25/08/2017

REFORESTATION

Le Sénégal a besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer ses forêts

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La restauration des forêts du Sénégal nécessite la mobilisation de 89 milliards de FCfa. C’est ce qui est ressorti d’un atelier de validation du Programme national d’investissement forestier ouvert hier à Dakar.
La restauration des forêts reste une priorité pour les autorités. Le Sénégal fait face à un recul inquiétant de son couvert végétal. A titre d’exemple, les forêts galerie ont régressé de 22 % en Casamance. Face à cette situation, les acteurs ont proposé huit projets prioritaires pour restaurer les formations forestières. « Nous avons identifié des projets prioritaires qui vont de l’inventaire forestier, au suivi écologique, à l’aménagement forestier, à la restauration des zones classées, la lutte contre les feux de brousse, le Parc de Hann, l’atténuation des changements climatiques », a énuméré le directeur des Eaux et Forêts Baïdy Ba lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du Programme national d’investissement forestier pour la mise en œuvre du Plan de convergence pour la gestion et l’utilisation durables des écosystèmes forestiers en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal a besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer ses écosystèmes forestiers. Une unité de coordination est mise en place pour mobiliser des financements. « Nous avons constaté une dégradation des forêts. Il fallait s’arrêter pour faire un état des lieux et identifier des projets prioritaires. Nous avons besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer nos forêts », a indiqué la Secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye.
Cette enveloppe n’est rien par rapport à l’importance des écosystèmes forestiers dans la conservation des sols, la fabrication des médicaments, l’atténuation des changements climatiques ou encore la lutte contre la pauvreté dans le monde rural. Les publications de la Fao révèlent que les forêts génèrent 130 milliards de dollars US par an en soutien aux moyens de subsistance dans les pays en voie de développement, alors que l’aide au développement accordé à ces pays s’élève à 120 milliards de FCfa. « Malgré ce potentiel, certains pays de l’Afrique de l’Ouest, parmi les plus pauvres de la planète, assistent à la dégradation continue de leurs forêts », regrette Racine Kane, le chef de mission de l’Uicn au Sénégal.
Dans des régions comme Kolda et Tambacounda, l’exploitation des produits forestiers non ligneux procure des revenus aux femmes. « Nous ne pouvons pas avoir une bonne agriculture si nous n’avons pas des terres fertiles. Or ce sont des forêts qui contribuent à la fertilisation des terres », a établi le directeur des Eaux et Forêts.
Idrissa SANE
ECHEC DES PROJETS, FORTE DEGRADATION DES ZONES BOISEES... : LES FACTEURS DU SOUS-FINANCEMENT
Échec des projets après le retrait des bailleurs, forte dégradation des zones boisées, tels sont, entre autres, les facteurs justifiant le sous-financement de la préservation des forêts.
Les facteurs de sous-financement de la préservation des forêts ont été passés en revue. Il s’agit de l’échec des projets après le retrait des bailleurs, leur forte autonomie par rapport aux structures pérennes, la forte dégradation des zones boisées qui décourage les bailleurs. « L’Etat doit être le premier bailleur. Il faudra montrer l’importance transversale des forêts dans les secteurs de la vie active au Sénégal », a souligné le consultant, le colonel Amsatou Niang.
L’espoir est de tout même permis. Les questions de restauration des écosystèmes forestiers sont recentrées dans l’agenda de la Cedeao et de la Fao. Les ministres en charge des forêts et des faunes des pays membres ont adopté à Abidjan, le 13 septembre 2013, le plan de convergence pour la gestion et l’utilisation durable des écosystèmes forestiers de l’Afrique de l’Ouest. « Ayez conscience que c’est de la capacité des Etats membres à développer et à mettre en œuvre des synergies opérationnelles qui fédèrent et prennent en compte les préoccupations relatives à la conservation de la biodiversité, à la lutte contre la désertification, à la gestion durable des terres et à l’adaptation aux changements climatiques, entre autres, que la gestion et l’utilisation durable des écosystèmes forestières pourra devenir une réalité. Car elle n’est pas totalement dissociable de bien d’autres préoccupations », a prodigué le représentant commissaire en charge de l’Agriculture, de l’Environnement et des Ressources en eau de la Cedeao, Moussa Leko, par ailleurs chargé de Programme principal, chef de la Division Forêt de la Commission de la Cedeao.
COLONEL AMSATOU NIANG : « LE SECTEUR FORESTIER DOIT ÊTRE MIEUX VALORISÉ »
Une enquête a touché plusieurs régions du Sénégal. Il s’agit de Thiès, Tambacounda, Kolda, entre autres. Les personnes interrogées s’accordent sur la nécessité de faire un inventaire d’une part et, d’autre part, de mieux démontrer le poids de ces écosystèmes sur l’économie nationale. « Il est ressorti que le secteur forestier doit être mieux valorisé. Les participants pensent que la forêt n’a pas encore toute sa place dans le Pib. Ils demandent qu’il y ait un forum national sur les forêts », a suggéré le colonel Amsatou Niang.
Les autres recommandations sont liées à l’implication des privés, à la formation des forestiers sur les nouveaux concepts comme l’économie verte, la résilience, etc.
I. SANE/lesoleill.sn

LES PARCS DU SENEGAL

Les parcs nationaux de Niokolo-Koba et Djoudj : deux sanctuaires de la faune et de la flore

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Du nord au sud, le Sénégal regorge de nombreux parcs et réserves qui s’étendent sur près de 8 % de la superficie du territoire national, offrant ainsi de magnifiques paysages et des refuges pour des centaines d’espèces animales. Jumia Travel, site de voyage en Afrique, vous invite cette semaine à la découverte de deux écosystèmes naturels de l’Afrique de l’Ouest : les parcs nationaux de Niokolo-Koba et Djoudj.
Parmi les sept biens que compte le Sénégal sur la liste du patrimoine Mondial, ces deux parcs ont la particularité d’avoir été tous deux inscrit sur la liste en 1981 et d’être de type naturel. L’un se situe à l’extrême Nord du pays et l’autre à l’extrême Sud. Dans une zone bien irriguée, le long des rives de la Gambie, le Niokolo-Koba, d’une étendue de 913 000 hectares, héberge une faune d’une grande richesse : l’élan de derby (la plus grande des antilopes), des chimpanzés, des léopards, une importante population d’éléphants et de très nombreux oiseaux, reptiles et amphibiens. Elle est également la seule zone abritant les derniers lions du Sénégal et regroupe 329 espèces d’oiseaux. Pour contempler un vrai spectacle d’oiseaux, la partie Nord demeure la zone la plus propice.
Tout aussi splendide, à 60 km de Saint-Louis, se trouve une zone humide de 16000 hectares constituant un sanctuaire pour des milliers d’oiseaux: le Parc de Djoudj. Il abrite en effet plus d’un million et demi d’oiseaux en transit, fuyant le froid hivernal de l’Europe. De manière permanente, il est la demeure de milliers d’oiseaux de 400 espèces dont le pélican blanc, le flamand rose, le cormoran et tant d’autres. Mais le parc n’abrite pas que des oiseaux. C’est aussi un lieu d’habitation pour des reptiles tels que crocodiles et varans, ainsi que des vaches, singes rouges (patas), phacochères, mais aussi hyènes, chats de Libye, servals et gazelles dorcas.
En séjour au Sénégal, n’hésitez pas à visiter ces deux lieux magnifiques, vous ne pourrez qu’être ravis !
Ismael Cabral Kambell / @Source : UNESCO

24/08/2017

DAKAR EST SALE

Sachets et gobelets en plastique défigurent les différentes artères de Dakar

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Nous achetons du café ou de l’eau à chaque coin de rue et laissons parfois des traces qui en disent long sur nos habitudes de consommation. Aux arrêts de bus, marchés et autres lieux de grande fréquentation, les sachets et gobelets en plastique plantent souvent un décor inquiétant.
« Aywa ndox, aywa ndox, bu sedd, wala bu am galass » (De l’eau, de l’eau, fraîche ou congelée), lance Aïssatou Ndoye, jeune vendeuse d’eau. Nous sommes sur la route nationale N°1, à hauteur de Rufisque. Comme elle, plusieurs jeunes filles et garçons s’adonnent à cette activité pendant les vacances. En cette période de forte chaleur, nous avons constamment besoin de nous désaltérer. Alors, nous buvons à chaque instant que nous en sentons le besoin. Et cela fait l’affaire des vendeurs d’eau. « Cela marche. On ne se plaint pas. Avec la chaleur, les clients achètent beaucoup pour se désaltérer. Je peux gagner jusqu’à 2500 FCfa par jour », laisse entendre Ndèye Fatou.
Il est vrai que les nutritionnistes s’accordent sur le principe que l’homme doit boire en moyenne 1 litre d’eau par jour et 0,5 à 1 litre de plus en saison caniculaire. Seulement, notre organisme nous dicte le réflexe de consommer d’importantes quantités d’eau, mais pas nécessairement celui de surveiller les effets collatéraux de nos modes de consommation. C’est une chose naturelle d’étancher sa soif, ç’en est une autre, plutôt comportementale, de jeter par terre son sachet à eau ou son gobelet à café après usage. Comme vient de le faire Abdourahmane Sow, un jeune mécanicien qui travaille non loin de la gare routière de Rufisque-ouest. Régulièrement, il prend une pause-café pour venir se désaltérer et se changer les idées chez son ami Aliou Diallo, vendeur de café à la poussette qui tient boutique à l’arrêt de bus communément appelé « Djoutibi ».
« Désolé, c’est ce tas d’ordures qui incite à ce réflexe », tente-t-il de s’excuser après ce geste pollueur. En effet, l’endroit présente un décor peu enviable. Sur le trottoir, sachets et gobelets en plastique jonchent le sol. De l’autre côté de la route, même scénario. A ce niveau, la Nationale 1 ne se présente pas non plus sous ses meilleurs draps. Alors qu’il est seulement 10 heures, la météo annonce une longue journée ensoleillée et 30° C.
Au regard du rythme auquel les vendeurs d’eau s’acharnent sur chaque bus qui s’arrête pour laisser descendre ou monter des passagers, on est bien parti pour une « sale journée d’affaires ». Pourtant, les gens sont généralement conscients du fait qu’ils polluent l’environnement en jetant un sachet plastique par exemple. « En fait, je sais que ce n’est pas bien. C’est juste parce que je ne vois pas où jeter mon sachet. Et comme je vois des sachets un peu partout, je ne me suis pas posé trop de questions », explique Abdoulaye Touré, étudiant en informatique. Ici, à « Djoutibi », à part la chaussée, il est difficile de voir un endroit qui ne soit pas pollué par les déchets plastiques.
Absence de collecteurs de déchets
Jusqu’au parking des taxis-clandos, les gobelets en plastique, ainsi que les « Barkelou », « Mouna », « Sarsara », « Teranga », entre autres noms de marque de ces sachets à eau, s’aplatissent sous le poids des piétons et des véhicules, donnant ainsi une scène désolante qui, vraisemblablement, laisse tout le monde indifférent. Le vendeur d’eau ne se préoccupe que des 50 FCfa que lui tend le client pour un sachet d’eau minérale. Idem pour le vendeur de café qui ne pense qu’à son chiffre d’affaires en servant le client contre une pièce de 50 ou 100 FCfa, selon l’envie de celui-ci. Rares sont ceux qui pensent à se munir d’un collecteur de déchets. Chez Aliou Diallo, en tous cas, il n’y en a pas. « J’avais un carton qui me servait de collecteur, mais on me l’a volé », se justifie-t-il. Juste derrière lui, les gobelets vides rebondissent, à la chaîne, sur un amas d’ordures qui se tasse au fur et à mesure que les taxis-clandos passent dessus pour se garer. « Les éboueurs se chargent quotidiennement de nettoyer l’endroit. Demain, vous ne verrez plus ce tas de déchets », ajoute-t-il, l’air sérieux. En attendant le passage des éboueurs, les sachets et gobelets vides atterrissent sur le sol au même rythme que les pièces de monnaie dans l’escarcelle de ces vendeurs d’eau et de café.
Dégradation des déchets plastiques : 400 ans pour disparaître du décor
Les gobelets à café et sachets à eau ont une durée de vie de plus de 400 ans. Leur fabrication nécessite une grande consommation de matières premières, d’énergie et à la clé un impact environnemental considérable en fin de vie.
Les gobelets en plastique utilisés par la plupart des vendeurs de café à la poussette sont en polypropylène, un thermoplastique très prisé pour son côté pratique et léger (5 g à peine). Cependant, il met jusqu’à 400 ans pour se dégrader dans la nature. Une menace sérieuse qui vient s’ajouter au fléau des sachets plastiques que l’Etat compte éradiquer par la mise en circulation prochaine de sachets « oxobiodégradables », c’est-à-dire conçus pour se détériorer sous l’effet de l’environnement.
En attendant cette mesure, le spectacle que les déchets plastiques donnent à voir aux arrêts de bus, marchés et autres endroits fortement fréquentés, devrait pousser les différents acteurs à se soucier davantage de l’environnement et à adopter des comportements et des modes de consommation plus responsables. Une situation que déplore Saliou Seck, 14 ans, vendeur d’eau. Un petit seau rempli de sachets d’eau et porté à l’épaule gauche, ce jeune élève en classe de cinquième au Cem Maurice Guèye de Rufisque pense que « le client soucieux pourrait éviter de polluer l’environnement en gardant simplement le sachet vide jusqu’à ce qu’il voie un collecteur de déchets ».
Et s’il n’en trouve pas au bout de quelques minutes? C’est la question qui pousse Alassane Diop, un quadragénaire originaire de Bargny, qui vient d’acheter un sachet d’eau fraîche, à parler du « premier lanceur ». « Le principal fautif, c’est celui qui, le premier, salit l’endroit. Vous savez, c’est le décor qui détermine tout. Si l’endroit est bien entretenu, sa propreté dissuaderait quiconque serait tenté d’y jeter des déchets. Par contre, s’il est déjà pollué, il incite le consommateur à y déposer son sachet ou son gobelet vide », raisonne-t-il.
Peu importe la pertinence ou non de son argumentaire, la préservation de l’environnement interpelle tout le monde, puisqu’en définitive avec l’effet du temps, ces sachets broyés sous les pieds des piétons et les roues des véhicules perdront de leur couleur en voyant s’effacer leur nom de marque en même temps que la responsabilité individuelle et sonneront, tôt ou tard, l’heure de la mobilisation sociale en faveur d’un sursaut collectif qui se traduit souvent par une « Journée Set Sétal » (grande opération de nettoiement des rues).*
Moussa SONKO/lesoleil.sn

