16/10/2017

FIERTE SENEGALAISE

Le Sénégal élu au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

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Le Sénégal a été élu lundi au Conseil des droits de l’homme, un organe intergouvernemental des Nations unies, a appris l’APS de source diplomatique, lundi, à Dakar.
La candidature sénégalaise a obtenu les voix de 188 des 193 Etats membres de l’Assemblée générale de l’ONU, lors d’une séance de vote à New York, en présence notamment du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba.
A cette occasion, l’Assemblée générale de l’ONU a pourvu 15 sièges de ce Conseil comptant 47 membres, dont le siège se trouve à Genève, en Suisse.
Ces sièges étaient à pourvoir à raison de quatre pour l’Afrique, autant pour l’Asie-Pacifique, deux pour l’Europe orientale, trois pour l’Amérique latine, et deux pour d’autres Etats.
Le groupe de pays africains s’était mis d’accord il y a quelques mois pour proposer, outre le Sénégal, l’Angola, le Nigeria et la République démocratique du Congo, afin d’occuper les quatre sièges octroyés au continent.
L’Angola a finalement recueilli 187 votes, et le Nigeria 185.
« Le Sénégal, le ’’meilleur élu’’, a obtenu 188 voix, un score qui rend compte de la confiance de la communauté internationale vis-à-vis du pays et de ses plus hautes autorités », souligne un diplomate sénégalais.
Le mandat du Sénégal et des autres nouveaux élus sera exercé en janvier 2018 et va durer trois ans, précise la même source.
Les membres du Conseil des droits de l’homme des Nations unies ont la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des libertés dans le monde.
senenews.com

L'AIBD FAIT GRINCER DES DENTS

L’ouverture du nouvel aéroport fait déjà grincer des dents

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Les autorités ont annoncé officiellement l’ouverture de l’aéroport Blaise Diagne le 7 décembre. À moins de deux mois de l’échéance, personne ne sait encore comment ça va se passer. Les futurs passagers, acteurs du tourisme, commerçants, transporteurs, tout le monde s’interroge.
Situé à Diass, à près de 50 km de Dakar, perdu au milieu de nulle part, l’aéroport Blaise Diagne, s’il est proche de la station balnéaire de Saly, est bien loin de la capitale. Comment faire pour accueillir les amis et la famille ou leur demander de se rendre chez nous ?
AIBD
Transport : ça coûtera plus cher
Au bureau des taxis de l’aéroport Léopold Sedar Senghor, on se frotte les mains et on trépigne d’impatience d’aller cueillir cette manne financière. « Pour le moment, nous ne sommes encore sûrs de rien par rapport à la date prévue du déménagement. Tout ce qu’on nous a dit, c’est de nous tenir prêt pour rejoindre Diass. Ils nous ont prévu un endroit où se garer comme ici et attendre les clients, mais nous ne l’avons pas encore vu. Nous sommes en train de voir quels sont les prix que nous allons pratiquer, mais ce qui est sûr, nous ne descendrons pas à moins de 15 000 FCFA pour un voyage Diass-Dakar. Le péage seulement nous prend entre cinq et six mille, donc nous devons gagner un peu d’argent. » C’est donc une fois encore au passager de payer le plus lourd tribut. Car pour ceux qui n’ont pas réservé dans des hôtels avec navettes, ils devront payer le prix fort pour quitter l’aéroport.
Le service de transport public Dakar Dem Dikk quant à lui, assure qu’il sera présent sur le site et fera des rotations entre Diass et les autres villes. Pour le moment, les prix ne sont pas encore fixés.
Les moyens de transport ne manqueront pas pour se rendre ou sortir de l’aéroport de Diass. Le gros problème se posera au niveau des prix, quand on connait la mauvaise manie des chauffeurs sénégalais de spéculer quand ils sont en position de force.
Quant aux parkings du nouvel aéroport, pour ceux qui viennent chercher quelqu’un, nul ne sait les prix qui seront pratiqués.
Les petits commerces autour de l’aéroport risquent de disparaitre
Ce sont les plus malheureux de l’histoire. Ces petits commerçants qui avaient des activités autour de l’aéroport sont sûrs qu’ils ne pourront pas émigrer avec les autres à AIBD, à moins d’un miracle. Ce monsieur qui tient une petite échoppe où il vend des vêtements artisanaux et fait des photocopies secoue tristement la tête quand on lui parle du transfert prochain. Il se désole : « Nous n’avons été saisis par personne pour aller à AIBD. C’est comme si nous ne faisons pas partie de cet aéroport alors que ça fait des dizaines d’années que nous gagnons nos vies ici. On nous dit que là-bas, ce ne sera plus possible d’avoir des petites cantines comme ici et qu’une seule société va se charger de tout ce que nous proposions ici. »
À quelques mètres, Assane tient une petite galerie d’art dans laquelle on peut déguster du café touba et des gâteaux. Il partage l’amertume de son compagnon de galère : « Pendant que certains prient pour que AIBD commence à fonctionner, nous autres nous prions pour que ça n’arrive pas. Parce que nous serons nombreux à perdre notre gagne pain. On nous a dit que les petits commerces autour de l’aéroport là, ça ne va pas être possible à Diass. »
Et quid des infrastructures existantes ?
Façade de l'aéroport Léopold Sédar Senghor
Que va devenir le désormais ex-aéroport international Léopold Sédar Senghor et ses infrastructures ? Personne ne sait. À l’aéroclub, qui existe depuis 1933, personne n’a été tenu informé. Les propriétaires d’avions privés non plus. Certains osent espérer que l’aéroport continuera d’exister pour les vols à destination de l’intérieur du pays. D’autres au contraire parient que les terrains ont déjà été vendus à des promoteurs immobiliers.
Les hôteliers de la petite côte aux anges, ceux de Dakar inquiets
A Dakar, les hôteliers savent déjà qu’ils auront un manque à gagner avec la délocalisation de l’aéroport à 45 km de la capitale. Les heureux dans cette transaction sont les propriétaires d’hôtels de la petite côte. Toubab Dialaw est à 20 minutes de l’AIBD, Saly est à 30 minutes, le lac rose aussi est tout proche.
Malgré les navettes, beaucoup de clients ne séjournaient à Dakar que le temps de préparer leurs voyages à l’intérieur du pays. Maintenant, ils ne verront plus l’intérêt de faire le trajet jusqu’à Dakar pour repartir pour leur destination finale.
Ce nouvel aéroport semble plutôt entraîner plus de problèmes qu’il n’en résout avec son implantation si loin de l’agglomération.
Eva Rassoul/au-senegal.com
http://www.au-senegal.com/l-ouverture-du-nouvel-aeroport,...

15/10/2017

DE L'EAU ENTRE MBODIENE ET SOMONE

L’Etat débloque 13 milliards pour sécuriser la consommation en eau potable à Mbour

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Le Directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) poursuit sa tournée dans les sites des ouvrages hydrauliques du Programme eau potable et assainissement en milieu urbain (Peamu) qui sont en réalisation dans la région de Thiès.
Après Tassette, Charles Fall et sa délégation ont visité, ce vendredi 13 octobre 2017, les chantiers concernés par la seconde phase de la phase intermédiaire. Il s’agit des forages de Nguékokh, qui fait l’objet d’une mise à niveau suivie d’une incorporation dans le périmètre affermé, de Mbour, de Pointe Sarène et de Mbodiène, concernés par l’amélioration de la production et de la capacité de stockage. Et Joal qui exprime de nouveaux besoins en eau potable.
Selon le Directeur dudit programme, Malick Sow, ces ouvrages hydrauliques du département de Mbour sont composés de quatre forages (2 à Nguékokh, un à Falokh et un à Mbour) et trois châteaux d’eau (un à Nguékokh, un à Point Sarène et un Mbodiène). Le château d’eau de Nguékokh a une capacité de 1 100 mètres cube et une hauteur de 25 mètres. Et celui de Mbodiène, quant à lui, a un volume de 2 000 mètres cube et une hauteur de 30 mètres.
En plus de ces forages et châteaux d’eau, la Sones va aussi réaliser une conduite d’adduction d’eau qui va amener l’eau jusqu’à Mbodiène (27 km). Elle prévoit également de construire un forage à Somone.
Charles Fall, pour sa part, a constaté que les travaux de l’ensemble de ces quatre forages sont presque terminés. Et pour les châteaux d’eau, celui de Nguékokh, la fondation est terminée et quant aux autres, les travaux ont démarré.
A l’en croire, les travaux des ouvrages de renforcement de la production ont atteint un niveau de plus de 50%. Et la date prévisionnelle de leur réception est fixée au mois d’avril prochain. Quant aux châteaux d’eau, Charles Fall estime que d’ici la fin de 2018, les travaux seront achevés.
Aussi, le Directeur de la Sones a fait savoir que le coût global de ces ouvrages hydrauliques qui sont en cours de réalisation dans la zone de Mbour est de 13 milliards de francs. Et leur objectif principal est de sécuriser l’alimentation en eau potable de la Petite côte. Car, Dakar, Thiès et la Petite côte font 80% des besoins en consommation d’eau de la Sones
Cheikhou Aidara - Seneweb.com

LE SENEGAL: CATASTROPHE ECOLOGIQUE

Haïdar El Ali : « Le Sénégal est dans un état de catastrophe écologique »

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Alors que la COP21 approche et que l’écologie sera censée être sur toutes les lèvres en novembre à Paris, les pays africains n’ont pas encore brillé par leur contribution. Où en est le continent ? Quelle place pour l’environnement en Afrique ? Réponses d’Haïdar el Ali, ancien ministre de l’Environnement du Sénégal.
« Quand je mourrai, plantez un arbre pour moi plutôt que de prier », a-t-il coutume de dire aux femmes de Casamance qu’il rencontre alors qu’il sillonne la région en lutte contre la destruction de sa mangrove. D’origine libanaise – ses parents ont émigré au Sénégal dans les années 40 –, Haïdar El Ali est un homme convaincu et engagé.
Infatigable défenseur de l’utilisation durable des ressources naturelles, l’ancien ministre sénégalais de l’Environnement se bat pour mettre l’écologie au centre du débat sur le développement et mettre à bas un système de captation des richesses et des ressources au profit d’une minorité dont il fustige la corruption. Initiateur de la fédération des partis écologistes africains, il estime que le salut de l’Afrique passe par une révolution verte, et le crie haut et fort. Interview.

Jeune Afrique : L’écologie s’est-elle durablement installée dans le débat politique en Afrique ?

Haïdar El Ali : Clairement non. On construit encore des centrales électriques qui fonctionnent au charbon, alors que le gaz n’est pas plus cher. Ce n’est pas cohérent. Le continent africain vit globalement des économies de prélèvement mais accepte de voir ses ressources pillées, notamment au niveau forestier ou halieutique. Autre exemple, révélateur : il y a trois semaines, le premier conseiller en matière d’environnement de Macky Sall a écrit dans un article que le réchauffement climatique était du pipeau inventé par l’Occident ! C’est invraisemblable.

Nous disposons de ressources limitées qu’il nous faut gérer dans l’intérêt des populations. Pour nous, c’est davantage une question de survie que d’écologie.

Les pouvoirs africains opposent-ils toujours le développement industriel et l’écologie ?

C’est vrai qu’on a beaucoup entendu ce discours, dans lequel on accuse les Occidentaux de nous parler d’écologie alors qu’ils ont pu polluer pendant de nombreuses années de leur côté tout en développant leur industrie. L’erreur, c’est de regarder le développement à travers le prisme de l’Occident. Il faut comprendre que la ressource est pour nous, Africains, une question de survie. Nous n’avons pas les moyens de filtrer notre air et notre eau, de mettre en place des agricultures en étages, etc… Nous disposons de ressources limitées qu’il nous faut gérer dans l’intérêt des populations. Pour nous, c’est davantage une question de survie que d’écologie. Si on ne préserve pas les forêts ou les mangroves par exemple, il n’y a plus d’agriculture et plus d’élevage.

C’est un pillage organisé et environ 1000 milliards de francs CFA échappent chaque année aux Sénégalais !

Les gouvernements en sont-ils conscients ?

