13/12/2017

INTERVIEW DE Mr PADEL SENEGAL

PADEL - Jordy Rovira Arimany : le sport dans la peau

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« Passionné de sports » c’est ainsi que se définit Rovira Arimany Jordy, 39 ans, marié, originaire de Barcelone, vivant au Sénégal depuis 2008 et créateur de l’Association Padel Sénégal en novembre 2015 entrainant dans la foulée l’introduction de cette discipline sportive au Sénégal. L’ Association Padel Sénégal se donne comme objectif « de promouvoir la pratique du Padel au niveau national ainsi que de promouvoir le Padel sénégalais à l’International, mais en plus de cela le club semble un lieu de bien-être. À l’occasion du tournoi de Padel qui du 1er au 2 décembre s’est tenu à l’Olympique Club de Dakar, nous donnons la parole à cet homme pour qui le sport se déroute comme une constante de vie.
Pouvez-vous nous brosser votre parcours ?
J’ai été entraineur dans différents clubs de football en Catalogne, puis avec la collaboration du Club de Football du Barça j’ai créé des écoles de Football filiales du Club de Barca, dans le monde entier et notamment en Amérique Latine. Puis, avant de venir au Sénégal, durant une année et demi, j’ai voyagé dans différents pays d’Afrique, dans le cadre d’un projet humanitaire en rapport avec le football et les enfants.
Comment en êtes vous venu au padel ?
J’ai commencé à jouer au Padel en Espagne ; puis ensuite dans mon Club Padel Sénégal à Saly.
Êtes-vous un sportif ?
Oui, je suis un passionné de tous les sports. Je suis entraineur et coach sportif spécialisé dans le football. Je pratique notamment le football, le Padel, le spinning, le vélo, la course à pied et la marche en montagne.
Quel rapport entretenez-vous avec le sport en général et, de votre point de vue, à quoi sert- il ?
C’est mon hygiène de vie au quotidien. Le sport permet d’entretenir une bonne santé physique et mentale.
Depuis quand vous intéressez vous au sport?
Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours voulu être entraineur de football dans une équipe de Barcelone. J’ai réussi à faire du sport mon métier et suis épanoui dans cette carrière sportive.
Depuis quand Padel Sénégal est-il sur pied ?
Le Club Padel Sénégal existe depuis novembre 2015.
Quels genres de sports ont cours au sein de votre structure Padel Sénégal?
Au sein de notre Centre nous pratiquons diverses disciplines sportives telles que : le Padel, le spinning, le cross fit, la gymnastique rythmique, la dance classique pour les enfants et les adolescents, la remise en forme, le Pilates, le yoga pour les adultes et les enfants, et nous avons aussi une salle de musculation et un kinésithérapeute à la disposition de nos adhérents.
Vous êtes l’initiateur du Padel au Sénégal, en ce sens pouvez vous nous expliquer en quoi consiste ce sport ?
Effectivement, je suis l’initiateur de ce nouveau sport au Sénégal… Le Padel est un sport de raquette, qui se joue à 4, avec une balle presque semblable à une balle de tennis mais avec une raquette pleine et percée. C’est un mélange de tennis et de squash. Il se joue sur un terrain en gazon synthétique, de 10 m sur 20 m, entouré de parois vitrées et de grillages, permettant de nombreux rebonds. Le Padel peut aussi se pratiquer en mixte (hommes/femmes).
Comment cette discipline a-t-elle été accueillie à ses débuts ?
Comme c’est un sport ludique, il a tout de suite séduit toutes les personnes qui l’ont essayé.
Avez-vous un nombre conséquent de pratiquants ?
Oui, nous avons effectivement un nombre important de pratiquants et adhérents au Club…. Le nombre de joueurs augmente significativement d’année en année !
Bon pour le corps, bon pour le moral
Quels sont les avantages de ce sport ?
Les bénéfices du Padel sont nombreux, il permet notamment d’entretenir le corps en faisant appel à tous les groupes musculaires, ainsi qu’au système cardiaque et sanguin. De plus, cela permet de s’évader donc c’est bon pour le moral !
Etant donné qu’il est très physique, faut-il une évaluation médicale avant de s’y adonner ?
Comme pour tous les sports il est préférable d’avoir un certificat médical délivré par un médecin, cependant le Padel reste un sport qui se joue selon le niveau et les capacités sportives de chacun.
Quelles sont les contre-indications empêchant la pratique de ce sport ?
Les contre-indications inhérentes au Padel sont : les déficiences cardiaques, les problèmes d’articulation. Afin d’éviter les blessures, il faut prendre le temps de s’échauffer avant et de s’étirer ensuite, comme pour tous les sports.
Peut-on le pratiquer à tout âge ?
Le Padel peut se pratiquer dès l’âge de 5 ans jusqu’à au-delà de 60 ans ou plus, c’est selon les capacités sportives de chacun.
Les pratiquants du Padel sont-ils plutôt des hommes ou des femmes ?
Nous avons autant de femmes que d’hommes qui pratiquent le Padel ainsi que des enfants de tous âges.
Selon vous, pourquoi ?
Ce sport semble être apprécié autant par les femmes que les hommes parce que c’est un sport qui s’adapte au niveau de tout un chacun et qui permet aussi de rapidement progresser.
Organisez vous des tournois ?
Nous organisons des tournois internationaux reconnus mondialement grâce à l’Association Padel Sénégal.
De quel genre lesdits tournois ?
Les tournois que nous organisons sont soit des tournois masculins soit des tournois féminins soit des tournois mixtes. Cependant, pour que le classement de chacun des joueurs soit reconnu au niveau national, ils doivent obligatoirement s’inscrire dans un des clubs de Padel du Sénégal, puis adhérer à l’Association Padel Sénégal.
Organisez vous des journées de vulgarisation de ce sport ?
C’est l’Association Padel Sénégal qui se chargera au courant de l’année 2018 de populariser ce sport à travers différents évènements.
Les origines du Padel
Étant et vivant au Sénégal, avez-vous eu à « sénégaliser » le Padel ou reste t-il conforme à l’original ?
Nous restons fidèles à la règlementation originale du Padel.
D’ailleurs qui a créé cette discipline et dans quelles circonstances ?
C’est en 1969 que le Padel a vu le jour grâce à Monsieur Enrique Corcuera, un mexicain d’Acapulco. En 1974 son ami le Prince Alfonso de Hohenlohe découvre ce sport durant son séjour à Acapulco. Il l’importe en Espagne, dans son Hôtel de Marbella en apportant quelques modifications à l’original. En 1975, un grand ami millionnaire argentin du Prince Alfonso de Hohenlohe, Monsieur Menditengui Juillet amène le Padel en Argentine où il rencontre un immense succès. Aujourd’hui il y a plus de 10.000 terrains de Padel sur tout le territoire argentin.
Pouvez-vous nous brosser le profil des personnes s’adonnant au Padel ?
Il n’existe pas un type de profil spécifique pour jouer au Padel, il suffit d’une condition physique correcte.
Le padel peut-il servir dans le cadre d’une thérapie pour les enfants hyper actifs, et/ ou victimes de troubles de la concentration ?
Je ne pense pas que le Padel puisse aider les enfants hyperactifs ou qui ont des problèmes de concentration, les sports martiaux me semblent plus adaptés à ce genre d’enfants.
Enfin, selon vous, en plus d’être un plaisir, le sport peut-il être une médecine en soi ?
Un médicament en soit, non ! Mais cela aide à trouver un certain équilibre et le sport est reconnu pour améliorer la santé en général.
Pour vous le sport c’est ?
Vital et indispensable dans mon quotidien.

Irène Idrisse
https://lepetitjournal.com/dakar/a-voir-a-faire/padel-jor...

10/12/2017

FAOYE

Faoye, un village authentique sérère qui en vaut le détour

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Créé au XIIe siècle, le petit village de Faoye au Sénégal a gardé tout son charme. Selon la légende e village aurait était créé par le signalement d’un feu dans le buisson allumé par un migrant, attirant ainsi d’autres hommes qui cherchaient à s’installer dans le delta du Saloum (Sénégal). Cette semaine, Jumia Travel, et votre site d’information vous invitent à découvrir un village authentique, considéré comme le berceau des traditions sérères.Faoye
Situé au bord d’un bras de mer dans la région naturelle du Sine-Saloum, à 150 km au sud de Dakar et 25 km de Fatick, Faoye est un village qui vous plonge dans ce que l’Afrique à de plus beau : Sa culture. D’ailleurs ne dit-on pas qu’e Afrique « entrer dans un village, c’est comme entrer dans une famille..». Le nom donné à ce petit « paradis » sérère est tout aussi bien trouvé, Faoye signifie « la lueur ».
Parlant de cette ethnie du Sénégal, elle représente environ 15% de la population, derrière les Pulaar et les Wolof.
La nature est partout présente, il faut dire que sur ce plan le village ne manque pas d’atout et ses merveilleux paysages, sa mangrove, ses champs, l’architecture de ses habitats, sa culture font de Faoye un des derniers gardiens de la culture sérère authentique.
Se promener dans le village constitue une activité incontournable qui permet non seulement de voir un mode de vie original, mais également d’échanger quelques sourires avec les habitants, et pourquoi pas autour d’un thé avec les anciens du village réunis sous le grand fromager posté au centre du village.
L’économie Faoyen est principalement marqué par l’agriculture, la pèche, l’extraction du sel. Depuis quelques années, le petit village accueille des touristes solidaires, amoureux de la nature. Faoye est à l’origine de l’implantation de plusieurs villages voisins. Il est le berceau des traditions sérères.
Les sérères adorent faire la fête et la danse est très présente dans la vie des femmes. Toutes petites, elles dansent sur les chansons de la radio, les chants ou les rythmes joués à la main. La moindre mesure musicale est un prétexte pour la danse. Les femmes dansent beaucoup aux cérémonies comme les baptêmes, les mariages et l’initiation. Mais elles dansent aussi lors des travaux des champs, de la récolte du sel et à d’autres moments exceptionnels. Ces danses, au rythme d’une calebasse, sont souvent improvisées.
Faoye, quant à eux, après l’école et les tâches quotidiennes, se retrouvent dans les rues du village pour jouer. La danse, le football, les baignades, la lutte les jeux de société pratiqués dans le sable comme le Wory ou le Foline et d’autres jeux imaginaires sont leurs principaux loisirs.
laviesenegalaise.com

INTERVIEW DE Mr AUCHAN SENEGAL

Laurent Leclerc, directeur général : «Auchan Sénégal, c’est un investissement de 65 milliards de FCfa en 4 ans»

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Implanté en 2014 au Sénégal, le Groupe Auchan est en train de se positionner comme leader dans le commerce moderne, en termes de prix, de diversité de l’offre et de la qualité du service. Le Groupe est en train d’acquérir les magasins Citydia, ce qui lui permettra de réussir un bon maillage de la capitale et de certaines régions. Dans cet entretien, le Directeur général, Laurent Leclerc, revient sur la politique commerciale de son Groupe, tout en dégageant les perspectives dans les 4 prochaines années.
Pouvez-vous nous présenter le Groupe Auchan Retail arrivé au Sénégal ?
Concernant le groupe, sachez que pour construire un commerce moderne, Auchan Retail met ses clients au cœur de toutes ses orientations : prix discount, choix et diversité de l'offre, qualité du service, adaptation aux habitudes de consommation locale, prise en compte des comportements d’achat multicanaux. Le groupe est le 11e distributeur alimentaire mondial avec 51,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires hors taxe et est présent dans 17 pays. Nous disposons de 3.715 points de vente et sommes le 35ème employeur mondial avec 345.365 collaborateurs.
Et votre déploiement à l’international ?
Dans chaque pays, une approche locale en synergie avec les écosystèmes nationaux autour de 4 axes fondamentaux : répondre aux besoins de consommation de l’ensemble des clients du pays, participer, en synergie avec les écosystèmes locaux, au développement économique du pays, encourager l’emploi et l’employabilité dans chaque pays et agir en acteur responsable. Au Sénégal, Auchan Retail s’est implanté depuis septembre 2014. C’est le 1er groupe de distribution d’envergure internationale à investir directement en Afrique de l’Ouest. Déjà, Auchan est le premier distributeur à ouvrir dans la banlieue de Dakar et dans les régions (hors station balnéaire de Saly) Thiès aujourd’hui, Travaux en cours à Mbour (ouverture mi-décembre) et Guédiawaye, obtention du permis de construire à Keur Massar. Nous avons près de 1.000 collaborateurs, dont 98 % de Sénégalais avec plus de 10 milliards FCfa de chiffre d’affaires hors taxe en 2016 réalisés sur 11 points de vente aujourd’hui.
En quoi consiste réellement le projet d’Auchan Retail au Sénégal ?
Pour Auchan, il s’agit de contribuer, à la démocratisation d’un commerce moderne, accessible à tous et répondant aux attentes de la grande majorité de la population sénégalaise. Le projet qui s’inscrit entièrement dans la vision du Plan Sénégal émergent (Pse) avec la modernisation graduelle de l’économie locale dont le développement des infrastructures commerciales, est un axe majeur. Il accompagne, au Sénégal, la démocratisation d’un commerce moderne, accessible à tous, offrant prix discount, choix et diversité de l'offre, qualité du service, adaptation au mode de consommation local, une réponse diversifiée aux différents modes d’achat (ex : magasin implanté directement dans les quartiers ou lancement du e-commerce). Et il concerne l’ensemble du territoire sénégalais avec des implantations adaptées à chaque zone (petit magasin de quartier, supermarché, hypermarché…).
Qu’est-ce qui a poussé votre groupe à s’implanter au Sénégal en 2014 ?
Le Sénégal est un pays démocratique faisant preuve d’une grande stabilité politique et économique. C’est une référence en Afrique de l’Ouest. En outre, nous nous inscrivons dans la vision du Plan Sénégal émergent.
Quelle est l’ambition du Groupe Auchan au Sénégal et quels sont vos projets en Afrique de l’ouest ?
Auchan souhaite devenir la référence des commerçants modernes dans le pays. Ceci en synergie avec les écosystèmes locaux, Auchan change la vie de ses clients grâce à la démocratisation d’un commerce moderne, accessible à tous et répondant aux attentes de la grande majorité de la population sénégalaise. Notre priorité aujourd’hui est de réussir au Sénégal.
Quels sont les volumes d’investissements prévus sur ces quatre années ?
Auchan Retail Sénégal, c’est un investissement de 65 milliards de FCfa en 4 ans, 50 magasins à Dakar et dans les régions à l’horizon de 4 ans, dont les 9 magasins Citydia de Dakar ou encore le projet de Mbour. La priorité sera donnée aux produits locaux avec la création de filières sur les fruits et légumes avec des garanties de volumes auprès des exploitants.
Comment s’est déroulé le processus d’acquisition des magasins Citydia ? Où en êtes-vous réellement ?
Sur ce dossier, il y a quelques mois, nous avons été contactés par les dirigeants de Citydia pour échanger sur la possibilité de reprendre leur réseau de magasins. En effet, leur contrat de franchise arrivait à échéance et il ne souhaitait pas poursuivre dans ce métier. Nous y avons vu une belle opportunité pour accélérer notre développement et servir nos clients. Durant toutes les négociations, la sauvegarde de l’emploi a été la priorité des deux parties. A ce jour, nous avons conclu la reprise de 3 magasins et sommes en cours de finalisation pour les 6 autres. Nous espérons pouvoir conclure l’ensemble de l’opération avant la fin du premier trimestre 2018.
A terme, combien de magasins envisagez-vous ouvrir dans le pays ? Aussi, quelle est la part des produits sénégalais vendus dans vos magasins ? Ne peut-on pas craindre une invasion de produits importés ?
Nous verrons. Pour ce qui est des 4 années à venir, nous envisageons d’atteindre 50 magasins à Dakar et dans les régions. Concernant nos ventes, un produit sur 5 vendus dans nos magasins est issu de la production locale. Nous avons la volonté de faire grandir cette part tous les jours. C’est un moyen de satisfaire un plus grand nombre de clients avec des produits par essence moins chers que les produits importés.
Pouvez-vous nous donner quelques exemples d’acteurs locaux avec lesquels vous travaillez ?
Je précise que 100% des viandes et poissons vendus dans nos magasins sont des produits sénégalais, 90 % des légumes. Toute la production locale fruitière est présente dans nos magasins pendant la saison. Nous avons aussi d’autres produits comme ceux d’entretien et parfumerie, le concentré de tomate, l’arachide, les yaourts…
Vous évoquez la création de filières agricoles au Sénégal. Quels sont ces projets ?
Nous travaillons actuellement sur la filière légumes pour nouer des partenariats avec les producteurs en leur garantissant des volumes à l’année. Les choses avancent rapidement. Nous avons identifié plusieurs partenaires potentiels à Bayar, à Saint Louis, à Popenguine. L’idée est de travailler en direct avec les producteurs en s’engagent sur des volumes de commande sur plusieurs années. Ils pourront, avec cette aide, réaliser les investissements nécessaires au développement de leur outil agricole.
Vous annoncez atteindre 3.000 emplois à créer en 4 ans. Comment y parvenir et quels profils recherchez-vous ?
Nous recrutons dans des métiers très divers : employés libre-service, vendeurs, hôtes et hôtesses de caisse, professionnels de l’alimentaire, du management, gestion de centre de profit, systèmes d’information, comptabilité et finances, marketing, achats et négociation…
Quelle est la part des employés sénégalais dans vos effectifs ? Sont-ils à des postes de responsabilité ? Est-ce qu’ils ne sont pas confinés dans des rôles subalternes et avec un management confié à des expatriés ?
Tout d’abord, nous privilégions les recrutements de collaborateurs sénégalais et encourageons le retour de la diaspora sénégalaise. Nous avons donc 98 % de collaborateurs sénégalais. Le reste est constitué de collaborateurs français et africains de l’ouest. Les échelons de la direction sont composés à 75 % de collaborateurs sénégalais. Cette part tend à s’accentuer au fil du temps. Les collaborateurs français expatriés sont ici à durée déterminée pour transmettre leurs compétences et savoir-faire afin de permettre aux collaborateurs sénégalais de devenir des experts des métiers de la grande distribution.
Le groupe Auchan Sénégal est mis en cause dans un supposé scandale financier et foncier à Mbour. Qu’en est-il exactement ?
A Mbour comme partout ailleurs, nous respectons les lois et procédures administratives en vigueur. Depuis le démarrage de ce projet, en 2015, nous avons, bien sûr, respecté l’ensemble des procédures administratives prévues par la loi sénégalaise dont l’étude d’impact, la résolution du conseil départemental, avis des autorités concernées, avis favorables de la Ccod, l’approbation du bail par les autorités compétentes, obtention du permis de construire… Nous tenons d’ailleurs à ce sujet à partager l’indignation des journalistes qui ont été accusés d’être soudoyés par Auchan pour écrire des articles qui nous seraient favorables. Auchan respecte une charte éthique très claire à ce sujet. Ces accusations sont donc totalement infondées tout autant que celle d’un soit disant scandale financier.
Il semble que le préfet de Mbour n’aurait pas approuvé la convention de mise à disposition du terrain. Où en est cette affaire ?
La convention a déjà été signée par le maire et le président du conseil départemental. Le préfet nous a demandé de rectifier deux éléments mineurs pour valider définitivement le document (plan d’aménagement définitif de l’espace entre la route et le magasin, rappel de la procédure à suivre concernant l’autorisation d’exploitation). En revanche, le préfet a signé l’attribution du terrain au conseil départemental et le permis de construire.
Pourquoi avoir versé une partie de votre participation financière à la construction du complexe culturel de Mbour directement sur le compte de l’entrepreneur chargé de la construction du futur supermarché Auchan ?
Cette disposition était prévue dans les accords validés par les autorités compétentes. Sachant qu’en plus, cela nous permet d’être partie prenante directe du projet pour garantir sa réalisation dans les délais. En outre, nous avons versé uniquement la moitié du budget pour le lancement des travaux. Le reliquat devant être versé au fur et à mesure des différentes étapes de la construction.
Dans vos magasins, les prix sont attractifs surtout dans ceux nouvellement implantés. Malgré cette politique, certains clients craignent que vous augmentiez les prix une fois que vous serez dans une situation de quasi-monopole ?
Tout d’abord, nous tenons à préciser que nos prix sont identiques dans tous nos magasins. Les seules différences concernent les promotions et la gamme de produits présente dans nos linéaires : à produits identiques, il n’y a aucune différence. Nous sommes aujourd’hui en mesure de pratiquer ces prix grâce à l’organisation de notre entreprise. Demain, nous conserverons les mêmes prix pour continuer à satisfaire nos clients. Nous avons également la volonté de développer le « made in Sénégal » : ce qui devrait nous permettre de poursuivre notre politique de prix bas. C’est ce que nous faisons dans tous les pays où nous sommes implantés et qui nous permet d’être l’enseigne leader en prix dans 12 pays sur 14.
Des pays d'Europe centrale et orientale se plaignent de la politique des industriels de l'agroalimentaire qui distribuent sur leurs marchés des produits alimentaires vendus sous la même étiquette dans les pays d’Europe de l’Ouest, mais avec une qualité moindre et une composition différente. Comment rassurer vos clients sénégalais qu’il n’aurait pas dans vos magasins des produits de double qualité ?
D’abord, les produits vendus dans nos magasins Auchan à la marque Auchan sont totalement identiques à ceux des magasins français. Ensuite, nous sommes très attentifs à la qualité des produits importés par les grossistes locaux. Nous sommes prêts à importer directement certaines gammes si les représentants de la marque au Sénégal nous proposent des produits de qualité inférieure. Enfin, un produit sur cinq vendu dans nos magasins est « made in Sénégal » et nous avons la volonté de faire grandir cette part tous les jours.

