01/12/2016

L'E-COMMERCE AU SENEGAL

Le E-commerce en vedette au Sénégal: au moins "300 000 visiteurs par mois"

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Le commerce en ligne marque ses pas de géant au Sénégal à travers l'implantation de plusieurs petits sites marchands. Le secteur est l'un des nombreux domaines qui profitent de l'ouverture sur le numérique. Le développement ininterrompu des réseaux informatiques est passé par là.
Selon Sassoum Niang, Directrice Générale de Jumia Sénégal, « le e-commerce au Sénégal « se porte très bien » avec les 300 000 visiteurs par mois. Le nombre de transactions électroniques est en constante hausse au Sénégal ».
Mme. Niang a tenu ses propos, ce mardi 29 novembre 2016, en marge d'un point de presse sur le démarrage du Black Friday 2016. Il s'agit d'un rendez-vous majeur dans le secteur du e-commerce pour les consommateurs sénégalais.
JB – www.rts.sn

LA PROSPERITE AU SENEGAL

Classement des pays africains les plus prospères en 2016 : Le Sénégal passe 7ème

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L’Afrique du Sud reste le pays africain le plus prospère en Afrique, selon le rapport publié le 1er juin par le think tank londonien Legatum Institute. (Agence Ecofin) – Intitulée «Africa Prosperity Report 2016», l’étude classe 38 pays africains en fonction de la prospérité qui y règne.
Selon Dakaractu, le Sénégal et le Burkina Faso ont aussi réalisé de belles progressions du fait de l’amélioration de leurs performances dans les domaines de la liberté personnelle et de la gouvernance.
Legatum Institute établit son classement en se basant les niveaux de PIB par habitant ainsi que sur 89 facteurs qu’il regroupe en huit grandes catégories: l’économie, la présence d’opportunités d’entrepreneuriat, la gouvernance, l’éducation, la santé, la sécurité, la liberté personnelle et enfin le capital social. La catégorie «liberté personnelle» inclut, entre autres, la liberté d’expression et de conscience ainsi que la tolérance à l’égard les minorités.
Bien qu’elle n’occupe actuellement que le rang de 3è puissance économique du continent derrière le Nigeria et l’Egypte, la nation-arc-en ciel doit sa suprématie en matière de prospérité à ses bonnes performances dans les catégories éducation, capital social, santé, gouvernance, présence d’opportunités d’entrepreneuriat et liberté personnelle. L’économie la plus industrialisée du continent réalise cependant des performances moyennes dans les domaines de l’économie avec un score de 12 points et de sécurité avec un score de 19 points. Plus le nombre de points attribués est important, plus la catégorie est problématique pour le pays.
Le Botswana est le deuxième pays le plus prospère du continent, Et c’est ce sont les catégories éducation, gouvernance, présence d’opportunités d’entrepreneuriat, sécurité et liberté personnelle qui ont tiré ce pays vers le haut.
Le Maroc occupe la troisième position dans ce classement devant la Namibie, l’Algérie, la Tunisie, le Sénégal, le Rwanda et le Ghana. Le Burkina Faso ferme le Top 10.
Legatum Institute souligne, que le Rwanda a réalisé la plus forte progression par rapport à la précédente édition du classement grâce notamment aux réformes lancées dans le domaine du renforcement de l’Etat de droit et de la lutte contre la corruption.
Moustapha MBAYE/Senego

30/11/2016

CALME EN CASAMANCE

Les rebelles de la Casamance veulent un maintien de l'accalmie et autorisent la construction de pistes de production pour commencer
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Au Sénégal les choses ne pouvaient pas mieux aller quant au retour définitive de la paix en Casamance en rebellion depuis plus de trente ans. En effet après plusieurs autres groupes de combattants, ceux de la «zone des palmiers» qui ont toujours refusé d’accueillir des projets de l’Etat dans les villages, semblent être sur une dynamique d’amorcer une politique de désenclavement de la zone.
Les rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc Rechercher Mfdc) ont finalement accepté la main tendue du président du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance( Grpc) , à l’issue d’une rencontre tenue ce dimanche à Birkamading dans le département de Bignona.
le coordonnateur du groupe de réflexion pour la paix en Casamance (GRPC), Robert Sagna qui a présidé, dimanche, à Birkamanding dans la commune de Djinaky (département de Bignona), une rencontre «inédite» avec plusieurs combattants du MFDC, les populations de la zone des palmiers et d’autres acteurs concernés a fait savoir que le Mfdc qui avait refusé la réalisation de certains projets de l’Etat du Sénégal dans les localités qu’il contrôle, a accepté la construction des pistes de production.
« Les combattants ont finalement accepté l’ouverture et la construction de pistes de production dans les localités de la zone des palmiers pour l’écoulement de leurs productions vers les grands marchés de la région », a déclaré l’ex maire de Ziguinchor.
Poursuivant, Robert Sagna note que « les éléments du Mouvement des forces démocratiques ont pris l’engagement de tout faire pour que l’accalmie soit maintenue, mais ont dit qu’ils n’accepteront pas de provocation d’où qu’elle vienne ».
Pour mémoire le conflit en Casamance constitue l'un des épisodes marquants de l'histoire du Sénégal indépendant, touchant également le pays limitrophe comme la Guinée-Bissau et le Gambie.
À partir du début des années 1980 et jusqu'en 2005, après le cessez-le-feu, il a opposé les forces rebelles indépendantistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance et les forces gouvernementales, causant la mort de plusieurs centaines de personnes pendant les affrontements.
Le Mouvement des forces démocratiques de Casamance, créé en 1947, a d'abord été un parti politique, avant de devenir, à partir des années 1980, un mouvement ethnique essentiellement Diolas et indépendantiste de Casamance. Son leader charismatique était l’ abbé Augustin Diamacoune Senghor , décédé en 2007.
Sidy Djimby Ndao/Kaoci

DE NOUVELLES PISTES DANS LE NORD

110 km de pistes rurales pour interconnecter le nord du Sénégal

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Les pistes rurales d’un linéaire de 110 km construites dans la région de Matam (Nord) par le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) devraient favoriser l’interconnectivité entre les villages et permettre aux populations d’accroître leurs potentialités, a estimé Cheikh Diop, directeur national du PUDC.
"Les pistes rurales ont une importance capitale en ce sens qu’elles permettent de relier les villages du Diéri à la route nationale 2 (RN1) et la vallée du fleuve Sénégal", a-t-il expliqué au terme d’une visite des trois tronçons construits dans le nord du pays. Il s’agit des tronçons Aéro Lao-Yaré Lao, Thilogne-Bélé et Ndioum-Bombardé, réalisés en moins d’une année avec un budget avoisinant deux milliards de francs CFA, a précisé le directeur national du PUDC.
Selon Cheikh Diop, l’importance de ces pistes repose sur le fait qu’elles vont désenclaver l’ensemble des villages du Diéri ayant la même activité agro-pastorale.
"Elles permettent aux populations de profiter des potentialités que leur offre la zone et des infrastructures socio-économiques situées sur la [route] nationale", a-t-il dit, soulignant que le PUDC va continuer à réaliser d’autres pistes, pour relier le Nord et le Centre du pays.
"Nous n’allons pas nous arrêter là, parce qu’il y a une forte demande des populations d’interconnecter six villages de cette zone à Lapgar, localité située non loin du ranch de Dolly, dans la région de Louga", promet M. Diop.
Ainsi, il a annoncé de nouvelles pistes rurales prévues dans la série 3 du PUDC et dont la réalisation devraient commencer durant l’année 2017. Dans un premier temps, il est prévu de relier Lapgar (Linguère) à Bombodé (Podor). Cette piste sera également reliée au bassin arachidier (Kaolack, Diourel et Kaffrine) via Dolly, au Ferlo et à la vallée du fleuve Sénégal.
Cette façon d’interconnecter toutes les régions du bassin arachidier part d’une logique d’émergence des pôles territoriaux, a expliqué le directeur national du PUDC relevant l’interdépendance des activités économiques de certaines localité pratiquant l’élevage et l’agriculture.
Dans ce maillage du territoire national, le PUDC met le volet environnemental en pôle position en procédant à la restauration du milieu.
"Il est important, quand nous construisons des pistes, des forages ou électrifions des villages, que la dimension environnementale soit prise en compte. Nous nous assurons à ce que les entreprises ayant exécuté le travail puissent restaurer les zones d’emprunt", a assuré Cheikh Diop.
Pour y arriver, il sera procédé à un reboisement compensatoire avec l’appui des eaux et forêts sur l’ensemble des pistes construites et la remise en état de la carrière afin qu’elle puisse être réutilisée.
Ce nouveau volet qui marque une rupture dans le PUDC est une application des lois votées par l’Assemblée nationale et des instructions du président de la République, Macky Sall, et de son Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a expliqué Cheikh Diop.
SDI/ASG/APS

29/11/2016

L'ARGENT DE LA DIASPORA

la diaspora est la première source de financement externe du Sénégal

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Les apports de la diaspora sénégalaise représentent la première source de financement externe du Sénégal, a indiqué dimanche le chef de l’Etat, Macky Sall, affirmant que cela a beaucoup contribué à inverser la balance de paiement du pays.
« C’est un peu plus de 900 milliards de francs CFA répertoriés annuellement par la banque centrale […]. Et il faut organiser cette masse d’argent qui ne doit pas servir seulement à entretenir les familles, mais qui doit aussi servir à l’investissement, pour en faire un effet levier » a-t-il souligné.
Le président Macky Sall recevait, dimanche à Antananarivo, les Sénégalais vivant à Madagascar, en marge de la clôture de la 16-ème Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage.
Selon lui, n’eût été l’apport des Sénégalais de l’extérieur, la situation économique du Sénégal aurait été beaucoup plus difficile. Il souligne que le volume des transferts annuels des émigrés sénégalais vers le Sénégal représente deux fois l’aide publique internationale. Ce qui, selon lui, est extrêmement important.
« Donc, il est essentiel que la diaspora réfléchisse sur les mécanismes d’un investissement garanti au Sénégal, puisqu’il n’y a rien de plus désobligeant que de voir des personnes travailler dur pour gagner de l’argent qui, au finish, est dilapidé par des insouciants abonnés au repos permanent », a-t-il exhorté.
« Ceux-là détruisent ces ressources hautement acquises, ce qui est totalement inacceptable », a fustigé le chef de l’Etat, dénonçant dans la foulée « les politiques de gaspillage ». Il estime que c’est là un message à adresser à ceux qui sont restés au pays, « afin qu’ils aident ceux » qui ont émigré à « bien gérer leur argent ».
APS/Dakaractu

