24/05/2017

LES ANIMAUX SONT AUSSI DES CREATURES DE DIEU

La Ligue pour la Protection des Animaux au secours des animaux des rues de Dakar

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La ligue pour la protection des animaux (LPA) œuvre depuis 2012 envers les animaux abandonnés et sans foyer de la capitale. Une petite équipe de bénévoles dévoués à la cause animale qui fait tout leur possible pour tenter d’apporter du bien-être à ces animaux des rues et se mobilise pour alerter les pouvoirs publics sénégalais.
©LPA
Qu’on ne s’y trompe pas, la Ligue pour la protection des animaux (LPA) n’a rien de commun avec la SPA (Société Protectrice des Animaux). Pas de refuge pour accueillir les animaux perdus, errants, ou abandonnés. Le but de cette association, créée en 2012 par quatre européens amoureux des boules de poils, est ailleurs. Se rendant compte qu’aucune association dédiée aux animaux n’existe à Dakar malgré la nécessité criante d’une telle structure, ils décident de se regrouper et fondent la LPA. Au départ, chacun menait des petites actions isolées. Mais en se rassemblant, l’organisation et l’efficacité de leurs actions se trouvent renforcées. La feuille de route de l’organisme, reconnu comme association sénégalaise à but non lucratif depuis 2015, se détaille en plusieurs missions.
Vacciner et stériliser les animaux
Et son premier cheval de bataille c’est de vacciner et stériliser les animaux des rues. « Nous savons pertinemment que nous ne pouvons pas trouver une maison pour tous ces animaux », explique Sylvie Jadoul, bénévole enjouée et sur-vitaminée avant de renchérir :
« l’idée c’est d’en vacciner et stériliser le plus grand nombre. Une fois ces mesures prises, ils ne représentent plus un danger pour l’homme, notamment dans la transmission de maladies. La stérilisation, elle, évite leur surnombre ».
D’après Mission Rabies et l’OMS, la solution la plus rentable et la seule possible pour l’élimination de la rage canine à long terme est la vaccination des chiens. En effet, « en vaccinant régulièrement 70% des chiens dans les zones où la rage est présente, on pourrait ramener à zéro le nombre des cas humains», a affirmé le Dr Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE (l’Organisation mondiale de la santé animale).
Venue au départ pour adopter un chaton, la jeune belge qui cherchait un projet de bénévolat, n’est finalement jamais repartie de la structure ! Vera, elle, avait contacté l’association pour des conseils après qu’elle ait découvert des chatons atteints de gale. Bouillonnantes d’énergie, les jeunes femmes font équipe avec deux autres bénévoles. Le noyau dur de cette équipe peut compter aussi ponctuellement sur des aides extérieures de particuliers qui viennent leur prêter main forte. Pour le côté médical, l’association s’appuie sur cinq vétérinaires sénégalais. Par le passé, elle a organisé plusieurs campagnes de stérilisation en pleine rue. Compte tenu de l’importante organisation nécessaire qu’elles requièrent, ces actions se font plus rares. A la place, l’association privilégie des interventions à plus petite échelle : les vaccinations et stérilisations se font au cas par cas, suivant les animaux trouvés. « Beaucoup de gardiens ont adopté des chiens des rues. Ils n’ont souvent pas les moyens de les vacciner et pensent encore moins à les stériliser. Nous les aidons en leur offrant ces actes médicaux » rapporte Véra. La LPA permet également aux propriétaires de bénéficier de tarifs réduits : en moyenne, faire vacciner et stériliser son chien revient environ à 100 000Fcfa chez le vétérinaire. Avec l’association, le prix est de 40 000Fcfa (pour les chats le tarif s’élève à 30 000Fca). Une manière d’inciter les propriétaires à adopter ces réflexes.
Lors d’une mission vaccination-stérilisation au Lac Rose en avril 2017 ©LPA
Vacciner et stériliser sont les deux mamelles de l’association mais un autre de ses piliers est plus globalement le secours des animaux errants. Qu’ils soient blessés, affamés, ou trop faibles pour survivre par eux-mêmes, la LPA leur vient en aide. Quand l’animal est trop mal en point ou trop jeune pour subvenir lui-même à ses besoins, l’association le prend un temps sous son aile. Il est alors confié à une famille d’accueil en attente de son adoption. Tous les adoptants sont bien évidemment vaccinés et stérilisés. « Si les animaux adoptés sont trop jeunes, nous émettons des bons dont une partie est payée à l’avance par les propriétaires » détaille Sylvie. Mais elle tient à le rappeler,
« la LPA n’a pas vocation à récupérer les animaux afin de les faire adopter. Par la force des choses et quand cela est nécessaire, nous le faisons bien sûr mais ce n’est pas l’idée première ».
Généralement, les bénévoles interviennent après signalisation. « Notre activité fonctionne beaucoup grâce à notre page Facebook : les gens nous contactent car ils ont repéré un animal en mauvaise posture. Ou bien pour nous demander de l’aide, des conseils », relate encore Sylvie. Surtout actifs sur Dakar, les bénévoles interviennent aussi sur la petite côte, au lac rose,…
Eduquer et sensibiliser
L’association se donne également pour mission de sensibiliser les populations locales au sort des animaux. « Beaucoup ne savent pas comment s’y prendre pour aider, ils sont en demande. Les attitudes sont aussi le reflet d’un manque cruel d’information. Il y a donc tout un travail à faire la dessus », note Véra. Un manque qui explique beaucoup de comportements, sans cependant les excuser pour autant.
« La torture gratuite envers les animaux, particulièrement les plus faibles est inadmissible. Il est fréquent que des enfants les maltraitent volontairement : on trouve des chatons sans yeux, des chiots ont été pendus,… Ils reproduisent bien souvent un schéma de violence qu’ils subissent eux-mêmes. Mais ça n’excuse pas pour autant leur attitude ! »
s’exclame-t-elle. Plus que tout, il s’agit donc d’éduquer pour que peu à peu les attitudes changent.
Un travail nécessaire mais hélas, pas toujours bien accepté par la population. « Souvent les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas un refuge, que notre but n’est pas l’adoption mais la vaccination. Nous avons parfois des réactions négatives…Il faut argumenter, expliquer. Cela prend pas mal de temps avant d’arriver à ce qu’ils intègrent cette idée » soupire Sylvie.
Atelier peinture : LPA fabrique des paniers avec des pneus usagés. 100% de la somme est reversé à l’association.©LPA
Autre réticence à laquelle les bénévoles sont confrontés : la stérilisation est souvent mal perçue, particulièrement quand il s’agit des mâles ! « On nous dit qu’il ne faut pas, que c’est contre nature. Il y a beaucoup de réticences face à cette pratique pourtant essentielle afin d’éviter la surpopulation de chiens ou chats errants ! » s’agace-t-elle. Sylvie ajoute : « C’est assez étonnant tout de même que certains s’opposent à la stérilisation, et que dans le même temps, ne s’en occupent absolument pas, voire sont les premiers à les maltraiter ! ». Une attitude qui a le don d’exaspérer et qui atteint son comble quand certains réclament de l’argent pour que l’association soigne un animal dont ils se fichent pourtant royalement…. Malgré tout, et fort heureusement, dans la majorité des cas, le message auprès de la population passe généralement bien.
Une pétition pour alerter
Dernièrement, la LPA s’est lancée dans un nouveau combat. Durant les mois de mars et avril, deux campagnes d’empoisonnement à l’encontre des chiens errants ont été menées par la commune de Ngor, tuant ainsi une centaine de chiens au niveau des Almadies et dans les alentours de Ngor. Des morceaux de viande empoisonnée ont ainsi été jetés dans les rues la nuit tombée. Des charrettes passaient ramasser les cadavres des animaux tués, pour les amener ensuite on ne sait où. Une mort violente et particulièrement douloureuse. Cette mesure est couramment employée par le service d’hygiène du gouvernement sénégalais afin de réduire la population de chiens errants. Mais elle pose de nombreux problèmes.
« Les résidents des quartiers ciblés nous ont confirmé qu’ils n’avaient pas été prévenus par la municipalité de la tenue de cette opération »
s’indigne Vera. Une faute grave de non-respect de la procédure qui peut se révéler particulièrement dangereuse : le poison utilisé tue sans distinction animaux et humains. Animaux errants, animaux domestiques ou bétail, enfants, adultes handicapés ou petits talibés, tous sont susceptibles d’être en contact avec ces véritables bombes à retardement. « Beaucoup d’habitants sont contre ces actions. Comme ils n’étaient pas avertis, aucune précaution particulière n’avait été prise par les propriétaires. Nombreux sont ceux à avoir perdu leur animal de compagnie… » se désole Sylvie. Un sentiment de frustration renforcé quand on sait que cette campagne a aussi éliminé des chiens préalablement vaccinés et stérilisés par la LPA. « Non seulement c’est rendre notre action inutile mais en plus on perd énormément d’argent ! C’est aberrant et contre-productif !» fulmine-t-elle.
Capture d’écran de la pétition
Pour signer la pétition
C’est dans l’optique de faire prendre conscience aux autorités – ministères de la santé, de l’élevage et de l’hygiène- de la dangerosité et de l’inutilité de cette technique que l’association a lancé une pétition mi-mai. «Dans un premier temps, le but est que les autorités respectent l’obligation de prévenir les riverains de la tenue de ces campagnes. A terme, nous voulons surtout les faire cesser car ce n’est absolument pas la solution pour régler le problème de la rage » concluent les deux femmes. Et avec déjà plus de 1 500 signatures recueillies, cet avis semble être bel et bien partagé par la population sénégalaise…
LPA/Clémence Cluzel/nouvellesdedakar.com
original et photos:http://nouvellesdedakar.com/ligue-protection-animaux-seco...