Cheikh THIAM et Mamadou GUEYE/lesoleil.sn

09/12/2017

CHASSE AU TOUBAB

Mariage mixte à Saly La chasse au «blanc», un véritable phénomène

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A Saly Portudal, nombreux sont les jeunes qui rêvent que de rallier l’Europe. Et le mariage mixte est pour eux un moyen sûr d’y arriver.
Aujourd’hui, il est en train de se développer à grande vitesse et pour ces filles ou garçons ; le profil de leur futur conjoint importe peu. Seul le résultat final compte à leurs yeux. La chasse à l’étranger, qu’il soit Français, Belge, Espagnol, Italien, Américain est un exercice très pratiqué à Saly du fait de sa position de ville très touristique. Aujourd’hui, ces unions dites mixtes continuent d’intéresser les jeunes, filles comme garçons. Et pour concrétiser leurs fous rêves, ils sont prêts à tout. De janvier à décembre, Saly est assailli par les touristes. Et dans les différentes artères de la ville, il n’est guère surprenant de rencontrer des européens, hommes ou femmes, au bras de fils du terroir. Dans une autre ville, ces scènes auraient peut-être heurté la sensibilité, mais pas à Saly où ce mariage dit mixte est en train de se développer à grande vitesse. Il nous revient de sources dignes de foi, de dizaines d’unions y sont scellées chaque année. Et la chasse aux blancs continue d’y être intense. Garçons et filles n’hésitent pas à user de toute sorte de subterfuge pour ferrer leurs proies. Que ce soit dans les restaurants, les hôtels, à la plage, les boites de nuit ou dans toute autre place fréquentés par les nombreux touristes.
Amour ou Business
Diverses sont les raisons, qui poussent les jeunes à s’unir avec des européens. Même si dans certains cas, ce qui est infime, ces unions sont motivées par l’amour, elles sont dans d’autres un moyen sûr d’échapper à une situation de misère et de précarité. Dans cette cité touristique qui a marqué son époque, un nombre appréciable de jeunes filles choisissent de se marier avec un conjoint étranger aisé et profiter des possibilités matérielles pour mener une vie confortable et heureuse en faisant profiter toute sa famille. Le mariage mixte est souvent social et motivé par un intérêt dissimulé. Car certaines personnes trouvent en ces unions un moyen sûr pour sortir de la misère ou pour réaliser leur rêve d’émigration, mais ces unions ne peuvent prospérer que s’il est motivé par l’amour », estime B.B un professeur de lettres, qui soutient que ces filles ou garçons qui se lient avec des blancs ont leur raison. «Que leur union soit par amour ou par simple intérêt, on doit respecter leur choix », a-t-il fait savoir. «Ce qui est désolant c’est le fait que certaines filles se lancent dans cette aventure sans prendre le temps de connaitre leurs partenaires», se désole-t-elle, en soulignant que le mariage mixte c’est comme un jeu de hasard. « Des fois on peut avoir la chance et d’autres fois, la désillusion peut être très grande », explique-t-il en invitant ses compatriotes à être plus regardants dans leur choix. Le rêve de convoler avec un blanc est beaucoup plus accru chez les filles. Nombre d’entre elles disent ne pas être gênées de convoler avec un européen. Un mariage mixte qui ferait, à les en croire, leur affaire. « Mon rêve c’est d’épouser un riche européen pour pouvoir continuer mes études à l’étranger et pourquoi pas vivre là-bas. Il n’y a aucune honte puisque chaque personne est libre de choisir la façon dont elle compte mener sa vie », soutient Ami Ndiaye, une jeune élève. Pour sa camarade F. W, sa grande sœur qui vit depuis une décennie en Suisse lui a transmis le virus d’épouser un homme blanc. « J’ai beaucoup de soupirants qui n’attendent que mon aval pour venir demander ma main, mais je préfère attendre, car je ne pense pas pour l’instant me marier ici », soutient-elle en précisant être prête à offrir son cœur à un chevalier blanc, quel que soit sa religion. Pourvu simplement, qu’il la rende heureuse.
Le coup de pouce d’Internet
Aujourd’hui à Mbour Saly, nombreux sont ces jeunes qui continuent de rêver de trouver une fille ou un garçon de bonne famille pour fonder un foyer et avoir des enfants. Même si dans la plupart des cas, la recherche d’une situation meilleure sous d’autres cieux ou la recherche des fameux « papiers » européens sont à l’origine de ce genre d’union, les jeunes qui font fi de ces remarques caressent toujours le secret espoir de rencontrer leur douce moitié qui leur permet de réaliser leur rêve de rallier l’Europe, sans embarquer dans ces pirogues qui tuent. Et les moyens pour l’oiseau rare sont connus. Il s’agit de l’Internet, qui constitue d’ailleurs la seule alternative. Dans les seuls cybercafés qui ont réussi à résister à la révolution technologique, c’est chaque jour un embouteillage monstre que crées filles et garçons à la recherche de l’oiseau rare. Et il n’est pas surprenant, surtout au centre-ville, de voir une meute dé filles, assaillir ces espaces devenus leur lieu de drague, voire de chasse. Et ce sont les gérants de cybercafé qui y gagnent. Selon les estimations, près de 70% des filles consacrent au moins une ou deux heures sur Facebook ou MSN pour dialoguer avec leurs proies. « Chaque jour, on reçoit beaucoup de clients, en majorité des filles, qui passent des heures devant la machine. Leur hobby favori, c’est rechercher l’oiseau rare. C’est pour cette raison, qu’à chaque fois qu’une de ces clientes rentrent au cyber, la première chose qu’elle demande, c’est un webcam », souligne Tapha Mbaye, un gérant de cybercafé, qui soutient que beaucoup d’entre elles estiment qu’un mariage avec un blanc est la solution à leur rêve et elles sont prêtes à tout pour le dénicher. Selon lui, la majorité de sa clientèle est composée de jeunes filles à la recherche de chevaliers blancs. « Ce n’est pas un phénomène nouveau et je connais plusieurs filles qui se sont mariés grâce à l’internet », indique-il. Pour N. Ndiaye, la chasse au blanc est un sport qui n’est pas encore sur le point de s’estomper, car tout le monde veut avoir un mari étranger. Ce qui selon lui, est impossible. « Tout le monde ne peut pas en avoir. Et c’est vraiment triste de constater que certaines filles, qui ont déjà des copains ou qui sont même mariées, se prêtent à ce jeu », déplore-t-il. «Elles ne sont là que pour trouver un canard à déplumer, mais elles sont louer de se douter que ces liens à travers l’Internet sont souvent décevantes », souligne-t-il en invitant ses compatriotes à plus de vigilance. « Certains chevaliers sont de beaux parleurs et savent souvent profiter de la position de certaines filles qui, à force de vouloir partir, font preuve d’une très grande naïveté. Espérer se marier par Internet est une loterie qui, entre les faux profils et les mensonges, se termine souvent par une très grande désillusion», prévient-il.
Le calvaire des papiers
Obnubilées par leur union, certaines personnes ne se soucient même pas d’y mettre la forme. Pour les couples qui décident d’officialiser leurs relations, le mariage mixte est un véritable parcours du combattant dès l’instant. Les Français candidats au mariage, contrairement aux Sénégalais, doivent prendre contact avec l’officier d’état civil du poste consulaire français, compétent territorialement au regard du lieu du mariage, en vue de la délivrance de ce certificat. Mais, c’est l’obtention du certificat de capacité à mariage, qui facilitera les formalités de transcription ultérieure de l’acte du mariage étranger dans les registres de l’état civil français, la loi renforçant le rôle de cette transcription, qui est désormais obligatoire pour que le mariage d’un ressortissant français, célébré par une autorité étrangère, soit opposable aux tiers en France. C’est une fois que le certificat de capacité à mariage préalablement à la célébration de l’union est obtenu par les époux que la transcription sera en principe acquise. Avant le mariage, le couple doit se présenter pour satisfaire aux formalités de publication des bans, qui constitue la démarche ultime qui témoigne que le dossier est complet et ne pose pas de difficulté aux yeux de l’officier de l’état civil. Un an après s’être marié, le conjoint étranger pourra acquérir la nationalité française s’il le désire. Souvent des cas de fraudes sont notés, car souvent des candidats présentent de faux certificats de célibat, de faux passeports, de faux extraits d’actes de naissance, sans compter ceux qui cachent à leur conjoint français qu’ils étaient déjà mariés ou qu’ils avaient déjà des enfants. Tout y passe. Mais, avec la dureté des temps, tous les moyens sont bons pour se barrer. Aujourd’hui, le mariage est devenu business et face au chômage, à la crise économique, nombreux sont ces jeunes qui estiment que ces unions sont une solution pour accéder à un statut social meilleur. Mais, en attendant de dénicher l’oiseau rare, la chasse au blanc continue toujours.
Khady T. COLY/rewmi.com

TRES CHER SENEGAL...

Le problème du Sénégal, c'est que tout est cher

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Amusez-vous à aller en famille dans un restaurant chic de la capitale et vous vous rendrez vite compte, tout de suite, à l'image de Ndoye Bane de IGfm qui s'en plaignait, que tous les prix sont généralement hors de portée du Sénégalais moyen.
Les restaurants, les hôtels, les billets d'avion, les denrées de première nécessité, les fruits, la viande, le poisson, le loyer, etc. tout est cher dans notre pays.
La vie est chère, trop chère même à Dakar et dans la plupart de nos grandes villes et dans les lieux d'attraction touristique.
Ceux qui ont la chance de faire certains pays et de soutenir la comparaison, savent qu'il y a une sorte d'inflation, et donc de cherté subséquente du coût de la vie.
Ce processus qui date de la gestion de Wade, coûte au Sénégalais lambda des yeux de la tête et aux étrangers et touristes de sérieuses raisons d'envisager d'aller ailleurs.
Bien sûr, c'est une aubaine pour le Sénégal d'inaugurer l'Aéroport Blaise Diagne, même si les Turcs devront encore pendant 20 ans, pourvoir à sa gestion eux qui en ont terminé les travaux. C'est un "hub aérien » qui pourrait placer ainsi notre pays parmi les meilleures destinations en Afrique.
Mais figurez-vous, personne n'a envie de jeter son argent par la fenêtre. Les touristes et autres étrangers qui vivent parmi nous n'ont pas envie que des "tarifs toubabs'' leur soient appliqués, même s'il s'agit d'acheter un kilo de citron. Apparemment, ceux qui fixent certains prix misent beaucoup sur la solvabilité des étrangers et de certains hauts cadres qui pourraient se permettre de dépenser sans compter.
Mais ce n'est pas une raison. Nous perdons beaucoup de visiteurs et de résidents étrangers par le fait, entre autres, que la vie est chère chez nous. Bien sûr, il y a aussi le harcèlement quotidien de gens qui ne prennent pas de gants pour aborder des inconnus à tous les coins de rue.
Cette cherté de la vie, les Sénégalais même en souffrent. La loi du marchandage sans fin fait que ce qui coûte 500 FCFA et tarifé 3000 FCFA pour juste pousser le client à débourser plus qu'il n'en faut.
Personne n'est à l'abri. Si donc des efforts permanents sont faits pour l'acquisition de nouvelles infrastructures à tous les niveaux, il faudrait également que ces mêmes efforts soient faits pour que les prix soient abordables.
L'autoroute à péage par exemple est une preuve de plus du caractère intenable des tarifs. Il faut plus de 3000 FCFA de péage Aller-retour de Dakar à l'AIBD. Et en plus maintenant, on y perd du temps et l'éclairage est nul.
Au niveau de statistiques, on nous dit que le coût de la vie est 27% moins cher qu'en France, mais figurez-vous que l'habitat y est plus cher de 2% qu'en France. En plus, si l'on tient compte du niveau de vie, l'alimentation n'est moins cher chez nous que de 13%, le loisir de 9%.
C'est insuffisant et il est inadmissible que le prix habitat soit pratiquement égal qu'en France. C'est de l'usure. Car, là où le Français touche un smic de 1.480,27 euros, soit pratiquement 970.000 FCFA, le Sénégalais, lui, aura du mal à avoir 150.000 FCFA par mois. Soit une différence de salaire qui dépasse souvent 800.000 FCFA.
Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que les Sénégalais survivent chez eux et que les jeunes vont à l'assaut de la mer pour rejoindre l'Europe sans cependant savoir que c'est la clochardisation qui les attend.
L'épargne domestique est presque nulle dans nombre de familles qui croupissent sous le coup de la cherté de la vie et des fêtes interminables avec leurs lots de dépenses.
Malheureusement, on construit ainsi des hôtels, des aéroports, des restaurants chics, majoritairement pour une clientèle étrangère.
N'eût été le pèlerinage à la Mecque, peu de Sénégalais visiteraient le nouvel aéroport.
A ce rythme, les Sénégalais vont finir par être des étrangers chez eux car les endroits qu'ils peuvent visiter sont très limités.
Assane Samb/dakarmatin.com

07/12/2017

YOFF EST MORT

Les activités en berne à l’aéroport de Yoff : silence, on déménage !

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Le Sénégal a inauguré ce jeudi l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Dakar. C’est dorénavant la nouvelle vitrine du Sénégal. Depuis 12 heures, tous les avions qui entrent au Sénégal atterrissent à Diass à 47 kilomètre de Dakar. Du côté de l’ancien aéroport de Yoff, c’est la morosité. C’est fini. Moins de vie moins d’ambiance comme on l’a toujours connu. De loin, la rupture est nette. Ce haut lieu du trafic aérien n’a plus son charme habituel. La circulation est moins dense, le site clairsemé. Cette d’antan pour la retrouver, il faut se rendre à l’aéroport international Blaise Diagne.
Nous sommes bien à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor (LSS) de Dakar. Par cette matinée de 07 décembre, un vent léger d’harmattan souffle sur la capitale. A l’aéroport LSS, la mer aidant, la sensation est plus ressentie et c’est agréable.
D’ordinaire, sur site, on est dans le mouv’ : des voyageurs qui vont partir et ceux qui viennent d’arrivent se croisent et se recroisent, les bruits des chariots rythme l’ambiance des lieux, les familles qui viennent accueillir ou accompagner un partent de retour ou en partance, des civilités, des bises et des salamalecks qui s’échangent, de l’émotion et parfois des larmes … On n’en verra plus ici. Sur l’esplanade, le buste de Léopold Sédar Senghor trône majestueusement devant le hall de la salle d’embarquement. Justement parec qu’il n’y a pas foule.
A l’entrée de la salle d’embarquement, cette matinée, les gendarmes en poste ne sont pas sur le qui-vive comme d’habitude. C’est la sérénité totale. Il n’y pas de voyageurs qui défilent non-stop devant eux. Au fond dans la salle d’embarquement, il ne se passe rien d’extraordinaire. On aperçoit juste les différents postes d’enregistrement avec deux numéros bien visibles lisibles. Plus rien. Sous la véranda et la longue terrasse rectangulaire aucune ambiance
Il n’y a pas le ballet incessant aussi bien de voitures privées, de taxis ou des véhicules des agences de tourisme, de voyage ou de compagnie aérienne. Sauf dans le parking qui du reste est aussi clairsemé ce matin.
Les cambistes d’habitude prompts à vous alpaguer et vous proposer du change sont presque inexistants. C’est donc fait ! L’aéroport international Léopold Sédar Senghor est désormais hors service en tant qu’aéroport civil et plaque tournante du transport aérien. Tous les services doivent délocaliser sur site du nouvel aéroport Blaise Diagne, en l’occurrence les activités formelles qui y avaient cours ici. Une nouvelle donne qui ne fait pas le bien de tous, notamment aux acteurs de l’informel.
Les taximen dans l’incertitude
En cette fin de matinée dans le principal parking de l’aéroport un groupe taximen est assis sur les escaliers d’un magasin, l’air désemparés pour certains. Priés de se prononcer sur l’ouverture de l’AIBD et son impact sur les activités à Léopold Sédar Senghor, ils hésitants à se lancer. Sur notre instance, ils finissent par obtempérer. «Personne n’est content ici», lancent-t-il simultanément dans le désordre, quelque peu amers. L’air plaisantin et provocateur, Mamadou Diouf, joue sa note discordante, en solo en répliquant «Moi, je suis très content». – «C’est faux ! C’est un perturbateur…», nous lance un autre à propos de Mamadou Diouf comme pour l’empêcher de faire entendre sa petite musique, lui aussi.
En fait ce qui se passe, c’est que les taximen de l’aéroport de Dakar avec l’ouverture de l’AIBD sont dans le pétrin. Ils voient le gagne-pain leur échapper comme l’eau dans les 5 doigts. Ils ne sont pas tous admis à Blaise Diagne. Les autorités auraient sélectionné des taximen dont les voitures ont moins de 10 ans d’âge, notamment les taxis iraniens que l’ancien président avait introduits dans le pays. C’est après ce tri que quelques taxis officiant à l’aéroport de Dakar ont été ajoutés à la liste pour aller travailler à Diass.
Raison du mécontentement ici. A l’unisson, les taximan de l’aéroport Léopold Sédar Senghor dénoncent une discrimination. C’est le cas de Bachirou Loum, ce jeune de 32 ans, natif de Touba parle de «ségrégation». « Beaucoup de taximan seront en chômage », dit-il.
Abdoulaye a été le premier à se porter candidat pour prendre la parole face à nous. Vêtu d’un caftan ensemble bleu foncé, les lunettes fumées visés sur le front, il se confie sans réserve. «On n’est pas content. Ça fait des décennies qu’on est là. Ils sont venus ici prendre quelques taxis seulement. Ils devraient prendre les taxis ici d’abord avant d’aller prendre ailleurs. Il y a la ségrégation », martèle Abdoulaye, très en verve et adossé à un taxi. «Nous, on nous a laissé en rade. C’est la souffrance qui commence. Le taux de chômage va augmenter», a-t-il ajouté. Selon lui sur une association de 300 taximan, la moitié n’a pas été retenue pour travailler à l’AIBD.
Mamadou Diouf qui avait l’air peu sérieux revient à la charge, décidé à faire entendre son solo. Il prend un air plusieurs sérieux, mais sa position n’a pas fléchit d’un iota. Pour lui c’est que ses collègue veulent «la vie facile» parce qu’avant, ils pouvaient prendre un étranger de l’aéroport jusqu’en ville pour 30 euros (environ 15.000F cfa). D’ailleurs même ceux qui sont admis à Blaise Diagne, ne pourront faire comme ils veulent car les règles sont strictes en matière de prix. «Ils veulent l’argent facile », a estimé Mamadou Diouf. Taximan depuis 1988, il ne manifeste aucun signe de pessimisme face à cette situation et veut tout remettre dans les mains de Dieu. «Dieu est partout, il est à Diass, il est à Dakar, partout », confesse-t-il.
« C’est fini, c’est fini. Ce n’est pas la fin du monde. C’est Dieu qui décide. Ce n’est pas Macky Sall. Pourquoi pleurnicher ? s’interroge-t-il. Tu as ton métier, tu as ton taxi, tu peux aller ailleurs chercher des clients, conseille Mamadou Diouf à ses collègues taximen.
Diouf est foncièrement dans une attitude positive et refuse de dramatiser. La philosophie de ce quarantenaire, consiste à dire qu’il y a des gens qui sont malades ou qui sont mortes, donc ne peuvent rien faire. A contrario, toi qui vis et tu as la santé pourquoi te plaindre au lieu de te battre. Une belle leçon de vie mais que ne partagent pas ses camardes de lutte. Remontés contre le président Sall, certains ont déjà pris la décision de lui assène un vote sanction en 2019.
Des Fast-food dans l’attente d’hypothétiques clients
Le célèbre Fast food Tangus installé depuis un an prêt du hall d’embarquement aussi croise les doigts. Les tables dont dressés, avec chacune un parasol au milieu, dans un périmètre relativement spacieux, mais les clients se font attendre. La jeune dame qui gère s’ennuie visiblement de n’être pas occupée à servir les clients. «Vous voyez-vous même, c’est tout à fait calme », nous répond-telle à la question de savoir comment va le marché ce jour. C’était ainsi depuis quelques, mais « aujourd’hui, c’est pire », assure-t-elle. A Diass, cette startup de la bouffe a essayé d’obtenir un coin pour poursuivre son business, mais impossible d’obtenir un emplacement. «Ils nous ont dit que ce n’est pas possible d’avoir un local. On va se déplacer mais on ne sait pas quand», affirme-t-elle
Pour cette autre dame, gérante d’une boutique de transaction dans la zone du fret depuis 2 ans, c’est la fermeture pure et simple. Assise derrière son comptoir, l’air triste, elle explique que depuis ce matin, il n’y a pas d’activités. «On va fermer. On est en train de chercher dans les alentours de Yoff ou à Sacré-Cœur sur la VDN ». En tout cas, ne serait qu’à cause de la distance et le cout de la location, elle n’est pas prête à aller travailler à Diass.
Le responsable ‘une agence de voyage, qui a requis l’anonymat trouvé en train de gérer les perturbations induit par ce déménagement avec ses clients, nous assure qu’il est contre la fermeture de l’AIBD. « Je ne suis pas d’accord pour la fermeture de LSS ». A son avis, les deux aéroports devraient pouvoir fonctionner en même temps afin que les passagers puissent avoir la possibilité de choisir. Imposer un seul choix au voyageur est «un forcing» inacceptable.
L’autre problème qu’il soulève c’est le chamboulement du fait qu’a cause de la distance, c’est certains peuvent être en retard, certaines heures doivent être changé. Pour ce qui est de l’AIBD, il apprécie le cadre à sa juste valeur mais quant au coût de l’acquisition des espaces, cela reste exorbitant. «C’est mieux, seulement que c’est loin. C’est plus luxueux, plus accueillant et la qualité de service requis», avoue-t-il avant d’admettre que c’est cher parce que le mètre carré coute 100 euros. Même musique presque chez les transitaires.
Le Transit Moderne du Sénégal (TMS) pour sa part, parle de précipitation dans le déménagement, même s’il avait été informé à temps.
Dame Ndiaye, le chef de service de TMS trouve aussi que les coûts d’acquisition de locaux à l’AIBD sont très élevés, même si c’est plus spacieux. Dans le village cargo, TMS aura un espace de 150 m2 à raison de 20.000F le mètre carré. Pour le moment, la structure a juste obtenu un bureau provisoire de 20 m2
Tout de blanc vêtu, en basin, il a également porté un chapeau de couleur blanche. Ce que Dame Ndiaye apprécie le plus à l’AIBD, c’est «la commodité», «la rapidité». Aussi du fait de l’espace, il y aura plus des avions cargo, et plus y en aura, plus il y a plus d’activités pour nous. C’est donc une belle affaire.
Jusqu’ici vitrine du Sénégal, l’aéroport de Yoff, à compter de ce jour ne sera pas plus le passage obligé de voyageurs entrant au pays de la teranga par les airs. L’inauguration de l’aéroport Blaise Diagne ce jeudi, marque la cessation immédiate des activités de l’aéroport Léopold Sédar Senghor en tant qu’aéroport civile. Durant plusieurs décennies, ce site a vu défilé des millions d’étrangers ou de Sénégalais transiter par cette plateforme. C’était le seul aéroport civil du pays depuis 1947.
Proche du centre-ville, l’aéroport de Yoff est situé près du village de Yoff au nord-ouest de Dakar. Au sud de l’aéroport se situe la base aérienne 160 Dakar-Ouakam de l’armée de l’aire française fermée en 2011 et une base de l’armée de l’air. D’ailleurs, avec l’ouverture de l’AIBD, cet ancien aéroport sera récupérer par l’armée selon une décision de l’Etat.
Noël SAMBO/senenews

