10/08/2017

JM DUPART: LES OISEAUX DU SENEGAL

"Oiseaux du Sénégal" le livre de Jean Marie Dupart

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Jean-Marie Dupart, en fervent défenseur de l’environnement, revient sur son parcours au Sénégal et son travail dans les parcs nationaux. Passionné d’ornithologie, il sort cette année « Oiseaux du Sénégal », un livre de vulgarisation à l’intention du grand public afin de faire connaître les oiseaux qui peuplent les parcs nationaux sénégalais. Cette œuvre est une des nombreuses idées de Jean-Marie, qui n’a de cesse de défendre l’environnement autour de plusieurs projets. Retour sur cette figure multi-casquettes et sur son livre où se mêlent ses passions pour l’ornithologie et la photographie.

Depuis combien de temps êtes-vous au Sénégal et pourquoi avoir choisi d’y habiter ?

Je suis au Sénégal en permanence depuis 7 ans mais je suis venu pour la première fois en 1976. Mon choix, c’est une longue histoire ! Déjà, j’adore l’Afrique, j’ai fait pas mal d’aller-retours en Afrique quand j’étais jeune. J’avais envie de m’éloigner du rythme à l’européenne, du stress, donc voilà, je me suis décidé à m’installer en Afrique. Et le Sénégal parce que c’est le seul pays où tu peux avoir des projets à moyen termes parce que les autres pays c’est instable et à chaque élection tu ne peux pas savoir ce qu’il risque de se passer. C’est le seul pays démocratique et stable. Dans les autres pays d’Afrique de l’ouest, tu ne peux pas partir sur des projets à moyen termes car tu ne sais pas ce qui peut se passer dans le futur. C’est aussi un pays avec énormément d’oiseaux et de choses à faire autour.

Avant la réalisation de votre livre et les clichés des oiseaux du Sénégal, vous avez aussi photographié votre région natale, les landes et les montagnes basques ?

Je fais de la photo depuis l’âge de 16 ans en amateur. Je suis issu d’une famille de la nature, chez moi on partait souvent dans la forêt, dans la montagne. Et un jour voilà, je me suis mis à faire de la photo. C’est devenu une passion petit à petit, en marge de mon travail, c’est une passion comme une autre.

A côté, vous avez aussi plusieurs flèches à votre arc, puisque vous êtes ingénieur en techniques agricoles, mais aussi passionné d’environnement et d’ornithologie ?

La formation culturelle je l’ai grâce à ma mère, une directrice d’école, qui est en avance sur son temps et qui me parlait d’écologie. Elle faisait des leçons sur les animaux en classe. Après les études je suis ingénieur en techniques agricoles et j’ai travaillé dans trois boites sur des projets écologiques. Dès le début les choix étaient basés là-dessus. Après j’ai travaillé pour une société qui fabriquait des machines pour l’agriculture, pour permettre de ne pas traiter les sols. J’ai toujours eu cette sensibilité écolo. Ça peut paraître bizarre aussi mais ma grande découverte c’est René Dumont, le premier candidat de 74 aux élections présidentielles. Son livre s’appelle l’utopie ou la mort et il parle beaucoup d’Afrique, c’est un spécialiste de l’écologie tropicale. Et donc il m’a sensibilisé à ça, j’étais moi-même dans le même cheminement : l’Afrique et l’écologie, et donc ça m’a marqué. Je le relis d’ailleurs de temps en temps, c’est mon livre de chevet ! D’ailleurs dès 1974 il écrivait des tucs qui se passent aujourd’hui, il avait prédit pas mal de choses ! Bon et puis après, j’ai cette envie de me diversifier parce que je suis "touche à tout", je suis curieux. Je m’intéresse à l’érosion, l’écologie, l’histoire etc…

Pourquoi cette passion pour le continent africain ?

C’est d’abord une histoire personnelle et familiale. Mon père a travaillé en Afrique il y a longtemps et je l’ai toujours entendu parler de l'Afrique. Donc pour mon premier voyage, en 1976, je prends ma 4L et je pars en Afrique. Je prends la route par le Maroc, la Mauritanie, je suis en pleine marche verte avec les sahraouis, donc ça me rapproche de l’histoire aussi. J’ai toujours été attiré par ça. J’ai aussi un amour pour le rythme africain. J’aime bien prendre mon temps, me poser, discuter. On peut passer une journée à ne rien faire de spécial, mais rien faire c'est aussi réfléchir !

Pourquoi cette passion pour l’ornithologie ?

De l’histoire familiale aussi ! Quand j’ai commencé à faire des photos d’oiseaux j’avais 16 ans et quand tu commences, tu commences à t’intéresser. Je ne suis pas ornithologue professionnel mais maintenant il y a des masters qui te forment à l’ornithologie. Moi, maintenant, je m’intéresse aux oiseaux au Sénégal parce que malheureusement, au Sénégal il n’y a plus que des oiseaux. Les mammifères, tout ce qui est éléphants, girafes, ne sont plus au Sénégal. La chasse coloniale a joué énormément dans ce processus même si les sénégalais ont repris le flambeau pour gagner de l’argent. C’est aussi dû à l’augmentation de la population et à la pression humaine.

Comment s’est réalisée l’écriture du livre Oiseaux du Sénégal ?

L’écriture du livre s’est faite en plusieurs étapes. Pour les parcs du Nord du Sénégal j’ai commencé à faire des visites un peu plus élaborées que ce qui se faisait avant et j’ai commencé à faire des fiches oiseaux pour les gens qui visitaient. A force je me suis retrouvé à faire des reliures de toutes ces fiches et les gens me demandaient : « mais pourquoi tu n’écris pas un livre ? ». J’ai finalement décidé de le faire. Il y avait aussi la sensation d'un manque, pour les gens qui s’intéressent à la nature sans plus de précision que ça. Ils n’avaient pas de supports, de livres, parce que soit ils étaient très chers, soit ils étaient inaccessibles parce que ce sont des bouquins de recherches scientifiques, donc pour quelqu’un qui visite un parc c’est pas simple ni adéquat.

D’où viennent les photographies de votre livre ?

J’ai fait les photos dans les parcs nationaux sénégalais. Et chez moi, ensuite, j’ai réuni les informations en deux à trois mois de recherche. J’ai aussi un avantage c’est que j’écris assez rapidement donc ça m’a aidé.

Est-ce qu’il y a eu des difficultés ?

Le plus dur c’était de choisir les oiseaux parce qu’il y en a énormément ! Et pour ne pas faire un livre avec 600 espèces il faut donc choisir 100 à 150 espèces, les plus faciles à voir. Il faut étudier et choisir celles qu’on garde ou non. Les premiers c’est assez facile mais ensuite il faut faire des choix. Peut être que ce sont des choix plutôt affectifs.

Qu’est-ce que ça vous a apporté de l’écrire ?

Ça m’a apporté beaucoup car je me suis penché de manière plus structurée sur les oiseaux. On découvre tous les jours quelque chose de nouveau.

Vous avez aussi travaillé dans les parcs nationaux Sénégalais, qu’est-ce que vous faisiez exactement ?

J’ai travaillé dans les parcs nationaux car je connaissais le président et j’avais offert des photos pour le parc. Ils m’ont proposé de venir travailler là-bas. J’ai fait du comptage, tous les travaux qu’il y a faire dans les parcs nationaux, la plantation de fil à eaux, de mangroves... J’ai mis aussi sur Excel tous les oiseaux, mois par mois et années par années, car ils n’avaient jamais structuré ça. Ça permettait de faire des recherches et des études plus facilement et de remarquer les évolutions aisément.

Vous êtes aussi en contact avec d’autres ornithologues sur des sujets plus spécifiques comme sur le balbuzard pécheur par exemple. Pouvez-vous nous en parler ?

Oui, le balbuzard pécheur est un des plus gros rapaces et il est en voie de disparition en Europe. Il y a entre 3800 et 4000 balbuzards pêcheurs recensés dans le monde. En France, il y en a dans la vallée de la Loire seulement 54. Et là, j’arrive dans la langue de barbarie, avec le premier comptage, il y en 300 ! Donc je relaye l’information et on me contacte. Les ornithologues, anglais etc. me disent « tu te trompes d’un zéro là, il n’y en a pas 300 mais 30 ! ». Je leur explique que non et c’est comme ça qu’on s’est aperçu qu’il y avait 30% des balbuzards pêcheurs européens qui venaient ici. L’hiver on en compte 1000 ! Donc on a développé des outils de recherche, on a des GPS et des spécialistes sur place pour étudier la population. On ne changera pas son avenir mais on le connait mieux et on sait pourquoi il est en disparition. Il faut maintenant travailler en Europe pour qu’il se sente mieux là-bas. En France il y a une pression humaine telle, qu’il faut faire attention parce que c’est un oiseau qui n’aime pas la présence humaine. Donc il faudrait mettre des points d’eaux fermé au public, il n’y a que comme ça qu’ils reviendront. Derrière tout ça, on a des projets de comptage, de conservation.

Travailler sur l’environnement au Sénégal, est-ce que ce n’est pas difficile en termes de gestion des déchets et de développement des politiques publiques ?

Le problème au Sénégal c’est essentiellement le problème des déchets plastiques. Pour l’instant il n’y a pas de pollution industrielle au Sénégal à part sur Dakar. Et les sociétés agricoles sont européennes donc les risques de pollution agricole sont plus ou moins gérés, car les sociétés sont obligées de respecter les normes européennes donc de planifier les relevés d’eaux sinon leurs produits ne partent pas en Europe. Donc on a une petite garantie là-dessus. J’ai plus peur de l’agriculture sénégalaise où les agriculteurs peuvent faire n’importe comment, car les dosages ne sont pas forcément réglementés. Le problème ici c’est essentiellement une pollution visuelle qui peut être traitée s’il y a une volonté d’état. Il faut mettre en place des services de traitement de ramassage efficace car on ne peut pas demander à une population de trier s’il n’y a pas de poubelles ou de ramassage concret et efficace.

Comment faites-vous pour vous battre ?

Actuellement, on est sur un projet de caravane de sensibilisation à l’environnement, on part 3 semaines avec 50 étudiants de Cheich Anta Diop et de l’Université de Saint Louis et on fait le tour des parcs du Sénégal et des villages limitrophes. On fait de la sensibilisation auprès de la population et de la plantation d’arbres. L’idée c’est que ce sont les jeunes qui vont faire changer les choses.

Vous travaillez en parallèle avec l’Université Cheich Anta Diop sur d’autres projets n’est-ce pas ?

L’université c’est un hasard. A Dakar certains avaient besoin de faire des stages pratiques sur l’environnement, la brèche du fleuve de Saint Louis par exemple. C’est un sujet récurrent et donc ils font des stages sur la langue de barbarie et je leur sers d’accompagnateur. Moi je n’interviens pas à Dakar mais c’est un travail pratique.

La nouvelle génération sénégalaise est-elle consciente des enjeux environnementaux qui se posent actuellement ?

C’est le même problème qu’en Europe, la nouvelle génération prend conscience, il y a des associations écologiques étudiantes mais le problème c’est l’élite, les gens dans la rue, si tu leur dis « il faut protéger les oiseaux » ils te disent « je vais d’abord essayer de trouver à manger pour midi ». Moi je suis persuadé et même si ça peut paraître bizarre, que la seule solution pour accélérer le phénomène, c’est le bâton. Il faut d’abord que le gouvernement mette des moyens pour ramasser, des usines de traitement et qu’ensuite on dise à la population « Si tu ne jettes pas dans la poubelle, c’est une amende de 1000 francs. » C’est ce qui s’est passé en Europe, aussi ! Malheureusement les gens en général ne s’y intéressent pas. En France aussi, la preuve c’est les élections, ils s’y intéressent à la marge, ça gène pour les vacances, mais bon si ça ne gêne pas dans la vie on s’en fout, on vit dans une société schizophrène : on veut du bien, du loisir, mais pas l’embêtement qui va avec.

Avec tout ça, vous avez créé une formation de guides touristiques avec l’Université ? Quel est l’objectif final ?

Ce sont deux structures, une première qui est liée directement à l’UGB verte à St Louis. Actuellement, il y a un projet qui est mené par un prof de géographie à la fac pour faire une sorte de BTS en nature ornithologie, pour qu’il y ait des guides aptes à expliquer. Malheureusement aujourd’hui au Sénégal, on est à ce niveau de facilité, les guides savent seulement le nom des oiseaux, ils sont incapables de te dire pourquoi l’oiseau est là, d’où il vient etc… il y aussi un deuxième phénomène, c’est que tu ne peux pas raconter n’importe quoi, les gens avec internet sont renseignés. Il n’est pas possible d’inventer, il faut être sérieux. Donc on a mis en place cette structure. Il y a un autre projet qui concerne les parcs nationaux. Il y a une association de jeunes éco-gardes sénégalais qui a été créée et qui fait tous les comptages à Dakar. Elle commence à s’intégrer à la vie des parcs nationaux avec pour but de faire avancer les choses. C’est intéressant. Les ornithologues et les spécialistes de la nature ici, c’est encore des ex-colons, et personnellement ça me dérange. Je pense que la sensibilisation des jeunes d’ici passera par une intervention des leurs, quand c’est de l’intervention extérieure ça a beaucoup moins d’impact. Quand c’est leurs fils ou leurs neveux, ça modifie complètement l’impression des gens par rapport à ça.

Pour exemple, avec les enfants des écoles de Saint Louis et de Gandiol on a fait une opération de nettoyage et de plantation de mangrove dans le cadre des vacances citoyennes. Quand leurs mères jetaient ils disaient : « Oh non ! On a nettoyé là, on a planté là… » c’est par là que ça passe ! Ces opérations ça se fait partout, je trouve aujourd’hui que les parcs nationaux sénégalais évoluent bien, il y a une vraie une prise de conscience parce qu’il y a un nouveau directeur aussi et qu’il impulse sur ces questions !

Est-ce que vous avez d’autres projets pour le futur ?

Des projets d’écriture oui. Je vais faire un bouquin qui sera la suite de celui-là si celui-là marche, parce que ce sera sur les oiseaux plus rares. Et après, j’ai un autre projet de bouquin que j’ai déjà commencé à écrire, sur toutes les petites choses qui me sont arrivées depuis que je suis au Sénégal. Je voudrais le faire à travers les yeux de mon chien, j’ai un border collie. C’est un chien adorable, et donc il joue avec les enfants. Au Sénégal ça peut paraître bizarre car d’habitude les chiens se font marcher dessus. Donc j’aimerais écrire ces petits sketchs, mais vu par l’œil du chien. Par exemple, le chien qui marche sur la plage et qui se fait embêter par tous les sachets plastiques. C’est une démarche intellectuelle de se mettre à la place du chien, comment il peut voir le Sénégal, malmené, mal vu, tabassé.

