26/05/2017

EROSION CÔTIERE

Érosion côtière : le littoral sénégalais face à un péril écologique

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Des environnementalistes interrogés par l’APS soulignent la fragilité de l’écosystème du littoral sénégalais et considèrent cette situation aux origines lointaines comme ‘’un péril écologique’’.
Cet écosystème est en effet dégradé par l’érosion côtière, et ce phénomène naturel colle avec l’histoire de la mer dont l’avancée sur le continent a été davantage remarquée grâce à une photo satellite, indique-t-on.
"Dakar reste coupée par de petites rivières et marigots qui débouchent à la mer, surtout pendant la saison des pluies", indique le professeur Pape Goumbo Lô, géologue, environnementaliste et expert en aménagement côtier et prévention des risques.
Le directeur général du Centre expérimental de recherches et d’études pour l’équipement (CEREEQ) fait remarquer que la station balnéaire de Saly, le littoral mbourois, les cimetières de Rufisque et les quartiers de Mérina, Keuri Kaw, Diokoul et Tiawlène (Rufisque) sont en train de subir la furie de la mer
"Le plus fataliste invoque Dieu, là où le spécialiste retiendra parmi les causes, l’action de l’homme sur la nature", fait observer l’environnementaliste, à propos des origines de ce phénomène. Pape Goumbo Lô, qui préside le comité scientifique de l’aménagement côtier pour le littoral de l’UEMOA, déplore "les actions sectorielles, parcellaires et individuelles" entreprises dans ce cadre.
Appelant à des solutions intégrées et durables, M. Lô soutient que l’érosion côtière a toujours existé et continue d’exister, notamment dans des zones habitées comme Saly-Portudal, Saint-Louis, Rufisque et tant d’autres villes au Sénégal.
"L’érosion côtière est dramatique et entraîne diverses conséquences. Les plages s’érodent tout le temps. Le phénomène a changé la ligne de rivage", constate-t-il.
D’après lui, si il y a longtemps "Gorée et les îles de la Madeleine étaient rattachées à Dakar’’, force est de constater aujourd’hui que l’érosion côtière les a en séparées". Et, il y a quelques années, rapporte encore l’expert, "on a trouvé des traces qui montrent que les gens allaient de Dakar aux îles de la Madeleine à pied".
La directrice de l’environnement et des établissements classés du Sénégal, Marilyne Diarra, a même porté la problématique à la tribune de la 21 Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies, tenue à Paris, en décembre 2015.
"La mer avance et grignote les côtes sénégalaises", avait-elle alors lancé.
"La mer avance de 1 à 1,3 mètres par an sur les côtes qui s’étendent sur plus de 700 km et qui sont à 90% basses" avait-elle indiqué, expliquant que "nos côtes sont impactées par l’avancée de la mer parce qu’elles sont essentiellement basses".
Ce phénomène est dû non seulement aux changements climatiques mais aussi à l’action de l’homme avec les ‘’constructions anarchiques’’ sur le littoral sénégalais, avait-t-elle avancé, ajoutant que les villes les plus touchées sont Saint-Louis, Mbour, Saly, Gandiole, les îles du Saloum et la Casamance.
"Dans les îles du Saloum, précise-t-elle, la rupture de la pointe de Sangomar avec Djiffer est l’aboutissement d’un processus naturel de quelques millénaires, plusieurs campements et bâtiments ont été détruits."
La pointe de Sangomar a été décrite depuis longtemps par les navigateurs et les ingénieurs hydrographes en raison de sa position stratégique, en aval du port de Kaolack.
La ville de Saint-Louis n’est pas non plus épargnée, surtout depuis l’ouverture de sa fameuse brèche.
C’est en octobre 2003 que fut menée cette action d’apparence anodine, mais qui a produit de grandes conséquences. En effet, c’est suite à un risque important d’inondations de Saint -Louis que les autorités décident d’ouvrir un canal de délestage, pour faciliter l’écoulement du fleuve vers la mer, à 7 km au sud de la ville.
De 4 mètres de large au moment de l’ouverture, le canal a atteint 7 km. L’ouverture de la brèche a complètement modifié le milieu estuarien, et certains spécialistes craignent désormais que la ville soit plus sensible qu’auparavant à une augmentation même minimum du niveau de la mer.
De plus, une nouvelle brèche a été ouverte par la mer en octobre 2012, un peu au nord de Gandiole, à 500 mètres de la première. Au départ, limitée à quelques vagues, elle est devenue aujourd’hui une ouverture d’un kilomètre de large et coupe la Langue de Barbarie, menaçant notamment un campement tout proche. La rive continentale du fleuve reçoit aujourd’hui directement les vagues sur ses berges.
Pour Pape Goumba Lo, "beaucoup de facteurs entrent en jeu pour expliquer ce phénomène, mais, aujourd’hui, force est de constater qu’il est en tain de remettre en cause, le développement socio-économique du littoral".
"Cela n’est pas propre au Sénégal. Ça va du Maroc jusqu’en Afrique du Sud", a-t-il précisé, expliquant la particularité des zones les plus menacées du Sénégal (Rufisque, Bargny, Joal et Saly) par les houles du Sud "qui sont très intenses à certains moments de la nuit".
"La non maîtrise de ces houles du sud mais aussi la vulnérabilité de ces sites non aménagés font que l’érosion est fortement intense à quelques points où on extrait le sable marin", prévient Pape Goumbo Lo.
Selon lui, cela entraîne "la destruction des habitats, des pertes économiques, la disparition de sites culturels et cultuels, une augmentation de la vulnérabilité des populations".
"Dans le domaine du tourisme, c’est l’inquiétude qui gagne les agents du secteur. A la station balnéaire très convoitée de Saly-Portudal, la mer occupe pratiquement tout l’espace", déplore l’aménagiste côtier. Il appelle à réfléchir sur des solutions durables car, dit-il, "nous avons suffisamment parlé des causes et des conséquences".
SBS/PON/ASG/APS

24/05/2017

L'’AIBD SERA INAUGURÉ LE 7 DÉCEMBRE PROCHAIN

L’AIBD SERA INAUGURÉ LE 7 DÉCEMBRE PROCHAIN

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L’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) dont les travaux sont achevés sera inauguré le 7 décembre prochain a annoncé mercredi, à Saly-Portudal (Mbour) son directeur général, Abdoulaye Mbodji.
"Cette inauguration, nous voulons la faire également avec un aéronef de la compagnie Air Sénégal qui est aujourd’hui créée. C’est un défi et nous voulons qu’au soir du 7 décembre 2017 que tout le Sénégal sache que l’AIBD a effectivement pris son envol", a-t-il lancé.
Abdoulaye Mbodji a fait cette annonce au terme d’un atelier de deux jours (23-24 mai) de concertation avec les élus des communes concernées par cet aéroport et les services étatiques impliqués dans le projet.
"Nous voulons faire en sorte que ce pôle économique en gestation dont la ressource territoriale première demeure l’AIBD soit mieux géré, que tout le monde s’en approprie et accompagne sa gestion", a expliqué M. Mbodji.
Les travaux du cargo village, la seule infrastructure de cet aéroport pas encore achevée, sera terminée "à date échue", selon le DG de l’AIBD, précisant que l’APIX qui a en charge la construction de cet aéroport a commis le groupe "Teylium Agiliky" pour la finition du cargo.
"De par sa situation géographique, le Sénégal constitue un hub naturel, Dakar étant pratiquement au centre du monde, selon les distances aériennes. Ce qui constitue un avantage naturel que l’on devrait exploiter", a-t-il insisté.
Dans un tel contexte, "le pavillon national est indispensable parce qu’on ne peut pas avoir un hub aérien si on n’a pas de pavillon national" a fait savoir Abdoulaye Mbodji qui renseigne qu’Abidjan était à 1,300 millions passagers l’année dernière.
"Aujourd’hui, ils sont à 1,950 millions de passagers dont 700 mille passagers transportés par la compagnie nationale" a-t-il ajouté.
"Cela signifie que pour pouvoir drainer tout ce monde vers Dakar et ensuite faire d’ici le dispatching maintenant à travers le monde, il nous faut notre propre pavillon fort", a estimé le DG de l’AIBD qui invite les africains à "prendre leur destin en main dans le domaine de l’aviation où il y a beaucoup de parts de marché prendre".
Abdoulaye Mbodji a en outre indiqué que le centre de maintenance prévu dans la commune de Diass pour accompagner les activités de l’AIBD est estimé à 53 millions d’euros (34,765 milliards de frs CFA). Il sera réalisé sous forme de partenariat public-privé (PPP) a-t-il dit.
APS

