15/10/2017

TOURISME A SALY: ENTRE OPTIMISME ET SURREALISME

Rentrée touristique: les jalons d’une bonne saison jetés à Saly

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La rentrée touristique prévue le 26 octobre prochain, toutes les dispositions ont été prises par les acteurs pour la réussite de la saison touristique. Avec l’ouverture de l’Aéroport International Blaise Diagne et le retour des Tours opérators, certains grands hôtels affichent déjà le plein.
Cette année, c’est l’année de la relance du tourisme à Saly. Les acteurs ont posé tous les jalons pour relancer le secteur qui a subi durant ces dernières années un véritable coup de massue. La Sapco a déjà donné le ton avec l’embellissement de l’avenue Malick Ndiaye qui est la route principale, l’installation ou la reprise des lampadaires électriques et solaires dans la station, des panneaux d’orientation et des panneaux numériques à l’entrée de Saly. Un bureau d’information et d’orientation sera ouvert dans les prochains jours et qui permettra de distiller les renseignements utiles aux touristes. Des hôteliers se frottent déjà les mains car pour le moment de grands réceptifs affichent le plein pour la saison touristique dont le démarrage est prévu le 26 octobre prochain. L’ouverture de l’aéroport chez les hôteliers constitue une aubaine chez les hôteliers. Toutes les compagnies aériennes ont déjà négocié des chambres à Saly pour l’année touristique, selon les hôteliers qui affichent un visage radieux. Des responsables hôteliers restent optimistes pour une réussite de la saison et espèrent une hausse de visiteurs par rapport à l’année prochaine. Plusieurs réceptifs qui avaient mis la clé sous le paillasson ou qui ont été cédés vont ouvrir leurs portes et des hôtels sont en train d’être rénovés pour donner de la splendeur. Pour les hôteliers, rien ne peut empêcher une bonne saison car des prémices sont posées avec le retour des Tours Opérators tels que Thomas Cook qui est l’un des plus grands et Look Voyages considéré comme l’un des plus gros pourvoyeurs de touristes. Le centre commercial, situé au cœur de la station qui était en agonie, va ressusciter car ayant un nouveau repreneur. Le nouveau ministre du tourisme Mame Mbaye Niang qui sera l’hôte de Saly la semaine prochaine pour une rencontre de contact avec les acteurs, sera à l’aise et il ne lui reste qu’à booster d’avantage le secteur pour que l’objectif des 3 millions de touristes soient atteints en 2020. Les travaux contre l’érosion côtière financés par la Banque Mondiale vont démarrer au mois d’avril 2018. Ce phénomène a été l’une des causes de la baisse de la Destination Sénégal.
Festival Sen’ Saly
Les acteurs du secteur sont conscients que le balnéaire a subi une crise profonde depuis des années par des concurrences de nouvelles destinations. Les acteurs ont opté pour une revalorisation de la Destination touristique de Saly et ont mis des activités de soutien au tourisme. Pour les acteurs, il urge d’inscrire dans le calendrier un festival annuel avec les artistes de Saly, la Sapco et la mairie de Saly pour valoriser la culture à Saly pour servir de soutien à l’activité touristique. Le premier festival prévu le 5 au 7 décembre 2018, comprendra des spectacles de danse, des concerts, des expositions d’art, des ateliers de musique traditionnelle, etc. A en croire les organisateurs, l’organisation du festival Sen’Saly, aura pour vocation la captation d’un public et la promotion de la marque « Saly », une station balnéaire à découvrir ou à rédécouvrir.
Alioune Diop/petitecotessn.com

14/10/2017

FAIBLE REPRISE DU TOURISME ST LOUISIEN

Tourisme : faible taux de visites à Saint-Louis (7 %)

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Si nombres d’initiatives se font jour dans le domaine du tourisme, faisons un rapide survol des dernières nouvelles relatives au secteur. Cela se passait lors de la 39e édition du Salon du tourisme à Paris.
Finie la léthargie enregistrée par le secteur, petit à petit les touristes retrouvent le chemin du pays de la téranga. Loin de la sinistrose initiale constatée, les actes posés semblent porter leurs premiers fruits, si l’on croit les dires du professionnel de la profession qu’est Moustapha Kane, par ailleurs secrétaire permanent du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière au Sénégal (SPIHS). « Il y a une petite reprise dans le secteur du tourisme qu’il faut accompagner par des mesures concrètes ».
Cependant, l’on peut regretter que ses mots ne soient pas suivis de chiffres précis corroborant l’éclaircie. Peut-être qu’entre le constat et l’allocution, le laps de temps fut trop court pour collecter les données idoines et les coucher dans un rapport. Toutefois, la nouvelle du regain de vitalité quant au secteur reste l’information à retenir.
Si dans les faits Dakar s’octroie 41 % des visiteurs, la Petite Côte 35 % Saint Louis et ses régions 7 % et la Casamance 4 % le fait est que le Sine Saloum n’en demeure pas moins l’un des lieux les plus magiques et dépaysant du Sénégal, méritant de figurer en bonne place dans les dépliants vantant le pays. Destination à forte valeur touristique sans en avoir les inconvénients, ses paysages et rythmes lui confèrent un cachet singulier, faisant de lui une inoubliable césure.
Au-senegal.com

06/10/2017

DANSEUSE A SALY

Danseuse dans l’âme : Magali Mazella

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Ancienne danseuse de revue, Magali Mazzella est installée à Mbour où, depuis un an, elle a initié une école de danse. En cette rentrée 2017 elle a encore une fois décidé d’innover, adjoignant aux autres styles déjà proposés, son domaine de prédilection qu’est la danse classique. De la flamme olympique à son expérience japonaise et ses joies de danseuses, retour sur le carrière d’une femme pour qui la danse s’esquisse: « grâce, légèreté, élégance, sourire et don de soi”.

Vous résidez à Saly. Pouvez-vous revenir sur les circonstances qui vous ont fait fouler les terres de Mbour pour la première fois ?
Je réside à Saly depuis plus de sept ans, mais auparavant j’étais venue m’y installer à la fin de ma carrière avec mes enfants. Il fallait que je danse à nouveau, encore une fois sur scène, je suis donc rentré en France, avec mes enfants : mon fils Morgan, qui parlait wolof couramment et ma fille, Jade. Aujourd’hui ils vivent en France. Et moi je vis donc seule à Saly avec mes 2 petits chiens. La première fois que je suis venue c’était en vacances, accompagnée de ma fille Jade qui avait 4 ans. Cependant les premiers à venir furent mes parents il y a 30 ans et ils avaient adoré. À la retraite, ils souhaitaient s’installer ici, malheureusement mon papa décédait peu de temps après. Ma sœur et sa famille sont installés à Saly depuis plus de 20 ans. J’étais venue leur rendre visite 15 jours.

Vos premières impressions ?
J’ai adoré ! Oui j’ai adoré du premier jour où j’ai posé les pieds sur ce sol. Ma tête et mon corps étaient au repos total. Surtout ma tête. Un sentiment de bien-être...

Était ce votre première fois en Afrique ?
Oui, toute première fois. J’étais plutôt en Asie. Ma petite maman m’a toujours parlé de l’Afrique et aurait aimé y faire de l’humanitaire. J’ai été bercée par Racine, Kunta Kinte donc vous pouvez comprendre cet amour pour l’Afrique.

Aviez-vous des à priori ?
Non pas vraiment. Parfois je rage en voiture lorsque je vois tous ces enfants dans la rue. Je voudrais être leur maman. Normal, je suis une maman. Il faudrait instaurer certains principes dès la petite école tels que la propreté, la responsabilité.

Qu’est ce qui vous a le plus étonné ?
La convivialité, les gens vous invitent chez eux sans véritablement vous connaitre, cette hospitalité m’a touché, ému.

Le plus séduit ?
L’accessibilité des gens, leur façon de partager un repas.

Le plus dérouté ?
La non ponctualité (rires) mais on s’y fait à la longue. Sinon pas grand chose ne me déroute. Je m’adapte facilement. C’est mon point fort. Et je respecte le pays où je vis.

Pouvez-vous revenir sur votre carrière en tant que danseuse de revue ?
J’avais environ 15 ans et venais de terminer un stage de danse avec des américains professionnels dans les comédies musicales. A la fin de ce stage il fallait préparer un numéro: J’ai trouvé un partenaire et créé ma première chorégraphie en duo sur la chanson de Lisa Minelly : « New York New York ». Un jour une revue passait dans ma ville et a accepté de nous auditionner pendant leur spectacle. A la fin de notre danse, tout le public nous a ovationné debout. Ma carrière a débuté ce soir là. J’ai sillonné la France dans tous les sens, ensuite l’Angleterre. A 17 ans et demi j’ai passé une audition a Paris : je fus la seule retenue et me voila partie pour le Japon. J’étais sur scène tous les soirs pour 3 spectacles par jour, 7 jours sur 7. J’ai vécu avec des Anglaises et 2 françaises. Le niveau de danse était très élevé et les costumes étaient magnifiques. J’ai sillonné tout le sud du Japon et de la Corée pendant quelques années : j'ai vécu un rêve chaque soir.

Les jeux de Séoul en 1988 ?
Un grand moment, surtout à mon âge : j’avais a peine 18 ans… J’étais descendue dans la rue pour voir passer la flamme olympique. En plus de nos spectacles nous dansions aussi pour le Village Olympique, c’était grandiose surtout lorsqu’on terminait le show avec le french cancan. Je n’étais jamais fatiguée et souvent nous étions invités à des soirées privées: j’ai rencontré Carl Lewis qui me disait que je ressemblais à un ange. Bien sur, tout était féerique.

Que ressent-on lorsque l’on est à coté de la flamme olympique ? Un sentiment de consécration ? D’euphorie ?
J’étais jeune et je ne sais pas si je réalisais vraiment l’importance de cet événement. J’étais allée voir quelques disciplines mais très peu car nous avions aussi beaucoup de shows à faire. Mais je n’oublierai jamais le Village Olympique: quelle sacrée ambiance !!!

Les différents pays où vous avez dansé et les anecdotes et émotions afférentes ?
J’ai beaucoup dansé en France, en Angleterre, à Saint Martin aux Antilles, et au Japon pendant longtemps, en Corée et en Malaisie. E aujourd’hui au Sénégal mais pas dans la revue. Pas encore. J’ai adoré le Japon, les japonais sont très exigeants. J’ai eu à danser avec 40 degrés de fièvre. Une fois à Nagasaki, il pleuvait tellement que les gens ne sont pas venus au show et malgré cela nous avons dû faire les 3 spectacles sans public. J’ai aimé chaque pays et avec toutes mes anecdotes, je pourrais vous écrire un livre.

Quel genre de sacrifice l’exercice assidu de la danse requière t-il ?
L’éloignement de ma famille fut difficile, la première fois je n’avais que 17 ans et je n’ai pas vu ma famille durant 3 ans. Et il nous était interdit de mettre beaucoup de photos sur les murs de nos chambres. Nos courriers étaient lus après les spectacles. De plus, même blessés, nous devions assurer le show.

A un moment donné, la souffrance ne supplante t elle pas le plaisir ?
Non jamais. Il n’y avait pas de souffrance lorsque j’étais sur scène. Dès que je dansais je ne sentais plus rien sauf le Plaisir. La souffrance était celle d’après le spectacle lorsque les lumières s’éteignaient et le show se terminait. Certains soirs nous nous sentions terriblement seuls. Mais on ne peut pas tout avoir dans la vie.

Comment la passion de la danse a t’elle germé en vous ?
Très jeune, je dansais tout le temps. Je faisais des spectacles et mon public était mes poupées. Un jour mon grand père m’a fait découvrir à la télévision la revue, et j’ai alors su quel métier j’allais faire. Je n’ai jamais douté.

Votre blondeur a-t-elle été un avantage ?
Non pas du tout. Vous savez on danse toujours les cheveux tirés et nous portions des coiffes et des perruques. Mais toutes les danseuses de revue étaient blondes. Donc en Asie, on nous reconnaissait très vite.

Tel dans le film black Swann, avez-vous eu des professeurs au sadisme avéré ? Si oui, comment celui-ci s’est-il manifesté ?
Je ne sais pas si on peut appeler cela du sadisme, quelque part, oui, peut-être, mais cela fait partie de notre métier, surtout à ce niveau. On tombe sur sa propre sueur ? Et bien on se relève et on recommence. Et j’en passe. Travail, discipline, rigueur.

Le microcosme de la danse est-il violent ?
Un peu oui. Lorsque j’étais à l’étranger, oui, avec les mêmes filles 24 heure sur 24, mais en France, non.

Votre école de danse a un an. Qu’est ce qui a provoqué le déclic ? Aviez-vous ressenti un manque ?
Oui mon école a un an. Lorsque le club Padel Sénégal a ouvert ses portes je suis allée jouer quelques fois avec une amie et un jour Jordi Rovira, le fondateur du Padel au Sénégal, m’a dit que je jouais comme une ballerine. L’amie avec qui j’étais lui a expliqué que c’est mon métier et de là il m’a proposé une salle pour faire une école de danse. Aujourd’hui nous sommes une véritable famille, il m’a donné cette magnifique chance, je ne l’oublierai jamais.

Quel genre d’activités y proposez-vous ?
Danse classique et Modern, Jazz, Yoga, Remise en forme, Pilate, Aqua-gym. Aujourd’hui je pratique un sport tout en douceur et basé sur le bien-être.