Pour plus d'informations concernant les projets de Jean Marie ainsi que les thématiques écologiques au Sénégal : cliquer ici: https://web.facebook.com/Nature-et-Oiseaux-S%C3%A9n%C3%A9...
Propos recueilli par Claire Lapique (www.lepetitjournal.com/dakar)
l'article: http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/a-lire/287714...

09/08/2017

LA VENISE D'AFRIQUE

Saint Louis, l'ancienne capitale sénégalaise ou la "Venise Africaine"

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Ancienne capitale du Sénégal, de 1872 à 1957, Saint Louis ou Ndar en wolof vaut le détour. Une bonne occasion pour s’évader et découvrir cette ville et son architecture coloniale, classé patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 2000, ainsi que ses alentours. Située sur une île à l’embouchure du fleuve Sénégal, elle réserve des panoramas somptueux.
Riche de son architecture coloniale, le centre-ville, placée sur l’île, regorge de maisons colorées où il fait bon flâner. Le calme de Saint Louis contraste avec le bouillonnement dakarois. Loin de cette agitation, il est bon de prendre un bol d’air frais dans cette petite ville où l’on peut encore écouter le silence. Autour de l’île, les canaux du fleuve offrent une vue imprenable sur le balai des pirogues multicolores. Il ne faut pas hésiter à se promener le long du pont reliant l’île au quartier de Guet Ndar, le quartier des pêcheurs, pour y observer le couché de soleil se refléter dans les eaux du fleuve.
L’atmosphère de Saint Louis est paisible. L’île est principalement dédiée au tourisme et elle regorge de commerces, de restaurants et d’auberges. Pour les souvenirs, quoi de plus simple que de se promener dans les diverses galeries d’art réparties dans les rues saint-louisiennes. Les artistes y sont nombreux à exposer leurs créations tout en égayant la ville de leurs toiles.
Les restaurants offrent une diversité de spécialités sénégalaises pour ravir nos papilles. Mais il y en a pour tous les goûts, d’ailleurs, plusieurs crêperies permettent aux inconditionnels et nostalgiques de la nourriture française de s’y retrouver.
Il ne faut pas hésiter à explorer les quartiers alentours puisque la ville se compose de trois principales parties. L’île, le quartier des pêcheurs et sa Langue de Barbarie ainsi que la partie continentale, le quartier de Sor. Depuis l’île, ce quartier s’atteint grâce au pont Faidherbe. Un pont interminable où l’air marin et le vent frais permettent de se rafraichir durant les longues et chaudes journées d’été. Dans ce quartier plus populaire, les marchés et les vendeurs fourmillent de toute part. Là aussi, il est possible de se restaurer dans des gargotes plus locales et typiques.
De l’autre côté, le quartier des pêcheurs a lui aussi sa propre particularité et son originalité. La langue de barbarie où s’entassent toutes les pirogues est plus qu’appréciable. En marchant dans les dédales des rues, on accède aussi à la mer. Une mer plus que sublime où à marée basse, elle s’étale de tout son long.
Mais Saint Louis n’est pas attrayante simplement pour sa ville. Proches de la ville, deux parcs nationaux sont immanquables. Le parc national de la Langue de Barbarie est situé à une vingtaine de kilomètres de la ville, près de Gandiol. D’avril à octobre, des milliers d’oiseaux migrateurs y viennent s’y installer, ce qui donne au paysage toute son authenticité. Ce parc s’étend sur une quinzaine de kilomètres où s’y observe une plage de sable fin où l’eau est d’un bleu paradisiaque. L’entrée du parc est à 5000 francs CFA et il est possible d’y faire un tour en pirogue pour 7500 francs. Ce tour permet alors de parcourir toute l’étendue de la langue de Barbarie et de croiser, selon la saison, flamants roses, pélicans, cormorans, hérons et bien plus !
Le parc national des oiseaux du Djoudj est, lui, classé depuis 1981 au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Situé dans le delta du Sénégal au Sahel, il est accessible par la nationale 2 depuis Saint Louis, sur une route d’environ 60 kilomètres. Ce parc est une succession de zones humides à eaux douces, ce qui permet aux 395 espèces d’oiseaux de venir s’y perdre. Ses 16 000 hectares en font la 3ème réserve ornithologique mondiale ! L’observation de toutes ses espèces ainsi que de quelques mammifères comme les singes rouges, les phacochères, pitons ou encore crocodiles peut se faire durant la période d’ouverture du site, de novembre à juin.
En résumé, Saint Louis aussi appelée, la Venise Africaine, mérite de s’y perdre un moment, que ce soit dans la ville en elle-même, l’île ou bien encore aux alentours dans les divers parcs nationaux.
photos et vidéo: http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/escapades/287...

01/08/2017

LE LAC ROSE

Un lieu incontournable du Sénégal

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Une envie de changer d’air ? Une envie de découvrir tout en se dégourdissant les jambes ? A 35 km de Dakar, le lac rose est une bonne solution et surtout, un des incontournables quand on visite le Sénégal. Il faut cependant que les conditions idéales soient réunies pour profiter de ce spectacle.
Le lac rose n’est effectivement pas toujours rose ! Il faut donc savoir y aller au bon moment pour profiter de ce joyau sénégalais, l’un des sites les plus visités du pays. Si le lac tient sa couleur de la présence de micro-organisme, la couleur n’est pourtant visible que lorsque le ciel est bleu et le temps venteux. En effet, le mouvement des algues, sous l’effet du vent, permettent ainsi de réactiver ces microorganismes pour donner ainsi toute sa couleur au lac. Il faut donc prévoir les conditions météorologiques appropriées pour pouvoir bénéficier de cette vue.
Mais le lac ne présente pas seulement la particularité d’être rose. Il est aussi incroyablement concentré en sel puisqu’il contient entre 80 et 300 grammes de sel par litre d’eau. A titre de comparaison, la mer en contient, elle, 32 g/L. Cela permet ainsi à chacun de tester les propriétés de flottaison qu’offre le lac. Les visiteurs peuvent alors se baigner pour plus ou moins flotter en fonction de la concentration en sel.
Outre cet aspect plutôt ludique, c’est aussi une richesse pour les habitants alentours. L’extraction du sel est une intense activité qui ne cesse jamais sur le petit lac. Les hommes s’enduisent ainsi d’huile de karité pour atténuer l’irritation du sel, et s’insèrent dans le lac afin d’en récolter le sel. Sur la berge, les femmes jouent les relais pour acheminer le sel et pouvoir le commercialiser. Cette exploitation est source de revenu pour les habitants mais c’est aussi une menace pour le lac. La régénération du sel devenant de plus en plus difficile du fait de la surexploitation, l’écosystème est ainsi en danger et la surface du lac est amenée à rétrécir.
Mais, outre le sel, les habitants ont développé d’autres activités économiques. Le tourisme est aussi devenu une ressource essentielle. Cela se voit d’ailleurs au nombre de vendeurs qui viennent vous accoster dès lors que vous posez le pied sur la berge. Outre les petites boutiques de sculptures et peintures, plusieurs activités sont proposées autour du lac.
Les balades en pirogue sur le lac permettent ainsi de profiter de sa couleur et d’en faire le tour. Au-delà, le lac est aussi bordé de dunes de sable et la mer n’y est pas loin. On peut donc se balader à pieds, selon le temps, l’envie et l’énergie. Mais il est aussi possible de faire des promenades en dromadaire ou bien, si à l’humeur plus sportive, on peut franchir les dunes en 4x4 ou en quad, pour plus d’adrénaline et d’aventure ! Toujours est il que le paysage alentour est grandiose et s'étend à perte de vue.
Le lac est accessible en bus depuis Dakar mais il faut savoir se retrouver parmi l’enchevêtrement des lignes de bus et les conseils tous azimuts des dakarois, presque jamais conformes les uns aux autres. Il est aussi possible de s’y rendre en Taxi pour environ 10 000 CFA. Le retour peut, lui, se faire en bus puisque certains attendent directement sur place pour revenir sur Dakar. Il faut cependant savoir être patient car il faut compter, au bas mot, le double de temps.
Dans tous les cas, la visite du lac Rose offre une belle journée pour les visiteurs au Sénégal. Proche de Dakar, c’est un ilot plein de surprise et d’émerveillement. Il faut simplement savoir choisir le bon temps pour y aller, et surtout, ne pas se tromper !
http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/escapades/286...
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=fWBepwRJpkc

24/07/2017

NOUVEAU A SALY

Henry Marine Loisirs Saly

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Notre bateau excursion vous accompagne au Sénégal, tout au long de la Petite Côte, au départ de Saly, station balnéaire à 1 heure de route au sud de Dakar, pour vos instants de plaisirs, de promenade et de pêche.
Nous sommes heureux de vous embarquer toute l’année à bord du « Déèf33 », un bateau de pêche promenade de 10m de long, spacieux, sécurisant et confortable pour vous accueillir en toute sérénité jusqu’à 6 personnes.
Afin de découvrir les somptueux paysages du littoral ou les fonds les plus poissonneux de l’Afrique, notre Capitaine, marin professionnel, diplômé de la mer, véritable enfant du pays des Lébous (pêcheurs de la petite côte) vous guidera accompagné de notre charmante hôtesse de bord pour vos balades. Tous deux vous escorteront tout au long de votre escapade de Saly vers Mbour, vers la Réserve naturelle de la Somone ou celle du Siné Saloum.
N’hésitez pas à nous contacter afin que nous puissions vous conseiller pour que votre journée soit inoubliable.
Quant aux amoureux de sensations fortes, embarquez pour une expédition pêche à la journée ou à la demi-journée.
Nous mettrons à votre disposition différentes techniques de pêche s’adaptant à tous les niveaux et à tous les usages en utilisant du matériel de pêche sportive professionnelle. Notre Capitaine vous transportera sur les lieux de pêche connus de lui seul selon le type de pêche que vous aurez choisi.
Émotions garanties !
Petite ballade
Sont inclus :
Café, soft boissons et viennoiseries
Service Hôtesse de mer
Grande ballade
Sont inclus :
Stop baignade et stop déjeuner sur la plage.
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Service Hôtesse de mer
Pêche
Demi journée pêche à la palangrotte
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Café, soft boissons et viennoiseries
Journée pêche à la palangrotte
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Demi journée pêche traîne ou lancer
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Café, soft boissons et viennoiseries
Journée pêche traîne ou lancer
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Le service Hôtesse de mer est en option sur les expéditions pêche précitées, au prix de 20 000 FCFA (30€).
Journée pêche d’Espadon ou marlin
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Tarifs
Découvrez toutes les sorties que vous propose Henry Marine Services.
Palangrotte
Les horaires sont les suivants :
– 1/2 journée : 8h30 – 12h30
– journée : 8h30 – 16h30
Le bateau peut accueillir jusqu’à 6 personnes maximum.
Traîne ou lancer
Les horaires sont les suivants :
– 1/2 journée : 8h30 – 12h30
– journée : 8h30 – 16h30
Le bateau peut accueillir jusqu’à 4 personnes maximum.
Espadon / Marlin
Pour les deux sorties les horaires sont de 8h30 à 16h30.
Le bateau peut accueillir jusqu’à 4 personnes maximum.
Petite balade
Cette sortie s’effectue en matinée ou en soirée.
Vous pourrez aller en balade à Mbour pour l’arrivée des pêcheurs ou à la lagune de La Somone.
Le bateau peut accueillir jusqu’à 6 personnes maximum.
Grande balade
Cette sortie s’effectue de 9h à 16h.
La grande balade vous permet de visiter le Siné Saloum en passant par la pointe Sarène, Joal-Fadiouth et Palmarin.
Le bateau peut accueillir jusqu’à 6 personnes maximum.
Contact
Henry Marine Loisirs
Coordonnées téléphoniques :
+221 78 102 15 15
+221 76 384 23 84
Le point de départ :
Plage du Paradis à Saly
www.peche-promenade-saly.com

17/07/2017

VISTER GOREE

Île de Gorée entre flânerie et rêverie

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Un incontournable lorsqu’on visite Dakar, un bain de soleil, une balade entre les bâtisses coloniales ou bien une baignade au bord de l’eau : l’île de Gorée est une île aux trésors pour qui aime se détendre dans un cadre paradisiaque. Ce n’est pas pour rien qu’elle figure, depuis 1978, au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pour profiter d’un moment de douceur, rien ne vaut un petit tour sur l’île de Gorée. Là, s’y étalent de belles maisons coloniales aux couleurs pastelles. Souvent usées par le temps, elles écopent ainsi du charme des années. Elles bordent la mer, dont les reflets bleutés tranchent avec cette mosaïque de couleur.
Après avoir pris le bateau en se rendant au port de Dakar, situé à plateau, on arrive devant un panorama grandiose. Dès les premiers pas, on sait déjà où se reposer une fois le tour de l’île réalisé. Des restaurants et des bars longent le bord de mer, d’autres louent des parasoles pour se prélasser à l’ombre et observer les vagues se répéter indéfiniment.
Mais l’île n’est pas qu’une plage paisible. Elle offre aussi un havre de paix pour se balader, se perdre, se laisser porter par les petits chemins qui serpentent l’ensemble. Le tout se sublime lorsque les visiteurs, ces inquisiteurs, ne sont pas encore nombreux. Il vaut mieux pour cela éviter les week-ends et privilégier les jours de semaine. Là, y règne parfois un calme plat, apaisant, délicieux.
Bien sûr, vous trouverez toujours quelques vendeurs de bijoux et autres accessoires pour vous demander de regarder leur boutique « pour le plaisir des yeux ». Une petite manigance qui vous conduira ainsi dans une visite risquée où il faudra s’armer de patience et de persévérance si vous ne voulez pas dépenser toute votre épargne retraite.
Une fois allégé de ses quelques francs CFA, on peut enfin se laisser porter vers les endroits phares de ce petit territoire. Il faudra bien évidemment passer par la maison des esclaves. Un lieu symbolique et historique, bien que son rôle dans le commerce triangulaire soit aujourd’hui relativisé. La visite est rapide et prendre un guide est probablement inutile. Le lieu parle de lui-même et vaut la peine d’être vu. La maison est fermée le lundi, ce qui implique aussi que l’île soit plus calme en cette journée.
Plus réjouissant sera la visite de l’église Saint Charles Borromée, une belle bâtisse couleur crème qui fut construite en 1830 après l’incendie de l’ancienne église, au moment de la reprise de l’île par les anglais. Il faudra aussi visiter l’une des plus anciennes mosquées en pierre du pays, construite en 1890, sur le versant ouest du Castel. Au nord, on aperçoit, dès l’arrivée, l’ancien Fort d’Estrées, aujourd’hui musée historique, consacré à l’histoire générale du pays, des origines à l’indépendance. Ouvert en 1994, le musée de la Femme est aussi un des atouts de l’île, en rendant compte de l’histoire des femmes du pays.
Il ne faudra surtout pas oublier de monter la colline, par le chemin pavé et auréolé de vendeurs de tableaux et bijoux. L’allée, bordée d’arbres et de peintures colorées vaut le détour à elle seule. En s’aventurant, on est émerveillé par toutes ses créations. Arrivé en haut, on découvre le mémorial de Gorée, ainsi que les anciens canons qui surplombent l’île. Depuis là, on dispose d’une vue panoramique sur Dakar.
Pour toutes ses raisons, la visite de l’île est une chose à ne pas manquer pour toute personne se rendant à Dakar. C’est aussi une bonne idée de sortie pour tous les dakarois qui souhaite profiter d’un moment convivial, loin de la ville et de son tumulte. On profite alors de ce patrimoine architectural, des rayons du soleil qui viennent se refléter sur la mer, du calme et de la tranquillité d’un endroit tout simplement beau.
lepetitjournal.com
http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/escapades/286...