16/05/2017

BLUFFANTE EGLISE DE NIANING

PATRICK THELOT SUR LE DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN : ‘’Le Sénégal donne un exemple au monde entier’’

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Industriel français qui œuvre depuis plusieurs décennies dans le mécénat, Patrick Thelot, est un amoureux du Sénégal. Directeur général du Groupe Sofinor, il emploi plus de 22.000 personnes dans le monde. Son groupe évolue dans les services d’entreprises, c’est-à-dire tout ce qui est prestation d’accueil et d’événement. Homme au grand cœur, Patrick Thelot a fait du social son sacerdoce.
Dans quoi s’active votre fondation ?
Nous avons crée une fondation, depuis vingt cinq ans, qui a pour vocation de protéger l’enfant dans les quatre coins du monde dans sa dimension scolaire et sportive. C’est pour cela dans l’école du Sacré-Cœur à Nianing nous avons crée un centre polyvalent, une cantine scolaire, restaurer les toilettes pour que les enfants puissent étudier convenablement
Pourquoi avoir choisi la commune de Nianing pour y investir ?
Le Sénégal est un pays que j’adore. La France doit beaucoup au Sénégal. Je me souviens des soldats sénégalais lors de la 1ère et de la 2éme guerre mondiale qui ont versé leur sang pour que la France soit libre, c’est la première raison. La deuxième raison est que le Sénégal est un pays francophone j’y viens souvent en famille pour m’y reposer. J’ai eu la chance, est-ce le hasard, est-ce la providence, je ne sais pas, de rencontrer la population de Nianing où je passais quelque jours de vacances dans le domaine qui à l’époque n’était pas encore fermé. J’ai pu rencontrer le directeur de l’école et le chef de village qui m’ont convaincu qu’ils avaient beaucoup de besoin et ils m’ont accueilli formidablement et toutes ses raisons là ont fait qu’à travers cette fondation que j’ai crée il y a vingt cinq ans nous finançons la restauration de l’école, la construction de cette église formidable qui va être inaugurée dans une dizaine de mois.
Qui est votre premier ami à Nianing ?
Mon premier ami à Nianing (rires), c’est toute la population de Nianing. Mais, je mettrais une mention particulière pour Paul Marone, qui était le directeur de l’école à l’époque. C’est un homme de grande confiance, intelligent, posé et qui m’a convaincu effectivement de soutenir cette population, ce village de quatorze mille habitants où nous pouvions faire beaucoup de chose. Et c’est avec une grande joie que j’ai construit ce stade. Je le fais sans aucun intérêt en retour. Je le fais pour réaliser une belle œuvre et voir le sourire des sénégalais qui est un peuple que j’adore.
Comment est née votre collaboration avec le chef du village de Nianing ?
Lorsqu’il s’est agi de construire une église évidement, il fallait des autorisations et donc j’ai rencontré Ibrahima qui tout de suite a été convaincu et c’est un formidable exemple de la bonne entente entre les communautés religieuses. Le Sénégal donne un exemple au monde entier quand on voit la communauté musulmane majoritaire et la communauté chrétienne minoritaire comment elles s’entendent, comment elles travaillent ensemble, c’est un exemple que le Sénégal peut donner au monde, par les temps qui court croyez moi. Et donc tout ça fait que j’ai été très ému par cette ambiance, par cet accueil, par la Téranga comme on dit ici et j’ai décidé il y a une dizaine d’année de commencer à soutenir les projets qu’on me proposait.
Et avec le maire et la Municipalité ?
Rien n’est possible sans les élus. Il est clair que pour construire une église, il faut des permis de construire. Il est clair que le terrain omnisports appartenait à la commune mais il était pratiquement abandonné. Tout ces jeunes avaient besoin de pratiqué leur sport. C’est en étroite collaboration que nous avons travaillé ensemble. Nous allons continuer à le faire parce que ce n’est pas une fin cette inauguration. C’est le début d’une nouvelle étape que nous allons réaliser pour améliorer certaines choses qui ont besoin de l’être.
ABDOULAYE NDIAYE/NIANINGINFOS.COM

Pour être passé visiter le chantier de l'église et ayant été bluffé tant par l'investissement de Patrick Thelot que par l'originalité architecturale de la future église de Nianing, nous avons été chercher un article qui éclaire un peu plus sur ce bâtiment hors norme.
Ressources et matériaux locaux
Historiquement, la construction des édifices religieux a toujours été le fruit d’un travail local et communautaire. Aussi il nous semble que la réalisation d’un tel projet devra favoriser l’emploi d’une main d’œuvre locale d’autant que celle-ci est une véritable ressource du Sénégal et elle représente par ailleurs un faible coût.
A contrario, l’utilisation de matériaux importés augmente les coûts et appauvrit le développement local.
Il nous semble que le projet devra favoriser l’utilisation de matériaux produits localement tels que les briques de ciment, les carreaux de terre cuite, etc.
Particularisme géographique de Nianing
Nianing se situe sur la « Petite-Côte » du Sénégal également appelée la « côte de coquillages » qui commence à Rufisque et se termine à Joal-Fadiouth.
Sa particularité tient aux coquillages qui recouvrent les plages en abondance. Ces coquillages cassés ont un calibre différent sur chaque plage. A Joal-Fadiouth le cimetière est entièrement couvert de coquillages.
Une approche naturaliste
S’inspirer des formes de la nature est un thème récurrent de l’architecture.
Après les performances technologiques du XIXe siècle, l’ingénierie du XXe siècle est marquée par l’essor des études sur les structures d’organismes biologiques tels que les coquillages, les radiolaires et les végétaux. Ces recherches sont regroupées sous le nom de « morphologie structurale ».
La morphologie structurale étudie la relation forme-structure dans les systèmes naturels animés ou inanimés pour en comprendre les principes et en tirer d’éventuels bénéfices.
Orientation et conception bioclimatique
Traditionnellement le plan d’une église s’oriente vers l’est. Le levé du soleil et l’émergence de la lumière symbolisant la vie et la naissance du Christ.
La configuration de la parcelle, le programme et les contraintes climatiques nous amènent à proposer une orientation du plan selon un axe sud-est
En effet, d’avril à novembre, la côte est balayée par un vent sec et chaud, l’harmattan, rempli de poussières du désert soufflant nord-est. Le reste du temps, des alizés nord-ouest venus de l’océan rafraîchissent la température de l’air.
Afin de profiter de ces alizés et se protéger de l’harmattan, le plan s’est ouvert au nord-ouest et fermé au nord-est, confortant ainsi l’axe sud-est de l’édifice.
www.architectes-paris.com
Si vous passez par Nianing, en venant de Mbour, c'est à quelque cent mètres de la nationale, sur votre gauche. L'édifice est déjà suffisamment haut que pour l'apercevoir depuis le goudron.
BRB

27/04/2017

LE VIOL AU SENEGAL

Près de 50% des viols commis par un membre de l'entourage

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Dans la revue documentaire du Centre de Guidance Infantile (CEGID), les statistiques sur les cas d'abus sur mineurs dépassent de loin la réalité.
Des études menées entre Dakar et Mbacké, entre 2013 et 2014, ont montré que la majorité des enfants qui y ont été reçus ont été violés au moins une fois.
S'ils sont 55, 7% à avoir été victimes de viol, 35, 8 % disent avoir été violés à plusieurs reprises.
Entre autre facteurs qui expliquent ce taux élevé de la répétition du viol : la promiscuité de l'agresseur avec la victime et aussi le retard dans la dénonciation de l'auteur.
D'après le document, "48, 1% des auteurs sont des personnes connues du milieu et 22, 8% sont des membres de la famille élargie ou professeur/médecin".
Par ailleurs, relève le document, la majorité des abus sexuels ont lieu dans la famille (29, 1%) et chez l'agresseur (30, 4%).
C'est à dire dans son espace de vie (qui peut-être dans la même concession : exemple d'un locataire d'une chambre), et à 16%, ailleurs dans le quartier (le lieu de travail de l'agresseur).
Seneweb.com

INCH ALLAH

Au nom du mektoub : le fatalisme est-il musulman?

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Des drames terribles dont figurent le naufrage du bateau le Joola avec au moins 1500 morts, une dizaine d’enfants talibés brulés vifs dans une baraque à Dakar, les accidents de la route qui se multiplient et tout récemment, la trentaine de morts lors de la retraite spirituelle de Médina Gounas, et une trentaine de mort dont une majorité de femmes qui meurent noyées lors du chavirement de leur pirogue (avec 72 passagers pour un nombre prévu de 30 personnes) ont fini de soulever à nouveau l’épineuse question des musulmans face au fatalisme, le « mektoub » (c’est déjà écrit). Ce sont là quelques exemples de drames, où la faute humaine est manifeste à travers une série de négligences facilement identifiables et un état d’esprit qui inhibe tout ce qui a trait à la prévention, qui nous serviront de prétexte pour aborder l’épineuse question du mektoub (c’est déjà écrit). En effet, pour ce pays à large majorité musulmane, tout le monde entend dire les fatalistes et paresseux, dès qu’on parle de précaution et d’anticipation, « Yalla bakhna » (Dieu est bon), « dana bakh » (ça marchera). Et en général quand ça ne marche pas l’expression qui clôt l’affaire c’est « Ndogollou Yalla la ou lii la Yalla dogol » (C’est la décision de Dieu). On trouve dans d’autres pays musulmans le même état d’esprit formulé sous des expressions endogènes. Une question fondamentale est de savoir dans quelle mesure les enseignements de l’islam nous permettent-ils de concilier responsabilité humaine et « mektoub » ou destin pour utiliser un terme plus connu.
Imam Kanté/senenews.com
Lire l'article en entier: https://www.senenews.com/2017/04/27/au-nom-du-mektoub-le-...

OU EN EST LA CORRUPTION?

Lutte contre la corruption : Le Sénégal évalué par ses pairs

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Dans le cadre du second cycle du mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption (Cnucc), le Sénégal fait l’objet d’un examen par ses pairs. Pendant quatre jours, le Mali et le Kiribati vont passer au crible la conformité du Sénégal aux dispositions de la Cnucc.
Le Sénégal a adhéré à la Convention des Nations unies contre la corruption (Cnucc). Dans le cadre du second cycle du mécanisme de l’application de la convention, notre pays est évalué par deux de ses pairs, le Mali et Kiribati (Iles du Pacifique). L’exercice a débuté hier dans les locaux de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). Selon le ministre du Budget, Birima Mangara, «cet exercice est non seulement une opportunité pour jauger la conformité de la législation à la norme internationale, mais surtout un cadre d’excellence de prise en charge de l’impératif de cohésion, d’entente et de partage sur les grandes problématiques de la lutte contre la corruption». Il faut dire que l’examen pays est une étape clé du processus. Selon M. Codé Mbengue, chargé du Comité de suivi de l’examen de l’application de la convention des Nations unies au sein de l’Ofnac, «l’exercice se déroule en deux cycles de 5 ans chacun. Au cours du premier, on a examiné le chapitre 3 qui parle de l’incrimination, de la détection et de la répression, et le chapitre 4 parle de la coopération internationale. Cet exercice, nous l’avons terminé en avril 2016. Et aujourd’hui, nous sommes en train d’exploiter l’avant-projet de rapport définitif». Seulement, le Sénégal s’est porté volontaire pour se soumettre à un nouvel examen dès la première année du second cycle, cette fois sur le chapitre 2 sur les mesures préventives et le chapitre 5 sur le recouvrement des avoirs. «La première phase, c’était de discuter du calendrier d’examen, ensuite d’élaborer notre rapport d’auto-évaluation. Ensuite, le document a été soumis aux pays examinateurs qui ont disposé de deux mois environ pour faire des remarques sur la conformité ou non de notre législation. La phase actuelle, c’est la visite pays. Les experts des pays choisis viennent faire devant les experts sénégalais des remarques, observations ou autres questions qu’ils souhaiteraient poser», informe l’ancien directeur général de la Police sénégalaise.
Les examinateurs qui auront en face d’eux les administrations concernées par les questions soulevées par les experts vont se pencher sur les centaines d’articles qui composent la convention. L’objectif étant de voir la conformité du dispositif législatif et règlementaire sénégalais en rapport avec les prescriptions prévues dans la Cnucc. «La question qui est posée, c’est : votre pays est-il en conformité ? Vous répondez par oui et vous donnez les textes justificatifs, vous collez les textes de loi, les actes règlementaires etc. Et vous illustrez par des exemples d’application de la loi. Ensuite vous donnez des statistiques et vous annoncez les mesures que vous entendez prendre pour être conforme à la convention», explique M. Mbengue. Sans entrer dans les détails, M. Mbengue convient qu’il y a des articles pour lesquels le Sénégal est conforme en partie et d’autres pour lesquels il est conforme. «Le combat contre la corruption exige un regard critique sur le cadre juridique et institutionnel de prévention et de répression de ce fléau», admet le ministre du Budget qui estime que des évaluations périodiques sont nécessaires pour apprécier les avancées significatives et détecter les insuffisances dans la mise en œuvre des engagements internationaux du Sénégal, notamment sur le plan juridique et judiciaire. Ce, d’autant plus que «de véritables mutations sont en cours dans notre pays qui suivent et prennent en compte la rapide évolution des transformations socio-économiques, vectrices de nouvelles formes de criminalité économique et financière», ajoute M. Mangara.
lequotidien.sn

26/04/2017

ET SI DAKAR DEVENAIT KIGALI...