Pourquoi le choix en cette rentrée d’adjoindre à votre répertoire de la danse classique ?
C’est la base je pense. Mes élèves sont toutes petites. Je leur apprends la discipline, le maintien et les bonnes positions et cela leur reste imprimé à vie. Ce sont mes princesses.

Est-ce une offensive visant à contrer la déferlante du tout twerk qui semble tout emporter sur son passage : même la très british actrice Helen Mirren s’y est mise.
Pour moi la danse classique c’est la base. En faire un peu ne fait pas de mal et savoir tout danser c’est bien aussi, même le twerk.

Croyez vous que le monde ait besoin de grâce ?
Oui. De plus en plus. Il faudrait que le monde danse.

Croyez-vous la danse à même de le lui apporter ?
La danse est synonyme de grâce, de légèreté, d´élégance, de sourires et de don de soi.

Votre mère est infirmière. Qu’a-t-elle dit lorsque petite, vous lui avez annoncé vouloir faire de la danse votre métier ? Au regard de son propre travail, n’a-t-elle pas trouvé votre choix futile ?
De toute façon, je n’allais laisser ce choix à personne. C’était une évidence. Personne n’aurait pu m’arrêter. Ma petite maman a toujours été fière de moi. À mes tous premiers spectacles, ma maman organisait une séance l´après-midi à son hôpital et je dansais pour toutes ces personnes âgées. Même lorsque je suis revenue de ma tournée en Asie, je suis revenue danser à l’hôpital. Voulez-vous que je vous dise ? Que je sois sur les plus grandes scènes du monde, aux jeux olympiques ou dans un hôpital, je danse avec autant de bonheur et de plaisir.

Vous vous occupez d’une chorale. Pouvez-vous nous en toucher deux mots ?
Oui. C’est tout nouveau pour moi. Je ne suis pas que danseuse, je suis aussi chorégraphe et metteur en scène. J’ai mis en scène des spectacles de Disney, des opérettes, des revues, mais pour la chorale c’est le première fois. Cela se passe à Nianing, la salle de répétition est un terrain de basket face à la mer. Il y a presque 50 enfants et un spectacle est prévu pour Noël. Actuellement nous sommes en répétition alors je ne souhaite pas en dire d’avantage mais cela promet d’être superbe.

Que représente cette chorale pour vous ?
Beaucoup. Déjà ce ne sont que des enfants et pour eux c’est vraiment nouveau. Aujourd’hui on raconte une histoire, leur histoire. Je les aime beaucoup, et c’est réciproque.

Selon vous, est-il possible d’être danseuse sans aimer la musique ?
Ça je ne le pense pas. C’est la musique qui fait onduler votre corps, le mien, c’est certain.

Quel est votre genre de musique préféré, vos airs préférés ?
J’aime à peu près tous les genres de musique, certains à petites doses. En danse la plus belle musique, c’est le Boléro de Ravel, je la trouve tellement puissante. Voyez-vous, quand j’entends de la musique, je danse et parfois je chante. Mais chez moi.

Sur quel genre de musique ne pourriez-vous absolument pas danser ?
Le rap. Je laisse les professionnels de cette danse pour ça.

Votre mère a t’elle joué un grand rôle dans votre approche du monde ?
Oui. Elle m’a donné l’envie de tout, elle m’a donné sa force le jour où elle m’a dit qu’elle aurait aimé partir et faire de l’humanitaire. Ça commence par ça pour moi l’approche du monde : L’humanité.

Danseuse un jour danseuse toujours ?
Oui, toujours. Aujourd’hui encore, un Bonheur. Si un jour une revue pouvait se réaliser au Sénégal, je serai partante. Danseuse dans l’âme. Merci à ce si beau pays que j’aime tant. L’Afrique est à tout jamais dans mon cœur.

Irène Idrisse/le petit journal de Dakar
https://lepetitjournal.com/dakar/communaute/danseuse-dans...

www.magali-mazzella.com

03/10/2017

TOURISME AU SENEGAL ORIENTAL

Tambacounda a célébré la journée internationale du tourisme

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La région de Tambacounda a fêté la journée mondiale du tourisme, le 27 septembre dernier. Moment saisi par les pouvoirs publics pour passer en revue les atouts touristiques et les contraintes du secteur dans le pôle Sénégal oriental. Le thème de cette année est le tourisme, un outil de développement.
Le Sénégal oriental compte 11 hôtels, 11 auberges, 41 campements et plus de 30 guides touristiques professionnels. N’empêche qu’il a des ambitions d’être un hub touristique. En 2016, la région a accueilli 11.295 touristes pour 19.991 nuitées. Un taux de fréquentation loin de refléter les importantes potentialités dont regorge cette zone. Deux patrimoines sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO à savoir le pays Bassari et le parc national Niokolo Koba(PNNK).
Les touristes peuvent pratiquer le tourisme cynégétique sur une trentaine de sites. Le tourisme de vision et découverte avec les 913.000 ha du parc national Niokokolo Koba, le pavillon René Caillé, le pont Faidherbe à Bakel, les cascades de Dindefello à Kédougou etc. Et le tourisme culturel très présent dans le pays Bassari à Kédougou. C’est pourquoi, les autorités ont invité, lors de cette cérémonie, les établissements touristiques à vendre davantage la destination Sénégal oriental auprés des touristes tout en visant une meilleure compétitivité de leurs produits et services.
De leur côté, les autorités assurent qu’elles travaillent actuellement à la promotion et au développement du tourisme interne dans les régions. Des études sont également en cours pour atteindre une diversification de l’offre touristique au Sénégal et les objectifs du développement inclusif et durable.
Cependant, la décrépitude de certains sites historiques, la méconnaissance par les sénégalais de leur patrimoine touristique ont été, entre autres, les contraintes soulevées dans le tourisme local. Face à cela, l’Etat est entrain de prendre des mesures pour permettre au tourisme de jouer son rôle de développement.
Outre cela, une exposition de vernissage sur la richesse culturelle des ethnies minoritaires, la biodiversité du PNNK et l’importance de l’écotourisme a été animée par des guides touristiques et les autorités du PNNK. Et un sketch de la troupe ATT du collège d’enseignement moyen Thierno Souleymane Agne de Tambacounda a été joué pour sensibiliser sur la nécessité de valoriser nos patrimoines touristiques.
Amedine Faye/au.senegal.com

15/09/2017

LE DELTA DU SALOUM

A la découverte du Delta du Saloum, un pilier de l’économie touristique au Sénégal

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Le Delta du Saloum du Saloum est l’une des plus importantes zones touristiques au Sénégal. Cette région naturelle accueille chaque année de milliers de visiteurs venant du monde entier. Découvrez une zone dépaysante, très appréciée des amoureux de la nature.
Le Delta du Saloum est formé de trois bras principaux : le Saloum au nord (110km de long), le Bandiala au sud (18 km) et le Diombos entre les deux (30km). Ces fleuves sont entourés d’un ensemble très dense de chenaux d’eau salée, appelés bolongs. Ces derniers fractionnent les terres du Delta pour créer un dédale de plus de 200 îles recouvertes d’une végétation luxuriante de mangroves, palétuviers, baobabs et fromagers.
Le Delta abrite une grande biodiversité, en particulier une importante avifaune. Ainsi, l’île aux oiseaux, les îlots de l’océan, les vasières et les bancs de sable à l’entrée du Diombos et du Saloum font du Delta le troisième site d’importance ornithologique de l’Afrique de l’Ouest, après le Banc d’Arguin en Mauritanie, et le Djoudj, également au Sénégal, avec plus de 250 espèces d’oiseaux. L’île aux oiseaux représente le premier site mondial d’hibernation et de reproduction de la sterne royale, espèce menacée d’extinction dont le quart de la population mondiale vit dans le Delta.
La pêche est un des piliers de l’économie du Delta. Pratiquée de manière traditionnelle en pirogue, avec des filets, la pêche tout comme le ramassage de coquillages n’est pas seulement une ressource capitale pour les populations estuariennes du Saloum, mais elle permet également de protéger les forêts de mangroves qui assurent l’équilibre du système. En effet, c’est cette compréhension de la fragilité de l’écosystème de la mangrove et la capacité à développer des pratiques raisonnées et responsables d’exploitation des ressources qui constituent la force des communautés vivant dans le Delta.
La récolte des coquillages est principalement pratiquée par les femmes qui perpétuent ainsi une tradition bimillénaire. Elles contrôlent toute la filière, de la cueillette à la distribution, en passant par les différentes phases de transformation. Le lien étroit et fragile entre l’Homme et la nature est depuis toujours régi par des limites d’usage qui font partie de la culture de cette population estuarienne. Ainsi, l’interdiction totale, partielle ou temporaire d’exploiter certaines zones, ou encore l’accès réservé à des groupes définis permettent d’assurer la sauvegarde de la mangrove grâce à des savoir-faire précieusement conservés.
Ismael Kambel/Source@Unesco/nouvellesdedakar.com

13/09/2017

ÇA ROULE DANS LE SALOUM

ESCAPADE DANS LE SALOUM

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Retrouver Pierre Diouf des "Aventuriers du Saloum" une nouvelle fois dans un reportage télé. C'est ce samedi 16 septembre sur TV5MONDE dans l'émission "çà Roule" à 13h (heure GMT) en compagnie de Juliette Ba.
ÇA ROULE !
Découverte, rencontre, aventure... "Ça roule !", c'est l'actualité automobile du continent africain. Sur les routes et les pistes africaines, Juliette Ba prend le volant et va à la rencontre de personnages hauts en couleurs qui entretiennent un lien particulier avec le monde de l'automobile.
Juliette poursuit son escapade au Sénégal, dans le delta du Sine Saloum, une région naturelle qui compte une vingtaine d´îles. Depuis le village de Fambine, en compagnie d'un guide très connu dans la région, Pierre Diouf, elle embarque à bord de pirogues peintes. Autrefois exclusivement utilisées pour la pêche, ces embarcations permettent désormais aux touristes de visiter le delta. À bord d'une vieille Peugeot 405, "la voiture de l´Afrique", elle se rend au marché aux poissons de Djifer, avant d´enfourcher un quad pour se balader en forêt.
TV5MONDE/lads

09/09/2017

COURS DE DANSE A SALY PORTUDAL

A partir de ce lundi 11 septembre: NOUVEAU cours de DANSE CLASSIQUE pour enfants et adolescents au Padel Sénégal de Saly, à côté de l'école française Jacques Prévert.

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Inscriptions dès 17h
Cours enfants de 17h30 à 18h30 - Cours ados de 18h30 à 19h30
La seule école de danse à Saly avec Magali Mazzella!
Découvrez les atelier enfants danse moderne jazz et classique pour vos enfants et ados!
Apprendre les bases de la danse moderne et/ou classique, c'est en plus de la technique, découvrir le rythme, l'espace, acquérir souplesse, agilité, équilibre, bonne posture et coordonner la respiration pour donner aux mouvements aisance et harmonie. Le but est de permettre aux enfants d'intégrer tous les éléments fondamentaux de la danse, pour s'orienter ensuite vers des styles, des feelings différents propres à différentes techniques : Danse Contemporaine, Jazz ou Classique. 3 classes: les tout petits de maternelle, les 6-7 ans et les pré-ados principalement.
Infos: 77 383 32 71
mail: magali.mazzella34@gmail.com
www.magali-mazzella.com

