23/08/2017

DEUX TABASKI

La Tabaski fêtée dans la division

IMG_0137 (2).JPG

La Tabaski sera fêtée dans la division. Une partie des musulmans fêtera l'Aïd El Kébir le vendredi 1e septembre 2017, en même temps que l'Arabie Saoudite. Mais la grande partie des Sénégalais célébrera la Tabaski le lendemain.
La Commission mise en place pour scruter la lune et présidée par Mourchid Iyane Thiam a annoncé ce mardi 22 août que l'Aïd sera célébrée le samedi 2 septembre 2017.
Seneweb News

22/08/2017

AVANT LA TABASKI

Avant la Tabaski, à Dakar, tout le monde cherche son mouton

000_par8283522_0.jpg

Plus qu'une dizaine de jours avant la Tabaski, le nom donné à l'Aïd el-Kébir en Afrique de l'Ouest. Tout le monde est à la recherche d'un ou plusieurs moutons à sacrifier. Rien que dans la capitale sénégalaise, la demande est estimée à 260 000 têtes. Comme chaque année, la ville est donc devenue un immense point de vente.
Beaucoup des moutons vendus avant la Tabaski ont été élevés dans la cour de maison ou sur le toit d'un immeuble. Mais pour compléter cette offre dakaroise, des milliers d'autres bêtes sont ramenées chaque année de l'intérieur du pays, mais aussi du Mali ou de la Mauritanie.
Sur le trottoir d'une rue passante de la capitale sénégalaise, un groupe d'adolescents discute, tout en gardant un œil sur plusieurs dizaines de moutons mis en vente par les habitants de leur quartier. Ici, les prix varient entre 150 et 350 000 francs CFA par tête.
Et le marché donne lieu à toutes sortes de spéculations. « Parfois, ici, ils achètent un mouton à 110 000 francs CFA. Ils le gardent à la maison, le nourrissent pendant quelques mois, puis lorsque la fête est très proche, ils le revendent en doublant souvent le prix », explique Cheikh Loum, un étudiant chargé de la surveillance du cheptel de son père.
« Save Dakar » regrette l'occupation de l'espace public
Des milliers de moutons sont actuellement exposés dans les rues de la capitale. Ce qui ne va pas sans certains désagréments. Dans le quartier de Soumbedioune, des dizaines de béliers ont ainsi été regroupés sur un terre-plein central réservé habituellement aux piétons.
Mandione Laye Kébé, de la campagne digitale « Save Dakar », dénonce les comportements à l'origine de la dégradation de la capitale sénégalaise. Pour lui, la vente des moutons destinés à la Tabaski ne devrait pas avoir lieu à chaque coin de rue.
« Normalement, ici, c’est pour les piétons, mais les vendeurs de moutons l’ont transformé en marché », observe-t-il. « Ils mettent en danger la population, marchent dans la rue et occupent l’espace réservé pour les piétons… C’est dommage. »
Mais pour l'heure, la préoccupation des Dakarois n'est pas l'état de leur ville ou l'aménagement des points de vente, mais bien de trouver un mouton avant le jour de la Tabaski.
RFI

DEGRADATIONS DES MOEURS

La dégradation des mœurs au Sénégal

p1000482.jpg

N’avez-vous jamais été confronté au choix d’un mot plutôt qu’un autre, surtout lorsqu’il est question d’être vraiment pris au sérieux? On est assailli par une foule d’expressions prêtes à nous prendre par la gorge sans qu’on sache à laquelle se fier.
Pas parce que nous ne maîtrisons pas notre discours, mais dans la viduité lexicale actuelle du ouolof, on s’y perd comme dans un labyrinthe. D’une oreille à l’autre, un mot cesse de dire la même chose. Le signifié cesse de renvoyer au signifiant.
Pris au piège du mensonge, de la calomnie et de la médisance, le Sénégalais dénature la syntaxe et érige un système de mots insensés, incapables de cerner le vide social qui nous engloutit comme du sable mouvant.
Dans cette polyphonie syntaxique, mot, expression ou locution désigne plusieurs choses, sans signifier grand-chose. «Sama yeuf, jongama, namouma dara, yaye bagne, yamay danel et dializ ma»...La dérision du discours, la viduité des mots annihilent la fonction thérapeutique du langage.
On s’égosille sans résultats. Les maux sont cernés, mais le «ndeup» national tant annoncé, tarde à prendre forme. Sa quintessence étant confisquée, torpillée, dévoyée, dénaturée, galvaudée, le verbe désormais échoue à cerner le mal.
On s’enlise par les mots dans un voyeurisme impudique. L’érotisme résonne aux oreilles, triomphant presque de tout. On finit par le sentir, le vivre, vivre avec. Un simple mot est évocateur d’une sexualité ou d’une sensualité débridée.
Il faut une posture de l’orateur ou un rappel de l’auditoire, pour ne pas tomber dans le vulgaire, le comique.
Dans cette cacophonie, mots, maux et images, obscènes pour la plupart, sont indissociables. Un délire verbal mine les rapports à autrui. L’échange qui se veut productif laisse place à l’insulte.
Ainsi traqués et trafiqués, les mots passent au scalpel la psyché du Sénégalais. Le jeu de massacre du langage accouche d’un langage codé. Les mots pervertis sont détournés de leur sens premier.
On use d’un vocabulaire anodin, estampillé moderne, installant la haine dans le carcan ordinaire. On ne condamne les dérives que le temps d’une rose, pour faire bonne figure.
On ne s’autocensure plus. Les parents ne réprimandent plus. Les familles ne désavouent plus les leurs. On trahit, on dénonce, on espionne, on enregistre en secret et étale en public les confidences faites dans l’intimité, pour exister. La vie devient un vaste théâtre.
La parole est confisquée par une «élite» végétative, qui érige les contre-valeurs en mode de vie. Des individus sortis des cuisses de la confusion, s’en nourrissent et entretiennent l’amalgame pour survivre.
Un peuple de chanteurs, de danseurs et pas des meilleurs, de laudateurs, d’encenseurs sans once de vergogne, qui ne jurent que par le piston et la grande gueule pour s’assurer leur pain du jour.
Raspoutine (s) des temps modernes qui, par la ruse et le mensonge, s’arrogent le grade de «conseillers» d’un «Tsar» en perte de vitesse. La paralysie de la pensée accouche d’une pyromanie linguistique. Les mots étouffent. La rumeur s’enflamme. On accuse sans preuve, vilipende, triche sans en donner l’air.
On est collabo mais on ne s’en cache plus. Bon sang! Ici, on en est plutôt fier. Une psyché entortillée sous les jupons nauséabonds de la bassesse. On ne communique plus. On cherche à faire le BUZZ. On insulte à faire pâlir Bacchus. On ment les yeux ouverts.
S’il en a un qui n’ait pas sorti indemne de la déchéance de la société sénégalaise, c’est bien la langue, le mot, le langage, le verbe. Appelons-le comme on veut ! Dans ce déclin qui s’enclenche, chacun, dans son acception linguistique, joue sa sombre partition.
Vous, moi, eux, nous tous sommes menacés dans notre liberté, notre devenir et ceux de nos enfants. Alors, ayons toujours en tête que lorsque les vainqueurs triomphent, il ne reste plus que les larmes aux vaincus. A bon entendeur...
Daouda Samba Gaye-Ex-conseiller municipal commune de Mékhé/lesoleil.sn

18/08/2017

750000 MOUTONS

Tabaski 2017 : le Sénégal a besoin de 750 000 moutons

moutons_0.jpg

Pour satisfaire les besoins du marché en moutons pour la fête de Tabaski, la demande globale s’élève à 750 000 têtes de bétail. L’annonce a été faite par Mme Aminata Mbengue Ndiaye, Ministre sénégalais de l’Elevage et des Productions animales, à l’occasion de sa visite effectuée à Nouakchott avant-hier.
Dans le cadre de l’opération Tabaski, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, Ministre de l’Elevage et des Productions animales, a effectué, avant-hier, une visite en Mauritanie, au cours de laquelle elle a rencontré son homologue mauritanien, représenté par le ministre mauritanien des Pêches et de l’Economie maritime, M. Nany Ould Chrougha. Cette rencontre s’est déroulée en présence du ministre mauritanien du Commerce, de messieurs Mamadou Tall et Cheikhna Ould Nenni, respectivement ambassadeur du Sénégal en Mauritanie et ambassadeur de Mauritanie au Sénégal, ainsi que les représentants des éleveurs et commerçants mauritaniens.
Le ministre sénégalais de l’Elevage et des Productions animales, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, a rappelé les deux accords signés dans le domaine de l’élevage, à savoir les accords sur la transhumance et dans le domaine de la santé animale, de la santé publique vétérinaire et des productions animales. Aussi, elle a indiqué que la réunion paritaire de suivi de la transhumance a permis d’enregistrer des avancées significatives en termes de coopération pastorale entre les deux pays, tout en soulignant que cette rencontre a été une opportunité pour procéder au recensement du cheptel transhumant sénégalais.
Toutefois, elle a indiqué que le rapport du recensement effectué n’est pas encore finalisé.
Aminata Mbengue Ndiaye a, en outre, indiqué que la fête de Tabaski revêt une triple dimension religieuse, économique et sociale. C’est pourquoi elle a indiqué que ‘’pour cette année 2017, la demande globale pour satisfaire les besoins du marché national est maintenue à 750 000 moutons dont 260 000 têtes pour la seule région de Dakar’’ et ‘’les importations à partir de la Mauritanie constitueront une contribution non négligeable pour la réalisation de nos objectifs’’, a-t-elle soutenu.
Nouakchott s’est dit satisfaite des dispositions prises par la partie sénégalaise, dans le cadre de cette opération Tabaski 2017, afin que ‘’tout se déroule dans les règles de l’art’’, aux dires du ministre mauritanien.
Ibou BADIANE/africatime.com

TABASKI 2017

LES ASTRONOMES SENEGALAIS RETIENNENT LE 1ER SEPTEMBRE

croissant-lunaire_1.jpg

Lundi 21 août 2017, il est impossible de voir le croissant lunaire à l’œil nu au Sénégal, en Afrique et en Asie car il se couche avant le soleil. Pour les Amériques, il se produira une éclipse de soleil ce jour, la lune n’est pas observable non plus. C’est seulement le lendemain mardi 22 août qu’il sera possible de voir la nouvelle lune à l’œil nu au Sénégal. L’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie (Aspa) est formelle. Si cette information scientifique venait à se vérifier, la Commission nationale de Concertation sur le Croissant Lunaire (Conacoc) devrait fixer la Tabaski 2017 au 1er septembre prochain.
S’achemine-t-on encore vers deux Tabaskis (Aïd el kabir) au Sénégal, après les deux Korités (Aïd el fitr) célébrées par les Sénégalais les 25 et 26 juin dernier ? En attendant d’y voir plus clair, la Commission nationale de Concertation sur le Croissant Lunaire (Conacoc), dirigée par Mourchid Ahmed Iyan Thiam va scruter le nouveau croissant lunaire le lundi 21 août prochain, correspondant au 29e jour du 11e mois lunaire (Dhu’l qi’da) pour les musulmans. Seulement, dans un communiqué parvenu à la rédaction de Sud Quotidien hier, mercredi 16 août, l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie (Aspa) informe que la nouvelle lune ne peut être vue dans notre pays, lundi prochain, à l’œil nu.
Selon le texte signé Maram Kaïré, président de l’Aspa, Ibrahima Gueye, le vice-président, et Baïdy Demba Diop, le secrétaire chargé de la Formation, «la conjonction qui correspond au moment précis où la lune se trouve entre le soleil et la terre, aura lieu le lundi 21 août à 18h31mn20s GMT. Ce moment marque la fin d’un tour de la lune autour de la Terre et le début d’un nouveau tour. Ce jour correspond à une éclipse totale de soleil pour l’Amérique du nord et partielle pour certaines zones où la conjonction aura lieu avant le coucher du Soleil».
VERS DEUX TABASKI ?
Par conséquent «le lundi 21 août: il sera impossible de voir le croissant lunaire au Sénégal et partout ailleurs dans le monde. La lune se couchera à 19h26, donc avant le soleil qui se couche à 19h29. Cette situation est identique pour l’Afrique, l’Europe et l’Asie: la lune se couchera avant le soleil. Pour les Amériques, ce jour correspondant à une éclipse totale de soleil, le croissant n’est pas observable non plus. Le fait qu’une éclipse de soleil se produise aussi tardivement dans la journée exclut toute possibilité d’observation du croissant lunaire».
En en croire l’Aspa, ce n’est que le lendemain mardi que le croissant lunaire pourra être vu à l’œil nu. «Le mardi 22 août: il sera possible de voir la lune à l’œil nu au Sénégal, partout où la météo est favorable avec l’hivernage. La lune se couchera à 20h13, soit 45mn après le soleil. Sa surface éclairée sera de 1,40% et elle sera âgée de 1 jour. Le meilleur moment d’observation est à 19h50, à une altitude de 5°. La zone de visibilité à l’œil nu couvrira l’ensemble des pays d’Afrique, l’Asie et les Amériques.» «Nous rappelons également qu’il faut toujours chercher le premier croissant à l’Ouest, un peu à gauche au-dessus de là où le soleil se couche.»
En outre, l’Aspa attire «l’attention sur le fait qu’en période hivernale, la couverture nuageuse peut rendre difficile, voire empêcher l’observation du croissant dans certaines zones. La lune du mercredi 23 sera âgée de 2 jours et se couchera à 20h57, soit 1h30 après le soleil. Ce qui est très tardif pour un premier croissant.» Aussi renseigne-t-elle que «cette éclipse sera partielle et difficile à observer pour le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest car elle se produit à un moment où le Soleil sera très bas à l’horizon. Pour essayer l’observer, il faut choisir un endroit ou la ligne de l’horizon est bien dégagé, sans couverture nuageuse. Le meilleur moment pour le Sénégal se situe entre 19h05 et 19h20.»
LA SOURCE DE LA DISCORDE
Si ces informations scientifiques venaient à se vérifier, la Commission nationale de Concertation sur le Croissant Lunaire (Conacoc) qui va siéger pour observer la nouvelle lune le 21 août pourrait fixer la Tabaski 2017 le 1er septembre prochain, correspondant au 10e jour de Dhu’l hijja 1438 (après Hégire, le 12e mois lunaire). En effet, partant du décalage d’un jour entre les pays au niveau du décompte des jours du mois lunaire, pour l'année 2017 (1438-AH), le jour de la Tabaski (10 Dhu’l hijja 1438 de l'Hégire) sera le 1er septembre prochain plus ou moins un jour selon les communautés ou pays.
C’est le cas au Sénégal où cet écart est souvent noté entre la Commission d'observation du Croissant Lunaire (Cocl) de la Coordination des Musulmans du Sénégal, qui avaient célébré la fête de l’Aïd el fitr (Korité) le dimanche 25 juin, avec de nombreux pays musulmans (Arabie Saoudite, Koweït, Jordanie, Algérie, Cameroun, Burkina Faso et autres localités de la sous région et du monde), contrairement à la majorité des Sénégalais qui avaient sacrifié à cette tradition marquant la fin du Ramadan un jour après, le lundi 26 juin.
Ibrahima DIALLO/sudonline.sn

