25/06/2017

LES ENFANTS LAISSES POUR COMPTE

PRES DE 40% DES ENFANTS NON ENCORE SCOLARISES

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La célébration de la Journée de l’enfant africain a offert l’occasion de réviser quelques aspects de la situation des droits de l’enfant au Sénégal. Selon Ousseynou Ndour, au nom du Comité départemental de protection de l’enfant de Mbour, près de 40% des enfants sénégalais ne sont pas scolarisés. Il a insisté sur la discrimination liée au genre chez l’enfant dès le bas âge. Illustrant ses propos, il dira qu’une jeune fille sur cinq accède à l’enseignement supérieur. Et, à l’âge adulte, nous retrouvons 6 femmes alphabétisées pour 10 hommes. Il a insisté sur l’impact de la pauvreté sur les enfants, une couche plus vulnérable que les adultes.
Selon lui, la santé des enfants reste une préoccupation majeure malgré les efforts consentis. En attestent la présence de la poliomyélite, la persistance du paludisme occasionnant 30% des décès des enfants au Sénégal et des anémies et fausses couches chez la femme enceinte.
Les mariages précoces sont toujours présents dans le pays selon le rapport présenté par Ousseynou Ndour. L’illustration la plus parfaite, à l’en croire, c’est le vol de l’adolescence des enfants qui passent directement à l’âge adulte.
Concernant le trafic d’enfants, il a relevé que de nombreux enfants provenant de la Guinée-Bissau prennent la direction des champs de coton ou bien le chemin de la mendicité. Relevant la volonté d’en finir avec les mutilations génitales chez les filles en 2015, il a souligné que des efforts ont été consentis, ce qui s’est soldé par un recul de la pratique. Mais des poches de résistance existent, avec leurs cortèges de nuisance occasionnant des conséquences néfastes sur la santé des filles excisées.
Samba Niébé BA/sudonline.sn

KORITE: LE SENEGAL SE DISTINGUE

Quand les astronomes de l’Aspa « bousculent les religieux » sur la date de la célébration de la Korité au Sénégal
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Dans un communiqué en date du 21 Juin 2017 envoyé aux rédactions des organes de presse de la place, l’Association sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie sur la base d’un calcul astronomique affirme que le croissant lunaire ne sera pas visible à l’œil ce Samedi 24 Juin 2017. En conséquence, la fête de korité sera célébré le Lundi 26 Jun 2017. Je les cite :
« Le Samedi 24 Juin, il sera impossible de voir à l’œil nu le croissant lunaire au Sénégal, en Afrique, en Europe et en Asie. La surface éclairée de la Lune sera de 0,88%, ce qui en fait un croissant extrêmement faible nécessitant un instrument astronomique (télescope, jumelles…) pour pouvoir le trouver. La Lune se couchera à 20h13, soit 31mn après le Soleil qui se couche à 19h42. La carte de visibilité montre que sur l’étendue du globe, la possibilité d’observation à l’œil nu ne concerne qu’une partie de l’Amérique latine.
Dimanche 25 Juin : Il sera possible de voir la Lune à l’œil nu au Sénégal. La zone de visibilité à l’œil nu couvrira l’ensemble des pays d’Afrique et le reste du monde. La Lune se couchera à 21h13 et sa surface éclairée sera de 4,42%. Elle sera âgée de 1j17h. Ceci à cause de la conjonction qui s’est produite très tôt le samedi 24 Juin. »
Cette anticipation faite sur le résultat de l’observation à l’œil nu du croissant lunaire cause un sérieux problème de référence pour la communauté musulmane sénégalaise du fait que cette façon de faire est étrangère à nos traditions connues et partagées.
Au Sénégal, on n’a jamais utilisé le calcul astronomique pour déterminer les dates de célébration de la Korité et de la Tabaski. En effet, il ne s’agit pas d’une simple prévision comme à la météo. C’est différent et beaucoup plus que cela. Il s’agit d’une prévision qui entre en contradiction avec nos traditions et pratiques religieuses. Et en plus, nous sommes en religion, avec tout le respect qu’on leurs doit ils ne sont pas notre référence en la manière. Ce n’est pas eux que l’on écoute lorsqu’il s’agit de religion. Nous avons nos références. Ce sont les khalifes généraux. C’est eux qui décident et c’est eux que l’on écoute.
Relativement toujours à l’observation du croissant lunaire pour la célébration des fêtes religieuses (la Korité et la Tabaski) une commission composée des représentants de l’ensemble des grandes maisons religieuses a été mise en place dont l’objectif est de recueillir les informations sur toute l’étendue du territoire national. Cette commission se réunit régulièrement dans les locaux de la RTS, à la veille de chaque fête pour compiler les informations provenant des citoyens ayant observé le ciel pour détecter l’apparition du croissant lunaire. La mise en place de cette commission a permis de minimiser les divergences, toutefois, elle n’a pas pu régler définitivement ce problème de l’autonomie des grandes maisons religieuses.
L’observation du croissant lunaire est une pratique de plusieurs millénaires et co existentielle à l’islam. Il me semble, aujourd’hui, que cette pratique est menacée par un courant de pensée animé par des astronomes sénégalais qui voudraient changer l’ordre orthodocique des choses en prônant le calcul astronomique pour déterminer avec exactitude les dates de célébration de la Korité et la Tabaski.
Si une discipline scientifique telle que l’astronomie peut aider à une meilleure prise de décision qui ne menacerait pas la cohésion sociale, c’est tant mieux et salutaire. Je pense que les ’interventions de l’Association Sénégalaise pour la promotion de l’Astronomie dans les dates de célébration des fêtes religieuses pourraient être une source de problème à la cohésion sociale et entraîné un schisme plus profond.
Qui de l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie et des khalifes généraux des communautés religieuses allons-nous écouter pour célébrer la fête de Korité ou la fête de tabaski à venir ?
Chaque pays a son histoire. Chaque pays a ses traditions. Lorsque l’on veut naviguer à contre-courant de son histoire et de ses traditions, fatalement, on peut créer sans le vouloir le désordre aux conséquences multiples dont on ne pourrait prévoir avec exactitude les effets sur l’esprit et les comportements des gens. C’est le cas de la prévision relative à l’observation à l’œil nu de l’apparition du croissant lunaire.
Comparé aux autres pays, le calcul astronomique prévisionnel pour déterminer la date de l’apparition du croissant lunaire, ne figure pas sur notre tableau de référence religieuse de notre pays, le Sénégal. Bref ! Pour nous éviter à tout confondre, l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie informe en soulignant que c’est important, je les cite :
« IMPORTANT : Les décisions de certains pays n’étant pas dans la zone de visibilité de célébrer la fin du ramadan au dimanche 25 Juin se feront sur la base du calcul astronomique uniquement. Les informations en provenance de ces zones ne doivent pas être associées à une observation à l’œil nu du croissant lunaire. »
Succinctement, du fait de ce communiqué de presse, au jour d’hui, sans avoir observé le croissant lunaire, les sénégalais sont divisés en pro-calcul astronomique et pro-respect de la tradition. Ce qui est troublant, selon le communiqué de presse, il est exclu de célébrer la fête de korité le Dimanche 25 Juin 2017 d’autant plus qu’il est impossible d’observer le croissant lunaire à l’œil nu le Samedi 24 Juin 2017.
Quelles seront les conséquences d’une contradiction qui pourrait naître entre ce que l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie a dit et ce que les khalifes généraux auront décidé à travers la commission de l’observation du croissant lunaire dédiée ? Le Sénégal se doit-il de choisir de célébrer ses fêtes religieuses musulmanes sur la base de l’observation à l’œil nu du croissant lunaire ou sur la base du calcul astronomique ?
Je reste convaincu jusqu’à preuve du contraire que toute anticipation sur les résultats de l’observation à l’œil nu du croissant lunaire est dangereuse pour ce qui nous a jusqu’ici préservé en tant que nation où la violence religieuse inter-communautaire est jusque-là exclue. En France, c’est le conseil Français du culte des musulmans qui décide de la date de célébration de la fête de korité. Ce que je crois, tout le monde n’est pas habilité à donner la date de célébration de nos fêtes, c’est une prérogative de nos Khalifes généraux et guides religieux. Et jusqu’à ce jour du 23 Juin 2017, la communauté des musulmans de France attend de savoir quand est ce qu’elle va célébrer la fête de Korité.
La promotion de l’Astronomie dans la société sénégalaise est une bonne chose, mais à l’état actuel de notre pays, s’immiscer à ce niveau, dans les affaires religieuses à travers des interventions axées sur les dates de l’apparition du croissant lunaire sur la base d’un calcul astronomique est trop risqué de la part de ses auteurs mais aussi pour la cohésion sociale. Justement, le Sénégal n’a aucune tradition de calcul astronomique pour déterminer les dates de célébration de nos fêtes religieuses (Korité et Tabaski). S’engager dans cette voie pour une Association fut elle scientifique, c’est créé beaucoup plus de problèmes que l’on en résout concrètement. Car elle n’a pas la légitimité religieuse pour être notre référence. La raison est simple, en matière de religion, ce n’est pas les scientifiques que l’on écoute mais les religieux. Cela ne veut dire que les religieux ne sont pas des hommes scientifiques ou de science. Je voudrai juste que l’on fasse la part des choses.
Du point de vue de la promotion de l’Astronomie, l’Association a réussi de fort belle manière sa communication en intervenant dans les médias à la veille de la fête de Korité pour parler de ce qui nous a souvent divisé : les dates de célébration des fêtes de Korité et de Tabaski. Ainsi, elle a trouvé les moyens de s’introduire dans les consciences, particulièrement de certains intellectuels qui pensent que le problème de la célébration séparée des fêtes précitées de la communauté musulmane sénégalaise est désormais réglé par le calcul astronomique qui est capable de déterminer avec exactitude la date de l’observation à l’œil nu de l’apparition du croissant lunaire.
A la fin de son communiqué de presse, l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie, nous invite à observer toujours le croissant lunaire à l’ouest un peu gauche au-dessus de là où le soleil se couche. Je les cite :
« Nous rappelons également qu’il faut toujours chercher le premier croissant à l’Ouest, un peu à gauche au-dessus de là où le Soleil se couche. »
C’est bien de faire une telle recommandation mais le problème n’est là et le problème ce n’est pas cela. Le problème est dans le fait que l’Association affirme qu’il est impossible d’observer le croissant lunaire à l’œil nu le Samedi 24 Juin 2017. Et que le Dimanche 25 Juin 2017, le croissant lunaire sera visible à l’observation l’œil nu. Du coup, ce qui décide de la date de Korité le Lundi 26 Juin 2017 sans qu’on ait pu observer le ciel en lieu et place de nos khalifes généraux et guides religieux. Nous sommes en religion. Bien que l’islam n’exclue pas la science, la religion et la science n’ont pas la même vocation.
Baba Gallé DIALLO.laviesenegalaise.com

PAUVRE SENEGAL

«Diagnostic systématique pays» de la Banque mondiale: un taux de pauvreté toujours élevé au Sénégal

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Lors d’une rencontre entre la Banque mondiale et la société civile sur le projet «Diagnostic systématique pays» qui permettra d’élaborer un document de développement pour chaque pays, les acteurs ont insisté sur le taux de pauvreté toujours élevé au Sénégal. Malgré une croissance de plus de 6%, les spécialistes se sont toujours accordés à dire que le taux de pauvreté du Sénégal n’a pas beaucoup baissé, car la richesse n’est pas souvent partagée.
Cette semaine, la Banque mondiale a tenu une rencontre avec les acteurs de la société civile autour du ‘’Diagnostic Systématique pays ». D’après la Pana, la rencontre a été présidée par le président du Conseil des Ong d’appui au Développement (Congad), Amacodou Diouf, et la Directrice des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Mme Louise Cord.
Cette rencontre est organisée dans le cadre du processus d’élaboration du Diagnostic Systématic-pays du Sénégal initié par la Banque mondiale. Elle permettra à l’institution de présenter les résultats de l’étude aux acteurs de la société civile et de recueillir leurs points de vue sur les contraintes principales du Sénégal.
Après la présentation générale du SCD-Sénégal, il ressort que le pays affiche une croissance louable et un taux de pauvreté toujours élevé, malgré ses atouts. Selon les experts de la Banque mondiale, ce résultat permettra de faire une analyse sur la durabilité des progrès récents et la capacité du Sénégal à faire face aux contraintes structurelles.
Les participants ont également fait des remarques, notamment le gap du secteur informel, le problème d’accès à l’information sur l’exploitation des ressources du pays, sur le lien entre les réalités que vivent les populations sénégalaises et les indicateurs de travail de la Banque mondiale. Ils indiquent que souvent, ces indicateurs ne sont pas adaptés au contexte du pays.
Avec ces remarques, nous nous sommes intéressés réellement aux performances du Sénégal dans la lutte contre la pauvreté car, même si ces dernières années, la croissance du pays est louable, le niveau de la pauvreté n’a pas tellement baissé.
Un taux de pauvreté de plus de 46%, plus de 6 millions de pauvres
Ainsi, la présentation de la Banque mondiale sur le Sénégal, que nous avons visitée, rappelle que le taux de pauvreté est estimé à 46,7% dans notre pays. «Le taux de pauvreté, qui atteint 46,7% selon les dernières estimations, reste élevé. Le taux de croissance du Pib est bien en deçà du niveau nécessaire pour faire reculer la pauvreté, tandis que le poids de plus en plus important des exportations de biens à forte intensité capitalistique, au détriment de secteurs intensifs en main-d’œuvre, limite la création de nouveaux emplois», lit-on sur le document de la Banque mondiale.
D’après l’institution de Breton Woods, la série de chocs économiques dont a souffert le Sénégal au cours des dernières années, est venue freiner encore davantage les progrès : l’incidence de la pauvreté n’a baissé que de 1,8 point de pourcentage entre 2006 et 2011, tandis que le nombre absolu de pauvres, lui, augmentait, pour atteindre 6,3 millions en 2011.
Toujours pour le Sénégal, la Banque mondiale, indique que le niveau des inégalités reste modéré et se situe en-dessous de la moyenne enregistrée en Afrique subsaharienne. Les disparités géographiques restent cependant, très prononcées : deux habitants sur trois vivent dans la pauvreté dans les zones rurales, et en particulier dans le Sud du pays, contre un sur quatre à Dakar.
Lors de la rencontre, la Directrice des Opérations de la Banque mondiale, Louise Cord, a indiqué que les remarques seront intégrées dans le processus d’élaboration du projet.
«Le problème de l’accès à l’information est important à noter. Le gap du secteur informel est une urgence et nous allons réfléchir là-dessus», a-t-elle indiqué.
Le président du Conseil des Ong d’appui au développement (Congad), Amacodou Diouf, a félicité cette initiative de la Banque mondiale et a indiqué qu’il est important de promouvoir le dialogue avec les acteurs de la société civile et la Banque mondiale.
Les Echos/leral.net

