23/06/2017

LE PERMIS A POINTS ARRIVE

Démarrage du permis à points dans 6 mois

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Le permis à points sera bientôt introduit au Sénégal. L’annonce a été faite hier par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane. C’était lors de la cérémonie de signature de la Convention de Concession pour la production et la gestion des titres de transport routier biométriques sécurisés ainsi que la production et la pose de plaques d’immatriculation sécurisées.
Dans six mois, les automobilistes sénégalais seront tous munis d’un permis à points. Si l’on en croit le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. La concession intégrale confiée au groupement Gemalto/Face Technologies comprend le financement, la conception, la réalisation, l’exploitation, la maintenance, la gestion, la formation et le transfert de compétences aux agents de l’Etat. Selon le ministre Mansour Elimane Kane, l’investissement sera intégralement pris en charge par l’opérateur privé pour un peu plus de 9 milliards de FCfa TTC. Ce dernier se rémunérera sur les recettes perçues de l’exploitation et versera à l’Etat du Sénégal une redevance annuelle d’exploitation de 16% sur le chiffre d’affaires.
Pour garantir l’acceptabilité sociale du projet, le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres a fixé des tarifs plafonds pour chaque catégorie de titres et plaques d’immatriculation. « Ces tarifs, hors droits de timbres, qui permettront la rémunération de la concession seront applicables pour les opérations de renouvellement et les nouvelles demandes. Pour l’essentiel, ils sont équivalents aux tarifs actuels. Par ailleurs, le projet tient compte de l’implication parfaite du secteur privé national évoluant dans le domaine », a-t-il précisé. La phase opérationnelle de production des nouveaux titres de transport routier et plaques d’immatriculation démarrera six mois après l’approbation du contrat par le ministère en charge des finances.
Cette période de six mois avant la production des premiers titres sera mise à profit pour dérouler une vaste campagne de communication en vue de la sensibilisation de tous les acteurs concernés et du grand public.
Le ministre Mansour Elimane Kane a indiqué que cette convention entre dans le cadre des réformes pour l’assainissement et la performance du processus d’immatriculation des véhicules, l’amélioration de l’état du parc de véhicules automobiles par la modernisation des contrôles techniques périodiques en s’appuyant sur l’extension et la modernisation de l’activité. Le ministre a aussi expliqué que la mise en place du permis à points permettra, dans le cadre de la numérisation et de la sécurisation des titres de transport du processus d’examen, de délivrance et de gestion de ce document, la sécurisation des recettes fiscales de l’Etat par la réduction de la fraude.
Mansour Elimane Kane a précisé que des études ont été menées avec l’appui de la Banque mondiale, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’amélioration des transports et de la mobilité urbaine (Patmur). C’est ainsi qu’il a été proposé la numérisation et la sécurisation des titres de transport routier, la sécurisation des plaques d’immatriculation.
17 sites de gestion et 850 terminaux de vérification
Ce projet a fait l’objet d’un appel d’offres international portant sur une concession intégrale pour la mise en place d’un nouveau système d’information avec une plateforme logicielle moderne, ouverte et évolutive permettant de prendre en charge tous les processus liés aux transports routiers. Ce système sera couplé à une plateforme intégrée d’enrôlement et de production des titres de transport et plaques minéralogiques sécurisés. Le ministre a souligné que ces deux composantes du projet seront intégrées de façon à couvrir l’ensemble des besoins de l’Administration des transports routiers. Le nouveau système, baptisé Administration des véhicules et des conducteurs (Avec) mettra en relation les différents acteurs et vice versa la modernisation et l’amélioration des prestations de services. Il aura comme conséquence l’alignement sur les standards internationaux en matière de processus de délivrance des titres de transport fiables et sécurisés, la célérité dans le traitement des dossiers indépendamment du lieu de résidence du citoyen, la création d’une synergie entre les différents acteurs du secteur (transporteurs, concessionnaires de véhicule, auto-écoles, centres de visite technique, police, gendarmerie...), le renforcement de la sécurité routière par le suivi rigoureux des infractions au Code de la route grâce à l’introduction d’un dossier portable sur les permis de conduire à points et les cartes grises. Les corps de contrôle auront un accès instantané aux données encodées et pourront procéder à l’enregistrement immédiat des infractions.
En outre la plateforme de production et de gestion permettra la collecte des données biométriques, la personnalisation et la gestion de tout le cycle de vie des titres et plaques d’immatriculation sécurisées.
De son côté, Charles Mevaa, vice-président Afrique de Gemalto, a révélé que sa structure travaille à produire trois millions de titres sous huit formats. Ce qui constitue une véritable révolution dans la gestion du transport qui place le Sénégal dans une position avant-gardiste. Gemalto a aussi annoncé l’implantation de 17 sites de gestion à travers le pays. 850 terminaux de vérification seront aussi livrés aux différents services compétents. Au total, les forces de sécurité recevront 2.000 équipements pour mener à bien leur mission de contrôle et de prévention des accidents.
Mbaye Sarr DIAKHATE/lesoleil.sn

LA DETTE SENEGALAISE

La dette du Sénégal estimée à un peu plus de 55% de son PIB

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Le Sénégal, moins actif que d’habitude sur le marché financier de l’Uemoa, va solliciter un financement de 45 milliards de francs Cfa dans la dernière ligne droite du deuxième trimestre 2017. Après avoir mobilisé plus de 77 milliards au premier trimestre de l’année en cours, notre pays occupe la troisième place des pays par rapport à la répartition de l’encours de la dette de marché de la zone Uemoa.
Dans le cadre du financement de son déficit budgétaire et pour la réalisation de certains projets, le Sénégal, qui vient d’avoir un eurobond de 1,1 milliard de dollars, soit près de 800 milliards de francs Cfa, sur le marché international, va solliciter encore le marché sous-régional. Selon le bulletin des statistiques du marché des Titres publics de l’agence Umoa-Titres envoyé aux investisseurs, le Sénégal va tenter de décrocher 45 milliards de francs Cfa sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) avant la fin du mois de juin 2017. Pour le 2ème trimestre, étant absent du marché aux mois d’avril et de mai, le Sénégal va rechercher 45 milliards sur le marché financier de l’Uemoa, sur un montant global à décrocher par les Etats estimé à 206 milliards de francs Cfa ce mois de juin courant.
Selon le même document, pour le deuxième trimestre 2017, au total 886,5 milliards de francs Cfa seront à lever sur le marché financier de l’Uemoa par adjudication. 346,5 milliards ont été levés au mois d’avril par les Etats et la Côte d’Ivoire est demeurée le pays le plus actif, avec 4 sollicitations pour un montant global de 205 milliards. Le Sénégal ne s’est pas manifesté sur le marché financier de l’Uemoa pour les mois d’avril et de mai 2017. Au mois de mai, 280 milliards ont été levés par les Etats par adjudication.
Le document de l’agence chargée de gérer le marché financier de la zone ouest-africaine, qui est revenu sur les réalisations du premier trimestre 2017, rappelle que le Sénégal a mobilisé 77,38 milliards de francs Cfa pendant cette période, soit 7,42% des titres sollicités au premier trimestre 2017. Toujours dans ce sens, la Côte d’Ivoire est arrivée en tête pour la mobilisation de fonds dans la zone Uemoa avec 329,4 milliards, soit 31,6% du volume total mobilisé dans la zone Uemoa; le Benin suit avec 229,6 milliards de francs Cfa soit 22,2% du total, le Mali avec 216,4 milliards soit 20,76% du montant global levé au premier trimestre 2017 a été aussi présent.
La dette du Sénégal estimée à un peu plus de 55% de son Pib
Concernant la répartition de l’encours de la dette de marché par émetteur, la Côte d’Ivoire reste le pays qui a le plus sollicité le marché avec 30% des dettes du marché financier ouest-africain ; le Bénin arrive en deuxième position avec 17% des dettes. Notre pays, le Sénégal est à la 3ème place avec 14% de l’encours de la dette de la zone, suivi du Mali avec 13% ; le Niger 7% et la Guinée Bissau 1% seulement sont les deux pays qui ont le moins sollicité le marché financier de l’Uemoa. Le taux d’endettement du Sénégal est estimé par l’agence Umoa-Titres à un peu plus de 55% du Pib. Ce qui fait que même si notre pays s’est beaucoup endetté ces dernières années, il reste en deçà de la barre des 70% du Pib fixé par l’Uemoa.
Ibrahima Diouf/dakarposte.com

22/06/2017

AIR SENEGAL ACHETE DEUX AVIONS

La nouvelle compagnie Air Sénégal achète ses deux premiers avions au Bourget

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Signé mardi 20 juin, à l'occasion du Salon international de l'aéronautique du Bourget, le contrat d'achat de deux avions ATR par Air Sénégal marque les débuts de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise qui démarrera ses opérations par étapes, d'abord sur le réseau domestique et régional, puis vers l'Afrique de l'Ouest et la France.
On pourra dire que c’est là, sur le « statique » du Salon international de l’aéronautique du Bourget, ce mardi 20 juin, qu’est probablement née Air Sénégal SA. Car on sait désormais que le premier avion qui décollera le 7 décembre prochain des pistes du nouvel Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Dakar et qui sera aux couleurs du nouveau pavillon national sénégalais sera un ATR 72-600.
C’est sous l’aile droite d’un appareil similaire aux couleurs de la compagnie low cost indienne IndiGo – qui s’est montrée intéressée pour en acheter une cinquantaine début mai – qu’a été officialisé en fin d’après-midi l’achat par Air Sénégal de deux ATR de cette catégorie.
50 millions d’euros
Montant global de la transaction : 50 millions d’euros, au prix catalogue, financés par un crédit-export auprès de la Coface et de la SACE, son homologue italienne. D’une capacité de 68 à 78 places, ils seront livrés en novembre prochain.
Présents, le directeur général de la compagnie, Mamadou Lamine Sow, accompagné de Christian Scherer, directeur général de l’avionneur franco-italien basé près de Toulouse, de la ministre sénégalaise du Tourisme et des Transports, Maimouna Ndock Seck et de son homologue française, Elisabeth Borne, ont d’abord eu droit à une visite du cockpit et de la cabine. Ils ont pu découvrir le système de divertissement et d’information sur tablettes qui sera proposé aux passagers. L’appareil offre également le wifi. Sa navigation embarquée s’inspire de celle de l’A380.
Opération à faible coût
Avantage pour la compagnie : l’avion peut se poser partout, sur pistes courtes, non asphaltées, par météo défavorable, avec un faible coût d’opération. « Ce turbo-propulseur offre 40% de consommation de moins qu’un jet de la même taille, il peut faire demi-tour sur lui-même, il n’a pas besoin d’équipements, de camionnettes pour le déchargement des bagages, il est parfaitement autonome » vante Christian Scherer, directeur général d’ATR, qui voit dans le marché africain un très gros potentiel pour 300 de ses avions d’ici à 20 ans, 10% du marché mondial.
Cette nouvelle compagnie est structurée autour d’un plan plus solide que ses ancêtres
Héritière de deux pavillons nationaux, Air Sénégal International (2001-2009) et Sénégal Airlines (2011-2016), qui avaient fait faillite, Air Sénégal SA démarrera donc ses opérations sur le réseau domestique et régional, mais souhaite s’ouvrir aussi très vite d’ici l’année prochaine au moyen-courrier vers l’Afrique de l’ouest et le long-courrier vers la France.
Mais hors de question de laisser s’échapper les coûts. Comme l’indique Alexis Fekete, conseil en stratégie et banquier d’affaires dans l’aviation au sein du cabinet londonien Seabury, qui a réalisé pour le compte du gouvernement sénégalais l’étude de faisabilité de la nouvelle compagnie et qui a sélectionné ATR : « Cette nouvelle compagnie est structurée autour d’un plan plus solide que ses ancêtres. Souvent les compagnies africaines sont surdimensionnées avec une structure de coût plus élevée. Là il s’agit d’avoir une compagnie de la bonne taille, avec une structure de coût serrée et de l’utiliser comme un objet de développement économique. Le développement du hub de Dakar et le plan Sénégal Émergent participeront à la rentabilité d’Air Sénégal ».
Outre l’ouverture de l’AIBD, la renaissance d’Air Sénégal fait partie d’un plan qui comprend également la réhabilitation des aéroports régionaux pour « aménager le territoire de manière équilibrée », a précisé la ministre sénégalaise.
Rémy Darras/jeuneafrique.com

