15/12/2017

INTERPOL SE BOUGE POUR LES ENFANTS MENDIANTS

Trafic d’enfants mendiants au Sénégal : Comment Interpol a frappé à Ouakam, Keur Massar et Dalifort

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La lutte contre le trafic d’enfants des rues commence à porter ses fruits. Selon Libération, l’opération déclenchée par Interpol pour combattre ce fléau, dénommée “Épervier”, a permis de récupérer au Sénégal 57 enfants de 6 à 14 ans.
Le journal informe que les petits recueillis ont été placés dans trois centres spécialisés, l’Empire des enfants, Guindi et Maison rose. Et qu’en interrogeant ces derniers, les enquêteurs du bureau central d’Interpol, installés au niveau de la direction de la police judiciaire, ont pu remonter aux commanditaires présumés.
C’est ainsi qu’Interpol a multiplié les arrestations. Selon Libération, les enquêteurs ont frappé d’abord à Ouakam où ils ont pris un maître coranique du nom de D. Kandé. Ensuite, T. M. K. Baldé, habitant à Keur Massar, tombera à son tour. S’ensuivront les arrestations de A. Bâ et A. Diouf à Dalifort et à la Cité Asecna.
Le journal ajoute que ce vaste coup de filet a permis aussi d’arrêter deux Maliennes, M. Diarra et sa fille D. Traoré, qui seraient à la tête d’un réseau qui envoyait de jeunes maliens dans les rues.
Abdoulaye/XALIMANEWS

13/12/2017

29% DES ENFANTS N'ONT JAMAIS ETE A L'ECOLE

29% des enfants n’ont jamais été à l’école élémentaire

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Sur une population totale de plus de 14 millions d’habitants dont plus de 50% de jeunes, notre pays compte 29 % d’enfants qui n’ont jamais été à l’école formelle (Ndlr : élémentaire). Ils sont considérés comme des « enfants hors système ». C’est le résultat d’une étude menée par l’Etat du Sénégal à travers le Ministère de l’Education avec l’appui de l’USAID. C’est Mme Khady Diop Mbodj, Directrice de l’Enseignement Elémentaire au Ministère de l’Education, qui a annoncé cela mardi à Ziguinchor, en marge de la cérémonie de lancement d’un projet d’éducation inclusive.
A en croire Mme Mbodj, l’Ministère de l’Education et l’USAID ont « mené une étude et vu qu’il y a 37 % d’enfants hors système ». Il s’agit d’enfants, selon elle « en âge de scolarisation mais qui sont hors système, parmi eux, non seulement 29% n’ont jamais été à l’école formelle mais aussi les 8% ont fréquenté l’école, ils l’ont ensuite quittée pour diverses raisons ».
La Directrice de l’Enseignement Elémentaire a ajouté que cette étude allait permettre aux autorités en charge de l’éducation, de faire « une intervention d’envergure dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda et Kédougou en direction de ces enfants »
L’intervention aura pour objectif de récupérer ces enfants de diverses manières. En effet, ce sera fait « à travers des classes passerelles » permettant à « certains enfants de revenir à l’école via des raccourcis » notamment pour les moins âgés, les autres devront « bénéficier d’une formation professionnelle ».
dakaractu.com

LA RETRAITE DES SENEGALAIS

Au Sénégal, moins de 1 personne âgée sur 4 reçoit une pension de retraite selon le Bit

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En matière de protection sociale, le Sénégal n’est pas un bon élève selon le Rapport mondial sur la Protection sociale 2017-2019, publié’ par le Bureau international du travail et présenté ce mercredi. D’après ledit rapport, moins d’une personne âgée sur quatre reçoit une pension de vieillesse au Sénégal. Une situation que déplore le Bit, qui demande une volonté politique de la part du gouvernement pour un accès à une protection sociale de qualité.
Le Bureau internationale du travail (Bit) a présenté son rapport mondial de protection sociale 2017-2019, ce mercredi. Des chiffres alarmants pour le continent africain, qui enregistre 18% pour la population bénéficiant d’au moins une prestation sociale en espèces (ODD1.3).
D’après le rapport, seuls 29% de la population mondiale ont accès à des systèmes complets de sécurité sociale, comprenant les prestations à l’enfance, de maternité, de chômage, en cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles, en cas de maladies, d’invalidité, de vieillesse et de survivants ainsi que la protection de la santé.
En ce qui concerne le Sénégal il reste beaucoup de choses à faire dans la protection sociale même s’Il y a des progrès sur la maladie. Selon Christina Behrendt, Cheffe, unité des politiques sociales, département de la protection sociale, « il y a une volonté politique de renforcer la couverture santé avec un chiffre de 27% de couverture et ces chiffre concernent toutes types de régimes ».
Les pensions pour les femmes et les hommes agés sont la forme de protection sociale la plus repandue au monde et represente un element clé de la cible 1.3 des ODD. Et au Sénégal selon, Mme Behrendt, au moins une personnes agée sur quatre recoit une pension de vieillesse.
Par ailleurs, elle deplore les problemes qui existent dans le programmes pour les enfants. De son avis, « ces programme visent les pauvres et les plus pauvres et qu’il faut un programme pour les un petit peu moins pauvres, pour les mettre dans la gratuité des soins ou aux filets sociaux ».
Pour elle, la démarche du gouvernement dans les années à venir, devra être de repenser la protection sociale au Sénégal, comme un système. « On sort de ces programmes mal coordonnés mal fragmentés ou d’un côté on a l’Ipres pour les gens qui travaillent dans l’économie formelle et de l’autre côté, on a les filets sociaux mais entre les deux qu’est-ce qu’on fait pour toute cette population », a-t-elle regretté.
A l’en croire « le Sénégal a exprimé la volonté de contribuer à des régimes qui sont mieux adaptées aux réalités, au niveau des cotisations qu’ils peuvent apporter mais aussi, un désir d’avoir accès à une protection sociale de qualité ».
« La qualité des soins peut être un obstacle à l’extension de la couverture maladie. Que fait-on pour l’économie informelle ? » s’interroge Mme Behrendt, qui informe que « la discussion qui est en cours ici, au Sénégal, est très importante parce qu’on veut sortir de ces silos où il faut qu’on mette les gens dans des cases et malheureusement, si on n'a pas la boîte pour l’économie informelle, on n'a rien a leur proposer, il faut vraiment regarder d’une manière globale et surtout, ces programmes de filets sociaux, ce n’est pas le but en soi ».
Pour Christina Behrendt, « si on n’a pas la protection sociale, on continuera à avoir des populations exclues. La protection sociale est un outil pour réduire la pauvreté ».
Mais au-delà, la protection sociale est un outil pour le développement économique même s'il est vrai que cela coûte cher aux gouvernements. « Les gens commencent à comprendre qu’investir dans la protection sociale, c’est investir dans le futur du pays, dans sa population et dans sa croissance économique » a-t-elle conclu.
Cheikh Makhfou Diop/leral.net

PAS DE TERRORISME AU SENEGAL

Terrorisme en Afrique : Le Sénégal épargné

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Prévenir l’extrémisme par le dialogue et la solidarité : le cas du Sénégal en est un exemple. C’est pourquoi plusieurs experts en provenance de divers horizons se sont réunis à Dakar sur le sujet lors d’un colloque inter religieux.
« L’éducation permet d’éviter que les graines de l’extrémisme ne se propagent. Mais, si les pays n’investissent pas dans le secteur éducatif, l’extrémisme trouvera un terrain fécond pour son développent », a dit Paul Hinchson, ambassadeur d’Israél au Sénégal. Le cas du Sénégal ne se pose pas parce que, ce pays est jusqu’ici épargné.
Contrairement aux pays comme le Nigeria, le Mali, le Burkina, le Niger ou la Côte d’Ivoire, ils ont eu à recevoir des attaques terroristes. Une chose est sûre : l’éducation y joue un rôle prépondérant, constate Bakary Samb, directeur de Timbuktu Institute. Selon lui, c’est par l’éducation qu’on doit véritablement arriver à bout des extrémismes.
« L’éducation doit être utilisé comme un instrument utile, en tant qu’arme de construction massive d’une citoyenneté et d’une paix durable », dit-il.
Pour plusieurs, les Etats sont invités à investir dans l’éducation des jeunes. Il urge à trouver des mécanismes. Fondé en 2002 par Mohamed Yusuf à Maiduguri au Nord Nigeria, Boko haram est un mouvement d’obédience Salafiste Djihadiste en quête à la fois d’un califat et d’une application intégrale de la Charia. Apres avoir revendiqué une affiliation aux Talibans Afghans et à Al-Qaïda, le groupe prête allégeance à Daesh en Mars 2015 et devient Etat Islamique pour l’Afrique de l’ouest. Daesh considère la zone d’opérations de l’ex Boko Haram comme une province et la dénomme : ”Wilayat al Sudan-Ghar.
Les dirigeants africains ont du pain sur la planche pour sortir de l’ornière.
africtelegraph.com

10/12/2017

LA GRANDE HONTE DU SENEGAL

Ces 500 FCFA qui mettent la vie des enfants en danger

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La mendicité des enfants au Sénégal a pris une ampleur considérable. Ils sont nombreux à partager les rues avec des adultes avec une seule envie, celle de ramener de l’argent à leurs maîtres coraniques. Nous avons fait une descente dans cette ambiance peu enviable pour en savoir plus sur le quotidien de ces enfants laissés à eux-mêmes.
Pieds nus, habits déchirés, boîtes ou pots dans les mains, le décor est bien planté pour décrire l’ambiance dans les rues de Dakar. Ils sont des milliers d’enfants âgés entre 5 et 15 ans à travers le pays qui constituent les sources de revenus dans de nombreuses familles religieuses. C’est un secret de polichinelle. Ces mômes loin de la chaleur maternelle font leur vie dans les rues du pays.
Selon une cartographie publiée en mars 2014 par la cellule de lutte contre la traite des personnes, sur les 1 006 écoles coraniques situées dans la capitale sénégalaise, 54 160 élèves sont dénombrés dont 30 160 qui seraient des enfants mendiants. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) pour sa part, estime que les autres villes du pays comptent 100.000 enfants dans les rues.
Des chiffrent qui évoluent au fur des années. Pour mettre fin à cette ‘’hémorragie’’, le chef de l’Etat, Macky Sall a lancé en 2016, la campagne de retrait des enfants de la rue. Une campagne codirigée par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, la brigade spéciale des mineurs et la Direction des Droits de Protection de l’Enfance et des Groupes vulnérables qui a visiblement du plomb dans l’ail. Les équipes « essoufflées » sont mises en stand-by, constate-t-on.
Une routine dangereuse
«Le Gouvernement a pris une bonne posture pour la sécurisation de ces enfants qui se faufilent entre les véhicules. Mais … la suite est sans nouvelle», regrette Mme Maimounatou Diagne. Comme cette maman qui vend de l’eau dans des bidons d’un litre et demi sur le boulevard du centenaire à Dakar, Bachir a tristement fait la même remarque. Autant dire que tout est revenu à la case départ. « Ils disent que le travail est en train d’être repris sous la force de lutte contre la traite des enfants. Je pense que c’est un problème de fond », confie une source du ministère de la Famille de la Femme et du Genre.
Retrouvé dans ses locaux en plein centre-ville, Cheikh Tidiane Kandé se veut clair : «L’avenir d’un pays dépend de sa capacité à prendre en charge ses enfants, de les préparer aux grandes mutations de l’heure et de les protéger. Un enfant dans la rue n’est pas à l’abri des menaces», analyse le Président de l’Association Peace initiative (API).
Une campagne, une équation à double inconnue
«Ce sont des opérations de sécurisation pour ces enfants-là. Ils sont en danger face à tous les risques de la rue », avait clamé haut et fort Niokhobaye Diouf, Directeur des droits de protection de l’enfance et des groupes vulnérables le 30 mai 2016, jour du lancement de cette campagne. Plus d’un an après, cette campagne de retrait des enfants de la rue semble montrer toutes ses limites, ces dangers existent toujours et s’amplifient du jour le jour. La quasi-totalité de ces enfants passent la nuit dans les rues. La principale préoccupation de ces garçonnets (talibés comme on les appelle au Sénégal), c’est d’apporter 500 francs CFA (environ 70 centimes d’euros) à leurs marabouts. Et c’est une recommandation pour tous. Quelles que soit les situations ou même par tous les moyens, ces petits enfants sont tenus d’apporter cette somme.
L’exploitation au premier degré
Contrairement aux petits enfants qui n’ont pas de soucis dans leur vie qui prennent leur petit déjeuner très tôt le matin avant de se faire accompagner à l’école, c’est tout le contraste chez Moussa et Ibra, deux apprenants des écritures du saint Coran, dans le populeux quartier de la Médina. Ce vieux quartier de Dakar qui avait pleuré dans la nuit du 3 au 4 mars 2013, la mort tragique de neuf (9) élèves dans l’incendie d’une école coranique. C’était à la rue 6 x 19 et ils étaient âgés entre 5 et 12 ans. A l’époque, le gouvernement sénégalais s’était engagé à garantir la sécurité de ces établissements et à mettre fin à la mendicité organisée des enfants. Près de cinq ans après, « la promesse reste politicienne ».
« Le gouvernement de Macky Sall n’a pas une cohérence +du tout+ dans ses prises de décision. Il n’y a pas une vision stratégique. La mendicité de l’enfant est une des pires exploitations de l’enfant. C’est vraiment un cumul de violation des droits de l’enfant. Il manque encore de volonté politique. Moi je ne comprends pas quand le chef de l’Etat s’engage et que tous les ministères ne contribuent pas à réaliser cet objectif », déplore Mamadou Wane dit « Mao », coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Ppdh).
Moussa et Ibra font la manche entre les voitures, matin et soir, avec comme mobile : apporter 500 F Cfa chacun le soir, et de la nourriture –facultatif-. « A 17h, nous jouons au foot entre amis du même daara. Ces genres de matchs sont très agréables. Tout cela nous fait oublier nos chagrins. Ceux qui n’ont pas pu accomplir leurs tâches, c’est-à-dire les 500 F Cfa, sont perdus de vue durant ces temps de plaisir. Ils sont sans doute dans les rues », s’enthousiasme Ibra. Avant de préciser : «Tous les vendredis, nous versons 1.000 F Cfa au marabout». Comme Moussa, ils sont, selon les derniers chiffres des ONG -Organisation non gouvernementale- plus de 80 000 à travers le pays soumis à des écoles coraniques illégales ou à des parents malveillants.
Le Sénégal porte le poids de ses pays voisins
Si les uns sont des Sénégalais, les autres par contre viennent des pays voisins. Le Sénégal partage ses frontières avec la Mauritanie (nord), le Mali (est), la Guinée et la Guinée-Bissau au (sud) et la Gambie qui forme une quasi-enclave dans le pays. Aussi les îles du Cap-Vert sont-elles situées à 560 km de la côte sénégalaise. Avec un accent Poular –langue généralement parlée au nord du Sénégal-, un jeune talibé, Ibou G. confirme nos doutes. « Je viens de la Guinée Bissau, je suis venu ici pour apprendre le coran mais notre marabout nous demande de mendier avant de manger. Parce qu’il n’a pas les moyens pour nourrir tout le monde ». Par exemple, précise le Directeur Diouf, « dix jours après le lancement de la campagne, au total 204 enfants ont été retirés dans les rues de Dakar : 153 enfants sont sénégalais, 37 Bissau-guinéens, 11 maliens, 3 guinéens, 2 Gambiens et 1 Siéra Léonais. Soit près de 30% de non-sénégalais dans le lot ».
« Dakar a toujours attiré tous les migrants ou toutes les personnes en situation de mobilité. Les études ont montré que le Sénégal est un pays d’accueil et de transit également. C’est un pays qui émet aussi, il y a des enfants sénégalais qui sont en situation de mendicité au Mali, Mauritanie… Il y a un capital de l’aumône très important au Sénégal. La position géostratégique de Dakar qui est une sorte de carrefour vers l’Europe, l’Amérique. Nous sommes pratiquement en face de l’Amérique latine. Il faut aussi souligner l’existence de l’offre », confie Mamadou Wane « Mao ». Pour lui, la mendicité est un système qui fonctionne sur une relation « offre demande et demande offre ».
Un marché estimé à plus de 2 milliards F CFA par an
Le marché de l’aumône sénégalais apporte beaucoup d’argent. Cette somme est estimée à 2 milliards 280 millions de Francs Cfa par an. C’est une filière pour les trafiquants d’enfants. Sur le modèle, ils ont pu exploiter le modèle traditionnel d’éducation de l’enfant, de socialisation de l‘enfant avec des pratiques de conscience de l’enfant avec des mobilités de l’enfant dans notre espace. Dans toute la sous-région et la région, l’enfant ne circule pas que dans la sphère familiale. Les Sénégalais participent à ce phénomène en donnant l’aumône à ces enfants dans la rue dont ils savent très clairement qu’ils sont victimes de traite et de travail forcé. « Mais malgré tout on alimente ce phénomène en espérant qu’on aura l’indulgence du Tout-Puissant ou qu’on va acheter des actions au Paradis. Pour moi, les donneurs sont complices. C’est comme par exemple, le voleur et son receleur », conclut Mamadou Wane.
Face à ce phénomène qui n’émeut plus les Sénégalais, le gouvernement doit redistribuer les cartes pour épargner ces enfants des dangers auxquels ils sont confrontés tous les jours. Les maîtres coraniques doivent aussi mesurer les risques que courent leurs élèves en quémandant jour et nuit dans les artères du pays.
Ankou Sodjago/senego

06/12/2017

VIGILANCE ENVERS LES FOUS DE DIEU

MACKY SALL : «Les gens sont devenus fous, au nom d’un dieu qui n’existe que dans leurs têtes, ils tuent et pillent à tous les niveaux »