FUMER AU SENEGAL

Bientôt des paquets de cigarettes plus dissuasifs

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Le Sénégal lancera dès le 26 Aout, des paquets de cigarettes avec des images homologuées par l'Organisation Mondiale de la Santé montrant des personnes gravement malades.
Image caption Selon l'OMS, le tabagisme tue 6 millions de personnes chaque année dans le monde.
Par cette mesure, le gouvernement sénégalais se targue d'être le précurseur de la lutte contre le tabagisme en Afrique de l'Ouest.
Pourtant le ministère de la santé a pris un an pour mettre en place ces directives de la loi anti-tabac décrété en août 2016.
Pour Awa Marie Coll Seck, ministre de la santé : "C'est un grand pas au Sénégal et le message sera traduit dans toutes les langues nationales"
Le Sénégal est le premier pays d'Afrique de l'Ouest à publier ces images de prévention approuvées par l'Organisation Mondiale de la Santé. Mais il y a encore beaucoup à faire car, les cigarettes s'achètent pour la plupart à l'unité dans les épiceries.
Selon l'OMS, le tabagisme tue 6 millions de personnes chaque année dans le monde.
bbc.com

entrée en vigueur samedi de l’interdiction de fumer dans les lieux publics
interdiction de fumer dans les lieux publics au Sénégal
laviesenegalaise.com

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, a annoncé mardi à Dakar l’entrée en vigueur samedi de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, une perspective coïncidant avec la mise en circulation de nouveaux formats de paquets de cigarettes.
« Les nouveaux formats de paquets de cigarettes ainsi que l’interdiction de fumer dans les lieux publics entreront en vigueur officiellement à partir du 26 août (samedi) », a-t-elle dit lors d’une conférence de presse.
Awa Marie Coll Seck a présenté, à cette occasion, trois exemplaires des nouveaux formats de paquets de cigarettes. Ceux-ci portent des avertissements sur les dangers du tabagisme ainsi que des images de personnes souffrantes de ces méfaits.
« Ces mesures ont pour principal objectif de sensibiliser et de prévenir les populations contre les méfaits du tabagisme, dans le sens de la protection de la santé publique », a expliqué la ministre de la Santé.
Selon Awa Marie Coll Seck, la ratification, par le Sénégal, de la convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte anti-tabac, en 2005, marque le lancement du processus de transposition de ce traité international dans la législation sénégalaise.
Cette perspective « a abouti à l’adoption de la loi du 28 mars 2014 relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac », a-t-elle précisé.
« Nous avons aussi obtenu la signature des arrêtés du 8 décembre 2016 portant sur les inscriptions de mises en garde sanitaires illustrées sur les paquets de cigarettes ainsi que sur la signalisation de l’interdiction de fumer dans les lieux publics », a ajouté la ministre.
Selon Deo Nshimirimana, son représentant au Sénégal, l’OMS « soutient l’État du Sénégal dans sa lutte contre le tabagisme », notamment au sein des jeunes, une catégorie de la population sénégalaise parmi les plus exposées à ce phénomène.
Deo Nshimirimana assistait à la conférence de presse de la ministre de la santé et de l’Action sociale.
APS

23/08/2017

SENEGAL CORRUPTION

lutte contre la corruption, deux poids deux mesures

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Plus de six mois de travail, cinq rapports épluchés et 861 pages de documents parcourues, le tout éclairé par la revue de la presse des cinq dernières années. A l’arrivée, un seul constat : la lutte contre la corruption au Sénégal reste un vœu pieux.
Cet état des lieux réalisé par l’équipe d’Ouestafnews s’appuie sur les faits, en relation avec les déclarations de bonnes intentions des autorités publiques sur la lutte contre ce mal qui gangrène notre pays et sape tout effort de développement.
Que nous révèlent ces documents ? En cinq ans, les corps de contrôle de l’Etat ont bel et bien mis à nu de nombreux cas de fraudes, de fautes de gestion, de détournements, de malversations ainsi que d’autres pratiques peu orthodoxes de ceux qui gèrent les derniers publics.
Au total, les auteurs de ces forfaitures ont fait subir au pays un préjudice dont les montants cumulés atteignent plusieurs centaines de milliards de FCFA, selon les montants cités dans les cinq rapports passés en revue, dont quatre de l’Inspection générale d’Etat et un de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac).
Que deviennent les auteurs de ces forfaits ? Arrive-t-on à recouvrer les montants spoliés ? L’Etat sévit-il ? C’est ce que nous avons tenté de vérifier dans le cadre de ce travail réalisé avec Ancir avec le soutien d'Osiwa.
Les promesses…
Dès le lendemain de son arrivée au pouvoir en 2012, le président Macky Sall annonçait solennellement devant le peuple sénégalais : « à tous ceux qui assument une part de responsabilité dans la gestion des deniers publics, je tiens à préciser que je ne protègerai personne. Je dis bien personne ». C’était le 03 avril 2012, veille de la fête de l’indépendance du Sénégal. Cinq ans après, le ton est moins ferme, et si quelques cas emblématiques ont fini devant les tribunaux, la promesse de ne « protéger personne » n’a pas toujours été tenue.
Symbole le plus visible de cette incapacité à laisser la justice agir sans interférences politiques : l’affaire Karim Wade. Accusé par l’Etat, il a été reconnu coupable et condamné à six ans de prison ferme et à une amende de 138 milliards FCFA pour délit d’enrichissement illicite par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei, juridiction mise en place dans les années 80 puis tombée en léthargie pendant une longue période avant d’être réactivée par le président Sall à son arrivée au pouvoir).
Karim Wade sera libéré le 24 juin 2016 suite à une décision présidentielle et envoyé en exil au Qatar dans des conditions obscures, qui laissent le peuple dans un flou total.
« La gouvernance sobre et vertueuse », et surtout la « reddition des comptes » allaient prendre un coup et le compromis politique reprenait le dessus sur les promesses et l’impératif de bonne gestion.
En mars 2017, l’emprisonnement du maire de Dakar Khalifa Sall, à quelques mois des élections législatives cruciales pour le pouvoir en place, a remis à l’ordre du jour le débat sur la prééminence du politique sur toute autre considération, lorsqu’il s’agit de sanctionner la mauvaise gestion des deniers publics.
La célérité plutôt inhabituelle avec laquelle ce maire (perçu comme un potentiel rival de l’actuel chef de l’Etat) a été envoyé en prison est venu rajouter au doute déjà présent dans les esprits.
Plus troublant encore, Khalifa Sall est incarcéré pour de « présumés fautes », alors que des membres du parti présidentiel (Alliance pour la République, APR), également cités dans des cas de malversations, continuent de bénéficier d’une certaine impunité.
Soubassement politique
Un mois avant le dénouement inattendu de l’affaire Karim Wade, avait lieu la publication du premier rapport de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) qui, outre M. Cheikh Oumar Anne, le Directeur général du Centres des œuvres universitaires de Dakar (Coud) épinglait aussi la gestion du Directeur de la Poste nationale, Siré Dia, un autre membre du parti au pouvoir.
Selon les enquêteurs de l’Ofnac, le Directeur du Coud, entre autres faits qui lui sont reprochés, a accordé pas moins de 454 millions FCFA de subventions « irrégulières » entre 2014 et 2015.
Selon l’Ofnac ces subventions étaient accordées indûment à des travailleurs du Coud, alors qu’elles devraient s’adresser à des personnes physiques et morales extérieures au Coud. Au total, les faits incriminés par l’Ofnac dans la gestion de M. Anne portent sur une somme de 660 millions FCFA.
Après la publication de ce rapport, M. Anne a tenu une conférence de presse niant les faits relevés par l’Ofnac. Aujourd’hui, il est encore à son poste de Directeur du Coud, en dépit d’une recommandation formelle de l’Ofnac qui dans son rapport a appelé l’exécutif à « relever le Directeur du Coud de ses fonctions (…) et à prendre toutes les dispositions utiles pour qu’il ne lui soit plus confiée la responsabilité de diriger un organisme public».
M. Anne est membre de l’Alliance pour la République (APR) du président Macky Sall. Et pour certains analystes, inutile de chercher, c’est là que se trouve l’explication à l’amnésie volontaire de la justice sénégalaise à son endroit.
M. Anne vient juste d’être élu député sur la liste de la majorité présidentielle à la faveur des législatives du 30 juillet 2017.
Il en est de même pour Siré Dia, autre membre du parti au pouvoir épinglé par l’Ofnac pour mauvaise gestion, notamment dans la passation irrégulière de marchés et 80 milliards FCFA « de versements » perçus et non encore transmis au Trésor public.
Selon Mody Niang ancien porte-parole démissionnaire de l’Ofnac, le président Macky Sall n’a pas été vraiment sincère dans sa volonté de lutter contre la corruption.
Dans ses conclusions sur le cas du Coud et de la Poste, l’Ofnac précise que le « rapport a été transmis à l’Autorité judiciaire compétente pour que les poursuites soient engagées ». Ces poursuites se font encore attendre.
Sur le dossier de la traque aux biens mal acquis, ayant justifié la réactivation de la Crei, sur une liste de 25 personnes annoncées, seuls quelques cas ont conduit à des procès. Il s’agit, entre autres, des cas de Karim Wade, d’Aïda Ndiongue (femme d’affaires et ancienne sénatrice) et Tahibou Ndiaye (ancien directeur du cadastre).
« Liberté provisoire », puis oubli…
D’autres pontes de l’ex-régime de Wade ont été à un moment ou à un autre interpellés sur leur gestion, parfois arrêtés, avant de bénéficier d’une liberté provisoire. Depuis, il n’est plus fait mention nulle part de leurs dossiers…
C’est le cas de Bara Sady ex-directeur général du Port autonome de Dakar, de Mbaye Ndiaye, ex-directeur de l’Agence des aéroports du Sénégal (ADS), de l’ex-directeur de la Société africaine de raffinage (Sar), Carmelo Sagna. Les deux derniers ont été libérés officiellement « pour raison de santé ».
Sur la liste des bénéficiaires de ces « libertés provisoires », se trouvent aussi Daniel Goumalo Seck, Ndongo Diaw, tous deux ex-directeurs de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp).
Souvent interpellé sur la question, le gouvernement s’est toujours défendu en arguant que le processus de recouvrement des biens mal acquis ira à son terme.
Il y a encore des cas plus troublants, comme lorsque les accusés soudainement parviennent à se faire « blanchir », mais pas avant d’avoir changé de parti politique. Le cas le plus emblématique dans cette catégorie reste celui d’Awa Ndiaye.
Citée dans un audit de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP), cette ancienne membre du Parti démocratique sénégalais (PDS, ex-parti au pouvoir) a maintenant rejoint l’APR de Macky Sall, avec en bonus un poste à la tête de la Commission de Protection des Données personnelles (CDP).
Les tentatives d’Ouestafnews pour obtenir des réponses sur tous ces cas auprès du gouvernement et du porte-parole de la présidence sont restées vaines.
ouestaf.com