30/11/2017

AGONIE DE DAKAR SOUS LA POLLUTION

La pollution menace la presqu'île de Dakar

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Depuis le 21 novembre 2017, une étude sur la pollution marine, baptisée Awatox, qui fait l'état des lieux de la pollution marine dans la presqu'île de Dakar au Sénégal a été publiée. Un enjeu de santé publique qui menace la santé des riverains, mais également les secteurs de la pêche et du tourisme.
Des bouteilles en plastique, des sacs, des pneus. Les égouts du quartier de Ngor à Dakar sont un concentré de pollution ménagère et industrielle. Ce canal long d'une trentaine de kilomètres traverse plusieurs quartiers de la capitale dont celui de Makhtar, le quartier de Hann.
"Regardez moi tout ça. cela n'est pas hygiénique..." dit Makhtar Diakhité, un brin désabusé.
Il y 40 ans, le site était un petit paradis balnéaire. Aujourd'hui, c'est une décharge à ciel ouvert parce qu'il n'y a qu'une seule station d'épuration à Dakar.
Cette pollution? c'est le quotidien de Makhtar et des habitants du quartier. Depuis une dizaine d'années on leur promet notamment sept nouvelles stations de pompage.
Makhtar Diakhaté, y croit de moins en moins :"On attend le projet pour la dépollution de la baie de Hann, mais jusqu'à présent, ça n'existe pas. On nous a fait beaucoup de promesses, vraiment nous sommes désolés." affirme t-il.
La pollution marine régulièrement mesurée
Ce matin, Amidou Sonko, ingénieur en pollution marine et sa collègue s'apprêtent à prendre la mer. Ils ne vont pas très loin, juste à distance de baignade. Ils font partie du projet environnemental Awatox, et avec leur curieuse machine embarquée, ils viennent mesurer le taux de métaux lourds dans la baie de Ouakam. Aujourd'hui, le test porte sur le taux de cuivre présent dans l'eau. Interrogé sur la gravité de la situation, l'ingénieur regrette une certaine insouciance des baigneurs de la plage de Ouakam.
Selon Amidou Sonko, "Les gens ne connaissent pas beaucoup la pollution. Pour eux, la mer c'est OK. Venir se baigner pour eux c'est des bénédictions !" Et l'expert en pollution marine, d'ajouter : C'est un peu dangereux parce qu'ils ne connaissent pas ce qu'il se passe ici."
Il faut dire que pour l'instant près du rivage de la plage de Ouakam, les résultats ne sont pas encore très alarmants. Ce petit port de pêche est d'ailleurs l'un des seuls sites encore viable dans la presqu'île de Dakar.
L'avenir de la pêche en question
Pas de quoi -cependant- rassurer Mamadou Sarr. Il est marin-pêcheur. Il est nostalgique d'une époque désormais révolue. Quand la pollution ne l'obligeait pas à aller toujours plus au large pour jeter ses filets."Avant à moins de 50m ou pouvait avoir des thiofs, des badèches, tout ce qui est poisson noble, de toutes variétés," nous dit-il. "Maintenant avec la pollution si tu as un masque et que tu plonges au fond, à une dizaine de mètres du bord, tu vas voir que les rochers sont tapissés d'une sorte de graisse..."
Il faut arrêter cette pollution, sinon nous, on va mourir de notre pêche, on ne peut pas faire autre chose...
Mamadou Sarr, marin-pêcheur
Alors ce métier de pêcheur qu'il exerce comme son père avant lui, Mamadou, n'en veut pas pour son fils. Pas dans une eau, où selon Greenpeace, la pollution serait sur certaines zones du littoral, 350 fois au dessus des normes européennes.
Patrice Férus/Margot Chevance & Cheick Berthé/tv5monde.com
vidéo: http://information.tv5monde.com/afrique/senegal-la-pollut...

25/11/2017

A QUELQUES JOURS DE L'OUVERTURE DE L'AIBD

Démarrage des activités de l’Aibd : les preuves d’une ouverture « prématurée

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La nouvelle plateforme aéroportuaire de Diass sera gérée par une association dénommée LAS composée de 3 entités pour une période de 25 ans. Il s’agit de deux sociétés Turques Limak et Suma, puis de l’Aibd. Les parts de chaque entité se présentent comme suit : Limak 33%, Aibd 34% et Suma 33%. Alors que l’Etat du Sénégal est décidé à ouvrir l’aéroport international Blaise Diagne le 07 décembre prochain, les craintes chez les professionnels de l’aérien sont grandes. Ils redoutent un cafouillage. Pour eux, l’ouverture de cette plateforme est prématurée : le train express régional (TER), en construction, est loin d’être terminé et toutes les infrastructures d’hébergement autour de la plateforme ne sont pas encore prêtes. Mais du côté de l’Aibd, on rassure. SeneNews a interrogé les différents protagonistes.
La fermeture annoncée de l’aéroport Léopold Sédar Senghor le 07 décembre, en faveur de l’ouverture de la nouvelle plateforme moderne de Blaise Diagne, met le personnel aéroportuaire dans la crainte et l’incertitude.Beaucoup de travailleurs de l’aéroport redoutent un cafouillage à l’ouverture d’AIBD parce que malgré sa modernité de cette plateforme, son fonctionnement efficace n’est pas garanti avant la mise en circulation du train express régional encore en chantier jusqu’en 2018. Même du point de vue des infrastructures hôtelières à Diass, beaucoup reste à faire. «Sans le Train express régional (TER), le déplacement vers Diass sera très compliqué. Surtout que l’aéroport n’a pas de base de vie.
Les travailleurs seront obligés de faire des va-et-vient qui risquent d’être très compliqués durant la phase d’adaptation», a indiqué un professionnel du fret aérien qui a requis l’anonymat. Selon lui, avec l’autoroute, les usagers seront obligés de débourser jusqu’a 14.000F CFA pour rallier la nouvelle plateforme (soit 6.000F pour le péage et 8.000F de carburant pour un trajet de moins 120 km).
La fluidité de la circulation n’est pas non plus garantie en l’état actuel du fonctionnement de l’autoroute à péage. En effet, à partir du 08 décembre 2017, le lendemain de l’ouverture de l’Aibd, il y aura un nombre supplémentaire de 7500 passagers sur une autoroute de 36 Km. Ce qui va accentuer les embouteillages dans la capitale et de ses banlieues «La logique voudrait que pour une meilleure efficacité, les payements se fassent aux sorties pour que les véhicules de passage puissent faire un seul arrêt durant le trajet. Avec l’autoroute, les gens sont obligés de faire trois arrêts pour payer un ticket.
Tous les péages ne sont pas positionnés dans les allées menant à la sortie et le payement retarde les véhicules. Au niveau des ‘rapidos’, le capteur est très faible et les véhicules sont obligés de s’arrêter»
Pour ce professionnel du fret, ces embouteillages feraient l’affaire d’une d’Eiffage qui a la gestion de l’autoroute. Eiffage gagnerait selon lui, «24 millions de nos francs de recettes journalières de plus. Etant donné que les heures de descente des travailleurs sénégalais risquent de causer beaucoup de tort aux voyageurs avec 70% des avions qui atterrissent de 20 heures à minuit», estime un transitaire.
A moins que des solutions pratiques ne soient pensées et mises en exergue au plus tôt, ce sont les voyageurs qui vont subir de plein fouet la conséquence de cette ouverture «prématurée» de l’aéroport international Blaise Diagne. Les embouteillages vont provoquer le retard des voyageurs à l’aéroport. Ce qui peut entrainer le ratage de leurs vols. «Il y aura forcément des blocages surtout pour les gens qui doivent prendre l’avion, ils risquent de manquer leurs vols de départ. Pourquoi s’empresser d’ouvrir l’aéroport de Diass alors que le Train Express Régional (TER) qui est en construction ne sera fonctionnel qu’en 2018», peste un des travailleurs. Mais à cette préoccupation, le chargé de communication de l’AIBD explique que l’association LAS, en collaboration avec Sénégal Dem Dikk prévoit des navettes Dakar-Aibd et vice-versa. En clair, il y aura des bus à la disposition des voyageurs pour rallier l’aéroport pour les allers comme pour revenir sur Dakar pour les voyageurs de retour.
Pour les bus de transports, la compagnie Dakar Dem Dikk a créé 5 lignes pour rallier Diass : Palais, Aéroport Yoff, Dieupeul, Thiaroye, et Parcelles Assainies.
Deux navettes express sont ajoutées à ces 5 lignes pour faciliter le trajet. Tous les jours les bus climatisés prendront départ aux Hlm grand Yoff pour rallier Diass par l’autoroute pour un montant de 6000 Fcfa. Un lieu qui est considéré désormais comme espace d’embarcation des voyageurs, mais aussi de démarcations pour les arrivants de Diass.
La région de Thiès bénéficie aussi d’une ligne express avec un prix de 3000 Fcfa pour Saly AIDB et AIDB Saly.
Sur un autre plan, les travailleurs de l’aéroport Léopold Sédar Senghor redoutent les conséquences de cette précipitation qui risque de désarçonner tout le secteur aérien et provoquer du chômage. Encore que certaines activités traditionnellement gérées par des privés sénégalais seront perdues en faveur des étrangers. «La décision de fermer l’aéroport de Yoff pour faire marcher celui de Diass entrainera des troubles et des pertes en matière d’emplois. Cette décision risque de faire plus de mal que de biens, car l’expertise locale prendra fin et pourtant, les Sénégalais peuvent être à la commande car ils ont acquis de l’expérience», s’offusque Hamidou Diallo, le coordinateur de la plate-forme de l’aéroport Léopold Sédar Senghor.
Par exemple, précédemment aux mains d’œuvres de Sénégal Handling Service (SHS), la gestion des vols, la restauration, l’accueil et l’entretien des appareils, etc. est désormais confié aux sociétés turques Summa et Limak au grand dam des privés sénégalais qui occupaient ce secteur à 75% explique le responsable du fret.
Or, selon M. Diallo, Summa et Limak ne sont pas qualifiés pour la gestion aéroportuaire. Ces sociétés seraient d’après lui entrées dans le projet juste pour s’occuper de la construction des routes et non pour l’exploitation de la plateforme.
Par ailleurs, du fait de la modicité de la participation des Turcs dans le projet, Hamidou Diallo et d’autres ne comprennent pas que le Sénégal puisse leur en confier une grande part dans l’exploitation sur tant d’années. «L’aéroport de Diass a été financé à hauteur de 85% par le gouvernement sénégalais. Les Turcs n’ont contribué qu’à hauteur 15% seulement. Pourquoi le gouvernement donne la gestion à l’Etat turc pour une durée de 25 ans ?», s’interroge M. Diallo.
Détenant les droits d’exploitation à plus de 66%, toute personne désireuse d’obtenir une boutique à l’Aibd ou un quelconque espace pour une activité commerciale, doit se rapprocher des Turcs pour avoir l’agrément.
Transfert des activités de LSS vers l’AIBD
L’aéroport Léopold Sedar Senghor qui est une plateforme modeste déjà mal organisée en termes de régulation du trafic parce que «mal conçu pour les passagers optimaux ». Maintenant, vouloir ouvrir dans la précipitation une plateforme plus grande en l’état ne garantit rien. «Le transfert est prématuré et bâclé, mais aussi il y a des zones d’ombre et cela peut nous coûter très cher avec aussi un personnel très réservé sur les modalités de certains transferts».
Même du point de vue sécuritaire, en l’état actuel, l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) n’est pas irréprochable. «Les travailleurs et les voyageurs qui devront emprunter à toutes les heures cette autoroute non éclairée, courent de graves dangers». La question de la restauration et l’hébergement autour de la plateforme de Diass n’est pas encore résolue. «Par rapport aux hébergements, les compagnies auront le temps de changer leurs contrats avec les hôtels qui pourront héberger les équipements à 20Km de l’aéroport au moins.
Mais aussi on assistera à une autre complication, il s’agit de la fusion entre les deux sociétés de Handling qui opèrent à l’aéroport pour des raisons techniques. Cette cacophonie risque de nous coûter extrêmement cher car les compagnies aériennes traditionnelles peuvent changer leur HUB», relève M. Gaye, un responsable de la coordination de la plate-forme de l’aéroport LSS.
La société ADS, qui gérait l’aéroport de LSS, est dissoute et remplacée par la société d’assistance qui aura 34% de part dans la gestion de l’AIBD, puis SAS qui a 33% et enfin les Turcs qui ont 33%.
Même inquiétude chez un autre transitaire qui s’interroge. «Comment le gouvernement compte régler la question de restauration des travailleurs vu le vide au niveau de l’aéroport Blaise Diagne de Diass. La restauration est d’habitude très coûteuse dans la plupart des aéroports» ?
S’agissant même de déménagement à proprement parlé, beaucoup de travailleurs de l’aéroport de Yoff disent ne pas être informés des procédures pour la fermeture de l’aéroport de Yoff.
La nouvelle plateforme aéroportuaire dénommée l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass est situé à 47 kilomètres au sud-est de Dakar, entre Diamniadio et Sindia. À l’ouverture de cette infrastructure de dernière génération, quelques de 3 millions de passagers emprunteront cette plateforme annuellement. Mais elle est conçue de façon à pouvoir accueillir jusqu’à 10 millions de passagers par an. Un joyau qui va booster le développement économique du Sénégal.
Composé d’un aérogare de passagère de 42.000 mètre carrée, une piste d’atterrissage de dernière génération de 3,5 kilomètre sur 75 mètre, le nouvel aéroport a une tour de contrôle capable d’accueillir les plus gros avions, en l’occurrence l’airbus A380.
Awa Diallo.Senenews

23/11/2017

UNE ECOLE DANS UN HÔTEL

Depuis 3 ans, l’hôtel Cordons Bleus, à Ndangane (Sine Saloum), accueille gratuitement une école (CI/CP) fondée par l’association « Il était une fois, 3 fois ».

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A l’origine de cette association, une Française, Christine Boivin, ancienne directrice d’école à la retraite, installée à Ndangane depuis 6 ans et passionnée d’enseignement.
Au départ, elle recevait une quinzaine d’élèves en maternelle, en faisant les cours chez elle.
Fort de son succès, sa maison n’était plus adaptée pour faire face à la demande.
Elle s’est rapprochée de Lionel Lopez, propriétaire de l’hôtel Cordons Bleus, installé depuis 11 ans.
Ce dernier dispose d’une grande salle dont il ne sert que l’été dans le cadre de l’accueil de colonies de vacances.
Séduit par cette initiative, c’est tout naturellement que ce dernier, lui a proposé de lui mettre à disposition cette salle pour accueillir les élèves au nombre de 39 aujourd’hui.
Cette école est agréée par l’éduction nationale et reçoit les élèves du village.
Elle reçoit beaucoup de soutiens de touristes qui transitent à l’hôtel, tant matériel que financier.
Par ailleurs, elle cherchait une autre salle pour accueillir les maternelles. C’est l’association Aéropartage (fondée par le groupe Corsair), qui lui a mis à disposition une maison de vie à l’entrée du village. Elle y accueille 63 élèves. Cette association va construire prochainement une 2° salle de classe.
Magnifique initiative
PS : Si vous souhaitez aider
Renseignements : cordons-bleus@orange.sn
www.lescordons-bleus.com
00221 77 403 80 56
FB : Il était une fois trois fois.

BRB/LCB

22/11/2017

LES NUITS CHAUDES ET ENFUMEES DE SALY

Petit tour dans les boites de nuit à Saly: Une atmosphère trop polluée et… dévergondée

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Pendant la nuit, Saly grouille de monde. Les discothèques sont prises d’assaut par des jeunes qui fument et boivent pour décompresser. Mais ils ne sont pas seuls, ils sont accompagnés par de grandes personnes qui ont l’âge de leur père, voire de leur grand-père. ‘’EnQuête’’ s’est invité à cette ambiance. Reportage.
Etouffant. C’est le mot qui décrit le mieux l’atmosphère qui règne dans les boites de nuit. Dès qu’on y entre, fini l’univers de la normalité, des principes, des us et des coutumes. Bienvenue dans un monde où cigarette et alcool font la loi et sont rois. Malgré les moult tentatives des autorités d’interdire et de décourager les usagers, la cigarette fait un tabac dans ces lieux ou vieux et jeunes convergent. Elle fait rage et demeure un vrai problème dans les discothèques. Les jeunes n’en ont cure des méfaits du tabac. Malheur à celui qui ne fume pas et qui entre dans une boite de nuit pour décompresser.
Car on y fume et enfume. L’air est tellement pollué que la salle est plongée dans une atmosphère suffocante. Rokhaya, qui s’est laissée entrainer dans le tabagisme, confesse : ‘’Nous avons tendance à être sous pression, dans la société. Alors, quand nous venons en boite, c’est pour décompresser, ôter notre anxiété du jour. On se détend. Moi, je ne fume qu’en boite.’’ La fille confie le faire pour la frime et pour être au diapason. ‘’Ça me procure une autre allure, dit-elle. C’est vrai que c’est très enfumé, mais on ne peut pas interdire aux uns et aux autres de le faire. J’ai pris l’habitude d’inhaler la fumée, du coup, je me suis mise à fumer. J’aime venir en boite pour retrouver une forme d’apaisement et d’harmonie. Je me sens dans un autre univers, tellement l’ambiance est très opposée au quotidien’’.
Même s’il y a des points d’aération, la ventilation est inefficace. Vu l’étroitesse de l’espace qui contient une centaine de personnes. Du coup, l’air ne circule point, produisant, de ce fait, d’importantes quantités de gaz carbonique. Selon des études, un air pollué est susceptible de réveiller des affections comme l’asthme ou d’autres maladies respiratoires. ‘’Trop de stress tue, alors, de temps à autre, pendant la nuit, je viens dans cette boite pour oublier la routine quotidienne. Il y a un remède à l’anxiété, au stress, c’est de s’amuser quand d’autres dorment’’, dit Ass.
Une fille de teint clair portant une jupe avec une fente qui lui arrive à la cuisse et un clope top, semble vivre dans sa bulle. Parfois, quand la musique la branche, elle monte sur la longue chaise sur laquelle elle est assise pour se trémousser. L’ambiance bat son plein. Et la montée de l’adrénaline peut amener, comme cette fille, à oublier le bons-sens. Il ne manquerait plus qu’elle dégringole de sa haute station.
Lieux de rencontres et de dépravation
Pour accéder dans de pareils endroits, le ticket d’entrée varie selon les privilèges qu’il offre. On débourse entre 3 000, 5 000 et 10 000 F Cfa. C’est selon la poche du client. Lieu de rencontres, de détente et de drague, les salles sont aussi bien aménagées. ‘’Il y a l’espace Vip qui est à 10 000 F Cfa. L’espace a ses propres serveuses et son propre bar, avec ses liqueurs plus chers aussi. Suit le ticket de 5 000 F Cfa, cette clientèle a la priorité de s’asseoir dans l’espace salon’’, explique un videur. L’autre catégorie, qui a payé 3 000 F, semble être là juste pour danser et à la recherche d’une proie facile. Le compartiment Vip est séparé par un mur du reste de la salle. Pour plus de discrétion, des rideaux sont accrochés. Un espace luxueux, doté de coussins plus moelleux, une climatisation qui marche à fond. Les entrées sont contrôlées et filtrées par un malabar.
D’ailleurs, les serveuses s’occupent uniquement des Vip. Dont certains sont chouchoutés par les videurs qui les laissent entrer sans débourser un sou. ‘’L’accès leur est offert. Mais ça peut se récupérer à l’intérieur, car ils peuvent consommer bien plus que le prix du ticket d’entrée’’, explique le videur.
Un lieu pour tous les âges
‘’La nuit, tous les chats sont gris’’. En boite, l’adage se confirme. Si la nuit, les boites de Saly ne désemplissent pas, elles ne drainent pas que la jeunesse. Des papys partagent ces lieux avec leurs petits-enfants et enfants. Dans un petit coin, un vieux de plus de 60 ans est attablé, il semble être un bon et assidu client. Car, dès qu’une serveuse l’aperçoit, elle se dirige vers sa table. Elle l’appelle affectueusement par son prénom et lui demande s’il prend la même chose que d’habitude. Coincé dans son costume-cravate gris, le vieux répond par l’affirmative, croise les pieds en attendant sa commande. Après quelques minutes, la serveuse revient avec une carafe pleine de vin.
Un autre vieux avec une tignasse touffue et toute blanche se pavane par ci et par là, comme s’il était à la recherche de quelque chose. Ici, l’âge ne compte pas. Il faut juste se faire plaisir. Les vieux passent inaperçus. Ce qui n’est pas le cas d’une fille qui arrive dans une tenue correcte. En effet, quand on entre dans ces milieux et qu’on porte une robe qui vous arrive à la cheville ou une chemise et un pantalon, on vous regarde de travers. Là, vous ne passez pas inaperçu. Les tenues indécentes ont droit de cité, et sont monnaies courantes. Sous-fesse, mini-jupe, robe courte en dentelle qui laisse entrevoir le soutien-gorge et le string, un simple haut, on ressent un parfum d’insouciance, de vulgarité et de dévergondage.
Selon, certaines d’entre elles il faut savoir taper à l’œil sinon on ne vous remarque pas. Et là, le mot d’ordre est de ne point passer inaperçu.
KHADY NDOYE (Enquète+)/azactu.net