Il ne s’agit pas que des gouvernements. Le problème, c’est que tout le système est basé sur la finance et la croissance, qui ont pour effet de corrompre et donc de diriger et de dominer les quelques personnes au pouvoir. Les trafics de ressources comme le bois est international. Les Chinois, qui se servent des Sénégalais à la frontière avec la Gambie pour récupérer illégalement du bois précieux, ne transportent pas les troncs à dos d’ânes ! Ils passent les frontières et utilisent les groupes internationaux de transport, sous couvert de certificats gambiens qui n’ont évidemment rien à voir avec la véritable marchandise. Tout le monde le sait et ferme les yeux. On déguise des exploitations de bois de grumes sous des permis de bois de chauffe. C’est un pillage organisé et environ 1000 milliards de francs CFA qui échappent chaque année aux Sénégalais !

Les gouvernements sont donc complices ?

Je vais vous donner un exemple : quand je suis arrivé au ministère, il y avait une autorisation d’activité délivrée par les autorités sénégalaises à une multinationale canadienne pour exploiter des mines d’or à six kilomètres à l’intérieur… d’un parc naturel protégé et classé par l’Unesco ! En échange de cette autorisation ? Un contrat entre cette mine canadienne et la direction des Parcs d’un montant de 20 millions de francs CFA ! Dans les grands projets d’extraction en Afrique, les politiques ne regardent même pas les contrats. Ce qui les intéresse, ce sont les sommes qu’ils vont pouvoir empocher. Les multinationales font ce qu’elles veulent.

En somme, les dirigeants africains se « suicident » ?

Globalement, les dirigeants africains n’aiment pas leur pays. Sinon, ils y passeraient sans doute plus de temps. Quand on veut lutter contre la corruption, mettre à la porte des gens qui touchent de l’argent pour dilapider nos ressources, on peut le faire. C’est ce que j’ai fait au ministère de l’Environnement. J’ai dérangé, j’ai été dégommé.

J’ai dérangé, j’ai été dégommé.

Que faire pour que l’écologie occupe une place plus importante dans le débat politique ?

La meilleure piste, c’est l’éducation et la formation des citoyens. Mais, bien sûr, notre force réside aussi dans la fédération de tous ces mouvements écologistes régionaux, nationaux et locaux. Je travaille par exemple avec des associations guinéennes au sujet du trafic de bois impliquant des intérêts chinois. Sur les questions transfrontalières, se fédérer est essentiel. Il faut également chercher à occuper le pouvoir. Ram Ouedraogo essaie au Burkina en se présentant à la présidentielle. Au Sénégal, nous avons une centaine d’élus locaux. C’est positif. Seulement, dans le jeu politique, les partis traditionnels sont mille fois meilleurs, mille fois plus aguerris.

C’est ce que vous avez constaté lors des dernières municipales ?

Quand je me suis présenté aux municipales, il y avait une telle ferveur autour de moi que certains me disaient que je ne pouvais pas perdre. Et puis, le jour où je suis allé voter, j’ai compris : tous les électeurs se faisaient prendre à part à l’entrée du bureau de vote et recevait une somme d’argent. J’ai dénoncé cela au gouverneur et il m’a répondu : « Tant qu’il n’y a pas bagarre, je n’interviens pas » ! Qu’est-ce que vous voulez faire ? J’ai fini quatrième du scrutin.

Votre parti sera pourtant actif lors des prochaines échéances électorales au Sénégal ?

Oui, aux législatives sénégalaises de 2017, nous n’allons pas faire d’alliance avec le parti au pouvoir ou l’opposition, qui entretiennent un système de concentration des richesses dans les mains d’une minorité qui fait la pluie, la pluie, et la pluie. Nous irons seuls et nous verrons bien quelle place l’opinion nous donne.

Le temps, c’est de la vie, et pas de l’argent.

L’opinion, justement, ne semble pas encore faire grand cas de l’écologie en Afrique…

L’opinion, elle se forge notamment par les médias et l’éducation, les deux étant contrôlés par le système que je décris. Cela changera quand l’humain recevra une grosse baffe. Et je ne parle pas d’un tsunami… On se rendra compte que le temps, c’est de la vie, et pas de l’argent.

Globalement, on sent un constat d’échec pour les partis écologistes africains, qui ne parviennent pas à s’imposer. Quelle est leur influence réelle ?

Il y a une réussite, c’est que l’on parle d’écologie. Ce n’était as le cas il y a quinze ans. Ensuite, il y a une vraie influence sur le domaine politique. Au Sénégal, quand j’étais en fonction, nous avons fait passer la loi interdisant les sacs plastiques et nous avons introduit le code de la pêche et le code forestier. Il y a donc des avancées mais il reste beaucoup à faire. Le Sénégal est aujourd’hui en état de catastrophe écologique.

Après les municipales et les législatives, votre prochaine étape est la présidentielle ?

(Soupirs) Malheureusement, cela coûte trop d’argent. Quand j’étais ministre, je me suis retrouvé dans des situations où des gens, notamment des capitaines de bateaux russes qui venaient pêchaient illégalement dans les eaux sénégalaises, me proposaient de l’argent pour que je les laisse partir. Je ne l’ai pas pris. Je crois que l’on s’en sortira quand chacun arrivera à renoncer à ces tentations. J’ai choisi ce chemin. Résultat, je n’ai pas l’argent pour me présenter à la présidentielle.
Mathieu Olivier/jeuneafrique.com

IMPORTS EN HAUSSE AU MOIS D'AOÛT

Hausse de 26% des importations du Sénégal en août 2017

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Les importations de biens du Sénégal durant le mois d’août 2017 ont connu une hausse de 25,5% comparées au mois précédent, a appris vendredi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).Ces importations sont ressorties à 332,3 milliards FCFA contre 264,8 milliards FCFA en juillet 2017, soit une augmentation de 67,5 milliards FCFA(1 FCFA équivaut à 0,0016 dollar). Selon la DPEE, cette situation traduit l’effet de l’augmentation des achats à l’étranger de produits pétroliers (plus 36 milliards), de produits alimentaires (plus 9,6 milliards), de machines, appareils et moteurs (plus 8,5 milliards) et de véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles (plus 6,6 milliards).
S’agissant de la hausse des importations de produits alimentaires, elle est imputable aux fruits et légumes comestibles (plus 6,1 milliards) et au riz (plus 4,3 milliards). Elle a été, toutefois, amoindrie par la baisse des importations de maïs (moins 3,1 milliards) et d’ huiles et graisses animales et végétales (moins 2,9 milliards).
Au titre des produits pétroliers, la DPEE avance que la hausse des importations est attribuable, en partie, aux huiles brutes de pétrole (plus 32,8 milliards). Par contre, les importations de produits pharmaceutiques ont connu un repli de 2,5 milliards FCFA durant la période sous revue.
« En glissement annuel, note la DPEE, les importations de biens se sont inscrites en hausse de 30,8 milliards FCFA au mois d’août 2017, passant de 301,5 milliards FCFA à 332,3 milliards FCFA ». Cette orientation est principalement favorisée par la consolidation des achats de machines, appareils et moteurs (plus 14,4 milliards), de produits pétroliers (plus 10,2 milliards) et de produits alimentaires (plus 6,3 milliards).
En revanche, les importations de véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles et de produits pharmaceutiques se sont respectivement repliées de 13,5 milliards, et 0,7 milliard sur la période.
Les importations de biens, sur les huit premiers mois de 2017, sont évaluées à 2311,4 milliards FCFA contre 1982,1 milliards FCFA sur la même période en 2016, soit une progression de 329,4 milliards en valeur absolue et 16,6% en valeur relative.
Cette hausse reflète la progression de la valeur des principaux produits importés, notamment, les produits pétroliers (plus 85,4 milliards), les machines, appareils et moteurs (plus 62,8 milliards), les produits alimentaires (plus 46,3 milliards), les véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles (plus 22,1 milliards) et les produits pharmaceutiques (plus 7,1 milliards).
APA

TOURISME A SALY: ENTRE OPTIMISME ET SURREALISME

Rentrée touristique: les jalons d’une bonne saison jetés à Saly

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La rentrée touristique prévue le 26 octobre prochain, toutes les dispositions ont été prises par les acteurs pour la réussite de la saison touristique. Avec l’ouverture de l’Aéroport International Blaise Diagne et le retour des Tours opérators, certains grands hôtels affichent déjà le plein.
Cette année, c’est l’année de la relance du tourisme à Saly. Les acteurs ont posé tous les jalons pour relancer le secteur qui a subi durant ces dernières années un véritable coup de massue. La Sapco a déjà donné le ton avec l’embellissement de l’avenue Malick Ndiaye qui est la route principale, l’installation ou la reprise des lampadaires électriques et solaires dans la station, des panneaux d’orientation et des panneaux numériques à l’entrée de Saly. Un bureau d’information et d’orientation sera ouvert dans les prochains jours et qui permettra de distiller les renseignements utiles aux touristes. Des hôteliers se frottent déjà les mains car pour le moment de grands réceptifs affichent le plein pour la saison touristique dont le démarrage est prévu le 26 octobre prochain. L’ouverture de l’aéroport chez les hôteliers constitue une aubaine chez les hôteliers. Toutes les compagnies aériennes ont déjà négocié des chambres à Saly pour l’année touristique, selon les hôteliers qui affichent un visage radieux. Des responsables hôteliers restent optimistes pour une réussite de la saison et espèrent une hausse de visiteurs par rapport à l’année prochaine. Plusieurs réceptifs qui avaient mis la clé sous le paillasson ou qui ont été cédés vont ouvrir leurs portes et des hôtels sont en train d’être rénovés pour donner de la splendeur. Pour les hôteliers, rien ne peut empêcher une bonne saison car des prémices sont posées avec le retour des Tours Opérators tels que Thomas Cook qui est l’un des plus grands et Look Voyages considéré comme l’un des plus gros pourvoyeurs de touristes. Le centre commercial, situé au cœur de la station qui était en agonie, va ressusciter car ayant un nouveau repreneur. Le nouveau ministre du tourisme Mame Mbaye Niang qui sera l’hôte de Saly la semaine prochaine pour une rencontre de contact avec les acteurs, sera à l’aise et il ne lui reste qu’à booster d’avantage le secteur pour que l’objectif des 3 millions de touristes soient atteints en 2020. Les travaux contre l’érosion côtière financés par la Banque Mondiale vont démarrer au mois d’avril 2018. Ce phénomène a été l’une des causes de la baisse de la Destination Sénégal.
Festival Sen’ Saly
Les acteurs du secteur sont conscients que le balnéaire a subi une crise profonde depuis des années par des concurrences de nouvelles destinations. Les acteurs ont opté pour une revalorisation de la Destination touristique de Saly et ont mis des activités de soutien au tourisme. Pour les acteurs, il urge d’inscrire dans le calendrier un festival annuel avec les artistes de Saly, la Sapco et la mairie de Saly pour valoriser la culture à Saly pour servir de soutien à l’activité touristique. Le premier festival prévu le 5 au 7 décembre 2018, comprendra des spectacles de danse, des concerts, des expositions d’art, des ateliers de musique traditionnelle, etc. A en croire les organisateurs, l’organisation du festival Sen’Saly, aura pour vocation la captation d’un public et la promotion de la marque « Saly », une station balnéaire à découvrir ou à rédécouvrir.
Alioune Diop/petitecotessn.com

14/10/2017

FAIBLE REPRISE DU TOURISME ST LOUISIEN

Tourisme : faible taux de visites à Saint-Louis (7 %)

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Si nombres d’initiatives se font jour dans le domaine du tourisme, faisons un rapide survol des dernières nouvelles relatives au secteur. Cela se passait lors de la 39e édition du Salon du tourisme à Paris.
Finie la léthargie enregistrée par le secteur, petit à petit les touristes retrouvent le chemin du pays de la téranga. Loin de la sinistrose initiale constatée, les actes posés semblent porter leurs premiers fruits, si l’on croit les dires du professionnel de la profession qu’est Moustapha Kane, par ailleurs secrétaire permanent du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière au Sénégal (SPIHS). « Il y a une petite reprise dans le secteur du tourisme qu’il faut accompagner par des mesures concrètes ».
Cependant, l’on peut regretter que ses mots ne soient pas suivis de chiffres précis corroborant l’éclaircie. Peut-être qu’entre le constat et l’allocution, le laps de temps fut trop court pour collecter les données idoines et les coucher dans un rapport. Toutefois, la nouvelle du regain de vitalité quant au secteur reste l’information à retenir.
Si dans les faits Dakar s’octroie 41 % des visiteurs, la Petite Côte 35 % Saint Louis et ses régions 7 % et la Casamance 4 % le fait est que le Sine Saloum n’en demeure pas moins l’un des lieux les plus magiques et dépaysant du Sénégal, méritant de figurer en bonne place dans les dépliants vantant le pays. Destination à forte valeur touristique sans en avoir les inconvénients, ses paysages et rythmes lui confèrent un cachet singulier, faisant de lui une inoubliable césure.
Au-senegal.com