21/06/2017

LUTTE CONTRE LE MARIAGE D'ENFANTS

Lutte contre le mariage des enfants au Sénégal : World Vision plaide pour un âge légal à 18 ans

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World Vision Sénégal a procédé, hier, au lancement externe de sa nouvelle campagne dénommée « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». A travers cette campagne, l’Ong veut attirer l’attention sur la pratique des mariages précoces qui concerne 33% des filles au Sénégal. D’ailleurs, les enfants ont profité de la tribune pour demander que l’âge légal du mariage soit relevé à 18 ans au lieu des 16 ans.
Le Grand Théâtre de Dakar était bondé hier. Le public était essentiellement composé de jeunes enfants (mille selon les organisateurs). Ces enfants ont fait le déplacement dans le cadre du lancement externe par World Vision Sénégal de la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». Cette initiative vient en appui à la campagne nationale du gouvernement sénégalais contre le mariage des enfants. « Au Sénégal, on estime que les mariages d’enfants entraînent des dégâts incommensurables. Cela ralentit le développement économique et peut éroder le capital humain et social du pays. En plus, il y a des conséquences sévères sur la santé des filles-mères et des nouveau-nés », a souligné Paul Dominique Corréa qui s’est exprimé au nom de World Vision. Il a ajouté que « les communautés confessionnelles ont un rôle essentiel à jouer ».
Au cours des cinq prochaines années, la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants » cherchera à avoir un impact positif sur la vie de centaines de millions de garçons et de filles vulnérables et exposées aux mariages précoces, apportant ainsi une contribution importante à l’objectif de développement durable (Odd), relève de son côté Thérèse Diouf Bâ de World Vision. Les enfants ont profité de cette tribune pour remettre un mémorandum aux représentants du gouvernement. Dans le document, ils réclament notamment « la fin des mariages de filles âgées de moins de 18 ans et le renforcement du dialogue qui mettrait fin aux pratiques de mariages précoces ». Le risque de mortalité maternelle et infantile est très élevé pour les filles mariées avant l’âge de 18 ans, ont notamment insisté les enfants.
Ibra Diouf Niokhobaye, le directeur des Droits et de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, a indiqué que « le gouvernement est dans les dispositions de combattre toutes sortes de mariages impliquant des individus qui n’ont pas plus de 18 ans ». Ce phénomène a des conséquences sur le développement des enfants. « Une fille qui n’a pas encore atteint les dispositions physiques ne peut pas s’engager dans un mariage; tout comme un garçon encore mineur », a-t-il rappelé. Outre cela, il évoque des conséquences économiques telles que l’abandon scolaire. Le gouvernent du Sénégal a dès lors pris des mesures administratives allant dans le sens d’une meilleure protection des enfants. Un code de l’enfant qui propose le relèvement de l’âge de mariage des filles à 18 ans au lieu de 16 ans est en cours de traitement, a-t-il annoncé.
Oumar BA/lesoleil.sn

20/06/2017

DESERTIFICATION DU SENEGAL

34 % de la superficie affectés par la désertification

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La désertification gagne du terrain au Sénégal. Elle reste un phénomène tenace auquel il faut apporter une réponse. C’est en substance le message livré à l’occasion de la célébration, à Mbao, de la Journée mondiale de lutte contre la désertification.
La désertification constitue toujours une menace pour le Sénégal. Elle est bien présente partout sur le territoire. Selon la conseillère technique du ministre de l’Environnement et du Développement durable, le colonel Gogo Ndiaye, le phénomène s’étend sur 6,5 millions d’hectares de la superficie nationale. « Les dernières investigations nous enseignent que 34 % de la superficie du pays sont affectés, soit plus de 6,5 millions d’ha. Cela constitue une contrainte majeure pesant sur le développement et l’atteinte de la sécurité alimentaire », a déclaré, le week-end dernier, à Mbao, le colonel Ndiaye.
C’était à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification dont le thème de cette année est : « Notre terre, notre maison, notre avenir ». Une occasion saisie par la représentante du ministre de l’Environnement pour rappeler que cette désertification se manifeste par des phénomènes divers, tels que l’érosion, les coupes abusives sur les forêts et les pressions de l’homme et du bétail. « La forêt au Sénégal se dégrade progressivement, surtout en ce qui concerne les essences remarquables, telles que le Vène, le Dialabane, le Mbep, le Beer, le Dimb, pour ne citer que celles-là. Les coupes illicites de bois, surtout le long de nos frontières, portent un coup fatal non seulement à nos formations forestières mais aussi à l’économie nationale », a indiqué le colonel Ndiaye, rappelant la nécessité de prévenir la dégradation de nouvelles terres et la remise en état des terres déjà dégradées.
Il faut aussi, d’après Gogo Ndiaye, continuer à reboiser ou à régénérer un hectare de terre dans les mêmes écosystèmes et pendant la même période. A ce titre, a-t-elle précisé, « il faut un effort annuel soutenu de 480.263 ha par an, soit un rythme de progression de 7 % par an de compensation des pertes à partir de 2020 pour tendre vers la neutralité ».
Pour autant, cette détérioration des terres ne doit guère faire oublier les efforts consentis par l’Etat, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, pour lutter contre ce phénomène. a en croire le colonel Ndiaye, des engagements financiers à hauteur de 321,5 milliards de FCfa ont été mobilisés entre 1997 et 2007 par les projets de lutte contre la dégradation des terres au Sénégal. Mais, tous ces moyens n’ont pas encore permis de venir à bout d’un phénomène tenace qui se développe d’année en année. « Le bilan global des programmes et projets mis en œuvre pour la lutte contre la désertification et gestion durable des terres demeure mitigé, parfois décevant, au regard des ressources investies », a reconnu la conseillère technique du ministre de l’Environnement. D’où l’organisation de cette journée pour permettre aux Sénégalais d’être suffisamment informés sur les méfaits de la désertification.
Maguette NDONG/lesoleil.sn/BBC

POLITIQUE ET RELIGION

Quand le pouvoir religieux freine l’autorité de l’Etat

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C’est un truisme de dire qu’au Sénégal, l’autorité de l’Etat ne s’exerce pas partout de la même manière. La ville de Touba par exemple jouit d’un statut particulier qui lui confère certains privilèges, comme le fait de ne pas respecter la parité en matière électorale.
La présence de la gendarmerie et des forces de police a été une « concession » des autorités religieuses, permettant ainsi de faire exercer, d’une certaine manière, l’autorité de l’Etat.
Toutefois, les derniers événements dans la ville sainte en disent long sur le traitement fait aux forces de sécurité et de Police souvent obligées de se référer au Khalife général pour exercer leurs prérogatives. Car, il y a, comme qui dirait, une forme de résistance passive et parfois active de la part de populations qui ne reconnaissent que l’autorité du Khalife.
C’est ainsi que si un des éléments affectés sur place se comporte d’une manière jugée répréhensible par les populations, le Khalife est interpellé pour qu’il mette fin à ses exactions ou qu’il soit tout simple affecté ailleurs.
Un ancien gendarme aujourd’hui à la retraite et qui a été dans le groupe des premiers ayant servi à Touba, nous raconte qu’il a une fois été convoqué par le Khalife général des Mouride en personne, Serigne Saliou Mbacké, à l’époque, parce qu’on lui a raconté qu’il frappait les enfants. Il n’a dû son « salut » qu’aux explications claires qu’il a apportées au marabout très attentif à son raisonnement et qui l’a convaincu.
Cette situation rappelle cette sortie du Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, qui rappelait que la loi sur l’interdiction de fumer en public n’est pas applicable au Sénégal parce que chez les Khadres par exemple, « tout le monde fume, y compris le Khalife général ».
Le Chef de la communauté Lébou, pourtant grand homme d’Etat, rappelle que personne n’ose condamner le Khalife général parce qu’il fume en public.
Comme quoi, la loi sur le tabac ne s’aurait s’appliquer à cette confrérie parce qu’ils ont l’habitude de fumer en public.
Et cette faiblesse de l’autorité de l’Etat face au pouvoir religieux ne s’arrête pas là.
D’Abdou Diouf à Macky Sall, tous les Chefs d’Etat se sont attaqués à la mendicité des enfants de la rue au Sénégal. Ils sont tous reculé face à la pression de groupes religieux qui ont mené des campagnes contraires de protection de l’Islam et de son héritage au premier rang desquels les daaras, ces écoles coraniques dont le mode d’enseignement est contraire à ce quoi se fait dans les écoles modernes.
Bien sûr, le pouvoir politique craint le vote-sanction de la part de communautés qui n’hésiteront pas à exécuter la « fatwa » de leurs chefs.
La réalité, au Sénégal, c’est que les citoyens sont beaucoup plus obéissant au pouvoir religieux qu’au pouvoir politique. La preuve, chaque homme politique a son marabout qu’il écoute surtout au moment des choix importants.
L’ancien ministre Samuel Sarr disait par exemple que c’est son marabout qui lui a désormais interdit de s’attaquer à Macky Sall. Depuis lors, il s’est rapproché de lui. Et il est loin d’être le seul.
Mieux, si un problème surgit, l’autorité centrale de l’Etat et les autorités décentralisées se réfèrent d’abord aux marabouts.
Les Khalifes généraux sont les premières sollicités, mais, à côté d’eux, leurs frères, sœurs, enfants et autres parents bénéficient aussi de cette sollicitude source d’immunité de toutes sortes qui leur confèrent beaucoup d’avantages comme les passeports diplomatiques, des statuts d’Ambassadeurs itinérants, des marchés de l’Etat, etc.
C’est ce qui explique l’influence toujours plus grandissante du pouvoir religieux. Ce sont les Sénégalais eux-mêmes qui le veulent ainsi. Nous avons ainsi un système dit « laïque » mais qui est à forte connotation religieuse, avec cependant le seul garde-fou que la plupart des marabouts ont en tête la préoccupation de respecter au maximum les lois de l’Etat.
Car, l’Etat a su, à des moments difficiles, exercer tout de même son autorité même cela pourrait être perçu comme de l’autoritarisme, parfois. C’est le cas lors de l’arrestation de guides religieux comme Serigne Cheikh Tidiane Sy au temps de Senghor et de son fils Serigne Moustapha beaucoup plus tard par le régime de Diouf, celle de Cheikh Béthio Thioune pour l’affaire du double assassinat de Médinatoul Salam, celle de Assane Mbacké suite à l’incendie de la maison du député Moustapha Lô, celle dramatique de Khadim Bousso, etc. Et la liste est loin d’être exhaustive.
L’Etat a su aussi interdire la militarisation des milices privées de certains groupes religieux, notamment de Serigne Modou Kara.
C’est la particularité de notre système politique. Très inféodé au pouvoir religieux, il sait lui être docile, mais aussi hostile quand la situation l’exige.
C’est ce subtile dosage qu’il faudrait toujours réussir dans les relations ô combien sensibles entre pouvoir religieux et pouvoir politique au Sénégal.
L’un a besoin de l’autre dans l’exercice de son sacerdoce.
Il faudra toujours respecter le pouvoir religieux, mais travailler à l’amener à appliquer la loi dans toute sa rigueur.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal.sn