03/09/2017

ESSOR DU TOURISME INTERIEUR

Tourisme en Afrique: l'essor des marchés intérieurs

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Avec l'essor des classes moyennes, le tourisme en Afrique n'est plus seulement l'apanage des étrangers. Les Marocains partent en vacances au Maroc, les Dakarois s'échappent le week-end pour aller dans de petits hôtels ou campements sur la Petite Côte, tandis que les Sud-Africains des grandes villes émigrent chaque décembre, en plein été austral, sur les plages du Cap et de Durban, ou dans les lodges et réserves animalières du Mpumalanga et du Kwazulu-Natal.
Le Maroc est devenu le pays le plus touristique d'Afrique, avec l'Afrique du Sud, depuis la dégringolade de la Tunisie et de l'Egypte, touchées par des attentats et les soubresauts de leurs révolutions de 2011. Avec une particularité: au royaume chérifien, pas moins de 30 % des nuitées recensées dans les hôtels du pays sont achetées par des Marocains, selon les statistiques de l'Office du tourisme.
De plus en plus, les résidents nationaux - et pas seulement les émigrés marocains en Europe qui reviennent en vacances - profitent de la diversité de l'offre chez eux. Leurs préférences ne sont pas les mêmes que celles des étrangers. Plutôt que Marrakech, Essaouira ou Agadir, ils fréquentent surtout Meknès et Fès, deux villes de l'intérieur chargées d'un riche patrimoine architectural, ainsi que la ville balnéaire de Tétouan, qui donne sur la Méditerrannée.
Un tiers des recettes générées par le marché local au Sénégal
Au Sénégal, le tourisme international décline depuis de longues années, une baisse aggravée par l'instauration en 2013 d'un visa à 50 euros. Ce dernier a été supprimé en 2015, et les arrivées ont grimpé de 20% la même année, pour atteindre 1,6 millions de visiteurs selon le ministère du Tourisme. Le marché intérieur, désormais, est clairement visé par les opérateurs du pays, puisqu'il représente l'un des piliers du tourisme, en contribuant à 36% des recettes générées en 2015 par le secteur, selon les chiffres du ministère.
« Il faut développer une nouvelle forme de promotion du tourisme, car nous avons une classe moyenne qui représente un segment important de la demande », note Bocar Ly, le directeur de la Société d'aménagement et de promotion des côtes et zones d'intérêt touristique du Sénégal (Sapco). Cette société a lancé en 2016, à Saly, station balnéaire de la Petite Côte, la première Semaine du tourisme local, en présence du chanteur Youssou Ndour, ancien ministre du Tourisme entre 2012 et 2013.
Le Sénégal, qui repense sa stratégie, sollicite ses artistes pour faire sa promotion : le groupe Daara J a réalisé en 2016, avec l'Agence sénégalaise de promotion touristique, un clip léché et intelligent qui montre les meilleurs côtés du pays. Seul problème : le prix des nuitées reste hors de portée pour les bourses sénégalaises. Il est exorbitant à Dakar avec une facture moyenne de 42 000 francs CFA (64 euros), et une demande qui porte à 31% sur les hôtels deux étoiles et 42% trois étoiles, contre seulement 6% pour les cinq étoiles. La capitale reste la zone la plus fréquentée par les touristes étrangers comme locaux (41%) avant la Petite Côte (35%), la région de Saint-Louis (7%) et la Casamance (4%).
Les trois quarts des touristes en Afrique du Sud
En Afrique du Sud, principale destination sur le continent avec le Maroc, les deux pays comptant environ 10 millions de visiteurs par an, le gros des troupes de touristes étrangers vient de Grande-Bretagne, d'Allemagne, des Etats-Unis et de Chine. Mais les trois quarts des touristes sont issus du marché intérieur, selon le ministère du Tourisme. Le segment, où dominent les ménages blancs qui sont toujours les plus aisés, est visé par les autorités, qui souhaitent le démocratiser.
Seul problème : 48% des Sud-Africains n'ont pas les moyens de voyager, indique le ministère du Tourisme. En outre, une culture dominante parmi les Sud-Africains noirs fait qu'en dehors de visites à des amis ou des parents, il n'y a « pas de raison de voyager ».
Le gouvernement veut cependant persuader les ménages les moins aisés de passer ne serait-ce qu'un week-end par an dans un site touristique, afin de soutenir la création d'emplois. Une stratégie nationale de développement du marché intérieur sur la période 2012-2020 a été élaborée, visant à créer 225 000 emplois et à faire passer de 54% en 2009 à 60% en 2020 la part des recettes touristiques générée par le marché intérieur.
Autre phénomène corollaire de l'essor des classes moyennes africaines : l'intérêt croissant des Africains pour leur propre continent, qui fait par exemple du Maroc une destination en vogue pour les Sud-Africains, qui ne se contentent plus des plages du Mozambique et de l'île Maurice.
RFI

28/08/2017

DJEMBE A SALY

Apprendre le djembé

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Saly: Nouvelle activité à partir du 5 Septembre à Keur Laz, venez apprendre les fondamentaux du djembé avec Ousmane Sane.
Initiation en 6 leçons pour vibrer aux rythmes d'une tradition ancestrale!
infos et réservations au 77.549.26.15
https://web.facebook.com/keurlaz/

25/08/2017

LES PARCS DU SENEGAL

Les parcs nationaux de Niokolo-Koba et Djoudj : deux sanctuaires de la faune et de la flore

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Du nord au sud, le Sénégal regorge de nombreux parcs et réserves qui s’étendent sur près de 8 % de la superficie du territoire national, offrant ainsi de magnifiques paysages et des refuges pour des centaines d’espèces animales. Jumia Travel, site de voyage en Afrique, vous invite cette semaine à la découverte de deux écosystèmes naturels de l’Afrique de l’Ouest : les parcs nationaux de Niokolo-Koba et Djoudj.
Parmi les sept biens que compte le Sénégal sur la liste du patrimoine Mondial, ces deux parcs ont la particularité d’avoir été tous deux inscrit sur la liste en 1981 et d’être de type naturel. L’un se situe à l’extrême Nord du pays et l’autre à l’extrême Sud. Dans une zone bien irriguée, le long des rives de la Gambie, le Niokolo-Koba, d’une étendue de 913 000 hectares, héberge une faune d’une grande richesse : l’élan de derby (la plus grande des antilopes), des chimpanzés, des léopards, une importante population d’éléphants et de très nombreux oiseaux, reptiles et amphibiens. Elle est également la seule zone abritant les derniers lions du Sénégal et regroupe 329 espèces d’oiseaux. Pour contempler un vrai spectacle d’oiseaux, la partie Nord demeure la zone la plus propice.
Tout aussi splendide, à 60 km de Saint-Louis, se trouve une zone humide de 16000 hectares constituant un sanctuaire pour des milliers d’oiseaux: le Parc de Djoudj. Il abrite en effet plus d’un million et demi d’oiseaux en transit, fuyant le froid hivernal de l’Europe. De manière permanente, il est la demeure de milliers d’oiseaux de 400 espèces dont le pélican blanc, le flamand rose, le cormoran et tant d’autres. Mais le parc n’abrite pas que des oiseaux. C’est aussi un lieu d’habitation pour des reptiles tels que crocodiles et varans, ainsi que des vaches, singes rouges (patas), phacochères, mais aussi hyènes, chats de Libye, servals et gazelles dorcas.
En séjour au Sénégal, n’hésitez pas à visiter ces deux lieux magnifiques, vous ne pourrez qu’être ravis !
Ismael Cabral Kambell / @Source : UNESCO

20/08/2017

LE TOURISME AFRICAIN

Le continent africain attire toujours plus de touristes

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L'Afrique a connu une forte hausse de ses visiteurs en 2016. Selon l'Organisation mondiale du tourisme, une agence de l'ONU, le continent a attiré 4,4 millions de touristes de plus qu'en 2015. Soit un total de 57,8 millions de touristes. L'Afrique sud-saharienne enregistre une hausse de 10%. Une tendance qui profite surtout à l'Afrique australe et à l'Océan Indien.
L'Afrique du Sud, le Kenya et la Tanzanie restent les trois pays moteurs du tourisme du continent. Ils ont vu le nombre de leurs visiteurs augmenter de 13 à 17%. Selon l'Organisation mondiale du tourisme, l'Afrique du Sud profite surtout de la simplification de ces démarches d'obtention de visas. A laquelle s'ajoute la chute de sa monnaie, le rand, qui rend la destination plus accessible financièrement.
L'Océan Indien connaît aussi une nette progression. 11% pour l'île Maurice, dix pour les Seychelles mais surtout 20% pour Madagascar. Après deux années moroses, qui ont vu fuir en masse les visiteurs français, par exemple, la Grande île attire de nouveau. Les droits de visa pour les croisiéristes ont disparu et les connections aériennes et maritimes se sont multipliées dans la région, faisant baisser les prix.
En Afrique du Nord, la Tunisie reprend quelques couleurs. Le nombre de touristes est remonté de 7% en 2016 par rapport à 2015, après avoir connu une chute brutale de 25%, suite à l'attentat de Sousse. Le pays attire une nouvelle clientèle, des Algériens, des Russes et des Asiatiques.
Il faut savoir d'ailleurs que 10% des touristes chinois choisissent désormais le continent.
RFI

THIES

Carte Postale du Sénégal : Thiès, la ville aux deux gares

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Tourisme ou voyage, nous partons à la découverte de la ville de Thiès, située à 70 km de Dakar, la capitale du Sénégal, à travers quelques clichés...
Thiès est l’une des quatorze régions administratives du Sénégal. Elle est située dans l’ouest du pays. Avec une superficie de 6601 km2 pour une population de près de 3 millions d’habitants, Thiès est la région la plus peuplée après Dakar. La région de Thiès compte trois départements : Thiès, Mbour et Tivaouane.
Le développement de la région de Thiès s’est d’abord appuyé sur le chemin de fer, avec notamment la ligne Dakar-Saint-Louis à la fin du XIXe siècle, puis avec celle du Dakar-Niger. Mais ces liaisons n’existent plus. Le milliardaire nigérian Aliko Dangoté compte remettre sur les rails les trains sur l’axe Dakar-Bamako.
Thiès est la seule région du Sénégal qui dispose de deux gares, notamment celle de Thiès et celle de Tivaouane. Ce qui lui vaut d’ailleurs l’appellation de la "Ville aux deux gares".
afrik.com
toutes les photos: http://www.afrik.com/carte-postale-du-senegal-thies-la-vi...

10/08/2017

JM DUPART: LES OISEAUX DU SENEGAL

"Oiseaux du Sénégal" le livre de Jean Marie Dupart

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Jean-Marie Dupart, en fervent défenseur de l’environnement, revient sur son parcours au Sénégal et son travail dans les parcs nationaux. Passionné d’ornithologie, il sort cette année « Oiseaux du Sénégal », un livre de vulgarisation à l’intention du grand public afin de faire connaître les oiseaux qui peuplent les parcs nationaux sénégalais. Cette œuvre est une des nombreuses idées de Jean-Marie, qui n’a de cesse de défendre l’environnement autour de plusieurs projets. Retour sur cette figure multi-casquettes et sur son livre où se mêlent ses passions pour l’ornithologie et la photographie.

Depuis combien de temps êtes-vous au Sénégal et pourquoi avoir choisi d’y habiter ?

Je suis au Sénégal en permanence depuis 7 ans mais je suis venu pour la première fois en 1976. Mon choix, c’est une longue histoire ! Déjà, j’adore l’Afrique, j’ai fait pas mal d’aller-retours en Afrique quand j’étais jeune. J’avais envie de m’éloigner du rythme à l’européenne, du stress, donc voilà, je me suis décidé à m’installer en Afrique. Et le Sénégal parce que c’est le seul pays où tu peux avoir des projets à moyen termes parce que les autres pays c’est instable et à chaque élection tu ne peux pas savoir ce qu’il risque de se passer. C’est le seul pays démocratique et stable. Dans les autres pays d’Afrique de l’ouest, tu ne peux pas partir sur des projets à moyen termes car tu ne sais pas ce qui peut se passer dans le futur. C’est aussi un pays avec énormément d’oiseaux et de choses à faire autour.

Avant la réalisation de votre livre et les clichés des oiseaux du Sénégal, vous avez aussi photographié votre région natale, les landes et les montagnes basques ?

Je fais de la photo depuis l’âge de 16 ans en amateur. Je suis issu d’une famille de la nature, chez moi on partait souvent dans la forêt, dans la montagne. Et un jour voilà, je me suis mis à faire de la photo. C’est devenu une passion petit à petit, en marge de mon travail, c’est une passion comme une autre.

A côté, vous avez aussi plusieurs flèches à votre arc, puisque vous êtes ingénieur en techniques agricoles, mais aussi passionné d’environnement et d’ornithologie ?

La formation culturelle je l’ai grâce à ma mère, une directrice d’école, qui est en avance sur son temps et qui me parlait d’écologie. Elle faisait des leçons sur les animaux en classe. Après les études je suis ingénieur en techniques agricoles et j’ai travaillé dans trois boites sur des projets écologiques. Dès le début les choix étaient basés là-dessus. Après j’ai travaillé pour une société qui fabriquait des machines pour l’agriculture, pour permettre de ne pas traiter les sols. J’ai toujours eu cette sensibilité écolo. Ça peut paraître bizarre aussi mais ma grande découverte c’est René Dumont, le premier candidat de 74 aux élections présidentielles. Son livre s’appelle l’utopie ou la mort et il parle beaucoup d’Afrique, c’est un spécialiste de l’écologie tropicale. Et donc il m’a sensibilisé à ça, j’étais moi-même dans le même cheminement : l’Afrique et l’écologie, et donc ça m’a marqué. Je le relis d’ailleurs de temps en temps, c’est mon livre de chevet ! D’ailleurs dès 1974 il écrivait des tucs qui se passent aujourd’hui, il avait prédit pas mal de choses ! Bon et puis après, j’ai cette envie de me diversifier parce que je suis "touche à tout", je suis curieux. Je m’intéresse à l’érosion, l’écologie, l’histoire etc…

Pourquoi cette passion pour le continent africain ?

C’est d’abord une histoire personnelle et familiale. Mon père a travaillé en Afrique il y a longtemps et je l’ai toujours entendu parler de l'Afrique. Donc pour mon premier voyage, en 1976, je prends ma 4L et je pars en Afrique. Je prends la route par le Maroc, la Mauritanie, je suis en pleine marche verte avec les sahraouis, donc ça me rapproche de l’histoire aussi. J’ai toujours été attiré par ça. J’ai aussi un amour pour le rythme africain. J’aime bien prendre mon temps, me poser, discuter. On peut passer une journée à ne rien faire de spécial, mais rien faire c'est aussi réfléchir !

Pourquoi cette passion pour l’ornithologie ?

De l’histoire familiale aussi ! Quand j’ai commencé à faire des photos d’oiseaux j’avais 16 ans et quand tu commences, tu commences à t’intéresser. Je ne suis pas ornithologue professionnel mais maintenant il y a des masters qui te forment à l’ornithologie. Moi, maintenant, je m’intéresse aux oiseaux au Sénégal parce que malheureusement, au Sénégal il n’y a plus que des oiseaux. Les mammifères, tout ce qui est éléphants, girafes, ne sont plus au Sénégal. La chasse coloniale a joué énormément dans ce processus même si les sénégalais ont repris le flambeau pour gagner de l’argent. C’est aussi dû à l’augmentation de la population et à la pression humaine.