DEUX TABASKI

La Tabaski fêtée dans la division

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La Tabaski sera fêtée dans la division. Une partie des musulmans fêtera l'Aïd El Kébir le vendredi 1e septembre 2017, en même temps que l'Arabie Saoudite. Mais la grande partie des Sénégalais célébrera la Tabaski le lendemain.
La Commission mise en place pour scruter la lune et présidée par Mourchid Iyane Thiam a annoncé ce mardi 22 août que l'Aïd sera célébrée le samedi 2 septembre 2017.
Seneweb News

22/08/2017

AVANT LA TABASKI

Avant la Tabaski, à Dakar, tout le monde cherche son mouton

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Plus qu'une dizaine de jours avant la Tabaski, le nom donné à l'Aïd el-Kébir en Afrique de l'Ouest. Tout le monde est à la recherche d'un ou plusieurs moutons à sacrifier. Rien que dans la capitale sénégalaise, la demande est estimée à 260 000 têtes. Comme chaque année, la ville est donc devenue un immense point de vente.
Beaucoup des moutons vendus avant la Tabaski ont été élevés dans la cour de maison ou sur le toit d'un immeuble. Mais pour compléter cette offre dakaroise, des milliers d'autres bêtes sont ramenées chaque année de l'intérieur du pays, mais aussi du Mali ou de la Mauritanie.
Sur le trottoir d'une rue passante de la capitale sénégalaise, un groupe d'adolescents discute, tout en gardant un œil sur plusieurs dizaines de moutons mis en vente par les habitants de leur quartier. Ici, les prix varient entre 150 et 350 000 francs CFA par tête.
Et le marché donne lieu à toutes sortes de spéculations. « Parfois, ici, ils achètent un mouton à 110 000 francs CFA. Ils le gardent à la maison, le nourrissent pendant quelques mois, puis lorsque la fête est très proche, ils le revendent en doublant souvent le prix », explique Cheikh Loum, un étudiant chargé de la surveillance du cheptel de son père.
« Save Dakar » regrette l'occupation de l'espace public
Des milliers de moutons sont actuellement exposés dans les rues de la capitale. Ce qui ne va pas sans certains désagréments. Dans le quartier de Soumbedioune, des dizaines de béliers ont ainsi été regroupés sur un terre-plein central réservé habituellement aux piétons.
Mandione Laye Kébé, de la campagne digitale « Save Dakar », dénonce les comportements à l'origine de la dégradation de la capitale sénégalaise. Pour lui, la vente des moutons destinés à la Tabaski ne devrait pas avoir lieu à chaque coin de rue.
« Normalement, ici, c’est pour les piétons, mais les vendeurs de moutons l’ont transformé en marché », observe-t-il. « Ils mettent en danger la population, marchent dans la rue et occupent l’espace réservé pour les piétons… C’est dommage. »
Mais pour l'heure, la préoccupation des Dakarois n'est pas l'état de leur ville ou l'aménagement des points de vente, mais bien de trouver un mouton avant le jour de la Tabaski.
RFI

FAKE NEWS OR NOT?

Une menace terroriste « imminente » à Dakar

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Selon une note des autorités américaines transmise hier à ses ressortissants vivant au Sénégal, des Jihadistes seraient prêts à commettre des attentats dans la capitale Dakar. Leur passage à l’acte serait « imminent ».
Les Etats-Unis ont fait tomber, hier, en fin soirée une note d’alerte à leurs ressortissants vivant à Dakar. Dans cette note, les autorités américaines conseillent à leurs ressortissants d’éviter les lieux touristiques et publics. En effet ils auraient en leur possession des écoutes et autres communications mentionnant des attaques terroristes en préparation à Dakar. Ce message a abondamment circulé sur les réseaux sociaux et téléphones portables.
Voilà de quoi donner la trouille non seulement aux occidentaux qui vivent dans la capitale mais aussi à tous ceux qui y vivent. De graves menaces terroristes planent donc sur le Sénégal, à la lecture de ce message qui donne franchement froid dans le dos. Les lieux fréquentés par les occidentaux, qui sont en général la cible des terroristes, font-ils l’objet d’une surveillance particulière ? En tout cas sur le terrain, pour le peu que l’on constate, il n’y rien de visible. Allons-nous attendre que le cœur du pays soit frappé pour que l’on réagisse ? Il serait bon que des mesures de sécurité les plus accrues soient prises à présent pour dissuader ces tueurs sans foi, plutôt que de croire que ce genre de faits dramatiques et tragique n’arrivent qu’aux autres. On comprend l’attitude de nos autorités qui ne veulent, sans doute, pas apeurer les habitants de ce pays en s’enfermant dans un silence. Mais en pareille circonstance, n’est-il pas judicieux de donner des consignes et d’indiquer la conduite à tenir ? L’alerte susmentionnée n’a rien d’un bluff. Le danger est réel et il est bon de l’anticiper à travers des mesures concrètes.
Dakarposte.com
ndlr: Cet article tourne depuis ce jour sur tous les réseaux sociaux. Par contre, aucune mention particulière sur le site de l'ambassade des USA. Un ressortissant américain de nos connaissances, vivant au Sénégal, n'a reçu aucun message dans ce sens de la part des autorités américaines à Dakar.

DEGRADATIONS DES MOEURS

La dégradation des mœurs au Sénégal

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N’avez-vous jamais été confronté au choix d’un mot plutôt qu’un autre, surtout lorsqu’il est question d’être vraiment pris au sérieux? On est assailli par une foule d’expressions prêtes à nous prendre par la gorge sans qu’on sache à laquelle se fier.
Pas parce que nous ne maîtrisons pas notre discours, mais dans la viduité lexicale actuelle du ouolof, on s’y perd comme dans un labyrinthe. D’une oreille à l’autre, un mot cesse de dire la même chose. Le signifié cesse de renvoyer au signifiant.
Pris au piège du mensonge, de la calomnie et de la médisance, le Sénégalais dénature la syntaxe et érige un système de mots insensés, incapables de cerner le vide social qui nous engloutit comme du sable mouvant.
Dans cette polyphonie syntaxique, mot, expression ou locution désigne plusieurs choses, sans signifier grand-chose. «Sama yeuf, jongama, namouma dara, yaye bagne, yamay danel et dializ ma»...La dérision du discours, la viduité des mots annihilent la fonction thérapeutique du langage.
On s’égosille sans résultats. Les maux sont cernés, mais le «ndeup» national tant annoncé, tarde à prendre forme. Sa quintessence étant confisquée, torpillée, dévoyée, dénaturée, galvaudée, le verbe désormais échoue à cerner le mal.
On s’enlise par les mots dans un voyeurisme impudique. L’érotisme résonne aux oreilles, triomphant presque de tout. On finit par le sentir, le vivre, vivre avec. Un simple mot est évocateur d’une sexualité ou d’une sensualité débridée.
Il faut une posture de l’orateur ou un rappel de l’auditoire, pour ne pas tomber dans le vulgaire, le comique.
Dans cette cacophonie, mots, maux et images, obscènes pour la plupart, sont indissociables. Un délire verbal mine les rapports à autrui. L’échange qui se veut productif laisse place à l’insulte.
Ainsi traqués et trafiqués, les mots passent au scalpel la psyché du Sénégalais. Le jeu de massacre du langage accouche d’un langage codé. Les mots pervertis sont détournés de leur sens premier.
On use d’un vocabulaire anodin, estampillé moderne, installant la haine dans le carcan ordinaire. On ne condamne les dérives que le temps d’une rose, pour faire bonne figure.
On ne s’autocensure plus. Les parents ne réprimandent plus. Les familles ne désavouent plus les leurs. On trahit, on dénonce, on espionne, on enregistre en secret et étale en public les confidences faites dans l’intimité, pour exister. La vie devient un vaste théâtre.
La parole est confisquée par une «élite» végétative, qui érige les contre-valeurs en mode de vie. Des individus sortis des cuisses de la confusion, s’en nourrissent et entretiennent l’amalgame pour survivre.
Un peuple de chanteurs, de danseurs et pas des meilleurs, de laudateurs, d’encenseurs sans once de vergogne, qui ne jurent que par le piston et la grande gueule pour s’assurer leur pain du jour.
Raspoutine (s) des temps modernes qui, par la ruse et le mensonge, s’arrogent le grade de «conseillers» d’un «Tsar» en perte de vitesse. La paralysie de la pensée accouche d’une pyromanie linguistique. Les mots étouffent. La rumeur s’enflamme. On accuse sans preuve, vilipende, triche sans en donner l’air.
On est collabo mais on ne s’en cache plus. Bon sang! Ici, on en est plutôt fier. Une psyché entortillée sous les jupons nauséabonds de la bassesse. On ne communique plus. On cherche à faire le BUZZ. On insulte à faire pâlir Bacchus. On ment les yeux ouverts.
S’il en a un qui n’ait pas sorti indemne de la déchéance de la société sénégalaise, c’est bien la langue, le mot, le langage, le verbe. Appelons-le comme on veut ! Dans ce déclin qui s’enclenche, chacun, dans son acception linguistique, joue sa sombre partition.
Vous, moi, eux, nous tous sommes menacés dans notre liberté, notre devenir et ceux de nos enfants. Alors, ayons toujours en tête que lorsque les vainqueurs triomphent, il ne reste plus que les larmes aux vaincus. A bon entendeur...
Daouda Samba Gaye-Ex-conseiller municipal commune de Mékhé/lesoleil.sn

DES BUS A MBOUR

La mise en service des #BUS_TATA est prévue pour demain mardi 22 août 2017.