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« D’ici quelques années, le Sénégal doit commencer l’exploitation de ses ressources minières avec le pétrole et le gaz. C’est maintenant qu’il faut sceller les bases d’une bonne gestion et surtout d’une bonne utilisation des ressources publiques. Je rappelle que nous travaillons avec quelques pays qui ont eu a` développer ce concept, Fonds souverains.
Mais, il s’agira de voir l’architecture de ce fonds pour qu’il re´ponde a` toutes les normes de transparence dans la gestion de telles ressources. Et, je souhaite avant le mois d’avril que ces lois puissent passer afin que nous soyons vraiment édifiés et qu’il y ait une loi qui organise la distribution de ressources dans le budget et avec les générations futures.
Malgré ces germes de changements observe´s au regard des indicateurs d’émergence de notre nation, des risques subsistent. Ce sont les risques lie´s au terrorisme. La zone sahélo-sahélienne est l’épicentre en Afrique de ces activités criminelles et nous devons prêter une grande attention à ce qui se passe chez nous, dans le voisinage.
Aujourd’hui, aucun pays n’est épargné. Les gens sont devenus fous, au nom d’un dieu qui n’existe que dans leurs têtes, ils tuent et pillent a` tous les niveaux.
Donc, nous devons aussi sur le de´fi de la sécurité continuer les efforts d’équipement, d’entrainement, d’information et de coopération avec nos partenaires et les pays avec lesquels nous e´changeons sur le sujet. »

05/12/2017

TRAITE DES MIGRANTS ESCLAVES

Trois personnes arrêtées au Sénégal pour trafic de migrants

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Au Sénégal, au moins trois personnes ont été arrêtées durant le week-end pour "convoi international de migrants en société" et "trafic de migrants".
Le premier, Adama Mbaye, est un présumé passeur, cité dans des faits de trafic de migrants et de traite de personnes, en Libye.
Il a été arrêté samedi nuit par les gendarmes de la Brigade de recherches, dans les locaux de la Radio Futurs Futurs Médias (RFM) où il participait à l'émission "Thème de la semaine".
Des victimes ont cité plusieurs fois son nom au cours de l'émission et il était venu donner sa version des faits.
L'affaire a éclaté après une plainte d'une certaine Ndèye Sonko contre un tiers pour abus de confiance portant sur 800 milles francs CFA.
Durant les investigations, les enquêteurs découvrent que la plaignante recevait de fortes sommes d'argent en provenance de la Libye.
Très vite, ils établissent le lien entre le réseau de Ndèye Sonko et celui d'Adama Mbaye,
Ndèye Sonko a également été arrêté pour "trafic de migrants" au même titre qu'Adama Mbaye.
Un Malien arrêté à Tambacounda
Par ailleurs, à Tambacounda, dans l'est du Sénégal, un Malien est gardé à vue par la police nationale pour "Convoi international de migrants en société".
L'homme est soupçonné de faire partie d'une organisation à but lucratif visant à transporter clandestinement des candidats à l'émigration, en direction de la Libye.
L'arrestation d'un Malien dans la ville de Tambacounda, chef-lieu de la région du même-nom, a eu lieu le jeudi 30 novembre mais c'est dans la nuit de dimanche à lundi que la Police Nationale a choisi de communiquer.
Dans sa déclaration, elle rapporte que les brigadiers du Commissariat de la ville ont pu procéder à une perquisition.
Le suspect, qui est actuellement en garde à vue, aurait reconnu avoir pour projet entres autres, d'acheminer un client vers Bamako.
Ce client devrait se rendre en Libye, rapporte la Police.
Les circonstances de l'interrogatoire au domicile du ressortissant Malien n'ont pas été dévoilés.
L'interpellation s'est faite en collaboration avec les brigades du secteur frontalier de Tambacounda.
Tambacounda est une région frontalière avec la Gambie mais aussi et surtout avec le Mali. Une région qui est le point de départ de migrants souhaitant se rendre en Libye.
BBC.com

30/11/2017

UN EXEMPLE, UN DEBUT...

UN MAÎTRE CORANIQUE CONDAMNÉ À 5 ANS DE TRAVAUX FORCÉS POUR LE MEURTRE D’UN TALIBÉ

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L’accusé Assane Seck, 22 ans, reconnu coupable de meurtre, a été condamné jeudi à 5 ans de travaux forcés, par la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Diourbel.
L’affaire éclate le 25 mars 2017, quand les éléments de la brigade de gendarmerie de Mbacké reçoivent une information faisant état de la mort suspecte d’un jeune talibé (élève à l’école coranique) du nommé Souleymane Badiane. La même source révélait que le corps sans vie est déposé à la morgue du cimetière de Darou Salam pour les formalités d’enterrement, sur instruction du père de la victime.
Une patrouille est alors aussitôt envoyée sur les lieux du drame. A leur arrivée sur les lieux, les gendarmes ordonnent l’arrêt des funérailles. La dépouille mortelle est transportée à l’hôpital Matlaboul Fawzeini, à Touba, avant d’être acheminée à l’hôpital de Mbour pour autopsie.
Les enquêteurs découvrent que la victime présentait des traces de sévices sur plusieurs parties de son corps. Il avait aussi la bouche ensanglantée et son oreille gauche laissait couler du sang.
A l’issue de l’examen, le médecin légiste révèle dans son rapport joint à la procédure, un hématome du scalp et du muscle temporal, une hémorragie de la base du crâne et une intégrité des organes intra-abdominaux et intrathoraciques.
Le certificat de genre de mort, les témoignages recueillis, les constatations matérielles ainsi que les aveux circonstanciés des inculpés sont autant d’éléments qui fortifient les charges retenues contre l’accusé Assane Seck.
A l’instruction, ce dernier avait soutenu avoir porté des coups sur la victime car elle fuguait. Il ajouté avoir constaté à un moment donné que l’enfant ne respirait plus et l’a déposé dans la chambre.
Souleymane Badiane, propriétaire du daara et père de la victime Mouhameth Khairi Badiane, a lui aussi été interrogé par les enquêteurs. Dans sa déposition, il dit avoir été informé de la mort de son fils aux environs de 6 heures du matin, par un de ses talibés qui lui révélait par la même occasion qu’il s’agissait d’une « mort naturelle’’.
Il a précisé que c’est lui qui avait demandé aux parents et amis de procéder à l’inhumation de l’enfant. Il révélait toutefois qu’il reste convaincu que son fils est mort des suites des coups et blessures.
Le Procureur de la République, dans son réquisitoire, déclare que les faits ont été confirmés par le père de la victime et ajoute que les aveux circonstanciés. Aussi a-t-il il a déclaré Assane Seck coupable de coups et blessures volontaires sur un enfant de moins de 15 ans ayant entrainé la mort sans intention de la donner.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

29/11/2017

LES TALIBES SONT DES ESCLAVES!

Un pas vers la justice pour les jeunes talibés victimes d’exploitation

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Début novembre, une opération de lutte contre la traite des êtres humains s’est déroulée sur deux jours à Dakar. Plus de 50 enfants contraints de mendier ont été retirés des rues de la capitale. Cinq trafiquants présumés ont été arrêtés, mais les autorités sénégalaises doivent encore intensifier leurs efforts pour mettre fin à ce fléau.
Au début du mois, le gouvernement sénégalais s’est discrètement associé à Interpol pour une opération de lutte contre la traite des êtres humains organisée sur deux jours à Dakar. Dans le cadre de l’opération Épervier, une équipe composée d’officiers de police et d’assistants sociaux – agissant aux côtés d’Interpol et de la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes – a retiré plus de 50 enfants des rues de la capitale sénégalaise. La plupart de ces enfants étaient des talibés, ou élèves d’écoles coraniques, contraints de mendier par leurs maîtres.
Arrestation des trafiquants
L’équipe a emmené ces enfants dans des centres d’accueil pour leur prodiguer des soins et les rendre à leur famille, comme le gouvernement l’avait déjà fait lors d’initiatives similaires. Mais cette fois-ci, quelque chose d’inédit s’est produit : cinq trafiquants présumés, y compris au moins un maître coranique, ont été arrêtés.
Le “maître” en question “plaçait les enfants à différents endroits d’un quartier et leur fixait une somme à verser par jour”, d’après un rapport d’Interpol daté du 6 novembre. Il a été déféré à la justice.
L’opération Épervier a permis de secourir environ 500 victimes
Dans le cadre d’un projet d’Interpol visant à lutter contre la traite des êtres humains au Sahel, l’opération Épervier a appuyé des opérations de courte durée menées par la police nationale au Sénégal, au Niger, au Mali, au Tchad et en Mauritanie. Au total, l’opération a permis de secourir environ 500 victimes, y compris 236 mineurs, et d’arrêter 40 trafiquants présumés.
Plus de 50 000 talibés présents au Sénégal
Le fait d’envoyer des enfants dans des pensionnats coraniques traditionnels reste une pratique bien ancrée dans toute l’Afrique de l’Ouest. Le Sénégal, en particulier, voit un grand nombre de talibés de pays voisins intégrer ces écoles, ou daaras. Plus de 50 000 talibés au Sénégal sont contraints de quémander de l’argent ou de la nourriture par des marabouts peu scrupuleux, et un grand nombre de ces enfants sont victimes de violence.
Au cours des quatre dernières années, je me suis rendue dans des dizaines de daaras où des talibés vivaient dans des conditions sordides. En 2016 et 2017, j’ai documenté cinq cas d’abus sexuels commis par des maîtres coraniques ; plus de 30 cas de talibés battus, enchaînés ou emprisonnés ; et cinq cas de talibés décédés à la suite d’abus qui auraient été infligés par leurs maîtres (voir ici et là les reportages de Human Rights Watch).
Des procureurs abandonnent les enquêtes malgré l’existence d’un grand nombre de preuves
Malgré des lois nationales pour lutter contre la maltraitance, le trafic et l’exploitation des enfants, on constate un manque déplorable de volonté d’appliquer la loi qui interdit aux marabouts de violer les droits des enfants.
Des agents et des activistes de la société civile sénégalaise m’ont affirmé que la police s’abstenait régulièrement d’enquêter sur les cas d’abus et de mendicité forcée commis par ces maîtres, tandis que des procureurs abandonnent les enquêtes malgré l’existence manifeste d’un grand nombre de preuves.
La justice au cœur de la solution
Des pressions croissantes s’exercent sur le Sénégal pour que le pays s’attaque à ce problème, et un programme lancé mi-2016 a entraîné le retrait de plus de 1 500 enfants des rues. Cependant, comme l’a révélé un rapport de Human Rights Watch publié en juillet 2017, ce programme a renvoyé plus d’un millier de talibés auprès des maîtres coraniques qui les avaient forcés à mendier, et il ne s’est soldé par aucune enquête ni poursuite judiciaire.
En revanche, l’initiative menée il y a peu avec Interpol montre l’impact que pourrait avoir le fait de veiller à ce que la justice fasse partie intégrante des mesures de protection de l’enfance déployées au Sénégal. Bien que l’opération n’aurait entraîné l’arrestation que de quelques trafiquants présumés, elle pourrait signifier un changement important de stratégie face à ce problème.
En finir avec la mendicité forcée des enfants
La semaine dernière, le monde fêtait la Journée mondiale de l’enfance, vingt-huit ans après l’adoption par l’ONU de la Convention des droits de l’enfant, ratifiée par le Sénégal en 1990. Si le gouvernement sénégalais envisage sérieusement une approche plus complète du problème de la mendicité forcée des enfants – intégrant le retrait des talibés des daaras où ils sont victimes d’abus ou d’exploitation, le retour des enfants dans leur famille, ainsi que l’ouverture d’enquêtes et de poursuites à l’encontre de maîtres responsables d’abus – les enfants sénégalais auront enfin matière à célébrer.
Lauren Seibert/jeuneafrique/com

PLUS UNE SEULE EXCISION!

LA PRATIQUE DE L’EXCISION EST « UN FREIN » AU PROCESSUS DE DÉVELOPPEMENT DE LA FEMME

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La pratique de l’excision est « un frein » au processus de développement et les femmes ne pourront pas y contribuer si elles continuent de subir des excisions, des mariages d’enfants et autres maltraitances, qui ne riment pas avec le respect de leurs droits a indiqué, dimanche, le préfet de Sédhiou, Madiaw Kandji.
« Avec les méfaits de l’excision, comment les femmes pourront-elles participer au processus de développement du Sénégal qui est devenu une exigence, dans le contexte de l’acte 3 de la décentralisation où les terroirs doivent être prospères et compétitifs » s’est-il demandé.
Le préfet recevait, à Koussy, une commune non loin de Sédhiou, la déclaration d’abandon de l’excision dans laquelle 87 communautés issues de quelque 50 villages soutiennent avoir décidé « en toute connaissance de cause » d’abandonner définitivement les pratiques de l’excision, du mariage des enfants.
La manifestation est initiée par l’ONG Tostan, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF).
Depuis le lancement de ce mouvement historique en juillet 1997 à Malicounda Bambara (Mbour), pas moins de 6487 villages ont renoncé aux pratiques de l’excision, des mariages des enfants et forcés.
Parlant au nom des partenaires du Programme conjoint UNICEF/UNFPA, la représentante résidente par intérim de UNFPA au Sénégal, Rose Gakouba a fait noter que « malgré
la mobilisation des efforts et des ressources les mariages d’enfants et l’excision continuent et constituent des violences ».
« L’excision et le mariage des enfants constituent une atteinte aux droits des filles et des femmes » a dit Mme Gakouba qui ajoute que la cérémonie de Koussy marque le lancement de la campagne des « 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ».
Pour Rose Gakouba, le thème : « Ne laisser personne pour compte : mettre fin à la violence contre les femmes et les filles » reflète le principe du Programme transformatif à l’horizon 2030 pour le développement durable.
C’est pourquoi elle a appelé les religieux à faire des prêches incitant à l’abandon de la pratique de l’excision et des mariages précoces et les médias à produire des émissions de radio et de télévision destinées à sensibiliser les populations et décourager les pratiquants de ces fléaux.
Convoquant les données des Enquêtes démographiques et de santé (EDS), Mme Gakouba a salué les efforts faits par le Sénégal où « la proportion des filles âgées de moins de 15 ans excisées est passée entre 2013 et 2016 de 18% à 13.6% ».
Cependant, la fonctionnaire de l’UNFPA a appelé à rester « vigilants et mobilisés » pour « accélérer et aboutir » à l’abandon total de la pratique de l’excision.
« Nous avons des raisons d’espérer parce que votre décision d’arrêter d’exciser vos filles est un exemple et encourage les autres communautés à faire de même » a-t-elle dit aux communautés de Sédhiou.
Cheikh Adama GueyeLTF/PON/senepeople.com

18/11/2017

L’ESCLAVAGE DES NOIRS PAR LES ARABES

Alors que le monde découvre que des esclaves d'Afrique noire sont vendus actuellement en Lybie, l'actualité du web ressort cette étude historique sur l'esclavage.

