25/11/2016

MODERNISATION DE L'ELECTRICITE

49 milliards pour la modernisation de la distribution d’électricité au Sénégal

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La Banque européenne d’investissement (BEI) va dégager une enveloppe financière de 49 milliards de frs CFA destinée à la modernisation du réseau de transport et de distribution de l’électricité du Sénégal.
Le ministre de l’Economie, des finances et du Plan, Amadou Bâ a signé le contrat de financement avec Diederick Zambon, le chef de division pour l’Afrique de la BEI, rapporte l’agence de presse sénégalaise.
Selon Diederick Zambon, la BEI va mettre le financement à la disposition du Sénégal à travers la société nationale d’électricité (SENELEC) pour lui permettre de “moderniser ses réseaux d’électricité et d’augmenter sa distribution“.
“Le projet couvrira des investissements d’urgence dans la ville de Dakar et en Casamance, une des régions la plus désavantagée de votre pays avec un environnement difficile pour vivre et pour y rester, surtout pour la jeunesse. Ce projet vise à contribuer d’une manière essentielle à changer cette situation“, a indiqué le chef de division pour l’Afrique de la BEI.
M. Zambon a en outre affirmé que cette opération permettra à la SENELEC d’”améliorer la qualité et la fiabilité de la fourniture d’électricité par la modernisation des équipements et installation essentielles à la distribution“.
Elle aidera à la réduction des pertes sur le réseau, à l’installation de compteurs prépayés dans plusieurs zones (Dakar, Vélingara, Dabo) et au raccordement de nouveaux utilisateurs à Dakar et en Casamance, a fait savoir Diederick Zambon.
Lui emboîtant le pas, Amadou Bâ a indiqué que le financement de la BEI va aussi faciliter la pose d’au moins “450 000 compteurs à prépaiement et 30000 compteurs intelligents” et le financement des installations privées intérieures au profit de 25000 ménages à bas revenus.
“Je reste convaincu que la modernisation de notre réseau de distribution d’électricité va renforcer sensiblement la compétitivité de nos entreprises et stimuler la croissance économique“, a ajouté le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.
Couly CASSE/Senego

42 MILLIARDS POUR ASSAINIR SALY ET 15 MILLIARDS POUR POINTE-SARENE

42 MILLIARDS POUR ASSAINIR SALY ET 15 MILLIARDS POUR POINTE-SARENE

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42 milliards de FCfa pour l’assainissement de la commune de Saly-Portudal et 15 milliards de F Cfa pour la future station balnéaire de Pointe-Sarrène. C’est le coût du projet d’assainissement de ces deux sites touristes. Il a été dévoilé lors de l’atelier de restitution des rapports d’études de l’avant-projet sommaire des plans directeurs d’assainissement des communes de Saly-Portudal et Point-Sarrène hier, mercredi 23 novembre à l’hôtel de ville de Saly-Portudal.
La présentation des plans directeurs d’assainissement de la commune de Saly-Portudal et de la future station balnéaire de Pointe Sarrène a été faite hier à la mairie de Saly-Portudal par deux cabinets d’études. Un coût estimatif de 42 milliards de F Cfa est retenu pour la commune de Saly-Portudal dont 27 milliards pour les eaux de pluie et 15 milliards pour les eaux usées. La future station balnéaire de Pointe-Sarrène va bénéficier d’un plan d’assainissement pour un coût de 15 milliards de F Cfa.
Alioune Badara Diop, le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a expliqué les mobiles des études faites. A l’en croire, il s’agit d’appliquer des directives gouvernementales mais aussi de respecter la Constitution stipulant la garantie de vivre dans un environnement saint à tous les sénégalais. Doter toutes les capitales départementales d’un Plan directeur d’assainissement (Pda) entre dans la politique assignée à l’Onas mais s’étend à des villes comme Saly-Portudal, Richard-Toll et Touba.
La seconde étape de ces études pour la réalisation des Pda cités plus haut va s’inscrire dans un phasage pour aller vers la réalisation des travaux prioritaires. Les investissements à ces fins sont attendus de l’Etat d’une part et d’autre part des partenaires techniques et financiers. Sur la gestion des eaux pluviales, le directeur général de l’Onas s’est réjoui de ne pas voir un cas de déplacement enregistré suite à des inondations. Le cas de Kaffrine reste pour lui, un point noir et des études et actions menées vont contribuer à sa gestion.
Samba Niébé BA/Sudonline

24/11/2016

REVUE DE PRESSE

La recrudescence de la violence et le débat portant sur le rétablissement de la peine de mort à la Une

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La recrudescence de la violence au Sénégal marquée par une série de meurtres et le débat portant sur le rétablissement de la peine de mort sont entre autres sujets commentés par la presse quotidienne de ce mercredi. Selon La Tribune,"le Sénégal qui a la réputation d’être un pays de paix et de Téranga (hospitalité, en langue wolof), a connu entre les mois d’octobre et novembre, 13 meurtres les uns plus spectaculaires que les autres". A propos de la recrudescence de l’insécurité au Sénégal, Walfquotidien signale que "les meurtres se multiplient. La peur s’accentue. Les esprits s’échauffent. Pas un jour ne passe sans que la presse ne relaye un événement tragique affectant de tranquilles citoyens". "Un mois de novembre aussi funeste, les Sénégalais peinent à s’en rappeler. Treize ou quatorze personnes ont été expédiées dans l’autre monde dans des circonstances dont la description fait pâlir de colère", écrit-il. Le journal s’interroge "alors que les commentaires se multiplient, les propositions de loi allant bon train, une question interpelle les gouvernants : et l’Etat dans tout cela ?". "Entre une absence de vision, une police démunie et une ASP (Agence d’assistance à la sécurité de proximité) aussi inefficace qu’inopérante, l’Etat qui s’est départi d’une de ses missions régaliennes, a presque abandonné les populations à ; leur propre sort, exacerbant fortement le sentiment d’insécurité",commente Walfquotidien. En ce qui concerne la recrudescence des cas de meurtre et d’insécurité, Enquête relève "la réponse quinquennale de l’Etat". "Au moment où l’Etat est interpellé, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique détaille dans son rapport d’activités 2016 les stratégies qu’il compte mettre en œuvre pour venir à bout de ce fléau", renseigne le journal. Selon Enquête, "parmi les mesures, il y a le recrutement de 1800 policiers, l’année prochaine, en plus des 1000 qui sont en formation". Pour sa part, Le Soleil indique que la classe politique appelle à une introspection face aux meurtres enregistrés ces derniers mois au Sénégal. La Tribune, dans un commentaire intitulé "crimes et châtiments", écrit qu’il y a "les crimes qui sont de plus en plus nombreux au Sénégal", ajoutant : "il y a aussi des châtiments qui sont proposés". A ce sujet, le journal relève que "la dernière proposition vient du chef de l’Etat lui-même, Macky Sall, touché par la mort tragique de Fatoumata Mactar Ndiaye, veut corser la note avec +la prison à vie+ pour les tueurs". "Soit. Les bandits assassins ne doivent bénéficier d’aucune compassion. Rien ne peut justifier l’attitude qui consiste à abréger la vie de son prochain. Mais, faudrait-il bien réfléchir avant de prendre une décision comme le retour de la peine de mort", indique La Tribune. "La peine de mort dans tous ses états", écrit dans manchette Enquête, soulignant qu’après la série de meurtres notée récemment la pression s’accentue pour le rétablissement de la peine de mort. Le journal rappelle que le parlement sénégalais a voté le 10 décembre 2004 la loi abolissant la peine de mort. "Jusque-là, seules deux personnes ont avaient été exécutées, par les armes, en 1967 : Abdou Faye pour meurtre du député Demba Diop, et Moustapha Lo coupable de tentative d’assassinant sur le président Léopold Sédar Senghor", ajoute-t-il. Enquête mentionne que "le régime libéral, après un moratoire d’Abdou Diouf sur cette peine rejoignait ainsi la Grèce, Samoa, Bouthan et la Turquie qui l’ont tous aboli cette année". "Seulement, les récents et spectaculaires meurtres dans la capitale sénégalaise ont poussé une frange de l’opinion à exiger le rétablissement de cette pratique", écrit le même journal qui souligne que "pour l’instant la détention à perpétuité est la seule peine de substitution à la peine capitale". "Un débat sang fin", écrit Le Quotidien avec un jeu de mot pour souligner que "les assassinats de Fatimata Moctar Ndiaye, de Mbaye Samb et des deux vigiles de Ndioum ont ravivé le débat sur le rétablissement de la peine mort". "Dès que l’émotion aura retombé, il est très probable que la passion s’estompera surtout qu’il n’est pas envisageable de voir le législateur revenir sur cette décision", souligne le journal. Le Quotidien averti "ne remuons pas le couteau-qui a tué cette peine de mort en 2004-dans la plaie ! Cela n’a rien à voir avec les droits de l’Homme. Le fait est que cela n’a pas été aussi dissuasif qu’on l’a toujours pensé".
Senbusinet/APS

23/11/2016

LES EXPORTATIONS SE PORTENT BIEN

Hausse de 10,1% du cumul des exportations en fin septembre 2016

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Le Bulletin des statistiques du commerce extérieur du mois de septembre 2016 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) note que les exportations ont connues durant les neuf premiers de septembre a enregistré une progression nette de 10,1%.
La note de l’Ansd explique que ce cumul est évalué à 1102,9 milliards de FCFA contre 1002,1 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2015, soit une progression de 10,1%.
Dans le même sillage le bulletin de l’Ansd note aussi que les exportations sont arrêtées à 87,0 milliards de FCFA en septembre 2016 contre 128,9 milliards de FCFA au mois précédent, soit un repli de 32,5%. Comparées au mois de septembre 2015, les exportations ont haussé de 4,8%.
Les principaux produits exportés, en septembre 2016, sont l’or non monétaire (14,7 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (9,4 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (9,3 milliards de FCFA), le ciment (8,5 milliards de FCFA) et les produits pétroliers (6,1 milliards de FCFA).
D’après l’Ansd « les principaux pays clients sont la Suisse (14,1%), le Mali (11,4%), l’Inde (11,1%), la Côte d’Ivoire (5,0%) et l’Espagne (4,4%) ».
Les importations ont fléchi de 15,2%, au cours de la période sous revue, passant de 301,5 milliards de FCFA au mois précédent à 255,8 milliards de FCFA. Par rapport à septembre 2015, les importations ont progressé de 12,2%. Le cumul des importations, pour les neuf premiers mois de 2016, est évalué à 2232,1 milliards de FCFA contre 2197,7 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2015, soit une progression de 1,6%.
Les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les produits pétroliers finis (21,7 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (20,8 milliards de FCFA), le riz (14,7 milliards de FCFA), les sucres bruts et raffinés (12,4 milliards de FCFA) et les camions et camionnettes (11,7 milliards de FCFA).
Les principaux pays fournisseurs du Sénégal sont la France (17,6%), la Chine (15,2%), l’Inde (6,3%), l’Espagne (5,4%), et les Pays-Bas (4,9%).
En septembre 2016, le solde de la balance commerciale s’est établi à -168,7 milliards de FCFA contre -172,6 milliards de FCFA au mois précédent. Le cumul du solde commercial à fin septembre 2016 s’est amélioré pour s’établir à -1129,2 milliards de FCFA contre -1195,7 milliards de FCFA au cours de la période correspondante en 2015.
Khadim FALL/Pressafrik