22/06/2017

TROP CHERE KORITE

A l’approche de la Korité : Une Flambée des prix au Sénégal

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A moins d’une semaine de la fête de la Korité, au Sénégal, les femmes ménagères ne savent plus quoi faire. Puisque l’oignon et la pomme de terre se font rare.
Trouver de l’oignon et la pomme de terre sur le marché sénégalais est devenu un parcours de combattant. Les femmes ménagères entrent dans la dernière ligne droite pour préparer la fête de la korité qui aura lieu ce week-end.
Les prix sont hors de portée des clients. Oignon, pomme de terre, sont presque intouchables. Alors que, sera célébrée la fête de la Korité au Sénégal, dans moins d’une semaine.
A cette occasion, les mères de familles sont à fond dans les préparatifs pour assurer à leurs proches une belle fête. “Non seulement, nous ne trouvons pas la pomme de terre et l’oignon sur le marché, mais les prix sont trop chers” explique une mère de famille.
Même son de cloche pour une autre dame. Elle interpelle directement le ministre sénégalais du commerce. Elle l’invite à descendre sur les marchés pour constater de visu ce qui se passe.
En tout cas, les prix ont vraiment flambé cette semaine. Compte tenu de tout cela, les femmes ménagères lancent un cri de détresse pour demander un secours avant qu’il ne soit tard.
africtelegraph.com

21/06/2017

KORITE DIMANCHE!

Korité 2017: La date connue!

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La fête de la Korité chez les musulmans est prévue le dimanche 25 juin 2017 selon les astronomes. Une enquête a été menée pour montrer que la lune va apparaître le samedi 24 juin, nous informe la télévision 2Stv.
En effet, « toutes les institutions scientifiques connues et respectées dans le domaine de l’astronomie indiquent de façon fiable et précise que la conjonction prochaine marquant le début d’un nouveau cycle lunaire se produira le soir du vendredi au samedi 24 juin à 2 heures 30 minutes en temps universel coordonné ce qui correspond à l’heure de Dakar et 5h 35 mn UTC à l’heure d’Arabie Saoudite ».
Pour un observateur au Sénégal, « le croissant lunaire sera observable à l’œil nu ou avec l’aide d’instrument optique durant 35 minutes après le couché du soleil soit à 20 heures 17 minutes, le samedi 24 juin là où le ciel sera suffisamment dégagé ».
Fatima Ndoye Diouf/senenews.com

LUTTE CONTRE LE MARIAGE D'ENFANTS

Lutte contre le mariage des enfants au Sénégal : World Vision plaide pour un âge légal à 18 ans

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World Vision Sénégal a procédé, hier, au lancement externe de sa nouvelle campagne dénommée « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». A travers cette campagne, l’Ong veut attirer l’attention sur la pratique des mariages précoces qui concerne 33% des filles au Sénégal. D’ailleurs, les enfants ont profité de la tribune pour demander que l’âge légal du mariage soit relevé à 18 ans au lieu des 16 ans.
Le Grand Théâtre de Dakar était bondé hier. Le public était essentiellement composé de jeunes enfants (mille selon les organisateurs). Ces enfants ont fait le déplacement dans le cadre du lancement externe par World Vision Sénégal de la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». Cette initiative vient en appui à la campagne nationale du gouvernement sénégalais contre le mariage des enfants. « Au Sénégal, on estime que les mariages d’enfants entraînent des dégâts incommensurables. Cela ralentit le développement économique et peut éroder le capital humain et social du pays. En plus, il y a des conséquences sévères sur la santé des filles-mères et des nouveau-nés », a souligné Paul Dominique Corréa qui s’est exprimé au nom de World Vision. Il a ajouté que « les communautés confessionnelles ont un rôle essentiel à jouer ».
Au cours des cinq prochaines années, la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants » cherchera à avoir un impact positif sur la vie de centaines de millions de garçons et de filles vulnérables et exposées aux mariages précoces, apportant ainsi une contribution importante à l’objectif de développement durable (Odd), relève de son côté Thérèse Diouf Bâ de World Vision. Les enfants ont profité de cette tribune pour remettre un mémorandum aux représentants du gouvernement. Dans le document, ils réclament notamment « la fin des mariages de filles âgées de moins de 18 ans et le renforcement du dialogue qui mettrait fin aux pratiques de mariages précoces ». Le risque de mortalité maternelle et infantile est très élevé pour les filles mariées avant l’âge de 18 ans, ont notamment insisté les enfants.
Ibra Diouf Niokhobaye, le directeur des Droits et de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, a indiqué que « le gouvernement est dans les dispositions de combattre toutes sortes de mariages impliquant des individus qui n’ont pas plus de 18 ans ». Ce phénomène a des conséquences sur le développement des enfants. « Une fille qui n’a pas encore atteint les dispositions physiques ne peut pas s’engager dans un mariage; tout comme un garçon encore mineur », a-t-il rappelé. Outre cela, il évoque des conséquences économiques telles que l’abandon scolaire. Le gouvernent du Sénégal a dès lors pris des mesures administratives allant dans le sens d’une meilleure protection des enfants. Un code de l’enfant qui propose le relèvement de l’âge de mariage des filles à 18 ans au lieu de 16 ans est en cours de traitement, a-t-il annoncé.
Oumar BA/lesoleil.sn

20/06/2017

POLITIQUE ET RELIGION

Quand le pouvoir religieux freine l’autorité de l’Etat

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C’est un truisme de dire qu’au Sénégal, l’autorité de l’Etat ne s’exerce pas partout de la même manière. La ville de Touba par exemple jouit d’un statut particulier qui lui confère certains privilèges, comme le fait de ne pas respecter la parité en matière électorale.
La présence de la gendarmerie et des forces de police a été une « concession » des autorités religieuses, permettant ainsi de faire exercer, d’une certaine manière, l’autorité de l’Etat.
Toutefois, les derniers événements dans la ville sainte en disent long sur le traitement fait aux forces de sécurité et de Police souvent obligées de se référer au Khalife général pour exercer leurs prérogatives. Car, il y a, comme qui dirait, une forme de résistance passive et parfois active de la part de populations qui ne reconnaissent que l’autorité du Khalife.
C’est ainsi que si un des éléments affectés sur place se comporte d’une manière jugée répréhensible par les populations, le Khalife est interpellé pour qu’il mette fin à ses exactions ou qu’il soit tout simple affecté ailleurs.
Un ancien gendarme aujourd’hui à la retraite et qui a été dans le groupe des premiers ayant servi à Touba, nous raconte qu’il a une fois été convoqué par le Khalife général des Mouride en personne, Serigne Saliou Mbacké, à l’époque, parce qu’on lui a raconté qu’il frappait les enfants. Il n’a dû son « salut » qu’aux explications claires qu’il a apportées au marabout très attentif à son raisonnement et qui l’a convaincu.
Cette situation rappelle cette sortie du Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, qui rappelait que la loi sur l’interdiction de fumer en public n’est pas applicable au Sénégal parce que chez les Khadres par exemple, « tout le monde fume, y compris le Khalife général ».
Le Chef de la communauté Lébou, pourtant grand homme d’Etat, rappelle que personne n’ose condamner le Khalife général parce qu’il fume en public.
Comme quoi, la loi sur le tabac ne s’aurait s’appliquer à cette confrérie parce qu’ils ont l’habitude de fumer en public.
Et cette faiblesse de l’autorité de l’Etat face au pouvoir religieux ne s’arrête pas là.
D’Abdou Diouf à Macky Sall, tous les Chefs d’Etat se sont attaqués à la mendicité des enfants de la rue au Sénégal. Ils sont tous reculé face à la pression de groupes religieux qui ont mené des campagnes contraires de protection de l’Islam et de son héritage au premier rang desquels les daaras, ces écoles coraniques dont le mode d’enseignement est contraire à ce quoi se fait dans les écoles modernes.
Bien sûr, le pouvoir politique craint le vote-sanction de la part de communautés qui n’hésiteront pas à exécuter la « fatwa » de leurs chefs.
La réalité, au Sénégal, c’est que les citoyens sont beaucoup plus obéissant au pouvoir religieux qu’au pouvoir politique. La preuve, chaque homme politique a son marabout qu’il écoute surtout au moment des choix importants.
L’ancien ministre Samuel Sarr disait par exemple que c’est son marabout qui lui a désormais interdit de s’attaquer à Macky Sall. Depuis lors, il s’est rapproché de lui. Et il est loin d’être le seul.
Mieux, si un problème surgit, l’autorité centrale de l’Etat et les autorités décentralisées se réfèrent d’abord aux marabouts.
Les Khalifes généraux sont les premières sollicités, mais, à côté d’eux, leurs frères, sœurs, enfants et autres parents bénéficient aussi de cette sollicitude source d’immunité de toutes sortes qui leur confèrent beaucoup d’avantages comme les passeports diplomatiques, des statuts d’Ambassadeurs itinérants, des marchés de l’Etat, etc.
C’est ce qui explique l’influence toujours plus grandissante du pouvoir religieux. Ce sont les Sénégalais eux-mêmes qui le veulent ainsi. Nous avons ainsi un système dit « laïque » mais qui est à forte connotation religieuse, avec cependant le seul garde-fou que la plupart des marabouts ont en tête la préoccupation de respecter au maximum les lois de l’Etat.
Car, l’Etat a su, à des moments difficiles, exercer tout de même son autorité même cela pourrait être perçu comme de l’autoritarisme, parfois. C’est le cas lors de l’arrestation de guides religieux comme Serigne Cheikh Tidiane Sy au temps de Senghor et de son fils Serigne Moustapha beaucoup plus tard par le régime de Diouf, celle de Cheikh Béthio Thioune pour l’affaire du double assassinat de Médinatoul Salam, celle de Assane Mbacké suite à l’incendie de la maison du député Moustapha Lô, celle dramatique de Khadim Bousso, etc. Et la liste est loin d’être exhaustive.
L’Etat a su aussi interdire la militarisation des milices privées de certains groupes religieux, notamment de Serigne Modou Kara.
C’est la particularité de notre système politique. Très inféodé au pouvoir religieux, il sait lui être docile, mais aussi hostile quand la situation l’exige.
C’est ce subtile dosage qu’il faudrait toujours réussir dans les relations ô combien sensibles entre pouvoir religieux et pouvoir politique au Sénégal.
L’un a besoin de l’autre dans l’exercice de son sacerdoce.
Il faudra toujours respecter le pouvoir religieux, mais travailler à l’amener à appliquer la loi dans toute sa rigueur.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal.sn

18/06/2017

L'ENFANCE AU SENEGAL...