21/11/2017

OUVERTURE LE 7 DECEMBRE

AIBD : CNN parle du nouvel aéroport à 575 millions de dollars du Sénégal

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Le plus grand aéroport du Sénégal ouvrira ses portes le 7 décembre, après plus d’une décennie de développement et de retards.
L’aéroport international Blaise Diagne de Dakar (AIBD) aura une capacité initiale de 3 millions de passagers par an, soit 10 millions par an, ce qui en fait l’un des aéroports les plus performants d’Afrique.
Blaise Diagne prendra en charge les services de l’aéroport phare du Sénégal, l’aéroport international Léopold Sédar Senghor, dans la capitale Dakar, qui cessera ses activités.
Le mégaprojet de 575 millions de dollars est considéré comme la pièce maîtresse d’un nouveau programme de développement ambitieux.
Espace de respiration
Le nouvel aéroport est basé dans la campagne de Diass, à environ 40 kilomètres à l’est de Dakar.
L’emplacement éloigné offre plus d’espace pour le projet que la capitale surpeuplée, où l’aéroport existant a été affecté par la congestion du trafic lourd.
Blaise Diagne occupe un site de 4 500 hectares contre 800 hectares à Léopold Sédar Senghor. Le nouvel aéroport possède également un plus grand terminal et des pistes pouvant accueillir plus de passagers et de vols.
«L’aéroport AIBD est définitivement un projet d’infrastructure de pointe», explique El Hadji Beye, ingénieur civil spécialisé en Afrique de l’Ouest. «La taille accrue de la nouvelle installation peut accueillir des avions plus gros comme l’Airbus A380 et traitera beaucoup plus de trafic aérien qu’avant.
L’équipe de développement de l’AIBD s’attend à ce que Blaise Diagne devienne un centre principal de la région de l’Afrique de l’Ouest et un «point d’escale privilégié pour le trafic aérien en Afrique, en Europe et dans les Amériques».
Dépendance de Dakar
Le nouvel aéroport vise également à diversifier une économie devenue dépendante de la capitale.
Le Dakar représente la moitié de la population urbaine du Sénégal et environ 55% du PIB, selon la Banque mondiale, et il croît rapidement.
« L’idée est de voir si nous pourrions sortir les activités économiques de Dakar », explique le directeur général adjoint de l’AIBD, El Hadji Ibrahima Mané, « La nouvelle infrastructure est essentielle à cette ambition ».
Blaise Diagne sera la pièce maîtresse d’une «ville aéroportuaire», affirme Mane. La société française Lagardère Travel Retail a été engagée pour exploiter 1 000 mètres carrés de boutiques hors taxe sur le site, et l’équipe AIBD prévoit le développement commercial de la zone environnante, y compris les hôtels, centres commerciaux, restaurants et installations commerciales.
De nouvelles liaisons de transport sont en cours d’établissement entre Diass et la capitale, notamment le train express régional de Dakar et la route à péage de Dakar. L’aéroport devrait également améliorer l’accès et augmenter le nombre de visiteurs dans d’autres régions du pays, comme les destinations touristiques de la côte sud.
Les communautés locales devraient également bénéficier de nouvelles opportunités d’emploi.
« Le projet engagera 540 employés à plein temps pendant la phase opérationnelle, y compris plus de 200 femmes », a déclaré Rokhaya Diop Diallo du bureau de la Banque africaine de développement au Sénégal, qui soutient le projet.
«En plus de l’emploi direct à l’aéroport, le projet nécessitera d’autres services en ingénierie, sécurité, pièces de rechange, technologies de l’information et services, restauration et nettoyage, ce qui stimulera l’économie locale.
Long voyage
L’ouverture de Blaise Diagne met fin à 10 ans de travaux parfois tortueux.
Les contrats de financement conclus en 2007 ont dû être abandonnés lorsque la crise financière mondiale a frappé et l’entreprise de construction d’origine a dû être remplacée en 2015, ce qui a entraîné de longs retards.
L’équipe de développement a également fait face à la délicate tâche de réinstaller environ 3 000 familles vivant sur le site d’origine. Mane, avec qui les négociations sont toujours en cours, a maintenant convenu de conditions avec toutes les familles sauf quatre.
« Le voyage a été long », reconnaît le directeur général adjoint.
Ce voyage peut être finalement terminé. La prochaine mission est de faire du Sénégal un pouvoir du ciel.
Diop Mamadou/CNN.Senego

20/11/2017

LES TOURISTES PREFERES

Quels sont les touristes préférés des hôteliers sénégalais ?

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Chaque année, environs un millions de touristes viennent visiter le Sénégal. Son climat, ses paysages, ses habitants, toutes ces choses attirent. Du côté des hôteliers, même si on est toujours heureux de faire le plein, il n’en reste pas moins que certains clients sont plus agréables à loger que d’autres.
En 1971 le groupe Français Martin Circus chantait ‘’ Je m’éclate au Sénégal’’, la destination étant alors chasse gardé des touristes Français. A la fin de cette même décennie, le rallye Paris Dakar (le 1er en 1978) fait découvrir à la planète entière le pays de la Teranga et ses rives du Lac Rose.
Espagnols et Belges sont les plus courtois et généreux
Sans généraliser, les réponses d’une cinquantaine de professionnels du voyage au Sénégal sont assez concordantes. Les Espagnols et les belges remportent la palme d’or auprès de la plupart des professionnels du tourisme de loisirs. Les espagnols sont décris comme des clients courtois et respectueux, s’intégrant rapidement aux us et coutumes sénégalaise. La clientèle belge pour sa part a la réputation d’être généreuse. Les Français et les quelques Américains venus découvrir le Sénégal seraient plutôt prêts de leurs sous, avec comme maitre mot tout négocier pour être sûr de ne pas se faire rouler dans la farine (chat échaudé craint l’eau froide).
Le son de cloche est différent en fonction des régions. Sur Saly et la petite côte la pluparts des commerçants du loisir, de la restauration et de l’hôtellerie ont orienté leurs viseurs sur Dakar avec comme cible préférée le ‘’ Nouveau type de Sénégalais’’. C’est papa, maman et les enfants venant en VSD se la couler douce sans trop faire attention à la dépense, se faire plaisir rek, est le style de client que tout le monde veut avoir. Le type de client à éviter étant les jeunes de toutes origines confondues bruyant, et fauché avant même d’avoir demandé l’addition.
Si à Dakar on préféré les hommes d’affaires du monde entier sans distinction de race, de couleur, ou de carte de crédit, dans les régions (même si pendant la basse saison tout le monde cherche à attirer les Dakarois), ce sont les Européens de l’ouest les clients les plus à la mode. Et dans le quarté gagnant, on retrouve les Espagnols, les Belges les Italiens et les Français qui reviennent le plus souvent dans le choix de nos hôteliers.
Depuis 2 ans, une ligne aérienne dépose quelques mois par an des visiteurs des pays bas, tout comme quelques voyageurs venus de l’Europe de l’est en attendant une ligne direct du Canada et de la Scandinavie. Cette nouvelle clientèle n’est pas encore très régulière pour entrer dans un profil.
Skywalker/Eva Rassou/au-senegal.com
http://www.au-senegal.com/quels-sont-les-touristes-prefer...

14/11/2017

CHOUETTE MAMA

Il était une fois Chouette-Mama

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Explorateur de beauté naturelle
Nous avons créé la ligne de cosmétiques naturels Chouette Mama parce que nous croyons en une beauté à la fois naturelle, authentique et sereine.
Le laboratoire artisanal Chouette Mama est né il y a huit ans, dans un village du Sénégal, de notre passion à cultiver des secrets de beauté naturelle et à explorer le pouvoir des plantes africaines. Nous y puisons des substances actives exceptionnelles pour la peau.
Une belle histoire de cosmétiques naturels qui répond aux besoins de celles et ceux qui exigent le meilleur des plantes. Une gamme de soins riches, de haute qualité, à l'efficacité prouvée qui apportent des solutions durables et surprenantes.
Inspiré par la flore Africaine
Chaque soin est un concentré d'actifs rares et précieux, extrait de plantes magiques qui invitent au voyage vers des contrées lointaines : BAOBAB, DATTIER DU DESERT, KARITE, BISSAP, GOMBO, KINKELIBA, NEBEDAY...
Des trésors de plantes d'une grande richesse et notre source d'inspiration !
Nos formulations originales sont le fruit du métissage de traditions africaines et de nouvelles technologies de pointe dites vertes.
Longtemps restée le privilège des résidents sénégalais, notre gamme de soins naturels est aujourd'hui vendue dans plusieurs autres pays d'Afrique et maintenant en Europe.
Nous continuons à diriger cette belle entreprise humaine avec la même passion et les mêmes valeurs qu'au premier jour, et vous proposons de partager notre aventure.
www.chouette-mama.com

28/10/2017

AMOUR A MORT

Homicides conjugaux au Sénégal : ​ 70% des hommes tués par leurs épouses

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Au Sénégal, 70% d’hommes ont été tués par leurs épouses. Cette révélation a été divulguée hier lors du colloque international sur les violences criminelles urbaines en Afrique de l’Ouest.
Selon le document de presse, « les victimes des homicides conjugaux sont, dans 53% des cas, de sexe masculin alors que les femmes le sont dans 47% ». Ce résultat surprenant, à savoir une majorité d’hommes tués par les femmes, se vérifie au Burkina Faso (60% d’hommes tués par leurs épouses), au Niger (62%) et au Sénégal (70%).
Parmi les mille homicides compilés dans les 4 pays de l’Afrique de l’Ouest, on dénombre 177 meurtres associés au vol. la participation des femmes à l’homicide familial se situe à hauteur du 1/3 des cas aussi bien du côté des victimes que des meurtriers.
« Ainsi, contrairement à certains préjugés, les homicides familiaux ne se résument pas à des crimes perpétrés par des hommes contre des femmes, les hommes étant surreprésentés, aussi bien du côté des victimes que celui des agresseurs », relève le document.
Concernant les homicides querelleurs, ils sont relativement nombreux en Afrique. Pis, les querelles qui finissent par mort d’homme sont plus fréquents au Sénégal qu’au Burkina Faso, qu’en Côte d’Ivoire ou au Niger.
« Au Sénégal, nous en comptons 94, soit 33% des homicides de ce pays », précise le texte.
Ces informations ont été extraites de « Mille homicides en Afrique de l’Ouest ». Ce livre porte sur des homicides perpétrés dans quatre pays de l’Ouest francophones, notamment en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Niger et au Burkina Faso. Les auteurs de cette étude montrent du coup, que la femme, toujours considérée comme le sexe faible, ne souffraient pas le plus des homicides conjugaux.
Les auteurs de cette étude sont le Dr Khaly Niang, Directeur de l’Asp, Maurice Cusson, Professeur à l’école de criminologie de Montréal, Nabi, criminologue et Henry Boah Yebouet, Professeur à l’Université Houphouët Boigny d’Abidjan. Ils y décrivent et analysent toutes les manifestations de la violence criminelle.
leral.net

15/10/2017

LE SENEGAL: CATASTROPHE ECOLOGIQUE

Haïdar El Ali : « Le Sénégal est dans un état de catastrophe écologique »

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Alors que la COP21 approche et que l’écologie sera censée être sur toutes les lèvres en novembre à Paris, les pays africains n’ont pas encore brillé par leur contribution. Où en est le continent ? Quelle place pour l’environnement en Afrique ? Réponses d’Haïdar el Ali, ancien ministre de l’Environnement du Sénégal.
« Quand je mourrai, plantez un arbre pour moi plutôt que de prier », a-t-il coutume de dire aux femmes de Casamance qu’il rencontre alors qu’il sillonne la région en lutte contre la destruction de sa mangrove. D’origine libanaise – ses parents ont émigré au Sénégal dans les années 40 –, Haïdar El Ali est un homme convaincu et engagé.
Infatigable défenseur de l’utilisation durable des ressources naturelles, l’ancien ministre sénégalais de l’Environnement se bat pour mettre l’écologie au centre du débat sur le développement et mettre à bas un système de captation des richesses et des ressources au profit d’une minorité dont il fustige la corruption. Initiateur de la fédération des partis écologistes africains, il estime que le salut de l’Afrique passe par une révolution verte, et le crie haut et fort. Interview.

Jeune Afrique : L’écologie s’est-elle durablement installée dans le débat politique en Afrique ?

Haïdar El Ali : Clairement non. On construit encore des centrales électriques qui fonctionnent au charbon, alors que le gaz n’est pas plus cher. Ce n’est pas cohérent. Le continent africain vit globalement des économies de prélèvement mais accepte de voir ses ressources pillées, notamment au niveau forestier ou halieutique. Autre exemple, révélateur : il y a trois semaines, le premier conseiller en matière d’environnement de Macky Sall a écrit dans un article que le réchauffement climatique était du pipeau inventé par l’Occident ! C’est invraisemblable.

Nous disposons de ressources limitées qu’il nous faut gérer dans l’intérêt des populations. Pour nous, c’est davantage une question de survie que d’écologie.

Les pouvoirs africains opposent-ils toujours le développement industriel et l’écologie ?

C’est vrai qu’on a beaucoup entendu ce discours, dans lequel on accuse les Occidentaux de nous parler d’écologie alors qu’ils ont pu polluer pendant de nombreuses années de leur côté tout en développant leur industrie. L’erreur, c’est de regarder le développement à travers le prisme de l’Occident. Il faut comprendre que la ressource est pour nous, Africains, une question de survie. Nous n’avons pas les moyens de filtrer notre air et notre eau, de mettre en place des agricultures en étages, etc… Nous disposons de ressources limitées qu’il nous faut gérer dans l’intérêt des populations. Pour nous, c’est davantage une question de survie que d’écologie. Si on ne préserve pas les forêts ou les mangroves par exemple, il n’y a plus d’agriculture et plus d’élevage.

C’est un pillage organisé et environ 1000 milliards de francs CFA échappent chaque année aux Sénégalais !

Les gouvernements en sont-ils conscients ?

Il ne s’agit pas que des gouvernements. Le problème, c’est que tout le système est basé sur la finance et la croissance, qui ont pour effet de corrompre et donc de diriger et de dominer les quelques personnes au pouvoir. Les trafics de ressources comme le bois est international. Les Chinois, qui se servent des Sénégalais à la frontière avec la Gambie pour récupérer illégalement du bois précieux, ne transportent pas les troncs à dos d’ânes ! Ils passent les frontières et utilisent les groupes internationaux de transport, sous couvert de certificats gambiens qui n’ont évidemment rien à voir avec la véritable marchandise. Tout le monde le sait et ferme les yeux. On déguise des exploitations de bois de grumes sous des permis de bois de chauffe. C’est un pillage organisé et environ 1000 milliards de francs CFA qui échappent chaque année aux Sénégalais !

Les gouvernements sont donc complices ?

Je vais vous donner un exemple : quand je suis arrivé au ministère, il y avait une autorisation d’activité délivrée par les autorités sénégalaises à une multinationale canadienne pour exploiter des mines d’or à six kilomètres à l’intérieur… d’un parc naturel protégé et classé par l’Unesco ! En échange de cette autorisation ? Un contrat entre cette mine canadienne et la direction des Parcs d’un montant de 20 millions de francs CFA ! Dans les grands projets d’extraction en Afrique, les politiques ne regardent même pas les contrats. Ce qui les intéresse, ce sont les sommes qu’ils vont pouvoir empocher. Les multinationales font ce qu’elles veulent.

En somme, les dirigeants africains se « suicident » ?

Globalement, les dirigeants africains n’aiment pas leur pays. Sinon, ils y passeraient sans doute plus de temps. Quand on veut lutter contre la corruption, mettre à la porte des gens qui touchent de l’argent pour dilapider nos ressources, on peut le faire. C’est ce que j’ai fait au ministère de l’Environnement. J’ai dérangé, j’ai été dégommé.

J’ai dérangé, j’ai été dégommé.

Que faire pour que l’écologie occupe une place plus importante dans le débat politique ?

La meilleure piste, c’est l’éducation et la formation des citoyens. Mais, bien sûr, notre force réside aussi dans la fédération de tous ces mouvements écologistes régionaux, nationaux et locaux. Je travaille par exemple avec des associations guinéennes au sujet du trafic de bois impliquant des intérêts chinois. Sur les questions transfrontalières, se fédérer est essentiel. Il faut également chercher à occuper le pouvoir. Ram Ouedraogo essaie au Burkina en se présentant à la présidentielle. Au Sénégal, nous avons une centaine d’élus locaux. C’est positif. Seulement, dans le jeu politique, les partis traditionnels sont mille fois meilleurs, mille fois plus aguerris.

C’est ce que vous avez constaté lors des dernières municipales ?

Quand je me suis présenté aux municipales, il y avait une telle ferveur autour de moi que certains me disaient que je ne pouvais pas perdre. Et puis, le jour où je suis allé voter, j’ai compris : tous les électeurs se faisaient prendre à part à l’entrée du bureau de vote et recevait une somme d’argent. J’ai dénoncé cela au gouverneur et il m’a répondu : « Tant qu’il n’y a pas bagarre, je n’interviens pas » ! Qu’est-ce que vous voulez faire ? J’ai fini quatrième du scrutin.

Votre parti sera pourtant actif lors des prochaines échéances électorales au Sénégal ?

Oui, aux législatives sénégalaises de 2017, nous n’allons pas faire d’alliance avec le parti au pouvoir ou l’opposition, qui entretiennent un système de concentration des richesses dans les mains d’une minorité qui fait la pluie, la pluie, et la pluie. Nous irons seuls et nous verrons bien quelle place l’opinion nous donne.

Le temps, c’est de la vie, et pas de l’argent.

L’opinion, justement, ne semble pas encore faire grand cas de l’écologie en Afrique…

L’opinion, elle se forge notamment par les médias et l’éducation, les deux étant contrôlés par le système que je décris. Cela changera quand l’humain recevra une grosse baffe. Et je ne parle pas d’un tsunami… On se rendra compte que le temps, c’est de la vie, et pas de l’argent.

Globalement, on sent un constat d’échec pour les partis écologistes africains, qui ne parviennent pas à s’imposer. Quelle est leur influence réelle ?

Il y a une réussite, c’est que l’on parle d’écologie. Ce n’était as le cas il y a quinze ans. Ensuite, il y a une vraie influence sur le domaine politique. Au Sénégal, quand j’étais en fonction, nous avons fait passer la loi interdisant les sacs plastiques et nous avons introduit le code de la pêche et le code forestier. Il y a donc des avancées mais il reste beaucoup à faire. Le Sénégal est aujourd’hui en état de catastrophe écologique.

Après les municipales et les législatives, votre prochaine étape est la présidentielle ?

