09/11/2016

TRUMP: L'AVENIR AVEC L'AFRIQUE

Quelle sera la politique africaine de Donald Trump?

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L'Afrique a été la grande absente des débats et des discours des deux candidats à la présidentielle américaine. Parmi ses conseillers sur la politique étrangère, Donald Trump n’a pas de spécialiste du continent. De quoi susciter quelques inquiétudes sur les grandes lignes de sa politique africaine.
Certains éléments peuvent aller dans le sens d’une continuité dans la politique africaine des Etats-Unis. Le fait que Trump ne dispose pas de spécialiste du continent peut s'expliquer : les postes décisionnaires sur la politique étrangère ne sont pas tous liés à des nominations présidentielles. Donc des membres clés au bureau Afrique du département d’Etat ou du Pentagone pourraient rester en place.
De plus, il n’y a jamais eu de réelle différence idéologique entre démocrates et républicains sur la politique africaine, même si les démocrates sont plus fermes sur la promotion de la bonne gouvernance par principe, quand les républicains, plus axés sur les intérêts du secteur privé, estiment que la libéralisation économique est en soi un facteur de démocratisation
La concurrence avec la Chine est l’un des éléments qui pourraient pousser Donald Trump à s’intéresser au continent. Durant la campagne, Donald Trump a adopté une attitude de confrontation avec la Chine, et les Etats-Unis sont bien conscients d’être très en retard face à l’offensive chinoise en Afrique, en particulier dans le secteur économiques et l’accès aux matières premières. En businessman, Trump devrait adopter une politique pragmatique basée sur les intérêts américains avant tout, économique et sécuritaires, et, en chantre de l’isolationnisme, relayer au second plan les exigences démocratiques.
Moins de pression sur les régimes contestés, c’est d’ailleurs ce qu’espèrent les pouvoirs actuellement en proie à des sanctions, comme le Burundi ou la RDC, dont les dirigeants ont rapidement félicité le président nouvellement élu.
Mais cet isolationnisme pourrait avoir une répercussion négative sur l’aide au développement, si Donald Trump, qui a promis de placer les intérêts des Américains avant toute chose, décidait que l’enveloppe conséquente de l’aide aux pays africains serait mieux utilisée à l’intérieur du pays. C’est du moins ce qu’il a laissé entendre pendant sa campagne.
■ Donald Trump va-t-il mettre fin à l'AGOA ?
Donald Trump va-t-il mettre fin à l'AGOA, cet accord de libre-échange signé en 2000 qui facilite l'entrée des marchandises africaines au marché américain ? Après les Etats-Unis, quelle nation a effectué le plus de recherches Google liées aux élections américaines mardi soir ? Réponse de Google Trends : le Ghana. En plus d'avoir de très nombreux ressortissants aux Etats-Unis, le pays d'Afrique de l'Ouest a exporté des millions de dollars de cacao et d'anacarde vers la première économie mondiale en vertu de l'accord AGOA de libre-échange.
Signe de l'inquiétude après les déclarations du candidat Trump menaçant de remettre en cause une fois élu plusieurs des accords de ce type. Mais contrairement aux accords Alena avec les voisins américains ou le Traité transatlantique, l'AGOA était absent de la campagne.
Trump va-t-il s'en prendre à l'AGOA ? Du côté de l'un des plus importants partenaires commerciaux, l’Afrique du Sud, avec 13 milliards de dollars échangés en 2015, on en doute. Car cela risque aussi de gêner les intérêts de grandes entreprises américaines implantées en Afrique.
Autre obstacle, le Congrès américain. Dominé par le camp républicain, il a reconduit l'AGOA jusqu'en 2025. Mais là encore, rien ne dit que Trump entend revenir sur l'accord. Plus inquiétante pour l'Afrique est la remise en cause répétée par Trump de l'aide au développement ou encore de l'accord mondial sur le climat.
Laura Martel/RFI

COMMENT TRUMP VOIT L'AFRIQUE...

En attendant la presse Dakaroise du jour, nous avons retrouvé un article révélateur de ce qui attend l'Afrique face au nouveau président des USA...

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Donald Trump: « Certains africains sont des imbéciles, paresseux, bons qu’à manger, faire l’amour et voler »
Le magnat des affaires, l’américain Donald Trump, nouveau président élu aux Etats Unis cette nuit, a exprimé son profond dégoût pour les africains en se référant à eux comme des imbéciles, paresseux seulement bon à manger, faire l’amour et à la brutalité.
Parlant à Indianapolis, Trump, le républicain a réitéré sa promesse d’expulser les africains en particulier ceux d’origine kényane, y compris leur fils Barack Obama.
« Les afro-Américains sont très paresseux. Le mieux qu’ils puissent faire est de vadrouiller dans les ghettos, déplorant la façon dont ils sont discriminés. Ce sont les gens que l’Amérique n’a pas besoin. Ils sont les ennemis du progrès. Regardez les pays africains comme le Kenya, par exemple, ces gens sont en train de voler leur propre gouvernement et vont investir l’argent dans des pays étrangers. Du gouvernement à l’opposition, ils sont qualifiés pour être utilisés comme une étude de cas à chaque fois que de mauvais exemples sont nécessaires. Comment faites-vous confiance, même à ceux qui ont couru loin pour se cacher ici, aux États-Unis se cachant derrière l’éducation? Il paraît qu’ils abuser de moi dans leurs blogs, mais je ne me soucie pas parce que même l’Internet qu’ils utilisent est la nôtre et nous pouvons décider de l’éteindre de ce côté. Ce sont des gens qui importent tout, y compris des allumettes. Pour moi, la plupart de ces pays africains devrait être colonisé à nouveau pour un autre 100 ans parce qu’ils ne savent rien sur le leadership et l’auto-gouvernance «, a expliqué Donald Trump amèrement pendant qu’il donnait des éclaircissements sur la façon dont il envisage de reconstruire l’Amérique et restaurer sa gloire perdue .
«Je promets de faire de l’Amérique une grande à nouveau en rétablissant notre dignité que nous avons depuis perdu par Obama. Raison de plus pour que je crois toujours que lui et ses frères et sœurs du Kenya devrait être expulsés vers le Kenya pour mettre l’Amérique en sécurité. »
Afrikamag

LE SENEGAL AU FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL

 Le Sénégal intègre le conseil d’administration

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Voici une nouvelle qui prouve encore que le Sénégal est sur la voie des grandes nations du monde. En effet, un Sénégalais siège désormais au Conseil d’administration du Fonds monétaire international comme Administrateur représentant le Sénégal et vingt-deux autres pays africains. Ce Conseil, qui compte 24 Administrateurs représentant les 189 pays membres du FMI, est présidé par la Directrice Générale , Mme Christine Lagarde. Daouda Sembène puisque c'est de lui dont il s'agit, a été élu depuis le 1er novembre dernier comme Administrateur du FMI par les 23 pays africains qu’il y représente.
Il devient ainsi le deuxième Sénégalais à occuper ce poste, plus de cinquante ans après que Louis Kandé l’a occupé au début des années 1960. Avant de joindre le FMI en juillet dernier, d’abord en tant qu’Administrateur suppléant et maintenant en tant qu’Administrateur titulaire, M. Sembène travaillait comme Conseiller Technique du Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et Gouverneur suppléant du FMI et de la Banque mondiale depuis 2015.
En regagnant le FMI à Washington, M. Sembène retrouve ainsi une institution qu’il connait bien pour avoir travaillé pendant une dizaine d’années au Conseil d’administration successivement comme Conseiller et Conseiller principal de l’Administrateur.
Auparavant, il avait travaillé dans le Département de la recherche du FMI et comme Economiste au sein du Bureau Indépendant d’Evaluation de cette même institution. Avant de joindre le FMI en 2002, M. Sembène a travaillé comme Consultant au siège de la Banque mondiale à Washington. M. Sembène est titulaire d’un doctorat en économie du développement de American University de Washington DC et de maîtrises dans diverses disciplines économiques de l’Université George Washington, de l’Université de Montréal et de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Dakaractu

3 NOUVEAUX FOURNISSEURS INTERNET

Trois fournisseurs d’accès Internet annoncés dans un mois

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C’est une révélation du directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP). Le Sénégal aura dans un mois trois fournisseurs d’accès à Internet (FAI). L’appel d’offres a déjà été lancé. Abdou Karim Sall a fait cette annonce notamment sur la RFM (radio privée) à l’ouverture de la deuxième conférence subsaharienne sur la gestion du spectre de fréquences hier à Dakar. Rencontre au cours de laquelle le ministre des Postes et Télécommunications s’est prononcé sur la Télévision numérique terrestre (TNT) et ses nombreux problèmes. Il a souligné que l’équipe mise en place par le Premier ministre pour y trouver des solutions va bientôt faire ses recommandations. Yaye Abdoul Kane a donné des chiffres quant au nombre de décodeurs déjà acquis par les Sénégalais. Ils sont 360 mille sur un total de 865 mille prévus par la convention signée avec la société Excaf Telecom qui avait gagné le marché.
La deuxième conférence annuelle des pays de la sous-région autour de la gestion du spectre de fréquence organisée par l’Etat du Sénégal en partenariat avec l’Union internationale des télécommunications et e Forum Global se termine ce mardi. Elle va être suivie d’un atelier sur les mécanismes de financement de la radiodiffusion numérique.
Ousmane Gueye/CIOMag

08/11/2016

SENEGAL: CES CHERS BILLETS D'AVION...