22/05/2017

ENFIN LES NAVETTES DAKAR-RUFISQUE

Transport maritime : 2 bateaux vont assurer la liaison maritime Dakar-Rufisque

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Une fois terminée, les travaux de réhabilitation de l’embarcadère de Rufisque vont permettre le démarrage de la liaison maritime Dakar-Rufisque. A cet effet, le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) va mettre en circulation 2 bateaux pour permettre aux populations de Rufisque et de la banlieue de joindre Dakar dans des temps record. Le ministre de la Pêche a procédé au lancement des travaux, hier, pour une durée de 5 mois.
L’embarcadère-débarcadère de Rufisque avait été construit pour servir d’accostage aux fameux « bateaux-taxis », mais à cause d’un défaut technique, cette infrastructure n’a jamais servi aux populations de Rufisque. Ce week-end, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a procédé au lancement des travaux de réhabilitation et d’extension du ponton pour assurer la liaison maritime Dakar-Rufisque. Pour Oumar Guèye, cette réhabilitation de l’embarcadère s’inscrit dans une politique d’aménagement et de modernisation des infrastructures portuaires et maritimes nécessaires à l’impulsion du développement socioéconomique du pays et pour le bien-être des populations du Sénégal. Car, selon lui, le secteur de la pêche est un « facteur essentiel de démultiplication des gains de productivité et d’amélioration de la compétitivité ». Pour un coût global de 1,3 milliard de FCfa, les travaux de réhabilitation du ponton de Rufisque vont durer 5 mois. Richard Brault, le représentant de la société en charge des travaux a donné des gages pour respecter cet engagement.
Déjà un bateau pour passagers de 200 places baptisé « Mame Coumba Lamb » du nom du génie tutélaire et protecteur de la « vieille ville » est acquis par le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec). Aussi, un autre bateau sera mis en circulation pour cette liaison Dakar-Rufisque afin d’assurer une rapidité des rotations et de réduire les temps d’attente. « C’est la raison pour laquelle, l’infrastructure qui sera construite, dans cinq mois, permettra de faire en sorte que nous puissions réaliser une liaison maritime entre Rufisque et Dakar et entre Dakar et Rufisque », a indiqué le ministre de la Pêche.
La dynamique va se poursuivre en 2017
Selon le directeur général du Cosec, Abdoulaye Diop, au-delà de Rufisque, cette liaison va développer le transport maritime en banlieue. Le représentant du maire de la ville, Pathé Ndiaye, s’est réjoui du démarrage des travaux. Car, selon lui, ce projet va désenclaver Rufisque et assurer la fluidité de la circulation. « C’est un rêve que nous caressions depuis longtemps », a dit Pathé Ndiaye. Un satisfecit partagé par le président du Conseil départemental, Souleymane Ndoye et par Pierre Mboup, le responsable des pêcheurs et mareyeurs de Rufisque.
Des navires fret
Outre ce ponton qui sera réalisé sur fonds propres par le Cosec, Abdoulaye Diop assure que le Cosec œuvre pour la mise en place d’un armement fort et pour développer le cabotage national et sous-régional. A cet effet, il a annoncé l’acquisition d’un navire fret de Bogué d’une capacité de 2.155 tonnes et d’un autre navire de fret de Djilor d’une capacité de 5.000 tonnes. Tout ceci sera financé grâce à une garantie contractée avec la Bnde pour le compte du Cosama. Le ministre Oumar Guèye est aussi revenu sur les nombreuses réalisées déjà effectuées dans le secteur de la pêche telles la construction de quais de pêche modernes à Pointe Sarène, Ngaparou et Potou. De même que les quais en cours de réalisation à savoir Soumbédioune, Goudomp et Bargny. Le ministre cite aussi l’aménagement des zones de transformation des produits halieutiques, la modernisation des moyens de production et la subvention de 20.000 moteurs d’un montant de 2 milliards de FCfa. « Cette dynamique va se poursuivre en 2017 et dans les années à venir avec des projets structurants avec la construction des aires de transformation de Kayar et Joal, la construction de 6 marchés centraux au poisson, la réhabilitation du marché central au poisson de Dakar, la réhabilitation des quais de pêche de Hann, Mbour, Joal, etc », a rappelé Oumar Guèye. Enfin, le ministre a indiqué qu’une commission technique sera créée pour suivre les travaux de l’embarcadère de Rufisque.
Maguette NDONG/lesoleil.sn
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21/05/2017

ON VA NETTOYER LA LANGUE DE BARBARIE

LANGUE DE BARBARIE: vers l’éradication d’au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets

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L’ONG Le Partenariat a lancé, samedi, des journées participatives de nettoiement des berges et des grandes artères de la Langue de Barbarie, en collaboration avec la Commune de Saint-Louis et les communautés de pêcheurs. En plus des actions de sensibilisations sur la gestion des berges, des activités de reboisement du littoral, des immersions de récifs artificiels dans l’océan, des initiatives de promotion des énergies renouvelables et renforcements des dispositifs de nettoiement seront effectuées.
Papa Mamadou CISSE, le Chargé de Programme Pôle ONG - Développement durable du Partenariat et chef de ce projet s’est réjoui de la mobilisation d’une centaine d’acteurs au lancement de ce programme structurant soutenu par Kosmos BP Sénégal Limited avec la participation des communautés de pêcheurs (Goxumbacc, Ndar Toute, Guet Ndar et Hydrobase), de la Commune de Saint-Louis, des Services Techniques Municipaux (Service de Nettoiement), du Service des Pêches, de l’Agence Régionale de Développement de Saint-Louis (ARD) et du Conseil Local de Pêche Artisanale (CLPA) qui sont membres du Comité technique de suivi du projet.
« Ces activités environnementales s’inscrivent dans le cadre du Projet d’amélioration des conditions de vie des communautés de pêcheurs de la langue de barbarie, financé intégralement par l’entreprise Kosmos à travers son Programme d’Investissement social au Sénégal. En sa qualité de maitre d’œuvre, L’ONG Le Partenariat accompagne les communautés de pêcheurs à rehausser leur capacité de résilience face aux multiples menaces de ce territoire particulièrement vulnérables », a-t-il expliqué.
« Ces menaces sont, notamment, l’érosion côtière, la raréfaction des ressources et moyens d’existence et l’insalubrité. C’est pourquoi le projet s’active à amorcer une dynamique environnementale de préservation de l’environnement et des ressources naturelles », a ajouté M. CISSE qui soutient que la participation de KOSMOS est « une contribution substantielle aux problématiques de développement durable dans les quartiers de la langue de barbarie ».
Balla GUEYE, l’adjoint au maire de Saint-Louis chargé des Affaires domaniales, foncières, du Cadre de vie, de Hygiène et de la Voirie communale a magnifié la pertinence de ces journées de nettoiement en expliquant qu’elles s’inscrites en droite avec la politique de gestion de sa Commune.
Au nom du maire Mansour FAYE, il a remercié KOSMOS d’avoir traduit sa Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) par l’organisation de cette importante activité au profit des populations de la Langue de Barbarie.
Il faut rappeler que cette synergie vise à éradiquer au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets, en optimisant les dispositifs locaux de nettoiement. Par ailleurs, pour améliorer le système de conditionnement des ordures ménagères dans les 4 quartiers bénéficiaires, des bacs à ordures installés le long des berges.
NDARINFO.COM
photos et vidéo: http://www.ndarinfo.com/LANGUE-DE-BARBARIE-vers-l-eradication-d-au-moins-80-des-depots-irreguliers-de-dechets-video_a19052.html

20/05/2017

PROBLEME DE LA SURPÊCHE

Au Sénégal, la surpêche menace la sécurité alimentaire

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Des bateaux de pêche près du marché de Soumbédioune, en décembre. Photo Afolabi Sotunde. Reuters
Greenpeace alerte sur les dangers de cette pêche excessive au large des côtes du pays, mal encadrée, dangereuse pour la biodiversité et conjuguée aux changements démographiques et climatiques.
Le thiof se fait plus rare sur les étals des marchés de Dakar. Ce poisson, comme les nombreuses autres espèces d’Afrique de l’Ouest, est affecté par la surpêche, qu’elle soit légale ou non. Pourtant, le poisson est une denrée de base au Sénégal. Selon la commission sous-régionale des pêches, les ressources halieutiques représentent 75% de la consommation de protéines animales depuis que le secteur de l’élevage est en perte de vitesse. L’affaiblissement des stocks affecte la disponibilité d’un aliment essentiel mais aussi le pouvoir d’achat des Sénégalais. Les revenus de près de 700 000 personnes – 5% de la population – dépendent ainsi de la pêche. «La surpêche conjuguée à l’accroissement démographique et aux changements climatiques met donc en péril la sécurité alimentaire des pays de la zone», affirme Ibrahima Cissé, responsable du programme océan de Greenpeace.
Les Etats de la sous-région en ont pris conscience. Quatre d’entre eux, dont le Sénégal, ont participé à la mission de surveillance conjointe menée à bord de l’Esperanza (navire de Greenpeace) dans les eaux de l’Afrique de l’Ouest de mars à mai 2017. Le Cap-Vert et la Mauritanie, absents de l’expédition, ont cependant adhéré aux programmes de sensibilisation à la préservation de l’océan menés par l’association.
«Les poissons ne reconnaissent pas les frontières»
L’organisation de protection de l’environnement dénonce les mauvaises pratiques de pêche des flottes artisanales et industrielles et les prélèvements effectués au-delà des stocks exploitables. Mais aussi, et surtout, un manque de cohésion entre les Etats pour la gestion des stocks.
«Les poissons ne reconnaissent pas les frontières, ils migrent au-delà des eaux nationales d’un Etat. La sardinelle, par exemple, suit des routes migratoires du Sénégal à la Mauritanie. Les stocks de poissons doivent être envisagés de manière globale pour la zone et non par pays. L''instauration de quotas concertés entre les Etats de la sous-région est une mesure essentielle pour maintenir les stocks, explique Ibrahima Cissé. Si la capacité de pêche est de 2 tonnes mais que chacun des six pays décide d’en pêcher plus chacun de son côté en ignorant ce que les pays voisins prélèvent, on aboutit à une surpêche alors que chacun pense respecter les limitations imposées», poursuit-il.
L’absence de réglementation commune favorise en outre la pêche illicite. «La zone est poissonneuse et l’incapacité des organismes de surveillance nationaux à intervenir et sanctionner sur l’ensemble des zones de pêche envoie le message qu’on peut pêcher sans autorisation, en toute impunité», explique Ibrahima Cissé.
L’absence de gestion harmonisée entre les pays majore la pêche illégale
En deux mois de surveillance conjointe, Greenpeace et les représentants des pays de la zone ont inspecté 37 bateaux de pêche suspects et relevé 11 infractions. Selon le rapport de Frontiers Marine Science de mars 2017, la pêche illégale étrangère dans les eaux sénégalaises est estimée à 261 000 tonnes de poissons par an entre 2010 et 2015 (690 000 tonnes pour l’ensemble de la zone). «La pratique participe à dilapider le capital marin des zones de pêche sans toutefois bénéficier aux populations locales, puisque le produit de cette pêche est le plus souvent traité à bord et directement exporté», ajoute Ibrahima Cissé.
Elle représente un manque à gagner pour l’Etat. Frontiers Marine Science estime les pertes à 2,3 milliards de dollars par an pour l’ensemble des pays de la zone.
La pêche illégale est principalement le fait de chalutiers étrangers, soutenus par des accords bilatéraux avec un pays de la zone ouest-africaine. Le manque de cohésion des Etats, qui accordent le droit de pêche à certains pays étrangers alors que d’autres le refusent, augmente le taux de pêche illégale. Ainsi, la pêche non autorisée de la flotte russe dans les eaux sénégalaises a augmenté de 20% en 2014-1015 après que les pays voisins, Guinée-Bissau et Mauritanie, lui ont octroyé le droit de pêche. «Les bateaux sillonnent au large et ne s’arrêtent pas à la zone pour laquelle ils ont obtenu une autorisation», souligne le responsable de projet de Greenpeace. Et l’absence d’accords entre les pays pour poursuivre un contrevenant au-delà des eaux nationales empêche le plus souvent de pouvoir arraisonner et sanctionner le bateau fautif lorsqu’il est repéré hors de la zone de pêche autorisée.
Greenpeace a d’ores et déjà proposé 7 recommandations aux autorités des Etats partenaires pour accroître la surveillance et l’efficacité de la répression. «Nous organiserons une réunion de restitution dans les semaines à venir. Mais le processus de mise en œuvre prendra du temps», précise Ibrahima Cissé.
Cécile Brajeul/liberatin.fr