07/07/2017

LES SIGNES FORTS DU TOURISME...

Le Sénégal montre des "signaux forts" dans le secteur touristique (économiste)

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Milasoa Cherel Robson, économiste à la section Afrique de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), a affirmé, mercredi à Dakar, que le Sénégal montre des "signaux forts" quant à l’importance qu’il donne au secteur touristique.
’’Il y a une compréhension des enjeux en termes de créations d’emplois pour les jeunes, pour les femmes et en termes d’entreprenariat dans ce pays’’, a-t-elle en présentant le rapport 2017 de la CNUCED qui a cette année pour thème : "Le tourisme pour la transformation et la croissance inclusive".
Pour elle, le secteur touristique reste très prometteur au Sénégal, étant donné la situation du pays en Afrique de l’Ouest. Ce secteur peut, d’après Mme Robson, "catalyser et cristalliser tous les efforts consentis".
Elle estime que "la catalysation" du secteur permettra de "rendre les ambitions encore plus conséquentes" afin d’atteindre les objectifs de manière plus rapide.
’’Il faut être plus ambitieux, la compétitivité reste la clé dans ce domaine, car le secteur touristique est un bien de consommation’’, a-t-elle pouruivi.
D’après elle, il est nécessaire de renforcer les liens intersectoriels pour favoriser la transformation du secteur touristique.
Le renforcement des liens intersectoriels devra se faire notamment dans l’approvisionnement en produits agricoles, dans le domaine du tourisme médical et culturel.
’’En créant des liens solides entre les secteurs du tourisme, de l’agriculture et de l’infrastructure, l’écotourisme, le segment médical et le marché touristique peuvent favoriser la diversification vers des activités à plus fortes valeur ajoutée’’, a ajouté l’économiste.
Elle a toutefois souligné la nécessité de développer l’expertise au sein des entrepreneurs nationaux, pour mieux assurer la croissance dans ce secteur.
AMN/ASG/APS

05/07/2017

SUPER BOUQUIN D'OISEAUX!

Oiseaux du Sénégal de Jean Marie Dupart

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Oiseaux du Sénégal est un voyage merveilleux et très instructif du monde des espèces aviaires magnifiques qui parcourent nos eaux, terres et cieux.
Oiseaux du Sénégal se veut être une vulgarisation des connaissances scientifiques sur les oiseaux en général et sur ceux du Sénégal en particulier, destiné à tous les amoureux de la nature. Ce livre richement illustré s’adresse aussi bien au citoyen(ne) qui prend conscience de son environnement, aux jeunes étudiants d’aujourd’hui qui veulent avoir des renseignements, qu’au visiteur qui cherche simplement à
reconnaître les oiseaux qu’il découvre.
Ce livre inédit propose des explications lucides, une fiche par oiseau avec les principaux signes distinctifs et quelques informations contextuelles, avec une photo originale par oiseau soigneusement pris en photo par l’auteur, ce qui permet d’identifier chaque oiseau à coup sûr.
Jean Marie Dupart est ingénieur agronome, photographe, passionné d’environnement et d’ornithologie. Il a parcouru les marais landais et les montagnes basques appareil en bandoulière. Au Sénégal depuis plusieurs années, il collabore avec de nombreux ornithologues professionnels européens dans des projets sur les oiseaux migrateurs et en particulier le balbuzard pêcheur, oiseau sur lequel il travaille avec les Anglais et les Espagnols. Il a travaillé en collaboration avec des parcs nationaux et, notamment, avec le Parc National de la Langue de Barbarie, et plus récemment avec le Parc du Djoudj. Il participe à des sessions de formation pour les étudiants en Master en Environnement de l’Institut des Sciences de l’Environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, et travaille actuellement sur un projet de la même université pour la formation de guides touristiques spécialisés dans la nature et l’ornithologie.
Dédicace ce samedi 8 juillet dès 18h au Bigaro Dos de Saly Koulang (778841883)
réf: 9782359260748 Broché - 132pages, 2017 - €20.50 • CFA15000

04/07/2017

COOL LE TOURISME

Tourisme et Sécurité: le Sénégal, une Destination Touristique sure

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L’une des conditions majeures qui rend possible la genèse et l’essor du tourisme dans une zone donnée est la sécurité. Elle intervient dans toutes les phases de la consommation du produit touristique de façon efficace et indirecte. Elle n’est pas négligeable car elle est fondamentale dans la cohésion sociale. Sans la sécurité, aucune offre touristique n’est consommable et aucune destination touristique n'est fréquentable. Elle est en amont et en aval du séjour du touriste.
La charge de la sécurité est garantie par un ensemble de corps qui jouit d'un pouvoir régalien de l’Etat appelé Forces de Sécurité et de Défense. Il s'agit des corps militaires, paramilitaires, policiers et douaniers. Ils concourent tous à assurer la sécurité des personnes et la stabilité du Senegal pour en faire une Destination Touristique sure.
Les forces de sécurité constituent le premier front office pour le touriste dès son arrivée à l’aéroport. A travers elles, le touriste donne ses premières impressions sur le peuple d'accueil. Il remplit ses formalités policières et douanières avant d’être en contact avec la population.
L’accueil, le contrôle, la disponibilité, l’orientation et l’information réservés au vacancier par ces entités souveraines de l’Etat marquent un point essentiel dans son séjour.
Cette phase est importante car le touriste ayant effectué plusieurs heures de vol, a envie de rejoindre son hôtel pour aller se reposer en attendant d’entamer son programme. C’est pourquoi, les longues files d’attente à l’aéroport doivent être évitées et les tapis roulants modernisés et classés par provenance pour éviter les pertes de bagages et de temps.
Heureusement, ces aspects sont pris en compte par l’Aéroport International Blaise Diagne pour répondre aux normes standards de sécurité à l’instar des grands aéroports internationaux de l’occident et de l’orient.
Aujourd’hui, le dispositif des unités spéciales mis sur place pour lutter contre le phénomène du terrorisme doit être plus élargi et présent sur tous les lieux touristiques et de loisirs. Il sécurise l’hôte à passer ses vacances dans la tranquillité et dans le dépaysement total au Senegal.
En dehors des grandes chaînes hôtelières, ce corps d’élite doit étendre aussi ses tentacules dans les structures de la parahôtellerie (campements, auberges, casinos etc.) pour mieux consolider la sécurité et la stabilité devenues une réalité au Sénégal.
Grace aux compétences et au professionnalisme des forces de sécurité, le Sénégal est devenu l’un des Etats le plus sécurisé au monde malgré les insuffisances de leurs moyens humains, budgétaires, financiers et matériels. Mais, ce climat paisible favorise la relance du tourisme durable.
Dans ce sillage, les structures d’hébergement (hôtellerie, parahôtellerie voire villas, résidences ou appartements meublés) ont un rôle à jouer dans cette pérennisation de la sécurité. Ces établissements privés à caractère commercial doivent remplir obligatoirement et déposer quotidiennement les fiches de police des clients ayant séjourné chez eux.
L’exploitation de ces renseignements sur ces derniers facilite aux forces de sécurité leur travail et leur anticipation sur d’éventuelles menaces d’insécurité.
C’est ainsi que la mission de la Direction de la Réglementation et de la législation touristiques et les Inspections Régionales du tourisme doit être plus rigoureuse pour lutter contre la clandestinité dans tous les activités afférentes au tourisme.
En outre, le contrôle des brigades routières sur toutes les routes nationales et dans les villes fortifie la sécurité touristique. Elles veillent sur la régularité administrative et technique des véhicules et conducteurs qui transportent les visiteurs.
Mais cette vérification doit être flexible s’il ne s’agit pas d’un délit ou crime puni par le code pénal pour éviter des retards de vols, de chaloupes, de bacs ou de visites des sites car tous les déplacements des touristes sont planifiés et calés dans le temps.
De ce fait, les forces de sécurité doivent amoindrir les risques d’immobilisation des véhicules touristiques. Cette souplesse contribue fortement à la satisfaction générale des touristes vis-à-vis de leur séjour au Pays de la Téranga.
L’autre aspect de la sécurité où interviennent les forces de sécurité est la protection de l’environnement sans lequel le tourisme disparaîtrait. La nature étant la première matière première du tourisme constitue un fort motif de déplacement du touriste.
Les gardes forestiers ou les agents des eaux et forêts surveillent et veillent sur la sauvegarde de la flore et la sécurité de la faune sans lesquelles le tourisme durable ne peut prospérer dans un site Eco touristique. En plus, ils réglementent le tourisme cynégétique et le tourisme halieutique en luttant contre les braconniers, les trafiquants de bois et la pêche sportive illicite avec la direction générale de la surveillance de la pêche.
Un autre corps intervenant dans la sécurité du tourisme est le service hygiène. Bien qu’il effectue un excellent travail dans la consommation des produits touristiques, son personnel doit être encore plus attentif sur la salubrité des entreprises et hôtelières qui offrent des services touristiques et de loisirs.
Cette attention prêtée sur le milieu, le matériel, la matière, la méthode et la main d’œuvre améliore la qualité de service fournie au client. Le respect de la propreté et de l’hygiène motive le touriste à aimer et à revenir au Pays de la Téranga. Ce contrôle qualitatif préventif ou correctif aide les entreprises touristiques sénégalaises à remplir les normes de qualification au système ISO.
Par ailleurs, la mission de la police touristique est salutaire car dédiée spécialement au tourisme. Elle a beaucoup contribué à l’assainissement du secteur contre certaines occupations anarchiques et certaines pratiques illicites des métiers du tourisme.
Cependant, il lui reste beaucoup de choses à parfaire pour lutter contre la clandestinité dans le transport, hébergement, la mendicité et le harcèlement des marchands ambulants à l’encontre des touristes.
Avec, l’arrivée de nouveaux Agents de Sécurité Touristiques (AST), le tourisme sénégalais va se dynamiser. Les agents affectés au ministère du tourisme et des transports aériens vont renforcer le potentiel humain existant en attendant de recevoir les moyens adéquats. Leur travail doit répondre aux attentes des professionnels et des touristes qui se plaignent de certaines irrégularités dans le secteur.
Par conséquent, ces agents doivent privilégier la sécurité des visiteurs et rétablir l’ordre à l’aéroport, dans les marchés artisanaux et les lieux touristiques. Ces AST doivent veiller contre la délinquance juvénile et la déscolarisation des enfants dans les régions touristiques.
En réalité, les forces de sécurité participent intégralement dans la toute chaine de la consommation touristique. Cette coopération entre les secteurs de la sécurité et du tourisme nécessite une large synergie de leurs forces à travers des formations, des séminaires et des conférences pour mieux sécuriser et sauvegarder le patrimoine touristique de la Destination Sénégal.
Pap.TOURE/Manager des Entreprises et Projets Touristiques/pressafrik.com

01/07/2017

LE BUDGET DU SENEGAL

Le budget du Sénégal va atteindre 3720,25 milliards de francs Cfa

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L’annonce a été faite, hier, lors du débat d’orientation budgétaire 2017 à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Selon Amadou Ba, la mobilisation de cette manne financière repose sur la base d’une politique fiscale, qui sera axée sur le renforcement des acquis du nouveau Code des impôts.
Au total, les recettes du budget 2016 ont connu une hausse de 15%, passant de 2026,1 milliards en 2015 à 2334,6 milliards, essentiellement imputable à l’augmentation significative des recettes budgétaires (+15,23%).
« En 2016, 58 conventions de financement ont été signées, portant ainsi le nombre de conventions signées depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris à 198 pour un montant mobilisé de 3 486 milliards, dont 89,7% sous forme d’emprunts concessionnels et 10,3% à titre de subvention.
Globalement, les dépenses sont ressorties à 2704 milliards en fin 2016 contre 2411,5 milliard en 2015, soit un accroissement de 12%. La pauvreté a baissé », a soutenu M. Ba.
Au 31 mai 2017, les ressources budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 1074,13 milliards, 767,9 milliards de recettes internes et 304,23 milliards de ressources extérieures destinées au financement des projets et programmes d'investissement publics. Soit 70% des prévisions de tirage sur l’année 2017 effectués en 5 mois.
Ce qui lui fait dire que le dynamisme de l’économie sénégalaise devrait se consolider avec un taux de croissement du Produit intérieur brut (PIB) réel projeté à 7% contre 6,8% en 2017.
« Sans pétrole et sans gaz, nous atteindront en 2018, un taux de croissance de 7%»
«Nous projetons une croissance de 7% en 2018. Beaucoup n’y croyaient pas. Aujourd’hui, force est de constater que le Plan, la vision sont totalement exécutés. Nous n’avons pas encore intégré les revenus du pétrole et du gaz dans ses performances.
Donc, sans pétrole, sans gaz le Sénégal atteindra une croissance au moins de 7%. Car, les ressources provenant du pétrole et du gaz sont attendus en 2021 », se réjouit le ministre non sans annoncer qu’en 2018, le déficit budgétaire devrait être réduit à 3%, après 3,7% en 2017.
Poursuivant, il renseigne que les ressources et charges budgétaires sur la période 2018-2020 à 11 614,24 milliards. Concernant la dette publique, Amadou Ba informe qu’elle passera de 6 302,8 milliards en 2018, 6580,5 milliards francs Cfa en 2019 et 6792,3 milliards en 2020.
« Notre endettement qui était à 60% du PIB est aujourd’hui, à 40%. La répartition annuelle des investissements publics programmés sur la période 2018-2020 se présentera comme suit : 1345 milliards de francs CFA pour 2018, soit une augmentation de 120 milliards par rapport à 2017, 1490,9 milliards pour 2019 et 1652,3 milliards », détaille le ministre.
« Le Sénégal ne peut pas donner ou produire des statistiques fabriquées »
Pour le recrutement dans la Fonction publique, les prévisions se chiffrent à 13 130, 12 203 et 6 500 respectivement en 2018, 2019 et 2020. D’après le ministre des Finances, tous ces chiffres donnés sont authentiques, car le Sénégal est un pays qui est sur les marchés internationaux.
« Donc, il ne peut produire ou donner des statistiques fabriquées ». Dans le même ordre d’idées, Amadou Ba affirme que l’ambition du Sénégal est d’adhérer, dès cette année, à la norme spéciale de diffusion des données statistiques du Fonds monétaire.
Aliou Diouf (Libération)/leral.net