Pourquoi les billets d’avion sont si chers

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C’est une lapalissade que d’évoquer la cherté des billets d’avion vers le Sénégal. C’est un sujet qui déclenche le courroux de tous les usagers du transport aérien, en premier les Sénégalais de l’extérieur. Les nombreuses taxes aéroportuaires sont pointées du doigt.
INDIGNATION COLLECTIVE DE LA DIASPORA
Ses yeux de Chimène sont d’un coup voilés par la désillusion. Amorphe, Goumba s’enfonce un peu plus dans sa chaise. Il faut qu’il débourse 954 euros pour disposer d’un billet d’avion Paris-Dakar en juin. Le jeune père risque de rater le baptême de son nouveau-né au Sénégal, trois jours plus tard.
Devant son désespoir, Goumba, jeune quadra sénégalais, installé à Paris depuis 2003, voit l’horizon se refermer sur l’image de couleurs bariolées des tenues neuves pour le baptême de son fils, dans les rues sablonneux de Diacksao où vit sa famille. Quand soudain l’éclaircie arrive. « Vous savez que c’est possible de payer en trois ou quatre fois », glisse, d’un ton réconfortant, le chef de cette agence du 11ème arrondissement de Paris. « Ce système a été mis en place pour des personnes qui sont dans l’urgence d’un départ vers le pays d’origine, par exemple, et qui n’ont pas forcément les moyens de payer un billet d’avion au prix souvent cher ». Pour en bénéficier, il faut des garanties solides et un léger pourcentage supplémentaire qui s’ajoute au prix du billet. Comparés aux Maghrébins, Ivoiriens ou Maliens, les prix des billets d’avion vers le Sénégal sont très élevés. Cependant, le système D et les prévisions de longue date semblent être les solutions.
Terminal Sud de l’aéroport d’Orly de Paris, en plein mois d’août. Si l’incompréhension du moment porte sur le déplacement de la zone d’embarcation à cinq minutes à pied, le courroux des Sénégalais porte également sur le prix des billets d’avion. « J’ai payé le mien un peu moins de 600 euros, mais il y a près de deux mois », informe un passager sénégalais « pressé » de rejoindre sa famille à Dakar. « Nous avons payé près de 3.000 euros », affirme un couple franco-sénégalais, accompagné de leurs deux enfants », en route pour les vacances au Sénégal. Il y en a qui s’en sorte mieux que les autres. « Mon billet m’a couté moins de 500 euros, mais je l’ai pris il y a plus de cinq mois. C’est ce qu’il faut faire », conseille une jeune retraitée de la fonction publique française. Le discours est identique à la zone 13 du Terminal 2E de l’aéroport Charles de Gaulle de Roissy à Paris.
A quelques jours de la Tabaski (début septembre), la sociologie des passagers sénégalais n’est plus la même. Contrairement à juillet et août, on voit moins de grandes familles (avec enfants) en partance pour Dakar. Rentrée scolaire oblige. Mais cela n’a pas d’incidence sur le prix du billet d’avion. « Expliquez-moi comment un billet Paris-Dakar peut être cinq fois plus cher qu’un Paris-Casablanca ? Il faut m’expliquer », s’emporte presque Bintou, la trentaine, qui n’a « pas passé la Tabaski au Sénégal depuis ses 18 ans ». Sa colère se déverse sans retenue y compris sur la mise en place d’une haie de bambous au lieu d’enregistrement des passagers vers Dakar. « C’est un manque de respect supplémentaire. Pour les vols vers les pays arabes, l’Asie ou les Amériques, il y a des standards modernes avec des bornes d’enregistrements et des aller et retours libres de passagers et de leurs accompagnateurs. Pour aller en Afrique, ils nous ont mis une « haie de bambous ». Un constat partagé par beaucoup de passagers qui n’avaient pas forcément fait attention à la délicate décoration intérieure spécifique à la zone. Ce qui chauffe un peu plus les esprits.
Sous le soleil bleu lombard, on n’en est pas encore à cet état d’agitation. L’aéroport Malpensa de Milan (Italie) n’est pas à la hauteur de la réputation de cette cité de la mode. Mais malgré son caractère austère et un peu vieillot, on peut s’y émouvoir. Notamment quand une Jaguar vintage est transformée en taxi.
Son chauffeur ressuscite le stéréotype du play-boy italien : cheveux gominés, chemise ouverte, chainette en or autour du cou, et si prompt à en découdre quand on croise de trop près son regard. Au beau milieu de ce duel globuleux entre quatre yeux, un ange passe. Il prend la forme d’un véhicule du Consulat du Sénégal à Milan. Le chauffeur sénégalais est confronté au prix « cher » des billets d’avion. « Et en plus, il est très rare d’avoir un vol direct. Pour partir au Sénégal, beaucoup font escale en France ou en Belgique ». A la mythique place Loreto, au cœur de Milan, Omar ne dit pas autre chose. Le jeune homme a déjà acheté son billet d’avion pour ses vacances au Sénégal en décembre. Amary en est encore loin. Il fulmine de colère comme le volcan Vésuve le fait au dessus de sa tête depuis bientôt deux décennies. « Je suis arrivé à Naples en 1997, informe le vieux immigré qui a dépassé la cinquantaine. Cela fait trois ans que je ne suis pas reparti au Sénégal. A cause de la crise et du chômage, c’est difficile d’épargner pour un billet d’avion tout en continuant à assurer ses besoins et celles de la famille au pays ».
Les rares Sénégalais rencontrés à l’aéroport Capodichino, placé sur les hauteurs de Naples, en partance pour Dakar, savourent le prix de leur sacrifice pour retrouver leur famille.
DESTINATION SÉNÉGAL : POURQUOI LES BILLETS D’AVION SONT SI CHERS
Quand les taxes aéroportuaires sont de 86.800 FCfa d’Abidjan vers Paris Orly, elles sont de 94.700 FCfa de Dakar vers le même aéroport parisien.
Selon ces chiffres fournis par Corsair, il y aurait une différence de près de 8.000 FCfa entre les deux capitales ouest africaines les plus fréquentées.
Sur un trajet Paris-Dakar, une compagnie aérienne fixe le prix du billet d’avion à 180 euros, alors que toutes taxes comprises, il s’élève finalement à 630 euros. A ces taxes aéroportuaires s’ajoutent d’autres taxes et éléments qui composent un billet d’avion.
Parce qu’il y a de la complexité
Le calcul du prix d’un billet d’avion est très complexe. Le sésame qui permet de prendre l’air est composé de deux principaux éléments qui sont, d’une part, le tarif aérien et, d’autre part, les taxes et redevances. C’est la somme de ces deux éléments que le « Yield Management » utilise à travers un savant dosage d’algorithmes pour fixer le prix des billets d’avion pour chaque compagnie aérienne.
Parce qu’il y a des dépenses
Le tarif aérien est composé du tarif hors taxes et de ce qu’on appelle la « surcharge carburant » qui représente près de 40 % des dépenses des compagnies aériennes sur un vol. Les passagers sont souvent plus soumis aux répercussions des hausses du baril de pétrole qu’à ces baisses. En effet, il est rare de voir le prix du billet d’avion suivre la courbe de baisse des producteurs de pétrole.
Parce qu’il y a trop de taxes
Le deuxième élément qui compose le billet d’avion est l’addition des taxes et redevances. Il y a, par exemple, « la taxe de solidarité » communément appelé « Chirac », qui est un prélèvement de 40 euros à chaque passager de la classe affaire au départ de France pour alimenter un fonds d’aide aux pays en développement. Pour spécifiquement Dakar, le Sénégal avait mis en place, depuis 2007, la Rdia, une taxe pour financer l’aéroport international Blaise Diagne. Un passager voyageant en classe économique débourse « 72.800 FCfa de taxes qui dépendent de l’Etat sénégalais et seulement 33.700 FCfa pour la France », informait Ibra Birane Wane, un expert en transport aérien, dans une interview de nos confrères de L’As en mars 2015. L’abandon de la taxe dite Rdia permettrait au Sénégal de se situer au niveau de la France et des autres pays de l’Uemoa en matière de taxes aéroportuaires.
FACE-À-FACE CORSAIR - AIR FRANCE : LA BATAILLE DE DAKAR
En 2016, Air France fête ses 80 ans de présence au Sénégal. Dakar fait partie des tout premiers marchés africains pour la compagnie française. La capitale sénégalaise est reliée à Paris, de manière quotidienne, par Boeing 777 – 200 équipé de 270 sièges. Elle met en avant son expérience et la qualité de son service. Quant à Corsair, avec plus de 35 ans d’existence, elle dessert en vol régulier l’axe Paris-Dakar depuis novembre 2012 alors qu’elle est présente au Sénégal depuis 1993. Pour faire face à la concurrence, Corsair mise sur « un meilleur rapport qualité/prix » en combattant « le monopole et la vie chère ». Les deux compagnies assurent une grande partie des vols réguliers vers le Sénégal. Elles s’expliquent sur les prix élevés des billets d’avion.
Antoine Huet, Directeur adjoint de Corsair : « Il faut une politique plus incitative pour réduire les taxes aéroportuaires »
A Huet corsairLe Soleil Diaspora : Comment expliquez-vous les prix des billets d’avion vers la destination Sénégal jugés très chers par la diaspora ?
Antoine Huet : Je suis un peu surpris par votre expression « très chers », car depuis que Corsair a ouvert la destination Sénégal, nous avons constaté que les tarifs ont baissé en moyenne de 30 %. Ce qui a permis d’augmenter sur cette ligne l’ensemble du trafic de 50%. Ce sont les résultats d’une étude sur l’ensemble des tarifs émis au Bfp, les systèmes communs des agents de voyage sur le marché français. L’étude est constatée pour un organisme officiel sur le prix moyen de vente du (billet d’avion, Ndlr) Paris-Dakar entre novembre 2012 et 2015. La moyenne de tous ces tarifs a baissé de 30%.
Le Soleil Diaspora : Pourquoi ne faites-vous pas d’offres pour les familles nombreuses ou pour les étudiants ?
Nous n’avons pas d’offres pour les familles nombreuses en tant que tel. En revanche, nous avons des tarifs pour jeune et sénior. Par exemple, en dehors des tarifs promotionnels, toute l’année, nous leur proposons des prix abordables avec possibilités de modifier les dates. Pour les étudiants au départ du Sénégal, nous avons un tarif de 408.300 FCfa Ttc avec modification, en plus de deux bagages gratuits et des modifications sans frais.
Le Soleil Diaspora : Pourquoi ne pas réduire les prix en favorisant les « low cost » ?
Cela dépend de ce vous appelez un vol « low cost ». Il faut savoir que le Sénégal est une destination long courrier. Actuellement, Corsair a une offre extrêmement compétitive qui nous permet de dire que nous avons le meilleur rapport qualité/prix. Les avions utilisés par les compagnies « low cost » (737 ou A320) ne permettent pas de desservir le Sénégal dans une manière optimum. Par exemple, pour aller au Maroc, il faut des avions mono couloir ; ce qui n’est pas le cas (pour le Sénégal, Ndlr). Il y a également le prix du carburant kérosène qui entre en compte.
Le Soleil Diaspora : Quelle stratégie et politique mettez-vous en place pour fidéliser la clientèle des Sénégalais de l’étranger ?
Notre stratégie est de faire un meilleur rapport qualité/prix mais aussi d’offrir notre service de fidélisation : Le Club. Il permet à toutes les personnes qui s’y inscrivent d’obtenir 10% du prix hors taxe en remise. Chez nous, ce n’est pas en « Miles » mais en euros. Il est utilisable immédiatement pour acheter de l’excédent de bagages ou un « surclassement ». Au bout de quatre allers-retours, vous obtenez le statut « Club gold » qui vous donne un certain nombre de services dont un bagage supplémentaire à chaque voyage.
Le Soleil Diaspora : Les taxes aéroportuaires au Sénégal sont extrêmement chères. Qu’est-ce que vous allez faire pour qu’elles baissent ?
Je ne vous cache pas que nous avons régulièrement des contacts avec le gouvernement sénégalais pour le sensibiliser sur l’attractivité d’une plateforme aéroportuaire qui est non seulement le nombre de compagnies qui la desservent, la qualité du service rendue mais aussi les taxes prélevées sur les passagers.
De ce point de vue, nous avons interpelle le gouvernement sénégalais pour qu’il ait une politique plus incitative afin de réduire les taxes aéroportuaires.
Le Soleil Diaspora : Sur un billet d’avion de 500 euros, à combien s’élèvent les taxes aéroportuaires ?
Sur le tarif le plus bas, c’est-à-dire en classe économique, elles sont de 143,94 euros (Dakar). Pour la classe affaires, elles passent à 184 euros. Dans l’ensemble des taxes, il y a celles aéroportuaires sénégalaises et françaises.
Le Soleil Diaspora : Le nouvel aéroport Aibd va ouvrir dans quelques mois (avant fin 2017). Une solution pour la baisse des billets d’avion ?