(Soupirs) Malheureusement, cela coûte trop d’argent. Quand j’étais ministre, je me suis retrouvé dans des situations où des gens, notamment des capitaines de bateaux russes qui venaient pêchaient illégalement dans les eaux sénégalaises, me proposaient de l’argent pour que je les laisse partir. Je ne l’ai pas pris. Je crois que l’on s’en sortira quand chacun arrivera à renoncer à ces tentations. J’ai choisi ce chemin. Résultat, je n’ai pas l’argent pour me présenter à la présidentielle.
Mathieu Olivier/jeuneafrique.com

10/10/2017

LA NOUVELLE VIE D'UN BIDONVILLE DE DAKAR

La cité Baraka aura bientôt un nouveau visage

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Le bidonville de la cité Baraka est un modèle. Ici, la solidarité est le maître mot. Les habitants espèrent que cela le restera malgré les nouveaux aménagements prévus : des immeubles à la place des habitats de fortune.
Nichée au coeur du quartier de Liberté 6 à Dakar, la cité Baraka n’est pas un
bidonville comme les autres. Dans ses centaines de maisons en taule et planches de
bois vit une communauté extrêmement organisée et solidaire. Depuis le début des
années 1990, près de 2000 personnes ont élu domicile sur cette petite colline en
banlieue de la capitale, au milieu des immeubles. La cité a été créée par le fondateur
de l’ONG Enda Tiers Monde, Jacques Bugnicourt, sur un champs de près de 2
hectares.
Au fil des années, les habitants ont développé une organisation très méticuleuse, avec un seul mot d’ordre, l’entraide. Pas question de subir la misère, ici on cotise de
l’argent, on le redistribue, on partage les points d’eau mais aussi les frais de santé ou de scolarité, on se forme les uns les autres. Une philosophie de vie qui se retrouve à tous les échelons du quotidien dans ce bidonville hors du commun.
La vie du quartier est régie par des comités: pour les jeunes, pour la formation, pour les femmes, pour le développement.
Les habitants ne payent pas de loyer, le terrain appartient au domaine national. Toutes les communautés cohabitent, aux côtés des Sénégalais, des Maliens, des Ivoiriens, des Guinéens.
Tous ont développé au fil des années une identité très forte. Ils
s’appellent les Baraka, les chanceux. Car dans leur misère, les liens de solidarité ont
toujours porté très haut les couleurs du vivre-ensemble. Il n’y a pas de différence entre les ethnies, entre les sexes, entre les âges.
Bientôt, ces habitations anarchiques vont disparaître, le bidonville va être réhabilité par une ONG allemande. Les baraques de fortune vont être remplacées par des
immeubles, 14 bâtiments, 210 appartements au total pour rendre le cadre de vie plus
attractif. Les premières constructions doivent commencer le mois prochain. En avril
dernier, le président Macky Sall était venu poser la première pierre.
Les habitants de la cité ont été très impliqués dans le projet « Nouvelle Baraka ». Ils ont pu donner leur avis sur les plans, exprimer leurs attentes, et ont fait un important travail de réflexion sur l’adaptation de leur mode de vie traditionnel vers des habitations plus modernes.
Une façon de décider eux-même de leur avenir.
vidéo: http://information.tv5monde.com/afrique/senegal-la-cite-b...
TV5MONDE / M.CHEVANCE / E. GODARD

07/10/2017

PITTORESQUE MAIS PAS QUE

Dans les rues de Dakar, ces zébus auxquels on n’ose pas toucher

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Les zébus se déplaçent librement à Dakar
Au Sénégal, les habitants de Dakar ont-ils peur des zébus ? Oui, car les têtes de bétail divaguent librement dans les rues de la capitale à la recherche du moindre fourrage mais aussi parce qu’on les dit sacrés !
La VDN, axe principal pour entrer et quitter Dakar, est souvent embouteillée et devient impraticable quand des zébus s'en mêlent. A l'heure de pointe, Khalil Toure, comme d'autres, se retrouve bloqué.
« Moi, je n’ai pas de problème avec les vaches mais leurs propriétaires pourraient au moins les canaliser pour que les vaches ne causent pas de dégâts aux usagers », demande Khalil Toure.
Le troupeau se faufile entre les voitures mais ni l'agent de police, ni les passants, comme Razak Baye, n'osent faire partir les zébus.
« Oui, c’est un problème mais on essaie de vivre avec. Les vaches sont là depuis les années 50-57-58. Il paraît même que leur propriétaire n’existe plus. Il est mort depuis et il paraît qu’il a fait quelque chose de mystique sur les vaches. On a peur de les toucher », explique-t-il.
A la nuit tombante, les zébus s'enfoncent dans le quartier de Ouakam. Mamadou, 60 ans, gardien, les laisse passer.
« Les vaches sortent et rentrent d’elles-mêmes. Très libres, très libres… je ne sais pas, je n’ai jamais vu de berger avec », souligne-t-il.
Birame Sow vit au fond de la zone. Les zébus entourent ce marabout dont le rôle est de protéger les animaux.
« Chacun a ses propres grigris concernant ces vaches. Pour protection, il y a tout dedans. Il y en a qui font que quand tu touches leurs vaches, tu deviens fou ; il y en a même qui font que quand tu touches leurs vaches, tu vas mourir », dit ce marabout.
Légende pour éviter les problèmes ou bien réalité ? Les zébus sont en tout cas tranquilles car les agents des communes, censés parquer toutes les têtes de bétail en liberté, n'osent pas les approcher.
RFI

06/10/2017

DANSEUSE A SALY

Danseuse dans l’âme : Magali Mazella

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Ancienne danseuse de revue, Magali Mazzella est installée à Mbour où, depuis un an, elle a initié une école de danse. En cette rentrée 2017 elle a encore une fois décidé d’innover, adjoignant aux autres styles déjà proposés, son domaine de prédilection qu’est la danse classique. De la flamme olympique à son expérience japonaise et ses joies de danseuses, retour sur le carrière d’une femme pour qui la danse s’esquisse: « grâce, légèreté, élégance, sourire et don de soi”.

Vous résidez à Saly. Pouvez-vous revenir sur les circonstances qui vous ont fait fouler les terres de Mbour pour la première fois ?
Je réside à Saly depuis plus de sept ans, mais auparavant j’étais venue m’y installer à la fin de ma carrière avec mes enfants. Il fallait que je danse à nouveau, encore une fois sur scène, je suis donc rentré en France, avec mes enfants : mon fils Morgan, qui parlait wolof couramment et ma fille, Jade. Aujourd’hui ils vivent en France. Et moi je vis donc seule à Saly avec mes 2 petits chiens. La première fois que je suis venue c’était en vacances, accompagnée de ma fille Jade qui avait 4 ans. Cependant les premiers à venir furent mes parents il y a 30 ans et ils avaient adoré. À la retraite, ils souhaitaient s’installer ici, malheureusement mon papa décédait peu de temps après. Ma sœur et sa famille sont installés à Saly depuis plus de 20 ans. J’étais venue leur rendre visite 15 jours.

Vos premières impressions ?
J’ai adoré ! Oui j’ai adoré du premier jour où j’ai posé les pieds sur ce sol. Ma tête et mon corps étaient au repos total. Surtout ma tête. Un sentiment de bien-être...

Était ce votre première fois en Afrique ?
Oui, toute première fois. J’étais plutôt en Asie. Ma petite maman m’a toujours parlé de l’Afrique et aurait aimé y faire de l’humanitaire. J’ai été bercée par Racine, Kunta Kinte donc vous pouvez comprendre cet amour pour l’Afrique.

Aviez-vous des à priori ?
Non pas vraiment. Parfois je rage en voiture lorsque je vois tous ces enfants dans la rue. Je voudrais être leur maman. Normal, je suis une maman. Il faudrait instaurer certains principes dès la petite école tels que la propreté, la responsabilité.

Qu’est ce qui vous a le plus étonné ?
La convivialité, les gens vous invitent chez eux sans véritablement vous connaitre, cette hospitalité m’a touché, ému.

Le plus séduit ?
L’accessibilité des gens, leur façon de partager un repas.

Le plus dérouté ?
La non ponctualité (rires) mais on s’y fait à la longue. Sinon pas grand chose ne me déroute. Je m’adapte facilement. C’est mon point fort. Et je respecte le pays où je vis.

Pouvez-vous revenir sur votre carrière en tant que danseuse de revue ?
J’avais environ 15 ans et venais de terminer un stage de danse avec des américains professionnels dans les comédies musicales. A la fin de ce stage il fallait préparer un numéro: J’ai trouvé un partenaire et créé ma première chorégraphie en duo sur la chanson de Lisa Minelly : « New York New York ». Un jour une revue passait dans ma ville et a accepté de nous auditionner pendant leur spectacle. A la fin de notre danse, tout le public nous a ovationné debout. Ma carrière a débuté ce soir là. J’ai sillonné la France dans tous les sens, ensuite l’Angleterre. A 17 ans et demi j’ai passé une audition a Paris : je fus la seule retenue et me voila partie pour le Japon. J’étais sur scène tous les soirs pour 3 spectacles par jour, 7 jours sur 7. J’ai vécu avec des Anglaises et 2 françaises. Le niveau de danse était très élevé et les costumes étaient magnifiques. J’ai sillonné tout le sud du Japon et de la Corée pendant quelques années : j'ai vécu un rêve chaque soir.

Les jeux de Séoul en 1988 ?
Un grand moment, surtout à mon âge : j’avais a peine 18 ans… J’étais descendue dans la rue pour voir passer la flamme olympique. En plus de nos spectacles nous dansions aussi pour le Village Olympique, c’était grandiose surtout lorsqu’on terminait le show avec le french cancan. Je n’étais jamais fatiguée et souvent nous étions invités à des soirées privées: j’ai rencontré Carl Lewis qui me disait que je ressemblais à un ange. Bien sur, tout était féerique.

Que ressent-on lorsque l’on est à coté de la flamme olympique ? Un sentiment de consécration ? D’euphorie ?
J’étais jeune et je ne sais pas si je réalisais vraiment l’importance de cet événement. J’étais allée voir quelques disciplines mais très peu car nous avions aussi beaucoup de shows à faire. Mais je n’oublierai jamais le Village Olympique: quelle sacrée ambiance !!!

Les différents pays où vous avez dansé et les anecdotes et émotions afférentes ?
J’ai beaucoup dansé en France, en Angleterre, à Saint Martin aux Antilles, et au Japon pendant longtemps, en Corée et en Malaisie. E aujourd’hui au Sénégal mais pas dans la revue. Pas encore. J’ai adoré le Japon, les japonais sont très exigeants. J’ai eu à danser avec 40 degrés de fièvre. Une fois à Nagasaki, il pleuvait tellement que les gens ne sont pas venus au show et malgré cela nous avons dû faire les 3 spectacles sans public. J’ai aimé chaque pays et avec toutes mes anecdotes, je pourrais vous écrire un livre.

Quel genre de sacrifice l’exercice assidu de la danse requière t-il ?
L’éloignement de ma famille fut difficile, la première fois je n’avais que 17 ans et je n’ai pas vu ma famille durant 3 ans. Et il nous était interdit de mettre beaucoup de photos sur les murs de nos chambres. Nos courriers étaient lus après les spectacles. De plus, même blessés, nous devions assurer le show.

A un moment donné, la souffrance ne supplante t elle pas le plaisir ?
Non jamais. Il n’y avait pas de souffrance lorsque j’étais sur scène. Dès que je dansais je ne sentais plus rien sauf le Plaisir. La souffrance était celle d’après le spectacle lorsque les lumières s’éteignaient et le show se terminait. Certains soirs nous nous sentions terriblement seuls. Mais on ne peut pas tout avoir dans la vie.

Comment la passion de la danse a t’elle germé en vous ?
Très jeune, je dansais tout le temps. Je faisais des spectacles et mon public était mes poupées. Un jour mon grand père m’a fait découvrir à la télévision la revue, et j’ai alors su quel métier j’allais faire. Je n’ai jamais douté.

Votre blondeur a-t-elle été un avantage ?
Non pas du tout. Vous savez on danse toujours les cheveux tirés et nous portions des coiffes et des perruques. Mais toutes les danseuses de revue étaient blondes. Donc en Asie, on nous reconnaissait très vite.

Tel dans le film black Swann, avez-vous eu des professeurs au sadisme avéré ? Si oui, comment celui-ci s’est-il manifesté ?
Je ne sais pas si on peut appeler cela du sadisme, quelque part, oui, peut-être, mais cela fait partie de notre métier, surtout à ce niveau. On tombe sur sa propre sueur ? Et bien on se relève et on recommence. Et j’en passe. Travail, discipline, rigueur.

Le microcosme de la danse est-il violent ?
Un peu oui. Lorsque j’étais à l’étranger, oui, avec les mêmes filles 24 heure sur 24, mais en France, non.

Votre école de danse a un an. Qu’est ce qui a provoqué le déclic ? Aviez-vous ressenti un manque ?
Oui mon école a un an. Lorsque le club Padel Sénégal a ouvert ses portes je suis allée jouer quelques fois avec une amie et un jour Jordi Rovira, le fondateur du Padel au Sénégal, m’a dit que je jouais comme une ballerine. L’amie avec qui j’étais lui a expliqué que c’est mon métier et de là il m’a proposé une salle pour faire une école de danse. Aujourd’hui nous sommes une véritable famille, il m’a donné cette magnifique chance, je ne l’oublierai jamais.

Quel genre d’activités y proposez-vous ?
Danse classique et Modern, Jazz, Yoga, Remise en forme, Pilate, Aqua-gym. Aujourd’hui je pratique un sport tout en douceur et basé sur le bien-être.

Pourquoi le choix en cette rentrée d’adjoindre à votre répertoire de la danse classique ?
C’est la base je pense. Mes élèves sont toutes petites. Je leur apprends la discipline, le maintien et les bonnes positions et cela leur reste imprimé à vie. Ce sont mes princesses.

Est-ce une offensive visant à contrer la déferlante du tout twerk qui semble tout emporter sur son passage : même la très british actrice Helen Mirren s’y est mise.
Pour moi la danse classique c’est la base. En faire un peu ne fait pas de mal et savoir tout danser c’est bien aussi, même le twerk.

Croyez vous que le monde ait besoin de grâce ?
Oui. De plus en plus. Il faudrait que le monde danse.

Croyez-vous la danse à même de le lui apporter ?
La danse est synonyme de grâce, de légèreté, d´élégance, de sourires et de don de soi.

Votre mère est infirmière. Qu’a-t-elle dit lorsque petite, vous lui avez annoncé vouloir faire de la danse votre métier ? Au regard de son propre travail, n’a-t-elle pas trouvé votre choix futile ?
De toute façon, je n’allais laisser ce choix à personne. C’était une évidence. Personne n’aurait pu m’arrêter. Ma petite maman a toujours été fière de moi. À mes tous premiers spectacles, ma maman organisait une séance l´après-midi à son hôpital et je dansais pour toutes ces personnes âgées. Même lorsque je suis revenue de ma tournée en Asie, je suis revenue danser à l’hôpital. Voulez-vous que je vous dise ? Que je sois sur les plus grandes scènes du monde, aux jeux olympiques ou dans un hôpital, je danse avec autant de bonheur et de plaisir.

Vous vous occupez d’une chorale. Pouvez-vous nous en toucher deux mots ?
Oui. C’est tout nouveau pour moi. Je ne suis pas que danseuse, je suis aussi chorégraphe et metteur en scène. J’ai mis en scène des spectacles de Disney, des opérettes, des revues, mais pour la chorale c’est le première fois. Cela se passe à Nianing, la salle de répétition est un terrain de basket face à la mer. Il y a presque 50 enfants et un spectacle est prévu pour Noël. Actuellement nous sommes en répétition alors je ne souhaite pas en dire d’avantage mais cela promet d’être superbe.

Que représente cette chorale pour vous ?
Beaucoup. Déjà ce ne sont que des enfants et pour eux c’est vraiment nouveau. Aujourd’hui on raconte une histoire, leur histoire. Je les aime beaucoup, et c’est réciproque.

Selon vous, est-il possible d’être danseuse sans aimer la musique ?
Ça je ne le pense pas. C’est la musique qui fait onduler votre corps, le mien, c’est certain.

Quel est votre genre de musique préféré, vos airs préférés ?
J’aime à peu près tous les genres de musique, certains à petites doses. En danse la plus belle musique, c’est le Boléro de Ravel, je la trouve tellement puissante. Voyez-vous, quand j’entends de la musique, je danse et parfois je chante. Mais chez moi.

Sur quel genre de musique ne pourriez-vous absolument pas danser ?
Le rap. Je laisse les professionnels de cette danse pour ça.

Votre mère a t’elle joué un grand rôle dans votre approche du monde ?
Oui. Elle m’a donné l’envie de tout, elle m’a donné sa force le jour où elle m’a dit qu’elle aurait aimé partir et faire de l’humanitaire. Ça commence par ça pour moi l’approche du monde : L’humanité.

Danseuse un jour danseuse toujours ?
Oui, toujours. Aujourd’hui encore, un Bonheur. Si un jour une revue pouvait se réaliser au Sénégal, je serai partante. Danseuse dans l’âme. Merci à ce si beau pays que j’aime tant. L’Afrique est à tout jamais dans mon cœur.

Irène Idrisse/le petit journal de Dakar
https://lepetitjournal.com/dakar/communaute/danseuse-dans...

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03/10/2017

LE SALOUM EN DANGER

Un royaume de mangrove menacé par la déforestation

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Dans le parc national du delta du Saloum, classé au patrimoine de l'Unesco, l'un des écosystèmes les plus riches au monde est véritablement en danger.
Au cœur du delta du Saloum, au centre-ouest du Sénégal, à plusieurs centaines de kilomètres du tumulte de la capitale Dakar, s'ouvre le royaume de la mangrove. Dans cette réserve naturelle de 76 000 hectares, les palétuviers, arbres rois de la forêt, dominent l'horizon. À côté serpente le fleuve Saloum, avec ses milliers de bras de mer appelés « bolongs ». Sillonnant ce labyrinthe marécageux, notre pirogue glisse sur l'eau, se frayant un chemin parmi les 200 îles et îlots que compte l'estuaire. Au loin, un groupe de pélicans prend son envol. Bienvenue dans le parc national du delta du Saloum, l'un des plus grands réservoirs de mangrove d'Afrique. Ici, plus de 250 espèces d'oiseaux, de reptiles et de mammifères sensibles vivent entre terre et mer : hérons goliath, pélicans gris, singes verts, crocodiles, hyènes tachetées ou encore des tortues marines et des lamantins d'Afrique, deux espèces menacées. Pourtant, cet écosystème, l'un des plus riches au monde, inscrit au patrimoine de l'Unesco depuis 2011, est en danger. En cause : le phénomène de la déforestation.
Un écosystème menacé
« Les causes principales de cette déforestation sont le trafic de bois et la production de charbon ; les feux de brousse sont également responsables de la dégradation des forêts », pointe Haïdar El Ali, militant écologiste emblématique et ancien ministre de l'Environnement sénégalais. D'après la FAO, l'Afrique a perdu près de 500 000 hectares de ses mangroves au cours des vingt-cinq dernières années. Le Sénégal compte parmi les pays les plus touchés sur le continent avec près de 40 % de ses superficies perdues depuis les années 1970. En ligne de mire : la récolte de bois de chauffe et du charbon, ou encore l'urbanisation du littoral. « C'est tout l'équilibre de cet écosystème qui se retrouve menacé », s'inquiète Haïdar El Ali, également président de l'Océanium, une association sénégalaise de protection de l'environnement. Et pour cause, la mangrove joue un rôle vital pour la faune et la flore : dortoir pour les oiseaux, refuge pour les hyènes et les singes, nurserie pour les poissons et les crustacés ou encore filtre de rétention à carbone. « Elle rend un service écologique à la société. Les arbres peuvent stocker rapidement et en grande quantité les polluants. Sa dégradation menace directement la biodiversité, mais aussi les populations locales qui dépendent de la pêche », souligne François Fromard, spécialiste de la mangrove et chercheur émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Autre fonction primordiale : les palétuviers servent de barrières protectrices contre les tempêtes et les tsunamis. « Dans un contexte de changement climatique et de montée des eaux, le recul de la mangrove est inquiétant. L'érosion des côtes s'accélère », précise le chercheur.
Les associations réagissent...
Face à ce constat, l'Océanium mène des actions de reboisement avec les populations locales pour restaurer la forêt au Sénégal. « Plus de 150 millions de palétuviers » auraient ainsi été plantés en dix ans dans 500 villages du Sine Saloum et de la Casamance. Sous l'impulsion de Haïdar El Ali, l'association a également créé l'Aire marine protégée de Bamboung (AMP) sur 6 800 hectares, près de Toubacouta. « L'idée était de permettre la régénération de l'écosystème. Nous avons donc interdit la pêche au départ pour favoriser le repeuplement des espèces. Des gardes volontaires surveillent la zone, pour repérer tout acte de délinquance, comme le braconnage ou la destruction de la forêt », explique Mamadou Bakhoum, vice-président du comité de gestion de Bamboung. Depuis la création de l'AMP en 2004, plus d'une trentaine de nouvelles espèces de poisson ont déjà fait leur apparition.
Dans les îles Bétenti, au cœur de cette faune et flore luxuriante, à quelques kilomètres de l'Aire marine protégée de Bamboung, les habitants de Sipo s'inquiètent eux de la dégradation de leur village. Sur cette île d'une centaine d'âmes, la population dépend de la terre et de la mer pour subsister. « Ici, toutes les choses que l'on a pour vivre, on les prend dans la nature. Les poissons, les noix de cajou, le pain de singe (le fruit du baobab), le bois. On vit de cela, on n'a rien d'autre », explique Jean-Dominique Senghor, 31 ans, un cultivateur de Sipo.
... les populations aussi
Dans ce village traditionnel, dirigé par une reine, sept ethnies, Sérères, Diolas, Peuls ou encore Wolofs, récoltent les huîtres des palétuviers, du poisson et des crustacés dans la mangrove pour se nourrir. Pour eux, maintenir l'équilibre de cet écosystème est une question de survie. « Nous vivons de la nature. La brousse et le fleuve sont au bénéfice de tout le monde. Chaque village doit se mobiliser et protéger son côté. Moi je vais bientôt partir, mais pour mon fils et mes petits-enfants, il faut continuer à se battre, ne pas croiser les bras et attendre, il faut agir », clame Issa Touré, fils du fondateur de Sipo et chef du village depuis vingt-six ans.
Inquiets pour l'avenir de leur île, menacée par la déforestation et l'arrivée d'hôtels touristiques voisins, la population tente de résister. Depuis 2010, une association des villageois se mobilise pour protéger Sipo. « Nous reboisons pour restaurer la brousse et la mangrove. Chaque année, nous plantons plusieurs dizaines d'hectares de palétuviers, d'anacardiers et de bois de fer », détaille Jean-Dominique Senghor, le président de l'association, qui collabore avec Keur Bamboung, un « écolodge » voisin. C'est d'ailleurs ce modèle d'« écotourisme » qui a inspiré les villageois il y a quelques années pour créer leur propre campement composé de quelques cases rudimentaires, d'un restaurant et d'un petit marché artisanal. L'objectif : promouvoir un tourisme durable et respectueux de l'environnement, tout en assurant des revenus aux villageois. Les fonds sont reversés dans une cagnotte communautaire, qui permettra ensuite de rénover l'école de Sipo et de construire une case de santé. Pour la population, pas d'autre choix : il faut résister, ou bien partir. « Si la forêt continue de reculer, les habitants partiront. Certains cultivateurs et pêcheurs ont déjà préféré fuir parce qu'ils n'arrivaient plus à vivre ici. J'ai tellement peur pour le futur de Sipo », s'alarme Jean-Dominique.
Sophie Douce/lepoint.fr
http://afrique.lepoint.fr/economie/senegal-un-royaume-de-...