21/11/2016

MIA MOKE

Une petite héroïne 100 % africaine sensibilise les enfants à l’écologie

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La protection de l’environnement n’est pas une priorité au Sénégal. C’est ce qui a décidé un Franco-Sénégalais et son équipe à lancer "Mia Moké", un projet visant à sensibiliser les enfants à ce sujet, à travers la voix d’une jeune héroïne africaine, à laquelle ils peuvent s’identifier. Leur projet est décliné sur différents supports : application pour tablettes ou encore bande-dessinée.
"Mia Moké" – "moké" signifie "petit" en lingala – a été lancé fin septembre par l’agence de communication Advise, basée à Dakar. Quatre personnes y travaillent, dont Karim Gadjigo, un Franco-Sénégalais de 50 ans. Ce dernier a grandi au Sénégal, avant de partir en France pour étudier. Il est ensuite retourné au Sénégal il y a une vingtaine d’année pour travailler dans le secteur de la communication.
Destinés à sensibiliser les enfants à l'écologie, ces visuels, créés par l'agence Advise, se trouvent sur la page Facebook de "Mia Moké".
"Nous avons créé une héroïne vivant dans un village où les habitants trient les déchets"
Nous avons commencé à travailler sur le projet "Mia Moké" en 2011, pour répondre à des enjeux culturels et environnementaux.
Tout d’abord, à la sortie des écoles, à Dakar, on constate que les enfants ont des sacs "Dora l’exploratrice", "Barbie" ou encore "Hello Kitty". Ce ne sont jamais des héros africains, ce qui interroge sur la place de l’identité africaine et des modèles culturels dominants dans le monde. On peut aussi s’interroger sur l’impact que peut avoir l’absence de petits héros qui leur ressemblent dans le développement personnel de ces enfants. Ce n’est d’ailleurs pas anodin si les produits pour éclaircir la peau se vendent autant en Afrique. Nous avons donc créé une petite héroïne africaine, pour faire évoluer les mentalités à travers elle.
"Les gens continent de jeter leur déchets par terre"
L’autre constat, c’est que les gens sont très peu sensibilisés aux questions environnementales au Sénégal : comme dans d’autres pays africains, la protection de l’environnement n’est pas une priorité. Du coup, les comportements n’évoluent pas vraiment : les gens continent de jeter leurs déchets par terre, notamment. À travers notre héroïne, nous cherchons donc à faire connaître la nature en expliquant comment la protéger. Par exemple, elle vit dans un village à la campagne – car c’est un endroit souvent dévalorisé par rapport à la ville – où les habitants font le tri des déchets.
"Nous avons créé une application sur le thème de la déforestation"
Pour l’instant, nous avons créé une application pour les tablettes, sur le thème de la déforestation, un enjeu majeur au Sénégal. À travers l’application, les enfants doivent résoudre une sorte d’énigme dans un village où tous les oiseaux ont disparu. Ils comprennent ensuite que c’est lié à la production de charbon qui s’est développée sur place, ayant entraîné la déforestation du site. Durant le jeu, des informations sont données sur la nature, sur les alternatives au charbon qui existent, il y a un quizz, un karaoké avec des chansons sur l’environnement...
L'interface de l'application "Mia Moké".
Des explications sur la faune et la flore sont données dans cet "éco-dico", qui fait partie de l'application.
Cette application coûte 3,99 euros sur l’Apple Store : nous avons conscience que nous ne pouvons pas toucher tout le monde ainsi. D’ailleurs, nous en avons vendu seulement une centaine depuis deux mois. Mais c’est un support pertinent pour faire passer notre message. De plus, il y a déjà 50 millions de tablettes en Afrique et leur usage devrait se démocratiser d’ici deux ou trois ans. Par ailleurs, nous avons lancé une bande-dessinée et des livres de coloriage sur le thème de l’environnement, vendus au prix de 2 500 francs CFA [3,81 euros], ainsi qu’un kit pour faire pousser un arbre, avec des graines, qui coûte 3 500 francs CFA [5,34 euros].
Cette bande-dessinée est vendue dans quatre librairires à Dakar.
Ces produits, plus accessibles, sont vendus dans quatre librairies de Dakar. Des écoles nous en ont acheté et nous en avons donné à des associations.
Actuellement, nous sommes également en train de concevoir une série de 30 dessins animés pour la télévision, un jeu vidéo, deux nouvelles applications pour tablettes, sur la biodiversité marine et la pollution – celle liée au plastique en particulier – toujours avec le même personnage. En revanche, il nous manque des fonds pour développer une application pour smartphones.
"Nous voulons développer le projet sans dépendre de subventions"
Nous aimerions que notre projet soit rentable, pour ne pas dépendre de subventions. Et surtout, si ça marche, nous pourrons développer encore davantage nos liens avec les associations, ainsi que des supports accessibles au plus grand nombre.
L’agence Advise travaille principalement pour des marques alimentaires locales, mais collabore également avec Nébéday, l’une des rares associations locales de défense de l’environnement, en lui fournissant notamment des affiches.
Karim Gadjigo/Chloé Lauvergnier/France24

CRIME CONTRE LE PATRIMOINE NATIONAL

Allez voir ce qu’ils ont fait du patrimoine de la gare de Dakar par Amadou Lamine Sall

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Le cœur vous tombe dans le ventre, lorsque vous surgissez devant la gare de Dakar et que vous ne voyez plus de gare.
Un horrible mur de clôture et un chantier hideux de ce qui ressemble à des boutiques ou des kiosques vous bouchent la vue sur ce magnifique patrimoine colonial qui fait la beauté de notre capitale.
Nous sommes choqués par ceux qui ont pris sur eux de commettre un tel crime. Oui, il s’agit bien d’un crime quand un pareil patrimoine est soumis à ce sort, tout près de deux infrastructures que l’on considère, à tort ou à raison, comme des bijoux: le Grand Théâtre et le Musée des Civilisations noires.
Nous savions que le Président Abdoulaye Wade avait décidé souverainement de faire de la garde de gare le Musée d’art contemporain du Sénégal. L’idée était alléchante. Les autorités ferroviaires, semble t-il, s’y étaient opposées, mais en vain. La décision du prince était prise et irrévocable au nom du bien d’État. Il quitta le pouvoir sans avoir réalisé son projet, mais il avait pesé de son poids et de son autorité.
Nous ne savons pas ce qui s’est passé après son départ.
Nous ne connaissons pas les tenants et les aboutissants de ce dossier de la gare de Dakar et à qui appartient la gare de Dakar, en réalité. Par contre, nous savons que la volonté de l’État peut prévaloir pour conserver tel quel ce patrimoine magnifique.
Nous faisons appel à qui de droit, à celui à qui on pense sans hésiter dans de tels cas d’urgence : Monsieur le président de la République. Comme il l’a fait en confiant le dossier de la corniche à son intransigeant Premier ministre, il doit, avec respect, sans tarder, demander à ce dernier de faire arrêter les travaux, de détruire le hideux mur qui masque la gare et tout le reste.
Ce chantier de la gare de Dakar doit s’arrêter dans les heures et les jours qui suivent. Une enquête doit être diligentée. Un dialogue doit être engagé avec ceux qui, légalement sans doute, se sont permis de commettre un tel gâchis, un tel crime. Aucun Sénégalais patriote ne peut accepter ce qui se fait à la gare de Dakar. Elle a disparue. On ne la voit plus. Nous avons frôlé la crise cardiaque devant le spectacle, en pleine nuit, avec des travaux qui s’accélèrent. Allez donc voir le drame et le constater par vous même.
Nous avons déjà perdu dans ce pays un patrimoine considérable, du fait de puissances d’argent qui ont acheté jusqu’à des bâtiments dans des zones classées. Nous avons perdu le quartier du marché de Kermel en laissant y ériger le plus misérable et le plus insoutenable des hôtels. Ce quartier ne méritait pas un tel monstre qui a fait disparaître la beauté du marché Kermel. D’ailleurs, on ne le voit même plus le marché Kermel. Il est mort.
Le Sénégal, terre de culture et d’art, ne mérite pas un tel désastre. Nous en appelons à tous les Sénégalais d’ici et de la diaspora, le Président Macky Sall le premier, pour combattre et dénoncer avec nous ce que l’on est entrain de faire du patrimoine de la gare de Dakar. Nous en appelons à tous les médias d’ici et d’ailleurs pour soutenir notre combat. Nous en appelons à tous les amis et à tous les amoureux du Sénégal. Il faut sauver la beauté. Une œuvre d’art vaut tous les combats.
On ne peut pas imaginer le Palais présidentiel être subitement entouré un matin d’un mur qui nous empêche de voir son bâtiment, ses jardins.
Que l’on nous pardonne notre colère. Mais on ne peut pas laisser faire de tel drame dans notre pays. Cela relève de notre foi et du respect et de l’amour que nous avons pour notre pays.
Amadou Lamine Sall/www.dakar-echo.com/Jean Louis Verdier

20/11/2016

TOUBA: 16 MORTS AVANT LE RETOUR DES PELERINS

16 morts dans des accidents lors d'un pèlerinage musulman

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Au moins 16 personnes ont été tuées et près de 600 été blessées dans des accidents au Sénégal sur la route du grand pèlerinage annuel de la confrérie mouride à Touba (centre), ont annoncé dimanche les sapeurs-pompiers.
Des millions de pèlerins ont commencé à prendre le chemin du retour dimanche, au terme des célébrations, marqué par la cérémonie officielle en fin de matinée, au lendemain du "Magal" (célébration, en langue nationale wolof) proprement dit.
Les accidents sur les routes en direction de Touba cette semaine ont fait 16 morts et 572 blessés, a annoncé le lieutenant-colonel Moussa Niang, porte-parole de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP), cité par l'Agence de presse sénégalaise et la radio privée RFM.
En outre, un enfant est mort noyé dans la ville et une personne est décédée de mort naturelle au bord d'une route, selon le lieutenant-colonel Niang.
L'an dernier, le bilan avait été d'une quinzaine de morts.
Le "Magal", jour férié au Sénégal, marque l'anniversaire, dans le calendrier musulman, du départ en exil au Gabon du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927), le 12 août 1895.
Cheikh Ahmadou Bamba a été exilé par les autorités coloniales françaises au Gabon (1895-1902), puis en Mauritanie (1903-1907), avant d'être placé en résidence surveillée dans le nord du Sénégal.
Le Sénégal, réputé pour sa tolérance religieuse, est peuplé à plus de 90% de musulmans appartenant pour la plupart à diverses confréries, très influentes dans la vie politique et sociale.
AFP/Lorientdujour

LE PETIT JURA AU SENEGAL

Un Suisse au Sénégal!

11.jpgDu col de la Croix aux plaines sahéliennes, il n'y a qu'un pas, franchi voici bien des années par Christian, Jurassien d'origine.
Notre sympathique Helvète s'est installé à quelques mètres de l'océan, à Saly Niakh Niakhal-Grand Mbour. Il y a bâti une petite structure conviviale, un hôtel de quelques chambres cambré sur un joli jardin arboré. Une piscine en écrin rafraîchit ce petit domaine familial et gourmand où il fait bon se reposer au calme du pays de la Téranga.
Le bar y est convivial et la table succulente! Bien évidemment, l'on y trouve quelques spécialités jurassiennes quasi introuvables au pays de Macky Sall et de Youssou Ndour...
A noter que la réputation de la fondue du Petit Jura a largement dépassé les frontières du département de Mbour.
Le mariage des gourmandises locales et des plats traditionnels Suisses s'harmonisent étonnement!
Inutile de préciser que l'ordre et la propreté légendaire du pays de Guillaume Tell y sont totalement respectés...
La gentillesse et l'accent jurassien du patron font merveille dans ce clos intime et calme à souhait.
Le personnel y est charmant, souriant, évoluant entre bar, grande terrasse et très joli jardin gazonné. La piscine est réellement bien harmonisée au cadre général de cet Eden Suisse en terre Teranga.
L'océan, la plage sont à 60 mètres, accessible facilement par un joli petit chemin ombragé.
S'il n'est pas très facile de dénicher l'endroit dans le dédale des pistes quand on ne connaît pas Saly Nialk Niakhal, celà offre l'avantage d'être réellement tranquille dans cet oasis helvétique.
Hormis pour sa clientèle hôtelière, Christian ferme le dimanche. Le restaurant est ouvert tous les midis et, le soir, sur réservation.
Le Petit Jura - Saly Niakh Niakhal - Sénégal - TEL + 221 339 57 37 67 ou + 221 339 57 37 67 - Courriel : aupetitjura@yahoo.fr - site internet: www.aupetitjura.ch - facebook: Auberge Petit Jura - Sénégal

19/11/2016

BILAN DE SANTE

Eva Marie Coll Seck : «Le Sénégal compte actuellement 35 hôpitaux, 98 centres de santé et 1257 postes de santé»