19/05/2017

25% DES RECETTES POUR LE SENEGAL

Le Premier ministre Boun Abdallah Dionne : « Le Sénégal aura au moins 25% sur les ressources pétrolières trouvées »

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Le Premier ministre Boun Abdallah Dionne qui répondait aux questions d’actualité des députés relatives au pétrole, a appelé les uns et les autres à la sérénité. Selon lui, au Sénégal où tout le monde est spécialiste dans tout, 500 milliards ont été injectés dans la recherche du pétrole.
A en croire le Premier ministre, les intérêts du Sénégal sont bien défendus dans les contrats pétroliers conformément à ce qui dit la loi.
« Le Sénégal aura au moins 25% sur les ressources pétrolières trouvées et quand c’est cent mille barils de pétrole par jour, 50% reviendront au Trésor national. En plus, quand la société commence à commercialiser dans le marché le pétrole, Pétrosen aura 10% sur le bénéfice. Quant à l’impôt de société, le Sénégal aura 30%. Le 5e avantage, c’est que le Sénégal a 10% d’actions gratuites », a déclaré le Premier ministre .
leral.net

18/05/2017

FINANCEMENT JUTEUX

Le Sénégal lève 1 milliard 100 millions de dollars à des conditions très favorables :Financement destiné notamment aux projets d’infrastructures du PSE

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Le Sénégal a émis avec succès, ce mardi 16 mai 2017, des obligations souveraines sur les marchés financiers internationaux (dénommées Eurobonds) pour un montant de 1 milliard 100 millions de dollars US (environ 660 milliards FCFA) sur une maturité de 16 ans. Cette levée de fonds va servir à financer les projets d’infrastructures du Plan Sénégal Emergent (PSE) initié par le Président Macky SALL, notamment ceux inscrits dans le budget 2017.
Ces obligations ont été très largement souscrites grâce aux bonnes appréciations de la situation et des perspectives macroéconomiques du Sénégal. C’est ainsi que 389 investisseurs ont présenté des offres de souscriptions d’une valeur globale de 9,3 milliards de dollars. Finalement, seules 293 offres d’investisseurs répartis à travers le monde ont été retenues. Le Pricing a démarré à 6,50% alors que la valeur du titre était évaluée par le marché à 7,2%. Cet engouement des investisseurs internationaux pour le ticket sénégalais dénote d’une grande confiance du marché financier international en la politique mise en œuvre par le Président Macky SALL.
Les investisseurs ont dit leur satisfaction liée aux performances économiques du Sénégal, notamment sa forte croissance, sa politique budgétaire prudente et sa maîtrise de l’endettement. Le Sénégal réalise une bonne performance sur le marché financier international, dans un contexte incertain pour les émissions souveraines du continent africain.
C’est la 4ème émission d’eurobonds pour la République du Sénégal après 2009, 2011 et 2014. Celle-ci a été réalisée au taux favorable de 6,25% alors que l’opération conclue en 2011 l’avait été à un taux de 8,75%. Cette émission est intervenue après un roadshow (série de rencontres avec des investisseurs) de la délégation sénégalaise conduite par le Ministre de l’économie, des finances et du plan Amadou BA, notamment aux États-Unis, en Allemagne, en Angleterre et en France.
La possibilité de lever des fonds sur les marchés internationaux est ouverte uniquement aux pays disposant d’une appréciation positive des agences de notation souveraine. L’Etat du Sénégal respecte ses engagements financiers et honore ses échéances, à bonne date.
Le 13 avril 2017, l’agence de notation Moody’s a rehaussé la notation du crédit souverain du Sénégal qui est passée de B1 positif à Ba3 avec une perspective stable. Ce reclassement traduit, la réduction par le Sénégal de la vulnérabilité de son économie et du spectre d’un défaut sur sa dette. La notation financière est une appréciation du risque de solvabilité.
leral.net

17/05/2017

REGARDEZ COMMENT GAGNER LA BATAILLE DU PLASTIQUE

« En 2050, il y aura plus de déchets plastiques dans l'océan que de poissons. Si l’on ne fait rien. » (Fondation Ellen MacArthur, janvier 2017).

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Au Sénégal, chaque semaine, nous évitons à 50.000 kg de déchets plastiques d'aller finir leur vie dans l'océan Atlantique.
Depuis 8 ans, nous faisons avancer un projet contre vents et marées. Avec les moyens du bord.
Si nous voulons tenir le cap, nous avons besoin de renforcer l’équipage et de consolider le navire.
Notre objectif : d’ici 2018, doubler les quantités et passer à 100.000 kg de déchets plastiques par semaine.
Chacun d'entre vous peut contribuer, à sa manière !
Comment nous aider ?
Nous apporter une aide symbolique en cliquant sur ce lien : https://www.gofundme.com/socialplastic (à partir de 5 € - les petits ruisseaux… finissent dans l’océan !)
Relayer ce message à quelques amis proches, ou sur les réseaux sociaux
Nous mettre en relation avec un investisseur philanthrope, un élu ou un industriel du plastique que vous connaissez bien (contactez-moi pour plus de précisions à ce sujet).
Vous souhaitez un avant-goût ?
Notre aventure a été mise en avant lors d’un Journal TV de 20 heures sur France 2, en mars dernier.
http://www.francetvinfo.fr/…/senegal-quand-les-habitants-...
Lors de votre première baignade estivale, vous penserez à nos 50.000 kg par semaine.
Sachant que votre bouteille de lait bio 1 litre en plastique terminée ce matin pèse environ 50 grammes…je vous laisse faire le calcul !
Marie Gaborit/gofunome.com

15/05/2017

97 MILLIONS DE DOLLARS POUR LA SENELEC

La Banque Mondiale dégage une enveloppe de 97 millions de dollars pour appuyer le secteur de l’électricité au Sénégal

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La Banque vient de dégager une enveloppe de de 91,5 millions d’Euros (équivalent à 97 millions de dollars), pour appuyer les efforts de l’Etat du Sénégal dans le secteur de l’électricité.
Selon la note « le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui, pour un montant de 91,5 millions d’Euros (équivalent à 97 millions de dollars), le Projet d'extension du système de transport électrique permettra d’améliorer la fourniture d’électricité auprès des usagers, en augmentant considérablement le commerce de l'électricité au sein de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) ».
Expliquant l'importance du projet pour le Sénégal, Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, a rappelé que « le Sénégal possède l'un des meilleurs taux d'accès globaux à l'électricité en Afrique subsaharienne, mais son prix de production est relativement plus élevé que la moyenne régionale, et l’accès dans les zones rurales demeure faible ».
Elle a ajouté que l’objectif de ce nouveau projet « est de promouvoir le développement et le partage de l'électricité hydroélectrique, qui a été la clé de la réduction des coûts de l'électricité au Sénégal, au Mali et en Mauritanie ». Ainsi, ajoute-elle, « chacun de ces pays pourra accéder à des sources d'énergie nouvelles et plus diversifiées, garantissant plus de fiabilité et de flexibilité, tout en diminuant le coût de l'électricité ».
Selon Charles-Joseph Cormier, directeur sectoriel « Énergie » à la Banque mondiale, « avec une population croissante dans les trois pays, la demande d'énergie devrait croître, nécessitant une capacité de production supplémentaire pour la région ». Le projet proposé « n'augmentera pas seulement le commerce de l'électricité entre les trois pays, mais intégrera le système OMVS au Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA) » a-t-il ajouté.
Une fourniture d’électricité plus fiable devrait également avoir des effets positifs sur la productivité de la population ainsi que les avantages comparatifs des entreprises dans les pays de l'OMVS et, à terme, créer des emplois et stimuler la croissance économique, ont souligné Louise Cord et Charles-Joseph Cormier.
De même « Le projet financera la construction d'une nouvelle ligne de transmission et des sous-stations associées pour renforcer et étendre le Réseau interconnecté de Manantali (RIMA), l'épine dorsale du réseau électrique OMVS. La nouvelle ligne reliera l’actuelle sous-station de Kayes, au Mali, à la sous-station de Tambacounda au Sénégal, qui fait partie du système WAPP élargi. Elle sera ainsi connectée au système de l'Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Gambie, OMVG) », note le communiqué.
pressafrik.com

12/05/2017

NEWS DE DIASS

Aéroport international Blaise Diagne : Les acteurs satisfaits des infrastructures dédiées au fret