Rwanda Kigali, est la ville la plus propre d’Afrique.

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Lorsqu’on arrive à Kigali, la capitale du Rwanda, on est vite frappé par la beauté d’une ville- capitale où les populations sont disciplinés, c’est-à-dire , des populations qui ont d’autres mentalités qu’on se demande comment ils font pour rendre leur ville capitale d’une beauté saine, sans ordures dans les rues? Dans les lieux public et, tenez-vous bien, toutes les avenues, du nord au sud, de l’est à l’ouest, il y plane un système de bitumage ou d’asphaltage permanent, faisant que toutes les avenues à Kigali brillent comme des rayons solaires, sans le moindre nid de poule. Flaque d’eau ni dos d’âne. L’entretien de ces routes étant permanent, Kigali est hautement au top de la beauté, surplombée de jolis immeubles construits avec amour. Kigali la coquette, a une visibilité éminemment enivrante.
L’Onu a déclaré la capitale du Rwanda « meilleure capitale africaine ». Modèle de développement, avec ses routes bitumées et ses quartiers salubres, elle fait rêver d’une « autre Afrique ».
« La ville change, observe le responsable d’une ONG. Chaque année, on construit de nouveaux bâtiments. La propreté est partout, c’est une question d’état d’esprit. Il n’y a plus d’eau stagnante, on ne jette plus d’ordures. Le leadership a bien voulu qu’on change ça. »
Nombreux sont des Africains vivant en occident, qui ne m’en voudront pas, et par cette étiquette, ces Africains peuvent lire de près ou de loin, comment les occidentaux rendent leurs villes dans un état de salubrité appréciable et impeccable.
Pourquoi alors nos villes en Afrique sont toujours sales ?
Que chacun de nous, ait le courage de donner une petite réponse. Le débat est donc lancer pour que chaque africain essaie de parler de sa ville dans son pays, sans gêne, sans un brin de honte à afficher.
Je me suis promené dans plus de 14 villes-capitales en Afrique, mon Afrique de matières de premières, c’est-à-dire, cette Afrique qui regorge de grandes richesses avec lesquelles on parviendrait à développer nos pays. Mais curieusement, partout, du Congo-Brazzaville, en passant par le grand Congo de la RDC, jusqu’en Côte d’Ivoire, Sénégal, le Mali et même le Togo, le Bénin, le Niger et le Burkina Faso, les villes-capitales de tous ces pays sont bien sales et , partout, on y retrouve un tapis d’ordures trainant sur les artères publiques et d’autres endroits qui se transforment en bouillon de microbe entrainant des maladies et des épidémies.
Allez à Libreville, vous verrez et serez étonné de voir des avenues chaotiques jonchées des trous béants où des flaques d’eau prenant l’allure de bons et géants étangs sur lesquels, nagent les voitures des ministres, du président de la république et de tous les fonctionnaires qui ont pour la plupart étudié dans les grandes universités occidentales.
Allez voir à Brazzaville comment les rues et les avenues sont bien sales, poussiéreuses en saison sèche ou boueuses en saison des pluies, où l’on retrouve un tapis d’ordures, des sacs qu’on appelle là-bas des sachets, constituant de grandes montagnes d’ordures… Pitié ! C’est le pays de Sassou.
Dans cette ville également où des ministres se baladent comme des rois, avec leur président…
Des rue où parfois, qui sont transformées en urinoirs, que des odeurs d’urines vous refoulant en passant, à pieds, ou même en circulant en voiture, surtout à 20km/h.!
C’est étonnant de voir qu’à Yaoundé, les caniveaux soient bouchés et que des eaux pourries déferlent sur les pieds nus des enfants sans que le gouvernement ou les gestionnaires de mairies fassent quelque chose.
Nos capitales en Afrique sont parfois des dépotoirs des cacas, car les enfants et parfois des grandes personnes non seulement pissent contre les murs des maisons, mais également des adultes y font caca, si bien que l’on n’est pas étonné de marcher sur des cacas déposés dans la nuit par des citoyens souffrant d’un manque d’éducation en hygiène et soins de santé primaire.
Comprenez que je ne suis pas Rwandais et, ne le deviendrai jamais, mais, notre camera visuelle et spirituelle s’est arrêtée sur ce pays, le Rwanda et sa capitale Kigali afin de louer le niveau de respectabilité et de propreté qui règne sur cette ville de Kigali. Ceux qui ont dû faire leur voyage et qui ont foulé le sol de Kigali, doivent avoir une bonne impression de cette Ville-Capitale au Rwanda qui a en même temps suscité leur admiration.
Kigali : miroir des capitales des pays Africains ?
D’emblée, je réponds à l’affirmatif, sans détour et sans hésitation.
Sans être géographe ou gestionnaire d’espaces urbains, j’estime pour ma part que les critères sur lesquels peut être fondé un tel classement en matière de propreté dans n’importe quel pays du monde, n’est autre que l’environnement sain qui s’offre à nos organes de sens entre autre : la vue, l’ouï, le touché, sans compter l’odorat. On respire un bel air à Kigali.
Malgré son histoire sombre d’il y’a plus de 18 ans avec le génocide que ce pays a connu, malgré la dictature de Paul Kagamé, eh oui, il faut le dire ! je suis celui qui critique toutes les dictatures quelle qu’elles soient. Eh bien, je suis de ceux qui pensent que même un autre Tutsi, peut arriver au pouvoir aujourd’hui, ce qui compte c’est favoriser une alternance politique dans ce pays, pour que ce pays puisse davantage recevoir ses lettres de noblesse…
Cependant, lorsque l’honnêteté arme la pensée des gens comme nous autres, on ne peut que dire de manière autant honnête et claire que Kigali, la capitale du Rwanda est la première capitale d’Afrique en matière de propreté.
L’un des éléments fondamentaux qui attire à Kigali, c’est l’art architectural des bâtiments et des artères publiques. Pas de dos d’âne sur les artères publiques. Pas de trous, pas de saleté répandue dans les rues, pas de poussière, le système de bitumage des avenues a été fait avec art et professionnalisme qu’on se demande si tous les ingénieurs en ponts et chaussés ont vraiment étudié dans les mêmes écoles. C’est vrai qu’on n’oubliera pas que certains travaux sont exécutés par des occidentaux qui obtiennent souvent des marchés en Afrique. Cela est inévitable.
Cependant, pour une route de quelques 10 kilomètres coutant des milliards frs cfa dans les pays comme le Gabon, le Congo-Brazzaville ou le Cameroun, avec cette histoire de surfacturation éhontée comptables aux gestionnaires véreux dans ces pays, cette même route de 10 kilomètres ne couterait que quelques dizaines de millions à Kigali. Tout dépend souvent de l’organisation et de la bonne gestion dans les affaires de l’État.
Souvenez que le Rwanda n’a aucune goutte de pétrole. Il faut également dire que ce pays n’a aucun débouché maritime, donc pays enclavé.
Non, il n’y pas de magie, le miracle c’est la bonne gestion et la foi qu’anime les fils et filles du Rwanda de pouvoir utiliser leur expertise au service de leur nation, gage de tout développement.
Et pour une ville propre, il est question simplement d’adopter une culture de gestion basée sur l’excellence. Par ailleurs en ce qui concerne la propreté : des notions élémentaires que tous les peuples du monde ont apprises depuis le bas âge doivent être appliquées par tous.
Si à Libreville ou à Brazzaville et à Yaoundé, les gens pissent dans la rue, font caca dans la rue : un tel comportement n’est-il pas celui des personnes manquant d’éducation ?
À Kigali, les populations ne rejettent pas leurs urines dans la rue, comme à Libreville, Brazzaville, Yaoundé et Kinshasa, Abidjan ou ailleurs.
Changeons nos mentalités ! Nous nous épargnerons des maladies en rendant nos ville dans un état de propreté !
Pour en revenir au cas de Kagali ;
Un policier à chaque carrefour
Le résultat : une « Suisse de l’Afrique » qui soutient mieux la comparaison que Lomé (Togo) ou Bukavu (République démocratique du Congo), deux autres villes affublées de ce surnom. Kigali se distingue par ses toits en pente, tuiles ou zinc, ses grosses horloges partout dans le centre-ville et son culte de la ponctualité. Les feux rouges, plus modernes qu’à Paris, égrènent les secondes d’attente avant de passer au vert. Mais nuance : les ronds-points, ici, ne sont pas seulement bordés de verdure – sans grilles autour comme à Goma, au Congo, pour empêcher les voleurs de faire feu de ce petit bois. À chaque grand carrefour se trouve au moins un policier, en tenue bleue avec gilet jaune fluorescent. Certains lieux sont même gardés par des militaires. Du coup, les forces de l’ordre paraissent omniprésentes…
Un taxi se fait contrôler sur l’une des artères de la ville. Très peu de mots sont échangés. C’est la routine. Pas question de remettre un billet au gendarme, qui ne demande rien d’ailleurs. À Abidjan, Lomé ou Johannesburg, on ne se serait pas gêné pour réclamer quelque chose pour « le transport », « les enfants » ou « les haricots ». Moins drôle, cependant : le chauffeur, d’accord pour emmener le client faire un tour de la ville, fait mine de ne pas comprendre qu’on veuille voir un grand marché avec des femmes, des carottes, des salades et des passants. Il prétend que c’est trop loin, alors que le marché couvert de Kimironko se tient tout près. Veut-il économiser de l’essence ? Ou plutôt éviter les ennuis, en facilitant dans un lieu public la tâche d’une journaliste étrangère ? Il ne répond pas. Mais insiste pour faire le tour des galeries marchandes de la colline du centre-ville.
La vitrine rutilante du nouveau Rwanda fait penser à un mini-Sandton, le quartier d’affaires de Johannesburg qui se vante d’être « le kilomètre le plus riche d’Afrique ». La tour en verre Kigali City Tower reflète le ciel. À l’intérieur, des restaurants dans un patio couvert, et le magasin de décoration Mister Price, qui propose les mêmes produits qu’en Afrique du Sud. Comme partout, le président Paul Kagamé veille, par photo interposée. Son portrait est accroché à l’entrée du supermarché Nakumatt, une chaîne kenyanne pourtant privée. Difficile d’aborder le quidam dans la rue pour obtenir le moindre renseignement. Un serveur dans un fast-food se carapate derrière son comptoir quand on lui demande où trouver le grand marché.
Quant au gardien de sécurité, planté devant la City Tower of Kigali avec son talkie-walkie et son arme, il demande l’autorisation de son leader, avant de laisser le visiteur profiter de la vue panoramique. La réponse tombe au bout de quelques minutes : « Pas possible aujourd’hui », pour cause d’umuganda. Autrement dit, de travail communautaire.
Travaux communautaires obligatoires pour tous
Eh oui, comme tous les derniers samedis du mois, les citoyens de plus de 16 ans sont censés participer aux travaux communautaires, de huit heures à midi. Sous peine d’amende de 5000 francs rwandais (8 dollars), en cas d’absence non justifiée. Les travaux sont organisés par le plus petit degré de l’administration, le village. Le terme désigne un ensemble de dix maisons, aussi bien dans les campagnes que dans les villes. Les uns débroussaillent, les autres nettoient des canalisations ou creusent des trous pour recueillir l’eau de pluie. Après les travaux, une réunion se tient entre les résidents du même quartier, pour parler des problèmes – et surtout, des solutions.
source: http://www.afrik53.com/Kigali-la-capitale-du-Rwanda-la-vi...
Source: http://www.latribune.fr/actualites/economie/international...l