MUTILATIONS GENITALES FEMININES AU SENEGAL

13 % des filles de moins de 15 ans sont excisées

excision-e1430914334983-770x470.png
Les mutilations génitales féminines persistent encore au Sénégal, malgré leur interdiction. Les dernières statistiques révèlent que 13 % des jeunes filles sénégalaises de moins de 15 ans sont victimes d'excision, surtout dans la région de Matam.
L'excision est toujours une réalité au Sénégal. Et ce, malgré son interdiction par la justice et les campagnes de sensibilisation pour son éradication. C'est ce que révèlent les derniers chiffres d'une enquête dont les résultats ont été livrés avant-hier, à Guédiawaye. C'était lors d'une journée de dépistage du cancer du col de l'utérus et de sensibilisation sur la santé de la reproduction, l'excision et les mariages précoces organisée par Youth Women for Action (Ywa).
A en croire la présidente de ce réseau constitué de jeunes filles leaders au niveau national, 13 % des filles de moins de 15 ans sont victimes de mutilations génitales féminines ou excision. Dans les détails, selon Néné Fatoumata Maricou, la région de Matam vient en tête avec 53 %. Elle est suivie de Sédhiou avec 51 %, Kolda 46 %, Tambacounda 42 %, Kédougou 36 %, Ziguinchor 32 % et Saint-Louis 31 %. Les autres régions du pays enregistrent de faibles taux. Il s'agit de Dakar 8 %, Kaffrine 6 %, Fatick 2 % et Louga 2 %. Kaolack, Diourbel et Thiès ferment le peloton avec un pourcentage de 1 %.
Par ailleurs, la présidente d'Ywa a relevé que la pratique de l'excision présente un particularisme ethnique, puisque les Soninkés viennent en tête à hauteur de 38,7 %. Ils sont suivis de près par les Diolas avec 37,5 % et des Mandingues avec 36,25 %. Le taux est à 31,1 % chez les Pulaar et 0,5 % chez les Sérères. Les étrangers vivant au Sénégal sont concernés avec un taux estimé à 22,8 %.
Concernant les mariages précoces, le taux national est de 26 %. Les zones les plus touchées sont Matam, Diourbel, Kolda et Tambacounda.
Face à cette situation, Mme Maricou estime qu'il urge de faire certains redressements. A ce propos, elle a préconisé l'installation d'espaces jeunes pour mieux prendre en charge les questions de cette frange de la population ainsi que des campagnes de sensibilisation. Aussi, de l'avis de la présidente d'Ywa, ces solutions doivent être étendues à l'ensemble du territoire national. ''Les gens pensent que ces pratiques ne se passent que dans les régions, alors que tel n'est pas le cas. Car ce sont les campagnards qui viennent dans les banlieues et/ou dans les capitales régionales, s'y installent et continuent toujours la tradition. C'est une continuité'', a conclu Mme Maricou.
CHEIKH THIAM/sen360.fr

16/08/2017

TERRORISME ET INSECURITE

Suite aux attaques de Ouagadougou en cette veille de la célébration du 15 Août, le Sénégal est sous haute tension.

saly-vu-du-ciel.2.jpg

Des sites comme Saly, Somone et Ngaparou, très fréquentés par les touristes en cette période de chaleur, sont surveillés de très près, plus particulièrement en ce jour de fête.
Selon la RFM qui s’est rendu à Somone, le dispositif sécuritaire a été renforcé.
Des forces de l’ordre sont visibles partout et mènent un contrôle strict.
Une fouille minutieuse et systématique est effectuée sur toutes les personnes qui arrivent sur le site et plus particulièrement sur tous les véhicules.
A Somone, même si les uns et les autres décident de passer de bonnes vacances, l’inquiétude se perçoit et la vigilance demeure le mot d’ordre.
xalimasn.com
ndlr: Ce que l'on constate surtout c'est, comme chaque année avant la Tabaski, une recrudescence de vols et d'agressions en zones touristiques.

15/08/2017

LA HONTE DU SENEGAL (7)

Talibés : les enfants mendiants du Sénégal, de l'or pour les marabouts

59e7a0afcae1cabee0d7523df2c13e27f2f4f902.jpg

En Afrique de l’ouest, la tradition d’envoyer au moins les enfants à l'école coranique s’est transformée en commerce.
On les repère dans les rues de Dakar ou de Saint-Louis à leurs grands yeux hagards et à leurs gamelles de plastique pendues autour du cou. Qu’on soit "toubab" ou noir, qu’on termine un yassa sur le bord de la route ou qu’on attende dans la carlingue miteuse d’un taxi-brousse, impossible de ne pas voir les talibés, ces élèves d’écoles coraniques que leurs maîtres obligent souvent à mendier. Ils sont là, se précipitent sur les assiettes métalliques des restaurants de rue une fois le client rassasié ou glissent leurs minuscules mains sales et apeurées par la fenêtre des voitures.
Leurs joues dévorées par la faim, leur peau d'ébène grisée par la pollution, leurs petits corps noyés dans un vieux maillot de football de contrefaçon ou un tee-shirt trop grand, ils mendient. D’abord on s’attendrit. Puis, à force de se déchirer le cœur à chaque croisement de rue, on finit par les ignorer, comme tout le monde, et leurs silhouettes maigres se transforment en faibles fantômes dont le nom est tabou.
Sur les bancs de la misère
"Pour sauver les talibés, l’Etat prévoit amendes et peines de prison pour ceux mettant leurs enfants dans la rue", tweetait Macky Sall, l’actuel président du Sénégal, le 1er juillet 2016, avant de lancer le plan "retrait des enfants des rues". Juillet 2017, un an après, Human Rights Watch publie un rapport qui en dresse le bilan. Précis, fondé sur une série d’entretiens avec 43 talibés dans 5 refuges pour enfants et 17 écoles coraniques différentes, il nous rappelle avec violence les conditions de vies de ces jeunes talibés (de l’arabe talib, "étudiant"), envoyés par leurs parents à des marabouts (l'équivalent local des imams) pour apprendre le Coran et faire honneur au clan. C’est la tradition du "confiage", celle d’envoyer un enfant par fratrie dans une daara, une école coranique, dès l'âge de cinq ans.
Toutes les écoles coraniques ne forcent pas leurs élèves à la mendicité. Mais dans un précédent rapport paru en 2010, Human Rights Watch estimait déjà à 50.000 le nombre de ces jeunes enfants, essentiellement des garçons, "forcés par leurs maîtres coraniques à mendier chaque jour leur quota d’argent, de riz ou de sucre". Car une fois leur enfant placé entre les mains des marabouts, ces derniers les emmènent parfois à plusieurs centaines de kilomètres de chez eux. Et les parents n’ont alors que très peu de contrôle sur le sort de leur progéniture.
Enfermés, entassés dans des logements insalubres, mal nourris, battus ou enchaînés, violés parfois, les talibés sont transformés en de lucratifs esclaves. Réfugié dans un centre pour enfants de Dakar, un ancien talibé de 18 ans décrit à Human Rights Watch les conditions de son emprisonnement :
"Dans mon daara de Diourbel, j’ai été emprisonné pendant deux ans dans une 'cellule' parce que je ne voulais pas apprendre. Je faisais tout dans cette pièce : manger, aller aux toilettes… Il y avait beaucoup d’autres talibés avec moi dans la pièce, qui avaient refusé d’apprendre eux aussi, ou tenté de fuir. Nos jambes étaient attachées avec des chaînes, même celles des plus jeunes [...]. Ceux qui essayaient de fuir étaient punis, battus."
Depuis l'engagement du président Macky Sall, deux d’entre eux sont morts à la suite de sévices. Malgré une balbutiante prise de conscience, le système est difficile à changer tant les profits générés sont gargantuesques.
Un système économiquement florissant
En 2015 déjà, Ismaïl Ndiaye, imam de la mosquée Cheikh Anta Diop à Dakar et membre de la Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal, affirmait à une télévision locale que "retirer tous les mendiants des rues, c’est couper la source de revenus de 30% des familles sénégalaises". Soit plusieurs millions de personnes. Pour assurer leur approvisionnement en main d’œuvre et fidéliser les parents, certains marabouts se seraient mis à leur reverser des pensions. Gagnant jusqu’à 2 millions de francs CFA par mois (environ 3.000 euros), les marabouts qui exigent de chaque enfant un rendement quotidien se multiplient.
Dans le rapport d’Human Rights Watch, un talibé de Saloum, âgé de huit ou neuf ans, raconte ses deux années passées dans une daara :
"Nous faisions la mendicité pour de l’argent et pour du riz. Le marabout demandait 400 francs CFA par jour. Le mercredi, c’était 500 francs CFA, pour payer le loyer et l’électricité. Si nous n’apportions pas l’argent, ou si nous ne récitions pas les versets, le marabout nous battait. Il nous frappait avec une ardoise cassée en deux [l’ardoise en bois utilisée pour écrire les versets du Coran, NDLR]."
Et certains marabouts "possèdent" plusieurs centaines d'enfants.
Initialement destiné à des fins religieuses, ce système se serait ainsi professionnalisé jusqu’à perdre dans certains cas toute vertu éducative ou religieuse. A Dakar Plateau, près du palais présidentiel, le gardien de nuit d’une banque occidentale rencontré en mars 2017, affirme que le problème est moins dû à la gloutonnerie des marabouts qu’à la misère des talibés. De son point d’observation de choix sur la misère de la rue, il décrit ce qu'il a vu :
"A l’été 2016, l’Etat est venu avec des bus pour rafler les mendiants. Il a arrêté plusieurs centaines de personnes dans le centre-ville. Mais lorsqu’on les libère, ils n’ont rien d’autre à faire, ils reprennent la mendicité. Tant que l’Etat n’organisera pas l’assistance publique, son combat contre l’exploitation des talibés sera perdu."
Un programme qui ne va pas assez loin
L'Etat a tout de même redoublé ses efforts. En 2005, une loi qui interdisait la mendicité forcée et la traite des êtres humains avait déjà été votée, mais sans succès. En juin 2016, à la suite de l’engagement fanfaronnant de Macky Sall, le ministère de la Femme, de la famille et de l’enfance, lançait un programme intitulé "retrait des enfants de la rue" pour appliquer cette loi. Entre juin 2016 et mars 2017, 60 opérations de rues ont été menées par la police et les travailleurs sociaux dans les rues de Dakar. 1.547 enfants ont été officiellement retirés des rues, recueillis et placés dans des centres d’accueil, pour être ensuite restitués à leurs parents.
Mais comme souvent, les chiffres masquent une réalité qu’on préfère taire. "Le programme de retrait ne permet pas de protéger les droits des enfants ni de rendre justice aux victimes", titre ainsi le chapitre 2 du rapport. Corinne Dufka, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch, abonde :
"Bien qu'il représente un pas dans la bonne direction, le programme du Sénégal visant à retirer les enfants des rues n'a presque rien changé au nombre alarmant de jeunes talibés qui sont tous les jours victimes d'exploitation, d'abus et de négligence."
Faiblesse des investissements (141 millions de francs CFA au lieu des 14 milliards promis), mauvaise communication publique, absence de coordination entre les ministères et les acteurs de terrain locaux : le programme "retrait" ne semble être qu’une opération de communication.
Corinne Dufka détaille : "Pour s'attaquer au cœur du problème, le gouvernement devrait veiller à ce que les maîtres abusifs fassent l’objet de sanctions ou de poursuites." Mais l’Etat, malgré ses promesses, demeure frileux à condamner les marabouts, que la tradition et le tissu social entourent toujours d’un halo d’inviolabilité. Aucun de ceux qui ont été surpris à exploiter des talibés n’a été arrêté. Pire : sur les 1.456 enfants que le gouvernement a déclaré avoir "retournés" à leurs familles, 1.006 ont même été renvoyés à leurs maîtres coraniques sans enquête sur ces derniers ou sur les conditions de vie de leurs daara. Et près de 85 marabouts auraient même reçu de l’argent ou des fournitures de la part du ministère de la Famille lorsqu’ils sont venus récupérer leur main-d’œuvre illicite.
L’échec est criant : 37 des 43 enfants talibés interrogés par HRW ont avoué avoir été forcés à mendier ou ont été surpris à le faire. "En juin et en juillet 2016, il y avait moins d'enfants dans les rues," concède Etienne Dieng, le gestionnaire d’un des trois centres d’accueil pour talibés sortis de la rue. "Mais quand les maîtres ont vu qu'il n'y aurait pas de sanctions, ils se sont mis à renvoyer les enfants dans les rues." Et le trafic est d’autant plus difficile à contrôler qu’il concerne toute l’Afrique de l’ouest.
De la chair à canon pour Al-Qaida
Selon les chiffres fournis par le ministère de la Famille au journal "Senego", seuls 829 des 1.374 enfants identifiés par la police dans le cadre du plan "retrait", entre juin 2016 et février 2017, sont sénégalais. Les autres sont "importés" des pays voisins : Guinée-Bissau (355) ou Mali (103) et dans une moindre mesure Gambie ou de Guinée. A l’inverse, des Sénégalais sont envoyés dans d’autres pays, au gré du marché. Dans les pays en guerre, le problème se pose alors avec d’autant plus d’acuité que les étudiants, privés de débouchés après leur éducation religieuse, sont souvent enrôlés dans les groupes de combattants.
C’est ce qu’affirme un proche de l’imam de Djenné, au Mali, qui propose aux rares toubabs de passage de leur faire visiter la ville. Dans cette cité millénaire, connue pour sa somptueuse mosquée et réputée pour ses daara, les enfants viennent de tous les pays d’Afrique de l’ouest. Selon le guide, rencontré en avril 2017, beaucoup de ces enfants "ne peuvent rien faire après la daara. Ils connaissent bien le Coran, certes, et lisent l’arabe, mais ils n’ont aucune compétence demandée sur le marché du travail. Un nombre infime parviendra à devenir grand-talibé [assistant du marabout NDLR] puis marabout". Et pour les autres ?
"Que voulez-vous qu’ils fassent ? Inadaptés, ils chercheront du travail, traîneront en bandes, et seront de la chair à canon pour Al-Qaida."
Emile Boutelier - Lobs- tempsreel.nouvelobs.com - Webnews

31/07/2017

MALTRAITANCE D'ENFANTS

Prise en charge des enfants victimes de maltraitance, World Vision outille les OPJ

A3B99A32-8CA9-486C-B8CA-AB53C46D466F_cx0_cy7_cw0_w1023_r1_s.jpg

Des officiers de police judiciaire (OPJ) ont terminé, vendredi à Dakar, une session de renforcement de capacités dans la prise en charge de l’audition des enfants mineurs victimes de maltraitance, a constaté KOACI sur place.
Ce séminaire organisé par World vision Rechercher World vision Sénégalais en collaboration avec le centre de guidance infantile et familiale (CEGID), et qui a duré cinq jours a été axé sur le thème : ’’Les enfants mineurs victimes de maltraitance et abus sexuel’’.
Selon le directeur national de World vision, le Dr Andrew Catford Rechercher Dr Andrew Catford , « ces formations contribuent à coup sûr à donner une place importante à l’enfant victime tout le long de sa réhabilitation », a indiqué M. Catford qui a salué la détermination des forces de défense et de sécurité qui ont participé à cette formation
Formateur lors de cette session de renforcement de capacités, le directeur du centre de guidance infantile et familiale ( CEGID ), le Pr Sérigne Mor Mbaye Rechercher Pr Sérigne Mor Mbaye a soutenu que ’’la formation a porté sur le renforcement des capacités des OPJ qui ont en charge de conduire l’audition des enfants mineurs, victimes de violence sexuelle, physique ou de maltraitance’’.
Poursuivant, le Pr Mbaye a indiqué que cette formation a permis d’amener les 20 officiers et agents de police judiciaire à comprendre quels sont les facteurs de risque d’abus sexuel et maltraitance au Sénégal ainsi que les conséquences médicales, psychologiques et psychosociales dans la vie de l’enfant.
’’Nous leur avons appris comment conduire une audition, comment accueillir un enfant dans un poste de police ou de gendarmerie et comment parvenir à recueillir sa parole’’, a-t-il expliqué.
avant d’ajouter qu’il a bon espoir que du point de vue de l’offre juridique, ’’ces personnels contribueront largement à une prise en charge de qualité pour les victimes’’.
Pour sa part souligné le chef d’escadron et commandant de cours de formation à l’école des officiers de la gendarmerie nationale, Cheikh Diouf Rechercher Cheikh Diouf a déclaré qu’« avec ces outils, les séminaristes gagneront des pratiques d’expérience sur le professionnalisme en faveur des populations vulnérables’’.
Sidy Djimby Ndao, Dakar/Kaoci

