27/12/2016

LA GAMBIE A PEUR

Des gambiens s'enfuient vers le Sénégal

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Des Gambiens qui redoutent un regain de violence ont commencé à fuir leur pays en direction du Sénégal, informe BBC. Une journaliste de la BBC dit avoir rencontré une dizaine d'entre eux. Ils justifient leur départ de la Gambie par la peur d'éventuelles violences et la situation politique incertaine à la suite des menaces de la Cedeao d'intervenir militairement pour obliger le président Yaya Jammeh à passer la main le 19 Janvier. Des Guinéens résidant en Gambie ont également déclaré qu'ils ont quitté Banjul pour Conakry en attendant que la situation politique reviennent à la normale.
SenewebNews
ndlr: d'après certains médias locaux, des exécutions de militaires sont signalées à Banjul entre-autres.

EBOLA A BON DOS...

Pourtant épargnés par Ebola, Sénégal et Gambie ont perdu leurs touristes

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Il y a trois ans, Ebola faisait son premier mort en Guinée. Près de 11 000 autres ont suivi, et la majorité des pays d'Afrique de l'Ouest ont été touchés par l'épidemie. Entre autre conséquence, l'affluence des touristes a beaucoup baissé depuis deux ans dans la région, et même dans des pays très faiblement ou pas du tout touchés par la maladie. C'est notamment le cas du Sénégal et de la Gambie.
En Gambie, aucun cas d'Ebola n'a jamais été recensé. Au Sénégal, un seul cas, mais aucun décès. Et pourtant, les deux pays ont tous deux fortement souffert des conséquences de l'épidémie sur le tourisme. Lionel Lopez est propriétaire d'un hôtel de luxe dans le Siné Saloum, au Sénégal : « Heureusement qu'on avait une clientèle locale pour tenir et essayer de survivre, car au niveau du tourisme, la chute, on l'a vraiment tous ressentie. Beaucoup d'hôtels ont fermé. Moi-même, fin 2014, je regardais mon planning de haute saison pour 2015, j'avais zéro réservation long séjour dans mon planning général, et au mois de juin, on était à -50% par rapport à l'année 2014, qui était une excellente année. »
Dans ce pays, l'affluence touristique a baissé de 20 à 30% selon les indicateurs en 2015 ; et de 50% en Gambie. « Le problème, explique Abdoulie Hydara, directeur du bureau du Tourisme gambien, c'est qu'il n'y a pas eu de distinction entre la Cédéao et la Gambie. Les médias ont parlé de la Cédéao comme d'un seul bloc touché par Ebola. On a donc été indirectement très affecté par Ebola, le nombre de touristes à fortement baissé, et les compagnies aériennes ont cessé d'opérer des vols vers la Gambie. »
Pour la Gambie, dont 20% du PIB est issu du tourisme, il y avait urgence à attirer de nouveau les touristes. Las, la crise politique qui a suivi l'élection présidentielle de novembre devrait avoir un impact certain sur la saison touristique, qui battra son plein dans les mois à venir.
Myriam Louviot/RFI

26/12/2016

LE PERMIS DE CONDUIRE...

Comment passer et obtenir son permis de conduire au Sénégal ?

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Le permis de conduire, pièce indispensable dans tous pays pour jouir de ses droits de conduire un véhicule motorisé, est ici au Sénégal objet de débats. La recrudescence des accidents de voitures impliquant directement les chauffeurs nous pousse à voir comment véritablement obtenir son permis ici au Sénégal
Défini comme un examen qui donne l’autorisation de conduire un véhicule motorisé, et qui consiste en une partie théorique sur le Code de la route et en une partie pratique de conduite avec un examinateur, le permis de conduire au Sénégal s’obtient comme suit:
Pour commencer, il faut s’inscrire dans une auto-école, (soit ici l’établissement où l’on devra apprendre les différentes techniques et méthodes). Suite à cela, l’on devra ainsi fournir les pièces suivantes :
– Un certificat médical
– Un certificat de résidence
– Quatre photos d’identité
– Une photocopie légalisée de la carte d’identité et/ou une photocopie du passeport
1 – Passer l’examen du code
Ce sont ici alors les documents indispensables à fournir pour pouvoir commencer à étudier dans une auto-école. Une fois cette étape franchie, l’on devra apprendre les codes de la route nécessaires pour savoir comment se comporter en tant que conducteur. Ce sont là, l’ensemble des règles qui régissent la façon de conduire afin qu’il y ait une fluidité complète dans les différentes voies de transport.
L’apprentissage du code routier s’étale sur une durée de 21 jours voire un mois. Après l’acquisition de tous ces savoirs, l’on est soumis à un test appelé « examen code ». L’examen du code peut se tenir sous deux formes soit celui oral où l’examinateur te pose une série de questions à laquelle tu devras répondre ou celui écrit où l’on te donne un catalogue avec 25 questions à traiter sur une durée de 15 minutes.
L’examen du code vient forcément avant celui de la conduite, comme pour ainsi dire l’on ne peut mâcher sans dents ! Donc après qu’on ait réussi son examen code, l’on attendra celui lié à la conduite.
2 – Passer l’exercice de la conduite
Même procédé qu’avec les cours de code, mais ici on est accompagné d’un moniteur qui, durant 15 cours voire 20, pourra vous inculquer une certaine maîtrise du volant et de ses différents paramètres. Après tous ces cours, l’on se représente pour un examen portant sur la conduite. Le candidat devra être évalué par un créneau en outre, il devra présenter soit un passeport, soit une carte d’identité sinon il ne pourra guère passer le test.
3 – Où passer les examens de code et de conduite ?
Les examens se font dans toutes les régions du pays. Ici à Dakar, les examens du code se passent au Front de Terre à 100 mètres de la Gendarmerie. Quant à celui de la conduite, il se tient au niveau du parking du stade Léopold Sédar Senghor.
Au Sénégal, l’examen porte sur le créneau lorsqu’il est validé l’on pourra ainsi obtenir son permis. Mais l’on ne pourra exercer que 21 jours après et ce, même si l’on était plus fort que Sebastien Vettel !
Voilà à vos volants, prêts, partez !
Mamoune Tine/Senenews

25/12/2016

CE LUNDI, C'EST CONGE!

Lundi 26 décembre sera un jour férié, décret signé par le Président Macky Sall

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Le lundi 26 décembre est décrétée jour férié par son Excellence Mr Macky Sall. A travers un secret qu’il a signé ce jour sera donc non ouvrable.
Le président vient de signer un décret faisant de ce Lundi 26 décembre un jour. La RTS recevait Mr Seydou Guéye, porte-parole du gouvernement, et ce dernier a confirmé l’annonce.
Mamoune Tine/Senenews

ISRAEL EST EN COLERE...

Le Sénégal a défendu dimanche son vote à l’ONU contre la colonisation dans les Territoires palestiniens et à Jérusalem-Est, après la décision d’Israël de rappeler son ambassadeur à Dakar et d’annuler son programme d’aide.

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“Il faut saluer la position du Sénégal. La communauté internationale salue la position du Sénégal et notamment les pays musulmans”, a affirmé le porte-parole du gouvernement Seydou Guèye sur la télévision publique.
“Le Sénégal a tenu à être conforme à sa vision de la diplomatie. Depuis 1975, le Sénégal préside le comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien. Ce n’est pas parce que le Sénégal soutient le peuple palestinien qu’il est contre Israël”, a ajouté M. Guèye. Ce comité, un organe de l’ONU, a été créé en 1975.
Interrogé sur l’annulation par Israël de tous les programmes d’aide à Dakar, il a indiqué que “l’Etat du Sénégal n’est pas officiellement informé. Quand il sera saisi d’une telle décision, il donnera une suite”.
Il ne s’est pas exprimé sur l’annonce par Israël du rappel de son ambassadeur à Dakar.
Le Sénégal, actuellement un des dix pays membres non permanents du conseil de sécurité, a rétabli ses relations diplomatiques avec Israël en 1995.
La résolution contre la colonisation israélienne, initialement proposée par l’Egypte et qui devait être votée jeudi, avait finalement été présentée au vote vendredi à l’initiative de la Nouvelle-Zélande, du Sénégal, de la Malaisie et du Venezuela, après une volte-face du Caire.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé quelques heures seulement après le vote de la résolution, le rappel “immédiat” de ses ambassadeurs en Nouvelle-Zélande et au Sénégal “pour consultations”.
Il a également décidé d’annuler la visite du ministre sénégalais des Affaires étrangères, prévue en janvier, ordonné l’annulation de tous les programmes d’aide au Sénégal, et l’annulation des visites en Israël des ambassadeurs non résidents du Sénégal et de Nouvelle-Zélande.
Le texte voté vendredi exhorte Israël à “cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est”.
Il a été adopté vendredi par le Conseil de sécurité de l’ONU après la décision des Etats-Unis de ne pas utiliser leur droit de veto.
AFP

LE PRIX DU BILLET DE TRAIN

Train Express Régional: ce sera à l’Etat du Sénégal de fixer les prix des billets

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La SNCF, compagnie ferroviaire française vient de livrer une information de taille par rapport au futur Train Express Régional. Selon la firme française ce sera au Sénégal de fixer les prix du train si l’on sait que le péage coûte excessivement cher et ce, à cause de la concession faite à l’entreprise Eiffage, nous pouvons dès lors dire que l’Etat sénégalais prend les devants.
Le TER sera surement très usité après sa livraison dans 26 mois, mais pour beaucoup de sénégalais la cherté du projet se reflétera sur les prix des billets mais apparemment l’Etat mobilise les moyens pour que cela ne soit pas le cas.
Le conseiller diplomatique de la Sncf, Fréderic Bardenet avance même que « nous sommes dans un partenariat qui tend vers la durée donc nous ne pouvons pas faire des concessions d’ordre privé. Ce sera à l’Etat du Sénégal de désigner l’autorité organisatrice pour l’édification des tarifs des billets ».
Chiffré à 568 milliards de FCFA, le TER devra rallier le Centre-Ville à l’AIBD de Diass et sa livraison est donc prévue dans 2 ans.
Mamoune Tine/Senenews

St LOUIS FACE A L'UNESCO...