16/04/2017

PREVISIONS DESASTREUSES

Ces prévisions de la Banque mondiale sur le Sénégal font, forcément, froid dans le dos

senegal

Elles sont de nature à donner des frissons à plus d’un. Elles, ce sont les prévisions de la Banque mondiale, qui, selon EnQuête, restent angoissantes. La preuve, si, chaque année, la mer avance de 1 à 1,33 mètre, il n’en demeure pas moins que d’ici à 2080, la situation ira de mal en pis.
Dans la mesure où, prédit l’Institution financière, les trois quarts du littoral seront exposés à un risque d’érosion élevé, par rapport au chiffre actuel et au risque d’inondations causées par les tempêtes maritimes.
Les autres prédictions qui font froid dans le dos, ont trait au fait que l’avancée de la mer menace 220 000 emplois directs et 600 000 indirects. Et comme si cela ne suffisait pas, Dakar pourrait se retrouver amputée de 54% de ses plages, d’ici à 2100. Dieu nous en préserve !
Actusen.com

15/04/2017

LE NGALAKH DE PÂQUES

Pâques : le ngalakh, la recette sénégalaise de l’entente entre catholiques et musulmans

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À l'approche du weekend de Pâques, Jacques Bassene, catholique pratiquant de 38 ans, grillardin dans un restaurant de Dakar, nous livre les secrets du ngalakh (ou ngalax).
« C’est un mot traditionnel de Saint-Louis qui signifie littéralement ‘faire de la bouillie' », explique Jasques Bassene, chargé des grillades au restaurant Le Bideew, à Dakar. « C’est un dessert qui se prépare à partir de pâte d’arachide, de pain de singe [fruit du baobab, ndlr] et d’araw, une sorte de couscous à gros grain », poursuit-il.
Après cuisson de la semoule, indique Jacques, il faut mélanger la pâte d’arachide avec de l’eau, puis incorporer le pain de singe en le malaxant pour obtenir une préparation, qu’il faut ensuite filtrer et sucrer. Après cela, il suffit de recouvrir la semoule de la préparation, « et le tour est joué ».
Au-delà d’un secret de cuisine typiquement sénégalais, pour Jacques, le ngalakh représente l’aumône, la charité et le partage. « Pâques n’est pas la fête des catholiques, c’est la fête de tous les Sénégalais… Elle représente l’entente entre les communautés au Sénégal, et ce n’est pas une entente par la religion, c’est une entente traditionnelle dans ce pays. »
Du ngalakh pour les invités et les voisins
Ce weekend, du vendredi 14 au lundi 17 avril, les chrétiens d’Afrique vont célébrer, comme ailleurs, la mort puis la résurrection du Christ. Au Sénégal, où l’on compte 5% de chrétiens et 94% de musulmans, Pâques, comme la Tabaski, est un emblème de la fraternité des communautés religieuses.
Les familles chrétiennes préparent des quantités importantes de ngalakh au cours du vendredi et du samedi précédant le dimanche de Pâques pour en offrir à leurs voisins et à leurs invités. Par ailleurs, les familles chrétiennes cuisinent souvent deux plats, lorsqu’elles invitent des familles musulmanes à partager leur repas de fête ; si le plat principal est à base de porc, il est accompagné d’un plat de poulet pour les invités.
Comme au moment de Noël, ceux qui ont le plus de moyens achètent de nouvelles tenues pour assister à la messe pascale. Jacques, qui réside dans l’arrondissement de Ouakam, assistera à la messe de l’église de Notre-Dame des Anges, mais les célébrations religieuses se tiendront également à Yoff, à l’église Saint-Christophe, ou encore à la paroisse Saint-Joseph de Medina.
Éric Mamadou Torres, 25 ans, qui travaille également au Bideew, dont le père est catholique et la mère est musulmane, affirme que sa famille – majoritairement musulmane – célébrera Pâques ce weekend, et que sa mère préparera le ngalakh pour tout le monde. Lui qui observe le ramadan chaque année ira également à la messe ce dimanche.
Sofia Meister/RFI

14/04/2017

HAUSSE DE LA DELINQUANCE

Délinquance : les interpellations en hausse de 27% et les défèrements de 19%

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Le nombre de personnes interpellées pour délinquance a augmenté de 27 % entre 2015 et 2016 et celui des personnes déférées pour ce même motif de 19%, a révélé jeudi le directeur de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA), Koumakh Ndour.
M. Ndour a fait cette révélation en citant des données de la Police sénégalaise, lors d’un atelier technique de cadrage de l’étude et de la cartographie de la délinquance au Sénégal.
‘’Il y a ce que les spécialistes appellent +le chiffre noir+, que sont les faits de délinquance qui ne sont jamais ou presque pas ou peu reportés au niveau de la Police et de la Gendarmerie’’, a-t-il indiqué, à l’ouverture officielle de cet atelier à Saly-Portudal.
La rencontre est initiée par l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP), en collaboration avec l’ESEA et l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
’’C’est précisément une partie de ce chiffre noir que nous voulons saisir à travers cette étude appelée +enquête de victimation+, selon les Français, ou de +victimisation+, selon les Canadiens. Il s’agira de mener une enquête nationale sur la délinquance subie mais aussi d’enregistrer le niveau d’insécurité ressentie par les citoyens’’, a poursuivi Koumakh Ndour.
Selon lui, les résultats issus de cette enquête aideraient ‘’grandement’’ l’Etat à mieux cerner l’ampleur de la délinquance et aider à la prise de décisions pour juguler le mal, surtout au niveau de la sécurité de proximité, ‘’le cœur de métier de l’ASP’’.
Il indique que ‘’cette étude anticipe aussi sur une question préoccupante pour l’Etat, à savoir la gouvernance sécuritaire de proximité’’. ‘’Il s’agira, pour l’ASP, d’aborder cette question à travers une démarche expérimentale de +Contrats locaux de sécurité+ qui s’adossent sur un diagnostic sécuritaire local (DSL)’’, a-t-il précisé.
Pour M. Ndour, ces résultats devront permettre à l’Etat, via l’ANSD, de renseigner la communauté internationale sur le niveau d’atteinte de certains points des objectifs de développement durable (ODD), qui, d’après lui, ont ‘’une validité universelle’’. De ce fait, tous les pays devront contribuer à leur réalisation, en fonction de leurs capacités.
ADE/ASG/OID/APS

13/04/2017

LE DRAME DE MEDINA GOUNASS

Daaka: Controverse autour de l’origine de l’incendie

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L’horreur s’est produite, hier 12 avril, au Daaka de Médina Gounass. L’événement religieux a tourné à la tragédie à cause un violent incendie. Bilan : vingt morts, une cinquantaine de blessés et une centaine de pèlerins portés disparus. Le préjudice matériel (marchandises, objets, véhicules, bétail, etc) est estimé à près d’un milliard FCFA.
Cependant, sur la question de l’origine du drame, la confusion demeure. Les forces de sécurité et sapeurs-pompiers déployés sur les lieux ne sont pas encore en mesure de répondre à la question. Mais plusieurs théories sont avancées par des témoins pour expliquer l’origine du drame.
Si d’aucuns avancent la thèse d’un court circuit électrique, d’autres parlent de l’explosion de la bonbonne de gaz d’un vendeur de café Touba, alors que certains, plus catégoriques, évoquent celle du jeune fumeur surpris en train de griller une cigarette dans un endroit où il est formellement interdit de fumer. « De peur d’être lynché, il aurait fui, jetant au passage sur l’herbe sèche son mégot », témoigne la plupart des pèlerins. Mais à quelle théorie se fier ? Une enquête à été ouverte par la gendarmerie pour tenter d’élucider le mystère.
Seneweb news-RP/L’Observateur

07/04/2017

PRES DE 50% DES SENEGALAIS VIVENT PAUVREMENT

Etat de la pauvreté au Sénégal: 46,7 % de la population sénégalaise vivent dans la misère

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Au Sénégal, ce sont 46,7 % de la population qui crèvent la dalle, soit une incidence de 57,3 % en zone rurale. Les données ont été livrées, hier, par le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres), lors de la deuxième édition du forum de la recherche économique et sociale ayant pour thème : « Le plan Sénégal émergent face au défi de la croissance inclusive ».
Près de la moitié de la population sénégalaise patauge dans la pauvreté, selon les dernières estimations de l’Ansd, couvrant la période 2010-2011. Avec une incidence très élevée en milieu rural, soit 57,3% de pauvres. Des efforts considérables ont, certes, été faits, mais la pauvreté étreint encore le Sénégal indépendant, avec une augmentation du nombre de pauvres, atteignant 6,3 millions en 2011 et 6,8 % en 2016.
La pauvreté rurale est plus prononcée dans les régions Sud du pays, à en croire le Directeur exécutif du consortium pour la recherche économique et sociale (Cres). Abdoulaye Diagne reste convaincu que, malgré la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, avec son corollaire de programmes, notamment axés sur les bourses familiales, la Couverture maladie universelle (Cmu), le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Sénégal, classé 51e sur 129 pays en développement, par le classement de Bertelsmann, a encore du pain sur la planche.
Abdoulaye Diagne estime que des réformes sont nécessaires dans les domaines transversaux comme l’administration, l’éducation, le climat des affaires et la politique fiscale.
Le Sénégal indépendant a connu plusieurs programmes de développement. Tous, ou presque, ont montré des limites. Des années 1990, en passant par la dévaluation du franc Cfa en 1994, qui a mollement relancé la croissance économique ; mais pas nettement au-dessus de la croissance démographique, car le niveau de vie ne s’est guère amélioré.
L’Obs/Ndarinfo