28/07/2017

LA HONTE DU SENEGL ((5)

Le combat sans fin pour arracher les enfants du Sénégal à la mendicité

dd1e637572fef6ad12198cadac3a6dcc10560f27.jpg

Sébiles de fortune sous le bras, morceaux de pain dans la main, trois "talibés", des enfants pensionnaires d'écoles coraniques, quémandent l'aumône à Guédiawaye, une banlieue de Dakar, alors que l'horloge n'affiche même pas 08H00 du matin.
"Ils sont là depuis 06H00, juste après la première prière" musulmane de la journée, assure Mouhamed, assistant médical à Yakaaru Guneye - "L'espoir des enfants" en wolof, langue la plus parlée du pays -, un des principaux centres d'accueil et d'hébergement d'urgence pour enfants du Sénégal.
Il y a un an, les autorités, avec l'appui d'organisations non gouvernementales, lançaient une opération baptisée "retrait des enfants de la rue" pour endiguer un phénomène accentué par l'exode rural.
Ce matin, comme il le fait trois fois par semaine, Mouhamed arpente avec Kelly, un travailleur social, Guédiawaye et Pikine, une banlieue voisine, afin de sensibiliser les talibés aux dangers de la rue.
"L'Etat ne fait rien pour ces enfants, ça fait quinze ans que je fais ce travail et je ne vois aucun changement", dénonce Mouhamed, la voix nouée par la rage et la lassitude.
Les talibés font partie du paysage urbain, surtout à Dakar, la capitale, où ils seraient près de 30.000, sur quelque 50.000 dans l'ensemble du Sénégal.
Dans ce pays dominé par l'islam confrérique, il est courant pour les parents d'envoyer leurs enfants dès leur plus jeune âge étudier dans des "daaras", des écoles coraniques, sous la direction d'un marabout.
Mais beaucoup de talibés passent le plus clair de leur temps dans les rues, à mendier un quota d'argent, sous peine de brimades physiques ou psychologiques de leur maître.
"L'Etat est conscient de ce qu'il se passe. Mais il n'ira pas dire qu'il faut arrêter ça, il appellera seulement à la +modernisation des daaras+", soutient Kelly, sans cesser de chercher du regard des groupes de talibés à aborder.
Dans les neuf mois qui ont suivi le lancement de l'opération, près de 1.550 enfants mendiants, dont 1.089 talibés, ont pourtant été recueillis par des centres, mais depuis, plus d'un millier de talibés ont été renvoyés auprès de leurs maîtres, selon un rapport publié le 11 juillet par des ONG, dont Human Rights Watch (HRW).
Agir à la source
"C'était très difficile pour nous. On a dépassé notre capacité d'accueil en récupérant plus de 150 enfants", se souvient Seydina, éducateur spécialisé du centre Yakaaru Guneye. Pour lui, l'Etat ne s'était pas préparé et ce ramassage d'urgence aurait dû bénéficier d'un accompagnement.
Comme les acteurs de terrain, les ONG soulignent les insuffisances de l'opération, faute notamment de sanctions dissuasives, et réclament une répression des maîtres impliqués dans la mendicité forcée.
Elles demandent aux députés qui seront élus lors des législatives du 30 juillet "d'accélérer l'adoption du projet de loi portant statut des daaras", datant de 2013, déposé peu après l'incendie meurtrier d'une école coranique de Dakar, et toujours pas adopté par l'Assemblée sortante.
Actuellement, Yakaaru Guneye accueille 33 enfants, mais le nombre varie quotidiennement, précise Seydina, qui vient de conclure une médiation sur place entre un talibé d'à peine 10 ans et son maître coranique, reparti avec le garçon.
"Le maître a été très réceptif. Il est d'accord pour renvoyer l'enfant dans sa famille, dans la région de Casamance" (sud), résume l'éducateur. "Mais si le maître ne respecte pas ce qui a été dit, l'enfant peut fuguer à nouveau et nous revenir", déplore-t-il.
A 10 minutes de bus du centre d'accueil, un groupe d'enfants tape la balle sur un terrain vague de sable fin, sous un soleil de plomb.
"Ils aiment vraiment cette activité. Quand ils ont fait une bêtise dans la semaine, la punition c'est de ne pas aller au foot", lance entre deux encouragements leur animateur, Isboulah. Selon lui, cette activité leur permet de "s'exprimer" et de développer "un esprit d'équipe".
Pendant ce temps, au centre, les plus petits suivent un cours d'alphabétisation. A l'étage, d'autres écoutent attentivement le conte narré par une éducatrice en français puis en wolof.
"Le sens du partage, la solidarité, est un message que l'on transmet aux enfants. C'est un outil qui permet d'éduquer et de distinguer les types de personnalités", affirme Seydina, qui confie que ces moments-là permettent aussi de "récolter des informations sur l'enfant afin de retrouver sa famille".
Marie ZINCK /APS/TV5monde.com

24/07/2017

MYSTIQUE SENEGAL

Top 5 des pays africains les plus mystiques qui soient, le Sénégal en 2e place

81dfc17e2d76fc8f14850006e874eabbcd9fe64f.jpg

Parler du mysticisme ou de la mystique revient, dans une certaine mesure, à s’intéresser à une réalité socioculturelle, disons à une pratique-vérité-croyance. Cette dernière, si nous nous offrons les moyens d’interroger quelques étapes de l’histoire humaine, semble ne jamais cesser de se montrer, avec une certaine acuité, qu’elle fonde notre vie, l’organise, la saisisse, la possède jusqu’à nous déposséder parfois de la raison. Eh oui, c’est ça l’Afrique. C’est l’endroit le plus mythique du monde où on trouve des mystères et des mystiques de tous les calibres. Rassurez-vous, on les trouve à tous les coins de rue. Pour vous, voici le top 5 des pays africains où le mysticisme est le plus noté :
1- Le Bénin
La réputation du Bénin en matière de pratique vaudou n’est plus à prouver. Il y existe même un festival en son honneur.
2- Le Sénégal
Ce n’est pas un secret, le Sénégal et le maraboutage c’est une grande histoire d’amour. Bien que cela soit interdit par la religion, les sénégalais ne boudent pas leurs marabouts.
3- Le Burkina Faso
Le Burkina est aussi réputé pour abriter de grands hommes mystiques aussi redoutables les uns que les autres.
4- Le Gabon
Il est de notoriété publique que Bongo père était un Franc-maçon tout comme le fils. Plusieurs cadres de l’administration également sont membres de cette secte ésotérique.
5- Le Tchad
Le Tchad peut être cité du fait de son président. En effet, Idriss Deby fait partie des 10 présidents africains accro aux marabouts.
Afrikmag.com

14/07/2017

EXCISIONS EN BAISSE

Baisse de la prévalence de l'excision chez les filles de moins de 15 ans (Unfpa)

images.jpg

Le taux de prévalence de l'excision chez les filles sénégalaises âgées de moins de 15 ans est passé de 18 à 14,6% entre 2013 et 2015, a déclaré, jeudi à Dakar, Moussa Faye, représentant résident assistant au Sénégal du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa en anglais).
"Pour la jeune génération, des progrès notables ont été obtenus ces dernières années au Sénégal, entre 2013 et 2015, la prévalence de l'excision chez les filles âgées de moins de 15 ans, est passée de 18 à 14,6%", a expliqué M. Faye à l'ouverture d'un symposium sur les mutilations génitales féminines.
Au Sénégal, a poursuivi Moussa Faye, la proportion de femmes âgées de 15-49 ans ayant déclaré avoir subi l'excision est passée de 28% en 2005, à 25% en 2014 et à 24% en 2015, avec toutefois des disparités régionales car, les régions de Tambacounda, Kédougou (Est) Sedhiou, Kolda, Ziguinchor (Sud), Matam (Nord sont plus touchées.
"En termes de progrès vers l'abandon des mutilations génitales féminines, la baisse de la pratique de l'excision est cependant remarquable chez les ethnies qui la pratiquent le plus ‘’ , a expliqué Moussa Faye.
Ainsi, a-t-il poursuivi, chez les mandingues, 37% des filles de -15 ans sont excisées alors que 71% de leurs aînées (15-49 ans) le sont.
Chez les Soninkés, a encore dit Faye, la prévalence de l'excision est de 60% chez les aînées contre 39% chez les plus jeunes.
Cela signifie que les filles subissent de moins en moins la pratique des Mutilations génitales féminines (Mgf) comparées à leur mère, note-t-elle.
Selon lui, l'argument médical a permis de renforcer la sensibilisation auprès des communautés, et qu'il est plus que jamais essentiel de travailler avec le personnel de santé qui peut jouer un rôle déterminant pour accélérer la dynamique sociale des communautés et à continuer à sensibiliser les communautés.
TE/of/APA/apanews.net

12/07/2017

LA HONTE DU SENEGAL

Insuffisance des efforts de lutte contre la mendicité des enfants

201707africa_senegal_talibe_photo_14.jpg

L'exploitation des enfants talibés et les abus dont ils sont victimes restent monnaie courante
Des dizaines de milliers d'enfants talibés au Sénégal continuent d’être forcés à mendier et de souffrir d'abus dans certaines écoles coraniques traditionnelles, un an après le lancement d’un programme gouvernemental visant à réprimer ces pratiques, ont déclaré dans un rapport publié aujourd'hui Human Rights Watch et la Plateforme pour la Promotion et la Protection des Droits de l'homme (PPDH), une coalition sénégalaise d’organisations de défense des droits humains.
Le rapport de 45 pages, intitulé « “Je vois encore des talibés mendier” : Insuffisance du programme gouvernemental pour protéger les enfants talibés au Sénégal », examine les succès et les échecs de la première année d'un nouveau programme du gouvernement visant à retirer des rues les enfants forcés à mendier. Le rapport documente les abus persistants – et notamment l'omniprésence de la mendicité forcée, de la violence et des abus physiques, l'enchaînement, l'emprisonnement et les abus sexuels – auxquels ont été confrontés de nombreux enfants talibés à Dakar et dans quatre autres régions du pays, pendant et malgré la mise en œuvre du programme. Human Rights Watch et la PPDH ont également évalué les défis qui restent à relever pour que les victimes d'abus puissent avoir accès à la justice.
« Bien qu'il représente un pas dans la bonne direction, le programme du Sénégal visant à retirer les enfants des rues n'a presque rien changé au nombre alarmant de jeunes talibés qui sont tous les jours victimes d'exploitation, d'abus et de négligence », a déclaré Corinne Dufka, Directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch. « Pour empêcher les abus et s'attaquer au cœur du problème, le gouvernement devrait veiller à ce que les maîtres abusifs fassent l’objet de sanctions ou de poursuites. »
Les deux organisations ont exhorté le gouvernement à renforcer le programme lors de sa deuxième année de mise en œuvre, à ouvrir des enquêtes et à engager des poursuites contre les maîtres coraniques abusifs, et à mettre en place un cadre juridique pour réglementer les pensionnats coraniques traditionnels, aussi connus sous le nom de daaras. Les candidats aux élections du 30 juillet à l'Assemblée nationale devraient placer les droits de l'enfant au centre de leurs campagnes et la nouvelle Assemblée s'efforcer de mettre fin à la mendicité forcée et d'accélérer l’adoption du projet de loi portant statut des daaras.
Les enfants talibés qui fréquentent des daaras qui les exploitent sont légion. Un talibé de Dakar âgé de 8 ou 9 ans a confié à Human Rights Watch que dans son ancien daara, « Nous faisions la mendicité pour de l’argent et pour du riz. Le marabout [maître coranique] demandait 400 francs CFA [0,70 dollar US] par jour. Le mercredi, c’était 500 francs CFA [0,85 dollar US], pour payer le loyer et l’électricité. Si nous n’apportions pas l’argent, ou si nous ne récitions pas les versets, le marabout nous battait. »
Le rapport s'appuie sur des entretiens approfondis menés de janvier à juin 2017 avec des enfants talibés anciens ou actuels, des maîtres coraniques, des activistes, responsables gouvernementaux, travailleurs sociaux et travailleurs humanitaires sénégalais, et des responsables de l'ONU. Il fait suite à un rapport de juillet 2016 intitulé « Sénégal : Nouvelles mesures pour protéger les talibés et les enfants de la rue » et sur des rapports de 2015, 2014 et 2010 documentant les abus contre les talibés.
À travers le Sénégal, environ 50 000 enfants talibés – selon les estimations – vivent dans des daaras où leurs maîtres coraniques les forcent à mendier chaque jour pour de l'argent, du riz ou du sucre. Les talibés vivent souvent dans des conditions de misère extrême et sont fréquemment soumis à des abus physiques ou psychologiques équivalant à des traitements inhumains et dégradants.
Certes, tous les daaras n'ont pas recours à l'exploitation et aux abus. De nombreux maîtres coraniques respectent les droits des enfants dont ils ont la charge. Mais beaucoup d'autres font fonctionner leurs écoles comme des entreprises, sous prétexte d'enseigner le Coran.
Durant la période d’avril à juin, Human Rights Watch a observé des centaines de talibés vivant dans des daaras sordides et mendiant au vu et au su de tous dans les villes de Dakar et de Saint-Louis. Les enfants – qui pour bon nombre d’entre eux n'avaient pas de chaussures, étaient couverts de saleté, portaient des vêtements en lambeaux, souffraient d'infections cutanées et semblaient aussi souffrir de malnutrition – mendiaient souvent devant les policiers ou les gendarmes, près des immeubles du gouvernement et sur des routes très fréquentées.
Lancé en juin 2016 à Dakar, le programme du gouvernement visant à lutter contre la mendicité forcée des enfants et connu sous le nom de « retrait des enfants de la rue » a rencontré un certain succès. Entre juin 2016 et mars 2017, 1 547 enfants ont été retirés des rues de Dakar et plusieurs centaines d'entre eux ont pu rejoindre leurs familles.
Mais au final, plus de 1 000 enfants identifiés comme talibés ont été renvoyés auprès de leurs maîtres coraniques, ceux-là mêmes qui au départ les avaient forcés à mendier. Le gouvernement n'a formellement ouvert aucune enquête sur les maîtres impliqués, personne n'a été arrêté et aucune inspection officielle n'a été effectuée pour déterminer les conditions de vie dans les daaras.
« L’État n’est jamais allé voir si l’enfant a été placé dans un bon daara ou non », a expliqué l’Imam Elimane Diagne, président du Collectif pour la modernisation des daaras. « Dans ces daaras, il n’y a pas de bonnes conditions… Les enfants dorment à même le sol. Il y a des maladies comme la gale… Parfois, ce sont des daaras sans eau ou robinet… Et au-delà de tout ça, l’enfant continue à mendier. »
Des responsables du programme ont indiqué en mai à Human Rights Watch qu'ils avaient pris la décision d'arrêter de renvoyer les enfants talibés dans leurs daaras, mais il est difficile de dire si cette mesure résulte de l’application d’un protocole particulier. Les responsables ont ajouté qu’encore récemment – en avril – des enfants avaient été renvoyés dans des daaras.
Pendant le premier mois du programme, les activistes et les travailleurs humanitaires ont observé une baisse spectaculaire de la mendicité des enfants. Mais l'absence d'enquêtes et de poursuites contre les maîtres abusifs a entraîné un retour au statu quo.
Pendant la première année de mise en œuvre du nouveau programme, Human Rights Watch a également documenté la mort de deux talibés suite à des abus dans des écoles coraniques ; cinq cas d'abus sexuels ou de tentatives d'abus sexuels par des maîtres coraniques ou leurs assistants ; et 28 cas de talibés battus, enchaînés ou emprisonnés dans des daaras. Ces abus ont eu lieu à Dakar et dans quatre autres régions du Sénégal.
Le gouvernement devrait veiller à ce qu'aucun enfant ramassé pendant qu'il mendiait ne soit renvoyé dans une école coranique qui a violé ses droits en le forçant à mendier ou en lui faisant subir d'autres abus, ont déclaré Human Rights Watch et la PPDH. Les ministères de la Famille, de la Justice et de l'Intérieur devraient coordonner leurs efforts pour faciliter les enquêtes et les poursuites contre les maîtres coraniques qui exploitent les enfants ou abusent d'eux. Tous les enfants qui vivent dans des daaras abusifs devraient en être immédiatement retirés et renvoyés dans leur famille, ou placés dans des structures alternatives de garde appropriées.
« Nous ne pouvons plus attendre demain pour mettre fin à l'exploitation et la maltraitance des talibés, enfants issus des couches les plus vulnérables de nos populations », a déclaré Mamadou Wane, président de la PPDH. « C'est maintenant qu'il faut arrêter cette violation massive et à ciel ouvert des droits de l'enfant au Sénégal. Nous sommes tous responsables. Nous avons tous l'obligation d'agir collectivement, avec l’État en première ligne. »
Lauren Seibert/Human Rights Watch/hrw.org