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L’amélioration immédiate des conditions de vie des populations est au cœur de l'action politique du président Macky Sall. C’est du moins l’avis du ministre de la santé et de l’action sociale, Eva Marie Coll Seck, prenant part à la cérémonie inaugurale de la pose de la première pierre de l’hôpital de Touba du chef de l’Etat Macky ce vendredi 18 novembre.
Selon Eva Marie Coll Seck, l’amélioration immédiate des conditions de vie des populations est prise en compte dans l’axe II du Pse ‘’Renforcement du capital humain, protection sociale et développement durable’’ qui sert de cadre de référence à l’action de l’Etat.
« La réalité de la mise en œuvre du Pse à travers l’axe, II est aujourd’hui plus de 300 ménages parmi les plus vulnérables bénéficient aujourd’hui d’une allocation de 100 000 f Cfa par an à travers le programme de bourse de sécurité familiale. La prise en charge des personnes handicapées vivant avec un handicap à travers la distribution de plus de 17 000 cartes d’égalité des chances et tous ses détenteurs sont inscrits dans les mutuelles de santé leur permettant ainsi de bénéficier gratuitement des soins dans les structures publiques » a déclaré Eva Marie Coll Seck.
Dans le même ordre d'idées, la ministre de la Santé et de l’Action Sociale est revenue sur la portée de la Couverture de la Maladie Universelle (Cmu) et du plan Sésame.
« La CMU qui est devenue une réalité avec ses 671 mutuelles de santé déjà opérationnelles couvrant des milliers de personnes. il en est de même de la gratuité de des soins au profit des enfants âgés de 0 à 5 ans dont plus de 1,5millions ont bénéficié de services de nutrition à base communautaire. Le plan sésame rénové et renforcé et la gratuité des dialyses et des césariennes sur l’ensemble du territoire ainsi que la subvention des médicaments anticancéreux » a fait savoir le ministre de la santé.
Ainsi, selon Eva Marie Coll Seck, le rehaussement du plateau médical ‘’Dakar Médical City’’ à travers le recrutement de 2500 prestataires s’ajouteront aux efforts de gouvernement.
Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale s’inspire du programme national de développement sanitaire (2009-2018) qui traduit de façon concrète la politique du Sénégal en matière de santé et de l’action sociale dont une des 11 stratégies est le renforcement du système de santé.
« Le Sénégal compte actuellement 35 hôpitaux 98 centres de santé et 1257 poste de santé. Malgré tous ces efforts, le tissu hospitalier mérite d’être complétés, d’autant plus que la réussite de la CMU dépend de la disponibilité de l’offre de soins d’où l’amélioration de l’accessibilité à des soins de qualité » a déclaré Eva Marie Coll Seck qui prévoit aussi la construction prochaine des autres hôpitaux et centres de santé à Kédougou, Kaffrine et sédhiou.
Landing DIEDHIOU/Leral.net

ACTIVITE INDUSTRIELLE EN BAISSE

Chute de 14% de l’activité industrielle en septembre 2016

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L’indice harmonisé de la production industrielle au Sénégal a enregistré une chute de 14% en septembre 2016 comparé au mois précédent, a appris vendredi APA auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
La chute de 14% de l’activité industrielle en septembre de cette année à réduit les espoirs de la croissance économique au Sénégal. Cette structure imputable, par la baisse des importations et ce résultat aux contre performances des industries du papier et du carton (moins 56,2%), des matériaux de construction (moins 31,8%), mécaniques (moins 15%), chimiques (moins 14,1%), extractives (moins 4,6%), alimentaires (moins 4,5%), des autres industries manufacturières (moins 2,9%) et des industries de production d’énergie (moins 1,5%). Toutefois, l’arrêt de l’activité des industries textiles et du cuir, sur la période sous revue, s’est poursuivi.
Une chute oui, mais le Sénégal à d’autres ressorts économique
« Par rapport au mois de septembre 2015, note l’ANSD, la production industrielle du Sénégal a progressé de 6,3% ». La production totale des trois premiers trimestres de 2016 s’est améliorée de 6,5% par rapport à celle de la période correspondante de l’année 2015.
Kan Frédéric/MS/APA

18/11/2016

IL N'Y A PAS QU'A KAOLACK...

la confection de la nouvelle carte biométrique Cedeao en arrêt à Kaolack

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C’est à croire que le sort se moque des populations de Kaolack (Centre). Alors qu’elles fustigeaient le fait que le département ne dispose que d’une seule commission chargée des inscriptions, voilà que l’unique machine disponible pour le travail, se « plante ». D’après la Radio Futurs Médias (privée), depuis mardi dernier, le processus d’enrôlement pour l’établissement de la carte d’identité biométrique Cedeao s’est arrêté au grand dam des personnes désireuses de s’inscrire qui demandent le rétablissement dans les plus brefs délais de la situation.
Si le statu quo persiste depuis, c’est que la promesse des autorités de faire venir d’autres commissions tarde toujours à être satisfaite. A Saint-Louis, c’est aussi une seule commission qui fonctionne pour 100 enrôlements par jour. La aussi, des commissions devraient être dépêchées en renfort, mais jusque là, rien. Dans d’autres régions, le travail n’a tout simplement pas démarré.
Ousmane Gueye/Cio-mag

17/11/2016

SALY SAUVEE DES EAUX

17 milliards pour lutter contre l'érosion côtière à Saly

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Le projet est piloté par l’Apix pour le compte du ministère du Tourisme. La Sapco, membre du comité technique, en est le maître d’ouvrage. Les travaux qui vont démarrer en juin 2017, dureront 14 mois. L’appel d’offre va être lancé en janvier.
Bientôt, l’érosion côtière ne sera plus qu’un vieux souvenir à Saly. La Banque mondiale ayant mis 17 milliards FCfa à la disposition de l’Etat pour lutter contre ce phénomène qui a porté un grand coup à la Destination Sénégal. Les travaux débuteront en juin prochain et dureront 14 mois. Pour le moment, les études techniques sont confiées à un cabinet franco-hollandais, «EGIS». Les études d’impact et environnementales seront menées par deux groupements conduits par la Royal Haskoning, un cabinet français et HPR, un cabinet sénégalais. Lors d’une réunion présidée par le gouverneur de Thiès, Hamadou Sy, le projet a été validé et une audience publique autour du préfet de Mbour, Saër Ndao, a été organisée devant les populations de Saly où, la représentante de la Banque mondiale, Mme Alexandra Bezeridi, chargée de veiller aux intérêts des personnes impactées par les travaux, était de passage, vendredi dernier.
Les travaux partiront de l’hôtel Lamantin Beach pour se terminer à l’hôtel Cocotier. Il est prévu des brise-lames et des épis et les techniciens ont déjà identifié le lieu où le sable de la plage a été déposé en mer sur une distance de 25 km. Au large de la côte, un bateau aura en charge le dragage pour recharger le sable. A 2 kilomètres de la plage, les techniciens utiliseront une conduite de refoulement de sable pour l’envoyer sur la plage et pour cela, 500 M3 de sable seront nécessaires.
Récupération de 50 mètres de plage en 3 ans
Selon les études, les épis et les brise-lames seront distants de 300 mètres de la plage et les techniciens misent sur la récupération de 50 mètres de plage dans les 3 ans à venir. L’installation des épis et brise-lames concernera trois secteurs : Le premier prévoit 3 épis et 3 brise-lames, le deuxième, 6 brise-lames et le troisième 2 épis, sans compter rechargement de sable sur tous les trois secteurs et un enrochement.
Impacts négatifs de l’érosion sur la destination Sénégal
Selon le Syndicat des entreprises des tours opérators (Seto), si la destination Sénégal n’a pas fait l’objet d’un grand rush, c’est du fait de l’érosion côtière qui a le plus nui au tourisme, particulièrement à Saly où plusieurs réceptifs ont mis la clé sous le paillasson. «Une station balnéaire sans plage ni soleil ne l’est pas. C’est comme une station de ski sans glace», ironisait le président du comité de station, Ibrahima Sarr. Des milliers de travailleurs ont été envoyés au chômage à cause de l’érosion côtière. Selon le Seto, 238 129 touristes ont fait leur entrée au Sénégal à la période du mois de novembre à octobre 2015. Depuis 2003, le tourisme avait connu une période faste, grâce à la Coupe du monde à laquelle l’Équipe du Sénégal avait participé.
IGFM/ALIOUNE DIOP

LA ROUTE TUE TROP

6773 accidents, 86 morts et 2448 blessés sur nos routes en 2016

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En 2016, 6773 accidents ont été dénombrés au Sénégal, dont 86 ont été mortels, 2448 corporels et 4239 matériels. C’est ce que renseigne le rapport d’activités du Ministère de l’Intérieur. En effet, Dakar enregistre le plus grand nombre d’accidents.
L’autoroute Seydina Limamoulaye à hauteur du pont de Colobane et de la passerelle des Hlm ainsi que l’entrée de l’autoroute à péage à hauteur de l’école privée Mariama Niass, sont les zones les plus accidentogènes. Les contraventions, pour sanctionner les infractions sur la route, ont rapporté 267.8 millions de Cfa à l’Etat.
Ndarinfo

MUTILATIONS GENITALES FEMININES AU SENEGAL

Une femme sur quatre a subi l’excision-Les journalistes invités à sensibiliser sur l’abandon de ces pratiques néfastes

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Une session de renforcement des capacités des réseaux de journalistes et des animateurs de radios communautaires sur les mutilations génitales féminines, les mariages d’enfants, et approche droits humains, s’est ouverte depuis hier à Saly. Le but de cette rencontre qui dure trois jours, est de contribuer à la sensibilisation sur l’abandon de ces pratiques néfastes.
Au Sénégal, près d’une femme sur quatre (4) âgées entre 14 et 49 ans, a déclaré avoir subi l’excision. L’annonce a été hier, à Saly, lors de l’ouverture d’une session de renforcement des capacités des réseaux de journalistes et des animateurs de radio communautaires. S’exprimant par la même occasion, Coumba Thiam, Directrice de la famille, a soutenu que ces hommes de média constituent des alliés sûrs pour l’abandon de ces pratiques néfastes. “ Le ministère en charge de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, à travers la direction de la famille, mène des activités diverses telles que le plaidoyer, la sensibilisation, des cessions de formations, des descentes sur le terrain. Aujourd’hui (hier), nous avons réuni les journalistes et les animateurs de radios communautaires pour en faire des alliés sûrs, des alliés stratégiques”, a-t-elle dit. Avant de poursuivre : “nous savons que pour communiquer sur des valeurs qui sont des normes sociales comme l’excision, comme les mariages d’enfants, il faut vraiment faire attention sur la communication. Il faut prêter à la communication une touche particulière. Alors nous sommes là pour les encourager davantage, pour partager avec eux les résolutions et les différents traités et engagements internationaux auxquels le Sénégal a souscrit”.
Le Nord et le Sud, les régions les plus ‘’mutilées’’
Toutefois, l’Etat rencontre des difficultés pour abolir ce fléau car, selon la directrice, certaines communautés pensent que c’est une recommandation de la religion, tandis que d’autres estiment que pour être pure, il faut que la femme subisse cette pratique. En effet, les régions les plus touchées par ce phénomène sont les régions du nord et du sud. “ C’est des régions de forte prévalence et vous voyez, la trajectoire des mariages d’enfants suit celle de l’excision. C’est la raison pour laquelle, depuis très longtemps, le gouvernement a manifesté une volonté politique en élaborant des plans d’action nationaux. Deux plans d’action ont été élaborés et à côté de ces plans d’action, il y a une loi 99 05”, a dit Mme Coumba Thiam, selon qui les officiers de police judiciaire et autres agents de la justice ne peuvent pas du tout agir s’ils ne sont pas au courant de ce qui se passe.
Cheikh Moussa SARR/Rewmi

ENSEIGNEMENT BILINGUE

L’enseignement bilingue bientôt effectif au Sénégal

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Un atelier de partage et de validation du modèle harmonisé d’enseignement bilingue au Sénégal s’est tenu à Saly. Une occasion d’annoncer pour bientôt l’effectivité de cet enseignement.
Après une expérimentation concluante, la mise à l’échelle de l’enseignement bilingue va être effective avec 6 des 2 langues codifiées dans notre pays. L’annonce a été faite, le 8 novembre 2016, à Saly Portudal, lors de l’atelier de partage et de validation du modèle harmonisé d’enseignement bilingue au Sénégal, organisé par le ministère de l’Education nationale.
Khady Diop Mbodji, la directrice de l’Enseignement élémentaire, a précisé que l’Etat du Sénégal, à travers le ministère de l’Education nationale, essaie, depuis une vingtaine d’années, l’expérimentation des langues nationales comme langues d’enseignement. Ainsi donc, un modèle va permettre d’aller à l’échelle jusqu’à la généralisation de l’enseignement bilingue. Dans son propos, elle a mis en exergue le fait que l’expérience soit partagée avec les institutions de la République, les partenaires sociaux, techniques et financiers, mais aussi et surtout avec la communauté, pour que l’engagement soit total et entier. Ce, afin que les résultats escomptés soient atteints.
Rokhaya Niang, directrice de cabinet du secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation, est revenue sur les langues codifiées, déclarant qu’il y en a 22 sur les 25 répertoriées. Selon elle, c’est un droit pour chaque communauté de disposer d’un code graphique pour sa langue. Au total, 6 langues ont été ciblées pour cette première phase. Il s’agit du wolof, du sérère, du pulaar, du diola, du mandinka et du soninké.
Ousmane Sow, secrétaire général du ministère de l’Education nationale, a saisi l’occasion pour se féliciter de la bonne exécution du mandat que le ministre a donné à la directrice de l’Enseignement élémentaire pour élaborer et partager ce modèle d’enseignement bilingue dans notre pays. Une approche qui entre, à son avis, dans le cadre des initiatives relatives à l’amélioration de la qualité du système éducatif, tout en s’inscrivant dans le processus d’émergence économique et sociale dans lequel le Sénégal s’est engagé.
M. Sow a aussi invité le ministre de l’Education nationale, en relation avec le secrétaire d’Etat chargé de l’Alphabétisation, à prendre les mesures adéquates pour évaluer les expériences pilotes d’utilisation des langues nationales dans l’élémentaire et à mettre en place un schéma directeur consensuel, en vue d’une mise à l’échelle. Selon lui, c’est une volonté qui ouvre des perspectives en mettant l’accent sur le pilotage et la gouvernance du système, mais aussi sur la qualité des ressources humaines.
Amath Sigui NDIAYE/Lesoleil
http://www.lesoleil.sn/actualites/item/57841-l-enseigneme...