ELECTRIFICATION

10 milliards FCFA pour accélérer la fourniture d’électricité au sein de 150 villages

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Le Sénégal vient de bénéficier d’un financement de plus de 10 milliards FCFA, environ 17 millions $, dans le cadre du programme d’appui à l’électrification rurale de la part de l’Union européenne (EU).
Il s’agit pour l’Ue, d’accélérer la fourniture d’électricité dans les zones rurales sénégalaises. Au total, ce sont 150 villages de plus 55 000 âmes qui bénéficieront de cet appui budgétaire. Dans son communiqué de presse, l’Ue stipule que ce fonds va permettre d’améliorer l’accès aux activités agricoles et aux services électriques des ménages ruraux. Ainsi, cette tranche de population pourra renforcer durablement ses moyens d’existence.
Rappelons que cette aide intervient dans le cadre d’un accord entre le gouvernement sénégalais et l’Ue pour le financement de sa sécurité nationale. D’ailleurs, 6,5 milliards FCFA, soit 11 millions $ seront en partie consacrés à ce projet.
Lire aussi : Afrique Subsaharienne : Le Sénégal 8 ème pays ayant le taux d’accès à l’électricité le plus élevé
Les autorités sénégalaises ont réitéré leur engagement à établir une meilleure adéquation entre la croissance économique et le développement humain, par l’élargissement de l’accès du milieu rural aux formes modernes d’énergie, notamment à l’électricité. La Banque mondiale avait approuvé un montant de 91,5 millions d’Euros (équivalent à 97 millions de dollars) au profit du Sénégal pour l’amélioration de la fourniture d’électricité auprès des usagers.
Bruno YAYAE/regionale.info

18/06/2017

RELANCER LE TOURISME

Financement de projets touristiques : 1,3 milliard de FCfa à 14 promoteurs

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Grâce au Crédit hôtelier et touristique, 14 promoteurs privés ont été financés par le ministère du Tourisme et des Transports aériens pour une enveloppe globale de 1.309.180.249 de FCfa. Ces projets permettront la création de 302 nouveaux emplois permanents.
Quatorze promoteurs touristiques ont signé, hier, des conventions de financement avec le Crédit hôtelier et touristique mis en place par l’État du Sénégal pour un montant global de plus de 1,3 milliard de FCfa. Ces projets qui concernent dix régions du Sénégal sont composés de dix établissements d’hébergement touristique et de quatre agences de voyage choisis pour la qualité de leurs dossiers et leurs impacts socioéconomiques.
« Au regard des prévisions des plans d’affaires présentés, ces financements vont permettre la consolidation des emplois existants dans ces structures et la création de 302 nouveaux emplois permanents, notamment dans les zones prioritaires de développement touristique comme les îles du Saloum, Tambacounda, Kédougou, Vélingara, Ziguinchor et Cap-Skiring », a fait savoir la Secrétaire générale du ministère du Tourisme et des Transports Aériens, Zeynab Mbengue Wade.
« Au-delà de ces impacts directs et la transversalité du secteur du tourisme, a-t-elle ajouté, ces projets auront aussi un effet positif sur les autres branches de l’économie sénégalaise à travers les consommations intermédiaires ». Mme Wade a toutefois exhorté les bénéficiaires à faire bon usage des financements et à respecter leurs engagements afin de contribuer à la pérennisation du fonds.
Ce crédit, selon elle, permet d’avoir des prêts plafonnés à 100 millions de FCfa, octroyés à des conditions très avantageuses : un taux d’intérêt de 3,5 %, une durée de remboursement pouvant aller jusqu’à cinq ans avec un différé maximum de 18 mois. « Dans un souci d’efficacité, il a été mis en place un comité de gestion qui se charge d’élaborer les critères d’éligibilité et d’examiner les dossiers de demande de financement », a soutenu la Secrétaire générale.
A l’en croire, la crise qu’a connu le secteur, ces dernières années, et les difficultés d’accès à des crédits fournis à des conditions favorables, ont favorisé un déficit de financement pour maintenir la qualité du service. C’est ainsi que prenant la pleine mesure de la situation, le chef de l’État a donné des directives pour la mise en place du Crédit hôtelier et touristique. « Au regard de son cadre réglementaire, cet instrument de financement, qui est mis à votre disposition, est destiné à apporter un accompagnement aux entreprises hôtelières et touristiques. Il a essentiellement pour objectif de financer vos projets de rénovation et d’extension, le renouvellement et l’acquisition d’équipements, la création d’entreprises, etc. », a laissé entendre Mme Wade.
Pour sa part, le Pca de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt), a estimé qu’avec la mise en place de ce crédit, c’est une vieille doléance du secteur privé touristique qui a été satisfaite. « Le secteur touristique a besoin de ressources longues et à des taux bonifiés, ce n’est pas pour rien que l’on parle d’industrie hôtelière. Cela demande beaucoup de moyens. Il a fallu une volonté forte du chef de l’État pour mettre en place ce fonds », a salué Mamadou Racine Sy.
Il a demandé au comité de gestion dudit crédit de faciliter l’accès aux opérateurs touristiques qui en ont besoin, de lever les « super-garanties » exigées. M. Sy a aussi demandé à l’État de revoir à la hausse l’enveloppe dédiée à ce fonds qui est aujourd’hui de 5 milliards de FCfa.
Ndiol Maka SECK/ndarinfo.com

LES FINANCES DU SENEGAL

Financements décrochés par le Sénégal: Macky Sall franchit la barre des 6000 milliards