Comment s’est réalisée l’écriture du livre Oiseaux du Sénégal ?

L’écriture du livre s’est faite en plusieurs étapes. Pour les parcs du Nord du Sénégal j’ai commencé à faire des visites un peu plus élaborées que ce qui se faisait avant et j’ai commencé à faire des fiches oiseaux pour les gens qui visitaient. A force je me suis retrouvé à faire des reliures de toutes ces fiches et les gens me demandaient : « mais pourquoi tu n’écris pas un livre ? ». J’ai finalement décidé de le faire. Il y avait aussi la sensation d'un manque, pour les gens qui s’intéressent à la nature sans plus de précision que ça. Ils n’avaient pas de supports, de livres, parce que soit ils étaient très chers, soit ils étaient inaccessibles parce que ce sont des bouquins de recherches scientifiques, donc pour quelqu’un qui visite un parc c’est pas simple ni adéquat.

D’où viennent les photographies de votre livre ?

J’ai fait les photos dans les parcs nationaux sénégalais. Et chez moi, ensuite, j’ai réuni les informations en deux à trois mois de recherche. J’ai aussi un avantage c’est que j’écris assez rapidement donc ça m’a aidé.

Est-ce qu’il y a eu des difficultés ?

Le plus dur c’était de choisir les oiseaux parce qu’il y en a énormément ! Et pour ne pas faire un livre avec 600 espèces il faut donc choisir 100 à 150 espèces, les plus faciles à voir. Il faut étudier et choisir celles qu’on garde ou non. Les premiers c’est assez facile mais ensuite il faut faire des choix. Peut être que ce sont des choix plutôt affectifs.

Qu’est-ce que ça vous a apporté de l’écrire ?

Ça m’a apporté beaucoup car je me suis penché de manière plus structurée sur les oiseaux. On découvre tous les jours quelque chose de nouveau.

Vous avez aussi travaillé dans les parcs nationaux Sénégalais, qu’est-ce que vous faisiez exactement ?

J’ai travaillé dans les parcs nationaux car je connaissais le président et j’avais offert des photos pour le parc. Ils m’ont proposé de venir travailler là-bas. J’ai fait du comptage, tous les travaux qu’il y a faire dans les parcs nationaux, la plantation de fil à eaux, de mangroves... J’ai mis aussi sur Excel tous les oiseaux, mois par mois et années par années, car ils n’avaient jamais structuré ça. Ça permettait de faire des recherches et des études plus facilement et de remarquer les évolutions aisément.

Vous êtes aussi en contact avec d’autres ornithologues sur des sujets plus spécifiques comme sur le balbuzard pécheur par exemple. Pouvez-vous nous en parler ?

Oui, le balbuzard pécheur est un des plus gros rapaces et il est en voie de disparition en Europe. Il y a entre 3800 et 4000 balbuzards pêcheurs recensés dans le monde. En France, il y en a dans la vallée de la Loire seulement 54. Et là, j’arrive dans la langue de barbarie, avec le premier comptage, il y en 300 ! Donc je relaye l’information et on me contacte. Les ornithologues, anglais etc. me disent « tu te trompes d’un zéro là, il n’y en a pas 300 mais 30 ! ». Je leur explique que non et c’est comme ça qu’on s’est aperçu qu’il y avait 30% des balbuzards pêcheurs européens qui venaient ici. L’hiver on en compte 1000 ! Donc on a développé des outils de recherche, on a des GPS et des spécialistes sur place pour étudier la population. On ne changera pas son avenir mais on le connait mieux et on sait pourquoi il est en disparition. Il faut maintenant travailler en Europe pour qu’il se sente mieux là-bas. En France il y a une pression humaine telle, qu’il faut faire attention parce que c’est un oiseau qui n’aime pas la présence humaine. Donc il faudrait mettre des points d’eaux fermé au public, il n’y a que comme ça qu’ils reviendront. Derrière tout ça, on a des projets de comptage, de conservation.

Travailler sur l’environnement au Sénégal, est-ce que ce n’est pas difficile en termes de gestion des déchets et de développement des politiques publiques ?

Le problème au Sénégal c’est essentiellement le problème des déchets plastiques. Pour l’instant il n’y a pas de pollution industrielle au Sénégal à part sur Dakar. Et les sociétés agricoles sont européennes donc les risques de pollution agricole sont plus ou moins gérés, car les sociétés sont obligées de respecter les normes européennes donc de planifier les relevés d’eaux sinon leurs produits ne partent pas en Europe. Donc on a une petite garantie là-dessus. J’ai plus peur de l’agriculture sénégalaise où les agriculteurs peuvent faire n’importe comment, car les dosages ne sont pas forcément réglementés. Le problème ici c’est essentiellement une pollution visuelle qui peut être traitée s’il y a une volonté d’état. Il faut mettre en place des services de traitement de ramassage efficace car on ne peut pas demander à une population de trier s’il n’y a pas de poubelles ou de ramassage concret et efficace.

Comment faites-vous pour vous battre ?

Actuellement, on est sur un projet de caravane de sensibilisation à l’environnement, on part 3 semaines avec 50 étudiants de Cheich Anta Diop et de l’Université de Saint Louis et on fait le tour des parcs du Sénégal et des villages limitrophes. On fait de la sensibilisation auprès de la population et de la plantation d’arbres. L’idée c’est que ce sont les jeunes qui vont faire changer les choses.

Vous travaillez en parallèle avec l’Université Cheich Anta Diop sur d’autres projets n’est-ce pas ?

L’université c’est un hasard. A Dakar certains avaient besoin de faire des stages pratiques sur l’environnement, la brèche du fleuve de Saint Louis par exemple. C’est un sujet récurrent et donc ils font des stages sur la langue de barbarie et je leur sers d’accompagnateur. Moi je n’interviens pas à Dakar mais c’est un travail pratique.

La nouvelle génération sénégalaise est-elle consciente des enjeux environnementaux qui se posent actuellement ?

C’est le même problème qu’en Europe, la nouvelle génération prend conscience, il y a des associations écologiques étudiantes mais le problème c’est l’élite, les gens dans la rue, si tu leur dis « il faut protéger les oiseaux » ils te disent « je vais d’abord essayer de trouver à manger pour midi ». Moi je suis persuadé et même si ça peut paraître bizarre, que la seule solution pour accélérer le phénomène, c’est le bâton. Il faut d’abord que le gouvernement mette des moyens pour ramasser, des usines de traitement et qu’ensuite on dise à la population « Si tu ne jettes pas dans la poubelle, c’est une amende de 1000 francs. » C’est ce qui s’est passé en Europe, aussi ! Malheureusement les gens en général ne s’y intéressent pas. En France aussi, la preuve c’est les élections, ils s’y intéressent à la marge, ça gène pour les vacances, mais bon si ça ne gêne pas dans la vie on s’en fout, on vit dans une société schizophrène : on veut du bien, du loisir, mais pas l’embêtement qui va avec.

Avec tout ça, vous avez créé une formation de guides touristiques avec l’Université ? Quel est l’objectif final ?

Ce sont deux structures, une première qui est liée directement à l’UGB verte à St Louis. Actuellement, il y a un projet qui est mené par un prof de géographie à la fac pour faire une sorte de BTS en nature ornithologie, pour qu’il y ait des guides aptes à expliquer. Malheureusement aujourd’hui au Sénégal, on est à ce niveau de facilité, les guides savent seulement le nom des oiseaux, ils sont incapables de te dire pourquoi l’oiseau est là, d’où il vient etc… il y aussi un deuxième phénomène, c’est que tu ne peux pas raconter n’importe quoi, les gens avec internet sont renseignés. Il n’est pas possible d’inventer, il faut être sérieux. Donc on a mis en place cette structure. Il y a un autre projet qui concerne les parcs nationaux. Il y a une association de jeunes éco-gardes sénégalais qui a été créée et qui fait tous les comptages à Dakar. Elle commence à s’intégrer à la vie des parcs nationaux avec pour but de faire avancer les choses. C’est intéressant. Les ornithologues et les spécialistes de la nature ici, c’est encore des ex-colons, et personnellement ça me dérange. Je pense que la sensibilisation des jeunes d’ici passera par une intervention des leurs, quand c’est de l’intervention extérieure ça a beaucoup moins d’impact. Quand c’est leurs fils ou leurs neveux, ça modifie complètement l’impression des gens par rapport à ça.

Pour exemple, avec les enfants des écoles de Saint Louis et de Gandiol on a fait une opération de nettoyage et de plantation de mangrove dans le cadre des vacances citoyennes. Quand leurs mères jetaient ils disaient : « Oh non ! On a nettoyé là, on a planté là… » c’est par là que ça passe ! Ces opérations ça se fait partout, je trouve aujourd’hui que les parcs nationaux sénégalais évoluent bien, il y a une vraie une prise de conscience parce qu’il y a un nouveau directeur aussi et qu’il impulse sur ces questions !

Est-ce que vous avez d’autres projets pour le futur ?

Des projets d’écriture oui. Je vais faire un bouquin qui sera la suite de celui-là si celui-là marche, parce que ce sera sur les oiseaux plus rares. Et après, j’ai un autre projet de bouquin que j’ai déjà commencé à écrire, sur toutes les petites choses qui me sont arrivées depuis que je suis au Sénégal. Je voudrais le faire à travers les yeux de mon chien, j’ai un border collie. C’est un chien adorable, et donc il joue avec les enfants. Au Sénégal ça peut paraître bizarre car d’habitude les chiens se font marcher dessus. Donc j’aimerais écrire ces petits sketchs, mais vu par l’œil du chien. Par exemple, le chien qui marche sur la plage et qui se fait embêter par tous les sachets plastiques. C’est une démarche intellectuelle de se mettre à la place du chien, comment il peut voir le Sénégal, malmené, mal vu, tabassé.

Pour plus d'informations concernant les projets de Jean Marie ainsi que les thématiques écologiques au Sénégal : cliquer ici: https://web.facebook.com/Nature-et-Oiseaux-S%C3%A9n%C3%A9...
Propos recueilli par Claire Lapique (www.lepetitjournal.com/dakar)
l'article: http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/a-lire/287714...

09/08/2017

LA VENISE D'AFRIQUE

Saint Louis, l'ancienne capitale sénégalaise ou la "Venise Africaine"

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Ancienne capitale du Sénégal, de 1872 à 1957, Saint Louis ou Ndar en wolof vaut le détour. Une bonne occasion pour s’évader et découvrir cette ville et son architecture coloniale, classé patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 2000, ainsi que ses alentours. Située sur une île à l’embouchure du fleuve Sénégal, elle réserve des panoramas somptueux.
Riche de son architecture coloniale, le centre-ville, placée sur l’île, regorge de maisons colorées où il fait bon flâner. Le calme de Saint Louis contraste avec le bouillonnement dakarois. Loin de cette agitation, il est bon de prendre un bol d’air frais dans cette petite ville où l’on peut encore écouter le silence. Autour de l’île, les canaux du fleuve offrent une vue imprenable sur le balai des pirogues multicolores. Il ne faut pas hésiter à se promener le long du pont reliant l’île au quartier de Guet Ndar, le quartier des pêcheurs, pour y observer le couché de soleil se refléter dans les eaux du fleuve.
L’atmosphère de Saint Louis est paisible. L’île est principalement dédiée au tourisme et elle regorge de commerces, de restaurants et d’auberges. Pour les souvenirs, quoi de plus simple que de se promener dans les diverses galeries d’art réparties dans les rues saint-louisiennes. Les artistes y sont nombreux à exposer leurs créations tout en égayant la ville de leurs toiles.
Les restaurants offrent une diversité de spécialités sénégalaises pour ravir nos papilles. Mais il y en a pour tous les goûts, d’ailleurs, plusieurs crêperies permettent aux inconditionnels et nostalgiques de la nourriture française de s’y retrouver.
Il ne faut pas hésiter à explorer les quartiers alentours puisque la ville se compose de trois principales parties. L’île, le quartier des pêcheurs et sa Langue de Barbarie ainsi que la partie continentale, le quartier de Sor. Depuis l’île, ce quartier s’atteint grâce au pont Faidherbe. Un pont interminable où l’air marin et le vent frais permettent de se rafraichir durant les longues et chaudes journées d’été. Dans ce quartier plus populaire, les marchés et les vendeurs fourmillent de toute part. Là aussi, il est possible de se restaurer dans des gargotes plus locales et typiques.
De l’autre côté, le quartier des pêcheurs a lui aussi sa propre particularité et son originalité. La langue de barbarie où s’entassent toutes les pirogues est plus qu’appréciable. En marchant dans les dédales des rues, on accède aussi à la mer. Une mer plus que sublime où à marée basse, elle s’étale de tout son long.
Mais Saint Louis n’est pas attrayante simplement pour sa ville. Proches de la ville, deux parcs nationaux sont immanquables. Le parc national de la Langue de Barbarie est situé à une vingtaine de kilomètres de la ville, près de Gandiol. D’avril à octobre, des milliers d’oiseaux migrateurs y viennent s’y installer, ce qui donne au paysage toute son authenticité. Ce parc s’étend sur une quinzaine de kilomètres où s’y observe une plage de sable fin où l’eau est d’un bleu paradisiaque. L’entrée du parc est à 5000 francs CFA et il est possible d’y faire un tour en pirogue pour 7500 francs. Ce tour permet alors de parcourir toute l’étendue de la langue de Barbarie et de croiser, selon la saison, flamants roses, pélicans, cormorans, hérons et bien plus !
Le parc national des oiseaux du Djoudj est, lui, classé depuis 1981 au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Situé dans le delta du Sénégal au Sahel, il est accessible par la nationale 2 depuis Saint Louis, sur une route d’environ 60 kilomètres. Ce parc est une succession de zones humides à eaux douces, ce qui permet aux 395 espèces d’oiseaux de venir s’y perdre. Ses 16 000 hectares en font la 3ème réserve ornithologique mondiale ! L’observation de toutes ses espèces ainsi que de quelques mammifères comme les singes rouges, les phacochères, pitons ou encore crocodiles peut se faire durant la période d’ouverture du site, de novembre à juin.
En résumé, Saint Louis aussi appelée, la Venise Africaine, mérite de s’y perdre un moment, que ce soit dans la ville en elle-même, l’île ou bien encore aux alentours dans les divers parcs nationaux.
photos et vidéo: http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/escapades/287...