DON CHINOIS POUR L'AGRICULTURE

La Chine offre au Sénégal du matériel agricole d' une de 337 millions de FCFA

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La République populaire de Chine a offert ce jeudi au Sénégal un lot de matériels agricoles d'une valeur de 337 millions de FCFA pour contribuer à l'allégement des charges des agriculteurs sénégalais, a-t-on appris de source officielle.
Ce don, composé de 1.000 décortiqueuses de riz et de 1.000 moulins à mil, a été réceptionné par le secrétaire général de la présidence, Maxime Jean Simon Ndiaye. Il est destiné aux producteurs de la région naturelle de la Casamance (sud du Sénégal).
L'ambassadeur de la Chine au Sénégal Zhang Xun a émis le souhait que ce matériel puisse promouvoir davantage la modernisation agricole et favoriser la mise en œuvre du Programme d' urgence de développement communautaire (PUDC), mis en place par le gouvernement sénégalais pour développer les zones rurales."Pour la Chine, l'agriculture demeure la priorité des priorités.
La protection de la sécurité alimentaire étant la tâche prioritaire, elle travaille sans relâche à renforcer sa capacité de production agricole", a relevé le diplomate chinois, rappelant que le Sénégal vient de bénéficier d' un deuxième don de matériels agricoles après celui de 2010, composés de 700 motoculteurs.
Le secrétaire général de la présidence a indiqué que ce don est un geste important dans la coopération sino-sénégalaise, signalant qu'il reste encore d'autres secteurs à renforcer pour la modernisation de l'agriculture sénégalaise.
Le directeur national du PUDC, Cheikh Diop, a indiqué que le lot de matériel agricole devrait permettre le démarrage de la deuxième phase de son programme dans les régions jusque-là moins desservies.
Xinhua

13/10/2017

6% D'OUVRIERS QUALIFIES...

Main-d’œuvre au Sénégal : Seuls 6 % des ouvriers sénégalais sont qualifiés

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Le rapport de la Banque mondiale, présenté hier s’est aussi intéressé au niveau de qualification de la main-d’œuvre sur le continent.
Et, c’est pour constater l’absence de qualité. Le Sénégal ne s’en sort pas mieux Seuls 6 % des manœuvres sénégalais sont qualifiés selon le Directeur Général de l’Office National de la Formation Professionnelle (ONFP), Sanoussi DIAKITE qui révèle que le taux de qualification des travailleurs est de 6 %. Ce qui est insuffisant pour atteindre l’émergence en 2035. «Il faut des compétences des travailleurs pour avoir la croissance», a-t-il dit en marge de la présentation du rapport. Ce, en rappelant l’importance des compétences de base et celles techniques.
laviesenegalaise.com

VOUS AVEZ DIT "TERANGA"?

Sénégal, pays de la Téranga où l'accueil fait de plus en plus défaut

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Réputé être le pays de la Téranga, pourquoi cette téranga ne se reflète t-elle pas dans le service public où les usagers ne cessent de dénoncer le manque de considération dont ils sont victimes ?
Au Sénégal le constat unanime est que le service public est de piètre qualité. Pour s'en convaincre, il suffit seulement de vouloir effectuer des démarches administratives pour l'obtention d'un papier. C'est la croix et la bannière pour les usagers qui sont obligés le plus souvent, de mettre la main à la poche alors que c’est leur droit le plus absolu.
Malheureusement, ces fonctionnaires qui devaient faire preuve de célérité, de courtoisie et de disponibilité envers les citoyens semblent n’en avoir cure et se comportent comme bon leur semble. Pourtant ces travailleurs payés par l'argent du contribuable, sont tenus de leur assurer des prestations de qualité, mais c'est trop leur demander.
Aujourd'hui, si l'on a pas la chance d'avoir des parents, des amis, d’être recommandé ou d'avoir des sous, c'est la galère assurée. Ce qui étonne le plus dans cette situation est le fait que les employés agissent dans l'impunité et la désinvolture la plus totale. Des fois, il faut faire preuve de beaucoup de retenue pour ne pas "péter les plombs".
Il suffit d'aller dans les hôpitaux parfois avec un malade pour se rendre compte de l'insouciance ou de l'inconscience des préposés à l'accueil. Que le malade soit mal en point ou pas, ils ne font guère preuve de compassion ou de sollicitude, c'est à peine qu'ils daignent faire leur boulot, le plus souvent avec une mine renfrognée.
Idem dans les commissariats de police où ceux qui y travaillent, affichent une mine des plis rébarbatives. Pour des papiers à légaliser ou une plainte à déposer, il faut faire profil bas et être doux comme un agneau. De sorte que la plupart du temps, les usagers éprouvent une certaine crainte pour ne pas dire une méfiance envers ces hommes de tenues alors que les relations devraient être empreintes de confiance et d'assurance.
Pourtant lors de sa prise de fonction, Anna Sémou Faye, ex-directeur général de la Police nationale avait promis de « rendre la police beaucoup plus visible, beaucoup plus proche des populations pour les rassurer avec des dispositifs qui permettront d’être plus proche, mais aussi de faire de la prévention». Pour elle, le maître-mot doit être rassurer : rassurer par la présence, rassurer par la prévention, rassurer par l'écoute.
Mais il semble à ce jour, que les populations ne sont ni écoutées, ni rassurées, elles sont tout simplement laissées à elles-mêmes. Dans les autres services tels que les mairies, les sociétés nationales, c'est comme s'ils s'étaient passé le mot. Les usagers ne sont pas traités avec les égards dus, parfois, ils sont même traités avec mépris.
C'est pourquoi d'ailleurs le Président de la République a érigé la modernisation du Service public au titre de réforme-phare du Pse dans le but d’accélérer les transformations structurelles des prestations rendues aux divers usagers du Service public.
C'est dans ce cadre qu'il avait initié en avril 2016, le forum de l'administration. Lors de ce forum, le Premier ministre Boun Abdallah Dionne avait piqué une colère noire du fait des retards et dysfonctionnements qu'il avait constatés et promis des sanctions.
Mais à ce jour, fourass ! Et les usagers continuent de subir ces désagréments, c'est comme si les fonctionnaires n'avaient cure des états d’âme du Pm. Aujourd'hui, les citoyens ont tellement dénoncé les tares qui gangrènent le service public, qu’ils ont fini par abdiquer devant le diktat de ces fonctionnaires, plus soucieux de se remplir les poches que de s’acquitter convenablement de leur devoir.
Pourtant, lors de ce forum sur l'administration, le chef de l’Etat avait rappelé à l’administration ses devoirs, l’invitant à s’adapter aux «exigences des citoyens» et de faire preuve de «simplicité», de «disponibilité» et d’«efficacité». Macky Sall leur avait fait cette leçon : 'l’administration doit être au service des usagers, par sa proximité, sa simplicité, sa disponibilité, sa célérité, sa lisibilité et l’efficacité de son action". Coucou, qu'est-ce qu'il a dit le Président'?
Il semble, en tout état de cause, que cette leçon tarde à être retenue par ces travailleurs du service public qui semblent être plus soucieux de se servir que de servir.
leral.net

12/10/2017

DEFICIT COMMERCIAL

Le déficit commercial du Sénégal dégradé de 80,9 milliards FCFA en août 2017

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L’économie du Sénégal ne se porte pas bien. Le déficit commercial du pays de Macky Sall dégringole et est en perte sèche de 80,9 milliards FCFA sur les derniers mois. Celui-ci est en effet passé de 110,1 milliards en juillet 2017 à 191,1 milliards en août dernier, selon le point mensuel de conjoncture de la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE).
Le déficit commercial du Sénégal dans le dur
La DPEE a expliqué que la dégradation du déficit commercial en août “traduit la baisse de 17,5% des exportations de biens conjuguées à une hausse de 25,5% des importations”. Le taux de couverture des importations par les exportations s’est selon elle replié de 15,9% pour se situer à 30,5% en août.
Les exportations de biens (acide phosphorique, produits pétroliers, produits alimentaires, produits arachidiers…) se seraient élevées à 101,4 milliards FCFA en août contre 122,9 milliards de FCFA en juillet.
Les importations de biens (produits pétroliers, véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles…) sont passées de 264,8 milliards FCFA en juillet à 332,3 milliards en août 2017.
Au premier semestre 2017, les exportations ont dans leur ensemble connu une hausse de 62,6 milliards FCFA, et les importations de 304,7 milliards.
La DPEE, la structure étatique qui réalise des études sectorielles et macroéconomiques et des recherches qui déterminent la politique économique et financière du gouvernement, n’annonce donc pas une très bonne nouvelle.
afrique-sur7.fr

11/10/2017

CASAMANCE DEFISCALISEE?

le tourisme est-il réellement défiscalisé en Casamance ?

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L’opérateur touristique ne paie pas d’impôt, s’il investit dans la région naturelle de Casamance (Sud du Sénégal), a affirmé le nouveau ministre sénégalais du Tourisme. Est-ce le cas ?
Dans une récente interview accordée à la chaîne de télévision française France 24, Mame Mbaye Niang a dit que le Sénégal veut accueillir 3 millions de touristes en 2023 et 10 millions en 2035. «Il faut toute une stratégie pour y arriver, notamment des infrastructures de base grâce au PSE [Plan Sénégal Emergent]», a-t-il expliqué.
Répondant à une question sur les stratégies en vigueur et l’attractivité du Sud du pays, Mame Mbaye Niang a indiqué qu’il y a «une loi qui défiscalise les investissements dans le tourisme en Casamance»
Cette défiscalisation annoncée est-elle effective ? Nous avons vérifié.
Cette loi existe-t-elle ?
Africa Check a contacté le service de communication du ministère du Tourisme. Les courriers et les multiples rappels téléphoniques sont restés vains.
Africa Check a joint par téléphone le chef du Service régional du tourisme de Ziguinchor, Marie Louise Faye, pour avoir une idée sur l’existence de dispositions légales qui défiscalisent l’activité touristique en Casamance. Mme Faye a confié qu’«une loi déclarant la Casamance zone spéciale touristique a été effectivement votée en 2015 et un décret d’application a été pris par le chef de l’Etat, en 2016 ».
Que renferme-t-elle ?
L’Assemblée nationale a adopté, le 3 juillet 2015, la loi portant statut fiscal spécial des entreprises touristiques installées dans le pôle touristique de la Casamance.
Dans l’exposé, il est précisé que « le statut fiscal spécial bénéficiera aux entreprises installées dans les régions administratives de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou », qui forment la région naturelle de Casamance. L’article 2 stipule que « le statut fiscal spécial est accordé aux entreprises touristiques pour une durée de dix ans à compter de la date de délivrance de l’agrément ».
Quels sont les types d’impôts concernés ?
Le texte exonère les entreprises touristiques de 11 types d’obligation fiscale dont la taxe sur la valeur ajoutée, la contribution foncière, l’impôt sur les sociétés, des droits d’enregistrement, etc. En outre, les équipements importés ne sont pas soumis au paiement de droits de douane. Cependant, les opérateurs sont tenus de verser les impôts sur les salaires de leurs employés.
Quel impact sur l’activité touristique ?
A travers son rapport périodique intitulé «situation économique et financière 2016 et perspectives 2017», la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) renseigne que les services d’hébergement et de restauration ont enregistré «une reprise en 2016, avec un bond de 9,3% après un recul de 3,6% en 2015 » à l’échelle nationale.
Mais cela ne veut pas dire que des investisseurs touristiques se bousculent en Casamance. Bien au contraire ! La loi faisant de cette région une zone touristique spéciale n’a pas empêché la poursuite de la fermeture des réceptifs hôteliers. Le sous-secteur reste en crise », regrette Jean Demba, opérateur touristique basé au Cap Skiring, près de Ziguinchor.
Selon le chef du service régional du tourisme, Marie Louise Faye, depuis la signature du decret d’application, son service travaille à «informer davantage les entreprises touristiques sur les avantages de la nouvelle loi».
Conclusion : le tourisme a été globalement défiscalisé en Casamance
Le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang a déclaré l’existance d’une loi défiscalisant les investissements dans le tourisme en Casamance, la partie sud du Sénégal.
En 2015, l’Assemblée nationale du Sénégal a adopté une loi exonérant les opérateurs touristiques qui opèrent en Casamance de 11 types d’impôts.
Le décret d’application de cette loi a été pris en 2016. La déclaration de Mame Mbaye Niang est donc exacte.
Assane Diagne/africacheck.org