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Les tarifs sont fixés:
Commune de Mbour: 100 Fcfa
Mbour-Saly: 150 Fcfa
Mbour - Nianing: 150 Fcfa
Terminus à la nouvelle Brigade de la Gendarmerie (route de Kaolack)
Les populations du département accueillent cette nouvelle avec soulagement.
Pour rappel, les villes de Touba, Thiès, Dakar, Saint Louis et Ziguinchor ont déjà bénéficié de ce projet de la SETUD en étroite collaboration avec les Collectivités territoriales.
Icicmbour

21/08/2017

DEJA 73 HABITATIONS DETRUITES

Saint Louis : la mer furieuse emporte plus de 73 foyers

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La mer fait encore des ravages dans la Langue de Barbarie, à Saint Louis. Près de 73 maisons sont emportés par des vagues furieuses hier soir à Nget Ndar. C’est la colère et la désolation dans les quartiers pêcheurs de la Langue de Barbarie. Plus de 100 familles sont présentement dans des abris provisoires ou ont trouvé refuge dans des écoles.
Les vagues d’une rare violence ont envahi la côte durant toute la journée de ce vendredi avant de s’acharner sur le mur de protection pour le faire tomber ainsi que plusieurs maisons et autres abris situés sur la berge.
De Gokhoumbathie à Guet Ndar sans oublier Santhiaba et Sindoné jusqu’à l’hydrobase, les populations pêcheurs sont dans le désarroi et redoutent le pire avec cette mer toute furieuse et houleuse.
Le gouvernement qui n’a toujours pas su se pencher sur la calamité qui sévi depuis belle lurette est indexé par les population dans le désarroi. Pour le moment , c’est la tristesse et la désolation pour ces nombreuses familles sinistrées dont beaucoup sont dans la rue et sont obligées de se réfugier dans des écoles ou tout simplement dormir à la belle étoile en attendant que des solutions soient apportées par rapport à leur situation, a indiqué Sud fm.
senegal7.com
https://www.senegal7.com/saint-louis-mer-furieuse-emporte...

CATASTROPHE ANNONCEE ST LOUIS

Avancée de la mer dans la langue de Barbarie : Le pan du mur de protection s’effondre

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Ce week-end, la mer a encore fait des victimes à Santhiaba dans la région de Saint-Louis, avec comme conséquence le relogement dedizaines de familles. En effet, le mur de protection qui jusque-là permettait aux populations d’avoir du répit s’est affaissé, laissant la mer détruire des maisons. Une situation qui prévaut pratiquement dans la Langue de Barbarie.
Du fait des conséquences désastreuses engendrées par le dernier raz-de-marée qui s’est produit ce week-end dans la capitale du Nord, des dizaines de familles de pêcheurs sinistrées de Santhiaba, Guet-Ndar et de Gokhou-Mbathie se sont retrouvées dans la rue. D’autres, plus pragmatiques et chanceuses, ont pu trouver refuge dans certaines écoles primaires. En effet, à Santhiaba, localité la plus touchée, même certains abris de fortune faits de branches d’arbres et de typha (Barakh en ouolof) dressés sur la plage par les vieux pêcheurs n’ont pas résisté à la furie des vagues. Un pan important du mur de protection de la Langue de Barbarie a finalement cédé sous la pression de cette forte houle qui n’a rien laissé sur son passage.
Ces nombreuses familles sinistrées de Santhiaba ont été réinstallées dans les établissements. Et ces derniers demandent encore aux pouvoirs publics d’accélérer le démarrage des travaux d’installation des brise-lames, sur une partie du littoral entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie. Pour apaiser les sinistrés, les autorités municipales et le chef du service régional de l’environnement El Hadj Boubacar Dia se sont récemment adressés à la presse pour annoncer le démarrage imminent de ces travaux dans un délai de deux mois. Le maire de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, qui a rendu visite aux sinistrés, a annoncé le démarrage des travaux de la digue de protection. Il s’est aussi rendu dans les établissements où sont logés 73 ménages pour s’enquérir de leur situation. Il a d’ailleurs remis à ces derniers des appuis en denrées alimentaires (huile, riz) et des enveloppes de 50 000 francs en attendant le soutien de l’Etat. Pour Mansour Faye, l’Etat va puiser dans le fonds de calamité pour aider les populations de la Langue de Barbarie. Cependant, il précise que des solutions immédiates n’existaient pas pour le moment. Mais « l’Etat est en train d’accélérer les travaux de la digue de protection et déjà la société qui a en charge ce chantier a installé sa base à Saint-Louis », renseigne-t-il. Il a rassuré sur le démarrage des travaux qui est prévu dans quelques jours. Mansour Faye a rappelé que Saint-Louis est menacée avec l’avancée de la mer et c’est ce qui justifie souvent les mesures qui sont prises et dont certaines sont à l’étude afin de doter la ville d’infrastructures structurantes. A l’en croire, une partie du mur de protection qui a été installé depuis le temps des colons a cédé et l’Etat fera le nécessaire pour le réhabiliter. S’agissant des questions de relogement des populations sinistrées, le maire a avoué que les autorités administratives sont en train d’y travailler, afin que les populations quittent les zones critiques et soient amenées dans des lieux plus commodes. Dans trois quartiers de la Langue de Barbarie, plus 210 familles sont attristées par ce phénomène.
A. M. NDAW et Mbagnick KH. DIAGNE/lesoleil.sn

20/08/2017

LE TOURISME AFRICAIN

Le continent africain attire toujours plus de touristes

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L'Afrique a connu une forte hausse de ses visiteurs en 2016. Selon l'Organisation mondiale du tourisme, une agence de l'ONU, le continent a attiré 4,4 millions de touristes de plus qu'en 2015. Soit un total de 57,8 millions de touristes. L'Afrique sud-saharienne enregistre une hausse de 10%. Une tendance qui profite surtout à l'Afrique australe et à l'Océan Indien.
L'Afrique du Sud, le Kenya et la Tanzanie restent les trois pays moteurs du tourisme du continent. Ils ont vu le nombre de leurs visiteurs augmenter de 13 à 17%. Selon l'Organisation mondiale du tourisme, l'Afrique du Sud profite surtout de la simplification de ces démarches d'obtention de visas. A laquelle s'ajoute la chute de sa monnaie, le rand, qui rend la destination plus accessible financièrement.
L'Océan Indien connaît aussi une nette progression. 11% pour l'île Maurice, dix pour les Seychelles mais surtout 20% pour Madagascar. Après deux années moroses, qui ont vu fuir en masse les visiteurs français, par exemple, la Grande île attire de nouveau. Les droits de visa pour les croisiéristes ont disparu et les connections aériennes et maritimes se sont multipliées dans la région, faisant baisser les prix.
En Afrique du Nord, la Tunisie reprend quelques couleurs. Le nombre de touristes est remonté de 7% en 2016 par rapport à 2015, après avoir connu une chute brutale de 25%, suite à l'attentat de Sousse. Le pays attire une nouvelle clientèle, des Algériens, des Russes et des Asiatiques.
Il faut savoir d'ailleurs que 10% des touristes chinois choisissent désormais le continent.
RFI

DEPENSES MILITAIRES

Dépenses en armement: le Sénégal parmi les top clients africains de la France

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Dans un dossier que le journal Jeune Afrique a consacré au pays africains sur les dépenses en armement, on peut visiblement voir sur la classification que les Sénégal est placé au top des clients de la France. Le pays de la Téranga dépasse de loin les pays les plus riches en Afrique en. Le Sénégal dépasse ainsi l’Afrique du Sud et le Gabon dans ce cadre.
Selon les informations du magazine Jeune Afrique, le Sénégal est le pays sub-saharien qui dépense le plus en matière d’armement. L’Etat sénégalais donne plus de milliards à la France que les autres pour sa satisfaction en sécurité. Ce dossier révèle que le président Macky Sall a dépensé 48 millions d’euros (près de 31 ,4 milliards francs CFA) en armement pour la période de 2012-2016.
C’est le pays d’Omar Bongo qui est le suivant avec 40 millions d’euros. Et à la troisième place le Burkina Faso avec 33 millions d’euros et l’Afrique du sud ferme la marche avec 29 millions d’euros.
Sur le classement continental, c’est l’Egypte qui vient en tête avec 2,7 milliards d’euros. Les pharaons ont aussi acheté des avions rafales entre 2012 et 2016. Et c’est le Maroc qui est placé en deuxième position puis l’Algérie.
Le cumul de la somme des fonds des pays africain a atteint 3,939 milliards d’euros.
SeneNews Premium

THIES

Carte Postale du Sénégal : Thiès, la ville aux deux gares

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Tourisme ou voyage, nous partons à la découverte de la ville de Thiès, située à 70 km de Dakar, la capitale du Sénégal, à travers quelques clichés...
Thiès est l’une des quatorze régions administratives du Sénégal. Elle est située dans l’ouest du pays. Avec une superficie de 6601 km2 pour une population de près de 3 millions d’habitants, Thiès est la région la plus peuplée après Dakar. La région de Thiès compte trois départements : Thiès, Mbour et Tivaouane.
Le développement de la région de Thiès s’est d’abord appuyé sur le chemin de fer, avec notamment la ligne Dakar-Saint-Louis à la fin du XIXe siècle, puis avec celle du Dakar-Niger. Mais ces liaisons n’existent plus. Le milliardaire nigérian Aliko Dangoté compte remettre sur les rails les trains sur l’axe Dakar-Bamako.
Thiès est la seule région du Sénégal qui dispose de deux gares, notamment celle de Thiès et celle de Tivaouane. Ce qui lui vaut d’ailleurs l’appellation de la "Ville aux deux gares".
afrik.com
toutes les photos: http://www.afrik.com/carte-postale-du-senegal-thies-la-vi...

19/08/2017

LES SACS PLASTIQUE

Quel bilan faire de l’application de cette loi ?

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Plus de 5 millions de sachets plastiques circulent chaque jour au Sénégal, selon le gouvernement.
Le conseiller juridique du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Boniface Cacheu, reconnait que « le bilan est très mitigé, voire mauvais ». Il souligne notamment le fait que les textes d’application de la loi n’avaient pas encore été élaborés jusque-là.
Pour le directeur exécutif de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS), Ousmane Sy Ndiaye, l’une des raisons des difficultés dans l’application repose sur le fait que cette loi est incomplète, même s’il estime que la loi en elle-même est nécessaire.
L’ancien ministre de l’Environnement, Ali Haidar, pointe, quant à lui, « un laxisme des autorités ». Il pense qu’il faut « une volonté très forte du gouvernement mais aussi une implication de tous les acteurs et des populations».
Les importations ont-elles baissé ?
Les données obtenues auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) ne montrent pas une baisse des importations des sachets plastiques, même si elles ne donnent pas de détails sur la nature des sachets plastiques importés.
Il reste que les importations de sachets plastiques en 2016 ont connu une hausse par rapport à celle de l’année 2015. Elles sont ainsi passées de 1645 tonnes en 2015 à 2280 tonnes l’année suivante.
Ce qui représente 1,4 milliard francs pour l’année 2015 et 1,7 milliard pour l’année suivante. Pour les six premiers mois de 2017 (de janvier à juin) déjà, 1.170 tonnes ont été importées. Cela a nécessité une enveloppe de plus 827 millions de francs.
Pourtant la loi devait permettre de réguler l’importation des sachets plastiques, puisqu’en principe toute importation de ce produit est soumise à une autorisation préalable du ministère de l’Environnement. Une note de la direction générale des douanes émise en février 2016 désignait un seul point d’entrée pour les sachets plastiques au Port Autonome de Dakar.
Seulement, Boniface Cacheu explique que la principale difficulté face aux importations est qu’aussi bien la douane que le ministère de l’Environnement « n’avaient les instruments adéquats pour effectuer le contrôle de la nature des sachets plastiques qui étaient importés».
« Il est presqu’impossible de contrôler l’épaisseur des sachets à l’œil nu, il faut le faire à l’aide d’une machine qui s’appelle micromètre», précise-t-il.
Ousmane Sy Ndiaye affirme n’avoir jamais eu connaissance d’un importateur de sachets plastiques dont la cargaison a été bloquée par la douane, pour non-conformité du produit. Du moins aucun membre de l’UNACOIS ne s’en est plaint, selon lui.
Conclusion : la loi sur l’interdiction des sachets plastiques n’est pas appliquée
L’Assemblée nationale du Sénégal adoptait une loi portant interdiction de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des sachets plastiques de faible épaisseur, en avril 2015. Une loi entrée en vigueur en janvier 2016. Plus d’un an après, elle a du mal à être appliquée.
D’ailleurs, à en croire le conseiller juridique du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Boniface Cacheu, les textes d’application de la loi n’avaient pas encore été élaborés.
C’est seulement le 10 août 2017 que le Comité de suivi de l’application de cette loi a été mis en place. Boniface Cacheu informe également que les textes d’application viennent d’être élaborés et qu’ils sont dans le circuit pour signature.
Assane Diagne/africacheck.org

18/08/2017

VIVE LE POULPE!