LE SIDA AU SENEGAL

Le Sénégal compte 46000 porteurs du virus du sida

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Le Sénégal compte 46000 porteurs du VIH/sida dont 4800 enfants, a annoncé dimanche à Dakar le Docteur Papa Amadou Niang Diallo, lors de l’ouverture des premières Journées scientifiques du Sida au Sénégal.
Selon Dr Diallo, par ailleurs Responsable unité de suivi, évaluation et recherche sur la situation épidémiologique au Sénégal et en Afrique de l’ouest, on a enregistré au Sénégal 1600 nouvelles infections au VIH et 2200 décès en 2015, dus au sida. Toutefois, a-t-il souligné, « le taux de prévalence au sein de la population générale (au Sénégal) est resté stable autour de 0,7℅. »
Au plan mondial, 36,7 millions de personnes dont 1,8 million enfants vivent avec le VIH, a en outre révélé Dr Papa Amadou Niang Diallo.
Peu après l’ouverture l’ouverture des premières Journées scientifiques du Sida au Sénégal, marquée notamment par de brèves interventions de Dr Safiétou Thiam, coordinatrice du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), et du Pr Souleymane Mboup, membre de la Société internationale du sida (IAS), la manifestation s’est poursuivie avec la tenue de plusieurs panels.
Ils ont notamment porté sur « L’état des défis pour la réduction de risque », « La prise en charge des populations clé au Sénégal » et « Les enjeux et défis de la gestion intégrée de la comorbidité VIH et Hépatites ».
Organisées par le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS) en partenariat avec la Société internationale du sida (IAS), les premières Journées scientifiques du sida au Sénégal prennent fin jeudi.
OKF/cat/APA

28/11/2016

UN VOISIN SI ATTIRANT!

La Mauritanie baisse le prix des visas pour relancer son tourisme

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Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a annoncé la baisse des taxes sur les visas pour favoriser la reprise du tourisme, toujours compromise par les recommandations faites aux voyageurs d'éviter les zones concernées.
"Pour 2017, nous avons décidé de baisser les taxes du visa touristique de 70% à 80% pour encourager les touristes" à visiter la région d'Atar (nord), principale destination de charters jusqu'en 2011, a déclaré dimanche soir le président Ould Abdel Aziz.
"Ces frais fixés actuellement à 120 euros seront ramenés à environ 40 euros seulement en réponse à une demande maintes fois exprimée par les promoteurs du tourisme dans notre pays", a expliqué le chef de l'Etat, à l'occasion de la célébration à Atar du 56e anniversaire de l'indépendance.
"La sécurité règne totalement dans le pays", a-t-il assuré.
L'essentiel des touristes qui viennent en Mauritanie sont français ou prennent des circuits touristiques français.
Les zones touristiques, essentiellement dans le nord et le sud-est du pays, frontalier du Mali, ont été classées "zones rouges" par Paris, qui recommande à ses ressortissants de les éviter.
"Le tourisme mauritanien a culminé dans le milieu des années 2000, avec près de 15.000 touristes, et a cessé rapidement après le meurtre de quatre touristes français en 2007 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)", selon un document du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Depuis, l'activité "n'a pu se redresser, les +conseils aux voyageurs+ internationaux en cours inhibant toute croissance et tout investissement significatif", selon ce texte publié en juillet.
En octobre, l'ambassade de France avait déconseillé à ses concitoyens vivant en Mauritanie de se déplacer seuls dans certaines zones de Nouakchott après notamment l'agression "crapuleuse" contre une Française qui donnait des cours privés dans les quartiers nord de la capitale.
Ces consignes ont irrité le gouvernement mauritanien, qui les a jugées "inamicales" et a relevé les nombreuses agressions crapuleuses enregistrées chaque mois en France.
Peu auparavant, le 28 octobre, l'ambassade des Etats-Unis avait fait état d'"informations selon lesquelles des groupes terroristes préparent des attaques contre des lieux où se rassemblent des Américains à Nouakchott".
Lors d'une visite en avril 2015, le ministre français des Finances, Michel Sapin, avait loué "la manière dont la Mauritanie traite, avec efficacité et détermination, ses problèmes de sécurité", rappelant toutefois que l'éventuel retrait du pays des "zones rouges" relevait du ministère des Affaires étrangères.
La Mauritanie, qui a subi beaucoup d'attaques jihadistes dans les années 2000, notamment des attentats et des enlèvements meurtriers, a ensuite combattu les jihadistes avec succès sur son sol, mais aussi par des opérations "préventives" sur le territoire de son voisin malien en 2010 et 2011, selon des spécialistes.
AFP/VOA Afrique

LES LIONS SONT N°1 DU FOOT AFRICAIN

LE SÉNÉGAL, PREMIÈRE ÉQUIPE D’AFRIQUE

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Selon le classement africain de la Fifa, le Sénégal est la première équipe d’Afrique. Cette position qui est une première pour le Sénégal ne fait que venir confirmé la bonne forme des lions de la Teranga emmenés par un Sadio Mané exceptionnel.
Le Sénégal avec 755 points passe donc devant de les éléphants de Cote d’Ivoire qui ont longtemps conservés cette place. La Tunisie et l’Algérie sont dans la même poule que le Sénégal, elles occupent respectivement la 3ème place et la 5ème. Si le Zimbabwe n’occupe que la 28ème place, la présence de ses trois nations(Sénégal, Tunisie, Algérie) dans la même poule promet des confrontations alléchantes et de bon niveau lors de la prochaine coupe d’Afrique des nations. La question est de savoir si l’équipe saura rester sur une si bonne dynamique et confirmer ce nouveau statut lors de la CAN.
Au niveau mondial, les lions de la Teranga occupent la 33ème place. La tête de ce classement est toujours détenue par l’Argentine, mais elle est sous la menace pressante du Brésil de Neymar, son voisin qui occupe désormais la deuxième place au général.
Negronews

HAUSSE DU TAUX DE CROISSANCE

Le taux de croissance du PIB projeté à 6,8% en 2017

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Le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) est projeté à 6,8% en 2017 et devrait être porté par une agriculture plus performante, le redressement de l’industrie ainsi que le maintien du dynamisme dans les activités de services, a appris l’APS de source officielle.
Dans un document transmis à la presse à l’examen du budget de la Loi de finances (LFI) 2017, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan (MEFP), Amadou Bâ a indiqué que l’année 2017 sera marquée par "l’accélération de la cadence de la mise en œuvre des réformes et des projets prioritaires du Plan Sénégal émergent (PSE)".
Il y a soutenu que "l’inflation devrait rester modérée en 2017 dans un contexte de stabilité des marchés mondiaux des matières premières".
"La loi de finances initiale 2017 intervient également dans un contexte où la croissance est de retour au Sénégal. Une croissance vigoureuse, mais aussi une croissance stable et non pas une croissance accidentelle +6,5% en 2015, 6,6% en 2016, 6,8% en 2017", a expliqué le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.
Il a ajouté que "les ressources du budget général sont programmées en 2017 à 3360 milliards de frs CFA contre 3197,4 milliards frs CFA l’année dernière et 3022,4 milliards de frs CFA en 2015".
"Les ressources internes sont évaluées à 2182,1 milliards dans la LFI de 2017 contre 1958,7 milliards pour la LFI 2016. Elles sont constituées principalement de recettes ordinaires hors dons pour 2084,1 milliards, de dons budgétaires à hauteur de 35 milliards ainsi que de recettes exceptionnelles pour un montant de 63 milliards" a signalé Amadou Bâ.
Le ministre a précisé que "le taux de pression est projeté à 20,9%, le service de la dette de 680 milliards, un déficit budgétaire de 349,2 milliards, des investissements à hauteur de 1225,2 milliards et un PIB de 9493,4 milliards"
Senxibar

27/11/2016

TAUX DE CRMINALITE EN HAUSSE VERTIGINEUSE

Taux de criminalité au Sénégal, les chiffres qui inquiètent…

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On ne parle plus que de ça. Meurtres, viols, braquages, vol à main armée… A croire que le crime est devenu une mode chez certains Sénégalais. Ces derniers temps, on ne peut se réveiller sans que les médias ne fassent état d’un mort. Dakar reflète une image de « ville cruelle » à cause de ce phénomène qui commence à prendre de l’ampleur. Occasion saisie par nos confrères du journal l’Enquête pour révéler des statistiques, certes disparates, mais qui montrent que ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui.
Arme à feu, couteau, strangulation, autant de canaux utilisés pour de commettre des meurtres ignobles. Dakar est sur le qui-vive depuis un certain temps. Les populations ne se sentent plus en sécurité. A cette occasion, le chef de l’Etat s’est d’ailleurs exprimé sur le phénomène en promettant d’y remédier.
Cependant, revenant sur les statistiques, le rapport annuel 2016 de la police montre que 49 951 individus dont 387 étrangers ont été interpellés, seulement, cette année. Des chiffres qui inquiètent. En 2015, ils étaient 36 357 dont 449 étrangers. En 2014, ils étaient au nombre de 36 017 à être arrêtés. A croire que le taux de criminalité augmente chaque année. De leurs côtés, les hommes du directeur général de la police, Oumar Fall, considèrent que le sentiment d’insécurité des Sénégalais a fortement baissé. Et ce, grâce à cette synergie des services dans les zones criminogènes.
« Les dispositifs dont les noms de code ‘Karangue’ et ‘Sentinelle’, visibles à travers les artères des capitales régionales, particulièrement à Dakar, ont contribué à faire baisser le sentiment d’insécurité« , se félicitent-ils.
Cependant, il est bon de savoir qu’en 2016, 11 061 personnes ont été appréhendées et déférées au parquet contre, respectivement 998 et 8 440 en 2015 et 2014. Les motifs de ces arrestations, au-cour de cette année, sont multiples, selon la police. Vol à main armée avec violence, cambriolage, meurtre, vol de véhicule, atteinte aux mœurs, viol sur mineurs de moins de 13 ans, entre autres crimes.
Et le plus inquiétant est que rien n’a changé depuis l’année dernière. Par exemple, en 2015, 34 meurtriers ont été appréhendés contre 40 cambrioleurs et 195 autres spécialisées dans les vols à mains armées avec violence.
Les crimes ne datent pas d’aujourd’hui. Au Sénégal, on tue, selon nos confrères. En 2004, 126 personnes ont été victimes d’une « main cruelle ». En 2005, 334 crimes ont été signalés. Cette année était d’ailleurs considérée comme « la pointe la plus élevée de l’insécurité au Sénégal« . Et durant les années suivants, la courbe aurait baissé. 77 crimes en 2008. Mais 12 mois plus tard, les chiffres augmentent. 160 vies ont été ôtées.
Les faits ne mentent pas. Dakar pourrait être considérée comme une « ville cruelle » à cause des crimes qui n’y cessent de prendre de l’ampleur. Dakar est en alerte. Les autorités sont interpellées afin de trouver des solutions idoines aux maux qui gangrènent la quiétude des populations.
Khalil Kamara/Senego