senegal, afrique

On nous parle souvent de la traite transatlantique mais jamais de la traite arabo-musulmane. Pourquoi ? Pourtant l’esclavage des noirs par les arabes est la pire, la plus longue, la plus diabolique et surtout la toute première institution négrière qui fut introduite, initiée, définie et mise en œuvre en Afrique noire. Pourquoi veut-on nous faire croire que les razzias, les kidnappings, les déportations et la mise en esclavage de nos ancêtres était le seul fait des européens ?
Pourquoi les arabo-musulmans répandent-ils partout l’idée selon laquelle: « avant leur invasion en Afrique du nord au 7ème siècle, nos ancêtres pratiquaient déjà l’esclavage entre eux ? »
Pourquoi refusent-ils systématiquement d’apporter la moindre preuve historique confirmant cela ? Sujet tabou. Beaucoup de prosélytes musulmans se permettent même de réécrire l'Histoire de l'esclavage des Noirs en pays d'islam en retranchant cyniquement la vérité historique afin de mieux la remplacer par des balivernes.
L’asservissement étant issue du mode de production eurasiatique et patriarcal, cette pratique barbare n’est arrivée qu'à partir de l’année 652, lorsque l'émir arabe Abdallah Ben Saïd et ses soldats envahiront et dévasteront l’Afrique du nord puis imposeront aux Nubiens (Sud de Égypte, Tchad, Soudan, Éthiopie) de leur livrer annuellement plusieurs centaines d'esclaves noirs. Ce fut là le point de départ de la première ponction humaine sur le continent africain.
A ce jour ni les européens ni les arabes n’ont jamais apporté la moindre preuve que les africains pratiquaient déjà l’esclavage avant que les arabes ne l’importent. Les arabes étaient les premiers a faire la traite des Noirs et les derniers à l'abolir (ils y étaient forcés). Rappelons que Mahomet, le prophète des arabes a acheté et vendu des esclaves durant toute sa « prophétie », au nom de son dieu. Comme l'islam est a l'image de leur prophète esclavagiste, il est normal de trouver des versets esclavagistes dans leur livre soit disant saint. En effet, le coran légalise et renforce cette pratique sans jamais condamner les tortionnaires et donne même une justification divine à cette barbarie.
L’arrivée de l'islam en Afrique noire a donc joué un rôle capital et néfaste dans l'asservissement et l'aliénation des peuples qui ont cédé aux arabes. Une des multiples conséquences de cette entreprise d’asservissement est le traitement inhumain qu'ils réservaient aux noirs, un traitement résultant naturellement des préjugés raciaux qui y prévalent depuis l'arrivée des aryens au moyen orient et en Afrique du nord.
Contrairement à la spiritualité africaine, la religion est un concept politique crée par les romains pour contrôler d'autres hommes ignorants de leur propre histoire. Dès lors, qu'on est sous l'emprise de ces dogmes on ne voit plus les injustices, les tortures, la misogynie, les mensonges historiques, les plagiats et les falsifications religieuses. La naissance de l'islam a donc permis aux arabes de légaliser toutes leurs abominations culturelles dont le commerce des êtres humains institutionnalisé à grande échelle avec l'approbation de leur religion. En fait, le coran permet la mise en esclavage des non musulmans, le vol de leur terre comme butin et des guerres d'agression contre les peuples qui n’adhèrent pas à leur culture hégémonique. Cela explique le nombre incroyable de guerres prétendument saintes (djihad en arabe). Pas besoin d’être un génie pour comprendre que n’y a absolument rien de saint dans leur banditisme, qui visent essentiellement à piller, massacrer, violer, voler des territoires et soumettre des populations à la religion arabe par la violence ou la ruse. Aujourd’hui, la majorité des noirs hypnotisés par cette religion se vantent même du fait que le dieu des arabes les a ordonné de bien traiter les esclaves. Mais pour bien traiter un esclave il faut au préalable le posséder.
Mais alors comment ce dieu (soit disant de paix), a-t-il pu autoriser que quiconque puissent réduire des peuples en esclavage, comme s’ils étaient des objets ou des animaux domestiques ? Et qu’il suffit de bien les traiter pour qu’on oublie la monstruosité de cette pratique. Le comble est qu’encore aujourd’hui les « savants arabes » regrettent l’abolition de l’esclavage, car à les écouter, c’était une source d’enrichissement, un moyen de posséder des femmes esclaves et de gagner le paradis !
Pour le musulman (modéré ou non), condamner la pratique de l’esclavage revient à aller à l’encontre de la parole de son dieu. Ce pan de l’histoire pose surtout un grand problème aux autres intellectuels musulmans et honnêtes qui pour éviter toutes représailles de leur communauté, préfèrent se plonger dans le silence. N’oublions pas que pour discipliner, conditionner et enrôler les esclaves dans la chasse aux noirs animistes, les arabes leurs faisaient un endoctrinement religieux dès le bas âge afin qu’ils considèrent cette pratique comme légitime et divine. C’est toujours grâce à cette endoctrinement qu'ils réussissent encore, de façon stupéfiante à nier, tromper, désinformer, déformer, occulter et falsifier à la fois la réalité, les écrits de leurs propres savants et l’histoire sur une période de près de 14 siècles.
Ce qu’il y a de plus particulièrement tragique, c’est que la plupart des noirs d’Afrique, d’Europe, des Caraïbes et des Amériques, ignorent totalement ces faits. N’oublions que les noirs sont extrêmement mal vus dans le monde arabe. Éduqués dans la haine et le mépris des noirs, des crimes odieux sont régulièrement commis par la police et la population arabe à leur encontre. Certains noirs aliénés par l’islam trouvent même des explications "coraniques" à ça. Cependant chez les peuples Arabes, le racisme anti-Noirs plonge ses racines très loin dans l'histoire. Nier ce fait, c'est leur fournir des excuses.
L’esclavage n’a pas été créé par les africains, il nous a été imposé au fil des siècles par les différents envahisseurs. Ce mode de production de culture indo-européenne est arrivé en Afrique par les tribus nomades venues d’Asie centrale (leur point de départ). La langue arabe est l’une des seules au monde à disposer autant de mots désignant un esclave. Dans cette culture « un esclave » est souvent synonyme à « un noir »
Le vocabulaire arabe est particulièrement riche pour désigner ces différentes catégories d'esclaves : ‘abd, ‘abîd, riqq, raqîq, jâriya, jawârî (réservé aux esclaves femmes), ghulâm (réservés aux jeunes esclaves hommes), raqba (mot coranique qui signifie « nuque » ou « tête »), zandj ou aswad (noir, venant à signifier « esclave ») , khaddam (serviteur domestique), etc. L’expression la plus générique qui les désigne toutes prend source dans le langage imagé du Coran : ma malakat aymanoukoum (« ce que votre droite a possédé »).
? Le mot arabe « adb » ou « aabd » (???), signifiait esclave ; et le mot « abid » ou « aabid » (????) signifiait esclaves au pluriel.
Par exemple, Le mot arabe « Abdallah » signifie littéralement « l’esclave d’Allah»,
Mais partir du VIIIe siècle le mot « aabd » (???), est devenu synonyme de « Noir »
La langue Arabe nous apprend aussi que le mot « abid » est devenu synonyme de « Noirs (au pluriel) ».
Au Moyen Age, le mot arabe « abid » désignait déjà un esclave noir, le mot «mamelouk » désignait un esclave blanc.
? Quant au terme « Zanj », « Zandj », « Zenj », ou « Zendj », voire « Zinj » désignait de façon péjorative les Noirs, avec une connotation raciale officielle que l'on retrouve dans les textes et discours racialistes des auteurs arabes. Selon la translittération, ce terme vient du persan Zangi-bar (?????? ) signifiant depuis l'Antiquité, la « Côte des Noirs » (c'est aussi l'origine du nom Zanzibar).
? Le mot « kafir » ( ????), « Kaffir », « Keffir », « Caffre » ou « cafre » ; pluriel : (?????) « kuffar » signifiant « infidèle » ou « mécréant » désigne aussi « les Noirs » de l'intérieur et du Sud de l’Afrique.
De plus, sur les iles de l’océan indien (Madagascar, Réunion, ile Maurice …) le terme « Cafres » désigne tout individu au phénotype africains.
Cependant, il est important de noter que beaucoup de Noirs utilisent le terme « cafrine » avec fierté pour désigner une jolie jeune femme d'origine africaine, à l'instar du mot « négresse », qui partit d'une connotation péjorative et raciste, a été récupéré par les noirs, pour se nommer avec une certaine affection. Terme qui n’a pas du tout la même connotation dans la bouche d’un arabe ou d’un blanc.
Alors, pourquoi le Coran contient il autant de terme qui associent noir à l'esclavage ? L'ont ils aboli, comme on l’entend souvent ? Si tel est le cas, pourquoi l’esclavage a-t-il continué en terre d’islam pendant et après l'invention de cette religion ?
ESCLAVAGE ET GÉNOCIDE EN TERRE D'ISLAM
Si la traite transatlantique a été qualifié à juste titre comme un crime contre l’humanité, ce qu’il faut dire c’est que celle pratiquée par les Arabo-musulmans fut un véritable génocide parce que le sort qui était réservé aux captifs Africains apparaît aujourd’hui clairement comme une extinction ethnique programmée par assassinat et par castration massive. On sait aujourd’hui que les noirs capturés par les arabes ont pratiquement tous disparus en dépit de l’immense masse d’Africains déportés dans les pays dans le monde arabe. D’où l’utilisation du terme génocide. Les trois quarts des captifs, enchaînés, ne survivaient pas aux traitements inhumains qui leur étaient infligés, comme en témoignent encore aujourd’hui les longues lignes d’ossements humains qui jalonnent les pistes qu’ils empruntaient.
33 Millions de déportés après castration massive il ne reste qu’une poignée aujourd’hui en terre d’Islam, alors que de l’autre côté (transatlantique) nous avons plus de 100 Millions d’individus descendants d’Africains qui peuplent le continent Américain des États Unis jusqu’au Brésil en passant par les îles de la Caraïbe. Dans les pays Arabes on ne trouve presque plus. Les déportés ont été assassinés ou castrés par des Arabes, c’est donc un génocide.
La déportations des noirs par les Arabo-musulmans se pratiquait au Sahara, sur les cotes de la mer Rouge jusqu’à l’Océan Indien.
Rien qu’au Sahara, plus de 19 Millions de captifs (Noirs) ont été transportés dans les conditions inhumaines dont plusieurs Millions ont péris ou alors sont restés en bordure du désert. Pour ce qui est de la traite Orientale qui s’est déroulée dans les régions proche de la mer rouge et de l’océan indien on évalue à plus de 13 Millions le nombre de victimes. Les historiens modernes nous ont confirmé qu’au moins 80% des noirs capturés par les négriers musulmans, mourrait avant d’atteindre les marchés d’esclaves. De plus Lors des razzias, pour capturer un esclave deux à trois individus étaient tués pour un Noir capturé. Lorsqu’on additionne le nombre de tués et de vendus dans les marchés d’esclaves, le total des victimes africaines, dépasse sensiblement les 100 millions de personnes en 14 siècles. Le bilan est donc très lourd. Dans Alerte sous les tropiques, Cheikh Anta Diop précise que:
« Après l'occident, c'est la deuxième force qui cherche à diriger le Monde Noir. Depuis le VIIe siècle, le centre de gravité du Monde Arabe s'est déplacé lentement d'Asie en Afrique. Bien qu'il n'existe aucune unité naturelle en dehors de la culture , entre l'Afrique du Nord , la Lybie et l'Egypte d'une part , et les États arabes du Proche-Orient de l'autre , il ne s'en est pas moins créé une ligue arabe englobant tous ces pays. Aussi longtemps que les Arabes qui vivent en Afrique se sentiront plus attachés à leurs frères de race du Proche-Orient qu'au reste de l'Afrique Noire, nous aurons le devoir et le droit de nous défendre devant leur attitude raciste.»
(Cheikh Anta Diop, Alerte sous les tropiques, p. 95)
INVASIONS, RAZZIAS ET DÉPORTATIONS
Les étapes du blanchiment des populations de l’Égypte, de la Libye, de la Tunisie de l’Algérie et du Maroc, initialement noirs, se sont opérées à l’occasion de multiples invasions des peuples eurasiatiques et indo-européens venus d'Asie centrale. Les « Temehou » (indo-européens) et « les Amou » (eurasiatiques) sont arrivés au Nord de l’Afrique vers 1800 avant J.C (invasions des « peuples de la mer » et des Hyksos). Vers -1200, viendront d’autres peuples envahisseurs au teint pâle. Ils seront repoussés vers la Libye, ce qui y a accentuera l’apport de population blanche. Puis d’autres vagues viendront. De lors l’Afrique du nord succombera aux invasions des populations blanches : assyrienne, puis perse (iranienne), grecques, romaines, arabes, turques... Ces envahisseurs successifs pousseront les Noirs autochtones vers les régions beaucoup plus au sud. Ceux qui resteront, se feront assassiner ou se métisseront. Après la mort du prophète des arabes, ses sympathisants sèmeront la mort sur toutes les rives méridionales et orientales de la Méditerranée. Multipliant les attaques sanguinaires et les pillages.
Au 7eme siècle, Les arabes devenus maitres en Égypte, le gouverneur Amru envoie le général arabe Abdullah ibn Sa'ad ibn Abi as-Sarh à la tête d'une première expédition guerrière contre les noirs de Nubie en 642, sans grands résultats.
En 651 et 652, il mena plusieurs expéditions en Nubie. Il assiégea la ville de Dongola. Tous les temples et monument seront détruits. Au vu des pertes humaines, pour faire cesser les razzias, le général arabe Abdullah ibn Sa'ad ibn Abi as-Sarh impose au roi Nubien « Khalidurat » un bakht (accord), conclu en 652, l’obligeant à livrer 360 esclaves par an. Dès lors la déportation des noirs ne va cesser de s’amplifier.
Mais c’est à partir du 8 e siècle de notre ère, que les Arabes entameront sérieusement la dévastation des sociétés africaines situées sur les côtes orientales du continent.
Au 10e siècle, des Persans venus de Chiraz s’installent à Mombassa, sur la côte africaine, et aux Comores. Ils s’emparent également l’île de Pemba et de sa voisine, de l’île de Zanzibar «La côte des Noirs». Telle est la signification en arabe du nom de Zanzibar.
Zanzibar deviendra l’un des plus importants marchés d’esclaves noirs du monde musulman.
Après leur capture par des noirs islamisés pour le compte des arabes, les captifs africains seront transportés depuis le continent sur des voiliers où sont parqués jusqu’à 200 adolescents accroupis. Certains arrivent de Madagascar, d’autres au sud de Zanzibar. Les métis arabo-africains serviront d’intermédiaires aux marchands d’esclaves.
Le 7 juillet 969 à Fustât, lors de la conquête de l'Égypte, sur ordre du calife al-Mu‘izz, le général Jawhar al-Siqilli et son armée extermineront la quasi-totalité des noirs de cette région (hommes libres, esclaves, soldats, femmes et enfants), soit plusieurs centaines de milliers de personnes. Ce qui provoquera l’exode massive des autochtones survivants vers le sud du pays.
Ces nouveaux venus fonderont, près de cette ville, une nouvelle capitale qu’ils nommèrent al-Qâhira (Le Caire). Le Caire deviendra la capitale des Fatimides.
Au XIe siècle, le trafic caravanier augmente et certains chefs de tribus africaines se convertissent.
En 1077, Abu Bakr Ibn Omar lance une expédition sanguinaire au Ghana. Mais les Almoravides du Maroc n'arrivent pas à s'installer durablement.
En 1222, Sundjata Keïta abolit l'esclavage en créant l'Empire du Mali (Charte du Manden).
Au 10eme, 11eme et 12eme siècle, les Arabes s'installeront sur la côte éthiopienne, fondant quelques comptoirs de traite négrière (archipel des Dahlaks, Aydab et Souakim par exemple) puis pénètreront davantage dans les terres et installeront de petits sultanats en Éthiopie : comme selui d'Adal. Au 15eme siècle ces sultanats disparurent.
Au 16eme siècle, les Turcs s'installent en Égypte et lancent leur raids à nouveau contre les Ethiopiens et les Soudanais.
A la même époque, les expéditions sanguinaires menées par les gouverneurs d'Alger se multiplient dans le Sahara central. L'effondrement de l'empire Songhaï entraînera une chasse aux esclaves dans toutes les régions du Niger.
A la fin du 17ème siècle, la dynastie marocaine des Alaouites - celle qui règne encore au Maroc de nos jours - misa sur l'enrôlement d'esclaves-soldats africains qu'elle acheta en masse sous le sultan Moulay Ismail. Qui sont ces esclaves ? Des habitants enrôlés de force, originaires des territoires d'Afrique noire conquis par les Marocains depuis 1591. On remarquera que Moulay Ismail voulant des soldats, ne réduisit pas en esclavage les populations blanches de son vaste empire. Il fait un choix racial et se dirige naturellement vers les territoires conquis.
On trouvera dans cette armée des Négro-africains purement razziés et achetés à des musulmans noirs. Parmi ceux-ci, les Peuls travaillant sur commandes dans la zone nigérienne et fournissent, à leurs coreligionnaires à peau blanche des esclaves noirs.
De 1700 à 1880 les pays d’Afrique du Nord ont asservis un nombre affolant d’esclaves noirs : 65 000 en Algérie ; 100 000 en Tunisie ; 400 000 en Libye ; 515 000 au Maroc et 800 000 en Égypte. Au Maghreb les autorités coloniales françaises toléreront la continuité de la traite arabe même après 1848.
Au 19e siècle, pour lequel nous trouvons de nombreux archives, 1 200 000 esclaves furent emmenés via le Sahara jusqu’au Moyen-Orient, 450 000 de plus par la Mer Rouge, et 442 000 par les ports de la côte d’Afrique Orientale.
Cela fait un total de plus de 2 millions d’esclaves noirs pour le seul 19e siècle.
C’est au 19ème siècle, que les Arabes d'Oman installés à Zanzibar, usèrent de tactiques consistant à visiter une région, y semaient la discorde entre les différents chefs, et ensuite attendaient que le vainqueur lui livre ses captifs comme esclaves. Ils introduisirent des armes à feu qu'ils échangèrent contre des esclaves et de l'ivoire en favorisant tels clans par rapport à un autre.
En 1920, le dernier marché aux esclaves du Maghreb ferme au Maroc par les Français lors de l'instauration du Protectorat.
LE RACISME ANTI-NOIR DES INTELLECTUELS ARABES
Les arabes détestent les noirs, c’est un fait. Au Maghreb les crimes odieux et gratuits contre les ressortissants africains sont quotidiens.
Au Moyen Âge, le racisme des Arabes à l'égard des Noirs, en particulier des Noirs non musulmans, fondé sur le mythe de la malédiction de Cham, le père de Canaan, prononcée par Noé (un blanc), servit de prétexte aux razzias négrières et à l'esclavage, qui, selon eux, s'appliquaient aux Noirs, descendants de Cham qui avait vu Noé nu lors de son ivresse (Histoire extraite de la Bible). Les Noirs étaient donc considérés comme « inférieurs » et « voués » à l'esclavage. Les plus grands auteurs arabes les comparaient à des animaux
Au Xe siècle, le poète Al-Mustanabbî méprisait le gouverneur égyptien Abu al-Misk Kafur à cause de la couleur de sa peau. Il est pourtant considéré comme le plus grand poète arabe de tous les temps, et celui qui a pu au mieux maîtriser la langue arabe et ses rouages. Sur wikipédia, sa biographie dit « qu’Il est connu pour sa grande intelligence ». Si haïr des hommes en raison de leur taux de mélanine est un signe d’intelligence, les arabes définissent donc le racisme comme un signe d’intelligence. Kafur était l'administrateur de l'Égypte et de la Syrie, tant pour les finances que pour le personnel. Bien qu'il fût un excellent administrateur, il cristallisa une haine certaine au sein des hommes de lettres qui ne supportaient pas d'être gouvernés par un noir. C'est ainsi que le poète al-Mutanabbi vouait une haine féroce à Kafur.
ibn AL-H?USAYN al-MUTANABBI (915 – 965)
Poète arabe
Ainsi peut-on lire sous sa plume :
« Pour qu'un esclave pervers assassine son maître ou le trahisse, faut-il le former en Égypte ? Là-bas, l'eunuque est devenu le chef des esclaves en cavale, l'homme libre est asservi ; on obéit à l'esclave.
L'esclave n'est pas un frère pour l'homme libre et pieux même s'il est né dans les habits d'homme libre. N'achète pas un esclave sans acheter une trique car les esclaves sont infects et bons à rien. Jamais je n'aurais pensé vivre pour voir le jour où un chien me ferait du mal et en serait loué. Pas plus que je n'imaginais voir disparaître les hommes dignes de ce nom et subsister l'image du père de la générosité et voir ce nègre avec sa lèvre percée de chameau obéi par ces lâches mercenaires
Qui a jamais enseigné la noblesse à ce nègre eunuque ? Sa parentèle "blanche" ou ses royaux ancêtres ? Ou son oreille qui saigne dans les mains du négrier, ou sa valeur, car pour deux sous on le jetterait ? Le misérable Kafur est le plus méritant des mal-nés ; il faut l'excuser compte tenu de toute bassesse - mais une excuse est parfois un reproche - Et s'il en est ainsi [c'est] parce que les étalons blancs sont incapables de noblesse, alors que dire d'eunuques noirs ? »
Dans un autre poème, al-Mutanabbi s'en prend encore à Kafur mais cette fois il insiste clairement sur sa race :
« la moralité de l'esclave, noir est limité par ses dents et son sexe puant »
Pour Saïd ben Ahmad Saïd, la couleur de peau des hommes, leurs mœurs, leurs croyances dépendent du climat.
Saïd BEN AHMAD SAÏD (1029-1070)
Historien arabe
« Dans les pays des Noirs l'air est brûlant et le climat extérieur subtil. Ainsi le tempérament des Sûdans devient-il ardent et leurs humeurs s'échauffent ; c'est aussi pourquoi ils sont noirs de couleur et leurs cheveux crépus. Pour cette raison sont anéantis tout équilibre des jugements et toute sûreté dans les appréciations. En eux, c'est la légèreté qui l'emporte et la stupidité et l'ignorance qui dominent ».
Certains savants n'hésitent pas à colporter des fables et légendes sur les africains. Pour les arabes, l'Afrique profonde est une terre étrange, remplie de merveilles et de monstres.
Abu HAMID (1080-1170)
Poète arabe
Dans un poème il raconte que dans le désert du Maghreb vit :
« Un peuple de la descendance d'Adam. Ce ne sont que des femmes. Il n'y a aucun homme parmi elles et aucune créature de sexe mâle ne vit sur cette terre. Ces femmes vont se plonger dans une certaine eau et deviennent enceinte. Chaque femme donne naissance à une fille, jamais à un fils ».
Al-DIMESHKRI (début du XIVe siècle)
Philosophe arabe
Affirme que la couleur des Noirs est due au soleil qui :
« les brûle comme un feu et rend leur cerveau humide, leur intelligence faible » .. « Leur mentalité est proche de celle des animaux ».
Au 14ème siècle déjà des érudits Arabes comme Ibn Khaldoun (de son nom complet Abou Zeid Abd) qui est toujours considéré comme le plus grand savant Arabe de son époque, avançait l’idée selon laquelle les Noirs appartiennent à la race des animaux et devaient être toujours traité comme des sous-hommes. Il prétendait que le seul peuple qui était adapté à l’esclavage était des Nègres à raison d’un degré inférieur d’humanité et que leur place était plus proche du stade animal. Devant ces inepties il faut dire qu’aucune voie sérieuse dans le monde Arabe ne s’est jamais levée pour défendre la cause des Noirs. Jusqu’aujourd’hui la quasi-totalité des intellectuels arabes refusent toute remise. Ces jugements racistes sont récurrents dans les œuvres des historiens et des géographes arabes. Ainsi, Ibn Khaldoun assimilait les noirs à des animaux de la vile espèce.
Ibn KHALDOUN (1332-1406),
Historien et philosophe Arabo-musulman