04/04/2017

CYBER SEX AU SENEGAL

Cybercriminalité : Le chantage sexuel fait des ravages au Sénégal

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Le Sénégal qui compte aujourd’hui plus de 8 millions d’abonnés à internet selon les derniers chiffres de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes, constitue une aubaine pour les cybercriminels qui s’offrent un marché de 14 millions d’abonnés mobiles. Une facilité pour ces pirates de pouvoir guetter facilement leurs proies souvent inconscientes des dangers de la toile.
La couche la plus vulnérable est constituée de jeunes qui passent la majeure partie de leur temps à surfer sur les réseaux sociaux, zones de prédilection des “brouteurs” qui étalent leurs savoirs faire allant du piratage (hacking) au Fishing en passant par l’usurpation d’identité.
Au Sénégal, le chantage ou harcèlement sexuel est la méthode la plus utilisée par les cybercriminels pour prospérer.
Des chiffres qui font peur
La cybercriminalité est en train de gagner du terrain au Sénégal. Déjà en 2016, plus de 170 personnes ont été arrêtées et déférées par la nouvelle brigade spéciale de lutte contre la cybercriminalité qui a enregistré plus de 300 infractions. De quoi lancer une campagne de sensibilisation sur la cybercriminalité.
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=yqvkitB2b5U
Socialnetlink.org

23/03/2017

ADULTERE AU SENEGAL

Adultère: au Sénégal, “s’envoyer en l’air”, marié (e) ou pas, est devenu banal

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Le phénomène de l’adultère est de plus en plus répandu au Sénégal. Si les raisons sont multiples et variés, on assiste aujourd’hui à une société rongée par une tendance à la perte des valeurs qui est devenue le socle de l’adultère. Même si les responsabilités sont partagées, notre société est aujourd’hui victime de son ouverture vers l’extérieur et de la distorsion de la cellule familiale qui auparavant, veillait au respect de certaines normes sociales.
L’adultère peut être considéré comme le fait qu’un époux viole son serment de fidélité et de partage et d’avoir des relations sexuelles avec une autre personne que son conjoint. Le rapport définit du recensement général de la population et de l’Habitat, de l’agriculture et de l’Elevage (Rgphae) a révélé qu’au Sénégal, sur les 13,5 millions d’habitants évalués en 2013, les 49,9 % sont des d’hommes et 50,1 % des femmes. Un chiffre qui explique le nombre important de femmes célibataires au Sénégal. Sur ceux ces femmes pour ne finir “vieilles filles” se lancent à la conquête d’un homme quelque soit son statut, marié ou célibataire.
Si certaines femmes ne prennent plus soins de leurs époux, d’autres partent à la chasse des hommes qu’ils soient célibataires où mariés. Et les hommes qui manquent d’affection et d’attention dans leur foyer vont facilement tomber dans le piège de ses prédatrices. Selon le Dr Gayy Neuman, un chercheur et psychothérapeute américain, les hommes qui trompent leurs conjointes sont souvent des êtres sensibles qui se sentent délaissés.
Ce dernier a mené un étude qui a révélé que 48% des hommes des hommes qui ont avoué leur infidélité, affirment que l’insatisfaction émotionnelle est ce qui les a poussés à commettre l’adultère.
Entre autre cause de l’infidélité, il y a aussi le tiédissement des sentiments, une certaine besoin de d’exotisme et d’aventurisme. Prenons le cas des femmes d’immigrés au Sénégal, certaines s’adonnent à l’adultère parce qu’elles cherchent à satisfaire un désir sexuel que le mari qui se trouve à des milliers de kilomètres ne peut naturellement assouvir
Fatou Gueye/VoxPop/Senego

14/03/2017

L'AUTOROUTE DE TOUBA AVANCE

L’autoroute "Ilaa Touba" livrée avant décembre 2018

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L’autoroute devant relier Thiès à Touba ’’sera livrée avant décembre 2018’’, a assuré le président-directeur général de China Road and Bridge Corporation (CRBC), Lu Shan, précisant que ce chantier a été exécuté à 45 %.
Lu Shan, reçu mardi par le président de la République, Macky Sall, "a donné des assurances sur l’exécution des travaux qui seront livrés avant décembre 2018", dans des propos rapportés par le pôle communication de la présidence sénégalaise.
D’un coût global d’environ 418 milliards de FCFA dont plus de 360 milliards d’investissements privés, ajoutés à une participation de l’Etat du Sénégal à hauteur de plus de 50 milliards CFA, l’autoroute Thiès-Touba, également appelée "Ila Touba", compte parmi ’’les plus grands projets’’ du Plan Sénégal émergent (PSE).
Le délai d’exécution de cette autoroute avait été évalué à 45 mois, à partir du 25 décembre 2015
APS/Seneweb

TOUBA INQUIETE LES USA

Le statut de Touba inquiète les Américains

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Le rapport 2017 du département d’Etat américain sur la lutte contre les stupéfiants, le blanchiment de capitaux et sur les crimes économiques, rendu public au début du mois de mars, comporte, dans sa partie réservée au Sénégal, des remarques que l’Etat du Sénégal ne peut négliger même s’il ne les a pas commentées.
Les compatriotes de Donald Trump ont touché là où c’est plus que sensible : Touba et son statut. Pour eux, l’Etat est quasi-absent dans la ville sainte qu’ils décrivent comme une zone «largement autonome» où le gouvernement a «une autorité limitée».
Selon le rapport américain, cette situation rend Touba vulnérable au blanchiment de capitaux. Car, indique le document, entre 550 et 800 millions de dollars y sont envoyés annuellement par des ressortissants sénégalais basés chez l’Oncle Sam.
«Les systèmes de paiement mobiles tels que Wari, Joni Joni et Western Union répondent aux besoins des Sénégalais non bancarisés mais ne sont pas toujours sous réserve de l’application des contrôles de lutte contre le blanchiment d’argent en raison principalement de contraintes de ressources», mentionne le rapport américain.
walfnet - Wal Fadjri/Seneweb

05/03/2017

DES KHALIS CONTRE LA MENDICITE DES ENFANTS

Un programme de 14 milliards pour éradiquer la mendicité

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La mesure de protection des enfants à travers leur retrait de la rue a été «bien accueillie par toute la population, ainsi que la communauté internationale, notamment l’Union africaine, qui a promptement adressé ses encouragements au gouvernement, tout en appuyant l’équipement de l’Unité mobile de protection, logée au sein de la direction par l’octroi de deux minibus», a soutenu le directeur des droits, de la protection de l’Enfance et des groupes vulnérables.
A cet effet, «nous avons saisi tous les ministères sectoriels et les acteurs non étatiques, la société civile, pour leur implication effective, confie Niokhobaye Diouf, dans un entretien au quotidien Lobservateur de ce samedi.
«Avec le concours de la brigade des mineurs, nous avons entamé les premières opérations de terrain », ajoute-t-il.
Dans le cadre des mesures d’accompagnement, nous avons appuyé l’ensemble des daaras et des familles, avec des allocations financières et des denrées alimentaires pendant six mois au terme desquels, chaque daara a reçu une subvention de cinq cent mille francs Cfa et les familles une attestation de Bourse de sécurité familiale pour cinq ans, avec une couverture maladie, explique le cadre du ministère de la Femme et de la famille.
Parallèlement, conclut-il, nous avons élaboré un programme cadre, estimé à quatorze milliards Cfa pour l’éradication de la mendicité sur tout le territoire national, en phase de recherche de financement auprès des partenaires financiers.
La protection de l’enfance déclare avoir effectué, au total, près de soixante-dix opérations avec la brigade des mineurs, sanctionnées par le retrait de 1411 enfants, garçons et filles, de nationalités diverses, depuis le 30 juin 2016, à la date du 28 février 2017
SENEWEB/Ndarinfo

01/03/2017

MENDICITE DES TALIBES

les Imams et Ulémas de Saint-Louis interpellent la responsabilité des parents

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« La protection de l’enfance implique, de prime abord, la responsabilité des parents. Ils doivent prendre leur responsabilité vis-à-vis de leurs enfants », a déclaré l’Imam Baba LY, vice-président et porte-parole de l’Association des Imams et Ulémas de Saint-Louis (AIUS),
« Ils ont le devoir de les nourrir, de les vêtir, de les loger et de leur montrer de l’amour », a-t-il dit, en rappelant que le maitre coranique est un « relais qu’il faut accompagner par des moyens.
« Je ne peux pas comprendre que des gens exploitent des enfants au nom de l’Islam », a dénoncé l’Imam, interrogé sur la pernicieuse traite d’enfants sous couvert d’une formation religieuse.
« Nous le rejetons catégoriquement », a-t-il ajouté, en indiquant que l’AIUS montrera la dynamique adéquate pour combattre ce fléau.
M. LY qui s’exprimait en marge d’un atelier organisé par son association sur les défis de la protection de cette frange fragile de la population, a signalé que « les enfants son un don de Dieu qu’il faut accueillir à bras ouverts. On peut comprendre que l’enfant puisse trouver de quoi manger auprès des familles, mais il est inacceptable qu’ils errent dans les rues et squattent les lieux publics ».
vidéo, la déclaration de l'Imam Baba LY: https://www.youtube.com/watch?v=6LV2RSAi5N0
Ndarinfo

18/02/2017

DONNEZ LA TERRE AUX FEMMES!

les femmes possèdent moins de 20% des terres agricoles

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les femmes possèdent moins de 20% des terres agricoles, selon un rapport de la FAO
Les femmes rurales sénégalaises sont réduites à la portion congrue dans l’accès au foncier agricole. C’est ce que révèle l’étude « Analyse diagnostique du rôle de la femme en milieu pastoral » menée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans les zones traditionnellement pastorales des régions de Louga, de Saint-Louis, de Matam et de Tambacounda.
« L’accès des femmes à la terre pose un problème. Plus de 80 % des terres sont contrôlées par les hommes, ce qui signifie que les femmes ont moins de 20% des terres et ce sont généralement des terres marginales, des parcelles peu fertiles et assez éloignées des villages », a expliqué le Dr Malick Faye, expert élevage au bureau de la FAO à Dakar, lors de la présentation de l’étude jeudi dernier.
L’étude, qui a mis à contribution les autorités locales, des organisations féminines, et des leaders communautaires, intervient dans un contexte où les femmes sénégalaises s’organisent pour défendre leurs intérêts fonciers. Elles ont, dans ce cadre, réclamé « au moins 30% des terres ».
Souha Touré/Ndarinfo

