durable et du développement", l’occasion est donnée à plusieurs pays, notamment en Afrique, d’envisager ce secteur sous un nouvel angle. Un exercice qui devrait permettre au Sénégal, qui mise désormais sur l’écotourisme de peaufiner sa stratégie.
Le tourisme est une activité contributrice du développement économique au Sénégal. Il constitue une part importante de l’économie nationale. Dans certaines localités du pays, le tourisme représente une part prépondérante voire l’unique entrée de devises et source de création d’emplois, qui pour l’essentiel contribuent au maintien du tissu-socio-économique dans de très nombreuses régions du pays.
Toutefois, cette forte activité touristique dans le pays, n’est pas sans danger, surtout dans les zones côtières, où de nombreux défi doivent être relevés. En effet, les milieux les plus riches en biodiversité, comme les régions proches de l’océan, sont aussi les plus attractives pour le tourisme et malheureusement les plus sensibles.
Ces espaces paient un lourd tribut aux activités humaines, dont le tourisme fait partie, par exemple pour la construction des hôtels sur la "petite côte". Un constat que regrette le Directeur Afrique de l’Ouest de Jumia Travel, Guillaume Pepin. « Nous avons besoin de beaux hôtels, mais nous devons également penser à préserver nos côtes, car c’est une richesse pour le secteur du tourisme, et notamment avec les enjeux environnementaux », a-t-il prononcé lors d’un point de presse.
L’essentielle préservation des espaces naturels et culturels
En effet, sans la préservation des ressources naturelles (plages, déserts, montagnes, récifs coralliens, forêts) et des richesses culturelles (traditions, us et coutumes), l’essence même du produit touristique est compromise, et les acteurs de ce secteur devraient davantage s’impliquer pour préserver ces atouts.
Une meilleure prise en compte de ces exigences, permettrait des pratiques durables pouvant donner de meilleures marges de profits, grâce à des coûts d’exploitation réduits et à un meilleur positionnement auprès des voyageurs.
Bien que la volonté des professionnels touristiques soit au rendez-vous, plusieurs d’entre eux peinent à intégrer le concept de durabilité dans cette industrie. Les autorités devraient donc davantage se pencher sur cette question et proposer des pistes durables, comme la formation des acteurs aux concepts du tourisme durable et du développement.
Une offre de plus en plus tournée vers l’écotourisme
Face au dilemme entre développement économique et protection de l’environnement, le Sénégal pourrait davantage tirer son épingle du jeu, en favorisant le développement de l’écotourisme comme alternative économique, surtout dans les zones fragiles.
Et cela passe inévitablement par la mise en place d’un environnement institutionnel, juridique et réglementaire des espaces côtiers, et de tous les espaces protégés, l’implication des populations locales dans les différents projets, afin de permettre à ces dernières de bénéficier de l’activité touristique qui en découle, l’accès au financement pour les communautés désireuses de développer les structures touristiques, le développement d’un système d’information et de collecte de données, entre autres…
Une politique de tourisme alternatif est possible, mais il faut s’en donner les moyens !
Ismael Kambell/Afrik.com

BILAN DES ACCIDENTS ROUTIERS

Bilan économique des accidents routiers: Le Sénégal perd plus de 77 milliards de FCFA par an