C’est une possibilité. J’aurais tendance à dire que tout dépend de la politique qui sera mise en place par le gestionnaire de l’aéroport.
Avec mon expérience dans le domaine du transport aérien, je remarque que quand on construit un nouvel aéroport, il faut le rentabiliser. Par le passé, des nouveaux aéroports dans certains pays impliquaient des taxes aéroportuaires en hausse.
J’espère que ce ne sera pas le cas (au Sénégal, Ndlr) et que les concessionnaires ont bien en tête que le meilleur moyen de développer et de faire baisser les prix des billets d’avion est d’aider les compagnies aériennes qui desservent ces destinations en faisant des coût d’aéroport plus bas.
Il n’y a pas que les coût de taxes, il y a aussi les frais de grande ligne, ceux de décollage et d’atterrissage. Ils sont déterminés par l’aéroport. Il faut qu’ils soient raisonnables.
Eric Louveau, Directeur commercial du marché France : « La concurrence va dans le sens du consommateur »
Eric Louveau AFLe Soleil Diaspora : Comment expliquez-vous les prix des billets d’avion vers la destination Sénégal jugés très chers par la diaspora ?
Eric Louveau : « Il faut rappeler d’abord que nous sommes dans un marché extrêmement concurrentiel avec des prix très « challengés ». Il y a un autre aspect important : notre concurrent, Corsair, a une politique très agressive. Ainsi, nos prix sont faits pour être compétitifs dans le marché. La liberté tarifaire et la concurrence vont dans le sens du consommateur.
Ces deux aspects nous amènent à être compétitifs toute l’année. Au-delà du prix, nous avons une attention particulière pour les communautés africaines. Air France a une politique de bagages plus généreuse, notamment sur Dakar. Le prix du billet d’avion inclut deux bagages de 23 kilos en cabine économique. Pour le reste du monde, nous sommes à une politique de bagages d’une pièce. Le deuxième élément important dans l’offre tarifaire globale est la souplesse que nous proposons sur Dakar en termes de modification avant ou après le départ. Elle n’existe pas sur d’autres destinations.
Le Soleil Diaspora : Ces éléments suffisent-ils à expliquer la cherté des billets vers le Sénégal ?
Je vous dis juste que nous avons de la concurrence directe et indirecte. Nous sommes attentifs pour capter le maximum de passagers, pour défendre notre business. Les prix sont très attractifs par rapport à nos concurrents. Nous sommes toujours à la recherche du meilleur prix, de la meilleure offre tarifaire pour le client. Est-ce que Air France est bien placé, concurrentiel et compétitif sur la destination Dakar ? Je pense que c’est le cas. Depuis quelques années, nous sommes en train de gagner des parts de marché. Nous sommes également en croissance de trafic. Si nos prix n’étaient pas assez compétitifs, nous n’aurions pas ces résultats.
Le Soleil Diaspora : Quels sont ces parts de marché que vous êtes en train de grignoter ?
Ce sont des résultats que nous allons garder pour nous puisqu’ils font partie de l’information concurrentielle. Je peux juste vous dire que nous sommes en train de gagner des parts de marché plutôt que d’en perdre.
Le Soleil Diaspora : La diaspora sénégalaise s’étonne des écarts de prix entre le vol Paris-Casablanca et Paris-Dakar. Comment pouvez-vous l’expliquer ?
Il y a une explication logique. Dans l’aérien, chaque destination a un prix entre une origine et une destination. Les prix dépendent de la longueur des vols mais aussi de l’appareil mis en service et de la concurrence. Il y a beaucoup de facteurs qui jouent et qui font qu’il est difficile de comparer une destination comme Paris-Casablanca de Paris-Dakar. Pour le premier cas, nous sommes dans une offre moyen-courrier sans prestation ou avec une prestation assez légère. Pour Paris-Dakar, nous sommes dans un avion long-courrier avec des prestations repas et autres à bord. En plus de cela, il faut rappeler que pour Casablanca, nous sommes dans un des univers les plus concurrencés au monde avec les compagnies européennes, du Moyen-Orient, de la Turquie, des Amériques, de la Chine. Nos prix sont « drivés » par la concurrence.
Le Soleil Diaspora : Pourquoi n’existe-t-il pas d’offres pour les familles nombreuses et les étudiants ?
Pour les familles nombreuses, les enfants ont une réduction de 25 % et les bébés ne paient que 10% du billet chez Air France. Nous avons, tous les 15 jours, des offres promotionnelles spéciales dictées par l’environnement concurrentiel. Concernant, le deuxième élément sur la clientèle jeune, nous avons des prix compétitifs avec la possibilité de modifier des billets d’avion de manière gratuite avant ou après le départ. C’est une souplesse qui est offerte à la clientèle jeune entre 12 et 24 ans.
Le Soleil Diaspora : Et pour les hommes d’affaires qui font la navette entre Dakar et Paris…
Notre vocation est de faire voyager les clients à motif loisir, familial, touristiques ou affaires. Pour ces derniers, nous avons des tarifs attractifs en cabine affaires, premium, économique ou en économique. Ce sont des accords que nous passons entreprise par entreprise. Nous sommes extrêmement actifs sur la France, notre marché principal. Ceux qui voyagent sur l’Afrique nous connaissent et peuvent bénéficier de ces tarifs « corporate ». Pour les Pme et Pmi, il y a également un programme pour bénéficier de billets gratuits.
Le Soleil Diaspora : Les taxes aéroportuaires mises en place au Sénégal sont extrêmement chères. Qu’est-ce que vous allez faire pour qu’elles baissent ?
Je n’ai pas de commentaires. Nous payons les taxes qui sont appliquées dans chaque pays.
Le Soleil Diaspora : Quelles sont vos stratégies et politiques pour fidéliser la clientèle des Sénégalais de l’étranger ?
Nous sommes très attentifs auprès des diasporas sénégalaises et africaines. Nous avons des équipes de vente dédiées. Nous sommes au niveau des agences de voyages de ces diasporas. Nous sommes attentifs pour cibler les publicités afin de passer l’information sur nos offres. Nous sommes à leur écoute pour gagner leur préférence et leur fidélité.
« SONDAGE » LES SÉNÉGALAIS JUGENT LA CHERTÉ DES BILLETS D’AVION
Ils ont entre 17 et 77 ans.
Ils sont au nombre de 17.
Ils ont été interrogés sur plus de quatre mois, de juin à octobre, dans des aéroports en France, en Italie et au Sénégal, dans des rues de Paris, Bordeaux, Milan, Naples et Dakar, par téléphone et sur Internet.
Ce sont des cadres, ouvriers, chômeurs, retraités, étudiants et hommes et femmes d’affaires. Ils sont confrontés à la fameuse problématique du prix des billets d’avion vers le Sénégal.
Ils ont répondu à ces questions :
1 - Partez-vous souvent au Sénégal ? Si oui, à quelle fréquence ?
2 - Comment trouvez-vous le prix des billets d’avion (bas, normal, cher, assez cher, très cher, trop cher) ?
Cher à plus de 80%
Sondage avionPlus de 80% des Sénégalais de l’extérieur interrogés trouvent « assez cher » à « trop cher » le prix des billets d’avion pour rejoindre leur pays d’origine.
Cette catégorie prend l’avion au moins une fois dans l’année.
La normalité toute relative des prix des billets d’avion.
Sur les 17 personnes interrogées, seule trois trouvent le prix des billets d’avion « normal ». Parmi elles, il y a les commerçantes qui font la navette entre Dakar et une grande ville européenne (Paris et Milan, pour cet exercice). Elles sont communément appelées des Gp, parce que bénéficiant d’une gratuité partielle du prix du billet d’avion. Une jeune femme de 24 ans, Franco-Sénégalaise née et grandi en France, trouve également « normal » le prix du billet d’avion. Cependant, elle « avoue partir au Sénégal qu’une fois tous les quatre ans ».
Les solutions de la diaspora
Les Sénégalais ont recours au système D pour guetter la bonne affaire. Quand le billet d’avion Paris-Dakar coûte en moyenne 600 euros, les Sénégalais du Canada dépensent largement plus. « Avec Air France, on peut payer entre 1500 et 2000 dollars canadiens. C’est pourquoi les Sénégalais d’ici ne vont pas souvent au pays », déclare Adama Diouf, avouant ne partir au Sénégal qu’une fois tous les deux ans.
D’autres penchent pour un choix pragmatique : « Ma famille et moi choisissons la basse saison touristique pour aller au Sénégal », confie Ibra Ndiaye, Sénégalais vivant à Milan, selon qui les prix des billets d’avion sont trop chers en comparaison avec d’autres destinations. D’autres solutions émergent. Pour Doudou Sidibé, universitaire sénégalais vivant en France, « il faut diminuer les taxes sur les billets d’avion et créer une compagnie nationale ». Une idée qu’il partage avec Massamba Kane, chef d’entreprise et patron du site Senenews. « Il faut mettre en place une compagnie nationale sénégalaise durable qui roule pour le Sénégal et l’intérêt des Sénégalais avec des tarifs intéressants ».
Parmi les pistes susurrées par les interrogés, il y a celle « d’ouvrir le marché aérien sénégalais et augmenter la fréquence », selon Babacar Ndiaye. Plus de concurrence ? La famille Thior acquiesce. « Il n’y a que trois compagnies respectables/confortables qui desservent Dakar (Air France, Corsair et Brussels Airlines). Les autres, il faut prévoir une escale. Ce qui n’est pas l’idéal pour les familles et les personnes âgées, atteste la mère de famille. Ce n’est pas confortable non plus. Il y a également un risque de retard entrainant une incidence sur le deuxième vol ».
Mais tous les interrogés trouvent qu’il serait plus adéquat de diminuer les taxes aéroportuaires. « L’aéroport de Dakar n’est pas adapté pour recevoir des vols fréquents. Il suffit que deux vols arrivent en même temps, et c’est le bordel », ose-t-on du côté de la famille Thior.
CALCUL DES BILLETS D’AVION : L’UTILISATION DU « YIELD MANAGEMENT »
Aeroport ParisSelon qu’il s’agit de la Tabaski, de la Korité, des grandes vacances, des fêtes de fin d’année ou d’un attentat, les prix des billets d’avion augmentent sensiblement qu’en « temps normal ».
Le responsable de cette hausse s’appelle le « Yied Management ».
A travers un permanent et savant arbitrage entre la demande et l’offre restante, le « Yield Management » fait varier les prix des billets d’avion en améliorant et optimisant les recettes des compagnies aériennes. Ces dernières utilisent des algorithmes très sophistiqués pour anticiper au mieux la demande afin de protéger et améliorer leurs recettes.
C’est un outil qui calcule le prix des billets d’avion qu’utilisent les compagnies aériennes pour protéger et améliorer leurs recettes.
Les compagnies étrangères qui desservent Dakar et le Sénégal ont recours à cet outil stratégique et vital pour elles dans un environnement concurrentiel. Apparu dans les années 80 chez les Américains de Delta Airlines après la régularisation du transport au pays de Martin Luther King, le « Yield Management » est également appelé « revenu de management ».
Une cuisine bien maîtrisée
Le système fonctionne suivant un rythme de balancier.
Les prix sont « moyen » à « élevé » quand la demande est forte et que l’avion se remplit rapidement. Sur cette base, en période dite « creuse » ou hors saison touristique, les ventes de billets d’avion se font plus lentement et deviennent moins chers pour les avions qui décollent avec plusieurs sièges vides. Ce qui constitue des pertes. « Le meilleur remplissage d’un avion au prix le plus élevé suppose donc, entre l’ouverture des réservations et la date de départ du vol, un exercice d'ajustement permanent de l'offre restante », détaille un article paru dans la presse française.
Les regards avisés des experts du « Yield Management » ne laissent aucun détail de côté. Ils mettent en place le « Pircing » : il s’agit de répartir la cabine en différentes classes tarifaires. « Ensuite, grâce à des logiciels très sophistiqués, ils vont suivre sur une courbe l’évolution de la recette, élaborée à partir de statistiques moyennes.
Si la courbe est en avance, le vol se remplit plus rapidement que la courbe « type », les classes tarifaires les plus basses seront réduites ou fermées pour favoriser les plus chères. Inversement, si le remplissage de l’avion se fait lentement, les classes tarifaires les plus basses seront gonflées pour accélérer les réservations ».
Dossier réalisé par Moussa DIOP/Lesoleil
http://www.lesoleil.sn/diaspora/item/57505-destination-se...