20/06/2017

LE 30 JUIN A L'ALLIANCE FRANCAISE DE KAOLACK

Travers et Traversées de Marie Lasserre et Thierno Ndiaye

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Travers et Traversées de frontières est un spectacle qui connecte sciences humaines (anthropologie) et arts (danses sénégalaises et afro-contemporaines, piano classique, théâtre, chants sénégalais, bongo).
Ce spectacle est la rencontre de la thèse de Marie Lasserre sur la migration sénégalaise et des parcours migratoires de Thierno Ndiaye. Il aborde les migrations des Sénégalais et Sénégalaises vers le Maroc, puis vers l'Europe.
Ce spectacle interroge toutes les formes de frontières : entre la science et les arts, entre les espaces et les êtres humains.
Pour ses messages, la mise en scène novatrice, Travers et Traversées nécessite d'être vu par le plus grand nombre.
En première partie du spectacle, vous pourrez assister à la prestation de Baïdy Bâ qui nous nous présentera un extrait de son spectale Goudi Ndakarou.
Nous vous attendons donc très nombreux vendredi 30 juin à l'Alliance Française de Kaolack! Entrée gratuite!
www.afkaolack.org - facebook.com/AllianceFrancaiseDeKaolack

10/06/2017

NOUVEAU BAC EN GAMBIE

Ouf de soulagement pour les usagers de la traversée du Fleuve Gambie

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Le Gouvernement gambien a procédé, ce jour, à la réception de son nouveau ferry, permettant du coup aux usagers de pouvoir vaquer à leurs occupations, de part et d’autre du Fleuve Gambie.
Cela fait deux mois que la traversée de celui-ci était devenue un vrai casse-tête pour les autorités des deux pays et cela avait motivé l’Etat du Sénégal à conseiller le contournement par la route du Sud, en passant par Tambacounda, Vélingara, Kolda, Sedhiou et enfin Ziguinchor.
Mais la mauvaise qualité de cette route et les nombreux checkpoints installés par les militaires à cause des multiples attaques de groupes isolés et autres coupeurs de route avaient fini de décourager les usagers qui préfèrent de loin risquer les affres que leur faisaient subir les vieux rafiots gambiens que faire aux balles perdues.
Même lorsque l’un des vieux ferrys s’est perdu pendant des heures dans le Fleuve, incitant les marines des deux pays à envoyer une impressionnante armada à la recherche des disparus, les usagers avaient pris d’assaut les pirogues, faisant la navette entre les deux rives.
La réception de nouveau ferry baptisé Kunta Kinteh a été l’occasion pour les populations de ce pays de montrer toute leur gratitude à l’égard des nouvelles autorités.
Dès vendredi, la mise à l’eau du ferry sera lancée par le président Adama Barrow, qui voit, en cette inauguration, une occasion de renouer le dialogue avec les populations qui ont eu à manifester avec violence, ces derniers jours, tant à Farato qu’à Kanilaï. Où on déplore un cas de décès, suite à une manifestation contre la présence des soldats sénégalais qui avait mal tourné.
Actusen.com

25/05/2017

LE PRIX DES RECEPTIFS AU SENEGAL

Tarifs des grands hôtels du Sénégal: Classement des hôtels les plus chers

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Quels sont les hôtels les plus chers du Sénégal ? En tête de ce classement établi par soir quotidien numérique et repris par metrodakar.net, il y a l’inévitable Radisson. Ce cinq étoiles qui a une réputation dépassant nos frontières vend en moyenne sa nuitée dans une chambre simple à 163 000 FCFA. Ce tarif qui représente le salaire moyen d’un Sénégalais est seulement pour une nuitée, ne comprenant ni les repas, ni les boissons. N’empêche, l’hôtel est tout le temps rempli et il faut batailler parfois pour avoir une chambre. La clientèle est composée souvent d’étrangers, des Africains de la sous-région, des Européens ou des Sénégalais aisés qui viennent
y passer des week-ends ou des moments de repos.
En deuxième position sur la liste: Le Terrou bi, cet hôtel qui a quitté son rang quatre étoiles pour afficher un 5 étoiles, est très prisé par les voyageurs qui viennent pour des affaires et aussi par les Sénégalais les week-ends. En tarif plein, la chambre (single) peut coûter jusqu’à 142 000 francs. De larges promotions sont pratiquées les week-ends ou en basse saison et le prix peut descendre pour une chambre avec vue sur la mer à 95 000 francs CFA.
Troisième de ce classement, l’Hôtel Lamantin de Saly. Le palace le plus cher de la Petite Côte doit son succès à sa belle plage. La nuitée en saison pleine coûte 118 000 francs CFA. Cet hôtel est prisé par les dakarois pour les week-ends à Saly et également pour les séminaires. Ce tarif comprend seulement le petit déjeuner, les repas sont facturés à part.
Quatrième de ce classement, l’hôtel Novotel de Dakar. Fréquenté par des touristes et hommes d’affaires français, cet ensemble bénéficie des clients du célèbre réseau hexagonal et la nuitée peut coûter jusqu’à 115 000 francs.
Cinquième de ce classement, le King Fahd Palace. Depuis que la gestion a été arrachée à Starwood, la fréquentation de ce palace, le plus grand à Dakar en terme de capacités, est en baisse. Mais ses chambres restent au dessus de 100 000 francs à 105 000 francs CFA.
PRIX NUITEE LIEUX
1 Radisson 163 000FCFA DAKAR
2 TERROU BI 142 000FCFA DAKAR
3 Hôtel Lamantin 118 000FCFA SALY
4 Hotel Novotel 115 000FCFA DAKAR
5 King Fahd Palace 105 000FCFA DAKAR
6 PULLMAN 101 000FCFA DAKAR
7 Rhino Resorts 80 000FCFA SALY
8 YAAS HOTEL 80 000FCFA DAKAR
9 Hotel Savana 77 000FCFA Dakar
10 Framissima 65 000FCFA SALY
senedirect.net

17/05/2017

LE MARCHE DE SOUMBEDIOUNE

Soumbédioune, « le sanctuaire de l’artisanat d’art au Sénégal »

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Situé dans le quartier de la Médina, le village de Soumbédioune est un espace de travail hiérarchisé où la solidarité et le partage règnent en maître. Visite à travers les stands du marché artisanal aux produits made in Sénégal qui existe depuis plus de cinquante ans déjà.
C’est tout l’inverse des grands « shopping mall » à l’occidentale. Ici, il n’y a pas de grandes enseignes de vêtement mondialement connues, ni de marques de joaillerie luxueuses ou encore de maroquinerie en vogue. Les façades extérieures sont vétustes, les fresques murales, peintes par les artistes locaux, défraîchies et les vendeurs sont aussi les artistes. La décrépitude du lieu a son petit charme. C’est un marqueur du temps. Créé en 1961, et inauguré en 1966 à l’occasion du premier festival mondial des arts nègres (FESMAN), il est l’un des symboles historiques de la culture de l’art sur le continent africain.
Tissus wax, colliers de perles, bijoux fait d’argent ou d’or, chaussures et sacs en cuir, peintures sous verre, livres reliés à la main, gadgets traditionnels sénégalais fabriqués à partir de matériaux de récupération ou encore sculptures en bois d’ébène, le marché de Soumbédioune est riche des créations de ses artisans. Il s’agit de produits de valeurs et de qualité, ambassadeurs du savoir-faire sénégalais et représentatifs de la beauté et de l’identité africaine.
Artistes nés
« Nio far! » L’expression en wolof qui signifie « on est ensemble », reflète à la perfection l’ambiance sur le marché artisanal de Soumbédioune. Tous les artisans se connaissent et s’entraident. « On est tous plus ou moins né ici. En tous les cas on a grandit sur le marché et notre savoir-faire se transmet de génération en génération », raconte Tom, jeune vendeur de tissus et bijoux en tout genre.
Les allées du village, qui regroupe près de 300 boutiques, sont désertées. Le soleil tape. Plus forte que les embruns, une odeur de sciure se fait sentir. Les vieillards veillent aux stands pendant que la nouvelle génération gère la production dans les arrières boutiques.
Installés sous d’immenses pièces de tôle, disposées en vrac, artistes et travailleurs s’activent à l’ombre… Surtout pas « dans l’ombre ». Singulier, novateur et à la fois ancré dans les coutumes d’antan, le village artisanal de Soumbédioune offre un privilège non négligeable à ses clients. Avant d’acheter un article, ils peuvent suivre le processus de fabrication, de l’artiste aux finisseurs (ponceurs, ciseleurs, limeurs). Un spectacle unique où le client prend conscience du travail minutieux réalisé avant que le produit fini ne soit exposé en boutique.
Accueillants et envieux de transmettre leurs connaissances, les artisans locaux proposent souvent d’entrer dans leur boutique, heureux de montrer le résultat de leur labeur.
Silhouette d’éléphant en bois d’ébène calée entre les orteils, couperet en main et concentration absolue, Ndiaga, sculpteur de bois, s’attèle aux finitions de trois statuettes. Entre deux gravures, il n’hésite pas à inviter ses potentiels clients à l’observer travailler en tandem avec son coéquipier. Il explique « celui-là, il coupe le bois et entame la forme de l’objet, ensuite il ponce et moi je fais les finitions. Six éléphants, ça nous prend environ cinq jours de travail. »
Un peu plus loin, Emmanuel donne une seconde vie à des vieux livres. Il est le seul sur le marché à pratiquer la reliure d’art. Deux stands après le sien, Nouah, un fabricant de bijoux en argent, passionné par son travail, s’improvise de temps à autre, guide touristique pour les voyageurs désireux de découvrir la ville autrement.
Un tourisme de plus en plus effacé
Depuis la construction d’infrastructures urbaines, notamment le tunnel, le marché de Soumbédioune a perdu de son charme au profit de l’urbanisation. Auparavant, le lieu était visible depuis le quai des pêcheurs à quelques centaines de mètres de là. La devanture attirait du monde. Dorénavant, usée, elle ne se voit plus depuis la route.
Enthousiaste et à la fois blasé, Tom reconnaît que les touristes se font de plus en plus rares. « Il y a toujours des cars de voyageurs qui arrivent jusqu’à nous. Seulement ce sont pour la plupart des personnes âgées qui prennent beaucoup de photos et qui n’achètent rien. On les appellent ”les couriés” en wolof », confie le jeune homme, un brin inquiet pour l’avenir du lieu qui l’a vu grandir.
Le président des chambres de métier du marché artisanal de Soumbédioune, Babacar Mamadou Touré est lui persuadé que l’endroit ne peut pas disparaître. « Soumbédioune, c’est le sanctuaire d’artisanat d’art au Sénégal. C’est un lieu incontournable pour qui voudrait visiter le pays de la teranga. » Sans nier tout de même que le chiffres d’affaires des artisans a été impacté. Cependant, il rappelle que le lieu ne se laisse pas aller à la dérive. « Chaque année l’État réfectionne des cases. Et nous avons également un projet de réhabilitation du village afin qu’il s’inscrive dans l’ère du temps, celle de la modernité », dit-il d’un ton sûr.
M.Touré signale aussi que la Chambre des métiers va apporter sa pierre à l’édifice pour la promotion du secteur artisanal à travers la formation, la commercialisation et le financement des artisans, qui restent ses missions quotidiennes.
Finalement, malgré la mauvaise passe économique qu’il traverse actuellement, le village de Soumbédioune peut compter sur ses artisans toujours motivés et prêts à faire découvrir aux curieux la richesse de leur pays à travers leur art.
Celia Cuordifede/nouvellesdedakar.com
http://nouvellesdedakar.com/soumbedioune-sanctuaire-de-la...

15/05/2017

NOUVELLE SALLE DE CINEMA A DAKAR

Enfin une vraie salle de cinéma à Dakar !

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CanalOlympia, le premier réseau de salles de cinéma et de spectacles en Afrique vient d’ouvrir sa cinquième salle chez nous, à Dakar, juste à côté du Grand Théâtre.
Jeudi 11 mai, Vivendi a inauguré sa nouvelle salle de cinéma et de spectacle à Dakar, en présence de Son Excellence Macky Sall, Président de la République du Sénégal, mais aussi de Corinne Bach, présidente directrice générale de CanalOlympia et vice-présidente de Vivendi Village, et de Jean-Christophe Thiery, président du directoire du groupe Canal+
CANALOLYMPIA TÉRANGA est une salle de 300 places dotée des équipements de projection et de sonorisation numériques des plus modernes, d’un écran Scope et de ce qui se fait de mieux en matière de son.
Le cinéma annonce 18 séances de cinéma par semaine, 6 jours sur 7, à 17h et 20h du mardi au vendredi, et à 10h, 12h, 14h, 17h et 20h les week-end. Le prix d’entrée est fixé 1 500 FCFA pour les adultes et 1 000 FCFA pour les enfants de moins de 12 ans.
Quatre salles CANALOLYMPIA ont été ouvertes depuis le début de cette année, avant celle de Dakar, au Cameroun, en Guinée, au Niger et au Burkina Faso. Plusieurs salles de cinéma et de spectacles supplémentaires verront le jour dans d’autres pays africains au cours de l’année 2017, dont la configuration intérieure ou extérieure sera modulable selon les besoins (projection, concerts ou spectacles) seront ainsi développées sur le continent africain. Lomé et Cotonou devraient en être les prochains bénéficiaires.
CANALOLYMPIA met un point d’honneur à être exemplaire en matière d’environnement et de consommation d’énergie. L’alimentation électrique de l’ensemble du bâtiment est assurée par 432 panneaux solaires pour subvenir aux besoins en énergie de la salle en journée comme de nuit.
lepetitjournaldedakar.com