06/02/2017

LUTTE CONTRE L'EXCISION

Lutte contre l’excision: la place qu’occupe le Sénégal en Afrique

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Ce 07 février 2017, le monde célèbre la journée internationale de lutte contre l’excision. Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies, 20 millions de femmes sont victimes de l’excision à travers le monde.
Les mutilations sont pratiquées dans 30 pays en Afrique et en Moyen-Orient. Le rapport de 2014 montre que plus 70 millions de filles ont été victimes d’excision. Sur un classement mondial, les pays à taux relevé sont la Somalie avec 98% suivie de la Guinée avec 97%, le Djibouti (93%), de l’Egypte (91%), de l’Érythrée (89%), du Mali 93%, de la Gambie 56% et de la Mauritanie ont 54 % . Pour ce qui concerne le Sénégal, nous avons un taux de 20 à 49%.
Les révélations de l’instance internationale montrent que 92 millions de jeunes filles âgées de 10 ans et plus ont subi des mutilations génitales. Un nombre de 44 millions de jeunes filles âgées de moins de 14 ans sont victimes de ces pratiques.
Pour les pays comme l’Egypte, la République Centrafricaine, la Somalie et le Tchad 80% des filles sont excisées entre 5 et 14 ans. Dans le monde plus de 3 millions de filles sont excisées chaque année.
Un phénomène qui a tendance à se multiplier dans les autres pays du continent africain. Pour le continent européen, 500.000 femmes excisées et au Royaume Uni on y note un peu plus de 170.000 victimes.
Les organisations de défense des droits de la femme et l’ONU luttent d’arrache pied pour faire disparaître cette pratique avant 2030.
Malang Toure/Senenews

04/02/2017

LES SALAFISTES AU SENEGAL

Au Sénégal, la contagion salafiste

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Le pays compte plus de 95% de musulmans qui pratiquaient jusqu’ici un islam tolérant. Crise économique, frustrations postcoloniales, pétrodollars des Saoudiens… Tout contribue aujourd’hui à la radicalisation des mosquées. Reportage.
Natacha Tatu Natacha TatuPublié le 26 juin 2016 à 08h07
Avec sa barbichette aussi blanche que son qamis immaculé, l’imam Alioune Ndao est connu ici, à Kaolack, pour ne pas mâcher ses mots. Le genre à refuser le moindre compromis avec "la vérité d’Allah", à pourfendre sans relâche les kouffar ("infidèles") et autres "compagnons de Satan"… Voile obligatoire pour les femmes, longue barbe pour les hommes, récitation du Coran à 4 heures du matin pour les enfants, interdiction d’écouter de la musique pour tous. Bref, un salafiste pur et dur, un "Ibadou Rahmane" comme on appelle ici ces fondamentalistes religieux revendiquant un islam "authentique" d’inspiration wahhabite, tournant à la fois le dos aux traditions sénégalaises et à l’"occidentoxication"…
Le 26 octobre dernier, à 3 heures du matin, une vingtaine de gendarmes armés jusqu’aux dents ont débarqué chez lui. Ils ont défoncé la porte du logement de ses femmes, mis sa modeste baraque à sac, confisqué ses documents et l’ont embarqué manu militari, menottes aux poignets, sous l’œil de la télévision et de ses fidèles en larmes. Mis en examen pour apologie du terrorisme, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs, le prêcheur soupçonné d’être en relation avec Boko Haram est incarcéré à Saint-Louis.
Depuis plusieurs mois, les opérations coup de poing contre les fondamentalistes religieux se multiplient. Une trentaine de personnes au total, dont trois imams, sont sous les verrous. Après les attentats de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, de Bamako et du Burkina Faso, les services de renseignement qui traquent les "cellules dormantes" censées être disséminées dans le pays sont en alerte rouge.
Une vingtaine de Sénégalais seraient partis en Syrie. D’autres auraient rejoint Boko Haram au Nigeria ou différents groupes armés, comme Ansar Dine et le Mujao, dans la bande sahélo-saharienne… "La question n’est pas de savoir si le Sénégal va être touché, mais quand", entend-on régulièrement à Dakar, où des équipes de sécurité renforcées filtrent désormais l’accès de tous les grands hôtels.
Après avoir longtemps fermé les yeux, le gouvernement a déclaré la guerre aux mosquées radicales qui prospèrent dans le pays. Les communautés salafistes, en plein essor, sont surveillées de près…
Natacha Tatu/l'obs

03/02/2017

LE SENEGAL SE RADICALISE?

Le Sénégal en alerte face au péril djihadiste

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De nombreux Sénégalais se radicalisent et rejoignent les milieux djihadistes. Mais comment cela est-il possible, alors que l'islam pratiqué au Sénégal est réputé un islam très modéré basé sur le système confrérique? Les dispositions musclées prises par l'Etat arrivent-elles trop tard?
Les Sénégalais n'en ont jamais fait mystère : leur pays n'est pas à l'abri de la terreur djihadiste qui a frappé d'autres pays de la sous région. D'après les informations disponibles, de nombreux Sénégalais se radicalisent et rejoignent les milieux djihadistes. Mais comment cela est-il possible, alors que l'islam pratiqué au Sénégal est présenté comme un islam très modéré?
Non, ça ne se passera pas ici ! - Depuis octobre 2015, l'Etat sénégalais se montre en alerte : des Imams et autres acteurs soupçonnés d'avoir des liens avec le terrorisme sont arrêtés un peu partout dans le pays. Mais des voix critiques accusent l'Etat d'avoir laissé mûrir le danger. Dakar a aussi annoncé la mise en place d'une cellule de lutte anti-terroriste. Mais tout cela arrive-t-il trop tard?
plus + audio: http://www.dw.com/fr/le-s%C3%A9n%C3%A9gal-en-alerte-face-...
dw.com

16/01/2017

J'ACCUSE!

J'accuse le Peuple de la Teranga. Par Jean-Philippe DUPUIS

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« C’est la faute á l’Etat ! C’est la faute aux parents ! » Entend-on de la plupart des citoyens indignés du système d’exploitation des talibés de la rue. Personne ne semble avoir vu un troisième responsable, bien plus coupable: la population sénégalaise.
Si la population sénégalaise refusait aujourd’hui de donner un franc cfa aux enfants talibés de la rue, dans un mois, le problème serait réglé : les marabouts de talibés de la rue renverraient chez eux ces enfants qui ne leur rapportent plus rien.
Peuple sénégalais, pour un azzakat rapide et pas cher, tu es l’unique financeur du système d’exploitation des talibés de la rue.
Pire encore, tu en es l’unique financeur non point uniquement pour l’aumône mais pour disposer d’une main d’œuvre á bas prix. Et, chaque jour, les poubelles crasseuses, que personne n’oserait porter, quitteront les concessions et maisons, chaque jour, les dames et hommes les plus dignes chargeront courses et bagages parfois bien lourds sur la tète de petits porteurs dociles et muets, chaque jour, le petit ménage du matin sera effectué pour un prix qu’aucune ménagère n’accepterait.
Les jeunes sortis du daara continueront á constituer une main d’œuvre bon marché, servile et malléable pour les entreprises comme chez les particuliers.
Les marabouts de talibés de la rue exploitent les enfants ! La population sénégalaise exploite ces mêmes enfants pour sa convenance personnelle.
Des citoyens très honorables prêtent un terrain ou chantier sans eau ni toilettes pour parquer ces enfants. Des voisins non moins honorables, ne s’en offusquent pas. Pas une plainte ou meme signalement auprès des services (AEMO, Action Sociale, police, gendarmerie) que l’Etat met á votre disposition. Une indifférence générale dans une offuscation silencieuse aujourd’hui comme hier comme demain.
La population sénégalaise préfère décharger sa responsabilité sur les autres : «C’est la faute aux parents ! » « C’est á l’Etat de régler ca ! »
« C’est la faute aux parents qui ne doivent pas donner leur enfant ! » Exact ! Mais qui est le plus fautif ? Des paysans pauvres et ignorants du fond de la campagne, abusés par un marabout (souvent un cousin) proposant enseignement et formation pour leur enfant á la ville. Ou la population urbaine sénégalaise qui, elle, bien consciente de l’exploitation et maltraitance, perpétue ce système en donnant l’argent ?
«C’est la faute á l’Etat qui ne fait pas respecter la loi ! » Exact. Mais qui est le plus fautif entre un Etat qui ne parvient pas á régler un problème qu’il n’a pas généré et une population qui entretient, chaque jour ce problème. L’Etat doit gérer des dossiers beaucoup plus importants et pressants pour la marche du pays et de la nation (sociaux, économiques, internationaux ...etc.) les gouvernements successifs se sont essayés, maladroitement, á régler ce problème. Tous ont, finalement, du renoncer devant les pressions de certains milieux, le chantage religieux ... et une population qui ne réagit pas, au contraire, se satisfait de ce système.
Peuple sénégalais, un homme est « entré par effraction dans la profession de marabout » (dixit de vénérables imams) pour tirer un revenu d’enfants qu’il savait ne pouvoir prendre en charge. Tu n’es pas responsable de ses actes mais tu finances son projet.
Répétons-le : si la population sénégalaise refusait aujourd’hui de donner un franc cfa aux enfants talibés de la rue, dans un mois, le problème serait réglé : les marabouts de talibés de la rue renverraient chez eux ces enfants qui ne leur rapportent plus rien.
Mais même avec la prise de conscience d’avoir la solution entre ses mains, personne ne changera ses habitudes et continuera á utiliser ces enfants pour un azzakat facile et des services á vil prix. Et ceci en se donnant les meilleures excuses du monde : « si je leur donne pas, ils seront frappés par leur marabout !/ de toutes façons les autres continueront de donner ! »
Le déni de réalité est si facile. Et chaque donneur de piécettes retournera se coucher sans le moindre remord á la lecture de ces lignes. Mais la Vérité est la Vérité : le peuple de la Téranga entretient l’exploitation d’enfants sur son sol.
Jean-Philippe DUPUIS/Darinfo

04/01/2017

SENEGAl ARRETE CA

Attaché à un piquet, un talibé meurt dans un incendie

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Le marabout M. Soumaré, établi à Darou Mousty, devra trouver de bons arguments pour se tirer d’affaire. Poursuivi pour homicide involontaire, il est en détention depuis lundi dernier à la prison de Diourbel. Il est accusé d’avoir livré à la mort un de ses talibés.
Ce dernier, la dizaine, fugueur récidiviste, lui avait été confié par un de ses amis, marabout comme lui. Il devait le remettre sur le droit chemin.
Pour ce faire, il emploie la méthode forte. Il attache son disciple à un piquet et l’enferme dans une pièce au toit de paille. Le talibé passera 15 jours sur place.
Le 30 décembre, en fin de matinée, le marabout s’absente. Un incendie de déclare dans la pièce où son disciple est fait prisonnier. Les flammes se propagent et font céder le toit, qui tombe sur l’enfant. Ce dernier meurt calciné.
Les sapeurs pompiers récupéreront la dépouille avant de la déposer à la morgue du centre de santé de la localité. Le jeune talibé a été inhumé à Touba.
Le même jour, le maître coranique est arrêté et déféré au parquet. Le procureur l'a placé sous mandat de dépôt. Il attend d’être fixé sur son sort à la prison de Diourbel.
L’Observateur/Seneweb