MOHAMMED VI BIENFAITEUR DE SENEGAL

Visite de Mohammed VI à Dakar

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Une convention de partenariat pour la mise en place d’un dispositif de financement de la petite agriculture en milieu rural et un mémorandum d’entente pour la mise en œuvre d’un plan d’aménagement de la pêche au poulpe ont été signés, hier, entre le gouvernement du Sénégal et celui du Royaume du Maroc.
C’était lors d’une cérémonie qui a eu lieu au Palais de la République en présence du chef de l’Etat, Macky Sall et de son hôte, Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc. Ainsi, plus de 2,6 milliards de FCfa seront mobilisés pour financer 7.000 petits agriculteurs à travers cette entente qui regroupe l’Etat du Sénégal, le ministère marocain de l’Agriculture et du Tourisme, le Crédit agricole marocain, le groupe de la Banque populaire et la Fondation Mohammed VI pour le développement durable.
Le gouvernement de la République du Sénégal et celui du Royaume du Maroc ont signé, hier, une convention de partenariat pour la mise en œuvre d’un dispositif de financement de la petite agriculture en milieu rural. 4 millions d’euros seront mobilisés grâce au partenariat qui regroupera le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, le Crédit agricole marocain, la Banque centrale populaire marocaine et la Fondation Mohammed VI pour le développement durable.
La signature a eu lieu en présence du président de la République, Macky Sall et de sa Majesté Mohammed VI. Elle a été précédée par un tête-à-tête d’une quarantaine de minutes entre le chef de l’Etat et son hôte.
Selon le ministre marocain de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, ce dispositif permettra de toucher près de 7.000 agriculteurs. D’ici à 5 ans, plus de 70.000 agriculteurs cumulés seront concernés. « Ce partenariat s’inscrit dans une coopération agricole déjà très active entre le Maroc et le Sénégal, l’expérience déjà acquise et les nombreux échanges existants », a souligné le ministre marocain.
Selon le ministre marocain, la Fondation Mohammed VI pour le développement durable apportera son expertise en développement social solidaire ainsi qu’un apport financier de plus d’un million d’euros sous forme de don pour la création d’un fonds de garantie avec le soutien du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan du Sénégal. Ce fonds de garantie est dédié aux prêts qui seront accordés aux petits exploitants agricoles. Le Crédit agricole apportera son expertise en ingénierie financière tout en ayant une contribution financière directe à hauteur de 1,5 million d’euros.Le groupe Banque centrale populaire, via l’Amifa, déjà implantée au Sénégal, apportera une contribution financière additionnelle de 1,5 million d’euros, en plus de l’accès à ses réseaux et l’utilisation de son back office.
Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime apportera aussi son expérience issue du projet Maroc Vert, selon le ministre marocain. Les 4 millions d’euros adossés au dispositif financé par la Fondation Mohammed VI pour le développement durable aura un effet de levier pour une disponibilité de 10 millions d’euros de crédit à distribuer, selon le ministre. « Avec les 4 millions d’apport initial, ce dispositif va faciliter l’accès au crédit aux petits agriculteurs pour leur permettre de développer leurs activités. Il constitue une ambition forte vers un développement agricole durable qui bénéficiera aux communautés rurales au de-là même des clients directs », a déclaré le ministre.
Pape Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture : « Un instrument majeur de lutte contre la pauvreté en milieu rural »
« Cet accord est extrêmement important. Il s’adresse à des exploitations familiales. Nous espérons qu’avec ce crédit, les populations vont améliorer les conditions de leurs exploitations agricoles, mais aussi leurs conditions de vie et d’existence », a déclaré Pape Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, après la signature de l’accord de partenariat entre le Sénégal et le Maroc pour le financement des petits agriculteurs.
« C’est un instrument majeur de lutte contre la pauvreté surtout en milieu rural et de dopage de la production grâce à la contribution venant des exploitations familiales », a ajouté le ministre. Selon Dr Pape Abdoulaye Seck, « le gouvernement du Sénégal pense qu’il faut tenir compte des différents types d’exploitations agricoles si le pays veut construire une agriculture forte ». « Nous avons beaucoup d’exploitations familiales. Nous avons aussi l’agro business, mais cet accord va s’adresser aux exploitations familiales. Celles-ci ont besoin de se moderniser. Se moderniser, c’est s’approprier les innovations », a souligné le ministre. « C’est grâce au crédit que les exploitations vont suivre les recommandations de la recherche, disposer des semences de qualité, d’engrais pour augmenter la productivité, améliorer la qualité, mais aussi pour étaler la production dans le temps et dans l’espace », a ajouté le ministre.
Un accord pour la construction d’un plan d’aménagement de pêche du poulpe signé
L’Etat du Sénégal et le Royaume du Maroc ont signé, hier, un mémorandum pour la construction d’un plan d’aménagement de la pêche du poulpe. Selon le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime du Maroc, les équipes des deux pays vont travailler pour mieux connaître le milieu marin afin de dégager des cartes et des observations pour réglementer la pêche. Selon le ministre, les textes doivent aussi être actualisés.
Le ministre a souligné que le Royaume du Maroc a mis en place une stratégie, il y a une dizaine d’années de cela, qui a permis de mieux sauvegarder la ressource. « Grâce au plan d’aménagement que nous avons mis en œuvre, nous avons pu reconstruire la ressource. La pêche du poulpe est très rentable. Elle peut amener des ressources pour les petits pêcheurs », a dit le ministre.
Coopération maritime : Le Maroc offre 12 zodiacs de surveillance…
Le quai de la Base navale « Amiral Faye Gassama » a servi de cadre, hier, à la cérémonie de réception solennelle des douze embarcations pneumatiques ou zodiacs offertes par le Royaume du Maroc au Sénégal. La cérémonie a été rehaussée par la présence de Sa Majesté, le Roi Mohammed VI et du président Macky Sall.
PR et MVI ZodiacssSelon le capitaine de Vaisseau Mamadou Ndiaye, Directeur de la protection et de la surveillance de la pêche (Dpsp), ces embarcations vont aider à renforcer les stations côtières de la Dpsp, à lutter contre la pêche illicite dans la zone côtière et à renforcer la sécurité des pêcheurs artisanaux. Equipées de gilets de sauvetage, de bottes, de moteurs hors-bords et de pagaies, elles viennent ainsi renforcer, de manière très forte, la flottille de la Dpsp. « On avait deux embarcations avec des coques rigides, c’est-à-dire en bois ou en fer. Les embarcations qu’on nous a offertes sont pratiquement de la même capacité mais elles peuvent être utilisées d’une autre façon. C’est des embarcations qui sont gonflées et qui peuvent se percer, donc il faut être prudent dans leur utilisation », a-t-il ajouté. Pour le Secrétaire général du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, Tické Ndiaye Diop, « ces zodiacs sont venus au moment opportun », dans un contexte où la question de la pêche illicite et des mesures de sauvegarde des côtes constitue une préoccupation majeure des gouvernants. Elle est d’avis que ces embarcations motorisées et très rapides vont permettre des surveillances plus efficaces.
…Et appuie un projet de gestion de la pêcherie poulpière
Après la réception des zodiacs, les deux chefs d’Etat ont eu droit à une séance d’explication du projet d’évaluation scientifique pour la mise en place d’un plan d’aménagement du poulpe au profit du Sénégal. Celui-ci va bénéficier de l’appui du Maroc, qui a déjà une grande expérience dans ce type d’aménagement, à travers l’Institut national de recherche halieutique (Inrh) dirigé par le Dr Abdelmalek Faraj. « Nous allons faire des réunions de travail pour préparer le protocole d’échantillonnage puis effectuer des missions en mer avec deux navires de nos deux pays. Il est prévu de faire deux sorties par an : une en été, une en hiver. Cela va nous permettre d’avoir toutes les données biologiques du poulpe, ensuite nous allons procéder à des travaux de statistiques et de géostatistiques afin d’identifier les zones de concentration et surtout pour évaluer les biomasses. Et si nous avons toutes ces informations, nous allons évaluer le potentiel exploitable sachant qu’il y a une forte variabilité, le poulpe subit énormément les conditions environnementales », a-t-il expliqué au président Macky Sall et son hôte, Sa Majesté Mohammed VI.
M. Faraj de rappeler que son pays, en 2003, a vu s’effondrer son stock de poulpe et qu’il a fallu beaucoup investir dans la recherche afin de développer les plans d’aménagement pour booster, à nouveau, la filière du poulpe dont le kilo peut atteindre dix dollars à l’export. « Nous avons pu redresser le stock et grâce au suivi scientifique étroit, nous arrivons à stabiliser la production et surtout à maximiser les rendements. Le plus important, au final, c’est de définir les bonnes saisons de pêche et d’avoir des productions suffisantes pour accéder aux marchés au meilleur prix. L’objectif n’est donc pas seulement de produire beaucoup mais de vendre le plus cher à l’export et pour cela, il faut avoir une bonne stratégie d’exploitation et d’aménagement », a-t-il ajouté.
Le Sénégal a déjà élaboré son plan d’aménagement du poulpe, a fait savoir Tické Ndiaye Diop. Mais, pour sa mise en œuvre, il a besoin d’un accompagnement par la recherche scientifique. D’où la pertinence de l’appui du Maroc. « Il est heureux que le Maroc ait décidé d’accompagner le Sénégal pour mettre en œuvre ce volet qui est très important car tout le monde connaît la valeur marchande du poulpe. Mais il faut conserver le poulpe pour en faire une exploitation durable. L’option, aujourd’hui, c’est de pêcher moins et de gagner plus, mais dans la durabilité », a déclaré la Secrétaire générale du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime.
Partenariat Ram-Air Sénégal S.A : Dakar et Rabat veulent accélérer les discussions
PR MVI DiscuteLe Sénégal et le Maroc vont accélérer les discussions pour sceller un partenariat entre la Royal Air Maroc et la compagnie Air Sénégal Sa. « Conformément aux hautes orientations de sa Majesté le Roi Mohammed VI et du président Macky Sall, pour favoriser des partenariats stratégiques sectorielles entre opérateurs marocains et sénégalais, il a été convenu de poursuivre et d’accélérer les discussions en vue d’un partenariat entre la Royal Air Maroc et Air Sénégal S.A au bénéfice des deux compagnies », a déclaré Maïmouna Ndoye Seck, ministre du Tourisme et des Transports aériens qui a lu la déclaration impliquant les deux délégations, en marge de la cérémonie de signature d’accords économiques. La collaboration entre les deux compagnies devrait être « une nouvelle manifestation du modèle pionnier de coopération sud-sud entre le Maroc et le Sénégal ». « Elle devrait tenir compte des intérêts réciproques, en capitalisant les expériences antérieures et en en tirant les enseignements », ont dit les deux délégations.
Dans ce cadre, a poursuivi Maïmouna Ndoye Seck, « il a été convenu de mobiliser les deux compagnies pour coopérer afin de mettre en place un partenariat mutuellement bénéfique dans divers domaines opérationnels et techniques, notamment à travers la mise en place d’accords commerciaux ». « Cette nouvelle collaboration permettrait, à terme, d’accompagner le lancement effectif d’Air Sénégal S.a, un des piliers du projet phare du Plan Sénégal émergent « Hub aérien sous régional » qui a pour ambition de faire du Sénégal un hub aérien et de services de la sous-région », a indiqué le ministre.
Babacar DIONE/Elhadji/Ibrahima THIAM/B. DIONE et Elh. I. THIAM/Lesoleil

SAUVER DES VIES AU SENEGAL: HOPE

“Hope”, une application pour sauver des vies

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Lancée à la rentrée 2016, Hope est une plateforme digitale ayant pour objectif d’inciter les populations à donner leur sang en communiquant avec les donneurs grâce à l’envoi de SMS, d’appels et aussi via une application mobile. Nous avons rencontré Evelyne Inès Ntonga, co-fondatrice du projet pour en savoir plus.
Sur les réseaux sociaux au Sénégal, les messages d’appel au don sont fréquents. Et pour cause, une pénurie des réserves de sang dans le pays. En effet, seule 0,45 % de la population sénégalaise donne son sang chaque année. Un chiffre alarmant qui ne suffit pas à remplir les réserves des banques de sang. Selon l’OMS, pour qu’un pays soit autosuffisant en sang, il faudrait qu’au moins 2% de la population donne son sang chaque année.
Sensibiliser la population
Evelyne Inès Ntonga et Jean Luc Semedo, deux ingénieurs télécoms diplômés de l’ISM de Dakar, ont décidé de faire bouger les choses et d’inciter les Sénégalais à donner leur sang via la plateforme Hope. “Notre but est de créer un réseau de donneurs afin d’aider les banques de sang à améliorer leur communication”, nous explique Evelyne.
Avec Hope, les utilisateurs bénéficient de toutes les informations utiles pour mieux comprendre l’intérêt de donner son sang, tout en rassurant sur l’acte en lui même, qui ne comporte aucun risque. “Les gens ont beaucoup de préjugés sur le don du sang, mais il n’y a aucun risque, et je dirais même qu’il n’y a que des avantages. Une fois le don effectué, on analyse le sang du donneur, ce qui permet de détecter d’éventuelles maladies”, ajoute Evelyne.
Des SMS sont envoyés aux donneurs pour des appel au don en cas de besoin urgent. L’application mobile, disponible gratuitement sur smartphone, répertorie tous les centres de collecte de sang au Sénégal. On y trouve également des articles sur la santé et le don du sang ainsi que des quizz. L’utilisateur a même la possibilité de faire un test post don de sang directement sur l’application, afin de savoir s’il est éligible ou non au don. Chaque donneur peut, par ailleurs, suivre son historique de dons.
“Ce projet a besoin de soutien afin d’avoir un réel impact sur la société. Alors si vous le pouvez, donnez votre sang, c’est sans risques et vous sauverez des vies “, rappelle Evelyne.
Plus d’infos : sunuhope.com
Nouvellesdedakar/http://nouvellesdedakar.com/hope-une-application-pour-sau...

L'EAU POUR TOUS EN 2018

Le Sénégal vers l’atteinte de l’accès universel à l’eau en 2018

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Le Sénégal va atteindre l’accès universel à l’eau en 2018 grâce à un projet financé par la banque chinoise, Exim Bank, a soutenu le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.
‘’Nous allons atteindre le taux d’accès universel à l’eau en 2018. Il est actuellement à 86%. Le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) va réaliser avec la banque chinoise, Exim Bank, quelque 215 ouvrages hydrauliques’’, selon M. Faye, rapporte l’agence de presse sénégalaise.
‘’Ce projet va démarrer en décembre 2016 pour une durée de 15 mois et va ainsi augmenter l’accès universel à l’eau’’ a-t-il ajouté lors d’une séance plénière du Conseil économique social et environnemental (CESE).
L’avis du CESE présenté par la commission développement rural avait comme thème ‘’Pour une meilleure utilisation des ressources en eau à travers les énergies renouvelables comme une alternative durable à l’agriculture pluviale’’.
Ainsi, les conseillers ont interpellé le ministère sur les branchements sociaux, la réparation et la construction de forages et l’extension du système de goutte à goutte.
Dans leurs recommandations pour une meilleure gestion des ressources en eau, ils ont souhaité la redynamisation du conseil supérieur de l’eau et la relance de certains projets comme les Vallées fossiles et le canal du Cayor mais aussi la revitalisation de certains cours d’eau asséchés.
Couly CASSE/Senego

07/11/2016

TROU DE KHALIS...