Le poulpe, l’espèce halieutique la plus exportée avec 204 milliards de francs CFA en 2016

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Le poulpe est l’espèce halieutique la plus exportée du Sénégal avec un chiffre d’affaire réalisé de 204 milliards de francs CFA en 2016, a révélé le coordonnateur national du réseau des Conseils locaux de la pêche artisanale (CLPA), Abdoulaye Ndiaye.
"Aujourd’hui, en termes d’exportation, le poulpe est l’espèce halieutique la plus exportées du Sénégal où la pêche qui, jouant un rôle important dans le développement économique, social et culturel, contribue considérablement au produit intérieur brut (PIB) national", a-t-il souligné.
Les acteurs de la pêche, regroupés au sein du CLPA du département de Mbour, se sont retrouvés jeudi dans les locaux du service des pêches et de la surveillance pour évaluer le repos biologique du poulpe institué par les autorités, de commun accord avec les pêcheurs locaux, pour faciliter la régénération de la ressource.
"Nous voulons que toutes les parties prenantes soient impliquées dans ce processus. Même si dans les plans d’aménagement des pêcheries, il est stipulé que les idées doivent émaner de la base (...), il serait bien d’impliquer les industriels dans les mesures que nous prenons", a indiqué M. Ndiaye.
Par rapport au repos biologique zonal qui figure dans le plan d’aménagement du poulpe du Sénégal, le coordonnateur national du réseau des CLPA relève que certains de ses démembrements ne jouent pas le jeu et ne suivent pas les recommandations pour une meilleure gestion de la ressource.
"La recommandation qui a été faite, c’est qu’à l’avenir, que le CLPA sort une décision, que l’autorité puisse arrêter un repos biologique qui soit national et couvrant aussi bien la pêche artisanale qu’industrielle. Parce que la pêche artisanale observe un repos biologique et que les navires continuent à pêcher le poulpe, les résultats escomptés ne seront jamais obtenus", a prévenu Abdoulaye Ndiaye.
La surveillance des pêches est un aspect "très important" pour les acteurs locaux de la pêche, notamment dans la gestion de la ressource, estimant que d’autres pêcheurs malintentionnés ont tendance à bafouiller les mesures qui sont prises.
"Nous avons retenu de faire, à l’avenir, des missions de surveillance en collaboration avec les services compétents, en l’occurrence la Direction des pêches et de la surveillance (DPSP) afin de pouvoir traquer tous les contrevenants qui tenteraient de passer outre les mesures déjà prises pour l’intérêt du secteur", a encore indiqué Ndiaye.
Selon lui, les débarquements mensuels de poulpe au niveau des différents quais de pêche tournaient entre 14 et 17 tonnes. Et pour les cinq jours du mois de juillet dernier, rien que pour le quai de pêche de Djiffère, il a été enregistré 60 tonnes de poulpe, 61 tonnes pour Joal-Fadiouth, 58 tonnes à Mbour. Pour la zone de Sindia nord qui comprend Saly-Portudal, Ngaparou, Somone, Popenguine, Ndayaane, la quantité de débarquement est de 28 tonnes.
"Avant ce repos biologique, le quai de Mbour enregistrait 17 tonnes par mois et celui de Joal-Fadiouth entre 17 et 18 tonnes le mois. C’est vous dire que toute l’importance qu’il y a quand le repos biologique est instauré et respecté par les différents acteurs concernés", a fait valoir le coordonnateur national des CLPA du Sénégal, souhaitant que ce repos biologique soit étendu à toutes les zones de pêche du pays.
ADE/ASB/APS

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Tabaski 2017 : le Sénégal a besoin de 750 000 moutons

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Pour satisfaire les besoins du marché en moutons pour la fête de Tabaski, la demande globale s’élève à 750 000 têtes de bétail. L’annonce a été faite par Mme Aminata Mbengue Ndiaye, Ministre sénégalais de l’Elevage et des Productions animales, à l’occasion de sa visite effectuée à Nouakchott avant-hier.
Dans le cadre de l’opération Tabaski, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, Ministre de l’Elevage et des Productions animales, a effectué, avant-hier, une visite en Mauritanie, au cours de laquelle elle a rencontré son homologue mauritanien, représenté par le ministre mauritanien des Pêches et de l’Economie maritime, M. Nany Ould Chrougha. Cette rencontre s’est déroulée en présence du ministre mauritanien du Commerce, de messieurs Mamadou Tall et Cheikhna Ould Nenni, respectivement ambassadeur du Sénégal en Mauritanie et ambassadeur de Mauritanie au Sénégal, ainsi que les représentants des éleveurs et commerçants mauritaniens.
Le ministre sénégalais de l’Elevage et des Productions animales, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, a rappelé les deux accords signés dans le domaine de l’élevage, à savoir les accords sur la transhumance et dans le domaine de la santé animale, de la santé publique vétérinaire et des productions animales. Aussi, elle a indiqué que la réunion paritaire de suivi de la transhumance a permis d’enregistrer des avancées significatives en termes de coopération pastorale entre les deux pays, tout en soulignant que cette rencontre a été une opportunité pour procéder au recensement du cheptel transhumant sénégalais.
Toutefois, elle a indiqué que le rapport du recensement effectué n’est pas encore finalisé.
Aminata Mbengue Ndiaye a, en outre, indiqué que la fête de Tabaski revêt une triple dimension religieuse, économique et sociale. C’est pourquoi elle a indiqué que ‘’pour cette année 2017, la demande globale pour satisfaire les besoins du marché national est maintenue à 750 000 moutons dont 260 000 têtes pour la seule région de Dakar’’ et ‘’les importations à partir de la Mauritanie constitueront une contribution non négligeable pour la réalisation de nos objectifs’’, a-t-elle soutenu.
Nouakchott s’est dit satisfaite des dispositions prises par la partie sénégalaise, dans le cadre de cette opération Tabaski 2017, afin que ‘’tout se déroule dans les règles de l’art’’, aux dires du ministre mauritanien.
Ibou BADIANE/africatime.com

TABASKI 2017

LES ASTRONOMES SENEGALAIS RETIENNENT LE 1ER SEPTEMBRE

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Lundi 21 août 2017, il est impossible de voir le croissant lunaire à l’œil nu au Sénégal, en Afrique et en Asie car il se couche avant le soleil. Pour les Amériques, il se produira une éclipse de soleil ce jour, la lune n’est pas observable non plus. C’est seulement le lendemain mardi 22 août qu’il sera possible de voir la nouvelle lune à l’œil nu au Sénégal. L’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie (Aspa) est formelle. Si cette information scientifique venait à se vérifier, la Commission nationale de Concertation sur le Croissant Lunaire (Conacoc) devrait fixer la Tabaski 2017 au 1er septembre prochain.
S’achemine-t-on encore vers deux Tabaskis (Aïd el kabir) au Sénégal, après les deux Korités (Aïd el fitr) célébrées par les Sénégalais les 25 et 26 juin dernier ? En attendant d’y voir plus clair, la Commission nationale de Concertation sur le Croissant Lunaire (Conacoc), dirigée par Mourchid Ahmed Iyan Thiam va scruter le nouveau croissant lunaire le lundi 21 août prochain, correspondant au 29e jour du 11e mois lunaire (Dhu’l qi’da) pour les musulmans. Seulement, dans un communiqué parvenu à la rédaction de Sud Quotidien hier, mercredi 16 août, l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie (Aspa) informe que la nouvelle lune ne peut être vue dans notre pays, lundi prochain, à l’œil nu.
Selon le texte signé Maram Kaïré, président de l’Aspa, Ibrahima Gueye, le vice-président, et Baïdy Demba Diop, le secrétaire chargé de la Formation, «la conjonction qui correspond au moment précis où la lune se trouve entre le soleil et la terre, aura lieu le lundi 21 août à 18h31mn20s GMT. Ce moment marque la fin d’un tour de la lune autour de la Terre et le début d’un nouveau tour. Ce jour correspond à une éclipse totale de soleil pour l’Amérique du nord et partielle pour certaines zones où la conjonction aura lieu avant le coucher du Soleil».
VERS DEUX TABASKI ?
Par conséquent «le lundi 21 août: il sera impossible de voir le croissant lunaire au Sénégal et partout ailleurs dans le monde. La lune se couchera à 19h26, donc avant le soleil qui se couche à 19h29. Cette situation est identique pour l’Afrique, l’Europe et l’Asie: la lune se couchera avant le soleil. Pour les Amériques, ce jour correspondant à une éclipse totale de soleil, le croissant n’est pas observable non plus. Le fait qu’une éclipse de soleil se produise aussi tardivement dans la journée exclut toute possibilité d’observation du croissant lunaire».
En en croire l’Aspa, ce n’est que le lendemain mardi que le croissant lunaire pourra être vu à l’œil nu. «Le mardi 22 août: il sera possible de voir la lune à l’œil nu au Sénégal, partout où la météo est favorable avec l’hivernage. La lune se couchera à 20h13, soit 45mn après le soleil. Sa surface éclairée sera de 1,40% et elle sera âgée de 1 jour. Le meilleur moment d’observation est à 19h50, à une altitude de 5°. La zone de visibilité à l’œil nu couvrira l’ensemble des pays d’Afrique, l’Asie et les Amériques.» «Nous rappelons également qu’il faut toujours chercher le premier croissant à l’Ouest, un peu à gauche au-dessus de là où le soleil se couche.»
En outre, l’Aspa attire «l’attention sur le fait qu’en période hivernale, la couverture nuageuse peut rendre difficile, voire empêcher l’observation du croissant dans certaines zones. La lune du mercredi 23 sera âgée de 2 jours et se couchera à 20h57, soit 1h30 après le soleil. Ce qui est très tardif pour un premier croissant.» Aussi renseigne-t-elle que «cette éclipse sera partielle et difficile à observer pour le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest car elle se produit à un moment où le Soleil sera très bas à l’horizon. Pour essayer l’observer, il faut choisir un endroit ou la ligne de l’horizon est bien dégagé, sans couverture nuageuse. Le meilleur moment pour le Sénégal se situe entre 19h05 et 19h20.»
LA SOURCE DE LA DISCORDE
Si ces informations scientifiques venaient à se vérifier, la Commission nationale de Concertation sur le Croissant Lunaire (Conacoc) qui va siéger pour observer la nouvelle lune le 21 août pourrait fixer la Tabaski 2017 le 1er septembre prochain, correspondant au 10e jour de Dhu’l hijja 1438 (après Hégire, le 12e mois lunaire). En effet, partant du décalage d’un jour entre les pays au niveau du décompte des jours du mois lunaire, pour l'année 2017 (1438-AH), le jour de la Tabaski (10 Dhu’l hijja 1438 de l'Hégire) sera le 1er septembre prochain plus ou moins un jour selon les communautés ou pays.
C’est le cas au Sénégal où cet écart est souvent noté entre la Commission d'observation du Croissant Lunaire (Cocl) de la Coordination des Musulmans du Sénégal, qui avaient célébré la fête de l’Aïd el fitr (Korité) le dimanche 25 juin, avec de nombreux pays musulmans (Arabie Saoudite, Koweït, Jordanie, Algérie, Cameroun, Burkina Faso et autres localités de la sous région et du monde), contrairement à la majorité des Sénégalais qui avaient sacrifié à cette tradition marquant la fin du Ramadan un jour après, le lundi 26 juin.
Ibrahima DIALLO/sudonline.sn