L'ECOLE CONTRE LA VIOLENCE

Face à la montée de la violence au Sénégal, l’école montre les pistes de solutions

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Quelle réponse de l’école sénégalaise face à la recrudescence des violences physiques marquée par une série de meurtres ? Les syndicats d’enseignants s’indignent et formulent quelques recommandations pour venir à bout de ce phénomène de société.
Mamadou Dianté et ses camarades veulent plus de considérations à la fonction de l’éducation de l’école, tout en signalant que les cours d’éducation civique et de morale qui, jadis constituaient la première activité du maitre en classe, n’existent pratiquement plus dans nos programmes d’enseignement. Pour Abdou Faty, l’école doit jouer un rôle essentiel sur les séries de meurtres.
Pour ces acteurs de l’éducation, premiers acteurs de la formation de la basse couche de la société, cette recrudescence de la violence ces derniers jours relance le rôle de l’enseignant.
» Cela relance la question de la fonction éducation de l’école. Il y a 7 grandes fonctions de l’école parmi lesquelles l’éducation. Elle est laissée en rade et semble reléguée au second plan au détriment de la fonction d’enseignement « , martèle M. Dianté dans les colonnes de Sud Quotidien.
» L’école doit être le lieu de transmission des valeurs. Cette fonction n’est plus assurée par l’école », fait-il savoir d’abord avant de renchérir que » ce sont simplement des déclarations d’intention. Dans la loi d’orientation 91 22, il est déclaré en son article 6, l’éducation nationale reflète également l’appartenance du Sénégal à la communauté de culture des pays francophones… » , mais pour lui mal gré les bonnes intentions de l’Etat de vouloir faire de l’école un centre de formation citoyenne depuis le bas age ne le réussit pas.
» Il va falloir repositionner la fonction d’éducation de l’école pour apporter un remède à cette situation. Quand l’institution scolaire faillit à sa mission, il y a des répercutions, notamment des séries de meurtres « , rappellent–ils avant de conclure, devant les difficultés pour les acteurs de l’éducation de bien faire leur devoir d’éducation, » Il faudrait que les parents puissent faire des efforts, à leur tour, pour un embryonnaire d’éducation à leurs enfants. L’école complète et accompagne les parents. «
Cheikh Kandé/Senego

26/11/2016

ARTISTE EN DANGER!

Joe Ouakam menacé d’expulsion de sa maison par un milliardaire Libanais…

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Jean Dagher Hayeck – Joe Ouakam, une affaire qui risque de tourner au vinaigre. Le milliardaire libanais accuse l’artiste Sénégalais d’occupation, sans droit ni titre, de sa désormais « propriété ».
Au moment où des centaines et honnêtes citoyens de ce pays, viennent de tous les horizons, afin de redonner du moral à l’artiste Issa Samb, plus connu sous le nom de Joe Ouakam, voilà qu’un huissier, envoyé par le multimilliardaire, vient signifier à ce dernier, malade, qu’il doit plier bagages, dans les 24 heures.
Ce sur la base d’un document truffé de bizarreries… selon nos confrères du journal l’Enquête. Et ce serait hier que Joe Ouakam a reçu la visite, inopinée, de l’huissier Joséphine Kambé Senghor, lui signifiant qu’il n’a plus que 24 heures pour quitter la maison qu’il a toujours occupée depuis 40 ans. Selon le commandement présenté par l’huissier, cette maison du titre foncier TF136/DK à Dakar, qui est aussi connue du monde de l’art, des lettres et de la culture en général comme étant « Le laboratoire Agit « Art », aurait été occupée sans droit ni titre par Joe Ouakam qui l’aurait désormais perdue après son acquisition par Jean Dagher Hayeck.
Dans l’ordonnance de référé du tribunal, le juge El hadji Issa Ndiaye observe parmi plusieurs de ses motivations que l’avocat Me Djibril Wellé, censé représenter Joe Ouakam, a indiqué que son client ne s’oppose pas à la demande d’expulsion que veut obtenir Jean Dagher Hayeck. « Depuis quand un avocat encourage-t-il son client à se faire expulser?« , questionnent nos confrères. Cette affaire risque d’aller bien loin puisque Joe Ouakam lui-même avoue ne pas connaître cet avocat.
Tout compte fait, c’est en vertu de cette « supercherie » que l’artiste a été sommé d’évacuer cette maison qui est aussi l’histoire de sa vie et le carrefour de beaucoup de ses pairs du monde de la culture. La sommation présentée à Joe Ouakam par l’huissier Joséphine Kambé Senghor souligne que l’artiste pourrait être contraint de quitter la maison de force à l’expiration du délai de 24 heures qui lui a été donné.
A cet effet, depuis l’annonce de cette expulsion possible de Joe Ouakam de sa maison, la communauté artistique sénégalaise s’est mobilisée pour s’y opposer. D’ailleurs, une équipe de photo-reporters surveille les lieux pour assurer une publicité mondiale à M. Hayeck dont le nom commence à circuler dans certains « salons » de Dakar. Plusieurs artistes, hommes de lettres ou passionnés de l’art, ont lancé une pétition pour interpeller le président de la République, Macky Sall et obtenir l’annulation de l’acte de vente du Libanais Jean Dagher Hayeck.
Khalil Kamara/Senego