Mesures pour que Saint-Louis reste au patrimoine mondial

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Le Sénégal a pris des mesures pour éviter que l'Unesco retire Saint-Louis du patrimoine mondial, après la destruction de maisons historiques dans la première ville fondée par la France en Afrique subsaharienne au 17e siècle, rapporte samedi l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique).
"Nous n'allons pas attendre que Saint-Louis soit déclassée pour réagir", a affirmé le ministre sénégalais de la Culture Mbagnick Ndiaye, cité par l'APS.
Des mesures seront prises pour arrêter "les constructions anarchiques et la destruction de maisons historiques" dans cette ville classée depuis 2000 par l'Unesco au patrimoine mondial, a dit le ministre.
Il s'exprimait à l'issue d'une réunion gouvernementale vendredi à Dakar et après des menaces de l'Unesco de retirer Saint-Louis du patrimoine mondial en raison de la dégradation de ses vestiges.
"Nous avons le souci de préserver le patrimoine matériel de Saint-Louis. Aujourd'hui, des maisons et bâtiments administratifs construits aux 17ème et 18ème siècles, qui ont une valeur architecturale extrêmement importante, sont menacés", a-t-il dit.
Il a également annoncé un recensement du patrimoine et l'envoi d'une commission prochainement à Saint-Louis "pour vérifier si les mesures prises (par le gouvernement) sont en train d'être exécutées".
La ville, fondée en 1659, abrite de nombreux vestiges historiques dont d'anciennes demeures coloniales françaises et le mythique pont Faidherbe, du nom d'un ancien gouverneur de la colonie du Sénégal.
Cet ouvrage construit en 1897, était destiné à relier l'île de Saint-Louis au continent. La localité, située entre l'océan et le fleuve Sénégal, reste une attraction touristique.
APS

23/12/2016

315 MORTS POUR 100000 NAISSANCES

Mortalité maternelle et néonatale au Sénégal : 315 morts pour 100 000 naissances vivantes

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La mortalité maternelle demeure préoccupante à travers le monde et surtout en Afrique subsaharienne. Au Sénégal, le ratio de la mortalité maternelle est passé en 2015 à 315 décès pour 100 000 naissances vivantes. Tous les jours, 4 à 5 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l'accouchement malgré les efforts déployés.
Le pays a fait beaucoup d'efforts, comparé à d'autres qui sont encore à 1000 décès pour 100 mille naissances vivantes au niveau de la mortalité maternelle.
La ministre de la santé Awa Marie coll Seck, présidant une conférence nationale sur la surveillance des décès maternels et riposte, a salué les efforts du Sénégal relevant que ces résultats résultent de la combinaison de plusieurs facteurs interpellant le système de santé, relativement au taux de couverture en infrastructures, en personnel mais également les divers aspects de la société.
Selon elle, un bond qualitatif a été fait en matière de planification familiale avec un taux de couverture qui est passé de 10% en 2010 à 21% en 2016. Elle a rappelé que les pays se sont fixés une nouvelle cible dans l'objectif de développement durable qui est de faire passer le nombre de décès en dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes.
vox populi
autre source: http://www.lequotidien.sn/sante-taux-de-mortalite-materne...

22/12/2016

VILLAGE DES ARTS A NGAPAROU

Ngaparou (Mbour) étrenne son « village des arts » le 24 décembre

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Le « village des arts » de Ngaparou va officiellement ouvrir ses portes le 24 décembre, au cours d’une cérémonie devant coïncider avec la tenue des traditionnelles 72 heures de cette commune du département de Mbour, à quelque 70 Km de Dakar, a-t-on appris des organisateurs.
Le « village des arts » de Ngaparou lance ses activités « avant les « 72 heures de la commune de Ngaparou », mais ce démarrage « est bien intégré à ce rendez-vous culturel et artistique avec ses régates, et diverses activités culturelles et récréatives très suivies par les populations et les touristes venus des hôtels environnants », rapporte un communiqué transmis à l’APS.
Dirigé par l’artiste plasticien sénégalais Bassirou Sarr, résident à Berlin (Allemagne), le « village des arts » de Ngaparou est érigé sur une propriété de quelque 1000m2.
Ce nouvel espace « se veut un centre d’expérimentation artistique, de promotion artisanale et d’échanges fraternels », peut-on lire dans le même communiqué reçu des promoteurs.
Ils signalent qu’un comité d’organisation a été mis en place pour son inauguration, comprenant des artistes anciens résidants du premier « village des arts » de l’avenue Peytavin, à Dakar, ainsi que les actuels occupants du « Village des arts » de la capitale sénégalaise (sis prés du stade Léopold Sédar Senghor).
« La pièce maîtresse du programme de cette inauguration est l’exposition internationale d’art plastique, peintures, installations et sculptures en plein air, intitulée +Berlin-Dakar-Ngaparou+ », renseigne le communiqué, précisant que celle-ci se déroulera du 24 au 31 décembre 2016, dans le même espace, et sera composée des œuvres d’artistes sénégalais et berlinois.
« Cette exposition sera accompagnée d’un hommage aux artistes disparus, en particulier les anciens résidants de l’avenue Peytavin. Une animation permanente et quotidienne est programmée du 24 au 31 décembre au ’village des arts’ de Ngaparou », ajoute le communiqué.
Il évoque « des rencontres entre artistes et public, de la musique, des projections de films, des performances, du théâtre ainsi qu’un atelier d’activité d’arts plastiques (workshop) avec les jeunes ».
APS

LES TIRAILLEURS ENFIN HONORES

Les tirailleurs sénégalais bientôt naturalisés

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François Hollande s’est engagé le 20 décembre à faciliter l’octroi de la nationalité française aux tirailleurs sénégalais.
François Hollande a profité mardi 20 décembre de la visite de son homologue du Sénégal, Macky Sall, pour faire part de son engagement à faciliter l’octroi de la nationalité française aux tirailleurs sénégalais.
Le président de la République a profité mardi 20 décembre de la visite de son homologue du Sénégal, Macky Sall, pour faire part de son engagement à faciliter l’octroi de la nationalité française aux tirailleurs sénégalais qui ont combattu dans les rangs de l’armée française.
« J’ai demandé qu’il y ait des instructions très claires qui soient données pour qu’il y ait toutes les facilités pour leur permettre d’accéder à la nationalité française », a déclaré François Hollande. « C’est eux qui formeront cette demande mais on compte bien marquer la reconnaissance, a-t-il insisté. Il n’y a pas plus belle reconnaissance que de pouvoir accueillir ces anciens combattants dans la nationalité française. »
Engagés de 1857 à 1960
Moins d’un millier de ces anciens soldats vivent aujourd’hui en France. En novembre, une élue socialiste de Bondy (Seine-Saint-Denis), Aïssata Seck, elle-même petite-fille de tirailleurs sénégalais, avait lancé une pétition appelant à la naturalisation de ces anciens combattants.
La pétition avait réuni plus de 40 000 signatures, dont celles du président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone, de l’ancien ministre Jack Lang, de l’acteur Omar Sy ou du comédien Jamel Debbouze.
Après un rendez-vous au ministère de l’intérieur le 15 décembre, Aïssata Seck avait obtenu la garantie que l’ensemble des tirailleurs sénégalais vivant en France pourraient bénéficier de la naturalisation.
Le terme de « tirailleurs sénégalais » désigne les soldats recrutés dans les anciennes colonies françaises situées au Maghreb, en Afrique noire et à Madagascar et qui ont été engagés aux côtés de la France dans ses différentes opérations militaires de 1857 à 1960. Les régiments de tirailleurs sénégalais ont été transformés en régiments d’infanterie de marine en 1958 avant d’être définitivement supprimés entre 1960 et 1962.
Corinne Laurent/Lacroix