16/11/2016

SAUVER LE LAC ROSE...

Maimouna Ndoye Seck, ministre du Tourisme : « Le Lac Rose fera l’objet d’un traitement particulier »

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Le site du Lac Rose ne sera pas laissé en rade dans la politique de promotion des zones touristiques du Sénégal. L’annonce a été faite par Maïmouna Ndoye Seck, ministre du Tourisme et des Transports aériens.
Le Lac Rose constitue le 3e site visité par le ministre du Tourisme et des Transports aériens après Saint-Louis et Ziguinchor. Cette visite s’inscrit dans une démarche visant, selon Maïmouna Ndoye Seck, à s’enquérir de la situation du tourisme dans les différentes zones et échanger avec les acteurs sur le terrain. « La politique que nous sommes en train de mener est axée sur le renforcement et la diversification de l’offre touristique et le Lac Rose, lieu pluriel par les choix d’activités touristiques qu’il offre, occupe une place de choix dans les projets mis en œuvre par le ministère, inscrits dans le Pse », a indiqué le ministre.
Toutefois, a-t-elle dit, ce site, malgré son potentiel reconnu, est aujourd’hui confronté à plusieurs difficultés se résumant à la baisse de la fréquentation, la faiblesse des retombées du tourisme, à l’insalubrité, au manque d’éclairage public, sans compter l’insécurité et les menaces que constituent l’exploitation incontrôlée du sel et des carrières de sable. Dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, elle soutient que les actions anthropiques doivent être encadrées afin d’en mitiger les conséquences surtout pour un écosystème tel que celui du Lac Retba qui constitue un espace où se pratiquent plusieurs activités économiques telles que la pêche, l’artisanat, le tourisme, l’exploitation du sel, l’élevage. Toutes ces activités, a fait comprendre le ministre, constituent des ressources dont la pérennité dépend du respect d’un équilibre écologique.
A son avis, un sursaut collectif est nécessaire pour arriver à une bonne préservation du lac. « Le ministère, a-t-elle assuré, sera aux côtés des acteurs pour agir afin que le Lac Rose retrouve son lustre d’antan. » Elle a tenu à rassurer les acteurs que le Lac Rose fera l’objet d’un traitement particulier surtout avec les projets de développement du micro tourisme et de développement de circuits de Dakar. « Toutes ces initiatives, a-t-elle indiqué, vont aider les acteurs à renforcer et à renouveler leur offre. »
Par ailleurs, le ministre a insisté sur la nécessité de « mettre en place un programme de mise en cohérence des actions et activités en cours de manière à déboucher sur un plan d’actions prioritaires du Lac Rose, surtout en matière de salubrité et de sécurité ».
Maïmouna Ndoye Seck a dit toute sa disponibilité à coordonner ce plan d’actions et à assurer le suivi de sa mise en œuvre. De même, elle a annoncé une opération de nettoiement du site en relation avec le ministère de la gouvernance locale. « Cette opération est une nécessité pour faire revenir les nombreux prescripteurs de voyage qui se sont déclarés intéressés à inscrire le Lac Rose dans leurs circuits », a-t-elle noté en invitant l’ensemble des acteurs à un meilleur exercice des activités touristiques, respectant le confort et la tranquillité des touristes.
Par Aliou KANDE et Samba Oumar FALL
http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-21-32/item/57800-mai...

15/11/2016

INTERVIEW: LE TOURISME...

Relance du tourisme au Sénégal : écotourisme, ’bird watching’’, tourisme solidaire et tourisme d’affaires

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Depuis la fin de l’alerte concernant le virus Ebola qui avait un peu plombé la destination, l’on note aujourd’hui un regain d’intérêt pour le Sénégal et de nouveaux tours opérateurs sont intéressés par le pays de la téranga. Entretien avec Alain Noël, directeur de Nouvelles Frontières sur la relance du tourisme au Sénégal.
Nouvelles Frontières Sénégal a récemment organisé des voyages d’étude avec des professionnels du tourisme, dites-nous en quoi ça consistait ?
Nous avons reçu entre octobre et novembre de cette année pas moins de 150 professionnels du tourisme en provenance des Pays Bas. Ce sont essentiellement des responsables d’agence de voyages impliqués dans les ventes. Pour la plupart, c’était leur premier voyage au Sénégal ! Nous leur avons fait visiter les principaux hôtels qu’ils commercialisent sur la Petite Côte ainsi que la Réserve de Bandia, l’Ile de Gorée, le lac Rose et l’ile de Sipo, proche de Toubacouta.
Par ailleurs TUI France (Nouvelles Frontières, Corsair, Marmara, et depuis peu Look Voyages) a beaucoup investi ces mois-ci dans les voyages de presse au Sénégal. Avant fin novembre, une douzaine de journalistes de la presse française généraliste et spécialisée auront visité le Sénégal. L’accent a été mis sur l’art urbain, la culture, la ville de Dakar et les sites touristiques innovants, ceci afin de susciter la curiosité sur la destination.
Quels sont les tours opérateurs intéressés par la destination Sénégal ?
Depuis quelques mois, nous enregistrons un regain d’intérêt de tour opérateurs européens notamment des marchés hollandais, belges, français, allemands, espagnols et portugais . La plupart des programmes sollicités concernent les circuits de découverte et les séjours balnéaires.
Quelles sont les nouvelles tendances touristiques au Sénégal aujourd’hui ?
Le circuit individuel sur mesure est vraiment la tendance sur les marchés traditionnels tels que la France, Belgique et l’Espagne. L’observation de la faune et des écosystèmes, les rencontres villageoises, les visites culturelles et la détente en bord de mer ou de fleuve sont les thèmes les plus sollicités.
Les circuits en groupe attirent les marchés peu initiés à la destination comme l’Europe Centrale et l’Allemagne. Beaucoup veulent combiner le voyage avec la Gambie pour séjourner sur ses plages et faire quelques excursions autour.
Quels sont les exigences des tours opérateurs, hollandais par exemple ?
Ils sont très exigeants au niveau du respect de l’environnement et des populations. Les initiatives locales sont par exemple toujours étudiées avec attention. Enfin, l’hygiène et la sécurité sont chez eux des constantes préoccupations tout comme la compétitivité et la satisfaction de leurs clients Pour ce dernier point, ils ont fait venir une représentante de leur pays afin d’être à leur écoute 7/7…dans leur langue !
Nous avons beaucoup à apprendre de ces pays où le voyage est à la fois un acte courant de consommation et une promesse de dépaysement en toute sérénité qui doit être proche de la perfection.
Comment voyez-vous le futur touristique du Sénégal ? quels sont les facteurs qui vont lui permettre de se développer encore plus ?
Je n’ai pas une boule de cristal, mais je pense que si aucun incident malheureux ne vient entacher l’image du pays, il y a tout lieu d’être optimiste car la promotion sur les marchés émetteurs fonctionne de façon constante depuis quelques années et la géopolitique actuelle joue en faveur du Sénégal.
L’Afrique du Nord, la Turquie et l’Egypte ne sont plus du tout attractives. Du coup, les Canaries et le Cap Vert sont régulièrement saturés en termes de fréquentation. Un vent favorable souffle donc naturellement vers le Sénégal qui doit pouvoir rapidement proposer davantage d’hôtels balnéaires de qualité ou en formule All Inclusive.
C’est cette offre qui attire en effet les gros tours opérateurs internationaux et ce sont eux qui font un effet de locomotive auprès des autres voyagistes plus spécialisés et de taille moindre.
En outre, le maximum doit être fait par les autorités pour que le pays soit jugé sécurisé. Le fait qu’une grande partie de la Casamance soit passée tout récemment de zone orange à zone jaune sur le site du ministère français des Affaires étrangères est un signe très positif. Cela permet d’envisager des projets !
Enfin, certains marchés à fort potentiels comme l’Allemagne ou l’Angleterre ont jusqu’à présent été peu ou pas démarchés. Le jour où ils le seront, le Sénégal peut faire un véritable jackpot !
En tant que réceptif, Nouvelles Frontières Sénégal compte rester sur Dakar ou alors s’installer dans la zone du nouvel aéroport de Diass ?
Ce n’est pas à l’ordre du jour pour notre siège car la plupart de nos clients et fournisseurs ne sont pas forcement à Dakar. Par contre, notre bureau à l’aéroport devra peut être déménager !
Quelles sont les types d’activités touristiques qui vont se développer et quelles sont celles qui sont appelées à disparaître ?
L’écotourisme, le « bird watching », le tourisme solidaire, le tourisme d’affaires et toutes les manifestations culturelles et sportives ont certainement de belles années à vivre à condition d’être constamment valorisés. Le tourisme balnéaire est quelque peu menacé dans certaines zones de la Petite Côte et en sommeil en Casamance.
Espérons que des solutions seront vite trouvées et que des hôtels de nouvelle génération viendront prochainement s’installer sur les nombreuses plages vierges du pays comme au Cap Skirring, sur la Grande Côte et dans la zone de Mbodiène.
Quelles sont les zones touristiques les plus demandées au Sénégal aujourd’hui ?
La Petite Côte, les régions du Sine Saloum et de Saint-Louis, Dakar et l’île de Gorée.
Eva Rassoul/ausenegal.com - http://www.au-senegal.com/relance-du-tourisme-au-senegal-...

LA RAM REPLONGE DANS AIR SENEGAL

Après l’expérience amère avec Air Sénégal Internationale, la RAM dans le capital d’Air Sénégal SA

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La nouvelle compagnie aérienne, Air Sénégal SA est partie pour s’allier à nouveau avec la Royal Air Maroc (RAM). Le Roi Mohammed VI qui vient de boucler une visite d’une semaine sous nos cieux, a réussi à faire revenir la compagnie marocaine dans le capital de la nouvelle compagnie aérienne nationale, livre «l’Observateur».
«Les droits de trafic du Sénégal peuvent représenter 80% du capital, sans compter les 40% mis sur la table par la Caisse des dépôts et consignations. L’État ne doit pas accepter que la RAM devienne actionnaire majoritaire. La Ram a déjà fait de Dakar son hub, avec trois (3) vols par jour. Ce qu’aucune compagnie aérienne ne fait dans notre pays. Nous avons eu une expérience amère avec l’ex-ASI (Air Sénégal International). Il faut dès lors savoir qu’Air Sénégal Sa est une concurrente de la Ram», fulminent des sources aéronautiques.
Accusant la RAM d’avoir provoqué la faillite de l’ex-ASI, ces dernières soutiennent que la compagnie avait ouvert des lignes directes sur tous les pays voisins du Sénégal pour concurrencer Sénégal Airlines. Ce, «sans rien gagner sur ces lignes où la RAM n’a jamais obtenu un taux de remplissage satisfaisant. Mais son objectif était de faire tomber la compagnie aérienne sénégalaise à tout prix».
Et selon elles, depuis l’avènement du président Macky Sall, «aucun des ministres en charge des Transports aériens n’a eu à travailler sur les 19 annexes que couvrent l’aviation civile dans sa totalité».
Financialafrik

OU EST LE SUCRE?