L'EVIDENCE DU PATRIMOINE

Pourquoi il faut revaloriser le patrimoine culturel colonial

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Le XV siècle marque le début du contact entre l’Afrique de l’Ouest et le continent européen via l’océan Atlantique. Mais c’est au XVII siècle, avec la colonisation que les premières installations prirent forme sur l’île de Saint-Louis.
Ainsi commence l’édification d’infrastructures de type européen sur le territoire de la colonie du Sénégal qui donna naissance à des villes comme Saint-Louis, Gorée, Rufisque et Dakar. Ces dernières seront plus tard pour des raisons administratives les quatre communes de plein exercice et leurs habitants obtinrent la citoyenneté française.
Cette installation a donné naissance à une culture issue du métissage entre les Européens en général et les populations locales. Dans certaines villes, les populations locales et les colons habitaient dans le même espace et il y eut de nombreux mariages. Alors que dans d’autres villes, les populations locales habitaient à proximité de « la ville européenne », mais cela ne gênait en rien le brassage culturel.
Les villes européennes (Dakar, Saint-Louis, Gorée et Rufisque) de la colonie du Sénégal eurent une architecture et une culture qui leur sont propres avec quelques différences selon le rôle qu’elles jouaient dans le dispositif colonial par rapport aux autres villes africaines.
Ces caractéristiques reflétant leurs identités ont été mis à l’épreuve à la suite du départ des colonisateurs. Dans les années 1960, après l’indépendance du Sénégal, la majorité des Français est appelée à quitter l’ancienne colonie. Ils laissent alors derrière eux un patrimoine à la fois matériel et immatériel.
Aujourd’hui, le patrimoine matériel, immatériel et naturel africain est de plus en plus menacé. Comme le montre le nombre de biens inscrits sur la liste en péril du patrimoine mondial. 17 sites africains sont sur cette liste et certains courent le risque d’être déclassés pour des problèmes liés à leur conservation. Alors que ces sites sont souvent millénaires ou centenaires, ils ont pendant longtemps échappé à la destruction causée par les facteurs naturels et anthropologiques.
Face à la modernité et à la montée du nationalisme, les villes ayant un passé colonial, jadis importantes et belles, sont de plus en plus considérées par certains Africains comme dépassées. D’autres les rejettent, pensant qu’elles symbolisent la domination européenne. Certes ces positions sont justifiées. Nous devons cependant d’une part assumer notre histoire, et d’autre part nous rendre compte que ces villes sont aujourd’hui sénégalaises et que la plupart des bâtiments anciens appartiennent soit à l’Etat du Sénégal, soit à des Sénégalais (descendants européens, métisses ou autochtones).
"La valorisation des villes dites coloniales comme Gorée, Saint-Louis, Dakar et Rufisque peut être pour le Sénégal un moyen de diversifier son offre touristique."
En plus, l’inscription de l’île de Gorée et l’île de Saint-Louis sur la liste du patrimoine mondial leur confère une valeur universelle. Autrement dit, ces deux villes appartiennent à l’humanité. Avec leurs architectures européennes, elles sont aujourd’hui sénégalaises et nous devons nous efforcer de mieux les valoriser à l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays.
La valorisation des villes dites coloniales comme Gorée, Saint-Louis, Dakar et Rufisque peut être pour le Sénégal un moyen de diversifier son offre touristique. Depuis quelques années, le tourisme connait une crise sans précédent selon les professionnels du secteur, alors qu’il représente le deuxième pourvoyeur de devises du pays, après la pêche. Le secteur touristique a contribué à hauteur de 300 milliards de francs CFA entre 2013 et 2014 à l’économie sénégalaise (Rapport de Jovago 2015, la plateforme de réservation d’hôtels en ligne).
Le tourisme balnéaire occupe la première position dans la stratégie marketing des autorités avec des sociétés étatiques comme la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (SAPCO). Selon le chercheur Mamadou Diombéra, 80% des touristes qui ont visité le Sénégal en 2006 ont séjourné sur le littoral. Certes, Saint-Louis, Gorée, Rufisque, et Dakar sont côtières. Cependant, après Dakar avec un taux de 51%, c’est la petite côte qui attire le plus de touristes avec la station balnéaire et touristique de Saly qui enregistre 22% de l’ensemble des touristes en visite au Sénégal (Dehoorne, Diagne : 2008).
"Il serait important de mettre en exergue les autres facettes de ce pays, avec le potentiel culturel que renferment ces sites coloniaux, comme une alternative au tourisme balnéaire qui est actuellement confronté à des difficultés."
Il serait important de mettre en exergue les autres facettes de ce pays, avec le potentiel culturel que renferment ces sites coloniaux, comme une alternative au tourisme balnéaire qui est actuellement confronté à des difficultés. En fait, le tourisme n’est plus uniquement une question de loisir avec le balnéaire, mais peut être aussi une question de découverte avec le tourisme culturel, auquel s’ajoute le tourisme d’affaires.
L’île de Gorée a compris cette tendance et reçoit des millions de visiteurs sénégalais et étrangers par an, grâce à la Maison des esclaves et à l’organisation d’un festival Gorée Cinéma. Saint-Louis fait de même avec le pont Faidherbe, le festival Saint-Louis Jazz ou le fanal tente de par des événements d’être plus attractif. Dakar mise sur sa biennale d’art contemporain Dak’art, le futur musée des civilisations noires et quelques structures coloniales comme le building administratif pour diversifier son offre. Quant à Rufisque, elle lutte pour avoir une place dans l’événementiel culturel au Sénégal et sur le plan international.
Pour attirer plus de touristes, il faudrait mettre l’accent sur l’architecture coloniale et les expressions culturelles. Pour ce faire, une formation adéquate des guides touristiques est à prévoir, ainsi qu’une organisation et une sensibilisation des populations locales sur l’importance de conserver leurs richesses culturelles. Les autorités locales doivent également travailler à restaurer certains bâtiments coloniaux en les revalorisant sous forme de musées, de bibliothèques, de salles de cinéma, de centres culturels, d’hôtels, bâtiments publics,… tout en développant l’artisanat et en facilitant l’organisation d’événements culturels. C’est en ce sens qu’on parle d’industrie culturelle créative qui renvoie à une dimension commerciale de la culture (Institut de Statistique de l’UNESCO, 2009).
"Les autorités locales doivent également travailler à restaurer certains bâtiments coloniaux en les revalorisant sous forme de musées, de bibliothèques, de salles de cinéma, de centres culturels, d’hôtels, bâtiments publics"
De ce fait, les populations locales peuvent trouver des emplois et capter les ressources financières issues du tourisme, car l’aspect culturel comprend la dimension patrimoniale avec les monuments, mais touche également l’artisanat, la restauration, les musées et les expressions culturelles (traditionnelles et modernes). Le tourisme balnéaire jusque-là dominant, profite surtout aux grandes chaines hôtelières qui proposent le format « tout inclus ».
L’industrie culturelle créative peut être un moyen de lutter contre la pauvreté dans des villes où le taux de chômage des jeunes est très élevé. Il est urgent pour redresser l’économie touristique de faire la promotion des villes en montrant leurs atouts basés sur l’architecture et les expressions culturelles à l’image de ce que fait Cuba avec La Havane, jadis coloniale. Les autorités cubaines ont réussi à tirer des profits économiques et sociaux de l’héritage colonial en mettant sur pied des politiques de conservation intégrées pour répondre à une demande sociale.
Contribution de Massar Sarr, stagiaire à l’UNESCO Dakar au secteur Culture. Il a obtenu une licence en Histoire et archéologie médiévale de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il poursuit actuellement ses études en master à l’université Jean Monnet de Saint-Etienne (France), en gestion durable et équitable des paysages culturels et des patrimoines. Il est de nationalité sénégalaise.
http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/n...

DIVORCES EN HAUSSE

Taux de divorce élevé au Sénégal: causes et conséquences d’une tare sociale

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Juridiquement parlant le divorce est la rupture du lien conjugal prononcé par un juge. Un divorce arrangé par les deux époux ou leur famille sans l’intervention du juge «n’est pas valable devant la loi». Il existe deux types de divorce: le divorce par consentement et le divorce contentieux. Dans ce reportage effectué par SeneNews, on a l’impression que le divorce est devenu un phénomène de mode. Des divorcés et des spécialistes en la question ont expliqué les causes de cette recrudescence des divorces ainsi que les conséquences qui peuvent en découler.
Les cas de divorce augmentent de plus en plus au Sénégal. Des recherches ont confirmé que le phénomène gagne de plus en plus du terrain. Rien que pour 2013, le nombre de divorce s’est élevé à 126.286. Mais, La majorité des cas concernent les «femmes avec 96.049 personnes et les 30.236 sont des hommes» ce qui montre qu’au Sénégal, le taux d’instabilité des unions reste très élevé, surtout chez les femmes.
D’après les chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, « les divorcés sont plus nombreux dans la région de Dakar (2,5%). La capitale est suivie par les régions de Matam et Saint-Louis avec 1,5% chacune (identique à la moyenne nationale). La région de Sédhiou avec 0,5% enregistre la plus faible proportion de personnes divorcées, suivie de Kédougou et Kaffrine avec 0,7% chacune».
Rien qu’à Dakar, durant l’année 2015, le tribunal départemental a ainsi eu à prononcer 1775 divorces.
Selon Mame Alioune Mboup, coordonnateur adjoint de la Maison de la Justice des HLM à Dakar, les causes sont multiples. « A mon avis, cette situation est due à l’évolution des mœurs au Sénégal. Auparavant la religion avec un impact très fort dans la vie sociale mais tel n’est plus le cas. La religion a un peu perdu de son apanage. Il y a aussi le statut laïc de notre république. Les individus subissent ce que l’on appelle une dégradation des mœurs. Les femmes sont devenues plus perverties qu’auparavant et les hommes sont de moins en moins responsables. Ce qui fait que y a beaucoup de divorces de nos jours », a expliqué le juriste.
A. F, une divorcée fait part de sa situation. Elle s’est mariée avec un immigré. « On sortait avant qu’il ne parte .Une fois en Europe, on a scellé le mariage. J’avais de bons rapports avec mon époux. Mon problème, c’était les membres de ma belle-famille, surtout ma belle-mère. Elle était insupportable et me menait la vie difficile. Je n’ai pas pu supporter cette situation», a-t-elle confié.
N. S s’est séparée de son mari pour un engagement non respecté: « quand on s’est marié, je préparais mon Baccalauréat. Il était convenu entre nous qu’une fois mon diplôme en poche, j’allais continuer mes études supérieures, car mes parents comptaient sur ma réussite, étant donné que je suis leur aînée. Une fois le Bac en poche, il voulait que j’arrête les études. Il m’avait menti. Je n’avais plus confiance en lui. Au début, je voulais céder, en laissant tomber mes études. Mais, après réflexion, je me suis dit que si jamais je laissais passer cela, il allait exiger autre chose ».
Cette grand-mère, trouvée devant le seuil de sa maison aux HLM 1, donne son avis en ces termes : « les jeunes filles de nos jours ne savent pas gérer un ménage. Elles ne connaissent même pas le sens du mariage. Pourtant elles ont des avantages que nous, leurs mères, n’avions pas à notre époque, mais nos mariages ont duré grâce à notre capacité à se soumettre, à notre endurance et à notre patience. Il faut qu’elles incarnent ces valeurs ancestrales pour mener à bien leur mariage et avoir une bonne progéniture. »
D’après le sociologue Djiby Diakhaté, la recrudescence des divorces «doit être une préoccupation de la communauté car c’est une série de phénomène d’éloignement »
Au sociologue d’ajouter que «le premier éloignement c’est l’individu par rapport à la famille. C’est à l’intérieur de la famille qu’on inculque à l’individu un certain nombre de valeurs qui, par la suite, impriment une orientation dans sa vie. Le deuxième éloignement, c’est par rapport à certaines valeurs comme le sacré. Aujourd’hui, le sacré a cédé la place au matériel. Les relations sociales sont monétisées.»
De ces divorces peuvent découler des conséquences comme l’envie de ne plus se remarier aussi bien chez les hommes que chez les femmes divorcés, un traumatisme chez les enfants dont les parents sont séparés.
Cependant des études ont montré que les mariages sont beaucoup plus stables au Sénégal que dans beaucoup d’autres pays d’Afrique.
Coumba Ndoffene Diouf/Senenews

25/11/2016

STOP AUX CRIMES!