10/10/2017

LA NOUVELLE VIE D'UN BIDONVILLE DE DAKAR

La cité Baraka aura bientôt un nouveau visage

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Le bidonville de la cité Baraka est un modèle. Ici, la solidarité est le maître mot. Les habitants espèrent que cela le restera malgré les nouveaux aménagements prévus : des immeubles à la place des habitats de fortune.
Nichée au coeur du quartier de Liberté 6 à Dakar, la cité Baraka n’est pas un
bidonville comme les autres. Dans ses centaines de maisons en taule et planches de
bois vit une communauté extrêmement organisée et solidaire. Depuis le début des
années 1990, près de 2000 personnes ont élu domicile sur cette petite colline en
banlieue de la capitale, au milieu des immeubles. La cité a été créée par le fondateur
de l’ONG Enda Tiers Monde, Jacques Bugnicourt, sur un champs de près de 2
hectares.
Au fil des années, les habitants ont développé une organisation très méticuleuse, avec un seul mot d’ordre, l’entraide. Pas question de subir la misère, ici on cotise de
l’argent, on le redistribue, on partage les points d’eau mais aussi les frais de santé ou de scolarité, on se forme les uns les autres. Une philosophie de vie qui se retrouve à tous les échelons du quotidien dans ce bidonville hors du commun.
La vie du quartier est régie par des comités: pour les jeunes, pour la formation, pour les femmes, pour le développement.
Les habitants ne payent pas de loyer, le terrain appartient au domaine national. Toutes les communautés cohabitent, aux côtés des Sénégalais, des Maliens, des Ivoiriens, des Guinéens.
Tous ont développé au fil des années une identité très forte. Ils
s’appellent les Baraka, les chanceux. Car dans leur misère, les liens de solidarité ont
toujours porté très haut les couleurs du vivre-ensemble. Il n’y a pas de différence entre les ethnies, entre les sexes, entre les âges.
Bientôt, ces habitations anarchiques vont disparaître, le bidonville va être réhabilité par une ONG allemande. Les baraques de fortune vont être remplacées par des
immeubles, 14 bâtiments, 210 appartements au total pour rendre le cadre de vie plus
attractif. Les premières constructions doivent commencer le mois prochain. En avril
dernier, le président Macky Sall était venu poser la première pierre.
Les habitants de la cité ont été très impliqués dans le projet « Nouvelle Baraka ». Ils ont pu donner leur avis sur les plans, exprimer leurs attentes, et ont fait un important travail de réflexion sur l’adaptation de leur mode de vie traditionnel vers des habitations plus modernes.
Une façon de décider eux-même de leur avenir.
vidéo: http://information.tv5monde.com/afrique/senegal-la-cite-b...
TV5MONDE / M.CHEVANCE / E. GODARD

09/10/2017

LE SENEGAL PERFORMANT CONTRE DAESH

Deux terroristes de Daesh arrêtés au Sénégal

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La police sénégalaise a réussi un joli coup en arrêtant deux combattants algériens de l’organisation islamiste Daesh, à la frontière sénégalo-mauritanienne.
Les services de renseignements du Sénégal ont réussi un coup de maître en mettant la mains sur deux combattants terroristes algériens « aguerris et surentraînés » de l’organisation islamiste « Daesh », fait savoir L’Observateur. Ils sont identifiés sous les noms de B.M.A et B.M, et sont tous les deux âgés de 25 ans.
En collaboration avec d’autres forces, les services de renseignements suivaient les moindres faits et gestes des deux hommes depuis leurs entrés au Sénégal, en milieu de mois de septembre. Après un séjour en Mauritanie, les forces de l’ordre les ont cueillis à la frontière avec la Mauritanie, près de Rosso, alors qu’ils rentraient au Sénégal.
Mouhamed CAMARA/Senenews

08/10/2017

WELCOME AMERICA!

Promotion touristique : Le Sénégal invité à intensifier ses offres aux Etats-Unis

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Pour la promotion de sa destination, l’enseignant en business et entrepreneur américain, William Carner estime que le Sénégal doit davantage intensifier ses offres touristiques aux États-Unis. Il s’exprimait à l’issue d’une visite des banquiers sud-africains au Sénégal.
Parallèlement à ses activités professionnelles, l’enseignant-entrepreneur américain, William Carner veut promouvoir la destination du Sénégal aux États-Unis. Dans le passé, a-t-il rappelé, il y avait beaucoup d’Américains qui venaient au Sénégal, notamment après la publication du livre sur les racines des Américains noirs intitulé « Roots ». Cet engouement reste, à son avis, toujours intact. Seulement, croit-il savoir, les efforts du Sénégal dans le domaine du tourisme vers les États-Unis ne sont pas encore « très poussés » du fait de la prédominance du marché européen.
Pourtant, il affirme que l’Afrique est le continent de l’avenir. De plus, le Sénégal dispose de nombreux atouts. Dakar est à 7 heures de vol de New York. « Il est plus facile de se déplacer de New York à Dakar que de New York en Californie, alors qu’il y a des Américains qui vivent à New York et qui ont des maisons en Californie. Au lieu d’aller à Californie, ils peuvent acheter des maisons à Saly, à Yenne ou en Casamance, etc. », a expliqué William Carner. Il déclare avoir soumis un projet d’offre touristique au ministère du Tourisme.
Pour vendre la destination Sénégal aux États-Unis, M. Carner et ses partenaires dont la Fondation Obama envisagent d’organiser une rencontre (meeting) à Chicago, au cours de laquelle ils présenteront le Sénégal au public américain, au secteur privé américain, etc. « Quand on parle de l’Afrique aux États-Unis, les gens pensent à l’Afrique du sud, aux animaux, etc., alors que l’Afrique du sud est très loin des États-Unis -16 heures de vol de New York-», a noté M. Carner. Il a magnifié la volonté du Sénégal de vouloir « profiter de ses ressources naturelles pour fouetter son économie en créant des emplois décents à travers le tourisme, une industrie parmi tant d’autres ».
Malgré ses nombreux atouts, le Sénégal doit surmonter un handicap. Bon nombre d’Américains ne connaissent pas le Sénégal. « Ceux qui connaissent le pays se trouvent à New York, à Harlem où nous avons un little (petit) Dakar. Si vous descendez à Philadelphie pour leur demander le Sénégal, ils ne connaissent pas ». M. Carner est convaincu qu’avec une bonne promotion, le Sénégal peut attirer de nombreux Américains. « C’est un jeu de marketing ; car pour vendre un produit, il faut que le client soit au courant de son existence», affirme-t-il.
S. Diam SY/lesoleil.sn

07/10/2017

UNE FILLE SUR TROIS MARIEE AVANT 18 ANS

Mariages précoces : Pédophilie à grande échelle au Sénégal

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Selon le 16e rapport de Plan international sur la situation des jeunes filles, une fille sur trois est victime de mariage précoce au Sénégal. C’est-à-dire qu’elle a été mariée avant 18 ans, l’âge de la majorité.
L’étude, reprise par Le Quotidien dans son édition de ce samedi, indique que la situation est plus alarmante en milieu rural où le pourcentage de filles mariées avant 18 ans est de 49% contre 17% en ville.
Conséquences : grossesses précoces, avec leurs risques sur la santé de la mère et de l’enfant, et décrochage scolaire.
En effet, l’étude, qui couvre la période 2005-2015, renseigne qu’en 2015 «971 cas de grossesses ont été recensés au Sénégal concernant la tranche d’âges des 12-19 ans». Et que celles-ci concernent pour 71% des élèves de la 6e à la 3e et pour 28,1% des élèves de la seconde à la terminale.
Les régions de Sédhiou et de Ziguinchor sont les plus touchées. Elles affichent, respectivement, 30% et 19%, alors que dans le reste du pays les pourcentages oscillent entre 2% et 5,4%.
RP/Seneweb News

LE CHÔMAGE AUGMENTE

Emploi au Sénégal : Le taux de chômage hausse de 12,5% au 2e semestre 2017

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Le taux de chômage a augmenté de 12,5% au deuxième trimestre 2017 et il affecte davantage les femmes (17,8%) que les hommes (8,1%).
Ce taux de chômage du deuxième trimestre 2017 est marqué par un début plus précoce de l’hivernage. Selon Vox Populi, qui tire ses informations de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), ceci explique partiellement la baisse notée comparativement à celui du deuxième trimestre 2016.
Il s’ajoute à cela les durées de collecte qui n’ont pas été les mêmes. Environ 2 mois pour le deuxième trimestre 2017 contre un seul mois pour celui de 2016.
setal.net

QUID DE YOFF?

Quel sort pour l’aéroport de Dakar?

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Alors que la fermeture de l’aéroport de Dakar ne fait plus aucun doute, la question de l’heure est de savoir à quoi va servir le site une fois que Blaise Diagne sera ouvert. Les autorités sénégalaises entendent en effet faire du site de l’aéroport Léopold Sedar Senghor , la première place financière d’Afrique francophone subsahariene. Sur ce site, sera construit « la cité des affaires de l’Afrique L’ouest » rapporte 360 Afrique.Au sortir de l’audience avec le président de la république du Sénégal, le 24 juillet, la secrétaire d’État aux Affaires étrangères chargée de la Coopération internationale du Maroc, Mounia Boucetta a fait savoir que, « le financement de l’étude de faisabilité de la Cité des Affaires de l’Afrique de l’Ouest est bouclé».Identique à “Casablanca finance city” (la première place financière du continent , elle-même construite sur le site de l’ancien aéroport Casablanca-anfa), le projet est à l’initiative de la Caisse de dépôt et de consignation (CDC) du Sénégal et la caisse de dépôt et de gestion (CDG) du Maroc. Les 600 hectares qu’occupent actuellement l’aéroport de Dakar-Yoff laisseront progressivement place aux immeubles à usage commercial, aux bureaux, aux bâtiments pour habitation et aussi aux espaces verts. C’est L’agence de promotion des investissements et des grands travaux du Sénégal (APIX) qui se chargera du suivi des travaux. Le représentant de l’APIX a révélé que «la Caisse de dépôt et de gestion du (CDG) du Maroc et la Caisse de dépôt et de consignation (CDC) du Sénégal ont déjà cofinancé à hauteur de 50% chacune les études de faisabilité». Estimé à des centaines de milliards de dollars, le projet attendra encore quelques années, peut être une dizaine avant de prendre forme. APIX rassure toute de même qu’une «une rencontre de restitution allait être tenue incessamment » pour clarifier l’opinion nationale et internationale sur l’avancée du projet et sur les aspects techniques y afférentes.Face à l’essoufflement économique des pays développés et au ralentissement de la croissance des pays émergents, les pays africains continuent d’afficher une croissance soutenue faisant du continent l’un des principaux moteurs de la croissance mondiale.
Qu’est Casablanca Finance City ?
Forte de cette conviction, Casablanca Finance City (CFC) affiche sa ferme volonté de contribuer à drainer les investissements étrangers vers l’Afrique pour accompagner et pérenniser son développement.
Née d’une ambition nationale de positionner la finance marocaine à l’échelle régionale puis internationale, Casablanca Finance City se veut une place financière au service du développement de l’Afrique, et en particulier les pays de la région d’Afrique du nord, de l’ouest et centrale.
Dans cette perspective, Casablanca Finance City se veut un hub économique et financier, et une plateforme liant le nord et le sud et visant à attirer et encourager les institutions et investisseurs internationaux à investir et mener leurs activités en Afrique du Nord, de l’Ouest et Centrale en choisissant Casablanca comme porte d’entrée vers cette région.
CFC a l’ambition de construire un écosystème complet autour de 3 catégories d’entreprises : les entreprises financières, les prestataires de services professionnels et les sièges régionaux et internationaux de multinationales.
Awa Diallo/mediasenegal