21/12/2016

FRUCTUEUX VOYAGE EN FRANCE

Coopération Sénégal-France : Sept accords stratégiques signés

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Les présidents Macky Sall et François Hollande ont assisté, hier, à la signature de sept accords entre le Sénégal et la France. Ils portent sur le financement du Train express régional (Ter), l’écologie et les hydrocarbures avec le retour de Total au Sénégal. Macky Sall s’est rendu aux Invalides, à la mairie de Paris, au Conseil économique et social ainsi qu’à l’Assemblée nationale. La visite se poursuivra aujourd’hui au Matignon.
L’évènement phare de la visite d’Etat du président de la République, Macky Sall en France, a été sans nul doute, la signature, hier, de sept accords stratégiques dans divers secteurs. En effet, en présence des délégations sénégalaises et françaises, les deux pays ont scellé des accords à travers des protocoles financiers et des déclarations d’intention et d’intérêt. Le premier protocole financier a été signé entre les deux pays pour un prêt du Trésor non concessionnel de 95 millions d’euros (62.225.000.000 de FCfa) pour le Train express régional (Ter). Il a été paraphé par le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ et le ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin. Tandis que le deuxième protocole, sous forme de prêt, lie l’Agence française de développement (Afd) et le Sénégal. C’est un montant de 100 millions d’euros (65.500.000.000 de FCfa) toujours pour financer le Ter. Il sera paraphé par le ministre Amadou Bâ et Philip Bodouin, directeur général de l’Afd.
Le troisième protocole est un accord tri-partite entre la Société nationale des chemins de fer (Sncf) de Paris, la Régie autonome des transports parisiens (Ratp) et le Sénégal pour le développement de l’exploitation et de la maintenance dans le cadre du Ter Dakar-Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) et la création d’un centre de formation dédié à la mobilité urbaine. L’accord a été signé par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane, le président du Directoire du groupe Sncf, Guillaume Pépy et la Présidente directrice générale (Pdg) de la Ratp, Elisabeth Borne.
Total dans l’Off shore profond
A ces accords, il faut ajouter une déclaration d’intention entre les gouvernements sénégalais et français, pour renforcer la coopération en matière de protection des océans et du littoral. Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye et le ministre français de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, Ségolène Royal, ont signé le texte. Un accord ministériel pour renforcer la coopération en matière d’efficacité énergétique et de transition bas carbone de l’immobilier, a été également paraphé par le ministre de l’Energie, du Développement et des Energies renouvelables, Thierno Alassane Sall, et Ségolène Royal. Par ailleurs, une lettre d’intérêt de financement entre le Sénégal et Banque publique d’investissement (Bpi) de France relative à l’acquisition et l’installation d’un supercalculateur pour le centre national de calcul sénégalais à la Cité du savoir de Diamniadio a été paraphé par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane et chargé d’affaires à Bpi France, Lionel Barbaroux. Enfin, le dernier texte est un protocole de coopération entre le Sénégal et Total pour l’Off shore profond (Pétrole). Les signataires sont le ministre de l’Energie, du Développement et des Energies renouvelables, Thierno Alassane Sall et le directeur général Marketing et Services de Total, Momar Nguère.
Moussa DIOP/Lesoleil

PETROLE, PETROLE

BP parie sur le gaz en Mauritanie et au Sénégal

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BP investit un milliard de dollars dans les champs gaziers de Mauritanie et du Sénégal, un soutien décisif du géant pétrolier britannique à de futures infrastructures gazières, près des côtes ouest-africaines.
Avec l'arrivée de BP et de son milliard de dollars, le développement des gisements gaziers maritimes de Mauritanie et du Sénégal est assuré, financièrement et techniquement. Le géant pétrolier britannique est en effet considéré comme un expert de l'exploration en eau très profonde, malgré ou à cause de la marée noire de 2010 dans le golfe du Mexique.
BP prend 62% des blocs mauritaniens et 32,49% des blocs sénégalais, aux côtés de la petite société Kosmos qui a découvert les gisements et qui restera l'opérateur de l'exploration future, BP devenant l'opérateur du développement des champs gaziers.
L'objectif est ensuite de liquéfier le gaz près des côtes ouest-africaines pour expédier ce GNL par bateau vers l'Europe ou vers les pays d'Afrique de l'Ouest pour y faire tourner les centrales électriques. Les eaux territoriales de la Mauritanie et du Sénégal sont le troisième investissement gazier de BP en Afrique. Comme ses concurrents, la compagnie britannique privilégie de plus en plus le gaz, complémentaire des énergies renouvelables et moins polluant que le charbon.
REUTERS/Molly Riley/RFI
ndlr: On a appris ce mardi que TOTAL entrerait également dans les investisseurs suite à la visite de Macky Sall en France.

20/12/2016

BEL EXEMPLE AU MONDE...

Les chrétiens aident les musulmans à fêter le Mawlid au Sénégal

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En communion avec la communauté musulmane, les chrétiens de Tivaouane s’impliquent pour la réussite du Gamou, en offrant leurs services et en mettant leurs maisons à la disposition des pèlerins, fortifiant la cohabitation harmonieuse et pacifique des différentes religions au Sénégal.
À Tivaouane, cité religieuse située à une centaine de kilomètres de Dakar, la célébration de la naissance du prophète de l’islam Mohammed n’est pas que l’affaire des musulmans. La forte communauté chrétienne établie dans cette ville est très impliquée dans l’organisation de cet événement, communément appelé le Gamou, qui regroupe chaque année des milliers de pèlerins.
C’est le cas de la famille Bampoky qui n’a pas raté l’occasion de participer à la réussite de l’anniversaire dont la cérémonie religieuse a eu lieu la nuit du dimanche 11 décembre 2016. « Nous nous considérons comme des personnes de même famille. Nous avons le devoir d’aider à la réussite de l’événement », expliqué Antoine Bampoky, le fils aîné.
« Les maisons des chrétiens ne désemplissent pas. Elles accueillent des hôtes au même titre que chez les musulmans. Ce sont souvent des invités du voisinage, qui n’ont plus de place pour abriter les pèlerins. Mais, aussi, des collègues musulmans de travail et autres connaissances logent dans les demeures chrétiennes ».
André Mendy, un autre chrétien dont la maison est remplie de pèlerins, confirme. « Nous célébrons le Gamou comme les musulmans. Et même en dehors de cette fête, nous entretenons de très bonnes relations. C’est comme si nous étions issus de la même famille », confie-t-il.
« Nous recevons des pèlerins chez nous durant le Mawlid au même titre que nos voisins, ajoute sa fille. Nous préparons de la nourriture licite pour les invités qui vont camper dans la maison et qui préfèrent manger de la sauce avec du poulet ou du couscous fait à base de mil ».
Une cohabitation exemplaire
« Le marabout nous a dit de préparer les maisons pour bien accueillir les hôtes, explique Zita Badiane. Il y a évidemment des surplus de dépense, mais il le faut. C’est pour mettre les invités à l’aise et on fait de notre mieux », poursuit-elle, dans sa maison où des dames s’affairent autour de grosses marmites pour les besoins de la cuisine.
Cette complicité va au-delà de ce Gamou, ajoute-t-elle. « Durant les fêtes musulmanes, les chrétiens sont invités à partager le repas dans les maisons musulmanes et vice versa. Il est aussi courant de donner à son enfant le nom d’un ami d’une autre religion ».
Cette cohabitation « exemplaire » est saluée par un vieux pèlerin, El Hadj Aldiouma Guèye, rencontré dans les sablonneuses ruelles de la cité religieuse. « Il est nécessaire de consolider cette bonne dynamique et de raffermir les liens », assure-t-il.
Charles SENGHOR/la-croix.com

19/12/2016

LE FUTUR MUSEE DES CIVILISATIONS NOIRES DE DAKAR

le Musée des civilisations noires de Dakar, un écrin en quête de contenu

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Imaginé par Senghor et relancé sous Wade, le Musée des civilisations noires (MCN) devrait ouvrir ses portes au premier semestre de 2017. Reste à trouver de quoi remplir ses immenses salles.
L’édifice est imposant. Autant, si ce n’est plus, que le Grand Théâtre national auquel il fait face, au Plateau, dans le centre de Dakar. Un immense bâtiment circulaire planté au-dessus du port, à l’architecture inspirée du patrimoine local : une forme ronde reprenant celle des cases traditionnelles avec, au dernier étage, un puits de lumière rappelant les impluviums de l’habitat coutumier de Casamance.
Une idée lancée par le président Senghor
Après plusieurs décennies d’attente, le Musée des civilisations noires (MCN) est enfin sorti de terre. Lancée par l’ancien président Léopold Sédar Senghor, après la réussite du Festival mondial des arts nègres organisé dans la capitale sénégalaise en 1966, l’idée d’un vaste établissement dédié aux cultures africaines était peu à peu tombée dans l’oubli. C’est Abdoulaye Wade qui la réactive dans les années 2000. Il confie la réalisation du projet à l’entreprise chinoise Shanghai Construction Group et pose la première pierre en décembre 2011. Mais, en raison de l’alternance, les travaux ne démarreront véritablement que sous son successeur, Macky Sall, en décembre 2013. Ils dureront deux ans.
Désormais en phase de finition, ce musée moderne, d’une superficie totale de 15 000 m² sur 4 niveaux – dont près de 5 000 m² de surface d’exposition – a déjà coûté 20 millions de dollars (environ 18,5 millions d’euros). L’ambition affichée par les autorités est claire : devenir « le » plus grand musée du continent consacré aux civilisations africaines. « Nous n’allons pas en faire un lieu nostalgique et ethnographique, qui serait une sorte d’avatar des expositions coloniales du début du XXe siècle, mais plutôt un musée contemporain et dynamique, en mouvement permanent », explique, le ton enjoué, le Pr Hamady Bocoum, directeur général du futur établissement.
Benjamin Roger/Jeune Afrique