01/08/2017

LE LAC ROSE

Un lieu incontournable du Sénégal

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Une envie de changer d’air ? Une envie de découvrir tout en se dégourdissant les jambes ? A 35 km de Dakar, le lac rose est une bonne solution et surtout, un des incontournables quand on visite le Sénégal. Il faut cependant que les conditions idéales soient réunies pour profiter de ce spectacle.
Le lac rose n’est effectivement pas toujours rose ! Il faut donc savoir y aller au bon moment pour profiter de ce joyau sénégalais, l’un des sites les plus visités du pays. Si le lac tient sa couleur de la présence de micro-organisme, la couleur n’est pourtant visible que lorsque le ciel est bleu et le temps venteux. En effet, le mouvement des algues, sous l’effet du vent, permettent ainsi de réactiver ces microorganismes pour donner ainsi toute sa couleur au lac. Il faut donc prévoir les conditions météorologiques appropriées pour pouvoir bénéficier de cette vue.
Mais le lac ne présente pas seulement la particularité d’être rose. Il est aussi incroyablement concentré en sel puisqu’il contient entre 80 et 300 grammes de sel par litre d’eau. A titre de comparaison, la mer en contient, elle, 32 g/L. Cela permet ainsi à chacun de tester les propriétés de flottaison qu’offre le lac. Les visiteurs peuvent alors se baigner pour plus ou moins flotter en fonction de la concentration en sel.
Outre cet aspect plutôt ludique, c’est aussi une richesse pour les habitants alentours. L’extraction du sel est une intense activité qui ne cesse jamais sur le petit lac. Les hommes s’enduisent ainsi d’huile de karité pour atténuer l’irritation du sel, et s’insèrent dans le lac afin d’en récolter le sel. Sur la berge, les femmes jouent les relais pour acheminer le sel et pouvoir le commercialiser. Cette exploitation est source de revenu pour les habitants mais c’est aussi une menace pour le lac. La régénération du sel devenant de plus en plus difficile du fait de la surexploitation, l’écosystème est ainsi en danger et la surface du lac est amenée à rétrécir.
Mais, outre le sel, les habitants ont développé d’autres activités économiques. Le tourisme est aussi devenu une ressource essentielle. Cela se voit d’ailleurs au nombre de vendeurs qui viennent vous accoster dès lors que vous posez le pied sur la berge. Outre les petites boutiques de sculptures et peintures, plusieurs activités sont proposées autour du lac.
Les balades en pirogue sur le lac permettent ainsi de profiter de sa couleur et d’en faire le tour. Au-delà, le lac est aussi bordé de dunes de sable et la mer n’y est pas loin. On peut donc se balader à pieds, selon le temps, l’envie et l’énergie. Mais il est aussi possible de faire des promenades en dromadaire ou bien, si à l’humeur plus sportive, on peut franchir les dunes en 4x4 ou en quad, pour plus d’adrénaline et d’aventure ! Toujours est il que le paysage alentour est grandiose et s'étend à perte de vue.
Le lac est accessible en bus depuis Dakar mais il faut savoir se retrouver parmi l’enchevêtrement des lignes de bus et les conseils tous azimuts des dakarois, presque jamais conformes les uns aux autres. Il est aussi possible de s’y rendre en Taxi pour environ 10 000 CFA. Le retour peut, lui, se faire en bus puisque certains attendent directement sur place pour revenir sur Dakar. Il faut cependant savoir être patient car il faut compter, au bas mot, le double de temps.
Dans tous les cas, la visite du lac Rose offre une belle journée pour les visiteurs au Sénégal. Proche de Dakar, c’est un ilot plein de surprise et d’émerveillement. Il faut simplement savoir choisir le bon temps pour y aller, et surtout, ne pas se tromper !
http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/escapades/286...
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=fWBepwRJpkc

24/07/2017

NOUVEAU A SALY

Henry Marine Loisirs Saly

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Notre bateau excursion vous accompagne au Sénégal, tout au long de la Petite Côte, au départ de Saly, station balnéaire à 1 heure de route au sud de Dakar, pour vos instants de plaisirs, de promenade et de pêche.
Nous sommes heureux de vous embarquer toute l’année à bord du « Déèf33 », un bateau de pêche promenade de 10m de long, spacieux, sécurisant et confortable pour vous accueillir en toute sérénité jusqu’à 6 personnes.
Afin de découvrir les somptueux paysages du littoral ou les fonds les plus poissonneux de l’Afrique, notre Capitaine, marin professionnel, diplômé de la mer, véritable enfant du pays des Lébous (pêcheurs de la petite côte) vous guidera accompagné de notre charmante hôtesse de bord pour vos balades. Tous deux vous escorteront tout au long de votre escapade de Saly vers Mbour, vers la Réserve naturelle de la Somone ou celle du Siné Saloum.
N’hésitez pas à nous contacter afin que nous puissions vous conseiller pour que votre journée soit inoubliable.
Quant aux amoureux de sensations fortes, embarquez pour une expédition pêche à la journée ou à la demi-journée.
Nous mettrons à votre disposition différentes techniques de pêche s’adaptant à tous les niveaux et à tous les usages en utilisant du matériel de pêche sportive professionnelle. Notre Capitaine vous transportera sur les lieux de pêche connus de lui seul selon le type de pêche que vous aurez choisi.
Émotions garanties !
Petite ballade
Sont inclus :
Café, soft boissons et viennoiseries
Service Hôtesse de mer
Grande ballade
Sont inclus :
Stop baignade et stop déjeuner sur la plage.
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Service Hôtesse de mer
Pêche
Demi journée pêche à la palangrotte
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Café, soft boissons et viennoiseries
Journée pêche à la palangrotte
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Demi journée pêche traîne ou lancer
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Café, soft boissons et viennoiseries
Journée pêche traîne ou lancer
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Le service Hôtesse de mer est en option sur les expéditions pêche précitées, au prix de 20 000 FCFA (30€).
Journée pêche d’Espadon ou marlin
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Tarifs
Découvrez toutes les sorties que vous propose Henry Marine Services.
Palangrotte
Les horaires sont les suivants :
– 1/2 journée : 8h30 – 12h30
– journée : 8h30 – 16h30
Le bateau peut accueillir jusqu’à 6 personnes maximum.
Traîne ou lancer
Les horaires sont les suivants :
– 1/2 journée : 8h30 – 12h30
– journée : 8h30 – 16h30
Le bateau peut accueillir jusqu’à 4 personnes maximum.
Espadon / Marlin
Pour les deux sorties les horaires sont de 8h30 à 16h30.
Le bateau peut accueillir jusqu’à 4 personnes maximum.
Petite balade
Cette sortie s’effectue en matinée ou en soirée.
Vous pourrez aller en balade à Mbour pour l’arrivée des pêcheurs ou à la lagune de La Somone.
Le bateau peut accueillir jusqu’à 6 personnes maximum.
Grande balade
Cette sortie s’effectue de 9h à 16h.
La grande balade vous permet de visiter le Siné Saloum en passant par la pointe Sarène, Joal-Fadiouth et Palmarin.
Le bateau peut accueillir jusqu’à 6 personnes maximum.
Contact
Henry Marine Loisirs
Coordonnées téléphoniques :
+221 78 102 15 15
+221 76 384 23 84
Le point de départ :
Plage du Paradis à Saly
www.peche-promenade-saly.com

17/07/2017

VISTER GOREE

Île de Gorée entre flânerie et rêverie

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Un incontournable lorsqu’on visite Dakar, un bain de soleil, une balade entre les bâtisses coloniales ou bien une baignade au bord de l’eau : l’île de Gorée est une île aux trésors pour qui aime se détendre dans un cadre paradisiaque. Ce n’est pas pour rien qu’elle figure, depuis 1978, au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pour profiter d’un moment de douceur, rien ne vaut un petit tour sur l’île de Gorée. Là, s’y étalent de belles maisons coloniales aux couleurs pastelles. Souvent usées par le temps, elles écopent ainsi du charme des années. Elles bordent la mer, dont les reflets bleutés tranchent avec cette mosaïque de couleur.
Après avoir pris le bateau en se rendant au port de Dakar, situé à plateau, on arrive devant un panorama grandiose. Dès les premiers pas, on sait déjà où se reposer une fois le tour de l’île réalisé. Des restaurants et des bars longent le bord de mer, d’autres louent des parasoles pour se prélasser à l’ombre et observer les vagues se répéter indéfiniment.
Mais l’île n’est pas qu’une plage paisible. Elle offre aussi un havre de paix pour se balader, se perdre, se laisser porter par les petits chemins qui serpentent l’ensemble. Le tout se sublime lorsque les visiteurs, ces inquisiteurs, ne sont pas encore nombreux. Il vaut mieux pour cela éviter les week-ends et privilégier les jours de semaine. Là, y règne parfois un calme plat, apaisant, délicieux.
Bien sûr, vous trouverez toujours quelques vendeurs de bijoux et autres accessoires pour vous demander de regarder leur boutique « pour le plaisir des yeux ». Une petite manigance qui vous conduira ainsi dans une visite risquée où il faudra s’armer de patience et de persévérance si vous ne voulez pas dépenser toute votre épargne retraite.
Une fois allégé de ses quelques francs CFA, on peut enfin se laisser porter vers les endroits phares de ce petit territoire. Il faudra bien évidemment passer par la maison des esclaves. Un lieu symbolique et historique, bien que son rôle dans le commerce triangulaire soit aujourd’hui relativisé. La visite est rapide et prendre un guide est probablement inutile. Le lieu parle de lui-même et vaut la peine d’être vu. La maison est fermée le lundi, ce qui implique aussi que l’île soit plus calme en cette journée.
Plus réjouissant sera la visite de l’église Saint Charles Borromée, une belle bâtisse couleur crème qui fut construite en 1830 après l’incendie de l’ancienne église, au moment de la reprise de l’île par les anglais. Il faudra aussi visiter l’une des plus anciennes mosquées en pierre du pays, construite en 1890, sur le versant ouest du Castel. Au nord, on aperçoit, dès l’arrivée, l’ancien Fort d’Estrées, aujourd’hui musée historique, consacré à l’histoire générale du pays, des origines à l’indépendance. Ouvert en 1994, le musée de la Femme est aussi un des atouts de l’île, en rendant compte de l’histoire des femmes du pays.
Il ne faudra surtout pas oublier de monter la colline, par le chemin pavé et auréolé de vendeurs de tableaux et bijoux. L’allée, bordée d’arbres et de peintures colorées vaut le détour à elle seule. En s’aventurant, on est émerveillé par toutes ses créations. Arrivé en haut, on découvre le mémorial de Gorée, ainsi que les anciens canons qui surplombent l’île. Depuis là, on dispose d’une vue panoramique sur Dakar.
Pour toutes ses raisons, la visite de l’île est une chose à ne pas manquer pour toute personne se rendant à Dakar. C’est aussi une bonne idée de sortie pour tous les dakarois qui souhaite profiter d’un moment convivial, loin de la ville et de son tumulte. On profite alors de ce patrimoine architectural, des rayons du soleil qui viennent se refléter sur la mer, du calme et de la tranquillité d’un endroit tout simplement beau.
lepetitjournal.com
http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/escapades/286...

07/07/2017

LES SIGNES FORTS DU TOURISME...

Le Sénégal montre des "signaux forts" dans le secteur touristique (économiste)

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Milasoa Cherel Robson, économiste à la section Afrique de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), a affirmé, mercredi à Dakar, que le Sénégal montre des "signaux forts" quant à l’importance qu’il donne au secteur touristique.
’’Il y a une compréhension des enjeux en termes de créations d’emplois pour les jeunes, pour les femmes et en termes d’entreprenariat dans ce pays’’, a-t-elle en présentant le rapport 2017 de la CNUCED qui a cette année pour thème : "Le tourisme pour la transformation et la croissance inclusive".
Pour elle, le secteur touristique reste très prometteur au Sénégal, étant donné la situation du pays en Afrique de l’Ouest. Ce secteur peut, d’après Mme Robson, "catalyser et cristalliser tous les efforts consentis".
Elle estime que "la catalysation" du secteur permettra de "rendre les ambitions encore plus conséquentes" afin d’atteindre les objectifs de manière plus rapide.
’’Il faut être plus ambitieux, la compétitivité reste la clé dans ce domaine, car le secteur touristique est un bien de consommation’’, a-t-elle pouruivi.
D’après elle, il est nécessaire de renforcer les liens intersectoriels pour favoriser la transformation du secteur touristique.
Le renforcement des liens intersectoriels devra se faire notamment dans l’approvisionnement en produits agricoles, dans le domaine du tourisme médical et culturel.
’’En créant des liens solides entre les secteurs du tourisme, de l’agriculture et de l’infrastructure, l’écotourisme, le segment médical et le marché touristique peuvent favoriser la diversification vers des activités à plus fortes valeur ajoutée’’, a ajouté l’économiste.
Elle a toutefois souligné la nécessité de développer l’expertise au sein des entrepreneurs nationaux, pour mieux assurer la croissance dans ce secteur.
AMN/ASG/APS

05/07/2017

SUPER BOUQUIN D'OISEAUX!