IL RESTE DU POISSON

Produits halieutiques : près de 192 000 tonnes exportées en 2016

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Le Sénégal a exporté environ 192 000 tonnes de produits halieutiques en 2016, pour une valeur totale de 204 milliards de francs CFA, a appris l’APS.
Ce montant représente 14,6% des exportations et place ainsi le secteur de la pêche dans le peloton des secteurs pourvoyeurs de devises, a révélé le directeur des industries de transformation de la pêche au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, Diène Ndiaye.
‘’Globalement, la pêche est un pilier important de notre économie nationale, avec des débarquements qui se chiffrent à environ 450 000 tonnes de produits halieutiques en moyenne annuelle et qui sont destinées principalement à l’exportation, à la consommation locale et à la formation artisanale’’, a poursuivi M. Ndiaye, ingénieur des pêches et de l’aquaculture.
Au premier semestre de 2017, le secteur de la pêche occupait la tête du peloton, avec une augmentation de 10,29% des exportations par rapport à l’année dernière, a-t-il indiqué, jeudi soir, au cours d’un cocktail-dinatoire, à Saly-Portudal (Mbour).
Cette manifestation était organisée à l’occasion de la commémoration du cinquième anniversaire du partenariat avec des partenaires fret, dont l’Union patronale des mareyeurs-exportateurs du Sénégal (UPAMES).
Au cours de cette rencontre, l’Union patronale des mareyeurs-exportateurs du Sénégal (UPAMES) a dit toute sa crainte d’une éventuelle hausse des prix du fret, pouvant ainsi mettre en péril les exportations du Sénégal vers d’autres pays, notamment d’Europe, d’Asie, d’Amérique.
Le secrétaire général de l’UPAMES, Makhtar Thiam, a invité les autorités sénégalaises, à ouvrir des ‘’discussions sincères’’. Il s’agit, selon lui, de parer à toute "éventualité malheureuse’’ pouvant freiner le développement de l’industrie des pêches au Sénégal, avec l’avènement de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) qui sera inauguré le 7 décembre 2017.
Pour le directeur des industries de transformation de la pêche, le rôle de l’Etat est d’accompagner les professionnels, y compris ceux du secteur de la pêche, pour leur permettre d’exercer au mieux leurs activités et d’en tirer des gains substantiels importants pour l’économie nationale.
‘’Il est vrai que l’avènement de l’AIBD pose des inquiétudes et ces appréhensions, nous les partageons avec la profession. Il y a quatre mois, une visite à l’AIBD nous a permis de constater l’état d’avancement et l’état de prévision des infrastructures qui permettent de prendre en charge le fret de poisson’’, a signalé M. Ndiaye.
Il a rappelé que dans la chaîne de valeur et dans la chaîne logistique du poisson, le fret est un maillon essentiel. ‘’Les entreprises sénégalaises de pêche ont souffert de la faiblesse de ce fret.
Aujourd’hui, l’AIBD va offrir des opportunités d’augmenter ce volume de fret et l’Etat va se mobiliser auprès des acteurs aéroportuaires, pour que les prix soient compétitifs au niveau international’’, a assuré Diène Ndiaye.
APS

05/10/2017

NOUVEAU RIFIFI CHEZ AIR SENEGAL

la formation des pilotes d’Air Sénégal aura bien lieu

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Annulée in extremis par un simple mail, à l’insu du nouveau directeur général d’Air Sénégal, Philippe Bohn, la formation des futurs pilotes de la toute jeune compagnie aérienne sénégalaise aura bien lieu.
Pour son arrivée à la tête de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise, le Français Philippe Bohn se serait bien passé de cette péripétie. Avant sa prise de fonction, début septembre, l’ancienne direction générale avait recruté une quinzaine de pilotes de nationalité sénégalaise qui devaient constituer les premiers équipages de la compagnie nationale qui doit débuter son activité le 7 décembre, à l’occasion de l’inauguration de l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD).
Suspension in extremis
Au terme d’un processus de sélection de plusieurs mois, conclue par des évaluations en simulateur assurées par un pilote instructeur/examinateur du constructeur aéronautique ATR, à Toulouse, ces derniers devaient partir en « qualification type » (QT), courant octobre, à Toulouse ou Miami.
Mais le 22 septembre, ces pilotes recevaient un courriel de la compagnie les informant in extremis de la suspension du processus et du renvoi à une date ultérieure du départ en QT. Plusieurs d’entre eux avaient pourtant démissionné de leur précédent emploi, sans pour autant avoir signé leur nouveau contrat de travail avec Air Sénégal.
Les pilotes veulent une politique de recrutement privilégiant les compétences nationales
Le 26 septembre, un « collectif des pilotes » adressait donc à la ministre des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, un courriel exposant leur désarroi : « Les raisons invoquées, qui tiennent à la remise en question de la légitimité du précédent processus de sélection, nous laisse dans une profonde incompréhension et nous réfutons vigoureusement leur pertinence, écrivaient-ils. Une telle décision, prise au stade ultime du processus, ne saurait qu’entraîner des conséquences regrettables. »
Demandant le « respect des engagements pris à [leur] égard », les pilotes insistaient en outre sur « la nécessité de définir une politique de recrutement privilégiant les compétences nationales, seul chemin pour une compagnie sénégalaise pleinement au service des intérêts patriotiques ».
Couac interne
Comme l’a révélé le 2 octobre Jeune Afrique Business+, l’inquiétude justifiée des pilotes résulte en réalité d’un couac interne à la compagnie. Le mail d’annulation qui leur avait été adressé le 22 septembre émanait non pas de la direction générale, mais de Malick Tall, un prestataire de services dépendant du pôle projet « Opérations ».
Aussi, le 27 septembre, le DG Philippe Bohn a adressé un nouveau courriel aux pilotes concernés, indiquant que « de fausses informations concernant “l’annulation des QT” et le “renvoi des pilotes” sont véhiculées dans certains médias. Ces informations sont erronées […] J’ai donc promptement réagi en appelant le coordinateur ATR pour m’inscrire en faux sur la demande d’annulation. Le lendemain, samedi 23 septembre, j’ai réitéré mon message par e-mail en insistant sur le fait que la demande d’annulation du pôle projet “Opérations” était contraire à l’avis de la Direction Générale. En totale transparence avec vous, je vous joins copie de cet e-mail ».
Début des formations ce mois-ci
Dans ce courriel adressé à Flavien Masquarenc, Customer Support Director de ATR Aircraft, Philippe Bohn précise encore: « Afin d’éviter tout malentendu, il n’a jamais été question d’annuler les QT. […] J’attends simplement les dossiers pilotes, complets et conformes au plus élémentaire respect des standards basiques de notre industrie. Malick Tall a pour charge et unique tâche de me les soumettre dès qu’il les aura complétés… »
Contacté par Jeune Afrique, l’un des pilotes sénégalais concernés confirme les informations de JAB+, assurant que les choses sont globalement rentrées dans l’ordre. Sous réserve de cas particuliers, lui et ses collègues devraient donc participer, en octobre, aux QT initialement prévus.
Mehdi Ba/jeuneafrique.com

3000 ELEVES TÊTES DE TURC

Vive inquiétude après la fermeture des écoles du groupe Yavuz-Selim

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Sept écoles, 3 000 élèves, 500 professeurs plongés dans l’inconnu. Lundi 2 octobre, l’Etat du Sénégal a donc décidé comme d’autres, notamment le Mali et le Maroc, de fermer les établissements Yavuz Selim. Etablissements proches du prédicateur turc Fethullah Gülen, opposant accusé par Ankara d’être à l’origine de la tentative de coup d’Etat contre Recep Tayyip Erdogan en 2016. Des fermetures qui ont en tout cas provoqué une vive inquiétude chez les professeurs, les élèves et leurs parents. Reportage.
Fâchés contre deux présidents, Macky Sall mais aussi Recep Tayyip Ergodan. Comme de nombreux parents, El Hadj Mbaye accuse le chef d’Etat turc de faire pression sur l’Etat du Sénégal. « Un président d’un autre pays qui ferme une école au Sénégal, ou nous sommes indépendants ou nous ne sommes pas indépendants », tempête ce père de famille.
Le ministre de l’Education, Serigne Mbaye Thiam, a justifié ces fermetures. D’après lui l’association qui gère les écoles n’a plus d’agrément. Les faits reprochés seraient graves et donc confidentiels. « Vous savez bien que si ce sont des questions de cette nature-là, ce ne sont pas des questions que l’on étale sur la place publique. On reproche à une association des faits qui sont sans doute graves et en même temps on laisse cette association finir une année scolaire. On tenait à la continuité des enseignants », explique le ministre.
A 15 ans, Abdou ne comprend pas comment il est possible de fermer des établissements parmi les mieux cotés du Sénégal. « Regardez l’école. Vous voyez bien que ce ne sont pas des terroristes. Ils nous ont appris beaucoup de choses : le Coran, la religion, les mathématiques. On n’a pas élu Erdogan comme président, c’est Macky Sall que nous avons élu », souligne Abdou.
Présent depuis la création, professeur de mathématiques, Mamadou Ning s’inquiète pour le futur du groupe : « Si le dictat nous vient d’ailleurs, c’est difficile. Le « bijou » va-t-il se relever un jour ? Dieu seul peut le dire ».
L’Etat compte, via des tractations, permettre la reprise des cours rapidement.
Saggo/ferloo.com/rfi

L'EXPORT DE PORTE BIEN

1371,2 milliards de FCFA d'exportation en 2016 pour le Sénégal

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Les exportations du Sénégal ont atteint 1371,2 milliards de FCFA en 2016 contre 1342,6 milliards de FCFA l'année précédente, soit un relèvement de 2,1%, selon l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Dans sa note d'analyse du commerce extérieur, l'ANSD précisent que «les ventes à l'extérieur du Sénégal sont principalement orientées vers le continent africain (42,9%), l'Europe (27,8%) et l'Asie (23,2%)».
A l'inverse des exportations, les importations du Sénégal ont enregistré une baisse de 1, 8% par rapport à 2015. Pour l'année 2016, elles s'élèvent en effet à 2 977,5 milliards de FCFA, contre 3 032,9 milliards de FCFA un an auparavant.
Les principaux fournisseurs du Sénégal sont l'Europe (45,0%), l'Asie (29,4%) et l'Afrique (18,2%).
En 2016, le solde commercial des biens est ressorti à -1606,3 milliards de FCFA contre -1690,3 milliards de FCFA l'année précédente.
senenews

03/10/2017

PAS DE ZIRCON EN CASAMANCE

L’Etat résilie le contrat sur le Zircon en Casamance

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Le Chef de l’Etat se serait impliqué personnellement pour siffler la fin de la récréation. En effet, selon DakarTimes, une réunion s’est tenue au Palais et avec principal sujet, le soubassement de cette rébellion des populations contre l’exploitation du zircon
Auparavant, le Président Macky Sall conscient du danger que pourrait avoir un éventuel forcing sur la paix en Casamance avait demandé d’abord aux services de renseignements une analyse de tous les aspects de la question selon DakarTimes.
Les différents services également instruits par le Chef de l’Etat qui tenait à avoir une visibilité sur l’ensemble du processus. Ce qui a irrité le président de la République dans cette rencontre aura été sans nul doute l’information selon laquelle Ibrahima Diaw ci devant, principal représentant de la société Astron détentrice du Permis Casamance est celui qui a réalisé l’étude d’impact environnemental.
Diop Mamadou/Actunet.net