01/10/2017

MBOUR ET SALY...

Culture Et Tourisme En Difficulté : Mbour, Pourquoi Ça Cale ?

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Une ville avec tous les atouts, Mbour. Dans ce gigantesque complexe urbain où tout se mélange, le principal souci des gouvernants d’aujourd’hui, (l’Etat et les collectivités locales) reste dans ce qui peut être fait pour sauver ce qui peut l’être. Mbour suffoque et il semble qu’il n’y a pas de solutions immédiates. Et, le plus regrettable est que contrairement à la métropole niçoise adossée sur la Méditerranée et seulement distante de quelques kilomètres de Monaco et de l’immense agglomération marseillaise sur la canebière qui est devenue la quatrième ville de France, Mbour forte de ses attributs de la nature, n’a tiré profit ni de la mer, encore moins de tous les atouts qui fondent le caractère d’une véritable ville.
En métropole, quelle grande ville aujourd’hui n’a pas son tramway, son centre piéton, ses vélos en libre-service ou encore son «écoquartier», se demandent certains experts et urbanistes. A l’heure du Smartphone et des villes numériques, l’on est pourtant, très très loin de ces images et clichés qui symbolisent la ville moderne, quand on parle des villes sénégalaises. A Mbour, à ce jour, le tourisme est presque mort de cette anomalie. Tout comme la culture, l’éducation et toutes les grandes librairies qui faisaient sa réputation, ont fermé leurs portes. Les grands magasins du centre aussi laissés à des affairistes dont le seul souci, loin de rendre belle, une cité, fussent-ils des Sénégalais, est de se faire de l’argent sur la population au lieu de servir les populations. Dans le centre ou ce qu’il reste, ne subsistent que les ombres du passé.
Le tramway, même si des lignes de tata viennent d’être lancées, ce sera peut-être pour l’autre siècle. Pour avoir une ligne, il faut des voies dans la cité ; Mbour n’en a plus. Pour améliorer la mobilité urbaine, la ville ne compte aucune voie bitumée dans le centre encore moins des feux de circulation. L’on est encore dans la préhistoire de la civilisation urbaine et la population semble s’en accommoder. Aujourd’hui, il n’y a aucune forme d’innovations, à commencer par la voirie morte de sa plus belle mort.
De centre, la jeunesse actuelle de la ville n’en connaît qu’une seule direction, celle qui mène à la station de Saly, site touristique qui n’a pas été incluse dans le périmètre urbaine ville et laissée à une communauté rurale, Malicounda, pour renflouer les caisses de cette commune-quartier située à l’entrée de la ville. Une cité de tous les paradoxes qui n’en tire aucun avantage ; voilà qui symbolise la ville de Mbour et son environnement.
La plus incompréhensible des mesures a été de l’avoir séparé pour des raisons qu’on aura du mal à expliquer dans l’avenir, à son arrière pays, sans aucune forme de concertation entre le rural et l’urbain. Au même moment, Diamniadio et son immense complexe urbain arrivent dans ce contexte sans aucune autre forme de perspectives qui va dans le sens du développement de la Petite côte. Ici tout a été pensé pour aller à… ou revenir de… Dakar. Quid de l’aéroport de Diass en voie d’être inauguré et qui ne sera d’aucune forme d’utilité dans la relance de la ville sinon y accroître l’anarchie et les encombrements en tout genre. Comme l’a été d’ailleurs, au regret des populations, le tourisme et l’aménagement de la station balnéaire de Saly au départ du programme.
Conçue comme l’élément-clé dans la construction du territoire, Dakar, devient une sorte de goulot d’étranglement à partir duquel tout se déconstruit également. Comment expliquer, à partir de ce moment, la difficulté d’entrer ou de sortir de Mbour ? Que l’on bifurque par la soi-disante bretelle à l’entrée de la ville et qui mène sur la route de Kaolack ou que l’on entre dans le ventre mouvementé de la ville pour aller vers Joal, on ne le fait pas en moins de vingt minutes. Un calvaire avec comme élément catalyseur, les gros camions en direction du Mali, de la Guinée-Bissau, de la Guinée ou des fois en provenance de ces pays, du Sénégal oriental et/ou de la Casamance.
Et dans un tel contexte, sans moyens suffisants, sans aucune vision, le maire peut tout se permettre en invoquant les difficultés liées à la conjoncture, mais encore l’absence de véritables projets politiques venant de l’Etat dans la ville. Les inondations qui le tracassent au quotidien à chaque saison des pluies en sont un bel exemple.
CONTRAINTES BUDGETAIRES, ABSENCE D’HORIZONS CLAIRS… : Un véritable gouffre urbain qui explose
Limitées au niveau de leur budget, toutes les villes sénégalaises fussent-elles littorales, fluviales, fluvio-maritimes ou intérieures n’ont aucune marge de manœuvre. Tous les projets urbains qui sont y lancés, ne le sont que grâce aux intérêts de la puissance publique. Sans elle, il y a aucun autre investissement à venir. Pour preuve, le pôle de Diamniadio en construction pour un montant d’environs 2 milliards de dollars, ne l’a été que par l’engagement de l’Etat avec ses partenaires marocains, indiens, et quelques Sénégalais qui y tireront nul doute profit. Que peuvent faire les maires, face à l’anarchie, toutes les formes de pollution, l’absence d’études sur leur cité.
Tous ces faits remarqués sont des freins au développement d’une ville qui ne prendra son envol que quand elle sera dotée d’un plan de développement urbain régional qui inclut à la fois, Thiès, Joal et Fatick. Mbour comme espace économique principal, Thiès comme centre d’une région économique, Joal et Fatick, comme aires de prospérité qui permettent de réduire la pression sur la ville. Pour exemple, Thiès n’est distante de Mbour que de 70, voire 75 kilomètres, selon le chemin qu’on prend. Joal est à 30, voire 32 km. Et, Fatick et sa région seulement distante de 70 km. Construire un ensemble au cœur de cette partie la plus humide du littoral à travers les îles du Saloum, Djifère, sur la route de Kombongoy, voilà le travail à faire pour certains spécialistes de l’aménagement du territoire.
Contrairement, à Diamniadio, Mbour et son agglomération ne se développeront par des bouts de territoire découpés en fonction des intérêts des uns et des autres. Confrontée aux pénuries d’eau chaque jour, à l’anarchie au sein des aires de rencontres (marchés, routes ou ce qu’il en reste), la population ne veut même plus qu’on lui parle de ville. L’absence d’homme ou de femme de la ville proche de l’Apr, dans le dernier gouvernement de Macky Sall, est aussi soulevée chez les jeunes comme une forme d’oubli que le président de la République et son entourage n’assument pas. Mbour, une méprise ! Certains jeunes n’hésitent plus à penser que l’équipe au pouvoir ne rêve pas d’un grand destin pour leur ville. Est-ce qu’ils ont tort à ce qu’on voit ?
Depuis des années, la grande mosquée dont un des pans s’était effondré, est restée en souffrance de par l’incompétence d’une équipe municipale incapable de développer la moindre capacité de coopération économique et sociale pour relancer ce projet. Quand l’association «Solidarité mbouroise » s’y est mise avec ses moyens à elle, la chose s’est accélérée timidement. Et, maintenant, c’est le Président Macky Sall qui s’y met avec la promesse de finir les travaux. Un mouvement de jeunes pour vendre du rêve voilà l’enjeu, mais s’agira-il d’un rêve durable ?
CITE NUMERIQUE, VOIRIE NOUVELLE, UNIVERSITES, LACS… : Diamniadio, modèle ou anti-modèle…
La question du budget est intéressante quand on l’évoque au cœur du fonctionnement des villes, car même Dakar dont le maire Khalifa Sall est encore en prison pour des problèmes de gestion interne de sa mairie, n’y arrive pas. Dans la ville sénégalaise, il semble que le casse-tête des élus reste l’équation de la gestion municipale. Le nœud de tous les problèmes est là et de quels moyens dispose un maire qu’il soit de Guédiawaye, de Diourbel, Pikine ou Mbour pour faire la mixité sociale, le logement ou des programmes d’assainissement ? Avec Diamniadio, l’on tente le tout pour le tout pour élaborer un modèle urbain qui devrait marquer les esprits. Mais, les autres villes, en ont-elles les moyens ? De l’Etat et des collectivités, qui doit faire la région, la question est ouverte aux planificateurs.
Le modèle Diamniadio, tout beau projet, confié à la Délégation Générale à la Promotion du pôle Urbain (Dgpu), est vu par certains comme un paradoxe dans le contexte de décentralisation que connaît le pays depuis le lancement en 1997, de ce projet dit de régionalisation. Et c’est le Délégué Général Seydou Sy Sall qui le dit lui-même, chez nos confrères de Financial Afrik en soulignant que «C’est la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’un projet de cette envergure, est entrepris. 1644 hectares, pour vous donner une idée, c’est quatre fois le plateau de Dakar ; quatre fois les Parcelles Assainies. Certains pensaient en parlant de çà qu’il s’agissait d’un projet pharaonique qu’il était impossible de réaliser… En 2014, lorsque le Président Macky Sall lançait le projet, c’était un site complètement vierge. Mais, le Président, vous savez, c’est avec l’audace qu’on réussit tout. La première chose a été d’injecter ici le Centre international de conférence de la francophonie». L’idée, ajoute le délégué général du Pole, «c’était de susciter l’attractivité, l’attraction vers le pôle. L’Etat a voulu démontrer ici le mouvement en marchant…» Audace et attractivité, chacun de ces mots gardent son sens pour le projet, mais aussi pour la suite. Ils fixent aussi un cap pour le pays et son futur modèle à l’horizon 2030-2050. Mais, les mairies actuelles dans leur configuration et la composition de leurs élus, sont-elles capables de suivre ce mouvement, fut-il le plus beau, le plus construit au plan de la conception et du partage des idées ?
Face à cet exemple, la France dans sa conception du territoire, en partant de la région, du département, de la commune est un exemple inspirant encore une fois. On peut retenir ainsi, et les études des laboratoires des universités et instituts de recherche sur l’urbain, que la France n’a connu en tout et pour tout que deux périodes où les gestions municipales ont été fortement marquées par une vision politique. Celle du socialisme municipal, né dans les années 1880, qui s’est prolongé jusque dans les années 1930. Les villes deviennent alors des laboratoires du changement, avec la mise en place de grands services publics municipaux allant jusqu’à la création de boulangeries ou de pharmacies municipales. C’était pour l’époque…
Celle des années 1970 et 1980 ensuite, fortement marquée par la bipolarisation de la vie politique. À la suite du programme commun, une nouvelle génération d’élus de gauche conquiert des villes aux municipales de 1977. Dans leur gestion, ils vont mettre l’accent sur la démocratie locale, les loisirs et les grands équipements culturels. La première expérience se heurtera au Conseil d’État, qui veille scrupuleusement à faire respecter la loi de 1884 limitant les compétences des communes. La seconde trouvera ses limites dans les contraintes budgétaires qui vont rapidement s’imposer à tous. Les villes sénégalaises sont dans cette forme d’impasse qui commence à trop durer. «Pour faire très différent, encore faut-il en avoir les moyens financiers», souligne Patrick Le Lidec, chercheur au centre d’études européennes de Sciences-Po.
LIGNES DE FORCE
A l’heure des innovations et de la croissance verte : Mbour peut-elle redevenir une ville qui attire ?
Mal éclairée pour ses rues principales, sans aucun reflet qui attire le visiteur, Mbour peut elle devenir une ville d’avenir ? Simplement, une cité lumineuse, lisible et presque de taille humaine. Toute la question est à ces points.
Un débat de fond se tient actuellement au Sénégal dans le monde des urbanistes pour ce qui est du modèle à suivre pour remettre en vie les villes secondaires. Mais, quelles réponses proposent les mairies des villages devenues communes rurales comme celles des villes grandes ou moyennes au moment où tous disent avoir fait passer le budget municipal de 100 millions à plus d’un milliard de FCFA. A tort ou à raison, d’où vient cet argent que l’on agite et dont on ne recouvre même pas les 70% pour le budget. Image d’épinal, nos villes n’ont plus rien de villes malgré ces types de déclarations. Les maires de villes comme ceux des communes rurales en purs politiciens ne sont pas souvent et pour la plupart capables de lire même un bon budget. L’on fait dans l’à-peu-près en pensant que le peuple de la ville dort. Çà les arrange. Contre les inondations, les saletés, la mauvaise organisation des activités (mobilité urbaine, transports, gestion des marchés et halles…), l’anarchie est au cœur de tout. A Mbour comme à Kaolack, dans le centre de ces villes paisibles d’il y a quelques années, rien n’attire sinon, les odeurs et les saletés qui se mélangent au sable de rues mal entretenues. On est dans le flou. Si on considère qu’une ville intelligente, c’est une cité où l’on peut vivre son bien-être et faire du business, il n’existe pas encore une ville sénégalaise qui répond à ce critère en attendant de voir ce que va offrir le pôle urbain de Diamniadio. Le contexte de l’édification de cette nouvelle ville arrive au moment où jamais la gestion de la cité n’a jamais été aussi défaillante. Pour preuve, faute de résultat, même nanti de son expérience de paysagiste et grand connaisseur de la vie urbaine, le maire de Saint-Louis, Cheikh Bamba Dièye a été sanctionné par sa base et une partie de la population de la vieille ville. Le maire actuel, fort du soutien du chef dont il est le beau frère, ne fait pas mieux que lui moins de deux ans, après son élection.
Que dire de Mbour, la cité la plus envahie du Sénégal par l’exode après Dakar ? Au cœur d’une belle tourmente au niveau foncier, la ville n’a plus aucun charme. La décentralisation et ses incohérences lui ont enlevé tous ses privilèges et c’est dans ce contexte que tout ce qui faisait son charme a disparu : le tourisme est bien en très grande difficulté. La mer n’attire plus le visiteur étranger qui préfère désormais le sable fin de la Dominique et des Antilles beaucoup plus propres et plus aptes à les recevoir. Dans le même temps, rien n’est fait par les autorités au niveau de l’Etat comme au niveau municipal, pour relever la qualité de l’offre dans les hôtels encore en vie ; mais encore dans l’aménagement d’espaces du genre : les places du centre, la plantation d’arbres, les façades etc.
Qu’est ce qui attire d’ailleurs dans cette cité où toutes ces facéties qui font la réputation d’une cité n’existent nulle part ? A cette question, le maire serait incapable de vous apporter une réponse. Au cœur de la tourmente, il n’a plus d’avis ; il semble attendre son heure, pour ne serait-ce que rendre le tablier et laisser la place. Raisonnablement, c’est sans doute le meilleur service qu’il aura à rendre à la ville ; mais pour être remplacé par qui ? Autre question lancinante qui revient dans cette ville où depuis Ameth Sarr et Abdou Mané, il semble que l’on soit plus damnée que les autres. Moussa Ndoye n’a guère mieux, bradant le foncier comme il pouvait. Mbaye Diagne, malade et impuissant a eu toutes les difficultés à finir ses mandats. Alors à partir de là, regarder l’avenir reste difficile dans cette cité sans reflet, adossée sur l’atlantique, comme malgré elle.
FOCUS SUR… SALY
La grosse anomalie au cœur d’un chaos
40 ans d’existence et le Ko après, c’est cela à quoi ressemble la station balnéaire la plus connue en Afrique de l’ouest. Comment est-ce possible ? La réponse n’est pas simple pour les experts et les hôteliers qui se renvoient la balle. Au niveau du Centre Expérimental de Recherches et d'Études pour l'Équipement (Cereq)), l’on met cela sur la somme de toutes ces erreurs nées du non respect des normes d’établissement et de construction sur le littoral. L’on a chargé la mer, dit-on. Dans l’aménagement littoral, le village de Saly et sa station balnéaire reste comme un complexe qui, au début de sa conception, étaient destinés à faire de la Petite côte avec le Cap skirring, aux côtés de Dakar, mais aussi de Saint-Louis, le cœur du tourisme au Sénégal.
1977-2017, c’est juste au lieu des belles prévisions attendues, ce furent quarante années de désillusions pour la ville. Même si les débuts jusqu’à la fin des années 1990 furent exceptionnels sur l’économie de la zone et de la région, la suite a été presque catastrophique, parce que tout finalement s’en va. La côte envahie par la mer parce que «sabotée» par des édifices sans aucune norme de respect des sites. Sans le respect de la distance des 100 mètres entre la mer et la côte, comme dans la législation européenne qui devrait permettre de laisser l’océan dérouler ses vagues. La Direction de l’environnement et des établissements classés est dans la même mouvance sans arriver à convaincre les promoteurs hôteliers sur la Petite côte. Selon eux, aucune des solutions tentées par l’Etat jusque-là, n’a servi à rien pour sauver ce qui peut l’être sur le littoral. Le tourisme se meurt à Mbour parce que tout a été fait dans la planification du secteur, sans une cohérence avec le développement de la ville. Rien n’attire le touriste dans la cité, les quartiers, chez les gens. Ni l’habitat, ni la gastronomie, encore moins, la boulangerie et les services. Comment dans une cité touristique, vous ne pouvez avoir aucun organisme à visiter au plan récréatif. Aucun musée, encore moins des centres culturels et de bons restaurants.
Au niveau des infrastructures, qu’est-ce qu’il y a, à part le grand marché coincé au bord de mer et de l’ancien centre ville ? Pittoresque et propre à ces débuts dans sa gestion et son organisation, ce grand centre d’échanges a été vite dépassé par le développement anarchique qu’il y a dans la ville sans que des mesures intelligentes viennent pour prévenir et organiser son avenir. Est-ce trop demander aux autorités municipales ? Tout autour de ce marché où toutes les voies étaient bien tracées, il n’existe plus aucun grand restaurant ; aucun centre où l’on peut se reposer quand il fait chaud. La station de Saly qui était devenue le lieu où l’on pouvait disposer de ces espaces, a également perdu sa flamme même forte de son nouveau statut de commune.
Mame Aly KONTE - Sud Quotidien

18/09/2017

LA NATIONALITE SENEGALAISE

Que vaut la nationalité Sénégalaise aux yeux du monde?