10/05/2017

TROIS JOURS A NDANGANE

Festival international du Sine Saloum et de la culture sérère

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Et de sept pour le Festival international du Sine-Saloum. L’édition de cette année vous propose d’aller encore plus loin dans la découverte de cette merveilleuse contrée du Sénégal et de nombreuses autres activités que les organisateurs ont prévues. Du 12 au 14 mai 2017.
Ce festival, c’est 3 jours intenses de découverte du Saloum. De ses richesses à travers la découverte d’une de ses îles. De la rencontre avec ses populations aux cour de cérémonies hautes en couleurs. De la mise en valeur de sa beauté durant une élection de la plus belle fille du coin dans les locaux de l’Hôtel les Cordons bleus de Ndangane. Cette année, une douzaine de jeunes lianes toutes plus belles les unes que les autres, vont se mesurer pour remporter la couronne de la fille la plus belle.
PROGRAMME
Vendredi 12 mai
9h : consultation médicale gratuite avec les autorités sanitaires de la région, avec dons de médicaments aux personnes de la zone et dépistage volontaire du cancer du col de l’utérus, de la tension artérielle et d’autres pathologies. Aux Cordons Bleus installation des convives dans les structures d’hébergement.
21h : spectacle sérère, danses avec la troupe de Djilor et lutte traditionnelle
22h30 : soirée organisée au Ndangane Café, pour une pré-présentation au village des candidates (ambiance discothèque).
Samedi 13 mai
16h : défilé dans le village de Ndangane, samedi après-midi avec les miss, les clients de l’hôtel, les chaines de télé, la presse ainsi que l’ensemble de nos partenaires médias, sur des calèches, animation par la troupe de griot Saf Sap. Le cortège est escorté par des djakartas, quads et survolé par les autogires de l’aérodrome de Saly. Les miss sont embarquées au ponton du village sur une flotte de pirogues pour un tour dans nos bolongs, jusqu’au ponton de l’hôtel, accompagné par tous les médias, et les clients.
21h : après installation des convives à table, Marema, gagnante du concours international RFI Talents 2014, se produira en concert exclusif pour un show sons et lumières exceptionnel avec ses plus grands tubes.
22h30 : élection des miss, 3 passages au programme. Nos 12 candidates défilent d’abord dans une tenue libre, ensuite en tenue traditionnelle, et enfin en tenue de soirée.
Dimanche 14 mai
9h : départ pour l’île de Mar Lodj en pirogue avec l’ensemble des candidates, nos partenaires médias, et nos clients pour distribution de fournitures scolaires à l’occasion de la célèbre messe aux tam-tams.
Après déjeuner, remise des enveloppes et cadeaux aux candidates.
Les Cordons bleus - Ndangane campement - Tél. : (221) 33 949 93 12/ 77 403 80 56
au-senegal.com

24/04/2017

DAKAR EST TROP...

Dakar parmi les 5 villes les plus chères d’Afrique

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The Economist Intelligence Unit, organe du très sérieux journal économique britannique, vient de publier son étude sur le coût de la vie dans les grandes villes du monde.
Cette enquête se base sur les prix de 160 biens et services dans 133 villes du monde. Elle est précieuse aux gestionnaires des ressources humaines qui peuvent ainsi avoir une idée concernant la rémunération des employés en poste à l’étranger.
Pour la quatrième année consécutive, Singapour occupe la toute première place du classement des villes les plus chères du monde. Viennent ensuite, et dans cet ordre, Hong Kong, Zurich, Tokyo, Osaka, Séoul, Genève, Paris, New York et Copenhague.
Notons que l’Asie compte 5 villes dans les 6 premières places et que la Suisse en compte deux parmi les 7 villes les plus chères de la planète.
Londres, Brexit oblige, qui a subi la dépréciation de la livre sterling, se retrouve 24ème ville ma plus chère alors qu’elle était positionnée en 6ème position.
Chez nous, en Afrique, Nairobi, la capitale du Kényane, occupe la toute première place en 75ème position à l’échelle de la planète.
Suivent, Le Caire, en Egypte, et Abidjan, en Côte d’Ivoire à égalité en seconde position de la ville la plus chère d’Afrique et en 99ème position au niveau mondial. On trouve ensuite Casablanca au Maroc, 107ème, puis Dakar au Sénégal, 108ème mondial, Johannesburg en Afrique du Sud, 116ème, Lusaka en Zambie, 122ème, Pretoria en Afrique du Sud, 123ème, Alger en Algérie, 127ème et Lagos au Nigeria, 132ème.
Dakar est donc, selon la très sérieuse étude, la 5ème ville la plus chère d’Afrique et 108ème à l’échelon mondial.
lepetitjournaldedakar.com

16/04/2017

COULEURS ARTS SALY EVENTS

LANCEMENT DE L’ASSOCIATION COULEURS ARTS SALY EVENTS

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Un concept dénommé « Couleurs Arts Saly Events » a été lancé samedi dernier à Saly. Il s’agit d’une association culturelle qui regroupe des artistes de différents domaines de compétences. A cette occasion, une soirée de ballet traditionnel a été organisée.
Les membres de cette nouvelle association veulent promouvoir et vivre de leur art. cette nouvelle entité est mise sur pied dans le souci de sortir les artistes de Saly de la précarité. Celle-ci va œuvrer à la promotion de leur art pour le faire vivre, mais aussi pour en vivre. Ainsi, il s’agira de faire de leur art une source de création d’activités génératrices de revenus. Selon, la chanteuse Fatou Diaby de son nom d’artiste FaColy, l’association prend en compte les volets: économique, social, culturel et humanitaire. Entre autres objectifs,Elle a l’intention de participer à la promotion de la politique culturelle, de développer le dialogue des arts et culture, d’innover dans la promotion des arts et des artistes, de mettre en exergue la qualité des sites touristiques de Saly, mais aussi d’aider les artistes à sortir de la précarité. En effet, les artistes donnent le meilleur d’eux-mêmes pour satisfaire le public. Mais en retour, les conditions d’exercice de leur art ne sont pas toujours faciles. Pis, ils n’en profitent pas. Dans la vie courante, relèvent les artistes, « beaucoup d’entre eux peinent à satisfaire leurs besoins ». D’après la chanteuse, l’association est née d’un constat. « Les artistes vivent dans beaucoup de difficultés. Il y a quelques semaines, nous avons perdu un artiste et nous étions obligés de faire une quête pour les besoins de la cérémonie mortuaire. Des situations désolantes pour tout être humain. Certains artistes quand ils tombent malades; ils sont obligés de demander de l’aide ». Ainsi, cette association sera une « plateforme d’actions pour faire vivre notre art et également apporter une meilleure visibilité du travail des artistes qui la composent.
Khady Ndoye/petitecotesn.com

13/04/2017

DES CINEMAS VONT RENAITRENT DES MAI

Hughes Diaz, directeur de la cinématographie : « début de réouverture des premières salles de cinéma dès mai »

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La proclamation des résultats de la sélection des projets de films soutenus par le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica) dans la gestion 2016 a été une occasion pour le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, de revenir sur l’importance de ce fonds pour le cinéma sénégalais. Dans un entretien, M. Diaz a annoncé la réouverture de salles de cinéma en mai prochain.
Quel est l’apport du Fopica pour le cinéma sénégalais ?
Depuis que le Fopica a été mis en place, il y a une émulation déjà pour les acteurs de ce secteur qui ont retrouvé un engouement à faire des films ou à s’investir dans les autres filières de l’industrie cinématographique. Le Fopica règle également le lancinant problème du financement parce qu’à un certain moment l’État s’était désengagé et on a vu le flop qu’il y a eu tout le long, à savoir la fermeture des salles, l’absence de production de qualité, une mainmise de la production par les étrangers et qui influait sur les contenus de nos films. Mais aujourd’hui, le Fopica donne de la confiance, du respect, de la dignité juridique à nos cinéastes qui, aujourd’hui, lorsqu’ils vont négocier des financements supplémentaires, sont respectés parce qu’ils viennent avec un soutien de leur État.
Comment s’est déroulée la gestion 2016 du Fopica ?
Pour la gestion 2016, nous avons accusé un grand retard dans la publication. Cela est dû au fait que la sélection des dossiers de projets a été ouverte à d’autres filières autres que celle de la production, à savoir la distribution, l’exploitation et la formation. Nous avons voulu aussi donner du temps aux porteurs de projets pour bien les ficeler. Et nous avons eu à repousser, à plusieurs reprises, les délais de dépôt pour nous permettre de faire une tournée sur l’étendue du Sénégal qui nous a permis de sensibiliser les régions à déposer elles aussi des projets. Car nous avions constaté que pour le premier appel, la présence des régions était quasi inexistante. Nous avons donc résorbé cela par cette tournée dans les régions.
Par la suite, il y a eu un succès car contrairement à la première année, il y a eu 137 projets reçus et 38 projets vont être appuyés par le Fopica 2016 par rapport à la première année où il y avait 32 projets. Il faut aussi reconnaître que d’autres filières se sont rajoutées, à savoir la distribution, l’exploitation et la formation. Il était important d’ajouter ces filières. Vous savez, lorsqu’on produit un film, il va se poser un problème de débouchés. Par exemple, si l’on n’a pas un bon système de distribution, les films vont rester dans les tiroirs. De même, si on ne commence pas à rénover ou à créer de nouvelles salles de cinéma, les Sénégalais, les étrangers, n’auront pas d’espace pour regarder les films. C’est pour ces raisons qu’après évaluation, nous avons inscrit ces secteurs en bonne et due forme. Nous nous sommes également intéressés à la formation. Car il y a aujourd’hui une faiblesse des dossiers de production de films et une faiblesse du niveau de présentation des projets pour les autres filières. La formation est donc la clé de voûte pour résorber ces insuffisances dans l’écriture de scenarii, dans la présentation des projets, dans les dossiers de production etc.
Quelle est la part des régions de l’intérieur dans le Fopica ?
Pour les régions, rien que pour les projets de formation, elles vont se tailler la part du lion. En effet, les formations ne se feront pas qu’à Dakar, c’est presque toutes les régions du Sénégal qui seront concernées. Une des régions, celle du sud, va bénéficier d’un projet de salle de cinéma. « Le Vox » de Ziguinchor sera repris, recassé et innové avec de nouvelles structures. Ce sera désormais une salle moderne. De plus, les régions vont bénéficier des tournages de films qui vont contribuer à une animation et en meilleur intérêt pour les régions de s’approprier des activités cinématographiques. A cet effet, nous appelons les collectivités locales, les conseils départementaux, les mairies qui jouissent de la compétence culture à faire comme la région de Dakar pour permettre de fixer les créateurs, les producteurs car les régions sont un véritable vivier de culture, de richesse de la culture, du patrimoine. Je pense que si ces artistes qui viennent s’installer à Dakar pour faire des films étaient chez eux, ils auraient plus de latitude dans la création de bonne production originale.
Où en est la Direction de la cinématographie par rapport à l’exploitation et à la distribution des films ?
Nous nous frottons aujourd’hui les mains parce qu’avec tous les succès engrangés par les films sénégalais financés, et rien que par l’expérience du Fopica, il y a des investisseurs étrangers qui viennent pour proposer des projets assez importants au Sénégal, comme l’ouverture de salles de cinéma et surtout d’infrastructures cinématographiques. L’autre aspect, c’est qu’aujourd’hui, nous bénéficions d’une volonté et d’un engagement politiques au plus haut niveau. La volonté politique est à nos côtés pour restructurer, financer, apporter des reformes pour de véritables industries culturelles, cinématographiques et audiovisuelles qui vont impacter sur l’économie culturelle, sur le Pib et l’émergence de notre pays.
Que fait l’État par rapport à l’exploitation et à la construction des salles de cinéma ?
Les salles reviennent et dès ce mois d’avril et mai, vous aurez les premières salles. Nous allons bientôt visiter ces mécènes de la culture, le groupe « Bolloré » à travers le concept Canal Olympia qui est en train de développer des salles de cinéma à travers l’Afrique. Le Sénégal qui est un pays de culture et de cinéma va expérimenter, dès le mois de mai, cette salle de cinéma que nous aurons par l’entremise de ces mécènes qui vont nous mettre deux salles. Nous leur avons demandé de penser aux régions ou à la banlieue dakaroise. Que tout ne se fasse pas dans le Plateau de la capitale et les quartiers chics du cinéma. Il faut qu’on donne accès au cinéma à tous les citoyens de ce pays. C’est un combat que nous lançons aux mécènes et investisseurs sénégalais et étrangers pour qu’ils mettent la main à la pâte afin de développer des initiatives dans le secteur du cinéma, parce qu’il s’agit de l’image du Sénégal auquel il faut donner tout le soin nécessaire.
Quel est votre challenge aujourd’hui au niveau de la Direction de la cinématographie ?
Notre bataille aujourd’hui est une bataille infrastructurelle et structurelle. En Afrique, tous les pays qui développent leur cinéma vont vers des Centres nationaux de la cinématographie. Aujourd’hui, en dépit de nos efforts énormes que le personnel de la cinématographie est en train de consentir, le problème est que je suis tellement amer qu’il ne soit pas trop motivé parce que nous sommes des agents de la culture qui font de grandes choses mais sans grande motivation et même sans moyens.
Ce sont des batailles énormes où nous avons le soutien de bonnes volontés.
Mais faudrait-il que le statut de la Direction évolue avec une autonomie beaucoup plus marquée administrativement, avec des moyens accrus.
Propos recueillis par Maguette Gueye DIEDHIOU/lesoleil.sn