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En visite à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, des agents du ministère de la Pêche et des industriels-exportateurs de ce secteur se disent satisfaits de la qualité des infrastructures dédiées au fret notamment l’aérogare et ses annexes. A travers ces réalisations, il s’agit de rendre la « Destination Sénégal » beaucoup plus compétitive, selon le chef du département logistique et transport de l’Aibd, Cheikh Diouf.
Le sous-secteur du fret occupe une place centrale dans les installations de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Pour se rendre compte de l’état d’avancement de ces infrastructures dédiées au transport de marchandises, notamment sa composante « Produits halieutiques », une délégation de la Direction des industries de transformation de pêche, en partenariat avec les industriels exportateurs de la pêche et les transitaires, a effectué, hier, une visite de travail à l’Aibd. Sur place, les hôtes de Cheikh Diouf, chef du département logistique et transport de l’Aibd, ont visité l’infrastructure aéroportuaire, surtout le volet cargo qui est l’interface des exportations et des importations avec un Terminal d’une capacité de 50.000 tonnes de fret par an et contenant 7 chambres froides. Tout le fret y sera stocké à l’arrivée tout comme au départ. A l’entrée de cette aérogare, un espace réservé aux palettes de positionnement des produits a été aménagé ainsi qu’un parking dédié au cargo avec deux positions d’avions gros-porteurs.
Ces installations sont distantes de 1,5 à 3 km du parking des avions (embarquement). Le niveau de standard de ce terminal permettra, selon Cheikh Diouf, aux opérateurs de « faire transiter toutes leurs marchandises en toute sécurité ». L’objectif, a-t-il précisé, « c’est de rendre la Destination Sénégal » plus compétitive ». Ce terminal a été intégré à une plateforme logistique globale qui regroupe une partie de la zone économique spéciale intégrée de Dakar. Et celle-ci dispose d’un cargo village dont les travaux sont en cours. Le chef du département logistique et transport de l’Aibd assure que cette plateforme sera opérationnelle d’ici à fin octobre 2017 bien avant l’ouverture de l’aéroport (prévue en décembre prochain). « Nous ferons de telle sorte que l’aéroport puisse garder cette compétitivité en exportation ; que les distances entre les installations ne soient pas une contrainte au traitement du fret », a-t-il ajouté.
Un maillon indispensable
Le directeur des industries de transformation de pêche, Diène Ndiaye, se dit satisfait de l’état d’avancement des infrastructures dédiées au fret, tout en rappelant l’importance de la chaîne logistique dans le dispositif de la pêche et pour la compétitivité de nos exportations. « Avec ce dispositif, a estimé M. Ndiaye, certaines contraintes seront un vieux souvenir pour le secteur de la pêche qui est le premier poste des exportations de notre pays». Le Secrétaire général de l’Union patronale des mareyeurs exportateurs du Sénégal (Upames), Makhtar Thiam, a magnifié la qualité de ces installations dédiées à l’exportation des produits de mer. « Ce service est un maillon indispensable de nos exportations », a-t-il déclaré. La seule doléance posée sur la table de l’autorité est relative à la logistique, au transport de leurs produits compte tenu de la délocalisation annoncée des activités de l’aéroport Léopold Sédar Senghor vers l’Aibd alors que la plupart des entreprises se trouve à Dakar. Pour M. Thiam, il serait intéressant de tenir en compte toutes ces préoccupations pour que l’Aibd qui est, selon lui, « une fierté » fasse du Sénégal le premier pays exportateur de produits halieutiques en Afrique. La directrice de la société de pêche et d’armement sénégalais, Fatou Niang estime que le Sénégal gagnera avec cette gare fret malgré son éloignement de Dakar (Aibd). Elle a appelé les acteurs à traiter avec rapidité et diligence les opérations de fret. « Nous sommes fiers de ce bijou en Afrique sub-saharienne. Le Sénégal peut en être fier », a lancé Mme Niang, en invitant l’autorité à veiller au respect des règles.
INCENDIE A L’AIBD : Aucune incidence sur les travaux, selon les autorités de l’aéroport
Suite à l’incendie survenu au magasin de stockage de l’entreprise turque en charge de la construction de l’aéroport Blaise Diagne, dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 mai 2017, les responsables de l’Aibd tiennent à rassurer l’opinion. Dans un communiqué, ils assurent que cet incendie n’aura « aucun impact » sur le déroulement des travaux. Ces responsables précisent que ce magasin ne contenait que des pièces de rechange. Ils ajoutent que ledit incendie ne peut nullement compromettre l’ouverture de l’Aibd fixée en décembre 2017.
« Toutes les infrastructures font l’objet d’une pré-réception », soulignent-ils.
Souleymane Diam SY/M. NDONG/lesoleil.sn

L'EUROPE DONNE 26 MILLIARDS POUR L'EMPLOI

26 milliards de l’UE pour "développer l’emploi au Sénégal"

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Le programme "Développer l’emploi au Sénégal", financé à hauteur de 26 milliards FCFA par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne (UE), a été lancé mercredi au Lycée de Thiaroye, en banlieue dakaroise, a appris l’APS.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des autorités sénégalaises impliquées (Ministère du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des Produits locaux et des PME et Ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat), des responsables des organisations partenaires, ainsi que des acteurs de la société civile, indique le communiqué reçu des responsables du programme.
"Développer l’emploi au Sénégal" vise à "renforcer le tissu d’entreprises locales, élargir l’accès équitable à la formation professionnelle, faciliter l’accès au financement pour les bénéficiaires, informer sur les opportunités économiques au Sénégal".
L’objectif est de lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière et le phénomène des personnes déplacées en Afrique.
Coordonné par la Délégation de l’UE à Dakar, le programme est mis en œuvre par LuxDev en partenariat avec le Ministère concerné pour le volet "formation professionnelle" et l’AFD (Agence française de développement) pour le volet "entreprises" en partenariat avec le Bureau de mise à niveau (BMN) et l’Agence de développement et d’encadrement pour les petites et moyennes entreprises (ADEPME), explique-t-on.
"Développer l’emploi au Sénégal" vise à "renforcer le tissu d’entreprises locales, élargir l’accès équitable à la formation professionnelle, faciliter l’accès au financement pour les bénéficiaires, informer sur les opportunités économiques au Sénégal".
L’objectif est de lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière et le phénomène des personnes déplacées en Afrique.
Coordonné par la Délégation de l’UE à Dakar, le programme est mis en œuvre par LuxDev en partenariat avec le Ministère concerné pour le volet "formation professionnelle" et l’AFD (Agence française de développement) pour le volet "entreprises" en partenariat avec le Bureau de mise à niveau (BMN) et l’Agence de développement et d’encadrement pour les petites et moyennes entreprises (ADEPME), explique-t-on.
"Développer l’emploi au Sénégal" veut offrir "des alternatives durables aux jeunes des régions les plus financées par le Fonds Fiduciaire d’urgence pour l’Afrique touchées par les phénomènes de migration irrégulière".
Il s’agira d’agir de concert "sur l’offre de travail (à travers la formation et l’insertion professionnelles) d’une part, et, d’autre part, sur la demande de travail (à travers la mise à niveau des PME et l’appui à la création d’entreprises)".
D’une durée de 4 ans, le programme accompagnera 250 entreprises dans leur développement et 12 000 jeunes dans leur projet de formation et d’insertion professionnelle, dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Louga, Saint-Louis, Podor, Tambacounda, Kedougou, et Matam.
Le programme comporte également une campagne de communication, intitulée "Tekki Fii", dans "l’objectif de sensibiliser sur les dangers de la migration clandestine et d’informer sur les différentes opportunités et dispositifs existants dans les domaines de la formation professionnelle et de la création et mise à niveau d’entreprises compétitives au Sénégal".
OID/PON/APS

PROBLEME DE RETRAITE

Problématique de la retraite au Sénégal: Le Fnr souffre d'un déficit de 15 milliards

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L'état de santé financière du Fonds national de retraite (Fnr) est calamiteux. Le coordonnateur du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) de Dakar, Dally Diop a fait des révélations qui ne vont pas faire plaisir au gouvernement. Le syndicaliste soutient que le déficit du Fonds national de retraite (Fnr) se chiffre à 15 milliards. Un trou que les autorités n'ont jamais communiqué. Pour combler ce déficit, dit-il, le gouvernement veut majorer de 3% les cotisations des travailleurs.
On comprend un peu plus les véritables motifs de grève du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) malgré la tenue de la conférence sociale. Les enseignants du supérieur ne veulent pas payer des pots qu'ils n'ont pas cassés. En réalité l'Etat des pensions de retraite est problématique au Sénégal. Et les autorités n'ont jamais révélé le montant du grand trou financier au Fonds national de retraite (Fnr). Elles se contentent juste de parler de déficit comme s'il était mineur. En tout cas, ce déficit préoccupe grandement les syndicalistes, notamment ceux de l'enseignement supérieur. C'est le coordonnateur du Saes de Dakar, Dally Diop qui a levé le lièvre.
D'après le syndicaliste, le Fonds national de retraite (Fnr) traîne un déficit qui se chiffre à 15 milliards. Une situation qu'il juge catastrophique et intenable. D'autant plus que le Gouvernement a décidé de faire supporter le renflouement de ce fonds par les cotisations des travailleurs. Pourtant d'après le coordonnateur du Saes de Dakar, l'Etat est responsable de cette situation. "L'Etat n'avait pas recruté de travailleurs dans la Fonctions publique par rapport aux départs à la retraite. Ce sont les travailleurs qui cotisent pour les retraités", relève l'universitaire. Et ce qui a mis les universitaires dans une colère noire contre le gouvernement, c'est qu'il veut relever la cotisation des travailleurs. Ainsi au lieu que chaque travailleur verse 12% du salaire net et l'Etat 23%, les autorités veulent désormais majorer le taux de cotisation des travailleurs de 3%. Ce qui fait que les travailleurs vont désormais verser 15% de leur salaire net au Fonds national de retraite (Fnr). Une augmentation qui est irrecevable au Syndicat autonome des enseignants du supérieur. Les universitaires demandent au gouvernement d'endosser ce déficit au lieu de se défausser sur leur salaire.
Pou rappel, le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, dans un entretien accordé à l'Aps le 27 avril dernier avait soutenu que "des études qui ont été faites montrent que déjà, à partir de l'année prochaine, le Fonds national de retraite (Fnr) ne sera plus déficitaire. Cela veut dire des ressources seront disponibles". Il avait fait état aussi de la mise sur pied du Fonds de pension, une structure dans laquelle, le Fond national de retraite (Fnr) devrait placer son excédent budgétaire. Car présentement le FNR est un compte spécial du trésor, une caisse unique qui ne lui donne pas la possibilité de prendre ses excédents et de les placer. A terme dit-il, les îles feront sortir le Fnr du trésor public pour en faire un Fonds de pensions.
L'As/leral.net