03/01/2017

LE SCANDALE PERDURE

La lutte difficile du Sénégal pour retirer les enfants talibés des rues

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Dans la région de Dakar, environ 30 000 talibés mendient chaque jour dans les rues. Certains n'ont même pas six ans. Les talibés sont des élèves d'écoles coraniques, que certains maîtres, appelés aussi marabouts, envoient mendier pour gagner de l'argent. En juin dernier, le Sénégal a pris la décision de retirer ces enfants de la rue et de les ramener à leurs familles. Six mois plus tard, qu'en est-il ?
Ce jour-là au centre Ginddi, géré par l'Etat, c'est atelier de perles. 99% des enfants présents sont des talibés, c'est à dire des élèves d'écoles coraniques. Ceux qui sont retirés de la rue restent ici le temps de retrouver leurs parents.
Mais, malgré les opérations de police, il y a toujours des enfants dans les rues, comme l’explique Niokhobaye Diouf, directeur de la Protection des droits de l’enfant et des personnes vulnérables : « Aujourd’hui, ils sont repliés au niveau des quartiers périphériques. Et là progressivement nous allons déployer nos efforts. Il y a aussi ce jeu-là entre la brigade spéciale des mineurs et les maîtres coraniques qui envoient maintenant les enfants très tôt le matin, avant même la sortie de la brigade, et très souvent très tard le soir. »
« Répression »
Mais pour Mamadou Wane, coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l'homme (PPDH), il faut faire plus : « Il faut qu’il y ait ce qu’on appelle la répression. Tant qu’il n’y aura pas une poursuite, qu’on ne traque pas ceux qui sont les auteurs de traite des enfants - parce que c’est une question de traite - le problème ne sera pas solutionné et je travaille sur cette question depuis plus de 20 ans. »
Selon un rapport de Human Rights Watch, au premier semestre 2016, au moins cinq enfants sont morts sous les coups de leurs maîtres coraniques ou dans des accidents de circulation.
RFI

20/12/2016

BEL EXEMPLE AU MONDE...

Les chrétiens aident les musulmans à fêter le Mawlid au Sénégal

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En communion avec la communauté musulmane, les chrétiens de Tivaouane s’impliquent pour la réussite du Gamou, en offrant leurs services et en mettant leurs maisons à la disposition des pèlerins, fortifiant la cohabitation harmonieuse et pacifique des différentes religions au Sénégal.
À Tivaouane, cité religieuse située à une centaine de kilomètres de Dakar, la célébration de la naissance du prophète de l’islam Mohammed n’est pas que l’affaire des musulmans. La forte communauté chrétienne établie dans cette ville est très impliquée dans l’organisation de cet événement, communément appelé le Gamou, qui regroupe chaque année des milliers de pèlerins.
C’est le cas de la famille Bampoky qui n’a pas raté l’occasion de participer à la réussite de l’anniversaire dont la cérémonie religieuse a eu lieu la nuit du dimanche 11 décembre 2016. « Nous nous considérons comme des personnes de même famille. Nous avons le devoir d’aider à la réussite de l’événement », expliqué Antoine Bampoky, le fils aîné.
« Les maisons des chrétiens ne désemplissent pas. Elles accueillent des hôtes au même titre que chez les musulmans. Ce sont souvent des invités du voisinage, qui n’ont plus de place pour abriter les pèlerins. Mais, aussi, des collègues musulmans de travail et autres connaissances logent dans les demeures chrétiennes ».
André Mendy, un autre chrétien dont la maison est remplie de pèlerins, confirme. « Nous célébrons le Gamou comme les musulmans. Et même en dehors de cette fête, nous entretenons de très bonnes relations. C’est comme si nous étions issus de la même famille », confie-t-il.
« Nous recevons des pèlerins chez nous durant le Mawlid au même titre que nos voisins, ajoute sa fille. Nous préparons de la nourriture licite pour les invités qui vont camper dans la maison et qui préfèrent manger de la sauce avec du poulet ou du couscous fait à base de mil ».
Une cohabitation exemplaire
« Le marabout nous a dit de préparer les maisons pour bien accueillir les hôtes, explique Zita Badiane. Il y a évidemment des surplus de dépense, mais il le faut. C’est pour mettre les invités à l’aise et on fait de notre mieux », poursuit-elle, dans sa maison où des dames s’affairent autour de grosses marmites pour les besoins de la cuisine.
Cette complicité va au-delà de ce Gamou, ajoute-t-elle. « Durant les fêtes musulmanes, les chrétiens sont invités à partager le repas dans les maisons musulmanes et vice versa. Il est aussi courant de donner à son enfant le nom d’un ami d’une autre religion ».
Cette cohabitation « exemplaire » est saluée par un vieux pèlerin, El Hadj Aldiouma Guèye, rencontré dans les sablonneuses ruelles de la cité religieuse. « Il est nécessaire de consolider cette bonne dynamique et de raffermir les liens », assure-t-il.
Charles SENGHOR/la-croix.com

15/12/2016

OU SONT LES HOMMES?

1.544.480 Femmes recherchent désespérément un mari

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De nos jours nombreux sont les jeunes qui ont cette folle envie de rencontrer l’âme sœur, la bonne personne avec qui passer le restant de sa vie. Malheureusement cette ambition est souvent confronté à des contraintes tels que le manque criant de la personne qui correspond le plus aux critères recherchés . Mais au Sénégal cette conception de la vie matrimoniale est très différente. Une étude faite par la direction de la statistique et de la démographie(Ansd) stipule que 1.544.480 de femmes sénégalaises célibataires recherchent désespérément un mari.
Aussi insensé que cela puisse paraître ce résultat est fait sur la base d’une étude approfondie, réalisée par les plus grands spécialistes dans ce secteur. Qu’est ce qui a bien pu se passer pour qu’autant de femmes se retrouvent dans cette situation?
Avec sa population de 14 548 171 d’habitants en 2016, le Sénégal est représenté par 7 195 122 femmes et 7 159 568 hommes. Il fait partie des pays de l’Afrique de l’Ouest qui totalise le plus de célibataires en âge de se marier. L’Etat nuptial estime l’âge moyen au premier mariage à 26 ans, la proportion de célibataires à 43% et celle de polygames à 35,2%. C’est d’ailleurs à partir de ces chiffres que de nombreuses questions se posent.
Le pays est-il maudit à tel point que les femmes sénégalaises, tous âges confondus, pourtant bien éduquées, belles, bien faites et intelligentes ne trouvent pas d’époux pour fonder un foyer? Qu’est ce qui pourrait déterminer réellement ce problème ? Si bien que cela puisse défrayer la toile, ce phénomène est expliqué sous diverses formes au Sénégal.
Aida Faye, une veuve à la retraite pense que si les femmes en sont arrivées là c’est bien à cause des hommes qui abusent de l’innocence de certaines, en les promettant bien des choses pour ensuite faire volte-face.
«Les femmes sénégalaises n’arrivent pas à se marier car la plupart des hommes abusent d’elles pendant l’adolescence pour ensuite vaguer à d’autres occupations et quand il s’agit de les marier, il n’y a plus personne.»
Selon Khady Fall jeune mariée de 26 ans «La plupart des femmes ici sont très exigeantes en ce qui concerne la situation financière de leur prétendant en vu de cela les hommes s’éloignent de plus en plus et préfèrent même se marier avec des étrangères»
Pour Habib Ndiaye alias Bibo étudiant en Journalisme/Communication à l’ISEG, les femmes sont les seules et uniques responsables de tous ces maux.
«Ce revirement de situation est dû au fait que les femmes sénégalaises sont très matérialistes. C’est la raison pour laquelle les hommes confrontés à la dureté de la vie n’osent pas s’aventurer dans ce genre de problème quitte à même finir leur vie célibataire.»
Comme pour dire que les jeunes filles sénégalaises devront sans nul doute descendre les enchères dans les plus brefs délais pour trouver un mari.Ne vous découragez pas Mesdames, ce n’est pas encore la fin. À bien des égards choses bonnes ou mauvaises, la culture pourra vous tirer l’épingle du jeu. Edmond Rostan disait « une femme est plus dangereuse d’autant plus qu’elle est instruite » alors Mesdames, instruisez-vous
IGFM/Senxibar

27/11/2016

TAUX DE CRMINALITE EN HAUSSE VERTIGINEUSE

Taux de criminalité au Sénégal, les chiffres qui inquiètent…

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On ne parle plus que de ça. Meurtres, viols, braquages, vol à main armée… A croire que le crime est devenu une mode chez certains Sénégalais. Ces derniers temps, on ne peut se réveiller sans que les médias ne fassent état d’un mort. Dakar reflète une image de « ville cruelle » à cause de ce phénomène qui commence à prendre de l’ampleur. Occasion saisie par nos confrères du journal l’Enquête pour révéler des statistiques, certes disparates, mais qui montrent que ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui.
Arme à feu, couteau, strangulation, autant de canaux utilisés pour de commettre des meurtres ignobles. Dakar est sur le qui-vive depuis un certain temps. Les populations ne se sentent plus en sécurité. A cette occasion, le chef de l’Etat s’est d’ailleurs exprimé sur le phénomène en promettant d’y remédier.
Cependant, revenant sur les statistiques, le rapport annuel 2016 de la police montre que 49 951 individus dont 387 étrangers ont été interpellés, seulement, cette année. Des chiffres qui inquiètent. En 2015, ils étaient 36 357 dont 449 étrangers. En 2014, ils étaient au nombre de 36 017 à être arrêtés. A croire que le taux de criminalité augmente chaque année. De leurs côtés, les hommes du directeur général de la police, Oumar Fall, considèrent que le sentiment d’insécurité des Sénégalais a fortement baissé. Et ce, grâce à cette synergie des services dans les zones criminogènes.
« Les dispositifs dont les noms de code ‘Karangue’ et ‘Sentinelle’, visibles à travers les artères des capitales régionales, particulièrement à Dakar, ont contribué à faire baisser le sentiment d’insécurité« , se félicitent-ils.
Cependant, il est bon de savoir qu’en 2016, 11 061 personnes ont été appréhendées et déférées au parquet contre, respectivement 998 et 8 440 en 2015 et 2014. Les motifs de ces arrestations, au-cour de cette année, sont multiples, selon la police. Vol à main armée avec violence, cambriolage, meurtre, vol de véhicule, atteinte aux mœurs, viol sur mineurs de moins de 13 ans, entre autres crimes.
Et le plus inquiétant est que rien n’a changé depuis l’année dernière. Par exemple, en 2015, 34 meurtriers ont été appréhendés contre 40 cambrioleurs et 195 autres spécialisées dans les vols à mains armées avec violence.
Les crimes ne datent pas d’aujourd’hui. Au Sénégal, on tue, selon nos confrères. En 2004, 126 personnes ont été victimes d’une « main cruelle ». En 2005, 334 crimes ont été signalés. Cette année était d’ailleurs considérée comme « la pointe la plus élevée de l’insécurité au Sénégal« . Et durant les années suivants, la courbe aurait baissé. 77 crimes en 2008. Mais 12 mois plus tard, les chiffres augmentent. 160 vies ont été ôtées.
Les faits ne mentent pas. Dakar pourrait être considérée comme une « ville cruelle » à cause des crimes qui n’y cessent de prendre de l’ampleur. Dakar est en alerte. Les autorités sont interpellées afin de trouver des solutions idoines aux maux qui gangrènent la quiétude des populations.
Khalil Kamara/Senego