01/07/2017

LE BUDGET DU SENEGAL

Le budget du Sénégal va atteindre 3720,25 milliards de francs Cfa

cfa1.jpg

L’annonce a été faite, hier, lors du débat d’orientation budgétaire 2017 à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Selon Amadou Ba, la mobilisation de cette manne financière repose sur la base d’une politique fiscale, qui sera axée sur le renforcement des acquis du nouveau Code des impôts.
Au total, les recettes du budget 2016 ont connu une hausse de 15%, passant de 2026,1 milliards en 2015 à 2334,6 milliards, essentiellement imputable à l’augmentation significative des recettes budgétaires (+15,23%).
« En 2016, 58 conventions de financement ont été signées, portant ainsi le nombre de conventions signées depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris à 198 pour un montant mobilisé de 3 486 milliards, dont 89,7% sous forme d’emprunts concessionnels et 10,3% à titre de subvention.
Globalement, les dépenses sont ressorties à 2704 milliards en fin 2016 contre 2411,5 milliard en 2015, soit un accroissement de 12%. La pauvreté a baissé », a soutenu M. Ba.
Au 31 mai 2017, les ressources budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 1074,13 milliards, 767,9 milliards de recettes internes et 304,23 milliards de ressources extérieures destinées au financement des projets et programmes d'investissement publics. Soit 70% des prévisions de tirage sur l’année 2017 effectués en 5 mois.
Ce qui lui fait dire que le dynamisme de l’économie sénégalaise devrait se consolider avec un taux de croissement du Produit intérieur brut (PIB) réel projeté à 7% contre 6,8% en 2017.
« Sans pétrole et sans gaz, nous atteindront en 2018, un taux de croissance de 7%»
«Nous projetons une croissance de 7% en 2018. Beaucoup n’y croyaient pas. Aujourd’hui, force est de constater que le Plan, la vision sont totalement exécutés. Nous n’avons pas encore intégré les revenus du pétrole et du gaz dans ses performances.
Donc, sans pétrole, sans gaz le Sénégal atteindra une croissance au moins de 7%. Car, les ressources provenant du pétrole et du gaz sont attendus en 2021 », se réjouit le ministre non sans annoncer qu’en 2018, le déficit budgétaire devrait être réduit à 3%, après 3,7% en 2017.
Poursuivant, il renseigne que les ressources et charges budgétaires sur la période 2018-2020 à 11 614,24 milliards. Concernant la dette publique, Amadou Ba informe qu’elle passera de 6 302,8 milliards en 2018, 6580,5 milliards francs Cfa en 2019 et 6792,3 milliards en 2020.
« Notre endettement qui était à 60% du PIB est aujourd’hui, à 40%. La répartition annuelle des investissements publics programmés sur la période 2018-2020 se présentera comme suit : 1345 milliards de francs CFA pour 2018, soit une augmentation de 120 milliards par rapport à 2017, 1490,9 milliards pour 2019 et 1652,3 milliards », détaille le ministre.
« Le Sénégal ne peut pas donner ou produire des statistiques fabriquées »
Pour le recrutement dans la Fonction publique, les prévisions se chiffrent à 13 130, 12 203 et 6 500 respectivement en 2018, 2019 et 2020. D’après le ministre des Finances, tous ces chiffres donnés sont authentiques, car le Sénégal est un pays qui est sur les marchés internationaux.
« Donc, il ne peut produire ou donner des statistiques fabriquées ». Dans le même ordre d’idées, Amadou Ba affirme que l’ambition du Sénégal est d’adhérer, dès cette année, à la norme spéciale de diffusion des données statistiques du Fonds monétaire.
Aliou Diouf (Libération)/leral.net

25/06/2017

LES ENFANTS LAISSES POUR COMPTE

PRES DE 40% DES ENFANTS NON ENCORE SCOLARISES

senegal-village-de-kamiack-535e165723508.jpg

La célébration de la Journée de l’enfant africain a offert l’occasion de réviser quelques aspects de la situation des droits de l’enfant au Sénégal. Selon Ousseynou Ndour, au nom du Comité départemental de protection de l’enfant de Mbour, près de 40% des enfants sénégalais ne sont pas scolarisés. Il a insisté sur la discrimination liée au genre chez l’enfant dès le bas âge. Illustrant ses propos, il dira qu’une jeune fille sur cinq accède à l’enseignement supérieur. Et, à l’âge adulte, nous retrouvons 6 femmes alphabétisées pour 10 hommes. Il a insisté sur l’impact de la pauvreté sur les enfants, une couche plus vulnérable que les adultes.
Selon lui, la santé des enfants reste une préoccupation majeure malgré les efforts consentis. En attestent la présence de la poliomyélite, la persistance du paludisme occasionnant 30% des décès des enfants au Sénégal et des anémies et fausses couches chez la femme enceinte.
Les mariages précoces sont toujours présents dans le pays selon le rapport présenté par Ousseynou Ndour. L’illustration la plus parfaite, à l’en croire, c’est le vol de l’adolescence des enfants qui passent directement à l’âge adulte.
Concernant le trafic d’enfants, il a relevé que de nombreux enfants provenant de la Guinée-Bissau prennent la direction des champs de coton ou bien le chemin de la mendicité. Relevant la volonté d’en finir avec les mutilations génitales chez les filles en 2015, il a souligné que des efforts ont été consentis, ce qui s’est soldé par un recul de la pratique. Mais des poches de résistance existent, avec leurs cortèges de nuisance occasionnant des conséquences néfastes sur la santé des filles excisées.
Samba Niébé BA/sudonline.sn

KORITE: LE SENEGAL SE DISTINGUE

Quand les astronomes de l’Aspa « bousculent les religieux » sur la date de la célébration de la Korité au Sénégal
le-croissant-lunaire-1100x802.jpg

Dans un communiqué en date du 21 Juin 2017 envoyé aux rédactions des organes de presse de la place, l’Association sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie sur la base d’un calcul astronomique affirme que le croissant lunaire ne sera pas visible à l’œil ce Samedi 24 Juin 2017. En conséquence, la fête de korité sera célébré le Lundi 26 Jun 2017. Je les cite :
« Le Samedi 24 Juin, il sera impossible de voir à l’œil nu le croissant lunaire au Sénégal, en Afrique, en Europe et en Asie. La surface éclairée de la Lune sera de 0,88%, ce qui en fait un croissant extrêmement faible nécessitant un instrument astronomique (télescope, jumelles…) pour pouvoir le trouver. La Lune se couchera à 20h13, soit 31mn après le Soleil qui se couche à 19h42. La carte de visibilité montre que sur l’étendue du globe, la possibilité d’observation à l’œil nu ne concerne qu’une partie de l’Amérique latine.
Dimanche 25 Juin : Il sera possible de voir la Lune à l’œil nu au Sénégal. La zone de visibilité à l’œil nu couvrira l’ensemble des pays d’Afrique et le reste du monde. La Lune se couchera à 21h13 et sa surface éclairée sera de 4,42%. Elle sera âgée de 1j17h. Ceci à cause de la conjonction qui s’est produite très tôt le samedi 24 Juin. »
Cette anticipation faite sur le résultat de l’observation à l’œil nu du croissant lunaire cause un sérieux problème de référence pour la communauté musulmane sénégalaise du fait que cette façon de faire est étrangère à nos traditions connues et partagées.
Au Sénégal, on n’a jamais utilisé le calcul astronomique pour déterminer les dates de célébration de la Korité et de la Tabaski. En effet, il ne s’agit pas d’une simple prévision comme à la météo. C’est différent et beaucoup plus que cela. Il s’agit d’une prévision qui entre en contradiction avec nos traditions et pratiques religieuses. Et en plus, nous sommes en religion, avec tout le respect qu’on leurs doit ils ne sont pas notre référence en la manière. Ce n’est pas eux que l’on écoute lorsqu’il s’agit de religion. Nous avons nos références. Ce sont les khalifes généraux. C’est eux qui décident et c’est eux que l’on écoute.
Relativement toujours à l’observation du croissant lunaire pour la célébration des fêtes religieuses (la Korité et la Tabaski) une commission composée des représentants de l’ensemble des grandes maisons religieuses a été mise en place dont l’objectif est de recueillir les informations sur toute l’étendue du territoire national. Cette commission se réunit régulièrement dans les locaux de la RTS, à la veille de chaque fête pour compiler les informations provenant des citoyens ayant observé le ciel pour détecter l’apparition du croissant lunaire. La mise en place de cette commission a permis de minimiser les divergences, toutefois, elle n’a pas pu régler définitivement ce problème de l’autonomie des grandes maisons religieuses.
L’observation du croissant lunaire est une pratique de plusieurs millénaires et co existentielle à l’islam. Il me semble, aujourd’hui, que cette pratique est menacée par un courant de pensée animé par des astronomes sénégalais qui voudraient changer l’ordre orthodocique des choses en prônant le calcul astronomique pour déterminer avec exactitude les dates de célébration de la Korité et la Tabaski.
Si une discipline scientifique telle que l’astronomie peut aider à une meilleure prise de décision qui ne menacerait pas la cohésion sociale, c’est tant mieux et salutaire. Je pense que les ’interventions de l’Association Sénégalaise pour la promotion de l’Astronomie dans les dates de célébration des fêtes religieuses pourraient être une source de problème à la cohésion sociale et entraîné un schisme plus profond.
Qui de l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie et des khalifes généraux des communautés religieuses allons-nous écouter pour célébrer la fête de Korité ou la fête de tabaski à venir ?
Chaque pays a son histoire. Chaque pays a ses traditions. Lorsque l’on veut naviguer à contre-courant de son histoire et de ses traditions, fatalement, on peut créer sans le vouloir le désordre aux conséquences multiples dont on ne pourrait prévoir avec exactitude les effets sur l’esprit et les comportements des gens. C’est le cas de la prévision relative à l’observation à l’œil nu de l’apparition du croissant lunaire.
Comparé aux autres pays, le calcul astronomique prévisionnel pour déterminer la date de l’apparition du croissant lunaire, ne figure pas sur notre tableau de référence religieuse de notre pays, le Sénégal. Bref ! Pour nous éviter à tout confondre, l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie informe en soulignant que c’est important, je les cite :
« IMPORTANT : Les décisions de certains pays n’étant pas dans la zone de visibilité de célébrer la fin du ramadan au dimanche 25 Juin se feront sur la base du calcul astronomique uniquement. Les informations en provenance de ces zones ne doivent pas être associées à une observation à l’œil nu du croissant lunaire. »
Succinctement, du fait de ce communiqué de presse, au jour d’hui, sans avoir observé le croissant lunaire, les sénégalais sont divisés en pro-calcul astronomique et pro-respect de la tradition. Ce qui est troublant, selon le communiqué de presse, il est exclu de célébrer la fête de korité le Dimanche 25 Juin 2017 d’autant plus qu’il est impossible d’observer le croissant lunaire à l’œil nu le Samedi 24 Juin 2017.
Quelles seront les conséquences d’une contradiction qui pourrait naître entre ce que l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie a dit et ce que les khalifes généraux auront décidé à travers la commission de l’observation du croissant lunaire dédiée ? Le Sénégal se doit-il de choisir de célébrer ses fêtes religieuses musulmanes sur la base de l’observation à l’œil nu du croissant lunaire ou sur la base du calcul astronomique ?
Je reste convaincu jusqu’à preuve du contraire que toute anticipation sur les résultats de l’observation à l’œil nu du croissant lunaire est dangereuse pour ce qui nous a jusqu’ici préservé en tant que nation où la violence religieuse inter-communautaire est jusque-là exclue. En France, c’est le conseil Français du culte des musulmans qui décide de la date de célébration de la fête de korité. Ce que je crois, tout le monde n’est pas habilité à donner la date de célébration de nos fêtes, c’est une prérogative de nos Khalifes généraux et guides religieux. Et jusqu’à ce jour du 23 Juin 2017, la communauté des musulmans de France attend de savoir quand est ce qu’elle va célébrer la fête de Korité.
La promotion de l’Astronomie dans la société sénégalaise est une bonne chose, mais à l’état actuel de notre pays, s’immiscer à ce niveau, dans les affaires religieuses à travers des interventions axées sur les dates de l’apparition du croissant lunaire sur la base d’un calcul astronomique est trop risqué de la part de ses auteurs mais aussi pour la cohésion sociale. Justement, le Sénégal n’a aucune tradition de calcul astronomique pour déterminer les dates de célébration de nos fêtes religieuses (Korité et Tabaski). S’engager dans cette voie pour une Association fut elle scientifique, c’est créé beaucoup plus de problèmes que l’on en résout concrètement. Car elle n’a pas la légitimité religieuse pour être notre référence. La raison est simple, en matière de religion, ce n’est pas les scientifiques que l’on écoute mais les religieux. Cela ne veut dire que les religieux ne sont pas des hommes scientifiques ou de science. Je voudrai juste que l’on fasse la part des choses.
Du point de vue de la promotion de l’Astronomie, l’Association a réussi de fort belle manière sa communication en intervenant dans les médias à la veille de la fête de Korité pour parler de ce qui nous a souvent divisé : les dates de célébration des fêtes de Korité et de Tabaski. Ainsi, elle a trouvé les moyens de s’introduire dans les consciences, particulièrement de certains intellectuels qui pensent que le problème de la célébration séparée des fêtes précitées de la communauté musulmane sénégalaise est désormais réglé par le calcul astronomique qui est capable de déterminer avec exactitude la date de l’observation à l’œil nu de l’apparition du croissant lunaire.
A la fin de son communiqué de presse, l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie, nous invite à observer toujours le croissant lunaire à l’ouest un peu gauche au-dessus de là où le soleil se couche. Je les cite :
« Nous rappelons également qu’il faut toujours chercher le premier croissant à l’Ouest, un peu à gauche au-dessus de là où le Soleil se couche. »
C’est bien de faire une telle recommandation mais le problème n’est là et le problème ce n’est pas cela. Le problème est dans le fait que l’Association affirme qu’il est impossible d’observer le croissant lunaire à l’œil nu le Samedi 24 Juin 2017. Et que le Dimanche 25 Juin 2017, le croissant lunaire sera visible à l’observation l’œil nu. Du coup, ce qui décide de la date de Korité le Lundi 26 Juin 2017 sans qu’on ait pu observer le ciel en lieu et place de nos khalifes généraux et guides religieux. Nous sommes en religion. Bien que l’islam n’exclue pas la science, la religion et la science n’ont pas la même vocation.
Baba Gallé DIALLO.laviesenegalaise.com