11/05/2017

LA ROUTE VA TUER ENCORE

Le Sénégal risque de se retrouver avec plus de 800 morts d’ici la fin de l’année

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Le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Jule Sagna, a présidé, hier, la cérémonie d’ouverture de la quatrième Semaine mondiale de la Sécurité routière des Nations Unies. Il a à cette occasion annoncé que le Sénégal pourrait se retrouver avec plus de 800 morts d’ici la fin 2017.
L’ouverture de cette semaine a été marquée par le Forum « Post Brasilia : Actions sécurité routière pour l’Afrique» sur le thème : « La vitesse, Ralentissez ». Ces cinq dernières années, l’attention nationale, régionale et mondiale s’est portée de plus en plus sur la réduction de la vitesse dans le cadre des efforts visant à faire baisser les traumatismes liés aux accident de la circulation. « Je crois que la vitesse est une bonne chose car la modernité s’organise autour de la vitesse il faut aller vite dans le travail, dans les services, dans la réalisation. Mais cette vitesse dans la route pourrait être fatale dans la vie des Sénégalais », a fait savoir Aubin Jule Sagna Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement.
Selon lui, durant les quatre premiers mois de l’année 2017, le Sénégal était à plus de 200 morts, ce qui veut dire que si rien n’est fait, à la fin de l’année, le pays se retrouverait à plus de 800 morts, comparativement aux années précédentes, alors que le maximum était fixé à moins de 600 morts.
Ainsi, M. Sagna de noter que le rôle de l’Etat est un rôle de sécurité avant tout et surtout de sécurité et non une attitude de sanction parce qu’il forme, informe en plus de sensibiliser. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre des mesures dissuasives pour empêcher d’avoir des comportements irrespectueux de la loi de la route, des règlements sur la route.
Ndèye Awa Sarr, Présidente de Laser international, pour sa part, de noter que les stratégies mondiales, nationales et locales ont pour objectif de réduire le nombre de tués sur les routes, mais il reste encore beaucoup à faire. Car, nous assistons à un développement exponentiel de nos infrastructures avec le travail de titan réalisé par nos ministères.
Selon elle, les acteurs devront augmenter leur capacité d’accès des personnes à l’éducation, à l’emploi et au service de santé et en permettre aux entreprises de fournir des biens et services dans des délais réduits. Les réseaux de transports ont de nombreuses répercussions sociales positives, notamment pour l’accroissement de notre productivité économique et notre développement. Néanmoins cette expansion et la hausse de la fréquentation des réseaux ont eu un certain nombre d’effets négatifs, à la fois sur le plan économique et sur le plan social.
Car, dit-elle, la croissance très rapide du nombre de véhicules à moteur s’accompagne malheureusement d’une augmentation des décès et des traumatismes consécutifs à des accidents de la circulation. « En outre, nous autres urbaine, sommes maintenant confrontés aux difficultés supplémentaires que représentent les hauts niveaux de pollution atmosphérique et la hausse collectives des maladies respiratoires ainsi qu’une augmentation des embouteillages. Concernant la vitesse, le thème principal, Mme Awa Sarr rappelle qu’elle a un effet positif sur la mobilité en réduisant le temps de transport, mais elle peut jouer un rôle négatif majeur dans les accidents de la circulation, avec une augmentation de la probabilité d’un accident et de la gravité des conséquences. « Nos pays qui sont à revenu faible comptent pour 90% des décès dus aux accidents de la circulation à l’échelle planétaire. Alors que nous ne possédons pas la moitié des véhicules en circulation dans le monde, le risque d’un accident dans la circulation en Afrique est le plus élevé. Nous avons près de 30 accidents pour 100 mille habitants. Et la vitesse est au cœur de ce problème des traumatismes liés aux accidents », a fait savoir Ndèye Awa Sarr.
Khady Thiam COLY/rewmi.com

08/05/2017

LE REGARD DE DAKAR SUR LES ELECTIONS FRANCAISES

Présidentielle Française 2017 vue de Dakar

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Les Sénégalais entre intérêt et indifférence pour la présidentielle française
Au Sénégal, le vote des Français ce dimanche 7 mai au 2nd tour de l’élection présidentielle intéresse beaucoup de gens, notamment à cause des liens historiques et économiques qui unissent les deux pays, mais aussi parce que les enjeux sont réels étant donné le nombre important de binationaux. Ce scrutin suscite aussi un certain désintérêt, en particulier chez les plus jeunes Sénégalais.
Dans les rues de Dakar, les Sénégalais qui se passionnent pour le scrutin français de ce dimanche 7 mai sont surtout des personnes âgées, comme Pape Ndiaye. Habitant des 4 communes à l'époque de la colonisation, il est né Français et estime nécessaire de s'informer sur la politique de ce pays.
« Avec les gens que je fréquente, on parle tout le temps des élections françaises, raconte-t-il. Ces élections, il faut qu’on les suive aussi parce que nous avons eu des députés français ou sénégalais, depuis Lamine Guèye, le général de Gaulle et tout cela, et ce sont des gens qui aiment l’Afrique ».
Conséquences pour la diaspora sénégalaise
Beaucoup de Sénégalais s'intéressent à la position des candidats sur les questions migratoires. Assane espère que le résultat de la présidentielle française n'aura pas de conséquences sur la vie de la diaspora sénégalaise. « Ma grande sœur, mon grand frère et mes nièces qui sont tous en France, donc ça m’intéresse, explique-t-il. Ça m’intéresse pour les questions d’immigration ou les accords sur la défense ».
La France reste le premier pays d'accueil des étudiants sénégalais, même si ces derniers se tournent aussi vers des pays comme le Maroc, les Etats-Unis ou le Canada. Alioune, étudiant à l'université de Dakar, fait lui partie de ces nombreux jeunes qui se désintéressent de la politique française.
« On a constaté que depuis un moment la politique française n’est pas bénéfique pour le Sénégal. On a tantôt l’impression de voir une France protectionniste, un peu raciste, se désole-t-il. Alors la jeunesse sénégalaise, cette jeunesse migrante, cette jeunesse qui aime l’Europe, qui voit que la France à tendance à fermer ses portes, fait que nous, en tant que jeunes, on ne s’intéresse pas trop à ces questions ».
A Dakar, les résultats du vote français ne seront pas forcément suivis partout avec la même attention
RFI

INDICATIFS AU VERT

Hausse de 12% de l’activité économique en mars 2017

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L’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture) a enregistré une hausse de 11,5%, en rythme mensuel au mois de mars 2017 comparé au mois précédent, a appris samedi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).« Cette performance est due à la bonne tenue du tertiaire (plus 16,1%), du primaire (plus 11,4%) et du secondaire (plus 2,1%), dans une moindre mesure », souligne la DPEE.
Mais, sur une base annuelle, une croissance de 4% de l’activité économique est notée, durant la période sous revue, à la faveur du secteur secondaire (plus 4,8%), du secteur tertiaire (plus 2%) et de l’administration publique (plus 10,7%).
apa

07/05/2017

SALY A L'HEURE DU CHANGEMENT

Saly Portudal va changer de visage.

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Si l'on en parle depuis longtemps, les travaux routiers pour aérer, désengorger, contourner aussi la station balnéaire de la Petite Côte semblent désormais tout proches.
Réfection des goudrons existants, des trottoirs mais, surtout, de nouvelles pistes goudronnées vont être entreprises dans la quasi totalité des quartiers de Saly.
L'on aménage actuellement une aire de repos et de jeux sur la place du "boulevard Ousman", la piste qui part du marché artisanal vers la mosquée de Koulang. Un goudron sera coulé dès que les bâtis seront alignés. Quelques démolitions de murs, de terrasses, de boutiques sauvages sont encore à finaliser.
Il en est de même pour la piste descendant de la route principale vers le port des pirogues. Les premières démolitions sont en cours. Dans d'autres quartiers également comme Tapée, Joseph et autres.
Un peu partout, dans tous les quartiers de Saly, c'est l'effervescence. Les pistes goudronnées arrivent enfin au grand bonheur des habitants. Et, tant pis pour ce qui restait de typique à Saly Portudal.
Inch Allah également en ce qui concerne les nuisances à venir. Les craintes pendant et après les réalisations. Égouttages, niveaux, dénivelés, évacuations sont les questionnements des habitants. Est-ce que ces travaux vont solutionner les problèmes d'hivernage? Les dangers également de circuler tant à pied qu'en voiture dans Saly.
Il se murmure que certaines rues seront à sens unique. Un giratoire serait envisagé intra-muros.
La commune d'Ousmane Gueye semble bouger de sa torpeur. Il se dit que la haute saison touristique a été généralement bonne pour le commerce, pour les réceptifs également. Un réel effort de nettoyages, d'embellissements est constaté. Même si tout est loin d'être aux normes dignes d'un haut lieu touristique, Saly Portudal semble bien décidé à s'aligner sur les exigences que réclame une fréquence touristique optimale.
brb

REVOLUTIONNER L'AGRICULTURE

Un agronome à Dakar pour présenter « une technologie révolutionnaire »

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Un ingénieur agronome français d’origine tunisienne, répondant au nom de Philippe Ouaki Di Giorno, est attendu, jeudi, au Sénégal, où il va présenter « un produit naturel biodégradable’’ qu’il a mis au point avec l’ambition de booster davantage l’agriculture en alliant productivité agricole, autosuffisance alimentaire et équilibre écologique.
Dans un dossier de presse transmis à l’APS, relayé par senego, il est écrit que chaque particule de la poudre de ce produit « a une paroi semi-perméable qui lui permet d’absorber l’eau de 160 à 500 fois son poids sec initial, les apports de fertilisation et les produits phytosanitaires ». »Ce produit permet aussi de constituer autant de réservoirs de stockage d’eau, de substances nutritives et traitantes qui permettront notamment d’économiser au minimum 50% d’eau et 30% des apports de produits fertilisants et traitants et d’optimaliser fortement les effets sur la plante de ces apports réduits », peut-on lire.
A ce jour, il a été commercialisé « plus 500 tonnes » de ce produit dont l’efficacité a été « prouvée depuis plus de 20 ans », affirme le dossier de presse, ajoutant que l’objectif de cet ingénieur est de fertiliser le désert en offrant une solution aux migrations involontaires des populations touchées par la raréfaction de l’eau.Entre autres vertus, ce produit « restructure et améliore la qualité du sol » et « permet d’éviter la propagation des OGM et autres biotechnologies dangereuses, apprend-on de même source. Il s’agit d’une solution globale aux problématiques alimentaires et agricoles, mais aussi commerciales et sanitaires ».
« L’efficacité de ce produit est reconnue aujourd’hui dans de multiples domaines de la production végétale au niveau mondial, dans le domaine de l’agriculture, de l’arboriculture, l’horticulture, le paysagisme, la pépinière, la reforestation ou encore la végétalisation », conclut le dossier de presse.
Moustapha MBAYE/Senego