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Chaque année, le Sénégal perd 500 personnes sur ses routes. Le dernier accident meurtrier en date s’est produit avant-hier à Kaffrine. Le ministère des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement évalue le coût de ces accidents à plus de 77 milliards de F CFA par an, soit 1% du Produit intérieur brut (Pib).
Avant-hier, à Kaffrine, dans le département de Malème Hodar, un accident s’est produit sur la route nationale. Bilan : 16 morts et 16 blessés dont 3 graves. Ledit accident concerne un camion-citerne provenant du Mali et un minicar de 19 places immatriculé au Sénégal, qui roulait dans le sens Kaffrine-Malème Hodar. Ils sont entrés en collision à hauteur du village de Badianène.
Dépité, le ministre des Infrastructures, Mansour Elimane Kane qui était hier à Kaolack au chevet des blessés, a condamné les comportements ‘’dangereux’’ des conducteurs sur les routes. Selon lui, l’accident serait dû à un dépassement risqué, tenté par le conducteur du minicar de transport qui avait à son bord 29 passagers, au lieu des 19 autorisés, soit une surcharge de 10 personnes.
L’année dernière, au Sénégal, 606 personnes ont péri dans des accidents routiers. L’information a été livrée par le directeur des transports routiers, Cheikhou Oumar Gaye, lors d’une tournée de sensibilisation, à Ziguinchor, dans le cadre de la sécurité routière. En dehors du vide qu’elles créent au sein des familles touchées ou éplorées, ces pertes humaines ont aussi des conséquences économiques.
Annuellement, le ministère des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement les évalue à plus de 1% du Produit intérieur brut (Pib), soit plus de 77 milliards de F CFA. Un coup dur. ‘’Au Sénégal, chaque année, nous perdons 500 personnes sur nos routes. (…) 43% des accidents de la route concernent le conflit entre la voiture et le piéton. 5% des causes d’accidents procèdent de l’état du véhicule. Plus de 2% sont dus à l’état de la route, les 92% sont liés au facteur humain…’’, constate Aubin Jules Marcel Sagna, secrétaire général du ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et du Désenclavement.
A ses yeux, les mauvais comportements sur les routes, la somnolence au volant, l’utilisation de substances psychotropes ‘’drogue’’, le défaut de maîtrise, ‘’l’indiscipline’’ et le manque de civisme…sont les principaux facteurs de ces dégâts humains.
‘’Près de 3 500 personnes meurent chaque jour sur les routes’’
Il faut relever qu’en décembre dernier, en deux jours, pas moins de 28 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route à travers le Sénégal. Ce qui fait redouter que 2016 batte le record des victimes des accidents de la route. Dans la nuit du 12 au 13 décembre de cette même année, à l’entrée de la commune de Koumpentoum (Tambacounda), un bus en provenance de Touba et à destination du marché de Diaobé entrait en collision avec un camion frigorifique. Bilan : 13 personnes mortes, et 84 blessés.
Les corps ne pouvant être identifiés, ont été inhumés sur ordre du procureur. Situé à 100 km de Tambacounda, le département de Koumpentoum n’abrite pas de caserne des sapeurs-pompiers. ‘’A chaque fois qu’il y a des accidents, avant l’arrivée des secouristes, les choses prennent de l’ampleur et les résultats sont catastrophiques’’, pleurait Sidy Traoré, maire de la commune.
En croisade contre l’insécurité routière, le ministère appelle les leaders d’opinions, les chefs religieux, les personnalités des arts, de la culture et du sport…à se mobiliser contre ce phénomène meurtrier. ‘’Il faut sensibiliser pour un premier moment et sanctionner par la suite’’, lance le secrétaire général dudit département.
Le président de la Nouvelle prévention routière du Sénégal (Nprs) de relever quelques dysfonctionnements des usagers de la route, notamment les jeunes. Aussi, invite-t-il tout un chacun à un respect ‘’scrupuleux’’ du code de la route.
Ibrahima Guèye de faire observer : ‘’Les jeunes optent souvent pour des comportements plus risqués tels que le manque d’utilisation du clignotant. Il s’y ajoute le comportement des automobilistes qui occupent inutilement la route pour empêcher les autres de circuler librement. L’ignorance de l’utilisation du rétroviseur, le dépassement à risque ou encore les virages légèrement coupés. (…) Tous ces facteurs ont des impacts sérieux sur la bonne marche des routes…’’
Selon l’Oms, dans son étude 2015 intitulée ‘’Rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde’’, près de 3 500 personnes meurent chaque jour sur les routes. Autres conséquences : l’organisation constate que des dizaines de millions de personnes sont blessées et victimes d’incapacités. Et les enfants, piétons, cyclistes et personnes âgées sont parmi les usagers de la route les plus vulnérables.
Lequotidien