PAUVRE SENEGAL

«Diagnostic systématique pays» de la Banque mondiale: un taux de pauvreté toujours élevé au Sénégal

091_G3962_color_meszarovits.jpg

Lors d’une rencontre entre la Banque mondiale et la société civile sur le projet «Diagnostic systématique pays» qui permettra d’élaborer un document de développement pour chaque pays, les acteurs ont insisté sur le taux de pauvreté toujours élevé au Sénégal. Malgré une croissance de plus de 6%, les spécialistes se sont toujours accordés à dire que le taux de pauvreté du Sénégal n’a pas beaucoup baissé, car la richesse n’est pas souvent partagée.
Cette semaine, la Banque mondiale a tenu une rencontre avec les acteurs de la société civile autour du ‘’Diagnostic Systématique pays ». D’après la Pana, la rencontre a été présidée par le président du Conseil des Ong d’appui au Développement (Congad), Amacodou Diouf, et la Directrice des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Mme Louise Cord.
Cette rencontre est organisée dans le cadre du processus d’élaboration du Diagnostic Systématic-pays du Sénégal initié par la Banque mondiale. Elle permettra à l’institution de présenter les résultats de l’étude aux acteurs de la société civile et de recueillir leurs points de vue sur les contraintes principales du Sénégal.
Après la présentation générale du SCD-Sénégal, il ressort que le pays affiche une croissance louable et un taux de pauvreté toujours élevé, malgré ses atouts. Selon les experts de la Banque mondiale, ce résultat permettra de faire une analyse sur la durabilité des progrès récents et la capacité du Sénégal à faire face aux contraintes structurelles.
Les participants ont également fait des remarques, notamment le gap du secteur informel, le problème d’accès à l’information sur l’exploitation des ressources du pays, sur le lien entre les réalités que vivent les populations sénégalaises et les indicateurs de travail de la Banque mondiale. Ils indiquent que souvent, ces indicateurs ne sont pas adaptés au contexte du pays.
Avec ces remarques, nous nous sommes intéressés réellement aux performances du Sénégal dans la lutte contre la pauvreté car, même si ces dernières années, la croissance du pays est louable, le niveau de la pauvreté n’a pas tellement baissé.
Un taux de pauvreté de plus de 46%, plus de 6 millions de pauvres
Ainsi, la présentation de la Banque mondiale sur le Sénégal, que nous avons visitée, rappelle que le taux de pauvreté est estimé à 46,7% dans notre pays. «Le taux de pauvreté, qui atteint 46,7% selon les dernières estimations, reste élevé. Le taux de croissance du Pib est bien en deçà du niveau nécessaire pour faire reculer la pauvreté, tandis que le poids de plus en plus important des exportations de biens à forte intensité capitalistique, au détriment de secteurs intensifs en main-d’œuvre, limite la création de nouveaux emplois», lit-on sur le document de la Banque mondiale.
D’après l’institution de Breton Woods, la série de chocs économiques dont a souffert le Sénégal au cours des dernières années, est venue freiner encore davantage les progrès : l’incidence de la pauvreté n’a baissé que de 1,8 point de pourcentage entre 2006 et 2011, tandis que le nombre absolu de pauvres, lui, augmentait, pour atteindre 6,3 millions en 2011.
Toujours pour le Sénégal, la Banque mondiale, indique que le niveau des inégalités reste modéré et se situe en-dessous de la moyenne enregistrée en Afrique subsaharienne. Les disparités géographiques restent cependant, très prononcées : deux habitants sur trois vivent dans la pauvreté dans les zones rurales, et en particulier dans le Sud du pays, contre un sur quatre à Dakar.
Lors de la rencontre, la Directrice des Opérations de la Banque mondiale, Louise Cord, a indiqué que les remarques seront intégrées dans le processus d’élaboration du projet.
«Le problème de l’accès à l’information est important à noter. Le gap du secteur informel est une urgence et nous allons réfléchir là-dessus», a-t-elle indiqué.
Le président du Conseil des Ong d’appui au développement (Congad), Amacodou Diouf, a félicité cette initiative de la Banque mondiale et a indiqué qu’il est important de promouvoir le dialogue avec les acteurs de la société civile et la Banque mondiale.
Les Echos/leral.net

22/06/2017

TROP CHERE KORITE

A l’approche de la Korité : Une Flambée des prix au Sénégal

Oignon.jpg

A moins d’une semaine de la fête de la Korité, au Sénégal, les femmes ménagères ne savent plus quoi faire. Puisque l’oignon et la pomme de terre se font rare.
Trouver de l’oignon et la pomme de terre sur le marché sénégalais est devenu un parcours de combattant. Les femmes ménagères entrent dans la dernière ligne droite pour préparer la fête de la korité qui aura lieu ce week-end.
Les prix sont hors de portée des clients. Oignon, pomme de terre, sont presque intouchables. Alors que, sera célébrée la fête de la Korité au Sénégal, dans moins d’une semaine.
A cette occasion, les mères de familles sont à fond dans les préparatifs pour assurer à leurs proches une belle fête. “Non seulement, nous ne trouvons pas la pomme de terre et l’oignon sur le marché, mais les prix sont trop chers” explique une mère de famille.
Même son de cloche pour une autre dame. Elle interpelle directement le ministre sénégalais du commerce. Elle l’invite à descendre sur les marchés pour constater de visu ce qui se passe.
En tout cas, les prix ont vraiment flambé cette semaine. Compte tenu de tout cela, les femmes ménagères lancent un cri de détresse pour demander un secours avant qu’il ne soit tard.
africtelegraph.com

21/06/2017

KORITE DIMANCHE!

Korité 2017: La date connue!

croissant_lune_4j_mto_d60-642x483-696x406.jpg

La fête de la Korité chez les musulmans est prévue le dimanche 25 juin 2017 selon les astronomes. Une enquête a été menée pour montrer que la lune va apparaître le samedi 24 juin, nous informe la télévision 2Stv.
En effet, « toutes les institutions scientifiques connues et respectées dans le domaine de l’astronomie indiquent de façon fiable et précise que la conjonction prochaine marquant le début d’un nouveau cycle lunaire se produira le soir du vendredi au samedi 24 juin à 2 heures 30 minutes en temps universel coordonné ce qui correspond à l’heure de Dakar et 5h 35 mn UTC à l’heure d’Arabie Saoudite ».
Pour un observateur au Sénégal, « le croissant lunaire sera observable à l’œil nu ou avec l’aide d’instrument optique durant 35 minutes après le couché du soleil soit à 20 heures 17 minutes, le samedi 24 juin là où le ciel sera suffisamment dégagé ».
Fatima Ndoye Diouf/senenews.com

LUTTE CONTRE LE MARIAGE D'ENFANTS

Lutte contre le mariage des enfants au Sénégal : World Vision plaide pour un âge légal à 18 ans

70f6c07d223618425943aa018ede89a6_XL.jpg

World Vision Sénégal a procédé, hier, au lancement externe de sa nouvelle campagne dénommée « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». A travers cette campagne, l’Ong veut attirer l’attention sur la pratique des mariages précoces qui concerne 33% des filles au Sénégal. D’ailleurs, les enfants ont profité de la tribune pour demander que l’âge légal du mariage soit relevé à 18 ans au lieu des 16 ans.
Le Grand Théâtre de Dakar était bondé hier. Le public était essentiellement composé de jeunes enfants (mille selon les organisateurs). Ces enfants ont fait le déplacement dans le cadre du lancement externe par World Vision Sénégal de la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». Cette initiative vient en appui à la campagne nationale du gouvernement sénégalais contre le mariage des enfants. « Au Sénégal, on estime que les mariages d’enfants entraînent des dégâts incommensurables. Cela ralentit le développement économique et peut éroder le capital humain et social du pays. En plus, il y a des conséquences sévères sur la santé des filles-mères et des nouveau-nés », a souligné Paul Dominique Corréa qui s’est exprimé au nom de World Vision. Il a ajouté que « les communautés confessionnelles ont un rôle essentiel à jouer ».
Au cours des cinq prochaines années, la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants » cherchera à avoir un impact positif sur la vie de centaines de millions de garçons et de filles vulnérables et exposées aux mariages précoces, apportant ainsi une contribution importante à l’objectif de développement durable (Odd), relève de son côté Thérèse Diouf Bâ de World Vision. Les enfants ont profité de cette tribune pour remettre un mémorandum aux représentants du gouvernement. Dans le document, ils réclament notamment « la fin des mariages de filles âgées de moins de 18 ans et le renforcement du dialogue qui mettrait fin aux pratiques de mariages précoces ». Le risque de mortalité maternelle et infantile est très élevé pour les filles mariées avant l’âge de 18 ans, ont notamment insisté les enfants.
Ibra Diouf Niokhobaye, le directeur des Droits et de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, a indiqué que « le gouvernement est dans les dispositions de combattre toutes sortes de mariages impliquant des individus qui n’ont pas plus de 18 ans ». Ce phénomène a des conséquences sur le développement des enfants. « Une fille qui n’a pas encore atteint les dispositions physiques ne peut pas s’engager dans un mariage; tout comme un garçon encore mineur », a-t-il rappelé. Outre cela, il évoque des conséquences économiques telles que l’abandon scolaire. Le gouvernent du Sénégal a dès lors pris des mesures administratives allant dans le sens d’une meilleure protection des enfants. Un code de l’enfant qui propose le relèvement de l’âge de mariage des filles à 18 ans au lieu de 16 ans est en cours de traitement, a-t-il annoncé.
Oumar BA/lesoleil.sn

20/06/2017

POLITIQUE ET RELIGION

Quand le pouvoir religieux freine l’autorité de l’Etat

Palais.jpg

C’est un truisme de dire qu’au Sénégal, l’autorité de l’Etat ne s’exerce pas partout de la même manière. La ville de Touba par exemple jouit d’un statut particulier qui lui confère certains privilèges, comme le fait de ne pas respecter la parité en matière électorale.
La présence de la gendarmerie et des forces de police a été une « concession » des autorités religieuses, permettant ainsi de faire exercer, d’une certaine manière, l’autorité de l’Etat.
Toutefois, les derniers événements dans la ville sainte en disent long sur le traitement fait aux forces de sécurité et de Police souvent obligées de se référer au Khalife général pour exercer leurs prérogatives. Car, il y a, comme qui dirait, une forme de résistance passive et parfois active de la part de populations qui ne reconnaissent que l’autorité du Khalife.
C’est ainsi que si un des éléments affectés sur place se comporte d’une manière jugée répréhensible par les populations, le Khalife est interpellé pour qu’il mette fin à ses exactions ou qu’il soit tout simple affecté ailleurs.
Un ancien gendarme aujourd’hui à la retraite et qui a été dans le groupe des premiers ayant servi à Touba, nous raconte qu’il a une fois été convoqué par le Khalife général des Mouride en personne, Serigne Saliou Mbacké, à l’époque, parce qu’on lui a raconté qu’il frappait les enfants. Il n’a dû son « salut » qu’aux explications claires qu’il a apportées au marabout très attentif à son raisonnement et qui l’a convaincu.
Cette situation rappelle cette sortie du Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, qui rappelait que la loi sur l’interdiction de fumer en public n’est pas applicable au Sénégal parce que chez les Khadres par exemple, « tout le monde fume, y compris le Khalife général ».
Le Chef de la communauté Lébou, pourtant grand homme d’Etat, rappelle que personne n’ose condamner le Khalife général parce qu’il fume en public.
Comme quoi, la loi sur le tabac ne s’aurait s’appliquer à cette confrérie parce qu’ils ont l’habitude de fumer en public.
Et cette faiblesse de l’autorité de l’Etat face au pouvoir religieux ne s’arrête pas là.
D’Abdou Diouf à Macky Sall, tous les Chefs d’Etat se sont attaqués à la mendicité des enfants de la rue au Sénégal. Ils sont tous reculé face à la pression de groupes religieux qui ont mené des campagnes contraires de protection de l’Islam et de son héritage au premier rang desquels les daaras, ces écoles coraniques dont le mode d’enseignement est contraire à ce quoi se fait dans les écoles modernes.
Bien sûr, le pouvoir politique craint le vote-sanction de la part de communautés qui n’hésiteront pas à exécuter la « fatwa » de leurs chefs.
La réalité, au Sénégal, c’est que les citoyens sont beaucoup plus obéissant au pouvoir religieux qu’au pouvoir politique. La preuve, chaque homme politique a son marabout qu’il écoute surtout au moment des choix importants.
L’ancien ministre Samuel Sarr disait par exemple que c’est son marabout qui lui a désormais interdit de s’attaquer à Macky Sall. Depuis lors, il s’est rapproché de lui. Et il est loin d’être le seul.
Mieux, si un problème surgit, l’autorité centrale de l’Etat et les autorités décentralisées se réfèrent d’abord aux marabouts.
Les Khalifes généraux sont les premières sollicités, mais, à côté d’eux, leurs frères, sœurs, enfants et autres parents bénéficient aussi de cette sollicitude source d’immunité de toutes sortes qui leur confèrent beaucoup d’avantages comme les passeports diplomatiques, des statuts d’Ambassadeurs itinérants, des marchés de l’Etat, etc.
C’est ce qui explique l’influence toujours plus grandissante du pouvoir religieux. Ce sont les Sénégalais eux-mêmes qui le veulent ainsi. Nous avons ainsi un système dit « laïque » mais qui est à forte connotation religieuse, avec cependant le seul garde-fou que la plupart des marabouts ont en tête la préoccupation de respecter au maximum les lois de l’Etat.
Car, l’Etat a su, à des moments difficiles, exercer tout de même son autorité même cela pourrait être perçu comme de l’autoritarisme, parfois. C’est le cas lors de l’arrestation de guides religieux comme Serigne Cheikh Tidiane Sy au temps de Senghor et de son fils Serigne Moustapha beaucoup plus tard par le régime de Diouf, celle de Cheikh Béthio Thioune pour l’affaire du double assassinat de Médinatoul Salam, celle de Assane Mbacké suite à l’incendie de la maison du député Moustapha Lô, celle dramatique de Khadim Bousso, etc. Et la liste est loin d’être exhaustive.
L’Etat a su aussi interdire la militarisation des milices privées de certains groupes religieux, notamment de Serigne Modou Kara.
C’est la particularité de notre système politique. Très inféodé au pouvoir religieux, il sait lui être docile, mais aussi hostile quand la situation l’exige.
C’est ce subtile dosage qu’il faudrait toujours réussir dans les relations ô combien sensibles entre pouvoir religieux et pouvoir politique au Sénégal.
L’un a besoin de l’autre dans l’exercice de son sacerdoce.
Il faudra toujours respecter le pouvoir religieux, mais travailler à l’amener à appliquer la loi dans toute sa rigueur.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal.sn

18/06/2017

L'ENFANCE AU SENEGAL...