Un trou de 20 milliards à Bimao

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La Banque des institutions mutualistes d’Afrique de l’Ouest (Bimao) est secouée par une affaire de généreux prêts dont les bénéficiaires tardent à rembourser. Les crédits sont estimés à plus de 20 milliards de francs CFA et ont été accordés dans des conditions douteuses.
L’un des bénéficiaires est un homme d’affaires sénégalais à qui la Bimao a prêté 7 milliards. Sommé de payer, ce dernier a voulu céder en location à la banque, pour 25 ans, un de ses immeubles, sis à Point E. La Bceao a refusé une telle transaction.
Un autre homme d’affaires sénégalais, également acculé, s’était pour sa part engagé à verser des traites de 2 milliards pour solder son crédit. Il n’a jamais tenu son engagement.
Ayant hérité de ce dossier, le directeur de la Bimao, Abdoulaye Datt, est en train d’en faire les frais. Le fils d’un haut fonctionnaire du ministère des Finances tenterait de lui savonner le plancher en utilisant cette affaire.
Libération/Seneweb

QUAND TOUT FAIT FARINE AU MOULIN...

Scandale financier aux Grands Moulins du Sénégal

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Le directeur commercial des Grands Moulins du Sénégal (GMD), Habibou Diop, et deux commerçants partenaires de l’entreprise, ont été placés sous mandat de dépôt. Ils sont poursuivis pour escroquerie, association de malfaiteurs et faux et usage de faux.
Le trio est tombé suite à une plainte des GMD, qui avait constaté que de la marchandise d’une valeur de 200 millions de francs CFA a été prêtée aux deux commerçants écroués. Ces prêts étaient garantis par une société de crédits qui en réalité… n’existait pas.
Les Grands Moulins saisissent la justice. Les deux commerçants sont arrêtés. Ils affirment que c’est le directeur commercial qui les a mis en rapport avec la société de crédits (fictive) en question.
Pis, ils confient avoir, en contrepartie de ce « coup de main », remis à Habibou Diop plusieurs millions. Suffisant pour que les trois soient inculpés et placés sous mandat de dépôt.
Libération/Seneweb

AVATARS DES CHALOUPES DE GOREE

Liaison Dakar-Gorée : Panne de la chaloupe en pleine mer

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Le maire de Dakar, Khalifa Sall, avait sonné l’alerte il y a quelques jours en signalant que la chaloupe fonctionne avec un seul moteur au lieu des deux prévus. Hier, dimanche 6 novembre, l’embarcation est tombée en panne en plaine mer.
Elle a quitté l’embarcadère vers 10 heures pour déverser ses passagers à Gorée. Au milieu des eaux, de la fumée se dégageait du navire. La chaloupe rebroussera chemin pour revenir au Port pour les vérifications d’usage.
Elle reprendra ses rotations quelques heures plus tard après l’intervention des techniciens. Mais la peur était visible sur le visage de nombreux passagers.
A signaler que la seconde chaloupe est en panne totale actuellement. Des équipes de journalistes ont été refoulées alors qu'elles voulaient faire un reportage sur ces avaries.
Seneweb News/BRB

06/11/2016

MISS SENEGAL 2016

Dakar remporte la Miss Sénégal 2016.

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Dans une ambiance festive, l'hôtel King Fahd Palace a abrité ce samedi 5 novembre la finale de la miss Sénégal nouvelle vision. 14 candidates représentantes des régions du Sénégal se disputaient la couronne de la beauté devant un public venu nombreux et la présence de miss France et celle de la Côte d'Ivoire comme invités d'honneur et membres du Jury. Chaque candidate a parlé des atouts touristiques de sa région et le rôle de la femme dans l'émergence du Sénégal. La miss Dakar Ndeye Astou Sall a été élue la reine de la beauté 2016..
La mode est une vitrine pour promouvoir la destination Sénégal.
Visitdestinationsenegal

05/11/2016

CE WEEK-END AU LAC ROSE

6e édition du salon international tout terrain

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Lancé en 2011 à l’initiative de quelques passionnés, le salon international tout terrain est devenu le rendez vous incontournable du monde du tout terrain au Sénégal. Il se tiendra les 4, 5 et 6 novembre au Lac Rose.
Du 4 au 6 novembre au Lac Rose
Le salon international tout terrain a connu le succès dès sa première édition. Maintenant reconnu comme un haut lieu d’activités sportives, mécaniques et de loisirs, cet évènement est rapidement devenu le rassemblement « du monde du tout-terrain » au Sénégal.
Au fil des ans la manifestation n’a cessé de monter en puissance, aujourd’hui, elle a acquis une indéniable notoriété auprès des professionnels et des amateurs dans tous les pays de l’Afrique de l’ouest.
L’événement a lieu cette année au Lac Rose en mémoire des 30 ans de la disparition de Thierry Sabine fondateur et organisateur du légendaire Paris-Dakar.
Unique en son genre, il s’agit d’une grande exposition statique et dynamique, pour donner à tous les acteurs du monde du tout-terrain :
- L’occasion de faire découvrir des véhicules et des équipements appropriés.
- De vulgariser la promotion et le développement du 4x4 et de tous les loisirs motorisés.
- De transmettre et mettre en exergue une image positive de ces véhicules de plus en plus respectueux de l’environnement.
- D’offrir à tout un chacun la possibilité de s’adonner aux joies de la conduite en tout-terrain.
- De contribuer à développer l’activité économique, touristique, sportive et sociale du pays.
L’entrée au salon est payante (1000 fcfa), reversé dans son intégralité à l’association Asedeme
La programmation retient une exposition statique, des baptêmes, des démonstrations, des zones d’essais libres, des initiations et découvertes, des spécialistes toutes marques, des balades de jour et de nuit, un feux d’artifice, des challenges, un espace vente neuf et occasion, un espace « Bivouac », un espace buvette et restauration, et de nombreuses Animations.
ausenegal.com

VIOLENCES CROISSANTES AU SENEGAL

Viols et de meurtres: Où va le Sénégal?

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Le Sénégalais est un homme pacifique, a-t-on l’habitude d’entendre ça et là. Cette assertion est en train d’être démentie par les actes posés au quotidien par ces mêmes Sénégalais.
Souvenez-vous, lors des événements entre le Sénégal et la Mauritanie, les Sénégalais ont réagi de façon brutale que l’excuse de provocation ne saurait justifier.
Depuis quelques temps, au Sénégal on tue pour 100 F, pour une tasse de café, pour un mégot de cigarette, pour une voiture accrochée, bref, pour des broutilles. Senepeople tire la sonnette d’alarme car si rien n’est fait pour éradiquer ce phénomène, l’escalade la violence risque à long terme d’être banalisée.
Les viols aussi constituent l’autre tare de la société sénégalaise. Nul n’est épargné, jeunes filles, déficientes mentales, sourdes-muettes… La plus part des fillettes en situation de vulnérabilité.
Que se passe-t-il donc dans la tête des Sénégalais ? Depuis quand les instincts prévalent-ils sur l’humain ?
Cette perte de valeurs et de repères ne sauraient se justifier par une situation économique délicate. Les mœurs ont beaucoup évoluées au Sénégal mais dans le mauvais sens. A qui la faute ?
Les sociologues sont interpellés pour faire une analyse approfondie de la situation, de même que les religieux à qui échoit le devoir de remettre les populations sur le droit chemin. La presse aussi a son rôle à jouer et arrêter de traiter ces cas comme de simples faits divers. Les parents ne sauraient être en reste puisqu’ils leur revient le devoir d’inculquer à leur progéniture les règles de base à respecter dans une société.
Senepeople.com

LES ENFANTS FANTÔME DU SENEGAL

Les enfants fantômes du Sénégal

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Dakar estime qu’ils étaient 53 000 élèves de primaire sans acte de naissance en 2015. Un terrible handicap qui prive de scolarité après le CM2 et limite la vie sociale.
Les Sénégalais les surnomment les « enfants fantômes ». Pourtant, dans le quartier de Sintian près de Kolda, en Casamance, tous les habitants les ont déjà vus. Il suffit de poser la question. Une main se tend alors en direction d’une bâtisse. Rien de paranormal. Elle est semblable aux autres, un toit de chaume et du torchis pour les murs. Sur le perron, on appelle et le petit fantôme sort à pas feutrés.
La lumière l’éblouit. Il se passe l’avant-bras sur le front pour écraser quelques gouttes de sueur puis renifle, le regard hébété face à l’assemblée de voisins et de badauds. Le petit fantôme raconte son histoire d’une voix imperceptible. Au bout d’un moment, tous ces gens autour de lui, et cette honte qui le tiraille, c’en est trop. Ses joues se strient de larmes. Allons plutôt nous réfugier avec lui dans la pénombre.
Le petit fantôme a aussi une identité. Elle s’appelle Khady Sira*. Elle a 15 ans… peut être 14. Ni elle ni sa mère ne savent plus vraiment. Car d’existence administrative elle n’en a pas. Ses parents n’ont jamais déclaré sa naissance aux autorités et n’ont donc jamais obtenu le précieux acte qui l’inscrit dans les registres de la mairie de Kolda, lui donne un âge, une origine et un avenir. Khady, comme ses autres camarades, a tout de même pu aller à l’école dès le cours d’initiation (CI), l’équivalent du CP français. Elle y a « fait les bancs », de 6 ans jusqu’à 11 ans. Arrivée en CM2, son instituteur lui a empêché de passer l’examen de fin d’année qui sanctionne le cycle primaire et conditionne l’entrée au secondaire. Il y était obligé, comme l’exige la loi sur l’orientation scolaire qui interdit la poursuite de la scolarité après le CM2 aux élèves sans acte de naissance.
Tristesse et désœuvrement
Khady a donc dû quitter le confort des bancs d’école pour les racines noueuses du manguier devant sa maison, sur lesquelles, assise toute la journée, elle observe ses anciennes camarades partir et revenir de l’école. Elle a l’impression de les voir grandir quand elle s’enracine dans l’indolence que provoquent sa tristesse et son désœuvrement. Sa mère a bien essayé de lui trouver un travail. Elle l’a envoyé à Dakar chez son oncle pour aider au ménage, à la cuisine et garder les enfants. Un oncle sympa qui l’a prise sous son aile et a tenté plusieurs démarches pour décrocher le sésame tant convoité auprès des autorités. Mais la tâche s’est révélée plus compliquée que prévu. Ni la mère de Khady ni son père n’ont jamais possédé d’acte de naissance à leur propre nom, ce qui empêche Khady d’en avoir un.
A vrai dire, personne dans la famille de Khady n’a d’acte de naissance. Aucun de ses cinq frères ni la dizaine de demi-frères. Quand on lui demande pourquoi, la mère, gênée, hésite, invoque le manque d’argent, le mari décédé sans le sou, et les transports longs et onéreux quand ils habitaient dans un village reculé, à quatre heures de trajet du premier centre d’état civil. Si le manque de moyens est un problème récurrent dans ces quartiers périphériques des villes de Casamance, pour Yves-Olivier Kassoka, spécialiste de la protection de l’enfant à l’Unicef, ce n’est pas l’unique raison.
« Il est vrai qu’il existe une corrélation entre le taux d’analphabétisme, le taux de pauvreté et le nombre d’enfants sans acte de naissance, avance-t-il. Plus les familles sont pauvres, plus les enfants risquent d’être absents des registres de l’état civil. Mais l’argent n’est pas la raison principale. De nombreux parents ne se rendent pas compte de l’importance d’un tel document pour le futur de leurs enfants et l’amélioration des conditions de vie de toute la famille, car ils ont toujours vécu sans. Il n’y a pas de retour immédiat sur l’investissement que représente un enregistrement coûtant entre 200 et 700 CFA (moins d’un euro), selon les régions. Si la procédure est compliquée et le centre trop éloigné, un parent peu informé abandonnera bien vite cette option.
Matteo Maillard
http://www.lemonde.fr/afrique/visuel/2016/11/04/les-enfan...