LE NOUVEAU MINISTRE DU TOURISME DEJA SUR LA SELLETTE

Macky Sall « dégoûté » par les approximations de Mame Mbaye Niang

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Si le ridicule tuait, le nouveau ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, serait présentement en train de déguster les pissenlits par la racine. Chargé de promouvoir une destination Sénégal en ballotage défavorable sur l’échiquier international, il est parvenu, à peine après avoir récupéré le flambeau des mains de Maimouna Ndoye Seck, à saborder l’image de marque d’un pays qui vise, à brève échéance, à accueillir pas moins de 3 millions de touristes chaque année.
Invité à donner son point de vue sur ce qui trait à la question du maintien ou non du franc Cfa, le sieur n’a trouvé rien de mieux à faire que de se singulariser, de la manière des plus péremptoires, en laissant entendre que des pays comme la Mauritanie, la Gambie ou encore la Guinée (Conakry) sont membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine. C’était en prime time, sur les antennes de Vox Africa.
Mis devant le fait accompli, le président Macky Sall qui s’est engagé dans une entreprise de séduction de masse pour s’assurer un second mandat en 2019 a eu du mal à en croire ses oreilles. Nos antennes qui sillonnent les arcanes du régime témoignent de son dégoût et nous indiquent que le désarroi est plus que partagé. En effet, l’on nous fait savoir que le cas Mame Mbaye Niang était à l’ordre du jour au sein du cabinet présidentiel. Notamment parce que le susnommé avec fait les choux gras de la presse, en marge du salon du Tourisme qui s’est tenu à Paris. Invité sur France 24, il avait répondu en entame d’interview à une question portant sur les voies et moyens qu’il comptait utiliser pour promouvoir la destination Sénégal.
Il ressort des conclusions de la présidence que des « plaisantins » avaient tronqué la réponse intégrale du ministre et publié un « fake » sur internet. Manipulation qui faisait croire de visu que le seul projet de Mame Mbaye Niang était d’inviter les touristes à venir profiter de nos animaux. Mais son manque de maîtrise avéré de la géopolitique sous régionale a laissé pantois Palais qui a d’ailleurs pris l’option de faire profil bas jusqu’à nouvel ordre sur cette question. D’autant plus qu’elle met en relief des incohérences manifestes dans la mise en oeuvre du remaniement ministériel découlant des législatives controversées de juillet dernier. Nos interlocuteurs nous indiquent que le salon du Tourisme de Paris ayant été piloté en amont par la ministre Maimouna Ndoye Seck, il eût été préférable qu’elle y représente le Sénégal avant de passer le relais à un Mame Mbaye Niang qui a mis d’obscurs coups de projecteurs sur la crédibilité du gouvernement sénégalais, du fait de son impréparation manifeste.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

LE SALOUM EN DANGER

Un royaume de mangrove menacé par la déforestation

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Dans le parc national du delta du Saloum, classé au patrimoine de l'Unesco, l'un des écosystèmes les plus riches au monde est véritablement en danger.
Au cœur du delta du Saloum, au centre-ouest du Sénégal, à plusieurs centaines de kilomètres du tumulte de la capitale Dakar, s'ouvre le royaume de la mangrove. Dans cette réserve naturelle de 76 000 hectares, les palétuviers, arbres rois de la forêt, dominent l'horizon. À côté serpente le fleuve Saloum, avec ses milliers de bras de mer appelés « bolongs ». Sillonnant ce labyrinthe marécageux, notre pirogue glisse sur l'eau, se frayant un chemin parmi les 200 îles et îlots que compte l'estuaire. Au loin, un groupe de pélicans prend son envol. Bienvenue dans le parc national du delta du Saloum, l'un des plus grands réservoirs de mangrove d'Afrique. Ici, plus de 250 espèces d'oiseaux, de reptiles et de mammifères sensibles vivent entre terre et mer : hérons goliath, pélicans gris, singes verts, crocodiles, hyènes tachetées ou encore des tortues marines et des lamantins d'Afrique, deux espèces menacées. Pourtant, cet écosystème, l'un des plus riches au monde, inscrit au patrimoine de l'Unesco depuis 2011, est en danger. En cause : le phénomène de la déforestation.
Un écosystème menacé
« Les causes principales de cette déforestation sont le trafic de bois et la production de charbon ; les feux de brousse sont également responsables de la dégradation des forêts », pointe Haïdar El Ali, militant écologiste emblématique et ancien ministre de l'Environnement sénégalais. D'après la FAO, l'Afrique a perdu près de 500 000 hectares de ses mangroves au cours des vingt-cinq dernières années. Le Sénégal compte parmi les pays les plus touchés sur le continent avec près de 40 % de ses superficies perdues depuis les années 1970. En ligne de mire : la récolte de bois de chauffe et du charbon, ou encore l'urbanisation du littoral. « C'est tout l'équilibre de cet écosystème qui se retrouve menacé », s'inquiète Haïdar El Ali, également président de l'Océanium, une association sénégalaise de protection de l'environnement. Et pour cause, la mangrove joue un rôle vital pour la faune et la flore : dortoir pour les oiseaux, refuge pour les hyènes et les singes, nurserie pour les poissons et les crustacés ou encore filtre de rétention à carbone. « Elle rend un service écologique à la société. Les arbres peuvent stocker rapidement et en grande quantité les polluants. Sa dégradation menace directement la biodiversité, mais aussi les populations locales qui dépendent de la pêche », souligne François Fromard, spécialiste de la mangrove et chercheur émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Autre fonction primordiale : les palétuviers servent de barrières protectrices contre les tempêtes et les tsunamis. « Dans un contexte de changement climatique et de montée des eaux, le recul de la mangrove est inquiétant. L'érosion des côtes s'accélère », précise le chercheur.
Les associations réagissent...
Face à ce constat, l'Océanium mène des actions de reboisement avec les populations locales pour restaurer la forêt au Sénégal. « Plus de 150 millions de palétuviers » auraient ainsi été plantés en dix ans dans 500 villages du Sine Saloum et de la Casamance. Sous l'impulsion de Haïdar El Ali, l'association a également créé l'Aire marine protégée de Bamboung (AMP) sur 6 800 hectares, près de Toubacouta. « L'idée était de permettre la régénération de l'écosystème. Nous avons donc interdit la pêche au départ pour favoriser le repeuplement des espèces. Des gardes volontaires surveillent la zone, pour repérer tout acte de délinquance, comme le braconnage ou la destruction de la forêt », explique Mamadou Bakhoum, vice-président du comité de gestion de Bamboung. Depuis la création de l'AMP en 2004, plus d'une trentaine de nouvelles espèces de poisson ont déjà fait leur apparition.
Dans les îles Bétenti, au cœur de cette faune et flore luxuriante, à quelques kilomètres de l'Aire marine protégée de Bamboung, les habitants de Sipo s'inquiètent eux de la dégradation de leur village. Sur cette île d'une centaine d'âmes, la population dépend de la terre et de la mer pour subsister. « Ici, toutes les choses que l'on a pour vivre, on les prend dans la nature. Les poissons, les noix de cajou, le pain de singe (le fruit du baobab), le bois. On vit de cela, on n'a rien d'autre », explique Jean-Dominique Senghor, 31 ans, un cultivateur de Sipo.
... les populations aussi
Dans ce village traditionnel, dirigé par une reine, sept ethnies, Sérères, Diolas, Peuls ou encore Wolofs, récoltent les huîtres des palétuviers, du poisson et des crustacés dans la mangrove pour se nourrir. Pour eux, maintenir l'équilibre de cet écosystème est une question de survie. « Nous vivons de la nature. La brousse et le fleuve sont au bénéfice de tout le monde. Chaque village doit se mobiliser et protéger son côté. Moi je vais bientôt partir, mais pour mon fils et mes petits-enfants, il faut continuer à se battre, ne pas croiser les bras et attendre, il faut agir », clame Issa Touré, fils du fondateur de Sipo et chef du village depuis vingt-six ans.
Inquiets pour l'avenir de leur île, menacée par la déforestation et l'arrivée d'hôtels touristiques voisins, la population tente de résister. Depuis 2010, une association des villageois se mobilise pour protéger Sipo. « Nous reboisons pour restaurer la brousse et la mangrove. Chaque année, nous plantons plusieurs dizaines d'hectares de palétuviers, d'anacardiers et de bois de fer », détaille Jean-Dominique Senghor, le président de l'association, qui collabore avec Keur Bamboung, un « écolodge » voisin. C'est d'ailleurs ce modèle d'« écotourisme » qui a inspiré les villageois il y a quelques années pour créer leur propre campement composé de quelques cases rudimentaires, d'un restaurant et d'un petit marché artisanal. L'objectif : promouvoir un tourisme durable et respectueux de l'environnement, tout en assurant des revenus aux villageois. Les fonds sont reversés dans une cagnotte communautaire, qui permettra ensuite de rénover l'école de Sipo et de construire une case de santé. Pour la population, pas d'autre choix : il faut résister, ou bien partir. « Si la forêt continue de reculer, les habitants partiront. Certains cultivateurs et pêcheurs ont déjà préféré fuir parce qu'ils n'arrivaient plus à vivre ici. J'ai tellement peur pour le futur de Sipo », s'alarme Jean-Dominique.
Sophie Douce/lepoint.fr
http://afrique.lepoint.fr/economie/senegal-un-royaume-de-...

LE LAC ROSE EN DANGER

« Sauvons le lac rose ! » Un cri d’alarme lancé par des acteurs du tourisme

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Le lac rose se meurt lentement, et le tourisme du département de Rufisque avec. Insécurité, construction anarchique autour du lac, insalubrité, absence totale de politique de conservation de ce site, pourtant classé patrimoine mondial de l’Unesco.
A l’heure où les questions liées à l’environnement préoccupent les dirigeants du monde entier, la situation au Sénégal semble être différente, notamment au lac rose où le spectacle est plutôt accablant, pour cause, depuis quelques années le lac rose est laissé à son triste sort. « Déplorable », s’écrient les acteurs du tourisme de la zone.
Anarchie autour d’un patrimoine mondial
« Le tableau est accablant, devant nos yeux. Le lac est entrain de rétrécir et on ne fait rien pour stopper ce désastre. Depuis des années, nous attirons l’attention des autorités, mais nous ne sommes pas écoutés. Les arbres plantés autour du lac pour constituer un anneau de sécurité sont coupés, il y a également une forte activité de construction d’habitats qui se développent anarchiquement autour du lac, les terrains sont vendus par les autorités. Les gens veulent habiter près du lac, au dépend de sa survie. Sans oublier l’extraction du sable, qui n’est pas du tout contrôlé. C’est vraiment grave ce qui se passent ici, toutes ces choses contribuent à dégrader l’environnement du lac et de son bassin versant», s’écrie Amadou Bocoum Diouf, le président d’initiative et du tourisme du lac rose.
Selon Cheikh Ndoye artiste spécialisé dans la fabrication des tableaux en sable. Autrefois, le lac s’étendait sur 8 kilomètres de long et 1,5 kilomètre de large, aujourd’hui, sa longueur est 4,5 km sur 800 mètres de large environ.
Absence d’activité
Côté tourisme, le lac perd peu à peu sa renommée de grand pôle touristique. « Nous avons de moins en moins de touristes, depuis que le lac n’abrite plus l’arrivée du Paris-Dakar. Avant on bénéficiait de la publicité qui était fait autour du rallye, et toute l’année les touristes venaient visiter. Depuis on se contente de quelques visites. Rien n’est fait par notre ministère du tourisme. Regardez, il n’y a même pas d’éclairage, alors que souvent les touristes aiment bien se promener tard, même pas un poste de gardiennage. Aucune installation moderne pour renseigner les gens, c’est un site déserte, le tourisme ici se fait de manière archaïque », explique Monsieur Dia, guide touristique au lac rose.
« C’est triste que nous ne profitons pas assez de nos atouts pour développer ce secteur. Il faut vraiment une forte mobilisation pour redonner au lac sa notoriété. Nous devons créer des activités périodiques pour accompagner ce secteur, et c’est l’engagement de tous. Par exemple un festival ou un concert géant sur le site du lac, ou encore une semaine découverte du lac, ces genres d’initiatives doivent pouvoir être organisés. Les acteurs de ce secteur aussi eux-mêmes se mobiliser pour promouvoir ce site, avec l’aide de spécialistes. Par exemple nous prêt à organiser une session de formation à la création de blog et de contenus pour accompagner », laisse entendre Ismael Cabral Kambell, Chargé de Communication et Relations publiques à Jumia Travel. « Nous ne devons pas laisser ce site unique au mourir, c’est notre devoir de le protéger ».
L’urgence est signalée, si rien n’est fait, il ne restera plus rien que des souvenirs, dans une dizaine, vingtaine d’années ? Sauver le lac rose est un devoir, les acteurs du tourisme autour de ce site y croient, et entendent bien, fasse à l’absence d’une oreille attentive, interpeller le secrétariat général de l’Unesco et le centre du patrimoine mondial, car e site a été inscrit au patrimoine mondiale depuis 2005.
Marie Josephe/Dieyna SENE/lactuacho.com