Le Sénégal va accentuer sa politique de protection des enfants

parrainage.jpg

Le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Mariama Sarr a indiqué, vendredi à Mpal (Saint-Louis), la volonté du gouvernement d’évaluer la mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et de s’engager dans la réalisation des Objectifs du développement durable (ODD).
"Le Sénégal s’est assigné comme objectif d’accélérer la protection des enfants, l’éradication de la pauvreté, la lutte contre la faim, l’accès à la santé, à l’éducation de qualité et à l’eau, etc.", a soutenu Mariama Sarr.
Mme Sarr s’exprimait à la cérémonie de lancement de la 27e journée de l’enfant africain et de la 29e semaine nationale de l’enfant, célébrée cette année sur le thème : "L’Agenda 2030 pour un développement durable en faveur des enfants en Afrique : accélérons la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances".
Elle a relevé les progrès "significatifs" faits par le Sénégal dans la lutte contre la pauvreté, la parité entre les sexes, la santé, l’accès à l’eau potable, avec un taux de 100% en ville et 82% en milieu rural, ainsi que la mise en œuvre de la couverture médicale universelle (CMU).
La célébration de la semaine nationale de l’enfant est une occasion "pour prêter une oreille attentive aux enfants et de lever les contraintes et obstacles, tout en identifiant les impacts négatifs sur eux afin de trouver des solutions durables à leurs préoccupations" a estimé Mariama Sarr.
Le directeur national de l’ONG Plan international et le responsable de l’UNICEF ont tous pris l’engagement de soutenir les actions du gouvernement en direction de la protection des enfants.
Il s’agit, pour eux, d’aider à combattre les "nombreux abus, violences, exclusions, les maltraitances et les pires formes de travail des enfants qui doivent être une priorité pour le développement durable d’un pays".
BD/PON/APS

17/06/2017

L'AMOUR EN NOIR ET BLANC

Relations inter-raciales sur la Petite Côte : Dans l’intimité des couples mixtes à Mbour

7bf3c38bbbd6ea78ddb8ba87b233f98d_XL.jpg

L’envie de connaître une situation sociale bien meilleure a poussé de nombreux jeunes Sénégalais dans les bras de vieux retraités européens venus passer du bon temps à la Petite Côte, pour le restant de leur vie. Mais si certains ont pu construire de belles villas et investir dans des créneaux porteurs, grâce au mariage mixte, d’autres, trahis et abandonnés à leur triste sort, ont vu leurs rêves s’effondrer comme un château de cartes.
Il est venu une première fois au mois de février, il est revenu au mois de mai et il compte s’installer définitivement dès novembre prochain. Lui, c’est Fabrice, un sexagénaire français, en vacances à Saly Portudal, depuis un mois. C’est un amoureux du Sénégal et particulièrement de cette station balnéaire où, selon lui, on trouve toutes les commodités pour mener une vie agréable. Cet après-midi du mois béni de Ramadan, il fait partie de la cohorte de retraités européens, en belle compagnie, venus faire leurs achats dans un supermarché niché en plein cœur de Saly Portudal. A la devanture de cette grande enseigne, les belles bagnoles se succèdent les unes les autres, dans un vrombissement continu des moteurs. Le lieu dégage un luxe insolent. Tout autour, des vendeurs d’œuvre d’art guettent le moindre touriste, dans l’espoir de réaliser de bonnes affaires. Les vendeurs de cartes de crédit, le long des trottoirs, ont aussi senti le bon coup n’hésitant pas à interpeller les passants. Enfin, les bureaux de change installés un peu partout complètent le décor.
Dans ce milieu qui grouille de touristes, pour la plupart des Européens, l’activité commerciale est intense, le marchandage constant. Il est 17h. Dans deux heures et demie, les musulmans procéderont à la rupture du jeûne. Le supermarché reçoit de plus en plus de monde. Un ballet incessant de couples mixtes se mêle parmi cette foule hétérogène qui grossit au fil des heures.
De vieux occidentaux sont accompagnés de belles nymphes africaines, des sénégalaises pour l’essentiel. Un homme s’empresse de récupérer un panier et ouvre aussitôt la porte à sa jeune partenaire noire. Ah, ils sont toujours galants ces Blancs ! Un autre, sans doute, un septuagénaire, traine sa lourde silhouette, derrière une fille d’à peine 20 ans, qui se trouve être sa conjointe. Vu l’écart d’âge qui les sépare, la jeune dame pourrait être sa petite fille voire son arrière-petite-fille. Mais l’amour connaît-il l’âge ? Evidemment non.
D’autres acheteurs prennent d’assaut les échoppes de fortune qui font face au supermarché. Parmi eux, Fabrice et sa femme, une Sénégalaise de 21 ans, les lunettes noires bien vissées, certainement pour éviter les regards de certains curieux et jaloux. Entre ces deux-là, le courant est vite passé. Le couple s’est rencontré en février dernier à l’occasion de la première visite au Sénégal du sexagénaire français. Très vite, le coup de foudre a lieu entre les deux tourtereaux. Finalement, Fabrice et sa compagne ont fini par sceller leur alliance, devant Dieu et les hommes.
« Ici, c’est sympathique »
Pour l’heure, c’est le prolongement de leur lune de miel. Les deux conjoints surfent toujours dans un bonheur intense, la belle vie qu’ils entendent croquer à belles dents. La ville est belle ! D’ailleurs, Fabrice compte, à partir du mois de novembre prochain, revenir s’installer définitivement au Sénégal et à Saly auprès de sa femme afin de vivre pleinement son idylle. C’est fou l’amour ! « Je suis là depuis un mois et il ne me reste que trois semaines de vacances. Je suis venu une première fois au mois de février et je suis revenu. C’est un endroit qui me plait énormément. Personnellement, ce n’est pas le premier pays africain que j’ai fait. J’ai toujours aimé l’Afrique mais ici c’est sympathique », affirme-t-il, en homme amoureux.
Pour lui, Saly Portudal, en termes de confort, de commodités etc. ; n’a pas beaucoup à envier aux villes françaises « Le coût de la vie n’est pas cher et l’on peut trouver tout ce que l’on veut ; sans oublier les hôtels, les belles plages, le soleil, le beau temps toute l’année, la proximité géographique etc. », ajoute-t-il, manifestement sous le charme de cette station balnéaire.
Jean, un vieux promoteur touristique a, lui aussi, cédé aux assauts charmants d’une belle demoiselle à la fleur de l’âge. C’est à la suite du décès brusque de sa femme, alors qu’ils étaient tous deux en voyage au Sénégal, en compagnie de leur jeune fils, que le Français a rencontré la Sénégalaise. Comme Fabrice et sa femme, les deux amants n’ont pas mis du temps pour officialiser leur relation. Eux aussi ont l’air de bien s’entendre, malgré le gap générationnel consistant. Ils ont fait de l’amour un pont pour traverser les âges, se retrouver et sceller leur union sacrée pour le meilleur et le pire. Toutefois, le couple n’entend pas se fixer définitivement au pays comme l’ont fait beaucoup de retraités européens. « Ma femme et moi, nous nous entendons à merveille ; mais nous ne comptons pas nous installer à Saly. Nous aller retourner en France. J’étais venu pour me lancer dans le tourisme mais le secteur n’est pas bien soutenu », se convainc Jean. Entre autres raisons, à l’origine de ce choix, « la jalousie et la haine » qu’attire son idylle avec sa fringante dame, sans oublier « les difficultés du tourisme, les billets d’avion chers ».
Comme Fabrice et Jean, ils sont nombreux ces vieux retraités européens qui ont décidé de se la couler douce à la Petite Côte. Le cadre de vie, les belles plages, le soleil tropical, la chaleur africaine et le coût de la vie peu cher etc. ; font partie des raisons qui attirent ces derniers. Sans compter la possibilité de trouver de jolies belles nymphes « qu’ils ne peuvent espérer rencontrer chez eux, tant l’écart d’âge est important », martèle le premier adjoint au maire de Saly, Babacar Guèye.
Résultat, à Saly, Mbour, Pointe Sarène, Nianing, Somone etc. ; le mariage mixte est devenu un phénomène social. L’élu de Saly ajoute qu’il est en hausse.
Dans ces localités, beaucoup de jeunes se sont mariés à des Blancs et Blanches qui viennent essentiellement de la France ; et dans une moindre mesure de l’Italie. A Saly, constate l’adjoint au maire, « sur 100 mariages, les 35 sont des mariages mixtes ».
Troisième adjoint au maire de Mbour, chargé de l’intercommunalité, Babacar Guèye a, en sa qualité d’officier d’état civil, eu à sceller des mariages mixtes. Il pense que la raison fondamentale qui pousse les jeunes dans les bras des Occidentaux est d’ordre économique.
Quand la pauvreté pousse les jeunes dans les bras des retraités européens
« Nous sommes dans un pays sous-développé et beaucoup de jeunes, en s’engageant dans ces mariages, espèrent trouver une situation socioéconomique bien meilleure. Ces mariages mixtes ne sont pas en général fondés sur l’amour », fait-il remarquer.
Par ailleurs, il ajoute que certains garçons et filles ont pu rallier l’Occident grâce à leur alliance avec des Européens. Un constat que conforte l’autre Babacar Guèye, 1er adjoint au maire de Saly. « Le rêve, pour beaucoup de jeunes, est de se rendre en Europe. Du coup, le phénomène du mariage mixte constitue, à leurs yeux, une formidable opportunité de réaliser ce rêve », souligne-t-il. A l’en croire, certains ont effectivement atteint leurs objectifs en arrivant dans « l’Eldorado » européen. Le troisième adjoint au maire de Mbour soutient que d’autres jeunes ont pu également, grâce à leur mariage avec des Blancs, investir dans des créneaux porteurs, l’immobilier etc. « Certaines filles ont réussi à investir dans des projets, à construire de grandes maisons qu’elles louent. Actuellement, elles vivent dans un milieu social respectable. J’en connais trois cas », fait constater M. Guèye. Pour autant, les deux élus conviennent que le mariage mixte comporte plus d’inconvénients que d’avantages. Le phénomène, expliquent-ils, peut se révéler un dangereux miroir aux alouettes.
Ils racontent que des jeunes filles et garçons, contrairement à ce qu’ils espéraient, ont fini dans des culs-de-sac, trahis puis abandonnés à leur malheureux sort. « On a appris que certaines filles qui avaient pu gagner l’Europe à la faveur du mariage mixte ont été entrainés dans des réseaux de prostitution », souligne, avec regrets, le troisième adjoint à la mairie de Mbour.
Des sergents recruteurs à la solde de réseaux de prostitution
Babacar Guèye adjoint maire MbourEn fait, les vieux retraités qui jettent leur dévolu sur la Petite Côte n’ont pas toujours les mêmes motivations. Si certains ont de bonnes intentions, cherchent l’âme sœur, veulent passer du bon temps sous le soleil tropical, d’autres ne sont en réalité que des sergents recruteurs encagoulés à la solde de dangereux réseaux de prostitution. « La prostitution est l’autre danger qui guette les jeunes qui s’engagent dans les mariages mixtes », prévient encore Babacar Guèye. Il fait savoir que certains (filles et garçons) ont également été contaminés par le VIH Sida et abandonnés. C’est pourquoi, il appelle les jeunes à apprendre à mieux connaître d’abord leurs partenaires avant de s’engager dans une relation durable. « Le problème, c’est que les jeunes comme leurs familles ne font les investigations nécessaires avant de s’engager parce que pour la plupart, c’est une opportunité de réussite à saisir. Ils ne prennent pas les précautions nécessaires pour s’entourer de garanties en vue d’éviter des surprises désagréables », déplore encore, l’adjoint à la mairie de Mbour. L’autre inconvénient relevé par ce dernier est que « certains jeunes, une fois en Europe, sont coupés de leurs attaches au Sénégal ». Les deux hommes pensent que le risque de perdre son identité culturelle, ses valeurs est donc réel dans ce genre de relation.
« Beaucoup restent 3 à 4 ans sans venir en vacances au pays ; tandis que d’autres n’envoient même pas de l’argent à leurs familles à la fin du mois », renchérit l’adjoint à la mairie de Saly. Il explique que ce ne sont pas seulement les filles qui sont les malheureuses victimes du mariage mixte. Les garçons ne sont pas en reste ; surtout ceux qui vivent en concubinage avec leurs partenaires. « Généralement, certaines femmes, au bout d’un certain temps, quittent leurs jeunes conjoints pour d’autres plus aptes physiquement. Abandonnés, ces derniers se retrouvent sur les carreaux, épuisés, sans ressources », constate-t-il. Pour lui, le concubinage est encore plus dangereux ; puisqu’aucun papier juridique ne légalise ni ne garantit cette relation.
Manque de sensibilisation
« Ceux ou celles qui s’engagent dans le concubinage sont plus faciles à virer. Il n’y a rien qui garantit les liens. Si c’est un mariage avec des papiers, on réfléchit deux fois avant de se séparer de son conjoint ou de sa conjointe. Les vieilles personnes qui cherchent à se marier avec des jeunes, c’est uniquement pour le plaisir et quand le conjoint n’est plus en mesure de satisfaire aux désirs, il est viré », note l’élu de Mbour. Il faut dire que le prétexte ne manque pas pour se débarrasser de son partenaire ou sa partenaire ; même si c’est parfois fallacieux. Qui veut tuer son chien l’accuse de rage, selon un vieil adage. En effet, révèle-t-il, les jeunes vivant en concubinage avec des Européens ou Européennes font généralement l’objet d’accusations de vols mais ce n’est qu’un prétexte pour se séparer d’eux au profit d’autres plus aptes sur le plan physique.
Face aux dangers du phénomène, il insiste encore sur l’importance de la sensibilisation à l’endroit des jeunes et des parents dont la responsabilité est, d’après lui, engagée. Il constate que l’Etat, en dépit de l’ampleur de la situation, ne développe pas des initiatives dans ce sens. Le hic, c’est que chacun est libre de contracter un mariage avec le partenaire de son choix à la seule condition que tous deux s’aiment. « L’Etat, ni les communes ne peuvent s’opposer à un mariage, dès lors que les concernés ont convenu de vivre pour le meilleur et le pire. Tout ce qu’on peut faire, c’est de venir constater le mariage », indique, Babacar Guèye, 1er adjoint à la mairie de Saly Portudal. Les deux élus soutiennent que c’est seulement à travers des causeries ponctuelles qu’ils arrivent à sensibiliser, par affinité, des jeunes qui constituent une cible potentielle du phénomène du mariage mixte.
Le Tourisme sexuel, un terreau fertile au mariage mixte
Selon Babacar Guèye, adjoint à la mairie de Mbour, des Européens ont pu trouver des partenaires par le biais du tourisme sexuel. Il explique qu’au départ, certains vieux retraités viennent, en vacances, pour « déguster de la bonne chair » et repartir chez eux. Certains ont, cependant, pris goût à la belle vie de Saly, y ont pris femmes et ont fini par s’y installer ; tandis que d’autres retournent en Europe avec leurs jeunes conquêtes. « A l’origine, ces gens ne viennent pas pour le mariage, ils viennent en vacances et entrent en contact avec des relais dans l’espoir de passer du bon temps avec des filles, le temps de leur bref séjour en terre sénégalaise. Ainsi, ces personnes trouvent des clientes qui évoluent dans la prostitution et occasionnellement des femmes qui cherchent des partenaires », relève-t-il.
Il révèle que la mairie de Mbour a organisé un programme de formation de guides touristiques en vue d’encadrer l’arrivée des touristes à la Petite Côte. A son avis, beaucoup de gens qui accompagnent ces derniers dans leurs sorties, une fois à Saly, ne sont pas de vrais guides touristiques et peuvent souvent abuser de la confiance de leurs hôtes en les conduisant dans des réseaux de prostitution. « Avec les guides que nous avons formés, nous voulons dorénavant que les touristes passent désormais par ces gens-là afin d’éviter d’être emmerdés ou même entrainés, sans leur aval, vers des réseaux de prostitution », soutient l’élu de la mairie de Mbour.
Diégane Sarr et Babacar Dione Abib DIOUM - lesoleil.sn
- See more at: http://www.lesoleil.sn/grand-air/item/65912-relations-int...