LE SENEGAL SERT L'ONU

Maintien de la paix : Le Sénégal, 7ème contributeur au monde

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Petit pays, puissance diplomatique, le Sénégal a également l'habitude de briller sur le théâtre des opérations militaires onusiennes.
À la mission permanente du Sénégal auprès des Nations Unies, le colonel Barthélemy Diouf, conseiller militaire, manie les chiffres plus que la rhétorique journalistique. Dans l'armée, il était spécialiste du matériel, un logisticien. Il rappelle que le Sénégal est le septième contributeur de troupes onusiennes après, dans l'ordre, le Bengladesh, l'Ethiopie, l'Inde, le Pakistan, le Rwanda et le Népal. Trois mille six cent quatre-vingt seize (3696) personnes environ composent les effectifs du Sénégal, répartis entre militaires, gendarmes, policiers, administration pénitentiaire, personnel de la justice (juges et huissiers), et enfin sapeurs-pompiers. Au niveau de l'ONU, militaires, gendarmes et policiers sont regroupés sous le terme générique d'unités de police constituées.
Septième au plan international, le Sénégal reste le premier pays contributeur de troupes de police et de gendarme. Il est le sixième pays pourvoyeur de personnel d'administration pénitentiaire. Toutefois, dans toutes les catégories, le pays de la teranga siège dans le Top ten. Les contingents sénégalais, aussi bien les contingents policiers que militaires sont réputés pour leur qualité professionnelle. Leur professionnalisme est reconnu de tous et contribue à faire briller l'étoile du pays. En plus de leur professionnalisme, les militaires sénégalais font montre d'un sens des relations humaines qui fait que partout où ils sont déployés, les populations locales les apprécient. Une autre facette du concept armée-nation cher aux armées sénégalaises.
Lorsque la force de réserve et de réaction rapide a été créée en 2014 pour pouvoir intervenir aussi bien en Côte d'Ivoire qu'au Liberia, c'est un contingent sénégalais qui a été déployé en Côte d'Ivoire. C'est encore en raison de leur professionnalisme éprouve sur tous les terrains qu'un détachement a été déployé en RCA pour assurer la sécurisation de la visite du Pape et des élections. De son côté, la gendarmerie a été invitée à déployer une section spéciale de police au Mali (SWATT).
Le Sénégal est en effet déployé dans sept missions: Minusta (Haïti), Monusco (Congo), Minusca (Centrafrique), Minuad (Darfour), Muniss (Sud Soudan), Onuci (Cote d'Ivoire) et Minusma (Mali). Le Sénégal a la particularité de figurer parmi les pays africains qui ont fourni le plus grand nombre d'officiers généraux ayant commandé des forces des Nations Unies.
Le général Mountaga Diallo, le général Babacar Gaye, le général El Hadj Kandji, le général Khalifa Fall, le général Abdoulaye Fall, le général Balla Keïta, le général Amadou Kane et le général Tabaski Diouf. Le général Kane étant adjoint au commandant de la Minusma, et le général Diouf adjoint au commandant de la force de police de la Monusco.
Rappelons les actes héroïques du capitaine Mbaye Diagne, qui a sauvé au péril de sa vie de nombreuses populations persécutées au Rwanda, est la figure du professionnalisme et de l'humanisme du soldat sénégalais déployé à l'étranger.
Signalons également que l'hôpital principal de Dakar, dirigé par le général Diatta, est l'hôpital de niveau 3 de référence de la Minusma. Tous les malades et les blessés qui ne peuvent pas être pris en charge par la mission dans ses propres infrastructures y sont évacués.
Dié Maty Fall/Lesoleil

L'IMPÔT COLONIAL...

14 pays africains dont le Sénégal paient l’impôt colonial à la France

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14 pays africains dont le Sénégal sont obligés par la France, à travers le pacte colonial, de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du ministère des finances français.
Jusqu’à maintenant, en 2014, le Togo et environ 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale en France. Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’état. Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France grâce à style de vie somptueux, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir.
Un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.
Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire de ce comportement. Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tués ou d’être la victime d’un coup d’état. Ils veulent s’allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d’agression ou de difficultés. Mais, contrairement à une protection amicale, la protection de l’Ouest est souvent offerte en échange du renoncement à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.
Les dirigeants africains travailleraient dans l’intérêt de leur peuple s’ils n’étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux.
En 1958, effrayé des conséquences de son choix d’indépendance face à la France, Léopold Sédar Senghor a déclaré: «Le choix du peuple sénégalais, c’est l’indépendance, ils veulent qu’elle ait lieu seulement dans l’amitié avec la France, pas en litige.»
Dès lors la France a accepté qu’une «indépendance sur le papie» pour ses colonies, mais a signé en parallèle des «accords de coopération», précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie (le Franc), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.
Mondialisation.ca/Senenews

04/11/2016

FRANCOPHONE LE SENEGAL?

Le Sénégal est-il encore un pays francophone?

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A Dakar, le français recule au profit du wolof. Un phénomène de fond qui n'est pas sans conséquence sur la vie quotidienne.
«Kaay ndékki !» Lorsque l’on se balade au petit matin dans les quartiers populaires de Dakar, difficile de ne pas entendre cette invitation à venir déguster le petit-déjeuner. Une offre sympathique, émanant souvent de gens modestes, qui ont le goût du partage, de la teranga (l’hospitalité à la sénégalaise).
Si cette invitation est formulée en wolof et non pas en français alors qu’elle s’adresse à un toubab (un blanc), n’y voyez pas l’expression d’une quelconque défiance. C’est tout simplement dû au fait que dans ces immenses banlieues dakaroises, l’usage du français est des plus limités.
Le wolof règne en maître. Un grand nombre d’habitants des banlieues sont bien incapables de formuler des phrases en français. Certains n’ont jamais été à l’école. Parmi ceux qui y sont allés, beaucoup n’ont guère entendu la langue de Molière, bien des enseignants préférant s’exprimer en wolof, même pendant les cours.
Parlez-vous wolof?
Dans nombre de capitales d’Afrique francophone, la langue de Voltaire a pu s’imposer comme lingua franca, permettant à des centaines d’ethnies de se mettre d’accord sur l’usage d’une langue, d’avoir un terrain d’entente. A Abidjan, la capitale économique ivoirienne, l’on préfère parler le français plutôt que de donner la primeur à telle ou telle autre langue. Tout est différent à Dakar, la capitale du Sénégal, où le wolof s’est imposé. Même dans les milieux intellectuels, cette langue gagne du terrain.
«Mon patron impose l’usage du wolof dans toutes les conversations. Même si cette langue n’est pas vraiment adaptée aux discours techniques», explique Aissata, cadre dans une grande compagnie d’assurance.
A Dakar, les autres Africains francophones sont très souvent désarçonnés par cette omniprésence.
«J’ai demandé à des Sénégalais de m’indiquer le chemin. Ils m’ont répondu qu’il fallait s’exprimer en wolof, alors même que je leur avais expliqué que je ne parle pas cette langue», s’étonne un Ivoirien, qui a dû abandonner la conversation avant qu’elle ne tourne au pugilat.
«Nombre d’Ivoiriens, de Béninois et autres expatriés se sentent de moins en moins à l’aise à Dakar, à cause de l’omniprésence de cette langue uniquement en usage au Sénégal», explique Alphonse, un enseignant d’origine béninoise.
Même des Sénégalais s’agacent du poids croissant de cette langue.
«Très longtemps, le chanteur Baaba Maal a été boudé par les radios sénégalaises parce qu’il chantait en pulaar (la langue des Peuls) et non pas en wolof. Moi aussi je veux défendre ma culture. A la maison, avec mes enfants je ne parle que le français et le pulaar. Je veux leur transmettre cet élément essentiel de l’identité», affirme Assan, un haut fonctionnaire d’origine peule.
En Casamance, dans le sud-ouest du Sénégal, comme dans les autres régions, le poids du wolof irrite parfois. «Au tribunal, les conversations se font le plus souvent dans cette langue. Les populations locales sont défavorisées. Ce n’est pas leur idiome. Comment peuvent-elles se défendre dans une langue qu’elles ne maîtrisent pas?», regrette Savané, un haut fonctionnaire, même s’il reconnaît que des interprètes sont présents dans la plupart des juridictions.
Le français n'a plus la cote
A la télévision et à la radio, le wolof domine aussi. Les programmes en français ou dans les autres langues sont très minoritaires. Les débats politiques, sociétaux ou culturels ont généralement lieu en wolof. Un wolof mâtiné de français. Seules les telenovelas, les films américains ou les séries indiennes sont doublés en français. Mais inutile d’espérer le commentaire d’un combat de lutte dans la langue de Molière. On un quelconque sous-titrage en français des débats en wolof. Par certains côtés, beaucoup d’Occidentaux éprouvent moins un sentiment d’altérité dans le sud du Nigeria où le pidgin-english (encore appelé broken english) sert de langue véhiculaire.
Au Sénégal, nombre d’enseignants se plaignent d’une baisse générale du niveau en français. «Il a considérablement diminué au cours des dernières années. Les professeurs parlent très souvent en wolof. Dans la vie de tous les jours, le wolof domine», explique Oumar Sankharé, enseignant à l’université de Dakar. Il ajoute une explication politique:
«Lorsque l’on demande à certains Sénégalais pourquoi ils ont autant de réticence à s’exprimer en français, ils donnent des justifications politiques. Ils affirment que ce n’est pas la langue du Sénégal. Un étrange nationalisme s’est développé ces dernières années.»
Après Léopold Sedar Senghor, Oumar Sankharé est le deuxième agrégé de grammaire du Sénégal. Il vient de décrocher ce précieux titre. Mais, selon Oumar Sankharé, les médias dakarois en ont peu parlé. «Ici, on préfère faire les gros titres sur des lutteurs et des politiciens», constate l’un de ses collègues.
Même les enseignants du primaire s’alarment du niveau des élèves. «Il a considérablement baissé. C’est pire chaque année», s’inquiète Cheikh, un instituteur dakarois. Cheikh constate lui aussi que les enseignants préfèrent parler à leurs élèves en wolof. Même les élites ont pris le parti de s’exprimer de plus en plus souvent en wolof. Le français pratiqué est parfois devenu hésitant ou académique. Comme s’ils parlaient une langue étrangère. Ou même une langue morte. Le vocabulaire est quelques fois daté, ancien, figé.
Une situation d’autant plus étonnante que le Sénégal s’enorgueillit d’être le berceau de la francophonie. Léopold Sedar Senghor (chef de l’Etat de 1960 à 1980) a été un grand défenseur de la francophonie. Il prétendait même au titre de «père de la francophonie». Le président poète a toujours proclamé son amour de la langue française. Son successeur, Abdou Diouf (au pouvoir de 1980 à 2000), dirige désormais la francophonie.
A l’image de Jacques Diouf, à la tête de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) jusqu’à l'été 2011, les Sénégalais sont omniprésents dans les organismes internationaux. Traditionnellement, ils étaient réputés pour leur maîtrise de la langue française. Des Ivoiriens avaient d’ailleurs pour coutume de dire que les Sénégalais parlaient le «gros français», à savoir le français des Français. Mais de plus en plus, le «gros français» donne l’impression de décliner. Il laisse place à un français créolisé, un mélange de français, de wolof et aussi d’anglais.
L'attrait des Etats-Unis
De plus en plus de Sénégalais font des études et de longs séjours en Amérique du Nord et ils truffent leur français d’expressions américaines. Le déclin du français au Sénégal est aussi lié, sans doute, à la perte d’influence de Paris. Et au moindre attrait de la culture française à Dakar.
La capitale sénégalaise est la région la plus à l’ouest d’Afrique, la plus proche des Etats-Unis. Une terre qui fait fantasmer. Même les lutteurs professionnels rêvent d’Amérique. A l’image de l’une des vedettes de la profession, Tyson, qui aime à se vêtir d’une bannière étoilée et à s’entraîner aux Etats-Unis.
Fin juillet à Dakar, j’ai croisé l’ex-ministre d’Etat Landing Savané. Cet ancien militant d’extrême gauche affirme qu’il sera sans doute candidat à l’élection présidentielle. Même lui qui revendique son passé soixante-huitard à Paris, admet regarder de moins en moins vers le Quartier latin. Quand Landing Savané n’est pas au Sénégal, c’est aux Etats-Unis qu’il se rend désormais. Signe des temps, Sitapha l’un de ses enfants choisit une toute autre voie que celle de son père. Le fils de Landing Savané joue au basket aux Etats-unis... En NBA.
Pierre Cherruau/Slate.fr