REVEILLONNER A SALY

Noël et Nouvel an à l'hôtel Neptune de Saly

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Fleuron des réceptifs de la station touristique de Saly, l'hôtel Neptune maintient non seulement le cap face à la baisse du tourisme au Sénégal mais ne cesse de se redynamiser. Sous la houlette de Norbert Thelisson, ce réceptif a toujours autant de succès et demeure d'un parfait entretien, d'un service 5 étoiles.
Soixante dix suites, une immense piscine chauffée, un cadre superbe, le Neptune tient la dragée haute au parc hôtelier sénégalais depuis 18 ans.
Une bonne adresse pour réveillonner, d'autant que les offres sont alléchantes:
Offre de Noël
Soirée et repas du réveillon de Noël: 49.000fcfa/pers
Soirée et repas du réveillon de Noël, Suite Double, petit déjeuner du 25/12: 89.500fcfa/pers
Soirée et repas du réveillon de Noël, Suite Double, petit déjeuner du 25/12 et déjeuner du 25/12:101.500fcfa/pers
Menu du réveillon de Noël :
· Cocktail de Noël dans les jardins.
· Gambas rôties sur fondue d’échalotes.
· Plaisir glacé à la liqueur de Warang.
· Le chapon sauce forestière et son flan de patates douces.
· La ronde de chèvre.
· La trilogie de bûches de Noël.
PROMO Jour de l’An :
- Soirée et repas du réveillon de la Saint Sylvestre : 59.000 FCFA par personne.
- Soirée et repas du réveillon de de la Saint Sylvestre, Suite Double, petit déjeuner du 01/01 : 107.000 FCFA par personne.
- Soirée et repas du réveillon de de la Saint Sylvestre, Suite Double, petit déjeuner du 01/01 et déjeuner du 01/01 : 119.000 FCFA par personne.
Menu de la Saint Sylvestre :
· Cocktail du nouvel an dans les jardins.
· Salade de gambas aux fruits exotiques.
· Croustillant de langouste au chutney de tomate et pommes fruits.
· Plaisir glacé à la liqueur de Warang.
· Tournedos sauce foie gras et ses petits farcis.
· Douceur de Brie.
· Festival de desserts.
Réservations: Tel : 33.957.23.20 - resa.neptune@gmail.com ou neptune@orange.sn
www.saly-hotel-neptune.com

18/12/2016

LE PONT A FOUNDIOUGNE: 2017

Les travaux de construction du pont de Foundiougne démarrent début 2017

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Les travaux de construction du pont de Foundiougne vont démarrer en début 2017, a annoncé samedi à Saly-Portudal l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun.
‘’La préparation du projet du pont de Foundiougne touche à sa fin et les travaux de construction démarreront début 2017’’, a-t-il dit, à l’ouverture d’un séminaire sur la coopération sino-sénégalaise.
L’ambassade de Chine a rappelé que le tronçon de 18 km de l’autoroute Aéroport internationale Blaise Diagne (AIBD)-Sindia, financé et réalisé par la partie chinoise, a été mis en service en octobre dernier.
‘’Les travaux de l’autoroute AIBD-Thiès et Sindia-Mbour avancent dans d’heureuses conditions, ce qui fera 160 km d’autoroute nouvellement construite d’ici fin 2020’’, a indiqué Zhang Xun.
Pour le projet de l’autoroute Mbour-Kaolack, il a affirmé que les deux parties (sénégalaise et chinoise) sont en ‘’ étroit contact ‘’.
‘’ Tous ces projets doteront le centre économique du Sénégal d’un réseau de transport commode et optimisé, donnant une garantie solide au développement à grandes enjambées du pays’’, a souligné le diplomate chinois.
Dans le domaine hydraulique, l’ambassadeur de Chine au Sénégal confie que le forage de 250 puits et la réalisation de 150 systèmes d’approvisionnement en eau est en pleine préparation et pourra démarrer en début 2017.
‘’ En septembre , une mission chinoise est arrivée au Sénégal pour une visite d’études sur les projets de l’aménagement de l’esplanade du Musée des civilisations noires et de l’élargissement de l’hôpital pour enfants de Diamniadio. Ces projets sont maintenant en étude de faisabilité et pourront être mis en chantier en 2017’’, a précisé Zhang Xun.
ASG/Birane Hady Cissé/APS

LA MONTEE EN PUISSANCE DISCRETE DU SENEGAL

« Sénégal : ce discret succès africain »

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Alors que les pays en crise ne cessent de faire la « une » de l’actualité, ceux qui enregistrent de francs succès passent généralement sous les radars médiatiques. Le Sénégal fait aujourd’hui partie de cette seconde catégorie qu’il serait utile – pour sortir des sempiternels sentiers battus africains – de replacer sous les feux des projecteurs.
Porté par une croissance de 6,5% en 2015 et des projections estimées par le FMI à 6,6% en 2016 puis 6,8% en 2017, le succès sénégalais est d’abord économique. En l’espace de quelques années, le pays de la Teranga est ainsi devenu une véritable locomotive dans la sous-région et sur l’ensemble du continent. Une mue d’autant plus remarquable qu’elle succède à un long cycle de croissance atone. Tirée par des exportations en plein boom, dopée par la filière agricole auxquelles se conjuguent une forte hausse de la consommation intérieure et de l’investissement, cette embellie a permis à l’exécutif de combiner de front politique budgétaire expansionniste et politique sociale volontariste, et ce sans pour autant grever les comptes publics. Autrement dit, si la dette sénégalaise a progressé à un rythme relativement élevé ces dernières années, le déficit budgétaire s’est quant à lui fortement contracté.
Une configuration favorable qui a permis au président Macky Sall de tenir ses promesses de campagne sur le front social. En effet, celui qui a labouré les terres du Sénégal avant de remporter l’élection présidentielle de 2012 – quitte parfois à loger chez l’habitant dans les villages les plus reculés – s’est forgé la conviction qu’à sa politique de relance de l’économie devait impérativement se mêler un choc sur le plan social afin de prendre (enfin !) à bras-le-corps la lutte contre la pauvreté. Une fois élu, le nouveau président du Sénégal a, ce faisant, lancé deux programmes totalement inédits en Afrique : la couverture médicale universelle ainsi qu’une myriade de bourses dites de « sécurité familiale ». Le premier offre la possibilité aux Sénégalais les plus démunis de bénéficier de la gratuité des soins et ambitionne de procurer une protection sociale à 75% de la population à l’horizon 2017, tandis que le second propose des bourses trimestrielles de 38 euros aux foyers les moins favorisés. Objectifs affichés par l’exécutif : sortir près de trois millions de personnes de l’extrême pauvreté d’ici deux ans. Un dispositif qui a notamment fait ses preuves au Brésil et, bien qu’il soit encore trop tôt pour en mesurer l’efficacité au Sénégal, fait de la deuxième économique d’Afrique de l’Ouest un pionnier en la matière sur le continent. Ces différentes mesures s’inscrivent dans le cadre du Plan Sénégal Émergent (PSE) ; l’alpha et l’oméga de la politique de Macky Sall qui mobilise – de la santé, au tourisme en passant par l’enseignement supérieur – toutes les forces vives. Reposant sur le tryptique « croissance inclusive, développement humain et bonne gouvernance », le PSE – pensé sur vingt ans par ses artisans – aspire à hisser le Sénégal parmi les pays émergents en 2035.
L’autre versant du « succès sénégalais » est quant à lui politique. Les vives tensions qui avaient émaillé l’élection présidentielle de 2012 ont depuis lors été rayées comme un trait de plume, permettant au Sénégal de retrouver la stabilité qui l’avait jusqu’alors caractérisé. Toujours sur le front intérieur, le nouveau chef de l’État s’est attaché à rompre avec les méthodes de son prédécesseur concernant l’épineux dossier de la Casamance, serpent de mer de la vie politique sénégalaise. En engageant un troisième acte de décentralisation, il a créé – sur une étroite ligne de crête – une nouvelle collectivité casamançaise plus consensuelle qui disposera d’un exécutif local et, de facto, de plus d’autonomie.
Un sens de la diplomatie que Macky Sall a également su manier à l’extérieur des frontières. Fruit d’une politique étrangère active, Dakar a été désigné membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2016-2017 ainsi que membre du Conseil exécutif de l’UNESCO. Des satisfécits onusiens qui viennent récompenser l’implication tant diplomatique que militaire du Sénégal dans la résolution des conflits continentaux : MINUSMA au Mali, MONUSCO en République démocratique du Congo ou encore ECOMIB en Guinée-Bissau.
Enfin, pays multiconfessionnel à majorité musulmane, situé aux portes du Sahel, le Sénégal fait lui aussi face à la montée de la menace terroriste. Conscient de ce risque qui a déjà frappé ses voisins, il organise chaque année, depuis 2014, un Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique. Les autorités sénégalaises ont quant à elles arrêté, fin 2015, une trentaine de prêcheurs islamistes radicaux ; un coup de tonnerre dans un pays réputé pour son islam tolérant.
Alors que Macky Sall entame sa visite d’État en France le 19 décembre prochain, force est de saluer les succès enregistrés par le Sénégal ces dernières années. Bien que de nombreux chantiers restent à engager – en matière d’électrification des foyers et de chômage des jeunes notamment – le pays de Senghor a retrouvé l’aura dont il bénéficiait du temps de son père fondateur. Un succès discret, amplement mérité.
Erwan DAVOUX/Dakaractu

MACKY A PARIS

Macky Sall en visite d’Etat à Paris du 18 au 23 décembre

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En visite d’Etat à Paris, du 18 au 23 décembre, le président sénégalais, Macky Sall aura de nombreux entretiens à caractère politique, économique et culturel. Plusieurs rencontres au sommet sont à l’ordre du jour.
Dès le 19 décembre, Macky Sall sera à Strasbourg où il visitera les ateliers de l’usine Alstom, partie prenante dans la réalisation du projet de la régie Dakar (train)-futur aéroport international Blaise-Diagne. L’ambassadeur de France au Sénégal Christophe Bigot a invité le chef d’Etat sénégalais à découvrir toute l’étendue du savoir-faire des entreprises françaises et leur technologie dans le domaine des chemins de fer.
Puis il se rendra au Musée du quai Branly –Jacques Chirac à Paris. Le 20 décembre, une cérémonie d’honneurs militaires aura lieu dans la cour des Invalides, en souvenir des « tirailleurs sénégalais », avant l’entretien du président sénégalais et son homologue français François Hollande, suivra la signature d’une série d’accords bilatéraux. Après l’Elysée, Macky Sall se rendra au sénat pour un déjeuner avec son président Gérard Larcher ; suivi d’une visite à l’Hôtel de ville de Paris, à l’Assemblée nationale où il sera reçu par son président Claude Bartolone.
Le président sénégalais clôturera cette journée par un dîner d’Etat à l’Elysée. Au conservatoire national des arts et métiers, il sera fait docteur honoris causa. Le 21 décembre, le chef d’Etat sénégalais s’entretiendra avec le nouveau Premier ministre français Bernard Cazeneuve ; avant une intervention à l’Académie des sciences d’Outre-Mer où il ressortira comme membre associé.
Le 23 décembre, l’ancien pensionnaire de l’Institut français du pétrole – Energies nouvelles sera dans les murs de son ancienne école. Depuis 1992, aucun président sénégalais n’a pu effectuer une visite d’Etat en France. Pour le porte-parole du gouvernement français, Stéphane Le Foll, « c’est un événement important qui marque cette volonté de travailler ensemble à la hauteur de ce que nous partageons ensemble ».
Cette visite est consécutive à celle de Manuel Valls de septembre 2016. La France et le Sénégal entretiennent des relations multiséculaires, pérennisées par les différents dirigeants qui se sont succédés à la tête des deux Etats.
Noël Ndong/adiac