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Le Conseil des ministres a adopté mercredi le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2018-2020 qui confirme encore la bonne santé de l’économie sénégalaise mais aussi l’excellent travail des régies financières à savoir les Impôts et la Douane. On apprend par ailleurs qu’en matière
de conventions de financement, le Président Macky Sall a dépassé la barre des 6000 milliards de FCFA en cinq ans pour ne pas dire qu’il a presque « doublé » Wade.
Le Conseil des ministres a adopté hier,le projet de Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2018-2020. Il ressort du document obtenu par "Libération" qu’en cinq ans, c’est-à-dire entre 2012 et 2016, les conventions de financement au nombre de 305, pour un montant de 5904,539 milliards, ont largement dépassé les 3799 milliards mobilisés durant les12 années de la première alternance.
Avec les projets de conventions en cours de signature, notamment dans le cadre du financement du pont de Rosso (par la BEI), du projet de développement du tourisme et des PME (Banque mondiale), du Train Express Régional (dont le financement est conjointement assuré par l’AFD, le Trésor public français, la BID e tla BAD), la barre des 6000 milliards sera dépassée.
Le DPBEP 2018-2019 revient sur l’évolution récente de l’économie mondiale et nationale, l’exécution budgétaire de l’année 2016, la situation d’exécution du budget de l’année en cours et dégage, enfin, les perspectives macro-budgétaires, tout en fixant les objectifs d’équilibre budgétaire et financier.
Il est élaboré dans un contexte économique caractérisé par une croissance mondiale stable estimée par le Fonds monétaire international (FMI) à 3,1%. Cette croissance est principalement portée par les Etats- Unis qui se rapprochent de leur niveau de production de plein emploi, la Chine dont le niveau de croissance s’est hissé à un niveau un peu plus élevé que prévu, la Russie où l’activité a été plus vigoureuse du fait notamment, du raffermissement des prix du pétrole.
Cet essor économique a été atténué par le relâchement de la production réelle de la zone Euro par rapport à son niveau potentiel et la faible intensité de l’activité économique notée dans certains pays comme le Brésil et l’Argentine.
Au plan interne, l’économie sénégalaise a consolidé ses acquis de croissance économique dont l’estimation se chiffre à 6,7% (contre 6,5% en 2015, 4,3% en 2014 et 3,6% en 2013) découlant, entre autres, de l’exécution d’importants projets d’investissements publics, notamment dans l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, conjugué à la relance des industries et aux performances des sous-secteurs de l’information et de la communication, du transport et des services financiers, dans le contexte de la mise en œuvre du PSE.
L’investissement privé a également connu un dynamisme soutenu, grâce à l’accélération du rythme d’exécution des réformes économiques et financières. Cette performance est expliquée par la bonne tenue des secteurs secondaire et tertiaire, le secteur primaire s’étant plutôt inscrit en ralentissement consécutif à la baisse de certaines productions suite à l’arrêt précoce de l’hivernage.
Une économie solide
L’inflation, mesurée par le déflateur du PIB, a atteint un niveau de 1,1% au courant de l’année 2016. Elle est expliquée principalement parle relèvement des prix dans le secteur primaire (+4,2%). Le solde du compte courant de la balance des paiements a, pour sa part, connu une amélioration en passant de 5,3% du PIB en 2015 à 4,7% en 2016, enregistrant ainsi l’amélioration de la balance commerciale dans un contexte de relance des industries d’exportation, de renforcement de la production locale et de faiblesse des cours des produits de base sur le marché international.
La situation dans le secteur monétaire et financier a été caractérisée, en 2016, par une diminution des avoirs extérieurs nets (-59,9 milliards FCFA), une augmentation du crédit intérieur de 9,2% et une expansion de la masse monétaire de 6%. Les bonnes performances enregistrées dans les secteurs réel et extérieur ont impacté positivement le secteur des administrations publiques.
Pour l’année 2016, le Sénégal a respecté tous les indicateurs fixés dans le cadre du programme économique et financier. Le déficit budgétaire, dons compris, est ressorti à 3,3% du PIB en 2016 (contre 3,7% un an auparavant), en dépit de la forte augmentation des intérêts payés au titre de la dette extérieure. Ce ratio est calculé sur la base du PIB obtenu après le« rebasing» (changement de base).
En 2016, le Sénégal a respecté tous les indicateurs fixés dans le cadre du programme économique et financier
L’atteinte de l’objectif de déficit fixé dans le cadre du programme a été possible grâce à la politique de prudence dans l’exécution des dépenses publiques, notamment en termes de rationalisation des dépenses courantes, de maîtrise de la masse salariale et d’optimisation de l’investissement public. Le critère de convergence de la masse salariale rapportée aux recettes fiscales se situe à 32,9%, c’est-à-dire en dessous du ratio communautaire de 35%.
Il convient de souligner, cependant, que si on tient compte du traitement salarial du personnel des établissements publics, agences et structures assimilées et des contractuels qui émargent sur les autres dépenses courantes (dans les secteur de l’éducation, de la formation professionnelle et technique, de la santé, de l’environnement et de l’agriculture), le ratio passerait à 44,6%, donc largement au-dessus du critère de convergence retenu au niveau communautaire.
Sur le plan de l’exécution budgétaire proprement dit, la mobilisation des ressources s’est faite de manière satisfaisante.Les régies financières ont en effet défini des stratégies efficaces pour améliorer le recouvrement de l’impôt. Celles-ci ont porté, entre autres, sur le renforcement de la modernisation des administrations fiscales et douanières, l’amélioration de la qualité des émissions, la poursuite de la maîtrise et de l’élargissement de l’assiette,le renforcement de la mission de contrôle fiscal et douanier.
En plus de ces mesures, les ressources budgétaires de l’année 2016 ont bénéficié des retombées de la bonne tenue de l’activité économique non agricole, sous l’impulsion des secteurs secondaire et tertiaire, principaux pourvoyeurs de recettes, et, d’autre part, de la remontée significative du cours du baril à partir du mois de mai 2016.
Au total, les recettes du budget 2016 ont connu une hausse de 15%, passant de 2026,1 milliards en 2015 à 2334,6 milliards de francs CFA, essentiellement imputable à l’augmentation significative des recettes budgétaires (+15,23%).
Hausse de 15% des recettes
Pour ce qui concerne les ressources extérieures destinées à l’investissement, leur niveau de décaissement a connu un glissement annuel positif de 31,5 milliards, soit 8% en valeur relative. Cette efficacité dans le décaissement est expliquée par la bonne exécution des importants projets du plan d’actions prioritaires du PSE.
L’année 2016 se singularise par une intensification de la coopération financière matérialisée par la signature de 58 conventions de financement, portant ainsi le nombre de conventions signées depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris à cent quatre-vingt-dix-huit (198), pour un montant mobilisé de 3486 milliards, dont 89,7% sous forme d’emprunts concessionnels et 10,3% de subventions.
Pour ce qui relève des dépenses budgétaires, leur exécution s’est faite de manière satisfaisante, nonobstant l’augmentation de 27,9 milliards de F CFA (soit 17,4%) des intérêts sur la dette publique, à la faveur de la mise en œuvre adéquate de certains projets d’investissement et à la célérité notée dans la satisfaction des conditions d’entrée en vigueur et de décaissement des conventions de financement.
Globalement, les dépenses sont ressorties à 2704 milliards à fin 2016 contre 2411,5 milliards en 2015, soit un accroissement de 12%. Cette augmentation s’est faite dans un contexte de maîtrise des dépenses courantes qui n’ont progressé que de 7% (imputable à la hausse des charges sur les intérêts de la dette publique susmentionnée, aux charges de personnel qui porte l’impact des engagements de l’Etat envers les syndicats d’enseignants d’un coût budgétaire de 40,2 milliards et des dépenses de fonctionnement dans une moindre mesure) et de l’expansion de 30% des dépenses d’investissement sur ressources internes.
Cet accroissement spectaculaire des dépenses d’investissement sur ressources internes reflètent notamment les efforts consentis dans le domaine de la défense et de la sécurité, à travers le projet d’acquisition de matériels et d’équipements pour la sécurité intérieure et des frontières, mais aussi des besoins d’investissements exprimés à l’occasion des Conseils ministériels délocalisés, dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques.
En fin 2016, les besoins évalués en matière d’investissement au niveau des différentes régions (où se sont tenus ces Conseils) sont estimés à 2873 milliards, dont 1848,7 milliards déjà pris en charge dans le cadre d’une programmation pluriannuelle, à travers les lois de finances votées depuis 2012. L’exécution du budget 2016 a eu des répercussions significatives sur le vécu des populations.
Sur le plan social, les programmes d’appui aux groupes vulnérables tels que la Bourse de sécurité familiale et la Couverture Maladie Universelle (CMU), ont grandement contribué à la lutte contre la pauvreté monétaire et à l’amélioration des conditions de vie des populations, surtout en milieu rural.
Dans le cadre du Programme national des bourses de sécurité familiale par exemple, 258 381 ménages ont bénéficié de transferts monétaires en 2016 contre 197 751 en 2015, pour une cible de 300 000 ménages. Au titre du renforcement des conditions socio-économiques des groupes vulnérables,442 019 ménages ont été enregistrés, soit 98,22% par rapport à la cible.
Dans le domaine de la santé, les efforts consentis par le Gouvernement se sont traduits par l’amélioration d’un certain nombre d’indicateurs clés. Le taux d’accouchement sous assistance par du personnel qualifié est passé de 53% en 2015 à 65,4% en 2016. Le tauxde mortalité juvénile a également connu une légère amélioration passant de 22‰ à 21‰ entre 2015 et 2016. La proportion d’enfants complètement vaccinés s’est maintenue à un taux de 74% en 2016 soit au-dessus des 70% de la cible tandis que la proportion des enfants guéris de la malnutrition est passée de 74% à 78,5%.
Des efforts considérables ont été également consentis dans lecadre de la prise en charge des maladies chroniques à soins coûteux, avec la construction de six (6) Centres de dialyse dans les localités de Thiès, Diourbel, Louga, Ndioum, Kolda et Sédhiou.
Le secteur de l’éducation a enregistré des progrès importants. LeTaux brut de scolarisation (TBS) a atteint 88,1% en 2016 contre 86,5% en 2015. Il faut noter cependant que, sur l’amélioration de la qualité, le taux d’achèvement à l’élémentaire est passé à 61,5% en 2016 pour une cible de 76,4%, soit un écart de 14,9%.
Au niveau de l’enseignement secondaire, le TBS a évolué positivement, passant de 34,1% à 35,6%. Concernant l’enseignement supérieur, le taux d’accès a connu un léger fléchissement entre 2015 et 2016, passant de 6,21% à 5,98%.
Pour la formation professionnelle et technique, le nombre d’apprenants inscrits pour 100 000 habitants est passé de 402 à 600, soit une augmentation de 198 apprenants, dépassant la cible (560) de 40 apprenants.
S’agissant de l’accès à l’eau potable, notre pays a fait un bond significatif de 3 points de pourcentage entre 2013 et 2015. En 2016, le taux d’accès global est passé à 94,6% contre 92,06% un an auparavant, grâce aux initiatives développées dans le cadre du PUDC (Programme d’urgence de développement communautaire).
Au 31 mai 2017, les Impôts et la Douane ont déjà mobilisé 767,9 milliards soit 70% des prévisions pour l’année
L’année 2017 est en train de consacrer le renforcement du dynamisme de notre activité économique.Ainsi donc, à la faveur de la poursuite des investissements, de l’accélération des réformes et des projets phares du PSE, le taux de croissance du PIB réel est attendu à 6,8% en 2017. Au plan budgétaire, les dispositions utiles sont en train d’être prises à cet effet.
Déjà au 31 mai 2017, les ressources budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 1074,13 milliards, 767,9 milliards de recettes internes et 304,23 milliards de ressources extérieures destinées au financement des projets et programmes d’investissements publics.
Sur ce dernier point, il faut souligner l’efficacité des services dans la mobilisation des ressources extérieures puisqu’en 5 mois seulement, nous avons réussi à mobiliser 70% des prévisions de tirages sur l’année2017.
Pour ce qui relève des charges budgétaires à fin mai, elles sont arrêtées à 1598 milliards, soit 49%des prévisions de la LFI 2017. Les dépenses en capital, pour leur part, ont été engagées à hauteur de 37,85%. Ce niveau d’exécution est appréciable si l’on sait que l’investissement exige des délais d’exécution plus longs en raison des procédures de passation des marchés qui se dénoue en général à partir du second semestre.
Le DPBEP 2018-2020 entend maintenir la cadence dans la mise en œuvre des projets dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, du tourisme, des mines, des infrastructures et ceux retenus dans le cadre du pôle urbain de Diamniadio, dans un élan de poursuite de la réduction des déficits du solde des transactions courantes de la balance des paiements et du solde budgétaire.
Cheikh Mbacké Guissé/leral.net

L'ENFANCE AU SENEGAL...

Le Sénégal va accentuer sa politique de protection des enfants

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Le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Mariama Sarr a indiqué, vendredi à Mpal (Saint-Louis), la volonté du gouvernement d’évaluer la mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et de s’engager dans la réalisation des Objectifs du développement durable (ODD).
"Le Sénégal s’est assigné comme objectif d’accélérer la protection des enfants, l’éradication de la pauvreté, la lutte contre la faim, l’accès à la santé, à l’éducation de qualité et à l’eau, etc.", a soutenu Mariama Sarr.
Mme Sarr s’exprimait à la cérémonie de lancement de la 27e journée de l’enfant africain et de la 29e semaine nationale de l’enfant, célébrée cette année sur le thème : "L’Agenda 2030 pour un développement durable en faveur des enfants en Afrique : accélérons la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances".
Elle a relevé les progrès "significatifs" faits par le Sénégal dans la lutte contre la pauvreté, la parité entre les sexes, la santé, l’accès à l’eau potable, avec un taux de 100% en ville et 82% en milieu rural, ainsi que la mise en œuvre de la couverture médicale universelle (CMU).
La célébration de la semaine nationale de l’enfant est une occasion "pour prêter une oreille attentive aux enfants et de lever les contraintes et obstacles, tout en identifiant les impacts négatifs sur eux afin de trouver des solutions durables à leurs préoccupations" a estimé Mariama Sarr.
Le directeur national de l’ONG Plan international et le responsable de l’UNICEF ont tous pris l’engagement de soutenir les actions du gouvernement en direction de la protection des enfants.
Il s’agit, pour eux, d’aider à combattre les "nombreux abus, violences, exclusions, les maltraitances et les pires formes de travail des enfants qui doivent être une priorité pour le développement durable d’un pays".
BD/PON/APS

17/06/2017

PEUT FAIRE MIEUX...

Le Sénégal à la 100e place des pays les plus innovants dans le monde

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Le classement 2017 est dominé par la Suisse, la Suède, les Pays Bas, les États-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni, selon l’indice mondial de l’innovation.
«Depuis 2012, l’Afrique subsaharienne compte plus de pays dans le groupe des +bons élèves en matière d’innovation+ que n’importe quelle autre région. Le Kenya, le Rwanda, le Mozambique, l’Ouganda, le Malawi, Madagascar et le Sénégal se démarquent en figurant parmi les pays les plus innovants cette année et à plusieurs reprises au cours des années précédentes», note l’organisation.
L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) souligne que « l’Afrique subsaharienne affiche ses meilleurs résultats au niveau des institutions et du perfectionnement des marchés».
Elle indique que « des économies telles que Maurice, le Botswana, l’Afrique du Sud, la Namibie, le Rwanda et le Burkina Faso obtiennent des résultats identiques ou supérieurs à certains autres pays au niveau de développement équivalent en Europe et en Asie du Sud-Est, Asie de l’Est et Océanie».
Ainsi, en Afrique subsaharienne, les chefs de file de l’innovation sont l’Afrique du Sud, l’Ile Maurice et le Kenya. Mis à part ce trio, seuls des pays comme le Botswana, la Namibie et le Rwanda devancent le Sénégal dans cette partie du continent.
En Afrique du Nord, la pole position revient au Maroc (72e), devancé toutefois dans la région MENA par Israël (17e), les Émirats arabes unis (35e), le Qatar (49e), l’Arabie saoudite (55e), le Koweït (56e) et Bahreïn (66e).
En 2017, la Suisse est en tête du classement pour la septième année consécutive et les économies à revenu élevé occupent 24 des 25 plus hauts lieux de l’innovation principaux, la Chine faisant exception au 22e rang.
APS/pressafrik.com