« Au sud de ce Nil existe un peuple noir que l'on désigne par le nom de Lemlem. Ce sont des païens qui portent des stigmates sur leurs visages et sur leurs tempes. Les habitants de Ghana et de Tekrour font des incursions dans le territoire de ce peuple pour faire des prisonniers. Les marchands auxquels ils vendent leurs captifs les conduisent dans le Maghreb, pays dont la plupart des esclaves appartiennent à cette race nègre. Au delà du pays des Lemlem, dans la direction du sud, on rencontre une population peu considérable; les hommes qui la composent ressemblent plutôt à des animaux sauvages qu'à des êtres raisonnables. Ils habitent les marécages boisés et les cavernes; leur nourriture consiste en herbes et en graines qui n'ont subi aucune préparation; quelquefois même ils se dévorent les uns les autres : aussi ne méritent-ils pas d'être comptés parmi les hommes. »
(Prolégomènes) éd. Imprimerie impériale, 1863, tome 1, p. 115
«En outre, leurs mœurs se rapprochent beaucoup de celles des animaux brutes : on raconte que la plupart des noirs qui occupent le premier climat demeurent dans des cavernes et des forêts marécageuses, se nourrissant d’herbes, vivant dans un sauvage isolement et se dévorant les uns les autres. Il en est de même des Esclavons. Cette barbarie de mœurs tient à ce que ces peuples, vivant dans des pays très éloignés de la région tempérée, deviennent, par constitution et par caractère, semblables à des bêtes féroces ; et, plus leurs habitudes se rapprochent de celles des animaux, plus ils perdent les qualités distinctives de l’humanité. Il en est de même sous le rapport des principes religieux : ils ignorent ce que c’est que la mission d’un prophète et n’obéissent à aucune loi, à l’exception, toutefois, d’un bien petit nombre d’entre eux, qui demeurent dans le voisinage des pays tempérés. »
(Prolégomènes) éd. Imprimerie impériale, pages 211
«Nous avons tous remarqué que le caractère des Nègres se compose, en général, de légèreté, de pétulance et d’une vive gaieté : aussi les voit on se livrer à la danse chaque fois qu’ils en trouvent la moindre occasion ; de sorte que, partout, ils ont une réputation de folie. »
(Prolégomènes) éd. Imprimerie impériale, pages 214
«Comme les Nègres habitent un climat chaud, que la chaleur prédomine sur leur tempérament, et que, d’après le principe de leur être, la chaleur de leurs esprits doit être en rapport direct avec celle de leurs corps et de leur climat, il en résulte que ces esprits, comparés à ceux des peuples du quatrième climat, sont extrêmement échauffés, se dilatent bien plus aisément, éprouvent un sentiment plus rapide de joie et de plaisir, et un degré d’expansion plus considérable : ce qui a pour résultat l’étourderie. »
(Prolégomènes) éd. Imprimerie impériale, pages 214 – 215
« Masoudi avait entrepris de rechercher la cause qui produit, chez les Nègres, cette légèreté d’esprit, cette étourderie et ce penchant extrême à la gaieté ; mais, pour toute solution, il ne rapporte qu’une parole de Galien et de Yacoub Ibn Ishac El-Kindi , d’après laquelle ce caractère tient à une faiblesse du cerveau, d’où proviendrait une faiblesse d’intelligence »
(Prolégomènes) éd. Imprimerie impériale, pages 216
« Il est vrai que la plupart des nègres s’habituent facilement à la servitude ; mais cette disposition résulte, ainsi que nous l’avons dit ailleurs, d’une infériorité d’organisation qui les rapproche des animaux brutes. D’autres hommes ont pu consentir à entrer dans un état de servitude, mais cela a été avec l’espoir d’atteindre aux honneurs, aux richesses et à la puissance. »
(Prolégomènes) éd. Imprimerie impériale, pages 312
« Les nations nègres sont en règle générale dociles à l’esclavage, parce qu’ils ont des attributs tout à fait voisins à ceux d’animaux stupides. »
« Les seuls peuples à accepter vraiment l'esclavage sans espoir de retour sont les nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité, leur place étant plus proche du stade de l'animal »
À la même période, le lettré égyptien Al-Abshibi écrivait :
« Quand il [le Noir] a faim, il vole et lorsqu'il est rassasié, il fornique »
Bien évidemment que l’opinion de ces penseurs faisait autorité et ont même finit par être adopté par la plupart des nations Arabo-musulmane jusqu’à très récemment. Ce qui explique le traitement inhumain que subissent les noirs du Maghreb. Durant les razzias et l’implantation arabe, les mutilations généralisées des captifs étaient acceptés, ce qui explique aussi aujourd’hui pourquoi ils ont disparu en Turquie, en Iran, en Irak, au Yémen, en Égypte. Ils restent très peu de noirs en Arabie Saoudite et en Afrique du Nord. Et le peu qui reste ne sont même pas bien vu dans leur propre pays.
En 1930, lors d’un séjour en Égypte, l’aventurier, journaliste, grand reporter et romancier français Joseph Kessel, fait la connaissance de trafiquants d’esclaves. Étant devenu journaliste, dans un ouvrage volumineux (934 pages) il nous livre des anecdotes.
JOSEPH KESSEL (1898 - 1979)
Aventurier, grand reporter et romancier français
« Au cours de ses pérégrinations dans la ville à la recherche de Saïd, que personne ne semblait connaître, Kessel accumula les preuves des mauvais traitements infligés aux esclaves. Il entendit les cris déchirants d’un jeune garçon battu à mort pour avoir volé à son maître une demi-bouteille de tetch (Boisson nationale éthiopienne), il vit un homme et une femme pendus par les pieds au-dessus d’un feu où le maître jetait à poignée du piment rouge qui leur brûlait yeux et poumons… »
(p. 359)
« Tandis qu’ils parcouraient les ruelles du village [… ], Saïd révéla au journaliste français comment il se procurait les esclaves :
- J’ai deux moyens. Quand un village est trop pauvre ou son chef trop avare pour payer l’impôt, il s’adresse à moi. Je donne l’argent et je prends des esclaves. L’autre moyen est d’avoir des chasseurs courageux. Quand j’ai le nombre de têtes suffisant, je les rassemble dans un entrepôt comme celui-ci.
Ils étaient arrivés dans une cour où quelques planches traînaient par terre. Saïd les souleva et Kessel, en se penchant sur le trou profond qu’elles masquaient, vit quatre femmes endormies. Dans une cave voisine, gardés par un convoyeur au visage farouche, six esclaves étaient étendus. Dans la suivante, ils étaient trois. »
(p.362-363).
« Au crépuscule devant une vallée miraculeuse où serpentait un petit cours d’eau, l’herbe y était grasse, les bouquets d’arbres verdoyants. Sur le versant opposé, de minuscules silhouettes de femmes conduisaient un troupeau tintinnabulant du pâturage vers quelque hameau perdu dans la montagne. Incapable de communiquer avec Sélim, qui parlait un idiome inconnu, Kessel renonça à lui demander de quel animal il préparait l’affût. […] Jef se sentait plein d’admiration pour ce jeune chasseur assez habile pour affronter un animal, seulement armé d’un poignard. […]
Au réveil, les quatre hommes virent Sélim à plat ventre à l’entrée du couloir étroit. Tel un jaguar, il épiait, les muscles immobiles, les yeux rivés au sentier, la main crispée sur un morceau de cotonnade. Comme la veille au soir les clochettes du troupeau tintèrent faiblement… leur bruit se rapprocha… des bœufs puis des chèvres passèrent près du buisson d’épineux… et Sélim bondit.
La fillette qui suivait le troupeau n’avait pas eu le temps de pousser un cri. Bâillonnée, entravée par la cotonnade, elle n’était qu’un mince paquet sans défense sur l’épaule de Sélim qui gravissait la sente avec l’agilité d’un chamois»
(p.363-364)
DANS L'ISLAM
LE CORAN AUTORISE AUX MUSULMANS D'AVOIR DES ESCLAVES
Si l’islam interdit l’esclavagisme comme le prétendent les falsificateurs, pourquoi les pays arabo-musulmans ont-ils attendu le 20ème siècle avant de l’abolir officiellement. Pourquoi attendre 14 siècles pour y mettre un terme, si leur religion l’interdit. Rappelons que le marché aux esclaves était un bizness très lucratif en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Libye et au moyen orient. Même la Mecque (considéré comme ville sainte pour les arabes) disposait il y a pas si longtemps de plusieurs marchés aux esclaves célèbres. N’y a-t-il pas là une contradiction ?
La jurisprudence islamique n’a jamais interdit la mise en esclavage, l’achat et la vente d’êtres humains. Bien au contraire, elle légalise et légifère dans les faits, invoquant même une volonté divine.
Rappelons qu’avant la création de l’islam, au moyen orient les peuples eurasiatiques réduisaient déjà hommes, femmes et enfants des tribus voisines en esclavage.
Malgré tout, Mahomet (prophète des arabes), nous raconte que son dieu lui aurait donné le droit (à lui et ses compères) de tuer, torturer, mutiler et mettre en esclavage quiconque refuseraient d’abandonner sa culture au profit de l’Islam. Le Mahomet que les noirs islamisés considèrent comme un messie, avait lui-même de nombreux esclaves dont deux femmes très connues : Safia, Rayhana et Maria la copte avec qui il aura des relations sexuelles. Ibn Khatir nous dit même que durant toute sa vie Mahomet possédait plus de 25 femmes esclaves.
Le Coran et les Hadiths contiennent une multitude de versets qui prouvent que l’islam n’a jamais abolit l’esclavage. Ces versets contredisent totalement les arabo-musulmans et les noirs islamisés qui répètent sans cesse l’idée selon laquelle le prophète des arabes aurait condamné l’esclavage. Pourtant le livre fondateur de l’islam évoque l’esclavage dans pas moins de 30 versets sans jamais émettre de condamnation formellement.
Sourate 2 – Verset 178
« ô les croyants ! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce. Ceci est un allégement de la part de votre Seigneur et une miséricorde. Donc, quiconque après cela transgresse, aura un châtiment douloureux. »
Sourate 4, Verset 3 :
« Épousez comme il vous plaira, deux, trois ou quatre femmes, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des captives que vous possédez. »
Sourate 4, Verset 24.
« Il vous est aussi interdit d'épouser des femmes déjà mariées, à moins qu'elles ne soient vos captives de guerre. Telles sont les prescriptions du Seigneur. »
Sourate 4 verset 24 25.
« Et quiconque parmi vous n'a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Dieu connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et épousez-les avec l'autorisation de leurs maîtres (Waliy) et donnez-leur une dote convenable; (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins. Si, une fois engagées dans le mariage, elles commettent l'adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. Ceci est autorisé à celui d'entre vous qui craint la débauche; mais ce serait mieux pour vous d'être endurant. Et Dieu est pardonneur et Miséricordieux »
Sourate 4, verset 28 :
« Il vous est défendu d'épouser des femmes mariées, excepté celles qui seraient tombées entre vos mains comme esclaves. Telle est la loi de Dieu. Il vous est permis du reste de vous procurer avec de l'argent des épouses que vous maintiendrez dans les bonnes mœurs et en évitant la débauche. »
Sourate 4, Verset 36 :
« Adorez Dieu ! Ne lui associez rien !
Vous devez user de bonté envers vos parents, vos proches, les orphelins, les pauvres, le client qui est votre allié et celui qui est étranger ; le compagnon qui est proche de vous, les voyageurs et les esclaves. Dieu n’aime pas celui qui est insolent et plein de gloriole »
Sourate 16 (Les abeilles) – Versets 71
« Dieu a favorisé certains d’entre vous, plus que d’autres, dans la répartition de ses dons.
Que ceux qui ont été favorisés ne reversent pas ce qui leur a été accordé à leurs esclaves, au point que ceux-ci deviennent leurs égaux. »
Sourate 16, Verset 75
« Dieu propose en parabole un serviteur réduit à l’esclavage et dénué de tout pouvoir, et un homme libre à qui Nous avons accordé d’amples ressources dont il use en secret et en public. Ces deux hommes sont-ils égaux? Non, louange à Dieu ! »
Sourate 23, Verset 5-7:
« Ceux qui préservent leurs sexes (de tout rapport), si ce n’est qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent, car là vraiment on ne peut les blâmer ; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs. »
Sourate 23, versets 1 à 9:
« Bienheureux, en vérité, sont les croyants qui prient avec humilité, qui dédaignent toute futilité, qui s'acquittent de la Zakât, qui s'abstiennent de tout rapport charnel, sauf avec leurs épouses ou leurs esclaves, en quoi ils ne sont pas à blâmer, car seuls sont coupables de transgression ceux qui recherchent d'autres unions, bienheureux sont ceux qui respectent les dépôts qui leur sont confiés ainsi que leurs engagements, et qui s'acquittent régulièrement de leurs prières salât ! »
Sourate 24, versets 32:
« Mariez les célibataires qui vivent parmi vous, ainsi que vos serviteurs vertueux des deux sexes. S'ils sont pauvres, Dieu pourvoira, par Sa grâce, à leurs besoins, car Il est Plein de largesses et Sa science n'a point de limite. »
Sourate 24, Verset 33:
« Ne forcez pas vos femmes esclaves à se prostituer pour vous procurer les biens de la vie de ce monde, alors qu'elles voudraient rester honnêtes.
Mais si quelqu'un les y contraignait […], Allah est celui qui pardonne, il est miséricordieux. »
Sourate 30, Verset 28:
« Il vous a proposé une parabole tirée de vous-même
Avez-vous, parmi vos esclaves, des associés
Qui partagent les biens que nous vous avons accordés
En sorte que vous soyez tous égaux ? Les craignez-vous comme vous vous craignez mutuellement ? »
Sourate 33, Verset 50:
« Ô Prophète ! Nous t'avons rendu licites les épouses à qui tu as donné leur dot, celles que tu as possédées légalement parmi les captives [esclaves]
Qu’Allah t'a destinées, les filles de tes oncles. […] »
Sourate 33, Verset 52 :
« Il ne t'est plus permis désormais de prendre d'autres femmes. Ni de changer d'épouses, même si leur beauté te plaît ; à l'exception des esclaves que tu possèdes. Et Allah observe toute chose.»
Sourate 58, Verset 3:
« Ceux qui comparent leurs femmes au dos de leurs mères puis reviennent sur ce qu’ils ont dit, doivent affranchir un esclave avant d’avoir aucun contact [conjugal] avec leur femme. C’est ce dont on vous exhorte. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. »
Sourate 70, Verset 29-31 :
« A l’exception des hommes chastes, qui n’ont de rapports qu’avec leurs épouses et avec leurs esclaves, ils ne sont donc pas blâmables, tandis que ceux qui en convoitent d’autres sont transgresseurs. »
DANS L'ISLAM
LES HADITHS AUTORISENT AUX MUSULMANS D'AVOIR DES ESCLAVES
Musulman 32 :
« Le prophète a dit : Quand l'esclave s'enfuit loin de son maître, sa prière n'est pas acceptée ; il est un infidèle. »
Bukhari (80:753)
« Le prophète dit, "Les esclaves affranchis appartiennent aux gens qui les ont affranchis. »
Bukhari (52:255)
« L'esclave qui reconnait l'islam et continue à servir son maitre musulman recevra une double récompense au paradis. »
Bukhari (41.598)
« Les esclaves sont considérés comme des biens matériels. Ils ne peuvent pas être affranchis si leur propriétaire est endetté, mais plutôt utilisés pour payer ses créanciers. »
Bukhari (47.765)
« Une femme se fait réprimander par Mahomet pour avoir affranchi une fille esclave. Le prophète lui dit qu'elle aurait été mieux inspirée d'offrir l'esclave à un membre de sa famille car elle se serait vue accorder davantage de privilèges d'en l'au-delà. »
Bukhari (34:351)
« Mahomet vend un esclave. Il était donc un marchand d'esclave. »
Muslim 3901
« Mahomet échange deux esclaves noirs pour un esclave musulman. »
Muslim 4112
« À sa mort, un homme affranchit six esclaves, mais Mahomet annula cette décision et garda quatre esclaves pour lui. Il tira au sort pour déterminer les deux à libérer. »
Ibn Ishaq (734)
« Où une fille esclave est battue violemment par Ali en présence de Mahomet qui ne fait absolument rien pour l'en empêcher. »
L'ISLAM AUTORISE LA TROMPERIE, LA DISSIMULATION ET LE MENSONGE
Les arabo-musulmans d'aujourd’hui utilisent la dissimulation et l’omission pour donner l’impression que l’islam est une «religion de paix», ce qui est une fiction totale. La sourate 3:28 dit bien qu’un croyant «ne doit pas prendre pour alliés des infidèles» …à moins que ce soit pour «se protéger d’eux».
C’est une expression étrange, qui pourrait être ambiguë. Allons voir les commentateurs et ce que les musulmans en disent eux-mêmes. Voyons Ibn Kathir, l’un des grands commentateurs du coran. Il est du XV° siècle, ses écrits sont toujours lus aujourd’hui, et publiés par des saoudiens.
Et il écrit : « La tromperie est autorisée quand les musulmans sont vulnérables ou en position de faiblesse. Ils peuvent tromper les infidèles, faire semblant d’être amis avec eux».
Et il cite la tradition : « Nous leur sourions par devant, mais par derrière, nous les maudissons..»
L’islam est une religion et un système politique qui dictent que l’on doit faire la guerre aux non-musulmans jusqu’à ce qu’ils se convertissent ou se soumettent. Et c’est ainsi que les terroristes de par le monde justifient leurs actes, et cette justification est basée sur des éléments centraux de la tradition islamique.
En conséquence il est très difficile pour des musulmans noirs modérés de se lever au sein de la communauté arabo-musulmane. Ils préfèrent répéter systématiquement que la violence, l'esclavage, les viols, la dissimulation et le mensonge ne font pas partie de l’islam. Ils prétendent même que l'islam est une religion de paix malgré les 1400 ans d'esclavage pratiqué par les musulmans. Ce n’est que par duperie qu’ils font cela, dans l’intention d’induire les noirs aliénés en erreur, en accord avec la doctrine islamique de la Taqqiya, le «mensonge pieux». Un musulman peut mentir et prétendre que l'islam prône la paix alors que c'est le contraire. Al Taqqiya signifie aussi «dissimulation préventive»; la Taqqiya est une pratique qui consiste à dissimuler son appartenance, ses véritables intentions et la vérité à un groupe qu'on méprise. La dissimulation peut être passive (en se cachant), ou aller jusqu’au stade actif (allant jusqu’à feindre les us et coutumes religieuses des adversaires comme un espion). Un musulman est autorisé à mentir pour se sauvegarder des représailles qui pourrait lui arriver ou pour manipuler les masses en fonction des intérêts politiques, économiques, sociaux ou religieuses de son groupe ethnique. Ainsi, un musulman peut donc mentir pour la cause de l’islam et des arabes, il peut mentir à sa femme, à ses amis et aux noirs qui ne connaissent pas la véritable origine des arabes. Un musulman peut mentir et tromper les non musulmans, afin de les convertir plus facilement et leur faire accepter les injustices les plus abominables. C'est cette morale tordue et satanique que les noirs arabisés suivent selon la sourate 33, verset 21, qui nous dit que le prophète des arabes un modèle à suivre.
Sourate 33, Verset 21:
« En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment ».
Mahomet (prophète des arabes) utilisa a plusieurs reprises le mensonge pour tuer toutes les personnes qui ne pensaient pas comme lui, ce fut le cas du poète Ashraf. Il chargea quelqu'un de le tuer car les arabes considèrent que critiquer leur religion impérialiste est comme une offense envers leur dieu et leur prophète tel que le rapporte les Hadiths de Sahih Muslim, de Bukhari et d'autres.
? ibn Hisham, Conduite de l'envoyé d'Allah 548-553:
« Il partit et arriva à la Mecque (...) Là, Kab se mit à exciter les Mecquois contre l’apôtre d’Allah, à réciter des vers où il pleurait les “gens du Puits”:
La meule de Badr a broyé jusqu’au sang ces gens (...)
Combien d’hommes nobles et beaux, recours pour les pauvres, furent massacrés, généreux quand les étoiles ne donnaient pas de pluie, qui portaient les fardeaux de leurs frères...
Puis Kab retourna à Médine et là, il composa des poèmes licencieux sur des femmes musulmanes. (...)
Maslama dit:
-J’ai fait une promesse dont je ne sais pas si je veux la tenir ou non.
-Ton devoir est seulement de t’y employer.
-Apôtre d’Allah, nous aurons à dire des mensonges!
-Dites ce que vous voulez, ce sera licite ».
? Bukhari , Sahih 64/15:
« D'après Amir, qui l'avait entendu de Jabir ibn Abdallah, l'apôtre d'Allah ayant dit:
-Qui me délivrera de Kab ibn al Ashraf , cet homme qui nuit à Allah et à son envoyé?
Muhammad ibn Maslama se leva en disant:
-Ô Apôtre d'Allah, veux-tu que je le mette à mort?
-Oui, répliqua le prophète.
- Me permets-tu de lui dire quelque chose? demanda Muhammad.
-Dis-lui (ce que tu voudras), reprit le Prophète ».
? Muslim 1, Sahih 32-3359:
« D'après Jâbir ibn 'Abdullâh, l'envoyé d'Allah a dit :
-"Qui me débarrassera de Kab ibn Al Ashraf qui a mal agi envers Allah et Son envoyé?".
Muhammad ibn Maslama répondit :
-"Ô envoyé d'Allah, veux-tu que je le tue?".
- "Certes oui", répliqua le prophète.
- "Permets-moi alors de médire de toi devant lui".
- "Dis ce que tu voudras" ».
Ces récits sont une preuve que la sentence de celui qui critique les arabes et leur prophète, est la mort, même s’il s’agit d’une personne qui a quitté ce culte. Mahomet lui-même ordonna à sa bande de brigands de mentir selon la circonstance. Lorsque les mercenaires à qui il avait ordonné d’aller tuer quelqu’un lui dirent « Nous ne saurions pas le tuer si nous ne lui mentons pas », il leur répondit : « D’accord, c’est bon, mentez ».
? The Life of Muhammad, Abdullah Al-ARABY p. 367 :
---« l’Envoyé d’Allah a dit : Qui me débarrassera de Ka`b ibn Al-’Achraf (...) ?
Muhammad ibn Maslama frère des Bani Abdul-Ashal répondit : Ô Envoyé d’Allah je peux m’en occuper ; veux-tu que je le tue ?
Certes oui, si tu peux répliqua le Prophète.
Muhammad dit : Ô Envoyé de Dieu nous aurons à raconter des mensonges.
Il répondit : Dites ce que vous voulez, vous êtes libres en la matière. »
? Sahih al-Bukhari - Vol 1, Livre 3, Numéro 106, Rapporté par Ali:
« J'ai entendu le Prophète dire: 'Qui dit ou raconte des mensonges contre moi, c'est n'est pas comme mentir ou dire des mensonges contre quelqu'un d'autre. Quiconque dit un mensonge contre moi intentionnellement certainement prendra place dans l'enfer. »
? Sahih Al-Bukhari Vol 7, Livre 67, Hadith 427 :
« Le Prophète a dit : Par Allah et s’il plaît à Allah ! Je ne ferai pas un serment et trouvant ensuite qu’il y a mieux à faire, sans que j’expie ce serment et fasse ce qu’il vaut mieux ».
? Sahih Al-Bukhari Vol 4 Livre 52, Hadith 269 :
« Le Prophète a dit : La guerre est tromperie ».
L’ESCLAVAGE DES NOIRS PAR LES NOIRS MUSULMANS
Pour se dédouaner, minimiser leur implication, déformer les faits, falsifier l’histoire et justifier leur barbarie endémique durant les razzias, les blancs et les arabes ont pris l’habitude de nier mutuellement allant même jusqu’à accuser systématiquement les noirs d’être eux même responsable de l’introduction de l’esclavage en Afrique noire.
Mais dès qu’on rentre dans leur jeu et qu’on leur demande d’apporter des preuves historiques attestant clairement que nos ancêtres pratiquaient déjà l’esclavage entre eux, avant l’arrivée des arabes au 7eme siècle. Ils font généralement diversion. La mystification étant toujours en cours, les noirs arabisés continuent de répéter une histoire partiellement falsifiée par les arabes. C’est pourtant sur ces noirs endoctrinés dès leur enfance que les arabes se sont toujours appuyés pour propager l’islam et soumettre d’autres noirs à « l’esclavage » pour le compte des arabes. Bien avant les européens, les arabes ont compris qu’en falsifiant l’histoire des peuples vaincus, ils programmaient des générations d’africains à suivre un dogme religieux qui empêche toute remise en cause des faits historiques. C’est la même méthode qu’ont appliqué les missionnaires blancs pour faire croire aux noirs que Dieu est blanc.
Kemo infos
https://web.facebook.com/RevolutionnairePanafricain/posts...