03/11/2016

MALICOUNDA A INAUGURE SA CENTRALE SOLAIRE

Une nouvelle centrale solaire photovoltaïque à Malicounda

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Le chef de l’Etat procède, ce jeudi, à l’inauguration d’une nouvelle centrale solaire photovoltaïque dans la commune de Malicounda, dans le département de Mbour.
D’une capacité de 22 Mw, la centrale solaire photovoltaïque de Malicounda est le fruit d’un contrat de concession conclu entre la Senelec et Solaria Group, une société italienne indique la présidence de la République dans un communiqué reçu à l’APS.
La nouvelle centrale solaire, d’un coût de 22 milliards de FCFA francs, réalisée dans le cadre d’un partenariat public privé, est constituée de 90000 panneaux solaires, ajoute la même source, soulignant qu’elle est construite sur une superficie de 100 ha.
«Cet ouvrage est connecté au réseau électrique de la Senelec via le poste de Malicounda et aura un productible annuel estimé à 36 GWh, soit la consommation d’environ 9.000 ménages», selon le communiqué.
La présidence rappelle le choix du mix énergétique optimisé décliné à travers la «vision» du chef de l’Etat décrite dans le Plan Sénégal émergent (PSE) et la Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie.
L’objectif visé à travers ce choix, assure t-on «est de diversifier les sources d’énergie, de réduire à terme le coût du kilowattheure et de sécuriser l’offre de fourniture d’énergie électrique en quantité et en qualité».
L’inauguration de la centrale de Malicounda, intervient après celle de Bokhol dans le département de Dagana le 22 octobre.
Selon le communiqué, il est prévu, par ailleurs, la mise en service à l’horizon 2019 des centrales de Sinthiou Mékhé (29,5 Mw), de Kahone (20Mw), de Mérina Dakhar (29 Mw), et de 8 autres qui seront implantées à Diass (15 Mw), à Sakal (20 Mw), à Médina Gounass, Goudiri, Kidira, ainsi qu’à Djirnda et Bétenti dans les îles du Saloum.
Senenews

02/11/2016

20 MILLIARDS POUR LE RIZ

la BAD et la BEI injectent 20 milliards de francs Cfa dans une compagnie rizicole

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Au Sénégal, la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) annoncent deux financements d’un montant de 20 milliards de francs Cfa en faveur de la riziculture.
La somme, qui ira à la Compagnie agricole de Saint-Louis (CASL), lui permettra d’installer une rizerie.
Selon les dirigeants de la structure, l’usine leur permettra de traiter 50 000 tonnes de riz qui seront produites sur 4 000 hectares. Selon le représentant résident de la BAD au Sénégal, Adalbert Nshimyumuremy, « ce projet vise à promouvoir la sécurité alimentaire du riz pour le Sénégal ».
La CASL, qui est active depuis 2013, envisage d’offrir l’opportunité à quelques 500 paysans de produire du riz sur 2000 hectares et de commercialiser l’ensemble de leur production sous une marque qui sera disponible à travers tout le Sénégal.
Ecofin

165000 GROSSESSES NON DESIREES ET 400 DECES EVITES AU SENEGAL

RAPPORT MONDIAL SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE
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215 000 nouvelles utilisatrices de contraceptifs modernes ont été dénombrées depuis 2012 au Sénégal. Et dans la seule année de 2016, un total de 165 000 grossesses non désirés et 400 décès maternels ont été évités grâce à l’utilisation de ces produits. Mieux, le taux de prévalence contraceptive moderne pour les femmes est passé de 11,7% en 2012 à 16,7%. Ces avancées enregistrées par notre pays ont été révélées par le rapport de progrès annuel émis par le Partenariat Mondial sur la planification familiale FP2020. C’était hier, mardi 1er novembre, à la veille d’une téléconférence organisée par FP2020.
Au Sénégal, l‘utilisation de contraceptifs modernes chez les femmes est de plus en plus fréquente et la demande en matière de planification familiale est croissante. Ce constat a été mentionné dans le nouveau rapport sur la stratégie mondiale de la planification familiale FP 2020 rendu public à la veille d’une téléconférence organisée hier, par les initiateurs de cette stratégie mondiale pour la santé de femme, de l’enfant et de l’adolescent.
Les résultats du Sénégal ont totalisé depuis 2012, un rajout de 215 000 nouvelles utilisatrices de méthodes contraceptives modernes. Le rapport d’indiquer également qu’en 2016, 165 000 grossesses non désirées et 400 morts en maternité ont été évités grâce à l’utilisation des méthodes modernes de contraception au cours de l’année passée. Le taux de prévalence des contraceptifs modernes pour les femmes est passé de 11,7% en 2012 à 16,1% actuellement.
Les mêmes progrès ont également été enregistrés sur l’augmentation de l’utilisation des méthodes de longue durée d’action (Mda). Sur cette question, la prévalence des contraceptifs réversibles à action prolongée (LARC), y compris les DIU et les implants, chez les femmes célibataires sexuellement actives a augmenté de 11 points en pourcentage entre 2012 et 2014. «C’est la plus forte croissance de la prévalence des méthodes LARC parmi 33 pays détenant des données récentes sur les tendances», a noté le rapport.
Ces performances enregistrées montrent que le Sénégal en leadership sous régional est en train d’atteindre les engagements pris lors du Sommet de Londres en 2012. Un Sommet où les dirigeants du monde entier se sont fixés un objectif ambitieux pour que d’ici 2020, 120 millions de nouvelles femmes et filles aient accès à des moyens de contraception et à des informations pertinentes concernant l’utilisation de la planification familiale. Le rapport de rappeler ensuite que le Sénégal s’était engagé à atteindre le taux de 27 % dans l’utilisation des moyens contraceptifs modernes et la réduction à 50 % des besoins non satisfaits d’ici 2015. Le pays s’était aussi engagé à augmenter de 200 % le budget alloué au programme de planning familial. Mieux, les dirigeants Sénégalais s’étaient lancés dans la garantie d‘égalité d’accès aux services de maternité et de santé des nouveau-nés et des enfants. Ces services devant être de bonne qualité et à un prix abordable, y compris les centres de planning familial.
Les progrès à l’échelle régionale
Le rapport a également constaté des progrès dans l’accès à la planification familiale dans la région africaine tout en révélant que l’Afrique australe et orientale ont connu la croissance la plus rapide dans l’utilisation des méthodes modernes et la plus forte baisse des besoins non satisfaits. Pour la première fois, plus de 30 % des femmes y utilisent une méthode moderne de contraception.
En Afrique de l’Ouest, où l’utilisation de contraceptifs a été toujours faible, plusieurs pays ont renforcé leurs programmes de planification familiale et commencent à voir le taux de prévalence contraceptive augmenter. Les neuf pays du Partenariat Ouagadougou ont atteint un premier palier collectif avec 1,2 million d’utilisatrices supplémentaires entre 2011 et 2015, et visent maintenant l’objectif plus ambitieux de 2,2 millions de nouvelles utilisatrices à l’horizon 2020.
Cheikh Tidiane MBENGUE/Sudonline

REVEILLON DU NOUVEL AN SUR UNE ÎLE DU SALOUM

Pour clôturer l’année 2016 en beauté et accueillir l’année 2017 dans la joie et la bonne humeur qui n’a jamais rêvé de pouvoir s’évader dans un endroit atypique, magnifique.

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"Les Aventuriers du Saloum" vous convient à leur réveillon Soirée Black and White sur une île déserte dans Delta du Saloum.
Au programme :
Départ à 16h de Ndangane Campement, embarquez à bord de nos pirogues pour un voyage au fil de l’eau qui vous mènera à l’île. A bord de la pirogue cocktail de bienvenue, Soupe de champagne, ambiance au son du Dj.
Arrivée sur l’île, un magnifique campement de tente Mauritanienne vous attend pour démarrer la soirée et danser sous les étoiles jusqu’au bout de la nuit.
Au menu :
Multitude de Verrine salés et amuses bouches. Plat: canard en sauce accompagné de ses gratins dauphinois et de courgette ou lotte en fête avec son crumble de ratatouille - Fromages -Dessert: Farandole de gourmandise.
Boisson: Sans alcool : Cocktail Afterglow, Coca, Fanta, Sprite, Jus orange, mangue, goyave, grenadine.
Avec Alcool : Sex on the beach, Mojito, Blue Lagoon, Wisky, Rhum, Vodka.
Tout au long de la nuit, un Dj vous fera danser au son de multitude de variétés. Un photographe et un photo Booth vous permettront de garder de merveilleux souvenir de cette fin d’année. A minuit, un magnifique feu d’artifice accompagné de Champagne clôturerons 2016.
Après une grasse matinée, un brunch vous attendra pour vous régalez les pieds dans l’eau.
Retour sur Ndangane vers 16h.
Prix 123 € soit 80000 FCfa (Tout compris, Boisson à volontés, repas, logement, transport en pirogue…)
Information et réservation :
guidesinesaloum@live.fr ou 00221/77 972 99 94

31/10/2016

TROIS LANGUES VONT DISPARAÎTRE...

l'allemand, le russe, l'italien supprimés au collège

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Trois langues vont progressivement disparaître des collèges sénégalais: l'allemand, le russe et l'italien.
Au Sénégal, les professeurs d'allemand sont en colère. Le ministère de l'Education nationale a annoncé la suppression progressive dans les collèges de l'enseignement de la langue allemande, mais aussi du russe et de l'italien. Une mesure qui vise en fait à promouvoir l'enseignement des sciences en fermant certaines classes de langues peu étudiées.
Depuis la rentrée, l'allemand, le russe et l'italien ne sont plus une option en classe de 4e, réforme qui s'appliquera dès l'année prochaine aux classes de 3e. Le Sénégal a besoin d'ingénieurs, de mathématiciens, explique-t-on au ministère de l'Education nationale. Ces trois langues seront donc remplacées par des cours obligatoires de physique ou chimie.
« L'Allemagne, première puissance en Europe »
Mais pour les professeurs sénégalais d'allemand, la promotion des sciences ne devrait pas empêcher d'enseigner les langues. Oumou Khairy Diallo enseigne l'allemand à Dakar depuis 24 ans : « Je ne comprends pas, d’autant plus qu’on a quand même plus de 140 établissements dans lesquels l’allemand est enseigné, on a pratiquement 200 professeurs d’allemands. Culturellement, l’Allemagne compte beaucoup aussi. Economiquement l’Allemagne est la première puissance en Europe, si je ne me trompe. Je trouve que c’est extrêmement important. »
Concertation
Les associations craignent aussi que l'Allemagne ne soutienne plus l'enseignement de cette langue dans le pays. Saliou Mbaye, professeur d'allemand à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar : « Cette coopération matérialisée par la présence de pas mal d’entreprises et pas mal de fondations allemandes ici au Sénégal, existe déjà. Les Allemands peuvent dire : s’ils ne s’intéressent pas à nous, pourquoi nous devons nous intéresser à eux ? ». Les associations de professeurs sont en pleine concertation. Elles espèrent encore pouvoir faire revenir les autorités sénégalaises sur leur décision.
RFI/AFP/SEYLLOU

FACEBOOK AU SENEGAL

Le Sénégal compte plus de 2.300.000 utilisateurs de Facebook

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Le Sénégal est désormais un des plus grands utilisateurs de Facebook en Afrique francophone. Selon les derniers statistiques publiées dans un rapport de Internetworldstats: le Sénégal compte plus de 2.300.000 utilisateurs ( inscrits) sur Facebook à la période du 30 juin 2016 ( tous les comptes confondus) . Un chiffre qui en dit long sur l’utilisation d’internet dans un petit pays de 14.320. 055 d’habitants.
Apercu sur le nombre de sénégalais inscrits sur Facebook
Apercu sur le nombre de sénégalais inscrits sur Facebook
Autrement, c’est plus de 16 % de la population qui utilisent le réseau social le plus célèbre au monde. Et ce nombre est composé, principalement, de jeunes. Ainsi, faudra aussi comprendre qu’ils font partie de ces personnes qui passent, en moyenne, 46 minutes par jour sur le réseau social de Mark Zuckerberg.
Le Sénégal est loin derrière l’Egypte, le Maroc, l’Algerie, le Maroc et l’Afrique du Sud, leaders en Afrique . Consulter le tableau ici
Facebook : une opportunité pour les entreprises et startups
Avec cette forte utilisation du réseau social, Facebook devient une vraie opportunité pour les entreprises, institutions, artistes et toute personne ayant des services à proposer.
Facebook permettra surtout aux PME de mieux montrer leurs produits et services, d’atteindre plus vite leurs potentiels clients et ainsi échanger avec eux en recevant des retours d’expériences utilisateurs, des suggestions, etc.
En conséquence, nous notons ici, une très grande différence avec ce qui se passe dans les médias classiques comme à la télévision, la radio ou dans un journal.
Différence entre média classique et réseau social
Quand une entreprise passe une pub dans ces canaux, elle n’aura pas de retour, ni la possibilité de dialoguer avec les clients. Donc, aucun contact avec l’utilisateur du service ou du produit. En plus, aucune possibilité dans le choix des cibles. Contrairement au réseau social de Mark qui vous permet de cibler des personnes selon leur âge, leur région, leur nationalité…
Avec ces médias classiques, vous n’êtes pas certain d’avoir atteint vos cibles. Facebook vous dit par exemple pour atteindre tant de personnes, il faudra payer tel montant.
Sur ce réseau social, à chaque fois que vous arrivez à atteindre un de vos clients ou un potentiel client, rassurez- vous qu’il sera comme un agent commercial auprès de ses amis facebookers. En effet, ils partageront vos publications, les commenteront, ainsi, leurs amis verront cela et essayeront de lire ou partager. Cette promotion virale n’existe pas à la télé, la radio ou dans le journal.
Désormais, les entreprises sénégalaises doivent savoir qu’elles disposent d’un marché de plus de deux millions de personnes. Cela, pour celles qui ont des activités limitées au niveau local. Pour les autres c’est plus d’un milliard de personnes à travers le monde.
Alors plus besoin d’attendre à avoir un gros budget pour lancer une campagne de communication. Plus besoin de se focaliser seulement sur les médias classiques pour vendre son produit ou pour se faire connaitre. Facebook est là, c’est gratuit, les utilisateurs augmentent de jour en jour.
Cependant, il faut savoir l’utiliser afin d’atteindre certains objectifs.
Seydou Badiane/Socialnetlink

LE SENEGAL CORROMPU MAIS MOINS...