Enquête: derrière la pénurie du sucre au Sénégal

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Les supermarchés et les détaillants traditionnels accusent le coup. Le sucre se fait rare. Et le regard accusateur se tourne, comme c’est souvent le cas, vers l’acteur le plus visible, la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS), unique productrice de cette denrée de première nécessité au Sénégal.
Interrogé par Financial Afrik, Louis Lamotte, conseiller spécial du groupe, reconnaît que la «rareté du sucre dans certains endroits est un fait constaté mais pas généralisé».
Les causes sont loin d’être évidentes: «Nous avons 17 000 tonnes disponibles à Dakar au moment où je vous parle (NDLR: le mardi 15 novembre à 15 heures GMT). Nos distributeurs continuent d’acheter à un rythme très élevé de 1000 tonnes par jour». Mais où vont toutes ces quantités?
Prudent, M. Lamotte nous renvoie aux statistiques. «En temps normal, nous vendons 12 à 13 000 tonnes par mois. Or, entre le 1er et le 10 novembre 2016, nous avons écoulé 10 000 tonnes. À ce rythme, nous atteindrons 30 000 tonnes à la fin de l’année», un record absolu.
Il y a évidemment une énigme: les quantités livrées ne se retrouvent pas sur le marché. Un dysfonctionnement réel s’est créé entre le grossiste et le détaillant qui ne reçoit pas le sucre. « Il s’agit manifestement d’une pénurie mécanique », poursuit M. Lamotte.
Est-ce à dire qu’il y a des lobbys qui entretiennent cette pénurie mécanique? C’est ce que beaucoup d’experts avouent sous le sceau de l’anonymat. Le triplement des cours de sucre sur le marché International s’est répercuté dans la sous région. « Les circuits se sont inversés. « Par le passé, il fallait empêcher le sucre importé frauduleusement de venir au Sénégal. Aujourd’hui, il faudrait faire en sorte que le sucre produit dans le pays y reste », poursuit M. Lamotte qui pense que l’une des explications de cette pénurie mécanique pourrait résider dans l’exportation ou la réexportation des quantités de sucre qui se trouvent au Sénégal.
Pour faire face aux détournements de destinations, les services du ministère du commerce recueillent les coordonnés des grossistes et retracent les cargaisons sur toute la chaîne logistique. Une opération complexe qui reste à parfaire. Cette pénurie changera-t-il les pratiques des industriels qui préfèrent toujours (curiosité du marché sénégalais ) s’approvisionner auprès des grossistes plutôt que de venir à la source? Trop tôt pour le dire.
En attendant, 2016 est partie pour battre tous les records. La CSS a produit 125 000 tonnes entre janvier et novembre. Pour compléter les besoins du marché, un gap de 80 000 tonnes devait être importé à raison de 40 000 tonnes par la compagnie sucrière et 40 000 tonnes par les commerçants membres de l’UNACOIS. Si le groupe de Jean Claude Mimran s’est bien acquitté de sa part, tel n’a pas été le cas des commerçants, dissuadés, vraisemblablement, par la cherté du cours de sucre à l’international. Aux dernières nouvelles, le président de l’UNACOIS, Idy Thiam, annonce l’arrivée d’un bateau de 12 500 tonnes mais tout en exigeant la suppression des droits d’entrée.
Les commerçants qui exigent au préalable la suspension des droits d’entrée (un gap de 11 milliards de FCFA) obtiendront-ils gain de cause ? La CSS qui cherche 3500 hectares supplémentaires pour exécuter son projet KT 150 (qui risque de passer à KT 250 au vu de la demande ) devant mener à l’autosuffisance en sucre obtiendra -t-elle le droit de jouissance sur des terres du Dierry qui se suffiront de l’irrigation goûte-à-goutte? C’est toute la question de cette pénurie mécanique qui vient rappeler que l’Etat doit encourager l’implantation d’une dixième usine de production du sucre (peut être au profit de l’UNACOIS) plutôt que de retirer les taxes à l’ importer. Le triplement violent des cours mondiaux de sucre vient de le montrer, la sécurité alimentaire n’est pas passée de mode.
Ablaye Modou Ndiaye et Adama Wade/Financialafrik

TOURISME RESPONSABLE

LE SENEGAL ADOPTE LA CHARTE AFRICAINE DU TOURISME DURABLE ET RESPONSABLE

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Les pays africains viennent d’adopter la Charte africaine du Tourisme Durable et Responsable, basée Sur sur la base des décisions prises à la 58ème Commission Régionale de l’Organisation mondiale du Tourisme (OMT) pour l’Afrique tenue à Abidjan du 19 au 21 avril 2016 et, sous-tendue par la Déclaration de Casablanca sur le Tourisme et les changements climatiques., les pays africains ont élaboré et adopté une Charte Africaine du Tourisme Durable et Responsable.
Pour marquer cette décision historique, une cérémonie solennelle de signature de la Charte par les Ministres africains en charge du Tourisme a été organisée le 10 novembre 2016 à Marrakech (Maroc), en marge de la COP22. Le Sénégal fait partie des pays signataire de la Charte en vue de souligner son engagement pour un Tourisme durable et responsable.
La Charte Africaine du Tourisme Durable et Responsable est une opportunité pour mettre en place un cadre consensuel de concertation des efforts par tous les acteurs africains de la chaîne de valeur.
Le document est basé sur les quatre principes suivants :
1- Protéger l’environnement et la biodiversité;
2- Protéger le patrimoine et la culture;
3- Privilégier le développement local et respecter les communautés hôtes;
4- Adopter les principes d’équité, d’éthique, et de responsabilité sociale.
La Charte Africaine du Tourisme Durable et Responsable est une opportunité pour mettre en place un cadre consensuel de concertation des efforts par tous les acteurs africains de la chaîne de valeur.
Pour marquer cette décision historique, une cérémonie solennelle de signature de la Charte par les Ministres africains en charge du Tourisme a été organisée le 10 novembre 2016 à Marrakech (Maroc), en marge de la COP22.
Le Sénégal y a pris part en tant que pionnier pour souligner son engagement comme un des premiers pays favorables à un Tourisme Durable et Responsable.
MTTASN

14/11/2016

LA MENDICITE RAPPORTE...

La mendicité au Sénégal rapporterait 5,475 milliards de FCfa par an

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La mendicité est une activité fructueuse au Sénégal. Rien que pour Dakar, elle ne rapporte pas moins de 5,475 milliards de FCfa par an, selon Issa Saka, coordonnateur de projets à l’Onudc. Il l’a fait savoir, hier, lors de l’ouverture de l’atelier national de renforcement des capacités de l’administration du travail sur la traite des personnes, présidé par le directeur du Travail et de la Sécurité sociale.
A Dakar, la mendicité génère au moins 5,475 milliards de FCfa par an. Cette estimation est faite par Issa Saka, coordonnateur de projets à l’Office des Nations Unies contre la drogue et les crimes (Onudc). C’était hier lors de l’ouverture de l’atelier national de renforcement des capacités de l’administration du travail sur la traite des personnes. « Il y a au moins 30.000 enfants qui mendient dans les rues de Dakar. On leur demande de ramener chacun un montant quotidien qui tourne autour de 500 FCfa. Quand on multiplie cette somme au nombre de mendiants, ça donne 15.000.000 de FCfa par jour, soit 5,475 milliards de FCfa l’année », a-t-il estimé, avant de préciser que cette somme ne concerne que Dakar parce qu’à Thiès, Saint-Louis, Tambacounda, Kolda, etc., les enfants de la rue ramènent aussi des dizaines de milliards de FCfa qu’ils versent annuellement aux adultes.
Action unitaire nécessaire
Selon le représentant de l’Onudc, pour solutionner ce phénomène, il faut travailler sur trois niveaux. D’abord la prévention pour que les gens comprennent les enjeux qui sont derrière la mendicité qui, a-t-il souligné, ne consiste plus à inculquer l’humilité aux enfants, mais est devenue l’esclavage des temps modernes. Ensuite, a relevé M. Saka, il faut protéger les enfants exposés souvent dans les médias en construisant des centres d’accueil. Enfin, a mentionné le coordonnateur de projets, il faut poursuivre les personnes qui exploitent les enfants. « Il y a des lois qui interdisent l’exploitation d’enfants, notamment à travers la mendicité.
Nous avons par exemple la loi de 2005 qui condamne ces personnes à des amendes et à des emprisonnements allant de deux à cinq ans », a-t-il expliqué. Pour Issa Saka, l’application de la loi incombe à l’Etat qui a la puissance publique. Malheureusement, la mendicité est souvent imbriquée à des considérations religieuses ou culturelles.
« Le phénomène des talibés est une tradition vieille de plus de cent ans et a des liens avec la religion. C’est ce qui fait que ce sont ceux qui sont censés appliquer la loi qui donnent l’aumône à ces enfants », a-t-il déploré.
Pour sa part, Karim Cissé, directeur général du Travail et de la Sécurité sociale, a estimé qu’il faut une action unitaire pour éradiquer ce phénomène qui évolue en permanence en s’adaptant aux différents pays. Selon lui, au Sénégal, un jalon supérieur est posé dans cette lutte avec l’élaboration du nouveau Plan d’action national de lutte contre la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants.
Ndiol Maka SECK/Lesoleil

ESCROQUERIE AU CAFE DE ROME

8 employés de Café de Rome détournent 20 millions et atterrissent à la Dic

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20 millions de F CFA ôtés des caisses de Café. Selon L’Observateur qui donne l’information, le vol a eu lieu entre la Brasserie et la Réception et au moins 8 employés de la boite sont actuellement en garde à vue à la Division des investigations criminelles.
Au bout de neuf mois, ces employés ont subtilisé 20 millions de F CFA de la comptabilité de Café De Rome. Leur pratique consistait à voler des devises (Euros ou Dollars) de la comptabilité en collaboration avec la chaine en charge des finances. Ces malfaiteurs allant jusqu’à falsifier les tickets, après avoir encaissé les clients et leur avoir relis les bons tickets. De ce fait, un client pouvait payer la facture d’un plat de brochettes mixtes et une tasse de café à 8000 F CFA, mais la caissière ne mentionnait sur le ticket falsifié que l’achat de la tasse de Café, 1000 F CFA, rangeant à côté les 7000 F restants.
Le boss du restaurant qui peinait à mettre la main sur les auteurs de ces actes, dépose, d’après l’Obs, une plainte à la Dic dont les agents ont visionné les caméras de surveillance. Les résultats ont démontré que les vols se commettaient entre le Brasserie et la Réception.
Coumba Ndoffene Diouf/Senenews

FESTIVAL METISSONS

7e édition du festival Métissons : du 1er au 3 décembre à Saint-Louis et à Dakar.