16/06/2017

RÉHABILITATION DE L’AÉROPORT DE ZIGUINCHOR

RÉHABILITATION DE L’AÉROPORT DE ZIGUINCHOR

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Après les dernières réalisations à l’Aéroport International Léopold Sédar Senghor avec l’aménagement d’une zone de dépose minute ultra moderne, à la pointe de la technologie et l’installation du système E-gates pour faciliter les formalités d’enregistrement au Départ et à l’Arrivée, l’Agence des Aéroports du Sénégal (ADS) a entamé ce jeudi 16 juin, les travaux de réhabilitation et de modernisation de l’Aéroport de Ziguinchor. Entre autres travaux, il faut noter l’agrandissement de l’Aérogare avec des galeries vers la piste, l’ouverture d’une zone commerciale, d’espaces d’attente pour les passagers et accompagnants.
Les Aéroports du Sénégal par ces travaux mettent en œuvre le projet de développement du Hub aérien du Sénégal porté par les plus hautes autorités du pays et qui est basé sur trois axes : le démarrage des activités de l’Aéroport International Blaise Diagne, la mise en place d’une nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal et la réhabilitation des aérodromes régionaux.
Rappelons qu’en dehors des aéroports de Ziguinchor, de Cap Skirring, de Saint-Louis et de Tambacounda, les ADS occupent de la gestion des 09 aérodromes du pays ouverts à la demande : Kolda, Sédhiou, Matam, Podor, Kédougou, Richard-Toll, Linguère, Simenti, Bakel.
Dakaractu

13/06/2017

QUAND SALL RENCONTRE MACRON

Macky Sall et Emmanuel Macron : une rencontre prometteuse

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Depuis le 11 juin, c'est le défilé des chefs d'États africains qui a commencé à l'Elysée et Macky Sall n'a pas échappé à cette prise de contact. Imprévue dans le calendrier du président sénégalais dans sa tournée européenne, Macky Sall a rendu visite au nouveau président français, Emmanuel Macron ce lundi. Cette escale vient consolider « les liens privilégiés entre leurs deux pays ».
D'ailleurs du côté de la présidence sénégalaise, on parle d'« une rencontre normale ». Mais il faut bien le dire, au-delà de la symbolique, ce rendez-vous revêt l'importance d'intérêts communs entre la France et le Sénégal. Le Sénégal veut se prémunir d'éventuelles attaques terroristes. Outre la sécurité, la création de l'Institut sénégalais du pétrole est également au menu de la rencontre entre les deux hommes. Un autre volet, non moins important, le réchauffement climatique, est également à l'ordre du jour. Macky Sall promet de s'engager aux côtés d'Emmanuel Macron pour défendre la planète.
www.lepetitjournal.com/dakar

12/06/2017

L'EXCISON ERADIQUEE, PAS POUR DEMAIN!

Région de Sédhiou : 94% des filles sont excisées

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À Sédhiou l’excision reste toujours une pratique courante qui menace la santé de la reproduction. C’est en tout cas ce que révèlent les statistiques. En effet, 94% des filles sont excisées dans cette partie sud du Sénégal. Cette révélation est faite par Adama Diop, sage-femme au poste de santé de Dembo Coly en marge d’une causerie qu’elle animait sur ce phénomène au collège Amadou Mapathé Diagne.Excision au Sénégal, Sédhiou
Initiée par des élèves du club de l’éducation à la vie familiale (EVF), la rencontre vise à sensibiliser les jeunes sur les dangers que constituent les mutilations génitales féminines.
« À Sédhiou, en ce qui concerne l’excision, les derniers chiffres à notre connaissance sont portés à l’ordre de 94% des filles concernées», a dit la sage-femme. Elle indique par ailleurs qu’il est important de conscientiser les jeunes sur l’ampleur du phénomène pour y mettre un terme.
« Certains font toujours cette pratique en cachette » déplore la sage femme qui se désole des lourdes conséquences de cette ablation partielle ou totale des parties génitales de la femme.
Sanoussy Dia à Sédhiou/Xibaaru.com

VOL INAUGURAL A L'AIBD

Air Sénégal S.A volera pour la première fois le jour de l'inauguration de l'aéroport de Diass

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L'Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) sera inauguré le 7 décembre 2017. Créée en avril 2016, la compagnie aérienne Air Sénégal S.A fera décoller ce jour-là son premier vol après l'achat de deux nouveaux appareils à 18 milliards avec chacun 70 places auprès de l'avionneur franco-italien ATR. Selon des informations de Jeune Afrique , ces deux appareils seront livrés au plus tard en novembre de cette année après signature du contrat d'achat au salon du Bourget par le président Macky Sall...
dakaractu.com

10/06/2017

DES KHALIS POUR LA PRESSE

Macky Sall offre 700 millions de francs CFA à la presse

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Ouf de soulagement pour les entreprises de presse sénégalaises. Elles ont reçu leur subvention le mardi 6 juin 2017. Cette aide à la presse était vraiment attendue.
Des journalistes sont restés des mois sans salaire. Parce que, les entreprises de presse se trouvaient dans des difficultés. Certains patrons ont même écrit des contributions pour dénoncer la lenteur de cette aide à la presse.
Il aura fallu que le président Macky Sall appuie sur l’accélérateur pour décanter la situation. « Quand la Cour des comptes donne des directives pour dire que l’aide à la presse telle qu’elle est distribuée n’est pas conforme à la réglementation, moi je l’applique. Quitte à ne pas donner l’aide à la presse. Je ne le fais pas ; civilement et pénalement je suis responsable » avait indiqué le ministre de la communication Mbagnick Ndiaye.
Maintenant, il reste le vote du code de la presse. Les acteurs de la presse gardent un réel espoir. Ce code de la presse va régler le problème du statut du journaliste et de l’envahissement de la presse.
africtelegraph.com

09/06/2017

JOURNEE MONDIALE DE L'OCEAN

Des élèves repiquent 15.000 pieds de mangrove à Joal

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La Journée mondiale de l’Océan à été célébrée, le 8 juin, à Joal, par l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche maritime (Aprapam). A cette occasion, le gouvernement scolaire de l’école d’application Abbé David Boilat s’est mobilisé pour repiquer 15.000 pieds de mangrove sur une superficie de 3 ha.
Cette année, la Journée mondiale de l’Océan est placée sous le thème : « Nos océans, notre avenir ». A Joal, elle a permis aux élèves de l’école Abbé David Boilat de repiquer 3 ha de mangrove. Sokhna Senaba Thiam, présidente du gouvernement scolaire de cet établissement, a salué cette initiative qui leur a permis de contribuer à sauver les espèces de poisson. Mme Thiam a plaidé pour le renforcement de la protection de l’océan qui, a-t-elle dit, est vital.
Gaoussou Guèye, président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche maritime (Aprapam), a déploré l’agression dont les océans font l’objet en termes de mauvaises pratiques des acteurs, notamment la pêche illicite et les entreprises qui déversent des déchets dans l’océan. Il a invité les acteurs à avoir un comportement citoyen vis-à-vis des océans qui constituent 72 % de la planète. M. Guèye a, en outre, magnifié l’initiative de célébrer cette journée avec les enfants qui constituent l’avenir de la nation.
Pour Abdou Karim Sall, président de l’Aire marine protégée (Amp) de Joal Fadiouth, la mangrove représente beaucoup pour l’écosystème marin. Selon lui, Joal est le plus grand quai de pêche du Sénégal du point de vue débarquement. « Plus de 150.000 à 250.000 tonnes de poisson y sont débarqués par an et la mangrove joue un rôle très important. C’est une zone de reproduction de 29 espèces de poisson sur les 129 répertoriés à Joal Fadiouth », a-t-il fait savoir.
Sans la mangrove, a expliqué M. Sall, il est difficile d’avoir ces espèces et des huîtres. « La mangrove sert aussi de brise-vent pour protéger la ville de Fadiouth. Il y a aussi le côté carbone, miel et dortoir des oiseaux. Il y a beaucoup de facteurs qui font que la mangrove est très importante par rapport à l’écosystème marin », a-t-il relevé.
Depuis 2006, l’Amp, à en croire son président, a reboisé une superficie de 50 ha par an. Et cette année, a indiqué Abdou Karim Sall, l’objectif est de 50 ha. La majeure partie de ces reboisements sera fait avec les élèves des 16 établissements scolaires de Joal Fadiouth, a-t-il avancé.
Samba Oumar FALL/lesoleil.sn

CHINOIS LA MAIN DANS LE SAC

Arraisonnement de bateaux chinois par la Marine nationale

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Sept bateaux battant pavillon chinois ont été arraisonnés par la Marine nationale au large des eaux sénégalaises, a annoncé, jeudi, la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA).
Dans un communiqué parvenu à l’APS, la DIRPA précise que ces bateaux devraient arriver à la Marine ce soir, à 23 heures.
La réception des navires se fera demain matin (vendredi), à partir de 9 heures, à la Marine.
APS

08/06/2017

LE PONT DE ROSSO FINANCE

la BEI finance à hauteur de 22 millions d’euros le pont de Rosso

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Lors des Journées Européennes du Développement, sous le parrainage de S.E. Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, Monsieur Amadou BA, Ministre de l'Économie des Finances et du Plan du Sénégal et M. Ambroise Fayolle, Vice-Président de la Banque européenne d'investissement (BEI) ont signé un contrat de financement de 22 millions d'euros en faveur du nouvel ouvrage « Pont de Rosso » sur le fleuve Sénégal. Situé sur un axe régional de première importance, le pont de Rosso comblera l'un des chaînons manquants du corridor transafricain avec à la clef une activité économique renforcée le long des corridors Tanger-Lagos, et Alger-Dakar.
« La BEI est très fière de financer ce projet qui s'inscrit dans notre action prioritaire en faveur du développement durable a déclaré le Vice-Président Ambroise Fayolle durant la cérémonie de signature. Une fois achevé, le pont de Rosso contribuera au développement des activités de transport le long des corridors transafricains. Il améliorera les conditions de vie et d'intégration des populations tout en créant de nouvelles opportunités d'emploi pour les jeunes. »
Il s'agit d'un projet d'envergure à fort impact économique et social. Le pont de Rosso permettra de réduire les coûts et la durée des transports. Il améliorera la mobilité des personnes et des biens entre la Mauritanie et le Sénégal tout en contribuant au développement économique de ces deux pays par l'amélioration des infrastructures de transport, la compétitivité et le partage de la croissance économique.
Une fois doté de ce nouvel ouvrage, l'ensemble de la région devrait connaître une croissance d'activités commerciales, d'autant que la construction du pont sera complétée par l'aménagement de plus de 60 kilomètres de pistes rurales, favorisant ainsi la desserte des zones agricoles. La région est en effet une des principales productrices de riz et la performance du secteur constitue un enjeu majeur de sécurité alimentaire. Les conditions de vie des populations en seront améliorées grâce à la mise en œuvre d'actions spécifiques telles que l'aménagement d'infrastructures éducatives et sanitaires (réhabilitation d'écoles et création de postes de santé), la mise en place de réseaux d'assainissement et d'alimentation en eau potable dans les 2 villes jumelles de Rosso, ou encore la construction et l'équipement de complexes sociaux pour les jeunes en réinsertion et les femmes.
La BEI a apporté à ce projet son financement, mais également son expertise technique, environnementale et financière aux cotés de la BAD et de l'Union européenne (UE).
Partenaire clef du Sénégal depuis 1966, la Banque de l'Union européenne porte une attention particulière au financement de secteurs prioritaires tels que les transports, l'eau, de l'énergie et de l'agriculture, comme en témoignent les importants projets financés en 2016 représentant un investissement global de 190 millions d'euros. Au niveau du continent africain dans le cadre des Accords de Cotonou, l'encours des projets financés par la BEI s'élève à ce jour à 21,5 milliards d'euros, dont 7.8 milliards d'euros pour l'Afrique Subsaharienne.
www.zonebourse.com