La corruption est un phénomène endémique qui limite les économies africaines.

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Elle se propage dans le monde et fait perdre aux pays une manne financière importante. L’organisation non gouvernemental (ONG) Transparency International a publié le classement des pays africains les plus corrompus en 2016. Le Sénégal est bien visible dans la liste.
Transparency note les pays sur une échelle allant de 0 point qui concerne les pays très corrompus à 100 points les pays non corrompus.
Quelques pays ont mené une politique de transparence ce qui a valu à ses pays d’occuper des places de choix dans le classement. Parmi ces pays on retrouve le Sénégal +8, la Namibie +10 et le Rwanda +11.
L’étude montre aussi des pays qui traînent les pieds dans le cadre de la lutte contre la corruption. Entre autres pays on peut citer le Maroc 80e place en 2014 et se retrouve à la 88e place en 2015.
À travers l’indice de perception de la corruption, l’ONG mesure les politiques de la bonne gouvernance qu’effectuent les gouvernements. Plus de 167 pays sont passés au crible pour mesurer le degré de la bonne gouvernance.
Selon le rapport, des avancées significatives ont été notées cette année. Le Seychelles occupe la 40e place.
Le Rwanda est à la 44e place, le Sénégal vient occuper la 61e place avec l’Afrique du sud. La Somalie ferme la marche en occupant la 167e place.
En Europe le Danemark affiche une transparence totale dans les affaires avec un score de 91 points sur 100.
Intelligence-Affaire

LE TRIANGLE DES ORDURES

Un architecte sénégalais invente une corbeille triangulaire de conditionnement des déchets

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Au Sénégal, les industriels et les services n’accordent pas encore une attention aux innovations et inventions de leurs compatriotes. La corbeille triangulaire indéformable de l’architecte Babacar Thiam risque de tomber dans l’oubli. Pourtant, cette création a obtenu un brevet de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). Plus adaptée au milieu urbain, elle est segmentée en trois compartiments servant à conditionner plusieurs types de déchets.
La frontière est ténue entre l’architecture et l’invention. Et lorsqu’on est architecte, on peut facilement franchir cette ligne. L’architecture est l’un des métiers où le rêve est une règle. Cette attitude professionnelle mène souvent à la création d’œuvres qui sortent de l’ordinaire. L’architecte Babacar Thiam n’a pas prouvé le contraire.
Dans son atelier, sis à la Cité Karack, sa corbeille triangulaire compartimentée, une création brevetée, est bien visible. Elle a trois parties et peut facilement être accrochée aux angles sans être déformée. Elle est aussi munie d’un tiroir que l’usager coulisse pour la vider. Les trois flancs latéraux ne sont pas des grilles. Les couleurs et la forme valorisent cette corbeille qui s’intègre parfaitement dans le milieu urbain. « C’est une corbeille adaptée en ville parce qu’on peut facilement l’utiliser.
En outre, elle ne prend pas de l’espace. L’usager n’a pas besoin d’effort pour la vider, il suffit juste de retirer le tiroir pour évacuer les déchets », vante Babacar Thiam. L’originalité de cette corbeille a été attestée par l’Organisation africaine pour la propriété industrielle (Oapi). En dépit de ce certificat, cette création est encore à l’échelle de prototype. L’architecte s’est pourtant donné du temps pour la présenter aux autorités et aux services impliqués dans la gestion des déchets. Aujourd’hui, la probabilité que cette innovation tombe dans l’oubli est plus que réelle. « Nous avons vu récemment qu’on a importé des corbeilles de l’étranger.
Or, nous avions fait le tour de quelques services pour présenter cette corbeille. Nous ne comprenons pas certains responsables de services. Il est temps que les Sénégalais fassent confiance à leurs compatriotes qui sont dans l’innovation et l’invention », défend l’architecte. Cette poubelle a été fabriquée avec des matériaux locaux. L’expérience a démontré que les formes des poubelles et des corbeilles peuvent pousser à un usage détourné par les usagers. Les poubelles en plastique servent de fûts dans beaucoup de ménages. Celle de l’architecte, avec ses aérations, offre une marge réduite à d’autres finalités que le conditionnement des déchets.
Franchir les obstacles
Mais les autorités ne sont pas les seuls responsables des contraintes dans l’univers de la créativité au Sénégal. L’architecte met au banc des accusés les inventeurs qui ne se font pas souvent confiance et les Sénégalais qui ne cultivent pas le consommer local. « L’absence de moyens financiers ne doit pas être un obstacle à l’innovation, à l’invention. Je pense que tout innovateur, inventeur doit se battre pour fabriquer le premier prototype », note Babacar Thiam.
Ces obstacles à la créativité ont poussé l’architecte à agir en faveur des innovateurs et des inventeurs. M. Thiam est l’un des rares mécènes ayant investi le secteur des innovations. Son coup de pouce a aidé des inventeurs à concrétiser leurs idées. L’architecte porte plusieurs projets. Parfois, il assiste les porteurs de projet du début de la conception du prototype à la vulgarisation. « Dans leur tête, leurs idées sont claires. Maintenant il reste à les concrétiser. Certains ne peuvent pas aller sans ce coup de pouce », estime-t-il.
L’innovation, l’invention est une activité secondaire pour Babacar Thiam. Son terrain de prédilection, c’est l’architecture. Il ne se contente pas de faire des designs en se servant des technologies plus à la mode comme l’impression 3D. Il enseigne cette discipline dans des écoles de la place. « Ma formation de base, c’est l’architecture. C’est un métier qui oblige à toucher à tout », brosse l’architecte qui est aussi à ses heures perdues urbaniste, designer, infographe, maquettiste et analyste. Il a été formé à l’Ecole d’architecture de Versailles, à Paris, avant de passer dans des cabinets de renom comme Renaissance et Jean-Luc Martin.
L’auteur de l’ouvrage « Index du Coran » aime le jazz et adore jouer au piano. C’est aussi un passionné des sciences, de la mécanique, de l’informatique, de l’électronique et de la peinture.
Diéry DIALLO/Senego

DETTE D'ETAT

Plus de 3 milliards FCFA de dettes à payer par l’Etat sénégalais le 25 novembre 2016

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L’Etat du Sénégal procédera le 25 novembre 2016 au paiement des intérêts semestriels de son emprunt obligataire dénommé Etat du Sénégal 6,30% 2015-2025 pour un montant global net d’impôt de 3,173 milliards FCFA (environ 5,395 millions de dollars), a appris samedi au APA auprès du ministère de l’économie, des finances et du plan.
L’Etat du Sénégal avait lancé le 30 octobre 2015, un emprunt obligataire par appel public à l’épargne sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) portant sur un montant de 50 milliards de FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar). Ce montant levé était destinés au financement partiel du budget de 2015.
L’émetteur s’était engagé à offrir aux souscripteurs un taux d’intérêt de 6,30% (net de tout impôt pour les résidents au Sénégal) sur une durée de 10 ans avec un an de différé pour le remboursement du capital. Les échéances étaient semestrielles.
Depuis la fin des avances statutaires de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) et qui permettait à l’institut d’émission de consentir des avances à 12 mois à chaque Etat membre à concurrence de 20% du montant des recettes fiscales du dernier exercice connu, le Sénégal, à l'instar des autres pays de l'UEMOA, est un habitué du marché financier de cette zone où il a eu à lever avec succès plusieurs emprunts obligataires. Les remboursements de ces emprunts n'ont jamais fait défaut.
Apa/Leral

30/10/2016

CONTRACEPTION AU SENEGAL

Taux de contraception: le Sénégal a atteint 21% en 2015

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Le taux de prévalence contraceptive au Sénégal a atteint 21%. Selon le directeur de la structure sociale Marie Stopes, Anne Lancelot, il y a une vraie demande de la population sur les méthodes contraceptives.
L’entreprise sociale Marie Stops International Sénégal a livré hier ses statistiques sur le taux de prévalence contraceptive. D’après l’étude qui date de l’année dernière, près de 21% des femmes ne souhaitent pas avoir d’enfants dans les deux prochaines années. « Le Sénégal a progressé si vite, car le taux est passé de 12 à presque 21%, en moins de 5 ans », constate Anne Lancelot. Elle affirme, en effet, qu’il y a un fort taux non couvert et une vraie demande par la population, en ce qui concerne l’utilisation des méthodes contraceptive.
Enquête/Senenews

MOINS DE BOIS BRACONNE

Aly aidar note une "nette diminution " du trafic de bois en Casamance

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Le trafic du bois en Casamance est en "nette diminution", a soutenu, samedi à Dakar, l’écologiste sénégalais Aly Haïdar. M. Haïdar a tenu ces propos devant le Premier ministre Mahammed Dionne qui présidait la cérémonie de graduation de l’Institut africain de management (IAM). Ancien ministre de l’environnement, Aly Haïdar a été le premier à sonner, au mois de mai dernier, l’alerte sur la coupe abusive de bois et son trafic vers la Gambie. Le directeur de l’Oceanium avait, au cours d’une conférence de presse, affirmé que le Sénégal a "perdu plus d’un million d’arbres depuis 2010 et la Gambie a réussi à empocher près de 140 milliards de francs CFA". Il a salué la présence fréquente des ministre des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Environnement dans les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou. Lors d’un déplacement, en juin en Casamance, le ministre des Forces armées, Augustin Tine avait déclaré que le gouvernement sénégalais va prendre des "mesures fortes" contre la coupe abusive de bois en Casamance. "La décision est prise de faire arrêter la coupe abusive de bois dans nos forêts. Il faut que les gens qui s’adonnent à cette pratique le comprennent. Je crois fortement que cette pratique va cesser d’ici quelques jours", avait-il dit. Jeudi, au passage du gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé avait soutenu que le gouvernement a pris "à bras le corps la lutte contre le trafic illicite du bois et poursuit la riposte avec des ratissages le long des frontières". "Plus de 30 délinquants croupissent dans les prisons. C’est pour vous dire que le gouvernement prend à bras le corps la lutte contre le trafic illicite du bois. Nous sommes en train de continuer la riposte" avait-il notamment dit. "Nous voulons internationaliser le combat dans la lutte contre l’exploitation illicite du bois" avait-il relevé, soulignant que les forces de sécurité et de défense ont mené "un ratissage" le long des frontières avec certains pays limitrophes du Sénégal. "Effectivement, le trafic illicite de bois est un problème et actuellement, le gouvernement apporte une réponse. Les forces de défense et de sécurité mènent une lutte intensive contre le trafic illicite de bois", a ajouté M. Baldé.
APS/Sentbusinet

29/10/2016

PRES DE 10000 PRISONNIERS

le Sénégal compte 9.422 prisonniers

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Les 37 prisons sénégalaises comptent au total 9.422 détenus, a révélé vendredi le ministre de la Justice, Maître Sidiki Kaba.
” A la date d’aujourd’hui, il y a 9.422 détenus. Ce sont les chiffres de l’Administration pénitentiaire “, a-t-il dit lors du vote de la loi modifiant le Code pénal et celle du Code de procédure pénale.
Selon Me Kaba, 4.081 d’entre eux sont des détenus provisoires, contre 5.039 condamnés. Le ministre de la Justice indique que les femmes représentent 2,92 % pour cent de l’effectif des prisonniers et les mineurs, 2,04%.
Il précise que 58,32 % des détenus sont condamnés pour des peines comprises entre 15 jours et deux ans, 17, 82% entre deux ans et cinq ans, 23% écopant de plus de cinq ans et 63,75 % entre un jour et six mois.
Sur le nombre de personnes incarcérées, 67,15 % le sont pour des faits liés à la consommation et au trafic de drogue.
Cheikh Kandé/Senego