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Le festival Métissons Saint-Louis (7e du nom) se déroulera le 1er décembre à Dakar à l’institut français de Dakar avec la pièce musicale Neige Noire et les 2 et 3 décembre à l’institut français de Saint-Louis et dans les bars restaurants de la ville.
Métissons s’est forgé une réputation de « chercheur d’or » en ayant programmé certains artistes avant qu’ils ne rencontrent un succès national et parfois international : Marema, Takeifa, Sahad and The Nataal Patchwork (...). Cette année encore la présence de la nominée au grand prix Rfi, Daba, démontre notre attachement à cet esprit de découverte.
Mais s’il existe un groupe qui peut s’attribuer le titre d’ambassadeur de notre évènement, il s’agit bien de Rafa.
Ramcess et défa participent au festival Métissons 2014 et deviennent Rafa... les choses vont alors très vite : en l’espace de deux ans elles se produisent 150 fois sur scène, enregistrent 2 singles (réalisés par Dimitri Reverchon, autre sociétaire de Métissons), s’installent à Dakar et enregistrent leur premier album réalisé par Mamadou Jimi M’Baye... qu’elles rencontrent sur le Métissons 2015 !
Le premier featuring de l’album est interprété avec Souleymane Faye « Diégo » (le clip est en cours de réalisation). Tout cela avec le soutien de la compagnie agricole de Saint-Louis - CASL avec qui elles militent pour l’autosuffisance en riz !
Il n’était donc pas envisageable de présenter ce premier album en public ailleurs qu’à Saint-Louis, que leur cœur n’a pas quitté, et sur le festival Métissons !
Si le festival 2016 fait honneur à la diaspora (Ndioba, Elektrees et Tukki avec les frères Valfroy), c’est sans oublier les artistes saint-louisiens avec l’orchestre Saint-Louis Jazz (avec le « doyen » Khabane, Baba et Jean Pierre Dompier) qui accompagnera la chanteuse Samantha Lavital, la chanteuse de Neige noire pour un concert exceptionnel à l’hôtel-restaurant la Résidence mais aussi Rafa qui viendra lancer la promotion de son premier album ou encore Ifrikia, trio issus de l’université Gaston-Berger en qui Métissons fonde de grands espoirs !
Ndarinfo

12/11/2016

VOYAGES EN PAYS SEEREER

Vient de paraître Voyages en pays seereer. Le Sine-Saloum (Sénégal) : des patrimoines en partages sous la direction de Mickaël Augeron, Fabrice Bonnifait, Amade Faye et Raphaël Ndiaye aux éditions Geste

senegal
Vient de paraître Voyages en pays seereer. Le Sine-Saloum (Sénégal) : des patrimoines en partages sous la direction de Mickaël Augeron, Fabrice Bonnifait, Amade Faye et Raphaël Ndiaye aux éditions Geste, 316 p. ISBN : 978-2-36746-664-4 Prix : 19 €.
"Le lundi 7 novembre 2016 a eu lieu à Dakar (Sénégal), dans les locaux de la Fondation Léopold Sédar Senghor, le lancement officiel de l’ouvrage intitulé Voyages en pays seereer. Le Sine-Saloum (Sénégal), des patrimoines en partage, dirigé par Mickaël Augeron, Fabrice Bonnifait, Amade Faye et Raphaël Ndiaye.
Cette publication fait suite à l’inventaire des patrimoines culturels de la région de Fatick au Sénégal, auquel le service Patrimoine & Inventaire de la Région Nouvelle-Aquitaine (site de Poitiers) a contribué dans le cadre du Programme de Développement de l’Éco-Tourisme (PRODÉTOUR) coordonné par l’Université de La Rochelle. L’ouvrage, publié en France chez Geste Éditions, a reçu le soutien financier de la Région Nouvelle-Aquitaine et du Ministère français des Affaires Étrangères.
Peu touchée par l’urbanisation, la région de Fatick peut se prévaloir de paysages naturels et de patrimoines culturels, matériels et immatériels, d’une grande diversité. Elle bénéficie d’une reconnaissance internationale à travers l’inscription, par l’UNESCO, du Delta du Sine-Saloum sur la Liste du patrimoine mondiale de l’humanité, et de la cérémonie divinatoire du Xooy, au titre du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Rédigé dans une optique résolument pluridisciplinaire par des spécialistes français et sénégalais, cet ouvrage propose pour la première fois une vaste synthèse des recherches qui ont été menées sur le territoire des anciens royaumes du Siin et du Saalum (Sine-Saloum), berceau de l’identité seereer (ou sérère) et Royaume d’Enfance de Léopold Sédar Senghor (1906-2001), le défunt poète et premier Président du Sénégal.
C’est aussi la première fois que l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar a été associée à un programme d’envergure porté par une collectivité territoriale du Sénégal."
Habilité à diriger des recherches, Mickaël Augeron est maître de conférences en histoire moderne et contemporaine à l’Université de La Rochelle. Il coordonne actuellement le Programme de Développement de l’Éco-Tourisme (PRODÉTOUR), action de coopération décentralisée au Sénégal et au Vietnam soutenue financièrement par la Région Nouvelle-Aquitaine et le Ministère français des Affaires Étrangères.
Chargé de cours aux Universités de La Rochelle et de Poitiers, Fabrice Bonnifait est conservateur régional de l’Inventaire (site de Poitiers) au sein de la Région Nouvelle-Aquitaine. Après des travaux d’histoire urbaine française des époques moderne et contemporaine, il étudie actuellement les processus de patrimonialisation des espaces coloniaux, en particulier au Sénégal et au Vietnam.
Chef du laboratoire de littérature et civilisations africaines de l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN), Amade Faye est professeur à l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD). Il vient de publier un nouvel ouvrage de référence sur la culture seereer, La route du pouvoir en pays seereer : de l’Ancêtre-arbitre au Chevalier gelwaar.
Ancien directeur des Archives culturelles du Sénégal, Raphaël Ndiaye est directeur général de la Fondation Léopold Sédar Senghor à Dakar. Née en 1974 à l’initiative de Léopold Sédar Senghor lui-même, la Fondation Senghor de Dakar a pour but de favoriser le développement de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la culture en Afrique. Elle entend également diffuser le patrimoine culturel africain dans le monde et dispose, à ce titre, d’antennes en France et aux États-Unis. Elle édite régulièrement la revue Éthiopiques.
http://www.sfhom.com/spip.php?article1880

LES LIONS BATTUS EN AFRIQUE DU SUD

Victoire de l’Afrique du Sud contre le Sénégal : L’arbitre, le tournant du match

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Le penalty imaginaire siffle par Joseh Lamptey a surement de lourde conséquence pour le Sénégal qui été battu par l’Afrique du Sud sur la marque de 2 buts à 1. Pourtant ; Joseph Lamptey Odartei (42 ans) fait partie des arbitres les plus expérimentés en Afrique, il est gradé depuis 2005, est présentement l’arbitre international ghanéen le plus ancien après Agbovi William (2004) qui est le 4e arbitre du match. Son erreur a surement pesé sur la défaite sénégalaise ; pourtant le sélectionneur du Sénégal, Aliou Cissé avait bien prévenu la Caf pour le choix de l’arbitre qui devrait officie le match Afrique du Sud-Sénégal.
En quête d’une première participation à la Coupe du monde depuis son quart de finale de 2002 avec le regretté Bruno Metsu à sa tête, le Sénégal s’est éloigné de cet objectif samedi en concédant une défaite (2-1) en Afrique du Sud, lors de la 2e journée du troisième et dernier tour des qualifications de la zone Afrique pour le Mondial 2018.
Les Lions de la Terranga n’ont pas été aidés par l’arbitre ghanéen, Monsieur Lamptey accordant un penalty pour une main imaginaire de Kalidou Koulibaly sur une tête plongeante de Rodgers, l’avant-centre sud-africain. La sanction qui n’avait pas lieu d’être (le défenseur napolitain avait contré le ballon du genou) a été transformée par Hlatshwayo (1-0, 43e). Le début de la fin pour les hommes d’Aliou Cissé.
Pourtant lors de la dernière conférence de presse de sélectionneur sénégalais Aliou Cisse ; l’ancien capitaine des Lions reconverti entraineur avait bien prévenu les instances du football mondial et africain concernant l’arbitrage au soir du 12 novembre 2016 à Polokwane. « J’espère que la Fifa et la Caf mettront les meilleurs arbitres qui seront à la hauteur du match », a-t-il prévenu, relevant que c’est un grand match d’un enjeu énorme. « C’est un match de prestige qui sera suivi par toute l’Afrique. C’est une affiche qui pourrait être une finale de Coupe d’Afrique. Donc, l’arbitrage sera déterminant », avait dit Cissé.
Madiagne Niang/Senenews

LE POISSON SE FAIT TROP RARE

L’inquiétude des pêcheurs de Soumbédioune à cause de la rareté du poisson

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La pénurie de poisson est la conversation des femmes qui fréquentent le marché. Certaines rencontrent des problèmes dans leur foyer à cause de la dépense quotidienne.D’autres même avec les moyens reviennent avec un plat du jour différent de celui qui a été prévus.
Nous sommes à Soumbédioune, village traditionnelle de Pêche dans le département de Dakar, pour rencontrer les personnes qui se lancent dans cette activité. Puis dans un marché de la place appelé Gueule Tapée pour avoir l’avis des clientes et commerçantes par rapport à cette situation qui perdure. Il est 10 H à Soumbédioune, des pécheurs étaient sur le point de débarquer les caisses de poissons. Dautres sur le quai préparent le matériel de bord pour une nouvelle aventure. Ils s’embarquent dans une pirogue traditionnelle espérant que la pêche sera bonne aujourd’hui.
« La rareté des poissons dépend des périodes. Je reviens de la pêche en haute mer, par exemple dans ma cargaison j’ai pris des poissons qui étaient rare dans la zone. En parlant de rareté les gens cibles une espèce de poissons. On ne peut pas sentir la rareté des poissons partout au Sénégal. Une espèce rare à Dakar peut se retrouver à Mbour où sur une partie du Sénégal. Je tiens à insister sur ce cas car hier j’étais à Mbour et j’ai découvert pas mal de poissons qui ont fui nos côtes. Nous avons beaucoup de variété de poisson à Soumbédioune, contrairement à Yarakh et Rufisque. Hier j’ai pris des poissons qu’on appelle « youss » et pourtant beaucoup de mes camarades le déclare comme espèce rare. En pleine mer j’ai eu la visite des controleurs maritimes. Ces derniers m’ont fait savoir que le filet de cette espèce est interdit. » S’est exprimé Babacar Niang
« Je suis natif de Soumbédioune je connais très bien ce secteur, car j’ai grandi ici dans le métier de mes ancêtres. Je déplore d’abord l’arrivée des bateaux de pêche et plongeurs. Ils nous trouvent jusqu’à nos positions à 4O Km ou 50km. Ils nous rendent la vie difficile. Alors, nous réclamons justice. Je peux dire que ces bateaux-là sont à l’origine de la situation désastreuse dans laquelle les pêcheurs se trouvent aujourd’hui», A prononcé Amadou Seck.
« Nous n’avons que cette activité pour nourrir nos familles. Il est inconcevable de laisser les bateaux de pêche nous prendre toutes nos ressources. Je demande au président de nous venir en aide. » A déclaré Baye Fall
« Il n’y a pas de poisson dans le marché, nous sommes dans une période de pénurie. Je crois que, c’est à cause des bateaux de pêche, le poisson devient de plus en plus rare. Je demande au gouvernement de mettre fin à cette pratique frauduleuse de la part des bateaux», a dénoncé Fatou Faye
« La pénurie de poisson s’est fait sentir pratiquement dans tous les marchés des régions. La période de chaleur est le moment où on constate l’abondance des poissons, mais c’est tout fait le contraire. on ne comprend pas trop,» confie Ngoné Fall
Malang Toure/Senenews

11/11/2016

A FOND LE SOLAIRE!