10/11/2017

BILAN PROVISOIRE DU MAGAL

Bilan provisoire du Magal 2017: 51 accidents, 895 individus interpellés, 10 kg de chanvre indien saisis

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Le bilan provisoire du Magal de Touba édition 2017 en matière de sécurité, est satisfaisant par rapport à l’année passée selon le directeur de la Sécurité publique, Abdoulaye Diop. En somme, ont été enregistrés 51 accidents constatés, 895 individus interpellés, 10 kg de chanvre indien saisis, entre autres.
Vendredi 10 Novembre 2017 - 05:54
Le service de Sécurité publique a rendu public le bilan provisoire en ce qui concerne la sécurité lors du Magal de Touba célébré ce mercredi 8 novembre 2017. En marge de la cérémonie officielle, le directeur de la Sécurité publique, Abdoulaye Diop se dit satisfait du travail de la police nationale.
A l’en croire, ‘’il y a eu 395 individus interpellés dont 11 pour vol commis la nuit en réunion, 49 pour détention et trafic de chanvre indien, 6 pour trafic de comprimés périmés sémiologiques, 13 pour trafic et usages de produits sémiologiques, 9 pour vagabondage, 179 pour défaut d'identification, 4 pour vol dans un lieu de culte et la liste n'est pas exhaustive’’, relève M. Diop.
Pour la quantité de drogue saisie, selon toujours Abdoulaye Diop, ‘’10 kg de chanvre indien ont été confisqués par les limiers. Pour les accidents constatés, 51 accidents ont été enregistrés dont 8 corporels 41 matériels et deux mortels’’, informe le directeur de la Sécurité publique.
Pour les véhicules qui ne sont pas en règle, 85 véhicules ont été mis en fourrière et 105 motos. Par rapport à l'année passée selon Abdoulaye Diop, ‘’il y a une nette régression de la délinquance dans tous les secteurs grâce à une présence policière visible.’’
Leral.net

09/11/2017

HECATOMBE SUR LA ROUTE DE TOUBA

54 morts sur les routes qui mènent à Touba

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L’édition 2017 du Magal de Touba a été plus meurtrière que les deux précédentes.
En 2016, le nombre de morts était de 21 et 2015, on avait recensé 15 pertes en vies humaines. Cette année, on dénombre 54 décès à la date d’hier.
Le nombre de personnes ayant perdu la vie sur la route du Magal dépasse de loin le bilan des éditions de 2016 et 2015 réuni.
Selon Le Quotidien, il s’établirait à la date d’hier à au moins 54 cas de décès par accident. Cheikh Bassirou Mbcaké avait pourtant appelé les chauffeurs à la prudence, hélas.
Serigne Mouhamadou Makhfouss Mbacké Ibn Sokha Maï Mbacké ne cache pas son indignation et accuse, selon Le Quotidien, le comportement des automobilistes. « La plupart des accidents sont le fait de l’imprudence des conducteurs. Ils doivent savoir que la vie humaine est sacrée et à ce titre, ils doivent montrer plus d’égard à l’endroit des usagers… », a laissé entendre le guide religieux.
A noter que la journée d’hier a été particulièrement macabre avec 14 morts enregistré dans un accident qui s’est produit entre Pekkéss et Ngaye.
Soyez prudent au retour!
senenews.com

06/11/2017

TOUBA TUE DEJA

Sur la route du Magal: 25 morts et des dizaines de blessés à Kébémer

8792448-13907759.jpg25 morts et des dizaines de blessés, c’est le bilan provisoire d’un accident qui vient de survenir à hauteur de la ville de kébémer. Les victimes étaient en train de rallier Touba à l’occasion du grand Magal.
Les sappeurs- pompiers sont avertis du drame.
senenews.com
collision frontale entre Sagata et Kébémer entre un minicar venant de Saint-Louis et un bus venant de Touba, a fait 24 morts et plusieurs blessés graves ce matin.
Un minicar venant de Saint-Louis qui tentait de dépasser une voiture en panne, a buté frontalement sur un bus venant de Touba dans l’intersection de Sagata Ngueth.
Beaucoup de blessés graves ont été dénombrés et acheminés vers le Centre régional Amadou Sahir Mbaye de Louga. Une enquête a été ouverte.
leral.net

01/11/2017

LA SAISON TOURISTIQUE A SALY

Une saison touristique prometteuse à Saly

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Depuis le 26 octobre dernier, c’est le démarrage officiel de la saison touristique à Saly où l’on constate une amélioration d’arrivée de visiteurs par rapport à la même date de l’année dernière. Le communiqué de l’ambassade des Etats unis n’ont pas eu d’effets sur la « Destination Sénégal », selon les acteurs.
A Saly, ça commence à grouiller du monde pour le bonheur des hôteliers et des propriétaires de résidences. Malgré le communiqué de l’ambassade des Etats Unis pour mettre en garde ses ressortissants contre le terrorisme, les touristes européens affluent vers la station balnéaire. Les grands réceptifs affichent déjà du monde et certains ont reçu des réservations pour le restant de la saison. Selon des acteurs, surtout des hôteliers, il y a une nette amélioration d’arrivée de touristes par rapport à la même date de l’année dernière. « Les choses commencent à bouger et s’il n’y a pas d’éléments extérieurs qui peuvent perturber le secteur, on peut espérer avoir une bonne saison touristique », nous confient les acteurs touristiques. Pour des gérants de véhicules touristiques, ils sont submergés et sont obligés de faire appel à des locataires anonymes pour satisfaire la demande. Même les « Tatas » qui servent de transport en commun sont sollicités pour le transport des touristes. Les patrons de troquets commencent aussi à se frotter les mains. La seule fausse note, c’est la présence massive des talibés qui perturbent la quiétude des touristes. Des centaines de talibés sont enregistrées chaque jour dans la station balnéaire et qui tendent la main aux touristes et très souvent ces derniers affichent des airs de désolation. Ce qui déteint le visage de la « Destination Sénégal » qui prend un sacré coup par rapport à cette situation.
Abdou Diouf/petitecotesn.com

30/10/2017

L'AIBD, ENFIN UNE VITRINE!