LA SENELEC VA OFFRIR DES COMPTEURS PRÉPAYÉS À 37 000 FAMILLES

Des compteurs électriques prépayés offerts à 37 000 familles nécessiteuses des différentes régions du Sénégal

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Des compteurs électriques prépayés seront offerts à 37 000 familles nécessiteuses des différentes régions du Sénégal par la SENELEC, a annoncé, jeudi à Thiès, le directeur général de cette société, Mouhamadou Makhtar Cissé. Le programme d’installation de ces compteurs dits "Woyofal" est appuyé et financé par la Banque mondiale, à hauteur de 4 milliards de francs CFA, a précisé M. Cissé, en remettant un lot de compteurs à 125 familles démunies de Thiès.
"La SENELEC a fourni beaucoup d’efforts, afin de mettre fin aux coupures intempestives d’électricité connues dans un passé récent, pour assurer une fourniture assez correcte de l’énergie pour les foyers sénégalais, bien que la coupure zéro n’existe nulle part. Les populations doivent porter et soutenir les efforts de la société d’électricité, parce que c’est un patrimoine pour tous", a-t-il dit, lors de la cérémonie marquant le lancement du "woyofal social". Il a souligné que la SENELEC s’est engagée à soutenir les populations sénégalaises, dans le cadre de sa politique sociale d’entreprise, à travers une fondation mise en place pour l’assistance aux veuves, orphelins et personnes en situation de détresse, mais aussi des actions en direction de l’éducation et de la santé.
Le DG de la SENELEC a profité de la cérémonie, pour inviter les populations à s’approprier ce programme d’installation de compteurs prépayés, afin de bien maîtriser la consommation de l’énergie. M. Cissé signale par ailleurs que le chef de l’Etat, Macky Sall, a donné des "directives fermes" pour le renouvellement des installations de la SENELEC, longtemps confrontée à la vétusté de son réseau, en vue de favoriser l’accès de tous à l’électricité.
"Nous devons penser aux populations qui vivent dans les zones rurales et qui ne disposent pas d’électricité et qui ont les mêmes droits pour l’accès équitable à l’énergie dans leurs foyers", a conclu le directeur général de la SENELEC.
aps/senbusinet

06/05/2017

TOUJOURS PLUS AVEC LA CHINE

Echanges commerciaux avec le Sénégal : La Chine est passée de la 24ème à la 2ème place

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Le Sénégal et la Chine entretiennent des relations soutenues, marquées par une coopération dynamique qui touche à tous les secteurs de la vie économique. Sur le plan bilatéral pendant les huit premiers mois de 2016, le volume des échanges entre le Sénégal et la Chine a atteint 1,7 milliard de dollars soit une augmentation de 14% par rapport à 2015. Ce qui fait, aujourd’hui, de la Chine, le deuxième partenaire commercial de notre pays derrière la France. En 2012, la Chine occupait la 24e place de ce classement.
Cette coopération s’est matérialisée, depuis des décennies, par la réalisation d’infrastructures routières, sportives, médicales et culturelles. Le pôle industriel de Diamniadio est très significatif à cet égard. Le parc industriel de Diamniadio est l’un des projets autour desquels va s’articuler le Plan Sénégal émergent, le programme de développement économique déroulé depuis 2014 par le président Macky Sall.
D’importantes industries chinoises ont prévu d’y délocaliser une partie de leurs activités après avoir participé à la construction. Déjà, le savoir-faire de l’Empire du milieu se constate dans la construction de l’autoroute Ila Touba, de l’arène nationale de lutte et de divers projets immobiliers.
Autre symbole de la vitalité de l’axe Dakar-Pékin, l’édification par la Chine du Grand théâtre de Dakar et son musée des civilisations, l’hôpital pour enfants de Diamniadio, les onze stades régionaux.
Dans le domaine de l’enseignement supérieur, l’institut Confucius de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar promeut le mandarin et la culture chinoise, en attirant de nombreux étudiants. Mais l’un des symboles forts de cette dynamique reste le stade Léopold Sédar Senghor. Le président de la République, Macky Sall, s’est rendu en Chine à deux reprises. Il y a effectué une visite d’État de trois jours en 2014 (premier chef d’État africain invité par le président Xi Jinping). A cette occasion, d’importantes décisions avaient été prises : la construction de l’université Sine Saloum, de la Cité du Savoir et d’espaces numériques ; la création d’usines de transformation d’arachides. Sans oublier l’exemption de visas pour les passeports diplomatiques et de service. De son côté, Dakar va aménager des parcs industriels pour des entreprises chinoises qui veulent délocaliser au Sénégal. Et la Chine, elle, va classer le Sénégal sur la liste des destinations touristiques autorisées, ce qui permettra aux touristes chinois de venir en groupe d’au moins cinq personnes. En 2016, le chef de l’État avait pris part au sommet du G 20 en Chine.
Samboudian KAMARA/lesoleil.sn

05/05/2017

INVESTIR AU SENEGAL

Le Sénégal 11eme au classement 2017 des pays africains les plus attractifs pour les investisseurs

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Le Botswana est le pays le plus attractif pour les investisseurs en Afrique, selon un classement publié le 7 avril par le cabinet de recherche Quantum Global Research Lab, une filiale de la firme d’investissement et de conseil suisse Quantum Global, elle-même dirigée par Jean-Claude Bastos de Morais
Baptisé «The Africa Investment Index Factors (AII)», ce classement se base sur 13 indicateurs répartis en six grands facteurs clefs qui encouragent les investisseurs: le facteur de croissance (du PIB réel, investissement domestique, croissance économique), le facteur de liquidité (le taux d’intérêt réel, niveau de la masse monétaire), le facteur des risques (risque de change, note souveraine, taux de couverture des importations, niveau de la dette extérieure, situation de la balance courante), le facteur de l’environnement des affaires (rang dans le classement Doing Business), le facteur démographique (population totale) et le facteur de l’utilisation des réseaux sociaux (taux de pénétration de l’usage de Facebook).
Le Botswana obtient de bons scores dans la majorité de ces indicateurs et plus particulièrement dans l’évaluation de sa signature souveraine, la facilité de faire des affaires, le taux de couverture des importations.
Le Maroc arrive en 2è rang sur les 54 pays étudiés, devant l’Egypte, l’Afrique du Sud, la Zambie, la Côte d’Ivoire, l’Algérie, la Tanzanie, la Namibie. Le Burkina Faso ferme le Top 10.
«Malgré des défis exogènes considérables et la chute des prix du pétrole, bon nombre des pays africains démontrent une volonté accrue de parvenir à une croissance durable en diversifiant leurs économies et en introduisant des politiques favorables pour attirer les investissements étrangers. Le Botswana est dans ce cadre un bel exemple: son emplacement stratégique, sa main-d’œuvre qualifiée et son environnement politiquement stable ont attiré l’attention des investisseurs internationaux, ce qui a permis à ce pays d’attirer un afflux important d’IDE», a commenté le directeur général de Quantum Global Research Lab, Mthuli Ncube.
Les meilleures progressions réalisées depuis 2013 dans ce classement ont été enregistrées par le Swaziland (+19 places), Djibouti (+15), le Rwanda (+14), le Burkina Faso (+13) et la Tanzanie (+13).
D’autres pays ont connu des reculs très marqués comme la Libye (-20 rangs), la Tunisie (-17), l’Ethiopie (-15), la Guinée Equatoriale (-13) et le Gabon (-12).
Classement 2017 des pays africains les plus attractifs pour les investisseurs :
1-Botswana
2-Maroc
3-Egypte
4-Afrique du Sud
5- Zambie
6-Côte d’Ivoire
7-Algérie
8- Tanzanie
9- Namibie
10- Burkina Faso
11-Sénégal
12-Ouganda
13-Mozambique
14-Swaziland
15-Kenya
16-Ile Maurice
17-Rwanda
18-Ghana
19-Nigeria
20-Cameroun
21-Ethiopie
22-Bénin
23-RD Congo
24-Angola
25-Soudan
26-Lesotho
27-Tunisie
28-Cap Vert
29-Mali
30-Seychelles
31-Djibouti
32-Togo
33-Niger
34-Gabon
35-Libye
36-Sao Tomé et Principe
37-Zimbabwe
38-Congo
39-Tchad
40-Guinée
41-Comores
42-Guinée-Bissau
43-Burundi
44-Mauritanie
45-Madagascar
46-Gambie
47-Guinée Equatoriale
48-Malawi
49-Liberia
50-Sierra Leone
51-Soudan du Sud
52-Centrafrique
53-Erythrée
54-Somalie
Agenceecofin

04/05/2017

LES RUSSES AUSSI

Pétrole sénégalais : Les Russes arrivent aussi

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Macky Sall veut diversifier les partenaires. Après les Français, bientôt les Russes. Gasprom va aussi mettre les pieds dans le pétrole sénégalais. Le président de la République, prévoit d’effectuer prochainement une visite en Russie, pays avec lequel le Sénégal « compte développer et intensifier » des relations de coopération, a annoncé Mankeur Ndiaye. Le ministre des Affaires étrangères s’adressait aux journalistes au sortir d’une audience que le Premier ministre, Mahammad Dionne, a accordé au vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhail Bogdanov.
« Cette visite de Bogdanov est une manière de préparer la visite officielle que Macky Sall compte effectuer en Russie », a indiqué le ministre à l’Aps. Et de révéler : « On peut s’attendre à plusieurs accords, le représentant de Gazprom va échanger avec le ministre de l’Economie, de même que le directeur de Pétrosen. Des chantiers sont ouverts et cela nous permet de préparer la visite du Premier ministre et celle du Président Macky Sall en Russie. Nous n’avons pas encore de date ».
Selon Mankeur Ndiaye, « Il s’agit de diversifier la coopération économique dans les secteurs stratégiques comme le pétrole et le gaz. Le Sénégal a découvert du pétrole et le Président Macky Sall a la volonté de diversifier les partenariats dans ce domaine ».
Seneweb RP