MUTILATIONS GENITALES FEMININES AU SENEGAL

13 % des filles de moins de 15 ans sont excisées

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Les mutilations génitales féminines persistent encore au Sénégal, malgré leur interdiction. Les dernières statistiques révèlent que 13 % des jeunes filles sénégalaises de moins de 15 ans sont victimes d'excision, surtout dans la région de Matam.
L'excision est toujours une réalité au Sénégal. Et ce, malgré son interdiction par la justice et les campagnes de sensibilisation pour son éradication. C'est ce que révèlent les derniers chiffres d'une enquête dont les résultats ont été livrés avant-hier, à Guédiawaye. C'était lors d'une journée de dépistage du cancer du col de l'utérus et de sensibilisation sur la santé de la reproduction, l'excision et les mariages précoces organisée par Youth Women for Action (Ywa).
A en croire la présidente de ce réseau constitué de jeunes filles leaders au niveau national, 13 % des filles de moins de 15 ans sont victimes de mutilations génitales féminines ou excision. Dans les détails, selon Néné Fatoumata Maricou, la région de Matam vient en tête avec 53 %. Elle est suivie de Sédhiou avec 51 %, Kolda 46 %, Tambacounda 42 %, Kédougou 36 %, Ziguinchor 32 % et Saint-Louis 31 %. Les autres régions du pays enregistrent de faibles taux. Il s'agit de Dakar 8 %, Kaffrine 6 %, Fatick 2 % et Louga 2 %. Kaolack, Diourbel et Thiès ferment le peloton avec un pourcentage de 1 %.
Par ailleurs, la présidente d'Ywa a relevé que la pratique de l'excision présente un particularisme ethnique, puisque les Soninkés viennent en tête à hauteur de 38,7 %. Ils sont suivis de près par les Diolas avec 37,5 % et des Mandingues avec 36,25 %. Le taux est à 31,1 % chez les Pulaar et 0,5 % chez les Sérères. Les étrangers vivant au Sénégal sont concernés avec un taux estimé à 22,8 %.
Concernant les mariages précoces, le taux national est de 26 %. Les zones les plus touchées sont Matam, Diourbel, Kolda et Tambacounda.
Face à cette situation, Mme Maricou estime qu'il urge de faire certains redressements. A ce propos, elle a préconisé l'installation d'espaces jeunes pour mieux prendre en charge les questions de cette frange de la population ainsi que des campagnes de sensibilisation. Aussi, de l'avis de la présidente d'Ywa, ces solutions doivent être étendues à l'ensemble du territoire national. ''Les gens pensent que ces pratiques ne se passent que dans les régions, alors que tel n'est pas le cas. Car ce sont les campagnards qui viennent dans les banlieues et/ou dans les capitales régionales, s'y installent et continuent toujours la tradition. C'est une continuité'', a conclu Mme Maricou.
CHEIKH THIAM/sen360.fr

16/08/2017

TERRORISME ET INSECURITE

Suite aux attaques de Ouagadougou en cette veille de la célébration du 15 Août, le Sénégal est sous haute tension.

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Des sites comme Saly, Somone et Ngaparou, très fréquentés par les touristes en cette période de chaleur, sont surveillés de très près, plus particulièrement en ce jour de fête.
Selon la RFM qui s’est rendu à Somone, le dispositif sécuritaire a été renforcé.
Des forces de l’ordre sont visibles partout et mènent un contrôle strict.
Une fouille minutieuse et systématique est effectuée sur toutes les personnes qui arrivent sur le site et plus particulièrement sur tous les véhicules.
A Somone, même si les uns et les autres décident de passer de bonnes vacances, l’inquiétude se perçoit et la vigilance demeure le mot d’ordre.
xalimasn.com
ndlr: Ce que l'on constate surtout c'est, comme chaque année avant la Tabaski, une recrudescence de vols et d'agressions en zones touristiques.

ORDURES MAL GEREES

Mauvaise gestion de Mbeubeuss : L’Etat du Sénégal perdrait plus de 85 milliards FCFA par an

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Située dans la grande banlieue dakaroise, la décharge de Mbeubeuss ferait perdre plus de 85 milliards de francs CFA. Et pour cause, la mauvaise gestion de ce site.
Ainsi, la problématique des déchets dans le cadre du projet phare du Plan Sénégal émergent, sur lequel mise les autorités pour permettre au pays d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035. Une perspective qui a fait l’objet de plusieurs conseils des ministres, informe le Quotidien.
Il s’agira de mettre en place un cadre de contractualisation avec des partenaires afin de parvenir à impulser une valorisation énergétique , agronomique mais aussi de production de combustibles, selon Ibrahima Diagne, coordonnateur de l’Unité de coordination et de gestion des déchets solides (Ucg).
De son avis, la mise en œuvre de ces solutions alternatives permettra de « régler un problème qui a duré 50 ans et qui est une préoccupation majeure des populations de la banlieue dakaroise ».
xalimasn.com

DU BASKET A L'AMBASSADE

Gorgui Sy Dieng, ambassadeur de la destination Sénégal

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Le basketteur international sénégalais Gorgui Sy Dieng, évoluant en Ligue américaine de basketball (NBA), a été fait ambassadeur de la destination Sénégal par les responsables de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT).
Le nouvel ambassadeur de la destination Sénégal, sociétaire des Timberwolves du Minnesota, est appelé à « mettre à contribution son image par le biais de campagnes publicitaires et de plaidoyers en faveur d’une hausse de la fréquentation touristique du Sénégal par les Sénégalais et les étrangers », rapporte un communiqué.
Dans des propos rapportés par le communiqué, le directeur général de l’ASPT, Mouhamadou Bamba Mbow, explique que cette initiative entre dans le cadre de « l’ambition de l’agence de s’appuyer sur la notoriété internationale de personnalités sénégalaises pour amplifier le rayonnement de la destination ».
Gorgui Sy Dieng « jouera le rôle d’influenceur auprès de ses réseaux et inspirera, sans nul doute, de nombreux touristes qui connaissent peu ou pas le Sénégal”, à l’instar des autres célébrités du monde sportif, culturel et des affaires dont l’ASPT espère obtenir l’engagement, relève la même source. »
« Cette initiative entre dans le cadre de l’ambition de l’agence de s’appuyer sur la notoriété internationale de personnalités sénégalaises pour amplifier le rayonnement de la destination », peut-on lire.
APS/xalimasn.com

15/08/2017

CETTE CHERE SAPCO

Marché de plus de 7 milliards de la SAPCO: L’Armp sabre Bocar Ly

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Déjà épinglée dans le rapport d’audit de l’Armp, en 2015, la Sapco l’est encore dans le marché concernant les travaux d’achèvement de la voirie et des réseaux divers de la zone touristique intégrée de Pointe Sarène. En effet, la Compagnie sénégalaise des travaux publics s’est sentie lésée, alors que son offre était moins chère de plus d’un milliard de F Cfa pour le lot 4 par rapport à l’attributaire. Sans compter les vices notés dans la procédure du choix des attributaires.
La Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (Sapco) a obtenu des fonds dans le Budget consolidé d’investissements 2017, pour réaliser les travaux d’achèvement de la voirie et des réseaux divers de la zone touristique intégrée de Pointe Sarène.
Au terme de l’évaluation des offres, les entreprises Sotracom et Svtp-Gc, dont les offres ont été jugées conformes, ont été proposées attributaires provisoires, respectivement des lots 1 et 4 pour les montants suivants : Lot 1 à la société Sotracom pour un montant de 3.178.488.624 F Cfa et le lot 4 à l’entreprise Svtp-Gc pour un montant de 4.038.714.522 F Cfa.
Seulement, dès la publication de l’avis d’attribution provisoire du marché, la Compagnie sénégalaise des travaux publics (Cstp SA) a saisi la Sapco d’un recours grâcieux, pour contester le rejet de son offre aux lots 1 et 4.
Ladite société a développé les moyens à l’appui de son recours, afin d’invalider les arguments servis par la Sapco pour rejeter son offre. A l’examen du recours, le Comité de règlement des différends a démonté l’argument servi par la Sapco, en s’appuyant sur les références telles qu’exigé par le Dossier d’appels d’offres, qui a exigé des candidats la réalisation au cours des cinq dernières années de trois prestations de même nature, de valeur minimale d’un milliard cinq cent millions pour le lot 1 et d’un milliard pour le lot 2, au titre de l’expérience spécifique.
Sur ces points la Cstp SA a donné des exemples clairs, mais rejetés par la Sapco, car estime la structure dirigée par Bocar Ly, ces réalisations ont été faites par Cstp Mali, succursale de Cstp SA.
Un argument balayé par le Comité de règlement des différends (Crd) qui soutient que les références de la succursale peuvent être capitalisées par la maison mère. Ainsi, le Crd estime que l’autorité contractante ne peut valablement écarter les références de Cstp Mali. En plus, «l’autorité contractante a rejeté les références considérées comme similaires présentées par Cstp SA au motif qu’elles sont à l’actif de Cstp Mali sans qu’il y ait accord de groupement entre les entités».
Sur ce, l’Armp estime que sur la base des documents présentés au Crd, l’autorité contractante ne doit pas rejeter les références de Cstp Mali, sans au préalable inviter le requérant à compléter les pièces établissant le lien juridique entre les deux entités.
Offre moins disante de plus d’un milliard de francs Cfa
En ce qui concerne le personnel, la Sapco a considéré non conforme l’un des deux chefs d’équipe proposés par le soumissionnaire au lot 1, tandis que pour le lot 4, le reproche porte sur les conducteurs des travaux, ingénieur hydraulicien et ingénieur électromécanicien.
Dans le Dossier d’appels d’offres, il est exigé pour le poste de chef d’équipe, au moins trois projets similaires au cours des cinq dernières années.
Des arguments mis de côté par le Crd qui, par ces motifs,"constate que le rejet du profil du conducteur des travaux, ingénieur hydraulicien, n’est pas justifié, dans la mesure où le rejet de l’offre de Cstp SA au lot 1, motivé par le seul fait que pour un chef d’équipe, deux projets sur les trois demandés sont similaires, ne préserve pas l’économie".
Somme toute, Bocar Ly et Cie devront revoir leur copie, car, au sortir de l’examen du litige, l’Armp a ordonné l’annulation provisoire des lots 1 et 4. S’y ajoute, poursuivent les gendarmes des marchés, l’offre de Cstp SA était moins chère de plus d’un milliard de F Cfa pour le lot 4 par rapport à l’attributaire.
Samba Thiam/leral.net

LA HONTE DU SENEGAL (7)