03/04/2017

TOURISME RESPONSABLE

«Tourisme durable, tourisme responsable

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Tourism for Help, qui œuvre depuis plus de dix ans au développement d’un autre tourisme, a choisi de donner sa définition d’un concept prometteur et encore à ses balbutiements : le tourisme responsable.
Le touriste c’est celui qui, littéralement, fait un tour, que ce soit dans un lieu, une ville, un pays.
Dans la conception la plus courante, celle dont nous avons tous plus ou moins fait l’expérience, le touriste programme ses vacances, achète ses billets de transport, réserve un hôtel, prend un guide et va voir les sites dits touristiques, c’est-à-dire, dignes d’intérêts, et déjeune dans les restaurants recommandés.
Ainsi le touriste c’est avant tout l’observateur, parfois le voyeur sans gêne ; celui qui n’est pas là pour longtemps, mais avant tout pour se divertir et se changer les idées. Souvent le touriste rapporte des choses : des photos, des souvenirs, une autre vision du monde, des réflexions philosophiques.
Mais si le touriste demande beaucoup il ne partage souvent rien. Les problèmes environnementaux, des écosystèmes perturbés et des lieux artificialisés, sont souvent les seuls signes de son passage.
C’est pour cela que dans un contexte de changement climatique et de l’accroissement des inégalités entre les pays il est urgent de repenser le tourisme, d’en chercher d’autres définitions et de modifier celles qui existent afin de faire du tourisme un instrument de partages et de rencontres plus éthiques et plus responsables.
Pour commencer, il est nécessaire de définir un tourisme responsable.
Selon Isabelle Lanfranconi-Lejeune fondatrice et vice-présidente de l’association Tourism for Help, un tourisme responsable c’est « un tourisme engagé dans cette activité de façon consciente de son empreinte, de son impact au niveau social, environnemental et économique ».
Le touriste responsable cherche donc une compréhension des multiples impacts environnementaux, sociaux et économiques qu’engendre sa présence, et il agit en conséquence pour en minimiser les impacts négatifs et accroitre les effets positifs. Dans sa démarche action et moralité vont de pair. Il est amené dans son activité de tourisme à une réflexion sur l’impact de son action, et comprend que celle-ci doit toujours se concevoir dans ses effets sur ce qui l’environne. Selon Alberto Rotundo, chargé de projets, « dans le tourisme classique, c’est le lieu qui doit s’adapter au touriste, dans le tourisme responsable, c’est exactement le contraire. »
Pour cette raison on peut définir le touriste responsable comme celui qui accepte de sortir de sa zone de confort. Dès lors qu’il perçoit les impacts positifs ou négatifs que peuvent avoir son action sur le milieu qui l’entoure il adaptera son action en fonction, même si cela doit impacter sur son confort, compris comme les commodités lui procurant du bien-être. Ce bien-être relève non seulement du physique, mais aussi du sentiment de plaisir que peut procurer une expérience qu’il souhaite accomplir.
Par exemple, si l’on prend le tourisme dans sa dimension alimentaire, je choisis de ne pas manger d’une espèce menacée comme la baleine, même si c’est atypique. Cela va contre un « confort », dans une acception large, qui comporte le goût pour l’exotique, la nouveauté.
Ou encore, je réduis mon confort compris comme facilité en refusant d’accepter n’importe quelle prestation avantageuse sans en mesurer les impacts environnementaux et économiques, et je m’astreins à choisir un hôtel qui valorise l’économie locale et qui est plus respectueux pour l’environnement. Cela peut par ailleurs développer une autre forme de confort, compris de façon morale.
Toujours pour citer Isabelle Lanfranconi-Lejeune : « Ce tourisme se distingue des autres car à l’avenir, il ne pourra se réaliser autrement pour que l’impact du tourisme se déroule de manière, juste et pérenne pour tous les acteurs concernés ».
Ce tourisme se distingue ce faisant d’un tourisme traditionnel fondé sur la détente dans le présent : se divertir et repartir. Il envisage au contraire les conséquences de son action sur le long terme. En cela il est beaucoup plus proche des conceptions de Hans Jonas et du courant du développement durable. Ces conceptions rapprochent le besoin des individus de s’inscrire dans la durée et la moralité. En effet, dans ces perspectives, l’aboutissement de la moralité serait d’intégrer le long terme de ce qui n’existe pas encore, c’est-à-dire celui des générations futures. Pour notre part, il nous semble que toute la difficulté est d’arriver à concevoir chacune de nos actions non plus réduites à elle-même, mais comprise dans sa durée. La difficulté de cette conception est d’autant plus flagrante dans le cas du tourisme dans la mesure où la temporalité du touriste est le présent. Le touriste est avant tout dans la satisfaction immédiate. Dès lors, il semble antithétique de pouvoir lui faire prendre en compte le bien-être dans sa dimension future, plus encore, pour un futur qu’il ne peut pas se représenter, qu’il ne vivra pas et qui plus est dans un lieu qui lui est étranger. Pourtant, selon nous, si le tourisme responsable fait ressortir cette difficulté, cela ne nous semble pas impossible qu’il la surmonte, ce serait même une des plus belles mises en pratique de cette théorie. Le tourisme responsable doit viser dans sa concrétisation à prendre en compte le bien-être des générations futures, signe du plus haut degré de moralité, alliant action et conscience : conscience de ce qui n’existe pas et action en conséquence.
On peut également relever que l’échange est une résultante du tourisme responsable. Si le touriste prend en compte son action d’un point de vue environnemental, social et économique, cela veut dire qu’il s’intéresse un minimum au pays ou aux lieux qu’il va voir, ainsi qu’aux personnes qui y vivent. Pour citer Gézia Bouakkaz, secrétaire et chargée de communication, il faut souligner la dimension de respect qui accompagne toujours le tourisme responsable : « respect de la personne, du territoire et de la culture ». Plus encore, on peut dire qu’à partir de ce respect se met en place une véritable dimension de plaisir. Le touriste responsable nous dit Isabelle Lanfranconi-Lejeune « tire un plaisir qui l’épanouit également dans un partage équitable ».
Pour conclure ce travail de définition, on peut dire que notre conception du tourisme responsable est la suivante : un tourisme conscient qui vise une compréhension des multiples impacts environnementaux, sociaux et économiques qu’engendre sa présence, et agit en conséquence, c’est-à-dire accepte de sortir de sa zone de confort. Ce tourisme s’accompagne d’une dimension humaine basée sur le respect, l’échange, et d’une prise en considération du futur des populations autochtones et des lieux visités.
Dans un deuxième temps de notre réflexion, nous tenons, après avoir défini le tourisme responsable, à le distinguer d’autres conceptions.
Comme l’agriculture biologique qui s’est démultipliée en dénominations, labels, et appellations, laissant les consommateurs passablement désemparés, le tourisme a vu une floraison d’adjectifs ces dernières années. On parle du tourisme « équitable », ou encore du tourisme « solidaire », voire « durable » ou encore « altruiste ». Il nous faut donc nous positionner dans ce flot sémantique et dire pourquoi l’idée d’un tourisme « responsable » nous paraît la plus pertinente.
D’abord, le terme de responsable a une signification profonde de par son étymologie. Du latin respondere, est responsable celui qui littéralement est capable de donner une réponse. Etymologiquement, responsable veut dire être capable de répondre de quelque chose, et donc pouvons-nous dire, de ses actes. Toutefois celui qui répond de ses actes, en rend compte, en répond toujours à quelqu’un, quand bien même ce quelqu’un se réduirait à lui-même à travers le jugement qu’il porte sur lui-même. L’individu responsable c’est celui qui a conscience de ce qu’il fait et qui peut en rendre compte à d’autres. Ce faisant dès lors qu’il est capable d’expliquer ce qu’il fait, il responsabilise, c’est-à-dire qu’il rend les autres capables de répondre à leur tour, de et à. Prenons un cas concret. Les parents responsabilisent leurs enfants non pas par une interdiction aveugle, par exemple ne pas fumer, mais par une explication que ceux-ci pourront peut-être commencer par discuter, mais qui, si elle est admise, leur permettra à leur tour de justifier leur action devant d’autres. Dans le cas du tourisme responsable, le tourisme rend compte de son action et forme les individus sur place en les rendant autonomes et capables d’expliquer ce qu’ils font, pourquoi, et comment refaire par la suite.
Responsable, c’est donc là un mot fort et porteur de signification par rapport à notre objectif. Plus encore, c’est un mot très ancien. En cela, « responsable » est un mot qui nous paraît davantage pertinent que de nombreux mots plus contemporains utilisés sans travail définitionnel.
De plus, le tourisme responsable pose la question de l’action morale. Si être responsable c’est être capable de répondre de son action, alors cela implique également une prise de conscience allant avec une potentielle moralisation de l’individu, au point de devenir le moteur de son action. En cela nous partons d’un parti pris optimiste dans la capacité des individus à agir de façon morale. Nous pensons que le tourisme peut responsabiliser les individus et les amener à agir de façon morale non pas par la contrainte mais par conscience des effets de leur action. Par exemple, je choisis d’aller dans un hôtel qui répond à des critères du développement durable parce que j’ai conscience qu’il s’agit là de quelque chose de mieux d’un point de vue économique et environnemental pour le pays, même si je dois payer un peu plus cher, et non pas, je vais dans un hôtel qui répond à des critères du développement durable uniquement parce qu’il n’existe pas d’autres offres ou parce que c’est le moins cher.
Il nous faut, dans un dernier temps, concevoir comment répandre une conception du tourisme réaliste et respectueuse.
Le touriste n’est pas présent dans toutes les cultures, en cela, nous insistons sur le fait que nous distinguons le voyageur et le touriste. Le « touriste » est avant tout une conception européenne et occidentale nous dit Moez Beji, président de l’association, conception qui a réussi en quelques décennies à s’adresser à toutes les classes sociales en occident et qui tend à s’imposer dans le reste du monde, notamment dans les pays émergents, faisant du tourisme une très puissante industrie. Or concrètement, lorsque je suis en position de touriste je ne veux pas consacrer mon temps et mon argent à une mission humanitaire. Je ne suis pas là pour ça quand je voyage, et nous sommes conscients au sein de Tourism for Help que ne pas en tenir compte, c’est manquer l’objectif.
Toutefois, il est selon nous possible de montrer aux touristes qu’on peut allier utile et agréable en faisant des activités touristiques traditionnelles et typiques, mais conçues autrement. C’est même là toute la difficulté du tourisme responsable, satisfaire les attentes habituelles des touristes, mais le faire autrement.
Par exemple en montrant qu’un safari peut être respectueux des animaux, faisant voir moins mais mieux : encadré par des chercheurs et des spécialistes qui documentent les participants sur les modes de vie des animaux et sur les moyens de préserver de la nature. Lorsque l’argent que les touristes versent est directement réinvesti dans la protection de l’environnement on dépasse la temporalité immédiate. Néanmoins, c’est une priorité de garder une zone de confort minimale aussi bien pour le touriste, que pour les populations locales et la pérennité des écosystèmes.
Nous voulons nous défaire d’une vision courante considérant que le tourisme responsable, comme bon nombre d’actions « engagées », ne s’adresse qu’à un public déjà touché par des questions sociales et environnementales et que, contraignant, il ne pourra sortir de cette sphère. A l’appui de cette conception, on peut rapporter les propos de Sophie Parron, chargée de recherche de fonds : « le touriste responsable n’est pas forcément engagé pour une cause à titre individuel, il s’agit plus d’un sens de responsabilité collective, qui se traduit par l’adoption de comportements plus ‘ responsables’. »
Il ne nous paraît absolument pas utopiste de songer qu’il est possible de répandre une nouvelle conception du tourisme plus respectueuse, qui aille de paire avec une autre relation à l’Autre et au monde. Si donc le public engagé est un noyau, il est de notre ressort, et même de notre responsabilité morale, de communiquer aux gens nos façons de voir, de les traduire par des actions concrètes.
Par exemple, si on élargit la question sans la limiter au seul tourisme, on peut souligner le fait qu’il y a plus d’une décennie, il n’y avait pas de produits bio ou fairtrade dans les grands magasins. Un énorme travail a été fait pour démocratiser ces produits et montrer qu’il s’agit là d’un véritable enjeu de société. Bien sûr on peut fustiger le consommateur occidental qui se cantonne à acheter régulièrement son paquet de café fairtrade et se donne bonne conscience de cette façon sans songer plus loin. Mais, on peut aussi se dire façon réaliste que c’est déjà bien et que la priorité de la majorité des gens c’est avant tout leur quotidien avant l’engagement bénévole. Obtenir ainsi un financement qui va pouvoir être réutilisé en faisant participer les consommateurs à leur niveau d’une façon qui ne demande pas un effort de trop grand prix, c’est un biais intéressant.
Sans doute, faudra-t-il encore du temps pour que toutes bonnes agences de voyages aient dans ses offres ce type de services responsables et que cela entre dans nos mœurs. Nous sommes conscients que le point le plus important c’est de nous faire connaître et d’accroître notre communication. Il est possible de montrer qu’une autre conception du monde, une nouvelle philosophie de vie est possible et peut se traduire par le tourisme et que cela s’adresse directement à tous sans pour autant impliquer des sacrifices draconiens dans sa façon de voyager. Changer sa façon de voir, c’est transformer radicalement une chose sans la transformer du tout. C’est donc pour cela que les missions de Tourism for Help sont d’informer et de former.
A cet égard, on peut revenir sur les propos de la fondatrice, Isabelle Lanfranconi-Lejeune : « Nous avons créé cette association car nous étions intimement convaincus que nous pouvions semer les petites pierres d’un édifice qui pourrait servir à rendre le tourisme porteur d’outils aptes à développer, former et partager réellement nos savoirs et nos moyens, financiers et techniques, dans l’optique d’une plus ou moins juste restitution envers les pays bénéficiaires. Il ne faut pas oublier que c’est généralement les pays les plus pauvres qui sont demandeurs du tourisme car ils souhaitent en tirer des devises, de l’emploi et un exemple d’émancipation. Pour cela, nous nous devons de restreindre les dommages néfastes engendrés par cette activité. » Etre demandeur de tourisme ne doit pas placer dans une position qui contraint à s’adapter aux demandes parfois aveugles du tourisme. Recevoir de l’argent pour le réinjecter dans les infrastructures touristiques, ou avoir besoin de débloquer des capitaux immenses à long terme pour réhabiliter un patrimoine naturel fortement endommagé par l’activité touristique, n’est pas le tourisme tel que nous le concevons. Au contraire nous dit Sonia Miny, chargée de communication, « L’indépendance s’acquiert par l’éducation, et c’est en cela que nos centres marchent ». L’indépendance ici se comprend à plusieurs niveaux, l’indépendance c’est d’abord l’indépendance des savoir-faire qui permet l’indépendance économique, mais également au niveau des individus cette indépendance économique permet une indépendance personnelle. Le tourisme joue ici un rôle fondamental d’un point de vue économique, comme le souligne Moez Beji des centaines de millions d’emplois dépendent plus ou moins directement de ce secteur et celui-ci présente des « enjeux considérables tant au niveau socio-économique que politique ».
A notre avis le tourisme peut générer un cercle vertueux et non un cercle vicieux. Alberto Rotundo en effet remarque la nécessaire « création d’un cercle vertueux de développement économique mais aussi humain ». Pour cela, il faut parvenir à une autre conception de l’Autre. Non plus à travers le prisme d’un dépaysement ponctuel et folklorique, mais avec un véritable intérêt pour la population, son mode de vie, ses ressources et son développement. Des touristes qui sont responsables et qui responsabilisent, c’est-à-dire qui ne fassent pas du tourisme une activité destructrice et égoïste, mais l’occasion d’un apport financier qui se double d’un échange d’informations et de techniques.
Parvenir à un tourisme qui serait exclusivement responsable est un idéal qui nécessite une véritable réflexion philosophique et éthique se traduisant par un tout autre rapport au monde et à l’Autre, beaucoup moins centré sur nous et sur la satisfaction de nos besoins, quand bien même il s’agirait de nos besoins de beauté, de repos, de vacances ou de dépaysement. Mais Tourism For Help est cependant fière de pouvoir y contribuer.
Plus concrètement à court terme, il ne faut pas oublier que chacun peut faire des petits gestes pour sortir de sa zone de confort, ou tout du moins accepter de la restreindre un peu. Cela peut se traduire dans les faits par faire attention à sa consommation d’eau, faire attention aux coutumes rencontrées. A cet égard, les plus grands groupes hôteliers se penchent là- dessus aujourd’hui. Opportunisme ou pas ? En tout cas, cela a de quoi nous rendre optimistes. En effet, cela montre que les mentalités sont en train de changer. Les gens sont de plus en plus enclins et réceptifs à une attitude responsable. Si la demande se développe alors l’offre va de paire, si les gens préfèrent acheter en accord avec des normes environnementales alors on développe l’agriculture biologique. Tant et si bien que cela peut même être attractifs d’un point de vue financier pour des hôtels de développer des labels et de répondre à des normes « responsables ». Alberto Rotundo explique que les écoles de tourisme en Europe auraient tout intérêt à prendre en compte dans leur formation le potentiel du tourisme responsable. Après tout, nous pourrions même assister à un essor du tourisme responsable de sorte qu’il ne soit plus dans les années à venir un produit de niche mais le standard de l’industrie du tourisme. Pour cela, il est nécessaire de miser sur les générations futures. C’est ce que fait Tourism For Help en apportant une formation dans l’industrie du tourisme au Cambodge, au Sénégal et au Mali, mais également en sensibilisant les futurs touristes responsables en Suisse et en Europe.
Pour conclure nous citerons Isabelle Lanfranconi-Lejeune, « Dans nos pays où la mixité est une réalité, la motivation des plus jeunes pour leur choix futur de ce qu’ils voudront voir, et faire, pendant leurs vacances portera sur une vraie connaissance de l’autre à travers les voyages. C’est en connaissant « l’autre », sa vie, ses coutumes, ses aliments, sa religion etc., qu’on en a le moins peur. Notre tourisme sans être « évangélique » a un très grand rôle à jouer dans la citoyenneté. »
Alice Berthet/www.tourismforhelp.com
Renseignements: alice.berthet@tourismforhelp.com ou infos@tourismforhelp.com/ 077.403.25.90

01/04/2017

ATTENTION LES CHIFFRES!