Le Sénégal va accentuer sa politique de protection des enfants

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Le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Mariama Sarr a indiqué, vendredi à Mpal (Saint-Louis), la volonté du gouvernement d’évaluer la mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et de s’engager dans la réalisation des Objectifs du développement durable (ODD).
"Le Sénégal s’est assigné comme objectif d’accélérer la protection des enfants, l’éradication de la pauvreté, la lutte contre la faim, l’accès à la santé, à l’éducation de qualité et à l’eau, etc.", a soutenu Mariama Sarr.
Mme Sarr s’exprimait à la cérémonie de lancement de la 27e journée de l’enfant africain et de la 29e semaine nationale de l’enfant, célébrée cette année sur le thème : "L’Agenda 2030 pour un développement durable en faveur des enfants en Afrique : accélérons la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances".
Elle a relevé les progrès "significatifs" faits par le Sénégal dans la lutte contre la pauvreté, la parité entre les sexes, la santé, l’accès à l’eau potable, avec un taux de 100% en ville et 82% en milieu rural, ainsi que la mise en œuvre de la couverture médicale universelle (CMU).
La célébration de la semaine nationale de l’enfant est une occasion "pour prêter une oreille attentive aux enfants et de lever les contraintes et obstacles, tout en identifiant les impacts négatifs sur eux afin de trouver des solutions durables à leurs préoccupations" a estimé Mariama Sarr.
Le directeur national de l’ONG Plan international et le responsable de l’UNICEF ont tous pris l’engagement de soutenir les actions du gouvernement en direction de la protection des enfants.
Il s’agit, pour eux, d’aider à combattre les "nombreux abus, violences, exclusions, les maltraitances et les pires formes de travail des enfants qui doivent être une priorité pour le développement durable d’un pays".
BD/PON/APS

17/06/2017

L'AMOUR EN NOIR ET BLANC

Relations inter-raciales sur la Petite Côte : Dans l’intimité des couples mixtes à Mbour

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L’envie de connaître une situation sociale bien meilleure a poussé de nombreux jeunes Sénégalais dans les bras de vieux retraités européens venus passer du bon temps à la Petite Côte, pour le restant de leur vie. Mais si certains ont pu construire de belles villas et investir dans des créneaux porteurs, grâce au mariage mixte, d’autres, trahis et abandonnés à leur triste sort, ont vu leurs rêves s’effondrer comme un château de cartes.
Il est venu une première fois au mois de février, il est revenu au mois de mai et il compte s’installer définitivement dès novembre prochain. Lui, c’est Fabrice, un sexagénaire français, en vacances à Saly Portudal, depuis un mois. C’est un amoureux du Sénégal et particulièrement de cette station balnéaire où, selon lui, on trouve toutes les commodités pour mener une vie agréable. Cet après-midi du mois béni de Ramadan, il fait partie de la cohorte de retraités européens, en belle compagnie, venus faire leurs achats dans un supermarché niché en plein cœur de Saly Portudal. A la devanture de cette grande enseigne, les belles bagnoles se succèdent les unes les autres, dans un vrombissement continu des moteurs. Le lieu dégage un luxe insolent. Tout autour, des vendeurs d’œuvre d’art guettent le moindre touriste, dans l’espoir de réaliser de bonnes affaires. Les vendeurs de cartes de crédit, le long des trottoirs, ont aussi senti le bon coup n’hésitant pas à interpeller les passants. Enfin, les bureaux de change installés un peu partout complètent le décor.
Dans ce milieu qui grouille de touristes, pour la plupart des Européens, l’activité commerciale est intense, le marchandage constant. Il est 17h. Dans deux heures et demie, les musulmans procéderont à la rupture du jeûne. Le supermarché reçoit de plus en plus de monde. Un ballet incessant de couples mixtes se mêle parmi cette foule hétérogène qui grossit au fil des heures.
De vieux occidentaux sont accompagnés de belles nymphes africaines, des sénégalaises pour l’essentiel. Un homme s’empresse de récupérer un panier et ouvre aussitôt la porte à sa jeune partenaire noire. Ah, ils sont toujours galants ces Blancs ! Un autre, sans doute, un septuagénaire, traine sa lourde silhouette, derrière une fille d’à peine 20 ans, qui se trouve être sa conjointe. Vu l’écart d’âge qui les sépare, la jeune dame pourrait être sa petite fille voire son arrière-petite-fille. Mais l’amour connaît-il l’âge ? Evidemment non.
D’autres acheteurs prennent d’assaut les échoppes de fortune qui font face au supermarché. Parmi eux, Fabrice et sa femme, une Sénégalaise de 21 ans, les lunettes noires bien vissées, certainement pour éviter les regards de certains curieux et jaloux. Entre ces deux-là, le courant est vite passé. Le couple s’est rencontré en février dernier à l’occasion de la première visite au Sénégal du sexagénaire français. Très vite, le coup de foudre a lieu entre les deux tourtereaux. Finalement, Fabrice et sa compagne ont fini par sceller leur alliance, devant Dieu et les hommes.
« Ici, c’est sympathique »
Pour l’heure, c’est le prolongement de leur lune de miel. Les deux conjoints surfent toujours dans un bonheur intense, la belle vie qu’ils entendent croquer à belles dents. La ville est belle ! D’ailleurs, Fabrice compte, à partir du mois de novembre prochain, revenir s’installer définitivement au Sénégal et à Saly auprès de sa femme afin de vivre pleinement son idylle. C’est fou l’amour ! « Je suis là depuis un mois et il ne me reste que trois semaines de vacances. Je suis venu une première fois au mois de février et je suis revenu. C’est un endroit qui me plait énormément. Personnellement, ce n’est pas le premier pays africain que j’ai fait. J’ai toujours aimé l’Afrique mais ici c’est sympathique », affirme-t-il, en homme amoureux.
Pour lui, Saly Portudal, en termes de confort, de commodités etc. ; n’a pas beaucoup à envier aux villes françaises « Le coût de la vie n’est pas cher et l’on peut trouver tout ce que l’on veut ; sans oublier les hôtels, les belles plages, le soleil, le beau temps toute l’année, la proximité géographique etc. », ajoute-t-il, manifestement sous le charme de cette station balnéaire.
Jean, un vieux promoteur touristique a, lui aussi, cédé aux assauts charmants d’une belle demoiselle à la fleur de l’âge. C’est à la suite du décès brusque de sa femme, alors qu’ils étaient tous deux en voyage au Sénégal, en compagnie de leur jeune fils, que le Français a rencontré la Sénégalaise. Comme Fabrice et sa femme, les deux amants n’ont pas mis du temps pour officialiser leur relation. Eux aussi ont l’air de bien s’entendre, malgré le gap générationnel consistant. Ils ont fait de l’amour un pont pour traverser les âges, se retrouver et sceller leur union sacrée pour le meilleur et le pire. Toutefois, le couple n’entend pas se fixer définitivement au pays comme l’ont fait beaucoup de retraités européens. « Ma femme et moi, nous nous entendons à merveille ; mais nous ne comptons pas nous installer à Saly. Nous aller retourner en France. J’étais venu pour me lancer dans le tourisme mais le secteur n’est pas bien soutenu », se convainc Jean. Entre autres raisons, à l’origine de ce choix, « la jalousie et la haine » qu’attire son idylle avec sa fringante dame, sans oublier « les difficultés du tourisme, les billets d’avion chers ».
Comme Fabrice et Jean, ils sont nombreux ces vieux retraités européens qui ont décidé de se la couler douce à la Petite Côte. Le cadre de vie, les belles plages, le soleil tropical, la chaleur africaine et le coût de la vie peu cher etc. ; font partie des raisons qui attirent ces derniers. Sans compter la possibilité de trouver de jolies belles nymphes « qu’ils ne peuvent espérer rencontrer chez eux, tant l’écart d’âge est important », martèle le premier adjoint au maire de Saly, Babacar Guèye.
Résultat, à Saly, Mbour, Pointe Sarène, Nianing, Somone etc. ; le mariage mixte est devenu un phénomène social. L’élu de Saly ajoute qu’il est en hausse.
Dans ces localités, beaucoup de jeunes se sont mariés à des Blancs et Blanches qui viennent essentiellement de la France ; et dans une moindre mesure de l’Italie. A Saly, constate l’adjoint au maire, « sur 100 mariages, les 35 sont des mariages mixtes ».
Troisième adjoint au maire de Mbour, chargé de l’intercommunalité, Babacar Guèye a, en sa qualité d’officier d’état civil, eu à sceller des mariages mixtes. Il pense que la raison fondamentale qui pousse les jeunes dans les bras des Occidentaux est d’ordre économique.
Quand la pauvreté pousse les jeunes dans les bras des retraités européens
« Nous sommes dans un pays sous-développé et beaucoup de jeunes, en s’engageant dans ces mariages, espèrent trouver une situation socioéconomique bien meilleure. Ces mariages mixtes ne sont pas en général fondés sur l’amour », fait-il remarquer.
Par ailleurs, il ajoute que certains garçons et filles ont pu rallier l’Occident grâce à leur alliance avec des Européens. Un constat que conforte l’autre Babacar Guèye, 1er adjoint au maire de Saly. « Le rêve, pour beaucoup de jeunes, est de se rendre en Europe. Du coup, le phénomène du mariage mixte constitue, à leurs yeux, une formidable opportunité de réaliser ce rêve », souligne-t-il. A l’en croire, certains ont effectivement atteint leurs objectifs en arrivant dans « l’Eldorado » européen. Le troisième adjoint au maire de Mbour soutient que d’autres jeunes ont pu également, grâce à leur mariage avec des Blancs, investir dans des créneaux porteurs, l’immobilier etc. « Certaines filles ont réussi à investir dans des projets, à construire de grandes maisons qu’elles louent. Actuellement, elles vivent dans un milieu social respectable. J’en connais trois cas », fait constater M. Guèye. Pour autant, les deux élus conviennent que le mariage mixte comporte plus d’inconvénients que d’avantages. Le phénomène, expliquent-ils, peut se révéler un dangereux miroir aux alouettes.
Ils racontent que des jeunes filles et garçons, contrairement à ce qu’ils espéraient, ont fini dans des culs-de-sac, trahis puis abandonnés à leur malheureux sort. « On a appris que certaines filles qui avaient pu gagner l’Europe à la faveur du mariage mixte ont été entrainés dans des réseaux de prostitution », souligne, avec regrets, le troisième adjoint à la mairie de Mbour.
Des sergents recruteurs à la solde de réseaux de prostitution
Babacar Guèye adjoint maire MbourEn fait, les vieux retraités qui jettent leur dévolu sur la Petite Côte n’ont pas toujours les mêmes motivations. Si certains ont de bonnes intentions, cherchent l’âme sœur, veulent passer du bon temps sous le soleil tropical, d’autres ne sont en réalité que des sergents recruteurs encagoulés à la solde de dangereux réseaux de prostitution. « La prostitution est l’autre danger qui guette les jeunes qui s’engagent dans les mariages mixtes », prévient encore Babacar Guèye. Il fait savoir que certains (filles et garçons) ont également été contaminés par le VIH Sida et abandonnés. C’est pourquoi, il appelle les jeunes à apprendre à mieux connaître d’abord leurs partenaires avant de s’engager dans une relation durable. « Le problème, c’est que les jeunes comme leurs familles ne font les investigations nécessaires avant de s’engager parce que pour la plupart, c’est une opportunité de réussite à saisir. Ils ne prennent pas les précautions nécessaires pour s’entourer de garanties en vue d’éviter des surprises désagréables », déplore encore, l’adjoint à la mairie de Mbour. L’autre inconvénient relevé par ce dernier est que « certains jeunes, une fois en Europe, sont coupés de leurs attaches au Sénégal ». Les deux hommes pensent que le risque de perdre son identité culturelle, ses valeurs est donc réel dans ce genre de relation.
« Beaucoup restent 3 à 4 ans sans venir en vacances au pays ; tandis que d’autres n’envoient même pas de l’argent à leurs familles à la fin du mois », renchérit l’adjoint à la mairie de Saly. Il explique que ce ne sont pas seulement les filles qui sont les malheureuses victimes du mariage mixte. Les garçons ne sont pas en reste ; surtout ceux qui vivent en concubinage avec leurs partenaires. « Généralement, certaines femmes, au bout d’un certain temps, quittent leurs jeunes conjoints pour d’autres plus aptes physiquement. Abandonnés, ces derniers se retrouvent sur les carreaux, épuisés, sans ressources », constate-t-il. Pour lui, le concubinage est encore plus dangereux ; puisqu’aucun papier juridique ne légalise ni ne garantit cette relation.
Manque de sensibilisation
« Ceux ou celles qui s’engagent dans le concubinage sont plus faciles à virer. Il n’y a rien qui garantit les liens. Si c’est un mariage avec des papiers, on réfléchit deux fois avant de se séparer de son conjoint ou de sa conjointe. Les vieilles personnes qui cherchent à se marier avec des jeunes, c’est uniquement pour le plaisir et quand le conjoint n’est plus en mesure de satisfaire aux désirs, il est viré », note l’élu de Mbour. Il faut dire que le prétexte ne manque pas pour se débarrasser de son partenaire ou sa partenaire ; même si c’est parfois fallacieux. Qui veut tuer son chien l’accuse de rage, selon un vieil adage. En effet, révèle-t-il, les jeunes vivant en concubinage avec des Européens ou Européennes font généralement l’objet d’accusations de vols mais ce n’est qu’un prétexte pour se séparer d’eux au profit d’autres plus aptes sur le plan physique.
Face aux dangers du phénomène, il insiste encore sur l’importance de la sensibilisation à l’endroit des jeunes et des parents dont la responsabilité est, d’après lui, engagée. Il constate que l’Etat, en dépit de l’ampleur de la situation, ne développe pas des initiatives dans ce sens. Le hic, c’est que chacun est libre de contracter un mariage avec le partenaire de son choix à la seule condition que tous deux s’aiment. « L’Etat, ni les communes ne peuvent s’opposer à un mariage, dès lors que les concernés ont convenu de vivre pour le meilleur et le pire. Tout ce qu’on peut faire, c’est de venir constater le mariage », indique, Babacar Guèye, 1er adjoint à la mairie de Saly Portudal. Les deux élus soutiennent que c’est seulement à travers des causeries ponctuelles qu’ils arrivent à sensibiliser, par affinité, des jeunes qui constituent une cible potentielle du phénomène du mariage mixte.
Le Tourisme sexuel, un terreau fertile au mariage mixte
Selon Babacar Guèye, adjoint à la mairie de Mbour, des Européens ont pu trouver des partenaires par le biais du tourisme sexuel. Il explique qu’au départ, certains vieux retraités viennent, en vacances, pour « déguster de la bonne chair » et repartir chez eux. Certains ont, cependant, pris goût à la belle vie de Saly, y ont pris femmes et ont fini par s’y installer ; tandis que d’autres retournent en Europe avec leurs jeunes conquêtes. « A l’origine, ces gens ne viennent pas pour le mariage, ils viennent en vacances et entrent en contact avec des relais dans l’espoir de passer du bon temps avec des filles, le temps de leur bref séjour en terre sénégalaise. Ainsi, ces personnes trouvent des clientes qui évoluent dans la prostitution et occasionnellement des femmes qui cherchent des partenaires », relève-t-il.
Il révèle que la mairie de Mbour a organisé un programme de formation de guides touristiques en vue d’encadrer l’arrivée des touristes à la Petite Côte. A son avis, beaucoup de gens qui accompagnent ces derniers dans leurs sorties, une fois à Saly, ne sont pas de vrais guides touristiques et peuvent souvent abuser de la confiance de leurs hôtes en les conduisant dans des réseaux de prostitution. « Avec les guides que nous avons formés, nous voulons dorénavant que les touristes passent désormais par ces gens-là afin d’éviter d’être emmerdés ou même entrainés, sans leur aval, vers des réseaux de prostitution », soutient l’élu de la mairie de Mbour.
Diégane Sarr et Babacar Dione Abib DIOUM - lesoleil.sn
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12/06/2017

L'EXCISON ERADIQUEE, PAS POUR DEMAIN!