Talibés : les enfants mendiants du Sénégal, de l'or pour les marabouts

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En Afrique de l’ouest, la tradition d’envoyer au moins les enfants à l'école coranique s’est transformée en commerce.
On les repère dans les rues de Dakar ou de Saint-Louis à leurs grands yeux hagards et à leurs gamelles de plastique pendues autour du cou. Qu’on soit "toubab" ou noir, qu’on termine un yassa sur le bord de la route ou qu’on attende dans la carlingue miteuse d’un taxi-brousse, impossible de ne pas voir les talibés, ces élèves d’écoles coraniques que leurs maîtres obligent souvent à mendier. Ils sont là, se précipitent sur les assiettes métalliques des restaurants de rue une fois le client rassasié ou glissent leurs minuscules mains sales et apeurées par la fenêtre des voitures.
Leurs joues dévorées par la faim, leur peau d'ébène grisée par la pollution, leurs petits corps noyés dans un vieux maillot de football de contrefaçon ou un tee-shirt trop grand, ils mendient. D’abord on s’attendrit. Puis, à force de se déchirer le cœur à chaque croisement de rue, on finit par les ignorer, comme tout le monde, et leurs silhouettes maigres se transforment en faibles fantômes dont le nom est tabou.
Sur les bancs de la misère
"Pour sauver les talibés, l’Etat prévoit amendes et peines de prison pour ceux mettant leurs enfants dans la rue", tweetait Macky Sall, l’actuel président du Sénégal, le 1er juillet 2016, avant de lancer le plan "retrait des enfants des rues". Juillet 2017, un an après, Human Rights Watch publie un rapport qui en dresse le bilan. Précis, fondé sur une série d’entretiens avec 43 talibés dans 5 refuges pour enfants et 17 écoles coraniques différentes, il nous rappelle avec violence les conditions de vies de ces jeunes talibés (de l’arabe talib, "étudiant"), envoyés par leurs parents à des marabouts (l'équivalent local des imams) pour apprendre le Coran et faire honneur au clan. C’est la tradition du "confiage", celle d’envoyer un enfant par fratrie dans une daara, une école coranique, dès l'âge de cinq ans.
Toutes les écoles coraniques ne forcent pas leurs élèves à la mendicité. Mais dans un précédent rapport paru en 2010, Human Rights Watch estimait déjà à 50.000 le nombre de ces jeunes enfants, essentiellement des garçons, "forcés par leurs maîtres coraniques à mendier chaque jour leur quota d’argent, de riz ou de sucre". Car une fois leur enfant placé entre les mains des marabouts, ces derniers les emmènent parfois à plusieurs centaines de kilomètres de chez eux. Et les parents n’ont alors que très peu de contrôle sur le sort de leur progéniture.
Enfermés, entassés dans des logements insalubres, mal nourris, battus ou enchaînés, violés parfois, les talibés sont transformés en de lucratifs esclaves. Réfugié dans un centre pour enfants de Dakar, un ancien talibé de 18 ans décrit à Human Rights Watch les conditions de son emprisonnement :
"Dans mon daara de Diourbel, j’ai été emprisonné pendant deux ans dans une 'cellule' parce que je ne voulais pas apprendre. Je faisais tout dans cette pièce : manger, aller aux toilettes… Il y avait beaucoup d’autres talibés avec moi dans la pièce, qui avaient refusé d’apprendre eux aussi, ou tenté de fuir. Nos jambes étaient attachées avec des chaînes, même celles des plus jeunes [...]. Ceux qui essayaient de fuir étaient punis, battus."
Depuis l'engagement du président Macky Sall, deux d’entre eux sont morts à la suite de sévices. Malgré une balbutiante prise de conscience, le système est difficile à changer tant les profits générés sont gargantuesques.
Un système économiquement florissant
En 2015 déjà, Ismaïl Ndiaye, imam de la mosquée Cheikh Anta Diop à Dakar et membre de la Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal, affirmait à une télévision locale que "retirer tous les mendiants des rues, c’est couper la source de revenus de 30% des familles sénégalaises". Soit plusieurs millions de personnes. Pour assurer leur approvisionnement en main d’œuvre et fidéliser les parents, certains marabouts se seraient mis à leur reverser des pensions. Gagnant jusqu’à 2 millions de francs CFA par mois (environ 3.000 euros), les marabouts qui exigent de chaque enfant un rendement quotidien se multiplient.
Dans le rapport d’Human Rights Watch, un talibé de Saloum, âgé de huit ou neuf ans, raconte ses deux années passées dans une daara :
"Nous faisions la mendicité pour de l’argent et pour du riz. Le marabout demandait 400 francs CFA par jour. Le mercredi, c’était 500 francs CFA, pour payer le loyer et l’électricité. Si nous n’apportions pas l’argent, ou si nous ne récitions pas les versets, le marabout nous battait. Il nous frappait avec une ardoise cassée en deux [l’ardoise en bois utilisée pour écrire les versets du Coran, NDLR]."
Et certains marabouts "possèdent" plusieurs centaines d'enfants.
Initialement destiné à des fins religieuses, ce système se serait ainsi professionnalisé jusqu’à perdre dans certains cas toute vertu éducative ou religieuse. A Dakar Plateau, près du palais présidentiel, le gardien de nuit d’une banque occidentale rencontré en mars 2017, affirme que le problème est moins dû à la gloutonnerie des marabouts qu’à la misère des talibés. De son point d’observation de choix sur la misère de la rue, il décrit ce qu'il a vu :
"A l’été 2016, l’Etat est venu avec des bus pour rafler les mendiants. Il a arrêté plusieurs centaines de personnes dans le centre-ville. Mais lorsqu’on les libère, ils n’ont rien d’autre à faire, ils reprennent la mendicité. Tant que l’Etat n’organisera pas l’assistance publique, son combat contre l’exploitation des talibés sera perdu."
Un programme qui ne va pas assez loin
L'Etat a tout de même redoublé ses efforts. En 2005, une loi qui interdisait la mendicité forcée et la traite des êtres humains avait déjà été votée, mais sans succès. En juin 2016, à la suite de l’engagement fanfaronnant de Macky Sall, le ministère de la Femme, de la famille et de l’enfance, lançait un programme intitulé "retrait des enfants de la rue" pour appliquer cette loi. Entre juin 2016 et mars 2017, 60 opérations de rues ont été menées par la police et les travailleurs sociaux dans les rues de Dakar. 1.547 enfants ont été officiellement retirés des rues, recueillis et placés dans des centres d’accueil, pour être ensuite restitués à leurs parents.
Mais comme souvent, les chiffres masquent une réalité qu’on préfère taire. "Le programme de retrait ne permet pas de protéger les droits des enfants ni de rendre justice aux victimes", titre ainsi le chapitre 2 du rapport. Corinne Dufka, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch, abonde :
"Bien qu'il représente un pas dans la bonne direction, le programme du Sénégal visant à retirer les enfants des rues n'a presque rien changé au nombre alarmant de jeunes talibés qui sont tous les jours victimes d'exploitation, d'abus et de négligence."
Faiblesse des investissements (141 millions de francs CFA au lieu des 14 milliards promis), mauvaise communication publique, absence de coordination entre les ministères et les acteurs de terrain locaux : le programme "retrait" ne semble être qu’une opération de communication.
Corinne Dufka détaille : "Pour s'attaquer au cœur du problème, le gouvernement devrait veiller à ce que les maîtres abusifs fassent l’objet de sanctions ou de poursuites." Mais l’Etat, malgré ses promesses, demeure frileux à condamner les marabouts, que la tradition et le tissu social entourent toujours d’un halo d’inviolabilité. Aucun de ceux qui ont été surpris à exploiter des talibés n’a été arrêté. Pire : sur les 1.456 enfants que le gouvernement a déclaré avoir "retournés" à leurs familles, 1.006 ont même été renvoyés à leurs maîtres coraniques sans enquête sur ces derniers ou sur les conditions de vie de leurs daara. Et près de 85 marabouts auraient même reçu de l’argent ou des fournitures de la part du ministère de la Famille lorsqu’ils sont venus récupérer leur main-d’œuvre illicite.
L’échec est criant : 37 des 43 enfants talibés interrogés par HRW ont avoué avoir été forcés à mendier ou ont été surpris à le faire. "En juin et en juillet 2016, il y avait moins d'enfants dans les rues," concède Etienne Dieng, le gestionnaire d’un des trois centres d’accueil pour talibés sortis de la rue. "Mais quand les maîtres ont vu qu'il n'y aurait pas de sanctions, ils se sont mis à renvoyer les enfants dans les rues." Et le trafic est d’autant plus difficile à contrôler qu’il concerne toute l’Afrique de l’ouest.
De la chair à canon pour Al-Qaida
Selon les chiffres fournis par le ministère de la Famille au journal "Senego", seuls 829 des 1.374 enfants identifiés par la police dans le cadre du plan "retrait", entre juin 2016 et février 2017, sont sénégalais. Les autres sont "importés" des pays voisins : Guinée-Bissau (355) ou Mali (103) et dans une moindre mesure Gambie ou de Guinée. A l’inverse, des Sénégalais sont envoyés dans d’autres pays, au gré du marché. Dans les pays en guerre, le problème se pose alors avec d’autant plus d’acuité que les étudiants, privés de débouchés après leur éducation religieuse, sont souvent enrôlés dans les groupes de combattants.
C’est ce qu’affirme un proche de l’imam de Djenné, au Mali, qui propose aux rares toubabs de passage de leur faire visiter la ville. Dans cette cité millénaire, connue pour sa somptueuse mosquée et réputée pour ses daara, les enfants viennent de tous les pays d’Afrique de l’ouest. Selon le guide, rencontré en avril 2017, beaucoup de ces enfants "ne peuvent rien faire après la daara. Ils connaissent bien le Coran, certes, et lisent l’arabe, mais ils n’ont aucune compétence demandée sur le marché du travail. Un nombre infime parviendra à devenir grand-talibé [assistant du marabout NDLR] puis marabout". Et pour les autres ?
"Que voulez-vous qu’ils fassent ? Inadaptés, ils chercheront du travail, traîneront en bandes, et seront de la chair à canon pour Al-Qaida."
Emile Boutelier - Lobs- tempsreel.nouvelobs.com - Webnews

14/08/2017

UN FRANCAIS A LA TÊTE DE AIR SENEGAL

Air Sénégal SA : Macky nomme un DG français

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La nouvelle compagnie Air Sénégal SA connaît un changement de cap avant même le décollage de ses activités. Aux commandes de la société depuis sa création, il y a un peu plus d’un an, Mamadou Lamine Sow a été viré jeudi dernier. Il a été remplacé par le Français Philippe Bohn.
D’après des sources crédibles, en procédant à ces changements, le Président Macky Sall mise sur le carnet d’adresses du nouveau directeur général.
Ce dernier est un ancien vice-président d’Airbus. Il devrait permettre à la compagnie de réussir son décollage et de ne pas piquer du nez comme ses devancières.
Mamadou Lamine Sow quitte la direction générale d’Air Sénégal SA, mais pas l’entreprise. Il est passé Président du Conseil d’administration. Un poste qu’occupait Thierno Niane, le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (actionnaire majoritaire de la compagnie), qui est éjecté.
Diop Mamadou/Les Échos – Seneweb.com

13/08/2017

CRISE DES ENTREPRISES

97% des 407 000 entreprises au Sénégal sont des PME avec un chiffre d’affaire médiocre