Recrudescence de la criminalité au Sénégal:les mesures chocs de Macky Sall

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Le président Sall promet de s’attaquer à la criminalité à bras le corps. En Conseil des ministres, le chef de l’Etat a dévoilé tout un arsenal de mesures devant son Gouvernement pour stopper l’insécurité grandissante qui frappe le pays.
Macky Sall sait que la criminalité figure parmi les sujets qui préoccupent le plus les Sénégalais. On a recensé en moyenne 11 meurtres en moins de deux mois. Après avoir condamné les crimes crapuleux commis ces dernières semaines, il a rappelé au Gouvernement l’impératif du renforcement de la sécurité des populations, et l’urgence de prendre toutes les dispositions préventives et coercitives requises, notamment par la police et la gendarmerie, pour juguler la criminalité.
A cet effet, le Président de la République a instruit ses ‘’hommes’’ de mettre en action des contrats locaux de sécurité, afin de promouvoir une culture de sécurité, de prévention de la délinquance, de la violence et de la criminalité. Mieux, Macky Sall a promis de renforcer la réglementation et le contrôle relatifs à l’acquisition et à la détention des armes et munitions, de veiller à l’application rigoureuse de la règlementation en matière de répression de l’ivresse publique et de gestion des débits de boisson.
Ainsi, le Chef de l’Etat indique au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, l’impératif de procéder à l’adoption du projet de loi d’orientation sur la sécurité intérieure (LOSI), à la mise en place des comités départementaux de prévention contre la délinquance juvénile, et demande à chaqueGouverneur de Région de lui faire le diagnostic local de la situation sécuritaire au niveau de sacirconscription. En outre, le Président de la République demande au Gouvernement d’encadrer davantage le développement des activités des sociétés privées de sécurité et de surveillance, dans une dynamique de professionnalisation des personnels concernés.
Cependant, au-delà de ces mesures d’ordre législatif et réglementaire, le Président de la Républiqueexhorte Dionne et son équipe à renforcer notre conscience citoyenne, mais également les mécanismes de capitalisation des valeurs psycho-sociales qui fondent le vivre ensemble des Sénégalais. Dès lors, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de procéder à l’évaluation des mécanismes d’encadrement civique et d’éducation populaire de la jeunesse mis en œuvre depuis l’indépendance, au cours d’un forum national auquel devront être conviés tous les acteurs du secteur, afin de lui proposer un nouveau dispositif d’encadrement et d’accompagnement citoyen.
Ce dispositif devra s’appuyer, entre autres, sur l’amélioration des contenus éducatifs et des programmes des radios et télévisions, et prendre en compte la nécessité de faire des quartiers de véritables pôles d’équilibre social et de dialogue intergénérationnel, à travers la revalorisation du rôle des chefs ou délégués de quartiers ainsi que des notabilités religieuses et coutumières, dans la gouvernance sociale locale.
Dada/Dakarposte

MODERNISATION DE L'ELECTRICITE

49 milliards pour la modernisation de la distribution d’électricité au Sénégal

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La Banque européenne d’investissement (BEI) va dégager une enveloppe financière de 49 milliards de frs CFA destinée à la modernisation du réseau de transport et de distribution de l’électricité du Sénégal.
Le ministre de l’Economie, des finances et du Plan, Amadou Bâ a signé le contrat de financement avec Diederick Zambon, le chef de division pour l’Afrique de la BEI, rapporte l’agence de presse sénégalaise.
Selon Diederick Zambon, la BEI va mettre le financement à la disposition du Sénégal à travers la société nationale d’électricité (SENELEC) pour lui permettre de “moderniser ses réseaux d’électricité et d’augmenter sa distribution“.
“Le projet couvrira des investissements d’urgence dans la ville de Dakar et en Casamance, une des régions la plus désavantagée de votre pays avec un environnement difficile pour vivre et pour y rester, surtout pour la jeunesse. Ce projet vise à contribuer d’une manière essentielle à changer cette situation“, a indiqué le chef de division pour l’Afrique de la BEI.
M. Zambon a en outre affirmé que cette opération permettra à la SENELEC d’”améliorer la qualité et la fiabilité de la fourniture d’électricité par la modernisation des équipements et installation essentielles à la distribution“.
Elle aidera à la réduction des pertes sur le réseau, à l’installation de compteurs prépayés dans plusieurs zones (Dakar, Vélingara, Dabo) et au raccordement de nouveaux utilisateurs à Dakar et en Casamance, a fait savoir Diederick Zambon.
Lui emboîtant le pas, Amadou Bâ a indiqué que le financement de la BEI va aussi faciliter la pose d’au moins “450 000 compteurs à prépaiement et 30000 compteurs intelligents” et le financement des installations privées intérieures au profit de 25000 ménages à bas revenus.
“Je reste convaincu que la modernisation de notre réseau de distribution d’électricité va renforcer sensiblement la compétitivité de nos entreprises et stimuler la croissance économique“, a ajouté le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.
Couly CASSE/Senego

42 MILLIARDS POUR ASSAINIR SALY ET 15 MILLIARDS POUR POINTE-SARENE

42 MILLIARDS POUR ASSAINIR SALY ET 15 MILLIARDS POUR POINTE-SARENE

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42 milliards de FCfa pour l’assainissement de la commune de Saly-Portudal et 15 milliards de F Cfa pour la future station balnéaire de Pointe-Sarrène. C’est le coût du projet d’assainissement de ces deux sites touristes. Il a été dévoilé lors de l’atelier de restitution des rapports d’études de l’avant-projet sommaire des plans directeurs d’assainissement des communes de Saly-Portudal et Point-Sarrène hier, mercredi 23 novembre à l’hôtel de ville de Saly-Portudal.
La présentation des plans directeurs d’assainissement de la commune de Saly-Portudal et de la future station balnéaire de Pointe Sarrène a été faite hier à la mairie de Saly-Portudal par deux cabinets d’études. Un coût estimatif de 42 milliards de F Cfa est retenu pour la commune de Saly-Portudal dont 27 milliards pour les eaux de pluie et 15 milliards pour les eaux usées. La future station balnéaire de Pointe-Sarrène va bénéficier d’un plan d’assainissement pour un coût de 15 milliards de F Cfa.
Alioune Badara Diop, le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a expliqué les mobiles des études faites. A l’en croire, il s’agit d’appliquer des directives gouvernementales mais aussi de respecter la Constitution stipulant la garantie de vivre dans un environnement saint à tous les sénégalais. Doter toutes les capitales départementales d’un Plan directeur d’assainissement (Pda) entre dans la politique assignée à l’Onas mais s’étend à des villes comme Saly-Portudal, Richard-Toll et Touba.
La seconde étape de ces études pour la réalisation des Pda cités plus haut va s’inscrire dans un phasage pour aller vers la réalisation des travaux prioritaires. Les investissements à ces fins sont attendus de l’Etat d’une part et d’autre part des partenaires techniques et financiers. Sur la gestion des eaux pluviales, le directeur général de l’Onas s’est réjoui de ne pas voir un cas de déplacement enregistré suite à des inondations. Le cas de Kaffrine reste pour lui, un point noir et des études et actions menées vont contribuer à sa gestion.
Samba Niébé BA/Sudonline

24/11/2016

REVUE DE PRESSE

La recrudescence de la violence et le débat portant sur le rétablissement de la peine de mort à la Une

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La recrudescence de la violence au Sénégal marquée par une série de meurtres et le débat portant sur le rétablissement de la peine de mort sont entre autres sujets commentés par la presse quotidienne de ce mercredi. Selon La Tribune,"le Sénégal qui a la réputation d’être un pays de paix et de Téranga (hospitalité, en langue wolof), a connu entre les mois d’octobre et novembre, 13 meurtres les uns plus spectaculaires que les autres". A propos de la recrudescence de l’insécurité au Sénégal, Walfquotidien signale que "les meurtres se multiplient. La peur s’accentue. Les esprits s’échauffent. Pas un jour ne passe sans que la presse ne relaye un événement tragique affectant de tranquilles citoyens". "Un mois de novembre aussi funeste, les Sénégalais peinent à s’en rappeler. Treize ou quatorze personnes ont été expédiées dans l’autre monde dans des circonstances dont la description fait pâlir de colère", écrit-il. Le journal s’interroge "alors que les commentaires se multiplient, les propositions de loi allant bon train, une question interpelle les gouvernants : et l’Etat dans tout cela ?". "Entre une absence de vision, une police démunie et une ASP (Agence d’assistance à la sécurité de proximité) aussi inefficace qu’inopérante, l’Etat qui s’est départi d’une de ses missions régaliennes, a presque abandonné les populations à ; leur propre sort, exacerbant fortement le sentiment d’insécurité",commente Walfquotidien. En ce qui concerne la recrudescence des cas de meurtre et d’insécurité, Enquête relève "la réponse quinquennale de l’Etat". "Au moment où l’Etat est interpellé, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique détaille dans son rapport d’activités 2016 les stratégies qu’il compte mettre en œuvre pour venir à bout de ce fléau", renseigne le journal. Selon Enquête, "parmi les mesures, il y a le recrutement de 1800 policiers, l’année prochaine, en plus des 1000 qui sont en formation". Pour sa part, Le Soleil indique que la classe politique appelle à une introspection face aux meurtres enregistrés ces derniers mois au Sénégal. La Tribune, dans un commentaire intitulé "crimes et châtiments", écrit qu’il y a "les crimes qui sont de plus en plus nombreux au Sénégal", ajoutant : "il y a aussi des châtiments qui sont proposés". A ce sujet, le journal relève que "la dernière proposition vient du chef de l’Etat lui-même, Macky Sall, touché par la mort tragique de Fatoumata Mactar Ndiaye, veut corser la note avec +la prison à vie+ pour les tueurs". "Soit. Les bandits assassins ne doivent bénéficier d’aucune compassion. Rien ne peut justifier l’attitude qui consiste à abréger la vie de son prochain. Mais, faudrait-il bien réfléchir avant de prendre une décision comme le retour de la peine de mort", indique La Tribune. "La peine de mort dans tous ses états", écrit dans manchette Enquête, soulignant qu’après la série de meurtres notée récemment la pression s’accentue pour le rétablissement de la peine de mort. Le journal rappelle que le parlement sénégalais a voté le 10 décembre 2004 la loi abolissant la peine de mort. "Jusque-là, seules deux personnes ont avaient été exécutées, par les armes, en 1967 : Abdou Faye pour meurtre du député Demba Diop, et Moustapha Lo coupable de tentative d’assassinant sur le président Léopold Sédar Senghor", ajoute-t-il. Enquête mentionne que "le régime libéral, après un moratoire d’Abdou Diouf sur cette peine rejoignait ainsi la Grèce, Samoa, Bouthan et la Turquie qui l’ont tous aboli cette année". "Seulement, les récents et spectaculaires meurtres dans la capitale sénégalaise ont poussé une frange de l’opinion à exiger le rétablissement de cette pratique", écrit le même journal qui souligne que "pour l’instant la détention à perpétuité est la seule peine de substitution à la peine capitale". "Un débat sang fin", écrit Le Quotidien avec un jeu de mot pour souligner que "les assassinats de Fatimata Moctar Ndiaye, de Mbaye Samb et des deux vigiles de Ndioum ont ravivé le débat sur le rétablissement de la peine mort". "Dès que l’émotion aura retombé, il est très probable que la passion s’estompera surtout qu’il n’est pas envisageable de voir le législateur revenir sur cette décision", souligne le journal. Le Quotidien averti "ne remuons pas le couteau-qui a tué cette peine de mort en 2004-dans la plaie ! Cela n’a rien à voir avec les droits de l’Homme. Le fait est que cela n’a pas été aussi dissuasif qu’on l’a toujours pensé".
Senbusinet/APS