17/12/2016

NOUVEAUX HÔTELS A DAKAR

AccorHotels se renforce au Sénégal avec le Pullman Teranga, un Mercure et un Ibis

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Le groupe hôtelier achève la rénovation du Pullman Teranga 5 étoiles à Dakar et vient de signer un accord pour gérer un Mercure et un Ibis Styles dans la capitale sénégalaise.
Premier hôtelier en nombre de chambres sur le continent africain avec plus d’une centaine d’établissements, AccorHotels se renforce significativement au Sénégal.
Le groupe met actuellement la dernière main à la rénovation complète du Pullman Terenga, hôtel historique édifié dans le quartier des affaires du Plateau en 1973.
Destiné à en faire « la référence de l’hôtellerie 5 étoiles à Dakar », le lifting dont l’achèvement est prévu en mars (une partie des nouvelles chambres est déjà commercialisée) donnera naissance à un établissement dernier cri de 247 chambres et suites au design à la fois contemporain et d’inspiration africaine et exploitant davantage sa situation exceptionnelle sur la baie de l’Anse Bernard.
Ciblant avant tout une clientèle affaires, le Pullman Teranga comportera également un espace piscine avec restaurant et une plage privative.
AccorHotels qui gère déjà un Novotel et un Ibis à Dakar vient également de signer un accord avec la société sénégalaise Sogeho pour la gestion de deux futurs hôtels dont l’ouverture est prévue en 2020 sur la corniche : un Mercure de 138 chambres & suites et un Ibis Styles de 93 chambres.
Anne-Claire Delorme/dakarecho

FRANCE-SENEGAL: 350 ANS D'HISTOIRE COMMUNE

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Christophe Bigot l’ambassadeur de France au Sénégal, a jeté un regard très intéressant sur les relations entre Paris et Dakar. À 48 heures de la visite d’Etat du président Macky Sall en France, l’ambassadeur s’est lâche dans un entretien sur Dakaractu dont Senego a exploité.
Sept ministres français au Sénégal en 5 mois:
« La partie visible de l’iceberg, ce sont de très nombreuses visites ministérielles. Je ne suis arrivé qu’à la mi-juin mais je constate que depuis, pas moins de 7 ministres importants du gouvernement français se sont rendus au Sénégal. Manuel Valls, en septembre, alors Premier Ministre est venu co-présider le dialogue stratégique de haut niveau entre nos deux pays. Son successeur, le nouveau Premier ministre, à l’époque où il était Ministre de l’Intérieur, M. Cazeneuve s’est déplacé pour renforcer la coordination anti-terroriste entre nos deux pays. Le Ministre des Affaires étrangères, Jean marc Ayrault, est venu échanger sur la diplomatie mondiale et africaine. M. Le Drian, le Ministre de la Défense a participé au Forum paix et sécurité de Dakar, exercice auquel il a fortement contribué dès sa fondation. Mme Nadjat Valaud Belkacem, Ministre de l’Education est allé à la rencontre des écoles françaises au Sénégal. Le Ministre de l’Agriculture, porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, est venu dans le Ferlo appuyer le travail mené par les chercheurs agronomes français et sénégalais et plaider en faveur de l’initiative 4 pour 1000 ».
La visite de Macky Sall, une première depuis 23 ans:
« La visite d’Etat du Président Macky Sall à Paris, la semaine prochaine, la première d’un Président sénégalais depuis 23 ans, consacrera cette extraordinaire densité.
Autant vous dire que ces derniers mois ont donc été intenses. Mais c’est ce qui est passionnant, car c’est ainsi qu’on peut le mieux faire avancer les projets très concrets. Et, croyez-moi, il y en a : dans le domaine sécuritaire, dans le partage de l’histoire et des valeurs communes, dans l’accompagnement de la jeunesse, dans les partenariats économiques qui vont contribuer au Sénégal émergent ».
Sénégal-France, 350 ans d’histoire commune:
« Les relations entre Paris et Dakar sont excellentes, intimes, intenses. Avec un spectre très large. Le Sénégal est l’un des grands partenaires de la France, non seulement en Afrique mais aussi dans le monde. C’est vrai quand on parle de paix et de sécurité au conseil de sécurité aux Nations Unies, d’opérations de maintien de la paix, de lutte anti-terroriste comme quand on parle de culture ou d’économie. Je garde un souvenir poignant de la cérémonie à l’hôpital principal après la disparition de cet immense artiste, Ousmane Sow, qui illustrait si bien le dialogue entre nos deux pays. La France entend appuyer l’émergence de l’économie sénégalaise et soutient pleinement le PSE.
La prochaine visite d’Etat du Président Macky Sall en France, marquera les esprits, j’en suis sûr. Elle sera l’occasion de témoigner de cette rare proximité que connaissent nos deux pays, mais aussi l’occasion de faire avancer des projets ou d’en lancer de nouveaux.
Comme je le dis souvent, les relations entre nos deux pays reposent sur 350 ans d’histoire commune ! Il y eut des parts d’ombre, des tragédies mais ce qui nous rassemble aujourd’hui est plus important que ce qui nous sépare.
Il y a entre la France et le Sénégal une confiance, un respect mutuel qui s‘est installé. Et surtout beaucoup de relations humaines. Les Français ont une véritable passion pour le Sénégal. Je crois que la réciproque est vraie aussi. Il y a près de 200 000 Sénégalais en France et 30 000 Français qui vivent au Sénégal. C’est ici que se trouve la plus importante communauté française d’Afrique sub-saharienne. Il y a également 10 000 étudiants sénégalais qui étudient dans des universités françaises, un effectif qui grossit d’année en année ».
Sharif Ndao/Senego

CES CHERES BAGNOLES DES POLITIQUES...

Assemblée nationale du Sénégal: le scandale du parc auto

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Depuis 2012, une société anonyme dénommée « Expert Auto » a pris le relais de la société Total Sénégal qui se chargeait de la maintenance des véhicules de l’Assemblée nationale. En plus du mystère qui entoure son propriétaire, « Expert Auto » pratique des tarifications qui semblent largement au-dessus des prix de la plupart des spécialistes de la place.
C’est « Nouvel Hebdo » qui déflore le business juteux d’Expert Auto sur les véhicules de l’Hémicycle. Selon l’hebdomadaire, l’entreprise en question est créée après la victoire de Macky Sall en 2012. Et depuis, la maintenance des véhicules appartenant à l’Assemblée nationale est dans son escarcelle. Une sorte d’exclusivité qui lui garantit des revenus confortables. Selon le journal, la compétence de la société « Expert Auto » n’est pas avérée au point de devoir exécuter seule ce marché. Pis, le montant à payer pour une vidange atteint des sommets faramineux en passant du simple au quadruple. En effet, pour la vidange, un député membre de la précédente législature et toujours présent à l’Hémicycle cité par nos confrères, renseigne que « la facture ne dépassait pas 38.000 FCFA ». Avec « Expert Auto », le montant à payer pour une vidange est de 128. 785 FCFA. Ainsi, dans ce qui ressemble fort à une surfacturation, le mal est dans la tarification avec des coûts dépassant de loin ceux qui sont en vigueur sur le marché. Alors, la question qui reste en suspens est : à qui profite ce juteux business ?
Sur une facture établie par les services d’ « Expert Auto » et dont Nouvel Hebdo dit détenir une copie, les Toyota Fortuner des députés nécessitent 08 bouteilles d’huile Helix HX7 10W40 à 4.920 FCFA l’unité, soit un total de 39.360 FCFA. Chez Elton, Shell et Total, ces véhicules, fait remarquer la même source, ont juste besoin d’une bouteille de 7 litres d’huile au maximum ; le prix variant entre 10.000 et 14.000 FCFA selon le kilométrage à 10 mille et 15.000 km d’usage. D’après les calculs menés par l’hebdomadaire, l’écart atteint 25.360 FCFA sur chaque véhicule. Et si, du côté des accessoires comme le filtre à gasoil, le filtre à huile, le filtre à pollen, la différence n’est pas très importante entre les prestataires, « Expert Auto » rajoute une désignation intitulée main d’œuvre « MO ». Celle-ci, nous apprennent nos confrères, est gratuite chez Shell, Elton, Total et chez la plupart des autres stations-services. Mais, chez « Expert Auto », elle revient à 6.780 FCFA, agrémentée par une autre rubrique vaguement dénommée « petites fournitures » et qui apparaît sur toutes les factures. Montant : 8.500 FCFA. La vidange pour un véhicule pouvant se faire trois fois dans l’année selon la fréquence de la mobilité, l’écart sur un seul passage en une année est estimé à 40.640 FCFA chaque véhicule. Avec les 200 véhicules que compterait l’institution, les estimations et projections de Nouvel Habdo indiquent que l’Assemblée nationale du Sénégal aura pu payer à son maintenancier attitré la bagatelle d’environ 448 millions FCFA. Autre remarque qui donne le tournis : « Expert Auto » remplace les pneus des députés à 800.000 FCFA contre 521.400 FCFA chez CFAO Equipement, selon toujours le journal qui indique que le président de l’Assemblée nationale est aphone sur le scandale.
Dakarmatin.com

16/12/2016

ALSTOM VA CONSTRUIRE LES TRAINS DAKAR-AIBD

Alstom : 15 trains Coradia pour le Sénégal.