05/06/2017

ISRAEL ET SENEGAL S'ARRANGENT

Israël et le Sénégal normalisent leurs relations

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Netanyahu et le président sénégalais Sall «ont annoncé la fin de la crise entre les deux pays», selon un communiqué israélien.
Benjamin Netanyahu a profité de sa présence au sommet de la Cédéao au Liberia pour normaliser les relations de son pays avec le Sénégal.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président sénégalais Macky Sall ont annoncé dimanche en marge d'un sommet ouest-africain une normalisation de leurs relations, après une brouille à la suite d'un vote à l'ONU contre la colonisation des territoires palestiniens occupés.
Benjamin Netanyahu et Macky Sall se sont rencontrés à l'occasion du sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 membres) au Liberia, selon des communiqués de leurs services respectifs.
A la suite du vote en décembre au Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution condamnant la colonisation, parrainée notamment par le Sénégal et la Nouvelle-Zélande, Israël a rappelé ses ambassadeurs dans ces deux pays et annulé son programme d'aide au Sénégal, de même qu'une visite prévue du ministre sénégalais des Affaires étrangères.
«Les deux dirigeants ont annoncé la fin de la crise entre leurs deux pays», selon le communiqué du Premier ministre israélien. Le texte de la présidence sénégalaise, bien qu'intitulé «communiqué conjoint», ne reprend pas cette formulation, indiquant néanmoins, au sujet de la levée des sanctions diplomatiques israéliennes, que «le président Macky Sall a apprécié avec satisfaction ces mesures».
Retour d'Israël dans l'UA
Les deux dirigeants sont convenus du retour au Sénégal de l'ambassadeur d'Israël, de l'organisation prochaine de la visite du chef de la diplomatie sénégalaise, suspendue en raison de ce différend, et de la reprise de leur coopération, selon les deux communiqués.
En outre, «le Sénégal soutiendra la candidature d'Israël comme observateur à l'Union africaine» (UA), selon les services du gouvernement israélien. Sur ce point, Dakar se borne à indiquer que «dans l'esprit de la Déclaration conjointe Cédéao/Israël issue du sommet de Monrovia, le Sénégal a pris bonne note de l'intention de l'Etat d'Israël de bénéficier d'un statut d'observateur auprès de l'Union africaine».
Dans son discours devant les dirigeants de la Cédéao dimanche, Benjamin Netanyahu a réitéré son souhait de voir Israël retrouver auprès de l'UA le statut d'observateur dont il bénéficiait au sein de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) jusqu'en 2002.
Le roi du Maroc Mohammed VI, dont la Cédéao examinait dimanche la demande d'adhésion à l'organisation, a renoncé à assister au sommet en raison de tensions, selon Rabat, dues à l'invitation adressée au Premier ministre israélien. (afp/nxp)
tdg.ch

03/06/2017

DETTE INTERIEURE

Paiement de la dette intérieure: Le Trésor débloque 100 milliards

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Bonne nouvelle pour les créanciers de l’Etat. Le Président Macky Sall a ordonné le paiement de 100 milliards de francs Cfa par le Trésor aux titres de divers mandats à des Petites et moyennes entreprises nationales.
Ainsi, toutes les instances de la dette intérieure vont être soldées. Ce qui devrait permettre notamment la poursuite des chantiers du Plan Sénégal émergent (Pse) et un regain de dynamisme économique. Pour rappel, le recouvrement des créances constitue la principale contrainte qui affecte souvent l’activité des entrepreneurs sénégalais, surtout dans le domaine des Bâtiments et travaux publics (Btp).
Avec cette enveloppe financière non négligeable, les Pme Sénégalaise devraient pouvoir respirer de nouveau. Avec l’Eurobond de plus de 650 milliards de francs Cfa que le Sénégal a récemment levé sur le marché financier international, le gouvernement est en mesure de faire face à d’autres charges.
laviesenegalaise.com

31/05/2017

NOUVEAUX POSTES FRONTIERES

Le gouvernement sénégalais renforce ses postes-frontières grâce à l'Union Européenne

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Le gouvernement du Sénégal et l’Union européenne (UE) ont procédé, mercredi 23 mai, à l’inauguration de nouveaux postes frontières à Kidira et Bakel, rapporte un communiqué transmis à l’APS. C'est dans le cadre du projet d'Appui à la gestion des frontières, financé par l'UE que ces constructions ont été exécutées.
« Cette initiative vise à améliorer les capacités des services de l’État tels que la police, la gendarmerie et les douanes, mais aussi les services phytosanitaires et vétérinaires notamment, pour d’une part entraver les passages illicites de trafiquants, terroristes ou autres criminels et d’autre part faciliter les passages licites des riverains des communautés transfrontalières et des commerçants », souligne l’UE. Le but ? Entraver les passages illicites de trafiquants, terroristes ou autres criminels et faciliter les traversées des riverains et des commerçants en utilisant un système de contrôle biométrique.
Cette inauguration intervient quelques mois après celle du nouveau poste-frontière de Dagana (Nord), de l’extension de celui de Diama (Nord) et du réaménagement du poste-frontière de Rosso (Nord). « Au total, précise l’UE, ce sont neuf postes qui seront construits ou rénovés aux frontières avec la Mauritanie et le Mali dans les localités de Podor, Gourel Oumar Ly, Dembankané et Barkewy ».
Doté d’un budget de près de 2 milliards FCFA, le Projet d’appui à la gestion des frontières est mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), avec le concours d’experts français et espagnols. Il est coordonné par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en partenariat avec la Primature, le ministère des Forces armées, le ministère de l’Economie et des Finances et le ministère de la Santé, ajoute le communiqué.
Pauline Autin/www.lepetitjournal.com/dakar

29/05/2017

VOUS AVEZ DIT LOBBIES?

les lobbies et groupes de pression au Sénégal

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Le Sénégal compte comme tous les pays du monde, des lobbies et des groupes de pression. Ces derniers agissent en coulisses et tentent d’influencer les décisions des pouvoirs publics. Nous avons dénombré plusieurs groupes de pressions, à savoir le lobby médiatique, le lobby maraboutique, le lobby libanais, le lobby judiciaire et bien d’autres.les lobbies
Le lobby médiatique reste l’un des plus puissants au Sénégal. La presse a façonné la vie politique de notre pays ces dernières années. Constitués en plusieurs organisations, comme le syndicat des patrons de presse, les journalistes sénégalais ont été remerciés par Me Abdoulaye Wade en 2000 à son accession au pouvoir. Pour le pape du Sopi, ils ont été les principaux artisans de sa victoire. Avec le régime de Macky Sall, beaucoup de journalistes ont intégré le gouvernement à savoir Abdou Latif Coulibaly, Souleymane Jules Diop, Yakham Mbaye… On oubliera pas les cas de El Hadji Kassé ou de Abou Abel Thiam. Et bien d’autres qui sont dans des sphères déterminantes de ce système politique. «Les journalistes sont parmi les premiers confidents des hommes politiques. Chacun a besoin de l’autre ». C’est pourquoi, depuis 2000, ils sont parmi les hommes de pouvoir.
Le groupe Sud a été le premier organe de presse à fournir un de ses brillants journalistes, feu Cherif Elvalide Sèye, comme conseiller en communication de Me Abdoulaye Wade. L’un des fondateurs de ce groupe, Babacar Touré, a été conseiller spécial de Abdou Diouf, tout comme de Wade avant que leur compagnonnage ne s’arrête après la parution du livre de Abdou Latif Coulibaly. «Les journalistes de Sud, Babacar Touré en premier, ont été pendant longtemps des hommes de réseaux », lâche cet ancien membre de la rédaction dudit journal.
Avec le pouvoir de Macky Sall, cette présence de journalistes s’est accrue. «En réalité, l’actuel président comptait beaucoup d’amis journalistes dans son entourage avant son arrivée au pouvoir. C’est naturellement que ces derniers ont accepté de travailler avec lui dès qu’il a pris le pouvoir ». Des relations qui ont duré des années et qui sont, pour certains, apparues au grand jour à l’arrivée de Sall comme président de la République.
Les journaux au Sénégal sont souvent créés pour être des groupes de pression. C’est en 1998 que les premiers hommes d’affaires sont entrés dans le métier. Avec la création du journal Le Matin, Baba Tandian devenait le premier industriel à faire des journaux. Il était accompagné dans son actionnariat par Bara Tall, puis par Youssou Nour et Cheikh Tall Dioum. Curieusement, à part Youssou Ndour, les autres hommes d’affaires étaient très proches de l’ancien président Abdou Diouf. Baba Tandian était à l’époque dans le cercle de la première dame, Elisabeth Diouf, tout comme Bara Tall. Certains analystes avaient avancé à l’époque que le journal avait été créé pour maintenir des privilèges et gagner des marchés. Vrai ou faux ?
Depuis cette entrée, les hommes d’affaires n’ont plus lâché les médias. Et le dernier à entrer dans le créneau est Mbackiou Faye qui a lancé un quotidien il y a un an. «La presse reste un excellent moyen de faire pression sur les pouvoirs politiques et influencer des décisions, ce qui est valable dans tous les pays du monde est également valable au Sénégal »
Comme autre lobby, celui des milieux maraboutiques. Culturellement, chaque Sénégalais est affilié à une confrérie et ces dernières sont très influentes dans la vie politique et économiques du pays. Chaque homme politique est obligé de compter sur un marabout comme parrain. «Les hommes d’Etat sont obligés de tenir compte des avis et recommandations de telle ou telle confrérie quand ils forment un gouvernement et doivent nommer à des postes importants », renseigne ce ministre. «C’est pourquoi dans les cours des grandes familles maraboutiques, il n’est pas rare de rencontrer des personnalités politiques influentes ». Cette influence est très marquée dans la société sénégalaise et les pouvoirs politiques en tiennent compte énormément.
Autre lobby, les Libanais. Dans les affaires, les Libanais sont arrivés à s’imposer. Principalement dans les secteurs de l’agro-alimentaire, de la grande distribution et des industries de transformation. Ils sont répartis en plusieurs groupuscules et chaque partie essaie de tenir les rênes de l’économie. Ils influencent le ministère du commerce, les Impôts et bien des services de l’Etat. «Aujourd’hui, pas moins de 40% du tissu économique est contrôlé par une cinquantaine de familles libanaises. Il est difficile aujourd’hui pour une société appartenant à un Sénégalais de souche de percer dans le domaine de la grande distribution car ils contrôlent une bonne partie ». Les rares qui y sont arrivés font l’objet d’une guerre épique.
Il y a le lobby des industriels français. Cette dernière a été très active pendant les années 70, 80 et 90. Mais le changement de système politique à Dakar a fait reculer le jeu de pouvoir que les hommes d’affaires français présents au Sénégal entretenaient avec le pouvoir socialiste. Durant le règne de Wade, les discussions des soirées de ce cercle très fermé tournaient autour de la perte de terrain (économique) et de la régression de l’influence des Français au Sénégal. Ils ont longtemps déploré l’entrée des Marocains sur le marché sénégalais. Ces derniers, d’ailleurs, ont pratiquement relégué au second plan les Français dans le secteur des banques et des assurances.
On peut également dire qu’il y a un lobby marocain qui est en train de se former au Sénégal. En effet, les banques sénégalaises sont détenues à 30% par des capitaux du royaume chérifien. Cependant, l’influence des Marocains dans la vie politique sénégalaise est très marginale, voire inexistante.
Il existe d’autres lobbies moins influents. Comme les inspecteurs des Impôts et Domaines ou les les magistrats. Ils n’ont pas d’influence sur le jeu politique mais ont un redoutable instinct de conservation et de protection de leurs acquis.
Le Soir – Quotidien Numérique