12/06/2017

L'EXCISON ERADIQUEE, PAS POUR DEMAIN!

Région de Sédhiou : 94% des filles sont excisées

Excision-au-Sénégal-Sédhiou.jpg

À Sédhiou l’excision reste toujours une pratique courante qui menace la santé de la reproduction. C’est en tout cas ce que révèlent les statistiques. En effet, 94% des filles sont excisées dans cette partie sud du Sénégal. Cette révélation est faite par Adama Diop, sage-femme au poste de santé de Dembo Coly en marge d’une causerie qu’elle animait sur ce phénomène au collège Amadou Mapathé Diagne.Excision au Sénégal, Sédhiou
Initiée par des élèves du club de l’éducation à la vie familiale (EVF), la rencontre vise à sensibiliser les jeunes sur les dangers que constituent les mutilations génitales féminines.
« À Sédhiou, en ce qui concerne l’excision, les derniers chiffres à notre connaissance sont portés à l’ordre de 94% des filles concernées», a dit la sage-femme. Elle indique par ailleurs qu’il est important de conscientiser les jeunes sur l’ampleur du phénomène pour y mettre un terme.
« Certains font toujours cette pratique en cachette » déplore la sage femme qui se désole des lourdes conséquences de cette ablation partielle ou totale des parties génitales de la femme.
Sanoussy Dia à Sédhiou/Xibaaru.com

03/06/2017

PELERINAGE DE POPENGUINE

Plus de 100.000 pèlerins attendus à Popeguine

d7e28dc7a8e3860d9bab82779b7d48e0_XL.jpg

Ce week-end, Popenguine sera le lieu de convergence des fidèles chrétiens des diocèses du Sénégal et de la sous-région. Plus de 100.000 pèlerins sont attendus dans la ville de Popenguine. Ils prendront part aux différentes messes dont celle du lundi de Pentecôte qui sera présidée par l’évêque de Kolda, Mgr Jean Pierre Bassène.
Popenguine commence à accueillir ses hôtes. La cité religieuse qui sera le lieu de convergence des pèlerins chrétiens ce week-end à l’occasion de la 129ème édition du pèlerinage marial a fini de faire son grand toilettage. Le sanctuaire est lavé à grande eau comme d’habitude. La basilique et les grottes ont été balayées par les populations, en particulier des femmes des différents quartiers, sans distinction de religion. Ces lieux de prière et de dévotion sont prêts pour l’événement. En dehors du sanctuaire, ces deux sites sont des endroits d’attraction des fidèles chrétiens qui viennent en masse y adorer Notre-Dame de Popenguine. Membre du comité d’organisation et recteur du sanctuaire, Frère Jean a fini de faire le tour des sites. Le guide religieux de la congrégation Saint Jean a assuré que tout est au point. « Popenguine est prêt à accueillir plus de 100.000 fidèles qui prendront part à une dizaine de messes. Elles seront célébrées en trois jour entre la basilique, le sanctuaire et la tente de rencontres », a expliqué le guide religieux, qui a révélé que plus de 60.000 communions seront distribuées aux pèlerins.
En faisant des points avec quelques éléments de la gendarmerie, le capitaine Joseph Ngom a aussi donné des assurances. La gendarmerie a déjà déployé ses unités sur le terrain. Elles se chargeront, comme chaque année, d’assurer la sécurité des pèlerins et de leurs biens. « Pour réussir notre mission, le nombre de gendarmes a été augmenté cette année », a informé le capitaine Ngom. Cette augmentation est palpable sur le terrain parce que l’on constate ces hommes de tenue dans tous les coins et recoins de la ville de Popenguine et ses environs. Ce qui fait dire au Frère Marie Jean Cummond que la question de la sécurité est bouclée. Cependant, le manque d’eau à Popenguie reste la seule inquiétude. Le liquide précieux ne coule pas ici. Les responsables du comité d’organisation ont invité la Sénégalaise des Eaux et la Sones à des efforts en vue de régler cette question. « On ne peut pas faire un pèlerinage international comme celui-ci sans eau », a lancé le recteur du sanctuaire.
Popenguine accueille, depuis quelques jours, des pèlerins de la sous-région. Une délégation camerounaise de 30 pèlerins a pris part à la messe de 18 heures 30 minutes hier à la basilique mineure de Popenguine. Cette délégation sera rejointe, dans les prochaines heures, par les fidèles chrétiens du Mali, des deux Guinées, de la Mauritanie, de la Gambie et de la délégation de la Guadeloupe. Cette année, c’est le diocèse de Kolda, à travers son évêque, Mgr Jean Pierre Bassène, qui présidera la messe solennelle. L’animation liturgique sera assurée par la chorale du Fouladou. Au-delà de la pertinence et de l’importance du thème « Marie, mère éducatrice : modèle pour nos familles et nos communautés », l’évènement est placé sous le signe du souvenir du 25ème anniversaire de la visite du saint Pape Jean-Paul II au Sénégal en 1992.
Eugène KALY, Samba Oumar FALL (textes) et Pape SEYDI (photo)/lesoleil.sn

29/05/2017

VOUS AVEZ DIT LOBBIES?

les lobbies et groupes de pression au Sénégal

les-lobbies.jpg

Le Sénégal compte comme tous les pays du monde, des lobbies et des groupes de pression. Ces derniers agissent en coulisses et tentent d’influencer les décisions des pouvoirs publics. Nous avons dénombré plusieurs groupes de pressions, à savoir le lobby médiatique, le lobby maraboutique, le lobby libanais, le lobby judiciaire et bien d’autres.les lobbies
Le lobby médiatique reste l’un des plus puissants au Sénégal. La presse a façonné la vie politique de notre pays ces dernières années. Constitués en plusieurs organisations, comme le syndicat des patrons de presse, les journalistes sénégalais ont été remerciés par Me Abdoulaye Wade en 2000 à son accession au pouvoir. Pour le pape du Sopi, ils ont été les principaux artisans de sa victoire. Avec le régime de Macky Sall, beaucoup de journalistes ont intégré le gouvernement à savoir Abdou Latif Coulibaly, Souleymane Jules Diop, Yakham Mbaye… On oubliera pas les cas de El Hadji Kassé ou de Abou Abel Thiam. Et bien d’autres qui sont dans des sphères déterminantes de ce système politique. «Les journalistes sont parmi les premiers confidents des hommes politiques. Chacun a besoin de l’autre ». C’est pourquoi, depuis 2000, ils sont parmi les hommes de pouvoir.
Le groupe Sud a été le premier organe de presse à fournir un de ses brillants journalistes, feu Cherif Elvalide Sèye, comme conseiller en communication de Me Abdoulaye Wade. L’un des fondateurs de ce groupe, Babacar Touré, a été conseiller spécial de Abdou Diouf, tout comme de Wade avant que leur compagnonnage ne s’arrête après la parution du livre de Abdou Latif Coulibaly. «Les journalistes de Sud, Babacar Touré en premier, ont été pendant longtemps des hommes de réseaux », lâche cet ancien membre de la rédaction dudit journal.
Avec le pouvoir de Macky Sall, cette présence de journalistes s’est accrue. «En réalité, l’actuel président comptait beaucoup d’amis journalistes dans son entourage avant son arrivée au pouvoir. C’est naturellement que ces derniers ont accepté de travailler avec lui dès qu’il a pris le pouvoir ». Des relations qui ont duré des années et qui sont, pour certains, apparues au grand jour à l’arrivée de Sall comme président de la République.
Les journaux au Sénégal sont souvent créés pour être des groupes de pression. C’est en 1998 que les premiers hommes d’affaires sont entrés dans le métier. Avec la création du journal Le Matin, Baba Tandian devenait le premier industriel à faire des journaux. Il était accompagné dans son actionnariat par Bara Tall, puis par Youssou Nour et Cheikh Tall Dioum. Curieusement, à part Youssou Ndour, les autres hommes d’affaires étaient très proches de l’ancien président Abdou Diouf. Baba Tandian était à l’époque dans le cercle de la première dame, Elisabeth Diouf, tout comme Bara Tall. Certains analystes avaient avancé à l’époque que le journal avait été créé pour maintenir des privilèges et gagner des marchés. Vrai ou faux ?
Depuis cette entrée, les hommes d’affaires n’ont plus lâché les médias. Et le dernier à entrer dans le créneau est Mbackiou Faye qui a lancé un quotidien il y a un an. «La presse reste un excellent moyen de faire pression sur les pouvoirs politiques et influencer des décisions, ce qui est valable dans tous les pays du monde est également valable au Sénégal »
Comme autre lobby, celui des milieux maraboutiques. Culturellement, chaque Sénégalais est affilié à une confrérie et ces dernières sont très influentes dans la vie politique et économiques du pays. Chaque homme politique est obligé de compter sur un marabout comme parrain. «Les hommes d’Etat sont obligés de tenir compte des avis et recommandations de telle ou telle confrérie quand ils forment un gouvernement et doivent nommer à des postes importants », renseigne ce ministre. «C’est pourquoi dans les cours des grandes familles maraboutiques, il n’est pas rare de rencontrer des personnalités politiques influentes ». Cette influence est très marquée dans la société sénégalaise et les pouvoirs politiques en tiennent compte énormément.
Autre lobby, les Libanais. Dans les affaires, les Libanais sont arrivés à s’imposer. Principalement dans les secteurs de l’agro-alimentaire, de la grande distribution et des industries de transformation. Ils sont répartis en plusieurs groupuscules et chaque partie essaie de tenir les rênes de l’économie. Ils influencent le ministère du commerce, les Impôts et bien des services de l’Etat. «Aujourd’hui, pas moins de 40% du tissu économique est contrôlé par une cinquantaine de familles libanaises. Il est difficile aujourd’hui pour une société appartenant à un Sénégalais de souche de percer dans le domaine de la grande distribution car ils contrôlent une bonne partie ». Les rares qui y sont arrivés font l’objet d’une guerre épique.
Il y a le lobby des industriels français. Cette dernière a été très active pendant les années 70, 80 et 90. Mais le changement de système politique à Dakar a fait reculer le jeu de pouvoir que les hommes d’affaires français présents au Sénégal entretenaient avec le pouvoir socialiste. Durant le règne de Wade, les discussions des soirées de ce cercle très fermé tournaient autour de la perte de terrain (économique) et de la régression de l’influence des Français au Sénégal. Ils ont longtemps déploré l’entrée des Marocains sur le marché sénégalais. Ces derniers, d’ailleurs, ont pratiquement relégué au second plan les Français dans le secteur des banques et des assurances.
On peut également dire qu’il y a un lobby marocain qui est en train de se former au Sénégal. En effet, les banques sénégalaises sont détenues à 30% par des capitaux du royaume chérifien. Cependant, l’influence des Marocains dans la vie politique sénégalaise est très marginale, voire inexistante.
Il existe d’autres lobbies moins influents. Comme les inspecteurs des Impôts et Domaines ou les les magistrats. Ils n’ont pas d’influence sur le jeu politique mais ont un redoutable instinct de conservation et de protection de leurs acquis.
Le Soir – Quotidien Numérique

27/05/2017

LES RICHES ET LES PAUVRES

Carte de pauvreté au Sénégal : Une disparité dans le partage des richesses

bol_niepp.jpg

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données appelée « cartes de pauvreté ». Les résultats de cette étude, rendus publiques, mercredi, révèlent que la pauvreté tend à augmenter du Nord au Sud, à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté.
En s’appuyant sur la méthode d’estimation des «petites aires », l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données. Cette méthode d’élaboration appelée « cartes de pauvreté » a consisté à se servir des informations détaillées issues d’une enquête de consommation auprès des ménages en les combinant avec celles d’un recensement sur la base d’un logiciel dénommé « Poverty Map » développée par la Banque mondiale.
De ces études, il ressort que la pauvreté tend à augmenter au Sénégal du Nord au Sud à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté. En effet, il existe une disparité en termes de pauvreté à l’échelle nationale mais également au sein même des régions et des départements. Par exemple, dans la région de Tambacounda, les taux de pauvreté, dans le département, varient de 42,3% à 80%, soit un écart de près de 40 points de pourcentage, selon Babacar Ndir, directeur général adjoint de l’Ansd. A Dakar, bien que le taux de pauvreté de la région soit de 24, 9 %, la pauvreté estimée dans le département de Rufisque est plus importante avec un taux 29,2 % contre 18,8% dans le département de Dakar. La population de la région de Dakar représente le quart de celle du pays avec 13,3 % des pauvres. Selon M. Ndir, les 52 communes de Dakar affichent des différences marquées en termes de bien-être. Les cinq communes les moins pauvres sont Mermoz-Sacré Cœur, Sicap Liberté, Pikine Ouest, Dieuppeul-Derkelé et Golf Sud. Ces localités affichent des taux de pauvreté entre 7,3 et 12 %. Toutefois, la plus grande commune en termes de population, Keur Massar, regorge le plus de pauvres de la région de Dakar.
Avec un taux de pauvreté estimé à 77,5 %, Kolda est la région la plus pauvre du Sénégal. Babacar Ndir explique que la carte de pauvreté est un instrument qui permet d’évaluer les inégalités ainsi que le niveau de bien-être des populations jusque dans les localités les plus reculées. «La précision de ces cartes nous permet de cibler toutes les zones du Sénégal», affirme-t-il. Il souligne, en outre, que la pauvreté est partout présente à travers le pays.
Ces estimations sont issues de l’enquête de pauvreté effectuée en 2011. Les données sorties de ces évaluations ont été imputées au recensement général de la population réalisées en 2013. Ces calculs cumulés donnent une estimation de la pauvreté pour l’année 2015, précise le directeur général adjoint de l’Ansd.
Oumar BA/lesoleil.sn