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Nouveau contrat pour Alstom, qui fournira 15 trains régionaux Coradia à l'agence sénégalaise des infrastructures et des grands travaux, l'APIX. Aucun montant n'a été précisé par l'équipementier ferroviaire.
Ces trains seront des Coradia Polyvalents “bi-modes” (diesel/électrique) climatisés de quatre voitures, soit une capacité de 400 passagers répartis en deux classes, pour une vitesse commerciale maximale de 160 km/h.
Ils seront affectés à la ligne qui reliera le centre de Dakar, la capitale du Sénégal, à l'aéroport international Blaise Diagne via la ville nouvelle de Diamniadio. Soit un trajet de 57 km ponctué de 14 stations qui sera effectué en 45 mn. Quelque 115.000 personnes devraient emprunter la ligne quotidiennement.
Les trains seront fabriqués à partir de 2017 sur le site d'Alstom de Reichshoffen, dans le Bas-Rhin.
Zonebourse.com

LAISSER ALLER PUIS PLEURER...

Appel à l’action pour empêcher le retrait de Saint-Louis du statut de patrimoine de l’humanité

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Le directeur du Patrimoine culturel, Abdou Aziz Guissé, a souligné l’urgence de préserver le patrimoine architectural de Saint-Louis, au risque de voir inscrite sur la liste du patrimoine mondial en péril de l’Organisation des Nations-unis pour l’éducation et la culture (UNESCO).
" Nous devons agir et vite pour préserver l’île de Saint-Louis et éviter que l’UNESCO ne la retire de la liste Patrimoine mondial de l’humanité et ne l’inscrive sur celle du Patrimoine mondial en péril ", a-t-il déclaré.
Le directeur du Patrimoine culturel intervenait lors d’une réunion spéciale du comité régional de développement (CRD) consacré au sujet. Il s’agissait pour les participants de formuler des recommandations allant dans le sens de la préservation de l’architecture de la ville classée patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000.
Les agressions et autres formes de dégradations sur l’architecture de l’île ont notamment poussé l’UNESCO à sommer le Sénégal de prendre des mesures urgentes pour inverser cette tendance, lors de sa 40ème session tenue en juillet dernier à Istanbul (Turquie).
« Le comité du patrimoine mondial exprime sa préoccupation quant à l’état important de dégradation et le manque de restauration et d’entretien de plusieurs bâtiments historiques, et le faible niveau de mise en œuvre des recommandations de la mission de suivi réactif dépêchée sur place en 2014 « , lit-on dans un communiqué rendue publique par l’UNESCO à l’issue de sa session d’Istanbul.
L’UNESCO avait ainsi sommé le Sénégal de mettre en place des dispositions précisant les modalités de gestion et de prise de décision ainsi que les moyens permettant de renforcer la collaboration entre les parties prenantes.
" Les participants au CRD ont souligné la nécessité d’améliorer la gouvernance de la gestion du patrimoine par la création d’une structure fédérateur (…)’’, a signalé Abdou Aziz Guissé.
Selon M. Guissé, cette rencontre a aussi préconisé que les ressources nécessaires soient dégagées pour « la réhabilitation des bâtiments’’. Les participants ont de même relevé " l’importance de sensibiliser les populations et les porteurs de projet sur la préservation du site" .
Aussi la mise en œuvre de ces recommandations constituera-t-elle un des axes de travail d’un conseil interministériel prévue jeudi prochain à Dakar.
La réunion qui sera présidée par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, portera exclusivement sur les mesures que le Sénégal entend prendre pour répondre aux exigences de l’UNESCO.
Ces mesures font l’objet d’un rapport qui sera évalué par la prochaine session du comité du patrimoine de l’UNESCO prévu à Cracovie en Pologne en juin prochain, a appris l’agence de presse sénégalaise lors de la réunion.
L’île de Saint-Louis, quelquefois présentée comme la porte de l’Afrique occidentale sur l’Océan Atlantique.
Nichée entre les deux bras de l’embouchure du fleuve Sénégal, elle jouit d’un environnement né d’un mariage entre un paysage terrien et fluvial.
Premier comptoir français sur la côte atlantique de l’Afrique (1659), Saint-Louis fut une plaque tournante du commerce de la gomme arabique, des esclaves, de l’or, des peaux et d’autres produits.
Cette petite citée océanique a été la capitale politique de l’Afrique occidentale française (AOF) jusqu’en 1902, et la capitale du Sénégal et de la Mauritanie jusqu’en 1957.
" C’est l’ensemble de ces valeurs historiques et culturelles qui s’ajoutent à la beauté légendaire de son paysage urbain qui confèrent à la vieille ville sa qualité esthétique et son identité promues au rang de patrimoine de l’humanité par l’UNESCO ", a noté le directeur du Patrimoine culturel.
APS/Ndarinfo.com

15/12/2016

5 MILLIONS DE CARTES SIM DESACTIVEES

Le Sénégal désactive près de 5 millions de cartes SIM

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Le régulateur sénégalais des télécoms avait donné six mois aux trois principaux opérateurs du pays pour identifier tous leurs abonnés. La date butoir dépassée, près d'un tiers des lignes téléphoniques mobiles du pays ont été suspendues.
Au Sénégal, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) a confirmé avoir désactivé près de 5 millions de cartes SIM non-identifiées. Ce qui représente environ un tiers du parc de téléphonie mobile du pays, lequel comptait 15,7 millions de lignes en juin dernier.
Le 10 mai dernier, l’ARTP avait donné aux trois principaux opérateurs du pays – Orange Sénégal via sa filiale Sonatel, Tigo qui dépend du luxembourgeois Millicom et Sudatel, qui appartient au groupe panafricain Expresso – six mois pour identifier la totalité de leurs abonnés. Une date-butoir encore repoussée, du 10 au 26 novembre.
Ce délai était jugé nécessaire pour permettre l’identification de tous leurs clients par les opérateurs, lesquels en échange avaient accès aux bases de données de l’État sénégalais.
Questions de sécurité
Dix jours après l’expiration de la date limite, l’ARTP a confirmé la sanction le 5 décembre dernier par la voix de son directeur. « Nous avons dû suspendre plus de 2,9 millions de numéros pour Sonatel, un peu plus d’un million pour Tigo et plus de 1,73 millions pour Espresso », a détaillé Abdou Karim Sall.
Les utilisateurs qui auraient vu leur carte SIM désactivée ont toujours la possibilité de se réinscrire chez l’un des trois opérateurs, à condition de remplir un formulaire d’identité. Dans le pays, le marché est dominé par Orange qui détient plus de la moitié du parc (55%), suivi de Tigo (23%) et Expresso (22%).
Sur le continent, la question de l’identification des cartes SIM est délicate car souvent liée à des questions de sécurité. C’est ainsi que l’opérateur sud-africain MTN s’est retrouvé à devoir payer une amende de 1,7 milliard de dollars au Nigeria pour avoir échoué à identifier tous ses abonnés – une mesure destinée notamment à lutter contre Boko Haram.
Jeune Afrique

OU SONT LES HOMMES?

1.544.480 Femmes recherchent désespérément un mari

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De nos jours nombreux sont les jeunes qui ont cette folle envie de rencontrer l’âme sœur, la bonne personne avec qui passer le restant de sa vie. Malheureusement cette ambition est souvent confronté à des contraintes tels que le manque criant de la personne qui correspond le plus aux critères recherchés . Mais au Sénégal cette conception de la vie matrimoniale est très différente. Une étude faite par la direction de la statistique et de la démographie(Ansd) stipule que 1.544.480 de femmes sénégalaises célibataires recherchent désespérément un mari.
Aussi insensé que cela puisse paraître ce résultat est fait sur la base d’une étude approfondie, réalisée par les plus grands spécialistes dans ce secteur. Qu’est ce qui a bien pu se passer pour qu’autant de femmes se retrouvent dans cette situation?
Avec sa population de 14 548 171 d’habitants en 2016, le Sénégal est représenté par 7 195 122 femmes et 7 159 568 hommes. Il fait partie des pays de l’Afrique de l’Ouest qui totalise le plus de célibataires en âge de se marier. L’Etat nuptial estime l’âge moyen au premier mariage à 26 ans, la proportion de célibataires à 43% et celle de polygames à 35,2%. C’est d’ailleurs à partir de ces chiffres que de nombreuses questions se posent.
Le pays est-il maudit à tel point que les femmes sénégalaises, tous âges confondus, pourtant bien éduquées, belles, bien faites et intelligentes ne trouvent pas d’époux pour fonder un foyer? Qu’est ce qui pourrait déterminer réellement ce problème ? Si bien que cela puisse défrayer la toile, ce phénomène est expliqué sous diverses formes au Sénégal.
Aida Faye, une veuve à la retraite pense que si les femmes en sont arrivées là c’est bien à cause des hommes qui abusent de l’innocence de certaines, en les promettant bien des choses pour ensuite faire volte-face.
«Les femmes sénégalaises n’arrivent pas à se marier car la plupart des hommes abusent d’elles pendant l’adolescence pour ensuite vaguer à d’autres occupations et quand il s’agit de les marier, il n’y a plus personne.»
Selon Khady Fall jeune mariée de 26 ans «La plupart des femmes ici sont très exigeantes en ce qui concerne la situation financière de leur prétendant en vu de cela les hommes s’éloignent de plus en plus et préfèrent même se marier avec des étrangères»
Pour Habib Ndiaye alias Bibo étudiant en Journalisme/Communication à l’ISEG, les femmes sont les seules et uniques responsables de tous ces maux.
«Ce revirement de situation est dû au fait que les femmes sénégalaises sont très matérialistes. C’est la raison pour laquelle les hommes confrontés à la dureté de la vie n’osent pas s’aventurer dans ce genre de problème quitte à même finir leur vie célibataire.»
Comme pour dire que les jeunes filles sénégalaises devront sans nul doute descendre les enchères dans les plus brefs délais pour trouver un mari.Ne vous découragez pas Mesdames, ce n’est pas encore la fin. À bien des égards choses bonnes ou mauvaises, la culture pourra vous tirer l’épingle du jeu. Edmond Rostan disait « une femme est plus dangereuse d’autant plus qu’elle est instruite » alors Mesdames, instruisez-vous
IGFM/Senxibar