Région de Sédhiou : 94% des filles sont excisées

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À Sédhiou l’excision reste toujours une pratique courante qui menace la santé de la reproduction. C’est en tout cas ce que révèlent les statistiques. En effet, 94% des filles sont excisées dans cette partie sud du Sénégal. Cette révélation est faite par Adama Diop, sage-femme au poste de santé de Dembo Coly en marge d’une causerie qu’elle animait sur ce phénomène au collège Amadou Mapathé Diagne.Excision au Sénégal, Sédhiou
Initiée par des élèves du club de l’éducation à la vie familiale (EVF), la rencontre vise à sensibiliser les jeunes sur les dangers que constituent les mutilations génitales féminines.
« À Sédhiou, en ce qui concerne l’excision, les derniers chiffres à notre connaissance sont portés à l’ordre de 94% des filles concernées», a dit la sage-femme. Elle indique par ailleurs qu’il est important de conscientiser les jeunes sur l’ampleur du phénomène pour y mettre un terme.
« Certains font toujours cette pratique en cachette » déplore la sage femme qui se désole des lourdes conséquences de cette ablation partielle ou totale des parties génitales de la femme.
Sanoussy Dia à Sédhiou/Xibaaru.com

03/06/2017

PELERINAGE DE POPENGUINE

Plus de 100.000 pèlerins attendus à Popeguine

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Ce week-end, Popenguine sera le lieu de convergence des fidèles chrétiens des diocèses du Sénégal et de la sous-région. Plus de 100.000 pèlerins sont attendus dans la ville de Popenguine. Ils prendront part aux différentes messes dont celle du lundi de Pentecôte qui sera présidée par l’évêque de Kolda, Mgr Jean Pierre Bassène.
Popenguine commence à accueillir ses hôtes. La cité religieuse qui sera le lieu de convergence des pèlerins chrétiens ce week-end à l’occasion de la 129ème édition du pèlerinage marial a fini de faire son grand toilettage. Le sanctuaire est lavé à grande eau comme d’habitude. La basilique et les grottes ont été balayées par les populations, en particulier des femmes des différents quartiers, sans distinction de religion. Ces lieux de prière et de dévotion sont prêts pour l’événement. En dehors du sanctuaire, ces deux sites sont des endroits d’attraction des fidèles chrétiens qui viennent en masse y adorer Notre-Dame de Popenguine. Membre du comité d’organisation et recteur du sanctuaire, Frère Jean a fini de faire le tour des sites. Le guide religieux de la congrégation Saint Jean a assuré que tout est au point. « Popenguine est prêt à accueillir plus de 100.000 fidèles qui prendront part à une dizaine de messes. Elles seront célébrées en trois jour entre la basilique, le sanctuaire et la tente de rencontres », a expliqué le guide religieux, qui a révélé que plus de 60.000 communions seront distribuées aux pèlerins.
En faisant des points avec quelques éléments de la gendarmerie, le capitaine Joseph Ngom a aussi donné des assurances. La gendarmerie a déjà déployé ses unités sur le terrain. Elles se chargeront, comme chaque année, d’assurer la sécurité des pèlerins et de leurs biens. « Pour réussir notre mission, le nombre de gendarmes a été augmenté cette année », a informé le capitaine Ngom. Cette augmentation est palpable sur le terrain parce que l’on constate ces hommes de tenue dans tous les coins et recoins de la ville de Popenguine et ses environs. Ce qui fait dire au Frère Marie Jean Cummond que la question de la sécurité est bouclée. Cependant, le manque d’eau à Popenguie reste la seule inquiétude. Le liquide précieux ne coule pas ici. Les responsables du comité d’organisation ont invité la Sénégalaise des Eaux et la Sones à des efforts en vue de régler cette question. « On ne peut pas faire un pèlerinage international comme celui-ci sans eau », a lancé le recteur du sanctuaire.
Popenguine accueille, depuis quelques jours, des pèlerins de la sous-région. Une délégation camerounaise de 30 pèlerins a pris part à la messe de 18 heures 30 minutes hier à la basilique mineure de Popenguine. Cette délégation sera rejointe, dans les prochaines heures, par les fidèles chrétiens du Mali, des deux Guinées, de la Mauritanie, de la Gambie et de la délégation de la Guadeloupe. Cette année, c’est le diocèse de Kolda, à travers son évêque, Mgr Jean Pierre Bassène, qui présidera la messe solennelle. L’animation liturgique sera assurée par la chorale du Fouladou. Au-delà de la pertinence et de l’importance du thème « Marie, mère éducatrice : modèle pour nos familles et nos communautés », l’évènement est placé sous le signe du souvenir du 25ème anniversaire de la visite du saint Pape Jean-Paul II au Sénégal en 1992.
Eugène KALY, Samba Oumar FALL (textes) et Pape SEYDI (photo)/lesoleil.sn

29/05/2017

VOUS AVEZ DIT LOBBIES?

les lobbies et groupes de pression au Sénégal

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Le Sénégal compte comme tous les pays du monde, des lobbies et des groupes de pression. Ces derniers agissent en coulisses et tentent d’influencer les décisions des pouvoirs publics. Nous avons dénombré plusieurs groupes de pressions, à savoir le lobby médiatique, le lobby maraboutique, le lobby libanais, le lobby judiciaire et bien d’autres.les lobbies
Le lobby médiatique reste l’un des plus puissants au Sénégal. La presse a façonné la vie politique de notre pays ces dernières années. Constitués en plusieurs organisations, comme le syndicat des patrons de presse, les journalistes sénégalais ont été remerciés par Me Abdoulaye Wade en 2000 à son accession au pouvoir. Pour le pape du Sopi, ils ont été les principaux artisans de sa victoire. Avec le régime de Macky Sall, beaucoup de journalistes ont intégré le gouvernement à savoir Abdou Latif Coulibaly, Souleymane Jules Diop, Yakham Mbaye… On oubliera pas les cas de El Hadji Kassé ou de Abou Abel Thiam. Et bien d’autres qui sont dans des sphères déterminantes de ce système politique. «Les journalistes sont parmi les premiers confidents des hommes politiques. Chacun a besoin de l’autre ». C’est pourquoi, depuis 2000, ils sont parmi les hommes de pouvoir.
Le groupe Sud a été le premier organe de presse à fournir un de ses brillants journalistes, feu Cherif Elvalide Sèye, comme conseiller en communication de Me Abdoulaye Wade. L’un des fondateurs de ce groupe, Babacar Touré, a été conseiller spécial de Abdou Diouf, tout comme de Wade avant que leur compagnonnage ne s’arrête après la parution du livre de Abdou Latif Coulibaly. «Les journalistes de Sud, Babacar Touré en premier, ont été pendant longtemps des hommes de réseaux », lâche cet ancien membre de la rédaction dudit journal.
Avec le pouvoir de Macky Sall, cette présence de journalistes s’est accrue. «En réalité, l’actuel président comptait beaucoup d’amis journalistes dans son entourage avant son arrivée au pouvoir. C’est naturellement que ces derniers ont accepté de travailler avec lui dès qu’il a pris le pouvoir ». Des relations qui ont duré des années et qui sont, pour certains, apparues au grand jour à l’arrivée de Sall comme président de la République.
Les journaux au Sénégal sont souvent créés pour être des groupes de pression. C’est en 1998 que les premiers hommes d’affaires sont entrés dans le métier. Avec la création du journal Le Matin, Baba Tandian devenait le premier industriel à faire des journaux. Il était accompagné dans son actionnariat par Bara Tall, puis par Youssou Nour et Cheikh Tall Dioum. Curieusement, à part Youssou Ndour, les autres hommes d’affaires étaient très proches de l’ancien président Abdou Diouf. Baba Tandian était à l’époque dans le cercle de la première dame, Elisabeth Diouf, tout comme Bara Tall. Certains analystes avaient avancé à l’époque que le journal avait été créé pour maintenir des privilèges et gagner des marchés. Vrai ou faux ?
Depuis cette entrée, les hommes d’affaires n’ont plus lâché les médias. Et le dernier à entrer dans le créneau est Mbackiou Faye qui a lancé un quotidien il y a un an. «La presse reste un excellent moyen de faire pression sur les pouvoirs politiques et influencer des décisions, ce qui est valable dans tous les pays du monde est également valable au Sénégal »
Comme autre lobby, celui des milieux maraboutiques. Culturellement, chaque Sénégalais est affilié à une confrérie et ces dernières sont très influentes dans la vie politique et économiques du pays. Chaque homme politique est obligé de compter sur un marabout comme parrain. «Les hommes d’Etat sont obligés de tenir compte des avis et recommandations de telle ou telle confrérie quand ils forment un gouvernement et doivent nommer à des postes importants », renseigne ce ministre. «C’est pourquoi dans les cours des grandes familles maraboutiques, il n’est pas rare de rencontrer des personnalités politiques influentes ». Cette influence est très marquée dans la société sénégalaise et les pouvoirs politiques en tiennent compte énormément.
Autre lobby, les Libanais. Dans les affaires, les Libanais sont arrivés à s’imposer. Principalement dans les secteurs de l’agro-alimentaire, de la grande distribution et des industries de transformation. Ils sont répartis en plusieurs groupuscules et chaque partie essaie de tenir les rênes de l’économie. Ils influencent le ministère du commerce, les Impôts et bien des services de l’Etat. «Aujourd’hui, pas moins de 40% du tissu économique est contrôlé par une cinquantaine de familles libanaises. Il est difficile aujourd’hui pour une société appartenant à un Sénégalais de souche de percer dans le domaine de la grande distribution car ils contrôlent une bonne partie ». Les rares qui y sont arrivés font l’objet d’une guerre épique.
Il y a le lobby des industriels français. Cette dernière a été très active pendant les années 70, 80 et 90. Mais le changement de système politique à Dakar a fait reculer le jeu de pouvoir que les hommes d’affaires français présents au Sénégal entretenaient avec le pouvoir socialiste. Durant le règne de Wade, les discussions des soirées de ce cercle très fermé tournaient autour de la perte de terrain (économique) et de la régression de l’influence des Français au Sénégal. Ils ont longtemps déploré l’entrée des Marocains sur le marché sénégalais. Ces derniers, d’ailleurs, ont pratiquement relégué au second plan les Français dans le secteur des banques et des assurances.
On peut également dire qu’il y a un lobby marocain qui est en train de se former au Sénégal. En effet, les banques sénégalaises sont détenues à 30% par des capitaux du royaume chérifien. Cependant, l’influence des Marocains dans la vie politique sénégalaise est très marginale, voire inexistante.
Il existe d’autres lobbies moins influents. Comme les inspecteurs des Impôts et Domaines ou les les magistrats. Ils n’ont pas d’influence sur le jeu politique mais ont un redoutable instinct de conservation et de protection de leurs acquis.
Le Soir – Quotidien Numérique

27/05/2017

LES RICHES ET LES PAUVRES

Carte de pauvreté au Sénégal : Une disparité dans le partage des richesses

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L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données appelée « cartes de pauvreté ». Les résultats de cette étude, rendus publiques, mercredi, révèlent que la pauvreté tend à augmenter du Nord au Sud, à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté.
En s’appuyant sur la méthode d’estimation des «petites aires », l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données. Cette méthode d’élaboration appelée « cartes de pauvreté » a consisté à se servir des informations détaillées issues d’une enquête de consommation auprès des ménages en les combinant avec celles d’un recensement sur la base d’un logiciel dénommé « Poverty Map » développée par la Banque mondiale.
De ces études, il ressort que la pauvreté tend à augmenter au Sénégal du Nord au Sud à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté. En effet, il existe une disparité en termes de pauvreté à l’échelle nationale mais également au sein même des régions et des départements. Par exemple, dans la région de Tambacounda, les taux de pauvreté, dans le département, varient de 42,3% à 80%, soit un écart de près de 40 points de pourcentage, selon Babacar Ndir, directeur général adjoint de l’Ansd. A Dakar, bien que le taux de pauvreté de la région soit de 24, 9 %, la pauvreté estimée dans le département de Rufisque est plus importante avec un taux 29,2 % contre 18,8% dans le département de Dakar. La population de la région de Dakar représente le quart de celle du pays avec 13,3 % des pauvres. Selon M. Ndir, les 52 communes de Dakar affichent des différences marquées en termes de bien-être. Les cinq communes les moins pauvres sont Mermoz-Sacré Cœur, Sicap Liberté, Pikine Ouest, Dieuppeul-Derkelé et Golf Sud. Ces localités affichent des taux de pauvreté entre 7,3 et 12 %. Toutefois, la plus grande commune en termes de population, Keur Massar, regorge le plus de pauvres de la région de Dakar.
Avec un taux de pauvreté estimé à 77,5 %, Kolda est la région la plus pauvre du Sénégal. Babacar Ndir explique que la carte de pauvreté est un instrument qui permet d’évaluer les inégalités ainsi que le niveau de bien-être des populations jusque dans les localités les plus reculées. «La précision de ces cartes nous permet de cibler toutes les zones du Sénégal», affirme-t-il. Il souligne, en outre, que la pauvreté est partout présente à travers le pays.
Ces estimations sont issues de l’enquête de pauvreté effectuée en 2011. Les données sorties de ces évaluations ont été imputées au recensement général de la population réalisées en 2013. Ces calculs cumulés donnent une estimation de la pauvreté pour l’année 2015, précise le directeur général adjoint de l’Ansd.
Oumar BA/lesoleil.sn