23/11/2016

LES EXPORTATIONS SE PORTENT BIEN

Hausse de 10,1% du cumul des exportations en fin septembre 2016

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Le Bulletin des statistiques du commerce extérieur du mois de septembre 2016 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) note que les exportations ont connues durant les neuf premiers de septembre a enregistré une progression nette de 10,1%.
La note de l’Ansd explique que ce cumul est évalué à 1102,9 milliards de FCFA contre 1002,1 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2015, soit une progression de 10,1%.
Dans le même sillage le bulletin de l’Ansd note aussi que les exportations sont arrêtées à 87,0 milliards de FCFA en septembre 2016 contre 128,9 milliards de FCFA au mois précédent, soit un repli de 32,5%. Comparées au mois de septembre 2015, les exportations ont haussé de 4,8%.
Les principaux produits exportés, en septembre 2016, sont l’or non monétaire (14,7 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (9,4 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (9,3 milliards de FCFA), le ciment (8,5 milliards de FCFA) et les produits pétroliers (6,1 milliards de FCFA).
D’après l’Ansd « les principaux pays clients sont la Suisse (14,1%), le Mali (11,4%), l’Inde (11,1%), la Côte d’Ivoire (5,0%) et l’Espagne (4,4%) ».
Les importations ont fléchi de 15,2%, au cours de la période sous revue, passant de 301,5 milliards de FCFA au mois précédent à 255,8 milliards de FCFA. Par rapport à septembre 2015, les importations ont progressé de 12,2%. Le cumul des importations, pour les neuf premiers mois de 2016, est évalué à 2232,1 milliards de FCFA contre 2197,7 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2015, soit une progression de 1,6%.
Les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les produits pétroliers finis (21,7 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (20,8 milliards de FCFA), le riz (14,7 milliards de FCFA), les sucres bruts et raffinés (12,4 milliards de FCFA) et les camions et camionnettes (11,7 milliards de FCFA).
Les principaux pays fournisseurs du Sénégal sont la France (17,6%), la Chine (15,2%), l’Inde (6,3%), l’Espagne (5,4%), et les Pays-Bas (4,9%).
En septembre 2016, le solde de la balance commerciale s’est établi à -168,7 milliards de FCFA contre -172,6 milliards de FCFA au mois précédent. Le cumul du solde commercial à fin septembre 2016 s’est amélioré pour s’établir à -1129,2 milliards de FCFA contre -1195,7 milliards de FCFA au cours de la période correspondante en 2015.
Khadim FALL/Pressafrik

21/11/2016

MIA MOKE

Une petite héroïne 100 % africaine sensibilise les enfants à l’écologie

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La protection de l’environnement n’est pas une priorité au Sénégal. C’est ce qui a décidé un Franco-Sénégalais et son équipe à lancer "Mia Moké", un projet visant à sensibiliser les enfants à ce sujet, à travers la voix d’une jeune héroïne africaine, à laquelle ils peuvent s’identifier. Leur projet est décliné sur différents supports : application pour tablettes ou encore bande-dessinée.
"Mia Moké" – "moké" signifie "petit" en lingala – a été lancé fin septembre par l’agence de communication Advise, basée à Dakar. Quatre personnes y travaillent, dont Karim Gadjigo, un Franco-Sénégalais de 50 ans. Ce dernier a grandi au Sénégal, avant de partir en France pour étudier. Il est ensuite retourné au Sénégal il y a une vingtaine d’année pour travailler dans le secteur de la communication.
Destinés à sensibiliser les enfants à l'écologie, ces visuels, créés par l'agence Advise, se trouvent sur la page Facebook de "Mia Moké".
"Nous avons créé une héroïne vivant dans un village où les habitants trient les déchets"
Nous avons commencé à travailler sur le projet "Mia Moké" en 2011, pour répondre à des enjeux culturels et environnementaux.
Tout d’abord, à la sortie des écoles, à Dakar, on constate que les enfants ont des sacs "Dora l’exploratrice", "Barbie" ou encore "Hello Kitty". Ce ne sont jamais des héros africains, ce qui interroge sur la place de l’identité africaine et des modèles culturels dominants dans le monde. On peut aussi s’interroger sur l’impact que peut avoir l’absence de petits héros qui leur ressemblent dans le développement personnel de ces enfants. Ce n’est d’ailleurs pas anodin si les produits pour éclaircir la peau se vendent autant en Afrique. Nous avons donc créé une petite héroïne africaine, pour faire évoluer les mentalités à travers elle.
"Les gens continent de jeter leur déchets par terre"
L’autre constat, c’est que les gens sont très peu sensibilisés aux questions environnementales au Sénégal : comme dans d’autres pays africains, la protection de l’environnement n’est pas une priorité. Du coup, les comportements n’évoluent pas vraiment : les gens continent de jeter leurs déchets par terre, notamment. À travers notre héroïne, nous cherchons donc à faire connaître la nature en expliquant comment la protéger. Par exemple, elle vit dans un village à la campagne – car c’est un endroit souvent dévalorisé par rapport à la ville – où les habitants font le tri des déchets.
"Nous avons créé une application sur le thème de la déforestation"
Pour l’instant, nous avons créé une application pour les tablettes, sur le thème de la déforestation, un enjeu majeur au Sénégal. À travers l’application, les enfants doivent résoudre une sorte d’énigme dans un village où tous les oiseaux ont disparu. Ils comprennent ensuite que c’est lié à la production de charbon qui s’est développée sur place, ayant entraîné la déforestation du site. Durant le jeu, des informations sont données sur la nature, sur les alternatives au charbon qui existent, il y a un quizz, un karaoké avec des chansons sur l’environnement...
L'interface de l'application "Mia Moké".
Des explications sur la faune et la flore sont données dans cet "éco-dico", qui fait partie de l'application.
Cette application coûte 3,99 euros sur l’Apple Store : nous avons conscience que nous ne pouvons pas toucher tout le monde ainsi. D’ailleurs, nous en avons vendu seulement une centaine depuis deux mois. Mais c’est un support pertinent pour faire passer notre message. De plus, il y a déjà 50 millions de tablettes en Afrique et leur usage devrait se démocratiser d’ici deux ou trois ans. Par ailleurs, nous avons lancé une bande-dessinée et des livres de coloriage sur le thème de l’environnement, vendus au prix de 2 500 francs CFA [3,81 euros], ainsi qu’un kit pour faire pousser un arbre, avec des graines, qui coûte 3 500 francs CFA [5,34 euros].
Cette bande-dessinée est vendue dans quatre librairires à Dakar.
Ces produits, plus accessibles, sont vendus dans quatre librairies de Dakar. Des écoles nous en ont acheté et nous en avons donné à des associations.
Actuellement, nous sommes également en train de concevoir une série de 30 dessins animés pour la télévision, un jeu vidéo, deux nouvelles applications pour tablettes, sur la biodiversité marine et la pollution – celle liée au plastique en particulier – toujours avec le même personnage. En revanche, il nous manque des fonds pour développer une application pour smartphones.
"Nous voulons développer le projet sans dépendre de subventions"
Nous aimerions que notre projet soit rentable, pour ne pas dépendre de subventions. Et surtout, si ça marche, nous pourrons développer encore davantage nos liens avec les associations, ainsi que des supports accessibles au plus grand nombre.
L’agence Advise travaille principalement pour des marques alimentaires locales, mais collabore également avec Nébéday, l’une des rares associations locales de défense de l’environnement, en lui fournissant notamment des affiches.
Karim Gadjigo/Chloé Lauvergnier/France24

CRIME CONTRE LE PATRIMOINE NATIONAL

Allez voir ce qu’ils ont fait du patrimoine de la gare de Dakar par Amadou Lamine Sall

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Le cœur vous tombe dans le ventre, lorsque vous surgissez devant la gare de Dakar et que vous ne voyez plus de gare.
Un horrible mur de clôture et un chantier hideux de ce qui ressemble à des boutiques ou des kiosques vous bouchent la vue sur ce magnifique patrimoine colonial qui fait la beauté de notre capitale.
Nous sommes choqués par ceux qui ont pris sur eux de commettre un tel crime. Oui, il s’agit bien d’un crime quand un pareil patrimoine est soumis à ce sort, tout près de deux infrastructures que l’on considère, à tort ou à raison, comme des bijoux: le Grand Théâtre et le Musée des Civilisations noires.
Nous savions que le Président Abdoulaye Wade avait décidé souverainement de faire de la garde de gare le Musée d’art contemporain du Sénégal. L’idée était alléchante. Les autorités ferroviaires, semble t-il, s’y étaient opposées, mais en vain. La décision du prince était prise et irrévocable au nom du bien d’État. Il quitta le pouvoir sans avoir réalisé son projet, mais il avait pesé de son poids et de son autorité.
Nous ne savons pas ce qui s’est passé après son départ.
Nous ne connaissons pas les tenants et les aboutissants de ce dossier de la gare de Dakar et à qui appartient la gare de Dakar, en réalité. Par contre, nous savons que la volonté de l’État peut prévaloir pour conserver tel quel ce patrimoine magnifique.
Nous faisons appel à qui de droit, à celui à qui on pense sans hésiter dans de tels cas d’urgence : Monsieur le président de la République. Comme il l’a fait en confiant le dossier de la corniche à son intransigeant Premier ministre, il doit, avec respect, sans tarder, demander à ce dernier de faire arrêter les travaux, de détruire le hideux mur qui masque la gare et tout le reste.
Ce chantier de la gare de Dakar doit s’arrêter dans les heures et les jours qui suivent. Une enquête doit être diligentée. Un dialogue doit être engagé avec ceux qui, légalement sans doute, se sont permis de commettre un tel gâchis, un tel crime. Aucun Sénégalais patriote ne peut accepter ce qui se fait à la gare de Dakar. Elle a disparue. On ne la voit plus. Nous avons frôlé la crise cardiaque devant le spectacle, en pleine nuit, avec des travaux qui s’accélèrent. Allez donc voir le drame et le constater par vous même.
Nous avons déjà perdu dans ce pays un patrimoine considérable, du fait de puissances d’argent qui ont acheté jusqu’à des bâtiments dans des zones classées. Nous avons perdu le quartier du marché de Kermel en laissant y ériger le plus misérable et le plus insoutenable des hôtels. Ce quartier ne méritait pas un tel monstre qui a fait disparaître la beauté du marché Kermel. D’ailleurs, on ne le voit même plus le marché Kermel. Il est mort.
Le Sénégal, terre de culture et d’art, ne mérite pas un tel désastre. Nous en appelons à tous les Sénégalais d’ici et de la diaspora, le Président Macky Sall le premier, pour combattre et dénoncer avec nous ce que l’on est entrain de faire du patrimoine de la gare de Dakar. Nous en appelons à tous les médias d’ici et d’ailleurs pour soutenir notre combat. Nous en appelons à tous les amis et à tous les amoureux du Sénégal. Il faut sauver la beauté. Une œuvre d’art vaut tous les combats.
On ne peut pas imaginer le Palais présidentiel être subitement entouré un matin d’un mur qui nous empêche de voir son bâtiment, ses jardins.
Que l’on nous pardonne notre colère. Mais on ne peut pas laisser faire de tel drame dans notre pays. Cela relève de notre foi et du respect et de l’amour que nous avons pour notre pays.
Amadou Lamine Sall/www.dakar-echo.com/Jean Louis Verdier