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Quatre-vingt-dix-sept pour cent des 407 000 entreprises recensées au Sénégal, sont des petites et moyennes entreprises (PME) avec un chiffre d’affaires annuel inférieur à deux milliards de francs CFA, a indiqué le directeur général de l’Agence pour le développement et l’encadrement des PME (ADEPME), Idrissa Diabira.
Sur l’ensemble des 407 000 entreprises répertoriées, 97 pour cent sont dans l’informel et plus de 60 pour cent d’entre elles sont sur l’axe Dakar-Thiès-Diourbel, a expliqué M. Diabira à l’occasion d’un atelier technique sur la mise en place du réseau « Sénégal PME« , indique l’agence de presse sénégalaise.
Selon le DG de l’ADEPME, la compétitivité, la formalisation et la territorialisation sont les ’’grands défis’’ auxquels ces entreprises sont confrontées.
« Même si 97 pour cent des entreprises sont dans l’informel, elles ne représentent que 16 pour cent du chiffre d’affaires global des PME. Donc, nous devons renforcer la PME sénégalaise« , a-t-il estimé, relevant que seuls 28 pour cent des PME ont accès à la commande publique, rapporte la même source.
Selon lui, il faut voir comment faire pour que 50 pour cent de la commande publique, des impôts et des ressources nationales, puissent profiter à la PME sénégalaise.
Couly CASSE/senego.com

12/08/2017

RECRUDESCENCE DES ACCIDENTS DE LA ROUTE

PLUS 282 MORTS EN MOINS DE HUIT MOIS

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Depuis le début de l’année 2017, plusieurs dizaines voire centaine de personnes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation au Sénégal. Au total, plus de 272 individus sont morts dans des accidents de la route en six mois (de janvier à juin). Pis, après une sorte d’accalmie notée suite à l’effectivité des 10 mesures du Conseil interministériel de mars dernier, le fléau semble reprendre. Rien qu’après les élections législatives du 30 juillet, plus de 10 Sénégalais ont perdu la vie sur les routes nationales, portant à plus de 282, le nombre de victimes. Suffisant pour que le directeur des Transports routiers, Cheikhou Oumar Gaye, annonce la reprise des opérations coup de poing. Il signale qu’elles ont été allégées pour les besoins de la campagne électorale.
ROUTES NATIOANLES N°1 ET 2 : Plus d’une dizaine de victimes en quelques jours
Plusieurs morts ont été enregistrés sur les routes du Sénégal ces derniers jours. Depuis la fin des élections législatives, de nombreux accidents ont coûté la vie à beaucoup d’individus sur les routes nationales. En atteste, le 1er août, un accident qui a eu lieu à Gathié, un petit village dans la région de Kaffrine, a fait 5 morts, tous des étudiants ressortissants de Sédhiou. Ils avaient quitté les campus universitaires pour aller voter dans leur localité d’origine. Sur le chemin du retour, le chauffeur du bus (qui les transportait) qui tentait de doubler un camion citerne n’a pu réussir sa manœuvre. Le même jour, deux vies ont été emportées à Mbour. Des maçons, après une journée de travail, sont morts sur le chemin de retour. Ils ont été percutés par un camion transportant du sable.
Quelques jours plus tôt, 4 personnes ont trouvé la mort et 49 autres blessées dans un accident de la circulation, à hauteur de Keur Babou, un village du département de Mbirkilane, dans la région de Kaffrine. Un car de transport en commun s’est renversé après avoir dérapé. Le bus qui venait de Dakar, ralliait le village de Mandiguane, dans le département de Bignona. Il transportait des passagers en partance pour les besoins de la cérémonie traditionnelle d’initiation appelée «bukut», en Diola.
Avant-hier, mardi 8 août, un autre accident survenu à Ndoucoura, village située entre Ngaye Mékhé et Pire, dans la région de Thiès, a fait 3 morts et 38 blessés. Un bus qui avait quitté Ngaye Mékhé pour se rendre à Dakar, a perdu un de ses pneus en essayant de doubler un autre bus. Il s’agit d’une élève en classe de terminale et soutien de famille qui vendait des chaussures communément appelées «dalla Ngaye», de l’un des apprentis qui a sauté du bus suite à l’éclatement du pneu et d’un passager.
CHEIKHOU OUMAR GAYE, DIRECTEUR DES TRANSPORTS ROUTIERS : «Reprendre les brigades mixtes, sous forme d’opérations coup de poing»
Le directeur des Transports routiers, Cheikhou Oumar Gaye, interrogé hier, mercredi 9 août, sur la recrudescence des accidents ces derniers jours, a annoncé que les opérations coup de poing, une des 9 mesures prises lors du Conseil interministériel sur les accidents tenu en mars dernier, seront reprises. «Pour le trimestre en cours, de juillet à maintenant, ces derniers jours ou après les élections, on a noté des accidents à des intervalles vraiment très réduits. Les mesures qui étaient prises sur le durcissement des points de contrôle au niveau de la visite technique restent toujours de mise. Au niveau de la délivrance des permis aussi, la tolérance zéro demandée par le chef de l’Etat est toujours appliquée. Tous les points concernant les 10 mesures sont toujours appliqués».
Selon Cheikhou Oumar Gaye, le contrôle sur les routes était allégé à cause de la campagne électorale. «On va reprendre les brigades mixtes, sous forme d’opérations coup de poing. Il y avait un ralenti avec la campagne pour ne pas gêner les différentes parties en compétition. Maintenant, on va redéployer tous les moyens pour lutter contre les accidents», a-t-il dit. La rigueur sur les route est nécessaire car, estime le directeur des Transports routiers, une amélioration a été ressentie après le Conseil interministériel du mois de mars instaurant les 10 mesures. «Nous avons senti une amélioration parce que le premier trimestre de l’année 2017, nous avions enregistré 186 décès en janvier, février et mars. Après le Conseil ministériel de février, avec la prise des 10 mesures au mois de mars, on a senti une nette amélioration au second trimestre, c’est-à-dire entre avril, mai et juin où on a enregistré 86 décès. On a réduit donc, presque plus de la moitié du nombre de décès connu au du premier trimestre».
LES PERMIS A POINT EN PHASE D’APPROBATION
L’autre mesure phare pour circonscrire le mal des accidents de la circulation, le projet d’instauration des permis à point et la numérisation des titres de transports est en phase d’approbation au niveau du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, a soutenu le directeur des Transports routiers. «Le permis à point entre dans le projet de numérisation et de sécurisation des transports. Et le programme est, en ce moment, en cours. Le contrat est déjà signé, il reste au ministère des Finance de valider l’approbation», a-t-il expliqué.
Lutter contre les accidents, c’est aussi avoir des routes praticables. «La solution durable, sur le plan international, c’est d’investir pour des aménagements routiers à deux voies, surtout sur les corridors routiers, par exemple Dakar-Bamako. Et, concernant les routes nationales, en zone d’agglomération comme à Dakar, il y avait déjà un arrêté du gouverneur sur la circulation de gros transporteurs. Alors, il ne reste plus qu’à l’appliquer pour permettre aux acteurs économiques et aux citoyens de circuler en toute sécurité», a-t-il jugé.
ASSAINISSEMENT
Le privé cherche à s’impliquer dans le secteur
Les acteurs du privé intervenant dans le domaine de l’assainissement dont le directeur général de Delvic sanitation initiative, Bécaye Sidy Diop, comptent mettre en synergie leurs efforts pour acquérir un omniprocessor. Cette machine utilisée dans le domaine de l’assainissement permettra à partir des boues de vidange de produire de l’électricité, de l’eau distillée et des cendres qui peuvent être utilisés dans l’agriculture. La présidente de Janicki Bioenergy, Sara Van Tassel, trouve que l’acquisition de cette machine pourra permettre au secteur de l’assainissement d’être beaucoup plus rentable. «Notre vision est que cette machine peut amener l’assainissement à être beaucoup rentable avec la création de sous produit de l’assainissement.» Le directeur de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, a quant à lui, fait état du soutien de sa structure pour appuyer l’engagement des privés dans le secteur de l’assainissement.
Fatou NDIAYE et Amassaïde SEN/sudquotidien.sn

3717 MILLIARDS DE FCFA

Hausse de 11% des créances intérieures des institutions de dépôts du Sénégal

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L’encours des créances intérieures des institutions de dépôts du Sénégal a progressé de 10,9% au mois d’avril 2017 comparé à la même période de 2016, indique la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans une note reçue vendredi à APA
Cet encours s’est établi à 3717 milliards FCFA contre 3351,8 milliards FCFA au mois d’avril 2016, soit une augmentation de 365,2 milliards FCFA.
Cette hausse s’explique essentiellement par les créances dues à l’administration centrale qui sont passées à 52,9%. De leur coté, les créances sur les autres secteurs ont progressé de seulement 6,8%.
En glissement mensuel, les créances intérieures ont légèrement progressé de 0,3%, passant de 3704,8 milliards FCFA en mars 2017 à 3717 un mois plus tard.
MS/cat/APANEWS.net

DES MINIBUS POUR MBOUR

38 minibus mis en circulation pour améliorer la mobilité urbaine à Mbour

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Le préfet du département de Mbour (ouest), Saër Ndao, a remis jeudi à des acteurs du transport local 38 minibus d’un coût de 722 millions de francs CFA, de nouvelles acquisitions qui devraient contribuer à améliorer la mobilité urbaine dans la capitale de la Petite-Côte, a constaté l’APS.
Le nombre important de bus réceptionnés à Mbour s’explique par "le potentiel démographique et économique" de ce département de la région de Thiès (ouest), a-t-il souligné au cours d’une cérémonie officielle de remise des clés des nouveaux minibus.
Etaient notamment présents, le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Jules Aubin Sagna, ainsi que le directeur général du Conseil exécutif des transports urbains à Dakar (CETID), Thierno Birahim Aw.
Le maire de Mbour, Fallou Sylla, avait également assisté à cette cérémonie, de même que des représentants du secteur du transport local.
Ces bus, répartis sur quatre lignes, vont desservir l’ensemble des quartiers de Mbour et d’autres communes du département, a signalé M. Sylla, citant notamment Saly-Portudal, Ngaparou, Somone, Sessène, Sandiara, Gandigal, Malicounda, Sindia,Diass, Warang, Nianing, etc.
Le préfet de Mbour a lui appelé les populations locales à travailler à la préservation de ces minibus qui devraient créer "70 emplois directs" pour 30.000 voyageurs transportés quotidiennement.
"On avait, à Mbour, un problème de transport, de confort, de qualité et c’est ce que nous avons réglé aujourd’hui avec d’abord un premier lot qui entre dans la phase-test de ce programme qui nous met à l’épreuve, parce que c’est pour nous montrer que nous pouvons en avoir plus", a déclaré Saër Ndao.
"On est en train de voir comment mettre en place un plan de circulation mais aussi revoir le dispositif de circulation au niveau de Mbour. Et pour cela, on a des projets avec le Programme de promotion des villes (PROMOVILLES) et l’Agence des routes (AGEROUTES) qui, s’ils aboutissent", devraient permettre d’élargir les axes routiers pour "une meilleure fluidité de la circulation", a dit M. Ndao.
"Les 38 minibus que nous avons confiés aux opérateurs de Mbour vont complètement révolutionner les conditions de mobilité urbaine, avec un objectif majeur de l’Etat qui est la réduction de l’insécurité routière", a indiqué Thierno Birahim Aw.
Selon M. Aw, les autorités ont demandé que soit accéléré le programme de renouvellement et de modernisation du parc automobile des transports, en étroite collaboration avec l’ensemble des services de l’Etat.
Pour ce faire, de nouveaux services de transport seront déployés dans les régions de l’intérieur, en renfort des programmes mis en œuvre par PROMOVILLES, un projet qui est en train a-t-il dit de doter les territoires de routes, de voirie, d’infrastructures d’assainissement et d’éclairage.
Ces initiatives, une fois combinées, se traduiront par l’amélioration des "conditions de confort, de sécurité et de régularité" du transport, a souligné M. Aw.
ADE/BK/APS