MOINS DE DELESTAGES

DELESTAGES – «Le Sénégal est passé de 900 heures en 2011 à 66 heures en 2016»

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Le Sénégal a fait des progrès visant à réduire considérablement les délestages. Le directeur général de la Senelec, Mouhammadou Makhtar Cissé, s’en explique dans un entretien à l’Observateur, ce mercredi. «Nous investissons aussi pour nous assurer d’une meilleure qualité du service et c’est pour cela que les gens disent qu’il y a un léger mieux. Les incidents notés aujourd’hui ne sont pas liés à un manque de production. Le Sénégal a dépassé la période des délestages à outrance», décrète le Dg de Senelec selon qui, les interruptions de service, «sont dues à des entretiens sur le réseau. Malheureusement, la communication ne suit toujours pas.
Ces incidents sont liés aux réseaux que nous partageons avec le Mali et la Mauritanie», relève-t-il. Toutefois, note-t-il, «Le délestage zéro n’existe jamais, mais il peut devenir une exception. Même s’il y a des améliorations : nous sommes passés de 900 heures en 2011, à 85 heures en 2014, 76 heures en 2015 et aujourd’hui, sommes, à peu près, à 66 heures. Notre ambition est d’être à moins de 50 heures l’année prochaine. Ce qui nous permettra d’approcher un niveau de performance acceptable», promet le directeur de Senelec.
AKB Senxibar

14/12/2016

LE VIN DU CLOS DES BAOBABS

Viticulture à Nguekhokh : Un vignoble au cœur du Sahel

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Le paysage agricole sénégalais commence à se modifier avec l’apparition de la vigne. Deux Français qui ambitionnent de mettre le Sénégal sur la carte des pays producteurs de raisin et de vin se sont lancés dans l’aventure à Nguekokh (département de Mbour). Même si la production n’est qu’expérimentale, leur vignoble prend petit à petit forme. Et leur objectif est de passer à une production de 2 ha à partir de janvier 2017 pour espérer une première commercialisation en 2019-2020.
Jusque-là inconnu au bataillon des pays producteurs de vin, le Sénégal s’est lancé dans la viticulture. Timidement et grâce à Philippe Franchois et à son associé, François Normant, qui ont eu un rêve commun. Le premier voulait réaliser un projet vitivinicole et l’autre mener un projet agricole innovant. Et ces deux néophytes passionnés ont choisi Nguekokh, pour implanter leur domaine. Ce vignoble constitue une première en Afrique de l’Ouest, selon M. Franchois.
« Le « Clos des Baobabs » est à la fois un projet viticole et vinicole qui est né d’une rencontre avec mon associé François Normant qui avait des terres qu’il avait remembrées. On avait un ensemble de 10 ha cohérents et homogènes qui permettent de faire une plantation », renseigne Philippe Franchois. En janvier 2013, les deux associés ont planté un hectare expérimental irrigué de 5.000 plants. « Notre recherche, c’est de comprendre comment mettre en repos végétatif la vigne et comprendre comment lever volontairement la dormance de la vigne, car en relevant la dormance, on permet, plus tard, la fructification », indique-t-il.
« Toute cette recherche est faite sur cet hectare expérimental. Volontairement, on n’est pas parti sur dix hectares de recherche, parce qu’elle est là la recherche. On a le recul suffisant pour faire de la recherche de taille, d’irrigation entre autres parce que la problématique est de comprendre le repos végétatif de la vigne qui pousse ici en continu », laisse entendre Philippe Franchois. Selon lui, l’eau constitue la problématique de toutes les cultures au Sénégal. Et sans irrigation, il n’y a pas de culture possible, donc pas de vigne. « Le forage qu’on a réalisé permet d’irriguer notre périmètre expérimental et les hectares prévus », soutient-il.
La terre sénégalaise n’étant pas à priori adaptée à la viticulture, Philippe et son associé ont, au départ, expérimenté cinq cépages (cabernet-sauvignon, cinsault, grenache, sangiovese et syrah) pour voir ceux qui étaient les mieux adaptés au climat, les plus prometteurs. Le grenache, caractérisé par un port dressé et des rameaux vigoureux et qui résiste bien à la sécheresse, est sorti du lot. Ce cépage est cultivé en France, en Espagne en Italie, en Grèce, au Portugal, en Algérie, en Tunisie et au Maroc. « On a validé ce cépage et l’on va planter 2 ha de production de grenache à partir de janvier 2017 », informe-t-il.
Selon M. Franchois, cette expérimentation a bien porté ses fruits. Malgré les termites, les oiseaux et les singes, Philippe et son associé ont réussi à produire du raisin. Le mois de juillet 2014 a été marqué par une première vendange. Deux autres vendanges ont également été réalisées en avril 2015 et en juin 2016. Cela a permis d’élever un premier vin rosé et rouge, confirmant ainsi la possibilité de produire un vin digne de ce nom au Sénégal. D’ailleurs, renseigne M. Franchois, les premières dégustations-tests faites à Dakar et en France ont confirmé la qualité du vin du » Clos des Baobabs ».
En ciblant le raisin de cuve et non le raisin de table, le projet, selon Philippe Franchois, exprime une réelle volonté de créer une véritable valeur ajoutée en transformant le raisin en vin et non en commercialisant simplement la matière première. « Au Sénégal, notre recherche fait qu’on a passé une étape décisive. On sait qu’on peut faire du vin et on peut aussi faire du raisin de table. On est parti sur du raisin de cuve parce qu’on veut aller plus loin que la production du fruit. On veut aller vers une transformation pour avoir une valeur ajoutée plus forte pour faire du vin », précise-t-il.
Un pari sur la qualité
Le vigneron affiche clairement son ambition. Philippe privilégie la qualité à la quantité. « On souhaite faire de la qualité et non la quantité. On ne veut pas faire pisser la vigne comme on dit souvent. Ce que nous voulons, c’est avoir une production raisonnée de raisins pour avoir du vin de qualité », indique Philippe Franchois. Et pour la commercialisation, les deux comparses visent le marché local et sous-régional. « Que ça soit au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en Guinée ou au Mali, il y a un certain nombre de points de vente qui seraient sensibles à un premier vin de l’Afrique de l’Ouest », explique-t-il.
Pour l’heure, Philippe Franchois et son associé ne pensent pas encore aux rendements comme c’est le cas dans des pays comme l’Italie, l’Espagne et la France qui ont de grosses productions à l’hectare. La question, selon eux, c’est faire du fruit pour un minimum de vin. « C’est juste une expérimentation agricole. On peut faire de grosses productions, mais ce n’est pas de grosses productions qu’on cherche, mais une quantité minimale pour être rentable et une profitabilité minimale », indique-t-il.
Toutefois, précise M. Franchois, avec la démultiplication de cette expérimentation à partir du mois de janvier, la production des deux hectares de grenache exploités va leur permettre d’avoir l’embryon d’un domaine viticole et donc une viticulture émergente. « Le Sénégal est une terre fertile pour les expériences et les innovations. Et la spécialité des Sénégalais, c’est de copier les bonnes expériences. Si ça marche bien, c’est certain qu’on sera copié et avec de la patience et de la persévérance, on aura une filière agricole émergente à l’image du Maroc ».
M. Franchois estime, en outre, que les conditions économiques d’émergence, politiques et de stabilité permettent à beaucoup de gens de chercher des voies nouvelles et de faire dans l’innovation agricole.
Avec l’exploitation des 2 ha, le vigneron et son associé espèrent une première commercialisation en 2019-2020. La visée, selon M. Franchois, c’est de passer de 2 à 5 ha puis à 10 ha. « En France, un domaine de 10 ha est déjà pas mal. Avec 10 ha donc, on peut avoir un vin de qualité et une bonne commercialisation au Sénégal et dans la sous-région », indique M. Franchois, non sans dire toute sa fierté qu’une bouteille du Clos des Baobabs soit déjà exposée à la Cité mondiale du Vin à Bordeaux.
Le souhait de M. Franchois et de son associé, c’est de voir le Sénégal devenir un véritable pays émergent dans la planète vitivinicole, à l’image du Maroc qui compte aujourd’hui 49.000 ha cultivés de vigne, de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, de la Tunisie, de l’Éthiopie.
Un métier qui suscite des vocations
Aujourd’hui, la viticulture suscite des vocations et attire des candidats extérieurs au milieu. Par la force des choses, Abdoulaye Ndiaye, ancien moniteur d’équitation, est devenu chef de culture dans le projet « Clos des Baobabs ». « On ne devient pas un vigneron en un clin d’œil, mais quand la passion est là, tout devient possible », indique-t-il. Sa mission consiste à labourer, à mettre du fumier, à palisser la vigne, à tailler et brûler les sarments. Selon M. Ndiaye, depuis le début de sa collaboration avec Philippe Franchois, il a gagné en expérience dans cette activité qu’il a découverte il y a juste trois ans. « On m’a mis dedans et on m’a appris beaucoup de choses qui m’ont permis d’accroître mes connaissances dans ce domaine qui est une nouveauté dans la zone et au Sénégal même.
Ce n’était pas évident au début, mais à la longue, je me suis habitué à ce métier qui est très passionnant », relève-t-il. Abdoulaye Ndiaye dit ne pas regretter cette nouvelle expérience. Mieux, il se dit prêt à continuer l’aventure. Les métiers de la viticulture exigent des qualités et compétences multiples et des connaissances théoriques et pratiques sont indispensables pour la conduite technique du vignoble. Ce chef de culture en est bien conscient. Et il veut parfaire ses connaissances dans le domaine viticole à travers une formation spécifique afin de répondre aux nouvelles exigences. « Je veux comprendre plus ce métier et me parfaire davantage pour me spécialiser dans la viticulture », fait-il savoir.
Samba Oumar FALL/Lesoleil