Oiseaux du Sénégal de Jean Marie Dupart

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Oiseaux du Sénégal est un voyage merveilleux et très instructif du monde des espèces aviaires magnifiques qui parcourent nos eaux, terres et cieux.
Oiseaux du Sénégal se veut être une vulgarisation des connaissances scientifiques sur les oiseaux en général et sur ceux du Sénégal en particulier, destiné à tous les amoureux de la nature. Ce livre richement illustré s’adresse aussi bien au citoyen(ne) qui prend conscience de son environnement, aux jeunes étudiants d’aujourd’hui qui veulent avoir des renseignements, qu’au visiteur qui cherche simplement à
reconnaître les oiseaux qu’il découvre.
Ce livre inédit propose des explications lucides, une fiche par oiseau avec les principaux signes distinctifs et quelques informations contextuelles, avec une photo originale par oiseau soigneusement pris en photo par l’auteur, ce qui permet d’identifier chaque oiseau à coup sûr.
Jean Marie Dupart est ingénieur agronome, photographe, passionné d’environnement et d’ornithologie. Il a parcouru les marais landais et les montagnes basques appareil en bandoulière. Au Sénégal depuis plusieurs années, il collabore avec de nombreux ornithologues professionnels européens dans des projets sur les oiseaux migrateurs et en particulier le balbuzard pêcheur, oiseau sur lequel il travaille avec les Anglais et les Espagnols. Il a travaillé en collaboration avec des parcs nationaux et, notamment, avec le Parc National de la Langue de Barbarie, et plus récemment avec le Parc du Djoudj. Il participe à des sessions de formation pour les étudiants en Master en Environnement de l’Institut des Sciences de l’Environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, et travaille actuellement sur un projet de la même université pour la formation de guides touristiques spécialisés dans la nature et l’ornithologie.
Dédicace ce samedi 8 juillet dès 18h au Bigaro Dos de Saly Koulang (778841883)
réf: 9782359260748 Broché - 132pages, 2017 - €20.50 • CFA15000

04/07/2017

COOL LE TOURISME

Tourisme et Sécurité: le Sénégal, une Destination Touristique sure

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L’une des conditions majeures qui rend possible la genèse et l’essor du tourisme dans une zone donnée est la sécurité. Elle intervient dans toutes les phases de la consommation du produit touristique de façon efficace et indirecte. Elle n’est pas négligeable car elle est fondamentale dans la cohésion sociale. Sans la sécurité, aucune offre touristique n’est consommable et aucune destination touristique n'est fréquentable. Elle est en amont et en aval du séjour du touriste.
La charge de la sécurité est garantie par un ensemble de corps qui jouit d'un pouvoir régalien de l’Etat appelé Forces de Sécurité et de Défense. Il s'agit des corps militaires, paramilitaires, policiers et douaniers. Ils concourent tous à assurer la sécurité des personnes et la stabilité du Senegal pour en faire une Destination Touristique sure.
Les forces de sécurité constituent le premier front office pour le touriste dès son arrivée à l’aéroport. A travers elles, le touriste donne ses premières impressions sur le peuple d'accueil. Il remplit ses formalités policières et douanières avant d’être en contact avec la population.
L’accueil, le contrôle, la disponibilité, l’orientation et l’information réservés au vacancier par ces entités souveraines de l’Etat marquent un point essentiel dans son séjour.
Cette phase est importante car le touriste ayant effectué plusieurs heures de vol, a envie de rejoindre son hôtel pour aller se reposer en attendant d’entamer son programme. C’est pourquoi, les longues files d’attente à l’aéroport doivent être évitées et les tapis roulants modernisés et classés par provenance pour éviter les pertes de bagages et de temps.
Heureusement, ces aspects sont pris en compte par l’Aéroport International Blaise Diagne pour répondre aux normes standards de sécurité à l’instar des grands aéroports internationaux de l’occident et de l’orient.
Aujourd’hui, le dispositif des unités spéciales mis sur place pour lutter contre le phénomène du terrorisme doit être plus élargi et présent sur tous les lieux touristiques et de loisirs. Il sécurise l’hôte à passer ses vacances dans la tranquillité et dans le dépaysement total au Senegal.
En dehors des grandes chaînes hôtelières, ce corps d’élite doit étendre aussi ses tentacules dans les structures de la parahôtellerie (campements, auberges, casinos etc.) pour mieux consolider la sécurité et la stabilité devenues une réalité au Sénégal.
Grace aux compétences et au professionnalisme des forces de sécurité, le Sénégal est devenu l’un des Etats le plus sécurisé au monde malgré les insuffisances de leurs moyens humains, budgétaires, financiers et matériels. Mais, ce climat paisible favorise la relance du tourisme durable.
Dans ce sillage, les structures d’hébergement (hôtellerie, parahôtellerie voire villas, résidences ou appartements meublés) ont un rôle à jouer dans cette pérennisation de la sécurité. Ces établissements privés à caractère commercial doivent remplir obligatoirement et déposer quotidiennement les fiches de police des clients ayant séjourné chez eux.
L’exploitation de ces renseignements sur ces derniers facilite aux forces de sécurité leur travail et leur anticipation sur d’éventuelles menaces d’insécurité.
C’est ainsi que la mission de la Direction de la Réglementation et de la législation touristiques et les Inspections Régionales du tourisme doit être plus rigoureuse pour lutter contre la clandestinité dans tous les activités afférentes au tourisme.
En outre, le contrôle des brigades routières sur toutes les routes nationales et dans les villes fortifie la sécurité touristique. Elles veillent sur la régularité administrative et technique des véhicules et conducteurs qui transportent les visiteurs.
Mais cette vérification doit être flexible s’il ne s’agit pas d’un délit ou crime puni par le code pénal pour éviter des retards de vols, de chaloupes, de bacs ou de visites des sites car tous les déplacements des touristes sont planifiés et calés dans le temps.
De ce fait, les forces de sécurité doivent amoindrir les risques d’immobilisation des véhicules touristiques. Cette souplesse contribue fortement à la satisfaction générale des touristes vis-à-vis de leur séjour au Pays de la Téranga.
L’autre aspect de la sécurité où interviennent les forces de sécurité est la protection de l’environnement sans lequel le tourisme disparaîtrait. La nature étant la première matière première du tourisme constitue un fort motif de déplacement du touriste.
Les gardes forestiers ou les agents des eaux et forêts surveillent et veillent sur la sauvegarde de la flore et la sécurité de la faune sans lesquelles le tourisme durable ne peut prospérer dans un site Eco touristique. En plus, ils réglementent le tourisme cynégétique et le tourisme halieutique en luttant contre les braconniers, les trafiquants de bois et la pêche sportive illicite avec la direction générale de la surveillance de la pêche.
Un autre corps intervenant dans la sécurité du tourisme est le service hygiène. Bien qu’il effectue un excellent travail dans la consommation des produits touristiques, son personnel doit être encore plus attentif sur la salubrité des entreprises et hôtelières qui offrent des services touristiques et de loisirs.
Cette attention prêtée sur le milieu, le matériel, la matière, la méthode et la main d’œuvre améliore la qualité de service fournie au client. Le respect de la propreté et de l’hygiène motive le touriste à aimer et à revenir au Pays de la Téranga. Ce contrôle qualitatif préventif ou correctif aide les entreprises touristiques sénégalaises à remplir les normes de qualification au système ISO.
Par ailleurs, la mission de la police touristique est salutaire car dédiée spécialement au tourisme. Elle a beaucoup contribué à l’assainissement du secteur contre certaines occupations anarchiques et certaines pratiques illicites des métiers du tourisme.
Cependant, il lui reste beaucoup de choses à parfaire pour lutter contre la clandestinité dans le transport, hébergement, la mendicité et le harcèlement des marchands ambulants à l’encontre des touristes.
Avec, l’arrivée de nouveaux Agents de Sécurité Touristiques (AST), le tourisme sénégalais va se dynamiser. Les agents affectés au ministère du tourisme et des transports aériens vont renforcer le potentiel humain existant en attendant de recevoir les moyens adéquats. Leur travail doit répondre aux attentes des professionnels et des touristes qui se plaignent de certaines irrégularités dans le secteur.
Par conséquent, ces agents doivent privilégier la sécurité des visiteurs et rétablir l’ordre à l’aéroport, dans les marchés artisanaux et les lieux touristiques. Ces AST doivent veiller contre la délinquance juvénile et la déscolarisation des enfants dans les régions touristiques.
En réalité, les forces de sécurité participent intégralement dans la toute chaine de la consommation touristique. Cette coopération entre les secteurs de la sécurité et du tourisme nécessite une large synergie de leurs forces à travers des formations, des séminaires et des conférences pour mieux sécuriser et sauvegarder le patrimoine touristique de la Destination Sénégal.
Pap.TOURE/Manager des Entreprises et Projets Touristiques/pressafrik.com

01/07/2017

LE BUDGET DU SENEGAL

Le budget du Sénégal va atteindre 3720,25 milliards de francs Cfa

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L’annonce a été faite, hier, lors du débat d’orientation budgétaire 2017 à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Selon Amadou Ba, la mobilisation de cette manne financière repose sur la base d’une politique fiscale, qui sera axée sur le renforcement des acquis du nouveau Code des impôts.
Au total, les recettes du budget 2016 ont connu une hausse de 15%, passant de 2026,1 milliards en 2015 à 2334,6 milliards, essentiellement imputable à l’augmentation significative des recettes budgétaires (+15,23%).
« En 2016, 58 conventions de financement ont été signées, portant ainsi le nombre de conventions signées depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris à 198 pour un montant mobilisé de 3 486 milliards, dont 89,7% sous forme d’emprunts concessionnels et 10,3% à titre de subvention.
Globalement, les dépenses sont ressorties à 2704 milliards en fin 2016 contre 2411,5 milliard en 2015, soit un accroissement de 12%. La pauvreté a baissé », a soutenu M. Ba.
Au 31 mai 2017, les ressources budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 1074,13 milliards, 767,9 milliards de recettes internes et 304,23 milliards de ressources extérieures destinées au financement des projets et programmes d'investissement publics. Soit 70% des prévisions de tirage sur l’année 2017 effectués en 5 mois.
Ce qui lui fait dire que le dynamisme de l’économie sénégalaise devrait se consolider avec un taux de croissement du Produit intérieur brut (PIB) réel projeté à 7% contre 6,8% en 2017.
« Sans pétrole et sans gaz, nous atteindront en 2018, un taux de croissance de 7%»
«Nous projetons une croissance de 7% en 2018. Beaucoup n’y croyaient pas. Aujourd’hui, force est de constater que le Plan, la vision sont totalement exécutés. Nous n’avons pas encore intégré les revenus du pétrole et du gaz dans ses performances.
Donc, sans pétrole, sans gaz le Sénégal atteindra une croissance au moins de 7%. Car, les ressources provenant du pétrole et du gaz sont attendus en 2021 », se réjouit le ministre non sans annoncer qu’en 2018, le déficit budgétaire devrait être réduit à 3%, après 3,7% en 2017.
Poursuivant, il renseigne que les ressources et charges budgétaires sur la période 2018-2020 à 11 614,24 milliards. Concernant la dette publique, Amadou Ba informe qu’elle passera de 6 302,8 milliards en 2018, 6580,5 milliards francs Cfa en 2019 et 6792,3 milliards en 2020.
« Notre endettement qui était à 60% du PIB est aujourd’hui, à 40%. La répartition annuelle des investissements publics programmés sur la période 2018-2020 se présentera comme suit : 1345 milliards de francs CFA pour 2018, soit une augmentation de 120 milliards par rapport à 2017, 1490,9 milliards pour 2019 et 1652,3 milliards », détaille le ministre.
« Le Sénégal ne peut pas donner ou produire des statistiques fabriquées »
Pour le recrutement dans la Fonction publique, les prévisions se chiffrent à 13 130, 12 203 et 6 500 respectivement en 2018, 2019 et 2020. D’après le ministre des Finances, tous ces chiffres donnés sont authentiques, car le Sénégal est un pays qui est sur les marchés internationaux.
« Donc, il ne peut produire ou donner des statistiques fabriquées ». Dans le même ordre d’idées, Amadou Ba affirme que l’ambition du Sénégal est d’adhérer, dès cette année, à la norme spéciale de diffusion des données statistiques du Fonds monétaire.
Aliou Diouf (Libération)/leral.net