Le gouvernement vise 500 millions de passagers dont 3 millions de touristes

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Le gouvernement du Sénégal vise un objectif de cinq millions de passagers dont trois millions de touristes à l’horizon 2023, a révélé vendredi, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), Maïmouna Ndoye Seck, ministre du Tourisme et des Transports aériens.
"L’importance stratégique dudit projet réside dans son ambition de renforcer la position de notre pays comme une place de référence du transport aérien en Afrique et comme destination touristique de référence", a-t-elle fait valoir.
Mme Seck s’exprimait dans le cadre des journées du transport aérien.
L’objectif de ces journées est de partager avec l’ensemble des partenaires du ministère du Tourisme et des Transports aériens sur les évolutions relatives à la mise en œuvre du projet de développement du Hub aérien régional, qui fait partie des 27 projets phares du Plan Sénégal émergent (PSE).
La ministre a rappelé que le Sénégal a toujours occupé une place de choix dans le transport aérien en Afrique, avec Dakar comme plaque tournante depuis l’époque d’Air Afrique qui avait consacré Dakar comme Hub technique dans le domaine des transports aériens.
Elle a fait savoir que les autorités sénégalaises veulent faire de Dakar "la plateforme régionale tertiaire" pour des sièges d’entreprises et d’institutions internationales, la prestation de soins de santé, de l’éducation et les loisirs.
De même, a poursuivi la ministre, elles veulent positionner la capitale sénégalaise dans le top 3 des pôles d’externalisation de services client en Afrique francophone et d’en faire "une destination touristique de référence".
Pour matérialiser cette vision, elle a indiqué que son département a mis en place des stratégies qui reposent sur trois projets phares : "le micro tourisme, les zones touristiques intégrées et la relance du hub aérien".
Selon Maïmouna Ndoye Seck, c’est à travers ces projets que le gouvernement a réaffirmé sa volonté de faire du tourisme articulé au transport aérien "un levier de croissance économique et de création d’emplois".
Elle a souligné que "des avancées significatives sont enregistrées", dans le domaine du transport aérien grâce au leadership du président Macky Sall.
La ministre a indiqué que le transport aérien représente "un segment important de l’activité économique", car assurant, pour une large part, la connectivité du pays et fournissant le développement des échanges.
Mme Seck a expliqué que le projet de relance du Hub aérien est bâti autour des trois grandes composantes dont la construction d’un aéroport de dernière génération à travers l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD).
Son objectif est d’accueillir dix millions de passagers en 2035, la mise en place d’une nouvelle compagnie aérienne "Air Sénégal", avec l’ambition de faire effectuer le vol inaugural de l’AIBD et la réalisation du programme de réhabilitation des aérodromes régionaux du Sénégal pour la modernisation de sept aéroports.
ADE/ASB/OID/APS

28/03/2017

LE TOURISME REVIENT EN CASAMANCE

Tourisme en Casamance : l’espoir renaît auprès des acteurs du secteur

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Retiré par la France de la liste rouge des zones touristiques à éviter depuis octobre 2016, la région de la Casamance connaît à nouveau un véritable intérêt de la part des touristes. Entre curiosité et nostalgie, ils sont nombreux à emprunter l’Aline Sitoé Diatta, le bateau qui les emmènera à la découverte de l’une des plus belles régions du Sénégal.
Appelée également pays « Flup », du nom du royaume Diola qui abritait autrefois cette région, la Casamance est l’une des 14 régions du Sénégal dotée d’attraits touristiques les plus magnifiques du pays, mais aussi très attachants. Après 25 ans, la France a levé son avertissement aux voyageurs, et pour cette année 2017, les « clignotants » sont au vert, et devraient permettre une meilleure activité touristique. C’est du moins le souhait de Georges, guide touristique à la cité balnéaire de Cap Skirring.
« Les choses commencent à s’améliorer, c’est vrai que ce n’est pas encore le grand retour, mais il y a de plus en plus de mouvements. Et c’est une bonne chose pour nous. Notre souhait est que l’Etat nous accompagne à promouvoir davantage la destination à l’extérieur. Que les gens sachent que la Casamance est une destination idéale pour le tourisme », confie-t-il.
Toutefois, même si l’espoir renaît auprès des acteurs touristiques et que l’on commence à ressentir une amélioration auprès des établissements hôteliers, que ce soit à Ziguinchor, au Cap Skirring ou dans les nombreux autres sites de cette région, de nombreux défis demeurent. « Nous devons aujourd’hui mettre les bouchées doubles pour relancer cette destination. La région est certes riche en attraits touristiques, mais il y a beaucoup de manquement, notamment au niveau des infrastructures. Nous devons être prêts pour le grand retour, car cela ne saurait tarder », indique Ismael cabral Kambell, de la plateforme de voyage et hôtelière africaine Jumia Travel. Il insiste également sur le développement des offres destinées à une cible locale. « Nous devons travailler également à ce que les Sénégalais, notamment les gens de Dakar et les autres villes du pays visitent cette région. Il nous faut une politique destinée à nous-même Sénégalais, car il y a beaucoup de choses à découvrir ici. S’il y a davantage de visiteurs locaux, cela permettra également d’attirer ceux qui viennent d’autres pays ».
La découverte d’un autre Sénégal
Au-delà de l’aspect moderne qu’offre Ziguinchor, la Capital de la Casamance, cette région est surtout marquée par son attachement à ses généreuses valeurs traditionnelles. Voyager en Casamance, c’est aller à la découverte des traditions africaines. Malgré les époques, l’influence de la colonisation et de la modernisation, l’invocation seule du nom Casamance vous plonge dans une mosaïque d’ethnies, de traditions, de religions. Cette région étonne par la vivacité de ses traditions et la richesse de ses cultures, facilitant ainsi les rencontres humaines. Au passage, vous ferez la connaissance des peuples Joola, Balantes, Mandjak, ManKangne, Baînounks, etc… La Casamance constitue une terre de transition entre l’Afrique sahélienne et l’Afrique forestière. Océan, fleuve, mangroves, palmeraies et massifs forestiers se côtoient et sont à l’origine d’écosystèmes d’une richesse exceptionnelle. Cette abondance dans un milieu naturel préservé offre de multiples possibilités de découverte et garantie aux visiteurs un dépaysement absolu au cœur d’une nature envoûtante.
Marie Joseph/Jumia Travel/nouvellesdedakar.com

25/03/2017

RESTAURER LES CINEMAS

Restaurer les salles de projection pour relancer le cinéma Sénégalais

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Les cinéastes sénégalais ont convaincu leurs décideurs sur la nécessité de réhabiliter les salles de cinéma pour aider à relancer cette industrie en difficulté.
Après plus d’une décennie d’inactivité, le gouvernement du Sénégal s’engage dans un vaste plan de réhabilitation de son industrie cinématographique. Une décision qui fait suite à la demande émise par les cinéastes qui réclament la réouverture des salles de cinéma pour aider à relancer l’industrie.
L’ensemble du territoire sénégalais ne compte qu’un nombre insignifiant de salles de cinéma. Le développement des nouvelles technologies ainsi que le manque de fonds et de ressources semblent en être les responsables.
Malgré le fait que le Sénégal ait six films en compétition au FESPACO cette année et remporté l’Etalon d’Or de Yennenga, avec « Félicité », le film du réalisateur Franco-sénégalais Alain Gomis, les cinéastes sénégalais souffrent du fait que le public local n’ait pas l’occasion de voir des films à domicile, faute de salles de cinéma.
« Nous comptons financer des opérateurs privés nationaux pour rénover ces salles et les mettre en adéquation parce que aujourd’hui les salles d’avant ne sont plus ces salles que veulent les populations actuelles, elles étaient très grandes. Donc aujourd’hui, il faut mettre toute la convivialité comme ça se fait un peu dans le monde des salles de 200, 300 places, mais en avoir 3, 4 qui offrent un programme diversifié », a annoncé Hugues Diaz, directeur du département cinématographique d‘Etat.
Kouamé L./Ph. Arnaud KOUAKOU/Burkina24/Africanews

21/03/2017

BONNE NOUVELLE POUR LES SUISSES

Macky Sall exempt les Suisses de visa d’entrer au Sénégal

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Le chef de l’Etat, Macky Sall, a annoncé lundi à Berne que les ressortissants suisses désireux de se rendre au Sénégal seront exemptés du visa.
Depuis la Suisse où il effectue une visite officielle de trois jours, Macky Sall a pris la décision de faciliter aux ressortissants suisses leur voyage vers le Sénégal en les exemptant du visant.
«L’occasion m’a été donnée de constater qu’il y avait des touristes suisses qui avaient besoin de visa. Nous avons décidé de faire l’exemption de visa pour les Suisses pour leur entrée au Sénégal», a annoncé le chef de l’Etat au cours d’un point de presse qu’il animait avec son homologue Doris Leuthard, présidente de la Confédération helvétique.
Macky Sall a par ailleurs annoncé que les gouvernements suisse et sénégalais ont retenu de travailler sur la question des passeports officiels, «afin de voir comment bâtir une relation qui permettrait de faciliter les déplacements au niveau officiel».
Les deux présidents ont affiché leur volonté de poursuivre et de renforcer leur coopération. Doris Leuthard et Macky Sall on notamment abordé le commerce de l’or (dont la Suisse va acheter la totalité de la production du Sénégal) et les échanges dans le domaine de la formation.
Coumba Ndoffene Diouf/Senenews

12/03/2017

GASTRONOMIE AU SENEGAL

6 restaurants sénégalais en lice pour « Goût de France »

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La gastronomie française sera à l’honneur ce 21 mars. L’opération « Goût de France », plus grand dîner français organisé sur les 5 continents, verra la participation, cette année, de 6 restaurants de Dakar, Saly et Saint-Louis. Ils proposeront chacun un menu d’au moins 5 plats.
Prévu le 21 mars 2017, l’événement « Goût de France » verra la participation de 6 restaurants de Dakar, Saly et Saint-Louis. Ils présenteront chacun à cette soirée gastronomique un menu d’au moins 5 plats typiquement français concocté avec un mariage de produits français et ceux locaux bio comme organiques.
En conférence de presse hier, avec les chefs des restaurants participant à l’opération au Sénégal, l’ambassadeur de France à Dakar, Christophe Bigot, indique que l’opération « Goût de France » est un événement mondial pour célébrer la gastronomie française. « L’événement est proposé et encadré par la France. Mais c’est une initiative privée car c’est aux restaurants de s’inscrire et de se proposer », confie-t-il. A l’en croire, à Dakar, ce grand dîner va se tenir ce 21 mars dans les restaurants Teranga Lounge Pullman, Radisson Blu, la Guinguette, Casino Terrou de Saly, Habana Café de Saly et le Restaurant de l’Hôtel la Résidence des trois villes de Dakar, Saly et Saint-Louis. Ils proposeront chacun un menu de la gastronomie française.
Outre ces six menus à la soirée du 21 mars, il y aura aussi, d’après l’ambassadeur Bigot, un autre dîner qui sera offert le même jour à la Résidence de la France à Dakar pour célébrer cette gastronomie.
« A l’occasion, un concours sera également lancé dès lundi sur nos réseaux sociaux avec en jeu une invitation pour deux personnes à ce dîner. Les deux gagnants de ce concours auront le bonheur et le plaisir de participer à ce dîner », fait savoir son Excellence M. Bigot.
Précisant qu’au-delà de l’événement, ils souhaitent aller dans le sens du partage, de l’échange sur la formation, les produits, les menus et les techniques d’accueil, etc., pour un exercice typiquement franco-sénégalais, en faisant participer des chefs sénégalais des écoles hôtelières et de restauration sénégalaises. L’idée est de faire une Semaine du goût franco-sénégalais dans plusieurs endroits pour promouvoir davantage les produits sénégalais et mettre en valeur la créativité des chefs.
Les chefs des Restaurants du Radisson Blu et de Teranga Lounge Pullman se disent heureux de participer à ce concours « Goût de France ». « Nous allons concocter un petit menu en jouant dans la qualité. Et puisque nous travaillons beaucoup avec des fermiers locaux, nous allons, pour le menu, mélanger les produits français et locaux », dit le chef du restaurant du Radisson Blu. Pour sa part, le chef de restaurant du Teranga Pullman indique qu’il s’est tourné, en priorité, vers ses régions d’origine, à savoir l’Alsace.
Par exemple pour l’entrée, il va travailler le foie gras sous une autre spécialité, les griottes de Fougerolles qui viennent aussi de la région. N’empêche, Bernard Stempflé va également miser sur le mariage entre la cuisine typiquement française et les produits sénégalais.
Événement mondial, l’opération « Goût de France », le plus grand dîner français du monde, rassemblera 2.000 restaurants, 2.000 chefs et 200 menus dans les 5 continents.
Maguette Guèye DIEDHIOU/Lesoleil