L'ECOLE CONTRE LA VIOLENCE

Face à la montée de la violence au Sénégal, l’école montre les pistes de solutions

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Quelle réponse de l’école sénégalaise face à la recrudescence des violences physiques marquée par une série de meurtres ? Les syndicats d’enseignants s’indignent et formulent quelques recommandations pour venir à bout de ce phénomène de société.
Mamadou Dianté et ses camarades veulent plus de considérations à la fonction de l’éducation de l’école, tout en signalant que les cours d’éducation civique et de morale qui, jadis constituaient la première activité du maitre en classe, n’existent pratiquement plus dans nos programmes d’enseignement. Pour Abdou Faty, l’école doit jouer un rôle essentiel sur les séries de meurtres.
Pour ces acteurs de l’éducation, premiers acteurs de la formation de la basse couche de la société, cette recrudescence de la violence ces derniers jours relance le rôle de l’enseignant.
» Cela relance la question de la fonction éducation de l’école. Il y a 7 grandes fonctions de l’école parmi lesquelles l’éducation. Elle est laissée en rade et semble reléguée au second plan au détriment de la fonction d’enseignement « , martèle M. Dianté dans les colonnes de Sud Quotidien.
» L’école doit être le lieu de transmission des valeurs. Cette fonction n’est plus assurée par l’école », fait-il savoir d’abord avant de renchérir que » ce sont simplement des déclarations d’intention. Dans la loi d’orientation 91 22, il est déclaré en son article 6, l’éducation nationale reflète également l’appartenance du Sénégal à la communauté de culture des pays francophones… » , mais pour lui mal gré les bonnes intentions de l’Etat de vouloir faire de l’école un centre de formation citoyenne depuis le bas age ne le réussit pas.
» Il va falloir repositionner la fonction d’éducation de l’école pour apporter un remède à cette situation. Quand l’institution scolaire faillit à sa mission, il y a des répercutions, notamment des séries de meurtres « , rappellent–ils avant de conclure, devant les difficultés pour les acteurs de l’éducation de bien faire leur devoir d’éducation, » Il faudrait que les parents puissent faire des efforts, à leur tour, pour un embryonnaire d’éducation à leurs enfants. L’école complète et accompagne les parents. «
Cheikh Kandé/Senego

26/11/2016

DIVORCES EN HAUSSE

Taux de divorce élevé au Sénégal: causes et conséquences d’une tare sociale

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Juridiquement parlant le divorce est la rupture du lien conjugal prononcé par un juge. Un divorce arrangé par les deux époux ou leur famille sans l’intervention du juge «n’est pas valable devant la loi». Il existe deux types de divorce: le divorce par consentement et le divorce contentieux. Dans ce reportage effectué par SeneNews, on a l’impression que le divorce est devenu un phénomène de mode. Des divorcés et des spécialistes en la question ont expliqué les causes de cette recrudescence des divorces ainsi que les conséquences qui peuvent en découler.
Les cas de divorce augmentent de plus en plus au Sénégal. Des recherches ont confirmé que le phénomène gagne de plus en plus du terrain. Rien que pour 2013, le nombre de divorce s’est élevé à 126.286. Mais, La majorité des cas concernent les «femmes avec 96.049 personnes et les 30.236 sont des hommes» ce qui montre qu’au Sénégal, le taux d’instabilité des unions reste très élevé, surtout chez les femmes.
D’après les chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, « les divorcés sont plus nombreux dans la région de Dakar (2,5%). La capitale est suivie par les régions de Matam et Saint-Louis avec 1,5% chacune (identique à la moyenne nationale). La région de Sédhiou avec 0,5% enregistre la plus faible proportion de personnes divorcées, suivie de Kédougou et Kaffrine avec 0,7% chacune».
Rien qu’à Dakar, durant l’année 2015, le tribunal départemental a ainsi eu à prononcer 1775 divorces.
Selon Mame Alioune Mboup, coordonnateur adjoint de la Maison de la Justice des HLM à Dakar, les causes sont multiples. « A mon avis, cette situation est due à l’évolution des mœurs au Sénégal. Auparavant la religion avec un impact très fort dans la vie sociale mais tel n’est plus le cas. La religion a un peu perdu de son apanage. Il y a aussi le statut laïc de notre république. Les individus subissent ce que l’on appelle une dégradation des mœurs. Les femmes sont devenues plus perverties qu’auparavant et les hommes sont de moins en moins responsables. Ce qui fait que y a beaucoup de divorces de nos jours », a expliqué le juriste.
A. F, une divorcée fait part de sa situation. Elle s’est mariée avec un immigré. « On sortait avant qu’il ne parte .Une fois en Europe, on a scellé le mariage. J’avais de bons rapports avec mon époux. Mon problème, c’était les membres de ma belle-famille, surtout ma belle-mère. Elle était insupportable et me menait la vie difficile. Je n’ai pas pu supporter cette situation», a-t-elle confié.
N. S s’est séparée de son mari pour un engagement non respecté: « quand on s’est marié, je préparais mon Baccalauréat. Il était convenu entre nous qu’une fois mon diplôme en poche, j’allais continuer mes études supérieures, car mes parents comptaient sur ma réussite, étant donné que je suis leur aînée. Une fois le Bac en poche, il voulait que j’arrête les études. Il m’avait menti. Je n’avais plus confiance en lui. Au début, je voulais céder, en laissant tomber mes études. Mais, après réflexion, je me suis dit que si jamais je laissais passer cela, il allait exiger autre chose ».
Cette grand-mère, trouvée devant le seuil de sa maison aux HLM 1, donne son avis en ces termes : « les jeunes filles de nos jours ne savent pas gérer un ménage. Elles ne connaissent même pas le sens du mariage. Pourtant elles ont des avantages que nous, leurs mères, n’avions pas à notre époque, mais nos mariages ont duré grâce à notre capacité à se soumettre, à notre endurance et à notre patience. Il faut qu’elles incarnent ces valeurs ancestrales pour mener à bien leur mariage et avoir une bonne progéniture. »
D’après le sociologue Djiby Diakhaté, la recrudescence des divorces «doit être une préoccupation de la communauté car c’est une série de phénomène d’éloignement »
Au sociologue d’ajouter que «le premier éloignement c’est l’individu par rapport à la famille. C’est à l’intérieur de la famille qu’on inculque à l’individu un certain nombre de valeurs qui, par la suite, impriment une orientation dans sa vie. Le deuxième éloignement, c’est par rapport à certaines valeurs comme le sacré. Aujourd’hui, le sacré a cédé la place au matériel. Les relations sociales sont monétisées.»
De ces divorces peuvent découler des conséquences comme l’envie de ne plus se remarier aussi bien chez les hommes que chez les femmes divorcés, un traumatisme chez les enfants dont les parents sont séparés.
Cependant des études ont montré que les mariages sont beaucoup plus stables au Sénégal que dans beaucoup d’autres pays d’Afrique.
Coumba Ndoffene Diouf/Senenews

25/11/2016

STOP AUX CRIMES!

Recrudescence de la criminalité au Sénégal:les mesures chocs de Macky Sall

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Le président Sall promet de s’attaquer à la criminalité à bras le corps. En Conseil des ministres, le chef de l’Etat a dévoilé tout un arsenal de mesures devant son Gouvernement pour stopper l’insécurité grandissante qui frappe le pays.
Macky Sall sait que la criminalité figure parmi les sujets qui préoccupent le plus les Sénégalais. On a recensé en moyenne 11 meurtres en moins de deux mois. Après avoir condamné les crimes crapuleux commis ces dernières semaines, il a rappelé au Gouvernement l’impératif du renforcement de la sécurité des populations, et l’urgence de prendre toutes les dispositions préventives et coercitives requises, notamment par la police et la gendarmerie, pour juguler la criminalité.
A cet effet, le Président de la République a instruit ses ‘’hommes’’ de mettre en action des contrats locaux de sécurité, afin de promouvoir une culture de sécurité, de prévention de la délinquance, de la violence et de la criminalité. Mieux, Macky Sall a promis de renforcer la réglementation et le contrôle relatifs à l’acquisition et à la détention des armes et munitions, de veiller à l’application rigoureuse de la règlementation en matière de répression de l’ivresse publique et de gestion des débits de boisson.
Ainsi, le Chef de l’Etat indique au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, l’impératif de procéder à l’adoption du projet de loi d’orientation sur la sécurité intérieure (LOSI), à la mise en place des comités départementaux de prévention contre la délinquance juvénile, et demande à chaqueGouverneur de Région de lui faire le diagnostic local de la situation sécuritaire au niveau de sacirconscription. En outre, le Président de la République demande au Gouvernement d’encadrer davantage le développement des activités des sociétés privées de sécurité et de surveillance, dans une dynamique de professionnalisation des personnels concernés.
Cependant, au-delà de ces mesures d’ordre législatif et réglementaire, le Président de la Républiqueexhorte Dionne et son équipe à renforcer notre conscience citoyenne, mais également les mécanismes de capitalisation des valeurs psycho-sociales qui fondent le vivre ensemble des Sénégalais. Dès lors, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de procéder à l’évaluation des mécanismes d’encadrement civique et d’éducation populaire de la jeunesse mis en œuvre depuis l’indépendance, au cours d’un forum national auquel devront être conviés tous les acteurs du secteur, afin de lui proposer un nouveau dispositif d’encadrement et d’accompagnement citoyen.
Ce dispositif devra s’appuyer, entre autres, sur l’amélioration des contenus éducatifs et des programmes des radios et télévisions, et prendre en compte la nécessité de faire des quartiers de véritables pôles d’équilibre social et de dialogue intergénérationnel, à travers la revalorisation du rôle des chefs ou délégués de quartiers ainsi que des notabilités religieuses et coutumières, dans la gouvernance sociale locale.
Dada/Dakarposte