27/05/2017

LES RICHES ET LES PAUVRES

Carte de pauvreté au Sénégal : Une disparité dans le partage des richesses

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L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données appelée « cartes de pauvreté ». Les résultats de cette étude, rendus publiques, mercredi, révèlent que la pauvreté tend à augmenter du Nord au Sud, à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté.
En s’appuyant sur la méthode d’estimation des «petites aires », l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données. Cette méthode d’élaboration appelée « cartes de pauvreté » a consisté à se servir des informations détaillées issues d’une enquête de consommation auprès des ménages en les combinant avec celles d’un recensement sur la base d’un logiciel dénommé « Poverty Map » développée par la Banque mondiale.
De ces études, il ressort que la pauvreté tend à augmenter au Sénégal du Nord au Sud à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté. En effet, il existe une disparité en termes de pauvreté à l’échelle nationale mais également au sein même des régions et des départements. Par exemple, dans la région de Tambacounda, les taux de pauvreté, dans le département, varient de 42,3% à 80%, soit un écart de près de 40 points de pourcentage, selon Babacar Ndir, directeur général adjoint de l’Ansd. A Dakar, bien que le taux de pauvreté de la région soit de 24, 9 %, la pauvreté estimée dans le département de Rufisque est plus importante avec un taux 29,2 % contre 18,8% dans le département de Dakar. La population de la région de Dakar représente le quart de celle du pays avec 13,3 % des pauvres. Selon M. Ndir, les 52 communes de Dakar affichent des différences marquées en termes de bien-être. Les cinq communes les moins pauvres sont Mermoz-Sacré Cœur, Sicap Liberté, Pikine Ouest, Dieuppeul-Derkelé et Golf Sud. Ces localités affichent des taux de pauvreté entre 7,3 et 12 %. Toutefois, la plus grande commune en termes de population, Keur Massar, regorge le plus de pauvres de la région de Dakar.
Avec un taux de pauvreté estimé à 77,5 %, Kolda est la région la plus pauvre du Sénégal. Babacar Ndir explique que la carte de pauvreté est un instrument qui permet d’évaluer les inégalités ainsi que le niveau de bien-être des populations jusque dans les localités les plus reculées. «La précision de ces cartes nous permet de cibler toutes les zones du Sénégal», affirme-t-il. Il souligne, en outre, que la pauvreté est partout présente à travers le pays.
Ces estimations sont issues de l’enquête de pauvreté effectuée en 2011. Les données sorties de ces évaluations ont été imputées au recensement général de la population réalisées en 2013. Ces calculs cumulés donnent une estimation de la pauvreté pour l’année 2015, précise le directeur général adjoint de l’Ansd.
Oumar BA/lesoleil.sn

26/05/2017

ENVELOPPE FRANCAISE POUR LA CASAMANCE

4 milliards de FCfa pour l’agriculture, la santé, l’éducation… en Casamance

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En tournée dans la région, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a révélé, mardi dernier, à Ziguinchor, que 67 millions d’euros environ sont engagés en Casamance par l’Agence française de développement, le service culturel et de coopération technique, l’Institut de recherche pour le développement (Ird) pour promouvoir des projets dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, du développement des entreprises et du tourisme.
Lors de son séjour dans la région, le diplomate français a visité différents projets issus du partenariat sénégalo-français, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la culture, de l’appui au secteur privé et du soutien à la relance du tourisme. Et au terme de sa tournée, Christophe Bigot a affirmé que la France poursuivra ses efforts pour aider le Sénégal à améliorer considérablement les conditions de travail des enseignants et des élèves, afin d’augmenter les taux de réussite dans les établissements scolaires. Il n’a pas manqué d’évoquer les actions réalisées, celles en cours et en vue, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’éducation de base en Casamance (Paebca). Déjà, quelque 6 milliards et demi de francs Cfa ont été mobilisés pour ledit projet. L’éducation n’est pas le seul domaine où la coopération française intervient en Casamance.
La France, d’après son représentant au Sénégal, finance avec l’Unesco la distribution de carnets de santé et l’inscription sur les registres d’état civil des nouveau-nés, dans le cadre de l’initiative « Solidarité et santé sahel ». Elle participe aussi activement à la réhabilitation des centres de santé des régions de Sédhiou et de Kolda, ainsi qu’à l’amélioration de leurs volets destinés aux enfants. L’hôpital régional de Sédhiou bénéficie également de son aide. Outre l’Alliance franco-sénégalaise de Ziguinchor qui est un creuset culturel, la coopération française a beaucoup investi dans les périmètres d’irrigation de Vélingara et de Kolda. « Nous y menons une action très importante à hauteur de 27 millions d’euros », a révélé le diplomate français.
El Hadj Moussa SADIO/lesoleil.sn

DES BUS POUR DAKAR

Plus de 184 milliards CFA de la Banque mondiale pour améliorer le transport à Dakar

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Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé, ce jeudi après-midi à Washington (Etats-Unis), le financement du Projet pilote de système de bus rapides sur voie réservée à Dakar (BRT) pour une enveloppe de plus 184 milliards de frs CFA, a appris l’APS.
Le BRT qui va faciliter la mobilité urbaine, le déplacement de 300.000 passagers par jour va "réduire de près de moitié la durée des trajets dans les transports publics, entre la préfecture de Guédiawaye et la gare routière de Petersen dans le centre de Dakar (18,3 kms) aux heures de pointes", renseigne un communiqué du Groupe de la Banque mondiale.
"Le BRT améliorera substantiellement les conditions de déplacements dans l’agglomération dakaroise qui compte actuellement 3,5 millions d’habitants et qui devrait en avoir 5 millions en 2030", a noté Mansour Elimane Kane, ministre des infrastructures, des transports terrestres et du Désenclavement.
"La garantie de temps de trajets plus court, l’amélioration du niveau de confort et de sécurité, à un coût acceptable pour les usagers, permettront d’atteindre les objectifs de performance économique et d’équité sociale visés par ce projet important du Plan Sénégal Émergent", a-t-il ajouté dans des propos rapportés dans le communiqué.
Pour Louise Cord, directrice des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal, "ce système de transport en commun et moins polluant aura un impact important pour la croissance économique du Sénégal".
"Les emplois qualifiés créés par les opérations de BRT offriront davantage d’opportunités professionnelles aux femmes. Par ailleurs, les opérateurs de transport locaux, qui vont assurer le transport des usagers vers les lignes du BRT, auront l’opportunité d’être actionnaires dans le capital de l’opérateur BRT", a déclaré Louise Cord, soulignant aussi que l’environnement des affaires au Sénégal bénéficiera également du succès de ce Partenariat public-privé (PPP).
La ligne BRT entièrement séparée de 18,3 km permettra de transporter près 300 000 passagers par jour, dont 27 000 pendant les heures de pointe, rapporte le Groupe de la Banque mondiale qui ajoute que le projet inclut la construction de trois terminaux de passagers et de 20 stations.
Il est aussi prévu la fourniture d’une flotte de bus et un système de transport intelligent (STI), soutient la Banque mondiale.
APS

EROSION CÔTIERE

Érosion côtière : le littoral sénégalais face à un péril écologique

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Des environnementalistes interrogés par l’APS soulignent la fragilité de l’écosystème du littoral sénégalais et considèrent cette situation aux origines lointaines comme ‘’un péril écologique’’.
Cet écosystème est en effet dégradé par l’érosion côtière, et ce phénomène naturel colle avec l’histoire de la mer dont l’avancée sur le continent a été davantage remarquée grâce à une photo satellite, indique-t-on.
"Dakar reste coupée par de petites rivières et marigots qui débouchent à la mer, surtout pendant la saison des pluies", indique le professeur Pape Goumbo Lô, géologue, environnementaliste et expert en aménagement côtier et prévention des risques.
Le directeur général du Centre expérimental de recherches et d’études pour l’équipement (CEREEQ) fait remarquer que la station balnéaire de Saly, le littoral mbourois, les cimetières de Rufisque et les quartiers de Mérina, Keuri Kaw, Diokoul et Tiawlène (Rufisque) sont en train de subir la furie de la mer
"Le plus fataliste invoque Dieu, là où le spécialiste retiendra parmi les causes, l’action de l’homme sur la nature", fait observer l’environnementaliste, à propos des origines de ce phénomène. Pape Goumbo Lô, qui préside le comité scientifique de l’aménagement côtier pour le littoral de l’UEMOA, déplore "les actions sectorielles, parcellaires et individuelles" entreprises dans ce cadre.
Appelant à des solutions intégrées et durables, M. Lô soutient que l’érosion côtière a toujours existé et continue d’exister, notamment dans des zones habitées comme Saly-Portudal, Saint-Louis, Rufisque et tant d’autres villes au Sénégal.
"L’érosion côtière est dramatique et entraîne diverses conséquences. Les plages s’érodent tout le temps. Le phénomène a changé la ligne de rivage", constate-t-il.
D’après lui, si il y a longtemps "Gorée et les îles de la Madeleine étaient rattachées à Dakar’’, force est de constater aujourd’hui que l’érosion côtière les a en séparées". Et, il y a quelques années, rapporte encore l’expert, "on a trouvé des traces qui montrent que les gens allaient de Dakar aux îles de la Madeleine à pied".
La directrice de l’environnement et des établissements classés du Sénégal, Marilyne Diarra, a même porté la problématique à la tribune de la 21 Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies, tenue à Paris, en décembre 2015.
"La mer avance et grignote les côtes sénégalaises", avait-elle alors lancé.
"La mer avance de 1 à 1,3 mètres par an sur les côtes qui s’étendent sur plus de 700 km et qui sont à 90% basses" avait-elle indiqué, expliquant que "nos côtes sont impactées par l’avancée de la mer parce qu’elles sont essentiellement basses".
Ce phénomène est dû non seulement aux changements climatiques mais aussi à l’action de l’homme avec les ‘’constructions anarchiques’’ sur le littoral sénégalais, avait-t-elle avancé, ajoutant que les villes les plus touchées sont Saint-Louis, Mbour, Saly, Gandiole, les îles du Saloum et la Casamance.
"Dans les îles du Saloum, précise-t-elle, la rupture de la pointe de Sangomar avec Djiffer est l’aboutissement d’un processus naturel de quelques millénaires, plusieurs campements et bâtiments ont été détruits."
La pointe de Sangomar a été décrite depuis longtemps par les navigateurs et les ingénieurs hydrographes en raison de sa position stratégique, en aval du port de Kaolack.
La ville de Saint-Louis n’est pas non plus épargnée, surtout depuis l’ouverture de sa fameuse brèche.
C’est en octobre 2003 que fut menée cette action d’apparence anodine, mais qui a produit de grandes conséquences. En effet, c’est suite à un risque important d’inondations de Saint -Louis que les autorités décident d’ouvrir un canal de délestage, pour faciliter l’écoulement du fleuve vers la mer, à 7 km au sud de la ville.
De 4 mètres de large au moment de l’ouverture, le canal a atteint 7 km. L’ouverture de la brèche a complètement modifié le milieu estuarien, et certains spécialistes craignent désormais que la ville soit plus sensible qu’auparavant à une augmentation même minimum du niveau de la mer.
De plus, une nouvelle brèche a été ouverte par la mer en octobre 2012, un peu au nord de Gandiole, à 500 mètres de la première. Au départ, limitée à quelques vagues, elle est devenue aujourd’hui une ouverture d’un kilomètre de large et coupe la Langue de Barbarie, menaçant notamment un campement tout proche. La rive continentale du fleuve reçoit aujourd’hui directement les vagues sur ses berges.
Pour Pape Goumba Lo, "beaucoup de facteurs entrent en jeu pour expliquer ce phénomène, mais, aujourd’hui, force est de constater qu’il est en tain de remettre en cause, le développement socio-économique du littoral".
"Cela n’est pas propre au Sénégal. Ça va du Maroc jusqu’en Afrique du Sud", a-t-il précisé, expliquant la particularité des zones les plus menacées du Sénégal (Rufisque, Bargny, Joal et Saly) par les houles du Sud "qui sont très intenses à certains moments de la nuit".
"La non maîtrise de ces houles du sud mais aussi la vulnérabilité de ces sites non aménagés font que l’érosion est fortement intense à quelques points où on extrait le sable marin", prévient Pape Goumbo Lo.
Selon lui, cela entraîne "la destruction des habitats, des pertes économiques, la disparition de sites culturels et cultuels, une augmentation de la vulnérabilité des populations".
"Dans le domaine du tourisme, c’est l’inquiétude qui gagne les agents du secteur. A la station balnéaire très convoitée de Saly-Portudal, la mer occupe pratiquement tout l’espace", déplore l’aménagiste côtier. Il appelle à réfléchir sur des solutions durables car, dit-il, "nous avons suffisamment parlé des causes et des conséquences".
SBS/PON/ASG/APS