TOURISME AU SENEGAL ORIENTAL

Tambacounda a célébré la journée internationale du tourisme

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La région de Tambacounda a fêté la journée mondiale du tourisme, le 27 septembre dernier. Moment saisi par les pouvoirs publics pour passer en revue les atouts touristiques et les contraintes du secteur dans le pôle Sénégal oriental. Le thème de cette année est le tourisme, un outil de développement.
Le Sénégal oriental compte 11 hôtels, 11 auberges, 41 campements et plus de 30 guides touristiques professionnels. N’empêche qu’il a des ambitions d’être un hub touristique. En 2016, la région a accueilli 11.295 touristes pour 19.991 nuitées. Un taux de fréquentation loin de refléter les importantes potentialités dont regorge cette zone. Deux patrimoines sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO à savoir le pays Bassari et le parc national Niokolo Koba(PNNK).
Les touristes peuvent pratiquer le tourisme cynégétique sur une trentaine de sites. Le tourisme de vision et découverte avec les 913.000 ha du parc national Niokokolo Koba, le pavillon René Caillé, le pont Faidherbe à Bakel, les cascades de Dindefello à Kédougou etc. Et le tourisme culturel très présent dans le pays Bassari à Kédougou. C’est pourquoi, les autorités ont invité, lors de cette cérémonie, les établissements touristiques à vendre davantage la destination Sénégal oriental auprés des touristes tout en visant une meilleure compétitivité de leurs produits et services.
De leur côté, les autorités assurent qu’elles travaillent actuellement à la promotion et au développement du tourisme interne dans les régions. Des études sont également en cours pour atteindre une diversification de l’offre touristique au Sénégal et les objectifs du développement inclusif et durable.
Cependant, la décrépitude de certains sites historiques, la méconnaissance par les sénégalais de leur patrimoine touristique ont été, entre autres, les contraintes soulevées dans le tourisme local. Face à cela, l’Etat est entrain de prendre des mesures pour permettre au tourisme de jouer son rôle de développement.
Outre cela, une exposition de vernissage sur la richesse culturelle des ethnies minoritaires, la biodiversité du PNNK et l’importance de l’écotourisme a été animée par des guides touristiques et les autorités du PNNK. Et un sketch de la troupe ATT du collège d’enseignement moyen Thierno Souleymane Agne de Tambacounda a été joué pour sensibiliser sur la nécessité de valoriser nos patrimoines touristiques.
Amedine Faye/au.senegal.com

01/10/2017

MBOUR ET SALY...

Culture Et Tourisme En Difficulté : Mbour, Pourquoi Ça Cale ?

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Une ville avec tous les atouts, Mbour. Dans ce gigantesque complexe urbain où tout se mélange, le principal souci des gouvernants d’aujourd’hui, (l’Etat et les collectivités locales) reste dans ce qui peut être fait pour sauver ce qui peut l’être. Mbour suffoque et il semble qu’il n’y a pas de solutions immédiates. Et, le plus regrettable est que contrairement à la métropole niçoise adossée sur la Méditerranée et seulement distante de quelques kilomètres de Monaco et de l’immense agglomération marseillaise sur la canebière qui est devenue la quatrième ville de France, Mbour forte de ses attributs de la nature, n’a tiré profit ni de la mer, encore moins de tous les atouts qui fondent le caractère d’une véritable ville.
En métropole, quelle grande ville aujourd’hui n’a pas son tramway, son centre piéton, ses vélos en libre-service ou encore son «écoquartier», se demandent certains experts et urbanistes. A l’heure du Smartphone et des villes numériques, l’on est pourtant, très très loin de ces images et clichés qui symbolisent la ville moderne, quand on parle des villes sénégalaises. A Mbour, à ce jour, le tourisme est presque mort de cette anomalie. Tout comme la culture, l’éducation et toutes les grandes librairies qui faisaient sa réputation, ont fermé leurs portes. Les grands magasins du centre aussi laissés à des affairistes dont le seul souci, loin de rendre belle, une cité, fussent-ils des Sénégalais, est de se faire de l’argent sur la population au lieu de servir les populations. Dans le centre ou ce qu’il reste, ne subsistent que les ombres du passé.
Le tramway, même si des lignes de tata viennent d’être lancées, ce sera peut-être pour l’autre siècle. Pour avoir une ligne, il faut des voies dans la cité ; Mbour n’en a plus. Pour améliorer la mobilité urbaine, la ville ne compte aucune voie bitumée dans le centre encore moins des feux de circulation. L’on est encore dans la préhistoire de la civilisation urbaine et la population semble s’en accommoder. Aujourd’hui, il n’y a aucune forme d’innovations, à commencer par la voirie morte de sa plus belle mort.
De centre, la jeunesse actuelle de la ville n’en connaît qu’une seule direction, celle qui mène à la station de Saly, site touristique qui n’a pas été incluse dans le périmètre urbaine ville et laissée à une communauté rurale, Malicounda, pour renflouer les caisses de cette commune-quartier située à l’entrée de la ville. Une cité de tous les paradoxes qui n’en tire aucun avantage ; voilà qui symbolise la ville de Mbour et son environnement.
La plus incompréhensible des mesures a été de l’avoir séparé pour des raisons qu’on aura du mal à expliquer dans l’avenir, à son arrière pays, sans aucune forme de concertation entre le rural et l’urbain. Au même moment, Diamniadio et son immense complexe urbain arrivent dans ce contexte sans aucune autre forme de perspectives qui va dans le sens du développement de la Petite côte. Ici tout a été pensé pour aller à… ou revenir de… Dakar. Quid de l’aéroport de Diass en voie d’être inauguré et qui ne sera d’aucune forme d’utilité dans la relance de la ville sinon y accroître l’anarchie et les encombrements en tout genre. Comme l’a été d’ailleurs, au regret des populations, le tourisme et l’aménagement de la station balnéaire de Saly au départ du programme.
Conçue comme l’élément-clé dans la construction du territoire, Dakar, devient une sorte de goulot d’étranglement à partir duquel tout se déconstruit également. Comment expliquer, à partir de ce moment, la difficulté d’entrer ou de sortir de Mbour ? Que l’on bifurque par la soi-disante bretelle à l’entrée de la ville et qui mène sur la route de Kaolack ou que l’on entre dans le ventre mouvementé de la ville pour aller vers Joal, on ne le fait pas en moins de vingt minutes. Un calvaire avec comme élément catalyseur, les gros camions en direction du Mali, de la Guinée-Bissau, de la Guinée ou des fois en provenance de ces pays, du Sénégal oriental et/ou de la Casamance.
Et dans un tel contexte, sans moyens suffisants, sans aucune vision, le maire peut tout se permettre en invoquant les difficultés liées à la conjoncture, mais encore l’absence de véritables projets politiques venant de l’Etat dans la ville. Les inondations qui le tracassent au quotidien à chaque saison des pluies en sont un bel exemple.
CONTRAINTES BUDGETAIRES, ABSENCE D’HORIZONS CLAIRS… : Un véritable gouffre urbain qui explose
Limitées au niveau de leur budget, toutes les villes sénégalaises fussent-elles littorales, fluviales, fluvio-maritimes ou intérieures n’ont aucune marge de manœuvre. Tous les projets urbains qui sont y lancés, ne le sont que grâce aux intérêts de la puissance publique. Sans elle, il y a aucun autre investissement à venir. Pour preuve, le pôle de Diamniadio en construction pour un montant d’environs 2 milliards de dollars, ne l’a été que par l’engagement de l’Etat avec ses partenaires marocains, indiens, et quelques Sénégalais qui y tireront nul doute profit. Que peuvent faire les maires, face à l’anarchie, toutes les formes de pollution, l’absence d’études sur leur cité.
Tous ces faits remarqués sont des freins au développement d’une ville qui ne prendra son envol que quand elle sera dotée d’un plan de développement urbain régional qui inclut à la fois, Thiès, Joal et Fatick. Mbour comme espace économique principal, Thiès comme centre d’une région économique, Joal et Fatick, comme aires de prospérité qui permettent de réduire la pression sur la ville. Pour exemple, Thiès n’est distante de Mbour que de 70, voire 75 kilomètres, selon le chemin qu’on prend. Joal est à 30, voire 32 km. Et, Fatick et sa région seulement distante de 70 km. Construire un ensemble au cœur de cette partie la plus humide du littoral à travers les îles du Saloum, Djifère, sur la route de Kombongoy, voilà le travail à faire pour certains spécialistes de l’aménagement du territoire.
Contrairement, à Diamniadio, Mbour et son agglomération ne se développeront par des bouts de territoire découpés en fonction des intérêts des uns et des autres. Confrontée aux pénuries d’eau chaque jour, à l’anarchie au sein des aires de rencontres (marchés, routes ou ce qu’il en reste), la population ne veut même plus qu’on lui parle de ville. L’absence d’homme ou de femme de la ville proche de l’Apr, dans le dernier gouvernement de Macky Sall, est aussi soulevée chez les jeunes comme une forme d’oubli que le président de la République et son entourage n’assument pas. Mbour, une méprise ! Certains jeunes n’hésitent plus à penser que l’équipe au pouvoir ne rêve pas d’un grand destin pour leur ville. Est-ce qu’ils ont tort à ce qu’on voit ?
Depuis des années, la grande mosquée dont un des pans s’était effondré, est restée en souffrance de par l’incompétence d’une équipe municipale incapable de développer la moindre capacité de coopération économique et sociale pour relancer ce projet. Quand l’association «Solidarité mbouroise » s’y est mise avec ses moyens à elle, la chose s’est accélérée timidement. Et, maintenant, c’est le Président Macky Sall qui s’y met avec la promesse de finir les travaux. Un mouvement de jeunes pour vendre du rêve voilà l’enjeu, mais s’agira-il d’un rêve durable ?
CITE NUMERIQUE, VOIRIE NOUVELLE, UNIVERSITES, LACS… : Diamniadio, modèle ou anti-modèle…
La question du budget est intéressante quand on l’évoque au cœur du fonctionnement des villes, car même Dakar dont le maire Khalifa Sall est encore en prison pour des problèmes de gestion interne de sa mairie, n’y arrive pas. Dans la ville sénégalaise, il semble que le casse-tête des élus reste l’équation de la gestion municipale. Le nœud de tous les problèmes est là et de quels moyens dispose un maire qu’il soit de Guédiawaye, de Diourbel, Pikine ou Mbour pour faire la mixité sociale, le logement ou des programmes d’assainissement ? Avec Diamniadio, l’on tente le tout pour le tout pour élaborer un modèle urbain qui devrait marquer les esprits. Mais, les autres villes, en ont-elles les moyens ? De l’Etat et des collectivités, qui doit faire la région, la question est ouverte aux planificateurs.
Le modèle Diamniadio, tout beau projet, confié à la Délégation Générale à la Promotion du pôle Urbain (Dgpu), est vu par certains comme un paradoxe dans le contexte de décentralisation que connaît le pays depuis le lancement en 1997, de ce projet dit de régionalisation. Et c’est le Délégué Général Seydou Sy Sall qui le dit lui-même, chez nos confrères de Financial Afrik en soulignant que «C’est la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’un projet de cette envergure, est entrepris. 1644 hectares, pour vous donner une idée, c’est quatre fois le plateau de Dakar ; quatre fois les Parcelles Assainies. Certains pensaient en parlant de çà qu’il s’agissait d’un projet pharaonique qu’il était impossible de réaliser… En 2014, lorsque le Président Macky Sall lançait le projet, c’était un site complètement vierge. Mais, le Président, vous savez, c’est avec l’audace qu’on réussit tout. La première chose a été d’injecter ici le Centre international de conférence de la francophonie». L’idée, ajoute le délégué général du Pole, «c’était de susciter l’attractivité, l’attraction vers le pôle. L’Etat a voulu démontrer ici le mouvement en marchant…» Audace et attractivité, chacun de ces mots gardent son sens pour le projet, mais aussi pour la suite. Ils fixent aussi un cap pour le pays et son futur modèle à l’horizon 2030-2050. Mais, les mairies actuelles dans leur configuration et la composition de leurs élus, sont-elles capables de suivre ce mouvement, fut-il le plus beau, le plus construit au plan de la conception et du partage des idées ?
Face à cet exemple, la France dans sa conception du territoire, en partant de la région, du département, de la commune est un exemple inspirant encore une fois. On peut retenir ainsi, et les études des laboratoires des universités et instituts de recherche sur l’urbain, que la France n’a connu en tout et pour tout que deux périodes où les gestions municipales ont été fortement marquées par une vision politique. Celle du socialisme municipal, né dans les années 1880, qui s’est prolongé jusque dans les années 1930. Les villes deviennent alors des laboratoires du changement, avec la mise en place de grands services publics municipaux allant jusqu’à la création de boulangeries ou de pharmacies municipales. C’était pour l’époque…
Celle des années 1970 et 1980 ensuite, fortement marquée par la bipolarisation de la vie politique. À la suite du programme commun, une nouvelle génération d’élus de gauche conquiert des villes aux municipales de 1977. Dans leur gestion, ils vont mettre l’accent sur la démocratie locale, les loisirs et les grands équipements culturels. La première expérience se heurtera au Conseil d’État, qui veille scrupuleusement à faire respecter la loi de 1884 limitant les compétences des communes. La seconde trouvera ses limites dans les contraintes budgétaires qui vont rapidement s’imposer à tous. Les villes sénégalaises sont dans cette forme d’impasse qui commence à trop durer. «Pour faire très différent, encore faut-il en avoir les moyens financiers», souligne Patrick Le Lidec, chercheur au centre d’études européennes de Sciences-Po.
LIGNES DE FORCE
A l’heure des innovations et de la croissance verte : Mbour peut-elle redevenir une ville qui attire ?
Mal éclairée pour ses rues principales, sans aucun reflet qui attire le visiteur, Mbour peut elle devenir une ville d’avenir ? Simplement, une cité lumineuse, lisible et presque de taille humaine. Toute la question est à ces points.
Un débat de fond se tient actuellement au Sénégal dans le monde des urbanistes pour ce qui est du modèle à suivre pour remettre en vie les villes secondaires. Mais, quelles réponses proposent les mairies des villages devenues communes rurales comme celles des villes grandes ou moyennes au moment où tous disent avoir fait passer le budget municipal de 100 millions à plus d’un milliard de FCFA. A tort ou à raison, d’où vient cet argent que l’on agite et dont on ne recouvre même pas les 70% pour le budget. Image d’épinal, nos villes n’ont plus rien de villes malgré ces types de déclarations. Les maires de villes comme ceux des communes rurales en purs politiciens ne sont pas souvent et pour la plupart capables de lire même un bon budget. L’on fait dans l’à-peu-près en pensant que le peuple de la ville dort. Çà les arrange. Contre les inondations, les saletés, la mauvaise organisation des activités (mobilité urbaine, transports, gestion des marchés et halles…), l’anarchie est au cœur de tout. A Mbour comme à Kaolack, dans le centre de ces villes paisibles d’il y a quelques années, rien n’attire sinon, les odeurs et les saletés qui se mélangent au sable de rues mal entretenues. On est dans le flou. Si on considère qu’une ville intelligente, c’est une cité où l’on peut vivre son bien-être et faire du business, il n’existe pas encore une ville sénégalaise qui répond à ce critère en attendant de voir ce que va offrir le pôle urbain de Diamniadio. Le contexte de l’édification de cette nouvelle ville arrive au moment où jamais la gestion de la cité n’a jamais été aussi défaillante. Pour preuve, faute de résultat, même nanti de son expérience de paysagiste et grand connaisseur de la vie urbaine, le maire de Saint-Louis, Cheikh Bamba Dièye a été sanctionné par sa base et une partie de la population de la vieille ville. Le maire actuel, fort du soutien du chef dont il est le beau frère, ne fait pas mieux que lui moins de deux ans, après son élection.
Que dire de Mbour, la cité la plus envahie du Sénégal par l’exode après Dakar ? Au cœur d’une belle tourmente au niveau foncier, la ville n’a plus aucun charme. La décentralisation et ses incohérences lui ont enlevé tous ses privilèges et c’est dans ce contexte que tout ce qui faisait son charme a disparu : le tourisme est bien en très grande difficulté. La mer n’attire plus le visiteur étranger qui préfère désormais le sable fin de la Dominique et des Antilles beaucoup plus propres et plus aptes à les recevoir. Dans le même temps, rien n’est fait par les autorités au niveau de l’Etat comme au niveau municipal, pour relever la qualité de l’offre dans les hôtels encore en vie ; mais encore dans l’aménagement d’espaces du genre : les places du centre, la plantation d’arbres, les façades etc.
Qu’est ce qui attire d’ailleurs dans cette cité où toutes ces facéties qui font la réputation d’une cité n’existent nulle part ? A cette question, le maire serait incapable de vous apporter une réponse. Au cœur de la tourmente, il n’a plus d’avis ; il semble attendre son heure, pour ne serait-ce que rendre le tablier et laisser la place. Raisonnablement, c’est sans doute le meilleur service qu’il aura à rendre à la ville ; mais pour être remplacé par qui ? Autre question lancinante qui revient dans cette ville où depuis Ameth Sarr et Abdou Mané, il semble que l’on soit plus damnée que les autres. Moussa Ndoye n’a guère mieux, bradant le foncier comme il pouvait. Mbaye Diagne, malade et impuissant a eu toutes les difficultés à finir ses mandats. Alors à partir de là, regarder l’avenir reste difficile dans cette cité sans reflet, adossée sur l’atlantique, comme malgré elle.
FOCUS SUR… SALY
La grosse anomalie au cœur d’un chaos
40 ans d’existence et le Ko après, c’est cela à quoi ressemble la station balnéaire la plus connue en Afrique de l’ouest. Comment est-ce possible ? La réponse n’est pas simple pour les experts et les hôteliers qui se renvoient la balle. Au niveau du Centre Expérimental de Recherches et d'Études pour l'Équipement (Cereq)), l’on met cela sur la somme de toutes ces erreurs nées du non respect des normes d’établissement et de construction sur le littoral. L’on a chargé la mer, dit-on. Dans l’aménagement littoral, le village de Saly et sa station balnéaire reste comme un complexe qui, au début de sa conception, étaient destinés à faire de la Petite côte avec le Cap skirring, aux côtés de Dakar, mais aussi de Saint-Louis, le cœur du tourisme au Sénégal.
1977-2017, c’est juste au lieu des belles prévisions attendues, ce furent quarante années de désillusions pour la ville. Même si les débuts jusqu’à la fin des années 1990 furent exceptionnels sur l’économie de la zone et de la région, la suite a été presque catastrophique, parce que tout finalement s’en va. La côte envahie par la mer parce que «sabotée» par des édifices sans aucune norme de respect des sites. Sans le respect de la distance des 100 mètres entre la mer et la côte, comme dans la législation européenne qui devrait permettre de laisser l’océan dérouler ses vagues. La Direction de l’environnement et des établissements classés est dans la même mouvance sans arriver à convaincre les promoteurs hôteliers sur la Petite côte. Selon eux, aucune des solutions tentées par l’Etat jusque-là, n’a servi à rien pour sauver ce qui peut l’être sur le littoral. Le tourisme se meurt à Mbour parce que tout a été fait dans la planification du secteur, sans une cohérence avec le développement de la ville. Rien n’attire le touriste dans la cité, les quartiers, chez les gens. Ni l’habitat, ni la gastronomie, encore moins, la boulangerie et les services. Comment dans une cité touristique, vous ne pouvez avoir aucun organisme à visiter au plan récréatif. Aucun musée, encore moins des centres culturels et de bons restaurants.
Au niveau des infrastructures, qu’est-ce qu’il y a, à part le grand marché coincé au bord de mer et de l’ancien centre ville ? Pittoresque et propre à ces débuts dans sa gestion et son organisation, ce grand centre d’échanges a été vite dépassé par le développement anarchique qu’il y a dans la ville sans que des mesures intelligentes viennent pour prévenir et organiser son avenir. Est-ce trop demander aux autorités municipales ? Tout autour de ce marché où toutes les voies étaient bien tracées, il n’existe plus aucun grand restaurant ; aucun centre où l’on peut se reposer quand il fait chaud. La station de Saly qui était devenue le lieu où l’on pouvait disposer de ces espaces, a également perdu sa flamme même forte de son nouveau statut de commune.
Mame Aly KONTE - Sud Quotidien