Aéroport international Blaise Diagne : Dakar, vitrine du Sénégal

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Le nouvel aéroport international Blaise Diagne (A.I.B.D.) sera inauguré officiellement le 07 décembre 2017, devenant ainsi le point nodal de toutes les activités de la nouvelle ville de Diamniadio, avec la construction de près de quarante mille (40.000) logements, d’un Parc industriel, d’une Cité gouvernementale (Ministères) et d’infrastructures d’envergure (Universités- Ecole de Santé- Hôpitaux- Hôtels- Complexe Omnisports…).
Le transfert de l’aéroport Léopold Sédar Senghor (L.S.S.) va libérer une immense assiette foncière, qui pourrait servir de façon judicieuse et déterminante le Plan Sénégal Emergent. Afin que cela ne devienne pas une seconde ¨opération chirurgicale¨ comme la ¨Foire de Dakar¨, il faut mener une réflexion inclusive sur le sort à réserver à ce site.
Dakar a perdu depuis belle lurette son charme et son lustre, se transformant en une ville cabocharde. Aujourd’hui, elle doit nécessairement faire sa mue, avant qu’il ne soit trop tard pour constater qu’elle est devenue une agglomération d’habitations sans charme, ni attrait, ou règne une anarchie repoussante et rébarbative.
Vitrine du Sénégal, porte d’entrée naturelle de l’Afrique, Dakar est une ville du FUTUR, une ville de toutes les ambitions. Elle doit devenir une ville de Culture, où l’Art, l’Artisanat, les Sports et les Loisirs seront les rayons lumineux de l’Intelligence Sénégalaise. Ainsi un projet ambitieux pourrait naître sur le périmètre de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor avec un Parc Culturel, doublé d’une Cité des Affaires et d’un Plateau Médical.
Le Parc Culturel serait un réceptif de dernière génération pour les activités de l’esprit et du corps (Cinéma, Studio et Plateaux pour activités musicales/télévisuelles, Restauration, Couture, Cordonnerie, Ebénisterie, Galerie des arts, Bijouterie…). Après les ateliers que faire pour valoriser le travail accompli par nos artistes et artisans ?
Les familles sénégalaises et nos hôtes touristes trouveraient un endroit de convivialité et d’épanouissement dans un havre de paix utile, agréable et attractif. Des aires de jeux omnisports seront aménagés (Handball- Basketball- Volleyball- Football- Tennis- Arts Martiaux) pour résorber le manque criard d’infrastructures sportives, malgré les résultats honorables enregistrés par nos internationaux à travers le monde.
La Cité des Affaires doit servir de plateforme d’incubation pour les jeunes Sénégalais férus des Nouvelles Techniques de l’Information et de la Communication (NTIC) et pour appuyer les Start-up.
Pour la réalisation de ce grand projet il faudrait mettre à contribution nos Architectes paysagistes, Ingénieurs, Urbanistes, Environnementalistes pour une conception globale, harmonieuse, en conservant tous les acquis utiles de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor (aérogare, pistes, parkings…), pour toutes les probabilités d’appoint à l’Aéroport International Blaise Diagne (A.I.B.D.) et naturellement, le maintien des activités de l’Armée Sénégalaise.
Ce serait un gâchis historique si nous aliénons cet important patrimoine foncier, car lorsque le temps fera son œuvre, que l’histoire prendra le pas sur l’actualité, il sera reconnu que le Plan Sénégal Emergent (P.S.E.) a été articulé avec des projets complémentaires sous-tendus par une forte synergie.
Babacar Louis Camara - Président de la Convention des Dakarois/mediasenegal.sn

28/10/2017

AMOUR A MORT

Homicides conjugaux au Sénégal : ​ 70% des hommes tués par leurs épouses

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Au Sénégal, 70% d’hommes ont été tués par leurs épouses. Cette révélation a été divulguée hier lors du colloque international sur les violences criminelles urbaines en Afrique de l’Ouest.
Selon le document de presse, « les victimes des homicides conjugaux sont, dans 53% des cas, de sexe masculin alors que les femmes le sont dans 47% ». Ce résultat surprenant, à savoir une majorité d’hommes tués par les femmes, se vérifie au Burkina Faso (60% d’hommes tués par leurs épouses), au Niger (62%) et au Sénégal (70%).
Parmi les mille homicides compilés dans les 4 pays de l’Afrique de l’Ouest, on dénombre 177 meurtres associés au vol. la participation des femmes à l’homicide familial se situe à hauteur du 1/3 des cas aussi bien du côté des victimes que des meurtriers.
« Ainsi, contrairement à certains préjugés, les homicides familiaux ne se résument pas à des crimes perpétrés par des hommes contre des femmes, les hommes étant surreprésentés, aussi bien du côté des victimes que celui des agresseurs », relève le document.
Concernant les homicides querelleurs, ils sont relativement nombreux en Afrique. Pis, les querelles qui finissent par mort d’homme sont plus fréquents au Sénégal qu’au Burkina Faso, qu’en Côte d’Ivoire ou au Niger.
« Au Sénégal, nous en comptons 94, soit 33% des homicides de ce pays », précise le texte.
Ces informations ont été extraites de « Mille homicides en Afrique de l’Ouest ». Ce livre porte sur des homicides perpétrés dans quatre pays de l’Ouest francophones, notamment en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Niger et au Burkina Faso. Les auteurs de cette étude montrent du coup, que la femme, toujours considérée comme le sexe faible, ne souffraient pas le plus des homicides conjugaux.
Les auteurs de cette étude sont le Dr Khaly Niang, Directeur de l’Asp, Maurice Cusson, Professeur à l’école de criminologie de Montréal, Nabi, criminologue et Henry Boah Yebouet, Professeur à l’Université Houphouët Boigny d’Abidjan. Ils y décrivent et analysent toutes les manifestations de la violence criminelle.
leral.net

HOMICIDES AU SENEGAL

Le Sénégal a des taux d’homicide plus forts que la plupart des pays étudiés

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Un colloque international sur les violences criminelles urbaines en Afrique de l’Ouest s’est ouvert, hier, à Dakar. S’exprimant à cette occasion, Monsieur Maurice Causson, professeur criminologue canadien, a indiqué que la criminalité a baissé en Afrique de l’Ouest. Pour sa part, Pape Khaly Niang, Directeur de l’Asp, a relevé qu’on ne peut pas comprendre le phénomène criminel sans pour autant faire une quantification.
« La question est difficile parce que dans un premier temps, je peux dire que grâce à un certain nombre de données internationales des Nations Unies sur les crimes et la drogue, nous constatons que dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, à l’exclusion du Nigeria, la criminalité et les homicides ont tendance à baisser d’une dizaine d’années », a d’emblée dit Monsieur Maurice Causson. A l’en croire, cette baisse de la criminalité est attribuée à ce qu’on appelle « l’émergence africaine ». « Je pense aussi qu’on l’attribuait de façon paradoxale à la multiplication des téléphones portables qui aident à la sécurité, qui permettent à tous les citoyens de communiquer pour une meilleure sécurité, une meilleure protection », a soutenu le professeur criminologue canadien, selon qui le Sénégal est particulier parce qu’il a des taux d’homicide plus fort que la plupart des pays que nous avons étudiés. Alors que la situation de la sécurité au Sénégal est meilleure qu’ailleurs. On est bien en sécurité au Sénégal qu’au Nigeria. Réagissant à ce propos, Pape Khaly Niang, Directeur de l’Asp, a relevé qu’on ne peut pas comprendre le phénomène criminel sans pour autant faire une quantification. « A l’issue de ce livre, le Sénégal constitue un pays qui est paisible, d’autant plus que quand un pays se développe, les intérêts augmentent. Ça pousse dans la criminalité de profit. C’est-à-dire s’il n’y a pas l’industrie, on n’a pas de quoi gouverner », a dit M Niang.
Les causes de la criminalité au Sénégal
Donc, poursuit-il, la criminalité est intimement liée au développement. Maintenant, les réponses qu’on doit apporter, selon lui, c’est d’avoir des outils, des quantifications. « C’est ce qu’on a fait en mettant en place une enquête nationale sur la criminalité. D’un autre côté, il faut avoir un cadre du stock. C’est ce qu’on appelle l’observatoire permanent de la prévention de la délinquance. C’est ce que nous sommes en train de mettre en œuvre. C’est une démarche typiquement scientifique. La sécurité doit être étudiée », a-t-il encore dit. Sur l’enquête de victimisation, il dira qu’ils ont beaucoup avancé et il ne reste que les conclusions. A l’en croire, tout a été fait sur l’étendue du territoire national. Et cela va leur permettre d’aller vers la cartographie de la délinquance. « C’est-à-dire, dans tous les quartiers, après cette enquête, nous pourrions vous dire dans tel quartier, il y a telle chose qui se développe et à quelle heure elle se développe et quels sont les acteurs, les criminels. Je pense que ça, c’est vraiment indispensable pour faire une politique criminelle valable et efficace », a renseigné M. Niang. Revenant sur les causes de la criminalité au Sénégal, il a indiqué qu’elles sont liées à plusieurs facteurs. « La pauvreté, l’âge, la jeunesse, l’état d’esprit des gens, la frustration. Ce sont tous des facteurs qui nous permettent d’avoir une lecture de la criminalité et pour ce faire, il faut trouver des spécialistes », a-t-il dit. Par ailleurs, un document remis à la presse a renseigné sur les homicides conjugaux. « Les victimes sont, dans 53 % des cas, de sexe masculin alors que les femmes le sont dans 47% des événements. Ce résultat surprenant, à savoir une majorité d’hommes tués par leur conjointe, se vérifie au Burkina Faso (60% d’hommes tués par leur épouse), au Niger (62%) et au Sénégal (70%) », a renseigné le document.
Cheikh Moussa SARR/rewmi.com

26/10/2017

SALY EST COOL

Alerte terroriste : Saly, la ville qui domine la peur !

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Après l'alerte terroriste de l'Ambassade des Etats-Unis, l'interpellation d'un présumé terroriste à Rosso et surtout la découverte d'un obus sur une plage dakaroise, la psychose montait d'un cran à travers le pays. Mais en réalité, "tout le monde ressent une peur quelconque, mais tout dépendra de la façon de dompter la peur face à la situation". Saly, ville très prisée pour les activités touristiques et très fréquentée par les occidentaux qui sont souvent ciblés par les terroristes; ici, une simple alerte ou encore penser à une probable attaque ne change rien au quotidien.
Nos confrères du Témoin qui se sont rendus dans cette ville touristique décrivent le calme et la sérénité qui règnent au bord des plages, la vie qui se passe comme d'habitude. En effet, la plupart de leurs interlocuteurs ont soutenu "ne pas se laisser terroriser par des menaces", ou "être vigilants, mais pas de paranoïa". D'autre font savoir que "le Sénégal étant un beau pays, on fait la publicité pour que les gens viennent".
Cependant, une ressortissante Française, rencontrée devant le consulat de France à Saly parle de faits réels. "Il est vrai que la psychose est là, les faits sont réels mais vivons d'abord notre paix", laisse-t-elle entendre. Une belle déclaration et une forte mentalité qui rassure sans doute, preuve que la population ne se laisse pas abattre par une simple alerte. Cette forte mentalité de la population de la ville est aussi confirmée par un certain B S, directeur d'une structure hôtelière en plein coeur de la ville. Il affirme: "Pour le moment, on vit comme toujours, on n'est pas perturbé et ça n'a pas de conséquences sur la fréquentation. Certes, Saly n'est pas Dakar, mais cette attitude de la population de la ville, cette force mentale est souvent très efficace pour affaiblir les malfaiteurs car le malfrat cherche toujours à vous faire peur d'abord avant de passer à l'acte, comme ça il sera en position de force, mais quand on a un marteau dans la tête, on voit tous les problèmes sous forme de clou".
dakarmatin

23/10/2017

SAGES PAROLES A APPLIQUER

Souleymane Bachir Diagne : Pourquoi le Sénégal est dans le viseur des djihadistes

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Le Sénégal est bien dans le viseur des djihadistes. D'où la nécessité d'intensifier la lutte contre le terrorisme, qui fait l'actualité de ces derniers jours. Invité de l'émission "Objection" sur Sud Fm, ce dimanche, le philosophe et Professeur Souleymane Bachir Diagne estime que notre pays est visé pour ce qu'il représente : ses valeurs démocratiques et la terre par excellence du soufisme.
La solution immédiate, contre le terrorisme, dit-il, reste le travail d'identification et le partage de renseignements entre les différents États. Alors que la solution durable est l'éducation, préconise l'universitaire dans le quotidien L'As.
Donc, pour éradiquer le mal, il faut inculquer des valeurs de l'islam à la jeunesse, renchérit l'enseignant à l'université de Columbia. Non sans souligner la responsabilité des États qui est, en premier, d'assurer la sécurité de leurs concitoyens, ensuite leur procurer une bonne éducation et une bonne formation.
Last but not least, l'insertion de jeunes et la satisfaction de la demande sociale qui restent, selon lui, une réponse efficace contre le terrorisme.
Seneweb

INQUIETUDES D'ATTENTATS

Rosso Sénégal : la police neutralise un terroriste

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La Police de l’air et des frontières de Rosso Sénégal a arrêté, hier, un individu du nom de Mohamed, qui voulait pénétrer sur le territoire sénégalais. Le bonhomme, identifié comme un terroriste, a été alpagué grâce aux informations, dit-on, fournies par Interpol. Ainsi, au moment de remplir les formalités pour entrer au Sénégal, les forces de sécurité se sont rendus compte qu’ils avaient affaire à un terroriste. Puisque le nom et la physionomie du gars concordaient avec les données qu’ils avaient, ils ne sont pas fait prier pour le neutraliser.
L’individu a été conduit au commissariat de Saint-Louis. Plus tard, il a été transféré à Dakar pour être remis entre les mains des enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC). L’homme est considéré comme dangereux et faisait l’objet de recherches. Il aurait fait ses armes en Syrie, où il a subi un intensif entraînement. L’enquête en cours devrait permettre de connaitre ses motivations et les raisons qui l’ont conduit dans notre pays.
Cette nouvelle arrestation, après celle des deux combattants de l’organisation Daesh, les Algériens identifiés par les services de renseignements de la police nationale intervient dans un contexte pesant. Puisque, depuis quelques jours, l’ambassade des Etats-Unis à Dakar a sorti une note pour demander « aux citoyens américains d’être vigilants lorsqu’ils sont dans des établissements et séjournent dans des hôtels fréquentés par les Occidentaux, en raison d’une menace crédible liée à une activité terroriste potentielle à Dakar ».
L’alerte étant beaucoup plus stricte pour le personnel de l’ambassade des Etats-Unis qui « n’est pas autorisé à séjourner dans des hôtels du de mer de Dakar jusqu’à la première semaine de décembre ». « Les citoyens américains doivent s’attendre à des contrôles de sécurité accrus, lorsqu’ils sont en déplacement à Dakar et ses environs ».
Trois personnes, deux Marocains et un Nigérian ont été également arrêtés. Ils étaient recherchés par les services de sécurité de leur pays respectifs pour « terrorisme ».
leral.net

20/10/2017

LA MORT D'UNE ENFANT POUR 200000FCFA

Combien d'Aicha Diallo meurent dans nos hôpitaux au Sénégal dans un silence et dans une indifférence totale

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J'ai mal!
Combien d'Aicha Diallo meurent dans nos hôpitaux au Sénégal dans un silence et dans une indifférence totale.
Ce qui est arrivée à l'Hopital de Pikine est une erreur monumentale. Une faute impardonnable. Ce n'est pas un cas isolé . On a des Aicha Diallo tous les jours. C'est juste l'arbre qui cache la forêt.
C'est quoi un hôpital ? Est ce un lieu où on soigne des malades ou un lieu où on collecte de l'argent ?
Je ne comprend pas quelle est la politique mise en place ,dans nos hôpitaux et nos centres de sante pour accueillir et soigner nos malades ,par la haute autorité sanitaire du Senegal ?
La gestion d'un centre hospitalier obéit à des règles :l' expertise pour exercer les métiers et les moyens matériaux et financiers .
Les deux facteurs sont absents au Senegal. Ce qui me pousse à me demander si la santé fait partie de la famille des parents pauvres comme l éducation et l'emploi .
Monsieur le ministre de la Santé nous parle d'une ouverture d 'enquête pour situer les responsabilités.
Mais de qui se moque-t-il ce ministre ?
Il est bien le patron des hôpitaux publics du Senegal. Les directives appliquées dans les H P viennent de son ministère. Les directions des hôpitaux ne font qu'appliquer les règles qu'on les dictent.Ces dernières viennent de leurs supérieurs à l'occurrence du ministre de tutelle et du Chef du gouvernement du Sénégal. Si l'Etat souhaite sanctionner il doit se Sanctionner lui même.
Je constate que nous avons le Senegal d'en haut qui a droit à tout:qui se soigne, qui étudie, qui mange à sa faim et qui a un salaire.
Juste à côté, le Senegal d'en bas qui souffre, qui se bat sans appui ni soutien. Le Senegal qu'on cache, celui "qui pleure jusqu'à mourir "comme disait l'autre.
Nous sommes au final tous coupables car nous regardons,nous laissons faire et nous consentons. Aujourd'hui c'est l'hôpital qui est pointé du doigt et demain à qui le tour ?
Mon pays ne sanctionne pas. L'autorité y est absente ou elle ne se fait pas sentir. J ai mal pour mon pays le Senegal.
Qu'ALLAH nous vienne en AIDE. Amine!
M Ousmane Kante
Économiste Expert en Credit Management/pressafrik.com

 

15/10/2017

LE SENEGAL: CATASTROPHE ECOLOGIQUE

Haïdar El Ali : « Le Sénégal est dans un état de catastrophe écologique »

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Alors que la COP21 approche et que l’écologie sera censée être sur toutes les lèvres en novembre à Paris, les pays africains n’ont pas encore brillé par leur contribution. Où en est le continent ? Quelle place pour l’environnement en Afrique ? Réponses d’Haïdar el Ali, ancien ministre de l’Environnement du Sénégal.
« Quand je mourrai, plantez un arbre pour moi plutôt que de prier », a-t-il coutume de dire aux femmes de Casamance qu’il rencontre alors qu’il sillonne la région en lutte contre la destruction de sa mangrove. D’origine libanaise – ses parents ont émigré au Sénégal dans les années 40 –, Haïdar El Ali est un homme convaincu et engagé.
Infatigable défenseur de l’utilisation durable des ressources naturelles, l’ancien ministre sénégalais de l’Environnement se bat pour mettre l’écologie au centre du débat sur le développement et mettre à bas un système de captation des richesses et des ressources au profit d’une minorité dont il fustige la corruption. Initiateur de la fédération des partis écologistes africains, il estime que le salut de l’Afrique passe par une révolution verte, et le crie haut et fort. Interview.

Jeune Afrique : L’écologie s’est-elle durablement installée dans le débat politique en Afrique ?

Haïdar El Ali : Clairement non. On construit encore des centrales électriques qui fonctionnent au charbon, alors que le gaz n’est pas plus cher. Ce n’est pas cohérent. Le continent africain vit globalement des économies de prélèvement mais accepte de voir ses ressources pillées, notamment au niveau forestier ou halieutique. Autre exemple, révélateur : il y a trois semaines, le premier conseiller en matière d’environnement de Macky Sall a écrit dans un article que le réchauffement climatique était du pipeau inventé par l’Occident ! C’est invraisemblable.

Nous disposons de ressources limitées qu’il nous faut gérer dans l’intérêt des populations. Pour nous, c’est davantage une question de survie que d’écologie.

Les pouvoirs africains opposent-ils toujours le développement industriel et l’écologie ?