24/05/2017

LES ANIMAUX SONT AUSSI DES CREATURES DE DIEU

La Ligue pour la Protection des Animaux au secours des animaux des rues de Dakar

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La ligue pour la protection des animaux (LPA) œuvre depuis 2012 envers les animaux abandonnés et sans foyer de la capitale. Une petite équipe de bénévoles dévoués à la cause animale qui fait tout leur possible pour tenter d’apporter du bien-être à ces animaux des rues et se mobilise pour alerter les pouvoirs publics sénégalais.
©LPA
Qu’on ne s’y trompe pas, la Ligue pour la protection des animaux (LPA) n’a rien de commun avec la SPA (Société Protectrice des Animaux). Pas de refuge pour accueillir les animaux perdus, errants, ou abandonnés. Le but de cette association, créée en 2012 par quatre européens amoureux des boules de poils, est ailleurs. Se rendant compte qu’aucune association dédiée aux animaux n’existe à Dakar malgré la nécessité criante d’une telle structure, ils décident de se regrouper et fondent la LPA. Au départ, chacun menait des petites actions isolées. Mais en se rassemblant, l’organisation et l’efficacité de leurs actions se trouvent renforcées. La feuille de route de l’organisme, reconnu comme association sénégalaise à but non lucratif depuis 2015, se détaille en plusieurs missions.
Vacciner et stériliser les animaux
Et son premier cheval de bataille c’est de vacciner et stériliser les animaux des rues. « Nous savons pertinemment que nous ne pouvons pas trouver une maison pour tous ces animaux », explique Sylvie Jadoul, bénévole enjouée et sur-vitaminée avant de renchérir :
« l’idée c’est d’en vacciner et stériliser le plus grand nombre. Une fois ces mesures prises, ils ne représentent plus un danger pour l’homme, notamment dans la transmission de maladies. La stérilisation, elle, évite leur surnombre ».
D’après Mission Rabies et l’OMS, la solution la plus rentable et la seule possible pour l’élimination de la rage canine à long terme est la vaccination des chiens. En effet, « en vaccinant régulièrement 70% des chiens dans les zones où la rage est présente, on pourrait ramener à zéro le nombre des cas humains», a affirmé le Dr Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE (l’Organisation mondiale de la santé animale).
Venue au départ pour adopter un chaton, la jeune belge qui cherchait un projet de bénévolat, n’est finalement jamais repartie de la structure ! Vera, elle, avait contacté l’association pour des conseils après qu’elle ait découvert des chatons atteints de gale. Bouillonnantes d’énergie, les jeunes femmes font équipe avec deux autres bénévoles. Le noyau dur de cette équipe peut compter aussi ponctuellement sur des aides extérieures de particuliers qui viennent leur prêter main forte. Pour le côté médical, l’association s’appuie sur cinq vétérinaires sénégalais. Par le passé, elle a organisé plusieurs campagnes de stérilisation en pleine rue. Compte tenu de l’importante organisation nécessaire qu’elles requièrent, ces actions se font plus rares. A la place, l’association privilégie des interventions à plus petite échelle : les vaccinations et stérilisations se font au cas par cas, suivant les animaux trouvés. « Beaucoup de gardiens ont adopté des chiens des rues. Ils n’ont souvent pas les moyens de les vacciner et pensent encore moins à les stériliser. Nous les aidons en leur offrant ces actes médicaux » rapporte Véra. La LPA permet également aux propriétaires de bénéficier de tarifs réduits : en moyenne, faire vacciner et stériliser son chien revient environ à 100 000Fcfa chez le vétérinaire. Avec l’association, le prix est de 40 000Fcfa (pour les chats le tarif s’élève à 30 000Fca). Une manière d’inciter les propriétaires à adopter ces réflexes.
Lors d’une mission vaccination-stérilisation au Lac Rose en avril 2017 ©LPA
Vacciner et stériliser sont les deux mamelles de l’association mais un autre de ses piliers est plus globalement le secours des animaux errants. Qu’ils soient blessés, affamés, ou trop faibles pour survivre par eux-mêmes, la LPA leur vient en aide. Quand l’animal est trop mal en point ou trop jeune pour subvenir lui-même à ses besoins, l’association le prend un temps sous son aile. Il est alors confié à une famille d’accueil en attente de son adoption. Tous les adoptants sont bien évidemment vaccinés et stérilisés. « Si les animaux adoptés sont trop jeunes, nous émettons des bons dont une partie est payée à l’avance par les propriétaires » détaille Sylvie. Mais elle tient à le rappeler,
« la LPA n’a pas vocation à récupérer les animaux afin de les faire adopter. Par la force des choses et quand cela est nécessaire, nous le faisons bien sûr mais ce n’est pas l’idée première ».
Généralement, les bénévoles interviennent après signalisation. « Notre activité fonctionne beaucoup grâce à notre page Facebook : les gens nous contactent car ils ont repéré un animal en mauvaise posture. Ou bien pour nous demander de l’aide, des conseils », relate encore Sylvie. Surtout actifs sur Dakar, les bénévoles interviennent aussi sur la petite côte, au lac rose,…
Eduquer et sensibiliser
L’association se donne également pour mission de sensibiliser les populations locales au sort des animaux. « Beaucoup ne savent pas comment s’y prendre pour aider, ils sont en demande. Les attitudes sont aussi le reflet d’un manque cruel d’information. Il y a donc tout un travail à faire la dessus », note Véra. Un manque qui explique beaucoup de comportements, sans cependant les excuser pour autant.
« La torture gratuite envers les animaux, particulièrement les plus faibles est inadmissible. Il est fréquent que des enfants les maltraitent volontairement : on trouve des chatons sans yeux, des chiots ont été pendus,… Ils reproduisent bien souvent un schéma de violence qu’ils subissent eux-mêmes. Mais ça n’excuse pas pour autant leur attitude ! »
s’exclame-t-elle. Plus que tout, il s’agit donc d’éduquer pour que peu à peu les attitudes changent.
Un travail nécessaire mais hélas, pas toujours bien accepté par la population. « Souvent les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas un refuge, que notre but n’est pas l’adoption mais la vaccination. Nous avons parfois des réactions négatives…Il faut argumenter, expliquer. Cela prend pas mal de temps avant d’arriver à ce qu’ils intègrent cette idée » soupire Sylvie.
Atelier peinture : LPA fabrique des paniers avec des pneus usagés. 100% de la somme est reversé à l’association.©LPA
Autre réticence à laquelle les bénévoles sont confrontés : la stérilisation est souvent mal perçue, particulièrement quand il s’agit des mâles ! « On nous dit qu’il ne faut pas, que c’est contre nature. Il y a beaucoup de réticences face à cette pratique pourtant essentielle afin d’éviter la surpopulation de chiens ou chats errants ! » s’agace-t-elle. Sylvie ajoute : « C’est assez étonnant tout de même que certains s’opposent à la stérilisation, et que dans le même temps, ne s’en occupent absolument pas, voire sont les premiers à les maltraiter ! ». Une attitude qui a le don d’exaspérer et qui atteint son comble quand certains réclament de l’argent pour que l’association soigne un animal dont ils se fichent pourtant royalement…. Malgré tout, et fort heureusement, dans la majorité des cas, le message auprès de la population passe généralement bien.
Une pétition pour alerter
Dernièrement, la LPA s’est lancée dans un nouveau combat. Durant les mois de mars et avril, deux campagnes d’empoisonnement à l’encontre des chiens errants ont été menées par la commune de Ngor, tuant ainsi une centaine de chiens au niveau des Almadies et dans les alentours de Ngor. Des morceaux de viande empoisonnée ont ainsi été jetés dans les rues la nuit tombée. Des charrettes passaient ramasser les cadavres des animaux tués, pour les amener ensuite on ne sait où. Une mort violente et particulièrement douloureuse. Cette mesure est couramment employée par le service d’hygiène du gouvernement sénégalais afin de réduire la population de chiens errants. Mais elle pose de nombreux problèmes.
« Les résidents des quartiers ciblés nous ont confirmé qu’ils n’avaient pas été prévenus par la municipalité de la tenue de cette opération »
s’indigne Vera. Une faute grave de non-respect de la procédure qui peut se révéler particulièrement dangereuse : le poison utilisé tue sans distinction animaux et humains. Animaux errants, animaux domestiques ou bétail, enfants, adultes handicapés ou petits talibés, tous sont susceptibles d’être en contact avec ces véritables bombes à retardement. « Beaucoup d’habitants sont contre ces actions. Comme ils n’étaient pas avertis, aucune précaution particulière n’avait été prise par les propriétaires. Nombreux sont ceux à avoir perdu leur animal de compagnie… » se désole Sylvie. Un sentiment de frustration renforcé quand on sait que cette campagne a aussi éliminé des chiens préalablement vaccinés et stérilisés par la LPA. « Non seulement c’est rendre notre action inutile mais en plus on perd énormément d’argent ! C’est aberrant et contre-productif !» fulmine-t-elle.
Capture d’écran de la pétition
Pour signer la pétition
C’est dans l’optique de faire prendre conscience aux autorités – ministères de la santé, de l’élevage et de l’hygiène- de la dangerosité et de l’inutilité de cette technique que l’association a lancé une pétition mi-mai. «Dans un premier temps, le but est que les autorités respectent l’obligation de prévenir les riverains de la tenue de ces campagnes. A terme, nous voulons surtout les faire cesser car ce n’est absolument pas la solution pour régler le problème de la rage » concluent les deux femmes. Et avec déjà plus de 1 500 signatures recueillies, cet avis semble être bel et bien partagé par la population sénégalaise…
LPA/Clémence Cluzel/nouvellesdedakar.com
original et photos:http://nouvellesdedakar.com/ligue-protection-animaux-seco...

16/05/2017

BLUFFANTE EGLISE DE NIANING

PATRICK THELOT SUR LE DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN : ‘’Le Sénégal donne un exemple au monde entier’’

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Industriel français qui œuvre depuis plusieurs décennies dans le mécénat, Patrick Thelot, est un amoureux du Sénégal. Directeur général du Groupe Sofinor, il emploi plus de 22.000 personnes dans le monde. Son groupe évolue dans les services d’entreprises, c’est-à-dire tout ce qui est prestation d’accueil et d’événement. Homme au grand cœur, Patrick Thelot a fait du social son sacerdoce.
Dans quoi s’active votre fondation ?
Nous avons crée une fondation, depuis vingt cinq ans, qui a pour vocation de protéger l’enfant dans les quatre coins du monde dans sa dimension scolaire et sportive. C’est pour cela dans l’école du Sacré-Cœur à Nianing nous avons crée un centre polyvalent, une cantine scolaire, restaurer les toilettes pour que les enfants puissent étudier convenablement
Pourquoi avoir choisi la commune de Nianing pour y investir ?
Le Sénégal est un pays que j’adore. La France doit beaucoup au Sénégal. Je me souviens des soldats sénégalais lors de la 1ère et de la 2éme guerre mondiale qui ont versé leur sang pour que la France soit libre, c’est la première raison. La deuxième raison est que le Sénégal est un pays francophone j’y viens souvent en famille pour m’y reposer. J’ai eu la chance, est-ce le hasard, est-ce la providence, je ne sais pas, de rencontrer la population de Nianing où je passais quelque jours de vacances dans le domaine qui à l’époque n’était pas encore fermé. J’ai pu rencontrer le directeur de l’école et le chef de village qui m’ont convaincu qu’ils avaient beaucoup de besoin et ils m’ont accueilli formidablement et toutes ses raisons là ont fait qu’à travers cette fondation que j’ai crée il y a vingt cinq ans nous finançons la restauration de l’école, la construction de cette église formidable qui va être inaugurée dans une dizaine de mois.
Qui est votre premier ami à Nianing ?
Mon premier ami à Nianing (rires), c’est toute la population de Nianing. Mais, je mettrais une mention particulière pour Paul Marone, qui était le directeur de l’école à l’époque. C’est un homme de grande confiance, intelligent, posé et qui m’a convaincu effectivement de soutenir cette population, ce village de quatorze mille habitants où nous pouvions faire beaucoup de chose. Et c’est avec une grande joie que j’ai construit ce stade. Je le fais sans aucun intérêt en retour. Je le fais pour réaliser une belle œuvre et voir le sourire des sénégalais qui est un peuple que j’adore.
Comment est née votre collaboration avec le chef du village de Nianing ?
Lorsqu’il s’est agi de construire une église évidement, il fallait des autorisations et donc j’ai rencontré Ibrahima qui tout de suite a été convaincu et c’est un formidable exemple de la bonne entente entre les communautés religieuses. Le Sénégal donne un exemple au monde entier quand on voit la communauté musulmane majoritaire et la communauté chrétienne minoritaire comment elles s’entendent, comment elles travaillent ensemble, c’est un exemple que le Sénégal peut donner au monde, par les temps qui court croyez moi. Et donc tout ça fait que j’ai été très ému par cette ambiance, par cet accueil, par la Téranga comme on dit ici et j’ai décidé il y a une dizaine d’année de commencer à soutenir les projets qu’on me proposait.
Et avec le maire et la Municipalité ?
Rien n’est possible sans les élus. Il est clair que pour construire une église, il faut des permis de construire. Il est clair que le terrain omnisports appartenait à la commune mais il était pratiquement abandonné. Tout ces jeunes avaient besoin de pratiqué leur sport. C’est en étroite collaboration que nous avons travaillé ensemble. Nous allons continuer à le faire parce que ce n’est pas une fin cette inauguration. C’est le début d’une nouvelle étape que nous allons réaliser pour améliorer certaines choses qui ont besoin de l’être.
ABDOULAYE NDIAYE/NIANINGINFOS.COM