24/05/2017

LES ANIMAUX SONT AUSSI DES CREATURES DE DIEU

La Ligue pour la Protection des Animaux au secours des animaux des rues de Dakar

lpa-4.jpg

La ligue pour la protection des animaux (LPA) œuvre depuis 2012 envers les animaux abandonnés et sans foyer de la capitale. Une petite équipe de bénévoles dévoués à la cause animale qui fait tout leur possible pour tenter d’apporter du bien-être à ces animaux des rues et se mobilise pour alerter les pouvoirs publics sénégalais.
©LPA
Qu’on ne s’y trompe pas, la Ligue pour la protection des animaux (LPA) n’a rien de commun avec la SPA (Société Protectrice des Animaux). Pas de refuge pour accueillir les animaux perdus, errants, ou abandonnés. Le but de cette association, créée en 2012 par quatre européens amoureux des boules de poils, est ailleurs. Se rendant compte qu’aucune association dédiée aux animaux n’existe à Dakar malgré la nécessité criante d’une telle structure, ils décident de se regrouper et fondent la LPA. Au départ, chacun menait des petites actions isolées. Mais en se rassemblant, l’organisation et l’efficacité de leurs actions se trouvent renforcées. La feuille de route de l’organisme, reconnu comme association sénégalaise à but non lucratif depuis 2015, se détaille en plusieurs missions.
Vacciner et stériliser les animaux
Et son premier cheval de bataille c’est de vacciner et stériliser les animaux des rues. « Nous savons pertinemment que nous ne pouvons pas trouver une maison pour tous ces animaux », explique Sylvie Jadoul, bénévole enjouée et sur-vitaminée avant de renchérir :
« l’idée c’est d’en vacciner et stériliser le plus grand nombre. Une fois ces mesures prises, ils ne représentent plus un danger pour l’homme, notamment dans la transmission de maladies. La stérilisation, elle, évite leur surnombre ».
D’après Mission Rabies et l’OMS, la solution la plus rentable et la seule possible pour l’élimination de la rage canine à long terme est la vaccination des chiens. En effet, « en vaccinant régulièrement 70% des chiens dans les zones où la rage est présente, on pourrait ramener à zéro le nombre des cas humains», a affirmé le Dr Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE (l’Organisation mondiale de la santé animale).
Venue au départ pour adopter un chaton, la jeune belge qui cherchait un projet de bénévolat, n’est finalement jamais repartie de la structure ! Vera, elle, avait contacté l’association pour des conseils après qu’elle ait découvert des chatons atteints de gale. Bouillonnantes d’énergie, les jeunes femmes font équipe avec deux autres bénévoles. Le noyau dur de cette équipe peut compter aussi ponctuellement sur des aides extérieures de particuliers qui viennent leur prêter main forte. Pour le côté médical, l’association s’appuie sur cinq vétérinaires sénégalais. Par le passé, elle a organisé plusieurs campagnes de stérilisation en pleine rue. Compte tenu de l’importante organisation nécessaire qu’elles requièrent, ces actions se font plus rares. A la place, l’association privilégie des interventions à plus petite échelle : les vaccinations et stérilisations se font au cas par cas, suivant les animaux trouvés. « Beaucoup de gardiens ont adopté des chiens des rues. Ils n’ont souvent pas les moyens de les vacciner et pensent encore moins à les stériliser. Nous les aidons en leur offrant ces actes médicaux » rapporte Véra. La LPA permet également aux propriétaires de bénéficier de tarifs réduits : en moyenne, faire vacciner et stériliser son chien revient environ à 100 000Fcfa chez le vétérinaire. Avec l’association, le prix est de 40 000Fcfa (pour les chats le tarif s’élève à 30 000Fca). Une manière d’inciter les propriétaires à adopter ces réflexes.
Lors d’une mission vaccination-stérilisation au Lac Rose en avril 2017 ©LPA
Vacciner et stériliser sont les deux mamelles de l’association mais un autre de ses piliers est plus globalement le secours des animaux errants. Qu’ils soient blessés, affamés, ou trop faibles pour survivre par eux-mêmes, la LPA leur vient en aide. Quand l’animal est trop mal en point ou trop jeune pour subvenir lui-même à ses besoins, l’association le prend un temps sous son aile. Il est alors confié à une famille d’accueil en attente de son adoption. Tous les adoptants sont bien évidemment vaccinés et stérilisés. « Si les animaux adoptés sont trop jeunes, nous émettons des bons dont une partie est payée à l’avance par les propriétaires » détaille Sylvie. Mais elle tient à le rappeler,
« la LPA n’a pas vocation à récupérer les animaux afin de les faire adopter. Par la force des choses et quand cela est nécessaire, nous le faisons bien sûr mais ce n’est pas l’idée première ».
Généralement, les bénévoles interviennent après signalisation. « Notre activité fonctionne beaucoup grâce à notre page Facebook : les gens nous contactent car ils ont repéré un animal en mauvaise posture. Ou bien pour nous demander de l’aide, des conseils », relate encore Sylvie. Surtout actifs sur Dakar, les bénévoles interviennent aussi sur la petite côte, au lac rose,…
Eduquer et sensibiliser
L’association se donne également pour mission de sensibiliser les populations locales au sort des animaux. « Beaucoup ne savent pas comment s’y prendre pour aider, ils sont en demande. Les attitudes sont aussi le reflet d’un manque cruel d’information. Il y a donc tout un travail à faire la dessus », note Véra. Un manque qui explique beaucoup de comportements, sans cependant les excuser pour autant.
« La torture gratuite envers les animaux, particulièrement les plus faibles est inadmissible. Il est fréquent que des enfants les maltraitent volontairement : on trouve des chatons sans yeux, des chiots ont été pendus,… Ils reproduisent bien souvent un schéma de violence qu’ils subissent eux-mêmes. Mais ça n’excuse pas pour autant leur attitude ! »
s’exclame-t-elle. Plus que tout, il s’agit donc d’éduquer pour que peu à peu les attitudes changent.
Un travail nécessaire mais hélas, pas toujours bien accepté par la population. « Souvent les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas un refuge, que notre but n’est pas l’adoption mais la vaccination. Nous avons parfois des réactions négatives…Il faut argumenter, expliquer. Cela prend pas mal de temps avant d’arriver à ce qu’ils intègrent cette idée » soupire Sylvie.
Atelier peinture : LPA fabrique des paniers avec des pneus usagés. 100% de la somme est reversé à l’association.©LPA
Autre réticence à laquelle les bénévoles sont confrontés : la stérilisation est souvent mal perçue, particulièrement quand il s’agit des mâles ! « On nous dit qu’il ne faut pas, que c’est contre nature. Il y a beaucoup de réticences face à cette pratique pourtant essentielle afin d’éviter la surpopulation de chiens ou chats errants ! » s’agace-t-elle. Sylvie ajoute : « C’est assez étonnant tout de même que certains s’opposent à la stérilisation, et que dans le même temps, ne s’en occupent absolument pas, voire sont les premiers à les maltraiter ! ». Une attitude qui a le don d’exaspérer et qui atteint son comble quand certains réclament de l’argent pour que l’association soigne un animal dont ils se fichent pourtant royalement…. Malgré tout, et fort heureusement, dans la majorité des cas, le message auprès de la population passe généralement bien.
Une pétition pour alerter
Dernièrement, la LPA s’est lancée dans un nouveau combat. Durant les mois de mars et avril, deux campagnes d’empoisonnement à l’encontre des chiens errants ont été menées par la commune de Ngor, tuant ainsi une centaine de chiens au niveau des Almadies et dans les alentours de Ngor. Des morceaux de viande empoisonnée ont ainsi été jetés dans les rues la nuit tombée. Des charrettes passaient ramasser les cadavres des animaux tués, pour les amener ensuite on ne sait où. Une mort violente et particulièrement douloureuse. Cette mesure est couramment employée par le service d’hygiène du gouvernement sénégalais afin de réduire la population de chiens errants. Mais elle pose de nombreux problèmes.
« Les résidents des quartiers ciblés nous ont confirmé qu’ils n’avaient pas été prévenus par la municipalité de la tenue de cette opération »
s’indigne Vera. Une faute grave de non-respect de la procédure qui peut se révéler particulièrement dangereuse : le poison utilisé tue sans distinction animaux et humains. Animaux errants, animaux domestiques ou bétail, enfants, adultes handicapés ou petits talibés, tous sont susceptibles d’être en contact avec ces véritables bombes à retardement. « Beaucoup d’habitants sont contre ces actions. Comme ils n’étaient pas avertis, aucune précaution particulière n’avait été prise par les propriétaires. Nombreux sont ceux à avoir perdu leur animal de compagnie… » se désole Sylvie. Un sentiment de frustration renforcé quand on sait que cette campagne a aussi éliminé des chiens préalablement vaccinés et stérilisés par la LPA. « Non seulement c’est rendre notre action inutile mais en plus on perd énormément d’argent ! C’est aberrant et contre-productif !» fulmine-t-elle.
Capture d’écran de la pétition
Pour signer la pétition
C’est dans l’optique de faire prendre conscience aux autorités – ministères de la santé, de l’élevage et de l’hygiène- de la dangerosité et de l’inutilité de cette technique que l’association a lancé une pétition mi-mai. «Dans un premier temps, le but est que les autorités respectent l’obligation de prévenir les riverains de la tenue de ces campagnes. A terme, nous voulons surtout les faire cesser car ce n’est absolument pas la solution pour régler le problème de la rage » concluent les deux femmes. Et avec déjà plus de 1 500 signatures recueillies, cet avis semble être bel et bien partagé par la population sénégalaise…
LPA/Clémence Cluzel/nouvellesdedakar.com
original et photos:http://nouvellesdedakar.com/ligue-protection-animaux-seco...

16/05/2017

BLUFFANTE EGLISE DE NIANING

PATRICK THELOT SUR LE DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN : ‘’Le Sénégal donne un exemple au monde entier’’

image_projet_32475.jpg

Industriel français qui œuvre depuis plusieurs décennies dans le mécénat, Patrick Thelot, est un amoureux du Sénégal. Directeur général du Groupe Sofinor, il emploi plus de 22.000 personnes dans le monde. Son groupe évolue dans les services d’entreprises, c’est-à-dire tout ce qui est prestation d’accueil et d’événement. Homme au grand cœur, Patrick Thelot a fait du social son sacerdoce.
Dans quoi s’active votre fondation ?
Nous avons crée une fondation, depuis vingt cinq ans, qui a pour vocation de protéger l’enfant dans les quatre coins du monde dans sa dimension scolaire et sportive. C’est pour cela dans l’école du Sacré-Cœur à Nianing nous avons crée un centre polyvalent, une cantine scolaire, restaurer les toilettes pour que les enfants puissent étudier convenablement
Pourquoi avoir choisi la commune de Nianing pour y investir ?
Le Sénégal est un pays que j’adore. La France doit beaucoup au Sénégal. Je me souviens des soldats sénégalais lors de la 1ère et de la 2éme guerre mondiale qui ont versé leur sang pour que la France soit libre, c’est la première raison. La deuxième raison est que le Sénégal est un pays francophone j’y viens souvent en famille pour m’y reposer. J’ai eu la chance, est-ce le hasard, est-ce la providence, je ne sais pas, de rencontrer la population de Nianing où je passais quelque jours de vacances dans le domaine qui à l’époque n’était pas encore fermé. J’ai pu rencontrer le directeur de l’école et le chef de village qui m’ont convaincu qu’ils avaient beaucoup de besoin et ils m’ont accueilli formidablement et toutes ses raisons là ont fait qu’à travers cette fondation que j’ai crée il y a vingt cinq ans nous finançons la restauration de l’école, la construction de cette église formidable qui va être inaugurée dans une dizaine de mois.
Qui est votre premier ami à Nianing ?
Mon premier ami à Nianing (rires), c’est toute la population de Nianing. Mais, je mettrais une mention particulière pour Paul Marone, qui était le directeur de l’école à l’époque. C’est un homme de grande confiance, intelligent, posé et qui m’a convaincu effectivement de soutenir cette population, ce village de quatorze mille habitants où nous pouvions faire beaucoup de chose. Et c’est avec une grande joie que j’ai construit ce stade. Je le fais sans aucun intérêt en retour. Je le fais pour réaliser une belle œuvre et voir le sourire des sénégalais qui est un peuple que j’adore.
Comment est née votre collaboration avec le chef du village de Nianing ?
Lorsqu’il s’est agi de construire une église évidement, il fallait des autorisations et donc j’ai rencontré Ibrahima qui tout de suite a été convaincu et c’est un formidable exemple de la bonne entente entre les communautés religieuses. Le Sénégal donne un exemple au monde entier quand on voit la communauté musulmane majoritaire et la communauté chrétienne minoritaire comment elles s’entendent, comment elles travaillent ensemble, c’est un exemple que le Sénégal peut donner au monde, par les temps qui court croyez moi. Et donc tout ça fait que j’ai été très ému par cette ambiance, par cet accueil, par la Téranga comme on dit ici et j’ai décidé il y a une dizaine d’année de commencer à soutenir les projets qu’on me proposait.
Et avec le maire et la Municipalité ?
Rien n’est possible sans les élus. Il est clair que pour construire une église, il faut des permis de construire. Il est clair que le terrain omnisports appartenait à la commune mais il était pratiquement abandonné. Tout ces jeunes avaient besoin de pratiqué leur sport. C’est en étroite collaboration que nous avons travaillé ensemble. Nous allons continuer à le faire parce que ce n’est pas une fin cette inauguration. C’est le début d’une nouvelle étape que nous allons réaliser pour améliorer certaines choses qui ont besoin de l’être.
ABDOULAYE NDIAYE/NIANINGINFOS.COM

Pour être passé visiter le chantier de l'église et ayant été bluffé tant par l'investissement de Patrick Thelot que par l'originalité architecturale de la future église de Nianing, nous avons été chercher un article qui éclaire un peu plus sur ce bâtiment hors norme.
Ressources et matériaux locaux
Historiquement, la construction des édifices religieux a toujours été le fruit d’un travail local et communautaire. Aussi il nous semble que la réalisation d’un tel projet devra favoriser l’emploi d’une main d’œuvre locale d’autant que celle-ci est une véritable ressource du Sénégal et elle représente par ailleurs un faible coût.
A contrario, l’utilisation de matériaux importés augmente les coûts et appauvrit le développement local.
Il nous semble que le projet devra favoriser l’utilisation de matériaux produits localement tels que les briques de ciment, les carreaux de terre cuite, etc.
Particularisme géographique de Nianing
Nianing se situe sur la « Petite-Côte » du Sénégal également appelée la « côte de coquillages » qui commence à Rufisque et se termine à Joal-Fadiouth.
Sa particularité tient aux coquillages qui recouvrent les plages en abondance. Ces coquillages cassés ont un calibre différent sur chaque plage. A Joal-Fadiouth le cimetière est entièrement couvert de coquillages.
Une approche naturaliste
S’inspirer des formes de la nature est un thème récurrent de l’architecture.
Après les performances technologiques du XIXe siècle, l’ingénierie du XXe siècle est marquée par l’essor des études sur les structures d’organismes biologiques tels que les coquillages, les radiolaires et les végétaux. Ces recherches sont regroupées sous le nom de « morphologie structurale ».
La morphologie structurale étudie la relation forme-structure dans les systèmes naturels animés ou inanimés pour en comprendre les principes et en tirer d’éventuels bénéfices.
Orientation et conception bioclimatique
Traditionnellement le plan d’une église s’oriente vers l’est. Le levé du soleil et l’émergence de la lumière symbolisant la vie et la naissance du Christ.
La configuration de la parcelle, le programme et les contraintes climatiques nous amènent à proposer une orientation du plan selon un axe sud-est
En effet, d’avril à novembre, la côte est balayée par un vent sec et chaud, l’harmattan, rempli de poussières du désert soufflant nord-est. Le reste du temps, des alizés nord-ouest venus de l’océan rafraîchissent la température de l’air.
Afin de profiter de ces alizés et se protéger de l’harmattan, le plan s’est ouvert au nord-ouest et fermé au nord-est, confortant ainsi l’axe sud-est de l’édifice.
www.architectes-paris.com
Si vous passez par Nianing, en venant de Mbour, c'est à quelque cent mètres de la nationale, sur votre gauche. L'édifice est déjà suffisamment haut que pour l'apercevoir depuis le goudron.
BRB

27/04/2017

LE VIOL AU SENEGAL

Près de 50% des viols commis par un membre de l'entourage

ae6aa58a063b6870fa1418f8fd94e704808ce9ea.jpg

Dans la revue documentaire du Centre de Guidance Infantile (CEGID), les statistiques sur les cas d'abus sur mineurs dépassent de loin la réalité.
Des études menées entre Dakar et Mbacké, entre 2013 et 2014, ont montré que la majorité des enfants qui y ont été reçus ont été violés au moins une fois.
S'ils sont 55, 7% à avoir été victimes de viol, 35, 8 % disent avoir été violés à plusieurs reprises.
Entre autre facteurs qui expliquent ce taux élevé de la répétition du viol : la promiscuité de l'agresseur avec la victime et aussi le retard dans la dénonciation de l'auteur.
D'après le document, "48, 1% des auteurs sont des personnes connues du milieu et 22, 8% sont des membres de la famille élargie ou professeur/médecin".
Par ailleurs, relève le document, la majorité des abus sexuels ont lieu dans la famille (29, 1%) et chez l'agresseur (30, 4%).
C'est à dire dans son espace de vie (qui peut-être dans la même concession : exemple d'un locataire d'une chambre), et à 16%, ailleurs dans le quartier (le lieu de travail de l'agresseur).
Seneweb.com