TOTAL DEBARQUE

Total s'apprête à forer un site potentiel de gaz et d'hydrocarbures

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Au Sénégal, le groupe pétrolier français Total revient dans la course au gaz et aux hydrocarbures, en signant, ce mardi 2 mai au soir, deux accords d'exploration avec les autorités, qui pourraient s'avérer payant, mais uniquement en cas de découverte.
Déplacement express pour le PDG de Total. Arrivé dans la nuit, Patrick Pouyanné a rencontré Macky Sall puis le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne et confirmé les tractations engagées en décembre. « Nous avons signé deux nouveaux accords pour pouvoir explorer, chercher s'il y a du pétrole et du gaz dans l'offshore du Sénégal », explique Patrick Pouyanné.
Raison de ce retour en force au Sénégal : les importantes découvertes de gaz. Total hérite d'une zone inexplorée au large du Sénégal où il faudra forer à plus de 3 000 mètres de profondeur. Sur le premier accord concernant le bloc de Rufisque Offshore Profond, Total compte injecter pour l'explorer 100 millions de dollars. « C'est très différent d'acheter un champ qui existe dont vous savez que les réserves sont là, et puis d'aller dans un territoire où on a encore rien trouvé, où il faut tout faire. La centaine de millions de dollars est classique en matière d'exploration », poursuit-il.
BP, Kosmos et désormais Total, le président Macky Sall a réussi son pari : faire venir le maximum de multinationales des hydrocarbures, stimuler la concurrence pour accélérer à terme les rentrées d'argent pour le Sénégal.
Guillaume Thibault/RFI

TENTER DE REPARER UNE CONNERIE: 15 MILLIARDS

15 milliards nécessaires pour la réhabilitation de la brèche de Saint-Louis

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La réhabilitation de la brèche de Saint-Louis, sur la langue de Barbarie, dans la capitale nord du Sénégal, va nécessiter 15 milliards de francs CFA, a annoncé, mardi, à Dakar, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Omar Guèye.
"Concernant la brèche de Saint-Louis, des solutions ont été trouvées à partir des études menées par des experts, il s’agit de mobiliser 15 milliards de FCFA pour résoudre le problème", a-t-il confié à des journalistes, au sortir d’un conseil interministériel portant notamment sur cette question.
Cette somme sera mobilisée dans "un délai relativement court" en vue de "résoudre définitivement" le problème de cette brèche, a-t-il assuré en présence de son homologue Mansour Faye (Hydraulique et Assainissement), par ailleurs maire de Saint-Louis.
"Mais en attendant, d’autres mesures immédiates ont déjà été prises’’, dont "le positionnement de vedettes et de patrouilleurs au niveau de la brèche pour réguler les entrées et les sorties en fonction des prévisions météorologiques", a signalé le ministre de la Pêche.
Des accidents fréquents sont enregistrés à hauteur de la brèche devenue au fil des années une sorte d’embouchure artificielle permettant aux pêcheurs de passer du fleuve à la mer.
Une dizaine de pêcheurs y ont ainsi été portés disparus en février dernier, après le chavirement de deux embarcations qui traversaient la brèche.
En 2003, des menaces liées à une crue du fleuve Sénégal suite à des pluies diluviennes avaient poussé les autorités à créer une ouverture sur la Langue de Barbarie afin d’évacuer les eaux et sauver la ville de Saint-Louis des risques d’inondations importantes.
Ouverte à l’origine sur quatre mètres, cette brèche s’étend aujourd’hui sur sept kilomètres et fait office désormais d’embouchure avec des conséquences sur l’équilibre écologique de la zone.
Au total, 289 morts ont été enregistrés cette même année lors d’accidents survenus dans la traversée de ladite brèche, avait révélé le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime.
Des spécialistes avaient redouté à terme une disparition de la Langue de Barbarie, si aucune solution n’est apportée à ce problème
ndarinfo.com

03/05/2017

L'HECATOMBE SE POURSUIT

200 morts dans des accidents de circulation en 4 mois

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“Les routes de la mort”, ce n’est pas le titre d’un film mais l’ampleur des accidents avec ses lots de victimes poussent beaucoup de citoyens à s’interroger mais le phénomène. 200 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation routière en l’espace de quatre mois, c’est à dire, de janvier à fin avril 2017.Ce sont des chiffres fournis mardi 02 mai à Kaolack par le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Jules Marcel SAGNA.
"À ce jour, en début mai 2017 nous sommes déjà à 200 morts dans des accidents survenus sur les routes nationales. Et si la tendance se poursuit nous serions aux alentours de 800 morts en fin d’année", a prévenu M. Sagna.
Les propos ont été tenus en présence du préfet de Kaolack, Fodé Fall, des Forces de la police et de la gendarmerie à l’issue d’une opération "coup de poing" initiée par le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement.
L’opération menée en collaboration avec la police et la gendarmerie avait pour objectif de constater l’application des dix mesures d’urgence édictées au mois de mars dernier par son ministère pour limiter les accidents mortels.
“ il est important, voire même urgent, à la suite des autorités étatiques que des mesures très fortes soient prises pour lutter contre l’insécurité routière", a-t-il déclaré.
Sur le choix de Kaolack, Jules Aubain Sagna, explique que cette région est “un point central du corridor Dakar-Bamako et la plupart des accidents de la route les plus mortels au Sénégal se passent sur le corridor".
"Selon nos statistiques 41% des morts surviennent sur le corridor Dakar-Bamako", a laissé entendre M. Sagna.
sen24heures.com

02/05/2017

LE SENEGAL TIENT LA ROUTE

Infrastructures routières : Des investissements multipliés par dix de 2005 à 2017

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Le directeur général de l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute) a déclaré, samedi, à Saly, que les investissements sur les infrastructures routières ont été multipliés par dix depuis 2005. Selon Ibrahima Ndiaye, le Sénégal est le premier pays en Afrique de l’Ouest, en termes de patrimoine routier, avec un niveau de service d’environ 80 %.
Une randonnée pédestre organisée, samedi, par l’Ageroute, a été pour le directeur général, Ibrahima Ndiaye, une occasion de revenir sur l’état des routes du Sénégal. Selon lui, les infrastructures routières occupent une place de choix dans le Plan Sénégal émergent (Pse). «De 2005 à aujourd’hui, les investissements sur les infrastructures routières ont été multipliés par dix », a-t-il dit. M. Ndiaye note que le Sénégal est en plein boom économique avec des croissances frisant les 7 %, soulignant que l’État a misé sur les autoroutes qui sont en train de prendre forme. « Le Sénégal est en avance en Afrique de l’Ouest en ce qui concerne la construction d’autoroute. Nous sommes déjà arrivés à Sindia et en 2018, l’autoroute arrivera à Mbour, Thiès et Touba », a assuré le directeur général de l’Ageroute qui a plaidé pour la préservation de cette avance. «Le Sénégal, comparé à ses voisins de l’Afrique de l’Ouest, est très loin devant avec un patrimoine routier dont le niveau de service est d’environ 80 %, des routes classées en bon et moyen état », a affirmé le directeur général de l’Ageroute qui a, toutefois, précisé que les investissements doivent être préservés notamment contre la surcharge qui, a-t-il dit, détériore l’état des routes. « Chaque année, la surcharge à l’essieu, qui est un énorme problème, coûte 50 milliards de FCfa pour les routes et c’est le montant que l’État injecte pour l’entretien routier », a indiqué M. Ndiaye qui a invité tous les transporteurs à préserver cette surcharge à l’essieu.
Cette randonnée pédestre organisée dans le cadre des Journées de réflexions et de prospectives de Ageroute a, entre autres, permis à son personnel de réfléchir sur l’exécution et la mise en œuvre des projets routiers tels que définit par l’État. Cette démarche vise à améliorer la qualité et le suivi des infrastructures, à réaliser des actions profitables aux populations du Sénégal. Ces dernières ont aussi été sensibilisées sur la sécurité routière.
lesoleil.sn

NIANING A SON NOUVEAU STADE

Inauguration du stade municipal de Nianing : 160 million investis

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Une foule en liesse. Une population hilare. L’inauguration du stade municipal de Nianing, ce 1èr mai, a drainé du monde. Un montant de 160 million de francs Cfa a été investi pour la réalisation du stade municipal de Nianing. L’annonce a été faite par les autorités venues inaugurées ladite structure sportive. Selon le maire, Maguette Séne, ‘’le sport est devenu très populaire et sa pratique est très souvent associée aux politiques de santé et d’éducation. Mais son développement fulgurant procède surtout de son utilité socio-économique. En effet, il s’est imposé comme un outil de rentabilité économique, de réussite sociale, de cohésion et d’intégration’’. Raison pour laquelle toute l’équipe municipale est satisfaite que Nianing soit doté d’un tel joyau pour le grand bonheur des amateurs du sport. ‘’Cette infrastructure sportive permet d’avoir un cadre adéquat offrant un minimum de confort pour la pratique du sport’’, a indiqué Maguette Séne. Pour qui, cet ouvrage revêt un intérêt tout particulier, compte tenu que c’est une plateforme adaptée à la pratique du basket, du hand-ball, du volley-ball et des arts martiaux. Mieux, au-delà du sport, ce stade, peut aussi servir à l’organisation de manifestation culturelle, religieuse ou politique. Composé de 600 places, le bienfaiteur Patrick Thélot promet de l’améliorer avec l’installation de toilette, de vestiaire, d’un logement pour le gardien. ‘’J’aime ce peuple, j’aime ce pays. Vous êtes un peuple digne et fort. La France et le Sénégal ont une longue histoire en commun. Le sang des sénégalais a coulé pendant les deux guerres mondiales. Nous vous devons beaucoup. Donc, il est normal que nous participons au développement du Sénégal’’, a témoigné Patrick Thélot. La cérémonie a eu lieu en présence de toutes les autorités coutumières, administratives, culturelles et religieuses de ladite ville. En outre, les autorités ont invité les populations à entretenir, dans un esprit citoyen, ce joyau, dont le directeur est Gane Gning.
NIANING INFOS