Pour être passé visiter le chantier de l'église et ayant été bluffé tant par l'investissement de Patrick Thelot que par l'originalité architecturale de la future église de Nianing, nous avons été chercher un article qui éclaire un peu plus sur ce bâtiment hors norme.
Ressources et matériaux locaux
Historiquement, la construction des édifices religieux a toujours été le fruit d’un travail local et communautaire. Aussi il nous semble que la réalisation d’un tel projet devra favoriser l’emploi d’une main d’œuvre locale d’autant que celle-ci est une véritable ressource du Sénégal et elle représente par ailleurs un faible coût.
A contrario, l’utilisation de matériaux importés augmente les coûts et appauvrit le développement local.
Il nous semble que le projet devra favoriser l’utilisation de matériaux produits localement tels que les briques de ciment, les carreaux de terre cuite, etc.
Particularisme géographique de Nianing
Nianing se situe sur la « Petite-Côte » du Sénégal également appelée la « côte de coquillages » qui commence à Rufisque et se termine à Joal-Fadiouth.
Sa particularité tient aux coquillages qui recouvrent les plages en abondance. Ces coquillages cassés ont un calibre différent sur chaque plage. A Joal-Fadiouth le cimetière est entièrement couvert de coquillages.
Une approche naturaliste
S’inspirer des formes de la nature est un thème récurrent de l’architecture.
Après les performances technologiques du XIXe siècle, l’ingénierie du XXe siècle est marquée par l’essor des études sur les structures d’organismes biologiques tels que les coquillages, les radiolaires et les végétaux. Ces recherches sont regroupées sous le nom de « morphologie structurale ».
La morphologie structurale étudie la relation forme-structure dans les systèmes naturels animés ou inanimés pour en comprendre les principes et en tirer d’éventuels bénéfices.
Orientation et conception bioclimatique
Traditionnellement le plan d’une église s’oriente vers l’est. Le levé du soleil et l’émergence de la lumière symbolisant la vie et la naissance du Christ.
La configuration de la parcelle, le programme et les contraintes climatiques nous amènent à proposer une orientation du plan selon un axe sud-est
En effet, d’avril à novembre, la côte est balayée par un vent sec et chaud, l’harmattan, rempli de poussières du désert soufflant nord-est. Le reste du temps, des alizés nord-ouest venus de l’océan rafraîchissent la température de l’air.
Afin de profiter de ces alizés et se protéger de l’harmattan, le plan s’est ouvert au nord-ouest et fermé au nord-est, confortant ainsi l’axe sud-est de l’édifice.
www.architectes-paris.com
Si vous passez par Nianing, en venant de Mbour, c'est à quelque cent mètres de la nationale, sur votre gauche. L'édifice est déjà suffisamment haut que pour l'apercevoir depuis le goudron.
BRB

27/04/2017

LE VIOL AU SENEGAL

Près de 50% des viols commis par un membre de l'entourage

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Dans la revue documentaire du Centre de Guidance Infantile (CEGID), les statistiques sur les cas d'abus sur mineurs dépassent de loin la réalité.
Des études menées entre Dakar et Mbacké, entre 2013 et 2014, ont montré que la majorité des enfants qui y ont été reçus ont été violés au moins une fois.
S'ils sont 55, 7% à avoir été victimes de viol, 35, 8 % disent avoir été violés à plusieurs reprises.
Entre autre facteurs qui expliquent ce taux élevé de la répétition du viol : la promiscuité de l'agresseur avec la victime et aussi le retard dans la dénonciation de l'auteur.
D'après le document, "48, 1% des auteurs sont des personnes connues du milieu et 22, 8% sont des membres de la famille élargie ou professeur/médecin".
Par ailleurs, relève le document, la majorité des abus sexuels ont lieu dans la famille (29, 1%) et chez l'agresseur (30, 4%).
C'est à dire dans son espace de vie (qui peut-être dans la même concession : exemple d'un locataire d'une chambre), et à 16%, ailleurs dans le quartier (le lieu de travail de l'agresseur).
Seneweb.com

INCH ALLAH

Au nom du mektoub : le fatalisme est-il musulman?

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Des drames terribles dont figurent le naufrage du bateau le Joola avec au moins 1500 morts, une dizaine d’enfants talibés brulés vifs dans une baraque à Dakar, les accidents de la route qui se multiplient et tout récemment, la trentaine de morts lors de la retraite spirituelle de Médina Gounas, et une trentaine de mort dont une majorité de femmes qui meurent noyées lors du chavirement de leur pirogue (avec 72 passagers pour un nombre prévu de 30 personnes) ont fini de soulever à nouveau l’épineuse question des musulmans face au fatalisme, le « mektoub » (c’est déjà écrit). Ce sont là quelques exemples de drames, où la faute humaine est manifeste à travers une série de négligences facilement identifiables et un état d’esprit qui inhibe tout ce qui a trait à la prévention, qui nous serviront de prétexte pour aborder l’épineuse question du mektoub (c’est déjà écrit). En effet, pour ce pays à large majorité musulmane, tout le monde entend dire les fatalistes et paresseux, dès qu’on parle de précaution et d’anticipation, « Yalla bakhna » (Dieu est bon), « dana bakh » (ça marchera). Et en général quand ça ne marche pas l’expression qui clôt l’affaire c’est « Ndogollou Yalla la ou lii la Yalla dogol » (C’est la décision de Dieu). On trouve dans d’autres pays musulmans le même état d’esprit formulé sous des expressions endogènes. Une question fondamentale est de savoir dans quelle mesure les enseignements de l’islam nous permettent-ils de concilier responsabilité humaine et « mektoub » ou destin pour utiliser un terme plus connu.
Imam Kanté/senenews.com
Lire l'article en entier: https://www.senenews.com/2017/04/27/au-nom-du-mektoub-le-...

OU EN EST LA CORRUPTION?

Lutte contre la corruption : Le Sénégal évalué par ses pairs

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Dans le cadre du second cycle du mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption (Cnucc), le Sénégal fait l’objet d’un examen par ses pairs. Pendant quatre jours, le Mali et le Kiribati vont passer au crible la conformité du Sénégal aux dispositions de la Cnucc.
Le Sénégal a adhéré à la Convention des Nations unies contre la corruption (Cnucc). Dans le cadre du second cycle du mécanisme de l’application de la convention, notre pays est évalué par deux de ses pairs, le Mali et Kiribati (Iles du Pacifique). L’exercice a débuté hier dans les locaux de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). Selon le ministre du Budget, Birima Mangara, «cet exercice est non seulement une opportunité pour jauger la conformité de la législation à la norme internationale, mais surtout un cadre d’excellence de prise en charge de l’impératif de cohésion, d’entente et de partage sur les grandes problématiques de la lutte contre la corruption». Il faut dire que l’examen pays est une étape clé du processus. Selon M. Codé Mbengue, chargé du Comité de suivi de l’examen de l’application de la convention des Nations unies au sein de l’Ofnac, «l’exercice se déroule en deux cycles de 5 ans chacun. Au cours du premier, on a examiné le chapitre 3 qui parle de l’incrimination, de la détection et de la répression, et le chapitre 4 parle de la coopération internationale. Cet exercice, nous l’avons terminé en avril 2016. Et aujourd’hui, nous sommes en train d’exploiter l’avant-projet de rapport définitif». Seulement, le Sénégal s’est porté volontaire pour se soumettre à un nouvel examen dès la première année du second cycle, cette fois sur le chapitre 2 sur les mesures préventives et le chapitre 5 sur le recouvrement des avoirs. «La première phase, c’était de discuter du calendrier d’examen, ensuite d’élaborer notre rapport d’auto-évaluation. Ensuite, le document a été soumis aux pays examinateurs qui ont disposé de deux mois environ pour faire des remarques sur la conformité ou non de notre législation. La phase actuelle, c’est la visite pays. Les experts des pays choisis viennent faire devant les experts sénégalais des remarques, observations ou autres questions qu’ils souhaiteraient poser», informe l’ancien directeur général de la Police sénégalaise.
Les examinateurs qui auront en face d’eux les administrations concernées par les questions soulevées par les experts vont se pencher sur les centaines d’articles qui composent la convention. L’objectif étant de voir la conformité du dispositif législatif et règlementaire sénégalais en rapport avec les prescriptions prévues dans la Cnucc. «La question qui est posée, c’est : votre pays est-il en conformité ? Vous répondez par oui et vous donnez les textes justificatifs, vous collez les textes de loi, les actes règlementaires etc. Et vous illustrez par des exemples d’application de la loi. Ensuite vous donnez des statistiques et vous annoncez les mesures que vous entendez prendre pour être conforme à la convention», explique M. Mbengue. Sans entrer dans les détails, M. Mbengue convient qu’il y a des articles pour lesquels le Sénégal est conforme en partie et d’autres pour lesquels il est conforme. «Le combat contre la corruption exige un regard critique sur le cadre juridique et institutionnel de prévention et de répression de ce fléau», admet le ministre du Budget qui estime que des évaluations périodiques sont nécessaires pour apprécier les avancées significatives et détecter les insuffisances dans la mise en œuvre des engagements internationaux du Sénégal, notamment sur le plan juridique et judiciaire. Ce, d’autant plus que «de véritables mutations sont en cours dans notre pays qui suivent et prennent en compte la rapide évolution des transformations socio-économiques, vectrices de nouvelles formes de criminalité économique et financière», ajoute M. Mangara.
lequotidien.sn

26/04/2017

ET SI DAKAR DEVENAIT KIGALI...

Rwanda Kigali, est la ville la plus propre d’Afrique.