24/05/2017

L'’AIBD SERA INAUGURÉ LE 7 DÉCEMBRE PROCHAIN

L’AIBD SERA INAUGURÉ LE 7 DÉCEMBRE PROCHAIN

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L’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) dont les travaux sont achevés sera inauguré le 7 décembre prochain a annoncé mercredi, à Saly-Portudal (Mbour) son directeur général, Abdoulaye Mbodji.
"Cette inauguration, nous voulons la faire également avec un aéronef de la compagnie Air Sénégal qui est aujourd’hui créée. C’est un défi et nous voulons qu’au soir du 7 décembre 2017 que tout le Sénégal sache que l’AIBD a effectivement pris son envol", a-t-il lancé.
Abdoulaye Mbodji a fait cette annonce au terme d’un atelier de deux jours (23-24 mai) de concertation avec les élus des communes concernées par cet aéroport et les services étatiques impliqués dans le projet.
"Nous voulons faire en sorte que ce pôle économique en gestation dont la ressource territoriale première demeure l’AIBD soit mieux géré, que tout le monde s’en approprie et accompagne sa gestion", a expliqué M. Mbodji.
Les travaux du cargo village, la seule infrastructure de cet aéroport pas encore achevée, sera terminée "à date échue", selon le DG de l’AIBD, précisant que l’APIX qui a en charge la construction de cet aéroport a commis le groupe "Teylium Agiliky" pour la finition du cargo.
"De par sa situation géographique, le Sénégal constitue un hub naturel, Dakar étant pratiquement au centre du monde, selon les distances aériennes. Ce qui constitue un avantage naturel que l’on devrait exploiter", a-t-il insisté.
Dans un tel contexte, "le pavillon national est indispensable parce qu’on ne peut pas avoir un hub aérien si on n’a pas de pavillon national" a fait savoir Abdoulaye Mbodji qui renseigne qu’Abidjan était à 1,300 millions passagers l’année dernière.
"Aujourd’hui, ils sont à 1,950 millions de passagers dont 700 mille passagers transportés par la compagnie nationale" a-t-il ajouté.
"Cela signifie que pour pouvoir drainer tout ce monde vers Dakar et ensuite faire d’ici le dispatching maintenant à travers le monde, il nous faut notre propre pavillon fort", a estimé le DG de l’AIBD qui invite les africains à "prendre leur destin en main dans le domaine de l’aviation où il y a beaucoup de parts de marché prendre".
Abdoulaye Mbodji a en outre indiqué que le centre de maintenance prévu dans la commune de Diass pour accompagner les activités de l’AIBD est estimé à 53 millions d’euros (34,765 milliards de frs CFA). Il sera réalisé sous forme de partenariat public-privé (PPP) a-t-il dit.
APS

22/05/2017

ENFIN LES NAVETTES DAKAR-RUFISQUE

Transport maritime : 2 bateaux vont assurer la liaison maritime Dakar-Rufisque

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Une fois terminée, les travaux de réhabilitation de l’embarcadère de Rufisque vont permettre le démarrage de la liaison maritime Dakar-Rufisque. A cet effet, le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) va mettre en circulation 2 bateaux pour permettre aux populations de Rufisque et de la banlieue de joindre Dakar dans des temps record. Le ministre de la Pêche a procédé au lancement des travaux, hier, pour une durée de 5 mois.
L’embarcadère-débarcadère de Rufisque avait été construit pour servir d’accostage aux fameux « bateaux-taxis », mais à cause d’un défaut technique, cette infrastructure n’a jamais servi aux populations de Rufisque. Ce week-end, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a procédé au lancement des travaux de réhabilitation et d’extension du ponton pour assurer la liaison maritime Dakar-Rufisque. Pour Oumar Guèye, cette réhabilitation de l’embarcadère s’inscrit dans une politique d’aménagement et de modernisation des infrastructures portuaires et maritimes nécessaires à l’impulsion du développement socioéconomique du pays et pour le bien-être des populations du Sénégal. Car, selon lui, le secteur de la pêche est un « facteur essentiel de démultiplication des gains de productivité et d’amélioration de la compétitivité ». Pour un coût global de 1,3 milliard de FCfa, les travaux de réhabilitation du ponton de Rufisque vont durer 5 mois. Richard Brault, le représentant de la société en charge des travaux a donné des gages pour respecter cet engagement.
Déjà un bateau pour passagers de 200 places baptisé « Mame Coumba Lamb » du nom du génie tutélaire et protecteur de la « vieille ville » est acquis par le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec). Aussi, un autre bateau sera mis en circulation pour cette liaison Dakar-Rufisque afin d’assurer une rapidité des rotations et de réduire les temps d’attente. « C’est la raison pour laquelle, l’infrastructure qui sera construite, dans cinq mois, permettra de faire en sorte que nous puissions réaliser une liaison maritime entre Rufisque et Dakar et entre Dakar et Rufisque », a indiqué le ministre de la Pêche.
La dynamique va se poursuivre en 2017
Selon le directeur général du Cosec, Abdoulaye Diop, au-delà de Rufisque, cette liaison va développer le transport maritime en banlieue. Le représentant du maire de la ville, Pathé Ndiaye, s’est réjoui du démarrage des travaux. Car, selon lui, ce projet va désenclaver Rufisque et assurer la fluidité de la circulation. « C’est un rêve que nous caressions depuis longtemps », a dit Pathé Ndiaye. Un satisfecit partagé par le président du Conseil départemental, Souleymane Ndoye et par Pierre Mboup, le responsable des pêcheurs et mareyeurs de Rufisque.
Des navires fret
Outre ce ponton qui sera réalisé sur fonds propres par le Cosec, Abdoulaye Diop assure que le Cosec œuvre pour la mise en place d’un armement fort et pour développer le cabotage national et sous-régional. A cet effet, il a annoncé l’acquisition d’un navire fret de Bogué d’une capacité de 2.155 tonnes et d’un autre navire de fret de Djilor d’une capacité de 5.000 tonnes. Tout ceci sera financé grâce à une garantie contractée avec la Bnde pour le compte du Cosama. Le ministre Oumar Guèye est aussi revenu sur les nombreuses réalisées déjà effectuées dans le secteur de la pêche telles la construction de quais de pêche modernes à Pointe Sarène, Ngaparou et Potou. De même que les quais en cours de réalisation à savoir Soumbédioune, Goudomp et Bargny. Le ministre cite aussi l’aménagement des zones de transformation des produits halieutiques, la modernisation des moyens de production et la subvention de 20.000 moteurs d’un montant de 2 milliards de FCfa. « Cette dynamique va se poursuivre en 2017 et dans les années à venir avec des projets structurants avec la construction des aires de transformation de Kayar et Joal, la construction de 6 marchés centraux au poisson, la réhabilitation du marché central au poisson de Dakar, la réhabilitation des quais de pêche de Hann, Mbour, Joal, etc », a rappelé Oumar Guèye. Enfin, le ministre a indiqué qu’une commission technique sera créée pour suivre les travaux de l’embarcadère de Rufisque.
Maguette NDONG/lesoleil.sn
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21/05/2017

ON VA NETTOYER LA LANGUE DE BARBARIE

LANGUE DE BARBARIE: vers l’éradication d’au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets

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L’ONG Le Partenariat a lancé, samedi, des journées participatives de nettoiement des berges et des grandes artères de la Langue de Barbarie, en collaboration avec la Commune de Saint-Louis et les communautés de pêcheurs. En plus des actions de sensibilisations sur la gestion des berges, des activités de reboisement du littoral, des immersions de récifs artificiels dans l’océan, des initiatives de promotion des énergies renouvelables et renforcements des dispositifs de nettoiement seront effectuées.
Papa Mamadou CISSE, le Chargé de Programme Pôle ONG - Développement durable du Partenariat et chef de ce projet s’est réjoui de la mobilisation d’une centaine d’acteurs au lancement de ce programme structurant soutenu par Kosmos BP Sénégal Limited avec la participation des communautés de pêcheurs (Goxumbacc, Ndar Toute, Guet Ndar et Hydrobase), de la Commune de Saint-Louis, des Services Techniques Municipaux (Service de Nettoiement), du Service des Pêches, de l’Agence Régionale de Développement de Saint-Louis (ARD) et du Conseil Local de Pêche Artisanale (CLPA) qui sont membres du Comité technique de suivi du projet.
« Ces activités environnementales s’inscrivent dans le cadre du Projet d’amélioration des conditions de vie des communautés de pêcheurs de la langue de barbarie, financé intégralement par l’entreprise Kosmos à travers son Programme d’Investissement social au Sénégal. En sa qualité de maitre d’œuvre, L’ONG Le Partenariat accompagne les communautés de pêcheurs à rehausser leur capacité de résilience face aux multiples menaces de ce territoire particulièrement vulnérables », a-t-il expliqué.
« Ces menaces sont, notamment, l’érosion côtière, la raréfaction des ressources et moyens d’existence et l’insalubrité. C’est pourquoi le projet s’active à amorcer une dynamique environnementale de préservation de l’environnement et des ressources naturelles », a ajouté M. CISSE qui soutient que la participation de KOSMOS est « une contribution substantielle aux problématiques de développement durable dans les quartiers de la langue de barbarie ».
Balla GUEYE, l’adjoint au maire de Saint-Louis chargé des Affaires domaniales, foncières, du Cadre de vie, de Hygiène et de la Voirie communale a magnifié la pertinence de ces journées de nettoiement en expliquant qu’elles s’inscrites en droite avec la politique de gestion de sa Commune.
Au nom du maire Mansour FAYE, il a remercié KOSMOS d’avoir traduit sa Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) par l’organisation de cette importante activité au profit des populations de la Langue de Barbarie.
Il faut rappeler que cette synergie vise à éradiquer au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets, en optimisant les dispositifs locaux de nettoiement. Par ailleurs, pour améliorer le système de conditionnement des ordures ménagères dans les 4 quartiers bénéficiaires, des bacs à ordures installés le long des berges.
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photos et vidéo: http://www.ndarinfo.com/LANGUE-DE-BARBARIE-vers-l-eradication-d-au-moins-80-des-depots-irreguliers-de-dechets-video_a19052.html