C’est vrai qu’on a beaucoup entendu ce discours, dans lequel on accuse les Occidentaux de nous parler d’écologie alors qu’ils ont pu polluer pendant de nombreuses années de leur côté tout en développant leur industrie. L’erreur, c’est de regarder le développement à travers le prisme de l’Occident. Il faut comprendre que la ressource est pour nous, Africains, une question de survie. Nous n’avons pas les moyens de filtrer notre air et notre eau, de mettre en place des agricultures en étages, etc… Nous disposons de ressources limitées qu’il nous faut gérer dans l’intérêt des populations. Pour nous, c’est davantage une question de survie que d’écologie. Si on ne préserve pas les forêts ou les mangroves par exemple, il n’y a plus d’agriculture et plus d’élevage.

C’est un pillage organisé et environ 1000 milliards de francs CFA échappent chaque année aux Sénégalais !

Les gouvernements en sont-ils conscients ?

Il ne s’agit pas que des gouvernements. Le problème, c’est que tout le système est basé sur la finance et la croissance, qui ont pour effet de corrompre et donc de diriger et de dominer les quelques personnes au pouvoir. Les trafics de ressources comme le bois est international. Les Chinois, qui se servent des Sénégalais à la frontière avec la Gambie pour récupérer illégalement du bois précieux, ne transportent pas les troncs à dos d’ânes ! Ils passent les frontières et utilisent les groupes internationaux de transport, sous couvert de certificats gambiens qui n’ont évidemment rien à voir avec la véritable marchandise. Tout le monde le sait et ferme les yeux. On déguise des exploitations de bois de grumes sous des permis de bois de chauffe. C’est un pillage organisé et environ 1000 milliards de francs CFA qui échappent chaque année aux Sénégalais !

Les gouvernements sont donc complices ?

Je vais vous donner un exemple : quand je suis arrivé au ministère, il y avait une autorisation d’activité délivrée par les autorités sénégalaises à une multinationale canadienne pour exploiter des mines d’or à six kilomètres à l’intérieur… d’un parc naturel protégé et classé par l’Unesco ! En échange de cette autorisation ? Un contrat entre cette mine canadienne et la direction des Parcs d’un montant de 20 millions de francs CFA ! Dans les grands projets d’extraction en Afrique, les politiques ne regardent même pas les contrats. Ce qui les intéresse, ce sont les sommes qu’ils vont pouvoir empocher. Les multinationales font ce qu’elles veulent.

En somme, les dirigeants africains se « suicident » ?

Globalement, les dirigeants africains n’aiment pas leur pays. Sinon, ils y passeraient sans doute plus de temps. Quand on veut lutter contre la corruption, mettre à la porte des gens qui touchent de l’argent pour dilapider nos ressources, on peut le faire. C’est ce que j’ai fait au ministère de l’Environnement. J’ai dérangé, j’ai été dégommé.

J’ai dérangé, j’ai été dégommé.

Que faire pour que l’écologie occupe une place plus importante dans le débat politique ?

La meilleure piste, c’est l’éducation et la formation des citoyens. Mais, bien sûr, notre force réside aussi dans la fédération de tous ces mouvements écologistes régionaux, nationaux et locaux. Je travaille par exemple avec des associations guinéennes au sujet du trafic de bois impliquant des intérêts chinois. Sur les questions transfrontalières, se fédérer est essentiel. Il faut également chercher à occuper le pouvoir. Ram Ouedraogo essaie au Burkina en se présentant à la présidentielle. Au Sénégal, nous avons une centaine d’élus locaux. C’est positif. Seulement, dans le jeu politique, les partis traditionnels sont mille fois meilleurs, mille fois plus aguerris.

C’est ce que vous avez constaté lors des dernières municipales ?

Quand je me suis présenté aux municipales, il y avait une telle ferveur autour de moi que certains me disaient que je ne pouvais pas perdre. Et puis, le jour où je suis allé voter, j’ai compris : tous les électeurs se faisaient prendre à part à l’entrée du bureau de vote et recevait une somme d’argent. J’ai dénoncé cela au gouverneur et il m’a répondu : « Tant qu’il n’y a pas bagarre, je n’interviens pas » ! Qu’est-ce que vous voulez faire ? J’ai fini quatrième du scrutin.

Votre parti sera pourtant actif lors des prochaines échéances électorales au Sénégal ?

Oui, aux législatives sénégalaises de 2017, nous n’allons pas faire d’alliance avec le parti au pouvoir ou l’opposition, qui entretiennent un système de concentration des richesses dans les mains d’une minorité qui fait la pluie, la pluie, et la pluie. Nous irons seuls et nous verrons bien quelle place l’opinion nous donne.

Le temps, c’est de la vie, et pas de l’argent.

L’opinion, justement, ne semble pas encore faire grand cas de l’écologie en Afrique…

L’opinion, elle se forge notamment par les médias et l’éducation, les deux étant contrôlés par le système que je décris. Cela changera quand l’humain recevra une grosse baffe. Et je ne parle pas d’un tsunami… On se rendra compte que le temps, c’est de la vie, et pas de l’argent.

Globalement, on sent un constat d’échec pour les partis écologistes africains, qui ne parviennent pas à s’imposer. Quelle est leur influence réelle ?

Il y a une réussite, c’est que l’on parle d’écologie. Ce n’était as le cas il y a quinze ans. Ensuite, il y a une vraie influence sur le domaine politique. Au Sénégal, quand j’étais en fonction, nous avons fait passer la loi interdisant les sacs plastiques et nous avons introduit le code de la pêche et le code forestier. Il y a donc des avancées mais il reste beaucoup à faire. Le Sénégal est aujourd’hui en état de catastrophe écologique.

Après les municipales et les législatives, votre prochaine étape est la présidentielle ?

(Soupirs) Malheureusement, cela coûte trop d’argent. Quand j’étais ministre, je me suis retrouvé dans des situations où des gens, notamment des capitaines de bateaux russes qui venaient pêchaient illégalement dans les eaux sénégalaises, me proposaient de l’argent pour que je les laisse partir. Je ne l’ai pas pris. Je crois que l’on s’en sortira quand chacun arrivera à renoncer à ces tentations. J’ai choisi ce chemin. Résultat, je n’ai pas l’argent pour me présenter à la présidentielle.
Mathieu Olivier/jeuneafrique.com

11/10/2017

FATWA CONTRE LES INTERETS DE LA FRANCE

Appels tous azimuts au boycott des multinationales françaises au Sénégal et en Afrique

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C’est la France et son jeune Président qui devront faire vite s’ils ne veulent voir leurs intérêts en Afrique et au Sénégal, mourir. En effet, depuis quelque temps, les appels invitant la jeunesse africaine à boycotter les produits français, ne cessent plus. À l’origine de ces invites, le très populaire rappeur et membre du mouvement Y en a marre, Thiat, l’activiste très respecté de la jeunesse africaine, Kémi Séba, mais aussi, depuis hier, le leader du Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko.
Dans le cadre de leur lutte contre le Franc Cfa, les organisations panafricanistes n’écartent plus rien. En effet, tel un combat où tous les coups sont permis, les détracteurs de la «monnaie coloniale» enchaînent les initiatives de lutte, les unes plus acerbes que les autres. Et la dernière forme de lutte semble le boycott des produits et intérêts de la France, qu’ils accusent de faire main basse sur les économies de nos pays. Pour eux, c’est la seule manière de faire entendre raison à l’ancienne puissance coloniale, qu’ils accusent d’être à l’origine du maintien du Franc Cfa.
Thiat ouvre le bal
C’est lors de la mobilisation internationale contre le Franc Cfa du 16 septembre dernier que la dynamique a été lancée, à la place de l’Obélisque à Dakar. En effet, c’est lors de sa prise de parole à l’occasion de cette manifestation, que le rappeur Thiat, du mouvement Y en a marre, a appelé les Sénégalais à boycotter les produits de toutes les multinationales françaises présentes sur le sol sénégalais.
«Nous ne sommes plus dans une logique de dénonciation, nous devons poser des actes, parce que les gens que nous avons en face, ne nous respectent pas. C’est pourquoi, je lance un appel à vous ici présents, à dire à vos proches et à vos amis, de boycotter tous les produits de toutes les multinationales françaises présentes au Sénégal. Il faut leur dire de ne plus acheter le carburant chez Shell, Elf ou Total. Il faut leur dire de ne plus acheter dans les magasins Auchan, Leader Price ou Citydia. Il faut les inciter à acheter chez les Sénégalais. Laissons-leur leurs produits», avait alors martelé le virulent activiste, estimant que «si l’État du Sénégal croyait dissuader notre engagement en expulsant le camarade Kémi Séba, c’est qu’il n’a rien compris».
Kémi Séba s’y met
Dans un post publié, avant-hier, sur sa page Facebook officiel, l’activiste panafricaniste Kémi Séba a invité près de 400.000 personnes qui le suivent sur ce réseau social, dans le cadre de «la révolution anti Cfa», à boycotter des produits français en Afrique, le 28 octobre prochain. En effet, pour l’auteur de «Supra Négritude», puisque les élites politiques françaises et africaines continuent de faire la sourde oreille, la jeunesse africaine va hausser le ton. Ainsi, note Kémi Séba, «l’Ong Urgences Panafricanistes appelle à une journée internationale de boycott des produits français dans toutes les capitales africaines. Toutes les forces militantes stationneront ce jour là (peut-être pour longtemps…) devant les entreprises françaises et expliqueront à la population pourquoi il faut les boycotter et où désormais il faudra consommer», a déclaré Kémi Séba.
Ousmane Sonko fait fort
À Guédiawaye, avant-hier, pour rencontrer des militants de son parti, le leader du parti Pastef-Les Patriotes a dénoncé, à sa manière, le manque de patriotisme et la non-préférence nationale de bon nombre de Sénégalais, notamment des élus et autres fonctionnaires de l’État. En effet, le député Ousmane Sonko a révélé qu’en tant que député, il a refusé de s’approvisionner chez Total ou Shell, comme le lui ont proposé les services de l’Assemblée nationale du Sénégal.
«À l’Assemblée, l’autre jour, ils m’ont appris que j’avais droit à 350 litres en carburant. Il m’a été dit que j’avais droit à une carte de Shell ou de Total. J’ai répondu que je ne voulais pas de ces cartes. Je leur ai demandé s’il existait des cartes pareilles, mais de chez Elton ou de Touba Oil… Ils m’ont répondu que non. Je leur ai alors déclaré que je voudrais que vous me donniez une dotation d’un entrepreneur sénégalais. Pourquoi vous enrichissez les autres ainsi ? Ils font des bénéfices à coups de milliards qui sortent du pays. Or, je reste convaincu que si l’on soutient nos entrepreneurs nationaux, ils investiraient leurs bénéfices ici (Ndlr le Sénégal)», a raconté l’auteur de «Pétrole et gaz du Sénégal : chronique d’une spoliation», qui explique : «finalement, ils m’ont répondu qu’ils avaient trouvé un accord et qu’ils allaient me remettre des tickets de chez Elton».
Sidy Djimby NDAO jotay/leral.net

09/10/2017

LE SENEGAL PERFORMANT CONTRE DAESH

Deux terroristes de Daesh arrêtés au Sénégal

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La police sénégalaise a réussi un joli coup en arrêtant deux combattants algériens de l’organisation islamiste Daesh, à la frontière sénégalo-mauritanienne.
Les services de renseignements du Sénégal ont réussi un coup de maître en mettant la mains sur deux combattants terroristes algériens « aguerris et surentraînés » de l’organisation islamiste « Daesh », fait savoir L’Observateur. Ils sont identifiés sous les noms de B.M.A et B.M, et sont tous les deux âgés de 25 ans.
En collaboration avec d’autres forces, les services de renseignements suivaient les moindres faits et gestes des deux hommes depuis leurs entrés au Sénégal, en milieu de mois de septembre. Après un séjour en Mauritanie, les forces de l’ordre les ont cueillis à la frontière avec la Mauritanie, près de Rosso, alors qu’ils rentraient au Sénégal.
Mouhamed CAMARA/Senenews

07/10/2017

UNE FILLE SUR TROIS MARIEE AVANT 18 ANS

Mariages précoces : Pédophilie à grande échelle au Sénégal

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Selon le 16e rapport de Plan international sur la situation des jeunes filles, une fille sur trois est victime de mariage précoce au Sénégal. C’est-à-dire qu’elle a été mariée avant 18 ans, l’âge de la majorité.
L’étude, reprise par Le Quotidien dans son édition de ce samedi, indique que la situation est plus alarmante en milieu rural où le pourcentage de filles mariées avant 18 ans est de 49% contre 17% en ville.
Conséquences : grossesses précoces, avec leurs risques sur la santé de la mère et de l’enfant, et décrochage scolaire.
En effet, l’étude, qui couvre la période 2005-2015, renseigne qu’en 2015 «971 cas de grossesses ont été recensés au Sénégal concernant la tranche d’âges des 12-19 ans». Et que celles-ci concernent pour 71% des élèves de la 6e à la 3e et pour 28,1% des élèves de la seconde à la terminale.
Les régions de Sédhiou et de Ziguinchor sont les plus touchées. Elles affichent, respectivement, 30% et 19%, alors que dans le reste du pays les pourcentages oscillent entre 2% et 5,4%.
RP/Seneweb News

LE CHÔMAGE AUGMENTE

Emploi au Sénégal : Le taux de chômage hausse de 12,5% au 2e semestre 2017

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Le taux de chômage a augmenté de 12,5% au deuxième trimestre 2017 et il affecte davantage les femmes (17,8%) que les hommes (8,1%).
Ce taux de chômage du deuxième trimestre 2017 est marqué par un début plus précoce de l’hivernage. Selon Vox Populi, qui tire ses informations de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), ceci explique partiellement la baisse notée comparativement à celui du deuxième trimestre 2016.
Il s’ajoute à cela les durées de collecte qui n’ont pas été les mêmes. Environ 2 mois pour le deuxième trimestre 2017 contre un seul mois pour celui de 2016.
setal.net

05/10/2017

3000 ELEVES TÊTES DE TURC

Vive inquiétude après la fermeture des écoles du groupe Yavuz-Selim

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Sept écoles, 3 000 élèves, 500 professeurs plongés dans l’inconnu. Lundi 2 octobre, l’Etat du Sénégal a donc décidé comme d’autres, notamment le Mali et le Maroc, de fermer les établissements Yavuz Selim. Etablissements proches du prédicateur turc Fethullah Gülen, opposant accusé par Ankara d’être à l’origine de la tentative de coup d’Etat contre Recep Tayyip Erdogan en 2016. Des fermetures qui ont en tout cas provoqué une vive inquiétude chez les professeurs, les élèves et leurs parents. Reportage.
Fâchés contre deux présidents, Macky Sall mais aussi Recep Tayyip Ergodan. Comme de nombreux parents, El Hadj Mbaye accuse le chef d’Etat turc de faire pression sur l’Etat du Sénégal. « Un président d’un autre pays qui ferme une école au Sénégal, ou nous sommes indépendants ou nous ne sommes pas indépendants », tempête ce père de famille.
Le ministre de l’Education, Serigne Mbaye Thiam, a justifié ces fermetures. D’après lui l’association qui gère les écoles n’a plus d’agrément. Les faits reprochés seraient graves et donc confidentiels. « Vous savez bien que si ce sont des questions de cette nature-là, ce ne sont pas des questions que l’on étale sur la place publique. On reproche à une association des faits qui sont sans doute graves et en même temps on laisse cette association finir une année scolaire. On tenait à la continuité des enseignants », explique le ministre.
A 15 ans, Abdou ne comprend pas comment il est possible de fermer des établissements parmi les mieux cotés du Sénégal. « Regardez l’école. Vous voyez bien que ce ne sont pas des terroristes. Ils nous ont appris beaucoup de choses : le Coran, la religion, les mathématiques. On n’a pas élu Erdogan comme président, c’est Macky Sall que nous avons élu », souligne Abdou.
Présent depuis la création, professeur de mathématiques, Mamadou Ning s’inquiète pour le futur du groupe : « Si le dictat nous vient d’ailleurs, c’est difficile. Le « bijou » va-t-il se relever un jour ? Dieu seul peut le dire ».
L’Etat compte, via des tractations, permettre la reprise des cours rapidement.
Saggo/ferloo.com/rfi

01/10/2017

MBOUR ET SALY...

Culture Et Tourisme En Difficulté : Mbour, Pourquoi Ça Cale ?