CONFLITS A YOFF

Aéroport LSS : Perturbations dans l’air

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Le trafic aérien va être sérieusement perturbé à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar. En cause : une crise qui s’est installée au seun de Senegal Handling service (Shs). Les travailleurs promettent d’entrer en rébellion contre la direction, qui selon eux tente de les flouer dans une affaire de gros sous. En tant qu’actionnaires à 10%, ils s’offusquent du fait que la direction générale leur oppose un refus systématique de pouvoir vérifier les comptes. Ces travailleurs dénoncent une « gestion nébuleuse » et des virements de milliards suspects de la SHS vers la société Gabay loge au Panama, citée dans les « Panama Pares ». Alors qu’au même moment, la société déclare des pertes de 67 et 40 millions FCFA pour les exercices 2011 et 2015. Pour dissiper la tension, la direction générale a tenu samedi 29 avril une séance d’explication. Mais, la séance a été interrompue. Abdoulaye Camara Diop, mandatée par la direction, a été hué et a échappé de peu au lynchage. Les travailleurs accusent la direction de dilatoire. Et ont porté plainte contre Mansour Samb, Ousmane Diop, Aliou Mbodj et Abdoulaye Camara Diop pour « faux, usage de faux, complicité de faux et usage de faux, usurpation de titre, abus de confiance, abus de biens sociaux et complicité d’abus de biens sociaux et publication de faux bilans ». Les jours qui viennent s’annoncent d’ores et déjà chauds.
La Tribune/Seneweb

LUTTE CONTRE LES INONDATIONS

1,3 milliard Fcfa pour faire face aux inondations

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Le gouvernement sénégalais vient de débloquer 1,3 milliard de francs CFA pour soutenir un programme de drainage des eaux pluviales dans la commune de Sédhiou. Ce financement permettra à la commune de s'équiper de quelque 5 km de canaux de drainage.
Le gouvernement sénégalais poursuit les projets d'assainissement dans les communes et les villes du pays. Afin de lutter efficacement contre les inondations et les insalubrités diverses, l'Exécutif vient de débloquer une enveloppe de 1,3 milliard de francs CFA, destinés à la construction d'environ 5 kilomètres de canaux de drainage des eaux de pluie dans la commune de Sédhiou. «D'un coût de 1,3 milliard de francs CFA, ce projet va permettre la réalisation d'environ 5 km de canaux de drainage des eaux pluviales et ainsi contribuer à protéger les populations contre les inondations, faciliter la mobilité urbaine et sécuriser le cimetière des eaux de pluie», a déclaré le ministre de l'Hydraulique et de l'assainissement, Mansour Faye, qui présidait cette semaine la cérémonie de lancement des travaux.
D'après le ministre, les études d'actualisation du plan d'assainissement des eaux usées et des eaux pluviales de Sédhiou ont été réalisées en perspective des travaux de drainage, grâce à une subvention de la Banque arabe pour le développement économique de l'Afrique (BADEA), laquelle a promis, à travers le programme de coopération triennal avec le Sénégal, de financer les travaux qui seront identifiés dans cette étude.
Toujours à en croire le ministre Faye, ce projet de construction des canaux de drainage est une composante du programme décennal de lutte contre les inondations, initié par chef de l'Etat Sénégalais Macky Sall en 2012 et dont l'objectif est d'apporter des «solutions durables» aux problèmes d'inondations que rencontraient les populations du Sénégal dans les campagnes et les villes.
Notons que la commune de Sédhiou ne va pas bénéficier que des canaux de drainage. La population subit aussi depuis quelque temps des difficultés d'accès à l'eau potable. Et pour faire face à cette situation, Mansour Faye a indiqué que la commune jouit déjà de l'exécution d'une politique du gouvernement à travers, par exemple, la réhabilitation d'un ancien forage avec une production supplémentaire de 4 400 m3/j, soit plus du double des 1 940 m3 que produisait l'unique forage de la ville. Selon le membre du gouvernement, d'autres actions sont prévues.
Un programme global d'assainissement
Ces travaux à Sédhiou font en réalité partie d'un vaste plan d'assainissement que déroulent les dirigeants. En effet, début mars 2017, le président Macky Sall a lancé un programme global d'assainissement mis en œuvre sur la période 2017-2019 pour améliorer le cadre de vie des Sénégalais. Il s'agit d'une initiative ambitieuse soutenue par la Banque ouest-africaine pour le développement (BOAD), à raison de 70 milliards de francs CFA. Son exécution a commencé avec la réalisation de nouveaux réseaux d'assainissement collectifs dans 10 villes du pays, à savoir, Louga, Saint-Louis, Rufisque, Cambérène, Kaolack, Tivaouane, Touba, Matam, Tambacounda et Ngueufatt. Si les choses évoluent comme les autorités sénégalaises le souhaitent, les Sénégalais ne devraient bientôt plus avoir de problème d'insalubrité.
Emmanuel Atcha/latribune.fr

01/05/2017

LES BOURSES D'ETUDES

Les bourses d’études coûtent 500 milliards de Fcfa par an à l’Etat

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L’Etat du Sénégal décaisse chaque année 52 milliards de francs CFA pour le paiement des bourses d’études de plus de 80.000 étudiants, a déclaré, samedi, à Ziguinchor, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane.
«Il y a plus de 80.000 bourses d’études payées par l’Etat du Sénégal. On paie chaque année 52 milliards de francs CFA pour ces bourses», a affirmé M. Niane, soulignant que «c’est d’une somme égale que le pays a besoin pour atteindre l’autosuffisance en riz».
Le ministre de l’Enseignement supérieur, qui animait une conférence publique, à l’Université Assane-Seck de Ziguinchor (UASZ), n’a pas dit depuis quand le montant des bourses payées aux étudiants a atteint ce niveau comme rapporté par l’APS.
«Il est important de reconnaitre ce que le gouvernement fait pour vous», a dit Mary Teuw Niane aux étudiants, soulignant que l’Etat doit, en plus des étudiants, financer la pêche, l’élevage, l’agriculture et d’autres secteurs d’activité.
Aussi a-t-il demandé aux étudiants de travailler à leur réussite et de reconnaître «les efforts que la nation fait» pour eux en leur octroyant autant d’argent.
«Je veux que nous ayons une culture de développement, pas d’assistance», a conseillé M. Niane aux étudiants de l’UASZ venus nombreux à la conférence publique.
Il a rappelé que «près de 30.000 bourses fictives» avaient été constatées au terme d’un contrôle mené conjointement par l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar et la Direction des bourses.
«La plupart des bénéficiaires recevaient des bourses de troisième cycle d’un montant de 60.000 francs CFA, alors qu’ils ne s’étaient inscrits nulle part. Cinq mille des 30.000 bourses fictives découvertes étaient litigieuses. Nous avons laissé tomber, mais les 25.000 bourses restantes ont été supprimées», a expliqué M. Niane.
A cause de ces «bourses fictives», l’Etat du Sénégal perdait chaque année plus de 11 milliards de CFA versés à «des gens n’étant pas des étudiants», a-t-il ajouté, soulignant que la gestion des bourses d’études a connu «beaucoup de changements» maintenant.
Mary Teuw Niane a cité, parmi ces changements, l’octroi systématique de la bourse à tout étudiant ayant obtenu une mention «assez bien» ou mieux.
«On a octroyé des bourses d’excellence pour inciter les étudiants à rester au Sénégal. Les attributions de étrangères sont régulièrement publiées dans les quotidiens nationaux», a-t-il fait valoir, rappelant que le gouvernement continue d’octroyer des bourses sociales et pédagogiques aux étudiants.
senenews.com

29/04/2017

PROTEGER LES FORÊTS SENEGAMBIENNES

Gestion des ressources forestières : Le Sénégal signe avec la Gambie un accord de coopération et de concertation

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Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable Abdoulaye BALDE, et Lamine Diba, ministre Gambien en charge des forêts, de l’environnement et du changement climatique, ont paraphé ce matin un
accord de coopération dans le domaine de la gestion des ressources forestières.
Un accord qui fait suite à l’engagement des deux Présidents pour une coopération plus forte et plus soutenue entre les deux peuples.
« Nous avons discuté des problèmes, notamment la dégradation des ressources forestières et fauniques et c’est dans ce cadre que nous avons signé cet accord qui nous permet d’élaborer des programmes conjoints dans le domaine de l’aménagement des forêts le long de la frontière pour une gestion participative, plus optimale de nos ressources forestières » a expliqué le ministre sénégalais.
« Nous avons convenu également de travailler de façon plus rapprochée, au niveau des experts, nous allons mettre en place un comité mixte pour que les programmes soient élaborés de façon conjointe et soient suivis collectivement. Ce qui accentue cette coupe abusive, c’est le fait qu’il n’y ait pas de contrôle, et d’échange d’information et tous ses aspects sont consignés dans cet accord » a ajouté le ministre.
Selon lui, cet échange d’informations permet de faire face au trafic illicite et au braconnage et « mieux nous pouvons élaborer des stratégies pour une valorisation et une exploitation optimale de nos ressources naturelles » a t’il conclu.
dakaractu.com
Trafic du bois: le Sénégal et la Gambie vont signer un accord
La protection de l’environnement est un lourd défi que doivent relever la Gambie et le Sénégal. Elle commence par la lutte contre l’exploitation illégale du bois dans la region naturelle de la Casamance qui a repris ces dernières semaines dans la zone de Médina Yoro Foulah, frontalière avec la Gambie.
Pour mettre fin a cette pratique qui prend des relents inquiétants, le ministre de l’Environnement de la Gambie qui effectue une visite de travail au Senegal va signer un accord avec son homologue senegalais, Abdoulaye Bibi Balde. Dans cet accord, la protection de la foret va constituer un point important, revele, Lamin Dibba. «Nous avions pris des initiatives pour mettre fin a l’exploitation illegale du bois qui provient du Senegal. Au debut, le trafic avait connu un net recul. Malheureusement, aujourd’hui, on nous apprend qu’il a repris», avoue le ministre Gambien de l’Environnement.
C’est pour cette raison que les deux gouvernements ont décide d'éradiquer définitivement ce fléau en élaborant un cadre juridique légale. Par ailleurs, le ministre Lamin Dibba annonce le renforcement de leurs parcs nationaux en copiant sur le modèle sénégalais. C’est pourquoi, il a visite avec le ministre Abdoulaye Bibi Balde la réserve de Bandia ou vivent 16 espèces herbivores. Des espèces pour la plupart qu’il a vues pour la première fois.
dakarposte.com