le solaire se lève

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Le pays veut lancer pas moins de 17 centrales solaires de taille industrielle pour atteindre 20 % d'énergie renouvelable d'ici 2020.
Publié le 10/11/2016 à 17:20 - Modifié le 10/11/2016 à 19:03 | Le Point Afrique
La centrale Senergy 2, située à Bokhol, dans le nord du pays, près de la frontière mauritanienne, d'un coût de 25 millions d'euros, doit fournir de l'électricité à 160 000 personnes. © http://senegal7.com/les-images-de-la-centrale-solaire-de-20-megawatts-construite-a-bokhol-dagana/
Bokhol, bourgade du nord du Sénégal située à plus d'une centaine de kilomètres de la célèbre ville de Saint-Louis, et à 5 km de la frontière mauritanienne, une zone qui affiche le plus haut taux d'ensoleillement de la région, s'est fait une place, le 22 octobre dernier, sur la carte des pays producteurs de solaire avec l'inauguration en grande pompe de la station Senergy. La première centrale sénégalaise, implantée sur un site de 50 hectares avec une capacité de 20 MW, doit alimenter le nord du pays, soit 180 000 personnes... avant de produire pour toute la sous-région. C'est le dessein affiché par le chef de l'État, Macky Sall.
La plus grande centrale solaire d'Afrique de l'Ouest
Même si l'urgence, elle, concerne l'approvisionnement du pays alors que près de 50 % de la population n'a pas encore accès à l'électricité. Avec ce projet entre autres, initié en 2012 mais lancé en mars dernier, qui a nécessité un investissement de 25 milliards d'euros, porté par des financements locaux et étrangers, selon un montage assuré par la Banque africaine de développement (BAD), fruit d'un partenariat entre GreenWish Partners, une société française qui monte des projets dans les ENR et la Société nationale d'électricité du Sénégal (Senelec). La construction et la gestion, elles, ont été confiées à Vinci Energies. Raccordé au réseau de la Senelec, Senergy 2 participe à la fois à la baisse du prix de l'électricité de même que des émissions de CO2 ainsi que l'expliquait son directeur général, Mamadou Saliou Sow, lors de l'inauguration. « Le kilowattheure sera vendu à 40 % du prix moyen du mix énergétique sénégalais. Un prix qui devrait rester fixe pour la durée de vie de cette centrale qui est d'au moins 25 ans. » Soit une économie de 3 milliards de francs CFA par an (4,5 millions d'euros), et 58 milliards (88 millions d'euros) sur vingt ans, la durée du contrat d'achat d'électricité établi avec la Senelec. Au passage, une réduction d'émission de 23 000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère. « C'est dire si le Sénégal entre de plain-pied dans l'heure des énergies propres, s'est réjouit Macky Sall lors de son discours d'inauguration. Bokhol doit être fière de nous avoir mis dans le bon sens de l'histoire et de l'actualité à quelques semaines de la COP22 à Marrakech ».
La centrale de Bokhol est constituée de 77.000 panneaux solaires et les tables de panneaux représentent une longueur cumulée de 20 km. © DR
Une locomotive énergétique verte régionale
Alors qu'il inaugurait, le 3 novembre dernier, une nouvelle centrale de 20 Mw à Malicounda dans le département de Mbour, le président sénégalais marque ainsi l'entrée du pays « parmi les nations leaders en Afrique en matière d'énergie propre ». Sachant que le Sénégal s'est engagé à 20 % d'énergie renouvelable d'ici 2017 dans le cadre du plan Sénégal émergent (PSE). « De 573 mw en 2011-2012, la puissance totale de notre parc énergétique a aujourd'hui atteint une puissance de 821 mw. Notre objectif est d'atteindre 1264 MW en 2019 , indique le chef de l'État. Les découvertes de pétrole et de gaz vont apporter une dimension nouvelle dans le mix énergétique en plus de l'énergie renouvelable de notre parc de production. Nous allons donc atteindre l'objectif de diversification des sources de production d'électricité. Ce mix énergétique garantira au Sénégal une sécurité et une meilleure disponibilité dans l'approvisionnement en énergie.» Avec le pari de se positionner comme la locomotive énergétique verte de la sous-région. À travers un mix énergétique, solaire, plus éolien. Le pays, qui a actuellement une capacité électrique installée d'environ 900 MW, s'est, en effet, engagé avec le groupe de la Banque mondiale dans le lancement d'un appel d'offres relatif à la construction de centrales solaires d'une capacité globale de 350 MW. Dans la feuille de route sénégalaise, deux autres centrales solaires de 29 mw chacune, d'ici début 2017, ainsi qu'un parc éolien à Taïba Ndiaye de 150 mw. Le défi, renforcer la couverture électrique du pays, réduire à court terme la facture d'électricité, et produire pour la sous-région.
En attendant, Senergy 2, c'est également 150 emplois directs et indirects.
Dounia Ben Mohamed (avec ANA)/Lepoint

10/11/2016

LE TRAFIC DU BOIS DIMINUE

Aly Haïdar note une « nette diminution » du trafic de bois en Casamance

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Le trafic du bois en Casamance est en «nette diminution», a soutenu, samedi à Dakar, l’écologiste sénégalais Aly Haïdar.
M. Haïdar a tenu ces propos devant le Premier ministre Mahammed Dionne qui présidait la cérémonie de graduation de l’Institut africain de management (IAM).
Ancien ministre de l’environnement, Aly Haïdar a été le premier à sonner, au mois de mai dernier, l’alerte sur la coupe abusive de bois et son trafic vers la Gambie.
Le directeur de l’Oceanium avait, au cours d’une conférence de presse, affirmé que le Sénégal a «perdu plus d’un million d’arbres depuis 2010 et la Gambie a réussi à empocher près de 140 milliards de francs CFA».
Il a salué la présence fréquente des ministre des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Environnement dans les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou.
Lors d’un déplacement, en juin en Casamance, le ministre des Forces armées, Augustin Tine avait déclaré que le gouvernement sénégalais va prendre des «mesures fortes» contre la coupe abusive de bois en Casamance.
«La décision est prise de faire arrêter la coupe abusive de bois dans nos forêts. Il faut que les gens qui s’adonnent à cette pratique le comprennent. Je crois fortement que cette pratique va cesser d’ici quelques jours», avait-il dit.
Jeudi, au passage du gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé avait soutenu que le gouvernement a pris «à bras le corps la lutte contre le trafic illicite du bois et poursuit la riposte avec des ratissages le long des frontières».
«Plus de 30 délinquants croupissent dans les prisons. C’est pour vous dire que le gouvernement prend à bras le corps la lutte contre le trafic illicite du bois. Nous sommes en train de continuer la riposte» avait-il notamment dit.
«Nous voulons internationaliser le combat dans la lutte contre l’exploitation illicite du bois» avait-il relevé, soulignant que les forces de sécurité et de défense ont mené «un ratissage» le long des frontières avec certains pays limitrophes du Sénégal.
«Effectivement, le trafic illicite de bois est un problème et actuellement, le gouvernement apporte une réponse. Les forces de défense et de sécurité mènent une lutte intensive contre le trafic illicite de bois», a ajouté M. Baldé.
APS/Senenews

SAINT LOUIS AGONISE

Patrimoine architectural de Saint-Louis : La «Venise africaine» en quête d’un éclat perdu