20/11/2016

TOUBA: 16 MORTS AVANT LE RETOUR DES PELERINS

16 morts dans des accidents lors d'un pèlerinage musulman

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Au moins 16 personnes ont été tuées et près de 600 été blessées dans des accidents au Sénégal sur la route du grand pèlerinage annuel de la confrérie mouride à Touba (centre), ont annoncé dimanche les sapeurs-pompiers.
Des millions de pèlerins ont commencé à prendre le chemin du retour dimanche, au terme des célébrations, marqué par la cérémonie officielle en fin de matinée, au lendemain du "Magal" (célébration, en langue nationale wolof) proprement dit.
Les accidents sur les routes en direction de Touba cette semaine ont fait 16 morts et 572 blessés, a annoncé le lieutenant-colonel Moussa Niang, porte-parole de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP), cité par l'Agence de presse sénégalaise et la radio privée RFM.
En outre, un enfant est mort noyé dans la ville et une personne est décédée de mort naturelle au bord d'une route, selon le lieutenant-colonel Niang.
L'an dernier, le bilan avait été d'une quinzaine de morts.
Le "Magal", jour férié au Sénégal, marque l'anniversaire, dans le calendrier musulman, du départ en exil au Gabon du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927), le 12 août 1895.
Cheikh Ahmadou Bamba a été exilé par les autorités coloniales françaises au Gabon (1895-1902), puis en Mauritanie (1903-1907), avant d'être placé en résidence surveillée dans le nord du Sénégal.
Le Sénégal, réputé pour sa tolérance religieuse, est peuplé à plus de 90% de musulmans appartenant pour la plupart à diverses confréries, très influentes dans la vie politique et sociale.
AFP/Lorientdujour

LE PETIT JURA AU SENEGAL

Un Suisse au Sénégal!

11.jpgDu col de la Croix aux plaines sahéliennes, il n'y a qu'un pas, franchi voici bien des années par Christian, Jurassien d'origine.
Notre sympathique Helvète s'est installé à quelques mètres de l'océan, à Saly Niakh Niakhal-Grand Mbour. Il y a bâti une petite structure conviviale, un hôtel de quelques chambres cambré sur un joli jardin arboré. Une piscine en écrin rafraîchit ce petit domaine familial et gourmand où il fait bon se reposer au calme du pays de la Téranga.
Le bar y est convivial et la table succulente! Bien évidemment, l'on y trouve quelques spécialités jurassiennes quasi introuvables au pays de Macky Sall et de Youssou Ndour...
A noter que la réputation de la fondue du Petit Jura a largement dépassé les frontières du département de Mbour.
Le mariage des gourmandises locales et des plats traditionnels Suisses s'harmonisent étonnement!
Inutile de préciser que l'ordre et la propreté légendaire du pays de Guillaume Tell y sont totalement respectés...
La gentillesse et l'accent jurassien du patron font merveille dans ce clos intime et calme à souhait.
Le personnel y est charmant, souriant, évoluant entre bar, grande terrasse et très joli jardin gazonné. La piscine est réellement bien harmonisée au cadre général de cet Eden Suisse en terre Teranga.
L'océan, la plage sont à 60 mètres, accessible facilement par un joli petit chemin ombragé.
S'il n'est pas très facile de dénicher l'endroit dans le dédale des pistes quand on ne connaît pas Saly Nialk Niakhal, celà offre l'avantage d'être réellement tranquille dans cet oasis helvétique.
Hormis pour sa clientèle hôtelière, Christian ferme le dimanche. Le restaurant est ouvert tous les midis et, le soir, sur réservation.
Le Petit Jura - Saly Niakh Niakhal - Sénégal - TEL + 221 339 57 37 67 ou + 221 339 57 37 67 - Courriel : aupetitjura@yahoo.fr - site internet: www.aupetitjura.ch - facebook: Auberge Petit Jura - Sénégal

19/11/2016

BILAN DE SANTE

Eva Marie Coll Seck : «Le Sénégal compte actuellement 35 hôpitaux, 98 centres de santé et 1257 postes de santé»

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L’amélioration immédiate des conditions de vie des populations est au cœur de l'action politique du président Macky Sall. C’est du moins l’avis du ministre de la santé et de l’action sociale, Eva Marie Coll Seck, prenant part à la cérémonie inaugurale de la pose de la première pierre de l’hôpital de Touba du chef de l’Etat Macky ce vendredi 18 novembre.
Selon Eva Marie Coll Seck, l’amélioration immédiate des conditions de vie des populations est prise en compte dans l’axe II du Pse ‘’Renforcement du capital humain, protection sociale et développement durable’’ qui sert de cadre de référence à l’action de l’Etat.
« La réalité de la mise en œuvre du Pse à travers l’axe, II est aujourd’hui plus de 300 ménages parmi les plus vulnérables bénéficient aujourd’hui d’une allocation de 100 000 f Cfa par an à travers le programme de bourse de sécurité familiale. La prise en charge des personnes handicapées vivant avec un handicap à travers la distribution de plus de 17 000 cartes d’égalité des chances et tous ses détenteurs sont inscrits dans les mutuelles de santé leur permettant ainsi de bénéficier gratuitement des soins dans les structures publiques » a déclaré Eva Marie Coll Seck.
Dans le même ordre d'idées, la ministre de la Santé et de l’Action Sociale est revenue sur la portée de la Couverture de la Maladie Universelle (Cmu) et du plan Sésame.
« La CMU qui est devenue une réalité avec ses 671 mutuelles de santé déjà opérationnelles couvrant des milliers de personnes. il en est de même de la gratuité de des soins au profit des enfants âgés de 0 à 5 ans dont plus de 1,5millions ont bénéficié de services de nutrition à base communautaire. Le plan sésame rénové et renforcé et la gratuité des dialyses et des césariennes sur l’ensemble du territoire ainsi que la subvention des médicaments anticancéreux » a fait savoir le ministre de la santé.
Ainsi, selon Eva Marie Coll Seck, le rehaussement du plateau médical ‘’Dakar Médical City’’ à travers le recrutement de 2500 prestataires s’ajouteront aux efforts de gouvernement.
Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale s’inspire du programme national de développement sanitaire (2009-2018) qui traduit de façon concrète la politique du Sénégal en matière de santé et de l’action sociale dont une des 11 stratégies est le renforcement du système de santé.
« Le Sénégal compte actuellement 35 hôpitaux 98 centres de santé et 1257 poste de santé. Malgré tous ces efforts, le tissu hospitalier mérite d’être complétés, d’autant plus que la réussite de la CMU dépend de la disponibilité de l’offre de soins d’où l’amélioration de l’accessibilité à des soins de qualité » a déclaré Eva Marie Coll Seck qui prévoit aussi la construction prochaine des autres hôpitaux et centres de santé à Kédougou, Kaffrine et sédhiou.
Landing DIEDHIOU/Leral.net

ACTIVITE INDUSTRIELLE EN BAISSE

Chute de 14% de l’activité industrielle en septembre 2016

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L’indice harmonisé de la production industrielle au Sénégal a enregistré une chute de 14% en septembre 2016 comparé au mois précédent, a appris vendredi APA auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
La chute de 14% de l’activité industrielle en septembre de cette année à réduit les espoirs de la croissance économique au Sénégal. Cette structure imputable, par la baisse des importations et ce résultat aux contre performances des industries du papier et du carton (moins 56,2%), des matériaux de construction (moins 31,8%), mécaniques (moins 15%), chimiques (moins 14,1%), extractives (moins 4,6%), alimentaires (moins 4,5%), des autres industries manufacturières (moins 2,9%) et des industries de production d’énergie (moins 1,5%). Toutefois, l’arrêt de l’activité des industries textiles et du cuir, sur la période sous revue, s’est poursuivi.
Une chute oui, mais le Sénégal à d’autres ressorts économique
« Par rapport au mois de septembre 2015, note l’ANSD, la production industrielle du Sénégal a progressé de 6,3% ». La production totale des trois premiers trimestres de 2016 s’est améliorée de 6,5% par rapport à celle de la période correspondante de l’année 2015.
Kan Frédéric/MS/APA

18/11/2016

IL N'Y A PAS QU'A KAOLACK...