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Une ville avec tous les atouts, Mbour. Dans ce gigantesque complexe urbain où tout se mélange, le principal souci des gouvernants d’aujourd’hui, (l’Etat et les collectivités locales) reste dans ce qui peut être fait pour sauver ce qui peut l’être. Mbour suffoque et il semble qu’il n’y a pas de solutions immédiates. Et, le plus regrettable est que contrairement à la métropole niçoise adossée sur la Méditerranée et seulement distante de quelques kilomètres de Monaco et de l’immense agglomération marseillaise sur la canebière qui est devenue la quatrième ville de France, Mbour forte de ses attributs de la nature, n’a tiré profit ni de la mer, encore moins de tous les atouts qui fondent le caractère d’une véritable ville.
En métropole, quelle grande ville aujourd’hui n’a pas son tramway, son centre piéton, ses vélos en libre-service ou encore son «écoquartier», se demandent certains experts et urbanistes. A l’heure du Smartphone et des villes numériques, l’on est pourtant, très très loin de ces images et clichés qui symbolisent la ville moderne, quand on parle des villes sénégalaises. A Mbour, à ce jour, le tourisme est presque mort de cette anomalie. Tout comme la culture, l’éducation et toutes les grandes librairies qui faisaient sa réputation, ont fermé leurs portes. Les grands magasins du centre aussi laissés à des affairistes dont le seul souci, loin de rendre belle, une cité, fussent-ils des Sénégalais, est de se faire de l’argent sur la population au lieu de servir les populations. Dans le centre ou ce qu’il reste, ne subsistent que les ombres du passé.
Le tramway, même si des lignes de tata viennent d’être lancées, ce sera peut-être pour l’autre siècle. Pour avoir une ligne, il faut des voies dans la cité ; Mbour n’en a plus. Pour améliorer la mobilité urbaine, la ville ne compte aucune voie bitumée dans le centre encore moins des feux de circulation. L’on est encore dans la préhistoire de la civilisation urbaine et la population semble s’en accommoder. Aujourd’hui, il n’y a aucune forme d’innovations, à commencer par la voirie morte de sa plus belle mort.
De centre, la jeunesse actuelle de la ville n’en connaît qu’une seule direction, celle qui mène à la station de Saly, site touristique qui n’a pas été incluse dans le périmètre urbaine ville et laissée à une communauté rurale, Malicounda, pour renflouer les caisses de cette commune-quartier située à l’entrée de la ville. Une cité de tous les paradoxes qui n’en tire aucun avantage ; voilà qui symbolise la ville de Mbour et son environnement.
La plus incompréhensible des mesures a été de l’avoir séparé pour des raisons qu’on aura du mal à expliquer dans l’avenir, à son arrière pays, sans aucune forme de concertation entre le rural et l’urbain. Au même moment, Diamniadio et son immense complexe urbain arrivent dans ce contexte sans aucune autre forme de perspectives qui va dans le sens du développement de la Petite côte. Ici tout a été pensé pour aller à… ou revenir de… Dakar. Quid de l’aéroport de Diass en voie d’être inauguré et qui ne sera d’aucune forme d’utilité dans la relance de la ville sinon y accroître l’anarchie et les encombrements en tout genre. Comme l’a été d’ailleurs, au regret des populations, le tourisme et l’aménagement de la station balnéaire de Saly au départ du programme.
Conçue comme l’élément-clé dans la construction du territoire, Dakar, devient une sorte de goulot d’étranglement à partir duquel tout se déconstruit également. Comment expliquer, à partir de ce moment, la difficulté d’entrer ou de sortir de Mbour ? Que l’on bifurque par la soi-disante bretelle à l’entrée de la ville et qui mène sur la route de Kaolack ou que l’on entre dans le ventre mouvementé de la ville pour aller vers Joal, on ne le fait pas en moins de vingt minutes. Un calvaire avec comme élément catalyseur, les gros camions en direction du Mali, de la Guinée-Bissau, de la Guinée ou des fois en provenance de ces pays, du Sénégal oriental et/ou de la Casamance.
Et dans un tel contexte, sans moyens suffisants, sans aucune vision, le maire peut tout se permettre en invoquant les difficultés liées à la conjoncture, mais encore l’absence de véritables projets politiques venant de l’Etat dans la ville. Les inondations qui le tracassent au quotidien à chaque saison des pluies en sont un bel exemple.
CONTRAINTES BUDGETAIRES, ABSENCE D’HORIZONS CLAIRS… : Un véritable gouffre urbain qui explose
Limitées au niveau de leur budget, toutes les villes sénégalaises fussent-elles littorales, fluviales, fluvio-maritimes ou intérieures n’ont aucune marge de manœuvre. Tous les projets urbains qui sont y lancés, ne le sont que grâce aux intérêts de la puissance publique. Sans elle, il y a aucun autre investissement à venir. Pour preuve, le pôle de Diamniadio en construction pour un montant d’environs 2 milliards de dollars, ne l’a été que par l’engagement de l’Etat avec ses partenaires marocains, indiens, et quelques Sénégalais qui y tireront nul doute profit. Que peuvent faire les maires, face à l’anarchie, toutes les formes de pollution, l’absence d’études sur leur cité.
Tous ces faits remarqués sont des freins au développement d’une ville qui ne prendra son envol que quand elle sera dotée d’un plan de développement urbain régional qui inclut à la fois, Thiès, Joal et Fatick. Mbour comme espace économique principal, Thiès comme centre d’une région économique, Joal et Fatick, comme aires de prospérité qui permettent de réduire la pression sur la ville. Pour exemple, Thiès n’est distante de Mbour que de 70, voire 75 kilomètres, selon le chemin qu’on prend. Joal est à 30, voire 32 km. Et, Fatick et sa région seulement distante de 70 km. Construire un ensemble au cœur de cette partie la plus humide du littoral à travers les îles du Saloum, Djifère, sur la route de Kombongoy, voilà le travail à faire pour certains spécialistes de l’aménagement du territoire.
Contrairement, à Diamniadio, Mbour et son agglomération ne se développeront par des bouts de territoire découpés en fonction des intérêts des uns et des autres. Confrontée aux pénuries d’eau chaque jour, à l’anarchie au sein des aires de rencontres (marchés, routes ou ce qu’il en reste), la population ne veut même plus qu’on lui parle de ville. L’absence d’homme ou de femme de la ville proche de l’Apr, dans le dernier gouvernement de Macky Sall, est aussi soulevée chez les jeunes comme une forme d’oubli que le président de la République et son entourage n’assument pas. Mbour, une méprise ! Certains jeunes n’hésitent plus à penser que l’équipe au pouvoir ne rêve pas d’un grand destin pour leur ville. Est-ce qu’ils ont tort à ce qu’on voit ?
Depuis des années, la grande mosquée dont un des pans s’était effondré, est restée en souffrance de par l’incompétence d’une équipe municipale incapable de développer la moindre capacité de coopération économique et sociale pour relancer ce projet. Quand l’association «Solidarité mbouroise » s’y est mise avec ses moyens à elle, la chose s’est accélérée timidement. Et, maintenant, c’est le Président Macky Sall qui s’y met avec la promesse de finir les travaux. Un mouvement de jeunes pour vendre du rêve voilà l’enjeu, mais s’agira-il d’un rêve durable ?
CITE NUMERIQUE, VOIRIE NOUVELLE, UNIVERSITES, LACS… : Diamniadio, modèle ou anti-modèle…
La question du budget est intéressante quand on l’évoque au cœur du fonctionnement des villes, car même Dakar dont le maire Khalifa Sall est encore en prison pour des problèmes de gestion interne de sa mairie, n’y arrive pas. Dans la ville sénégalaise, il semble que le casse-tête des élus reste l’équation de la gestion municipale. Le nœud de tous les problèmes est là et de quels moyens dispose un maire qu’il soit de Guédiawaye, de Diourbel, Pikine ou Mbour pour faire la mixité sociale, le logement ou des programmes d’assainissement ? Avec Diamniadio, l’on tente le tout pour le tout pour élaborer un modèle urbain qui devrait marquer les esprits. Mais, les autres villes, en ont-elles les moyens ? De l’Etat et des collectivités, qui doit faire la région, la question est ouverte aux planificateurs.
Le modèle Diamniadio, tout beau projet, confié à la Délégation Générale à la Promotion du pôle Urbain (Dgpu), est vu par certains comme un paradoxe dans le contexte de décentralisation que connaît le pays depuis le lancement en 1997, de ce projet dit de régionalisation. Et c’est le Délégué Général Seydou Sy Sall qui le dit lui-même, chez nos confrères de Financial Afrik en soulignant que «C’est la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’un projet de cette envergure, est entrepris. 1644 hectares, pour vous donner une idée, c’est quatre fois le plateau de Dakar ; quatre fois les Parcelles Assainies. Certains pensaient en parlant de çà qu’il s’agissait d’un projet pharaonique qu’il était impossible de réaliser… En 2014, lorsque le Président Macky Sall lançait le projet, c’était un site complètement vierge. Mais, le Président, vous savez, c’est avec l’audace qu’on réussit tout. La première chose a été d’injecter ici le Centre international de conférence de la francophonie». L’idée, ajoute le délégué général du Pole, «c’était de susciter l’attractivité, l’attraction vers le pôle. L’Etat a voulu démontrer ici le mouvement en marchant…» Audace et attractivité, chacun de ces mots gardent son sens pour le projet, mais aussi pour la suite. Ils fixent aussi un cap pour le pays et son futur modèle à l’horizon 2030-2050. Mais, les mairies actuelles dans leur configuration et la composition de leurs élus, sont-elles capables de suivre ce mouvement, fut-il le plus beau, le plus construit au plan de la conception et du partage des idées ?
Face à cet exemple, la France dans sa conception du territoire, en partant de la région, du département, de la commune est un exemple inspirant encore une fois. On peut retenir ainsi, et les études des laboratoires des universités et instituts de recherche sur l’urbain, que la France n’a connu en tout et pour tout que deux périodes où les gestions municipales ont été fortement marquées par une vision politique. Celle du socialisme municipal, né dans les années 1880, qui s’est prolongé jusque dans les années 1930. Les villes deviennent alors des laboratoires du changement, avec la mise en place de grands services publics municipaux allant jusqu’à la création de boulangeries ou de pharmacies municipales. C’était pour l’époque…
Celle des années 1970 et 1980 ensuite, fortement marquée par la bipolarisation de la vie politique. À la suite du programme commun, une nouvelle génération d’élus de gauche conquiert des villes aux municipales de 1977. Dans leur gestion, ils vont mettre l’accent sur la démocratie locale, les loisirs et les grands équipements culturels. La première expérience se heurtera au Conseil d’État, qui veille scrupuleusement à faire respecter la loi de 1884 limitant les compétences des communes. La seconde trouvera ses limites dans les contraintes budgétaires qui vont rapidement s’imposer à tous. Les villes sénégalaises sont dans cette forme d’impasse qui commence à trop durer. «Pour faire très différent, encore faut-il en avoir les moyens financiers», souligne Patrick Le Lidec, chercheur au centre d’études européennes de Sciences-Po.
LIGNES DE FORCE
A l’heure des innovations et de la croissance verte : Mbour peut-elle redevenir une ville qui attire ?
Mal éclairée pour ses rues principales, sans aucun reflet qui attire le visiteur, Mbour peut elle devenir une ville d’avenir ? Simplement, une cité lumineuse, lisible et presque de taille humaine. Toute la question est à ces points.
Un débat de fond se tient actuellement au Sénégal dans le monde des urbanistes pour ce qui est du modèle à suivre pour remettre en vie les villes secondaires. Mais, quelles réponses proposent les mairies des villages devenues communes rurales comme celles des villes grandes ou moyennes au moment où tous disent avoir fait passer le budget municipal de 100 millions à plus d’un milliard de FCFA. A tort ou à raison, d’où vient cet argent que l’on agite et dont on ne recouvre même pas les 70% pour le budget. Image d’épinal, nos villes n’ont plus rien de villes malgré ces types de déclarations. Les maires de villes comme ceux des communes rurales en purs politiciens ne sont pas souvent et pour la plupart capables de lire même un bon budget. L’on fait dans l’à-peu-près en pensant que le peuple de la ville dort. Çà les arrange. Contre les inondations, les saletés, la mauvaise organisation des activités (mobilité urbaine, transports, gestion des marchés et halles…), l’anarchie est au cœur de tout. A Mbour comme à Kaolack, dans le centre de ces villes paisibles d’il y a quelques années, rien n’attire sinon, les odeurs et les saletés qui se mélangent au sable de rues mal entretenues. On est dans le flou. Si on considère qu’une ville intelligente, c’est une cité où l’on peut vivre son bien-être et faire du business, il n’existe pas encore une ville sénégalaise qui répond à ce critère en attendant de voir ce que va offrir le pôle urbain de Diamniadio. Le contexte de l’édification de cette nouvelle ville arrive au moment où jamais la gestion de la cité n’a jamais été aussi défaillante. Pour preuve, faute de résultat, même nanti de son expérience de paysagiste et grand connaisseur de la vie urbaine, le maire de Saint-Louis, Cheikh Bamba Dièye a été sanctionné par sa base et une partie de la population de la vieille ville. Le maire actuel, fort du soutien du chef dont il est le beau frère, ne fait pas mieux que lui moins de deux ans, après son élection.
Que dire de Mbour, la cité la plus envahie du Sénégal par l’exode après Dakar ? Au cœur d’une belle tourmente au niveau foncier, la ville n’a plus aucun charme. La décentralisation et ses incohérences lui ont enlevé tous ses privilèges et c’est dans ce contexte que tout ce qui faisait son charme a disparu : le tourisme est bien en très grande difficulté. La mer n’attire plus le visiteur étranger qui préfère désormais le sable fin de la Dominique et des Antilles beaucoup plus propres et plus aptes à les recevoir. Dans le même temps, rien n’est fait par les autorités au niveau de l’Etat comme au niveau municipal, pour relever la qualité de l’offre dans les hôtels encore en vie ; mais encore dans l’aménagement d’espaces du genre : les places du centre, la plantation d’arbres, les façades etc.
Qu’est ce qui attire d’ailleurs dans cette cité où toutes ces facéties qui font la réputation d’une cité n’existent nulle part ? A cette question, le maire serait incapable de vous apporter une réponse. Au cœur de la tourmente, il n’a plus d’avis ; il semble attendre son heure, pour ne serait-ce que rendre le tablier et laisser la place. Raisonnablement, c’est sans doute le meilleur service qu’il aura à rendre à la ville ; mais pour être remplacé par qui ? Autre question lancinante qui revient dans cette ville où depuis Ameth Sarr et Abdou Mané, il semble que l’on soit plus damnée que les autres. Moussa Ndoye n’a guère mieux, bradant le foncier comme il pouvait. Mbaye Diagne, malade et impuissant a eu toutes les difficultés à finir ses mandats. Alors à partir de là, regarder l’avenir reste difficile dans cette cité sans reflet, adossée sur l’atlantique, comme malgré elle.
FOCUS SUR… SALY
La grosse anomalie au cœur d’un chaos
40 ans d’existence et le Ko après, c’est cela à quoi ressemble la station balnéaire la plus connue en Afrique de l’ouest. Comment est-ce possible ? La réponse n’est pas simple pour les experts et les hôteliers qui se renvoient la balle. Au niveau du Centre Expérimental de Recherches et d'Études pour l'Équipement (Cereq)), l’on met cela sur la somme de toutes ces erreurs nées du non respect des normes d’établissement et de construction sur le littoral. L’on a chargé la mer, dit-on. Dans l’aménagement littoral, le village de Saly et sa station balnéaire reste comme un complexe qui, au début de sa conception, étaient destinés à faire de la Petite côte avec le Cap skirring, aux côtés de Dakar, mais aussi de Saint-Louis, le cœur du tourisme au Sénégal.
1977-2017, c’est juste au lieu des belles prévisions attendues, ce furent quarante années de désillusions pour la ville. Même si les débuts jusqu’à la fin des années 1990 furent exceptionnels sur l’économie de la zone et de la région, la suite a été presque catastrophique, parce que tout finalement s’en va. La côte envahie par la mer parce que «sabotée» par des édifices sans aucune norme de respect des sites. Sans le respect de la distance des 100 mètres entre la mer et la côte, comme dans la législation européenne qui devrait permettre de laisser l’océan dérouler ses vagues. La Direction de l’environnement et des établissements classés est dans la même mouvance sans arriver à convaincre les promoteurs hôteliers sur la Petite côte. Selon eux, aucune des solutions tentées par l’Etat jusque-là, n’a servi à rien pour sauver ce qui peut l’être sur le littoral. Le tourisme se meurt à Mbour parce que tout a été fait dans la planification du secteur, sans une cohérence avec le développement de la ville. Rien n’attire le touriste dans la cité, les quartiers, chez les gens. Ni l’habitat, ni la gastronomie, encore moins, la boulangerie et les services. Comment dans une cité touristique, vous ne pouvez avoir aucun organisme à visiter au plan récréatif. Aucun musée, encore moins des centres culturels et de bons restaurants.
Au niveau des infrastructures, qu’est-ce qu’il y a, à part le grand marché coincé au bord de mer et de l’ancien centre ville ? Pittoresque et propre à ces débuts dans sa gestion et son organisation, ce grand centre d’échanges a été vite dépassé par le développement anarchique qu’il y a dans la ville sans que des mesures intelligentes viennent pour prévenir et organiser son avenir. Est-ce trop demander aux autorités municipales ? Tout autour de ce marché où toutes les voies étaient bien tracées, il n’existe plus aucun grand restaurant ; aucun centre où l’on peut se reposer quand il fait chaud. La station de Saly qui était devenue le lieu où l’on pouvait disposer de ces espaces, a également perdu sa flamme même forte de son nouveau statut de commune.
Mame Aly KONTE - Sud Quotidien

28/09/2017

37% NON SCOLARISES

37% des enfants en âge d’aller à l’école ne sont pas scolarisés

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Trente-sept pour cent des enfants scolarisables ne fréquentent pas l’école, selon une étude nationale sur les enfants et les jeunes hors du système éducatif.
D’après cette enquête, au Sénégal, entre 2015-2016, sur une population scolarisable d’enfants estimée à 4 millions 22 mille 229, l’effectif des enfants scolarisés était de 2 millions 523 mille 973, soit 63%, contre 324 mille 209 enfants déscolarisés, soit 8%. L’effectif d’enfants jamais scolarisés se chiffrait dans le même temps, à 1 million 174 mille 077, soit 29%, a constaté l’agence de presse sénégalaise.
Quelque 20% des enfants et jeunes scolarisés âgés entre 6 et 16 ans sont dans une situation de risque de décrochage scolaire, révèle l’enquête, passée en revue par la même source.
Toujours selon les résultats de l’enquête, 57 % d’entre eux sont des garçons. Cette prédominance des garçons parmi les enfants hors du système s’observe dans toutes les régions du pays, à l’exception de Kédougou, Sédhiou et Ziguinchor.
L’objectif de cette enquête de l’USAID menée en collaboration avec le ministère de l’Education nationale, est de fournir des donnés actualisées et nationales sur les enfants et les jeunes hors du système éducatif afin d’assurer une meilleure prise en charge de leurs besoins et attentes en matières de formation ou d’éducation.
Le ministre de l’Education nationale (MEN), Serigne Mbaye Thiam, estime que les résultats de cette enquête interpellent directement l’Etat du Sénégal qui devra développer une stratégie pour prendre en charge ces enfants hors du système éducatif.
Couly CASSE/Senego