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Le charme de l’île Saint-Louis, c’est avant tout son architecture, archétype des cités coloniales. Une balade en calèche suivant le circuit touristique de la ville permet de saisir la beauté de la ville tricentenaire et de replonger dans l’histoire qui se cache derrière cet ensemble architectural classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
« Venise africaine » ! Ceux qui l’ont surnommé ainsi n’ont pas tort. Comme la ville italienne de l’amour éternel, l’île de Saint-Louis occupe une situation géographique exceptionnelle à la confluence de l’Océan atlantique et des deux bras du fleuve Sénégal. Toutes deux sont bâties sur l’eau. La comparaison n’est pas que géographique, elle est aussi historique. Venise fut la porte de l'Orient, Saint-Louis fut la porte d’entrée de la colonisation française au Sénégal et en Afrique occidentale française (Aof). La ville historique italienne a toujours été isolée de la terre ferme, jusqu'en 1841 où commencèrent les travaux de construction du pont ferroviaire, l’ancienne capitale de l’Aof connut la même situation d’enclavement avant la construction et l’inauguration du pont Faidherbe en 1897. La ville entière de Venise et la Lagune ont été déclarées en 1979 au patrimoine de l'humanité par l'Unesco, l’île de Saint-Louis, ses berges, ses quais et le pont Faidherbe ont été inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2000.
De la corniche nord du quartier Sor qui borde le grand bras du Fleuve Sénégal, l’île se dévoile sous toutes ses coutures. Le panorama des différents types de bâtisses coloniales qui s’offre à la vue est exquis. Apprécier Saint-Louis de loin est un spectacle visuel particulier, le fouler et contempler l’architecture de près est un autre sentiment ineffable. Malgré les vicissitudes du temps, le charme de ses façades claires à arcades et balconnets de fer forgé et son allure de ville coloniale sur la côte africaine restent intacts.
Parcourir la ville en calèche en compagnie d’Amadou Diop de l’Association les Guides amis du patrimoine et de son jeune cocher, c’est d’abord découvrir le style architectural de la maison saint-louisienne avec ses variantes (boutiques anciennes aux portes en bois plein surmontées de lucarnes rectangulaires ou en plein cintre bordées de tiges de fer, vestiges de l’ancienne aération des cellules d’esclaves qui donnent dans la cour ; habitation à étage avec balcon en bois et balustrade en fer forgé, le double toit en pente recouvert de tuiles rouges, « maisons basses portugaises, baraques des captifs affranchis etc.,). Et c’est ensuite replonger dans 350 ans d’histoire faite de continuité et de ruptures parfois douloureuses comme ce jour de 1957 lorsque la capitale fut transférée à Dakar. On se rend compte alors, comme l’a si bien mis en exergue Abdoul Hadir Aïdara dans son ouvrage « Saint-Louis du Sénégal d’hier à aujourd’hui », que «Saint-Louis constitue un témoin architectural diversifié permettant d’évoquer, mieux que les autres villes coloniales du Sénégal, l’expansion française et les premiers essais des structures administratives, politiques et éducatives ».
Ile modeste
Longue de 2,5 km et large de 364 mètres, l’île de Saint-Louis, en termes de superficie, est bien modeste. Elle se divise en trois parties. La partie comprise entre la Gouvernance et la grande mosquée de Lodo au nord constitue la zone administrative et commerçante. La Pointe nord située au-delà de cette maison de culte est la zone militaire qui, dans le passé, accueillait de nombreuses casernes. La partie sud de l’île appelée aussi Sindoné ou Kertian est considérée comme la partie résidentielle. Comme à l’époque coloniale, c’est le lieu d’implantation des structures sanitaires (hôpitaux) et éducatives (écoles).
La balade en calèche commence par la petite stèle plantée derrière la Gouvernance en face des locaux du Syndicat d’initiative et de tourisme de Saint-Louis et juste à la descente du Pont Faidherbe en venant de Sor. De ce côté-là, un petit bâtiment aux murs fortifiés n’attire pas forcément les regards : c’est le Fort de Saint-Louis. Le tout premier bâtiment de l’île construit en 1659, selon notre guide Amadou Diop. « Toute l’histoire de Saint-Louis est partie de cette bâtisse », dit-il.
Une de ces histoires qui rappellent des souvenirs douloureux liés à l’esclavage, un bâtiment situé sur l’alignement du quai Roume qui borde le grand bras du fleuve Sénégal dans le quartier Lodo, en a été témoin. Cette esclaverie aujourd’hui transformée en fabrique de pain, date des années 1820. Ses murs épais traversés par de petites fenêtres gardent encore les stigmates de la traite négrière. A deux pâtées de là, une splendide bâtisse, « La Maison Rose », impose sa beauté. Cette ancienne maison de commerce est sans doute l’un des édifices coloniaux les mieux entretenus de l’île de Saint-Louis. L’intérieur est organisé autour d’une cour intérieure en patio. Ce type d’architecture fait de tuiles rouges, de murs de grosse épaisseur et des portes et fenêtres surmontées d’arcades permet au bâtiment d’emmagasiner une certaine fraîcheur. Toujours, le long du quai Roume, les maisons de commerce des grandes compagnies comme Cfao, Peugeot ou encore Lacoste et Singer de l’autre côté, rappellent l’époque faste de l’économie de Saint-Louis. Dans le même prolongement, à un pas de la grande mosquée de Saint-Louis (voir ailleurs), en bord de quai, une grue à vapeur de 20 tonnes se dresse sur un massif en maçonnerie.
Une position militaire stratégique
Fouler la Pointe nord de l’île, c’est saisir toute l’importance stratégique que représenta Saint-Louis sur le plan militaire pour le colon. Ce quartier calme a accueilli des casernes militaires et continue d’être une zone militaire malgré la présence de quelques civils qui habitent dans des bâtiments réformés. La bâtisse blanche qui accueillait le Consulat de France est aujourd’hui le siège de l’Institut français. Elle est mitoyenne à l’ancien camp des Spahis transformé en Caserne de sapeurs-pompiers. Le collège d’enseignement Abdoulaye Mar Diop était une ancienne caserne. Les maisons occupées jadis par des officiers français accueillent aujourd’hui des officiers militaires sénégalais. Le bâtiment des chantiers navals est devenu le siège des Travaux publics avant de devenir le Quai des Arts. Le champ de tir, lui, est devenu un terrain de football. L’ancien camp des Tirailleurs appelé « Camp Archinard » côtoie l’ancienne résidence du Gouverneur Faidherbe. Cet édifice communique avec l’ancien Fort de Saint-Louis par un tunnel souterrain, informe notre guide Amadou Diop.
Le commissariat de l’île, le siège de la station régionale de la Rts et le Centre culturel régional figurent parmi les derniers blocs de bâtiments qui donnent sur l’îlot de Bopp Thior caché derrière une végétation luxuriante. Cet îlot habité par une centaine de personnes fait face à l’extrême nord du quartier de Gokhou Mbacc. Il abrite un ancien cimetière de Saint-Louis et la première briqueterie de la région. A sept kilomètres de l’île, on débouche sur un village mauritanien. Toujours dans ce quartier nord de Lodo mais de l’autre côté tout près du petit bras du Fleuve Sénégal, on retrouve la prison centrale de Saint-Louis non loin du pont Ousmane Masseck Ndiaye reliant ce côté-ci de l’île à la langue de Barbarie. Jusqu’à une date récente, cette infrastructure métallique s’appelait « Pont de la Geôle » en souvenir de l’exécution, au même emplacement, d’un jeune podorois qui avait tué un équipage d’esclaves. « C’était la première fois et la dernière fois qu’une personne était guillotinée à Saint-Louis », souligne Adama Diop. Au cœur de la zone commerçante, se trouve l’ancien tribunal européen devenu le tribunal de Saint-Louis. Il jouxte un bâtiment qui, jadis, abritait le tribunal musulman où officiaient des Cadis. En passant par la Place Faidherbe pour aller dans le quartier sud appelé Sindoné ou Kertian, on ne peut manquer de remarquer deux grands bâtiments se font face. Il s’agit d’anciennes casernes appelées Rogniat. Le Rogniat nord est devenu un hôtel. Sur l’un de ses flancs, se trouve le lycée Elhadji Omar Tall ancien lycée Faidherbe. Le Rogniat sud est occupé par l’armée. L’hôpital de Saint-Louis anciennement hôpital militaire se trouve derrière et donne sur le petit bras du fleuve en face du quartier de Guet Ndar.
Kertian ou le quartier des chrétiens
Le quartier Sindoné, à l’époque coloniale, était la zone résidentielle. C’est la raison pour laquelle y étaient concentrés hôpitaux et écoles. Cette partie de l’île conserve encore des maisons basses appelées « maisons portugaises » finement ouvragées dans un esprit baroque colonial.
Le quartier Sud ou Sindoné est le plus ancien de Saint-Louis. C’est de ce côté qu’habitaient les chrétiens d’où l’appellation Kertian, les métisses, les mulâtresses, les quarterons et les quarteronnes, plus les négresses libres et leurs captifs. Ce quartier Sud qui va de la Gouvernance jusqu’à la rue Repentigny est la zone la plus homogène et la plus urbanisée. On y trouve la Maison des Sœurs Cluny aujourd’hui fermée aux visiteurs. C’est là qu’habitait Anne Marie Javouhey avec sa congrégation de six sœurs. « Elles recueillaient des femmes noires qui étaient tombées enceintes des colons qui avaient regagnés leur pays. Elles les accompagnaient jusqu’à leur accouchement et parfois même prenaient en charge les nouveau-nés », souligne Amadou Diop.
A la pointe sud de l’île, on a la « Promenade des Saint-Louisiens » qui borde le Centre de recherche documentaire du Sénégal (Crds) ex-Ifan. Le Crds est un complexe avec un musée et une bibliothèque qui est la plus ancienne de l’Afrique francophone hérité du fonds bibliothécaire de la colonie du Sénégal. La création de cette bibliothèque, rassemblant plus de 35 000 documents, daterait de 1837. Ses rayons abritent un ouvrage datant de 1546. Il est en latin et parle des philosophes du 16 siècle. On y retrouve aussi des revues, des périodiques (Dakar-matin, Paris-Dakar, le Soleil), ainsi que les archives du tribunal colonial. La maison familiale du fondateur de la maison d’édition Présence Africaine d’Alioune Diop se trouve à un jet de pierre du Crds. Le lycée des jeunes filles Ameth Fall est situé dans cette même zone. Ce lycée fut d’abord le siège de l’ancien hôpital civil puis abrita le lycée Blanchot où ont été formés les premiers instituteurs d’Afrique en Aof. Cet établissement scolaire est niché sur le Quai Henry Jay, un des plus grands négociants de Saint-Louis qui, en partant, a laissé tous ses biens aux œuvres sociales. Sur le même prolongement, tout au bout du quai, le bâtiment du Conseil régional se dévoile. Dans le passé, il fut le siège du Conseil général.
La calèche revient au point de départ en face du majestueux Pont Faidherbe avec ses sept arches métalliques, orgueil et fanion de Saint-Louis. Pour nous, la balade est terminée. Mais pour le guide Amadou Diop, c’est un éternel recommencement.
Saint-Louis, « un héritage prestigieux qui nécessite un effort de valorisation »
S’il y a un ouvrage qui, de manière synthétique et pédagogique, revisite le patrimoine architectural de Saint-Louis, c’est bien celui d’Abdoul Hadir Aïdara, ancien directeur du Centre de recherche documentaire du Sénégal (Crds) : « Saint-Louis du Sénégal d’hier à aujourd’hui ». Selon l’auteur, si d’autres villes africaines comme Grand Bassam et Bingerville en Côte d’Ivoire, Porto-Novo au Bénin sont également riches en monuments, rares sont celles où les styles des diverses périodes s’associent aussi harmonieusement. « Ces villes ont ensuite subi d’importantes transformations au point de définitivement altérer l’harmonie de leur ensemble. Ce qui n’est pas le cas de Saint-Louis qui est donc un prestigieux héritage nécessitant un effort de conservation, de restauration et de valorisation », écrit M. Aïdara.
Organisée à partir d’un plan en damier se justifiant par sa silhouette élancée, l’île de Saint-Louis, explique l’auteur, possède une superbe anthologie d’architecture coloniale comprenant des éléments qui se sont superposés les uns à la suite des autres depuis la fin du 18ème siècle. « Saint-Louis est, de par son organisation spatiale, représentative des premières villes coloniales en damier, développées sur le continent africain à partir du 16ème siècle. Les rues sont agencées perpendiculairement autour d’une place centrale, lieu des pouvoirs : gouvernance, armée, église et justice », écrit l’auteur. La première stratigraphie est constituée de bâtis antérieurs à 1820. La seconde stratigraphie comporte les bâtiments les plus importants et les plus imposants de la ville, construits entre 1818 et 1848 sous la Restauration et la Monarchie de juillet. La troisième stratigraphie concerne la période de 1854 à 1890 sous le Second empire et la Troisième République. « L’urbanisme y est florissant grâce à l’implantation des structures administratives, politiques et éducatives de la colonie du Sénégal. Les principaux bâtiments publics tels que le palais du gouverneur, l’hôpital militaire, l’hôtel de l’administration, le palais de justice sont restaurés, agrandis ou reconstruits. En même temps, le patrimoine de l’Etat s’enrichit de nouveaux édifices : la caserne de l’Artillerie, l’Hôtel de ville, le Conseil général et l’école Brière de l’Isle », souligne M. Aïdara. Enfin, la dernière stratigraphie est celle de la période postérieure à la Seconde Guerre mondiale de 1947 à 1957. « C’est une période glorieuse avec la construction d’immeubles modernes dans l’île et dans les faubourgs : la Maison du combattant, le Crds ex-Ifan, les casernements, les Blocs 22, le palais de la Pointe nord, le commissariat central, la maison de la radio ».
Patrimoine en péril
Plus ancienne ville construite par les Français en Afrique de l’ouest, l’essentiel du patrimoine bâti de l’île de Saint-Louis est constitué par un ensemble architectural légué par la colonisation. D’une superficie de 72 ha, l’île est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis décembre 2000. Ce classement concerne aussi les zones tampons que sont la corniche de Sor nord et sud et les corniches de la Langue de Barbarie nord et sud. L’île doit en grande partie son inscription au patrimoine mondial à son ensemble urbain, architectural et culturel remarquable. Cependant, « le bâti urbain est en train de subir des mutations parfois significatives qui constituent de sérieuses menaces sur l’intégrité de ce patrimoine mondial », regrette Moustapha Ndiaye dit « Och », directeur du Centre culturel régional de Saint-Louis et gestionnaire de l’île de Saint-Louis.
Cette menace s’explique par le non respect du règlement d’architecture, les démolitions et réhabilitations tout azimut. Ainsi, « des pans entiers de l’histoire de cette ville s’écroulent au fil des ans ». Cette situation est d’autant plus fâcheuse que les malfaçons notées ces dernières années sur des projets de restauration privée sont parfois l’œuvre de grandes personnalités publiques qui ont eu à occuper des responsabilités gouvernementales. Une situation que ceux qui sont engagés dans le Plan de sauvegarde et de mise en œuvre (Psm) du patrimoine de l’île trouvent regrettable. Le Psm a été élaboré et approuvé par décret présidentiel n°2008-694 dans le but d’arrêter la dégradation de Saint-Louis. En application depuis juin 2008, ce plan réglemente les travaux, les constructions ainsi que tous les aménagements urbains. En effet, il se pose un véritable problème de conservation et d’entretien du patrimoine bâti de l’île de Saint-Louis. Les bâtiments sont pris entre l’enclume de riches propriétaires qui les modifient radicalement à leur goût et le marteau de gens qui n’ont pas les moyens de les entretenir en l’état et donc les laissent se dégrader. Moustapha Ndiaye en appelle à l’intervention de l’Etat car, dit-il, « l’entretien nécessite beaucoup de moyens ». Néanmoins, un début de solution est entrevu dans le cadre du Programme de développement touristique de Saint-Louis (Pdt) dont une des composantes prévoit la réhabilitation de 134 unités architecturales sur un total de 1344 unités architecturales. Une goutte d’eau dans la mer mais qui aura quand même le mérite, aux yeux du Gestionnaire « de redorer un peu le blason de l’île ». « La réhabilitation de ces 134 unités architecturales fera tache d’huile et on espère que cela fera effet boule de neige pour la réhabilitation de l’ensemble des unités architecturales », appelle-t-il de ses vœux. Dans la même dynamique, le Comité du patrimoine mondial a fait une recommandation forte lors de sa dernière session demandant à mettre en place un plan d’action lequel a été déjà élaboré, selon Moustapha Ndiaye. Il plaide pour la mise en place d’un collège de contrôle des contrefaçons, des démolitions, des destructions et des constructions anarchiques qui réunira en son sein les services techniques municipaux, le gestionnaire, le service de logement, bref tous les acteurs. En attendant, le Gouverneur de la région a pris un arrêté interdisant toute démolition de bâtiment sur l’île. Peut-être le début de la conservation durable de ce riche patrimoine architecturale.
La mosquée à cloche, une curiosité bien saint-louisienne
Une cloche comme dans les églises. La grande mosquée de Saint-Louis, située dans le quartier nord de Lodo, doit être le seul lieu de culte musulman au monde à en disposer. A l’époque où il n’y avait pas encore de sonorisation, cette cloche servait à appeler à la prière, informe l’éclectique artiste Saint-louisien Pape Samba Amadou Sow dit Zumba. « Cette mosquée est unique en son genre au monde », ajoute-t-il. Autre version de la présence de cette coche, c’est que « le Gouverneur général ne voulait pas entendre la voix du muezzin », avance Amadou Diop de l’Association Guides amis du patrimoine. Même si cette cloche n’est plus utilisée aujourd’hui, elle est toujours en place et reste bien visible en haut du minaret. Financés par l’administration coloniale, les travaux de cette mosquée dont l’emplacement a été choisi par Elhadji Omar Tall, l’un des plus farouches opposant à la colonisation française, ont duré de 1825 à 1847. Si le débat du maintien ou non de cette cloche a été posé à un certain moment, il reste qu’elle est l’illustration parfaite de l’harmonie dans laquelle musulmans et chrétiens ont toujours vécu à Saint-Louis du Sénégal, ville par excellence du métissage racial, religieux et ethnique qui a traversé plusieurs générations.
Lesoleil - http://www.lesoleil.sn/grand-air/item/57578-patrimoine-ar...

TRUMP ET LES SENEGALAIS...

Quand Trump détestait les Sénégalais

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Donald Trump n’aime ni les musulmans ni les Mexicains. C’est connu. Ce qui l’est moins c’est qu’il n’aime pas, non plus, les marchands ambulants sénégalais établis à New York. Et il l’a démontré il y a quelques années. Bien avant qu’il soit porté ce mardi à la tête des Etats-Unis.
Président de l’Association des Sénégalais d’Amérique, Ibrahima Sow rembobine : « Nous avons été parmi les premières communautés à avoir des clashs avec Donald Trump. Dans le passé, le 5e avenue était l’une des parties où on pouvait vendre ses produits. Il tenait des discours incendiaires, disant qu’il était prêt à payer le billet d’avion une fois que la police aura attrapé un Sénégalais. Pour vous dire que nous avons déjà vécu avec lui ce que la communauté musulmane et les Mexicains et autres minorités sont en train d’endurer. »
L’Association des Sénégalais d’Amérique est vieille de 30 ans et compte 5000 membres, selon son président. Elle constitue un vivier électoral important en ce sens qu’à Harlem, 1500 de ses membres votent pour les locales. L’Association est composée de professeurs d’université, de médecins, d’avocats, de vendeurs, etc.
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