la confection de la nouvelle carte biométrique Cedeao en arrêt à Kaolack

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C’est à croire que le sort se moque des populations de Kaolack (Centre). Alors qu’elles fustigeaient le fait que le département ne dispose que d’une seule commission chargée des inscriptions, voilà que l’unique machine disponible pour le travail, se « plante ». D’après la Radio Futurs Médias (privée), depuis mardi dernier, le processus d’enrôlement pour l’établissement de la carte d’identité biométrique Cedeao s’est arrêté au grand dam des personnes désireuses de s’inscrire qui demandent le rétablissement dans les plus brefs délais de la situation.
Si le statu quo persiste depuis, c’est que la promesse des autorités de faire venir d’autres commissions tarde toujours à être satisfaite. A Saint-Louis, c’est aussi une seule commission qui fonctionne pour 100 enrôlements par jour. La aussi, des commissions devraient être dépêchées en renfort, mais jusque là, rien. Dans d’autres régions, le travail n’a tout simplement pas démarré.
Ousmane Gueye/Cio-mag

17/11/2016

SALY SAUVEE DES EAUX

17 milliards pour lutter contre l'érosion côtière à Saly

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Le projet est piloté par l’Apix pour le compte du ministère du Tourisme. La Sapco, membre du comité technique, en est le maître d’ouvrage. Les travaux qui vont démarrer en juin 2017, dureront 14 mois. L’appel d’offre va être lancé en janvier.
Bientôt, l’érosion côtière ne sera plus qu’un vieux souvenir à Saly. La Banque mondiale ayant mis 17 milliards FCfa à la disposition de l’Etat pour lutter contre ce phénomène qui a porté un grand coup à la Destination Sénégal. Les travaux débuteront en juin prochain et dureront 14 mois. Pour le moment, les études techniques sont confiées à un cabinet franco-hollandais, «EGIS». Les études d’impact et environnementales seront menées par deux groupements conduits par la Royal Haskoning, un cabinet français et HPR, un cabinet sénégalais. Lors d’une réunion présidée par le gouverneur de Thiès, Hamadou Sy, le projet a été validé et une audience publique autour du préfet de Mbour, Saër Ndao, a été organisée devant les populations de Saly où, la représentante de la Banque mondiale, Mme Alexandra Bezeridi, chargée de veiller aux intérêts des personnes impactées par les travaux, était de passage, vendredi dernier.
Les travaux partiront de l’hôtel Lamantin Beach pour se terminer à l’hôtel Cocotier. Il est prévu des brise-lames et des épis et les techniciens ont déjà identifié le lieu où le sable de la plage a été déposé en mer sur une distance de 25 km. Au large de la côte, un bateau aura en charge le dragage pour recharger le sable. A 2 kilomètres de la plage, les techniciens utiliseront une conduite de refoulement de sable pour l’envoyer sur la plage et pour cela, 500 M3 de sable seront nécessaires.
Récupération de 50 mètres de plage en 3 ans
Selon les études, les épis et les brise-lames seront distants de 300 mètres de la plage et les techniciens misent sur la récupération de 50 mètres de plage dans les 3 ans à venir. L’installation des épis et brise-lames concernera trois secteurs : Le premier prévoit 3 épis et 3 brise-lames, le deuxième, 6 brise-lames et le troisième 2 épis, sans compter rechargement de sable sur tous les trois secteurs et un enrochement.
Impacts négatifs de l’érosion sur la destination Sénégal
Selon le Syndicat des entreprises des tours opérators (Seto), si la destination Sénégal n’a pas fait l’objet d’un grand rush, c’est du fait de l’érosion côtière qui a le plus nui au tourisme, particulièrement à Saly où plusieurs réceptifs ont mis la clé sous le paillasson. «Une station balnéaire sans plage ni soleil ne l’est pas. C’est comme une station de ski sans glace», ironisait le président du comité de station, Ibrahima Sarr. Des milliers de travailleurs ont été envoyés au chômage à cause de l’érosion côtière. Selon le Seto, 238 129 touristes ont fait leur entrée au Sénégal à la période du mois de novembre à octobre 2015. Depuis 2003, le tourisme avait connu une période faste, grâce à la Coupe du monde à laquelle l’Équipe du Sénégal avait participé.
IGFM/ALIOUNE DIOP

LA ROUTE TUE TROP

6773 accidents, 86 morts et 2448 blessés sur nos routes en 2016

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En 2016, 6773 accidents ont été dénombrés au Sénégal, dont 86 ont été mortels, 2448 corporels et 4239 matériels. C’est ce que renseigne le rapport d’activités du Ministère de l’Intérieur. En effet, Dakar enregistre le plus grand nombre d’accidents.
L’autoroute Seydina Limamoulaye à hauteur du pont de Colobane et de la passerelle des Hlm ainsi que l’entrée de l’autoroute à péage à hauteur de l’école privée Mariama Niass, sont les zones les plus accidentogènes. Les contraventions, pour sanctionner les infractions sur la route, ont rapporté 267.8 millions de Cfa à l’Etat.
Ndarinfo

MUTILATIONS GENITALES FEMININES AU SENEGAL

Une femme sur quatre a subi l’excision-Les journalistes invités à sensibiliser sur l’abandon de ces pratiques néfastes

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Une session de renforcement des capacités des réseaux de journalistes et des animateurs de radios communautaires sur les mutilations génitales féminines, les mariages d’enfants, et approche droits humains, s’est ouverte depuis hier à Saly. Le but de cette rencontre qui dure trois jours, est de contribuer à la sensibilisation sur l’abandon de ces pratiques néfastes.
Au Sénégal, près d’une femme sur quatre (4) âgées entre 14 et 49 ans, a déclaré avoir subi l’excision. L’annonce a été hier, à Saly, lors de l’ouverture d’une session de renforcement des capacités des réseaux de journalistes et des animateurs de radio communautaires. S’exprimant par la même occasion, Coumba Thiam, Directrice de la famille, a soutenu que ces hommes de média constituent des alliés sûrs pour l’abandon de ces pratiques néfastes. “ Le ministère en charge de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, à travers la direction de la famille, mène des activités diverses telles que le plaidoyer, la sensibilisation, des cessions de formations, des descentes sur le terrain. Aujourd’hui (hier), nous avons réuni les journalistes et les animateurs de radios communautaires pour en faire des alliés sûrs, des alliés stratégiques”, a-t-elle dit. Avant de poursuivre : “nous savons que pour communiquer sur des valeurs qui sont des normes sociales comme l’excision, comme les mariages d’enfants, il faut vraiment faire attention sur la communication. Il faut prêter à la communication une touche particulière. Alors nous sommes là pour les encourager davantage, pour partager avec eux les résolutions et les différents traités et engagements internationaux auxquels le Sénégal a souscrit”.
Le Nord et le Sud, les régions les plus ‘’mutilées’’
Toutefois, l’Etat rencontre des difficultés pour abolir ce fléau car, selon la directrice, certaines communautés pensent que c’est une recommandation de la religion, tandis que d’autres estiment que pour être pure, il faut que la femme subisse cette pratique. En effet, les régions les plus touchées par ce phénomène sont les régions du nord et du sud. “ C’est des régions de forte prévalence et vous voyez, la trajectoire des mariages d’enfants suit celle de l’excision. C’est la raison pour laquelle, depuis très longtemps, le gouvernement a manifesté une volonté politique en élaborant des plans d’action nationaux. Deux plans d’action ont été élaborés et à côté de ces plans d’action, il y a une loi 99 05”, a dit Mme Coumba Thiam, selon qui les officiers de police judiciaire et autres agents de la justice ne peuvent pas du tout agir s’ils ne sont pas au courant de ce qui se passe.
Cheikh Moussa SARR/Rewmi

ENSEIGNEMENT BILINGUE

L’enseignement bilingue bientôt effectif au Sénégal

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Un atelier de partage et de validation du modèle harmonisé d’enseignement bilingue au Sénégal s’est tenu à Saly. Une occasion d’annoncer pour bientôt l’effectivité de cet enseignement.
Après une expérimentation concluante, la mise à l’échelle de l’enseignement bilingue va être effective avec 6 des 2 langues codifiées dans notre pays. L’annonce a été faite, le 8 novembre 2016, à Saly Portudal, lors de l’atelier de partage et de validation du modèle harmonisé d’enseignement bilingue au Sénégal, organisé par le ministère de l’Education nationale.
Khady Diop Mbodji, la directrice de l’Enseignement élémentaire, a précisé que l’Etat du Sénégal, à travers le ministère de l’Education nationale, essaie, depuis une vingtaine d’années, l’expérimentation des langues nationales comme langues d’enseignement. Ainsi donc, un modèle va permettre d’aller à l’échelle jusqu’à la généralisation de l’enseignement bilingue. Dans son propos, elle a mis en exergue le fait que l’expérience soit partagée avec les institutions de la République, les partenaires sociaux, techniques et financiers, mais aussi et surtout avec la communauté, pour que l’engagement soit total et entier. Ce, afin que les résultats escomptés soient atteints.
Rokhaya Niang, directrice de cabinet du secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation, est revenue sur les langues codifiées, déclarant qu’il y en a 22 sur les 25 répertoriées. Selon elle, c’est un droit pour chaque communauté de disposer d’un code graphique pour sa langue. Au total, 6 langues ont été ciblées pour cette première phase. Il s’agit du wolof, du sérère, du pulaar, du diola, du mandinka et du soninké.
Ousmane Sow, secrétaire général du ministère de l’Education nationale, a saisi l’occasion pour se féliciter de la bonne exécution du mandat que le ministre a donné à la directrice de l’Enseignement élémentaire pour élaborer et partager ce modèle d’enseignement bilingue dans notre pays. Une approche qui entre, à son avis, dans le cadre des initiatives relatives à l’amélioration de la qualité du système éducatif, tout en s’inscrivant dans le processus d’émergence économique et sociale dans lequel le Sénégal s’est engagé.
M. Sow a aussi invité le ministre de l’Education nationale, en relation avec le secrétaire d’Etat chargé de l’Alphabétisation, à prendre les mesures adéquates pour évaluer les expériences pilotes d’utilisation des langues nationales dans l’élémentaire et à mettre en place un schéma directeur consensuel, en vue d’une mise à l’échelle. Selon lui, c’est une volonté qui ouvre des perspectives en mettant l’accent sur le pilotage et la gouvernance du système, mais aussi sur la qualité des ressources humaines.
Amath Sigui NDIAYE/Lesoleil
http://www.lesoleil.sn/actualites/item/57841-l-enseigneme...