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Lorsqu’on arrive à Kigali, la capitale du Rwanda, on est vite frappé par la beauté d’une ville- capitale où les populations sont disciplinés, c’est-à-dire , des populations qui ont d’autres mentalités qu’on se demande comment ils font pour rendre leur ville capitale d’une beauté saine, sans ordures dans les rues? Dans les lieux public et, tenez-vous bien, toutes les avenues, du nord au sud, de l’est à l’ouest, il y plane un système de bitumage ou d’asphaltage permanent, faisant que toutes les avenues à Kigali brillent comme des rayons solaires, sans le moindre nid de poule. Flaque d’eau ni dos d’âne. L’entretien de ces routes étant permanent, Kigali est hautement au top de la beauté, surplombée de jolis immeubles construits avec amour. Kigali la coquette, a une visibilité éminemment enivrante.
L’Onu a déclaré la capitale du Rwanda « meilleure capitale africaine ». Modèle de développement, avec ses routes bitumées et ses quartiers salubres, elle fait rêver d’une « autre Afrique ».
« La ville change, observe le responsable d’une ONG. Chaque année, on construit de nouveaux bâtiments. La propreté est partout, c’est une question d’état d’esprit. Il n’y a plus d’eau stagnante, on ne jette plus d’ordures. Le leadership a bien voulu qu’on change ça. »
Nombreux sont des Africains vivant en occident, qui ne m’en voudront pas, et par cette étiquette, ces Africains peuvent lire de près ou de loin, comment les occidentaux rendent leurs villes dans un état de salubrité appréciable et impeccable.
Pourquoi alors nos villes en Afrique sont toujours sales ?
Que chacun de nous, ait le courage de donner une petite réponse. Le débat est donc lancer pour que chaque africain essaie de parler de sa ville dans son pays, sans gêne, sans un brin de honte à afficher.
Je me suis promené dans plus de 14 villes-capitales en Afrique, mon Afrique de matières de premières, c’est-à-dire, cette Afrique qui regorge de grandes richesses avec lesquelles on parviendrait à développer nos pays. Mais curieusement, partout, du Congo-Brazzaville, en passant par le grand Congo de la RDC, jusqu’en Côte d’Ivoire, Sénégal, le Mali et même le Togo, le Bénin, le Niger et le Burkina Faso, les villes-capitales de tous ces pays sont bien sales et , partout, on y retrouve un tapis d’ordures trainant sur les artères publiques et d’autres endroits qui se transforment en bouillon de microbe entrainant des maladies et des épidémies.
Allez à Libreville, vous verrez et serez étonné de voir des avenues chaotiques jonchées des trous béants où des flaques d’eau prenant l’allure de bons et géants étangs sur lesquels, nagent les voitures des ministres, du président de la république et de tous les fonctionnaires qui ont pour la plupart étudié dans les grandes universités occidentales.
Allez voir à Brazzaville comment les rues et les avenues sont bien sales, poussiéreuses en saison sèche ou boueuses en saison des pluies, où l’on retrouve un tapis d’ordures, des sacs qu’on appelle là-bas des sachets, constituant de grandes montagnes d’ordures… Pitié ! C’est le pays de Sassou.
Dans cette ville également où des ministres se baladent comme des rois, avec leur président…
Des rue où parfois, qui sont transformées en urinoirs, que des odeurs d’urines vous refoulant en passant, à pieds, ou même en circulant en voiture, surtout à 20km/h.!
C’est étonnant de voir qu’à Yaoundé, les caniveaux soient bouchés et que des eaux pourries déferlent sur les pieds nus des enfants sans que le gouvernement ou les gestionnaires de mairies fassent quelque chose.
Nos capitales en Afrique sont parfois des dépotoirs des cacas, car les enfants et parfois des grandes personnes non seulement pissent contre les murs des maisons, mais également des adultes y font caca, si bien que l’on n’est pas étonné de marcher sur des cacas déposés dans la nuit par des citoyens souffrant d’un manque d’éducation en hygiène et soins de santé primaire.
Comprenez que je ne suis pas Rwandais et, ne le deviendrai jamais, mais, notre camera visuelle et spirituelle s’est arrêtée sur ce pays, le Rwanda et sa capitale Kigali afin de louer le niveau de respectabilité et de propreté qui règne sur cette ville de Kigali. Ceux qui ont dû faire leur voyage et qui ont foulé le sol de Kigali, doivent avoir une bonne impression de cette Ville-Capitale au Rwanda qui a en même temps suscité leur admiration.
Kigali : miroir des capitales des pays Africains ?
D’emblée, je réponds à l’affirmatif, sans détour et sans hésitation.
Sans être géographe ou gestionnaire d’espaces urbains, j’estime pour ma part que les critères sur lesquels peut être fondé un tel classement en matière de propreté dans n’importe quel pays du monde, n’est autre que l’environnement sain qui s’offre à nos organes de sens entre autre : la vue, l’ouï, le touché, sans compter l’odorat. On respire un bel air à Kigali.
Malgré son histoire sombre d’il y’a plus de 18 ans avec le génocide que ce pays a connu, malgré la dictature de Paul Kagamé, eh oui, il faut le dire ! je suis celui qui critique toutes les dictatures quelle qu’elles soient. Eh bien, je suis de ceux qui pensent que même un autre Tutsi, peut arriver au pouvoir aujourd’hui, ce qui compte c’est favoriser une alternance politique dans ce pays, pour que ce pays puisse davantage recevoir ses lettres de noblesse…
Cependant, lorsque l’honnêteté arme la pensée des gens comme nous autres, on ne peut que dire de manière autant honnête et claire que Kigali, la capitale du Rwanda est la première capitale d’Afrique en matière de propreté.
L’un des éléments fondamentaux qui attire à Kigali, c’est l’art architectural des bâtiments et des artères publiques. Pas de dos d’âne sur les artères publiques. Pas de trous, pas de saleté répandue dans les rues, pas de poussière, le système de bitumage des avenues a été fait avec art et professionnalisme qu’on se demande si tous les ingénieurs en ponts et chaussés ont vraiment étudié dans les mêmes écoles. C’est vrai qu’on n’oubliera pas que certains travaux sont exécutés par des occidentaux qui obtiennent souvent des marchés en Afrique. Cela est inévitable.
Cependant, pour une route de quelques 10 kilomètres coutant des milliards frs cfa dans les pays comme le Gabon, le Congo-Brazzaville ou le Cameroun, avec cette histoire de surfacturation éhontée comptables aux gestionnaires véreux dans ces pays, cette même route de 10 kilomètres ne couterait que quelques dizaines de millions à Kigali. Tout dépend souvent de l’organisation et de la bonne gestion dans les affaires de l’État.
Souvenez que le Rwanda n’a aucune goutte de pétrole. Il faut également dire que ce pays n’a aucun débouché maritime, donc pays enclavé.
Non, il n’y pas de magie, le miracle c’est la bonne gestion et la foi qu’anime les fils et filles du Rwanda de pouvoir utiliser leur expertise au service de leur nation, gage de tout développement.
Et pour une ville propre, il est question simplement d’adopter une culture de gestion basée sur l’excellence. Par ailleurs en ce qui concerne la propreté : des notions élémentaires que tous les peuples du monde ont apprises depuis le bas âge doivent être appliquées par tous.
Si à Libreville ou à Brazzaville et à Yaoundé, les gens pissent dans la rue, font caca dans la rue : un tel comportement n’est-il pas celui des personnes manquant d’éducation ?
À Kigali, les populations ne rejettent pas leurs urines dans la rue, comme à Libreville, Brazzaville, Yaoundé et Kinshasa, Abidjan ou ailleurs.
Changeons nos mentalités ! Nous nous épargnerons des maladies en rendant nos ville dans un état de propreté !
Pour en revenir au cas de Kagali ;
Un policier à chaque carrefour
Le résultat : une « Suisse de l’Afrique » qui soutient mieux la comparaison que Lomé (Togo) ou Bukavu (République démocratique du Congo), deux autres villes affublées de ce surnom. Kigali se distingue par ses toits en pente, tuiles ou zinc, ses grosses horloges partout dans le centre-ville et son culte de la ponctualité. Les feux rouges, plus modernes qu’à Paris, égrènent les secondes d’attente avant de passer au vert. Mais nuance : les ronds-points, ici, ne sont pas seulement bordés de verdure – sans grilles autour comme à Goma, au Congo, pour empêcher les voleurs de faire feu de ce petit bois. À chaque grand carrefour se trouve au moins un policier, en tenue bleue avec gilet jaune fluorescent. Certains lieux sont même gardés par des militaires. Du coup, les forces de l’ordre paraissent omniprésentes…
Un taxi se fait contrôler sur l’une des artères de la ville. Très peu de mots sont échangés. C’est la routine. Pas question de remettre un billet au gendarme, qui ne demande rien d’ailleurs. À Abidjan, Lomé ou Johannesburg, on ne se serait pas gêné pour réclamer quelque chose pour « le transport », « les enfants » ou « les haricots ». Moins drôle, cependant : le chauffeur, d’accord pour emmener le client faire un tour de la ville, fait mine de ne pas comprendre qu’on veuille voir un grand marché avec des femmes, des carottes, des salades et des passants. Il prétend que c’est trop loin, alors que le marché couvert de Kimironko se tient tout près. Veut-il économiser de l’essence ? Ou plutôt éviter les ennuis, en facilitant dans un lieu public la tâche d’une journaliste étrangère ? Il ne répond pas. Mais insiste pour faire le tour des galeries marchandes de la colline du centre-ville.
La vitrine rutilante du nouveau Rwanda fait penser à un mini-Sandton, le quartier d’affaires de Johannesburg qui se vante d’être « le kilomètre le plus riche d’Afrique ». La tour en verre Kigali City Tower reflète le ciel. À l’intérieur, des restaurants dans un patio couvert, et le magasin de décoration Mister Price, qui propose les mêmes produits qu’en Afrique du Sud. Comme partout, le président Paul Kagamé veille, par photo interposée. Son portrait est accroché à l’entrée du supermarché Nakumatt, une chaîne kenyanne pourtant privée. Difficile d’aborder le quidam dans la rue pour obtenir le moindre renseignement. Un serveur dans un fast-food se carapate derrière son comptoir quand on lui demande où trouver le grand marché.
Quant au gardien de sécurité, planté devant la City Tower of Kigali avec son talkie-walkie et son arme, il demande l’autorisation de son leader, avant de laisser le visiteur profiter de la vue panoramique. La réponse tombe au bout de quelques minutes : « Pas possible aujourd’hui », pour cause d’umuganda. Autrement dit, de travail communautaire.
Travaux communautaires obligatoires pour tous
Eh oui, comme tous les derniers samedis du mois, les citoyens de plus de 16 ans sont censés participer aux travaux communautaires, de huit heures à midi. Sous peine d’amende de 5000 francs rwandais (8 dollars), en cas d’absence non justifiée. Les travaux sont organisés par le plus petit degré de l’administration, le village. Le terme désigne un ensemble de dix maisons, aussi bien dans les campagnes que dans les villes. Les uns débroussaillent, les autres nettoient des canalisations ou creusent des trous pour recueillir l’eau de pluie. Après les travaux, une réunion se tient entre les résidents du même quartier, pour parler des problèmes – et surtout, des solutions.
source: http://www.afrik53.com/Kigali-la-capitale-du-Rwanda-la-vi...
Source: http://www.latribune.fr/actualites/economie/international...l

16/04/2017

PREVISIONS DESASTREUSES

Ces prévisions de la Banque mondiale sur le Sénégal font, forcément, froid dans le dos

senegal

Elles sont de nature à donner des frissons à plus d’un. Elles, ce sont les prévisions de la Banque mondiale, qui, selon EnQuête, restent angoissantes. La preuve, si, chaque année, la mer avance de 1 à 1,33 mètre, il n’en demeure pas moins que d’ici à 2080, la situation ira de mal en pis.
Dans la mesure où, prédit l’Institution financière, les trois quarts du littoral seront exposés à un risque d’érosion élevé, par rapport au chiffre actuel et au risque d’inondations causées par les tempêtes maritimes.
Les autres prédictions qui font froid dans le dos, ont trait au fait que l’avancée de la mer menace 220 000 emplois directs et 600 000 indirects. Et comme si cela ne suffisait pas, Dakar pourrait se retrouver amputée de 54% de ses plages, d’ici à 2100. Dieu nous en préserve !
Actusen.com

15/04/2017

LE NGALAKH DE PÂQUES

Pâques : le ngalakh, la recette sénégalaise de l’entente entre catholiques et musulmans

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À l'approche du weekend de Pâques, Jacques Bassene, catholique pratiquant de 38 ans, grillardin dans un restaurant de Dakar, nous livre les secrets du ngalakh (ou ngalax).
« C’est un mot traditionnel de Saint-Louis qui signifie littéralement ‘faire de la bouillie' », explique Jasques Bassene, chargé des grillades au restaurant Le Bideew, à Dakar. « C’est un dessert qui se prépare à partir de pâte d’arachide, de pain de singe [fruit du baobab, ndlr] et d’araw, une sorte de couscous à gros grain », poursuit-il.
Après cuisson de la semoule, indique Jacques, il faut mélanger la pâte d’arachide avec de l’eau, puis incorporer le pain de singe en le malaxant pour obtenir une préparation, qu’il faut ensuite filtrer et sucrer. Après cela, il suffit de recouvrir la semoule de la préparation, « et le tour est joué ».
Au-delà d’un secret de cuisine typiquement sénégalais, pour Jacques, le ngalakh représente l’aumône, la charité et le partage. « Pâques n’est pas la fête des catholiques, c’est la fête de tous les Sénégalais… Elle représente l’entente entre les communautés au Sénégal, et ce n’est pas une entente par la religion, c’est une entente traditionnelle dans ce pays. »
Du ngalakh pour les invités et les voisins
Ce weekend, du vendredi 14 au lundi 17 avril, les chrétiens d’Afrique vont célébrer, comme ailleurs, la mort puis la résurrection du Christ. Au Sénégal, où l’on compte 5% de chrétiens et 94% de musulmans, Pâques, comme la Tabaski, est un emblème de la fraternité des communautés religieuses.
Les familles chrétiennes préparent des quantités importantes de ngalakh au cours du vendredi et du samedi précédant le dimanche de Pâques pour en offrir à leurs voisins et à leurs invités. Par ailleurs, les familles chrétiennes cuisinent souvent deux plats, lorsqu’elles invitent des familles musulmanes à partager leur repas de fête ; si le plat principal est à base de porc, il est accompagné d’un plat de poulet pour les invités.
Comme au moment de Noël, ceux qui ont le plus de moyens achètent de nouvelles tenues pour assister à la messe pascale. Jacques, qui réside dans l’arrondissement de Ouakam, assistera à la messe de l’église de Notre-Dame des Anges, mais les célébrations religieuses se tiendront également à Yoff, à l’église Saint-Christophe, ou encore à la paroisse Saint-Joseph de Medina.
Éric Mamadou Torres, 25 ans, qui travaille également au Bideew, dont le père est catholique et la mère est musulmane, affirme que sa famille – majoritairement musulmane – célébrera Pâques ce weekend, et que sa mère préparera le ngalakh pour tout le monde. Lui qui observe le ramadan chaque année ira également à la messe ce dimanche.
Sofia Meister/RFI

14/04/2017

HAUSSE DE LA DELINQUANCE

Délinquance : les interpellations en hausse de 27% et les défèrements de 19%

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Le nombre de personnes interpellées pour délinquance a augmenté de 27 % entre 2015 et 2016 et celui des personnes déférées pour ce même motif de 19%, a révélé jeudi le directeur de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA), Koumakh Ndour.
M. Ndour a fait cette révélation en citant des données de la Police sénégalaise, lors d’un atelier technique de cadrage de l’étude et de la cartographie de la délinquance au Sénégal.
‘’Il y a ce que les spécialistes appellent +le chiffre noir+, que sont les faits de délinquance qui ne sont jamais ou presque pas ou peu reportés au niveau de la Police et de la Gendarmerie’’, a-t-il indiqué, à l’ouverture officielle de cet atelier à Saly-Portudal.
La rencontre est initiée par l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP), en collaboration avec l’ESEA et l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
’’C’est précisément une partie de ce chiffre noir que nous voulons saisir à travers cette étude appelée +enquête de victimation+, selon les Français, ou de +victimisation+, selon les Canadiens. Il s’agira de mener une enquête nationale sur la délinquance subie mais aussi d’enregistrer le niveau d’insécurité ressentie par les citoyens’’, a poursuivi Koumakh Ndour.
Selon lui, les résultats issus de cette enquête aideraient ‘’grandement’’ l’Etat à mieux cerner l’ampleur de la délinquance et aider à la prise de décisions pour juguler le mal, surtout au niveau de la sécurité de proximité, ‘’le cœur de métier de l’ASP’’.
Il indique que ‘’cette étude anticipe aussi sur une question préoccupante pour l’Etat, à savoir la gouvernance sécuritaire de proximité’’. ‘’Il s’agira, pour l’ASP, d’aborder cette question à travers une démarche expérimentale de +Contrats locaux de sécurité+ qui s’adossent sur un diagnostic sécuritaire local (DSL)’’, a-t-il précisé.
Pour M. Ndour, ces résultats devront permettre à l’Etat, via l’ANSD, de renseigner la communauté internationale sur le niveau d’atteinte de certains points des objectifs de développement durable (ODD), qui, d’après lui, ont ‘’une validité universelle’’. De ce fait, tous les pays devront contribuer à leur réalisation, en fonction de leurs capacités.
ADE/ASG/OID/APS