26/02/2017

DAGANA

Dagana, le charme du Sénégal profond

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Il y a au Sénégal des endroits dont vous n’attendrez parler que très rarement, pourtant juste le temps d’un détour, vous en serez séduit et marqué à jamais. Situé sur le bord du fleuve Sénégal, Daganafait partie de ces endroits magiques qui vous donnent envie d’aller à la découverte du Sénégal profond et de ses trésors.
Fondée vers les années 1300, alors petit village de quelques âmes, l’origine du nom de ce lieu reste incertaine, certains font allusion à l’expression wolof fi dagan na dëk signifiant un endroit propice, d’autres par contre y voient un nom tiré de son fondateur Dagana, un peulh mais d’autres sources attribuent également la création de ce village à un nommé Dah venant du Ghana.
Ancien comptoir au bord du fleuve Sénégal, à la frontière avec la Mauritanie, Dagana est une ville moderne, mais qui a gardé toute son authenticité et ses vestiges historiques qui font d’elle un témoin des époques traversées par ce beau pays, carrefour entre le Fouta, le Walo et le Diéri.
L’histoire de Dagana reste liée à celle du puissant royaume du Walo, avec la signature en 1819 du traité Ndiaw entre le Brak (roi du Walo) Faatim Borso Mbodj, le gouverneur Schmaltz et les principaux chefs du pays. Ce traité aboutira à la création de comptoirs commerciaux sur le long du fleuve Sénégal dont celui de Dagana, qui était un gros centre commercial lié au négoce de la gomme arabique.
D’ailleurs, “une visite de la ville nous rappelle grandement l’époque coloniale, et nous plonge dans le temps et nous permet de nous ressourcer”, explique Ngoné Cissé, agent de voyage à la plateforme Jumia Travel. “Quand des gens m’appellent pour avoir des conseils sur un endroit authentique à visiter au Sénégal, je recommande vivement Dagana”.
Cette petite ville est située à 130 km de la côte Atlantique, à environ 408 km de Dakar. Sa population est en majeure partie compose de Peuls, de Wolofs et de Maures, la cité offre un paysage à part, un climat chaud, mais un cadre de vie agréable.
Cette belle cité réserve de nombreuses surprises aux visiteurs, des quartiers qui ont gardé leur organisation traditionnelle, mais aussi d’autres atouts comme des visites à l’île de Djérindé, les villages traditionnels peulhs dans le Walo ou encore la cité religieuse de Gaé, autant de merveilles qui vous donneront des envies d’y retourner pour d’autres aventures touristiques.
I.K/Padsel

24/02/2017

ALAIN GOMIS: DE SUCCES EN SUCCES

Berlinale 2017 : Alain Gomis remporte le grand prix du Jury

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Avec « Félicité », le réalisateur Franco-Sénégalais remporte l’Ours d’argent de la 67e édition du Festival international de Berlin le 19 février. L’unique film africain en compétition fait le portrait d’une chanteuse de bar à Kinshasa se battant pour son fils.
« C’est un film sur nous, le peuple, nous sommes beaux, nous pouvons aimer ce que nous sommes », a lancé lors de la remise du prix son réalisateur, le Franco-Sénégalais Alain Gomis, déjà venu à Berlin en 2012 avec le remarqué Tey.
Dans Félicité, son quatrième film, il brosse le portrait d’une mère courage, qui après son boulot de chanteuse dans un bar tente le tout pour le tout pour amasser la somme nécessaire à l’opération de son fils victime d’un accident. Félicité a été tourné dans la capitale congolaise et suit le quotidien de ses habitants, des hôpitaux aux marchés de Kinshasa, mais se refuse à toute dimension sociologique ou documentaire, malgré le contexte politique tendu en République démocratique du Congo.
« C’était difficile de faire ce film. Ça a été une année difficile en RDC », a souligné le réalisateur, évoquant notamment les élections. « J’ai l’impression que le moment est important » pour le cinéma africain, avait souligné Alain Gomis lors de la présentation de son film à la Berlinale.
Le film sera en compétition au Fespaco édition 2017 qui se tient du 24 février au 4 mars à Ouagadougou.
au-senegal.com

NOUVEAU ROMAN DE FATOU DIOME

Fatou Diome publie un ouvrage sur l’identité nationale

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La romancière sénégalaise Fatou Diome va publier son nouvel ouvrage le 15 mars prochain. « Marianne porte plainte ! » est le titre de ce roman qui parle de l’identité nationale à l’approche de la campagne présidentielle en France.
Encore un nouvel ouvrage de Fatou Diome ! La romancière d’origine sénégalaise va publier, le 15 mars prochain, un nouveau roman. « Marianne porte plainte ! » sera le titre du prochain ouvrage de la romancière native des îles du Saloum. Très engagée sur le thème de l’émigration avec plusieurs de ses publications qui portent sur cette problématique, Fatou Diome revient cette fois-ci sur un autre sujet qui l’intéresse aussi : la question de l’identité nationale en France avec, en perspective, la prochaine campagne présidentielle.
« Alors que le débat sur l’identité nationale risque d’occuper une place centrale dans la campagne présidentielle, Fatou Diome dénonce les excès de ses défenseurs, qui ruinent la cohésion sociale, fondement de notre République », explique la notice de l’ouvrage. « À trop encenser les racines locales, les uns oublient que les migrations sont au cœur de la marche de l’Histoire. À trop instrumentaliser la laïcité, les autres réveillent de vieux accents inquisiteurs », poursuit l’auteure qui, dans ce livre, parle des deux sujets qui ont été le fil conducteur de sa production littéraire : les migrations et l’identité nationale.D’origine sénégalaise, Fatou Diome est installée en France depuis une vingtaine d’années sans couper le lien qui le lie à son pays, à son terroir natal, les îles du Saloum, et sa culture de Sérère Niomimka. Dans beaucoup de ses livres, elle ne manque pas de faire référence à des référents culturels qui l’ont marquée durant son enfance et adolescence en pays sérère Niomimka. « Quand le "Eux et nous" oriente le discours, c’est la victoire des amalgames et dans son sillage du rejet et de la haine de l’autre qui se dessine. Au lieu de dresser les uns contre les autres, les pompiers qui se font aujourd’hui pyromanes devraient définir les modalités d’un destin collectif », poursuit-elle dans la présentation de l’ouvrage qui vient après sa dernière production « Impossible de grandir » où elle parle de la vie d’une fille, Salie, née hors mariage et qui sera marquée par le regard accusateur de l’entourage familial. Son histoire personnelle qu’elle n’a pas hésité à coucher sur un roman avec un grand courage.
« Dans une magnifique ode à la France, mère patrie adoptive prenant aujourd’hui des allures de marâtre, Fatou Diome s’interroge sur ce que pourrait être une identité nationale, ciment de la République, appuyée sur un pilier crucial, l’éducation, seule capable de libérer des tiroirs identitaires et d’affirmer l’appartenance commune au genre humain », lit-on dans la présentation de l’ouvrage.
Fatou Diome est née au Sénégal et est arrivée en France depuis 1994 et vit depuis à Strasbourg. Elle est l’auteure d’un recueil de nouvelles « La Préférence nationale » (2001) ainsi que de cinq romans, « Le Ventre de l’Atlantique » (2003), « Kétala » (2006), « Inassouvies nos vies » (2008), « Celles qui attendent » (2010) et « Impossible de grandir » (2013). Dernièrement, elle avait fait une sortie remarquée dans l’émission « Ce soir ou jamais » sur France 2 sur la question de l’accueil des migrants en Europe.
Oumar NDIAYE/lesoleil

18/02/2017

BEERSHEBA

Excursion pédagogique.

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Si vous allez un de ces jours sur la route Mbour-Fatick, tournez à droite sur la superbe latérite à hauteur du village de Sandiara (juste après la station service). Huit kilomètres plus loin, vous arriverez au Beersheba! Cent hectares dans lesquels la nature sahélienne a été sauvée et renaît incroyablement.
Où le travail sur la terre, sans reboisement aucun, a fait repousser des milliers d'arbres. Où l'on apprend à respecter, enrichir, arroser ce qui était encore un quasi désert voici quelques années.
L'éducation, l'enseignement, le travail, les résultats sont extraordinaires!
Mieux qu'un long discours, je vous invite à regarder la vidéo tournée en 2015.
Même si, philosophiquement, je n'adhère pas à quelle-que "mission" évangéliste que ce soit, je dois reconnaître que le travail fait par ces hommes et ces femmes avec les autochtones est tout simplement magnifique et porteur d'avenir.
Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=Rfw0AMhIpH0
Facebook: https://web.facebook.com/beershebaproject.org/?_rdr
Je vous invite également à parcourir l'album: https://web.facebook.com/268120919882100/photos/?tab=albu...
BRB

16/02/2017

LE TOURISME VA DE MIEUX EN MIEUX!...

Le tourisme sénégalais ’’va de mieux en mieux’

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Le tourisme ’’va de mieux en mieux’ au Sénégal’, en dépit de la crise post-électorale gambienne par exemple, qui aurait pu impacter négativement ce secteur, a estimé le secrétaire général du comité de station de Saly-Portudal (Mbour, ouest), Ibrahima Sarr.
Le secteur du tourisme au Sénégal "va de mieux en mieux" après la crise dont des acteurs et experts faisaient état depuis quelques années, a-t-il diagnostiqué dans un entretien à l’APS.
Les choses commencent depuis "à changer petit à petit", bien qu’il soit encore ’’prématuré de faire un bilan réel’’ de la présente saison caractérisée selon lui par un retour de plus en plus marqué des tours opérators.
De même la clientèle locale n’est pas en reste, qui vient plus régulièrement cette saison pour des séminaires et autres rencontres organisées à Mbour, en comparaison de la saison écoulée, a fait valoir Ibrahima Sarr.
Le secteur du tourisme, avec 75 000 emplois directs et 25 000 indirects, contribue au PIB sénégalais à hauteur de 6 pour cent, selon des statistiques du ministère de tutelle datant de 2010.
Dans le même temps, il injectait 273 milliards de francs CFA dans l’économie nationale dont
142 milliards en valeur ajoutée et 41,6 milliards en recettes fiscales, selon ces chiffres officiels.
Le Sénégal demeure "un pays accueillant" avec un tourisme "très attractif", malgré l’érosion côtière qui de plus en plus, prive les réceptifs de la Petite-Côte sénégalaise de leurs plages, a-t-il soutenu.
"Vous voyez bien qu’on n’a plus de plages, mais les clients habitués font maintenant fi des plages et commencent à revenir dans notre pays, parce qu’il y a la téranga (hospitalité) sénégalaise, nous sommes un pays stable, entre autres atouts qui constituent des facteurs encourageants pour notre tourisme", a estimé M. Sarr.
Avec la crise post-électorale de la Gambie, "il y a eu un report de toute la clientèle des tours opérators, notamment de la Hollande, qui était initialement destinée à la Gambie, a signalé le secrétaire général du comité de station de Saly-Portudal, sans donner de chiffres.
"Heureusement que la crise gambienne a été très vite maîtrisée et résolue, sinon ça allait négativement impacter sur le tourisme, parce que ça allait nous toucher encore de plein fouet", a-t-il indiqué.
ADE/BK/MS/APS

SALY N'EST PAS VIEILLISSANT...

Le balnéaire sénégalais ’’loin d’être vieillissant’’

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Le tourisme balnéaire ’’est loin d’être vieillissant’’ au Sénégal, a soutenu le secrétaire général du comité de station de Saly-Portudal (Mbour, ouest), Ibrahima Sarr, selon qui l’avenir de ce secteur demeure sur les épaules des nationaux.
"Notre tourisme balnéaire est loin d’être vieillissant. Nice (France) est quand même beaucoup plus ancien que Saly-Portudal et pourtant, il y a toujours le tourisme balnéaire qui fait sa grande réputation’’, a-t-il soutenu dans un entretien avec l’APS.
"Dire que le balnéaire est vieillissant voudrait aussi dire que le ski nautique est vieillissant", a souligné le secrétaire général du comité de station de Saly-Portudal, principale station dédiée au tourisme balnéaire au Sénégal, sur la Petite-Côte sénégalaise.
L’érosion côtière est le "seul problème’’ de ce secteur au Sénégal et même dans ce cas, "il faut dire honnêtement que la situation se stabilise parce que c’est lié aux effets du changement climatique’’, a-t-il affirmé.
Les problèmes liés à l’érosion côtière étaient beaucoup plus graves entre 2010 et 2012, années durant lesquelles "beaucoup de réceptifs hôteliers et autres résidences avaient été frappés de plein fouet par la furie des vagues de la mer’’, a signalé Ibrahima Sarr sans plus de précision
Il fonde espoir sur les projets mis en œuvre sur ce plan, dont celui de la Banque mondiale portant sur la restauration des plages sur une bonne partie du littoral sénégalais, une perspective qui selon lui devrait redonner au balnéaire sénégalais ses lettres de noblesse.
Il a ainsi jugé "regrettable" la fermeture de certains réceptifs hôteliers de Mbour, citant le Club Aladiana, rattaché au Club Med, mais aussi "Les Domaines de Nianing", Savana-Saly, Novotel Saly, devenu une simple résidence, sans compter d’autres structures hôtelières et para-hôtelières.
"S’il y a toute ces fermetures-là, c’est parce que ces hôtels n’ont pas été construits à partir d’investissements locaux. Si c’était des investisseurs nationaux, tous ces hôtels n’allaient pas fermer comme ça, du jour au lendemain", a expliqué Ibrahima Sarr, lui-même directeur d’hôtels.
Si les investisseurs étrangers ne trouvent "pas leurs comptes, ils repartent tout bonnement’ Si c’était un Sénégalais, il ne partirait pas", a-t-il fait valoir en estimant que l’avenir du tourisme sénégalais repose sur les épaules des nationaux.
Cette perspective doit amener l’Etat du Sénégal à aider les nationaux à investir dans ce secteur, dans le cadre par exemple du partenariat public-privé’’, a-t-il préconisé.
Le secteur du tourisme, avec 75 000 emplois directs et 25 000 indirects, contribue au PIB sénégalais à hauteur de 6 pour cent, selon des statistiques du ministère de tutelle datant de 2010.
Dans le même temps, il injectait 273 milliards de francs CFA dans l’économie nationale dont 142 milliards en valeur ajoutée et 41,6 milliards en recettes fiscales, selon ces chiffres officiels.
ADE/BK/MS/APS