20/06/2017

LE 30 JUIN A L'ALLIANCE FRANCAISE DE KAOLACK

Travers et Traversées de Marie Lasserre et Thierno Ndiaye

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Travers et Traversées de frontières est un spectacle qui connecte sciences humaines (anthropologie) et arts (danses sénégalaises et afro-contemporaines, piano classique, théâtre, chants sénégalais, bongo).
Ce spectacle est la rencontre de la thèse de Marie Lasserre sur la migration sénégalaise et des parcours migratoires de Thierno Ndiaye. Il aborde les migrations des Sénégalais et Sénégalaises vers le Maroc, puis vers l'Europe.
Ce spectacle interroge toutes les formes de frontières : entre la science et les arts, entre les espaces et les êtres humains.
Pour ses messages, la mise en scène novatrice, Travers et Traversées nécessite d'être vu par le plus grand nombre.
En première partie du spectacle, vous pourrez assister à la prestation de Baïdy Bâ qui nous nous présentera un extrait de son spectale Goudi Ndakarou.
Nous vous attendons donc très nombreux vendredi 30 juin à l'Alliance Française de Kaolack! Entrée gratuite!
www.afkaolack.org - facebook.com/AllianceFrancaiseDeKaolack

10/06/2017

NOUVEAU BAC EN GAMBIE

Ouf de soulagement pour les usagers de la traversée du Fleuve Gambie

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Le Gouvernement gambien a procédé, ce jour, à la réception de son nouveau ferry, permettant du coup aux usagers de pouvoir vaquer à leurs occupations, de part et d’autre du Fleuve Gambie.
Cela fait deux mois que la traversée de celui-ci était devenue un vrai casse-tête pour les autorités des deux pays et cela avait motivé l’Etat du Sénégal à conseiller le contournement par la route du Sud, en passant par Tambacounda, Vélingara, Kolda, Sedhiou et enfin Ziguinchor.
Mais la mauvaise qualité de cette route et les nombreux checkpoints installés par les militaires à cause des multiples attaques de groupes isolés et autres coupeurs de route avaient fini de décourager les usagers qui préfèrent de loin risquer les affres que leur faisaient subir les vieux rafiots gambiens que faire aux balles perdues.
Même lorsque l’un des vieux ferrys s’est perdu pendant des heures dans le Fleuve, incitant les marines des deux pays à envoyer une impressionnante armada à la recherche des disparus, les usagers avaient pris d’assaut les pirogues, faisant la navette entre les deux rives.
La réception de nouveau ferry baptisé Kunta Kinteh a été l’occasion pour les populations de ce pays de montrer toute leur gratitude à l’égard des nouvelles autorités.
Dès vendredi, la mise à l’eau du ferry sera lancée par le président Adama Barrow, qui voit, en cette inauguration, une occasion de renouer le dialogue avec les populations qui ont eu à manifester avec violence, ces derniers jours, tant à Farato qu’à Kanilaï. Où on déplore un cas de décès, suite à une manifestation contre la présence des soldats sénégalais qui avait mal tourné.
Actusen.com

25/05/2017

LE PRIX DES RECEPTIFS AU SENEGAL

Tarifs des grands hôtels du Sénégal: Classement des hôtels les plus chers

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Quels sont les hôtels les plus chers du Sénégal ? En tête de ce classement établi par soir quotidien numérique et repris par metrodakar.net, il y a l’inévitable Radisson. Ce cinq étoiles qui a une réputation dépassant nos frontières vend en moyenne sa nuitée dans une chambre simple à 163 000 FCFA. Ce tarif qui représente le salaire moyen d’un Sénégalais est seulement pour une nuitée, ne comprenant ni les repas, ni les boissons. N’empêche, l’hôtel est tout le temps rempli et il faut batailler parfois pour avoir une chambre. La clientèle est composée souvent d’étrangers, des Africains de la sous-région, des Européens ou des Sénégalais aisés qui viennent
y passer des week-ends ou des moments de repos.
En deuxième position sur la liste: Le Terrou bi, cet hôtel qui a quitté son rang quatre étoiles pour afficher un 5 étoiles, est très prisé par les voyageurs qui viennent pour des affaires et aussi par les Sénégalais les week-ends. En tarif plein, la chambre (single) peut coûter jusqu’à 142 000 francs. De larges promotions sont pratiquées les week-ends ou en basse saison et le prix peut descendre pour une chambre avec vue sur la mer à 95 000 francs CFA.
Troisième de ce classement, l’Hôtel Lamantin de Saly. Le palace le plus cher de la Petite Côte doit son succès à sa belle plage. La nuitée en saison pleine coûte 118 000 francs CFA. Cet hôtel est prisé par les dakarois pour les week-ends à Saly et également pour les séminaires. Ce tarif comprend seulement le petit déjeuner, les repas sont facturés à part.
Quatrième de ce classement, l’hôtel Novotel de Dakar. Fréquenté par des touristes et hommes d’affaires français, cet ensemble bénéficie des clients du célèbre réseau hexagonal et la nuitée peut coûter jusqu’à 115 000 francs.
Cinquième de ce classement, le King Fahd Palace. Depuis que la gestion a été arrachée à Starwood, la fréquentation de ce palace, le plus grand à Dakar en terme de capacités, est en baisse. Mais ses chambres restent au dessus de 100 000 francs à 105 000 francs CFA.
PRIX NUITEE LIEUX
1 Radisson 163 000FCFA DAKAR
2 TERROU BI 142 000FCFA DAKAR
3 Hôtel Lamantin 118 000FCFA SALY
4 Hotel Novotel 115 000FCFA DAKAR
5 King Fahd Palace 105 000FCFA DAKAR
6 PULLMAN 101 000FCFA DAKAR
7 Rhino Resorts 80 000FCFA SALY
8 YAAS HOTEL 80 000FCFA DAKAR
9 Hotel Savana 77 000FCFA Dakar
10 Framissima 65 000FCFA SALY
senedirect.net

17/05/2017

LE MARCHE DE SOUMBEDIOUNE

Soumbédioune, « le sanctuaire de l’artisanat d’art au Sénégal »

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Situé dans le quartier de la Médina, le village de Soumbédioune est un espace de travail hiérarchisé où la solidarité et le partage règnent en maître. Visite à travers les stands du marché artisanal aux produits made in Sénégal qui existe depuis plus de cinquante ans déjà.
C’est tout l’inverse des grands « shopping mall » à l’occidentale. Ici, il n’y a pas de grandes enseignes de vêtement mondialement connues, ni de marques de joaillerie luxueuses ou encore de maroquinerie en vogue. Les façades extérieures sont vétustes, les fresques murales, peintes par les artistes locaux, défraîchies et les vendeurs sont aussi les artistes. La décrépitude du lieu a son petit charme. C’est un marqueur du temps. Créé en 1961, et inauguré en 1966 à l’occasion du premier festival mondial des arts nègres (FESMAN), il est l’un des symboles historiques de la culture de l’art sur le continent africain.
Tissus wax, colliers de perles, bijoux fait d’argent ou d’or, chaussures et sacs en cuir, peintures sous verre, livres reliés à la main, gadgets traditionnels sénégalais fabriqués à partir de matériaux de récupération ou encore sculptures en bois d’ébène, le marché de Soumbédioune est riche des créations de ses artisans. Il s’agit de produits de valeurs et de qualité, ambassadeurs du savoir-faire sénégalais et représentatifs de la beauté et de l’identité africaine.
Artistes nés
« Nio far! » L’expression en wolof qui signifie « on est ensemble », reflète à la perfection l’ambiance sur le marché artisanal de Soumbédioune. Tous les artisans se connaissent et s’entraident. « On est tous plus ou moins né ici. En tous les cas on a grandit sur le marché et notre savoir-faire se transmet de génération en génération », raconte Tom, jeune vendeur de tissus et bijoux en tout genre.
Les allées du village, qui regroupe près de 300 boutiques, sont désertées. Le soleil tape. Plus forte que les embruns, une odeur de sciure se fait sentir. Les vieillards veillent aux stands pendant que la nouvelle génération gère la production dans les arrières boutiques.
Installés sous d’immenses pièces de tôle, disposées en vrac, artistes et travailleurs s’activent à l’ombre… Surtout pas « dans l’ombre ». Singulier, novateur et à la fois ancré dans les coutumes d’antan, le village artisanal de Soumbédioune offre un privilège non négligeable à ses clients. Avant d’acheter un article, ils peuvent suivre le processus de fabrication, de l’artiste aux finisseurs (ponceurs, ciseleurs, limeurs). Un spectacle unique où le client prend conscience du travail minutieux réalisé avant que le produit fini ne soit exposé en boutique.
Accueillants et envieux de transmettre leurs connaissances, les artisans locaux proposent souvent d’entrer dans leur boutique, heureux de montrer le résultat de leur labeur.
Silhouette d’éléphant en bois d’ébène calée entre les orteils, couperet en main et concentration absolue, Ndiaga, sculpteur de bois, s’attèle aux finitions de trois statuettes. Entre deux gravures, il n’hésite pas à inviter ses potentiels clients à l’observer travailler en tandem avec son coéquipier. Il explique « celui-là, il coupe le bois et entame la forme de l’objet, ensuite il ponce et moi je fais les finitions. Six éléphants, ça nous prend environ cinq jours de travail. »
Un peu plus loin, Emmanuel donne une seconde vie à des vieux livres. Il est le seul sur le marché à pratiquer la reliure d’art. Deux stands après le sien, Nouah, un fabricant de bijoux en argent, passionné par son travail, s’improvise de temps à autre, guide touristique pour les voyageurs désireux de découvrir la ville autrement.
Un tourisme de plus en plus effacé
Depuis la construction d’infrastructures urbaines, notamment le tunnel, le marché de Soumbédioune a perdu de son charme au profit de l’urbanisation. Auparavant, le lieu était visible depuis le quai des pêcheurs à quelques centaines de mètres de là. La devanture attirait du monde. Dorénavant, usée, elle ne se voit plus depuis la route.
Enthousiaste et à la fois blasé, Tom reconnaît que les touristes se font de plus en plus rares. « Il y a toujours des cars de voyageurs qui arrivent jusqu’à nous. Seulement ce sont pour la plupart des personnes âgées qui prennent beaucoup de photos et qui n’achètent rien. On les appellent ”les couriés” en wolof », confie le jeune homme, un brin inquiet pour l’avenir du lieu qui l’a vu grandir.
Le président des chambres de métier du marché artisanal de Soumbédioune, Babacar Mamadou Touré est lui persuadé que l’endroit ne peut pas disparaître. « Soumbédioune, c’est le sanctuaire d’artisanat d’art au Sénégal. C’est un lieu incontournable pour qui voudrait visiter le pays de la teranga. » Sans nier tout de même que le chiffres d’affaires des artisans a été impacté. Cependant, il rappelle que le lieu ne se laisse pas aller à la dérive. « Chaque année l’État réfectionne des cases. Et nous avons également un projet de réhabilitation du village afin qu’il s’inscrive dans l’ère du temps, celle de la modernité », dit-il d’un ton sûr.
M.Touré signale aussi que la Chambre des métiers va apporter sa pierre à l’édifice pour la promotion du secteur artisanal à travers la formation, la commercialisation et le financement des artisans, qui restent ses missions quotidiennes.
Finalement, malgré la mauvaise passe économique qu’il traverse actuellement, le village de Soumbédioune peut compter sur ses artisans toujours motivés et prêts à faire découvrir aux curieux la richesse de leur pays à travers leur art.
Celia Cuordifede/nouvellesdedakar.com
http://nouvellesdedakar.com/soumbedioune-sanctuaire-de-la...

15/05/2017

NOUVELLE SALLE DE CINEMA A DAKAR

Enfin une vraie salle de cinéma à Dakar !

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CanalOlympia, le premier réseau de salles de cinéma et de spectacles en Afrique vient d’ouvrir sa cinquième salle chez nous, à Dakar, juste à côté du Grand Théâtre.
Jeudi 11 mai, Vivendi a inauguré sa nouvelle salle de cinéma et de spectacle à Dakar, en présence de Son Excellence Macky Sall, Président de la République du Sénégal, mais aussi de Corinne Bach, présidente directrice générale de CanalOlympia et vice-présidente de Vivendi Village, et de Jean-Christophe Thiery, président du directoire du groupe Canal+
CANALOLYMPIA TÉRANGA est une salle de 300 places dotée des équipements de projection et de sonorisation numériques des plus modernes, d’un écran Scope et de ce qui se fait de mieux en matière de son.
Le cinéma annonce 18 séances de cinéma par semaine, 6 jours sur 7, à 17h et 20h du mardi au vendredi, et à 10h, 12h, 14h, 17h et 20h les week-end. Le prix d’entrée est fixé 1 500 FCFA pour les adultes et 1 000 FCFA pour les enfants de moins de 12 ans.
Quatre salles CANALOLYMPIA ont été ouvertes depuis le début de cette année, avant celle de Dakar, au Cameroun, en Guinée, au Niger et au Burkina Faso. Plusieurs salles de cinéma et de spectacles supplémentaires verront le jour dans d’autres pays africains au cours de l’année 2017, dont la configuration intérieure ou extérieure sera modulable selon les besoins (projection, concerts ou spectacles) seront ainsi développées sur le continent africain. Lomé et Cotonou devraient en être les prochains bénéficiaires.
CANALOLYMPIA met un point d’honneur à être exemplaire en matière d’environnement et de consommation d’énergie. L’alimentation électrique de l’ensemble du bâtiment est assurée par 432 panneaux solaires pour subvenir aux besoins en énergie de la salle en journée comme de nuit.
lepetitjournaldedakar.com