13/04/2017

LE DRAME DE MEDINA GOUNASS

Daaka: Controverse autour de l’origine de l’incendie

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L’horreur s’est produite, hier 12 avril, au Daaka de Médina Gounass. L’événement religieux a tourné à la tragédie à cause un violent incendie. Bilan : vingt morts, une cinquantaine de blessés et une centaine de pèlerins portés disparus. Le préjudice matériel (marchandises, objets, véhicules, bétail, etc) est estimé à près d’un milliard FCFA.
Cependant, sur la question de l’origine du drame, la confusion demeure. Les forces de sécurité et sapeurs-pompiers déployés sur les lieux ne sont pas encore en mesure de répondre à la question. Mais plusieurs théories sont avancées par des témoins pour expliquer l’origine du drame.
Si d’aucuns avancent la thèse d’un court circuit électrique, d’autres parlent de l’explosion de la bonbonne de gaz d’un vendeur de café Touba, alors que certains, plus catégoriques, évoquent celle du jeune fumeur surpris en train de griller une cigarette dans un endroit où il est formellement interdit de fumer. « De peur d’être lynché, il aurait fui, jetant au passage sur l’herbe sèche son mégot », témoigne la plupart des pèlerins. Mais à quelle théorie se fier ? Une enquête à été ouverte par la gendarmerie pour tenter d’élucider le mystère.
Seneweb news-RP/L’Observateur

07/04/2017

PRES DE 50% DES SENEGALAIS VIVENT PAUVREMENT

Etat de la pauvreté au Sénégal: 46,7 % de la population sénégalaise vivent dans la misère

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Au Sénégal, ce sont 46,7 % de la population qui crèvent la dalle, soit une incidence de 57,3 % en zone rurale. Les données ont été livrées, hier, par le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres), lors de la deuxième édition du forum de la recherche économique et sociale ayant pour thème : « Le plan Sénégal émergent face au défi de la croissance inclusive ».
Près de la moitié de la population sénégalaise patauge dans la pauvreté, selon les dernières estimations de l’Ansd, couvrant la période 2010-2011. Avec une incidence très élevée en milieu rural, soit 57,3% de pauvres. Des efforts considérables ont, certes, été faits, mais la pauvreté étreint encore le Sénégal indépendant, avec une augmentation du nombre de pauvres, atteignant 6,3 millions en 2011 et 6,8 % en 2016.
La pauvreté rurale est plus prononcée dans les régions Sud du pays, à en croire le Directeur exécutif du consortium pour la recherche économique et sociale (Cres). Abdoulaye Diagne reste convaincu que, malgré la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, avec son corollaire de programmes, notamment axés sur les bourses familiales, la Couverture maladie universelle (Cmu), le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Sénégal, classé 51e sur 129 pays en développement, par le classement de Bertelsmann, a encore du pain sur la planche.
Abdoulaye Diagne estime que des réformes sont nécessaires dans les domaines transversaux comme l’administration, l’éducation, le climat des affaires et la politique fiscale.
Le Sénégal indépendant a connu plusieurs programmes de développement. Tous, ou presque, ont montré des limites. Des années 1990, en passant par la dévaluation du franc Cfa en 1994, qui a mollement relancé la croissance économique ; mais pas nettement au-dessus de la croissance démographique, car le niveau de vie ne s’est guère amélioré.
L’Obs/Ndarinfo

04/04/2017

CYBER SEX AU SENEGAL

Cybercriminalité : Le chantage sexuel fait des ravages au Sénégal

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Le Sénégal qui compte aujourd’hui plus de 8 millions d’abonnés à internet selon les derniers chiffres de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes, constitue une aubaine pour les cybercriminels qui s’offrent un marché de 14 millions d’abonnés mobiles. Une facilité pour ces pirates de pouvoir guetter facilement leurs proies souvent inconscientes des dangers de la toile.
La couche la plus vulnérable est constituée de jeunes qui passent la majeure partie de leur temps à surfer sur les réseaux sociaux, zones de prédilection des “brouteurs” qui étalent leurs savoirs faire allant du piratage (hacking) au Fishing en passant par l’usurpation d’identité.
Au Sénégal, le chantage ou harcèlement sexuel est la méthode la plus utilisée par les cybercriminels pour prospérer.
Des chiffres qui font peur
La cybercriminalité est en train de gagner du terrain au Sénégal. Déjà en 2016, plus de 170 personnes ont été arrêtées et déférées par la nouvelle brigade spéciale de lutte contre la cybercriminalité qui a enregistré plus de 300 infractions. De quoi lancer une campagne de sensibilisation sur la cybercriminalité.
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=yqvkitB2b5U
Socialnetlink.org

23/03/2017

ADULTERE AU SENEGAL

Adultère: au Sénégal, “s’envoyer en l’air”, marié (e) ou pas, est devenu banal

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Le phénomène de l’adultère est de plus en plus répandu au Sénégal. Si les raisons sont multiples et variés, on assiste aujourd’hui à une société rongée par une tendance à la perte des valeurs qui est devenue le socle de l’adultère. Même si les responsabilités sont partagées, notre société est aujourd’hui victime de son ouverture vers l’extérieur et de la distorsion de la cellule familiale qui auparavant, veillait au respect de certaines normes sociales.
L’adultère peut être considéré comme le fait qu’un époux viole son serment de fidélité et de partage et d’avoir des relations sexuelles avec une autre personne que son conjoint. Le rapport définit du recensement général de la population et de l’Habitat, de l’agriculture et de l’Elevage (Rgphae) a révélé qu’au Sénégal, sur les 13,5 millions d’habitants évalués en 2013, les 49,9 % sont des d’hommes et 50,1 % des femmes. Un chiffre qui explique le nombre important de femmes célibataires au Sénégal. Sur ceux ces femmes pour ne finir “vieilles filles” se lancent à la conquête d’un homme quelque soit son statut, marié ou célibataire.
Si certaines femmes ne prennent plus soins de leurs époux, d’autres partent à la chasse des hommes qu’ils soient célibataires où mariés. Et les hommes qui manquent d’affection et d’attention dans leur foyer vont facilement tomber dans le piège de ses prédatrices. Selon le Dr Gayy Neuman, un chercheur et psychothérapeute américain, les hommes qui trompent leurs conjointes sont souvent des êtres sensibles qui se sentent délaissés.
Ce dernier a mené un étude qui a révélé que 48% des hommes des hommes qui ont avoué leur infidélité, affirment que l’insatisfaction émotionnelle est ce qui les a poussés à commettre l’adultère.
Entre autre cause de l’infidélité, il y a aussi le tiédissement des sentiments, une certaine besoin de d’exotisme et d’aventurisme. Prenons le cas des femmes d’immigrés au Sénégal, certaines s’adonnent à l’adultère parce qu’elles cherchent à satisfaire un désir sexuel que le mari qui se trouve à des milliers de kilomètres ne peut naturellement assouvir
Fatou Gueye/VoxPop/Senego

14/03/2017

L'AUTOROUTE DE TOUBA AVANCE

L’autoroute "Ilaa Touba" livrée avant décembre 2018

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L’autoroute devant relier Thiès à Touba ’’sera livrée avant décembre 2018’’, a assuré le président-directeur général de China Road and Bridge Corporation (CRBC), Lu Shan, précisant que ce chantier a été exécuté à 45 %.
Lu Shan, reçu mardi par le président de la République, Macky Sall, "a donné des assurances sur l’exécution des travaux qui seront livrés avant décembre 2018", dans des propos rapportés par le pôle communication de la présidence sénégalaise.
D’un coût global d’environ 418 milliards de FCFA dont plus de 360 milliards d’investissements privés, ajoutés à une participation de l’Etat du Sénégal à hauteur de plus de 50 milliards CFA, l’autoroute Thiès-Touba, également appelée "Ila Touba", compte parmi ’’les plus grands projets’’ du Plan Sénégal émergent (PSE).
Le délai d’exécution de cette autoroute avait été évalué à 45 mois, à partir du 25 décembre 2015
APS/Seneweb

TOUBA INQUIETE LES USA

Le statut de Touba inquiète les Américains

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Le rapport 2017 du département d’Etat américain sur la lutte contre les stupéfiants, le blanchiment de capitaux et sur les crimes économiques, rendu public au début du mois de mars, comporte, dans sa partie réservée au Sénégal, des remarques que l’Etat du Sénégal ne peut négliger même s’il ne les a pas commentées.
Les compatriotes de Donald Trump ont touché là où c’est plus que sensible : Touba et son statut. Pour eux, l’Etat est quasi-absent dans la ville sainte qu’ils décrivent comme une zone «largement autonome» où le gouvernement a «une autorité limitée».
Selon le rapport américain, cette situation rend Touba vulnérable au blanchiment de capitaux. Car, indique le document, entre 550 et 800 millions de dollars y sont envoyés annuellement par des ressortissants sénégalais basés chez l’Oncle Sam.
«Les systèmes de paiement mobiles tels que Wari, Joni Joni et Western Union répondent aux besoins des Sénégalais non bancarisés mais ne sont pas toujours sous réserve de l’application des contrôles de lutte contre le blanchiment d’argent en raison principalement de contraintes de ressources», mentionne le rapport américain.
walfnet - Wal Fadjri/Seneweb

05/03/2017

DES KHALIS CONTRE LA MENDICITE DES ENFANTS

Un programme de 14 milliards pour éradiquer la mendicité

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La mesure de protection des enfants à travers leur retrait de la rue a été «bien accueillie par toute la population, ainsi que la communauté internationale, notamment l’Union africaine, qui a promptement adressé ses encouragements au gouvernement, tout en appuyant l’équipement de l’Unité mobile de protection, logée au sein de la direction par l’octroi de deux minibus», a soutenu le directeur des droits, de la protection de l’Enfance et des groupes vulnérables.
A cet effet, «nous avons saisi tous les ministères sectoriels et les acteurs non étatiques, la société civile, pour leur implication effective, confie Niokhobaye Diouf, dans un entretien au quotidien Lobservateur de ce samedi.
«Avec le concours de la brigade des mineurs, nous avons entamé les premières opérations de terrain », ajoute-t-il.
Dans le cadre des mesures d’accompagnement, nous avons appuyé l’ensemble des daaras et des familles, avec des allocations financières et des denrées alimentaires pendant six mois au terme desquels, chaque daara a reçu une subvention de cinq cent mille francs Cfa et les familles une attestation de Bourse de sécurité familiale pour cinq ans, avec une couverture maladie, explique le cadre du ministère de la Femme et de la famille.
Parallèlement, conclut-il, nous avons élaboré un programme cadre, estimé à quatorze milliards Cfa pour l’éradication de la mendicité sur tout le territoire national, en phase de recherche de financement auprès des partenaires financiers.
La protection de l’enfance déclare avoir effectué, au total, près de soixante-dix opérations avec la brigade des mineurs, sanctionnées par le retrait de 1411 enfants, garçons et filles, de nationalités diverses, depuis le 30 juin 2016, à la date du 28 février 2017
SENEWEB/Ndarinfo

01/03/2017

MENDICITE DES TALIBES

les Imams et Ulémas de Saint-Louis interpellent la responsabilité des parents

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« La protection de l’enfance implique, de prime abord, la responsabilité des parents. Ils doivent prendre leur responsabilité vis-à-vis de leurs enfants », a déclaré l’Imam Baba LY, vice-président et porte-parole de l’Association des Imams et Ulémas de Saint-Louis (AIUS),
« Ils ont le devoir de les nourrir, de les vêtir, de les loger et de leur montrer de l’amour », a-t-il dit, en rappelant que le maitre coranique est un « relais qu’il faut accompagner par des moyens.
« Je ne peux pas comprendre que des gens exploitent des enfants au nom de l’Islam », a dénoncé l’Imam, interrogé sur la pernicieuse traite d’enfants sous couvert d’une formation religieuse.
« Nous le rejetons catégoriquement », a-t-il ajouté, en indiquant que l’AIUS montrera la dynamique adéquate pour combattre ce fléau.
M. LY qui s’exprimait en marge d’un atelier organisé par son association sur les défis de la protection de cette frange fragile de la population, a signalé que « les enfants son un don de Dieu qu’il faut accueillir à bras ouverts. On peut comprendre que l’enfant puisse trouver de quoi manger auprès des familles, mais il est inacceptable qu’ils errent dans les rues et squattent les lieux publics ».
vidéo, la déclaration de l'Imam Baba LY: https://www.youtube.com/watch?v=6LV2RSAi5N0
Ndarinfo