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Dans une étude menée par le professeur de droit Dmitri Kotchenov et publiée par l'entreprise britannique Henley & Partners, il est établi l'indice représentative de la nationalité de la valeur de chaque nationalité dans le monde.
Cette étude qui a découlé d'un classement mondial est établie selon plusieurs critères traités équitablement et divisés en deux grandes catégories: les facteurs internes, propres au territoire national, et les facteurs externes, liés à la reconnaissance du document d'identité à l'étranger.
Parmi les facteurs internes, les chercheurs ont analysé les données nationales en matière de développement, de progrès et de puissance économique, son niveau de stabilité politique et les risques de conflits.
Parmi les facteurs externes pris en compte: la liberté pour les citoyens d'un pays de voyager et les facilités octroyées par ce pays aux étrangers désireux de s'y installer.
En ce qui concerne le Sénégal, ces dernières n'ont pas été de bons résultats sur l'emplacement de la qualité de la nationalité. Cette étude publiée chaque année précédente de l'année en cours montre des statistiques de chaque pays du monde.
Sur l'indice de qualité de nationalité, le Sénégal est placé à la 104ème contre la 88 ème place en 2015. Le Sénégal devance beaucoup de pays l'espace CEDEAO mais est loin derrière comparé à des pays comme l'Allemagne 1er et la France 2ème.
Sur la valeur externe de la nationalité le Sénégal est classé à la 87ème place contre la 68ème place qu'il occupait en 2015. Comparé à des pays comme le Ghana (81) ou la Sierra Leone (84), le Sénégal est derrière aussi la France 1ère et la Suède 2ème.
Sur la liberté des étrangers de venir s'installer au pays, le Sénégal est classé 19 ème contre la 15 ème place de 2015. Mais le Sénégal devance presque tous les pays de l'espace CEDEAO sauf la Guinée et le Mali placés à la 18 ème place. Pour cet indice le premier pays est la France et le 2ème est la Finlande.
Sur l'indice de la liberté de voyager qui garantit aux citoyens de se déplacer en toute sécurité dans d'autres pays du monde, le Sénégal est classé à la 122 ème place contre la 116 ème place de 2015. Néanmoins le Sénégal est loin devant les pays de l'espace CEDEAO. L'Allemagne est le 1er pays suivi de la Suède en seconde place.
Tous ces indices démontent que le Sénégal perd de plus en plus de place dans la course à la qualité de la nationalité. Cela montre aussi que la diplomatie Sénégalaise doit faire des efforts en matière de bien-être des citoyens partout dans le monde. Le Sénégal a perdu beaucoup de places en l'espace d'une seule année. Ce qui diminue de plus en plus la force de la nationalité Sénégalaise aux yeux du monde...
Dakaractu.com

17/09/2017

LE DG DE AIR SENEGAL DEVOILE SON PLAN DE VOL

Philippe Bohn dresse son plan de vol

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Le nouveau patron de la compagnie Air Sénégal Sa, Philippe Bohn, compte nouer des partenariats stratégiques avec les institutions financières afin de se donner les moyens pour atteindre son objectif de hisser la boite au sommet du marché aérien africain.
On en sait davantage sur le processus de l’arrivée de Philippe Bohn aux commandes de la société Air Sénégal SA. C’est le « nouveau commandant de bord » himself qui file l’information à Jeune Afrique. Philippe Bohn a ainsi révélé que c’est le Président Macky Sall himself qui l’a convaincu au cours d’un échange téléphonique à l’issue duquel le nouveau patron de Air Sénégal SA ne pouvait continuer de refuser le challenge. En acceptant de rejoindre le Sénégal, Philippe Bohn révèle également qu’il a tourné le dos à une autre offre d’une autre compagnie africaine dont il n’a pas révélé le nom, encore moins les détails.
Selon le journal, Philippe Bohn a été surtout séduit par le défi industriel, celui consistant à partir de zéro pour faire de cette nouvelle compagnie qu’est Air Sénégal une success-story du ciel africain, à l’image d’Air Côte d’Ivoire, Asky Airlines ou Rwandair.
C’est ainsi que pour y arriver, il a dressé son plan de vol sur une durée de trois mois basé sur la fertilité, pour ne pas dire la virginité de la capitale sénégalaise au plan aéronautique. « Dakar est un hub géographique intéressant entouré de 1,3 milliard de gens à moins de six heures de vol. Compte tenu de la croissance démographique exponentielle de la sous-région, il y aura plus de monde à transporter » a indiqué Philippe Bohn.
Et sa première mission consistera à faire un bilan assez précis de l’existant et voir ce qui est faisable, en mettant d’abord en place le réseau de vente (ticketing) et en déterminant si Air Sénégal SA a les bons fournisseurs.
Philippe Bohn compte également jeter un coup d’œil sur le plan de développement élaboré par le cabinet Seabury, qui table sur une ouverture progressive aux moyen-et long-courriers pour, d’ici à dix ans, disposer d’une flotte de neuf avions, avec 22 destinations.
En plus des deux avions dont dispose la compagnie, le nouveau commandant de bord compte densifier la logistique avec trois autre Airbus à acquérir en leasing en 2018.
Etant entendu que les institutions financières restées longtemps très prudentes ont commencé à s’intéresser au secteur aérien, Philippe Bohn, malgré son assurance du soutien de l’Etat envisage de nouer un partenariat stratégique et financier solides avec elles.
reussirbusiness.com

13/09/2017

ÇA ROULE DANS LE SALOUM

ESCAPADE DANS LE SALOUM

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Retrouver Pierre Diouf des "Aventuriers du Saloum" une nouvelle fois dans un reportage télé. C'est ce samedi 16 septembre sur TV5MONDE dans l'émission "çà Roule" à 13h (heure GMT) en compagnie de Juliette Ba.
ÇA ROULE !
Découverte, rencontre, aventure... "Ça roule !", c'est l'actualité automobile du continent africain. Sur les routes et les pistes africaines, Juliette Ba prend le volant et va à la rencontre de personnages hauts en couleurs qui entretiennent un lien particulier avec le monde de l'automobile.
Juliette poursuit son escapade au Sénégal, dans le delta du Sine Saloum, une région naturelle qui compte une vingtaine d´îles. Depuis le village de Fambine, en compagnie d'un guide très connu dans la région, Pierre Diouf, elle embarque à bord de pirogues peintes. Autrefois exclusivement utilisées pour la pêche, ces embarcations permettent désormais aux touristes de visiter le delta. À bord d'une vieille Peugeot 405, "la voiture de l´Afrique", elle se rend au marché aux poissons de Djifer, avant d´enfourcher un quad pour se balader en forêt.
TV5MONDE/lads

07/09/2017

HISTORIQUE

Les Sénégalaises font moins d’enfants

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Historique ! Les Sénégalaises font moins d’enfants que par le passé. «C’est la première fois au Sénégal que nous descendons de la barre de la moyenne de 5 enfants par femme en âge de procréer», révèle Aboubacar Sadikh Bèye, le directeur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, lors de la publication des résultats de l’Enquête démographique continue 2016. D’après cette étude, les femmes de 15 à 49 ans font en moyenne 4,7 enfants. Une baisse de fécondité qui survient pour la première fois depuis 10 ans.
Voxpopuli - Seneweb.com

A REGARDER

Voici quelques semaines, une étudiante de Dakar nous demandait de diffuser un questionnaire convivial afin de boucler son mémoire.
Aujourd'hui, un petit film a vu le jour, cerise sur le gâteau de ce mémoire. Je laisse Yakiné vous en parler:

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"Cette année, je me suis lancée un pari fou: donner davantage envie au monde de connaitre et découvrir mon pays. Un pari osé et absolument hors norme. Au sens propre comme figuré, ce pari fut fou. J'ai imaginé, écrit et voulu réaliser un film. Dans ma tête, j'avais mon scénario parfait, le bon fil conducteur et une mise en scène topissime. J'ai rêvé, j'ai, donc, voulu réaliser...Petit bémol: je ne pouvais travailler seule. Oui en effet, pour mener à bien mon projet, je me devais, maintenant, de trouver des personnes qui pouvaient croire en moi, en mes capacités, mon envie de bien faire et ma hargne de vouloir relever des défis. Des personnes qui allaient accepter de me suivre dans ma folie et surtout faire du volontariat.

Qui? mais, diantre qui? Qui pour accepter donner un coup de pouce pour la réalisation de mon mémoire sans rémunération aucune ? Accepter de travailler avec moi dans des conditions...-Bon, il n'ya vraiment pas honte de le dire- précaires et des moyens minimes? J'ai ciblé des personnes, osé leur faire part de mon projet et solliciter leur aide. A la place d'un oui, leur réponse était "on commence quand?". Ils se sont emparés du projet, m'ont aidée, guidée et assistée. Mathilde Corberand, CheikhDoudou Mbaye et toute sa famille pour les rôles, Flavio Stz, pour la camera, Pape Seck et Dolimotion pour le montage, Khàdijatoù Tall et Mamadou Mamadou Ba pour les costumes... L'équipe parfaite pour abattre un travail excellent. Je suis fière du travail accompli. Merci d'avoir voulu donner envie, d'avoir voulu partager des émotions et surtout d'y avoir cru..."
Le film est visible sur: https://web.facebook.com/mamanyakine.ndiaye/videos/689393...

06/09/2017

UN ETE SUR LE LITTORAL…MBOUR, MBALLING, DOMAINE DE NIANING…

QUE FAIRE DES ZONES VERTES DE LA PETITE COTE ?

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Sur toute la petite côte, le tourisme se meurt. De la station de Saly au village très vert de Nianing, avec son domaine, les petits espaces verts semblent à l’abandon depuis que la fréquentation des touristes, résultant de la fermeture du Club Aldiana et du Domaine de Nianing, s’est faite de plus en plus rare. Dans une ville sans reflets ni symbole, Mbour pour ne pas la nommer, rien ne ressemble plus à cette zone prometteuse des années 1960 que le régime du président Senghor avait choisie comme le pôle futur du développement du tourisme de masse et de week-end au Sénégal. Dans cette ambiance morose, où tout s’en va, comme dans la chanson, il est devenu presque hypothétique de sauver ce qui reste des quelques poches vertes de la zone, à commencer par la rivière Mballing, le Tiamassas au cœur du Club Aldiana et encore moins dans le merveilleux site du Domaine de Nianing aujourd’hui en attente de réouverture.
Le Mballing, ce n’est pas le nom donné à un bar ou un restaurant d’un petit coin d’une cité, mais plutôt, à une belle petite rivière située au sud d’une ville qui marque la frontière entre ce qu’on peut appeler la zone utile et le reste du pays. Le Mballing est comme une frontière naturelle qui marque l’amorce de ce qu’on peut appeler en direction des îles du Saloum, les régions vertes du Sénégal. A la lisière de la ville et au cœur d’une zone de verdure dont l’autre frontière naturelle mène à l’océan atlantique, Mbour et son territoire n’ont jamais eu l’ambition de placer cette rivière naturelle au centre des plans d’urbanisme. Or, zone de la petite pêche au cours des années 50-60, le Mballing a toujours permis aux petits exploitants de tirer de ses eaux, quelques espèces rares de crustacés, de mollusques et poissons d’eau douce, comme le mulet, le tilapia, le crabe, le mâchoiron etc.
Aujourd’hui, cernée de toute part par l’immense anarchie urbaine qu’on confond encore à tort à une vraie ville, la petite voie d’eau, qui aurait influencé le tracé touristique de la ville, ne semble avoir aucun avenir. Sur les berges, les arbustes qui servaient de frontières, ont presque tous disparu. Côté est, la rivière qui s’étire vers les villages de Mbandi et le reste de la zone, n’est qu’une mince ligne d’eau sans aucun confort pour ce qui est des aménagements. Enorme gâchis ; car les enfants des années 60 se rappellent encore tous ces Européens (assistants techniques venant de Dakar et de la ville de Thiès et profitant d’un week-end). On y voyait aussi des Sénégalais et des Africains affectés à Dakar et dans certaines villes et qui, en quête d’endroits exotiques, y arrivaient le vendredi soir, pour dormir dans l’enceinte de l’ex. Orstom ou du service du centre des Grandes endémies balayé par la brise marine et les alizés à longueur de journée.
Tous profitaient le jour venu, de la petite pêche, du ski nautique, de promenade en canoë tractée par des voitures. La belle époque. Le temps est passé et le Mballing n’est plus que l’ombre de lui-même sans aucune perspective ; sans voie intéressante ; mais plus grave sans aucune connexion avec la ville dont il est le centre respiratoire de par sa végétation marquée par quelques arbres de la savane africaine dont les baobabs, le cailcedrat, le jujubier, le figuier ou encore la belle petite forêt de mangrove encore debout du côté ouest du site en allant vers l’océan atlantique. Un manque d’imaginaire et de vision pour un leadership municipal mieux pensé. Pendant que le site est peuplé de quelques populations installées ici, il y a peu par des autorités sans projet, le site est aussi sous la menace des déchets solides (carcasses d’animaux, pots et matériaux divers), mais aussi liquides avec les rejets divers et non traités de toutes les saletés d’une ville qui a nul doute atteint depuis des années, un niveau de saturation pour le moins inquiétant. Une véritable zone de paradoxes ; voilà à quoi ressemble ce territoire au moment où l’Etat a choisi d’investir plus de deux milliards de dollars, dans la construction et l’aménagement de la nouvelle ville de Diamniadio Lake City.
Pendant que l’aménagement de ces berges aurait pu donner une véritable carte de fraîcheur à la ville, le regard des autorités n’a été orienté qu’en direction du projet-phare de Diamniadio ; ce qui n’est pas mauvais si cela permet à toute une région de profiter de tous les avantages et les effets induits d’un tel pari. L’Ird, African Institute for Mathematical Science (Aims-Nei) dans le cadre du projet « The Next Einstein Initiative », rien que ces deux entités auraient pu permettre à la ville et à cet environnement, de faire profiter de la ville de plus de visibilité dans l’aménagement des grandes agglomérations du monde. Neil Turok, l’éminent chercheur d’origine sud-africaine devenu canadien et Directeur du Perimeter Institute for Theoretical Physics de Waterloo, dans les environs de Toronto au Canada, avait porté avec ses partenaires son choix sur le site de Mbour, pour son calme, la beauté des paysages et encore. Aujourd’hui encore, Mbour n’en a rien tiré ; les élus n’y font même pas référence encore moins les populations. Comment relancer le tourisme dans ces conditions. Au niveau de l’Ird, l’on craint d’ailleurs que cette partie qui jouxte l’océan ne soit intégrée dans la propension des autorités départementales, municipales et rurales au partage des terres dont les politiciens de cette partie du pays se sont faits « experts » en donnant le sol à ceux qui leur permettront de remplir leurs poches le plus rapidement possible.
Une ville triste sans symboles
Le développement de la région ou de la ville ne se fera pas sur ces bases ; car au-delà de tout, même si avec la pêche, Mbour ne manque pas d’atouts, les solutions de remise en vie des espaces laissés pour compte comme Mballing ne sont jamais venues. Les carences de l’équipe municipale actuelle, sont si flagrantes que le président de la République devrait regarder un peu la manière dont cette municipalité qui revendique à tort ou à raison, un budget de deux milliards de Fcfa, est gérée. La jeunesse mbouroise comme tous les passionnés de gestion urbaine se posent la question devant l’ampleur d’une telle anarchie au cœur d’une ville en vie. L’absence de solutions tentées ici et là pose aussi la question de la gestion correcte des fonds qu’on collecte tous les jours pour faire fonctionner les services de la cité. Ces derniers jours, des tas d’immondices ont été jetés par les populations sur les grandes artères de la ville. Et pendant quatre ou cinq jours aucun camion n’est passé pour le ramassage. Les populations interpellées, avouent qu’elles sont lassées d’attendre. « Nous avons l’habitude et nous jetons tout cela au milieu de la rue… »
Pendant que les uns s’intéressent un peu à ce qui se fait du côté de la petite bourgade touristique, mais devenue « désertique » de Saly, d’autres se posent des questions sur la capacité du maire actuel, M. Fallou Sylla à faire face à la fois, à l’anarchie, à l’encombrement humain, aux énormes problèmes de la circulation et des transports dans la ville, aux inondations dans toutes les rues. Même si on peut se glorifier pour la première fois, depuis les indépendances, de voir dans la cité, des bus affectés au transport public, l’on se demande dans quelles voies du centre-ville, ces engins vont passer tant l’anarchie reste une équation majeure à Mbour. Pour aller vers les bourgs limitrophes comme Warang ou Nianing, les bus restent des moyens de transports bien modernes et peu chers, mais en ville, pour ce qu’il en reste, il n’y a pas de voies. Le centre de Mbour n’a plus de routes bitumées. Alors de là à revendiquer pour la forme, un budget de deux milliards de Fcfa, les populations se demandent de qui on se moque. Et ne parlez pas d’assainissement dans ce contexte.
LA LOI DE CONSERVATION LITTORALE EN QUELQUES LIGNES
Pour définir pour le lecteur le contenu de cette loi dont on a parlé en France depuis le milieu des années 1970, il faut signaler que la loi « littoral » détermine les conditions d’utilisation et de mise en valeur des espaces terrestres, maritimes et lacustres. Elle s’applique aux communes riveraines des océans, mers, étangs salés et plans d’eau naturel ou artificiel de plus de 1000 hectares.
Cette loi est une loi d’aménagement et d’urbanisme qui a pour but :
- la protection des équilibres biologiques et écologiques, la préservation des sites, des paysages et du patrimoine culturel et naturel du littoral
- la préservation et le développement des activités économiques liées à la proximité de l’eau
- la mise en œuvre d’un effort de recherche et d’innovation portant sur les particularités et les ressources du littoral. Différents dispositifs de la loi participent à la protection du patrimoine et des paysages :
- Maîtrise de l’urbanisme : extension en continuité ou en hameau nouveau intégré à l’environnement, mais limitée par la création de coupures d’urbanisation et dans les espaces proches du rivage ; non constructibilité dans la bande littorale des 100 mètres (calculé à compter de la limite haute du rivage).
- Protection stricte des espaces et des milieux naturels les plus caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral.
- Elaboration de schémas de mise en valeur de la mer (Smvm).
Création en 1975, par l’Etat, du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres, pour mener une politique foncière de sauvegarde de l’espace littoral. Après acquisition, le conservatoire sous-traite (aux communes ou à d’autres structures) la gestion de l’espace. La loi n° 86-2 du 3 janvier 1986 relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, dite loi « littoral », pose les principes de protection et de mise en valeur des espaces littoraux, des mers et grands lacs intérieurs, qui présentent des enjeux majeurs de protection de la nature et de maîtrise du développement, pour la France métropolitaine et l’outre-mer.Cette loi a créé des institutions et outils d’intervention spécifiques pour mettre en œuvre, de façon partenariale, une politique particulière d’aménagement et de protection. Il s’agit du Conseil national de la mer et des littoraux, associant élus et partenaires socioprofessionnels, et du Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres. La loi « littoral » s’applique à toutes les communes riveraines des mers, océans et plans d’eau intérieurs de plus de mille hectares, soit plus de 1 200 communes françaises. Au Sénégal, le projet d’une loi sur la gestion du littoral soulevée un moment par le président Abdoulaye Wade n’a pas encore vu le jour. Cela avait nul doute commencé avec le projet d’autorité de gestion de la corniche, mais il semble que la question mérite nul doute une attention particulière de la part des autorités, au moment où des projets d’exploitation des hydrocarbures (pétrole) au niveau des côtes, sont annoncés par le Président Macky Sall et de son gouvernement.
TOURISME, URBANISATION ET GESTION LITTORALE : Où sont les schémas d’aménagement ?
Adossée à l’océan, la ville de Mbour a tiré quels avantages de cette position ? Agglomération d’avenir au cœur d’un grand vide urbain au début des indépendances, Mbour et tout son environnement immédiat, ont longtemps été perçues comme l’un des pôles vivants de la nouvelle urbanisation sénégalaise. Entre le commerce, la pêche de gros, la pêche sportive, le tourisme, l’agriculture, la culture, la croissance démographique un moment contrôlée malgré l’exode rural venant des villages et des petites communes toutes proches comme Joal, Thiadiaye, jusqu’à Fatick et les îles du Saloum, l’agglomération a connu une forte croissance de ses activités économiques jusqu’à la fin des années 1980.
Mais, qu’est-ce que tout cela signifie quand le territoire en lui-même n’a fait l’objet d’aucune étude de projet d’envergure ? Vue comme un avantage, sa situation sur le littoral n’aura été qu’un simple prétexte pour le rendre encore plus anarchique et plus laid dans le panorama des villes sénégalaises. Au cœur de ce domaine naguère très agréable à vivre sont en train de se superposer des poches de pauvreté aggravée par le manque de perspectives au niveau municipal, urbain et au sein des gros villages environnants.
Soumise aux aléas du temps, la ville souffre d’absence de véritables aires de récréation. Et dans ces conditions, il est quasiment impossible d’attirer du monde, venant de l’étranger, les touristes d’abord et les Sénégalais férus de week-end qui cherchent à changer d’air. Autre chose qui s’ajoute à cette nouvelle faille, l’absence de projets urbains d’envergure. Pendant que Saly qui aurait dû être un quartier résidentiel dans la ville comme Beverly Hills à côté de la ville de Los Angeles, l’Etat a ajouté au cafouillage en faisant de ces aires de repos, des communes à part, sans envergure qui attirent tous les badauds qui n’ont rien à faire dans la vieille ville. Et, pourtant, l’exemple de grandes agglomérations comme Rio de Janeiro devrait pouvoir inspirer les décideurs avec Copacabana et sa baie, qui créent une ligne de séparation entre le vieux Rio, et ses grandes avenues du centre et le nouveau Rio autour de la voie qui mène à Ipanema, Leblon etc. Mais, dans quelles directions sont partis les maires du Sénégal pour comprendre et initier de tels schémas ?
AU CŒUR D’UN MARASME ECONOMIQUE SANS NOM : Une cité du monde qui ne se visite plus
Plus loin de la ville à une distance d’environ 10 kilomètres se trouve une autre petite merveille que les urbanistes de la ville, comme les élus, n’ont jamais intégrée dans leur plan : le domaine forestier et de faune de Nianing. Hôtel et parc en même temps, ce domaine qui ressemble à bien des égards aux hôtels d’Afrique centrale et de l’est (Ouganda, Kenya, Tanzanie), est un territoire bien spécial. Son initiateur a montré la voie depuis très longtemps, en laissant grandir et fleurir tous les arbres, les fleurs introduites ou trouvées sur place prospérer au fil des années. Apo, c’est son nom, ne savait pas qu’en mourant un jour, son domaine, ne lui survivrait pas.
L’on a évoqué l’épidémie d’Ebola pour expliquer la situation qui a conduit à sa fermeture, mais, il s’est passé autre chose sans doute. Préposée à la succession de son ex.mari, Madame Apo, de guerre lasse, n’a pas pu continuer à supporter les énormes charges qui pesaient sur ses épaules quand le tourisme sur la Petite côte a amorcé sa descente aux enfers. La clé sous le paillasson, c’était la seule chose à faire, quand vous ne pouvez même compter sur une vingtaine de clients par semaine. La suite de l’histoire est connue. Et face à un tel désastre, ni l’Etat, ni la ville ou le département n’ont eu l’idée de renflouer les caisses et sauver ce qui pouvait l’être. Les têtes sont ailleurs. A commencer par celle du maire impuissant et sans aucun génie, mais encore du président de la République préoccupé à toutes les formes d’urgences dans un pays où les priorités n’ont même plus de nom. Et dans ce contexte, Mbour et ses espaces de verdures, ne peuvent être une priorité.
Construction culturelle et élément majeur de l’écosystème urbain, Mballing et le domaine auraient dû être comme à Rio, les centres névralgiques de la relance du projet de ville dans l’agglomération mbouroise. Mais dans cette longue liste d’une ville pauvre qui ne reflète aucune forme de beauté dans un monde plus intelligent où le visuel a pris sans doute un grand pas sur le reste, l’absence des arts dans la cité est aussi un problème sérieux. Le terme paysage est propre aux pratiques artistiques et remonte à la fin du XVe siècle. L’origine du mot est controversée. Il semble venir du hollandais landschap qui ne désigne pas uniquement ce que l’on peut voir du pays (land), mais aussi une forme picturale (Roger 1997, 19-20).
TIJUCA, UN MODELE DE FORET URBAINE
Difficile de le dire. Car pour certains, la vérité est qu’aucune expérience n’a prévalu souvent, avant qu’ils ne se lancent dans le bain de la gestion municipale. Or, pour l’exemple, au cœur de la ville de Rio se trouve l’une des forêts les mieux protégées au monde, la forêt classée de Tijuca au cœur de la ville que des millions de touristes visitent tous les ans. Vu du Corcovado (710 m), le paysage urbain de Rio forme une composition ville-nature construite autour de cinq éléments : la mer, les montagnes, la forêt, le ciel et la ville. Selon Zweig (1941), la forêt tropicale pénètre « la ville avec ses lianes inextricables » et « la ville forme, elle aussi, une forêt de pierre ».
Dans la recherche des nouveaux paradigmes de gestion de l’environnement, la forêt de Tijuca semble néanmoins être un élément fédérateur commun à tous les habitants de la ville, toutes classes sociales confondues. Les relations socioculturelles et pratiques des cariocas (habitants de Rio de Janeiro) à cet espace « presque » naturel révèlent un élément symbolique qui reflète et porte l’image de Rio dans l’imaginaire collectif. C’est donc dans un lieu d’apparent consensus collectif que se placent les nouvelles expériences de gestion participative. La forêt est un lieu d’exercice de la citoyenneté où les usagers sont aussi des acteurs de la protection et de la mise en valeur de la nature au cœur de la ville. Voilà qui aurait pu inspirer l’Etat et la municipalité de Mbour en sauvant ce qui reste de la rivière Mballing et en faisant chaque année, des campagnes de reboisement ; histoire de protéger et de renouveler toutes ces vieilles espèces qui y sont depuis des siècles.
LE PAYSAGE : Nouvelle source d’inspiration des architectes et urbanistes
Pour les historiens de l’art, il est connu que les paysages ont été aux origines de l’Académie impériale au Brésil dans une ville comme Rio de Janeiro. Bien que le paysage comme motif partiel d’un grand nombre de tableaux ait d’abord été introduit dans les écoles du nord, pour Gombrich, c’est dans le sud que le paysage émerge dans le discours : « C’est à Venise, et non pas à Anvers, qu’on appliqua pour la première fois le terme "un paysage" à une peinture particulière » (Gombrich 1983, 18). Les inventaires de collections en témoignent. La référence à « un petit paysage ou de nombreuses planches de paysages, est récurrente dans ceux du sud, au contraire de ceux du nord. On peut dire que ce fut après 1816 que la question du paysage occupe une place centrale dans l’essor du milieu artistique de Rio de Janeiro. Comme le mentionnait déjà Joachim Lebreton dans le « Mémoire » qu’il adressa au comte de Barca pour lui présenter le projet de la future académie, les caractéristiques du lieu l’imposaient. Pour lui, l’art du paysage devait avoir une place prépondérante « dans un pays comme celui-ci, auquel la nature a prodigué toutes les richesses » et dans lequel les artistes trouveraient une « mine inépuisable de sujets pittoresques » (Lebreton 1959, 287).
Ville sans musée, sans œuvre d’art visible en dehors des panneaux publicitaires qui brillent plus par leur laideur qu’autre chose, sans grandes écoles, sans centres urbains, Mbour est devenue une cité du désordre et des « hors la loi ». Un espace des tous les désordres. Comment faire du business et des affaires dans ces conditions ? Dans ce contexte, même avec l’aménagement d’un nouvel aéroport Blaise Diagne à Diass, malgré les énormes avantages que donneront, l’autoroute et ses annexes, la ville n’en tirerait absolument rien si ses autorités et l’Etat ne s’inspirent pas de ce qui se fait ailleurs en mieux et en plus beau et plus fonctionnel. En Afrique, quelques grandes villes touristiques ont franchi le pas : le Kenya avec Nairobi et l’Ouganda avec la ville aéroportuaire d’Entebbe. Dans le cadre d’un exemple de coopération entre villes du sud, ces exemples devraient servir à ces espaces de vie comme ceux qui cherchent une voie comme Mbour et toutes zones d’incohérences qu’on s’amuse encore à appeler villes et qui ne sont devenues que des conglomérats de problèmes sans solutions.
ame Aly KONTE/sudonline.sn