10/05/2017

TROIS JOURS A NDANGANE

Festival international du Sine Saloum et de la culture sérère

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Et de sept pour le Festival international du Sine-Saloum. L’édition de cette année vous propose d’aller encore plus loin dans la découverte de cette merveilleuse contrée du Sénégal et de nombreuses autres activités que les organisateurs ont prévues. Du 12 au 14 mai 2017.
Ce festival, c’est 3 jours intenses de découverte du Saloum. De ses richesses à travers la découverte d’une de ses îles. De la rencontre avec ses populations aux cour de cérémonies hautes en couleurs. De la mise en valeur de sa beauté durant une élection de la plus belle fille du coin dans les locaux de l’Hôtel les Cordons bleus de Ndangane. Cette année, une douzaine de jeunes lianes toutes plus belles les unes que les autres, vont se mesurer pour remporter la couronne de la fille la plus belle.
PROGRAMME
Vendredi 12 mai
9h : consultation médicale gratuite avec les autorités sanitaires de la région, avec dons de médicaments aux personnes de la zone et dépistage volontaire du cancer du col de l’utérus, de la tension artérielle et d’autres pathologies. Aux Cordons Bleus installation des convives dans les structures d’hébergement.
21h : spectacle sérère, danses avec la troupe de Djilor et lutte traditionnelle
22h30 : soirée organisée au Ndangane Café, pour une pré-présentation au village des candidates (ambiance discothèque).
Samedi 13 mai
16h : défilé dans le village de Ndangane, samedi après-midi avec les miss, les clients de l’hôtel, les chaines de télé, la presse ainsi que l’ensemble de nos partenaires médias, sur des calèches, animation par la troupe de griot Saf Sap. Le cortège est escorté par des djakartas, quads et survolé par les autogires de l’aérodrome de Saly. Les miss sont embarquées au ponton du village sur une flotte de pirogues pour un tour dans nos bolongs, jusqu’au ponton de l’hôtel, accompagné par tous les médias, et les clients.
21h : après installation des convives à table, Marema, gagnante du concours international RFI Talents 2014, se produira en concert exclusif pour un show sons et lumières exceptionnel avec ses plus grands tubes.
22h30 : élection des miss, 3 passages au programme. Nos 12 candidates défilent d’abord dans une tenue libre, ensuite en tenue traditionnelle, et enfin en tenue de soirée.
Dimanche 14 mai
9h : départ pour l’île de Mar Lodj en pirogue avec l’ensemble des candidates, nos partenaires médias, et nos clients pour distribution de fournitures scolaires à l’occasion de la célèbre messe aux tam-tams.
Après déjeuner, remise des enveloppes et cadeaux aux candidates.
Les Cordons bleus - Ndangane campement - Tél. : (221) 33 949 93 12/ 77 403 80 56
au-senegal.com

24/04/2017

DAKAR EST TROP...

Dakar parmi les 5 villes les plus chères d’Afrique

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The Economist Intelligence Unit, organe du très sérieux journal économique britannique, vient de publier son étude sur le coût de la vie dans les grandes villes du monde.
Cette enquête se base sur les prix de 160 biens et services dans 133 villes du monde. Elle est précieuse aux gestionnaires des ressources humaines qui peuvent ainsi avoir une idée concernant la rémunération des employés en poste à l’étranger.
Pour la quatrième année consécutive, Singapour occupe la toute première place du classement des villes les plus chères du monde. Viennent ensuite, et dans cet ordre, Hong Kong, Zurich, Tokyo, Osaka, Séoul, Genève, Paris, New York et Copenhague.
Notons que l’Asie compte 5 villes dans les 6 premières places et que la Suisse en compte deux parmi les 7 villes les plus chères de la planète.
Londres, Brexit oblige, qui a subi la dépréciation de la livre sterling, se retrouve 24ème ville ma plus chère alors qu’elle était positionnée en 6ème position.
Chez nous, en Afrique, Nairobi, la capitale du Kényane, occupe la toute première place en 75ème position à l’échelle de la planète.
Suivent, Le Caire, en Egypte, et Abidjan, en Côte d’Ivoire à égalité en seconde position de la ville la plus chère d’Afrique et en 99ème position au niveau mondial. On trouve ensuite Casablanca au Maroc, 107ème, puis Dakar au Sénégal, 108ème mondial, Johannesburg en Afrique du Sud, 116ème, Lusaka en Zambie, 122ème, Pretoria en Afrique du Sud, 123ème, Alger en Algérie, 127ème et Lagos au Nigeria, 132ème.
Dakar est donc, selon la très sérieuse étude, la 5ème ville la plus chère d’Afrique et 108ème à l’échelon mondial.
lepetitjournaldedakar.com

16/04/2017

COULEURS ARTS SALY EVENTS

LANCEMENT DE L’ASSOCIATION COULEURS ARTS SALY EVENTS

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Un concept dénommé « Couleurs Arts Saly Events » a été lancé samedi dernier à Saly. Il s’agit d’une association culturelle qui regroupe des artistes de différents domaines de compétences. A cette occasion, une soirée de ballet traditionnel a été organisée.
Les membres de cette nouvelle association veulent promouvoir et vivre de leur art. cette nouvelle entité est mise sur pied dans le souci de sortir les artistes de Saly de la précarité. Celle-ci va œuvrer à la promotion de leur art pour le faire vivre, mais aussi pour en vivre. Ainsi, il s’agira de faire de leur art une source de création d’activités génératrices de revenus. Selon, la chanteuse Fatou Diaby de son nom d’artiste FaColy, l’association prend en compte les volets: économique, social, culturel et humanitaire. Entre autres objectifs,Elle a l’intention de participer à la promotion de la politique culturelle, de développer le dialogue des arts et culture, d’innover dans la promotion des arts et des artistes, de mettre en exergue la qualité des sites touristiques de Saly, mais aussi d’aider les artistes à sortir de la précarité. En effet, les artistes donnent le meilleur d’eux-mêmes pour satisfaire le public. Mais en retour, les conditions d’exercice de leur art ne sont pas toujours faciles. Pis, ils n’en profitent pas. Dans la vie courante, relèvent les artistes, « beaucoup d’entre eux peinent à satisfaire leurs besoins ». D’après la chanteuse, l’association est née d’un constat. « Les artistes vivent dans beaucoup de difficultés. Il y a quelques semaines, nous avons perdu un artiste et nous étions obligés de faire une quête pour les besoins de la cérémonie mortuaire. Des situations désolantes pour tout être humain. Certains artistes quand ils tombent malades; ils sont obligés de demander de l’aide ». Ainsi, cette association sera une « plateforme d’actions pour faire vivre notre art et également apporter une meilleure visibilité du travail des artistes qui la composent.
Khady Ndoye/petitecotesn.com

13/04/2017

DES CINEMAS VONT RENAITRENT DES MAI

Hughes Diaz, directeur de la cinématographie : « début de réouverture des premières salles de cinéma dès mai »

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La proclamation des résultats de la sélection des projets de films soutenus par le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica) dans la gestion 2016 a été une occasion pour le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, de revenir sur l’importance de ce fonds pour le cinéma sénégalais. Dans un entretien, M. Diaz a annoncé la réouverture de salles de cinéma en mai prochain.
Quel est l’apport du Fopica pour le cinéma sénégalais ?
Depuis que le Fopica a été mis en place, il y a une émulation déjà pour les acteurs de ce secteur qui ont retrouvé un engouement à faire des films ou à s’investir dans les autres filières de l’industrie cinématographique. Le Fopica règle également le lancinant problème du financement parce qu’à un certain moment l’État s’était désengagé et on a vu le flop qu’il y a eu tout le long, à savoir la fermeture des salles, l’absence de production de qualité, une mainmise de la production par les étrangers et qui influait sur les contenus de nos films. Mais aujourd’hui, le Fopica donne de la confiance, du respect, de la dignité juridique à nos cinéastes qui, aujourd’hui, lorsqu’ils vont négocier des financements supplémentaires, sont respectés parce qu’ils viennent avec un soutien de leur État.
Comment s’est déroulée la gestion 2016 du Fopica ?
Pour la gestion 2016, nous avons accusé un grand retard dans la publication. Cela est dû au fait que la sélection des dossiers de projets a été ouverte à d’autres filières autres que celle de la production, à savoir la distribution, l’exploitation et la formation. Nous avons voulu aussi donner du temps aux porteurs de projets pour bien les ficeler. Et nous avons eu à repousser, à plusieurs reprises, les délais de dépôt pour nous permettre de faire une tournée sur l’étendue du Sénégal qui nous a permis de sensibiliser les régions à déposer elles aussi des projets. Car nous avions constaté que pour le premier appel, la présence des régions était quasi inexistante. Nous avons donc résorbé cela par cette tournée dans les régions.
Par la suite, il y a eu un succès car contrairement à la première année, il y a eu 137 projets reçus et 38 projets vont être appuyés par le Fopica 2016 par rapport à la première année où il y avait 32 projets. Il faut aussi reconnaître que d’autres filières se sont rajoutées, à savoir la distribution, l’exploitation et la formation. Il était important d’ajouter ces filières. Vous savez, lorsqu’on produit un film, il va se poser un problème de débouchés. Par exemple, si l’on n’a pas un bon système de distribution, les films vont rester dans les tiroirs. De même, si on ne commence pas à rénover ou à créer de nouvelles salles de cinéma, les Sénégalais, les étrangers, n’auront pas d’espace pour regarder les films. C’est pour ces raisons qu’après évaluation, nous avons inscrit ces secteurs en bonne et due forme. Nous nous sommes également intéressés à la formation. Car il y a aujourd’hui une faiblesse des dossiers de production de films et une faiblesse du niveau de présentation des projets pour les autres filières. La formation est donc la clé de voûte pour résorber ces insuffisances dans l’écriture de scenarii, dans la présentation des projets, dans les dossiers de production etc.
Quelle est la part des régions de l’intérieur dans le Fopica ?
Pour les régions, rien que pour les projets de formation, elles vont se tailler la part du lion. En effet, les formations ne se feront pas qu’à Dakar, c’est presque toutes les régions du Sénégal qui seront concernées. Une des régions, celle du sud, va bénéficier d’un projet de salle de cinéma. « Le Vox » de Ziguinchor sera repris, recassé et innové avec de nouvelles structures. Ce sera désormais une salle moderne. De plus, les régions vont bénéficier des tournages de films qui vont contribuer à une animation et en meilleur intérêt pour les régions de s’approprier des activités cinématographiques. A cet effet, nous appelons les collectivités locales, les conseils départementaux, les mairies qui jouissent de la compétence culture à faire comme la région de Dakar pour permettre de fixer les créateurs, les producteurs car les régions sont un véritable vivier de culture, de richesse de la culture, du patrimoine. Je pense que si ces artistes qui viennent s’installer à Dakar pour faire des films étaient chez eux, ils auraient plus de latitude dans la création de bonne production originale.
Où en est la Direction de la cinématographie par rapport à l’exploitation et à la distribution des films ?
Nous nous frottons aujourd’hui les mains parce qu’avec tous les succès engrangés par les films sénégalais financés, et rien que par l’expérience du Fopica, il y a des investisseurs étrangers qui viennent pour proposer des projets assez importants au Sénégal, comme l’ouverture de salles de cinéma et surtout d’infrastructures cinématographiques. L’autre aspect, c’est qu’aujourd’hui, nous bénéficions d’une volonté et d’un engagement politiques au plus haut niveau. La volonté politique est à nos côtés pour restructurer, financer, apporter des reformes pour de véritables industries culturelles, cinématographiques et audiovisuelles qui vont impacter sur l’économie culturelle, sur le Pib et l’émergence de notre pays.
Que fait l’État par rapport à l’exploitation et à la construction des salles de cinéma ?
Les salles reviennent et dès ce mois d’avril et mai, vous aurez les premières salles. Nous allons bientôt visiter ces mécènes de la culture, le groupe « Bolloré » à travers le concept Canal Olympia qui est en train de développer des salles de cinéma à travers l’Afrique. Le Sénégal qui est un pays de culture et de cinéma va expérimenter, dès le mois de mai, cette salle de cinéma que nous aurons par l’entremise de ces mécènes qui vont nous mettre deux salles. Nous leur avons demandé de penser aux régions ou à la banlieue dakaroise. Que tout ne se fasse pas dans le Plateau de la capitale et les quartiers chics du cinéma. Il faut qu’on donne accès au cinéma à tous les citoyens de ce pays. C’est un combat que nous lançons aux mécènes et investisseurs sénégalais et étrangers pour qu’ils mettent la main à la pâte afin de développer des initiatives dans le secteur du cinéma, parce qu’il s’agit de l’image du Sénégal auquel il faut donner tout le soin nécessaire.
Quel est votre challenge aujourd’hui au niveau de la Direction de la cinématographie ?
Notre bataille aujourd’hui est une bataille infrastructurelle et structurelle. En Afrique, tous les pays qui développent leur cinéma vont vers des Centres nationaux de la cinématographie. Aujourd’hui, en dépit de nos efforts énormes que le personnel de la cinématographie est en train de consentir, le problème est que je suis tellement amer qu’il ne soit pas trop motivé parce que nous sommes des agents de la culture qui font de grandes choses mais sans grande motivation et même sans moyens.
Ce sont des batailles énormes où nous avons le soutien de bonnes volontés.
Mais faudrait-il que le statut de la Direction évolue avec une autonomie beaucoup plus marquée administrativement, avec des moyens accrus.
Propos recueillis par Maguette Gueye DIEDHIOU/lesoleil.sn