13/12/2016

PLUS DE 40 MILLIONS DE DOLLARS POUR LE PONT ENTRE MAURITANIE ET SENEGAL

40,5 millions de dollars pour bâtir un pont entre le Sénégal et la Mauritanie

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Le 9 décembre 2016, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 31,3 millions de d’Euros à la République Islamique de Mauritanie et un prêt de 9,4 millions d’Euros à la République du Sénégal, en financement de la construction d’un pont à Rosso, entre les deux rives du fleuve Sénégal, frontière naturelle entre ce pays et la Mauritanie.
L’absence d’un ouvrage de franchissement permanent entre les deux rives du fleuve Sénégal, constitue un handicap majeur à la mise en œuvre des politiques de développement économique et d’intégration régionale et continentale.
Le projet favorisera le développement économique de la région, et plus largement l’essor des activités de transport routier entre l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest.
Ouvrage de près de 1500m, le pont de Rosso remplacera les services des bacs qui relient actuellement les deux rives du fleuve Sénégal, des embarcations à la capacité limitée et avec lesquelles la traversée pouvait s’avérer périlleuse en période de crue. L’absence de pont était source de retards, et représentait un coût conséquent pour les voyageurs et les transporteurs.
Outre la construction du pont, le passage de la frontière sera facilité par la construction et l’équipement de postes contrôle juxtaposés, permettant d’effectuer les formalités douanières des deux pays dans un seul et même lieu. Au total, le temps de traversée dédié aux formalités, devrait être ramené à moins de dix minutes, contre près d’une heure auparavant. Nouakchott – Dakar, le projet va accélérer le développement des activités de transport le long des corridors transafricains Tanger – Lagos et Alger – Dakar, et plus globalement entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne » a expliqué Ali Ismaël Mohamed, Economiste des Transports de la BAD, en charge du projet, qui estime, par ailleurs, que « le trafic de véhicules sur cet axe devrait plus que tripler d’ici 2025. »
L’ensemble de la région devrait connaître une forte croissance des activités commerciales, d’autant que la construction du pont sera complétée par l’aménagement de plus de 60km de pistes rurales, favorisant la desserte des zones agricoles. Pour les deux pays, ces régions sont les principales productrices de riz et les performances de leur secteur agricole constituent un important enjeu de sécurité alimentaire. Au Sénégal la BAD a récemment investi dans plusieurs projets de désenclavement de zones à fort potentiel agricole et de soutien aux producteurs. L’un des volets du présent projet consiste d’ailleurs en l’aménagement de périmètres maraichers et de plateformes de transformation de produits agricoles pour des coopératives féminines. Des marchés/gares routières seront aussi construits de chaque côté du pont.
L’amélioration des conditions de vie des populations sera enfin possible, grâce à une série d’aménagements connexes, telles que la réhabilitation de 7 écoles et de 3 postes de santé, la mise en place d’un réseau d’alimentation en eau potable dans les 2 villes jumelles de Rosso, la mise en place de réseaux d’assainissement côté mauritanien et enfin la construction et l’équipement d’un complexe social pour les jeunes en réinsertion, les femmes et les handicapés.
« Au-delà de son importante contribution à la dynamique d’intégration régionale, le projet répond à l’objectif fondamental que s’est fixée la BAD : la promotion d’une croissance inclusive et durable » a souligné Amadou Oumarou, Directeur du département transport, développement urbain et TIC à la BAD.
D’un montant total de 87,6 millions d’Euros, le projet est cofinancé par les gouvernements mauritaniens et sénégalais, ainsi que par la Banque européenne d’Investissement et l’Union européenne.
Financialafrik.com

PRES DE 43 MILLIARDS POUR L'EAU

La BAD accorde au Sénégal 42 milliards 600 millions CFA pour résoudre le problème de la station de Keur Momar Sarr.

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La BAD et le Sénégal ont signé un nouvel accord qui concerne le secteur de l’hydraulique et de l’assainissement. Il porte sur le financement partiel du ‘’projet de renforcement de l’alimentation en eau pour multi-usagers sur l’axe Louga-Thiès-Dakar, à partir de la station de Keur Momar Sarr-KMS3. Le montant s’élève de 65 millions d’euros, soit environ 42 milliards 600 millions francs CFA, a fait savoir le ministre de l’économie des finances et du plan, Amadou Bâ, lors d'une rencontre tenue à son ministère.
Le ministre de l’économie des finances et du plan, Amadou Bâ s’est prononcé mardi à Dakar, lors de la signature d’un accord de prêt entre le Sénégal et la Banque Africaine de Développement (BAD), pour le projet de renforcement de l’alimentation en Eau pour Multi-Usagers sur l’axe Louga-Thiès-Dakar à partir de la station de Keur Momar Sarr.
La BAD, étant ainsi dans le cercle restreint des partenaires de notre pays qui peuvent s’enorgueillir d’avoir apporté leur contribution déterminante dans la résolution de la lancinante question de l’alimentation en eau potable, notamment dans la région de Dakar, à travers ce projet structurant communément dénommé ‘’KMS3’’.
« Cette signature entre dans le cadre d’atteindre les objectifs fixés par le gouvernement du Sénégal, sur la période 2015-2025, d’accéder à un service universel d’eau potable répondant aux normes de qualité et accessible aux couches les plus défavorisées, dans un environnement institutionnel adapté », ca déclaré Amadou Bâ.
Le minsitre des Finances estime que « c’est un projet qui figure dans le document de Partenariat Pays (DSP) 2016-2020, qui est d’ailleurs un nouveau cadre de référence des interventions de la BAD dans notre pays, en parfaite adéquation avec le Plan Sénégal Emergent (PSE) », a-t-il dit.
Il a aussi rappelé qu'à travers ce DSP, le groupe de la BAD accordera au Sénégal une enveloppe financière de 842 milliards 600 millions de FCFA, en soutien aux projets du Plan Sénégal émergent, soit une hausse de 453 milliards 240 millions de FCFA en valeur absolue et de plus de 116% en valeur relative par rapport au DSP précédent 2010-2015.
En effet, la nouvelle convention de financement avec le groupe de la BAD est la 275éme du genre, signé avec les Partenaires Techniques et Financiers, pour un montant cumulé de 5222 milliards 360 millions de f CFA. Cela constitue un record en matière de mobilisation de financements extérieurs, magnifie M. Ba.
Pour le ministre de l’Urbanisation et de l’Hydraulique, Mansour Sy, toutes les équipes techniques sont terminés pour la réalisation du projet et en sens relevé les défis. Lui, qui estime que c’est une coopération multiforme qui va fera un impact considérable.
Thierno Malick Ndiaye.Leral.net

LE PORT DE DAKAR EN HAUSSE

Hausse de 19,2% des débarquements de marchandises au Port de Dakar à fin septembre 2016

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Les débarquements de marchandises au Port autonome de Dakar (PAD) ont enregistré une hausse de 19,2% durant les neuf premiers mois de 2016 comparé à la même période de l’année 2015, a appris samedi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Sur la base des données du PAD, la DPEE souligne que le cumul de ces débarquements s’est établi à 10.426.600 tonnes contre 8.744.700 tonnes durant les neuf premiers mois de l’année 2015, soit une augmentation de 1.681.900 tonnes.
Cette hausse est occasionnée par les marchandises diverses (plus 23,2%) à 8,820 millions de tonnes et le pétrole brut (plus 18,6%) à 772.800 tonnes. En revanche, les hydrocarbures raffinés ont connu une forte baisse de 15,6% à 662.600 tonnes contre 785.500 tonnes.
Concernant les embarquements de marchandises au PAD, ils ont enregistré une progression de 17,8%, passant de 3.189.200 tonnes en 2015 à 3.755.700 tonnes un an plus tard. Cette hausse est essentiellement due aux marchandises diverses qui se sont accrues de 24,4% à 3.406.400 tonnes, là où les produits de la mer n’ont enregistré que 5,5% de progression à 210.700 tonnes.
Les embarquements de phosphates ont, pour leur part, baissé durant la période sous revue, s’établissant à 138.700 tonnes contre 252.100 tonnes en 2015.
MS/od/APA