29/09/2017

LE SINE SALOUM: ZONE TOURISTIQUE A PART ENTIERE

Le Sine-Saloum veut devenir une zone touristique à part entière

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La zone du Sine-Saloum doit devenir une zone touristique à part entière et ne plus dépendre de la station balnéaire de Saly, selon Issa Barro, président du Syndicat d’initiative et de promotion touristique du Sine-Saloum.
"La zone du Sine-Saloum dépend de la zone de Saly. Elle évolue à partir de Saly. Et les baisses de fréquentation à Saly rejaillissent sur nous. Or, nous avons beaucoup d’atouts. C’est pour cela que le Sine-Saloum doit devenir une zone touristique autonome à 100%", a dit Issa Barro.
Il s’adressait à des journalistes dans le cadre de la 39 ème édition du salon du Tourisme, "IFTM Top Resa", qui se tient à Paris, au Parc des expositions, Porte de Versailles.
Issa Barro dit être présent à Paris pour "faire la promotion" du Sine-Saloum qui propose "une offre touristique diversifiée".
Il a vanté les richesses du delta du Saloum, en évoquant les sites élevés au rang de patrimoine mondial de l’Unesco, un estuaire dynamique, l’éco-tourisme, le tourisme sportif, etc. La zone, dit-il, compte 80 établissements dont des hôtels, des auberges, des campements et 2000 lits.
Issa Barro a souligné la nécessité de mettre à niveau certains établissements et de régler le problème foncier étant donné que la zone n’est pas aménagée. La 39 ème édition du salon "IFTM Top Resa" rassemble pendant 4 jours, du 26 au 29 septembre, l’ensemble des acteurs du tourisme à Paris.
Créé en 1978, le salon nommé "Top Resa" avait lieu à Deauville et était spécialisé dans la cible loisir. En 2008, il change légèrement de nom pour s’appeler "IFTM Top Resa". Il déménage à Paris et devient un salon multi-cibles couvrant tous les motifs de déplacements : loisirs, affaires, événementiels.
OID/ASB/ASG/Ousmane Ibrahima Dia/aps

LE TOURISME PAR LES AEROPORTS SECONDAIRES

Le Sénégal mise sur ses aéroports secondaires pour relancer le secteur

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Les aéroports secondaires sont appelés à jouer un rôle important dans le développement du tourisme au Sénégal, a souligné, mercredi, à Paris, le directeur général de l’Agence des aéroports du Sénégal (ADS), Pape Maël Diop.
C’est pour leur faire jouer ce rôle que l’Etat du Sénégal a décidé, conformément aux objectifs du Plan Sénégal émergent (PSE), de “mettre aux normes” ces infrastructures, par la mise en œuvre d’un “plan de modernisation” de 100 milliards de francs CFA, a expliqué M. Diop.
Il s’entretenait avec des journalistes, dans le cadre de la 39ème édition du salon du tourisme IFTM Top Resa, qui s’est ouverte mardi à Paris, au Parc des expositions, porte de Versailles.
Plus de 80 entreprises du secteur du tourisme participent à cet évènement qui prend fin vendredi.
On peut signaler la présence à cette rencontre, côté sénégalais, de la SAPCO (aménagement des zones touristiques), du FONSIS, de l’APIX (investissements), de l’AIBD et de l’ADS (aéroports) et de l’ANACIM (aviation civile).
L’objectif de cette politique de “modernisation” des infrastructures touristiques est de renforcer la sécurité dans ce secteur et de permettre aux touristes de “visiter le Sénégal des profondeurs”, a précisé Pape Maël Diop.
Il dit avoir évoqué avec les partenaires du Sénégal la perspective de l’ouverture, le 7 décembre prochain, de l’Aéroport international Blaise-Diagne.
Il s’agit, selon lui, de rassurer ces partenaires, en ce qui concerne les normes de sécurité et de sûreté de cet ouvrage aéroportuaire.
La 39ème édition de l’IFTM Top Resa réunit pendant quatre jours, du 26 au 29 septembre, des acteurs du tourisme à Paris.
Créé en 1978, le salon baptisé “Top Resa” avait lieu à Deauville et était dédié aux loisirs.
En 2008, le salon change légèrement de nom pour s’appeler “IFTM Top Resa”.
Il emménage ensuite à Paris et devient un salon “multi-cibles”, couvrant tous les motifs de déplacements : loisirs, affaires, événementiels.
Aps/xalimasn.com