05/09/2017

DE PLUS EN PLUS DE DIVORCES

126 286 cas de divorces au Sénégal en 2013 et 1775 séparations en 2015

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Le divorce reste comme un drame social qui gagne du terrain au Sénégal. En 2013, le nombre de divorces s’est élevé à 126 286 cas.
La majorité des cas concerne les femmes avec 96 049 personnes et les 30 236 sont des hommes. Rien qu’à Dakar, durant l’année 2015, le tribunal départemental a eu à prononcer 1775 divorces.
En moyenne, depuis 2014, à Dakar, par exemple, 400 cas de divorces sont prononcés, mensuellement, par les Tribunaux, selon le journal « Vox Populi ».
Un recensement récent rapportait que les « divorcés sont plus nombreux dans la région de Dakar (2,5%)« . La capitale sénégalaise est suivie par les régions de Matam, Saint-Louis, avec 1,5% chacune (identique à la moyenne nationale.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

01/09/2017

LA LANGUE SENE-FRANCAISE

 Les trésors du séné-français

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La langue française est riche par la diversité des peuples qui la parle. De l’Amérique du Nord à l’Asie en passant par l’Afrique, chaque peuple y apporte sa touche et son originalité. Une expression peut signifier une chose dans un pays et tout à fait autre chose ailleurs. Voici au Sénégal, des mots et des expressions quelque peu renversants si vous n’êtes pas habitués.
Bonbons : Au Sénégal on utilise bonbon pour dire biscuit. Le vrai bonbon est appelé "tangal" (du wolof, littéralement "douceur" ou "réchauffeur").
Laisser : Un terme qui vient du wolofisme (langue wolof) voulant « arrêter ce que l’on fait ». Si on vous dit de "Baïl li nga def" qui signifie en gros "Arrête tes conneries" mais qui traduit mot à mot donne "Laisse ce que tu fais".
Enceinter : En français-wolof, cela veut dire, mettre une fille enceinte hors mariage.
Être compliqué : Quelqu’un qui ne se prend pas la tête. Une femme est dite "non compliquée" quand on sous-entend qu’elle serait facile et de mœurs légères.
Cartoucher : Au Sénégal, ce verbe est utilisé pour dire tout simplement que l’on redouble une classe à l’université. Cartoucher à donné le nom cartouchard, c’est-à-dire celui qui redouble la classe
Quatre heure moins : Cela montre l’élasticité de l’heure au Sénégal. Le Sénégalais peut juste dire il est quatre heures moins, au lieu de dire : « il est quatre heure moins vingt ».
Descendre : Le sénégalais dit « je suis descendu » pour annoncer qu’il a terminé sa journée de travail.
Y'a pas de problème : Expression en général pour banaliser un véritable problème.
Les venants : Tout ce qui vient d’Europe, des États-Unis ou du Canada. Qu’il s’agisse de biens matériels ou des personnes..
Manger son argent : Quand un Sénégalais te demande si tu profites de la vie, il peut te demander « si tu manges ton argent ». On dit souvent de quelqu’un qui achète une nouvelle voiture ou de nouvelles paires de chaussures « qu’il mange son argent ».
Noceur : utilisé pour désigner quelqu’un qui a fait la fête, qui va au restaurant et sort souvent.
Fatiguement : Terme que l’on utilise pour dire de quelqu’un qu’il est fatigué. Autrement dit, quelqu’un qui tombe malade, pour donner une première explication dira « C’est du fatiguement, seulement, un peu de repos et… »
Farcer : Faire des plaisanteries souvent de mauvais goût, taquiner.
Omo : Pour designer la lessive. La marque Omo a remplacé le produit. C’est comme si, on nommait toutes les boissons Coca-cola.
Essencerie : Utilisé pour station service
Dibiterie : Lieu de restauration où l'on prépare du mouton grillé. Ce mot vient de débiter.
Bitik : Pour désigner une boutique.
Trop (prononcer "torop") : Très, beaucoup. On peut le renforcer en ajouter "même" à la fin de la phrase : cette voiture est trop classe, même.
Durer : Être là depuis longtemps (J’ai duré dans ce travail).
Faire les bancs : Aller à l'école. Nous avons fait les bancs ensemble : nous avons fréquenté la même école.
Être en état : Être enceinte.
Long : Se dit pour désigner quelqu’un de grand par la taille (le contraire est court).
Le mois est creux : Se dit lorsque l’on a plus d’argent.
http://www.lepetitjournal.com/dakar/societe/culture-tradi...

30/08/2017

NE PAS ATTENDRE LA SENELEC

A Dakar, le « do it yourself » pour pallier la lenteur de l’électrification et autres petits désagréments

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Modou présente son panneau solaire domestique fabriqué de toute pièce dans son « fab lab ».
Ils ont la concentration fiévreuse du laborantin et l’application consciencieuse de l’artisan à son établi. Dodji Honou, 31 ans, et Mouhamadou Ngom, 46 ans, sont les piliers d’un des fab labs les plus innovants du Sénégal. Le Defko Ak Nëp qui veut dire en wolof « fais-le avec tout le monde ». Depuis la création de cet atelier numérique en 2014, ils en ont engagé des projets : éolienne domestique, panneau solaire recyclé, ou balançoire interactive, « nous explorons toutes les pistes, lance Dodji. Nous sommes comme un laboratoire qui transforme les idées en réalisations concrètes et durables. »
Logé dans le quartier de la Sicap au cœur de Dakar, ce laboratoire technologique est né de la volonté de l’association culturelle Kër Thiossane. « L’objectif était d’avoir un espace de partage, d’innovation et de fabrication numérique pour développer des projets participatifs avec les habitants du quartier, artisans, étudiants, commerçants ou artistes, et leur permettre grâce à ces technologies de changer leur environnement et d’accéder plus facilement à une énergie indépendante », explique Dodji. Une vision qui respecte le concept originel du fab lab (pour laboratoire de fabrication) comme il a été imaginé à la fin des années 1990 au sein du Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux Etats-Unis. Dodji résume : « Offrir aux gens les outils et les machines, numériques et mécaniques, pour leur permettre d’inventer et de répondre à leurs projets personnels comme à des défis écologiques ou économiques. »
Lui est fab manager et connaît le milieu depuis longtemps. Après des études en marketing à Lomé, capitale du Togo, il y a géré l’un des fab labs les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest pendant plusieurs années. C’est en postulant à un appel à candidatures lancé par l’association à travers le programme de volontariat international de la francophonie qu’il a été sélectionné. Il a commencé par commander le matériel nécessaire à l’atelier via des sites chinois. Aujourd’hui, celui-ci est truffé de machines à commandes numériques. « Celles que l’on utilise sont semblables à tous les labos, explique Dodji. L’imprimante 3D est un peu l’arbre qui cache la forêt, la machine la plus connue du grand public. Mais nous utilisons surtout la CNC qui permet de faire des découpes et des gravures sur bois de manière automatisée, ensuite une découpe laser qui creuse différentes matières et bien sûr beaucoup d’électronique, comme des cartes Arduino pour programmer des actions simples. »
En plus de ce matériel de pointe, on trouve aussi une boîte à outils plus commune avec marteaux, tournevis, perceuse, fraiseuse, fer à souder, etc. Ce domaine est la prérogative de Mouhamadou, dit Modou, l’animateur du lab. « Je suis un ancien électronicien populaire. Je réparais des radios et des magnétoscopes dans les années 1990, lance-t-il. J’ai appris l’électronique en traînant dans les ateliers puis en suivant des petites formations. » Pour utiliser leurs nouvelles machines, Modou comme Dodji se sont « autoformés sur Internet, glisse le dernier. Ce qui est intéressant dans le réseau de l’open source et des fab labs, c’est que tout le monde partage son savoir via des tutoriels qui incitent à la pratique. Nous avons alors pour devoir de redistribuer ce savoir. »
Impératif moral qu’ils appliquent à la lettre en organisant des ateliers d’initiation chaque mois. « Nous apprenons la soudure aux enfants, à faire des petits montages électroniques, à sculpter et à imprimer des objets en 3D, explique Modou. Nous travaillons aussi avec des individus ou des start-up qui veulent concrétiser leurs projets. » Comme cette entreprise qui cherche à construire un biodigesteur. C’est une sorte de composteur domestique qui prend la forme d’un bac hermétique de 40 litres, dans lequel on verse ses déchets organiques qu’on laisse fermenter. « Cela produit du méthane qui peut ensuite, à l’aide d’un tuyau, être utilisé comme gaz pour alimenter des plaques de cuisson ou un chauffage, explique Dodji. Le projet n’est pas encore totalement au point, il y a des fuites, mais on y travaille. »
Le lab est aussi l’occasion pour les deux compères de réaliser leurs propres projets énergétiques. Ainsi, lors de l’événement Afropixel organisé par l’association Kër Thiossane en avril 2016, Modou et Dodji ont réalisé plusieurs prototypes dans l’optique de voir les Sénégalais se réapproprier l’énergie qu’ils consomment. En est sorti un concept d’éolienne domestique. Pales découpées dans du PVC, aimants de la casse, batterie 12 volts et petit moteur issu pas à pas d’une vieille imprimante. « Elle permet d’alimenter quelques LED et d’éclairer une chambre pour un prix modique », avance Modou. Il en a même réalisé une version plus grande qui active une pompe arrosant un jardin communautaire que l’association a construit dans le quartier. Les habitants peuvent alors bénéficier, sans frais d’électricité, d’un potager urbain qui produit goyaves, mangues, bananes, piments et citrons.
A côté de ce jardin luxuriant situé dans une cour d’immeuble, l’association a aménagé un terrain de jeu pour les enfants du quartier. Là où il n’y avait avant qu’un dépotoir, ils ont installé une balançoire interactive. « Les enfants jouent et leurs mouvements génèrent de l’électricité qui alimente des LED sur la balançoire et des lampadaires illuminant l’aire de jeu, relève Modou. Cela offre une plus grande sécurité la nuit tombée. » Malheureusement cette balançoire, créée avec l’appui d’ingénieurs madrilènes issus du Réseau universitaire des fab labs, a dû être démontée un mois plus tard par crainte du vol de matériel dans ce lieu pas suffisamment sécurisé par les autorités. « Nous attendons de la mairie et des habitants du quartier qu’ils se chargent aussi de cet espace qui est le leur, poursuit-il. Nous ne pouvons pas surveiller en permanence les enfants qui jouent. Nous ne voulions pas être tenus responsables s’il leur arrivait quelque chose. »
Sortir d’une attitude passive et dépendante
As de la bidouille et de la débrouille, Maudou a aussi créé six prototypes de panneaux solaires domestiques. Un morceau de Plexiglas récupéré, une plaque en bois, une batterie de 9 ampères (ou plus) et 24 cellules photovoltaïques commandées sur Internet : « Pour moins de 30 000 francs CFA [45 euros] et un peu de travail, vous pouvez recharger votre ordinateur portable, votre téléphone ou éclairer votre chambre avec une énergie propre, renouvelable et gratuite ! s’exclame-t-il. Un panneau comme ça bien protégé peut durer des années, si on évite de le laisser sous la pluie et si on essuie la poussière régulièrement. Tout le monde peut le faire à la maison ! »
Cette technologie, comme toutes celles qu’ils ont développées ou adaptées, Modou et Djoni en révèlent les plans gratuitement sur le Wiki de leur fab lab. « Nous voulons transmettre notre savoir et cette impulsion du “do-it-yourself” [“fais-le par toi-même”], avance Dodji. En Afrique, nous avons besoin de démystifier ces technologies pour que les gens puissent y avoir accès, embraye Modou. Tout le monde est capable de fabriquer son propre panneau solaire ou sa propre éolienne. Ce n’est pas compliqué et c’est bien mieux que d’acheter un kit solaire clé en main. Parce que le faire soi-même permet aux gens de saisir le fonctionnement d’une technologie et ainsi de se l’approprier pour ne plus en être dépendant. C’est aussi sortir de l’attitude passive du consommateur de technologie. »
Djoni et Modou en sont convaincus. Le « do it yourselfIY » peut aider à l’électrification du continent. Non seulement en l’accélérant mais aussi en permettant aux Africains de maîtriser une technologie plutôt que la voir s’imposer à eux. Afin de diffuser la bonne parole, ils ont décidé de lancer dès 2017 un Fablab mobile afin d’atteindre les Sénégalais vivant loin de la capitale. « Mon rêve serait de voir une multitude de labs naître dans tout le pays, glisse Modou. Que dans ces ateliers communautaires les gens s’entraident, partagent leurs savoirs et leurs moyens afin de réaliser pleinement leur potentiel de développement. » Pour Modou et Dodji, ne reste qu’une évidence : l’électrification se fera par les petits circuits ou ne se fera pas.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/a-dakar-...

25/08/2017

LES PARCS DU SENEGAL

Les parcs nationaux de Niokolo-Koba et Djoudj : deux sanctuaires de la faune et de la flore

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Du nord au sud, le Sénégal regorge de nombreux parcs et réserves qui s’étendent sur près de 8 % de la superficie du territoire national, offrant ainsi de magnifiques paysages et des refuges pour des centaines d’espèces animales. Jumia Travel, site de voyage en Afrique, vous invite cette semaine à la découverte de deux écosystèmes naturels de l’Afrique de l’Ouest : les parcs nationaux de Niokolo-Koba et Djoudj.
Parmi les sept biens que compte le Sénégal sur la liste du patrimoine Mondial, ces deux parcs ont la particularité d’avoir été tous deux inscrit sur la liste en 1981 et d’être de type naturel. L’un se situe à l’extrême Nord du pays et l’autre à l’extrême Sud. Dans une zone bien irriguée, le long des rives de la Gambie, le Niokolo-Koba, d’une étendue de 913 000 hectares, héberge une faune d’une grande richesse : l’élan de derby (la plus grande des antilopes), des chimpanzés, des léopards, une importante population d’éléphants et de très nombreux oiseaux, reptiles et amphibiens. Elle est également la seule zone abritant les derniers lions du Sénégal et regroupe 329 espèces d’oiseaux. Pour contempler un vrai spectacle d’oiseaux, la partie Nord demeure la zone la plus propice.
Tout aussi splendide, à 60 km de Saint-Louis, se trouve une zone humide de 16000 hectares constituant un sanctuaire pour des milliers d’oiseaux: le Parc de Djoudj. Il abrite en effet plus d’un million et demi d’oiseaux en transit, fuyant le froid hivernal de l’Europe. De manière permanente, il est la demeure de milliers d’oiseaux de 400 espèces dont le pélican blanc, le flamand rose, le cormoran et tant d’autres. Mais le parc n’abrite pas que des oiseaux. C’est aussi un lieu d’habitation pour des reptiles tels que crocodiles et varans, ainsi que des vaches, singes rouges (patas), phacochères, mais aussi hyènes, chats de Libye, servals et gazelles dorcas.
En séjour au Sénégal, n’hésitez pas à visiter ces deux lieux magnifiques, vous ne pourrez qu’être ravis !
Ismael Cabral Kambell / @Source : UNESCO