CONFERENCE DE PRESSE DU NOUVEAU PRESIDENT GAMBIEN

Le Sénégal, Jammeh, pont sur le fleuve… : A cœur ouvert avec Adama Barrow…

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Pour sa première conférence de presse en terre gambienne et en sa qualité de président de la République, Adama Barrow n’a pas fait les choses à moitié. Tenue dans sa résidence de Brufut, le président a d’emblée précisé n’avoir jamais habité au State House, le palais présidentiel, qu’il ne tardera pas à regagner lorsque les conditions s’y prêteront. Le Sénégal, son gouvernement, les droits humains, la démocratie, le sort de l’ancien président Yahya Jammeh… sont largement revenus dans les questions auxquelles il a répondu avec le même enthousiasme en anglais, wolof et pulaar.
Très interpellé sur les relations avec le Sénégal, le président Barrow a mis en avant l’importance de « bonnes relations de bon voisinage ». « Le Sénégal est un pays frère et ami avec qui nous allons continuer à œuvrer pour de meilleures relations possibles. Nos deux pays ont la même culture, les mêmes langues, la même histoire qui en font, en réalité, un seul et même pays. Nous avons intérêt donc à œuvrer pour de solides relations fraternelles », a-t-il souligné. Aussi, pour le pont sur le fleuve Gambie qui devrait faciliter le déplacement des populations, il a rassuré sur son souhait de « travailler étroitement avec le gouvernement sénégalais pour sa réalisation ». Tout comme il a laissé entendre sa disponibilité de « discuter avec ce même gouvernement et du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) pour résoudre la question de la crise en Casamançaise».
Le président Adama Barrow a indiqué que la « composition de son gouvernement sera connue lundi ou mardi au plus tard ». « Nous travaillons là-dessus », a-t-il insisté. Très concentré sur son élément et allant directement à l’essentiel par des réponses courtes, le président a aussi souligné que le sort de l’ancien président est du ressort d’une Commission qui sera mise en place pour déterminer s’il devra être jugé ou pas. De la même façon que pour bon nombre de ses compagnons. Il a, entouré de membres de sa Coalition, indiqué que la résolution qui a permis le départ de Yahya Jammeh était plus mue par une « volonté d’assurer la paix que de donner une amnistie quelconque ». En attendant les conclusions de la Commission, l’urgence et les priorités résident, pour le président Adama Barrow, dans l’instauration d’un Etat de droit, de la démocratie, du respect des droits de l’homme, de la lutte contre la corruption. Mais aussi d’un climat propice à la liberté de la presse.
Rappelant le long règne du président Jammeh et les violations systématiques des droits humains, il a mis en avant la nécessité de « changer de méthode et probablement de nom pour l’Agence nationale de renseignement qui est une institution qui doit être utile ». Le très craint national intelligence agency (Nia) a été le bras armé de l’ancien président contre nombre d’opposants ou de citoyens qui y ont été torturés, bastonnés ou portés disparus, selon le témoignage de nombreux gambiens.
Rester membre de la Cpi
L’homme fort de la Gambie a aussi martelé que la Gambie restera la République de Gambie et non une République islamique telle que voulue par Jammeh. Ou encore que le pays «restera membre de la Cour pénale internationale (Cpi) eu égard au fait que cette juridiction promeut le respect des droits de l’homme, de la démocratie que nous voulons mettre en place ». De la même façon, il a souhaité une « réintégration, le plus rapidement possible, du Commonwealth », l’espace des pays de langue anglophone.
Sur la question de l’âge de la vice-présidente, largement revenue au cours de cette conférence très bien couverte par la presse internationale, il s’est voulu très clair : « Nous apporterons la preuve qu’elle n’a pas l’âge qu’on lui prête. Ce sont ceux-là qui lui donnent cet âge qui devraient d’ailleurs en apporter la preuve ». Aussi, a-t-il indiqué que c’est madame Fatoumata Diallo Tambajang qui le représentera au sommet de l’Union africaine qui se déroule présentement à Addis-Abéba. S’étant engagé à effectuer un mandat de trois ans, le président Adama Barrow a laissé entendre qu’il pourrait faire les cinq années pour lesquelles il a été élu si le « travail n’est pas terminé, mais surtout avec l’accord de la Coalition qui m’a porté au pouvoir ».
Sur le général Ousmane Badji, chef de l’armée gambienne, le président Barrow a indiqué «qu’il fait son travail ». «Je pense que ce sera très difficile pour la nouvelle opposition de faire face après 22 ans de pouvoir. Mais je tiens à rassurer sur le caractère démocratique qui doit prévaloir et à dire que cette opposition aura des droits que nous n’avions pas nous en tant qu’opposants », a-t-il répondu. Interrogé également sur Kanilaï, le village natal du président Yahya Jammeh, le président Adama Barro a fustigé le « caractère privilégié qui avait été réservé à ce village du fait simplement qu’il était le village du président ». « Ce n’était pas équitable pour les autres villages ou localités de la Gambie », a fait remarquer le président.
Il a salué le travail abattu par la Mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en Gambie (Micega) tout en indiquant que celle-ci pourrait « rester aussi longtemps que nécessaire ».
Ibrahima Khaliloullah Ndiaye, Maguette Ndong (textes) et Ndèye Seyni Samb (photos)/lesoleil